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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Nouveau Réveil</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Nouveau Réveil</description>
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<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>Semaine nationale de la sécurité routière : Une occasion idoine pour continuer la libération du domaine public routier</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/semaine-nationale-de-la-securite-routiere-une-occasion-idoine-pour-continuer-la-liberation-du-domaine-public-routier-3118063.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, dans les grandes agglomérations, la sécurité routière est devenue une problématique nationale. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 11:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il ne se passe des mois où l'on n'enregistre pas des accidents mortels, tant à l'intérieur des agglomérations que sur les voies routières inter urbaines. Si, dans la plupart des cas, l'excès de vitesse en est la cause, il ne faut pas occulter le fait que l'occupation illicite du domaine public routier dans les villes en est une autre cause. C'est pourquoi, pour cette année 2026, à l'occasion de la semaine nationale de la sécurité routière, le gouvernement a choisi un thème par rapport à cette situation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Occupation anarchique du domaine public routier : un danger pour la sécurité routière », tel est le thème de l'édition de la semaine nationale de la sécurité routière au Mali qui a été officiellement lancée le lundi 29 juin 2026, sous la présidence de Dembélé Madina Sissoko, ministre des transports et des infrastructures. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son allocution, la cheffe du département en charge des transports a déclaré qu’ : « au cours de cette semaine, des opérations d'information, de contrôle et de libération des emprises routières seront conduites à Bamako et dans les capitales urbaines régionales, avec l'implication des services techniques compétents, des Forces de sécurité, des collectivités territoriales et des organisations de la société civile ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En d'autres termes, c'est une occasion idoine pour elle de pouvoir continuer l'opération spéciale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de libération des voies routières lancée le 10 juin 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une opération permettant de fluidifier la circulation routière <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette opération spéciale est initiée sous l’impulsion du ministère des Transports et des Infrastructures, par l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), en collaboration avec la Police nationale. Elle vise à renforcer la sécurité routière et à fluidifier la circulation en mettant fin aux occupations irrégulières des voies publiques. Autrement dit, c'est une opération de prévention routière ayant pour objectif de lutter efficacement contre l’occupation anarchique du domaine public routier. Cette occupation est devenue un phénomène qui prend de plus en plus de l'ampleur dans les centres urbains. Il se manifeste notamment par l’utilisation illégale des chaussées, trottoirs et accotements par des commerçants, des riverains, des garages de réparation de véhicules ou encore par le dépôt de matériaux de construction. Ces occupations irrégulières constituent une source importante d’insécurité routière. Elles réduisent les espaces de circulation destinés aux usagers, augmentent les risques d’accidents et perturbent considérablement la fluidité du trafic, particulièrement dans les zones à forte densité urbaine. Avant de lancer l'opération, les responsables de l'ANASER ont précisé qu'au cours des dernières semaines précédentes, plusieurs campagnes de sensibilisation et de sommation ont été menées auprès des usagers et des riverains afin de les amener à se conformer aux dispositions réglementaires régissant l’exploitation des voies ouvertes à la circulation publique. Une opération qui a pour but d'enlever les véhicules stationnés de part et d'autres des voies publiques. Ces véhicules sont pour la plupart abandonnés depuis longtemps. Une fois enlevés lors de l'opération, ils seront remis à a police qui s'occupera d'identifier les propriétaires en vue d'une régularisation administrative, conformément à la réglementation en la matière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Auparavant, une autre opération avait eu lieu<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant cette opération d'enlèvement de véhicules, il nous est revenu de constater que depuis le lundi 20 avril 2026, une vaste opération de déguerpissement a concerné les grandes artères de la capitale malienne. Ainsi, dès l’aube, les forces de sécurité, épaulées par les agents de la mairie du district, ont investi plusieurs zones stratégiques de la ville. En quelques heures, kiosques et étals de fortune ont été balayés, laissant derrière eux des amas de gravats. A titre d'exemple, il y a la voie quittant le quartier de Dar-Salam en commune III menant à Koulouba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler que juste après la cérémonie de lancement, les équipes de l’ANASER et de ses partenaires, sous la conduite du Directeur général Ousmane Bah MAÏGA, ont pris d’assaut plusieurs artères de la capitale, dans le cadre de l’opération de libération des emprises du domaine public routier. Les actions similaires seront également menées dans les capitales régionales. La semaine nationale prendra fin le 04 juillet 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Konaré<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Luanda :  Plus de 61 millions FCFA disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-luanda-plus-de-61-millions-fcfa-disparus-3118062.html</link>
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<description><![CDATA[ Le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion de l&#039;Ambassade du Mali à Luanda, en République d&#039;Angola, révèle une succession de graves irrégularités financières qui éclaboussent la représentation diplomatique malienne. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 11:01:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre rémunérations versées à un agent déjà admis à la retraite, avantages indus et dépenses personnelles réglées sur les fonds de l'État, le préjudice non régularisé atteint plus de 61 millions FCFA (61 841 306 F).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification à la chancellerie du Mali à Luanda, couvrant les exercices<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2023, 2024, 2025 et 2026 (31 mars), met particulièrement en cause le Chargé d'Affaires de l’Ambassade et le Secrétaire Agent Comptable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(SAC). Le constat le plus accablant épingle une dame au poste de Secrétaire Agent Comptable, nommée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le 13 décembre 2019. Alors que son décret de nomination a été abrogé en octobre 2024, qu'elle a été officiellement invitée à quitter son poste et qu'elle a été admise à la retraite à compter du 1er janvier 2025, elle est restée en fonction à Luanda. Malgré son statut de retraitée confirmé par le rejet de sa demande de régularisation salariale par le Bureau Central de la Solde, elle a continué à percevoir des rémunérations financées par les recettes propres de l'Ambassade. Le montant des salaires irrégulièrement versés s'élève à 39 085 716 FCFA, auxquels s'ajoutent 15 329 830 FCFA d'avantages indus, notamment des frais de logement et des dépenses médicales. Au total, 54 415 546 FCFA ont été versés sans base légale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire le rapport du BVG, ces paiements ont été ordonnés par le Chargé d'Affaires, qui assure les fonctions d'ordonnateur des dépenses. Les révélations ne s'arrêtent pas là. Les limiers du vérificateur ont découvert que la Secrétaire Agent Comptable avait utilisé les ressources de l'Ambassade pour financer des achats personnels : bijoux, vêtements, appareils électroménagers, fournitures scolaires et jeux pour enfants. Plus surprenant encore, ces dépenses ont été imputées sur une ligne budgétaire destinée aux dépenses... d'électricité. Le montant de ces achats personnels s'élève à 4 725 500 FCFA. Après la transmission du rapport provisoire, cette somme a été remboursée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, d'autres dépenses irrégulières demeurent sans justification. Elles concernent notamment l'acquisition de meubles, de produits alimentaires, de fournitures diverses, de produits d'entretien et de matériels informatiques, pour un montant de 7 425 760 FCFA. Les pièces justificatives de ces dépenses ne portent pas les autorisations réglementaires requises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la gravité des faits, le Vérificateur Général a décidé de transmettre le dossier au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême ainsi qu'au Procureur de la République près le Pôle national économique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dénonciation porte sur deux principaux volets, notamment le paiement de rémunérations et d'avantages indus pour 54 415 546 FCFA et le paiement de dépenses irrégulières pour 7 425 760 FCFA. Ce nouveau rapport du BVG met une fois de plus en lumière de sérieuses défaillances dans la gestion des ressources publiques et rappelle que les représentations diplomatiques ne sont pas à l'abri du contrôle des finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la mendicité au Mali :  Le Gouvernement lance une stratégie nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/lutte-contre-la-mendicite-au-mali-le-gouvernement-lance-une-strategie-nationale-3118061.html</link>
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<description><![CDATA[ Réuni en Conseil des ministres le mercredi dernier, le Gouvernement, sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, a pris acte d&#039;une communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et à son Plan d&#039;actions 2026-2028. Une initiative ambitieuse qui vise à s&#039;attaquer durablement à un phénomène devenu une véritable préoccupation sociale au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:57:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil des dernières décennies, la mendicité s'est fortement développée dans les centres urbains et semi-urbains, au point de constituer, pour de nombreux ménages et individus en situation de grande précarité, un moyen de subsistance. Cette réalité soulève d'importants défis en matière de protection de l'enfance, de cohésion sociale, de développement humain et de stabilité nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, le Gouvernement entend s’attaquer à la racine du problème à travers une approche globale. La Stratégie nationale de lutte contre la mendicité s'inscrit dans la vision « Mali kura nɛtaasira ka ben san 2063 ma », ainsi que dans la Stratégie nationale pour l'Émergence et le Développement durable 2024-2033. Elle est également en cohérence avec les politiques nationales relatives à la protection sociale, à la protection de l'enfant et à la prévention de l'extrémisme violent. L'objectif principal est de réduire durablement la mendicité, en particulier celle impliquant les enfants, grâce à des actions de prévention, de protection, d'inclusion socio-économique, de responsabilisation des familles et des communautés, ainsi qu'à la promotion d'une éducation inclusive respectueuse des valeurs religieuses et républicaines du Mali. Pour atteindre ces objectifs, la stratégie repose sur quatre axes majeurs : la promotion d'alternatives socio-économiques et la réinsertion des personnes vulnérables ; le renforcement de la responsabilité parentale ; l'encadrement et l'accompagnement des écoles coraniques ; ainsi que l'intégration progressive de l'enseignement religieux dans le système éducatif national. La mise en œuvre de cette politique sera assurée à travers des plans d'actions successifs, dont le premier couvrira la période 2026-2028. À travers cette stratégie, les autorités maliennes affichent leur volonté de combattre les causes profondes de la mendicité, de mieux protéger les enfants et de favoriser une société plus inclusive, solidaire et respectueuse de la dignité humaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Problématique de la gestion des déchets ménagers à Bamako :  La Ministre chargé de l&amp;apos;assainissement, Doumbia Mariam Tangara, à bout de souffle</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/problematique-de-la-gestion-des-dechets-menagers-a-bamako-la-ministre-charge-de-lassainissement-doumbia-mariam-tangara-a-bout-de-souffle-3118060.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis quelques années, à l&#039;approche de l&#039;hivernage, le gouvernement initie un programme de curage des collecteurs et caniveaux, particulièrement dans le district de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:52:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ces initiatives ont essentiellement pour but d'éviter au maximum les inondations. Cependant malgré ces énormes efforts consentis par le gouvernement, force est de constater qu'on revient toujours à la case de départ, car juste après les travaux, les collecteurs et les caniveaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se remplissent de déchets ménagers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, à l'approche de l'hivernage, il est aisé de constater que, dans la capitale malienne, les voies publiques, les caniveaux et certaines rues sont bondés d'immondices. Ce qui obstrue considérablement les passages et polluent gravement l'air. En plus, cet état de fait empêchent les eaux de ruissellement à continuer leur passage en direction du fleuve. D'où des risques d'inondations à tous les niveaux à Bamako. Pourtant, les autorités, à travers le ministère en charge de l'assainissement, mènent de vastes campagnes de sensibilisation. Des campagnes qui ont montré leurs limites. Les populations indiquent qu’elles ne savent pas où jeter les ordures ménagères. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce propos, Doumbia Mariam Tangara a affirmé que dans le cadre du projet PRUBA ( Projet de résilience urbaine du district de Bamako) il est prévu d'aménager 25 sites pour servir de dépôts de transit et que les communautés n'arrivent pas jusqu'à présent à indiquer des espaces pour ce faire. Cette réaction de la cheffe du département chargé de l'assainissement a été faite au micro de l'ORTM, lors de la visite de supervision des travaux de curage qu'elle a effectuée en compagnie de sa collègue chargée des transports. C'était le samedi 27 juin 2026. Une réaction qui est incompréhensible pour beaucoup de maliens. C'est dire s'il faut attendre que les communautés désignent des endroits à aménager, on risque d'attendre encore très longtemps. C'est pourquoi, beaucoup pensent qu'elle est à bout souffle et qu'elle semble ne plus savoir à quel saint se vouer. En attendant qu'elle trouve d'autres solutions à ce comportement des communautés, il est important de rappeler les immenses efforts déployés par l'État pour curer les collecteurs et les caniveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>En 2025,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2,66 milliard de FCFA ont été mobilisés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette somme a été utilisée pour la construction de nouveaux ouvrages,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le nettoyage de centaines de mètres linéaires de collecteurs et de caniveaux (131 073 mètres linéaires de collecteurs et 235 365 mètres linéaires de caniveaux). L'objectif de ces travaux est de permettre aux eaux de pluie d'être drainées vers leur destination naturelle. En plus de ces travaux, il mène de vastes campagnes de sensibilisation des populations afin qu'elles changent de comportements dans la gestion des déchets ménagers. Les chefs de quartiers et les légitimités traditionnelles ont été mis à profit pour cela. Malgré ces énormes efforts, il est déplorable de constater que les populations n'ont pas, du tout, changé de comportements. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>3,3 milliards de FCFA mobilisés pour 2026</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les activités prévues par le programme sont, entre autres, le curage, le désherbage, l’enlèvement des déchets, l’évacuation des déblais et le suivi technique des ouvrages de drainage identifiés comme prioritaires. Autrement dit, au titre du programme 2026, les interventions prévues dans le District de Bamako portent sur un linéaire global de 348 517 mètres de collecteurs et caniveaux à curer. Elles sont financées conjointement par le Projet de Résilience Urbaine de Bamako et le Budget Spécial d’Investissement, pour un montant prévisionnel global de 3 334 067 480 FCFA. Outre, Bamako,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il est également prévu le curage de 421 280 mètres linéaires de caniveaux et collecteurs dans d’autres localités du pays, pour un montant prévisionnel de 972 398 000 FCFA. Il faut noter que les travaux seront accompagnés par des messages de sensibilisation afin d’encourager les populations, les riverains, les commerçants, les collectivités territoriales et les leaders communautaires à préserver les ouvrages d’assainissement et à contribuer à leur bon fonctionnement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Espérons que la ministre chargé de l'assainissement pourra, d'ici à la prochaine saison des pluies, aménager les 25 sites et changer le comportement des communautés vis-à-vis des collecteurs et caniveaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>
<p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Innovation et modernisation du secteur énergétique : La main bénie du ministre, Pr Tiémoko Traoré, apporte un nouveau souffle</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/innovation-et-modernisation-du-secteur-energetique-la-main-benie-du-ministre-pr-tiemoko-traore-apporte-un-nouveau-souffle-3118059.html</link>
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<description><![CDATA[ Quelques mois seulement après sa nomination au poste de ministre de l&#039;énergie et de l&#039;eau, Pr Tiémoko Traoré est en train de révolutionner le secteur de l&#039;énergie à travers d&#039;importantes initiatives. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Quelques mois seulement après sa nomination au poste de ministre de l'énergie et de l'eau, Pr Tiémoko Traoré est en train de révolutionner le secteur de l'énergie à travers d'importantes initiatives. Des initiatives qui vont faire de la crise énergétique, que connaît le Mali depuis quelques années, un vieux souvenir. De quoi s'agit-il ? Comment procède-t-il à cela ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est face aux membres du Conseil national de transition (CNT) que l'ancien patron du PDZAM a présenté et défendu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un projet de loi. C'était le jeudi 25 juin 2026, à la veille du jour béni d'Achoura (Fête musulmane). Un projet de loi qu'il a initié et fait adopter par le conseil des ministres. Après avoir bien présenté et bien répondu à toutes les questions des membres du CNT, le ministre en charge de l'énergie a vu son projet de loi approuver à l'unanimité avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Ce texte de loi va permettre de réaliser le financement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d'un projet innovateur dénommé "projet de la Boucle Nord 225 kv autour de Bamako" (PBNB).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Comme si ce jour était celui du ministre Traoré. Car c'est ce même jeudi qu'ont été adoptés, en conseil des ministres, d'autres projets de textes relatifs au financement de la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le PBNB va améliorer la desserte de Bamako, Kati et Koulikoro</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’un coût total de 109,911 milliards de francs CFA, le financement du PBNB est reparti entre les partenaires techniques et financiers et l’État malien. Ainsi, il est attendu que la banque Africaine de Développement (BAD) contribue à hauteur de 39,898 milliards de francs CFA ; la Banque Islamique de Développement (BID) à hauteur de 36,077 milliards de francs CFA ; la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) à hauteur de 30,000 milliards de francs CFA ; et l’État Malien à hauteur 3,936 milliards de francs CFA. Le PBNB va créer un ensemble de lignes et de postes de transport d’énergie autour de la ville de Bamako et environs. Ces nouvelles infrastructures énergétiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permettront la réduction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des charges d’exploitation par la diminution de la part de l’énergie d’origine thermique dans le mix énergétique et la réduction des coûts de la maintenance ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’amélioration<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la qualité du service par la réduction des délestages pour surcharges de départs ; et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la fourniture d’électricité dans les localités de Bamako, Kati et Koulikoro aux industriels et à plus de 10 000 ménages. Les activités du projet sont planifiées pour une durée de quatre (04) ans. A rappeler que c'est à la suite d'un constat<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désolant de l'état des infrastructures énergétiques existantes, que le ministre a opté pour une rapide modernisation, afin que l’énergie qui sera produite puisse être au service des industriels et des ménages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Kourouba va renforcer les capacités de la société EDM-SA</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les projets de textes adoptés concernent la ratification de l'Accord de prêt, signé à Lomé le 29 avril 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). D’un montant de 15 milliards de francs CFA, ce prêt contribuera au financement partiel du Projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et son raccordement au réseau électrique de la Société Énergie du Mali (EDM-SA). En plus d’accroitre l’accès des populations à l’électricité, la mini centrale hydroélectrique de 3,9 MW et sa ligne d'évacuation associée en 33 kV, qui sera construite sur l'aménagement du seuil de Kourouba,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permettra aussi le développement durable et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la réduction de la pauvreté, à travers la fourniture de services énergétiques abordables pour les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>populations des localités de Kourouba, Gouala et Tiakadougou Faraba dans la région de Koulikoro. Elle participera aussi à l’augmentation du potentiel valorisé de l'hydroélectricité de 0,39%, à l’amélioration de l'accès à l'électricité à 1 562 abonnés supplémentaires dans les localités du projet, à l’augmentation de la production d'électricité de 12,2 GWh et à la réduction du coût de production de l'électricité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la zone. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A noter que le barrage du seuil de Kourouba, inauguré en janvier 2021, est constitué de deux ouvrages distincts séparés par un ilot central dans le cours de la rivière du Sankarani constituant un pont-Barrage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces prouesses du nouveau ministre de l'Energie et de l'Eau ne sont pas ex-nihilo. Elles résultent de sa très bonne capacité managériale. Dès sa prise de fonction, il a réuni autour d'une même table, les coordinateurs des huit (08) projets et programmes majeurs du secteur de l’énergie. C'était, le mardi 24 mars 2026 dans la salle de réunion du département. À l’issue des échanges, le ministre Traoré a fait plusieurs recommandations pour la bonne exécution des travaux et une relance diligente des activités. Il a aussi demandé à la Direction des Projets de la société EDM-SA d’initier des concertations avec les différentes UGP (Unités de Gestion des projets et programmes) afin d’élaborer un plan d’action pour chaque projet et le faire parvenir au département pour un suivi régulier et un éventuel accompagnement de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tutelle. Avant de clore la rencontre, Pr Tiémoko Traoré a invité les UGP à changer de paradigme pour plus de coopération intersectorielle, et redéfinir de nouvelles approches dans les relations avec les entreprises contractantes pour l’exécution correcte des travaux et la mise en œuvre diligente des activités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Restriction du financement des transporteurs routiers  « C&amp;apos;est dû [...] à l&amp;apos;incapacité de certains promoteurs à défendre leurs projets », dixit Bréhima Amadou Haïdara, vice&#45;président du CESEC</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/restriction-du-financement-des-transporteurs-routiers-cest-du-a-lincapacite-de-certains-promoteurs-a-defendre-leurs-projets-dixit-brehima-amadou-haidara-vice-president-du-cesec-3118058.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis quelques temps, les transporteurs routiers maliens font face à un déficit de financement structurel ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:45:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les banques locales rechignent à leur accorder des prêts. Pourtant, beaucoup de marchandises sont bloquées dans les ports de Dakar et d'Abidjan en raison de la vétusté du parc automobile de transport. Pour faire face à ce problème, le conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) ont organisé une conférence- débat. C'était, le samedi 27 juin 2026 au CESEC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A l'issue de la rencontre, les différents acteurs ont livré leur analyse au micro de l'ORTM. C'est ainsi que Youssouf Traoré, président du CMTR, a affirmé que beaucoup de marchandises maliennes sont en souffrance dans les ports de Dakar (Sénégal) et d'Abidjan (Côte d'Ivoire). D'après Traoré, c'est à cause de la vétusté du parc automobile malien que ces marchandises sont jusqu'à présent dans ces ports. C'est pourquoi, il plaide pour un financement du secteur afin de pouvoir renouveler rapidement ce parc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Hamidou Dicko du Fonds de garantie hypothécaire, il souligne le taux élevé d'impayés sur les prêts contractés par les transporteurs.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et Bréhima Amadou Haïdara, vice-président du CESEC et ancien président de l'association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), d'enfoncer le clou. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l'ancien administrateur- Directeur général de la Banque de développement du Mali (BDM) ne s'est pas du tout gêné de dire, par rapport aux difficultés des transports d'avoir accès au financement, que « [...] C'est l'incapacité de certains promoteurs à défendre leurs projets et à fournir des informations financières ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des propos qui ont étonné plus d'un malien, car ils sont à la limite offensants et humiliants pour les transporteurs routiers. Pourtant, pour ceux qui connaissent bien Bréhima Amadou Haïdara, ce n'est pas surprenant ; car estiment-ils que l'homme n'a de la considération que pour sa hiérarchie. Ceux-ci rappellent que c'est à cause de son manque d'humilité que pour la première fois au Mali, les banques et établissements financiers ont observé quatre grèves en deux ans, dont trois en moins d'un mois. C'était, lorsqu'il était Administrateur- Directeur général de la BDM et président de l'APBEF. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une première grève de 72 heures en 2020<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois ayant pris fonction, Haïdara a commencé à s'attaquer à tout agent qu'il jugeait être une menace pour son poste. C'est ainsi qu'en 2018, Mme Keïta Fatoumata Sangho a subi les foudres de Haïdara. Limogée de son poste de Directrice de département, Mme Keita a été mutée dans une agence de quartier au mépris de sa qualité de membre du comité syndical. Le SYNABEF a essayé de faire comprendre à Haïdara qu'il y a eu violation de l'article 8 (alinéa 5) de la convention collective des banques. Après avoir épuisé toutes les voies de négociation et face au refus catégorique de Haïdara de revenir sur sa décision illégale, le SYNABEF (Syndicat national des banques, assurances, micro-finances, établissements financiers et commerces) a décidé de déclencher une grève de 72 heures à partir du 22 juillet 2020. Ayant eu peur de l'état de paralysie de l'économie après une journée de grève et suite à une médiation du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Haïdara a pris l'engagement d'annuler sa décision et de rétablir l'agent à son niveau d'avant cette mutation arbitraire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois grèves en 2021 et en 30 jours<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A peine l'épisode de 2020 clos, une autre série de grève a été déclenchée à cause de sa politique de la chaise vide. La première, c'était du mercredi 27 octobre au vendredi 29 octobre 2021; la seconde, du lundi 1er<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>novembre au mercredi 03 novembre 2021; et la troisième, du mardi 23 novembre au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jeudi 25 novembre 2021. D'après un communiqué qu'avait publié le SYNABEF à l'époque, Haïdara a pris la responsabilité d'envoyer trois fois en grève, en l'espace d'un mois, le secteur vital de l'économie malienne, à cause de sa politique de la chaise vide. Ces grèves avaient pour objet treize (13) points de revendications parmi lesquels le rétablissement dans ses droits de Mme Kané Djeneba Sall illégalement, Chef d'une agence BDM. Cette série de grèves a largement impacté négativement l'économie du pays, car elle a concerné outre les banques et les établissements financiers, assurances et banques). Elle a concerné, outre les banques et établissements financiers, les pompistes des stations-services de carburant, les prestataires du Pari mutuel urbain (PMU). Et que ce sont le SYNABEF et la FENPEBAC (Fédération nationale du pétrole, commerces, assurances et banques) qui se sont associées pour mener cette grève. Malgré l'ampleur de ce débrayage, Haïdara, en sa qualité de président de l'APBEF-MALI, est resté dans sa position de ne pas discuter avec les syndicats. Il a fallu la médiation de plusieurs organisations et surtout du conseil économique, social, culturel et environnemental pour qu'il y ait un accord mettant fin à la grève.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut indiquer que ce sont dans ces conditions que Haïdara a été remplacé en février 2022 à la tête de l'APBEF-MALI et qu'il a aussi fait valoir ses droits à la retraite en décembre de la même année. Cependant, il s'est retrouvé " bombardé" vice-président du conseil économique, social, environnemental et culturel ( CESEC) à l'issue des travaux de la 5e session extraordinaire de la 6è mandature de l'institution. C'était du lundi 21 juillet au vendredi 25 juillet 2025. On se demande comment il s'est retrouvé dans cette prestigieuse institution au service des populations, sachant qu'il est un retraité et n'est que président d'honneur de l'association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF).<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Arouna Traoré</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>49ème anniversaire de la mort de Modibo Keita : Tout n&amp;apos;a pas été dit sur sa politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/49eme-anniversaire-de-la-mort-de-modibo-keita-tout-na-pas-ete-dit-sur-sa-politique-3117248.html</link>
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<description><![CDATA[ Chaque année, depuis l&#039;instauration de  la supposée démocratie multipartite dans le Mali, les autorités nationales rendent un hommage au premier Chef de l&#039;État du pays à l&#039;occasion de sa disparition, le 16 mai 1977. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 10:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un décès survenu après un coup d'État militaire perpétré le 19 novembre 1968 à son encontre. Il est intéressant de s'interroger sur ce qui a été beaucoup occulté dans la politique de Modibo Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga a, au nom de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, déposé le samedi 16 mai 2026 une gerbe de fleurs sur la tombe du Président Modibo Keïta. Il a affirmé qu’« en ce lieu de mémoire et de recueillement, la Nation malienne s’incline avec respect devant l’immense héritage laissé par le Président Modibo Keïta, père de l’indépendance du Mali et symbole de dignité ». Certes, l'homme a beaucoup fait pour le Mali. Il est magnifié à tous les niveaux. Cependant, force est de constater que tout n'était pas " rose".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un bilan occulté par ses thuriféraires<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modibo Keita a été le premier Chef de l’Etat du Mali. C’est lui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui, en compagnie de ses camarades de l’Union Soudanaise pour le Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA), a conduit le pays à l’indépendance sous le nom de République du Mali en souvenir à la fédération du Mali qu’il a voulue constituer au départ avec la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), le Dahomey (actuel Bénin), le Soudan français (actuel Mali) et le Sénégal, qui finalement n’était constituée que par le Soudan français et le Sénégal. Malheureusement, cette éphémère fédération, d’à peine deux mois, s’est éclatée le 20 août 1960. Modibo Keita a posé les premiers jalons dans tous les domaines de la vie du Mali. Son régime avait une base solide au départ. Il portera très haut le prestige international du Mali. Au plan interne, il a construit un État fort et amorcé une industrialisation volontariste du pays. Toutefois, l’autre aspect de son bilan, occulté par ses thuriféraires, est loin d’être reluisant : en effet, le premier président du Mali a enfermé dans les bagnes de Taoudéni et de Kidal ses opposants emblématiques, parmi eux Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko, sous prétexte de complots avec des « preuves » laborieusement exposées. Le socialisme économique radical qu’il instaura dans un pays héritier d’une longue tradition de liberté commerciale, sans compter les dérives des miliciens, favorisera l’émergence d’un front hostile et déterminé contre son régime. Il est aussi vrai que son engagement en faveur des mouvements de libération de l’Afrique dérangeait considérablement le camp occidental.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A ces problèmes est venu s’ajouter en 1966 le Coup d’Etat militaire contre son ami le panafricaniste Kwamé N’Krumah, Chef d’Etat du Ghana. Dès lors se sentant isolé même à l’interne, Modibo Keïta dissout le bureau politique national de l’US-RDA en le remplaçant par un Comité national de défense de la révolution (CNDR). Dans la foulée, il dissout aussi l’Assemblée nationale en la remplaçant par une délégation législative de 28 membres qui sont ses plus proches. C’est dans ce contexte de méfiance à l’égard de ses anciens camarades et d’isolement par des pays voisins à la solde de l’impérialisme occidental qu’intervient le Coup d’ Etat militaire perpétré par celui là-même qui était instructeur de la milice populaire, le Lieutenant Moussa Traoré. A la tête de 13 autres officiers subalternes, Lieutenant Moussa Traoré, mit fin, le 19 novembre 1968, au régime de Modibo Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La République actuelle du Mali créée de façon unilatérale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était un jeudi 22 septembre 1960, dans la salle de conférence du Lycée technique de Bamako, que la République du Mali a été proclamée, par Modibo Keïta, en remplacement de la République du Soudan, membre de la Fédération du Mali. C’était au cours d’une réunion extraordinaire du bureau politique national de l’US-RDA (Union Soudanaise-Rassemblement démocratique africain). Cette déclaration est intervenue, quelques jours, après l’éclatement de la fédération du Mali, composée du Sénégal et du Soudan, survenu le 20 août 1960. Cette fédération avait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>proclamé son indépendance le 20 juin 1960. La date du 22 septembre pour proclamer la naissance de la République du Mali a été choisie par les dirigeants de l’époque, en souvenir au 22 septembre 1878, date à laquelle a eu lieu la bataille de Sabouciré (capitale du royaume de Logo) située à 25 Km de la ville de Kayes au cours de laquelle le roi Niamody Sissoko et ses hommes ont mené une farouche résistance contre l’avancée de la pénétration coloniale des troupes françaises. Pourtant, l'US-RDA n'était pas le seul parti politique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'indépendance du Mali acquise sur fond d'accords négociés avec la France<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 17 janvier 1959, il y a eu la formation, par les dirigeants du Sénégal et du Soudan, de la fédération du Mali, qui demeure dans la Communauté jusqu’à son indépendance, proclamée le 20 juin 1960. La Haute-Volta<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(actuel Burkina Faso) et le Dahomey (actuel Bénin) avaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>également adhéré initialement à la Fédération mais le référendum organisé en mars 1960 en Haute-Volta débouche sur un rejet massif de la Fédération. La réaction est identique au Dahomey (actuel Bénin) dont la population se sent plus proche du Conseil de l’Entente, l'autre regroupement d'élites politiques, constitué de la Côte-d’Ivoire, du Dahomey, du Niger et de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). Après le retrait de ces deux pays, le Soudan et le Sénégal continuent l'aventure.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi, le 4 avril 1959, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor est élu président de l’Assemblée fédérale et le Soudanais Modibo Keita président du gouvernement, le Sénégalais Mamadou Dia devenant vice-président. Dans les deux pays, les scrutins organisés en mars 1959 ont dégagé une majorité très nette en faveur de ce système fédéral. Ses défenseurs, Modibo Keita et Jean-Marie Koné, ont obtenu au Soudan 78% des voix contre les tenants de l’indépendance soudanaise, Hamadoun Dicko et Fily Dabo Sissoko. Le 28 septembre 1959, Modibo Keita le Soudanais et Mamadou Dia, le Sénégalais, sont reçus par De Gaulle et lui annoncent que la fédération du Mali compte accéder à l’indépendance sans quitter la Communauté française, ce qu’accepte le général. Des accords relatifs aux transferts de souveraineté sont ensuite négociés jusqu’en avril 1960. Les 11 et 12 décembre 1959, lors du conseil exécutif de la Communauté réuni à Saint-Louis (Sénégal), le général De Gaulle annonce l’accès à l’indépendance du Mali, par transfert des compétences communautaires, mais en concluant avec la France des accords de coopération qui seront négociés jusqu’en avril 1960. Le 18 janvier 1960 sont ouvertes à Paris des négociations relatives à l’accession du Mali à la souveraineté internationale. Louis Jacquinot, Roger Frey et Jean Foyer négocient avec Senghor, Mamadou Dia et Modibo Keita. Les accords sont signés le 4 avril et ratifiés les 9 et 16 juin par l’Assemblée nationale française et par le Conseil de la République. Et le 20 juin 1960, l'indépendance de la fédération du Mali est proclamée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que par rapport à la Communauté française, le 8 août 1958, De Gaulle a annoncé dans une allocution télévisée que les territoires africains auront à se prononcer pour choisir entre l’indépendance et l’association à la France. Le 28 septembre 1958, il a été organisé un référendum par lequel les Français de métropole et les Africains ont été appelés à se prononcer sur l’adoption de la constitution de la Ve République et sur la mise en place de la Communauté appelée à remplacer l’Union française et à préparer les voies de l’indépendance. La Guinée est le seul territoire qui rejette le projet de Communauté. Et le 5 octobre 1958, la Constitution de la Vè République a été promulguée consacrant ainsi la création de la Communauté dont faisait partie intégrante le Soudan (actuel Mali).<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cyrille Coulibaly</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Croissance en Afrique : La BAD prévoit un ralentissement de 4,2% en 2026</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/croissance-en-afrique-la-bad-prevoit-un-ralentissement-de-42-en-2026-3117247.html</link>
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<description><![CDATA[ La Banque africaine de développement (BAD) a déclaré que la croissance économique en Afrique devrait ralentir légèrement pour s’établir à 4,2 % cette année, contre 4,4 % l’année dernière... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 10:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Banque africaine de développement (BAD) a déclaré que la croissance économique en Afrique devrait ralentir légèrement pour s’établir à 4,2 % cette année, contre 4,4 % l’année dernière, en raison de la hausse des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires liée aux tensions au Moyen-Orient, avant de repartir à la hausse en 2027.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son rapport annuel publié le 26 mai dernier, la Banque africaine de développement a précisé que le continent africain, malgré les chocs subis l’année dernière en raison des tensions commerciales et géopolitiques, est resté l’une des régions du monde à la croissance la plus rapide aux côtés de l’Asie, devançant l’Europe et l’Amérique latine. La banque prévoit un retour de la croissance à 4,4 % en 2026, en partant du principe que les répercussions de la crise au Moyen-Orient seront temporaires et dureront entre deux et trois mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport indique que « l’impact de ce choc sur la croissance et la stabilité macroéconomique dépendra de la durée des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et de leurs répercussions sur les prix mondiaux de l’énergie et des engrais ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il souligne que la région de l’Afrique de l’Est, qui est la plus dynamique du continent, devrait connaître un ralentissement de sa croissance de plus d’un demi-point de pourcentage cette année, en raison de la hausse des coûts de l’énergie et des importations, ainsi que des risques accrus en matière de sécurité alimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La publication du rapport a eu lieu lors des réunions annuelles de la Banque dans la capitale congolaise, Brazzaville, qui se concentrent sur les moyens de mobiliser des capitaux régionaux pour financer les besoins de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a ajouté que les réunions de la Banque constituaient un rendez-vous incontournable pour les décideurs et les représentants des marchés afin d’examiner les questions relatives au financement du développement en Afrique, malgré les craintes de certains participants que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo voisine ne vienne éclipser les travaux de la réunion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Banque et le gouvernement hôte ont confirmé qu’aucun cas n’avait été enregistré à ce jour dans le pays, les mesures de surveillance se poursuivant conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sidi Ould Tah, qui a pris la présidence de la Banque en septembre dernier, a déclaré que la garantie du financement du développement du continent à partir de ses ressources internes, dans le cadre d’un plan connu sous le nom de NAFAD, constituait l’un des axes principaux de son mandat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a souligné que la réalisation d’une croissance durable et inclusive exigeait une augmentation significative du volume des investissements, précisant que l’Afrique devait porter son taux de croissance annuel à plus de 7 % et le maintenir à ce niveau pendant de nombreuses années, afin de créer de nombreux emplois et de réduire les taux de pauvreté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Approvisionnement en électricité :  La Guinée et le Mali décidés à concrétiser le projet de barrage de Fomi</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/lutte-contre-le-terrorisme-la-guerre-comme-lultime-solution-3116874.html</link>
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<description><![CDATA[ Réunis à Conakry, les 7 et 8 mai dernier, dans le cadre de la 8ᵉ réunion du Comité interministériel de concertation Guinée–Mali (CIC-GM), .. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 10:19:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réunis à Conakry, les 7 et 8 mai dernier, dans le cadre de la 8ᵉ réunion du Comité interministériel de concertation Guinée–Mali (CIC-GM), les gouvernements guinéen et malien ont réaffirmé leur volonté commune d’accélérer la réalisation du barrage à buts multiples de Fomi, considéré comme un projet stratégique pour la gouvernance concertée des ressources en eau du bassin du Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’information a été communiquée le vendredi 29 mai 2026 au Conseil des ministres du Mali par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, qui a fait état des conclusions des travaux menés entre les autorités guinéennes, maliennes et les représentants de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette session avait pour principal objectif d’examiner les conditions nécessaires à la reprise effective du projet et de poursuivre le dialogue politique et technique entre les différentes parties prenantes chargées de son suivi et de sa mise en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les discussions ont aussi porté sur la mobilisation des financements, les études complémentaires liées au partage des coûts et des bénéfices, ainsi que le renforcement des mécanismes de concertation entre les deux pays. Les participants ont aussi recommandé une implication accrue des acteurs de l’énergie, de l’hydraulique et des usagers des ressources naturelles du bassin du Niger afin de promouvoir une gouvernance inclusive de l’eau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées afin d’accélérer la réalisation de cette infrastructure régionale considérée comme stratégique pour la gestion durable des ressources en eau du bassin du Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Situé sur le Niandan, principal affluent du fleuve Niger en Guinée, le barrage de Fomi doit permettre de réguler les débits du fleuve, de renforcer la sécurité hydrique des pays en aval et de soutenir le développement agricole et énergétique de la sous-région. Selon les études techniques les plus récentes, l’ouvrage devrait disposer d’un réservoir d’environ 2,9 milliards de mètres cubes et être équipé d’une centrale hydroélectrique d’une capacité de 90 mégawatts destinée à alimenter les réseaux électriques de la Guinée et du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet prévoit également l’aménagement de périmètres irrigués, le développement de la pêche et de la pisciculture, l’amélioration de la navigation fluviale ainsi que la préservation des écosystèmes du bassin du Niger dans un contexte de changement climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une diplomatie hydrique à portée de clic<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inscrit parmi les projets structurants du Plan d’action de développement durable de l’Autorité du Bassin du Niger, le barrage de Fomi est considéré depuis plusieurs années comme un ouvrage d’intérêt commun pour les neuf États membres de l’organisation. Ses promoteurs estiment qu’il contribuera notamment à sécuriser les activités agricoles dans les zones irriguées du Mali, en particulier celles de l’Office du Niger, fortement dépendantes des variations saisonnières du fleuve.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs années marquées par des retards liés aux questions de financement, aux études d’impact environnemental et social ainsi qu’aux concertations régionales, la rencontre de Conakry apparaît comme un signal de relance pour ce mégaprojet dont les autorités guinéennes ont récemment réaffirmé le caractère prioritaire. En février 2026, Conakry avait annoncé l’engagement de plusieurs partenaires techniques et industriels en vue du passage à la phase opérationnelle du chantier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La concrétisation du barrage de Fomi est perçue comme un levier majeur d’intégration énergétique et économique entre la Guinée, le Mali et l’ensemble des pays du bassin du Niger, confrontés à une demande croissante en électricité, en eau et en infrastructures de résilience climatique.Note de contexte : Les documents techniques les plus récents de la Banque africaine de développement évoquent une centrale de 90 MW, tandis que certaines études antérieures mentionnaient une capacité pouvant atteindre 102 MW selon les scénarios retenus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette nouvelle étape de dialogue, la Guinée et le Mali cherchent à faire du barrage de Fomi un symbole de coopération hydrodiplomatique et de gestion partagée des ressources en eau dans le bassin du Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le ministre malien de l’Eau et de l’Énergie, Tiémoko Traoré, le barrage de Fomi dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure. Il représente un levier d’intégration régionale capable de soutenir l’irrigation agricole, l’accès à l’énergie propre et la résilience des territoires face aux défis climatiques et socio-économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme en Afrique : La Russie appelle à une aide internationale sans ingérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/terrorisme-en-afrique-la-russie-appelle-a-une-aide-internationale-sans-ingerence-3117246.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a plaidé le 18 mai dernier, à Moscou pour un soutien international à la lutte anti-terroriste en Afrique… ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 10:01:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a plaidé le 18 mai dernier, à Moscou pour un soutien international à la lutte anti-terroriste en Afrique </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">tout en réaffirmant que les décisions stratégiques doivent relever de la souveraineté des États africains. Le chef de la diplomatie russe s’exprimait lors d’une rencontre avec son homologue équato-guinéen, Simeón Oyono Esono Angue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’Afrique face à la menace terroriste</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique demeure le foyer le plus actif des opérations terroristes au niveau mondial. Selon l’Indice global du terrorisme 2026, six des dix pays les plus touchés par le terrorisme appartiennent au continent africain, tandis que les vingt attaques les plus meurtrières de la planète se sont concentrées sur le territoire africain en 2025. Le Sahel, région transfrontalière embrassant notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger, enregistre le bilan humain le plus lourd avec plus de 6 000 décès attribués à des groupes djihadistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La position russe : solidarité conditionnée à l’autonomie africaine</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lavrov a constaté que les organisations terroristes « se répandent en Afrique » au Sahara et au Sahel, où des groupes comme Boko Haram « lèvent le front ». Il a appelé la communauté internationale à aider le continent, mais sous une condition explicite : « Ce principe de règlement stable doit se décider entre les nations africaines elles-mêmes et les organisations comme l’Union africaine. » Le chef de la diplomatie russe a salué « la vision de la Guinée équatoriale visant à renforcer le processus d’intégration sur le continent africain ». Il a également annoncé que la Russie soulignait « sa volonté de développer la coopération entre la Russie et l’Union économique d’Afrique centrale. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des réponses régionales qui se structurent</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du positionnement diplomatique russe, les pays africains mettent en place leurs propres mécanismes de riposte. La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a approuvé en février une force régionale antiterroriste dotée d’un budget annuel de 2,5 milliards de dollars et d’un objectif de 260 000 soldats. Cette initiative demeure toutefois fragilisée par les retraits du Burkina Faso, du Mali et du Niger, trois pays clés du Sahel sortis de l’organisation en 2025 après l’installation d’une transition au pouvoir de ces pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cyrille Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Femafoot&#45;Airness : Une séparation à l&amp;apos;amiable et un consensus patriotique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/femafoot-airness-une-separation-a-lamiable-et-un-consensus-patriotique-3117245.html</link>
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<description><![CDATA[ Les correspondances croisées et officielles datées du 29 mai 2026 entre le Comité Exécutif de la FEMAFOOT (Fédération malienne de football) et le président fondateur d’Airness, Malamine Koné... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:57:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les correspondances croisées et officielles datées du 29 mai 2026 entre le Comité Exécutif de la FEMAFOOT (Fédération malienne de football) et le président fondateur d’Airness, Malamine Koné, révèlent une réalité historique implacable, c'est à dire une volonté manifeste, consensuelle et digne de tourner la page sans animosité, afin de rebâtir le football malien sur de nouvelles bases.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le communiqué de la FEMAFOOT et la lettre de Malamine Koné parlent le même langage, celui de la responsabilité. Contrairement aux rumeurs de rupture conflictuelle distillées par des esprits malveillants, l’équipementier a lui-même pris les devants. « C’est dans une volonté d’apaisement et afin de préserver l’intérêt supérieur du football malien, que j’ai récemment proposé une résiliation amiable du contrat actuel qui courait jusqu’en 2028 », écrit le patron d’Airness. Un geste fort, complété par l'effacement de toutes les dettes liées aux dépassements de dotations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté de la fédération, l'attitude reste élégante mais ferme. Dans son communiqué officiel, elle rappelle que cet engagement historique de 25 ans est « reconnu, respecté et apprécié à sa juste valeur ». La convergence de vues est donc totale. En toute souveraineté, la FEMAFOOT a validé cette résiliation à l’amiable et attend la signature finale des documents pour lancer un appel d'offres international, transparent et ouvert, un processus d'ailleurs ouvertement salué et encouragé par Malamine Koné lui-même. La polémique stérile est donc définitivement close.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A<strong> nouvelle équipe, nouvelle ambition</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet épisode assumé démontre une chose essentielle, l’actuelle gouvernance de la FEMAFOOT n’a pas d’amis à privilégier, elle n'a que les intérêts du football malien à défendre. Gérer une fédération moderne, ce n'est pas faire de la philanthropie sentimentale, c'est basculer dans l'ère du professionnalisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le football de haut niveau à l'échelle internationale est devenu une industrie extrêmement coûteuse. Financer la modernisation, assurer des conditions d'élite à nos sélections nationales et structurer la formation de nos jeunes talents exigent des ressources financières massives. Pour sortir le football malien de sa précarité historique, la FEMAFOOT se devait d'optimiser ses ressources contractuelles. La remise à plat du dossier équipementier n'est pas un désaveu du passé, c'est une exigence comptable et stratégique pour capter les milliards indispensables au football de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Comité exécutif de la FEMAFOOT doit poursuivre sa route sans se soucier des langues malveillantes. Ces détracteurs de salon ignorent tout de la rigueur managériale et des réalités économiques du sport moderne, ils préfèrent le confort de la stagnation aux efforts qu’impose le vrai professionnalisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les vérités de l'histoire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans leur volonté de nuire, certains commentateurs ont tenté d'exhumer de vieux dossiers, notamment le fait que Malamine Koné ait personnellement pris en charge, pendant 5 ans, les salaires de sélectionneurs nationaux (à l'instar de Jean-François Jodar à l'époque). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de remettre les pendules à l'heure : ces accords contractuels datent d'il y a deux décennies. Ils découlaient d’un commun accord direct, à l'époque, entre le ministère des Sports, la fédération de l'ère passée et le patron d'Airness, qui avait d'ailleurs eu toute latitude pour choisir lui-même le sélectionneur. Cette époque est révolue et ces arrangements passés n’engagent absolument en rien l’actuel Comité exécutif de la FEMAFOOT, qui n'en sait strictement rien et n'a pas à commenter cet héritage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, sous la direction de Mahazou dit Baba Cisset, la FEMAFOOT a instauré une ère de redevabilité et de transparence absolue, calquée sur les standards internationaux (comme l'a prouvé le récent recrutement rigoureux du sélectionneur national). Le protocole est clair, les discussions économiques se font dans la discrétion des bureaux, mais les constats de faits sont publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message envoyé par les deux parties est limpide. Malamine Koné conclut avec noblesse : « Le Mali restera toujours au-dessus de tout. » La FEMAFOOT, quant à elle, avance vers l'avenir libérée de ses chaînes. Les avocats du diable peuvent ranger leurs dossiers vides car le train du renouveau du football malien est déjà en marche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FEMAFOOT :  Héritage financier désastreux, le nouveau Président tire la sonnette d’alarme</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/femafoot-heritage-financier-desastreux-le-nouveau-president-tire-la-sonnette-dalarme-3117244.html</link>
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<description><![CDATA[ À peine installé à la tête de la Fédération malienne de Football, Mahazou dit Baba Cisset, a choisi la carte de la transparence. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:50:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La preuve : lors de sa première conférence de presse, tenue le vendredi 22 mai dernier, le nouveau Président du Comité exécutif a dressé un constat alarmant de l’état financier de l’instance dirigeante du football malien. Entre comptes bancaires déficitaires, dettes colossales et absence de documents financiers fiables, le nouveau patron de la FEMAFOOT parle d’une situation « extrêmement préoccupante ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’entrée de jeu, le Président Cisset a dressé un tableau sombre de la situation laissée par l’ancien Comité exécutif, évoquant une fédération fragilisée par des dettes colossales et une gestion opaque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire le nouveau patron de la FEMAFOOT,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la situation de trésorerie découverte à son arrivée était « loin d’être bonne ». Selon lui, la FEMAFOOT disposait de cinq comptes bancaires répartis entre la BDM et la BMS, mais trois de ces comptes étaient fortement déficitaires, certains pouvant atteindre jusqu’à moins 46 millions de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau président affirme également que plus de 100 millions de FCFA de crédits bancaires avaient déjà été consommés à la date du 28 avril 2026, alors que dans le même temps, la fédération traînait des dettes estimées à près de 746 millions de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus grave encore, il explique que son équipe a immédiatement demandé un état détaillé des engagements financiers afin de connaître l’ancienneté exacte des dettes contractées. Mais jusqu’à présent, aucune réponse claire n’aurait été fournie. Selon ses propos, même l’auditeur des comptes aurait affirmé ne pas avoir reçu de justificatifs concernant plusieurs opérations financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le grand déballage</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, le nouveau bureau a décidé de suspendre l’utilisation de certains comptes bancaires jusqu’à la fin des audits et des clarifications nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la FEMAFOOT s’est aussi montré particulièrement critique sur la gestion des achats au sein de l’instance. Il dénonce un système dans lequel le directeur financier « achète tout et paie tout », sans mécanisme réel de contrôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Mahazou Baba Cisset, plusieurs dépenses auraient été effectuées à des montants deux, trois, voire quatre fois supérieurs aux prix normaux du marché. « Ce n’est pas normal », a-t-il martelé devant la presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le budget 2026 de la fédération a également été vivement remis en cause. Le président estime que le document élaboré par l’ancien bureau, évalué à plus de 3 milliards 300 millions de FCFA, ne correspond pas à la réalité financière de l’institution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus surprenant encore, il affirme avoir demandé un état d’exécution du budget afin d’évaluer les dépenses réellement effectuées, mais qu’il lui aurait été signalé qu’il était « impossible » de produire ce document.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le nouveau patron du football malien, cela prouve que le budget servait surtout de document théorique destiné à être validé lors des Assemblées générales, sans réel suivi d’exécution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre anomalie dénoncée : l’absence des états financiers définitifs de 2025, alors que nous sommes déjà en mai 2026. Une situation que Mahazou Cisset considère comme extrêmement grave pour une institution de cette importance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dossier du patrimoine de la fédération constitue également un autre sujet d’inquiétude. Selon le président, aucun inventaire sérieux des biens de la FEMAFOOT n’aurait été effectué en fin d’année. L’argument avancé aurait été la participation à la CAN, une justification que le nouveau bureau semble difficilement accepter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cette situation préoccupante, le Président Cisset assure que la FEMAFOOT travaille déjà à redresser la barre. Il reconnaît un sérieux problème de ressources financières, mais estime que la crise reste surmontable grâce aux discussions engagées avec plusieurs partenaires et sponsors.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président a particulièrement salué Orange Mali pour son soutien rapide. Il explique qu’à l’arrivée du nouveau bureau, l’entreprise avait déjà réglé deux premières tranches du contrat de sponsoring du championnat, soit environ 251 millions de FCFA. Depuis, Orange aurait également payé les deux autres tranches restantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahazou cisset a aussi remercié la FIFA, qui aurait débloqué cette semaine près de 400 millions de FCFA correspondant aux droits TV de la Coupe du monde, à la demande du nouveau bureau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président n’a toutefois pas hésité à envoyer un message clair aux partenaires du football malien. Selon lui, Orange et les autres sponsors devront faire davantage au regard des énormes charges supportées par la fédération : salaires du personnel, compétitions nationales, équipes nationales de jeunes, football féminin, Coupe du Mali et contrats des entraîneurs des différentes catégories.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des révélations troublantes <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président a aussi dénoncé le cas de certains partenaires dont les contrats sont arrivés à expiration mais qui continuent pourtant de bénéficier de visibilité autour des activités de la fédération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il cite notamment Petro Bama, qui aurait pourtant versé 20 millions cette année malgré la fin de son contrat, Bet223 dont les logos figureraient encore sur certains documents officiels alors que le partenariat est terminé, ainsi que TM1 qui rencontrerait des difficultés de paiement. Enfin, le dossier de l’équipementier Airness a lui aussi occupé une place importante lors de cette conférence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Mahazou, le contrat renouvelé en 2024 pour quatre ans pose de sérieux problèmes d’équilibre. Si Airness s’était engagé à fournir des équipements d’une valeur de 300 000 euros sans contrepartie directe, la FEMAFOOT serait néanmoins contrainte d’effectuer chaque année près de 100 000 euros d’achats obligatoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après des échanges entre les deux parties, le président affirme qu’Airness serait désormais disposé soit à revoir profondément le contrat, soit à le résilier, ouvrant ainsi la porte à l’arrivée d’un nouvel équipementier pour les sélections nationales maliennes. Et c’est dans cette dynamique que l’équipementier Airness a adressé le 29 mai dernier, une lettre de séparation à l’amiable, mettant fin à toutes les rumeurs de rupture conflictuelle. Depuis, ceux qui espéraient une guerre ouverte, un scandale destructeur ou un feuilleton judiciaire à rebondissements pour fragiliser la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) en ont pour leurs frais. Les avocats du diable, ces nostalgiques du chaos tapis dans l’ombre qui tentaient d’instrumentaliser le dossier de l’équipementier national, ont subi un camouflet définitif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, à travers cette première sortie médiatique, le nouveau bureau de la FEMAFOOT a clairement choisi la transparence et l’offensive. Entre révélations financières, critiques sévères de l’ancienne gestion et promesses de réformes profondes, le nouveau président de la FEMAFOOT Mahazou dit Baba Cisset, veut convaincre que l’heure du changement a sonné pour le football malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Radiés du Service National des Jeunes :  40 fonctionnaires paient le prix de l’indiscipline</title>
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<description><![CDATA[ Décidément, on ne blague pas au sein du Service National des Jeunes (SNJ... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidément, on ne blague pas au sein du Service National des Jeunes (SNJ). Cela s'explique par une décision ferme signée le 02 juin 2026 où le Directeur Général du Service National des Jeunes, le Colonel-Major Tiémoko Camara, a prononcé la radiation de 40 agents fonctionnaires appartenant à la 7ème Cohorte du SNJ pour des faits d’insubordination et de refus d’obéissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette septième cohorte, ils sont au total 634 enseignants des collectivités territoriales, 255 auditeurs de justice, 120 greffiers en chef, 759 admis à la Fonction publique de l'État, 162 élèves fonctionnaires de l'École nationale d'Administration ainsi que le reliquat des cohortes antérieures n'ayant pas encore accompli leur service militaire obligatoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon plusieurs informations concordantes, les 40 agents concernés sont tous des responsables de l’administration publique. Il s’agit, entre autres, des agents de l’action sociale ; des administrateurs ; des attachés d’administration ; des agronomes ; des auditeurs de justice ; des greffiers en chef ; des contrôleurs des Douanes ; des Inspecteurs des Impôts, du Trésor, des Finances ; des professeurs ; des enseignements ; et des conseillers des Affaires étrangères. Ils auraient quitté, discrètement, le centre d’instruction afin de rejoindre Bamako pour célébrer la fête de Tabaski, en violation des consignes strictes données par leur hiérarchie. Une attitude jugée incompatible avec les exigences de discipline et de rigueur imposées dans le cadre du Service National des Jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision forte intervient dans un contexte où les autorités maliennes accordent une importance particulière au respect de l’autorité, à la discipline administrative et à la formation civique des futurs cadres de l’État. Pour de nombreux observateurs, cette affaire soulève une interrogation essentielle : comment de futurs serviteurs de l’administration publique peuvent-ils prétendre incarner l’autorité de l’État tout en défiant les règles élémentaires d’obéissance et de discipline ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le SNJ, considéré comme un creuset de formation citoyenne et patriotique, a justement pour vocation de préparer les jeunes à servir la nation avec responsabilité, loyauté et engagement. Institution obligatoire au Mali, le Service National des Jeunes repose sur une mission de renforcer l’éducation civique, physique, morale et professionnelle des jeunes afin d’en faire des citoyens utiles au développement et à la défense du pays. Sa devise, « Apprendre, Servir, Défendre », traduit l’esprit de sacrifice, de discipline et de patriotisme que l’institution cherche à inculquer aux jeunes générations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que le SNJ s’appuie sur trois piliers fondamentaux. D’abord, la formation militaire et physique, destinée à développer la discipline, l’endurance et la préparation à la défense nationale. Ensuite, la formation morale, qui vise à promouvoir le civisme, la loyauté, le respect de l’autorité et la cohésion sociale. Enfin, la formation professionnelle, qui contribue à améliorer l’employabilité et l’insertion socio-professionnelle des jeunes, notamment des non-fonctionnaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette radiation collective, la Direction du SNJ rappelle qu'aucune entorse aux règles ne sera tolérée, surtout au sein d’une institution chargée de former les futurs cadres et bâtisseurs de la République. Toutefois, cette affaire porte à croire que certains jeunes agents de l’administration publique ne sont pas prêts pour la patrie surtout à un moment où le Mali fait face à d’importants défis sécuritaires et institutionnels nécessitant davantage de rigueur et d’engagement au service de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FIA&#45;AEEM vs Gouvernorat du District de Bamako : Le choc des ambiguïtés a eu raison de la deuxième édition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fia-aeem-vs-gouvernorat-du-district-de-bamako-le-choc-des-ambiguites-a-eu-raison-de-la-deuxieme-edition-3116151.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:44:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’organisation de la deuxième édition du Forum International des Anciens de l’AEEM (FIA-AEEM), initialement prévue du 17 au 19 avril 2026, s’est heurtée à une fin de non-recevoir administrative qui soulève de nombreuses interrogations sur la forme et le fond. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le flou artistique des organisateurs<span style="mso-tab-count: 1;">   </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté du CRS-AS-AEEM, le flou est total. Dans une lettre datée du 10 avril 2026, l’organisation s’est contentée d'adresser au Gouverneur du District de Bamako une simple « information ». Pourtant, le libellé de cette missive contient une formule pour le moins équivoque : « pour dispositions à prendre ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agit-il de dispositions sécuritaires pour encadrer l'événement au Centre International de Conférence de Bamako (CICB)? Ou d'un protocole officiel pour accueillir les autorités administratives et politiques invitées? En omettant de préciser la nature de ces « dispositions », le FIA-AEEM a ouvert une brèche dans laquelle l'administration n'a pas tardé à s'engouffrer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le « piège parfait » du Gouverneur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme le berger à la bergère, le Gouvernorat a saisi l'opportunité offerte par cette maladresse rédactionnelle. Dans sa réponse datée du 16 avril 2026, soit la veille de l'ouverture prévue du forum, le Gouverneur Abdoulaye Coulibaly ne prononce jamais le mot « interdiction ». Il se contente d'une fin de non-recevoir polie, invoquant le « contexte social et des nécessités d’ordre public » pour justifier qu'il ne peut réserver un « traitement favorable à ladite requête ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En traitant cette « information » comme une « requête », l'autorité administrative renvoie les anciens leaders estudiantins à leurs propres ambiguïtés. C'est le piège parfait, car le Gouverneur ne compromet pas sa bonne foi, mais utilise l’effet boomerang d’une lettre dont l'objet (« information ») contredit le corps du texte (demande implicite de mesures d'accompagnement).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une leçon de procédure<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation est d'autant plus ironique que le forum se donne pour objectif de formuler des propositions sur la gouvernance et la sortie de crise multidimensionnelle du Mali. En confondant, volontairement ou non, une simple lettre d’information et une demande d’autorisation formelle, le FIA-AEEM s'est pris à son propre jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouverneur, en maître de l'horloge administrative, semble avoir gagné cette première manche, de surcroît à la veille de l'événement. En plus, il tue dans l'œuf tout le procès d'intention dont il peut être victime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le FIA-AEEM, il s’agira désormais, après tant de débauche d'énergie, de réfléchir à deux reprises avant de manipuler les nuances du droit administratif. Une chose est sûre : pour un mouvement né des luttes démocratiques de 1990, la maîtrise des codes de l'État demeure un défi encore à relever.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne :  Une nouvelle équipe portée par une dynamique collective consolidée</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/conseil-superieur-de-la-diaspora-malienne-une-nouvelle-equipe-portee-par-une-dynamique-collective-consolidee-3116150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:37:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'année 2026 sera une année à inscrire dans les annales du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM). En cette première décade du mois d'avril, les maliens de la diaspora ont mis fin à des tensions au sein de leur organisation en mettant en place un nouveau bureau de 49 membres dirigé par Monsieur Iba Koïta pour un mandat de 5 ans. Cette mise en place s'est effectuée dans une dynamique progressive de responsabilité collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis quelques années, l'organisation faîtière de maliens établis à l'extérieur faisait l'objet de vives tensions. Des tensions qui ont paralysé, pendant très longtemps, le bureau du CSDM d’évoluer. Malgré des séries de médiation, les tensions n'ont pas totalement baissé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscients de cette situation, les responsables à la base ont pris le taureau par les cornes pour sauver leur organisation de l'impasse. Ainsi, ils ont procédé à la mise en place d'un bureau consensuel en fédérant tous les belligérants.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une mise en place qui s'est effectuée en deux principales étapes : la tenue d'une conférence extraordinaire et l'organisation de la conférence ordinaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une conférence extraordinaire pour mettre en place un organe transitoire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle s'est tenue le 30 janvier 2026 à Bamako. Elle a analysé la situation générale consécutive du report de la Conférence ordinaire du 14 décembre 2025 par le Gouvernorat du district de Bamako. Il était important de définir un mécanisme consensuel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de gestion de cette période transitoire ; ainsi que l’impérieuse nécessité de promouvoir l’unité et la cohésion du CSDM. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue des débats vifs et sincères, les délégués ont recommandé la mise en place d’une Commission transitoire pour conduire les activités de l’organisation jusqu’à la mise en place d’un nouveau Bureau consensuel et inclusif. Que cette Commission soit dotée du pouvoir de convoquer et d'organiser, dans les meilleurs délais, la Conférence Ordinaire. Et qu'elle soit chargée de mobiliser le financement nécessaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’administration du CSDM. Il est important aussi de signaler que cette conférence extraordinaire a décidé de ne plus reconnaitre une quelconque tendance au sein de l'organisation. Ces délibérations de la conférence extraordinaire sont légales et conformes aux textes car elle s'est tenue sous l'égide de la moitié des membres du Conseil d’Administration, avec la participation de Trente-cinq (35) Conseils Pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les Quarante-huit (48) reconnus, soit 72,91%, soit plus de deux tiers (2/3) des membres de l’organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tenue de la Conférence ordinaire <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conformément à la décision de la conférence extraordinaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la commission transitoire a convoqué et ensuite la conférence ordinaire du CSDM, le 09 avril 2026 à Bamako. En effet, cette conférence intervient dans un contexte institutionnel particulier, marqué par des défis organisationnels et des nécessités de clarification, qui ont appelé une mobilisation responsable des délégués mandatés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces défis, il est apparu indispensable d’assurer la continuité institutionnelle du CSDM, afin d'éviter toute situation de vide organisationnel préjudiciable à son fonctionnement et à sa crédibilité. C'est pourquoi une dynamique de responsabilité collective s'est progressivement mise en place, portée par les délégués mandatés des différentes bases, dans le but de préserver l'essentiel : l'unité de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette Conférence n'est donc pas un acte de rupture. C'est un acte de responsabilité. Elle ne s'inscrit pas dans une logique d'opposition, mais dans une volonté de clarification, de stabilisation et de refondation, conformément aux textes qui régissent le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>CSDM. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il faut saluer la maturité dont ont fait preuve les candidats à la Présidence du CSDM. Dans un esprit de responsabilité et de dépassement des intérêts individuels, ils ont su privilégier le dialogue et adopter une démarche consensuelle, illustrant ainsi les valeurs que le CSDM souhaite promouvoir : l'unité, la cohésion et le sens de l'intérêt général. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la présidence du bureau, après<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le désistement du candidat Makan SIDIBÉ, quatre candidatures ont été enregistrées. Ce sont par ordre d'enregistrement Monsieur Souleymane MAÏGA Gakoy, du Conseil Pays du Congo Brazzaville ; Madame Massaran TOURÉ, du Conseil Pays de France ; Monsieur M’Bouillé CISSÉ, du Conseil Pays de France et ; Monsieur Iba KOÏTA, du Conseil Pays du Sénégal. Suite aux concertations engagées, les trois (3) autres candidats ont librement désisté en faveur du Candidat IBA KOÏTA, au regard de son inlassable engagement pour une organisation unifiée, mais surtout pour symboliser la réconciliation de tous les membres du CSDM. Ce consensus, reconnu comme librement consenti, sans contrainte ni réserve, a été présenté à cette Conférence ordinaire comme l'expression de l’unité et de la responsabilité collective. Ainsi, Iba Koïta a été élu Président à la tête d'un bureau de 49 membres. Le nouveau président est appuyé par dix vice- présidents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, il faut noter que toutes les opérations ont été faites sous l'œil vigilant du cabinet Maître<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Moussa Berthé, huissier-commissaire de justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la mise en place du bureau, aussitôt, le président Iba Koïta a soulevé la question des Maliens de la diaspora d’Iran aujourd’hui avec la guerre. Il a invité tout un chacun, à s’impliquer à fond pour aider ces Maliens à retourner au pays. « Je remercie tout le CSDM pour cette confiance. Je remercie les membres de la commission d’investiture et je remercie fortement les délégués », a conclu le nouveau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>président du CSDM, Iba Koïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Auto&#45;gare &amp;quot;place de Guinée&amp;quot; : De très vives tensions pour le contrôle et la gestion de l&amp;apos;espace</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/auto-gare-place-de-guinee-de-tres-vives-tensions-pour-le-controle-et-la-gestion-de-lespace-3116149.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:31:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'auto-gare de Djicoroni -Para dénommée « La Guinée Place »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est la principale gare routière assurant la liaison entre le Mali et la Guinée Conakry. Lieu très fréquenté, cette auto-gare qualifiée d' "enclave guinéenne au Mali " est réputée pour son activité intense de transport, ses commerces ambulants et une forte affluence de voyageurs et de négociants. Depuis quelques années, le site connaît des polémiques de gouvernance, des enjeux de sécurité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul n'ignore qu'à ce jour, l'auto-gare de Djicoroni -Para est plus un centre commercial qu’un véritable lieu de parking pour les véhicules de transport. En faisant un tour dedans, on constate immédiatement cet état de fait. Les stands, les boutiques, les magasins, les bars… occupent totalement l'espace de l'auto-gare. Ce qui fait que les véhicules, pour lesquels l'espace a été attribué, se retrouvent garés dehors sur la route nationale. C'est sur cette route qu'ils font le plein et démarrent pour la Guinée. Les véhicules venant de la Guinée sont obligés de se garer à l'entrée de l'auto-gare sur la route nationale pour débarquer les passagers. Cette situation a fait de l'auto-gare un espace où règne une insécurité grandissante, malgré la présence d'un poste de police dans l'enceinte. A une heure avancée de la nuit, il faut être un habitué du lieu pour se traîner dans cet espace y compris ses alentours, tant l'auto-gare est devenue un haut lieu de banditisme et de prostitution. Conscientes de cette situation, les autorités font des descentes policières régulières qui se soldent par des résultats. L'une de ces descentes spectaculaires a été effectuée le samedi 5 février 2021. Et ce fut en plaine journée. Ce jour, 117 personnes ont été arrêtées parmi lesquelles on retrouve des grand trafiquants de drogue, des braqueurs recherchés, des fugitifs, des receleurs de grand acabit, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'auto-gare de Djicoroni-Para s'est transformée au fil des ans en un centre commercial bruyant et criminogène malgré la présence des deux organisations faîtières de transport routier que sont le SYNTRUI (Syndicat des transports routiers urbains et interurbains) et ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Coopérative des Transporteurs Routiers (CTR). Ces deux structures censées gérer l'espace dans le cadre strict du transport refusent de porter la responsabilité de la situation. Tantôt, la coopérative pointe du doigt le SYNTRUI.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tantôt, c'est le SYNTRUI qui accuse la Direction de Régularisation des Transports inter- Urbains (DRTU) de la Mairie du district de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le SYNTRUI a transformé l'auto-gare en centre commercial <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ce qu'affirme le président de la coopérative des transporteurs routiers (CTR), Oussoubia Sawadogo. Il pointe du doigt Fodéba Keïta dit Vieux Djan et Moussa Keïta dit Ancien, deux responsables du SYNTRUI de l'auto-gare. D'après Sawadogo, son organisation a saisi la justice pour déloger le SYNTRUI de l'auto-gare. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue des différentes étapes judiciaires, son organisation a gagné. Brandissant une décision de la Cour Suprême en sa faveur, il affirme que son organisation a confié l'expulsion du SYNTRUI à un huissier-commissaire de justice, qui depuis plus d'un an, n'arrive pas à faire exécuter la décision d'expulsion. Il ajoute que malgré l'existence de cette décision, Vieux Djan continue de brader l'espace et qu'à ce jour celui-ci a vendu un espace à quelqu'un qui a construit un bâtiment qui est en finition (l’immeuble est en train d'être peinte). Sawadogo dit être empêché d'accéder à ses bureaux car les clés sont confisquées par Vieux Djan. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En bloc, le président de la Coopérative des transporteurs routiers de l'auto-gare de Djicoroni -Para signe et persiste que c'est bel et bien Vieux-djan et Ancien qui sont les seuls responsables de la transformation de l'auto-gare en centre commercial en cédant des espaces moyennant de l'argent à des personnes qui établissent des kiosques, boutiques et autres dans l'enceinte de la gare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour le SYNTRUI, c'est la DRTU qui en est responsable</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En novembre 2021, les membres du SYNTRUI ont animé une conférence de presse pour informer l’opinion nationale de la mauvaise gestion de la Direction de Régularisation des Transports interurbains (DRTU) des parkings de l’Auto-gare de Djicoroni-Para, provoquant, du coup, la tension entre les occupants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux hommes de médias, le Chef de ligne du SYNTRUI, Fodéba Keïta dit Vieux Djan a expliqué que la DRTU est un service rattaché à la Mairie du district de Bamako, chargé de la gestion des parkings au niveau des auto-gares. D'après lui, ce sont les responsables de cette structure qui sèment la zizanie entre les occupants de l’auto-gare de Djicoroni-Para. Selon toujours Vieux Djan, depuis un certain temps, les membres de la CTR (qui sont des Burkinabés n’ayant pas de véhicules) disposent, depuis plusieurs années, d'un contrat avec la mairie du district pour la gestion d’un parking. "Maintenant, ils cherchent à rompre ce contrat pour demander le partage de l’espace de l'auto-gare. Pour arriver à leur but, ils ont démarché la DRTU", a martelé Fodéba Keïta. Une démarche qui a abouti à l'obtention d'un contrat, moyennant le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"payement d’une certaine somme". A noter que, d'après le syndicaliste, la CTR fait du magasinage et qu'elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne dispose pas de véhicules. « Le SYNTRUI dispose de quatre parkings à l’auto-gare et nous payons les taxes, depuis plus de 20 ans. Nous avons plus de 100 véhicules alors que le parking qui leur est réservé est petit », a précisé Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de la situation qui risque d'être explosive, l'Etat devrait rapidement prendre ses responsabilités pour rétablir l'ordre à l'auto-gare de Djicoroni-Para, afin qu'elle redevienne un véritable espace pour le transport.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Youssouf Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune II :   125 millions de F CFA manquants, des responsabilités établies</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-ii-125-millions-de-f-cfa-manquants-des-responsabilites-etablies-3116148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:23:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion vertueuse des deniers publics tant au niveau de l'État que des collectivités territoriales semble être un rêve qui peine à se réaliser. En tout cas, à chaque publication de rapport des services de vérification financière, on s'en rend compte. Si, au niveau des collectivités territoriales, la gestion des élus est décriée par les populations, celle de ceux qui assurent l'intérim (délégation spéciale, agent chargé d'expédier les affaires courantes) n'est pas une référence de bonne gestion. C'est le cas de la Mairie de la Commune II du district de Bamako. Immersion au cœur d’un système gangrené par la corruption et la mauvaise gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancienne équipe municipale de la Commune II et l’équipe installée depuis août 2024 pour expédier les affaires courantes, sont mal barrées. Le gouffre financier au niveau de la Mairie de la commune II dépasse l’entendement. Et les irrégularités financières décelées s'élèvent à un montant astronomique de près de 125 millions FCFA, impliquant directement, la gestion de l’ancienne équipe communale et l’actuel bureau chargé d’expédier les affaires courantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mauvaise gestion à ciel ouvert<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jugée, pourtant, stratégique dans le développement économique, social et culturel, la Mairie de la Commune II, n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « sucé » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar. Un flop magistral. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la Mairie de la Commune II du District de Bamako, le désordre n’est plus une dérive passagère. Il est devenu un système, une culture, presque une doctrine de gestion. Les constats accablants issus des travaux de vérification administrative et financière dressent le portrait glaçant d’une municipalité livrée à elle-même, où les textes sont ignorés et les procédures piétinées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidemment, la mauvaise gestion est dans l’ADN des responsables de la Mairie de la Commune II. En effet, le bureau du vérificateur général, à travers son rapport de vérification financière a mis en exergue la mauvaise gestion financière de toutes les catégories de responsables locaux. La vérification menée a porté sur les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 juin). Elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux ont concerné les actes de gestion, les dépenses de fonctionnement, d’investissement, les opérations de recettes, les actes de l’état civil et de la comptabilité- matières. Dans son rapport final, le bureau du vérificateur général a rappelé qu'au cours de ces différents exercices , la commune II a mobilisé 13 320 737 787 CFA au titre des recettes et 12 714 795 334 F CFA en ce qui concerne les dépenses. Il résulte de la vérification financière que plus de 124 millions FCFA (124 991 972 F) se sont évaporés. Comment cela s'est-il passé ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un contrat de concession passé de façon irrégulière<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son rapport financier, la mission de vérification a constaté que le Maire de la Commune II du District de Bamako a irrégulièrement passé un contrat de concession. Il a conclu avec une société le contrat de concession du 29 mars 2022 portant sur la digitalisation de la collecte des taxes et redevances de la Mairie de la Commune II du District de Bamako et la constitution d’une base de données sans évaluation préalable soumis à l’Unité de Partenariat Public-Privé et au Ministre de l’Économie et des Finances et sans autorisation de l’organe délibérant sur le lancement de la procédure. De plus, le contrat de concession n’a pas été soumis à l’approbation du Conseil Communal et du Gouverneur du District de Bamako. En outre, le Maire a passé la convention par entente directe sans requérir l’avis conforme de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Octroi indu d'avantages au receveur-Percepteur et au délégué du contrôle financier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que l’Agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune II a accordé un avantage indu au Receveur-Percepteur et le délégué du contrôle financier a visé le mandat de paiement y afférent. En effet, par Mandat de paiement n°691 du 21 décembre 2023 émanant de la Décision n°32/2023/M.CII-DB du 12 décembre 2023, il a ordonné le paiement de 7 527 377 FCFA au Receveur-Percepteur à titre de remise de 4% sur les patentes de l’année 2021. Or, la détermination de l’assiette, liquidation, l’émission, le recouvrement, le contrôle et le contentieux sont assurés par les services des Impôts et non par le Receveur-Percepteur. Ce mandat irrégulier a été visé par le contrôleur financier le 23 décembre 2023 et exécuté par le Receveur Percepteur le 27 décembre 2023 par chèque n°7279955 émis sur le compte BDM 26 00 14 16 175-32 de la Recette-Perception de la Commune II.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non remboursement des fonds d'une convention annulée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les limiers du bureau du Vérificateur général ont constaté que le Maire et le Receveur-Percepteur n’ont pas procédé au remboursement des fonds d’une convention annulée. En effet, l’ANICT (Agence nationale d'investissement des collectivités territoriales) a conclu la convention administrative de financement n°09011/2021 du 18 février 2022 d’un montant de 20 320 500 FCFA avec la Commune II pour le financement de la construction d’un centre secondaire d’état civil et de son suivi-contrôle. Cette convention a donné lieu au versement à la Commune d’une première tranche de 45% par l’ANICT, pour un montant total de 9 144 225 FCFA. À la suite de la non-fourniture de l’ordre de service et du justificatif de l’utilisation des fonds par le Maire, l’ANICT a sollicité puis obtenu l’annulation de la convention assortie d’une demande de restitution des sommes versées, par Décision n°1682/GDB-CAB du 24 octobre 2025 du Gouverneur du District de Bamako. Toutefois, les fonds n’ont pas été restitués à l’ANICT par le Maire et le Receveur-Percepteur. Le montant du financement non remboursé s’élève ainsi à 9 144 225 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non recouvrement de recettes relatives aux célébrations de mariages<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que les Régisseurs de recettes des Centres secondaires d’état civil de la Commune II du District de Bamako n’ont pas recouvré la totalité des frais de célébration des mariages. Sur un montant total de 151 985 000 FCFA de recettes reconstituées sur la base des tarifs officiels, ils ont recouvré un montant total de 74 510 500 FCFA, d’où un écart non recouvré de 77 474 500 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le dernier symbole de la mauvaise gestion à la Mairie de la commune II, c’est la non justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du coup, l'équipe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de vérification a constaté que des Présidents de Comités de Gestion Scolaire n’ont pas justifié des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). En effet, ils n’ont pas pu fournir à l’équipe de vérification les pièces justificatives des Fonds ADARS mis à leur disposition en 2023, 2024 et 2025 pour un montant total de 30 845 870 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidemment, la Commune II du District de Bamako est prise en otage et la population est sacrifiée. Cependant, ce que révèle le rapport de vérification financière, n’est pas de toute façon, une simple accumulation d’erreurs techniques. C’est un système bien huilé mis en place par les caïds de la Mairie de la Commune II et leurs complices pour encaisser des recettes hors-circuit légal. Pire, les dépenses sont ordonnancées sans base juridique, les marchés sont payés sans services rendus et les contrôles sont inexistants ou complaisants. Pendant ce temps, la population de la Commune II continue de payer avec des écoles délabrées, des centres de santé sous-équipés, des routes impraticables et des services municipaux défaillants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 124 millions FCFA. Autant d’argent publics dilapidés. Autant d’opportunités perdues pour le développement local. La question n’est désormais plus de savoir s’il y a eu faute, mais qui répondra de cette gabegie organisée. Et à quand la Commune II cessera d’être un terrain de prédation pour redevenir un outil au service des citoyens ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits à la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République, relativement-à la passation irrégulière d’une convention de concession ; -à l’octroi d’avantages indus pour un montant de 7 527 377 FCFA ;- au non-remboursement des fonds d’une convention annulée d’un montant de 9 144 225 FCFA ;- au non-recouvrement des recettes issues des célébrations de mariages pour un montant total de 77 474 500 FCFA ;- et à la non-justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 30 845 870 FCFA. Depuis, c’est le sauve-qui-peut au sein de la Mairie de la Commune II.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jean Pierre James<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marchandises maliennes en souffrance à Dakar : Les autorités sénégalaises donnent un délai de rigueur pour les enlever</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/marchandises-maliennes-en-souffrance-a-dakar-les-autorites-senegalaises-donnent-un-delai-de-rigueur-pour-les-enlever-3113435.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 12 janvier 2026, le ministre sénégalais des Transports a interpellé son homologue malien en lui transmettant un message du Directeur général du Port Autonome de Dakar. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:22:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce message, les autorités portuaires demandent,, instamment au Mali de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de venir récupérer les conteneurs et matériels maliens abandonnés au port de Dakar depuis plus de deux mois. Le motif invoqué par les autorités portuaires est que le port est, à ce jour, saturé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et qu'il n'y a plus d'espace de stockage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le 15 mai 2025, deux dispositions légales ont interdit la circulation des camions hors gabarit sur les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>routes au Mali. Il s'agit de l’article 32 du décret n°2023-0509 du 12 septembre 2023 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et la mise à la circulation des véhicules et, le règlement n°14 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Les normes autorisées pour les camions de transport sont de 17 mètres. Selon des constats, 30 % des camions de transport de fret sont arrêtés à cause de l’application de cette norme. Le Sénégal, principal port de destination du fret malien, regorge d’un parc de camions dépassant largement cette norme. (Des camions mesurant 23 mètres de long). La solution pour les transporteurs sénégalais est d'accepter de couper leurs véhicules pour l’adapter à la norme, ou bien de transborder les marchandises dans un autre camion aux normes requises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant aux transporteurs maliens, ils ont adopté des solutions de fortune se contentant des camions à palette destinés au transport du ciment. Ce qui constitue un énorme risque pour des produits périssables comme les tissus, le sucre, etc. Cette situation a entraîné le blocage, à la date du 4 novembre 2025, de 2726 conteneurs au Port autonome de Dakar. Ce qui représente 95 % de l’espace portuaire. La capacité de stockage est dépassée au niveau des différents ports de débarquement. Ce nombre de conteneurs en souffrance ne faisait que grossir au fil des semaines qui ont suivi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités maliennes sont allées négocier à Dakar<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l'assurance a été donnée à la ministre malienne des Transports et des infrastructures, Dembéle Madina Sissoko de rencontrer la ministre sénégalaise des Pêches et de l'Économie maritime, Fatou Diouf. C'était, le mardi 18 novembre 2025. A la suite de ces négociations, des solutions ont été trouvées. Et le conseil malien des chargeurs, à travers une note circulaire en date du 25 novembre 2925 en a donné la primeur. Il s'agit de l'annulation des frais de surestarie, de magasinage et de détention afférant aux marchandises concernées. Cette décision s'applique aux marchandises en transit au port de Dakar à destination du Mali dont la période de franchise a été dépassée à la date de la signature de la circulaire. Et une période de trois (03) mois est octroyée pour permettre l'évacuation rapide et complète desdites marchandises. Depuis l'annonce de cette bonne nouvelle, le stock de conteneurs est passé de 2 086 à 939 en moins d’un mois. Cependant, le Conseil malien des chargeurs a rappelé que le délai d’évacuation est strictement limité au 20 février 2026. Passé cette date, aucune dérogation ne sera accordée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une crise qui a causé de terribles conséquences pour le Sénégal</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La crise a provoqué un blocage logistique majeur avec 120 conteneurs par jour en souffrance au Port de Dakar, générant une perte estimée à 15 milliards de francs CFA par mois», relève un rapport de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (DPPE) consulté par Walfadjri.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le document alerte : «Si la situation perdure, la diversification des corridors maliens vers d’autres ports (Nouakchott, Conakry, Lomé) risque de réduire les exportations sénégalaises de produits pétroliers, de ciment hydraulique et de produits alimentaires, impactant les cimenteries et l’activité de raffinage ainsi que les milliers de chauffeurs routiers et commerçants des régions de transit.» Et ce n’est qu’un début.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministre&#45;Commissaire chargé des activités minières : Y&#45;a&#45;t&#45;il chevauchement avec les attributions du Ministère des Mines ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/ministre-commissaire-charge-des-activites-minieres-y-a-t-il-chevauchement-avec-les-attributions-du-ministere-des-mines-3113434.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis son installation à la tête du pays, Général Assimi a fait de la question minière une priorité afin que les maliens puissent largement bénéficier des retombées. Pour ce faire, il a multiplié plusieurs initiatives allant de la révision des textes en la matière à la renégociation des contrats miniers. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:19:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'une de ses dernières initiatives est la création d'un nouveau département ministériel du secteur rattaché à lui-même. Avec ce nouveau ministère, l'on est en droit de se poser s'il n'y aura pas de chevauchement entre cette nouvelle structure et le ministère des mines?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La nouvelle est tombée, courant la semaine dernière, comme un couperet. En effet, c'est par le décret N°2026-0008/PT-RM du 19 janvier 2026 que le Chef de l'État a nommé Hilaire Bébian Diarra comme Commissaire chargé des activités minières avec rang de ministre. Auparavant, Général Assimi avait pris le décret N°2025-0902/PT-RM du 31 décembre 2025 portant organisation et modalités de fonctionnement du Commissaire chargé des activités minières. Hilaire Bébian Diarra, faut-il le rappeler, était nommé en novembre 2025 comme Conseiller spécial du Président de la transition pour s'occuper des négociations des contrats miniers. Sa nomination était intervenue dans un contexte très lourd marqué par un bras de fer entre l'État et Barrick gold, son ancien employeur. Donc, la nomination de ce haut cadre du secteur minier à la tête du nouveau département ministériel inédit est vue comme une ferme volonté du Chef de l'État à avoir un œil permanent sur les retombées des ressources minières. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, beaucoup se demandent si ce n'est pas un désaveu du Chef de l'Etat à l'égard d'un ministère classique chargé des mines. Pour en savoir plus, il est important de découvrir les attributions des deux départements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attributions du ministère des Mines<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère des mines du Mali est chargé d'élaborer, de mettre en œuvre et de contrôler la politique nationale en matière de recherche, d'exploitation et de valorisation des ressources minières, pétrolières et gazières. Il veille au respect de la réglementation, à la promotion des investissements, au contenu local, à la protection de l'environnement et au développement durable des communautés. Ses attributions spécifiques sont la régulation et gestion (contrôle des activités minières, délivrance des titres miniers, et suivi de la production) ; le contenu local (approbation des plans, suivi du recrutement, et de la formation des travailleurs maliens) ; la recherche ( développement des connaissances géologiques et des activités de recherche pétrolière/gazière) ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la promotion ( valorisation du potentiel minéral et des carrières) ; la surveillance ( contrôle de la conformité environnementale et de la sécurité des travaux). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le ministère s'appuie sur la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), l'Inspection des mines, de l'énergie et de l'eau, ainsi que sur des organismes comme le Bureau d'Expertise, d'Evaluation et de Certification des Diamants bruts (BEEC). Il vise à maximiser la contribution du secteur minier à l'économie nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Attributions du ministre-commissaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Commissaire chargé des activités minières au Mali a pour mission de contrôler le respect du code minier, superviser l'administration minière, et renforcer la souveraineté sur les ressources. Il examine les rapports d'activités, propose des stratégies de développement et veille à la mise en œuvre du contenu local. Il s'occupe également de la surveillance administrative et du Contrôle en ce sens qu'il contrôle l'application du code minier, examine les rapports d'activités des titulaires de titres miniers et s'assure du respect des règles. Le Commissariat vise aussi à renforcer la souveraineté du Mali sur ses ressources minières. Dans le cadre du développement du secteur, il propose des stratégies de développement du secteur et des mesures pour l'amélioration de l'industrie minière. Par rapport au contenu local, il est impliqué dans le suivi du contenu local, notamment la formation, le recrutement, et la surveillance des activités. Concernant la gestion des Titres et le suivi, il veille à l'application des règles de recherche, d'implantation et d'exploitation des mines et carrières. Au finish, il travaille à maximiser les retombées économiques des ressources minières pour l'État malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En comparant ces deux attributions, on constate qu'il n'y a pas de chevauchement très important.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Toutefois, les deux structures se retrouvent sur des mêmes attributions comme le contenu local. Elles sont plus que complémentaires et contribuent toutes au développement du secteur minier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Levée de fonds sur le marché UMOA&#45;titres : Classé 5ème en 2025, le Mali démarre, l&amp;apos;année 2026, en force</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/levee-de-fonds-sur-le-marche-umoa-titres-classe-5eme-en-2025-le-mali-demarre-lannee-2026-en-force-3113432.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali vient de réussir à mobiliser par deux fois au cours de ce mois de janvier, des montants supérieurs à ceux cherchés. Cette réussite est la continuité d&#039;une dynamique qui a commencé au cours des derniers mois de l&#039;année 2025. Une année qui avait débuté par des problèmes à réussir à mobiliser les montants visés par l&#039;Etat. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réussissant à lever des fonds supérieurs à l'objectif initial, le Mali retrouve la confiance des investisseurs. Donc, c'est une véritable ruée des investisseurs vers le Mali. Cette mobilisation régionale confirme également que le Mali est le bienvenu sur le marché financier régional, malgré un contexte macroéconomique et sécuritaire corsé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Deux levées de fonds ayant dépassé les objectifs initiaux</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa première intervention de l'année 2026 réalisée le 7 janvier, le Mali a, non seulement, atteint, mais dépassé son objectif initial de 40 milliards FCFA en mobilisant 44 milliards FCFA. C'était à l'issue d'une émission simultanée de Bons et d'Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) sur le marché de l'UMOA-Titres. L'opération a suscité un engouement marqué, avec 78,83 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 197,09 %. Autrement dit, les investisseurs ont proposé près de deux fois le montant recherché par le Trésor malien. Ce niveau de demande traduit la capacité du Mali à capter l'épargne disponible au sein de l'UEMOA. Pour la seconde intervention sur le marché effectuée le 21 janvier, le Mali a pu lever des fonds supérieurs à sa demande. En cherchant 50 milliards de FCFA, il a obtenu 55 milliards. L’émission s’est déroulée sous forme d’adjudication de bons assimilables du Trésor (BAT) et d’obligations assimilables du Trésor (OAT). La forte demande des investisseurs a permis au Mali de retenir 55 milliards FCFA, tout en restant sélectif sur les montants et les maturités acceptés. Les titres émis combinent des maturités courtes (182 et 364 jours) et moyennes (3 à 5 ans), ce qui permet d’étaler dans le temps le profil de remboursement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>En 2025, sur 11 878 milliards mobilisés, la part du Mali était mince</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les données de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'agence Umoa-Titres, les interventions des huit États membres ont permis de mobiliser des ressources substantielles, au cours de l'année 2025, s'élevant à 11 1878 milliards de F CFA. Sur ce montant, le Mali a pu encaisser seulement 992 milliards, le classant du coup dans le 5è rang des Etats de l'UEMO. Dans ce classement, c'est la Côte d'Ivoire qui occupe la première place avec 5 149 milliards de FCFA. Elle est suivie respectivement du Sénégal (2 225 milliards FCFA), du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Niger (1 313 milliards FCFA). Le Burkina se classe 4è avec 1 077 milliards FCFA. Il est suivi du Mali (992 milliards FCFA), du Togo (412 milliards FCFA) et du Bénin (411 milliards FCFA). La Guinée-Bissau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ferme la marche avec 299 milliards F CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En bloc, le marché des titres publics de la zone UEMOA confirme son rôle de levier pour les économies régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la Commune I du District de Bamako : Une hémorragie financière de plus de 330  millions de francs CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-la-commune-i-du-district-de-bamako-une-hemorragie-financiere-de-plus-de-330-millions-de-francs-cfa-3113431.html</link>
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<description><![CDATA[ Le rapport du Vérificateur général, couvrant les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (juin 2025), dresse un tableau sombre sur la gestion de la Mairie de la Commune I du District de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:08:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de cet audit que la municipalité de la Commune I est devenue l’antichambre de la délinquance financière, où le népotisme, l’irresponsabilité et la confusion, entre biens publics et intérêts privés, semblent ériger en mode de gouvernance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la Mairie de la Commune I du District de Bamako, le désordre n’est plus une dérive passagère. Il est devenu un système, une culture, presque une doctrine de gestion. Les constats accablants issus des travaux de vérification administrative et financière dressent le portrait glaçant d’une collectivité livrée à elle-même, où les textes sont ignorés et les procédures piétinées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Entre magouilles et embrouilles</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’octroi d’indemnités indues pour un montant total de 20 498 000 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au non-reversement des frais de célébration de mariages à la régie de recettes de la Commune pour un montant total de 194 134 800 FCFA ; à la non-justification des fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 74 018 350 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la réception par le Comptable-matières de contrats partiellement exécutés pour un montant total de 1 950 000 FCFA,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en passant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par la réception, sans réserve, par la commission de réception d’un marché partiellement exécuté pour un montant total de 618 983 FCFA et la non-justification de la distribution du sucre pour un montant de 13 806 000 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le non-reversement des frais de transfert pour un montant total de 9 400 000 FCFA<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et des paiements fictifs de frais d’électricité pour un montant de 17 080 000 FCFA. Rien n’a été négligé par les responsables de la Mairie de la Commune I pour pérenniser la mauvaise gestion du denier public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier scandale et non des moindres à la municipalité de la commune I, c’est l’absence totale d’une mission d’inspection du Gouverneur du District de Bamako dans les locaux de la Mairie. Pourtant, ce dernier est légalement tenu de procéder, au moins une fois par an, à une mission de contrôle. Malgré des correspondances officielles adressées au Gouverneur et au Maire Oumarou Togo, aucun rapport, aucun document, encore moins une preuve d’inspection, n’a pu être produite. Silence radio. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire, la lettre du Vérificateur général est restée sans suite. Résultat : la Mairie de la Commune I fonctionne dans l’opacité totale et sans garde-fou institutionnel. Une situation qui ouvre la porte à toutes les dérives. L’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(ADARS) est-il un flou artistique au détriment des élèves ? Selon le rapport du Vérificateur Général, la gestion des fonds destinés à l’amélioration des rendements scolaires relève d’une désinvolture plus inquiétante. Les Comités de Gestion Scolaire (CGS), pourtant soumis à des obligations claires de planification, de justification et de reddition de comptes, ne produisent ni bilans financiers, ni rapports d’activités. Le vérificateur a décelé qu’il n’y a aucune traçabilité, aucun contrôle effectif et aucune preuve d’utilisation conforme des ressources publiques destinées à l’éducation des enfants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus grave, le rapport révèle que les Régies d’avance et de recettes sont créées au mépris total des textes. Pas de délibération du Conseil communal, pas d’avis conforme du comptable public, pas de contrôle de légalité, ni même de procès-verbal d’installation des régisseurs. On y trouve une Régie d’avances créée par simple arrêté, sans préciser la nature des dépenses autorisées. Et une Régie de recettes… sans aucun acte de création. Cependant, on ne parle plus de négligence, mais d’une violation caractérisée des règles financières, mettant en péril la légalité même des opérations de la Mairie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Encaissements sans base légale des taxes et redevances</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseil communal de la mairie de la Commune I n’a jamais fixé les taux et tarifs applicables aux transferts de parcelles, duplicatas ou mises en gage de biens. Pourtant, les recettes sont encaissées et parfois, à des tarifs différents pour une même prestation, selon l’humeur ou la circonstance. Aucune base légale encore moins une transparence. Une gestion arbitraire qui expose la commune I à des contentieux graves et à des pertes financières importantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on s’en tient au rapport de vérification, la passation des marchés publics dans la Commune I ressemble à un champ de ruines procédural avec l’absence de factures concurrentielles ; la commission d’ouverture des plis inexistante ; les ordres de service non datés ; les bordereaux de livraison manquent à l’appel et les incohérences chronologiques sont flagrantes. Mais le hic qui titille, c’est que des bordereaux de livraison sont établis avant même les ordres de service. Et comme si cela ne suffisait pas, des mandats de paiement sont antérieurs aux attestations de service fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 331 millions FCFA (331 506 133), c’est le montant vertigineux des irrégularités financières décelées à la Mairie de la Commune I du District de Bamako par le Bureau du vérificateur général. Un chiffre glaçant, qui résume environ 3 ans de gestion émaillée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par le laisser-aller, la complaisance administrative et la prédation en bande organisée autour des ressources publiques. Le rapport du Vérificateur général, couvrant les exercices 2022 à juin 2025, dresse un bilan sombre. Il apparaît que la Commune I est devenue un gouffre financier, où le népotisme, l’irresponsabilité et la confusion entre biens publics et intérêts privés semblent être érigés en mode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Indemnités indues ou de l’argent du contribuable transformé en primes de confort<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Commune I où les textes de gouvernance sont pourtant clairs et les fonctions électives locales gratuites, le Maire et le Receveur-percepteur ont opté pour une autre ligne, celle de la caisse ouverte. Et la suite est connue : 20,5 millions FCFA d’indemnités indues sont versées à des conseillers communaux ; notamment à l’occasion des célébrations de mariages et même lors des fêtes de Tabaski. Des indemnités sans base légale et appuyées sur des délibérations non approuvées par le Représentant de l’État, sont tout de même payées, ordonnancées, et validées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau des Centres secondaires d’état civil de la Commune I du District de Bamako, le scandale prend une ampleur encore plus choquante. Les Régisseurs des Centres n’ont pas procédé au reversement intégral des frais perçus pour la célébration des mariages à la Régie de recettes de la Commune I. Sur un montant total perçu de 312 millions de nos francs (312 457 500 FCFA), ils ont reversé 118 millions (118 322 700 F). Il en résulte un écart de plus de 194 millions FCFA (194 134 800 F) non reversé au Régisseur de recettes. Le magot a tout simplement disparu. Sans trace, ni justification, encore moins une explication crédible. Une hémorragie financière massive qui passerai inaperçue, sans le passage du Vérificateur ; alors que ces fonds auraient pu financer des salles de classe, des forages, ou des équipements sanitaires pour des quartiers entiers de la Commune I.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>74 millions FCFA de fonds ADARS utilisés sans justificatifs</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pillage ne s’arrête pas là. Même Les fonds ADARS (Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires), censés améliorer les rendements scolaires des enfants, ont été pris en otage par l’amateurisme et l’irresponsabilité. 74 millions FCFA destinés aux écoles fondamentales de Djélibougou et Banconi n’ont fait l’objet d’aucune justification valable. Des présidents et trésoriers de Comités de Gestion Scolaire sont incapables de produire la moindre pièce justificative des fonds alloués pendant que les élèves étudient dans des salles délabrées, sans matériels didactiques. Une trahison pure et simple qui hypothèque l’avenir éducatif des enfants de la Commune. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la Mairie de la Commune I, même les marchés non exécutés sont réceptionnés comme s’ils étaient parfaitement réalisés. Des portes jamais posées ; des climatiseurs déjà acquis ailleurs mais facturés à nouveau ; des travaux partiellement exécutés, mais réceptionnés sans la moindre réserve. Des millions de FCFA payés pour du vent, avec la bénédiction d’une commission de réception et d’un comptable-matières qui ferment les yeux… ou regardent ailleurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dernier symbole de cette gestion hors-norme, ce sont les 13,8 millions FCFA de sucre payés par la Mairie, qui demeurent toujours introuvables, non distribués officiellement, sans liste de bénéficiaires et sans documents de sortie. Le sucre a miraculeusement disparu et les pièces justificatives envolées. Ce qui est sûre, les stocks sont vides, mais la caisse a été débitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une commune prise en otage, une population sacrifiée ? En tout cas, ce que révèle le rapport de vérification, n’est pas de toute façon, une simple accumulation d’erreurs techniques. C’est un système bien huilé mis en place par les bonzes de la Mairie de la Commune I pour encaisser des recettes hors-circuit légal. Pire, les dépenses sont ordonnancées sans base juridique, les marchés sont payés sans services rendus et les contrôles sont inexistants ou complaisants. Pendant ce temps, la population de la Commune I continue de payer avec des écoles délabrées, des centres de santé sous-équipés, des routes impraticables et des services municipaux défaillants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 330 millions FCFA. Autant d’argent public dilapidé. Autant d’opportunités perdues pour le développement local. La question n’est désormais plus de savoir s’il y a eu faute, mais qui répondra de cette gabegie organisée. Et à quand la Commune I cessera d’être un terrain de prédation pour redevenir un outil au service des citoyens ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits à la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République, relativement à ces irrégularités financières en série à la Mairie de la Commune I du district de Bamako. Depuis, c’est le sauve-qui-peut au sein de l’équipe communale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Crise du carburant au Mali : L&amp;apos;hydrogène naturel comme alternative durable</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/crise-du-carburant-au-mali-lhydrogene-naturel-comme-alternative-durable-3111104.html</link>
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<description><![CDATA[ La crise de carburant que vit le Mali depuis septembre 2025 a affecté tous les secteurs de la vie. Certes, les autorités sont au four et au moulin pour assurer l&#039;approvisionnement rapide du pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:32:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, elles devraient faire de cette crise une opportunité pour se tourner vers d'autres sources d'énergie dont dispose le pays, telles que l'hydrogène naturel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dispose d'énormes potentialités naturelles. Si, ce sont les ressources minières qui sont les plus connues, car les mieux exploitées, il y a d'autres catégories de ressources très peu voire non exploitées comme l'hydrogène naturel. Cette source d'énergie peut constituer une sérieuse alternative à l'essence, au gasoil, etc. Elle avait déjà fait l'objet d'une expérimentation, même si c'était à un niveau moindre. Ce qui est un atout pour relancer son exploitation à grande échelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'hydrogène malien découvert de façon inédite<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est une référence emblématique d’accumulations naturelles d'hydrogène. Son potentiel a été révélé de façon naturelle. C'était en 1987 à Bourakébougou (à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Bamako, la capitale du Mali). C'est à travers un fait inédit : creusement d'un puits pour approvisionner en eau le village. Lorsque l’excavation dépasse cent mètres de profondeur, ce qui ressemble à un courant d’air remonte du puits. Pendant sa pause, un ouvrier, en tentant d'allumer sa cigarette, provoque une explosion soudaine. Dans la stupeur, le puits est fermé, cimenté et condamné. Vingt ans s’écoulent. En 2007, des scientifiques étrangers sur initiative de l'homme d'affaire malien, Alou Boubacar Diallo, viennent sur les lieux pour analyser le fameux courant d'air. Le résultat est sans appel : le courant d'air est composé à 98 % d’hydrogène et 2 % de méthane et de diazote.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une première expérimentation réussie <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès 2012, de l’équipement est installé pour convertir cet hydrogène en électricité, ce qui a permis d'alimenter le village en électricité. Via un puits, l'équipement convertit la petite molécule en électricité, d’abord grâce à un générateur en combustion directe de 30 kW, puis, depuis 2022, grâce à l’installation d’une pile à combustible de 5 kW. Ce qui permet<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’éclairage public du village et quelques appareils électroniques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui a fait du Mali, le seul pays au monde où un gisement d'hydrogène naturel est exploité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5,4 millions de tonnes exploitables<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette exploitation à Bourakébougou a suscité la curiosité de la communauté scientifique internationale qui,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a, depuis fait un certain nombre d'études sur les lieux et découvert d'autres réserves d’hydrogène naturel dans les sous-sols d'autant plus importantes. En plus de ses réserves colossales d’hydrogène naturel, la région possèderait, selon l'équipe de chercheurs de l’Institut de Physique du Globe de Paris (citée dans la revue spécialisée "International Journal of Hydrogen Energy ") "les caractéristiques géologiques et géochimiques uniques d’un système d’hydrogène actif", soit une source de production continue, qui permettrait d’exploiter un flux inépuisable. Ce qui a fait dire aux scientifiques que la ressource exploitable estimée serait de 5,4 millions de tonnes, soit 5 % environ de la production mondiale d’hydrogène, toutes sources confondues. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'hydrogène naturel, un enjeu mondial<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 95 % de l’hydrogène produit dans le monde est issu du méthane, du pétrole ou du charbon. C'est un hydrogène industriel. Alors que l''hydrogène naturel appelé hydrogène blanc, est un gaz invisible, inflammable et décarbonné exploité sans une transformation industrielle lourde. Il est issu du sous-sol et n’émet quasiment pas de CO</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Cambria Math','serif'; mso-bidi-font-family: 'Cambria Math';">₂</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">, car il ne nécessite ni combustion ni électrolyse pour être généré.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>On ne le trouve que très rarement sous sa forme pure (H2). Et, c'est ce type d'hydrogène qui se trouve au Mali. Potentiellement, l'hydrogène naturel pourrait alimenter des entreprises ou encore toutes sortes de transports (voitures, trains, bateaux, avions). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de sa nature, on peut affirmer que l''hydrogène naturel est une ressource propre dans un contexte mondial de lutte contre le changement climatique. Celui, qui le maîtrise, pourrait bien s’imposer comme un acteur central de la transition énergétique mondiale. Donc, le Mali devra largement profiter de son potentiel pour assurer son indépendance partielle ou totale en termes d’énergies. <o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span>Par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sidi Modibo Coulibaly </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Partants volontaires à la retraite : Le gouvernement met fin à plus de 30 années de souffrance</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/partants-volontaires-a-la-retraite-le-gouvernement-met-fin-a-plus-de-30-annees-de-souffrance-3111103.html</link>
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<description><![CDATA[ Le souci permanent des autorités de la transition est de régler les problèmes des populations. Certes, souvent,  elles prennent du temps pour certains cas en raison de la complexité du problème. C&#039;est le cas des travailleurs partants volontaires à la retraite. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et au terme de plus de 30 ans de souffrance, ceux-ci peuvent souffler un ouf de soulagement. Un protocole d'accord vient de mettre fin à leur calvaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La journée du mardi 4 novembre 2025 restera, à jamais, gravée dans la mémoire des travailleurs partants volontaires à la retraite et leurs familles. Car, c'est le jour où leurs représentants, à travers la Coordination des associations des partants volontaires, victimes du programme d'ajustement structurel,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), et le gouvernement ont officialisé un protocole d'accord dans la salle de conférence du ministère du Travail de la Fonction publique et du Dialogue social. La cérémonie était présidée par Dr Fassoum Coulibaly, ministre chargé du Travail<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui avait à ses côtés, Alousséni Sanou, ministre de l'Économie et des Finances. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce protocole d'accord met fin au traitement d'un dossier concernant plus de 5023 personnes qui vont enfin bénéficier de leurs droits et indemnités estimés à plus de 9 milliards de F CFA. Des droits et indemnités qui leur avaient été refusés durant ces trente dernières années. Ce résultat est le fruit de la volonté inébranlable du gouvernement à respecter les termes du procès-verbal de conciliation issu des accords avec l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Procès-verbal de conciliation respecté par le gouvernement <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PV en question a été signé le 05 février 2021. C'est un document de treize (13) pages qui porte sur un mémorandum comportant neuf (9) points de revendications. Le troisième point de ces revendications concerne le paiement des droits des partants volontaires à la retraite, victimes des programmes de l'ajustement structurel. Parmi ces droits, il y a celui pour ceux-ci de bénéficier de la pension. « Le Gouvernement et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali conviennent de la mise en place d’une commission pour déterminer les bénéficiaires et leurs droits afin de procéder aux paiements avant le 31 mars 2021 » peut-on lire dans le PV qui évoque aussi la mise à leur disposition du fonds de réinsertion au plus tard le 31 mars 2021. Avec la rectification de la transition opérée le 24 mai 2021, les autorités nationales, sous le leadership de Général d'Armée Assimi Goïta, n'ont ménagé aucun effort pour la réalisation de ce point de revendication relatif aux partants volontaires à la retraite qui couraient derrière leurs droits depuis plus de trente (30) ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 30 années de souffrance et d'humiliation <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout a commencé courant l’année 1985, quand l’Etat malien, avec le concours financier de la Banque mondiale, avait initié un programme de départ volontaire à la retraite de fonctionnaires ; en vue de réduire les charges de la fonction publique. Pour cela, la loi N°91-002/ANRM du 24 janvier 1991 instituant un système de départ volontaire de la fonction publique fut votée à l’intention des agents de l’Etat relevant du Statut général des fonctionnaires, du Statut de la magistrature et du Code du travail. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour inciter lesdits fonctionnaires à adhérer audit programme, l’Etat malien prenait certains engagements notamment :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le reversement des cotisations sociales des partants volontaires n’ayant pas totalisé 15 ans de service au moment du départ ; le paiement de la pension de retraite à partir de l’âge limite légal ; le paiement de montants supplémentaires au profit des cadres de la hiérarchie A , B et C au titre des mesures d’accompagnement dans le cadre de la solidarité nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la lenteur ou encore à la mauvaise foi des décideurs de l'époque, les partants volontaires ont multiplié, en vain, les démarches nécessaires, les activités de protestation à travers des marches, des conférences de presse, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Las de toutes ces initiatives pour obtenir leurs droits, ils ont décidé, en 2000, d'attaquer l'État en justice. C'est ainsi que, successivement, le tribunal de travail et la Cour d'appel de Bamako ont enjoint en vain à l’Etat malien d'honorer ses engagements se trouvant dans l’Accord-cadre signé entre lui et la Banque mondiale. Un accord-cadre qui demeurait introuvable. Frustrés de cette attitude de l'État, ils l'ont assigné, le 20 décembre 2012, à la Cour de justice de la CEDEAO, sans succès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a fallu attendre les autorités actuelles qui viennent de trouver une solution, en si peu de temps, à un problème qui a duré plus de trois décennies. Donc, on peut dire sans aucun risque de se tromper que la volonté politique n'y était pas du tout pendant cette longue période qui a vu des chefs de familles sombrer dans la déchéance ou mourir dans la désolation la plus totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Suivi des intérêts des nationaux dans le secteur minier : Le Secrétariat permanent du contenu local opérationnalisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/suivi-des-interets-des-nationaux-dans-le-secteur-minier-le-secretariat-permanent-du-contenu-local-operationnalise-3111101.html</link>
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<description><![CDATA[ Le  Président de la transition a toujours affirmé que la défense des intérêts des maliens est une priorité dans toutes les actions menées par le gouvernement. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:26:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans ce cadre qu'à l'issue d'un audit des mines assorti de l'adoption d'un nouveau code minier en 2023, une nouvelle loi inédite relative au contenu local a été adoptée. Pour mettre en œuvre cette loi, un Secrétariat permanent a été créé ainsi que la nomination d'un Secrétaire permanent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Première du genre depuis l’indépendance, la nouvelle loi sur le contenu local a pour objectif ultime d’Intégrer l'industrie minière à l'économie nationale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de renforcer les capacités des travailleurs et des entreprises maliennes et, de stimuler la fourniture de biens et services locaux aux sociétés minières à travers la création de champions nationaux ; conformément, à la vision des hautes autorités de la Transition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une nouvelle loi sur le contenu local qui priorise les nationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les articles 1ers du nouveau Code minier et de la nouvelle loi relative au Contenu local :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« le contenu local est l’ensemble des dispositions et mesures qui exigent des entreprises minières qu’elles donnent la priorité aux nationaux, aux communautés locales, aux entreprises nationales et aux matériaux produits localement dans l’exécution de leurs activités ». Il s'agit de l’obligation pour les entreprises minières étrangères d’accorder une priorité aux nationaux dans les aspects suivants : recrutement, formation des personnels, gestion des ressources humaines, développement de la main d’œuvre locale, création d’emplois locaux, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les entreprises minières doivent accorder un soutien multiforme au tissu économique ou industriel local : contrats d’approvisionnement en biens et services avec les entreprises locales, sous-traitance locale, transfert de technologie, apport au développement des capacités locales, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour cela, les opérateurs miniers soumettent pour approbation un plan d’approvisionnement des biens et services auprès du Secrétariat Permanent du Contenu Local. La part accordée aux entreprises locales est de 100% pour 20 des 61 catégories de services et biens décrits par la loi. Cette part est supérieure ou égale à 50% pour 35 des 61 catégories, moins de 50% pour seulement 6 des 61 catégories. La nouvelle loi sur le contenu local exige aussi que les sociétés d’exploitation, leurs fournisseurs et sous-traitants utilisent autant que possible des services et matières d’origine malienne, des produits fabriqués ou vendus au Mali dans la mesure où ces services et produits sont disponibles au Mali. Elle prévoit également que les compagnies minières consultent les entreprises maliennes pour leurs achats d’équipements, fournitures de biens ou prestations de services, mais les autorise à comparer les propositions de ces entreprises avec celles des entreprises étrangères. Par rapport aux ressources humaines, la loi souligne que le pourcentage du personnel étranger au sein des sociétés minières ne doit pas dépasser 10% du nombre total du personnel malien pendant les 3 premières années suivant le début des opérations minières. Après la 3e année, ce pourcentage doit être de 5%, et après la 6e année, il est réduit en vue d’atteindre la pleine participation malienne. En ce qui concerne les salaires, le pourcentage de la masse salariale du personnel étranger par rapport à la masse salariale globale de la société d’exploitation ne doit pas excéder 30% pendant les 3 premières années suivant le début de l’exploitation minière. Ce pourcentage est réduit à 20% après la 3e année et il l’est davantage après la 6e année pour atteindre la pleine participation malienne. Toutes ces nouvelles dispositions devront être mises en œuvre et suivies par le Secrétariat permanent du contenu local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nomination d'un secrétaire permanent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créé par le décret n°2021-0190/PT-RM du 31 mars 2021, le Secrétariat permanent du contenu local (SPCL) est chargé de la réception, du traitement et de l'approbation des plans de contenu local soumis par les opérateurs miniers, ainsi que du suivi des indicateurs de performance et de la gestion des programmes de recrutement et de formation des travailleurs locaux. Il travaille en lien avec le Cadre de Concertation sur le Contenu Local, qui lui, est l'organe chargé d'élaborer et de suivre la stratégie nationale. La mission principale du Secrétariat Permanent du Contenu Local est d'assurer la mise en œuvre de la politique du pays en matière de contenu local dans le secteur minier. Ses fonctions incluent la réception et l'approbation des plans de contenu local soumis par les opérateurs, le suivi national des indicateurs de performance et la supervision des programmes de recrutement et de formation des travailleurs maliens. L'objectif est d'intégrer davantage le secteur minier à l'économie nationale, de renforcer les capacités locales et d'accroître la participation des entreprises maliennes dans la chaîne de valeur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par le décret n°2025-0484/PT-RM du 24 juillet 2025, Alou Koïta a été nommé Secrétaire permanent du contenu local. Il a été présenté, le vendredi 31 octobre 2025, aux acteurs du secteur minier au cours d’une rencontre présidée par le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l'opérationnalisation de cette nouvelle loi sur le contenu local, le Président de la transition est en train d'opérer une page historique dans le secteur minier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Konaré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice malienne : Le cap de la crédibilité et de l’efficacité amorcé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-malienne-le-cap-de-la-credibilite-et-de-lefficacite-amorce-3111100.html</link>
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<description><![CDATA[ La  justice constitue un pilier essentiel dans toute société. Sa bonne distribution constitue un gage de paix, de stabilité, d&#039;harmonie et de cohésion. C&#039;est pourquoi depuis quelques années, les autorités de la transition ont initié un processus de refondation du secteur. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce long processus a abouti à la tenue à Bamako, du 30 au 31 octobre 2025, du forum national de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En janvier 2025, la Friedrich Ebert Schiftung (FES), une fondation indépendante allemande, a mené son enquête d'opinion annuelle sur la gouvernance du pays dénommée "Malimètre" qui est à sa 16è édition. Il ressort des résultats de cette enquête que 3/4 des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3% totalement confiance et 56,8% partiellement confiance). De plus, 58,2% des personnes enquêtées souhaitent une justice transparente ; 30,1% une justice équitable, 22,7%, une justice incorruptible ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>21,9%, une justice impartiale sans distinction sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats de cette sérieuse enquête démontent à suffisance que les populations attendent beaucoup de la justice. Et les autorités en sont conscientes. C'est ce qui a fait dire au Premier ministre, lors de la cérémonie d'ouverture du forum que : "La justice est la colonne vertébrale de l’État de droit. Sans elle, il ne saurait y avoir ni paix durable, ni développement, ni cohésion sociale"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une justice plus efficace, plus humaine et plus proche des justiciables<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Telle est l'ambition du forum ouvert le 30 octobre 2025 sous la présidence du Premier ministre. Il est l’aboutissement d’un long processus de concertations régionales tenues à Bamako, Kayes et Mopti, ayant mobilisé des centaines d’acteurs issus de toutes les composantes de la société. Ces assises ont permis de dégager plus de trois cents recommandations portant sur la gouvernance judiciaire, la déontologie, la digitalisation et l’accès équitable à la justice sur l’ensemble du territoire. Les travaux se sont articulés autour de plusieurs thématiques centrales : la restauration de la confiance entre la justice et les citoyens, l’amélioration du fonctionnement des juridictions, la gestion pénitentiaire, la promotion des droits humains et la contribution de la justice à la stabilité et à la paix durables. Ces discussions visent à jeter les bases du futur Programme décennal de développement de la justice 2026–2035, qui succédera à la Loi d’orientation et de programmation 2020–2024 arrivée à échéance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">218 recommandations formulées <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue des deux jours de travaux, les participants ont adopté 218 recommandations. Des recommandations issues des échanges sur les thématiques majeures. Elles serviront aussi de base au Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026–2035, en cours d’élaboration. Ce programme constituera le cadre stratégique de référence pour les réformes et investissements dans le secteur au cours des dix prochaines années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut noter que le forum, qualifié d'"historique" par une légitimité traditionnelle, a enregistré la présence de nombreuses personnalités, celle des Gouverneurs du district de Bamako et des 19 régions administratives du Mali. Étaient également présents les représentants des Cours d’appel, les responsables des ordres professionnels (Avocats, Notaires, Huissiers-Commissaires de Justice, Experts judiciaires), ainsi que les représentants des forces vives de la Nation et de la société civile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collectivités Territoriales : Les travailleurs impatients face aux promesses non tenues du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/collectivites-territoriales-les-travailleurs-impatients-face-aux-promesses-non-tenues-du-gouvernement-3111099.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis des mois, le silence s’épaissit autour des engagements pris envers les travailleurs des collectivités territoriales du Mali. Dans les Mairies, les Cercles et les Conseils régionaux, l’attente se transforme peu à peu en désillusion. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:19:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces hommes et ces femmes, pourtant au cœur du fonctionnement de l’administration de proximité, se sentent aujourd’hui oubliés par les autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 23 juin 2025, les syndicats regroupés au sein de la Plateforme d’actions communes, notamment le SYNTRACT-Mali (Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales du Mali) et le SNACT (Syndicat national des agents des collectivités territoriales) avaient accepté de suspendre leur mot d’ordre de grève, par esprit d’ouverture et de responsabilité. En retour, le gouvernement s’était engagé à répondre à plusieurs revendications jugées cruciales pour la stabilité sociale et la continuité du service public local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ces engagements figuraient notamment le paiement régulier des salaires des fonctionnaires du cadre de l’administration générale, conformément au plan d’action du Pacte de stabilité sociale et de croissance économique ; la mise à disposition intégrale de la Dotation d’appui au fonctionnement des collectivités territoriales (DAFCT) 2025 dès le mois de juillet, afin d’assurer le paiement des salaires ; le règlement des arriérés de la DAFCT des années précédentes, estimés à 6 milliards de FCFA, à travers un calendrier de versements progressifs (1,2 milliard en juillet, 1,4 milliard en août et 1,4 milliard en novembre 2025) ; la prise en charge durable des salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales ; un moratoire de six mois sur le rejet des avantages octroyés par délibération des conseils, dans l’attente d’un arrêté interministériel et enfin, la création d’un cadre de dialogue interne entre les syndicats et le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais plusieurs mois plus tard, le constat est amer : sur tous ces engagements, un seul a connu un début d’exécution. Seul le moratoire de six mois, obtenu auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a été appliqué. Il expire le 31 décembre 2025, sans qu’aucune garantie de renouvellement n’ait été donnée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces lenteurs, les agents des collectivités territoriales continuent pourtant de servir avec dignité. Conscients du contexte sécuritaire et économique difficile, ils ont choisi la voie de la patience et de la responsabilité. Mais cette patience, disent-ils, a des limites. Souvent sans moyens matériels ni reconnaissance, ces fonctionnaires tiennent à bout de bras les services publics locaux : état civil, assainissement, développement local, appui aux populations rurales… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autant de missions vitales qui s’exercent dans un silence pesant, loin des projecteurs et encore plus loin des priorités gouvernementales. « La confiance se mérite par les actes, pas par les discours », rappelle un responsable syndical, qui dénonce « des engagements pris à la hâte, mais jamais suivis d’effet ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les syndicats du SYNTRACT-Mali et du SNACT, il ne s’agit plus seulement de revendications salariales, mais du respect du principe d’équité et de justice sociale. Car au-delà des promesses, c’est le fonctionnement même des collectivités territoriales, piliers du développement local et de la gouvernance de proximité, qui est aujourd’hui menacé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un appel à la responsabilité de l’État<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désormais, les syndicats interpellent solennellement les autorités de la transition : le paiement des arriérés, la régularisation des salaires et la mise en place d’un véritable cadre de dialogue social ne peuvent plus attendre. Dans un contexte où l’État appelle à la mobilisation générale pour la reconstruction nationale, l’administration locale, premier maillon du service public, mérite mieux que des promesses différées. À moins d’un sursaut du gouvernement, les travailleurs des collectivités territoriales pourraient bien passer de la patience à la rupture ; fatigués d’attendre un respect qu’ils estiment légitimement dû.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>60 millions de F CFA carottés dans les Cantines scolaires : Les longues fourchettes de la délinquance financières privent les enfants de nourriture</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/60-millions-de-f-cfa-carottes-dans-les-cantines-scolaires-les-longues-fourchettes-de-la-delinquance-financieres-privent-les-enfants-de-nourriture-3111098.html</link>
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<description><![CDATA[ L’école devait nourrir les enfants, mais ce sont les adultes qui se sont gavés. Ce qui devait être un programme de solidarité et d’équité sociale s’est transformé, sous la main de gestionnaires sans scrupules, en un vaste banquet de détournements ; de falsifications et de laxisme. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:14:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général sur les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 janvier), plus de 65 millions de francs CFA (65 927 988F) d’irrégularités financières ont été constatés dans la gestion des cantines scolaires à travers le pays. Et le pire : près de 60 millions de francs CFA demeurent toujours non régularisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des présidents de comités de gestion introuvables... et des factures fantômes, c’est ce qui ressort de ce rapport qui dépasse l’entendement. Les enquêteurs ont découvert que plusieurs Présidents de Comités de Gestion Scolaire (CGS), notamment dans les Communes I, II et VI du District de Bamako, ont perçu des fonds destinés à nourrir les élèves sans fournir la moindre pièce justificative. Plus grave encore, aucune facture, aucun bordereau, aucun signe que ces sommes ont, réellement, servi à acheter du riz, du mil ou de l’huile. Résultat : plus de 31 millions de francs CFA se sont évaporés pendant que les marmites des cantines pour les élèves sont restées vides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CNCS pris la main dans le sac <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Centre National des Cantines Scolaires (CNCS), le cœur du dispositif, les auditeurs ont mis en place un incroyable désordre avec des mobiliers et équipements de bureau « réceptionnés » mais jamais retrouvés. Il s’agit des fauteuils, des climatiseurs, des tables basses achetées pour plusieurs millions... mais toujours introuvables. Un inventaire de la honte, sanctionné par un constat glaçant avec 3 580 000 FCFA d’équipements fictifs. Et pourtant, tout cela avait été « réceptionné » sur papier, avec la bénédiction du comptable du CNCS.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bougouni, une perception plus rapide que son ombre. À Bougouni, le scandale prend des airs de farce administrative. Un percepteur a décaissé de l’argent destiné à un comité scolaire au profit d’une personne autre que le président légal. Cachets et signatures falsifiés, silence complice, puis restitution partielle seulement après la découverte du pot aux roses. Une opération digne d’un roman de banditisme administratif, sur fond de mandats truqués et de complicités en série.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Programme Alimentaire Mondial floué<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du vérificateur révèle que les directeurs et comptables du Centre National des Cantines Scolaires n’ont pas justifié près de 14,5 millions de francs CFA reçus du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Ces fonds, destinés à appuyer le suivi et la distribution des repas scolaires, ont été dépensés sans trace ni transparence. Un affront à l’un des plus grands partenaires humanitaires du Mali, et une tache indélébile sur la réputation du système éducatif malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les localités de Nioro et Boujbéha, la délinquance administrative est érigée en mode de gestion dans les CAP. En effet, les Centres d’Animation Pédagogique (CAP) de Nioro et Boujbéha ne sont pas en marge de la mauvaise gouverance. Là encore, plus de 16 millions de francs CFA non restitués ou mal utilisés. À Nioro, le directeur du CAP a gardé plus de 10,8 millions de francs CFA non distribués aux écoles. À Boujbéha, c’est 5,7 millions qui se sont mystérieusement évaporés. Même après la fin des accords avec le PAM, les responsables ont gardés les sous comme si les cantines scolaires étaient leurs propriétés privées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mauvaise gestion prouve à suffisance le laxisme dans la gestion des cantines scolaires. Pourtant, les textes sont clairs ; mais sur le terrain, c’est la loi du laisser-faire qui règne. Aucun suivi sérieux. Ce qui fait mal, c’est que quand des millions sont détournés, ce sont des milliers d’élèves qui passent leurs journées le ventre vide, des parents qui perdent confiance, et un État qui s’enfonce dans le gouffre. Le Vérificateur Général a, une fois encore, fait des dénonciations à la Cour Suprême et au Pôle Économique et Financier ; relativement, - à la non-justification des fonds mis à la disposition des CGS pour un montant total de 38 428 492 FCFA ; - à la non-justification par le CNCS de fonds reçus du PAM pour un montant total de 14 446 901 FCFA ;- à la non-restitution au PAM de fonds non distribués aux Comités de Gestion Scolaire d’écoles à cantine scolaire du CAP de Nioro d’un montant de 10 869 647 FCFA ;- à la non-restitution au PAM de fonds non distribués aux Comités de Gestion Scolaire d’écoles à cantine scolaire du CAP de Boujbéha d’un montant de 3 682 808 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis, l’ex Dg du Centre Nationale des Cantines Scolaires, Sarmoye Boursanga<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et bien d’autres responsables liés à la gestion des fonds des cantines scolaires, sont sur une pente raide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dossier à suivre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pénurie de carburant au Mali :  . Les autorités peinent à trouver des solutions . Les consommateurs dans l’impasse</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-carburant-au-mali-les-autorites-peinent-a-trouver-des-solutions-les-consommateurs-dans-limpasse-3110495.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-carburant-au-mali-les-autorites-peinent-a-trouver-des-solutions-les-consommateurs-dans-limpasse-3110495.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis septembre 2025, une crise de carburant, particulièrement l&#039;essence, sans précédent s&#039;est progressivement installée au Mali, créant du coup une rareté du produit et une flambée exponentielle de son prix. Face à la situation, le gouvernement a multiplié les initiatives qui peinent à endiguer durablement la crise. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 10:13:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">" Même si nous devrions aller chercher du carburant avec des cuillères, nous le ferons", avait prévenu le Premier ministre à l'entame de la crise créée par les groupes armés terroristes qui avaient commencé à installer un blocus sur les routes d'approvisionnement du pays, en l'occurrence celle dénommée RN1 qui lie le pays au Sénégal. Sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette voie, les terroristes avaient enlevé et brûlé des camions citernes transportant du carburant. Au regard de cette situation, le gouvernement a privilégié le corridor Abidjan-Bamako, même si le 21 septembre 2025, les terroristes avaient intercepté et brûlé sur cette voie un camion transportant du bitume, laissant derrière eux les cadavres des occupants (tous Ivoiriens) du véhicule. Ainsi, le 07 octobre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2025, le tout premier convoi dans cette nouvelle situation composé de près de 300 camions citernes en provenance de Côte d'Ivoire est arrivé à Bamako, sous escorte militaire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La semaine qui a suivi, un autre convoi similaire est entré à Bamako. Selon certaines sources, le dimanche passé, un autre convoi de centaines de citernes est arrivé dans la capitale. Ce qui a soulagé les populations de la capitale malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il ressort de certaines sources, que sur le corridor Abidjan-Bamako, d'autres citernes ont subi le même cas. En place de l'essence, le gas-oil commence à manquer dans les stations-services. Ce qui interpelle, fortement, les autorités qui multiplient les initiatives se <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">résumant à des réunions.<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réunion d'urgence du comité interministériel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 14 octobre 2025, le Premier ministre a convoqué en urgence le Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes en vue d'élaborer une riposte à la hauteur des enjeux. Ce plan d’action, validé dans un climat de mobilisation nationale, visait à restaurer l’approvisionnement, sécuriser les infrastructures, et protéger les populations. A l'issue de la réunion, d'ambitieuses mesures ont été adoptées : approvisionnement urgent des stations-service pour soulager les populations et éviter les ruptures prolongées ; sécurisation militaire des convois de carburant avec escorte armée et balisage des trajets ; soutien aux opérateurs économiques pour garantir la continuité des activités et éviter les licenciements ; démantèlement des circuits parallèles et spéculatifs qui alimentent la flambée des prix et la rétention illégale ; ouverture 24h/24 des stations stratégiques dans les zones critiques pour répondre aux besoins urgents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le gouvernement envisage des réformes structurelles telles que la construction de nouveaux dépôts de stockage, la diversification des sources d’importation, la mise en place de stocks dynamiques, et le renforcement des capacités de raffinage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux rencontres du ministre avec les opérateurs pétroliers <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 13 octobre 2025, le ministre de l'industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni les opérateurs économiques du secteur des hydrocarbures. C'était en présence du Directeur Général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), de la Directrice Générale de l’Office malien des produits pétroliers (OMAPP), des représentants des chambres consulaires, et de ceux des organisations professionnelles du secteur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de la réunion, tous les participants ont convenu de la nécessité d’une collaboration renforcée afin de garantir un approvisionnement régulier du pays et de préserver la stabilité des prix au bénéfice du consommateur malien. Le ministre Diallo<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a mis en garde contre trois dérives majeures qui avaient été observées sur le terrain à savoir la rétention injustifiée de stocks, la hausse non justifiée des prix à la pompe, la désinformation sur la situation d’approvisionnement du pays. Des constats qui sont de nature à semer la panique au sein des populations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A peine trois jours après cette rencontre, le ministre est revenu à la charge en tenant une nouvelle réunion, le 16 octobre 2025. Cette réunion avait pour objectif de prendre toutes les mesures nécessaires afin de palier et cela, très rapidement, à la situation qui prévaut au Mali, et ce parallèlement aux actions en cours, de manière à résorber de façon considérable le déficit d’approvisionnement du Mali en hydrocarbures. Les acteurs, qui ont massivement répondu présents à la rencontre, se sont exprimés, et cela dans une dynamique de propositions de solutions rapides, efficaces et efficientes. Les propositions faites ont fait l’objet d’études dans le but ultime de trouver les solutions idoines. Après de profondes analyses, le ministre de l’Industrie et du Commerce a donné à nouveau un rendez-vous aux participants, cette semaine, pour une évaluation optimale des engagements pris. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce jour, la pénurie de carburant devient de plus en plus compliquée. Les populations en souffrent énormément. N'est-il pas temps que les autorités changent de fusil d'épaule pour la résolution du problème ?<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cyrille Coulibaly</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Exploitation minière à Bougouni :  Inauguration imminente d’une deuxième mine de lithium</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/exploitation-miniere-a-bougouni-inauguration-imminente-dune-deuxieme-mine-de-lithium-3110494.html</link>
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<description><![CDATA[ Le lithium est un minerai dont la valeur ne cesse d&#039;augmenter sur le marché mondial. C&#039;est certainement conscient de cette réalité que les autorités nationales accordent une très grande importance dans l&#039;exploitation de ce minerai qui se fait dans la région de Bougouni. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 10:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une mission de haut niveau y a séjourné pour évaluer l'état des deux usines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dirigée en personne par le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, la mission s'est effectuée le jeudi 16 octobre 2025. Les deux sites visités sont respectivement ceux de la société Lithium Mali SA de Goulamina (LMSA) et de Bougouni Mining.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A LMSA,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les activités évoluent normalement <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Située à Goulamina à 65 km de Bougouni-ville, cette usine a été la toute première inaugurée avec faste, le 15 décembre 2024 par le Chef de l'État. Après trois heures d'échanges avec les responsables de la mine, le ministre des Mines s'est exprimé en ces termes : « Ici tout se passe bien, en dépit de quelques difficultés inhérentes au fonctionnement de la mine ». Le Projet de Lithium de Goulamina au Mali est une Co-Entreprise de Leo Lithium et de Ganfeng. Ce Projet est le premier producteur de spodumène d’Afrique de l’Ouest à approvisionner l’industrie en plein essor des batteries lithium-ion. L'usine a une durée de vie de 21 ans. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Bougouni Mining prête à être inaugurée <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A Bougouni Mining, les choses évoluent normalement en vue de l’inauguration très prochaine de la mine par le Président de la Transition. « Les derniers réglages sont en cours et tout devrait finir dans les jours prochains », a constaté le ministre des Mines. Pr Amadou Keïta s'est également réjoui des préparatifs qui ont évolué suite aux recommandations qui avaient été formulées lors d’une présente mission effectuée par les agents de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines. Ce fut aussi une occasion pour le ministre de faire le point de la feuille de route de sa visite de travail avec les responsables de ladite mine le jeudi 31 juillet 2025 en présence du Gouverneur de la région de Bougouni. Lithium de Bougouni est un projet du groupe britannique Kodal Minerals en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partenariat avec d'autres investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler qu'avec ses deux sites d''exploitation, le Mali se positionne comme deuxième plus grand producteur africain de lithium. Ces deux sites s'inscrivent tous dans le cadre du code minier de 2023 et de la nouvelle loi sur le contenu local dans le secteur minier. Une loi qui favorise la valorisation des compétences nationales par leur implication dans toutes les étapes du processus d'exploitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Konaré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Palais de la Culture . Plus de 90 millions carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/palais-de-la-culture-plus-de-90-millions-carottes-3110493.html</link>
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<description><![CDATA[ Le rapport du Vérificateur général, sur la gestion du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ est sans appel : la maison de la culture malienne, censée être un sanctuaire du savoir et de la créativité, a été transformée en un véritable coffre-fort personnel par ses responsables. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 10:04:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars), pas moins de 90 millions FCFA (90 199 000 F) de recettes ont purement et simplement disparu des radars comptables. Ni enregistrées, ni reversées au Trésor. Évaporées. Comme par magie. Ou plutôt, comme par méthode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Diombana, le « gestionnaire » devenu planificateur du déficit. Arrivé en 2017 à la tête du Palais de la Culture, Abdoulaye Diombana a été promu Conseiller Technique au Ministère de la Culture en mars 2025. Une promotion qui, aujourd’hui, ressemble davantage à une récompense qu’à une sanction. Pourtant, les faits sont clairs car les recettes encaissées par lui-même et son agent comptable n’ont jamais été versées dans les caisses. En violation flagrante de toutes les lois de finances, de la comptabilité publique et des règles de la régie des recettes, l’ancien Directeur Général et son complice ont mis en place un système digne d’une boutique privée avec des factures encaissées en espèces ou par chèque, mais jamais tracées. Le montant des sous envolés s’élève à 90 millions de francs, soit 57 % des recettes totales générées durant la période vérifiée. Pendant que les agents cumulent des arriérés de salaires et primes, les caisses sont siphonnées. Ironie du sort, avec ce montant, le Palais aurait pu payer les 51 633 190 FCFA d’arriérés de salaires et de primes dus à son personnel. Mais non. L’argent est allé ailleurs. Dans quelles poches ? Et à quelles fins ? Mystère et boule de gomme. Du moins officiellement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais les conclusions du Vérificateur général sont limpides : transmission et dénonciation de faits au Procureur du Pôle économique et financier. Une gestion sans règles avec des archives inexistantes, un contrôle interne absent, une séparation des fonctions ignorée. Plus grave encore, pas de manuel de procédures, pas de traçabilité, pas de séparation entre l’ordonnateur et le comptable. Le Palais de la Culture fonctionnait comme une caisse noire ambulante. Même l’encaissement des recettes était assuré par des personnes non habilitées. Une anarchie méthodiquement organisée. Jusqu’à quand la culture servira de vache laitière ? Comment demander aux artistes d’élever l’âme d’une nation quand ceux qui gèrent les infrastructures culturelles pillent, sans vergogne, les ressources publiques ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce scandale dépasse l’entendement. Ce qui est sure, le Palais de la Culture n’est pas un marché parallèle. Et ceux qui l’ont transformé en machine à cash doivent répondre de leurs actes. Et cela, au nom de la mémoire d’Amadou Hampâté Bâ<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diombana, fossoyeur d’un joyau culturel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui devait être la vitrine culturelle du Mali s’est transformée, sous la direction du sieur Abdoulaye Diombana, en véritable laboratoire du désordre administratif. Le Palais de la Culture Amadou Hampâté BA, censé incarner la rigueur, le prestige et la mémoire, a été géré comme une épicerie ; sans registre, sans règles, sans responsabilité. Pas de manuel de procédures durant les périodes 2022, 2023, 2024 et 2025 (31mars). Alors que la loi impose à tous les services publics de disposer d’un manuel de procédures validé par la Commission de contrôle interne, le Palais de la Culture s’est en passé pendant huit longues années. Diombana lui-même a reconnu que le document existe mais n’a jamais été soumis pour validation. Autrement dit, on gouvernait à vue, au bon vouloir du dirlo et de sa clique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’anarchie organisée !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la gestion du palais de la Culture, c’est qu’il n’y a aucune salle d’archives, aucun classement, aucun respect des règles de conservation des documents publics. Pire, les pièces comptables errent dans les bureaux ; dispersées comme des prospectus. Le documentaliste, officiellement en poste, n’a même pas accès aux documents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : l’histoire administrative du Palais de la Culture est en train de disparaître sous les couches de poussière et d’irresponsabilité. Au palais de la Culture sous le DG Diombana, pas de compte de gestion, on dépense, mais on ne rend compte à personne. Comme si cela ne suffisait pas, l’Agent Comptable n’a élaboré aucun compte de gestion pour 2022, 2023 et 2024. Et comme par enchantement, le Directeur Général affirme n’en avoir jamais entendu parler. Un aveu surréaliste ! Dans quelle république un établissement public peut-il fonctionner sans dresser son bilan annuel ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous Diombana, on dépense mais sans jamais justifier. L’une des règles d’or de la gestion publique est la séparation entre ordonnateur et comptable. Mais au Palais de la Culture, Diombana et son Agent Comptable cosignaient les chèques, jouant à la fois les rôles du décideur et du caissier. Des millions de FCFA circulaient ainsi dans un flou artistique, propice aux arrangements obscurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas de régisseur d’avances, mais un système parallèle de collecte de fonds <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le départ du régisseur en 2020, aucun remplaçant n’a été officiellement nommé. Résultat : le Directeur Général, son adjoint Souleymane Bathieno (l’actuel DG) et l’Agent Comptable, Alassane Yaya Samaké auraient encaissé, eux-mêmes, les loyers et paiements en liquide ou par chèque. Des recettes publiques perçues, directement, par les mains des responsables, comme dans une boutique privée. Ce qui ressort de ce rapport n’est pas de la négligence, c’est une faillite organisée, une gestion patrimoniale d’un bien public, une insulte à la mémoire d’Amadou Hampâté Bâ, lui-même, qui disait : « En Afrique, lorsqu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Sous Diombana, ce sont les archives du Palais qui sont ‘’parties en fumée’’ avant même d’être classées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidément, le Palais de la culture n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son ancien DG n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de cette structure culturelle n’ont atteint un tel degré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jugé, pourtant, stratégique dans la politique culturelle de notre pays, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « sucé » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès de nos autorités, a viré au cauchemar. Un flop magistral. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref, le Palais de la Culture a été sacrifié sur l’autel d’intérêts égoïstes pendant les années 2022, 2023, 2024 et 2025 (31 mars). Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plus de 90 millions de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les « bonzes » du Palais de la Culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « bons soins » de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « ennuis ». Face à de telles pratiques qui ont occasionné une saignée financière de 90 millions, le vérificateur général a adressé une dénonciation de faits, au président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle national économique et financier. Depuis, l’ancien DG, Abdoulaye Diombana (bombardé Conseiller technique au département de la culture) et sa bande sont dans la tourmente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Régime d&amp;apos;Assurance Maladie Universelle (RAMU) : Un nouvel outil prenant en compte beaucoup plus de maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/regime-dassurance-maladie-universelle-ramu-un-nouvel-outil-prenant-en-compte-beaucoup-plus-de-maliens-3108079.html</link>
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<description><![CDATA[ La question de la prise en charge médicale est un véritable casse-tête pour la majorité des maliens. Pour atténuer cette charge, les autorités ont mis en place le régime d&#039;assurance maladie obligatoire (AMO). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 07:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cet outil, bien qu'efficace, ne prend pas en compte le secteur informel qui représente 78% de la population. D'où la décision des autorités pour le Régime d'Assurance Maladie Universelle (RAMU).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de le mettre en œuvre, une campagne nationale d'information et de sensibilisation est en train d'être menée auprès des populations. C'est dans ce cadre que du 10 au 28 août 2025, une mission d’information et d’échanges a sillonné cinq régions du Mali. Composée des responsables de la Caisse nationale d'assurance maladie (CANAM), la mission a tenu des séances d'informations dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao. Ces rencontres régionales, organisées en collaboration avec le Projet ARISE/KENEYA YIRIWALI, ont rassemblé près d’une centaine de participants par localité : services techniques déconcentrés, collectivités territoriales, organisations syndicales et professionnelles, société civile et partenaires institutionnels (CMSS, INPS, UTM). Les échanges ont porté, entre autres, sur les textes fondateurs du RAMU, la démarche ayant conduit au basculement de l'AMO<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en RAMU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le RAMU à la place de l'AMO<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Régime d'Assurance Maladie Universelle (RAMU) est une réforme de la protection sociale visant à assurer la couverture du risque maladie pour l'ensemble de la population, en substituant le paiement direct des soins par des mécanismes de financement plus équitables fondés sur la solidarité. Contrairement à l'AMO, il implique différents acteurs comme l'État, les ménages, et les collectivités territoriales. L'objectif est d'élargir progressivement la couverture de la population malienne pour garantir l'accès aux soins de santé. En d'autres termes, avec le RAMU, la Caisse prend en compte ceux qui ne cotisent pas et ceux qui sont dans le secteur informel. Il s'agira d'atteindre une couverture de santé pour tous les citoyens maliens, sans discrimination, en éliminant le paiement direct des soins au profit d'un système de solidarité. Donc, le RAMU repose sur un principe de solidarité nationale entre les bien-portants et les malades, et entre les riches et les pauvres, afin de mutualiser les risques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mise en œuvre du RAMU<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM) est l'organisme clé pour la mise en œuvre du RAMU. Elle est chargée de l'affiliation, de l'immatriculation, de la collecte des ressources et du paiement des prestataires de soins. Par rapport à l'immatriculation, il est prévu un chronogramme d'immatriculation progressive de la population afin de pouvoir couvrir l'ensemble du territoire et des citoyens de manière ordonnée. A côté de la CANAM, il y a le Comité restreint pour l'opérationnalisation du RAMU. C'est un comité qui réunit des experts et des représentants de la société civile et de l'État pour élaborer les dispositifs et le cadre juridique nécessaires à la mise en place du régime. En outre, la société civile sera mise à contribution dans le soutien et la mobilisation des citoyens pour le succès du RAMU, notamment les populations les plus vulnérables. En ce qui concerne le financement, il sera mis des mécanismes alternatifs plus équitables que les paiements directs, impliquant la contribution des différentes parties prenantes (État, ménages, etc.)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Écoles Catholiques du Mali : Le sauve&#45;qui&#45;peut</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecoles-catholiques-du-mali-le-sauve-qui-peut-3108078.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis que l&#039;État a notifié à l&#039;enseignement catholique privé de son incapacité à assurer le paiement de la subvention datant de 1972, des mesures ont été prises par l&#039;Eglise et le personnel pour trouver des solutions. Parmi ces mesures, il est prévu l&#039;ouverture de certaines écoles avec un nouveau statut et un procès intenté par les enseignants contre la Direction nationale de l&#039;enseignement catholique. Depuis, c’est la rupture et place à la désolation. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 07:33:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec un réseau de 128 établissements d'enseignement, l'Eglise malienne était liée par une convention datant de 1972.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En vertu de cet accord, l’État assurait près de 80% des salaires des enseignants, tandis que l’Église prenait en charge les bâtiments, les charges sociales et l’administration. Les parents, quant à eux, contribuaient pour 20 à 30% du budget, selon les établissements et le niveau scolaire. Le reste provenait de l’archidiocèse, de congrégations religieuses ou encore d’ONG catholiques locales et internationales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2025, la suppression de cette subvention a mis un terme à plus d’un demi-siècle de partenariat. En termes de transition, un protocole signé le 3 avril 2025 a prévu une subvention exceptionnelle de 2,867 milliards FCFA pour l’année scolaire 2024-2025, le versement de 1,5 milliard FCFA d’arriérés, et l’annulation d’une dette fiscale d’environ 494 millions FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cela, l'Eglise a annoncé la fermeture de plusieurs écoles sur le territoire national. Toutefois, certaines, à l'image de celle du diocèse de San seront ouvertes sous une nouvelle forme. En parallèle, les enseignants au nombre de 1613 ont décidé d'attaquer en justice leur employeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les écoles de San ne seront pas fermées, mais....<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon une publication en date du 20 août 2025 virale sur les réseaux sociaux, le Père Edmond Dembélé, Directeur national de l'enseignement catholique, a déclaré ceci : "J’aimerais également rassurer les autorités et les parents du Mali, parents d'élèves…, que nos écoles ouvriront à la rentrée scolaire prochaine’’. Quelques jours après cette déclaration, le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Vicaire Épiscopal pour l'enseignement catholique de San, à travers un avis en date du 29 août 2025, annonce que les écoles relevant de son diocèse ouvriront pour l'année scolaire 2025-2026. L'Abbé Joseph Tanden Diarra précise que toutes les écoles seront ouvertes à l'exception de Somo et Togo premier cycle. Et l'Abbé de dévoiler les frais d'inscription qui varient entre 3500 F CFA et 7000 F CFA en fonction du cycle et de l'école. Quant aux frais annuels de scolarité, ils sont de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>30.000 F CFA à 100.000 F CFA selon le cycle et l'établissement scolaire. Il conclut que les inscriptions débutent le 1er septembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enseignants à couteaux tirés avec l'Église<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'il y a un acteur qui souffre des conséquences de l'arrêt de la subvention, c'est le personnel enseignant. Ils sont au nombre de 1613. Beaucoup d'entre eux ont reçu la notification de licenciement. Par rapport au cas des enseignants, le Directeur national de l'enseignement catholique, d'après toujours cette publication datée du 20 août 2025, s'est prononcé en ces termes : « Présentement, nous avons engagé un processus de renégociation des contrats avec les enseignants. Et ce processus, d'ailleurs, nous a poussés à licencier certains afin de repartir à zéro, cette fois-ci, sans tenir compte de la subvention. [...] » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un processus qui n'a pas empêché le Syndicat National des Travailleurs de l’Enseignement Catholique (SYNTEC) d'attaquer en justice la Direction de l’Enseignement Privé Catholique (EPC) après l'échec d'une tentative de conciliation. Ainsi, le procès s'est tenu le 27 août 2025 au tribunal de travail de Bamako qui a mis l'affaire en délibéré au 29 septembre 2025. Le SYNTEC demande le paiement d'indemnités et un redéploiement exceptionnel des personnels licenciés dans la fonction publique. « Nous réclamons nos droits : l’indemnité du congé non-joui, l’indemnité de préavis du licenciement, l’indemnité de licenciement pour motif économique, l’indemnité spéciale pour licenciement pour motif économique, les arriérés des allocations familiales, les droits AMO non perçus depuis plus de 5 ans… », a indiqué le Secrétaire général du SYNTEC, Kalifa Raymond Kamaté. Et d'ajouter : « Il y a beaucoup d’entre nous qui sommes licenciés sans avoir perçu de salaires depuis deux ou trois mois. Ce n’est pas facile d’être licencié dans ces conditions »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons qu'avec la fermeture des écoles de l'enseignement catholique privé, plus de 40 000 élèves risquent de ne plus poursuivre leur cursus scolaire et plus de 1 000 chefs de famille rejoindront le lot de chômeurs malgré leur pertinente expérience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cyrille Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Membres du gouvernement : Désormais 30 ministres rek !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/membres-du-gouvernement-desormais-30-ministres-rek-3108077.html</link>
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<description><![CDATA[ La gestion des dépenses publiques pour un pays, comme le Mali, confronté à une crise multidimensionnelle, se doit d&#039;être rigoureuse. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 07:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise en charge des différentes institutions comme celle des membres du gouvernement, pèse lourdement dans le budget de l'État. En fixant un nombre à ne pas dépasser, les autorités réduisent, fondamentalement, les dépenses publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De mémoire de maliens, le nombre des membres du gouvernement a été toujours du bon vouloir du Chef de l'État. C'est pourquoi, on assiste souvent à une équipe gouvernementale pléthorique. Cette pratique s'est amplifiée, pendant ces trente dernières années au cours desquelles le prince du jour faisait "recaser " des proches parents, des amis d'enfance, des camarades d'école, des hommes politiques gênants ou alliés, etc. On a même assisté à la création inédite de portefeuilles ministériels. C'était sous le magistère du président Alpha Oumar Konaré. Il s'agit du ministère des zones arides et semi-arides dirigé par feu Tieblé Dramé. Cette page du " bon vouloir du prince" quant au nombre des membres du gouvernement est désormais tournée avec l'adoption d'une loi fixant un seuil à ne pas dépasser. C'est une loi organique adoptée par le Conseil National de Transition (CNT) et transmise à la Cour Constitutionnelle par le Président de la transition aux fins de contrôle de conformité. Et dans un arrêt rendu public le 25 août 2025, la Cour constitutionnelle a validé ladite loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les arguments de la Cour <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la lettre confidentielle n°0008/PT du 13 août 2025, le Chef de l'Etat avait transmis la loi n°2024 38/CNT-RM du 5 décembre 2024 à la Cour constitutionnelle, pour contrôle de conformité à la Constitution. Cette loi organique fixe le nombre des membres du Gouvernement à trente (30) au maximum. Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle a indiqué que la saisine par le Président de la transition a été faite, conformément, aux textes en vigueur. A ce titre, elle cite l’article 147 de la Constitution qui dispose : « La Cour constitutionnelle connaît obligatoirement de la constitutionnalité des lois organiques avant leur promulgation lesquelles lui sont soumises par le Président de la République ». Elle évoque également l'alinéa 2 de l'article 75 de la Constitution qui dispose : « Une loi organique fixe le nombre des membres du Gouvernement ». La Cour a rappelé que la loi n°2024-38/CNT-RM du 5 décembre 2024 a été votée à la majorité absolue des membres présents du CNT, dans les délais et formes prescrits par la Constitution. Au regard de tous ces constats que les neufs sages ont jugé la loi conforme à la constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Trente (30) membres au maximum</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est au cours d'une séance plénière du 5 décembre 2024 que le Conseil national de Transition (CNT) a examiné et adopté le projet de loi organique fixant le nombre des membres du Gouvernement à trente au maximum. Ainsi, la loi a été votée par 129 voix pour, 00 contre et 00 abstention. Et, elle est devenue la loi n°2024-38/CNT-RM du 5 décembre 2024. L'article unique de cette loi dispose : « Le nombre des membres du Gouvernement est fixé à trente au maximum». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler le gouvernement actuel dirigé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga est de vingt-huit (28).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Chef va-t-il l'élargir à 30 après la promulgation de la loi? Nul ne sait pour le moment, car il n'est pas obligé d'atteindre le nombre de trente. Mais il lui est interdit de dépasser ce nombre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cyrille Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Durée de la transition : Quand Choguel Maïga feint d&amp;apos;oublier ce qu&amp;apos;il avait soutenu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/duree-de-la-transition-quand-choguel-maiga-feint-doublier-ce-quil-avait-soutenu-3107608.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis son limogeage de la primature, le Dr Choguel Kokalla Maïga ne cesse de crier sa ‘’tigritude’’ à travers des sorties médiatiques. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 11:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'une de ces sorties musclées, datant du 12 juillet 2025, évoque la prolongation de la transition actée par la révision de la charte de la transition sur une recommandation issue des consultations des forces vives de la nation et de la diaspora tenues en fin avril 2025. Cette recommandation portait sur la prolongation de la transition jusqu'à la pacification du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette prolongation n'a pas été du tout du goût de l'ancien Premier ministre. Il estime, dans sa publication que le Mali est pris en otage par une prolongation indéfinie de la transition jusqu'à une pacification. Son attitude n'étonne plus les maliens qui l'ont vu à l'œuvre quand il était aux commandes à côté de Général d'armée Assimi Goïta. Ils savent que s'il était toujours à son poste, il sera le tout premier à défendre avec bec et ongles cette décision issue d'une recommandation populaire. Ce comportement de l'ancien Premier ministre relève du narcissisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Alime French : « Les narcissiques sont des individus qui ne cherchent pas de solutions. Ils cherchent à éviter la honte en jouant avec la réalité pour éviter d'assumer leurs responsabilités et sauvegarder leur image. C'est tout. Ça s'arrête là. Ce n'est jamais une question de vérité. C'est une question d'égo ». En plus, ce comportement de l'ancien président de l'ex M5-RFP<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cadre parfaitement avec la définition de l'homme politique malien tel que décrit par Général de division à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la retraite, Yamoussa Camara, ancien ministre malien de la défense, dans son livre "Présumé coupable, ma part de vérité". Selon lui : « L'homme politique malien dévoile sa vraie nature à l'exercice du pouvoir. Vaniteux et tyrannique, il est singulièrement cruel. En dehors des siens, qu'il aime jusqu'à leurs défauts, nul ne trouve grâce à ses yeux. Aveuglé par son désir de puissance et enchaîné dans ses appétits, ses besoins et ses passions, il oublie les principes moraux et la certitude de la mort. Il reste suprêmement indifférent à l'arbitraire et à l'injustice pour tout ce qui ne le touche pas ». Autrement dit, quand il n'est plus au pouvoir, il change de comportement pour dire sans lui, rien ne marche. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ce que disait Choguel par rapport au délai de la transition</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ancien porte-parole de feu président Ibrahima Boubacar Keïta a profité d'une rencontre, tenue le vendredi 05 avril 2024 à la primature, avec le comité de pilotage du dialogue inter-malien venu recueillir les suggestions du gouvernement, pour s'adonner à une gymnastique juridique dans le seul essaim de prouver que la transition ne prend pas fin le 26 mars 2024 comme indiqué dans le décret qu'il a cosigné avec le Président de la transition. Au cours de cette rencontre, l'ancien Premier ministre a indiqué que la transition se termine par la prise de fonction du nouveau Président de la République, mais n'a pas évoqué de date pour la tenue du scrutin présidentiel. Il dit se fonder sur l'article 190 de la constitution de 2023 qui dispose : "Jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions". Selon lui, l’article 27 de la Charte révisée est également on ne peut plus clair sur la question : « La durée de la Transition est fixée conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) ». Par rapport au décret qui a fixé la durée de la transition à deux ans, ‘’le soldat de 2ème classe’’ N° matricule 24831 a tenu les propos suivants : « Le décret dont on parle, est celui qui a été signé dans le cadre des discussions avec la CEDEAO. Mais nous sommes sortis de cette organisation depuis quelque temps. Tout ce qui était convenu avec la CEDEAO est nul et non avenu au Mali. Nous avons mis une croix sur cette organisation, y compris tout ce que nous avons négocié avec elle, parce qu’elle a voulu porter atteinte à l’intégrité physique et à la stabilité d’un des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ». Autrement dit, l’Accord convenu en 2022 entre le gouvernement de Transition et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) relatif à la durée de la Transition, est caduc et sans effet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cyrille Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diaspora malienne en conclave : Aller au&#45;delà des transferts monétaires effectués vers le pays d&amp;apos;origine</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/diaspora-malienne-en-conclave-aller-au-dela-des-transferts-monetaires-effectues-vers-le-pays-dorigine-3107604.html</link>
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<description><![CDATA[ Du 17 au 19 juillet 2025, s&#039;est tenue à Bamako la première édition du forum international de la diaspora malienne (FID 2025). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 11:11:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une occasion pour les maliens établis à l'extérieur de se retrouver pour discuter de leurs problèmes et des voies et moyens pour contribuer au développement du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils étaient venus de 77 pays de par le monde pour échanger sur le thème du forum qui est « Enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». A l'issue des échanges, des recommandations ont été formulées pour permettre aux maliens établis à l'extérieur de jouer leur partition dans le développement économique et social du pays. Déjà, ils jouent un rôle crucial dans l'entretien des familles restées au pays par l'envoi de transferts monétaires non négligeables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'après la représentation nationale de la BCEAO (Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest), les transferts monétaires par différents canaux au cours de l'année 2022 se chiffrent à 793 milliards de FCFA. C'était à l'occasion de la Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali organisée, le jeudi 21 décembre 2023. Placée sous le thème : « La vulgarisation des résultats de l'enquête sur les transferts de fonds des travailleurs migrants »,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la journée a permis à la représentation nationale de la BCEAO au Mali d’exposer son enquête sur les transferts de fonds des migrants maliens vers le Mali en 2022. Cette enquête a été menée par l'INSTAT (Institut National des Statistiques) auprès de 700 ménages de Bamako et environs, de Kayes et de Sikasso avant d'être étendue aux autres régions. Elle a permis d'estimer à 793 milliards de FCFA les fonds envoyés par la diaspora en 2022 par différents canaux. 68% de ces fonds proviennent des maliens établis en France<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et 11%<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ceux qui sont installés en Côte d'Ivoire ; 5,1% des fonds proviennent d'Espagne, 5% du Gabon, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fonds de la diaspora, première source de mobilisation de financements extérieurs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora malienne est très dynamique et contribue fortement à l'économie du pays à travers la prise en charge des besoins de leurs ménages, ainsi que par des investissements personnels et communautaires. D'après la représentation nationale de la BCEAO, les fonds envoyés par la diaspora malienne en 2022, par les canaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>formels et informels, constituent la première source de mobilisation de financements extérieurs devant l'aide publique au développement. L'enquête précise que 80% des envois sont effectués par les canaux formels que sont les banques, les services de télécommunication et les services internationaux de transferts. Le reste des envois s'effectue par la voie informelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 50% des fonds<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont utilisés dans la consommation des ménages <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort toujours de la même enquête que 67% des fonds sont utilisés dans la consommation courante des ménages bénéficiaires et 12% investis dans l'immobilier notamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour la construction de logements, qui est suivi de la santé, l'éduction, le social <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>etc. Les fonds envoyés constituent une source de revenus stable pour beaucoup de ménages ; notamment en milieu rural où ils servent à soutenir les initiatives agricoles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et à acquérir du complément alimentaire. En plus de la consommation courante des ménages, la diaspora contribue aux projets d'investissements ainsi que de construction d’infrastructures socio-économiques de base comme les centres de santé, les adductions d'eau, les lieux de prières, les écoles etc.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A travers ces réalisations, la diaspora contribue ainsi à l'amélioration des conditions de vie des concitoyens. Elle participe significativement à la réduction de la pauvreté, à l'équilibre de la balance de paiements et à l'augmentation du taux de bancarisation. Elle représente aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une source stable de devises pour les banques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de l'immensité des transferts de fonds et de l'usage qui en est fait, il est important que les maliens établis à l'extérieur investissent beaucoup plus dans des activités de développement et dans le transfert de compétences. En tout cas, le Président de la transition a donné toutes les garanties nécessaires pour cela.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mariam Konaré</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CEDEAO : Les pays de l’AES prêts à rapatrier leurs cadres internationaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-de-la-cedeao-les-pays-de-laes-prets-a-rapatrier-leurs-cadres-internationaux-3107601.html</link>
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<description><![CDATA[ Le compte à rebours est lancé. À quelques mois de leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), rendu effectif en fin janvier 2025, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) Burkina Faso, Mali et Niger prennent les devants. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:55:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En ligne de mire, le retour organisé d’environ 135 de leurs ressortissants employés au sein de l’institution régionale. Un rapatriement attendu d’ici à septembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette transition s’inscrit dans la nouvelle dynamique impulsée par la Confédération de l’AES, née en juillet 2024, qui entend redéfinir la coopération régionale sur des bases souverainistes, sécuritaires et économiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces pays sahéliens, ce retrait n’est pas un isolement, mais une réaffirmation de leur volonté de bâtir une intégration sur mesure, centrée sur leurs réalités et priorités. L’accueil des fonctionnaires de la CEDEAO, bientôt de retour au bercail, ne sera pas qu’administratif. Il incarne aussi la volonté des États de valoriser leurs compétences dans la construction de cette nouvelle architecture régionale. Entre redéploiement professionnel, réaffectation stratégique et mobilisation des ressources humaines, une nouvelle page s’écrit pour les élites sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FrançAfrique :   Exit les Accords de défense, amorce d&amp;apos;une nouvelle forme de coopération</title>
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<description><![CDATA[ En quittant sa base de Dakar au Sénégal, la France ne dispose quasiment plus de présence permanente en Afrique de l&#039;ouest et centrale (la base au Gabon est partagée). Cela signifie-t-il que l&#039;armée française disparaît du paysage africain ? ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, ce départ ne manque pas de susciter les intérêts de grandes puissances, comme la Russie et la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec ce départ,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la France entame une nouvelle phase de sa coopération en matière de défense et de sécurité avec les pays. Autrefois considérée comme le « gendarme de l’Afrique », la France doit désormais prendre en compte le respect de la souveraineté des États d’Afrique de l’ouest. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’en restera qu’une. Avec la restitution des deux dernières emprises militaires françaises au Sénégal, le jeudi 17 juillet dernier, l’ancienne puissance coloniale ne dispose plus que d’une seule base en Afrique, à Djibouti. La cérémonie de restitution s’est tenue à Dakar au camp de Geille avec la remise symbolique des clefs du camp au chef d’Etat-major des armées sénégalaises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui s'est passé au Sénégal ce 17 juillet 2025 n'est pas anodin : désormais, la France ne dispose plus d'aucune base militaire dans toute l'Afrique de l'Ouest et Centrale, le cœur de son ex empire colonial (la base à Libreville, au Gabon, est maintenant partagée). Elle est donc condamnée à repenser toute sa stratégie sur le continent, après une présence de plus de 60 ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pas une disparition totale d'Afrique</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a une dizaine d'années, alors que la France lançait ses opérations contre les groupes djihadistes en plein Sahel, les bases étaient nombreuses au Sénégal (400 hommes), en Côte d'Ivoire (950 hommes) , au Gabon (350 hommes), au Tchad (950 hommes), au Niger (1 000 hommes), au Mali (5 000 hommes), au Burkina Faso et à Djibouti (1 500 hommes). En 2020, au plus fort de l'engagement contre les groupes terroristes, on a compté plus de 10 000 soldats français postés en Afrique de l'ouest et centrale. Mais en moins de cinq ans, les bases françaises ont disparu du paysage. Et seule la structure de Djibouti et ses 1 500 hommes ont résisté au dégagisme ambiant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'armée française n'a pas pour autant renoncé à toute ambition militaire dans la région. D'abord, elle mise sur sa capacité de projection à partir de son unique base de Djibouti, toujours dotée de moyens d'artillerie, de composantes aérienne et navale. Un arsenal qui pourrait intervenir sur toute l'Afrique. Elle souhaite aussi maintenir des coopérations avec les pays qu'elle vient de quitter. Exemple : le porte hélicoptère Mistral était de passage à Abidjan en mars dernier pour assurer la sécurité du Golfe de Guinée. Elle compte aussi garder son influence en formant les armées africaines. « Moins de bases, plus d'écoles », c'est le nouveau slogan du ministre français de la Défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement, la restitution des différentes emprises françaises dans la région s’inscrit dans un revirement stratégique sur la coopération en matière de défense et de sécurité entre la France et les Etats d’Afrique de l’ouest. La réduction de la présence française en Afrique figurait déjà dans les recommandations formulées par l’envoyé personnel d’Emmanuel Macron en Afrique, Jean-Marie Bockel. Dans son rapport sur la reconfiguration du dispositif militaire français en Afrique, remis le 25 novembre 2024 au président de la République, la réduction de la présence militaire française était perçue comme un moyen de renouveler le partenariat de défense. « Les inconvénients liés à notre présence permanente devenaient insupportables », déclarait Thierry Burkhard assurant, dans le même temps, que « l’Afrique a encore besoin de France. Un discours partagé par le président sénégalais qui déclarait que le retrait français n’était pas un acte de « rupture » mais le début d’un « partenariat rénové ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce retrait permet de nouer des rapports plus sains avec des pays souverains, ça devrait également renforcer une nouvelle forme de coopération basée sur la formation », juge le général Trinquand qui assure que « la France conserve des liens très étroits avec les pays africains ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le respect de la souveraineté</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus en plus contesté au Sahel et en Afrique occidentale, le départ des troupes françaises était l’un des thèmes de campagne du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, élu en avril 2024. « Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain », avait déclaré le président sénégalais en novembre 2024. Surtout, dans un contexte politique instable, le retrait français apparaît comme un gage de non-ingérence dans les affaires internes des pays africains. En effet, après l’intervention française au Sahel et l’opération Barkhane, la présence de l’armée a été perçue comme une menace pour la souveraineté, notamment au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. La durée de l’opération Barkhane (2014-2022), son incapacité à endiguer durablement la menace djihadiste, les coups d’États et les rapprochements entre les militaires nouvellement en place et les groupes militaires russes présents dans la région ont accéléré le mouvement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’Afrique est un continent marqué par l’instabilité, il y a une vraie difficulté à conduire des opérations sur le long terme », expliquait le chef d’état-major français des armées, Thierry Burkhard vendredi 11 juillet à l’occasion de la présentation de la nouvelle revue nationale stratégique qui insistait également sur la « position particulière de la France en Afrique de l’ouest, directement attaquée sur le champ informationnel par ses compétiteurs ». « Au moment où on parle de souveraineté, et où c’est devenu un marqueur politique important dans la région, il semble normal de rendre ces bases », estime le général français Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire de la délégation française auprès des Nations unies. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une perte d’influence française en Afrique de l’ouest ?</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une note de la Fondation pour la recherche stratégique intitulée « Les menaces en Afrique subsaharienne à l’horizon 2040 », la chercheuse Djenabou Cissé dresse un constat moins optimiste. « [La France] n’est plus le principal acteur extérieur pourvoyeur de sécurité en Afrique de l’Ouest et centrale, et elle voit son influence dans la zone de plus en plus remise en question. Certaines autorités (militaires en particulier) et franges (pour l’heure minoritaires mais croissantes) des populations locales reprochent à la France son interventionnisme militaire et sa politique étrangère jugée néocoloniale. Ainsi sur le plan des partenariats militaires avec les pays africains, la France jadis en position de leader court un risque de déclassement majeur au cours des prochaines années », écrit Djenabou Cissé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce recul de l’influence française pourrait se révéler préjudiciable sur trois plans : la protection des intérêts économiques français dans la région, la protection des ressortissants français (117 500 en Afrique francophone) et la lutte contre le terrorisme. « Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de base permanente que l’on ne peut pas intervenir, mais concernant les besoins d’évacuations des ressortissants français sur place cela nécessiterait une plus grande organisation car l’opération se déploierait de plus loin », concède le général Trinquand qui ajoute que « pour la lutte contre le terrorisme, cela dépendra largement de la demande des Etats ». Pour rappel, au moment du lancement de l’opération Serval en 2013, la France ne disposait d’aucune base militaire au Mali. « Si le besoin de pré-positionnement des forces occidentales pourrait s’accentuer d’ici 2040 pour contrer la montée des actions hybrides, cette présence sera sans doute de plus en plus critiquée localement voire impossible. En cas d’intervention souhaitée dans la région d’ici 2040, la France pourrait se heurter à des dénis d’accès », note Djenabou Cissé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Russie et Chine toujours plus influentes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les armées africaines doivent toujours faire face à la montée en puissance des groupes djihadistes dans la région. Sont-elles capables d'y faire face seules ? La réponse est probablement non, en tout cas pas pour l'instant. Si la présence des soldats française dérangeait, celle de militaires russes est déjà avérée au Mali, en Centrafrique, en RDC, au Soudan, Libye, Guinée mais aussi dans plusieurs pays plus au sud comme le Mozambique ou Madagascar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Africa Corps, sous l'égide du ministère de la Défense russe, réunit les fantassins et sociétés privées sur place, avec notamment les anciens membres du groupe Wagner. Mais ce n'est pas tout. Près des deux tiers du continent africain sont désormais liés par des accords bilatéraux à la Russie pour leur défense. Cela va du simple conseil militaire à la commande d'armements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La toile est bien tissée désormais. Mais dans l'ombre, une autre puissance est aussi à l'œuvre : c'est la Chine, un partenaire économique important qui devient de plus en plus un partenaire sécuritaire. Elle a maintenant elle aussi sa base à Djibouti. Et elle tente à son tour de séduire l'Afrique de L'Ouest, que la France doit quitter. Stratégie : convaincre les militaires au pouvoir de leur confier l'exploitation de ressources naturelles, installer des entreprises. Puis pour protéger ses intérêts économiques, des sociétés privées chinoises de sécurité entrent discrètement en scène.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon les renseignements américains, la Chine veut désormais sa base navale vers l'Atlantique, notamment le Golfe de Guinée. Elle lui permettrait d’assurer la sécurité de ses intérêts commerciaux dans la région mais aussi d'installer des navires de guerre face aux Etats-Unis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">  </span>Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Liste des parrains du terrorisme :  L&amp;apos;Algérie y figure désormais, grâce aux griefs répétitifs du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/liste-des-parrains-du-terrorisme-lalgerie-y-figure-desormais-grace-aux-griefs-repetitifs-du-mali-3107598.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali vit depuis plus de dix ans une crise multidimensionnelle causée par une insécurité  récurrente menée par des groupes armés indépendantistes et djihadistes. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:40:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mettre fin à cette situation, il a signé, en juin 2015, sous le parrainage de l'Algérie, un accord de paix avec les groupes indépendantistes touarègues. Après quelques années de mise en œuvre, les nouvelles autorités, mises en place en 2021, ont conclu que cet accord n'a rien servi et elles ont décidé de s'y retirer en 2024. Une décision qui a irrité l'Algérie. Dès lors, les relations entre les deux voisins sont devenues très tendues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les tensions entre le Mali et l'Algérie ont atteint leur paroxysme avec l'abattage d'un drone de l'armée malienne par l'Algérie. C'était dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawaten, cercle d’Abeibara, région de Kidal. Ce drone malien était en train de filer une réunion de groupes indépendantistes et terroristes. Quand, il s'apprêtait à les neutraliser, l’armée algérienne a anticipé en l'abattant. En réaction à cette attaque à visage découvert, le Mali avait pris un certain nombre de décisions qui sont le dépôt d'une plainte auprès des nations unies pour agression. Cette agression a donné l'occasion au Mali de rendre publique les actes de soutien de l'Algérie au terrorisme : hébergement des chefs terroristes, fourniture de logistiques, désinformations, etc. Toutes ces accusations formulées par le Mali à l'encontre de l’Algérie se sont avérées vraies. Certainement, c'est ce qui a amené l'union européenne à classer l'Algérie sur la liste des pays soutenant le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'Algérie, désormais sur la liste grise du GAFI</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Parlement européen a validé, le mercredi 9 juillet, l’ajout de l’Algérie à sa liste des pays tiers considérés comme « à haut risque » en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le vote du Parlement européen entérine l’évaluation du Groupe d’action financière (GAFI), qui relève de sérieuses failles dans le dispositif algérien de lutte contre le financement du terrorisme. Désormais, toutes les relations financières entre les institutions européennes et les acteurs algériens devront faire l’objet d’un contrôle renforcé. La décision de l’institution européenne vient conforter une position que le Mali défend depuis plusieurs mois : le rôle déstabilisateur de l'Algérie au Sahel, malgré ses discours pacificateurs. Cette inscription de l'Algérie intervient, à moins d'un mois, du retrait du Mali de cette liste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le Mali retiré de la liste grise du GAFI</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne nouvelle est officiellement tombée, le jeudi 13 juin 2025, à un moment où l'économie malienne est en train de se relever avec le retour progressif des partenaires techniques et financiers. C'était à l'issue de la plénière du groupe d'action financière internationale (GAFI) tenue à Strasbourg, en France. Cette assemblée a décidé de retirer le Mali de la liste grise des pays. En enlevant le Mali de cette liste, ce sont les efforts des autorités dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme qui ont été récompensés. Une décision qui rétablit la confiance des investisseurs, car elle ouvre de belles perspectives économiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'ingratitude de l'Algérie envers le Mali</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler qu'en servant de base arrière pour les terroristes qui attaquent le Mali, l'Algérie a été ingrate à l'égard du Mali. En effet, le Mali, sous la direction du premier président de la République, feu Modibo Keita, a marqué l’histoire de la libération des peuples africains, notamment par son soutien indéfectible aux mouvements de lutte contre le colonialisme. Et l'Algérie a largement bénéficié de ce soutien multiforme. Feu le président Modibo Keita, loin de se laisser intimider, a ouvert son pays aux combattants du FLN (Front de libération nationale de l’Algérie), leur offrant des bases-arrières stratégiques à Tombouctou, Gao et Kidal, où des unités du FLN ont été stationnées. Beaucoup de maliens se rappellent la maison habitée à Gao par feu Abdel Aziz Bouteflika qui était à l'époque un combattant. Il a été, par la suite, ministre des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Affaires étrangères, puis président de l'Algérie. Le Mali est allé loin dans son soutien financier aux combattants du FLN en imprimant et vendant au peuple malien un timbre fiscal portant la mention « campagne nationale de solidarité du peuple malien au peuple algérien » et des images parmi lesquelles un combattant algérien habillé en tenue militaire et portant un fusil. Une partie des fonds générés était versée au FLN. Il s'agit de la somme de 5 F qui avait été ajoutée au prix normal du timbre qui est de 25 F. Par ailleurs, en 1960, lors de la crise qui a éclaté au sein de la Communauté Africaine, le Mali est resté fidèle à la cause algérienne, tandis que d’autres États, comme la Côte d’Ivoire, optaient pour des compromis. La solidarité du Mali envers l’Algérie ne s’est pas limitée à la guerre contre le colonialisme. Feu président Modibo Keita a aussi joué un rôle important dans la diplomatie régionale en aidant à résoudre la crise entre le Maroc et l’Algérie dans le conflit dénommé " la guerre des Sables de 1963", contribuant ainsi à apaiser les tensions entre ces deux pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Repositionnement au Sahel : Trump fait les yeux doux à Assimi</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/repositionnement-au-sahel-trump-fait-les-yeux-doux-a-assimi-3107597.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali en passe de devenir le chouchou des deux plus grandes puissances du monde. C&#039;est ce qui semble se produire, si l&#039;on remarque l&#039;évolution des évènements géopolitiques qui se sont déroulés récemment. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces événements sont entre autres : la visite du président Assimi en Russie ; suivie de deux semaines à peine de celle d'un conseiller de Donald Trump à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, quelques jours après la célébration de leur fête nationale, le 04 juillet 2025, les États Unis d'Amérique ont dépêché un haut responsable de la Maison blanche au Mali pour venir prendre langue avec les autorités nationales. Il s'agit de Rudy Attalah, Directeur adjoint principal recteur de la lutte contre le terrorisme au Conseil de Sécurité nationale de la présidence américaine. Ainsi, le mercredi 9 juillet 2025, il s'est entretenu avec le Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de son collègue de la sécurité et de la protection civile, Daoud Aly Mohammedine. C'était en présence de l'ambassadrice des États unis au Mali, Rachna Sachdeva Korhonen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>De quoi ont-ils discuté ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est au cours d'un point de presse à l'issue de la rencontre avec la partie malienne que l'envoyé spécial du président américain a dévoilé le contenu des discussions. L'ancien officier américain a indiqué que son pays dispose d'une expertise avérée dans la lutte contre le terrorisme qu'il souhaite mettre à la disposition du Mali. Il a poursuivi en affirmant que son pays veut accompagner le Mali face à la menace terroriste croissante et consolider la coopération bilatérale et régionale, notamment avec la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES). L'expert américain en lutte contre le terrorisme a souligné aussi que la stratégie antiterroriste de son pays vise à développer des réponses efficaces dans le respect de la souveraineté malienne. De son côté, la partie malienne, à travers une publication du bureau de presse et d'information du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, a informé l'émissaire de Trump de ce que le pays souhaite à ce jour. Il s'agit de la reprise en main de la défense et de la sécurité du Mali par les Autorités de la transition ; du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ; de la prise en compte de la dimension<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Confédération AES<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la lutte contre le terrorisme ; de la nécessité d’engager une lutte sincère et globale contre le terrorisme.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La partie malienne n'a pas manqué d'évoquer le soutien apporté par certains pays aux terroristes opérant dans le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Retour autorisé au Sahel, après un échec ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon beaucoup d'observateurs, cette proposition d'appui des Etats Unis d'Amérique cache en réalité une envie de se repositionner au Sahel à travers le Mali. Et que c'est certainement la dernière visite du Président Goïta en Russie qui a subitement réveillé le pays de l'oncle Sam. Les relations entre le Mali et la Russie sont au beau fixe et ne cessent de s'améliorer. Le Mali et ses alliés de la Confédération des États du Sahel se sont résolument tournés vers le pays de Poutine. Ce qui a réduit considérablement la présence des américains dans le Sahel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs, le pays de Roosevelt avait tenté d'infiltrer le conflit malien pour être présent dans le Sahel. Au cours des combats entre l'armée malienne et les groupes armés indépendantistes pour la reconquête de Kidal, en novembre 2023, des preuves de la présence de mercenaires américains auraient été trouvées sur le théâtre des opérations. D'après plusieurs médias africains, il s'agit de mercenaires américains agissant sous le contrôle de la CIA (services secrets américains). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l’armée malienne a mis la main sur des équipements militaires et du matériel de communication appartenant à la «firme» Unity Resources Group, après la prise d’une base militaire à Anefis, une commune du cercle de Kidal. Il s’agit bel et bien d’objets ayant trait à une appartenance à une milice militaire. Les FAMA parlent notamment d’un badge d’un officier en chef, le dénommé Stephen Russell et un cahier d’officier regorgeant de données sensibles. Ce butin est un témoignage concret de la multitude d’ingérences dans les affaires intérieures maliennes. Unity Resources Group dont le siège est à Los Angeles,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se définit comme une «société privée américaine de conseil en matière militaire et de sécurité». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créée en 2000, les agents de cette société ont pris part aux combats en Irak à partir de 2003 aux côtés de leurs collègues américains de la sinistre Blackwater et sont éparpillés dans nombreux conflits en Amérique Latine, Europe et Afrique. Ils aiguillent et entrainent des combattants au sein de l’armée ukrainienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet incident au nord du Mali démontre que ce sont les Etats-Unis qui sont en train d’implanter des groupes de mercenaires au Sahel non pas pour protéger ses intérêts, mais plutôt pour maintenir un seuil minimal de violence qui puisse justifier leur présence dans cette partie de l’Afrique et agiter le spectre de la lutte contre le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix d’Anefis pour implanter ces mercenaires américains n’est pas fortuit. En effet, cette localité a été de tout temps un carrefour commercial, un lieu où diverses cultures se rencontraient et échangeaient biens et idées. Plaque tournante à cheval entre les mondes berbères et peuls, entre les cultures arabo-berbères et africaines, Anefis est devenu par la force des choses un lieu de convergence stratégique, où non seulement les marchandises, mais aussi les idées, les cultures et les influences étrangères se croisent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi Anefis est une fenêtre sur la complexité du paysage géopolitique malien. Sa signification dépasse largement sa taille ou sa population, et elle est devenue un reflet des luttes politiques et militaires qui façonnent le Mali d’aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les milices américaines aux aguets<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais que peut signifier la découverte d’objets appartenant aux mercenaires américains de Unity Resources Group ? Ces artifices, qui comprennent des badges d’identification, des communications cryptées, ne laissent guère de place au doute quant à la présence de forces étrangères opérant sur le sol malien. Cependant, comment une entité étrangère, même une entreprise privée, a-t-elle pu opérer si ouvertement sans détection ou intervention ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On est loin du cas de figure des groupes russes, invités par les autorités politiques de Bamako afin de leur fournir aide et assistance pour combattre les groupes terroristes. Il s’agit ici de groupes, présents sur le territoire malien, sans l’assentiment du gouvernement malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre cas, la présence de Unity Resources Group peut indiquer que certains acteurs extérieurs, ici les Américains, choisissent de protéger leurs intérêts par le biais d’intermédiaires privés plutôt que par des interventions directes, ce qui peut compliquer la dynamique géopolitique. L’intérêt porté par des puissances étrangères au Mali n’est pas nouveau. Que ce soit pour des raisons économiques, telles que l’accès à des ressources naturelles, ou pour des raisons stratégiques, comme la lutte contre le terrorisme, de nombreuses nations ont des enjeux au Mali, A commencer par l’ancienne puissance coloniale, la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, pour ne citer que ce quatuor.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’ailleurs, la montée en puissance des sociétés militaires privées qui opèrent souvent dans l’ombre, offrent à leurs employeurs une discrétion que les forces armées régulières ne peuvent pas toujours garantir. Cela peut permettre à des pays ou à des entreprises de poursuivre des agendas cachés sans être directement impliqués ou tenus pour responsables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est actuellement le cas au Mali et dans toute la région du Sahel devenue une proie facile à tous les acteurs étatiques ou non-étatiques qui entendent piller leurs ressources et préserver leurs intérêts, quitte à le faire sans l’assentiment et l’accord des gouvernements légitimes de ces pays et encore moins avec la bénédiction des peuples, plus que jamais, avides de liberté et surtout de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est-ce c'est parce que toutes ces stratégies d’infiltration ont échoué que les Américains veulent revenir au Mali, cette fois-ci, par une voie officielle et autorisée ? Seul le temps nous dira la suite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mini&#45;sommet États&#45;Unis&#45;Afrique à Washington: Entre diplomatie d’influence, défis partagés et espoirs africains</title>
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<description><![CDATA[ Du 9 au 11 juillet 2025, la capitale fédérale américaine accueille un mini-sommet réunissant le président Donald Trump et les chefs d’État du Sénégal, de la Mauritanie, du Liberia, de la Guinée-Bissau et du Gabon. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 14:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une rencontre inédite, mais aux répercussions géopolitiques considérables pour le continent africain. Décryptage</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sommet de Washington vise à aborder des questions clés telles que la diplomatie commerciale, la sécurité régionale, la lutte contre le trafic de drogue et les dynamiques migratoires. En toile de fond, une bataille d’influence entre grandes puissances et une Afrique convoitée, divisée, mais résolument stratégique. Toutefois, la vigilance panafricaine doit être la colonne vertébrale des discussions des 5 Chefs d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contexte géopolitique et stratégique du Sommet <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde multipolaire en recomposition, l’Afrique redevient un champ de compétition entre puissances. Les États-Unis, sous Donald Trump revenu au pouvoir, cherchent à regagner leur influence face à la Chine, à la Russie, et plus récemment à la Turquie et aux Émirats arabes unis, de plus en plus présents sur le continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sommet intervient à un moment où plusieurs pays africains réclament une nouvelle forme de coopération basée sur le respect mutuel, la souveraineté, et le partenariat équitable. Pour Washington, il est vital de reconquérir la confiance de partenaires stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi le choix de ces Cinq pays africains ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix des six pays n’est pas anodin. Il révèle une stratégie américaine bien définie :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal : un allié historique, stable, avec une transition démocratique récente (Diomaye Faye/Ousmane Sonko) qui intrigue et fascine. Mais aussi un pays pétrolier et gazier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mauritanie : carrefour sahélo-maghrébin, acteur dans la lutte antiterroriste. Nouvellement cité .comme pays pétrolier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Guinée-Bissau : plaque tournante du trafic de drogue, objet d’attention sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Liberia, ancien protégé américain, théâtre d’investissements miniers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gabon : puissance pétrolière stratégique, en transition post-coup d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pays constituent une mosaïque représentative des enjeux de l’Afrique de l’Ouest et centrale : stabilité politique, richesses naturelles, vulnérabilités sécuritaires, et position géographique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une diplomatie commerciale sous tension<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diplomatie commerciale sera au cœur des discussions. Les États-Unis veulent sécuriser leurs intérêts économiques, contrer la montée des BRICS, et relancer les accords commerciaux bilatéraux. Les pays africains, quant à eux, réclament un accès juste aux marchés, des transferts de technologies, et des partenariats gagnant-gagnant, loin de l’esprit de domination et du paternalisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des voix africaines plaident pour que l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui expire en 2025, soit remplacé par un cadre plus équitable et respectueux de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lutte contre le trafic de drogue, un prétexte ou un enjeu réel ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Guinée-Bissau, la Sierra Leone et le Liberia sont souvent cités comme hubs du trafic de drogue entre l’Amérique latine, l’Europe et l’Afrique. Pour les États-Unis, il s’agit de sécuriser leur flanc transatlantique. Mais pour les pays africains, la véritable lutte passe par le développement, l’emploi des jeunes, le renforcement des systèmes judiciaires et la coopération régionale. L’Afrique refuse d’être réduite à une simple « zone grise » criminelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’émigration: Un défi commun, une solution coopérative <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’émigration clandestine vers l’Europe et parfois vers les États-Unis est au centre des préoccupations. Les pays africains rappellent que cette émigration est la conséquence directe de la pauvreté, des conflits, et du désespoir. Des politiques inclusives sont attendues. L’Afrique demande des partenariats pour le développement local, la création d’emplois, et la circulation légale des talents. La jeunesse africaine ne veut pas être bloquée et harcelée comme c’est le cas actuellement aux États-Unis où certains ressortissants du continent sont meme indesirables ; elle veut des opportunités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Questions de sécurité : L’ombre du Sahel et du Golf de Guinée <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la dégradation sécuritaire au Sahel, l’instabilité en Guinée-Bissau, la menace djihadiste dans le Golfe de Guinée, la sécurité reste un enjeu de premier plan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays africains exigent une coopération équilibrée, la fin du soutien aux régimes illégitimes, et des investissements dans la formation et l’équipement de leurs forces. L’interventionnisme militaire étranger ne suffit plus : la paix se construit par la justice, la cohésion sociale, et le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attentes des populations africaines: Une coopération rééquilibrée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les peuples du Sénégal, du Gabon, du Liberia, de la Mauritanie, de la Guinée-Bissau et de la Sierra Leone attendent des résultats concrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils réclament :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">des investissements dans la santé et l’éducation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">des opportunités d’échanges culturels et universitaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">une politique américaine qui respecte la souveraineté des États africains,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une reconnaissance des efforts des jeunes démocraties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils rejettent toute instrumentalisation, tout néocolonialisme déguisé, toute division entre États frères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Éviter le piège de la division africaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique a payé cher ses divisions. Ce sommet ne doit pas servir de levier pour opposer certains pays aux autres, isoler des régimes ou imposer des modèles extérieurs. Les six pays doivent se coordonner, parler d’une même voix, partager les acquis et rejeter les agendas cachés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une Afrique unie et consciente est la seule voie vers une coopération respectueuse et mutuellement bénéfique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une nouvelle forme de relation USA- Afrique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mini-sommet peut ouvrir la voie à une nouvelle ère si :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis abandonnent la posture d’instructeur ou de donneur de leçons ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États africains assument leur souveraineté et leurs priorités stratégiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une feuille de route claire, avec des engagements mesurables, doit etre adoptée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, ce ne sera qu’un sommet de plus, une vitrine diplomatique sans lendemain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Washington accueille un moment crucial pour les relations entre l’Afrique et les États-Unis. Les dirigeants invités doivent porter haut la voix de leurs peuples, défendre une Afrique debout, exigeante, et tournée vers l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mini-sommet ne doit pas être une opération de charme américaine, mais un tournant vers une diplomatie fondée sur l’égalité, la dignité et la réciprocité. L’Afrique attend dpes pactes, pas des pslogans creux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Ismael AÏDARA et Mohamed Al Amine Thioune (Confidentiel Afrique)<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la déperdition scolaire :  La 6e édition de Shou Bo Vacances lancée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/lutte-contre-la-deperdition-scolaire-la-6e-edition-de-shou-bo-vacances-lancee-3107059.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une école de vie pour 300 enfants avec discipline, citoyenneté et culture au rendez-vous, le coup d’envoi de la 6e édition du programme « Shou Bo Vacances » a été donné le samedi 5 juillet 2025 à la Maison de la presse de Bamako, sous le parrainage de l’ancien ministre Oumar Ibrahim Touré, président d’honneur de la Fédération malienne de Shou Bo (FMSB). <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Portée par la FMSB, en partenariat avec l’Institut français du Mali, l’Association des riverains de l’Institut (ARIF) et la Classe Confucius du lycée Askia Mohamed, cette initiative ambitieuse s’attaque à un fléau majeur : la déperdition scolaire en période de vacances. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée cette année sous le thème « Shou Bo Vacances autour de la citoyenneté », l’édition 2025 s’annonce riche et engageante. Pendant trois mois, 300 enfants âgés de moins de 16 ans bénéficieront d’activités sportives, culturelles et éducatives destinées à renforcer leur résilience, leur civisme et leur goût de l’apprentissage. Bamako et Koulikoro accueilleront les différentes sessions dans plusieurs salles et dojos aménagés. « Le Shou Bo, au-delà d’un simple art martial, est une véritable école de vie. Il enseigne la maîtrise de soi, la rigueur, le respect, et développe chez les enfants la capacité à affronter les défis de la vie avec dignité », a déclaré Oumar Ibrahim Touré dans son discours d’ouverture. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre enseignement du Shou Bo, immersion linguistique à travers contes et sketches en bambara et français, initiation au secourisme, éducation routière, reboisement, et compétitions sportives, le programme s’articule autour de valeurs fondamentales pour la jeunesse malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Maître Dramane Sangaré, président de la FMSB, cette activité est bien plus qu’une simple occupation de vacances. Le Shou Bo permet de compléter l’éducation scolaire en développant les qualités physiques, intellectuelles et morales de nos enfants. Il constitue un outil d’intégration sociale et de construction citoyenne. », a-t-il déclaré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fondateur du journal « Le Guido », Bassidiki Touré, sponsor officiel de cette édition, a salué l’initiative. « C’est un devoir citoyen de soutenir cette belle action en faveur de l’enfance. J’invite tous les partenaires, notamment les opérateurs téléphoniques, à rejoindre ce combat éducatif», explique-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même son de cloche du côté des autres partenaires. Faïra Sissoko, représentant de la Classe Confucius, a rappelé l’importance du lien entre sport, langue et culture, tandis que Mohamed Kéita, président de la commission d’organisation, a détaillé les objectifs du programme, axés sur l’éveil intellectuel, la discipline et l’engagement communautaire. À travers « Shou Bo Vacances », la Fédération malienne de Shou Bo trace une voie audacieuse vers une jeunesse épanouie, instruite et responsable avec comme objectifs, occuper sainement les enfants pendant les vacances, c’est semer aujourd’hui les graines d’un Mali plus fort demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignement supérieur :  Le SNESUP en grève de 144 heures face à l&amp;apos;indifférence du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-superieur-le-snesup-en-greve-de-144-heures-face-a-lindifference-du-gouvernement-3107057.html</link>
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<description><![CDATA[ Le bras de fer s’intensifie entre le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNESUP) et les autorités maliennes. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:13:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une atmosphère déjà tendue, le syndicat a confirmé ce dimanche 6 juillet le maintien de sa grève de 144 heures, prévue du lundi 7 au vendredi 11 juillet 2025. Objectif, protester contre le silence, dit-on « méprisant » des autorités face à des revendications jugées légitimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers une déclaration ferme, le Secrétaire général du SNESUP, Dr Alou Diarra, a dénoncé ce qu’il qualifie d’indifférence persistante et provocatrice du gouvernement. Dans le viseur du syndicat, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est accusé de sabotage du dialogue social. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Une erreur de nom dans une lettre officielle du ministère, datée du 26 juin, adressée aux directeurs d’établissements, où le nom du signataire du préavis de grève est curieusement transformé de "Alou" en "Aliou" Diarra. Un détail, en apparence, mais perçu comme une manœuvre de discrédit visant à individualiser une lutte syndicale collective. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Comité Exécutif National du SNESUP ne mâche pas ses mots. Dans une lettre de protestation musclée, il dénonce le ton « menaçant et irrespectueux » du ministère, accusé de vouloir imposer le silence par l’intimidation, notamment à travers l’annonce de retenues sur salaire. «Le ministre n’est ni notre employeur, ni le gestionnaire des salaires. Il agit dans l’illégalité », tonne le syndicat, qui rappelle que le droit de grève est garanti par la Constitution et ne peut être muselé par des sanctions arbitraires. Plus grave encore, le SNESUP pointe du doigt la rupture du dialogue social, notamment sur des dossiers cruciaux comme la prime de recherche, pourtant prévue par décret présidentiel mais toujours non appliquée. Le SNESUP, loin de reculer, appelle ses militants à la vigilance et à une mobilisation totale. Le syndicat dit se réserver le droit d’exploiter tous les recours légaux pour défendre la dignité des enseignants-chercheurs, et exige un traitement équitable avec leurs collègues de la sous-région, notamment ceux du Burkina Faso et du Niger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le secteur de l’enseignement supérieur souffre déjà de retards pédagogiques, d’infrastructures vétustes et de moyens dérisoires, ce nouveau bras de fer syndical vient assombrir l’avenir des milliers d’étudiants. Le SNESUP ne veut plus de simples promesses. Il exige des actes concrets, et vite. Le gouvernement osera-t-il enfin sortir du mutisme et tendre une main crédible au dialogue ? Choisira-t-il l’épreuve de force au risque d’aggraver une crise déjà explosive ? Une chose est sûre, la rentrée universitaire 2025-2026 s’annonce sous haute tension.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie :  Programme d’Appui à l’Autonomisation des Femmes dans la Chaîne de Valeur Karité plombé par une mauvaise gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/economie-programme-dappui-a-lautonomisation-des-femmes-dans-la-chaine-de-valeur-karite-plombe-par-une-mauvaise-gestion-3107056.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:11:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vérification financière du Bureau du Vérificateur couvrant les exercices 2022 à janvier 2025 vient de jeter une lumière crue sur l’envers du décor. Et il n’y a pas de quoi être fier. Le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, censé piloter ce programme, a préféré jouer aux abonnés absents. Aucune anticipation pour le renouvellement du programme. Le Comité de Pilotage ? Il ne pilote rien. Réunions irrégulières, suivi inexistant. Pendant ce temps, l’argent continue de circuler, les contrats s’enchaînent… sans cadre formel ni rigueur. Il ressort que les contrats de prestations intellectuelles sont conclus à la va-vite, sans respecter les règles établies. Pire encore, le PAEFFK ne juge même pas utile de faire ses déclarations fiscales auprès des services des impôts. En clair, c’est l’ombre totale en matière de transparence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ajoutez à cela l’opacité dans les résultats des appels d’offres, avec refus de communiquer les noms des actionnaires des entreprises attributaires à la Banque Africaine de Développement. De quoi sérieusement s’interroger sur ce qu’on cherche à cacher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plus d’un million FCFA évaporé… puis miraculeusement régularisés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a identifié des irrégularités financières s’élevant à 1,8 million de FCFA. Une somme certes modeste dans l’absolu, mais révélatrice d’un laxisme inquiétant. Et comme par enchantement, cette somme a été “régularisée” après la transmission du rapport provisoire. Une coïncidence ? Ou une stratégie de camouflage bien huilée ? À y regarder de près, tout laisse penser que le PAEFFK fonctionne sur pilote automatique, sans respect des règles élémentaires de bonne gouvernance. Des chefs absents, des gestionnaires dépassés, des procédures piétinées. Comment un tel programme peut-il réellement servir les femmes quand il ne respecte même pas les principes de base de transparence et de sérieux ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PAEFFK avait l’ambition de libérer les femmes maliennes par l’économie. Il risque surtout de les trahir, faute d’exemplarité et de rigueur dans sa gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonction publique de l&amp;apos;Etat 2025 : 746 nouveaux fonctionnaires font leur entrée et 246 vont à la retraite</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/fonction-publique-de-letat-2025-746-nouveaux-fonctionnaires-font-leur-entree-et-246-vont-a-la-retraite-3107054.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Travailler dans la fonction publique est le rêve de beaucoup de maliens. Car pour ceux-ci, c'est un gage de sécurité en termes d'emploi. C'est pourquoi chaque année, des milliers de jeunes se bousculent à la porte d'entrée pour faire acte de candidature dans les concours. Pendant ce temps, certains qui y sont déjà s'activent pour ne pas aller à la retraite.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fonction publique est devenue, depuis l'indépendance, pour bon nombre de maliens la seule alternative pour obtenir un emploi sûr. Car une fois que l'on y entre, ce n'est pas certain que l'on soit radié même si l'on ne travaille pas comme il le faut. D'ailleurs, il y a des fonctionnaires qui exercent d'autres activités en dehors de celles qu'ils effectuent au sein de la fonction publique. Certains qui sont affectés à d'autres services ou dans d'autres localités refusent le plus souvent de s'y rendre. Le pire est que l'on retrouve fréquemment des fonctionnaires ayant atteint l'âge de la retraite qui réduisent leur âge, afin d'y rester, le plus longtemps que possible. Toutefois, cette période semble être révolue, car depuis quelques années, les autorités nationales s'attellent à non seulement à bien organiser les recrutements dans la fonction publique, mais aussi à avoir l'œil sur les agents devant aller à la retraite. En tout cas, pour cette année 2025, il y a eu les concours d'entrée dont les résultats ont été publiés dans la première semaine du mois de juillet 2025. Il en est de même pour la liste des agents ayant atteint l'âge de la retraite en fin décembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>746 nouveaux fonctionnaires</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre de l'exercice budgétaire 2024, les autorités ont organisé des concours directs d'entrée dans la fonction publique afin de pourvoir 773 postes. Ces concours se sont déroulés tant à Bamako que dans six centres de l'intérieur du pays. Le lancement officiel avait effectué le samedi 05 avril 2025 au Lycée Askia Mohamed de Bamako où compétaient les candidats des corps de l'agriculture et du génie rural. Les concours pour les autres postes se sont poursuivis jusqu’au 26 avril 2025. Ils étaient 58 075 candidats à concourir. A l'issue du processus, 746 candidats ont été admis, laissant 27 postes vacants. Les femmes représentent 45% des admis, contre 55% pour les hommes. Après vérifications, 11 faux diplômes ont été détectés et transmis à la Justice. Et conformément à la loi sur les droits des personnes handicapées, un quota de 15% est accordé à ceux ayant obtenu au moins 10 de moyenne. Ainsi, 32 candidats handicapés sont déclarés admissibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>246 agents identifiés pour la retraite</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ce qui ressort d'une liste officielle de 21 pages rendue publique dans la semaine dernière. Ces agents iront à la retraite en fin décembre 2025. Autrement dit, à partir du 1er janvier 2026, ils cesseront de travailler en tant que fonctionnaires de l'État. Dans le document, on peut lire que les 246 agents se répartissent comme suit : 65 de la catégorie A, 61 de la catégorie B1 et 62 de la catégorie B2. Ils auraient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>été informés de cette nouvelle. Une commission sera mise en place pour gérer les éventuelles réclamations concernant les dates de naissance, à soumettre avant le 1er octobre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est aisé de constater que le nombre de fonctionnaires entrants est supérieur à celui des fonctions partant en retraite. Ce qui montre à suffisance qu'être retraité de la fonction publique n'est pas du goût de tous les fonctionnaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Etat&#45;enseignement catholique privé : La rupture, tant redoutée, est finalement consommée</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/etat-enseignement-catholique-prive-la-rupture-tant-redoutee-est-finalement-consommee-3107053.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis le 30 juin dernier, l’Etat du Mali a officiellement arrêté de subventionner l’enseignement privé catholique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:03:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>C'est en application d'un protocole d'accord signé le 03 avril 2025 entre le ministre de l’Economie et des finances, Alousséni Sanou et, Monseigneur Augustin Traoré, vice-président de la conférence épiscopale du Mali, président de la commission enseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis quelques années, les réalisations entre l'État et l'enseignement privé catholique étaient tumultueuses en raison de l'incapacité de l'Etat à honorer ses engagements financiers. Ces engagements avaient été pris entre les deux parties dans deux conventions : celle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du 20 février 1969 relue en septembre 2008 et celle du 8 août 1972.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Que disaient ces conventions ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première Convention détermine les rapports entre la Conférence épiscopale et le personnel enseignant dans les écoles privées catholiques du Mali tandis que la deuxième réglemente les rapports entre l’Eglise et l’Etat en matière d’éducation. Cette deuxième convention détermine les contours de la gestion des écoles privées catholiques. Elle comprend 5 titres et 32 articles, exclut de son champ les jardins d’enfants, les écoles de catéchisme et les établissements destinés à la formation des ministres du culte. Il ressort de cette convention que l’enseignement privé catholique, service d’intérêt général, tout en conservant son organisation spécifique, place ses ordres d’enseignement sous l’autorité du ministre de l’Education nationale. Et que les charges de l’enseignement privé catholique sont partagées entre le gouvernement de la République du Mali et les autorités de l’enseignement privé catholique. La convention précise aussi que l’enseignement privé catholique est respectueux de la liberté de conscience. Et qu'Il accueille dans ses établissements tous, sans distinction aucune et veille à imprégner la jeunesse qui lui est confiée d’un esprit de compréhension mutuelle, de fraternité universelle dans le sentiment d’une commune appartenance à une même patrie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par rapport à l'aspect financier, il est dit que : “l’enseignement privé catholique reçoit régulièrement une aide financière et, dans la mesure du possible, en personne, une contribution du gouvernement pour son fonctionnement." La convention indique également que : “L’aide du gouvernement accordée pour le fonctionnement sera consacrée exclusivement à assurer aux maîtres de l’enseignement privé catholique, à diplôme ou qualification professionnelle et ancienneté égales, un traitement équivalent à celui de leurs homologues de l’enseignement public. Cette aide sera égale au moins à 80 % du traitement des maîtres enseignant dans des classes dont la majorité des élèves présentent une scolarité normale conformément aux dispositions en vigueur”. En d'autres termes, le gouvernement s'engage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à prendre en charge 80% des salaires des enseignants. C'est la continuité de la prise en charge de ces salaires qui a été la pomme de discorde entre l'État et l'enseignement catholique, car le gouvernement a montré des défaillances dans le respect de cet engagement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ne pouvant plus continuer à honorer cet engagement financier, l'État a préféré mettre un terme à la convention, d'où la signature d'un protocole d'accord avec l'enseignement catholique privé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Que dit ce protocole ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à des négociations, un protocole d'accord a été signé, prévoyant le maintien de la subvention pour l'année scolaire 2024-25 et l'annulation de la dette fiscale. Ainsi, l'État s'est engagé à mettre à la disposition de la conférence épiscopale, une subvention financière d’un montant de deux milliards 867 millions F CFA pour la prise en charge des salaires. Il devra aussi octroyer 1,5 milliard F CFA pour « apurer, en partie, les arriérés de subvention convenue avec la conférence épiscopale ». A propos de la dette fiscale de l’enseignement catholique évaluée à plus de 494 millions F CFA, l’Etat a décidé d'y renoncer. De plus,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le gouvernement s’engage à prendre en charge à 50 %, « les éventuelles indemnités de licenciement du personnel enseignant résultant de la décision d’arrêt des subventions ». Quant à la conférence épiscopale, elle s’engage à trouver les voies et moyens pour poursuivre les activités pédagogiques afin d’éviter des fermetures d’écoles suite à l’arrêt des subvention, ou communiquer au ministère de l’Education, au plus tard le 31 janvier, la liste des écoles susceptibles d’être fermées pour que celui-ci s’ajuste avec les collectivités territoriales pour trouver les solutions avant l’année scolaire 2025-2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette rupture entre l'État et l'enseignement catholique privé est un coup dur pour le système éducatif malien. L'enseignement catholique a joué un rôle prépondérant dans le développement de l'enseignement, car il s'est implanté un peu partout dans le pays et cela depuis très longtemps. Les toutes premières écoles du pays sont à son actif. L’enseignement catholique privé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a toujours œuvré au service du public. Il accueille des élèves sans distinction de religion, de niveau social ou d'origine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bougouni :  Des élus entravent le développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/bougouni-des-elus-entravent-le-developpement-3107052.html</link>
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<description><![CDATA[ S&#039;il y a une localité au Mali qui se réjouit de la dissolution des partis politiques, c&#039;est la région de Bougouni, tant les populations de cette contrée ont souffert de la mauvaise gestion des hommes politiques installés à la tête de plusieurs communes. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 10:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les populations du Banimonotié seraient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus heureuses si ces élus municipaux pouvaient être dégagés afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Détournements de fonds, morcellements illicites, vols<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de moutons et de bœufs, tripatouillage des quittances etc. Tels sont les activités phares auxquelles ces élus municipaux se sont adaptés pendant plus d'une dizaine d'années. En plus, ils n'ont jamais respecté les critères de performance exigés dans une commune urbaine ou rurale. Ces élus municipaux, hommes politiques locaux sont repartis un peu dans l'ancien cercle de Bougouni. Ainsi, on les retrouve dans plusieurs communes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dans la commune urbaine de Bougouni, c'est le chaos</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La toute dernière session de la Mairie, tenue le mardi 1er juillet 2025, a mis en exergue les tensions qui couvent au niveau de la Mairie. La session devrait discuter de 16 points dont celui relatif au budget additionnel. Ce qui n'a pu se faire car il y a un flou total dans la gestion des équipements marchands (recettes issues de la location des magasins, de la salle de spectacles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"Siraba Togola", etc.)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Finalement, la session s'est terminée en queue de poisson. Ce qui aurait amené des conseillers municipaux à demander la dissolution du Conseil municipal. Cette situation de chaos au niveau de la gestion dans la mairie de la ville de Bougouni aurait débuté depuis plus de quinze ans. En effet, c'est avec le premier mandat de feu Mamourou Coulibaly que tout a commencé. Un mandat au cours duquel l'actuel Maire, Karim Sangaré, était le président de la commission domaniale. Les édiles se sont adonnés à une razzia foncière, en complicité avec certains membres de la chefferie traditionnelle, à tel enseigne qu'il n'y a plus d'espace vide dans la ville. Même les zones réservées à la construction de l'aéroport et des bâtiments administratifs n'ont pas échappé. En plus, malgré l'existence de sources de revenus permettant à la mairie de renflouer ses caisses, la collectivité territoriale ne dispose pratiquement de rien en termes de fonds. Ces sources de revenus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui rapportent d'énormes recettes et qui ne seraient pas versées au compte de la mairie, sont entre autres, les magasins de la nouvelle gare routière, le nouvel abattoir, les postes de sortie de la ville, les différents marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quid des communes rurales ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La liste est longue. On se limite aux cas des communes rurales de Dogo, Koumantou, Ourou, de Nynèdougou, Garalo, de Kadiana, de Fakola, de Danou, de Zantièbougou, Tiémala Banimonotié et de Bladiè tièmala. Les maires de ces communes ont été tous dans le viseur de la justice. Mamadou Bagayogo, ex-maire de Ourou, chassé de la mairie en 2015. par la population, a connu les rouages de la justice pour détournements de fonds<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et vols des bétails. Daouda Koné, actuel maire de Nynèdougou ( fief de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'ex-président du conseil de cercle de Bougouni) a séjourné plusieurs fois à la prison de Bougouni et est actuellement en liberté provisoire. Adama Kanté, élu municipal à Garalo était en prison à Bamako avant d'obtenir une liberté provisoire. Il en est de même pour Zoumana Sangaré de la commune de Kadiana qui était en prison à Bamako, actuellement en liberté provisoire. Le maire de Fakola vient de bénéficier d'une liberté provisoire après un séjour dans la prison à Bougouni. Le maire de Danou, Salif Bagayogo, est en prison à Bougouni pour vols de bétails et détournements. L'ex maire de Zantièbougou, Seydou<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Koné avait été arrêté, mais vite élargi car à l'époque il était dans les bonnes grâces du président de la CDS (Convention social -Démocrate) qui était conseiller spécial du président feu IBK. L'ex maire de Bladiè-tièmala avait fait des détournements de fonds dans sa commune afin de devenir candidat à la députation de la CDS.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est regrettable de constater que tous ces actes malsains ont été posés par ceux à qui les populations ont confié le développement de leurs contrées. Ce qui fait qu'à ce jour, ces populations ne veulent que justice leur soit rendue en remplaçant tous les élus municipaux par des délégations spéciales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cyrille Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignement Supérieur :  Le CEN&#45;SNESUP dépose un préavis de grève de 144 heures</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-superieur-le-cen-snesup-depose-un-preavis-de-greve-de-144-heures-3106551.html</link>
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<description><![CDATA[ « La finalisation de la procédure de la prime de recherche avec rappel, à compter de la date de signature de l’ordonnance de 2017, et le paiement intégral des heures supplémentaires et des tâches liées aux examens », sont les revendications du Cen-Snesup. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords>CEN-SNESUP</media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue d’une Assemble générale unitaire tenue le 17 juin 2025, le Comité exécutif national du syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Cen-Snesup) annonce qu’il observera une grève de 144 heures, allant du 7 au 12 juillet 2025 renouvelable, si les revendications suivantes ne sont pas satisfaites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Secrétaire général du Cen-Snesup, Dr. Alou Diarra, a indiqué qu’en application des résolutions de l’Assemblée générale unitaire du 24 décembre 2024, la Coordination des syndicats de l’enseignement supérieur a déposé auprès du ministre du travail, de la Fonction publique et du Dialogue social un préavis de grève de 144 heures pour l’application immédiate de la prime de recherche. Rappelant les différentes rencontres avec les ministres de l’enseignement supérieur et celui du travail. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs cette assemblée se tient dans un contexte très éprouvant voire de plus en plus insupportable pour les travailleurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « Les conditions de travail se dégradent, les points de revendications peinent à être satisfaits et toutes les promesses données par le gouvernement de Transition n’ont, jusqu’à présent, pas été respectées. On assiste de façon inédite à la fixation unilatérale des mesures de traitement des dossiers de revendication dont les plus récentes sont la programmation non concertée de paiement des arriérés d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens », souligne Dr. Alou Diarra. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, il est temps ou plus que jamais nécessaire de nous mobiliser autour de l’essentiel en nous donnant les mains pour défendre sans relâche l’application de notre prime de recherche. Rappelant que la politique, l’harmonisation dans l’espace AES ne doit pas se limiter au mandat mais doit prendre en compte la prime de recherche qui est déjà une tradition au Burkina Faso et au Niger. Le Cen-Snesup invite ses militants à réfléchir aux moyens et stratégies d’actions possibles pour la satisfaction de ses points de revendication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérationnalisation du SIGRH :  Très bientôt, un outil efficace de gestion des ressources humaines de l&amp;apos;État</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:39:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour doter l’Administration publique malienne d’un outil efficace pour la gestion efficace et efficiente de ces ressources humaines,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’institution d’un nouveau système moderne, fiable et sécurisé de gestion des Ressources humaines de l’État s'avère nécessaire. C'est pourquoi, le gouvernement a adopté le projet SIGRH (Système intégré de gestion des ressources humaines) dont le processus d'opérationnalisation n'est qu'une question de jours.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est ce qui ressort d'une série de visite de plusieurs membres du gouvernement, le vendredi 20 juin 2025, sur les installations du projet. La délégation de ministres conduite par Bakary Traoré, ministre de la Refondation de l'État, Chargé des Relations avec les Institutions, était composée d'Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'Administration et de Dr Fassoun Coulibaly, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue Social. Cette tournée avait pour objectif de s'assurer de l'opérationnalité des installations et du logiciel SIGRH, mis à la disposition de l'ensemble des structures en charge de la gestion des ressources humaines de l'État et des Collectivités territoriales. La délégation a notamment visité la salle abritant le serveur SIGRH, ainsi que plusieurs Directions des Ressources humaines, dont celle du secteur de l'Administration générale et celle des Affaires Étrangères et des Maliens de l’Extérieur. Ces visites sur le terrain ont permis de s'enquérir de l'état de fonctionnement des installations interconnectées, en prélude au lancement officiel du système.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Satisfécit de la délégation de ministres</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'issue de la tournée, le ministre Bakary Traoré, président du comité d’orientation stratégique du SIGRH, a exprimé la pleine satisfaction de la délégation face aux réalisations constatées que sont un serveur fonctionnel et sécurisé hébergé au Mali, un réseau intranet dédié à l'Administration publique malienne via la fibre optique et une interconnexion effective dans la plupart des sites visités. En résumé, le logiciel répond parfaitement aux besoins pour lesquels il a été conçu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Traoré a également salué la disponibilité et la détermination des utilisateurs, soulignant leur engagement à maîtriser cet outil essentiel de gestion quotidienne et d'aide à la décision. En outre, il a adressé les encouragements du Comité d’Orientation stratégique du SIGRH à l’ensemble des membres du Comité technique d’Exécution en vue de finaliser, dans les brefs délais, l’interconnexion et l’installation des réseaux locaux dans les quelques sites où les travaux sont en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>SIGRH, un projet de trois phases</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines des Fonctions Publiques de l’Etat et des Collectivités Territoriales (SIGRH) a été réalisé en trois phases<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La première phase a été marquée par le recensement des agents,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et a permis d’actualiser les fichiers du personnel de l’Etat et des Collectivités territoriales sur la base des données biométriques issues du RAVEC. Cette phase a également consisté en la création et au développement du Logiciel-SIGRH et ses outils de monitoring. Ensuite, la deuxième phase a concerné<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’opération d’identification physique des Agents de l’Etat et des Collectivités territoriales, par des équipes mobiles constituées au niveau de chaque direction des ressources humaines ( DRH). La dernière phase consiste en l’intégration des données biométriques des Agents dans le Logiciel SIGRH conçu et développé par des Informaticiens de l’Administration publique malienne, financé exclusivement par le budget national. Cette base des données ainsi constituée sera hébergée et sécurisée au Mali. Avec le SIGRH, l’Administration publique sera dotée d’un outil performant permettant entre autres : la mise à disposition d’un fichier unique de traitement des salaires des agents de l’Etat et des Collectivités territoriales ; l’interconnexion entre les différentes structures en charge de la gestion des ressources humaines ; la disponibilité des statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ; la mise en service d’un système permettant une meilleure gouvernance du capital humain de l’Etat ; et enfin, l’instauration d’un mécanisme efficient d’aide à la décision pour les Autorités nationales dans le domaine de Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mariam Konaré</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entrée de Maliens aux USA :  Une nouvelle décision vient très durcir les conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/entree-de-maliens-aux-usa-une-nouvelle-decision-vient-tres-durcir-les-conditions-3106548.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:32:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les maliens s'étaient réjouis de ne pas figurer parmi les ressortissants des pays africains interdits d'accès aux USA, force est de reconnaître que cette joie n'a été que de courte durée n'excédant même pas un mois. Car, l'Ambassade des USA au Mali vient de prendre une nouvelle directive qui limite de façon drastique l'entrée des maliens sur le sol américain.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'information a été relayée, le 22 juin 2025, à travers un communiqué de l'Ambassade des USA à Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La représentation diplomatique américaine au Mali exige désormais « la mise à sa disposition des paramètres de confidentialité des réseaux sociaux. Cela constitue une pièce intégrante et capitale pour la demande d’obtention de visas non immigrants, notamment de type F, M, et ou J ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le visa type F est lié aux étudiants, qui désirent poursuivre leurs études aux États-Unis. Le M a rapport avec ceux qui n’y vont pas pour les études mais plutôt dans un cadre professionnel. Quant au visa de type J, il concerne les programmes d’échanges culturels ou éducatifs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire le communiqué de l’ambassade, ladite décision va faciliter les vérifications nécessaires liées à l’établissement de l’identité et de l’admissibilité des demandeurs aux États-Unis. Au regard de cette décision, on peut sans aucun risque de se tromper que l’objectif visé par l’ambassade des USA au Mali est de réduire ou limiter l’accès au visa à des personnes qu’elle qualifie d’hostiles à ses terres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le Mali ne faisait pas partie de la liste noire <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon un décret pris par le président américain, Donald Trump, mercredi 4 juin 2025 et publié jeudi 5 juin 2025 sur le compte X de la Maison-Blanche, il est instauré des restrictions d’entrée plus strictes aux États-Unis pour les citoyens de 19 nations, dont onze en Afrique, dans le but de renforcer la sécurité nationale et de combattre le terrorisme. Parmi ces 19 pays, certains sont partiellement interdits d'accès tandis que d'autres le sont totalement. Toutes ces mesures entraient en vigueur à partir du 09 juin 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours d'après le décret, Trump a indiqué qu'après avoir examiné le rapport décrit dans la sous-section (d) de cette section, et après avoir pris en compte les objectifs des États-Unis en matière de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme, qu'il a décidé de restreindre et de limiter totalement l’entrée des ressortissants des 12 pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ces douze pays, sept (7) sont africains : Guinée équatoriale, Érythrée, Libye, Somalie, Soudan, Tchad, République du Congo ( Congo Brazzaville). Les 5 autres pays sont : Burma (Birmanie), Afghanistan, Haïti, Iran, Yémen. Les restrictions pour les ressortissants de ces pays comprennent non seulement l’interdiction d’entrée sur le territoire américain, mais aussi pour les immigrants et les visiteurs temporaires. Les restrictions partielles concernent la limitation de l'accès aux Etats Unis d'Amérique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour certaines catégories de voyageurs. Les sept (7) pays concernés sont : Burundi, Sierra Leone, Togo, Cuba, Laos, Turkménistan et Venezuela. Des exceptions sont prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux États-Unis sert l'intérêt national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Obtention du visa américain, une procédure spécifique</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien avant la prise de cette décision restrictive d'obtention, obtenir le visa américain relevai du parcours du combattant. Pour l'obtenir en tant que malien, il fait suivre une procédure spécifique. Tout d'abord, il faut déterminer le type de visa dont vous avez besoin (tourisme, études, travail, etc.) en consultant le site web de l'ambassade américaine à Bamako. Ensuite, il faut remplir le formulaire de demande en ligne (DS-160) et prendre rendez-vous pour un entretien à l'ambassade. Il faut également payer les frais de visa et fournir les documents requis, tels que le passeport, une photo d'identité et tout autre document spécifique au type de visa demandé. Avec cette nouvelle directive, l'obtention du visa américain est devenue beaucoup plus complexe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Audit financier des partis politiques :  Enfin, la mise en œuvre d&amp;apos;une forte recommandation populaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/audit-financier-des-partis-politiques-enfin-la-mise-en-oeuvre-dune-forte-recommandation-populaire-3106547.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est par la lettre n°076/ P-SC en date du 13 juin 2025, que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le président de la section des comptes de la Cour Suprême du Mali a informé les chefs des partis politiques du démarrage d'un audit spécial sur le financement de leurs activités et sur les fonds qu’ils ont reçu de la part de l'état de 2000 à 2025 (juillet 2000 à mai 2025). <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mieux informer les chefs de partis politiques, le plateau du journal télévisé de 20 h de l'ORTM du mardi 17 juin 2025 a été choisi par la Cour Suprême. Au cours de ce plateau, il a été clairement expliqué que les chefs des partis politiques devraient déposer au plus tard le 30 juin 2025 à la section des comptes de la Cour Suprême les documents comptables couvrant la période de juillet 2000 à mai 2025. Il s'agit des états financiers, pièces justificatives, journaux de banque et de caisse, relevés et rapprochements bancaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, c'est la panique dans les directions des partis politiques. Pourtant, cette initiative de la plus haute institution judiciaire est fondée non seulement sur un cadre légal, mais surtout elle est la réponse à une forte demande populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une forte recommandation populaire exprimée à maintes reprises</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le financement public des partis politiques a été institué sous l'ère du président Alpha Oumar Konaré (1992-1997). Une loi avait été prise pour allouer annuellement une partie du budget de l'Etat aux partis politiques à titre d'aide publique et des critères avaient été établis pour bénéficier de cette aide. En retour, les partis politiques devraient, annuellement, rendre compte à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la cour suprême de l'utilisation de cette manne financière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, tel n'a pas été le cas pour la très grande majorité des formations politiques et celles, qui l'on fait, n'ont pas pu, dans leur grande majorité, fournir tous les documents nécessaires tels que demandés par la loi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport annuel de vérification des comptes des partis politiques exercice 2023 publié en décembre 2024 par la section des comptes de la Cour Suprême, seulement cinquante-neuf (59) partis politiques ont déposé à la section des comptes de la Cour Suprême leurs comptes annuels de l’exercice 2023, au plus tard le 31 mars 2024 contre 62 partis politiques au titre de l’exercice 2022. Alors que d'après les données du Ministère Délégué en charge des Réformes politiques et du soutien au processus électoral, le Mali comptait jusqu'à leur récente dissolution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>297 partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport souligne que sur ces 59 partis politiques, sept (7) n’ont pas produit leurs situation financières et que plusieurs autres partis politiques n’ont pas produit les documents comptables que sont le compte de gestion, les registres, le grand livre, le procès-verbal d’arrêté de caisse, le tableau des ressources, les états de rapprochement bancaire, l’inventaire des biens meubles et immeubles. Ainsi, dans la cadre de la refondation de l'état, les populations ont formulé des recommandations à travers plusieurs foras. En ce qui concerne les partis politiques, elles ont, à la faveur des Assises nationales de la refondation (ANR) tenues en décembre 2021, demandé la suspension de l'aide publique aux partis politiques et l'audit des fonds déjà alloués. Récemment, avec les consultations des forces vives de la nation et de la diaspora tenues en avril 2025, elles ont renouvelé cette demande d'audit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une aide publique, une vache laitière pour les chefs de partis politiques</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil du temps, les populations ont compris que l'aide publique accordée par l'Etat aux partis politiques était plutôt une vache laitière pour les chefs de partis. Ils se le partageaient, souvent, au mépris des textes en la matière. Ainsi, sous l'ère de feu le président ATT (Amadou Toumani Touré 2002-2012), les partis politiques ont profité du souci de ce dernier de gérer ses deux mandats sans une véritable opposition politique, pour se partager à deux reprises, au mépris de l'avis de la Cour Suprême, l'aide publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la première fois, en 2005, ils étaient 103 partis politiques à se partager l'aide publique. Pourtant, la Cour Suprême avait fait ressortir, dans un avis, qu’aucun parti politique ne remplissait les critères d’accessibilité à cette aide. Malgré cela, le régime de feu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ATT,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par décret n° 06-003/ P-RM du 6 janvier 2006, a autorisé la mise à disposition d'un montant de 906 185 248 francs CFA, qui a été réparti entre 103 partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième fois s'est produite en 2007. La Cour Suprême n’avait retenu que cinq (05) partis politiques éligibles pour un montant de 395 817 409 FCFA (URD, MPR, UFD, RDR et le MPLUS-RAMATA). La Cour demandera le reversement du montant non affecté de 710<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>798 767 FCFA. contre toute attente et au mépris de l'avis de la plus haute juridiction, feu ATT, à travers le décret n°08-041/P-RM du 25 janvier 2008, a ordonné que ce montant non affecté de 710<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>798 682 F CFA soit reparti à titre exceptionnel entre cinquante-sept (57) autres partis politiques. En somme, en 2005, 906 185 248 FCFA, et en 2007,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>710 798 767 FCFA, ce qui fait un total de 1 616 984 015 FCFA distribué, illégalement, entre les partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon certaines sources, l'état a alloué aux partis politiques plus de 27 milliards FCFA sur une période de 20 ans. D'autres sources indiquent aussi que de 2013 à 2018 (sous l'ère de feu le président Ibrahim Boubacar Keïta), 09 formations politiques ont bénéficié de 9 126 135 184<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>FCFA. Ainsi, le RPM a obtenu 3 388 707 219 FCFA. Il était suivi de l’ADEMA et de l’URD qui ont empoché, respectivement, 2 125 405 984 FCFA et 1 396 603 925 FCFA. Les autres gros bénéficiaires étaient la CODEM avec 548 437 921 FCFA contre 492 185 772 FCFA pour le CNID-FYT. Quant aux partis FARE-AN KA WULI et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ASMA-CFP, elles ont encaissé, respectivement, 296 010 860 FCFA et 227 664 952 FCFA. Le MPR a obtenu 377 484 169 FCFA contre 273 634 382 FCFA pour le PARENA. Quel gâchis pour le contribuable malien, si l'on sait que ces faramineuses sommes n'ont pas du tout bénéficié aux militants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donc, en demandant des comptes sur l'utilisation de ces fonds, l'Etat ne fait que rendre justice aux populations au nom desquelles ces sommes ont été allouées aux partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De nouvelles fautes de gestion à la Mairie de Bougouni :  La mise en place d&amp;apos;une délégation spéciale à la Cité du Banimonotié s&amp;apos;impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/de-nouvelles-fautes-de-gestion-a-la-mairie-de-bougouni-la-mise-en-place-dune-delegation-speciale-a-la-cite-du-banimonotie-simpose-3106545.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément, la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni ne cessera pas de se ridiculiser au milieu des collectivités territoriales du pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les razzias foncières et domaniales, le détournement des taxes et redevances, un autre scandale financier vient d'éclater. Il concerne la Régie des recettes de la Mairie. De quoi s'agit-il ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout est parti d'une correspondance du Percepteur adressée, le mercredi 19 juin 2025,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l'administration et aux différents services techniques pour dénoncer le comportement de la Régie des recettes de la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni. Dans sa correspondance, il indique que depuis plus de 7 mois, les quittances sont bloquées au niveau de la Mairie. Pourquoi le blocage des quittanciers ? Nous avons mené des investigations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une affaire de quittanciers d'un montant de plus de 50 millions de FCFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de nos investigations que les quittances bloquées au niveau de la Mairie ont permis au Régisseur de recouvrer plus de 50 millions de FCFA dont 26 millions uniquement dans le cadre des transferts de lots, volet qui heureusement a été retiré, à ce jour, à la Mairie pour être affecté au service des domaines. Mais, le régisseur peine à verser cette somme d'argent à la perception ; d'où le blocage des quittanciers à son niveau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les quittanciers enlevés à la Perception doivent être retournées avec la valeur des sommes d'argent pour lesquelles elles ont servies. Incapable de faire cet exercice, le régisseur Mamadou Ouattara est resté pendant plus de 7 mois, sans faire retourner les quittances. Suite à la correspondance de la Perception, un contrôle a été effectué à la Régie des recettes de la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni. Au cours de ce contrôle, le Régisseur a reconnu les montants qu'il devrait verser à la perception. Ainsi, il a demandé à se concerter avec ses collègues. A l'issue de cette concertation, le régisseur a reconnu les faits et a demandé un sursis de 2 mois pour qu’il puisse verser les sommes dues à la Perception. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la foulée, le bureau communal, au cours d'une réunion, a décidé de le remplacer. Une note de service a été prise à cet effet. Il a été remplacé par Mme Bagayoko Maimouna Diarra, la fille de Soumana Diarra, un notable de la ville de Bougouni. Celle-ci, dès sa prise de service, a voulu travailler conformément aux règles. Très vite, elle en a été empêchée par les ‘’faucons’’ de la Mairie qui veulent qu'elle travaille de la même manière que son prédécesseur. C'est-à-dire, encaisser les recettes dans une opacité totale. Ce qu'elle a refusé. Et à ce jour, tout est en train d'être mis en œuvre pour l'enlever du poste de régisseur. Au regard de la loi, le régisseur sortant devrait se retrouver devant la justice pour s'expliquer et payer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la somme en question à la Perception.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Face à cette situation qui traîne, les habitants de la Cité du Banimonotié se demandent qui protège le Sieur Mamadou Ouattara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Qui est Mamadou Ouattara ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il était le Régisseur de la Commune urbaine de Bougouni depuis 2011, après la suspension du maire Yaya Togola et sur recommandation de la première adjointe Maïmouna Mariko, mairesse pendant la suspension. Maimouna Mariko avant d’assurer l’intérim était, à l'époque, Secrétaire général de la section MPR de Bougouni. C'est sur intervention de cette dame que Mamadou Ouattara a été muté à Bougouni pour rejoindre sa famille politique et biologique. De sa mutation à Bougouni à ce jour, Mamadou Ouattara s'est imposé comme l'un des plus puissants et intouchables fonctionnaires des Collectivités territoriales. L'homme s'est bougrement enrichi. De l'achat de premières voitures de marque Golf et Toyota, il dispose aujourd'hui, d'un véhicule 4x4 de marque GMC Rouge (avec comme numéro de châssis : CH-1133) ; payé récemment. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre de l'acquisition de biens immeubles, notre ancien Régisseur est propriétaire de deux villas à Massablacoura-extension derrière le siège de An-Sardine et d'une troisième en construction à Torakabougou. Il est important de souligner que Mamadou Ouattara est le fils de Zegué Ouattara qui fut en 1975-76 Inspecteur de l'Enseignement Fondamental de Bougouni qui couvrait à l'époque les cercles de Yanfolila et de Kolondièba. Il fut aussi Secrétaire général de la section UDPM et député,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusqu' en 1991. Certainement que ce passé de son père lui permet d'être un intouchable à Bougouni.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la suspension du Maire Yaya Togola en 2011à la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mairesse intérimaire Maïmouna Mariko, pendant ces mois de règne a, irrégulièrement, institué une Régie de recettes. Et son choix fut porté sur Mamadou Ouattara qui fut le Régisseur de recettes de la Mairie de Bougouni, pendant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus d’une décennie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, lors de la vérification financière de la période du 1er janvier 2017 au 31 Décembre 2019, le Bureau du Vérificateur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Général a décelé que le Régisseur de recettes Mamadou Ouattara, avant d’entrer en fonction, n’a pas constitué un cautionnement. Cette situation pour le moins irrégulière, a exposé la Mairie de Bougouni à une non-couverture financière et à des défaillances du régisseur Ouattara. Au même moment, le bureau du vérificateur a constaté que la Mairie de Bougouni, à cette époque, Mamourou Coulibaly, n’a pas institué par délibération, une Régie de recettes. Jusqu’aujourd’hui, la Régie de recettes existante à la Mairie de Bougouni n’a jamais été instituée par une quelconque délibération du Conseil communal.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En bloc, la Régie de cette municipalité excelle dans le flou et l’informel. Ce qui ne favorise pas une gestion efficiente des recettes de la Commune urbaine de Bougouni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mauvaise gestion dans la Mairie de Bougouni dure depuis plus de 15 ans <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de nos investigations que depuis plus de 15 ans, la gestion de la Cité du Banimonotié est sujette à plusieurs problèmes, tant les édiles en complicité avec certains membres de la chefferie traditionnelle ont stoppé net le développement de la ville de Bougouni. Et pour causes, les espaces auraient été presque tous vendus. Même ceux qui ne le devraient pas tels que les zones réservées à la construction de l'aéroport et des bâtiments administratifs. En un mot, le plan d'urbanisation de la ville de Bougouni a été saboté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré l'existence de sources de revenus permettant à la Mairie de renflouer ses caisses, la collectivité territoriale ne dispose pratiquement de rien en termes de fonds. Et voilà que l'affaire de quittanciers vient s'ajouter à cette mauvaise gestion décriée par les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, cette affaire de quittanciers qui secoue la Mairie de la commune urbaine de Bougouni vient s'ajouter à d'autres scandales ; tels que la spéculation foncière, l'anarchie dans le recouvrement des recettes... <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, la Mairie de Bougouni a tenu, hier mardi, la session du budget additionnel. Une rencontre qui normalement se tient en 5 jours pour bien éplucher les sujets de la commune. Mais contre toute attente, le Conseil communal a bâclé le travail en une seule journée, sous prétexte que les Secrétaires généraux des collectivités et certains travailleurs de la commune, doivent observer une grève à partir de ce mercredi 25 juin 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du coup, les participants ont empoché, chacun, le perdiem de 5 jours de session en lieu et place d’une seule journée. Et ce sont les résolutions de cette rencontre bâclée et controversée que le Préfet s’apprête à approuver pour toute la Commune urbaine de Bougouni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de tout cela, la mise en place d'une délégation spéciale à la Mairie de Bougouni devient une impérieuse nécessité. Les autorités nationales sont interpellées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cyrille Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP&#45;DSP) :  Violation flagrante des conditions de passation des marchés...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/direction-generale-des-marches-publics-et-des-delegations-de-service-public-dgmp-dsp-violation-flagrante-des-conditions-de-passation-des-marches-3105558.html</link>
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<description><![CDATA[ La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) est secouée par un scandale de marché de gré-à-gré, à la lumière de l’attribution de ce marché à l’AGETIER-MALI par le patron de la DGMP-DSP en violation flagrante des conditions de passation. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 12:28:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transparence dans l’attribution des marchés est encore mise à rude épreuve par ceux qui ont la charge de la traduire dans les faits en respectant la réglementation en vigueur. Et qui mieux que les responsables de la DGMP devaient veiller à respecter scrupuleusement la loi ? Et qui sont aujourd’hui au creux de cette affaire scabreuse ? Les responsables de la DGMP-DSP eux-mêmes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tripatouillage des textes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport de Vérification sur la Primature couvrant les exercices<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre), le Directeur de la DGMP-DSP, a accordé à l’AGETIER, un marché par entente directe sans respecter les conditions requises. D’une valeur de 45 millions FCFA (45 795 333 F), ce marché octroyé, de gré à gré, à l’AGETIER-MALI par le DG de la DGMP-DSP, porte sur le volet communication d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée. Et comme par magie, il a été attribué entre les quatre murs en violation totale du principe de transparence et de saine concurrence pour les marchés publics, objet d’une réforme du code des marchés publics (décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2016, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public). Aucun dossier d’appel d’offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article 58 dudit décret<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>portant recours au marché par entente directe est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans appel. Et son article 58.2 stipule : le marché est passé par entente directe dans les cas suivants :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une prestation nécessitant l’emploi d’un brevet d’intervention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Dans le cas d’extrême urgence, pour les travaux, fournitures ou services que l’autorité contractante doit faire exécuter en lieu et place de l’entrepreneur, du fournisseur ou du prestataire défaillant ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Dans le cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une intervention immédiate, et lorsque l’autorité contractante n’a pas pu prévoir les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence ; lorsqu’il ne peut être confié qu’à un prestataire déterminé pour des raisons techniques ou artistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, en ce qui concerne l’exécution de ce marché qui porte sur une convention de maîtrise d’ouvrage, il n’y avait pas de besoin, encore moins une urgence pour que la DGMP-DSP attribue un marché par entente directe à l’AGETIER. Mieux, l’AGETIER n’est pas le seul entrepreneur, fournisseur ou prestataire qui détient le droit d’exclusivité du produit au Mali. Bien plus, il n’y avait pas de cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévu dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une offre par entente directe. Enfin, le seuil de passation du marché de gré à gré qui est de 24 millions, selon la loi, a été dépassé. Comme par magie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En bloc, c’est le goût du lucre qui a prévalu dans l’exécution de ce marché de gré à gré pour l’AGETIER mais conclue en aparté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Flagrant délit</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour s’assurer du respect des dispositions dudit marché, une mission du Vérificateur Général a examiné la Convention n°356/IP/2021 et les dossiers de marché. Elle s’est également entretenue avec le Directeur Technique et le Chef de Service Passation des Marchés de l’AGETIER-MALI. Elle a constaté que la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public a autorisé la passation par entente directe d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée sans respecter les conditions requises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la passation par entente directe de la Convention n°356/IP/2021 relative à la réalisation d’activités sociales touchant directement les populations, le Directeur Administratif et Financier de la Primature a demandé l’autorisation au Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public par Lettre n°0032/PRIM-DAF du 19 novembre 2021. Pour justifier sa requête, il a expliqué que l’AGETIER-MALI dispose des expériences avérées dans le domaine des infrastructures prioritaires sociales et des ressources humaines suffisantes pour conduire le projet, qu’un accent particulier sera mis sur la célérité dans l’exécution des travaux compte tenu des urgences, eu égard au contexte de crise socio-économique et sécuritaire actuel du pays et que les populations bénéficiaires sont dans une situation de précarité qui ne permet pas de conduire une procédure normale de passation des marchés d’où une situation d’urgence impérieuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse, par Lettre n°04393/MEFDGMP-DSP du 19 novembre 2021, le Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public a autorisé la passation par entente directe de la convention compte tenu des arguments développés. Or, l’urgence impérieuse évoquée par l’AGETIER-MALI est insuffisante car cette urgence devrait être motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une intervention immédiate, et les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence auraient dû être imprévisibles par l’autorité contractante. La situation de précarité des populations ne respecte donc pas ces conditions de l’urgence impérieuse car elle est présente depuis plusieurs années. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La DGMP-DSP en proie à une gestion opaque</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de ces cadres et de leurs parrains: gestion clanique; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Décidemment, la DGMP-DSP porte les germes de sa propre destruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la gabegie ambiante à la DGMP-DSP et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie de la DGMP-DSP a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairisme à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique de la DGMP, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partout, le même silence assourdissant. Parce que les bonzes de la DGMP-DSP versent des liasses dans les escarcelles. Donc, il faut applaudir leurs faiblesses, tolérer leurs fantasmes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La DGMP-DSP comme une propriété privée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La DGMP-DSP<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est devenue, depuis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des lustres, un monde à part, avec ses « dieux », ses anges, ses prophètes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses règles. Un monde dans lequel prévaut une seule règle : tous ceux, qui ne sont pas avec nous, sont contre nous. Alors, il faut les briser. Coûte que coûte. Et quoiqu’il en coûte. C’est tout le sens de l’affaire dite de « la passation des marchés ». Une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>affaire à travers laquelle, les caciques de la DGMP-DSP ne se soucient que de leur cent sous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autant de situations qui ont vu le jour à la DGMP-DSP. Mais personne ne lève le petit doigt. Depuis, il y a à la DGMP-DSP un grand réseau de mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics. Ces bandits à col blanc, connectés par les liens sacrés de la fraude permettent une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la Direction générale des marchés publics. Conséquence : la DGMP-DSP viole les dispositions des textes régissant les marchés publics. Du coup, les procédures régissant l’exécution des marchés ne sont pas observées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller de la DGMP-DSP? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de par les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service de la Direction générale des marchés publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des lustres, les magouilles et l’affairisme et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de la DGMP. Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fond en comble de tous les services de la DGMP-DSP, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire nos sources, ce genre de petits truands à la DGMP-DSP ne cessent de causer d’énormes préjudices à l’Etat malien, par leur façon de faire. A travers leurs méthodes de faire, on voit qu’au niveau de la DGMP les anciens amours, sont encore présents dans la tête de certains travailleurs en charge de cette entité administrative. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A qui profite ce genre d’activités mafieuses? Et tout le monde s’interroge actuellement si le ministre Sanou qui a promis de mettre de l’ordre dans l’administration des finances, ne sera pas roulé dans la farine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà un dossier qui, loin de troubler l’ordre public (comme rapporteraient les maffiosi de la république), sonnerait comme une véritable alerte aux oreilles du Ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. Si en réalité le ministre Sanou veut aller loin, il ferait mieux de tirer au clair les affaires en cours à la DGMP. Sa crédibilité en dépend aussi, même si elle peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’il veut à l’instar de certain de ces prédécesseur devenir «sinistre de l’économie et des finances» du Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En tout cas, au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ministre Sanou, vous avez un très bon dossier sur votre bureau. Déployez seulement les enquêteurs. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transport aérien : Mali Airlines pour combler le vide laissé par Air&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transport-aerien-mali-airlines-pour-combler-le-vide-laisse-par-air-mali-3105566.html</link>
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<description><![CDATA[ Une année après l&#039;adoption,  au cours de la session du Conseil des ministres du 31 juillet 2024, les textes de création de la nouvelle compagnie publique aérienne &quot;MALI AIRLINES SA&quot;, le gouvernement a nommé un directeur général. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 10:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'était à l'issue de la session du conseil des ministres du mercredi 21 mai 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est un vaste pays enclavé tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il partage 7420 km avec ses sept voisins. Plusieurs localités sont distantes les unes des autres. C'est principalement la route qui sert de liaison entre elles. Ce qui rend difficile la mobilité des populations. La recherche d'un moyen beaucoup plus rapide s'avère donc nécessaire. C'est pourquoi, certainement, les autorités de la transition ont décidé de voir du côté des airs. C'est ainsi que le mercredi 31 juillet 2024, lors du conseil des ministres, elles ont approuvé, sur proposition du ministre des Transports et des Infrastructures, la création et les statuts d'une société d’État de transport aérien dénommée «MALI AIRLINES-SA». Les textes adoptés établissent la création de la compagnie aérienne « MALI AIRLINES-SA » et en approuvent les statuts. D'après le communiqué du conseil des ministres, cette initiative, qui s’inscrit dans les recommandations de la réunion annuelle des services de transports de 2023, vise à améliorer la mobilité des populations entre les capitales régionales. Cette nouvelle compagnie viendra combler un vide laissé par la toute première compagnie publique du pays "AIR-MALI", l'éphémère Compagnie aérienne du Mali (CAM), et AIR-MALI -SN (AIR-MALI -Société Nouvelle).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>AIR MALI, une fierté nationale</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux premières heures de l'indépendance du Mali et sous le leadership de Modibo Keïta, une compagnie publique avait été créée sous la dénomination "AIR-MALI". Et ce, avec l'appui de la coopération d'avec l'URSS (Union des Républiques Socialistes et Soviétiques) à travers la compagnie publique de ce pays "AEROFLOT". Les accords signés le 20 mars 1961 avec la partie soviétique ont permis de doter le Mali d'une flotte aérienne d'une vingtaine d'aéronefs. En application de ces accords, plusieurs maliens ont été formés dans le pays de Lénine pour être des pilotes, des ingénieurs, des techniciens, des hôtesses, des stewards, des aiguilleurs, etc. Pour la petite histoire, lors du premier sommet des chefs d'État africains portant création de l'organisation de l'unité africaine (OUA) tenu le 25 mai 1963 à Addis-Abeba ( Ethiopie), le président malien était le seul à se rendre au sommet dans un avion malien. Il aurait même embarqué avec lui, à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'aller comme au retour, le chef d'État de la Mauritanie, Moctar Ould Dada. Quelle fierté pour un pays qui vient d'être indépendant. AIR-MALI a été très déterminante dans le transport des fonctionnaires qui devraient joindre leurs postes à travers le pays. La compagnie a, aussi, permis à beaucoup d'étudiants de rejoindre leur bercail pour passer les vacances scolaires et de retourner dans la capitale à la reprise de l'année scolaire. La mobilité des populations entre les différentes régions, surtout celles du nord du pays, a été beaucoup facilitée par la société d'État. Malheureusement, en 1985, AIR-MALI a mis les clés sous le paillasson par la faute de ceux à qui sa gestion a été confiée. Depuis, plusieurs tentatives de ressusciter la société ont été menées, mais sans résultats. Parmi ces tentatives, on peut évoquer le cas de AIR-MALI -SN (AIR-MALI -Société Nouvelle) qui a été créée en 2005. Après 7 ans d'activités, cette compagnie s'est écroulée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>AIR-MALI -SN, incapable de remplacer AIR-MALI</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis la dissolution de la première compagnie "AIR-MALI" en 1985, les maliens ont attendu 20 ans pour voir une nouvelle compagnie, mais qui n'a pas été à la hauteur des attentes. La direction générale de la compagnie avait fait un mauvais choix des équipements navigants. D'après des spécialistes, elle louait des avions qui avaient une consommation deux fois plus grande que les avions comme "tel B737-700-800 A310/321". Durant sept ans, si AIR-MALI SN faisait une politique de vente-location (transfert de la propriété) au lieu de location simple ou location opérationnelle dont la durée d'utilisation de l'équipement (sans transfert de propriété), le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali allait obtenir au moins un avion. En sus, la compagnie avait une politique de gaspillage à tous les niveaux : 5 directeurs techniques et 5 directeurs administratifs en 3 ans d'exploitation. Il y avait eu aussi une surfacturation des pièces de rechange. Il n'y avait pas de véritable politique de bonne gestion des ressources humaines, ni de suivi et de contrôle des agences hors du Mali (Conakry, Dakar, Abidjan, Libreville, Lomé, Cotonou). Durant 3 ans (2009, 2010, 2011), la compagnie a perdu plus de 30 milliards FCFA. Bref, la liste des fautes de gestion n'est pas exhaustive.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi, profitant du coup d'État militaire de mars 2012, la compagnie a décidé de mettre fin à ses activités. Vingt-deux ans (22) ans après, les autorités ont décidé de la création de « MALI AIRLINES-SA ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la création de « MALI AIRLINES-SA », le Mali amorcera un nouveau pan de la souveraineté tant revendiquée par les autorités de la transition. En tout cas, avec la nomination d'un directeur général, on ose espérer que cette fois-ci le Mali s'est réellement doté d'une compagnie publique aérienne fonctionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Péril sur le PDZSTA&#45;KB :  Quand des autorités régionales ont, cruellement, manqué d&amp;apos;anticipation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/peril-sur-le-pdzsta-kb-quand-des-autorites-regionales-ont-cruellement-manque-danticipation-3105565.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis son lancement officiel, le 2 mars 2023 à Bancoumana, le Programme de Développement de la Zone Spéciale de Transformation Agro-industrielle des régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako (PDZSTA-KB) est encore au point zéro. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 09:59:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pour cause, la non disponibilité de terres prévues pour sa mise en œuvre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Si rien n'est fait d'ici au 11 juin prochain, les bailleurs de fonds risquent de se retirer du projet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le blocage de la mise en œuvre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ce gigantesque projet a été découvert, par l'opinion nationale, à la suite d'une session d'informations initiée par le Gouvernorat de Koulikoro à l'endroit des autorités traditionnelles et coutumières, aux représentants du projet et des communautés de la zone de couverture. C'était, le 22 mai 2025 dans la salle de conférence du Gouvernorat de Koulikoro sous la présidence du Directeur de cabinet du Gouverneur, Mohamar Assagaïdou Haïdara.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Indisponibilité des 200 hectares prévus à Bancoumana</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visiblement remonté, Monsieur Haidara a abordé directement l'objet de la rencontre. « Ce projet devait être une chance. Aujourd’hui, il est en danger. Et si rien n’est fait, nous risquons de tout perdre », a-t-il martelé. Et de poursuivre : « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’au départ, tout le monde était d’accord. C’est seulement au moment du lancement des travaux que les résistances sont apparues. ». D'après l'administrateur civil, dès lors, le Gouverneur a tenté l’apaisement à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>travers la mise en place de plusieurs commissions composées de sages, de médiateurs et de relais communautaires. Malgré cela, aucune solution n'a été trouvée au blocage. Ces commissions, lors de la réunion, ont affirmé que : « On ne peut pas laisser trois familles bloquer un projet pour toute une région. De gré ou de force, le Gouverneur doit agir de sorte à faire plier ces opposants, pour le bien de tous. » Et au tour d'un responsable du projet de réagir en ces termes: « Nous avons tout fait pour éviter la confrontation. Aujourd’hui, nous sommes à bout d’options ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au coordinateur du projet, Demba Sidibé, il a indiqué : « Le temps ne joue pas en notre faveur. Si les travaux ne commencent pas avant le 11 juin, les bailleurs pourraient retirer leurs financements. Et ce serait une perte immense. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clôturant la rencontre, le Directeur de Cabinet a souligné que « Le message est passé. Et il sera transmis à qui de droit. Nous devons avancer, pour ne pas perdre cette opportunité. » Au finish, les 200 hectares prévus pour abriter le site du projet afin de faire un agroparc ne sont pas disponibles, du fait du refus d'une partie des populations de la commune rurale de Bancoumana ( cercle de Kati,) située à 50 km au sud de Bamako sur la route<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Kangaba (RN26).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le PDZSTA-KB,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>immense projet de 13,3 milliards de FCFA</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PDZSTA-KB a pour objectif de relancer l’économie rurale, c'est à dire, de donner un nouveau souffle à l’agriculture locale. À Bancoumana, il était prévu de construire un vaste agroparc composé d'une zone industrielle, d'un parc agro-industriel, des installations logistiques, d'un pôle qualité, des zones d’extension, de la voirie, des parkings et des espaces verts. En tout, 164 hectares seront occupés sur les 200 ha prévus. En d'autres termes, dans ce futur agroparc, il y aura 35 unités de production qui créeront plus de 5 000 emplois directs, des centaines d’opportunités indirectes. Le PDZSTA-KB est financé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 13,3 milliards de FCFA et une contribution de 1,7 milliard de FCFA de l’État malien soit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un total de 13,3 milliards de FCFA. Bancoumana constitue la phase pilote. Le programme couvre trois (3) cercles que sont Kangaba, Kati, Koulikoro et le District de Bamako et est conçu à travers quatre (4) grandes composantes. Il s’agit de : l’appui à la gouvernance et aux mesures incitatives de la gestion de l’agroparc ; le développement des infrastructures d’appui à la transformation agricole ; l’appui aux acteurs-clefs des filières agricoles prioritaires ; la gestion et la coordination du programme. De façon globale, le programme va contribuer au renforcement de l’activité économique notamment dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie, l’artisanat, le commerce dans la région de Koulikoro et la zone péri-urbaine de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler que le choix de Bancoumana pour le lancement officiel du programme n'est pas fortuit. Ce jour-là (2 mars 2023), le ministre du développement rural avait dit ceci : «Situé à 50 km au sud de Bamako et accessible par la RN26 reliant Bamako à Kangaba, le site du projet est distant de 2 km de la ville. Ce qui facilite l’implication de la population dans la mise en œuvre des activités du programme».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et voir, aujourd’hui, que ces populations constituent un frein à la mise en œuvre du programme en raison de la non libération des terres, il y a de quoi à en vouloir aux autorités régionales et locales de ne pas anticiper sur de telles situations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>Diallo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Exploitation minière au Mali :  Comment les populations peuvent&#45;elles bénéficier des retombées ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-au-mali-comment-les-populations-peuvent-elles-beneficier-des-retombees-3105564.html</link>
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<description><![CDATA[ Différentes études ont démontré que le sous-sol du Mali est très riche en différents types de minerais (or, lithium, diamant, pétrole, gaz, etc.) ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 09:51:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré l’existence de cet énorme potentiel en exploitation, les populations, surtout riveraines des installations minières, demeurent dans une précarité. Pourtant, l'application du nouveau code minier, adopté en 2023, permet aux populations de bien profiter de l'exploitation des ressources minières. C'est ce qui est appelé le contenu local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les articles 1ers du nouveau Code minier et de la nouvelle loi relative au Contenu local dans le secteur minier définissent le contenu local comme « l’ensemble des dispositions et mesures qui exigent des entreprises minières qu’elles donnent la priorité aux nationaux, aux communautés locales, aux entreprises nationales et aux matériaux produits localement dans l’exécution de leurs activités ». Cette définition met en évidence quatre voire cinq éléments permettant de mieux appréhender la notion du contenu local : les Communautés locales, les Ressortissants du pays ou Nationaux, les Entreprises nationales ou locales et les Matériaux ou Produits locaux, auxquels l’on ajouterait l’Economie nationale, ce qui nous donnerait en sigle "CREME".</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les conditions de vie des communautés locales améliorées</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois concepts de développement mentionnés aux points 19, 20 et 21 de l’article 1er du nouveau Code minier permettent de donner la priorité aux communautés locales : le développement communautaire, le développement durable et le développement local. Pour les ressortissants ou Nationaux, c'est ici l’obligation pour les entreprises minières étrangères d’accorder une priorité aux ressortissants du pays dont les ressources sont exploitées. Cette notion couvre plusieurs éléments : recrutement, formation des personnels, gestion des ressources humaines, développement de la main d’œuvre locale, création d’emplois locaux, etc. Aux Entreprises nationales ou locales, c'est le soutien multiforme que les compagnies minières peuvent apporter au tissu économique ou industriel local. Ce soutien peut englober les éléments suivants : contrats d’approvisionnement en biens et services avec les entreprises locales, sous-traitance locale, transfert de technologie, apport au développement des capacités locales, etc.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les entreprises locales privilégiées</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les articles 8.2 et 8.3 de la nouvelle loi sur le Contenu local disposent que les opérateurs miniers doivent soumettre pour approbation un plan d’approvisionnement des biens et services auprès du "Secrétariat Permanent du Contenu Local". C'est une loi qui augmente de façon substantielle les taux (pourcentages) minima concédés aux entreprises locales dans la fourniture des biens et services aux sociétés minières, en fonction des 4 phases d’exploration, de développement/construction, d’exploitation/production et de réhabilitation/fermeture. De manière globale, la part accordée aux entreprises locales est de 100% pour 20 des 61 catégories de services et biens décrits par la loi. Cette part est supérieure ou égale à 50% pour 35 des 61 catégories, et elle est de moins de 50% pour seulement 6 des 61 catégories.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'offre locale priorisée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau Code minier pose l’exigence pour les sociétés minières de prioriser l’offre locale, mais l’assortit de certaines exceptions. Ainsi, le Code prévoit ainsi que les sociétés d’exploitation, leurs fournisseurs et sous-traitants « utilisent autant que possible des services et matières d’origine malienne, des produits fabriqués ou vendus au Mali dans la mesure où ces services et produits sont disponibles au Mali ». En plus, le nouveau Code minier impose aux sociétés d’exploitation de s’engager à consulter les entreprises maliennes pour leurs achats d’équipements, fournitures de biens ou prestations de services, mais les autorise à comparer les propositions de ces entreprises avec celles des entreprises étrangères. Ainsi, « lorsque pour les mêmes conditions de qualité, de délai et de sécurité, les prix proposés par les entreprises maliennes sont supérieurs de plus de dix pour cent (10%) aux prix des équipements, biens et services d’origine étrangère, la société peut s’adresser aux entreprises étrangères ». Dans le même sens, la loi sur le Contenu local dispose que « les biens et services liés aux activités minières sont fournis par les entreprises maliennes ». Cependant, les sociétés minières peuvent recourir à des entreprises étrangères lorsqu’il n’existe pas d’entreprises maliennes capables de fournir ces biens et services « dans des conditions de coûts et de planning comparables et selon les standards internationaux applicables à l’industrie minière »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les ressources humaines locales et nationales valorisées</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par rapport au recrutement et contrairement à l'ancien texte, la nouvelle loi sur le Contenu local simplifie les règles en matière de recrutement et de formation de maliens pour remplacer les employés étrangers. Elle semble opérer non plus par « catégorie de travailleurs », mais « toute catégorie confondue ». Son article 6 dispose que le pourcentage du personnel étranger au sein des sociétés minières ne doit pas dépasser 10% du nombre total du personnel malien pendant les 3 premières années suivant le début des opérations minières. Après la 3e année, ce pourcentage est de 5%, et après la 6e année, il est réduit en vue d’atteindre la pleine participation malienne. En outre, la loi sur le Contenu local établit une nouvelle exigence liée à la masse salariale des sociétés minières. En effet, le pourcentage de la masse salariale du personnel étranger par rapport à la masse salariale globale de la société d’exploitation ne doit pas excéder 30% pendant les 3 premières années suivant le début de l’exploitation minière. Ce pourcentage est réduit à 20% après la 3e année et il l’est davantage après la 6e année pour atteindre la pleine participation malienne. La loi précise d’ailleurs que l’un des objectifs du contenu local est d’assurer le plafonnement des coûts salariaux des étrangers. Cette nouvelle obligation vise à garantir une meilleure redistribution des salaires au sein des sociétés minières et à permettre au personnel malien de tirer davantage un profit de l’exploitation des minerais du pays.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En respectant scrupuleusement ces textes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les maliens pourront, enfin, bénéficier largement des retombées de l'exploitation des ressources minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Sidi Modibo Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques contre les sites miniers et entreprises de construction :  Une alerte à prendre au sérieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/attaques-contre-les-sites-miniers-et-entreprises-de-construction-une-alerte-a-prendre-au-serieux-3105563.html</link>
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<description><![CDATA[ D&#039;abord à l&#039;est, puis au centre et maintenant à l&#039;ouest du pays, les groupes armés s&#039;attaquent ces derniers temps aux sites miniers et les entreprises de construction ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 09:46:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une alerte que les autorités de la transition doivent prendre au sérieux pour non seulement préserver cette ressource cruciale pour l'économie malienne, mais aussi et surtout empêcher les forces du mal de mettre la main sur une source de financement qui pourrait les aider à propager davantage la terreur au sein de la population.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par peur des forces de défense et de sécurité déterminées, les terroristes poltrons changent de méthode pour semer la psychose en s’attaquant aux entreprises de construction et aux sociétés minières. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, l’on peut voir des engins de constructions de l’entreprise de construction COVEC en train d’être calciner, en ce samedi 24 mai 2025. Les faits se sont déroulés entre Tringa-Maréna et Dialaga dans la région de Kayes ou ils se sont attaqués aux matériels de construction de l’entreprise COVEC en chantier dans cette zone. La vidéo montre plusieurs matériels dont des Caterpillar et autres logistiques de l’entreprise en feu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des hommes armés non identifiés posent de tel acte barbare. Le lundi matin du 12 mai, vers 5 heures, des hommes armés non identifiés ont attaqué un site minier à Narena dans lequel opèrent les chinois. Dans une vidéo, accompagnée des commentaires en langue nationale bamanan, qui a fait le tour des réseaux, l'on aperçoit des hommes armés mettre le feu aux grosses machines pelleteuses qui appartiendrait aux chinois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des sources locales, cette attaque a fait des dégâts matériels considérables. Une semaine plus tôt, des hommes armés non identifiés avaient brûlé des gros camions 7/7 des miniers. La vidéo de cet acte a été diffusée sur les réseaux sociaux. Mais, la vidéo ne permet pas d’identifier la société à laquelle appartiennent les camions brûlés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la forme, ces deux attaques ressemblent aux multiples attaques perpétrées par les disciples de la terreur. Toutefois, elles diffèrent en fond des autres attaques. En effet, les attaques des groupes armés étaient rares dans les zones minières depuis le début de la crise. Ces deux attaques en deux semaines doivent faire réfléchir les autorités de la Transition.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> L’implantation de l’insécurité dans ces zones aurait de très lourdes conséquences. L’or pèse beaucoup dans l’économie malienne. Le Mali est l’un des premiers producteurs d’or en Afrique. Le métal jaune constitue 25% du budget national du pays et 75% de ses recettes d’exportation. En vandalisant les sites miniers, les groupes armés s’attaquent à l’une des plus importantes sources de revenu du pays. Ce qui constitue un risque énorme que nos autorités doivent éviter à tout prix.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, si par malheur, ces groupes armés parvenaient à occuper une zone minière, cela pourrait constituer une source considérable pour financer leurs activités de terreur. Le cas de Tinzaouaten en est l’exemple parfait. Face à l’offensive de l’armée malienne au nord du pays, en faveur du retrait de la Minusma, les groupes armés du septentrion du Mali ont tous fuit et se sont retranchés à la frontière algérienne à Tenzaouaten. Ils s’accrochent à cette localité comme des beaux diables, au prix de leurs vies. Et ce n’est pas pour rien que ces groupes armés meurent pour Tenzaouaten. Ils le font pour l’or.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sociologue, spécialisé dans les questions sécuritaires, Dr. Adama Tounkara, a révélé que les groupes armés exploitent plusieurs mines d’or dans la localité de Tenzaouaten que l’armée malienne a du mal à expulser. Le sociologue a prévenu qu’il ne fallait pas crier victoire tant que Tenzaouaten n’est pas libéré. Les autorités militaires doivent anticiper, en tuant dans l’œuf, les tentatives des marchands de la terreur de s’installer dans les zones minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>District de Bamako :  Annulation de tous les actes d’attribution de parcelles dans les lits et servitudes des marigots</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/district-de-bamako-annulation-de-tous-les-actes-dattribution-de-parcelles-dans-les-lits-et-servitudes-des-marigots-3105562.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministère malien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et de l’Aménagement du Territoire a pris une décision majeure pour la sécurité et la régularisation foncière dans le district de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 09:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la décision n°2025-00111.....MUHDATP-SG, signée le 22 mai 2025 par le ministre Imirane Abdoulaye Touré, tous les actes d’attribution de terrains situés dans les lits et servitudes des cours d'eau ont été annulés. Cette mesure vise à dégager ces zones à risque, souvent sujettes aux inondations, et à garantir le respect des réglementations urbaines en vigueur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les opérations de démolition des constructions illégales ont commencé le week-end dernier en commune IV, avec le déploiement de bulldozers et l’appui des forces de l’ordre. L’objectif est de libérer les servitudes des onze collecteurs naturels qui traversent la capitale avant le début de la saison des pluies, afin de prévenir les risques d’inondations aggravés par les occupations illicites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat a confirmé la poursuite de ces opérations dans les semaines à venir. Cette décision s’appuie sur plusieurs textes législatifs, notamment la Charte de la Transition, la loi de 2020 sur l’urbanisme et une ordonnance de 2020 relative au domaine foncier. Elle ordonne non seulement l’annulation des attributions illégales, mais aussi la démolition des constructions déjà existantes sur ces terrains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le gouvernement ne prévoit aucune indemnisation pour les occupants illégaux, un accompagnement de trois mois est cependant offert aux locataires des lieux pour leur relogement. Toutefois, il est prévu un investissement de 2,9 milliards FCFA dont 813 millions FCFA alloués par le Ministère de l’Économie et des Finances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partis politiques au Mali : Fin de règne pour un multipartisme défavorable au peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/partis-politiques-au-mali-fin-de-regne-pour-un-multipartisme-defavorable-au-peuple-3105559.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/partis-politiques-au-mali-fin-de-regne-pour-un-multipartisme-defavorable-au-peuple-3105559.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Mali a vécu, pendant trois décennies, la gouvernance dans un contexte de démocratie multipartite. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 09:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette gouvernance, au lieu qu'elle soit bénéfique pour les populations, l'a plutôt été pour les gouvernants. D'où la déception des populations qui l'on exprimée à travers les assises nationales de la Refondation, en fin 2021 et tout récemment, lors de la consultation nationale sur la charte des partis politiques. C'est pourquoi, les autorités de la transition ont pris la décision historique de dissoudre les partis politiques et les organisations à caractère politique, afin d'amorcer un nouveau départ pour un vrai multipartisme au service exclusif du peuple.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Démocratie multipartite repose sur trois piliers : les élections, la gouvernance et l'alternance. Si l'un de ses piliers ne fonctionne pas bien, l'objectif recherché qu'est le bonheur du peuple ne sera pas atteint. Pendant trente ans au Mali, l'accent a été beaucoup mis sur les élections au détriment surtout de la gouvernance. Une mauvaise gouvernance qui a entraîné les populations dans les tréfonds. En dissolvant les partis politiques et organisations à caractère politique, les autorités de la transition ont répondu à un cri de détresse et de désespoir des populations. Cette dissolution va permettre de prendre un nouveau départ, c'est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à dire une réorientation du rôle des partis politiques, où l'accent sera mis d'abord sur la gouvernance. Autrement dit, il s'agit de rectifier la trajectoire du multipartisme. Revoir la gouvernance est une impérieuse nécessité au regard de ce qui s'est passé avec elle au cours des trois dernières décennies. Pendant plus d'un quart de siècle, on a assisté à l'émergence d'une nouvelle oligarchie composée de fonctionnaires milliardaires; d'élus, sans profession dans plusieurs cas, bougrement riches; de nouveaux super-opérateurs économiques et ; de chefs de partis politiques multimillionnaires.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des fonctionnaires milliardaires <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gouvernance de la démocratie multipartite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que, pour la première fois, on a entendu l'expression " fonctionnaires milliardaires". Ils sont des cadres qui ont été placés à des postes dit "juteux" afin non seulement d'alimenter les caisses des partis politiques, mais aussi de préparer le financement des campagnes électorales. Pour arriver à cette fin, ils recourent à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plusieurs sortes de techniques. Une étude commanditée, en 2021, par l'OCLEI (Office central de lutte contre l'enrichissement illicite) a démontré ces techniques par lesquelles ces fonctionnaires détournent les fonds publics. Cette étude a fait ressortir une multitude de techniques qui dépassent l'entendement. Ce sont entre autres, le Dédoublement de l’administration publique ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Prise illégale d’intérêts ; la Surfacturation ; la Fraude en matière des examens et concours; les fraudes fiscale, douanière, électorale, informatique, etc. ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Faux et usage de faux ; le Délit d’initié ; l’Usurpation de titre ou de fonction ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’Octroi d’avantages sans base légale; les Pots-de-vin issus de la Rétrocession illicite, le Paiement de facilitation (pour diligence); la Commission illicite ( Acceptation d’argent par un agent pour influencer l’attribution d’une commande publique ; la Fixation d’un pourcentage du montant du marché à payer ; le fractionnement des marchés ; l'Attribution illégale de marchés de gré à gré ; l'Accord entre les membres de la commission d’appel d’offres pour favoriser une entreprise afin qu’elle soit attributaire du marché public); Extorsion/Racket/Chantage ; la Distorsion dans l’attribution et l’exécution des marchés publics et délégations de service public (en matière de passation de marché public, d’exécution des marchés publics, etc.); Agents publics dirigeant des Associations/ONG/fondations à travers leurs proches pour leur octroyer des marchés et ainsi bénéficier des avantages de ces structures sous forme de revenus additionnels non déclarés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nouveaux super -opérateurs économiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gouvernance de démocratie multipartite a "créé" de nouveaux opérateurs économiques par des techniques simples. Ces techniques consistaient en l'octroi de marchés publics. Une fois, le marché obtenu, l'opérateur était aidé à obtenir le préfinancement. A la fin de l'exécution du marché, il recevait le reliquat du montant qui était prévu. Pour un second marché, le montant pouvait être le double voire le quintuple. Et le plus souvent, le même opérateur pouvait bénéficier de plusieurs marchés à exécuter. La bonne exécution du marché est le dernier des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soucis de la plupart des représentants de l'État. C'est ainsi que beaucoup de personnes qui n'étaient même pas du milieu des affaires se sont retrouvés riches opérateurs économiques. Certains de ces nouveaux opérateurs économiques n'hésitaient pas à s'afficher publiquement avec les dirigeants des partis politiques. D'autres se faisaient appeler " opérateur économique de tel ou tel régime". Ils participent financièrement au fonctionnement des partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des élus devenus subitement très riches <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'ils soient locaux (élus municipaux) ou nationaux (députés), les personnes élues par les populations pour gérer leur destin, ont dans leur grande majorité, failli à cela. Pendant plus de trente (30) ans, être un élu au Mali signifiait une ascension sociale. De simples conseillers municipaux, le plus souvent sans profession, sont devenus subitement riches à travers la spéculation foncière. Ils ont jeté leur dévolu sur les terres en se muant plus en opérateurs immobiliers qu'en serviteurs des populations. L'assainissement, la mise en œuvre de stratégies de développement des communes ont été relégués à l'arrière-plan par ces élus à la base. Quant aux députés, ils ont siégé à l'hémicycle, dans la plupart des cas, pour bénéficier des énormes avantages liés à leurs fonctions. Pendant la durée de leurs mandats (5 à 10 ans), rares sont ceux qui se soucient du sort des populations qui les ont élus. Ils cherchent rarement les avis des populations avant de voter telle ou telle loi. Ils restituent rarement aux populations les travaux qu'ils ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>effectués au sein de l'hémicycle. Pire, beaucoup d'entre eux qui ont été élus à l'intérieur du pays, élisent domicile à Bamako, ne se rendant dans leurs localités que pour accompagner des délégations officielles (ministres, premier ministre, président de la République) qui effectuent des visites de travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des chefs de partis politiques multi- millionnaires<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certainement, pour mieux apprivoiser les fonds publics, les instaurateurs de la démocratie multipartite au Mali ont eu "l'ingénieuse idée" de subventionner les partis politiques. Ainsi chaque année, d'énormes sommes sont gracieusement offertes par l'État aux partis politiques. Cette subvention était censée aider les partis politiques à sensibiliser, former et éduquer leurs militants afin qu'ils maîtrisent mieux les pratiques démocratiques. Tel n'a pas été le cas pour la plupart des formations politiques. Ces sommes sont devenues la chasse -gardée d'une équipe restreinte des directions nationales des partis. Dans d'autres cas, elles sont la propriété du tout puissant président du parti. Les militants ne sont informés de la réception de ces sommes qu'à travers la presse. Ainsi, la subvention de l'État aux partis politiques a été une aubaine pour plusieurs chefs de partis, sans profession, ni fonction, de s'enrichir. D'où certainement, la création effrénée de partis dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ces différents groupes de gouvernants, il faut ajouter les ministres, les ambassadeurs, surtout ceux qui l'ont été, sur proposition de leurs partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ces gouvernants disent exercer leurs fonctions au nom des intérêts du peuple. Un peuple qui croule sous la précarité. Donc, au regard de cette gouvernance chaotique que le Mali a connue, il était plus que nécessaire de procéder au grand nettoyage dans le milieu politique. Espérons qu'avec un nouveau départ, la politique ne sera plus un moyen pour quelques individus de s'enrichir, mais une voie noble pour le développement harmonieux de tout le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cyrille Coulibaly</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrestation du Secrétaire Général de la CODEM :  Housseini Amion Guindo crie à l’intimidation politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/arrestation-du-secretaire-general-de-la-codem-housseini-amion-guindo-crie-a-lintimidation-politique-3104968.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/arrestation-du-secretaire-general-de-la-codem-housseini-amion-guindo-crie-a-lintimidation-politique-3104968.html</guid>
<description><![CDATA[ Suite à l’arrestation d’Alassane Abba, Secrétaire Général du parti Convergence pour la Démocratie (CODEM), l’ancien ministre Housseini Amion Guindo, président du parti, monte au créneau. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:36:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il dénonce une manœuvre politique ciblée et appelle à la mobilisation pour la libération de son camarade, tout en évoquant une atteinte grave aux libertés démocratiques au Mali.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeudi 8 mai, le Secrétaire Général de la CODEM, M. Alassane Abba, a été arrêté à son domicile par les forces de l’ordre. L’information a été confirmée par le Bureau politique national de la CODEM ainsi que par la plateforme politique Espérance Nouvelle Jigiya-Kura. Cette dernière qualifie l’interpellation « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">d’arbitraire</i> » et « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">d’inacceptable </i>», dénonçant une tentative d’intimidation à l’encontre des voix critiques du régime en place. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la plateforme, cette arrestation s’inscrit dans une dynamique de répression visant à museler les militants engagés pour la justice sociale, la lutte contre la corruption et la défense des principes démocratiques. « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Chaque abus ne fait que raviver notre engagement</i> », soutient-elle, en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de leur camarade. L’ancien ministre et président de la CODEM, Housseini Amion Guindo, n’a pas tardé à réagir. Dans une déclaration poignante, il dénonce ce qu’il qualifie de « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">tentative d’enlèvement</i> » et de « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">répression politique</i> ». « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">En s’attaquant à toi, c’est bien sûr moi qui suis visé à plus d’un titre</i> », a-t-il affirmé, visiblement convaincu que cette arrestation cache une volonté de l’affaiblir politiquement à travers ses proches collaborateurs. « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Ils peuvent t’emprisonner, mais ils ne pourront jamais enfermer nos idées, ni étouffer notre combat</i> », martèle-t-il, en rendant hommage au parcours militant et à l’engagement de son camarade depuis les débuts du parti. Guindo n’a pas manqué de rappeler que M. Abba fut l’un des artisans de la création du parti CODEM, inventeur de son logo et fervent défenseur du « tournant générationnel » qui a marqué l’émergence du parti en 2008. Il a salué son combat contre la stigmatisation des minorités et son engagement pour la justice sociale à travers tout le Mali. « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">L’histoire retiendra ton courage, pas leurs basses manœuvres</i> », insiste-t-il. Avant d’appeler les militants du parti ainsi que tous les défenseurs des droits humains à se mobiliser, pacifiquement, mais avec détermination, pour exiger justice et restaurer les libertés démocratiques. Cette arrestation intervient dans un contexte politique tendu, où plusieurs acteurs politiques et figures de la société civile dénoncent un climat de plus en plus autoritaire. Les interpellations ciblées de leaders d’opinion et de membres de partis politiques suscitent l’inquiétude quant au respect des droits fondamentaux et à la vitalité de la démocratie malienne. À travers cette sortie publique, Housseini Amion Guindo entend non seulement défendre son camarade, mais aussi réaffirmer la posture de la CODEM comme acteur incontournable du débat politique malien, engagé pour un Mali libre, réconcilié et démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aliou Bocar Diallo sonne l’alerte : « Il est temps d’aller aux élections pour sauver le Mali »</title>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte politique marqué par l’incertitude et la prolongation de la transition, la voix d’Aliou Bocar Diallo, président d’honneur du parti ADP-Maliba, vient rappeler l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:33:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une déclaration vidéo diffusée récemment, l’homme politique appelle les autorités de la transition à organiser rapidement les élections, estimant que seule l’issue démocratique permettra de sortir le pays de la crise profonde qu’il traverse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers un discours empreint de franchise, Aliou Bocar Diallo dénonce les dérives électorales du passé, notamment la corruption et les fraudes, qu’il considère comme les racines de l’instabilité actuelle. Pour lui, il est impératif de tourner cette page sombre et d'engager une transition véritable vers la légitimité démocratique. « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Si les autorités ont réussi à organiser le référendum constitutionnel, elles peuvent aussi réussir à organiser des élections libres et transparentes </i>», déclare-t-il avec insistance. Selon lui, un président démocratiquement élu aura plus de légitimité pour engager les grandes réformes dont le pays a tant besoin. Un appel fort, lancé au nom de la paix, de la stabilité et de la souveraineté retrouvée, que les autorités de la transition devront bien écouter si elles souhaitent éviter une nouvelle crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Système de riziculture intensif : Treize pays ouest&#45;africains à Bamako pour apprendre du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/systeme-de-riziculture-intensif-treize-pays-ouest-africains-a-bamako-pour-apprendre-du-mali-3104966.html</link>
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<description><![CDATA[ Le riz est un aliment de base dans l&#039;alimentation des populations ouest-africaines. Avec la poussée démographique et l&#039;accroissement de la consommation, la demande en riz dépasse largement l&#039;offre. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui entraîne une importation croissante. Face à cette problématique, des experts de treize pays de l'Afrique de l'ouest se sont réunis à Bamako, afin de discuter avec leurs homologues maliens dans le but de promouvoir la promotion d'un système de riziculture intensif dans la sous-région.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dénommé par les organisateurs " <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, partage d'expériences de mise à échelle, financement et institutionnalisation du système de riziculture intensif (PN-SRI) en Afrique de l'Ouest</i> ", la cérémonie d'ouverture de cette rencontre a été présidée par le Premier ministre malien, Général de division Abdoulaye Maïga. C'était le lundi, 5 mai 2025. C'était en présence des acteurs de la filière riz, notamment son président, les spécialistes de treize pays de l'Afrique de l'Ouest (le Mali, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, le Togo, le Nigeria). Ce forum, qui se veut un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur du riz, est un évènement important pour le secteur agricole. Il donne l’occasion aux experts de 13 pays africains et aux organisations internationales partenaires de partager les expériences et de dégager des pistes communes pour la promotion du Système de Riziculture Intensif (SRI). Il est aussi important de souligner qu'il se tient tout juste après l'adoption, le jeudi 24 avril 2025, par le Conseil national de transition d'un projet de loi portant création du projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PM opte pour des actions à court et moyen termes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son allocution, Général de division Abdoulaye Maïga<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a insisté qu’il est nécessaire de proposer des actions à court et moyen termes pour soutenir les producteurs vulnérables.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, les objectifs du Système de Riziculture Intensif cadrent parfaitement avec le cadre de référence pour la politique de développement du Mali. Un cadre qui est constitué de la Vision “Mali Kura niètaasira ka ben san 2063 ma” et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable 2024-2033. C'est pour cette raison qu'il a assuré les participants que le gouvernement du Mali fera tout ce qui est possible pour l'atteinte des objectifs de développement et de mise à échelle du Système de Riziculture Intensif dans la sous-région. Avant de terminer ses propos, le chef du gouvernement malien a vivement remercié les partenaires techniques et financiers, notamment la Coopération allemande, pour son soutien constant à la promotion du Système de Riziculture Intensif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le SRI, une méthode adaptée au changement climatique <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Système de Riziculture Intensif qui offre un énorme potentiel pour intégrer des méthodes de cultures adaptées au climat et écologiquement durables, s’avère être l’une des solutions fiables. En effet, les résultats de la recherche ont prouvé que le SRI est considéré comme une méthode innovante et intelligente face au changement climatique qui influence significativement les méthodes de cultures conventionnelles du riz. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le SRI permet d’augmenter la production tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, d'après des experts du Forum, plus de 20 millions de tonnes de riz sont consommées en Afrique de l’Ouest chaque année avec une moyenne de 45 à 55 kilogrammes par habitant. Toutefois, la demande en riz reste toujours forte à cause de la croissance démographique et de l’accroissement de la consommation qui dépasse nettement la production. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pistes de solutions dégagées, lors de ce forum permettront d'intensifier la production locale du riz afin de combler le déficit et de diminuer drastiquement son importation qui prend de plus en plus de l'ampleur. Déjà, le Mali s'est engagé dans cette voie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un forum national organisé pour financer son SRI<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'était le jeudi 17 avril 2025 à Bamako. Au cours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ce forum, les experts maliens ont discuté de la mise en œuvre de la feuille de route de 10 ans initiée par le ministère de l’Agriculture avec l’appui de la coopération allemande GIZ-Mali. Il est ressorti que la réalisation de cette feuille de route nécessitera un investissement total de 14,1 milliards de francs CFA. Le gouvernement s’engage à prendre en charge 60 % du budget et sollicite l’appui des partenaires techniques et financiers pour les 40 % restants. Avec cette mise en œuvre, les autorités envisagent d'augmenter la production locale de riz paddy de 83 %, à terme, pour atteindre 5,5 millions de tonnes, contre une récolte actuelle de 3 millions de tonnes. Cet objectif, s’il est atteint, devrait permettre au Mali de réduire considérablement sa dépendance aux importations, voire de réaliser l’autosuffisance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A signaler que le Mali est le troisième producteur de riz en Afrique après le Nigéria et la Guinée. Il couvre environ 80 % de ses besoins en riz blanchi, évalués à 2,3 millions de tonnes en moyenne par an entre 2022 et 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cela, il importe du riz. Selon les dernières projections formulées par le Département américain de l’Agriculture, le Mali devrait importer 420 000 tonnes de cette céréale en 2025. Avec la mise en œuvre de son Programme National de mise à l’échelle du Système de Riziculture Intensif (PN-SRI), il pourrait non seulement se libérer durablement de sa dépendance aux importations de riz, mais aussi positionner sa production excédentaire sur les marchés régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Konaré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Achat de masques de protection pour les élections :  Des esprits malsains transforment le marché en détournement de fonds public</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/achat-de-masques-de-protection-pour-les-elections-des-esprits-malsains-transforment-le-marche-en-detournement-de-fonds-public-3104965.html</link>
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<description><![CDATA[ Au moment où l&#039;attention de l&#039;opinion nationale est focalisée sur le dernier rapport du bureau du vérificateur général qui met au goût du jour, la mauvaise gestion financière de l&#039;ancien Premier ministre, Dr Choguel  Maïga, l&#039;on est surpris de constater sur les réseaux sociaux, une information perfide concernant l&#039;actuel Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certainement une manœuvre déloyale qui a pour but de détourner l'attention des populations sur les trous de caisse laissés à la Primature par son prédécesseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, depuis quelques jours, les réseaux sociaux au Mali, sont investis par une information relative à un marché d'achat de masques anti-coronavirus par le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation. Un marché est passé en 2022, une période où les masques faisaient partie du matériel électoral tout comme les gels désinfectants, en raison du risque élevé de contamination de la COVID-19. Les auteurs de cette publication ont fait croire que ledit marché s'est conclu en violation directe des règles en la matière. Ce qui est archi-faux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salir coûte que coûte l'image de l'actuel Premier ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les plateformes digitales et les vidéomen à l’étranger qui ont relayé cette très fausse information vilipendent toujours le Mali. Rien qu’au regard de leurs différentes publications acerbes à l'égard des autorités de la transition. Toutes ces pages parlent d'un détournement de fonds publics de la part du ministre de l'Administration territoriale et actuel Premier ministre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un tract sur les réseaux sociaux, il est dit que c'est "le clan Assimi" qui a fait ressortir ce dossier, en vue d'évincer, général Abdoulaye Maïga de la Primature au profit de Me Mountaga Tall. Ces plateformes indiquent qu'en 2024, 2,23 milliards de FCFA ont été débloqués pour acheter 7,4 millions de masques anti-Covid, censés être utilisés pour une élection présidentielle qui avait été, officiellement, reportée depuis septembre 2023. Elles vont plus loin dans leurs diatribes, en soutenant que le contrat est signé le 2 février 2024, deux jours avant la date initiale du scrutin. Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces réseaux sociaux de poser des questions comme : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Qui a profité du marché ? Où est passée la marchandise ? Pourquoi ce silence ?</i> ». Sur une page du réseau, on voit un document présenté comme celui du marché en question. A l'analyse dudit document, on se rend compte que c'est plutôt une comédie. Toutes ces publications ont un seul but : nuire à la réputation de l'actuel Premier ministre et créer la zizanie dans le pays en vue de déstabiliser les autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue de nos investigations, il ressort que le marché, a été conclu et exécuté légalement et que les matériels existent, bel et bien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un marché légal dans le fond et dans la forme <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les réseaux <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces pages veulent faire croire à l'opinion que ce marché est un détournement de fonds publics. Mais, il n'en est rien. C'est plutôt, un marché de matériel électoral comprenant spécifiquement des masques anti-coronavirus et des gels désinfectants. Ces matériels ont été intégrés dans le marché en raison de l'existence de la maladie à coronavirus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à la publication des esprits malveillants, le marché a été conclu en 2022 au lieu de 2024. Et, il a été passé par entente directe, ce qui est prévu par les textes, notamment l'article<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>3 du décret n° 2020-0276/P-RM du 11 juin 2020, fixant le régime des marchés publics relatifs aux mesures de prévention et de riposte contre la maladie à coronavirus (covid-19). L’article susvisé stipule  qu’en raison du caractère d'urgence impérieuse de la maladie à coronavirus ou COVID-19, les marchés, prévus à l'article 2 du présent décret, sont passés suivant la procédure d'entente directe.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les gels désinfectants rentrent eux aussi dans ce cadre légal. Ils sont considérés comme des matériels à part entière entrant dans l'organisation des élections législatives de 2020 et du référendum constitutionnel de 2023. Donc, c'est un marché total de 2.237.829.408 F CFA, qui a respecté un champ en vigueur et requis l’avis favorable du contrôle financier et du ministre de l’Économie et des Finances. A ce jour, lesdits masques en compagnie d’autres matériels électoraux sont stockés dans les magasins du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial;"><span style="mso-list: Ignore;">AA </span></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déchéance politique de Choguel Maïga :  La tactique du Général d&amp;apos;armée Assimi Goïta assimilable à celle de l&amp;apos;Aigle a réussi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/decheance-politique-de-choguel-maiga-la-tactique-du-general-darmee-assimi-goita-assimilable-a-celle-de-laigle-a-reussi-3104964.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/decheance-politique-de-choguel-maiga-la-tactique-du-general-darmee-assimi-goita-assimilable-a-celle-de-laigle-a-reussi-3104964.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis la chute du régime de feu IBK, Dr Choguel Kokalla Maïga, s&#039;est cru investi d&#039;une mission divine pour diriger le Mali. Au point qu’il disait que le M5-RFP et le CNSP sont comme deux jumeaux destinés à évoluer ensemble. Toutefois, lorsqu&#039;il a été nommé Premier ministre, il a voulu &quot;dribler&quot; les militaires croyant que ceux-ci sont naïfs. Il en a appris à ses dépens. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:21:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu'à son limogeage du poste de Premier ministre, le 20 novembre 2024,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’inamovible président du MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) avait cru en son intelligence et sa ruse pour avoir toutes les rênes du pouvoir. Pour ce faire, il n'a pas hésité à utiliser plusieurs stratégies et tactiques qui ont, toutes, lamentablement, échoué. Pour mettre en œuvre ces stratégies et tactiques, il fait recours à des videomen que lui-même qualifie d'influenceurs pour investir les réseaux sociaux afin de "chanter son nom", défendre avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"bec et ongles" tout ce qu'il dit et veut. De plus, il s'est entouré de factotums issus des divers secteurs socio-professionnels qui ne juraient que par son nom. Sa tentative de dribler les militaires de l'ex CNSP (Conseil national pour le salut du peuple, organe militaire qui a mis fin au régime de feu Ibrahim Boubacar Keita) a débuté par l'élaboration d'un projet de loi électorale qui devrait être soumis à l'appréciation du conseil national de transition (CNT), l'organe législatif de la transition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tentatives de reléguer les militaires à l'arrière-plan <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce projet, il limite la possibilité pour les acteurs du coup d'État militaire du 18 août 2020 de se présenter à des postes électifs. En plus, dans la constitution du collège de l'agence indépendante de gestion des élections (AIGE) devant être composée de quinze membres dont certains sont nommés par les présidents des différentes institutions. Autrement dit, il se fait attribuer 3 personnes à nommer, 2 pour le président de la transition et 1 pour le président du conseil national de transition. Comme pour dire que lui premier ministre est au-dessus de ces deux institutions dirigées par le président et le premier vice-président de l'ex CNSP. Lorsque le projet de texte est arrivé au niveau du CNT pour discussion et adoption, il a été amputé de toutes les parties qui lui permettaient d'avoir l'essentiel du pouvoir exécutif. Ainsi, les membres du CNT ont, par exemple, accordé un représentant au Premier ministre, deux au président du Conseil national de la transition et 03 au président de la transition. Ce fut un véritable revers pour celui qui voudrait se mettre au-dessus des vrais tenants du pouvoir. Ce jour-là au CNT, ce fut une longue journée pour un de ses factotums qui a voulu, coûte que coûte et quoiqu’il en coûte, garder le projet de texte comme tel. Malgré ce tout premier échec à mettre au second plan les militaires, le président du M5-RFP (Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques, mouvement hétéroclite qui organisa l'insurrection populaire contre le régime de feu IBK) fissuré n’a pas baissé les bras. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après son discours mémorable à la tribune des nations unies qui l'a propulsé au devant de l'actualité internationale, il a cru, une nouvelle fois, avoir l'occasion de dribler ses employeurs. C'est ainsi qu'arriva la mémorable mobilisation populaire des maliens suite à la prise des sanctions de la Cedeao contre le Mali. Ce jour-là, habillé en tenue militaire, il a voulu s'imposer au boulevard du peuple comme le chef suprême du Mali Kura. Son élan a été brisé par la lecture d'un communiqué du gouvernement par le Ministre de l'Administration territoriale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Après cet événement, il a posé beaucoup d'actes allant dans le sens d'être au-dessus des militaires sans avoir réussi. A chacun de ses coups bas, les militaires ne tardent pas à riposter. Stratégiquement. Ayant compris cela, il souffle, tantôt le chaud, tantôt le froid. C'est à dire, il encense les militaires en les traitant de "Monè bo denw" (des enfants bénis), en même temps, pour les dossiers chauds du pays comme l'électricité, il dit n'être au courant de rien et que c'est le président de la transition qui s'en occupe. La nomination de celui qui le remplaçait pendant ses "repos médicaux forcés" comme Ministre d'État et intérimaire du Premier ministre va changer totalement la donne. Le président du MPR va finir par comprendre qu'il a affaire avec des jeunes officiers très stratèges pleins de stratégies et de tactiques et qu'il ne pourra pas les utiliser comme des voitures-béliers. En sus, la formation d'un nouveau gouvernement qui a vu le départ de tous ses factotums va sonner le glas pour lui. Des lors, il est devenu un Premier ministre isolé qui apprend certaines informations au mètre tirée que les citoyens ordinaires d'après lui-même, lors de son fameux meeting dit de clarification. Un meeting au cours duquel il a exposé sur la place publique l'isolement dont il est victime de la part<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des militaires, comme un sorcier démystifié avouant tous ses forfaits. <span style="color: black; mso-themecolor: text1;">Et c'est ce meeting qui a été le début de sa fin à la tête de la primature. <o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jeunes militaires sont à saluer, car ils ont pu déjouer tous les coups bas de celui qui revendique une quarantaine d'années d'expérience politique. La tactique utilisée par les militaires serait celle que l'Aigle utilise avec les corbeaux qui l'attaquent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En quoi consiste cette tactique ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le seul oiseau qui ose s’attaquer à un aigle est le corbeau. Celui-ci se pose sur le dos de l’aigle et lui mord le cou. L’aigle ne réagit pas, il ne se bat pas avec le corbeau. Il ne gaspille pas son temps ni son énergie à lutter contre ce corbeau. Au lieu de cela, il ouvre juste ses ailes en grand et commence à s’élever dans les airs, toujours plus haut dans le ciel. Plus l’aigle s’élève, plus cela devient difficile pour le corbeau de respirer, et il finit par retomber, inconscient par manque d’oxygène. On apprend de cette tactique qu'il ne faut pas lutter contre les corbeaux, il faut juste se contenter de s'élever. Et le corbeau va probablement s’accrocher et bientôt, il va retomber. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, l'on ne doit pas se laisser distraire de sa mission… Donc, il faut garder l'attention vers le haut, vers les buts au-delà du chemin qui y mène, en persistant, en tenant, en apprenant, en grandissant, en s'élevant de plus en plus, et en ignorant le corbeau juché. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En somme, Général d'armée Assimi Goita est comme </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l'aigle qui a offert son dos et enduré les coups de bec du corbeau, jusqu'à ce qu'il estime que le moment est venu d'en finir avec cet oiseau nuisible. Ce corbeau ne peut être incarné que par l'ancien Premier ministre, président d'une frange du M5-RFP et président du MPR.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cyrille Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le VEGAL fouille à la Primature :   Clarification de la gestion de Choguel Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-vegal-fouille-a-la-primature-clarification-de-la-gestion-de-choguel-maiga-3104963.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis son éviction de la tête du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga semble dormir que d&#039;un seul œil. En l&#039;espace de six mois, deux rapports du Vérificateur général épinglent l’ancien locataire de la Primature. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:17:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un est relatif à l'AGEFAU, une structure qui relève de la Primature et l'autre, à son cabinet. La gestion financière effectuée dans son cabinet ne devrait pas être celle de quelqu'un qui réclame tant la clarification aux autres. Toutefois, ce dernier<span style="color: #3f3f46; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; background: white; mso-bidi-font-weight: bold;"> </span><span style="color: black; mso-themecolor: text1; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; background: white; mso-bidi-font-weight: bold;">rapport qui couvre les exercices 2021, 2022, 2023 jusqu’au 30 novembre 2024, incrimine la gouvernance de l’ancien Premier Ministre de la transition, nommé en juin 2021 et limogé le 20 novembre 2024.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un adage connu de tous dit qu'il ne faut jamais grimper un arbre quand on a le pantalon troué. Un autre affirme que trop parler, ce n'est pas bon. L'ancien Premier ministre, Dr Choguel, aurait-il oublié ces deux maximes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, il semble ne les avoir pas pris en compte pour sa gouvernance de la primature. Car un rapport du bureau du vérificateur général rendu public met à nu cette gestion que l'on peut qualifier de chaotique. Ledit rapport est issu d'une vérification financière et de conformité au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 (30 novembre). Il fait ressortir un montant total de 2 068 394 986 FCFA d'irrégularités financières. Sur ce montant, 6 825 920 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330 218 000 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 1 731 351 066 FCFA. Parmi ces irrégularités, il y a celles commises sur le filet social et le fonds de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paiement de 262 millions FCFA de dépenses non éligibles sur le filet social<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les conclusions du rapport, les lettres n°00103/MEF-SG du 12 janvier 2021 ; n°00079/MEF-SG du 10 janvier 2022 ; n°00139/MEF-SG du 16 janvier 2023 et n°01070/MEF-SG du 4 avril 2024 du Ministre de l’Economie et des Finances précisent que le filet social est utilisé «<i style="mso-bidi-font-style: normal;"> Dans le cadre du financement des activités à impact rapide et visible à l’endroit des couches vulnérables […]». </i>L'enquête a révélé que les dépenses effectuées par le Premier ministre Choguel, au titre du filet social, <span style="color: black; mso-themecolor: text1;">n’entrent </span>pas dans le cadre de l'esprit des différentes lettres du ministre de l'économie et des finances relatives à l'utilisation des fonds. Autrement dit, ces dépenses ne constituent aucunement des activités à impact rapide et visible à l’endroit des couches vulnérables. Entre autres, on peut citer : l’achat de carburant ou de produits alimentaires pour le Cabinet, la désinfection du bâtiment de la Primature, la dératisation, l’appui financier du Gouvernement à l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres du Mali dans le cadre de l’organisation de leur congrès ou le financement de formation de Master ou de Doctorat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En violation des textes sur l'utilisation des fonds du filet social, le Premier ministre Choguel a ordonné, à travers des décisions de mandatement signées par le Directeur de Cabinet, l’exécution de dépenses non éligibles d'un montant total de 262 312 924 FCFA. Au regard des textes et précisément dans le cas de ces décisions de mandatement, la signature du directeur de cabinet a valeur de celle du Premier ministre. Ces textes sont les décrets<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n°2020-0199/PM-RM du 20 novembre 2020 portant délégation de signature et n°2023-0012/PM-RM du 12 janvier 2023 portant délégation de signature. Le premier décret, dans son article 1er stipule que : «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Délégation permanente est donnée à Monsieur le Directeur de Cabinet du Premier ministre, à l’effet de signer, dans les limites de ses attributions, au nom du Premier ministre et par délégation, les correspondances et actes ci-après : - les décisions de mandatement sur le budget de la Primature ; […].</i> ». L'article 1er du second décret est aussi clair : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Délégation permanente est donnée à Monsieur le Directeur de Cabinet du Premier ministre, à l’effet de signer, dans les limites de ses attributions, au nom du Premier ministre et par délégation, les correspondances et actes ci-après : - les décisions de mandatement sur le budget de la Primature ; […].</i> »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des dépenses de souveraineté de plus de 800 millions FCFA irrégulièrement payées <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les limiers du bureau du Vérificateur général ont fait l’amer constat que le Directeur administratif et financier (DAF) de la Primature a, irrégulièrement, ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. En effet, à la suite de requêtes d’avances de trésorerie adressées par le Directeur de Cabinet du Premier ministre au Ministre chargé des Finances, le Payeur Général du Trésor a émis des chèques au nom du Régisseur spécial d’avances de la Primature pour la prise en charge des dépenses de missions du Premier ministre et de sa délégation, à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. A la réception des fonds, le Régisseur spécial d’avances a payé des dépenses de souveraineté au Premier ministre en lieu et place des frais d’hébergement, de nourriture et de déplacement ou en sus de ces frais, sur la base des budgets et des états de paiement établis par le Directeur Administratif et Financier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la suite, le DAF a régularisé les avances de trésorerie par l’émission de mandats de paiement imputés sur les natures de dépenses 61-1-1-03 (Frais de transport) ou 61-1-1-01 (Frais de transport à l’extérieur). Or, les dépenses de souveraineté sont payables, uniquement, sur la nature de dépenses 60-9-1-25 (Autres dépenses). Les vérificateurs sont allés plus loin en faisant ressortir la violation flagrante des dispositions du Décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 3 de ce décret dispose : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« L’indemnité de déplacement et de mission est destinée à couvrir les frais relatifs à la nourriture, à l’hébergement, aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>déplacements pendant la mission. </i>» Le décret, en son article 4, est clair : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Les frais supplémentaires engagés par le missionnaire dans le cadre de l’exécution de sa mission lui seront remboursés sur présentation de justificatifs.</i> » Il en est de même pour l'article 5 qui stipule que : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Les missions effectuées à l’intérieur et à l’extérieur par le Chef de l’État et le Premier ministre font l’objet d’une prise en charge totale sur la base d’un budget présenté au ministre chargé du budget par le protocole.</i> » Au finish, le montant total des dépenses de souveraineté irrégulièrement payées au PM Choguel s’élève à 803 205 425 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien qu'avec ces deux cas d'irrégularités, on peut dire que personne n'a à apprendre de l'ancien premier ministre des bonnes leçons de gouvernance vertueuse et de clarification. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs, il risque d'aller se clarifier chez le juge, car les irrégularités révélées ont été dénoncées et transmises au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République du <span style="color: black; mso-themecolor: text1;">pôle national économique et financier. Les irrégularités relevées dans la gestion de la primature sous l’ère Choguel sont relatifs </span>au paiement de dépenses inéligibles sur le filet social pour un montant de 262 312 924 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au paiement irrégulier de dépenses de souveraineté au Premier ministre pour un montant total de 803 205 425 FCFA ; à la reconduction irrégulière de marchés pour un montant total de 126 647 040 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels pour un montant total de 1 533 085 FCFA ; <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la non-justification de fonds destinés au volet communication d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée pour un montant de 45 795 333 FCFA ; à l’attribution d’un marché à un soumissionnaire en situation de conflit d’intérêt vis-à-vis d’un autre soumissionnaire au même marché pour un montant de 33 185 730 FCFA ; <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la non-justification de missions pour un montant total de 10 730 904 FCFA ; <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la production de fausses expériences similaires pour obtenir des marchés d’un montant de 444 590 625 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et à la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 350 000 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, un autre rapport du vérificateur général sur la gestion des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 de l'AGEFAU (Agence de gestion du fonds universel, une structure dont il est le président du conseil d'administration en sa qualité de Premier ministre) l'avait incriminé suite à des irrégularités financières relatives au paiement indu de frais de missions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'après ce rapport, Choguel s'est fait payer 15 millions F CFA pour une seule journée de mission alors que ses frais de mission, selon les textes, sont de 75 000 F CFA par jour. Dans le cadre d'une deuxième mission,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il s'est fait aussi payer, indûment, la somme de 20 millions F CFA en deux journées de mission. Sacré clarificateur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps est le meilleur juge, dit-on. C'est avec lui que l'on découvre la vraie nature des uns et des autres. Cette vérité générale peut se justifier à travers le cas de l'ancien premier ministre de la transition. Il a fallu seulement 6 mois après son limogeage de la Primature (20 novembre 2024) que l'opinion publique découvre une face cachée de Dr Choguel Kokalla Maïga. Et cela, à travers la publication, en fin décembre 2024 et la semaine dernière d'un nouveau rapport de vérification financière sur la gestion de la primature pendant les périodes 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">En tout cas, les jours prochains s'annoncent sombres et même très sombre, pour celui qui rêvait d'être le premier magistrat du Mali. Avec ces rapports de vérification financière, l'on peut affirmer que le précurseur de " <i style="mso-bidi-font-style: normal;">la clarification</i>" est en passe d'être victime de sa propre doctrine lancée par lui-même, quelques jours, avant son fameux meeting dit de clarification au cours duquel il s'en est violemment pris à ses employeurs en kaki, espérant avoir un soutien populaire. Mal lui en a pris, car quelques jours après il a été purement et simplement limogé comme un mal propre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">En attendant, l'ancien PM, Dr Choguel, est rattrapé par la clarification tant chantée par lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Jean Pierre James<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Liberté d’expression : Le Mali recule de cinq points</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/liberte-dexpression-le-mali-recule-de-cinq-points-3104628.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée ce 3 mai 2025, la Maison de la Presse du Mali a dressé un tableau sans complaisance de la situation de la liberté d’expression dans notre pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 10:21:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par-delà les formules de circonstance et les hommages rendus aux disparus du journalisme malien, le discours du président de la Maison de la Presse, prononcé lors du lancement de la Semaine nationale de la liberté de la presse, sonne comme un cri du cœur. Un cri face aux réalités amères allant des enlèvements non élucidés, emprisonnements inquiétants, précarité économique des organes de presse et à la législation obsolète. Le thème de cette 32ᵉ édition, « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse », met l’accent sur les nouveaux défis auxquels font face les journalistes. À l’instabilité politique, sociale et sécuritaire, s’ajoute désormais, la menace technologique. Dans ce contexte troublé, le rôle du journaliste reste central, mais de plus en plus dangereux. Le président de la Maison de la Presse n’a pas mâché ses mots en évoquant les cas de Birama Touré, disparu depuis dix ans, de Hamadoun Nialibouly et Moussa Bana Dicko, toujours introuvables. Il a également appelé à la clémence pour Alhousseiny Togo, directeur de publication récemment placé sous mandat de dépôt. Un état de fait jugé alarmant, et qui jette une ombre sur la justice malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dernier classement 2025 de Reporters Sans Frontières place le Mali en recul de cinq places. L’organisation pointe du doigt la fragilité économique des médias comme l’un des principaux freins à la liberté de la presse. Publicités raréfiées, concentration de la propriété, financement opaque : les médias maliens, déjà fragiles, peinent à survivre. Mais dans cette grisaille, des lueurs d’espoir émergent. Deux événements marquants ont été annoncés à travers une rencontre nationale des acteurs de la presse sous l’égide de Mamoudou Bocoum pour diagnostiquer les maux de la profession, et le lancement d’un Fonds de solidarité de la presse, piloté par Bassidiki Touré. Deux chantiers cruciaux pour poser les bases d’un avenir plus autonome et solidaire. Les déclarations récentes du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, sur la relecture du cadre juridique des médias sont jugées « encourageantes ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, les professionnels restent prudents mais les paroles doivent désormais laisser place à des actes forts. Même si la liberté d’expression au Mali est à la croisée des chemins, les journalistes, entre précarité, menaces et incertitudes, ne baissent pas les bras. À travers cette semaine de la liberté de la presse, c’est un véritable plaidoyer collectif qui s’élève pour la vérité, pour la justice, et surtout pour que la presse malienne reste debout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>•	Ministère de la Jeunesse et des Sports : •	Le scandale silencieux de la DFM</title>
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<description><![CDATA[ •	Plus de 46 millions de francs CFA envolés dans des dépenses douteuses, des comptables improvisés, des contrats flous… ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 10:16:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Jeunesse et des Sports semble joue avec l’argent public comme dans une partie de poker sans témoin ni règles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quoi joue réellement la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne ? C’est la question qui taraude les esprits à la lecture du rapport de vérification qui vient de tomber comme une gifle dans un climat de rigueur budgétaire et de crise économique. D’après les enquêteurs du Bureau du Vérificateur, la gestion de la DFM pour le second semestre de l’année 2024 est truffée d’irrégularités financières et administratives aussi grossières qu’inquiétantes. 46,32 millions de FCFA de dépenses jugées irrégulières ont été détectées. Certes, 20,73 millions ont été régularisés comme par miracle après la vérification. Mais que dire des 25,58 millions de FCFA restants, encore sans justification claire ? Pire encore, cette somme controversée concerne des dépenses inéligibles réglées par la régie d’avances, c’est-à-dire une caisse censée couvrir des dépenses urgentes et essentielles. À ce niveau, le flou devient total, voire volontaire. D’où viennent ces dépenses ? Qui les a autorisées ? Et surtout, à qui ont-elles profité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une gestion à la limite de l’amateurisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan administratif, le décor frôle la comédie. La Secrétaire Particulière du Ministre – sans aucune qualité légale – s’est improvisée comptable public, défiant ainsi les règles élémentaires de gestion budgétaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Régisseur spécial d’avances, quant à lui, multiplie les comptes bancaires, une pratique qui ouvre la voie à toutes les manipulations. Des contrats sans dates de notification, des dépenses de missions sans carte d’embarquement, la confusion volontaire entre ordonnateur et comptable ; en bloc, on nage en pleine opacité. Et pourtant, tout cela s’est passé dans un ministère censé incarner les valeurs de civisme, d’intégrité et de patriotisme auprès des jeunes ! Quelle ironie. Silence, on détourne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, les irrégularités susceptibles de constituer des infractions pénales sont transmises au Pôle économique et financier et à la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama Coulibaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>•	Syndicalisme au Mali :  •	Les autorités font respecter la loi en la matière</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/syndicalisme-au-mali-les-autorites-font-respecter-la-loi-en-la-matiere-3104625.html</link>
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<description><![CDATA[ •	Au Mali, la célébration de la fête du travail, le 1er mai de chaque année, a été entachée par la dissolution d&#039;une centrale syndicale, la toute dernière-née en début d&#039;année, l&#039;Union syndicale des travailleurs du Mali (USTM). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 10:05:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></i></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision de dissolution a été annoncée au Secrétaire général de l'Ustm, à travers la correspondance n°728/P-CVI-BKO en date du 29 avril 2025 du procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune VI du district de Bamako. Cheick Sala Sangaré énumère les motifs de la dissolution de la centrale syndicale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des anomalies graves constatées <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa lettre, le magistrat poursuivant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>souligne qu'il y a eu des constats d’anomalies graves affectant une entité affiliée à l’USTM, à savoir l’Union Syndicale des Travailleurs des Impôts du Mali (UST-IMPÔTS). Il dit se fonder sur la dénonciation d'irrégularités de son collègue du tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, dans une correspondance adressée à l'USTM-IMPÔTS, le 25 avril 2025. Et de poursuivre qu'en tant que membre à part entière de la centrale syndicale USTM, les irrégularités de l'USTM-IMPÔTS entachent, par conséquent, la création et le droit d'exercer de la centrale USTM. Ainsi, pour le Procureur Sangaré, au regard<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’article 19 de la Constitution de 2023, ainsi que de plusieurs articles du Code du Travail de 1999, notamment les articles L-213, L-214, L-235, L-250 et L-257, l'USTM n'a plus le droit d'exercer des activités en tant qu'organisation syndicale sur le territoire de la République du Mali. Autrement dit, l'USTM n'existe plus légalement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'USTM, la 5è centrale syndicale "morte" prématurément <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'USTM est née à l'issue d'un conseil et d'un congrès constitutif tenus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les 13 et 14 janvier 2025<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Stade du 26 mars de Bamako. Ils étaient plus de 150 délégués venus de l'intérieur du pays,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>de Kayes à Ménaka. Ils sont des travailleurs des secteurs clés de l'économie: impôts, santé, transport, énergie, éducation, industrie, développement rural, hôtellerie, communication. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces travailleurs, à en croire aux organisateurs du congrès constitutif, ont décidé de jouir pleinement de leur droit de constituer une organisation syndicale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D'après eux, ce droit se repose sur trois principes : l'absence de toute distinction quant aux titulaires du droit syndical, l'absence d'autorisation préalable pour constituer une organisation syndicale et le libre choix de l'affiliation à l'organisation. Ils soulignent que l''USTM, dont la devise est Egalité - Equité - Justice, s'inscrit dans la dynamique du syndicalisme de développement basé sur l'instauration d'un climat de confiance, la priorisation de la communication féconde entre partenaires sociaux, le conseil et la formation des militants sur le principe de production, de protection des recettes et de réclamation en fonction de la soutenabilité financière du pays. A l'issue du congrès constitutif, les 80 membres, démocratiquement élus, sont repartis entre le comité exécutif national et les commissions. Le tout premier secrétaire général élu à l'issue de ces assises s'appelle Eric Diarra. Il est également le secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs de l'aviation civile (Usytac) et le représentant des travailleurs Asecna-Mali auprès de l'OCCN (Organe communautaire de concertation et de négociation couvrant les dix-huit pays membres de l'Asecna). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler que les quatre autres centrales syndicales sont l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTL), la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Confédération démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) et la Confédération Malienne du Travail (CTM). En retirant à l'USTM l'agrément d'exercer des activités syndicales, les autorités veulent démontrer qu'elles sont décidées à faire respecter la loi dans le milieu syndical.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Konaré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteur des transports : L’Etat malien prend une importante décision à l’endroit des véhicules sénégalais</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/secteur-des-transports-letat-malien-prend-une-importante-decision-a-lendroit-des-vehicules-senegalais-3104623.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 09:58:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Très bonne nouvelle pour les camions hors normes et hors gabarit sénégalais au Mali. Le général Assimi Goïta vient de prendre une importante décision en leur faveur.</p>
<p>  En effet, les autorités maliennes avaient formellement interdit la circulation sur leur territoire, des gros porteurs hors normes et hors gabarit conformément au règlement 14 de l’UEMOA.</p>
<p>  Face à cette décision des autorités maliennes appliquées depuis le 1er avril 2025, des camions hors normes et hors gabarit en provenance ou à destination du Sénégal se sont vus retenus aux frontières pour certains et sur le territoire malien pour d’autres.</p>
<p>  Face à cette situation, les autorités sénégalaises ont entrepris des démarches afin de décanter les choses.</p>
<p>  Ainsi, grâce à ces démarches diplomatiques de Dakar, les autorités maliennes ont décidé de revoir leur position notamment à l’endroit des camions hors normes et hors gabarit sénégalais.</p>
<p> À cet effet, sur instruction du général Assimi Goïta, Bamako a accordé une dérogation temporaire de 15 jours à ces gros porteurs sénégalais. La décision a été rendue publique par un communiqué du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens du Sénégal.</p>
<p> Selon ledit communiqué, cette dérogation temporaire de 15 jours couvre la période du 29 avril au 13 mai 2025.</p>
<p>  Le ministère sénégalais des Infrastructures et des Transports a fait savoir que pendant cette période, les véhicules concernés pourront transiter sous escorte douanière.</p>
<p>  Toutefois, les autorités sénégalaises ont été claires : passé ce délai, tout camion non conforme sera simplement et purement interdit de circulation sur le sol malien.</p>
<p>  « Le Ministère invite tous les transporteurs et opérateurs à respecter strictement cette période de tolérance, au-delà de laquelle aucun véhicule hors normes ou hors gabarit ne sera autorisé à circuler sur le territoire malien », peut-on lire dans le communiqué.</p>
<p>  « Le Ministère rappelle à tous les acteurs leur responsabilité dans le respect des réglementations des pays partenaires, et les exhorte à prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter tout incident futur», a ajouté la note ministérielle.</p>
<p>  Mariam Konaré</p>
<p></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;"><span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';"> </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contestation politique : Me Mountaga Tall œuvre&#45;t&#45;il pour une nouvelle insurrection populaire ?</title>
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<description><![CDATA[ •	Depuis un peu plus d&#039;un mois, on assiste à une radicalisation de certains partis politiques à la suite de la question de la relecture  de la charte des partis politiques ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 09:48:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la faveur de cette relecture, un regroupement hétéroclite de partis politiques a vu le jour sous la houlette Maître Mountaga Tall, président inamovible du CNID-Fasow Yiriwa Ton. Dès lors, les menaces et les intimidations se sont multipliées à l'endroit des autorités</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">" Respect de la constitution"!<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>" Non à la dérive" ! " Oui à la démocratie, à la République et à l'Etat de droit " ! ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tels sont les quelques slogans que scandent les partis politiques regroupés au sein de l'IPAC (Initiative des partis sur la charte), un regroupement piloté par l'enfant toucouleur de Ségou, Mountaga Tall, Ba Mountaga pour les intimes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation tenues en fin d'année 2021, relatives aux partis politiques, le gouvernement a décidé de démarcher les formations politiques en vue d'une relecture de la loi qui les régit. En mars 2025, des partis sous la houlette de Maître Tall se sont réunis pour faire des propositions qui ont été remises au gouvernement. Des propositions qualifiées par le gouvernement de "généralités sans proposer de modalités opérationnelles concrètes", d'où l'application d'un principe juridique légitime, qui est le parallélisme des formes et des compétences. Un principe qui permet au gouvernement de soumettre les propositions des partis politiques et des organisations de la société civile à l'appréciation des Forces vives de la Nation à l'intérieur du pays et des Maliens établis à l'Extérieur, car ce sont ces mêmes acteurs qui ont adopté les recommandations des ANR en décembre 2021. Cette décision du gouvernement n'a pas, du tout, été appréciée par les partis politiques qui se sont regroupés ; bisous la dénomination de l'Initiative des partis politiques sur la charte (IPAC). Dès lors, Tall s'est cru doté d'une mission divine pour empêcher la tenue de la consultation des forces vives de la nation. Deux points de presse ont été organisés dans le seul mois d'avril 2025 pour indiquer non seulement que les partis politiques de l'IPAC ne participeront pas à cette consultation, mais aussi qu'ils ne reconnaîtront pas les recommandations issues de ce forum. C'est l'occasion pour Maître Tall de rebondir sur la scène politique, comme un phœnix qui renaît de ses cendres, afin de s'imposer en leader suprême d'une contestation politique pouvant aboutir à l'accession au pouvoir tant rêvé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour beaucoup d'observateurs de la scène politique nationale, le comportement de l'enfant de Ségou n'est pas surprenant. Il a été de tous les mouvements insurrectionnels de changement de pouvoir pendant ces trois dernières décennies.au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus jeunes leaders lors de l'insurrection de 1990-91<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1990-91, il a été l'un des acteurs les plus jeunes du mouvement insurrectionnel qui a mis fin au régime de parti unique de feu Général Moussa Traoré. Malheureusement, celui-ci chuta lorsqu'il avait fui le pays pour, dit-il, des raisons de sécurité comme si les autres acteurs, qui sont restés dans le pays, n'étaient pas en danger. D'ailleurs pour justifier son acte, il n'hésita pas à accepter un débat, à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la veille des élections générales de 1992, avec feu Mamadou dit Maribatrou Diaby, président de PUDP ( Parti pour l'unité, la démocratie et le progrès) connu pour être non seulement le moins lettré des chefs de partis politiques, mais aussi le plus acerbe dans les débats. Au cours de ce débat, Tall a voulu justifier sa fuite du pays en sortant de son sac, en pleine émission, des douilles de balles qu'il prétend avoir ramassées au niveau de son domicile. En riposte, Maribatrou a, tout simplement, dit : quelqu'un qui fuit son pays, quand ça ne va pas, ne peut pas être un bon dirigeant s'il est élu à la tête du pays. Et d'enfoncer le clou en affirmant que le père et le grand-père de Tall ont été des gens qui ont, tous, fui quand ça n'allait pas dans le pays. Ce débat a, lourdement, pesé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans l'échec de Mountaga Tall à la présidentielle de 1992.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui fera qu'il sortira 3è de l'élection présidentielle remportée par Alpha Oumar Konaré. Déçu de son résultat, il ne donnera aucune consigne de vote ni pour Alpha, ni pour feu Tieoulé Mamadou Konaté arrivé comme 2è au premier tour. Dès lors, il se positionne comme chef de file de l'opposition de fait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avant qu'il ne soit relégué au second, sinon au troisième plan par feu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tieoulé Mamadou Konaté dans le cadre d'un regroupement politique dénommé le Front de sauvegarde de la démocratie (FSD) composé de son parti, du MPR ( Mouvement patriotique pour le renouveau de Choguel Maïga) nouvellement créé. En 1994, à la suite d'événements estudiantins violents, ne serait pas étranger, le président Alpha forme un nouveau gouvernement dans lequel Tall fait entrer deux cadres de son parti. Insatisfait de cette entrée, il décida de retirer ceux-ci de l'équipe gouvernementale peu de temps après. C'est dans ce contexte qu'arrive la fin du premier mandat d'Alpha. La préparation des élections lui donnera une autre occasion de vouloir prendre le leadership d'une contestation. L'issue des législatives de 1997 Dont les résultats ont été rejetés par la majorité de la classe politique, constituera un nouveau regroupement appelé le Collectif des partis politiques de l'opposition (COPPO).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le COPPO, il œuvra en vain pour faire chuter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le régime d'Alpha Oumar Konaré <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement encore, l'enfant toucouleur de Ségou sera relégué de nouveau au second plan face à des dinosaures comme feu Almamy Sylla (Président du rassemblement pour la démocratie et le progrès RDP) qui prendra la tête du mouvement de contestation contre Alpha. Pour être vu davantage, il accepte de faire un débat télévisé face à Maître Kassoum Tapo, président de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Lors de ce débat, il s'est fait avoir comme dans celui d'avec feu Mamadou dit Maribatrou Diaby. En direct sur la TV nationale, Mountaga Tall a reproché au patron de l'organisation des élections que les cartes d'électeurs circulent et se vendent comme du petit pain. En réponse, Maître Tapo a rétorqué qu'au regard de la loi qu'il peut le faire arrêter instantanément pour complicité de vol et recel. Quelle humiliation pour quelqu'un qui est du domaine judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cette humiliation, il continue en compagnie de ses collègues du COPPO à donner du fil à retordre à Alpha en boycottant toutes les élections, en organisant des meetings, des marches, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nonobstant, cette farouche opposition à son régime, Alpha fera organiser toutes les élections y compris la présidentielle qu'il remportera des le 1er tour face à feu Mamadou dit Maribatrou Diaby qui a subitement quitté le COPPO. Durant ce second mandat, Mountaga Tall n'a jamais reconnu Konaré comme Président de la République. Il invitait toujours les maliens à appeler le président Alpha "Monsieur Alpha Oumar Konaré" au lieu de "Monsieur le Président de la République". Pour mettre fin à l'anarchie que le COPPO a installé dans le pays, le pouvoir d'alors interpella les leaders. C'est dans ce contexte que Mountaga Tall se retrouva en prison à Kita. Il y restera quelques temps avant d'être élargi tout comme ses autres collègues du COPPO. Lorsqu’Alpha s'est débarrassé, en 2000, de son Premier ministre, feu IBK, grâce à qui la situation politique s'est stabilisée, il a cru encore trouver l'occasion de rebondir sur la scène politique. Ainsi avec celui-ci et biens d'autres leaders politiques, ils dormiront le regroupement politique "ESPOIR 2002".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ESPOIR 2002 lui permettra de revenir dans l'hémicycle <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensemble, ils se lancent à la conquête du pouvoir. A l'issue des élections générales, Mountaga devient l'un des vice-présidents de l'assemblée nationale dirigée par feu IBK. C'était à l'époque où feu Général Amadou Toumani Touré était Président de la République, dont le régime chuta, quelques mois avant la fin de son second mandat, le 22 mars 2012,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la suite d'une mutinerie dans le camp de Kati. Après des consultations, il a été décidé d'organiser le retour à l'ordre constitutionnel. C'est lors des campagnes de l'élection présidentielle dont Maître Tall est candidat que les maliens vont découvrir qu'il a un second prénom "Cheick" comme pour suivre les traces de son compagnon politique, Choguel qui lui aussi ajouta à son prénom celui de son grand-père maternel "Kokalla". Au second tour, il rejoint feu IBK qui remportera largement l'élection présidentielle en 2013. Celui-ci lui fera entrer dans son gouvernement comme ministre et même porte-parole du gouvernement à un moment donné. Peu de temps après, il est viré du gouvernement, comme tant d'autres à l'image de son compagnon de lutte de longue date, Choguel Maïga. Malgré cela, il ne rechigne point. Il va rejoindre feu Soumaila Cissé, chef de file de l'opposition. Quelques temps après, en compagnie d'autres leaders politiques et de la société civile, il entreprit d'organiser un mouvement insurrectionnel pour déloger feu IBK de son trône. C'est ainsi que verra le jour le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au M5-RFP, il n'a pas pu être le n°1 tel qu'il le voulait <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le M5-RFP, mouvement hétéroclite, finira par faire tomber le régime de feu IBK. Auréolé de cette victoire, il a cru, certainement, qu'il allait être au premier plan dans la nouvelle gouvernance du pays. Mal lui en a pris quand les jeunes officiers se sont tournés vers l'autorité morale qu'était l'imam Mahmoud Dicko qui, a pesé lourd dans la désignation du Président de la transition et la nomination du Premier ministre. A la rectification de la trajectoire de la transition qui a permis au Général d'armée Assimi Goita d'être le président de la transition, le président du Cnid-Fyt a, a une fois de plus, eu l’occasion que son jour est arrivé. Malheureusement non, car c'est son compagnon de lutte, Choguel Maïga qui a été nommé Premier ministre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le gouvernement de celui-ci a subi un changement qui a vu sortir tous ceux qui y étaient dedans au nom du M5-RFP. Furieux de voir son représentant éjecté de l'équipe gouvernementale et reprochant, certainement à Choguel de n'avoir rien fait pour éviter cela, il va, en compagnie d'autres camarades de luttes, créer une autre tendance du M5-RFP. Au lieu de prendre la tête de cette dissidence du mouvement, il a préféré, Choguel à la primature. Au limogeage de celui-ci, il a, certainement,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pensé que c'est à son tour de s'installer à la primature. Encore malheureusement non ! Car c'est le Général Abdoulaye Maïga qui été nommé Chef du gouvernement. Depuis, il a fait "profil bas" en attendant. La question de la relecture de la charte des partis politiques a été l'occasion pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lui de sortir de son silence pour mener une lutte à l'allure de la préparation d'une insurrection populaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme pendant plus de 30 ans, Mountaga Cheick Tall a été dans tous les mouvements insurrectionnels de changement de pouvoir sans parvenir à en être le leader suprême, ce qu'il a toujours voulu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, il doit savoir que 2025 n'est pas 1990-91 ou 1997, ou 2000, ou encore 2018 et que Assimi n'est pas Alpha, ni ATT, ni IBK.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il se susurre qu'il était absent du meeting raté du samedi, 03 mai 2025 au Palais de la culture. Les habitudes ont la vie dure. Sûrement qu'il a pris la tangente comme en 1990-91. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arouna Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>•	Fourniture d’électricité au Mali : •	La SOGEM demande à EDM&#45;SA de lui payer une dette de plus de 54 milliards F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/fourniture-delectricite-au-mali-la-sogem-demande-a-edm-sa-de-lui-payer-une-dette-de-plus-de-54-milliards-f-cfa-3104620.html</link>
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<description><![CDATA[ •	La problématique de l&#039;énergie au Mali ne finit pas de surprendre. La société EDM-SA (Énergie du Mali) est au centre de cette problématique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 09:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les épisodes de vol et détournement de carburant destiné à alimenter les groupes électrogènes et l’achat de nouveaux groupes électrogènes qui a tourné au vinaigre, voilà qu'un autre épisode vient s'inviter dans le débat, le défaut de paiement pour l'entretien des installations de l'organisation commune ayant créé la Société de gestion de l'énergie de Manantali ( SOGEM).<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au moment où les populations avaient commencé à booster leur espoir sur la société EDM-SA qui a fourni des efforts considérables dans l'amélioration de la fourniture d'électricité, un autre problème surgit. Comme pour dire que " <i style="mso-bidi-font-style: normal;">La fourmi ne peut pas abandonner ses habitudes</i>"<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(proverbe bambara qui signifie que les habitudes ont la vie dure). En effet, une correspondance de la société de gestion de l'énergie de Manantali (SOGEM) adressée à EDM-SA fait ressortir une situation catastrophique qui dépasse l'entendement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que dit la correspondance ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une lettre n°00199-DG-SG-DF-SOGEM datée du 25 avril 2025, la SOGEM invite la société EDM-SA de s'acquitter d'une dette de plus de 54 milliards F CFA<br>Le ton de la lettre prouve à suffisance que la SOGEM n'est pas du tout contente du comportement de la société EDM-SA. Le directeur général mauritanien de la SOGEM, Mohamed Mahmoud Ould Sidi Elimine, rappelle que ce sont des centaines de milliards de F CFA de crédit que les États membres de l'OMVS ont contracté pour les installations actuelles. Il souligne que la société EDM-SA est un partenaire, un client et un collègue de la SOGEM. Il souligne aussi le danger encouru si la société EDM-SA ne s'acquitte pas de cette somme relative à l'entretien des installations. Et de poursuivre qu'il ne voudrait pas que l'histoire indexe EDM-SA dans une issue funeste. " Cela ne doit plus attendre", " Cela ne peut plus attendre ", s'exprime le Directeur général de la SOGEM. Il poursuit en disant que c'est une question de vie et de mort <br>pour les installations et la SOGEM. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, il en appelle à la conscience de la Société EDM-SA pour que les paiements en tout ou en partie soient faits de toute urgence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!-- [if !supportLists]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style="font: 7.0pt 'Times New Roman';">       </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler que la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM) a été créée en 1997 par les Etats Membres de l’OMVS à savoir le Mali, la Mauritanie et le Sénégal pour la réalisation du Projet Energie de Manantali. Par la suite, elle est devenue un outil stratégique pour impulser le développement du secteur Energie des Etats membres par la création d’infrastructures du programme global de l’OMVS. La SOGEM exploite actuellement, par l’intermédiaire de sa filiale, la Société d’Exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF-SA), 3 grands ouvrages majeurs à savoir les Complexes Hydroélectriques de Manantali, de Félou et de Gouina ainsi qu’un réseau de Transport Haute Tension pour l’évacuation de l’Energie produite.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Jean Pierre James</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération des membres du SYNABEF : Un soulagement pour l&amp;apos;économie malienne menacée de paralysie</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/dissolution-des-partis-politiques-indignation-contre-la-posture-du-ministre-delegue-en-charge-des-reformes-politiques-3104384-3104384.html</link>
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<description><![CDATA[ Après plusieurs jours de bras de fer tendu entre le Syndicat National des Banques, Assurances, Microfinances, Établissements financiers, Entreprises pétrolières et Commerces du Mali (SYNABEF) et les autorités judiciaires, les deux banquiers de l’Ecobank, Biram Diop et Alassane Touré, ont finalement été libérés le vendredi 25 avril 2025. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 16:39:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%;">Leur incarcération, qui remontait au 7 mars dernier, avait plongé tout le secteur financier du pays dans une grève inédite, menaçant sérieusement l'économie nationale.<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Les deux agents avaient été arrêtés à la suite d’une plainte déposée par Énergie du Mali (EDM SA), portant sur des irrégularités dans l’exécution des marchés liés à la construction d’une mini-centrale hydroélectrique à Djenné et à la mise en place de réseaux de distribution électrique dans plusieurs villages. Ils avaient été placés sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier, une mesure jugée excessive par le SYNABEF qui a immédiatement déclenché un vaste mouvement de grève à partir du 17 avril 2025 pour exiger leur libération. Pendant plusieurs jours, la paralysie du secteur bancaire et financier malien a rappelé l’importance cruciale du dialogue social dans un contexte économique déjà fragilisé. La libération de Biram Diop et Alassane Touré a été obtenue grâce à des négociations acharnées menées notamment par le Secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, avec l’appui des hautes autorités, dont le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Ce dénouement heureux permet aujourd’hui d’éviter une crise économique. En effet, la grève, bien que suspendue une semaine plus tôt, aurait pu reprendre de manière illimitée si les revendications syndicales n’avaient pas été entendues. Le SYNABEF démontre ainsi une nouvelle fois sa capacité de mobilisation, comme lors de la libération, en 2022, de son Secrétaire général, Hamadoun Bah, dont l'arrestation avait provoqué une levée de boucliers dans tout le secteur bancaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Toutefois, si la mise en liberté des deux banquiers apaise momentanément les tensions, elle ne signe pas la fin de l’affaire judiciaire. Biram Diop et Alassane Touré restent sous le coup d’une procédure en cours, de même que deux autres personnes de nationalité indienne également arrêtées dans le cadre du même dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Adama Coulibaly</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le paludisme : Le Mali renforce sa stratégie de combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-paludisme-le-mali-renforce-sa-strategie-de-combat-3104386.html</link>
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<description><![CDATA[ A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée vendredi dernier, le Mali a renforcé sa stratégie de lutte contre l&#039;une des maladies les plus meurtrières d&#039;Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:47:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%;">Devenant le 20ᵉ pays du continent à introduire le vaccin antipaludique, il est surtout le premier au monde à adopter une approche hybride innovante, alliant vaccination systématique et administration saisonnière.<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">En 2023, le Mali comptait pour 3,1 % des cas de paludisme recensés dans le monde, soit près de 8,15 millions de malades, et enregistrait 2,4% des décès mondiaux dus à la maladie. Un fardeau sanitaire colossal qui place le pays parmi les 11 pays les plus touchés au monde, avec une incidence en forte hausse ces dernières années. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Face à cette urgence sanitaire, les autorités maliennes, appuyées par Gavi, l'Alliance du vaccin, l'UNICEF et l'OMS, ont mis en place une riposte de taille : le déploiement du vaccin R21/Matrix-M, à travers une stratégie hybride inédite. Les enfants de cinq à 36 mois recevront trois premières doses basées sur l'âge, suivies de deux doses administrées chaque année avant la saison des pluies, période où les risques de transmission explosent. Avec 927 800 doses prêtes pour la phase initiale dans 19 districts des régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou et Sikasso, le Mali s'engage à protéger efficacement ses enfants contre le paludisme. L'approche saisonnière maximise l'impact de la vaccination en synchronisant les pics de protection avec les périodes de transmission maximale. « Le vaccin est une avancée capitale dans notre arsenal de lutte contre le paludisme », a souligné le Colonel Assa Badiallo Touré, Ministre de la Santé et du Développement social, rendant hommage aux chercheurs maliens du MRTC pour leur contribution décisive aux essais cliniques. En effet, l'élan malien s'inscrit dans une dynamique continentale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Depuis 2023, plus de 24 millions de doses ont été livrées en Afrique, où 20 pays représentant 70 % de la charge mondiale de paludisme ont introduit le vaccin. À terme, ce sont 13 millions d'enfants supplémentaires qui seront protégés d'ici à fin 2025. « Le vaccin n'est pas une solution unique, mais un complément indispensable aux mesures existantes comme les moustiquaires, la chimio-prévention et la pulvérisation d'insecticide », rappelle le Dr Pierre Ngom, Représentant de l’UNICEF au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Par ailleurs, la réussite de cette campagne dépendra aussi des moyens financiers mobilisés. Alors que Gavi prévoit de renforcer son soutien sur la période 2026-2030, la mobilisation de fonds devient essentielle pour maintenir cet élan historique et faire reculer durablement le paludisme. Pour le Mali, ce lancement n'est pas seulement une campagne de vaccination. C'est une promesse, celle d'un avenir où les enfants naîtront et grandiront à l'abri de cette maladie ancestrale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Adama Coulibaly</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des partis politiques :  Indignation contre la posture du ministre délégué en charge des reformes politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-des-partis-politiques-indignation-contre-la-posture-du-ministre-delegue-en-charge-des-reformes-politiques-3104383.html</link>
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<description><![CDATA[ Réunis à la Maison de la Presse, plusieurs partis politiques maliens ont exprimé, samedi 26 avril 2025, leur profonde inquiétude face à la tournure que prennent les consultations sur la relecture de la Charte des partis politiques. Ils dénoncent notamment la marginalisation délibérée dont ils s&#039;estiment victimes et interpellent directement le ministre délégué en charge des réformes politiques. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:39:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">En lieu et place du meeting initialement prévu le même jour, c’est dans une atmosphère empreinte de colère que des leaders politiques tels que Me Mountaga Tall, Oumar Inbrahim Touré et Oumar Sidibé ont uni leurs voix. Leur principale exigence est le respect strict de la Constitution, du pluralisme démocratique et des libertés fondamentales dans le processus de réforme en cours. Avant d’entrer dans le vif du sujet, ils ont d’abord témoigné leur soutien inconditionnel à Mamadou Traoré, surnommé "Le Roi", président du parti Alternative pour le Mali, actuellement incarcéré pour ses prises de position politiques. "Il garde un moral d'acier et nous exhorte à poursuivre la bataille pour le Mali", ont-ils affirmé en exigeant sa libération immédiate. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Dans un mémorandum lu à la presse nationale et internationale, les partis politiques dénoncent la méthode cavalière du ministre délégué, accusé d’avoir initié des concertations "pseudo-participatives" sans consultation réelle des acteurs politiques majeurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Malgré leur réponse officielle aux propositions de relecture de la Charte, ils affirment n’avoir reçu aucune invitation à des discussions sérieuses. "<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Nous avons été ignorés, méprisés, pendant que des simulacres de concertations privées se déroulaient</i>", regrettent-ils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Pire, selon eux, certaines propositions diffusées sur les réseaux sociaux, comme l'instauration d'une caution de 200 millions de FCFA pour la création de partis politiques, sont totalement hors sujet et contraires aux recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation (ANR) et à la Constitution de 2023. Les partis politiques avertissent : la dérive actuelle risque de provoquer une rupture démocratique grave. Pour eux, vouloir restreindre l’espace politique par des mesures financières et administratives inaccessibles revient à "transformer la politique en entreprise commerciale de corruption". « Depuis quand la politique au Mali devrait-elle être une question d’argent et non d’idées ?», s’interrogent-ils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Loin de rejeter toute réforme, ils rappellent avoir accepté de durcir les conditions de création de partis, d'améliorer le financement et le contrôle de leurs activités, en stricte conformité avec les recommandations des ANR et la Constitution. Toutefois, ils s'opposent fermement à toute tentative de dissolution ou de musellement des partis politiques, qu'ils considèrent comme "le socle du multipartisme chèrement acquis au prix de lourds sacrifices humains". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Face à ce qu'ils qualifient d’"amateurisme dangereux", les partis politiques appellent solennellement le Premier ministre et le Président de la Transition à tirer toutes les conséquences des agissements du ministre délégué. Ils craignent que l’actuelle dynamique n'ouvre une brèche dans l’édifice institutionnel malien au moment où le pays a besoin d’unité et de stabilité. Engagés à poursuivre la bataille pour la défense des libertés publiques, ils annoncent une série de rencontres avec les autorités morales, religieuses, associatives et syndicales du pays afin de sensibiliser et de mobiliser les forces vives de la nation. « Nous demeurons vigilants et déterminés », concluent-ils, tout en appelant leurs militants à se tenir prêts à toute action nécessaire pour défendre la démocratie, la liberté et l'avenir du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Adama Coulibaly</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bamako sous la menace des inondations : L’incivisme et l&amp;apos;inaction pointés du doigt</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/bamako-sous-la-menace-des-inondations-lincivisme-et-linaction-pointes-du-doigt-3104382.html</link>
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<description><![CDATA[ La saison des pluies est à peine amorcée que les premiers signes d&#039;inondations préoccupent déjà les habitants de Bamako. Les premières fortes précipitations du lundi dernier ont submergé ce lundi 28 avril 2025 plusieurs artères, notamment en Commune I du District de Bamako, où des rues entières sont devenues impraticables. Des quartiers comme Banconi, Doumanzana ou encore Djélibougou témoignent de cette situation alarmante. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:33:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">À chaque saison pluvieuse, Bamako se retrouve confrontée aux mêmes drames avec routes dévastées, habitations inondées, pertes humaines et matérielles. Les souvenirs douloureux des inondations de l'année dernière sont encore frais dans les mémoires avec plusieurs dizaines de morts, des centaines de déplacés et des infrastructures gravement endommagées. Pourtant, des annonces avaient été faites par les autorités, promettant de libérer les voies de passage des eaux. Du point de vue des environnementalistes, l'incivisme des populations aggrave la situation. Partout dans la capitale, on constate que les caniveaux sont obstrués par des ordures ménagères, des gravats ou des constructions anarchiques, empêchant l'eau de s'écouler naturellement. Malgré les campagnes de sensibilisation, beaucoup continuent de considérer les voies de ruissellement comme des dépotoirs improvisés, ignorant les conséquences dramatiques de leurs actes. L'alerte est donc donnée ! Si rien n’est fait rapidement pour libérer les passages d'eau et responsabiliser des citoyens, Bamako risque de connaître des inondations d'une ampleur encore plus catastrophique cette année. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Face à cette menace imminente, il est urgent que les autorités intensifient les opérations de dégagement des caniveaux, mènent des actions de démolition ciblée contre les constructions illégales et renforcent les sanctions contre ceux qui obstruent les voies d’évacuation des eaux. De leur côté, les citoyens doivent prendre conscience que la préservation de leur propre sécurité commence par le respect des règles élémentaires d'hygiène et d'urbanisme. Il y va non seulement de la protection des biens, mais aussi de la sauvegarde des vies humaines. Outre Bamako, d’autres localités comme Sikasso, Bougouni, Dioila, Kita, Koulikoro, Koutiala, Ségou et San seront également arrosées toute la semaine, selon les prévisions météorologiques. Une raison de plus pour sonner l'alerte et multiplier les mesures de prévention dans toutes les zones à risque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Adama Coulibaly</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assurance Volontaire pour la Culture : La fin de la précarité pour les acteurs privés de la  Culture</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/assurance-volontaire-pour-la-culture-la-fin-de-la-precarite-pour-les-acteurs-prives-de-la-culture-3104380.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément, l&#039;année 2025 est réellement l&#039;année de la culture. En proclamant comme tel, le Chef de l&#039;Etat avait certainement ajouté plusieurs cordes à son arc. L&#039;un de ces arcs est la couverture sanitaire pour les acteurs culturels appelée Assurance volontaire pour la culture (AVOC). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:31:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le lancement officiel de l’AVOC a eu lieu le mercredi 23 avril 2025 à 15 heures au Centre international des conférences de Bamako (CICB). L'AVOC est le fruit d'un partenariat entre le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et le Ministère de la Santé et du Développement Social, à travers l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS). Il s’agit d’un régime d’assurance volontaire sur mesure pour les acteurs privés des secteurs de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;">Une vision du Chef de l'Etat<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’AVOC s’inscrit dans le cadre de l’année 2025, décrétée comme Année de la Culture, Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Conformément à la décision historique du Général d’Armée Assimi Goita en lien avec sa vison de contribuer à la promotion accrue des talents artistes et artisans, dans une dynamique de revitalisation culturelle des territoires. L’initiative est également en droite ligne avec le quatrième domaine de la lettre de cadrage du Président de la Transition, Chef de l’État, à savoir: « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">l’amélioration de la couverture sanitaire et le développement d’un système de solidarité nationale</i> ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;">Atteindre un million d'acteurs <o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’Assurance volontaire pour la Culture est un régime de prévoyance sociale spécifique aux acteurs privés des secteurs de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme qui offrira des facilités aux assurés. Cette initiative, qui vise à atteindre un million d’acteurs de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme par an, contribuera à l’amélioration des conditions de vie et de travail des bénéficiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;">Combler un vide qui a décimé tant d'artistes<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Vivement, cette couverture sanitaire va sauver des milliers d'artistes d'une fin triste. Ils sont nombreux à sombrer dans la précarité la plus totale avant de rendre l'âme. Ils sont aussi nombreux et très nombreux à lancer un SOS sur les réseaux sociaux afin de pouvoir bénéficier d'une prise en charge médicale. Le cas le plus emblématique est certainement celui de l'artiste-musicien Adama Namakoro Fomba. Après une longue période de lutte contre la maladie et dans la plus grande indifférence du peuple malien, l'auteur du fameux titre "kolonjugu yiri" (l’arbre du mauvais puits : la personne méchante) a rendu l'âme dans un état de précarité. C'était le samedi 11 janvier 2025 au Centre de santé de référence de Dioila, sa ville d'origine située à moins d'une centaine de kilomètres de Bamako, la capitale du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali. L'une de ses dernières apparitions dans un vidéo sur les réseaux sociaux a choqué plus d'un. On le voit tenant un bâton lui servant de canne, sortant d'une petite chambre. Ensuite, on le voit assis en retrait suivant un spectacle musical bambara. Est-ce à dire qu'il n'avait même pas les moyens de s'offrir une canne? Certainement oui. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">On peut dire qu'il s'en est allé sans que Dieu et le peuple malien ne répondent à son appel au secours. En tout cas, il a demandé secours dans un de ses titres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>“Allah anw Demè” qui a été pendant longtemps à la UNE de l'émission musicale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"TOP ÉTOILES" de la TV nationale, l'Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM) et des émissions <span style="color: red;">de plusieurs </span>radios privées du pays. Le décès de Namakoro marque la fin d’un parcours artistique marqué par un talent indéniable, mais d'une non-reconnaissance publique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Avec la mise en œuvre de l'AVOC, des cas comme celui de l'enfant du Banico seront drastiquement diminués. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Mariam Konaré</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>2ème congrès ordinaire du PACP : Le mormon de Ouélessébougou reprend son &amp;quot;affaire&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[ Dans une période où c&#039;est la panique au niveau des états-majors de partis politiques en raison de la tenue d&#039;une consultation des forces vives nationales sur leur avenir, le Parti pour l&#039;action civique et patriotique ( PACP) a tenu son deuxième congrès ordinaire qui a vu le mormon, c&#039;est à dire l&#039;adepte de &quot; l&#039;Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours &quot;, reprendre &quot; sa chose&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:28:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Tenue du 19 au 20 avril 2024 à Bamako sous le thème de la «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">préservation des acquis démocratiques pour un Mali stable et prospère</i> », le congrès a réuni, selon les organisateurs, l’ensemble des délégués des sections et sous-sections régionales du parti, ainsi que des cercles du Mali et des pays de la sous-région. Ont également pris part à la cérémonie d'ouverture en tant qu'invités, plusieurs représentants d’autres partis politiques. A l'ordre du jour, la relecture des textes et l'élection d'une nouvelle direction et surtout d'un nouveau président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%;">Un président fondateur qui reprend les rênes <o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le congrès a, d'après le rapport final,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>élu à l'unanimité Niankoro Samaké dit Yeah à la tête du Parti. Fondateur du parti en 2013, qu’il a dirigé pendant trois ans, avant de passer la main suite à sa nomination en tant qu’ambassadeur du Mali en Inde. C'était le dimanche 25 septembre 2016 lors d'un congrès extraordinaire tenu dans la salle de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Maison des aînés de Bamako. La présidence du parti avait été confiée au président de la commission d’organisation de ce congrès. Et le président fondateur de se contenter du poste de président d'honneur en attendant. Dès qu'il a été viré de son poste d'Ambassadeur par le régime de feu Ibrahim Boubacar Keita, visiblement déçu de ses prestations,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'ancien Maire de Ouelesszbougou a repris de plus bel les activités politiques reléguant au second plan et même dans l'oubli le président actif qu'était Dr Omar Keïta. Et voilà qu'à l'occasion du deuxième congrès ordinaire du parti, il a repris formellement la tête de son "affaire". Au cours de ce congrès, il a dit : "Nous sommes convaincus que les partis politiques jouent un rôle crucial dans l’exercice de la démocratie (…)".<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Encore faudrait-il que son parti se conforme à la charte des partis politiques. Le rapport 2024 de la section des comptes de la Cour suprême sur les partis politiques a révélé plusieurs cas de non conformité de son parti par rapport à la Loi N°05-047/du 18 août 2005 portant charte des Partis politiques. On peut, volontiers, citer le cas de changement de siège sans en informer le Ministre chargé de l’Administration Territoriale comme le prévoit l’article 10 de la Loi N°05-047/du 18 août 2005 portant charte des Partis politiques. Le siège du parti se trouve désormais à Kalaban-Coura, Rue 165, Porte NC 020, Bamako - Mali. Un autre cas est que le parti n’a pas communiqué de document attestant qu’il a un compte bancaire. Il en est de même pour la communication à la section des comptes de la Cour suprême<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la copie du contrat de bail. A ce jour, nous ne savons pas si le parti s'est conformé à ces différentes exigences de la charte des partis politiques. Si tel n'est pas le cas, que le " grand bâtisseur" Niankoro Samaké y pense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 115%;">Qui est Niankoro Samaké ?<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Né en 1969 à Ouelessébougou, une bourgade située à 80 km au sud de la capitale malienne, il a fréquenté l'école privée de la mission catholique de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la localité dont il fait partie de la première promotion du second cycle (Pour la première fois, la 7ème année a été créée avec la rentrée scolaire 1981-1982). Après l'obtention du diplôme d'études fondamentales (DEF), il est orienté, au Lycée de Badalabougou avant de se retrouver, après avoir réussi à l'examen du baccalauréat, à l’école normale supérieure (ENSUP) d'où il sortit avec un diplôme de Professeur d'enseignement secondaire général option "Anglais". Ne trouvant pas d'emploi, Samaké a travaillé comme bénévole des enseignants dans son village les trois années suivantes. Il s'est chargé pendant cette période de travailler en tant que guide linguistique et culturel pour le Corps de la Paix et Ouélessébougou Alliance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">En 2000, une famille américaine a parrainé sa venue à l’Université Brigham Young (BYU) pour une éducation américaine. C'est ainsi qu'il a été accepté à l'Université Brigham Young (BYU) dans le programme de politique publique. Au cours de son séjour à BYU, Samaké a rencontré son épouse Marissa Coutinho, originaire de l'Inde, qui a étudié les systèmes d'information à BYU. Pendant son séjour à BYU, Samaké a effectué un stage à l'Organisation des Nations unies (ONU). Il a, aussi, rencontré l'Église à son lieu de travail avec le Corps de la Paix et Ouelessebougou Alliance. Un bénévole du Corps de Paix lui a donné un Livre de Mormon en anglais, qu'il a lu. Plus tard, aux États-Unis, il a voulu être baptisé, mais a d'abord été refusé en raison de la politique mormone sur le baptême des citoyens des pays musulmans. Le Mali est à 90 % musulman, et l'Église craignait que, s'il s'est converti au mormonisme que sa vie puisse être en danger. Après que les dirigeants de l'Église soient convaincus que le Mali est un pays de liberté religieuse, il a été baptisé en 2000 à New York. Il rapporte qu'il n'a fait face à aucune discrimination au Mali en raison de sa nouvelle foi. Dès lors, Niankoro Samaké et sa famille sont les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours au Mali, c'est à dire des mormons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Youssouf Konaré</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face à une dissolution éventuelle : Des partis politiques revendiquent leur existence alors qu&amp;apos;ils ne respectent pas scrupuleusement la loi qui les régit</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/face-a-une-dissolution-eventuelle-des-partis-politiques-revendiquent-leur-existence-alors-quils-ne-respectent-pas-scrupuleusement-la-loi-qui-les-regit-3104378.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis l&#039;annonce de la consultation des forces vives de la nation sur la révision de la charte des partis politiques, des regroupements politiques revendiquant être les précurseurs de la démocratie multipartite au Mali sont entrés en ébullition. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:24:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%;">Croyant fermement que les autorités cherchent à les dissoudre, ils entreprennent tout pour prouver que leur existence est un droit reconnu par la Constitution. Pourtant, le tout dernier rapport de la section des comptes de la Cour Suprême révèle que bien d'entre eux ne<span style="color: red;"> </span><span style="color: black; mso-themecolor: text1;">respectent </span>pas la loi qui les régit.<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">L’article 39 de la constitution du Mali est clair : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi</i> ». Certes, la loi fondamentale les reconnaît ce rôle et ils doivent bien le remplir. En contrepartie, ils doivent eux aussi respecter scrupuleusement la loi les concernant, la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques. Pour s'en rendre compte, la section des comptes de la Cour Suprême procède chaque année à la vérification de leurs comptes. Autrement dit,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elle vérifie si la gestion interne des partis politiques est conforme aux lois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">C'est ainsi qu'en application des dispositions de l’article 116 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique, fixant l’organisation, les règles de fonctionnement et la procédure suivie devant elle, et de celles de l’article 27 de la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, la Section des Comptes a procédé à la vérification des comptes des partis politiques au titre de l’exercice 2023. Cette vérification a fait ressortir des attitudes illégales de partis politiques. Seuls 59 partis se sont soumis à cette vérification.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Conformément, aux dispositions de l’article 27 de la charte des partis politiques, cinquante-neuf (59) formations politiques ont déposé à la Section des Comptes de la Cour Suprême, leurs comptes annuels de l’exercice 2023, au plus tard le 31 mars 2024 contre 62 partis politiques au titre de l’exercice 2022. C'est le constat de la section des comptes de la Cour suprême. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pourtant, le Mali compte plus de 300 partis politiques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Parmi ces 59 partis, certains n'ont pas fourni de situation financière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les dispositions combinées des articles 26 et 30 de la charte des partis politiques disposent que « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">tout parti politique doit tenir une comptabilité régulière et un inventaire de ses biens meubles et immeubles, présenter ses comptes annuels à la Section des Comptes et justifier la provenance de ses ressources financières et leur utilisation…</i>».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Après un examen minutieux des documents qu'elle a reçus de ces 59 partis politiques, il ressort qu'à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la date du 31 décembre 2023, sept (7) formations politiques n’ont pas produit leurs situations financières dont l’UFD. Les ressources totales des 52 partis ayant produit leurs situations financières s’élèvent à 709 793 592 F CFA ; deux partis ont des ressources supérieures à 100 millions de F CFA (Parti Malien du Travail et de la Refondation et Rassemblement du Peuple Malien) ; les dépenses totales de ces 52 partis politiques, au 31 décembre 2023, s’établissent à 680 490 847 F CFA ; le solde total au 31 décembre 2023 se chiffre à 29 302 745 F CFA pour les 52 partis ; neuf (9) partis politiques ont des soldes négatifs au 31 décembre 2023 dont l'ADP MALIBA, le PARENA, le RPM. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Bien plus, précise le rapport de vérification de la Cour Suprême, des partis politiques n’ont pas produit les documents comptables (compte de gestion, registres, grand livre, procès-verbal d’arrêté de caisse, tableau des ressources, états de rapprochement bancaire, inventaire des biens meubles et immeubles). Il s’agit, entre autres, de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Convention Nationale pour une Afrique Solidaire–Faso Hèrè (CNAS –Faso Hèrè). Bref, la comptabilité-matières n’est pas tenue régulièrement. Les biens ne sont pas codifiés et l’état d’inventaire annuel des biens meubles et immeubles n’est pas produit.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D'autres ne disposent pas de sièges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>commodes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Aussi, le rapport a révélé qu'en ce qui concerne le siège, exception faite de quelques grandes formations politiques, peu d’entre elles disposent d’un siège avec les commodités minimales d’une permanence. Beaucoup de partis sont installés dans des locaux exigus ou encore dans une pièce unique tenant lieu de siège pour satisfaire exclusivement le critère d’éligibilité au financement public. Autre constat amer : des partis politiques ci-après ont changé de siège sans aucune information du Ministre chargé de l’Administration Territoriale, en violation des dispositions de l’article 10 de la charte des partis politiques. Il s'agit, entre autres, du Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP), Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Ne serait-ce que la non-tenue régulière des documents comptables et la non justification des dépenses par des pièces régulières, les partis politiques ont allègrement violé les dispositions de la charte des partis politiques. Et pourtant, ils ont exigé, lors d'un point de presse organisé, le samedi 26 avril 2025 à la Maison de la Presse, le respect de la Constitution et des lois et le respect du pluralisme Démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;">Jean Pierre James</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tensions grandissantes entre Barrick et l’État malien : Un bras de fer aux lourdes conséquences économiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/tensions-grandissantes-entre-barrick-et-letat-malien-un-bras-de-fer-aux-lourdes-consequences-economiques-3103891.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:29:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong>Ce qui aurait pu marquer un tournant décisif dans la stabilité du secteur minier malien s’enlise aujourd’hui dans une crise aux ramifications économiques, juridiques et humaines. Dans un communiqué publié le 15 avril, le géant minier Barrick Gold Corporation, opérateur de la prestigieuse mine de Loulo-Gounkoto, accuse l’État malien de bloquer, délibérément, un accord déjà négocié et validé par le ministère de l’Économie et des Finances depuis février dernier.</strong>

En toile de fond, un protocole d’accord prêt à être signé, qui aurait permis de solder plusieurs litiges en suspens entre les deux parties. Barrick affirme avoir fait preuve de bonne foi, allant jusqu’à verser 85 millions de dollars américains dans le cadre d’un processus engagé depuis octobre 2024.

Pourtant, l’accord peine à se concrétiser, et le climat de confiance se dégrade de jour en jour. Selon la multinationale canadienne, les relations ont brutalement empiré après l’arrestation jugée arbitraire de plusieurs de ses employés maliens, toujours en détention. En parallèle, le gouvernement a suspendu les exportations d’or et fermé les bureaux de Barrick à Bamako, menaçant même de placer la mine sous administration provisoire. Une décision que la société juge contradictoire, rappelant qu’il est exigé d’elle le paiement d’impôts sur des revenus qu’elle n’a pas été autorisée à générer, en raison du blocus imposé sur ses exportations. Une position jugée intenable par l’entreprise, qui souligne avoir continué à remplir ses obligations : salaires, soutien aux sous-traitants, et maintien des chaînes d’approvisionnement.

Dans son communiqué daté du 15 avril dernier, Barrick pointe du doigt « <em>un groupe d’acteurs</em> » au sein de l’administration, qui ferait obstacle à la signature de l’accord pour des raisons personnelles ou politiques, au détriment, selon elle, de l’intérêt national. La compagnie rappelle que la mine de Loulo-Gounkoto est un actif stratégique pour le Mali, contribuant significativement au budget national via les redevances et les impôts.

<strong>Vers un arbitrage international ?</strong>

Face à l’impasse actuelle, Barrick envisage sérieusement de recourir à l’arbitrage international. L’entreprise affirme vouloir toujours privilégier une solution négociée, mais se dit prête à user de tous les moyens juridiques disponibles pour défendre ses droits et obtenir la libération de ses employés.

Au-delà du différend commercial, c’est toute une économie qui vacille. Le blocage des exportations d’or prive l’État de précieuses ressources, tandis que les tensions autour d’un acteur majeur du secteur minier pourraient saper la confiance des investisseurs étrangers dans le climat des affaires malien. Dans ce contexte, Barrick appelle les autorités à agir rapidement dans l’intérêt du peuple malien, en finalisant l’accord déjà prêt à être mis en œuvre.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dragage du fleuve Niger :  La quête d’or à haut risque environnemental</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dragage-du-fleuve-niger-la-quete-dor-a-haut-risque-environnemental-3103889.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:26:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plusieurs années, le lit du fleuve Niger, troisième plus grand cours d’eau d’Afrique, est devenu le théâtre d’une ruée vers l’or qui soulève de nombreuses inquiétudes. Cette pratique, communément appelée dragage, consiste à extraire du gravier ou du sable aurifère du fond du fleuve à l’aide de bateaux motorisés artisanaux. Bien qu’elle offre des opportunités économiques pour des milliers de jeunes Maliens en quête de revenus, elle n’est pas sans conséquences graves pour l’environnement, la santé publique et les équilibres sociaux.</strong>

Interdit depuis 2019 par un arrêté interministériel et par les dispositions successives des Codes miniers y compris le dernier, promulgué en août 2023, le dragage continue pourtant d’être pratiqué en toute illégalité sur plusieurs portions du fleuve, notamment en amont de Bamako. Malgré les interdictions, la forte demande en or, les difficultés économiques et la crise sécuritaire ont poussé de nombreux jeunes à se reconvertir dans cette activité jugée plus rentable et accessible. Le dragage du fleuve Niger utilise des équipements rudimentaires mais puissants : des moteurs installés sur des barques aspirent les sédiments au fond du fleuve, qui sont ensuite traités avec du mercure pour capter l’or. Ce processus, souvent réalisé en plein air et sans aucune norme de sécurité ou de gestion des déchets, libère des substances toxiques dans l’eau. Le mercure, en particulier, est un polluant dangereux dont l’accumulation dans l’eau et les sédiments est connue pour affecter la santé humaine et détruire les écosystèmes aquatiques. Et les conséquences sont déjà visibles : pollution des eaux, disparition progressive de nombreuses espèces de poissons, dégradation des berges, prolifération de plantes toxiques et raréfaction des ressources halieutiques dont dépendent les communautés de pêcheurs. Sans vouloir attiser le feu, le fleuve Niger est aujourd’hui classé parmi les cinq cours d’eau les plus pollués, et cette pression environnementale ne cesse de croître. Le dragage ne menace pas seulement l’écosystème. Il représente également un danger pour les populations riveraines. Dans de nombreuses localités, les habitants utilisent directement l’eau du fleuve pour la boisson, la cuisine ou encore la lessive. L’ingestion de particules toxiques, même en faible quantité, peut avoir des conséquences sanitaires sur le long terme. En parallèle, le traitement de l’eau pour la rendre potable devient de plus en plus coûteux pour les sociétés de distribution, alourdissant ainsi la facture globale du secteur de l’eau.

Face à cette situation, les positions sont partagées. Tandis que les défenseurs de l’environnement réclament une application stricte de l’interdiction et une intensification des actions de sensibilisation, d’autres estiment que le dragage, bien qu’imparfait, constitue un moyen de survie pour des milliers de Maliens exclus du système économique formel. Pour ces derniers, la solution ne réside pas dans une interdiction brutale, mais dans une réglementation intelligente et un encadrement rigoureux de l’activité. Ils appellent à des mesures de formalisation, de formation et de contrôle qui permettraient de limiter les impacts négatifs tout en maintenant les bénéfices économiques. Des campagnes de plaidoyer ont été menées par la société civile depuis une dizaine d’années pour alerter sur la menace que fait peser le dragage sur le fleuve Niger. S’y ajoutent, des initiatives de reconversion de certains acteurs vers d’autres formes d’exploitation des ressources fluviales, comme l’extraction de sable ou de graviers, qui ont vu le jour. Mais les résultats restent limités en raison de la forte demande aurifère et de l’insuffisance des alternatives économiques viables pour les jeunes.

<strong>Quel avenir pour le fleuve Niger ?</strong>

La préservation du fleuve Niger, source de vie pour des millions de Maliens, constitue un défi de taille pour les autorités. Elle suppose une volonté politique forte, un engagement citoyen accru et surtout une vision de long terme conciliant impératifs économiques, justice sociale et préservation de l’environnement. Sans une action concertée et durable, le dragage continuera d’être une bombe écologique à retardement, menaçant l’une des ressources les plus précieuses du Mali. Le choix est clair : agir maintenant pour sauver le fleuve ou le laisser sombrer dans une pollution irréversible.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Plus de 36 millions de FCFA introuvables dans la gestion de l’Ambassade du Mali à Accra</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-36-millions-de-fcfa-introuvables-dans-la-gestion-de-lambassade-du-mali-a-accra-3103886.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière de l’Ambassade du Mali à Accra (Ghana) révèle une gestion trouble et des montants considérables non justifiés sur les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 juin).</strong>

Parmi les missions diplomatiques du Mali à l’étranger, celle d’Accra, capitale du Ghana, fait aujourd’hui l’objet d’un scandale financier retentissant. Un rapport de vérification financière couvrant les exercices 2021 à 2024 (30 juin) met à nu d’importantes irrégularités dans la gestion de l’Ambassade du Mali à Accra. Sur un total de 61 293 799 FCFA d’irrégularités financières constatées, seulement 24 673 406 FCFA ont pu être régularisés à l’issue de l’audit, laissant un trou financier non justifié de 36 620 393 FCFA dans les caisses de l’État malien.

Selon le rapport de vérification, le Secrétaire Agent Comptable (SAC) n’a pas reversé toutes les recettes perçues à la Paierie Générale du Trésor (PGT), comme l’exige l’article 52 de l’Instruction n°0001/MFC du 14 juillet 1995. Les rapprochements effectués entre les relevés bancaires et les recettes collectées montrent un écart de 17 197 659 FCFA de recettes non reversées à la PGT. Autre irrégularité : le paiement de 1 961 124 FCFA de frais médicaux à six diplomates alors même qu’un contrat d’assurance couvrait cette période. L’audit révèle que ces paiements ont été ordonnés et exécutés de manière irrégulière par l’Ambassadeur et le SAC, en violation des clauses contractuelles. Le rapport pointe également une gestion douteuse des salaires. Il a été constaté que l’Ambassade recevait des fonds pour des agents qui ne figuraient pas sur les états de paiement effectif. Ainsi, 42 135 016 FCFA ont été alloués au titre des salaires, mais n’ont pas été entièrement redistribués ni reversés. Après le rapport provisoire, un montant de 24 176 360 FCFA a été restitué, ainsi que 497 046 FCFA au titre d’un salaire non justifié, laissant tout de même 17 461 610 FCFA encore non régularisés. Et la situation est aggravée par la disparition de pièces justificatives, notamment des quittanciers, en violation des obligations de conservation des documents fixées par l’article 71 du Décret n°2018-0009/P-RM sur la Comptabilité Publique. Le Secrétaire Agent Comptable n’a pu fournir aucune explication satisfaisante sur cette anomalie.

Sur cette question, les décrets régissant les missions diplomatiques et la comptabilité publique sont clairs : l’Ambassadeur est l’ordonnateur du budget et responsable de la gestion administrative et financière. Quant au comptable public, il est, personnellement, responsable des déficits constatés.

En bloc, ce rapport soulève, une fois de plus, la question de la gouvernance et du contrôle de l’action publique dans les représentations diplomatiques du Mali. Alors que le pays fait face à d’importants défis économiques, la gestion rigoureuse des fonds publics devrait être une priorité.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Partis politiques au pouvoir : Émergence d&amp;apos;une nouvelle oligarchie sans état d&amp;apos;âme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/partis-politiques-au-pouvoir-emergence-dune-nouvelle-oligarchie-sans-etat-dame-3103881.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:22:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'instauration, en 1991, du multipartisme intégral au Mali avait suscité d'immenses espoirs chez les populations maliennes. Les acteurs de cette instauration ont fait croire qu'avec ce système politique, c'est le bonheur du citoyen qui est au centre des préoccupations des gouvernants. Après plus de trente années de pratiques, le constat est amer : désillusion totale, déception, etc. Au lieu que le système profite aux populations, ce sont plutôt les gouvernants issus des partis politiques qui s'en sortent bien nantis. D'où l'émergence d'une nouvelle oligarchie.</strong>

La démocratie se définit simplement comme le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. C'est une telle définition qui a mobilisé le peuple malien pour mettre fin au prix du sacrifice ultime au régime de parti unique de Général Moussa Traoré. C'était le 26 mars 1991. Le 08 juin 1992, Alpha Oumar Konaré premier président démocratiquement élu du pays, prêtait serment. C'était la joie populaire et l'espoir de voir enfin le bonheur qui était si lointain. Pour avoir une main mise sur tous les compartiments de l'administration publique et des collectivités territoriales, des responsables sont placés à tous les niveaux sur des critères non pas de compétences le plus souvent, mais des critères d'appartenance  au parti politique au pouvoir et à ses alliés du moment. Telle a été la technique de gestion du pouvoir par les partis politiques  jusqu'à l'arrivée, le 18 août 2020, des actuels dirigeants du pays. Cette pratique de gouvernance des partis politiques a permis à de très nombreux cadres d'obtenir des ascensions sociales fulgurantes. Il en a été de même pour des nouveaux opérateurs économiques. Et tout cela au détriment de l'État et du peuple qui rase le mur.

<strong>Les fonctionnaires milliardaires </strong>

C'est avec la  gestion du pouvoir par les partis politiques que, pour la première fois, on a entendu l'expression " fonctionnaires milliardaires". Ils sont des cadres qui ont été placés à des postes dit "juteux", afin non seulement, d'alimenter les caisses des partis politiques, mais aussi préparer le financement des campagnes électorales. Pour arriver à cette fin, ils recourent à  plusieurs sortes de techniques. Une étude commanditée, en 2021, par l'OCLEI (Office central de lutte contre l'enrichissement illicite) a démontré ces techniques par lesquelles ces fonctionnaires détournent les fonds publics. Cette étude a fait ressortir une multitude de techniques qui dépassent l'entendement. Ce sont entre autres le Dédoublement de l’administration publique ;  la Prise illégale d’intérêts ; la Surfacturation ; la Fraude en matière des examens et concours; les fraudes fiscale, douanière, électorale, informatique, etc. ;  le Faux et usage de faux ; le Délit d’initié ; l’usurpation de titre ou de fonction ;  l’octroi d’avantages sans base légale; les Pots-de-vin issus de la Rétrocession illicite, le Paiement de facilitation (pour diligence); la Commission illicite (  Acceptation d’argent par un agent pour influencer l’attribution d’une commande publique ; la Fixation d’un pourcentage du montant du marché à payer ; le fractionnement des marchés ; l'Attribution illégale de marchés de gré à gré ; l'Accord entre les membres de la commission d’appel d’offres pour favoriser une entreprise afin qu’elle soit attributaire du marché public); Extorsion/Racket/Chantage ; la Distorsion dans l’attribution et l’exécution des marchés publics et délégations de service public (en matière de passation de marché public, d’exécution des marchés publics, etc.); Agents publics dirigeant des Associations/ONG/fondations à travers leurs proches pour leur octroyer des marchés et ainsi bénéficier des avantages de ces structures sous forme de revenus additionnels non déclarés.

<strong>De nouveaux opérateurs économiques sur la scène nationale </strong>

Les partis politiques au pouvoir ont "créé" des nouveaux opérateurs économiques par des techniques simples. Ces techniques consistaient en l'octroi de marchés publics. Une fois, le marché obtenu, l'opérateur était aidé à obtenir le préfinancement. A la fin de l'exécution du marché, il recevait le reliquat du montant qui était prévu. Pour un second marché, le montant pouvait être le double voire le quintuple. Et le plus souvent, le même opérateur pouvait bénéficier de plusieurs marchés à exécuter. La bonne exécution du marché est le dernier des  soucis de la plupart des représentants de l'État. C'est ainsi que beaucoup de personnes qui n'étaient même pas du milieu des affaires se sont retrouvés riches opérateurs économiques. Certains de ces nouveaux opérateurs économiques n'hésitaient pas à s'afficher publiquement avec les dirigeants des partis politiques. D'autres se faisaient appeler " opérateur économique de tel ou tel régime". Ils participent financièrement au fonctionnement des partis politiques.

Avec une telle situation créée pour puiser les fonds publics à d'autres fins qui ne sont que personnelles, peut-on dire que les partis politiques ont-ils géré le pouvoir au profit du peuple ? Assurément non. Et puis, malgré leur richesse arrogante face à la descente aux enfers des populations, ils estiment avoir réalisé un bon bilan dans la gestion des affaires publiques et ne veulent pas céder la place ou bien disparaître de la scène nationale.

En tout cas, la consultation des forces vives de la nation sur la charte des partis politiques devra être une aubaine pour le peuple de créer les conditions de leur affaiblissement au profit d'une nouvelle génération consciente et soucieuse du bonheur du pays.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion catastrophique de la Commune Urbaine de Bougouni</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/gestion-catastrophique-de-la-commune-urbaine-de-bougouni-3103882.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:19:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Maire et des membres de la chefferie traditionnelle pointés du doigt 'il y a un casse-tête pour les autorités nationales en termes de gestion, c'est certainement le cas de ceux qui ont été  mandatés par les populations, les conseillers municipaux. Spéculations foncières, détournements de fonds recouvrés, etc. C'est le constat amer qui se dégage au niveau de la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni.</strong>

Il ressort de nos investigations que depuis plus de 15 ans, la gestion de la cité du Banimonotié est sujette à plusieurs problèmes, tant les édiles en complicité avec de membres de la chefferie traditionnelle ont stoppé le développement de la ville. Et pour causes, les espaces auraient été presque tous vendus, même ceux qui ne le devraient pas tels que les zones réservées à la construction de l'aéroport et des bâtiments administratifs. En plus, malgré l'existence de sources de revenus permettant à la mairie de renflouer ses caisses, la collectivité territoriale ne dispose pratiquement de rien en termes de fonds.

<strong>Razzia foncière et domaniale </strong>

Ils sont nombreux, les espaces qui ont fait l'objet de razzia sans état d'âme dans la commune de Bougouni.

La zone réservée à la construction des bâtiments administratifs devant loger les nouvelles structures régionales a été spoliée. Dénommée zone des bureaux par les techniciens, elle est située derrière l'Institut de Formation des maîtres ((IFM). A ce jour, seules les représentations de l'ANICT (agence nationale d'investissements des collectivités territoriales), des impôts et de l'élevage, ainsi que celles de l'Académie d'enseignement et du centre d'animation pédagogique (CAP) ont pu être construites. Par ailleurs, le gouverneur aurait négocié et obtenu la représentation régionale de 5 services étatiques, mais par manque d'espace, il ne sera pas s'en construire des sièges. Il en est de même pour l'entreprise d'exploitation de lithium qui voudrait construire des logements de passage pour ses employés. Quant à la zone aéroportuaire, elle aurait, aussi, été totalement morcelée et vendue, au regard des plaques de propreté que l'on retrouve partout.

La zone dite "Nakoba" (en français le grand jardin) a subi le même sort, il y a deux ans. C'est une zone de culture en toute saison. Les lots issus de son morcellement ont cédés de 4 à 4,5 millions FCFA. Alors qu'elle était sur le point de bénéficier d'un grand financement  pour son aménagement. Malheureusement, il y a des constructions partout, y compris les sièges des directions régionales de la police et de la protection civile. Le hic, c'est le cas du site du gouvernorat. Sur 7 ha initialement prévus pour l'abriter, il ne resterait que 4. Actuellement, le siège du gouvernorat serait dans un bâtiment loué ainsi que le domicile du gouverneur, tous situés à Nyebala à côté du camp des gardes. C'est un bâtiment qui appartiendrait à un jeune entrepreneur. En outre, la construction du siège du gouvernorat a été annoncée, quatre mois, avant celle de Koutiala, qui est actuellement finie. C'est le même cas pour  le siège du conseil régional.

Située à 500 mètres de la zone "Nakoba", Nyebala-extension a été victime de la razzia des édiles de la commune urbaine de Bougouni. Cette zone est l'extension de Nyèbala, le premier quartier de la ville. Elle se situe sur la route de Yandolila. Son morcellement a été effectué, en présence de feu Bourama Diakité qui participe à tous les morcellements au nom de la chefferie traditionnelle. Pourtant, le plan de cette zone n'a jamais fait l'approbation des autorités régionales.

<strong>Recouvrement opaque des taxes et recettes </strong>

Au regard delà position stratégique de la ville et des infrastructures pourvoyeuses de recettes, la maire devrait avoir beaucoup dans ses caisses. Malheureusement, tel n'est pas le cas.

Au niveau de la nouvelle gare routière, les boutiques louées aux commerçants et les escales des cars des compagnies de transport sont d'immenses  sources de revenus. Par exemple, pour les escales,  les cars peuvent verser 300 000 à 320 000 F CFA par mois. Il se trouve que ceux qui sont chargés de ce recouvrement de ces recettes le feraient sur des papiers volants au lieu des reçus officiels. A noter que  cette gare routière a été construite, dans le cadre du PACUM (Projet d'appui aux communes urbaines du Mali), un projet de la banque mondiale, à hauteur d'1 milliard de FCFA. Malheureusement, les recettes versées mensuellement à la mairie n'excéderaient pas le million par an.

La gestion du nouvel abattoir, qui devrait revenir aux bouchers, est assurée par la mairie au motif qu'il y a deux bureaux de bouchers qui se disputent la légitimité. Au départ, la mairie avait prétendu le gérer pour 3 mois, mais il y a plus d'une année qu'elle s'en occupe, à travers le président de la commission des finances de la mairie, Ousmane Diakité. Celui-ci est un élu, membre de la famille fondatrice de la ville. Tout comme lui, ils sont nombreux à se retrouver dans le conseil municipal dans le seul but de s'accaparer de biens de la cité, au nom d'une prétendue propriété coutumière sur la ville.

Le collecteur de transports au niveau des postes de sortie est la plus grosse source de revenus de la ville. Par la vente des tickets de 500 FCFA et 1000 FCFA aux transporteurs, ils peuvent réaliser une recette de 3 millions par jour. Au départ, les agents de police étaient aux côtés des collecteurs. Par la suite, des jeunes manipulés ont tout mis en œuvre pour chasser les policiers de ces postes. Ces collecteurs pouvaient, au départ, faire des recettes annuelles de 25 millions F CFA. En 2009, les recettes étaient de 40 millions F CFA. Depuis cette année,  les caisses ne verraient plus  la couleur des recettes issues de ces postes de sortie.

Il en est de même pour le recouvrement des recettes des différents marchés delà ville. C'est à la veille du compte administratif de 2024 qui a été bouclé le 27 Mars 2024 que les édiles se sont arrangés à renflouer la caisse de la mairie avec un peu d'argent issu des recettes des marchés. En outre dans la perspective de la construction d'un nouveau marché à Nyèbala-extension,  la mairie aurait demandé aux acteurs du marché de verser 25 000 à 50 000 FCFA.

Il est important de rappeler que la gestion chaotique de la mairie a débuté avec le premier mandat de feu Mamourou Coulibaly et qu’elle s’est accentuée avec l'arrivée de Yaya Togola dit « Madou s’en fou ». C'est avec le retour de feu Mamourou Coulibaly qu'elle s'est amplifiée. Pendant toute cette évolution, l'actuel Maire, Karim Sangaré, était le président de la commission domaniale. Donc, il sait tout. Et même complice. Il pourrait être utile pour les besoins d’une éventuelle enquête.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Tension au Mali : Le Pacte de stabilité sociale piétiné, confusion de rôles entre le syndicalisme et la politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tension-au-mali-le-pacte-de-stabilite-sociale-pietine-confusion-de-roles-entre-le-syndicalisme-et-la-politique-3102246.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 10:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Deux ans après la signature d'un pacte de stabilité sociale et de croissance économique avec plusieurs organisations syndicales, force est de reconnaître que de plus en plus, les syndicats électrisent la situation sociale dans le pays. En montrant leurs muscles, sont-ils dans leur rôle ou bien s'accaparent ils de l'espace abandonné par les partis politiques ?</strong>

L'année 2025 a commencé sur des braises ardentes en ce qui concerne les relations entre les pouvoirs publics et les syndicats. Le tout dernier bras de fer a été celui que l'État a eu avec les syndicats de la santé dans le cadre de l'affaire Pr Broulaye Samaké du CHU Gabriel Touré. Dans le même temps, le syndicat national de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SYNESUP) observe depuis ce lundi 7 avril un arrêt de travail de 06 jours reconductible. Il exige le paiement intégral et sans délai des arriérés des frais d'heures supplémentaires des enseignants non permanents. Le syndicat national des banques, établissement financiers, assurances, microfinance, commerce et pétrole ( SYNABEF) s'apprête à débrayer à partir du 17 avril prochain en vue d'obtenir la libération de deux de leurs collègues d'Ecobank-Mali incarcérés dans le cadre d'une affaire de faux et usage du faux et escroquerie ayant un lien avec la construction d'une mini-centrale de la société EDM-SA à Djenné. Pourtant, ces syndicats font partie des organisations qui ont signé le pacte de stabilité sociale et de croissance économique.

<strong>Que dit le pacte de stabilité sociale ?</strong>

Le vendredi 25 août 2023, les travailleurs et les opérateurs économiques de notre pays, réunis au Centre international de conférences de Bamako (CICB), ont signé le Pacte de stabilité sociale et de croissance avec le gouvernement. Ils étaient au nombre de 17 centrales syndicales et organisations syndicales. Ils ont ainsi obtenu des engagements des autorités allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de travail et la promotion du secteur privé. Le Pacte de stabilité sociale a pour objectif général de favoriser l’instauration et la consolidation d’un climat social apaisé, propice à l’émergence économique, à travers une transformation structurelle de l’économie. Le document est bâti autour de sept chapitres avec un préambule contextuel et un plan d’actions quinquennal de mise en œuvre, à partir des recommandations de la Conférence sociale tenue en octobre dernier. Ce plan d’actions 2023-2027 comprend 60 domaines d’engagements et 125 activités programmées. Ces activités portent, entre autres, sur l’extinction des procès-verbaux de conciliation signés avec les syndicats de travailleurs, l’organisation des élections professionnelles et l’adoption d’une politique salariale. Malgré cet accord, les syndicats sont entrés en fronde pour des questions particulières au point que certains observateurs les qualifient de structures voulant jouer le rôle de partis politiques.

<strong>Syndicalisme et politique</strong>

Les syndicats sont des organisations qui représentent les intérêts des travailleurs, cherchant à améliorer leurs conditions de travail, leurs salaires, et leurs droits. Historiquement, ils ont souvent joué un rôle actif dans la politique, que ce soit par le biais de l'influence directe sur les politiques publiques ou par leur association avec des partis politiques. C'est ainsi qu'ils peuvent influencer la politique de différentes manières : lobbying, mobilisation sociale, participation aux élections. En termes de lobbying, les syndicats font pression sur les gouvernements pour adopter des législations favorables aux travailleurs. En ce qui concerne la mobilisation sociale, ils organisent des grèves, des manifestations, et des campagnes pour sensibiliser l'opinion publique et influencer les décideurs. Pour leur participation aux élections, dans certains pays, les syndicats soutiennent des candidats ou des partis politiques, voire présentent leurs propres candidats. C'est le cas de  la CGT (Confédération générale du travail) en France qui a historiquement, des liens étroits avec le Parti communiste français (PCF). C'est aussi le cas  du Labour Party au Royaume-Uni qui a été historiquement fondé avec le soutien des syndicats pour représenter les intérêts des travailleurs au Parlement. Et puis qu'elles retiennent aussi qu'il y a des modèles de syndicalisme tels que le syndicalisme réformiste et le  syndicalisme révolutionnaire. Le premier cité, souvent observé en Europe de l'Ouest, vise à travailler avec l'État et les employeurs pour obtenir des réformes de façon graduelle. Pour ce faire, les syndicats cherchent à influencer les politiques publiques par la négociation et le dialogue social. Quant au syndicalisme révolutionnaire, plus radical, rejette souvent la collaboration avec les structures de pouvoir existantes et peut prôner des changements sociaux plus profonds par des actions directes comme les grèves générales.

<strong>Les syndicats au Mali, acteurs majeurs dans les changements politiques</strong>

En retournant un peu dans les luttes pour l'indépendance du Mali, on se rend compte que les syndicats ont été à l'avant-garde. En effet, c'est grâce à des militants des organisations politiques et syndicales de gauche venus de la métropole, notamment celles proches du Parti Communiste Français, qui ont été les initiateurs de la création des syndicats au Mali. Ils ont créé les cercles d’études marxistes qui ont marqué surtout la jeunesse estudiantine et les quelques cadres locaux qui travaillaient au sein de l’administration coloniale. Pour beaucoup de jeunes étudiants de l’époque, c’était comme un passage obligé. Avec la création de ces syndicats, les grèves commencèrent. C'est ainsi qu'est né le PAI (Parti Africain pour l'indépendance) dans le feu des luttes ; notamment celles des cheminots de la ligne de chemin de fer du Dakar-Niger en 1947-1948. C'était le 15 septembre 1957 à Thiès au Sénégal par un manifeste signé par vingt-trois patriotes africains originaires de la Guinée, du Mali, du Niger et du Sénégal. Ils étaient principalement enseignants, médecins, pharmaciens, dentistes, fonctionnaires, ouvriers, ingénieurs, étudiants et artistes. Dans cette atmosphère, le Soudan français et plusieurs autres territoires, accéderont à l’indépendance. Après huit (08) ans de gestion, le régime de Modibo Keïta fut victime d'un coup d'État militaire le 19 novembre 1968. De cette date jusqu'au 26 mars 1991, la centrale syndicale, l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) n'a cessé de revendiquer les droits des travailleurs. C'est grâce à elle et au syndicat des élèves et étudiants (AEEM: Association des élèves et étudiants du Mali) que les organisations politiques ont pu arriver à faire tomber le régime civilo-militaire du Général Moussa Traoré. En organisant une grève illimitée jusqu'à la démission du Chef de l'État, l'UNTM avait sonné le glas du pouvoir en place. A la chute du régime, elle a occupé la vice-présidence de la transition à travers le CTSP (Comité de transition pour le salut du peuple). Auparavant, elle avait un lieu privilégié de formation et de maturation des futurs leaders politiques qui vont faire renverser le régime. Ces leaders ont été  formés dans les milieux syndicaux des enseignants et des scolaires, des travailleurs de la santé, de la culture, de la presse et de la justice. Récemment avec les mouvements populaires de contestation contre le régime de feu IBK, les syndicats ont joué un rôle crucial. Même si l'UNTM n'y faisait pas partie, il y avait d'autres centrales syndicales comme la CSTM (Confédération syndicale des travailleurs du Mali), la CDTM (Centrale démocratique des travailleurs du Mali). Il y avait aussi des syndicats autonomes tels que la puissante synergie des syndicats d'enseignants signataires du 15 octobre. A la chute du régime de feu IBK, la centrale syndicale, UNTM, a joué un rôle efficace d'apaisement du climat social, ce qui permet aux autorités de la transition de s'occuper "<em>à tête reposée</em>" de la gestion du pays.

Au regard de tout ce qui précède, ce n'est pas trop dire que le syndicalisme et la politique sont intimement liés. Comme le dit un adage bien connu de chez nous : " <em>Que le poisson soit dans le filet de Lassinè ou dans celui de Fousseyni, c'est la maman des jumeaux qui en sera toujours heureuse</em>".

<strong>A; Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contre le terrorisme : Le Mali, le Niger et le Burkina Faso annoncent une force conjointe</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/contre-le-terrorisme-le-mali-le-niger-et-le-burkina-faso-annoncent-une-force-conjointe-3102243.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 10:50:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont convenus de former une force armée conjointe pour lutter contre les groupes terroristes dans la région, a annoncé le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, jeudi.</strong>

Les trois pays sont en train de mettre en place cette force commune

presse à Moscou, à l'issue d'une rencontre des représentants de l'Alliance des États du Sahel (AES) avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

« <em>Nous avons obtenu des résultats prometteurs dans la lutte contre les groupes terroristes dans nos trois pays. Notre principal objectif, maintenant, est de constituer une force confédérale sahélienne unie pour faire face à la menace terroriste</em> », a indiqué le ministre.

Diop a précisé que la défense, la sécurité, la diplomatie et le développement seraient les pierres angulaires de la confédération proposée, soulignant que l'alliance considère la Russie comme un « <em>partenaire stratégique</em> » dans ces efforts.

Dans le même temps, Diop a durement critiqué l'Ukraine pour ses activités « <em>destructrices » en Afrique, l'accusant de soutenir et de parrainer le terrorisme dans la région sahélienne. « Pour nous, l'Ukraine est un État terroriste</em> », a-t-il déclaré.

En août dernier, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont adressé une pétition au président du Conseil de sécurité de l'ONU pour dénoncer le « <em>soutien ouvert et assumé du gouvernement ukrainien au terrorisme international</em> », notamment dans la région du Sahel en Afrique.

Cette démarche a fait suite aux commentaires d'officiels ukrainiens suggérant que Kiev avait joué un rôle important dans les attaques des séparatistes Touaregs, qui avaient causé la mort de nombreux soldats maliens dans le village nord-est de Tinzawaten, près de la frontière avec l'Algérie, en juillet 2024.

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé la volonté de Moscou de contribuer à la formation de cette force militaire conjointe unissant le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

« <em>Les experts russes sont prêts à aider à concevoir un plan pour équiper les forces de l'AES avec des armements spécifiques</em> », a affirmé Lavrov.

La réunion a également abordé les conséquences du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Lavrov a indiqué que la Russie soutenait l'établissement d'une coexistence harmonieuse entre les deux blocs et aiderait à rétablir les liens entre eux.

« <em>La Russie est prête à faciliter un dialogue constructif et équitable à cet égard. Si notre aide peut être utile, nous serions heureux de l'étendre</em> », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères du Niger, Bakary Yaou Sangaré, a annoncé lors de la même conférence que son pays avait décidé d'ouvrir une ambassade russe sur son territoire, qui sera inaugurée prochainement.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauritanie :   Future base aérienne de la France en Afrique de l’Ouest ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/mauritanie-future-base-aerienne-de-la-france-en-afrique-de-louest-3102238.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 10:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’après des médias spécialisés citant des sources bien informées, la France envisagerait de transférer ses forces aériennes actuellement stationnées au Sénégal vers un autre pays de la région, très probablement la Mauritanie.</strong>

Si des pourparlers seraient déjà à un stade avancé entre Paris et Nouakchott, les discussions resteraient hautement complexes, selon des sources concordantes.

En cas d’échec à aboutir à un accord avant la date butoir fixée, une alternative provisoire serait envisagée : le stockage temporaire du matériel logistique militaire sur le sol mauritanien, en attente d’un déploiement définitif vers une future base.

<strong>Le Maroc, une alternative inattendue ?</strong>

Tandis que la Mauritanie demeure l’option privilégiée, d’autres sources non concordantes évoquent des contacts exploratoires avec le Maroc. L’objectif : établir un point d’ancrage final dans le désert oriental marocain, une zone stratégique pour le suivi des activités dans le Sahel. Cette piste, bien que non confirmée officiellement, reflèterait une diversification des scénarios étudiés par Paris.

En parallèle, la solution intérimaire en Mauritanie permettrait à la France de maintenir une présence opérationnelle dans la région, malgré l’incertitude pesant sur son ancrage stratégique. Les observateurs soulignent toutefois les défis pratiques d’une logistique éclatée, notamment en termes de coordination et de sécurité.

Ces manœuvres illustrent la volonté de Paris de préserver ses capacités militaires en Afrique de l’Ouest, tout en s’adaptant aux réalités géopolitiques changeantes. Si la Mauritanie confirme son rôle pivot dans la lutte antiterroriste au Sahel, le Maroc pourrait émerger comme un partenaire discret mais clé, renforçant son influence dans les arrière-pays sahéliens.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplomatie malienne : Fin de règne pour deux « manges&#45;mil »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/diplomatie-malienne-fin-de-regne-pour-deux-manges-mil-3102237.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 10:41:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hommes de l’ombre, conspirateurs dans les dédales secrets du régime de la transition, l’Ambassadeur du Mali à Kigali au Rwanda, Général de Brigade Mamary Camara et son homologue Abdoulaye Tounkara à Genève en Suisse, ont été chassés de leurs postes d’Ambassadeurs ; des fonctions qu’ils ont occupées depuis l’installation du Président de la transition Assimi Goïta, moyennant l’intrigue et la manipulation.  </strong>

Le couperet est tombé lors du Conseil des ministres du 24 mars 2025. Dans un geste aussi symbolique que stratégique, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a mis fin aux fonctions de deux ténébreux  hauts diplomates maliens. Il s’agit du général de brigade Mamary Camara, en poste à Kigali (Rwanda), et d’Abdoulaye Tounkara, représentant permanent du Mali à Genève (Suisse). Leur limogeage intervient après des révélations explosives du Bureau du Vérificateur général (BVG), dénonçant des irrégularités financières massives au sein de leurs chancelleries.

Le rapport sectoriel du BVG (rendu public le 11 mars 2025) sur la gestion des périodes 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre), est accablant. Il révèle que plus de 202 millions F CFA sont « mal justifiés » à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi, dirigée au moment des faits, par le général Mamary Camara qui était, jusqu’à sa révocation, l’ambassadeur du Mali à Kigali. Le document revèle une gestion opaque : absence de pièces justificatives, paiements non conformes, avances non régularisées, et une comptabilité déficiente. Deux agents comptables sont également cités dans cette affaire.

À Genève, le constat est encore plus accablant. Selon le rapport de vérification sur les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 août), la bagatelle de 312 millions F CFA se seraient volatilisés ou auraient été mal gérés, à l’Ambassade du Mali en Suisse, sous la houlette de  Son Excellence Abdoulaye Tounkara. Là aussi, les manquements sont graves : dépenses sans justificatif, détournements présumés, irrégularités à la pelle dans la passation des marchés et absence de mécanismes de contrôle internes.

<strong>Des profils déjà controversés</strong>

La révocation du général de brigade Mamary Camara à Kigali au Rwanda et du sieur Abdoulaye Tounkara, à la tête de l’Ambassade du Mali à Généve en Suisse, met fin à la carrière de deux des plus obscurs personnages de la transition. Ils ont sévi longtemps dans les rouages de l’État, incarnant, avec beaucoup d’autres, l’image hideuse de la diplomatie malienne. Jusque-là ambassadeur du Mali à Kigali, le général Mamary Camara n’en est pas à sa première controverse. Ancien ambassadeur aux Émirats arabes unis, sa gestion à Abu Dhabi, selon des indiscrétions, avait déjà été vivement critiquée dans les milieux diplomatiques, bien avant la publication du rapport du BVG. Son transfert à Kigali avait été vu par certains comme une manière de l’écarter, sans faire de vagues.

De son côté, l’Ambassadeur Abdoulaye Tounkara en Suisse, avait déjà provoqué l’indignation en 2022 avec le licenciement brutal de deux agents de chancellerie, un épisode qui avait soulevé des interrogations sur sa méthode de gouvernance.  En bloc, notre Ambassadeur était devenu un As de la manipulation.

Profitant de leurs proximités avec le centre de décision, le général de brigade Mamary Camara et Abdoulaye Tounkara sont devenus, au fil des ans et des circonstances, des hommes de réseaux et d’influence. Des hommes de pouvoir au cœur d’enjeux transversaux.

Aujourd’hui, si les deux ambassadeurs du Mali au Rwanda et en Suisse, ont chuté de leurs piédestaux, à l’issue du conseil des ministres du 24 mars 2025, ils entament tout de même leur traversée du désert. Grillés par les projecteurs mais pas au point d’être carbonisés.

Traînant l’image de «voyoux» d’une république abîmée, l’ambassadeur Mamary Camara et son homologue Abdoulaye Tounkara, voient ainsi leurs étoiles pâlir. Ils auront incarné dans la réalité les personnages sulfureux, ambitieux et sans scrupule d’un roman policier.

Avec leurs limogeages, le président Goïta envoie un signal fort : les représentants de l’État ne sont plus des intouchables. Diplomates, militaires ou hauts fonctionnaires, tous sont désormais comptables de leurs actes. Ce positionnement pourrait renforcer la légitimité morale de la Transition, alors que le pays fait face à d’importants défis sécuritaires, économiques et institutionnels. Reste maintenant à voir si cette rigueur s’étendra à d’autres domaines de l’administration publique et si les faits révélés seront suivis d’actions judiciaires concrètes. Car au-delà du symbole, les Maliens attendent des actes forts pour que l’impunité ne soit plus la règle.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sur quoi pourraient déboucher les élections en Ukraine? “Zelensky est en train de marginaliser ses adversaires”</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/Sur-quoi-pourraient-d%C3%A9boucher-les-%C3%A9lections-en-Ukraine-%E2%80%9CZelensky-est-en-train-de-marginaliser-ses-adversaires%E2%80%9D-3102235.html</link>
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<description><![CDATA[ Mis sous pression par l’administration Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky prévoit d’organiser des élections, combinées à un référendum sur un futur accord de paix avec la Russie. Une décision qui devrait être confirmée dans deux semaines, à l’occasion du quatrième anniversaire de la guerre. Zelensky vise-t-il sa réélection? Les Ukrainiens pourraient-ils accepter de céder certains territoires à Moscou? Analyse avec l’expert en défense Roger Housen: “Zelensky a habilement manœuvré pour obtenir ce qu’il y avait de plus précieux: les garanties de sécurité américaines.” ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 10:38:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>1. Pourquoi les Américains ont-ils exigé la tenue d’élections en Ukraine?<br>Roger Housen: “Lors des pourparlers d’Abou Dhabi entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine, les Américains ont conditionné leurs garanties de sécurité accordées à Kiev à la tenue d’élections. Washington souhaite conclure un accord avec Moscou début juin (avec à la clé des échanges économiques pouvant atteindre l’équivalent de 10.000 milliards d’euros, ndlr). Or, Poutine exige depuis longtemps des élections en Ukraine, comme lors de sa rencontre avec Trump l’été dernier en Alaska. Les Américains savent que leurs garanties de sécurité sont cruciales pour Kiev et ont exploité cette faiblesse afin de faire pression sur Zelensky.”</p>
<p>2. Quelles sont les chances de réélection de Zelensky?<br>“Zelensky organisera un référendum avant les élections afin de s’assurer, en cas de résultat positif, d’être réélu. Or, selon les derniers sondages, il bénéficie encore du soutien de plus de la moitié de la population.”</p>
<p>“Qui pourraient être ses principaux rivaux? Il y a d’abord son prédécesseur, Petro Porochenko, président de 2014 à 2019, mais il ne recueille que 15% des intentions de vote (voire près de 7% selon les sondages de décembre dernier, ndlr). Valeri Zaloujny, commandant en chef des forces armées jusqu’en février 2024, jouit quant à lui d’une immense popularité. En raison de tensions politiques, il a été nommé ambassadeur à Londres.”</p>
<p>Actuellement, Zaloujny affronterait Zelensky au second tour de l’élection présidentielle, selon les dernières enquêtes d’opinion. Il pourrait même l’emporter in fine. “Mais Zelensky a une longueur d’avance, car Zaloujny n’a pas de parti, n’a pas établi de base politique solide et dispose de très peu de temps pour faire campagne”, note Roger Housen. Les résultats du second tour seraient donc incertains.</p>
<p>“L’ancien chef du renseignement militaire, Kyrylo Budanov, représente également un candidat important à la présidence ukrainienne. Mais le 2 janvier dernier, Zelensky l’a nommé chef de cabinet et Budanov ne se présentera probablement pas contre lui. Zelensky a fait preuve d’habileté en acceptant des élections anticipées à ce moment précis, car il peut de facto écarter ses adversaires. Tous les éléments sont réunis pour qu’il obtienne ce qu’il convoite le plus: les garanties de sécurité américaines.”</p>
<p>3. Quelle est la valeur des garanties de sécurité de Washington?<br>“C’est la grande question. Ces garanties sont-elles vraiment solides? Ce qui est certain, c’est qu’elles sont cruciales pour que les Ukrainiens puissent reconstruire leur pays sans craindre la menace d’une nouvelle invasion russe. Si les garanties américaines sont contraignantes et irréfutables, la population pourrait voter massivement pour mettre fin à la guerre. Mais concrètement, à quoi les Ukrainiens peuvent-ils s’attendre de la part de Trump?”</p>
<p>“Kiev peut compter sur le lobbying des Européens à Washington, mais Trump reste imprévisible. Supposons par exemple que les républicains obtiennent de mauvais résultats aux élections de mi-mandat en novembre. Si tel est le cas, Trump fera probablement tout son possible pour relancer l’économie, afin de maximiser les chances des républicains lors de l’élection présidentielle de 2028. Dans ce scénario, les garanties de sécurité des États-Unis pour l’Ukraine passeront rapidement au second plan de ses préoccupations.”</p>
<p>4. Quels sujets seront abordés lors du référendum prévu en Ukraine?<br>“Les questions seront formulées par le gouvernement de Volodymyr Zelensky et dépendront de l’issue des négociations avec la Russie dans les semaines à venir. Si les Russes souhaitent geler le front sur la ligne de contact actuelle et renoncer à leurs revendications sur la partie non occupée du Donbass, la majorité des Ukrainiens pourrait se montrer plus favorable à un tel accord. S’ils maintiennent leurs revendications sur l’ensemble du Donbass, la majorité des Ukrainiens optera pour la poursuite du conflit.”</p>
<p>Un sondage publié début février par le Kyiv International Institute of Sociology (KIIS) montrait que 52% des Ukrainiens refuseraient de céder l’intégralité du Donbass (y compris la zone non contrôlée par la Russie) en échange de garanties de sécurité. 40% l’accepteraient.</p>
<p>“Autre hypothèse: si l’accord prévoit de faire du territoire du Donbass non occupé, qui représente 20% de sa superficie totale, une zone de libre-échange économique sous supervision internationale, la majorité des Ukrainiens pourraient l’accepter. Un cessez-le-feu partiel, impliquant la cessation des bombardements sur les villes et les infrastructures critiques, serait également favorable aux Ukrainiens. Mais pour cela, un accord entre Moscou et Kiev est indispensable.”</p>
<p>5. Pourquoi Zelensky fait-il pression pour une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE?<br>“Si Zelensky fait de cette adhésion un objectif de sa campagne électorale, les Ukrainiens le soutiendront massivement. D’où sa volonté de faire tout son possible pour que cela se produise. Certes, la Hongrie de Viktor Orbán constitue un obstacle à cette adhésion. Mais à Bruxelles, on espère que le Premier ministre hongrois perdra les élections législatives organisées dans son pays le 12 avril 2026.”</p>
<p>Selon les sondages réalisés par des instituts indépendants ou par l’opposition, le parti de Viktor Orbán, le Fidesz, accuse de près de 10 points de retard sur son grand adversaire, le parti de centre-droit Tisza. Attention toutefois: lors des dernières élections hongroises, en 2022, les sondages donnaient parfois l’opposition gagnante, bien que sur le fil. Lors de la fin de la campagne électorale, le Fidesz avait creusé l’écart et a finalement remporté le scrutin avec 20% d’avance.</p>
<p>“Certains autres États membres de l’UE restent toutefois eux aussi réticents à accélérer l’adhésion de l’Ukraine à l’Union, vu l’impact considérable que cela aurait. Les agriculteurs français, par exemple, seraient réticents à l’idée de voir une bonne partie des subventions agricoles européennes de la PAC allouées à l’Ukraine (qui sert déjà maintenant le grenier à blé de l’Europe, ndlr). Les fonds européens de soutien à l’industrie, y compris ceux destinés à la Belgique, pourraient également être partiellement réorientés vers Kiev.”</p>
<p>“Cette adhésion pourrait être préjudiciable à la plupart des pays membres de l’UE à court terme. Mais à long terme, cela leur ouvrirait les portes à un marché de 40 millions de consommateurs. Ils bénéficieraient également d’un accès privilégié aux ressources minières du très riche sous-sol ukrainien. Certes, les Américains revendiqué le contrôle de certaines mines l’an dernier. Mais si l’Ukraine est membre de l’UE, ils ne pourront pas les exploiter autant qu’ils le souhaiteraient, car ils devraient se conformer à la réglementation européenne.”</p>
<p>Source: https://www.7sur7.be/</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Complicité Assimi Goïta&#45;Abdoulaye Maïga : Quoi de plus normal pour la stabilité au sommet de l&amp;apos;État !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/complicite-assimi-goita-abdoulaye-maiga-quoi-de-plus-normal-pour-la-stabilite-au-sommet-de-letat-3101422.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 09:12:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du pouvoir est une gymnastique difficile. Elle l'est encore lorsqu'au niveau de l’exécutif, il y a deux voix au lieu d’une, celle du président de la République, la première institution du pays. Les maliens se réjouissent, aujourd'hui, d'avoir un Président de la transition qui s'entend parfaitement avec son Premier ministre. Ce qui n'était pas le cas, il y a quelques plus de 100 jours.</strong>

Au Mali, la nouvelle constitution largement approuvée par le peuple malien et promulguée le 23 juin 2023 est claire par rapport aux relations entre le Président de la République et le Premier ministre. Elle indique que le Premier ministre met en œuvre la politique du Président de la République. Et c'est ce que l'actuel locataire de la primature est en train de faire.

Le Général de division Abdoulaye Maïga, il faut le reconnaître, exécute à la lettre cette disposition de la constitution. Est-ce à dire qu'il a les pieds et les mains liés envers le Général d'armée Assimi Goïta? En tout cas, certains n'ont pas manqué de le qualifier comme tel. Et pourtant, ils savent pertinemment que c'est dans la subordination du Premier ministre au Président de la République que l'État peut bien fonctionner.

L'histoire très récente nous a démontré une situation peu enviable qui se passait au sommet de l'État. En effet, Choguel Maïga, l'ancien Premier ministre, pendant son séjour de trois ans à la primature, a soufflé le chaud et le froid. Tantôt, il fait semblant d'adouber le Chef de l'État, tantôt, il se démarque, à travers les réseaux sociaux, en prenant des positions à l'encontre de son chef hiérarchique. Plusieurs exemples peuvent illustrer ce comportement inconstant du président d'une aile du M5-RFP. Par rapport à la crise énergétique, il n'a pas hésité à dire qu'il n'est au courant de rien et que c'est le chef de l'État qui gère ce dossier. Il a apporté son soutien à un mémorandum, "pondu" par la tendance du M5-RFP qui lui est favorable, critiquant ouvertement la gestion de la transition. Il a, aussi soutenu un de ses conseillers qui a publiquement accusé le président du Conseil National de la Transition et le Ministre d'État d'alors d'être ceux qui s'activent pour "casser" le M5-RFP. Avec de telles affirmations, l'on constate aisément qu'il y a une fissure au sommet de l'État. En d'autres termes,  de tels comportements entre un Premier ministre et un Chef de l'État ne peuvent pas contribuer à une bonne gestion des affaires publiques.

Si aujourd'hui, il y a un Premier ministre qui souffle dans la même trompette que le Président de la transition, quoi de plus normal et de légal pour une stabilité au sommet de l'État. Donc, quand il y a stabilité à ce niveau, cela veut dire qu'il n'y a pas de jeu d'intérêts individuels, et que la gestion des affaires se fait de façon très normale. Cessons de chercher le foin dans le sable!

<strong>Youssouf Konaré</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus d&amp;apos;un milliard FCFA volatilisé à la SOMAGEP :  Qui l&amp;apos;aurait cru qu&amp;apos;en 3 ans et 4 mois de gestion, l&amp;apos;on en serait là</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-dun-milliard-fcfa-volatilise-a-la-somagep-qui-laurait-cru-quen-3-ans-et-4-mois-de-gestion-lon-en-serait-la-3101418.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 09:08:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelques jours après le limogeage de Dramane Coulibaly de la tête de la Société malienne de gestion de l'eau potable (SOMAGEP SA), un rapport de vérification financière est publié sur la gestion de cette entreprise publique. Un rapport dont le contenu sonne ses queues froides, tant les irrégularités administratives et financières constatées relèvent de l'amateurisme dans la gestion ou simplement du sabotage</strong>.

La lutte contre la corruption continue de plus bel. Avec l'avènement de la transition, l'on croyait que ce cancer ne pouvait plus prospérer. Hélas, les cadres maliens ont, certainement, ce cancer dans l'adrénaline. Même au cours de cette période de transition, ils n'hésitent pas à piller les ressources de l'Etat. Tel est le cas de la SOMAGEP, une société de fourniture d'eau potable dont le tout dernier directeur était réputé intègre, ce ayant fait parler de lui pendant le petit séjour qu'il a fait à la tête de la société EDM-SA chargée de la fourniture d'électricité. En tout cas, le rapport sectoriel du bureau du vérificateur général, rendu public en mars 2025 et portant sur la période de gestion des années 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril) est accablant. Il fait ressortir un trou financier de 1,7 milliard FCFA (1 708 042 238 F). Sur ce montant, 83 117 770 FCFA ont été régularisés. Le reliquat non justifié et non régularisé est de 1,6 milliard (1 624 924 468 FCFA). Ce montant est constitué  d'irrégularités financières liées au non reversement de droits de timbre encaissés et de TVA (Taxe sur la valeur ajoutée ) non retenue à la source en passant au non-paiement des impôts et taxes ; au règlement de marchés sans exiger le paiement de la redevance de régulation ; à la non-déclaration de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières ; à la non-application des pénalités de retard sur des marchés et surtout à l’augmentations de salaire non prévues par l’accord d’établissement.

Cette irrégularité relative aux salaires démontre à suffisance que les dirigeants de la SOMAGEP n'ont aucun souci de satisfaire les populations qui souffrent de la pénurie d'eau potable, surtout en période de grande chaleur. Au contraire, ce sont leurs conforts personnels  qui les priment.

Le rapport de vérification indique que le DG Dramane Coulibaly, à l’époque des faits et le Directeur Financier et Comptable de la SOMAGEP-SA ont, irrégulièrement, procédé à des augmentations de salaire sans base légale. Le montant total indûment accordé s’élève à 259 814 500 FCFA dont 32 485 500 FCFA pour le Directeur Général, 868 000 FCFA pour le Directeur Général Adjoint et 226 461 000 FCFA pour les autres Directeurs.

Pour ce qui est des autres irrégularités financières, le rapport souligne qu'au titre des timbres, la SOMAGEP a perçu 553 249 949 FCFA qu'il n'a jamais versés au compte de l'État. Quant à la TVA non versée au service des impôts, elle s'élève à 76 232 194 FCFA.  L'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux d’un montant total de 106 600 748 FCFA n'a pas non plus été versé à l'État. Le plus choquant des irrégularités financières est certainement celle relative à la réalisation de forages. Il ressort du rapport que les membres des commissions de réception des travaux de réalisation des forages ont réceptionné des travaux non conformes aux spécifications techniques. C'est pourquoi ces forages situés à Sangarébougou-Marseille Kouloubleni, Dioila, Fana, Naréna et Ségou ne sont pas productifs. Le montant total des irrégularités par rapport à ces forages est de 86 809 650 FCFA.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collectivités Territoriales/Bougouni :  Bougouba de la délinquance financière et foncière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/collectivites-territoriales-bougouni-bougouba-de-la-delinquance-financiere-et-fonciere-3101415.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 09:04:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la délinquance financière et foncière a pris des proportions très inquiétantes qui dépassent l'entendement et cela, depuis plus de trois décennies. Si ce sont les cas des hauts cadres de l'Administration publique qui sont le plus souvent dénoncés et rendus publics, force est de reconnaître que la situation de délinquance a fortement gagné les collectivités territoriales. Des édiles, censés représenter les populations pour gérer leurs affaires au niveau local, se sont transformés en bourreaux pour ces mêmes populations, en pillant leurs ressources, sans état d'âme. Les cas de la Commune Urbaine de Bougouni et de certaines communes rurales de la région du même nom illustrent parfaitement cette situation. </strong>

En effet, suite à des dénonciations du Comité régional de la Plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni, une très mauvaise gestion de la Commune urbaine de Bougouni par l’équipe du défunt Maire Mamourou Coulibaly, a été constatée par le bureau du vérificateur général. Cette vérification a porté sur une période de 2 ans (2017-2019) et a fait ressortir un manquant dans la caisse de 208,14 millions de FCFA. Dans d'autres rapports du Bureau du Végal, d'autres communes rurales de la région ont été épinglées, suite à des dénonciations des lanceurs d’alertes.

<strong>Un trou de 208,14 millions FCFA  en 2 ans de gestion à la Mairie de Bougouni</strong>

Des enquêtes, il ressort que pendant cette période, le Maire de Bougouni, à lui seul, a croqué indûment comme avantages la somme de 3 875 000 FCFA.  S’y ajoutent, le non-reversement des produits issus de la vente de DAO (Dossiers d’appel d’offres) pour un montant total de 950 000 FCFA et le paiement de salaires d’enseignants n’existant pas dans la Commune de Bougouni pour un montant total de 126,7 millions FCFA (126 712 156 F).  Autres gaffes relevées à cette époque par le vérificateur dans la gestion de l'équipe municipal de Bougouni, le non-recouvrement du tarif minimal de transfert de parcelles de terrain pour un montant total de 53 millions de nos francs (53 999 750 FCFA) et l’encaissement de recettes sans délibération pour un montant total de 10 millions (10 124 250 FCFA). De quoi faire monter la colère des travailleurs de la Mairie qui appellent à la destitution du Maire.

Et c’est dans un climat de contestation et sur fond de scandales de détournement d’argent et de passation de marchés publics douteux que le Maire de la Commune Urbaine de Bougouni, M. Mamourou Coulibaly, a procédé, au moment des faits, à la restitution, en catimini, de son compte administratif 2019.

<strong>Un déficit de 180 millions FCFA uniquement  sur le compte administratif 2019</strong>

Le compte administratif du Maire de Bougouni, véritable boîte de Pandore, et tonneau des Danaïdes, a fait un déficit cumulatif de 400 millions FCFA de 2009 à 2021, soutient un responsable de la municipalité de Bougouni. Avant d’ajouter sur la base d’un document dont nous avons une copie, que pour la seule année 2019, le solde déficitaire de la Commune de Bougouni s’est chiffre à 180 millions FCFA (180 038 325F).  Pourtant, les populations et les travailleurs de la commune, dans leur désarroi, dénoncent une gestion scabreuses des taxes et redevances communales par l’équipe communale, alternant au rythme de manifestations, de grèves et de mouvements de protestation réguliers de couches socio-professionnelles comme le corps enseignant. L’énorme enveloppe recouvrée, mensuellement, au titre des taxes et redevances communales ne profite guère à la Commune Urbaine de Bougouni, à la lumière des dossiers d’enquête sur la gestion de la Mairie de la Commune. Elle constitue cependant «<em>un gain</em>» convoité par des groupes d’intérêts, bien introduits dans les rouages de cette municipalité. Cette enveloppe recouvrée profiterait, selon nombre de sources au fait de ces manipulations, aux corrompus et corruptibles, composés, selon elles, essentiellement du Maire et son réseau ainsi que des prestataires.

De telles pratiques depuis l’exercice 2019 sont déplorées par la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni qui dévoile de graves dépassements enregistrés dans la gestion des taxes et redevances communales, impliquant des Maire et des membres du Conseil municipal.

Par ailleurs, il faut signaler  que le compte administratif 2019 de la Mairie est éclaboussé par des scandales financiers  que sont : la réalisation annuelle de 199 500 FCFA de taxe marché/foire pour l’ensemble des 4 marchés de la ville de Bougouni contre plus de 200 000F/j  et par marché sous l’ancienne équipe municipale ; 26 millions FCFA (26 083 068F) de carburant  pour la Mairie en une année ; 39,2 millions (39 216 900F) en une année au titre du paiement d’indemnités des élus; 6,3 millions de nos francs (6 356 740F) de frais de missions, réceptions, voyage et déplacement englouti par la Mairie de Bougouni en une année. A ces gaffes, s’ajoutent,  la destination, jusque-là inconnue, des ristournes de l’EDM et de la CMDT ; la passation frauduleuse de la réalisation des infrastructures publiques ; les surfacturations en séries. Malgré tout,  l’équipe de la Maire de Bougouni,  procède toujours en catimini, à la restitution du compte administratif de la Mairie.  Jamais, les partenaires techniques et financier de la Mairie de Bougouni (la Perception, le Contrôle financier, les Services financiers, les Domaines, l’Urbanisme, la Société civile…) n’ont été conviés à une quelconque session de restitution publique du compte administratif.

<strong>Les Communes Rurales de Tièmala-Banimonotiè et Bladiè-Tièmala victimes de leurs édiles</strong>

Dans la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié (CRTB), en procédant à une vérification financière, durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre), le Bureau du Vérificateur général a décelé des irrégularités financières d'un montant de plus de 10 millions de FCFA. Ces irrégularités sont relatives au non-reversement, par le Maire Zoumana Sangaré et sa bande, des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA ; au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA et à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Au titre des irrégularités administratives, il a été constaté des dysfonctionnements du contrôle interne. Ce qui a amené le Vérificateur général  a recommandé au Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni de procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié, au moins une fois par an.

<strong>- </strong>Pour ce qui est du cas de la Commune rurale de Bladiè-Tièmala, il s'agit d'un scandale foncier portant sur 600 lots. Un scandale qui a amené les populations regroupées en association de porter plainte contre l’ex maire, Drissa Sangaré pour <em>« détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux</em> ».

Tout débute en 2016. Le Maire Drissa Sangaré après sa réélection à la tête de la Mairie de Bladié-Tiémlala, a établi un Procès-verbal (PV) de passation de service dans lequel il a fait la situation domaniale et foncière. Il ressort de ce document que le nombre de parcelles loties est de 600 lots sur lesquels le Maire Drissa a délivré 597 parcelles et réserver 3 terrains. Mieux, le prix des ventes des parcelles occupées par les usagers était de 12 500 FCFA ; les parcelles en bordure de la route à 55 000F et les prix des parcelles de l’intérieur à 25 000F.

Toutefois, pour une faute de précision dans le PV de passation de service, il a été constaté que le Maire Drissa Sangaré, au moment des faits, a vendu 100 lots à 12 500F l’unité et n’a versé que la somme de 1 millions FCFA dans la caisse alors que les frais des parcelles à usages et celle de l’intérieur font déjà 8 750 000 FCFA, sans compter les restes des parcelles qui sont vendues à 55 000F chacune. Depuis cette date, jusqu’à l’élection du Maire Drissa Sangaré comme député à l’Assemblée Nationale, à l’issue des législatives controversées de 2020, cette situation est entourée de mystère.

Par ailleurs, l’ex Maire ‘’Dri’’ de Bladié-Tiémala est accusé de détournement dans la banque de céréale. Dans son PV de passation, il affirme que l’argent liquide en banque est de 1 656 000 FCFA avec un crédit de 444 000F. À en croire les documents mis à notre disposition, cette situation n’est pas vérifiée et le Maire ‘’Dri’’ s’est contenté de donner de simples informations dans le PV.

<strong>Un audit imminent dans les Communes de Zantiébougou et de Sido</strong>

Dans la Commune rurale de Zantiébougou, le Maire Seydou Koné a été révoqué, le 20 avril 2022 en Conseil des ministres. Par la suite, le 22 juillet 2022, il a été envoyé en prison avec son successeur Mamadou Koné dit Vieux ainsi que le Régisseur Issa Diarra. Aujourd’hui, ils bénéficient d’une liberté provisoire.

À l’origine de leurs arrestations, une dénonciation de faits du bureau local de la PCC de Bougouni, le 27 septembre 2021, auprès de l’Office Centrale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) pour ‘<em>’mauvaise gestion et détournements de fonds’’</em>.  En bloc, les preuves sont établies contre l’ex Maire Seydou Koné et sa bande pour « <em>concussion et détournement du domaine foncier du village</em> ».

Tout débute en 2017. Les populations de Zantiébougou ont été surprises de constater que le Maire Drissa Koné et sa clique ont procédé à un morcellement illicite et à la vente de 4 hectares envoisinant la gare routière du Chef-lieu de la commune et le domaine du service de l’élevage.

Face à cette situation, le Préfet du cercle de Bougouni, à l’aide d’un communiqué (N°2019-001/P-CB) en date du 28 février 2019, a dénoncé l’attitude du Maire Seydou Koné en rappelant aux uns et aux autres que les actes délivrés par ce dernier, en violation des textes et de procédure de lotissement restent nuls et de nul effet. Par la même occasion, le Préfet a invité les détenteurs de ces lots à s’enregistrer au niveau du Sous-préfet de Zantiébougou, en vue de prétendre à un éventuel dédommagement.

Pour plus de détails sur le dossier, le Préfet a mené une inspection sur la gestion domaniale du maire Seydou Koné. Du coup, les enquêtes ont révélé, entres autres, l’absence d’une autorisation définitive de lotissement et le nombre inconnu des lots vendus. Mieux, les résultats de l’inspection ont mis à nu une concussion s’élevant à 36,8 millions FCFA (36 825 000F) au titre de la vente de 491 lots en raison de 75 000F par parcelle. Et comble de la supercherie, c’est que les enquêteurs ont décelé que le maire Seydou Koné, aurait vendu plus cher en mai 2017, la première tranche desdits lots (200 000F à 250 000F) avant même la délibération du Conseil communal en juillet 2017 qui  fixa le prix d’une parcelle à 75 000F. Plus grave encore, sur les 36 millions issus de la deuxième vague de la vente des lots, le maire Seydou Koné n’a versé que la somme de 1,5 million (1 525 000FCFA) au Trésor public. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Face à ces séries de vente illicite de lots, la majorité des conseillers de la Mairie de Zantiébougou ont rejeté le compte administratif 2018 du Maire Seydou Koné.

Pour ces conseillers municipaux, la situation du lotissement est floue au motif que la somme de 1,5 million de nos francs ne reflète pas la réalité par rapport aux 491 lots vendus par le maire Koné. Mieux, ils trouvent que la dépense de 4,8 millions FCFA (4 814 640F) effectuée pour le carburant est trop élevée. En même temps, ils trouvent que le montant de l’entretien courant des écoles qui se chiffrent à 3,3 millions de nos francs (3 316 220 FCFA) n’est pas clair.

Et <strong>c</strong>omme si cela ne suffisait pas comme scandale financier dans le cercle de Bougouni,  la Commune rurale de Sido a fait parler d'elle à travers l'ex président du Syndicat de l'inter-collectivité "Bulonba" et ancien Maire de la Commune de Sido, Moussa Doumbia accusé d'avoir détourné 450 millions FCFA. Cette information avait été rendue publique le jeudi 13 février 2014, à l’issue d’une session extraordinaire.

En effet selon, une lettre de protestation du personnel de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni,  à cause de la gestion scabreuse, de 2007 à 2014 du président Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’, maire de Sido au moment des faits, le syndicat de l’Inter-Collectivité est, aujourd’hui, débiteur de 35 mois d’arriérés de frais de location des locaux du siège et 9 mois d’impayés de salaire du personnel technique (environ 9,2 millions pour 5 agents). S’y ajoutent, le détournement des fonds et dons des partenaires.

Le Syndicat de l’Inter-collectivité ‘’Bulonba’’ est une structure associative créée par les 26 communes et le Conseil de Cercle de Bougouni. Elle a pour mission de gérer les projets transversaux bénéfiques à différentes collectivités ou à l’ensemble des collectivités dans les domaines de l’environnement, l’hydraulique, l’éducation et la santé. Aussi, les services de ‘’Bulonba’’ au profit des collectivités sont aussi la formation professionnelle et le montage des dossiers de candidatures pour les financements. Toutes ces missions de ‘’Bulonba’’ sont aujourd’hui compromises à cause de la mauvaise gestion de l’ancien président de l’Inter-collectivité,  Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’.

<strong>Dossier CAMEC de Bougouni, un scandale fumant</strong>

Dans le dossier de la CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) de Bougouni, il faut signaler qu’il y a plus de 200 millions de francs CFA d’épargnes en souffrance de paiement.  Le scandale de la CAMEC dans la région de Bougouni, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts au sein des populations spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des années après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le collectif des adhérents de la caisse d’épargne sont entre le désespoir, le suicide et la mort…

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la région de Bougouni. Du coup, le sieur Moussa Diarra, le Président locale de l’antenne CAMEC de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqué à la faveur d’une Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, il se trouve, actuellement, au devant de la scène. Et cela, après une alerte des déposants à son encontre au niveau d’un Pôle d’avocat.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la région  de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes.

À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres. Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme.

Face à toutes ces situations scandaleuses, il urge pour les Contrôleurs de l’Etat, qui avaient à un certain moment entamé à Bougouni des enquêtes sur la corruption et la mauvaise gouvernance de boucler, rapidement, leurs missions et de situer les responsabilités.

En attendant, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs droits. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels dans la région de Bougouni.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nigeria : le Sénat approuve la publication en direct des résultats électoraux</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/Nigeria-%3A-le-S%C3%A9nat-approuve-la-publication-en-direct-des-r%C3%A9sultats-%C3%A9lectoraux-3101413.html</link>
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<description><![CDATA[ Sous la pression de la rue, le Sénat a finalement approuvé ce mardi la publication en direct des résultats électoraux par voie électronique. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 08:58:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article-content jsArticleFirst">
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<p>La semaine dernière, le Sénat nigérian avait créé la polémique en rejetant une mesure obligeant les bureaux de vote à publier leurs résultats en temps réel. Une décision qui avait provoqué des manifestations massives devant le Parlement. Mais ce mardi, sous la pression populaire, les législateurs ont fait machine arrière. Désormais, les 176 000 bureaux de vote du pays devront publier leurs résultats électroniquement dès la fin du scrutin, une fois les procédures légales achevées.</p>
<p>Cette réforme arrive dans un contexte de défiance croissante envers le système électoral nigérian. Lors de la présidentielle de 2023, le taux de participation n’était que de 27 %, un record bas depuis le retour à la démocratie en 1999. Les Nigérians dénoncent régulièrement des fraudes et des litiges post-électoraux interminables. Avec cette mesure, la Commission électorale indépendante (INEC) espère restaurer la confiance en permettant aux citoyens de suivre les résultats en direct sur une plateforme centralisée.</p>
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</div>
<p>Ce revirement est une victoire pour les défenseurs de la transparence, mais le défi reste immense, garantir que cette réforme soit appliquée sans faille lors des élections générales de 2027. Avec comme enjeu redonner foi aux Nigérians dans leur démocratie.</p>
<p>Source: https://fr.africanews.com/</p>
</div>
</div>
<div class="article-content__right-column hidden-in-portable">
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<item>
<title>Affaire de fausses garanties bancaires : Une lettre de démission qui accable PDM&#45;HYDRO et ECOBANK Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/affaire-de-fausses-garanties-bancaires-une-lettre-de-demission-qui-accable-pdm-hydro-et-ecobank-mali-3100057.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 11:19:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Deux</strong> <strong>agents </strong><strong>d’Ecobank Mali </strong><strong>et quatre promoteurs d'entreprises indiennes </strong><strong>ont été placés sous mandat de dépôt  par le Pôle économique et financier de Bamako, suite à une enquête sur l’émission de messages Swift liés à des garanties bancaires. </strong>

Ces arrestations survenues le vendredi 7 mars 2025 font suite aux interpellations de certains chefs de projets et de quelques cadres de la banque, soupçonnés de faux, d’usage de faux, de blanchiment de capitaux et de complicité avec des entreprises indiennes exerçant dans notre pays.

<strong>Attributions de marché et garanties bancaires</strong>

Officieusement, ce sont des fausses garanties qui auraient été produites par une banque imaginaire et un premier déboursement de cinq milliards de francs CFA aurait été effectué. L'affaire concerne la réalisation des mini-centrales hydroélectriques de la société Energie du Mali, EDM SA, principal fournisseur d'électricité au Mali, pour un montant global de treize milliards de francs CFA. C'est un groupement d'entreprises qui aurait bénéficié du marché, en partenariat avec des fournisseurs indiens

Selon l’enquête, des représentants de deux groupements d’entreprises indiennes- MECAMIDIHPP/PRIL et AEEPL-NEPL-SUNCITY- auraient fourni de fausses garanties bancaires, validées « illégalement » par des cadres de la filiale malienne du groupe bancaire panafricain Ecobank. Le coordonnateur du projet et le gérant d’une entreprise locale de génie civil, Civil Engineering Company, sont également mis en cause pour complicité active.

Alertée par un signalement de la société EDM, la justice malienne a mené une enquête, mettant au jour un réseau « sophistiqué » de fraudes. Les investigations révèlent que les garanties falsifiées, présentées par les entreprises indiennes, ont permis de détourner des fonds destinés à la réalisation des infrastructures. Les cadres d’Ecobank impliqués auraient abusé de leurs positions pour valider ces documents « illégaux », trahissant ainsi la confiance publique.

En charge de l’affaire, le 8ᵉ cabinet du Pôle National Économique et Financier, a ordonné le 7 mars 2025 le placement sous mandat de dépôt de six individus impliqués dans cette affaire de faux, usage de faux, de détournement de biens publics et de blanchiment de capitaux.

<strong>Soutien indéfectible des banques</strong>

Face à la situation, le groupe Ecobank Mali et l'APBEF (Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali) affirment que les transactions effectuées respectent la règlementation bancaire en vigueur au Mali.

Pour protester, le secteur des banques a suspendu les transferts de garanties concernant la société publique Energie du Mali, ainsi que les autres structures publiques du pays.

Pour Hamadoun Bah, le secrétaire général du Syndicat national des banques, assurances et établissements financiers du Mali, Ecobank est hors de cause dans ce dossier. Mais il estime que « <em>les garanties ne sont pas passées par Ecobank. Ecobank n'est même pas censée connaître le client, Ecobank ne connaît même pas le fournisseur de la société EDM SA. Ecobank ne connaît pas le marché conclu entre EDM et son fournisseur. Ecobank n'a fait que transférer de bonne foi parce qu'EDM est son client, dans le but de préserver son rapport client</em>".

<strong>Alerte donnée par un cadre du projet qui a démissionné de son poste</strong>

Depuis 2024, une affaire de fraude présumée secouait le Projet de Développement de Mini Centrales Hydroélectriques au Mali (PDM-HYDRO). Madame Ramatoulaye Kanakomo, experte en suivi et évaluation de ce projet, a officiellement annoncé son retrait de toutes ses fonctions, invoquant des irrégularités graves dans l’exécution des contrats de travaux.

Dans une lettre en date du 28 octobre 2024, adressée au Directeur Général d’EDM SA, Mme Kanakomo exprime son refus d’être complice des manœuvres frauduleuses attribuées aux groupements MECAMIDI HPP/PRIL et AEEPL_NEPL_SUNCITY. Selon elle, ces entreprises auraient perçu une avance de démarrage et d'autres paiements dépassant les 5 milliards de FCFA, sur un marché total estimé à 13 milliards de FCFA, en fournissant de fausses garanties bancaires.

<strong>Une banque fictive au cœur du scandale</strong>

Le document révèle que ces garanties auraient été émises par une banque fictive, ACUMEN BANK LTD Londres, remettant en cause la légalité des transactions effectuées. En conséquence, près de 5 milliards de FCFA auraient déjà été versés à ces entreprises à l’insu des autorités compétentes, et un risque de paiement frauduleux du reste du marché demeure imminent.

<strong>Un acte de protection contre des poursuites pénales</strong>

Face à cette situation alarmante, Mme Kanakomo affirme que son retrait vise à protéger son intégrité professionnelle et à éviter toute implication involontaire dans un dossier qui pourrait engager sa responsabilité pénale devant la justice malienne. Elle insiste sur le fait que poursuivre ses fonctions dans un contexte de fraude avérée pourrait avoir des conséquences légales graves pour elle.

<strong>Un appel à une solution légale et adéquate</strong>

Bien que se retirant de ses fonctions, Mme Kanakomo se dit disposée à collaborer avec la direction d’EDM SA pour trouver une solution conforme à la loi. Elle appelle à une enquête approfondie et à des mesures correctives pour éviter que les fonds publics ne soient dilapidés.

Avec cette lettre sortie des placards, on découvre qu’il y a eu des manœuvres dolosives  dans l’exécution du PDM-HYDRO (Projet de Développement de Mini Centrales Hydroélectriques au Mali) afin de fournir de fausses garanties pour casser des fonds publics.

En attendant, ce scandale met en lumière les défaillances du contrôle des garanties bancaires dans les projets d’infrastructure au Mali et soulève des interrogations sur la surveillance des flux financiers dans les marchés publics. Les autorités prendront-elles des mesures pour éviter une telle fuite de fonds ? Affaire à suivre.

<strong>Mariam Konaré</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Lettre-EDM.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3100058" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Lettre-EDM.jpg" alt="" width="650" height="1007" /></a>]]> </content:encoded>
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<title>Tollé général contre l’entrée en vigueur des nouvelles taxes : Le M5&#45;RFP Mali Kura et le Parti YELEMA s&amp;apos;insurgent contre une mesure jugée injuste et opaque</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tolle-general-contre-lentree-en-vigueur-des-nouvelles-taxes-le-m5-rfp-mali-kura-et-le-parti-yelema-sinsurgent-contre-une-mesure-jugee-injuste-et-opaque-3100068.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:51:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le 7 février 2025, une nouvelle taxe sur les communications, l'internet et les transactions d'argent via la téléphonie mobile est officiellement en vigueur au Mali. Une décision qui fait grincer des dents, notamment au sein du M5-RFP Mali Kura et du parti YELEMA Le Changement, qui dénoncent un passage en force et un dispositif de gestion jugé opaque.</strong>

Dans un communiqué conjoint publié en mars dernier, ces deux formations politiques ont exprimé leur indignation face à cette nouvelle imposition qui pèse lourdement sur le quotidien des Maliens. Désormais, chaque rechargement de crédits et abonnement téléphonique ou internet est taxé à hauteur de 10 %, en sus des 1 % déjà acquittés par les opérateurs. Les transferts d'argent via mobile ne sont pas épargnés, avec une taxe additionnelle de 1 % venant s'ajouter aux frais de transfert déjà existants.

Pour le M5-RFP Mali Kura et YELEMA, cette taxation constitue une injustice flagrante. "<em>Au lieu d'écouter la détresse de la population, le gouvernement a préféré passer en force, dans une démarche arrogante et défiant tout bon sens</em>", déplorent-ils. Ils dénoncent par ailleurs un système de gestion trouble, où les fonds collectés sont logés dans les livres d'une banque malienne, hors du contrôle du Trésor public, et placés sous la tutelle directe de la Présidence de la République. "<em>Cette disposition laisse la porte ouverte à toutes sortes de dérives</em>", préviennent-ils.

Alors que le pays est déjà frappé par une crise énergétique persistante, la fermeture de milliers d'entreprises et ONG, ainsi que la flambée du coût de la vie, cette nouvelle taxation est perçue comme une spoliation de plus. "<em>Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement semble déterminé à arracher jusqu'au dernier sou des poches des Maliens</em>", s'indignent les deux partis.

En plus d'être impopulaire, la création de ces taxes par ordonnance soulève des interrogations juridiques. Le Conseil National de Transition (CNT) n'aurait pas explicitement autorisé le gouvernement à légiférer dans ce domaine, remettant en cause la légalité même de cette mesure. Pendant ce temps, les dépenses publiques continuent d'enfler. "<em>Depuis le début de la Transition, les budgets alloués à la Présidence, au Gouvernement et au CNT ont explosé, avec des milliards de francs CFA engloutis dans des dépenses de confort pour les hauts dignitaires du régime</em>", fustigent le M5-RFP Mali Kura et YELEMA, rappelant que la réduction du train de vie de l'État aurait pu financer des infrastructures sans pressurer davantage les citoyens.

Face à cette situation, le M5-RFP Mali Kura et le Parti YELEMA exigent l'abrogation immédiate de cette ordonnance et de son décret d'application. Ils plaident pour une exploration de sources de financement alternatives, notamment par la suppression des indemnités excessives et des fonds spéciaux.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Ministre Oumou Sall Seck au 14e contingent du Programme de Stage de Formation Professionnelle :  « L&amp;apos;avenir du Mali repose sur votre engagement, votre dynamisme et votre créativité… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/le-ministre-oumou-sall-seck-au-14e-contingent-du-programme-de-stage-de-formation-professionnelle-lavenir-du-mali-repose-sur-votre-engagement-votre-dynamisme-et-votre-creativite-3100065.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:48:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a abrité, le vendredi dernier, la cérémonie officielle de lancement du 14e contingent du Programme de Stage de Formation Professionnelle de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi (APEJ). Placée sous la présidence du Premier ministre, ministre de l'Administration territoriale, cette cérémonie a été marquée par une intervention forte de Mme Oumou Sall Seck, ministre de l'Emploi, de l'Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle.</strong>

Dans son allocution, Mme le Ministre a rappelé que cet événement s'inscrit dans la continuité des actions du gouvernement en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. « <em>La présente cérémonie, qui succède à celle du 13 janvier 2025 consacrée à la remise d'un chèque global de 1 130 milliards de FCFA aux jeunes diplômés du 13e contingent, témoigne de l’engagement concret du Président de la Transition dans la mise en œuvre des axes stratégiques du programme d’actions gouvernemental </em>», a-t-elle déclaré. Elle a souligné que cette initiative traduit la volonté des plus hautes autorités de soutenir la jeunesse malienne, considérée comme le moteur du développement national. Elle a également insisté sur la place centrale qu’occupe l’emploi dans la vision du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la Transition, Chef de l’État. La ministre a mis en exergue l’importance de la formation et de l’éducation comme leviers du développement économique. « <em>L’axe emploi, éducation et formation est essentiel pour valoriser nos atouts économiques et offrir de nouvelles opportunités aux jeunes</em> », a-t-elle affirmé. Toutefois, elle a rappelé que l’emploi constitue une priorité nationale, nécessitant une synergie entre les secteurs publics, parapublics, privés, les ONG et les organisations de la société civile. « <em>Le chômage représente une menace pour la stabilité sociale. L’absence d’emplois productifs et décents fragilise le tissu social, accroît les inégalités et peut engendrer des tensions ou des migrations forcées</em> », a-t-elle averti.

Dans son intervention, elle a réaffirmé la détermination du gouvernement à favoriser l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, conformément aux axes du Programme d’Actions Gouvernemental.

Créé en 2004 sous le nom de Volontariat de l'APEJ, le Programme de Stage de Formation Professionnelle a déjà permis à 53 236 jeunes diplômés, en majorité des femmes, d'acquérir une première expérience professionnelle. À ce jour, 130 milliards de FCFA ont été investis sous forme d'allocations de déplacement, de restauration et de sécurité sociale. En outre, 12 779 jeunes diplômés ont bénéficié d’un stage de qualification en entreprise.

Selon le Ministre, une étude récente de l’Observatoire National de l'Emploi et de la Formation (ONEF) révèle que 73,6% des anciens stagiaires ont trouvé un emploi et 3,1% ont poursuivi une formation complémentaire. Par ailleurs, 82,7% des entreprises d’accueil reconnaissent l’importance de ces stagiaires dans l’amélioration de leur performance.

<strong>Une sélection rigoureuse pour le 14e contingent</strong>

Les candidatures pour cette édition ont été ouvertes du 17 au 22 février 2025, enregistrant 15 021 postulants, dont 8 230 femmes (54,78%) et 6 791 hommes. Après vérification des dossiers, 2 089 candidatures ont été rejetées pour non-conformité aux critères. Finalement, 2 500 jeunes ont été sélectionnés, dont 1 550 femmes (62%). La répartition des bénéficiaires par niveau d’étude est la suivante : CAP : 6,40 % ; BT : 28,24 % ; DUT : 9,52 % ; Licence et Maîtrise : 52,84 % ; DEA et Doctorat : 2,96 %. Quant à la répartition géographique, 1 368 stagiaires seront affectés à Bamako (55%), 123 à Ségou (4,82%) et 18 à Taoudéni (0,72%).

« <em>Chers jeunes, soyez assurés que mon Département restera à l'écoute de vos préoccupations et mettra tout en œuvre pour accompagner vos initiatives. L'avenir du Mali repose sur votre engagement, votre dynamisme et votre créativité, disons sur vos épaules.</em> », a conclu Mme Oumou Sall Seck qui a encouragé les jeunes bénéficiaires à faire preuve de sérieux et d’engagement.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’Agriculture :   758 millions FCFA volés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-lagriculture-758-millions-fcfa-voles-3100060.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:31:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Ministère de l'Agriculture est tombé tel un couperet. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il révèle un scandale financier d'une ampleur accablante. Entre fraudes fiscales, manipulations de chiffres et irrégularités financière, la gestion de ce ministère s'apparente à une véritable hémorragie budgétaire. En tout, pas moins de 1 138 597 025 FCFA d’irrégularités ont été relevés, dont 758 637 025 FCFA demeurent jusque-là encore introuvables et non justifiés.</strong>

L’enquête, qui couvre la période du 1er juillet 2023 au 31 juillet 2024, a levé le voile sur des pratiques aussi douteuses qu’illégales. Parmi les multiples infractions relevées, le fractionnement abusif des dépenses est une stratégie bien huilée au sein du ministère pour contourner les appels d’offres. Un véritable jeu de passe-passe orchestré par le Directeur des Finances et du Matériel, qui a ainsi réussi à dilapider 139 374 727 FCFA en morcelant des commandes similaires afin d’échapper aux règles de transparence.

Parmi les pratiques frauduleuses, le rapport parle de 14 868 000 FCFA pour des portes en aluminium, fractionnées en trois demandes de cotation ; 59 117 764 FCFA en matériels électriques, découpés en 13 demandes de cotation ; 13 529 880 FCFA pour l’installation de lampadaires solaires, divisée en trois demandes ; 34 402 900 FCFA pour des onduleurs, saucissonnés en sept demandes et 17 456 183 FCFA pour des consommables informatiques, éparpillés sur six demandes. Des stratagèmes grossiers qui violent, ouvertement, les dispositions des articles 33.3 du Décret n°2015-0604/P-RM et 22 de l’Arrêté n°2015-3721/MEF-SG, censés garantir une gestion rigoureuse des finances publiques.

<strong>Détournement flagrant du don de la Banque Mondiale</strong>

Dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA), la Banque Mondiale avait offert 25 000 tonnes de blé pour soutenir la sécurité alimentaire au Mali. Mais là encore, l’opération a été détournée à des fins obscures. La première irrégularité est la minoration du prix de vente de ce blé. Officiellement, la tonne devait être vendue à 142 345 FCFA, mais une manœuvre de la Commission de suivi a rabaissé ce prix à 138 342 FCFA, causant une perte directe de 98 876 702 FCFA pour l’État. Pire, des quantités de blé ont, purement et simplement, disparu ! Les contrats de vente initiaux mentionnaient 24 996 tonnes, mais les documents finaux n’indiquent plus que 24 700,65 tonnes. Ce qui donne un trou inexpliqué de 295,35 tonnes.

<strong>Où est passé le magot ?</strong>

La question en vaut la chandelle. En attendant, le Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au président de la section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier. Ils sont relatifs à des fractionnements des dépenses pour un montant total de 139 374 727 FCFA ; à la minoration du prix de vente du blé pour un montant total de  98 876 702 FCFA ;  à la non justification de 295,350 tonnes de blé pour un montant total de 42 041 596 FCFA ;  au non-règlement des factures d’achat de l’urée pour un montant total de 359 744 000 FCFA ;  au non-reversement des montants recouvrés auprès des producteurs pour un montant total de 118 600 000 FCFA.

Face à cette cascade de fraudes, une question brûlante se pose : qui sont les responsables de ces gabegies financières et quelle sera la réaction de nos autorités ?

Ce rapport financier pour le moins accablant ne doit pas rester comme une lettre morte dans les tiroirs. Mais connaissant les lenteurs et l’opacité du système, combien parient que les coupables seront inquiétés ?

Alors que les paysans maliens peinent à obtenir des engrais, que les terres souffrent de l’assèchement et que les consommateurs voient les prix des céréales s’envoler, une poignée de hauts fonctionnaires s’enrichit, tranquillement, sur le dos de la nation. Cette situation doit-elle continuer ? En tout cas, le temps est le meilleur juge.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Plus de 200 millions FCFA ‘’mangé’’ : le Général Mamary Camara et ses hommes dans le collimateur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-abu-dhabi-plus-de-200-millions-fcfa-mange-le-general-mamary-camara-et-ses-hommes-dans-le-collimateur-de-la-justice-3100053.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 09:29:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités de la transition continuent la traque des criminels à col blanc. Tous les secteurs de l'Etat sont concernés, y compris celui des diplomates. C'est dans ce cadre que la gestion de l'Ambassade du Mali auprès des Emirats arabes Unis avec résidence à Abu Dhabi a fait l'objet d'une vérification financière de la part du Bureau du Vérificateur général (BVG). Le constat est accablant.</strong>

Portée sur les exercices  2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre), la vérification a fait ressortir des irrégularités financières qui s'’élèvent à  plus de 200 millions de nos francs (202 071 532 FCFA). Une période au cours de laquelle, l'actuel Ambassadeur du Mali au Rwanda, le Général de Brigade Mamary Camara, était à la tête de la représentation diplomatique du Mali à Abu Dhabi.

En clair, l'ancien gouverneur de Koulikoro, Général Mamary Camara, bombardé Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi de 2021 à septembre 2024 est lié, de prêt ou de loin, à la mauvaise gestion des fonds à la représentation diplomatique du Mali dans ce pays du golfe arabe. Et comme prime à la mauvaise gouvernance,  le Général de brigade Mamary Camara, est l’actuel Ambassadeur du Mali au Rwanda. Et c’est le15 novembre 2024 qu’il a présenté ses lettres de créances au ministre rwandais des Affaires Etrangères.

Néanmoins, que dit le rapport de vérification financière? D'après les limiers du BVG, les fonds disparus font suite à une série d'irrégularités qui dépassent l'entendement. Il s'agit, entre autres, du paiement  de dépenses indues ; de dépenses fictives scolaires ; des retraits d'argent non justifiés effectués sur le compte de l’Ambassade ; de la non-justification de l’utilisation de fonds destinés au paiement de salaires et accessoires du personnel local de l’Ambassade ; des dépenses de charges locatives non justifiées ; et des soins médicaux indus au profit de l'Ambassadeur, Général Mamary Camara.

<strong>Paiement indu de dépenses de plus de 10 millions FCFA</strong>

Il ressort du rapport d’audit du Vérificateur que l’Ambassadeur Mamary Camara et le Secrétaire-Agent Comptable (SAC) ont, respectivement,  ordonné et payé des dépenses indues. En effet, sur la base des bons de commande signés par l’Ambassadeur, le SAC a payé des dépenses relatives à la prise en charge des frais de communication téléphonique et internet au domicile du personnel diplomatique, administratif et technique alors que lesdites dépenses ne sont pas prévues par l’article 9 du Décret n°96-044/P-RM du 8 février 1996, modifié, fixant les avantages accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Ainsi, le montant total des dépenses indues payées s’élève à 10 879 333 FCFA.

<strong>Dépenses fictives de frais scolaires de plus de 17 millions FCFA </strong>

Le rapport révèle que le SAC a justifié, dans la comptabilité de mai 2024, le paiement des frais scolaires du 2ème trimestre 2022/2023 d’un (1) élève par la facture n°23245153 du 30 janvier 2024 alors que ces frais de scolarité avaient déjà été justifiés en avril 2023 sur la base de la même facture. Le montant de cette irrégularité s’élève à 1 490 999 FCFA. Il a également justifié dans la comptabilité de décembre 2022 des frais de transport du 1er trimestre 2022/2023 de deux (2) élèves par une relance d’impayés d’un établissement scolaire ne valant pas reçu de paiement. D’ailleurs, ce paiement supposé ayant été fait depuis décembre 2022 figure toujours sur la dernière relance d’impayés de l’établissement scolaire à la date du 4 décembre 2024. Le montant de cette dépense fictive est de 669 554 FCFA.

Par ailleurs, la PGT (Paierie générale du trésor) a mis à la disposition de l’AMAD (Ambassade du Mali à Abu Dhabi) un montant de 27 241 478 FCFA suivant le mandat n°1792 et l’ordre de transfert n°0124339 du 7 mai 2024. Sur ce montant, l’Ambassadeur, le Général de brigade Mamary Camara, a procédé au paiement de frais scolaires pour un montant total de 18 923 322 FCFA, soit un écart de 8 318 156 FCFA qui n’étaient pas disponibles dans le compte de l’Ambassade au passage de l’équipe de vérification. Au finish, le montant total des dépenses fictives de frais de scolarité s’élève à 17 753 106 FCFA.

<strong>Retraits injustifiés de plus de 34 millions F CFA effectués sur le compte de l’Ambassade </strong>

Afin de s’assurer du respect des dispositions comptable, l’équipe de vérification a analysé les pièces justificatives des dépenses de l’Ambassade et examiné les relevés bancaires de l’AMAD (Ambassade du Mali à Abu Dhabi). Ainsi, il ressort que l’Ambassadeur et le Secrétaire Agent Comptable n’ont pas justifié des retraits effectués sur le compte de l’Ambassade. En effet, ils ont établi des chèques pour des dépenses qui ne s’adossent à aucune pièce justificative. Lesdits chèques, portés à l’ordre d’eux-mêmes, ont été débités sur le compte bancaire de l’Ambassade. Le montant total des retraits non justifiés s’élève à 34 502 266 FCFA.

<strong>Paiement de charges locatives fictives de plus de 30 millions FCFA </strong>

Le rapport a révélé que l’Ambassadeur n’a pas justifié des dépenses relatives aux charges locatives de l’Ambassade. En effet, il n’a pas justifié des montants mis à sa disposition par la PGT au titre des charges locatives. En 2022 et en 2024, il a ordonné le retrait du montant de 298 131 837 FCFA envoyé par la PGT au titre des charges locatives sur lequel il a justifié 276 919 185 FCFA, soit un écart non justifié de 21 212 652 FCFA. De même, il n’a pas fourni les pièces justificatives probantes des dépenses de charges locatives. Lesdites dépenses ont été justifiées par des factures d’information et des factures pro forma délivrées par les établissements hôteliers en lieu et place des reçus attestant les paiements effectués. D’une facture à une autre, les périodes de séjour de l’Ambassadeur à l’hôtel se chevauchent. Les montants ont été retirés par chèque et aucune preuve de paiement n’a été mise à la disposition de l’équipe de vérification. Le montant des paiements irrégulièrement justifiés s’élève à 9 596 668 FCFA. Le montant total des dépenses de charges locatives non justifiées s’élève à 30 809 320 FCFA.

<strong>Virement injustifié de près de 23 millions F CFA sur le compte personnel de l'Ambassadeur </strong>

Le rapport indique que l’Ambassadeur, Général de brigade Mamary Camara, n’a pas justifié des fonds de l’Ambassade virés sur son compte bancaire personnel. Il ressort des relevés bancaires de l’AMAD que l’Ambassadeur, en violation du principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable public, a agi en comptable de fait en procédant au maniement des fonds domiciliés sur le compte bancaire de l’Ambassade.

En effet, en dehors de toute habilitation, il a utilisé le système « E-Banking » pour transférer des fonds du compte bancaire de l’Ambassade vers son compte personnel, grâce à une application installée sur son téléphone. Parmi les virements effectués figurent les salaires d’agents contractuels de l’Ambassade et diverses opérations relatives à des dépenses pour lesquelles l’équipe n’a pu disposer d’aucune pièce justificative. Cette immixtion de l’Ambassadeur Général Mamary Camara, dans les fonctions de comptable public a été signalée par le SAC au Ministre chargé des Affaires Etrangères suivant lettre sans numéro du 21 juin 2024. Par la suite, le Ministre chargé des Affaires Etrangères a informé celui chargé des Finances suivant la Lettre n°0002589/MAECI-SG-DFM du 5 juillet 2024. En réponse, le Ministre chargé des Finances a rappelé, suivant la Lettre n°002325/MEF-SG du 19 juillet 2024, le caractère illégal du comportement de l’Ambassadeur Mamary Camara et invité le Ministre chargé des Affaires Etrangères à prendre les dispositions en vue d’assurer un climat de travail apaisé au sein de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi.  Ainsi, le montant total irrégulièrement viré par l’Ambassadeur sur son compte bancaire personnel s’élève à 22 939 080 FCFA.

Autant d’entorse à l’orthodoxie financière et qui sont à l’origine de l’évaporation de plus de 200 millions de nos francs (202 071 532 FCFA) à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi, pendant les périodes 2021, 2022, 2023, 2024 (30 septembre). D’où des dénonciations de faits par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier, relativement à toutes ces irrégularités financières.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement humain durable au Mali : L’INPS à l’offensive pour plus de protection sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/developpement-humain-durable-au-mali-linps-a-loffensive-pour-plus-de-protection-sociale-3098271.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:33:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gouvernance instaurée, ces dernières années, à l’Institut Nationale de Prévoyance Sociale (INPS), est pleine d’espoir. Cette juxtaposition naturelle du passé et du présent au sein de la structure a amené son Directeur Général, Ousmane Karim Coulibaly et son équipe, à consolider et à améliorer constamment les acquis en termes de prestations et de qualité de service rendu pour une meilleure protection sociale des assurés de l’Institut et l’apport d’assistance aux employeurs pour la survie et le développement de leurs entreprises. Du coup, sur le plan social et économique, l’INPS sous la tutelle du Ministère de la Santé et du Développement sociale est au cœur de l’exécution du programme social. </strong>

L’INPS est un maillon incontournable du développement social et économique au Mali. Cependant, la Protection Sociale de façon générale est l’ensemble des mesures préconisées par l’État et les Collectivités pour assurer la prise en charge des risques sociaux de la population. Elle est désormais perçue au plan mondial et au Mali, comme une composante clé dans les stratégies de réduction de la pauvreté. En bloc, la sécurité sociale contribue à briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté par le développement du capital humain. <em> </em>

<strong>Aux grand maux, les grands remèdes  </strong>

De nos jours, s’il y a un système qui soulage les Maliens en matière de prise en charge des maladies, c’est bien l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Depuis son institution en 2009, nombre de nos compatriotes ont vu leurs dépenses de santé diminuer. L’AMO, en effet, facilite à la fois l’achat de médicaments, les analyses et les radiographies et réduit le coût des soins. Au cœur de ce dispositif qui facilite la vie se trouve l’INPS qui a signé une convention spécifique avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) afin de consolider l’AMO.

Dans ce mécanisme de prise en charge, la CANAM confie à l’INPS le soin d’exécuter pour son compte, les opérations relevant du recouvrement des cotisations majorations et pénalités dues par les populations qui lui sont affiliées selon les conditions édictées à un décret qui détermine les taux et les modalités de recouvrement des cotisations des bénéficiaires du régime de l’Assurance maladie obligatoire.

Au regard des avancées que notre pays a enregistrées depuis la mise en place de l’AMO, le gouvernement a engagé en 2015 un processus devant aboutir à l’institution d’un mécanisme de couverture maladie universelle. Il s’agit de préparer les instruments légaux susceptibles de permettre au Mali d’étendre la couverture maladie à toutes les catégories de la population par une mise en cohérence des différents dispositifs existant actuellement afin d’en garantir le maximum d’efficience. Ce faisant, le Régime d’Assurance Maladie Universelle qui sera mis en place procédera du renforcement de la solidarité et de l’équité dans l’accès aux soins de santé de toutes les catégories de la population.

<strong>De bonnes perspectives</strong>

L’institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) depuis le 20 juin 2018 vise à défragmenter les dispositifs de couverture du risque maladie existants en vue d’offrir à l’ensemble de la population malienne un régime d’assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes plus adaptés.

Pour gagner ce pari le Ministre de la Santé et du Développement social, Colonel Assa Badialo Touré, s’est fixée une vision : ‘<em>’sortir le Mali de l’offre de santé et aller vers l’offre de soins</em>’’. Et pour relever ce défi au Mali, le département en charge des Affaires sociales se doit de travailler en synergie d’action avec l’INPS pour l’application du RAMU qui prévoit une disposition spécifique de prise en charge des maliens de l’extérieur ; soit par l’affiliation directe aux catégories assujetties à l’AMO (fonctionnaires ou autres travailleurs),  soit par l’affiliation à la mutualité malienne (autres personnes vivant à l’extérieur).

C’est à ce titre que la santé des maliens de l’intérieur tout comme de l’extérieur devient l’une des priorités du programme gouvernemental. Déjà, l’INPS travaille d’arrache-pied pour l’application de cette vision de protection sociale au Mali.

Malgré la crise multidimensionnelle que le Mali traverse, l’INPS arrive aujourd’hui, à payer les pensions grâce à un service d’immatriculation efficace. C’est dans cette dynamique que sa participation à la réussite du développement social au Mali continue de faire tache d’huile.

En attendant, l’implication de l’INPS pour l’institution du RAMU au Mali, vise à défragmenter les dispositifs existants de la couverture du risque maladie en vue d’offrir à l’ensemble de la population malienne un régime d’assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes plus adaptés.

<strong>Jean Pierre James </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Énième sortie médiatique de Choguel : L&amp;apos;ancien Premier ministre s&amp;apos;en prend de façon acrimonieuse aux conseillers juridiques du Général Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/enieme-sortie-mediatique-de-choguel-lancien-premier-ministre-sen-prend-de-facon-acrimonieuse-aux-conseillers-juridiques-du-general-assimi-goita-3098268.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi, 22 février 2025, l'ancien Premier autoproclamé de "<em>la rectification de la trajectoire de la transition</em>" était face à la presse. L'objectif de cette rencontre avec les médias était, selon les organisateurs, de faire le bilan du M5-RFP (tendance Choguel) à la tête de la rupture. Un événement qui a été une autre occasion de l'ancien porte-parole de feu, le président IBK,  d'être acrimonieux à l'égard de ses anciens employeurs.</strong>

Face à un public essentiellement composé de se soutiens, de jeunes enfants innocents mobilisés pour remplir la salle de la Maison de la Presse et de quelques journalistes et de plusieurs "influenceurs" (appellation des videomen par Choguel), l'ancien ministre de l'industrie et du commerce de feu le président ATT s'est livré à son jeu favori: ce sont les autres qui sont coupables des échecs, et c'est lui qui est l'initiateur de toutes les bonnes initiatives. Si dans son meeting dit de clarification, il s'est présenté comme celui qui n'a pas été associé à la prise de décisions affectant la vie de la nation, cette fois-ci, il s'en est pris aux conseillers du président de la transition.

<strong>Assimi, président de la République ?</strong>

D'après lui, ce sont eux qui ont induit le jeune officier dans l'erreur. "<em>[...] ils ont fait croire au président de la transition qu'il pouvait se comporter comme un président élu simplement parce que la Constitution a été promulguée</em>."  Ces conseillers juridiques sont, entre autres, Abdoulaye Nantoumé, Boya Dembélé et Wafi Ougadèye. Le premier est un jeune cadre tandis que les deux autres sont des  hauts magistrats qui ont servi dans plusieurs postes avant de se retrouver à la présidence de la République. Boya Dembélé a été conseiller technique du Ministère de la Justice avant d'en être le Secrétaire général. Du secrétariat général de ce département, il s'est retrouvé Secrétaire général de la plus haute juridiction du pays, la Cour suprême. Quant à Wafi, il fut président de la Cour Suprême d'où il a fait valoir ses droits à la retraite. Il n'a pas eu le temps de mener une vie de retraité, car il a été nommé conseiller spécial de Général Assimi Goïta. Dire que l'ancien porte-parole d'IBK s'en prend à ces spécialistes de haut niveau, relève tout simplement de l'acrimonie. A-t-il mesuré les conséquences de ses propos?

<strong>Des propos pouvant faire l'objet de poursuites judiciaires</strong>

Les accusations portées à l'endroit de ces cadres intégrés et honnêtes par l'ancien Directeur général de l'AMRTP (Agence malienne de régulation  des télécommunications, Tics et de la Poste) sont de nature très grave. En se retrouvant devant la barre, il lui sera très difficile de prouver  ces accusations. L'attitude de Choguel envers ces grands serviteurs de l'État ne relève que de l'amertume et d'une stratégie de semer le doute entre le Général Assimi Goïta et ses conseillers juridiques. Sinon, il ne peut en aucun cas se prévaloir d'une maîtrise des textes juridiques plus que ces cadres.

Pour bon nombre d'observateurs politiques, le but de ces accusations, c'est de se mettre dans une position victimaire afin d'obtenir la sympathie des populations. Les propos qui ont suivi ces accusations en sont une parfaite illustration : « <em>Ils (conseillers du président) ont commencé à faire des nominations qui relevaient pourtant de mes prérogatives en tant que Premier ministre : secrétariat général du gouvernement, contentieux de l'État, contrôle général d'État… Tout cela se faisait en cachette, sans m'informer »</em>. Choguel va plus loin dans la contestation juridique en interprétant les relations entre lui et le président.

Selon lui,<em> "[...] dans la nouvelle Constitution, il est dit que le Premier ministre travaille pour le président et que ce dernier peut le révoquer. Mais, cela relève d'un cadre constitutionnel normal, alors que nous ne sommes pas dans ce cas de figure. Le CNSP a choisi le président, et le M5-RFP a désigné le Premier ministre</em>."

Autrement dit, l'enfant de Tabango (village d'origine de Choguel) pense que le Général Assimi Goïta ne pouvait le révoquer de son poste de Premier ministre. Mal lui en a pris, quand il a senti que son décret de limogeage est en cours, il s'est dépêché d'organiser un meeting dit de célébration de l'an 1 de la libération de Kidal pour tirer à boulets rouges sur ses employeurs. Sacré Choguel qui croit être plus juriste que les spécialistes en droit de haut niveau.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Train de vie de l&amp;apos;Etat au Mali : Les anciens Premiers ministres coûtent 44 millions de F CFA par mois au contribuable</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/train-de-vie-de-letat-au-mali-les-anciens-premiers-ministres-coutent-44-millions-de-f-cfa-par-mois-au-contribuable-3098265.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:30:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La problématique de la réduction du train de vie de l'État est devenue récurrente ; depuis la décision prise par les autorités de la transition de faire un prélèvement spécifique surtout sur les frais de mobile money. Les populations, dans leur très grande majorité, demandent que les gouvernants en activité montrent l'exemple en réduisant leurs avantages. Cependant, elles savent peu des avantages accordés à des anciens gouvernants comme les Premiers ministres.</strong>

Après le renversement du régime du parti unique en mars 1991 et l'arrivée au pouvoir des " <em>démocrates sincères et patriotes convaincus</em>", une loi votée par l'Assemblée nationale multipartite a institué des avantages de diverses natures à tous les anciens premiers ministres. Une loi dont le contenu comme celui d'autres lois sur le même sujet a été minutieusement tenu au secret du bas peuple.

En d'autres termes, l'opacité totale et le manque de transparence ont toujours régné sur la question des salaires et avantages des gouvernants depuis une trentaine d'années. Cette loi sur les avantages accordés aux anciens Premiers ministres concerne le Premier ministre de la transition de 1991, Soumana Sacko,  jusqu'au Premier ministre dit de "<em>la rectification de la trajectoire de la transition</em>", Choguel Kokalla Maïga. En tout, ils sont au nombre de dix-neuf (19).

Malgré ce déferlement de colère des populations broyant du noir qui invitent les dirigeants à reduire leurs avantages, aucun de ces anciens premiers ministres, hormis Moussa Mara, n'a daigné "<em>lever le petit doigt</em>" pour faire un sacrifice. Et pourtant, bon nombre d'entre eux sont vivants et habitent à Bamako. Et même, le très médiatique Choguel Kokalla Maïga est subitement devenu muet sur les réseaux sociaux, lui qui, depuis son limogeage de la primature, ne rate aucune occasion pour se prononcer.

<strong>Qui sont ces anciens Premiers ministres ?</strong>

Il s'agit  dans l'ordre chronologique de Dr Soumana Sacko; Feu Younoussi Touré; Feu Maître Abdoulaye Sékou Sow; Feu Ibrahima Boubacar Keita (IBK);  Feu Mandé Sidibé ( frère aîné de Modibo Sidibé qui fut également Premier ministre); Feu Modibo Keita ( qui fut deux fois Premier ministre : à la fin du second mandat d'Alpha Oumar Konaré et, au cours du premier mandat de feu IBK), Mohamed Ahmed Ag Hamani, Ousmane Issoufi Maiga dit Pinochet ; Modibo Sidibé; Feue Mariam Khaidama Sidibé; Dr Cheickh Modibo Diarra; Feu Django Sissoko; Oumar Tatam Ly; Moussa Mara; Abdoulaye Idrissa Maïga;  Feu Modibo Keita ( second retour à la primature); feu Souleylou Boubeye Maïga ; Dr Boubou Cissé ; Moctar Ouane, Dr Choguel Kokalla Maïga. Donc, sur l'ensemble, huit (08) d'entre eux ne vivent plus.

<strong>Quels sont les avantages mensuels qui leur sont accordés ?</strong>

Ces  avantages se décomposent comme suit :  frais pour l’eau et l’électricité (300 000 F CFA); frais de représentation de la fonction de Premier ministre ( 500 000 F CFA); dotation de carburant (500 litres par mois, soit une valeur monétaire de 350 000 F CFA);  salaire mensuel du cuisinier fonctionnaire (75 000 F CFA); salaire mensuel du chauffeur fonctionnaire (90 000 F CFA); provision mensuelle pour la prise en charge médicale à l’extérieur du Mali (1 000 000 F CFA).

En faisant la somme de ces avantages, le coût d'entretien mensuel pour chacun d'entre eux s’élève ainsi à 2 315 000 F CFA. En multipliant cette somme par leur nombre qui est de 19, on a la faramineuse somme mensuelle de 43 985 000 000 F CFA. A ces avantages, il faut noter que tous les cinq ans, un véhicule 4×4 neuf et une voiture berline neuve leur sont octroyés pour leurs déplacements.

Par ailleurs, Il faut indiquer aussi que certains d'entre eux sont désignés comme présidents de Conseil d’Administration (PCA) dans les grandes sociétés d’État ou sociétés mixtes. Tel est le cas de Mohamed Ahmed Ag Hamani (PCA de la Banque de Développement du Mali SA). L'occupation de ces postes leur procure en plus de ce qui est mentionné plus haut au moins 1 million de F CFA par mois.  D'autres se voient confier des missions payantes : le cas de Ousmane Issoufi Maiga, qui a été le patron de l'organisation du dialogue inclusif malien (DIM) est actuellement le chef de la Commission de rédaction de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale.

Au regard de tout ceci, il est légitime que les populations, exacerbées par la paupérisation, en exigent des gouvernants de revoir à la baisse leurs avantages, s'ils veulent qu'elles s'alignent derrière eux, comme c'est le cas chez le voisin burkinabè.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Plus de 50 millions de F CFA carottés à la COMATEX : Le temps donne raison au Comité Syndical qui avait contesté la nomination de l&amp;apos;actuel DG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/plus-de-50-millions-de-f-cfa-carottes-a-la-comatex-le-temps-donne-raison-au-comite-syndical-qui-avait-conteste-la-nomination-de-lactuel-dg-3098262.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:25:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'emblématique usine de confection de tissus située à Ségou, la COMATEX, relevée de ses cendres après d'énormes efforts consentis par l'État a, de nouveau, parlé d'elle. Cette fois-ci, elle s'est illustrée par des détournements de fonds en quelques 17 mois de son redémarrage. C'est ce qui ressort d’un rapport du Bureau du Vérificateur Général.</strong>

Dans son rapport de vérification financière et de conformité sur la gestion de la COMATEX, le bureau du Vérificateur général a révélé des irrégularités, tant administratives que financières, sur les exercices de la période du 1er avril 2023 au 16 août 2024.

<strong>Sur quoi le contrôle a-t-il porté ? </strong>

La vérification financière et de conformité avait pour objet la gestion de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX) au titre des exercices 2023 et 2024 (du 1er avril 2023 au 16 août 2024). Elle a eu pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de produits, de charges, de la structuration financière ainsi que de la conformité des actes des organes d’administration et de gestion.

Les travaux de vérification ont porté sur les produits encaissables et les charges décaissables, l’exécution des dépenses au niveau de la caisse, la gestion des stocks, la constitution du capital social, la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, les paiements des arriérés de salaires ainsi que la conformité des actes du Conseil d’Administration et de la Direction Générale.

A l'issue de ces travaux, il est ressorti des irrégularités administratives relatives au contrôle interne ainsi que des irrégularités financières qui ont montré que plus de 50 millions de FCFA se sont évaporés.

<strong>Des Irrégularités administratives inimaginables  </strong>

Les irrégularités administratives  relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. Il s'agit, entre autres, de l'irrégularité de la constitution de la nouvelle forme de la société qui est la Nouvelle Compagnie malienne des textiles (N-COMATEX); l'absence de comité de gestion; le non-arrêt journalier de caisse; le non-enregistrement des achats à la bonne période; la non-participation du service utilisateur à la réception des marchandises;  le non-respect du principe de non-compensation des postes d’actif et de passif; l'absence de registre de délibérations par le conseil d'administration; la non mise à jour du manuel des procédures de gestion comptable, administrative et financière; le non-respect du principe d’intangibilité du bilan d’ouverture. Cette révélation du vérificateur général met en lumière que le Dg et son équipe n'ont aucun respect pour les textes qui permettent au bon fonctionnement de l'entreprise.

<strong>Des irrégularités financières à la pelle</strong>

Il ressort du rapport du bureau du vérificateur général que la somme de 50 515 557 FCFA s'est volatilisée au détriment de l'entreprise. Comment cela a-t-il pu se passer? Toujours, d'après les conclusions du rapport susmentionné, le directeur général de la COMATEX SA et le Chef du Département des Opérations Financières n’ont pas reversé des produits issus de la vente des déchets d’usine et de ferrailles. En effet, le montant cumulé des autorisations de ventes de déchets, co-signées par le Chef du Département des Approvisionnements et de la Gestion des Stocks, le Service d’Audit Interne et le magasinier, est nettement supérieur à celui des ventes de déchets réellement encaissé pour le compte de la COMATEX SA. Le montant cumulé des autorisations de ventes de déchets de la période du 1er avril 2023 au 16 août 2024 s’élève à 31 999 785 FCFA contre un montant reversé de 11 675 282 FCFA, soit un écart non reversé de 20 324 503 FCFA.

Par ailleurs, le Directeur Général et le Chef du Département des Opérations Financières ont minoré le prix de vente de 20.088,235 kg de ferrailles vendus au prix unitaire de 170 F CFA/kg au lieu de 400 F CFA/kg, soit une minoration de 4.620.294 F CFA. En outre, le Chèque numéro 5862299 au porteur d’un montant de 3.415.000 F CFA reçu comme paiement de la transaction n’a pas été reversé pour le compte de la COMATEX SA. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 28 359 797 FCFA.

La perception irrégulière des indemnités de fonction par les administrateurs de la société est une autre cause de l'évaporation des dizaines de millions de nos francs. En effet, lors de sa session ordinaire du 17 avril 2023, le Conseil d’Administration de la COMATEX SA, contrairement aux dispositions de l’Acte uniforme en son article 431 et de la 5e résolution de l’Assemblée générale ordinaire du 16 mai 2002 de la COMATEX SA, a fixé par session les indemnités de fonction des administrateurs à 500.000 F CFA en lieu et place de 1 000 000 FCFA par an. Durant l’exercice 2023, le Conseil d’Administration a tenu trois (3) sessions au cours desquelles les neuf (9) administrateurs de la COMATEX SA ont reçu un montant global de 13 500 000 FCFA alors qu’ils devraient normalement percevoir 9 000 000 FCFA, soit un écart indu de 4 500 000 FCFA.

Une troisième cause de cette évaporation de sous est que le directeur général et le Chef du Département des Opérations Financières ne font pas la retenue à la source de l’Impôt sur les Revenus de Valeurs Mobilières sur les rémunérations versées aux administrateurs. En effet, durant la période sous revue, les rémunérations versées aux administrateurs s’élèvent à 38 200 000 FCFA dont 11 200 000 FCFA au titre des rémunérations mensuelles hors indemnités de fonction versées au Président du Conseil d’Administration et 27 000 000 FCFA au titre des indemnités, des frais de déplacement et d’hébergement versés aux neuf (9) administrateurs de la COMATEX SA. Aucune de ces sommes n’a été soumise à l’IRVM  (Impôt sur le revenu des valeurs mobilières) au taux de 18%. Le montant de l’IRVM non retenu sur les rémunérations versées aux administrateurs s’élève à 6 676 000 FCFA.

La dernière cause de la disparition des 50 millions de FCFA se trouve dans le fait que le directeur des opérations financières ne retient pas l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (IBIC) sur les factures sans numéro d’identification fiscale (NIF). Autrement dit, le Directeur des opérations financières n’applique pas l’imposition de 15% prévue par l’article 43 du Code Général des Impôts sur le montant brut des factures sans numéro d’identification fiscale. En effet, pour 71 factures fournisseurs payées au cours de la période sous revue, il n’a pas procédé à la retenue de l’IBIC pour un montant de 10 979 760 FCFA.

Au regard de cette anarchie de gestion qui prévaut à la COMATEX, l'on peut dire que le comité syndical avait eu raison de protester contre la nomination de I ‘actuel Directeur général. A l'époque, il n'a pas été entendu. Et voilà qu'il a fallu moins de 20 mois de gestion pour que celui-ci étale au grand jour son incapacité à bien gérer et sa boulimie pour le bien public.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mairie de Koutiala : Une gestion opaque entre gabegie, népotisme et affairisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-koutiala-une-gestion-opaque-entre-gabegie-nepotisme-et-affairisme-3098257.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mairie de la Commune Urbaine de Koutiala, autrefois citadelle du développement local, est aujourd’hui souillée par un scandale financier sans précédent. À la tête de cette débâcle, un homme : Oumar Ba Dembélé. Depuis son avènement en 2004, la gestion de la commune urbaine de Koutiala s’est enlisée dans une opacité troublante, marquée par la mauvaise gestion des fonds, le népotisme flagrant et l’affairisme effréné.</strong>

114 millions FCFA volatilisés, où est passé l’argent du contribuable ? La question en vaut la chandelle. En ce sens qu’une récente vérification financière portant sur les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 a mis en exergue des irrégularités financières atteignant la somme faramineuse de 114 134 563 FCFA. Un véritable gouffre qui suscite des questions sur les pratiques mafieuses ayant gangrené la gestion des fonds publics. Parmi les révélations les plus accablantes, l’on note l’incapacité du Chef du Centre des Impôts de Koutiala à recouvrer les droits de patente sur les marchés publics exécutés. Une négligence volontaire ou un arrangement douteux ? Toujours est-il que ce manquement a privé la commune d’une recette de 17 964 563 FCFA, une somme qui aurait pu financer des infrastructures essentielles pour les citoyens.

<strong>Un réseau d’affairistes</strong>

Au cœur de ce chaos financier, des entreprises et groupements bénéficiant de marchés publics ont été pointés du doigt pour leur refus systématique de verser les redevances dues à la Mairie. L’Entreprise SMART Service Mali, la Société TES-COM, et le G.I.E Koulé Saniya ont brillé par leur nonchalance dans le paiement des montants dus. Pire encore, le Groupement des Transporteurs de Koutiala (G.T.K) n’a tout simplement pas honoré ses engagements, plongeant davantage la municipalité dans une crise budgétaire. Cette impunité généralisée ne peut s’expliquer que par une collusion évidente entre les autorités communales et ces entreprises véreuses. Un véritable système de prédation a été mis en place, transformant la gestion des finances publiques en une manne destinée à enrichir une poignée d’individus au détriment du développement local.

<strong>Une Mairie pour des intérêts privés</strong>

Au-delà des détournements de fonds et des arrangements frauduleux, la Mairie de Koutiala est devenue le fief d’un clan où le mérite n’a pas sa place. Les recrutements se font par copinage, les postes stratégiques sont attribués à des proches du cercle du Maire, et les marchés sont distribués, sans transparence, à des sociétés fantômes aux liens obscurs avec l’administration. Les citoyens de Koutiala, quant à eux, sont laissés pour compte. Pendant que les infrastructures se dégradent et que les services municipaux peinent à remplir leurs missions, l’élite dirigeante de la commune se gave, impunément, sur le dos du contribuable.

Face à cette gestion calamiteuse, la population de Koutiala attend des mesures fortes. La justice et les organes de contrôle doivent se saisir de ce dossier pour mettre un terme à cette gabegie. Il est impératif que les responsables de ce pillage organisé rendent des comptes. Trop longtemps, les mairies ont été transformées en fiefs personnels où règnent corruption, passe-droits et dilapidation des deniers publics. L’heure est venue de briser l’omerta et de rendre aux citoyens ce qui leur appartient.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mairie de Koulikoro : Un réseau mafieux en marche : Plus de 108 millions FCFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-koulikoro-un-reseau-mafieux-en-marche-plus-de-108-millions-fcfa-volatilises-3098254.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 16:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) est malade. Malade de son équipe, dont l’incompétence est de notoriété publique. Malade de ses recettes, en proie à une mauvaise gestion depuis des lustres. Malade de la corruption et du népotisme, érigés en mode de gestion. Les maux de la Mairie de Koulikoro, en ces 4 dernières années, se résument en peu de mots : affairisme, détournements de fonds et gestion clanique du personnel. </strong>

De l’arrivée en 2020 du Maire Bakoroba Kané à son décès, le 17 mars 2024, en passant par l’installation de l’actuel Maire, Aliou Moussa Tamboura, le 25 avril 2024, tous deux sont épinglés dans le rapport du Vérificateur général, à travers leur gestion des affaires, à la tête de la Mairie de Koulikoro.

Pendant les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre) plus de 108 millions de FCFA (108 801 250 F) ont manqué à l’appel de la caisse. Du moins, si l’on en croit le rapport de vérification financière du Bureau du Vérificateur Général. D’où la colère du gouvernement. Mais surtout, du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, qui selon nos sources, aurait assené ses quatre vérités à l’équipe municipale de la Commune du Méguétan. Avant de lui sommer de mettre fin à cette hémorragie financière, dont l’onde de choc continue de retentir au niveau des caisses de la trésorerie de Koulikoro.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le contrôle réalisé à la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro est sans appel : non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 4 371 477 F CFA ;  non-recouvrement des droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés exécutés et payés pour un montant de 13 198 573 F CFA et non-recouvrement des taxes d’exploitation de sable et gravier pour un montant de 52 008 400 F CFA. Auxquels s’ajoutent, le non-recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 5 760 000 F CFA ; le non-recouvrement des frais de transfert pour un montant de 29 446 000 F CFA ; le non-reversement des frais d’établissement des autorisations de Construire pour un montant de 285 200 F CFA et le paiement de montants sur des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 731 600 FCFA. Autant de pratiques qui selon le rapport du Vérificateur ont précipité la Mairie de Koulikoro dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 108 millions de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue en 3 ans de gestion. Ou presque.

Il ressort des contrôles réalisés par la mission de vérification que les Régisseurs de recettes de la mairie de Koulikoro, n’ont pas reversé les frais d’établissement des actes d’état civil.

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a reconstitué les recettes collectées durant la période sous revue au titre des frais de délivrance des copies d’extraits d’actes de naissance et des actes de célébration des mariages sur la base des copies d’extraits et des registres desdits actes. Elle a ensuite rapproché les montants dus de ceux enregistrés dans les états de reversement de la Trésorerie Régionale de Koulikoro. Du coup, l’équipe de vérification a constaté que sur un montant total de 20 869 900 FCFA, représentant les frais d’établissement de 88 324 copies d’extraits d’actes de naissance et de 1 605 mariages célébrés, les Régisseurs de recettes ont reversé un montant de 16 498 423 FCFA, soit un écart non reversé de 4 371 477 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, les Régisseurs de recettes de la Mairie n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation de sable et gravier. Pour s’assurer du respect des dispositions et des clauses contractuelles, les auditeurs ont rapproché les montants des taxes indiqués dans les contrats de ceux versés par les deux (2) prestataires aux régies de recettes au cours de la période sous revue. L’équipe d’audit a constaté que les Régisseurs de recettes n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation de sable et gravier.

En effet, les Régisseurs de recettes n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation de sable et gravier et face au retard accusé dans le paiement, le Maire n’a pris aucune disposition pour permettre le recouvrement desdites recettes. Le montant total des taxes non recouvrées s’élève à 52 008 400 FCFA.

Non plus, le Régisseur de recettes n’a pas recouvré des frais d’édilité. Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les reversements effectués par les Régisseurs à la TP-R de Koulikoro, elle s’est entretenue avec le Maire, le Secrétaire général, le Chargé des affaires domaniales, le Directeur Régional des Domaines et du Cadastre et le Directeur Régional de l’Urbanisme. Elle a ensuite, procédé à l’examen des registres domaniaux.

De plus, par Mémo n°01-DR/BVG/Mission-CUK du 2 décembre 2024, l’équipe de vérification a demandé au Maire de mettre à sa disposition, pour examen, les registres domaniaux qui retracent l’ensemble des permis, Concession Urbaine à usage d’Habitation (CUH), notifications et autres documents domaniaux établis par la CUK en faveur des usagers, des propriétaires terriens/coutumiers et des autres bénéficiaires dans le cadre des morcellements et/ou lotissements des champs des propriétaires terriens/coutumiers et/ou des morcellements et/ou lotissements effectués par la Commune elle-même au titre des années 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre).

A l’issue des travaux, l’équipe de vérification a constaté que durant la période sous revue, le Maire a délivré 72 permis d’occuper dont les frais d’édilité n’ont pas été recouvrés par le Régisseur de recettes pour un montant total de 5 760 000 FCFA.

Par ailleurs, le Régisseur de recettes n’a pas recouvré des frais de transfert de parcelles. Pour se mettre à l’évidence des faits, l’équipe de vérification a examiné les reversements effectués par les Régisseurs à la TP-R de Koulikoro, elle s’est entretenue avec le Maire, le Secrétaire général, le Chargé des affaires domaniales, le Directeur Régional des Domaines et du Cadastre et le Directeur Régional de l’Urbanisme.

A l’issue des travaux, l’équipe de vérification a constaté que le Régisseur de recettes n’a pas recouvré des frais de transfert de parcelles. Sur un montant total de 33 800 000 FCFA issu des transferts de 676 parcelles, il n’a recouvré et reversé qu’un montant de 4 354 000 FCFA soit, un écart non-recouvré et non-reversé de 29 446 000 FCFA. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Régisseur de recettes n’a pas reversé des frais d’établissement des autorisations de construire. En effet, lors des travaux de vérification, l’équipe a décelé qu’il n’a pas reversé des frais d’établissement des autorisations de construire dans le compte de la Mairie. Le Maire a signé 157 autorisations de construire pour un montant total de 1 570 000 FCFA sur lequel 1 284 800 FCFA ont été reversé, soit un reliquat non-reversé de 285 200 FCFA.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

La Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro est sacrifiée sur l’autel d‘intérêts personnels et égoïstes. Par petite touche, l’équipe communale a sucé les caisses. L’espoir tant suscité auprès des populations du Méguétan a viré au cauchemar. Un flop magistral.

Plus grave encore, les Chefs des Centres des Impôts de Koulikoro, des Communes I, III, IV, V et VI de Bamako et de Nioro n’ont pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. Cependant, l’équipe de vérification a demandé, par Mémo n°02/BVG/Mission CUK du 13 novembre 2024, au Chef du Centre des Impôts de Koulikoro de lui fournir la situation des patentes recouvrées sur la base des marchés exécutés et entièrement payés par la CUK. Elle s’est ensuite entretenue avec le Secrétaire général, le Chef du Service financier et Comptable et le Régisseur d’avances.  Du coup, l’équipe de vérification a constaté que, les droits de patente et amendes y afférentes n’ont pas été recouvrés sur 36 marchés par des Chefs des Centres des impôts de Koulikoro, des Centres des impôts des Communes I,III,IV,V,VI de Bamako et du Centre des impôts de la Commune Urbaine de Nioro auprès des entrepreneurs (contribuables) dont les marchés ont été entièrement payés. De plus, aucun entrepreneur n’a procédé à la déclaration desdits impôts. Le montant des droits et amendes non recouvrés s’élève à 16 682 106 FCFA.

Et coup de théâtre, lors du contradictoire, le Chef du Centre des Impôts de Koulikoro a fourni la Lettre n°0245-MEF-DGI-DRI-CI-KKRO du 4 février 2025 par laquelle 11 contribuables ont payé la somme de 2 721 131 FCFA au titre des droits de patentes et pénalités y afférentes. Par ailleurs, il soutient mordicus que les pénalités sur l’exercice 2024 ne sont pas encore dues soit, 762 402 FCFA. Ainsi, le montant total à recouvrer sur les 25 marchés restants est de 13 198 573 FCFA.

Au même moment, le Maire a ordonné le paiement de montants sur des marchés non entièrement exécutés. Cependant, après la vérification de l’effectivité des travaux réalisés et la livraison des matériaux, les auditeurs ont ensuite procédé à l’examen des pièces justificatives des dépenses émises, suite à l’exécution desdits contrats.

Il ressort des vérifications que le Maire et le Régisseur de recettes, n’ont pas reversés des frais d’établissement des autorisations de construire. En effet, le Maire a signé 157 autorisations de construire pour un montant total de 1 570 000 FCFA sur lequel 1 284 800 FCFA ont été reversé, soit un reliquat non-reversé de 285 200 FCFA.

Par la suite, la mission a également rapproché les travaux effectifs sur le terrain, des devis estimatifs et des décomptes présentés par l’entreprise à l’ordonnateur. Sur ce plan, il ressort que le Maire de Koulikoro a ordonné le paiement des équipements non fournis et de travaux non réalisés sur des contrats. Il s’agit du :

- Contrat n°05/CUK-SG-2022 relatif à la fourniture des équipements du jardin d’enfants du Plateau III au compte de la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro :  60 chaises-enfants à 21 000 F CFA l’unité, soit 1 260 000F CFA ;  12 tables enfants à 37 500 F CFA l’unité, soit 450 000 FCFA et 4 chaises direction à 75 000 F CFA l’unité, soit 300 000 FCFA. Le montant des équipements non fournis s’élève à 2 010 000 FCFA.

- Contrat n°00137-DRMP-DSP-2021 relatif aux travaux de construction de trois (3) salles de classe et d’une direction équipée au jardin d’enfants de Kolebougou dans la Commune Urbaine de Koulikoro :  F/P de cales battantes industrielles 40 unités à 15 000 FCFA l’unité ; soit 600 000 FCFA ;  F/P Hublot étanche nombre 5 à 10 000 F CFA l’unité, soit 50 000 FCFA ;  F/P gouttière PVC nombre 6 à 5 000 F CFA l’unité, soit 30 000 FCFA ;  béton de forme ép : 8 cm quantité 17,36 à 60 000 F CFA/ m3 , soit 1 041 600 FCFA. Le montant des travaux non réalisés s’élève à 1 721 600 FCFA. Et le montant total des équipements non livrés et des travaux non exécutés est de 3 731 600 FCFA.

En bloc, la gestion de la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro est comparable à celle d’une épicerie. D’où des irrégularités financières à la pelle et l’évaporation, sans la moindre trace, de plus de 108 millions de francs CFA pendant les exercices 2021, 2022,2023 et 2024 (30 septembre).

Face à de telles pratiques qui ont occasionné autant de saignée financière dans la caisse de la Mairie du Méguétan, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.

Depuis, les responsables de la Maire de Koulikoro et leurs complices sont sur des braises ardentes. Dossier à suivre et à poursuivre donc.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exploitation de l’ or de Mininko au Mali :  Une nouvelle convention pour Nampala&#45;S.A.</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-de-l-or-de-mininko-au-mali-une-nouvelle-convention-pour-nampala-s-a-3096224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 13:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors du Conseil des ministres du 12 février dernier, le Gouvernement malien a adopté un projet de décret approuvant la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation conclue avec la Société Nampala-S.A., filiale de Ressources Robex Inc., une entreprise minière canadienne basée au Québec. </strong>

Le 27 décembre 2011, une première Convention d’établissement avait été signée entre le Gouvernement du Mali et la Société Ressources Robex Mali-Sarl, visant la recherche et l’exploitation de l’or et des substances minérales du groupe 2 sur le périmètre de Mininko. Les travaux de recherche géologiques menés par la société ont permis de mettre en évidence un gisement avec des réserves estimées à 17 millions 351 000 tonnes, affichant une teneur moyenne en or de 0,70 gramme par tonne, pour une durée d’exploitation projetée de 8 ans, avec une production annuelle de 1,439 tonne d’or.

Le 21 mars 2012, par le Décret n°2012-190/PM-RM, un permis d’exploitation a été attribué à la Société Ressources Robex-Sarl pour le gisement de Mininko.

Dans le cadre des réformes du secteur minier, l’État malien, les sociétés Ressources Robex Inc. et Nampala-S.A. ont signé, le 12 septembre 2024, un protocole d’accord visant à augmenter et transformer les parts détenues par l’État dans le capital de la société en participations non contributives, non diluables, donnant droit à des dividendes prioritaires. Cet accord permet au Gouvernement d’accroître sa participation dans Nampala-S.A. de 10 % à 20 % sous forme d’actions privilégiées, conformément aux pratiques en vigueur dans le pays.

La nouvelle Convention d’établissement, approuvée par le projet de décret adopté lors du Conseil des Ministres du 12 février, intègre ces modifications et vise à renforcer le partenariat entre l’État malien et la Société Nampala-S.A. pour une exploitation optimale des ressources aurifères du périmètre de Mininko.

Depuis le début de sa production commerciale en janvier 2017, la mine de Nampala, située à environ 250 km au sud-est de Bamako, a produit environ 230 000 onces d’or, soit environ 6 520 kilogrammes. En 2022, la production annuelle a atteint 46 651 onces, soit environ 1 450 kilogrammes, légèrement en deçà de l’objectif initial de 50 000 onces.

Selon une étude publiée en janvier 2025, les réserves actuelles de la mine sont estimées à 121 000 onces d’or (environ 3 765 kilogrammes), avec une production annuelle prévue de 52 000 onces (environ 1 617 kilogrammes), prolongeant la durée de vie de la mine jusqu’en décembre 2026.

Outre Ressources Robex Inc., plusieurs autres sociétés minières canadiennes opèrent au Mali. Barrick Gold avec qui l’État malien entretient des rapports tendus depuis un certain temps, est l’un des plus grands producteurs d’or au monde, exploitant le complexe minier de Loulo-Gounkoto dans l’ouest du Mali, près de la frontière avec le Sénégal. Ce complexe produit près de 700 000 onces d’or par an, contribuant de manière significative à l’économie du pays.

Allied Gold Corporation, également basée au Canada, possède et exploite des mines d’or au Mali, en Côte d’Ivoire et en Éthiopie. En 2023, la société a produit environ 375 000 onces d’or.

B2Gold est une autre société canadienne active au Mali, notamment avec la mine de Fékola, qui a produit 598 660 onces d’or en 2022.

La signature de cette nouvelle convention s’inscrit dans la volonté du Gouvernement malien de renforcer les partenariats avec les acteurs du secteur minier, tout en assurant une meilleure répartition des retombées économiques pour le pays. Elle témoigne également de l’engagement de la Société Nampala-S.A. à poursuivre ses activités d’exploitation aurifère dans le respect des nouvelles dispositions convenues avec l’État.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Imam Mahmoud Dicko :  L’exil d’Alger coupe le sommeil à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/imam-mahmoud-dicko-lexil-dalger-coupe-le-sommeil-a-bamako-3096223.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 12:48:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retour de l’Imam Mahmoud Dicko, figure clé du soulèvement qui a conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, a été reporté, à la dernière minute. Initialement attendu le vendredi 14 février dernier, après un séjour médical en Algérie, il ne reviendra pas immédiatement à Bamako. Ses partisans, face au déploiement exceptionnel des forces de sécurité dans la capitale, ont décidé de différer son arrivée, redoutant une escalade des tensions dans un Mali où l’équilibre politique reste fragile.</strong>

Dans un communiqué, la Commission des soutiens de l’Imam Dicko justifie cette décision par la nécessité de préserver la stabilité du pays. « Nous refusons d’offrir un prétexte à une quelconque confrontation », expliquent les soutiens du religieux.

Le contexte est d’autant plus tendu que le camp de l’Imam continue de dénoncer l’arrestation de Daouda Magassa, l’un de ses partisans, dont il réclame la libération immédiate. Ce nouvel épisode rappelle celui de mars 2024, lorsque la dissolution de la CMAS (Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko) par le gouvernement de transition avait conduit l’Imam à prolonger son séjour en Algérie, perçu par certains comme un exil forcé, et entraîné l’arrestation de plusieurs de ses proches, dont Youssouf Daba Diawara.

<strong>Les autorités de Bamako sur leur garde</strong>

Dès le jeudi soir, les forces de l’ordre ont été mobilisées en nombre pour encadrer ce retour. Selon un ordre de service qui a fuité sur les réseaux sociaux, plus de 1 200 agents ont été déployés dans Bamako sous la coordination de la Direction régionale de la Police nationale.

Le dispositif visait en priorité l’aéroport international Président Modibo Keïta et les axes stratégiques menant au centre-ville, où les autorités redoutaient des attroupements de soutiens à l’Imam.

« <em>L’objectif est d’éviter tout débordement</em> », précise le communiqué, confirmant que les forces avaient reçu des instructions strictes en ce sens

Pendant toute la matinée du vendredi, il était impossible de confirmer ou infirmer l’arrivée de l’imam Mahmoud Dicko. Ni ses proches ni une source officielle ne l’annonçaient avec certitude.

Mais selon un ordre de service qui a fuité sur les réseaux sociaux, la direction régionale de la police du district de Bamako a annoncé le déploiement de 1265 agents des forces de sécurité ce vendredi. Les endroits concernés sont entre autres, le Rond-point Sogolo, le Rond-point P7, la devanture Febak, la pharmacie du 2ème pont et l’axe Météo-Aéroport.

Selon le communiqué de la Direction régionale de la police, l’objectif des mesures est d’interdire tout attroupement à l’aéroport international Modibo Keita et ses alentours et sur les itinéraires principaux menant à l’aéroport. Aussi, ce dispositif vise à interpeller les fauteurs de trouble, secourir les personnes en besoin, assurer la sécurité des personnes et de leurs biens entre autres, indique le document.

Les autorités soupçonnent l’ex-leader du Haut Conseil Islamique du Mali d’activités subversives. Son retour coïncide avec un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par des opérations militaires contre les groupes armés dans plusieurs régions du pays. La population malienne reste divisée sur ce retour. Tandis que ses partisans saluent un leader soucieux du devenir du Mali, d’autres estiment que sa présence pourrait fragiliser davantage la transition. Certains observateurs y voient une tentative d’ingérence dans le processus politique en cours, alors que les autorités actuelles poursuivent leurs réformes dans un climat déjà marqué par de fortes tensions.

<strong>L’iman Dicko donne la poisse à la transition</strong>

Figure religieuse et politique, l’imam Mahmoud Dicko s’était illustré en menant en 2020, la contestation contre le régime d’Ibrahim Boubacar Kéita. Mais après la chute de ce dernier Mahmoud Dicko deviendra un opposant aux autorités de la Transition. Hors du pays depuis plusieurs mois, son retour avait été annoncé pour le 14 février dernier,  par ses proches.

« <em>Le retour de l’Imam Mahmoud Dicko peut faire peur, quand on regarde le rôle qu’il a joué sous les régimes précédents</em> », analyse Dr Souleymane Keita, spécialiste en philosophie politique. Mais pour l’enseignant-chercheur, l’imam ne reviendra pas tout de suite. Et cette annonce était une manière pour ses partisans de mesurer la température d’un éventuel retour.

Il convient de rappeler au passage le rôle prépondérant qu’a joué l’imam Mahmoud Dicko en 2020, dans la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), à travers le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Un mouvement émietté en plusieurs tendances aujourd’hui en raison des désaccords entre ses leaders. Imam Dicko est donc connu pour ses capacités de rassemblement et donc de déstabilisation. Surtout que depuis l’étranger, il tient des propos défavorables aux autorités de la transition

En bloc, l’Imam Dicko conserve une influence majeure sur la scène politique malienne. Son discours, oscillant entre critique du pouvoir et appel à la réconciliation, fait de lui un acteur incontournable, mais aussi un potentiel facteur d’instabilité pour les autorités de transition. Autrement dit, l’imam Dicko donne de la poisse au général d’armée, Assimi Goïta. En témoigne le dispositif sécuritaire mis en place, signe de la nervosité du régime.

« <em>Son retour aurait pu être un catalyseur pour de nouvelles mobilisations</em> », estime un analyste politique bamakois.

Voilà donc la transition qui réalise bien à ses dépens qu’un retour de l’imam Dicko à la maison sera tributaire de beaucoup de paramètres. Est-ce un hasard si durant cette période transitoire, jour pour jour, la superbe des autorités semble avoir pâli ? Nous sommes des Africains, et nos ancêtres nous ont appris que les causes profondes de nos déboires d’aujourd’hui pourraient provenir de nos propres turpitudes.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : la Cour d’appel de Bamako confirme la condamnation de l’ex&#45;Premier ministre Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/Mali-%3A-la-Cour-d%E2%80%99appel-de-Bamako-confirme-la-condamnation-de-l%E2%80%99ex-Premier-ministre-Moussa-Mara-3096215.html</link>
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<description><![CDATA[ - Moussa Mara a été condamné à deux ans de prison dont un an ferme, Amnesty International appelle les autorités maliennes à annuler immédiatement la condamnation ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 12:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">La Cour d’appel de Bamako a confirmé, ce lundi 9 février 2026, la condamnation prononcée en première instance contre l’ancien Premier ministre malien Moussa Mara, rejetant ainsi le recours introduit par sa défense.</p>
<p class="selectionShareable">Dans son arrêt, la juridiction d’appel a validé la sentence rendue le 27 octobre 2025 par le tribunal compétent, estimant que les éléments du dossier justifiaient la confirmation du jugement initial.</p>
<p class="selectionShareable">Réagissant à cette décision, Me Mountaga Tall, avocat de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, a dénoncé un jugement « pour le moins contestable ». Dans une déclaration rendue publique, il a indiqué que la défense introduira un pourvoi en cassation dès ce mardi afin d’obtenir la libération de son client.</p>
<p class="selectionShareable">« Moussa Mara est à son septième mois de privation de liberté. Nous userons de tous nos moyens d’avocats pour que cette libération intervienne dans les meilleurs délais », a-t-il affirmé.</p>
<p class="selectionShareable">Me Tall a également souligné que, malgré son incarcération, « même en prison, Moussa Mara dort du sommeil du juste », estimant que « la justice immanente, même inéluctable, n’est pas toujours imminente ».</p>
<p class="selectionShareable">Moussa Mara, qui avait comparu devant la Cour d’appel le 19 janvier 2026, était poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État », « incitation au trouble à l’ordre public » et « opposition à l’autorité légitime », à la suite d’une publication sur le réseau social X exprimant sa solidarité avec des personnalités politiques et de la société civile détenues.</p>
<p class="selectionShareable">Arrêté le 1er août 2025, l’ancien chef du gouvernement et leader du parti d’opposition Yéléma avait été condamné en première instance à deux ans de prison, dont un an ferme, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA, dont un franc symbolique à l’État malien.</p>
<p class="selectionShareable">Ses demandes de mise en liberté provisoire avaient été rejetées tout au long de la procédure.</p>
<p class="selectionShareable">Dans un communiqué publié ce lundi, Amnesty International a vivement réagi à la confirmation de cette condamnation, la qualifiant d’« affront à la justice ». L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités maliennes à « annuler immédiatement cette condamnation et cette peine injustes » et à libérer Moussa Mara sans condition.</p>
<p class="selectionShareable">Le 4 juillet 2025, Moussa Mara avait publié un message sur X indiquant avoir rendu visite à des personnalités politiques et de la société civile détenues, qu’il qualifiait de « détenus d’opinion », dénonçant la répression contre les voix dissidentes dans le pays.</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Litige opposant le malien Modibo Bathily à l&amp;apos;État ivoirien :  La Cour de justice  de la CEDEAO se déclare incompétente</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/litige-opposant-le-malien-modibo-bathily-a-letat-ivoirien-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-se-declare-incompetente-3096210.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 12:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour de Justice de la CEDEAO se déclare incompétente dans l'affaire opposant Modibo Bathily à l'État de Côte d'Ivoire sur un litige immobilier.</strong>

La Cour de Justice de la CEDEAO a prononcé son arrêt le vendredi 14 février 2025 dans l'affaire opposant Modibo Bathily à l'État de Côte d'Ivoire. La juridiction régionale s'est déclarée incompétente pour examiner ce litige immobilier.

Dans le différend, le requérant, Modibo Bathily, de nationalité malienne, a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO en invoquant la violation de son droit de propriété. Il prétendait que l’État de Côte d’Ivoire a porté atteinte à son droit de propriété portant sur un bien immobilier situé à Abidjan. Il a sollicité la condamnation de l’État défendeur à réparer le préjudice qu’il aurait subi. L’État de Côte d’Ivoire a contesté la recevabilité de la requête et a demandé son rejet.

Dans son arrêt, le juge rapporteur Gbéri-bè Ouattara rappelle que la compétence de la Cour en matière de droits de l'homme est encadrée par l'article 9(4) du Protocole additionnel A/SP.1/01/05 du 19 janvier 2005.

La Cour constate que le litige concerne essentiellement une contestation de décisions rendues par les juridictions nationales ivoiriennes. Elle réaffirme sa jurisprudence constante selon laquelle elle n'exerce ni fonction d'appel ni fonction de cassation des décisions des tribunaux nationaux.

Le panel de trois juges, composé de Dupe Atoki (président), Gbéri-bè Ouattara (rapporteur) et Edward Amoako Asante (membre), a statué unanimement sur cette affaire.

La Cour de justice de la CEDEAO s’est déclarée incompétente à connaître de l’affaire et a mis les dépens à la charge du requérant, Modibo Bathily, qui réclamait des dommages et intérêts pour le préjudice qu'il estimait avoir subi. Du coup, l'État de Côte d'Ivoire, qui contestait la recevabilité de la requête, obtient gain de cause.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Levée de fonds sur les marchés financiers de l’UEMOA : Bamako mise sur 1 255 milliards FCFA en 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/levee-de-fonds-sur-les-marches-financiers-de-luemoa-bamako-mise-sur-1-255-milliards-fcfa-en-2025-3096207.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 12:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali s’engage dans une levée de fonds ambitieuse avec un objectif de 1 255 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA.</strong>

Après avoir levé 976 milliards de FCFA en 2024 à travers 30 émissions, l’État malien cherche à renforcer ses finances en augmentant le volume de ses emprunts. L’ambition est d’atteindre 1 255 milliards de FCFA en bons et obligations du Trésor.

Cette stratégie intervient dans un contexte marqué par des conditions de financement plus strictes et une forte concurrence entre les États de la région, avec une pression accrue sur les investisseurs.

En 2024, le Mali avait initialement prévu de mobiliser 1 080 milliards de FCFA mais n’a atteint que 976 milliards, un résultat jugé satisfaisant compte tenu des difficultés rencontrées. Avec 30 émissions réalisées, l’année a été marquée par des défis importants, notamment un faible taux de couverture, des coûts d’emprunt en hausse et une banque centrale inflexible sur ses taux directeurs. Malgré ces contraintes, le marché des titres de l’UEMOA a montré une résilience notable, avec un total de 8 127 milliards de FCFA mobilisés en 2024, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente.

Pour 2025, les besoins de financement des États membres atteindront 9 212 milliards de FCFA, ce qui intensifie la compétition entre les pays et complique davantage l’accès aux investisseurs. Le Mali devra donc séduire les souscripteurs tout en maîtrisant le coût de sa dette, sous peine de voir son déficit budgétaire se creuser davantage.

<strong>Un recours massif aux bons et obligations du Trésor</strong>

Le programme d’émission de titres pour 2025 repose sur deux instruments financiers majeurs. Les bons du Trésor, qui concernent 435 milliards de FCFA, permettent de répondre aux besoins de trésorerie à court terme, tandis que les obligations du Trésor, à hauteur de 820 milliards de FCFA, visent un financement plus structuré à moyen et long terme. En parallèle, deux appels publics à l’épargne seront lancés pour diversifier les sources de financement et mobiliser un plus large éventail d’investisseurs.

Les autorités maliennes affirment que cette politique d’endettement demeure soutenable, avec un ratio d’endettement projeté à 50,6 % du PIB en 2025, bien en dessous du plafond communautaire de 70 %. Mais ce pari repose sur un facteur clé : la confiance du marché.

<strong>Des réformes économiques et fiscales pour limiter la pression sur la dette</strong>

Le gouvernement entend compenser une partie de cette dépendance au marché financier par une amélioration des recettes fiscales. Le taux de pression fiscale, estimé à 16,2 % en 2025, devrait progressivement augmenter pour atteindre 18 % d’ici à 2027, notamment grâce à la digitalisation des paiements et du recouvrement des impôts.

Le secteur minier, qui représente une part essentielle de l’économie malienne, est également au cœur de cette dynamique. Avec le nouveau Code minier, l’État malien et les investisseurs locaux voient leur participation portée à 35 %, tandis que la redevance minière passe à 10,5 %. Ces ajustements visent à maximiser les retombées économiques, mais soulèvent des interrogations quant à leur impact sur l’attractivité du pays pour les investisseurs internationaux.

Avec une levée de fonds supérieure de près de 280 milliards de FCFA à celle de 2024, le Mali teste les limites de sa capacité d’endettement tout en cherchant à sécuriser sa trajectoire de croissance. La réussite de cette opération dépendra de nombreux paramètres, notamment la réaction des investisseurs, l’évolution des conditions de marché et la capacité du pays à rassurer sur la viabilité de sa dette.

Dans un environnement économique où les marges de manœuvre se réduisent, l’État devra faire preuve d’une gestion budgétaire rigoureuse. Entre financement du déficit et nécessité d’attirer les capitaux, l’année 2025 représente un test important pour la stratégie financière du Mali et sa capacité à naviguer dans un espace économique de plus en plus contraint.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CHU&#45;IOTA : Une performance exemplaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/chu-iota-une-performance-exemplaire-3096219.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 08:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 32e session du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier Universitaire - Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique (CHU-IOTA), tenue le mardi 11 février 2025, a consacré la reconnaissance, à l’unanimité, des administrateurs envers la Direction Générale. Sous le leadership éclairé du Pr. Colonel Major Adama Issaka Guindo, le CHU-IOTA a non seulement maintenu son cap, mais s’est imposée comme une référence incontournable en ophtalmologie, aussi bien au niveau national que continental</strong>.

Jamais le CHU-IOTA ne s’est aussi bien porté que durant l’exercice 2024. Avec un budget maîtrisé et une allocation efficiente des ressources, l’établissement a su optimiser ses prestations pour garantir des soins de qualité à ses patients. Le budget exécuté, s’élevant à 2 755 563 352 FCFA, a été jugé satisfaisant par les administrateurs, reflétant ainsi la bonne gouvernance instaurée par le Directeur général et son équipe.

Grâce à une rigueur budgétaire et une gestion transparente, l’institution a réalisé des performances impressionnantes : 200 à 250 consultations journalières ; 8 000 interventions chirurgicales oculaires annuelles ; un personnel qualifié et engagé, composé de 136 agents, dont 25 médecins spécialistes, 43 assistants médicaux et 68 agents d’autres catégories. Des chiffres qui témoignent du dynamisme et du professionnalisme de l’équipe dirigeante, sous l’impulsion du Médecin Colonel Major Adama Issaka Guindo.

<strong>Une vision ambitieuse pour l’avenir</strong>

La validation du budget prévisionnel 2025, s’élevant à plus de 2,99 milliards FCFA (2 992 331 703 F), marque une nouvelle étape dans l’essor du CHU-IOTA. Fidèle à sa vision, le Directeur général entend poursuivre l’optimisation des services et la diversification des prestations afin d’accroître la qualité des soins. Trois actions prioritaires ont été identifiées pour renforcer cette dynamique ; notamment, la mise en place d’un Conseil scientifique pour assurer le respect des réunions statutaires; la reconnaissance des diplômes délivrés par le CHU-IOTA auprès de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; la validation du manuel de procédures par le Contrôle général des services publics.

<strong>Un leadership salué par les administrateurs</strong>

Les administrateurs du CHU-IOTA ont unanimement salué les efforts consentis par la Direction générale, soulignant le rôle clé du Directeur dans cette montée en puissance de l’établissement. Son engagement sans faille et sa capacité à fédérer les énergies ont permis de surmonter les défis et de positionner l’IOTA comme un modèle d’excellence en ophtalmologie. En dépit des obstacles et des scepticismes, le Pr. colonel Adama Issaka Guindo a su établir une synergie efficace avec les partenaires et le personnel, instaurant une culture de performance et de résultats. Son credo reste clair : « <em>Nous devons travailler avec rigueur et conserver une gouvernance vertueuse pour pérenniser les acquis et relever les défis à venir</em> ».

Plus qu’un centre hospitalier, le CHU-IOTA s’impose désormais comme un pôle d’expertise en matière de soins, de formation et de recherche. Pour le Directeur général, l’enjeu est de maintenir cette dynamique en veillant à l’amélioration continue des services rendus aux patients. « <em>Prévoir et prévenir la cécité visuelle est notre mission. Mais nous devons aussi combattre d’autres formes de cécité, notamment intellectuelle et sociale</em> », martèle-t-il.

Avec une gouvernance maîtrisée, une vision claire et une équipe engagée, l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique s’affirme, plus que jamais, comme une référence dans la sous-région. Une ascension qui, sans nul doute, se poursuivra sous la direction avisée du Pr. Colonel Major Adama Issaka Guindo.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faladjè Village CAN: Une complicité suspecte entre la BMS et la société Wahode au détriment des résidents</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/faladje-village-can-une-complicite-suspecte-entre-la-bms-et-la-societe-wahode-au-detriment-des-residents-3094338.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:49:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

À Faladjè Village CAN, un scandale foncier prend de l'ampleur, levant le voile sur une complicité présumée entre la Banque Malienne de Solidarité (BMS) et la société Wahode. Les résidents, indignés par ce qu'ils considèrent comme une tentative d'expropriation abusive, se mobilisent pour sauvegarder un espace public vital pour leur communauté.

Depuis plus de vingt ans, ce terrain de près d'un demi-hectare est le cœur des activités sociales, sportives et culturelles des habitants. Pourtant, sans préavis ni consultation, des travaux de construction ont débuté, provoquant la colère des résidents. « Cet espace est essentiel à notre communauté. Il appartient à nos enfants et à notre avenir. Nous refusons qu'il soit sacrifié sur l'autel de la cupidité », déclare M. Deby Sidibé, porte-parole de l'association des résidents.

Les habitants accusent la société Wahode d'avoir cédé illégalement le terrain à la BMS pour régler des dettes, avant que la banque ne le revende à des particuliers. Cette chaîne de transactions douteuses a été réalisée sans aucune forme de concertation avec la communauté concernée. « Nous avons été exclus du processus, ce qui constitue une trahison des principes de bonne gouvernance foncière », dénonce M. Sidibé.

Face à ces abus, les résidents exigent une intervention immédiate des autorités pour suspendre les travaux et enquêter sur les conditions de cession de ce terrain. Ils réclament des sanctions contre les auteurs de ces irrégularités et la restitution de l'espace à la communauté. Ce litige n'est pas un cas isolé. Il reflète les défis récurrents liés à la gestion foncière au Mali, où la corruption, les abus de pouvoir et le manque de transparence sont monnaie courante.

En dépit de ces obstacles, les résidents de Faladjè Village CAN restent déterminés à faire valoir leurs droits et à préserver leur cadre de vie.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>929 Maliens menacés d’expulsion des États&#45;Unis :  Une décision de l’Administration Trump aux lourdes conséquences pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/929-maliens-menaces-dexpulsion-des-etats-unis-une-decision-de-ladministration-trump-aux-lourdes-consequences-pour-le-mali-3094334.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:43:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À peine investi, le président américain durcit le ton, menaçant 929 Maliens d’expulsion et suspendant l’aide internationale. Un double coup dur pour le Mali, entre crise humanitaire et pression économique.

Le décret signé par Donald Trump prévoyant l’expulsion de plus de 1,4 million d’étrangers en situation irrégulière, dont 929 ressortissants maliens, sonne comme une alerte rouge pour Bamako. Ce n’est pas seulement un drame humain pour ces migrants, mais aussi une perte économique pour un pays où la diaspora joue un rôle vital. Le Mali, déjà confronté à un taux de chômage élevé et à une conjoncture économique difficile, doit se préparer à accueillir des centaines de citoyens dans des conditions précaires. Leur réinsertion risque d’être un défi majeur sans un plan d’action rapide des autorités maliennes. En parallèle, la suspension temporaire de l’aide internationale américaine pour trois mois aggrave la situation. Le Mali, qui bénéficie de fonds cruciaux pour la santé, l’éducation et l’agriculture, pourrait voir ses programmes essentiels au ralenti, voire s’arrêter. La lutte contre des maladies comme le VIH/SIDA ou le paludisme pourrait être gravement affectée, exposant des milliers de personnes à des risques accrus.

Face à cette crise migratoire et financière, le gouvernement malien devra non seulement activer ses canaux diplomatiques pour atténuer les effets de cette politique américaine, mais aussi mettre en place des stratégies d’accueil et de réinsertion pour ses ressortissants.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport accablant sur la gestion de l’AGEFAU: Quand l&amp;apos;ancien PM Choguel est rattrapé par la clarification tant chantée par lui&#45;même</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-accablant-sur-la-gestion-de-lagefau-quand-lancien-pm-choguel-est-rattrape-par-la-clarification-tant-chantee-par-lui-meme-3094329.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le temps est le meilleur juge, dit-on. C'est avec lui que l'on découvre la vraie nature des uns et des autres. Cette vérité générale peut se justifier à travers le cas de l'ancien premier ministre de la transition. Il a fallu seulement moins de deux mois après son limogeage que l'opinion publique découvre une face cachée de Dr Choguel Kokalla Maïga. Et cela, à travers la publication, en fin décembre 2024, d'un rapport de vérification financière du bureau du Vérificateur général.

En effet, il s'agit d'un rapport sur la gestion de l'Agence de Gestion du Fonds d'accès Universel (AGEFEAU), une structure étatique qui relève de la primature et dont Dr Choguel Kokalla Maïga est le président du conseil d'administration. La vérification a porté sur les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a mis en lumière des manquements significatifs en matière de gouvernance se traduisant par des irrégularités administratives et financières.

Parmi les irrégularités administratives relevées, la non-prise de certains textes réglementaires permettant le financement du fonds, la non-invitation de la DGMP-DSP aux séances d’ouverture des plis des marchés passés dans le cadre de l’exécution de trois (3) conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée conclues entre l’AGEFAU et l’AGETIER ou le non-respect des critères de la passation par entente directe d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée.

Quant aux irrégularités financières constatées, elles sont multiples et ont un impact financier important, totalisant plus de 20 milliards FCFA (20 635 952 322 F). Toutefois, sur ce montant, 503 243 901 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Sur le reste du montant n'ayant pas eu de justifications, il faut signaler celui que le président du conseil d'administration, Dr Choguel Maïga, s'est fait payer indûment au titre des dépenses de souveraineté et cela, à la faveur uniquement de deux missions de l'ancien premier ministre. Ces deux missions sont : la cérémonie d’inauguration du projet de centres d’accès universels conteneurisés, phase III, à Konobougou ; et le lancement du projet pilote d’extension de la couverture réseau.

Dans la première mission, il se fait payer 15 millions FCFA pour une seule journée de mission alors que ses frais de mission, selon les textes, sont de 75 000 FCFA par jour. Le Président de l'agonissant MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) et non moins Président contesté du M5-RFP (Mouvement du 05 juin- Rassemblement des forces patriotiques) récidive dans le cadre d'une deuxième mission au cours de laquelle il s'est fait payer indûment la somme de 20 millions FCFA en deux journées de mission. Pour ces deux missions à l'intérieur du pays, Dr Choguel s'est fait payer des millions de FCFA comme frais de mission. Ce qui dépasse de très loin le montant prévu par les textes, c’est-à-dire, 75 000 FCFA par jour.

Pour la première mission, il s'est fait payer pour une journée de mission  15 millions FCFA

Il s'agit de la mission relative  à la cérémonie d'inauguration de la phase III du projet de centres d’accès universels conteneurisés à Konobougou. C'était, le 09 décembre 2023. Une cérémonie à laquelle le Premier ministre, Président du Conseil d’Administration a été invité par l’AGEFAU.

Pour cet événement, selon le rapport du vérificateur général, le Directeur Général de l'AGEFAU a autorisé, suivant la Décision n°2023-217-AGEFAU-DG du 7 décembre 2023, le mandatement de la somme de 18 460 000 FCFA pour la prise en charge des frais de mission, imputable au budget de l’AGEFAU sur le code économique 611112 (frais de mission à l’intérieur) sur la base d’un budget dans lequel il a prévu un paiement de 15 000 000 FCFA comme dépenses de souveraineté. L’Agent Comptable a payé au Régisseur d’avances le montant ordonné par chèque BMS-SA n°6501209 du 7 décembre 2023 de 18 460 000 FCFA. Après réception des fonds, le Régisseur d’avances a payé la somme de 15 000 000 FCFA au Premier Ministre, Président du Conseil d’Administration, suivant un document du 8 décembre 2023 intitulé «Etat de remise de fonds pour servir au paiements de dépenses de souverainetés du Premier ministre » signé pour ordre par l’Attaché de cabinet ( Moussa Diakité , un compagnon politique de très longue date de Choguel et enseignant du fondamental à la retraite) du Premier ministre.

Selon les stipulations de l’accord d’établissement de l’AGEFAU, le Président du Conseil d’administration avait droit au paiement de frais de mission d’un montant de 75 000 FCFA pour cette mission d’une (1) journée au lieu de dépenses de souveraineté de 15 000 000 FCFA. De plus, ces dépenses de souveraineté, non prévues dans le budget de l’AGEFAU, ont été imputées sur le chapitre budgétaire consacré aux frais de mission.

Pour la deuxième mission, il puise 20 millions FCFA de frais de mission pour deux journées.

La deuxième mission concerne le lancement du projet pilote d’extension de la couverture réseau. C'était du 27 au 28 décembre 2023. Un lancement auquel le Premier ministre, Président du Conseil d’Administration a également été invité par l’AGEFAU, le Directeur Général a autorisé, suivant la Décision n°2023-238-AGEFAU-DG du 22 décembre 2023, le mandatement de la somme de 28 420 000 FCFA pour la prise en charge des frais de mission, imputable au budget de l’AGEFAU sur le code économique 611112 (frais de mission à l’intérieur) sur la base d’un budget dans lequel il a prévu un paiement de 20 millions FCFA comme fonds de souveraineté. L’Agent Comptable a payé au Régisseur d’avances le montant ordonné par chèque BMS-SA n°6501234 du 26 décembre 2023 de 28 420 000 FCFA. Après réception des fonds, le Régisseur d’avances a payé la somme de 20 millions FCFA au Premier Ministre, Président du Conseil d’Administration, suivant un document du 26 décembre 2023 intitulé « Etat de remise de fonds pour servir au paiement de dépenses de souveraineté du Premier ministre » signé pour ordre par l’Attaché de cabinet du Premier ministre. Selon les stipulations de l’accord d’établissement de l’AGEFAU, le Président du Conseil d’administration avait droit au paiement de frais de mission d’un montant de 150 000 FCFA pour cette mission de deux (2) journées au lieu de dépenses de souveraineté de 20 millions FCFA. Ces dépenses de souveraineté, non prévues dans le budget de l’AGEFAU, ont été également imputées sur le chapitre budgétaire des frais de mission.

Face à ces graves irrégularités financières, les soutiens de l'ancien locataire de la primature ont sorti des arguments. Ainsi, ils estiment que les paiements effectués à Dr Choguel sont légaux et légitimes. D'après eux, ils sont conformes au décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 : "les missions effectuées par le Chef de l’État et le Premier ministre bénéficient d’une prise en charge totale sur la base d’un budget présenté au ministère chargé des finances."

Ils vont plus loin en citant la lettre circulaire n°2016-003/PM-RM du 11 août 2016, qui selon eux, permet au Premier ministre d’exercer un pouvoir de dérogation, notamment pour autoriser des dépenses provenant des organismes sous sa tutelle.

Dans leur argumentation, ils estiment qu'en tant que Chef du Gouvernement, le statut du Premier ministre prime largement sur celui de Président du Conseil d’administration d’une agence comme l’AGEFAU. Et que par conséquent, ses missions sont soumises à des règles spécifiques et adaptées à ses fonctions. Les soutiens du "choguelisme" indiquent que les fonds sollicités auprès de l’AGEFAU ont été utilisés pour couvrir des dépenses légitimes de souveraineté, notamment pour indemniser plus de 200 personnes ayant participé aux activités liées aux deux missions du Premier ministre. Parmi ces personnes, ils citent les journalistes de l’ORTM et de l’AMAP, les membres de l’escorte de sécurité, les chauffeurs, les membres des forces spéciales. Ces arguments sont-ils suffisants pour blanchir leur mentor ?

En tout cas, le vérificateur général a indiqué, dans son rapport, que ces irrégularités financières concernant Choguel et d'autres aspects de la gestion de l'AGEFAU, ont été dénoncées aux autorités judiciaires.

En tout cas, les jours prochains s'annoncent sombres pour celui qui rêvait d'être le premier magistrat du Mali. Avec ce rapport, l'on peut affirmer que le précurseur de " la clarification" est en passe d'être victime de sa propre doctrine lancée par lui-même quelques jours avant son fameux meeting dit de clarification au cours duquel il s'en est violemment pris à ses employeurs en kaki, espérant avoir un soutien populaire. Mal lui en a pris, car quelques jours après il a été purement et simplement limogé comme un mal propre. Alors, la prédiction de Cheick Oumar Sissoko, président de EMK (Ensemble pour le Mali), une forte composante du M5-RFP originel, s'est réalisée. Celui-ci avait en son temps, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, que Choguel sera débarqué de la primature de la façon la plus humiliante.

<strong>Arouna Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sorties médiatiques du Dr Choguel Kokalla Maïga: Quand l’ancien Premier Ministre viré par le Général Assimi, joue au narcissique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sorties-mediatiques-du-dr-choguel-kokalla-maiga-quand-lancien-premier-ministre-vire-par-le-general-assimi-joue-au-narcissique-3094326.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:34:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir échoué à utiliser comme une voiture-bélier, les jeunes officiers salvateurs pour assouvir ses ambitions politiques démesurées, l'ancien Premier ministre limogé en mi-novembre 2024 renoue de plus bel avec son sport favori qui est le narcissisme. Ces différentes sorties sur les grands dossiers de la nation, à travers les réseaux sociaux,  en sont des parfaites illustrations.

D'après Aline Frech : « Les narcissiques sont des individus qui ne cherchent pas de solutions. Ils cherchent à éviter la honte en jouant avec la réalité pour éviter d'assumer leurs responsabilités et sauvegarder leur image. C'est tout. Ça s'arrête là. Ce n'est jamais une question de vérité. C'est une question d'égo ».

Cette définition du narcissique sied bien à l'inamovible président de l'agonissant Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), président d'une tendance du Mouvement du 05 juin-  Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), et ancien premier ministre "autoproclamé de la rectification de la trajectoire de la transition".

En effet, depuis son limogeage de la Primature, après un prétendu meeting de célébration de l'an 1 de la libération de Kidal ,tenu le 16 novembre 2024 au Palais de la Culture de Bamako, Dr Choguel Kokalla Maïga, se fait de plus en plus présent sur les réseaux sociaux pour ne pas être oublié et tenter de faire croire que tous les succès de la transition seraient ses initiatives. Et pour cela, il profite de chaque événement important pour diffuser des messages écrits ou audiovisuels. Ainsi, il a attendu la formation du nouveau gouvernement du nouveau Premier ministre, Docteur-Général de division de gendarmerie Abdoulaye Maïga pour commencer ses sorties médiatiques, car ayant perdu tout espoir de voir certains de ses proches figurer dans le nouvel attelage gouvernemental.

<strong>Des sorties médiatiques afin de ne pas tomber dans l'oubli</strong>

Tout a commencé par une cérémonie de présentation de vœux organisée à son domicile sur initiative, dit-on, des militants de son agonisant parti politique, le MPR, et de la frange du M5-RFP qui lui est restée fidèle. Au cours de cette rencontre, il s'est fait un grand soutien des autorités de la transition tout en rappelant de façon voilée que c'est lui qui incarne le changement, car les forces du changement (une appellation créée de toute pièce par lui) sont celles qui ont mis fin au régime de l'ancien président feu Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Dans son message, il a exhorté ses militants à œuvrer afin que le changement soit une réalité. Avant cette sortie, il s'est précipité à adresser une longue lettre de félicitations au nouveau président élu du Ghana.

Tout d'abord, le 14 janvier 2025, Dr Choguel Kokalla Maïga a fêté cette date correspondant à la journée nationale de la souveraineté retrouvée.  Cette célébration s'est passée encore à son domicile. Ce jour-là, il était habillé en tenue militaire comme pour rappeler que le 14 janvier 2022 en sa qualité de Premier ministre, il était habillé de la même façon au boulevard du peuple. Cet acte du prétendu descendant de la 7ème génération de l'empereur Soni Ali Ber  peut être interprété par le spécialistes en communication comme un rappel à tous et à toutes que c'est lui l'initiateur de ce grand rassemblement historique du peuple malien pour soutenir ses autorités et fustiger les sanctions de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et l'Umeoa (Union monétaire ouest-africaine). Sinon comment comprendre qu'au même moment où les autorités de la transition célèbrent cette journée à Bamako et dans les régions, lui se permet d'en organiser la mienne chez lui.

Ensuite, le 20 janvier 2025, à l'occasion de la célébration du 64ème anniversaire de la création officielle de l'armée malienne, l'ancien directeur général de l’AMRPT (Agence malienne de régulation des télécommunications, de la poste et des nouvelles technologies de l'information et de la communication), a publié un message de félicitations. Dans son message, il rend hommage aux militaires tombés sur le champ des opérations, comme pour narguer ceux qui ne sont pas sur le front, c'est à dire le Général d'armée Assimi Goïta et ses frères d'armes qui sont aux commandes du pays. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, le président contesté du M5-RFP se mêle à des actions entreprises par les officiers patriotes des pays qui ont créé la confédération de l'alliance des États du Sahel. En effet, ceux-ci, en prélude à la date butoir de sortie de leurs pays de la Cedeao qui est le 29 janvier 2025, avaient fait tenir des séries de rencontres d'experts.

À ceux-ci, l'ambitieux président de l'agonissant MPR se pourfend d'un communiqué pour affirmer son soutien à ces initiatives et du coup pour profiter de donner de prétendus conseils, et s'attaquer de nouveau aux dirigeants patriotes de ces pays en ces termes : "Nous, les Africains, ne devrons plus servir les intérêts d’Etats et Gouvernements étrangers, au détriment de nos frères. Tirons les leçons de l’Histoire récente de l’Afrique et du sort final réservé à tous les dirigeants africains qui, pour conserver le pouvoir d’Etat, s’étaient mis au service d’intérêts étrangers ; ils ont tous mal fini. Les dirigeants des pays étrangers qu’ils avaient servis avec zèle, se sont débarrassés d’eux comme du citron pressé, dès qu’ils ne leur donnent plus satisfaction".

En réalité, il voudrait montrer qu'il fait partie des grands initiateurs de l'AES alors qu'il n'en est rien. La preuve est que lui-même, au cours de son prétendu meeting de célébration de l'an 1 de la libération de Kidal, avait dit haut et fort qu'il n'a pas été associé à cette grande œuvre d'intégration des pays du Sahel. L'une des dernières exhibitions de l'enfant de Tabango (cercle d'Ansongo, Région de Gao) est la diffusion sur les réseaux sociaux de son passeport AES, comme pour concurrencer les membres du gouvernement qui au cours du conseil des ministres du mercredi 29 janvier 2025, en ont fait de même. Sacré Choguel !

Au regard de ces comportements de l'ancien premier ministre, l'on peut sans risque de se tromper dire qu'il veut se donner une étoffe d'homme d'État alors qu'il n'est plus en fonction et n'a pratiquement aucune masse qui le soutient, à part ce que lui-même appelle les influenceurs (c’est à dire les videomen) à sa solde ainsi que quelques factotums<strong>.</strong>

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Évasion spectaculaire de Dramane Doumbia dit « Dinkoro » Comment un homme si surveillé a&#45;t&#45;il pu disparaître aussi facilement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/evasion-spectaculaire-de-dramane-doumbia-dit-dinkoro-comment-un-homme-si-surveille-a-t-il-pu-disparaitre-aussi-facilement-3094323.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/evasion-spectaculaire-de-dramane-doumbia-dit-dinkoro-comment-un-homme-si-surveille-a-t-il-pu-disparaitre-aussi-facilement-3094323.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:28:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est un véritable coup de théâtre qui s’est joué au tribunal de la Commune VI du district de Bamako, le 28 janvier dernier. Dramane Doumbia, alias « Dinkoro », célèbre pour ses délits d’escroquerie et de charlatanisme via des systèmes informatiques, s’est évadé de façon pour le moins rocambolesque. Incarcéré à la maison centrale d’arrêt de Bamako-coura depuis plus de deux ans, il était présent ce jour-là pour une audience supplémentaire liée à de nouveaux chefs d’accusation.

Selon des sources concordantes, Dinkoro a prétexté un besoin pressant pour demander l’autorisation de se rendre aux toilettes. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire. Mais c’est là que le scénario prend une tournure inattendue : alors qu’il était supposé être sous la surveillance constante d’un garde, le prisonnier est parvenu à fausser compagnie à son escorte. Comment a-t-il pu disparaître en plein tribunal, un lieu pourtant hautement sécurisé ?

Complicité interne ou faille systémique ?

Cette évasion soulève de nombreuses questions. L’hypothèse d’une complicité interne n’est pas à exclure. La facilité avec laquelle Dinkoro s’est échappé interpelle sur le niveau de vigilance des agents de sécurité. Comment un individu condamné dans plusieurs dossiers, avec plus de 39 mandats de dépôt à son actif, a-t-il pu s’évader sans que personne ne s’en aperçoive ? Y avait-il des failles dans le dispositif de surveillance ?

Arrêté le 16 octobre 2022 après plusieurs mois de cavale, Dinkoro avait été appréhendé grâce à l’efficacité du commissaire principal Yaya Niambélé, suite à de nombreuses plaintes déposées au commissariat de Sotuba. Son modus operandi : des promesses de multiplication de billets de banque et des arnaques sophistiquées par le biais de systèmes informatiques frauduleux. Les autorités judiciaires ont déjà ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette fuite spectaculaire.

Des interrogations persistent : le dispositif de sécurité était-il suffisant ? Y-a-t-il eu une défaillance humaine ou un stratagème bien orchestré ? En attendant des réponses claires, la cavale de Dramane Doumbia, alias Dinkoro, ne fait que renforcer son aura de manipulateur hors pair, capable de défier le système judiciaire malien. Une traque nationale est désormais lancée pour retrouver cet homme qui semble toujours avoir un coup d’avance.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Général Abdoulaye Maïga,  nouveau locataire de la Primature :  Un déclic pour le rassemblement national en vue de parachever la transition en toute beauté</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/general-abdoulaye-maiga-nouveau-locataire-de-la-primature-un-declic-pour-le-rassemblement-national-en-vue-de-parachever-la-transition-en-toute-beaute-3085224.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 16:05:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir abattu un titanesque travail de maillage du territoire national, de mise en place de l'organe de gestion des élections, le Général Abdoulaye Maïga est appelé à la primature pour parachever ce gigantesque effort. Quoi de mieux !</strong>

Moins de vingt et quatre heures après son limogeage suite à des frasques "stratégiques" lors d'un prétendu  meeting de commémoration de l'an I de la prise de la ville de Kidal, Choguel Kokalla Maïga est remplacé par le Ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, Général de division de gendarmerie Abdoulaye Maïga. Ce dernier, peut-on dire, n'est pas en terrain inconnu pour avoir assuré avec brio l'intérim de Choguel pendant ses deux périodes de "<em>repos médical forcé</em>". Auparavant, il faut noter qu'il a assumé avec brio le poste de ministre de l'administration territoriale et de la décentralisation.

<strong>Un Ministre d'État qui a véritablement réussi sa mission</strong>

En sa qualité de Ministre d'État, ministre de l'Administra territoriale et de la décentralisation, il faut reconnaître que l'enfant de Missira (quartier populaire de la capitale malienne Bamako) a réussi là où plusieurs ministres ont échoué. Tout d'abord, il a doté toutes les circonscriptions administratives de représentants de l'État: du gouverneur au sous-préfet. Ensuite, il a sanctionné les responsables municipaux soupçonnés de graves fautes, en l'occurrence, des infractions financières et les a remplacés par des délégations spéciales. Puis, il a redonné de la valeur à la fonction de chef de village, de quartier ou de fraction en leur dotant d'un insigne et d'une reconnaissance inédite. Enfin, Général Maïga est parvenu à parachever l'œuvre gigantesque de redécoupage territorial du Mali. Sur le plan politique, étant l'interlocuteur des acteurs politiques, il a su jouer son rôle nonobstant la réticence  de certains politiques qui ont voulu saboter le cadre de concertation qu'il a fait renaître de ses cendres. En effet, lors de la mise en place du collège de l'AIGE (Autorité indépendante de gestion des élections), il a invité les partis politiques et la société civile à désigner leurs représentants devant y siéger. Face à l'incapacité de ces derniers de s’entendre, en raison de leur nombre, sur la désignation de leurs représentants, le stratège Maïga a eu recours à une solution légale à laquelle personne ne s'y attendait. Il s'agit du tirage au sort. C'est ce tirage au sort qui a permis d'avoir les représentants des partis politiques et de la société civile. Un tirage au sort supervisé par un huissier de justice qui s'est déroulé en public en présence de tous les acteurs qui voudraient y assister. Ainsi, il a pu déjouer les acteurs mal intentionnés qui pensaient pouvoir lui donner du fil à retordre.  Cette prouesse de gestion lui a valu de réussir également à la primature en tant qu'intérimaire pour deux fois.

<strong>Général Maïga en terrain connu mieux que quiconque</strong>

Appelé par beaucoup, Premier ministre bis, ou encore le binôme du Premier ministre, le détenteur de deux doctorats et spécialiste des questions électorales à l'international pourrait bien réussir là où son prédécesseur a lamentablement échoué. Lors de l'intérim qu'il a assuré, les maliens se sont rendus compte que l'officier de gendarmerie a plus d'un tour dans son sac.  Pendant la première période de l'intérim, il avait, d'abord, assaini la primature en chassant les nombreux videomen qui avaient envahi la primature profitant de la connexion gratuite à internet. Ces videomen étaient des relais voire des canaux de diffusion des diatribes de l'ancien PM à l'endroit de tous ceux qu'il pense être d'avis contraire avec lui. Ensuite, il avait initié des séries de rencontres avec les acteurs politiques et de la société civile. Et, puis il avait instauré une organisation rigoureuse du travail gouvernemental en adressant une lettre circulaire à tous les ministres.

Dans cette lettre, Général Maïga avait planifié le travail comme suit: chaque lundi : réunion de cabinet dans chaque département ministériel ; chaque mardi : réunion de cabinet à la rupture avec tous les ministres. Avant lui, seulement c'est le mardi qu'il y avait réunion de cabinet dans les départements ministériels et le mercredi chaque ministre se rendait au conseil des ministres sans avoir échangé avec le premier ministre. Le premier ministre sortant, Choguel, s'était approprié de cette innovation de l'officier de gendarmerie, à bon retour de son " repos médical forcé".

Au regard de ces hauts faits, il n'y a pas de doute que Général d'armée Assimi Goïta et ses compagnons d'armes n'ont pas opéré un mauvais choix en nommant Général de division Abdoulaye Maïga au poste de Premier ministre. Avec lui, l'œuvre gigantesque et périlleuse de l'organisation des élections à venir pour mettre fin à la transition pourrait bien et très bien s'accomplir avec brio.

<strong>Jean Pierre James, </strong>

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<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Le rapport annuel 2023 du Vérificateur dérange</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-rapport-annuel-2023-du-verificateur-derange-3085030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 10:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Vérificateur Général Monsieur Samba Alhamdou BABY a solennellement remis son Rapport annuel 2023 à Son Excellence Le Général de Corps d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. La cérémonie a eu lieu le jeudi 14 novembre dernier, au Palais présidentiel de Koulouba, en présence du Premier ministre, Chef de Gouvernement, Dr Choguel Kokala MAIGA, du Président du Conseil National de Transition, des Présidents des Institutions de la République et de certains membres du Gouvernement. Il était accompagné d’une forte délégation du Bureau du Vérificateur Général (BVG).</strong>

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général a soutenu que « <em>Le présent rapport annuel embrasse des domaines particulièrement importants. En effet, les 50 missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques, dont les résumés constituent la quintessence, ont été réalisées dans des secteurs ayant un lien direct avec le quotidien et le bien-être de nos concitoyens</em> ». Avant d’ajouter qu’en 2023, ces missions se répartissent en 35 vérifications financières et de conformité, quatre (4) vérifications de performance, huit (8) vérifications de suivi de recommandations et trois (3) évaluations de politiques publiques.

Evoquant l’évolution de la situation de traitement de ces dossiers, M. BABY a dit qu’elle se présente comme suit :

-         neuf (9) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ;

-         seize (16) dossiers ont fait l’objet d’examen par la chambre compétente ;

-         deux (2) sont en instruction ;

-         trois (3) sont en instance de déféré.

En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers. Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier se présente comme suit :

-         trente-deux (32) dossiers sont en cours de traitement à la brigade d’investigation spécialisée, dans les cabinets d’instructions spécialisés, et au Parquet National Economique et Financier ;

-         un (1) dossier a été transmis à la cour suprême ;

-         un (1) dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ;

-         un dossier (1) a été jugé.

M BABY ajoutera : « <em>En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2023, le Vérificateur Général a transmis 35 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé trente-cinq (35) dossiers aux Procureurs de la République Financier, chargé du Pôle Economique et Financier</em>».

Comme suites judiciaires à ces dossiers transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, le point du traitement desdits dossiers se présente comme suit :

-         neuf (9) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour Suprême ;

-         seize (16) dossiers ont fait l’objet d’examen par la chambre compétente ;

-         deux (2) sont en instruction ;

-         trois (3) sont en instance de déféré.

En outre, la saisine du parquet était en cours pour cinq (5) dossiers.

Sur le même registre, la situation des trente-cinq (35) dossiers dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier se présente comme suit :

-         trente-deux (32) dossiers sont en cours de traitement à la brigade d’investigation spécialisée, dans les cabinets d’instructions spécialisés, et au Parquet National Economique et Financier ;

-         un (1) dossier a été transmis à la cour suprême ;

-         un (1) dossier a été transmis au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako ;

-         un dossier (1) a été jugé.

<strong>Sauve qui peut, général</strong>

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Le Vérificateur Général, a aussi remercié la Section des Comptes de la Cour Suprême, le Pôle National Economique et Financier et toutes les autorités judiciaires, la Direction Générale du Contentieux de l’Etat, le Conseil National de la Société Civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

En réponse, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, SE le Général de Corps d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, Assimi GOITA a vivement félicité le BVG pour le travail remarquable qu’il accomplit et qui aide le Gouvernement à lutter efficacement contre la corruption et la délinquance économique et financière pour une gestion irréprochable de nos ressources publiques, l’avènement du Mali kura avec une totale refondation de l’Etat. Car, décidé à redresser le pays, il dira : <em>« Nous devons unir nos forces pour créer un environnement où la corruption n’a plus sa place.</em> »

Le Chef de l’État a ajouté : <em>« La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du Vérificateur Général par les membres du Gouvernement. […] Vous comprendrez alors tout l’intérêt pour moi de recevoir ce rapport et de l’exploiter à souhait pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics. Je note avec satisfaction la diversité des interventions du Bureau du Vérificateur Général qui a su évoluer sur des vérifications financières et de conformité, des vérifications de performance, des vérifications de suivi de recommandations, et l’évaluation de politiques publiques. Ces interventions ont couvert presque tous les secteurs stratégiques du développement de notre Pays. »</em>

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur Général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2023 au Premier ministre, Chef du gouvernement et au Président du Conseil National de Transition. Il le présentera aussi au Président de la Cour Suprême.

Il faut signaler que le Rapport annuel 2023 du Vérificateur est axé sur le condensé de synthèses de l’ensemble des rapports sectoriels déjà rendus publics.

En attendant, la publication du rapport annuel 2021 du BVG dérange.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>De nouvelles diatribes de Choguel contre ses employeurs :  Enfin, il reconnaît avoir échoué à utiliser les militaires comme voiture&#45;bélier pour assouvir ses ambitions politiques démesurées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/de-nouvelles-diatribes-de-choguel-contre-ses-employeurs-enfin-il-reconnait-avoir-echoue-a-utiliser-les-militaires-comme-voiture-belier-pour-assouvir-ses-ambitions-politiques-demesurees-3085028.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 10:14:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la faveur d'un meeting organisé le samedi, 16 novembre 2024, par la tendance M5-RFP qui lui est favorable, le Premier ministre de la transition, Dr Choguel Kokalla, a tenu des propos virulents à l'endroit de ses employeurs en kaki. Des propos qui entrent dans le cadre de ce qu'il a appelé la clarification.</strong>

Après avoir lâché ses factotums (Boubacar Karamoko Traoré, président intérimaire de la tendance M5-RFP qui lui est soumise, Abdel Kader Maïga, un de ses anciens conseillers à la primature, et les nombreux videomen) sur le Général d'armée Assimi Goïta et ses frère d'armes et n'ayant pas atteint ce qu'il recherche, le premier ministre a finalement pris la parole pour dénoncer ce qu'il appelle sa mise à l'écart, depuis deux ans, dans la prise de grandes décisions affectant la vie de la nation. En prenant cette initiative, l'homme qui croit être un grand stratège politique veut atteindre, certainement, certains objectifs.

<strong>Prouver à ses employeurs qu'il compte afin de rester à son poste</strong>

En organisant un meeting de ce genre à coup de dizaines de millions de FCFA, le président de l'agonissant Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) veut prouver à ses employeurs qu'il a encore les moyens de mobiliser le peuple à l'instar des grandes mobilisations populaires du M5-RFP avant la chute du régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta. En d'autres termes, c'est un message fort destiné à ses employeurs qui est le suivant : si vous me laissez tomber, je peux mettre le peuple sur votre dos.

Selon nos sources, ses employeurs l'auraient annoncé sa date de départ du poste de premier ministre. Ce qu'il n'a jamais voulu entendre et qu'il ne veut jamais entendre.

<strong>S'approprier des réussites et se déresponsabiliser des échecs de la transition </strong>

Dans son adresse de plus d'une heure de temps, il a égrené les différentes réussites de la transition en se les appropriant avec fierté comme s'il est le seul capable d'inventer la roue. Au tire des réussites, il a évoqué les différents succès militaires dont le plus important est la reprise de la ville de Kidal, la tenue des assises nationales de la refondation,  la mobilisation populaire du 14 janvier en réaction aux sanctions de la CEDEAO et de l'UEMOA contre le Mali, le retrait du territoire national des troupes françaises, européennes et de la MINUSMA. Il n'a pas oublié d'évoquer fièrement son discours historique tenu à la tribune des nations unies. Et bien d'autres futilités.

Par contre, il n'a pas évoqué les sujets cruciaux tels que la vie chère, la situation économique et financière et surtout la question énergétique. Par rapport à cette question, il a toujours affirmé qu'il n'est au courant de rien et que c'est le président de la transition en personne qui s'en occupe. Quel type de Premier ministre, le Mali a-t-il eu !

<strong>Adopter une posture victimaire dans l'espoir de conquérir la sympathie des maliens</strong>

Au cours de son meeting, il a ouvertement affirmé qu'il a été mis à l'écart de la prise de grandes décisions. " <strong><em>Tout se passe dans l'opacité à l'insu du premier ministre" </em></strong><em> </em>a-t-il soutenu. Il dit n'être informé que par les rumeurs de la presse. Une façon de dire que même la presse malienne ne donne pas la vraie information. Il va plus loin en affirmant que c'est à travers une interprétation hasardeuse des faits et gestes du ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation qu'il est informé des grandes décisions prises. Quel manque d'égards au Général de division Abdoulaye Maïga que Choguel n'arrive même pas à lui reconnaître son titre de ministre d'État et de porte-parole du gouvernement. Il dit aussi ne pas être au courant de ce qui se passe à l'AIGE (Autorité indépendante de gestion des élections) malgré qu'il ait un représentant attitré qui a été son chef de cabinet. Est plus sourd que le sourd celui qui ne veut pas du tout entendre. En outre, il prétend que les élections ont été reportées à son insu. <em>"La durée officielle de la Transition, fixée à 24 mois par décret, a expiré le 26 mars 2024. Depuis, aucun cadre légal ou débat public n’a été instauré pour justifier son prolongement. Cette situation  sape les bases même de la souveraineté populaire". « Il est temps que le peuple malien sache où nous allons. Ce silence organisé est une menace pour la stabilité du pays, » </em>a-t-il averti.

Le ridicule ne tue plus. C'est Choguel lui-même, qui a soutenu que la fin de la transition est constatée seulement après la mise en place des nouvelles institutions démocratiquement élues. En se désolidarisant ainsi de ces échecs, s'ils en sont,  Choguel veut séduire la classe politique qu'il a combattue et le peuple au cas où il quitterait son poste de Premier ministre. Donc, c'est pour un instinct de survie politique qu'il adopte une position victimaire qui a beaucoup servi feu IBK (Ibrahima Boubacar Keita) lorsque celui-ci étant Premier ministre a été jeté en pâture par le Président Alpha Oumar Konaré.

L'adoption de cette posture victimaire par Choguel n'est pas une première. Plusieurs maliens peuvent en témoigner. C'est le cas de Seydou Cissouma, ancien conseiller à la communication et ancien Directeur de cabinet de feu le président Amadou Toumani Touré (ATT). C'était en réaction au passage du contenu du livre "Le Mali, ma vie" de Choguel.

Dans ce passage, Choguel a tenu, par rapport à ATT, les propos suivants : «<em>Pourtant, réélu, Amadou Toumani Touré m’a relégué dans un garage, le CRT, que j’ai réussi à transformer en une institution qui est enviée par ses homologues de la sous-région, l’AMRTP. J’ai prolongé la réhabilitation du CRT en créant, après l’AMRTP, l’AGEFAU ». </em>Et Cissouma de répliquer en ces termes : <em>" Depuis quand un Directeur général décide-t-il la mutation d'un Comité de régulation des télécommunications en Agence de régulation et cela sous le magistère d'un chef de l'Etat qui a décidé de lui mener la "vie dure". La création de l'AMRTP tient trivialement à la mise en œuvre des diligences de la libéralisation du secteur des télécommunications, datant déjà de l'exercice du Président Alpha Oumar Konaré. L'environnement concurrentiel à naître avait besoin d'un arbitre doté de plus de pouvoirs et de capacités. Il n'est pas superflu de rappeler que la propension de l'auteur à s'attribuer un rôle pionnier ou modèle dans la régulation ne résiste pas à l'analyse. L'ARTP au Sénégal a été créée en 2006, l'ARCEP du Burkina Faso en 2008, soit respectivement 5 et 3 ans avant la naissance de l'AMRTP en 2011, notre orgueil dût-il en souffrir".<strong>  </strong></em>En somme, Cissouma traite  Choguel d'adopter une posture victimaire.

Au regard de tout ceci, l'on peut dire que Choguel Maiga est un passager clandestin qui avait pensé instrumentaliser les militaires alors qu’il ne pèse rien politiquement et démocratiquement sinon qu’à servir de faire valoir politique et idéologique. Le réveil a toujours été brutal pour les hommes politiques qui ont pensé utiliser les militaires comme voiture bélier sur le plan politique.

En réalité, le comportement de Choguel relève purement et simplement du narcissisme, car les narcissiques sont des personnes qui n'ont de l'admiration que pour eux-mêmes. Ils n'écoutent pas. Ils trouvent des excuses et accusent. Ils alimentent une fiction. Ils se font passer pour des victimes. Ils s'accrochent à une histoire. Tout reste toujours superficiel. Ils cherchent quelqu'un à blâmer pour leurs erreurs, ce qui rend les échanges avec eux si épuisants et déroutants. Ils ne cherchent pas de solutions. Ils cherchent à éviter la honte en jouant avec la réalité pour éviter d'assumer leurs responsabilités et sauvegarder leur image. C'est tout. Ça s'arrête là. Ce n'est jamais une question de vérité. C'est une question d'égo.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouveau code de recharge des compteurs prépayés EDM /  Derrière le changement de code, une des plus grosses arnaques de l&amp;apos;année</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/nouveau-code-de-recharge-des-compteurs-prepayes-edm-derriere-le-changement-de-code-une-des-plus-grosses-arnaques-de-lannee-3085025.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 10:08:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 8 octobre 2024, à travers un avis signé du secrétaire général, la société EDM-SA informait sa clientèle du changement de code de recharge pour les compteurs prépayés dénommés "I SAGO". A la date butoir de ce changement, le 18 octobre 2024, des clients qui ont procédé au rechargement de leurs compteurs se sont rendus compte d'un fait qui dépasse l'entendement. De quoi s'agit-il ?</strong>

Le feuilleton de la question énergétique ne cesse de délivrer de nouveaux épisodes aux populations. Après les épisodes de détournement de citernes de carburant, de promesses de ravitaillement en carburant par la Russie et le Niger, d'achat de groupes électrogènes, de construction de centrales solaires, de vol de carburant, voilà qu'un nouvel épisode vient s'ajouter. Il s'agit de celui des compteurs prépayés "I SAGO" de la société EDM-SA. A la suite d'un avis de changement de code de recharge pour ces compteurs, l'on se rend compte que le coût du kilowatt cédé au client a augmenté de 100%. Raison pour laquelle l'on se demande si le changement de code n'était qu'une astuce de la société EDM-SA pour augmenter le coût du kilowatt (kW). D'où une arnaque qui par extension est une offre commerciale disproportionnée ou inéquitable, à l'avantage majoritaire du vendeur. Pour s'en convaincre de cette tromperie, nous avons pris deux cas concrets. Celui de la recharge pour 1000 F CFA et celle de 2000 F CFA.

<strong>Une recharge de 1000 F CFA équivaut à 7,5 kW au lieu de 15</strong>

A la grande stupéfaction de la clientèle, la recharge de 1000 F CFA n'équivaut plus à 15 kW. Ce qui constitue un coup dur pour les clients vivant dans la débrouillardise. En achetant pour 1000 F CFA de recharge par Orange money, l'on se rend compte dans le message que l'on reçoit, que c'est 7,4 kW que la société EDM-SA attribue, les frais de recharge étant de 100 F CFA. En effet, il suffit de comparer les deux recharges de 1000 F CFA effectuées respectivement avant et après le changement de code. La première recharge a été effectuée le mardi 1 er octobre 2024 et la seconde le mardi 5 novembre 2024.

<strong>Une recharge de 2000 F CFA équivaut à 15 kW au lieu de 30</strong>

Pour s'en rendre compte de l'augmentation de 100%, nous avons comparé deux recharges dont l'une a été effectuée le samedi 04 août 2024, et l'autre  le vendredi 25 octobre 2024.

Par ailleurs, il faut noter que toujours à travers le compteur prépayé, la société EDM-SA procède à plusieurs autres astuces pour mieux sous-titrer de l'argent à ses clients.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La Société CMC&#45;SARL et l’exploitation minière à Yanfolila : Des autochtones se portent complices des vrais chinois pour détruire illégalement l&amp;apos;environnement local</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/la-societe-cmc-sarl-et-lexploitation-miniere-a-yanfolila-des-autochtones-se-portent-complices-des-vrais-chinois-pour-detruire-illegalement-lenvironnement-local-3085019.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/la-societe-cmc-sarl-et-lexploitation-miniere-a-yanfolila-des-autochtones-se-portent-complices-des-vrais-chinois-pour-detruire-illegalement-lenvironnement-local-3085019.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 10:02:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décidément, certains maliens de surcroît ayant en charge le développement des communautés ne reculent devant rien pour s'enrichir. Cette réalité est de plus en plus visible dans le secteur de l'exploitation minière locale. Le cas de certains villages comme celui du cercle de Yanfolila en est une parfaite illustration.</strong>

Le Mali dispose d'importantes et diverses ressources minérales dont l'exploitation attire davantage des nationaux comme des étrangers. Certains le font de façon artisanale et d'autres de façon moderne avec les nouvelles technologies. Ceux qui le font par des moyens mécaniques sont le plus souvent des nationaux derrière lesquels se cachent des étrangers. Parmi ce lot d'étrangers, force est de reconnaître que les chinois battent le record. Ils font créer des entreprises d'exploitation de petites mines au nom de nationaux et s'adonnent à l'exploitation draconienne du sous-sol. Et dans la plupart des cas au mépris des conséquences environnementales que peut cette exploitation dans les zones. Pour mener à bien cette œuvre de destruction de l'environnement au profit de l'extraction minière, ils sont aidés par, le plus souvent, par les autorités locales qui recevraient des enveloppes à coup de millions de francs CFA. En tout cas, ce ne sont pas les populations de Denso-Madiana dans la commune de Filamana (cercle de Yanfolila) qui diront le contraire. Celles-ci sont confrontées depuis bientôt 4 ans, à l'agression systématique de leur environnement de façon illégale.

<strong>De quoi s'agit-il ?</strong>

Par deux arrêtés ( N°2021-3814/MMEE-SG et N°2021-3815/MMEE-SG) en date du 17 septembre 2021, le gouvernement, à travers le ministère chargé des Mines, a attribué à la société Century minérales corporation (CMC SARL) deux permis d'exploitation de petite mine d'or et des substances minérales du groupe 2, respectivement, à Kolenda et à Nenediana, deux villages de la commune de Kalana, dans le cercle de Yanfolila. Avec ces deux permis, CMC SARL a outrepassé ses droits en allant dans un village qui ne figure nulle part dans ses deux autorisations. Il s'agit du village de Denso-Madina relevant de la commune de Filamana, cercle de Yanfolila. Pour débuter ses travaux, la société exhibe le permis concernant le village de Nenediana.

Malgré la protestation des villageois, elle décide d'entreprendre les travaux, avec en sourdine, la complicité des autorités locales. C'est ainsi qu'elle a commencé à creuser un vaste trou sur un site situé dans le village. Mécontentes de cet entêtement de la société à effectuer illégalement des travaux dans leur village, les populations ont organisé une résistance farouche qui a été soldée par l'arrestation d'une douzaine de leaders.

Face à cette résistance, le secrétaire général de la mairie de la commune de Flamana dont relève le village de Denso-Madina, Amadou Sangaré s'est constitué partie civile pour porter plainte contre les leaders ayant organisé la contestation. Derrière lui, on retrouve le gérant de la société comme deuxième partie civile, Oumar Diaw.

<strong>Un rocambolesque PV de médiation pénale proposé pour mettre fin au différend</strong>

Pour éviter que les leaders ne croupissent en prison, un procès-verbal (PV) de l'édition pénale a été fait. Il date du 12 novembre 2024. Initié par le juge de paix à compétence étendue du cercle de Yanfolila, Bakary Méminta, ce PV de cinq (05) pages, dont nous avons une copie, indique qu'il y a eu huit (08) points d'accord entre la société CMC SARL et les douze (12) leaders de la contestation mis en cause. Ces points d'accord se résument essentiellement au fait que les leaders sont d'accord pour que la société poursuive ses travaux et qu'ils s'engagent à faire tout leur possible pour que cela soit. Aussi, le PV ajoute que la société CMC SARL s'engage à retirer sa plainte.

Interrogés par nos soins, le porte-parole des leaders (Abdoulaye Flakeli Diakité) a estimé que c'est la dernière page du PV qui leur a été soumise pour signature. Cette page ne porte que les noms et prénoms des deux (02) parties civiles et des douze (12) différents protagonistes du différend plus ceux des (02) deux témoins que sont Laye Diakité président de Keleban Ton et Daouda Diakité président de l'ADYC (Association pour le développement du cercle de Yanfolila). M. Diakité va plus loin en soulignant qu'aucun d'entre eux n'a été convié à une rencontre de médiation chez le juge, ni ailleurs. Il a soutenu qu'ils ont signé le document pendant que c'est pour mettre à l'exploitation le site. Il a estimé qu'on a abusé de leur illettrisme pour leur faire signer. Déterminés à sauvegarder leurs terres de la destruction par la société CMC SARL, et avant le PV de médiation pénale, ils ont, par l'intermédiaire d'Abdoukaye Diakité, assigné la société en justice, le 25 octobre 2024, aux fins d'arrêt de travaux sous astreinte de 500 000 F CFA de pénalité par jour. L'audience, selon le document d'assignation, était prévue pour le 11 novembre et jours suivants. Cette forte contestation des populations de Denso-Madina a obligé les autorités nationales à voir plus clair dans cette affaire.

<strong>Annulation des permis de CMC SARL demandée par le Ministre chargé de l'environnement </strong>

Le combat des populations de Denso-Madina a "secoué le cocotier", ce qui a amené le département ministériel de l'environnement à s'intéresser au dossier.

Ainsi, par la correspondance N°1002/MEADD-SG en date du 1er novembre 2024, le ministre de l'environnement, de l'assainissement et du développement durable demande au ministre des Mines d'annuler les deux permis de la société CMC SARL. Il avance comme arguments et cela suite au résultat d'une vérification de la localisation des permis, qu’il ressort les constats  suivants.

En ce qui concerne le premier permis relatif à la localité de Kolenda, il empiète sur 1800 ha de la superficie de la forêt classée de Kalana soit un peu plus de la moitié de sa superficie qui est de 3700 ha. La superficie annoncée sur l'arrêté est de 16 km² alors que celle calculée sur la base des coordonnées géographiques donne 45 km² soit une différence de plus du double. Par rapport au deuxième permis, le ministre chargé de l'environnement a constaté que ce permis inclut les zones de naissance des sources et de cours d'eau et de leurs bassins de réception. Comme troisième motif d'annulation des permis, le département ministériel en charge des questions environnementales a estimé que la durée de validité des permis est expirée.

Au moment où nous mettions sous presse ces informations, le ministre des Mines prépare une réponse pour son collègue de l’Environnement. Par ailleurs, l'audience du 11 novembre dernier qui avait été renvoyée à ce lundi 18 novembre 2024 a été reportée à une date ultérieure par le juge de paix de Yafolila. Il aurait déclaré aux plaignants (les populations de Denso) que le PV de conciliation fut signé entre les deux parties pour permettre à la société CMC de poursuivre ses travaux sur le site.

Donc, affaire à suivre et à poursuivre.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Diplomatie : Bamako recentre sa coopération avec Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/diplomatie-bamako-recentre-sa-cooperation-avec-alger-3085039.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 00:41:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après une longue séquence de tension entre le Mali et l’Algérie, Bamako prétextant la visite, à Alger, de l’influent religieux, l’iman Mahamoud Dicko, hostile au pouvoir de transition, pour lui faire endosser son impasse politique, les relations s’étaient dégradées jusqu’à la rupture.</strong>

Le rapprochement a commencé lorsque les autorités de transition de Bamako ont accordé l’agrément au nouvel ambassadeur d’Alger. Et c’est finalement le jeudi 14 novembre dernier que M. Kamel Retieb a été reçu au palais de Koulouba et a présenté ses lettres de créance pour la prise de ses fonctions.

Ni l’atmosphère ni le ton n’étaient les mêmes qu’il y a quelques semaines. Qu’on en juge. «<em>J’ai reçu ce jeudi 14 novembre les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs représentant l’Algérie, le Japon et l’Arabie Saoudite, réaffirmant les liens d’amitié et de coopération entre le Mali et ces nations</em>», a déclaré le président de la transition, Assimi Goita, dont le propos a complètement changé, particulièrement vis-à-vis de l’Algérie, «<em>réaffirmant les liens d’amitié et de coopération</em> ». Ce virage des autorités maliennes qui ont longuement ferraillé pour enterrer l’accord de paix et de réconciliation au Mali, dit Accord d’Alger, en chargeant l’Algérie d’avoir imposé son point de vue, d’avoir fait pression sur le gouvernement malien pour signer le document qui désavantageait Bamako. Bamako cherchait un prétexte pour enclencher une escalade «<em>diplomatiqu</em>e», appuyée, s’est-il avéré plus tard, par des forces étrangères hostiles à l’Algérie.

Plus récemment, alors que les actes terroristes ont atteint l’arrière-cour de Bamako, le chef de la diplomatie malienne a lancé, à la tribune de l’ONU à l’occasion de son assemblée générale, une diatribe d’une rare violence et sans retenue contre l’Algérie qu’il a accusée d’être à l’origine de la crise que traverse le Mali… depuis le coup d’Etat contre le président Ibrahim Boubakar Keita, en mai 2021.

Depuis, la population attend les promesses des militaires qui, le mieux qu’ils ont fait, est de concentrer les efforts et les moyens de l’Etat dans la lutte pour la restauration de la souveraineté de l’Etat sur tout le pays, et prolonger le délai du rétablissement de l’ordre constitutionnel. La répression s’est abattue sur les partis politiques et les personnalités, dont l’iman Dicko, soutien des militaires un temps, avant de devenir «ennemi» pour avoir réclamé des élections pour remettre le pouvoir aux civils.

Les échos triomphalistes de l’opération de pacification du nord, des Fama, l’armée malienne soutenue par les russes, ont été vite sabordés par l’incursion en septembre dernier d’un groupe terroriste dans l’aéroport de Bamako.

La classe politique a repris son courage pour réclamer d’écourter la transition, s’appuyant également sur l’échec sécuritaire et la crise économique qui a affecté la société malienne. La Mali a été à plusieurs reprises à court d’électricité l’été dernier, affectant la population, mais aussi les industriels. Au point où les autorités de transition se sont retrouvées isolées, sans soutien politique ni populaire et contraintes, résignées, à chercher des issues à l’extérieur.

C’est comme si ce n’est que maintenant que les autorités ont saisi le sens du discours des responsables algériens, du président de la République au ministre des Affaires étrangères qui ont exprimé maintes fois leur attachement à l’intégrité du Mali, sa souveraineté, et sa sécurité. Assimi Goïta a enfin montré, le jeudi dernier, une volonté de sortir de son isolement où il s’est engouffré depuis 2021.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Alimentation :  Le Mali renforce la sécurité sanitaire du poisson pour préserver la santé des consommateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/alimentation-le-mali-renforce-la-securite-sanitaire-du-poisson-pour-preserver-la-sante-des-consommateurs-3084342.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:13:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les 7 et 8 novembre 2024, l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ANSSA) a servi de cadre à l’atelier national de restitution de l’évaluation des risques sanitaires liés aux pesticides et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans le poisson frais et fumé. Cet atelier, présidé par un représentant de la Direction Nationale de la Pêche et réunissant des experts de la FAO et de diverses structures techniques, marque un tournant  dans la lutte pour une meilleure sécurité alimentaire au Mali.</strong>

Cette initiative fait partie d’un projet financé par la FAO et le Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du Commerce (STDF), axé sur la promotion des normes alimentaires dans la filière du poisson fumé.

Au Mali, où le poisson est une source essentielle de protéines et un pilier économique pour des milliers de familles, la sécurité sanitaire de cette denrée est une priorité. La pêche et la transformation du poisson mobilisent plus de 70 000 emplois directs et génèrent près de 285 000 emplois indirects, soulignant ainsi l’importance économique et sociale de ce secteur.

Les études menées par des laboratoires locaux, notamment PROSLAB et LTCQE, ont révélé des niveaux préoccupants de contaminants dans le poisson fumé, exposant ainsi les consommateurs à des risques sanitaires. En réponse, l’ANSSA et ses partenaires travaillent sur une stratégie de gestion des risques visant à réduire la présence de ces substances nocives dans les produits halieutiques.

M Moussa Soumaré, représentant de la Direction Nationale de la Pêche, a salué le soutien de la FAO et du STDF et a souligné que ce projet constitue une avancée significative vers des méthodes de fumage plus sûres et une réduction de l'utilisation de pesticides. « <em>En promouvant des pratiques plus responsables, nous pourrons non seulement protéger la santé des Maliens mais aussi garantir la qualité de notre production halieutique, cruciale pour l’économie locale</em> », a-t-il déclaré.

Ce projet ne vise pas seulement à assainir la filière, mais également à renforcer les capacités des laboratoires de contrôle nationaux et à encourager une collaboration durable avec les partenaires techniques et financiers.

M Soumaré estime que cet effort commun peut faire du secteur halieutique malien un modèle de sécurité sanitaire et un moteur de développement durable pour le pays.

Les résultats de cet atelier permettront de définir des recommandations concrètes pour assainir la filière et établir des normes de qualité.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sécuritaire au Mali :  Le parti CODEM tire la sonnette d’alarme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-securitaire-au-mali-le-parti-codem-tire-la-sonnette-dalarme-3084339.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:13:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors d'une réunion ordinaire de son Bureau National, tenue le samedi 9 novembre 2024, le parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) a exprimé ses vives préoccupations quant à la dégradation alarmante de la sécurité au Mali. Le parti met en lumière la situation critique dans la région de San et plus largement dans le Centre du pays, où les violences terroristes ont plongé les communautés locales dans un climat de désolation et de peur</strong>.

Dans un communiqué, la CODEM souligne l’urgence d’intervenir pour freiner la montée des attaques qui ciblent de manière répétée les populations civiles. "<em>Ces spectacles de désolation consécutifs aux récurrentes attaques terroristes sur les populations civiles interpellent les autorités</em>", indique le communiqué.

Le parti interpelle le gouvernement pour qu’il prenne des mesures urgentes, afin de restaurer la sécurité dans ces zones et permettre aux habitants de retrouver une vie paisible dans leurs localités.

Dans cet appel aux autorités, la CODEM insiste sur la nécessité d’une réponse rapide et concrète, car chaque jour passé dans l’inaction accroît les souffrances des populations et affaiblit la confiance des Maliens dans l’État. Le parti tient également à exprimer sa solidarité envers les victimes et leurs familles, réaffirmant son engagement pour une paix durable au Mali.

La CODEM conclut son communiqué en rappelant l'importance d’une politique de sécurité renforcée et inclusive, qui prenne en compte les besoins des communautés touchées et rétablisse un climat de confiance entre la population et les forces de sécurité.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>OPAM : Les dessous d’une démarche syndicale compromettante</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/opam-les-dessous-dune-demarche-syndicale-compromettante-3084335.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:09:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), les conflits d'intérêts semblent prendre le dessus sur les avancées essentielles du service incontournable en matière de sécurité alimentaire. Face à des revendications syndicales à l’allure de blocage, le comité syndical, plutôt que de contribuer à la vision commune, s’emploie  à semer la discorde.</strong>

Selon le Directeur Général Adjoint de l’OPAM, deux points constituent le cœur des revendications syndicales. Il s’agit de la composition des commissions d’achat et la gestion des contrats de transport.

Pour la première revendication, le syndicat exige à ce que les commissions d’achat soient exclusivement composées de membres de l’OPAM. Or, depuis 2020, ces commissions incluent aussi des représentants du Commissariat à la Sécurité Alimentaire et du Secrétariat Technique et Financier, conformément aux réformes mises en place pour garantir une plus grande transparence dans le processus d’acquisition. Cette disposition vise à renforcer la crédibilité du processus et à éviter toute accusation de favoritisme ou d'irrégularité. « <em>La présence de tiers dans ces commissions favorise un processus équitable et rassurant pour les partenaires</em> », soutient le DGA.

S’agissant de la deuxième revendication, elle est relative au transport. Le syndicat souhaite que l’OPAM soit seul en charge du transport des produits, bien que ce rôle ait été confié à d’autres structures ces dernières années. En effet, aucun document officiel ne permet à l’OPAM d’assurer ce service. Le syndicat, évoquant des accords caducs datant de 2017, persiste à revendiquer ce rôle, malgré la nouvelle création de l’OPAM qui met fin à toute disposition antérieure.

Alors que l’OPAM est engagé dans une opération de gestion du blé et de l’engrais russe, une mission qui représente un espoir économique pour le service, le syndicat choisit ce moment pour lancer un mouvement de grève.

Pour le Directeur Général Adjoint, cette démarche semble contre-productive, alors même que l’OPAM vient de générer des bénéfices grâce à cette opportunité du gouvernement. "<em>Le personnel reçoit régulièrement salaires et primes, et le service a payé deux des trois primes demandées. Le syndicat préfère ignorer ces efforts,</em>" souligne-t-il. À cela s'ajoute, un projet d’envergure visant à construire des entrepôts modernes pour l’OPAM, un investissement stratégique qui pourrait l’offrir un souffle nouveau.

Pendant que la direction travaille à diversifier les partenariats pour renforcer l’infrastructure, la grève pèse lourdement sur les perspectives de développement. Cette situation pousse les responsables à s’interroger sur les véritables motivations de ce mouvement syndical. « <em>Nous sommes tous ouverts au dialogue</em> », martèle le DGA. Et de rappeler que l’avenir de la sécurité alimentaire au Mali dépend de la coopération de tous les acteurs internes. La réussite de cette mission nationale exige unité, vision et dépassement des querelles d’intérêts.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sinistrés des inondations :  Le geste solidaire et patriotique du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sinistres-des-inondations-le-geste-solidaire-et-patriotique-du-collectif-des-ressortissants-du-nord-coren-3084334.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:08:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est un pays où la solidarité agissante a toujours régné. La série d'inondations de cette année a fait de beaucoup de maliens des sinistrés. Face à cette catastrophe, les bonnes volontés n'ont pas manqué de venir au secours des sinistrés. Tel est le cas du Collectif des ressortissants du Nord (COREN) dirigé par l'ancien ministre, Monsieur Malick Alhousseini.</strong>

Peiné par la situation de ses compatriotes victimes des inondations, le COREN n'est pas resté indifférent. C'est ainsi qu'il a mobilisé la somme de 12 millions de FCFA pour secourir ses compatriotes sinistrés. La remise du don a donné lieu à une cérémonie qui s'est déroulée, le lundi 4 novembre 2024 au Ministère de la Santé et du Développement social. En remettant ladite somme au médecin-colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, le président du COREN, Malick Alhousseini, a indiqué que : « l<em>e COREN est témoin de la solidarité agissante que le gouvernement et ses partenaires ont fait montre depuis le début de la série d’inondations à travers le pays. C’est pourquoi, les membres de ce collectif ont décidé à travers leur soutien dans la consolidation de la paix et des ressources humaines de venir en complément aux actions entreprises par les plus Hautes Autorités</em>. »

En recevant le don, la ministre de la Santé et du Développement social  a félicité et remercié le président du COREN ; tout en l’encourageant à persévérer dans cette dynamique. Médecin -colonel Assa Badiallo Touré a souligné que ce geste de solidarité illustre parfaitement la vérité absolue selon laquelle « <em>Quand on veut aller vite, on va seul mais quand on veut aller loin, on va ensemble</em> ». Elle a rassuré Malick Alhousseini que chaque centime de cette donation sera mis à la disposition des bénéficiaires et qu’un rapport d’exécution détaillé sera fourni au COREN pour compte rendu.

C'est sur cette assurance donnée par l'ancienne conseillère spéciale du président de la transition au président du COREN que la cérémonie a pris fin.

Toutefois, il faut noter que ce geste du COREN vient corroborer qu'il est une association de la société civile n'existant pas seulement que pour les ressortissants du Nord. Il est l'association de la société civile la plus inclusive qui fut créée en 1956 sous la dénomination de " <em>Association Boucle du Niger</em>" regroupant les ressortissants de Mopti, Gao et Tombouctou à Bamako. Cette association adoptera l'appellation "Collectif des Ressortissants du Nord" (COREN) pour intégrer la situation de Kidal. A ce jour, elle regroupe les ressortissants des régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Douentza, Bandiagara, Taoudéni et Ménaka.  Depuis sa création, le COREN a œuvré à la culture de la solidarité, de l'entente, et du vivre-ensemble.

<strong>Le COREN a écrit ses plus belles pages en 2012</strong>

Durant l'occupation des 2/3 du territoire national en 2012 par les groupes armés, le COREN fut le porte-étendard de l'unité, de l'intégrité, de la souveraineté du Mali. Qui ne se rappelle pas les gigantesques manifestations qu'elle a organisées à Bamako pour demander la libération des trois régions du Nord de l'époque (Gao, Tombouctou et Kidal). Il a aussi mené des actions de communication de grande envergure tant sur le plan national qu'international. C'est ainsi que l'opinion nationale et internationale l'a découvert et a fait de lui un partenaire stratégique pour le retour de la paix, de la stabilité et du vivre-ensemble au Mali.  Cette gigantesque œuvre du COREN a été réalisée sous la conduite de son président, Malick Alhousseini.

Connu des maliens comme un haut cadre compétent de l'administration publique pour avoir été Directeur national de l'Hydraulique, Secrétaire général du Ministère des Transports, ministre délégué chargé de la décentralisation, ministre de l'Energie et de l'Eau, le natif de Bagoundié a montré toutes ses capacités de mobilisation de l'opinion nationale et internationale autour de la question du Nord. Infatigable défenseur des terres de ses ancêtres,  fils de chef de village, position qu'il finira par occuper en remplacement de son père décédé,  Malick Alhousseini a été de tous les combats pour le développement du Mali. En témoignent ses collaborateurs tels que ceux de la Direction nationale de l'Hydraulique qui retiennent de lui un manager qui a fait de cette structure un véritable organe central de gestion de la question de l'eau au Mali. C'est au cours de son passage à la tête de cette structure que les partenaires techniques et financiers se bousculaient pour financer des projets et programmes hydrauliques.

<strong>Par Sidi Modibo Coulibaly  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sécurisation de la région du Sahel :  La Force Conjointe de l’AES prête à lancer des opérations à grande échelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/securisation-de-la-region-du-sahel-la-force-conjointe-de-laes-prete-a-lancer-des-operations-a-grande-echelle-3084331.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:04:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’armée Assimi Goïta, a donné des instructions claires au Comité des chefs d’état-major généraux des armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en vue de l’opérationnalisation de leur plan d’action commun.</strong>

Suite au sommet de Niamey, au Niger, du 6 juillet dernier, qui a marqué la création de la Confédération AES, les dirigeants des trois pays ont pris des mesures pour élaborer un plan d’action en matière de défense et de sécurité pour la région.

Ce plan a été conçu par des experts militaires des trois nations sous la direction des chefs d’état-major généraux : le Général de brigade Celestin Simporé du Burkina Faso, le Général de division Oumar Diarra du Mali et le Général de brigade Moussa Salaoua Barmou du Niger.

Le 5 novembre 2024, lors d’une réunion tenue à Bamako, les chefs militaires ont examiné et validé les conclusions du travail des experts. L’après-midi de ce même jour, ils ont présenté les résultats de leurs travaux au président Goïta, lors d’une audience au palais de Koulouba. L’objectif était de recevoir des orientations supplémentaires pour mettre en œuvre le plan d’action adopté.

Le Général Moussa Salaoua Barmou, chef d’état-major général des armées du Niger, a précisé que ce plan vise à renforcer la sécurité de la région, confrontée à des menaces de terrorisme, de criminalité transnationale et de déstabilisation. « <em>La sécurisation de nos espaces est essentielle pour permettre à nos populations de se concentrer sur ce qui est fondamental : leur développement</em> », a souligné le Général Barmou, tout en assurant que des stratégies concrètes ont été élaborées en ce sens.

Le président Goïta a donné des instructions précises pour garantir la mise en œuvre de ces mesures. <em>« Les terroristes, les trafiquants et les groupes armés ne nous attendent pas</em> », a ajouté le Général Barmou.

Il a donc souligné l’urgence de concrétiser ce plan d’action, avec des opérations à grande échelle qui seront menées pour assurer la sécurité des populations et des biens dans l’espace AES. Le général a également appelé les citoyens des trois pays à renforcer leur résilience et à continuer à faire confiance aux forces de défense et de sécurité de la Confédération AES.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Ministre Abdoulaye Diop :  « Les pays occidentaux cherchent à détruire le Mali en raison de sa coopération avec la Russie »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-ministre-abdoulaye-diop-les-pays-occidentaux-cherchent-a-detruire-le-mali-en-raison-de-sa-cooperation-avec-la-russie-3084329.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est exprimé le 10 novembre 2024 à Sotchi, lors de la première Conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique.</strong>

Le chef de la diplomatie malienne a vanté à cette occasion les avancées de la coopération russo-malienne dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de la défense.

Les pays occidentaux cherchent à détruire le Mali en raison de sa coopération avec la Russie, a-t-il dit, regrettant, ce qu’il a appelé, l’alliance « <em>de certains de nos frères du continent</em> »à cette vague occidentale, surtout dans le groupe de la CEDEAO.

Notre pays considère la Russie comme un partenaire de coopération et non une puissance animée par des visées coloniales, dont les promoteurs devaient abandonner en premier cette perception erronée des choses, a-t-il précisé.

Aujourd’hui, notre pays dit à l’Occident qu’il parvient tout seul à sa souveraineté et refuse qu’on lui applique la logique néocoloniale, a affirmé le Chef de la diplomatie malienne.

Selon lui, le Mali a la chance d’avoir le soutien de la Russie dans une période de défis imposés par l’Occident, notamment au niveau du Conseil de sécurité. Les positions des Nations Unies concernant notre pays après le coup d’État de 2021<em> « s’inscrivaient pour la plupart dans le contexte de la thèse occidentale, née d’une nouvelle tentative de colonisation du continent africain, poursuivant le chemin des époques coloniales précédentes </em>», a conclu, le Ministre Abdoulaye Diop.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition au Mali : Des populations désemparées et désabusées ne sachant plus à quel saint se vouer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-au-mali-des-populations-desemparees-et-desabusees-ne-sachant-plus-a-quel-saint-se-vouer-3084324.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 10:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 18 août 2020, suite à des séries de manifestations populaires contre le régime de feu IBK, un groupe de jeunes officiers supérieurs de l'armée prend le pouvoir. Ce fut une liesse populaire et le peuple nourrissait le rêve de voir son sort s'améliorer. Hélas, ce n'était que du mirage, car quatre ans après, force est de reconnaître que c'est la déception qui se généralise au niveau des différentes couches socio-professionnelles.</strong>

Au Mali, il est de coutume de constater que tous les changements de régime opérés par un coup d'État militaire ont été bien accueillis par les populations dans sa grande majorité. Le coup d'État militaire du 19 novembre 1968 conduit par le Lieutenant Moussa Traoré contre le régime socialiste du premier président Modibo Keïta, a été qualifié à l'époque de salutaire au motif qu'il a permis au peuple de retrouver la liberté. Vingt-trois (23) ans après, ce fut un autre coup d'Etat militaire perpétré contre le Général d'armée Moussa Traoré par le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT) à la suite d'une série de manifestations violemment réprimées. C'était le 26 mars 1991. C'est à partir de cette date que fut instaurée la démocratie multipartite au Mali, ouvrant ainsi la compétition électorale pour accéder aux différents niveaux de pouvoir (Mairies, Assemblée nationale, Présidence de la république). Pendant trente ans (30) ans, il en fut ainsi jusqu'à ce qu'un autre coup d'État militaire qualifié de plus "bête" du monde ne vienne mettre un terme à cette vie démocratique. C'est un coup d'État mené par le capitaine Amadou Haya Sanogo (actuellement Général de corps d’armée) à quelques semaines seulement de la fin du second mandat du président démocratiquement élu (feu Amadou Toumani Touré). Sous la pression de la communauté internationale, les auteurs de ce coup d'État ont été contraints d'abandonner le pouvoir au profit d'une transition civile qui a organisé des élections démocratiques ayant conduit à l'élection d'un président démocratiquement élu en la personne de feu Ibrahim Boubacar Keïta.

Ainsi, le pays signe son retour dans le giron des  nations démocratiques. Cela n'a pas duré. Car avant la fin du mandat de feu IBK, un autre coup de force militaire mit fin au processus démocratique. C'était dans la nuit du 18 au 19 août 2020.

A la tête de ce putsch, quatre colonels et un colonel-major sous la houlette de Colonel Assimi Goïta. Sous la pression de la communauté internationale, les jeunes officiers se mettent en retrait en choisissant un vieil officier à la retraite pour diriger la transition de 18 mois demandée par la communauté internationale.

Le 24 mai 2021, à la stupéfaction de tout le peuple, l'on assista à un autre coup de force perpétré par les mêmes  colonels  contre le président de la transition, Colonel-major d'aviation Bah N'Dao. Ces colonels ont qualifié ce coup de force de "<em>rectification de la trajectoire de la transition</em>". En d'autres termes, ils ont pris l'effectivité du pouvoir en installant à la tête de l'État Colonel Assimi Goïta, devenu depuis le 26 octobre 2024 Général d'armée.

Du 24 mai jusqu'à récemment, le régime militaire était adulé par la majorité des maliens. Cependant depuis quelques moments, c'est la déception ; tant le régime n'arrive pas à régler les problèmes vitaux de la vie pour les populations. Le pire est que par la prise de certaines décisions, le pouvoir est en train d'augmenter exponentiellement le nombre de mécontents.

<strong>Un régime militaire auquel le peuple se reconnaissait </strong>

A la prise effective du pouvoir par Général d'armée Assimi Goïta, la population malienne, dans sa grande majorité a applaudi. Le pouvoir, de son côté, ne manquait pas de thème de propagande pour mobiliser le peuple en sa faveur. Tout a commencé par faire croire aux maliens que toute la source du malheur du Mali vient de la France et de ses suppôts africains et au-delà de l'occident. Ainsi débuta une campagne anti-française et occidentale. Le peuple a été amené à demander, dans un premier temps, le départ du Mali des troupes militaires françaises dénommée "Barkhane " et dans un second temps des forces militaires européennes dénommées "Takuba". Face à une série de vives contestations des populations, la France a été obligée de retirer ses troupes du Mali. Il en a été de même pour les forces européennes. Après les épisodes français et européen, les autorités de la transition se sont tournées vers les forces onusiennes (MINUSMA: Mission des nations unies pour la stabilisation du Mali). Déçues de la prestation de ces forces au Mali, les populations ont multiplié les pressions pour que ces forces puissent quitter le Mali. Les autorités ont prêté une oreille attentive à cette demande populaire. Du haut de la tribune des nations unies, les autorités maliennes ont demandé le départ illico du Mali des forces onusiennes. Une demande que l'ONU (Organisation des nations unies) a acceptée. Ainsi, les forces onusiennes ont quitté le territoire malien. Auparavant, il faut noter que suite aux sanctions économiques et financières imposées au Mali par la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest) et l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), les autorités de la transition ont appelé le peuple à un sursaut national. Ainsi, le 14 janvier 2022, de géants meetings sont tenus à Bamako et dans les capitales régionales pour protester contre ces sanctions. Ce fut, il faut le reconnaître, une totale réussite. Ainsi, les autorités en ont profité pour décaler que cette journée est désormais instituée comme "<em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em>". En somme, c'est le sentiment nationaliste et la fierté du peuple qui sont constamment utilisés pour détourner les populations des problèmes quotidiens. Ainsi, tout tourne autour de la fierté nationale et de la peur d'un ennemi extérieur. Les opposants politiques et les intellectuels libres, qui osent donner des avis critiques voire contraires sur la situation du pays sans tomber dans la propagande d'État, sont désignés comme responsables du mal dont souffre la nation. Ce détournement du nationalisme politique a permis aux autorités de la transition de justifier des politiques de terreur et de répression pour renforcer son soutien. Hélas, les maliens croupissant de plus en plus sous le poids de la misère, ont commencé à comprendre.

<strong>La crise énergétique et d'autres problèmes ont exaspéré les populations</strong>

L'on ne cessera de dire que la crise énergétique, qui s'est peu à peu installée dans le pays, a commencé à diminuer la ferveur des populations pour un régime incapable de trouver des solutions. Cette crise a entraîné des milliers de chefs de famille dans la précarité dans la mesure où leurs entreprises ont fermé. Les petits commerces de poisson ou poulets congelés, les vendeuses d'œufs frais ou de jus frais ont vu leurs activités au point mort.  En plus de la crise énergétique, la rareté des ressources financières ainsi que la flambée des produits de première nécessité ont accéléré la paupérisation des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. A titre d'exemple, le kilo du haricot a exponentiellement augmenté jusqu'à 1300 F CFA, du jamais vu au Mali. Comme si cela ne suffisait pas, les autorités, au lieu de chercher des solutions rapides à ces problèmes, en rajoutent avec la prise de décisions qui enfoncent davantage les populations dans la misère. Il s'agit, entre autres, de la nouvelle immatriculation des véhicules à moteur, de l'interdiction d'exportation de la noix de karité, de l'arachide, du sésame, etc. Une autre décision catastrophique est celle du déguerpissement des sept (7) marchés à bétail (Garbal) de la capitale. Avec ce déguisement qui s'est fait avec des méthodes musclées, c'est la pierre d'emploi pour des milliers de chefs de familles : du simple intermédiaire au vendeur de bétail en passant par les gargotières installées autour, les vendeurs de cordes, etc.

Au finish, les populations commencent à exprimer leur ras-le-bol face à la situation économique dégradante. Ce qui les déçoit davantage, c'est ce qui se passe chez les pays voisins de l’AES. Par exemple au Niger, les autorités ont drastiquement réduit les coûts de certains produits vitaux et taxes : céréales, ciment, carburant, gaz domestique, frais de dédouanement des motos, etc.

En tout cas, il urge pour les autorités de la transition du Mali de changer de fusil d'épaule pour reconquérir la sympathie des populations à leur  endroit.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marché des nouvelles plaques d&amp;apos;immatriculation :  Le Ministère des Transports abandonne en plein vol la Société Yattassaye et Fils</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/marche-des-nouvelles-plaques-dimmatriculation-le-ministere-des-transports-abandonne-en-plein-vol-la-societe-yattassaye-et-fils-3084326.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 10:57:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Ministère des Transports et des Infrastructures, à travers un communiqué en date du 30 septembre 2024, a informé l'opinion nationale du lancement des opérations de la nouvelle immatriculation des véhicules automobiles et engins motorisés. Auparavant, il avait annoncé que la fabrication de nouvelles plaques se fera au Mali par des maliens. A la grande surprise de tous, c'est une nouvelle entrée qui a bénéficié du marché de fourniture de ces plaques.</strong>

Selon des sources bien introduites, ledit marché a été conclu par entente directe avec une  entreprise malienne dénommée « Djiguiya Signature », prétendument revêtue d’un costume de représentant d’une entreprise Allemande du nom de « <em>EHA Hoffmann Gmbh</em> » pour un montant  de 3,5 milliards FCFA (3 525 217 215 F). Cette entente directe a été faite au détriment  d’une autre entreprise malienne, la Société YATTASSAYE-FILS qui est détentrice, depuis 1996, d'une convention de délégation de service public toujours en cours. Donc, il y a eu manifestement une violation des textes voire un tripatouillage que sont l'ordonnance n°2022 -008 /PT –RM du 11 mars 2022 et le Décret n°2022 -0142 /PT-RM du 11mars 2022.

<strong>Que disent ces textes de lois?</strong>

L'ordonnance porte sur la création de la de la Direction générale des transports (DGT) et le décret sur l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction Générale des Transports. En effet, ce décret confère à cette direction un pouvoir qui n’est pas prévu par le texte qui l’a créée. Ainsi, il ressort que la Direction Générale des Transports a pour missions d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports, de veiller à en assurer l’exécution et le contrôle technique de tous ceux qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Si l’ordonnance confirme ainsi le rôle de Régulateur du Gouvernement, le décret, en autorisant la confection des plaques par la DGT, place cette  Administration dans une activité génératrice de ressources, donc à but lucratif. Ce qui est contraire au Code du commerce. L'article 27 du décret charge la Division immatriculation des véhicules routiers,  de la  délivrance des plaques d’immatriculation dans le cadre de l’opération « <em>SIGI DOLO</em> ». Du coup, le Ministère des Transports s'est totalement éloigné du contenu de l’ordonnance de création de la Direction Générale des Transports. Pour rappel , le gouvernement du Mali a concédé le service public relatif à la fourniture des plaques et d’emboutissage des caractères sur les plaques d’immatriculation à une société privée dans le cadre d’une convention de concession de service public pour laquelle le ministre en charge des transports intervient uniquement en qualité d’autorité de tutelle. Mais dans cette affaire, le Ministère en charge des transports s’est substitué indûment à la société concessionnaire en décidant de fabriquer des plaques d’immatriculation. Pourtant, une convention de délégation de service public la liait à cette société qui est la Société Yattassaye-Fils.

<strong>Malgré l'existence de cette convention, une autre entreprise a été mandatée</strong>

En 2018, la société YATASSAYE-FILS, soucieuse d’une bonne exécution de la convention et de l’efficacité du service public a pris l’initiative d’échanger avec les services techniques du ministère en charge des transports aux fins de proposer des solutions techniques de modernisation et de sécurisation des plaques dont les éléments essentiels ont été détournés par cette opération « <em>SIGI DOLO</em> ». Malgré cette bonne initiative, la société « <em>DJIGUIYA Signature</em> » a été choisie par le département ministériel. Cette société, qui prétend représenter le groupe allemand EHA Hofmann Gmbh, aurait pris connaissance de ce marché à  travers une demande exclusive de la Direction Générale des transports relative aux caractéristiques des équipements et des types de plaques d’immatriculation. Et, c’est par sa lettre n°0195 du 30 mai 2023 que le Directeur Général des Transports a proposé ce partenariat à la DGMP-DSP qui a donné son avis de non objection pour l’attribution de ce marché compte tenu de leur expertise dans le domaine. Or, ce sont des plaques d’immatriculation et des équipements d’emboutissage de caractères qui ont été livrés en lieu et place des équipements de fabrication de plaques d’immatriculation dont l’achat a été autorisé par le décret 2023 -672/PT-RM du 15 novembre 2023.

Par rapport aux liens entre « DJIGUIYA  Signature » et le groupe allemand, il faut signaler que le groupe EHA  Hofmann International Gmbh n’a jamais apposé sa signature sur le contrat de marché en cause, ni engagé de factures à payer par le Gouvernement de la République du Mali. Il est établi que c’est plutôt la Société Djiguiya Signature qui a établi en son seul nom par l’entremise de son gérant  l’acte d’engagement et le contrat de marché n° 05372/DGMP/DSP 2023 et délivré une facture. La possibilité est donc ouverte à une éventuelle surfacturation s’appuyant sur la vraie facture délivrée par le Groupe EHA Hofmann Gmbh prétendu cocontractant du Gouvernement du Mali.

En tout cas, au niveau de la Direction générale des Transports, tout n'est pas rose en termes de bonne gestion. La preuve est fournie par une vérification de performance sur la période 1996-2013 du vérificateur Général. Cette vérification déposée le 26 novembre 2014, semble avoir profondément accablé la Direction générale des transports.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentrée Scolaire 2024&#45;2025 :  Le Ministre d&amp;apos;État au secours de son collègue de l&amp;apos;Éducation nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/rentree-scolaire-2024-2025-le-ministre-detat-au-secours-de-son-collegue-de-leducation-nationale-3083397.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 10:25:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> La rentrée scolaire, prévue pour le 4 novembre 2024, a finalement eu lieu. Si les admis au DEF  (diplôme d'études fondamentales) donnant accès à l'enseignement secondaire ne connaissent pas jusqu'à présent leurs  nouveaux établissements d'accueil, les anciens ont repris le chemin de l'école. La rentrée scolaire, initialement prévue pour le 1er octobre, n'aurait pas pu se réaliser ce 4 novembre, n'eut été le coup de main du Ministre d’État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation venu au secours de son collègue de l'Education nationale apparemment dépassé par les évènements.</strong>

En effet, le Général de division Abdoulaye Maïga a pris une décision en prélude à la rentrée scolaire. Dans une lettre circulaire, rendue publique, le jeudi 24 octobre 2024, adressée aux gouverneurs de régions, aux préfets de cercles et aux sous-préfets d'arrondissement, le Ministre d'État, ministre de l'administration territoriale et des collectivités locales a instruit aux représentants de l'État dans les 19 régions administratives, dans le district de Bamako, dans les 159 cercles et 474 arrondissements d'effectuer des visites au niveau de tous les établissements scolaires. Ces visites ont pour objectif de faire le point de la situation de disponibilité de ces établissements.

Dans cette mission, Général Abdoulaye Maïga a demandé aux représentants de l'État de se faire accompagner par les responsables régionaux et locaux de l'éducation (directeurs d'académies, directeurs de centres d'animation pédagogique), de responsables de comités de gestion scolaire, de responsables régionaux et locaux de la santé, des forces de sécurité et de représentants de l'urbanisme. Il s'agira pour ces responsables de faire l'état des lieux des espaces scolaires permettant de savoir ceux qui sont disponibles pour accueillir les élèves et ceux qui nécessitent une réhabilitation.

Aussitôt dit, Général de division Abdoulaye Maïga a donné le premier pas en visitant des établissements scolaires de Bamako. Parallèlement, d'autres membres du gouvernement ont fait le même exercice au même moment. Ce coup de main est très précieux, car il va accélérer les préparatifs de la rentrée scolaire. Des préparatifs qui relèvent normalement  des missions régaliennes du ministère en charge de l'éducation. Cette décision du Ministre d'État vient donner un nouveau souffle aux efforts insuffisants du Ministre de l'Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, qui semble être essoufflé, ou dépassé par la situation ou encore découragé par le report de la date initiale.

<strong>Une décision d'ouverture des classes relevant de l'amateurisme</strong>

La date initiale de la nouvelle rentrée scolaire avait été fixée au 1er octobre 2024 par le Ministre de l'Education nationale sans tenir compte de l'occupation des espaces scolaires par les victimes des inondations, ni de l'effondrement ou de l'inondation de certains établissements scolaires. Pourtant, quelques jours après sa décision n°2024-0001216/MEN-SG datant du 30 août 2024 fixant le calendrier de l'année scolaire, le comité interministériel de gestion des crises et catastrophes avait publié son 6ème communiqué.

Dans ce communiqué en date du 11 septembre 2024, il a annoncé que durant la période du 06 au 12 septembre 2024,  il y a eu 27 cas d'inondations, 1817 cas d'effondrements. Ce triste bilan venait s'ajouter aux cas précédents, ce qui faisait au total 374 cas d'inondations, 29 644 cas d'effondrements et 179 949 personnes sinistrées. Malgré cette situation, le Ministre de l'Education nationale a maintenu sa décision de reprise de la rentrée scolaire. Et pourtant, les personnes sinistrées, victimes d'effondrements et d'inondations de maisons n'ont d'autres refuges que les établissements scolaires. Alors, Dr Sy Savané  n'était-il pas au courant de cette situation de catastrophe naturelle ? Si tel est le cas, les populations n'ont pas manqué de le rappeler, à travers notamment les réseaux sociaux.

Le cas de dame Alima Dioba Togola a retenu l'attention de l'opinion nationale. Elle a interpellé directement le ministre de l'éducation nationale en l'invitant à faire un tour dans quelques écoles pour se rendre compte que celles-ci sont soit inondées, soit occupées par les sinistrés. Une interpellation de ce genre ainsi que plusieurs autres à travers les réseaux sociaux et les antennes des radios privées ont pris place dans les conversations quotidiennes des populations. A cela, une folle rumeur a couru que la rentrée scolaire a été reportée. Ayant appris cette rumeur qui s'est très vite propagée, le Ministre de l'Éducation nationale, à travers un communiqué, a rappelé l'opinion nationale que la date du 1er octobre est maintenue.  Malgré la diffusion de ce communiqué, les populations n'ont pas baissé les bras. Elles ont continué à alerter les autorités en vue  d'un report de la date de la rentrée scolaire. Ce qui a porté fruit. Car à quelques jours de la date initiale du 1er octobre 2024, le Ministre de l'éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, est apparu au JT de 20h de l'ORTM pour annoncer le report de la rentrée scolaire au 4 novembre. Et ce jour-là, les téléspectateurs ont dû remarquer que c'est un ministre désabusé qui a lu le communiqué. On ne reconnaissait pas ce grand intellectuel, professeur d'enseignement supérieur de son état, tant il lisait le communiqué dans une voix cassée et hésitante comme si c'était un collégien qui lisait. Beaucoup de maliens se sont posés la question de savoir pourquoi c'est lui-même qui est venu lire le communiqué de report alors qu'habituellement c'est le présentateur du journal TV  qui en faisait la lecture, ou bien c'est le secrétaire général du Ministère de l'éducation nationale qui se chargeait de lire le communiqué. L'attitude du ministre lors de la lecture du communiqué s'expliquait, selon certaines sources, par le fait qu'il s'est senti humilié par ses employeurs, lui qui avait insisté, auparavant à travers un communiqué que la rentrée scolaire aura lieu à la première date indiquée qu'est le 1er octobre. Toujours selon les mêmes sources, il ne voudrait pas venir au JT pour se dédire, mais qu'il aurait été obligé par la hiérarchie, comme pour lui signifier que ‘<em>’c'est vous qui aviez dit que la date initiale est maintenue et vous allez dire que cette date ne l'est plus</em>’’. Quelle humiliation !

<strong>Point de l'état des lieux</strong>

C'est après ce camouflet que le Premier ministre, sur instruction du Président de la transition, a convoqué en réunion les membres du comité interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes. C'était le mardi, 22 octobre 2024 à la primature. La réunion avait pour objet de présenter la situation actualisée des écoles occupées, inondées, endommagées et/ou effondrées sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, à la date du 21 octobre 2024, 126 écoles étaient-elles occupées, 60 libérées, 23 non fonctionnelles mais occupées, 43 restantes à libérer. Au titre des écoles inondées, il y en avait 187 dont 137 libérées des eaux, 6 non fonctionnelles et 44 toujours inondées.

Quant aux écoles effondrées et endommagées, elles étaient au nombre de 263. Le mardi, 29 octobre 2024, une autre réunion s'est tenue pour faire le point sur les préparatifs en cours. Il ressort de cette réunion que sur les 126 écoles initialement occupées par des sinistrés, 103 ont désormais été libérées et sont prêtes à accueillir les élèves. Toutefois, 23 établissements restent encore occupés et ne sont donc pas fonctionnels.

Par ailleurs, parmi les 187 écoles affectées par les récentes inondations, 181 ont été libérées et rendues accessibles tandis que 6 demeurent non opérationnelles en raison des dégâts persistants. Toutefois, lors de la réunion du mardi 22 octobre, le comité a  fait des propositions de solutions qui ont déjà connu un début d’exécution selon les régions. Par exemple à Bamako, la distribution de tentes, le relogement des occupants des écoles dans des hôtels, à la Maison des pionniers, sous des hangars, sur le terrain de Badalabougou en plus de l’implication des maires et de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers dont l’UNICEF.

A l'analyse de tout ce qui précède, l'on comprend que le Ministre de l'Education nationale s'est hasardé à fixer la date de la rentrée scolaire au 2 octobre ; sans au préalable se rassurer de la situation physique des établissements scolaires. Il a péché par amateurisme, sinon comment comprendre qu'un intellectuel de haut niveau comme lui et de surcroît qui a longtemps séjourné à l'extérieur du Mali, passe à côté. Dr Amadou Sy Savané est-il l'homme qui pourrait relever le défi de l'éducation nationale au Mali ?

Pas sûrement, surtout que la rentrée scolaire de cette année semble être compromise avec une éventuelle grève de la synergie des syndicats de l'éducation signataires du 15 octobre 2016, une puissante plateforme syndicale qui peut complètement paralyser la marche de l'école.

<strong>Mariam Konaré</strong>

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<item>
<title>Affaire du retrait du véhicule de l’ancien Premier ministre Moussa Mara :  Un Quiproquo qui enflamme le débat public</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-du-retrait-du-vehicule-de-lancien-premier-ministre-moussa-mara-un-quiproquo-qui-enflamme-le-debat-public-3083394.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 10:05:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'affaire du retrait du véhicule affecté à Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali, agite les sphères politiques et l’opinion publique. Ce qui, au départ, semblait une simple procédure de restitution de véhicule de service s'est transformée en une controverse marquée par des échanges de versions entre l’ancien Premier ministre et le cabinet actuel de la Primature dirigé par Dr Choguel Kokalla Maïga.</strong>

Dans un communiqué officiel, la Primature a réfuté les allégations selon lesquelles un retrait du véhicule aurait été ordonné par le Premier ministre. Elle précise que le chauffeur de Moussa Mara aurait volontairement ramené le véhicule au parc auto, où on lui aurait même conseillé de repartir avec, faute d’instructions claires.

Cependant, la version de Moussa Mara diverge. Selon lui, son chauffeur aurait reçu un appel direct du Colonel Mohamed Samaké, chef de cabinet défense du Premier ministre, lui demandant expressément de restituer le véhicule, le 30 octobre.

Face à cette divergence, Moussa Mara, tout en se conformant à la demande, appelle le Premier ministre à faire toute la lumière sur cet imbroglio. Il demande que les responsabilités soient clarifiées, afin d'éviter des tensions inutiles en cette période de crise que traverse le Mali.

Cette affaire, qui semblait mineure, soulève désormais une question plus large : si la Primature n'a donné aucune instruction, qui est à l'origine de cette demande de restitution ?

L’incident illustre le besoin de transparence et de coordination au sein des institutions gouvernementales, et pourrait bien appeler des "conséquences" comme le suggère Moussa Mara.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recouvrement des taxes et impôts :  Des opérateurs économiques, bientôt, au gnouf !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/recouvrement-des-taxes-et-impots-des-operateurs-economiques-bientot-au-gnouf-3083389.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 10:01:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les prochains jours, dans le monde des affaires, seront chauds. Et même très chauds. Les services fiscaux envisagent de lancer une « <em>opération coup de poing </em>» contre certains opérateurs économiques. A Bamako, mais aussi dans les capitales régionales. Et cela dans l’objectif de renflouer les caisses du Trésor Public. C’était, à l’issue d’une rencontre entre les responsables du fisc et les « <em>argentiers </em>». Du moins, si l’on en croit une source, généralement, bien informée. Dans leur message, les responsables des services de recouvrement et de l’assiette de l’Etat appellent à la lutte contre ceux qu’ils qualifient de « <em> mauvais payeurs</em>» et  « <em>corrupteurs</em> ».</strong>

Au terme de cette réunion, toutes les difficultés du monde des affaires ont été évoquées : la fiscalité l’endettement de certains opérateurs économiques et hommes d’affaires, vis- à vis des Banques ; la gestion des marchés publics ; les relations entre secteur privé et public etc.

Mais les points qui ont, le plus, retenus l’attention des opérateurs économiques et l’Administration restent l’endettement de certains « <em>argentiers</em> » vis-à-vis des services des impôts.

Car, le recouvrement des droits et taxes dus à l’Etat a toujours, été la pomme de discorde entre le privé et l’Administration. Et les hommes d’enfer, pardon les d’hommes d’affaire, n’y sont pas allés avec le dos de la gamelle : « <em>le secteur privé ne peut se taire sur des actes de corruption qui caractérisent encore une partie de notre Administration. Le paiement de frais non prévus par les lois et règlement, le prix du carburant obligatoire, l’inévitable prix de la cola...Voilà, autant de supplices quotidiens, que subissent les opérateurs économique</em> », clamaient les hommes d’affaires devant un parterre d’hommes du fisc, lors de cette rencontre.

Ce message, adressé aux services de recouvrement et de l’assiette de l’Etat, a été capté par les « <em>satellites</em> » du service des Impôts. Ce dernier, las de se voir taxé de « <em>corrompu</em> », de son côté s’apprête à lancer une offensive généralisée sur le monde des commerçants détaillants ? Sauf miracle. Du moins, si l’on en croit un Chef de Centre des Impôts que nous avons rencontré. Le marché des régions seront mis sens dessus, dessous par un contrôle inopiné

Organisé par le service des Impôts et la Direction Régionale du Commerce –en collaboration avec la gendarmerie –plusieurs   commerces, au niveau des régions seront fermés pour non-paiement d’impôt ; soit vidés de leurs marchandises. Même chose, précisent nos sources, en ce qui concerne les régions de Ségou et Gao où, les auteurs de la fraude fiscale se comptent, désormais, par centaines.

Mieux, indiquent nos interlocuteurs, les autres régions du pays ne seront pas en reste.

Pour ces commerçants détaillants aussi bien que pour les « <em>endettés</em> » des Banques, c’est les propos des responsables du fisc qui engendrent ces contrôles intempestifs en vue, donc de leur malheur.

Le malaise est, grand dans le monde des affaires. Il s’empire, apparemment, de jour en jour. C’est pourquoi, certains opérateurs économiques épaulés par plusieurs centaines de commençants détaillants envisagent de prendre leurs responsabilités, afin que le « <em>monde des affaires</em> » soit, un et indivisible. Une décision, qui risque dans les jours à venir, de faire des étincelles.

Affaire à suivre et à poursuivre donc !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Général Assimi Goïta et la gestion du pouvoir :  Qui sont les personnes qui constituent le premier cercle très restreint autour de lui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/general-assimi-goita-et-la-gestion-du-pouvoir-qui-sont-les-personnes-qui-constituent-le-premier-cercle-tres-restreint-autour-de-lui-3083385.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 10:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du pouvoir au plus haut niveau ne se fait pas ex-nihilo. Ce sont différentes personnes qui jouent à divers niveaux un rôle prépondérant. Parmi celles-ci, il y a les très proches collaborateurs du prince du jour et les lointains qui tissent la toile en mettant en œuvre les stratégies élaborées par les premiers. Dans cet article, il est question des collaborateurs qui sont en contact quotidien avec le président de la transition.</strong>

Arrivé au pouvoir à la suite des manifestations populaires menées par le M5-RFP (Mouvement du 05 juin- Rassemblement des forces patriotiques), le tout nouveau Général d'armée s'est fait entourer par des éminences grises pour bien asseoir son pouvoir. Parmi celles-ci, l'on retrouve des officiers tout comme des civils, mais aussi des retraités comme de jeunes loups aux dents longues. Ces personnes constituent le tout premier cercle, un cercle restreint, sont peu ou pas connues du grand public. Pourtant, elles jouent un rôle prépondérant dans les prises de décisions affectant la vie de la nation. Qualifiées de personnes de l'ombre, elles sont au four et au moulin pour faire imposer aux populations et à la communauté internationale leur chef. Qui sont-elles ?

<strong>Général de division à la retraite Yamoussa Camara </strong>

Actuel secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale, cet officier supérieur de l'armée à la retraite a été connue du grand public lors du règne du Général de corps d'armée, Amadou Haya Sanogo qui a renversé le régime démocratiquement élu de feu Amadou Toumani Touré (ATT) à quelques mois de la fin de son deuxième mandat à la tête du Mali. L'ancien Directeur du Prytanée militaire de Kati qu'est le Général Yamoussa Camara a été dans un premier temps élevé au grade de Général avant d'être nommé Secrétaire général du Ministère de la défense et des anciens combattants. De ce poste, il est bombardé Ministre de la Défense et des anciens combattants dans le tout premier gouvernement dirigé par l'ancien navigateur interplanétaire Cheick Modibo Diarra.  Après l'élection présidentielle à l'issue de laquelle feu Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a été élu président de la République, il a été nommé Chef d'Etat-major particulier à la présidence de la République. A Koulouba, siège de la présidence de la République, il a eu maille à faire avec son successeur au département de la défense qui finira par être l'avant dernier Premier ministre de feu IBK. Il s'agit de feu Soumeylou Boubèye Maïga. Celui-ci a mis tout en œuvre pour faire partir Général Camara de son poste et par la suite, le faire emprisonner dans le cadre de l'affaire des bérets rouges tués lors de la confrontation entre deux factions de l'armée. Il y passa de nombreuses années en détention avant d'être élargi tout juste avant la prise de pouvoir par Général Assimi Goïta. A sa sortie de prison, il publia un livre intitulé : "Présumé Coupable : Ma part de vérité" qui fut un véritable best-seller. Dans cet ouvrage, il n'a pas raté de lancer l'attitude de l'ancien Premier ministre, feu Soumeyou Boubèye Maïga, à qui il a attribué son incarcération. Il l'a même traité de prédateur et qualifié d'être un « <em>Machiavel national</em> ». Selon des sources fondées, il était pressenti pour être le président de la transition à  la suite du coup d'État d’Assimi Goïta. Ayant raté cette opportunité en raison de sa situation judiciaire de l'époque, il a été récompensé par les tombeurs de feu IBK par sa nomination au poste de Secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale. Autrement dit, il est le conseiller spécial de Général Assimi Goïta en matière de sécurité. Ses avis et réflexions ont été pris à la lettre par le Chef de l'État de la République du Mali, surtout qu'il a été le directeur du Prytanée militaire au moment où Général Assimi Goïta et ses camarades étaient comme élèves.

<strong>Traoré Fatou Binta Diop </strong>

Cette ancienne chargée de mission au ministère des Affaires étrangères sous le magistère de Tiéman Hubert Coulibaly en 2017, est la fille d'un ancien conseiller spécial de feu le président IBK. Effacée et discrète, elle abat un travail titanesque dans le rayon électroménager t du Mali sur la scène internationale. Selon des sources, elle serait à l'origine  du retour d'Abdoulaye Diop à la tête de la diplomatie malienne. Depuis 2020, lorsque Général Assimi Goïta n'était que le vice -président de la transition, Mme Traoré Fatou Binta Diop était son conseiller diplomatique.

<strong>Général de brigade  Mamadou Lamine Mariko dit Laurent</strong>

Plus que discret et peu connu du grand public, l'actuel Chef d'Etat-major particulier du Chef d'État de la République du Mali occupe ce poste depuis juin 2021. C'est un homme de terrain connu des militaires qui est devenu l'un des principaux hommes de confiance de Général d'armée Assimi Goïta. Avant d’intégrer le cabinet présidentiel, il a commandé l’un des contingents des Forces armées maliennes (Fama) qui a repris Gao avec l’aide de l’armée française en 2013. C’est un grand stratège de guerre, d'après de sources militaires. Au-delà de la stratégie militaire, Mamadou Lamine travaille, comme Yamoussa Camara et le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, sur la stratégie informationnelle du pouvoir. Il a pour adjoint le colonel-major Mohamed Amaga Dolo de l’armée de l’air.

<strong>Ousmane Issoufi Maïga dit Pinochet </strong>

Comme de nombreux présidents du Mali avant lui, Assimi Goïta a fait appel à Ousmane Issoufi Maïga, figure incontournable du pouvoir malien depuis le début du XXIe siècle. Surnommé  « Pinochet », l’ancien Premier ministre d’Amadou Toumani Touré (2004-2007) a été choisi pour mettre en œuvre la politique de cohésion nationale. Après avoir piloté le dialogue inter-malien pour la paix en juillet dernier, il est désormais à la tête de la Commission nationale chargée de rédiger la charte pour la paix et la réconciliation. Sa fine connaissance des rouages de l’État, conjuguée à son expérience des arcanes du pouvoir, en font une pièce maîtresse dans la stratégie de Goïta pour s’assurer de la réussite de la transition.

<strong>Commandant Demba N’Daw </strong>

Le Directeur de cabinet (avec rang de ministre) est l’un des plus proches collaborateurs du chef de l’État. Issu de l’armée de terre et passé, comme ce dernier, par le Prytanée militaire de Kati, il était déjà aux côtés du président de l'ex-comité national de salut du peuple (CNSP)  lors de son accession à la vice-présidence en 2020. Surnommé amicalement « le silencieux », il gère l’agenda de Goïta et suit ses relations avec les formations politiques, les organisations de la société civile et les confessions religieuses. Après « <em>le putsch dans le putsch</em> » de 2021, Demba N’Daw a ainsi multiplié les rencontres avec les partis politiques et les forces vives de la nation, afin de rassurer ses interlocuteurs et justifier le second coup de force des colonels. Sur le terrain, il s’est notamment illustré pour sa contribution à la libération de Soumaïla Cissé, enlevé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM, branche locale d’Al-Qaïda) en mars 2020. Un succès qui lui a valu d’être nommé au grade d’officier de l’Ordre national du Mali en février 2021, au même titre que Kassoum Goïta, l’ancien patron des renseignements aujourd’hui dans le viseur du régime Assimi.

<strong>Alfousseyni Diawara</strong>

Nommé Secrétaire général de la présidence, depuis septembre 2023,   il a succédé à Mamadou Oulalé.  Auparavant, il a été conseillé spécial à la vice-présidence de la transition avant d'être nommé Secrétaire général adjoint en 2021. Cet ancien professeur de l’enseignement secondaire est impliqué dans l’essentiel des projets de refondation de l’État. Chargé de mission au ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’État entre 2004 et 2007, il a participé à la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CNRC) et au Comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation.

<strong>Aguibou Dembélé </strong>

C'est est une figure du cabinet civil d’Assimi Goïta connue du grand public. Il est le porte étendard des œuvres sociales du président de la transition. C'est lui qui a succédé au colonel Assa Badiallo Touré devenue Ministre de la Santé et du développement social. Aguibou est le fils de l'homonyme de Général Assimi Goïta. Le père d'Aguibou s'appelle feu Assimi Dembélé. Il a été officier de cabinet au Ministère de la défense.

<strong>Ibrahim Alassane Maïga </strong>

C'est le tout dernier Directeur du protocole de la présidence de la République nommé par feu IBK. Il a été le tout premier Directeur de protocole de la présidence de la transition et il y demeure toujours. Aux côtés du tout premier président de la transition, N'Bah Daw, Ibrahim Alassane Maïga partageait son rôle avec Samir Naman. Ce dernier qui fut le directeur du protocole de Pr Dioncoubda Traoré est un ami d'enfance de N'Bah Daw. Malgré la présence de Samir Naman dans la gestion du protocole, le jeune Maïga ne s'est pas découragé. Il a pleinement joué son rôle au risque de heurter son aîné. Certainement, c'est cette perspicacité qui aurait retenu l'attention du vice-président d'alors, le désormais Général d'armée Assimi Goïta. Dès que celui-ci a accédé à la présidence de la transition, il l'a maintenu à son poste et remercié Samir Naman. Toujours aux côtés du président de la transition, Ibrahim Alassane Maïga a su gagner la confiance de celui-là grâce à ses compétences protocolaires et diplomatiques. Très discret comme son mentor, il se murmure qu'il est souvent consulté par celui-ci sur des questions juridiques de haut niveau.

<strong>Lieutenant-Colonel Baba Cissé </strong>

Officier de la gendarmerie nationale ayant effectué des études en journalisme dans le mythique Centre d'Études supérieures en techniques de l'information (CESTI) de Dakar (Sénégal), il occupe le poste de  conseiller spécial du Président de la transition chargé de la communication. Il a commencé à accompagner le Général d'armée Assimi Goïta depuis que celui-ci était vice-président de la transition. C'est au Lieutenant -colonel Cissé qu'il est revenu la lourde tâche d'exposer à l'opinion nationale et internationale les raisons du coup d'Etat qui a évincé le premier président de la transition et son premier ministre. D'un calme olympien et sans panique et devant un parterre de journalistes, il a livré le communiqué dans un style compréhensible. C'est avec lui que beaucoup d'intellectuels ont découvert l'expression <em>" le président de la transition et son premier ministre sont mis hors prérogatives</em>", une façon de dire que les concernés ont été destitués de leurs postes. Le conseiller spécial de Général d'armée Assimi Goïta connait très bien le secteur de la presse au Mali ainsi que la communication dans l'administration publique pour avoir très longtemps séjourné dans la cellule de communication du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Il faut noter que d'autres très proches collaborateurs du Général d'armée Assimi Goïta, œuvrent inlassablement dans l'ombre pour consolider son pouvoir. Au sein du gouvernement, il y a la ministre de la Santé, Colonel Assa Badiallo Touré ; la ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou Camara et le Général Abdoulaye Maïga, Ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et Porte-parole du gouvernement.

Le Général Maïga, qu’il s’agisse de mener la charge à la tribune des Nations unies contre les pays jugés hostiles au Mali, ou de remplacer Choguel Kokalla Maïga au poste de Premier ministre, lors de son hospitalisation en août 2022, Assimi Goïta sait pouvoir compter sur Abdoulaye Maïga, le général de division, promu le 16 octobre dernier, et qui depuis est le porte-flingue de la transition malienne.

Décrit comme l’un des « hommes de confiance » du chef de l’État, Abdoulaye Maïga est, de fait, devenu une sorte de « Premier ministre bis » quand Choguel Kokalla Maïga « <em>est juste là pour inaugurer les chrysanthèmes</em> », raillent ses détracteurs.  S’il n’a pas participé aux coups d’État de 2020 et 2021, il a su se rendre indispensable.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marché des nouvelles plaques d’immatriculation des véhicules :  La violation des textes devient une banalité au département en charge des Transports</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/marche-des-nouvelles-plaques-dimmatriculation-des-vehicules-la-violation-des-textes-devient-une-banalite-au-departement-en-charge-des-transports-3083384.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 09:57:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des opérations de ré-immatriculation des véhicules automobiles et engins motorisés, le gouvernement du Mali a attribué un marché par entente directe à l'entreprise allemande EHA Hoffmann Gmbh qui serait représentée au Mali par la société "Djiguiya signature". C'est le décret N°2023-0672/PT-RM du 15 Novembre 2023 pris en Conseil des ministres qui l'annonça au détriment du partenaire historique qu'est la société Yattassaye-Fils. Depuis lors, le ministère des Transports passe à côté de la plaque</strong>

A en croire nos sources, ledit marché a été conclu par entente directe avec une entreprise malienne dénommée « <em>Djiguiya Signature</em> », prétendument revêtue d’un costume de représentant du groupe allemand  « <em>EHA Hoffmann Gmbh</em> » pour un montant  de 3.525 217 215 FCFA. Une certitude : la société « Djiguiya Signature » peine à justifier qu’elle a reçu mandat ou mission de l’entreprise allemande. Et tout porte à croire à un délit d’initié soutenu au sommet.

Décidemment, la transparence des attributions des marchés publics est encore mise à rude épreuve par ceux qui ont la charge de la traduire dans les faits en respectant la réglementation en vigueur. Et qui mieux que Mme la Ministre des Transports et des Infrastructures devait veiller à respecter scrupuleusement la loi ? Et qui est aujourd’hui au creux de cette affaire scabreuse ? La Ministre elle-même, Mme Dembélé Madina Sissoko.

Du coup, le partenaire historique lié au ministère des transports par une convention datant de 28 ans se retrouve privé de prestations et cela en violation des textes en vigueur.

En effet, la convention entre la société Yattassaye -Fils et le gouvernement a été signée le 05 mars 1996 et a pour objet la concession en exclusivité, sur toute l’étendue du territoire national, du service public relatif à la fourniture de plaques standardisées réglementaires et emboutissage de caractères d’immatriculation des véhicules. C'est dans le cadre de la bonne exécution de cette convention que la société Yattassaye-Fils a initié une rencontre avec le Ministère des Transports en vue de proposer des innovations en termes d'immatriculation afin que le Mali soit au même niveau que ses voisins. Pour ce faire, elle a adressé au Ministre des Transports une correspondance dont l'objet est de proposer un projet de modernisation et de sécurisation des plaques d'immatriculation des automobiles (Lettre N°05/SYF/10/18 du 29 octobre 2018).

En réponse, le ministre de cette époque, a donné son accord tout en demandant à la société Yattassaye-Fils de se concerter avec ses services techniques (Lettre 00138/MT-SG sub 08 novembre 2018). Ainsi, le 28 décembre 2018 et le 02 janvier 2019, les experts de la Direction nationale des transports, terrestres, maritimes et fluviaux et ceux de la société Yattassaye-Fils se sont retrouvés dans la salle de réunion de ladite direction pour une séance de travail.

A l'issue des travaux de cette concertation, les experts ont convenu de plusieurs points comme l'apposition du drapeau du Mali de façon visible sur la plaque, le marquage au laser d'une numérotation continue pour l'individualisation de chaque plaque, l'apposition d'un sticker en pièce rapporter de dorme rectangulaire, la relecture du cahier des charges qui a pris en compte l'immatriculation des tricycles, la suppression des plaques de types D et E pour être conforme avec les autres États de la  CEDEAO et de l'UEMOA.

Mieux, les experts ont convenu sur les propositions de prix des plaques en raison de trois principaux faits: la monnaie allemande "<em>le Deutsche Mark</em>" a laissé la place à l'euro, la dévaluation du FCFA en 1994 suivie de l'introduction de l'euro dans les échanges internationaux et ceux dans l'espace UEMOA, l'augmentation significative du coût de l'aluminium qui est la matière de base des plaques.

Malgré cette belle rencontre à l'initiative de la société Yattassaye-Fils, les nouveaux maîtres du département des Transports sont allés chercher une autre société pour lui attribuer le marché de fabrication et de fourniture de plaques. Un marché qui a été attribué par entente directe alors que les conditions pour ce type de marché n'étaient pas du tout réunies. Une affaire décidée entre quatre murs par le département et la Direction des marchés publics. Une attribution qui n’a respecté aucune forme légale ou régulière malgré les prétentions de transparence affichées par nos autorités dans ce domaine. Mais le hic est que cette attribution a été faite par les princes du département des transports et dans les conditions les plus opaques. Aucune publicité n’a été faite de ce marché par la Commission de passation des marchés pour les infrastructures compétentes pour ce genre de marché. Preuve certaine qu’elle n’a jamais été saisie de ce dossier.

Pas la moindre trace d’un PV (Procès-Verbal) traitant de l’attribution de ce marché de plus de 3 milliards de francs CFA par le département. Rien ! Absolument rien. Rien encore du côté de la commission nationale de contrôle des marchés publics. Celle-ci n’a jamais autorisé ce marché de gré-à-gré comme le confirme les données à notre disposition.

Mais en remontant cette affaire, on apprend qu’au  ministère des Transports où tout s’est décidé en aparté, cette attribution n’a fait l’objet du moindre marché régulier malgré l’importance de l’enveloppe engagée, soit 3 525 217 215 de francs CFA.

On apprendra, en revanche, que c’est une attribution faite par les têtes couronnées du département des Transports à l’un de leurs <em>« proches ».</em> Un bienfaiteur, en l’occurrence. Ce dernier, « Djiguiya Signature » l’aurait confié (pour ne pas dire sous-traitée) à un fournisseur allemand spécialisé dans la commercialisation de dispositifs d’immatriculation des véhicules<strong>.</strong>

<strong>Conditions pour l'attribution d'un marché par entente directe </strong>

Selon  l’article 58.2 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2016, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public, un marché est conclu par entente directe « <em>lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une prestation nécessitant l’emploi d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire, dans le cas d’extrême urgence, pour les travaux, fournitures ou services que l’autorité contractante doit faire exécuter en lieu et place de l’entrepreneur, du fournisseur ou du prestataire défaillant; dans le cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une intervention immédiate, et lorsque l’autorité contractante n’a pas pu prévoir les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence; lorsqu’il ne peut être confié qu’à un prestataire déterminé pour des raisons techniques ou artistiques</em> ».

Dans cette affaire, l'on peut aisément constatée qu'aucune des conditions évoquées par cet article n'est réunie pour prétendre, attribuer par entente directe, le marché de fabrication et de fourniture de plaques d'immatriculation. En bloc, c’est le goût du lucre qui a prévalu dans l’exécution de ce marché de gré à gré par le Ministère des Transports et des Infrastructures.

Ce marché a été attribué directement comme s’il n’y avait aucune réglementation sur l’octroi des marchés publics dans notre pays. À quoi servent alors les lois et règlements allègrement piétinés.

Si le Ministère des Transports et des Infrastructures qui est garant de l’opération de ré-immatriculation des véhicules se livre à de telles pratiques, on peut considérer que le pari lancé par le président de la transition qui est le développement des entreprises nationales –et chaque jour démenti par les faits de la pratique– reste  un slogan creux. Le pari des opérations de ré-immatriculations au Mali est donc loin d’être gagné.

<strong>La société Yattassaye-Fils a rempli sa part dans la convention qui la lie à l'État </strong>

La convention du 05 mars 1996 prévoit le droit du concédant à sa résiliation sans aucun préjudice en cas d’inobservance ou de transgression par le concessionnaire des clauses et du cahier de charges constatée après une mise en demeure restée sans effet dans un délai de trente (30) jours. Aussi, le concédant peut tout aussi résilier la convention si par négligence, incapacité ou mauvaise foi, le concessionnaire compromettait l’intérêt général, la qualité ou la continuité du service public concédé. La convention prévoit aussi  la possibilité de déchoir le concédant sans indemnités en cas de sous-traitance de tout ou partie du service concédé, d’abandon du service concédé, de fraude ou de malversation ou s’il est déclaré en faillite ou mis en liquidation judiciaire, et si, il n’est pas autorisé par le tribunal à poursuivre l’exploitation.

Quant au retrait et à la suspension de l’agrément technique, ils sont prévus dans le cahier des charges et n’interviennent que lorsque le titulaire procède à l’emboutissage et à la fixation de faux numéros sur des véhicules ne disposant pas de documents légaux délivrés par les autorités compétentes.

En 28 ans de partenariat, la société Yattassaye-Fils n'a aucunement violé aucune des dispositions de la convention. Comment comprendre que subitement, l'État, à travers le Ministère des Transports et des Infrastructures, lui lâche au profit d'une autre société, quand bien même que dans le code des marchés publics et la convention prévoit la tacite reconduction ?

Selon ce texte de lois, le régime de la reconduction est fixé par le marché lui-même. Dans le silence du marché, la reconduction est tacite. Le principe de la reconduction est, nécessairement, initialement prévu par le marché, c'est pourquoi son titulaire ne peut refuser sa reconduction.  La convention, aussi, prévoit la tacite reconduction. D'une durée de sept (7ans), elle peut être reconduite pour une durée renouvelable de cinq (5) ans.

Malgré tout, le Ministère des Transports et des Infrastructures, dans sa lettre N°174/MTI-SG en date du 26 juillet 2022, a signifié son intention de mettre fin au partenariat avec la société Yattassaye-Fils.

Toutefois, dans sa correspondance, il ne fait mention d'aucune défaillance contractuelle de la part de la société Yattassaye-Fils. Celle-ci, en réponse, a adressé un mémorandum en guise de protestation contre cette intention. Après  cette lettre d'intention, le Conseil des ministres a pris un décret (décret N° 2023-0672/PT-RM du 15 novembre 2023) permettant ainsi au Ministère des Transports de "lâcher en plein vol " la société Yattassaye -Fils.

<strong>Un tripatouillage des textes pour attribuer le marché </strong>

En plus de la convention, il y a eu manifestement une violation voire un tripatouillage des textes que sont l'ordonnance N°2022 -008 /PT–RM du 11 mars 2022 et le Décret N°2022 -0142 /PT-RM du 11 mars 2022. L'ordonnance porte sur la création de la Direction générale des transports (DGT) et le décret sur l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction Générale des Transports.

En effet, ce décret confère à cette direction un pouvoir qui n’est pas prévu par le texte qui l’a créée. Ainsi, il ressort que la Direction  Générale  des Transports a pour missions d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de  transports, de veiller à en assurer l’exécution et le contrôle technique de tous ceux qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Si l’ordonnance confirme ainsi  le rôle de Régulateur du Gouvernement, le décret, en autorisant la confection des plaques par la DGT, place cette  Administration dans une activité génératrice de ressources, donc à but lucratif. Ce qui est contraire au Code du commerce.

L'article 27 du décret charge la Division immatriculation des véhicules routiers,  de la  délivrance des plaques d’immatriculation dans le cadre de l’opération « SIGI DOLO ».  Du coup, le Ministère des Transports s'est totalement éloigné du contenu de l’ordonnance de création de la Direction Générale des Transports.

Pour rappel , le gouvernement du Mali a concédé le service public relatif à la fourniture des plaques et d’emboutissage des caractères sur les plaques d’immatriculation à une société privée dans le cadre d’une convention de concession de service public pour laquelle le ministre en charge des transports intervient uniquement en qualité d’autorité de tutelle.

Mais dans cette affaire, le Ministère en charge des transports s’est  substitué indûment à la société concessionnaire en décidant de fabriquer des plaques d’immatriculation. Pourtant, une convention de délégation de service public la liait à cette société qui est la société Yattassaye -Fils.

Au regard de cette violations flagrante des textes par celui qui doit en être le garant, la société Yattassaye-Fils a décidé de saisir la justice. Il faut rappeler que dans un récent passé, elle avait fait le même exercice en attaquant devant la section administrative de la cour suprême la décision N°13-027/ARMDD-CRD de l'Autorité de régulation des marchés publics et délégation de service public. La  Cour, dans son Arrêt N° 335 du 24 octobre 2013, lui avait donné raison.

Pour recouper nos informations, somme toute accablante, nous avons tenté de rentré en contact avec la société « Jiguiya Signature » et le département en charge des Transports. Mais ce fut peine perdue.

En attendant, le ministère des transports est secoué par le scandale de ce marché de gré-à-gré de plus de 3 milliards de francs CFA, à la lumière de sa sous-traitance à la société "Djiguiya signature".

Dossier à suivre !

<strong>Arouna Traoré</strong>

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<title>Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 :  Les causes profondes qui amènent le Ministère des Sports d’écarter le CNOSM des préparatifs</title>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 16:19:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) vient d’être mis à l’écart des préparatifs de la participation du Mali aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Cette décision, prise par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, devrait faire suite aux résultats décevants du Mali lors des derniers Jeux Oympiques de Paris 2024 et à des divergences sur la gestion des fonds alloués.</strong>

Par l’arrêté n°2024-0068/MJSCICCC-SG, le ministre Fomba a officialisé la création d’un nouveau Comité de Pilotage chargé de la « <em>Vision Olympiade 2028</em> ». Ce comité, dont la mission est de préparer les sportifs maliens pour Los Angeles 2028, prendra désormais en charge la détection des talents, la préparation physique et mentale des athlètes, ainsi que la mobilisation des ressources nécessaires. Cette décision marque une rupture nette avec le CNOSM, qui était jusqu’alors en charge des préparatifs olympiques.

Le ministère reproche à cette instance des dysfonctionnements majeurs, notamment la mauvaise gestion des fonds alloués pour les Jeux de Paris. Le CNOSM affirme n’avoir reçu que 93 millions de FCFA sur les 360 millions annoncés par l’État, une déclaration qui a jeté de l’huile sur le feu dans les relations entre les deux entités. L’échec cuisant des athlètes maliens, revenus des Jeux de Paris sans la moindre médaille, a accéléré cette décision. Aux yeux du ministre Fomba, la création d’un nouveau comité semble être la solution pour redresser la barre et éviter de reproduire les erreurs du passé.

Cependant, cette mise à l’écart du CNOSM, après ses olympiades à Paris, suscite des inquiétudes. Plusieurs observateurs du monde sportif malien se demandent si cette initiative ne serait pas motivée par un esprit de revanche, au détriment des sportifs eux-mêmes. Si les conflits institutionnels prennent le dessus, cela pourrait freiner les progrès du sport malien sur la scène internationale.

Pour le moment, les espoirs reposent sur ce nouveau Comité de Pilotage, qui aura la lourde tâche de redonner un nouvel élan aux préparatifs du Mali pour les Jeux olympiques de 2028. Mais seule l’efficacité des mesures entreprises par ce comité déterminera si cette décision est judicieuse ou précipitée. Les sportifs maliens, eux, n’ont plus le droit à l’échec.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>États Généraux du Football à Kayes : Une nouvelle ère pour le sport roi dans la Région</title>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 10:57:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les 8 et 9 octobre 2024, la ville de Kayes a accueilli les États Généraux du football régional, un événement historique qui a réuni les principaux acteurs du football local, sous l'égide de la Ligue régionale de football de Kayes, dirigée par le Dr Moussa Sow. Cet événement visait à doter la ligue d'un cadre stratégique solide pour la période 2025-2029, en vue de réorganiser et de relancer le football dans une région riche en potentiel, mais confrontée à de nombreux défis.</strong>

La cérémonie d'ouverture, marquée par la présence du Gouverneur de la région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a mis en lumière l'importance de cet événement. Le Gouverneur a souligné le soutien des autorités régionales et nationales, notamment la rénovation complète du stade Abdoulaye Macoro Sissoko, offerte par le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta.

<strong>Un diagnostic sans complaisance</strong>

Les participants ont procédé à une analyse approfondie des forces et faiblesses du football dans la région de Kayes. Parmi les forces, on note l'existence de clubs affiliés, de centres de formation et d'infrastructures sportives à Kayes, Kita, Bafoulabé, et d'autres localités. Cependant, des faiblesses majeures persistent, notamment l'état dégradé des infrastructures, le manque de compétitions pour les jeunes et les femmes, ainsi que l’insuffisance des ressources financières et matérielles.

<strong>Des axes stratégiques clairs</strong>

Les objectifs pour les quatre prochaines années sont ambitieux. La ligue régionale de Kayes entend créer un cadre de concertation pour tous les acteurs, renforcer la formation des entraîneurs et arbitres, développer des partenariats, réorganiser les championnats et valoriser les centres de formation. Le football féminin n'est pas en reste, avec des propositions visant à intégrer davantage les femmes dans les compétitions scolaires et universitaires.

<strong>Les défis à relever</strong>

Si les opportunités existent, notamment avec la présence d’entreprises minières et la diaspora, les menaces telles que la corruption des arbitres, l’insuffisance des sponsors, et l’insécurité dans les stades sont des obstacles majeurs à surmonter. Les recommandations incluent une meilleure gouvernance, une gestion financière saine, et une communication renforcée autour des actions de la ligue.

<strong>Vers une nouvelle dynamique sportive</strong>

Les États Généraux du football à Kayes ont jeté les bases d’une nouvelle ère pour le football régional. Avec une feuille de route claire et l'engagement de tous les acteurs, la région de Kayes aspire à retrouver sa place sur la scène nationale et internationale, tout en faisant du sport un vecteur de cohésion sociale et de développement local. Les quatre prochaines années seront décisives pour transformer ces ambitions en réalités concrètes.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rétrocession de Yatéla à l&amp;apos;Etat malien :  Les autorités nationales déterminées à faire briller l&amp;apos;or pour tous les maliens</title>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 10:28:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 17 octobre 2024, un accord a été signé concrétisant la rétrocession totale de la mine d’or de Yatéla à l’État malien. La cérémonie a eu lieu au Ministère de l'économie et des finances. Cette rétrocession fait suite à plusieurs rounds de discussions et de réajustements entre le gouvernement malien et les</strong> <strong>partenaires miniers.</strong>

«<em>Désormais, la Mine de Yatéla retourne définitivement dans le giron de l’Etat malien. Il pourra la transférer à la société SOREM qui pourra à son tour chercher un partenariat avec des Mines qui sont déjà à côté </em>», a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, Alhousséni SANOU, après la signature de la convention. C’est au franc symbolique que les sociétés Anglogold et IAMGOLD ont rétrocédé ce gisement au patrimoine de l’Etat Malien. Cette décision des autorités a pour objectif de renforcer la souveraineté nationale dans l’exploitation des ressources minières du pays. Le Mali, à travers cette acquisition, prend désormais le contrôle total des actifs et de la gestion de la mine, laquelle sera intégrée à la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali (SOREM-Mali SA), la compagnie publique créée à cet effet.  Autrement dit, la reprise complète de la mine de Yatéla par l’État malien vise non seulement à exploiter l’or. Cette initiative du gouvernement s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir une plus grande transparence et une meilleure gestion des ressources naturelles, conformément aux exigences du nouveau code minier adopté en 2023. En plus du transfert de propriété, l’Etat du Mali a bénéficié également du retour de 36 millions de dollars de fonds de fermeture de la Mine ainsi qu’un règlement du contentieux fiscal fixé à 2 milliards 500 millions.

<strong>Yatela, une mine qui était aux abois</strong>

Située à 25 km de Sadiola, dans la région de Kayes, la mine d’or de Yatéla a démarré ses opérations en 2000 après des recherches débutées entre 1996 et 1997. Initialement détenue à 80 % par la société SADEX, une filiale des groupes Anglogold Ashanti et IAMGOLD et à 20% par l’État malien, cette exploitation a joué un rôle important dans l’économie nationale et locale, contribuant à hauteur de 383 milliards de francs CFA jusqu’en 2018.

Cependant, en 2013, la société SADEX a annoncé la suspension des activités minières pour des raisons techniques, malgré l’existence de réserves exploitables. À partir de 2019, des négociations ont été entamées pour que l’État malien récupère les parts majoritaires, dans le but de préserver les emplois et d’assurer une exploitation durable des ressources restantes. En effet, malgré son potentiel important, la Mine d’Or de Yatéla est à l’arrêt depuis quatre ans. C’est pourquoi, Geoffrey GUSNEO Directeur d’Anglogold n’a pas manqué d’exprimer son émotion face à cette rétrocession qui va permettre, selon lui, de donner une nouvelle ère à Yatéla. En outre, les deux partenaires se disent disposés à saisir toute autre opportunité au Mali.

<strong>Yatela après Morila</strong>

Sans un Communiqué de presse conjoint en date du 16 mai 2024, les ministres en charge de l'Economie et des Mines ont porté à la connaissance de l'opinion nationale et internationale la signature de l'accord sur le projet de lithium de Goulamina et la mine de Morila entre l'Etat du Mali, GANFENG LITHIUM CO, LEO LITHIUM ET FIREFINCH. Dans le cadre de la résolution de la crise entre l'État et la mine de Morila, le communiqué précise qu'un accord a été conclu avec les sociétés GANFENG LITHIUM CO, LEO LITHIUM et FIREFINCH.

Dans cet accord, indique le communiqué, l'État malien  a obtenu des réparations en partie de l'opérateur australien FIREFINCH, suite à ses manquements liés à sa gestion de la mine de Morila. Des réparations qui consistent à rétrocéder la mine à un dollar symbolique à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM-SA), la compagnie publique malienne. En plus, Ganfeng s’est engagé à verser 60 millions de dollars au gouvernement malien, au nom de Leo et de Firefinch.

<strong>Après Morila, N’Tahaka a été attribué à la SOREM</strong>

Lors du Conseil des ministres du 28 août 2024, le gouvernement a octroyé un permis de recherche d’or à la SOREM.  L'attribution de ce permis permettra à cette compagnie nationale de mener des travaux de recherche en vue de découvrir un gisement économiquement exploitable. Le permis de recherche en question couvre une superficie de 97,41 km² à N’Tahaka, dans la région de Gao. N’Tahaka fait partie des zones d’intérêt identifiées par la compagnie lors de ses travaux de recherche géologique et minière dans le district géologique du Gourma Oriental.

<strong>La SOREM n'est pas seule à bénéficier de permis</strong>

Le 16 octobre 2024, lors de la session du conseil des ministres, des permis ont été octroyés à des sociétés étrangères non-étatiques. C'est le cas de  la société LGC EXPLORATION MALI-SARL  qui bénéficie d'un permis d'exploitation de grande mine d'or d'une durée maximale de 5 ans à Korali-Sud, Cercle de Sadiola, Région de Kayes. Le permis d’exploitation de petite mine qu'avait cette société a, selon le communiqué du conseil des ministres, été cédé à la suite de négociations avec le groupe Allied Gold à la SEMOS-SA. Cette dernière a bénéficié d'un renouvellement de son permis d'exploitation pour une durée de dix ans à l'issue du conseil des ministres du mercredi 09 octobre 2024. La seconde société, qui a bénéficié d'un permis lors du conseil des ministres du 16 octobre, est la société  MALICAN EXPLORATION-SARL. C'est un permis d'une durée de 02 ans de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Bakolobi, Cercle de Kéniéba. La troisième société bénéficiaire de permis lors du même conseil des ministres est la société B2GOLD MALI RESOURCES- SARL. Il s'agit d'un permis de recherche d'une durée de 03 ans portant sur l'or et les substances minérales du groupe 2.

Avec la prise de ces différentes décisions, force est de constater que l'État est réellement à pied d'œuvre pour la mise en œuvre du nouveau code minier afin de faire briller l'or pour tous les maliens. Il faut noter aussi qu'en application de ce code, l'État malien a pu avoir l'accord des sociétés minières qui devraient lui verser des centaines de milliards FCFA. La seule société qui voudrait se soustraire, Barrick Gold,  s'est vue contrainte de revenir à de meilleurs sentiments.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soins de santé au Mali :  Des cliniques privées fonctionnent dans le flou et l’informel</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/soins-de-sante-au-mali-des-cliniques-privees-fonctionnent-dans-le-flou-et-linformel-3081585.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 10:23:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Racket des malades, ordonnances kilométriques auxquelles s’ajoutent, parfois des bavures médicales. Du coup, au Mali, le serment d’Hippocrate fait place au serment… d’Hypocrite. </strong>

Les cliniques poussent au Mali, comme des champignons. Tantôt, dans des baraques insalubres ; tantôt dans des bâtiments, encore, en chantier ; ou dans des bâtisses malfamées. Mais dans un cas, comme dans l’autre, les patients sont victimes d’une souffrance double : une hémorragie financière et un service de piètre qualité.

Beaucoup de ces cliniques au Mali n’ont pas d’autorisation et elles exercent dans le flou et l’informel, c’est-à-dire dans l’illégalité totale.

Du coup, l’État doit procéder à un contrôle de ces cliniques ; surtout que des Écoles de Santé qui n’ont pas d’autorisation sont fermées.

Outre les frais de consultation exorbitants (7.500, 10.000F CFA…), les ordonnances sont rédigées à la tête du « <em>client</em> ». Au cours de la consultation, le médecin soumet le malade à une série de questions. Histoire de sonder son pouvoir d’achat ou le poids de sa bourse. Puis, tombe comme un couperet, une ordonnance kilométrique qui noiera le porte-monnaie du patient.

Et comme si cela ne suffisait pas, le médecin multiplie les rendez-vous. Mieux, à chaque fois, la même torture : délier les cordons de la bourse pour être consulté.

<strong>Horreurs médicales</strong>

Nombreux sont les patients, qui y ont laissé des plumes pour n’avoir pas eu sur eux, le calice réclamé par leur toubib traitant. Nombreux aussi, les malades qui se plaignent d’avoir déboursé des fonds, sans résultat.

Pire, certaines cliniques ne le sont que de nom : manque de kits, de personnel qualifié etc.

Pour tout équipement, certaines ne disposent que d’un bureau pour le toubib et d’une table, pour les injections.

S’agissant des accouchements, ils se passent dans des conditions…tragiques. Nombreux sont les époux qui ont été veuf, avant l’âge ; suite au massacre de leur seconde moitié par ces bourreaux, entendez ces bouchers.

Mais, dans tout ça, ce sont les médecins qui se frottent la blouse. Pendant que leurs malades passent l’arme à gauche, ils s’en mettent plein les poches.

C’est le cas, entre autres, de l’artiste Tata Diakité, décédée à la « <em>Clinique Pasteur </em>», des suites d’une amputation de la jambe. Et Fatoumata Matigui Keïta, à la « <em>Clinique Jasmine</em> ». C’était au cours d’un traitement, visant à déboucher ses trompes, avec de l’eau oxygénée. Depuis, les victimes à la pelle se poursuivent. Sans discontinuer.

Mais face à cette pagaille organisée, les autorités sanitaires gardent profil bas. Aucune enquête, aucun contrôle. Rien.

Pourtant, ce ne sont pas les plaintes qui manquent. Les victimes, aussi, qui n’ont plus que leur tombe pour pleurer.

En tout cas, la santé est très précieuse pour être confiée à des « <em>assassins</em> » en blouse. Serons-nous tentés de dire.

Car, comment appelle-t-on un médecin qui, après une intervention chirurgicale, oublie ses kits dans les entrailles de son patient ? Ou un toubib qui laisse mourir son malade, parce que ce dernier ne dispose pas de la somme, nécessaire à son traitement ? Un criminel ou un assassin ?

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteur des transports : Pourquoi la Ministre n&amp;apos;arrive&#45;t&#45;elle pas à relancer le trafic ferroviaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/secteur-des-transports-pourquoi-la-ministre-narrive-t-elle-pas-a-relancer-le-trafic-ferroviaire-3081583.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 10:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi, 19 octobre 2024, la Ministre des Transports et des Infrastructures a effectué une visite de terrain dans la localité de Kassaro, région de Kita. Dembélé Madina Sissoko était venue constater de visu les dégâts causés par les pluies diluviennes du 30 août 2024 sur la plateforme de support à la voie ferrée dans la gare et le pont de Kassaro. Une visite qui relance une fois de plus la question de la reprise du trafic ferroviaire qui est en passe de devenir un mirage pour les populations.</strong>

Onze (11) mois après l'arrêt du trafic ferroviaire, ce déplacement du ministre a mis en exergue de nouvelles difficultés auxquelles le département en charge des transports est confronté pour relancer le trafic ferroviaire. Cette visite a permis de faire des constats amers qui n'augurent pas de lendemains meilleurs pour les nostalgiques du train. En effet, les pluies diluviennes ont fait enlever la quasi-totalité du remblai de la voie sur plus de 100 mètres et, ont effondré le mur en retour du pont du côté de Kassaro. Elles ont aussi entraîné la chute de plus de 1,50m du tablier du pont du côté de Kassaro et, causé une grande ouverture entre la dalle et la culée du pont du côté de Sébékoro. Comme solutions, la ministre a annoncé, au micro de l'ORTM (Office de radiodiffusion et télévision du Mali), que des études détaillées seront initiées sur le pont endommagé en vue de sa reconstruction dans le cadre d’un programme d’urgence en cours d’élaboration au sein du ministère.

<strong>Une reprise du trafic ferroviaire suspendue depuis près d'un an</strong>

Après 5 années d'arrêt, le trafic ferroviaire avait repris en 2023.  Le dimanche 23 juillet 2023, le président de la transition, Colonel Assimi Goïta, a officiellement lancé la reprise du trafic ferroviaire. Mais, le tout premier voyage ferroviaire avait eu lieu auparavant. Ce premier voyage du train a quitté Kayes, le vendredi 9 juin 2023 pour arriver à Bamako, le dimanche 11 juin. Le trajet a duré environ 15 heures avec de nombreux arrêts. La dernière fois que le train avait sifflé au Mali date de mai 2018. Selon des sources, il aura fallu à l’Etat un investissement de plus de 6 milliards FCFA pour des travaux de rénovation des infrastructures et des matériels. Un montant que les autorités espèrent rentabiliser dans les deux années à venir grâce à une exploitation efficiente du train. Hélas, cette prévision ne se réalisera et la joie des nostalgiques du train n'a été que de courte durée. Car en novembre 2023,  la locomotive du train n°15 a subi un choc, survenu à environ 9 kilomètres de la gare ferroviaire de Mahina. Bien que cet incident, au départ, n’ait pas engendré de graves conséquences, il a finalement contraint le train voyageur à un arrêt. Depuis ce jour, le train n'a plus sifflé au Mali. Ce nouvel arrêt du trafic ferroviaire a amené de nombreux observateurs qui s’interrogent sur la capacité réelle de l’État, à faire face à cette situation, de douter s’il a les moyens de ses ambitions.

<strong>Associer les spécialistes pour réussir la reprise pérenne du trafic ferroviaire </strong>

La gestion du trafic ferroviaire est un article que seuls les spécialistes en ont la maîtrise. Le secteur ferroviaire est spécifique à l'image de l'armée. Imaginez que l'on mette un civil à la tête d'un détachement de l'armée, ce sera l'échec et le chaos. Car le civil en question n'a ni les compétences requises, ni l'expérience avérée pour gérer ce détachement.

A ce jour, il ressort de nos enquêtes que la question du chemin de fer est traitée sans les spécialistes de la question. Les cadres affecté à cette question par l'État n'ont ni les compétences requises, ni l'expérience. Au niveau du cabinet du Ministre des Transports, il n'y a aucun membre qui est spécialiste du chemin de fer. C'est la navigation à vue. Il se réalise que l'actuel Directeur général de la Société du patrimoine ferroviaire (SOPAFER) ne dispose d'aucune expérience ferroviaire. Il aurait été parachuté à la tête de l'entreprise qui a succédé à la mythique régie du chemin de fer du Mali (RCFM).

En tout état de cause, si les autorités veulent que les activités ferroviaires reprennent pour de bon, il urge qu'elles profitent de l'immense expérience de cadres n'ayant servi qu’à la régie du chemin de fer du Mali. Si certains sont décédés, d'autres sont actuellement à la retraite et sont très bien actifs. Ils sont prêt à répondre à l'appel de la patrie.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Direction Régionale de la Douane de Koulikoro à la traque des contrebandiers et des fraudeurs : Plus de 70 motos saisis à Kangaba</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/la-direction-regionale-de-la-douane-de-koulikoro-a-la-traque-des-contrebandiers-et-des-fraudeurs-plus-de-70-motos-saisis-a-kangaba-3081602.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 01:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le bureau secondaire des douanes de Banankoro, dans le cercle de Kangaba a, au cours d’une patrouille de grande envergure, le jeudi 10 octobre 2024, mis la main sur 75 motos de marque TVS et des casques que les trafiquants tentaient d’introduire au Mali en contournant le poste de contrôle à travers le fleuve Djoliba.  </strong>

Un énième exploit de la Direction Régionale de la Douane de Koulikoro qui témoigne de l’engagement et la détermination de ses responsables de mettre fin à la fraude dans un Mali en pleine refondation.

Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes engagées par la Direction Générale de la Douane malienne, les services de renseignements sont aux aguets de jour comme de nuit. En effet, au-delà de la mobilisation des recettes, les douanes sont également mobilisées dans la lutte contre la contrebande. Ainsi, les opérations lancées par les soldats de l’économie continuent de faire tache d’huile. Grâce à la vigilance des missions de patrouille et des moyens mis à sa disposition, la brigade commerciale du bureau secondaire des douanes de Banankoro dans la région  de Koulikoro  a mis la main, le 10 octobre 2024, sur 75 engins à deux roues précisément de marque TVS et des casques que les trafiquants tentaient de faire contourner les bureaux des  douanes en passant par le fleuve malgré la crue.

Une douane engagée et professionnelle au service du développement du Mali, voilà ce qui justifie ces résultats tangibles jusque sur le fleuve Djoliba à Kéniegoye, dans le versant Guinéen dans le cercle de Kangaba. Un mérite qui relève aussi du concours des populations qui, depuis un moment, sont engagées aux cotés des douanes pour relever les défis relatifs à la lutte contre la fraude et la contrebande sur l’ensemble du territoire national du Mali.

Chapeau au colonel Siaka Togola, chef du Bureau secondaire des douanes de Banancoro et ses hommes. Selon lui, le mérite de ces exploits revient, d’abord, à la Direction Générale de la Douane, ainsi qu’à la Direction Régionale de Koulikoro qui, a su accorder ses violons avec ceux de ses hommes sur le terrain et à l’ensemble des douaniers maliens qui continuent de mouiller le maillot.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement de la licence de la SOTELMA : 160 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/renouvellement-de-la-licence-de-la-sotelma-160-milliards-de-fcfa-3081642.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 00:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des contrôles réguliers prévus par la loi pour s’assurer que les opérateurs télécoms maliens respectent leurs obligations, vis à vis de l'État, le gouvernement a notifié à la SOTELMA que sa licence va expirer en fin d'année et que pour son renouvellement elle doit payer 160 milliards de FCFA.</strong>

Dans sa correspondance au nom des autorités, le Ministre de l'Economie et des finances  a annoncé que la Société des télécommunications du Mali (SOTELMA) devra payer cette somme en trois tranches. La première d'un montant de 80 milliards de FCFA devrait être payée au plus tard le 20 octobre 2024, à en croire le ministre Alousséni Sanou. Les deux autres paiements de 40 milliards chacun, sont attendus respectivement pour le 31 décembre 2024 et le 31 mars 2025. Cette somme de 160 milliards de FCFA (soit environ 264,1 millions de dollars) dépasse de 60 milliards de FCFA celle de l'autre principal opérateur qu'est Orange Mali. Celle-ci a renouvellé sa licence en 2017 pour un montant de 100 milliards de FCFA.

<strong>Une somme reflétant la position stratégique de la Sotelma</strong>

La somme que devra débourser l'opérateur historique en dit long sur son importance stratégique sur le marché malien. La Sotelma, détenue à 51% par Maroc Telecom, est un acteur majeur des télécommunications au Mali. Le pays représente le troisième marché le plus important pour l’opérateur marocain en Afrique subsaharienne, après le Burkina et la Côte d’Ivoire. D'après le rapport financier du groupe télécom marocain,  le Burkina et la Côte d’Ivoire enregistrent respectivement 11 826 000 et 11 191 000 abonnés au premier semestre 2024. Selon le même rapport, les abonnés du Mali sont de 8 545 000 au premier semestre 2024.

<strong>Un renouvellement pour relancer l'opérateur </strong>

Le renouvellement de cette licence revêt une importance cruciale pour Sotelma. En effet, il permettra à la filiale de Maroc Telecom de poursuivre ses investissements dans les infrastructures de télécommunications, avec un accent particulier sur l’amélioration des services à haut débit et l’introduction de nouveaux produits innovants pour le marché malien. Cette nouvelle licence lui offrira aussi l’opportunité de renforcer sa compétitivité face à Orange Mali, son principal rival dans la course à la domination du secteur télécoms. En dépit de la concurrence intense, notamment avec Orange Mali, la Sotelma conserve une position forte et a su fidéliser une large base de consommateurs grâce à ses services diversifiés.

En tout cas, la filiale de Maroc télécoms a intérêt, tout comme les autres opérateurs, à améliorer la qualité de ses services. Car le Mali a entamé une étude pour s'assurer que les opérateurs télécoms maliens respectent les obligations de qualité de service et de couverture contenues dans leurs cahiers des charges. En effet, l'autorité malienne de régulation des télécommunications, des TICs et de la Poste (AMRTP) a commandite un audit pour ce faire. Le processus de recrutement d'un cabinet a été lancé en fin août 2024. Cet audit consistera  à évaluer la couverture radio, le service voix, l’interopérabilité, la qualité auditive, les services SMS, les services data et les communications à l’international. A l’issue de l’évaluation, il sera établi une analyse comparative des différents réseaux, ainsi qu’un classement des différents opérateurs par service. Et en cas de manquements, les textes en vigueur prévoient notamment une sanction pécuniaire dont le montant est proportionné à la gravité. Ledit montant ne doit toutefois pas excéder 3 % du chiffre d’affaires de l’opérateur télécoms. Ce taux peut être porté à 5% en cas de nouvelle violation de la même obligation. Il faut noter, avant cette initiative, le régulateur malien des télécoms avait pris une autre importante initiative pour réduire la fracture numérique. Cette fracture va stimuler l’émergence des start-up et la modernisation de l’administration.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour les Soninkés du Mali :  « Aboubacar Sidiki Fomba du CNT est un danger pour la cohésion nationale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-les-soninkes-du-mali-aboubacar-sidiki-fomba-du-cnt-est-un-danger-pour-la-cohesion-nationale-3080851.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 08:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La récente sortie médiatique d'Aboubacar Sidiki Fomba, membre du Conseil National de Transition (CNT) du Mali, a provoqué une vive indignation au sein de la communauté soninké. Lors d'une sortie médiatique, M. Fomba a prévenu sur une possible infiltration de la France dans la Journée internationale de la langue soninké par l'UNESCO, affirmant que cette initiative pourrait être exploitée par la France pour attiser des conflits ethniques au Mali.</strong>

Face à ces propos jugés « <em>mensongers, diffamatoires et dangereux</em> », l'Association Culturelle Soninké (ACS Mali) a organisé, le 11 octobre 2024, une réunion élargie au Mémorial Modibo Keita. À cette occasion, les membres du bureau, accompagnés de représentants des jeunes, des femmes et des personnalités influentes de la communauté, ont fermement condamné les accusations portées par M. Fomba. L'ACS Mali a rappelé, dans un communiqué, que la communauté soninké, forte d’une histoire millénaire, a toujours incarné des valeurs de paix, d’unité et d’inclusivité. « <em>Partout dans le monde, les Soninkés se sont illustrés par leur contribution exemplaire au développement socioéconomique et culturel, au Mali comme à l’étranger</em> », souligne l’association.

À travers leur diaspora en Afrique de l’Ouest et dans d’autres régions du monde, les Soninkés ont constamment œuvré pour bâtir des ponts entre les peuples et promouvoir l’unité nationale. La proclamation du 25 septembre comme Journée internationale de la langue soninké par l’UNESCO est perçue comme une reconnaissance de longue date des efforts menés par la communauté pour préserver et promouvoir sa langue. Cette résolution, fruit d’un travail acharné des associations soninké à travers le monde, est une source de fierté pour le Mali. Le soninké devient ainsi la deuxième langue africaine, après le swahili, à bénéficier d'une telle reconnaissance.

Pour l’ACS, les propos de M. Fomba sont non seulement diffamatoires, mais également dangereux pour la cohésion nationale. « <em>Accuser les Soninkés d’être à la solde d’une puissance étrangère pour semer la discorde au Mali est non seulement injuste, mais aussi une insulte à notre communauté, qui a toujours défendu l’unité et le patriotisme</em> », martèle l'association.

L'UNESCO, organisation des Nations Unies en charge de l’éducation, de la culture et des sciences, n’a aucune affiliation avec un quelconque État pour provoquer des tensions ethniques, affirme l’ACS. « <em>La présence de l’ambassadeur du Mali lors de l’adoption de la résolution à l’UNESCO témoigne de l’engagement des autorités maliennes à soutenir la valorisation de nos langues nationales </em>», ajoute le communiqué.

Face à la gravité des accusations, l’Association Culturelle Soninké demande aux autorités de la Transition de prendre des sanctions exemplaires à l’encontre de M. Fomba. « <em>Le CNT, institution censée incarner l’unité nationale, ne peut tolérer de telles dérives</em> », estime l’ACS, appelant à préserver la cohésion et la paix sociale. Le peuple soninké, fidèle à ses valeurs de travail et de patriotisme, reste déterminé à défendre l’unité du Mali. La communauté a par ailleurs réaffirmé son attachement aux idéaux de solidarité et de développement, tout en se réservant le droit de recourir à toutes les voies légales pour rétablir la vérité et laver l'affront.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Etats de l’AES :  Bientôt, un nouveau passeport biométrique commun</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/etats-de-laes-bientot-un-nouveau-passeport-biometrique-commun-3080848.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 08:16:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger vont bientôt lancer de nouveaux passeports biométriques, a déclaré, le 15 septembre 2024, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. </strong>

Décidemment, les 3 Etats sous une transition, cherchent à consolider leur alliance après s’être séparés du bloc régional de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le colonel Goïta, qui s'exprimait lors d'une adresse à la nation sahélienne, à l'occasion de la célébration du premier anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES), précise que <em>« le but est d'harmoniser les documents de voyage dans notre espace commun et de faciliter la mobilité de nos citoyens à travers le monde</em> ».

« <em>Dans les jours qui viennent, un nouveau passeport biométrique de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sera mis en circulation, avec pour objectif d’harmoniser les titres de voyage dans notre espace commun</em> », a annoncé le colonel Assimi, lors de son allocution télévisée du dimanche soir. Et de poursuivre : « <em>Nous travaillerons pour mettre en place les infrastructures nécessaires afin de renforcer la connexion de nos territoires grâce aux transports et aux réseaux de communication</em> ». Par ailleurs, le colonel Assimi rappelle les actions déjà entreprises par le collège des chefs d'État de la Confédération, affirmant que le chemin parcouru est encourageant. Et de souligner que : "<em>les succès enregistrés dans le domaine de la défense et de la sécurité sont indéniables et ont permis d'élargir notre coopération</em>".

"<em>Nous travaillons désormais à renforcer notre intégration économique et sociale en favorisant la libre circulation des biens, des services et des personnes</em>", a-t-il soutenu.

Bien plus, Assimi indique que les chefs d'État de l'AES ont pris l'initiative de mutualiser leurs efforts dans des domaines stratégiques tels que l'investissement, la fiscalité et l'exploitation des ressources naturelles. "<em>La création d'une banque d'investissement et d'un fonds de stabilisation est en cours</em>", a-t-il ajouté, tout en rappelant que "<em>des projets culturels, sportifs et éducatifs sont également en cours pour renforcer l'unité des peuples des Etats de l’AES</em>". À cela s'ajoute, la création d'une chaîne d'information commune prévue ; afin de promouvoir une diffusion harmonieuse des informations dans les trois États.

Pour rappel, les trois États dirigés par des militaires, avaient signé le 16 septembre 2023, la Charte du Liptako-Gourma mettant en place l’Alliance des États du Sahel.

La création d'une alliance de défense collective intervenait sur fond de tensions croissantes avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de la dégradation des relations diplomatiques entre ces trois États du Sahel et la France, ancienne puissance coloniale.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Application du nouveau code minier : Barrick Gold sanctionné, la Semos gratifiée</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/application-du-nouveau-code-minier-barrick-gold-sanctionne-la-semos-gratifiee-3080835.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 08:07:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'or doit briller pour tous les maliens. Ce slogan longtemps creux est en phase de devenir une réalité. En tout cas, les récentes décisions prises par les autorités du pays  vont dans ce sens. </strong>

L'application du nouveau code minier a permis à l'État d'empocher des milliards de FCFA. Les sociétés minières qui avaient refusé de se conformer au nouveau texte l'ont appris à leurs dépens. Celles qui ont accepté de se soumettre ont été gratifiées d'un renouvellement de leur contrat d'exploitation.

En août 2023, suite à un audit des mines qui a révélé un manque à  gagner pour l'État de 300 à 600 milliards de F CFA auprès des sociétés minières, le Mali a adopté un nouveau code minier. Ce code permet à l’Etat de prendre jusqu’à 30 % de participation dans les nouveaux projets miniers. Il a aussi supprimé des exonérations fiscales accordées aux entreprises minières au cours de l’exploitation.

En plus, le nouveau texte préconise de fermer les comptes offshores des sociétés minières et de rapatrier au Mali tous les fonds issus de la vente de l’or. Ces comptes offshores permettaient de disposer de devises et de pouvoir régler les fournisseurs en devises sans risque de pertes de changes. C’est seulement après, que le reste de l’argent était retourné au Mali.

Pour mettre en application les dispositions du code, l'Etat a rencontré les sociétés minières pour échanger avec elles. La majorité de ces sociétés avaient accepté de se conformer au nouveau texte en payant particulièrement ce qu'elles doivent à l'État. Toutefois d'autres comme Barrick Gold avaient opposé une résistance au motif que la nouvelle loi ne devrait pas être rétroactive. La compagnie canadienne en a appris à ses dépens. L'État a tapé du poing sur la table obligeant la compagnie à revenir à des meilleurs sentiments.

<strong>L'État  contraint Barrick à respecter le nouveau texte</strong>

En interpellant dans la dernière semaine du mois dernier, quatre de ses hauts cadres maliens, Barrick Gold est revenue à la table de négociation avec l'État. A l'issue de ces pourparlers, la compagnie canadienne a accepté de se conformer au nouveau code. Ainsi, elle devrait payer à l'État selon diverses sources plus de 512 millions de dollars soit au moins 300 milliards CFA. Cette somme représenterait les impôts dus ainsi que des dividendes à l'État pendant les années 2021, 2022 et 2023.

Auparavant, Barrick aurait déclaré que les factures fiscales étaient «sans fondement », mais qu’elle avait payé 17 millions de dollars dans le cadre d’un sursis de six mois sur l’exécution de ces factures. Aux dernières nouvelles, l'on a appris que Barrick se préparerait à effectuer un paiement de 300 à 350 millions de dollars au gouvernement.

<strong>La SEMOS bénéficie d'un nouveau contrat d'exploitation </strong>

La nouvelle est tombée à l'issue de la session du conseil des ministres du mercredi 10 octobre 2024. Ainsi, sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation de Sadiola, attribué à la Société de Recherche et d’Exploitation aurifère et transféré à la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Sadiola (SEMOS).Le projet de décret, adopté, renouvelle le permis d’exploitation de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Sadiola pour une durée de 10 ans pour permettre la poursuite des opérations de la société dans le cadre d’un partenariat équilibré. Il faut signaler que le permis d’exploitation d’or, d’argent, de substances connexes et de platinoïde attribué par Décret n°94-257/PM-RM du 1er août 1994 à la SEMOS pour une durée de 30 ans était arrivé à expiration depuis le 1er août 2024.

Notons que le nouveau code minier accorde une place importante en ce qui concerne  le contenu local. Le contenu local, selon les termes du code, est l'ensemble des dispositions et mesures qui exigent des entreprises minières qu’elles donnent la priorité aux nationaux, aux communautés locales, aux entreprises nationales et aux matériaux produits localement dans l’exécution de leurs activités. Cette définition met en évidence quatre voire cinq éléments permettant de mieux appréhender la notion du contenu local : les Communautés locales, les Ressortissants du pays ou Nationaux, les Entreprises nationales ou locales et les Matériaux ou Produits locaux, auxquels l’on ajouterait l’Economie nationale, ce qui donne le sigle "CREME".

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Secteur de l’Energie et de l’Eau : La Ministre en rupture de ban avec des collaborateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/secteur-de-lenergie-et-de-leau-la-ministre-en-rupture-de-ban-avec-des-collaborateurs-3080898.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 00:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des travailleurs en rogne contre ses méthodes jugées cavalières, des cadres au bord de la démission… La gouvernance de la ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, dépasse l’entendement. Au point que tout semble galvaudé. Du coup, des collaborateurs souhaitent le voir ailleurs qu’à la tête du département.</strong>

La crise énergétique au Mali ne finit pas de faire des vagues. Après avoir tenté plusieurs solutions sans succès, la Ministre de l'Énergie et de l’Eau serait devenue cholérique. Elle s'en prendrait à beaucoup de ses collaborateurs qu'elle soupçonne de vouloir son poste ou de mettre des bâtons dans ses roues.

«<em>La nomination de Mme Bintou Camara à la tête du ministère de l’Energie et de l’Eau, n’a rien apporté en terme de changement. Et le hic, c’est que sa méthode a provoqué un dysfonctionnement total. A son arrivée, on pensait qu’elle était la dame de la situation. Mais c’est le contraire qu’elle nous a montré. Pire, les vieilles habitudes sont revenues au galop</em> ». C’est ainsi qu’un, collaborateur de la ministre, au bord de la crise de nerf, décrit le fonctionnement actuel de son département.

Et son collègue assis à ses côtés renchérit : « <em>Aujourd’hui, la plupart des responsables des démembrements du ministère n’ont plus le cœur à la tâche. Nous avons même honte de dire que nous sommes des travailleurs du ministère de l’Energie et de l’Eau. Tellement que notre ministre est loin de combler les attentes ». Et de conclure d’un air dégoûté : « Tout ce que nous demandons aux autorités de la transition, c’est de nous débarrasser de notre ministre devenue subitement encombrant </em>».

<strong>Témoignages  bouleversants </strong>

A en croire nos sources, chaque jour apporte dans ce département son lot d’actes spectaculaires, de méthodes jusque-là inconnues. D’où la grogne des uns et la décision des autres, pour la plupart des cadres, de démissionner. En bloc !

Nos sources précisent qu’une fois Mme le ministre installée, ces collaborateurs ont vite déchanté : « <em>Pourtant, quand elle a été nommée, on était fiers, car on pensait qu’elle était la dame de la situation, compte tenu de sa rigueur au travail. Mais c’est le contraire qu’il nous a montré. Résultat : le désordre s’installe</em> ».

Aujourd’hui, tout n’est pas rose au Ministère de l’Energie et de l’Eau. La ministre Mme Bintou Camara, expliquent nos interlocuteurs, ferait preuve d’une arrogance vis-à-vis de ses collègues. Pire, ajoutent nos sources, elle a transformé l’ambiance conviviale et collégiale qui régnait au sein du département et ses démembrements en une atmosphère de suspicion et de méfiance. Et le hic qui fait tilt, c’est qu’elle tient à avoir l’œil sur tout ce qui passe. Pour cette raison, elle s’accaparerait les prérogatives de ses subalternes. Du moins, si l’on en croit les témoignages.

La ministre Madame Bintou Camara est sans doute la doyenne d'âge  du gouvernement. Elle a hérité du ministère de l'Energie et de l'Eau lors du dernier remaniement ministériel. Depuis qu'elle a pris les rênes de ce département, aucune solution n'a pu être trouvée à la crise énergétique que vit le Mali depuis deux ans. Elle a fait beaucoup de communications sur cette crise. Parmi celles-ci, l'opinion a le plus retenu la question de carburant.

D'ailleurs, c'est elle même, qui, dans un entretien accordé au journal télévisé de 20h de l'Ortm de l'année dernière, a été la première à évoquer cette question de vol de carburant destiné aux groupes électrogènes de la société EDM-SA.  Ce jour-là, Mme Bintou Camara a été chaleureusement applaudie par les populations qui voyaient en elle un espoir de résolution de la crise énergétique.  Hélas ! Ce n'était que de la poudre aux yeux des maliens.

Aujourd’hui, la ministre Bintou Camara ne fait qu'accumuler échec sur échec. Pour cacher ces revers, elle aurait interdit à quiconque sous sa tutelle de faire une communication. Plus grave, elle n'adresserait plus la parole à certains proches collaborateurs et des responsables de services centraux sous sa tutelle (on en citera nommément au moment opportun) depuis plus de deux mois, d'après nos sources. Si cette situation perdure, l’Etat risque de perdre pour son projet d’électrification rurale, un financement américain de 180 milliards de nos francs. La signature des documents par Mme la ministre tarde et le temps passe.

Et pour protester contre les méthodes de la « <em>cheftaine</em> » du département de l’Energie et de l’Eau, jugées cavalières, une collaboratrice directe chargée de la communication du département et dont les compétences ne souffrent d’aucun doute,  aurait démissionné  pour incompatibilité d’humeur avec la ministre. En bloc, elles se voyaient dans l’impossibilité de travailler dans une telle pagaille. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

<strong>Un paradoxe </strong>

A en croire nos sources, rien ne va aujourd’hui au ministère de l’Energie et de l’Eau. Selon les témoignages, la ministre Mme Bintou Camara ne fait pas dans la dentelle. Elle déciderait de tout et toute seule et n’écoute personne, même ses collaborateurs. Pire, il n’y a plus de méthode de travail, plus de concertation autour des dossiers délicats. En somme, l’anarchie s’est emparée du département.

Cette description de Mme Bintou Camara par ses collaborateurs jure avec sa franchise. Expert-comptable et ancienne Directrice de cabinet de ce département sous sa tutelle, Mme Bintou Camara était conseillère spéciale du Président de la transition, jusqu’à sa nomination à ce poste de ministre de l’Energie et de l’Eau.

Réputée pour son franc-parler, intègre et cultivée, elle n’hésite pas, chaque fois qu’elle en a l’occasion, à fustiger le dysfonctionnement de notre système de gouvernance énergétique et à assener ses quatre vérités. Même quand ça fait mal. C’est pourquoi nous avons tenté de la rencontrer. Mais ce fut peine perdu. Que se reproche-t-elle au juste ?

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>UEMOA :  Plus de 1860 milliards FCFA mobilisés par les Etats de l’AES en 9 mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/uemoa-plus-de-1860-milliards-fcfa-mobilises-par-les-etats-de-laes-en-9-mois-3080224.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 13:19:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si les levées de fonds restent nécessaires pour financer les déficits budgétaires et les dépenses en infrastructures, la persistance de taux d’intérêt aussi élevés risque de peser lourdement sur les capacités de remboursement de ces pays.  </strong>

Sur les neuf premiers mois de 2024, les pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont mobilisé environ 1866,5 milliards de francs CFA (3,12 milliards $) sur le marché régional de l’UEMOA. Ces trois pays, confrontés à des défis sécuritaires et économiques, représentent ainsi 34% des montants totaux levés sur le marché des titres publics de l’Uemoa, selon les données compilées par l’Agence Ecofin. Un chiffre qui reflète leur besoin de financement soutenu, malgré les coûts d'emprunt relativement élevés qu'ils doivent supporter.

<strong>Le Burkina-Faso, un des principaux acteurs sur le marché </strong>

Avec 635,79 milliards FCFA levés, le Burkina Faso se distingue par sa forte présence sur le marché de la dette de l’Uemoa, représentant 13% des émissions régionales. Toutefois, le pays continue de payer des taux d’intérêt élevés, avec des rendements qui atteignent 9,54% pour des maturités à 12 mois, un niveau nettement supérieur à celui observé pour des économies comme la Côte d'Ivoire ou le Bénin où les taux varient entre 6% et 7% pour des échéances similaires.

En parallèle, Ouagadougou a déjà remboursé 388 milliards FCFA. Ce qui maintient son encours de dette sur le marché à 2061,86 milliards FCFA. Avec 12,55% de l’encours total de la dette régionale, le Burkina Faso se place parmi les principaux emprunteurs de l’Uemoa.

<strong>Au Mali, une prime du risque élevé </strong>

Au Mali, l’histoire n’est pas différente. Bamako a mobilisé 528,95 milliards FCFA, soit 12% des levées totales de l’Uemoa au cours des 9 premiers mois. Pourtant, malgré une gestion prudente de ses remboursements – 501,15 milliards FCFA sur la période – les taux d’intérêt auxquels il emprunte restent élevés. Sur des échéances courtes, les rendements grimpent jusqu’à 9,73% pour six mois et se maintiennent au-dessus de 9% pour des maturités allant jusqu’à trois ans.

Le Mali, avec un encours de dette de 1989,63 milliards FCFA (12,12% de l’encours total de la région), subit les effets d’un environnement économique et politique incertain, où les coûts d’emprunt traduisent la prudence des investisseurs face aux tensions internes.

<strong>Le Niger emprunte à des taux record</strong>

Pour le Niger, qui a levé 701,76 milliards FCFA en 2024 – un retour en force après 6 mois d’absence due aux sanctions de la CEDEAO – les conditions d’emprunt sont encore plus sévères. Avec des taux atteignant 10,40% pour des maturités à 12 mois, le pays fait face aux coûts de financement les plus élevés de la région. Bien que son encours de dette de 1432,31 milliards FCFA représente une part plus modeste (8,72% de l’encours régional), les conditions d’accès aux marchés financiers sont de plus en plus difficiles.

Le pays, confronté à des besoins croissants en matière de sécurité et d’infrastructures, se trouve dans une situation délicate, où l’urgence du financement à court terme se heurte aux contraintes budgétaires imposées par des taux élevés.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Produits oléagineux :  Le Mali suspend l’exportation d’amandes de karité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/produits-oleagineux-le-mali-suspend-lexportation-damandes-de-karite-3080217.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/produits-oleagineux-le-mali-suspend-lexportation-damandes-de-karite-3080217.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 13:14:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En Afrique, le Mali est l’un des principaux fournisseurs d’amandes de karité avec le Nigeria, le Burkina Faso ou encore le Ghana. Dans le pays, le gouvernement promeut le développement du segment de la transformation pour renforcer l’industrie locale. </strong>

Au Mali, l’exportation des amandes de karité est suspendue, jusqu’à nouvel ordre, depuis  le jeudi 3 octobre 2024 par un arrêté conjointement signé par le ministre de l’Industrie et du Commerce et celui de l’Economie et des Finances.

Cette décision qui s’applique également à d'autres produits oléagineux, notamment l’arachide, le sésame et le soja, fait écho à une décision similaire adoptée au Burkina Faso, le18 septembre dernier. A l’instar du Pays des hommes intègres, la décision du gouvernement malien vise à rendre disponibles les amandes de karité utilisées comme matière première par les unités industrielles de transformation au niveau national.

« <em>Les produits confisqués aux contrevenants, conformément aux dispositions du présent arrêté, feront l'objet d'une vente aux industries locales pour transformation</em> », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site du ministère de l’Industrie et du Commerce.

Selon les données officielles, le Mali a exporté 27 988 tonnes d’amandes de karité en 2021, générant 7,69 milliards de francs CFA (12,8 millions $) de recettes alors que les expéditions de beurre de karité qui ont atteint 3151 tonnes ont rapporté 2,04 milliards de francs CFA (3,3 millions $).

Rappelons que le Mali a inauguré en 2021 sa première usine moderne de transformation de karité d’un coût global de 5 millions $. En ce qui concerne les derniers développements sur le segment de la transformation, il faut noter qu’en juillet 2024, le président Assimi Goïta a inauguré un complexe agro-industriel de 23 millions $ basé à Sanankoroba et spécialisé dans la transformation d’oléagineux. Ce complexe appartenant à la Société Seydou Diogo Awa (SDA), comprend 6 unités industrielles, dont une unité de production de beurre de karité d’une capacité de 100 tonnes par jour.

<strong>Mariam Konaré</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/produits-oleagineux-arrete.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3080222" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/produits-oleagineux-arrete.jpg" alt="" width="650" height="906" /></a>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle immatriculation des véhicules   :  Une charge financière supplémentaire pour les maliens qui vivent dans une précarité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/nouvelle-immatriculation-des-vehicules-une-charge-financiere-supplementaire-pour-les-maliens-qui-vivent-dans-une-precarite-3080209.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 13:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'adoption de nouvelles plaques d'immatriculation des véhicules  et engins motorisés tombe à un moment où le pouvoir d'achat des maliens s'amenuise. Certes, ces nouvelles plaques entrent dans le cadre des mesures de sécurité, mais leur acquisition va constituer pour les populations une nouvelle charge financière.</strong>

C'est à travers un communiqué du Ministère des Transports et des Infrastructures en date du 30 septembre que les populations ont été informées  du lancement des opérations de nouvelle immatriculation des véhicules automobiles et engins motorisés. C'était en application de l'Arrêté n°2023-5150/MTI-SG du 29 décembre 2023, qui fixe les nouvelles règles pour l'identification des véhicules.

<strong>Un démarrage officiellement lancé </strong>

Le démarrage officiel des opérations a eu lieu de manière symbolique, le 22 septembre 2024, jour de la célébration de l'indépendance du Mali. Désormais, chaque véhicule ou engin motorisé doit disposer d’un certificat d’immatriculation communément appelé carte grise, valable pour une durée de cinq ans. Ce document comporte plusieurs éléments distinctifs : deux lettres indiquant la série de base, trois chiffres numérotant le véhicule dans la série, deux autres lettres pour la série de mille, suivis du sigle correspondant à la région ou au district, ainsi que le numéro de l'arrondissement ou du cercle. Enfin, le drapeau malien et la mention "ML" complètent cette nouvelle plaque d’immatriculation.

En outre, les opérations d’immatriculation se déroulent dans toutes les structures des Transports à travers le pays. Les services sont ouverts chaque jour ouvrable à la Direction générale des Transports et dans ses antennes régionales et subrégionales. Les propriétaires de véhicules et d’engins motorisés sont invités à se présenter dans les centres d'immatriculation, munis des documents requis, afin d'obtenir leur nouvelle carte grise.

<strong>Des nouvelles plaques au contenu complexe</strong>

Les nouvelles plaques d’immatriculation comportent plusieurs éléments de sécurité  qui se déclinent en plusieurs séries spécifiques. Chaque numéro d’immatriculation est inscrit sur un certificat d’immatriculation ou carte grise, valable pour une durée de cinq ans. Ce document contient plusieurs mentions distinctives : deux lettres représentant la série de base;  trois chiffres correspondant au numéro d’ordre dans cette série; deux lettres désignant la série déroulante de mille;  le sigle du District de Bamako ou de la Région concernée, suivi du numéro de l’Arrondissement ou du cercle;  le drapeau national du Mali accompagné de la mention “ML”. A titre d'exemples, les nouvelles plaques d’immatriculation pour le District de Bamako et la Région de Kayes se présentent comme suit : le QR code, placé stratégiquement entre le sigle de la Région ou du District et le numéro de l’Arrondissement ou du Cercle, constitue une nouveauté majeure, garantissant l’authenticité des plaques et rendant la falsification quasi-impossible.

L'acquisition de ces nouvelles plaques n'est pas gratuite. Donc, elle constitue une nouvelle charge financière pour les détenteurs de véhicules et d'engins motorisés, même si elle permet à l'État de renflouer ses caisses. Nul n'ignore que depuis bientôt 4 ans le pouvoir d'achat du malien dégringole. Autrement dit, la vie est de plus en chère. Qui ne se plaint pas de la flambée des prix des produits de première nécessité ? Récemment, les prix ont pris un ascenseur inquiétant. Le prix du sac de 5O kg des céréales est connu de presque tous les maliens. La crise énergétique et récemment les inondations sont venues saler la note. Une creuse énergétique qui mit beaucoup de chefs de ménage au chômage. Les inondations ont détruit les cultures. Si les autorités ne réagissent pas rapidement, le Mali risque de connaître une crise alimentaire et nutritionnelle sans précédent.

<strong>A Diallo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle escalade de la tension entre Bamako et Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/nouvelle-escalade-de-la-tension-entre-bamako-et-alger-3080212.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 13:03:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali et l’Algérie exportent leur brouille à l’ONU. C’est le moins que l’on puisse dire au regard de ce qui s’est passé le 29 septembre 2024, à la 79e Assemblée générale de cette instance. </strong>

En effet, au cours de son discours livré au nom du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, s’en est pris à l’Algérie qu’il accuse d’héberger des terroristes. Le représentant du Mali ne s’est pas limité là. « <em>Nous constatons une grave ingérence dans les affaires intérieures du Mali</em> », ajoutant que l’accord d’Alger est bel et bien mort et que les incantations du ministre algérien des Affaires étrangères ne serviront pas à le ressusciter.

On se rappelle que le 30 août 2024 à New-York, au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, sur la fourniture des armes par les pays occidentaux, les ambassadeurs des deux pays voisins s’étaient offerts en spectacle à travers une passe d’armes. Tout est parti des accusations d’Alger, selon lesquelles un drone malien a tué une vingtaine de civils dans le Nord-Mali. « <em>Accusation aussi grave qu’infondée », a répondu Bamako qui reproche à son voisin de colporter « à la légère, des informations de presse non vérifiées</em> ». De quoi jeter de nouveau un froid glacial sur les relations entre les deux voisins déjà mal en point depuis la mise à mort par Bamako de l’accord de paix d’Alger signé entre le Mali et les rebelles. Et ce n’est pas tout. Le fossé s’est davantage creusé entre les deux capitales depuis qu’Alger a accepté d’offrir le gîte et le couvert aux rebelles chassés de Kidal en fin 2023. A cela s’ajoute l’exil doré accordé à l’imam Mahamoud Dicko présenté comme le poil à gratter du président Assimi Goïta et ses frères d’armes qu’il n’a eu de cesse de clouer au pilori. Cela dit, comment donc restaurer la confiance entre l’Algérie et le Mali ? Difficile de répondre à cette question dans la mesure où pour Bamako, Alger ne joue pas franc-jeu.

<strong> Si elles ne se blairent pas, Alger et Bamako ne pourront pas collaborer</strong>

Or, au regard du contexte régional, il est dans l’intérêt des deux voisins de travailler à se donner la main au risque de jouer le jeu des terroristes qui se moquent des frontières. Car, on ne le dira jamais assez, la lutte contre le terrorisme, pour être efficace, doit se mener dans la mutualisation des efforts, notamment à travers le partage de renseignements et des opérations conjointes. Inutile donc de dire que si elles ne se blairent pas, Alger et Bamako ne pourront pas collaborer en vue de porter l’estocade aux groupes armés terroristes qui continuent de semer la mort et la désolation sur leur chemin. Surtout que, dans le même temps, on sait aussi que les relations entre le Mali et certains de ses voisins, en l’occurrence la Côte d’Ivoire et la Mauritanie, ne sont pas au beau fixe. C’est dire qu’à l’allure où vont les choses, ce ne serait pas demain la veille la fin du  terrorisme. A moins que prenant toute la mesure du péril, les uns et  les autres acceptent de descendre de leur piédestal en vue d’une collaboration franche, sincère et durable. Peut-être faudrait-il que l’Union africaine (UA) et les Nations unies, s’il y a lieu, s’impliquent davantage afin d’aplanir les divergences de vues qui opposent le Mali et ses voisins. Ce n’est pas trop demandé ; tant il y va de l’intérêt supérieur du peuple malien qui a longtemps souffert le martyre.  En tout cas, quand on suit de très près l’évolution de la situation, on a parfois envie de dire que Bamako tire un peu sur la corde. Pour autant, on ne saurait absoudre aussi l’Algérie qui, il faut le dire, joue au clair-obscur si elle ne donne pas la fâcheuse impression de vouloir faire chanter son voisin.

&nbsp;

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires :   La Cour poursuit ses auditions… des révélations fracassantes au passage des témoins clés… et reprise du procès ce mercredi 9 octobre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-la-cour-poursuit-ses-auditions-des-revelations-fracassantes-au-passage-des-temoins-cles-e-3080207.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 12:57:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès très médiatisé sur l’achat controversé de l’avion présidentiel et des équipements militaires a atteint son 11ème acte, le lundi 7 octobre 2024, avec la comparution de l'un des témoins phares, en la personne du Sieur Ousmane Bouaré, dont le nom a largement circulé sur les réseaux sociaux. Auparavant, le jeudi dernier à la barre, la Cour avait auditionné d’autres témoins, notamment, le général Sidiki Samaké, Secrétaire général du Ministère de la Défense et des Anciens combattants, ainsi que le colonel Coumba Diarra, comptable au sein du département et membre de la commission de réception des équipements militaires, lors des faits.</strong>

C’est ce lundi 7 octobre 2024 vers 10h30 que la salle d'audience s'est remplie pour reprendre les auditions des témoins, dans une ambiance tendue et scrutée par l'opinion publique.

Assistant de monsieur  Amadou Kouma, représentant de la société GUOSTAR et membre de la commission de réception des équipements militaires, le Sieur Ousmane Bouaré a affirmé avoir agi sous les directives de son supérieur. Interrogé par la défense sur d'éventuels liens familiaux avec Mme Bouaré Fily Sissoko, il a démenti toute parenté. "<em>Je ne l'ai jamais connue, et c'est ici, aujourd'hui, qu'elle me voit pour la première fois</em>", a-t-il insisté. Mousieur Bouaré a également témoigné que tous les équipements avaient été livrés à 100 % et que des preuves en attestaient. Il a expliqué son rôle dans le retrait de chèques, notamment un montant de 900 millions de FCFA de la banque Atlantique, effectués au nom d'Amadou Kouma.

Par la suite, le commissaire colonel-major Abdel Kader Sidibé, alors directeur des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) entre 2013 et 2014, a pris la parole à son tour. Le Sieur Sidibé a déclaré avoir reçu un protocole signé de 69 milliards FCFA, alors que le crédit disponible du ministère n'était que de 33 milliards. Selon lui, il avait mis en place le premier comité de réception des équipements, mais n'a pas pu donner plus de détails sur la suite de l'exécution du protocole après son départ.

La cour a également entendu le témoignage de Mamadou N. Traoré, militaire chargé du matériel à la direction des hydrocarbures. Il a confirmé que tous les équipements avaient été réceptionnés, notamment 281 véhicules, et que les formations nécessaires avaient été effectuées. Cependant, le ministère public a mis en doute la conformité des véhicules en posant des questions techniques sur la puissance des moteurs. Traoré a assuré que ces véhicules étaient fonctionnels depuis leur livraison en 2014, soulignant la qualité du matériel.

Le lieutenant-colonel Sidi Coulibaly, chef de la section stockage et entretien des véhicules, a apporté un témoignage similaire, confirmant la réception et l'inspection des 281 véhicules. Lorsque le procureur a insisté sur la question de la puissance des moteurs, Coulibaly a estimé qu'il serait risqué de divulguer des détails techniques, susceptibles d'exposer les équipements aux ennemis.

Le général Drabo, appelé à la barre, a assuré que les comptes rendus reçus confirmaient la conformité des caractéristiques des équipements. Néanmoins, le procureur a maintenu ses soupçons, affirmant que les spécifications pourraient ne pas correspondre à celles indiquées sur les bons de commande. Le président de la cour est intervenu, expliquant qu'il serait inapproprié de divulguer la puissance des véhicules en public. Face à cette situation, le procureur a annoncé son retrait des débats, accusant la cour de partialité et se plaignant d'être empêché de mener ses questions à terme. En conclusion, l'audience a été suspendue et reportée à mercredi pour la phase des réquisitoires et plaidoiries.

<strong>La preuve des épreuves</strong>

Décidemment, les témoignages, sollicités par les avocats de la défense, visent à éclairer la Cour sur la conformité des livraisons des équipements militaires commandés.

En effet, le général Sidiki Samaké, lors de son passage, le jeudi 3 octobre 2024 à la barre, a affirmé que « <em>la totalité des équipements a été livrée conformément aux bordereaux de livraison </em>». Une affirmation confirmée par le colonel Coumba Diarra, qui a cependant émis des réserves sur trois procès-verbaux (PV) de livraison associés à la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA) ainsi qu’à la Direction du Commissariat des Armées (DCA). « <em>Je ne me reconnais pas dans ce PV, mais les matériels ont bien été livrés</em> », a-t-elle déclaré.

Le lendemain 4 octobre dernier, ce fut au tour de deux autres témoins d'être entendus par la Cour. Abou Berthé, inspecteur des finances et contrôleur financier au ministère de la Défense, à l’époque des faits, et Sidy Dicko, de la délégation du contrôle financier, ont apporté des éclairages supplémentaires.

Abou Berthé a précisé que le protocole d’achat avait été transmis au Directeur des finances et du matériel du ministère. Il a confirmé que deux mandats, d’un montant total de 44 milliards de francs CFA, avaient été visés entre décembre 2014 et août 2015. Cependant, il a souligné que les réceptions des équipements avaient débuté avant même que son service n’ait reçu le protocole, tout en précisant que 39 milliards de francs CFA avaient été effectivement engagés pour les livraisons.

Sidy Dicko, de son côté, a détaillé les étapes de réception des équipements, affirmant que les opérations avaient débuté en août 2014 à Kati pour s’achever en juillet 2015. Il a présenté à la Cour 11 procès-verbaux de réception pour la DMHTA et 6 pour la DCA, confirmant la livraison complète des matériels.

Face à tous ces éléments, l'audience a été suspendue et reportée à ce mercredi 9 Octobre 2024 pour la phase des réquisitoires et  des plaidoiries.

Certes, ce procès dit de « <em>l’achat de l’avion présidentiel et du marché des équipements militaires</em> » avance dans une atmosphère lourde, où la vérité semble encore s'effilocher entre contradictions, tensions et suspicions. La suite s'annonce capitale pour situer la responsabilité des différents acteurs impliqués dans cette affaire d'État qui continue de passionner et de diviser l'opinion publique malienne.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Fin du bras de fer entre le Mali et Barrick Gold :  La Compagnie minière canadienne accepte de se conformer au nouveau code minier</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/fin-du-bras-de-fer-entre-le-mali-et-barrick-gold-la-compagnie-miniere-canadienne-accepte-de-se-conformer-au-nouveau-code-minier-3080206.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 12:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La dernière semaine du mois de septembre avait été tendue entre les autorités maliennes et la compagnie minière canadienne, Barrick Gold Corporation, qui s'obstinait à ne pas respecter le nouveau code minier. Ce refus catégorique avait conduit l'État malien à convoquer au Pôle national économique et financier quatre de ses hauts cadres maliens pour délit financier. Après quelques jours de négociation, Barrick Gold Corporation est revenue à de meilleurs sentiments. Ce qui a conduit à la libération de ses employés interpellés dans un contexte de négociations avec le gouvernement malien sur la poursuite de l’exploitation de l’or.</strong>

Le lundi, 30 septembre, le Président Directeur Général de Barrick, Mark Bristow, a déclaré, à travers un communiqué, que la relation mutuellement bénéfique de la société avec les Gouvernements maliens perdure depuis 30 ans, malgré des divergences occasionnelles avec les régimes successifs qui ont toutes été résolues à l’amiable. “<em>Les négociations actuelles se sont avérées difficiles, mais nous sommes encouragés par la reconnaissance du Gouvernement de l’importance de garantir la viabilité à long terme du complexe Loulo-Gounkoto en tant que contributeur de premier plan à l’économie malienne. Nous avons hâte de travailler avec le Gouvernement pour normaliser notre partenariat de longue date</em>” a-t-il précisé. “<em>Barrick et le Mali ont convenu de trouver une résolution globale aux réclamations et litiges existants entre le gouvernement et les sociétés minières Loulo et Gounkoto du groupe Barrick</em>",  peut-on lire dans le communiqué. "<em>Nous avons hâte de travailler avec le gouvernement pour normaliser notre partenariat de longue date</em>”, a dit le PDG de Barrick, Mark Bristow.

<strong>Application du nouveau code, advienne que pourra </strong>

En août 2023, suite à un audit des mines qui a révélé un manque à  gagner pour l'État de 300 à  600 milliards de FCFA auprès des sociétés minières, le Mali a adopté un nouveau code minier. Ce code permet à l’Etat de prendre jusqu’à 30 % de participation dans les nouveaux projets miniers et 5 %. Il a aussi supprimé des exonérations fiscales accordées aux entreprises minières au cours de l’exploitation. En plus, le nouveau texte préconise de fermer les comptes offshores des sociétés minières et de rapatrier au Mali tous les fonds issus de la vente de l’or. D'après les miniers, ces comptes offshores permettaient de disposer de devises et de pouvoir régler les fournisseurs en devises sans risque de pertes de changes. C’est seulement après, que le reste de l’argent était retourné au Mali. Si les autres compagnies minières ont accepté de se conformer à cette nouvelle réforme, tel n'était pas le cas de Barrick Gold Corporation. La compagnie canadienne a motivé son refus de l'application de ces nouvelles mesures par la non-rétroactivité d'une nouvelle loi. Elle en a appris à ses dépens, car le gouvernement ne s'est pas laissé faire.

Cependant, une certitude : la divulgation des détails de l’accord entre les deux parties, prévue prochainement, peut apporter des éléments de réponse à la question de l’application du nouveau code minier aux mines existantes.

Sentant que les autorités actuelles ne sont pas malléables, ni corruptibles, la compagnie canadienne s'est finalement rétractée en acceptant de se conformer au nouveau code minier. Il ressort des négociations entre les sociétés minières, y compris Barrick Gold, avec l'État qu'elles sont toutes prêtes à payer chacune les pénalités qui s'élèvent à des milliards de FCFA. En bloc, la compagnie minière canadienne a finalement compris que les autorités maliennes ne badinent plus avec les intérêts du pays.

Toutefois, il faut signaler que Barrick Gold détient 80 % et l'État malien 20 % des deux sociétés propriétaires du complexe aurifère souterrain et à ciel ouvert de Loulo-Gounkoto, dans l'ouest du Mali, près de la frontière du Sénégal. Ce complexe recèle des dizaines de millions de tonnes prouvées ou probables, selon les sites spécialisés. D'après le Pdg de Barrick Gold,  au cours des 29 dernières années, sa compagnie a investi plus de 10 milliards de dollars dans l'économie malienne et que ses mines représentent entre 5 % et 10 % du produit intérieur brut annuel du Mali.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger&#45;Algérie :  Un partenariat mal vu dans l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/niger-algerie-un-partenariat-mal-vu-dans-laes-3080216.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 01:04:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Beaucoup pourraient facilement croire que l’Alliance des États du Sahel (AES) semble se fragiliser, devant le dernier partenariat entre le Niger et un « ennemi » du Mali : l’Algérie.</strong>

En effet, le pays du général Tiani multiplie les accords bilatéraux en dehors du cadre de l’alliance, mais cette fois-ci avec un pays qui n’est pas odeur de sainteté chez son camarade de l’AES.

Concrètement, le rapprochement récent entre Niamey et Alger dans le domaine énergétique parait délicat.

Dans les faits, le 2 octobre 2024, les ministres de l’Énergie nigérien et algérien ont signé un accord majeur, définissant cinq axes de coopération dans le secteur des hydrocarbures.

Ce partenariat est centré sur le projet Kafra et le Gazoduc Transsaharien (TSGP). À travers ce rapprochement, l’Algérie, qui est un pays mal vu par le Mali, s’engage à partager son expertise en matière de raffinage, de pétrochimie et de formation des cadres, répondant ainsi aux ambitions de développement du Niger dans ce secteur stratégique.

<strong>Vers l’implosion de l’AES</strong> ?

Il n’est plus à rappeler que cette collaboration étroite avec l’Algérie intervient dans un contexte où les relations entre le Mali et l’Algérie restent tendues.

Pour rappel, le Mali, membre de l’AES aux côtés du Niger et du Burkina Faso, a récemment exprimé à l’ONU des réserves quant à la politique algérienne dans la région du sahel.

Cette divergence d’approche entre le Niger et le Mali, vis-à-vis de l’Algérie pourrait souligner des possibles fissures au sein de l’AES. Parallèlement, le Niger renforce ses liens avec le Maroc, un acteur régional en concurrence avec l’Algérie. La récente rencontre entre le Premier ministre nigérien, Ali Mohamed Lamine Zeine, et l’ambassadeur marocain, Allal Al-Achab, témoigne de cette volonté de diversification des partenariats.

Le Niger a notamment exprimé son soutien à l’initiative marocaine visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique, un projet qui pourrait redéfinir les équilibres économiques régionaux.

Ces développements mettent en lumière la complexité des enjeux géopolitiques dans la région sahélienne. Alors que l’AES se voulait un front uni face aux défis sécuritaires et économiques, les actions individuelles de ses membres, particulièrement du Niger, semblent remettre en question la cohésion du groupe.

La multiplication des accords bilatéraux, en particulier dans le domaine énergétique, pourrait à terme fragiliser l’alliance, chaque pays cherchant à optimiser ses intérêts nationaux.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>79è Assemblée Générale des nations unies :  Le Mali défroque l&amp;apos;Algérie pour ingérence dans ses affaires internes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/79e-assemblee-generale-des-nations-unies-le-mali-defroque-lalgerie-pour-ingerence-dans-ses-affaires-internes-3079296.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/79e-assemblee-generale-des-nations-unies-le-mali-defroque-lalgerie-pour-ingerence-dans-ses-affaires-internes-3079296.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 14:33:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale du Mali, Colonel Abdoulaye Maïga, a profité de son intervention lors de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies pour émettre une critique virulente à l’encontre de l’Algérie, dénonçant ce qu’il a qualifié d’ingérence inacceptable dans les affaires internes du Mali.</strong>

Cette intervention du Colonel Maïga s’inscrit dans un contexte de tensions délicates entre le Mali et l’Algérie, exacerbées depuis décembre 2023 par la convocation et le rappel des ambassadeurs de Bamako et d’Alger. Il a saisi cette plateforme internationale pour affirmer la souveraineté du Mali et réitérer sa volonté de protéger son intégrité face aux ingérences extérieures comme c'est le cas de la voisine, l'Algérie. Dans ses propos, Colonel Maïga a, tout d'abord, salué et reconnu la sagesse du président algérien Abdelmadjid Tebboune. D'après le représentant du président de la transition malienne à cette 79è assemblée générale des nations unies, le 29 août 2024, lors d’une tournée dans le sud algérien, le président Tebboune a déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu'il soutiendrait et non desservirait. Pour le porte-parole du gouvernement malien, le peuple malien n’a pas été surpris par les propos de Tebboune, qui indiquent, éloquemment son panafricanisme, à l’instar de ses célèbres prédécesseurs, dont feu le Président Abdel Aziz Bouteflika, affectueusement appelé «<em>Abdelkader Mali</em> » suite à son établissement à Gao et l’engagement des autorités maliennes, à travers les actions suivantes : offrir le territoire malien comme base arrière aux Moudjahidines, ouvrant ainsi un front sud ; participer aux affrontements armés contre le colonisateur français, en déployant des combattants maliens aux côtés des Moudjahidines sur le territoire algérien, pour défendre la liberté et la dignité des algériens ; défendre la cause algérienne dans toutes les instances diplomatiques, jusqu’au recouvrement de leur indépendance. Toutefois, le Colonel Maïga dit qu'il est du devoir du  Mali d’attirer l'attention du président algérien sur les propos incongrus de deux (02) de ses collaborateurs, allant à contresens de son souhait de promouvoir des relations harmonieuses avec ses voisins, dont le Mali. Il s'agit du ministre des affaires étrangères et de l'ambassadeur de l'Algérie aux nations unies.

<strong>Un chef de de la diplomatie, donneur de leçons pour le Mali</strong>

Selon le Colonel Maïga, le ministre algérien des affaires étrangères  a affirmé le 31 juillet 2024 que « <em>la crise malienne ne pouvait être résolue que par des moyens politiques</em> », soulignant l’importance de l’Accord d’Alger. Le Colonel Maïga a qualifié cette affirmation d’<em>« ingérence sérieuse</em> », rappelant que le Mali avait officiellement mis fin à cet Accord en janvier 2024, estimant qu’il ne servait plus les intérêts maliens. « <em>Le Mali est maître de ses décisions, et personne ne peut revendiquer un amour pour notre pays supérieur à celui de nos propres citoyens </em>», a-t-il déclaré, dénonçant les tentatives d’Algériens visant à maintenir un accord que les Maliens jugent désormais obsolète. A l'endroit de ce ministre, le représentant du chef de l'État à cette tribune des nations unies s'insurge à travers ce qui suit : « <em>Nous constatons une grave ingérence dans les affaires intérieures du Mali. Depuis la fin de l’Accord d’Alger le 25 janvier 2024, le Mali n’exprime qu’un seul vœu le concernant, que son âme repose en paix. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, l’accord est bel et bien mort. Vos incantations ne serviront pas à le ressusciter. Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité, pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. Quant aux représentants permanents algériens, en plus d’offrir le gîte et le couvert, certainement avec des succulents plats de tchaktchouka et de chorba à des terroristes et des renégats en débandades, son rôle d’estafette désorientée ne contribue guère à la promotion des relations de bon voisinage</em> ».

<strong>Un ambassadeur, diffamateur de l'armée malienne</strong>

Le deuxième responsable mis en cause par Colonel Maïga est l’ambassadeur algérien aux Nations Unies, qui, en août 2024, avait insinué qu’une frappe de drone dans le nord du Mali avait causé des pertes civiles, suggérant un manque de contrôle sur ces opérations. Maïga a rejeté ces accusations, les qualifiant de « <em>diffamatoires</em> » et affirmant que les pilotes de drones maliens étaient « <em>hautement qualifiés et respectaient les normes internationales ». </em>Il a précisé que ces frappes ciblaient des groupes terroristes et non des civils, et que les Forces de défense et de sécurité maliennes étaient parfaitement capables de mener ces opérations sans intervention extérieure. A cet ambassadeur indélicat, le Colonel a déclaré : «<em> Aujourd’hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis, les forces de défense et de sécurité sont déployées sur l’ensemble du territoire national. En outre, les actions offensives de nos forces se poursuivent pour démanteler les réseaux terroristes résiduels</em> ».

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong>……………………………………………………….</strong>

<strong>Le Colonel Abdoulaye Maïga à la Tribune de l'ONU </strong>

<strong> « Le Mali ne cédera ni à la pression internationale ni aux tentatives de déstabilisation »</strong>

<strong>Lors de son intervention remarquée à la tribune des Nations Unies, le ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement malien, le Colonel Abdoulaye Maïga, a livré un discours puissant sur la situation du Mali. Ce discours, axé sur la souveraineté du pays, la lutte contre le terrorisme et la coopération internationale, a également été marqué par une mise en garde directe ; notamment à l’endroit de l'Algérie.</strong>

Le Colonel Maïga n'a pas mâché ses mots en décrivant la souffrance du peuple malien, malmené et abandonné par une communauté internationale qui, selon lui, a échoué à protéger le Mali. « <em>Violenté, humilié, pillé et torpillé </em>», le Mali a longtemps souffert des ingérences extérieures qui, sous couvert d’assistance, ont contribué à sa déstabilisation.

Toutefois, les Assises Nationales de la Refondation, lancées en 2021, ont permis au pays de procéder à un diagnostic exhaustif de la situation et d’adopter des mesures structurelles pour restaurer l’autorité de l’État. Le Colonel Maïga a salué les récents succès des Forces Armées Maliennes (FAMa) qui, par leurs opérations autonomes, ont repris le contrôle des régions stratégiques, notamment Kidal. Il a souligné que ces victoires, fruit d’une stratégie offensive, sont un signal fort envoyé aux groupes terroristes, désormais affaiblis. Cependant, il a aussi dénoncé le soutien de « sponsors étatiques étrangers » à ces groupes criminels, mentionnant explicitement l’Ukraine pour son implication dans des attaques terroristes à Tinzawaten.

<strong>Un avertissement à l’égard de l'Algérie</strong>

En effet, le discours du ministre malien intervient après les déclarations du ministre algérien des Affaires étrangères et du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies. Le premier a affirmé le 31 juillet 2024 que la crise malienne nécessitait une solution politique, rejetant l’option militaire. Selon lui, l’accord d’Alger, bien que critiqué au Mali, aurait contribué à préserver la souveraineté du pays. Des propos que le gouvernement malien a qualifiés de "<em>grave ingérence dans ses affaires intérieures</em>".

Pour les autorités maliennes, l’accord d’Alger est désormais révolu, et la gestion de la crise sécuritaire au Mali relève exclusivement de la souveraineté nationale. Le 26 août 2024, le représentant permanent algérien à l’ONU a, quant à lui, accusé le Mali d’avoir commis une frappe de drone dans le nord du pays, causant la mort de civils. Des accusations que Bamako a fermement rejetées, dénonçant une "campagne de désinformation" visant à discréditer les Forces de Défense et de Sécurité maliennes (FAMa). Le gouvernement malien a rappelé que les opérations de ses forces armées, y compris l’utilisation de drones, respectent les normes internationales et visent exclusivement des cibles terroristes. Tout en soulignant l’engagement historique du Mali aux côtés de l'Algérie durant la guerre de libération, le ministre malien a exprimé son indignation face aux attaques verbales de ces deux diplomates algériens. Il a rappelé que le Mali avait offert son territoire comme base arrière aux Moudjahidines algériens et avait participé activement à la lutte contre le colonisateur français. Cet héritage commun, a-t-il soutenu, devrait encourager une relation de respect mutuel, et non des interventions malveillantes.

Le porte-parole du gouvernement malien a conclu son intervention en adressant une mise en garde claire aux autorités algériennes. «<em> Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité, pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité </em>», a-t-il déclaré.

Sur la scène internationale, le Mali a fait le choix de diversifier ses partenaires. Le Colonel Maïga a salué la coopération avec des puissances telles que la Russie, la Chine et la Turquie, tout en réaffirmant l’ouverture du Mali à tous les partenaires sincères, à condition que leurs interventions respectent la souveraineté nationale.

<strong>Un complot international dénoncé</strong>

« <em>Aux saigneurs de la guerre et du chaos, avec l'aide de Dieu, nous triompherons, encore et toujours, de vos œuvres funestes et diaboliques</em> », a-t-il déclaré.

Le discours du ministre a également été marqué par une dénonciation vigoureuse des tentatives de déstabilisation du Mali orchestrées par des puissances étrangères. Il a évoqué l’hostilité envers la Confédération des États du Sahel (AES), une alliance stratégique formée avec le Burkina Faso et le Niger pour lutter contre le terrorisme. Le Colonel Maïga a rappelé que le Mali avait saisi le Conseil de Sécurité de l’ONU pour dénoncer les actes d’agression de la France, qualifiant ces actes de « <em>terrorisme armé, économique et médiatique</em> ».

En clôturant son discours, le Colonel Abdoulaye Maïga a réaffirmé la détermination du Mali à triompher des forces du chaos. Son message, clair et direct, est celui d’un pays résolument tourné vers la défense de sa souveraineté, en dépit des complots et des ingérences étrangères. « <em>Aux saigneurs de la guerre et du chaos, avec l'aide de Dieu, nous triompherons</em> », a-t-il conclu avec force et insistance, rappelant que le Mali ne cédera ni à la pression internationale ni aux tentatives de déstabilisation.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Report de la rentrée scolaire au Mali : Les raisons derrière la décision des autorités</title>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 11:50:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La rentrée scolaire 2024-2025, initialement prévue pour le 1er octobre, a été officiellement reportée par le ministère de l'Éducation nationale du Mali. Cette décision survient suite à l'état de catastrophe nationale décrété en raison de la situation actuelle dans le pays.</strong>

Le ministre de l’Éducation nationale, Sy Savané, a annoncé que la nouvelle date de la rentrée scolaire a été fixée au lundi 4 novembre 2024. Ce report vise à garantir la sécurité des élèves et du personnel éducatif, tout en permettant aux autorités de mieux gérer les répercussions des crises en cours, notamment les catastrophes naturelles et les troubles sécuritaires dans certaines régions du pays. Le ministère, par cette décision, affirme vouloir offrir des conditions d’apprentissage optimales à tous les acteurs du système éducatif. L'objectif est de permettre aux écoles de se préparer efficacement à accueillir les élèves dans un environnement sécurisé. Les établissements scolaires se disent prêts à s'adapter à cette nouvelle échéance pour assurer une reprise dans les meilleures conditions. Toutefois, ce report, bien que justifié, intervient dans un contexte de frustration pour de nombreuses familles qui attendaient avec impatience la reprise des cours après une période difficile marquée par divers défis. Le ministre Sy Savané a tenu à rassurer les parents et les partenaires éducatifs que toutes les mesures seront prises pour que cette rentrée, désormais prévue le 4 novembre, se déroule dans la sérénité et dans des conditions sûres pour tous. Ce report est un nouvel ajustement face aux imprévus que traverse le pays, mais les autorités restent déterminées à garantir un retour à la normale dans le secteur de l’éducation.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>De hauts cadres maliens de Barrick Gold  arrêtés : Le Mali ne veut plus être la vache laitière des multinationales</title>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 11:34:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, quatre employés de Barrick Gold, compagnie minière canadienne, ont été arrêtés, le mercredi, 25 septembre 2024. Il s'agirait de hauts cadres maliens de l'entreprise qui possède avec l'État, l'immense complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, dans l'ouest du pays. </strong>

Selon Reuters, se fondant sur la déclaration d'un responsable gouvernemental basé dans la région et s'exprimant sous le couvert de l’anonymat, il s'agit de quatre cadres maliens de haut rang de l'entreprise, qui ont été arrêtés, le vendredi 27 septembre 2024, pour des délits financiers présumés. Ce responsable n'a pas précisé le motif de ces interpellations, pas plus que les fonctions et les noms de ces quatre employés.

Barrick Gold détient 80 % et l'État malien 20 % des deux sociétés propriétaires du complexe aurifère souterrain et à ciel ouvert de Loulo-Gounkoto, dans l'ouest du Mali, près de la frontière du Sénégal. Ce complexe recèle des dizaines de millions de tonnes prouvées ou probables, selon les sites spécialisés.

<strong>L'application du nouveau code minier à la base de ces arrestations </strong>

Le Mali est l'un des plus grands producteurs d'or d'Afrique et les autorités militaires ont cherché à canaliser une plus grande part des revenus de l'or vers les coffres de l'État, notamment par le biais d'un nouveau code minier qui permet au gouvernement d'accroître sa participation dans les concessions aurifères.

Autrement dit, le Mali a adopté en août 2023, un nouveau code minier qui permet à l'État de prendre jusqu'à 30% de participation dans les nouveaux projets. Cette réforme a supprimé des exonérations fiscales accordées aux entreprises au cours de l'exploitation. Barrick Gold, un des groupes étrangers qui dominent le secteur minier malien, a reconnu en juillet l'existence de tensions avec les autorités, sans en préciser la nature. L'entreprise disait dans un communiqué qu'elle travaillait de façon constructive en vue d’une résolution globale des différends pour trouver une opinion commune sur la question essentielle du partage des bénéfices économiques générés par nos activités. Le patron de Barrick Gold, Mark Bristow, soulignait qu'au cours des 29 dernières années, sa compagnie a investi plus de 10 milliards de dollars dans l'économie malienne et que ses mines représentent entre 5 % et 10 % du produit intérieur brut annuel du Mali.

Il faut signaler que ces arrestations interviennent dans un contexte où le Mali est engagé depuis quelques mois dans des négociations avec les compagnies minières sur l’application du nouveau code minier qui augmente la participation nationale dans les mines. Les autorités cherchent aussi à récupérer un manque à gagner de 300 à  600 milliards de FCFA auprès des sociétés minières. Un manque à gagner révélé suite à un audit effectué par le gouvernement en 2022, avant l'adoption du nouveau code minier.

<strong>La Russie lorgne les ressources aurifères du Mali</strong>

La réorganisation du secteur s'inscrit dans le cadre d'un changement de politique plus large, qui a vu les autorités rompre des liens de longue date avec des alliés occidentaux tels que la France et rechercher des relations diplomatiques, sécuritaires et commerciales plus étroites avec la Russie notamment. L'année dernière, le Mali a signé un accord avec la Russie pour la construction d'une raffinerie d'or dans la capitale Bamako et a conclu un accord avec l'entreprise publique russe d'énergie nucléaire Rosatom pour la prospection de minerais et la production d'énergie nucléaire.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vol de carburant à EDM&#45;SA : D&amp;apos;inimaginables voleurs démasqués à travers la saisie de seulement 24 bidons de gasoil</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/vol-de-carburant-a-edm-sa-dinimaginables-voleurs-demasques-a-travers-la-saisie-de-seulement-24-bidons-de-gasoil-3079317.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 11:07:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ridicule ne tue plus au Mali, encore moins la honte. Un réseau de voleurs pas comme les autres a été démantelé à la centrale de Balingué de la société Énergie du Mali (EDM-SA). L'information a été donnée par la Direction de la société à travers un communiqué en date du 28 septembre 2024.</strong>

La crise énergétique au Mali ne finit d'étonner l'opinion nationale. Beaucoup de communications ont été faites sur les causes de cette crise. Parmi celles-ci, l'opinion a le plus retenu la question de carburant. D'ailleurs, c'est le Ministre de l'Energie, qui, dans un entretien accordé au journal télévisé de 20 h de l'ORTM de l'année dernière, a été le premier à évoquer cette question. Ce jour-là, Mme Bintou Camara a parlé de détournement de citernes de gasoil destinées à alimenter les différentes centrales de la société EDM-SA.

A l'en croire, plus de 50 citernes avaient pris une autre destination. Depuis lors, des mesures avaient été prises pour que de telles pratiques cessent dans l'entreprise.

Hélas ! Le vol de carburant a refait surface au grand étonnement de toutes et de tous. Si la quantité de gasoil, 24 bidons de gazoil, est insignifiante par rapport aux citernes détournées dans un temps précédent, c'est la qualité des personnes qui se sont rendues coupables de ce vol qui a dépassé l'entendement de l'opinion nationale.

<strong>Que s'est-il passé ?</strong>

D'après des sources, c'est l'interpellation d'un conducteur de tricycle lors d'une patrouille qui a abouti au démantèlement du réseau. Le tricycle contenait 24 bidons de 20 litres remplis de gasoil. Lors de son interpellation par les forces de l'ordre en patrouille, le conducteur a avoué ne pas être le propriétaire des bidons de gasoil

et qu'il lui a été dit de conduire ces bidons quelque part et en retour récupérer de l'argent pour ceux qui l'ont réquisitionné pour cette course.  A la demande des forces de l'ordre, le conducteur les a conduit au niveau de la centrale de Balingué. Ainsi, plusieurs personnes ont été arrêtées sur place et d'autres par la suite.

D'après le communiqué de la société EDM-SA, il s'agit de trois employés de la société SES SMART ENERGIES, un élément de la garde nationale, un élément de la société de surveillance et de gardiennage (NATA), un Commissaire (Compol) de police. Ils ont été mis à la disposition des enquêteurs à l'exception du Compol qui demeure introuvable, d'après le communiqué. Le fait que le commissaire de police en question reste introuvable, prouve qu'il se reproche quelque chose.

<strong>Un cas similaire s'est produit à Mopti</strong>

Au même moment, il nous est revenu d'apprendre que trois agents de l'Hôpital régional "Sominé Dolo" de Mopti ont été interpellés pour vol de carburant. Quelle insouciance !

D'après le media "Mali 24" dans une publication en date du 30 septembre 2024, l’information, longtemps murmurée dans les salons feutrés de la ville de Mopti, la Venise malienne, a finalement été confirmée à travers un communiqué du Ministre de la Santé et du Développement Social, le Médecin Colonel Assa Badiallo TOURE.

Selon les termes du communiqué, les services de l’hosto en question ont appréhendé en flagrant délit de vol de carburants trois membres du personnel, qui ont d’ores et déjà, été mis à la disposition de la justice.

Le Directeur général de l’hôpital SOMINÉ Dolo de Mopti, Dr Oumar GUINDO, dans un communiqué rendu public le samedi 28 septembre 2024, explique que, dans la nuit du 16 au 17 septembre 2024, une patrouille de la gendarmerie de Sévaré a intercepté deux agents de l’hôpital, dont un chauffeur et un technicien de maintenance, en possession de six bidons de 20 litres de gasoil à bord de l’ambulance de garde. Le lendemain, un troisième agent a également été mis en cause. Le directeur souligne qu’une enquête a été ouverte par la Brigade de Recherche de la Gendarmerie de Sévaré afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

De son côté, le ministère de la Santé et du Développement Social souligne qu’en dépit des efforts pour assurer la continuité de la fourniture d’électricité aux structures de santé (CSCOM, CSRéf, hôpitaux…), il est consterné de constater que des individus peu scrupuleux tentent de se servir dans les stocks de carburant destinés aux établissements de santé. Le ministère avertit que toute personne appréhendée en possession de biens publics relevant de son département devra répondre de ses actes devant la justice. Enfin, le Ministre de la Santé et du Développement Social saisit cette occasion pour saluer la vigilance de la Direction de l’hôpital SOMINÉ Dolo.

Ces deux affaires de vol de carburants viennent mettre en exergue le niveau d'enracinement de la corruption et de l'enrichissement illicite dans notre pays. Elles ne sont que le reflet d'une société au bord de l'effritement dans laquelle les valeurs cardinales d'intégrité et de dignité et d'honneur sont foulées au pied. Le Mali kura, dont nous rêvons, a du chemin à faire.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des Conseils communaux :  Quand la corruption et le clientélisme gangrènent la gestion locale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dissolution-des-conseils-communaux-quand-la-corruption-et-le-clientelisme-gangrenent-la-gestion-locale-3079308.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 11:01:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des Ministres, réuni en session ordinaire, le 25 septembre 2024, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, a entériné la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Konsiga (Kayes), Koula, Baguinéda-Camp et Kambila (Koulikoro). Une décision qui fait suite à de graves dérives administratives, illustrant la corruption, le clientélisme et des affaires foncières douteuses qui gangrènent la gestion de ces collectivités.</strong>

Depuis plusieurs mois, ces communes sont frappées par des dysfonctionnements, allant de la mauvaise gestion des affaires publiques à des violations manifestes des lois en vigueur. La gestion foncière constitue l'un des domaines les plus opaques au sein des conseils communaux dissous. Accaparement de terres, attribution douteuse de parcelles et conflits d'intérêts sont monnaie courante.

Dans ces communes, les propriétés foncières ont été détournées et octroyées à des élus locaux, au détriment des populations. L'impunité et les pratiques illégales ont fait de ces municipalités des foyers de corruption. Les populations locales, premières victimes de la gestion biaisée, peinent à accéder aux services de base, tels que l'eau potable, l'éducation ou encore les infrastructures de santé.

En décidant de dissoudre les conseils communaux de Konsiga, Koula, Baguinéda-Camp et Kambila, les autorités espèrent non seulement mettre fin aux dérives observées, mais aussi instaurer un climat de transparence et de justice dans la gestion locale.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nouveau redécoupage administratif du Mali :  Vers une présence effective de l&amp;apos;État sur tout le territoire national, gage d&amp;apos;une bonne gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/nouveau-redecoupage-administratif-du-mali-vers-une-presence-effective-de-letat-sur-tout-le-territoire-national-gage-dune-bonne-gouvernance-3079305.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 10:50:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après un long processus de réflexions et d'études, les autorités ont, enfin, rendu publique la nouvelle carte administrative du Mali. Autrement dit, il s'agit du nouveau redécoupage administratif et territorial du pays. Ainsi, le Mali comptera, désormais 19 régions, 1 district, 159 cercles, 474 arrondissements, 815 communes et 12 641 villages et fractions. Quelles sont les nouvelles entités territoriales ? Qu'est-ce qui a motivé l'État à s'engager dans cette refondation ?</strong>

Cette nouvelle réorganisation territoriale rendue opérationnelle, le lundi 24 septembre 2024, permettra, selon les autorités, de rapprocher l’administration des administrés. Aussi, elle vise à diminuer le nombre des déplacés et réfugiés et faciliter le retour progressif des personnes déplacées du fait de l’insécurité, toujours selon les autorités. Auparavant,  les gouverneurs, préfets et sous-préfets des nouvelles circonscriptions administratives ont été tous nommés, selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Toutefois, les trois niveaux de collectivités territoriales restent comme tels. Ce sont les régions, les cercles et les communes. Cette nouvelle réforme administrative profonde n'est pas née ex-nihilo.

<strong>De nouvelles entités créées pour faciliter le maillage du pays par l'État</strong>

Les 11 nouvelles régions retenues sont Taoudéni, Menaka, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara. Ménaka sort de la tutelle de la région de Gao, Diola et Nara de la région de Koulikoro, Nioro et Kita de la région de Kayes, Bougouni et Koutiala de la région de Sikasso, Douentza et Bandiagara de la région de Mopti,  San de la région de Ségou. La capitale du pays, Bamako, jouit néanmoins d'un statut spécial : elle forme un district, qui est malgré tout assimilé à une région. Elle a été érigée en une seule commune, les 6 communes qui la composaient en arrondissements. A ces arrondissements s'y ajoutent les localités environnantes comme Kalanba-coro, Moribabougou, etc.

<strong>Assurer le développement et la démocratisation du pays à la base</strong>

Telle est la principale motivation de ce nouveau redécoupage administratif et territorial. Sur la base de la situation existante et après examen, les autorités de la transition ont mené des réflexions et des études qui se sont fondées sur quatre mécanismes.

Le premier concerne la réorganisation administrative du territoire avec trois (3) niveaux de circonscriptions administratives : la Région, le Cercle et l’Arrondissement, coexistant avec les Collectivités Territoriales, Région, Cercle et Communes. Le second est relatif la redéfinition et la multiplication des Régions et des Cercles ainsi que le rétablissement des Arrondissements. Quant au troisième, il a porté sur la relecture des textes de création des communes, en vue de les adapter au nouveau schéma de découpage. La redéfinition du statut particulier du District de Bamako qui devra évoluer vers le statut de « ville de Bamako » est le quatrième mécanisme.

En outre, le redécoupage a été fait sur quatre critères. Le tout premier était le maintien et la dynamisation des solidarités sociales (données historiques, ethniques, modes de vie, des coutumes etc.). Le second a concerné la viabilité économique de chaque territoire érigé en entité administrative. Ce critère est essentiellement caractérisé par l’existence d'une ville ou d’un village qui joue le rôle de centre d'échanges pour l'ensemble de l’entité ; l’existence pour chaque entité d’une assiette fiscale suffisamment significative pour assumer ses dépenses de fonctionnement et d'investissement (le poids démographique joue ici un rôle déterminant) ; les conditions de transport et d’accessibilité favorables ; la multiplicité des secteurs de productions et de services. Le troisième était relatif à la logique géographique et spatiale (nécessité de tenir compte des distances et de la continuité géographique pour procéder à un découpage administratif). Quant au quatrième, il s'est intéressé à la prise en compte du découpage administratif existant et à l’instar de ce qui se pratique dans de nombreux pays, ce découpage est conçu dans un but d'encadrement politique, administratif et fiscal des populations par les pouvoirs publics.

Dans la même veine de réformer l'administration du pays au niveau de la base, la session du conseil des ministres tenue le 25 septembre 2025 a pris d'importantes décisions relatives aux chefs de villages et fractions. En effet, sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-023 du 28 juin 2006 relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers. Les villages, fractions et quartiers sont des entités administratives de base qui sont régies par la Loi n°06-023 du 28 juin 2006.

Aux termes des dispositions de cette loi, chaque village, fraction ou quartier est administré par un chef de village, de fraction ou de quartier assisté d’un conseil qu’il préside. Ce conseil est composé de membres désignés en Assemblée générale des chefs de famille ou leurs délégués. Le mandat du Conseil de village, de fraction ou de quartier est fixé à 05 ans.

Toutefois, il est possible que les Conseillers sortants puissent être reconduits ; conformément, aux dispositions de la loi relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers. Le dernier renouvellement des Conseils de village, de fraction et de quartier a eu lieu en 2015.

Malgré les différentes tentatives, il n’a pas été possible de procéder au renouvellement général des mandats eu égard au contexte sécuritaire et politique du pays. Cette situation est préjudiciable au fonctionnement normal des entités administratives de base et a une incidence négative sur la conduite de la procédure de nomination des chefs de village, de fraction et de quartier, dans laquelle les Conseillers interviennent à plusieurs niveaux. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie la loi relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers et consacre la suppression du mandat des Conseillers de village, de fraction et de quartier et le remplacement de l’Assemblée générale par un système de désignation et de remplacement automatique, en conformité avec nos coutumes et traditions.

<strong>A  Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Exploitation du lithium de Bougouni :  L&amp;apos;espoir tant suscité par ce minerai s’amenuise</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/exploitation-du-lithium-de-bougouni-lespoir-tant-suscite-par-ce-minerai-samenuise-3079281.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 10:13:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali devrait devenir un producteur de lithium en 2024, avec  l’entrée en production de Goulamina  au premier semestre 2024 suivie quelques mois plus tard de la deuxième mine du pays, Bougouni. Hélas, ce ne sera plus le cas. La compagnie britannique Kodal Minerals a annoncé, le 26 septembre 2024, que la mise en service de la mine de Bougouni est reportée au premier trimestre 2025.</strong>

<em>« L’effet cumulé des fortes pluies et des retards dans l’expédition et le transport vers le site [des équipements miniers, Ndlr] a conduit la direction à prendre la décision prudente d’annoncer un retard potentiel de quelques semaines dans la première production, au début du premier trimestre 2025</em> », explique Bernard Aylward, PDG de Kodal Minerals. Plusieurs éléments permettent d’espérer le début de la production à Bougouni début 2025, comme l’extraction du minerai pour constituer des stocks qui seront traités au moment de la mise en service de l’usine. L’usine de traitement préfabriquée est d’ailleurs arrivée sur le site et son installation a commencé.

Selon les plans de Kodal, la première phase d’exploitation devrait voir la mine livrer annuellement 125 000 tonnes de concentré de lithium durant quatre ans, grâce à un investissement initial de 65 millions de dollars. La phase 2 permettrait ensuite de produire 230 000 tonnes de concentré par an entre 2028 et 2036. « <em>La construction de la ligne de flottation pour la phase I du projet de spodumène de Goulamina est en cours de finalisation, et la ligne de concassage a été achevée et activée pour commencer à concasser le minerai pour la réserve, et devrait produire le premier lot de produits de spodumène au cours de cette année</em> », a également noté Ganfeng dans un rapport d’août 2024.

<strong>Un report de mise en service dans un contexte d'effondrement du prix du lithium </strong>

Le report de la mise en service de la mine de Bougouni intervient dans un contexte où les prix du lithium se sont effondrés, avec une baisse de 90% entre décembre 2022 et début septembre 2024 selon Benchmark Mineral Intelligence.

Selon l’évaluation quotidienne de la firme Fastmarkets, le prix du spodumène de lithium est passé d’une fourchette de 2500 à 2700 dollars la tonne le 21 janvier 2022, à une fourchette de 720 à 770 dollars la tonne le 11 septembre dernier. Benchmark Mineral Intelligence a évalué de son côté le prix du spodumène à 818 dollars la tonne, contre un record de 6401 dollars la tonne en décembre 2022, soit une baisse d’environ 90 % en moins de deux ans. Les prix de l’hydroxyde et du carbonate de lithium de qualité batterie ont par ailleurs plongé ces deux dernières années, passant d’un pic à plus de 70 000 dollars la tonne en 2022 à environ 11 000 dollars la tonne en septembre 2024. Les prix ont baissé notamment parce que la demande mondiale de lithium a augmenté moins rapidement que l’offre. À titre d’exemple, la production de lithium a plus que doublé au cours des trois dernières années pour atteindre 194 000 tonnes en 2023 selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), en hausse de 81% par rapport à 2021. Dans le même temps, l’institution a évalué la demande mondiale à 165 000 tonnes, contre 101 000 tonnes en 2021, soit une croissance de « seulement » 63% en deux ans.

<strong>Arrivée des batteries sodium-ion, un coup dur pour le lithium</strong>

L’arrivée des batteries sodium-ion pourrait donner du fil à retordre aux pays africains producteurs de lithium. Même si elles ne sont pas encore adaptées à certaines applications comme les smartphones et les ordinateurs portables, les batteries au sodium pourraient engendrer une réduction de la demande mondiale de lithium allant jusqu’à 37%, d’ici à 2035. Les batteries sodium-ion, qui commencent à être adoptées par de grands constructeurs automobiles pour produire des voitures électriques plus abordables, pourraient pousser les pays africains producteurs de lithium et les compagnies minières spécialisées à réduire leurs ambitions, selon un rapport publié le 28 juillet 2023 par Ecofin Pro, la plateforme de l’agence Ecofin dédiée aux professionnels de plusieurs secteurs. Intitulé « <em>Alerte sur le marché du lithium : les premières batteries au sodium sont annoncées en Chine</em> », le rapport rappelle que la première génération de batteries sodium-ion a été lancée en 2021 par l’entreprise chinoise CATL, qui compte parmi ses clients les géants automobiles Tesla, BMW ou Volkswagen. Mais les recherches ont beaucoup évolué en moins de deux ans, à telle enseigne que le premier cas d’utilisation de cette technologie est intervenu au quatrième trimestre 2023. CTAL a confirmé que le constructeur automobile chinois Chery est le premier à utiliser ses batteries au sodium dans son modèle de véhicules à énergie nouvelle (NEV).

L’intérêt croissant des constructeurs automobiles pour les batteries au sodium tient au fait que cette technologie alternative est moins onéreuse que le lithium. Une batterie au sodium coûte 20% moins cher par kilowattheure qu’une batterie au lithium. Cela s’expliquerait par le fait que le sodium est beaucoup moins cher que le lithium, car beaucoup plus abondant (dans les sels de roche et les saumures du monde entier) et mieux réparti sur le globe. La fabrication d’une batterie sodium-ion ne nécessite pas également de nickel ou encore de cobalt, comme c’est le cas dans les cellules de batteries lithium-ion. De plus, l’extraction du sodium est moins coûteuse et plus respectueuse de l’environnement que l’extraction du lithium. Ainsi, le remplacement du lithium par le sodium permettrait de réduire de 10% le coût d’un véhicule électrique.

Au regard de cette situation, l'on peut dire que l'espoir tant suscité par la découverte de ce minerais au Mali risque de ne pas être comblé. Les autorités et les populations devraient revoir leurs ambitions à la baisse par rapport à l'exploitation du lithium.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aéroport de Bamako : Le GSSP hérite de la sécurisation du pavillon présidentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/aeroport-de-bamako-le-gssp-herite-de-la-securisation-du-pavillon-presidentiel-3079315.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 04:59:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les attaques meurtrières qui ont frappé Bamako, le 17 septembre 2024, les autorités maliennes ont décidé de renforcer la sécurité autour des infrastructures sensibles du pays. L’aéroport de Bamako est du lot.</strong>

Le pavillon présidentiel de l’Aéroport international président Modibo Keïta-Sénou (AIPMK-S) sera désormais sous la protection exclusive du Groupement spécial de sécurité présidentielle (GSSP), remplaçant ainsi le Groupement des transports aériens.

Les attaques du 17 septembre, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), ont ciblé plusieurs sites stratégiques, notamment l’aéroport de Bamako et l’école de gendarmerie de Faladié. Outre les pertes humaines, ces actions terroristes ont causé d’énormes dégâts matériels, notamment l’incendie de plusieurs infrastructures à l’aéroport, incluant une partie de l’avion présidentiel, qui a été partiellement endommagé.

Les attaques dirigées contre des cibles aussi variées que l’aéroport international et des établissements militaires, soulignent la montée des menaces terroristes à Bamako. Face à cette recrudescence d’actes violents, les autorités maliennes ont pris des mesures drastiques pour protéger les symboles de l’État et renforcer la vigilance autour des infrastructures sensibles.

Le GSSP, qui jouit d’une réputation de compétence et de discipline, a été choisi pour cette tâche. Ce groupement, unité d’élite placée sous la tutelle directe de la présidence, a pour mission principale d’assurer la sécurité rapprochée des plus hautes autorités de l’État, en particulier celle du président de la République.

Formé pour répondre aux menaces d’envergure nationale et internationale, le GSSP s’est spécialisé dans la prévention et la gestion de situations de crise avec des interventions rapides et efficaces sur les infrastructures sensibles.

Le Groupement spécial de sécurité présidentielle (GSSP) est chargé de protéger le pavillon présidentiel, un lieu hautement stratégique, symbolique et opérationnel pour les déplacements internationaux et les rencontres diplomatiques du président. Ce transfert de responsabilité marque un renforcement du dispositif sécuritaire en réponse à l’intensification des menaces terroristes dans la région.

Selon le communiqué officiel publié par la Direction générale des Aéroports du Mali, l’utilisation des vols privés en direction du pavillon présidentiel est temporairement suspendue pour l’ensemble des usagers. La décision s’inscrit dans une volonté de restreindre les mouvements autour de cette zone afin de garantir une sécurité maximale et prévenir tout nouvel incident.

Le GSSP remplace ainsi le Groupement des transports aériens, jusque-là en charge de cette tâche, mais jugé insuffisamment équipé pour faire face aux nouvelles menaces. Cette réorganisation interne traduit une volonté ferme des autorités maliennes de s’adapter rapidement à la nouvelle donne sécuritaire.

Le renforcement des mesures de sécurité autour de l’aéroport de Bamako s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre l’insécurité et le terrorisme au Mali. Les autorités maliennes, conscientes des risques grandissants, misent désormais sur des unités d’élite comme le GSSP pour faire face aux défis sécuritaires qui se multiplient. Les récentes attaques, en plus de causer des dégâts humains et matériels considérables, ont accentué les craintes concernant la sécurité des infrastructures sensibles.

Avec la prise en charge de la sécurité du pavillon présidentiel par le GSSP, les autorités maliennes démontrent leur détermination à renforcer la sécurité des lieux hautement stratégiques.

<strong>Mariane Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérateurs de téléphonie mobile au Mali : Le Régulateur veut s&amp;apos;assurer de la qualité des services fournis aux populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/operateurs-de-telephonie-mobile-au-mali-le-regulateur-veut-sassurer-de-la-qualite-des-services-fournis-aux-populations-3077130.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:13:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des contrôles réguliers prévus par la loi pour s’assurer que les opérateurs de téléphonie mobile au Mali, respectent les obligations de qualité de service et de couverture contenues dans leurs cahiers des charges, l'AMRTP</strong> <strong>(Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes) va lancer un audit.</strong>

Pour réaliser cet audit, l’AMRTP a lancé en fin août 2024, le processus de recrutement d’un cabinet. Cet audit consistera  à évaluer la couverture radio, le service voix, l’interopérabilité, la qualité auditive, les services SMS, les services data et les communications à l’international. A l’issue de l’évaluation, il sera établi une analyse comparative des différents réseaux, ainsi qu’un classement des différents opérateurs par service. Et en cas de manquements, les textes en vigueur prévoient notamment une sanction pécuniaire dont le montant est proportionné à la gravité. Ledit montant ne doit toutefois pas excéder 3 % du chiffre d’affaires de l’opérateur télécoms. Ce taux peut être porté à 5 % en cas de nouvelle violation de la même obligation. Il faut noter qu’avant cette initiative, le régulateur malien des télécoms avait pris une autre importante initiative pour réduire la fracture numérique.

<strong>Réduire la fracture numérique, une ambition phare de l'AMRTP</strong>

Dans le cadre de son ambition de réduire drastiquement la fracture numérique, le gouvernement malien veut stimuler l’émergence des start-up et la modernisation de l’administration. Pour y arriver, l’exécutif doit garantir l’accès aux services de communications électroniques et de poste à toute la population. L’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP) veut évaluer l’accès des ménages et des particuliers aux TIC, ainsi qu’aux services postaux. Le régulateur télécoms a lancé un appel à manifestation d’intérêts à l’endroit de cabinets de consultants désireux de l’accompagner dans la mise en œuvre de l’initiative. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au mercredi 29 mai 2024.

Selon l’AMRTP, l’objectif principal de l’étude est de recueillir des données statistiques fiables pour mesurer les progrès réalisés en matière d’adoption et d’utilisation des TIC et des services postaux par les ménages et les particuliers au Mali. Elle permettra également d’évaluer les obstacles qui entravent l’adoption de ces services. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mission de régulation des secteurs des communications électroniques et des postes de l’AMRTP. Le régulateur compte utiliser les résultats de l’étude pour orienter ses politiques et ses stratégies en matière de développement des TIC et des services postaux afin de réduire la fracture numérique au Mali. Le projet cadre d’ailleurs avec l’ambition de transformation numérique du gouvernement qui cherche à créer un écosystème propice à l’émergence des start-up, la modernisation de l’administration et la prospérité économique durable. L’exécutif travaille sur l’élaboration d’une politique nationale de développement de l’économie numérique pour la période 2024-2028.

En janvier dernier, il a confié l’extension du réseau national de fibre optique à une société chinoise pour 117,3 millions de dollars.  Notons que le parc national d’abonnements mobiles est passé de 22 millions en 2017 à 25,8 millions en 2022. Le taux de pénétration du mobile était de 117 % en 2022.  Et, d'après une étude de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) publiée en novembre 2023, une bonne réglementation de la qualité des services permet au régulateur de protéger les intérêts des consommateurs. L’étude ajoute qu’une bonne qualité de service peut améliorer l’expérience numérique et créer de nouvelles opportunités pour les individus et la communauté.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Divagation des animaux à Bamako : Indifférence incompréhensible des forces de sécurité installées à Sébénicoro</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/divagation-des-animaux-a-bamako-indifference-incomprehensible-des-forces-de-securite-installees-a-sebenicoro-3077142.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:09:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'assainissement de la ville de Bamako est un véritable casse-tête pour les autorités. En plus de maintenir la propriété, l'établissement de l'ordre sur les voies principales de circulation routière devrait faire partie de leur mission. La divagation des animaux sur le Boulevard Mohamed VI au niveau de Sébénicoro est préoccupante.</strong>

L'hivernage à Bamako est une période où les voies sont inondées d'eaux de ruissellement qui échappent des caniveaux obstrués par les déchets de toute sorte. En plus de cela, il revient de constater que des animaux ont élu domicile sur des voies principales de circulation routière. C'est le cas du quartier de Sébénicoro.

Depuis quelques temps, des groupes de bœufs s'installent sur le Boulevard Mohamed VI. Le hic est que ce "domicile" choisi par ces bêtes est situé en face de l'agence BMS (Banque malienne de solidarité) entre le commissariat de police de Sebénicoro (ex-commissariat de police du 9è arrondissement) et le poste de sécurité installé au rond-point où se termine ce boulevard. Au niveau de ce carrefour, toutes les forces de sécurité sont représentées : police nationale, gendarmerie nationale, protection civile, douanes... Les agents de sécurité du poste vaguent tranquillement à leurs occupations et ne se soucient même pas de faire sortir les animaux de la voie.  Il en est de même pour les policiers qui font des va-et-vient au niveau de leur commissariat. N'ont-ils pas remarqué cette anomalie ? Pas si sûr ! Leur vigilance devrait être décuplée surtout que récemment les autorités de la transition ont publié un texte relatif aux contraventions de la circulation routière. Il s'agit de l'arrêté interministériel N°2024-2477/MTI-MJDH-MSPC-MEF-SG du 25 juillet 2024. L'article 21 de cet arrêté traite de la divagation des animaux en punissant l'infraction d'une amende de 5000 F CFA.

A souligner que l''application de ce texte est une préoccupation des autorités nationales. En effet, le ministre de la sécurité et de la protection civile a prévenu ses éléments à travers une sévère mise en garde.

Dans un communiqué publié récemment, il en appelle à un fort esprit patriotique et à un engagement accru de la part des Forces de Sécurité appelées à relever le défi qu'est la digitalisation du paiement des contraventions. Il rappelle l'irréversibilité cette digitalisation qui requiert  à la fois de la vertu et de la probité pour ce qui est des Forces de Sécurité commises à cet effet.

Ainsi, ajoute-t-il dans son communiqué, que tout manquement au devoir, ou comportement malicieux tendant à contourner la procédure édictée dans le paiement digital ne saurait rester sans conséquence et sera sanctionné avec la dernière rigueur. C'est pourquoi, il invite les populations à dénoncer tout agent des Forces de Sécurité dont les agissements sont contraires à l’éthique professionnelle afin qu’il réponde de son forfait. Cette mesure du Ministre à l'endroit des forces de sécurité permettra de remettre dans les rangs les agents immoraux.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mobilisation pour la libération de Ben le Cerveau : Yèrèwolo Plaide pour la Clémence de la Justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mobilisation-pour-la-liberation-de-ben-le-cerveau-yerewolo-plaide-pour-la-clemence-de-la-justice-3077140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:07:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts a tenu, le mercredi 4 septembre dernier, une conférence publique à la fois symbolique et émotive. En marge de la commémoration de la disparition d'Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni et de la célébration de la journée du drapeau, l'événement a surtout marqué le premier anniversaire de la détention du sieur Adama Diarra dit de Ben le Cerveau, porte-parole du mouvement. A cette occasion, Yèrèwolo, par la voix de son Secrétaire général, Moussa Diarra, a sollicité la clémence des autorités judiciaires pour obtenir la libération de leur leader.</strong>

4 septembre 2023 - 4 septembre 2024 marque une année depuis que Ben le Cerveau, figure centrale du mouvement qui a joué un rôle déterminant dans la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), est en détention.

Pour Yèrèwolo, cet anniversaire est l'occasion de rappeler au peuple malien le combat que Ben a mené pour le changement. "<em>Nous demandons la clémence de la justice et des plus hautes autorités pour que notre camarade puisse recouvrer sa liberté</em>", a déclaré Moussa Diarra, visiblement touché par la situation.

Répondant aux critiques accusant le mouvement d'avoir oublié son leader en prison, Moussa Diarra a été clair : Yèrèwolo n'a jamais abandonné Ben. Il a insisté sur le fait que le mouvement reste fidèle à ses principes et à sa stratégie. "<em>Le jour où Ben a été arrêté, Yèrèwolo aurait pu semer le chaos dans le pays. Mais nous sommes un mouvement responsable, attaché à la paix. Ce qui est arrivé à Ben pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous. La prison fait partie du parcours révolutionnaire</em>", a-t-il expliqué avec conviction.

Selon le secrétaire général, bien que Yèrèwolo ait fait des démarches pour obtenir une liberté provisoire pour Ben, aucune procédure judiciaire n'a été engagée pour le moment. <em>"Nous avons confiance en la justice malienne</em>", a affirmé Moussa Diarra, en appelant à la patience et à l'espoir de revoir bientôt leur leader parmi eux. La conférence a été un moment fort pour les membres du mouvement et leurs sympathisants, qui ont renouvelé leur engagement à poursuivre la lutte initiée par Ben le Cerveau, tout en réaffirmant leur foi en un avenir meilleur pour le Mali. Ils espèrent que la justice saura prendre en compte leur appel et leur leader pourra, dans un avenir proche, retrouver sa place aux côtés de ses camarades pour continuer le combat.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre du PRODEC 2 au Mali : Un échec cuisant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mise-en-oeuvre-du-prodec-2-au-mali-un-echec-cuisant-3077136.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mise-en-oeuvre-du-prodec-2-au-mali-un-echec-cuisant-3077136.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les organes de gouvernance et de suivi de la mise en œuvre du PRODEC 2 (Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle),  n’exercent pas leurs attributions. Et la non-fonctionnalité de ces organes a freiné la coordination stratégique du programme et a empêché la gestion inclusive des questions éducatives. D’où le lieu pour le Bureau du Vérificateur Général (BVG) de conclure que les objectifs du PRODEC 2 au Mali, pendant les périodes 2019 à 2022, n’ont pas été atteint.</strong>

L’Evaluation de Politique Publique fait partie des missions assignées au Vérificateur Général en vertu de l’article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but de déterminer sa pertinence, son efficacité, son efficience en matière de développement, et son impact.

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a évalué le plan d’actions pluriannuel budgétisé 2019 à 2022 (PAPB 2019-2022) du PRODEC 2 (Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle), en identifiant 34 questions d’évaluation dont les réponses devraient contribuer à améliorer la mise en œuvre du PRODEC 2.

L’équipe d’évaluation du BVG a retenu six (6) questions en fonction de leur importance et compte tenu des ressources budgétaires disponibles ainsi que du délai imparti pour la réalisation des travaux. Elles sont regroupées en quatre (4) critères d’évaluation : la pertinence, l’efficacité stratégique, l’efficacité opérationnelle et la gouvernance.

<strong>Le critère de la pertinence :</strong>

La matrice de gestion des risques n’avait pas prévu la réalisation simultanée des risques identifiés, une réalité à laquelle le programme a été confronté pendant sa phase de mise en œuvre. C’est pourquoi, la mission recommande au Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS) du secteur de l’Education assurant le Secrétariat technique du PRODEC 2, de tenir compte de l’hypothèse de survenance simultanée des risques dans la matrice de gestion des risques des autres phases du PRODEC 2.

<strong>Le critère de l’efficacité stratégique : </strong>

A travers ce critère, la mission a cherché à savoir si des mesures, devant contribuer à relever le niveau de fréquentation des séries et filières scientifiques par les élèves, sont prévues par le PRODEC 2, ainsi que des actions importantes touchant la politique de manuels scolaires et la création d’une cité des sciences. De plus, les mécanismes de reddition de comptes comme les rapports annuels de performance n’ont pas permis d’apprécier la réalité de l’exécution technique et financière du PAPB 2019-2022.

Pour pallier ces insuffisances, la mission recommande au Ministre de l’Education Nationale de réviser la politique nationale de manuels scolaires et du matériel didactique ; de mettre à la disposition des élèves et enseignants des manuels scolaires ; de créer une cité des sciences ; et de réaliser les activités prévues au PAPB au titre de la promotion des filières et des séries scientifiques.

Au Directeur de la CPS du secteur de l’Education assurant le Secrétariat technique du PRODEC 2, de produire des rapports d’activités annuels fiables.

Et au Président du Comité de pilotage du PRODEC 2, de s’assurer de la production et de la fiabilité des données contenues dans les Rapports annuels de performance (RAP), de veiller à l’adoption de procédures de planification et de gestion budgétaire, comptable et administrative de la mise en œuvre du PRODEC 2.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle : </strong>

Pour améliorer le mécanisme de prévention et de gestion des risques et vulnérabilités, le PRODEC 2 a prévu l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de contingence. Malgré cette prévision dans le document du PRODEC 2, il n’existe pas de plan de contingence pour le système éducatif du Mali.

Pour répondre aux enjeux des écoles coraniques dans un contexte d’insécurité et de chômage des jeunes, le PRODEC 2 a retenu parmi les résultats, l’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif formel. Le processus d’intégration des écoles coraniques est à l’arrêt depuis plusieurs années, alors que la question constitue un enjeu majeur de sécurité et de lutte contre le chômage des jeunes.

La mission recommande au Premier ministre, Chef du Gouvernement, de sensibiliser et impliquer les acteurs concernés par la question d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national ; de trancher la question de rattachement des écoles coraniques ; d’adopter les textes portant création, organisation et fonctionnement de l’agence chargée de la gestion des écoles coraniques ; de suivre le processus d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national.

Au Ministre de l’Administration Territoriale et de Décentralisation, d’identifier les écoles coraniques existant au Mali.

Au Ministre de l’Education Nationale et au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, d’élaborer un plan de contingence destiné au système éducatif en concertation avec les autres départements et acteurs concernés.

<strong>Le critère de la gouvernance : </strong>

L’appropriation du programme par les acteurs est une bonne pratique conditionnant la réussite de la mise en œuvre des programmes. Il ressort que plusieurs acteurs clés du PRODEC 2 ne disposaient ni du document de programme ni de son plan d’actions au passage de l’équipe d’évaluation. De même, l’équipe d’évaluation a eu la confirmation qu’aucun atelier ou séance de travail relativement à l’appropriation du PRODEC 2 n’a été réalisé à l’attention du personnel de certaines structures impliquées dans sa mise en œuvre.

Les organes de gouvernance et de suivi de la mise en œuvre du PRODEC 2 ne sont pas entièrement fonctionnels. Cela a un impact sur la mise en œuvre du programme dans un contexte de non-appropriation de celui-ci par des acteurs clés.

Pour une gouvernance plus optimale du PRODEC 2, la mission recommande au Ministre de l’Education Nationale de veiller sur la création et le fonctionnement des organes de gouvernance ; et au Directeur de la CPS du secteur de l’Education, assurant le Secrétariat technique du PRODEC 2, d’initier les activités d’appropriation du programme à l’attention des acteurs clés.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Plus de 200 millions FCFA carottés dont 137 millions restitués au passage du vérificateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lurbanisme-de-lhabitat-des-domaines-de-lamenagement-du-territoire-et-de-la-population-plus-de-200-millions-fcfa-carottes-dont-137-millions-restitues-3077127.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 12:47:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Réception des marchés de travaux non exécutés intégralement pour un montant total de 15 670 000 FCFA ;  disqualification injustifiée d’un candidat pour un montant de 16 491 816 FCFA ; augmentation irrégulière des montants des offres d’un soumissionnaire et l’attribution irrégulière pour un montant de 14 691 000 FCFA ; attribution irrégulière des marchés de travaux ; non-application des pénalités de retard pour un montant de 4 948 540 FCFA et faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 FCFA. Autant d’irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) dans la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP), au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre). </strong>

L’objectif de cette mission est de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne, les dépenses de fonctionnement, d’investissement, et le suivi de la gestion du patrimoine. Du coup, la vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la DFM ne notifie pas aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres. Elle n’a pas pu fournir à la mission la preuve de transmission des correspondances adressées auxdits soumissionnaires.

La DFM a procédé au lancement d’un marché par la procédure de passation de Demande de Renseignement et de Prix à Compétition Restreinte (DRPR) avant d'obtenir l'Avis de non-objection (ANO) requis de la part de la Cellule de Passation des Marchés Publics auprès du MUHDTAP.

La DFM a réceptionné un marché de travaux avant de le notifier au titulaire. Le Marché n°04835-DGMP/DSP 2021, relatif aux travaux de réhabilitation supplémentaire de la villa numéro 2 de la cité ministérielle, a été notifié à son titulaire suivant Lettre n°000683/MUHDATP-DFM du 24 novembre 2021 avec un délai d'exécution de 30 jours.

La DFM pratique des simulations de mise en concurrence lors de passation des marchés publics. En effet, pour des achats effectués par DRPR et Demande de Renseignement et de Prix à Compétition (DRPO), l’équipe de vérification a relevé que les sociétés sollicitées par la DFM appartiennent à la même personne comme l’attestent les noms sur les cartes d’identification fiscales, les noms sur le Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ainsi que les numéros de téléphone sur la page des offres des soumissionnaires.

Le Comptable-matières n’a pas prêté serment devant la Section des Comptes de la Cour Suprême, alors qu’il a pris fonction depuis le 7 août 2015.

Il ne codifie pas et n’immatricule pas les matières de la DFM depuis l’exercice 2021. En effet, depuis l’exercice 2021, le Comptable-matières n’a pas procédé à la codification et à l’immatriculation des nouvelles acquisitions de matières.

La Commission d’analyse et d’évaluation des offres a proposé, comme attributaires des marchés, des soumissionnaires dont les offres ne sont pas conformes aux prescriptions du Dossier d’Appel d’Offres (DAO).

Elle n'a pas corrigé les erreurs arithmétiques dans les devis des marchés de travaux de construction du bureau des Domaines et du Cadastre de Kati, attribués suite à l'avis d'Appel d'Offres Ouvert (AOO) n°0015/0686-T-MDAF-DFM du 1er octobre 2020.

La Commission de réception a établi des procès-verbaux (PV) non conformes à la réception des marchés. En effet dans le cadre de la réception du Marché n°0150/ DRMP-2019 relatif aux consommables informatiques Lot 3, d'un montant de 87 803 800 FCFA, la Commission de réception a émis les PV n°17, n°18, n°19, n°20 et 21 tous datés du 22 mars 2019.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Directeur des Finances et du Matériel de notifier aux soumissionnaires non retenus le rejet de leurs offres et exiger la décharge de la correspondance ; requérir l'Avis de Non-Objection de la Cellule de Passation des Marchés Publics avant le lancement du marché; respecter les procédures de réception conformément aux textes en vigueur ; éviter les simulations de mise en concurrence lors des procédures de passation des marchés publics ; veiller à la prestation de serment du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur ; procéder à la correction des erreurs de calcul avant le paiement des reliquats des Marchés n°4757/DRMP 2020 et n°4756/DRMP 2020.

Aussi, le Bureau du vérificateur général a recommandé : au Comptable- matières de prêter serment conformément à la réglementation en la matière ; codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur ;

Au Président de la Commission d’analyse et d’évaluation des offres de veiller au respect des procédures d’attribution des marchés, conformément à la réglementation en vigueur ; veiller à la vérification des calculs arithmétiques des offres lors de l’attribution des marchés ;

Enfin, au Président de la commission de réception de veiller à l’établissement des Procès-verbaux de réception des marchés conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 200 432 576 FCFA. Sur ce montant, 137 674 435 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification.

Elles sont relatives à la réception des marchés de travaux non exécutés intégralement pour un montant total de 15 670 000 FCFA ; à la disqualification injustifiée d’un candidat pour un montant de 16 491 816 FCFA ; à l’augmentation irrégulière des montants des offres d’un soumissionnaire et l’attribution  irrégulière  pour  un  montant de 14 691 000 FCFA ; à l’attribution irrégulière des marchés de travaux ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant de 4 948 540 FCFA ; aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 FCFA et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 10 956 785 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emprunt sur le marché de l&amp;apos;UMOA : Grâce au retour à une stratégie, le Mali lève 22 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/emprunt-sur-le-marche-de-lumoa-grace-au-retour-a-une-strategie-le-mali-leve-22-milliards-fcfa-3077117.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 12:41:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir échoué à lever totalement la somme de 25 milliards FCFA, le mercredi 21 août 2024, le Mali changea de stratégie, ce qui lui a réussi. Ainsi, il a pu mobiliser la somme qu'il cherchait. C'était ce 4 septembre 2024.</strong>

Alors qu'il recherchait au départ la somme de 25 milliards FCFA, Bamako s'est vu proposer une enveloppe globale de 26,24 milliards FCFA, pour un taux de couverture de l'opération ressorti à 104,96%. Le Trésor public malien a opéré le choix de mobiliser moins que prévu, à savoir 22,65 milliards FCFA (34,5 millions d'euros), soit un taux d'absorption de 86,34%.

Dans le détail, le BAT (Bon assimilable du trésor) a retenu 12,29 milliards FCFA pour un taux marginal de 8,95% avec un rendement moyen pondéré de 9,72%. Pour ce qui est des OAT (Obligations assimilable du trésor), la maturité 3 ans a validé 10,19 milliards FCFA avec un prix marginal de 9 110 FCFA, pour un rendement moyen pondéré de 9,78%. La maturité 5 ans a admis 0,16 milliard FCFA pour un prix marginal de 9 105 FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 8,61%. Les offres retenues émanent de 6 pays sur les 8 Etats membres de l'Union. Ces offres proviennent en majorité du Mali, avec un taux de 82,11%, soit 18,6 milliards FCFA. Cette réussite est essentiellement due au fait que le Mali a opté pour ses titres à court terme, une stratégie qui lui a réussi.

<strong>Les titres à court terme intéressent les investisseurs</strong>

En raison de la situation politico-sécuritaire du Mali, les investisseurs sont très méfiants. C'est pourquoi, ils préfèrent les titres à court terme. L'échec du 21 août 2024 a permis au Mali de revoir sa stratégie qui, dans un passé très récent, avait bien marché.

En effet, Le Mali avait mis en vente des Bons et Obligations Assimilables du Trésor (BAT et OAT) pour un montant total de 10 000 millions de FCFA, répartis sur trois types de titres, chacun avec des durées et des rendements différents. Parmi les trois émissions proposées, seul le BAT à 91 jours a trouvé preneur. Le montant global des soumissions pour ce titre s’est élevé à 12, 124 milliards de FCFA, dont 11 milliards de FCFA ont été retenus. Ce titre à courte échéance, avec un taux d’intérêt fixe de 6,25 %, a affiché un rendement moyen pondéré de 9,21 %. Le taux de couverture de cette émission a atteint 146,08 %, soulignant un fort intérêt des investisseurs pour ce type de placement à court terme, dont l’échéance est fixée au 19 novembre 2024.

En revanche, les autres titres proposés par le Mali, à savoir le BAT à 364 jours et l’OAT à 3 ans, n’ont pas réussi à attirer les fonds nécessaires. Le BAT à 364 jours, avec un montant proposé de 1 022 millions de FCFA, n’a retenu aucun financement, malgré un taux de couverture de 110 %. De même, l’OAT à 3 ans, pour laquelle un montant de 1 461,8 millions de FCFA avait été mis en adjudication, n’a pas non plus retenu de soumissions. Ces résultats contrastés révèlent une préférence claire des investisseurs pour les titres à court terme. Ceux-ci sont perçus comme moins risqués dans un contexte économique incertain. Les échéances plus longues, en revanche, semblent avoir suscité des réserves, probablement en raison des perspectives économiques et financières à moyen et long terme qui restent incertaines dans la région.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collectivité Territoriale : Le Conseil Communal de la Mairie de Moribabougou dissout pour mauvaise gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/collectivite-territoriale-le-conseil-communal-de-la-mairie-de-moribabougou-dissout-pour-mauvaise-gestion-3076324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Diarrah-Diarra.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:33:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La dissolution du Conseil communal de Moribabougou, annoncée lors du dernier Conseil des ministres du mercredi 28 Août 2024, n’a surpris personne. Ce n’est pas tant la mesure elle-même qui suscite les commentaires ; mais plutôt, le retard avec lequel elle a été prise. Depuis plus de 10 ans, cette municipalité de la commune rurale de Moribabougou est gangrenée par une corruption endémique et des pratiques mafieuses qui étaient érigées en mode de gestion par le maire Diarah Diarra et sa clique de complices. </strong>

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a enfin tranché, mettant fin à l’hémorragie financière qui affligeait cette commune.

Selon  un rapport d’audit du Vérificateur, c’est une somme faramineuse de 478 660 841 francs CFA qui s’est évaporée, sans laisser la moindre trace, à l’issue d’une gestion mafieuse. Les irrégularités sont multiples et accablantes : Non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA ; en passant par le non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA et le non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA et les faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA… Autant de pratiques mafieuses décelées par le Vérificateur général dans la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) pendant les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 et qui sont à l’origine de l’évaporation de 478 millions de francs CFA (478 660 841 F).

De l’impunité au sommet à la falsification des enregistrements de marchés publics, en passant par le non-paiement des frais d’édilité et des droits de patente, tout était permis sous la gouvernance du maire Diarha Diarra. Ce dernier, sur qui comptait tout une commune, semblait avoir pris du plaisir à transformer la mairie en une machine de casse des fonds publics, laissant les populations de Moribabougou dans l’abandon le plus total.

La dissolution du Conseil communal, bien qu’inévitable, ne saurait être la fin des ennuis pour cette commune. Il est temps que la justice s’intéresse de plus près aux dérives financières et administratives qui ont caractérisé la gestion de ces dernières années. En même temps, que les responsables répondent de leurs actes. Cette situation, loin d’être isolée, soulève des questions plus larges sur l’état de la gouvernance locale au Mali.

Si le conseil communal de Moribabougou est tombé, combien d’autres mairies sont encore gangrenées par les mêmes pratiques douteuses ? Le chemin vers une gestion transparente et intègre des affaires publiques semble encore bien long.

<strong>Adama Coulibaly </strong>

<strong> </strong>

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<strong> </strong>

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retard dans la fourniture d’engrais :  Des tentatives pour déstabiliser la société Sewa Agro Business Sarl</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/retard-dans-la-fourniture-dengrais-des-tentatives-pour-destabiliser-la-societe-sewa-agro-business-sarl-3076322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:32:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le secteur agricole malien, vital pour l’économie du pays, est secoué par une affaire troublante. Mamadou Sidibé, Président Directeur Général (PDG) de Sewa Agro Business Sarl, une entreprise de droit malien spécialisée dans la fourniture d’intrants agricoles et d’aliments pour bétail, est la cible d'une tentative de déstabilisation orchestrée par des forces obscures. Face à des retards de livraison d’engrais russes, une question se pose : qui en veut au jeune opérateur économique, et pourquoi ?</strong>

Mamadou Sidibé est en proie aujourd’hui, à une situation critique qui pourrait bien cacher un complot. Le retard dans la fourniture des engrais offerts par la Fédération de la Russie, est dû à une erreur de livraison au port, une confusion qui peut arriver à toute entreprise en raison du contexte du commerce international.

Le PDG de Sewa Agro Business a expliqué que le lot d'engrais reçu, était destiné à la Guinée par le Maroc. Ce qui a bloqué toute distribution au Mali, en engendrant des retards indépendants de sa volonté sachant que le lot reçu n’est pas destiné au Mali. Toute chose qui semble avoir été exploitée par certains opérateurs économiques malveillants pour discréditer Mamadou Sidibé et saboter ses efforts. La fermeture des boutiques de Sewa Agro Business Sarl, depuis le 9 juillet 2024, ainsi que l’emprisonnement de plusieurs de ses collaborateurs, s’inscrivent-ils dans une série d’actions qui visent clairement à déstabiliser l’entreprise ? Une question qui vaut son pesant d’or.

Malgré ces épreuves, Mamadou Sidibé reste résolu à honorer ses engagements envers les agriculteurs maliens. Il a réaffirmé son engagement à fournir les intrants nécessaires pour assurer une bonne campagne agricole, malgré les obstacles imposés par cette situation. «<em>Nous sommes déterminés à soutenir nos agriculteurs, et ce retard, bien que regrettable, est le résultat de circonstances indépendantes de notre volonté.</em> » Le jeune PDG a également lancé un appel pressant aux autorités maliennes, sollicitant leur intervention pour permettre la reprise des activités de l’entreprise. « <em>L’hivernage avance, et chaque jour compte pour nos agriculteurs. Nous demandons à l'État d'intervenir pour rouvrir nos boutiques et permettre la libération de nos collaborateurs emprisonnés </em>», lance Mamadou Sidibé qui en appelle à la compréhension de tous les acteurs du secteur agricole. « <em>Il est important que nous restions unis pour surmonter cette crise. Assurer une distribution rapide des engrais est primordial pour ne pas compromettre la saison agricole en cours </em>», explique-t-il.

Cette affaire soulève des questions sur la compétitivité dans le secteur économique malien. Est-ce un simple incident ou un stratagème délibéré pour anéantir un concurrent honnête ?

Quoi qu'il en soit, le PDG de Sewa Agro Business Sarl montre une détermination sans faille à faire face aux défis et à continuer d'apporter son soutien aux producteurs de coton du pays. Alors que les tentatives de déstabilisation se multiplient, Mamadou Sidibé demeure un exemple de résilience et de persévérance dans un environnement commercial difficile. Son engagement inébranlable envers ses partenaires agricoles et sa volonté de surmonter les obstacles témoignent d’une force de caractère qui ne faiblira pas face à l’adversité. L'avenir de Sewa Agro Business Sarl, sous la conduite de son PDG, est celui d'une entreprise déterminée à contribuer au développement agricole du Mali, malgré les intrigues et les complots.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diaspora malienne : Moussa Sangaré commet un crime crapuleux qui a mis l&amp;apos;Italie sous le choc</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/diaspora-malienne-moussa-sangare-commet-un-crime-crapuleux-qui-a-mis-litalie-sous-le-choc-3076316.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/diaspora-malienne-moussa-sangare-commet-un-crime-crapuleux-qui-a-mis-litalie-sous-le-choc-3076316.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:29:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La vie de nos compatriotes à l'extérieur du pays est souvent compliquée. Si certains réussissent, d'autres sont confrontés à d'énormes problèmes qui peuvent les amener à commettre l'irréparable. C'est le cas du décès d’un malien naturalisé italien. Comportement inexplicable !</strong>

« <em>Cette nuit-là, j’ai voulu tuer</em> ».  C’est en ces termes que s'est exprimé l'italien d'origine malienne après son arrestation, d'après une publication du site d'info sénégalais " Seneweb" en date du 31 août 2024. « <em>J’ai eu une crise soudaine. Je ne peux pas expliquer pourquoi c’est arrivé…</em> », a poursuivi le jeune criminel de 31 ans, un chômeur qui avait une passion pour la musique. Il a collaboré avec plusieurs rappeurs à l’instar de Ernia et Izi.

<strong>Comment le crime s'est-il passé ?</strong>

Sharon Verzeni, la victime ignorait encore que cette nuit du 29 au 30 juillet 2024, sera la dernière qu’elle passera sur terre. De retour d’une promenade nocturne autour de la place de Terno d’Isola (commune de Bergame), elle a eu le malheur de croiser le chemin de Moussa Sangaré. Celui-ci qui roulait à vélo, dans le sens opposé, la remarque et décide de faire demi-tour pour la suivre. A hauteur de Via Castegnate (avenue principale de la ville), il descend du vélo, approche sa victime et lui assène quatre coups de couteau. Sharon s’écroule.

Les caméras de vidéosurveillance saisissent des images qui montrent Moussa en train de poignarder la jeune femme. Elles capturent cependant le visage d'un homme qui roulait à vélo, au moment du crime. Les carabiniers du commandement provincial de Bergame ouvrent une enquête sur la base de ces informations. Celles-ci les conduisent à Moussa Sangaré, 1 mois après le crime, c'est à dire dans la nuit du 29 au 30 août 2024.  Interrogé par les policiers, il reconnait avoir tué Sharon Verzeni sans raison. Il ne la connaissait même pas. « <em>J’ai eu une crise soudaine. Je ne peux pas expliquer pourquoi c’est arrivé. Cette nuit-là, j’ai voulu tuer. Je l’ai vue et je l’ai tuée</em> », a avoué Moussa Sangaré, au chômage depuis plusieurs mois et sans casier judiciaire.

D’autres preuves du meurtre ont été trouvées au domicile du jeune italien d'origine malienne. Une silhouette en carton de forme humaine a notamment été retrouvée sur place.

Selon les enquêteurs, le trentenaire l’aurait utilisé comme une sorte de cible pour s’entraîner au lancée de couteau. La silhouette montre des traces de plusieurs coups de couteau. Quant à l’arme du crime, elle a été retrouvée bien enterrée, au bord de la rivière Adda, dans la région de Medolago. C’est le présumé tueur qui a lui-même indiqué l’emplacement aux enquêteurs.

Il faut signaler que Moussa Sangaré est né  à Milan, d’une famille d’origine malienne, il résidait à Suisio, une ville de la région de Bergame, à seulement 5 kilomètres de Terno d’Isola. L'italien d'origine malienne risque de passer de très longs moments derrière les barreaux. Pour qui connait les conditions carcérales en Italie, ce ne sera pas facile pour lui.

<strong>Les prisons italiennes rendent fous</strong>

C'est le constat fait par un africain lors d'une récente visite d'inspection à la prison de Civitavecchia en Italie où est détenue l'artiste-chanteuse malienne Rokia Traoré.

Africain d'origine, député à l'Assemblée nationale et membre de la Commission Travail, Aboubakar Soumahoro a fait une découverte alarmante concernant les conditions de détention. D'après Soumahoro, la situation dans cette prison est critique, notamment dans le secteur des femmes qui abrite actuellement 43 détenues pour une capacité de seulement 30 places. Le député a également visité le secteur des hommes, où la surpopulation carcérale est flagrante. Conçue pour accueillir 356 détenus, la prison compte actuellement 542, ce qui crée des conditions de vie inhumaines.

En plus, Soumahoro a remarqué le manque de personnel pénitentiaire et administratif, ainsi que les déficiences structurelles qui compromettent toute tentative d'amélioration des conditions de détention. C'est pourquoi, il a critiqué le gouvernement pour son inaction face à ces problèmes. Et d'ajouter que les prisons italiennes sont des lieux où les individus entrent en bonne santé et en ressortent mentalement, physiquement et psychologiquement détruits. Ainsi, Il a appelé à des mesures concrètes et durables pour remédier à cette situation préoccupante.

<strong>Arouna Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coopération sécuritaire : Washington négocie son redéploiement militaire en Côte d&amp;apos;Ivoire et au Bénin</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/cooperation-securitaire-washington-negocie-son-redeploiement-militaire-en-cote-divoire-et-au-benin-3076313.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:26:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bases de drones, renseignements : la coopération sécuritaire entre les États-Unis et certains pays côtiers d’Afrique de l’Ouest s’est renforcée ces derniers mois. Explications.</strong>

Depuis l'éviction de ses troupes du Niger, Washington œuvre activement pour redéployer son dispositif de sécurité en Afrique de l'Ouest. En ligne de mire, la menace terroriste au Sahel et sa descente vers le sud. Pour tenter de contenir et combattre ces groupes armés, la Côte d'Ivoire et le Bénin semblent être au cœur de négociations aux contours encore discrets.

Bien que pressentie, l'officialisation en avril dernier du départ des troupes américaines du Niger a marqué un important revers pour la stratégie de sécurité déployée jusqu'alors par la première puissance militaire dans la région.

En chassant successivement les éléments de Paris et de Washington, les nouvelles autorités du général Abdourahamane Tiani entendent bien être souveraines quant aux questions de défense sur leur sol.

Le retrait complet d'environ un millier de soldats s'est déroulé au pas de course, avant même la date butoir fixée au 15 septembre. L'armée américaine a officialisé la fin de l'opération, le lundi 5 août 2024. Une information confirmée, le 24 juillet par l'Africom – commandement militaire américain dédié au continent africain – à l'occasion d'une prise de parole de son directeur de la stratégie depuis Abidjan, le général Kenneth P. Ekman.

Plus que des hommes, ce sont des infrastructures essentielles qu'ont perdu les Américains avec cette décision politique. Au centre des préoccupations, la base aérienne 201, située en périphérie de la ville d'Agadez, loin de la capitale Niamey. Ce site hors norme inauguré en 2019 avait bénéficié d'un financement total avoisinant les 110 millions de dollars.

&nbsp;

Ses nombreux baraquements et sa piste d'atterrissage de presque deux kilomètres permettaient de multiples rotations de drones et le ravitaillement via des avions cargos. Ce site conçu pour une présence sur le long terme projetait les moyens de surveillance américains sur l'entièreté du Niger, la Libye au nord ainsi que sur une large partie du reste du Sahel à l'ouest. La perte de cet avant-poste stratégique est d'autant plus préjudiciable que la menace des groupes armés s'étend sur un territoire grand comme sept fois la France métropolitaine.

<strong>L'avantage des pays côtiers</strong>

Pour continuer ses missions de renseignements en Afrique de l'Ouest, le commandement américain est donc contraint de se redéployer dans un périmètre restreint par l'autonomie de ses moyens aériens. À titre d'exemple, un drone MQ 9 de type Reaper dispose d'une distance franchissable de 1 850 kilomètres bien qu'en l'absence de liaison satellite, cet aéronef ne puisse être manœuvré que dans un rayon de 200 kilomètres autour de son lieu de guidage.

Dans cette perspective, ce sont bien certains pays côtiers du golfe de Guinée qui semblent répondre aux impératifs de Washington. Leur façade maritime et la multiplicité de leurs frontières sur leur partie nord offriraient un positionnement intéressant pour lutter contre la menace. Pour rappel, la Côte d'Ivoire partage trois frontières septentrionales avec le Burkina Faso, la Guinée et le Mali, lorsque le Bénin ouvre sur le Burkina Faso et le Niger.

Mais dans un contexte de forte défiance envers l'Occident, le choix est également restreint par la qualité des liens qui unissent les potentiels partenaires aux États-Unis. De ce point de vue, Abidjan jouit déjà d'une relation privilégiée avec Washington, dont le président Alassane Ouattara réitérait en janvier ses remerciements à Antony Blinken pour son « <em>apport dans la lutte contre le terrorisme</em> ».

Du côté béninois, Cotonou a accueilli au mois de mai – pour la première fois de son histoire – une délégation de l'Africom venue témoigner du partenariat « <em>en expansion […] pour se défendre contre l'extrémisme violent et promouvoir le développement économique</em> ». Un rapprochement est donc à l'œuvre sans que l'on puisse pour autant confirmer un redéploiement ni la nature exacte des dispositifs envisagés.

<strong>Une collaboration renforcée en Côte d'Ivoire</strong>

Au cours de son allocution abidjanaise, le général Kenneth P. Ekman rappelait le risque qualifié de « grandissant » pour les pays aux portes du Sahel tels que la Côte d'Ivoire. S'il a également confirmé la volonté des États-Unis de se tenir au côté des forces armées ivoiriennes, il démentait l'hypothèse de la création d'une base dans les environs de la ville d'Odienné, au Nord-Ouest.

« <em>Pourquoi construire du neuf si certains éléments existent déjà</em> ? » a-t-il ajouté, une manière de dire que cette coopération renforcée se fera au moyen d'infrastructures ivoiriennes déjà implantées sur le territoire. Quant aux champs d'application concrets de ce partenariat, le général a fini par évoquer les pistes suivantes : le renseignement, la reconnaissance, le retour de personnels isolés, les capacités médicales et la formation.

Pour mettre en œuvre leur plan d'action, les États-Unis pourront compter sur une certaine expérience de terrain. Au cours des trois dernières années, la Côte d'Ivoire a en effet accueilli l'exercice militaire Flintlock, réunissant plusieurs centaines de spécialistes américains et forces armées ivoiriennes dans le cadre de scénarios de lutte contre le djihadisme. Les services de sécurité américains avaient par ailleurs participé – au côté de Paris – à la gestion du risque terroriste au moment de la Coupe d'Afrique des nations en ce début d'année.

« <em>Ce rapprochement interviendrait dans un climat de restructuration de la politique africaine souhaitée par Emmanuel Macron, car, côté français, les plus de 900 soldats traditionnellement basés dans les camps de Port-Bouët (commune d'Abidjan) devraient voir leur effectif ramené à une centaine</em>. »

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali en détresse :  Quand les inondations viennent aggraver la situation socio&#45;économique déjà délétère</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/le-mali-en-detresse-quand-les-inondations-viennent-aggraver-la-situation-socio-economique-deja-deletere-3076312.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:25:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali vit depuis plus d'une décennie une situation d'insécurité générale due à la guerre meurtrière menée par les groupes armés terroristes. A cela s'est ajoutée une situation politique marquée par un isolement du pays par les puissances occidentales et leurs supports africains en raison de la présence des militaires au pouvoir. Du coup, la situation économique est affectée surtout avec la crise énergétique et la méfiance des investisseurs à l'égard du pays. Et voilà que le climat, à travers des pluies torrentielles, vient saler la note.</strong>

Depuis 50 ans, le Mali n'avait pas connu un tel déferlement de pluies. Des pluies qui ont causé d'énormes dégâts, y compris disparition et mort d'hommes. Pourtant, les services météorologiques avaient annoncé des mois avant sur cette situation pluviométrie dense. Malgré tout, les dispositions nécessaires idoines n'avaient pas été prises. Ainsi du début de l'hivernage à la date du 22 août 2024, il y a eu 122 cas d'inondations qui ont été enregistrés dans 17 régions et le District de Bamako. Ces inondations ont touché 7.077 ménages, soit 47.374 personnes sinistrées dont 13.576 femmes et 19.347 enfants. Au total, 30 cas de décès ont été officiellement enregistrés (12 à Ségou, 06 à Gao, 05 à Bamako, 03 à Koutiala, 01 à Koulikoro, 01 à Kayes, 01 à San, 01 à Kita) ainsi que 104 blessés. Le District de Bamako a enregistré 29 cas d’inondations ayant occasionné 05 cas de pertes en vies humaines et 84 blessés. On note aussi 563 ménages touchés, soit un total de 4 639 personnes sinistrées. La région de Gao est la plus touchée avec 1 570 ménages affectés pour un total de 9 936 personnes sinistrées. Il a été constaté également des cas d’effondrement de maisons, des cas de foudre et de vents violents dans certaines régions. Face à ce désastre, les autorités ont tenu une session spéciale du conseil des ministres, vendredi 23 août 2024, pour trouver des solutions.

<strong>Quelles sont les dispositions prises?</strong>

Dans le cadre de la prévention et de la gestion des risques de catastrophe, le Gouvernement a adopté des mécanismes et mis en place des dispositifs institutionnels parmi lesquels le Comité interministériel de Gestion des Crises et de Catastrophes et le Centre de Coordination et de Gestion de Crises. Le Centre de Coordination et de Gestion des Crises, qui est l’outil opérationnel du Comité interministériel, est activé sur ordre du ministre de la Sécurité et de la Protection civile après avis du Premier ministre.

Face à cette situation, le Centre de Coordination et de Gestion des Crises a été activé par Décision n°2024-000435/MSPC-SG du 30 mai 2024 pour la période allant du 1er juin au 30 octobre 2024. Avec cette activation, le Gouvernement a pris la décision d’apporter l’assistance nécessaire aux sinistrés, à travers la fourniture de vivres et non vivres, la distribution de 128 millions 595 mille 800 francs CFA de Cash et le relogement de 903 ménages dans des écoles. En sus, le Chef de l'État a instruit au ministre de l’Economie et des Finances de mobiliser 4 milliards de franc CFA pour faire face aux conséquences des inondations, renforcer le stock national de sécurité alimentaire et apporter l’assistance nécessaire aux ménages touchés.

En ce qui concerne l'organisation des secours, de fortes mesures ont été prises. Ce sont entre autres : la poursuite de la sensibilisation sur les risques d’inondation ; l’interdiction formelle d’attribution de parcelles à usage d’habitation dans les zones inondables ; le curage des collecteurs, des caniveaux et des jonctions des voies d’écoulement d’eau; le recensement des constructions obstruant les voies d’écoulement d’eau en vue de leur libération ; la relecture des textes du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes.

<strong>Des dispositions prises en retard</strong>

Au regard des dispositions prises pour juguler le désastre, on constate objectivement qu'elles peuvent être, dans leur ensemble, qualifiées de "<em>le médecin après la mort</em>". Car elles devraient être prises avant le désastre, c’est-à-dire, avant l'arrivée de l'hivernage. Et ce n'est pas en plein hivernage que l'on doit procéder au curage des collecteurs et de jonctions des voies d'écoulement d'eau, ou encore recenser les constructions obstruant les voies d’écoulement d’eau. Il en est de même pour la disposition relative à ; l’interdiction formelle d’attribution de parcelles à usage d’habitation dans les zones inondables.

Par ailleurs, il faut noter que le logement des sinistrés dans les écoles n'est pas une solution pérenne, car celles-ci seront ouvertes le 1er octobre 2024 d'après une décision du Ministre de l'éducation nationale. En logeant les sinistrés dans ces écoles, les autorités ont-elles l'assurance que l'hivernage baissera d'intensité avant la reprise des cours dans ces écoles ? Pas certainement !

En tout cas, l'on remarque qu'au cours du conseil des ministres extraordinaire, aucune instruction n'a été donnée au ministère en charge de la météorologie (ministre des transports et des infrastructures), idem pour celui en charge de l'environnement.

En tout état de cause, les autorités doivent accentuer leurs efforts sur la communication en sensibilisant et en accompagnant les populations à risque de quitter les endroits susceptibles d'inondation. Elles doivent aussi fournir en permanence les prévisions météorologiques en envoyant, par exemple, aux numéros de téléphone des populations de la même manière qu'elles envoient des messages en cas d'inondation. Il y va de la survie des populations qui vivent déjà dans une précarité jamais connue depuis des décennies. Une précarité due à une situation économique dégradante.

Selon une publication en date du 22 avril du média en ligne "Agence ecofin" qui cite  une publication du mois d'avril 2024 du Fonds monétaire international (FMI) dénommée "<em>Perspectives économiques régionales</em>", le Mali, qui était classé 4è économie de la zone CFA (14 pays) cédera, en cette année, sa place au Burkina et se retrouvera 5è. Le salaire minimum d'intérêt général (SMIG) est l'un des plus bas de la zone FCFA. Avec 40 000 F CFA comme SMIG, le Mali se classe 11è sur les 14 pays africains ayant en partage  le franc CFA.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de viabilisation et de construction de 1085 logements sociaux et économiques à Samanko :  Plus de 4 milliards FCFA de perte pour l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/projet-de-viabilisation-et-de-construction-de-1085-logements-sociaux-et-economiques-a-samanko-plus-de-4-milliards-fcfa-de-perte-pour-letat-3076309.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:20:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travaux de la vérification financière et de conformité des opérations de morcellement et changement de vocation du Titre Foncier n°1209, établi en 1936 sur une superficie initiale de 1 718 ha 41 a 44 ca, de l’Afrique de l’Ouest Française, Colonie du Soudan et de l’exécution du Projet de viabilisation de 42 ha et de construction de 1 085 logements sociaux et économiques à Samanko, ont mis en exergue plusieurs constatations relatives à des irrégularités administratives et financières.</strong> <strong>D’où le lieu pour le Vérificateur général d’adresser une dénonciation de faits au président de la section des comptes de la cour suprême et au procureur de la république chargé du pôle national économique et financier, relativement  à la minoration du prix de cession des TF n°156892, 156893, 156894, 156895 156896, 156897, 156898 et 156899 du Cercle de Kati pour un montant total de plus de 4 milliards FCFA (4 298 924 513 F) de manque à gagner pour l’Etat. </strong>

A en croire le vérificateur, les irrégularités commises dans l’exécution du projet résultent du non-respect des textes en matière domaniale et foncière, environnementale ; d’urbanisme, de l’inobservance des directives de la BOAD, des règles relatives à la passation, la conclusion et l’approbation de marché et ainsi qu’à l’archivage. Les autorités administratives et politiques ainsi que les chefs des services techniques déconcentrés de l’Etat impliqués dans la gestion domaniale et foncière, ont effectué sur le TF n°1209 des opérations irrégulières parmi lesquelles : des attributions de Concessions Rurales, de Concessions Rurales à usage d’Habitation, des autorisations de cessions directes de TF pour usage d’habitation dans une zone à vocation Agricole, la minoration du prix de cession.  Aussi, les enquêtes ont mis en évidence la spéculation foncière entretenue par des agences immobilières qui acquièrent des parcelles à des coûts réduits de connivence avec des agents du service des Domaines, pour ensuite les revendre à l’Etat dans le cadre de ses projets, à des prix exorbitants.

A titre illustratif, les parcelles objet du site du Projet de viabilisation de 42 ha et de construction de 1 085 logements sociaux et économiques à Samanko ont été cédées à une société immobilière, par la Direction Régionale des Domaines et du Cadastre de Koulikoro en 2018, à raison de 80 FCFA le mètre carré.

En revanche, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet des 1 085 logements sociaux et économiques, il est prévu que la société les cède à l’Etat, après viabilisation à 4 000 FCFA le mètre carré. En conséquence, une superficie de 300m2 acquise par la société immobilière à 24 000 FCFA, reviendra à l'Etat à 1 200 000 FCFA. De plus, il a été donné de constater que le changement de vocation de la zone Agricole en Habitat sur le TF n°1209 fait peser une menace de disparition de ladite zone au profit de l’habitat.

S’agissant du Projet de viabilisation de 42 ha et de construction de 1 085 logements sociaux et économiques à Samanko, la chronologie des évènements prouve à suffisance qu’il est entaché d’irrégularités sur l’ensemble de son processus. Ces irrégularités ont fortement entamé la mise en œuvre du Projet en raison notamment de la non-obtention de l’Avis du Comité National de la Dette Publique, du recours inapproprié à l’entente directe et de la non-prise en compte des mesures environnementales et sociales.

L’équipe du Bureau du Vérificateur Général a ainsi formulé plusieurs recommandations dont la mise en œuvre permettra sans nul doute de corriger les manquements constatés. Il importe également d’engager des réflexions profondes sur la gestion rationnelle du domaine privé immobilier de l’Etat, notamment la cession directe des parcelles aux agences immobilières et de prendre des mesures dissuasives à l’’encontre des agents publics impliqués dans cette gestion peu orthodoxe des biens publics, constituant ainsi des violations flagrantes des textes juridiques en la matière.

En tout état de cause, il serait judicieux que les plus hautes autorités s’investissent à fond dans la protection des zones dédiées à la recherche Agricole et éviter leur transformation en Habitat. Toute chose, qui contribuera indubitablement à l’atteinte des objectifs de la Politique de Développement Agricole (PDA), conformément aux directives de la Loi d’Orientation Agricole (LOA).

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prolifération des faux diplômes au Mali : Un fléau combattu avec détermination par la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/proliferation-des-faux-diplomes-au-mali-un-fleau-combattu-avec-determination-par-la-transition-3074674.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 11:30:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le phénomène des faux diplômes prend des proportions inquiétantes au Mali et met en péril la crédibilité de l’éducation et l’intégrité des concours publics. Lors des récents concours de la Fonction Publique 2023, le problème a été une nouvelle fois mis en lumière, avec 44 faux diplômes détectés.</strong>

Le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, Dr Fassoun Coulibaly, lors d’un point de presse tenu, le samedi dernier, a révélé ces chiffres alarmants, annonçant que les cas de fraude sont, immédiatement, transmis à la justice. Cette démarche illustre la volonté des plus hautes autorités maliennes de mettre fin à ces pratiques frauduleuses qui compromettent, non seulement, l’équité des concours, mais aussi, la qualité des services publics. Les résultats de ce concours, qui a vu la participation de plus de 1.400 candidats avec un taux de réussite de 81,49 %, met en évidence l’effort du gouvernement pour assainir le secteur de la fonction publique.

Face à la prolifération des faux diplômes, le gouvernement de transition, sous la direction du Colonel Assimi Goïta, s’engage à garantir que seuls les candidats qualifiés et honnêtes accèdent à la fonction publique. Cet engagement passe par l’organisation de concours transparents, sans truchement, où les mérites réels priment sur la fraude. En ce sens que les concours de la fonction publique jouent un rôle fondamental dans l'accès à l’emploi au Mali. Il est donc essentiel que ce processus soit protégé des dérives qui nuisent à la confiance du public. La détection des faux diplômes est le fruit de contrôles rigoureux, mis en place pour assurer la crédibilité et l’intégrité des résultats. Mais au-delà des mesures punitives, le gouvernement doit également sensibiliser les jeunes diplômés sur les dangers et les conséquences des faux diplômes. Cette lutte est un engagement de longue haleine qui nécessite la mobilisation de tous les acteurs de la société. Car les faux diplômes représentent, non seulement, une menace pour l’intégrité des concours, mais aussi un obstacle à la modernisation de l’administration malienne. En garantissant que les recrutements se basent uniquement sur les compétences et le mérite, le gouvernement aspire à renforcer l'efficacité et la transparence de la fonction publique, en ligne avec les aspirations du peuple malien pour une administration plus intègre. Le message des autorités est clair : la fraude n’a pas sa place dans la nouvelle vision du Mali.

Par des actions concrètes, telles que l’annulation des candidatures frauduleuses et le transfert des dossiers à la justice, le gouvernement réaffirme son engagement à bâtir un État de droit où le mérite est reconnu et valorisé.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Digitalisation de l’Administration : La DGCCC en première ligne pour concrétiser la vision du Président de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/digitalisation-de-ladministration-la-dgccc-en-premiere-ligne-pour-concretiser-la-vision-du-president-de-la-transition-3074643.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 10:49:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi 12 août 2024, la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) a accueilli le Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Moussa Alassane Diallo, pour une visite riche en enseignements. À cette occasion, le Ministre a salué les progrès remarquables réalisés par cette entité dans le processus de digitalisation, un pilier essentiel pour la modernisation de l'administration malienne. </strong>

Conformément aux directives des plus hautes autorités de la transition, avec à leur tête, le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, le Mali avance résolument vers la digitalisation de ses services publics. La DGCCC, sous la houlette de son Directeur Général, M. Zedion Dembélé, incarne cette volonté de transformation en s'engageant pleinement dans cette révolution numérique. L’objectif est clair : rendre l'administration plus transparente, plus efficace, tout en assurant une régulation optimale du commerce, une protection accrue des consommateurs, et une concurrence équitable sur le marché national.

Le Ministre Diallo, impressionné par les avancées réalisées, n’a pas manqué de souligner l'importance de cette digitalisation pour l'avenir du Mali. "<em>Ces progrès illustrent la détermination du gouvernement à instaurer une administration moderne, dynamique et adaptée aux exigences du développement</em>", a-t-il déclaré avec enthousiasme.

Cette visite a également permis d'échanger de manière constructive avec les cadres de la DGCCC. Ainsi, M. Diallo a chaleureusement félicité l’ensemble du personnel pour son engagement indéfectible, tout en les encourageant à continuer sur cette lancée pour faire de la DGCCC un modèle d'innovation administrative.

En ligne avec la vision des autorités de la transition, la digitalisation de l’administration constitue un défi majeur pour le Mali. La DGCCC, par ses actions audacieuses, montre qu'elle est à la hauteur de ce défi et qu’elle est prête à jouer un rôle de premier plan dans la modernisation de l’État, suivant ainsi les aspirations du Colonel Goïta et de son gouvernement.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Classement 2024 des puissances militaires africaines : Le Mali supplante ses alliés de l&amp;apos;AES et se positionne derrière la Côte d&amp;apos;Ivoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/classement-2024-des-puissances-militaires-africaines-le-mali-supplante-ses-allies-de-laes-et-se-positionne-derriere-la-cote-divoire-3074637.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si dans la zone CFA, en termes de classement économique, le rang de 4è qu'occupait le Mali a été chipé par son voisin Burkinabè, qui en plus lui a dépassé en termes d'investissements dans l'armement pendant la période 2022-2023, tel n'est pas le cas dans le classement africain 2024 des puissances de feu. Le Mali laisse loin derrière lui le Burkina. C'est ce qui ressort du rapport 2024 de "<em>Global Fire Power</em>".</strong>

Le cabinet américain, spécialiste des questions de défense, a établi un classement sur un total de 145 pays à travers le monde dont 38 États africains. Il a fondé son classement sur une nomenclature de 60 critères pour déterminer le score ‘'Power Index'' (indice de pouvoir) d'une nation donnée allant des ressources en hommes, aux moyens financiers en passant notamment par les capacités logistiques. Il s'agit, en effet du nombre de militaires actifs, des capacités navales et aériennes, de la dotation en ressources naturelles (pétrole, gaz) du pays, du budget alloué à la défense, etc. La conception du "Power Index" permet aux nations plus petites et plus avancées sur le plan technologique de rivaliser avec des puissances plus grandes et moins développées.

<strong>Le Mali boucle le top 20 africain</strong>

Les 20 premières armées africaines, selon le rapport de Global Fire Power de 2024, sont : l'Égypte, l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigéria, l'Éthiopie, l'Angola, le Maroc, la République Démocratique du Congo, la Tunisie, le Soudan, la Lybie, le Kenya, le  Mozambique, le Tchad, la Zambie, la Côte d'Ivoire, le Zimbabwe, la Tanzanie, le Cameroun et le Mali. Et puis arrivent respectivement le Ghana (113e), l'Ouganda (114e), l'Erythrée (117e), le Soudan du Sud (119e), le Niger (121e), la République du Congo (122e), la Namibie (124e), le Botswana (126e), le Burkina Faso (127e), le Sénégal (130e), la Mauritanie (131e), le Gabon (132e), Madagascar (133e), la Centrafrique (137e), la Sierra Leone (138e), le Liberia (140e), le Bénin (141e), la Somalie (142e). A souligner que, dans le classement mondial, l'Afrique entre à partir de la 15è place avec l'Égypte. Ce qui fait d'elle la 1ère puissance militaire du continent, tout comme en 2023 où elle occupait la 14è place. Tout comme l'année dernière, il est directement suivi de l'Algérie, de l'Afrique du Sud et du Nigéria. Par rapport aux pays de l'Afrique de l'ouest francophone, c'est la Côte d'Ivoire qui se hisse au 16è rang au niveau continental et 98è à l'échelle mondiale contre respectivement la 19è et la 105è places en 2023. Elle est suivie du Mali et du Niger qui occupent respectivement au niveau africain les 20è et 25è places et au niveau mondial les 106è et 121è rangs.

<strong>Le Mali, 3è de la CEDEAO et 2è de l'UMEOA </strong>

A l'analyse du classement, l'on remarque qu'au sein de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest), le Nigéria et la Côte d'Ivoire conservent leur place des deux plus grandes puissances militaires de la zone. En effet, comparativement à l'année dernière, le Nigéria a maintenu à la fois sa première place dans la CEDEAO, et la 4ème au niveau africain. Cependant, il a été décalé à l'échelle mondiale au 39ème rang contre 36ème en 2023 sur les 145 Etats évalués. Quant à la Côte d'Ivoire, au regard de son 16è rang africain, elle se classe en 2è position dans la CEDEAO et, du coup première dans la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Le Mali, occupant au niveau africain la 20è place, se classe 3è de la CEDEAO et 2è dans la zone UEMOA. Ainsi, il se classe derrière la Côte d'Ivoire qui demeure leader en Afrique occidentale francophone. A noter que tout comme l'année précédente, ces deux pays maintiennent leur position d'armée leader en cette année 2024. Il en de même pour le Niger (25è rang africain et 121è rang mondial) est 5è de la CEDEAO et 3è de la zone UEMOA. Par ailleurs, on constate que le Burkina, pays membre de la confédération de l'Alliance des États du sahel (AES) tout  comme le Mali et le Niger, occupe le 29è rang africain et 127è mondial. Autrement dit, le Mali (20è africain et 106è mondial) le dépasse de très loin.

<strong>Les États Unis, première puissance de feu du monde</strong>

D'après le rapport de "<em>Global Fire Power</em>", les Etats-Unis conservent toujours le titre de première puissance de feu du monde. La Russie, la Chine, l'Inde et la Corée du Sud complètent respectivement ce top 5 mondial des puissances militaires. La France détient le 11è rang mondial, tandis que l'Ukraine se loge à la 18è place. A l'instar de 2023, le Bhoutan, pays d'Asie du Sud, est resté au bas de l'échelle dans ce classement mondial des puissances militaires, soit 145è.

Il faut noter que le classement de "<em>Fire Global Fire</em>" (GFP), basé sur un « <em>Power index</em> » ( indice de pouvoir) dont le score parfait serait de 0,0000 , est impossible dans les faits. Ainsi, plus on s'éloigne de ce score, plus on recule au classement. GFP ne prend pas en considération les stocks nucléaires et pénalise les pays qui ne disposent pas de littoral sur la mer, c'est à dire les pays qui n'ont pas de forces navales.

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<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Commune Rurale de Moribabougou :  Un trou de 478 millions de FCFA dans la caisse: le Maire Diarha Diarra et sa bande épinglés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-moribabougou-un-trou-de-478-millions-de-fcfa-dans-la-caisse-le-maire-diarha-diarra-et-sa-bande-epingles-3074634.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA ;  en passant par le non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA et le non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA  et les faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA…</strong>

<strong>Autant de pratiques mafieuses décelées par le Vérificateur général  dans la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) pendant les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 et qui sont à l’origine de l’évaporation de 478 millions de francs CFA (478 660 841 F), sans laisser la moindre trace. Du coup, le Maire Diarha Diarra et sa bande risquent gros. Et même très gros. Leurs complices aussi. Accablant !</strong>

La Mairie de la Commune Rurale de Moribabougou, n’a pas fait l’objet d’une Offre Publique d’Achat (OPA) en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle a été au service exclusif du Maire Diarha Diarra et sa bande pendant les périodes 2020, 2021, 2022 et 2023.  Par petite touche, ils ont sucé les caisses, érigé le népotisme en mode. L’espoir tant suscités auprès des populations de la Commune de Moribaboiugou a viré au cauchemar.

<strong>Manœuvres dolosives à tous les niveaux</strong>

L’installation du Maire Diarha Diarra, à la tête de la Mairie de Moribabougou a exorcisé la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus.  En effet, le Bureau du vérificateur a décelé que le Représentant de l’Etat, (M. Issa Diallo, Secrétaire général de la Mairie) dans le Cercle de Kati ne procède pas régulièrement à l’inspection de la CRM. Le Maire et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La Mairie de Moribabougou ne tient pas régulièrement des registres d’actes d’état civil. Elle ne dispose pas de registre pour la transcription des jugements supplétifs d’actes de mariage. Non plus, elle n’a pas pris de décision pour la nomination des agents de déclaration de l’état civil et elle a irrégulièrement nommé un Comptable-matières. Plus grave, la Mairie, ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières et favorise l'empiétement sur des compétences dévolues au Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre. Enfin, elle ne respecte pas les modalités de gestion des fonds destinés à l’alimentation des cantines scolaires. En bloc, la gestion de la Mairie de Moribabougou, pendant les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 est comparable à celle d’une épicerie.

A en croire le rapport d’enquête du Vérificateur général, le Maire de la Commune Rurale de Moribabougou, Diarha Diarra, a délivré des Concession rurales  à usage d’habitation (CRH) dont les bénéficiaires n’ont pas payé les frais d’édilité. Ce qui a poussé la mission de vérification a fouillé dans l’arrière-cour  de la Maire.  La suite est connue : les enquêteurs  ont examiné  les registres d’enregistrement des CRH, les cartons des CRH et les quittances relatives au paiement des frais d’édilité. Aussi, ils se sont entretenus avec le Maire Diarha Diarra et ses Adjoints ainsi que l’agent chargé de la documentation et des archives. Avant de procéder à l’inventaire des stocks de CRH.

A l’issue des travaux, l’équipe de vérification a décelé que le Maire Diarha Diarra, a délivré des CRH pour lesquelles les frais d’édilité n’ont pas été payés. En effet, il a, au cours de la période sous revue, attribué 16 740 CRH dont 5 366 bénéficiaires n’ont pas payé les frais d’édilité. Le montant total des frais d’édilité non payés s’élève à plus de 434 millions de nos francs (434 646 000 FCFA). Toutefois, suite à la transmission du rapport provisoire à la Mairie de Moribabougou, 24 bénéficiaires des CRH ont payé les frais d’édilité pour un montant total de 1 944 000 FCFA. Ainsi, le montant de l'irrégularité est de 432 702 000 FCFA.

Plus grave, le Maire Diarha Diarra a ordonné le transfert de permis pour lesquels les frais n’ont pas été payés. Afin de s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les registres des transferts de permis. Elle a également rapproché le montant des transferts résultant des registres à celui figurant sur les quittances. Elle s’est en outre entretenue avec le Maire, le Régisseur de recettes, Hamidou Koné et les agents chargés des transferts. L’équipe de vérification a constaté que le Maire Diarha Diarra a ordonné le transfert de permis d'occuper pour lesquels les frais n’ont pas été payés. En effet, 197 permis de 2021 ont fait l’objet de transfert dans les registres au prix unitaire de 125 000 FCFA, soit un montant de 24 625 000 FCFA. Le montant total calculé à partir des quittances est de 17 875 000 FCFA, d’où un écart de 6 750 000 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut. Même le Maire Diarra n’a pas ordonné (encore) la prise en charge des cotisations sociales relatives à la part patronale au titre de l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire).

Pour se rendre à l’évidence des faits, l’équipe de vérification a examiné les pièces justificatives des cotisations sociales et s’est également entretenue avec le Receveur-percepteur de Kalabancoro et les responsables de la Commune Rurale de Moribabougou. Elle a aussi circularisé la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) de Koulikoro.  Du coup, l’équipe de vérification a constaté que le Maire Diarha Diarra n’a pas ordonné la prise en charge des cotisations sociales relatives à la part patronale au titre de l’AMO des fonctionnaires des Collectivités de la Commune Rurale de Moribabougou. En effet, il n’établit pas de mandat et ne fait pas de déclaration pour le paiement de la part patronale des cotisations sociales au titre de l’AMO des fonctionnaires des Collectivités de la CRM. Il en découle que le paiement de cette charge sociale n’était pas effectif à la Direction régionale de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale de Koulikoro. Le montant total des cotisations sociales non payées du personnel fonctionnaire au titre de l’AMO s’élève à 6 598 993 FCFA. Toutefois, suite à la remise du rapport provisoire, la CRM a établi le mandat n°306 d’un montant de 6 598 993 FCFA à la date du 9 juillet 2024 pour le paiement de la part patronale de l’AMO des fonctionnaires de la Collectivité.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

L’enquête financière réalisée par le vérificateur sur la gestion de la Mairie de Moribabougou, exhale une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour le développement communautaire de la localité. Cet audit sur les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023, énumère pêle-mêle, les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés à la commune rurale de Moribabougou.

Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a plusieurs  millions de nos francs qui se sont évaporés des caisses de la Mairie, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de la période sous revue, l’agent de recouvrement n’a pas reversé au Régisseur de recettes la totalité de la taxe municipale collectée.  Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné le registre de collecte des taxes municipales tenu par l’agent de recouvrement faisant office de caissière. Elle a également rapproché les montants figurant dans le registre à ceux des carnets de quittances. Elle s’est en outre entretenue avec le Chef du service recouvrement, Yacouba Diakité et ses agents et le Régisseur de recettes, Hamidou Koné. La mission de vérification a constaté que l’agent de recouvrement n’a pas reversé la totalité de la taxe municipale à la régie de recettes. En effet, le total des montants collectés selon les registres de collecte de ladite taxe des exercices 2020 à 2023 est de 41 897 600 FCFA et celui des quittances est de 12 504 000 FCFA, soit un écart non reversé de 29 393 600 FCFA.

Pendant ce temps, le Chef du Centre des Impôts de la Commune II du District de Bamako n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a effectué une séance de travail avec le Chef de Centre des impôts de la Commune II du District de Bamako. Elle lui a demandé de lui fournir la situation des patentes recouvrées sur la base d’un certain nombre de marchés entièrement payés par la Mairie de la commune de Moribabougou dont les droits d’enregistrement avaient été payés. Elle s’est également entretenue avec le Régisseur de recettes et de dépenses.

La suite est connue : l’équipe de vérification a constaté que le Chef du Centre des impôts de la Commune II du District de Bamako n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. En effet, il n’a pas recouvré les droits simples ainsi que les pénalités y afférentes. Il s’agit du Marché n°0067/DRMP-DSP- 2022 Koulikoro relatif aux Travaux de Construction et de Rénovation de la clôture du Groupe Scolaire Ancien Village au compte de la Commune Rurale de Moribabougou, Cercle de Kati d’un montant de 19 197 310 FCFA TTC et du Marché n°0068/DRMP-DSP2022 Koulikoro relatif aux Achats de tables-bancs et de Mobilier de bureau au profit de la Commune Rurale de Moribabougou, Cercle de Kati d’un montant de 20 millions FCFA TTC. Le montant total des droits et amendes non recouvrés s’élève à 2 076 129 FCFA. Toutefois, suite à la remise de l’extrait du rapport provisoire au Centre des Impôts de la Commune II, l’entreprise a payé un montant de 1 059 322 FCFA correspondant au montant de droits simples et de pénalité pour le marché n°0068/DRMP-DSP62022 Koulikoro. Le montant restant à payer des droits et pénalités non recouvrés s'élève à 1 016 807 FCFA.

Par ailleurs, des titulaires de marchés publics ont procédé à de faux enregistrements.  Des titulaires de marchés publics ont procédé à de faux enregistrements. En effet, il est ressorti de l’entretien et de la revue documentaire que les cachets d’enregistrement et les signatures figurant sur sept (7) marchés publics sont faux. Le montant cumulé des droits d’enregistrement compromis et des pénalités y afférentes s’élève à 9 625 214 FCFA dont 4 812 607 FCFA de pénalités. Toutefois, suite à la remise de l’extrait du rapport provisoire au Centre des Impôts de la Commune II, un montant de 826 780 FCFA a été payé correspondant au montant des droits d’enregistrement et pénalités d’un des sept marchés en cause. Le montant restant à payer des droits d’enregistrement et pénalités non payés revient à 8 798 434 FCFA.

Autant d’irrégularités financières dans la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou et qui ont occasionné l’évaporation de plus de 478 millions de nos francs (478 660 841 FCFA).

D’où une dénonciation de faits du vérificateur général, au Procureur du Pôle National Economique et Financier et au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême ; relativement : au non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA ; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA ; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA ; au non-paiement des droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA  et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA. D’où la situation inconfortable du Maire Diarha Diarra et son réseau.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération &amp;quot;Citerne &amp;quot; de la SOMAGEP : Des anciens dirigeants au cœur d&amp;apos;un scandale financier de plusieurs milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/operation-citerne-de-la-somagep-des-anciens-dirigeants-au-coeur-dun-scandale-financier-de-plusieurs-milliards-de-fcfa-3074632.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La satisfaction des besoins des populations en eau potable a toujours fait partie des priorités des autorités. Pour mieux accomplir cette mission, elles ont créé la SOMAGEP-SA (Société malienne de gestion de l'eau potable) issue de la scission de la société Énergie du Mali.</strong>

En effet, c'est le département Eau de la société EDM-SA qui a été érigé en Société d'État sous la dénomination de Société malienne de gestion de l'eau potable dont le sigle est SOMAGEP. Sa mission principale est de fournir aux populations de l'eau potable tant en quantité qu'en qualité. A ce titre, elle reçoit les demandes d'abonnement des citoyens qu'elle traite et par la suite installe les équipements nécessaires. Autrement dit, elle connecte les domiciles des citoyens au réseau de distribution d'eau dont elle dispose.

Cependant, son réseau n'arrive pas à donner satisfaction à tous les citoyens sur l'enseignement du territoire national. C'est pourquoi, elle  met en place des bornes fontaines dans les quartiers où son réseau est défaillant ou inexistant. C'est le cas de beaucoup de quartiers périphériques de Bamako. En période de chaleur, les populations de ces quartiers se voient sevrées d'eau au niveau de ces bornes fontaines. Pour pallier à cette situation, la Somagep a continué une initiative prise depuis l'époque où la Société EDM-SA s'occupait de la fourniture d'eau potable. Cette initiative dénommée "OPÉRATION CITERNE" consiste à distribuer gratuitement de l'eau potable aux populations par le biais de citernes d'eau. Ces citernes se chargent d'eau au niveau de la station de pompage de la Somagep et se rendent tour à tour dans les quartiers en manque d'eau.

Pendant 8 ans, la Somagep réalisait la même activité de distribution gratuite d'eau potable. Si l'opération est salutaire, il faut noter qu'elle a été, malheureusement, une occasion pour certains responsables de la société de détourner de sommes colossales estimées, d'après des confidences, à une dizaine de milliards de FCFA. Ce qui a amené le Dg actuel, Dramane Coulibaly, à résilier le contrat de prestation pour y voir clair.

<strong>Comment cela s'est-il passé ?</strong>

Dramane Coulibaly a commencé à faire fouiller au niveau de la comptabilité. De cette fouille, il est ressorti que pendant 8 ans, des responsables de la Somagep faisaient sortir, annuellement, des caisses de la société 1 milliard FCFA  pour la réalisation de l'opération citerne. Toujours, selon Ies évaluations et calculs effectués, il a été constaté que la fourniture de chaque m3 d’eau a pu coûter à la Somagep au moins 8 000 francs CFA, ce qui équivaut à  près de 80 fois le prix de cession ordinaire du m3.

A en croire toujours nos sources, le marché de l'opération citerne revenait pendant les 8 longues années au même prestataire qui se présentait chaque année sous une nouvelle identité. Ce prestataire serait l'époux d'une dame influente qui a fait partie de l'ancienne équipe dirigeante de la société. Dès lors, c'est la panique chez tous ceux qui se sentent impliqués dans ce scandale financier. Ceux-ci n'auraient pas hésité, un seul instant, à monter des stratagèmes pour ternir d'abord l'image du Dg Dramane  puis "<em>noyer le poisson dans l'eau"</em> et enfin manipuler l'opinion nationale. C'est ainsi qu'ils ont mis en branle une stratégie de sabotage du travail de la Somagep telles que l'information selon laquelle l'eau produite par la Somagep est de mauvaise qualité, obligeant le Dg à sortir au niveau de la presse pour démontrer le contraire de cette calomnieuse information.

Dans leur sale besogne, les détracteurs auraient utilisé un responsable d'un des nombreux comités syndicaux de la société. Il s’agit de Cheick Diallo, Secrétaire général du syndicat autonome de la Somagep (SASO) qui s'est pourfendu d'un communiqué reconnaissant la mauvaise qualité de l'eau produite par son employeur. Mal lui en a pris car il n'a pas été soutenu par les autres comités syndicaux qui sont plus représentatifs que le sien. Ceux-ci, sans autre forme de procès, se sont désolidarisés de son acte en publiant des communiqués.

Suite à la publication de son information calomnieuse, le fameux secrétaire général du SASO s'est retrouvé devant le conseil de discipline dont il attend prochainement les résultats. Il faut rappeler que cette stratégie  ne fera pas reculer le DG Dramane Coulibaly qui, s'est fait remarquer par l'opinion nationale pour la première fois lorsqu'il a été Directeur général de la société EDM-SA. Au niveau de cette société, il a, dans le cadre du recouvrement des créances de l'entreprise, suspendu la fourniture d'électricité à des structures nationales comme l'Assemblée nationale, les Directions générales de plusieurs services centraux, les Mairies, etc.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pluies torrentielles et inondations au Mali : Une tragédie annoncée par la météo, amplifiée par des constructions anarchiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/pluies-torrentielles-et-inondations-au-mali-une-tragedie-annoncee-par-la-meteo-amplifiee-par-des-constructions-anarchiques-3074640.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 08:31:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plusieurs mois, les services météorologiques avaient annoncé une saison des pluies intense au Mali avec des craintes quant aux inondations qui pourraient frapper certaines régions du pays. Aujourd'hui, le bilan est alarmant : 59 cas d'inondations ont été recensés à travers le pays, touchant plus de 32 000 personnes, avec 4 150 ménages directement affectés et 15 décès, tragiquement déplorés au 15 août 2024. </strong>

Dans le district de Bamako, les inondations sont devenues récurrentes, à tel point qu'elles semblent désormais inévitables à chaque saison pluvieuse. Pourtant, au-delà des caprices de la nature, ces désastres sont largement aggravés par l'action humaine, en particulier par les constructions anarchiques. De nombreux bâtiments et infrastructures ont été érigés en dépit des règles d’urbanisme, bloquant ainsi les passages naturels des eaux de pluie. Ce phénomène perturbe considérablement l'écoulement de l'eau, provoquant des débordements et des inondations dévastatrices dans plusieurs quartiers de la capitale. Les regards se tournent alors vers les autorités locales : les élus, les agents des domaines et ceux de l'urbanisme sont pointés du doigt pour leur responsabilité dans cette situation. Accusés de négligence et de mauvaise gestion du foncier, ils peinent à endiguer la prolifération des constructions illégales. Le résultat est catastrophique pour des milliers de citoyens, qui voient leurs maisons et leurs biens engloutis à chaque averse.

<strong>À l'intérieur du pays, une situation tout aussi préoccupante !</strong>

Bamako n'est pas la seule zone affectée par les inondations. Dans des localités comme Bla dans la région de Ségou ; Bafoulabé dans la région de Kayes et d'autres régions à l'intérieur du pays tel que Gao, les habitants subissent également les conséquences désastreuses des fortes pluies. Les infrastructures souvent rudimentaires et les constructions non conformes, amplifient l'impact des précipitations abondantes, entraînant des pertes matérielles importantes et mettant en danger la vie des populations. Dans ces zones, les autorités locales sont tout aussi critiquées pour leur incapacité à prévenir les dégâts, malgré les prévisions météorologiques qui avaient mis en garde contre ces risques.

<strong>Quelles solutions pour l'avenir ?</strong>

Face à cette situation dramatique, il est impératif de tirer les leçons de ces inondations répétées. D'une part, la mise en œuvre stricte des règles d'urbanisme s'avère urgente pour éviter de nouvelles catastrophes. Les autorités doivent renforcer les contrôles sur les constructions et s'assurer que les zones inondables restent exemptes de tout édifice. D'autre part, une meilleure gestion des eaux de pluie, à travers la réhabilitation des canaux d'évacuation et la construction de nouvelles infrastructures, doit être une priorité pour les responsables locaux et nationaux. Aussi, une sensibilisation accrue des populations aux risques liés aux constructions anarchiques est essentielle.

Toutefois, il est nécessaire d'informer les citoyens des dangers auxquels ils s'exposent en construisant sans respecter les règles, pour ainsi limiter les pertes humaines et matérielles lors des saisons des pluies à venir. Les inondations au Mali, bien que naturelles, ne doivent plus être amplifiées par l'inaction humaine. Cependant, une politique d'urbanisme rigoureuse et une gestion des risques plus proactifs sont indispensables pour protéger les vies et les biens des populations.

<strong>Adama Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Quatre ans après la chute d&amp;apos;IBK quel bilan pour la transition : Les Maliens entre résilience et compromission</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quatre-ans-apres-la-chute-dibk-quel-bilan-pour-la-transition-les-maliens-entre-resilience-et-compromission-3074630.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 07:14:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 18 août 2020, les maliens découvrent sur le petit écran de la télévision nationale, cinq (05) officiers de l'armée (quatre colonels et un colonel-major) annonçant la fin du régime, démocratiquement, élu de feu Ibrahima Boubacar Keïta. Quatre ans après cette prise de pouvoir, quelle est la situation du pays, où en est-on avec l'amélioration des conditions de vie des maliens ?</strong>

Il y a quatre ans, c'était la liesse populaire à l'annonce de la fin du pouvoir de feu IBK. Des maliens étaient surtout massivement  rassemblés pour se rendre au boulevard du peuple de Bamako pour venir écouter les nouveaux maîtres du pays. Ceux-ci, sans ambages, avaient affirmé qu'ils avaient parachevé la lutte du peuple. Le principal objectif de cette lutte populaire était d'obtenir des meilleures conditions de vie pour tous.

Malheureusement, force est de constater que ce bonheur tant attendu par les populations semble être un mirage. En effet, Nul n'ignore que, de nos jours, la situation économique du Mali est très loin d'être reluisante. Le coût de la vie est excessif. Face à de telle situation, les maliens sont dubitatifs. Si certains ont décidé de faire de la compromission, d'autres majoritaires ont choisi la résilience.

<strong>Le Malien n'a jamais été aussi pauvre depuis quatre ans</strong>

"<em>Ventre vide n'a point d'oreilles</em>", dit-on. Autrement dit, le premier indice de toute satisfaction humaine est de pouvoir vivre mieux économiquement. Tel n'est pas le cas aujourd'hui pour la grande majorité des maliens. La pauvreté a atteint un seuil jamais égalé depuis quatre ans. Pour preuve, elle a augmenté de 3,2 points de pourcentage en 2022, passant de 42,1 % à 46,9 %, selon la Banque mondiale. Cette augmentation est due à une croissance économique négative et à une forte inflation, qui ont touché de manière disproportionnée les ménages les plus pauvres. La croissance économique du Mali a été négative en 2022, à -1,3 %, en raison de la crise sanitaire, de la faible croissance de l’agriculture, qui a été partiellement affectée par la situation sécuritaire, et plus tard par la guerre en Ukraine. En plus, l’inflation a atteint 9,9 % en 2022, principalement en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires. Les ménages les plus pauvres consacrent une part importante de leur revenu à l’alimentation, ce qui les a particulièrement touchés. La terrible crise énergétique est venue saler la note. Autrement dit, elle a considérablement réduit les revenus des populations, car leurs activités professionnelles ont connu une baisse drastique.

Selon toujours la Banque mondiale, la croissance économique du Mali devrait ralentir à 3,1 % cette année, contre 3,5 % l'année dernière, et les niveaux d'extrême pauvreté devraient augmenter. Il faut souligner qu'environ 90 % des 22 395 489 des maliens (Données Recensement général de la population et de l'habitat 2023) vivent dans l'extrême pauvreté.

<strong>De la compromission et de la résilience pour se tirer d'affaire</strong>

Pour faire face à la situation économique chaotique, les maliens sont obligés de faire un choix entre la résilience et la compromission. La compromission, pour éviter de porter des voix discordantes au régime qui pourraient déboucher sur la case prison. La compromission se réfère souvent à la situation où certaines personnes abandonnent leurs principes ou modifient leurs positions pour obtenir un avantage politique, souvent au détriment de l'éthique ou des intérêts à long terme du peuple. Cela peut impliquer des alliances contre nature, la manipulation des lois, ou même des concessions faites sous pression ou pour des gains personnels. Et c'est ce qui se constate depuis quatre ans au Mali. Autrement dit, il y a une catégorie d'élites qui ont fait de la compromission et de l’hypocrisie leur sport favori et s’y accommodent bien sans scrupule aucun. Il s'agit de certains leaders politiques et de la société civile ainsi que d'opérateurs économiques.

Viennent s'ajouter à ceux-ci, des influenceurs communément appelés au Mali activistes ou videomen, qui avaient été de grands soutiens du régime passé. Beaucoup d'entre eux agissent par pur opportunisme, très peu étant de bonne foi. Pour ceux- là, l’avenir est sans équivoque.

En dehors de ces classes sociales, il y a le peuple, le grand muet qui s'en remet à Dieu. Il est composé de ce que l'on peut appeler <em>“les indifférents”</em>. Ceux-ci restent médusés en attendant une situation meilleure. Ils ne revendiquent rien et pleurnichent au fonds de leurs maisons. Ils n’échappent pas à leur compromission. Ce sont eux qui payent  le plus fort prix avec la cherté de la vie, les coupures d'électricité ayant conduit au chômage de plusieurs d'entre eux, la baisse du pouvoir d’achat, l’inflation, l’incertitude, etc. C'est pourquoi le président de la transition n'a, dans toutes ses adresses, cessé de saluer la résilience du peuple malien.

<strong>Le Mali perd son rang de 4è économie de la zone CFA </strong>

Selon le média en ligne "Agence Ecofin" qui cite une publication du 22 avril 2024 du Fonds monétaire international (FMI) dénommée "<em>Perspectives économiques régionales</em>", le Mali a perdu sa quatrième place, au profit du Burkina, dans le classement des économies de la zone franc CFA composée de 14 pays africains (08 pays de l'Union monétaire ouest-africaine et 06 de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). L’institution financière internationale souligne que l’économie burkinabé estimée à 20,3 milliards $ (à prix courants) en 2023, atteindra les 21,9 milliards $ cette année.

Devancée respectivement par les économies de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Sénégal, le pays des hommes intègres sera suivi du Mali. Ce dernier, qui occupait la quatrième place de la zone CFA avec un PIB de 20,6 milliards $, retombera donc à la cinquième place, malgré une augmentation de son économie à 21,6 milliards $.

Pays principalement connus pour leurs ressources minières, le Mali et le Burkina Faso ont connu ces dernières années des changements politiques majeurs qui continuent d’impacter leurs économies. Après avoir annoncé leur retrait de l’espace d’échange économique commun que représente la CEDEAO, les deux pays semblent désormais préparés à sortir du franc CFA qu’ils considèrent comme une monnaie coloniale. Une décision dont l’impact sur leur PIB n’est toujours pas évalué, d’autant plus que les détails de la nouvelle qui devrait être commune avec le Niger n’ont toujours pas été révélés.

<strong>De l'espoir en perspectives </strong>

Malgré tout, l'espoir est permis en termes de perspectives économiques. D'après un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) de l'année 2023 dénommé « <em>Perspectives économiques en Afrique </em>», le redressement économique du Mali  se poursuit, avec une croissance de 4,3% en 2023, contre 3,7% en 2022.

Selon la Bad, cette performance est soutenue du côté de l'offre par la hausse de la production de coton (+49,37%) et d'or (+0,59 %) et du côté de la demande par la relance de l'investissement (+41,8 points de base) et de la consommation des ménages (+0,7 point de base).

Le rapport indique également que : « <em>L'inflation est passée de 9,7 % en 2022 à 2,2 % en 2023, sous l'effet conjugué de la politique monétaire restrictive de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, de l'approvisionnement ininterrompu des marchés locaux en produits et de l'exonération de 25 % des droits de douane accordée par le gouvernement en contrepartie de la fixation de prix plafonds pour le sucre. Le déficit budgétaire a reculé, passant de 4,9 % du PIB en 2022 à 3,8 % en 2023, reflétant une bonne mobilisation des ressources publiques (98,4 % des prévisions) et un contrôle rigoureux des dépenses (taux d'exécution de 87.93 %) </em>».

La Bad estime que la mobilisation des recettes fiscales s'est améliorée, passant de 13,5 % du Pib (Produit intérieur brut) en 2022 à 14,7 % en 2023, grâce aux réformes fiscales. Le déficit du compte courant, peut-on lire dans le rapport, s'est creusé, passant de 8 % du Pib en 2022 à 8,7 % en 2023, en raison de la hausse des importations de machines et de véhicules (+21,1 %), de produits chimiques et pharmaceutiques (+15,8%), de matériaux de construction (+7,5%), de denrées alimentaires (+3,9 %), de textiles et de cuir (+15,1 %) et de la baisse des exportations de coton (-33,5 %).

Aussi, elle renseigne que  «<em>La reprise de l'activité économique devrait se poursuivre, avec une croissance de 4,7 % en 2024 et de 5,3 % en 2025. Cette croissance sera tirée par les activités extractives, avec le démarrage de la production de lithium en 2024, la relance du secteur textile et le développement du potentiel de production et de transformation du blé. Grâce au maintien d'une politique monétaire restrictive, l'inflation devrait continuer à baisser pour atteindre 2 % en 2024 et 1,8 % en 2025. Cependant, le déficit budgétaire devrait s'accroître pour atteindre 4,3 % du PIB en 2024, puis s'améliorer pour s'établir à 3,4 % en 2025</em>».

Selon l'institution financière africaine, le déficit du compte courant devrait s'améliorer pour atteindre 6,4 % du Pib en 2024 et 5,9 % en 2025. Cette amélioration est attribuable à l'augmentation prévue des exportations de coton en 2024 et 2025 et des exportations d'or en 2025, ainsi qu'au début des exportations de lithium en 2024.

Au titre des risques, l'institution panafricaine indique que les principaux qui pèsent sur les perspectives sont le report sine die de l'élection présidentielle initialement prévue en février 2024, la crise énergétique, le retrait du pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les chocs climatiques et l'insécurité.

Pour atténuer ces risques, elle souligne qu'il faut poursuivre les réformes politiques et institutionnelles,  soutenir le secteur de l'énergie et la lutte continue contre le terrorisme.

En tout cas en dépit de cette lueur d'espoir, le peuple continue de souffrir. Il ne sent aucun impact de cette croissance. Il attend de voir de jours meilleurs dans un très proche avenir.

<strong>Cyrille Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ESIAU :  Quand la persévérance et la vision finissent par triompher sur des préjugés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/esiau-quand-la-perseverance-et-la-vision-finissent-par-triompher-sur-des-prejuges-3074673.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 00:47:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les critiques et les accusations d’illégitimité auxquelles elle a dû faire face, l’École Supérieure d'Ingénierie, d'Architecture et d'Urbanisme (ESIAU) s'affirme aujourd’hui comme un établissement de référence.</strong>  <strong>Longtemps accusée de ne pas respecter les normes requises pour une institution de formation digne de ce nom, l'ESIAU prouve désormais que le temps finit par donner raison à ceux qui persistent dans l’excellence. En témoigne l’admission de deux de ses diplômés au prestigieux concours de la fonction publique malienne, ce qui explique la reconnaissance de la qualité de sa formation.</strong>

Fondée sur des valeurs solides de transmission du savoir, l’ESIAU a su surmonter les doutes et les obstacles qui se sont dressés sur son chemin. À sa tête, M. Abdoulaye Déyogo, Directeur général de l’établissement, n’a jamais baissé les bras.

Face aux attaques qui mettaient en cause la légitimité de son école, il a fait preuve d’un courage et d’une détermination exemplaires. Son engagement envers la jeune génération, sa volonté de leur offrir des opportunités d’avenir et de faire d’eux des acteurs clés dans le développement de leur pays, se sont avérés plus forts que les critiques. Pourtant, les débuts de l’ESIAU n’étaient pas sans difficulté. Dans un contexte où la conformité aux normes académiques est strictement surveillée, l’établissement a dû se battre pour démontrer la qualité de son enseignement et la compétence de ses diplômés. Mais, loin de se laisser abattre, M. Déyogo a redoublé d’efforts pour rehausser le niveau de formation, attirant des experts reconnus dans les domaines de l’ingénierie, de l’architecture et de l’urbanisme. Ses initiatives audacieuses ont contribué à la reconnaissance progressive de l’école, malgré les allégations et les doutes initiaux.

L'admission de deux diplômées de l'ESIAU au récent concours de la fonction publique dont les résultats sont publiés il y’a quelques jours, symbolise le succès de cette vision à long terme. Ces deux sortantes de l’ESIAU et détentrices d’un master en architecture sont, respectivement,  1<sup>ère</sup> et 2ère nationale du concours de la fonction publique dans la catégorie architecture. Parmi elles, l’une est inscrite au tableau de l’ordre des architectes du Mali.

Toutefois, ce résultat obtenu au concours de la fonction publique est la preuve que la formation reçue au sein de l'ESIAU répond aux exigences du marché du travail et aux attentes des institutions publiques. Il témoigne également de la justesse du combat mené par M. Déyogo pour légitimer son établissement aux yeux des autorités académiques et professionnelles.

Aujourd’hui, l’ESIAU se tourne résolument vers l’avenir, prête à relever de nouveaux défis. Forte de cette reconnaissance, elle continue à former des professionnels de haut niveau, armés de compétences solides et d'une éthique irréprochable.

Le courage, la ténacité et la vision de M. Abdoulaye Déyogo, alliés à la qualité des formations dispensées, placent désormais l’ESIAU parmi les écoles qui comptent dans le paysage éducatif malien.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Commissaire Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara :  La vision audacieuse qui revitalise le Handball Malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-commissaire-colonel-cheick-mamadou-cherif-tounkara-la-vision-audacieuse-qui-revitalise-le-handball-malien-3073015.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 11:08:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>initié une véritable révolution dans le monde du handball au Mali. Sous sa direction, la discipline connaît un renouveau sans précédent, marqué par une augmentation significative du nombre de licenciés, une amélioration de la formation des arbitres et entraîneurs, ainsi qu'une reconnaissance internationale croissante. Sa vision ambitieuse et ses actions concrètes ouvrent des perspectives prometteuses pour l'avenir du handball malien.</strong>

L'une des réalisations majeures de M. Tounkara est l'augmentation impressionnante du nombre de licenciés, qui est passé de 500 à 1 500 en seulement deux ans. Ce triplement reflète l'efficacité de sa politique de développement, axée sur la création de nouvelles ligues et la promotion active du handball à travers tout le pays.

Lors de son intervention dans l'émission "<em>90 minutes pour convaincre</em>", il a souligné l'importance de cette expansion pour élargir la base de joueurs et découvrir de nouveaux talents.

<strong>Renforcement des compétences locales</strong>

Le commissaire colonel Tounkara met également un point d'honneur à la formation des arbitres et des entraîneurs. Avant son mandat, le Mali ne comptait qu'une seule paire d'arbitres qualifiés ; aujourd'hui, ce chiffre est passé à 15. Cette multiplication des compétences techniques est cruciale pour assurer des compétitions de qualité et une meilleure gestion des matchs. De plus, M. Tounkara a dévoilé un projet ambitieux visant à envoyer des entraîneurs à l'étranger pour obtenir des certifications de niveau B et A, augmentant ainsi la qualité des encadreurs nationaux. Cette initiative témoigne de sa détermination à renforcer les capacités locales et à garantir un encadrement de haut niveau pour les équipes nationales.

<strong>Reconnaissance et confiance internationales</strong>

Les efforts de M. Tounkara n'ont pas tardé à être reconnus sur la scène internationale. La Confédération Africaine de Handball (CAHB) a attribué au Mali l'organisation du Challenge Trophée cadets et juniors filles, un événement majeur qui met en lumière les progrès réalisés sous la direction de la FMHB. Cet honneur souligne la confiance croissante de la communauté internationale dans les capacités du Mali à organiser des compétitions d'envergure et à contribuer au développement du handball en Afrique.

<strong>Gratitude et perspective d'avenir</strong>

Lors de son intervention, M. Tounkara a exprimé sa gratitude envers l'Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM) pour l'opportunité de partager les avancées réalisées. Il a insisté sur l'importance de communiquer ces succès aux Maliens et Maliennes, afin de renforcer l'engouement pour le handball dans tout le pays. Avec une vision claire et des actions résolues, la FMHB sous sa direction semble prête à relever de nouveaux défis et à hisser le handball malien à des niveaux encore jamais atteints. Le commissaire colonel Cheick Mamadou Cherif Tounkara incarne une nouvelle ère pour le handball malien, une ère marquée par la croissance, la formation et la reconnaissance. Ses initiatives ambitieuses et son engagement inébranlable pour le développement de la discipline promettent de transformer le paysage sportif du Mali. Alors que le chemin vers l'excellence est encore long, les fondations posées par M. Tounkara laissent entrevoir un avenir radieux pour le handball au Mali.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Tiani :  « La Cédéao est derrière nous »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/general-tiani-la-cedeao-est-derriere-nous-3073013.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 11:06:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du CNSP a réaffirmé qu’un retour des pays de l’AES dans la Cédéao est inenvisageable, avertissant que toute mesure prise à l’encontre des citoyens des trois pays entraînera immédiatement la réciprocité. </strong>

La tentative du président sénégalais et de son homologue togolais de réintégrer le Burkina, le Mali et le Niger au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est-elle vouée à l’échec ? Lors d’un entretien avec la télévision nationale nigérienne le samedi 3 août, le général Abdourahmane Tiani a déclaré que «<em> la Cédéao est derrière nous </em>».

« <em>On ne peut pas parler de la Cédéao alors que nous sommes dans une confédération. C’est une étape intermédiaire vers la fédération</em> », a affirmé le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

Le 6 juillet, soit onze mois après la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), les dirigeants de ce bloc sahélien ont tenu leur premier sommet au Niger, au cours duquel ils ont décidé d’adopter le traité établissant la Confédération de l’AES.

Le lendemain, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao a tenu son 65e sommet ordinaire au Nigeria. L’une des décisions majeures a été de désigner le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et son homologue togolais, Faure Gnassingbé comme facilitateurs dans les discussions avec les États de l’AES, qui ont annoncé leur départ de la Cédéao en janvier dernier.

« <em>Aujourd’hui, la Cédéao est en difficulté. Lorsque des pays cherchent à quitter l’organisation, cela montre qu’elle ne se renforce pas. Nous devons gérer cette situation malheureuse en dialoguant avec toutes les parties</em> », a expliqué le président Faye, qui aborde néanmoins sa mission avec humilité et pragmatisme. Il a précisé à l’occasion d’un entretien avec la presse sénégalaise le 13 juillet que « <em>les décisions des États de l’AES seront respectées</em> ».

Selon lui, « <em>même si les pays décident de quitter la Cédéao, il faut administrer cette situation ; discuter de ce qu’ils avaient et de ce qu’ils auront en dehors de la Cédéao</em> ».

À ce sujet, Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao, a déclaré lors de l’ouverture du sommet du 6 juillet que le retrait des trois pays affectera les conditions de voyage et d’immigration de leurs citoyens.

Il a souligné qu’ils devront désormais obtenir un visa pour voyager dans la sous-région et qu’ils pourraient ne plus être en mesure de résider ou de créer librement des entreprises sous les facilités mises en place par la Cédéao, étant soumis à diverses lois nationales.

Bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise par l’instance suprême de l’organisation communautaire, le général Tiani a averti que « <em>toute mesure contre la Confédération se verra appliquer immédiatement la réciprocité</em> ». Il a rappelé que « <em>de la même manière que nous avons des ressortissants au sein de la Cédéao, ces pays de la Cédéao ont des ressortissants au Niger </em>».

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Monnaies africaines : De quelle indépendance peut&#45;on parler si la quasi&#45;totalité des monnaies africaines sont fabriquées hors du continent ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/monnaies-africaines-de-quelle-independance-peut-on-parler-si-la-quasi-totalite-des-monnaies-africaines-sont-fabriquees-hors-du-continent-3073011.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 11:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l'avènement récent de régimes militaires dans les pays sahéliens, l'on parle de plus en plus de monnaie pour affirmer la souveraineté ou l'indépendance. Le samedi, 6 juillet 2023, lors du premier sommet des chefs d'État de l'Alliance des États du Sahel (AES), le président du Niger, Général Abdeahamane Tchiani, a appelé à la création d'une monnaie propre à l'organisation. Cette monnaie sera-t-elle battue à l'interne ou à l'externe ?</strong>

La décision de battre sa propre monnaie est, certes, un signe d'indépendance et de souveraineté. Mais comment en fabriquer si l'on sait que la plupart des monnaies africaines sont faites hors Afrique? A ce jour, la quasi-totalité des pays africains impriment leurs billets de banques hors du continent. Les quelques pays qui en font chez eux, ont eux aussi le plus souvent recours à l'étranger.

<strong>Les pays africains qui ont leurs propres imprimeries monétaires </strong>

Ils sont au nombre de neuf (9). Il s'agit du Maroc, de l'Algérie, de l'Egypte, du Soudan, du Ghana, du Nigéria,  de la République Démocratique du Congo (RDC),  du Kenya, et de l'Afrique du Sud. Cependant, la plupart de ces 9 pays font fabriquer certains billets à l'étranger. Le Ghana et le Nigeria le font en Grande-Bretagne. La RDC  fait appel à l’Argentine,  à l'Australie ou à l’Allemagne. Quant à l'Algérie, elle  commande de l'étranger le papier d'impression avec tous les signes de sécurité et son imprimerie ajoute des motifs. Ces signes de sécurité tout comme les encres spéciales ou les machines sont toutes importées de la Suisse et  de l'Allemagne, celles-ci étant quasiment les seuls fabricants au monde pour ce qui est des machines. Le Liberia fait fabriquer l'essentiel de ses billets aux Etats Unis d'Amérique mais recourt aussi à la Grande Bretagne. La Namibie, aussi, recourt à plusieurs imprimeurs de par le monde.

<strong>Les pays dont les monnaies sont battues à l'étranger </strong>

Dix-sept (17) le font au Royaume Uni, dix-neuf (19) en France, et six (6) en Allemagne.

Les dix-sept (17) pays concernés sont : l'Angola, le Botswana, le Cap-Vert, l'Éthiopie, la Gambie, la Guinée, le Lesotho, la Libye, le Malawi, l'île Maurice, le Mozambique, l'Ouganda, le Rwanda, Sao Tomé,  les Seychelles, la Sierra-Leone  et la Tanzanie.

Les dix-neuf (19) qui le font en France sont les 14 pays de la zone CFA plus la Tunisie, les îles Comores, Madagascar, la Namibie et la Zambie. Les 14 pays de zone CFA sont le Bénin, le Burkina, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Niger, le Mali, la Guinée -Bissau, le Togo, le Cameroun, le Tchad, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et la Centrafrique.

Les six (6) qui le font en Allemagne sont : l'Erythrée, la Mauritanie, le Soudan, l'Eswatini (ex Swaziland), la Tanzanie et la Zambie.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fourniture de groupes électrogènes à EDM&#45;SA :  Les dérives de la société MER&#45;SA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/fourniture-de-groupes-electrogenes-a-edm-sa-les-derives-de-la-societe-mer-sa-3073006.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/fourniture-de-groupes-electrogenes-a-edm-sa-les-derives-de-la-societe-mer-sa-3073006.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 10:59:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'audit de la Gestion de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) pour les exercices 2020, 2021, 2022 et jusqu'au 31 octobre 2023 a révélé de graves irrégularités financières et administratives. Parmi les points soulevés, le cas de l'entreprise Malian Engine Renting (MER-SA) se distingue particulièrement. Ce fournisseur, chargé de la livraison et de l'installation de groupes électrogènes à Sévaré, n'a pas respecté les clauses contractuelles, cela s’explique par des pratiques de favoritisme et de clientélisme qui sapent l'efficacité et la transparence des marchés publics.</strong>

Selon le contrat n°23-111 DG/DP signé le 20 juin 2023, MER-SA devait fournir, transporter, installer et coupler quatre groupes électrogènes Caterpillar 3516B de 2 MVA chacun pour EDM-SA à Sévaré. Ce contrat stipulait un délai d'exécution de trois mois et un paiement total de 999 212 805 FCFA. Toutefois, lors d'un contrôle d'effectivité réalisé le 19 avril 2024, il a été constaté que seulement deux des quatre groupes électrogènes avaient été livrés, bien que le Directeur Général de EDM-SA ait déjà payé 664 312 023 FCFA à MER-SA, soit 66,5% du montant total contractuel.

Non-respect des clauses contractuelles

Les articles 1, 2, 4, 12 et 13 du contrat décrivaient les obligations précises de MER-SA, notamment la livraison complète des équipements dans le délai imparti et la signature d'un certificat de réception provisoire à la livraison. Cependant, le rapport d'audit révèle que ces obligations n'ont pas été respectées. La livraison incomplète des groupes électrogènes, malgré le paiement anticipé de la majorité du montant contractuel, constitue une grave infraction aux termes du contrat et un préjudice financier de 332 156 012 FCFA pour EDM-SA.

Favoritisme et clientélisme

Cette situation soulève des questions sur le favoritisme et le clientélisme potentiels dans l'attribution et la gestion de ce marché. Le paiement anticipé et partiel pour une livraison non complétée suggère des pratiques douteuses dans l'exécution des marchés publics. Le non-respect des clauses contractuelles par MER-SA, couplé à l'absence de mesures correctives de la part de la direction d'EDM-SA, pointe vers une possible complicité ou négligence qui alimente la suspicion de favoritisme envers le fournisseur.

Les conséquences et les recommandations

Les irrégularités relevées par l'audit soulignent un besoin urgent de réformes pour renforcer la transparence et la responsabilité dans l'attribution et la gestion des marchés publics au Mali. Il est crucial que des mesures correctives soient prises pour récupérer les fonds indûment payés et assurer la livraison complète des équipements contractuels. De plus, la mise en place de mécanismes de contrôle plus stricts et l'application de sanctions appropriées pour les manquements contractuels sont indispensables pour restaurer la confiance dans les institutions publiques.

L'affaire MER-SA illustre les défis persistants du Mali en matière de gestion transparente et efficace des marchés publics. Le favoritisme et le non-respect des clauses contractuelles non seulement compromettent la qualité des services publics, mais entachent également la confiance des citoyens dans leurs institutions. Une réponse ferme et transparente à ces dérives est essentielle pour garantir une gestion rigoureuse des fonds publics et la réalisation des projets au bénéfice de tous les Maliens.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>DFM du Ministère de l’Agriculture :  Plus de 2 milliards de Francs CFA évaporés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dfm-du-ministere-de-lagriculture-plus-de-2-milliards-de-francs-cfa-evapores-3073004.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 10:51:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 FCFA ; réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 FCFA ; non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 FCFA ; et apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 FCFA ; en passant par la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 FCFA et à la distribution fictive d’équipements agricoles pour un montant total de 518 738 107 FCFA . Autant de pratiques frauduleuses décelées par le vérificateurs général dans la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Agriculture et qui ont occasionné une perte sèche de plus de 2 milliards FCFA (2 167 453 220F) pour l’Etat malien, </strong> <strong>pendant les exercices 2021 (à partir du 2e trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre).</strong>

Décidemment, la DFM du Ministère de l’Agriculture est mal barrée. Les irrégularités financières engendrées au niveau de ce service dépassent l’entendement. D’où des contre-performances. A tous les niveaux. Ou presque.

En clair, la DFM du Ministère de l’Agriculture dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que le DFM, Mohamed M. Traoré. Pendant  2 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Et les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en centaine de millions mais en milliard de FCFA : 2,167 milliards de nos francs.

La DFM du Ministère de l’Agriculture n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, ses responsables n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière de la gestion  des exercices 2021 (à partir du 2e trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre) de la DFM du Ministère de l’Agriculture a permis de déceler que des commissions de gestion dans les zones encadrées par les DRA (Direction régionale de l’agriculture) délivrent des autorisations d’achat groupées. Au lieu d’une autorisation d’achat par producteur, lesdites commissions délivrent en une seule autorisation, des quantités d’engrais destinées à plusieurs producteurs. Pire, les services techniques du Ministère de l’Agriculture ne s’assurent pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. L’analyse des attestations de livraison a révélé que plusieurs fournisseurs n’ont pas respecté les délais de livraison fixés.

La Commission de Gestion et de Suivi du programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières d’équipements. En effet, sur la base de saisines individuelles de postulants, ladite commission a elle-même procédé à la distribution des équipements acquis dans le cadre du programme de subvention, contrairement aux dispositions de la convention qui attribue le rôle de répartition à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCAM) et aux Chambres Régionales d’Agriculture (CRA).

La Direction des Finances et du Matériel a admis une expression de besoin non conforme. Pour la demande d’achat de trois (3) machines de nettoyage de semence initiée par la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) à travers sa Lettre n°0107/DGNR du 3 mai 2023, la DFM n’a pas demandé les éléments permettant d’établir que la commande répond à un besoin comme l’exige la réglementation en vigueur. En outre, les équipements, objet du marché d’un montant de 394 993 200 FCFA notifié le 19 septembre 2023 pour un délai de 60 jours, n’ont pas été livrés malgré le dépassement du délai contractuel. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même la DFM du ministère de l’Agriculture ne procède pas à la codification et à l’immatriculation des immobilisations. En effet, les équipements agricoles acquis dans le cadre du programme de subvention ne sont pas codifiés et immatriculés avant leurs transferts aux bénéficiaires.

La gestion  de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture est comparable à celle d’une épicerie. Elle n’utilise pas le compte bancaire pour l’alimentation de la régie d’avances. En effet, dans les lettres de prélèvement adressées au Trésor public, le DFM demande l’émission des chèques au nom du Régisseur au lieu de la Direction des Finances et du Matériel. Le Régisseur opère alors tous les règlements en espèces et ne respecte pas le montant maximum de disponibilités de la Régie d’avances.

Le Régisseur d’avances, Ibrahima Aliou Touré, a dépassé le plafond des dépenses autorisé sur la régie. Il a effectué des dépenses de fonctionnement dont les montants individuels sont supérieurs à 200 000 FCFA, plafond fixé par la réglementation.

Le Régisseur d’avances procède à des décaissements avant justification. En effet, le Régisseur d’avances, au lieu d’exécuter les dépenses, remet des avances aux responsables des services relevant du Département contre des décharges.

<strong>Irrégularités financières</strong>

D’un montant total de 2 167 453 220 FCFA, les irrégularités financières de la DFM du département de l’Agriculture sont relatives au faux enregistrement de marchés publics par  des titulaires de marchés pour un montant total de 30 786 017 FCFA ; à la réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés par la commission pour un montant de 52 605 500 FCFA ; à la non-mobilisation par le Directeur des finances et du matériel de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 FCFA ; à l’apposition de visa par le Délégué du Contrôle Financier sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 FCFA ; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 FCFA ; à la distribution fictive d’équipements Agricoles pour un montant total de 518 738 107 FCFA.

Bref, la DFM du Ministère de l’Agriculture a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plus de 2 milliards de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la DFM du Ministère de l’Agriculture.

Selon ce système, le responsable de la structure veille aux « <em>bons soins </em>» de ses pots et de sa propre personne: enveloppes de fin du mois, marché de gré à gré, bon de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’il veut éviter les « <em>ennuis</em> ».

En revanche, les faits relevés dans le rapport du vérificateur général et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Depuis, les responsables de la DFM du Ministère de l’Agriculture ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le malien Eric Sékou Chelle approché par le Nigeria pour le poste de sélectionneur des Super Eagles</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-malien-eric-sekou-chelle-approche-par-le-nigeria-pour-le-poste-de-selectionneur-des-super-eagles-3073018.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 00:08:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Eric Sékou Chelle est libre de tout engagement depuis son limogeage au poste de sélectionneur des Aigles du Mali. Mais le technicien malien est en train de quitter un aigle pour un autre, car il est devenu la priorité du Nigeria pour diriger les Super Eagles.</strong>

Sans sélectionneur depuis la fin de la dernière trêve internationale, le Nigeria est à la recherche d’un nouveau coach pour l’équipe masculine A des Super Eagles. À cet effet, les autorités nigérianes sont attirées par le profil de l’ancien entraîneur des Aigles du Mali, Eric Chelle.

Selon les dernières informations, le ministre des  Sports nigérian est actuellement en France pour échanger avec l’agent du coach Eric Chelle. Si les deux parties arrivaient à trouver un accord, le Malien serait donc annoncé nouveau sélectionneur des Super Eagles du Nigeria dans les jours à venir.

Le Nigeria a limogé George Finidi de son poste d’entraîneur de l’équipe nationale après la défaite des Super Eagles face aux Guépards du Bénin en éliminatoires du mondial 2026. Étant donné que les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN 2025) démarrent en septembre prochain, les autorités nigérianes font désormais une course à la montre pour trouver un meilleur profil de sélectionneur pour l’équipe afin de relever la sélection.

<strong>A Diallo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Intoxication alimentaire De l’huile frelatée dans nos assiettes : tous en danger de mort !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/intoxication-alimentaire-de-lhuile-frelatee-dans-nos-assiettes-tous-en-danger-de-mort-3072195.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:27:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une demi-douzaine de femmes et de ménagères interrogées est, unanime: le marché malien est inondé d’une variété d’huile à constance douteuse, une huile… qui mousse à la cuisson ! </strong>

<strong>Des échantillons prélevés au niveau des huileries de Koutiala, Koulikoro, Kita et Bamako puis analysés en laboratoire sont tous impropres à la consommation. Les prélèvements présentent 50% de cholestérol, 50% d’impuretés et  45% d’acidité. Du moins, si l’on en croit les révélations d’une source bien introduite.   </strong>

Ragots ou réalité ? C’est que toutes les sauces, pardon, toutes les bouches ne parlent plus que de cette huile, jugée frelatée. Et bien de « <em>Gadomousso </em>» (ménagères) en racontent les méfaits.

A.S, une vendeuse de condiments au marché d’Hamdallaye, donne sa version : <em>« on murmure beaucoup, ces derniers temps, en effet, sur cette huile. J’ai même entendu parler d’une famille, qui a failli mourir pour avoir fait frire des poissons avec cette huile… Mais personnellement, je n’ai pas été témoin, je ne peux donc rien certifier. Néanmoins, j’ai arrêté de vendre de l’huile au détail, par mesure de précaution. Ça me fera honte de perdre ma crédibilité et ma clientèle, pour avoir vendu de l’huile empoisonnée !</em> ».

Empoisonnée, c’est bien le mot, pardon, le mal ! Car nul ne peut imaginer les ravages qu’une telle huile peut provoquer dans les rangs… et les entrailles des pauvres consommateurs. Un médecin donne le ton : « <em>En effet, beaucoup de vendeuses de frites sont venues nous dire qu’elles en ont été victimes. Vous savez, elles achètent l’huile pour la friture, mais elles n’ont aucun moyen de vérifier sa qualité. C’est lorsque l’aliment provoque des nausées, des maux de ventre, des diarrhées, ou des vomissements, que le consommateur découvre sa nocivité. En plus de ces cas, il y a aussi les évanouissements ou une intoxication généralisée, surtout pour la femme. Alors imaginez qu’elle soit enceinte… Il y a beaucoup d’affections internes, qui frappent la population de nos jours, mais qui étaient inconnues avant. Le cancer, par exemple, c’est plus rien de naturel. On n’y peut rien, c’est l’époque qui le veut. Quant à vérifier la qualité de ces produits, ça c’est une autre affaire. Tout ce que je peux conseiller, c’est que chacun fasse attention à ce qu’il mange. Car, une fois que l’aliment tombe dans le ventre, l’estomac est obligé de faire son travail !</em> ».

No comment ! Une fin de confidence qui fait rire ; mais donne, aussi, à réfléchir.

Selon les spécialistes, tout produit contaminé ou périmé contient des bactéries. Et sa consommation entraîne une intoxication, dont la gravité dépendra de son degré de toxicité. Le danger reste intact, tant que le citoyen est obligé de consommer, tant que des fraudeurs et des opportunistes n’hésitent pas à faire feu de toute huile, pardon, de tout bois ; tant que les autorités, chargées de contrôler les produits importés (la Douane) ferment les yeux contre espèces sonnantes ; tant que ces associations dites de défense des consommateurs (ASCOMA, REDECOMA et autres) laissent tuer.

Selon un négociant du Marché Rose, des tonnes d’huile frelatée seraient venues des mini huileries de l’intérieur de notre pays. Mais aussi, de l’Europe, d’Asie et de certains pays de la sous-région. Et notre interlocuteur d’ajouter : « <em>l’huile est vendue  à des prix ridicules ! Comment voulez-vous qu’on accorde du prix à de l’huile, même si elle est de bonne qualité ? Ceux qui fournissent les commerçants et ceux qui la font entrer dans le pays sont connus, mais on les laisse faire, et on sait pourquoi !</em> ».

Malgré tout, certains sont sceptiques. Et soutiennent que cette huile n’est pas à incriminer. Mais qu’en pensent nos dirigeants, et quelle mesure salvatrice ont-elles prise, depuis que ces produits frelatés déciment nos populations ? Le malheur est que tout produit déclaré « <em>non grata</em> » ailleurs, échoue chez nous par la « <em>grâce</em> » de trafiquants sans scrupule. Avec la « <em>bénédiction</em> » des gabelous corrompus jusqu’à la moelle.

De toute façon, chacun en tire du bénéfice, et c’est le consommateur, seul, qui trinque. Et en meut.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Samba Bathily &#45; Etat de la RDC :  Pour avoir décroché légalement un important contrat, l&amp;apos;homme d&amp;apos;affaires malien se retrouve au centre d&amp;apos;une virulente campagne de dénigrement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-samba-bathily-etat-de-la-rdc-pour-avoir-decroche-legalement-un-important-contrat-lhomme-daffaires-malien-se-retrouve-au-centre-dune-virulente-campagne-de-denigrement-3072192.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:22:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les hommes d'affaires maliens brillent par leur compétence et leur sérieux à travers le continent. Ce sont entre autres Cessé Komé en Côte d'Ivoire, Seydou Kane au Gabon, Oumar Diawara au Congo-Brazzaville, Samba Bathily au Congo-Kinshasa. Ce dernier est, depuis quelques mois, victime d'une campagne de dénigrement qui a amené l'inspection générale des finances de ce pays à ouvrir une enquête pour y voir clair. De quoi s'agit-il ?</strong>

Courant cette année, Samba Bathily, patron de Afritech et de Ads Group (African développement solutions), a décroché é un contrat d'une valeur de près de 700 millions de dollars américains avec l'État de la République Démocratique du Congo (RDC). C'est un contrat relatif au recensement et à la délivrance de cartes d'identité à plus de 150 millions de congolais. Il a bénéficié de ce contrat parce que son entreprise remplit tous les critères techniques et était financièrement la moins disante. Certains de ses concurrents ont fait des propositions financières qui lui dépassent de plus de 30 millions de dollars américains.  L'attribution de ce contrat à Samba Bathily a suscité la jalousie et l'animosité de certains de ses concurrents qui, à coup sûr, ont distillé de fausses informations selon lesquelles il a fait de la surfacturation. En tout cas, la presse locale et une certaine  presse internationale s'en ont fait leurs choux gras, traitant l'honnête homme d'affaires maliens de tous les péchés d’Israël. Il n'en fallait pas plus pour que l'inspection générale des finances (IGF) se saisisse du dossier pour y voir clair. Ainsi, Samba Bathily a été interdit de sortie du territoire congolais depuis avril dernier, le temps pour cette structure de contrôle de finir son enquête.

<strong>En bon malien,  Bathily met quiconque au défi de prouver la surfacturation</strong>

« <em>On peut défier quiconque de nous dire que ce contrat est surfacturé. On peut amener les experts, des techniciens qui peuvent comparer ce qui est comparable. La preuve : la société qui se rapproche le plus de nous en standard, ils sont 30 et quelques millions plus chers que nous et dans leur offre, il n'y a pas de bâtiment. Nous, nous offrons un bâtiment pour le siège de l'Onip (Office national d'identification de la population) pour les communes. L'IGF, son attitude n'aide pas le Congo. Le chef d'État qui a voulu dès les premiers jours de son mandat donner la carte aux congolais pour leur donner la dignité</em> », s'est exprimé Samba Bathily au micro de Pascal Mulegwa, correspondant de RFI à Kinshasa. L'homme d'affaires malien va plus loin en affirmant : « <em>Je m'inscris en faux contre ça (accusation de surfacturation). On parle d'une carte infalsifiable qu'Idemia seule fait au monde, qui aujourd'hui est utilisée dans 70% des États des États-Unis. On a voulu donner la meilleure carte aux congolais. On a un engagement d'enrôler 150 millions de personnes dans la base de données. Avec mon partenaire technique Idemia, avec qui je travaille depuis 10 ans, nous avons une société commune au Mali, un partenaire qu'on connait. L'enrôlement, nous allons le faire avec les PME (Petites et moyennes entreprises) congolaises </em>». Au regard de ces déclarations de Samba Bathily, l'on peut sans aucun risque de se tromper qu'il a acquis honnêtement et légalement le contrat. Une telle prouesse ne peut laisser indifférents les adversaires et détracteurs qui feront tout pour créer des problèmes sans le seul but de faire annuler le contrat en question.

<strong>Le cas Bathily n'est malheureusement pas un cas isolé</strong>

Il faut signaler que Samba Bathily n'est pas le seul homme d'affaires malien qui a eu des problèmes dans l'exercice de ses affaires. Beaucoup d'entre eux établis à l'extérieur sont victimes de jalousie de la part, le plus souvent, des concurrents de leurs pays d'accueil qui s'associent avec leurs États pour les spolier. Le cas le plus criard est celui du Sieur  Oumar Diawara. Cet homme d'affaires malien évoluant dans l'immobilier qui a été malmené an Côte d'Ivoire. Après avoir épuisé toutes les voies de recours judiciaires en Côte d'Ivoire sans succès, il saisit la Cour de justice de la CEDEAO qui, à travers la décision de justice N°34/21 du 22 octobre 2021, a reconnu l'État ivoirien coupable d'abus et de violation et; le condamne au paiement au paiement d'1,3 milliard FCFA en guise de dommages et de réhabilitation au profit de Diawara. En plus, la Cour communautaire a enjoint à l'État ivoirien de restituer à Diawara environ 50 hectares de terrain qui lui ont été confisqués en 2020 sur décision du tribunal d'Abidjan. Mais l'État ivoirien a fait fi de cette décision de l'institution judiciaire ouest-africaine. En réaction à ce refus, Diawara introduit une action de recours à la Cour communautaire qui lui délivre une autorisation de saisie de biens de l'État ivoirien en dehors de ses frontières, car la justice ivoirienne avait condamné par contumace Diawara à 20 ans de prison ferme et d'interdiction de séjour de 20 ans sur le territoire ivoirien. Muni de cette autorisation, Diawara a fait en 2021 et 2022, respectivement à Bamako (Mali) et Conakry (Guinée), deux tentatives de saisie d'avions de la compagnie Air Ivoire. Malheureusement, il s'est trouvé que l'État ivoirien n'est pas le propriétaire exclusif de la compagnie aérienne.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Plus de 92 milliards FCFA évaporés à EDM&#45;SA : Comment des cadres censés servir le pays  ont&#45;ils plongé la société dans le gouffre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/plus-de-92-milliards-fcfa-evapores-a-edm-sa-comment-des-cadres-censes-servir-le-pays-ont-ils-plonge-la-societe-dans-le-gouffre-3072187.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:18:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La crise énergétique est récurrente au Mali. Elle s'est amplifiée ces dernières années impactant négativement l'économie nationale. Les autorités actuelles se battent comme elles peuvent pour trouver des solutions. La société Énergie du Mali (EDM-SA) chargée de fournir l'électricité aux citoyens est totalement dans les tréfonds. Pourtant c'est sa gestion par des filles et fils du pays qui a créé cette situation catastrophique. Comment ont-ils fait pour conduire cette société publique dans le gouffre ?</strong>

En effet, depuis février 2023, les coupures d'électricité sont devenues récurrentes au Mali. Si au départ, elles ne duraient pas, aujourd'hui, elles ont dépassé l'entendement mettant ainsi des milliers et milliers de personnes au chômage. Face à la situation, l'État a identifié un certain nombre de causes dont la plus connue annoncée aux populations est le problème de carburant. Cependant, celui-ci est loin d'être le seul problème. Il n'est que l'une des conséquences de la très mauvaise gestion de la société EDM-SA par des personnes censées la faire évoluer. Dans leur gestion, celles-ci ont posé des actes qui jurent avec l’orthodoxie financière ainsi que le patriotisme et l'intégrité. De l'approbation des contrats d'achat d'énergie défavorables à la société à l'attribution de marchés au mépris de toute légalité en passant par des augmentations séquentielles et incohérentes de salaires, la liste de ces actes est longue.

<strong>Des contrats d'achat d'énergie défavorables approuvés </strong>

D'après le rapport annuel de l'année 2020 du bureau du vérificateur général  portant sur une vérification de performance de la société EDM-SA pendant la période du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2019, il ressort que les responsables de la société ont approuvé des contrats d'achat d'énergie comportant des clauses défavorables à la société. Ce qui a fortement impacté sa performance. A en croire ce rapport, la société EDM-SA a continué de recourir aux solutions d'urgence à travers les locations et achats d'énergie thermique auprès de fournisseurs privés qui ont affecté de façon significative le mix énergétique et augmenté le coût de revient du kilowatt/heure. La parfaite illustration d'approbation de contrats d'achat d'énergie défavorable a été dévoilée par le même bureau du vérificateur général dans son récent rapport de vérification financière qui porte sur la gestion des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 Octobre).

Selon ce rapport, sur un montant total de plus de 32 milliards FCFA (32 772 826 051 F)payé à la société Albatros par le Directeur Général de EDM-SA, de janvier 2020 à mai 2022, 57% ont été payés pour une énergie non produite, non enlevée et non consommée par EDM-SA. Cette dernière a été facturée par Albatros au titre de l’énergie non produite même pour les 10 388 heures, soit 432 jours ou plus de14 mois pendant lesquels les groupes de la Centrale d’Albatros étaient à l’arrêt de 2020 à octobre 2023. Albatros justifie ces arrêts par la non fourniture de carburant par EDM-SA pour la centrale. De plus, au passage de l’équipe de vérification pour le contrôle d’effectivité à la Centrale d’Albatros et au poste 225 KV de Kayes, il ressort de l’analyse des documents fournis par les deux structures que la centrale était en arrêt total bien avant le 31 octobre 2023 (depuis le 30 juillet 2023) soit six mois. Pourtant, Albatros continue à facturer plus de 1,200 milliards de FCFA par mois à EDM-SA même pendant ces périodes d’arrêt.

A titre illustratif, la facture envoyée par Albatros pour la facturation du mois de février 2024 en date du 05 mars 2024 est de 1 283 603 611 FCFA pendant que la Centrale est aux arrêts depuis juillet 2023 et que c’est EDM-SA qui fournit de l’électricité à Albatros pour sa propre consommation pendant ces périodes d’arrêt.

Auparavant, EDM-SA avait versé à Albatros 12 324 714 946 FCFA en 2019 ; 12 163 976 565 FCFA en 2020 ; 6 800 000 000 FCFA en 2021 ; 13 800 000 000 FCFA en 2022 et 21 333 033 994 FCFA en 2023. En somme, EDM a payé en 5 ans plus de 66 milliards à Albatros, le dernier paiement date de mai 2024 et est de 6 milliards FCFA.

Au regard de cette saignée financière, le vérificateur, dans son rapport, prévient que le maintien de cette concession sans contrepartie en fourniture d’énergie met en péril la continuité de l’exploitation de la société EDM-SA à travers un déséquilibre financier profond. Il faut signaler aussi que d'autres prestataires ont largement bénéficié de cette légèreté volontaire des responsables de la société. Ce qui leur a permis d'empocher des milliards de FCFA.

<strong>Des marchés d'achats attribués en violation des textes</strong>

Le rapport de vérification financière portant sur les années 2020, 2021, 2022 et 2023 révèle que le Directeur Général de la Société EDM-SA n’a pas respecté les clauses contractuelles d’un marché de fourniture de groupes électrogènes en souffrance. En effet, dans le cadre de l’exécution du Contrat n°22/522DG/DP du 6 décembre 2022 relatif à la fourniture et installation de 29 groupes électrogènes neufs conteneurisés de type « Perkins » et transformateurs pour les centres de l’intérieur de la Société EDM-SA, le fournisseur a fourni des groupes électrogènes de faibles capacités avec des problèmes techniques après le paiement d’une avance de démarrage de 1,88 milliards de FCFA.

Au même moment, la Société EDM-SA attribue des marchés de groupes électrogènes à des fournisseurs qui n’ont pas entièrement exécuté des marchés antérieurs. En dépit des défaillances constatées dans l’exécution des marchés antérieurs, elle a encore attribué par entente directe trois (3) marchés à un fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté trois (3) marchés, et un marché à un autre fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté un marché antérieur.

Selon toujours le rapport d’enquête, la Société EDM-SA utilise des procédures d’acquisition de combustibles non prévues dans son manuel de procédures internes. Dans le cadre de l’acquisition des combustibles, la Société EDM-SA utilise d’autres procédures spécifiques de passation non autorisées par les procédures internes et non prévues par les procédures nationales de passation de marchés. Et le rapport de préciser que le Directeur Général de la Société EDM-SA a irrégulièrement conclu des contrats par entente directe dans le cadre des achats de combustibles. Il a conclu des protocoles d’accord valant contrat de suppléance de montant largement supérieur au seuil des 3% du chiffre d’affaires hors taxes de l’activité « <em>Electricité</em> » de l’exercice précédent sans les conditions de dérogation.

<strong>Augmentation incohérente et séquentielle de salaires au gré des humeurs</strong>

Si l'approbation de contrats défavorables et de marchés illégaux ont fait d'énormes pertes financières pour la société, il n'en est pas moins en ce qui concerne l'augmentation de rémunération des hauts cadres de l'entreprise.

A en croire, le rapport de vérification de performance du vérificateur général sur la période du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2019, EDM-SA n'a pas mis en place une saine pratique de gestion de la rémunération versée aux membres du comité de direction. En effet, la masse salariale de ceux-ci a augmenté de plus de 633,60 millions de FCFA, soit 66% passant de 947,42 millions de FCFA à 1,58 milliards de FCFA entre le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2018. Cette augmentation, selon le rapport, s'explique par la création de postes de direction et d'autres postes de conseillers en janvier 2017. A cela s'ajoutent, des augmentations incohérentes entre 100% et 200% des salaires de certains membres du comité de direction.

En outre, des anciens responsables, une fois leurs fonctions terminées, sont commis à d'autres tâches par le département de tutelle. Ces tâches s'exercent en dehors de EDM-SA sans un acte juridique clarifiant leur prise en charge.

Par ailleurs, la gestion des heures supplémentaires a occasionné des grosses dépenses pour la société. Malgré le recrutement massif de 518 agents en 2015 et de 435 entre 2016 et 2018, la société, d'après le rapport, a continué à payer des heures supplémentaires pour un montant total de 3,5 milliards de FCFA pendant la période sur laquelle a porté la vérification de performance du Bureau du vérificateur général. Ainsi, des agents ont bénéficié régulièrement d'heures supplémentaires dont le montant dépasse 80% de leurs salaires. Le rapport note aussi que des heures supplémentaires sont payées sur une base forfaitaire arrêtée depuis 2015 sans aucune preuve de leur effectivité. Des agents ont effectué des heures supplémentaires allant jusqu'à 14 heures par jour. Comprendra qui pourra!

Ces différentes causes de la descente aux enfers de la société EDM-SA ne sont que quelques-unes. D'autres facettes de la gestion catastrophique de l'entreprise publique sont révélées par le vérificateur dans son rapport de vérification financière portant sur les exercices 2020,2021, 2022 et 2023 (31 octobre) qui totalise des irrégularités financières de plus de 92 milliards FCFA (92 149 419 533F).

En tout état de cause, l'on peut sans risque de se tromper que la situation défaillante de la société EDM-SA est entièrement imputable à ceux à qui l'État a confié sa gestion. Ils doivent répondre de leurs actes pour avoir mis à genoux une telle entreprise et cela au nom de leurs intérêts égoïstes.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF&#45;SFD) :  Plus de 181 Millions FCFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gestion-du-mecanisme-de-refinancement-des-systemes-financiers-decentralises-meref-sfd-plus-de-181-millions-fcfa-carottes-3072186.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:17:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un audit approfondi de la gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) par le Bureau du Vérificateur Général, a mis à nu, une série de malversations financières pendant les périodes 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023. Les irrégularités financières décelées s'élèvent à un montant astronomique de plus de 181 millions FCFA (181 668 722 F), impliquant directement, le Coordinateur du MEREF-SFD, Madani Koumaré et sa bande. Immersion au cœur d’un système gangrené par la corruption et la mauvaise gestion.</strong>

La vérification financière et de conformité de la gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés a permis de relever d’importantes insuffisances dans le dispositif de contrôle interne. L’audit révèle que le Coordinateur du MEREF-SFD, Madani Koumaré a, irrégulièrement, utilisé le Fonds de Crédit Institutionnel Partagé (FCIP), en utilisant 69 millions FCFA (69 081 250 F) à des fins personnelles. Une partie de ce montant a été transférée sur un compte non déclaré à la Banque Atlantique du Mali et rapidement retirée en espèces. Et le hic qui titille, c’est que les opérations de ce compte n’apparaissent pas dans les documents du MEREF-SFD. Ces manœuvres frauduleuses montrent un mépris flagrant des procédures financières établies.

Plus grave, malgré des retards de remboursement des Dépôts à Terme (DAT) par les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), aucune pénalité n’a été appliquée par les responsables du MEREF-SFD. Les pénalités non perçues s'élèvent à 3 667 625 FCFA, illustrant un laxisme administratif ou une complicité silencieuse avec les SFD fautifs.

Le Coordinateur Madani Koumaré et son Responsable Administratif et Financier ont autorisé des dépenses non inscrites dans les Plans de Travail et Budgets Annuels (PTBA). Les achats de biens à caractère social comme le sucre, le lait, les dattes et les bœufs pour les fêtes de Ramadan ont coûté 6 040 500 FCFA sur les fonds du MEREF-SFD, sans aucune base légale pour ces dépenses. Des frais de mission ont été indûment payés à des agents non affiliés au MEREF-SFD pour des missions non exécutées. La prise en charge des frais de participation à des événements internationaux pour des montants totalisant 5 345 000 FCFA constitue une autre forme de gaspillage des fonds publics. De plus, des indemnités de session indues, totalisant 4 400 000 FCFA, ont été versées à des individus n'ayant aucun lien légitime avec les comités du MEREF-SFD. Le Coordinateur Madani Koumaré et le Responsable Administratif et Financier ont également payé la totalité de certains marchés, malgré leur exécution partielle. Le contrat avec Data Flaqs Technologies pour la mise en place d’un Système Intégré de Gestion et d'une plateforme digitale n’a pas été entièrement honoré, entraînant une perte de 27 250 000 FCFA.

Ce scandale financier au sein du MEREF-SFD révèle des failles graves dans la gestion et la supervision des fonds publics. Les responsables impliqués doivent rendre des comptes et des mesures draconiennes doivent être prises pour rétablir la transparence et l’intégrité de ce mécanisme vital pour le financement des systèmes financiers décentralisés du Mali.

En attendant, l’ampleur de ces irrégularités appelle à une réforme urgente et à une surveillance renforcée des institutions similaires pour éviter la reproduction de tels abus. Depuis les responsables de cette structure de financement des systèmes financiers décentralisés du Mali ne dorment que d’un œil. Surtout que le Vérificateur général a transmis une dénonciation de faits au président de la section des comptes de la Cour suprême et au Procureur du Pôle national économique et financier.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Situation socio&#45;politique et économique du Mali : Le peuple malien dans la compromission ou la résilience ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-socio-politique-et-economique-du-mali-le-peuple-malien-dans-la-compromission-ou-la-resilience-3072197.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 00:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nul n'ignore que, de nos jours, la situation socio-politique et économique du Mali laisse à désirer. Le coût de la vie est excessif, les voix discordantes  réprimées.  Face à une  telle situation, le peuple observe  par compromission ou par résilience.</strong>

Conscient de la situation surtout économique chaotique, le président de la transition a, dans toutes ses adresses, salué la résilience du peuple. Pourtant, ce peuple ne voit pas encore le bout du tunnel. Il souffre, souffre et souffre. La crise énergétique que le Mali vit depuis février 2023, a aggravé la détérioration de la situation socio-économique. Sur  le plan politique, la situation n'est pas non plus reluisante, surtout s'il s'agit de porter la contradiction aux tenants du pouvoir. Finalement, le peuple perdu dans cette situation reste dubitatif et ne sait plus à quel saint se vouer. S'agit-il d'une compromission ou d'une résilience?

La compromission se réfère souvent à la situation où certaines personnes abandonnent leurs principes ou modifient leurs positions pour obtenir un avantage politique, souvent au détriment de l'éthique ou des intérêts à long terme du peuple. Cela peut impliquer des alliances contre nature, la manipulation des lois, ou même des concessions faites sous pression ou pour des gains personnels. Au Mali, la situation actuelle reflèterait-elle  exactement cette situation ?  Y-a-t-il une compromission généralisée des élites jusqu'aux simples citoyens ? Ces questions restent ouvertes.

En tout cas, l'on peut constater qu'il y a une catégorie d'élites qui ont fait de la compromission et de l’hypocrisie leur sport favori et s’y accommodent bien sans scrupule aucun. Il s'agit de certains leaders politiques et de la société civile ainsi que d'opérateurs économiques. Viennent s'ajouter à ceux-ci, des influenceurs communément appelés au Mali activistes ou videomen, qui avaient été de grands soutiens du régime passé. Chacun d'entre eux agit par pur opportunisme, très peu étant de bonne foi. Pour ceux-là, l’avenir est sans équivoque,

<strong>Toutefois, certains sont restés derrière leurs principes</strong>

Cependant, force est de reconnaître qu’il y a une catégorie qui refuse la compromission, qui reste attachée aux valeurs, aux principes de démocratie, de justice, de vérité et de liberté. Ces personnes et ces organisations restent debout, font face avec courage, abnégation et une détermination rare en pareilles circonstances. Ils sont à l'intérieur du pays comme à l'extérieur. Beaucoup d'entre eux qui vivent à l'intérieur du pays ont subi les foudres du régime à travers des arrestations suivies de détention et de condamnation à des peines privatives de liberté.

<strong>La majorité entre résilience et peur ?</strong>

En dehors de toutes ces catégories, il y a le peuple, le grand muet qui s'en remet à Dieu. Il est composé de ce que l'on peut appeler “<em>les indifférents</em>”. Ceux-ci restent mésusés en attendant une situation meilleure. Ils ne revendiquent rien et pleurnichent au fonds de leurs maisons. Ils n’échappent pas à leur compromission. Ce sont eux qui payent  le plus fort prix avec la cherté de la vie, les coupures d'électricité ayant conduit au chômage de plusieurs d'entre eux, la baisse du pouvoir d’achat, l’inflation, l’incertitude, etc. Peut-on qualifier leur  comportement de résilient ? En tout cas, ils s'accommodent à la situation. Ils ont toujours été invités par le chef d'État à plus de résilience. C'est pourquoi à chaque occasion, Colonel Assimi Goïta les remercie pour cette posture. Cela va-t-il durer? L'avenir nous en dira.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rapport 2023 sur la situation économique en Afrique :  La BAD estime que le Mali a fait une croissance de 4,3% en 2023 contre 3,7% en 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/rapport-2023-sur-la-situation-economique-en-afrique-la-bad-estime-que-le-mali-a-fait-une-croissance-de-43-en-2023-contre-37-en-2022-3068951.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 13:35:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 30 mai 2024 à Naïrobi (Kenya), la Banque africaine de développement (BAD) a publié son rapport 2023 sur les <em>« Perspectives économiques en Afrique</em> ». Il ressort de ce rapport que le Mali poursuit son redressement économique.</strong>

D'après le document, le redressement économique du Mali après les impacts de la pandémie de Covid-19 se poursuit, avec une croissance de 4,3% en 2023, contre 3,7% en 2022. Selon la BAD, cette performance est soutenue du côté de l'offre par la hausse de la production de coton (+49,37%) et d'or (+0,59 %) et du côté de la demande par la relance de l'investissement (+41,8 points de base) et de la consommation des ménages (+0,7 point de base).

Le rapport indique aussi que : «<em>L'inflation est passée de 9,7 % en 2022 à 2,2 % en 2023, sous l'effet conjugué de la politique monétaire restrictive de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, de l'approvisionnement ininterrompu des marchés locaux en produits et de l'exonération de 25 % des droits de douane accordée par le gouvernement en contrepartie de la fixation de prix plafonds pour le sucre. Le déficit budgétaire a reculé, passant de 4,9 % du PIB en 2022 à 3,8 % en 2023, reflétant une bonne mobilisation des ressources publiques (98,4 % des prévisions) et un contrôle rigoureux des dépenses (taux d'exécution de 87.93 %) </em>».

La Bad estime que la mobilisation des recettes fiscales s'est améliorée, passant de 13,5 % du Pib en 2022 à 14,7 % en 2023, grâce aux réformes fiscales. Le déficit du compte courant s'est creusé, passant de 8 % du Pib en 2022 à 8,7 % en 2023, en raison de la hausse des importations de machines et de véhicules (+21,1 %), de produits chimiques et pharmaceutiques (+15,8%), de matériaux de construction (+7,5%), de denrées alimentaires (+3,9 %), de textiles et de cuir (+15,1 %) et de la baisse des exportations de coton (-33,5 %).

Elle renseigne aussi que  «<em>La reprise de l'activité économique devrait se poursuivre, avec une croissance de 4,7 % en 2024 et de 5,3 % en 2025. Cette croissance sera tirée par les activités extractives, avec le démarrage de la production de lithium en 2024, la relance du secteur textile et le développement du potentiel de production et de transformation du blé. Grâce au maintien d'une politique monétaire restrictive, l'inflation devrait continuer à baisser pour atteindre 2 % en 2024 et 1,8 % en 2025. Cependant, le déficit budgétaire devrait s'accroître pour atteindre 4,3 % du PIB en 2024, puis s'améliorer pour s'établir à 3,4 % en 2025</em> ».

Selon l'institution financière africaine, le déficit du compte courant devrait s'améliorer pour atteindre 6,4 % du Pib en 2024 et 5,9 % en 2025. Cette amélioration est attribuable à l'augmentation prévue des exportations de coton en 2024 et 2025 et des exportations d'or en 2025, ainsi qu'au début des exportations de lithium en 2024.

Au titre des risques, l'institution panafricaine a  indiqué que les principaux qui pèsent sur les perspectives sont le report sine die de l'élection présidentielle initialement prévue pour février 2024, la crise énergétique, le retrait du pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les chocs climatiques et l'insécurité. Pour atténuer ces risques, elle souligne qu'il faut poursuivre les réformes politiques et institutionnelles,  soutenir  le secteur de l'énergie et la lutte continue contre le terrorisme.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO propose la mise en place d&amp;apos;une «force en attente» pour lutter contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-propose-la-mise-en-place-dune-force-en-attente-pour-lutter-contre-le-terrorisme-3068949.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 12:37:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) remet sur la table son projet de « <em>force en attente</em> » pour désormais essentiellement lutter contre le terrorisme. Des détails ont filtré sur la réunion entre les ministres de la Défense et des Finances des pays de l’organisation régionale qui s’est tenue la semaine dernière sur le sujet dans la capitale nigériane Abuja.</strong>

Pour la « <em>force régionale en attente</em> » nouvelle version, deux configurations seraient possibles. Selon Mohamed Badaru Abubakar, ministre nigérian de la Défense, l’une implique 5 000 hommes, pour un coût de 2,6 milliards de dollars par an.

La seconde hypothèse est une « <em>force en attente</em> » composée de 1 500 soldats. Pour la faire fonctionner, il faudra trouver près de 500 millions de dollars chaque année.

Le Nigeria, dont le chef de l’État est président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest insiste : le principal mandat de la force en attente ne sera plus le renversement des régimes issus de coups d’État, mais la lutte contre le terrorisme. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso dirigés par des militaires qui ont claqué la porte de la CEDEAO sont invités à participer à cette force.

Le président de la Commission de la CEDEAO justifie ainsi cette décision : « <em>Bien que des pays sont sous sanctions, ils devraient être autorisés à participer aux réunions liées à la sécurité</em> ». Mais lors de la réunion, les places de ces trois pays sont restées vides, ils n’ont pas répondu présents à l'invitation.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Se construire un logement au Mali :  Un véritable casse&#45;tête !</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/se-construire-un-logement-au-mali-un-veritable-casse-tete-3068942.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 12:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au regard des prix des parcelles dans notre pays, on est choqué et on ne comprend pas. Comment, dans un pays pauvre comme le nôtre, les terrains à usage d’habitation peuvent coûter aussi cher ? </strong>

Dans les grandes villes par exemple, le prix minimum d’une parcelle, c’est entre quatre et cinq millions de FCFA. Et même ça, il faut se rendre dans les quartiers précaires, communément appelés non-lotis, pour en trouver à pareils prix. Dans les zones plus proches des centres villes, la barre est encore plus élevée. Pour s’y offrir une parcelle, il faut casser la tirelire. On a même appris, avec beaucoup d’étonnement, de sources très sérieuses, que des frères ont vendu leur 600 m2 qui se trouvait en zone urbaine, à un milliard de FCFA en 2014. Ce n’est pas possible ! Pour un pays dont la grande majorité de la population se cherche, les parcelles sont excessivement chères. Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer nos prix à ceux de certains de nos voisins comme la Côte d’Ivoire. Il n’y a vraiment pas match. A ce qu’on dit, le prix d’une parcelle, au Mali, peut en acheter 10 autres au bord de la Lagune Ebrié.

En effet, dans le pays du cacao et du café, le 400 et même le 500 m2 se négocieraient à 800 voire 700 mille FCFA. Pourtant, même un fou, sais qu’en terme de développement économique, la Côte d’Ivoire fait partie des pays les plus aisés, en Afrique francophone, mieux que le Mali en tout cas. Dans ce pays, on peut ainsi facilement s’offrir un toit. Par contre, dans le nôtre, c’est tout une autre histoire.

<strong>La construction d’un logement au Mali est devenue un luxe</strong>

En vérité, se construire un logement au Mali, est un véritable casse-tête. Parce qu’en plus de la spéculation entretenue autour des parcelles, notamment celles à usage d’habitation, il y a aussi une hausse inquiétante des prix des matériaux de construction dont la qualité de certains laisse parfois à désirer. En effet, le ciment, le fer, les tôles, le sable et même les maçons coûtent aussi cher. Si fait que la construction d’un logement est devenue un luxe que n’importe qui ne peut se payer. En vérité, il faut le dire, en dehors des riches commerçants, hommes d’affaires et autres hauts cadres de la Fonction publique, ceux qui arrivent à s’offrir un toit décent dans notre pays, le font au prix d’énormes sacrifices. Parce que pour un travailleur, il faut prendre un premier prêt ; le salaire seul ne le permettant pas, pour d’abord acheter la parcelle à coup de millions de FCFA. Ensuite, un deuxième pour entamer les travaux de construction. Un troisième voire un quatrième prêt peut s’avérer nécessaire pour parachever les travaux afin de permettre au pauvre travailleur qui s’est lourdement endetté, d’emménager dans sa nouvelle maison.

Le plus souvent, nombreux sont les travailleurs qui rejoignent leur propre maison à la veille de la retraite. Il ne faut pas exagérer. C’est la triste réalité dans notre pays. Une situation déplorable qui trouve, malheureusement, sa source dans les mauvaises politiques foncières qui ont traversé le temps malgré les dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Etat et qui avaient tous promis des logements décents à leurs concitoyens.

Les autorités actuelles sont donc interpelées. Car, il y a péril en la demeure. Elles doivent prendre le taureau par les cornes en mettant de l’ordre dans ce milieu où des sociétés immobilières, avides d’argent et peu soucieuses du bien-être de leurs clients, et des démarcheurs sans scrupule, ont semé le bordel. L’espoir né de la prise de la mesure visant à fixer un prix plafond des parcelles à usage d’habitation, ne doit surtout pas être déçu.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exploitation forestière illégale au Mali :  Quand le bois devient une source de financement du terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/exploitation-forestiere-illegale-au-mali-quand-le-bois-devient-une-source-de-financement-du-terrorisme-3068938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 11:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plus de dix ans, le Mali vit une situation d'insécurité créée par les groupes armés terroristes et séparatistes. Ces groupes, selon beaucoup de sources, seraient financés par des puissances étrangères. Cependant, l'on vient d'apprendre qu'il n'y a pas que ces puissances. L'exploitation forestière par ces groupes armés s'est révélé être une puissante source de financement.</strong>

L'information a été divulguée par l' &lt;&lt; Institute for Security Studies&gt;&gt; (ISS). Dans un récent rapport cité dans une publication en date du 27 juin 2024 de Aminata Ba sur le site sénégalais &lt;&lt;Senego.com&gt;&gt;, il ressort que l'exploitation illégale du bois a généré environ 13,8 millions de dollars entre 2019 et 2021. Et que cette activité a soutenu financièrement les organisations extrémistes telles que la Jama’a Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) c'est à dire le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Le rapport, selon Aminata Ba, révèle que le GSIM, affilié à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), profite de cette exploitation forestière non réglementée pour financer ses opérations et renforcer son emprise sur plusieurs régions du Mali.

Depuis son apparition en mars 2017, le GSIM utilise cette économie illégale pour dominer les régions de Mopti, Ségou et Tombouctou, rapporte la journaliste sénégalaise citant le contenu du rapport.

<strong>Forêts, refuges des groupes terroristes et sources de revenus pour eux </strong>

Conscients des avantages de cette ressource naturelle qu'est la forêt, les groupes armés terroristes ont étendu leur expansion plus au sud et à l'ouest su pays. Le GSIM s'est progressivement installé dans les réserves de la boucle du Baoulé, une vaste forêt s'étendant sur la région de Kayes et de Nara. Ces réserves, couvrant environ un million d’hectares et protégées par l’UNESCO, sont devenues, malgré la traque des forces armées maliennes, un centre d’activité pour ces terroristes.

Le rapport souligne, à en croire Aminata Ba, que ces groupes ne se contentent pas seulement de couper du bois; ils contrôlent les accès aux réserves et imposent des frais aux bûcherons illégaux. Depuis 2022, le GSIM extorque des frais d’accès de 8 dollars par mois ou par chargement de bois, consolidant ainsi son contrôle et générant une source de revenus stable. Le groupe se positionne également comme protecteur des intérêts locaux face aux bandits et autres menaces.

<strong>Exploitation forestière facilitée par des agents de l'État</strong>

D'après toujours le rapport, il y a un autre aspect préoccupant qui est la corruption qui facilite ce commerce illicite. Et le rapport de préciser que des agents forestiers et des fonctionnaires maliens ferment souvent les yeux sur l’exploitation et l’exportation illégales du bois, notamment du Kosso, une espèce de bois de rose protégée. Entre 2020 et 2022, environ 220 000 grumes de Kosso ont été exportées illégalement vers la Chine via le port de Dakar, au Sénégal. Une activité qui contribue largement à la déforestation du pays.

Il faut signaler que le Mali, selon le rapport de l'ISS, a perdu plus de 82 % de sa couverture forestière depuis 1960, principalement en raison de la coupe excessive de bois, de l’urbanisation et de l’expansion agricole.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Construction de l&amp;apos;Université ultra&#45;moderne de Sikasso :  L’initiative date avant la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/construction-de-luniversite-ultra-moderne-de-sikasso-linitiative-date-avant-la-transition-3068941.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 09:57:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La capitale du Kénédougou a vibré de joie et de bonheur, le samedi 22 juin 2024. C'était à l'occasion de la visite du Président de la transition, Colonel Assimi Goïta dans la ville. Au cours de son séjour, il a présidé plusieurs cérémonies dont le lancement des travaux de construction de l'Université. Cependant, il ressort de nos enquêtes que cette initiative remonte d'avant la transition.</strong>

Pour sa toute première visite dans la capitale de la troisième région administrative du pays, Colonel Assimi Goïta a présidé plusieurs activités de développement. Ces activités que sont l'inauguration du stade Babemba Traoré entièrement rénové, l'inauguration des échangeurs et d'un viaduc multiples de Sikasso et ses voix d'accès de 10 km, l'inauguration de la voie 2x2 qui traverse la ville de Sikasso, l'aménagement de la route Ketela- Kadiolo- Segoua de 32,5 Km, la remise de don de 20.000 tonnes de céréales à 2 millions de maliens dans le cadre du plan National de riposte contre l'insécurité alimentaire, l'inauguration d'une école fondamentales à Kadiolo, l'inauguration de 10 forages d'eaux équipés offert à des villages riverains de Sikasso, l'inauguration d'une maternité équipées, la remise de dons de 178 candélabres photovoltaïques destinés à éclairer des zones câblées dans les localités traversées. L'activité qui a le plus retenu l'attention est la pose de la première pierre  de l'Université ultra-moderne de Sikasso.

<strong>En quoi la future université de Sikasso est-elle ultramoderne ?</strong>

Elle sera composée de six (06) facultés, de 04 grands instituts, d'un campus pédagogique moderne numérisé, d'un service de documentation commun, d'un restaurant moderne pour chaque faculté et institut, des logements pour 700 professeurs, d'un internat pour 20.000 étudiants, d'une maison des Hôtes pour les partenaires,  d'un centre de santé, des centres de loisirs, d'un complexe sportifs équipé, etc.

Le coût de ces infrastructures s'élève à 133,24 milliards de francs CFA. Cette grande université sera construite sur une superficie de 400 hectares. Elle sera équipée des meilleures installations pour répondre aux besoins des étudiants. On y trouvera de la technologie de pointe en matière de laboratoires scientifiques, des bibliothèques bien fournies et des restaurants pour assurer à ses pensionnaires un confort sain. L’université proposera plusieurs cours académiques pour combler les besoins du marché du travail dans le pays et favorisera la recherche et l’innovation. Ce grand projet s’inscrit dans un programme de renforcement pour permettre aux étudiants maliens d’accéder à de bons enseignements. Outre les retombées académiques, la ville de Sikasso et ses alentours où est construite l’université bénéficient également des avantages économiques. La région est connue pour sa culture et son agriculture. La construction de cette université permettra de procurer du travail aux ouvriers locaux, tandis que l’université elle-même soutiendra l’immobilier, l’hébergement, la restauration et divers autres secteurs apparentés.

<strong>Ce qui devrait être dit au peuple par rapport à cette œuvre </strong>

L'État est une continuité, a-t-on coutume de dire. Eh oui, ceci est clair comme l'eau de roche. En effet, l'initiative de la construction d'une université à Sikasso, il faut le reconnaître, est celle du régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta, ancien président de la République du pays. En effet, depuis 2015, le régime a mis en place les mécanismes permettant de réaliser cette gigantesque œuvre. En témoigne, le décret N°2015-0761/PR-RM du 24 novembre 2015 portant nomination de Moussa Kanté, Professeur de l’Enseignement supérieur N°MLE 386-96 J, comme chef de la mission universitaire de Sikasso. C'est un décret signé par feu Modibo Keïta, Premier Ministre d'alors et ;  co-signé par Mountaga Tall, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et, Me Mamadou Gaoussou Diarra, Ministre de la Promotion des Investissements et de l'initiative privée assurant l'intérim du Ministre de l'économie et des finances. Donc, l'histoire retiendra que l'initiative est de feu Ibrahima Boubacar Keïta, le Président de la République qui a été évincé du pouvoir par une insurrection populaire parachevée par des militaires. En tout cas que l'initiative vienne de feu IBK ou d'un autre, l'essentiel est que le Mali en profite. Mais, rendons à César ce qui appartient à César. En outre, la centrale solaire de Kita se trouverait aussi dans le même cas, nous dit-on.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Financement international :  Le Mali s’oppose à des conditions de la Banque Mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/financement-international-le-mali-soppose-a-des-conditions-de-la-banque-mondiale-3068947.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 09:15:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Banque mondiale « refuse » de débloquer 60 millions de dollars (39 357 420 000) FCFA à destination du Mali. Ce financement est une promesse faite en avril 2024 par l’institution financière, dans le cadre de la résolution des problèmes énergétiques (notamment la question de l’électricité).</strong>

Lors des réunions de printemps à New York aux États unis cette année 2024, des accords avaient été conclus entre le gouvernement du Mali avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale pour obtenir un financement de 60 millions de dollars (soit plus de 39 milliards FCFA) destiné à améliorer la fourniture d’énergie au Mali.

Ces fonds étaient censés permettre à la société Énergie du Mali SA d’acheter du carburant ou de l’énergie, ainsi que de financer des projets d’infrastructures photovoltaïques pour diversifier le mix énergétique du pays, explique le ministre malien des finances Alhousseini Sanou.

Cependant, ces fonds n’ont pas encore été décaissés selon le ministre Sanou qui était devant le Conseil national de transition (l’organe législatif) le jeudi 27 juin 2024. Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alhousseini Sanou, lors de la séance plénière au CNT a indiqué que les conditions imposées par la Banque Mondiale, telles qu’une réduction de la masse salariale, sont jugées «<em>inacceptables</em> » par le gouvernement malien.

Selon lui, la Banque mondiale souhaite que le Mali achète de l’électricité auprès des pays de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Ce que le gouvernement n’entend pas de bonne oreille, faisant remarquer qu’il n’est pas prêt à se conformer à cette injonction pour obtenir les 60 millions de dollars.

Les autorités maliennes veulent se tourner vers le Niger qui s’est engagé à vendre son pétrole au Mali à un prix bas pour soutenir le secteur énergétique du Mali.

Le Mali traverse une crise financière aiguë, exacerbée par le manque de soutien des bailleurs de fonds, poursuit le ministre Sanou. «<em> Les bailleurs de fonds ne nous accompagnent pas</em> », dit-il.

La Banque centrale du Mali a également adopté une politique de resserrement de la liquidité, compliquant davantage le financement de l’économie nationale.

Les autorités maliennes devront explorer d’autres solutions pour surmonter ces défis financiers et assurer la stabilité économique et énergétique du Mali.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Arrestation des hommes politiques au Mali :  Pression de trop des autorités ou arrogance de la classe politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/arrestation-des-hommes-politiques-au-mali-pression-de-trop-des-autorites-ou-arrogance-de-la-classe-politique-3068029.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:54:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation politique au Mali connaît un nouvel épisode de tension. Dans un communiqué rendu public, les parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 ont annoncé l’arrestation de plusieurs de leurs cadres, dont des présidents de partis et mouvements politiques, lors d'une rencontre privée au domicile du vice-président de l'ADEMA PASJ, l'ancien ministre Moustapha Dicko. Ces arrestations surviennent après que les autorités de la transition ont interdit toutes les activités politiques et associatives jusqu’à nouvel ordre. </strong>

Le 22 juin 2024, plusieurs figures politiques, y compris des présidents de partis, ont été arrêtées alors qu'elles se réunissaient chez Moustapha Dicko. Cette rencontre, initialement privée, a été perçue par les autorités comme une violation de l'interdiction récente sur les activités politiques. Parmi les personnes arrêtées figurent des hommes politiques influents. Les autorités de la transition justifient cette interdiction et les arrestations subséquentes par la nécessité de maintenir l’ordre et la stabilité dans un contexte politique fragile. En ce sens que depuis la mise en place du gouvernement de transition, le Mali traverse une période de restructuration et de réformes censées conduire à des élections démocratiques.

Les autorités affirment que les rassemblements politiques pourraient exacerber les tensions et compromettre les efforts de la transition. La classe politique, de son côté, dénonce une dérive autoritaire et une tentative de musellement des voix dissidentes.

Selon les parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024, ces arrestations sont une preuve supplémentaire de la volonté des autorités de la transition de monopoliser le pouvoir et de réprimer toute forme d'opposition. Ils arguent que la réunion chez Moustapha Dicko était une rencontre légitime et privée, ne relevant pas de l’activité politique publique, et qu'elle ne justifie donc pas une telle répression.

<strong>Pression de trop ou arrogance de la classe politique ?</strong>

Cette situation soulève une question essentielle : les autorités de la transition exercent-elles une pression excessive sur les acteurs politiques, ou assistons-nous à une manifestation de l'arrogance de la classe politique qui défie les interdictions légitimes ? D'un côté, les autorités pourraient être perçues comme utilisant des mesures draconiennes pour maintenir l’ordre, risquant ainsi de compromettre les libertés démocratiques fondamentales. La répression des activités politiques et associatives, même temporairement, pourrait être vue comme une tentative de neutraliser l'opposition et de prolonger indéfiniment la période de transition. De l'autre, la classe politique pourrait être accusée de ne pas respecter les directives en place, arguant que leurs actions sont motivées par la défense de la démocratie et des droits civiques. Leur insistance à tenir des réunions malgré les interdictions pourrait être interprétée comme une provocation délibérée visant à mettre à l'épreuve l'autorité de la transition.

<strong>Perspectives et solutions !</strong>

Pour sortir de cette impasse, il est important que les autorités de la transition et les leaders politiques engagent un dialogue constructif. Les autorités doivent clarifier les raisons de leurs interdictions et s’engager à respecter les libertés fondamentales tout en assurant la stabilité. De leur côté, les acteurs politiques doivent faire preuve de responsabilité et chercher des moyens de collaborer avec le gouvernement de transition pour garantir une transition pacifique et ordonnée vers des élections démocratiques. Tout compte fait, l’arrestation des figures politiques au Mali souligne la fragilité de la situation actuelle et la nécessité d’un équilibre délicat entre maintien de l’ordre et respect des libertés démocratiques. La résolution de cette crise repose sur la capacité des deux parties à privilégier l'intérêt supérieur du pays et à œuvrer ensemble pour une transition réussie.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Litige Foncier à Banamba :  Une partie de la famille Gakou accuse, Madiou Simpara se défend</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/litige-foncier-a-banamba-une-partie-de-la-famille-gakou-accuse-madiou-simpara-se-defend-3068007.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:36:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un litige foncier qui remonte à 2018, oppose actuellement une partie de la famille Gakou à l'opérateur économique Madiou Simpara, également président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM). La version des deux parties. </strong>

Selon certaines informations, Madiou Simpara aurait acquis deux titres fonciers à Banamba, issus d'une masse successorale, en complicité, dit-on avec un seul héritier non mandaté par la famille Gakou. Les procédures notariées auraient été contournées, et des documents falsifiés auraient été utilisés dans le processus de vente et de transfert. Les allégations portent sur le fait que Madiou Simpara aurait sciemment acheté des titres fonciers avec des documents falsifiés, incluant une procuration et des actes de vente non validés par un notaire. Après le transfert des titres à son nom, il aurait assigné les occupants en justice en utilisant ces documents contestés. Et le seul document valide dans cette affaire serait le plan des terrains.

<strong>Mandiou clarifie sa position </strong>

Face à ces accusations, Madiou Simpara que nous avons pu joindre par nos soins, a fourni sa version des faits. Il affirme n'avoir jamais été demandeur de ces titres fonciers litigieux. Selon lui, c’est le premier fils et une des filles de feu Mohamed Lamine Gakou qui l’ont approché pour lui proposer d’acheter les deux titres fonciers pour un montant de 55 millions de francs CFA. Bien qu'il ait tenté de négocier ce montant à 45 millions, il a finalement accepté de payer la somme initiale. Mandiou Simpara se défend en précisant que la majorité de la famille Gakou avait consenti à la vente des titres, sauf les enfants de l’une des femmes du regretté Mohamed Lamine Gakou qui se sont opposés. « <em>Je leur ai dit d’aller se concerter pour parvenir à un accord. Ne parvenant pas à un consensus, je leur ai proposé de me rembourser mon argent afin de résilier la transaction </em>», explique-t-il.

Soucieux de clarifier sa position, Madiou Simpara, affirme qu'il n’a jamais cherché à importuner qui que ce soit dans sa vie et qu'il est prêt à renoncer aux parcelles litigieuses à condition que ses 55 millions de francs CFA soit remboursés. « <em>Je suis prêt à remettre les documents tout de suite si on me rembourse</em> », assure-t-il.

Madiou Simpara semble ouvert à une résolution à l’amiable de ce litige, insistant sur le fait qu’il a agi de bonne foi et qu’il est prêt à se désengager des terrains s’il récupère son argent.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Football :  Florent Ibenge en négociations avec le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-florent-ibenge-en-negociations-avec-le-mali-3068003.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la foulée du licenciement d’Eric Chelle, la Fédération malienne de football s’active pour trouver son successeur. Des pourparlers sont avancés avec Florent Ibenge, l’entraîneur actuel d’Al Hilal au Soudan. Pressenti pour assurer l’intérim, Aliou Badra Diallo, l’ancien adjoint d'Eric Chelle, ne devrait finalement pas être sur le banc comme entraîneur principal pour les prochains matchs des Aigles. Malgré ses qualités, celui qu’on surnomme Conty n’est pas la piste privilégiée par plusieurs dirigeants de la Femafoot, désireux de signer un autre coach.</strong>

Parmi les noms proposés, un homme a particulièrement retenu l’attention de la fédération : Florent Ibenge. Bien connu du continent, le Congolais est actuellement à Al Hilal, l’un des géants soudanais. Privé de championnat à cause de la situation politique, Ibenge a cependant réussi à assurer l’objectif fixé par ses dirigeants : une qualification en phase de poules de la Ligue des champions africaine.

<strong>Toujours sous contrat avec Al Hilal</strong>

Basé en Tanzanie avec son équipe, l’ancien sélectionneur de la RDC écoute depuis un moment les propositions, notamment des équipes nationales. Après des contacts avortés avec l’Ouganda et la Tanzanie, il discute désormais avec la Femafoot, selon les informations de Sport News Africa. Un rendez-vous avec son représentant a même été fixé en début de semaine.

Reste à savoir si Florent Ibenge pourra se libérer aisément de son contrat avec Al Hilal ; la Fédération malienne de football n’ayant pas les moyens de payer une indemnité en contrepartie.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présumée tentative d&amp;apos;espionnage de la France au Mali :  Une élue française d&amp;apos;origine malienne et cousine de l&amp;apos;ancien ministre Lamine Seydou Traoré dans les filets des services de sécurité du Mali pour quelques heures</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/presumee-tentative-despionnage-de-la-france-au-mali-une-elue-francaise-dorigine-malienne-et-cousine-de-lancien-ministre-lamine-seydou-traore-dans-les-filets-des-services-de-securite-du-mali-p-3068000.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:30:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D'après le site d'info "Afriquematin.net", Djeneba Keïta, adjointe au maire de Montreuil (France) a été interpellée, le mercredi 5 juin dernier, par les services de sécurité maliens pour espionnage. Elle a été libérée quelques heures après et a même porté le maillot des aigles pour suivre le match Mali-Ghana, disputé le vendredi, 07 juin 2024.</strong>

Selon le site, elle est soupçonnée par le Mali, de jouer le jeu de la France pour déstabiliser les autorités du pays. Selon 24heureinfo.com qui donne l’information, elle aurait été approchée par les services secrets français pour infiltrer les autorités maliennes, car depuis plusieurs semaines, elle multiplie les rencontres à Bamako en rapprochant notamment la jeunesse – qu’elle tente de récupérer dans le but de la retourner contre les autorités de la transition au moment venu. Il faut signaler que Djeneba Keïta affectueusement appelée par les siens Djeni est la cousine de l'ancien ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau, Lamine Seydou Traoré, actuellement en détention pour des faits d'enrichissement illicite dans l'affaire EDM-SA, la société de production et de distribution de l'électricité du Mali. La mère de Djeneba est la sœur de lait de celle de Lamine Seydou Traoré.

<strong>Qui est Djeneba Keïta dite Djeni ?</strong>

Djeneba Keita est née le 21 juin 1970 au Mali. Elle est la fille de feu Mamadou Keita dit ASSURANCE, un ancien footballeur du Stade malien de Bamako et de l'équipe nationale et ancien cadre de la Régie du chemin de fer du Mali. Après l'obtention de son baccalauréat, elle a bénéficié, dans les années 1990,  d'une bourse d'études pour l'ex URSS (Union des Républiques Socialistes et Soviétiques). Avec l'arrivée du vent de la "perestroïka" (introduction de la démocratie occidentale), elle émigre en France chez sa tante, une sœur cadette à sa mère et à celle de Lamine Seydou Traoré. Elle y restera pour poursuivre ses études. C'est ainsi qu'elle décrochera un master 2 en MIASHS (Mathématiques, informatique appliqués aux sciences humaines et sociales).

Après, elle exerce en tant que cadre dans l'événementiel et milite dans le mouvement associatif pour la solidarité, contre toutes les formes de discrimination, pour la défense de l’école et les droits des femmes. Elle a été présidente locale et administratrice départementale de la première fédération de parents d’élèves en Seine-Saint-Denis (FCPE), et présidente du centre Hubertine-Auclert (centre francilien de ressources pour l’égalité femmes/hommes) qui est un organisme associé du conseil régional d’Ile-de-France.

Afin d’appuyer ses convictions pour une société juste et solidaire, elle s’engage en politique. En juin 2007, elle devient la suppléante du député de la 7ème circonscription de la Seine-Saint-Denis (Jean-Pierre Brard). Puis, aux élections régionales de mars 2010, elle est élue au conseil régional d’Ile-de-France. En mars 2014, Djeneba Keita est élue sur la liste de gauche (Unir Montreuil) et devient deuxième adjointe au maire, déléguée au développement de la vie économique, à l'emploi et à la formation professionnelle. Elle est également vice-présidente de la communauté d’agglomération Est-ensemble, chargée de l’économie sociale et solidaire. A noter que selon le site "lejournaldugrandparis.fr" ', elle est passée par Hambourg, Paris, avant de poser ses valises à Montreuil.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière à la Mairie de la Commune VI :   Plus de 323 Millions de FCFA évaporés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-a-la-mairie-de-la-commune-vi-plus-de-323-millions-de-fcfa-evapores-3067996.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion de la Mairie de la Commune VI du District de Bamako est au centre de la controverse après la publication d’un rapport de vérification financière du Bureau du Vérificateur Général sur les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Ce mémorandum lève un coin de voile sur les irrégularités financières et administratives de la Mairie de la commune VI, révélant d’une mauvaise gestion systémique et d’un manque flagrant de transparence. </strong>

Au cœur du scandale, des irrégularités financières totalisant plus de 323 millions de FCFA (323 873 245F), un chiffre qui soulève des questions sur l’intégrité et la compétence des responsables de la municipalité de la Commune VI. Irrégularités Administratives ou manque de professionnalisme ?

En tout cas, la mission de vérification a découvert une série d’anomalies administratives qui témoignent d’une gestion laxiste et désorganisée de l’équipe de la municipalité de la Commune VI.

Il ressort du rapport de vérification que la Mairie de la Commune VI ne dispose même pas d’un bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. Ce qui rend chaotique pour les citoyens l’accès aux services publics. Pire encore, la commune n’a pas de Programme de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) actualisé, malgré les exigences réglementaires. Plus grave encore, le Conseil Communal, censé superviser et orienter les politiques locales, fonctionne sans respecter les délais de convocation pour ses sessions. Les plans prévisionnels de passation des marchés sont incohérents, et les procédures de passation des marchés publics sont ignorées, laissant place à des pratiques opaques et potentiellement corruptibles. Ce rapport d’enquête qui met à nue le laxisme érigé en mode de gestion, rapporte que la Mairie de la Commune VI n’a pas tenu de documents de la comptabilité-matières. Et les inventaires des biens meubles et immeubles sont inexistants.

<strong>Des dysfonctionnements flagrants</strong>

Les dysfonctionnements comptables sont tout aussi alarmants. Le Receveur-percepteur n’a produit que des états financiers incomplets, sans les soldes de clôture des exercices précédents reportés à l’exercice suivant. Ce manque de rigueur rend la gestion financière opaque et suspecte. Aussi, les régisseurs de recettes et d’avances n’ont pas prêté serment, et les paiements des factures sont effectués sans les certifications nécessaires, ouvrant la porte à des abus financiers.

<strong>Des fonds publics croqués et non justifiés  </strong>

Les irrégularités financières identifiées sont tout simplement scandaleuses. La vérification a révélé des primes et indemnités de fonction octroyées irrégulièrement pour un montant de 25 millions de FCFA. Sans compter des recettes non déclarées issues des célébrations de mariages s’élevant à près de 59 millions de FCFA. Aussi, les fonds destinés à l’amélioration des rendements scolaires et aux cantines scolaires, totalisant plus de 239 millions de FCFA, n’ont pas été justifiés, laissant planer le doute sur leur utilisation réelle.

<strong>Appel à la justice et à une réforme urgente</strong>

Les faits révélés dans ce rapport de vérification ont été transmis au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier ainsi qu’au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, dans l’espoir de traduire en justice les responsables de ces irrégularités financière. Il est impératif que des mesures strictes soient prises pour restaurer la confiance des citoyens dans leur administration locale.

En attendant, La Commune VI du District de Bamako se trouve au creux de la vague. Les recommandations de la mission de vérification appellent à une refondation totale des pratiques administratives et financières, y compris la mise en place des bureaux d’accueil, la tenue rigoureuse de documents comptables, et le respect strict des procédures de passation des marchés publics. Sans une action immédiate et décisive, les citoyens continueront de souffrir des conséquences de cette  mauvaise gestion. En effet, cette gestion catastrophique de la Commune VI du District de Bamako met en évidence une administration en crise, gangrenée par des pratiques financières douteuses et un manque de transparence.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali Tourisme ou l’Agence Culturelle de la fraude :  1 milliard de francs CFA carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mali-tourisme-ou-lagence-culturelle-de-la-fraude-1-milliard-de-francs-cfa-carottes-3067993.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:21:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle réalisé à l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) par le Bureau du Vérificateur Général est sans appel : simulation de mise en concurrence ;  paiement de frais d'actualisation du manuel de procédures sur un chapitre budgétaire inapproprié ; non reversement des produits issus de la vente des DAO (Dossiers d’appels d’offres) pour un montant de 155 000 FCFA et non-application des pénalités de retard pour un montant de 187 121 FCFA. Auxquels s’ajoutent, le paiement des factures sur la base des NIF erronés pour un montant de 843 982 FCFA ; le paiement irrégulier des frais de mission et de transport pour un montant de 3 873 284 FCFA ; le non-recouvrement des émissions de la taxe touristique par les services des impôts pour un montant de 31 551 383 FCFA et la non-déclaration de l’intégralité de la taxe touristique par des établissements d’hébergement et des compagnies de voyage pour un montant de 994 845 550 FCFA. </strong>

<strong>Autant de pratiques qui ont précipité  l’Agence Mali Tourisme  dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 1 milliard (1 031 456 320F) de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue  en 3 ans de gestion, soit les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Du moins, si l’on en croit une enquête financière du Bureau du Vérificateur général.</strong>

Décidemment, le DG de l’Agence de Promotion du Tourisme au Mali, M. Sidy Keita et sa bande sont mal barrés. Les irrégularités financières engendrées au niveau de cette structure étatique dépassent l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque.

L’APTM dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que M. Sidy Keïta. Pendant 3 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve dans son lit. Les irrégularités financières ne sont pas comptabilisées en millions mais en milliard de nos francs : 1 031 456 320 FCFA.

L’Agence Mali Tourisme n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son DG Sidy Keïta n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>L’APTM dans le gouffre </strong>

Jugée, pourtant, stratégique dans la diversification touristique ainsi que la promotion touristique de la destination Mali aux niveaux national, sous régional et international ; l’APTM n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

La  vérification financière de la gestion de l’Agence de Promotion Touristique du Mali durant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 ont révélé d’importants dysfonctionnements du contrôle interne.  Du coup, les irrégularités financières se chiffrent à plus d’1 milliard FCFA.

En effet, pendant la période sous-revue, les membres de la commission de dépouillement et de jugement des offres ont effectué des simulations de mise en concurrence.

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, les enquêteurs ont découvert que l’Agent Comptable n’a pas reversé la part de l’ARMDS sur des produits issus de la vente de deux DAO (Dossiers d’Appels d’Offres) pendant la période sous revue pour un montant total de 155 000 FCFA. Plus grave, pendant la période sous revue, le sport favori du Directeur des Finances et de l’Approvisionnement (DFA) de l’APTM, M.  Abdoulaye Keita,  a été la non application des pénalités de retard sur des marchés passés par DRPR (Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte).  Sur ce volet, l’article 9 des marchés de l’APTM est clair : « <em>en cas de retard dans la livraison des fournitures ou dans la prestation des services, le titulaire sera passible d’une pénalité par jour de retard fixé à un cinq millième (1/5000ème) ou un deux mille cinq centième (1/2500ème) du montant du marché initial éventuellement modifié ou complété par les avenants intervenus. Il n’est pas prévu de prime pour exécution anticipée de l’objet du marché </em>».

Cependant, pour s’assurer du respect des clauses contractuelles relatives aux pénalités, l’équipe de vérification a examiné vingt marchés, les procès-verbaux de réception et les mandats de paiement. En plus, elle a rapproché la date des notifications définitives figurant sur les contrats à celle des PV de réception ou les ASF (Attestation de service fait), et procédé à des entrevues. Du coup, elle a constaté que le Directeur des Finances et de l’Approvisionnement de l’APTM, Monsieur  Abdoulaye Keita , n’a pas appliqué les pénalités de retard sur trois (3) marchés dont les réalisations ont accusé un retard allant de 6 à 42 jours. Le montant total des pénalités s’élève à 187 120 FCFA.

Pire, le Régisseur d’avances a payé des fournisseurs détenant des NIF (Numéros d’identification fiscale) erronés.   Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les factures payées par le Régisseur d’avances. Elle a aussi vérifié l’existence des NIF portés sur lesdites factures dans la base actualisée (31 janvier 2023) des contribuables, fournie par la Direction Générale des Impôts (DGI). Elle a également adressé le Mémo n°7 du 9 juin 2023 au régisseur d’avances de l’APTM afin de mettre à sa disposition les cartes d’identification fiscales des fournisseurs concernés.  C’est ainsi qu’elle a constaté que des factures portant des NIF non retrouvés dans ladite base actualisée, ont été payées par le Régisseur d’avances de l’APTM. Le montant de ces irrégularités s’élève à 843 982 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même l’Agent comptable, Ismaïl Soumaré a justifié des frais de mission et de transport par des pièces non conformes.  Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé et examiné les pièces justificatives des frais de mission et de transport. Elle a également adressé le Mémo n°8 du 14 juin 2023 à l’Agent comptable pour lui demander de fournir les pièces justificatives non retrouvées dans le lot examiné. Elle a constaté que des missions ont été justifiées par des ordres de mission non visés ou visés par l’Association pour l’Environnement et le Développement Rural en lieu et place des autorités compétentes. Le montant des frais de mission non justifiés s’élève à 3 819 000 FCFA. L’équipe de vérification a également constaté que les frais de transport relatifs à l’ordre de mission N°2020-0015/MAT-APTM représentant 54 284 FCFA n’ont pas été justifiés. En effet, sur un montant de 104 604 FCFA qui devait servir au paiement des frais de transport au titre des ordres de mission n°2020-0015 et 0016/MAT-APTM, l’entité n’a fourni que le reçu de paiement de 50 320 FCFA représentant le justificatif des frais de transport au titre de l’ordre de mission N°2020-0016/MAT-APTM. Le montant total des irrégularités s’élève à 3 873 284 FCFA.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Le chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises et des receveurs de Centres des impôts n’ont pas entièrement recouvré les émissions de la taxe touristique pour le compte de l’APTM.  Sur la question, l’article 6 de la Loi n°96-052 du 16 octobre 1996 portant institution d’une taxe touristique dispose : « <em>La taxe touristique est assise, liquidée et recouvrée suivant les mêmes garanties et les mêmes sanctions que les taxes sur les chiffres d’affaires. »</em>  Et l’article 320 de la Loi n°06-068 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Livre de procédures fiscales d’ajouter : « <em>Les receveurs des centres des impôts ou le chef de division recouvrement de la sous-direction des grandes entreprises sont responsables du recouvrement du montant de la TVA qu’ils ont pris en charge […]</em> ». Enfin, l’article 328 du même livre de préciser : « <em>Tout redevable n’ayant pas acquitté la TVA dans les délais fixés à l’article 322 du présent livre, est passible, indépendamment des sanctions prévues aux articles 119, 120 et 121 du présent livre, d’un intérêt de 2% de l’impôt dû par mois de retard décompté à partir de l’expiration des délais fixés à l’article 119 du présent livre […]</em> » Cet intérêt s’applique aussi bien aux droits simples qu’aux pénalités infligées par les services d’assiettes. Pour son calcul, toute fraction de mois est comptée pour un mois entier. Son montant ne peut en aucun cas être supérieur à 20% des droits et pénalités dus. […]

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, les enquêteurs du BVG ont décelé que le chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises, les Receveurs de Centres des Communes I, II, III, VI du District de Bamako, ceux de centres des impôts des Moyennes Entreprises 1 rive gauche, 2 rive droite du District de Bamako, et ceux des centres de Kati, de Ségou et de San n’ont pas recouvré la totalité des émissions de la taxe touristique. En effet, il existe un écart entre les émissions et les paiements de ladite taxe pour certains exercices de la période sous revue. Le montant total des restes à recouvrer avec les majorations s’élève à 31 551 383 FCFA.

Par ailleurs, des promoteurs d’hôtels et des directeurs de compagnies de voyage ne déclarent pas l’intégralité de la taxe touristique aux services des impôts. Afin de s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a retenu des structures hôtelières de Bamako et Ségou, et des compagnies de voyage. Pour les hôtels, elle a demandé pour examen, le registre des nuités au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Après, elle a demandé par lettre n°conf.0123/2024/BVG du 9 février 2024, la situation des nuités des hôtels concernés pour la période sous revue au Directeur National du Tourisme et de l’Hôtellerie. De plus, elle a demandé par lettres n°conf.0186/2024/BVG du 23 février 2024 et n°conf.0275/2024/BVG du 2 avril 2024 au Directeur Général des Impôts, les déclarations de la taxe touristique pour lesdits hôtels concernant la même période. Elle a enfin procédé au pointage des nuitées afin de dégager le montant réel à déclarer et comparé ce montant avec la situation donnée par la DNTH et les déclarations de la taxe touristique aux impôts.

Pour les compagnies de voyage, l’équipe de vérification a, par Lettre n°conf.0122/2024/BVG du 9 février 2024, demandé au Directeur Général de l’Assistance Aéroportuaire du Mali (ASAM) les données relatives à l’ensemble des passagers au départ à l’international collectées par son service du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a ensuite, par Lettre n°conf.0186/2024/BVG du 23 février 2024, demandé au Directeur Général des impôts, la situation des déclarations de la taxe touristique des compagnies de voyage pour la même période. Et comme résultat, les enquêteurs ont constaté que des hôtels ne déclarent pas l’intégralité de leur taxe touristique. En effet, il existe des écarts entre les montants à déclarer, calculés sur la base de pointage des nuités par l’équipe de vérification et ceux déclarés aux impôts par des hôtels de Ségou. Le montant de la taxe touristique non déclaré s’élève à 3 914 050 FCFA.

Cependant, après la transmission du rapport provisoire, l’Hôtel Esplanade a procédé au paiement de l’intégralité des montants dus au Centre des Impôts de Ségou suivant les reçus de paiement n°7479023 de 143 500 FCFA, n°74789 023 de 122 000 FCFA, n°7478933 de 403 000 FCFA et N°7478887 de 157 000 FCFA, délivrés le 12 octobre 2023 par le Centre des Impôts de Ségou. De plus, l’Hôtel Résidence Ségou a payé la somme de 500 000 FCFA à travers le reçu de paiement n°7485695 par le même Centre des Impôts le 16 octobre 2023. Il a également signé, avec ledit Centre, un moratoire de paiement de 431 425 FCFA par mois pendant 6 mois à partir de novembre 2023 pour le paiement du reliquat dû. Le montant de la taxe touristique à payer après les régularisations s’élève à 2 588 550 FCFA.

Toutefois, le centre des impôts de Ségou n’a pas justifié le paiement des pénalités et des intérêts censés être générés par les retards de déclaration et de paiement de la taxe touristique. Suite aux travaux complémentaires, l’équipe de vérification a constaté que des hôtels et compagnies de voyage n’ont pas déclaré l’intégralité de la taxe touristique. En effet, il existe des écarts entre les montants à déclarer, calculés sur la base des données fournies par la DNTH et l’ASAM, et ceux déclarés aux impôts par des hôtels et des compagnies de voyage. Le montant de la taxe touristique non déclaré s’élève à 41 104 500 FCFA pour les hôtels et 951 152 500 FCFA pour les compagnies de voyage. Le montant total de la taxe touristique non déclaré par les promoteurs d’hôtels et les directeurs de compagnies est de 994 845 550 FCFA. Pourquoi une non déclaration de l’intégralité de la taxe touristique ? Seul le DG de l’Agence de Promotion Touristique du Mali, Sidy Keita et sa bande pourraient y répondre. Du mois à l’heure actuelle.

Décidemment, la gestion de de l’Agence de Promotion Touristique du Mali est comparable à celle d’une épicerie. D’où des irrégularités financière de plus d’1 milliard pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Bref, l’APTM a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une perte financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de l’APTM.

Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’Azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter des « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné plus d’1 milliard de francs CFA (1 031 456 320F) dans la caisse de l’APTM, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, à la simulation de mise en concurrence ;  au paiement de frais d'actualisation du manuel de procédures sur un chapitre budgétaire inapproprié ; au non reversement des produits issus de la vente des DAO;  à la non-application des pénalités de retard; au paiement des factures sur la base des NIF erronés pour un montant de 843 982 FCFA ; au paiement irrégulier des frais de mission et de transport pour un montant de 3 873 284 FCFA ; au non-recouvrement des émissions de la taxe touristique par les services des impôts pour un montant de 31 551 383 FCFA et à la non-déclaration de l’intégralité de la taxe touristique par des établissements d’hébergement et des compagnies de voyage pour un montant de 994 845 550 FCFA.

Depuis, les responsables de l’Agence de Promotion Touristique du Mali ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colonel Assimi Goïta à Sikasso : « Malgré toutes les difficultés, pas question de reculer [...] Si nous reculons par peur, même Dieu ne nous pardonnera pas »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/colonel-assimi-goita-a-sikasso-malgre-toutes-les-difficultes-pas-question-de-reculer-si-nous-reculons-par-peur-meme-dieu-ne-nous-pardonnera-pas-3067989.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:15:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi, 22 juin 2024 restera gravée très longtemps dans la mémoire des sikassois. C'est ce jour que Colonel Assimi Goïta s'est rendu dans la capitale du Kénédougou pour présider diverses activités de développement et prendre langue avec les populations. Dans son adresse, il a montré toute sa détermination à continuer dans le sens de la politique de gouvernance qu'il a instaurée.</strong>

Après Mopti, Nioro du Sahel, Ségou, Koutiala, Kita et Kayes, c'est au tour de Sikasso de recevoir le président de la transition. A Sikasso, Colonel Assimi Goïta a présidé plusieurs activités de développement. Ces activités sont la pose de la première pierre  de l'Université ultra-moderne de Sikasso, l'inauguration du stade Babemba Traoré entièrement rénové, l'inauguration des échangeurs et d'un viaduc multiples de Sikasso et ses voix d'accès de 10 km, l'inauguration de la voie 2x2 qui traverse la ville de Sikasso, l'aménagement de la route Ketela- Kadiolo- Zégoua de 32,5 Km, la remise de dons de 20.000 tonnes de céréales à 2 millions de maliens dans le cadre du plan National de riposte contre l'insécurité alimentaire, l'inauguration d'une école fondamentales à Kadiolo, l'inauguration de 10 forages d'eaux équipés offert à des villages riverains de Sikasso, l'inauguration d'une maternité équipées, la remise de dons de 178 candélabres photovoltaiques destinés à éclairer des zones câblées dans les localités traversées. Le clou de la visite a été l'adresse du Chef de l'État. Dans son adresse, Colonel Assimi Goïta n'a pas raté l'occasion de fustiger les manœuvres des ennemis du Mali.

<strong> Assimi invite les maliens à résister face à l'adversité </strong>

C'est dans un Stade Babemba Traoré plein comme un œuf que le Chef de l'Etat s'est adressé aux sikassois, et à tous les maliens. Dans son  adresse, il a parlé des problèmes que vit la nation. C'est ainsi qu'il a souligné que le Mali est victime de trois formes de terrorisme : le terrorisme avec violence armée, le terrorisme médiatique et le terrorisme économique.

La première forme, selon le président de la transition, se manifeste par les attaques perpétrées contre les forces armées et les populations civiles par les groupes armés terroristes. Quant à la seconde, elle consiste à diffuser de fausses images et de fausses vidéos sur les prétendues exactions des forces armées maliennes  et cela dans le but de semer la division entre le peuple et son armée, a affirmé le Chef de l'État. La troisième forme consiste à asphyxier l'économie du pays à travers des actions de sabotage.

Le Colonel Goïta a indiqué que pendant l'embargo décrété par la CEDEAO contre le Mali, les autorités de la transition avaient jeté leur dévolu sur le port de Conakry (Guinée). A la surprise des autorités, d'après le Chef de l'Etat, au niveau de ce port, on a fait payer au Mali trois fois de plus que le prix normal afin de décourager les chargeurs et les transitaires.

Le Chef de l'État va plus loin en soulignant que les ennemis du Mali ont tenté d'introduire une grande quantité de faux billets de FCFA, n'eût été la vigilance des services de douanes, le pays allait être inondé de ces faux billets dont les conséquences allaient être catastrophiques pour l'économie. Une première fois, il y a eu deux tentatives d'introduction par route et une fois par voie aérienne, a renchéri Colonel Assimi Goïta ; qui évoque également que lors de la vente du coton de la campagne passée, un pays, par lequel habituellement l'argent payé transite, a fait des manœuvres afin qu'aucune banque n'accepte de faire transiter l'argent du coton vendu. Et heureusement qu'un autre pays est venu au secours pour régler le problème, a souligné Colonel Goïta.

Ce pays, dont le Président n'a pas cité, n'est autre que la France. Ainsi face à ces difficultés, Colonel Assimi Goïta a appelé les Maliens à résister. « <em>Le Mali est victime de complots et de méchanceté gratuite [...] Malgré ces difficultés, il n'est pas question de reculer, nous irons jusqu'au bout quoiqu'il advienne. Si nous reculons par peur,  ce sera notre problème et personne ne nous aidera. Et même Dieu ne nous pardonnera pas  [...] ».</em>

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Récente aide conditionnelle de la Banque Mondiale au Mali :  Le voile s&amp;apos;est enfin levé sur les raisons des conditions posées par l&amp;apos;institution financière internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/recente-aide-conditionnelle-de-la-banque-mondiale-au-mali-le-voile-sest-enfin-leve-sur-les-raisons-des-conditions-posees-par-linstitution-financiere-internationale-3067981.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l'issue des réunions du printemps 2024 du Fonds monétaire international et du groupe de la banque mondiale tenues du 15 au 20 avril 2024, le Mali a bénéficié entre autres de la banque mondiale une mise à disposition de 36 milliards de FCFA pour permettre à la société Energie du Mali (EDM-SA) de faire face aux achats de carburants ou d'énergie. Cependant, cette aide était conditionnée à ce que ces achats s'effectuent à partir des pays de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Mais pourquoi ?</strong>

La question mérite d'être posée si l'on sait qu'aucun pays de cette organisation sous régionale n'est producteur de carburant. Ces pays sont composés en plus du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et la Guinée Conakry. La réponse à cette interrogation vient d'être connue.

En effet, le 11 juin dernier, à travers les médias internationaux comme BBC Afrique et Voice of America-Afrique (VOA-Afrique), on apprend que le Sénégal vient de rejoindre le cercle des pays producteur de pétrole et de gaz. Il va produire par jour 100 000 barils de pétrole. Donc, la condition posée par la Banque mondiale pour octroyer cette aide de 36 milliards de FCFA n'était pas gratuite.

En obligeant le Mali à payer du carburant au Sénégal, la banque mondiale veut empêcher le voisin nigérien,  lui aussi devenu producteur de pétrole, d'être fournisseur du Mali. A ce jour, le Mali a signé  avec le Niger deux commandes de carburant  dont la dernière est de 150 millions de litres à un prix défiant toute concurrence (328 FCFA le litre).

<strong>Comment la Banque Mondiale a-t-elle accordé  au Mali 36 milliards de FCFA ?</strong>

Alhousséni Sanou, Ministre de l’Économie et des Finances avait conduit une  délégation aux réunions du printemps 2024 du Fonds monétaire international (Fmi) et du Groupe de la Banque mondiale qui se sont tenues du 15 au 20 avril 2024 à Washington (Usa). Selon une note d’informations, lors de cette mission, le ministre de l’Économie et des Finances a eu plusieurs entretiens et des échanges approfondis avec les dirigeants du Fmi et du Groupe de la Banque Mondiale sur les défis économiques et sociaux auxquels fait face le Mali, ainsi que sur les réformes envisagées pour y répondre de manière efficace et durable, dans un contexte marqué par des chocs exogènes et des fragilités structurelles. Lors des discussions, le ministre a souhaité la restructuration de certains projets pour répondre mieux aux besoins actuels réels du pays. C'est ainsi que dans le cadre de l’amélioration de la fourniture d’énergie, la Banque Mondiale a accepté de mettre à la disposition du Mali 60 millions de dollars immédiatement, soit 36 milliards de FCFA, pour permettre à Energie du Mali SA de faire face aux achats de carburants ou d'énergie. La condition posée par l'institution financière est que ces achats s'effectuent à partir des pays de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs).  Une aide au développement conditionnée est-elle une vraie aide ? Pour répondre à cette question faudrait-il savoir ce qu'est l'aide au développement ?

<strong>Aide au développement ou aide publique au développement ?</strong>

L'aide au développement, souvent appelée aide publique au développement (APD), désigne l'ensemble des financements fournis par les acteurs publics des pays les plus favorisés pour améliorer les conditions de vie dans les pays moins favorisés. L'APD se concrétise à travers des dons ou des prêts à taux avantageux visant à financer des programmes d'amélioration de l'accès à l'eau potable, aux soins de santé, à l'électricité, à l'éducation, au logement décent, ou encore à la préservation de l'environnement. Cette aide peut concerner des petits projets locaux ou des politiques à grande échelle sur le long terme. Elle est mise en œuvre par des acteurs locaux tels que les ministères, les collectivités, les banques, les organisations professionnelles, les ONG et les entreprises. L'objectif principal est toujours de bénéficier aux populations locales. L'aide au développement permet d'amorcer des projets dans des secteurs ou des zones négligés, d'initier des dynamiques vertueuses de développement et d'engager tous les acteurs, notamment les entreprises, dans ces efforts. Un autre rôle essentiel de l'aide publique au développement est de réorienter l'économie de certains pays vers les objectifs de développement durable, vers un monde plus juste, écologique et égalitaire. Cependant, l'effet le plus pervers de l'aide publique au développement concerne les dirigeants des pays bénéficiaires, car elle peut devenir une assurance tous risques pour leur mauvaise gestion. L'aide au développement ne devrait pas être une fin en soi, car son objectif ultime est de permettre au bénéficiaire de devenir autonome et de ne plus dépendre de son donateur. Cependant, si l'argent est détourné de son contexte ou perçu comme un trésor trouvé sur une île perdue, il est difficile de profiter pleinement des avantages de cette aide. Donc, il est crucial de veiller à ce que les inconvénients ne l'emportent pas sur les avantages, car toute aide où les inconvénients prédominent est vouée à l'échec. La bonne gouvernance est la serrure et la justice est la clé  pour ouvrir la porte du véritable changement et du développement durable, loin des promesses vides et des actions inefficaces. C'est ce type d'aides que le Mali vient de bénéficier de la part du FMI et de la Banque mondiale.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement des travaux de construction de trois centrales solaires :  Une anticipation pour éviter un éventuel soulèvement populaire contre la très grave crise énergétique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/lancement-des-travaux-de-construction-de-trois-centrales-solaires-une-anticipation-pour-eviter-un-eventuel-soulevement-populaire-contre-la-tres-grave-crise-energetique-3066321.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2024 23:40:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Vendredi, 24 mai à Nienguékoro (commune rurale de Sanankoroba), le 28 mai à Safo (commune de Dialakorodji), 1er juin à Tiakadougou-Dialakoro vers Selingué (région de Bougouni). Telles sont les différentes localités dans lesquelles s'est rendu le Colonel Assimi Goïta pour poser les premiers panneaux de centrales solaires dont la construction finirait en 12 mois pour une et 15 mois pour deux. Cette série d'événements en marathon pourra-t-il soulager les populations  et les encourager davantage à la résilience ? </strong>

En tout cas, ces événements se font à quelques jours de l'appel à manifester contre les délestages  lancé par une coalition dite " <em>Synergie d'actions pour le Mali</em>".

Fruit de la coopération maliano-russe à travers un accord entre le gouvernement malien et la société russe Rosatom, la future centrale va permettre de produire 200 Mégawatts. Sa construction coûtera 120 milliards de FCFA sur le budget national.

Située précisément à Nienguékoro  la future centrale de Sanankoroba est, selon la ministre en charge de l'énergie, un champ solaire avec une superficie de 314 hectares et que la durée de sa construction est de 12 mois. Pourtant, il faut rappeler qu'en octobre 2023, suite à la visite d'une délégation ministérielle en Russie, le ministre de l'Economie et des Finances annonçait que le Mali et cette société russe avaient conclu un accord pour la construction d'une centrale solaire dont la mise en service se situerait entre le 31 décembre 2023 et le 30 juin 2024.  Finalement, qui croire ? Le temps jugera. En attendant les populations souffrent du manque criard d'électricité avec des conséquences désastreuses sur leur vie quotidienne.

Quant à la centrale de Safo (Commune rurale de Dialakorodji située à côté de la commune I du district de Bamako), la pose de sa première eut lieu le 28 mai 2024. Elle sera dotée d'une capacité de production de 100 MW et sa construction coûtera 100 milliards de FCFA dont 50% sur le budget national et 50% pris en charge par le partenaire chinois.  Sa construction va durer 15 mois. Le 1er juin, ce fut le tour de Tchiakadougou-Dialakoro, localité située vers Selingué dans la région de Bougouni. Sa construction coûtera 50 milliards FCFA pour sa première phase et va durer 15 mois. Elle produira en tout 100 MW et est le fruit de la coopération Mali-Emirats arabes unis.

<strong>Une crise énergétique aux conséquences désastreuses </strong>

En effet, depuis le mois de février 2023, le Mali est plongé dans cette crise énergétique qui ne fait que s’amplifier. L’impact de cette crise énergétique sur les Maliens va au-delà des seuls besoins des ménages. Elle se fait de plus en plus ressentir dans le fonctionnement du tissu économique à travers des entreprises qui ne résistent plus à la paralysie. On en dénombre, selon des sources, pas moins d’un millier ayant officiellement déclaré faillite, suite aux arrêts provoqués par le manque d’électricité. Les marchés, lorsqu’ils existent encore, sont impossibles à exécuter pour certaines, tandis que d’autres n’arrivent tout simplement pas à produire. La disette de revenus inspire ainsi à nombre d’entreprises la déclaration de faillite en vue de se soustraire aux obligations de contribution dictées par leur existence formelle : patente, déclaration de TVA, etc.

Autant de manques à gagner pour l’Etat estimé à au moins 60 milliards de FCFA, d'après Moussa Mara, ancien Premier ministre dans une publication récente sur sa page facebook.

En plus de ce manque à gagner pour l'État, il faut souligner les nombreuses pertes d’emplois inhérentes à l’arrêt des activités entrepreneuriales ainsi que de leur conséquence sur la subsistance de nombreux ménages. Ainsi, la construction de cette centrale pourrait-il atténuer la crise énergétique surtout qu'il y a une confusion par rapport à l'annonce faite en juillet 2021 d'une centrale en cours de réalisation dans la même localité.

<strong>Confusion autour d'une centrale dont la réalisation en cours avait été annoncée en juillet 2021</strong>

Le 08 juillet 2021, on pouvait lire une publication titrée " <em>Promouvoir l'énergie solaire dans nos zones rurales</em>" sur la page Facebook du Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau. Cette publication faisait le compte rendu de l'atelier national sur l'augmentation de l'énergie propre dans les zones rurales présidé par Lamine Seydou Traoré, le ministre en charge de l'énergie de l'époque. Dans le dernier paragraphe de la publication, il est mentionné ce qui suit : " <em>Aujourd'hui après la centrale solaire de Kita, d'autres centrales sont en cours de réalisation notamment à Ségou, Fana, Sanankoroba, ou encore à Sikasso</em>". Comment comprendre, 4 ans après cette publication, que c'est le vendredi, 24 mai 2024 que le Président de la transition procède à la pose de la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba. Pourtant, il n'y a pas d'autres centrales solaires dans cette bourgade située aux environs de la capitale, Bamako. Ou bien y a-t-il une autre localité située aux environs de Bamako qui s'appelle Sanankoroba?

En tout cas, le peuple reste dubitatif. Et beaucoup d'observateurs pensent que l'événement de pose de première pierre n'est qu'une autre opération de charme voire de populisme du pouvoir pour endormir les populations souffrant du manque criard d'électricité. Ils ajoutent aussi que les gouvernants veulent anticiper sur un éventuel soulèvement populaire dont les prémisses sont lancées par une coalition d'organisations dite " <em>Synergie d'actions pour le Mali</em>" qui appelle à  travers les réseaux sociaux, les populations à une gigantesque manifestation pour le vendredi, 07 juin 2024 après la prière de 14 heures. Avant cet appel, la coalition avait lancé “L’opération Bougie”  pour attirer l’attention des autorités sur les désastres causés par la crise énergétique. Rappelons que la coalition « <em>Synergie d’action pour le Mali</em> » mise en place mi-février 2024 a été interdite d’activités par le gouverneur du district de Bamako pour des raisons de sécurité  et des risques de menaces de troubles à l'ordre public. La synergie d'actions pour le Mali regroupe plus  de 30 partis et mouvements politiques.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mara sur l’exploitation et l’exportation illégales d’or :  « L’Etat Malien perd chaque année au moins 300 milliards de FCFA en raison de ce phénomène »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mara-sur-lexploitation-et-lexportation-illegales-dor-letat-malien-perd-chaque-annee-au-moins-300-milliards-de-fcfa-en-raison-de-ce-phenomene-3066333.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 10:01:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les rapports d’ONG et les statistiques d’importation d’or de certains pays de destination mettent en évidence ce fléau qui constitue un manque à gagner significatif pour notre pays, enrichit inutilement des réseaux mafieux tapis à de nombreux niveaux et détruit littéralement la nature. </strong>

Selon l’ancien ministre et président d’honneur du Parti Yèlèma, il est urgent que les autorités se penchent sur cette question, qu’elles réunissent les acteurs du secteur, les organisations et structures disposant de connaissances profondes des circuits commerciaux et financiers liés à l’or ainsi que les pays de destination pour travailler profondément sur cette question épineuse et trouver les solutions durables qui préserveront ainsi les intérêts du Mali et des Maliens.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intégration des énergies renouvelables dans le système énergétique :  Le Mali sélectionné par les Fonds d&amp;apos;investissement climatiques pour bénéficier d&amp;apos;un financement de 70,5 millions de dollars</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/integration-des-energies-renouvelables-dans-le-systeme-energetique-le-mali-selectionne-par-les-fonds-dinvestissement-climatiques-pour-beneficier-dun-financement-de-705-millions-de-dollars-3066323.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 09:56:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali est fortement tributaire des combustibles fossiles pour sa production énergétique, mais dispose d’un important potentiel en énergie solaire et éolienne. Pour exploiter ce potentiel, il a soumis un plan d'investissement aux Fonds d'investissement climatiques qui, après analyse, l'a accepté  pour financement.</strong>

En 2020, le Mali a adopté la Feuille de route nationale « <em>Desert to Power</em> » quantifiant ses objectifs au niveau national, identifiant les actions prioritaires nécessaires pour atteindre les objectifs et ciblant un premier ensemble d’activités prioritaires. Les objectifs clés comprennent une capacité solaire supplémentaire de 399 MW d’ici à 2025 et de 977 MW d’ici à 2030. En mars 2021, les Fonds d’investissement climatiques ont dévoilé le Programme d’intégration des énergies renouvelables (REI, sigle en anglais pour Renewable Energy Integration Program), conçu pour surmonter les obstacles qui entravent l’intégration des énergies renouvelables dans le système énergétique. Ce programme CIF-REI, premier du genre, envisage de soutenir les pays à revenu faible et intermédiaire qui transforment leurs systèmes énergétiques pour absorber des niveaux toujours plus élevés de production d’énergie renouvelable variable. Le Mali a soumis sa proposition en 2021 et a été sélectionné en octobre de la même année, avec le Brésil, la Colombie, le Fidji, le Kenya et l’Ukraine pour participer au programme. Ces pays ont été invités à préparer un plan d’investissement soutenant l’accélération de la transition énergétique en améliorant la fonctionnalité et la flexibilité des systèmes énergétiques afin d’augmenter la pénétration des sources d’énergie renouvelable dans leurs réseaux électriques. Avec la promesse d’une allocation pouvant aller jusqu’à 70 millions de dollars pour les investissements et un don de 500 000 dollars pour préparer le plan d’investissement, le Mali a relevé le défi.

<strong>Plan d'investissement du Mali pour accélérer la transition énergétique approuvé en 2023</strong>

En collaboration avec des banques multilatérales de développement, dont la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et la Société financière internationale - entité de la Banque mondiale pour le secteur privé -, le gouvernement malien a entamé le processus de préparation d’un plan d’investissement avec une mission de cadrage en ligne qui a réuni des entités nationales des secteurs public et privé et des organisations de la société civile autour d’un objectif commun. Le Plan d’investissement du Mali a été approuvé en novembre 2023 sur une approche modulaire avec une première allocation initiale de 32,6 millions de dollars à partager entre la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, et une deuxième allocation de 20 millions de dollars assujetti à la disponibilité des fonds supplémentaires, portant ainsi l’allocation totale du REI à 52,6 millions de dollars.

Hamathe Mane, chargé principal des énergies renouvelables à la Banque africaine de développement, explique que « <em>dans le secteur des énergies renouvelables au Mali, nous avons actuellement un taux de pénétration couvrant 3 % de la demande, ce qui est relativement faible. Grâce à ce Plan, nous souhaitons atteindre un taux de pénétration solaire de 15 % à l’horizon 2030. Le financement concessionnel des CIF est crucial, car il permet non seulement de catalyser le financement du secteur privé, mais également d’attirer des financements d’autres partenaires techniques et financiers. Pour ce programme, le financement des CIF est indispensable. Ce plan d’investissement(le lien est externe) permettra de mobiliser des fonds supplémentaires pour mettre en œuvre un programme d’un montant total de 670 millions de dollars, est extrêmement important pour le pays</em>. »

<strong>Le contenu du plan salué par les bailleurs des fonds climat</strong>

Le Plan d’investissement du Mali a été salué par le sous-comité des programmes mondiaux d’action pour le climat (GCAP) des CIF pour la qualité et la richesse de son contenu. Il couvre trois composantes clés et quatorze activités qui vont de la stimulation des investissements dans des solutions flexibles à l’augmentation de la part des sources d’énergie renouvelable, y compris les systèmes de stockage, en passant par la construction de réseaux nationaux de transport d’électricité et d’interconnexions, et l’établissement de mini-réseaux verts avec les systèmes de stockage associés. Une assistance technique sera également fournie pour aider les gouvernements à mettre en place des politiques adaptées et un environnement propice au développement des énergies renouvelables.

A en croire Moussa Ombotimbe, conseiller technique chargé de l’énergie au ministère en charge de l’Énergie,  le plan comprend la création de centrales solaires, l’inclusion de lignes de transport, la mise en place de mini-réseaux et le renforcement des capacités, ce qui en fait un plan complet. Il servira de cadre d’orientation stratégique pour les politiques et les priorités du gouvernement du Mali dans ses efforts vers la zéro émission nette et des voies de développement inclusives et résilientes au climat. L’élaboration du Plan d’investissement du Mali a coïncidé avec l’achèvement de l’étude REI financée par la Banque africaine de développement par le biais de sa Facilité d’appui à la transition, complétant le programme REI. Il analyse ses aspects techniques et économiques, y compris l’impact financier de l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables intermittentes dans le système électrique du Mali. L’étude a identifié un potentiel de 1 400 MW de capacité solaire à installer d’ici à 2035 sur le réseau électrique malien, nécessitant un investissement de 1,146 milliard d’euros pour le système de production, 259 millions d’euros pour le système de stockage, et 102 millions d’euros pour le développement et le renforcement des réseaux électriques. Un atelier de validation pour diffuser les résultats de l’étude auprès du public malien sera organisé par la Banque courant mai 2024.

Par ailleurs, avec l’appui de la Banque africaine de développement et le financement des CIF, le gouvernement du Mali a organisé un lancement officiel du plan d’investissement lors de la troisième édition de la Semaine malienne des énergies renouvelables (SemR), qui s’est déroulée du 29 février au 2 mars 2024, afin d’informer le public de l’existence du plan et des opportunités qu’il offrirait. En somme, selon toujours le plan d’investissement, le Mali est mûr pour une transition à un rythme régulier de son passé chargé en combustibles fossiles vers un avenir plus propre en énergies vertes pour sa croissance socio-économique.

A titre de rappel, il faut noter que le Mali avait été sélectionné comme pays pilote en juillet 2010 pour le Programme d’expansion des énergies renouvelables (SREP, acronyme en anglais pour Scaling Up Renewable Energy Program) des CIF, au regard de ses défis climatiques, environnementaux et énergétiques. Grâce à une coordination stratégique et à l’expérience du SREP, le Mali, à travers son ministère de l’Énergie et de l’Eau, a préparé son Plan d’investissement CIF-REI, aligné sur les politiques nationales de développement du secteur énergétique, afin de stimuler les investissements à grande échelle dans l’intégration des énergies renouvelables, faisant ainsi écho à l’engagement du pays en faveur d’un avenir durable.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Arcanes politiques :  Vers la fin de la carrière politique de Blaise, Président inamovible de la CDS&#45;Mogotiguiya ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/arcanes-politiques-vers-la-fin-de-la-carriere-politique-de-blaise-president-inamovible-de-la-cds-mogotiguiya-3066315.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 09:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans l'agenda de l'année 2000, consacré au second millénaire de notre ère, élaboré par l'Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), le doyen Gaoussou Drabo, dans un chapitre consacré aux politiciens à l'avenir radieux, citait Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise. Sans avoir la prétention de dire que sa prédiction par rapport à Blaise ne s'est pas réalisée,  l'on peut remarquer aisément que c'est la descente aux enfers  pour le rouquin de Bougouni. Une descente aux enfers qu'il a lui-même créée à cause de sa gourmandise et de son égocentrisme en politique.</strong>

Éloquent et à l'aise devant n'importe qui et surtout les micros et caméras, Mamadou Bakary Sangaré s'est fait remarquer dans le landerneau politique à partir des années 2000 avec la création de son parti dénommé la Convention Sociale-Démocrate (CDS, sigle qui deviendra par la suite CDS-Moguotiguiya). Créée suite à sa démission du Parti pour la démocratie et le progrès (PDP) de l'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats du Mali et acteur majeur du mouvement démocratique, feu Maître Drissa Traoré. Ce dernier, ressortissant de la même localité que Blaise, lui a été d'un grand soutien dans les premières heures de l'exercice de la démocratie multipartite dans notre pays.

En effet, c'est grâce à lui que "Vieux Bléni" ( sobriquet donné à Blaise par ses camarades d'enfance") a pu rapidement porter le manteau d'acteur du mouvement démocratique, sinon à la chute du régime militaro-civil de l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), il était un très proche collaborateur de feu Général Baba Diarra, président du Conseil Economique et Social. Une fois, le régime de l'UDPM tombé, l'enfant de N'Garalo s'est tourné vers feu Maître Drissa Traoré qui l'a adopté le permettant ainsi d'occuper le poste de Directeur général de la Caisse des retraités du Mali. C'est à partir de ce poste qu'il créa son parti, trahissant du coup son bienfaiteur.

Après quelques années de gestion, il se retrouva au centre d'un scandale financier qui l'a conduit en prison pour des années. Blanchi dans cette affaire, selon lui même, il n'a plus occupé de poste dans l'administration publique. Et ce n'est qu'en 2013 avec l'élection de feu IBK comme président de la République qu'il se retrouve conseiller spécial auprès de ce dernier. C'est de là-bas qu'il prendra sa retraite de la fonction publique pour limite d'âge.

<strong>La CDS, un parti hégémonique dans le cercle de Bougouni</strong>

A sa création, la CDS a séduit plus d'un observateur politique. C'est un parti qui s'est imposé dans le cercle de Bougouni. Il a raflé les sièges de députés à pourvoir pendant des décennies et occupé plusieurs mairies de communes rurales, y compris celle de la commune urbaine de Bougouni. Ainsi, il a détrôné les anciens hommes politiques comme son ancien mentor feu Maître Drissa Traoré (ancien ministre, président du PDP), Pr Yoro Diakité (Président du BARA, ancien transfuge du CNID et du PARENA, ancien ministre).

Depuis quelques années, les différents maires de son parti (CDS) sont dans la tourmente à cause de scandales financiers et fonciers. Par conséquent, le parti se vide de plus en plus de ses militants et cadres locaux. Sur le plan national, pas de tenue de congrès ordinaires, pas de tenues régulières de réunions de l'instance exécutive car la direction nationale est vidée en raison de plusieurs départs officiels ou non de responsables. Finalement, la CDS ne se limiterait qu'à lui et à lui seul.

<strong>Son égocentrisme a fait descendre le parti aux enfers</strong>

Ce n'est pas un membre de la direction nationale de la Cds et ancien représentant du parti dans la commission électorale nationale indépendante (CENI) qui dira le contraire. Lui qui était en bonne posture pour occuper un portefeuille ministériel dans un des gouvernements du président Alpha Oumar Konaré (AOK). C'est par un refus catégorique de Blaise que celui-ci a vu ce portefeuille lui échapper. Car, selon des sources proches du parti, Blaise aurait dit que c'est lui qui doit être choisi ou personne.

L'Honorable Zoumana N'Tji Doumbia a, aussi, connu les mauvais agissements de Blaise contre sa personne. Élu député sous l'ère de feu IBK, l'honorable Doumbia faisait l'objet d'une admiration de la part  du président IBK. Celui-ci l'aurait même offert un véhicule flambant neuf de marque V8. Jaloux de ce cadeau offert à un de ses siens par le Président de la République, Blaise n'a pas pu digérer ce geste. Il aurait confié à un proche que lui Blaise aurait eu à demander le président par rapport à ce cadeau en ces termes : « <em>Monsieur le Président, vous aviez offert un véhicule à un membre de mon parti sans m'en informer. Le dit véhicule a été remis au parti ou à titre personnel à l'intéressé »</em>. Ce n'est pas tout. Loin s’en faut !

A une autre personne, Blaise aurait dit : « <em>la CDS, c'est moi. Si on enlève la CDS de ma vie, je n'aurais plus de vie </em>». La rupture entre Blaise et l'honorable Doumbia a été consommée lors des dernières élections législatives sous l'ère IBK. En effet, Zoumana N'Tji s'est porté candidat sur une liste indépendante en compagnie de l'ancien président de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture du Mali (APCAM) et d'une dame, elle aussi transfuge de la CDS.

Ce comportement de Blaise donne raison au Général Yamoussa Camara, ministre malien de la Défense pendant la transition de 2012-2013, qui, dans son livre "<em>Présumé coupable, ma part de vérité</em>"  affirme que : « <em>L'homme politique malien dévoile sa vraie nature à l'exercice du pouvoir. Vaniteux et tyrannique, il est singulièrement cruel. En dehors des siens, qu'il aime jusqu'à leurs défauts, nul ne trouve grâce à ses yeux. Aveuglé par son désir de puissance et enchaîné dans ses appétits, ses besoins et ses passions, il oublie les principes moraux et la certitude de la mort. Il reste suprêmement indifférent à l'arbitraire et à l'injustice pour tout ce qui ne le touche pas</em>».

<strong>Un coup de massue pour le Mogotiguiya de Blaise </strong>

Le seul et unique fief électoral pour Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise jusqu’ici, était le cercle de Bougouni, sa terre natale. Ce seul fief politique de la CDS-Mogotiguiya sur l’ensemble du territoire national depuis sa création, lui a été finalement arraché en 2020.

Le Mogotiguiya de Blaise est-il désormais un souvenir politique à Bougouni ? Pour l’heure, tout justifie la négative. Roi des lieux pendant des années, Mamadou Sangaré dit Blaise Mogotigui, dont le parti politique (CDS Mogotiguiya) a lamentablement trébuché et a finalement échoué aux élections législatives, lors du second tour tenu le 19 avril 2020, est désormais sans fief électoral.

Sur les 54 circonscriptions électorales de Bougouni, le Mogotigui n’a eu aucun député. Même les deux sièges qu’il a possédés à l’issue des législatives du 25 novembre et 15 décembre 2013 lui ont été arrachés, lors des législatives qui ont engendré la chute du régime IBK en Août 2020. Depuis, le valeureux conseiller spécial du feu président de la République avec son verbe est devenu un oiseau dans une zone désertique.

« <em>Je n’accepterai pas de me faire battre par n’importe qui dans mon fief</em> ». Cette fameuse phrase, le Mogotigui l’a lancé en 2013, lorsqu’il se positionnait pour le camp de la majorité. Quelques mois plus tard, il signe la convention et son parti devient membre de la CMP (Convention de la Majorité Présidentielle). Depuis, Blaise ne cessait de revendiquer la paternité du cercle de Bougouni, comme une base politique de prédilection.

Mais en 2020, lors des législatives, il en a été autrement. Alors qu’il était avec son rival politique de tout le temps à Bougouni, Adema PASJ, sur la même liste composée de CDS-Mogotiguiya-ADEMA PASJ-CODEM, le Mogotigui Mamadou Blaise perd tout et n’est même plus représenté. Un échec dur qui fait de lui désormais l’un des politiciens sans fief électoral et qui n’ont que leurs bouches pour se défendre, défendre leurs tubes digestifs en tentant toujours de tromper l’opinion nationale. Il reste à savoir si cela doit toujours continuer.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Montée en puissance des Forces Armées :  Le Colonel Madou Keïta en est une des parfaites illustrations</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/montee-en-puissance-des-forces-armees-le-colonel-madou-keita-en-est-une-des-parfaites-illustrations-3066324.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 00:48:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis la rectification de la trajectoire de la transition opérée le 24 mai 2021 par Colonel Assimi Goïta et ses frères d'armes, force est de reconnaître que les forces armées ont fondamentalement changé de visage. </strong>

Cette montée en puissance est consécutive à la bonne formation des éléments, à leur dotation en équipements et matériels efficaces et au relèvement de leur moral. Aussi, cette montée se caractérise par les nombreuses victoires remportées sur les groupes armés terroristes. Des victoires qui sont le fruit des très bonnes tactiques menées par des officiers patriotes qui n'hésitent pas à braver la mort.

Parmi ces officiers, on peut citer Colonel Madou Keïta, actuel commandant du régiment des commandos parachutistes communément appelés "bérets rouges". Cet officier fraîchement sorti  de la nouvelle école de guerre du Mali a réalisé un exploit  qu'il faut conter aux générations actuelles et futures.

Suite à des rumeurs persistantes qui faisaient état que ses hommes risqueraient de subir une double attaque à Mourdiah  menée par près de 300 terroristes, il prend son véhicule pour les rejoindre sur le terrain. Sur place, le dimanche 26 mai dernier, il met en place une tactique gagnante contre les assaillants. Une tactique qui a permis de neutraliser 214 terroristes et de récupérer du matériel composé de 11 PKM. Dans ce combat, Colonel Keita et ses hommes sont sortis indemnes. Alors qu'il se raconte que rarement, on sort vivant d’une attaque menée même avec 5 PKM à fortiori 11.

Il faut rappeler que Colonel Madou Keita n'est pas à son premier exploit. En 2014, lors de la bataille de Kidal, il a sauvé la vie à plusieurs éléments des forces armées.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Virulentes diatribes contre ses employeurs : Quand Choguel lâche ses &amp;quot;chiens enragés&amp;quot; et son &amp;quot;factotum&amp;quot; contre le Colonel Assimi et ses compagnons d&amp;apos;armes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/delestages-canicule-marasme-economique-le-mal-vivre-3065861.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 00:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A quelques jours de ses trois ans comme Premier ministre et sentant son éventuel limogeage, Dr Choguel Kokalla Maïga ne lésine pas sur les stratégies pour mettre la pression sur ses employeurs afin de rester à son poste. La dernière, en date, virale sur les réseaux sociaux est la diffusion d'un document critiquant sévèrement la gestion du pouvoir de la transition. Un document signé par le Président intérimaire de la tendance M5-RFP acquise à sa cause, un signataire qui s'est retrouvé en prison rejoignant ainsi un de ses "chiens enragés".</strong>

Manipulateur hors pair, ambitieux à l'extrême, insatiable, l'actuel Premier ministre a toujours adopté une posture victimaire qu'il croit être une bonne stratégie politique. Pour mener à bien, il a toujours aimé s'entourer de personnes facilement manipulables. Dans ce lot, on retrouve des acteurs politiques, des journalistes, des videomen, des facebookmen, etc.

Ainsi, il se cache derrière ces "chiens enragés" pour faire ses attaques. Sentant qu'il a été compris par la grande majorité des responsables du M5-RFP qui l'ont débarqué de la tête du comité stratégique du mouvement, le président de l'agonissant Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) a, depuis, lâché sur la scène médiatique ses <em>"chiens enragés</em>" pour malmener tous ceux qu'il considère comme adversaires et récemment les colonels et leurs soutiens. L'une des plus virulentes critiques avait été celle d’Abdel Kader Maïga, qui n'a pas hésité, lors d'un point de presse, à accuser ouvertement deux colonels d'être à la base de la "déstabilisation " du M5-RFP : Colonels Malick Diaw et Abdoulaye Maïga respectivement Président du Conseil national de transition et seul Ministre d'État du gouvernement.

En plus de ces accusations graves, l'arrogant conseiller à la Primature s'est attaqué à Me Mountaga Tall en le qualifiant de quelqu'un qui a bénéficié de largesses de feu Général Moussa Traoré dans son ascension professionnelle.  Suite à ces graves accusations, il a été arrêté, jugé et condamné à deux ans de prison dont un avec sursis. Il médite actuellement sur son sort à la prison de Koulikoro.

Comme si cela ne suffisait pas à assouvir son ambition démesurée pour le pouvoir, Choguel, sentant dans les coulisses son éventuel limogeage, mit en sellette son factotum qui n'est autre que le vieux Boubacar Karamoko Traoré, président intérimaire du M5-RFP (tendance Choguel) en le faisant signer un mémorandum virulent (publié vendredi, 24 mai 2024)  contre les colonels au pouvoir.  Le vieux Traoré regrettera sûrement d'avoir trahi ses camarades de la plateforme EMK (Ensemble pour un Mali Koura) et d'être le signataire de ce document, car il s'est retrouvé en prison, le lundi 27 mai 2024,  pour atteinte au crédit de 'État, Outrage à magistrats, et troubles à l'ordre public.

<strong>Que dit le mémorandum de la tendance M5-RFP Choguel ?</strong>

Le document est une véritable diatribe contre les colonels au pouvoir. A l'introduction du document, le M5-RFP tendance Choguel se félicite des résultats tangibles obtenus sous le leadership du Président de la transition. Cependant, le document indique que depuis la formation du second gouvernement opéré le 1er juillet 2023, le pacte d'honneur entre leur tendance et les colonels a été rompu. Tout d'abord, il souligne « <em>le limogeage et le remplacement de presque tous les ministres du M5-RFP, sans consultation ni proposition de Dr Choguel K. MAIGA, en sa double qualité de Premier ministre et de Président du M5-RFP »</em>. Le document va plus loin en soulignant que plusieurs questions majeures de la gestion gouvernementale ont été traitées sans y associer le Chef du gouvernement, notamment la finalisation de la réorganisation territoriale, la gestion de la crise énergétique, l’organisation de la campagne référendaire et du <em>« meeting de la honte</em> » du 8 juin 2023, le report des élections, etc.

Il en est de même de ce qui concerne les discussions sur l’Alliance des Etats du Sahel (AES), des négociations sur certains dossiers à caractère économique et financier avec des partenaires stratégiques, ainsi qu’avec des partenaires techniques et financiers du Mali.

Ensuite, le mémorandum qui dit fustiger « <em>certaines pratiques de l’ancien système qui jurent avec les intérêts supérieurs du Peuple malien, refont surface à travers des arrestations et détentions extrajudiciaires notamment de membres du M5-RFP, le retour progressif et l’infiltration rampante de ceux qui avaient observé une position ‘’neutre’’ et de ceux qui avaient combattu ouvertement l’avènement du renouveau et s’adonnent à un sabotage et à une déstructuration, depuis l’intérieur, du processus de Refondation, dans le but de remettre en cause l’esprit et les acquis du changement </em>».

Et puis, par rapport au dialogue inter-malien (DIM),  le document indique que « <em>la déclinaison de certaines recommandations tendancieuses ‘’phares’’ du DIM ont heurté l’opinion, en ce qu’elles s’écartent des objectifs visés et qu’elles tombent dans le piège des pourfendeurs de cette initiative. Il s’agit notamment de la prorogation de la durée de la Transition de 5 ans, de l’élévation de six (6) colonels aux grades de généraux, et de la négociation avec les chefs des groupes terroristes</em> ». Face à ce mémorandum, la tendance M5-RFP de l'imam Oumarou Diarra comprenant Me Mountaga Tall, Jeamille Bittar, Tiemoko Maïga, etc. a aussitôt réagi.

<strong>" Choguel en rupture avec toutes les règles du Dambé (dignité, honneur)"</strong>

Ce sont les termes utilisés par la tendance M5-RFP Imam Oumaou Diarra dès l'entame de sa déclaration en date du 24 mai 2024 rendue publique. Signée par Tiémoko Mahamane Maïga, ancien PDG de la SOTELMA (Société des Télécommunications du Mali), patron et ancien logeur de Dr Choguel Kokalla Maïga, la déclaration souligne que <em>« le M5-RFP interdit désormais à CKM, demis de ses fonctions de président du Mouvement depuis le 5 mars dernier, de s’exprimer, directement ou indirectement en son nom, notamment par le biais de son factotum, Bouba K. Traoré qui représente à peine lui-même »</em>. Elle estime que Choguel Kokalla Maïga continue de se cacher derrière sa bande constituée essentiellement de membres de son Cabinet pour s’exprimer au nom du Mouvement. Le M5-RFP tendance Imam Oumaou Diarra souligné que Choguel ne devrait pas cracher dans la soupe qu’il continue de savourer, ni brûler ce qu’il avait adoré. Et de s'étonner « <em>Comment Choguel Kokalla Maïga peut-il se plaindre de sa mise à l’écart de la gestion des grands dossiers de l’Etat tout en revendiquant d’ailleurs les bons résultats engrangés par la Transition ? Ne s’était-il pas accommodé de ce qu’il dénonce aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé ? Que craint-il ? Pourquoi veut-il mettre dos à dos le M5-RFP et ses partenaires militaires ?</em> » En somme, les auteurs de la déclaration demandent d'avoir la dignité d'assumer tout ce qui a pu se faire pendant la gestion de la transition.

<strong>Rencontre avec son parti pour s'expliquer et faire encore allégeance aux colonels</strong>

Le week-end dernier, le rusé Choguel fait organiser une rencontre avec son parti, le MPR, afin de lui donner une occasion de s'exprimer sur l'affaire du mémorandum signé par son homme de paille. A noter que le MPR n'est, à ce jour, qu'un parti agonisant. N'empêche, le Premier ministre met à profit cette audience pour répondre aux inquiétudes de ses hôtes qui lui ont posé des questions que lui-même, à travers ses services, aurait préparées pour eux. En réponse à ces questions, l'ancien président du comité stratégique du M5-RFP, d'après la tendance Imam Oumarou Diarra, s'est montré confiant. Il a affirmé qu'il n'y a aucun problème entre lui et le Chef de l'Etat et que leurs relations sont au beau fixe.

Quant au cas de Boubacar Karamoko Traoré, il dit qu'il faut laisser la justice faire son travail et qu'il ne se subsistera pas à la justice, car nul n'est et ne sera au-dessus de la loi. Par ailleurs, il a invité les responsables du MPR à soutenir les colonels et à ne pas les vilipender. Cette attitude est assimilable, à n'en pas douter, à une présentation d'excuses de Choguel aux colonels et un démarquage de sa responsabilité par rapport au mémorandum. Quelle attitude !

Au regard de cette attitude, on peut sans aucun risque de se tromper que Choguel tient à son poste de Premier ministre au risque de perdre ses camarades et proches collaborateurs qui se trouvent en eaux troubles. Telle est une des faces principales de la stratégie politique du président du MPR.  L'honneur et la dignité lui recommandent de quitter son poste de Premier ministre et qu'il comprenne que nul n'est indispensable. Et qu'il se rappelle que le Mali regorge de beaucoup de cadres politiques et de technocrates valeureux et très valeureux respectueux des valeurs de dignité et d'honneur ancrées dans notre société.

<strong>A.Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prévision pluviométrique de l’année 2024 :  Risque élevé d&amp;apos;inondations inquiétantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/prevision-pluviometrique-de-lannee-2024-risque-eleve-dinondations-inquietantes-3065384.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de la session du Conseil des ministres du mercredi 15 mai 2024, le ministre des Transports et des Infrastructures a informé que les prévisions météorologiques annoncent une pluviométrie dépassant la moyenne climatologique de la période 1991-2020. </strong>

En effet, les prévisions indiquent que la saison des pluies 2024 sera caractérisée par des précipitations supérieures ou égales à la normale établie sur la période mentionnée. Bien que la saison pluvieuse puisse débuter légèrement en retard et se prolonger, les interruptions seront de courte à moyenne durée au début, puis de moyenne à longue durée en fin de saison. En conséquence, des débits d'eau supérieurs à la moyenne sont attendus dans l'ensemble des cours d'eau du pays.

Le ministre a souligné que ces prévisions pour la saison 2024 comportent des risques élevés d'inondations, tenant compte des caractéristiques agro-hydro-météorologiques et climatiques anticipées. L'hivernage ou encore la saison des pluies intervient au Mali à partir du mois de juin et se termine vers les mois de septembre et octobre. Cette saison des pluies est souvent synonyme de désagréments en raison de fortes pluies qui s'abattent sur le pays. De fortes pluies qui entraînent des inondations, surtout dans un pays où les populations ne respectent pas les normes en matière d'environnement, surtout dans les villes et particulièrement à Bamako, la capitale du pays. L'inondation la plus dévastatrice gravée dans la mémoire des populations date de l'année 2011. Elle a causé d'énormes dégâts matériels tels que la destruction de constructions à usage d'habitation entraînant aussi des cas de morts et de blessés. Des familles entières ont vu leurs habitations complètement détruites et ont trouvé refuge dans des écoles. Pour éviter un tel désastre, les autorités de la transition sonnent l'alerte et cela en fonction des prévisions météorologiques.

<strong>Des mauvais comportements qui entraînent des dégâts</strong>

A Bamako et dans les grandes villes, les populations ont des comportements qui facilitent les inondations. Les caniveaux sont transformés par elles en lieu de dépotoir d'ordures. Des maisons sont construites dans les lits des cours d'eau ou sur le chemin d'écoulement des eaux de ruissellement. A Bamako, les exemples ne manquent pas. Au niveau du poste de sécurité de Sébénicoro, en commune IV, situé en face du commissariat de police du nom du même quartier (ex commissariat de police du 9ème arrondissement), c'est la désolation. A côté de ce poste, un semblant de petit marché s'est installé. Il est composé de vendeurs d'eau fraîche, de gargotes, de tenants d'épicerie, de réparateurs de mobylettes, de vendeurs de biens de consommation, etc. Le même espace est devenu un arrêt voire une gare pour les véhicules de transport en commun (communément appelés SOTRAMA) en partance pour les localités environnantes de Bamako comme Kanadjiguila, Samanko, Djicoroni Koura, Samaya, Katibougou, Farabana, Bangoumana, Siby, etc. Les caniveaux de cet espace servent de dépôt d'ordures de toutes sortes : sachets en plastique, reste de nourriture, anciens meubles, fruits pourris, etc. Les caniveaux sont presque remplis et cela sous les yeux des agents de sécurité (policiers, gendarmes, douaniers, sapeurs-pompiers, agents du commissariat de police de Sébénicoro).

Certes, ce n'est pas leur mission de veiller à la préservation de l'environnement du lieu, mais leur implication tacite peut être très utile. Car en dissuadant les usagers de cet espace de jeter des ordures dans les caniveaux. Cependant, il faut noter qu'il n'y a aucun matériel de réception d'ordures posé dans cet espace.

<strong>Que faut-il faire pour mettre de l'ordre dans de tels espaces ?</strong>

L'information et la sensibilisation ne suffisent plus pour faire changer le comportement des usagers. Il faut des sanctions et un suivi. Pour ce qui est du cas du poste de sécurité de Sébénicoro, il faut ajouter aux missions des agents de sécurité en faction celles du contrôle et du suivi du dépôt des ordures et du respect des normes de sécurité environnementale. Auparavant, les services municipaux se doivent de doter l'endroit d'une caisse dans laquelle seront déposées les ordures et procéder rapidement au curage de ces caniveaux. Une fois ce travail accompli, il sera demandé à chaque personne installée de veiller à la propriété de la Mairie de l'espace qu'elle occupe au risque de payer une amende ou d'être chassée pour quelques temps où définitivement du lieu. En plus de cela, les vendeurs installés près de la route goudronnée doivent être déplacés pour être installés derrière les caniveaux. En tout cas, seule la force publique peut manager les usagers de ces espaces à respecter les consignes de sécurité environnementale.

<strong>Mariam Konaré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Etats&#45;Unis vont retirer leurs troupes du Niger d&amp;apos;ici au 15 septembre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/les-etats-unis-vont-retirer-leurs-troupes-du-niger-dici-au-15-septembre-3065392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:57:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Niger et les Etats-Unis sont parvenus à un accord sur le retrait des soldats américains du pays d'Afrique de l'Ouest, un processus ayant déjà commencé et qui prendra fin d'ici au 15 septembre, ont déclaré Niamey et Washington dans un communiqué conjoint.</strong>

La junte militaire au pouvoir au Niger a demandé plus tôt cette année aux Etats-Unis de retirer les quelque 1.000 soldats déployés dans le pays dans le cadre de la lutte contre l'insurrection islamiste au Sahel. Jusqu'au coup d'Etat survenu l'an dernier, Niamey était l'un des principaux alliés de Washington dans la région ouest-africaine.

L'accord entre le ministère nigérien de la Défense et le Pentagone, scellé à l'issue de cinq jours de discussions, garantit la protection des soldats américains jusqu'à leur départ du Niger et établit des procédures pour faciliter les entrées et sorties du personnel américain durant ce processus.

« <em>Le retrait des troupes américaines du Niger n'affecte en rien la poursuite des relations entre les Etats-Unis et le Niger dans le domaine du développement »</em>, est-il écrit dans le communiqué conjoint.

« <em>Aussi, le Niger et les Etats-Unis sont engagés dans un dialogue diplomatique pour définir l'avenir de leurs relations</em> <em>bilatérales </em>», est-il ajouté.

Par le passé, des représentants américains ont exprimé leurs préoccupations à propos de l'arrivée de soldats russes au Niger et de la volonté de l'Iran de se procurer auprès du pays des matières premières comme l'uranium.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relations tendues entre le Pouvoir et la Jeunesse :  Après la dissolution de l&amp;apos;AEEM, les autorités de la transition veulent caporaliser le CNJ</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/relations-tendues-entre-le-pouvoir-et-la-jeunesse-apres-la-dissolution-de-laeem-les-autorites-de-la-transition-veulent-caporaliser-le-cnj-3065389.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:53:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décidément, les autorités maliennes de la transition semblent résolues à faire marcher au pas, les Associations, les Mouvements et Partis Politiques. Dissolution, suspension d'organisations se succèdent. Pour le cas du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), elles ne l'ont ni dissoute, ni suspendue mais d'une appropriation de la faîtière, voire d'une caporalisation en procédant à la relecture des textes à la mise en place de nouveaux organes tant au niveau national que régional.</strong>

Dans le cadre de ses rencontres avec les forces vives de la nation, après le coup de force dit de rectification du 24 mai 2021, le Colonel Assimi s'est adressé à la jeunesse en ces termes : « <em>Je  suis aussi jeune que vous. Si j'échoue, c'est toute la jeunesse qui a échoué</em> ».

Il n'en fallait pas plus pour que le tout nouveau Chef d'État reçoive des ovations nourries de la part des jeunes présents ce jour dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba. Peut-être que ce jour, la jeunesse n'avait pas bien compris le sens du message de l'ancien chef des forces spéciales.

Quelques années plus tard après ce message, sous on magistère, les autorités dissolvent la tonitruante association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Un acte qui de façon générale a été bien accueilli par la population. Auréolé de ce soutien populaire, le voilà se tourner vers l'organisation faîtière de la jeunesse, c’est-à-dire, le Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ-Mali) et cela à travers le ministère chargé de la Jeunesse.

<strong>De quoi s'agit-il ?</strong>

En effet, lors de la session du Conseil des ministres du mercredi 15 mai 2024, le ministre en charge de la Jeunesse a informé le Conseil du processus de réorganisation de la faîtière de la jeunesse malienne. Cette réorganisation consiste en la relecture des statuts et règlement intérieur et la mise en place de nouvelles instances au niveau national et régional. Pour ce faire, continue-t-il, il y a eu la création d'une commission nationale et des commissions régionales de mise en place des organes. Selon le ministre chargé de la jeunesse, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, les statuts et règlement intérieur ont été déjà relus par une commission tripartite composée des représentants de l'État, des leaders d'organisations de la jeunesse et de la société civile et cela conformément aux recommandations des États généraux de la jeunesse. Ayant appris cette information, des responsables de la faîtière ont aussi réagi, à travers un communiqué.

<strong>Vives réactions des responsables de la faîtière </strong>

En réaction à cette décision du département, une trentaine de responsables de conseils locaux de la jeunesse ont rendu public un communiqué. Dans le communiqué conjoint N°001/CLJ-ML/24 en date du 21 mai 2024, ils indiquent avoir appris avec surprise, à l'instar des présidents régionaux, la décision du Ministre Fomba de renouveler les instances de l'organisation faîtière. Et cela malgré la lettre N°003/MJSCCIC en date du 08 janvier 2024 de la Direction nationale de la jeunesse mettant fin à la convention de partenariat entre le département ministériel et le CNJ-Mali. Ils estiment que cette décision est une violation des textes de leur organisation. Ainsi, disent-ils rejoindre les présidents régionaux dans leur démarche de contestation de la décision gouvernementale.

Signalons que le communiqué conjoint a été signé par les présidents des conseils locaux de jeunesse des cercles suivants : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Nioro, San, Nara, Douentza, Bandiagara, Dioïla, Kita, Ansongo, Kati, Bla, Kolokani, Kéniéba, Diéma, Koutiala, Goudam, Rharous, Niafunké, Yanfolila, Baraoueli, Kangaba, Macina, Kolondieba ,Youwarou, Kadiolo, Yorosso, Bafoulabé, Nioro, Tominian, Diré, Koro, Djenné, Yélimane,  Bourem et Almoustrate.

A voir le nombre de contestataires de cette décision, on peut sans aucun risque de se tromper de confirmer que les organisations de la Jeunesse dans leur majorité ne soufflent plus dans la même trompette que les autorités maliennes de la transition.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du Président Modibo Keïta :  Un autre épisode du jeu politique trouble du Premier ministre,  Dr Choguel Kokalla Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/depot-de-gerbe-de-fleurs-sur-la-tombe-du-president-modibo-keita-un-autre-episode-du-jeu-politique-trouble-du-premier-ministre-dr-choguel-kokalla-maiga-3065385.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:51:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi ,16 mai 2024, beaucoup de maliens ont été très surpris de voir le Premier ministre poser un acte inédit, en présidant la cérémonie officielle de dépôt de fleurs sur la tombe de feu Modibo Keita, premier Président du Mali. C'était à l'occasion de la commémoration du 47ème anniversaire de la mort de ce dernier. Cet acte venant de quelqu'un se réclamant depuis plus de 30 ans de l'héritage du Général Moussa Traoré, le tombeur et responsable de la mort de Modibo Keita, est-il sincère ? Quel est son objectif?</strong>

Après l'épisode de son livre controversé "<em>Le Mali....ma vie</em>" qui a suscité beaucoup de réactions contestant plusieurs parties du document, Dr Choguel Kokalla Maïga nous revient en cette deuxième quinzaine du mois de mai avec un autre épisode. Il s'agit de la commémoration du 47ème anniversaire de la disparition du premier Président du Mali indépendant. Habillé dans le style de Modibo Keita, il a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de ce dernier. Un geste de reconnaissance du patriotisme de l'illustre disparu par celui qui se réclame depuis 30 ans de l'héritage du régime civilo-militaire de feu Général Moussa Traoré. En déposant cette gerbe de fleurs, on peut déduire que c'est le représentant du bourreau qui regrette son acte devant l'histoire. Ce geste du Président du MPR abonné aux actes politiques incompréhensibles, mais que l'on peut analyser pour en déduire les vraies raisons.

<strong>Faire oublier les passages de son livre  contestés par plusieurs personnalités </strong>

L'une des raisons de cet acte pourrait être un moyen pour faire oublier au niveau de l'opinion nationale les contre-vérités relatives à beaucoup de parties de son livre. En effet, suite à la publication de son livre qui retrace son parcours professionnel et politique et surtout ses relations avec les différents chefs d’Etat, beaucoup de personnalités ont réagi en traitant de mensonges les passages du livre les concernant. Si l'une des réactions les plus virales a été celle de Dr Soumama Sako, celle de Seydou Cissouma, ancien Directeur de cabinet du Président ATT, publiée courant la deuxième semaine de ce mois de mai, a sérieusement remis en cause les allégations de Dr Choguel quant à ses relations avec feu ATT. Dans le livre, le Premier ministre a affirmé que le Président ATT en le nommant Ministre de l'Industrie et du Commerce a dépouillé le département de plusieurs prérogatives. Et Choguel d'ajouter qu'à ce poste, il a mené et gagné l’épique bataille du coton au sein de l’OMC. Et qu’à la suite de cette victoire, le Mali a reçu un appui financier de 250 milliards de francs CFA dans les négociations commerciales internationales entre 2003 et 2006.

A ces allégations, Cissouma  a réagi en ces termes : « <em>Et la vérité est que le Président ATT n'a rien ôté aux prérogatives de son ministre du Commerce et de l'industrie dont la nomination tenait plus du symbole que d'une représentativité politique. De la même manière, la fidélité aux faits incline à dire qu'aucun chef d'Etat africain, encore moins un ministre, n'a autant fait qu’Amadou Toumani Touré pour défendre les cotonculteurs africains et accabler les pays développés pour leurs subventions, facteur de distorsions de concurrence sur le marché mondial</em> ».

Par rapport à son passage au Comité de régulation des télécoms (CRT), l'auteur du livre écrit ceci par rapport à ATT : «<em> Pourtant, réélu, Amadou Toumani Touré m’a relégué dans un garage, le CRT, que j’ai réussi à transformer en une institution qui est enviée par ses homologues de la sous-région, l’AMRTP. J’ai prolongé la réhabilitation du CRT en créant, après l’AMRTP, l’AGEFAU </em>».

En réaction à cette allégation, l’ancien Directeur de cabinet d'ATT a indiqué que : « <em>Depuis quand un Directeur général décide-t-il la mutation d'un Comité de régulation des télécommunications en Agence de régulation et cela sous le magistère d'un chef de l'Etat qui a décidé de lui mener la vie dure</em> ». La création de l'AMRTP tient trivialement à la mise en œuvre des diligences de la libéralisation du secteur des télécommunications, datant déjà de l'exercice du Président Alpha Oumar Konaré. L'environnement concurrentiel à naître avait besoin d'un arbitre doté de plus de pouvoirs et de capacités. Il n'est pas superflu de rappeler que la propension de l'auteur à s'attribuer un rôle pionnier ou modèle dans la régulation ne résiste pas à l'analyse. L'ARTP au Sénégal a été créée en 2006, l'ARCEP du Burkina Faso en 2008, soit respectivement 5 et 3 ans avant la naissance de l'AMRTP en 2011, notre orgueil dût-il en souffrir".  En somme, Cissouma traite  Choguel d’adopter une position victimaire. Ainsi, de telles réactions ajoutées à celles d'une éminente personnalité reconnue pour sa rigueur et son honnêteté ont mis à mal le contenu du livre de Dr Choguel Kokalla Maïga. Du coup, son image se trouve négative au sein de l'opinion nationale. Autrement dit, le livre a  plutôt desservi son auteur.

En politicien rusé, le Président du MPR a saisi l'occasion de la commémoration de la mort de Modibo Keita pour se donner une nouvelle image auprès du peuple, celle d'un rassembleur, d'un patriote, d'un réconciliateur.  Le peuple va-t-il se laisser prendre dans ce jeu politique trouble du Premier ministre? Le temps pourra nous donner une réponse claire.

A rappeler qu'après son arrestation, le 19 novembre 1968, par le lieutenant Moussa Traoré et ses frères d'armes, Modibo Keita a été transféré dans une petite cellule située dans le Fort de Kidal, dans l'extrême nord du pays. Quelques années plus tard, "l'oiseau blanc" (nom codé attribué à lui par les tenants du pouvoir de l'époque) fut ramené à Bamako dans le camp des parachutistes de Djicoroni-Para d'où il trouva la mort, le 16 mai 1977, dans des conditions troubles.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise financière aiguë :  Le Gouvernement malien obligé de revoir à la baisse le budget 2024 de plusieurs institutions pour y faire face</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/crise-financiere-aigue-le-gouvernement-malien-oblige-de-revoir-a-la-baisse-le-budget-2024-de-plusieurs-institutions-pour-y-faire-face-3065380.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des Ministres du Mali a adopté, le mercredi 8 mai 2024, un projet de loi modifiant la loi initiale des finances N°2023-060 pour l'exercice 2024 adoptée par le Conseil National de Transition, le 22 décembre 2023. Cette modification vise à intégrer de nouvelles dépenses budgétaires prioritaires, notamment pour la sécurisation du territoire et l’augmentation de la subvention d’exploitation en faveur de la société Energie du Mali (EDM-SA).</strong>

Depuis quelques années, la lutte contre l'insécurité au Mali devient de plus en plus importantes au regard des séries de victoires remportées par les forces armées et de sécurité sur les groupes armés terroristes. Pour rester dans cette dynamique, il faut des moyens financiers. Ainsi avec cette modification de la loi des finances, un montant de 190,102 milliards de francs CFA sera  ajouté au budget initial du secteur de la défense.

L'autre grosse épine dans le pied des autorités de la transition est la très grave crise énergétique que vit le Mali depuis février 2023. Malgré l'annonce de plusieurs pistes de solutions, la crise perdure et persiste. Parmi ces solutions,  le gouvernement ambitionne de développer l'énergie solaire. Donc, la modification de la loi des finances permettra de dégager une enveloppe supplémentaire de 30 milliards de francs  CFA de subvention d’exploitation en faveur de la société Energie du Mali (EDM-SA).

Pour dégager ces sommes d'argent, plusieurs institutions verront leur budget diminuer. C'est le cas de l'institution qui fait office de parlement, le Conseil national de transition (CNT). Celui-ci sera amputé d'une somme de 4 252 559 000 F CFA. Cette amputation comme celle des autres institutions se fait dans le cadre de ce que les financiers appellent « <em>collectif budgétaire ».</em> Ce collectif intervient quand l’État se rend compte à mi-parcours qu’il ne peut pas atteindre ses prétentions de recettes budgétaires. Autrement dit, s'il y a une sérieuse crise d'argent. Dans ce cas,  il faut revoir à la baissé les budgets des différentes institutions de la république afin de faire face à des problèmes cruciaux et urgents. Toutefois, ce collectif budgétaire ne fait référence à aucune diminution du budget dédié aux salaires et avantages des membres du CNT. La charge du personnel au titre de l’année 2024 s’élève toujours à 2 milliards 542 millions 721 000 FCFA.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Projet MERIT : Le flou et l’informel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-merit-le-flou-et-linformel-3065376.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 May 2024 09:42:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong>Passation irrégulière de marchés par entente directe ; non-application des pénalités de retard pour un montant de 526 307 FCFA ; achat fictif pour un montant de 220 000 FCFA ; constitution irrégulière des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres et élimination irrégulière d’un candidat pour motif infondé… Autant de pratiques qui écornent, aujourd’hui, l’image du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (Projet MERIT). Du moins, si l’on en croit, une enquête du Vérificateur sur la gestion de ce projet pendant les exercices 2022 et 2023 (30 septembre).</strong>

La gestion du Projet MERIT était au cœur de la controverse depuis sa création en 2022. L’argent coulait de source et dans d’autres sources. Et même s’il y avait un décaissement, c’était sans rapport avec les besoins réelles du projet.

Le Projet MERIT n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il est vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, l’ancien Coordinateur du projet Moussa Camara, n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause, révèle le rapport du Vérificateur, la mauvaise gouvernance au sein du projet a dépassé l’entendement. En bloc, la gestion du projet MERIT sous le coordinateur Camara est comparable à celle d’une épicerie.

<strong>Le Projet MERIT à vau-l’eau </strong>

Jugé, pourtant, stratégique dans la politique de l’Etat malien sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la résilience climatique, le Projet MERIT n’échappe pas  à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils « <em>sucent</em> » les caisses, érigent le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

Lors  du contrôle de la gestion du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (Projet MERIT), l’équipe de vérification a constaté des irrégularités financières liées à la passation des marchés par entente directe irrégulière, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés et à des achats fictifs.  Le montant total des irrégularités financières au sein du Projet MERIT s’élève à 746 307 FCFA.

A en croire, le vérificateur général, l’ex Coordinateur du Projet, Moussa Camara et le Responsable Administratif et Financier du Projet, Mahamadou Bouaré, ont passé des marchés par entente directe irrégulière.

Afin de s’assurer du respect des procédures de passation des marchés, l’équipe de vérification a examiné les dossiers de marchés.  Elle a constaté que le Coordinateur  du Projet MERIT, Moussa Camara et le Responsable Administratif et Financier, Mahamadou Bouaré, ont passé quatre (4) marchés par entente directe irrégulière. En effet, ils n’ont ni requis l’Avis de Non-Objection de la DGMP/DSP ni satisfait aux conditions préalables permettant la passation desdits marchés par entente directe, notamment la capacité technique du prestataire, et l’emploi d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire.

Il s’agit de : - Marché n°004459/CPMP/MDR/2022 du 04 janvier 2023 relatif à l’acquisition de mobiliers de bureau pour le compte du Projet MERIT passé par entente directe pour un montant de 37 955 000 FCFA HT qui avait été déclaré infructueux par la commission car la présentation des spécifications techniques du DAO (dossier d’appel d’offres) ne permettant pas d’évaluer, équitablement, les soumissionnaires. Le prestataire retenu n’était pas le moins disant lors de l’appel d’offres national mais une entente directe a été conclue entre lui et le projet MERIT sur la base de sa proposition initiale négociée à la baisse.

- Marché n°002497/CPMP/MDR/2022 du 20 avril 2022 relatif aux travaux de rénovation des bureaux du Projet MERIT pour un montant de 28 595 000 CFA HT a été passé par entente directe en évoquant l’urgence qui n’est pas une condition de passation par entente directe.

- Marché n°002742/CMP/MDR/2022 relatif au recrutement de consultant pour l'élaboration du manuel d'exécution technique du Projet MERIT d’un montant de 8 500 000 CFA, a été conclu par entente directe en évoquant les délais impartis et le contexte politique du pays.

- Marché n°01940/DGMP/DSP/2023 du 1er juin 2023 relatif au recrutement d'un cabinet pour l'audit financier et comptable du Projet MERIT, d’un montant de 21 535 000 F CFA, a été conclu par entente directe en évoquant l’urgence qui n’est pas une condition de passation par entente directe.

<strong>Des combines et des combinards</strong>

Le Coordinateur sortant du Projet MERIT, Moussa Camara et le Responsable Administratif et Financier, Mahamadou Bouaré, n'ont pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés. Après avoir rapproché la date de réception prévue dans les contrats de marché à celle des PV de réception, l’équipe de vérification a décelé que le Coordinateur et le Responsable Administratif Financier n’ont pas appliqué les pénalités de retard sur six (6) marchés dont la livraison a accusé du retard. Ils n’ont pas pu fournir aucune preuve de l’application des pénalités de retard sur les marchés exécutés en retard pendant la période sous revue. Le montant total des pénalités de retard s’élève à 526 307 FCFA.

Suite aux travaux de la mission de vérification, l’Unité de Coordination Nationale (UCN) du Projet MERIT a envoyé une correspondance au fournisseur du marché n°004458/ CPMP/MDR/2022 lui indiquant que le montant de la pénalité de retard de 1 486 480 FCFA sera déduit de la retenue de garantie. Le fournisseur a donné son accord pour ce prélèvement.

Plus grave, le Coordinateur Camara et le Responsable Administratif et Financier, Mahamadou Bouaré ont procédé à des achats fictifs. Afin de s’assurer de la régularité des dépenses, l’équipe de vérification a analysé les pièces justificatives des achats. Elle a également procédé à des entrevues avec les Responsables du Projet. Du coup, elle a constaté que le Coordinateur et le Responsable Administratif et Financier ont procédé à des achats fictifs.

Rapproché par l’équipe de vérification, le prestataire indique non seulement n’avoir pas connu le Projet MERIT mais aussi n’avoir effectué aucune livraison, encore moins avoir reçu de paiement relatif à l’achat de produits d’entretien des locaux de l’Unité de Coordination National. Ledit chèque n°3150777 du 21 février 2022 d’un montant de 220 000 FCFA a été émis au nom du RAF du Projet MERIT, en la personne de Mahamadou Bouaré. Le montant total des achats fictifs est de 220 000 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le RAF du projet, Mahamadou Boauré  a, irrégulièrement, présidé des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres.  Pour  s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a analysé les rapports d’ouverture et d’évaluation des offres.  Elle a constaté que le Responsable Administratif et Financier (RAF), le Sieur Bouaré a irrégulièrement présidé des commissions d’ouverture et d’évaluation des offres. En effet, il a présidé les travaux de la commission d’ouverture et d’évaluation des offres pour l’attribution de certains marchés, en lieu et place du Coordinateur ou de son représentant.

Il s’agit des Marchés suivants : - n°001717/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition de matériels bureautiques au compte du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°001718/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition et l'installation du réseau Informatique ondulé à l'UCN du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°001719/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition et l'installation du système de vidéoconférence à l'UCN du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°001720/CPMP/MDR/2022 du 03 août 2022 relatif à l’acquisition de didactiques et audiovisuel au compte du Projet Multi-Energies pour la Résilience et la gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) ; - n°01940/DGMP/DSP/2023 du 1er juin 2023 relatif au recrutement d'un cabinet pour l'audit financier et comptable du Projet MERIT.

Par ailleurs, les membres de la commission d’ouverture et d’évaluation des offres ont irrégulièrement éliminé un candidat pour motif infondé.  Ainsi, après un examen minutieux des rapports d’évaluation des offres établis par les commissions, l’équipe de vérification a constaté que les membres de la commission d’ouverture et d’évaluation de l’Offre n°001 du 15 juillet 2022 ont éliminé un candidat, sans motif réel. En effet, dans le cadre de la Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) relative à l’acquisition de matériels bureautiques au compte du Projet MERIT, ils ont rejeté l’offre du pli n°5 pour non-fourniture du certificat de non-faillite alors que ladite pièce figure dans les dossiers.

Face à de telles pratiques érigées en mode de gouvernance au Projet MERIT, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination de nouveaux DG de structures sanitaires :  Un Spécialiste de la vue de haut niveau prend les rênes  du CHU&#45;IOTA</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/nomination-de-nouveaux-dg-de-structures-sanitaires-un-specialiste-de-la-vue-de-haut-niveau-prend-les-renes-du-chu-iota-3063761.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:46:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La session du Conseil des Ministres du mercredi, 8 mai a procédé à une vague de nomination de nouveaux Directeurs à la tête de plusieurs structures sanitaires parmi lesquelles le Centre Hospitalo-Universitaire- Institut d'Ophtalmologie Tropicale d'Afrique (CHU-IOTA).</strong>

Cette vague de nomination fait suite, il y a quelques semaines, au limogeage de plusieurs responsables de structures sanitaires publiques cités dans l'affaire de détournements des fonds COVID. Leur remplacement n'a pas été automatique. Le gouvernement s'est donné le temps de dénicher les "<em>oiseaux rares</em>" pour les mettre à la direction de ces structures. C'est ainsi qu'il est heureusement tombé sur le Médecin-colonel major Adama Issaka Guindo qu'il a propulsé à la tête du CHU-IOTA.

<strong>Détermination et rigueur caractérisent ce "soldat de la vue"</strong>

Précédemment Directeur Général adjoint du CHU- IOTA, le médecin-Colonel-major Adama Issaka Guindo est un pur produit de l’École Nationale de Médecine et de Pharmacie, section médecine générale d'où il sortira en 1994 avec un diplôme de docteur en médecine. Ce diplôme lui ouvrira les portes de l'Ecole Militaire Interarmes (EMIA) de Koulikoro pour une formation militaire avant de se spécialiser en Ophtalmologie en 2002. Déterminé et ambitieux, il ira renforcer  ses capacités professionnelles à l’université Autonome de Barcelone (Espagne) en 2009. Puis, il suivra de nombreuses formations en chirurgie vitréo-rétinienne, chirurgie de la rétine, phacoémulsification, techniques de lutte contre le paludisme. Ces formations ont été faites en Afrique, Suisse, Chine et Inde. En outre, le colonel-major a  suivi plusieurs stages de perfectionnement à Dakar (Sénégal), Rabat (Maroc), Barcelone (Espagne), et Lugano (Suisse).

<strong>Des connaissances acquises qu'il partage avec ses compatriotes</strong>

Fort des connaissances acquises à travers le monde, le nouveau Directeur Général du CHU-IOTA a assuré  la formation des formateurs en chirurgie  de la cataracte. En sus, depuis septembre 2023, il enseigne l’ophtalmologie à la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie et est  Maître de recherches au Département de recherche clinique et opérationnelle du CHU- IOTA. Il est médaillé étoile d’argent du mérite nationale avec effigie Lion débout.

Donc, c'est un spécialiste de la vue à tous les niveaux qui prend les rênes du CHU-IOTA. Il est en terrain connu surtout qu'il était Directeur général adjoint de la même structure. On peut dire sans aucun risque de se tromper qu'il est l'homme qu'il faut à la place qu'il faut.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Classement économique 2024 des 14 pays de la zone CFA :  Malgré l&amp;apos;existence de la même crise qu&amp;apos;au Mali, le Burkina dépassera le Mali en se classant 4e économie de la zone</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/classement-economique-2024-des-14-pays-de-la-zone-cfa-malgre-lexistence-de-la-meme-crise-quau-mali-le-burkina-depassera-le-mali-en-se-classant-4e-economie-de-la-zone-3063773.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:44:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comparaison n'est pas raison, mais souvent il est utile de mesurer le parcours de celui avec qui l'on a de nombreux points communs pour pouvoir s'auto-évaluer. Le Mali et le Burkina, a-t-on coutume de dire constituent pratiquement un même espace avec les mêmes réalités socio-économiques. Pourtant, le voisin a pu travailler dur, ce qui fait qu'il va, en 2024, surclasser le Mali en termes de progrès économiques.</strong>

Le Mali et le Burkina partagent beaucoup de choses ensemble. D'abord, ils vivent la même crise sécuritaire et sont tous des pays sahéliens et continentaux. Ensuite, ils sont tous dirigés par des militaires depuis des années, le Mali devançant son voisin en termes d'années. Et puis, ils sont tous membres fondateurs de l'Alliance des Etas du Sahel (AES) après avoir quitté la CEDEAO en compagnie du Niger. Avec le Niger, ils pèseront 62,3 milliards $ de PIB cumulé avec en tête le Burkina Faso qui supplantera son voisin malien, selon une publication en date du 22 avril du média en ligne "Agence ecofin" qui cite  une publication du mois d'avril 2024 du Fonds monétaire international (FMI) dénommée "Perspectives économiques régionales".

<strong>Le Burkina prendra la 4ème place qu'occupait le Mali</strong>

D’après les données de l’institution, l’économie burkinabé estimée à 20,3 milliards $ (à prix courants) en 2023, atteindra les 21,9 milliards $ cette année. Devancée respectivement par les économies de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Sénégal, le pays des hommes intègres sera suivi du Mali. Ce dernier, qui occupait la quatrième place de la zone CFA avec un PIB de 20,6 milliards $, retombera donc à la cinquième place, malgré une augmentation de son économie à 21,6 milliards $.

Pays principalement connus pour leurs ressources minières, le Mali et le Burkina Faso ont connu ces dernières années des changements politiques majeurs qui continuent d’impacter leurs économies. Après avoir annoncé leur retrait de l’espace d’échange économique commun que représente la CEDEAO, les deux pays semblent désormais préparés à sortir du franc CFA qu’ils considèrent comme une monnaie coloniale. Une décision dont l’impact sur leur PIB n’est toujours pas évalué, d’autant plus que les détails de la nouvelle monnaie qui devrait être commune avec le Niger n’ont toujours pas été révélés.

<strong>La Côte d'Ivoire maintiendra sa place de leader dans la zone</strong>

Dans la zone CFA, la Côte d’Ivoire continuera de tenir le leadership des principales économies. Elle affichera un produit intérieur brut (PIB) de 86,9 milliards $ cette année. Bénéficiant d’une croissance économique soutenue, et qui sera alimentée par les projets pétro-gaziers en cours d’exploitation, l’économie du pays des éléphants franchira pour la première fois le cap des 100 milliards $ en 2026, pour atteindre 109 milliards $ en 2027. Le pays d'Alassane Dramane Ouattara sera suivi  du Cameroun (53,20 milliards de dollars), du Sénégal (35,45 milliards). Le Mali se classera derrière le Burkina avec 21,66 milliards. Le Mali sera suivi du Bénin (21,37 milliards), du Niger (18,81 milliards),  du Tchad (18,69 milliards). Les 10ème, 11ème, 12ème et 13ème places seront respectivement occupées par la République du Congo (15,50 milliards), la Guinée Equatoriale (10,70 milliards), le Togo (9,83 milliards) et la Centrafrique (2,81 milliards). La Guinée Bissau fermera la marche en se classant 14ème avec comme PIB 2,15 milliards.

Dans la même veine, il est important de noter aussi que le Mali fait partie des pays de la zone CFA dont le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est le plus bas avec 40 000 F CFA.  Avec ce montant, il occupe la 11ème place sur 14 pays. Il devance la Centrafrique (36 000 F CFA) et le Niger (30 047 F CFA). Le Burkina, avec un SMIG de 45 000 F CFA, devance le Mali. Les 3èmes premières places sont occupées respectivement par le Gabon (150 000 F CFA), la Guinée équatoriale (125 000 F CFA) et le Congo (90 000 F CFA). Quant à la Côte d'Ivoire, elle occupe la 4ème place avec 75 000 F CFA. Elle est suivie du Sénégal (64 223 F CFA), du Cameroun (60 000 F CFA), du Tchad (60 000 F CFA), du Bénin et du Togo (52 000 F CFA).

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Émoluments des parlementaires :  Qu&amp;apos;en est&#45;il pour les membres du CNT et les députés sous l&amp;apos;ère du Président de la République, feu IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/emoluments-des-parlementaires-quen-est-il-pour-les-membres-du-cnt-et-les-deputes-sous-lere-du-president-de-la-republique-feu-ibk-3063776.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/emoluments-des-parlementaires-quen-est-il-pour-les-membres-du-cnt-et-les-deputes-sous-lere-du-president-de-la-republique-feu-ibk-3063776.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:44:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour constitutionnelle a renvoyé au Conseil national de transition la loi portant octroi de privilèges à ses membres. La loi a été renvoyée pour reformulation de certaines parties du texte ainsi que des précisions à fournir. Il n'en fallait pas plus pour que des voix se  lèvent  pour dénoncer à tort ou à raison cette volonté du CNT à légiférer des avances pécuniaires. Quels sont ces avantages et ceux de la législature lorsque feu IBK était le Président de la République ? </strong>

L'Assemblée nationale est constituée de députés. Pour fonctionner ces députés s'organisent en mettant en place un système de travail. C'est ainsi qu'ils mettent en place un bureau dirigé par un président dénommé président de l'Assemblée nationale. Celui-ci est secondé par des vice-présidents, des secrétaires parlementaires, des présidents de groupes parlementaires. Chacun de ses responsables est traité en termes de salaires et avantages pécuniaires.

<strong>Ce que gagnerait un membre du CNT ?</strong>

Depuis plus de 3 ans, le rôle de l'Assemblée nationale est joué par le conseil national de transition. (CNT). Mais combien gagne par mois un membre du CNT? Selon certaines sources, un simple membre du CNT toucherait chaque mois un montant compris entre 1 000 000 et 2 225 000 F CFA, tandis que les présidents des commissions et les membres du Bureau percevraient plus de 3 000 000 F CFA par mois, en fonction du nombre et de la durée des sessions. Selon la Constitution, il y a deux sessions ordinaires par an. La première session débute le premier lundi ouvrable d'octobre et peut durer 75 jours, tandis que la deuxième commence le premier lundi ouvrable d'avril et peut aller jusqu'à 90 jours, sans compter les sessions extraordinaires pouvant durer jusqu'à 15 jours. En conséquence, les membres du CNT pourraient passer au moins 6 mois en sessions, et donc percevoir plus de 2 000 000 F CFA par mois pendant au moins 6 mois sur les 12 de l'année. Ainsi, selon toujours certaines sources non officielles, les indemnités mensuelles des membres du CNT se composeraient comme suit : indemnité de représentation : 500 000 F CFA, indemnité de logement : 300 000 F CFA, indemnité de monture : 400 000 F CFA, indemnité spéciale de 300 000 F CFA, indemnité de chauffeur : 100.000 F CFA, indemnité de téléphone : 100 000 F CFA,  carburant : 450 litres par mois. Par conséquent, ce sont près de onze (11) milliards de FCFA qui ont été attribués aux membres du CNT en termes d'indemnités, sur la période d'août 2020 à juillet 2023.

<strong>Quid des députés sous l'ère de feu président IBK </strong>

Lorsque IBK était Président de la République, l'Assemblée nationale fonctionnait et les députés gagneraient ce qui suit en termes d'avantages, indemnités, et autres privilèges. Ces avantages variaient en fonction des périodes de session ou hors session,  et aussi des postes occupés par les uns et les autres.

Ainsi, ce que toucherait mensuellement le Président de l'Assemblée nationale en période de session se composerait comme suit : prime de session : 900 000F CFA ,  prime de responsabilité : 400 000 F CFA , prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA,  salaire mensuel : 700 000 F CFA, prime de représentativité : 500 000FCFA , fonds mensuel de souveraineté caisse noire: 3 500 000F CFA.

Pour ce qui est du cas des vice-présidents, ils toucheraient chacun, pendant les périodes de session, la somme de 2 750 000F CFA se répartissant de la manière suivant e: prime de session : 900 000F CFA,  prime de responsabilité : 200 000F CFA,  loyer de maison : 150 000F CFA,  prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA, salaire mensuel : 300 000F CFA,  prime de représentativité : 500 000F CFA. Pendant les périodes hors session, ils empocheraient la somme de 1 850 000F CFA : composée de : prime de responsabilité (200 000F CFA), frais pour carburant (150 000F CFA), loyer de maison (150 000F CFA), frais pour cartes téléphoniques (150 000F CFA), prime pour achat de véhicule (400 000F CFA), salaire mensuel (300 000F CFA), prime de représentativité (500 000F CFA).

L'émolument mensuel de chacun des questeurs pendant les périodes de session se chiffrerait à 5 550 000F CFA. Ce montant est composé  de: prime de session (900 000F CFA), prime de responsabilité (3 000 000F CFA), carburant (150 000F CFA), prime de loyer (150 000F CFA), cartes téléphoniques (150 000F CFA), prime pour achat de véhicule (400 000F CFA), salaire mensuel (300 000F CFA), prime de représentativité (500 000F CFA). Pendant les périodes de hors session, l'émolument mensuel serait de 4 650 000F CFA comprenant : prime de responsabilité (3 000 000F CFA), carburant (150 000F CFA), prime de loyer (150 000F CFA), cartes téléphoniques (150 000F CFA), prime pour achat de véhicule (400 000F CFA), salaire mensuel (300 000F CFA), prime pour représentativité (500 000F CFA).

Quant aux secrétaires parlementaires et Présidents de groupes parlementaires, chacun d'entre eux empocherait mensuellement 2 650 000F CFA se répartissant de la façon suivante : prime de session (900 000F CFA), prime de responsabilité (100 000F CFA), carburant (150 000F CFA), prime de loyer (150 000F CFA), cartes téléphoniques (150 000F CFA), prime pour achat de véhicule (400 000F CFA), salaire mensuel (300 000F CFA), prime de représentativité (500 000F CFA). Pendant les périodes hors session, chacun d'entre eux toucherait  mensuellement 1 750 000F CFA : prime de responsabilité (100 000F CFA), carburant (150 000F CFA), prime de loyer (150 000F CFA), cartes téléphoniques (150 000F CFA), prime pour achat de véhicule (400 000F CFA), salaire mensuel (300 000F CFA), prime de représentativité (500 000F CFA).

Concernant un simple député, il gagnerait mensuellement, pendant les périodes de session, la somme de 2 550 000F CFA. Cette somme est le cumul de : prime de session (900 000F CFA), Carburant (150 000F CFA),  Prime de loyer (150 000F CFA), Cartes téléphoniques : 150 000F CFA, Prime pour achat  véhicule (400 000F CFA), Salaire (300 000F CFA), prime de représentativité (500 000F CFA). Par contre l'émolument mensuel hors période de sessions  s'élèverait à 1 650 000F CFA : Carburant : 150 000F CFA,  Prime de loyer : 150 000F CFA,  Cartes téléphoniques : 150 000F CFA, Prime pour véhicule : 400 000F CFA, Salaire : 300 000F CFA, prime de représentativité : 500 000F CFA.

Il faut rappeler que le budget du CNT pour l'année 2023 s'élevait à 13 815 285 000 F CFA, dont 8 387 394 000 pour les biens et services, 2 279 588 000 pour le personnel, 1 915 300 000 pour l'investissement, 123 004 000 pour les transferts et subventions. En ce qui concerne la ligne budgétaire du personnel, qui représente 27 % du budget, elle permet de payer les indemnités des 147 membres du CNT, des conseillers spéciaux du Président du CNT, des salaires des assistants parlementaires, dont au moins 5 par commission parlementaire. En moins de 3 ans, ce budget, qui augmente chaque année contrairement à ce qui est affirmé, aurait pu nous permettre de nous passer du prêt contracté avec la Banque mondiale. Au même moment, la Présidence et la Primature avaient respectivement un budget de 16 400 960 000 et 12 774 816 000 FCFA.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résolution du différend Etat malien&#45; Firefinch&#45;Leo Lithium&#45;Ganfeng Lithium. L&amp;apos;Etat malien récupère  la mine de Morila et obtient 30% dans la toute première mine de lithium du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/resolution-du-differend-etat-malien-firefinch-leo-lithium-ganfeng-lithium-letat-malien-recupere-la-mine-de-morila-et-obtient-30-dans-la-toute-premiere-mine-de-lithium-du-pays-3063768.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cependant son exploitation est l'apanage exclusif des multinationales étrangères. Ce qui ne  profite pas bien non seulement à l'État mais aussi aux populations. Avec la mise en œuvre du nouveau code minier, la donne est en train de changer.</strong>

En effet, le nouveau code minier, qui ne s'applique qu'aux nouvelles exploitations, laisse une place de choix à l'État dans le contrôle de ses ressources minières. Ainsi, dans le cadre de la résolution d'un litige qui l'oppose à Firefinch, Leo Lithium et le chinois Ganfeng Lithium, l'État malien a racheté la mine de Morila et a obtenu 30% d'intérêts dans la première mine de lithium

<strong>Rachat de la mine d'or de Morila</strong>

Selon des sources bien introduites,  la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM-SA), la compagnie publique malienne, rachètera la mine de Morila. Ce rachat s'inscrit dans le cadre de la résolution du litige. Avec plus de 200 tonnes d’or livrées au cours de ses deux décennies d’existence, Morila est l’une des mines les plus productives du Mali. Firefinch l’a acquise en 2020 avec pour objectif de redonner une nouvelle jeunesse à cet actif en fin de vie. C'est cette mine qui passera finalement sous le contrôle de l’État. C’est du moins l’information donnée le 8 mai par son actuel propriétaire australien Firefinch qui annonce la vente de la mine à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM-SA) pour un dollar symbolique. Cela marque la fin de l’ambitieux projet de Firefinch consistant à redonner une nouvelle jeunesse à la mine d’or Morila. Exploitée pendant deux décennies avec plus de 7,5 millions d’onces d’or livrées sur cette période, Morila a été rachetée en 2020 par Firefinch. La compagnie australienne a ensuite mis en place un plan pour exploiter la mine jusqu’en 2030, avant de se résoudre à vendre Morila, faute de liquidités pour soutenir les activités. Et ce n'est pas tout. Toujours dans le cadre du règlement du différend, Ganfeng s’est engagé à verser 60 millions de dollars au gouvernement malien, au nom de Leo et de Firefinch.

Selon Firefinch, Bamako a initialement opposé son véto au processus de vente de Morila et exigé que cette transaction fasse partie de la résolution d’un autre litige relatif à la première mine de lithium du Mali, Goulamina, propriété de Leo Lithium et Ganfeng. Goulamina appartenait jusqu’en 2021 à Firefinch qui a créé Leo Lithium afin de confier son projet phare à une entité différente du propriétaire de la mine d’or de Morila. Or, le gouvernement malien considère les deux sociétés comme une seule entité et juge irrégulier le transfert de titre minier ayant permis à Leo Lithium de prendre le contrôle de Goulamina, expliquent les deux compagnies australiennes. «<em>Toute conclusion selon laquelle les permis et licences de Goulamina qui sont invalides ou irréguliers aurait un impact négatif important sur Firefinch, compte tenu de la participation de 17,6 % de Firefinch dans Leo et de la participation de Leo dans Lithium du Mali SA [société malienne qui détient directement la mine Goulamina, Ndlr] </em>», indique le communiqué de Firefinch qui justifie ainsi sa décision de signer l’accord de vente de Morila. Par ailleurs, l’accord a aussi consacré la participation de l’Etat malien dans Goulamina à hauteur de 30% au plus, contre 20%.

<strong>Les intérêts de l'État malien dans la première mine de lithium du pays passent de 20 à 30%</strong>

Toujours selon nos sources, le Mali devrait s’imposer en 2024 comme le premier producteur de lithium en Afrique de l’Ouest, grâce au projet Goulamina. Conformément au précédent code minier, le gouvernement aurait dû obtenir un maximum de 20% d’intérêts dans la première mine de lithium du pays. Mais avec le nouveau code minier, la première mine de lithium du Mali sera détenue à 30% par le gouvernement, avec 5% d’intérêts supplémentaires pour les investisseurs locaux. C’est l’annonce faite le 8 mai par la compagnie minière australienne Leo Lithium qui précise également avoir cédé sa participation dans Goulamina au chinois Ganfeng Lithium, déjà actionnaire du projet. Depuis plusieurs mois, Leo Lithium et l’État malien mènent des discussions relatives à l’application du nouveau code minier adopté en 2023 par Bamako au projet Goulamina qui bénéficiait jusqu’alors des règles du précédent code. Pour l’État malien, le transfert du permis d’exploitation minière de Goulamina entre le précédent propriétaire Firefinch et le nouveau Leo Lithium s’est déroulé de manière irrégulière, nécessitant l’obtention d’un nouveau permis. Leo Lithium a contesté cette irrégularité sans obtenir gain de cause, laissant donc le projet Goulamina dans une sorte de vide juridique empêchant le début de la production attendue cette année. Avec son partenaire de coentreprise chinois, la compagnie australienne est finalement parvenue à un accord avec les autorités maliennes, donnant gain de cause à ces dernières. En conséquence, le projet sera entièrement piloté par Ganfeng Lithium qui devrait débourser 342,7 millions de dollars pour acquérir la participation de 40% de Leo Lithium. A noter que l’entrée en production du gisement Goulamina est désormais attendue au troisième trimestre 2024, ce qui fera du Mali le premier producteur ouest-africain de lithium. La mine est exploitable sur une durée de vie de plus de 23 ans, avec une production annuelle pouvant atteindre 1 million de tonnes de concentré de spodumène.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Publication d’ouvrages :  Quand la fatuité et la forfanterie ont amené Choguel à publier un livre qui ravive les rancœurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/publication-douvrages-quand-la-fatuite-et-la-forfanterie-ont-amene-choguel-a-publier-un-livre-qui-ravive-les-rancoeurs-3063766.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:33:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un moment crucial comme la tenue du dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale, les gouvernants, surtout au plus haut niveau, se doivent de tenir des discours et d'adopter des comportements qui vont dans le sens de la consolidation de l'unité nationale et de la cohésion. Et pourtant, c'est ce moment qu'a choisi le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, pour sortir un livre dont le contenu a rallumé le feu du déchirement entre les fils et filles du pays.</strong>

Au moment où le Président de la transition, Colonel Assimi Goïta se bat pour que les maliens soient unis pour surmonter les difficultés et progresser (se conférer à son discours à l'ouverture de la phase nationale du Dialogue inter-malien), son Premier ministre se permet de publier un livre qui désunit les maliens. Titré "Le Mali,...ma vie", l'ouvrage, depuis sa sortie, suscite désolation et réactions de personnalités qui démentent les chapitres les concernant.

Le rédacteur attitré du livre, Pr Issiaka Ahmadou Singaré, retrace le parcours académique et professionnel de l'auteur. Dans ce parcours professionnel plutôt politique, Dr Choguel Kokalla Maïga parle de ses relations avec les chefs d'État, du Général Moussa Traoré au Colonel Assimi Goïta. Dans son brûlot, l'enfant de Tabango relate des faits qui ont été démentis par les personnes concernées. Parmi celles-ci, le cas de Dr Soumana Sacko, ancien Premier ministre de la transition de 1991 et ministre des Finances et du Commerce sous le régime militaro-civil de Général Moussa Traoré, qui s'insurge contre les passages du livre qui le concernent. Il l'a fait savoir à travers une publication de rétablissement des faits. C'est le cas aussi su jeune loup en politique actuellement membre du Conseil national de transition (CNT), Nouhou Sarr. En plus, des proches du Président Amadou Toumani Touré (ATT) regardent les propos de Choguel quant à ses  relations avec le soldat de la démocratie.

<strong>"Ce monsieur raconte du n'importe quoi, des mensonges fabriqués de toutes pièces"</strong>

Tels sont les propos du Dr Soumama Sacko par rapport aux parties du livres qui lui sont consacrées. Il dément la version selon laquelle il est parti voir le Président Moussa Traoré pour lui proposer ses services. Au contraire, c'est le Général Moussa Traoré qui, à travers son Directeur de cabinet Dr N'Golo Traoré, l'a appelé dans son bureau à la Maison du Peuple le mercredi, 18 février 1987 vers 14h, soutient-il. Et d'ajouter que c'est après une présentation sur la corruption du régime et la nécessité du réarmement moral  du peuple que Moussa Traoré concluait qu'il a besoins de ses services comme Ministre des Finances et du Commerce dans le gouvernement  qu'il s'apprête à remanier. A cette proposition, l'ancien Premier ministre de la transition de 1991 dit avoir posé des conditions qui ont été acceptées par le Président. Pour l'Histoire, au mois de juin 1987, après un long échange plutôt tendu entre le Président Moussa Traoré et lui, il affirme avoir immédiatement demandé au Secrétaire Général de la Présidence de lui programmer une audience avec le Président. Ce qui fut accordé dès le lendemain. Ce jour-là, il dit être entré dans le Bureau présidentiel avec sa lettre de démission en poche. Auparavant, l'enfant de Nyamina soutient qu'il était venu vérifier si le Président restait toujours sur la ligne des 3 conditions qu'il avait posées le 18 février 1987. Ses réponses lui ayant donné satisfaction, il  n'a donc pas eu à sortir sa lettre de démission. Donc, son séjour à la tête du ministère des Finances et du Commerce n'a été que de 6 mois et quelques jours, et non 2 ans comme le prétend l'inamovible président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR).

Dr Sako ne s'arrête pas seulement à cet "épisode" du livre le concernant. Il recadre Choguel par rapport à des propos qu'ils auraient tenus ainsi qu'à la date de la tenue de ces propos. Il s'agissait du forum organisé par l'Adéma-Pasj le 25 mai 1992 et non le 2 avril comme prétend l'enfant de Tabango. Ce jour-là, il soutient avoir dit que "alors qu'il est indéniable que le Mali avait gagné la guerre de 1974 contre ce pays frère et voisin, le fait que le Président Moussa Traoré ait rétrogradé le Chef d'Etat-Major Général de l'Armée au grade de Colonel (en fait, il a fallu l'intervention de M'Bouillé pour éviter que le Général Sangaré ne soit rétrogradé comme soldat de 2ème classe) avant de le rayer des effectifs de l'Armée n'était pas le symbole d'une Armée ayant gagné une guerre" et non " le Mali avait perdu la guerre de 1985 contre le Burkina Faso ". Par rapport au procès contre les anciens dignitaires du régime, Dr Sako a affirmé que c''est plutôt sur son insistance auprès du Président de la transition que le principe de l'organisation des deux procès (crimes de sang et crimes économiques) équitables et publics a été acceptée.

<strong>Grande déception d'autres acteurs politiques </strong>

Parmi ces acteurs, il y a le bouillant Nouhoum Sarr, membre du Conseil National de Transition. Pour ce leader politique, Choguel est le " <em>Recteur de l’université de mensonge et de la désinformation</em>". Il va plus loin, dans sa publication largement partagée sur les réseaux sociaux, en affirmant que le Premier ministre de la transition actuelle brille par son mépris pour la vérité et qu'il tisse des récits. Et d'ajouter qu'il semble que tout le Mali le reconnaisse désormais comme un maître du mensonge raffiné. Il conclut que les écrits de Choguel sont des inepties.

Quant à Yaya Sangaré, Secrétaire général du parti Adéma-Pasj, il traite, lui aussi dans une publication sur les réseaux sociaux, le livre de Choguel de machin dans lequel frémissements et rancœurs sont mêlées, ouvrant la voie à ses derniers combats contre la démocratie dont il a pourtant largement profité sous les différents régimes qui lui ont, de bonne foi, ouvert les bras. L'ancien député et ancien ministre des maliens de l'extérieur soutient que le Président du MPR déroule son jeu favori : le mensonge, l’affabulation, la manipulation. Et de renchérir qu'en somme, une autobiographie à travers laquelle Choguel révèle sa vraie personnalité : un caméléon doublé d’un farouche fanfaron…

Pour Yaya Sangaré, Choguel est un psychopathe hyper agité et dépressif. L'ancien ministre va plus loin en affirmant que :" <em>Il (Choguel) use tant et si bien de l’autosatisfaction et de la forfanterie qu’il ne ressent aucune gêne à se citer à loisir, croyant, à tort, ne jamais lasser ni décevoir quiconque. Sans me lancer dans un jugement de valeur qui amoindrirait mon propos, je dirais que la lecture de ce document me laisse croire à la prestation d’un illuminé victime de sa propre fatuité</em>". Cette réaction du responsable de l'Adéma-Pasj n'est pas la dernière des réactions. Il y a celle d'un cadre du PDES (Parti pour le développement économique et social), le parti politique qui se réclame de l'ancien président feu ATT. Ce cadre, sans se nommer et à travers une publication, s'inscrit en faux contre ce que l'auteur du livre relate par rapport à ses relations avec ATT.  "<em>En s'en prenant au Président ATT, je pense qu'il (Choguel) se renie lui-même" </em>dit-il dans sa publication<em>. </em>Selon ce cadre, le départ de Choguel du Gouvernement en 2007 semble être le vrai problème avec ATT<em>.</em> " <em>Si ATT l'avait répudié comme il semble le dire, il n'allait pas le placer à l'AMRTP, une institution spécialisée, chargée de réguler le secteur stratégique, porteur et rentable des télécommunications. Une structure qui gère des fonds importants, où Choguel a fait recruter beaucoup de ses proches, dont j'en connais, puisque j'ai des amis, promotionnaires et autres connaissances du quartier</em>" argue-t-il.

Les réactions sont nombreuses tant du milieu politique qu'associatif. Il en est de même pour les simples citoyens. C'est pour dire que le livre de Dr Choguel désunit plus qu'il n'unit les maliens. Le peuple n'a pas besoin d'outils qui le fissure surtout venant d'un gouvernant en poste. C'est ce qui a fait dire Niankoro Samaké dit Yeah, président fondateur du parti pour l'action civique et artistique (PACP), à travers une longue publication sur sa page Facebook, que Choguel doit démissionner de son poste de Premier ministre. " <em>Le rôle du Premier Ministre est de consolider l'unité nationale et de renforcer la confiance du public dans la capacité du gouvernement à stabiliser et à développer le pays</em>" dit-il.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Clôture du dialogue inter&#45;malien :  Interdire aux leaders religieux et traditionnels de faire le militantisme politique et durcir les conditions de création de partis politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cloture-du-dialogue-inter-malien-interdire-aux-leaders-religieux-et-traditionnels-de-faire-le-militantisme-politique-et-durcir-les-conditions-de-creation-de-partis-politiques-3063762.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 10 mai 2024, le dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale a pris fin par l'annonce de fortes recommandations. Parmi ces recommandations, celles relatives au domaine politique ont retenu le plus l'attention des maliens. Ces recommandations concernent le militantisme politique des chefs religieux, traditionnels et coutumiers ainsi que les conditions de création de partis politiques.</strong>

A la veille du nouvel an 2024, le Président de la transition, Colonel Assimi Goïta, a, dans son adresse à la nation, annoncé la fin de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d'Alger. A la suite de cette annonce, il a proposé la tenue d'un dialogue dit inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale. A ses dires, ce dialogue se fera exclusivement entre maliens sans la présence de corps étrangers. Aussitôt, il a mis en place un comité de pilotage pour la tenue de ce dialogue dont la présidence est assurée par Ousmane Issoufou Maïga dit Pinochet, ancien Premier ministre sous le régime de feu le président Amadou Toumani Touré (ATT).

<strong>Appropriation nationale de la gestion de la crise, tel est son objectif</strong>

L'objectif recherché est la restauration de la paix, la Réconciliation nationale et la cohésion sociale par une appropriation nationale de la gestion de la crise malienne, sans interférence étrangère. La finalité est de permettre au peuple malien de recourir aux mécanismes endogènes de prévention, de gestion et de règlement des conflits afin de trouver des solutions consensuelles aux problèmes qui assaillent notre pays.

Le Dialogue, dans sa phase opérationnelle a démarré le 2 avril 2024 par une série de rencontres du Comité de Pilotage du Dialogue avec les institutions de la République, les légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, les partis politiques, les organisations socioprofessionnelles, celles de la société civile en particulier les regroupements de Femmes et de Jeunes et les autorités administratives indépendantes. Le Comité a également rencontré l’ancien Président Dioncounda TRAORE, des anciens Premiers ministres, des épouses d’anciens chefs d’Etat, le corps diplomatique et les représentants des organisations internationales accréditées au Mali.

<strong>Dialogue débuté par des concertations locales </strong>

Les concertations prévues dans le cadre du Dialogue ont été organisées du 13 au 15 avril 2024 dans les 763 communes dont 69 délocalisées et du 20 au 22 avril 2024 dans le District de Bamako, les 19 régions administratives, les 48 ambassades et consulats du Mali et dans les universités de Bamako et de Ségou. Elles ont été conduites de manière participative et inclusive. Toutes les sensibilités de la Nation y ont apporté leurs contributions. Une forte mobilisation de la Nation autour du Dialogue a été constatée.

Outre les membres du Comité de Pilotage, la participation des institutions de la République et des autorités administratives indépendantes, la phase nationale du Dialogue a enregistré la présence effective de la totalité des délégués prévue : 160 délégués des Régions et du District ; 26 délégués des Maliens établis à l’extérieur, 3 représentants des réfugiés, 8 délégués des universités. Les délégués des quatre centrales syndicales et un représentant du patronat ont également participé aux travaux. A l'issue de la phase finale, de fortes recommandations ont été faites

Ouverte le lundi, 06 mai dernier, la phase nationale, qui est en même temps la phase finale, a pris fin le vendredi, 10 mai 2024. A l'issue des travaux de cette phase, des recommandations ont été faites par rapport aux différentes thématiques.

Dans la thématique consacrée aux questions politiques et intentionnelles, les participants ont recommandé l'interdiction des chefs religieux, chefs de village, des chefs de quartier et de fraction de faire du militantisme politique. En plus, ils ont demandé de durcir les conditions de création de partis politiques. Deux recommandations majeures qui méritent d'être saluées.

En effet, c'est la crise du vote du code de la famille et des personnes, sous le régime de feu ATT, qui a ouvert la voie aux chefs religieux de s'immiscer pleinement sans le champ politique. A cette occasion, ils ont fait reculer les pouvoirs exécutif et législatif qui ont été contraints de prendre en compte ceux qu'ils souhaitaient voir dans le code. Dès lors, les leaders religieux sont devenus des faiseurs de roi à l'image de Mahmoud Dicko, de Cheichk Hamaoula Bouyé Haïdara et bien d'autres. En 2013, ils ont ouvertement battu campagne dans les mosquées pour  le Candidat feu Ibrahima Boubacar Keita (IBK) qui finira par être élu Président de la République. Comme si cela ne suffisait pas, ils proposaient des personnes à des postes de haut niveau administratif et militaire. En plus, ils recevaient,  sur leur exigence, des sommes colossales, pour dit-on, faire des bénédictions pour le pays.

Quant aux partis politiques, ils sont devenus un ascenseur de réussite sociale pour ceux qui les créent. Combien de partis politiques ont-ils un siège et une direction nationale où les différents postes sont occupés ? Combien de partis politiques peuvent-ils revendiquer être présents dans toutes les localités du pays?  C'est grâce à cette prolifération de partis politiques que l'on a vu des personnes accéder à des postes de responsabilité administrative au mépris de toute compétence.

Bref, la prolifération de partis politiques n'a jamais profité au pays.  Donc, en décidant de durcir les conditions de leur création, les participants au dialogue ne font que refléter ce que pensent la majorité des maliens. Il en est de même pour le cas des chefs religieux et coutumiers.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Recherche de solutions aux coupures d&amp;apos;électricité :  Une nouvelle recette qui vient s&amp;apos;ajouter à de belles annonces non encore réalisées</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/recherche-de-solutions-aux-coupures-delectricite-une-nouvelle-recette-qui-vient-sajouter-a-de-belles-annonces-non-encore-realisees-3061395.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 15:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est confronté, depuis quelques temps, à une crise énergétique sans précédent. Les coupures de courant quotidiennes dans différentes régions du pays et dans la capitale peuvent durer de 10 à 14 heures, ralentissant les activités et affectant la vie quotidienne de la population. Face au problème, les autorités ont fait de très bonnes annonces suscitant l'espoir chez les populations. Des annonces qui pour le moment, n'ont pas été suivies d'effets salvateurs.</strong>

En effet, depuis le mois de février 2023, le Mali est plongé dans cette crise énergétique qui ne fait que s'amplifier. L’impact de cette crise énergétique sur les Maliens va au-delà des seuls besoins de ménages. Elle se fait de plus en plus ressentir dans le fonctionnement du tissu économique à travers des entreprises qui ne résistent plus à la paralysie. On en dénombre, selon nos sources, pas moins d’un millier ayant officiellement déclaré faillite, suite aux arrêts provoqués par le manque d’électricité. Les marchés, lorsqu’ils existent encore, sont impossibles à exécuter pour certaines, tandis que d’autres n’arrivent tout simplement pas à produire. La disette de revenus inspire ainsi à nombre d’entreprises la déclaration de faillite en vue de se soustraire aux obligations de contribution dictées par leur existence formelle : patente, déclaration de TVA, etc.

Autant de manques à gagner pour l’Etat dont les ressources proviennent quasi exclusivement des impôts et de la fiscalité aux portes. Il va sans dire aussi des pertes d’emplois inhérentes à l’arrêt des activités entrepreneuriales ainsi que de leur conséquence sur la subsistance de nombreux ménages et familles.

Face à cette inquiétante crise, les autorités n'ont cessé de multiplier des efforts qui, malheureusement, ne sont pas arrivés à bout de la crise. De belles annonces ont été communiquées, mais jusqu'à présent la crise perdure.

<strong>De belles annonces sans impact positif </strong>

Tout a commencé en octobre 2023 lorsque la toute nouvelle ministre de l'énergie et de l'eau a affirmé le détournement de 59 citernes de carburant destinées à alimenter les groupes électrogènes qui produisent de l'électricité. C'était au cours du journal TV de la télévision nationale. Dans son explication, Mme Bintou Camara a ramené tout le problème de la crise à la mauvaise gestion du carburant. La patronne du département de l'énergie avait même indiqué que des poursuites judiciaires seront engagées contre les agents qui détournent le carburant. Dans la même veine, elle a annoncé l'arrivée imminente d'un nombre très important de carburant, plus précisément du fuel. Avant de terminer, elle a annoncé que son département et la société EDM-SA  travaillent  d'arrache-pied pour que tout puisse rentrer, dans les plus brefs délais, dans l'ordre.  A ce jour, les citernes n'ont été ni retrouvées, leurs voleurs ni arrêtés.  D'ailleurs, depuis cette apparition télévisée,  la ministre n'a plus été revue pour parler de la suite de cette affaire.

En  Novembre 2023, à l'issue de leur participation au sommet Russe-Afrique sur l'énergie, les autorités ont annoncé en pompe la signature d'un accord avec la partie russe pour la construction de 04 centrales nucléaires civiles. Depuis, silence radio. En janvier 2024, lors d'une rencontre de présentation de vœux  avec le M5-RFP, le Premier ministre affirmait sans ambages que le Président de la transition, Colonel Assimi Goïta, lui a "donné des assurances que dans un avenir proche<em>" le problème d'électricité sera "un lointain souvenir</em>" pour les maliens. En février 2024, il y a plusieurs sorties publiques  annonçant l'arrivée de dons de plusieurs millions de litres de carburants en provenance de la Russie et du Niger. Et on prédisait zéro délestage au mois de Ramadan. Ce n'est pas tout, en mars 2024, des membres du CNT, en l'occurrence le Président de la commission Énergie, affirmaient que durant le mois de ramadan, il y aura une fourniture à hauteur de 80% au moins à 100% par jour en électricité. Dans le même mois, le Directeur Général de la société EDM-SA a tenu un point de presse au cours duquel il a annoncé la publication prochaine d'un programme par le biais de la télévision nationale qui stipule une fourniture d'électricité de 12 heures par jour. Mais en réalité, c'est plutôt 05 heures et au plus 08 heures par jour. La toute dernière belle annonce en pompe a été la signature d'un contrat de fourniture de 150millions de litres de carburant entre le Niger et le Mali. D'après les termes de ce contrat, le litre de gasoil sera vendu exceptionnellement à 328 F CFA.

A regarder de près la non-réalisation de toutes ces belles annonces, les populations pourraient penser que les autorités et la société EDM-SA ont fait un grand bluff.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sortie du FCFA :  La France demande aux Etats africains de se décider</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sortie-du-fcfa-la-france-demande-aux-etats-africains-de-se-decider-2-3061393.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 14:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La sortie du FCFA est revenue sur le tapis depuis l’élection du président Sénégalais Bassirou Diomaye Faye qui en a fait un thème de campagne. Interrogé sur la question, Stéphane Séjourné, ministre français de l’Europe et des Affaires Etrangères, pense que la France a déjà joué sa partition dans le processus de la sortie du FCFA et qu’il revient aux Etats africains de prendre leur responsabilité.</strong>

Plusieurs années déjà que le débat de la sortie du FCFA des pays africains de la zone franc CFA se fait sans action concrète. À un moment donné, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris le devant des choses avec la proposition d’une nouvelle monnaie dénommée « Eco ». Depuis cette phase, c’est silence radio. Pendant ce temps, la France, qui est accusée de tirer les ficelles dans l’ombre pour faire échec au projet, s’en lave les mains.

Selon le patron de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, qui a achevé, le 8 avril dernier en Côte d’Ivoire sa première tournée africaine qui l’a mené au Kenya et au Rwanda, il revient aux Etats africains, notamment de la partie ouest de prendre leur responsabilité pour la réalisation effective du projet. « <em>Si les pays africains se mettent d’accord pour changer le nom, organiser différemment leur organisation monétaire, c’est de la souveraineté des États. Nous voulons bien accompagner ce mouvement. S’il s’agit uniquement du symbole du nom, il peut être changé. S’il s’agit d’une organisation différente de l’organisation monétaire, elle peut également être changée</em> », a-t-il confié dans une interview accordée à France 24 et RFI.

<strong>Un projet prioritaire pour Bassirou Diomaye Faye</strong>

La sortie du FCFA est un projet cher pour le nouveau président Sénégalais. Pour lui, il s’agit d’une question de souveraineté qui doit être résolue. Il compte actionner à nouveau le processus de création de la monnaie Eco au niveau de la CEDEAO pour faciliter la transition après la sortie du FCFA.

Bassirou Diomaye Faye a d’autres cartes dans son sac. Si le projet Eco ne prend pas, il envisage de procéder autrement en ce qui concerne son pays, le Sénégal.

Tenant d’une ligne souverainiste, le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a prôné pendant sa campagne une rupture avec la devise actuelle, utilisée dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) formée par le Sénégal, le Mali, le Burkina, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et la Guinée-Bissau.

Egalement, six pays d’Afrique centrale utilisent le franc CFA, dans une union monétaire distincte, où le débat sur une éventuelle sortie est pour l’heure moins intense. Les critiques envers le franc CFA, dont les billets sont toujours imprimés à Chamalières, en France, ne sont pas récentes. Sa parité, arrimée à un euro fort qui pénalise les exportations, est fréquemment visée par ses détracteurs.

La montée du sentiment hostile à la politique française en Afrique dans plusieurs pays de la région, notamment au sein des populations les plus jeunes, a accentué l’impopularité de la devise. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, gouvernés par des régimes militaires qui ont tourné le dos à Paris et quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour s’allier avec la Russie, ont eux aussi évoqué une sortie du CFA.

<strong>L’Eco, une réalité d’ici à 2027 ?</strong>

La monnaie unique Eco devrait être lancée avant 2027 selon l’agenda établi. Lors du 59e sommet ordinaire de la CEDEAO tenu au Ghana, Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO, avait déclaré : « <em>Nous avons une nouvelle feuille de route et un nouveau pacte de convergence qui couvrira la période 2022-2026, et 2027 étant le lancement de l’Eco</em> ».

Selon certains économistes, cet espoir suscité va devoir affronter des obstacles. Le Sénégalais Malick Sané s’inquiète du cas des pays hors UEMOA. Dans un entretien accordé à BBC, il a évoqué l’exemple du Nigeria, qui comme d’autres pays, devraient converger leurs économies pour la concrétisation de l’Eco dans l’espace CEDEAO.

Faire converger une économie comme celle du Nigéria, qui est le pays leader, largement leader par rapport aux autres pays, pose un problème et surtout des problèmes techniques. Vous voyez déjà, du point de vue de la démographie, le Nigéria c’est 270 millions d’habitants alors que les autres pays tournent autour de 20 millions d’habitants.

<strong>Malick Sané, économiste sénégalais ; BBC (juin 2021)</strong>

Il évoque le leadership du Nigeria dans la production et l’exportation de l’or noir dans la zone ouest-africaine, le taux d’inflation qui s’établit jusqu’à deux chiffres et le manque de courage du Nigeria face aux « <em>coûts économiques et sociaux</em> » pour entraîner les autres pays vers le haut. Malick Sané a invité le Nigeria à prendre plus d’engagements afin que l’Eco soit une réalité d’ici à 2027 pour une sortie du FCFA.

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<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tensions frontalières :  La Mauritanie et le Mali cherchent une solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/tensions-frontalieres-la-mauritanie-et-le-mali-cherchent-une-solution-3061386.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 13:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une série de développements diplomatiques récents, les gouvernements de la Mauritanie et du Mali travaillent activement pour apaiser les tensions frontalières qui ont éclaté, suite à la neutralisation de terroristes armés supposés être des citoyens mauritaniens par les Forces Armées Maliennes (FAMA) et leurs alliés russes.</strong>

Ces tensions ont atteint un sommet il y a près de deux semaines lorsque la Mauritanie a accusé les russes de franchir la frontière à la recherche d’hommes armés, menant à une réponse militaire et diplomatique intense des deux côtés.

Le ministre de la Défense nationale mauritanienne, Hanena Ould Sidi, s'est rendu au Mali pour une série d’entretiens avec le chef de la transition malienne, le Colonel Assimi Goïta.

Au cours de cette rencontre cruciale, les deux parties ont discuté des moyens de renforcer la coopération bilatérale et de maintenir la paix le long de la frontière. Le ministre Ould Sidi a loué les « relations fraternelles et historiques » entre les deux nations, tout en soulignant l’urgence de résoudre les problèmes actuels.

En réaction aux tensions, la Mauritanie a convoqué l’ambassadeur du Mali vendredi dernier, après des attaques répétées contre des hommes armés qui sont des citoyens mauritaniens. Ces incidents, décrits par le ministère des Affaires étrangères mauritanien comme « inacceptables », ont poussé le ministre, Mohamed Salem Ould Merzoug, à émettre une instruction officiel à Bamako, exigeant des mesures immédiates pour sécuriser la frontière et protéger les civils.

Les répercussions de ces incidents ont résonné dans toute la région, avec d’autres pays voisins exprimant leur inquiétude quant à possible escalade des conflits. Ces pays encouragent activement les deux gouvernements à trouver une solution pacifique et durable.

Les pourparlers actuels sont perçus comme une étape cruciale pour éviter une crise plus large, avec des implications pour la stabilité régionale en Afrique de l’Ouest. Les observateurs internationaux, ainsi que les organisations régionales, suivent de près les développements, espérant une résolution pacifique qui pourrait servir de modèle pour d’autres conflits frontaliers dans la région.

Alors que les négociations se poursuivent, les habitants des zones frontalières qui ont des intérêts de part et d’autre de la frontière restent inquiets, espérant que ces discussions mèneront à des mesures concrètes pour garantir leur sécurité et celle de leurs familles.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Insécurité au Mali :  Création d’une force d’intervention rapide pour faire face au terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/insecurite-au-mali-creation-dune-force-dintervention-rapide-pour-faire-face-au-terrorisme-3061384.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 13:46:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités maliennes ont annoncé la création d’une force d’intervention rapide placée sous l’autorité du chef d’état-major général des armées, en vertu d’un décret présidentiel publié mercredi soir.</strong>

Cette nouvelle force est chargée de « planifier, coordonner et diriger les opérations de lutte contre les organisations terroristes criminelles visant à créer des impacts opérationnels décisifs, combattre les organisations terroristes et criminelles, participer à la libération des otages, protéger les hautes personnalités militaires et civiles, ainsi que les installations sensibles et soutenir les forces spéciales en cas de besoin, » précise le décret.

Elle peut intervenir partout dans le pays et sera dirigée par un général ou un haut gradé appelé « commandant » qui sera nommé par décret présidentiel sur proposition du ministre des forces armées et qui sera secondé par un autre officier appelé commandant adjoint en cas d’absence du commandant ou son incapacité.

La création de la Force d’intervention rapide « FIRA » s’inscrit dans le prolongement d’autres initiatives de lutte contre le terrorisme, notamment le bataillon des forces spéciales indépendantes, les centres de formation et la Force spéciale antiterroriste (FORSAT).

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance dans la transition :  Ousmane Issoufi Maïga à la Primature ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/gouvernance-dans-la-transition-ousmane-issoufi-maiga-a-la-primature-3061379.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 13:43:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le 26 mars 2024, date de la fin de la transition aux termes du décret N°2024-0230/PT-RM du 10 avril 2024, le landerneau politique bouillonne pour demander la mise en place d'une nouvelle transition. Face à cette agitation, les colonels au pouvoir ont pris des décisions successives très importantes qui vont de la dissolution d'organisations à la suspension des activités politiques. </strong>

Cette dernière, selon le porte-parole du gouvernement, permettra de mieux tenir le dialogue inter-malien, actuellement en cours, annoncé en début d'année par le Colonel Assimi Goïta. Un dialogue dont les recommandations pourront guider le pouvoir actuel dans la gestion du pays. Une nouvelle gestion qui se fera avec un nouveau chef de l'Administration et des nouvelles femmes et de nouveaux hommes.

Depuis bientôt 4 ans, le Mali patauge. Si, sur le plan sécuritaire, il y a des avancées incontestables, tel n'est pas le cas du tissu socio-politique qui est loin d'être recousu. L'actuel locataire de la Primature peine à rassembler au regard de la mission à lui confier par le Président de la transition, c'est à dire « <em>travailler à fédérer davantage les intelligences et les énergies pour plus d’inclusivité dans le processus de refondation du Mali</em> ». Rien n'y fit.

Incapable d'insuffler une gouvernance exclusivement au service du peuple, il s'adonne à des diatribes vexatoires, voire des réquisitoires sans concessions contre ses adversaires politiques. Par rapport aux problèmes cru auxquels les populations sont confrontées tels que la crise énergétique, il n'hésite point à dégager sa responsabilité en affirmant qu'il n'est au courant de rien et que le Président de la transition a personnellement pris le dossier. Drôle de Premier Ministre !

Ayant compris son jeu, les Colonels ont vu juste en décidant de la tenue d'un dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale. L'organisation de ce forum a été confiée à un ancien Premier Ministre de feu l'ancien Président Amadou Toumani Touré (ATT), Ousmane Issoufi Maïga, qui en est le Président. D'ailleurs, celui-ci l'a rencontré à la Primature pour recueillir les observations et suggestions de son gouvernement. En sus, le Conseil national de la transition l'a averti de se préparer pour une interpellation au niveau de l'institution en vue d'évaluer son travail à la tête du gouvernement. Cette interpellation a été annoncée par le colonel Malick Diaw, lors de la Rentrée Parlementaire d’avril 2024.

<strong>Une interpellation qui va lui ouvrir la porte de sortie </strong>

L'interpellation du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, survient dans un contexte de mécontentement croissant concernant la gestion de la transition et les politiques gouvernementales. Des critiques ont émergé notamment autour de la crise énergétique, des retards dans la mise en œuvre des réformes et des préoccupations liées à la gouvernance. Choguel Maïga se trouve ainsi sur une pente glissante alors qu’il va tenter de défendre son bilan et sa légitimité devant le CNT. Les tensions sont exacerbées par les divisions internes au sein de son ancienne force politique,  le M5-RFP, mais aussi au sein du gouvernement de transition et les rivalités politiques, entravant sa capacité à agir de manière décisive. Une situation que le Colonel Mali  Diaw n'a pas manqué de souligner sans son discours inaugural de la rentrée parlementaire en ces termes « <em>Dans ce contexte, la nécessité pour toutes les parties, de regarder dans la même direction et de cesser les combats par procuration </em>».

Soulignons qu'un de ses lieutenants, Abdel Kader Maïga, actuellement en détention, n'a pas hésité à accuser les Colonels Malick Diaw et Abdoulaye Maïga d'avoir été à la manœuvre pour " casser " le M5-RFP.  Donc, c'est dans un contexte de manque de confiance que Dr Choguel se présentera devant Colonel Malick Diaw et ses collaborateurs. Une situation moins reluisante pour le Premier Ministre et qui peut donner les coudées franches pour les colonels de procéder à son remplacement. En tout cas, les recommandations du dialogue inter-malien ne peuvent pas être mises en œuvre par lui. C'est pourquoi, l'on pense que c'est le Président du comité de pilotage qui est le mieux placé pour cela. D'ailleurs, en le limogeant du poste de Premier Ministre, il n'y a aucun risque que le Président du MPR soit visible pour les colonels, car les activités des partis politiques sont interdites jusqu'à nouvel ordre tout comme les activités des associations à caractère politique. Une véritable astuce !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Très mauvaise gestion de la circonscription de Bougouni par la CDS :  Quand Blaise feint d&amp;apos;ignorer le pillage honteux des ressources de ces communes par des édiles issus de son parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tres-mauvaise-gestion-de-la-circonscription-de-bougouni-par-la-cds-quand-blaise-feint-dignorer-le-pillage-honteux-des-ressources-de-ces-communes-par-des-ediles-issus-de-son-parti-3061367.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 13:16:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le  multipartisme intégral instauré au Mali à l'issue de la révolution de mars 1991  a ouvert la voie à des personnes pour créer des partis politiques et de conquérir le pouvoir tant au niveau local que régional et national. Au niveau des collectivités décentralisées,  les membres de partis politiques qui ont pu accéder à la tête des mairies, ont sans la plupart des cas, géré ces collectivités comme leurs  propriétés privées. C'est ainsi qu'elles se sont adonnées au pillage systématique des ressources de ces collectivités. D'où le désaveu des populations envers eux. C'est le cas de plusieurs communes du Cercle de Bougouni gérées par des responsables de la Convention Sociale Démocrate (CDS-Mogotiguiya) fondée et dirigée par Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise ‘’Mogotigui’’</strong>

Le cercle de Bougouni, à n'en pas douter, a demeuré à la faveur de l'introduction de la démocratie multipartite le fief de la Convention sociale démocrate (CDS). La Cds, dont le dirigeant n'est autre qu'un cadre national ressortissant de Bougouni et précisément du village de N'Garalo, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, est majoritairement composé de ressortissants du cercle de Bougouni particulièrement installés à Bamako. Ce qui a fait que le parti est devenu hégémonique dans le Banimonotié (aire socio-culturelle correspondant au cercle de Bougouni).

Ainsi, depuis 30 ans, beaucoup de communes rurales et la commune urbaine de Bougouni sont dirigées par les membres de la CDS. Au niveau des élections législatives, le parti reste fort, car la quasi-totalité des députés du cercle sont issus de ses rangs. Auréolé de cette main mise sur le cercle de Bougouni, Blaise est devenu un acteur politique incontournable sur l'échiquier national. C'est pourquoi, il n'hésite à aucun moment de se prononcer sur les grandes questions nationales. Sa dernière intervention était relative à la supposée fin de la transition. A-t-il oublié qu'il devrait se taire pour deux principales raisons ?

Tout d'abord, il a été un grand commis pour le régime militaro-civil de feu Général Moussa Traoré. Et puis le pillage des ressources des communes dirigées par son parti devrait l'amener à se retenir.

<strong>Blaise ‘’Mogotigui’’, un mauvais exemple de politicien pour les jeunes générations </strong>

Diplômé de l'École nationale d'administration (Section Administration publique), Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise Mogotigui a été un grand soutien du régime militaro-civil de l'UDPM. Du coup, le rouquin (en raison de son teint) a été Secrétaire général du Conseil économique et social dirigé par feu Général Amadou Baba Diarra. Ce qui laisse supposé qu'il a été un jeune cadre de l'Union nationale des jeunes du Mali (UNJM), l'organisation des jeunes affiliée à l'Union démocratique du peuple malien (UDPM). Avec la chute du régime de feu Général Moussa Traoré, il se cherche un parrain et va se retrouver chez Maître Drissa Traoré qui vient de créer son parti, le PDP (Parti pour la démocratie et le progrès). Ce dernier, ressortissant du cercle de Bougouni, joua un rôle crucial, en qualité de bâtonnier de l'ordre des avocats, dans les contestations qui ont mis fin au régime de l'UDPM de feu Général Moussa Traoré. A la chute du régime udpmiste, Maître Drissa se retrouve dans le tout premier gouvernement de la 3ème République en qualité de Ministre de la Justice, Garde ses Sceaux. Et voilà une aubaine pour l'enfant de N'Garalo qui s'active pour pouvoir trouver un poste juteux. C'est ainsi qu'il sera nommé Directeur Général de la Caisse Nationale des Retraites. Après quelques temps passés à la tête de cette structure, il envisage de créer son propre parti en trahissant son bienfaiteur. Ainsi, il profite de la tenue de la semaine des élèves et étudiants ressortissants du cercle de Bougouni pour se faire connaître, au grand dam, des jeunes de son parti. Comment ?

Lorsqu'une délégation de ces jeunes lui rendit visite dans son bureau afin de lui demander un soutien, il enfonce le clou. Il enivre les jeunes en tirant de son tiroir une grosse enveloppe contenant de l'argent qu'il va les remettre avec des conditions dont la principale est qu'il soit l'unique parrain de l'événement. Ainsi jusqu’au jour "J", il prend en charge toutes les dépenses soumises à lui par les jeunes. Mais avec quel argent faisait-il face à ces dépenses? Des banderoles à l'effigie de l'ancien conseiller spécial sont conçues  et affichées dans les lieux stratégiques de la ville et dans le stade municipal. Le jour "J", Blaise quitte Bamako pour Bougouni. A la rentrée de la ville, il est accueilli comme un Chef d'État. De l'entrée de la ville au stade municipal, on ne scandait que son nom "Blaise". Au stade municipal, il fait un tour avant de s'installer. Finalement, les gens se demandaient si c'est un évènement  des élèves et étudiants ressortissants de Bougouni ou un meeting de Blaise. C'est juste après cet événement qu'il créera la Convention Sociale Démocrate (CDS) en compagnie de ces jeunes.

Quelques temps, Blaise se retrouvera en prison pour des présumés détournements de fonds publics. Après quelques années, il est libéré, mais n'exercera plus une fonction administrative dans la fonction publique, jusqu'à sa retraite. Toutefois, malgré cette ombre, son parti  mit le grappin sur le cercle de Bougouni sur le plan politique en faisant élire des députés et des Maires. Des maires qui ont mis un frein au développement des communes qu'ils dirigent en spoliant les ressources financières et foncières.

<strong>Des Maires qui suivent les traces de Blaise Mogotigui, la prison</strong>

Détournements, morcellements illicites, vols  de moutons et de bœufs, tripatouillage des quittances… Tels sont les sports favoris auxquels se sont livrés les différents maires CDS des Communes du Cercle de Bougouni. En plus, ils n'ont jamais respecté les critères de performances dans une commune urbaine ou rurale. C'est pourquoi à ce jour, ils sont pour la plupart en prison ou dans le collimateur de la justice.

A titre d'exemples, on peut citer le cas de l’ancien maire de Bougouni feu Yaya Togola suspendu en 2011 pour mauvaise gestion ; feu Mamourou Coulibaly ex maire de Bougouni quitte son parti à quelques jours des élections pour être candidat de la CDS Motiguiya. Par la suite, le vérificateur a constaté des irrégularités financières de 208,14 millions FCFA dans sa gestion. Avant son décès en novembre 2023, le dossier était pendant devant la justice.

Ensuite, vient le cas de l'actuel maire sévèrement critiqué dans le rapport du Vérificateur comme président de la commission domaniale et contesté par les populations de la commune urbaine de Bougouni.

Quant au maire de la commune rurale de Sido, Moussa Doumbia dit Sido Balla, président de l’inter-collectivité Bulomba de Bougouni et Kassim Koné, ex maire de Zantièbougou, ils ont été chassés par les populations pour les mêmes fautes de concussion et de détournements.

S’y ajoute, le cas de Mamadou Bagayogo, ex maire de la localité de Ourou, qui a fait le tour de la justice de Bougouni à plusieurs reprises pour être enfin chassé de la mairie en 2011 par la population pour détournements de fonds  et vols des bétails. Il y a aussi le cas de Daouda Koné, actuel maire de Gninèdougou (fief de  l'ex-président du conseil de cercle de Bougouni) qui a séjourné plusieurs fois à la prison de Bougouni et est actuellement en liberté provisoire.

Autre illustration : Adama Kanté de N'Garalo (fief électoral du président du parti, Blaise Sangaré) était en prison à Bamako avant d'obtenir une liberté provisoire. Il en est de même pour Zoumana Sangaré de la Commune rurale de Kadiana qui était en prison à Bamako et actuellement en liberté provisoire. Le maire de Fakola vient de bénéficier d'une liberté provisoire après un séjour en prison à Bougouni. Le maire de Danou, Salif Bagayogo, est en prison à Bougouni pour vols de bétails et détournements. Quant à l'ex maire de Zantièbougou, Seydou  Koné, il était au moment de son arrestation dans les bonnes grâces  du président de la CDS, qui était à l'époque, conseiller spécial du président feu IBK. Au regard de tous ces scandales autour des différents Maires CDS des Communes du cercle de Bougouni, l'on peut affirmer que la mauvaise gestion des collectivités  est l'apanage de la CDS-Mogotiguiya.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérations bancaires au Mali :  Bientôt, l&amp;apos;introduction de la carte de paiement russe &amp;quot;Mir&amp;quot; (russe : Мир)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/operations-bancaires-au-mali-bientot-lintroduction-de-la-carte-de-paiement-russe-mir-russe-%25d0%25bc%25d0%25b8%25d1%2580-3061407.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 00:12:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La coopération russo-malienne se renforce davantage depuis que Bamako s'est tourné vers Moscou après avoir rompu avec Paris. Au départ, cette coopération était essentiellement basée sur l'achat de matériels de guerre, ensuite est venu s'ajouter le secteur économique. Celui-ci va, sans doute, se renforcer avec l'introduction au Mali du système russe de paiement bancaire par carte Mir.</strong>

L'information a été relayée par le site Burkinabè "Infowakat", le 12 avril 2024. Selon le confrère Burkinabè, le Mali souhaiterait utiliser des cartes du système de paiement russe "Mir",   équivalent russe de "Visa" et "Mastercard". D'après le media sahélien, Bamako veut élever le niveau déjà atteint de coopération avec la Russie, a déclaré à Sputnik le Contrôleur général des Services publics du Mali. Le pays attend l’introduction de ce type de cartes « <em>avec impatience</em> », selon Badra Alou Coulibaly. Le media a souligné  que les cartes russes Mir, réservées au départ à un usage national, sont sorties à l’international en 2022. À l’heure actuelle, elles sont acceptées dans plusieurs pays ex-soviétiques et à Cuba.

<strong>Plus de 270 banques à l'international sont membres du système Mir</strong>

"Mir" (russe : Мир, [ˈmʲir], Mir signifiant paix et monde) est un système de paiement par carte géré par la Banque centrale de la fédération de Russie via le Système national de cartes de paiement (Национальная Система Платежных Карт, NSPK), qui est géré comme un établissement filiale de la banque centrale russe. Cette carte, au départ réservée à un usage national - uniquement à l'intérieur de la Russie - est devenue une carte internationale de crédit, acceptée notamment dans des pays différents de la Russie, après sa création. Mir a été lancé en 2014 pour rendre le système bancaire russe autonome face à des facteurs externes.

Depuis 2015, toutes les transactions russes par carte bancaire sont traitées par le système national qu'est NSPK. La première carte de crédit Mir au départ valable uniquement sur le territoire russe a été créée le 15 décembre 2015. Différentes grandes sociétés russes ont été les premières à accepter la carte Mir dès le premier trimestre 2016 et les principales banques russes ont diffusé cette carte à compter de juin 2016.Le nombre de cartes Mir dépasse 139 millions. Plus de 270 banques sont membres de ce système. En 2021, Mir est devenu le système de paiement le plus prisé auprès de la population russe. Mir s'est associé avec le chinois "Union Pay" et propose des cartes co-badgées qui sont acceptées dans les pays qui soutiennent le travail avec UnionPay.

En plus de la Russie, les cartes Mir sont acceptées dans certaines banques de plusieurs pays ex-soviétiques dont en Biélorussie, au Tadjikistan, au Kazakhstan, ainsi qu’à Cuba, au Venezuela, au Vietnam et à Laos. Plusieurs pays manifestent leur intérêt à intégrer le système Mir: l'Égypte, le Nigeria, l'île Maurice, l'Éthiopie, l'Iran, l'Indonésie, le Myanmar, la Thaïlande, l'Inde.

Initialement acceptée par les sociétés et commerçants russes, la carte est également acceptée par les sociétés étrangères présentes sur le marché russe et disposant de comptes d'accès au réseau Mir. En dehors de la Russie, la compagnie aérienne israélienne El Al ainsi que le site chinois Ali Express acceptent les paiements par cartes Mir.

En 2022, 356 banques russes (soit 58% des institutions de crédit russe) émettent la carte MIR, dont le coût de réalisation est maintenant identique au coût des cartes VISA et MASTERCARD (soit environ 1 dollar). Les puces adaptées notamment au réseau bancaire russe sont produites par deux entreprises russes de haute technologie, situées dans la banlieue de Moscou, à Zelenograd : il s'agit des sociétés Mikron et Angstrem. Les cartes Mir peuvent être acceptées par les commerçants du réseau Mastercard, comme ceux du réseau JCB.

Il est important de souligner qu'à la suite de la décision d'American Express, de Visa et de Mastercard de suspendre leurs opérations en Russie, le 6 mars 2022, à la suite de l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022 par les forces armées russes, les banques russes : Sberbank, Alfa Bank et Tinkoff ont annoncé qu'elles allaient commencer à émettre prochainement des cartes de paiement utilisant le système chinois de cartes  UnionPay couplé au réseau russe Mir.

<strong>Mariam Konaré</strong>

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<title>Santé :  L&amp;apos;Association Autisme&#45;Mali œuvre pour l&amp;apos;inclusion sociale des enfants autistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sante-lassociation-autisme-mali-oeuvre-pour-linclusion-sociale-des-enfants-autistes-3060524.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:58:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Association Autisme-Mali, dirigée par Mme Ouattara Aïssata, s'est pleinement engagée dans la célébration du 2 Avril, une journée dédiée aux enfants autistes à travers le monde. Le samedi 6 avril dernier, au Musée National, l'association a organisé une journée de plaidoyer et de sensibilisation en faveur d'une meilleure prise en charge des enfants atteints de troubles du spectre autistique.</strong>

Sous le thème « Autisme et inclusion sociale », la cérémonie a accueilli d'éminents conférenciers, dont le Professeur Guida Landouré, neurologue au CHU Point-G, le Professeur Issiaka Ballo, Chef du DER Sciences du langage à la FLSL, et Mme Nadine Camara, infirmière scolaire au groupe scolaire Angelots. Cette journée a mis en lumière le grave problème de santé publique que représente l'autisme, touchant un enfant sur cent dans le monde. Une projection de film documentaire réalisé par la présidente de l'association, Mme Aïssata Ouattara, a également mis en avant le quotidien souvent stigmatisé des enfants autistes.

Mme Ouattara a souligné que l'autisme, touchant davantage de garçons que de filles, est un trouble non contagieux pour lequel des solutions existent en matière de prise en charge. Les enfants autistes rencontrent des difficultés de communication, de comportement et d'interaction sociale, ce qui les exclut souvent de la vie scolaire et sociale, les laissant à la charge des parents, principalement des mères. Pour une meilleure prise en charge, Mme Ouattara a insisté sur la nécessité d'un changement de comportement envers les personnes autistes et sur l'implication de l'État dans la sensibilisation de la société. Elle a également plaidé en faveur de la formation des professionnels de santé, de la disponibilité de médicaments abordables et de leur prise en charge par l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO).

Parallèlement, elle a appelé à la création et à l'équipement de centres éducatifs spécifiquement dédiés à l'éducation des enfants autistes, soulignant l'importance de leur inclusion dans la société. « <em>En effet, enfermer ces enfants n'est pas la solution, mais les encourager à interagir avec les autres, contribue à leur épanouissement et à leur intégration sociale </em>».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Première édition du festival du thé :  Un franc succès</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/premiere-edition-du-festival-du-the-un-franc-succes-3060520.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mme Diarrah Sanogo, Conseillère technique et représentante du ministère de la Culture, a présidé la cérémonie de lancement de la première édition du festival « Thé », le vendredi 12 avril, sur l'île aux crocodiles à Magnambougou. Sous le thème de « <em>la paix et la réconciliation</em> », cet évènement a réuni un large public autour de diverses activités pendant trois jours.</strong>

Au programme, plusieurs activités parmi lesquelles un panel pour discuter des vertus du thé, de ses avantages, de ses bienfaits sur la santé, ainsi que des conséquences d'une consommation excessive.

Mme Rokiatou Camara, initiatrice de l'événement, a souligné la nécessité de mettre en avant la jeunesse et l'audace entrepreneuriale. Elle a également évoqué la nécessité de valoriser le thé et les aliments qui l'accompagnent, soulignant ainsi leur rôle essentiel dans la culture culinaire locale.

Ali Dao, chargé de culture à l'UNESCO, a quant à lui souligné que le thé était bien plus qu'une simple boisson, étant un véritable catalyseur de paix et de cohésion sociale. Il a appelé à débattre des enjeux de société et à améliorer l'organisation future du festival pour renforcer son impact.

La présidente de la Fondation Hera, Me Tall Nadia, s'est félicitée de la réussite de cette première édition. Elle a qualifié le thé de symbole de cohésion et d'opportunité pour l'entrepreneuriat local. Elle a insisté sur l'importance de l'accompagnement et du soutien aux jeunes, ainsi que sur la nécessité de produire localement le thé plutôt que de l'importer.

Pour Mme Diarrah Sanogo, elle a souligné l'importance capitale de cet événement, qui met en avant son impact social et sa capacité à changer les perceptions négatives entourant le thé, en particulier chez les jeunes. Elle a conclu en qualifiant le thé de "magique", soulignant ainsi son potentiel transformateur pour la société.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Politique au Mali :  Le RPM se désagrège</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-au-mali-le-rpm-se-desagrege-3060522.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:54:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une lettre adressée au président du parti Rassemblement pour le Mali, le Secrétaire Général et les Militants de la Section RPM du cercle de Gourma-Rharous ont présenté une démission  collective. Ils sont suivis par d’autres cadres du parti.</strong>

Selon le secrétaire général de la Section RPM du cercle de Gourma-Rharous sortant, cette démission est intervenue suite à une lettre circulaire N°001-P/RPM-2024 en date du 12 avril 2024 pour Non-participation du RPM aux travaux du Dialogue inter-malien, pendant que les militants de la section estiment que ce dialogue a besoin de l'engagement patriotique de tous les maliens afin de parvenir à une paix durable et inclusive.

La même raison a motivé la démission d’autres cadres du parti comme Mohamed Ag Houd dit Atta, Maire de Rharous ; Mossa Ag Almouner, Maire de Gossi ; Mossa Cissé, Maire suppliant Bambara Maoudé ; Adaghib Ag Fara, Maire de Quinedene ; Mohamed Ag Ousmane, Secrétaire Général de la Sous-Section de Hamzakoma et Conseiller National et Mossa Ag Ibrahim, Maire de Hamzakoma. « Aujourd'hui comme hier, nous maintenons notre soutien aux autorités de la Transition », précisent-ils.

<strong>Adama coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Imam Mahmoud Dicko à propos de son pays :  Quand le ‘’prophète’’ autoproclamé pour le Mali veut utiliser l&amp;apos;islam pour se venger des autorités de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/imam-mahmoud-dicko-a-propos-de-son-pays-quand-le-prophete-autoproclame-pour-le-mali-veut-utiliser-lislam-pour-se-venger-des-autorites-de-la-transition-3060517.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:50:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est à Alger où il séjourne depuis décembre 2023,  que l'ancien président du Haut conseil islamique du Mali et ancienne autorité morale du M5-RFP s'est adressé à l'opinion nationale et internationale à travers une déclaration audiovisuelle rendue publique, le vendredi 12 avril 2024 et diffusée largement sur les réseaux sociaux. Dans son message, il n'a pas fait de cadeau aux autorités de la transition.</strong>

Dans son adresse, l'ancien " Petit frère" de feu IBK et mentor de l'ancien Premier ministre, Boubou Cissé, a parlé de son rôle dans l'ascension de feu IBK à la magistrature suprême ainsi que de sa chute. Il a également évoqué les relations qu'il entretient avec les autorités de la transition. Il a, aussi fustigé l'attitude de la presse à son égard et de la "caporalisation" de la justice et des syndicats. Mais, il a commencé son adresse en affirmant que son combat est celui de la promotion de l'islam. Il estime que les autorités actuelles sont contre cette religion. La preuve, dit-il, elles ont accepté que se tienne le premier congrès africain des "animistes" au Mali. Il renchérit que les autorités ont même confié la destinée du Mali à ces "animistes". Rappelons que Dicko est un tenant d’un wahhabisme local et partisan d’un dialogue avec les djihadistes.

<strong>Général Moussa Diawara, instigateur du renversement du régime !</strong>

À propos d'IBK, il affirme: « <em>Je t'ai fait Président de la République et je ne retirerai jamais le pouvoir au profit des responsables du M5-RFP en qui je n'ai pas confiance</em> ». Il dit avoir tenu ses propos lors d'un entretien à deux avec feu IBK au plus fort moment des contestations contre le régime. L'imam de Badalabougou soutient avoir proposé à feu IBK de mettre en place un gouvernement d'union nationale et de dissoudre l'Assemblée Nationale pour mettre fin aux contestations populaires menées par le M5-RFP. A sa grande surprise, dit-il,  le Président s'est radicalisé et a osé même envoyé des forces de l'ordre qui ont tiré sur sa mosquée faisant des morts et des blessés. Il ajoute que son ancien "Grand frère" l'avait accusé de vouloir installer un État islamique au Mali. L'ancien Président du Haut conseil islamique du Mali a soutenu que le Général Moussa Diawara, ancien Directeur général de la Sécurité d'État, lui a sollicité pour échanger avec feu IBK en vue d'amorcer la crise. Il va plus loin en estimant que c'est celui-ci qui a préparé des jeunes officiers à lui pour mettre fin au régime.

<strong>Une justice et des syndicats "caporalisés", une presse non professionnelle</strong>

Concernant la justice de son pays,  le prophète autoproclamé envoyé pour le Mali estime que celle-ci est à la solde des autorités de la transition. D'après lui, il suffit de s'exprimer contre le pouvoir pour se retrouver en prison et pour de bon. Il soutient qu'on peut détourner des milliards et ne pas être arrêter quand on soutient le pouvoir.

Par rapport aux syndicats, il affirme qu'ils se sont tus et ne défendent plus les droits de leurs adhérents, car le pouvoir a corrompu leurs responsables en leur attribuant des postes importants.

En ce qui concerne la presse, son jugement est sans appel. « <em>Tout ce que nous disons qui ne va pas dans ce sens est mal perçu. On a payé des gens pour me dénigrer dans les médias. Dicko ne leur a rien fait. S’ils avaient une preuve de mes manigances, ils l’auraient déjà divulguée. On me dénigre car j’ai refusé d’aider certains qui détiennent un certain pouvoir aujourd’hui. C’est ce qui m’effraie le plus</em> », argue-t-il. Et plus loin de dire que les vrais professionnels sont contraints de se taire pour laisser la place à des opportunistes de tout bord.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue avec les groupes armés terroristes :  Les vraies raisons de l&amp;apos;obstination du Président du PARENA à vouloir la tenue d&amp;apos;un tel dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dialogue-avec-les-groupes-armes-terroristes-les-vraies-raisons-de-lobstination-du-president-du-parena-a-vouloir-la-tenue-dun-tel-dialogue-3060518.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour recoudre le tissu social sérieusement touché suite à la crise sécuritaire, les autorités ont décidé de tenir un dialogue direct inter-malien sans ingérence de l'extérieur. C'est dans ce cadre que le comité de pilotage de ce dialogue a rencontré les couches socio-professionnelles y compris la classe politique. Au cours de la rencontre avec celle-ci,  Tiébilé Dramé président du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) a réitéré une fois de plus sa proposition de tenir un dialogue direct avec les leaders des groupes armés terroristes (rebelles indépendantistes et groupes djihadistes). Pourquoi une telle position ? Que veut-il réellement ?</strong>

Dans ses propos, Tiébilé Dramé demande à ce que les leaders rebelles indépendantistes et la coalition de groupes jihado-terroristes soient associés à ce dialogue. Il va plus loin en les citant nommément : Iyad AG Ghali, Alghabass AG Intallah, Ahmada AG Abibi, Bilal AG Achérif, Imam (selon les termes de Tiébilé) Amadou Kouffa, etc.

Pour l'ancien député de Nioro du Sahel, les conditions pour recoudre le tissu social surtout au Nord du pays passe nécessairement par l'implication de ces personnalités qui ont endeuillé le peuple malien pendant plus de dix ans. Le chef du parti du bélier blanc aurait-t-il oublié les exactions de haute portée commises par ces leaders ? La dernière de ces exactions ayant marqué les esprits et même les plus petits est l'attaque macabre du bateau " Tombouctou" perpétrée le 07 septembre 2023. Cette attaque revendiquée par les groupes indépendantistes coalisés avec les terroristes a occasionné une centaine de morts et d'innombrables blessés causant ainsi la désolation et l'émoi partout au Mali.

Chose choquante, aucun acteur de l'ancienne classe politique  nationale, ni de la communauté internationale n'a daigné produire un communiqué pour condamner cette barbarie. Le bélier en chef n'était-il pas au courant de ce désastre ?

En demandant à impliquer dans le dialogue inter-malien  les responsables de cette attaque, l'ancien négociateur éphémère dans le conflit avec les indépendantistes du Nord du Mali voudrait-il que l'on oublie les exactions macabres subies par les populations ? Non que non ! Quelle insulte pour le peuple malien ! Il faut savoir que l'époux de la fille du premier Président de la 3ème République ne s'accroche pas sur une position pour le plaisir ou pour des nobles idéaux, mais pour des intérêts personnels et égoïstes.

<strong>Tieblé Dramé voudrait-il pour lui et lui seul un remake de 2012 ?</strong>

Il est connu de bien d'observateurs politiques avertis de notre pays que les hommes politiques, de la trempe du mari de l'ancienne ministre de la Culture du premier gouvernement de N'Bah N'Dao, ne prennent jamais des positions au hasard. Derrière chaque prise de position, il y a un non-dit qui ne sera connu de tous qu'après la réalisation.

L'analyse du contenu de la déclaration commune de partis politiques et associations relative à la fin de la transition récemment publiée peut parfaitement illustrer cette remarque des observateurs politiques. Dans cette déclaration, ils parlent de mettre en place une nouvelle "<em>architecture institutionnelle</em>". Cette expression semble être simple, mais en réalité elle signifie qu'il faut mettre en place un gouvernement d'union nationale. Qui dit "<em>Gouvernement d'union nationale</em>" dit partage de portefeuilles ministériels entre les acteurs politiques. Tieblé Dramé fait partie des signataires de cette déclaration. Sûrement que cela n'est pas suffisant pour lui. C'est pourquoi l'ancien leader estudiantin  s'essaye d'ouvrir une autre voie pour lui afin de de se trouver un poste juteux.

En insistant sur la participation des criminels de guerre au dialogue direct inter-malien, le "<em>petit Monsieur</em>" selon feu IBK veut être le médiateur voir le négociateur national entre les autorités et ces criminels. Il voudrait rééditer le rôle qu'il a joué pendant la transition politique de 2012. En cette période, il a pu convaincre le Président de la transition, le Pr Dioncounda Traoré, de le nommer négociateur entre l'Etat et les groupes armés indépendantistes afin que l'élection présidentielle puisse se tenir dans la paix et la sécurité surtout dans les zones du Nord occupées par ceux-ci. C'est ainsi qu'il s'est ensuite rendu en Mauritanie et puis en Algérie pour rencontrer ces "apatrides". Il a clos sa négociation par la signature à Ouagadougou d'un accord d'une durée de soixante jours.

Auréolé de la réussite de cette mission, il avait pensé qu'à l'issue du scrutin, le nouveau Président de la République, le laisserait continuer ce travail soit en qualité de Ministre des Affaires étrangères, soit de Haut représentant du Chef de l'Etat ou de négociateur en chef. Mal lui en pris, car feu IBK, le tout nouveau locataire de Koulouba, jettera son dévolu sur Abdoulaye Diop qui sera nommé Ministre des affaires étrangères et, Modibo Keita comme Haut représentant du Chef de l'État.

Déçu, il entrera en opposition farouche contre feu IBK. Il ne ratait aucune occasion pour fustiger la gouvernance sécuritaire du gouvernement. Il était devenu un grand "compteur" de nombre d'attaques terroristes, de morts et de blessés dans les rangs des forces armées loyalistes. Son "<em>animosité politique</em>" envers feu IBK a conduit ce dernier à le traiter, un jour lors d'une sortie publique, de "Petit Monsieur".

Finalement, ce dernier le nomma comme Ministre des Affaires étrangères à l'occasion d'un accord politique de gouvernance issu du dialogue national inclusif. Il accepta ce poste en trahissant ses camarades du regroupement politique, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) qui avait refusé la main tendue de feu IBK.

Pour légitimer sa trahison et intégrer le gouvernement, il créa avec quelques leaders de partis politiques, le FSD-SAP (Front pour la Sauvegarde la Démocratie - Signataires de l'Accord Politique de gouvernance). Il siégea ainsi dans le gouvernement jusqu'aux dernières heures de la fin du régime de feu IBK. Depuis, l'ancien membre du CNID (Comité d'initiatives Démocratiques) Association se trouve en "chômage". D’où son obstination à tenir un dialogue direct avec les leaders des groupes armés terroristes. Coûte que coûte. Et quoiqu’il en coûte.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maison du Mali à Abidjan : Plus de 581 millions FCFA grugés dont 350 millions environ assimilables à des détournements directs</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/maison-du-mali-a-abidjan-plus-de-581-millions-fcfa-gruges-dont-350-millions-environ-assimilables-a-des-detournements-directs-3060514.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-reversement de recettes dans les comptes bancaires de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan (SCI-MMA) pour un montant total de 41 millions FCFA et virement du loyer d’un espace publicitaire sur un compte bancaire n’appartenant pas à la Maison du Mali à Abidjan pour un montant de 27 millions FCFA. Auxquels s’ajoutent, l’encaissement des recettes issues de la location d’un espace publicitaire sur le compte personnel de l’Administrateur Gestionnaire de la Maison du Mali pour un montant total de 43 millions FCFA et la non-justification des dépenses pour un montant total de 32 545 400 FCFA…</strong>

<strong>Autant de pratiques qui selon le Bureau du Vérificateur Général (BVG) ont précipité </strong><strong>la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan </strong><strong>dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de </strong><strong>581 </strong><strong>millions (</strong><strong>581 246 994 F) </strong><strong>de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices</strong><strong> 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 novembre)</strong><strong>.</strong>

De l’Administrateur Gestionnaire sortant de la Maison du Mali à Abidjan, en la personne de Monsieur Lassina Diourté en passant par l’Administrateur Gestionnaire rentrant, le Sieur Drissa Coulibaly, tous deux sont impliqués dans la gestion scandaleuse des fonds de l’immeuble Maison du Mali à Abidjan. Les irrégularités financières engendrées par ces responsables et leurs bandes au niveau de cette entité étatique, pendant les exercices 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 novembre) dépassent l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux à Abidjan. Ou presque.

Décidemment, la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à des personnalités, aussi controversées que l’ancien patron des lieux, Lassina Diourté et l’actuel responsable, Drissa Coulibaly. Presque 5 ans durant, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Et les gaps financiers sont comptabilisés en plusieurs centaines de millions : 581 millions de nos francs (581 246 994 FCFA).

La Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan, en abrégé SCI-MMA, n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son Administrateur Gestionnaire sortant, Lassina Diourté et l’actuel responsable des lieux, Drissa Coulibaly, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la délinquance financière au sein de cette société d’Etat n’a atteint un tel degré.

<strong>La gestion de la Maison du Mali entre parenthèses </strong>

C’est dans le cadre des relations de coopération et d’amitié entre les Républiques du Mali et de la Côte d’Ivoire que notre pays a acquis en 1963 un terrain à usage commercial au quartier Plateau à Abidjan et construit l’immeuble de la Maison du Mali de 1976 à 1978.  L’immeuble est géré par la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan qui est dirigée par un Administrateur Gestionnaire.

L’immeuble Maison du Mali comprend aujourd’hui deux (2) parties : l’Ambassade et le Consulat du Mali qui occupent l’extrême sud sur deux (2) étages ;  le reste de l’immeuble, comprenant deux (2) sous-sols, un (1) rez-de-chaussée et sept (7) étages, est géré par la SCI Maison du Mali.

L’immeuble est composé en tout de 162 bureaux dont 160 occupés, 48 magasins et 61 places de parking tous occupés ainsi qu’un espace publicitaire comprenant 12 panneaux dont 10 occupés. Et la Maison du Mali a fait l’objet de travaux de réhabilitation qui ont été achevés en 2010 pour un montant total de 1 422 887 995 FCFA. La réception définitive a eu lieu en 2012 et l’immeuble a été mis en pleine exploitation.

La SCI Maison du Mali à Abidjan est gérée par un Administrateur Gestionnaire nommé par Arrêté interministériel des Ministres chargés des biens de l’Etat et des Affaires étrangères. Il bénéficie des avantages d’un Secrétaire Agent Comptable d’une Ambassade. La SCI Maison du Mali emploie 20 personnes dont cinq (5) cadres : un fonctionnaire de l’Etat du Mali qui occupe la fonction d’Administrateur Gestionnaire, un comptable chargé du recouvrement, un comptable chargé des dépenses, un chargé des contrats et un chargé des contentieux.

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de logements de l’Etat malien sur le territoire Ivoirien, la gestion de l’immeuble Maison du Mali à Abidjan n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement et des maliens de la diaspora, a viré au cauchemar. Un flop magistral

L’audit sur la gestion de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan par le Bureau du Vérificateur Général avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Cependant, le contrôle a porté sur les opérations de recouvrement des recettes notamment les loyers des bureaux, des magasins, des parkings et des espaces publicitaires ainsi que l’exécution des dépenses.

<strong>Non reversement des recettes de la Maison du Mali</strong>

Le sport favori de l’Administrateur Gestionnaire de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan est le non reversement des recettes. Et les textes sont clairs sur ce plan.

L’article 16 des Statuts de la SCI Maison du Mali relatif aux pouvoirs des administrateurs stipule : « <em>[…] ; Il règle et arrête tous comptes avec tous créanciers ou débiteurs, touche les sommes dues à la Société et paie celles qu’elle peut devoir ; Il fait ouvrir à la Société tous comptes de dépôt de fonds, il crée tous chèques et virements pour le fonctionnement de ces comptes ; […]. </em>» Et l’article 112 de l’Acte uniforme du 15 décembre 2010 relatif au droit commercial général de disposer : « <em>En contrepartie de la jouissance des lieux loués, le preneur doit payer le loyer aux termes convenus entre les mains du bailleur ou de son représentant dûment mandaté. Le paiement du loyer peut être fait par correspondance ou par voie électronique.</em> »

Afin de s’assurer du recouvrement intégral des loyers et de leur reversement sur les comptes bancaires de la Société Civile Immobilière de la  Maison du Mali à Abidjan, l’équipe de vérification s’est entretenue avec l’Administrateur Gestionnaire et le Chargé de recouvrement. Elle a également effectué un rapprochement entre les recettes collectées et celles reversées dans les comptes bancaires de la SCI Maison du Mali. Du coup, il ressort que l’Administrateur Gestionnaire n’a pas reversé des recettes de la SCI Maison du Mali. En effet, il n’a pas reversé dans les comptes bancaires de la société les recettes issues de la location des magasins et des parkings. Le montant total des recettes non reversées s’élève à 41 408 000 FCFA.

Pendant ce temps, l’actuel Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali, Drissa Coulibaly a minoré des montants de loyers. L’article 6 du contrat de bail commercial signé le 1er mars 2020 entre la SCI Maison du Mali et la société Abidjan gardiennage stipule : « <em>Le présent bail est consenti et accepté moyennant le loyer de cent soixante mille francs CFA (160 000 FCFA) par mois, charges non comprises, payable d’avance, le premier jour de chaque mois en bonnes espèces de monnaies ayant cours légal […] Taxes et charges : Il sera en outre payé par le preneur le cas échéant, au titre de charges, en même temps que le loyer, la quote-part de taxes locatives et frais de gardiennage, entretien, électricité eau des parties communes. Elles sont payables d’avance et s’élèvent : 15%.</em> » Quant à l’article 23 du contrat de bail signé le 1er mars 2018 entre la SCI Maison du Mali et le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne de la Côte d’Ivoire (CSDM-CI) stipule : « <em>Le présent bail est consenti et accepté moyennant le loyer de cent cinquante mille CFA (150 000) FCFA/mois. Charges non comprises, payables d’avance, le premier jour de chaque mois en bonnes espèces de monnaies […] Taxes et Charges : Il sera en outre payé par le preneur le cas échéant, au titre de charges, en même temps que le loyer, la quote-part de taxes locatives et frais de gardiennage, entretien, électricité eau des parties communes. Elles sont payables d’avance. 12%</em> ».

Afin de s’assurer du respect de ces stipulations, l’équipe de vérification a fait un rapprochement entre le montant du loyer fixé dans les contrats de bail et les loyers facturés par l’Administrateur Gestionnaire et payés par les locataires durant la période sous revue. Elle a constaté que l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali a minoré des montants de loyers. En effet, il a facturé des montants inférieurs à ceux prévus par les contrats de bail de deux (2) locataires.

Pour la société Abidjan gardiennage, il a facturé un montant de 128 350 FCFA par mois au lieu de 184 000 FCFA prévus par le contrat de bail. En ce qui concerne le CSDM-CI, il a facturé le montant de 60 000 FCFA au lieu de 168 000 FCFA contractuel. Le montant total des minorations de loyers au cours de la période sous revue s’élève à 8 820 600 FCFA.

Aussi, l’Administrateur Gestionnaire, M. Drissa Coulibaly,  a ordonné le virement du loyer d’un espace publicitaire sur un compte bancaire n’appartenant pas à la SCI Maison du Mali. L’article 5 du contrat de location d’espace publicitaire du 26 mai 2023, conclu entre la SCI Maison du Mali et la Banque de l’Union Côte d’Ivoire (BDU-CI), stipule : « <em>Le montant annuel pour la location de ce panneau s’élève à la somme de VINGT-SEPT MILLIONS DE FRANCS CFA (FCFA 27 000 000) toutes taxes comprises. </em>» Et l’article 7 du même contrat de poursuivre : « <em>Le montant de la location est payable d’avance en totalité. Les parties conviennent que la facture sera réglée dans les 07 jours qui suivront sa réception par le preneur.</em> »

Pour s’assurer de l’effectivité de ces stipulations, l’équipe de vérification s’est entretenue avec les responsables de l’entité. Elle a, par Mémo n°4 du 15 janvier 2024, demandé à la BDU-CI (Banque de l’union de Côte d’Ivoire) les pièces justificatives du paiement des loyers de l’espace publicitaire. Elle a constaté que l’Administrateur Gestionnaire, Drissa Coulibaly, a ordonné le paiement du loyer d’un espace publicitaire sur un compte bancaire n’appartenant pas à la SCI Maison du Mali à Abidjan. En effet, sur instruction de l’Administrateur Gestionnaire Drissa Coulibaly, en règlement de la Facture n°202301 du 30 mai 2023 émise pour la location d’un espace publicitaire, la BDU-CI a procédé au virement d’un montant de 27 millions FCFA, le 1er juin 2023, sur le compte bancaire « <em>SCI Maison du Mali-Solidarité</em> ». Ce compte n’appartient pas à la SCI Maison du Mali à Abidjan. Il est dédié au fonds de solidarité des employés de la SCI-MMA et n’apparait dans aucun des registres de caisse ou de banque de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan. Le montant reçu a été entièrement décaissé le même jour. Le montant de l’irrégularité s’élève à 27 millions FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali, M. Drissa Coulibaly a encaissé les recettes issues de la location d’un espace publicitaire sur son compte personnel.  De l’examen des dispositions de l'accord et des documents y afférents, l’équipe de vérification a constaté que M. Drissa Coulibaly, l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali a encaissé les recettes issues de la location d’un espace publicitaire sur son compte personnel. En effet, sur les Factures n°05-12/04/2020 du 6 avril 2020 de 18 400 000 FCFA et n°157/17/2020 sans date de 25 000 008 FCFA adressées à la BMS de Côte d’Ivoire pour la location d’un panneau publicitaire sur le toit de la Maison du Mali, l’Administrateur Gestionnaire a donné les références de son compte personnel domicilié à ORABANK Côte d’Ivoire au lieu d’un des comptes bancaires de la SCI Maison du Mali. Ainsi, en règlement desdites factures, la BMS-CI a respectivement payé la somme de 25 000 008 FCFA par virement SWIFT du 18 décembre 2020 sur le compte indiqué sur la facture et la somme de 18 400 000 FCFA par chèque BMS-CI n°0364955 du 8 avril 2020 libellé au nom de la SCI Maison du Mali. Ce chèque a également été encaissé sur le compte de l’Administrateur Gestionnaire, le sieur Drissa Coulibaly, logé à ORABANK. Le montant total des recettes de la SCI Maison du Mali à Abidjan encaissées par l’Administrateur Gestionnaire, Drissa Coulibaly, sur son compte personnel et non reversées à la société est plus de 43 millions de nos francs (43 400 008 FCFA).

Et comble de la délinquance financière à l’immeuble Maison du Mali à Abidjan, l’équipe de vérification a décelé que l’Administrateur Gestionnaire, M. Drissa Coulibaly, a confié la gestion de l’espace publicitaire de la Maison du Mali à une entreprise dont il est le gérant. En effet, en sa qualité d’Administrateur Gestionnaire, le Sieur Drissa Coulibaly a conclu le 1er janvier 2022 un contrat de gestion de l’espace publicitaire de la Maison du Mali pour une période de 10 ans avec la société TATA COMMUNICATION. Cette société loue et encaisse ainsi les loyers d’une dizaine de panneaux publicitaires sur le toit de la Maison du Mali et doit payer annuellement la somme de 30 millions FCFA à la SCI Maison du Mali. Sur ce contrat, une personne du nom de Monsieur Oumarou MAGASSOUBA est présentée comme le gérant de la société TATA COMMUNICATION. Or, la Facture n°06/02/2022 du 14 février 2022 de TATA COMMUNICATION, d’un montant hors taxe de 30 millions FCFA soumise à la BGFIBANK (Banque Gabonaise et Française International) de Côte d’Ivoire pour la location d’un panneau publicitaire de 81 m2 situé sur le toit de la Maison du Mali, a été signée par l’Administrateur Gestionnaire de la Maison du Mali, en la personne de Drissa Coulibaly, en qualité de Gérant de la société TATA COMMUNICATION. De plus, la Facture n°3624-10-22/SCI LE MALI du 26 octobre 2022 du même montant a été signée par l’épouse de l’Administrateur Gestionnaire et le cachet apposé sur la facture porte la mention « <em>TATA COMMUNICATION LE PDG</em> » avec le numéro de Gestion de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan. En ce qui concerne le panneau publicitaire loué à SOCIAM, le numéro de boite postale « BP 2746 » figurant sur les Factures n°0001-11-23/Tata Communication et n°0002-12-23/Tata Communication de 20 millions FCFA chacune, toutes établies le 12 janvier 2023, appartient à l’administration de la SCI Maison du Mali à Abidjan. L’adresse figurant sur lesdites factures « <em>Immeuble du Mali, 1er étage, porte 110 </em>» correspond à un bureau occupé par l’administration de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali. De plus, le deuxième numéro de téléphone figurant sur le pied de page de la facture appartient à un employé de la SCI Maison du Mali que l’Administrateur Gestionnaire, Drissa Coulibaly, a recruté en 2019. En outre, l’Administrateur Gestionnaire est le signataire unique du compte bancaire de la société TATA COMMUNICATION domicilié à la BMS-CI. Le montant total des recettes irrégulièrement encaissées par l’Administrateur Gestionnaire s’élève à 100 306 000 FCFA dont 58 800 000 FCFA de la BGFI Bank et 41 506 000 FCFA de la SOCIAM.

A en croit des indiscrétions au niveau de la Maison du Mali à Abidjan, tous ces montants encaissés, irrégulièrement, par l’Administrateur Gestionnaire Drissa Coulibaly sur des comptes personnels sont assimilables à des détournements directs de fonds. Seule la Justice nous en dira de plus. Du moins à l’heure actuelle.

<strong>Non recouvrement des créances de la Maison du Mali et des paiements indus</strong>

L’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali, Drissa Coulibaly, n’a pas recouvré la totalité des créances sur les locations de bureaux et de l’espace publicitaire.

L’article 4 du contrat de gestion d’espace publicitaire conclu le 1er janvier 2022 entre la SCI-Maison du Mali et la société TATA COMMUNICATION stipule : « <em>Au titre des rétributions, les parties conviennent que la SCI MAISON DU MALI percevra un montant global de 30 000 000 FCFA (TRENTE MILLIONS de FRANCS CFA) par an. Le premier (1er) paiement s’effectuera le 01 janvier 2023.</em> »

Afin de s’assurer de l’application des textes, l’équipe de vérification a demandé les soldes clients de la SCI Maison du Mali. Elle a également demandé, par Mémo n°01 du 9 janvier 2024, les preuves de paiement du loyer de l’espace publicitaire.

Du coup, elle a constaté que l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali, Drissa Coulibaly, n’a pas recouvré des créances sur les loyers de quarante-cinq (45) bureaux et d'un (1) espace publicitaire de la SCI Maison du Mali. En effet, au cours de la période sous revue, l’Administrateur Gestionnaire n’a produit aucun document prouvant qu’il a posé des actes pour le recouvrement des arriérés. Le montant total des loyers non recouvrés s’élève à 51 082 395 FCFA dont 26 082 395 FCFA pour les loyers de bureaux et 25 millions FCFA pour les panneaux publicitaires.

Pire, l’actuel Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali s’est payé un salaire indu. Pourtant, l’article 2 de l’Arrêté interministériel n°2022-3032/MUHDATP-MAECISG du 14 juillet 2022 portant nomination d'un Administrateur Gestionnaire de la Maison du Mali à Abidjan stipule que « <em>l'intéressé est assimilé à un Secrétaire Agent Comptable d'une Ambassade et bénéficie, à ce titre, des avantages prévus par la réglementation en vigueur.</em> » Mieux, un autre arrêté ministériel (article 2 de l’Arrêté interministériel n°2018-2481/MEF-MAECI-SG) en date du 13 juillet 2018 portant nomination d'un Administrateur Gestionnaire de la Maison du Mali à Abidjan, a accordé les mêmes privilèges à l’Administrateur sortant, Lassana Diourté. Aussi, l’article 3 de l’Arrêté interministériel n°2014-2403/MDEAFP-MAEIACISG du 03 septembre 2014 portant nomination d’un Administrateur Gestionnaire de la Maison du Mali à Abidjan avait accordé des avantages prévus par la réglementation en vigueur à un autre administrateur Gestionnaire dont la gestion a précédé les deux premiers.

Cependant,  l’équipe de vérification a fait un rapprochement des avantages perçus par les trois Administrateurs Gestionnaires de la SCI Maison du Mali à Abidjan et ceux prévus par leurs arrêtés de nomination. Elle a constaté que les trois patrons de la SCI Maison du Mali à Abidjan se sont payés des salaires indus. En plus de leurs salaires de fonctionnaire, et des avantages de Secrétaire Agent Comptable, ils se sont payés des salaires sur les ressources de la SCI Maison du Mali. Le montant total des salaires indus perçus par les trois (3) Administrateurs Gestionnaires de la SCI Maison du Mali, au cours de la période sous revue, s’élève à 128 331 687 FCFA.

Par ailleurs, l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali s’est accordé des avantages indus. Pour s’assurer du respect de ces dispositions réglementaires, l’équipe de vérification a examiné les avantages payés à l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali. De plus, elle a procédé à des entrevues avec l’Administrateur Gestionnaire et les comptables. Il ressort que l’homme (Drissa Coulibaly) s’est octroyé des avantages indus. En effet, il s’est accordé des gratifications en 2023 à l’occasion des fêtes de Tabaski, de Ramadan, de Maouloud, du 1er mai et s’est payé un 13ème mois de salaire pour un montant total de 14 423 000 FCFA.

Egalement, il a procédé à des achats de produits alimentaires tels que le sucre, le riz, l’huile, le beurre, les biscuits, les bonbons, les yaourts pour son domicile à hauteur de 22 418 971 FCFA. Il a aussi payé les abonnements télé à Canal+ pour un montant de 2 044 000 FCFA. Enfin, il a payé les frais de gardiennage de son domicile pour un montant total de 11 045 000 FCFA. Le montant total des avantages indus que l’Administrateur Gestionnaire, Drissa Coulibaly s’est accordés sur les fonds de la SCI Maison du Mali à Abidjan, durant la période sous revue, s’élève à 49 930 971 FCFA.

S’y ajoutent des paiements indus qu’il a effectué. Pour s’assurer de l’exécution correcte du contrat, l’équipe de vérification a fait un rapprochement entre le nombre de gardiens prévu dans le contrat et celui mentionné sur les factures de la société de gardiennage. Elle a constaté que l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali a fait des paiements indus de frais de gardiennage. En effet, le nombre d’agents facturés pour le gardiennage de la SCI Maison du Mali à Abidjan et du domicile de l’Administrateur Gestionnaire est supérieur au nombre prévu par les stipulations du contrat de gardiennage. Ainsi, durant la période sous revue, 18 gardiens ont été payés alors que 16 sont prévus dans le contrat. L’équipe de vérification n’a reçu aucune preuve de prestation des deux (2) gardiens supplémentaires. Le montant total indu payé par l’Administrateur Gestionnaire s’élève à 8 222 500 FCFA.

Plus grave, l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali a accordé des avantages indus au personnel. Après une analyse des contrats de travail du personnel de la SCI Maison du Mali, l’équipe de vérification a constaté que l’Administrateur Gestionnaire de la SCI Maison du Mali a accordé des avantages indus au personnel. En effet, pendant la période sous revue, il a accordé des gratifications au personnel de la Maison du Mali à l’occasion des fêtes de Tabaski, de Ramadan, de Maouloud et du 1er Mai alors que ces avantages ne sont pas prévus par les clauses contractuelles. Ces avantages ne sont pas non plus prévus par la convention Collective Interprofessionnelle de Côte d’Ivoire. Le montant total des avantages indus accordés par l’Administrateur Gestionnaire au personnel s’élève à 10 741 898 FCFA.

<strong>Non justification des ressources </strong>

L’Administrateur Gestionnaire Drissa Coulibaly, n’a pas justifié l’utilisation des ressources de la Maison du Mali versées sur un compte bancaire ouvert à son nom. Pour en avoir le cœur net, l’équipe de vérification a demandé les numéros, les relevés de comptes bancaires de la SCI Maison du Mali, et la liste des signataires des différents comptes bancaires pour examen. Elle a procédé à des entrevues avec les comptables et a adressé le Mémo n°01 du 9 janvier 2024 à l’Administrateur Gestionnaire. Au finish, l’équipe de vérification a constaté que l’Administrateur Gestionnaire, Drissa Coulibaly, n’a pas justifié l’utilisation des ressources de la SCI Maison du Mali versées sur un compte bancaire ouvert en son nom. En effet, de janvier à juillet 2022, il a procédé au versement de recettes de la SCI Maison du Mali sur son compte bancaire personnel domicilié à la Banque Atlantique Côte d’Ivoire (BACI). Au cours de cette période, l’Administrateur Gestionnaire a effectué 54 opérations de retrait sur ledit compte bancaire sans aucune pièce justificative alors que toutes les sommes encaissées étaient des recettes de la SCI. Le montant total des retraits non justifiés s’élève à 8 913 400 FCFA. Un autre détournement opéré sur les fonds de la Maison du Mali par l’Administrateur Gestionnaire, selon des sources que nous avons contactés.

Pendant ce temps, notre Administrateur Gestionnaire M. Drissa Coulibaly a effectué des dépenses scolaires indues. L’équipe de vérification a constaté qu’il a payé sur les fonds de la SCI Maison du Mali des fournitures scolaires pour un montant total de 1 249 835 FCFA, des frais de cantine scolaire pour un montant total de 2 700 000 FCFA, des frais de scolarité universitaires pour un montant total de 3 287 500 FCFA et les frais de scolarité d’un montant de 285 000 FCFA d’un enfant dont il n’est ni le père biologique ni le père adoptif. Le montant total des dépenses indues payées s’élève à 7 522 335 FCFA.

En plus, l’homme n’a pas pu justifier l’acquisition de parcelles sur les ressources de la Maison du Mali. Afin de s’assurer du respect des clauses, l’équipe de vérification a examiné les pièces justificatives des dépenses et les relevés bancaires. C’est ainsi, qu’elle a constaté que l’Administrateur Gestionnaire Drissa Coulibaly, a acheté sur les ressources de la Maison du Mali, une parcelle à Bassam à 20 487 100 FCFA et une autre à Yamoussoukro à 7 750 000 FCFA. Toutefois, les reçus d’acquisition sont en son nom et les titres de propriété desdites parcelles ne sont pas disponibles à la Maison du Mali. De même, il a contribué à hauteur de 6 500 000 FCFA sur les ressources de la SCI Maison du Mali, à l’acquisition d’une parcelle à Songon au profit de la SCI Maison du Mali et du personnel au nombre de 19 agents qui ont contribué sur le fonds de solidarité de la SCI Maison du Mali, sans pouvoir mettre à la disposition de l’équipe de vérification le titre de propriété de ladite parcelle. Le montant total des dépenses d’acquisition de parcelles non justifiées par l’Administrateur Gestionnaire Drissa Coulibaly, s’élève à 34 737 100 FCFA.

Non plus, il n’a pas pu justifier des indemnités de mission payées sur les ressources de la société. En effet, il n’a pas pu prouver aux enquêteurs, les ordres de mission de 11 missions effectuées au cours de la période sous revue. De plus, aucune carte d’embarquement n’a été fournie par l’Administrateur Gestionnaire de la SCI de la Maison du Mali pour ses différentes missions effectuées au Mali au cours de la période sous revue. Le montant total des indemnités de mission non justifiées par M. Coulibaly Drissa, au cours de la période sous revue s’élève à 23 061 500 FCFA.

Par la suite, il a payé des billets d’avion sans ordre de mission et carte d’embarquement. Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a examiné les pièces justificatives des dépenses de mission de la SCI Maison du Mali au cours de la période sous revue. Elle s’est également entretenue avec l’Assistante d’administration de la SCI Maison du Mali. Enfin, elle a demandé, par Mémo n°01 du 9 janvier 2024, la liste du personnel de la SCI de la Maison du Mali de la période sous revue. Elle a constaté que l’Administrateur Gestionnaire Drissa Coulibaly, a payé sur les fonds de la Maison du Mali à Abidjan, des billets d’avion sans ordre de mission et carte d’embarquement. En effet, il a payé 12 billets d’avion pour lui-même, des membres de sa famille, des personnes non membres du personnel de la SCI de la Maison du Mali et des bénéficiaires non identifiés. Les dépenses ainsi faites n’ont pas été justifiées par des ordres de mission et des cartes d’embarquement. Le montant total de cette irrégularité s’élève à 5 223 200 FCFA.

Ensuite viennent, des dépenses effectuées sur les fonds de la Maison du Mali à Abidjan mais jamais justifiées par l’Administrateur Gestionnaire de la société, M. Drissa Coulibaly. En effet, il a fourni des états de paiement de diverses dépenses de fonctionnement non supportées par des pièces justificatives pour un montant total de 8 802 400 FCFA. En outre, il a payé 1 million FCFA d’honoraires pour la revue des comptes et la mise à jour de la situation financière de la SCI Maison du Mali pour la période du 1er janvier 2019 au 30 juin 2022 alors que la SCI Maison du Mali n’a pas produit de comptes. Il a également payé des factures de prestation à des agents de la Maison du Mali sans preuve de réalisation desdites prestations ainsi que des dépenses sans facture pour un montant total de 22 743 000 FCFA. Le montant total des dépenses non justifiées s’élève à 32 545 400 FCFA.

<strong>Un scandale fumant</strong>

La gestion de la Société Civile Immobilière de la Maison du Mali à Abidjan (SCI-MMA) est comparable à celle d’une épicerie. D’où une saignée financière de plus de 581millions de FCFA (581 246 994 F)   pendant les exercices 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 novembre). Sur ce montant, environ 350 millions de nos francs sont assimilables à des détournements directs de fonds publics. Et les dénonciations faites à la Justice par le Vérificateur général donnent des déductions sur les différentes opérations de recettes réalisées par l’Administrateur Gestionnaire de la société, M. Drissa Coulibaly.

Décidément, la Maison du Mali à Abidjan a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la société a subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les « <em>princes</em> » de la Maison du Mali à Abidjan.

Selon ce système, les responsables de la société veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages en miniature et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plusieurs centaines de millions de francs CFA dans la caisse de la Maison du Mali à Abidjan, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, aux irrégularités financières d’un montant de 581 millions de francs CFA (581 246 994 F).

Depuis, les responsables de la Maison du Mali à Abidjan ne dorment plus que d’un œil. Dossier à suivre !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Economie et Finances :  La dette du Mali a atteint en 2023 environ 7 milliards d&amp;apos;euros contre 9,16 milliards en 2022</title>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 13:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La dette est un sujet crucial pour tout pays, et le Mali ne fait pas exception. La dette d’un État est essentiellement l’argent emprunté par le gouvernement pour financer divers projets et couvrir les dépenses publiques. Cela peut inclure des investissements dans l’économie, l’éducation, la santé, l’infrastructure, et bien plus encore. En 2023, le Mali cumulait une dette d'environ 7 milliards d'euros</strong>.

Le Mali obtient principalement des financements de la part d’institutions internationales comme le FMI et la Banque Mondiale, ainsi que par l’émission de titres sur les marchés nationaux. La dette du Mali se compose de deux composantes principales : la dette externe et la dette interne. La dette externe est composée de la dette bilatérale et de la dette multilatérale. La dette bilatérale, c'est de l’argent emprunté à des pays spécifiques.  Ces pays prêtent de l’argent au Mali dans le cadre d’accords bilatéraux. Quant à la dette multilatérale, elle provient d’organisations internationales telles que le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD). Ces organisations financières soutiennent le Mali en lui accordant des prêts pour stimuler le développement économique. Pour ce qui est de la dette interne du Mali, elle comprend principalement des obligations gouvernementales et des bons du Trésor émis sur les marchés locaux. Les citoyens et les institutions financières nationales détiennent ces titres, constituant ainsi une part importante de la dette totale.

<strong>La dette affecte l'économie</strong>

La dette n’est pas seulement une question économique, mais aussi une question de développement humain. Les ressources, qui sont utilisées pour rembourser la dette, pourraient être investies dans des programmes sociaux, des infrastructures, et l’amélioration de la vie de la population malienne. Autrement dit, ces ressources financières pourraient être consacrées à des programmes de développement, à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des services publics. C'est pourquoi la gestion prudente de la dette est essentielle pour atteindre ces objectifs. Donc, la dette du Mali est un sujet crucial qui affecte l’économie, le développement et la réduction de la pauvreté dans le pays. En 2023, il était impératif que le gouvernement malien continue de gérer sa dette de manière responsable tout en travaillant à stimuler la croissance économique. En effet, l'économie malienne, qui a connu une croissance de 4,5 % en 2023, devrait maintenir ce cap, avec un indice de 4,8 % attendu cette année selon le FMI (Fonds monétaire international). Cette légère progression s'appuie sur la vitalité de secteurs clés tels que l'agriculture vivrière, les télécommunications, mais surtout sur les mines. La politique économique du Mali et sa gestion de la dette sont étroitement liées. Les décisions politiques concernant les dépenses publiques, les investissements et la gestion des finances nationales ont un impact direct sur la dette. Le gouvernement doit travailler en étroite collaboration avec les institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque Mondiale pour élaborer des politiques. Par rapport, à l’inflation et les taux d’intérêt, ils jouent un rôle crucial dans la gestion de la dette. Une inflation élevée peut éroder la valeur réelle de la dette, tandis que des taux d’intérêt élevés augmentent les charges de la dette. Le Mali doit surveiller de près ces facteurs pour maintenir la stabilité financière.

<strong>Diversifier l'économie pour faire face à la dette</strong>

L’économie malienne est une composante cruciale de la discussion sur la dette, car elle influence directement la capacité du pays à rembourser ses emprunts et à financer son développement . Elle est principalement agricole, avec l’agriculture occupant une place prépondérante dans la vie des Maliens. Les cultures telles que le coton, le mil, le maïs et le riz sont essentielles pour la sécurité alimentaire du pays et pour ses exportations. Cependant, la dépendance à l’égard de l’agriculture expose le pays aux fluctuations des prix des matières premières et aux risques liés au changement climatique. Sa diversification va réduire la dépendance à l’égard de la dette pour financer les déficits budgétaires. Ainsi, une discipline budgétaire et une planification prudente sont essentielles pour garantir que le Mali peut allouer suffisamment de ressources au service de la dette tout en finançant les services publics essentiels. C'est pourquoi un équilibre délicat doit être maintenu pour promouvoir la croissance économique tout en répondant aux besoins du pays en développement.

En somme, le Mali est confronté à un équilibre délicat entre le besoin de financer le développement économique et social du pays et la nécessité de maintenir des niveaux de dette gérables.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Problématique de la gestion du foncier :  L&amp;apos;État à la recherche de solutions pérennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/problematique-de-la-gestion-du-foncier-letat-a-la-recherche-de-solutions-perennes-3058808.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 12:58:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La problématique foncière est devenue très cruciale</strong> <strong>de nos jours. Qui d'entre nous n'a pas été au moins une fois confronté à un problème foncier ? Les tribunaux sont débordés par des dossiers relatifs aux conflits fonciers. Face à cette situation à l'allure de bombe à retardement, l'État est incapable de trouver des solutions pérennes. Toutefois, il a pris, récemment, des mesures. Des mesures qui pourraient-elles susciter de l'espoir ?</strong>

Depuis une trentaine d'années, la question foncière a pris des proportions inimaginables au Mali. Aucune ville ou campagne n'est épargnée. Les nantis comme les pauvres aspirent tous à obtenir un lopin de terre pour des fins de logements ou de réalisation de champs. En ville, une parcelle de terrain est vendue simultanément à trois voire quatre personnes, ou encore des pauvres citoyens se voient déposséder de leurs habitations acquises depuis des décennies. En campagne, ce sont des villages entiers qui sont achetés par des nantis, etc. Ainsi, avec la croissance de la population et le développement des villes, nous constatons de plus en plus des besoins d’accès au foncier et nous faisons face depuis des années à des problèmes fonciers : les litiges, doublons, titres illégaux. En 2018, les services du médiateur de la République ont reçu 454 plaintes, contre 290 en 2017. Donc, la réforme du secteur s'avère plus que nécessaire. Une réforme qui a débuté par la digitalisation des parcelles.

<strong>A quoi sert cette digitalisation ?</strong>

Un million de parcelles a été numérisé dans le district de Bamako, dans le cadre de la réforme domaniale et foncière du Mali, a déclaré le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière du Mali, le colonel-major Checkiné Mamadou Dieffaga. C'était le jeudi, 21 mars 2024, lors d’une rencontre du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) sur le thème : « <em>La digitalisation du foncier au Mali ». </em>

Selon le colonel-major Dieffaga, cette rencontre avait pour objectif<em> « de montrer à l’équipe du CNPM, la nouvelle digitalisation du foncier au Mali qui est très avancée au niveau du District de Bamako. »</em>

Pour lui, l’objectif de la réforme domaniale et foncière est de refonder les rapports sociaux, mettre la terre au service du développement et appuyer la bonne gouvernance de l’État. Et de préciser que la digitalisation permet de savoir l’existence d’une parcelle, son Numéro d’identification national unique cadastral (NINACAD), son propriétaire et ses documents mais, aussi, de créer un référentiel.

Pour le président du CNPM, Mossadeck Bally, la digitalisation du foncier est aujourd’hui indispensable pour améliorer la transparence, l’efficacité et la sécurité dans la gestion du foncier. Elle permettra, selon Bally «<em>d’enregistrer les transactions foncières et de demander des titres de propriété en ligne, ce qui simplifie les processus administratifs et réduit les risques de corruption et de fraude.</em> » La digitalisation du foncier permettra aussi de représenter de manière précise les limites des parcelles et les caractéristiques géographiques des terres, d’assurer les investisseurs et les propriétaires terriens contre les risques de conflits mais également de contribuer à protéger les droits fonciers des populations locales. Sur le plan privé, les investisseurs font face à ce problème d’accès au foncier qui est non seulement cher mais qui n’est pas sécurisé. « <em>Cela réduit les décisions d’investissement d’un grand nombre d’investisseurs</em> », a déploré le président du CNPM. Et de souligner que ce problème des litiges foncier est très fréquent en milieu urbain entre les investisseurs (immobiliers, industriels et particuliers), tout comme en milieu rural entre les exploitants agricoles. Le foncier n’étant pas fiscalisé, un des avantages de cette digitalisation, est qu’elle sera un moyen pour l’État de créer de la richesse sur le foncier bâti et non bâti.

Toujours dans la même dynamique de la bonne gestion du foncier, l'ordre des Géomètres experts en collaboration avec l'Agence de cessions immobilières (ACI) tiendra une rencontre sur le thème : « <em>la sécurisation des droits fonciers est essentielle pour stimuler l’investissement et la croissance économique </em>». Cet évènement sera organisé à partir de la semaine du 18 au 20 avril 2024. L'information a été donnée, lors du conseil des ministres du 20 mars 2024, par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population.

A noter que l’Ordre des Géomètres-Experts a pour mission de veiller à la stricte observation par ses membres de leurs devoirs professionnels et du code de déontologie et d’assister les pouvoirs publics et les populations en cas de nécessité. La semaine vise à promouvoir les dispositifs de sécurisation foncière respectant la diversité des droits et des sources de légitimité au service d’un développement équitable.

La tenue de cette semaine permettra, entre autres, de sensibiliser les acteurs de la gouvernance foncière et les usagers pour une bonne gestion foncière ; d’adopter une approche intégrée pour stimuler l’investissement et la croissance économique ; de contribuer au renforcement des capacités des Géomètres-Experts.

La Semaine enregistrera la participation des acteurs publics et privés du secteur du foncier du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Bénin, du Niger, du Sénégal, du Togo et du Royaume du Maroc en qualité de pays invité d’honneur.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Africa Corps :  Le nouveau groupe paramilitaire piloté par la Russie au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/africa-corps-le-nouveau-groupe-paramilitaire-pilote-par-la-russie-au-sahel-3057923.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 11:28:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis la mort d'Evgueni Prigojine, le fondateur de Wagner, une nouvelle structure paramilitaire pilotée par la Russie a vu le jour pour mener des actions dans plusieurs pays du Sahel.</strong>

Qu'en est-il aujourd'hui de la présence de la Russie en Afrique ? <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/groupe-wagner/quel-avenir-pour-le-groupe-wagner-apres-la-mort-d-evgueni-prigojine_6025121.html">Depuis la mort d'Evgueni Prigojine</a>, le fondateur de Wagner, décédé dans un mystérieux accident d'avion en août 2023, une nouvelle structure paramilitaire se fait une place dans plusieurs pays du Sahel. Son nom : Africa Corps. Un nom qui rappelle <a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/bataille-de-bir-hakeim-il-y-a-80-ans-le-bataillon-du-pacifique-se-battait-en-libye-1288108.html">l'unité du Reich</a> "Afrikakorps", dirigée par le général Rommel pendant la Seconde guerre mondiale.

D'Africa Corps? On connaît la chaîne Telegram où des photos de soldats russes débarquant au Burkina Faso ont été publiées fin janvier. <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/rebellion-de-wagner-on-vous-raconte-la-nuit-ou-le-groupe-paramilitaire-d-evgueni-prigojine-a-lance-les-hostilites-contre-l-armee-russe_5908496.html">À la différence de Wagner</a>, cette nouvelle organisation est directement placée sous la coupe du ministère russe de la Défense. «<em> Evgueni Prigojine, de par les réseaux qu'il a tissés, notamment en Afrique, avait acquis une certaine marge d'autonomie. C'est ce que le Kremlin veut à tout prix éliminer comme scénario </em>»<em>, </em>analyse le journaliste et spécialiste de l'Afrique, Vincent Hugeux.

<strong>Une base militaire au Burkina Faso</strong>

C'est d'ailleurs le vice-ministre russe de la Défense Evkourov qui supervise le nouveau bras armé du Kremlin. Si ses effectifs ne sont pas connus dans le détail, Africa Corps mène des campagnes de recrutement via des spots publicitaires pour attirer de nouvelles recrues. Pour le reste, «<em> il y a à la fois des </em><a href="https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/guerre-en-ukraine-en-russie-des-criminels-enroles-qui-reviennent-du-front-gracies-terrorisent-la-population_6156291.html"><em>anciens de Wagner</em></a><em> qui avaient déjà une position hiérarchique, mais qui ont en quelque sorte fait acte d'allégeance, </em>explique Vincent Hugeux. <em>Et d'autres éléments qui viennent directement de l'armée...</em> »

L'installation récente d'une base militaire sous le label Africa Corps, à seulement 20 kilomètres de Ouagadougou, atteste de la volonté de Moscou de faire du Burkina Faso - <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/burkina-faso/burkina-faso-les-soldats-francais-ont-quitte-le-territoire-burkinabe_5673701.html">que les militaires français ont quitté il y a un an</a> - la pièce maîtresse de son dispositif africain.

<strong>Depuis 20 ans les sociétés militaires se succèdent en Afrique</strong>

Des Etats pratiquent la guerre par procuration : ils sous-traitent l’action militaire à des sociétés privées, en prenant soin de ne pas être exposés politiquement. En Afrique, depuis 20 ans, des dizaines de sociétés militaires se sont succédées. Les Russes de Wagner, les Turcs du groupe SADAT, les Sud-Africains d’Executive Outcomes (parmi les tout premiers). Des rapports de l’ONU s’intéressent également à l’activité en République démocratique du Congo de la société Agemira, enregistrée en Bulgarie, mais fondée en France.

Un statut bien pratique pour échapper aux règles sur le mercenariat. Ce qui permet de brouiller les pistes et d’échapper aux lois internationales sur les règles d’engagement, le respect des droits de l’Homme ou du droit humanitaire. De plus en plus d’Etat fragilisés se tournent vers ces sociétés militaires pour assurer leur sécurité et se rendent compte, par la suite, qu’ils n’ont aucun moyen d’empêcher les pillages et les exactions.

<strong>Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition : Le Président Assimi engage le dialogue avec la Diaspora pour le développement de l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/transition-le-president-assimi-engage-le-dialogue-avec-la-diaspora-pour-le-developpement-de-lafrique-3057920.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 15 mars 2024, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition et Chef de l’État, a ouvert un canal de dialogue avec la diaspora africaine en recevant en audience à Koulouba une délégation de personnalités influentes participant à la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest. Cette rencontre historique a été une opportunité significative d'aborder des thématiques cruciales pour le développement et l'avenir de l'Afrique.</strong>

La délégation, dirigée par Son Excellence Abdoulaye DIOP, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été honorée par la présence du Dr Frannie LEAUTIER, porte-parole de la délégation et éminente personnalité tanzanienne.

Lors d'une séance avec la presse, le Dr LEAUTIER a partagé les principaux points de discussion qui ont mis l'accent sur l'impératif d'adopter des actions concrètes et de transformer les mentalités pour une organisation efficace autour des enjeux majeurs tels que la consolidation des liens entre la diaspora et les Afro-descendants pour le développement de l'Afrique. Ils ont également mis en avant l'importance cruciale des investissements dans des secteurs clés tels que la nutrition, l'agriculture, les infrastructures intégratives, la santé, l'éducation et la culture. Il a été souligné lors de cette rencontre que l'engagement financier de la diaspora africaine, dépassant aujourd'hui les 100 milliards de dollars sur le continent, surpasse désormais l'aide internationale, mettant en lumière son rôle central dans l'économie africaine. De plus, ce moment a été marqué par une réflexion sur le potentiel africain, inspirée par les discussions stimulantes autour de l'ouvrage de Paul Kammogne Fokam, "Et si l’Afrique se réveillait ?".

Le Président GOÏTA a exprimé sa gratitude envers les participants pour leur engagement dévoué, tout en soulignant l'importance cruciale de la sécurité pour le développement du continent. Il a également mis en avant le rôle significatif de la diaspora malienne dans l'élaboration des politiques actuelles du pays. Cette audience a été à la fois un moment de reconnaissance du travail accompli et un appel à poursuivre l'engagement pour le bien-être de l'Afrique.

La rencontre à Koulouba, qui a réuni des ministres et des représentants de divers pays africains, a illustré la volonté collective de surmonter les défis auxquels le continent est confronté. Les échanges ont été profonds, reflétant une conversation authentique sur l'avenir de l'Afrique, sous l'égide d'un Mali engagé dans la voie de la Transition, démontrant une fois de plus son influence dans la sous-région. Cet événement précurseur précède le 9e Congrès Panafricain de Lomé, prévu pour le 29 octobre prochain, et met en lumière l'engagement des autorités maliennes de la Transition à favoriser une Afrique unie, prospère et pacifique. Il appelle tous les Maliens et Africains à se rallier autour de ces efforts constructifs pour écrire ensemble le prochain chapitre du développement du continent.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Montée en puissance des coupures d&amp;apos;électricité :  N&amp;apos;y a&#45;t&#45;il pas d&amp;apos;autres causes que le problème de carburant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/montee-en-puissance-des-coupures-delectricite-ny-a-t-il-pas-dautres-causes-que-le-probleme-de-carburant-3057918.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:19:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 07 mars 2024, la Société Énergie du Mali (EDM-SA), au cours d'une conférence de presse, a indiqué que pendant le mois de Ramadan, il y aura une diminution significative de la durée des coupures de l’électricité</strong>.

Cette information livrée par son Directeur général, Abdoulaye Djibril Diallo, s'est faite à quelques jours du début du mois de jeûne musulman et en pleine période du mois de carême chrétien. Il a, aussi, affirmé qu'il sera communiqué un plan détaillé de délestage pour permettre aux usagers de mieux s’organiser. Dix jours après le début du mois de ramadan, il est regrettable de constater que la situation de délestage ne s'est pas du tout améliorée.

Lors de cette conférence de presse, M. Diallo a annoncé une batterie de mesures portant sur la disponibilité du combustible pour la production du courant électrique durant le Ramadan. « <em>En perspective, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la réalisation de projets structurants qui permettront d’augmenter la proportion des énergies renouvelables dans le mix énergétique</em> », a-t-il souligné.

Selon le premier responsable de la société EDM-SA M, depuis janvier 2024, l’État a mobilisé 42 millions de litres de carburant, dont 28 millions seront disponibles pour la couverture du mois de Ramadan. Il a, en outre, affirmé que des dispositions sont également  prises pour la disponibilité du parc de production, des postes et lignes de transport.

<strong>309 milliards FCFA de carburant pour couvrir l'année 2024</strong>

« <em>Pour réduire les temps de coupures sur incident, des équipes de veille et de dépannage seront mobilisées</em> », a-t-il renchéri. Selon Abdoulaye Djibril Diallo, la couverture optimale de la pointe 2024 dépendra essentiellement de l’approvisionnement en combustible. Il s’agit de mettre à la disposition des centrales thermiques 21 citernes de fuel et 18 citernes de gasoil tous les jours.

Pour assurer la demande en énergie sur toute l’année sans interruption, il faudrait, selon M. Diallo, pratiquement 500 millions de litres de combustible, ce qui correspond à 11.000 citernes de 45.000 litres, pour un coût total de 309 milliards de FCFA alors que le chiffre d’affaires d’EDM-SA prévu cette année est de l’ordre de 275 milliards de FCFA. Par ailleurs, il faut noter que le même jour, après la conférence de presse, s'est tenue une cérémonie de signature d'un protocole d'accord entre le gouvernement et l'Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF).

Le ministre de l’Economie et des Finances M. Alousseni SANOU, le ministre  de l'Énergie et de l'Eau Mme Bintou CAMARA, le Directeur Général de la société Énergie du Mali «EDM-SA » Abdoulaye Djibril DIALLO, la Présidente de l'Association Professionnelle des Banques et Établissements financiers du Mali (APBEF-Mali) Mme SIDIBE Aissata KONE et les membres du pool Bancaire « OPÉRATION-EDM-SA » ont procédé à la signature du protocole d'accord de gestion de la dette bancaire de l'EDM-SA. La cérémonie a eu lieu au ministère de l’Economie et des Finances en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, du ministre des Transports, du ministre des Mines ainsi que l’ensemble des Directeurs généraux des banques et des établissements financiers du Mali.

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, ce protocole d’accord de restructuration de la dette bancaire de EDM-SA, qui se chiffre à 261 milliards de FCFA, consiste à atteler la période de remboursement de ladite dette sur une période de 10 ans à un taux voisin du taux du guichet marginal de la BCEAO, avec un différé de paiement d'une période d’un  an. Ce qui permettra à la société EDM-SA d’améliorer sa trésorerie, de faire face aux difficultés qu’elle connaît, notamment la fourniture des centrales en hydrocarbures en vue d’alléger la souffrance des populations. Ce protocole permettra également aux banques de contribuer plus efficacement au développement du secteur privé et d’assainir leur portefeuille.

Quant à la Présidente de l'Association Professionnelle des Banques et Établissements financiers du Mali (APBEF-Mali), Mme SIDIBE Aissata KONE, elle a remercié le ministre de l’Economie et des Finances pour son soutien constant au système bancaire malien et elle lui a affirmé la ferme disponibilité des banques du Mali pour soutenir les efforts du gouvernement.

Pour la banque chef de file qu'est la BMS-SA, elle joue un rôle de catalyseur pour la mise en œuvre du présent protocole, mais aussi de suivi des engagements pris par les différentes parties prenantes. Elle informera régulièrement, les ayants droits, de l'évolution ainsi que des difficultés éventuelles ressorties dans l'exécution de l'accord dans l'objectif d'assurer la bonne fin de l'opération selon le Directeur Général de la BMS-SA, M. Lanfia KOITA.

<strong>Le carburant ne serait pas la seule cause du délestage </strong>

Avec toutes ces bonnes nouvelles, l'on constate que les populations souffrent et souffrent encore. Elles pensent que la Société EDM-SA n'a fait que transposer le problème de délestage. A ce jour, l'on constate que la fourniture d'électricité est de 06 heures de temps. Ce qui fait qu'à titre d'illustration, le prix des sachets d'eau fraîche et de glace. Le sachet d'eau fraîche cédé avant le mois de jeûne à 25 F CFA est vendu à  50 voire 75 F CFA. Quant à celui de la glace cédé à 50 F CFA, il est actuellement monté en flèche car vendu à 200, 300, 400 voire 500 F CFA. Où est alors l'impact  positif de la prétendue diminution des coupures annoncée par la société EDM-SA ?

Par conséquent, l'on peut sans aucun risque de se tromper que le problème n'est pas uniquement la disponibilité du carburant. Il se susurre que la société EDM-SA ne disposent de matériels de production (Groupes électrogènes) modernes capables de prendre en charge les demandes des populations. Il y aurait aussi comme cause, la diminution drastique de la quantité de Mégawatt fournie par le voisin ivoirien.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avenir politique de Choguel : Le lièvre de Tabango dans un tourbillon de dernière saison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/avenir-politique-de-choguel-le-lievre-de-tabango-dans-un-tourbillon-de-derniere-saison-3057908.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:11:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Jugé rusé et intelligent par certains ; revanchard et manipulateur par d’autres, l’actuel Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, natif de Tabango (cercle d’Ansongo), est depuis quelques semaines, dans un tourbillon politique qui l’affaiblit davantage auprès de ses employeurs en kaki et du peuple. </strong>

Déposé par son propre camp, le M5RFP, et isolé par la classe politique dans sa très grande majorité, il est au bord de l’essoufflement surtout après son second « <em>repos médical forcé</em> ». Va-t-il se relever du creux de cette vague de dernière saison ?

En tout cas, au regard de cette situation, l’ancien président du comité stratégique du M5RFP doit savoir quitter à temps la table pour son propre honneur et sa propre dignité, des valeurs dont son parti, le MPR et lui-même ont toujours revendiquées.

Nommé le 07 juin 2021, à la faveur de la rectification de la trajectoire de la transition opérée, le 24 mai 2021, par les jeunes officiers patriotes, le Président à vie de l'agonissant MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) s'est cru obtenir un nouveau sang pour sa carrière politique. Ambitieux à l'extrême, il s'est vêtu d'un manteau impérial vis-à-vis tant de ses camarades du M5RFP, de la classe politique dont il est issu, que de ses employeurs en uniforme. Pensant être le leader incontesté et indéboulonnable de ce qu'il appelle lui-même les forces du changement, il s'est peu à peu créé les conditions de son isolement qu'il cherche à circonscrire pour perdurer à la primature.

<strong>Se croyant plus rusé, il a lui-même créé les conditions de son isolement et de son affaiblissement</strong>

Pressé de déposséder le pouvoir aux jeunes officiers qu'ils jugent inexpérimentés, l'ancien porte-parole d'un des gouvernements de feu IBK n'hésite pas à concevoir une loi électorale exclusivement à son avantage en vue de la faire adopter par le CNT. C'est lors de l'examen de cette loi que les membres du CNT ont apporté plus de 90 amendements, mettant ainsi fin à l'ambition du lièvre de Tabango de se positionner comme le seul maître à bord du Mali.

Dans la mouture qu'il a présentée au CNT, pour la constitution du collège de l'organe unique de gestion des élections, le Premier ministre désignait à lui seul 3 membres sur les 09, le Président de la transition 01, le Président du CNT 01, 04 autres institutions 01 chacune. Quelle audace !

A l'issue de l'examen, il s'est retrouvé avec un quota d'une place. Dès lors, il a créé une inimitié sauvage à l'endroit de Colonel Malick Diaw, Président du CNT.

Ayant compris son jeu, les officiers libérateurs ont attendu son retour du premier "repos médical forcé" pour nommer un des leurs, Colonel Abdoulaye Maïga qui assurait son intérim, Ministre d'Etat, une façon de le pousser vers la porte de sortie de la primature. Rien n'y fait. Comme si ce premier revers ne l'a pas réveillé de son profond rêve d'arracher le pouvoir, tout le pouvoir des mains des jeunes officiers patriotes.

Au lieu de mettre en œuvre la mission qui lui a été assignée par le Président de la transition à savoir « <em>Travailler à fédérer davantage les intelligences et les énergies pour plus d’inclusivité dans le processus de refondation du Mali</em> », il a commencé à s'attaquer virulemment à la classe politique issue du mouvement démocratique du 26 mars 1991, ensuite la communauté internationale et enfin à ses camarades de lutte politique du M5RFP.

Qui ne se rappelle pas de ses diatribes vexatoires, voire ses réquisitoires sans concessions contre le mouvement démocratique en lui faisant passer pour responsable de tous les maux auxquels le pays est confronté, alors même qu’il partage le bilan des 30 ans de gestion du pays.

Par ses diatribes et ses attaques en règle, il a contribué à cliver davantage les Maliens. Certains, qui pensent comme lui, sont qualifiés de patriotes et d’autres, qui ne partagent pas sa vision des choses, sont taxés d’apatrides ou d’opportunistes. Que dire de la campagne de haine contre la France et la communauté internationale ainsi que des organisations sous régionales, régionales et même internationales comme la CEDEAO, l’UA et l’ONU. Alors même qu’il encensait ces organisations avant d’être premier ministre, Choguel K. Maïga a fait un virage à 180 degré pour tout simplement gagner la confiance de son bienfaiteur, le Colonel Assimi Goïta afin de demeurer aussi longtemps  que possible à son poste.

Auréolé de cette campagne anti-communauté internationale, l'enfant de Tabango s'est tourné vers sa propre famille politique qui est le M5RFP dont il tire sa légitimité. Refusant de céder le poste de président du Comité stratégique, alors  même que son agenda primatorial ne lui permettait pas de s’occuper à la fois des affaires de l’Etat et de gérer comme il faut le Mouvement que certains leaders souhaitaient en faire un mouvement de veille, le PM a provoqué la première saignée du M5RFP  avec le départ de certains ténors comme  l’ancien PM Modibo Sidibé et les anciens ministres Konimba Sidibé, Mme Sy Kadiataou Sow, Mohamed Ali Bathily et Cheick Oumar Sissoko, pour ne citer que ces quelques ténors.

Pensant avoir la mainmise sur un mouvement hétéroclite comme le M5 RFP, le PM a voulu  mettre à la tête du M5RFP des hommes corvéables et malléables à souhait. Erreur d’appréciation ou ambitions démesurées, ce sont ces hommes qu’il pensait maîtriser,  qui lui ont destitué. A tort ou à raison il a accusé ouvertement des militaires à la base de sa destitution. Ainsi, à travers l'un de ses porte- voix,  Colonels Malick Diaw et Abdoulaye Maïga sont nommément cités publiquement. Comme le dit un proverbe Bambara " <em>Ce que tu apprends du petit balafon vient du grand balafon" !</em>

<strong>Esseulé, il tente de renouer avec la classe politique pour prouver à ses employeurs qu'il pèse encore sur la scène politique !</strong>

« <em>On ne vous a pas méprisés ou négligés</em> », tels sont des propos tenus, le 07 mars 2024 par celui qui avait passé 03 ans à " <em>smacher</em>" la classe politique. Pendant près de 2 heures d'horloge, face à des leaders politiques dont les plus en vue y étaient absents, le lièvre de Tabango affirme que c'est une nouvelle page qui s'ouvre, raison pour laquelle Il appelle à faire l’union sacrée autour du chef de l’Etat. « <em>S’il y avait des incompréhensions avant et que vous aviez le sentiment qu’on ne vous écoutait pas, on ne pouvait pas écouter. La maison brûlait et on ne pouvait pas passer le temps à demander qui a mis le feu. Nous avons décidé de passer à l’assaut pour éteindre le feu </em>», avait souligné l'ancien porte -parole de feu le président IBK.

La rencontre entre le Premier ministre, Dr Choguel K. Maïga, et la classe politique n’a pas mobilisé les ténors de la classe politique. Plusieurs partis politiques comme le RPM, l’URD et l’Adema-PASJ pour ne citer que ceux-ci, qui ne sont pas les moindres sur l’échiquier politique national,  ont jugé nécessaire de ne pas répondre à l’invitation du Chef du gouvernement, boudant ainsi sa rencontre. Ce qui isole un peu plus encore  le Chef du gouvernement.

C’est un cinglant revers et camouflet pour le Premier ministre, qui entendait se remettre en selle en s’affichant aux côtés des formations politiques après son divorce consommé avec ses camarades du M5RFP, jugent plusieurs observateurs de la scène politique. Donc, ce fut une rencontre inutile. Des acteurs de la vie politique avaient estimé que  la rencontre avec Choguel K Maïga n’est plus nécessaire jugeant même inutile. “<em>Le premier ministre a dit que tout va bien dans le pays et qu’il peut à la limite se passer de la classe politique</em>”, a indiqué un de ces acteurs sous le couvert de l’anonymat. Plus sérieusement, “<em>c’est le président de la Transition que nous voulons  rencontrer afin d’échanger de vive voix avec lui sur les principales préoccupations de la vie de la Nation et non le Chef du gouvernement</em>”, soulignaient plusieurs  d’entre eux. En somme, ils ont estimé que le Premier ministre n’est qu’un faire-valoir. Pour eux,  Choguel K. Maïga n’a aucun pouvoir de décision. “C’est une perte de temps d’échanger avec lui”, soulignait l’un deux.

En snobant la rencontre, la classe politique a rendu au président du MPR la pièce de sa monnaie. Lui, qui depuis sa nomination à la tête du gouvernement,  n’avait affiché “<em>que du mépris et du dédain envers la classe  politique en  l’accusant de tous les péchés d’Israël</em>”, selon plusieurs observateurs de la scène politique. A titre de rappel, la demande d’audience déposée depuis août 2021 par le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie à la primature est restée jusqu’ici une lettre morte.

Au regard de ce tourbillon, l'enfant de Tabango doit se rendre compte que son " soleil " est en train de sombrer. Donc, avant qu'il ne soit chassé qu'il démissionne pour aller se reposer. Nul n'est indispensable.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil National du Patronat Malien :  Le réveil inattendu du dossier du contentieux électoral</title>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:11:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dossier du contentieux électoral, relatif à la mise en place du bureau du Conseil national du patronat (CNPM) qu'on croyait clos, n'en est pas. Deux ans après avoir été porté à la tête de l'organisation patronale au détriment des deux protagonistes écartés par l'Administration provisoire,  Mossadeck Bally et ses collègues devraient faire face encore à la justice pour être fixés sur leur sort.</strong>

La Cour d'Appel de Bamako, selon plusieurs sources, vient de juger recevable la plainte de ceux qui ont toujours contesté la légalité du bureau exécutif dirigé par Mossadek Bally.

Auparavant, en première instance, c'est à dire au niveau du tribunal de grande instance de la Commune IV du district de Bamako, les plaignants avaient été déboutés  au motif que leur plainte est irrecevable. Avec cette nouvelle, Mossadeck Bally risque gros.

<strong>Comment Bally s'est-il retrouvé à la tête de l'organisation patronale?</strong>

A la fin de son mandat à la tête du CNPM, Mamadou Sinsy Coulibaly appelé communément Madou Coulou, s'est porté candidat pour un second mandat. Son challenger était Diadié Amadou Sankaré. A l'issue des opérations de vote, chaque candidat s'est proclamé vainqueur. L'un  porta plainte contre l'autre. C'est ainsi que débuta un long feuilleton judiciaire jusqu'au niveau de la Cour suprême.

Les décisions judicaires de la Cour Suprême et du Tribunal de grande instance de la commune IV consacrent l’annulation des deux Assemblées Générales électives et de l’ordonnance gracieuse. Elles précisent qu’il n’existe plus au CNPM ni bureau, ni Président et par conséquent il revient aux membres consacrés par les textes de prendre leur responsabilité pour sauver leur organisation qui se meurt. C'est ainsi que les groupements professionnels membres, appuyés par des missions de bons offices, ont tenu une Assemblée générale. Le principe d’une administration provisoire a été décidé, avec une représentation égalitaire. Cette solution n'a pu définitivement résolue le problème car chaque camp défendait ses intérêts avec hargne au sein de cette administration provisoire.

Malgré tout, cette Administration provisoire saisit l'occasion pour procéder à la relecture des textes demandée par les organisations professionnelles et groupements patronaux régionaux. Ce qui fut une bonne occasion pour l’équipe de l’Administration provisoire d'organiser de nouvelles élections sans les deux protagonistes du conflit,  Diadié et Madou Coulou. Ce sont ces élections qui ont porté Mossadeck Bally à la tête de l’organisation patronale.

L’Administration provisoire avait-elle le droit d’organiser des élections en excluant certains membres du CNPM ? Non contents de cette mise en place du bureau exécutif, certains membres du CNPM ont décidé de porter l'affaire en justice. En première instance, leur plainte a été jugée irrecevable, en appel, elle l'a été recevable. C'est dire que dans les prochains mois, l'on saura si Bally et son équipe resteront aux commandes de l'organisation ou la quitteront.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion cumulative du PRAPS et PADEL&#45;Mali Plus de 659 millions FCFA à justifier : le Coordinateur Dr Moussa Coulibaly et son prédécesseur épinglés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-cumulative-du-praps-et-padel-mali-plus-de-659-millions-fcfa-a-justifier-le-coordinateur-dr-moussa-coulibaly-et-son-predecesseur-epingles-3057909.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:06:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre la gabegie et la corruption est devenue une rengaine depuis l’arrivée du Malikura sous la transition rectifiée. Les autorités maliennes le proclament sur tous les toits. Elles ont mis en place des instruments juridiques pour combattre ce cancer qui gangrène le pays.</strong>

En effet, le contrôle réalisé au Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) par le Bureau du Vérificateur Général est sans appel :  non-retenue de la TVA sur les prestations de services réalisées par des prestataires nationaux non identifiés au Service des Impôts pour un montant de 202 894 385 FCFA ; utilisation des fausses pièces justificatives de dépenses pour un montant de 54 308 500 FCFA et la non mise en concurrence de fournisseurs. Autant de pratiques qui selon une enquête financière du vérificateur ont précipité le PRAPS dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 257 millions FCFA (257 202 885F) qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin). Au même moment, la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre) a estomaqué plus d’un : 402 millions FCFA (402 425 866F) d’irrégularités financières relevées par le vérificateur.

Le PRAPS et le PADEL-Mali sont deux projets mutualisés, financés par le Gouvernement du Mali et la Banque mondiale qui interviennent en synergie sur toute l’étendue du territoire malien dans le cadre du Programme Regional d’Appui à l’Amélioration des Systèmes d’Elevage au Mali (PRAASEM) Placé sous la Tutelle du Ministère de l’Elevage et de la Pêche.

De l’ancien coordinateur du PRAPS et PADEL-MALI, feu Modibo Issa Traoré (décédé le 18 décembre 2020) au Coordinateur rentrant, Dr Moussa Coulibaly, nommé le 8 septembre 2021, tous deux sont liées à la gestion des fonds pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (premiers semestre). Et les irrégularités financières engendrées au niveau des deux projets dépassent l’entendement. D’où leur paralysie à tous les niveaux. Ou presque.

En clair, le PRAPS et le PADEL-M ont été sacrifiés sur l’autel d’intérêts égoïstes. Pendant  4 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières sont comptabilisées en plusieurs centaines de millions : 257 millions de francs CFA pour le PRAPS et 402 millions pour le PADEL-Mali, soit un total de 659 millions de nos francs (659 628 751F) pour les deux projets pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (premier semestre).

Les projets PRAPS et PADEL-Mali n’ont pas seulement perdu de leur superbe. Ils ont été vidés de leurs âmes, vendus au diable. Et jusqu’aujourd’hui, les responsables, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ces projets n’a atteint un tel degré.

Jugés, pourtant, stratégique dans la politique agro-pastoral de l’Etat malien, le PRAPS et le PADEL-Mali n’ont pas échappé à l’appétit vorace de leurs responsables pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin). Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

<strong>Le</strong> <strong>PRAPS à vau-l’eau  </strong>

La vérification financière de la gestion du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) a permis à l’équipe de vérification de constater un manque de rigueur de la part des acteurs impliqués à cet effet. Les constatations relevées par l’équipe de vérification portent sur des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Concernant les irrégularités financières, il s’agit notamment du non reversement des produits issus des ventes de Dossiers d’Appel d’Offres, la non mise en concurrence de fournisseurs, la non-retenue de la TVA sur des prestations réalisées par des contractants non identifiés au service des impôts, l'utilisation de fausses pièces pour justifier des dépenses. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 257 202 885 FCFA

Pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin), l’ancien Coordinateur National ; son successeur, Dr Moussa Coulibaly et le RAF (Responsable administratif et financier) n’ont pas procédé au reversement des produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres au Trésor. Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a examiné les contrats de prestation et les pièces justificatives de paiements y afférentes de la période sous revues. Elle a également procédé au calcul de la TVA due. A l’issue de ces travaux, elle a constaté que le Coordinateur rentrant et sortant ainsi que le RAF ne procèdent pas à la retenue de la TVA sur des contrats de prestation conclus avec des prestataires n’ayant pas de NIF. Le montant de la TVA non retenue s’élève à 202 894 385 FCFA.

Pendant ce temps, le Responsable Administratif et Financier et des Assistants Comptables et Financiers ont utilisé des fausses pièces pour justifier des dépenses. A l’issue des enquêtes, la mission de vérification a constaté que, le Responsable Administratif et Financier a admis des fausses pièces fournies par des Assistants Comptables dans la justification des dépenses.

Il s’agit des fausses factures suivantes : - Pièce n°1 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 09/12/2022 pour un montant de 400 000 FCFA ; - Pièce n°2 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 03/10/2022 pour un montant de 500 000 FCFA ; - Pièce n°3 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 06/12/2022 pour un montant de 400 000 FCFA ; - Pièce n°4 : Facture sans numéro du Gouvernorat de Koulikoro datant du 08/12/2022 pour un montant de 100 000 FCFA ; - Pièce n°5 : Facture n°08 du restaurant SOUTOURA de Koutiala, datant du 16/02/2019, relative à la fourniture de pause-café et déjeuner pour le compte du PRAPS-Mali, pour un montant de 1 950 000 FCFA ; Pièce n°6 : Facture n° 0017/RRM-kkro de la Radio Meguetan de Koulikoro, datant 24/01/2019, relative à la diffusion d’information dans 240 radios rurales pour le compte du PRAPS pour un montant de 6 000 000 FCFA ; - Pièce n°7 : Facture n° 001 de SILCA CLES MINUTE du 28/02/2019, relative à la confection des panneaux métalliques d’affichage et montage, et de banderoles grand format et de balle de tissu du forum pour le décor et montage pour un montant de 3 428 500 FCFA ; - Pièce n°8 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 23/12/2022, relative à la fourniture d’Aliquotes, de Tube vaccunaitaire, d’Aiguilles de prélèvement, d’Embout, de Gants et Kit Elisa, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 16 000 000 FCFA ; - Pièce n°9 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 23/12/2022, relative à la fourniture d’Analyse d’Echantillons, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 14 910 000 FCFA ; - Pièce n°10 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 22/12/2022, relative à la fourniture d’Analyse d’Echantillons, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 4 140 000 FCFA ; - Pièce n°11 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 10/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 155 000 FCFA ; - Pièce n°12 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 12/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 95 000 FCFA ; - Pièce n°13 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 10/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 105 000 FCFA ; - Pièce n°14 : Facture sans numéro de l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires, datant du 10/11/2022, relative à la fourniture d’Albendazole, pour le compte du PRAPS, pour un montant de 6 125 000 FCFA. Les personnes dont les références figurent sur les sept (7) premières factures (Pièces n°1 à 7) ont toutes confirmé par écrit à l’équipe de vérification, que lesdites factures ne proviennent pas de leur entreprise et ignorent les signatures et cachets apposés sur lesdites factures.

Pour les sept (7) dernières factures, elles émanent d’une entreprise fictive dénommée « l’Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire – Distribution de Produits Vétérinaires ». En effet, le NIF mentionné (0854107534K) sur l’entête des sept (7) dernières factures (Pièces n°8 à 14) comporte 11 caractères alphanumériques au lieu de 10. La dénomination mentionnée sur lesdites factures (Espace Vétérinaire – Pharmacie Vétérinaire) correspond à une autre entreprise détenue par la société SIPROVET dont le NIF est le 087800072D. Le montant total de ces fausses factures utilisées pour justifier des dépenses s’élève à 54 308 500 FCFA.

Par ailleurs, le Responsable Administratif et Financier ne procède pas systématiquement à la mise en concurrence des fournisseurs dans les cas requis. En effet, l’examen des dossiers a révélé que pour plusieurs achats effectués, Il consulte les mêmes fournisseurs de manière récurrente parmi lesquels un seul est constamment retenu. Elle a également constaté que pour un marché, la date du bon de commande est antérieure à celle des factures proforma. Aussi, pour deux (2) autres marchés, il n'y a pas de factures proforma, ce qui atteste l'absence de mise en concurrence.

<strong>Pourboires au  PADEL-Mali </strong>

Le PADEL-M est une initiative majeure de développement de l’élevage au regard de sa couverture géographique, de l’importance de son financement, de la diversité de ses acteurs et de sa complémentarité avec d’autres projets et programmes de développement.

En effet, les irrégularités financières commises en son sein se chiffrent à plus de 402 millions de francs CFA. Ces irrégularités ont trait à la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard pour un montant de 54 165 881 FCFA ; à la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté pour un montant de 20 025 000 FCFA ; au paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés pour un montant de 65 260 667 FCFA ;  à la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux pour un montant de 7 122 977 FCFA ;  à la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues pour un montant de 168 599 498 FCFA ; - au paiement irrégulier d’un marché pour un montant de 21 750 000 FCFA ; au paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché pour un montant total de 3 558 520 FCFA ;  au non-paiement de la redevance régulation pour un montant de 1 684 425 FCFA ;  à l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire pour un montant de 4 725 000 FCFA ; au paiement d’un marché non-enregistré pour un montant de 833 898 FCFA ; et au paiement de missions irrégulières pour un montant de 54 700 000 FCFA. En bloc, la gestion des projets PRAPS et PADEL-M est comparable à celle d’une épicerie. D’où des irrégularités financières cumulées de 659 millions de nos francs (659 628 751 FCFA) pour les deux projets pendant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin).

Bref, les projets PRAPS et PADEL-M ont été sacrifiés sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, les caisses des deux projets ont subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les « princes » du PRAPS et du PADEL-M.

Selon ce système, les responsables de l’unité de coordination des projets veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné une saignée financière cumulée de 659 millions de francs CFA dans la caisse du PRAPS et du PADEL-M, pendant les périodes 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (30 juin), le Vérificateur a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier.  Depuis, les responsables du PRAPS et du PADEL-Mali ne dorment plus que d’un œil. Nous y reviendrons !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Niger :   Découverte d’une « cache d’armes » française à Niamey</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/niger-decouverte-dune-cache-darmes-francaise-a-niamey-3055269.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:37:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> Les autorités nigériennes ont annoncé la découverte d’une « cache d’armes » appartenant probablement à la France, après une perquisition menée par la gendarmerie et la police nigériennes dans deux maisons qui étaient auparavant occupées par des militaires français avant leur départ.</strong>

Un reportage diffusé à la télévision nationale du Niger affirme que « <em>les recherches menées par une équipe mixte de la gendarmerie, de la police scientifique et de la police judiciaire, les 19 et 20 février 2024 ont permis de faire une découverte glaçante </em>».

Le rapport précise que les inspections ont abouti à la découverte de lanceurs de missiles antichar, de fusils d’assaut, de drones, de grenades et de véhicules, outre des cartes géographiques, dont une carte de Niamey, « <em>sur laquelle figurent tous les lieux stratégiques de la ville</em> » qui ont été identifiés et marqués.

Depuis le coup d’Etat du 26 juillet dernier contre le Président Mohamed Bazoum, les relations entre le Niger et la France se sont progressivement dégradées.  Et après le refus de Paris de reconnaître la légitimité du nouveau régime, les autorités nigériennes ont annoncé l’annulation de tous les accords de défense avec la France, et exigé le départ des soldats français du pays.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Electricité :  Les Etats de l’AES s’engagent à connecter leur énergie d’ici à 2034</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/electricite-les-etats-de-laes-sengagent-a-connecter-leur-energie-dici-a-2034-3055262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:27:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’atelier de concertation des sociétés d’électricité des pays de l’Alliance des États du Sahel a pris fin le jeudi 22 février 2024 à Ouagadougou. L’Energie du Mali (EDM-SA), la NIGELEC du Niger et la SONABEL du Burkina ont mené la réflexion autour du thème « <em>Quelles stratégies pour sécuriser l’approvisionnement des pays de l’AES en énergie électrique ?</em> »</strong>

Après trois jours de travaux, les participants sont parvenus à la conclusion que pour sécuriser l’approvisionnement des pays de l’AES en énergie électrique, les sociétés nationales d’électricité doivent impérativement travailler à valoriser les ressources endogènes de production à mettre en œuvre avec les lignes HTB d’évacuation et d’interconnexion et définir des mécanismes appropriés d’un système de distribution et de commercialisation.

Pour ce faire, des axes stratégiques ont été définis. Il s’agit de la valorisation des ressources endogènes, du développement des échanges d’énergie électrique, de la promotion de la recherche et de l’innovation dans le domaine de l’énergie électrique, de la promotion de l’efficacité énergétique, de l’amélioration de la viabilité financière des sociétés nationales d’électricité et de l’amélioration de l’accès à l’électricité et des prestations à la clientèle.

Ainsi plusieurs projets ont été pensés au cours de cet atelier de trois jours, par les experts des trois sociétés pour le court, le moyen et le long terme. Il est prévu à court terme, entre autres, d’engager des études de réalisation de centrales à charbon au Niger au plus tard le 30 avril 2024, d’achever les travaux de construction de la ligne 330 kV Niamey-Ouagadougou au plus tard le 31 décembre 2025, de réaliser les travaux de construction de la ligne 330 kV Bobo-Dioulasso- Sikasso au plus tard le 31 décembre 2026.

À moyen terme, il est prévu de construire et de mettre en œuvre avant fin décembre 2028, la centrale à charbon de Salkadamna au Niger de 600 MW avec la participation des deux autres pays. Les sociétés nationales d’électricité ambitionnent également de réaliser à l’horizon 2034, une centrale nucléaire, ainsi que des centrales éoliennes au plus tard en 2034, ainsi que la ligne HTB Mopti-Ouahigouya-Kandadji-Niamey.

À long terme, soit sur une période de 20 ans, les sociétés nationales d’électricité des pays de l’AES prévoient la réalisation d’un pipeline reliant les trois pays Niger-Burkina-Mali.

Tous ces projets ne visent qu’un objectif, apporter de l’électricité aux populations où qu’elles se trouvent, comme le souligne le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo. « <em>Il faut qu’on travaille à faire en sorte que l’électricité aille partout, dans chaque recoin de nos pays ; faire en sorte que s’il y a une seule localité, une seule famille qui n’a pas d’électricité dans nos pays, que l’on ne se repose pas. Nous pouvons le faire, nous devons le faire et nous allons le faire. Mme Dembélé a égrené une liste de projets, on pourrait dire que ce sont des projets trop ambitieux. Mais je le répète, tout ce qui vient de l’imagination de l’homme est réalisable par l’homme </em>», a indiqué le directeur général de la SONABEL.

Le président du Conseil d’administration de la SONABEL, Souleymane Kéré qui a représenté le ministre de l’énergie, des mines et des carrières du Faso, a félicité les sociétés nationales d’électricité pour la tenue de cette rencontre, première du genre et pour les projets arrêtés. Pour lui, sécuriser l’approvisionnement en électricité des pays de l’AES est un impératif à la survie de leurs économies et au développement du secteur tertiaire. « <em>Face à un environnement socioéconomique en pleine mutation, nous n’avons d’autres choix que de développer une résilience énergétique, de mutualiser et de renforcer la coopération énergétique dans notre espace sahélien (...) Face aux difficultés endogènes, nous apporterons désormais des solutions endogènes</em> », a-t-il déclaré.

Il a assuré que les propositions issues de la rencontre seront remises aux différents chefs d’État et les orienteront sans nul doute dans la définition de leurs politiques énergétiques.]]> </content:encoded>
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<title>Levée des sanctions contre le Niger et main tendue à l’AES :  La CEDEAO pourra&#45;t&#45;elle sauver ce qui reste de ses meubles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/levee-des-sanctions-contre-le-niger-et-main-tendue-a-laes-la-cedeao-pourra-t-elle-sauver-ce-qui-reste-de-ses-meubles-3055250.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:00:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour un peu, on ne croirait pas entendre les mêmes ! Qui ? </strong><strong>Ceux-là mêmes qui avaient tiré sur la corde, fin juillet-début août 2023, pour que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prenne des sanctions économiques, commerciales et financières drastiques contre le Niger suite au putsch du général Abdourahamane Tiani qui a renversé le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum.</strong>

Le Samedi 24 février dernier, lors du double sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tenu à Abuja, on aurait cru, en effet, que les procureurs d’antan sont devenus subitement les avocats des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui ont annoncé leur retrait « sans délai » de l’organisation sous-régionale.

Que le Togolais Faure Gnassingbé, qui a toujours fait partie des modérés et, pris son bâton de pèlerin pour rapprocher les différentes positions, affirme que la CEDEAO « <em>doit changer de méthode</em> », cela se comprend très aisément.

Mais que le Sénégalais Macky Sall dénonce des « <em>ingérences extérieures </em>», ou que le Béninois Patrice Talon parle de « <em>CEDEAO des peuples</em> », voilà qui étonne.

« <em>La CEDEAO ne doit pas être perçue comme ennemie par le Burkina Faso, le Mali et le Niger</em> ». Que penser de cette exhortation de l’hôte du sommet, le Nigérian Bola Tinubu, celui-là même qui était prêt à lever une grande armée pour aller bouter la soldatesque hors du palais présidentiel nigérien?  Renversant, tout cela !

C’est que, quitte à se dédire, à avaler des couleuvres et boire le calice du reniement jusqu’à la lie, la communauté ouest-africaine était prête à tout pour ramener dans la famille ses désormais ex-membres qui l’accusent, entre autres, de s’être « <em>éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme</em> ».

<strong> La CEDEAO ou l’art de se faire hara-kiri</strong>

Et c’est donc sans surprise que les prestigieux convives du 101, Yakubu Gowon Crescent, du nom de l’un des pères fondateurs de la CEDEAO, ont décidé de lever « <em>avec effet immédiat</em> », la quasi-totalité des sanctions contre le pays d’Hamani Diori : finie la fermeture des frontières terrestres, fini le blocus énergétique, fini le blocage des transactions financières et bancaires, finie la suspension des vols commerciaux au départ et à l’arrivée du Niger.

Arrière toute, pour des raisons religieuses (le carême en cours et le Ramadan à venir) et surtout humanitaires.

Ainsi donc, en prenant ce train de mesures coercitives il y a de cela six mois, les vigies du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance ignoraient que cela affecterait durement des populations déjà en proie à une pauvreté massive.

On a beau exciper de tous les motifs, prétextes et autres échappatoires, ce double salto arrière de la CEDEAO sonne comme une victoire diplomatique et politique pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui obtiennent ainsi le beurre et l’argent du beurre, pour ne pas dire le retrait de la CEDEAO et les bénéfices du retrait dans la mesure où finis les rappels à l’ordre pour un quelconque calendrier des transitions en cours. On ne peut que saluer ce démantèlement des sanctions dans la mesure où ce sont les petites gens qui en souffrent toujours mais jamais les dirigeants qui ne connaissent pas toujours le prix du litre d’essence ou de l’huile et encore moins celui du kilo de riz ou du kilowatt/heure.

Car, panafricanisme pour panafricanisme, anti-impérialisme pour anti-impérialisme,<strong> </strong>c’est connu, « <em>la révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés</em> », comme le disait à juste propos Philippe Bouvard. En tout temps et en tout lieu, on gouverne toujours avec parents, amis et connaissances.

Si l’objectif, quand bien même louable, de Bola Tinubu et ses pairs est d’éviter l’implosion de l’espace communautaire, on se demande si au finish la CEDEAO ne vient pas de se faire hara-kiri.

In fine, il faut craindre que la lecture du communiqué final de ce double sommet extraordinaire ait résonné pas comme le chant du cygne. Autrement dit, lâcher du lest suffira-t-il à ramener au bercail des régimes qui ont clamé à la face du monde l’irréversibilité de leur décision souveraine et du moment où ils n’en sont plus membres, n’auront plus à se soucier des diktats de la CEDEAO sur le retour à une vie constitutionnelle normale, par exemple ?

Chacun d’eux pourra désormais faire tout ce que bon lui semble, et ne serait-ce que pour cela, on peut raisonnablement douter qu’ils retournent dans le carcan d’une institution  complice d’un Occident impérialiste.

Et si c’était là l’une des raisons inavouées de ce divorce à l’AESienne ?

Maintenant, question ! Puisque l’expérience a montré que les coups d’Etat ne sont pas interdits mais qu’il faut juste les réussir, que ferait la CEDEAO s’il y a des putschs dans d’autres parties de l’Afrique occidentale ?

Va-t-elle se contenter d’en prendre acte au risque d’encourager de potentiels putschistes à oser des embuscades de palais ou bien va-t-elle à nouveau sanctionner au risque d’agrandir  le cercle de ceux qui veulent se retirer ?

<strong>La seule façon pour la CEDEAO de pouvoir encore relever la tête, c’est d’opérer sa mue</strong>

A vrai dire, cet assouplissement de la CEDEAO vis-à-vis du Niger, n’est pas une surprise, au regard de l’inefficacité des mesures drastiques imposées au pays, et des menaces de dislocation de l’instance sous- régionale depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger justement, ont décidé concomitamment et avec fracas, de lui tourner le dos le 28 janvier dernier.

Reste à savoir si malgré cette magnanimité, la CEDEAO pourra encore sauver ce qui reste de ses meubles, et si son image sera redorée auprès des populations qui l’accusent, à tort ou à raison, de prendre contre elles des mesures inhumaines et d’agir sous le diktat de puissances étrangères, à la tête desquelles se trouve « <em>la France impérialiste</em> ». Rien n’est moins sûr, et ce rétropédalage du week-end dernier ne va pas l’absoudre pour autant, sans doute encore moins susciter le « <em>retour au bercail</em> » des trois dissidents qui doivent être en train de boire actuellement leur petit lait en multipliant les rebuffades, parce qu’ <em>« il n’y a rien en face</em> ».  Désormais, cette décision forcée de lever les sanctions les plus dures contre Niamey, fera office de jurisprudence, et pourrait ouvrir la voie ou la porte à une avalanche de coups d’Etat militaires, d’autant que les pays éventuels putschistes ne seront plus économiquement ostracisés. De ce fait, on pourrait assister malheureusement à une sorte de salto arrière dans l’Afrique de l’Ouest des années 80, quand n’importe quel galonné pouvait rêver d’être président, parce qu’il suffisait d’avoir la kalachnikov comme moyen de persuasion, et le tour était joué. Quoiqu’on dise, ce serait un grave recul pour les libertés individuelles et démocratiques, mais, on serait, en même temps, à l’abri de ces pouvoirs civils prétendument démocratiques qui tordent le cou aux textes pour se maintenir au pouvoir, sous le regard très souvent complice d’une CEDEAO laxiste et louvoyante. La seule façon pour l’Organisation sous-régionale de pouvoir encore relever la tête après ce but gag contre son camp face au Niger, c’est d’opérer sa mue à travers un aggiornamento qui la ramènerait à ses fondamentaux, c’est-à-dire uniquement à ses missions initiales d’intégration économique des pays membres de l’espace.

<strong>Les trois chefs d’Etat de l’AES pourraient passer à une autre étape dans la quête de la souveraineté totale</strong>

Car, il faut reconnaître qu’elle a commencé à se décrédibiliser depuis qu’elle a intégré le volet politique dans ses attributions, et s’est, plus d’une fois, fourvoyée en prenant des mesures à géométrie variable, sans tenir compte de l’intérêt des peuples pour lesquels elle est censée agir. Après avoir jusqu’ici tenu tête à « <em>l’impérialisme et à ses valets locaux</em> » incarnés par leurs pairs « <em>démocratiquement élus</em> », les trois chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel pourraient passer à une autre étape dans la quête de la souveraineté totale, avec la possible création d’une monnaie commune, afin d’éviter que la BCEAO à laquelle leurs pays respectifs sont affiliés et qui est rattachée au Trésor français, ne soit instrumentalisée par la France pour les asphyxier financièrement, à chaque fois que la CEDEAO lève son épée, comme dans le cas du Niger. C’est possible, car n’oublions pas qu’en dehors des 14 pays qui utilisent le franc CFA en Afrique, chacun des 40 autres bat sa propre monnaie et ne se porte pas si mal. L’argument est peut-être simpliste et même spécieux, mais il est, de plus en plus, brandi pour semer le doute et la trouille dans les rangs de la CEDEAO, de l’UEMOA et de « <em>certaines puissances étrangères</em> » pour  les faire dégonfler comme des ballons de baudruche, à l’image de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans le cas du Niger.

On verra bien dans les mois à venir si les trois dirigeants de Bamako, Niamey et Ouagadougou oseront franchir le Rubicon, et ce qu’il adviendra de l’UEMOA, le cas échéant.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Droits de l’Homme et Bonne Gouvernance :  L’ODDHDM, un rempart contre les dérives autoritaires et une voix pour les citoyens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-de-lhomme-et-bonne-gouvernance-loddhdm-un-rempart-contre-les-derives-autoritaires-et-une-voix-pour-les-citoyens-3055252.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi 24 février 2024, une nouvelle initiative voit le jour dans le paysage sociopolitique malien avec le lancement officiel des activités de l'Observatoire pour la Défense des Droits de l'Homme et de la Démocratie au Mali (ODDHDM). La cérémonie de lancement a été présidée par Mamadou Sinsy Coulibaly, président de l'organisation  et de son coordinateur M. Youssouf Sanogo, en présence du président de la Maison de la Presse, le représentant de la CNDH et les coordinations des régions comme celle de Bougouni représentée  par M. Daouda Traoré.</strong>

Dans son discours liminaire, M. Sanogo a souligné l'urgence d'une action concertée face à la crise multidimensionnelle que traverse le Mali depuis 2012, marquée par des défis sécuritaires et sociopolitiques sans précédent. Face à cette situation, il estime que les gouvernements successifs n'ont pas su apporter les réponses nécessaires aux besoins cruciaux des Maliens, conduisant à une détérioration de la situation sécuritaire et à une perte de contrôle sur une partie importante du territoire.

L'Observatoire se donne pour mission de veiller au respect des règles de la démocratie, de la bonne gouvernance et des Droits de l'homme, tout en luttant contre la corruption.
<ol>
 	<li>Sanogo a souligné l'importance de cette lutte contre la corruption, qualifiée d'"ADN" de l'organisation, ainsi que contre la mauvaise gouvernance, le favoritisme dans les marchés publics et d'autres pratiques nuisibles à l'économie et à la société malienne.</li>
</ol>
Le président Coulibaly a quant à lui mis en garde contre les conséquences dévastatrices de la corruption sur le développement économique et social du Mali. Il a appelé à une action résolue des responsables publics pour éradiquer ce fléau, tout en soulignant la nécessité d'une approche culturelle et idéologique pour mener à bien cette lutte.

Dans un pays où la démocratie et les droits de l'homme sont sérieusement menacés, l'Observatoire se positionne comme un rempart contre les dérives autoritaires et une voix pour les citoyens. Son engagement pour la transparence, la justice et la démocratie constitue un espoir pour un avenir meilleur au Mali.

Aux dires des initiateurs, l'Observatoire s'appuiera sur un arsenal juridique solide, incluant la Constitution malienne, la Charte africaine des droits de l'homme et du peuple, ainsi que la Déclaration universelle des droits de l'homme, pour mener à bien ses actions. Ainsi, le lancement de l'Observatoire pour la Défense des Droits de l'Homme et de la Démocratie au Mali marque une étape importante dans la lutte pour un Mali plus juste, démocratique et respectueux des droits de l'homme. Son action s'annonce cruciale dans un contexte où la démocratie et les libertés fondamentales sont plus que jamais menacées.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière :  Plus de 540 millions FCFA carottés à la Poste du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/delinquance-financiere-plus-de-540-millions-fcfa-carottes-a-la-poste-du-mali-3055245.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 10:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle réalisé à la Poste du Mali par le Bureau du Vérificateur Général est sans appel :</strong><strong> adoption de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances par le Conseil d’Administration et non disposition par la Direction de la Poste d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour .</strong><strong> Auxquels s’ajoutent, des </strong><strong>sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et le non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236 FCFA. </strong>

<strong>Autant de pratiques qui selon une enquête financière du vérificateur ont précipité la Poste du Mali dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 540 millions (</strong><strong>540 553 916F) </strong><strong>de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices</strong><strong> 2019, 2020, 2021 et 2022</strong><strong>.</strong>

Décidemment, le PDG de la Poste du Mali, M. Ibrahima Haïdara et sa bande sont mal barrés. Les irrégularités financières engendrées au niveau de cette entité étatique dépassent l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque. Pire, le service ne procèe pas au paiement régulier des cotisations sociales.

En clair, la Poste du Mali dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que M. Ibrahima Haïdara, nommé le 2 mai 2018. Pendant  4 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières sont comptabilisées en plusieurs centaines de millions : 540,55 millions de nos francs.

La poste du Mali n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son PDG Ibrahima Haïdara n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>La poste du Mali à vau-l’eau </strong>

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de l’Etat malien pour la distribution des courriers, des colis et dans le transfert d’argent, la Poste du Mali n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

Du coup, la vérification des opérations de recettes et de dépenses des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 de la Poste du Mali est sans appel. En effet, les travaux de vérification ont fait ressortir des insuffisances au niveau de la mobilisation des ressources et au niveau de l’exécution des dépenses. Elle a également permis de passer en revue le cadre institutionnel des activités postales et d’analyser les rôles et responsabilités des acteurs dans les domaines de la gouvernance, de la réglementation et de la régulation.

Dans le cadre de la relance de la Poste, ces acteurs que sont le Ministère de Tutelle, l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des NTIC et des Postes, le Ministère chargé des Finances et le Conseil d’Administration ont de grands rôles à jouer notamment dans les domaines de l’apurement du passif, la recapitalisation de la Poste, l’élaboration et le contrôle de l’application de la réglementation postale ainsi que la régulation du secteur postal.

Par ailleurs, il est à noter que la fonction de PCA des EPIC est assurée par le PDG Ibrahima Haïdara. Cette pratique, quoique consacrée par la réglementation en vigueur, affecte la qualité du contrôle des EPIC. Ainsi, le cumul des fonctions de gestion et de contrôle entre les mains du PDG affecte la qualité de la gouvernance de la Poste du Mali.

<strong>Des irrégularités financières à la pelle</strong>

Le montant total des irrégularités financières à la Poste du Mali s’élève à 540 553 916 FCFA.

Le Magasinier de la Poste n’a pas justifié des sorties de plomb. Afin de s’assurer de la réalité des achats effectués par le Directeur des Moyens Généraux (DMG), l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le DMG, le Magasinier, le Chef du Service Approvisionnement, le Directeur Financier Comptable (DFC) , les services utilisateurs de plomb que sont le Centre des colis postaux et le Centre de traitement des lettres. Elle a examiné les pièces justificatives des achats et les bons de sortie du magasin. Elle a également effectué des travaux d’inventaire au niveau du magasin.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que le magasinier n’a pas pu justifier la sortie de plomb. En effet, pour des achats de 240 kg de plomb d’un montant de 4 976 480 FCFA, mis en magasin, l’équipe de vérification, après inventaire n’a constaté qu’un stock de 20 kg évalué au prix moyen unitaire de 20 140 FCFA pour une valeur totale de 402 800 FCFA alors qu’aucun bon de sortie n’existe pour les quantités manquantes. La valeur du stock de plomb non justifiée est de 4 573 680 FCFA.

Plus grave, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas procéder au reversement des retenues fiscales aux services des impôts. Ainsi, pour s’assurer que La Poste procède à la retenue des impôts (ITS, CF, TL, TVA) et leur reversement au service des Impôts, l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le PDG, le DFC, le chargé du suivi du passif. Elle a examiné des bulletins de salaires, les déclarations fiscales des exercices de la période sous revue et la situation des impayés d’impôts fournie par la Poste.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que durant la période sous revue, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas reversé de l’impôt sur le traitement et salaire, de la contribution forfaitaire, de la taxe de logement et de la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, le montant total de la dette fiscale de la Poste du Mali, au 31 décembre 2022 s’élève à 535 980 236 CFA.

En outre, précisent les enquêteurs, de nombreuses anomalies administratives affectent la gestion de la Poste du Mali. Celles-ci vont de l’adoption par  le Conseil d’Administration de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances ; la non tenue par le Conseil d’Administration de la Poste de procès-verbaux et de registre de consignation et le refus du Conseil d’Administration de mettre en œuvre la procédure d’alerte suite à la dégradation de la situation financière de la Poste.

Et comme si ces irrégularités ne suffisaient pas, la Direction Générale de la Poste du Mali ne dispose pas d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour. Non plus, elle n’a pas régularisé les arriérés d’avancement de salaires, droits et avantages dus aux salariés et ayants droits. Pire, la Direction de la Poste ne procède pas au paiement régulier des cotisations sociales et  ne tient pas de comptabilité analytique. Aussi, l’organisation comptable de La Poste ne permet pas au Directeur Financier et Comptable de faire un suivi régulier de la comptabilité des receveurs de Postes. De même, la Direction Financière et Comptable de la Poste ne tient pas de comptabilité régulière. Enfin, le Service d’audit interne de la Poste n’est pas organisé conformément aux normes d’audit interne et la Direction des Moyens Généraux ne respecte pas les procédures d’achat par Demande de Cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte.

En bloc, la gestion de la Poste du Mali est comparable à celle d’une épicerie. D’où une des irrégularités financière de 540,55 millions de francs CFA pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Bref, la Poste du Mali a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la Poste.

Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marché de gré à gré, bon de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’Azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plus de 540 millions de francs CFA dans la caisse de la Poste, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, aux sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et au non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236FCFA.  Depuis, les responsables de la Poste du Mali ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La 4ème édition du prestigieux concept &amp;quot;Citoyens Modèle&amp;quot; a reconnu  : l&amp;apos;engagement et la contribution des hommes de médias du cercle de Kati.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-4eme-edition-du-prestigieux-concept-citoyens-modele-a-reconnu-lengagement-et-la-contribution-des-hommes-de-medias-du-cercle-de-kati-3055261.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 00:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cet événement, tenu le 17 février 2024 au sein du Conseil communal du cercle de Kati, a enregistré la présence distinguée de personnalités telles que le parrain de l'événement, Aliou Gueye, membre du Conseil National de Transition (CNT), ainsi que le coordinateur du programme, Ousmane S. Touré ; Mamadou Dembélé, chef du protocole du préfet de Kati, et le coordinateur des chefs de quartier de la région, Tiekoura Koné.

Le concept de "Citoyens Modèle" est l'initiative d'un groupe de jeunes visionnaires, désireux de reconnaître et de récompenser les individus qui, dans l'ombre, œuvrent pour le bien-être collectif.

Cette année, pas moins de 58 personnalités méritantes ont été honorées, parmi lesquelles des journalistes, dont M. Dramane Konta, directeur de publication du journal "Le Credo". La distinction du journaliste Dramane Konta relève de sa contribution à l'avancement de la profession journalistique et à la promotion des valeurs démocratiques à travers son journal "Le Credo".

En tant que directeur de publication, il a su imprimer à son média une marque indélébile, caractérisée par un engagement sans faille envers la vérité, l'éthique et l'intégrité journalistique. Son dévouement à informer le public de manière éclairée et impartiale, ainsi que son courage à défendre la liberté d'expression et la transparence, ont valu à M. Konta une reconnaissance bien méritée.

Par son travail acharné et son professionnalisme exemplaire, M. Konta a su élever le niveau du journalisme local, contribuant ainsi à renforcer le tissu démocratique et social de sa localité.

Par ailleurs, sa capacité à donner une voix aux sans-voix, à mettre en lumière les problématiques sociales et à promouvoir le dialogue constructif   font  de lui un modèle pour ses pairs et une source d'inspiration pour la jeune génération de journalistes.

En cette 4ème édition du concept "Citoyens Modèle", M. Dramane Konta s’est vu donc honoré, non seulement pour son excellence professionnelle, mais également pour sa détermination à incarner les valeurs fondamentales de l'intégrité, du courage et du service désintéressé envers la société malienne en général.

Ainsi, son parcours illustre parfaitement la puissance du journalisme comme instrument de changement social et son engagement envers un idéal de citoyenneté responsable et engagée.

Ainsi, au-delà de son titre de directeur de publication, M. Konta représente véritablement l'essence même du "Citoyen Modèle", en inspirant ses pairs et la communauté dans son ensemble à poursuivre une quête incessante de vérité, de justice et de progrès pour tous.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moumouni Guindo, président de l’OCLEI :  « 86% de la jeunesse favorable à la corruption si l’occasion se présente »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/moumouni-guindo-president-de-loclei-86-de-la-jeunesse-favorable-a-la-corruption-si-loccasion-se-presente-3054438.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette déclaration a été faite à l’occasion du lancement de la 8<sup>e</sup> édition de la semaine nationale de la jeunesse contre la corruption, le 19 février 2024, au Centre International de Bamako. Le ton a été donné par le Ministre de la Refondation, M. Ibrahim Ikassa Maiga. L'événement a enregistré la présence des représentants des organismes de lutte contre la corruption et la délinquance financière, ainsi que de plusieurs personnalités éminentes.</strong>

Sous le thème "<em>20 ans de la convention des Nations Unies contre la corruption, unissons-nous contre la corruption</em>", cette édition 2024 prévoit une série d'activités de sensibilisation. À noter la participation d'observateurs internationaux venus du Congo-Brazzaville et du Gabon.

Le ministre Ibrahim Ikassa Maiga souligne que la jeunesse doit se mobiliser pour former un front uni contre la corruption. « <em>Si cette lutte réussit, elle sera bénéfique pour la jeunesse</em> », estime le Ministre. Par ailleurs, il considère que l'organisation de cette semaine est une invitation à intensifier la sensibilisation contre la corruption, qui mine les efforts de reconstruction.

A sa suite, le Dr Moumini Guido, président de l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI), a révélé que 86% de la jeunesse est favorable à la corruption, une réalité alarmante qu'il considère comme un appel à l'action. Toutefois, il exhorte la jeunesse à s'impliquer activement dans la lutte contre ce fléau, tout en appelant chaque jeune à devenir un ambassadeur anti-corruption.

Le représentant de l’Ambassade du Canada au Mali estime que le thème choisi offre une perspective approfondie sur la corruption, un mal qui sévit dans tous les pays. Il souligne que la lutte contre la corruption doit impliquer tous les citoyens, car elle affecte négativement toutes les strates de la société, en particulier les femmes et les filles.

Pour Mariam D. Sanogo, présidente de la Communauté de Pratique en matière de lutte contre la corruption, cette semaine revêt une importance particulière, car elle met en lumière l'urgence d'une synergie d'actions pour combattre ce fléau et renforcer la volonté de résistance à la corruption chez les femmes et les filles. Mieux, elle espère que cet événement aura un impact significatif sur la justice, l'éducation et la paix, et devrait contribuer à renforcer le rejet de la corruption, qui reste un défi majeur à relever.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour leur « souveraineté totale » :  Les pays de l’AES prêts à abandonner le franc CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/pour-leur-souverainete-totale-les-pays-de-laes-prets-a-abandonner-le-franc-cfa-3054440.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:11:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<strong>Selon le président de la transition nigérienne, Abdourahamane Tiani, l’Alliance des États du Sahel travaille sur une monnaie commune, et pourrait donc quitter l’UEMOA à terme. </strong>

Déjà sur le départ de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient bien aussi abandonner le franc CFA. En référence à la monnaie commune et à la France, ex-puissance coloniale, le président nigérien, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1524301/politique/comment-la-junte-de-tiani-a-gagne-la-bataille-diplomatique/">Abdourahamane Tiani</a>, a ainsi déclaré que <em>« la monnaie est une étape de sortie de cette colonisation </em>», le 11 février au soir, à la télévision nationale nigérienne.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso – trois anciennes colonies françaises aujourd’hui dirigées par des pouvoirs de transition –, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1517068/politique/mali-burkina-faso-niger-quel-avenir-pour-lalliance-des-etats-du-sahel/">regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES)</a>, « <em>ont des experts [monétaires] ». « Et au moment opportun, nous déciderons</em> », a-t-il poursuivi.

« La monnaie, c’est un signe de souveraineté », a poursuivi le général Tiani, et les États de l’AES sont « <em>engagés dans un processus de recouvrement de [leur] souveraineté totale</em> ». Il assure qu’« <em>il n’est plus question que nos États soient la vache à lait de la France </em>».

<strong>Vers des adieux à l’UEMOA?</strong>

Le dirigeant nigérien n’a pas donné de précisions sur la possible mise en circulation d’<a href="https://www.jeuneafrique.com/1524779/economie-entreprises/mali-burkina-niger-une-monnaie-commune-est-elle-credible/">une future monnaie</a>. Celle-ci pourrait, au sein de l’AES, remplacer le franc CFA, aujourd’hui commun aux huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont le Niger, le Burkina Faso et le Mali font partie.

Les vives critiques formulées par ces trois pays sahéliens et leurs partisans à l’encontre du franc CFA pourraient également les conduire à quitter l’UEMOA. En novembre 2023, les ministres de l’Économie et des Finances de l’AES avaient notamment recommandé la création d’un fonds de stabilisation et d’une banque d’investissement.

<strong>Départ de la CEDEAO</strong>

La déclaration du général Tiani intervient deux semaines après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO (effectif sous un an, d’après les statuts de l’organisation, mais « à effet immédiat » selon les trois présidents), qu’ils accusent d’être instrumentalisée par la France. D’après les calculs réalisés par <em>Jeune Afrique,</em> en 2019, l’absence des trois pays de la CEDEAO aurait fait chuter le PIB de l’organisation sous régionale de 8,6%.

La CEDEAO s’est opposée aux coups d’État militaires dans les trois pays et avait notamment imposé de lourdes sanctions économiques au Mali, avant d’en appliquer au Niger. En août 2023, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1509246/politique/cedeao-loption-militaire-au-niger-nest-pas-abandonnee-mais-suspendue/">elle est allée jusqu’à menacer d’intervenir militairement au Niger</a> pour y rétablir l’ordre constitutionnel et libérer le président renversé Mohamed Bazoum.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Sale temps pour les brebis galeuses de l’Administration</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-sale-temps-pour-les-brebis-galeuses-de-ladministration-3054434.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:03:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des ministres du mercredi 14 février dernier a prouvé la volonté affirmée des autorités maliennes de combattre la corruption au sein de l'administration publique. </strong>

En effet, les décrets de nomination de plusieurs directeurs généraux du Ministère de la Santé et du Développement social, ainsi que du chef de cabinet et d'autres agents du département de la fonction publique, ont été abrogés. Cette mesure, recommandée par les ministres de tutelle, découle des pratiques corruptives mises en lumière dans la gestion des fonds alloués à la lutte contre la pandémie du COVID-19, ainsi que dans le concours d'entrée à la fonction publique 2023.

L'arrestation et la garde à vue, le mercredi 7 février 2024, de onze responsables hospitaliers, dont certains directeurs d’hôpitaux en exercice, constitue, une autre preuve tangible de la détermination des autorités maliennes à faire face à la corruption. Cette action, menée par la Brigade du Pôle national économique et financier, intervient suite à des allégations de détournement de fonds COVID-19 et d'autres malversations évaluées à plus de 35 milliards de F CFA.

Parmi les inculpés , même s’ils sont libérés sous condition, figurent des personnalités telles que M. Boureïma Mamadou DIARRA, ancien régisseur spécial auprès du Ministère des Affaires étrangères ; le Pr Akory Ag IKANANE, ancien Directeur Général de l'Institut National de Santé Publique (INSP) ; M. Ousmane ATTAEHER, ancien Directeur Général de l'Hôpital du Mali ; et M. Abdoulaye SANOGO, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Gabriel Touré. Cette liste comprend également d'autres personnalités comme Ilo Bella DIALL, ancien Directeur Général de l'Hôpital du Point G ; Moussa BABY, Directeur Général du Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose ; Ousmane FAYE, Directeur Général de l'Hôpital Dermatologique ; Almoustapha OUATTARA, ancien Directeur Général de l'Hôpital de Kati.

Parmi les personnes impliquées, on retrouve également Moussa COULIBALY, ancien Directeur Général de l'Hôpital de Ségou ; Dadé Ben Sidi BENO, Directeur Général de l'Hôpital de Sikasso ; et Nathanaël SOGOBA, Comptable matières à l'Hôpital de Sikasso.

De manière similaire, le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social a décelé une série de fraude et de collusion lors du concours de recrutement dans la fonction publique de l'État en 2023. Des mesures drastiques ont été prises pour restaurer l'intégrité et la transparence dans le processus de sélection des fonctionnaires, avec l'abrogation de certains décrets de nomination au sein du ministère, conformément aux recommandations du ministre en charge. Il est indéniable que ces actions démontrent la volonté ferme des autorités maliennes de lutter contre la corruption qui mine les fondements mêmes de la fonction publique.

En agissant contre les brebis galeuses de l'administration malienne, les autorités envoient un message clair selon lequel la corruption ne sera pas tolérée et que ceux qui enfreignent la loi seront tenus responsables de leurs actes.

En fin de compte, la restauration de la confiance du public dans les institutions gouvernementales passe par des mesures concrètes visant à garantir que les processus de recrutement sont équitables, transparents et fondés sur le mérite. Les actions entreprises par les autorités maliennes montrent qu'elles sont résolues à relever ce défi et à restaurer l'intégrité de l'administration publique pour le bien-être de la société dans son ensemble.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bradage des immeubles de l’Etat :  La justice aux trousses des personnalités impliquées</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/bradage-des-immeubles-de-letat-la-justice-aux-trousses-des-personnalites-impliquees-3054431.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:59:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sale temps pour les vendeurs et les acquéreurs des bâtiments administratif au Mali. Le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, lors de la présentation de vœux, le 15 janvier 2024, aux forces vives de la nation, a instruit aux ministres de la justice de relancer le dossier.</strong>

Sous le régime du président feu Ibrahim Boubacar Keita (IBK), plusieurs bâtiments publics ont été frauduleusement expertisés puis cédés à certains opérateurs économiques à des prix de vente quatre fois inférieurs à la valeur réelle de ces édifices. Au total, 22 bâtiments publics relevant du patrimoine immobilier de l’État, ont été bradés puis loués souvent  à ce même État-vendeur. Un véritable hold-up qui fait, aujourd’hui, la fortune de plusieurs opérateurs économiques, fonctionnaires et intouchables de l’ancien régime. Révélations sur un scandale de l’ère IBK.

Face à l’opacité qui entoure la cession de ces bâtiments publics, il a été relevé une série de violation des clauses du Mandat conféré à l’Agence de Cessions Immobilières (ACI). Pour un départ, le Pôle économique et financier de la commune III du district de Bamako, avait ouvert le jeudi 29 avril 2021, une enquête afin de « <em>faire toute la lumière sur la régularité formelle et les conditions de fonds de ces opérations</em> ».  Afin de faire la lumière sur ces violations, le Gouvernement  de la transition a commis l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières à entreprendre des investigations qui ont abouti à des constatations, notamment le non reversement à l’État d’importantes sommes issues de la vente desdits bâtiments.

Au regard des éléments nouveaux qui ressortent du rapport d’Inspection, le Conseil des Ministres du mercredi 6 Avril 2022 a instruit le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées. Mieux, le président Assimi, lors de la présentation de vœux aux forces vives de la nation a instruit au ministre Kassogué de la Justice de relancer le dossier.

<strong>Des ventes opaques à des opérateurs économiques véreux et des prête-noms connus</strong>

L’État malien fait face à une insuffisance criarde de patrimoines immobiliers, au point que beaucoup des services publics sont en location.

Malgré cette situation, l’État du Mali a mandaté en 2013, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) a cédé certains bâtiments administratifs afin de réaliser avec le produit de la vente de nouveaux immeubles pour reloger des services. Ledit mandat a porté sur 22 bâtiments administratifs, sur lesquels 17 ont fait l’objet de cession opaque. Aujourd’hui, il est difficile de concevoir que les immeubles de l’État malien soient bradés à vil prix par des personnes malhonnêtes n’ayant aucun droit de propriété sur lesdits immeubles, avec la complicité de certains agents de l’État, à des opérateurs économiques proches de l’ancien régime.  C’est là, un véritable scandale  qui  mérite de sérieuses enquêtes afin de faire la lumière sur cette casse du siècle opérée sous le régime IBK.

Du coup, il urge que la Justice donne une suite à ce dossier scandaleux qui ne peut rester impuni. Les Autorités de la Transition sont attendues. En tout cas, cette affaire coupe le sommeil à des hauts cadres de l’État qui ont participé aux bradages de ces bâtiments et les opérateurs économiques, proches de l’ancien régime, qui sont cités dans cette affaire rocambolesque qui ne peut laisser indifférent surtout, quand on sait que plusieurs services de l’État sont en location.  Mais le plus effarant dans ce puzzle pour les maliens, est le fait que ces bâtiments cédés sont à nouveau loués par leurs nouveaux acquéreurs à l’État malien, à des prix faramineux au détriment des contribuables.

Un des motifs de la cession de ces bâtiments était la construction d’un nouveau centre administratif au Mali, en l’occurrence la Cité administrative devant abriter tous les ministères et certains services publics. Sauf que, le prix total de la « <em>moisson</em> » issue des bâtiments bradés et le nécessaire pour la construction d’une cité administrative digne de son nom, le gap est de trop.

Comptant 22 bâtiments, la Cité administrative de Bamako a coûté un peu plus de 53 milliards FCFA. Pourtant, la recette de ces 22 bâtiments bradés se chiffre à 17,3 milliards de francs CFA. Du moins, si l’on en croit des sources. Une autre anomalie de cette affaire est que malgré les ventes des bâtiments de l’État aux commerçants et opérateurs économiques, les édifices figurent toujours sur la liste du patrimoine immobilier de l’État. Ce qui les exemptent aussi du paiement des impôts et taxes à l’État malien.

En revanche, plusieurs questions  demeurent : quels critères ont été pris en compte pour fixer les prix de ces immeubles? Et surtout où sont parties les recettes des ventes ? Plus d’un malien voudrait savoir si toutefois, les bâtiments bradés retourneront dans les girons de l’État malien ?

<strong>Des fausses expertises pour minorer la valeur réelle des bâtiments publics  </strong>

Pendant que l’État malien fait face à une insuffisance criarde de patrimoines immobiliers au point que beaucoup des services publics sont en location, il est difficile de concevoir que les bâtiments publics soient bradés à prix dérisoires par des personnes n’ayant aucun droit de propriété sur lesdits immeubles avec la complicité de certains agents de l’État à des opérateurs économiques. La liste des immeubles bradés, leurs prix de cession et les adjudicateurs, tous des opérateurs bien connus, continue toujours de défrayer la chronique. Quelle sera aujourd’hui, la suite de cette affaire ?

<strong>Des bâtiments vendus et toujours sur la liste du patrimoine de l’État </strong>

Malgré la vente des bâtiments de l’État aux commerçants et opérateurs économiques, les édifices figurent toujours sur la liste du patrimoine de l’État. Une situation qui les exemptent aussi du paiement des impôts et taxes à l’État malien.

À en croire des sources, certains de ces bâtiments bradés sont toujours en location pour loger les services de l’État, à plusieurs centaines de millions de FCFA par an.

Sous la transition de 2012 et sur instruction du ministre du Logement, de l’Urbanisme et des Affaires foncières de l’époque, M. David Sagara, un mandat n°0001 a été émis le 25 juillet 2013 pour la vente des bâtiments publics de l’État. Et c’est en 2014, sous le premier gouvernement d’IBK que le ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, M. Moussa Mara, a établi les premiers contrats de vente des édifices de l’État. Une commission dirigée par le DG de l’ACI de cette époque, M. Cheick Sidi Yaya Sissoko dit Kalifa, a déclenché la vente des premiers lots de bâtiments de l’État. Plusieurs sources confirment que les expertises effectuées par l’ACI pour établir les contrats de vente de ces immeubles sont fausses. Mieux, d’autres lots de bâtiments ont été vendus pendant que Mohamed Aly Bathily était le ministre des Domaines de l’État.

<strong>Des milliardaires du jour au lendemain</strong>

Plusieurs experts confirment que les prix de vente ont été réduits au quart (1/5) du prix réel des bâtiments contre le reversement de plusieurs millions aux membres de la commission de vente dirigée par le PDG de l’ACI de l’époque, M. Kalifa Sissoko. De nombreux fonctionnaires qui ont fait partie des commissions de cession sont devenus (pour la plupart) des milliardaires. À commencer par le Directeur général de l’ACI de l’époque, M. Cheick Sidi Yaya Sissoko dit Kalifa qui fut par la suite ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du gouvernement IBK. Une promotion pour couvrir les arrières.

Ont également amassé des fortunes, M. Kalilou Sissoko, Directeur Commercial de l’ACI ; M. Mama Djénépo, Secrétaire général du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières de l’époque ; monsieur Sadibou Diabaté, ancien DG du Patrimoine bâti de l’État ; madame Sy Awa Diallo, Directrice nationale des Domaines et du Cadastre, au moment des faits.

<strong>Un scandale fumant… </strong>

Mais, pour les autorités transitoires au Mali, c’est cette situation pour le moins accablante que la justice s’apprête à déballer. D’où le lieu pour le Président de la transition d’instruire au ministre de la Justice de relancer le dossier et d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées

À en croire nos sources, généralement, bien informées, il s’agira pour la justice de faire toute la lumière sur la vente des immeubles de l’État sous le régime IBK. Une vente en proie à l’opacité.

Sur une télévision privée, Me Kassoum Tapo, l’ancien Garde des Sceaux du mini gouvernement, avant la chute d’IBK, n’a pas hésité de citer nommément un ancien ministre d’avoir : « <em>vendu 27 immeubles de l’État, dont la liste se trouve à la Chambre de Commerce du Mali (CCIM) </em>».

Ces accusations auraient bien pu passer inaperçues, si elles n’émanaient pas d’un homme de droit, surtout un ancien ministre de la Justice. Il urge pour les autorités de la transition, de faire toute la lumière sur ce dossier afin d’en disséquer le vrai du faux. Car dans les secrets de ce dossier qui coupe le sommeil à des barons de l’ancien régime et leurs complices, plus d’un malien voudrait savoir si toutefois, les bâtiments ont été mis aux enchères. Quels critères ont été pris en compte pour fixer les prix ? Et surtout où se trouvent les recettes des ventes ?

En tout état de cause, les acquéreurs ne peuvent aucunement se prévaloir de leur propre turpitude, sachant bien que ces immeubles, au regard de leur emplacement, et surtout de leurs prix de cession, ont été bien bradés.

Pour toutes ces raisons, le président Assimi  a instruit au ministre de la Justice d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées. Objectif : « <em>faire toute la lumière sur la régularité formelle et les conditions de fond de ces opérations</em> ».

Mais une certitude : le journal en ligne ‘’Africa-kibaru’’ a déjà révélé la liste de certaines personnalités présumées bénéficiaires de ces édifices bradés. Et c’est à la Justice de trancher le dossier.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion ténébreuse du PADEL&#45;Mali : Plus de 400 millions FCFA grugés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-tenebreuse-du-padel-mali-plus-de-400-millions-fcfa-gruges-3054427.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:55:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière du  Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1er semestre) a estomaqué plus d’un observateur. Décidément, la gestion de cette structure étatique est comparable à celle d’une épicerie.</strong>

En effet, cette vérification a eu pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, la mise en œuvre des microprojets et des partenariats productifs et les dépenses de fonctionnement.

Le PADEL-M s’inscrit dans le cadre de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) de 2013 issue elle-même de la Loi d’Orientation Agricole de 2006. Son objectif est d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles. Le projet couvre le territoire national et devrait bénéficier à environ 340 000 éleveurs, petits opérateurs et entreprises du secteur de l'élevage, notamment aux ménages et opérateurs pratiquant l'aviculture et la pisciculture, dont 30% sont des femmes et 30 % des jeunes (âgés de 15 à 40 ans). Il est articulé autour de trois (3) composantes interdépendantes, conçues pour éliminer les contraintes et tenir compte de l'ordre de priorités : (I) amélioration de la qualité des services d'élevage et de l'accès des éleveurs à ces services ; (II) développement de l'accès aux marchés grâce à la promotion de l'investissement privé dans les activités de production, de transformation et de commercialisation ; et (III) prévention et gestion des crises, appui institutionnel et coordination du projet.

La mission de vérification au PADEL-M a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté la non-soumission de marchés à l'approbation de l'autorité de tutelle, l’exécution de marchés sans la garantie de bonne exécution, la réception des marchés par des commissions non conformes, l’absence d’expression de besoins ainsi que la non-tenue des documents financiers et administratifs.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Coordinateur national du PADEL-M, Dr Moussa Coulibaly de soumettre tous les marchés dont le seuil l’exige à l’approbation du Ministre de tutelle ; d’exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement ; de mettre en place des Commissions de réception des marchés conformément à la réglementation en vigueur et de conclure les marchés sur la base d’expressions de besoins formelles.

Le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M doit exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement et exiger des promoteurs des microprojets et de partenariats productifs la tenue de tous documents financiers et comptables requis.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification du PADEL-M a relevé des irrégularités financières d’un montant total de plus de 402 millions FCFA (402 425 866F).

Elles portent sur la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard ; la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté ; le paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés ; la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ; la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues ; le paiement irrégulier d’un marché ; le paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché ; le non-paiement de la redevance de régulation ; l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire ; le paiement d’un marché non enregistré et le paiement de missions irrégulières.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Décidément la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Elevage au Mali frise le dol. Le Responsable Administratif et Financier du Projet  n’a pas reversé les produits issus de la vente des DAO au cours de la période sous revue.  Il a vendu 116 dossiers pour un montant total de 5 800 000 FCFA pour lequel il n’a pu fournir aucune preuve de reversement au Trésor Public.

Le Coordinateur national du PADEL-Mali,  Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier ont payé la totalité de cinq (5) marchés qui ont été partiellement exécutés. Le montant total payé pour ces fournitures non livrées et les travaux non exécutés s’élève à  65 260 667 FCFA. Par la suite, l’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur national du PADEL-M, Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier ont conclu des marchés avec des TVA indues.  Ils ont conclu 23 marchés pour un montant total de 168 599 498 FCFA de TVA indues payées puisque les matériels et équipements achetés sont exonérés ou imposables à taux réduits. Il s’agit de marchés d’acquisition de vaccins, de matériels informatiques, d’équipements sanitaire, animal et solaire et des prestations relatives à la composition et l’impression des écrits périodiques. Et comme si, cela ne suffisait pas, le Coordinateur national et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont procédé au paiement irrégulier d’un marché. Ils ont payé un montant de 21 750 000 FCFA au titre de dépenses de 90 tonnes  de semences de maïs en lieu et place de la fourniture et du transport de semences, de boutures et d’éclats de souches de diverses espèces/variétés d’herbacées et de ligneuses pour les travaux de restauration des pâturages exondés et des bourgoutières, objet du marché. De plus, le paiement a été effectué sur la base d’un bordereau de livraison au lieu d’un procès-verbal de réception. Enfin, le marché mis à la disposition de l’équipe de vérification n’a pas fait l’objet de numérotation et d’avis juridique de la Direction du projet.

Plus grave, l’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur national, Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont indûment payé les droits d’enregistrement et de redevance de régulation de deux marchés. En effet, ils ont payé aux titulaires desdits marchés les droits d’enregistrements et les redevances de régulation figurant sur les factures présentées en sus des montants des marchés. Le montant total des droits d’enregistrement et de redevances de régulation indument payé aux titulaires est de 3 558 520 FCFA.

Au même moment, le Coordinateur national, Dr Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont payé dix marchés sur lesquels la redevance de régulation n’a pas fait l’objet de recouvrement. Le montant total de la redevance de régulation non recouvrée au cours de la période sous revue s’élève à 1 684 425 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Le Coordinateur national et le Spécialiste de Passation des Marchés du PADEL-M ont autorisé une augmentation irrégulière du montant de l’offre d’un soumissionnaire. Dans le cadre du n°002100/CPMP/MDR/2023 du 6 juin 2023 relatif à l’acquisition de matériels informatiques pour le renforcement du dispositif de prévention et de la mitigation de risque genre au compte du PADEL-M, ils ont permis à un soumissionnaire de substituer sa proposition financière initiale d’un montant de 9 975 000 FCFA par une autre proposition financière d’un montant de 14 700 000 FCFA. Cette seconde proposition a consisté à majorer les prix unitaires des équipements alors que les quantités et les spécifications techniques initiales n’ont pas été modifiées. Le marché lui a ainsi été attribué et payé pour un montant de 14 700 000 FCFA au lieu de 9 750 000 FCFA, soit une majoration irrégulière de 4 725 000 FCFA.

Pire, le Coordinateur national, Docteur Moussa Coulibaly et le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M ont payé un (1) marché qui ne comporte pas la mention de paiement des droits d’enregistrement. Il s’agit du Marché n°001154/CPMP/MDR/2023 du 24 avril 2023 relatif à l’équipement de trois (3) CSREF en incinérateurs et équipements de protection au compte du PADEL-M. Le montant du droit d’enregistrement non payé s’élève à 833 898 FCFA.

Et comble de la mauvaise gestion du PADEL-M, le Coordinateur national et le Responsable Administratif et Financier ont payé irrégulièrement des dépenses de trois missions dont une relative à l’appui à l’organisation des ventes promotionnelles des moutons de Tabaski dans les régions du Mali et le District de Bamako et deux relatives à l’appui aux démonstrations et au suivi des CEP bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture qui sont entachées de plusieurs irrégularités qui remettent en cause leur effectivité.  Le montant total de l’irrégularité s’élève à 54 700 000 FCFA.

Il s’agit des irrégularités ci-dessous : a) Appui à l’organisation des ventes promotionnelles des moutons de Tabaski dans les régions du Mali et le District de Bamako pour un montant total de dépenses de 20 900 000 FCFA : - il n’existe pas un ordre de mission au nom du financier devant accompagner la mission ; - aucune fiche de justification des frais n’a été établie ; - le Président de la Fédération Nationale des Groupements Professionnelles de la Filière Bétail Viande au Mali (FEBEVIM) a attesté, par écrit, que six (6) personnes mentionnées sur les ordres de mission comme participants à la mission au nom de sa structure ne sont pas répertoriées dans les registres de la Fédération. S’y ajoute, l’absence du visa du contrôle financier.

En bloc, les irrégularités financières commises au PADEL-M se chiffrent à plus de 402 millions de francs CFA.

Du coup, les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

Ces irrégularités ont trait à la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard pour un montant de 54 165 881 FCFA ; à la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté pour un montant de 20 025 000 FCFA ; au paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés pour un montant de 65 260 667 FCFA ;  à la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux pour un montant de 7 122 977 FCFA ;  à la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues pour un montant de 168 599 498 FCFA ; - au paiement irrégulier d’un marché pour un montant de 21 750 000 FCFA ; au paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché pour un montant total de 3 558 520 FCFA ;  au non-paiement de la redevance régulation pour un montant de 1 684 425 FCFA ;  à l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire pour un montant de 4 725 000 FCFA ; au paiement d’un marché non-enregistré pour un montant de 833 898 FCFA ; et au paiement de missions irrégulières pour un montant de 54 700 000 FCFA.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Issoufi Maïga, Président du Comité de Pilotage du Dialogue Inter&#45;Maliens :  « Notre pays souffre, il faut des solutions maliennes à nos problèmes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/ousmane-issoufi-maiga-president-du-comite-de-pilotage-du-dialogue-inter-maliens-notre-pays-souffre-il-faut-des-solutions-maliennes-a-nos-problemes-3054425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:52:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hier mardi 20 février 2024, le Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens s'est présenté devant les médias pour expliciter sa mission et les motivations qui l'animent.</strong> <strong>Présidé par Ousmane Issoufi Maïga, cette initiative a été mise en place sous l'impulsion du président de la transition, répondant ainsi à l'appel pressant du peuple malien.</strong>

Accompagné de membres de son bureau, le Président Maïga a exposé les objectifs ambitieux de ce comité.

« <em>Nous sommes ici pour partager les objectifs du dialogue inter-maliens instauré par la présidence de la transition. Notre mission première est d'assurer une communication efficace autour de cet élan de dialogue, tel que promu par le président. Depuis son installation le 5 février dernier, le comité s'est assigné la tâche</em> <em>de préparer les conditions propices à un échange direct entre les Maliens </em>», a déclaré le Président Issoufi.

Ce dialogue, dont la portée est vitale pour l'avenir du Mali, abordera une multitude de thématiques, incluant les questions sécuritaires et la défense du territoire national, ainsi que des enjeux géopolitiques et environnementaux internationaux.

Pour faciliter l'organisation de ce travail d'envergure, le président précise qu’un porte-parole a été désigné, ainsi qu'un point focal pour les plateformes numériques, pour garantir une large participation des Maliens, qu'ils soient sur le territoire national ou au-delà des frontières.

Le Président Issoufi Maïga a souligné l'importance de cette démarche collective, qui exprime le vœu profond du peuple malien pour une réconciliation et une résolution pacifique des conflits internes. « <em>Il est temps de tourner la page sur ces années de souffrance et d'instabilité. Les Maliens sont unanimes quant à la nécessité de ce dialogue. Nous disposons de toutes les ressources nécessaires, notamment les documents issus des précédents forums, pour orienter nos échanges. Notre pays souffre, et il est impératif que ce soit les Maliens eux-mêmes qui proposent des solutions à nos défis</em> », a-t-il ajouté avec conviction.

Si l’on s’en tient aux explications du président, le Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens se présente comme une lueur d'espoir dans un contexte marqué par l'incertitude et les défis multiples.

Dans cet esprit de solidarité et de résilience, les Maliens sont invités à s'unir autour de la table du dialogue, avec la ferme intention de construire un avenir meilleur pour les générations à venir.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Scission politique :  Que représente le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/scission-politique-que-represente-le-retrait-du-mali-du-burkina-faso-et-du-niger-de-la-cedeao-3051917.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 10:08:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On voyait venir les choses. Et c’est désormais chose faite. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tous en pleine crise sécuritaire et en transitions politiques dirigées par des militaires, ont décidé de se retirer de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’annonce a été faite le 28 janvier dernier.</strong>

Cette intention officiellement exprimée par le Burkina, le Mali et le Niger de quitter la CEDEAO, est historique, interpellatrice et assourdissante comme un grondement de tonnerre dans un ciel de l’intégration régionale chargé de nuages.

En effet, le Burkina Faso, le Mali et le Niger reprochent à la CEDEAO de n’avoir non seulement pas volé à leur secours face à la situation qu’ils vivent depuis quelques années, mais aussi d’être à la solde de puissances étrangères. Vrai ou faux ? On ne saurait y répondre. Toujours est-il que l’organisation ouest-africaine n’est pas exempte de tout reproche. Car, s’il est vrai qu’elle constitue un véritable outil d’intégration des peuples, force est de reconnaître qu’elle a souvent péché par ses prises de position. Si fait qu’elle est perçue par certains comme un syndicat des chefs d’Etat qui rame à contre-courant des intérêts des peuples qu’elle est censée protéger. Et comme pour ne rien arranger, certains de ses dirigeants ne cachent pas leur proximité avec l’ex-puissance coloniale qu’est la France dont la politique, on le sait, est de plus en plus décriée sur le continent, notamment au Sahel où les soldats tricolores ont été priés de plier bagage sans autre forme de procès.

<strong>Une décision lourde…</strong>

Face à ce retrait avec effet immédiat de l’AES (Alliance des Etats du Sahel), la CEDEAO doit s’en prendre à elle-même ; tant elle a souvent prêté le flanc en privilégiant parfois le bâton là où les peuples attendaient la carotte.

Ce fut, par exemple, le cas  au Niger où, au lendemain du coup de force contre le président Mohamed Bazoum, les dirigeants ouest-africains ne sont pas allés de main morte en imposant de lourdes sanctions financières et économiques au pays, en rajoutant ainsi à la souffrance des populations. Pire, elle menaçait même d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu dans ses fonctions, consciente que cela pouvait déstabiliser toute la sous-région. Toutefois, en décidant de tourner le dos à la CEDEAO, les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré, et Abdourahamane Tchiani ont-ils pris toute la mesure de la situation ? La question reste posée ; tant la décision, faut-il le relever, est lourde… de conséquences.

En effet, la libre circulation dont bénéficiaient les Maliens, les Burkinabè et les Nigériens ainsi que leurs biens, dans l’espace communautaire, risque de prendre un sérieux coup. A cela s’ajoute le fait que tous les trois pays membres de l’AES sont enclavés et dépendent, pour l’essentiel, des pays côtiers, en l’occurrence le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Ghana, le Bénin et le Nigeria. A moins que la décision de se retirer de la CEDEAO, ne cache mal la volonté des militaires de ne pas respecter leurs engagements pris de rendre le pouvoir aux civils dans des délais raisonnables. Ce n’est pas impossible d’autant que s’ils restent toujours membres de la CEDEAO, ils se feront sans doute remonter régulièrement… les galons. C’est peut-être ceci qui explique cela.

<strong>Divorce salutaire ou saut dans l’inconnu ?</strong>

Beaucoup de vent, de poussière et de grêle avaient jeté le froid entre les 3 Etats de l’Alliance du Sahel et la CEDEAO mais on n’avait pas pensé que ces relations tendues conduiraient le général Abdramane Tiani, le colonel Assimi Goïta et le capitaine Ibrahim Traoré à franchir le Rubicon de la rupture.

Décision souveraine et responsable qui rebat les cartes de la tactique et de la stratégie de l’intégration, de la solidarité et de la stabilité régionale ou saut dans l’inconnu, mû par les humeurs de Césars qui préfèrent être premiers dans un village que second à Rome ?

Les conjectures vont bon train avec quatre certitudes. Primo, qu’il s’agisse de l’ONU, de l’Union africaine, de la CEDEAO ou de l’UEMOA, pour ne citer que les organisations multi- étatiques les plus connus au Mali, les pays y adhèrent librement et des dispositions statutaires prévoient également leur retrait libre. Dans le cas d’espèce, l’article 91 du Traité de la CEDEAO dispose que <em>« tout Etat membre désireux de se retirer de la Communauté notifie par écrit, dans un délai d’un an, sa décision au Secrétaire exécutif qui en informe les Etats membres.</em> <em>A l’expiration de ce délai, si sa notification n’est pas retirée, cet Etat cesse d’être membre de la Communauté.</em><em> Au cours de la période d’un an visée au paragraphe précédent, cet Etat membre continue de se conformer aux dispositions du présent Traité et reste tenu de s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du présent Traité. »</em>

Secundo, ce n’est pas une première pour la CEDEAO d’enregistrer le retrait d’un pays membre. La Mauritanie l’a fait en 2000 au profit de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), aujourd’hui dans une somnolence comateuse.

Tertio, la CEDEAO n’est pas exempte de tout reproche dans sa gestion du processus d’intégration régionale. Elle a été, bien des fois, en déphasage avec les aspirations des peuples qu’elle veut servir, héritant ainsi de l’appellation peu flatteuse de « <em>syndicat des chefs d’Etat</em> ».

Cette critique récurrente a donc été reprise contre elle par les Etats de l’AES qui, dans leur déclaration d’intention de retrait de l’organisation communautaire font remarquer <em>« qu’après 49 ans d’existence, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger constatent avec de regrets, d’amertume et une grande déception que leur organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme. En outre, la CEDEAO, sous l’influence de puissances étrangères, trahissant ses propres principes fondateurs, est devenue une menace pour ses Etats membres et ses populations… En effet, l’organisation n’a pas porté assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ; pire lorsque ces Etats ont décidé de prendre leur destin en main, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes ».</em>

Un violent réquisitoire qui indique que les autorités du Mali, du Burkina, du Niger et leurs nombreux soutiens en avaient gros sur le cœur contre une CEDEAO plus soucieuse de faire respecter son Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance dans ces pays, que de dénoncer les attaques déstabilisatrices des groupes terroristes que ces Etats subissent.

Quarto, une chose est que les pays de l’AES annoncent ensemble leur décision de retrait, une autre est qu’ils saisissent individuellement le président de la commission de la CEDEAO pour poursuivre la procédure. Comparaison n’est pas raison, mais quand on voit le temps que la Grande-Bretagne a mis pour matérialiser son retrait de l’Union européenne, des négociations et, pourquoi pas, des remises en cause de part et d’autre peuvent faire tirer les choses en longueur entre les pays de l’AES et la CEDEAO.

Mais, d’ores et déjà, on s’interroge sur l’impact de cette décision sur la libre circulation des personnes et des biens, la gestion des Maliens, des Burkinabè et Nigériens fonctionnaires internationaux dans les différentes institutions de la CEDEAO. Et si ce retrait de la communauté régionale était confirmé, quid de l’appartenance des Etats de l’AES à l’UEMOA et à sa monnaie commune, le CFA ?

De grandes questions qui, in fine, rejoignent celle de savoir si ce retrait est un divorce salvateur ou un saut dans l’inconnu.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Commune Rurale de Kambila :  Un trou de plus de 35 millions FCFA dans la gestion du Maire Georges Kané et sa bande</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-kambila-un-trou-de-plus-de-35-millions-fcfa-dans-la-gestion-du-maire-georges-kane-et-sa-bande-3051907.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vérification financière de la Commune Rurale de Kambila (CRK) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (au 30 juin) a eu pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </strong>

L’audit du Bureau du Vérificateur Général (BVG)  a porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

A la faveur de la réorganisation administrative notamment par la Loi n°2023-007 du 13 mars 2023, portant création des Collectivités Territoriales en République du Mali, Kambila est l’une des 37 Communes qui composent le Cercle de Kati. D'une superficie de 429,25 km<sup>2</sup> et située sur la RN3, la CRK est composée de 15 villages et des hameaux. Les villages sont : Kambila (Chef-lieu de la Commune), Fanafiècoro, Fanafiècoura, Bemasso, Sonikegny, Noumoubougou-Sidiè, Sicorobougou, Diénebougou-safo, Tiénéguébougou, Konobougou, N’tonimba, M’Pièbougou, Macono, Ouadougou-Sicoro, N’Gorogodji. Les hameaux sont : Diawanébougou, Choninkoro, Sebenikoro, Danielbougou, Falenbougou, Ouolokoro, Massamabougou,Torodo et Kabaro.

Rappelons que cette mission s’est déroulée dans le cadre de l’Accord entre le BVG et le Projet de Déploiement de Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la Riposte Locale à la COVID-19 (PDREAS). Elle a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, il est à signaler le défaut d’inspection de la commune par le Représentant de l’Etat, l’absence de contrôle des régies par l’Ordonnateur et le Comptable assignataire ; la non-tenue des conseils de village, de fraction ou de quartier et la non-organisation du débat public ; l'absence de formalisation de la saisine des commissions de travail ; l’absence d’un système d'archivage efficace ; la non-tenue des documents administratifs obligatoires ; la non-tenue des documents de la comptabilité-matières et l’absence de Comptable-matières ; le non-respect des modalités de création des régies ; le défaut de prestation de serment des Régisseurs ; le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées ; la non-information des fournisseurs non retenus ; la collecte des recettes par des agents non habilités ; l’utilisation de registres non réglementaires ; la non-fixation des taux des impôts, taxes et redevances par délibération.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations.

Elle a ainsi recommandé au Préfet du Cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Kambila ; au Receveur-Percepteur de Kati de procéder, au moins une fois par an, au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes ;  au Maire Georges Kané de la Commune Rurale de Kambila de procéder au contrôle et vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes, d’organiser les consultations des conseils de village et les débats publics conformément à la réglementation en vigueur, de saisir formellement les commissions de travail sur les préoccupations importantes de la Commune et veiller à leur fonctionnement, de mettre en place un système d’archivages et de veiller à la bonne conservation des archives communales, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, d’initier la nomination d’un comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur,  d’informer les soumissionnaires non retenus conformément aux textes en vigueur,  de s’assurer de la perception des recettes de la Commune Rurale de Kambila par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur, de veiller à l’utilisation des registres d’actes d’état civil réglementaires, de veiller à ce que le Conseil Communal délibère chaque année avant la session budgétaire sur les taux des impôts et taxes communaux, et des redevances conformément à la réglementation en vigueur.

La mission a aussi recommandé au Secrétaire général de tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires, d’assurer cumulativement les fonctions de Comptable-matières et tenir les documents de la comptabilité-matières.

Les Régisseurs doivent prêter serment conformément à la réglementation en vigueur.

Enfin, au Régisseur de recettes de procéder au reversement des recettes encaissées dans les délais réglementaires, percevoir l’ensemble des recettes de la commune conformément aux textes en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 35 841 887 FCFA. Elles ont trait au non-recouvrement des frais d’édilité au titre de la purge des droits coutumiers pour un montant total de 29 920 000 FCFA, au non-recouvrement des redevances de location et de gestion déléguée du parc à bétail pour un montant total de 5 400 000 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant total de 521 887 FCFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Le BVG a également saisi le Directeur Général des Impôts relativement au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise énergétique au Mali :  Les dessous d’un vol en bande organisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/crise-energetique-au-mali-les-dessous-dun-vol-en-bande-organisee-3051899.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:46:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Energie du Mali (EDM-SA), secouée par un scandale, a nécessité une enquête qui révèle des pratiques de corruption, de détournement de fonds publics, de clientélisme, et d'affairisme. Une lettre confidentielle du Procureur en charge du Pôle National Économique et Financier adressée au Procureur Général de la Cour Suprême du Mali, expose les faits troublants qui entourent l'affaire des groupes électrogènes et des carburants non livrés à la société Energie du Mali.</strong>

Le lundi, 22 janvier 2024 a été décisif dans le dossier énergie du Mali. Plusieurs personnalités, interpellées par le Pôle économique et financier sont ensuite mises sous mandat de dépôt par la Cour Suprême. Comme pour dire que la justice est plus que jamais décidée à faire la lumière sur cette affaire scabreuse. C’est ainsi que l'ancien ministre Lamine Seydou Traoré, en garde à vue depuis quelques jours, a été placé en détention préventive. Au même moment, les anciens directeurs généraux de l'EDM-SA, Oumar Diarra et Koureissi Konaré se sont vus inculpés et mis sous mandat dépôt par la Cour Suprême. Motif invoqué: "faux, usage de faux et atteinte aux biens publics". Ensuite, la Secrétaire générale de l’EDM Amina Niane, a connu le même sort, toujours dans le cadre de cette affaire portant sur 29 groupes électrogènes et transformateurs. En plus, le chef du département juridique de l'EDM, Joseph Théra, ainsi que l'ancien Directeur de production, Ousmane Traoré, ont également été frappés par la justice, rallongeant la liste des inculpés et prisonniers. S’en suivra la mise sous mandat de dépôt de Mme Saran Diakité, ex Cheffe de Bureau des hydrocarbures à la Direction Générale des Douanes par la Cour suprême dans le cadre, dit-on du dossier de fourniture de carburants.

La même cause a conduit à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, des opérateurs économiques, non moins fournisseurs du carburant à EDM. Parmi lesquels le richissime Mama Lah et le patron de Baraka Petroleum. Quant aux membres du Conseil d’Administration auditionnés, ils ont été libérés.

<strong>Le fil conducteur</strong>

Tout commence le 22 octobre 2023 lorsque Madame Bintou CAMARA, Ministre de l'Énergie et de l'Eau, dépose une plainte auprès du Procureur du Pôle National Économique et Financier. Les faits reprochés concernent un écart de cinquante-neuf (59) citernes de combustibles entre la quantité réceptionnée à Balingué et celle dépotée dans les centrales thermiques de l'EDM-SA, découvert lors d'un contrôle effectué du 16 au 20 octobre 2023.

Suite à la plainte de Madame Bintou CAMARA, le 30 octobre 2023, M. Mahamadou KASOGUE, Ministre de la Justice et des droits de l'Homme, Garde des Sceaux a, sur la base de la correspondance N°0314/MJDH-SG, instruit l'ouverture d'enquêtes sur un certain nombre d'actes posés par M. Oumar DIARRA, ancien Directeur Général de la société EDM-SA. Selon les informations, ces faits se rapportent à l'engagement de commandes d’une valeur totale de 17 939 789 259 FCFA et à la concision de 45 contrats à hauteur de 52 415 406 522 F CFA, sur la période du 20 au 27 juillet 2023. Ensuite, le Ministre de la Justice, à travers une seconde correspondance N°0315/MJDH-SG, a instruit de nouveau, l'ouverture d'enquêtes sur la régularité et l'exécution du marché n°22/522DG/DP du 06/12/2022 relatif à la fourniture de vingt-sept (27) groupes électrogènes conteneurisés de type Perkins et transformateurs, conclu entre l'EDM-SA et la société « CASE CONSTRUCTION » pour un montant de 6 269 000 000 FCFA. Les investigations révèlent des irrégularités dans l'engagement de commandes et la conclusion de contrats pour un montant total de 17 939 789 259 FCFA, ainsi que des anomalies dans l'exécution du marché n°22/522DG/DP du 06/12/2022 relatif à la fourniture de vingt-sept (27) groupes électrogènes conteneurisés de type Perkins et transformateurs pour un montant de 6 269 000 000 FCFA et conclu entre la Société EDM-SA et CASE CONSTRUCTION.

Toutefois, les procès-verbaux établis par la Brigade spécialisée du Pôle National Économique et Financier concluent que les cinquante-neuf citernes dénoncées par Madame la Ministre sont en réalité présentes au niveau du stock de Balingué et des centrales thermiques, écartant ainsi l'hypothèse d'un vol.

Cependant, de nouvelles révélations émergent concernant des écarts de quantités de combustibles non livrés par plusieurs fournisseurs, générant un préjudice financier pour l'État. Les investigations pointent du doigt Madame Saran DIAKITE, Chef de Bureau des Produits Pétroliers, pour sa négligence ayant conduit à la non-livraison d'une quantité importante de combustibles destinés à l'EDM-SA. Ce faisant, les recettes douanières non perçues sont estimées à 16 739 357 litres de gasoil. Dans le cadre de la régularisation des écarts constatés, une partie du combustible a été livrée en hors taxe, réduisant partiellement le préjudice financier.

<strong>Anomalies dans les contrats et falsifications</strong>

Les contrats conclus par l'ancien Directeur Général, Oumar DIARRA, sont examinés de près. Mais le marché n°22/522DG/DP du 06/12/2022, passé par entente directe, est critiqué pour l'absence du cahier des clauses techniques particulières, essentielles à l'exécution correcte du marché. De plus, quatre contrats additionnels signés ultérieurement ne sont pas considérés comme des avenants au contrat initial. Ainsi, les responsabilités sont attribuées à Koureissi KONARE, Joseph THERA, Mamadou SIDIBE, Ousmane TRAORE, Aminata NIANE, Boubacar DIALLO, Saran DIAKITE, Lamine Seydou TRAORE, et d'autres, qui ont signé des contrats comportant des mentions inexactes et ont validé des contrats additionnels sans réelle justification. D’où une altération de la vérité et un préjudice financier à l'État.

Mieux, les enquêtes ont révélé également des suspicions de blanchiment de capitaux, impliquant les sociétés « BARAKA PETROLUM » avec un écart en quantité de 315 000 litres de fuel; la société « LAH&amp;FILS » avec un écart de 19 989 000 litres de gasoil et la « SOCIETE FATOUMATA BATHILY », avec un écart de 2 837 340 litres de gasoil soit un écart total de 22 826 340 litres de gasoil et 315 000 litres de fuel pour un montant de 6 269 000 000 FCFA.

Sont également épinglés par les mêmes chefs d’accusations, M. Koureissi KONARE, Joseph THERA, Mamadou SIDIBE, Ousmane TRAORE, Aminata NIANE et Boubacar DIALLO, Saran DIAKITE, Lamine Seydou TRAORE et autres qui leurs auraient, aussi, apportés leurs concours notamment pour « l'acquisition, la détention ou l'utilisation, la convention, le transfert ou la manipulation, la dissimulation, le déguisement de la nature, de l'origine, de l'emplacement, de la déposition, du mouvement ou de la propriété réelle, de divers biens (notamment des sommes d'argent et d'importantes quantités de combustibles identifiées) dont ils savaient ou auraient dû savoir, qu'ils provenaient de la commission des crimes ou délits, ou de la participation à ces crimes ou délits, notamment l'atteinte aux biens publics les faux, usages des faux, et complicité desdits, dans le but de dissimuler ou de déguiser l'origine illicite desdits biens ou d'aider toutes personnes impliquées, en occurrence des sociétés dans la commission de ces crimes ou délits à échapper aux conséquences judiciaires de leurs actes ».

Du coup, les infractions, notamment la responsabilité pénale de Lamine Seydou TRAORE, ancien Ministre, des cadres de l’énergie et des opérateurs fournisseurs,  justifient le transfert du dossier à la Cour Suprême.

L'affaire de détournement de carburant et de fraudes dans le secteur énergétique au Mali révèle des pratiques condamnables impliquant des hauts responsables. Les preuves accablantes issues des enquêtes suggèrent des actes intentionnels causant un préjudice substantiel à l'État.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mark Bristow, PDG de Barrick Gold Corporation : « En 2023, notre société a versé 380,7 millions de dollars au gouvernement malien, répartis entre taxes, redevances et dividendes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mark-bristow-pdg-de-barrick-gold-corporation-en-2023-notre-societe-a-verse-3807-millions-de-dollars-au-gouvernement-malien-repartis-entre-taxes-redevances-et-dividendes-3051938.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 07:22:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mark Bristow, le Président Directeur Général de Barrick Gold Corporation, a présidé le traditionnel médias-briefing au complexe minier Loulo-Gounkoto, dans le cercle de Kéniéba, le 27 janvier 2024. Objectif : informer les hommes de médias sur la contribution de la société minière à l’économie locale et nationale, la production et les perspectives, entre autres. C’était en présence du directeur du complexe, M. Abbas Coulibaly, des différents responsables départementaux, du directeur des opérations pour l’Afrique, M. Mahamadou Samaké et celui pour l’Afrique de l’Ouest et d’Arabie Saoudite, M. Chiaka Berthé. </strong>

Selon le PDG, Barrick Gold Corporation, en collaboration avec son prédécesseur Randgold Ressources, a été un partenaire exemplaire pour le Mali au cours des 29 dernières années. Face à divers défis, ajoute-t-il, la société continue de démontrer un engagement sans faille en travaillant étroitement avec le gouvernement de transition du Mali et les parties prenantes locales pour redéfinir une vision novatrice de l'industrie minière. « <em>Cette vision vise à positionner le Mali comme une destination d'investissement attractive</em> », précise-t-il. Au fil des années, se réjoui M. Bristow, les mines de Barrick ont eu un impact significatif sur l'économie malienne, contribuant à près de 10 milliards de dollars sous forme de taxes, redevances, salaires et paiements aux fournisseurs locaux.

Ce qui veut dire que la contribution des mines de Loulo, Gounkoto et Morila représente entre 5% et 10% du PIB malien au cours de la dernière décennie. Notamment, le complexe Loulo-Gounkoto, géré entièrement par une équipe malienne de classe mondiale, se classe parmi les plus grands producteurs d'or mondiaux.

En 2023, poursuite-t-il, la production de 683 000 onces d'or a été atteinte, dépassant les objectifs fixés. Il ressort de cette activité que les investissements dans des projets avancés et l'exploration ont permis de compenser les réserves épuisées, tout en identifiant de nouvelles cibles prometteuses dans le district minier de Loulo.

En plus, des initiatives en faveur des énergies renouvelables ont été mises en œuvre, telles que l'extension du parc solaire de Loulo. L’on a retenu toutefois que les contributions économiques de Barrick au Mali sont impressionnantes, totalisant 9,8 millions de dollars depuis le début des opérations. « <em>En 2023, la société a versé 380,7 millions de dollars au gouvernement malien, répartis entre taxes, redevances et dividendes. Les salaires et paiements aux fournisseurs ont également indirectement stimulé l'économie, totalisant 589 millions de dollars, dont 75% ont bénéficié à des fournisseurs locaux</em> », nous confient les responsables.

<strong>Engagement envers la communauté et l'environnement</strong>

Les explications font croire que Barrick se distingue par son engagement envers la sécurité au travail, la santé, et l'environnement. En témoigne le programme "Journey to Zero" qui vise à éliminer les incidents majeurs, et la responsabilité d'arrêter le travail dangereux est renforcée à tous les niveaux. Toujours en 2023, des programmes de sensibilisation ont été lancés pour éliminer le paludisme, contribuant à une diminution annuelle du taux d'incidence. Sur le front environnemental, les responsables ont fait croire qu’aucun incident de Classe 1 ou 2 n'a été enregistré en 2023. Ils se vantent de la mise en œuvre réussie du programme de feux contrôlés pour prévenir les feux de brousse qui témoigne de l'engagement de Barrick envers la durabilité.

<strong>Promotion des entreprises locales et développement socio-économique</strong>

Il ressort de cette conférence de presse que Barrick joue un rôle actif dans le développement de l'économie malienne avec le soutien des initiatives entrepreneuriales locales. Cela s’explique par des revenus, générant 370 millions de FCFA (617 000 $) au quatrième trimestre qui ont été produits par des groupements d'intérêt économique (GIE) en partenariat avec la mine. A cela s’ajoute l’apport du programme d'accélérateur d'entreprise qui offre également une formation à 30 entreprises nationales, favorisant une croissance économique durable. Ainsi, l'entreprise démontre son engagement envers l'emploi local, avec 96% de ses employés étant nationaux, dont 20% sont issus des communautés environnantes. Et comme si cela ne suffisait pas, plus de 1 348 emplois permanents ont été créés à Loulo et Gounkoto, et la formation des jeunes locaux pour les métiers de l'industrie offre une perspective prometteuse pour l'avenir.

En matière d'éducation, Barrick a contribué à la construction de 22 nouvelles écoles à Faraba et Nema, démontrant son engagement envers le développement éducatif des communautés locales. Ainsi, Barrick Gold Corporation continue de se positionner comme un partenaire exemplaire pour le Mali, en contribuant de manière significative à son développement économique, social, et environnemental. Cette collaboration fructueuse témoigne de la vision à long terme de Barrick et de son engagement envers une exploitation minière responsable, durable, et bénéfique pour toutes les parties prenantes.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réalisation d’une usine d’eau potable à Bamako : Le français Feljas &amp;amp;amp; Masson, recruté pour les travaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/realisation-dune-usine-deau-potable-a-bamako-le-francais-feljas-masson-recrute-pour-les-travaux-3051113.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 09:08:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Bamako sera bientôt dotée d’une nouvelle usine d’eau potable. Le contrat vient d’être confié à la société française Feljas &amp; Masson, spécialisée dans la conception, la réalisation et la maintenance de systèmes dédiés au marché de l'eau.</strong>

Pour améliorer la desserte en eau potable à Bamako, la capitale malienne, le gouvernement mise notamment sur une nouvelle station de potabilisation. L’usine, qui devrait être implantée à Djikoroni Para, sera réalisée par Feljas &amp; Masson. L’entreprise basée à Carcassonne, en France, a été désignée récemment par la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (Somapep).

Le spécialiste des projets de conception, de réalisation et de maintenance de systèmes dédiés au marché de l’eau construira donc la nouvelle usine d’eau potable de Bamako, qui devrait permettre d’augmenter la capacité nominale de production de la rive gauche de la plus grande ville du Mali, avec une population estimée à plus de 2,9 millions de personnes en 2023.

<strong>Le traitement de l’eau potable par injection de charbon actif</strong>

La future installation, dont les travaux démarreront prochainement, affichera une capacité journalière de 60 000 m3.

Le système de traitement qui sera utilisé dans la nouvelle station de potabilisation de Bamako est le traitement par injection de charbon actif. Le système qui a été retenu pour réaliser ce traitement est le système conçu par Sodimate, sous forme de skid clés en main. Le fournisseur français d’équipements destinés au traitement des eaux et fumées, fournira donc « <em>deux skids de préparation et d’injection de chaux vive et de charbon actif, ainsi que deux centrales de préparation de polymère </em>» sur le site du projet à Djikoroni Para.

« <em>Le système d’injection de charbon actif par hydro-éjecteur de Sodimate est destiné à mélanger un pulvérulent et un fluide. Le mélange du fluide moteur et du fluide aspiré pénètre dans une deuxième tuyère où la vitesse est transformée en pression pour atteindre la pression de refoulement</em> », indique Sodimate.

De plus, les hydro-éjecteurs seraient des systèmes sans aucune pièce en mouvement ce qui leurs confèrent  pérennité et entretien réduit. Le système d’injection de charbon actif de Sodimate é été approuvé à la suite d’une visite d’inspection de  Feljas &amp; Masson et de la Somapep dans les locaux  de l’entreprise en région Île-de -France. Quant à la date de démarrage des travaux sur le site du projet d’eau potable à Djikoroni Para, elle reste à préciser.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clash de la transition malienne :  Oumar Mariko a&#45;t&#45;il raté l’occasion de se taire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/clash-de-la-transition-malienne-oumar-mariko-a-t-il-rate-loccasion-de-se-taire-3051110.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 08:57:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une récente interview sur France 24, le Dr Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), a suscité la controverse en critiquant vivement les autorités de la transition du Mali. Cette sortie intervient à un moment délicat, alors que son parti est confronté à une menace imminente de dissolution.</strong>

Le Dr Mariko, une figure de l'opposition malienne, a pointé du doigt les principales figures de la transition, mettant en cause le président Assimi Goïta, ses collaborateurs, ainsi que le Premier ministre Choguel Kokala Maiga et son mouvement M5-RFP.

Selon lui, ces derniers constituent les principaux obstacles à la paix dans le pays, affirmant sans détour que <em>« l'obstacle à la paix au Mali demeure Assimi Goïta, ses camarades et le Premier ministre Choguel Kokala Maiga et son M5-RFP </em>». Il a sévèrement critiqué les autorités au pouvoir, remettant en question leur légitimité en déclarant qu'elles ne bénéficient d'aucune confiance de la part du peuple malien.

Pour lui, non seulement elles sont incapables de favoriser la paix et le dialogue, mais elles ne sont également pas dignes de confiance. En ajoutant que les dirigeants gouvernent uniquement par la force militaire, il a suggéré qu'ils deviennent de plus en plus impopulaires.

Ces déclarations du Dr Mariko soulèvent des interrogations quant à leurs impacts sur la situation politique déjà tendue au Mali. Alors qu'il est déjà poursuivi pour atteinte au crédit de l'État, certains observateurs se demandent si ses propos ne vont pas aggraver son cas. De plus, ces critiques directes envers les autorités en place pourraient compliquer davantage la menace de dissolution qui plane sur son parti, le Sadi.

Les observateurs s’interrogent également de la pertinence de cette sortie dans un contexte où le pays fait face à d'importants défis, tant sur le plan sécuritaire que politique. Certains estiment que le Dr Mariko aurait dû choisir une approche plus mesurée, compte tenu des enjeux nationaux. La sortie du Dr Mariko est mal vue par de nombreux Maliens, qui estiment qu'il a manqué une opportunité de se taire.

Les critiques soulignent que dans une période où l'unité nationale est cruciale, des déclarations aussi incisives ne font qu'ajouter à la polarisation politique et aux tensions existantes. En effet, la question demeure : Oumar Mariko a-t-il raté l'occasion de se taire ? Les répercussions de ses déclarations risquent-elles d'aggraver sa situation et celle de son parti dans le paysage politique malien ? L’avenir pourrait apporter des réponses à ces questions.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique : Me Mountaga Tall appelle à la réussite de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-me-mountaga-tall-appelle-a-la-reussite-de-la-transition-3051109.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 08:55:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<strong>Me Mountaga Tall, président du Congrès national d’initiative démocratique-Faso Yiriwa Ton (Cnid-FYT), a adressé ses vœux aux professionnels des médias le mercredi dernier, à la Maison de la presse de Bamako. Profitant de l’occasion, du président de la Maison de la presse et d’autres faitières, le leader politique s’est prononcé sur des sujets allant de la presse à la Transition en cours.</strong>

Me Mountaga Tall a débuté son discours en saluant le rôle vital des médias dans la consolidation de la démocratie et du développement économique et social du Mali. Il a souligné le rôle incontournable des médias en tant que relais entre le peuple et les gouvernants, appelant à la consolidation d'une presse libre et économiquement viable.

Le conférencier a insisté sur l'importance de la presse en démocratie ; tout en suggérant des axes d'amélioration, notamment la formation continue des professionnels des médias, la sécurité de l'emploi, et le respect de la déontologie. Il a également plaidé en faveur de la dépénalisation des délits de presse pour renforcer la protection de la liberté d'expression, tout en soulignant la nécessité de responsabilité dans l'exercice de cette liberté.

En revenant sur l'année 2023, Me Mountaga Tall a évoqué des événements marquants, tels que l'adoption de la nouvelle Constitution et la création de l'Alliance des États du Sahel (AES). Il a souligné la complexité du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et le retour de Kidal dans la République, un événement qu'il a qualifié d'épopée. Le président du Cnid a appelé les groupes armés à faire leur autocritique, à renoncer à leurs projets séparatistes, et à participer au dialogue inter-Malien pour contribuer à l'unité nationale. Il a également évoqué la Journée nationale de la souveraineté retrouvée, soulignant l'importance du respect de la souveraineté de l'État.

<strong>« La MINUSMA avait non seulement un problème mais était aussi un problème », estime-t-il</strong>

Me Tall a évoqué le sujet de la MINUSMA en disant que les missions de paix des Nations Unies ne devraient pas être perçues comme des engagements permanents. Elles devraient être déployées dans un pays uniquement pendant une crise, et la rapidité avec laquelle elles accomplissent leur mission devrait être le critère de leur efficacité. Cependant, il trouve que des lacunes ont demeurés tant au niveau de du mandat que de l’exécution de la MINUSMA, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Comme pour dire que le mandat de la MINUSMA ne répondait pas aux besoins du Mali.

Pendant une décennie, ajoute-t-il, le gouvernement malien a insisté, sans succès, pour obtenir un mandat robuste relevant du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Du coup, le président du CNID trouve que la MINUSMA était devenue un problème plutôt que la solution en raison de son incapacité à répondre aux attentes du Mali. <em>« Les populations locales percevaient les forces de la MINUSMA comme des porteurs d'uniformes armés, mais incapables de les protéger </em>», déclare-t-il. Ainsi, conclut-il, le départ de la MINUSMA doit être compris comme l'épilogue naturel de toutes les missions de paix.

<strong>Nécessité de soutenir la transition</strong>

Me Mountaga Tall a défini la Transition en cours comme un moment de gestation entre le passé et l'avenir. Comme pour dire que la transition appartient au peuple malien. Cependant, il a appelé à contribuer activement à la réussite de la Transition, en mettant l'accent sur des élections démocratiques, transparentes, et régulières, histoire de consolider les acquis de cette période. Ainsi, Me Mountaga Tall a lancé un appel à l'action concrète pour assurer le succès de la Transition et la pérennisation de ses réalisations. Son discours a reflété un engagement fort en faveur du Mali et de son avenir démocratique. Toutefois, le président du CNID a annoncé la fin de son leadership à la tête du parti.

<strong>Vers la fin d’un leadership ? </strong>

« <em>Voici exactement 25 ans que je vous adresse, en mon nom et au nom du CNID-FYT, mes vœux. Je souhaite, et je prie ALLAH SWT de m'entendre, que ces vœux soient les derniers que je présente au nom de ce parti qui m'a tant donné</em> », a-t-il déclaré. Me Mountaga Tall a fait  de sorte que cette transition ne remet pas en cause l'engagement du parti envers la démocratie. Au contraire, il a exprimé sa confiance en la pérennité de la tradition, désormais ancrée et adoptée par de nombreux membres du CNID. "Elle se poursuivra et s'améliorera sans aucun doute. Inch ALLAH! Ainsi, je <em>ne vous dis pas adieu, mais exprime le souhait de vous présenter mes vœux ailleurs et d'une manière différente</em>", a-t-il ajouté.

Cette passation de pouvoir marque la fin d'une ère et le début d'un nouveau chapitre pour le CNID. Cependant, le nouveau leadership devra non seulement honorer l'héritage laissé par Me Mountaga Tall mais également relever les défis qui se présentent au parti.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale d’EDM&#45;SA : L&amp;apos;ex ministre de l&amp;apos;Énergie, des directeurs généraux, des cadres et des opérateurs pétroliers placés sous mandat de dépôts</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/scandale-dedm-sa-lex-ministre-de-lenergie-des-directeurs-generaux-des-cadres-et-des-operateurs-petroliers-places-sous-mandat-de-depots-3051107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 08:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite aux récentes interpellations et à la mise en garde à vue de l'ancien ministre de l'Énergie, Lamine Seydou Traoré, ainsi que de plusieurs cadres de la société Énergie du Mali (EDM), l'affaire des hydrocarbures et des 29 groupes électrogènes et transformateurs prend une nouvelle tournure. Ce lundi 22 janvier 2024, la Cour Suprême a décidé de placer sous mandat de dépôt l'ex-ministre Lamine Seydou Traoré et Amina Niane, Secrétaire générale de l'EDM, dans le cadre du dossier des 29 groupes électrogènes. Par la suite, des opérateurs fournisseurs de carburant à la société EDM dont le célèbre Mama Lah, ont également été placés en détention provisoire, le mardi 24 janviers 2024.</strong>

La justice malienne semble désormais déterminée à faire la lumière sur les causes ayant conduit à une crise énergétique sans précédent au Mali. Selon des sources proches du dossier, plusieurs personnalités de l'EDM qui avaient statué sur l'attribution du marché des 29 groupes électrogènes, ont été convoquées à la brigade du pôle économique et financier, le jeudi 18 janvier dernier.

En lien avec ces interpellations, la justice a cherché également à auditionner des membres actifs de la transition, dont deux membres du gouvernement et un conseiller spécial du président de la transition. Cette démarche visait à éclaircir les éventuelles implications de ces acteurs dans la gestion de l'affaire.

Dans ce contexte, l'ancien ministre Lamine Seydou Traoré, en garde à vue depuis quelques jours, a été placé en détention provisoire, de même que la secrétaire générale Amina Niane, tous deux inculpés pour "faux et usage du faux" ainsi que "atteinte aux biens publics" dans le cadre de cette affaire portant sur les 29 groupes électrogènes et transformateurs. Les anciens directeurs généraux de l'EDM-SA, Oumar Diarra et Koureissi Konaré, n'ont pas échappé aux mesures judiciaires. Eux aussi ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt à la Maison Centrale d'Arrêt (MCA) pour des chefs d'accusation similaires, comprenant "faux, usage de faux et atteinte aux biens publics". En plus, le chef du département juridique de l'EDM, Joseph Théra, ainsi que l'ancien directeur de production, Ousmane Traoré, ont également fait l'objet des mêmes procédures judiciaires. S’agissant du président du Conseil d’Administration et des membres du bureau, ils sont mis hors de cause et sont libres de leurs mouvements.

Par la suite, hier mardi 23 janvier, des opérateurs pétroliers fournisseurs de carburant à EDM-SA, dont le célèbre Mama Lah, ont été placés sous mandat de dépôts. Ils sont poursuivis pour « blanchiment ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Mali : Les révélations troublantes du Président Assimi sur la France et la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-au-mali-les-revelations-troublantes-du-president-assimi-sur-la-france-et-la-cedeao-3051105.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/transition-au-mali-les-revelations-troublantes-du-president-assimi-sur-la-france-et-la-cedeao-3051105.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 08:47:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son discours de vœux aux notabilités, diffusé par la chaîne nationale, ORTM, le chef d’Etat malien, Assimi Goïta, a fait des révélations sur certaines choses qui se sont produites au début de la transition politique du pays. Ces révélations aussi sensibles qu’elles soient, entachent non seulement l’image et la crédibilité de la France, la CEDEAO mais aussi, d’une puissance étrangère, dont Goïta a choisi ne pas nommer.</strong>

« <em>Je voudrai faire une révélation produite au début de cette transition, c’était en Août 2020 après la chute du régime qui était en place. En pleine assise nationale pour la refondation, par l’intermédiaire d’un président qui m’a informé que le président Emmanuel Macron souhaiterait discuter avec moi au téléphone. Nous avons accepté de discuté avec ce dernier ; après salutation, il m’a fait la proposition de trois personnalités maliennes  pour diriger cette transition. Il m’avait ensuite demandé de faire une déclaration à la suite pour les nommer président et premier ministre de la transition, je le lui ai dit niet et le faire savoir que le peuple malien se concerte et on s’en tiendra à ce résultat des assises. Il m’a dit de revoir ma position et de ne céder au même jeu que le Président Feu Ibrahim Boubacar Keita faisait, il nous disait toujours qu’il allait réfléchir à certaines de nos propositions jusqu’à ce qu’il perd le pouvoir au Mali. Finalement, nous n’avons pas accepté les propositions de Macron, et après la France, nous avons reçu l’ambassadeur d’un autre pays très influent qui nous a ramené également une liste de deux personnes pour le poste du président et celui du premier ministre pour la transition ; nous avons aussi rejeté ces propositions …», </em>a-t-il révélé.

<strong>Une fuite qui change la donne…</strong>

« <em>Après l’échec des négociations avec les envoyés spéciaux de la CEDEAO au Mali, le Président du Ghana nous a invité, j’ai effectué ce voyage avec le ministre Wagué et certains de mes conseillers. Une fois dans la capitale ghanéenne, nous avons exposé la situation politico-militaire du Mali aux différents chefs d’Etats de la CEDEAO, nous avons rencontré un président d’origine mandingue</em> », a dit Goïta.

« <em>Comme vous le savez, un vrai mandingue ne sait pas mentir, après notre exposé et notre souhait de diriger cette transition, ce dernier nous a soufflé le nom de la personne choisie par les chefs d’Etats de la CEDEAO pour diriger la transition. Une fois dans la salle de réunion avec les différents chefs d’Etats de la CEDEAO, avant même de nous écouter, un président va prendre la parole et donne le nom de la même personne qui nous avait été dévoilé</em> ».

Automatiquement, a-t-il martelé, « <em>nous avons assumé notre position en les informant que moi Col. Assimi Goita dirigera cette transition, et ce fut le début de notre rupture avec la CEDEAO</em> ».

Il en rajoute par ailleurs, que toutes les personnalités proposées par la France, la CEDEAO et la puissance étrangères dont-il n’a pas mentionné le nom, sont toujours vivantes au Mali.

Pour conclure, Goïta a affirmé que les États n’ont pas d’amis et ne cherchent qu’à imposer leur pion pour protéger leurs intérêts au Mali. «<em>Pour l’intérêt national, les maliens doivent choisir leur dirigeant, et non un diktat des puissances étrangères. Je m’adresse aux maliens de ne plus se tromper de choix des hommes qui conduiront la destinée de ce peuple</em> ».

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la cybercriminalité au Mali :  Le Procureur Adama Coulibaly clarifie la position du Pôle judiciaire spécialisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-la-cybercriminalite-au-mali-le-procureur-adama-coulibaly-clarifie-la-position-du-pole-judiciaire-specialise-3050141.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 17:53:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procureur du Pôle judiciaire chargé de la cybercriminalité, Adama Coulibaly, a tenu une conférence de presse très attendue, le mercredi 10 janvier 2024, pour aborder la question de la cybercriminalité au Mali. Devant un grand nombre de journalistes et de vidéomen présents, le Procureur a tout d'abord rassuré la presse sur ses intentions avant de souligner la détermination de sa structure à assainir le cyberespace du pays.</strong>

Dans son exposé, le procureur a défini la cybercriminalité comme des infractions commises sur le cyberespace, incluant notamment les atteintes à l'intégrité et à l'honneur, les atteintes aux biens, l'escroquerie en ligne, ainsi que le vol d'informations sensibles d'entreprises ou de l'État.

Depuis juin 2023 jusqu'à janvier 2024, le Pôle a enregistré 232 plaintes, en plus des cas d'auto-saisines. Le procureur a informé que le Pôle a déjà rendu 28 jugements, avec 14 dossiers actuellement en cours d'instruction.

S'exprimant sur la loi de 2019 portant sur la cybercriminalité, Adama Coulibaly a contesté l'étiquette de "liberticide" souvent associée à cette législation. Il a souligné qu'au lieu de la voir comme une menace à la liberté d'expression, il faut la considérer comme un garant de celle-ci. Pour le procureur, la liberté d'expression ne signifie pas l'absence de limites, et la loi vise à réprimer les excès et les discours incitatifs à la violence ou portant atteinte à l'honneur et à la dignité.

Concernant l'application de la loi sur la cybercriminalité, Adama Coulibaly a précisé qu'elle ne concerne pas la presse classique, à condition que celle-ci ne soit pas présente en ligne. En revanche, il a souligné que la presse en ligne est soumise à cette législation.

Le procureur a également tenu à clarifier que les activités du Pôle ne se limitent pas à la loi de 2019, mais englobent également des domaines, tels que la loi de 2000 sur la presse et le délit de presse, la régulation des échanges téléphoniques, les moyens et systèmes de cryptologie, la protection des données personnelles, l'autorité de régulation des postes et téléphones, ainsi que des articles du Code pénal et du code minier. Malgré les assurances données, Adama Coulibaly a souligné la détermination du Pôle judiciaire spécialisé à assainir le cyberespace malien, appelant les citoyens à faire preuve de retenue dans l'utilisation de l'espace numérique.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire EDM&#45;SA :  Après la garde à vue, quel sort pour les cadres impliqués ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-edm-sa-apres-la-garde-a-vue-quel-sort-pour-les-cadres-impliques-3050143.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 16:45:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'affaire concernant l’Énergie du Mali (EDM-SA) a pris une tournure judiciaire sérieuse le mercredi 10 janvier 2024, avec la Brigade du Pôle National Économique et Financier qui a placé en garde à vue plusieurs cadres de l'entreprise. Ces cadres font face à des accusations graves, notamment de faux et usage de faux, ainsi que d'atteinte aux biens publics.</strong>

Parmi les personnalités concernées par cette enquête se trouvent M. Koureichi Konaré, l'ancien Directeur Général de l'EDM-SA ; Madame Aminata Niane, Secrétaire Général responsable du département juridique et du département contrôle des contrats et passation des marchés, complaisance et communication ; Monsieur Mamadou Sidibé, Chef du département contrôle des contrats et passation des marchés et complaisance, et Monsieur Boubacar Diallo, ancien Directeur Administratif et Financier, actuellement conseiller spécial du DG. D'autres personnalités ont également été interpellées, dont Monsieur Joseph Théra, chef du département juridique ; Monsieur Ousmane Traoré, ancien Directeur de la production : Madame Saran Diakité, inspecteur des douanes et ancien chef du bureau des produits pétroliers. En ce qui concerne M. Samba Ben Moussa Diakité, Directeur Général Adjoint sortant, également impliqué dans la procédure en cours, son séjour à l'étranger l'a empêché d'être entendu. Notons également que l'ancien Ministre de l'Énergie et de l'Eau, Monsieur Lamine Seydou Traoré, annoncé hors du pays, avait démenti toute convocation dans le cadre de cette affaire énergétique au Mali. Mais il a fini par être placé en garde à vue, le vendredi 12 janvier dernier, alors que des sources crédibles avait rapporté que Lamine Traoré avait nié catégoriquement les accusations portées contre lui et réaffirme sa présence dans la capitale malienne, excluant du coup toute implication dans le processus de convocation.

Face à ces développements, une question se pose : jusqu'où ira ce feuilleton judiciaire ? Quel sera le sort des cadres impliqués, y compris celui de l'ancien Ministre de l'Énergie et de l'Eau, Monsieur Lamine Seydou Traoré ?

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Education au Mali :  Risque de tension entre le Ministère et les Syndicats</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-au-mali-risque-de-tension-entre-le-ministere-et-les-syndicats-3050140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 16:33:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le récent différend entre le ministère de l'Éducation nationale et la Synergie des syndicats de l'éducation, une nouvelle crise pointe à l'horizon, mettant en péril la stabilité du système éducatif malien. La décision controversée du Ministère d'affecter tous les enseignants détenteurs de licence aux écoles fondamentales a ravivé les tensions entre les deux parties.</strong>

Dans une correspondance datée du 28 décembre 2023, le ministère de l'Éducation nationale a instruit les directrices et directeurs d'Académie d'enseignement de redéployer les enseignants de l'enseignement fondamental en surnombre vers les écoles fondamentales. Cette décision a suscité une vive réaction de la part de la Synergie des syndicats de l'éducation, qui estime que cette mesure met en danger la relation établie depuis le début de l'année scolaire avec le syndicat signataire du 15 octobre 2016. Le différend tourne autour de l'interprétation de l'article 21 du statut du personnel enseignant, que le ministère invoque pour justifier sa décision.

Les syndicats contestent cette interprétation, arguant que l'article 23 précise clairement les conditions pour être un professeur d'enseignement fondamental, exigeant une formation spécifique qui n'est plus dispensée depuis la fermeture de la filière à l'ENSUP en 2019.

L'ENSUP, de son côté, soutient la décision du ministère en affirmant que son programme de licence est orienté vers l'enseignement fondamental, et que les détenteurs de licence peuvent suivre le programme de master professeur de l'enseignement normal après deux années de service. Cependant, cette position est contestée par les syndicats, qui accusent l'ENSUP de chercher à préserver ses intérêts financiers en forçant les détenteurs de licence à s'inscrire à son programme de master.

Face à cette impasse, une commission est prévue, impliquant le ministère, les syndicats de l'éducation et l'ENSUP, pour tenter de trouver une résolution à ce conflit.

Cependant, la synergie des syndicats de l'éducation met en garde contre une possible escalade, évoquant la possibilité de grèves si le ministère persiste dans sa position. En effet, cette situation délicate nécessite un dialogue constructif entre les parties prenantes pour éviter toute perturbation dans le système éducatif malien, déjà fragilisé par des défis antérieurs. La stabilité de l'éducation nationale est un enjeu crucial pour l'avenir du pays, et les acteurs concernés devraient s'efforcer de trouver des solutions qui préservent les intérêts de toutes les parties tout en garantissant une éducation de qualité pour les élèves maliens.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disponibilité du pain à des prix abordables : Une autre annonce en pompe du Ministre de l’Industrie et du Commerce qui ne débouchera certainement pas sur le même résultat que celle du sucre</title>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 15:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dès sa nomination au poste de Ministre de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a multiplié les rencontres avec les acteurs du secteur dans le but de trouver des solutions au ravitaillement correct du pays en denrées alimentaires de première nécessité afin de maîtriser la flambée des prix. C'est dans ce cadre qu'il avait eu une séance de travail avec le groupement des opérateurs économiques importateurs de sucre.</strong>

A l'issue de cette rencontre, il avait annoncé, en pompe et tambour battant que le pays sera approvisionné en 100 000 tonnes de sucre avant le 31 décembre 2023. La suite est connue. Le voilà encore scellé un accord, qualifié d’historique par ses services, avec les acteurs de la filière farine-pain. Qu’en est-il de cet accord ?

La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu le mercredi 10 janvier dans les locaux du Ministère de l'Industrie et du Commerce. C’est un protocole d’accord, à en croire les services dudit ministère, pour la commercialisation de la farine de blé et du pain au Mali. Le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, selon les mêmes sources, a souligné des points cruciaux mettant en avant l'importance de ce cadre de dialogue, de concertation et de partenariat entre tous les acteurs de la filière pain. Il a également indiqué que toutes les mesures nécessaires seront prises pour garantir l'approvisionnement en denrées de première nécessité pendant la période du Ramadan. Il a insisté sur la dimension historique et significative de cet accord, mettant en lumière les préoccupations essentielles des populations. Cette signature marque une avancée significative dans la promotion de l'accès au pain à des prix abordables pour tous.

Exprimant sa gratitude envers les signataires pour leur engagement et soulignant l'importance de la qualité du travail accompli par la Direction Générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence, le Ministre a assuré que ce cadre de dialogue serait permanent et ferait l'objet d'un suivi régulier pour garantir la mise en œuvre correcte des engagements pris.

<strong>Que cet accord ne prenne pas le même chemin que celui relatif au sucre ! </strong>

En juillet 2023, Moussa Alassane Diallo avait passé un accord avec des opérateurs afin d’approvisionner le pays en sucre avant le 31 décembre 2023. Plus de trois mois, le constat est amer car la montagne a accouché d'une souris. C'est le banquier à la retraite qui a lui-même annoncé son échec. C'était le mercredi, 08 novembre 2023 au cours d'une rencontre avec les opérateurs économiques. Sur les 100 000 tonnes  prévues, les importateurs n’ont pu approvisionner le marché qu’avec seulement 40 000 tonnes. «<em>Il y a certains qui ont déclaré à la douane 10 000 tonnes de sucre, mais ont préféré livrer un camion de 45 tonnes. Au même moment d’autres importateurs de sucre au lieu de livrer le sucre importé aux commerçants détaillants ont préféré le commercialiser aux unités industrielles à un prix non encadré</em>», avait indiqué le ministre Moussa Alassane Diallo sur un ton de déception. A la suite de ces propos,  le ministre Diallo s'était demandé si les opérateurs économiques maliens sont capables d’alimenter le marché en denrées de première nécessité. Il avait rappelé les conditions dans lesquelles l'opération a été conçue. Sur les 58 signataires du cahier de charge, il y a seulement  28 signataires qui avaient enlevé la licence d’importation et 15 opérateurs avaient respecté leur engagement en  approvisionnant le marché en sucre.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi le Mali et d’autres États africains achètent le drone turc Bayraktar TB2 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/pourquoi-le-mali-et-dautres-etats-africains-achetent-le-drone-turc-bayraktar-tb2-3050154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 15:28:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les drones turcs Bayraktar planchent désormais de salut pour muscler la lutte contre l’hydre terroriste.</strong>

Ces dernières années, le portefeuille clients de l’entreprise turque Baykar Makina fabriquant des drones Bayraktar TB2, s’est étoffé de plusieurs pays africains.

Une hausse de la demande de ces aéronefs de combats sans pilote qui coïncide avec la montée de la menace terroriste sur le continent. Plus aucune semaine ne passe sans que les informations ne fassent cas, de livraisons de drones Bayraktar TB2.

Le jeudi 4 janvier dernier, une vingtaine de drone dont six de type Bayrakatar de fabrication turque, ont été réceptionnés par les autorités maliennes de transition.
C’est le Colonel Assimi Goïta qui a présidé la cérémonie de remise des nouveaux équipements à l’aéroport international Président Modibo Keïta. De nouvelles acquisitions qui s’ajoutent à celles déjà faites en mars 2023 ou encore en décembre 2022 et qui participent à la lutte contre le terrorisme.

« <em>Ces appareils ont été fournis au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme international qui constitue une menace pour l’humanité. C’est une responsabilité collective de tous les pays du monde épris de paix et de stabilité de lutte contre le terrorisme dans ses formes </em>», a expliqué Efe Ceylan Ambassadeur de la République de Türkiye au Mali.

Même son de cloche chez le Colonel Sadio Camara, ministre malien de la Défense et des anciens des combattants : « <em>Ces nouvelles acquisitions participent non seulement à l’amélioration de la force de frappe, mais aussi à l’efficacité de l’outil de renseignement des Forces armées maliennes. Ces acquisitions viennent s’ajouter à celles déjà reçues, notamment des équipements de transport et de combat</em> ».

Les deux pays ont ainsi promis de renforcer davantage leurs relations turco-maliennes dans tous les secteurs militaires et civils comme c’est déjà le cas entre Ankara et d’autres pays du continent. Outre le Mali, l’entreprise Baykar compte de nombreux clients.

<strong>Un attrait particulier des drones turcs pour des États africains</strong>

C’est ainsi, qu’un lot de Bayraktar a été livré en août 2022 au Togo, qui s’efforce de contrer les incursions de bandits armés et de terroristes dans la partie septentrionale du pays en provenance du Burkina Faso. En mai 2022, le Niger a acquis une demi-douzaine de ces aéronefs pour ses opérations militaires contre les groupes insurgés dans la région du Sahel, au Sud du désert du Sahara, et autour du Lac Tchad.

L’Ethiopie, le Maroc, la Tunisie, l’Angola ou encore la Libye passent commande auprès des frères Haluk Bayraktar, directeur général, et son frère Selçuk, directeur technique, qui est marié à Sümeyye, la fille du président Erdogan.

Cet attrait des pays africains notamment les moins nantis pour ces drones turcs, revêt un double intérêt. Ils offrent la possibilité de disposer d’une force de frappe aérienne sans avoir à dépenser les sommes colossales nécessaires à acheter et entretenir des avions de chasse, ni à entraîner des pilotes d’élite. Les drones de surveillance et de combat de dernière génération de type Bayraktar TB2 ont une portée de 150 kilomètres et une autonomie de 20 heures.

Malgré leur efficacité saluée par tous leurs acquéreurs, ils s’accordent à le dire, sans l’appui des soldats au sol, ces engins ne sont que des machines dépourvues de leur véritable puissance. Ces drones sont également critiqués pour leur imprécision.

De nombreuses bavures et des décès de civils ont été reportés depuis leur utilisation sur le continent. En janvier, les travailleurs humanitaires ont signalé que les drones avaient tué plus de 300 civils dans le conflit du Tigré en Éthiopie.

Et l’armée togolaise a admis avoir tué sept jeunes civils par erreur, après qu’un avion – piloté ou non – ait cru qu’il s’agissait d’un groupe de militants et ait lancé une attaque les 9 et 10 juillet.

Les risques de telles erreurs tragiques sont accrus dans les moments de panique face à l'infiltration apparente de djihadistes.

Pour le Togo, le Mali, le Niger et le Burkina, le partenariat d'approvisionnement avec la Turquie est également utile sur le plan politique, car il réduit la dépendance de l'opinion publique à l'égard de partenariats de sécurité étroits avec la France, l'ancienne puissance coloniale, au sujet de laquelle une partie importante de l'opinion publique reste mal à l'aise.

Du point de vue d'Ankara, il y a aussi des attraits : la "diplomatie des drones" et le partenariat militaire sont devenus un outil important de la politique étrangère du président Recep Tayyip Erdogan au sud du Sahara, complétant des atouts plus anciens tels que la construction d'aéroports et d'autres infrastructures clés.

La Turquie fait partie de l'OTAN, le seul membre musulman de la coalition militaire des nations occidentales.

Elle possède la deuxième plus grande armée permanente de l'alliance après les États-Unis et partage la technologie militaire avec ses alliés.

"Le gouvernement d'Ankara a constitué une importante force de drones au cours des 20 dernières années", explique Arda Mevlutoglu, analyste de défense indépendant basé en Turquie.

"Ils utilisent efficacement leurs drones dans des opérations de sécurité, en Turquie et au-delà des frontières, [contre les militants séparatistes kurdes, le PKK, depuis le milieu des années 1990].

"<em>La technologie des drones a reçu la priorité absolue dans le développement de l'industrie de la défense du pays. En termes de capacité opérationnelle et de production, la Turquie occupe une position sans précédent dans la région, à l'exception d'Israël."</em>

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délestages persistants au Mali :  Appel pressant du Front uni des jeunes et du M5 diaspora pour une solution rapide</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/delestages-persistants-au-mali-appel-pressant-du-front-uni-des-jeunes-et-du-m5-diaspora-pour-une-solution-rapide-3050153.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 15:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Front uni des jeunes du Mali et le M5 diaspora ont organisé, conjointement, un point de presse à la Maison de la Presse, le vendredi 12 janvier dernier pour aborder les problèmes urgents de l'actualité, en particulier, la situation critique de l'approvisionnement en électricité.</strong>

Actuellement, l'une des préoccupations majeures de la population malienne demeure les coupures fréquentes d'électricité. Ousmane Doumbia, le président d'honneur du Front uni, a souligné que tout le monde souffre des conséquences de ces délestages. C'est dans ce contexte que le Front uni des jeunes du Mali et le M5 diaspora ont appelé le gouvernement à redoubler d'efforts pour résoudre ce problème majeur et garantir un approvisionnement électrique stable, rappelant les périodes où l'électricité était plus fiable dans le pays.

Ousmane Doubia a également insisté sur la nécessité pour l'Énergie du Mali (EDM) de fournir un calendrier prévisionnel des délestages. Selon lui, cela permettrait aux entreprises, aux personnes âgées et à la population en général de planifier leurs activités en conséquence. Cependant, dans un étonnant retournement de situation, Youssouf Diawara du Front uni a affirmé que la situation électrique sera rétablie d'ici à  la fin du mois, citant des sources sûres à la présidence et à l'EDM. Cette déclaration a suscité un certain espoir parmi la population malienne, bien que la prudence reste de mise.

Au-delà de la problématique des délestages, les deux mouvements ont également abordé le dialogue inter-malien et la question de la candidature du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Ousmane Doumbia a souligné que le Front soutient le dialogue inter-malien tout en précisant que la candidature d'Assimi Goïta reste une rumeur, jusqu'à ce que le colonel lui-même déclare publiquement ses intentions.

En conclusion, l'espoir réside désormais dans la promesse de rétablissement de l'électricité d'ici à  la fin du mois, énoncée par Youssouf Diawara. Les Maliens espèrent que cette annonce se concrétisera rapidement pour mettre fin aux souffrances liées aux délestages.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enrichissement illicite au sein de l’Administration Publique :  Comment les Agents de l’Etat et des collectivités font&#45;ils pour voler et dissimuler l’argent du peuple ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enrichissement-illicite-au-sein-de-ladministration-publique-comment-les-agents-de-letat-et-des-collectivites-font-ils-pour-voler-et-dissimuler-largent-du-peuple-3050135.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enrichissement-illicite-au-sein-de-ladministration-publique-comment-les-agents-de-letat-et-des-collectivites-font-ils-pour-voler-et-dissimuler-largent-du-peuple-3050135.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 14:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’enrichissement illicite est un fléau qui gangrène l’Administration publique au Mali. Il semble être systémique puisqu’il touche tous les démembrements du service public.  Les agents publics et les usagers s’accusent mutuellement d’être à la base de ce fléau. Comment ces agents font-ils pour voler  et dissimuler l’argent du contribuable ?</strong>

Nul n’ignore que le phénomène de l’enrichissement illicite des agents publics  au Mali a atteint un niveau qui dépasse l’entendement. L’amplitude du fléau a été démontrée par les rapports élaborés par l’OCLEI (Office central de lutte contre l’enrichissement illicite).

Ainsi, de 2017 à 2021, l’OCLEI a procédé à des investigations sur l’ensemble des dossiers issus de dénonciations, d’auto-saisine et d’exploitation des rapports. La valeur totale des biens (maisons d’habitation, parcelles, entrées sur les comptes bancaires, etc.) s’élève à 6 775 762 641 FCFA. En sus, il ressort de l’analyse des rapports provenant des services de contrôle et de vérification notamment le BVG  (Bureau du Vérificateur Général) et certaines inspections des départements ministériels des irrégularités financières d’un montant de 307 921 736 714 F CFA, d’une part et d’autre part, des transactions en espèces déclarées à la CENTIF (Cellule national de traitement des informations financières) pour un montant de 22 468 000 000 F CFA.

Par ailleurs, selon le rapport 2021 de Tranparency International sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), le Mali est 136ème sur 180 pays au plan mondial, 33ème sur 54 pays en Afrique et avant dernier dans la zone UEMOA après la Guinée Bissau.

Autrement dit, le Mali se classe comme deuxième pays de l’espace UEMOA  dans lequel l’enrichissement est monnaie courante. Les moyens et techniques d’enrichissement illicite au Mali sont presque connus de tous. Malgré cela et pour être sûr, l’organe chargé de lutter contre le phénomène a mené une étude sur la question. Les résultats de cette étude se trouvent dans un rapport de 2021. Dans ce rapport sont dévoilées les techniques de vol des fonds publics ainsi que les manœuvres utilisées pour les dissimuler.

<strong>Des techniques de vol diverses pour s’enrichir illicitement au détriment de l’Etat</strong>

Par « <em>techniques </em>», il faut entendre les pratiques au moyen desquelles des agents publics s’enrichissent illégalement au détriment de l’Etat. Il s’agit des pratiques corruptives et d’autres procédés au sein de l’Administration publique. Ce sont  les pratiques corruptives ; la lenteur procédurière et la création de file d’attente ; le Dédoublement de l’administration publique ;  la Prise illégale d’intérêt ; la Surfacturation ; la Fraude (en matière des examens et concours, fiscale, douanière, électorale, informatique, etc.) ;  les Atteintes aux biens publics ; le Faux et usage de faux ; le Délit d’initié ; l’Usurpation de titre ou de fonction ;  l’Octroi d’avantages sans base légale.

Quand le rapport parle de Pratiques corruptives, il s’agit des pratiques des Pots-de-vin  qui se réalisent à travers la Rétrocession illicite, le Paiement de facilitation (pour diligence), la Mauvaise prise en charge de l’usager pour l’amener à payer pour un service public gratuit ;  l’Accès à certains lieux ou autorités publics contre paiement d’une somme d’argent ; le Paiement d’une somme d’argent par les détenus pour accéder à une chambre de détention plus confortable.

Comme pratiques corruptives citées dans le rapport, il y a  la Commission illicite (Acceptation d’argent par un agent pour influencer l’attribution d’une commande publique) ; la Fixation d’un pourcentage du montant du marché à payer ; Acceptation de fausses déclarations (impôts, douane) ; la Gratification illégale ; la Concussion/Rétribution indue de service ; le Trafic d’influence (Utilisation de la position d’élus politiques pour démarcher les services de l’Etat en vue de bénéficier des marchés publics) ; l’Usage de l’influence par les autorités publiques pour l’obtention des marchés, le recrutement du personnel, l’acceptation de dossiers irréguliers de candidature aux postes électifs, le détournement de suffrages; l’Abus d’autorité ou de pouvoir.

D’autres pratiques corruptives sont également annoncées dans le rapport telles que  le Favoritisme (Fractionnement des marchés ; Attribution illégale de marchés de gré à gré ; Octroi de promotion à un agent ne remplissant pas les critères ; Agents publics dirigeant des Associations/ONG/fondations à travers leurs proches pour leur octroyer des marchés et ainsi bénéficier des avantages de ces structures sous forme de revenus additionnels non déclarés ; Accord entre les membres de la commission d’appel d’offres pour favoriser une entreprise afin qu’elle soit attributaire du marché public) ; l’Extorsion/Racket/Chantage ; la Distorsion dans l’attribution et l’exécution des marchés publics et délégations de service public (en matière de passation de marché public, d’exécution des marchés publics, etc.) ; Fixation des critères sélectifs dans les DAO (compétences et capacités techniques, capacités financières, etc.) ; l’Acceptation de faux documents qui permettent l’élimination subjective dès l’entrée en jeu ;  l’Utilisation des systèmes de pondération ciblée sans possibilité de recours ; Une seule entreprise postule sous différents noms afin d’être bénéficiaire d’un marché public; l’Augmentation indue des quantités commandées par rapport au besoin réel ; Etablissement de faux attachements et de faux certificats de paiement ; la Multiplication des avenants aux marchés ; Etablissement de faux bordereaux de livraison et de procès-verbal de réception.

Les autres techniques de vol comme  la fraude, l’Atteintes aux biens publics et le Faux et usage de faux se manifestent à travers plusieurs faits. La  fraude est perceptible en matière des examens et concours, fiscale, douanière, électorale, informatique, etc.

En d’autres termes, il s’agit de la Vente des sujets ou laisser les candidats tricher lors des examens et concours contre le paiement d’argent, du  Redressement des contribuables puis négociation en faveur de ces derniers avec paiement de pots-de-vin aux agents publics, de la Minoration des droits à payer. Il y a aussi la  Fraude en faveur de partis politiques ou des candidats par les personnes chargées de l’organisation, de la supervision et du contrôle des élections moyennant le paiement des pots-de-vin ou autres avantages ; et celle relative à la  Modification, suppression, altération des données informatiques dans le cadre des malversations diverses.

Quant aux Atteintes aux biens publics, elles sont relatives au  Règlement des prestations non effectuées par les entreprises et les fournisseurs ; à la Réutilisation des documents d’achats (double emploi) ;  au Détournement de certaines valeurs : tickets, carburant ; au Détournement par la non récupération des avances accordées aux fournisseurs ; à la Soustraction de biens du patrimoine de l’entreprise, sortie d’articles en stocks ; à la Dépréciation des stocks ;  à l’Existence d’agents fictifs émargeant sur les états de salaire ; au Détournement de recettes publiques (droits et taxes) ; au Détournement par le biais des caisses d’avances ;  à la Signature d’accord d’établissement ou autres documents au niveau de certains services publics afin de rendre légal des avantages indus.

En ce qui concerne le Faux et usage de faux, il se manifeste à travers  l’Acceptation des élèves ayant épuisé leur cycle scolaire depuis des années comme candidats réguliers ; la Falsification de documents financiers (mandats, chèques) ; l’Établissement de fausses signatures, de faux diplômes et de faux documents d’état civil et d’identification, de faux quitus fiscaux, de faux cadastres, de fausse attestation bancaire et caution sur marchés, de faux Curriculum vitae, de fausses capacités techniques, de faux procès-verbaux, de faux bordereaux de livraison, etc. ; Imitation de signatures ;  les Fausses écritures destinées à couvrir un détournement .

D’autres techniques de vol viennent compléter la liste rendue publique par l’OCLEI. Ce sont  la Lenteur procédurière et la création de file d’attente ; le Dédoublement de l’administration publique ; la Prise illégale d’intérêt ;  et la Surfacturation (facturation abusive) : Augmentation frauduleuse des prix des matières ou des services lors de la commande publique.

<strong>Des manœuvres ingénieuses  utilisées pour dissimuler les fonds volés</strong>

La dissimulation des fonds dans le cadre de la présente étude consiste en l’utilisation de moyens pour les soustraire à la connaissance ou à la vue du public. C’est une action importante pour les agents publics concernés afin d’être à l’abri de tout soupçon.

Les fonds issus de ces pratiques sont dissimulés le plus souvent dans l’investissement immobilier, mobilier, les métaux précieux,  les titres financiers au porteur ou au nom de tiers ; les produits d’assurance au nom de tiers ; les dépôts bancaires et comptes DAT (Dépôt à terme) au nom de tiers ou anonyme. Ils sont investis dans les domaines suivants : les activités commerciales et lucratives (transport, commerce, prise d’action dans le capital des sociétés ou entreprises, écoles privées, cliniques, laboratoires d’analyses, etc.) ; le mécénat ;  le financement de partis politiques et ONG. Les zones de préférence pour l’acquisition de biens immobiliers avec les fonds volés sont : le Mali, la France, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Canada et les Etats Unis d’Amérique.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abdoulaye Diop à la réunion des Experts de l’AES :  « La mutualisation des efforts a déjà permis de réaliser des succès en matière de défense collective</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/abdoulaye-diop-a-la-reunion-des-experts-de-laes-la-mutualisation-des-efforts-a-deja-permis-de-realiser-des-succes-en-matiere-de-defense-collective-3044987.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:56:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un discours marqué par l'enthousiasme et la vision commune de construire une région forte et prospère, Son Excellence Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, a ouvert ce lundi 27 novembre 2023, la cérémonie de la réunion des Experts, en prélude à la rencontre ministérielle de l'Alliance des États du Sahel (AES). </strong>

Accueillant les délégués venus de Ouagadougou et de Niamey, il a souligné l'importance de cette alliance signée le 16 septembre 2023 par les Chefs d'État du Burkina Faso, du Mali, et du Niger.

"<em>Vous venez de chez vous pour arriver chez vous.</em>", a déclaré d’entrée de jeu, Son Excellence Abdoulaye Diop, en accueillant les participants. Une expression empreinte d'hospitalité et symbolisant l'unité régionale qui caractérise cette réunion.

Le Ministre a souligné que la Charte du Liptako Gourma, signée en septembre 2023, a établi une Alliance sans égale dans la sous-région, fixant le cadre juridique d'une architecture de défense collective et d'assistance mutuelle entre les trois États. Il a exprimé la gratitude envers les Forces Armées du Burkina, du Mali, et du Niger pour leurs efforts dans la préservation de la paix et de la sécurité régionales.

Dans son intervention, M. Diop a chargé les Experts de proposer une structure institutionnelle pour l'AES, intégrant les aspects de défense, sécurité, diplomatie, et développement économique. Il a encouragé la formalisation de cette Alliance à travers des textes additionnels à la Charte, soulignant l'importance d'inclure la dimension diplomatique et les enjeux économiques dans les délibérations.

Toutefois, le chef de la diplomatie malienne a insisté sur les attentes légitimes des populations et a exhorté les Experts à proposer des bases solides pour une AES qui apporte des améliorations concrètes à la vie des citoyens. Et de souligner la nécessité d'une voix commune et cohérente des trois États sur la scène internationale. M. Diop a déclaré que la réunion des Experts marque un tournant décisif pour l'AES. « <em>Les décisions prises jetteront les bases de l'Alliance, avec des réflexions cruciales sur l'approche stratégique et la coordination diplomatique </em>», estime-t-il. Il a conclu en appelant à des délibérations fructueuses, empreintes de détermination, pour tracer la voie vers un Sahel sûr, pacifique, et prospère pour les générations à venir.

La cérémonie s'est achevée sur une note d'enthousiasme et de détermination partagée, ouvrant ainsi les travaux de la réunion des Experts en préparation de la rencontre ministérielle de l'Alliance des États du Sahel. Les regards sont tournés vers des jours de délibérations constructives, tracées par une vision commune d'une région unie et prospère.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Douane malienne :  Des changements qui intriguent</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-malienne-des-changements-qui-intriguent-3044979.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:48:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des nominations en séries ont été opérées, le lundi 13 novembre 2023, au sein de l’appareil administratif des Douanes du Mali (arrêtés n°2023-3451 et 3452/MEF-SG du 13 novembre 2023 et décision n°2023-00071/MEF-SG du 13 novembre 2023). Des changements importants au sein de l’administration douanière, pour lesquels aucune explication officielle n'a été donnée.</strong>

Certains se réjouissent de nominations « <em>plus proches du terrain</em> ». D'autres y voient au contraire un « <em>aveu d'échec</em> », de « <em>manque de confiance</em> », d'« <em>incompréhensions</em> » ou de « <em>dysfonctionnements</em> » dans la chaîne de commandement, sans parler des rumeurs de faux chiffres sur les recettes douanières.

En tout cas, le remodelage ne passe pas inaperçu, avec ces séries de nominations dans l’administration douanière. Et il interroge. Jusque-là, ni le département des Finances, ni la Direction de la Douane, ni la Cellule à la Communication de la Douane, n'ont souhaité apporter des explications.

<strong>On ne change pas une équipe qui gagne</strong>

Décidément, le Dg de la Douane du Mali, l’Inspecteur général Amadou Konaté est en baisse de régime. Suggérant que le niveau de recouvrement des recettes est la principale source de friction, entre personnel des Douanes et pouvoir en place, il a juré – la main sur le cœur – de mettre toutes les chances de son côté pour honorer les « autorités de la Transition », en les dotant de « ressources financières », capables de leur permettre d’avancer à grands pas.

Deux années après, « <em>la promesse des fleurs ne semble pas donner celle des fruits</em> ». Et les recettes sont en chute libre, ou presque. D’où le remaniement de l’équipe des douanes maliennes.

En effet, l’inspecteur Mohamed Ag Ahmédou est désormais le chef du Bureau des relations publiques et de la communication. Le colonel Oumar Tangara a atterri au Bureau de l’audit et du contrôle Interne comme contrôleur interne.

Le colonel Ibrahim Ag Assalat est promu directeur des recettes et statistiques et l’inspecteur des douanes Koro Cissé est son adjoint. Le colonel Amadou Barka Boré est le nouveau directeur de l’administration et du personnel. Quant à l’ancien directeur du renseignement et de la lutte contre la fraude, le colonel Cheick Amala Diallo, il pose ses valises à la tête du Centre d’expertise technique.

Il est remplacé à la direction du renseignement par le colonel-major Ahamadou Sanogo qui revient sur un terrain qu’il connait par cœur, pour avoir été le patron de ladite sous l’appellation direction des enquêtes douanières. Son adjoint se nomme Colonel Abdrahamane Diakité. Le colonel Issouf Daga est le nouveau directeur des finances et de la logistique.

L’ancien patron du Bureau des régimes économiques, le colonel Baye Ag Assoni, est bombardé à la tête de la direction de la réglementation, de la facilitation et des relations internationales.

Le colonel Diagueli Diakité quitte Koulikoro où il était directeur régional pour prendre les rênes de la direction des douanes du district de Bamako et l’ex-cheffe du Bureau des produits pétroliers, le colonel Saran Diakité le remplace à Koulikoro. Celle-ci a pour adjoint l’inspecteur des douanes Amadou Traoré, précédemment au même poste à la direction régionale du district. A la place du colonel Traoré est nommé l’inspecteur des douanes Moussa Diakité.

A Ségou, le nouveau patron des douanes est le colonel Seydou Traoré, qui retrouve un terrain connu pour avoir été chef du Bureau principal de ladite localité. Il est secondé par Lassine Dembélé. De son côté, le colonel Abeta Ag Seydou quitte Nioro et pose ses valises à Bougouni en tant que directeur régional. Son adjoint s’appelle Aboubacrine Dada Maïga. A Nioro du Sahel, Abeta est remplacé par le colonel Sidi Yahiya Ould Himahou, promu directeur régional. Et dans les jours à venir, on devrait s’attendre à d’autres vagues de nominations ou d’affections au niveau de l’appareil technique des douanes maliennes.

Depuis 3 mois, la Douane malienne est au bord du gouffre : chute vertigineuse des recettes, scandales à répétition, détournements, à la pelle, corruption, népotisme, etc.…

D’abord, les recettes douanières. Elles vont de mal en pis. Et, aujourd’hui, de pire en pis.

<strong>Des chiffres qui sonnent faux</strong>

Sur 61,1 milliards de francs CFA attendus en octobre dernier, la Direction générale des Douanes du Mali déclare avoir mobilisé 74,05 milliards de FCFA soit un taux de réalisation de 123,2 %.

A en croire des sources, l’administration douanière n’aurait réalisé que 35 milliards de francs CFA soit 26,1 milliards partis en fumée. Du coup, le gouvernement grincent les dents.

Conséquence visible : les caisses du Trésor public sont vides. Ou presque. Les mandats, en instance de paiement, se font attendre. Les impayés du Trésor avoisinent les 40 milliards de francs  CFA.

Autre conséquence de la forfaiture de la Douane : ensuite, le mécontentement général des Agents.

Magouilles à tous les niveaux

Annoncé, à grands renforts de publicité, le redéploiement du personnel opéré en 2021 et en 2022 par le DG Amadou Konaté, n’a pas donné les résultats escomptés. Bien au contraire. Les recettes douanières vont de mal en pis. Les déficits succèdent aux déficits. L’homme-cabot a été mis à la place-pivot. Et vice versa.

Ce dernier chamboulement opéré le13 novembre dernier intervient dans un contexte marqué par la chute libre des recettes douanières. Quel changement faut-il s’attendre avec ces nouveaux gabelous en chef ?

Ce qui est évident, de janvier  2023 à nos jours, il n’y a pas un seul mois où la Direction générale des Douanes a atteint, voire dépasser, le niveau des recettes, à lui fixé par le gouvernement de Transition : environs 60 milliards de francs CFA par mois. Avec des gaps allant de 3O milliards de Francs CFA par mois, voire plus. Comme ce fut le cas en octobre dernier, où sans l’usage abusif des recouvrements par anticipation, c'est-à-dire la perception des droits sur des marchandises, qui n’ont pas franchi le cordon douanier,  il était impossible pour la Douane malienne d’atteindre la barre des 70 milliards de recettes par mois. Avec cette stratégie des anticipations, la Direction générale de la Douanes, a déjà, encaissé plus de 40 milliards FCFA sur les recettes du premier trimestre de 2023.

Ces derniers temps,  des milliers de tonnes de marchandise, appartenant à des opérateurs économiques sont en souffrance au niveau des Douanes du Mali. Motif : les droits auraient été encaissés, depuis belle lurette. Mais les Chefs de service, eux, refusent de livrer les marchandises. Du moins, sans l’accord écrit du Directeur général des Douanes, qui ne semble pas vouloir s’y résoudre.

Mais dans le fond, ce sont les magouilles qui entourent ces anticipations, qui donnent froid dans le dos. « <em>Lorsqu’un opérateur économique paie par anticipation, sur une importation de 10.000 tonnes, il en fait venir 20.000 tonnes. Les droits des 10.000 autres tonnes s’en vont en fumée </em>», indique un Agent de la Douane, qui sait de quoi il parle. Et un ancien responsable des Douanes de commenter : «<em>l’ECOR (la fiche établie par l’agent de constatation) a beau fonctionné correctement, il ne serait d’aucune utilité si les agents qui l’exécutent ne veulent rien voir</em> ». Pensant pouvoir apporter à l’amélioration des recettes, après des changements nécessaires, Amadou Konaté,  le Directeur général de la Douane, s’est révélé « <em>incapable de le faire</em> ». Car ses «<em>collaborateurs sont  nommés, sans lui. Encore moins, sans son aval</em> ».
Mieux, les collaborateurs du Directeur général avaient été choisis. Sans son avis. Transformant, du coup, la Direction générale de la Douane en « <em>un serpent à plusieurs têtes</em> ».

<strong>La racine du mal</strong>

Aujourd’hui, à la Douane du Mali, partout, les mêmes magouilles. Partout, les mêmes travers. Le Directeur général de la Douane, l’inspecteur général Amadou Konaté et ses collaborateurs sont, depuis des mois, au cœur de la polémique au sein de l’administration de la Douane. Et la disparition des 5 milliards de la SONATAM qui reste toujours pendante devant la justice en rajoute à cette colère. Faut-il changer le Directeur général ou le reste de son équipe, qui lui aurait été imposée ?
Le débat secoue, depuis un certain temps, la Direction générale de la Douane ; qui ne souhaite plus qu’un nouveau DG à hauteur de souhait. Et Dieu seul sait que, la Douane en compte des Dizaines…

Mais, à en croire les observateurs avertis, le seul remède, à la gabegie ambiante, reste le départ du directeur de la Douane, l’Inspecteur général Amadou Konaté. Deux ans après sa nomination à la tête de la Douane du Mali, c’est l’échec.

Un échec qui, par ricochet,  conduit le Trésor Public au bord de la ruine. Et, plus grave, fait peser une grave menace sur les salaires des fonctionnaires.

Mais les protecteurs, hauts perchés, du tout-puissant inspecteur général de la Douane, Amadou Konaté, sauront-ils taire leur ego, en privilégiant l’intérêt des maliens? Les prochains jours nous dirons de plus.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nomination du Général Gamou comme Gouverneur de Kidal :  Le très bon guerrier fidèle à l&amp;apos;État central pourra&#45;il être un bon Administrateur?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-du-general-gamou-comme-gouverneur-de-kidal-le-tres-bon-guerrier-fidele-a-letat-central-pourra-il-etre-un-bon-administrateur-3044956.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:14:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une semaine après la reprise de Kidal par les forces armées nationales et quelques jours après l'interpellation du Colonel Fodé Malick Sissoko (Gouverneur sortant), les autorités maliennes de la transition ont nommé le Général de division Aladji Gamou comme Gouverneur de la région de Kidal. C'était à l'issue du Conseil des ministres du 22 novembre 2023. </strong>

Si les réactions, à travers les réseaux sociaux, ont été favorables pour cette nomination, il y a lieu de se poser la question sur la réussite de cette nouvelle mission confiée à quelqu'un qui n'a connu que les théâtres des opérations.

Selon beaucoup d'analystes, cette décision du Président de la Transition vise à renforcer la sécurité, relancer les services sociaux, restaurer la cohésion sociale et faciliter le retour des déplacés dans cette zone récemment reprise par les forces armées maliennes. La nomination de Gamou intervient à un moment crucial, marqué par les défis sécuritaires persistants dans la région de Kidal. En prenant la tête du Conseil Supérieur des Imghads et Alliés (CSIA), il devra œuvrer à la consolidation de la paix, à la défense des intérêts de sa communauté et à la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.

<strong>Des atouts indéniables !</strong>

Avec Gamou à la tête de Kidal, c’est l’espoir d’une région apaisée et prospère qui se profile. Sa connaissance approfondie du terrain et son engagement en font un acteur clé pour la reconstruction et le développement. Les regards sont tournés vers l’avenir, avec l’aspiration à une ère de stabilité, de progrès et de réconciliation pour cette région stratégique du Mali.

La nomination du Général Aladji Gamou comme gouverneur de Kidal représente un tournant significatif pour la région et le Mali dans son ensemble. C’est l’histoire d’un homme au service de sa nation, prêt à relever les défis et à bâtir un avenir radieux pour la région de Kidal. Le Général Gamou, avec un parcours exemplaire marqué par un dévouement sans faille envers la nation, incarne l’espoir d’une stabilité durable. Sa mission dans cette région stratégique va au-delà de la simple gestion administrative. C’est un homme dont le charisme et la popularité transcendent les frontières du Mali, portant en lui la promesse d’une fin à l’activisme du chef djihadiste Iyad Ag Ghali.

<strong>Mais aussi des obstacles !</strong>

Aladji Gamou est un homme qui n'a connu que le théâtre des opérations depuis l'âge de 16 ans. Il est issu d'une tribu rivale à celle des ifoghas dont est issu Iyad Ag Ghali, chef terroriste, un ancien compagnon de guerre à lui. Il se susurre que les ifoghas représentent les chefferies traditionnelles et fondatrices de Kidal et que les Imghads, tribu du Général Gamou, une fraction touarègue considérée comme vassale et majoritairement installée dans la zone de Ménaka. Nul n'ignore que la société touarègue est fortement stratifiée. C'est pourquoi  il est intéressant de se demander si les ifoghas vont-ils accepter d'être commandés par les Imghads.

Une autre inquiétude dans la nomination de Gamou réside dans le fait qu'il ne serait pas allé à l'école des blancs. Autrement dit, il ne disposerait pas de compétences intellectuelles pour gérer une administration. Quoiqu'il soit entouré d'administrateurs civils chevronnés, il n'est pas sûr que cela suffise pour qu’il fasse un bon représentant de l'État dans l’Adrar des ifoghas. En tout cas, il ne faut pas vendre la peau de l'Ours avant de l'abattre. A l'image de son autre collègue Général Ould Meydi qui dirige la région de Taoudéni,  Gamou pourrait bien s'en sortir car celui-là serait aussi quelqu'un qui n'aurait pas fréquenté l'école européenne.

Il faut noter que Général Gamou est né en 1964 dans une famille de bergers Imghads. Il a traversé des épreuves marquantes, de son engagement dans l’armée libyenne à sa participation à des missions délicates, notamment lors de la guerre civile sierra-léonaise. Son retour au Mali en1996, son parcours dans les forces armées maliennes et son rôle pendant la crise de 2012 témoignent de son dévouement envers la paix et la sécurité.

Si certains Maliens fondent beaucoup d’espoirs sur Gamou parce qu’il semble avoir beaucoup d’atouts pour réussir sa mission, il reste que sa tâche s’annonce, pour le moins, difficile. Le général Gamou réussira-t-il à ramener dans l’enclos, les brebis égarées ? Parviendra-t-il à convaincre son frère ennemi, le redoutable chef du GSIM, Iyad Ag Ghali, d’abandonner son funeste dessein et rejoindre la table afin de boire le thé de la paix à Kidal? L’avenir nous le dira.

En attendant, on peut, sans risque de se tromper, dire que le général Gamou a du pain sur la planche. Son premier défi, c’est de réussir là où Bamako semble avoir échoué, c’est-à-dire à convaincre les nombreux Touaregs qui ont fui les combats à regagner le bercail, en l’occurrence Kidal, pour  y vivre dans la paix et dans la dignité. L’autre défi et non des moindres, c’est de faire en sorte que tous ceux qui ont pris les armes contre la République, puissent les déposer sans courir le risque de se faire trucider ou jeter en prison. Le général Gamou devra aussi veiller à ce que les anciens collaborateurs des rebelles ne soient pas soumis à des sévices.

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération économique et commerciale Mali&#45;Russie :  Encore une pluie d’accords dans divers domaines dont la concrétisation est peu visible</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-economique-et-commerciale-mali-russie-encore-une-pluie-daccords-dans-divers-domaines-dont-la-concretisation-est-peu-visible-3044957.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-economique-et-commerciale-mali-russie-encore-une-pluie-daccords-dans-divers-domaines-dont-la-concretisation-est-peu-visible-3044957.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:13:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face aux sanctions de la CEDEAO prises contre le Mali, le 09 janvier 2022 et levées le 03 juillet 2022, les autorités de la transition s’étaient tournées vers d’autres horizons pour relancer l’économie du pays. Ainsi, elles ont établi une relation avec la Russie. C’est dans ce cadre qu’une première forte délégation de très haut niveau s’est rendue à Moscou du 18 au 21 mai 2022. S’en sont suivies d’autres visites ministérielles. A l’issue de toutes ces visites, des accords ont été signés, mais leur réalisation reste peu visible.</strong>

La toute dernière visite de la délégation ministérielle date de la deuxième semaine du mois de novembre 2023. Conduite par le Ministre Alhousséni Sanou, ministre de l’Economie et des Finances, elle a décroché plusieurs accords dont ceux portant sur la production d’énergie.

Dans une annonce, le gouvernement  indique que le pays sera  doté d’une centrale solaire et que des avancées notoires sont faites sur ce projet avec une société russe spécialisée dans le domaine. Selon le ministre Sanou, le délai pour l’installation de cette centrale solaire et sa mise en production est fixé, entre le 31 décembre 2024 et le 30 juin 2025. Mais avant, une visite d’étude de terrain d’une délégation de cette société est prévue au Mali, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances. Il a rappelé que toutes les centrales solaires qui verront le jour seront installées à partir de l’Énergie du Mali (EDM) pour une indépendance énergétique.

La Société russe chargée de réaliser et financer ce projet sera remboursé dans un délai de trois à cinq ans par l’État du Mali. Le patron de l’hôtel des Finances  a, aussi, précisé que la délégation malienne s’est aussi penchée sur d’autres sources d’énergies renouvelables comme des barrages et les centrales éoliennes, des machines permettant de convertir la force du vent en électricité.

Auparavant, lors de la tenue de la semaine russe de l’énergie tenue du 11 au 13 octobre 2023, la Ministre de l’Energie et de l’eau qui a participé à l’évènement avait affirmé que le Mali et la Russie ont paraphé un accord historique dans le domaine du nucléaire civil. Il s’agit d’un mémorandum entre Rosatom (la société publique russe de l’énergie atomique) et  le Mali, relatif à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Cet  accord couvre non seulement le nucléaire civil mais aussi la coopération dans l’exploration géologique et minière. Le mémorandum russo-malien définit clairement les missions prioritaires, les domaines de collaboration, et souligne l’importance de développer l’infrastructure nucléaire du Mali, de sensibiliser le public aux technologies nucléaires, de mener des recherches fondamentales et appliquées, de garantir la sûreté nucléaire, radiologique et physique, de former le personnel, et de créer des réacteurs de recherche et des centrales. Dans le cadre de cet accord, les deux pays ont convenu d’échanger des visites de spécialistes, renforçant ainsi leur collaboration dans le domaine nucléaire.

<strong>Promesses d’importation de biens de consommation tenues en 2022</strong>

En effet, le 27 octobre 2022, le Ministre de l’économie et des finances avait conduit une forte délégation en Russie. Cette visite faisait suite à la toute première de très haut niveau effectuée du 18 au 21 mai 2022 et conduite par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Au cours de cette visite, le Mali avait exposé ses priorités. 05 mois après, le Ministre Sanou s’est  rendu à Moscou pour prendre les réponses de la partie russe. Ainsi, il lui a été promis la fourniture de 60 000 tonnes de produits pétroliers, 35 000 tonnes d’engrais, 25 000 tonnes de blé.

Cependant, lors du séjour de mai 2023, les deux parties ont convenu en ce qui concerne le transport ferroviaire la fourniture de 03 locomotives neuves et la réparation de 02 à travers la fourniture de pièces de rechange. C’était un accord conclu avec la société russe Trading House STM qui appartient à Sinatra Transport Machine.

Si les pièces de rechange ont été reçues le 1er février 2023 à Bamako par le Ministre des transports et des infrastructures, il n’en a pas été jusqu’à ce jour pour les 03 nouvelles locomotives. Quant aux biens de consommations, il est très difficile d’affirmer qu’ils ont été acheminés à Bamako.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la dengue au Mali :  L’immense échec collectif</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-la-dengue-au-mali-limmense-echec-collectif-3044958.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:11:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le Mali fait face à une nouvelle résurgence de cas de dengue depuis septembre dernier, le virus n'est jamais vraiment parti. Depuis 2020, chaque semaine, de nouveaux cas sont enregistrés dans le pays. En saison sèche, il ne s'agit que de quelques malades. Cependant, une fois la saison des pluies de retour, les cas se multiplient, souvent pour arriver jusqu'à 100 par semaine. Début 2020, les autorités avaient indiqué que le virus "<em>ne devait surtout pas passer le cap de la saison sèche</em>". Trois ans plus tard, force est de constater que la lutte contre la dengue est un échec. Et tout le monde a sa part de responsabilité.</strong>

Les autorités se veulent actuellement rassurantes, bien que 336 cas positifs dont 12 cas graves aient été enregistrés au Mali, à la date du 9 novembre 2023. Elles se veulent même rassurantes alors que des atteintes ophtalmiques se multiplient, une complication qui n'existait que très peu les années précédentes.

Un discours prudent, qui ne reflète pas toujours la réalité du terrain. Dans les cabinets médicaux, particulièrement dans les zones où l'épidémie est majoritaire, les patients s'enchaînent. Les formes graves, elles aussi, semblent être plus nombreuses que les dernières années.

Si l'épidémie de Covid-19 fait rage au Mali, la dengue est tout aussi présente. Pourtant, elle semble désormais reléguée au second plan aujourd'hui. L'époque où des renforts de l'armée arrivaient pour lutter contre la prolifération des moustiques semble bien lointaine désormais. Et pourtant, les chiffres actuels de la dengue sont comparables à ceux de 2020.

Il y a trois ans, des militaires avaient en effet été mobilisés pour venir en aide à la lutte anti-vectorielle dans certaines parties du pays. Depuis, plus aucune aide n'est venue du national, dans un contexte épidémique qui est similaire, voire pire. Car il y a deux ans, seul un type de dengue circulait au Mali, contre trois aujourd'hui.

<strong>Une épidémie délaissée pour une autre </strong>

La nécessité de se concentrer sur la lutte contre le Covid-19, et le désir de ne pas affoler la population sont compréhensibles. Mais la présence de la dengue est bel et bien une réalité. Et ce n'est pas parce qu'aucune mort n'a été enregistrée en 2023, qu'il n'est pas important d'enfin prendre ce problème à bras le corps. D'ailleurs, le premier décès de 2020 avait été signalé... A noter que les ambitions de l’INSP (Institut National de Santé Publique), en 2020 comme en 2023, étaient de ne pas laisser le virus dépasser la saison des pluies. Une mission non seulement ratée, mais qui semble en plus ne plus être une priorité.

Les démoustications sont rares à Bamako et dans les localités de l’intérieur ; les communes assurent s'engager dans la lutte anti-vectorielle. Mais dans la réalité des faits, les dépôts sauvages pullulent toujours autant, les gîtes larvaires aussi, et les maliens continuent de tomber malade au même rythme que les années précédentes.

L'épidémie de la dengue frappe partout. Et pourtant, les errances des autorités et de la population ne semblent pas avoir évolué depuis. De l'apparente légèreté de l'INSP face à la multiplication des cas à la négligence des habitants, rien ne semble être fait pour arrêter efficacement cette épidémie.

Malgré des années de contaminations, nombre de maliens s'entêtent à laisser traîner déchets, carcasses de voiture, pneus et points d'eau en tout genre aux quatre coins de Bamako. 2 406 malades de la dingue dont 12 cas graves, de septembre 2023 à la date du 9 novembre dernier, les autorités sanitaires semblent une nouvelle fois minimiser (ou sous-estimer) les dégâts qu'un moustique peut provoquer.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hémorragie financière à la DFM du Ministère du Développement rural :  Destination inconnue de 2,329 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/hemorragie-financiere-a-la-dfm-du-ministere-du-developpement-rural-destination-inconnue-de-2329-milliards-fcfa-3044948.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction des Finances et du Matériel </strong><strong>(</strong><strong>DFM) du Ministère du Développement Rural est-elle l’antichambre de la fraude, la mauvaise gestion et du favoritisme ? En tout cas, c’est la question que bon nombre d’observateurs se posent, depuis la publication du rapport 2022 du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion financière de cette structure, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre 2021. </strong>

Décidément, la corruption et la mauvaise gestion du dernier public ont atteint un niveau inquiétant au Mali. Et le contraire ne se dit pas dans l’administration malienne, où ces mauvaises pratiques sont gangrénées à tel point que l’on se demande si la fin annoncée de la corruption et de la délinquance financière est pour demain. En tout cas, l’espoir n’est pas permis, si l’on s’en tient aux révélations faites par le Bureau du Vérificateur Général, à travers un rapport récemment publié sur la gestion financière de la DFM du Ministère du Développement rural. Il a fallu le passage des auditeurs du Bureau du Vérificateur Général pour mettre à nu les affaires nauséabondes qu’entretiennent les responsables de cette DFM qui seraient en complicité avec le département de tutelle, au détriment des textes.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre 2021, les caisses de la DFM du Ministère du Développement rural ont connu une hémorragie financière, avec comme conséquence, le risque de mettre les clés dudit département sous le paillasson. Mais comme les départements ministériels fonctionnent sur le budget de l’Etat qu’est l’argent du contribuable, on a aujourd’hui l’impression qu’il y’a une nouvelle logique dans notre administration qui voudrait que les fonds soient gérés comme bon « nous semble » même si les résultats escomptés ne sont pas atteints.

En effet, au cours de leur fouille ‘<em>’archéologico-financière’’</em>, les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général, ont contre toute attente, découvert des irrégularités financières de 2,329 milliards FCFA (2 329 496 637 F) au niveau de la DFM du Développement rural. Pourtant, ce montant diaboliquement perdu, pouvait servir à construire des infrastructures, agricoles, sanitaires ou éducatives. Malheureusement, cette perte financière résulte du laxisme et du favoritisme qui règnent au niveau de la DFM du Ministère du Développement rural où les irrégularités financières semblent permises, au détriment du contribuable malien.

<strong>A la soupe, chers pots</strong>

Au nombre des mauvaises pratiques ayant laissé un trou dans les caisses de la DFM du département ministériel en question, le manque de rigueur, le favoritisme, le laxisme et le népotisme dans la passation des marchés en lien avec les intrants agricoles, les équipements et même ceux relatifs à la construction des infrastructures.

Au-delà du non-respect des critères de sélections des fournisseurs d’intrants agricoles, la Direction des Finances et du Matériel et le Ministre du Développement rural n’ont pas respecté, selon le rapport du Vérificateur Général, les procédures d’attribution des marchés de distribution des intrants agricoles subventionnés. Et comme si cela ne suffisait pas, au titre des irrégularités financières, le ministre de tutelle et le Directeur des Finances et du Matériel ont procédé au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant de plus de 145 millions FCFA (145 505 277F). Aussi, les irrégularités financières sont relatives aux équipements agricoles non fonctionnels remis aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de plus de 923 millions FCFA (923 465 780F) et à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Équipements pour un montant de 653,2millions FCFA  (653 208 920F).

Toujours selon le rapport de vérification, les irrégularités ont trait au paiement non conforme des quantités d’engrais livrés par le système E-Voucher pour un montant de 1 091 565 FCFA, au paiement de marchés non exécutés conformément aux clauses contractuelles pour un montant de 100 669 038 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18 551 577 FCFA. S’y ajoutent, le paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA ; le paiement des cages flottantes incomplètes pour un montant de 13 500 000 FCFA et le paiement des travaux de construction non conformes au devis estimatif et quantitatif pour un montant de 29 738 700 FCFA.

À ces gaffes s’ajoutent,  l’absence de preuves de cession des véhicules reformés pour un montant de 700 000 FCFA, le paiement d’indemnités de déplacement et de missions indues de 3 chef de division pour un montant de 125 000 FCFA et des dépenses irrégulières pour un montant de 2 000 000 FCFA. Ce n’est pas tout, loin sans faut.

Aussi, les irrégularités financières révélées ont trait au non-reversement au Trésor public des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108 177 486 FCFA ; au non-reversement des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant de 7 632 960 FCFA et au paiement des engrais subventionnés non livrés pour un montant s’élevant à 14 888 750 FCFA. Sans compter la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28 054 500 FCFA, le non reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 235 119 917 FCFA et au non-reversement par les représentants locaux de l’APCAM-Kayes au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20 117 167 FCFA.

Ces irrégularités financières prouvent à suffisance,  le non-respect des textes par les responsables de la DFM qui devraient veiller à la bonne gestion des ressources, mais aussi leur insouciance quant au respect de l’éthique et la déontologie en matière de finance.

En tout cas, c’est une situation qui interpelle les autorités de la transition qui se sont données le défi de refonder le Mali. Toute chose qui ne pourra se faire dans la démagogie. En attendant, les personnes suspectées dans cette affaire dite ‘’irrégularités financières’’ ne dorment qu’avec un seul œil, surtout que des dénonciations ont été faites au Pôle économique et à la Cour Suprême.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du cadastre minier par la DNGM :  Plus de 2 milliards FCFA évaporés en moins de 3 ans de gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-par-la-dngm-plus-de-2-milliards-fcfa-evapores-en-moins-de-3-ans-de-gestion-3044950.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:01:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport 2022 du</strong> <strong>Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur  la délinquance financière au sein des structures étatiques est édifiant : la gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM), a laissé un trou de 2,826 milliards FCFA (2 826 712 238 F) dans la caisse pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). </strong>

Face à la gabegie ambiante à la DNGM et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter ses foudres ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie de la DNGM a anesthésiée les convictions. Avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairismes à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique du cadastre minier par la DNGM, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keita, verse des liasses dans leurs escarcelles. Donc, il faut applaudir ses faiblesses, tolérer ses fantasmes.

<strong>Des irrégularités à la pelle  </strong>

Le secteur minier occupe une place importante dans l’économie malienne. Il est caractérisé par l’abondance et la variété des ressources. On distingue à cet effet l’or comme principal minerai exploité. Le Mali possède également une importante quantité de réserves minières comme le diamant, la bauxite, le fer, l’uranium et d’autres substances.

Le secteur minier est vital pour l’économie malienne dans la mesure où il représente plus d’un million d’emplois, 7% du PIB, un quart du budget de l’État et les trois quarts des exportations. Du coup, la délivrance des titres miniers engendre des recettes pour l’État, constituant des ressources financières générées par la gestion du cadastre minier par la DNGM.

Durant la période sous revue, 809 titres miniers ont été délivrés par l’Administration des mines. Le montant total des recettes encaissées par la DNGM, en contrepartie de la délivrance des titres miniers ainsi que diverses pénalités, pour la période sous revue, s’élève au total à 6,545 milliards de nos francs (6 545 397 779 FCFA). D’où le lieu pour le Vérificateur Général de voir clair dans la gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août).

La publication d’un rapport de vérification financière sur la gestion de la DNGM vise à s’assurer de la régularité, de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers, et de la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes. En effet, les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la DNGM et la DFM du Ministère des Mines de l’Énergie et de l’Eau dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

<strong>D’embrouilles en magouille  </strong>

À en croire le rapport du vérificateur, le ministre en charge des Mines, au moment des faits, ne s’est pas assuré de l’implication des communautés locales dans des travaux de recherche minière.

Pour s’assurer du respect des dispositions du code minier, l’équipe de vérification a procédé à une revue documentaire des permis de recherche attribués et des conventions d’établissement signées durant la période sous revue. Elle a effectué des visites de site en présence d’un représentant de la DNGM, d’un représentant des Communes des localités visitées et d’un ou des représentants des sociétés concernées. Aussi, les enquêteurs ont eu des rencontres avec les Chefs de village et les Conseillers desdites localités et se sont entretenus avec les représentants des différentes sociétés concernées. Mieux, l’équipe de vérification a constaté que les populations des zones concernées n’ont pas été préalablement consultées avant la délivrance des permis de recherche alors que les sites sur lesquels portent lesdits permis sont des champs, des lieux de cultes, etc. Et coup de théâtre, il ressort que la notice d’impacts environnemental et social pour les travaux de recherche n’existe pas dans le lot de documents examinés. En effet, le titulaire du permis de recherche délivré par Arrêté n°2021/1950/ MMEE-SG du 30 avril 2021 portant attribution d’un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Narena-Nord dans le Cercle de Kangaba, n’a pas pu effectuer les travaux programmés dans la convention d’établissement, à cause du refus total de la population du village de KENIEMA.

L’équipe de vérification a constaté l’occupation et l’exploitation illégales par des orpailleurs nationaux et d’autres nationalités au détriment des titulaires légaux des sites des permis. Le défaut d’implication et d’information des populations locales entraîne des oppositions préjudiciables à la réalisation des projets miniers et favorise l’occupation et l’exploitation illégales des sites miniers.

Le Ministre en charge des Finances et le Ministre chargé des Mines n’ont pas pris l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités.

Pour s’assurer de la régularité des modalités de répartition des ressources destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières, l’équipe de vérification a examiné les textes qui régissent les modalités de fonctionnement et de gestion dudit Fonds et s’est entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta.

Du coup, elle a constaté l’inexistence de l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte, comme prévu par le Décret n°2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds. De plus, l’équipe a remarqué que le Décret n°2020-0177/PT-RM du 12 novembre 2020 fixant les conditions et les modalités d’application du Code Minier en République du Mali n’a pas prévu de disposition spécifique relative aux modalités d’alimentation du Fonds. L’absence de ces textes d’application ne permet pas une meilleure répartition des ressources issues de la gestion du Fonds minier. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Ministre en charge des Mines a irrégulièrement, ouvert un compte bancaire. Ce qui est une violation flagrante de l’article 18 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique qui  dispose : « <em>Sous l’autorité du ministre chargé des Finances, les comptables directs du Trésor, principaux secondaires, exécutent toutes les opérations budgétaires, financières et de trésorerie […] des comptes spéciaux du Trésor</em> ».

Ainsi, pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du Fonds de financement de la recherche, l’équipe de vérification a requis par courriers à la DFM du Ministère chargé des Mines, la demande d’ouverture du Compte bancaire du Fonds de recherche. Elle s’est enfin entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Président du comité de pilotage du fonds de financement de la recherche et le Directeur des Finances et du Matériel.

Dans la foulée, la mission de vérification a constaté que le ministre en charge des Mines a ouvert le compte bancaire n°25100010802-17 dans les livres de la BIM-SA en lieu et place du compte d’affectation spéciale du Trésor pour la gestion du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières. Ledit compte est sous la co-signature du Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé des Mines et du Directeur National de la Géologie et des Mines, alors que le comptable assignataire désigné par le Décret 2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 susvisé pour ce Fonds, est le Payeur Général du Trésor.

Ainsi, les recettes collectées lors de la signature des conventions, du transfert des titres miniers, et les pénalités payées par les sociétés minières, destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sont versées sur ce compte bancaire géré par la DFM du Ministère chargé des Mines. L’ouverture irrégulière d’un compte bancaire favorise la réalisation des dépenses inéligibles sur le fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières.

Plus grave encore, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau (MMEE) ont utilisé le compte bancaire irrégulier.

Pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du fonds de financement, l’équipe de vérification a examiné le décret fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds, les situations du compte d’affectation du Fonds par le Payeur Général du Trésor ainsi que les relevés bancaires relatifs au compte bancaire ouvert au nom dudit Fonds. Elle s’est aussi entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Directeur des Finances et du Matériel et le 2ème Fondé de Pouvoirs de la Paierie Générale du Trésor (PGT).

Il ressort de l’enquête que le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du MMEE ont, irrégulièrement, exécuté des dépenses sur le fonds de financement de la recherche. En lieu et place du Payeur Général du Trésor, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du département, ont payé des dépenses pour un montant total de 1,400 milliards de nos francs (1 400 559 369 FCFA) sur le compte bancaire du fonds de financement de la recherche. L’utilisation du compte bancaire irrégulier favorise la réalisation de dépenses inéligibles. Autres injonctions relevées par le Vérificateur général dans la gestion du cadastre minier, la DNGM délivre, irrégulièrement, des titres miniers à des sociétés et elle ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables. Et lorsque la DNGM n’exige pas la production de rapports de fin d’activités et des résultats obtenus des détenteurs d’autorisation d’exploration, le dirlo Cheick Fanta Mady Keïta, prend des notes de service irrégulières.

Enfin, la DNGM a liquidé, irrégulièrement, les droits et les taxes sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers et n’a pas assuré une surveillance régulière des activités de recherche.  En effet, des sociétés titulaires de permis de recherche procèdent illégalement à des travaux d’exploitation d’or sans que la DNGM ne prenne des dispositions pour mettre fin à ces activités d’exploitation illégale.

Entre pourboire et ‘’pour manger’’

Décidemment, le patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keïta et sa bande sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement.

En clair, la DNGM dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que Cheick Fanta Mady Keïta : de 2018 à 2021, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en centaines de millions. Mais en milliards de nos francs. En chiffre, il y a plus de 2 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA) qui se sont évaporé.

La DNGM n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son dirlo n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n’ont atteint un tel degré.

Pour la gestion des affaires, le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta, n’a pas exigé des sociétés minières le paiement compensatoire des déficits d’investissement. Il ressort des enquêtes financières que des sociétés titulaires de titres miniers n’ont pas payées à l’État malien, le déficit compensatoire d’investissement. En effet, l’équipe de vérification a constaté que les investissements réalisés par 32 sociétés ont été en deçà des minimas des programmes annuels d’investissement prévus dans les conventions d’établissement. De plus, lesdites sociétés n’ont pas versé à l’État le déficit compensatoire. Le montant total des déficits non compensés pendant la période sous revue s’élève à 2,826 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA).

Pendant ce temps, des titulaires de permis de recherche procèdent, illégalement, à l’exploitation de l’or. Et suite à des visites de sites, l’équipe de vérification a constaté que le titulaire du permis de recherche de l’or à Bérila dans le Cercle de Bougouni, attribué par Arrêté n°2017-1565/MM-SG du 30 mai 2017 (renouvelé suivant Arrêté n°2020-3315/MMEE-SG du 31 décembre 2020), dispose de matériels et équipements d’exploitation sur ses deux sites de Bérila. Il s’agit de : deux (2) stations de concassage dont une sur chaque site ; un (1) concasseur primaire ; un (1) compresseur d’air ;  quatre (4) pelles chargeurs (KOMAT-SU PC 200) ; douze (12) véhicules de transport de minerais dont 6 fonctionnels ; quatre (4) bulldozers ; un (1) concentrateur d’or ; une (1) carrière de 2500 m2 environ ; une (1) carrière d’environ 3000 m2.

Lesdits équipements sont opérationnels sur les deux sites de la société. Ainsi, l’équipe de vérification a fait dresser un Procès-verbal de constat par les soins d’un Huissier-Commissaire de Justice. À titre de mesure conservatoire, l’équipe de vérification a sollicité et obtenu du Président du Tribunal d’Instance de Bougouni l’Ordonnance gracieuse n°133 du 27 mai 2022 aux fins d’apposition de scellés sur les sites. Cette ordonnance a été exécutée par le même Huissier-Commissaire de justice.

Par ailleurs, par Lettres n°conf. 0308/2022/BVG et n°conf. 0307/2022/ BVG toutes du 2 juin 2022, le Vérificateur Général a informé respectivement le Président de la Transition et le Premier ministre de l’exploitation illégale de l’or sur le site de Bérila par la société GOLD PARTNERS SARL sur la base d’un permis de recherche.

Le Vérificateur a proposé au Premier ministre de bien vouloir envisager les mesures suivantes : saisir la Direction Générale du Contentieux de l’État, à l’effet de suivre et de défendre les intérêts de l’État au niveau du Tribunal d’Instance de Bougouni ; demander au Ministre en charge des Mines d’inviter ses services techniques à procéder à l’évaluation des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL .

Également, le Vérificateur Général a informé le Directeur Général du Contentieux de l’État par Lettre n°conf. 0324/2022/BVG du 13 juin 2022, des mêmes irrégularités susmentionnées pour la défense des intérêts de l’État. Les montants des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL qui seront évalués par les services techniques du Ministère en charge des Mines, pourraient faire l’objet de réclamation par voie contentieuse par les services habilités de l’État.

De même, la société BASHKAD GOLD SARL, titulaire du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Koulaka dans le Cercle de Kangaba, objet de l’Arrêté n°2018-3558/MMP-SG du 1er octobre 2018 procède aux mêmes exploitations illégales sur son site.

En effet, lors de sa visite d’effectivité l’équipe de vérification a constaté la présence d’une (1) laverie d’une capacité de charge d’environ 10 m3 ; d’un (1) mini-concasseur ; d’un (1) excavateur en activité et d’un (1) camion benne en activité de transport de minerais. Aucune correspondance n’a été adressée à l’administration minière par la société titulaire dudit permis de recherche pour signaler la présence de ces équipements censés intervenir uniquement à la phase d’exploitation. D’où le lieu pour le Vérificateur de saisir la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle Économique et Financier de Bamako par rapport au non-recouvrement de déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés. Du coup, le boss de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keita et sa bande sont sur une pente raide. Mauvais présage !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Près de 200 policiers déployés à Kidal : Premier test grandeur nature pour un corps qui vient d&amp;apos;être militarisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/pres-de-200-policiers-deployes-a-kidal-premier-test-grandeur-nature-pour-un-corps-qui-vient-detre-militarise-3044216.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 08:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la libération de la ville de Kidal, à l'issue d'une bataille héroïque, les forces armées maliennes (Famas) se sont installées à Kidal. </strong>

Pour pérenniser cette victoire afin de stabiliser la ville, le gouverneur de la région a instauré un couvre-feu de 30 jours reconductible, depuis le mercredi, 15 novembre. En sus, les autorités de la transition ont déployé près de 200 policiers. Dans la ville. Ce sera un premier test grandeur nature pour ce corps qui était récemment paramilitaire. Saura-t-elle bien remplir sa nouvelle mission?

Ils sont 198 policiers à fouler le sol de la ville de Kidal. Ils sont répartis entre les deux commissariats de police que compte la ville. Cette décision de l'État central vise à rassurer les populations afin qu'elles vaquent librement à leurs occupations. Elle a, aussi, pour but d'assurer la protection des populations et de leurs biens. Un document de la hiérarchie de la police atteste cette information.

Dans ledit document, il est clairement indiqué que tous les policiers mutés à Kidal ont été convoqués  mercredi 15 novembre à se présenter à 6 heures à l’école nationale de la police à Bamako. Apparemment, c’est à partir de ce point de rassemblement qu'ils ont été embarqués à destination de Kidal.

A noter qu'auparavant, les autorités avaient déjà anticipé ce déploiement de la police dans les zones conquise par l’armée. Mais pour cette fois-ci, l'enjeu est grand, car il s'agit de la ville de Kidal qui était comme un no man’s land. L'État central y avait perdu tout contrôle et ce depuis 2014, lors de la visite chaotique du deuxième Premier ministre du régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta. Ce jour-là, le jeune Premier ministre d'alors a fait un forcing pour se rendre à Kidal nonobstant la désapprobation des mouvements indépendantistes qui commençaient à s'implantés dans la ville. Ce fut un jour sanglant. Aidés par leurs soutiens de l'extérieur, qui ont fait parachuter plusieurs commandos dans la ville, les rebelles séparatistes ont défait les forces de sécurité nationales. Plusieurs militaires et représentants de l'État ont été tués et d'autres pris en captivité. Moussa Mara, le Premier ministre, et sa délégations avaient pu trouver refuge au camp militaire tenu par la MINUSMA avant de prendre un vol pour rejoindre Gao et ensuite rallier Bamako, la capitale.

Depuis ce jour, aucun officiel malien ne peut se rendre à Kidal sans l'aval des mouvements séparatistes. Et c'est cette omerta qui a pris fin avec l'entrée triomphale des Famas dans la ville, le mardi 14 novembre 2023.

Il faut souligner qu’il y a juste un an, la Police nationale et la Protection civile ont eu les mêmes attributs que l’armée grâce à l’adoption au Conseil national de transition d’une loi qui remilitarise ces deux corps. "<em>Le but de cette remilitarisation est de permettre de déployer les unités de la police nationale et de la Protection civile dans les zones reconquises par l’armée afin d’y assurer la sécurité des populations et de leurs biens et empêcher le retour des groupes terroristes</em>", s’était défendu le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, au moment de l’adoption du texte par l’organe législatif de transition.

A rappeler aussi que la remilitarisation de la police nationale était une forte recommandation des Assises nationales pour la refondation du Mali.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Justice : Le Pr Clément DEMBELE placé sous mandat de dépôt après des menaces de mort présumées contre le Président de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/justice-le-pr-clement-dembele-place-sous-mandat-de-depot-apres-des-menaces-de-mort-presumees-contre-le-president-de-la-transition-3044213.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 07:56:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Pr Clément DEMBELE, président de la Plateforme de Lutte contre la Corruption et le Chômage (PLCC), a été placé sous mandat de dépôt, ce lundi 20 novembre 2023, à la suite de son interpellation par la brigade d'investigation judiciaire, le vendredi dernier. Actuellement, aucune date n'a été fixée pour son jugement, selon des sources familiales. </strong>

Cette décision judiciaire découle directement d'un enregistrement vocal présumé dans lequel le Pr DEMBELE aurait proféré des menaces de mort à l'encontre du président de la transition et de sa famille. Cet enregistrement vocal a été identifié comme un élément central ayant conduit à son placement en détention préventive. Son arrestation a été effectuée après l'annulation d'un meeting dont le Pr DEMBELE était l'un des principaux instigateurs.

En réaction, il a cherché à animer une conférence de presse au centre Djoliba, déclenchant ainsi l'intervention de la brigade d'investigation judiciaire. Cette affaire judiciaire délicate suscite des interrogations. Certains appellent à une enquête approfondie, tandis que d'autres expriment leur étonnement face aux accusations portées contre cet homme.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire fonds Covid&#45;19 :   La Cour Suprême maintient en détention l&amp;apos;ancien Président de la CCIM et ses co&#45;accusés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-fonds-covid-19-la-cour-supreme-maintient-en-detention-lancien-president-de-la-ccim-et-ses-co-accuses-3044209.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 07:56:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Chambre criminelle de la Cour suprême du Mali a rendu son verdict, le lundi, 20 novembre 2023, en rejetant la demande de liberté provisoire de l'ancien Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, et de ses quatre coaccusés. Ces derniers sont impliqués dans l'affaire du fonds Covid-19 de la CCIM, centrée sur l'achat de 21 millions de masques anti-Covid-19 pour un montant global de 10,9 milliards FCFA (10 942 500 000F).</strong>

La Cour suprême a confirmé le pourvoi du Procureur général de la Cour d'appel contre l'arrêt de mise en liberté provisoire accordé précédemment par la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako. Youssouf Bathily et ses collaborateurs, Mamadou Baba Sylla, Cheick Oumar Camara, Lamine Sacko, et Alpha Kolly Guindo, restent ainsi en détention, étant inculpés pour "<em>atteinte aux biens publics et délit de favoritisme</em>". Le pourvoi avait été interjeté par le procureur général de la Cour d'Appel de Bamako, contestant l'arrêt de mise en liberté du 6 juin 2023 de la Chambre d'Accusation. Ce dernier avait accordé la liberté au Président Bathily et à ses coaccusés, fixant individuellement le montant de la caution à 270 millions de FCFA, en référence au montant incriminé établi par le Bureau du Vérificateur général (Végal) à 370 millions de FCFA. Le Procureur général a argué que le montant de la caution était insuffisant, considérant également que la libération des accusés perturberait l'ordre public. Ce pourvoi a empêché la libération des accusés, le 6 juin 2023, maintenant ainsi leur détention en attendant le jugement du fond.

En effet, l'affaire du fonds Covid-19 a été initiée par le ministère de l'Industrie et du Commerce en collaboration avec celui de l'Économie et des Finances, qui ont alloué des fonds à la CCIM pour l'achat des masques dans le cadre du programme présidentiel "<em>Un Malien, un masque</em>". Le rapport du Vérificateur Général en 2021 a révélé des irrégularités financières, mais aucune malversation. Les accusés sont poursuivis pour des infractions liées à la procédure d'achat, notamment le non-paiement de droits d'enregistrement et d'autres taxes. Le jugement de la Cour suprême maintient donc l'ancien Président de la CCIM et ses coaccusés en détention, prolongeant ainsi le suspens autour de cette affaire qui continue de susciter l'attention du public et des autorités judiciaires.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration de la reprise de Kidal :  Attention, le Ministre des sports &amp;quot;transporte&amp;quot;  la politique au stade du 26 mars</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-de-la-reprise-de-kidal-attention-le-ministre-des-sports-transporte-la-politique-au-stade-du-26-mars-3044205.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 07:41:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La politique et le sport ne doivent pas être mêlés. C'est pourquoi les instances internationales du sport ont, dans leurs textes de lois, </strong><strong>soigneusement écarté les États dans la gestion du sport. Pourtant, des hommes d'État férus de populisme ont toujours tenté de s'immiscer dans la gestion du sport pour des fins de propagande de leurs idéaux. Les jeux olympiques de 1936 organisées par l'Allemagne ont été une occasion idoine pour Hitler de faire la propagande du nazisme. Le Ministre des sports serait-il tenté de faire la même chose ?</strong>

A l'occasion de la tenue des deux matches dans le cadre de la phase éliminatoire de la coupe du monde de football 2026, opposant le Mali au Tchad et à la Centrafrique, le Ministre des Sports a publié sur la page facebook de son département un communiqué qui sort de l'ordinaire. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba indique dans ce communiqué que le tarif des billets au premier prix sera divisé par deux pour les rencontres prévues vendredi 17 novembre à Bamako contre le Tchad, et lundi 20 novembre contre la République centrafricaine. Le billet sera vendu à 1 000 francs CFA au lieu de 2 000. Il s'agit d'après le communiqué de "<em>permettre au public sportif malien de fêter la victoire héroïque des FAMa (Forces armées maliennes) en communion avec les Aigles</em>".  Le ministère "invite le public sportif et la jeunesse malienne à une grande mobilisation (à l'occasion de ces deux matches) au Stade du 26 Mars de Bamako pour fêter cette victoire historique des forces armées et de sécurité avec les Aigles du Mali".

Autrement dit, les autorités entendent mettre à profit ces deux matches de qualifications pour la Coupe du monde 2026 de l'équipe nationale de foot, afin de fêter la récente victoire militaire de l'armée à Kidal.

Pour sa part, la Fédération malienne de football, dans un communiqué, s'est contentée d'annoncer la baisse des prix pour "<em>permettre aux Aigles d'effectuer une belle entrée en lice</em>" dans la campagne des qualifications, sans référence à Kidal.

A rappeler que l'armée malienne a pris,  mardi 14 novembre, aux rebelles touareg la ville de Kidal, foyer de la revendication indépendantiste d'où l'État central et l'armée avaient été absents depuis 2014. Ce succès militaire, le plus incontestable remporté par les autorités à la tête, depuis 2020, de ce pays plongé dans une crise sécuritaire et multidimensionnelle grave, a été largement salué et a donné lieu à des manifestations de joie aux accents patriotiques.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconquête du bastion des terroristes par les FAMa :  Au&#45;delà de la prise de Kidal… les dividendes politiques que le Colonel Assimi pourrait tirer…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reconquete-du-bastion-des-terroristes-par-les-fama-au-dela-de-la-prise-de-kidal-les-dividendes-politiques-que-le-colonel-assimi-pourrait-tirer-3044204.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 07:38:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Même les plus sceptiques ont fini par l’admettre. Kidal, la ville-forteresse des Touaregs, est tombée, brisant le mythe d’invincibilité qui l’entourait. Après 11 ans d’absence, l’armée malienne a pris finalement position dans la ville de Kidal, le 14 novembre 2023. </strong>

Nous l’avions écrit, cette ville-symbole entre les mains des rebelles et des groupes terroristes, allait tomber. Il restait seulement à connaître le jour et l’heure ! Et cela, au regard de la détermination, des moyens humains et logistiques impressionnants, mobilisés par les Forces armées maliennes (FAMa). Kidal tombée, alea jacta est, diront les Latins. Pour autant, les FAMa doivent-elles crier victoire ? Car, le tout n’est pas de prendre Kidal. Quelle sera la suite des évènements ?

Il ne s’agit pas seulement, pour les forces républicaines maliennes, de mettre le grappin sur le bastion des rebelles. En effet, il est illusoire de penser que ceux qui régnaient en maîtres dans la ville, vont aussi facilement capituler. Il faut s’attendre, dans les jours à venir, à une infernale guérilla urbaine.  Assiéger par des drones, avions de combats et autres tanks, une ville, reste certainement plus facile que  de la contrôler et de l’administrer, surtout quand on n’a pas la certitude du soutien de la population qui y réside.

Ayant affaire à des populations dont la culture de la guerre reste prégnante depuis des dizaines d’années et dont l’esprit de vengeance est une valeur partagée, il faut s’attendre à ce que les groupes armées indépendantistes de Kidal, poursuivent la lutte sous d’autres formes. Il faut craindre également qu’ils ne se rallient aux groupes armés terroristes au nom d’une alliance de circonstance.

<strong>Il paraît aussi important de définir une stratégie qui puisse permettre aux FAMa de rester à Kidal</strong>

Une chose est de prendre la ville, une autre est de s’y maintenir. Pour l’instant, il faut attendre les jours prochains pour mieux apprécier. Il y a bien des craintes que, chassés de leur base, les rebelles pactisent avec les groupes armés terroristes pour combattre leur ennemi commun. Nombre d’incertitudes demeurent, donc et il faut seulement espérer que les autorités maliennes sauront tenir tête, pour de bon, aux rebelles en restaurant définitivement l’intégrité territoriale et en éradiquant les groupes terroristes dans la région de Kidal.

En effet, ce n’est un secret pour personne. Il règne à la tête du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un certain Iyad Ag Ghali, un ex-leader rebelle touareg devenu la figure de proue d’Al-Qaïda dans la région. Il a toujours maintenu des liens avec les responsables du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), qui réunit la majeure partie des groupes armés majoritairement touaregs. Et quand on ajoute à cela, le fait que les rebelles ont l’avantage de la maîtrise de leur fief, l’on se rend à l’évidence que la guerre de Kidal n’est pas terminée. C’est dire si les défis restent immenses. Parmi eux, figure en bonne place, la conquête des cœurs des populations touarègues qui sont, jusqu’à preuve du contraire, acquises à la cause des rebelles.

Vouloir s’imposer à la population par la force, apparaît comme un combat contre des moulins à vent. Cela dit, Kidal à présent tombée, il faut penser déjà à des solutions à la fois économique, sociale, culturelle et politique à cette crise. Mais avant, il parait important de définir une stratégie qui puisse permettre à l’armée de rester à Kidal.

Pour le reste, il faudra à l’Administration centrale, de faire son retour et aux populations de Kidal de voir en les FAMa, non pas des ennemis. Pour ainsi dire, Bamako devra remporter la bataille de l’apaisement des cœurs.  C’est en cela qu’on pourra parler de victoire sur toute la ligne dans l’espoir d’un Mali uni et réconcilié.

En attendant de voir la suite des évènements, Bamako doit une fois fière chandelle aux FAMa qui ont réussi à entrer dans cette ville du septentrion malien. Car, elle représentait, à elle seule, un goulot d’étranglement pour les différents gouvernements qui se sont succédé depuis 2012, et un boulet au pied du Maliba.

<strong>La montée de la ferveur patriotique consécutive à la prise de Kidal</strong>

Quelles sont les retombées politiques de cette victoire sur Kidal pour le régime militaire de Bamako ? Telle est la question que l’on peut aujourd’hui se poser ?

Le premier dividende politique pour Assimi Goïta, est sans nul doute le regain de ferveur patriotique que le régime a toujours exploité pour se donner de la légitimité. C’est beaucoup d’eau que cette victoire militaire vient apporter au moulin du colonel qui n’hésitera pas à exploiter la situation pour renforcer sa stature de héros vivant de la Nation, au risque même de basculer dans le culte de la personnalité. En tout cas, pour le moins, il faut s’attendre,  à ce que les djeli (les griots), comme ils l’ont toujours su bien faire à travers les âges, composent en son honneur, des hymnes, comme ce fut autrefois avec son ancêtre Soundiata Keita.

La montée de la ferveur patriotique consécutive à la prise de Kidal, va s’accompagner inévitablement aussi du redoublement du sentiment anti-français à Bamako. L’agencement des évènements laisse, en effet, croire que c’est la présence des troupes françaises qui empêchait l’armée malienne de prendre Kidal. Moins d’une année après, en effet, la fin de l’opération Barkhane et moins d’un mois après le départ des Casques bleus, du bastion des rebelles, les Maliens ont réalisé leur ambition de ramener Kidal dans le giron de la République. Et à vrai dire, de l’huile sur le feu du sentiment anti-français, on peut oser le dire, serait bien fait pour la «gueule»  de cette France qui s’est évertuée à trouver une différence là où, visiblement, il n’y en avait pas.  C’est en triant dans les groupes armés du Nord pour trouver  des mouvements  fréquentables avec lesquels des discussions politiques sont possibles, que la chienlit s’est installée. Et elle a embarqué toute la communauté internationale dans cette erreur d’appréciation qui a valu des mois d’occupation du Mali, par des troupes étrangères qui ont fini par quitter précipitamment le pays sur un constat d’échec.

Le second dividende politique de la prise de Kidal pour le régime de Bamako, pourrait être son exploitation pour modifier le calendrier électoral avec lequel les autorités de la Transition avaient beaucoup du mal à s’accommoder. Elles n’ont jamais d’ailleurs fait mystère de leur intention de ne pas respecter ce calendrier. Cela dit, il faut craindre que surfant sur le sentiment de popularité liée à la victoire sur Kidal, les scrutins qui sont censés mettre fin à la Transition ne soient repoussés aux calendes grecques, surtout que l’on peut toujours avancer l’argument selon lequel les conditions sécuritaires ne sont pas propices à l’organisation d’élections libres et transparentes.

<strong>L’Afrique doit tirer leçon de l’accélération de l’histoire à Kidal</strong>

Le régime de Bamako ne sera pas le seul à bénéficier des retombées politiques de la chute de Kidal. Sans nul doute, son allié politique qu’est la Russie de Vladimir Poutine dont l’apport a été déterminant du point de vue de la logistique matérielle et humaine, s’en tirera avec de nombreux avantages. En plus de voir l’influence russe grandir dans le pays et dans toute la sous-région où le sentiment pro-russe ne cesse de se propager, l’on peut s’attendre à ce que, comme un butin de guerre, la Russie ait aussi sa part. Et ce sera certainement en termes de contrats pour les entreprises russes qui, comme on le sait, sont friandes de matières premières, notamment aurifères. Et ce sera de bonne guerre.

Mais la question qui reste est la suivante : quel sera le prix à payer pour satisfaire l’ogre russe qui souffre des sanctions économiques du monde occidental en raison de la guerre d’invasion qu’elle mène chez le voisin ukrainien ? Mais en attendant de bénéficier de toutes ces retombées de la victoire, Bamako doit pouvoir maintenir à terre la bête qu’elle a terrassée. Celle-ci est, en effet, encore capable de ruades meurtrières à partir du moment où les groupes armés du Nord n’ont pas déposé les armes et vont certainement, à partir du massif montagneux de l’Adrar des Iforas où ils se sont réfugiés, continuer d’harceler les FAMa. Et c’est précisément en raison de cela qu’il faut vite penser à accompagner la victoire militaire, d’une solution politique qui permettra aux autorités maliennes actuelles d’entrer dans le cœur des Kidalois et de toute la 8ème région du Mali. Il faut donc proposer aux Touaregs modérés et à tous ceux qui souhaitent déposer les armes, des alternatives politiques pour rejoindre les conforts de la République.

En attendant de voir comment demain sera fait pour Kidal, l’Afrique tout entière doit tirer leçon de l’accélération de l’histoire à Kidal. La principale de ces leçons est que l’Afrique peut trouver à l’interne les solutions à ses problèmes et que la communauté internationale qu’elle sollicite si souvent, a parfois tort et est très souvent inefficace comme elle vient d’en faire tout l’étalage après près d’une décennie de présence infructueuse dans le septentrion malien.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Autorité Routière ou la plaque tournante de la fraude :  Plus d’1 milliard FCFA carotté : l’ancien DG Baba Moulaye Haïdara et l’ex Directrice Lala Koïté dans la tourmente</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/lautorite-routiere-ou-la-plaque-tournante-de-la-fraude-plus-d1-milliard-fcfa-carotte-lancien-dg-baba-moulaye-haidara-et-lex-directrice-lala-koite-dans-la-tourm-3044202.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 07:29:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement de travaux non exécutés et fournitures non livrées pour un montant de  120,865 millions FCFA ; non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151,372 millions FCFA, en passant par le paiement indu de carburant aux membres du Conseil d’Administration pour un montant de 24, 63 millions FCFA et le paiement d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier auprès de l’Autorité Routière pour un montant de 10,6 millions de nos francs, à la non-comptabilisation des recettes des postes de péage pour un montant de 37,3 millions FCFA. Auxquels s’ajoutent, la non-retenue des pénalités de retard sur le marché d’entretien des bacs pour un montant de 14,9 millions FCFA et le paiement des dépenses inéligibles sur le fonds d’entretien routier pour un montant de 18,9 millions FCFA... </strong>

<strong>Autant d’irrégularités financières relevées dans le rapport 2022 du Bureau du Vérificateur Général et qui sont à l’origine de l’évaporation de 1,735 milliards FCFA (1 735 968 854 F) à l’Autorité Routière (AR) pendant les périodes 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.</strong>

L’Autorité Routière n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, l’ex DG Baba Moulaye Haïdara et l’ancienne Directrice, Lala Koïté, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la délinquance financière au sein de cette structure n’a atteint un tel degré.

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de financement du fonds d’entretien routier de notre pays, l’Autorité Routière n’a pas échappé à l’appétit vorace de ces deux anciens responsables, Baba Moulaye Haïdara et Lala Koïté. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar.

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<strong>Paiements indus de carburant aux membres du Conseil d’Administration et d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier…</strong>

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De 2015 à 2018 et de 2018 à 2022, Baba Moulaye Haidara et Lala Koité, ont occupés, respectivement, le fauteuil de Directeur général de l’Autorité Routière. C’est ainsi que leurs gestions à la tête de cette structure étatique viennent d’être mises au goût du jour par le Bureau du vérificateur général dans son rapport d’enquête 2022.

Pour s’assurer de la mise en œuvre des dispositions prévues par les textes, l’équipe du vérificateur a examiné les pièces de paiement des dépenses liées aux sessions du Conseil d’Administration, les listes d’émargement, analysé les Procès-verbaux des sessions du Conseil d’Administration tenues durant la période sous revue. Elle s’est également entretenue avec l’ex directrice de l’AR, Lala Koïté, l’Agent comptable et le Directeur Administratif et du Budget.

Du coup, il ressort de l’entrevue que son prédécesseur, Moulaye Aboubacar dit Baba Moulaye Haïdara, bombardé ministre des Transports, le 30 décembre 2017, a ordonné le paiement indu du carburant aux membres du Conseil d’Administration pendant la période sous-revue.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration par Délibération n°20-009/CA-AR du 06 octobre 2020 a octroyé aux administrateurs : « <em>[…] du carburant en raison de deux cents (200) litres par administrateur et par session.</em> »

Cependant l’ex Directrice Générale de l’AR, Lala Koïté, a appliqué la délibération concernée bien qu’elle n’ait été entérinée par l’arrêté conjoint du Ministre de tutelle et du Ministre chargé des Finances.  Le montant du carburant indûment octroyé aux administrateurs durant la période sous revue est de 24 634 900 FCFA.

Aussi, les deux anciens patrons de l’Autorité Routière ont ordonné le paiement des indemnités indues au Délégué du Contrôle financier. Pour la régularité et la sincérité des opérations de dépenses effectuées par l’Autorité Routière, les enquêteurs ont constaté que les anciens DG de l’AR, Baba Moulaye Haïdara et Lala Koïté, ont ordonné le paiement des indemnités mensuelles indues au délégué de contrôle financier placé auprès de l’AR. Le montant des indemnités payées au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020 s’élève à 10 650 000 FCFA.

Par ailleurs, l’ex Directeur Général de l’Autorité Routière, Baba Moulaye Haïdara, a autorisé le paiement des dépenses inéligibles sur le Fonds d’Entretien Routier.  Afin de s’assurer de l’application des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les dossiers de paiement. Elle a également procédé à des entrevues avec le Directeur de l’Administration et du Budget, le Directeur technique et l’Agent comptable. Du coup, il ressort que l’ex Directeur Général de l’AR, Baba Moulaye,  a accordé le paiement de 18 957 186 FCFA dans le cadre de la réalisation d’un guide d’investissement sur les potentialités économiques du Mali sans autorisation préalable du Conseil des Ministres.

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<strong>L’Agent Comptable de l’Autorité Routière dans ses œuvres</strong>

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Pour s’assurer de l’exhaustivité du recouvrement des recettes de péages par l’Autorité Routière, l’équipe du vérificateur a procédé au rapprochement de la situation des recettes fournies par le Service informatique à celle des rapports d’activités des postes de péage ainsi qu’aux grands livres des recettes fournis par le service de la Comptabilité. Elle s’est également entretenue avec l’Agent Comptable, le Responsable du service informatique, les chefs d’équipe et les péagistes. Les enquêteurs ont constaté que l’Agent Comptable ne s’est pas assuré du reversement total des recettes de péage par les Chefs d’équipe des postes de péage informatisés et par conséquent n’a pas comptabilisé l’exhaustivité des recettes pour lesdits postes durant la période sous revue. En effet, le montant des recettes mensuelles comptabilisées des postes de péage de Dibloli, Sanankoroba, Kati et Mahinamine est minoré par rapport à celui fourni par le Service informatique pour lesdits postes de péage. Le montant des recettes minorées durant la période sous-revue s’élève à 37 391 900 FCFA.

Pire, l’Agent Comptable de l’AR n’a pas recouvré la totalité des recettes issues des pénalités de surcharge. S’agissant du recouvrement exhaustif des recettes sur les pénalités, l’équipe de vérification a analysé les contrats, les ordres de recettes, les bordereaux de versement et les données informatiques des différents postes de pesage. Elle a aussi comparé la situation des paiements à celle des recouvrements de la période sous revue. Elle a constaté que des opérateurs économiques n’ont pas payé la totalité des pénalités liées à des surcharges de leurs véhicules de transport pour un montant total de plus de 151 millions FCFA (151 372 620 F).

Plus grave, l’Agent Comptable de l’Autorité Routière n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains. L’équipe de vérification a constaté que l’Agent comptable de l’AR n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la vente des cartes de riverains de la période sous revue. À cet effet, elle a constaté, des écarts entre les recettes déclarées et les versements effectués dans le compte bancaire de l’AR pour un montant de 1 123 000 FCFA.  Et ce n’est pas tout. Loin sen faut.

Même le DG de l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’Autorité Routière le reliquat après la clôture du programme du 11ème FED. Afin de s’assurer du respect des clauses, l’équipe de vérification a analysé les conventions, les contrats et les rapports d’audits de la Convention durant la période sous revue. Elle a rapproché les relevés bancaires du compte ouvert par l’AGEROUTE avec la situation comptable de l’AR dans le cadre du projet. L’équipe de vérification a décelé que l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’AR les sommes non utilisées pour la réalisation des activités et des dépenses inéligibles pour les montants respectifs de 141,5 millions FCFA (141 143 579 F) et de 147,3 millions de nos francs (147 322 039 F).

Par ailleurs, l’AR a adressé à l’AGEROUTE la lettre n°013/DGAR- 2022 du 06 janvier 2022 demandant le remboursement des paiements effectués non justifiés. La Convention de financement ayant pris fin depuis le 30 juin 2021, le montant total à rembourser s’élève à plus de 288 millions de nos francs (288 465 618 FCFA).

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<strong>Les Pourboires de l’ex Directrice Générale de l’Autorité Routière </strong>

&nbsp;

À en croire le rapport d’enquête du vérificateur, l’ex Directrice de l’AR, Lala Koïté, a ordonné des paiements des marchés non exécutés totalement. Les enquêtes révèlent que l’ex Directrice Générale de l’AR Lala Koïté, a ordonné le paiement des prestataires qui n’ont pas entièrement exécuté des travaux et fourni des équipements conformément aux clauses contractuelles.

Pour le : Contrat n°5667/CPMP/MTI-2021 du 29 décembre 2021 relatif aux travaux de réparation et de sécurisation du poste de péage de Bougouni suite à l’attaque par des individus armés dans la nuit du 29 au 30 mai 2021, il s’agit de :

- la non-réalisation de fourniture et pose de grille métallique antivol au niveau des deux (02) cabines pour un montant de 440 000 FCFA ;

- la non-fourniture des bacs à sable pour un montant de 4 millions FCFA;

- la non-fourniture et la mise en œuvre de sable dans les bacs à sable pour un montant de 3 600 000 FCFA ;

- la fourniture et pose de lampes solaires trois (03) en lieu et place de dix (10) pour un montant de 1 330 000 FCFA.

S’agissant du Contrat n°0417/CPMP/MTI-2021 du 15 mars 2021 relatif aux entretiens et maintenances des groupes électrogènes des postes de pesage, le groupe électrogène de marque HATZ MD 40 16KVA est en arrêt depuis le mois de décembre 2020 à Hérémakono et n’a pas été entretenu pour un montant de 920 000 FCFA.

Vient ensuite, le Contrat n°1944/CPMP/MIE-MTMU-2020 relatif aux travaux de mise en place de bacs à sable et amélioration du système de sécurité de certains postes de péage et pesage (Kassela, Sanankoroba, Konobougou, Bla 1, Bla 2, Kati, Nioro, Diéma, Zangasso, Sienso) en un lot unique. La non-réalisation du mirador en structure métallique pour les agents de sécurité de dimension 4x5ml dans le poste de péage de Kasséla pour un montant de 1 640 200 FCFA.

Enfin, le Contrat n°3092/CPMP/MTI- 2021 relatif aux travaux de mise en place de blocs de béton de types New Jersey aux postes de péage de Farabana et Samanko 2 et de réparation des dégâts causés par les transporteurs de camions bennes au niveau du poste de péage de Farabana. La non-réalisation du réseau électrique des cabines pour un montant de 431 200 FCFA. La non-fourniture et pose de câble 4x16 mm2 pour remise en état de l’alimentation électrique des cabines pour un montant de 2 933 250 FCFA.

Également, l’équipe de vérification a constaté que deux (2) pèses essieux PE 40 acquis suivant le Marché n°T1-BNOB-2222-01-01/2018 AGETIPE n’ont pas été fournis au poste de Zégoua pour un montant total de plus de 105 millions  (105 571 030 FCFA). Le montant des travaux non réalisés et des fournitures non livrées s’élève à plus de 120 millions de nos francs (120 865 680 FCFA).

Pendant ce temps, le Directeur Général des Routes n’a pas retenu la pénalité de retard sur le marché d’entretien des bacs. Sur ce plan, l’article 15 du Marché n°0046/DGMP-DSP 2017 du 06 avril 2017 est claire: « <em>En cas de retard dans la livraison des fournitures ou dans la prestation des services, le titulaire du marché sera passible d’une pénalité par jour de retard fixé à un deux mille cinq centième (1/2500è) du montant du marché initialement modifié ou complété par les avenants intervenus. Il n’est pas prévu de prime pour exécution anticipée de l’objet du marché.</em> »

Cependant, les enquêtes révèlent que le Directeur Général des Routes n’a pas retenu sur le Marché n°0046/DGMP-DSP-2017, les pénalités de retard dans l’exécution des travaux de réparation des bacs dans différentes localités. Le montant total des pénalités non retenues s’élève à 14 956 725 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’ancienne Directrice Générale de l’Autorité Routière, Lala Koïté, a ordonné le paiement d’indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l’HIMO. Après l’examen des pièces de paiements, les contrats et la convention, l’équipe de vérification a constaté que l’ex directrice de l’AR, Lala Koïté, a indûment accordé des indemnités à des agents, suivant la Décision n°2018-001/HIMO/DGAR-18 du 29 mai 2018 dans le cadre de la gestion des travaux de Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO) pendant la période sous revue.  Les indemnités mensuelles accordées sont : la Coordinatrice : 2 500 000 FCFA ; le Coordinateur Adjoint : 2 000 000 FCFA ; le Comptable : 1 500 000 FCFA ; l’Ingénieur : 1 500 000 FCFA ; l’Assistante : 500 000 FCFA.

En outre, ces indemnités n’ont pas fait l’objet de délibération du Conseil d’Administration. Le montant total des indemnités payées s’élève à 104 millions FCFA.

Et comble de la ‘’bouffecratie’’ à l’Autorité Routière, des importateurs de produits pétroliers ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers (RURPP).

Afin de s’assurer de l’application des dispositions, l’équipe de vérification a analysé les arrêtés interministériels fixant les taux de la redevance d’usage routier sur les produits pétroliers, a adressé la Lettre n°conf. 0426/2022/BVG du 18 août 2022 au Directeur Général des Douanes, demandant de mettre à disposition les données relatives à la Redevance d’Usage Routier (RUR) au titre des exercices budgétaires 2017 à 2021. Elle a procédé à l’examen des données produites par la Direction Générale des Douanes suivant la Lettre n°0021/MEF/DG-DDRPPV du 24 août 2022.

L’équipe de vérification a constaté que sur la période 2017 à 2020, des redevables ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers. En effet, ils n’ont pas versé au Receveur du Trésor auprès de la Douane lesdites redevances dues à l’AR. Le montant total des redevances non payé par les importateurs de produits pétroliers s’élève à 963 551 225 FCFA.

Autant de pratiques à l’origine de 1,735 milliard FCFA (1 735 968 854 F) d’irrégularités financières à l’Autorité Routière pendant les périodes 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

D’où la transmission et la dénonciation de faits au Pôle économique et financier par le vérificateur général. Du coup, l’ancien DG Baba Moulaye Haïdara et l’ex Directrice Lala Koïté sont dans la tourmente.

À suivre !

Jean Pierre James]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Housseini Amion Guindo, Président de la CODEM :  « Les affrontements armés entre les FAMa et le CSP&#45;PSD renforcent logiquement le JNIM et l’EIGS dans leurs funestes desseins »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/housseini-amion-guindo-president-de-la-codem-les-affrontements-armes-entre-les-fama-et-le-csp-psd-renforcent-logiquement-le-jnim-et-leigs-dans-leurs-funestes-desseins-3043288.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un contexte où le Mali fait face à une crise multidimensionnelle sans précédent, le parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) vient avec une proposition audacieuse lors de sa réunion extraordinaire du 8 novembre 2023. Le président de la CODEM, M. Housseini Amion Guindo, a dirigé la session qui avait comme ordre du jour les enjeux socio-politiques, économiques et sécuritaires actuels du pays.</strong>

La CODEM a souligné une détérioration alarmante de la situation socio-économique, exacerbée par une crise énergétique, une insécurité généralisée, et des affrontements entre le Gouvernement de Transition et une faction du CSP-PSD. La violence, devenue presque banale, engendre un lourd tribut en vies humaines, réfugiés, et déplacés internes. Le parti réaffirme son soutien à l'armée malienne dans sa lutte contre le terrorisme.

Dans sa déclaration, la CODEM avance que la solution cruciale pour sortir de ces crises réside dans l'organisation rapide d'élections transparentes.

Pour le parti, cette démarche permettrait au Mali de rétablir un ordre constitutionnel normal, de renouer avec ses partenaires internationaux, de relever des défis majeurs, et d'entamer un processus de réconciliation nationale.

Contre l'idée d'un cessez-le-feu avec le CSP-PSD, la CODEM est convaincue que cela renforcerait la posture d'hommes d'État de la Transition, plutôt que de l'affaiblir. Le parti met en garde contre le focus excessif sur le CSP-PSD, soulignant que l'hydre terroriste étend son influence à travers tout le territoire.

La CODEM identifie également la crise énergétique comme un défi majeur, résultant de plusieurs années de politiques inadéquates. Cependant, le parti est réaliste quant à la capacité limitée d'un gouvernement de transition à entreprendre une réforme structurelle profonde.

En proposant les élections comme antidote aux crises actuelles, la CODEM offre une perspective claire sur la voie à suivre pour le Mali. L'organisation d'élections transparentes, selon le parti, est le moyen essentiel pour restaurer la stabilité, renouer avec la communauté internationale, et inaugurer une ère de réconciliation nationale. Reste à voir comment cette proposition sera accueillie et mise en œuvre dans le contexte politique complexe du Mali.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération spéciale d&amp;apos;importation de sucre :  Le grand parolier, Moussa Alassane Diallo, a &amp;quot;mordu la poussière&amp;quot; à cause de l&amp;apos;apatridie d&amp;apos;opérateurs économiques véreux</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/operation-speciale-dimportation-de-sucre-le-grand-parolier-moussa-alassane-diallo-a-mordu-la-poussiere-a-cause-de-lapatridie-doperateurs-economiques-vereux-3043284.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:29:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La communication est un couteau à double tranchant, a-t-on coutume de dire. Parler, c'est bien, mais trop parler est risquant. C'est pourquoi, il faut bien se rassurer de la faisabilité d'un acte avant de l'annoncer en pompe. Le tonitruant et grand parolier Moussa Alassane Diallo, Ministre de l'Industrie et du Commerce, en a appris à ses dépens. Il a avoué son premier échec et pas des moindres en sa qualité de Ministre. De quoi s'agit-il ?</strong>

Dès sa nomination au poste de Ministre de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a multiplié les rencontres avec les acteurs du secteur dans le but de trouver des solutions au ravitaillement correct du pays en denrées de première nécessité afin de maîtriser la flambée des prix. C'est dans ce cadre qu'il avait eu une séance de travail avec le groupement des opérateurs économiques importateurs de sucre.

A l'issue de cette rencontre, l'ancien Président-Directeur Général (PDG) de la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) avait annoncé, en pompe et tambour battant que les opérateurs économiques importateurs de sucre vont approvisionner le pays en 100 000 tonnes avant le 31 décembre 2023. C'était en juillet 2023.

Plus de trois mois, le constat est amer car la montagne a accouché d'une souris. C'est le banquier à la retraite qui a lui-même annoncé son échec. C'était le mercredi, 08 novembre au cours d'une rencontre avec les opérateurs économiques. Comme quoi la gestion d'une banque est différente de celle d'un département ministériel, et sortir d'une retraite bien dorée pour se retrouver au centre d'intenses activités n'est pas facile.

<strong>Que s'est-il passé ?</strong>

Moussa Alassane Diallo,  très remonté, s’est livré, au cours de cette rencontre,  à une large explication des  causes de l'échec de l'opération spéciale d'importation de sucre qu'il a initiée. D'après lui,  l’inflation du prix du sucre est due  aux actions illégales entreprises par certains importateurs  qui se livrent à la rétention du sucre dans les ports des pays voisins ou dans les magasins à l’intérieur du pays  pour entretenir la crise du sucre.

Sur les  100 000 tonnes   prévues par le gouvernement malien en juillet 2023, les importateurs  n’ont pu approvisionner le marché  qu’avec  seulement 40 000 tonnes. «<em> Il y a  certains  qui ont déclaré à la douane 10 000 tonnes de sucre, mais ont préféré livrer  un camion de 45 tonnes. Au même moment, d’autres importateurs de sucre  au lieu de livrer le sucre importé aux commerçants détaillants ont préféré  le commercialiser aux unités industrielles à un prix non encadré </em>», a indiqué  le ministre Moussa Alassane Diallo sur un ton de déception.

A la suite de ces propos,  le ministre Diallo  s'est demandé si les opérateurs économiques maliens sont capables d’alimenter le marché en denrées de première nécessité. Il a rappelé les conditions dans lesquelles l'opération a été conçue : « <em>Sur les 58 signataires du cahier de charge, il y a seulement  28 signataires qui ont enlevé la licence d’importation et 15 opérateurs ont respecté leur engagement en  approvisionnant le marché en sucre </em>».

A ces opérateurs qui n'ont pas respecté leur engagement s'ajoutent ceux qui ne respectent pas le prix fixé par le gouvernement pour  vendre le sucre. L'ancien banquier a déploré ces pratiques contraire aux clauses inscrites dans le cahier de charges, qu'il  a qualifiées de  ‘<em>’crise artificielle, fabriquée de toutes pièces</em> ‘’ par les importateurs du sucre. Comme si cela ne suffisait, pour signifier sa colère, le Ministre Diallo a même menacé de citer les noms d'opérateurs économiques qui n'ont pas respecté le cahier de charge malgré  les exonérations et la baisse des taxes que l’Etat a consenties  pour  faciliter un approvisionnement du marché en sucre. « <em>Si nous ne trouvons pas la solution avec vous, nous le ferons avec d’autres</em> », a martelé  Moussa Alassane Diallo. Et d'ajouter que « <em>le gouvernement  de la transition ne se pliera  à la volonté de personne.  Le gouvernement s’assumera</em> ».

Il faut noter que le pot aux roses a été découvert, selon l'ancien Président de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali, grâce à une enquête  de la Direction générale du Commerce  et de la Concurrence. En effet,  sur les 3 800  contrôles menés par les agents, 789 procès -verbaux livrés ont  décelé un non-respect du prix.

<strong>Quelles solutions ?</strong>

Face à cet échec patent, Moussa Alassane Diallo a annoncé l'ouverture d’une nouvelle campagne d’approvisionnement du marché en sucre. Le gouvernement est à la quête de 50 000 tonnes exonérées à 25 % pour faire face à la pénurie de sucre, d’ici au 31 décembre 2023.

Tirant les leçons de  ce premier échec, il a priorisé l’accès de ce nouveau marché aux 15 opérateurs économiques qui ont bien exécuté l'opération débutée  en  juillet 2023. « <em>Tous ceux qui  n’ont pas  participé  à la campagne de 100 000 tonnes seront exclus  de la campagne de jumelage  de  N-Sukala et Sukala </em>», a déclaré le ministre du Commerce. Il a, par ailleurs, mis en garde contre une nouvelle rétention du sucre dans les magasins et dans les ports des pays voisins.

Pour cette campagne à venir,  il a indiqué que le prix du sac de 50 kg est fixé à 30 500FCFA, pour le grossiste,  31 000FCFA pour le demi-grossiste, 650 F CFA le prix du kilogramme pour le détaillant.  Espérons que cette fois-ci, la nouvelle campagne sera une réussite et que les prix seront respectés à la lettre.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rêves d’Etat de l’Azawad et de Kalifa Islamique au Nord :  L’Armée malienne met fin aux illusions : la guerre de Kidal a eu lieu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reves-detat-de-lazawad-et-de-kalifa-islamique-au-nord-larmee-malienne-met-fin-aux-illusions-la-guerre-de-kidal-a-eu-lieu-3043281.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reves-detat-de-lazawad-et-de-kalifa-islamique-au-nord-larmee-malienne-met-fin-aux-illusions-la-guerre-de-kidal-a-eu-lieu-3043281.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le samedi 11 novembre 2023, les Forces armées maliennes (FAMa) marchent sur Kidal. Un changement de la tactique militaire qui les voit désormais combiner bombardements aériens et mouvement de troupes au sol.</strong>

Elles sont donc allées directement au contact de l’ennemi, c’est-à-dire, les troupes des terroristes touaregs commandées par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Après Tessalit, Ménaka, Anefis, d’importantes villes du septentrion malien, l’armée malienne a donc lancé l’offensive pour la reconquête de Kidal, la capitale de cette région du Nord. Le Dimanche 12 octobre 2023, l’état-major des FAMA annonçait avoir ‘’brisé la ligne de défense’’ de l’ennemi, assimilé à des terroristes. A l’opposé, la CMA affirmait avoir repoussé l’offensive des FAMA, leur infligeant de lourdes pertes et un repli forcé.

Quid de la vérité dans cette guerre des communiqués où chaque camp s’attribue la victoire ? Ce qui est sûr, c’est que les affrontements se sont intensifiés dans les faubourgs de Kidal, à 20, 30 km du centre-ville. Longtemps dans la ligne de mire des FAMA, Kidal est une ville presque assiégée aujourd’hui. La guerre de Kidal a donc lieu. L’importance stratégique de contrôler cette capitale régionale fait des affrontements en cours, un enjeu dans les enjeux de la crise malienne. Les combats y font rage et il est difficile d’avoir un bilan des affrontements, car comme dans toute guerre, la première victime, c’est la vérité sur les pertes.

Il ne fait pas de doute qu’il y a des pertes de part et d’autre et que les combats pourraient s’intensifier les prochains jours. L’avenir d’une résolution de la crise malienne à court ou long terme se joue dans cette guerre de Kidal. En effet, il y a fort à parier que la CMA pourrait nouer une alliance avec les groupes armés terroristes qui ont pignon sur les dunes maliennes depuis une bonne dizaine d’années.

Dans la logique de ‘<em>’les ennemis de mes ennemis sont mes ennemis’’</em>, ni l’EIGS, ni le GSIM n’ont intérêt à ce que Kidal tombe sous le contrôle du gouvernement malien. Ce serait la fin retentissante d’un symbole. Celui du Mali qui perd sa région du Nord dans cette guerre de sécession que lui ont imposée d’abord les rebelles touaregs, ensuite les groupes djihadistes. Les premiers rêvent d’un Etat de l’Azawad, les seconds d’un Kalifa dans le Sahara et le gouvernement malien d’une reconquête totale des territoires du pays tels que reconnus à son indépendance.

Après plus de 20 ans de crise et de combats, de changement de gouvernement et de retournement d’alliance, le Mali d’Assimi Goïta est militairement équipé aujourd’hui plus qu’hier au point de demander le départ des troupes étrangères de son sol, y compris les Casques bleus. Après Tessalit, Ménaka, Anefis et pourquoi pas demain Kidal, il compte bien combler efficacement le vide laissé par ses alliés d’hier.

Ce n’est pas gagné d’avance pour Bamako, car depuis une bonne quinzaine d’années les FAMA ont connu moult infortunes dans la défense et la reconquête de Kidal qui a longtemps été sous contrôle des rebelles touaregs avant les opérations Serval, Barkhane et l’arrivée de la MINUSMA. C’est pourquoi, la grande probabilité d’une victoire des FAMA dans les combats qui se déroulent autour de Kidal ne mettrait pas pour autant fin à la guerre pour le contrôle de la capitale du nord Mali. Pour sûr, la CMA, l’EIGS et le GSIM n’abdiqueront pas facilement. Même chassés de Kidal et de ses faubourgs, Ils s’organiseront pour revenir harceler les positions de l’armée malienne. Une chose est donc de reconquérir Kidal, une autre est de pacifier le septentrion malien.

En tout cas, la campagne de reconquête au nom de la restauration de la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire malien, s’est accélérée, avec l’intensification des frappes aéroterrestres de l’armée sur la ville de Kidal. Depuis le samedi dernier, un silence sinistre régnait dans les rues de ce qui était considéré comme la capitale du fictif Etat de l’Azawad proclamé par les groupes indépendantistes à majorité touarègue et arabe, les populations s’étant terrées chez elles alors que les barons des groupes armés se seraient fait la belle, en direction du massif montagneux du Djebel Timétrine, et de Tinzaouatène, dans l’extrême Sud algérien.

Au moment où nous tracions ces lignes, la défense ingénieuse, retorse et acharnée de la ville par les rebelles sécessionnistes, a cédé, face aux militaires maliens ultra déterminés qui n’ont pas fait dans la dentelle : frappes aériennes d’une rare intensité et pilonnage au mortier durant tout le week-end, pour ouvrir la voie aux fantassins qui auraient reçu l’ordre d’investir la citadelle et de prendre le contrôle du camp militaire abandonné par la MINUSMA, dans les plus brefs délais.

<strong>Les rebelles pourraient poursuivre la lutte armée sous d’autres formes</strong>

Les carottes semblent donc cuites pour Alghabass Ag Intalla et ses comparses du Cadre stratégique permanent. Car, la région de Kidal est probablement tombée aux mains des Forces armées maliennes (FAMa), à l’issue des combats engagés. Reste à savoir si les FAMa pourront tenir durablement cette position hautement stratégique, et si les rebelles vont benoitement déposer les armes et reprendre une vie normale comme le pensent les Maliens les plus naïfs.

Le plus gros défi reste, en effet, la pacification de cette région désertique désertée par l’Etat une décennie durant. Car, les rebelles, même défaits à Kidal,  pourraient poursuivre la lutte armée sous d’autres formes,  avec la possibilité qu’ils agissent en tandem avec les groupes terroristes du JNIM, au nom d’une alliance de circonstance pour la survie de tous. Ayant affaire à un groupe où la culture de la guerre est prégnante et où la vengeance est pratiquement une obligation sociale, les autorités maliennes doivent toujours garder à l’esprit que le réservoir de combattants y est ipso facto inépuisable, et elles doivent cesser de croire qu’une victoire militaire mettra définitivement un terme à la guerre insurrectionnelle déclenchée depuis plus d’une décennie par les Touaregs de l’Adrar des Ifoghas notamment.

La stabilisation de Kidal et de sa région est d’autant plus hypothétique qu’il ne sera pas facile pour le gouvernement de la transition, de gagner les cœurs et les esprits des populations qui pourraient voir dans cette reprise de la ville par les FAMa, une agression contre leur pseudo-Etat de l’Azawad et contre elles-mêmes. De quoi galvaniser les résidus de résistants des mouvements séparatistes pour continuer à perturber le retour à une vie normale dans ce septentrion malien meurtri par plusieurs  décennies de guerres successives, avec le soutien possible et imaginable venant de pays voisins comme l’Algérie, la Mauritanie, la Libye et même le Niger où l’ancien chef rebelle touareg, Rhissa Ag Boula, a ouvertement appelé ses frères du Niger à traverser la frontière pour soutenir les Touaregs du Mali si les FAMa venaient à attaquer ces derniers.

<strong>Il appartiendra aux forces combattantes déployées par les autorités maliennes, de faire usage de la violence avec beaucoup de discernement</strong>

Toutes les conditions d’un cocktail explosif pourraient ainsi être réunies et tout pourrait partir en vrilles, au point de contraindre une nouvelle fois les protagonistes à s’asseoir autour d’une même table de négociation, à Alger ou à Nouakchott, pour encore signer un accord « <em>perdant-perdant </em>» afin de mettre un terme aux hostilités. Mais si, par extraordinaire, les autorités maliennes arrivaient à établir une confiance réciproque entre elles et les populations locales, ce serait la fin des haricots pour les terroristes du JNIM qui enflamment actuellement les pays du Liptako-Gourma (Mali, Burkina Niger). Car, avec cette nouvelle donne, les djihadistes de la Katiba Macina qui ont fait du Centre du Mali, leur zone d’action et de prédilection, seront fatalement pris en étau, et les zones qu’ils contrôlent à la frontière du Burkina Faso, par exemple, ne constitueront plus des bases arrières pour les ‘’bandits de la brousse’’ qui opèrent au Pays des hommes intègres.

Il semble d’ailleurs que depuis l’annonce de l’offensive des FAMa contre la place forte des rebelles,  c’est la bérézina chez tous les groupes terroristes qui ont fait main basse sur des pans entiers des territoires malien, burkinabè et nigérien, parce qu’ils se savent désormais plus que jamais dans l’œil du cyclone, avec la probabilité qu’ils soient pris en tenaille par les forces armées des trois pays de plus en plus aguerries dans le combat contre la nébuleuse djihadiste.

Il appartiendra aux forces combattantes déployées par les autorités maliennes, de faire usage de la violence avec beaucoup de discernement, afin de ne pas commettre des crimes de guerre sur lesquels leurs ennemis à l’intérieur comme à l’extérieur, pourraient surfer pour exiger la reddition des comptes, en agitant le chiffon rouge de la Cour pénale internationale (CPI).

Des mises en garde fermes doivent être faites aux soldats et leurs alliés à la main leste et à la gâchette facile, afin d’éviter les bavures qui pourraient ternir l’image de toute l’institution militaire, et donner naissance à des sentiments de vengeance qui compliqueraient la réconciliation nationale et la pacification de cette région affreusement meurtrie du Mali.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2ème édition de la Journée Nationale des Légitimités Traditionnelles :  Sortir des rencontres centralisées à l&amp;apos;allure de fêtes pour les faire participer au processus de prise de décisions nationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/2eme-edition-de-la-journee-nationale-des-legitimites-traditionnelles-sortir-des-rencontres-centralisees-a-lallure-de-fetes-pour-les-faire-participer-au-processus-de-prise-de-decisions-nationales-3043282.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:26:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Instituée par Décret NO 2022-018/PT-RM du 04 mars 2022, la célébration de la Journée Nationale des Légitimités Traditionnelles est prévue pour le 11 novembre de chaque année. La première édition s'est déroulée à Bamako le vendredi, 11 novembre 2022 sous la présidence du Premier Ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga. Le samedi 11 novembre 2023 eut lieu la seconde édition présidée par Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d'État, Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement</strong>.

Les légitimités traditionnelles, jadis, incarnaient les valeurs sociétales. Elles jouaient un rôle de régulateur social au sein de leurs communautés et au service du peuple. Hélas, il faut reconnaître que depuis des décennies, elles ont été des laisser-pour comptes, ce qui a fortement désagrégé les fondements de notre société. Sûrement, c'est pour réparer cette forme d'injustice que les autorités de la transition ont initié des actions. La toute première a été de rassembler sous le même toit les légitimités traditionnelles du pays afin d'échanger directement avec le Chef de l'Etat et les hautes autorités politiques. Ce qui fut une première dans l'histoire du Mali. C'était le vendredi, 12 novembre 2021. Au cours de cet échange, Colonel Assimi Goïta a pris l'engagement de doter les légitimités traditionnelles d'un macaron, d'un drapeau et d'un certificat. La deuxième étape de la réparation de cette injustice a été de tenir les promesses du Chef de l'Etat. Ainsi, le 18 juillet 2022, au cours d'une cérémonie symbolique, Colonel Assimi Goïta a lancé la remise d'insignes, de drapeaux et de certificats de reconnaissance à une soixantaine de chefs de quartiers du district de Bamako. C'était au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il a indiqué que cette dotation va se poursuivre dans toutes les régions administratives sous les houlettes des gouverneurs de régions, de préfets et sous-préfets. Ce qui a été fait.

Selon le président de la transition, un des objectifs de cette cérémonie est la valorisation des légitimités et cela dans le cadre de la refondation de l'Etat. A la suite de cette étape, il y a eu l'organisation de la première édition de la journée des légitimités traditionnelles célébrée le vendredi, 11 novembre 2022 sous le thème : " <em>Place et rôle des légitimités traditionnelles dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la refondation de l'Etat</em>".  Au cours de cette célébration, plusieurs activités ont été menées comme exposition-photos, conférences-débats, des consultations médicales en ophtalmologie et en géronto-gériatrie...

Et voilà, la seconde édition s'est tenue le samedi, 11 novembre 2023 sous le thème : ‘’<em>Place et rôle des légitimités traditionnelles dans la prévention et le règlement des conflits’’, </em>  avec les mêmes activités qu'en 2022. Certes, c'est une bonne chose de les fêter, mais il serait intéressant de donner un autre visage plus bénéfique à cette célébration.

<strong>Un autre type de célébration est plus rentable</strong>

En invitant les légitimités traditionnelles à Bamako pour célébrer la journée dédiée à elles, les autorités effectuent de grosses dépenses. Les transports, l'hébergement et l'alimentation qui requiert aussi des dépenses.

En outre, les activités proposées pour elles leur apportent peu. Le gouvernement doit changer de fusil d'épaule. Certes, leur valorisation à travers la dotation d'insignes est à saluer. Cependant, elles seront beaucoup valorisées si on les faisait jouer le rôle de relais de communication pour le gouvernement. Elles sont les proches des populations et mieux écoutées par celles-ci. Au lieu de les faire venir à Bamako, les autorités gagneraient à célébrer cette journée dans leurs différentes localités. A ce titre, les sous-préfets doivent être mis à contribution. Chacun d'entre eux organisera une rencontre avec eux pour diffuser les principales activités réalisées par le gouvernement et celles en cours. Ces activités porteront sur tous les domaines de la vie de la nation. Les légitimités, à leur tour, rendront compte aux populations. En retour, elles exprimeront leurs observations et suggestions par rapport aux informations reçues de la part des sous-préfets. Elles remonteront aussi les préoccupations des communautés locales. Une fois, ces informations remontées au niveau national, elles feront l'objet d'une synthèse remise au gouvernement qui en fera son programme de travail. C'est à ce prix que l'on sentira le rôle des légitimités traditionnelles au Mali.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sirakoro&#45;Dounfing :  Les habitants réclament la protection de leurs droits fonciers</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/sirakoro-dounfing-les-habitants-reclament-la-protection-de-leurs-droits-fonciers-3042474.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 11:04:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les décisions de justice antérieures, le litige foncier qui oppose le cercle de Kati à certains quartiers de la Commune III du district de Bamako, persiste et s'intensifie avec la construction en cours d'un centre d'État civil secondaire à Sirakoro-Dounfing, en commune III du district. Cette construction, réalisée au nom du quartier Ouadougou-Sikoro de la commune rurale de Kambila (cercle de Kati), suscite l'indignation des habitants de Sirakoro-Dounfing.</strong>

Le chef de village de Sirakoro-Dounfing, M. Souleymane Niaré, exprime sa surprise et son mécontentement face à la construction de ce centre d'État civil secondaire, soulignant qu'il n'a pas été informé de la réalisation de ce projet. Il insiste sur le fait que le terrain en question n'a fait l'objet d'aucune vente et que ce projet empiète sur le droit coutumier reconnu par le droit foncier au Mali. Il appelle à l'intervention des plus hautes autorités pour mettre fin à ce litige foncier en délimitant clairement les territoires.

Mamoutou Dembélé, le président du Collectif des associations de Sirakoro-Dounfing, se joint à la demande du chef de village en appelant les autorités compétentes à prendre des mesures pour éviter une escalade de la situation.

Et M. Dramane Niaré de souligner que ce litige foncier a persisté malgré les voies légales explorées pour le résoudre. Il s'interroge sur la présence de Kambila, qui est située derrière Kati, à Sirakoro-Dounfing en commune III du district de Bamako. Il estime que la seule solution viable pour résoudre ce conflit foncier est la délimitation des territoires. Quant à Dramane Sangaré, membre de l'association pour le développement et la solidarité entre les habitants de Sirakoro-Dounfing, précise que la majorité des parcelles de leur localité ont été attribuées par la Mairie de la commune III.

En effet, les habitants ont investi leurs ressources pour devenir propriétaires de ces parcelles et échapper aux problèmes liés à la location. Ils se disent bouleversés par la tentative des prédateurs fonciers de les exproprier de leurs terres. C’est pourquoi, ils appellent les autorités de la transition à intervenir pour protéger leurs droits fonciers. Par ailleurs, ce litige foncier, qui dure depuis trop longtemps, exige une intervention urgente des autorités pour délimiter les territoires de manière à mettre fin aux conflits persistants entre Sirakoro-Dounfing et la commune de Kati.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

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<title>Écoles secondaires privées en grève de 5 jours :  Quand des gens créent des écoles dans le seul dessein de traire davantage la vache laitière qu&amp;apos;est l&amp;apos;Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecoles-secondaires-privees-en-greve-de-5-jours-quand-des-gens-creent-des-ecoles-dans-le-seul-dessein-de-traire-davantage-la-vache-laitiere-quest-letat-3042456.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 10:10:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l'issue d'une Assemblée générale tenue le samedi, 4 novembre 2023 à la Bibliothèque Nationale, le groupement des associations de promoteurs d'écoles privées a décidé d'observer une grève de 120 heures à partir du lundi, 6 novembre 2023 dans les établissements d'enseignement secondaire. </strong>

Les motifs de cet arrêt de travail sont uniquement pécuniaires. Les promoteurs des écoles "privées" réclament le paiement des subventions, des frais scolaires des élèves (subventions) que l'Etat oriente dans leurs établissements. Autrement dit, ces écoles sont créées uniquement pour attendre l'argent de l'Etat.

En 2022, suite à une opération de vérification menée par le Ministère de l'Education nationale, il a été découvert qu’il y a plus de 200 établissements secondaires qui disposent de faux documents. Comme si cela ne suffisait pas pour démontrer l'immoralité de beaucoup de promoteurs, il a été révélé, courant 2023, que près d'une vingtaine de  milliards de FCFA de l'Etat ont été frauduleusement utilisés par des écoles privées. De telles situations obligent tout Etat à prendre des mesures idoines pour que l'argent du contribuable ne soit la vache laitière intarissable. Ainsi, le gouvernement à travers la lettre n°2023-0045/MEF-DGI, a fixé de nouvelles conditions pour tout paiement en direction des établissements privés, y compris ceux destinés aux élèves notamment les frais scolaires pour soutenir la gratuité de l’enseignement public. Sont également concernés par ces nouvelles conditions la demi-bourse pour l’équipement des élèves, les activités culturelles et sportives, la gratuité de voyage au bénéfice de certains élèves, les frais de stage pour les élèves de l’enseignement technique et professionnelle en classe de terminale, la pension alimentaire pour les élèves de l’agro-pastoral. Ces nouvelles dispositions ont conditionné le paiement de chacune de ces dépenses publiques à la reconnaissance des arriérés des dettes fiscales, condition de l’obtention du quitus fiscal.

<strong>Les promoteurs refusent d'être assujettis au fisc</strong>

Pour ces "commerçants", la soumission de chacune de ces dépenses publiques à l’impôt est inappropriée, puisque toutes ces dépenses sont la conséquence directe du principe de la gratuité de l’enseignement public, comme stipule l’article 11 de la Constitution. Un moratoire avait été obtenu le 26 avril 2016, suite à une crise similaire, suivi de la création d’un cadre de concertation par la décision n°0145/MEF-SG du 6 juillet 2016. Une rencontre initiée par le ministère de l’Education nationale autour du sujet a abouti à un compromis et renvoyé les discussions de fond au sein du cadre de concertation. En d'autres termes, ils estiment que la solution ne peut pas être fiscale parce que l’enseignement au Mali relève de la catégorie des services publics. Ce service public est garanti à chaque citoyen à travers la fréquentation des établissements d’enseignement publics ou privés parce que l’Etat s’est déjà engagé depuis des décennies à subventionner certains établissements privés, il ne peut dès lors soumettre d’autres à l’impôt. D'après les promoteurs, les établissements privés sont, par rapport à l’Etat, dans une situation statutaire et non contractuelle et le contentieux de l’enseignement ne relève pas du tribunal de commerce. En clair, ils veulent empocher l'argent du contribuable sans payer des impôts comme à l'accoutumée.

Il faut signaler qu'il y a plus d'Établissements secondaires dit privés que d'Établissements publics. Parmi les promoteurs de ces Établissements privés, on retrouve dans une grande majorité des personnes qui ne sont pas du secteur de l'Éducation. Et tous ces promoteurs ont créé des écoles, qui sont la plupart logées dans des bâtiments en location, pour ne compter uniquement que sur l'argent de  l'État. Pendant plus de 30 ans, ils se sont enrichis sur le dos de l'État et au détriment des Enseignants qui peinent à trouver régulièrement leur salaire et, des élèves qui ne bénéficient pas d'un encadrement approprié.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les Communes Rurales de Tièmala&#45;Banimonotiè et Bladiè&#45;Tièmala victimes de leurs édiles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/les-communes-rurales-de-tiemala-banimonotie-et-bladie-tiemala-victimes-de-leurs-ediles-3042450.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 10:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié (CRTB), en procédant à une vérification financière, durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre), le Bureau du Vérificateur général a décelé des irrégularités financières d'un montant de plus de 10 millions de FCFA. Ces irrégularités sont relatives au non-reversement, par le Maire Zoumana Sangaré et sa bande, des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA ; au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA et à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Au titre des irrégularités administratives, il a été constaté des dysfonctionnements du contrôle interne. Ce qui a amené le Vérificateur général  a recommandé au Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni de procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié, au moins une fois par an.

<strong>-</strong>Pour ce qui est du cas de la Commune rurale de Bladiè-Tièmala, il s'agit d'un scandale foncier portant sur 600 lots. Un scandale qui a amené les populations regroupées en association de porter plainte contre l’ex maire, Drissa Sangaré pour <em>« détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux</em> ».

Tout débute en 2016. Le Maire Drissa Sangaré après sa réélection à la tête de la Mairie de Bladié-Tiémlala, a établi un Procès-verbal (PV) de passation de service dans lequel il a fait la situation domaniale et foncière. Il ressort de ce document que le nombre de parcelles loties est de 600 lots sur lesquels le Maire Drissa a délivré 597 parcelles et réserver 3 terrains. Mieux, le prix des ventes des parcelles occupées par les usagers était de 12 500 FCFA ; les parcelles en bordure de la route à 55 000F et les prix des parcelles de l’intérieur à 25 000F.

Toutefois, pour une faute de précision dans le PV de passation de service, il a été constaté que le Maire Drissa Sangaré, au moment des faits, a vendu 100 lots à 12 500F l’unité et n’a versé que la somme de 1 millions FCFA dans la caisse alors que les frais des parcelles à usages et celle de l’intérieur font déjà 8 750 000 FCFA, sans compter les restes des parcelles qui sont vendues à 55 000F chacune. Depuis cette date, jusqu’à l’élection du Maire Drissa Sangaré comme député à l’Assemblée Nationale, à l’issue des législatives controversées de 2020, cette situation est entourée de mystère.

Par ailleurs, l’ex Maire ‘’Dri’’ de Bladié-Tiémala est accusé de détournement dans la banque de céréale. Dans son PV de passation, il affirme que l’argent liquide en banque est de 1 656 000 FCFA avec un crédit de 444 000F. À en croire les documents mis à notre disposition, cette situation n’est pas vérifiée et le Maire ‘’Dri’’ s’est contenté de donner de simples informations dans le PV.

<strong>Un audit imminent dans les Communes de Zantiébougou et de Sido</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-3042459" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/zantiebougou-Sido.jpg" alt="" width="650" height="330" />Dans la Commune rurale de Zantiébougou, le Maire Seydou Koné a été révoqué, le 20 avril 2022 en Conseil des ministres. Par la suite, le 22 juillet 2022, il a été envoyé en prison avec son successeur Mamadou Koné dit Vieux ainsi que le Régisseur Issa Diarra. Aujourd’hui, ils bénéficient d’une liberté provisoire, en attendant un jugement.

À l’origine de leurs arrestations, une dénonciation de faits du bureau local de la PCC de Bougouni, le 27 septembre 2021, auprès de l’Office Centrale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) pour ‘<em>’mauvaise gestion et détournements de fonds’’</em>.  En bloc, les preuves sont établies contre l’ex Maire Seydou Koné et sa bande pour « <em>concussion et détournement du domaine foncier du village</em> ».

Tout débute en 2017. Les populations de Zantiébougou ont été surprises de constater que le Maire Drissa Koné et sa clique ont procédé à un morcellement illicite et à la vente de 4 hectares envoisinant la gare routière du Chef-lieu de la commune et le domaine du service de l’élevage.

Face à cette situation, le Préfet du cercle de Bougouni, à l’aide d’un communiqué (N°2019-001/P-CB) en date du 28 février 2019, a dénoncé l’attitude du Maire Seydou Koné en rappelant aux uns et aux autres que les actes délivrés par ce dernier, en violation des textes et de procédure de lotissement restent nuls et de nul effet. Par la même occasion, le Préfet a invité les détenteurs de ces lots à s’enregistrer au niveau du Sous-préfet de Zantiébougou, en vue de prétendre à un éventuel dédommagement.

Pour plus de détails sur le dossier, le Préfet a mené une inspection sur la gestion domaniale du maire Seydou Koné. Du coup, les enquêtes ont révélé, entres autres, l’absence d’une autorisation définitive de lotissement et le nombre inconnu des lots vendus. Mieux, les résultats de l’inspection ont mis à nu une concussion s’élevant à 36,8 millions FCFA (36 825 000F) au titre de la vente de 491 lots en raison de 75 000F par parcelle. Et comble de la supercherie, c’est que les enquêteurs ont décelé que le maire Seydou Koné, aurait vendu plus cher en mai 2017, la première tranche desdits lots (200 000F à 250 000F) avant même la délibération du Conseil communal en juillet 2017 qui  fixa le prix d’une parcelle à 75 000F. Plus grave encore, sur les 36 millions issus de la deuxième vague de la vente des lots, le maire Seydou Koné n’a versé que la somme de 1,5 million (1 525 000FCFA) au Trésor public. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Face à ces séries de vente illicite de lots, la majorité des conseillers de la Mairie de Zantiébougou ont rejeté le compte administratif 2018 du Maire Seydou Koné.

Pour ces conseillers municipaux, la situation du lotissement est floue au motif que la somme de 1,5 million de nos francs ne reflète pas la réalité par rapport aux 491 lots vendus par le maire Koné. Mieux, ils trouvent que la dépense de 4,8 millions FCFA (4 814 640F) effectuée pour le carburant est trop élevée. En même temps, ils trouvent que le montant de l’entretien courant des écoles qui se chiffrent à 3,3 millions de nos francs (3 316 220 FCFA) n’est pas clair.

Et <strong>c</strong>omme si cela ne suffisait pas comme scandale financier dans le cercle de Bougouni,  la Commune rurale de Sido a fait parler d'elle à travers l'ex président du Syndicat de l'inter-collectivité "Bulonba" et ancien Maire de la Commune de Sido, Moussa Doumbia accusé d'avoir détourné 450 millions FCFA. Cette information avait été rendue publique le jeudi 13 février 2014, à l’issue d’une session extraordinaire.

En effet selon, une lettre de protestation du personnel de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni,  à cause de la gestion scabreuse, de 2007 à 2014 du président Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’, maire de Sido au moment des faits, le syndicat de l’Inter-Collectivité est, aujourd’hui, débiteur de 35 mois d’arriérés de frais de location des locaux du siège et 9 mois d’impayés de salaire du personnel technique (environ 9,2 millions pour 5 agents). S’y ajoutent, le détournement des fonds et dons des partenaires.

Le Syndicat de l’Inter-collectivité ‘’Bulonba’’ est une structure associative créée par les 26 communes et le Conseil de Cercle de Bougouni. Elle a pour mission de gérer les projets transversaux bénéfiques à différentes collectivités ou à l’ensemble des collectivités dans les domaines de l’environnement, l’hydraulique, l’éducation et la santé. Aussi, les services de ‘’Bulonba’’ au profit des collectivités sont aussi la formation professionnelle et le montage des dossiers de candidatures pour les financements. Toutes ces missions de ‘’Bulonba’’ sont aujourd’hui compromises à cause de la mauvaise gestion de l’ancien président de l’Inter-collectivité,  Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’.

<strong>Dossier CAMEC de Bougouni, un scandale fumant</strong>

Dans le dossier de la CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) de Bougouni, il faut signaler qu’il y a plus de 200 millions de francs CFA d’épargnes en souffrance de paiement.  Le scandale de la CAMEC dans la région de Bougouni, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts au sein des populations spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des années après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le collectif des adhérents de la caisse d’épargne sont entre le désespoir, le suicide et la mort…

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la région de Bougouni. Du coup, le sieur Moussa Diarra, le Président locale de l’antenne CAMEC de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqué à la faveur d’une Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, il se trouve, actuellement, au devant de la scène. Et cela, après une alerte des déposants à son encontre au niveau d’un Pôle d’avocat.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la région  de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes.

À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres. Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme.

Face à toutes ces situations scandaleuses, il urge pour la Mission des Contrôleurs d’Etat, qui ont déjà pris leurs quartiers à Bougouni, de passer au crible tous les dossiers brulants de l’heure au niveau de cette région.

En attendant, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs droits. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels dans la région de Bougouni.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gouvernance dans les Collectivités Territoriales :  La Région de Bougouni, à travers la Commune Urbaine et certaines Communes Rurales, championne dans la délinquance financière et foncière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mauvaise-gouvernance-dans-les-collectivites-territoriales-la-region-de-bougouni-a-travers-la-commune-urbaine-et-certaines-communes-rurales-championne-dans-la-delinquance-financiere-et-fonciere-3042446.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 09:55:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la délinquance financière et foncière a pris des proportions très inquiétantes qui dépassent l'entendement et cela, depuis plus de trois décennies. Si ce sont les cas des hauts cadres de l'Administration publique qui sont le plus souvent dénoncés et rendus publics, force est de reconnaître que la situation de délinquance a fortement gagné les collectivités territoriales. Des édiles, censés représenter les populations pour gérer leurs affaires au niveau local, se sont transformés en bourreaux pour ces mêmes populations, en pillant leurs ressources, sans état d'âme. Les cas de la Commune Urbaine de Bougouni et de certaines communes rurales de la région du même nom illustrent parfaitement cette situation.</strong>

En effet, suite à une mission de vérification menée par le bureau du vérificateur général à la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni, il a été constaté une très mauvaise gestion de la part du Maire, Mamourou Coulibaly. Cette vérification a porté sur une période de 2 ans (2017-2019) et a fait ressortir un manquant dans la caisse de 208,14 millions de FCFA. Dans d'autres rapports du Bureau du Végal, d'autres communes rurales de la région ont été épinglées.

<strong>Un trou de 208,14 millions FCFA  en 2 ans de gestion à la Mairie de Bougouni</strong>

Des enquêtes, il ressort que pendant cette période, le Maire de Bougouni, à lui seul, a croqué indûment comme avantages la somme de 3 875 000 FCFA.  S’y ajoutent, le non-reversement des produits issus de la vente de DAO (Dossiers d’appel d’offres) pour un montant total de 950 000 FCFA et le paiement de salaires d’enseignants n’existant pas dans la Commune de Bougouni pour un montant total de 126,7 millions FCFA (126 712 156 F).  Autres gaffes relevées par le vérificateur dans la gestion de l'élu municipal de Bougouni, le non-recouvrement du tarif minimal de transfert de parcelles de terrain pour un montant total de 53 millions de nos francs (53 999 750 FCFA) et l’encaissement de recettes sans délibération pour un montant total de 10 millions (10 124 250 FCFA). De quoi faire monter la colère des travailleurs de la Mairie qui appellent à la destitution du Maire.

Et c’est dans un climat de contestation et sur fond de scandales de détournement d’argent et de passation de marchés publics douteux que le Maire de la Commune Urbaine de Bougouni, M. Mamourou Coulibaly, a procédé à la restitution, en catimini, de son compte administratif 2019.

<strong>Un déficit de 180 millions FCFA sur uniquement le compte administratif 2019</strong>

Le compte administratif du Maire de Bougouni, véritable boîte de Pandore, et tonneau des Danaïdes, a fait un déficit cumulatif de 400 millions FCFA de 2009 à 2021, soutient un responsable de la municipalité de Bougouni. Avant d’ajouter sur la base d’un document dont nous avons une copie, que pour la seule année 2019, le solde déficitaire de la Commune de Bougouni se chiffre à 180 millions FCFA (180 038 325F).  Pourtant, les populations et les travailleurs de la commune, dans leur désarroi, dénoncent une gestion scabreuses des taxes et redevances communales par le Maire Mamourou Coulibaly et sa bande, alternant au rythme de manifestations, de grèves et de mouvements de protestation réguliers de couches socio-professionnelles comme le corps enseignant. L’énorme enveloppe recouvrée, mensuellement, au titre des taxes et redevances communales ne profite guère à la Commune Urbaine de Bougouni, à la lumière des dossiers d’enquête sur la gestion de la Mairie de la Commune. Elle constitue cependant «<em>un gain</em>» convoité par des groupes d’intérêts, bien introduits dans les rouages de cette municipalité. Cette enveloppe recouvrée profiterait, selon nombre de sources au fait de ces manipulations, aux corrompus et corruptibles, composés, selon elles, essentiellement du Maire et son réseau ainsi que des prestataires.

De telles pratiques depuis l’exercice 2019 sont déplorées par la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni qui dévoile de graves dépassements enregistrés dans la gestion des taxes et redevances communales, impliquant le Maire Mamourou Coulibaly et des membres du Conseil municipal.

Par ailleurs, il faut signaler  que le compte administratif 2019 de la Mairie est éclaboussé par des scandales financiers  que sont : la réalisation annuelle de 199 500 FCFA de taxe marché/foire pour l’ensemble des 4 marchés de la ville de Bougouni contre plus de 200 000F/j  et par marché sous l’ancienne équipe municipale ; 26 millions FCFA (26 083 068F) de carburant  pour la Mairie en une année ; 39,2 millions (39 216 900F) en une année au titre du paiement d’indemnités des élus; 6,3 millions de nos francs (6 356 740F) de frais de missions, réceptions, voyage et déplacement englouti par la Mairie de Bougouni en une année. A ces gaffes, s’ajoutent,  la destination, jusque-là inconnue, des ristournes de l’EDM et de la CMDT ; la passation frauduleuse de la réalisation des infrastructures publiques ; les surfacturations en séries. Malgré tout,  le Maire de Bougouni, Mamourou Coulibaly, procède toujours en catimini à la restitution du compte administratif de la Mairie.  Jamais, les partenaires techniques et financier de la Mairie de Bougouni (la Perception, le Contrôle financier, les Services financiers, les Domaines, l’Urbanisme, la Société civile…) n’ont été conviés à une quelconque session de restitution publique du compte administratif]]> </content:encoded>
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<title>La Poste du Mali :  Plus de 540 millions FCFA croqués en 3 ans de gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/la-poste-du-mali-plus-de-540-millions-fcfa-croques-en-3-ans-de-gestion-3042438.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 09:47:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fouilles « <em>archélogico-financières</em> » réalisées à la Poste du Mali par le Bureau du Vérificateur général est sans appel :</strong><strong> adoption de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances par le Conseil d’Administration et non disposition par la Direction de la Poste d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour .</strong><strong> Auxquels s’ajoutent, des </strong><strong>sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et le non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236 FCFA. </strong><strong>Autant de pratiques qui selon le vérifiocateur ont précipité la Poste du Mali dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 540 millions (</strong><strong>540 553 916F) </strong><strong>de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue en trois ans de gestion. Soit les exercices</strong><strong> 2019, 2020, 2021 et 2022</strong><strong>.</strong>

Décidemment, le PDG de la Poste du Mali, M. Ibrahima Haïdara et sa bande sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque. Pire, le service ne procède pas au paiement régulier des cotisations sociales.

En clair, la Poste du Mali dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, il n’a jamais été confié à une personnalité, aussi controversée que M. Ibrahima Haïdara, nommé le 2 mai 2018. Pendant 3 ans, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières sont comptabilisées en plusieurs centaines de millions : plus de 540 millions de nos francs.

La poste du Mali n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son PDG Ibrahima Haïdara n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, la mauvaise gouvernance au sein de ce service n’a atteint un tel degré.

<strong>La poste du Mali à vau-l’eau </strong>

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de l’Etat dans la distribution des courriers, des colis et dans le transfert d’argent, la Poste du Mali n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

La mission de vérification financière à la Poste du Mali a examiné les opérations de recettes et de dépenses des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Les travaux de vérification ont fait ressortir des insuffisances au niveau de la mobilisation des ressources et au niveau de l’exécution des dépenses. Elle a également permis de passer en revue le cadre institutionnel des activités postales et d’analyser les rôles et responsabilités des acteurs dans les domaines de la gouvernance, de la réglementation et de la régulation.

Dans le cadre de la relance de la Poste, ces acteurs que sont le Ministère de Tutelle, l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des NTIC et des Postes, le Ministère chargé des Finances et le Conseil d’Administration ont de grands rôles à jouer notamment dans les domaines de l’apurement du passif, la recapitalisation de la Poste, l’élaboration et le contrôle de l’application de la réglementation postale ainsi que la régulation du secteur postal.

Par ailleurs, il est à noter que la fonction de PCA des EPIC est assurée par le PDG Ibrahima Haïdara. Cette pratique, quoique consacrée par la réglementation en vigueur, affecte la qualité du contrôle des EPIC. Ainsi, le cumul des fonctions de gestion et de contrôle entre les mains du PDG affecte la qualité de la gouvernance de la Poste du Mali.

<strong>Des irrégularités financières à la Pelle</strong>

Le montant total des irrégularités financières à la Poste du Mali s’élève à 540 553 916 FCFA.

Le Magasinier de la Poste n’a pas justifié des sorties de plomb. Afin de s’assurer de la réalité des achats effectués par le Directeur des Moyens Généraux (DMG), l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le DMG, le Magasinier, le Chef du Service Approvisionnement, le Directeur Financier Comptable (DFC) , les services utilisateurs de plomb que sont le Centre des colis postaux et le Centre de traitement des lettres. Elle a examiné les pièces justificatives des achats et les bons de sortie du magasin. Elle a également effectué des travaux d’inventaire au niveau du magasin.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que le magasinier n’a pas pu justifier la sortie de plomb. En effet, pour des achats de 240 kg de plomb d’un montant de 4 976 480 FCFA, mis en magasin, l’équipe de vérification, après inventaire n’a constaté qu’un stock de 20 kg évalué au prix moyen unitaire de 20 140 FCFA pour une valeur totale de 402 800 FCFA alors qu’aucun bon de sortie n’existe pour les quantités manquantes. La valeur du stock de plomb non justifiée est de 4 573 680 FCFA.

Plus grave, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas fait procéder au reversement des retenues fiscales aux services des impôts. Ainsi, pour s’assurer que La Poste procède à la retenue des impôts (ITS, CF, TL, TVA) et leur reversement au service des Impôts, l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le PDG, le DFC, le chargé du suivi du passif. Elle a examiné des bulletins de salaires, les déclarations fiscales des exercices de la période sous revue et la situation des impayés d’impôts fournie par la Poste.

A la suite de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que durant la période sous revue, le PDG Ibrahima Haïdara n’a pas reversé de l’impôt sur le traitement et salaire, de la contribution forfaitaire, de la taxe de logement et de la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, le montant total de la dette fiscale de la Poste du Mali, au 31 décembre 2022 s’élève à 535 980 236 CFA.

En outre, précisent les enquêteurs, de nombreuses anomalies administratives affectent la gestion de la Poste du Mali. Celles-ci vont de l’adoption par  le Conseil d’Administration de l’organigramme de la Poste avec des insuffisances ; la non tenue par le Conseil d’Administration de la Poste de procès-verbaux et de registre de consignation et le refus du Conseil d’Administration de mettre en œuvre la procédure d’alerte suite à la dégradation de la situation financière de la Poste.

Et comme si ces irrégularités ne suffisaient pas, la Direction Générale de la Poste du Mali ne dispose pas d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières à jour. Non plus, elle n’a pas régularisé les arriérés d’avancement de salaires, droits et avantages dus aux salariés et ayants droits. Pire, la Direction de la Poste ne procède pas au paiement régulier des cotisations sociales et  ne tient pas de comptabilité analytique. Aussi, l’organisation comptable de LA POSTE ne permet pas au Directeur Financier et Comptable de faire un suivi régulier de la comptabilité des receveurs de Postes. De même, la Direction Financière et Comptable de la Poste ne tient pas de comptabilité régulière. Enfin, le Service d’audit interne de la Poste n’est pas organisé conformément aux normes d’audit interne et la Direction des Moyens Généraux ne respecte pas les procédures d’achat par Demande de Cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte.

En bloc, la gestion de la Poste du Mali est comparable à celle d’une épicérie. D’où une saignée financière de plus de 540 millions FCFA pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.

Bref, la Poste du Mali a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la Poste.

Selon ce système, les responsables de la structure veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marché de gré à gré, bon de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’Azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plus de 540 millions de francs CFA dans la caisse de la Poste, le Vérificateur, a transmis une dénonciation de faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Economique et Financier relativement, aux sorties fictives de plomb pour un montant de 4 573 680 FCFA et au non reversement des retenues fiscales d’un montant de 535 980 236FCFA.  Depuis, les responsables de la Poste du Mali ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Youssouf Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali :  Le prix de l’oignon et de la pomme de terre toujours instable</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-le-prix-de-loignon-et-de-la-pomme-de-terre-toujours-instable-3040687.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 10:52:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le marché malien de l’oignon et de la pomme de terre est hautement volatile depuis le début des restrictions des exportations à partir du Maroc. Importés désormais des Pays-Bas et de l’Egypte, les légumes restent hors de prix. </strong>

Les restrictions des exportations de certains légumes décidées par les autorités marocaines l’année dernière, pour contrecarrer la flambée des prix sur le marché local, continuent d’avoir des répercussions sur les prix de certains légumes ; notamment, l’oignon et la pomme de terre.

Cela est particulièrement vrai au Mali, qui était totalement dépendante des approvisionnements en provenance du Maroc où l’offre a diminué en raison d’une sécheresse persistante.

En réaction, les importateurs maliens se sont tournés vers les marchés néerlandais et égyptien pour approvisionner le marché en oignon et en pomme de terre. Toutefois, ces deux pays ne semblent pas être en mesure de remplacer l’offre marocaine, aussi bien qualitativement que quantitativement.

Et la raison est simple. Grâce à la proximité géographique avec la Mauritanie, les légumes chargés dans les camions à partir de la région d’Agadir au Maroc étaient livrés, sous 48 heures, dans les marchés de Nouadhibou et de Nouakchott en Mauritanie, avant d’emprunter le trajet du Mali. Par contre, les produits importés des Pays-Bas et d’Egypte empruntent les voies maritimes, un long voyage qui fait perdre aux légumes un peu de leur fraicheur.

Et malheureusement, comme l’a souligné Mohamed Ould Sidina, grossiste au Marché marocain de Nouakchott , sur le site ‘’le360 Afrique’’,  «<em>le marché mauritanien de l’oignon et de la pomme de terre est désormais approvisionné principalement à partir des Pays-Bas, avec une part marginale venant d’Egypte</em>». Les importations à partir de ces deux pays sont à l’origine des «<em>prix instables</em>».

La semaine dernière à Bamako,  le sac d’oignon de 25kg était cédé à 17.000FCFA et la pomme de terre se vendait à 18.000FCFA. «<em>Nous travaillons sous la menace constante d’un risque de pourrissement de ces deux produits, périssables par excellence</em>», explique M. Kouyaté, un grossiste au marché de Médine.

Et M. Mohamed, également grossite au niveau de ce marché de souligner : «<em>Nous sommes confrontés à de multiples contraintes ignorés des consommateurs. Les navires peuvent voyager plusieurs jours avant de débarquer la marchandise qui est ensuite chargée dans des camions en Mauritanie, avec des risques d’avarie et de pourrissement qu’un tel périple comporte. Il y a quelques jours, ici à Bamako, nous avons perdu 7 tonnes d’oignon. Une fois les produits débarqués et stockés en magasin, on se retrouve devant le problème de la conservation qui induit de grosses dépenses journalières à cause de la coupure récurrente de l’électrique. Voilà pourquoi le marché de ces deux produits et volatiles</em>».

Face à l’arrêt des exportations marocaines de certains légumes, certains opérateurs marocains installés au Mali et en Mauritanie se sont tournés vers d’autres produits. «<em>Nous avons arrêté de vendre l’oignon et la pomme de terre depuis que le Royaume du Maroc a arrêté l’exportation de ces produits par souci de sécurisation du marché intérieur</em>», a expliqué Nasr Belaïd, grossiste marocain.

<strong>Mariam Konaré</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour relever le challenge énergétique au Mali :  Les autorités gagneraient à se tourner résolument vers les énergies renouvelables et particulièrement le solaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pour-relever-le-challenge-energetique-au-mali-les-autorites-gagneraient-a-se-tourner-resolument-vers-les-energies-renouvelables-et-particulierement-le-solaire-3040679.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 10:50:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l'issue de la semaine russe de l'énergie tenue du 11 au 19 octobre 2023 à Moscou,  la délégation malienne conduite par le Ministre de l'Economie et des Finances a obtenu un certain nombre de promesses sous formes de mémorandums. Parmi celles-ci figurent la construction de centrales nucléaires pour la production d'énergie. Certes, ceci est à saluer, mais au regard des impacts négatifs du nucléaire en cas de problèmes, n'était-il pas mieux que nos autorités privilégient les énergies recouvrables comme le solaire dont le Mali dispose d'un important potentiel ?</strong>

Depuis des décennies, les puissances mondiales ont compris que les énergies fossiles s'épuiseront tôt ou tard. C'est pourquoi, elles se sont orientées vers d'autres sources d'énergies comme le nucléaire. Mais avec les mauvaises expériences de Thernobyl en ex URSS et Fushikoma au Japon, elles ont scruté la voie des énergies renouvelables et particulièrement l'énergie solaire.

<strong>Énergie renouvelable, énergie inépuisable </strong>

Une énergie renouvelable est une énergie dont les réserves sont inépuisables et qui n'ont aucun impact négatif sur l'environnement. On dit qu'elle est renouvelable parce que sa vitesse de formation est supérieure à sa vitesse d'utilisation.  Elle n'engendre pas ou peu d'émissions polluantes et de déchets. Elle contribue à lutter contre les rejets de gaz carbonique et l'effet de serre et favorise la bonne gestion des ressources locales sans compter que son exploitation génère des emplois. Les sources d'énergies renouvelables sont le soleil, la chaleur de la terre, le vent, les marées, les chutes d'eau et même la croissance des végétaux. Autrement dit, les types d'énergies renouvelables sont : l'énergie solaire (photovoltaïque et thermique), la biomasse, l'énergie éolienne,  l'énergie géothermique,  et l'énergie hydraulique. Les énergies renouvelables représenteraient de nos jours 18% de la production mondiale d'électricité dont les 90% proviennent essentiellement de l'énergie hydraulique. C'est pour dire que les énergies renouvelables sont peu exploitées dans le monde. Conscientes de cela, les puissances du monde sont en train de plus en plus vouloir expérimenter ces énergies, particulièrement le solaire.

<strong>Le solaire a un avenir radieux</strong>

Excellent pour notre moral et source de vitamine D, le soleil est une mine inépuisable d’énergie ! Chaque année, l’astre produit plus de 20 fois les besoins énergétiques mondiaux. L’énergie solaire ne représente encore aujourd’hui que 1 % des capacités de production électrique mondiale mais elle semble promise à un avenir radieux. « <em>C’est une énergie en pleine croissance autant au niveau mondial qu’en France où elle croît le plus vite</em> », témoigne William Arkwright, Directeur général d’ENGIE Green.

En France, le solaire représente aujourd’hui 15 GW installés, pour l’essentiel, sur les toits de bâtiments tertiaires, sur des ombrières de parkings et dans des friches industrielles ou ferroviaires.

La récente loi d’accélération des énergies renouvelable entend bien démultiplier cette capacité de production d’énergie solaire pour dépasser les 100 gigawatts (GW) en 2050. On l’utilise pour fabriquer de l’électricité ou de la chaleur à partir de deux grands types de technologies : le photovoltaïque et le thermique. En d'autres termes, les infrastructures solaires évoluent vite, très vite. De plus en plus grandes et performantes (la méga centrale espagnole Nunez en est le parfait exemple), elles sont aussi de plus en plus complexes. La France verra bientôt se développer une immense ferme solaire flottante, la plus grande du continent. Un projet porté par l’entreprise allemande QEnergy. Cette future ferme flottante sera construite au nord de Dijon, sur une ancienne carrière de pierres. Cette zone, baptisée les îlots Blandin s’étend sur une surface généreuse de 127 hectares. Initialement, la centrale devait avoir une capacité de production de 66 MW, mais celle-ci a été augmentée à 74,3 MW.

Pour établir une comparaison, cela revient à la puissance électrique nécessaire pour alimenter plus de 7 000 maisons pendant une journée. Un résultat plutôt satisfaisant. Cette ferme sera composée de 134 649 panneaux solaires, répartis sur six îles flottantes. Selon leur positionnement, celles-ci seront soit ancrés aux berges ou au fond de l’eau. La conception entière de l’infrastructure a été pensée pour respecter au maximum l’environnement. Matériaux durables et made in France pour la plupart.

Avec une mise en service prévue pour le début de l’année 2025, les îlots Blandin pourront alimenter pas moins de 37 000 foyers. L’impact environnemental de la ferme est estimé à une réduction annuelle des émissions de CO2 à 18 000 tonnes à l’échelle nationale une fois qu’elle fonctionnera. Un projet d’envergure à surveiller de près, qui conjugue respect de l’environnement et innovation.

En juin 2023, des scientifiques du California Institute of Technology ont annoncé la réussite d’un test de transmission d’énergie solaire vers la Terre. Une première mondiale. L’avenir d’une énergie solaire illimitée se trouve peut-être dans l’espace. Pour la toute première fois, une station solaire en orbite a transmis sur Terre de l’électricité produite à partir de ses panneaux solaires. Le California Institute of Technology (Caltech) a conduit cette expérimentation dans le cadre du projet Space Solar Power Demonstrator (SSPD). Il s’agit d’une sonde spatiale qui a décollé début janvier 2023. A son bord, plusieurs prototypes destinés à tester la viabilité de technologies de collecte et de transmission de l’énergie solaire vers notre planète : DOLCE (Deployable on-Orbit ultraLight Composite Experiment), une structure pour tester les mécanismes de déploiement des panneaux solaires spatiaux ; ALBA qui évalue 22 types de cellules photovoltaïques confrontées à l’environnement extrême de l’espace ; MAPLE (Microwave Array for Power-transfer Low-orbit Experiment), un réseau d’émetteurs micro-ondes qui convertit et transmet l’énergie solaire.

Au regard  seulement de ces deux cas, l'on peut se rendre compte de l'importance de l'énergie solaire. En tant que pays sahélien, le Mali n'en manque pas. Le voisin sénégalais a beaucoup investi dans le secteur. Il en est de même pour le Maroc.

(Dans les prochaines parutions, il sera question de l'état des lieux des énergies renouvelables au Mali).

<strong>Par Sidi Modibo Coulibaly, Expert-Consultant en communication ayant élaboré la Stratégie de communication et de gestion et partage de connaissances sur les énergies renouvelables au Mali.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Projet de loi des finances 2024 :  Encore un déficit global de 681,631 milliards FCFA contre 695,995 milliards FCFA en 2023 et 664,588 milliards en 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/projet-de-loi-des-finances-2024-encore-un-deficit-global-de-681631-milliards-fcfa-contre-695995-milliards-fcfa-en-2023-et-664588-milliards-en-2022-3040675.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 10:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de sa réunion en session ordinaire, le 20 septembre 2023, le Conseil des Ministres, présidé par le Colonel Assimi Goïta, président de la transition, a pris plusieurs décisions importantes, dont l'adoption du projet de loi de Finances pour l'exercice 2024.  </strong>

Ce projet de loi de Finances marque une étape significative dans la gestion budgétaire du pays, étant le septième budget présenté en mode programme depuis 2018. Il présente des prévisions de recettes budgétaires s'élevant à 2 377,111 milliards de francs CFA, enregistrant ainsi une augmentation de 72,635 milliards de francs CFA par rapport à la loi de finances rectifiée de 2023, représentant une hausse de 3,15%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l'exercice 2024 atteignent 3 063,742 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à une augmentation de 69,272 milliards de francs CFA par rapport à l'année précédente, avec un taux de progression de 2,31%.

Malgré ces variations budgétaires, le Budget 2024 présente un déficit global de 686,631 milliards de francs CFA, en légère diminution par rapport à celui de 2023, qui s'élevait à 689,995 milliards de francs CFA, soit une réduction de 0,49%. Ce projet de loi de Finances pour l'exercice 2024 reflète les priorités économiques du gouvernement et vise à soutenir la croissance tout en garantissant une gestion financière responsable. Il sera soumis au Parlement pour examen et adoption, avant de devenir la loi budgétaire officielle pour l'année à venir.

Il faut signaler qu'en 2023, les prévisions de recettes budgétaires s'élevaient à 2 199,908 milliards de FCFA contre 1 982,440 milliards en 2022 et 2 188,653 milliards en 2021.

Quant aux prévisions de dépenses budgétaires 2023, elles étaient de 2 895,903 milliards de FCFA contre 2 647,028 milliards en 2022 et 2 748,285 milliards en 2021. Autrement dit, les déficits globaux sont de 681,631 milliards de FCFA pour l'année 2024 contre 695,995 milliards en 2023 et 664,588 milliards en 2022.

&nbsp;

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Classement des  Banques de la zone UMOA en 2022 :  Une seule banque malienne qui se retrouve dans le top 10</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/classement-des-banques-de-la-zone-umoa-en-2022-une-seule-banque-malienne-qui-se-retrouve-dans-le-top-10-3040672.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 10:36:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'année 2022 a été une fois de plus fructueuse pour les banques de l'UMOA qui ont vu leur bénéfice croître de 25,4% à 921,8 milliards FCFA contre 734,4 milliards FCA en 2021, selon les données de la commission bancaire.</strong>

Le classement 2022 des plus grands groupes bancaires de la zone UMOA selon la taille du bilan n'a pas connu de changement majeur. Les groupes bancaires ont conservé leur position de 2021 avec des pertes de parts de marché pour les uns et des gains pour d'autres.

Les groupes Ecobank (1er), Société Générale (2e) et Coris Bank International (3e) constituent le peloton de tête. Il ressort en revanche, que les deux premiers ont cédé du terrain en termes de part de marché pour finir à 10% et 9,1% respectivement (-10 bps pour Ecobank et -70 bps pour Société Générale), tandis que Coris a consolidé sa place en gagnant 10 bps pour s'établir à 8,7%.

Par ailleurs, l'écart se creuse entre Ecobank et Société Générale, tandis que Coris Bank International se rapproche de cette dernière et pourrait même dès 2023 supplanter la société générale en termes de bénéfice total généré par ces deux grands groupes.

Les marocains Bank Of Africa, Atlantic Business International (ABI) et Attijariwafa bank (AWB) se maintiennent respectivement à la 4ème, 5ème, et 6ème position avec des replis significatifs de part de marché. Accusant chacun un recul notable, les parts de marché de BOA, ABI et AWB sont respectivement ressorties à 7,4% (-60 bps), 6,8% (-40 bps) et 6% (-40 bps).

Oragroup et NSIA Banque conservent quant à eux les 7ème et 8ème places en captant chacun un gain de 10 bps de part de marché. Oragroup affiche ainsi une part de marché de 6%, et NSIA Banque une part de marché de 5,2%. Reste à savoir si AWB conservera sa place au terme de l'année 2023 ou la cèdera à Oragroup.

Enfin, United Bank for Africa (UBA) et la Banque du Développement du Mali (BDM) terminent à la 9ème et 10ème place comme l'année précédente avec des parts de marché inchangées de 3,6% et 3,5% respectivement.

<strong>132 banques avec un bilan consolidé de 63 525 milliards FCFA au terme de l'année 2022</strong>

Accueillant une nouvelle banque dans la zone UEMOA en 2022 (Coris Bank International Sénégal ouvre une succursale en Guinée-Bissau), le total bilan des 132 banques s'est consolidé à 63 525 milliards FCFA au terme de ladite année, contre 54 636 milliards FCFA en 2021, selon le rapport de la Commission Bancaire. Les dépôts et les crédits sont ressortis à 43 651,9 milliards FCFA et 32 687 milliards FCFA.

Société Générale CI continue de devancer ses concurrentes en demeurant la première banque en termes de bilan, de dépôts et de crédits. Seule banque dont le bilan ait passé la barre des 3 000 milliards FCFA (3 021 milliards FCFA) en 2021, Société Générale a renforcé sa position avec un bilan de 3 353,8 milliards FCFA à fin 2022. De même, son encours de crédits a finalement atteint  2 159 milliards FCFA, contre 1 872,9 milliards FCFA en 2021.

On note également un changement majeur dans le peloton de tête. En effet, Coris Bank International déloge la Banque Atlantique Côte d'Ivoire à la 2e place. Cette dernière passe ainsi en 3e position en termes de taille de bilan. Ces deux banques sont les seules à voir leur total bilan passer les 2 000 milliards FCFA avec 2 128,3 milliards FCFA pour Coris Bank Inter et 2 048,6 milliards FCFA pour la Banque Atlantique.

Ecobank CI et NSIA Banque CI conservent leur 4e et 5e position avec un total bilan de 1 900,5 milliards FCFA et 1 895,1 milliards FCFA respectivement. Gagnant 3 rangs, la BNI s'est classée 6e avec un bilan de 1 601,3 milliards FCFA, reléguant la SIB à la 8e place avec un total bilan de 1 499,5 milliards FCFA. La banque CBAO perd également 3 rangs pour terminer 10e.

Par ailleurs, tandis qu’Orabank Togo consolidait son rang dans le top 20 en évoluant de 3 places (17e), BGFI Bank CI et Bridge Bank Group CI ont fait leur entrée à la 18e et 20e position respectivement.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique :  Le mouvement souverainiste Yerewolo debout sur les remparts, ébranlé par des démissions en série</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/politique-le-mouvement-souverainiste-yerewolo-debout-sur-les-remparts-ebranle-par-des-demissions-en-serie-3040674.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 10:36:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Yerewolo Debout sur les Remparts, le mouvement à l'origine de la vague d'indignation contre la présence des forces internationales au Mali, notamment la MINUSMA des Nations Unies, traverse actuellement une période tumultueuse marquée par une série de démissions. Après la démission d'un de ses porte-paroles influents, plusieurs autres membres ont suivi le mouvement en annonçant leur départ, le jeudi 19 octobre.</strong>

Le Mouvement Yerewolo Debout sur les Remparts fait face à une crise interne d'une ampleur sans précédent. Au cours des derniers jours, il a été témoin d'une série de démissions qui suscitent des inquiétudes quant à sa stabilité.

Le 12 octobre dernier, Amadou Lamine, également connu sous le nom de Pape Diallo, l'un des porte-paroles influents du mouvement, a annoncé sa démission par le biais d'une lettre officielle. Ce geste a été suivi, le 19 octobre, par un groupe de membres du mouvement, en l'occurrence, la coordination de Yerewolo Debout de la commune 2 du district de Bamako.

Dans une lettre authentifiée et publiée le 19 octobre, le coordinateur de la commune 2 de Yerewolo Debout, Mohamed Bill Traoré, a annoncé que 21 des 24 membres de sa coordination avaient démissionné du mouvement, sans fournir de détails supplémentaires.

Il convient de noter que Yerewolo Debout sur les Remparts traverse actuellement l'une des périodes les plus sombres de son histoire, avec deux de ses dirigeants emprisonnés. Il s'agit d'Adama Diarra, surnommé "Ben le Cerveau", le leader charismatique du mouvement, qui a été condamné, le 14 septembre dernier, à une peine de deux ans de prison, dont un an ferme, pour des accusations d'"atteinte au crédit de l'État". Siriki Kouyaté, le second leader, attend quant à lui son jugement, prévu pour le 30 novembre prochain.

Rappelons que ce mouvement souverainiste, soutenu par le gouvernement en place, s'était engagé dans une lutte en faveur du retrait des forces françaises et de la MINUSMA des Nations Unies du Mali.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la MINUSMA :  Bamako répond au ministre français des Armées : « le sort du Mali ne se détermine pas à Paris… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/retrait-de-la-minusma-bamako-repond-au-ministre-francais-des-armees-le-sort-du-mali-ne-se-determine-pas-a-paris-3040649.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 09:30:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[“<strong><em>Le gouvernement de la Transition a appris avec une profonde stupéfaction les propos tenus</em>” par le ministre français des Armées sur la prochaine partition du Mali les jugeant de subversifs et biscornus. Bamako y voit “<em>un plan diabolique de déstabilisation portant atteinte à l’intégrité territoriale du Mali” trimé par la “junte française</em>”.</strong>

Les autorités maliennes ont condamné les propos “<em>diffamatoires et attentatoires à la souveraineté, à l’unité ainsi qu’à l’intégrité territoriale du Mali</em>” tenus le 11 octobre au Sénat français par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.

Le ministre Lecornu a alerté les sénateurs français d’”un risque quasiment immédiat, dans les semaines qui viennent sur la sécurité du Mali” en lien avec une “reprise de l’activité terroriste qui est absolument bouleversante”. Il a également déploré le choix malien de préférer Wagner à l’armée française.

“C’est potentiellement se retrouver dans une situation où il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent”, s’est alarmé M. Lecornu.

<strong>‘’Le Mali n’est plus une colonie”</strong>

Le gouvernement malien a regretté que ces propos “subversifs, irresponsables et biscornus” qui portaient atteinte “à la souveraineté, à l’unité, ainsi qu’à l’intégrité territoriale du Mali” n’aient pas fait l’objet de réaction de la part des autorités françaises.

“<em>Eu égard à cette complicité passive de la junte française, le gouvernement de la transition condamne les propos de M. Lecornu et rappelle aux autorités françaises que le Mali n’est plus leur colonie depuis, le 22 septembre 1960 et que le sort du Mali ne se détermine pas à Paris, tout en priant ardemment que ses prédictions se retournent contre lui-même et son pays</em>”, indique le communiqué du porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga.

Selon le gouvernement malien, les propos du ministre français “sont d’autant plus graves qu’ils donnent en réalité un aperçu d’un plan diabolique et désespéré portant atteinte à l’intégrité territoriale du Mali”.

Bamako a également reproché à la “junte française” de ne pas ménager les efforts “en vue de faire fuir la Minusma, en lieu et place d’un retrait ordonné, coordonné et sécurisé”.

“<em>Les objectifs de cette fuite orchestrée, en prétextant des raisons fallacieuses et en violation du calendrier de cession des emprises aux autorités maliennes, constituent une énième trahison dont sont victimes les forces armées et de sécurité du Mali et visent à équiper les groupes terroristes, en abandonnant délibérément des quantités importantes d’armes et de munitions pour réaliser leur dessein funeste.”</em>

Dans ce contexte le gouvernement de la transition a appelé les populations maliennes à redoubler de vigilance et à renforcer la cohésion nationale.

<strong>Départ de la Minusma </strong>

La Minusma avait acté son départ du Mali en juin 2023, à la demande des autorités nationales qui avaient exigé un retrait, d’ici à la fin de l’année en cours. Une première phase du retrait s’était achevée fin août, les derniers convois onusiens quittant le camp de Ménaka, dans le nord-est du pays. Plus de 3.000 éléments de la mission ont déjà été rapatriés.

Mais, un changement de calendrier bouscule les plans de l’armée malienne autour de la libération des emprises de la Minusma, qu’elle compte bien ne pas laisser aux groupes armés.

Le porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maïga, a réagi en accusant l’ancien allié français d’œuvrer pour que la Minusma accélère le mouvement. Pour lui, la junte française ne ménage aucun effort en vue de faire fuir la Minusma, en lieu et place d’un retrait ordonné.

Le colonel-major Souleymane Dembélé a cependant assuré, lors d’une conférence de presse début octobre que malgré le retrait de la Minusma, Bamako continuerait sa guerre contre le terrorisme. Les emprises sous contrôle de la mission onusienne seront récupérées par les forces maliennes.

Le responsable a rappelé que la Minusma n’avait pas rempli ses objectifs au Mali et que sa présence pendant plus d’une décennie n’avait pas mis fin à la menace terroriste.

Quant à la Minusma, elle a déjà prévenu qu’elle pourrait avoir à détruire ou mettre hors service des équipements « sensibles » qu’elle n’aurait pas pu évacuer. Et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé, le samedi 21 octobre 2023, lors de la récupération de l’emprise de la MINUSMA à Tessalit par l’armée malienne.

En attendant, il faut rappeler que depuis 2022, le Mali a rompu l’alliance militaire avec la France et désigné à l’opinion l’ancienne puissance coloniale puis alliée comme responsable d’une grande partie des maux de notre pays.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exportation de l&amp;apos;or vers les Emirats Arabes&#45;Unis : La Russie, &amp;quot;en se mêlant dans la danse&amp;quot;, a relégué le Mali à la 3è place</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exportation-de-lor-vers-les-emirats-arabes-unis-la-russie-en-se-melant-dans-la-danse-a-relegue-le-mali-a-la-3e-place-3040678.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exportation-de-lor-vers-les-emirats-arabes-unis-la-russie-en-se-melant-dans-la-danse-a-relegue-le-mali-a-la-3e-place-3040678.html</guid>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 01:17:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Dans les affaires, il n'y a pas de sentiments" a-t-on coutume de dire. Autrement dit, face aux intérêts, l'amitié n'a plus de sens. C'est ce qui s'est pourtant passé entre la Russie et le Mali, malgré que depuis 3 ans les deux pays tissent de très bonnes relations. Habituellement, le Mali faisait partie des premiers fournisseurs d'or des Émirats Arabes-Unis, mais en 2022 la Russie lui a ravi la vedette en vendant son or à ce pays grand acheteur d'or.</strong>

Dans un article de Cédric Amossou, en date du 29 septembre 2023, publié dans "La Nouvelle Tribune", l'on peut lire en titre que la Russie bat le Mali et le Ghana dans ce domaine (vente d'or aux Émirats arabes unis). En effet, la Russie, un géant économique et politique, a récemment émergé en tant que première source d'or pour les Émirats-Arabes-Unis, un développement surprenant qui a été catalysé par les sanctions occidentales consécutives à l'invasion de l'Ukraine par le Kremlin selon l'agence Bloomberg.

<strong>Avec les sanctions de l'occident, la Russie s'est tournée vers ce pays arabe</strong>

En 2022, les Émirats arabes unis ont importé une impressionnante quantité de 96,4 tonnes d'or en provenance de Russie, dépassant ainsi tous les autres pays en termes d'approvisionnement, selon les données de Comtrade, une base de données de l'ONU spécialisée dans le commerce international. Cette quantité astronomique représente environ un tiers de la production annuelle d'or de la Russie, marquant ainsi un tournant majeur dans les relations commerciales entre les deux nations. De plus, cette statistique stupéfiante signifie également que les importations d'or des Émirats arabes unis depuis la Russie ont été multipliées par plus de 15 par rapport aux années précédentes. C'est un changement spectaculaire qui a des implications profondes pour le marché mondial de l'or. Avant le déclenchement du conflit en Ukraine, la Russie avait l'habitude d'acheminer la majeure partie de ses lingots d'or vers Londres, qui était alors le principal marché mondial pour ce précieux métal. Cependant, l'année dernière, ces États du golfe Persique ont soudainement pris un rôle de premier plan dans le commerce de l'or russe, un développement inattendu qui a surpris de nombreux observateurs. Avec les sanctions occidentales et les tensions géopolitiques en cours, cette route a été coupée, laissant la Russie chercher de nouveaux partenaires commerciaux. Les Émirats arabes unis ont donc émergé comme une alternative stratégique, permettant à la Russie de contourner les sanctions et de maintenir un flux stable de ses précieuses exportations d'or. Ce partenariat commercial a été profitable pour les deux parties, les Émirats arabes unis trouvant en Russie une source d'or fiable et la Russie accédant à un marché sûr malgré les défis internationaux auxquels elle fait face.

<strong>Le Mali a fourni 81 tonnes  d'or en 2022</strong>

Les Émirats arabes unis ont traditionnellement été un acteur clé dans le secteur des métaux précieux, principalement en important de l'or en provenance d'Afrique et d'Inde. Outre la Russie, les Émirats arabes unis ont également importé des quantités substantielles d'or en provenance d'autres pays. Le Mali et le Ghana, par exemple, ont fourni respectivement 95,7 tonnes et 81 tonnes d'or l'année dernière, renforçant ainsi la diversification des sources d'approvisionnement des Émirats. Ce qui a placé le Mali à la 3è place.

Malgré cela, il faut noter que les perspectives sont bonnes pour le Mali en 2023 en termes de production. La production industrielle d’or est en bonne voie pour dépasser les 68,2 tonnes en 2023. Selon les données d’Ecofin Pro, l’Afrique compte actuellement un seul pays dans le top 10 des plus grands producteurs d’or mondiaux. Il s’agit du Ghana, leader du continent avec 105,7 tonnes produites en 2022.

Si le Mali est encore derrière, la production du pays devrait augmenter cette année 2023. Si l’on en croit une nouvelle déclaration du ministère des Mines rapportée en cette première décade du mois d'octobre 2023 par Reuters, la production industrielle d’or pourrait même dépasser les 68,2 tonnes d’ici à la fin de l’année. Selon les détails fournis par les autorités maliennes, les mines d’or ont produit 45,4 tonnes à fin août 2023, un niveau supérieur aux prévisions de 43 tonnes à cette période. « <em>Si cette tendance se maintient, nous pensons que les prévisions pour 2023 seront atteintes, voire dépassées »,</em> a déclaré Mamadou Sidibé, chef du département des statistiques du ministère des Mines. Si ces prévisions se réalisent et que le niveau de production artisanale de six tonnes est maintenu, la production aurifère totale devrait s’élever à 74,2 tonnes pour l’année 2023. En 2022, le pays a produit 72,2 tonnes d’or, dont 66,2 tonnes provenaient des mines industrielles opérées entre autres par des compagnies comme Barrick, B2Gold ou encore Resolute Mining.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>78ème Assemblée Générale de l’ONU :  L&amp;apos;Afrique brise les chaînes de l&amp;apos;esclavage en disant les vérités crues aux puissances du monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/78eme-assemblee-generale-de-lonu-lafrique-brise-les-chaines-de-lesclavage-en-disant-les-verites-crues-aux-puissances-du-monde-3037500.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 11:08:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 78ème Assemblée Générale des Nations Unies tenue du 19 au 25 septembre 2023 restera gravée dans la mémoire collective. Car, pour une des rares fois, la quasi-totalité des Chefs d'Etat et de gouvernement africains ayant pris la parole, ont prononcé des discours patriotiques et de souveraineté. De Colonel Mamady Doumbouya de la Guinée Conakry à Cyril Ramaphosa de l'Afrique du Sud, en passant par Bola Tinibu du Nigéria, ou encore Félix Tshisekedi du Congo Kinshaha, les dirigeants africains ne sont pas allés avec le dos de la cuillère.</strong>

Depuis les mémorables discours tenus, lors des deux dernières Assemblées générales, respectivement par le Premier ministre et le Premier ministre par intérim maliens, le ton des discours des dirigeants africains a changé de cap. En effet, les deux dirigeants maliens avaient ces jours-là tenus des discours de rupture vis à vis du diktat de l'ancienne puissance coloniale. Et voilà que cette année, les dirigeants d'autres pays africains ont emboîté le pas au Mali.

Parmi ceux-ci, le cas de Colonel Mamady Doumbouya a retenu l'attention du monde entier. Dans un discours musclé, il a demandé qu'il faut laisser l'Afrique définir son propre modèle de gouvernance. Le président de la transition de la Guinée, Mamady Doumbouya, a prononcé un discours puissant abordant la récente vague de coups d’État en Afrique, qu’il a qualifiée d'‘’épidémie’’ après la pandémie de la Covid-19. Le président a appelé à une réflexion plus profonde sur les causes sous-jacentes de ces coups d’État et à une remise en question du modèle de gouvernance démocratique imposé à l’Afrique.

Selon le Colonel Doumbouya, la communauté internationale condamne les coups d’État, mais elle devrait aussi avoir la sincérité et la responsabilité de ne pas se limiter à critiquer les résultats manifestes, mais plutôt de s’engager dans l’analyse et la résolution des causes sous-jacentes. « Je fais partie de ceux qui, un matin, ont décidé de prendre nos responsabilités pour éviter à notre pays un chaos complet. Une situation insurrectionnelle. Aucune force politique, toutes complètement neutralisées à l’époque, n’avait le courage et les moyens de mettre un terme à l’imposture que nous vivions », a-t-il déclaré.

Pour le Chef de l'Etat guinéen, la modification des constitutions par les dirigeants afin de prolonger leur règne semble constituer l’un des facteurs fondamentaux à l’origine de ces coups d’État  « Les coups d’Etat, s’ils se sont multipliés ces dernières années en Afrique, c’est bien parce qu’il y a de raisons très profondes ».

D'après Doumbouya, le putschiste n’est pas seulement celui qui prend les armes pour renverser un régime et que les vrais putschistes qui sont les plus nombreux ne font l’objet d’aucune condamnation, ce sont aussi ceux qui manigancent, qui utilisent la fourberie, qui trichent pour manipuler les textes de la constitution afin de se maintenir éternellement au pouvoir.

Par rapport à la gouvernance, il a estimé que le modèle qui a été imposé  par l’Occident est bien adapté et efficace pour l’Occident, mais éprouve des difficultés à s’adapter à la réalité africaine. Il a souligné que ce modèle imposé avait souvent conduit à l’exploitation des ressources africaines par d’autres pays et à la corruption des élites nationales.

En ce qui concerne la CEDEAO, Mamady Doumbouya encourage vivement cette organisation ouest-africaine à éviter toute ingérence dans les affaires politiques des États membres, car cela ne fait qu’aggraver les tensions et entraver le progrès économique et le développement. Il va plus loin en soulignant que la CEDEAO, à l’origine axée sur l’économie, devrait cesser de s’immiscer dans les questions politiques et se concentrer sur la promotion du dialogue.

En réponse à l’influence occidentale, le Président guinéen a affirmé : « Nous ne nous positionnons ni en faveur ni en opposition des Américains, des Chinois, des Français, des Russes ou des Turcs. Notre engagement se résume simplement à être en faveur de l’Afrique. C’est tout. Nous considérons comme une offense le fait d’être sous la domination de l’une ou l’autre puissance étrangère. »

<strong>D'autres chefs d'Etat africains  ont enfoncé le clou avec des vérités crues</strong>

Le président ghanéen Nana Akufo Addo a appelé à des réparations pour avoir fait subir aux africains des siècles d'esclavage. Selon lui, cela pourrait offrir une forme d'apaisement pour les générations actuelles dont les ancêtres ont souffert de l'esclavage.

Quant au président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi, il a insisté dans son discours pour un retrait accéléré des Casques bleus (15 000 présents dans le pays depuis près de 25 ans) de son pays à partir de fin 2023, regrettant qu’ils n’aient "pas réussi à faire face" aux groupes armés.

Pour le Nigérian Bola, il est nécessaire pour l’Afrique de surmonter les contraintes de l’exploitation étrangère et de libérer son vaste potentiel. Il a également souligné l’importance pour la communauté internationale de donner la priorité aux investissements dans le développement de l’Afrique et a souligné l’urgence de faire face aux impacts du changement climatique. Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a estimé, dans son allocution, que l'afflux de migrants africains vers l'Europe est un résultat des pillages et de l'impérialisme occidental en Afrique.

Quant au dirigeant sud-africain, il a dénoncé  un déséquilibre dans l'architecture de financement des crises et conflits dans le monde, au détriment de l’Afrique et de la paix mondiale. Il a également réitéré l’appel à réformer le Conseil de sécurité de l’ONU, pour plus d'efficacité face aux réalités géopolitiques actuelles. Cyril Ramaphosa  a déploré un appétit mondial vivace pour le financement de la guerre, au détriment de l’accroissement des moyens de subsistance.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Avenir de l&amp;apos;ONU :  Quand les pays membres permanents brillent par leur absence</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/avenir-de-lonu-quand-les-pays-membres-permanents-brillent-par-leur-absence-3037492.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 11:03:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 78e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies  s'est déroulée dans un contexte marqué par d’importants bouleversements géopolitiques et des conflits sans précédent. Elle a été marquée par plusieurs absences, et non des moindres. Sur 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies), un seul était représenté par son président: les États-Unis. Les quatre autres l'étaient par leurs ministres des affaires étrangères. Que se passe-t-il ?</strong>

L’absence  des chefs d'Etat et de gouvernement des quatre autres membres permanents ( Xi Jinping, Vladimir Poutine, Emmanuel Macron , Rishi Sunak) et bien d'autres comme  Narendra Modi à la 78e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York est un signal inquiétant envoyé par les principaux dirigeants du monde. On a rarement vu ce raout annuel majeur snobé à ce point. Et ce ne sont pourtant pas les crises globales qui manquent, de l’Ukraine à la Libye, du Soudan au Niger, sans oublier le changement climatique. Ces absences témoignent des tensions qui pèsent sur les relations entre plusieurs grandes puissances, mais aussi d’un fait que plusieurs observateurs ont noté: les Nations Unies n’arrivent plus à rassembler et à atteindre une grande partie des objectifs pour lesquelles elles ont été constituées après la Seconde Guerre Mondiale, à savoir la préservation de la paix, ou encore la lutte contre la pauvreté. De plus, son système actuel est jugé, par certains, trop favorable à l’ancien ordre mondial où les États-Unis et l’Occident règnent en maîtres. Ces défections en disent long sur l’état de la coopération entre Etats.

Le président chinois avait beau faire l’éloge d’un multilatéralisme nouveau et inclusif à l’ONU à Genève en 2017, il promeut de fait un multilatéralisme à la carte. Sa récente absence du G20 en Inde fut très remarquée. Pour lui, l’ONU n’est pas le seul forum où il peut avancer les pions de Pékin. D’autres organisations, dont les BRICS, servent aussi bien ses intérêts.

Le Président français, quant à lui, semble séduit par la notion de multilatéralisme de projets. Ces formulations révèlent une crise majeure de la coopération. Le président de la Confédération, Alain Berset, s’en est fait l’écho à New York, mettant en garde contre un «désordre mondial». Il a martelé la nécessité impérative d’avoir une ONU forte.

Depuis le Covid-19 et la guerre en Ukraine, l’érosion de la confiance entre Etats s’est accélérée. De gros doutes apparaissent quant à la capacité des Nations unies à mener un jour les réformes nécessaires pour leur donner une représentativité qui ne reflète pas les rapports de force de 1945, mais ceux d’aujourd’hui. L’émergence d’un monde multipolaire qui ravit certaines puissances désireuses de contrer l’ordre mondial d’après-guerre marqué du sceau des Etats-Unis n’est pas encore un garant de paix, a averti au sommet des BRICS Antonio Guterres. Le secrétaire général de l’ONU le rappelait: l’Europe de 1914 était multipolaire…

Il faut signaler que la montée en puissance d'autres organisations au niveau desquelles beaucoup se sentent considérés contribue de plus en plus à l'isolement de l'ONU.  Des regroupements comme les NON-ALIGNÉS, les BRICS, le G77, le G20 sont en train de s'imposer et d'avoir la confiance de plusieurs États. En tout cas, si l'ONU veut survivre, elle a intérêt à être au service de tous les pays du monde au même titre d'égalité.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Macron annonce le retrait des soldats français du Niger :  “Une étape vers la souveraineté” pour le nouveau régime</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/macron-annonce-le-retrait-des-soldats-francais-du-niger-une-etape-vers-la-souverainete-pour-le-nouveau-regime-3037495.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 11:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le régime militaire arrivé au pouvoir au Niger par un coup d’État fin juillet, a salué dimanche soir, l’annonce par Emmanuel Macron du retrait prochain des soldats français déployés dans le pays et le départ de l’ambassadeur français comme “une nouvelle étape vers la souveraineté”.</strong>

“Ce dimanche, nous célébrons la nouvelle étape vers la souveraineté du Niger. Les troupes françaises ainsi que l’ambassadeur de France quitteront le sol nigérien d’ici  à la fin de l’année. C’est un moment historique qui témoigne de la détermination et de la volonté du peuple nigérien”, indique un communiqué des militaires au pouvoir, lu à la télévision nationale.

“La France a décidé de ramener son ambassadeur”, que Paris refusait jusqu’ici de rappeler, et “nous mettons fin à notre coopération militaire avec le Niger”, a déclaré M. Macron dans une interview télévisée, indiquant que les 1500 militaires français partiraient “dans les semaines et les mois qui viennent” et que le retrait serait totalement achevé “d'ici à la fin de l’année”.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Colonel Assimi s’engage à déployer l’armée sur l’ensemble du territoire national</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-colonel-assimi-sengage-a-deployer-larmee-sur-lensemble-du-territoire-national-3037464.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un discours à l’occasion de la fête nationale du Mali, le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, a promis de redistribuer les Forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire pour garantir la stabilité du Mali.</strong>

Dans un discours à la nation le 21 septembre, le colonel Assimi Goïta, Président de la transition du Mali, a assuré que les forces de défense et de sécurité seront "de nouveau déployées sur l’ensemble du territoire national".

Il est revenu sur le même sujet le 23 septembre dans un discours prononcé à l’occasion de la fête nationale.

Le colonel Goïta a annoncé que le gouvernement garantirait cette redistribution dans tout le pays, actuellement les forces étant concentrées notamment dans le Nord où elles participaient à la lutte contre les groupes armés terroristes, laissant vulnérables d’autres régions du pays.

« <em>Nous devons garantir que nos forces de défense et de sécurité soient présentes sur l’ensemble du territoire malien. C’est la seule façon de garantir la sécurité de tous les Maliens</em> », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le gouvernement allait s’assurer que les forces de défense et de sécurité disposent des ressources et de l’équipement dont elles ont besoin pour faire face aux défis auxquels elles sont confrontées.

Reconnaissance envers la Russie

Le 21 septembre, Assimi Goïta a profité de son discours pour exprimer sa reconnaissance à la Russie.

« <em>Je voudrais, en cette circonstance, saluer les partenaires sincères du Mali, singulièrement la Fédération de Russie, dont les efforts et l’accompagnement nous ont été fort utiles pour la préservation de notre souveraineté</em> », a-t-il indiqué.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale de l&amp;apos;ONU :  Le Mali affirme prendre son destin en main</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-de-lonu-le-mali-affirme-prendre-son-destin-en-main-3037488.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:49:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la tribune des Nations Unies, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré samedi que son pays prenait son destin et a dénoncé les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés.</strong>
<ol>
 	<li>Diop a dit s’exprimer au nom du Président de la transition, du peuple malien et du « Chef d’État du Niger », Abdourahmane Tiani, « empêché de s’exprimer » à la tribune.</li>
</ol>
Le chef de la diplomatie malienne a rappelé qu’avant une décennie de violences aux conséquences dévastatrices, la région du Sahel était autrefois connue pour être un havre de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble.

Face aux menaces, le Mali a changé de paradigme et pris son destin en main, a-t-il affirmé, précisant que les forces de sécurité maliennes s’acquittent de leurs missions régaliennes. Le peuple malien a confiance dans l’engagement du gouvernement contre les groupes terroristes, a-t-il assuré.

Ingérences

Le ministre a ensuite dénoncé les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés terroristes au Mali et au Sahel. Le 15 août 2022, le Mali a alerté le Conseil de sécurité sur les actes d’hostilité commis par la France, a-t-il expliqué. Accusant la France d’avoir libéré des terroristes dans la zone frontalière du Burkina Faso, du Mali et du Niger, il a également dénoncé des manœuvres de déstabilisation visant à retarder ou empêcher des demandes de financements auprès des institutions internationales ou régionales.

Rappelant qu’une action militaire ne suffit pas à enrayer de manière durable le terrorisme, M. Diop a plaidé en faveur d’une stratégie intégrée, tout en indiquant qu’après dix ans de présence la réponse sécuritaire internationale n’est pas à la hauteur des menaces et ne tient pas compte des attentes des populations.

Alors qu’en 2013, l’insécurité ne concernait que les régions du nord, elle s’est, depuis, propagée au centre et au sud, a-t-il relevé. Il a rappelé qu’en juin 2023 le Conseil de sécurité avait approuvé la demande de retrait sans délai de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui interviendra en décembre 2023, conformément à la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité.

Réaffirmant l’attachement du Mali aux idéaux de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, M. Diop a déploré l’incapacité du Conseil de sécurité à parvenir à un consensus pour dénoncer les actes barbares commis le 7 septembre à Gao, Bourem et Bamba. De la part du Mali, la riposte aux terroristes sera immédiate, a-t-il averti.

Soutien au Niger

Le ministre malien a réitéré sa solidarité et son soutien au gouvernement et au peuple du Niger. Il a dénoncé les actions et mesures coercitives prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union monétaire ouest-africaine contre ce pays. Réaffirmant l’opposition du Mali à toute intervention militaire au Niger, il a ajouté que celle-ci constituerait une menace directe pour la région et a rappelé les conséquences désastreuses de l’intervention menée en Libye et autorisée par le Conseil de sécurité en dépit de l’avis des dirigeants africains. Si une telle situation se reproduisait au Niger, le Mali ne resterait pas les bras croisés, a-t-il averti.
<ol>
 	<li>Diop a réitéré son soutien à une réforme du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif. Il a également salué l’ouverture des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à de nouveaux Etats africains ainsi que l’élargissement du G20 à l’Union africaine, qualifié d’encourageant mais insuffisant.</li>
</ol>
Enfin, réitérant son attachement à la coopération internationale, le ministre a adressé une mention particulière à la Fédération de Russie et rappelé que l’alliance Mali-Burkina-Faso et Niger vise à renfoncer une intégration des peuples fondée sur la solidarité, le respect de la dignité, l’affirmation de la souveraineté et rejette toute formes d’ingérence extérieure.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie de l&amp;apos;enclos de l&amp;apos;asservissement du franc CFA :  Le Mali dispose de ressources suffisantes pour créer sa propre monnaie en 03 mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sortie-de-lenclos-de-lasservissement-du-franc-cfa-le-mali-dispose-de-ressources-suffisantes-pour-creer-sa-propre-monnaie-en-03-mois-3037486.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:47:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a célébré, le 22 septembre 2023,  le 63ème anniversaire de son accession à l'indépendance. Oui, indépendance ! Peut-on parler réellement d'indépendance si jusqu'à ce jour, nous ne disposons pas de notre propre monnaie? Assurément non. Dans ce cas, il urge pour le pays de créer sa propre monnaie. Et le Mali en a les ressources nécessaires.</strong>

A l'indépendance offerte par la France, en 1960, les autorités de l'époque ont entrepris d'énormes réformes pour affirmer davantage la souveraineté. Parmi ces réformes, il y a eu la création du Franc malien en 1961. Mais en 1984, le pays retourne dans le Franc CFA.

<strong>Qu'est que le franc CFA?</strong>

Le franc CFA a été créé le 26 décembre 1945. Il signifie alors "Franc des Colonies Françaises d'Afrique". Il prendra par la suite la dénomination de " franc de la Communauté Financière Africaine" pour les Etats membres de l'Union monétaire Ouest Africaine (UEMOA) au nombre de 08 et, " franc de la Coopération Financière Africaine" pour les Etats de l'Union monétaire de l'Afrique Centrale (UMAC) au nombre de 06. La France est liée à ces Etats par des accords de coopération monétaire à travers deux principales zones : UEMOA, CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale. Au total, ce sont 14 pays africains qui uyilisent le franc CFA, une monnaie fabriquée à Chamalières en France et garantie par le trésor français.

<strong>Comment s'effectuent les échanges internationaux commerciaux avec le franc CFA?</strong>

La France exploite honteusement ces 14 pays à travers les échanges commerciaux internationaux. Par exemple, si le Mali et le Ghana vendent leur or en France pour 1000 milliards chacun, la Franxe verse l'intégralité des 1000 milliards du Ghana en CIDI Ghanéens (monnaie du Ghana) dans la banque centrale du Ghana. Les 1000 milliards du Mali sont divisés en deux conformément au taux de garantie, la France garde 500 milliards dans le trésor français. Ensuite, elle applique son taux de convertibilité et les taxes. Au finish, le Mali se retrouve avec près de 400 milliards sur les 1000 milliards F CFA. Un autre exemple d'asservissement de ces pays est constatable lors des emprunts. Si un pays membre de la zone F CFA emprunte de l'argent à la Chine, par exemple 1000 milliards. Cette somme passe obligatoirement par le trésor français qui prélève la moitié. Sur l'autre moitié, la France applique son taux de convertibilité et les taxes et, finalement le pays emprunteur se retrouvera seulement avec près de 400 milliards F CFA. On prête 1000 milliards pour n'en recevoir que 400 milliards et on rembourse à plus de 1000 milliards en ajoutant les taux d'intérêt.

<strong>Créer sa propre monnaie et quitter cet enclos</strong>

Selon l'Économiste togolais, Yves Ékoué Amaîzo, " Le Mali dispose de réserves suffisantes pour créer sa propre monnaie" . Pour lui, ceci est possible techniquement dans un délai de 03 mois. Selon l'Économiste de haut niveau, cette monnaie ne court aucun risque de depréciation sur le marché de change car le Mali régorge de ressources naturelles dont le lithium avec les plus importantes réserves mondiales. Il va plus loin en estimant que les excellentes relations avec la Chine, la Russie permettront au Mali d'arrimer sa monnaie à un panier de devises afin de la rendre flexible contrairement au F CFA régi par un régime de change fixe avec l'euro qii pénalisent les économies africaines. En créant sa propre monnaie, le Mali rejoindra le cercle des pays africains qui disposent de leur propre monnaie comme la Guinée Conakry, la Mauritanie, le Libéria, l'Algérie, l'Ouganda, le Botswana, etc.

<strong> Par Sidi Modibo Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako :  Enquête sur les dangers des « faux Viagra » vendus à la sauvette</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/bamako-enquete-sur-les-dangers-des-faux-viagra-vendus-a-la-sauvette-3037485.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:44:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ces stimulants sexuels, parfois surdosés en sildénafil, représentent un risque pour les personnes cardiaques. Ils prolifèrent sur les marchés de rue. Censés « rendre garçon »</strong>

Selon l’expression populaire, les stimulants sexuels sont très populaires au Mali. Ils existent sous forme de comprimés, venus pour la plupart de Chine et d’Inde, ou sous forme de potions à boire, produites localement  ou en Côte d’Ivoire et présentées comme des produits à base de plantes. Beaucoup contiennent du sildénafil, un puissant vasodilatateur, contenu notamment dans le Viagra. Certains de ces dopants sont consommés dès le plus jeune âge, notamment la décoction Attoté. Que valent ces stimulants sexuels ? D’où viennent-ils et que risque-t-on à les consommer ?

Autant de question qui devraient inciter à s’abstenir de l’utilisation de ces produits.

<strong>Youssouf Konaré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de la transition au Mali :  L’élection présidentielle reportée pour des raisons techniques</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/processus-de-la-transition-au-mali-lelection-presidentielle-reportee-pour-des-raisons-techniques-3037462.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:41:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement de la Transition a annoncé lors d'une conférence de presse, le lundi 25 février 2023, le report de l’élection présidentielle, initialement prévues pour le 24 février 2024. </strong>

Le Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d’État et Ministre de l’Administration Territoriale, porte-parole du gouvernement, a souligné que cette décision découle d'un examen minutieux du calendrier des réformes politiques et électorales, ainsi que de l'engagement résolu du Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, à rétablir un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé après avoir réalisé des réformes politiques institutionnelles essentielles.

Le gouvernement de la Transition a décidé d'organiser, uniquement, l'élection présidentielle dans le but de sortir de la période de Transition. Tandis que d'autres élections feront l'objet d'un calendrier distinct qui sera établi par les nouvelles autorités, sous les directives du nouveau Président de la République.

Toutefois, le Ministre Maïga a précisé que les dates initiales de l'élection présidentielle, fixées au dimanche 4 février 2024 (premier tour) et au dimanche 18 février 2024 (second tour, si nécessaire), subiront un léger report pour des raisons techniques. Ces raisons incluent l'intégration de nouvelles dispositions constitutionnelles dans la loi électorale, notamment l'augmentation des délais entre les deux tours de l'élection présidentielle.

En plus, l'Autorité indépendante de Gestion des Élections (AIGE) prendra en compte les résultats de la révision annuelle des listes électorales du 1er octobre au 31 décembre 2023, dans le fichier électoral à partir de janvier 2024, afin de garantir une large participation des Maliens aux prochaines élections. A cela s'ajoute, la problématique de la "prise en otage" de la Base de données du Recensement Administratif à Vocation d'état civil (RAVEC) par la société française IDEMIA.

Le gouvernement de la Transition prévoit de communiquer ultérieurement les nouvelles dates de l'élection présidentielle après consultation avec l'AIGE.

Concernant la situation du RAVEC, IDEMIA a maintenu sa position en expliquant que le transfert de propriété du système, y compris la transmission du mot de passe compte PDBADMIN, est conditionné au paiement intégral du marché en référence à la clause CCAG 4.2 du Cahier des clauses administratives particulières du contrat. Le Mali reste redevable de 5 271 882 000 FCFA à IDEMIA au titre du marché, comme rappelé dans leur correspondance (B).

Par conséquent, la Base de données RAVEC est restée inopérationnelle depuis mars 2023. Le Ministre Maïga a souligné les conséquences graves de cette situation, notamment l'impossibilité d'enrôler de nouveaux majeurs et, par conséquent, de les inscrire sur le fichier électoral, ainsi que l'incapacité à mettre à jour les fiches individuelles descriptives ou à effectuer des corrections. De plus, cela a entraîné un ralentissement de la production de la Carte Nationale d'identité biométrique sécurisée, entre autres problèmes.

Pour remédier à cette situation, le Ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation a pris plusieurs mesures urgentes, dont la mise en place d'un système temporaire de génération de numéros NINA (Numéro d'Identification Nationale) pour permettre à certains pèlerins d'obtenir leurs passeports et d'effectuer le Hadj à La Mecque.

Par ailleurs, le Vérificateur Général du Mali a procédé à un audit du contrat IDEMIA, révélant 15 irrégularités. Ces irrégularités ont été constatées car le Ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation a passé le marché, sans l'autorisation préalable du Premier ministre, tandis que le Ministère de l'Économie et des Finances a autorisé de manière irrégulière une entente directe pour conclure le marché. Après la découverte de ces irrégularités, le Vérificateur Général a transmis le dossier au Pôle économique et financier. En outre, le paiement de 5 milliards de FCFA dus à IDEMIA a été refusé.

Pour résoudre définitivement cette situation, le Président de la Transition a donné des instructions pour effectuer rapidement le basculement de la base de données vers un système exclusivement contrôlé par le Mali, garantissant ainsi la sécurité des données et évitant toute "prise d'otage". A cela, une modernisation de la révision annuelle des listes électorales est en cours, avec la mise en place d'un site web opérationnel dès le 1er octobre 2023, afin de faciliter le processus et d'augmenter la participation électorale. Cette solution électronique sera étroitement intégrée au travail des Commissions administratives de révision des listes électorales, contribuant ainsi à augmenter le taux de participation aux élections.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rupture entre les Groupes armées dans la zone des trois frontières :  Le MSA quitte le Cadre stratégique permanent et  s’allie aux forces loyalistes…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rupture-entre-les-groupes-armees-dans-la-zone-des-trois-frontieres-le-msa-quitte-le-cadre-strategique-permanent-et-sallie-aux-forces-loyalistes-3037460.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:38:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, les combats ont repris dans le Nord entre l'armée malienne et le CSP (Cadre stratégique permanent). Mais des divisions apparaissent au sein de cette coalition de groupes armés signataires de l'accord de paix de 2015.</strong>

Cela fait deux semaines que le CSP, accusant l'armée malienne d'avoir violé l'accord de paix, a repris les armes et attaqué la base Fama de Bourem, puis celle de Léré il y a huit jours. Mais dimanche, dans un communiqué, le MSA (mouvement pour le salut de l'Azawad) s'est démarqué de cette stratégie et annoncé qu'il quittait le CSP.

Le MSA, mouvement pour le salut de l'Azawad, s'était déjà désolidarisé des précédentes attaques et des communiqués du CSP, Cadre stratégique permanent.

Désormais, la rupture est consommée : ce groupe armé de la région de Ménaka, près du Niger, dans la zone des trois frontières, claque la porte de la coalition. Le Mouvement pour le salut de l'Azawad est en première ligne depuis un an et demi face aux offensives sanglantes du groupe État islamique (EI), qui ont fait plusieurs centaines de morts.

Aujourd'hui, la priorité affichée du MSA est donc de lutter contre le groupe jihadiste. « <em>Le MSA  ne saurait être engagé dans un conflit autre que celui qu'il mène contre les auteurs des massacres de masse des populations civiles</em> », estime Moussa Ag Acharatoumane, son Secrétaire général. Il déplore au passage que les autres groupes armés membres du CSP n'aient pas répondu à son appel pour combattre l'État islamique à Ménaka.

Le MSA, rappelle son engagement pour la mise en œuvre de l'Accord de paix de 2015 et choisit donc de demeurer l'allié des Forces armées maliennes et de l'aile « <em>loyalist</em>e » du Gatia, celle du Général Gamou qui a créé ce groupe armé également présent dans les régions de Ménaka et de Gao. Une autre aile du Gatia, celle de son Secrétaire général historique, Fahad Ag Almahmoud, s'est au contraire résolument engagée du côté du CSP, dans une guerre qu'il estime « <em>voulue par la junte au pouvoir à Bamako</em> ».

En attendant, les prochains jours seront chauds et même très chauds.

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Effondrements d’immeubles au Mali : L’urgence du respect des normes de construction</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/effondrements-dimmeubles-au-mali-lurgence-du-respect-des-normes-de-construction-3036693.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 10:51:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi 16 septembre 2023 restera gravé dans les annales du Mali en raison de deux effondrements tragiques survenus à la Mairie de Moribabougou et à la Cité des gendarmes de Banancoroni, près de Bamako. Ces incidents ont non seulement coûté la vie à plusieurs personnes, mais ils appellent à l'urgence de garantir le respect des normes de construction dans notre pays.</strong>

L'effondrement de la Mairie de Moribabougou a eu lieu alors que de nombreux travailleurs se trouvaient sur le chantier d'un bâtiment de type R+1. La Direction Régionale de la Protection Civile de Koulikoro a immédiatement réagi, envoyant des secouristes sur les lieux pour une opération de sauvetage intense. Le bilan de cette catastrophe est extrêmement lourd, avec la perte tragique de vies humaines et d'importants dégâts matériels. Quatorze motos ont été englouties sous les décombres, et les victimes ont été transportées vers différentes structures de santé. Malheureusement, six personnes n'ont pas survécu à l'effondrement et ont été déclarées décédées.

Dans la même journée, un autre drame a secoué la Cité des gendarmes de Banancoroni, en périphérie de Bamako. L'effondrement d'un bâtiment de type R+1 en construction a entraîné la perte d'une vie et a laissé six autres personnes blessées. Les secouristes ont fait preuve de professionnalisme et de détermination pour extraire la dernière victime des décombres, opération achevée à 19h35. Au total, sept personnes ont été impliquées dans cet effondrement, et malheureusement, l'une d'entre elles a perdu la vie sur place.

Ces deux tragédies ne sont malheureusement que le reflet d'un problème plus vaste concernant le respect des normes de construction au Mali. Il est impératif que les autorités et les acteurs du secteur de la construction unissent leurs efforts pour renforcer les réglementations en la matière. La vie des citoyens doit toujours passer avant les intérêts économiques. Le gouvernement, les organismes de réglementation et les entrepreneurs de construction doivent travailler ensemble pour garantir  le respect des normes de sécurité à chaque étape des projets de construction. Les inspections régulières, la formation des travailleurs et la mise en place de mécanismes de responsabilité sont des mesures essentielles pour prévenir de telles tragédies à l'avenir.

Les effondrements tragiques survenus à la Mairie de Moribabougou et à la Cité des gendarmes de Banancoroni ont endeuillé le Mali et appellent à une action immédiate. Il est temps que le Mali revoie sérieusement ses normes de construction et renforce les mesures de sécurité pour protéger la vie de ses citoyens. La prévention de futures tragédies devrait être la priorité absolue de tous les acteurs impliqués dans le secteur de la construction.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Etats généraux de l&amp;apos;entretien routier :  Était&#45;il nécessaire de les tenir tant le problème est connu de tous et que les solutions crèvent les yeux?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/etats-generaux-de-lentretien-routier-etait-il-necessaire-de-les-tenir-tant-le-probleme-est-connu-de-tous-et-que-les-solutions-crevent-les-yeux-3036692.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 10:48:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Durant trois jours, du 14 au 16 septembre 2023, le Ministère en charge des transports a réuni, dit-il, les acteurs du secteur au nombre d'une centaine pour trouver une réponse à l'épineux problème de l'entretien des routes. Au sortir de ces assises, une cinquantaine de recommandations ont été formulées. Etait-il nécessaire de tenir de telles assisses tant le problème est connu et que les solutions sont visibles ?</strong>

La route tue et tue au Mali, l'état des routes est piteux, les services chargés d'entretenir ces routes ne font que des réparations qui ne résistent pas au temps. Ceci étant, pourquoi réunir une centaine de personnes pour réfléchir sur les meilleurs moyens pour entretenir un parc routier vieux de plus de 20 ans dans la plupart des cas. Le coût de cette rencontre de trois jours ne pouvait-il pas servir d'entretenir certaines des routes, ne serait-ce que dans le district de Bamako?

En effet, les états généraux sur l'entretien routier, premier du genre, se sont tenus sous le thème "Entretien routier : enjeux, défis et perspectives". La cérémonie d'ouverture a été présidée par le Premier ministre. Quant à la cérémonie de clôture, quant à elle, a été présidée par le Ministre des Transports.

<strong>Ce qu'a affirmé Dr Choguel Kokalla Maïga</strong>

Pour le Premier ministre, habitué aux grands discours, il a affirmé  dès l'ouverture des assises : « J'engage le gouvernement à mettre en place un dispositif de suivi de la mise en œuvre des recommandations pertinentes et des propositions concrètes qui seront issues de ces assises ».

Comme s'il savait que les recommandations allaient être pertinentes et les propositions concrètes, il a remercié le ministère des Transports pour avoir invité les anciens chefs de département en charge des routes. Espérons que ceux-ci ne vont pas être payés en qualité de prestataires.

<strong>Des recommandations dont la mise en œuvre laisse perplexe</strong>

Une cinquantaine de recommandations ont été formulées par les participants. Parmi elles, on peut noter le renforcement des capacités des agents de la Direction générale des routes, de l'AGEROUTE. Au regard de cette recommandation, faudrait-il déduire que ces agents n'avaient pas les compétences nécessaires? En tout cas, il y a fort à parier si l'on remarque que les routes réparées ne durent qu'un petit temps.

Une autre recommandation est de séparer la fonction de réparation de celle du suivi: est-ce à dire que les mêmes, qui réparent, sont ceux qui assurent le suivi-évaluation des travaux? A ce rythme, connaissant la mentalité des maliens, surtout du public, la qualité et la quantité des matériaux nécessaires pour l'entretien des routes ne pourront jamais être respectées.

Renforcer les capacités des collectivités territoriales afin qu'elles puissent s'occuper de l'entretien constitue une autre recommandation. Celle-ci ne pourra pas avoir des impacts positifs à ce jour si l'on sait que ces collectivités se plaignent toujours du manque de ressources financières à leur niveau. Elles se battent depuis toujours pour un transfert de ressources à leur niveau.

Dans une interview accordée le dimanche 17 septembre 2023 au journal radio de l'Ortm, le Dg adjoint des Routes estime qu'il faut 120 milliards de FCFA pour réaliser ces recommandations. En attendant,  les usagers prendront leur mal en patience. Et pour combien de temps?

Il est important de souligner que le réseau routier du Mali est embryonnaire. En 1960, le réseau routier était d'environ 4 000 km dont 370 km de routes bitumées et 3 630 km de pistes en mauvais état. Pour couvrir l'ensemble du territoire national d'un réseau d'infrastructures modernes de transports, plusieurs plans et politiques de développement ont été adoptés. Le plus en vue est la Déclaration de politique générale adoptée en novembre 1993.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création de l&amp;apos;Alliance des Etats du Sahel (AES) :  Une alternative à la CEDEAO et au G5 Sahel ou une organisation de trop</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/creation-de-lalliance-des-etats-du-sahel-aes-une-alternative-a-la-cedeao-et-au-g5-sahel-ou-une-organisation-de-trop-3036690.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 10:47:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la menace d'attaque du Niger par la Cedeao commanditée par la France et la détérioration des relations entre l'ancienne puissance coloniale et leurs pays et, en vue d'unir leurs atouts pour se défendre, les Chefs d'Etat du Mali, du Niger et du Burkina ont décidé de mettre en place l'Alliance des Etats du Sahel (AES). La charte dite du Liptako-Gourma qui consacre cette création a été rendue publique, le samedi 16 septembre 2023, à Bamako.</strong>

C'est au cours d'un point de presse tenu dans la salle Me Alioune Blondin Bèye du Ministère des Affaires étrangères sis à Koulouba que la lecture de la charte a été faite par Abdoulaye Diop. C'était en présence de deux hauts gradés du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie du Niger et de deux ministres du gouvernement Burkinabé. C'est une charte qui comprend 17 articles.

A la fin de la lecture, le ministre des Affaires étrangères du Mali a signalé que des experts des trois pays vont  travailler dans les jours à venir pour compléter la charte. Il a précisé que l'Alliance n'aura pas besoin de l'appui financier de partenaires, car les trois pays disposent d'assez de ressources pour le fonctionnement des organes de la structure.

<strong>Que dit la charte ?</strong>

Le Liptako-Gourma, un espace commun aux trois pays. C'est une région située à cheval sur les frontières communes aux trois pays. Elle s'étend sur une superficie de 2 751 300 km². Elle est constituée de près de 80% de ruraux. Elle est composée de 08 régions du Burkina ( région du centre: Ouagadougou, région du centre-Est : Tenkodogo, région du centre-sud : Manga, région du centre-nord : Kaya, région de l'Est : Fada N'Gourma, région du plateau central : Ziniaré, région du nord : Ouahigouya, région du sahel : Dori); de 04 régions du Mali ( Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal) ; et de 02 régions du Niger plus la communauté urbaine de Niamey ( Tillabéri, Dosso ). La région du Liptako-Gourma regorge d'importantes potentialités agro-pastorales ainsi que des ressources minières (manganèse, phosphate, calcaire, fer, gîtes aurifères, etc.).

A noter que la dénomination "Liptako" ou "Liptaako" vient du nom de l'Emirat du Liptako fondé en 1809-1810 par le chef de la rébellion, Brahima Seydou. Celui-ci, en compagnie de 2 de ses frères,  avait sollicité l'aide spirituelle du sultan de Sokoto, Usma Dan Fodio, pour mener à bien la guerre contre les Gourmantché qui leur faisaient subir des humiliations de toutes sortes. Le sultan leur fit des prières et leur remit un étendard royal et leur recommanda d'appeler "Liptako" une fois la victoire acquise. Liptaako signifie " L'indomptable" (Liba qui veut dire "terrasser", et "Taako" "On ne peut pas").

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation politique nationale : L&amp;apos;inévitable et objective prolongation de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-nationale-linevitable-et-objective-prolongation-de-la-transition-3036688.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 10:42:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon les accords conclus avec la Cedeao, la transition malienne prend fin en février-mars 2024 avec l'organisation de l'élection présidentielle. C'est dire que nous sommes à quelques petits mois de cette échéance. Toutefois, au regard de la situation  sécuritaire qui s'est fortement détériorée un peu partout dans le pays et surtout dans sa partie septentrionale, peut-on parler de l'organisation d'élections ? </strong>

Si cela n'est pas possible, il va s'en dire que la transition devrait être prolongée.

Si le référendum constitutionnel, qui ouvre la voie pour un retour constitutionnel, s'est relativement bien déroulé dans le pays, il sera hasardeux d'affirmer que les autres échéances électorales, particulièrement, pourraient se tenir à la date. Le pays se cherche des moyens pour imposer la paix et la stabilité.

En effet depuis le départ annoncé de la Minusma et la libération de certaines de ses emprises, la situation sécurité s'est fortement détériorée. En cause, les groupes indépendantistes de la Cma, qui estimaient que certaines de ses emprises de la Minusma devraient lui revenir, se sont mis dans une posture de guerre contre le Mali. Après avoir échoué à empêcher l'armée de récupérer le camp de Ber situé à une soixantaine de Km de Tombouctou, les groupes armés ne cessent de s'attaquer aux installations des Famas dans plusieurs localités. Pour ce faire, ils n'ont pas hésité à s'allier avec les groupes terroristes.

<strong>Série d'attaques meurtrières en quelques jours</strong>

Ainsi, depuis la décade du mois de septembre, des séries d'attaques sont menées contre les Famas. Mais l'attaque la plus meurtrière a concerné au niveau de Rharouss une cible civile, le bateau "Tombouctou" en provenance de Gao. Quelques instants après l'attaque ignoble, plus de soixante corps ont été repêchés quelques, plus d'une soixante de corps dont 15 militaires et 49 civils. A ce jour, des témoignages de rescapés affirment qu'il y a eu 111 corps enterrés dans une fosse commune près du fleuve. Au final, le nombre de rescapés a été estimé à 407.

A noter que le même jour et au même moment, c’est-à-dire, jeudi 07 septembre, le camp Famas situé à Bamba près de Gao a été attaqué. Les assaillants ont pris possession du camp pendant des heures et y ont détruit beaucoup de matériels avant de partir. La riposte des Famas, à travers des aéronefs, a permis de déloger les assaillants du camp et de stopper une colonne de terroristes qui se dirigeait vers le camp. Le lendemain, un vendredi saint, ils opèrent une attaque Kamikaze visant le camp de Gao situé près de l'aéroport de la ville. L'attaque a commencé aux premières heures de la matinée et a duré moins d'une heure. Elle a visé le camp Firhoun de Gao qui abrite plusieurs camps dont celui de la MINUSMA et un poste des Famas. Elle a débuté avec l'utilisation de véhicules piégés suivis de tirs à l'arme lourde. Elle a entraîné la fermeture de l'aéroport et l'annulation de tous les vols. 04 militaires y ont perdu la vie. D'autres sources citent que 04 agents civils auraient aussi perdu la vie.

<strong>Au regard de la situation, les autorités ont estimé que c'est une déclaration de guerre</strong>

Le 12 septembre, les groupes indépendantistes et leurs alliés djihadistes attaquèrent le camp de Bourem. La riposte des Fama ne s'est pas fait attendre. L'aviation a donné le ton avant que les troupes au sol n'entrent dans la ville pour neutraliser les ennemis. Ce fut une lourde perte pour les indépendantistes et leurs alliés. Le lendemain, à Almoustrat, les Famas neutralisent une colonne d'ennemis qui étaient en rassemblement. Malgré tout, les groupes armés continuent leur sale besogne en s'attaquant dans les jours qui ont suivi au camp de Léré. Là encore, ils ont subi une défaite sanglante. Ils se transportent vers l'Ouest en s'attaquant à un convoi militaire de ravitaillement vers Guiré dans la région de Nara.

A ce rythme, peut-on exiger des autorités le respect de la durée de la transition tel que convenu avec la Cedeao? Assurément non ! C'est au peuple de se signaler qu'il n'a pas besoin d'élections mais d'une paix durable.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Épidémie de la dengue au Mali :  12 cas confirmés sur 68 cas suspects</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/epidemie-de-la-dengue-au-mali-12-cas-confirmes-sur-68-cas-suspects-3036684.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 10:38:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée ce mardi, 19 septembre 2023 au Ministère de la Santé et du Développement social. L’objectif de cette rencontre était de faire le point de l’évolution de la maladie de la dengue au Mali et d’expliquer les conduites à tenir en termes de prévention. La police des débats était dirigée par le Secrétaire général du département qui avait à ses côtés, le Directeur général de la Santé et de l’Hygiène publique, le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé et des médecins infectiologues. </strong>

Bien qu'aucun décès attribué à la dengue n'ait été enregistré à ce jour, les conférenciers ont souligné que des recherches actives se poursuivent dans les établissements de santé. Toutefois, il faut noter que lors de cette conférence de presse, il a été révélé que des cas de dengue ont été signalés au début du mois de septembre, au cours de la 36e semaine épidémiologique de 2023, dans deux régions du pays (Mopti et Koulikoro) ainsi que dans le District de Bamako. Ces cas sont survenus principalement dans les communes 2, 4, 5 et 6 de Bamako, ainsi que dans le District de Kalaban Coro et de Koulikoro. Le cas de Mopti a été importé du Burkina Faso.

Les intervenants ont tenu à rassurer le public en indiquant que la situation n'est pas alarmante, mais qu'elle requiert la mise en place de mesures préventives.

Parmi celles-ci, il a été recommandé de dormir sous des moustiquaires imprégnées afin d'éviter les piqûres de moustiques. Les conférenciers ont rappelé que les épidémies de dengue en Afrique sont généralement associées à la forme classique de la maladie causée par les virus VDEN-1 et VDEN-2.

Ainsi, depuis l'apparition de cas confirmés de dengue au Burkina Faso en 2023, le Mali a renforcé la surveillance des fièvres hémorragiques sur l'ensemble du territoire national, avec l'appui de l'Organisation mondiale de la Santé, qui a souligné l'importance de prendre des mesures pour contenir l'épidémie. Le Secrétaire général du Ministère de la Santé a expliqué que depuis la détection des premiers cas, des surveillances épidémiologiques performantes ont été mises en place pour détecter tout phénomène inhabituel dans le domaine de la santé. Les cas suspects ont fait l'objet de prélèvements qui ont été ensuite acheminés à l'Institut National de la Santé Publique (INSP).

Actuellement, les 12 cas confirmés, comprenant 5 femmes et 7 hommes, sont pris en charge. Les médecins infectiologues ont ensuite précisé que la maladie de la dengue peut se manifester sous différentes formes.

En plus des formes sévères avec des symptômes d'hémorragie, il existe des cas plus simples caractérisés par des douleurs musculaires, des céphalées et de la fièvre. Ils ont rappelé que le Mali avait déjà connu la maladie de la dengue en 2019, avec des cas détectés dans la commune 6 du district de Bamako.

En ce qui concerne la prise en charge, ils ont assuré que les hôpitaux sont bien préparés pour traiter ces cas. Il a été souligné que la transmission de la dengue est vectrice, c'est-à-dire qu'elle se fait par l'intermédiaire d’un moustique différent de l’anophèle femelle qui est à la base du paludisme, et qu'il n'y a pas de transmission par contact direct. L’occasion était opportune pour les médecins de déconseiller fortement l'automédication. Pour conclure, les conférenciers ont partagé un numéro vert (36061) que le public peut appeler en cas de suspicion de dengue, tout en rappelant l'importance des mesures individuelles telles que la protection contre les piqûres de moustiques et le port de vêtements longs pour prévenir la propagation de la maladie.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CHU&#45;IOTA :  Mensonges grotesques sur la gestion de la Direction Générale</title>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 10:37:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis un certain temps, le CHU-IOTA (Centre Hospitalier Universitaire-Institut d’Ophtalmologique Tropical de l’Afrique), est sous le feu de la rampe. Une cabale est savamment montée contre la Direction générale de l’Hôpital, en particulier contre le Directeur Général et son adjoint. Pour en savoir davantage, nous avions mené des investigations sur les lieux. Lisez ! </strong>

Confondant vérification de performance et vérification financière du Vérificateur général, certains ont trouvé l'occasion idoine pour s'attaquer de façon éhontée, à la gestion de la Direction générale du CHU-IOTA, en fabricant de toutes pièces des mensonges grotesques. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cette vérification de performance porte sur la gestion de l’équipe sortante. Cependant, l’administration étant une continuité, l’actuelle Direction a pris le soin de combler les insuffisances relevées par le Vérificateur général. En bloc, la nouvelle Direction du CHU-IOTA, avec à sa tête, M. Ousmane Attaher Dicko, fait face à son passif. Autrement dit, elle gère une situation dont elle n’est pas responsable.

Dans leur sale besogne, les détracteurs du CHU-IOTA affirment que les appareils pour examen et les photocopieuses sont en panne. A les en croire, il y a une rupture de consommables et de réactifs de labo. Ils vont plus loin en soutenant que les agents accumulent 6 mois d'arriérés de frais de garde, d'astreinte et 3 mois d'arriérés de frais d'enseignement. Ils ajoutent que les ristournes n'ont pas été payées aux agents. Ils estiment aussi que les fonds alloués par le Lion's Club ont été utilisés pour d'autres fins. Plus grave, ils accusent le DGA, le Pr Adama Guindo, d'avoir subtilisé des matériels de l’IOTA, etc.

<strong>Du prétendu non-paiement des frais de garde, d'astreinte et autres</strong>

Il nous est revenu de constater que cette situation est un mensonge grotesque. Des agents interrogés par nos soins démentent catégoriquement cette allégation. Ils signalent même que la nouvelle Direction du CHU-IOTA leur a payé des arriérés qui relèvent du passif de l'ancienne direction. En plus, nous avons constaté de visu toutes les décisions portant mandatement des primes de garde du personnel pour les mois de janvier, jusqu’au mois d'août 2023. Ces décisions  sont dans des autorisations de dépenses relatives à ces frais. Nous avons pu voir aussi les copies des chèques portant ces différentes dépenses, mois par mois. Mieux, les états de paiement, mois par mois, service par service, nous ont été fournis.

<strong>Par rapport aux ristournes</strong>

Elles ont été payées. Les copies des différents états de paiement de janvier à août 2023 en sont la preuve. Pour ne pas exposer le montant des gains des agents, il ne faut pas publier ces états. Toutefois, il faut évoquer les cas du mois de janvier et d'août de l’année en cours.

En janvier, le montant des ristournes payées est de 17 360 000 FCFA, selon l'état de paiement en date du 07 février 2023 ; celui du mois d'août  se chiffre à 23 877 000 FCFA (état de paiement du 05 septembre 2023). Un agent rencontré nous a fait partager toute sa satisfaction. Il nous a même affirmé que le service a proposé des motos aux agents qui pourront payer de façon échelonnée sur les ristournes. Il est tellement heureux de recevoir son engin.

<strong>Les 59 millions FCFA de LION’S CLUB</strong>

Cette somme a été offerte au CHU-IOTA pour supporter les frais pédagogiques. Ainsi, il ressort de nos investigations qu'à ce jour les dépenses liées aux frais pédagogiques s’élèvent à 59 165 500 F CFA. Les journaux de banque de la  BOA d'octobre à décembre 2022, illustrent parfaitement ces dépenses. Les activités qui ont fait l'objet de ces dépenses sont, entre autres, l'appui des candidats aux concours du CAMES, divers appuis individuels à l'endroit des étudiants pour des formations, l'allocation de stages, la prise en charge de diverses bourses, etc.

Sur les copies des journaux de banque figurent toutes les activités ainsi que leur montant, y compris  les noms du personnel ayant bénéficié des divers appuis ou encore des bourses de formation.

<strong>Du financement des activités de prétendues commissions fictives</strong>

Les détracteurs de la Direction générale du CHU-IOTA n'en démordent pas. Ils estiment que la somme de 12 millions FCFA a été dépensée pour financer les activités de commissions fictives. Mais ce qu’ils ne savent pas ou qu'ils feignent d'ignorer, c'est que depuis le 1er avril 2022, toutes les commissions ont été dissoutes par la décision n°0018/MSDS-CHU-IOTA signée par l'actuel Directeur général, M. Ousmane Attaher Dicko. Ces commissions étaient au nombre de 04. Cependant, comment peut-on faire sortir de l'argent pour financer les activités des commissions que l'on a soi-même dissoutes ?

<strong>De la rupture de consommables et de réactifs de labo</strong>

Lors d'une visite inopinée de la Ministre de la Santé au CHU-IOTA, elle a trouvé que les réactifs de labo étaient effectifs, ainsi que tous les appareils. S'il y avait une rupture, avec cette visite surprise, ça allait se savoir. Par rapport aux photocopieuses censées être en panne, nous les avons utilisées en faisant même des copies.

<strong>Des cas du Pr Adama Guindo et du Dr Oumar Boré</strong>

Le premier est médecin colonel et DGA du CHU-IOTA. Les détracteurs lui portent plusieurs accusations dont la plus grave est l'enlèvement de 02 microscopes opératoires et 01 Endolaser (appareil pour la photo-coagulation au laser lors de la chirurgie de la rétine). Sur place, nous avons constaté de visu tous ces appareils en question.

D'ailleurs, une note de service du 27 juillet 2022 interdit la sortie de matériels et équipements ; sans l'autorisation de la Direction générale. La même note indique que c'est le peloton de garde qui est chargé d'assurer l'exécution de cette interdiction.

Dans le même registre, le Secrétaire général du comité syndical du CHU-IOTA, Mohamed Diarra, que nous avons rapproché, en marge de la 30è Session du Conseil d’Administration de l’Institut, s’est exprimé en ces termes : « <em>Je mets en garde contre tout détournement ou utilisation à d’autres fins du matériel de l’IOTA. Par la même occasion,  je rappelle que le syndicat n’est pas là pour protéger X ou Y. Et lorsqu’on a appris cette nouvelle de détournement des équipements des appareils de l’IOTA au profit d’une structure privée, nous avons tenu une réunion de bureau pour voir clair dans cette affaire, même si on était convaincu au départ que c’était de la délation</em> ».

Et M. Diarra de préciser : « <em>En tant que représentant du personnel, je signe et je persiste que ces informations ne sont pas fondées. Tous les matériels évoqués et supposés disparus sont sur place à leurs lieux habituels. Il s’agit de 4 microscopes opératoires et  d’un Endolaser</em> ». Avant d’ajouter : « <em>les mesures sécuritaires au sein du CHU-IOTA sont de telle sorte qu’on ne peut pas sortir un appareil aussi grand qu’un microscope opératoire sans que la sécurité ou le personnel ne s’en rende compte</em> ».

Par ailleurs, M. Diarra a tenu à rassurer les patients et les usagers en affirmant que de nos jours le CHU-IOTA se porte d’ailleurs très bien plus que par le passé avec le développement de certaines spécialités comme la greffe de cornée et d’autres traitements qui se faisaient en Europe et dans les pays Maghrébins à coup de millions. « <em>Ici, nous ne connaissons que le travail et nous n’avons jamais été dans la dynamique de dénigrer qui que ce soit sur les réseaux ou dans la presse</em> », a conclu Mohamed Diarra, le Secrétaire général du comité syndical de l’IOTA.

Pour ce qui est du Dr Boré, sa démission du Conseil d'Administration est motivée par une situation qui est antérieure à l'actuel DG, nommé le 21 novembre 2021 et qui a pris service, le 17 décembre 2021. C'est pour dire que Dr Boré n'a pas démissionné à cause de la gestion actuelle comme veulent faire croire les mauvaises langues.

<strong>L’IOTA sur le chemin de l’excellence </strong>

Ceux qui pariaient sur les compétences de la nouvelle Direction de l’Institut Ophtalmologique Tropical d’Afrique (IOTA) à maintenir le cap tout en faisant du plateau technique de cet hosto, un cas d’école dans la sous-région, en ont pour leur compte. Jamais ce Centre Hospitalier Universitaire (CHU), ne s’est mieux comporté que l’année 2022 et le premier semestre de cet exercice 2023. D’où le lieu pour les administrateurs de reconnaître et de saluer,  les efforts déployés, depuis bientôt deux ans, par la direction de l’IOTA et l'ensemble du personnel pour l'amélioration des conditions de travail des agents et de prise en charge des patients. C’était, à la faveur de la 30ème  session du Conseil d’Administration (CA), tenue le mercredi 13 septembre 2023 dans les locaux de l’Institut.

À l’ordre du jour de cette 30ème  session de l’IOTA, la discussion et l’adoption du Procès-verbal (PV) de la 29ème  session. S’y ajoute, l’examen du niveau de mise en œuvre des recommandations de la 29ème  session et l’adoption du Rapport d'actualités technique et financier de l'année 2022. Enfin, la discussion et l’adoption du rapport d'activités technique et financier du 1er  semestre 2023 ainsi que les divers.

<strong>De performances en performances</strong>

Créé le 1er  Octobre 1953 à Bamako, en succédant à l’Institut du trachome de l’AOF, initialement installé à Dakar et rétrocédé au Mali en 2001, l’IOTA a comme missions de mettre en œuvre la politique nationale de lutte contre les affections ophtalmologique et la cécité, mais aussi de maintenir et de renforcer son rôle de centre d’excellence en ophtalmologie en Afrique.  Aujourd’hui, le CHU-IOTA a réussi là où d’autres structures du genre hésitent, encore, à mettre le pied. Toute chose qui fait pâlir de jalousie ses « confrères » de la sous-région. Mais aussi, qui lui a valu d’être une référence en matière d’ophtalmologie. Avec l’installation d’une nouvelle équipe à la tête du CHU-IOTA, l’Hôpital vole de succès en succès. À l’origine des performances de l’IOTA, une méthode faite de rigueur. Mais aussi de pédagogie. Une stratégie, qui s’est révélée efficace. Très efficace.

Au fil du temps, le CHU-IOTA a, grâce à sa stratégie, transformé en acte concret la feuille de route à lui confié par les autorités. Et cela à travers une gestion rationnelle des ressources. La suite est connue : l’Institut d’Ophtalmologique Tropical d’Afrique a atteint et dépassé ses objectifs au titre de l’exercice 2022 et à mi-parcours en 2023.

Mais pour les Administrateurs du CHU-IOTA, le mérite de ces résultats revient, d’abord, au Directeur général, Ousmane Attaher Dicko qui, en dépit des mauvaises langues, a su accordé son violon avec celui des partenaires. Ensuite, à l’ensemble des travailleurs qui ont pu surmonter les difficultés et ont fait une bonne gestion des ressources. Le résultat, on le connaît : le CHU-IOTA a gagné son pari en donnant satisfaction à ses usagers sur le plan des prestations. Ce qui permettra à l’Institut d’entamer l’avenir avec sérénité.

Pour le DG de l’Hôpital, le CHU-IOTA entend rester dans la constance pour le bien-être des malades : « <em>Prévoir et prévenir la cécité visuelle oui. Mais il ne faut pas que cette préoccupation majeure nous fasse oublier d’autres types de cécité, dont la plus grave est la cécité intellectuelle qui a pour nom le dogmatise, le racisme et le mépris de l’autre</em> », martèle le DG, Attaher. Avant de conclure d’un air serein : « Notre Institut au-delà de ces événements continuera ses missions essentielles de soins, de formation et de recherche ».

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Manœuvres de l’armée française en Libye :  Paris prépare&#45;t&#45;il une intervention militaire au Niger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/manoeuvres-de-larmee-francaise-en-libye-paris-prepare-t-il-une-intervention-militaire-au-niger-3034473.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 13:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la poursuite des événements sur le continent africain, en particulier au Niger, les forces françaises ont transféré leur présence sur la base aérienne d’Al Wigh, dans le sud de la Libye à environ 500 kilomètres de la frontière entre le Niger et le Tchad. </strong>

Selon les services de renseignement, la base libyenne compte environ 400 personnes et il est prévu dans un avenir proche de porter leur nombre à 1000 personnes.

L’objectif de ce mouvement militaire français est d’entrer dans Niamey, la capitale du Niger. Parallèlement à l’éventuel mouvement des forces militaires de la CEDEAO dans le sud, la France prépare l’offensive à partir du nord du Niger.

L’Occident en général, et la France en particulier, utilisent divers moyens pour ne pas perdre leur présence au Niger, car Paris détient un large réseau d’intérêts économiques et stratégiques, au premier rang desquels figure l’exploitation des ressources naturelles énergétiques et minérales du pays africain.

Le Niger revêt une grande importance pour son ancien colonisateur, la France, qui considère ce pays africain comme son principal allié dans la région du Sahel. Cette importance s’est accrue avec les transformations radicales de la région, c’est-à-dire après le déclin de l’influence française et son expulsion du Mali et du Burkina Faso.

Les Français ne veulent pas perdre le Niger, car cela renforcerait considérablement l’alliance des pays libres du Sahel, tant sur le plan militaire que stratégique. Depuis lors, le Niger est le seul point de convergence des forces françaises au Sahel, après avoir été expulsé du Mali et du Burkina Faso. Aujourd’hui, la France va perdre définitivement l’Afrique.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La sécurité en péril au Centre du Mali :  L’appel urgent du Maire de Dianwely aux Autorités Maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/la-securite-en-peril-au-centre-du-mali-lappel-urgent-du-maire-de-dianwely-aux-autorites-maliennes-3034477.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 13:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'insécurité persistante qui règne au centre du Mali soulève de plus en plus d'inquiétudes au sein des populations locales et les instances dirigeantes. Youssouf Ongoiba, Maire de la Commune Rurale de Dianwely, située dans la région de Douentza, a lancé un appel pressant aux autorités maliennes pour qu'elles mettent fin aux attaques meurtrières et aux engins explosifs qui engendrent la terreur au sein de sa communauté.</strong>

Youssouf Ongoiba, Maire de Dianwely, interpelle les autorités maliennes face à la série d'attaques barbares et lâches qui provoquent des pertes humaines et matérielles dans la région de Douentza. Depuis plusieurs années, les cercles de Badiangara, Bankass, Koro et Douentza, au centre du Mali, sont le théâtre d'une violence croissante, caractérisée par des attaques lâches et des engins explosifs.

Le Maire de Dianwely exprime sa préoccupation quant à la situation dans sa commune rurale, située à seulement 15 km du chef-lieu de cercle et de la région de Douentza. Les événements tragiques ont secoué cette région, et la liste de ces actes odieux ne cesse de s'allonger à un rythme alarmant. Il rappelle qu'en septembre 2020, une attaque nocturne a coûté la vie à une personne, en a blessé deux autres et a causé d'importants dégâts matériels. Les attaques successives à Guimili et Gamni ont engendré des pertes humaines et des déplacements massifs en 2022.

Rien qu'au mois d'août 2023, le Maire de Dianwely déplore la mort de plusieurs habitants de sa commune à cause des mines anti-personnel. Le 3 août 2023, un jeune résident d'un des villages (Gamni) a trouvé la mort en marchant sur une mine alors qu'il se rendait à la foire. De même, le 13 août 2023, une famille entière composée de cinq membres a péri en montant sur une mine alors qu'elle se dirigeait vers son champ. À cela s'ajoute la découverte, le 15 août, d'une mine désamorcée par les chasseurs du village. Le Maire déplore : « Cela faisait 3 ans que ma commune ne cultivait pas, et cette année, avec l'espoir que chacun nourrissait, ces braves populations ont résisté malgré toutes les menaces, restant attachées à leur terre, leur pays et leurs autorités. Malheureusement, avec la reprise des activités agricoles, elles sont maintenant confrontées aux mines anti-personnelles au lieu de cultiver leurs champs ».

Face à cette situation critique, le Maire Youssouf Ongoïba lance un appel désespéré aux autorités maliennes, les enjoignant à agir rapidement pour mettre fin à cette spirale de violence. Il exprime sa préoccupation quant à la réactivité des autorités face à ces événements tragiques et souligne l'urgence de prendre des mesures concrètes pour sécuriser la région, qui est cruciale pour l'économie et la stabilité du Mali. En effet, cet appel poignant du Maire de Dianwely, Youssouf Ongoïba, met en lumière la gravité de la situation sécuritaire au centre du Mali. Les attaques meurtrières et les engins explosifs ont déjà coûté la vie à de nombreux habitants innocents et ont instauré un climat de terreur dans la région. Il est désormais impératif, selon lui, que les autorités maliennes prennent des mesures rapides et efficaces pour rétablir la sécurité et la stabilité dans cette partie vitale du pays.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;armée burkinabè neutralise des terroristes en pleine formation par des européens</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/larmee-burkinabe-neutralise-des-terroristes-en-pleine-formation-par-des-europeens-3034470.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 12:22:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre d'une opération de ratissage conjointe, les forces armées burkinabè en collaboration avec les troupes du G5 Sahel ont réussi à détruire une base terroriste située dans la zone des trois frontières du Burkina Faso. </strong>

L'opération a permis de récupérer une quantité significative de matériel de guerre, mettant en évidence le succès de cette offensive majeure contre les groupes terroristes opérant dans la région.

Au cours de cette opération, une trentaine de terroristes ont été neutralisés, dont trois ressortissants français formellement identifiés. Cette découverte souligne l'implication de personnes européennes au sein de ces groupes extrémistes, suscitant des inquiétudes quant à la dimension internationale du terrorisme dans la région.

Parmi le matériel saisi figurent un kit de drone, des téléphones portables, des GPS ainsi que des dispositifs de recharge de batteries. Et comme si cela ne suffisait pas, des motos et des pick-up ont également été découverts, démontrant la mobilité et la capacité opérationnelle dont disposaient les terroristes.

Jusqu'à présent, aucun communiqué n'a été émis par les médias occidentaux ni par le gouvernement français concernant cet événement marquant. L'absence de réaction pourrait refléter la complexité de la situation sécuritaire dans la région et le caractère sensible de la participation de ressortissants européens aux activités terroristes.

En tout cas, cette opération antiterroriste démontre la détermination des forces de défense et de sécurité burkinabè et du G5 Sahel à lutter contre la menace terroriste qui pèse sur la région.

En clair, elle met également en évidence la nécessité d'une coopération internationale renforcée pour contrer efficacement l'expansion du terrorisme transnational.

Ainsi, les autorités locales et les partenaires internationaux seront certainement amenés à collaborer étroitement pour apporter des réponses adéquates à cette situation et prévenir de futures attaques terroristes. Il est donc attendu que les gouvernements concernés, notamment la France, réagissent à cet événement majeur dans les jours à venir, en abordant les implications de la participation de ressortissants français dans des activités terroristes à l'étranger.

&nbsp;

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGETIER :  Scandale financier et dilapidation des ressources financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/agetier-scandale-financier-et-dilapidation-des-ressources-financieres-3034467.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 12:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Achats de parcelle de terrain nu sise à Sébougou (Ségou) à 150 millions FCFA, d’un bâtiment pour un montant de 200 millions francs CFA…, le Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly, est empêtré dans des affaires de mauvaise gestion et de dilapidation des ressources du service. Ce qui compromet les intérêts du service, l’Etat du Mali et d’autres structures.  Ses collaborateurs demandent son départ illico de la structure. </strong>

L’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) traverse l’un des pires moments de son histoire. En cause, son Directeur général, Zana Coulibaly, accusé de mauvaise gestion et de dilapidation des ressources du service.

En effet, la majorité de ses collaborateurs soit 35 personnes sur 44 ont signé une pétition demandant sa révocation pure et simple. Ils lui reprochent sa gestion unilatérale de l’AGETIER, le manque de confiance des bailleurs de fonds dans la gestion des projets et enfin l’annulation du financement de certains projets dont les dossiers de passation étaient en instance d’approbation au niveau des bailleurs.

Sur ce point précis, il  nous est revenu que les conventions de l’AGETEIR-Mali ont été réalisées notamment la construction du siège du CMC pour un montant de 5 milliards Fcfa, le projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro pour un montant de 14 589 892 000 Fcfa, le Projet de renforcement de la Sécurité Alimentaire par le Développement des cultures irriguées pour un montant de 7 445 968 057 Fcfa, le Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel pour un montant de 25 054 983 640 Fcfa, le Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (PAAR-Koulikoro) pour un montant de 14 140 204 713 Fcfa, le Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (PAAR-Sikasso) pour un montant de 16 496 905 498 Fcfa. «<em>Le montant total des conventions résiliées est de 82 727 953 908 Fcfa</em>» nous a-t-on dit.

<strong>Une parcelle de terrain nu sise à Sébougou (Ségou) payée à 150 millions FCFA</strong>

Ce n’est pas tout. Loin s’en faut. Le DG de l’AGETIER  est accusé d’avoir acheté une parcelle de terrain nu avec  Bakary Togola, alors président du conseil d’administration de l’AGETIER-Mali, pour bâtir le siège de l’Agence, sise à Sébougou, à distraire du titre foncier primaire numéro 1074 de Ségou, pour un montant de 150 millions francs CFA. Le hic, selon nos informations, est qu’il y a une différence importante sur le montant d’au moins 130 millions  francs CFA, entre le contrat d’achat et la pièce comptable.

En 2018, en tant que gestionnaire de l’Agence, Zana Coulibaly a acheté avec le même Bakary Togola un bâtiment abritant actuellement les bureaux de la Direction administrative et financière (DAF), faisant l’objet d’un titre précaire portant sur la concession urbaine à usage d’habitation sans objet de la parcelle numéro H/7, sise dans la zone résidentielle à Ségou, pour le compte de l’AGETIER-Mali, pour un montant de 200 millions francs CFA. <em>« Ici, il y a une différence importante sur le montant d’au moins 180 millions  francs CFA, entre le contrat d’achat et la pièce comptable</em> », selon une correspondance de Sanoussi Bouya Sylla, Président du Conseil d’Administration de l’AGETIER-Mali.

La même année, Zana Coulibaly a acheté un autre bâtiment abritant actuellement la Direction générale de l’Agence, de plus haut standing que celui de Monsieur Bakary Togola, pour un montant de 100 millions  francs CFA, faisant l’objet de titre foncier numéro 883, volume V, folio 82, d’une superficie de 975 mètres carrés, sis dans la zone résidentielle à Ségou, pour le compte toujours de l’AGETIER-Mali.

A en croire nos informations, il existe là aussi entre le contrat d’achat et la pièce comptable, une différence notable sur le montant d’au moins 50 millions francs CFA.

Autres éléments : il a donné à la réforme, en 2018, 03 véhicules gratuitement à des personnes, dont Bakary Togola (Toyota Land Cruiser V8 N<sup>0</sup>31 53 CIT), Monsieur Moussa Traoré, vice-président à l’époque, (Toyota Land Cruiser VX N<sup>O</sup>77 27 BIT), Monsieur Ladji Traoré, Commissaire aux comptes à l’époque (Toyota HILUX Pick UP N<sup>O </sup>21 03 BIT).

Quatre autres véhicules ont été mis à la réforme pour autrui dont une Toyota Pick-up pour un montant de 2 650 000 Fcfa et 3 Toyota Land Cruiser GX pour les montants respectifs de 3 017 500 Fcfa, 3 517 500 Fcfa et 3 000 000 Fcfa. Au même moment, en 2018, il nous est revenu que le sieur Coulibaly a  acheté un véhicule V8 toutes options pour Bakary Togola, année au cours de laquelle il a reçu gratuitement un véhicule de réforme de l’AGETIER.

<strong>Doute des partenaires extérieurs de l’Agence sur sa capacité de  gestion</strong>

Comme si tout cela ne suffisait pas, Zana a loué,  au nom et pour le compte de l’AGETIER-Mali, 02 maisons à Bamako, dont une abrite l’association AGETIER-Mali et l’autre pour l’antenne de l’Agence de l’AGETIER-Mali (qui sont sous le nom de Madame Sadio Coulibaly et Monsieur Mohamed Sadio Coulibaly).

Curieusement, les factures d’eau et d’électricité de ces 02 concessions sont domiciliées à Badalabougou SEMA GEXCO, Rue 140, Porte 22, la même adresse que Zana Coulibaly. Ce qui suscite des doutes auprès de toute personne dotée de bon sens. C’est pourquoi, il y a lieu de se questionner sur la moralité des signatures des deux bailleurs. Aussi, selon plus d’un à l’AGETIER, les montants des loyers sont manifestement exagérés et au double du plafond autorisé.

Par ailleurs,  les partenaires extérieurs ont émis de fortes réserves quant à la capacité de Zana Coulibaly de bien gérer la structure et à la mener à bon port. C’est le cas de présidents des organisations professionnelles du secteur BTP du Mali (l’Ordre des Architectes du Mali, l’Ordre des Ingénieurs Conseils du Mali, l’Ordre des Urbanistes du Mali et l’Ordre Patronal des Entreprises de Construction du Mali), qui, dans une correspondance adressée au président de l’Association, ont dénoncé le manque de transparence et de crédibilité dans les passations de marchés ; la faible implication de l’Agence voire son absence dans le suivi des travaux ; les ambiguïtés dans les clôtures des travaux ; la baisse de la performance de l’Agence ; le manque de suite par rapport à la construction du siège à l’issue d’un concours d’architecture et surtout, leurs préoccupations suite à l’annulation de conventions par les bailleurs de fonds, notamment, la BAD sur les projets P2RS (Convention N0310/3016/11)) et la Banque mondiale (Conventions N0324/2017/1p et N0325/2016/1P).

Autant de faits qui compromettent les intérêts de l’Agence, selon  le président Sanoussi Bouya Sylla, qui demande des éclaircissements dans une correspondance qu’il lui a adressée avec ampliation au ministère du Développement rural et aux autres membres de l’Association. Car il est clair pour le président de l’Association que ces faits portent préjudice à l’AGETIER-Mali et/ou de l’Etat du Mali et autres organisations.

Malgré cette gestion catastrophique de l’Agence, Zana Coulibaly reste à son poste, vaille que vaille. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme. Et c’est dans ce cadre qu’il a convoqué une assemblée générale dont il n’avait d’ailleurs ni le droit ni la qualité de le faire puisque son contrat de travail avait pris fin.

C’est à la suite de cette parodie d’assemblée générale dont le quorum n’était même pas atteint qu’il a nommé le maire de Ségou, Nouhoum Diarra, représentant de l’Association malienne des municipalités (AMM) comme PCA en remplacement de Sanoussi Bouya Sylla. Le quorum est de 8 membres sur 10 soit les ¾.

Face à cette forfaiture, le président de l’AGETIER-Mali, par la correspondance n°000016/AGETIER-PDT datée du 8 juillet 2018, envoyée aux structures membres de l’AGETIER, a rappelé que l’assemblée générale extraordinaire devrait traiter d’un seul sujet à l’ordre du jour. Ce qui n’a pas été le cas. «<em>L’indélicatesse est de vous rappeler qu’en la matière, l’ex-directeur général ne peut et ne doit organiser une assemblée générale extraordinaire pour sa désignation</em>», renseignait la correspondance.

Toutes nos démarches pour  recouper nos informations auprès de Zana Coulibaly sont restées vaines.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong>………………………………………………….</strong>

<strong>Crise à l'AGETIER</strong>

<strong>Sale temps pour le DG accusé d’ériger des mauvaises pratiques en mode de gestion</strong>

<strong>La tension grandit au sein de l'Agence d'exécution des Travaux d'Infrastructures et d'Équipements Ruraux (AGETIER), où le Directeur Général controversé,  aurait procédé au licenciement d'une douzaine d'employés ayant accumulé de nombreuses années de service, certains d'entre eux totalisant même deux décennies de dévouement à l'agence. Cette action drastique intervient alors que les travailleurs, malheureusement, sont laissés sans salaire depuis deux mois consécutifs.</strong>

L'intention de licencier ces employés, qualifiée d'abusif par de nombreux observateurs, était déjà dans les cartons du Directeur Général controversé, Zana Coulibaly, depuis plusieurs mois.

Néanmoins, l'exécution de cette décision aurait été temporairement différée suite à l'influence de proches conseillers, qui l'auraient persuadé d'attendre la visite récente du Président de la Transition, Assimi Goïta, sur les lieux.

L'AGETIER, présente de manière significative dans la troisième région du Mali(Sikasso), constitue en effet un bastion politique pour le président en exercice. Puisqu’il est important de noter qu'Assimi Goïta depuis sa prise de fonction milite en faveur de la promotion de l'emploi au Mali.

Par conséquent, l'annonce de suppressions d'emplois, surtout dans son propre fief, la troisième région, risque de susciter des critiques et de semer le mécontentement, à moins que des justifications solides ne soient avancées pour expliquer ces mesures radicales.

Par ailleurs, le Directeur Général au cœur de cette controverse, Zana Coulibaly, est au centre de nombreuses critiques concernant sa gestion de l'agence. Des inspections et des audits pointeraient déjà du doigt, ses pratiques. Malheureusement, de vagues rumeurs suggèrent même qu'il bénéficierait d'une protection de la part d'Assimi Goïta lui-même. Cependant, ces allégations demandent davantage de vérifications avant d'être prises pour argent comptant.

En cette période où les autorités de la transition optent pour la transparence et la justice, il est essentiel que la situation à l'AGETIER fasse l'objet d'un examen minutieux. Quand on sait que les licenciements abusifs et les retards de paiement des salaires ne peuvent qu'accentuer les tensions au sein de l'agence et dans le pays en général. Cependant, les citoyens et les observateurs attendent des réponses claires quant à la direction que prendra cette situation, ainsi que les intentions du Président Goïta quant aux décisions qu’il prendra.]]> </content:encoded>
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<title>Rébellion touareg au Nord du Mali :  Le spectre d’une nouvelle guerre entre Bamako et la CMA</title>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Qui </strong><strong>de l’armée</strong><strong> malienne ou de la CMA</strong><strong> est le maître de Ber ? En tout cas, l</strong><strong>a Minusma a annoncé le dimanche 13 août  dernier avoir « anticipé », pour des raisons de sécurité, son retrait du camp de Ber. Et les Forces armées maliennes affirment l’avoir récupéré « <em>après de nombreux incidents</em> » avec les groupes « <em>terroristes</em> » et malgré la convoitise de l’ex-rébellion touarègue</strong>.

« <em>La Minusma a anticipé son retrait de Ber en raison de la dégradation de la sécurité dans la zone et des risques élevés que cela fait peser sur ses Casques Bleus</em> », explique la Mission des Nations unies au Mali dans un message diffusé sur X (anciennement Twitter), sans précision sur la date de départ initiale prévue et les effectifs. Elle « <em>invite les différents acteurs concernés à s’abstenir de tout acte qui pourrait davantage compliquer l’opération</em> ».

L’armée malienne, dans un communiqué publié, le dimanche soir, dit contrôler le site, désormais.

Les Forces armées maliennes (Fama) ont expliqué dans ce texte que, « dans le cadre du processus de rétrocession des emprises de la Minusma, elles ont « <em>pris possession du camp de Ber ce 13 août aux environs de 8h30 [heure locale], après de nombreux incidents ayant émaillé le mouvement de [ses] unités</em> ».

Sur le chemin menant à Ber pour récupérer le camp, elle rapporte divers incidents avec « les GAT » (groupes armés terroristes), dont « <em>une tentative d’incursion dans le dispositif et des tirs de harcèlement</em> » contre ses troupes, le 11 août et d’autres « <em>affrontements</em> » ayant fait au total « six morts et quatre blessés » dans ses rangs. Des « tirs sporadiques » ont visé dimanche les soldats qui progressaient vers Ber, selon le même texte, qui ne précise pas l’identité des assaillants.

<strong>Le mouvement des FAMA’s crée la panique dans le rang de l’ennemi </strong>

Alors que la mise en œuvre de l’accord de paix est sabotée par des groupes armés et leurs alliés, la rétrocession à l’armée malienne des camps de la Minusma, en particulier à Ber, fait courir le risque d’une reprise des hostilités entre les groupes indépendantistes et Bamako. Sommes-nous proche de l’éclatement d’un nouveau conflit au Mali ? Depuis plusieurs mois, le fossé se creuse entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et l'armée malienne.

Pourquoi la situation s’est-elle envenimée ? Le retrait de la mission de l'ONU (Minusma), à la demande des autorités de transition, serait à l'origine de cette dernière crise. La CMA accuse le pouvoir de la transition de chercher à y prendre le contrôle des bases abandonnées. Le 10 août dernier, l'ex-rébellion touareg du nord du Mali par la voix du porte-parole du Cadre stratégique permanent (CSP), une coalition de mouvements politiques et militaires indépendantistes du nord du Mali affirmait ne plus être en sécurité à Bamako. Elle avait alors décidé de faire quitter la capitale à tous ses représentants. "<em>Notre direction estime que nous ne sommes plus en sécurité dans la capitale et que les raisons de notre présence au nom de la CMA sont entièrement compromises</em>", affirmait Attaye Ag Mohamed, chef de la délégation de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA).

Quant aux forces armées maliennes (FAMA), elles affirment avoir "<em>riposté vigoureusement</em>" à "<em>une tentative d'incursion dans leur dispositif et à des tirs de harcèlement</em>" de la part de "<em>terroristes</em>". Cet affrontement a fait un mort et quatre blessés côté armée selon les FAMA. "<em>Les terroristes dans leur débandade ont abandonné quatre corps, plusieurs motos et des matériels militaires</em>", ont indiqué les Fama sur leur page.

En attendant, les analystes sont unanimes que ces actes marquent, <em>« le début des hostilités </em>» entre les partisans de l’État indépendantiste de l’Azawad et les autorités légitimes de Bamako.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Expiration de l’ultimatum au Niger :  La CEDEAO finira par se dégonfler…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/expiration-de-lultimatum-au-niger-la-cedeao-finira-par-se-degonfler-3032745.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dimanche 6 août 2023, a expiré l’ultimatum que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé aux putschistes nigériens pour rétablir l’ordre constitutionnel et ce, après avoir imposé de sévères sanctions financières et économiques à Niamey. </strong>

Le constat est que les tombeurs du président Mohamed Bazoum ont décidé de raidir la nuque, défiant ainsi les têtes couronnées de l’organisation ouest-africaine. Alors, que va-t-il se passer ? Va-t-il pleuvoir du feu sur Niamey ?

<strong>Bola Tinubu va-t-il manger… sa chéchia ?</strong>

La CEDEAO va-t-elle mettre à exécution sa menace d’intervention militaire pour faire plier le Général Abdourahamane Tchiani et ses frères d’armes plus que jamais ragaillardis par le soutien à eux apporté par Ouagadougou et Bamako ? On attend de voir. Mais tout porte à croire qu’en dehors des sanctions financières et économiques, les dirigeants ouest-africains ne franchiront pas le pas en considération de plusieurs paramètres et non des moindres.

En effet, l’Algérie qui partage une longue frontière avec le Niger, quoi que condamnant le coup d’État et appelant à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, se dit ouvertement opposée à toute intervention militaire de la CEDEAO chez son voisin. Tout en rappelant la disponibilité de son pays à contribuer à la résolution de la crise nigérienne, le président Abdelmadjid Tebboune estime que le recours à la force pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’Algérie.

De son côté, la Mauritanie se montre aussi très circonspecte au moment où des notabilités coutumières au Bénin mettent en garde le président Patrice Talon contre toute intervention militaire au Niger qui, disent-elles, entretient des liens socio-historiques avec <em>le pays du vaudou</em>. Et ce n’est pas tout. Car, à l’issue d’une session tenue le 5 août dernier, le Sénat nigérian a refusé de donner son quitus au président Bola Tinubu en vue d’intervenir militairement au Niger au motif que cela pourrait déstabiliser davantage certaines régions du Nigéria, déjà en proie à des attaques terroristes. Le Sénat est soutenu dans sa prise de position par l’opposition politique qui juge <em>« inutile et irresponsable </em>» tout recours à la force au Niger.

Autant de signaux qui laissent croire que la CEDEAO finira par se dégonfler comme un ballon de baudruche ; elle qui, de plus en plus, perd de la côte auprès des peuples qui l’accusent de se comporter comme un syndicat des chefs d’État de la sous-région. Cela est d’autant plus vrai qu’elle est toujours prompte à sortir le sabre contre les putschistes alors même qu’elle reste muette face aux tripatouilleurs des Constitutions qui cherchent à se pérenniser au pouvoir. Même sur le front anti-terroriste, elle fait montre d’une timidité incroyable si fait que les peuples ont  parfois eu l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes. Et comme pour ne rien arranger, certains dirigeants ouest-africains, de par leur prise de position, se comportent comme des valets locaux des Occidentaux ; tant ils font montre de larbinisme et d’obséquiosité et ce, à un moment où les peuples appellent à la rupture de l’ordre néocolonial. C’est, du reste, l’un des reproches faits à Mohamed Bazoum dont la proximité avec la France semblait exaspérer certains de ses compatriotes surtout depuis que, chassés du Mali et du Burkina Faso, les soldats de Barkhane et de la force Sabre, ont déposé leurs valises au Niger.

En tout cas, la CEDEAO ne semble pas avoir fait une bonne lecture de la situation au Niger en exigeant la réinstallation de Bazoum dans ses fonctions de chef de l’État puisque cette exigence provoque davantage le courroux d’une partie des Nigériens. Peut-être aurait-elle dû tout simplement réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel avec un civil à la tête de l’État. Et brochant sur le tout, elle est allée très loin en lançant un ultimatum aux putschistes tout en sachant que le pari était fort risqué.

<strong>Il urge qu’une solution soit trouvée à la crise nigérienne </strong>

En tout cas, à l’allure où vont les choses, tout porte à croire que le président Bola Tinubu que l’on sait très à cheval sur les principes de la démocratie, finira par manger… sa chéchia qu’il arbore fièrement. Car, s’il ne réussit pas à faire plier les putschistes de Niamey, il boira le calice de l’humiliation jusqu’à la lie. D’autant que l’histoire pourrait retenir que c’est sous son magistère que s’est effondrée à jamais l’autorité de la CEDEAO qui court ainsi le risque de mourir de sa belle mort. Comment va-t-il s’y prendre pour ne pas perdre la face et pour ne pas en arriver là ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question surtout que par ses décisions, elle a réussi, sans le vouloir, à rendre sympathique la junte nigérienne. Il urge qu’une solution soit trouvée à la crise nigérienne. Car pendant que les uns et les autres se disputent le pouvoir à Niamey, les groupes armés terroristes, eux, ne font que gagner du terrain.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Salaha Baby candidat à la présidence de la FEMAFOOT :  « Le peuple malien sera soulagé pendant notre mandat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/salaha-baby-candidat-a-la-presidence-de-la-femafoot-le-peuple-malien-sera-soulage-pendant-notre-mandat-3032743.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À  la faveur d'une conférence de presse tenue le dimanche 12 août dans son quartier général de campagne, la liste menée par Salaha Baby pour la présidence de la Fédération Malienne de Football a dévoilé son programme électoral. Axé sur huit grands objectifs, ce programme ambitieux vise à redonner au football malien, sa grandeur d'antan et à le sortir de la situation difficile dans laquelle il se trouve. </strong>

L'objectif central de la liste Salaha Baby est limpide : « <em>Un mandat, un trophée majeur ; un mandat, une qualification en phase finale de la coupe du monde</em> ». Ce programme repose sur huit axes stratégiques soigneusement élaborés pour transformer la réalité actuelle du football malien.

Le premier axe concerne la révision des Textes Régissant le Football. La liste propose de réviser les règlements et statuts qui encadrent le football malien afin de moderniser et clarifier les responsabilités ainsi que les procédures.

Ensuite, le deuxième axe porte sur la réorganisation des Clubs, Associations et Centres de Formation. Cette réforme en profondeur vise à renforcer la base du football malien en restructurant les clubs, les associations et les centres de formation.

Le troisième axe s'attaque à la création d'une Ligue Professionnelle de football, un élément clé pour professionnaliser le sport et accroître son niveau de compétitivité. Parallèlement, le quatrième axe porte sur la mise en place d'une Direction Technique Nationale pour guider la politique de formation et le développement des talents dans le pays.

Le cinquième et sixième axe sont dédiés, respectivement, au financement du Football et au Développement des Infrastructures. La liste s'engage à prendre des mesures concrètes pour garantir un financement adéquat du football malien, essentiel pour son développement durable. De plus, elle prévoit d'investir dans l'amélioration et l'expansion des infrastructures sportives afin de faciliter la pratique du sport et l'organisation d'événements.

Le septième axe vise à optimiser la Gestion des Sélections Nationales. Cette initiative vise à établir une gestion plus efficace et transparente des équipes nationales pour maximiser leurs performances.

Enfin, le dernier axe a pour but d'instaurer un Climat de Collaboration favorable entre les dirigeants et les acteurs du football malien, créant ainsi une atmosphère conviviale et une entente positive.

Salaha Baby et son équipe manifestent une confiance inébranlable en leur succès lors de l'Assemblée Générale Élective de la FEMAFOOT. Leur détermination à insuffler une nouvelle ère de prospérité dans le football malien repose sur des principes solides de moralité et d'engagement envers ce sport. Leur vision consiste à rassembler des individus animés par la passion de faire prospérer le football, au-delà des intérêts personnels.

Salaha Baby souligne l'importance d'un programme détaillé pour chaque candidat, permettant aux électeurs de faire un choix éclairé. Il met en avant des initiatives spécifiques telles que la révision des textes régissant la FEMAFOOT pour réduire les charges de l'État et restaurer la renommée du football malien.

Toutefois, Salaha Baby exprime sa conviction en la victoire et en la capacité de son équipe à soulager le peuple malien pendant leur mandat.

Le programme qu'ils ont présenté devient ainsi le socle central de leur gouvernance, visant à redonner au football malien sa place de choix sur la scène internationale. « <em>Le peuple malien sera soulagé pendant notre mandat </em>», a-t-il martelé.

Dans la foulée, il a été question de l’invalidation de cette liste liée au double parrainage.

En réponse, les sieurs Abba Mahamane, Seydou Oumar Traoré et Gadiaba Cissé ont fait comprendre que cette affaire a nécessité la saisine du Tribunal Administratif du Sport et de la FIFA qui doivent y statuer. Ils sont optimistes que la liste sortira grande de cette imbroglio judiciaire montée de toute pièce.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANASER :   Révélations sur la gestion scabreuse de l&amp;apos;ex&#45;DG Mme Diadji Sacko : plus de 484 millions de FCFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/anaser-revelations-sur-la-gestion-scabreuse-de-lex-dg-mme-diadji-sacko-plus-de-484-millions-de-fcfa-volatilises-3032739.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une gestion douteuse au sein de l'Agence Nationale pour la Sécurité Routière (ANASER) a été mise en lumière, mettant en cause l'ancienne directrice générale, Mme Diadji Sacko, qui a dirigé l'agence pendant la période d’octobre 2019 à août 2022. Ces révélations fracassantes émanent d'un récent rapport d'enquête publié par le Bureau du Vérificateur Général, couvrant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022.</strong>

Alors qu’elle a passé le témoin à M. Ousmane Maïga, faisant comme si elle ne se reproche absolument rien, l’ancienne Directrice Générale de l’Agence Nationale pour la Sécurité Routière est, aujourd’hui, rattrapée par ses casseroles. Du moins, c’est ce que l’on retient du rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général.

En effet, ce rapport est le résultat d’une enquête de vérification qui a porté sur la gestion de l’ANASER, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août). Par cette enquête, le bureau du vérificateur général voudrait s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, ainsi que les actes d’administration de l’ANASER. Les travaux de vérification ont essentiellement porté sur les dépenses de fonctionnement, les dépenses d’investissement, les redevances de sécurité routière, ainsi que les actes d’administration de l’ANASER.

<strong>Ce qu’il faut comprendre par l’ANASER </strong>

Créée par l’Ordonnance n°09-003/P-RM du 09 février 2009 et ratifiée par la Loi n°09-006 du 05 juin 2009, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière est chargée de définir, de concevoir et de coordonner les politiques de l’Etat en matière de sécurité routière. Elle a pour mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière et de contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier. Le Décret n°09-040/P-RM du 9 février 2009, modifié, fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement. La Décision n°2016-001/METD-SG PCA-ANASER du 04 mars 2016 détermine le détail de son organisation interne et son cadre organique.

<strong>Comment Mme DiadjiSacko et les responsables financiers ont-ils érigé la magouille en mode de gestion ? </strong>

Le rapport d’audit du BVG met en exergue, la mauvaise gestion des responsables de l’ANASER. En atteste les irrégularités financières qui s’élèvent à  plus de 484 millions FCFA (484 252 275 F) pendant les exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 août) ; soit à peu près 4 ans de gestion.

À en croire le rapport d’enquête du vérificateur, la commission d’analyse a retenu une offre d’un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle. L’article 2 du Décret n°2016-0888/P-RM du 23 novembre 2016 portant Code d’Ethique et de Déontologie dans les Marchés Publics et les Délégations de Service Public dispose : « <em>La mise en concurrence est une obligation qui implique, sauf réserves ou dérogations prévues par la réglementation communautaire ou nationale, que les autorités contractantes doivent mettre en compétition et dans des conditions identiques, tous les candidats à un marché public. Cette mise en concurrence s’effectue par la publication d’un avis d’appel d’offres, d’un avis à manifestation d’intérêt, ou par un envoi d’une invitation à soumissionner. La mise en concurrence peut être ouverte ou restreinte </em>»…

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a analysé les marchés passés par DRPR (Demande de Renseignement de Prix à Compétition Restreinte) et les rapports de dépouillement et d’analyse des offres de la période sous revue. Elle a, en outre, analysé la copie des registres du commerce fournie par les candidats. À l’issue de ces travaux, elle a constaté que la commission a retenu l’offre d’un soumissionnaire sans une mise en concurrence réelle.

En effet, le Contrat n°3519/CPMP/MTI-2020 relatif à la fourniture de produits alimentaires d’un montant de 13 503 826 FCFA a été attribué à SIMPA SERVICES dont le gérant est aussi titulaire de la société « MATY BTP » soumissionnaire au même marché et la société « Assitan SIMPARA », soumissionnaire audit marché également.

<strong>Paiement indu des arriérés d’impôts directs à un Cabinet fiscal par la DG et l’Agent Comptable</strong>

L’Article 252 de la Loi n°06-068/ du 29 décembre 2006, modifiée, portant Livre de Procédures Fiscales stipule : «<em> L’impôt direct est payable à la caisse du comptable assignataire des rôles et des rapports de liquidation ou du ressort de la circonscription sur laquelle cet impôt est dû. L’adresse, la signature et le cachet du comptable assignataire doivent figurer sur les avertissements, avis, sommations et autres documents relatifs au recouvrement adressés aux redevables </em>».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les pièces justificatives de paiement d’Impôts sur les Traitements et Salaires. Elle a également demandé par mémo n°05 du 09 mai 2023, la mise à disposition de la Déclaration de recette relative au reçu de paiement ainsi que la quittance y afférente, matérialisant l’effectivité du paiement des arriérés d’impôts. Elle s’est également entretenue avec le Chef du Service Administratif et Financier.

À l’issue de ces travaux, elle a constaté que la Directrice Générale de l’ANAZER, au moment des faits, a ordonné à l’Agent comptable, par Mandat n°459, le paiement d’arriérés d’impôts pour la somme de 30 millions FCFA à l’ordre du cabinet fiscal (MSK) le chèque ECOBANK N°3922977. En effet, la DG de l’ANASER par convention d’assistance fiscale, non signée, d’un montant de 57 466 000 FCFA a sollicité les services d’un cabinet de conseil fiscal pour une assistance dans la gestion du contentieux fiscal l’opposant à la Direction Générale des Impôts.

<strong>L’Agent comptable n’a pas déclaré l’intégralité des redevances relatives au contrôle technique des véhicules</strong>

L’article 123 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement Général sur la Comptabilité Publique dispose : « <em>L’Agent comptable exécute toutes les opérations de recettes et de dépenses budgétaires ainsi que toutes les opérations de trésorerie de l’établissement auprès duquel il est accrédité. Il est soumis à l’ensemble des obligations incombant aux comptables publics énoncées dans le présent décret. A ce titre, il est seul signataire des chèques et autres moyens de paiement sur les comptes de trésorerie</em> »…

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a rapproché les statistiques de la visite technique aux bordereaux de versement et chèques émis par la société Mali Technic System (MTS), concessionnaire du service public de contrôle technique des véhicules. Elle a ensuite rapproché ces données aux certificats d’encaissement. Contre toute attente, elle a constaté que les redevances relatives au contrôle technique des véhicules, reversées sur le compte bancaire de l’ANASER sont inférieures à celles figurant sur les certificats de recettes. Les écarts de recettes non déclarées par l’Agent comptable s’élèvent à 229 646 700 FCFA au titre de l’exercice 2019.

<strong>Les Régisseurs des recettes des Directions Régionales des Transports des Régions de Ségou et de Koulikoro n’ont pas recouvré la totalité des redevances de sécurité routière</strong>

L’article 6 de l’Arrêté n°10-0388/MET-MEF-SG du 16 février 2010 déterminant les taux, les modalités de recouvrement de la redevance de sécurité routière et de sa mise à la disposition de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière dispose : « <em>La perception de la redevance de sécurité routière à l’occasion de la délivrance des permis et autorisations de conduire, des certificats d’immatriculation des véhicules et de la confection des plaques d’immatriculation est assurée par les régisseurs de recettes des Directions Régionales et des Subdivisions des Transports Terrestres et Fluviaux pour le compte de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière </em>».

Mieux, l’article 9 du même arrêté stipule: «<em> les Régisseurs des recettes des Directions Régionales et Subdivisions des Transports Terrestres et Fluviaux, procèdent à la fin de chaque journée, au versement dans le compte bancaire de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière de la totalité du montant de la redevance de sécurité routière appuyé d’un état nominatif des recouvrements effectués en double exemplaire </em>».

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a procédé à la reconstitution des redevances de sécurité routière à partir des rapports mensuels des Directions Régionales des transports de Ségou et de Koulikoro. Elle a, ensuite, rapproché le montant des recettes reconstituées à celui des redevances de sécurité routière perçues et reversées par les Régisseurs dans le compte bancaire de l’ANASER.

La mission d’enquête a constaté que les montants des recettes reconstituées sont supérieurs à ceux recouvrés et reversés par les Régisseurs des DRT de Ségou et Koulikoro sur le compte bancaire de l’ANASER. En effet, pour la période sous revue, le montant total des redevances reconstituées par l’équipe de vérification s’élève à 749 125 000 FCFA alors que celui recouvré et reversé par les Régisseurs est de 524 519 425 FCFA, soit un écart non recouvré de 224 605 575 FCFA.

Ce rapport sert de matière pour la justice qui est aux trousses des délinquants financiers. Face à cette gabegie, le Bureau du Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au Président de la section des comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, charge du Pôle économique et financier. Du coup, l’ancienne DG de l’ANASER et ses complices ne dorment que d’un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée Panafricaine des Femmes :  L’URTEL s&amp;apos;engage aux côtés des femmes dans leur lutte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-panafricaine-des-femmes-lurtel-sengage-aux-cotes-des-femmes-dans-leur-lutte-3032753.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 01:00:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous le thème inspirant de "L'URTEL pour une participation active des femmes au développement de la nation", l'URTEL a orchestré un événement significatif pour célébrer le 31 juillet 2023. Cette occasion spéciale a rassemblé d'anciennes ministres, des députées, des représentantes de l'Organisation Panafricaine des Femmes ainsi que des membres d'associations féminines. L'événement a eu lieu à la Maison de la Presse le 02 août 2023.</strong>

Mme Coumba Bah, en tant que maîtresse de cérémonie, a mis l'accent sur l'importance de la représentation et de la participation des femmes à tous les niveaux des processus électoraux. Elle a veillé à expliquer les interventions dans les deux langues, français et bambara, pour garantir une compréhension optimale. Lors de son discours de bienvenue, le Président de la Maison de la Presse, Bandjougou Dante, a encouragé les femmes à persévérer dans leur combat. Il a exprimé l'espoir que cette première initiative de l'URTEL reçoive un soutien fort et encourageant. Il a souligné la valeur des expériences des femmes présentes, qui ont contribué au Mali d'hier, construisent le Mali d'aujourd'hui et façonneront le Mali de demain. Mme Diallo Maman Sakiliba, présidente de l'Organisation Panafricaine des Femmes pour la région ouest-africaine, a rendu hommage à la doyenne de toutes les luttes pour les droits des femmes, feu Aoua Keita, dont l'héritage continue de vivre dans le cœur de toutes les femmes engagées. Elle a également cité l'exemple inspirant de l'ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, la reine mère Mme Sangaré Oumou Bah. Cette dernière a occupé divers postes de responsabilité, notamment en tant qu'ancienne directrice du Lycée des Jeunes Filles de Bamako, ancienne députée, ancienne conseillère présidentielle, et surtout en tant que fondatrice de la loi 052. L'honorable députée Mme HaidaraAichata Cissé, également connue sous le nom de Chato, qui a été candidate aux élections présidentielles, a souligné avec passion que les femmes possèdent des compétences indéniables et qu'elles doivent s'unir pour faire avancer leur cause. Elle a particulièrement mis en avant la promotion de la loi 052 et a appelé à la solidarité et à l'engagement continu des femmes. Bien que le temps de discussion fût limité, les participantes ont exprimé leur désir de contribuer davantage aux échanges fructueux et enrichissants. Bocoum, Président de l'URTEL et initiateur de cet événement, a encouragé les femmes à persévérer dans leur lutte pour occuper pleinement leur place au sein de la société. Il a clairement énoncé l'objectif : encourager les femmes à apporter leur contribution essentielle à la reconstruction du pays. La cérémonie s'est conclue en apothéose avec la remise d'attestations de reconnaissance à Mme Sangaré Oumou Bah, saluée par une salve d'applaudissements nourris.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soupçon de Corruption à l’Assemblée Nationale du Mali :  17 milliards FCFA carottés entre 2014 et 2020 : le DAF Mamoutou Touré dit « Bavieux » et compagnie en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/soupcon-de-corruption-a-lassemblee-nationale-du-mali-17-milliards-fcfa-carottes-entre-2014-et-2020-le-daf-mamoutou-toure-dit-bavieux-et-compagnie-en-prison-3032755.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 00:55:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La justice malienne a procédé, le mercredi 9 août 2023, à l’inculpation et au placement en détention de plusieurs personnalités de l’Assemblée Nationale du Mali qui </strong><strong>sont soupçonnées de faits de corruption de janvier 2014 à mai 2020.</strong>

Au nombre de ces individus mis aux arrêts, il y a l’ancien Directeur Administratif et Financier (DAF) de l’Assemblée, Mamoutou Touré, dit « Bavieux » et non moins président de la Fédération malienne de football (Fémafoot), depuis août 2019. S’y ajoute, M. Issiaka Sidibé dit Isaac, l’ancien président de l’Assemblée nationale  et qui a dirigé également l’AS Real de Bamako. Vient ensuite,  Modibo Sidibé, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale et du Conseil national de transition (CNT) ; ainsi que les Sieurs Demba Traoré et Anfa Kalfa, respectivement, ancien comptable et contrôleur financier de l’institution parlementaire, pendant cette même époque de 2014 à 2020.

Les cinq hommes avaient été convoqués par un juge d’instruction du cabinet numéro 9 au Pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako. Après un interrogatoire de plusieurs semaines, le magistrat leur a signifié leur inculpation <em>« pour atteinte aux biens publics ainsi que pour faux et usages de faux et complicité »</em>, et leur placement immédiat en détention préventive à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Et ce n<em>’est pas la première fois qu’ils étaient convoqués, puisqu’une enquête était en cours</em>, depuis le jeudi 13 juillet 2023.

<strong>Plus de 15 milliards FCFA de détournements présumés</strong>

Les faits reprochés à ces cinq personnalités portent sur la période 2013-2019, et sont donc antérieurs à l’accession à la présidence de la Fémafoot de Mamoutou Touré dit « Bavieux ».

En effet, l’homme a occupé pendant plusieurs années le poste de DAF de l’Assemblée nationale du Mali. Et le montant des détournements présumés atteindrait, selon des sources, près de 17 milliards de francs CFA <em>‘’pour des indemnités irrégulières et autres dépenses’’. </em>

Et c’est cette somme qui se murmure dans les milieux proches du dossier. Et certains rassurent que les cinq inculpés appartenaient au Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti de feu Ibrahim Boubacar Keïta, qui fut chef de l’État du Mali de septembre 2013 à août 2020.

Le placement en détention provisoire de « Bavieux » Touré intervient à presque trois semaines de l’élection à la présidence de la FEMAFOOT, prévue le 29 août prochain.

Dans un communiqué publié, le jeudi 10 août 2023, la Fémafoot a déploré que cette arrestation « <em>fasse suite à des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux depuis plus d’un mois, et alimentées par les opposants de Monsieur Touré. </em>»

Elle a rappelé également son attachement <em>« à la présomption d’innocence »</em> qui doit bénéficier en tout temps et à toute personne accusée, et dans le cas présent à Monsieur Mamoutou Touré.

Mais une certitude : Au Mali, la détention provisoire peut durer longtemps. Il y a des cas de personnes soupçonnées de corruption et qui croupissent en prison depuis deux ou trois ans dans l’attente de leur procès.

<strong>Un scandale fumant</strong>

Décidemment, l'Assemblée Nationale du Mali de 2014 à 2020 était devenue un générateur de scandales financiers. À en croire les révélations faites à l’époque des faits, chaque année, ce sont des milliards qui ont été détournés à l'Assemblée Nationale rien que pour ce qui était des charges du personnel administratif.

À en croire l’ex élu Bafotigui Diallo qui avait alerté au moment des fait, à la faveur d’une conférence de presse, le DAF de l’Assemblée Nationale, Mamoutou Touré dit Bavieux et sa compagnie, ont mené la représentation nationale droit dans le mur.

Avec une gouvernance en proie à l’opacité,  la gestion financière de l’Assemblée Nationale du Mali de 2014 à 2020 épingle plusieurs cadres, dont Bavieux Touré, DAF de l’hémicycle de Bagadadji, à l’époque des faits et Président de la FEMAFOOT et candidat à sa propre succession. À en croire nos sources, monsieur Bavieux Touré et compagnie, se sont beurrés au passage du magot. Grosso modo, la justice trouve que leur gestion, à l’Assemblée Nationale du Mali de 20214 à 2020, n’a pas été transparente, encore moins libre : 17 milliards de francs CFA <em>‘’pour des indemnités irrégulières et autres dépenses’’</em>. D’où sa détermination à en savoir davantage dans ce scandale.

En attendant, le président de la FEMAFOOT et sa compagnie risque gros. Très gros. Leurs complices aussi. Accablant.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>AIGE :  14 coordinations dotées de véhicules flambants neufs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/aige-14-coordinations-dotees-de-vehicules-flambants-neufs-3031933.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 09:03:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi 7 août 2023, le Président de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections a présidé la cérémonie de remise de véhicules à 14 coordinations régionales et du district de Bamako. C’était dans la cours de l’Autorité en présence du Secrétaire Général du Ministère de la Décentralisation et de l'Administration Territoriale ; du vice-président et des autres membres de l’AIGE.  </strong>

Cérémonie sobre mais significative. C’est ce que l’on retient de l’unique intervention, celle du Président de l’AIGE, M. Moustapha Cissé qui trouve que cette remise contribue au renforcement du parc automobile de la structure.

À tout seigneur, tout honneur, il a rendu hommage au Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, dont le leadership, dit-on éclairé aura permis la réalisation d'une recommandation forte des Assises nationales de la Refondation, à savoir la mise en place d'un organe unique et indépendant chargé de la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales qu’il a nommée « <em>l'Autorité Indépendante de Gestion des Élections, créée le 24 juin 2022 </em>».

Dans son intervention, il s’est félicité de la bonne organisation du référendum constitutionnel du 18 juin 2023 malgré le jeune âge de l’AIGE. Et cela, grâce à la parfaite synergie d'action avec les partenaires, le MATD, l'administration de notre pays, les partis politiques et la société civile. C’est sur ce sentiment de fierté qu’il a campé le décor de la cérémonie proprement dite qui porte sur la remise de quatorze (14) véhicules neufs tout terrain.

« <em>Il est important de préciser que tous ces véhicules ont été acquis sur le budget national et pour être précis le budget de l'AIGE pour un montant total d'environ quatre Cent millions (400 000 000) de francs FCA</em> », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que ces véhicules contribueront, sans nul doute, à renforcer les capacités opérationnelles des coordinations de l'AIGE. Toutefois, il a tenu à préciser qu’un véhicule sera respectivement remis aux Coordinations régionales de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou. S’y ajoute les circoncriptions d’Araouane, Gao, Kidal, Ménaka ainsi qu'à la Coordination du District de Bamako.

« <em>Cette remise est la première d'une série qui se poursuivra de manière progressive et qui permettra d'équiper, en véhicule l’ensemble des Coordinations des nouvelles Régions d'ici aux prochaines échéances électorales</em> », a-t-il annoncé. Avant de remercier les plus hautes autorités de notre pays, pour la constante sollicitude dont elles font montre, s'agissant de l'AIGE, en assurant de meilleures conditions de travail pour l'accomplissement de la mission d'intérêt national.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adoption de la nouvelle constitution :  La LIMAMA enjoint la communauté musulmane à l&amp;apos;acceptation pacifique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/adoption-de-la-nouvelle-constitution-la-limama-enjoint-la-communaute-musulmane-a-lacceptation-pacifique-3031931.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 09:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le bureau exécutif de la Ligue malienne des imams et érudits pour la solidarité islamique (LIMAMA) a organisé un point de presse le samedi 5 août 2023 au siège de l'organisation à Sotuba. L'objectif de cette rencontre était de réagir à la promulgation de la nouvelle constitution et d'émettre des avis sur la question. Les principaux participants à cette déclaration étaient El hadj Fodé Cissé, président de la LIMAMA, Gaoussou Sidiki Minta, secrétaire général, et M. Bailla Bah, secrétaire administratif.</strong>

Dans un communiqué rendu public et lu par M. Bailla Bah, la Ligue malienne des imams et érudits pour la solidarité islamique exprime sa reconnaissance quant au soutien massif dont a bénéficié la nouvelle constitution de la République du Mali, lors du référendum du 18 juin 2023. Cette constitution a été promulguée le samedi 22 juillet 2023 par le Président de la Transition.

Dans ce contexte, la LIMAMA appelle la communauté musulmane à accepter cette nouvelle constitution en toute sérénité. Toutefois, l'organisation souligne qu'elle restera attentive et remplira son devoir de surveillance citoyenne sur toutes les questions d'intérêt national, notamment en ce qui concerne la gestion de la laïcité. La LIMAMA reconnaît ainsi la nécessité de veiller à ce que les principes de la laïcité soient équilibrés et respectueux des valeurs et croyances de tous les citoyens, tout en préservant l'harmonie sociale.

La Ligue malienne des imams et érudits pour la solidarité islamique rappelle son engagement en faveur de la paix, de la tolérance et du dialogue interreligieux, tout en encourageant l'ensemble de la communauté musulmane à rester unie dans ces moments cruciaux pour le pays. Cette déclaration de la LIMAMA renforce l'importance de l'acceptation de la nouvelle constitution tout en réaffirmant son rôle actif dans la préservation des valeurs islamiques et la garantie des droits de tous les citoyens maliens dans le cadre de l'évolution constitutionnelle du pays.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Invalidation de la candidature de Salaha Baby :  Les dessous d&amp;apos;une possible manipulation politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/invalidation-de-la-candidature-de-salaha-baby-les-dessous-dune-possible-manipulation-politique-3031921.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 08:57:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors d'une conférence de presse tenue, le dimanche 6 août, la liste de candidature de Salaha Baby pour la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a suscité l'attention de l'opinion nationale en raison de son invalidation. Cependant, cette invalidation est vivement contestée par le camp de Salaha Baby, qui rejette cette décision en l'absence d'arguments solides.</strong>

Les tripatouillages lors de l’élection du président de la Fédération malienne de football sont loin d’être un triste souvenir. C'est du moins ce que dénonce avec vigueur le camp du candidat Salaha Baby, qui affirme avoir été injustement écarté de la course à la présidence de la FEMAFOOT, dont le scrutin est prévu dans quelques semaines. Ce qui était au départ un rêve pour ce camp devient progressivement un cauchemar, principalement en raison d'une affaire de double parrainage impliquant l'AS Alençon de Koutiala. Le cœur de la controverse réside dans le parrainage de la liste Salaha Baby par M. Issa Coulibaly, président fondateur de l'AS Alençon de Koutiala.

Cependant, ce parrainage est contesté par Aliou Mohamed Diarra, qui revendique la présidence de ce même club. Par conséquent, la Commission d'Appel des élections de la Fédération malienne de football a pris la décision d'invalider la candidature de Salaha Baby en date du 4 août 2023.

Néanmoins, le camp Salaha Baby dénonce cette invalidation comme étant le résultat d'un complot visant à favoriser une candidature unique en faveur du président sortant, Mamoutou Touré, surnommé Bavieux.

Selon M. Abba Mahamane, membre de la liste Salaha Baby, il affirme qu'aucun motif juridique ne justifie l'invalidation de leur candidature. Toutefois, il estime que cette décision va à l'encontre du principe de contradiction, qui aurait dû impliquer une consultation de la version du candidat Salaha Baby ainsi que celle du président d'Alençon, le club en question. <em>« En comparant les arguments, il serait extrêmement difficile de parvenir à une décision. C’est une manœuvre pour nous exclure de la course </em>», avance M. Abba Mahamane.

Dans le but de dissiper toute confusion quant à la direction de l'AS Alençon de Koutiala, M. Issa Coulibaly a présenté des preuves attestant de son statut de président fondateur du club.

D’ailleurs, il affirme qu'il est le seul président d'Alençon, rejetant ainsi la prétention d'Aliou Mohamed Diarra à la présidence. Contre cette décision injustifiée, le camp de Salaha Baby dénonce une manipulation politique visant à favoriser le président sortant, tandis que la Commission d'Appel des élections de la Fédération malienne de football maintient sa décision. La situation soulève des interrogations sur le processus électoral et la transparence au sein de la FEMAFOOT.

Ainsi, la situation nécessite l’implication des autorités de la transition dans ce problème qui risque]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PIU COVID&#45;19 ou l’antichambre de la délinquance financière :  Plus de 496 millions FCFA carotté en six mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/piu-covid-19-ou-lantichambre-de-la-delinquance-financiere-plus-de-496-millions-fcfa-carotte-en-six-mois-3031919.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 08:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Vérificateur général sur la gestion du Fonds Covid-19 met à nu, la somme de 496,8 millions FCFA (</strong><strong>496 848 028 FCFA) volatilisée au PIU Covid-19 (Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19),</strong><strong> sous la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022. Plus grave, deux autres précédents rapports d’enquêtes enfoncent le clou en mettant au goût du jour, des irrégularités financières s’élevant  à 1</strong><strong> milliard FCFA (</strong><strong>1 032 162 037F) pendant</strong><strong> la période</strong><strong> du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion et 939 millions FCFA (939 227 131F) en 6 mois de gestion, à compter du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.  </strong>

Décidemment, les rapports d’enquêtes du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Fonds Covid-19 par le PIU Covid-19 continuent d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de maliens. Le Coordinateur du PIU Covid-19, le Dr Seydou Goïta, ne bénéficie-t-il pas d’une couverture par rapport à sa gestion des fonds du PIU Covid-19 ? Et pourquoi garde-t-il encore son poste ? Au total, le cumul des saignées financières enregistrées au sein du Projet, pendant les exercices 2020, 2021et 2022 se chiffrent à 2,468 milliards FCFA (2 468 237 196 F).

<strong>Les mêmes causes produisent les mêmes effets</strong>

L’enquête financière réalisée au PIU Covid-19 pendant la période de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022  exhale une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit sur la période de 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, énumère pêle-mêle, les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali.

Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a une somme de 496  millions FCFA (496 848 028 F) qui s’est évaporée des caisses du projets, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de l’exercice 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, l’équipe de vérification a analysé les manuels de procédures du PIU COVID-19 et les conventions conclues entre ledit Projet et les structures bénéficiaires des avances à justifier.

En effet, il ressort de l’enquête que certaines structures bénéficiaires des avances à justifier n’ont pas remboursé la totalité des fonds mis à leur disposition par le PIU COVID-19 et qu’elles n’ont pas pu justifier dans le délai requis. Conformément aux dispositions du manuel de procédures du PIU, toute avance non justifiée dans le délai de trois mois, doit faire l’objet de remboursement. Il s’agit des structures suivantes : l’ANTIM, la DPM, l’INSP et les DRS de Gao, Kayes, Tombouctou, Ménaka, Sikasso et Taoudéni.

De plus, le PIU COVID-19 n’a pas exigé, de ces structures, le remboursement des montants non justifiés dans le délai requis. Le montant total des avances non justifiées dans le délai requis s’élève à 99,4 millions de nos francs  (99 484 675 FCFA).

<strong>Le Directeur de la DPM n’a pas expédié la totalité des intrants aux bénéficiaires </strong>

Le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali en son point 1.1, stipule : <em>« Le site du projet ou le lieu de destination finale est le Magasin de la Direction de la Pharmacie et du Médicament situés dans les locaux de l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques, quartier Zone Industrielle-route de Sotuba, Bamako-République du Mali </em>».

Le point 2.2.2.1 du manuel d’exécution du PIU COVID-19, relatif à la mobilisation des fonds de la Banque Mondiale précise : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense.</em> »

Afin de s’assurer du respect de la disposition des clauses Administratifs générales de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali, l’équipe du vérificateur a analysé les manuels des procédures et les bordereaux d’envoi des intrants. Elle a également rapproché les bordereaux d’envoi aux stocks d’intrants de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM),  à la date du 12 décembre 2022.

C’est ainsi que l’équipe de vérification a constaté que le Directeur de la pharmacie et du médicament n’a pas expédié aux destinataires à savoir l’Hôpital du Mali, le Centre universitaire de recherche clinique (UCRC/USTTB), le Groupe scolaire de Fadjiguila et la Direction Générale de l’Hôpital de dermatologie, la totalité des intrants et équipements, conformément, aux bordereaux d’envoi. Les quantités d’intrants, d’eau de javel, de gants médium, de savon liquide, de sacs mortuaires et de dispositifs de lavage de mains mentionnées sur les bordereaux d’envoi ne sont pas conformes à celles reçues par les bénéficiaires. De plus, les quantités d’intrants non expédiées ne se trouvent pas dans le stock en magasin comme l’atteste le document de stock fourni par la DPM.

Le montant total des quantités d’intrants et équipements non expédiées et non stockées dans les magasins de la DPM s’élève à plus de 23 millions (23 524 356 FCFA).

<strong>Des agents des services de la Santé ont réceptionné des intrants et équipements qui n’ont pas été livrés aux structures sanitaires bénéficiaires </strong>

L’article 2 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières dispose : «<em> La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’État, des Collectivités Territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique </em>». Et le manuel d’exécution du PIU COVID-19 d’indiquer en son Point 2.2.2.1 relatif à la mobilisation des fonds de la banque mondiale : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense</em> ».

Pour s’assurer que les services de santé, ont reçu les intrants et équipements achetés par le PIU COVID-19 dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus -19,  le bureau du vérificateur a, sur la base des bordereaux d’envoi de la DPM, effectué des contrôles d’effectivité au niveau des structures sanitaires de Koulikoro, Ouéléssébougou, Bougouni, Sikasso et Ségou. Elle a également procédé à des entrevues.  Elle a constaté que certaines structures sanitaires bénéficiaires n’ont pas reçu l’intégralité des équipements et intrants qui leur sont destinés suivant les bordereaux d’envoi de la DPM mais qui ont été enlevés par des agents des services de la Santé dont le comptable-matières de l’hôpital de Ségou et des chauffeurs désignés par les Directeurs et les médecins-chefs de Koulikoro, Sikasso et de Bougouni.

<strong>À l’issue des contrôles d’effectivité, l’équipe de vérification a décelé que : </strong>
<ul>
 	<li>Le CSRéf de Koulikoro n’a reçu qu’un respirateur de réanimation sur trois destinés à leurs patients suivant le Bordereau d’Envoi (BE) n°453/MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été reçu contre décharge par un chauffeur le 15 juin 2021. Le montant correspondant aux deux (02) respirateurs non livrés s’élève à 47 620 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°1157/MSDS-SG/DPM du 19 avril 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé à la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, cinq (5) cartons de savon de 48 morceaux, 120 unités de savon liquide 1L Anios, 1 000 unités de combinaison de carton de 50 pièces au prix unitaire de 23 000 FCFA et 100 cartons de savon de 48 morceaux non réceptionnés. Le montant total de ces intrants non livrés s’élève à 24 377 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE-1389/MSDS-SG/DPM du 1er juin 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 100 cartons de 48 morceaux de savon au Coordinateur du Projet Programme Alimentaire Mondial (PAM) Koulikoro. Par contre, le Coordinateur dont le nom figure sur le Bordereau d’Envoi, les responsables des structures de Santé et la Coordination des Organisations Non Gouvernementales (ONG) de la Région ont tous affirmé qu’il n’y a pas de projet PAM à Koulikoro. Suite aux échanges, le signataire du BE, a confirmé n’avoir pas envoyé lesdits produits aux destinataires. Le montant des cartons de savon irrégulièrement sortis s’élève à 375 000 FCFA pour un prix unitaire de 3 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°0869/MSDS-SG/DPM du 05 avril 2022, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 10 cartons de savon liquide ANIOS 1L (Carton de 12) au prix unitaire de 8 700 FCFA et 20 cartons de savon de 48 morceaux au prix unitaire de 3 750 FCFA au Proviseur d’un complexe scolaire privé dénommé SAMA 11 à Ouéléssébougou. Or, cet établissement était fermé il y a plus d’un an. Il ressort du BE qu’un élève a reçu ces cartons de savon liquide contre décharge. Cet élève nie les faits. Le montant correspondant aux intrants non réceptionnés s’élève à 162 000 FCFA ;</li>
 	<li>Le Médecin-Chef du CSRéf de Bougouni n’a livré aucun des trois (3) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°1445/ MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un de ses chauffeurs le 11 juin 2021. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 71 430 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’Hôpital de Sikasso n’a reçu aucun des quatre (4) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°0723/ MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un chauffeur de l’hôpital le 25 juin 2021. Rappelons que les quatre (4) respirateurs dont dispose l’Hôpital ont été fournis par une autre source de financement provenant du Ministère chargé de la Santé et réceptionnés le 23 décembre 2021 d’un fournisseur. Ils sont en stock. L’hôpital dispose de quatre (4) autres respirateurs dont un ancien qui date de 2018 et trois (3) réceptionnés depuis le 02 juin 2021 et achetés avec un fournisseur par le Ministère chargé de la Santé. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 95 240 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction régionale de la Santé de Sikasso n’a pas reçu les 700 unités d’équipements de Protection Individuels qui lui ont été envoyées par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant le BE n°1257/MSDS-SG/DPM du 29 avril 2021, lequel a été déchargé par un chauffeur le 03 mai 2021. Le montant correspondant aux unités d’équipements de Protection Individuels non livrés s’élève à 14 720 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les cinq respirateurs de réanimation envoyés par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant BE n°0722-MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 et réceptionné par le Comptable Matières à Bamako le 12 juillet 2021. Les cinq respirateurs déclarés réceptionnés à leur place sont ceux envoyés par un autre bailleur de fonds avec la marque Drager qui ne figure pas parmi les marques achetées par le PIU COVID-19. Le montant correspondant aux cinq respirateurs non livrés s’élève à 119 050 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les 30 unités de distributeur de gel transmis suivant BE n°1583/MSDS-SG/DPM du 25 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament alors que lesdits matériels ont été réceptionnés contre décharge par le Comptable-matières dudit hôpital. Le montant correspondant aux distributeurs de gel non livrés s’élève à 864 247 FCFA au prix unitaire de 28 808 FCFA (36,91 $) au taux de 780.5 FCFA en 2021. Le montant total des intrants et équipements non réceptionnés par les bénéficiaires s’élève à plus de 373 millions de nos francs (373 838 997 FCFA).</li>
</ul>
Autant de pratiques à l’origine des irrégularités financières de 496,8 millions de FCFA au Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19<strong> pendant la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022</strong>.

D’où une dénonciation de faits au Pôle Économique et financier par le Vérificateur Général, relativement  aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99,4 millions FCFA ; aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la DPM pour un montant de 23, 5 millions FCFA ; à la réception et à la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de 373,8 millions de nos francs.

Autres dénonciations de faits en 2021 adressées également à la Justice par le Vérificateur sont relatives à la non application de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non justification d’une avance pour un montant de 90 millions FCFA ; au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.  Soit au total, 939 millions FCFA d’irrégularités financières, à compter de la période du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.

Auparavant, le Vérificateur avait saisi la Justice sur d’autres faits dans la gestion du PIU Covid-19 qui datent de l’exercice 2020. Notamment, le paiement intégral d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 250 millions de FCFA ; le paiement de dépenses indues pour un montant de 7,19 millions de FCFA ; la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36,09 millions de FCFA ; le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159,07 millions de FCFA ; à la non-justification des avances pour un montant de 21,94 millions de FCFA ; à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant pour un montant de 170,85 millions de FCFA ; à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73,02 millions de FCFA ; à la non-justification d’avances par les bénéficiaires pour un montant de 215,80 millions de FCFA ; à la non-réception des intrants dans les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou pour un montant de 98,19 millions de FCFA. Soit en chiffre, la somme de 1 milliard FCFA pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020.

En attendant, l’interpellation des responsables de cette hémorragie financière au niveau du PIU Covid-19 s’impose; au risque d’énerver davantage les maliens.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune Rurale de Bangassi :  Plus de 150 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-commune-rurale-de-bangassi-plus-de-150-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3031940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 01:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Bangassi (CRB) au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. </strong>

Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la comptabilité-matières.

La CRB sur la base de son PDESC 2017-2021 est composée de 14 villages (Bambéla, Bangassi Doudou, Bangassi Doudou-Maure, BangassiGopéla, Bangassi Liberté, Bangassi Maures, Bangassi Nango (Chef-lieu de la Commune), Diakalel, DiguidianGopéla, Diguidian Peulh, Guémou, Madinel, Ségué Maures et Sinthiane) et 13 hameaux de culture. La CRB avec une superficie de 1 039 Km<sup>2</sup> est située à 10 km de la ville de Kayes.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Pour remédier à de nombreuses irrégularités administratives, la mission a recommandé entre autre au Représentant de l’État dans le Cercle de Kayes de procéder à l’inspection périodique de la Commune Rurale de Bangassi conformément à la législation en vigueur ; au Maire de la CRB de prendre un arrêté déterminant les attributions spécifiques des Adjoints, de veiller à la perception des recettes de la Commune exclusivement par le Régisseur de recettes, de transmettre systématiquement le volet n°2 des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’État dans le Cercle de Kayes, de veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires, de saisir les commissions de travail sur les questions importantes de la Commune, le cas échéant, de créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément au texte en vigueur sur la matière, de respecter les procédures d’attribution des parcelles de terrain à usage d’habitation, de procéder à l’enregistrement systématique des contrats de marché auprès du Représentant de l’État dans la Commune, de veiller à la constitution du cautionnement et à la prestation de serment des Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune, de veiller sur les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie Régionale de Kayes par le Régisseur de recettes.

Au 2<sup>ème</sup> Adjoint au Maire, la mission demande de cesser de percevoir les recettes de la Commune en lieu et place du Régisseur de recettes. Pour le Secrétaire général, il doit tenir les documents administratifs obligatoires et les registres légaux. Quant aux Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune, ils doivent constituer leur cautionnement et prêter serment. Enfin, le Régisseur de recettes de la Commune doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées à la Trésorerie Régionale de Kayes.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 151 437 958 FCFA. Le Bureau du Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de laRépubliqueprès le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako,chargé du pôle économique et financier, relativement           au non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles à usage d’habitation pour un montant de 53 000 000 FCFA, au non-reversement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles à usage d’habitation pour un montant de 97 000 000 FCFA et au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 733 200 FCFA.

Le BVG a aussi transmis au Directeur Général des Impôts le fait relatif au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics payés pour un montant total de 704 758 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les chefs d&amp;apos;état&#45;major de la Cédéao ont défini les contours d&amp;apos;une &amp;quot;éventuelle intervention militaire&amp;quot; au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/les-chefs-detat-major-de-la-cedeao-ont-defini-les-contours-dune-eventuelle-intervention-militaire-au-niger-3031942.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 00:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les contours d'une "éventuelle intervention militaire" de la Cedeao contre les putschistes au Niger ont été "définis", a annoncé vendredi l'un des responsables de l'organisation régionale, à l'issue de la réunion des chefs d'état-major du bloc ouest-africain à Abuja. </strong>

"Tous les éléments d'une éventuelle intervention ont été élaborés lors de cette réunion, y compris les ressources nécessaires, mais aussi la manière et le moment où nous allons déployer la force", a déclaré le commissaire chargé des Affaires politiques et de la Sécurité, Abdel-Fatau Musah.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d’État au Niger :  Les putschistes dénoncent la CEDEAO de préparer une « intervention militaire imminente à Niamey »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-les-putschistes-denoncent-la-cedeao-de-preparer-une-intervention-militaire-imminente-a-niamey-3030979.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 12:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum ont dénoncé une menace « <em>d’intervention militaire imminente à Niamey</em>» fomentée selon eux par la Cedeao, alors que l’organisation ouest-africaine a tenu une rencontre le dimanche dernier à Abuja.</strong>

Selon un communiqué lu par un membre de la junte, Amadou Abdramane, à la télévision nationale, « <em>l’objectif de cette rencontre est la validation d’un plan d’agression contre le Niger, à travers une intervention militaire imminente à Niamey en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation et certains pays occidentaux. Nous rappellerons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier notre ferme détermination à défendre notre patrie.</em> »

La Cedeao, à laquelle appartient le Niger, s’est réunie dimanche dernier en «sommet spécial » à Abuja pour évaluer la situation, avec des sanctions à la clé.

Les putschistes avaient déjà mis en garde sur « <em>les conséquences qui découleront de toute intervention militaire étrangère</em> », évoquant «l’attitude belliqueuse » d’« <em>anciens dignitaires terrés dans des chancelleries en collaboration avec ces dernières</em> ».

Une manifestation de soutien à la junte a lieu le dimanche dernier à Niamey, qui est restée relativement calme, malgré l’interdiction par les putschistes de se rassembler. Des centaines de personnes ont marché, brandissant de nouveau des drapeaux russes, en direction de l’Assemblée nationale.

À l’origine de cet appel à manifester, le mouvement civil M62, qui avait déjà protesté contre l’opération Barkhane de l’armée française au Sahel et au Sahara.
Mohamed Bazoum continue sa séquestration dans sa résidence privée au palais présidentiel par sa garde rapprochée, dont le chef, le général Abdourahamane Tchiani, est désormais le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

<strong>Youssouf Konaré</strong>

<strong>……………………</strong>

<strong>Turbulences au Niger : </strong>

<strong>Entre fermeté de la France et sentiments pro-russes</strong>

<strong>La situation politique tumultueuse au Niger continue de faire les gros titres à l’international. L’annonce par l’Élysée de la fermeté du président français Emmanuel Macron face à la crise, conjuguée à la montée des sentiments pro-russes au Niger, esquisse un paysage politique complexe et imprévisible.</strong>

<strong><a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Niger-France.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3030982" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Niger-France.jpg" alt="" width="650" height="334" /></a>La France durcit le ton, la Russie gagne du terrain</strong>

Face aux tensions grandissantes au Niger, Emmanuel Macron « <em>ne tolérera aucune attaque contre la France et ses intérêts »</em>, a déclaré l’Élysée. Une réponse « <em>immédiate et rigoureuse</em> » est prévue en cas d’attaques contre ses citoyens. Cette réaction survient dans un contexte de manifestations de soutien aux rebelles et à la Russie qui se multiplient à Niamey, la capitale du Niger.

<strong>La CEDEAO prend position</strong>

La Communauté des pays de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est également exprimée sur la situation au Niger, déclarant un potentiel blocus économique et des restrictions de transport. Elle donne aux rebelles une semaine pour ramener le président déchu au pouvoir, sans quoi <em>« toutes les mesures »</em> peuvent être appliquées, y compris militaires.

<strong>Quel futur pour le Niger ?</strong>

Dans ce contexte incertain, le Niger se trouve à la croisée des chemins. Le pays doit non seulement faire face aux conséquences potentiellement dévastatrices du blocus envisagé par la CEDEAO, mais également naviguer entre les intérêts de la France et ceux de la Russie.

En attendant, la situation actuelle met en lumière la complexité des défis auxquels est confronté le Niger.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion de l’élevage au Mali : La FAO ambitionne de valoriser la viande rouge par un projet</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/promotion-de-lelevage-au-mali-la-fao-ambitionne-de-valoriser-la-viande-rouge-par-un-projet-3030992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/promotion-de-lelevage-au-mali-la-fao-ambitionne-de-valoriser-la-viande-rouge-par-un-projet-3030992.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 11:48:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien bénéficiera d'un soutien significatif de la part de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans son projet visant à valoriser la viande au Mali. C’est dans cette optique que le ministre de l'Élevage et de la Pêche, M. Youba Bah, a officiellement lancé ledit projet le jeudi 27 juillet 2023, lors d'une cérémonie organisée dans les locaux de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l'Agriculture.</strong>

Intitulé "<em>Contribution au Développement de la Chaîne de Valeur Viande au Mali en appui à la Stratégie pour l'Exportation de la Viande</em>", ce projet ambitieux vise à surmonter les défis qui entravent actuellement le secteur de l'élevage malien. Bien que l'élevage soit le troisième contributeur aux recettes nationales après l'or et le coton, il fait face à des difficultés qui l'empêchent d'atteindre son plein potentiel.

Ainsi, la FAO s'engage à aider le gouvernement malien à résoudre plusieurs problématiques, notamment la vétusté et l'inadaptabilité des infrastructures d'abattage, qui ne respectent pas les normes internationales en matière d'hygiène et de qualité de la viande. Le projet vise également à mettre en place des infrastructures de conservation de la viande, telles que la chaîne du froid, ainsi que des capacités de conditionnement et de transformation de la viande avant l'expédition. Le transport de la viande sera également amélioré grâce à l'acquisition de moyens roulants appropriés, et des formations sur les technologies de transformation de la viande seront dispensées. De plus, des infrastructures de commercialisation adaptées, telles que des bétaillères et des camions frigorifiques, seront mises en place pour faciliter la distribution de la viande.

Dans son discours lors du lancement, le Ministre Youba Bah s'est félicité de ce projet qui dynamisera le sous-secteur de l'élevage en favorisant la transformation et la commercialisation de la viande. Cette initiative contribuera à stimuler l'économie malienne et à créer des richesses pour la population.

Selon le rapport de l'Institut National de la Statistique (INSTAT) en 2014, l'élevage représente 15% du PIB national, 26% du PIB du secteur primaire, et assure 80% des revenus des populations des zones pastorales, ainsi que la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l'ensemble de la population malienne.

Le représentant de la FAO a souligné que ce projet démontre un partenariat fructueux entre le gouvernement et l'organisation internationale. Il vise à éliminer les contraintes qui empêchent le Mali de transformer et de commercialiser la viande selon les normes de qualité requises pour répondre aux besoins de la population malienne, ainsi que de la sous-région et même du marché international.

Avec un financement de 200 000 USD, soit environ 118 320 000 Francs CFA, ce projet s'étalera sur deux ans, de mars 2023 à février 2025. Son objectif ultime est de renforcer le partenariat entre la FAO et le Ministère de l'Élevage et de la Pêche, en vue d'un sous-secteur de l'élevage compétitif et d'un approvisionnement en viande de qualité. Cette initiative contribuera à améliorer la vie des éleveurs maliens tout en consolidant la place de l'élevage dans l'économie nationale.

<strong>Adama Coulibaly </strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conservation des aliments :  Du formol dans nos assiettes : tous en danger !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conservation-des-aliments-du-formol-dans-nos-assiettes-tous-en-danger-3030975.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/conservation-des-aliments-du-formol-dans-nos-assiettes-tous-en-danger-3030975.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 11:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le paysage alimentaire du Mali, une menace insidieuse et invisible se cache souvent dans nos assiettes : le formol. Cet agent conservateur toxique, souvent associé à l’embaumement des cadavres, est malheureusement un acteur récurrent de notre consommation quotidienne. </strong>

Certains commerçants peu scrupuleux utilisent du formol afin d'accélérer le processus de maturation ou de conservation des denrées telles que les bananes, les plantains, les fruits, les légumes, les viandes et les poissons. Cette pratique, largement décriée par les consommateurs, représente un réel danger pour la santé publique.

<strong>Du poison utilisé comme conservateur</strong>

Le formol, également connu sous le nom de formaldéhyde, est une substance chimique toxique et cancérigène. Son utilisation dans les aliments compromet la sécurité des consommateurs et peut avoir des conséquences graves sur leur santé.

Face à cette situation préoccupante, votre journal lance un appel à la vigilance de tous les consommateurs. Il leur demande d'être attentifs et de signaler immédiatement aux autorités compétentes les commerçants qui se livrent à cette pratique illicite. Mais comment détecter la présence  du formol dans un aliment et s’en prémunir ?

<strong>Les signes qui ne trompent pas</strong>

Il existe quelques signes évocateurs de la présence de formol dans les aliments. Que ce soit la viande ou le poisson qui n’attirent aucune mouche sur les étals, les tomates bien mûres aux pépins encore verts, ou les légumes aux feuilles fraîches en pleine chaleur de la journée. Ces anomalies sont souvent le fait du formol qui agit comme un conservateur très efficace mais ô combien dangereux. Mais comment le Mali affronte ce fléau silencieux ?

<strong>Le charbon de bois, un allié de poids</strong>

Face à ce fléau, il est possible de recourir à des solutions simples et naturelles. Parmi elles, l’utilisation de charbon de bois des arbres fruitiers s’avère être une méthode efficace pour débarrasser les aliments des résidus toxiques. Laisser tremper les aliments dans une eau enrichie de charbon pendant une trentaine de minutes est une pratique à adopter pour limiter les risques.

<strong>Le Mali face au défi du formol</strong>

Pour lutter contre l’utilisation du formol sur les aliments, des descentes inopinées doivent être organisées dans les marchés et les commerces de nos villes. L'objectif de ces opérations sera de saisir les marchandises impropres à la consommation et de prendre des mesures strictes à l'encontre des contrevenants.

Il faut souligner  également, la responsabilité des commerçants véreux qui, dans leur quête effrénée de profits faciles, mettent gravement en danger la santé publique. Ces individus doivent être conscients des conséquences néfastes de leurs actes et à cesser immédiatement d'utiliser le formol dans les denrées alimentaires.

La protection de la santé des consommateurs est une priorité absolue, et il est impératif de signaler toute infraction aux autorités compétentes.

Au Mali, la présence du formol dans l’alimentation est une préoccupation majeure. Les autorités sont constamment à la recherche de solutions pour limiter son usage dans le secteur agro-alimentaire. C’est un combat quotidien que nous devons tous mener, car la santé de notre population en dépend.

Face à l’ampleur de l’utilisation du formol, les autorités alimentaires du Mali devraient effectuer des contrôles aléatoires, en particulier sur les marchés informels, pour améliorer la qualité des aliments vendus.

Mais, il faut reconnaître que le contrôle de la qualité des aliments peut ne pas être une tâche facile. Car les vendeurs sont dans l’informel, principalement dans les petites entreprises, certaines sans adresse physique et sans permis d’exploitation.

Outre l’inspection régulière des aliments vendus par les autorités, tous les spécialistes appellent à la vigilance et à une sensibilisation accrue des producteurs et des consommateurs de fruits et légumes, de la viande et du poisson.

Aussi, la solution passe par un encadrement et une réglementation de la vente des produits chimiques à usage contrôlé pour qu’ils ne soient plus accessibles à des personnes qui ne donnent pas la garantie de leur bonne utilisation.

En attendant, il faut rappeler que la consommation responsable et la sanctification de ce que nous mettons dans notre bouche sont aussi des actes préventifs de premier plan. Il est important de continuer à éduquer et à informer sur les risques liés à l’usage du formol. Comme l’a dit un ancêtre méritant :<em> « La prévention vaut mieux que la guérison »</em>.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Recrudescence de la grève des Agents de Santé au Mali :  La nécessité de prendre des mesures urgentes</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/recrudescence-de-la-greve-des-agents-de-sante-au-mali-la-necessite-de-prendre-des-mesures-urgentes-3030981.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 11:24:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est confronté à une crise sans précédent alors que la grève des agents de santé atteint des proportions alarmantes, mettant en péril le système de santé du pays. Cette récente recrudescence de la grève des professionnels de la santé a de graves répercussions sur la population malienne, qui se retrouve privée d'un accès adéquat aux services médicaux vitaux. Face à cette situation critique, il est impératif que des mesures urgentes soient prises pour remédier à la crise et garantir le bien-être de la population.</strong>

Dans certaines structures sanitaires, pas de travail depuis ce lundi 31 juillet 2023. Cela fait suite à une grève enclenchée par le Syndicat des Médecins du Mali (SYMEMA). Les agents de santé sont les piliers du système de santé d'un pays. Leur rôle est d'une importance cruciale, surtout en période de pandémie liée notamment au paludisme et de défis sanitaires croissants, leur grève a un impact direct sur la qualité des soins de santé disponibles pour les Maliens ; et la situation risque de se détériorer davantage si des solutions concrètes ne sont pas mises en place rapidement.

Ainsi, plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer cette grève des agents de santé au Mali. En effet, les principales revendications portent sur des conditions de travail inadéquates, des salaires insuffisants, un manque de matériel médical et des infrastructures de santé défaillantes. Ces problèmes persistent depuis des années, et leur résolution est essentielle pour garantir le bon fonctionnement du système de santé malien. Les conséquences de ces grèves sont désastreuses pour les patients et leur famille. Et les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques, sont les plus touchées par l'absence de soins médicaux.

En cette période notamment de paludisme, les hôpitaux sont débordés, les services d'urgence sont surchargés, et de nombreux patients sont contraints de chercher des soins médicaux dans des conditions précaires ou de retarder leurs traitements.

Face à cette situation alarmante, il est urgent que le gouvernement malien et les parties prenantes concernées engagent un dialogue constructif avec les agents de santé pour résoudre les problèmes à l'origine de la grève. Pour cette raison, des négociations honnêtes et ouvertes sont nécessaires pour parvenir à des accords qui répondent aux préoccupations légitimes des professionnels de la santé.

À cela, des investissements supplémentaires dans le système de santé sont essentiels pour améliorer les conditions de travail, renforcer les infrastructures médicales et garantir des salaires compétitifs pour les agents de santé. Ces investissements doivent être considérés comme un investissement dans la santé et le bien-être du peuple malien. Cependant, il est crucial que les parties prenantes s'engagent à mettre en œuvre les accords conclus afin d'éviter toute récidive de cette crise de la santé. La continuité des soins de santé doit être une priorité absolue pour le gouvernement et les acteurs impliqués. Il n’est un secret pour personne que la recrudescence de la grève des agents de santé au Mali est une situation critique qui nécessite une réponse urgente et efficace.

Face à cette situation, le gouvernement malien et les parties prenantes doivent travailler de concert pour trouver des solutions durables qui garantissent un accès adéquat aux soins de santé pour tous les Maliens. Cela, pour éviter que la santé de la population ne soit compromise, il est temps de prendre des mesures concrètes pour remédier à cette crise et sauver des vies.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sommet Afrique&#45;Russie :  Le Colonel Assimi pour des relations profitables aux peuples africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/sommet-afrique-russie-le-colonel-assimi-pour-des-relations-profitables-aux-peuples-africains-3030949.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 11:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est du jeudi 27 au vendredi 28 juillet 2023, que s’est tenu à Saint-Pétersbourg, le sommet Russie-Afrique. Les délégations de têtes couronnées de 49 pays africains dont 17 chefs d’État, ont participé à ce grand raout avec le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, qui, vraisemblablement, n’a pas lésiné sur les moyens pour que l’événement soit un grand succès au grand dam des Occidentaux. </strong>

En effet, ces derniers ont usé de tous les moyens diplomatiques possibles pour faire pression sur les chefs d’États africains dans l’optique de les dissuader de répondre à l’invitation de Moscou. De guerre lasse, ils accusent Poutine de manipuler les Africains, en mettant en avant des intérêts alimentaires.  C’est, en effet, ce qui ressort des critiques acerbes formulées par l’Ukraine qui est aujourd’hui la voix des Occidentaux contre Vladimir Poutine quand celui-ci a fait cette annonce à la veille du sommet : « <em>Nonobstant les sanctions, la Russie poursuivra ses efforts énergiques pour assurer la distribution de céréales, de produits alimentaires, d’engrais et d’autres biens vers l’Afrique</em> ».

<strong>Le continent noir devrait se réjouir d’être au centre de toutes les convoitises </strong>

Au-delà des accusations portées contre Poutine qui ne fait, d’ailleurs, qu’usage de la même arme alimentaire dont les USA ont longuement détenu le monopole, ce qui pourrait gêner dans les critiques occidentales, c’est l’infantilisation des Africains. Ces derniers apparaissent en filigrane dans les discours occidentaux, comme de grands gamins qui n’obéissent qu’à leurs instincts alimentaires quand ce n’est pas pour s’équiper des armes russes pour se tirer dessus. Même si les Africains ne sont pas exempts de tout reproche, eux qui ont toujours la sébile tendue vers l’Occident quand certains roitelets ne courent pas dans les cours européennes pour se faire adouber par les grands chefs blancs, peut-on véritablement leur reprocher de se mobiliser derrière leurs intérêts ?

La réponse à cette interrogation est assurément non. Et pour cause. Le général Charles De Gaulle ne disait-il pas que « <em>les États n’ont pas d’amis ; ils n’ont que des intérêts</em> » ?

C’est cette maxime bien connue qui guide les relations internationales. Et c’est d’ailleurs au nom de leurs intérêts que les Occidentaux qui tentent d’isoler diplomatiquement Vladimir Poutine, ont exercé toute la pression qu’ils pouvaient, pour empêcher les dirigeants africains de rallier Saint-Pétersbourg.

L’Afrique n’a donc pas à rougir des accusations occidentales. Elle doit bien au contraire assumer ses choix qui sont dictés par les besoins du moment. Mieux, le continent noir doit se réjouir d’être au centre de toutes les convoitises et se donner les moyens de profiter au mieux de cette situation.

En effet, la concurrence que se livrent les grandes puissances en Afrique, en raison de leurs intérêts économiques et géostratégiques, devrait offrir au continent une large gamme de choix dans les partenariats qui lui sont proposés tout en s’affranchissant des conditionnalités occidentales qui accompagnent souvent l’aide internationale.

<strong>Le choix d’aller à Saint-Pétersbourg, est l’affirmation de la liberté retrouvée </strong>

Au-delà des choix à faire entre partenaires sur la base des intérêts, c’est l’occasion, pour l’Afrique, de poser la problématique même de sa place dans les relations internationales. Souvent réduite à s’aligner sur les positions des grandes puissances mondiales, elle est sans poids réel dans les décisions sur les grandes préoccupations mondiales, y compris celles qui touchent en premier les Africains eux-mêmes. C’est donc l’occasion rêvée, en ce moment où les grands du monde lui font les yeux doux et pâlissent même de jalousie quand l’Afrique penche pour l’un ou l’autre camp, d’exiger une plus grande importance dans le concert des nations.

Encore faut-il que le continent puisse parler d’une même voix pour obtenir gain de cause.  Et c’est justement et malheureusement ce que l’ont peut déplorer. En effet, avant de se rendre aux grands rendez-vous mondiaux, l’Afrique pèche dans sa préparation. Allant en rangs dispersés, les dirigeants africains prêchent chacun pour sa chapelle personnelle.

Et à Saint-Pétersbourg, il y a eu ce scénario préétabli où la plupart des chefs d’État ont fait des pieds et des mains pour poser avec le puissant hôte du sommet pour ne ramener pour leurs peuples, que le titre de « <em>grand ami de Vladimir Poutine</em> ». La conséquence de cette impréparation est que les sommets se succèdent sans véritable impact pour le développement de l’Afrique.

En effet, les sommets avec les dirigeants africains sont légions : sommets USA-Afrique, France-Afrique, Union européenne-Afrique, Japon-Afrique, Chine-Afrique, etc., mais l’Afrique continue de patauger dans le sous-développement. Et cela fait que ces sommets, plus folkloriques que tout autre chose, ne servent qu’à flatter les ego des grands dirigeants mondiaux qui y lisent leur puissance diplomatique et leur influence dans le monde.

Cela dit, on peut croire à une timide prise de conscience des Africains. Car, s’ils n’ont pas cédé aux pressions occidentales pour cracher dans la soupe du président russe, cela voudrait dire qu’ils ont pris l’option de rompre les liens coloniaux et néocoloniaux qui les maintenaient dans la dépendance servile.

Pour ce qui est du Président malien, le colonel Assimi Goïta, il a prouvé que l’on ne quitte pas un maître pour aller se refugier sous les ailes protectrices d’un autre maître mais que le choix d’aller à Saint-Pétersbourg, a été pour le Mali l’affirmation de la liberté retrouvée : celle de parler d’égal à égal avec la Russie et de négocier des accords sur la base des intérêts mutuellement bénéfiques, c’est-à-dire un partenariat gagnant-gagnant. C’est, en tout cas, ce qui est ressorti du discours du président Assimi, lors du sommet 2023 Afrique-Russie, tenu sur les rives de la mer Baltique.

<strong>Le Président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, dans son intervention au 2e sommet « <em>Russie-Afrique</em> », a souhaité l’établissement de meilleures relations avec la Fédération de Russie qui puissent répondre aux besoins des populations.</strong>  À cet effet, il a insisté pour plus de solidarité et d’unité des chefs d’État africains, face aux discours impérialistes et néocoloniaux.

Devant ses pairs africains réunis autour du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine ; le Colonel Assimi a défendu l’engagement et la détermination du peuple malien, face à l’hydre terroriste.

Pour le Président russe Vladimir Poutine qui milite pour la construction d’une charte d’un ordre mondial plus juste, « <em>la Russie et l’Afrique sont unies par l’inspiration innée de défendre la souveraineté véritable, le droit au développement dans les domaines économique, politique, social et culturel </em>».
Dans cette perspective, le président russe a annoncé la reprise des activités des ambassades de la Russie au Burkina Faso et en Guinée équatoriale.

Face à ses homologues africains, le président Poutine a réaffirmé son soutien pour la présence de l’Union africaine dans le G20 et dans le cadre de la réforme du conseil de sécurité de l’ONU, la place pour le continent dans cette instance. <em>« Il est temps de corriger l’injustice historique à l’égard du continent africain</em> », a souligné le président russe qui s’insurge contre les sanctions unilatérales et les mesures punitives qui sont contre productives pour le développement.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Mauritanie :  Les partenaires au développement apportent leur soutien au projet d’interconnexion électrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/mali-mauritanie-les-partenaires-au-developpement-apportent-leur-soutien-au-projet-dinterconnexion-electrique-3030112.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 12:52:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Banque africaine de développement (BAD) a indiqué, dans un communiqué transmis à la presse que les partenaires au développement ont annoncé leur soutien au financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali. D’un montant total estimé à 900 millions USD, ce projet devrait permettre à 620 000 personnes dans les deux pays d’avoir accès à l’électricité.</strong>

Les partenaires au développement ont discuté des différentes options de soutien lors d’une table ronde pour le financement du projet régional d’interconnexion électrique Mauritanie-Mali et de développement des centrales solaires associées organisée le lundi 17 juillet 2023 à Nouakchott, la capitale mauritanienne.

Selon le texte, le Groupe de la Banque africaine de développement, qui a travaillé étroitement avec les autorités des deux pays pour la préparation du projet, a manifesté son intérêt à contribuer à son financement.

Le projet cadre pleinement avec l’initiative du Groupe de la Banque Desert-to-Power, qui devrait devenir la plus grande zone de production électrique solaire au monde. Le projet permettra d’augmenter la capacité de production solaire de 100 MW, de renforcer et d’étendre les réseaux de transport avec près de 1,500 km de lignes haute tension (225kV).

À cet effet, le ministre mauritanien de l’Économie et du développement durable, Abdessalam Ould Mohamed Saleh, a rappelé « <em>le caractère stratégique de ce projet qui aura un fort effet transformateur sur l’économie de son pays tout en permettant un raccordement au réseau de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal</em> ».

Le projet constitue en effet un maillon essentiel du réseau électrique de transport d’envergure régionale dit « dorsale trans-sahélienne » dont les études sont en cours. Il permettra de relier la Mauritanie au Tchad en passant par trois autres pays sans littoral que sont le Burkina Faso, le Niger et le Mali. La ligne 225 kV permettra également l’intégration de nouvelles centrales d’énergie renouvelable au réseau interconnecté de la sous-région, lit-on dans le document officiel.

« <em>En nous intéressant à ce projet d’envergure, nous voulons traduire dans les faits notre politique de soutien au développement des infrastructures vertes en Afrique, en vue de promouvoir une croissance verte, inclusive et durable, qui améliorera considérablement les conditions de vie des populations africaines. Nous croyons fermement que ce projet aura un impact transformateur sur la promotion du secteur privé, la promotion du commerce et, par conséquent, la création d’opportunités d’emploi</em> », a expliqué la directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord et responsible-pays pour la Mauritanie, Malinne Blomberg.

« <em>Ce projet régional constitue un projet phare pour la transition énergétique de la sous-région</em> », a apprécié Daniel Schroth, directeur du Groupe de la Banque chargé de l’Énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique. Il a également salué l’étroite collaboration avec les autorités des deux États et des partenaires financiers et techniques dans la préparation du projet.

Le Groupe de la Banque africaine de développement intervient en Mauritanie depuis plus de cinquante ans dans divers secteurs stratégiques de développement, dont l’agriculture, la gouvernance, l’eau et l’assainissement, le secteur minier, le secteur privé, les transports et le social avec un portefeuille actif de plus de 140 millions USD.

Au Mali, le Groupe de la Banque est également actif dans plusieurs secteurs. Notamment, le transport, l’agriculture, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la finance, la gouvernance, social et le changement climatique. Son portefeuille actif s’y élève à 723 millions USD, a conclu le communiqué de la BAD.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Exploitation minière au Mali :  Elemental Altus Royalties vend son projet aurifère de Diba à Allied Gold Corporation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-au-mali-elemental-altus-royalties-vend-son-projet-aurifere-de-diba-a-allied-gold-corporation-3030090.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 10:00:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le projet aurifère de Diba n’est plus sous la coupole de la compagnie minière Elemental Altus Royaltie. Un peu plus d’un an après avoir reçu sa licence d’exploitation minière, la multinationale canadienne vient de céder le projet à une autre société minière.</strong>

Le gouvernement malien a autorisé l’exploitation de l’or à Diba avant la suspension des permis miniers en fin 2022. C’est un projet situé à 450 km au nord-ouest de Bamako et capable de produire 54 380 onces par an pendant 4 à 7 ans.

Le 20 juillet dernier, Allied Gold Corporation a annoncé l’acquisition d’Elemental Altus Royalties du projet aurifère de Diba. Le permis d’exploitation minière à petite échelle de Korali-Sud et le permis d’exploration aurifère de Lakanfla permettront à l’entreprise de développer une mine d’or située à proximité de son actif phare au Mali, la mine d’or Sadiola.

Elemental recevra une contrepartie en espèces allant jusqu’à 6 millions de dollars pour la vente du projet Diba, dont 1 million de dollars payables à la fin de la transaction. Après l’atteinte des objectifs de production de 200 000 onces à Korali-Sud, des paiements différés totalisant jusqu’à 5 millions $ suivront. La contrepartie restante est constituée  d’une redevance de 3 % sur les revenus nets de fonderie pour les 226 000 onces d’or initiales produites à Korali South et d’une redevance de 2 % pour le reste de la production de Korali South et Lakanfla.

Selon une évaluation économique préliminaire publiée en juillet 2022, Diba (et Lakanfla) a une durée de vie estimée à 4,7 ans et peut livrer 54 380 onces par an. Selon une estimation d’août 2022, le projet héberge des ressources minérales indiquées de 312 000 onces d’or et des ressources minérales inférées de 362 000 onces d’or.

Diba se trouve dans la région de Kayes et est à seulement 15 km au sud de l’usine de traitement de Sadiola. Le nouveau propriétaire a obtenu le permis d’exploitation au premier semestre 2022, avant la suspension des titres miniers en fin d’année, ce qui lui permet de développer une mine d’or en synergie avec Sadiola. Dès 2024, Allied prévoit de transporter le minerai par camion à son usine de traitement actuelle.

« <em>Les matériaux d’oxyde du projet devraient être rapidement mis en production à Sadiola, ce qui accélérera considérablement le délai d’obtention des premières rentrées de redevances, tout en atténuant les risques associés à la construction d’une nouvelle mine</em> », explique Frederick Bell, PDG d’Elemental Altus.

La mine d’or de Sadiola, qui est détenue à 20% par le gouvernement, est l’une des plus grandes et des plus anciennes à ciel ouvert du Mali. Selon une étude de faisabilité achevée en 2022, elle peut encore livrer en moyenne 300 000 onces par a pendant 17 ans. La production y a dépassé les 175 000 onces l’année dernière.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malgré le retrait de ses troupes au Mali :  Berlin maintient son aide au développement au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/malgre-le-retrait-de-ses-troupes-au-mali-berlin-maintient-son-aide-au-developpement-au-mali-3030102.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:59:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Berlin veut poursuivre son aide au Mali, même après le retrait des soldats de la Bundeswehr, a confirmé le secrétaire d'État au ministère du Développement dans une interview au quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Des propos qui tranchent avec la position française.</strong>

« <em>L'Allemagne est active au Mali, avec les Nations-unies, les organisations non gouvernementales et les 300 personnes de notre société pour la coopération internationale. Il ne s'agit pas de coopérer financièrement avec le gouvernement militaire malien, il s'agit d'activités sur le terrain qui se veulent au plus proches de la population</em> », a déclaré Jochen Flasbarth, le secrétaire d'État au ministère allemand du Développement.

C’est donc ainsi qu’il définit et justifie la position de Berlin qui, même après le retrait de la Bundeswehr du Mali, d'ici à la fin de l'année, veut poursuivre son aide au développement, voire la renforcer dans la région du Sahel.

Cette interview est une réponse aux propos de la ministre française des Affaires étrangère dans les colonnes du même journal. Catherine Colonna avait indirectement conseillé à Berlin de faire preuve de clairvoyance et de suivre le même chemin que la France. Les autorités françaises avaient, en retirant leurs troupes, mis fin également aux coopérations.

« <em>Je ne partage pas ce point de vue français, a expliqué Jochen Flasbarth. Nous ne sommes pas naïfs à l'égard du gouvernement malien mais si l'on n'aide pas les gens sur place, dans leur vie quotidienne, il n'y a plus de levier pour changer son comportement</em> ».

Avec un millier de soldats environ, l'Allemagne est le plus important contributeur occidental à la Minusma. Le pays avait prévu de se retirer progressivement d'ici à mai 2024 mais la décision de l'ONU de mettre terme à la mission avec effet immédiat a précipité les choses. Tous les pays participant à la mission onusienne doivent désormais se concentrer sur l'organisation du retrait de leurs troupes, qui devra être bouclé d'ici au 31 décembre 2023.

De son côté, le ministre malien de la Défense a assuré Berlin du «soutien » des autorités maliennes pour un retrait ordonné de ses troupes de la mission de l'ONU, Minusma, d'ici à la fin 2023, a annoncé le jeudi dernier, le ministère de la Défense allemand.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recrudescence des accidents impliquant la compagnie Diarra transport : Faut&#45;il incriminer la vétusté des bus ou le manque de prudence des chauffeurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/recrudescence-des-accidents-impliquant-la-compagnie-diarra-transport-faut-il-incriminer-la-vetuste-des-bus-ou-le-manque-de-prudence-des-chauffeurs-3030091.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/recrudescence-des-accidents-impliquant-la-compagnie-diarra-transport-faut-il-incriminer-la-vetuste-des-bus-ou-le-manque-de-prudence-des-chauffeurs-3030091.html</guid>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La compagnie Diarra Transport, autrefois réputée pour son excellence et son professionnalisme dans le secteur du transport au Mali, est aujourd’hui entachée par une sombre réalité : sa place grandissante parmi les compagnies les plus meurtrières du pays. Face à cette situation alarmante, des questions fusent quant aux causes de ces tragédies récurrentes : Est-ce la vétusté des bus ou le manque de prudence des chauffeurs qui sont à l’origine de ces tragédies ?</strong>

Au fil du temps, Diarra Transport a perdu de son aura, et les accidents tragiques impliquant ses véhicules se multiplient. Est-ce à dire que ces accidents sont dus au manque d'entretien et au non-respect des normes de sécurité ou sont-ils liés aux problèmes tels que des freins défectueux, des pneus usés ou des problèmes mécaniques non résolus ? Autant de questions qui exigent des clarifications.

En effet, la responsabilité des conducteurs ne peut être ignorée dans cette équation tragique. Puisque le manque de prudence, la mauvaise conduite, l'excès de vitesse ou la conduite sous l'influence de substances psychoactives sont autant des comportements dangereux qui entraînent des accidents mortels. C’est pourquoi, la question de la formation et de la sensibilisation des chauffeurs sur les règles de sécurité et les bonnes pratiques de conduite doit être sérieusement prise en considération.

Face à cette situation critique, il est impératif d'agir rapidement pour éviter d'autres pertes en vie humaine. Les autorités compétentes, les organismes de régulation et les acteurs du secteur du transport doivent unir leurs efforts pour enquêter sur les causes précises de ces accidents récurrents et prendre des mesures adéquates pour prévenir de futures tragédies. L'urgence d'une recherche de solutions adaptées doit primer sur toute autre considération. Loin des préoccupations d'image sur les réseaux sociaux, l'objectif doit être d'améliorer la sécurité routière, de garantir la fiabilité des véhicules utilisés par les compagnies de transport et de renforcer la formation des chauffeurs pour assurer la sécurité des passagers.  Et si rien n'est fait dans ce sens, plusieurs autres centaines d'âmes risquent de périr dans des accidents évitables.

Voilà pourquoi, il urge de prendre des mesures concrètes pour restaurer la confiance du public dans le secteur du transport et protéger la vie des usagers des routes maliennes.

Face à l’importance de la vie humaine, la sécurité doit être la priorité absolue, et seule une action collective et déterminée permettra de mettre un terme à cette tragique série d'accidents impliquant la compagnie Diarra Transport.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre les changements anticonstitutionnels en Afrique de l’ouest :  Il faut passer d’une CEDEAO des chefs d’État à une CEDEAO des peuples…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-les-changements-anticonstitutionnels-en-afrique-de-louest-il-faut-passer-dune-cedeao-des-chefs-detat-a-une-cedeao-des-peuples-3030087.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:18:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<em> </em><strong>La 63<sup>ème</sup> session de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui s’est tenue le 9 juillet dernier à Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau dont le chef de l’État exerçait la présidence tournante, a porté le nouveau président nigérian, Bola Ahmed Tinubu, à la tête de l’institution sous-régionale.</strong>

Dès sa prise de fonction, le nouveau président en exercice de cet instrument d’intégration sous-régionale, a affiché, dans son discours, une volonté de travailler à renforcer la démocratie dans son espace géographique en luttant contre les changements anticonstitutionnels. En montrant son aversion pour les coups d’État, le successeur de Muhammadu Buhari ne cache pas son ambition de hisser les pays de la CEDEAO au rang d’exemples de démocratie sur le continent africain. Ce qui est à son honneur et à celui d’une institution qui a besoin d’opérer sa mue, pour passer d’une CEDEAO des chefs d’État à une CEDEAO des peuples avec comme seule boussole, la bonne gouvernance.

<strong>La tâche paraît plutôt ardue, mais elle est nécessaire</strong>

La question qui se pose est de savoir si la CEDEAO pourra tenir le pari. La question est d’autant fondée qu’au-delà de la force conjointe d’intervention dont la mise en place est à l’étude pour faire face au terrorisme et aux changements anticonstitutionnels, la CEDEAO ferait preuve de cécité politique si elle ne trouvait pas, parallèlement, les voies et moyens pour mettre au pas, ceux de ses dirigeants qui paraissent autant de brebis galeuses que de fossoyeurs de la démocratie, à travers les tripatouillages constitutionnels qui contribuent à biaiser le jeu politique en Afrique de l’Ouest. En tout cas, si elle veut être crédible, la CEDEAO ne peut pas mettre en place une force pour lutter contre le terrorisme et les coups d’État militaires dans son espace géographique et continuer à fermer les yeux sur les coups d’État constitutionnels qui sont autant des sources de contestations et de violences politiques ayant plus d’une fois contribué à mettre à mal la paix et la cohésion sociale. C’est dire si Bola Tinubu a du pain sur la planche ; tant la tâche paraît plutôt ardue. Mais elle est nécessaire pour la stabilité de nos États. Et la CEDEAO devrait même en faire un objectif. C’est pourquoi on peut encourager le nouveau président en exercice, Bola Tinubu, à aller jusqu’au bout de la logique. Car, autant, dans l’esprit, cette force antiterroriste et anti-coups d’États se veut dissuasive pour les apprentis putschistes, autant, dans la lettre, l’institution sous-régionale devrait prendre en amont des dispositions pour dissuader les chefs d’État d’enfreindre les règles de la démocratie et du jeu de l’alternance. Mais cela n’est pas gagné d’avance.

<strong>La question du renforcement de la démocratie doit aller au-delà de la seule préservation du trône des princes régnants</strong>

Surtout quand on voit comment le nombre de moutons noirs de la démocratie dans la sous-région ouest-africaine, s’est accru depuis l’échec, au sommet d’Accra en 2015, des têtes couronnées des pays de ladite région à instaurer la règle limitative des mandats présidentiels à deux, au moment où seuls le Togo de Faure Gnassingbé et la Gambie de Yahya Jammeh se distinguaient comme les mauvais élèves du principe d’alternance.

Depuis lors, si le maître de Banjul a fini par quitter le pouvoir dans les conditions que l’on sait, celui de Lomé reste plus que jamais le maître absolu du jeu politique au Togo, au moment où d’Abidjan à Conakry, la tentation du troisième mandat a fait son petit bonhomme de chemin, avec son corollaire de dégâts humains et matériels qui ont contribué à creuser le fossé de la division entre compatriotes. C’est pourquoi la récente décision du président sénégalais, Macky Sall, de renoncer au mandat de tous les dangers, est tout sauf un épiphénomène. Et ce dans un contexte sociopolitique marqué par la résurgence des pronunciamiento.

C’est dire si la question du renforcement de la démocratie dont le président Bola Tinubu veut faire son cheval de bataille à la tête de la CEDEAO, doit aller au-delà de la seule préservation du trône des princes régnants contre toute intrusion militaire, pour prendre en compte la dimension éthique qui appelle aussi les chefs d’État au strict respect des règles de l’alternance. C’est à ce prix que les Africains pourront bâtir leurs pays respectifs sur des projets de société fiables et durables, en lieu et place d’une démocratie en trompe l’œil qui fait certainement le bonheur de satrapes qui ne s’imaginent pas une vie en dehors du pouvoir, mais qui fait le malheur de la grande masse des populations qui croupissent dans la misère crasse, et qui sont presque toujours les dindons de la farce électorale. Il faut que ça change.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Visite du Président de la Transition à Kayes :  Le Colonel Assimi suscite des spéculations sur sa candidature à la présidentielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/visite-du-president-de-la-transition-a-kayes-le-colonel-assimi-suscite-des-speculations-sur-sa-candidature-a-la-presidentielle-3030086.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:18:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Colonel Assimi Goïta, président de la transition du Mali, a effectué le dimanche 23 juillet 2023, une visite remarquée dans la cité des rails, Kayes, suscitant de vives spéculations quant à une éventuelle candidature de sa part à la prochaine élection présidentielle. Accueilli en héros par une foule en liesse au stade Makoro Sissoko, le président de la transition a lancé plusieurs projets d'envergure et annoncé des initiatives ambitieuses pour le développement du pays.</strong>

Parmi les projets dévoilés lors de sa visite à Kayes, on compte la relance du trafic ferroviaire, le lancement des travaux de bitumage de la route Sandaré-Kayes sur 138 Km, la construction du deuxième lycée public de Kayes et la remise d’équipements médicaux pour le Centre de dialyse de l’hôpital Fousséyni Daou.

De plus, Assimi Goita a annoncé la construction d'un nouveau stade à Tombouctou ainsi que la rénovation des stades de Sikasso, Mopti et Kayes. Des initiatives qui témoignent d'une volonté de modernisation et d'amélioration des infrastructures maliennes.

Le président de la transition ne s'est pas arrêté là dans ses promesses pour l'avenir du pays. Il a également annoncé la construction de 4000 logements pour les militaires et la création de 13 nouveaux lycées, dont deux lycées d'excellence dans différentes localités du pays.

De surcroît, il a évoqué la mise en place d'une université dans les villes de Kayes, Tombouctou, Gao, Sikasso et Bandiagara. Ces annonces ambitieuses soulèvent des interrogations quant à leur faisabilité dans le contexte actuel de la transition.

Par ailleurs, Assimi Goïta a abordé la question cruciale de l'exploitation de l'or au Mali. Il a déclaré que des textes visant à favoriser la présence du Mali dans cette exploitation seront bientôt adoptés par le CNT (Conseil National de Transition). Il prévoit également la création d'une société de raffinage de l'or malien au Mali, afin de permettre au pays de mieux tirer profit de ses ressources naturelles.

Cependant, ces annonces ont alimenté les rumeurs quant à une possible candidature d'Assimi Goïta à l'élection présidentielle. Alors que la transition semble toucher à sa fin, certains observateurs voient dans ces initiatives d’Assimi, une stratégie pour mesurer sa popularité auprès du peuple malien en vue d'une potentielle candidature.

Une telle perspective divise l'opinion publique, certains considérant ces annonces comme des promesses populistes destinées à séduire l'électorat, tandis que d'autres y voient une opportunité pour des militaires de revenir au pouvoir.

En effet, depuis un certain temps, la confiance des Maliens envers les politiques est ébranlée, les plongeant dans une profonde méfiance vis-à-vis du leadership civil. Cette situation ouvre une brèche pour les militaires de saisir l'occasion et de s'engager dans la course à la présidence du pays, suscitant à la fois espoir et craintes au sein de la population.

Pendant que le Mali cherche à consolider sa stabilité et à instaurer un gouvernement démocratique, les spéculations sur une éventuelle candidature du Colonel Assimi Goïta, apportent un nouveau chapitre d'incertitude dans la politique malienne. Mais la question reste désormais de savoir si ces projets ambitieux et ces annonces retentissantes seront suivis d'effets concrets pour le développement du pays, et si elles influenceront effectivement les aspirations politiques du président de la transition.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  La nouvelle Constitution renforce les pouvoirs du président</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/mali-la-nouvelle-constitution-renforce-les-pouvoirs-du-president-3030083.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:14:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>96,91% des voix pour le Oui contre 3,09 pour le Non au référendum constitutionnel du 18 juin 2023 au Mali. Ainsi en a décidé la Cour constitutionnelle malienne. Exit donc la Constitution de 1992 ! C’est le moins que l’on puisse dire avec l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale que les militaires au pouvoir appelaient de tous leurs vœux au Mali. </strong></em>

<em>Désormais, au lieu d’un régime sémi-présidentiel, le Mali passe à un régime hyper-présidentiel où le président n’est pas loin d’un démiurge ; tant il dispose des pleins pouvoirs. Et ce n’est pas tout. Car, puisqu’elle a été voulue, pensée et élaborée par des gens en treillis qui sont arrivés au pouvoir dans les conditions que l’on sait, c’est-à-dire après deux coups d’État, la nouvelle Constitution les met non seulement à l’abri de toute poursuite judiciaire, mais aussi elle donne la possibilité à certains d’entre eux de candidater à la présidentielle de 2024. </em>

<em>Dès lors, on comprend pourquoi depuis l’annonce de la victoire du « Oui » au référendum qui vient d’être validé par la Cour  Constitutionnelle, Assimi Goïta et ses ouailles exultent et cela, en dépit des tirs de barrage de certains partis politiques et acteurs de la société civile soutenus par des leaders religieux dont l’emblématique imam Mahmoud Dicko qui demandait l’annulation pure et simple du référendum. </em>

<em>Certes, on peut trouver à redire sur le taux de participation qui passe de 39,4% à 38,23%, surtout quand on sait que le scrutin n’a pas pu se tenir dans certaines localités du pays. Mais pour le pouvoir de transition et ses soutiens, le plus important est l’approbation de la nouvelle Constitution. </em>

<em>Pour eux, l’organisation, en elle-même du scrutin, traduit la bonne foi, s’il en est, des autorités de la transition, d’œuvrer à un retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali. </em><em>Mieux, ils espèrent ainsi s’attirer les bonnes grâces de la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui tient au respect des délais impartis à la transition.</em>

<strong>Un projet taillé sur mesure </strong>

En tout cas, s<em>i les autorités maliennes ont réussi à organiser le référendum constitutionnel dans un contexte sécuritaire délétère, elles n’ont désormais aucun argument pour justifier un éventuel non-respect du calendrier électoral validé par l’organisation sous-régionale. Elles n’ont plus le choix que de respecter leurs engagements au risque de s’attirer à nouveau les foudres de la communauté internationale qui veille au grain. </em>

<em>Toutefois, le tout n’est pas de réussir à faire adopter une nouvelle Constitution. Car, il faut le dire, le nouveau texte divise tellement les Maliens que le président Assimi Goïta et ses partisans feraient mieux d’avoir le triomphe modeste. </em>

<em>Plutôt que de pavoiser, ils gagneraient à poursuivre le dialogue avec les partisans du « Non », de sorte à aplanir les divergences sur certaines dispositions constitutionnelles querellées. Un compromis est toujours possible pour peu que les uns et les autres fassent montre de bonne foi dans l’intérêt supérieur du pays. </em>

<em>En tout cas, il faudra tout faire pour qu’à la grave crise sécuritaire actuelle, ne vienne s’ajouter une crise sociopolitique au Mali qui peine à retrouver ses marques. Il ne faudra surtout pas que les bidasses qui avaient, à leur arrivée, été accueillis en libérateurs, se muent subitement en bourreaux avec toutes les conséquences qui peuvent en découler. Le Mali n’a pas besoin de ça ! Il aspire plutôt à des lendemains meilleurs sous le leadership de dirigeants éclairés et visionnaires</em>

En bloc, les militaires ont fait de ce projet de Constitution une pierre essentielle de la refondation qu’ils entendent conduire du Mali, confronté à <a href="https://www.jeuneafrique.com/1358991/politique/jihadisme-au-sahel-linexorable-descente-vers-le-golfe-de-guinee/">la propagation jihadiste</a> et à une profonde crise multiforme. Le scrutin a été émaillé d’incidents et d’irrégularités, selon des observateurs et opposants à la réforme.

Les détracteurs du projet le décrivent comme taillé sur mesure pour un <a href="https://www.jeuneafrique.com/1447483/politique/assimi-goita-futur-candidat-a-la-presidentielle/">maintien des colonels au pouvoir au-delà de la présidentielle</a>, prévue en février 2024, malgré leur engagement initial à rétrocéder la place aux civils après les élections.

La nouvelle constitution promulguée renforce les pouvoirs du président, fait la part belle aux forces armées et met en exergue la « souveraineté », de la junte depuis son avènement puis la rupture avec l’ancienne puissance dominante française et le basculement vers la Russie.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prise de contact du Ministre de la Santé et du développement Social à la CMSS :  Le Colonel Assa Badiallo TOURE engagé à poursuivre les chantiers ouverts par son prédécesseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/prise-de-contact-du-ministre-de-la-sante-et-du-developpement-social-a-la-cmss-le-colonel-assa-badiallo-toure-engage-a-poursuivre-les-chantiers-ouverts-par-son-predecesseur-3029286.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 09:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la DNPSES, la DNDS, l’ANAM, la CANAM, la DSSA, la CNTS…..c’est au tour de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale d’accueillir dans ses locaux le nouveau ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assa Badiallo TOURE. </strong>

Le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE a souhaité la bienvenue à Mme le ministre et a commencé par lui présenter, au nom de l’ensemble du personnel, les vœux de plein succès dans ses nouvelles fonctions à elle, confiées par les plus hautes autorités. Il a ensuite présenté la CMSS : son fonctionnement, ses réalisations, ses difficultés et ses perspectives d’amélioration tant au siège que dans les Bureaux régionaux et les Agences locales.

Enfin, le Directeur général a remercié Mme le Ministre de cette visite à la Caisse Malienne de Sécurité Sociale. Prenant la parole, Mme le Ministre a dit être venue s’enquérir des conditions de travail à la CMSS, de partager sa vision des nombreux défis auxquels la sécurité sociale fait face et de donner quelques orientations préliminaires à la Direction Générale.

Le Ministre de la Santé et du Développement Social a d’exhorter les uns et les autres à la bonne gouvernance, au travail bien fait, à la loyauté et à cultiver la paix et l’entraide afin de faire de cette structure de protection sociale, un service public encore plus performant.

En rassurant le personnel d’inscrire son action dans le cadre de la continuité du service en renforçant les acquis et insufflant de nouvelles perspectives, le Ministre a remercié le Directeur Général de la CMSS, l’équipe de Direction et l’ensemble de son personnel de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé.

<strong>Fatoumata  Mah  Thiam  KONE, CCOM-RP/CMSS.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Orpaillage :  Des dizaines de maliens arrêtés en Mauritanie</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/orpaillage-des-dizaines-de-maliens-arretes-en-mauritanie-3029277.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 09:35:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La compagnie de la gendarmerie nationale de la ville mauritanienne de Chami a arrêté des dizaines de ressortissants maliens travaillant dans l’orpaillage après leur implication dans des actes de vandalisme dans cette localité.</strong>

À en croire nos sources, les maliens avaient demandé aux propriétaires des sites d’orpaillage l’instauration d’un deuil après le décès de l’un de leurs compatriotes travaillant sur place.

Un différend est né à propos de l’idée du deuil ce qui aurait amené les maliens à faire l’usage de la force pour imposer leur point de vue. S’ensuivra ensuite des actes de violence contraignant la gendarmerie mauritanienne à intervenir pour disperser les maliens et arrêter des dizaines parmi eux.

Des activistes sur les réseaux sociaux avaient déclaré que les gendarmes avaient été agressés par les maliens, des allégations démenties par des sources sécuritaires.
<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cédric Kanté :  « Où est le sérieux à la Femafoot ? »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/cedric-kante-ou-est-le-serieux-a-la-femafoot-3029269.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 09:31:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ancien footballeur professionnel désormais consultant, Cédric Kanté a fait les belles heures du Racing Club de Strasbourg. Également passé par la sélection du Mali, il a vu évoluer le football malien et en a connu les arcanes comme joueur, puis membre de l'encadrement. Invité du podcast de Sport News Africa, il est revenu sur la situation actuelle du football malien, non sans déplorer la gestion au sein de la Fédération malienne de football. Extraits.</strong>

<em><strong>Les regrets de ne pas avoir gagné une CAN malgré une très bonne génération</strong></em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « <em>Intrinsèquement on avait de bons joueurs. Au moins 4 ou 5 joueurs niveau Ligue des champions avec Seydou Keïta, Momo Sissoko, Mahamadou Diarra et les autres. Je pense qu'on pouvait le faire. Sur les éliminatoires on faisait de supers matchs, mais en compétition je pense qu'on manquait de structure autour de l'équipe. C'est un petit regret, même si en 2012 on fait une belle campagne avec Seydou </em>(Keita, ndlr)<em>. Quand on avait tous ces joueurs-là, on aurait dû faire plus</em>. »

<em><strong>Son regard sur la génération actuelle des Aigles</strong></em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « <em>En terme de jeu, il y a plus de satisfaction. Mais en terme de résultat, ça manque encore de maturité. Ça joue bien mais sans plus. On a des garçons bien élevés et des fois c'est un peu lisse. On a les défauts de nos qualités. On a aussi des joueurs qui sont ensemble depuis les équipes jeunes, c'est une bonne chose car il y a de la continuité. Mais dans le même temps ça manque de sang neuf. Ça n'aide pas à se surpasser, à gérer la concurrence. En terme de qualité pour rivaliser avec les grosses équipes, il nous manque 2-3 joueurs à certains postes clés.</em> »

<em><strong>Les fausses promesses de la Fédération malienne et du ministère des Sports</strong></em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « <em>On sait qu'avec la situation politique et les sanctions internationales, la situation économique est compliquée. Mais il faudrait aussi qu'il y ait un discours de vérité au lieu de nous faire rêver. Je suis allé pour une mission pour être team manager. J'avais plein d'ambition, je faisais des rapports, je voulais aller sur place pour y travailler, mais la fédération n'avait pas d'argent pour me payer un billet d'avion. J'aurais aimé le savoir dès le début plutôt que de perdre six mois en allant 4 fois à Bamako en pensant qu'on allait construire quelque chose (…) Dès le lendemain de l'élimination à la CAN, le président Bavieux nous contacte Frédéric Kanouté et moi. On a des échanges tous les deux jours, des visioconférences. Ensuite il y a le barrage au Mondial contre la Tunisie où on se fait éliminer, mais derrière on a la volonté de s'investir. Team manager, pour moi c'est un travail à temps plein. Il y a un tel potentiel entre le binationaux et les joueurs actuels... Et du jour au lendemain tu n'as plus de nouvelles. Quand la situation politique sera apaisée, on verra ce qu'il est possible de faire pour revenir aider, mais moins naïvement. »</em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « <em>On sait qu'au début on n'aura pas un contrat en bonne et due forme. Mais on l'accepte, c'est pour le pays. Même le sélectionneur, on ne sait pas combien de mois il a attendu après son arrivée avant de signer son contrat. Après les deux matchs contre la Tunisie, on nous fait comprendre très vite que ce ne sera pas possible de nous faire venir au Mali pour travailler et qu'en gros le document qu'on nous avait soumis il ne vaut rien. A ce moment-là j'ai demandé à avoir une proposition de collaboration écrite et non pas message vocal sur WhatsApp. Et bien sûr elle n'est jamais arrivée. C'est décevant. On n'est pas encore aux portes de la professionnalisation du football malien.</em> »

<em><strong>La relation entre anciens internationaux et la Femafoot</strong></em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « <em>Les dirigeants savent où nous trouver </em>(les anciens internationaux, ndlr)<em> quand ils ont besoin de nous. Mais quand il faut par exemple choisir un nouveau sélectionneur et un nouveau staff, on a été mis de côté. Silence radio. Le football malien est très compliqué à comprendre.</em> »

<strong>Le choix de Winfried Schäfer comme sélectionneur et le revirement</strong>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « Après la fameuse fiche de poste 'guardiolesque', ils ont eu énormément de candidatures. A l'époque j'étais conseiller du président de la Femafoot. Du jour où la fiche de poste est sortie jusqu'à la nomination du sélectionneur, il était injoignable alors que c'était quand même un moment important. J'avais fait un rapport dans lequel je préconisais la nomination d'un coach jeune, en phase avec le football actuel et les profils de nos joueurs. Finalement on m'annonce que ce sera Winfried Schäfer. Ils ont fait tout l'inverse de ce qui a été préconisé. Et au final ils changent encore de décision en moins de 24 heures pour annoncer un autre sélectionneur. Tu te demandes : où est le sérieux ? »

<em><strong>Le Mali vainqueur de la CAN ?</strong></em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> «  <em>Gagner la CAN ? Vu le niveau des équipes actuellement qui monte, on ne peut pas espérer gagner en bricolant. Après on n'est pas à l'abri d'une surprise ce ne sera pas facile. Le niveau est très élevé et il faudrait aux tous les feux soient au vert.</em> »

<em><strong>Une nouvelle collaboration à l'avenir avec la Femafoot ?</strong></em>

<strong>Cédric Kanté :</strong> « Je ne peux pas fermer la porte. Le Mali c'est mon pays, c'est mon équipe. Mais est-ce que ma vision des choses est compatible avec celle des gens en place ? C'est plutôt ça la question. On part de très très loin sur les gens qui décident. Il y a un décalage entre les discours et les faits.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Auditions et interpellations tous azimuts d’anciens dignitaires :  Pourvu que force reste à la loi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/auditions-et-interpellations-tous-azimuts-danciens-dignitaires-pourvu-que-force-reste-a-la-loi-3029264.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 09:23:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plusieurs responsables et anciens ministres sont actuellement en audition. Certains ont été placés en garde-à-vue tandis que d’autres seront déférés à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako. </strong>

Officiellement, on ne sait pas ce qui leur est reproché. Mais tout laisse  croire que ces auditions et interpellations sont en lien  avec des problèmes de gestion. Ce qui est sûr, on en saura davantage les jours à venir. Mais en attendant d’en savoir davantage, il faut noter tout de même que les temps ont changé.

Car, autrefois, c’était rare d’entendre qu’un ex-ministre était convoqué et auditionné. C’était perçu comme un crime de lèse-majesté. À moins que ce fût un ancien ministre devenu rebelle, qui cherchait à tailler des croupières au régime en place. Mais arrêter ou auditionner un ancien dignitaire pour problème de gestion de deniers publics, on n’en a pas vu beaucoup de cas sous le règne de feu IBK. Les choses ont commencé à changer après l’insurrection populaire d’Août 2020. C’est à partir de là que certains avaient commencé à faire attention, conscients qu’ils pouvaient être rattrapés par leurs propres turpitudes.

Pendant ce temps, d’autres se laissent toujours aller à des dérives si fait qu’ils se permettent de disposer des biens publics comme d’un legs familial. Ces gens-là, il faut souhaiter que la Justice les débusque afin qu’ils puissent rendre des comptes. Ne soyons contre personne. Mais il faut être contre ceux-là qui détournent  nos maigres ressources, se permettant de construire des châteaux à l’étranger et sur des terres arrachées aux pauvres au moment où beaucoup de nos compatriotes peinent à s’offrir un repas par jour.

<strong>Il faut être farouchement contre les règlements de comptes</strong>

En tout cas, il faut espérer que l’opération d’assainissement ou de moralisation de la vie publique en cours, si on peut s’exprimer ainsi, se poursuive afin que soient épinglés tous ceux qui ont des choses à se reprocher. Il faut les traquer jusque  dans leurs derniers retranchements. Car, ces gens-là ne sont ni plus ni moins que des terroristes à la seule différence qu’ils ne sont pas armés. Eux tuent autrement puisqu’en détournant, ils contribuent à affamer leurs compatriotes dont certains, on le sait, finissent par périr dans la misère.

Cela dit, tout en étant pour que chaque dirigeant ou ex-dignitaire rende compte de sa gestion, il faut se dresser farouchement contre les règlements de comptes. Que le droit soit dit dans toute sa rigueur de sorte à ce que soient relaxés ou blanchis tous ceux-là qui se sont distingués positivement dans la gestion des deniers publics.

Il ne faudrait pas que l’on passe le temps à chercher des poux sur des crânes rasés, jusqu’à jeter des innocents en prison. Ce sont des erreurs à éviter absolument. Et là, il faut faire confiance à la Justice malienne qui, on doit le reconnaître, imprime de plus en plus sa marque si fait qu’elle refuse parfois de se laisser dicter sa conduite. C’est tout à son honneur. C’est à elle de maintenir le cap jusqu’à ce que les uns et les autres finissent par comprendre que dans un État de droit digne de ce nom, le juge ne reçoit d’ordre de personne. Il rend ses décisions en toute âme et conscience.

C’est  pourquoi il faut souhaiter qu’à l’issue des auditions, tous ces ex-ministres ou présidents d’institutions qui seront rattrapés par leur gestion, bénéficient d’un procès équitable respectueux des droits des uns et des autres. Tout autre démarche rendrait sympathiques les mis en cause qui pourraient s’en servir pour parler de « <em>cabale </em>» destinée à nuire à leur carrière politique.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Départ annoncé de la MINUSMA dans six mois :  Bamako regagne sa souveraineté… et doit désormais s’assumer pleinement…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/depart-annonce-de-la-minusma-dans-six-mois-bamako-regagne-sa-souverainete-et-doit-desormais-sassumer-pleinement-3028626.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 12:35:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après moult tractations, le Mali et l’ONU sont parvenus à un accord de six mois pour le retrait définitif de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Mais d’ores et déjà, il est mis fin à la mission de la MUNISMA et ce, après dix ans de présence au Mali. </strong>

Il faut donc saluer l’esprit de consensus qui a prévalu ce d’autant que ce n’était pas gagné d’avance au regard des propositions de départ.
En effet, Bamako avait mis sur la table, trois mois, la France, six mois et d’autres membres de l’ONU, un an voire plus.  S’ils ont réussi à accorder leurs violons, c’est que la sagesse a habité les différents acteurs et c’est tant mieux.  Mais pouvait-il en être autrement ? Non.

Dans la mesure où le demandeur qui n’est autre que le Mali a réclamé officiellement le départ de cette mission, toute tentative de la maintenir aurait été vouée à l’échec. C’est dire si les membres de l’ONU ont tout simplement fait preuve de réalisme et de lucidité. Cela dit, ce premier pas étant franchi, il faut souhaiter que le retrait physique des hommes et du matériel de la mission onusienne, se fasse dans les règles de l’art afin d’éviter de créer de nouvelles tensions inutiles.

Maintenant que le départ de la MINUSMA est acté, le Mali est désormais face à ses responsabilités et il doit s’assumer pleinement. Il doit mettre les bouchées doubles pour que les Maliens les plus sceptiques ne regrettent pas la MINUSMA.

D’abord, sur le plan sécuritaire, le pays doit travailler à combler le vide que laissera l’absence de cette mission onusienne. Ensuite, sur le plan social, Bamako doit œuvrer à ce que tous ceux qui perdront leurs emplois, puissent continuer à vivre décemment.

<strong>Quand on dort sur la natte d’autrui, on dort par terre</strong>

Et enfin, sur le plan diplomatique, le pays doit s’employer à éviter un isolement presque certain. Certes, il y a de nouveaux partenaires tels que la Russie, la Chine, la Turquie, etc., qui pourraient voler au secours de Bamako. Mais sera-ce suffisant pour combler le vide ? Rien n’est moins sûr. Autant dire que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, doit attacher solidement les lacets de ses godasses s’il veut faire mentir les oiseaux de mauvais augure.  En tout cas, il n’a pas droit à l’erreur. Car, ce retrait de la MINUSMA qui divise les Maliens, risque d’exacerber les tensions communautaires.

Cela dit, avec ce retrait de la MINUSMA, le Mali regagne ainsi sa souveraineté et il gagnerait à la traduire plus dans les actes que dans les paroles.  C’est à ce prix et seulement à ce prix qu’il prouvera au peuple malien et au-delà, à la communauté internationale, qu’il n’a pas eu tort de demander le départ de la force onusienne.  Mais quid des leçons à tirer de ce divorce entre le Mali et la MINUSMA?

S’il est vrai que Bamako ne doit pas accuser la MINUSMA de tous les péchés… du Mali, il est aussi vrai que l’ONU gagnerait à revoir sa copie. C’est d’autant plus nécessaire qu’en plus du Mali, la République démocratique du Congo (RDC) a aussi demandé le retrait de la MONUSCO.

Preuve, s’il en est, que les résultats obtenus par ces missions onusiennes dans la lutte contre l’insécurité en Afrique, sont en deçà des attentes des populations. Mais au-delà de l’ONU, ces deux exemples doivent interpeller également les dirigeants du continent noir à s’assumer davantage en ne comptant pas sur les autres pour assurer leur sécurité. Car, comme le dit  l’adage, quand on dort sur la natte d’autrui, on dort par terre.

<strong>Cyrille Coulibaly  </strong>

&nbsp;

xxx

<strong>Mission de l’ONU : </strong>

<strong>La Minusma réduite à l’état d’esclave </strong>

<b>Suite à l’officialisation de la demande du « retrait sans délai », de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) par les autorités maliennes, le ministère de l’Économie et des finances vient d’entreprendre des mesures draconiennes à l’encontre de la Mission onusienne.</b>

En effet, dans une correspondance en date du 27 juin 2023, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur Général Amadou Konaté a instruit à tous les directeurs, chefs de bureaux et des représentations des douanes à l’extérieur « <em>d’interrompre immédiatement les importations de tous matériels à destination de la mission onusienne, jusqu’à la date de son retrait définitif du territoire du Mali</em> », précise le document.

Il convient de rappeler que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de son intervention à la tribune des Nations -Unies, à l’occasion de la présentation du rapport trimestriel de l’organisation sur la situation au Mali, avait demandé le retrait sans délai de la Minusma du Mali. Cette décision a ainsi reçue le soutien sans ambages de la classe politique malienne de façon générale et de la société civile.

Face à cette montée d’adrénaline, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, le 29 juin 2023, la demande de retrait formulée par le Mali.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Effondrement d’immeubles :  Quand on construit sur les sables mouvants de la corruption…</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/effondrement-dimmeubles-quand-on-construit-sur-les-sables-mouvants-de-la-corruption-3028634.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nos ancêtres les Gaulois avaient une grande hantise : que le ciel leur tombe sur la tête. Il est vrai qu’à leur époque, ils ne pensaient pas aux toits de leurs maisons, les constructions à plusieurs niveaux n’étaient d’ailleurs pas légion, pour ne pas dire qu’elles étaient inexistantes. Pour nous autres Africains, par ces temps qui courent, la grande peur est qu’un immeuble s’écroule sur nous.  </strong>

En l’espace d’un mois, ce sont deux immeubles qui se sont effondrés au Mali. Pour le dernier en date, il s’agit d’un immeuble d’habitation de 5 étages construit dans le quartier ACI de Lafiabougou à Bamako, qui s’est écroulé dans la journée du 30 juin 2023, à l’heure de la prière du vendredi. Pas de perte en vie humaine mais il y a quelques blessés. Un autre immeuble dans le même secteur, de sept étages celui-là, s’est affaissé dans la nuit, tuant 2 personnes et faisant des blessés en 2015. Auparavant, un autre immeuble de 5 étages en finition s’était effondré, le 8 octobre 2013 avec un bilan macabre.

Décidément c’est la loi des séries dans un pays ou pas moins de 10 immeubles se sont écroulés depuis 2013 à nos jours, faisant des morts des blessés et de nombreux dégâts. À qui la faute ?

En réalité, notre pire ennemi, c’est nous-mêmes,  les règles que nous avons édictées étant toujours les moins respectées. Et puis, n’accablons pas seulement les cas isolés au niveau de l’intérieur du Mali. Pour le cas de Bamako, ces dernières années, il ne se passe pas un mois sans que l’on parle d’un grand immeuble ou d’un simple bâtiment qui a rendu l’âme.

Pour ne parler que des infrastructures de l’ACI 2000, le 30 juin dernier, l’effondrement d’une partie de l’immeuble en 5 étages abritant le projet PSI a causé d’énorme dégâts matériels. C’est dire que cet énorme dégât repose sur le problème du peu de sérieux qui règne dans la réalisation des édifices : constructions sans autorisations, sous-dosage des matériaux, passation de marchés des plus opaques… Des édifices érigés sur les sables mouvants d’une corruption rampante et endémique qui va du ministre au dernier manœuvre.

En réalité, ce qui arrive au Mali est la chose la mieux partagée sous nos tropiques, l’essentiel étant que chacun puisse se mettre quelque chose dans la poche. Et ces gaffes ne se recrutent pas seulement dans la construction immobilière. Il en va de même dans beaucoup de domaines, notamment les transports, aussi bien terrestre, fluvial qu’aérien, avec la surcharge des moyens de locomotion. Des zones de non-droit en somme. Et l’on crie à la détresse quand le pire arrive, invoquant la fatalité.

Si l’on n’y prend pas garde, ces drames vont se multiplier tant qu’il n’y aura pas une prise de conscience collective et un châtiment exemplaire face aux différents manquements. L’heure de la sensibilisation est passée.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrêt de travaux de construction à Fombabougou :  Une spéculation foncière qui ne dit pas son nom</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/arret-de-travaux-de-construction-a-fombabougou-une-speculation-fonciere-qui-ne-dit-pas-son-nom-3028628.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:40:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali Kura dont rêve bon nombre de Maliens ne semble pas être pour demain. Cela s’explique par l’amplification de certaines pratiques qui continuent de plus belle dans la transition en cours. Il s’agit notamment de la problématique autour du foncier. Un phénomène qui continue de transformer les rêves en cauchemar au quotidien. Ce qui se passe depuis un certain temps à Fombabougou, un quartier de la commune urbaine de Moribabougou, en dit long sur le domaine du foncier en république du Mali. </strong>

Alors qu’ils rêvent d’avoir un toit pour rompre définitivement avec les tracasseries de la location, plusieurs propriétaires de parcelle à Fombabougou ne savent plus à quel saint se vouer à cause d’une situation qui interpelle les autorités de la transition.

En effet, la famille traditionnelle de ce quartier est dans une mauvaise posture assimilable à un complot orchestré contre les propriétaires de parcelles de Fombabougou pour des intérêts dit-on personnels et sordides. En complicité avec les forces de sécurité, le chef de village ou de quartier s’acharnent contre les travaux de construction pour des raisons qui ne tiendraient pas. Puisqu’il avance un supposé lotissement alors qu’un premier est fait et sur la base duquel nombreuses personnes ont payé leurs parcelles.

En tout cas, il s’agit d’un cas qui suscite l’ire de plus d’un. « <em>Cette posture de la chefferie de Fombabougou me dépasse. C’est de l’escroquerie qui ne dit pas son nom. Sinon à quoi sert d’interdire la construction pour des histoires de lotissement déjà fait ? J’invite les autorités de la transition à se saisir de ce dossier qui coupe le sommeil à beaucoup de personnes </em>», souhaite, un propriétaire de parcelle très remonté.

Et un autre de renchérir en ces termes : <em>« cette mauvaise posture n’est pas digne d’une chefferie qui doit nous défendre au lieu de nous interdire de construire sur  nos parcelles obtenues dans la légalité en ce sens que nous avons les documents y afférent</em> ».

D’autres accusent la famille traditionnelle de Fombabougou de faire de cette décision du business pour se faire de l’argent. Parce que face à la pression, les propriétaires de parcelles désireux de construire sont obligés de donner des dessous de table pour être à l’abri. Toute chose qui nécessite l’implication des plus hautes autorités maliennes qui ont promis de jeter les bases d’un Malikura à travers la promotion des droits tout en mettant fin aux mauvaises pratiques comme celles faites par la famille traditionnelle de Fombabougou.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manifs de soutien à la transition : Le contexte s’y prête mais non au deux poids deux mesures</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manifs-de-soutien-a-la-transition-le-contexte-sy-prete-mais-non-au-deux-poids-deux-mesures-3028618.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:35:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Il y a quelques semaines à Bamako et dans plusieurs villes du pays, des meetings de soutien à la Transition ont été organisés. À l’occasion, les manifestants ont ouvertement appelé à un changement de la Constitution pour l’adapter à « nos propres réalités ». </em>

<em>Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait grand monde ; tant la mobilisation était forte. C’est la preuve que le pouvoir actuel, issu du coup d’État du 18 Août 2020 et du 24 mai 202, bénéficie toujours d’un grand soutien populaire. Car, à Ouagadougou comme à Bobo, on entendait des manifestants scander à haute voix le nom du colonel Assimi Goïta qu’ils disent porter dans leurs cœurs respectifs. Ils sont dans leurs bons droits. Car, s’il y a un point sur lequel beaucoup s’accordent, c’est la volonté qu’affiche le colonel Assimi de se battre pour libérer son pays. Mieux, on sent que petit à petit, les lignes commencent à bouger. En témoigne la reconquête de certaines localités. Certes, il faut reconnaître que de nombreuses localités sont toujours sous le contrôle des groupes armés.  </em>

<em>Mais comme on le sait, le plus long voyage commence toujours par un pas. Ne soyons pas un laudateur ; loin s’en faut. Mais au moins, il faut apprécier les choses à leur juste valeur. Ne soyons pas de ceux-là qui savent critiquer sans jamais reconnaître les efforts de l’autre. Faisons toujours un effort d’objectivité dans ce qu’on dit ou fait. </em>

<em>En tout cas, au regard de ce qu’on dit plus haut, il faut comprendre ceux-là qui affichent clairement leur soutien aux autorités de la transition. Ces dernières ont besoin de l’accompagnement de tous les maliens pour réussir. Contrairement à ce que pourront penser certains, il faut trouver opportunes ces manifestations en ce sens qu’elles peuvent contribuer à dissuader certains qui sont animés par des velléités de déstabilisation de la transition.</em>

<em>Les autorités gagneraient à loger tout le monde à la même enseigne</em>

<em>C’est pourquoi il faut maintenir la veille. Car, il faut être farouchement contre l’avènement d’un nouveau coup d’État. Les maliens sont fatigués. Il vaut mieux faire bloc derrière les autorités actuelles, que de passer le temps à changer de régimes. Du reste, s’il y a des maliens qui voudraient déstabiliser la Transition, qu’ils utilisent cette énergie pour aller casser du terroriste. Là, ils auront fait œuvre utile et la Nation le leur revaudra. Montrons-nous unis si tant est que nous voulons gagner cette guerre qui nous a été imposée. </em>

<em>Cela dit, il revient aussi aux autorités de travailler à rassembler tous les maliens. Qu’elles évitent, dans leurs discours, de donner l’impression de stigmatiser une catégorie de compatriotes. Car, quand on est dirigeant, on doit se poser en rassembleur et avoir le dos large. C’est pourquoi il faut souhaiter que soit levée la mesure de suspension des activités de certains regroupements. La même mesure frappe aussi des Organisations de la société civile (OSC). Pour autant qu’elles ne veuillent pas être accusées de faire du deux poids deux mesures, les autorités gagneraient à loger tout le monde à la même enseigne. </em>

<em>De toutes façons, tous les acteurs politiques sont  aujourd’hui conscients qu’il est difficile voire impossible, par ces temps qui courent, de pouvoir détourner l’attention des maliens qui ne demandent qu’à voir chassées de leur pays, ces bandes armées qui sèment la mort et la désolation.</em>

<em><strong>Mariam Konaré</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement : Les nouvelles ambitions du colonel Assimi fait tomber des têtes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernement-les-nouvelles-ambitions-du-colonel-assimi-fait-tomber-des-tetes-3028613.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:32:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président du pouvoir de transition au Mali a annoncé, le samedi 1<sup>er</sup> juillet dernier, un remaniement partiel du gouvernement, intervenant au lendemain de l’annonce du retrait de la mission de maintien de la paix de l’ONU dans notre pays. </strong>

Ce remaniement survient également huit jours après le résultat favorable d’un référendum portant sur un projet de nouvelle Constitution. Bien que les poids lourds du régime occupant des postes stratégiques, tels que le ministère de la Défense, des Affaires Étrangères et de la Justice, aient été reconduits à leur poste, le gouvernement a subi de nombreux changements avec 16 nominations, dont 13 nouveaux ministres et trois permutations. Parmi les changements notables, un représentant emblématique de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), principale alliance d’anciens rebelles dans le nord du pays, quitte le gouvernement, alors que les tensions persistent entre les deux parties. Un nouveau militaire, le colonel Assa Badiallo Touré, fait son entrée au gouvernement en tant que ministre de la Santé et du développement social. Jusqu’à sa nomination, elle occupait le poste de conseiller des œuvres sociales du président Assimi.

Le référendum sur la nouvelle Constitution a été largement soutenu par les militaires au pouvoir, bien que le vote ait été entravé dans de nombreuses localités du centre et du nord du pays, en raison de la crainte des attaques jihadistes ou de désaccords politiques. Les détracteurs du projet décrivent cette nouvelle Constitution comme étant conçue sur mesure pour permettre aux colonels de maintenir leur pouvoir au-delà de l’élection présidentielle prévue en février 2024, en dépit de leur engagement initial de céder le pouvoir aux civils après les élections. Ce référendum marque le premier scrutin depuis que les militaires ont pris le pouvoir en août 2020 et exercent depuis lors un contrôle quasi absolu dans le pays confronté au djihadisme et à une crise sécuritaire, politique et économique.

Les militaires ont fait de la défense de la souveraineté nationale l’un de leurs principaux objectifs et ont décidé de mettre fin à la mission de maintien de la paix de l’ONU, tout en rompant leurs relations avec la France en 2021 pour se tourner politiquement et militairement vers la Russie. Ces développements récents au Mali témoignent de l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans le pays, avec des changements importants au sein du gouvernement et des décisions stratégiques qui pourraient avoir des conséquences à long terme sur la direction et la stabilité du pays.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Polémique autour du vote de la nouvelle constitution : Les Maliens encore plus divisés qu’unis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/polemique-autour-du-vote-de-la-nouvelle-constitution-les-maliens-encore-plus-divises-quunis-3026475.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 02:37:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens ont vécu leur premier scrutin organisé par les militaires depuis le coup d’État d’août 2020. En effet, le référendum constitutionnel s’est tenu le dimanche 18 juin 2023. Mais force est de constater que  les fils et filles du pays  qui, en pareilles circonstances, doivent  être plus unis que jamais,  sont plutôt divisés sur les résultats qui tombent. </strong>

Plusieurs voix  discordantes  se font  déjà entendre, appelant à l’annulation pure et simple de ce scrutin. D’abord, ce sont les indépendantistes et autres milices du Nord du pays qui rejettent ce scrutin au motif que le texte ne prend pas en compte l’accord de paix d’Alger, signé avec le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) en 2015. Ensuite, à Bamako,  des  leaders religieux réunis au sein de la ligue malienne des imams et érudits du Mali, s’y opposent ouvertement. Car, selon eux, ce texte  réaffirme l’attachement du Mali à la forme républicaine et à la laïcité de l’État. Autre  motif,   celui-ci ne serait  pas adapté aux valeurs religieuses et sociétales  du Mali. La classe politique n’est pas en reste.

En effet, certains politiques contestent la légitimité du pouvoir de Bamako, affirmant que ce pouvoir  est disqualifié  pour mener une réforme de la loi fondamentale. D’ailleurs,  sur ce sujet,   un acteur politique malien, se prononçant sur la tenue de ce référendum,   dit  en substance  que les scores qui sortiront des urnes, seront dignes de la Corée du Nord, c’est-à-dire qu’ils seront soviétiques. A toute cette vague de mécontents,  s’ajoute  la voix d’une partie de la société civile malienne qui réfute ce référendum.

<strong>Tout le mal que l’on souhaite aux  Maliens, c’est  de s’entendre sur l’essentiel</strong>

C’est dire qu’avec ce score pharaonique du OUI dans les urnes, plus la polémique ne fait qu’enfler et au vu de tout cela, on peut se demander  si  les Maliens ne courent pas le risque de sortir du référendum encore plus divisés qu’unis.

Certes, il est  vrai que les militaires ont donné le ton, le 11 juin dernier, en votant  par anticipation partout dans les casernes à l’exception de Kidal où le vote n’a pas eu lieu pour les raisons que l’on sait. Un vote militaire dont on ne se fait guère d’illusion pour ce qui sera du résultat. On devine que le pouvoir malien qui n’avait pas les moyens  financiers pour l’organisation de ce scrutin  et a appelé, pour cela,  à l’aide de nouveaux partenaires  financiers,   est resté droit dans ses bottes  quant au respect  de  la date de ce scrutin. Au risque d’enregistrer, en certains lieux, un faible taux de participation.

En tout cas, du côté de l’opposition politique et  d’une partie de la société civile qui conteste ce référendum,  des  stratégies de lutte  sont mises déjà  en place, pour saboter les résultats de ce scrutin. Celles-ci  invitent déjà leurs  militants et sympathisants  à la contestation. De quoi s’interroger sur la légitimité de ce vote référendaire.

En tous les cas,  tout le mal que l’on souhaite aux  Maliens, c’est  de s’entendre sur l’essentiel, à savoir la survie de la  Nation  qui, depuis plus d’une décennie, est confrontée à une équation difficile : le combat contre  l’hydre terroriste.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le laxisme comme mode de gestion à la Mairie de la Commune Rurale de Sadiola : Plus de 190 millions FCFA évaporés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-laxisme-comme-mode-de-gestion-a-la-mairie-de-la-commune-rurale-de-sadiola-plus-de-190-millions-fcfa-evapores-3026480.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 01:42:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les eaux de la Mairie de la Commune rurale de Sadiola, dans la région de Kayes, sont troubles et charrient visiblement des affaires nauséabondes les unes que les autres. </strong>

Cela s’atteste par la découverte des irrégularités administratives et financières qui dépassent l’entendement. Et il a fallu le passage du Bureau du Vérificateur Général dans les locaux de la municipalité de Sadiola pour qu’on découvre le laxisme et l’affairisme qui ont laissé un trou béant dans les caisses.

198 466 256 FCFA, c’est le montant total des irrégularités financières décelées au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022  (Octobre 2022). Comme  pour dire que l’association « Ensemble pour la commune de Sadiola » a eu raison de saisir le Bureau du Vérificateur Général par rapport à la gestion de cette municipalité dont la gestion jure avec l’orthodoxie financière. Pourtant, les sous qui ont pris une destination inconnue, pouvaient contribuer au développement de la localité à travers la construction des services sociaux de base. Malheureusement que cela n’est pas l’idéal du premier responsable de la municipalité et sa bande qui gèrent, les fonds comme bon leur semble, sans se rappeler du contrat moral et social qui les lie à la commune de Sadiola.

Selon le rapport du Bureau du Vérificateur Général, les irrégularités financières sont liées : au paiement de primes mensuelles indues pour un montant de 39 440 000 FCFA ; au paiement d’indemnités de déplacement indues et de dépenses irrégulières pour un montant de 6 447 000 FCFA. Comme pour dire que le Maire de la commune rurale de Sadiola, M. Toumany Dembélé et ses conseillers ainsi que les responsables financiers ont érigé en mode de gestion le laxisme au détriment du développement de cette commune qui attend d’ailleurs beaucoup d’eux.

Plus grave encore, les irrégularités financières découlent par ailleurs du paiement d’indemnités journalières de session et de frais de transport indus pour un montant de 1 425 000 FCFA ; du paiement d’indemnités journalières indues pour un montant de 1 460 000 FCFA et du non-reversement de recettes perçues pour un montant de 3 822 076 FCFA. Elles relèvent aussi de la non-justification de l’achat et de l’utilisation de carburant et de lubrifiant pour un montant de 76 994 450 FCFA ; la non-justification du montant total des vignettes confectionnées pour un montant de 49 325 840 FCFA ; la non-justification de l’existence de biens acquis pour un montant de 1 910 000 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Maire Toumany Dembélé et ses hommes ont procédé au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 3 329 890 FCFA et n’ont pas recouvré les recettes issues de contrats de gérance et de location pour un montant total de 14 312 000 FCFA. Toutes choses qui sont à l’origine des irrégularités financières en série.

Face à cette gabegie qui ne doit pas rester impunie, le Vérificateur général a transmis et dénoncé les faits au président de la section des comptes de la cour Suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kayes, charge du Pôle économique et financier. Depuis, c’est la panique chez le Maire Toumany Dembélé et sa bande.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

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<title>Recommandations du Secrétaire Général de l’ONU : Une ‘’chasse aux casques bleus’’ imminente au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/recommandations-du-secretaire-general-de-lonu-une-chasse-aux-casques-bleus-imminente-au-mali-3026476.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 01:39:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, a publié un rapport contenant ses recommandations sur la MINUSMA. Il suggère que la Mission de l’ONU au Mali, soit prolongée d’un an et que ses effectifs autorisés soient maintenus. Ces recommandations passeront en revue et débattues par les quinze membres du Conseil de sécurité. On attend de savoir le traitement qui sera réservé à ses suggestions, le 29 juin prochain, à l’ONU. </strong>

C’est face aux instructions de Gueterres, qui inquiètent plus d’un malien, que le Ministre des Affaires étrangères du Mali, M. Abdoulaye Diop, a demandé le 16 juin dernier, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le retrait sans délai de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), arguant notamment d’une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Mission.

<strong>Des réactions diverses</strong>

La MINUSMA semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions communautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité, a accusé M. Aboulaye Diop qui a de plus constaté qu’après plusieurs années de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le centre.  Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair: la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental, a-t-il affirmé.

Insistant sur le caractère fondamental que revêt la coopération de l’État hôte, le Chef de la Mission et Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, a assuré au contraire que malgré l’environnement complexe dans lequel elle opère et les restrictions à sa liberté de mouvement, la MINUSMA s’est employée à mettre en œuvre son mandat de la manière la plus efficace qui soit, évoquant notamment son soutien au processus de transition en cours.

Selon M. El-Ghassim Wane, la Mission a d’indéniables avantages comparatifs « qui peuvent et doivent » être mis plus effectivement à contribution pour appuyer l’État malien.  Il a plaidé pour un engagement encore plus soutenu du Gouvernement malien à travers un dialogue régulier avec la Mission « <em>pour élargir le champ des possibilités et saisir les multiples opportunités qui existent, au bénéfice des populations</em> ». Dans son dernier <a href="https://undocs.org/fr/S/2023/402">rapport</a> sur le Mali, le Secrétaire général de l’ONU établit quatre paramètres déterminant l’efficacité de l’engagement de la Mission: avancement de la transition politique; progrès accomplis dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation; liberté de circulation de la Mission, y compris pour les moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance essentiels à la sûreté et à la sécurité des soldats de la paix; et enfin, capacité d’exécuter l’intégralité du mandat confié par le Conseil de sécurité, y compris les dispositions relatives aux droits humains.  Au nom des A3, le Mozambique a également proposé plusieurs pistes pour améliorer l’efficacité de la Mission, dont la protection des civils, le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones vulnérables, et le renforcement de la présence de la MINUSMA dans les zones critiques.  Le Conseil de sécurité doit se prononcer le 29 juin prochain sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA. Si tous les intervenants se sont inquiétés de la progression du terrorisme au Mali, certaines délégations se sont plus particulièrement alarmées de la situation des droits humains, notamment dans le cadre des opérations menées par les Forces armées maliennes et le groupe Wagner, à Moura en mars 2022.

De fait, pour l’Albanie, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, l’action déstabilisatrice du groupe et la menace qu’il représente pour le peuple malien et la souveraineté du pays n’ont jamais été aussi évidentes.

La Fédération de Russie a dénoncé la réaction négative au renforcement de la coopération russo-malienne, manifestation selon elle d’approches néocoloniales et du « deux poids, deux mesures », soulignant que grâce à son soutien, les Forces armées maliennes ont obtenu des résultats tangibles contre des organisations terroristes dans le centre du pays.

Le représentant russe a ensuite rappelé que dans le contexte du « vide » sécuritaire qui s’est installé à la suite du retrait « honteux », entre autres, de l’opération française Barkhane, le Gouvernement malien développe une coopération avec des partenaires internationaux capables de contribuer à la sécurisation et à la protection de sa population.  Grâce notamment au soutien de la Russie, les forces armées maliennes ont obtenu des résultats tangibles « sur le terrain », dont 59 opérations réussies menées, entre février et mars de cette année, contre des terroristes dans le centre du pays.  D’ailleurs, s’est-il enorgueilli, le dernier rapport en date du Secrétaire général note que les efforts de l’armée malienne ont permis de réduire le nombre de victimes civiles.  Aussi a-t-il dénoncé la réaction négative d’un certain nombre de pays au renforcement de la coopération russo-malienne, manifestation selon lui d’approches néocoloniales et de « deux poids, deux mesures ».  Il est nécessaire d’apporter une aide efficace aux autorités maliennes, plutôt que de leur « mettre des bâtons dans les roues », ce que, malheureusement, Paris continue de faire avec ses alliés, y compris en usant de son influence au sein des structures multilatérales, a déploré le représentant en conclusion.

<strong>Ce que pensent les maliens de la MINUSMA </strong>

Pour ce qu’on sait déjà, des voix se sont élevées, à plusieurs reprises, pour réclamer le départ pur et simple de ces troupes onusiennes du Mali, le tout dans un concert assourdissant de manifestations violentes qui se sont parfois soldées par des pertes en vies humaines. Pour les croquants, il s’agissait de remettre en cause, la poursuite d’une opération onusienne de maintien de paix qui n’a jamais permis ni de stabiliser la zone où sont déployées les « Casques bleus », ni de protéger les civils. Autant dire que la proposition de Antonio Guterres, de reconfigurer la Mission au Mali, plutôt que de l’amener à faire son paquetage, pourrait être de nature à mettre davantage en courroux les forces hostiles à cette présence.

Autrement, il se dégagera la fâcheuse impression qu’en dépit des initiatives du patron de l’ONU, la MINUSMA n’a pas avancé dans sa quête de résorption de ses nombreux écueils sur le terrain.  Des épreuves quelque part imputables à son impossibilité à répondre aux aspirations d’un peuple qui, jusque-là, juge sa présence au Mali, inutile en raison d’un mandat qui est loin de répondre à ses attentes.

Décriant les « <em>conclusions hâtives</em> » du rapport du Haut-commissariat aux droits de l’homme sur l’incident de Moura, le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop a décrié pour sa part la volonté de certains États d’instrumentaliser l’ONU pour « <em>nuire et punir le Mali pour ses choix souverains</em> ».

Le ministre Diop,  a déclaré que le Gouvernement de transition a pris des mesures fortes et irréversibles pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, dans les délais convenus, précisant que le scrutin référendaire, prévu ce 18 juin 2023, vise à doter le Mali d’une nouvelle Constitution.  Le bon déroulement du processus de vulgarisation du projet de Constitution et la campagne électorale y relative augurent un scrutin référendaire apaisé et crédible, a-t-il assuré.

<strong>La MINUSMA, une coquille vide </strong>

Selon les estimations du Ministre Diop, les prescriptions internationales prodiguées par la MINUSMA depuis sa création en 2013, ont montré leur limite.  Sinon comment expliquer le fait que la situation sécuritaire du Mali en 2013 soit bien meilleure à celle d’aujourd’hui?  Le réalisme impose le constat de l’échec de la MINUSMA dont le mandat ne répond pas au défi sécuritaire, a-t-il tranché. Il a indiqué que le Gouvernement de transition a donné une place de choix au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité maliennes qui, a-t-il affirmé, continuent de remporter contre les groupes armés terroristes des victoires décisives.

Concernant le rapport du Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH) sur les événements de Moura, M. Diop a expliqué que c’est sur la base de renseignements fiables faisant état de la présence dans cette localité de principaux chefs terroristes pour planifier des attaques d’envergue, que les Forces de défense et de sécurité maliennes ont pris la décision de mener une opération à la hauteur de cette menace au cours de laquelle 203 combattants terroristes ont été neutralisés.  Il a rejeté vigoureusement « <em>les conclusions hâtives du rapport biaisé</em> » du HCDH, y voyant l’expression d’une volonté réelle de certains États d’instrumentaliser l’ONU pour nuire et punir le Mali pour ses choix souverains. De plus, ce rapport comporte des images obtenues par l’usage satellite à l’insu des autorités nationales ce qui constitue de l’espionnage, a accusé le Ministre qui a signalé que la teneur de ce rapport a également été démenti par de nombreux habitants de Moura.

Après avoir réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, le Ministre a constaté qu’après plusieurs années de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le centre. Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair: la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental, a-t-il affirmé.  En outre, ni les propositions du Secrétaire général et encore moins le projet de résolution en cours de négociation n’apportent des réponses appropriées aux attentes des Maliens.  Ce projet de résolution conforte d’ailleurs la récusation de la France en tant que porte-plume, tant son contenu est hostile à l’égard du Mali, a-t-il ajouté.

Pour le Ministre, la Mission semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions communautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale du Mali.  Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations à l’égard de la MINUSMA et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Mission.  De ce qui précède, a terminé M. Diop, le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le chroniqueur Ras Bath porte plainte contre le Procureur Touré qui l’a envoyé en taule</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-chroniqueur-ras-bath-porte-plainte-contre-le-procureur-toure-qui-la-envoye-en-taule-3024839.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:09:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mohamed Youssouf Bathily, alias </strong><a href="https://www.jeuneafrique.com/1435637/politique/au-mali-ras-bath-dans-le-viseur-dassimi-goita/"><strong>Ras Bath contre-attaque</strong></a><strong>. En détention depuis le 13 mars</strong> <strong>pour « <em>simulation d’infraction » et « atteinte au crédit de l’État </em>», le journaliste et militant, dont le jugement est attendu le 13 juin prochain, a porté plainte contre le Sieur </strong><a href="https://www.jeuneafrique.com/1271766/politique/game-changers-zondo-toure-merzoug-les-justiciers-incorruptibles/"><strong>Idrissa Hamidou Touré</strong></a><strong>,</strong><strong> le </strong><strong>Procureur de la république du tribunal de grande instance de la commune IV,</strong><strong> pour <em>« forfaiture, arrestation illégale [et] séquestration</em> ». C’était le 29 mai 2023.</strong>

Dans sa plainte, Ras Bath précise que le procureur Touré l’a poursuivi en citation directe devant le parquet de la commune IV pour simulation d’infraction en décernant un mandat de dépôt contre lui depuis le 13 mars dernier.

Il affirme dans ladite plainte que ses conseils ont déposé une demande de mise en liberté et que le procureur Touré a décidé, le 13 avril d’audiencier.

Il est indiqué dans la plainte de Ras Bath que le procureur Touré s’est servi de sa fonction de Procureur pour lui arrêter de façon, illégale, tout en mentionnant que l’infraction commise n’émane pas de lui.

« <em>Que la simulation d’infraction suppose la dénonciation d’un fait auprès des autorités judiciaires, susceptible de constituer une infraction et qui s’est avérée inexistante à la lumière d’une enquête</em> », a-t-il martelé.

Il prévient dans sa plainte que « <em>les coupables encourront la peine de mort, si les personnes arrêtées, détenues ou séquestrées ont été soumise à des tortures corporelles</em> ».

Par ailleurs, « <em>si la séquestration a été accompagnée de soit de violences n’ayant pas le caractère de tortures corporelles, soit de menaces de mort, la peine sera celle de la réclusion à perpétuité</em> », annonce-t-il.

Enfin, comme étant un citoyen et justiciable, Ras Bath est fondé à porter plainte contre le procureur Touré pour abus de pouvoir sur les faits criminels ci-haut exposés tout en demandant au procureur général près de la Cour d’Appel de Bamako d’ordonner l’ouverture d’une enquête.

<strong>Mariam Konaré</strong>

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<title>CPI :  Le présumé terroriste Al Hassan jugé à la Haye</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cpi-le-presume-terroriste-al-hassan-juge-a-la-haye-3024841.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est le deuxième malien présenté devant la Cour pénale Internationale pour des faits de terrorisme.</strong>

Les audiences pour le procès du Malien Al-Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed, accusé de crimes de guerre devant la Cour pénale internationale (CPI) ont pris fin, le jeudi 25 mai 2023, à La Haye – Pays-Bas.

Lors de la présentation des conclusions orales du procès d’Al-Hassan, qui a débuté le mardi 23 mai 2023, dans l’une des salles de la Cour pénale internationale, l’accusation (Bureau du Procureur) a confirmé les charges retenues contre Al-Hassan Ag Abdel Aziz Ag Mohamed. Il est accusé d’avoir «<em>personnellement supervisé l’application des châtiments corporels, des amputations et des flagellations lorsque la ville de Tombouctou était sous le contrôle d’Ansar Dine et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, pendant environ un an depuis début 2012</em>».

De leur côté, les représentants légaux des victimes ont accusé Al Hassan d’avoir contribué aux travaux du Tribunal islamique de Tombouctou et participé à l’exécution de ses décisions. Il lui est également reproché d’avoir participé à la destruction des mausolées de Tombouctou avec l’aide de la police islamique dont des éléments travaillaient directement avec lui sur le terrain. Il aurait aussi participé à la mise en œuvre de la politique de mariage forcé des femmes de Tombouctou, qui a abouti à la commission de viols fréquents et d’asservissement sexuel des femmes et des filles. Des charges rejetées en bloc par la défense de M. Al-Hassan.

À son tour, l’avocate principale de l’équipe de défense de M. Al-Hassan, Me Melinda Taylor, a confirmé que son client n’est qu’une petite boîte de sardines, comme l’a décrit un notable de la ville de Tombouctou, qui est aussi l’un des témoins du procureur. En effet, d’aucuns disent qu’il n’est qu’un « second couteau ».

L’équipe de défense de M. Al-Hassan a raconté devant les juges de la Cour pénale internationale le cours des événements à Tombouctou en 2012, mois après mois, excluant qu’Al-Hassan ait joué un quelconque rôle dans les actes de violence, y compris le viol et le mariage forcé.

Le jury de la Chambre de première instance X, composé de Antoine Kesia-Mbe Mindua (juge président), de Tomoko Akane et de Kimberly Prost, délibérera et rendra, dans un délai raisonnable, sa décision sur la condamnation ou l’acquittement conformément à l’article 74 du Statut de Rome.

Al-Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed est le second malien à comparaître à La Haye après Ahmad Al Faqi Al Mahdi pour leur participation « intentionnelle » à la destruction des mausolées lors du déclenchement de la crise sécuritaire de 2012. Déclaré coupable et condamné à neuf ans d’emprisonnement le 27 septembre 2016, ce dernier a vu sa peine finalement réduite de deux ans le 25 novembre 2021. C’est ainsi qu’il a purgé la totalité de sa peine le 18 septembre 2022.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le paysage politique s’agrandit :  Les raisons qui ont prévalu à la création du parti EDR</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-paysage-politique-sagrandit-les-raisons-qui-ont-prevalu-a-la-creation-du-parti-edr-3024836.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:03:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Expliquer les raisons qui ont prévalu à la création du Parti Espoir pour la Démocratie et la République (EDR) et les objectifs qu’il entend poursuivre pour le bonheur du peuple malien. Voilà d’un trait, la quintessence d’une conférence de presse animée le samedi dernier par ses responsables.  C’était sous la présidence du Pr Salikou Sanogo, qui avait à ses côtés, le Président d’honneur Bandiougou Bidia Doucouré, les Présidentes d’honneur Mme Coulibaly Salimata Cissé, et Mme Cissé Assitan Traoré et plusieurs cadres et militants. </strong>

Le Pr Salikou rappelle : « le 7 janvier 2023, nos brillants avocats vous ont entretenu en long et en large sur les scandaleuses décisions rendues à l'époque à notre détriment dans ce qu’on avait appelé ‘’l’affaire URD’’. Finalement, ajoute-t-il : « <em>en son audience du 12 avril 2023, la Cour Suprême du Mali a rejeté</em> <em>notre pourvoi, mettant ainsi fin au volet civil de cette incompréhensible et inacceptable affaire</em>. <em>Je venais ainsi de comprendre avec mes camarades que la vérité de ‘’la Justice’’ n’est pas forcément celle de la raison. Nous avons estimé qu’il était temps de tourner cette triste page »</em>.

Et le Pr Salikou de rappeler : « <em>À la faveur d’une réunion tenue le 16 avril 2023 avec mes compagnons de lutte pour analyser la situation, j’ai été animé d’un sentiment de fierté. Ce sentiment me venait de l’enthousiasme qui se lisait sur les visages, de la confiance que mes camarades avaient placée en moi durant cette période sombre de la vie de l’URD, de leur détermination à poursuivre les traces de nos illustres devanciers feus Younoussi Touré et Soumaila Cissé, de leur volonté farouche dont ils n’ont jamais cessé de manifester pour préserver l’éthique et les valeurs républicaines et démocratiques qui nous ont réunis autour de ces deux hommes et enfin de l’espoir qu’ils portent , celui  d’une émergence possible d’un nouveau Mali, un Mali refondé sur les bases que nous avons esquissé ensemble et qui servent aujourd’hui d’orientations et de repères pour la transition en cours dans notre pays </em>».

Aussi, le Pr Salikou a laissé entendre que c’est dans cette perspective qu’ils ont décidé de rester sur la scène politique en créant un nouvel appareil politique à travers lequel ils continueront à partager avec les maliennes et les maliens leurs aspirations pour mieux protéger notre République et bien sauvegarder notre démocratie afin qu’il y ait plus de développement au Mali. « Il nous faut impérativement recréer l’espoir chez les maliens », martèle-t-il. Avant de conclure : « <em>à la faveur d’une assemblée générale constitutive tenue le 20 mai 2023 au CRES sis à Badalabougou, et conformément à l’article 3 de la charte des partis politiques en République du Mali, nous citoyennes et citoyens du Mali, de l’intérieur ainsi qu’établis à l’extérieur, avons décidé de créer un parti politique dénommé ‘’ESPOIR POUR LA DÉMOCRATIE ET LA RÉPUBLIQUE’’ </em>».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Referendum constitutionnel :  Les organisations de la société civile mobilisées pour le Oui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/referendum-constitutionnel-les-organisations-de-la-societe-civile-mobilisees-pour-le-oui-3024827.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 12:21:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la faveur d’un point de presse animé le samedi dernier, au siège du Conseil national de la société civile, plusieurs organisations se sont regroupées pour adresser un message. Ce message en lien avec le référendum, est un appel à la mobilisation pour un Oui massif ce 18 juin, date du scrutin référendaire. C’était sous la présidence du Conseil national de la société civile, du président du Conseil national de la jeunesse et des responsables d’autres organisations. </strong>

« <em>Citoyennes et Citoyens de l'intérieur et de l'extérieur, l'heure est venue de nous engager pour la paix dans notre pays. L'heure est venue de nous mobiliser pour renforcer la démocratie au Mali</em> », ont-ils martelé d’entrée de jeux. Et d’ajouter qu’en tant qu’acteurs majeurs de la stabilité dans notre pays, ils ont toujours ouvré pour renforcer la cohésion nationale, le vivre ensemble entre toutes les communautés. Aujourd'hui, poursuivent-ils, encore pour consolider l'unité nationale, le processus de transition a atteint une étape décisive à travers l'organisation du referendum Constitutionnel le 18 juin prochain. « <em>Ce rendez-vous démocratique nous interpelle pour la grandeur de notre pays. C'est pourquoi, nous vous invitons à vous mobiliser pour un oui massif le 18 juin 2023 », lacent-ils. </em>

<em>Selon eux, ce projet de Constitution consacre une avancée majeure dans la construction du MALIKURA en ce sens qu'il est ancré dans « nos valeurs sociétales</em> ». À les en croire, le projet de Constitution pour la première fois dans l'histoire du Mali, constitutionnalise la Société Civile dans sa mission de veille et intègre les légitimités traditionnelles dans la prise de décision à travers le sénat. « <em>Voter OUI pour le projet de Constitution, c'est assurer les bases de la Refondation, c'est créer les conditions pour la réconciliation nationale, c'est répondre aux aspirations profondes des populations meurtries par des années de crises multiples et complexes </em>», soutiennent les membres des organisations de la société civile.

En effet, elles trouvent que le temps est venu de sortir le Mali des crises politiques et institutionnelles. À ce titre, précisent-elles, voter OUI c'est opter pour la stabilité, c'est couronner la lutte pour le Changement. « <em>Le temps est venu d'agir, Le temps est venu de dire OUI, Oui pour la stabilité du Mali Oui pour la Démocratie Oui pour le projet de Constitution, Oui pour le Mali. La voix de la Société Civile compte. Engagés et mobilisés, nous vaincrons !</em> », Concluent-ils les membres des organisations de la société civile.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>RDA&#45;Mali :  Le Maire Youssouf Ongoïba recadre le président Daba Diawara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rda-mali-le-maire-youssouf-ongoiba-recadre-le-president-daba-diawara-3024821.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 11:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien que le 17 mai dernier, l’ancien ministre Daba Diawara, président du RDA-Mali adressait une lettre ouverte au président de la Transition.</strong>

Dans sa correspondance, il démontre que le président de la transition n’est pas habilité à changer la constitution. Tout en laissant croire que le processus référendaire est entaché d’irrégularités. En faisant cette déclaration au nom du parti RDA, le Président aura suscité la colère de certains cadres et militants. Parmi lesquels, M. Youssouf Ongoïba, Maire de la commune rurale de Dianwely, Secrétaire politique de la section de Douentza qui n’a pas lésiné sur les moyens de répliquer.

« <em>Par la présente, je voudrais apporter un démenti par rapport à la position du grand, vieux et sage parti RDA, qui au contraire se voit plutôt dans la reprise d’une rupture que notre cher Mali a connu en 1968</em> », a introduit le Maire de Dianwely.

Selon lui, « <em>cette déclaration est une décision unilatérale et n’engage que la seule personne du président Daba Diawara qui n’est pas sur la même longueur d’ondes que bon nombre de cadres et militants du parti en ce qui concerne la position du parti vis-à-vis de la transition</em> ». Donc, ajoute-t-il, « <em>nous nous portons en faux contre cette déclaration de notre président</em> ».

Dans sa réplique, le secrétaire politique de la section de Douentza tient à rappeler à son président Diawara que le projet de nouvelle constitution est l’une des recommandations des assises nationales de la refondation, tenues en décembre 2021. « <em>C’est également une recommandation faite par la CEDEAO, qui par le passé, a évoqué la nécessité d’une nouvelle constitution en vue d’éviter les crises électorales au Mali</em> », a-t-il rappelé, avant de soutenir que la nouvelle constitution qui sera soumise dans quelques semaines au référendum, n’est pas imposée. Et qu’elle est plutôt une nécessité.

« <em>Si aujourd’hui le Président du RDA n’est pas avec la transition, nous élus, citoyens conscients de toutes les machinations contre notre pays, sommes à 100% avec les idéaux de la transition</em> », laisse entendre M. Ongoïba.

Contrairement à votre point de vue, M. le président, « <em>nous pensons que la transition œuvre pour le Mali Kura qui ne pourra se faire sans une nouvelle constitution, laquelle comblera sans nul doute les vides laissés par celle de 1992. Et permettra également à notre pays de relever notamment les défis d’ordre politiques, institutionnels et économiques auxquels il fait face </em>». Sans faire l’avocat du diable, poursuit le Maire de la commune rurale de Dianwely, « nous sommes avec la transition et soutenons toutes ses initiatives pourvu qu’elles soient constructives ».

Aujourd’hui, renchérit-il, il n’est un secret pour personne que la transition, malgré les difficultés, se bat au mieux pour faire sortir le Mali de l’ornière. En témoignent selon lui, les actions entreprises par les autorités maliennes dans l’optique de donner au Mali sa noblesse d’antan. Parmi lesquelles, il cite le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défenses et de sécurité en vue d’une armée républicaine, le respect de la souveraineté du Mali, entre autres.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PIU COVID&#45;19 ou l’antichambre de la délinquance financière :  Plus de 496 millions FCFA évaporés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/piu-covid-19-ou-lantichambre-de-la-delinquance-financiere-plus-de-496-millions-fcfa-evapores-3024820.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 09:13:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport du Vérificateur général sur la gestion du Fonds Covid-19 met à nu, la somme de 496,8 millions FCFA (</strong><strong>496 848 028 FCFA) volatilisée au PIU Covid-19 (Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19),</strong><strong> sous la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022. Plus grave, deux autres précédents rapports d’enquêtes enfoncent le clou en mettant au goût du jour, des irrégularités financières s’élevant  à 1</strong><strong> milliard FCFA (</strong><strong>1 032 162 037F) pendant</strong><strong> la période</strong><strong> du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion et 939 millions FCFA (939 227 131F) en 6 mois de gestion, à compter du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.  </strong>

Décidemment, les rapports d’enquêtes du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Fonds Covid-19 par le PIU Covid-19 continuent d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de maliens. Le Coordinateur du PIU Covid-19, le Dr Seydou Goïta, ne bénéficie-t-il pas d’une couverture par rapport à sa gestion des fonds du PIU Covid-19 ? Et pourquoi garde-t-il encore son poste ? Au total, le cumul des saignées financières enregistrées au sein du Projet, pendant les exercices 2020, 2021et 2022 se chiffrent à 2,468 milliards FCFA (2 468 237 196 F).

<strong>Les mêmes causes produisent les mêmes effets</strong>

L’enquête financière réalisée au PIU Covid-19 pendant la période de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022  exhale une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit sur la période de 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, énumère pêle-mêle les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali.

Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a une somme de 496  millions FCFA (496 848 028 F) qui s’est évaporée des caisses du projets, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de l’exercice 2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022, l’équipe de vérification a analysé les manuels de procédures du PIU COVID-19 et les conventions conclues entre ledit Projet et les structures bénéficiaires des avances à justifier.

En effet, il ressort de l’enquête que certaines structures bénéficiaires des avances à justifier n’ont pas remboursé la totalité des fonds mis à leur disposition par le PIU COVID-19 et qu’elles n’ont pas pu justifier dans le délai requis. Conformément aux dispositions du manuel de procédures du PIU, toute avance non justifiée dans le délai de trois mois, doit faire l’objet de remboursement. Il s’agit des structures suivantes : l’ANTIM, la DPM, l’INSP et les DRS de Gao, Kayes, Tombouctou, Ménaka, Sikasso et Taoudéni.

De plus, le PIU COVID-19 n’a pas exigé, de ces structures, le remboursement des montants non justifiés dans le délai requis. Le montant total des avances non justifiées dans le délai requis s’élève à 99,4 millions de nos francs  (99 484 675 FCFA).

<strong>Le Directeur de la DPM n’a pas expédié la totalité des intrants aux bénéficiaires </strong>

Le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali en son point 1.1, stipule : <em>« Le site du projet ou le lieu de destination finale est le Magasin de la Direction de la Pharmacie et du Médicament situés dans les locaux de l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques, quartier Zone Industrielle-route de Sotuba, Bamako-République du Mali </em>».

Le point 2.2.2.1 du manuel d’exécution du PIU COVID-19, relatif à la mobilisation des fonds de la Banque Mondiale précise : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense.</em> »

Afin de s’assurer du respect de la disposition des clauses Administratifs générales de l’Accord n°00012 C/2020/DGMP-DSP signé avec UNOPS le 22/06/2020 pour l’acquisition d’équipements, matériels et consommables de protection et de prise en charge dans le cadre de la riposte au COVID 19 au Mali, l’équipe du vérificateur a analysé les manuels des procédures et les bordereaux d’envoi des intrants. Elle a également rapproché les bordereaux d’envoi aux stocks d’intrants de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM),  à la date du 12 décembre 2022.

C’est ainsi que l’équipe de vérification a constaté que le Directeur de la pharmacie et du médicament n’a pas expédié aux destinataires à savoir l’Hôpital du Mali, le Centre universitaire de recherche clinique (UCRC/USTTB), le Groupe scolaire de Fadjiguila et la Direction Générale de l’Hôpital de dermatologie, la totalité des intrants et équipements, conformément, aux bordereaux d’envoi. Les quantités d’intrants, d’eau de javel, de gants médium, de savon liquide, de sacs mortuaires et de dispositifs de lavage de mains mentionnées sur les bordereaux d’envoi ne sont pas conformes à celles reçues par les bénéficiaires. De plus, les quantités d’intrants non expédiées ne se trouvent pas dans le stock en magasin comme l’atteste le document de stock fourni par la DPM.

Le montant total des quantités d’intrants et équipements non expédiées et non stockées dans les magasins de la DPM s’élève à plus de 23 millions (23 524 356 FCFA).

<strong>Des agents des services de la Santé ont réceptionné des intrants et équipements qui n’ont pas été livrés aux structures sanitaires bénéficiaires </strong>

L’article 2 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières dispose : «<em> La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’État, des Collectivités Territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique </em>». Et le manuel d’exécution du PIU COVID-19 d’indiquer en son Point 2.2.2.1 relatif à la mobilisation des fonds de la banque mondiale : « <em>Le paiement des dépenses obéit à la règle du service fait ou du bien livré. Le paiement d’une dépense est conditionné à la livraison du bien ou à l’exécution de la prestation objet de la dépense</em> ».

Pour s’assurer que les services de santé, ont reçu les intrants et équipements achetés par le PIU COVID-19 dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus -19,  le bureau du vérificateur a, sur la base des bordereaux d’envoi de la DPM, effectué des contrôles d’effectivité au niveau des structures sanitaires de Koulikoro, Ouéléssébougou, Bougouni, Sikasso et Ségou. Elle a également procédé à des entrevues.  Elle a constaté que certaines structures sanitaires bénéficiaires n’ont pas reçu l’intégralité des équipements et intrants qui leur sont destinés suivant les bordereaux d’envoi de la DPM mais qui ont été enlevés par des agents des services de la Santé dont le comptable-matières de l’hôpital de Ségou et des chauffeurs désignés par les Directeurs et les médecins-chefs de Koulikoro, Sikasso et de Bougouni.

<strong>À l’issue des contrôles d’effectivité, l’équipe de vérification a décelé que : </strong>
<ul>
 	<li>Le CSRéf de Koulikoro n’a reçu qu’un respirateur de réanimation sur trois destinés à leurs patients suivant le Bordereau d’Envoi (BE) n°453/MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été reçu contre décharge par un chauffeur le 15 juin 2021. Le montant correspondant aux deux (02) respirateurs non livrés s’élève à 47 620 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°1157/MSDS-SG/DPM du 19 avril 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé à la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, cinq (5) cartons de savon de 48 morceaux, 120 unités de savon liquide 1L Anios, 1 000 unités de combinaison de carton de 50 pièces au prix unitaire de 23 000 FCFA et 100 cartons de savon de 48 morceaux non réceptionnés. Le montant total de ces intrants non livrés s’élève à 24 377 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE-1389/MSDS-SG/DPM du 1er juin 2021, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 100 cartons de 48 morceaux de savon au Coordinateur du Projet Programme Alimentaire Mondial (PAM) Koulikoro. Par contre, le Coordinateur dont le nom figure sur le Bordereau d’Envoi, les responsables des structures de Santé et la Coordination des Organisations Non Gouvernementales (ONG) de la Région ont tous affirmé qu’il n’y a pas de projet PAM à Koulikoro. Suite aux échanges, le signataire du BE, a confirmé n’avoir pas envoyé lesdits produits aux destinataires. Le montant des cartons de savon irrégulièrement sortis s’élève à 375 000 FCFA pour un prix unitaire de 3 750 FCFA ;</li>
 	<li>Suivant le BE n°0869/MSDS-SG/DPM du 05 avril 2022, le Directeur de la Pharmacie et du Médicament a envoyé 10 cartons de savon liquide ANIOS 1L (Carton de 12) au prix unitaire de 8 700 FCFA et 20 cartons de savon de 48 morceaux au prix unitaire de 3 750 FCFA au Proviseur d’un complexe scolaire privé dénommé SAMA 11 à Ouéléssébougou. Or, cet établissement était fermé il y a plus d’un an. Il ressort du BE qu’un élève a reçu ces cartons de savon liquide contre décharge. Cet élève nie les faits. Le montant correspondant aux intrants non réceptionnés s’élève à 162 000 FCFA ;</li>
 	<li>Le Médecin-Chef du CSRéf de Bougouni n’a livré aucun des trois (3) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°1445/ MSDS-SG/DPM du 09 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un de ses chauffeurs le 11 juin 2021. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 71 430 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’Hôpital de Sikasso n’a reçu aucun des quatre (4) respirateurs de réanimation qui ont été envoyés par BE n°0723/ MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, lequel a été déchargé par un chauffeur de l’hôpital le 25 juin 2021. Rappelons que les quatre (4) respirateurs dont dispose l’Hôpital ont été fournis par une autre source de financement provenant du Ministère chargé de la Santé et réceptionnés le 23 décembre 2021 d’un fournisseur. Ils sont en stock. L’hôpital dispose de quatre (4) autres respirateurs dont un ancien qui date de 2018 et trois (3) réceptionnés depuis le 02 juin 2021 et achetés avec un fournisseur par le Ministère chargé de la Santé. Le montant correspondant aux respirateurs non livrés s’élève à 95 240 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction régionale de la Santé de Sikasso n’a pas reçu les 700 unités d’équipements de Protection Individuels qui lui ont été envoyées par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant le BE n°1257/MSDS-SG/DPM du 29 avril 2021, lequel a été déchargé par un chauffeur le 03 mai 2021. Le montant correspondant aux unités d’équipements de Protection Individuels non livrés s’élève à 14 720 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les cinq respirateurs de réanimation envoyés par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament suivant BE n°0722-MSDS-SG/DPM du 12 mars 2021 et réceptionné par le Comptable Matières à Bamako le 12 juillet 2021. Les cinq respirateurs déclarés réceptionnés à leur place sont ceux envoyés par un autre bailleur de fonds avec la marque Drager qui ne figure pas parmi les marques achetées par le PIU COVID-19. Le montant correspondant aux cinq respirateurs non livrés s’élève à 119 050 000 FCFA pour un prix unitaire de 23 810 000 FCFA ;</li>
 	<li>La Direction Générale de l’hôpital de Ségou n’a pas reçu les 30 unités de distributeur de gel transmis suivant BE n°1583/MSDS-SG/DPM du 25 juin 2021 du Directeur de la Pharmacie et du Médicament alors que lesdits matériels ont été réceptionnés contre décharge par le Comptable-matières dudit hôpital. Le montant correspondant aux distributeurs de gel non livrés s’élève à 864 247 FCFA au prix unitaire de 28 808 FCFA (36,91 $) au taux de 780.5 FCFA en 2021. Le montant total des intrants et équipements non réceptionnés par les bénéficiaires s’élève à plus de 373 millions de nos francs (373 838 997 FCFA).</li>
</ul>
Autant de pratiques à l’origine des irrégularités financières de 496,8 millions de FCFA au Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19<strong> pendant la période</strong><strong> de  2021 (du 1<sup>er </sup>juillet au 31 décembre) et 2022</strong>.

D’où une dénonciation de faits au Pôle Économique et financier par le Vérificateur Général, relativement  aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de 99,4 millions FCFA ; aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la DPM pour un montant de 23, 5 millions FCFA ; à la réception et à la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de 373,8 millions de nos francs.

Autres dénonciations de faits en 2021 adressées également à la Justice par le Vérificateur sont relatives à la non application de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non justification d’une avance pour un montant de 90 millions FCFA ; au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.  Soit au total, 939 millions FCFA d’irrégularités financières, à compter de la période du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.

Auparavant, le Vérificateur avait saisi la Justice sur d’autres faits dans la gestion du PIU Covid-19 qui datent de l’exercice 2020. Notamment, le paiement intégral d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 250 millions de FCFA ; le paiement de dépenses indues pour un montant de 7,19 millions de FCFA ; la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36,09 millions de FCFA ; le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159,07 millions de FCFA ; à la non-justification des avances pour un montant de 21,94 millions de FCFA ; à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant pour un montant de 170,85 millions de FCFA ; à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73,02 millions de FCFA ; à la non-justification d’avances par les bénéficiaires pour un montant de 215,80 millions de FCFA ; à la non-réception des intrants dans les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou pour un montant de 98,19 millions de FCFA. Soit en chiffre, la somme de 1 milliard FCFA pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020.

En attendant, l’interpellation des responsables de cette hémorragie financière au niveau du PIU Covid-19 s’impose; au risque d’énerver davantage les maliens.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Urbaine de San :  La Mairesse Félicité Diarra et sa bande épinglées pour mauvaise gestion : plus de 84 millions FCFA à justifier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-san-la-mairesse-felicite-diarra-et-sa-bande-epinglees-pour-mauvaise-gestion-plus-de-84-millions-fcfa-a-justifier-3023803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 10:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-recouvrement des frais d’édilité issus de la cession des parcelles de terrains ; non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics, des taxes communales et la non-justification de l’utilisation du carburant… Autant  de mauvaises pratiques orchestrées par Mme le Maire de la Commune Urbaine de San, Félicité Diarra et sa bande et qui ont entraîné un trou de 84 847 621 FCFA dans les caisses.  </strong>

Le Bureau du Vérificateur Général a décelé des irrégularités financières de plusieurs millions de nos francs au niveau de la Mairie de la Commune urbaine de San. Tout est parti d’un audit qui avait pour objet, la vérification financière de la gestion de la Commune Urbaine de San au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et le 1<sup>er</sup> semestre 2022.  En clair, la mission avait pour but de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de ladite Commune. Ainsi, les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’état civil et la tenue de la comptabilité matières.

<strong>La Mairesse n’a pas exigé le recouvrement des frais d’édilité</strong>

L’article 263 de la Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités Territoriales dispose : « Sans préjudice des attributions et des responsabilités qui sont propres au comptable responsable du recouvrement des impôts, taxes, redevances et divers produits du budget de la collectivité, l’ordonnateur suit régulièrement les opérations de perception et les poursuites éventuelles entreprises par le comptable. Ainsi, suivant le Procès-Verbal de la session ordinaire du Conseil communal du 27 juin 2019, le prix unitaire de cession des parcelles de terrain issues du lotissement de Tèrèkoungo  est fixé à 500 000 FCFA par lot. Afin de s’assurer du reversement intégral des produits issus dudit lotissement, l’équipe de vérification a examiné les documents relatifs à la cession des parcelles de terrain et les pièces justificatives du reversement des produits de cessions. À l’issue de ses travaux, l’équipe de vérification a constaté que le Maire n’a pas exigé le recouvrement de l’intégralité des produits issus des cessions de parcelles de terrain à usage d’habitation de la période sous revue. En effet, sur un montant dû de 99 189 450 FCFA, il n’a été reversé dans les comptes de la Commune que la somme de 54 273 950 FCFA. L’écart non-reversé s’élève à 44 915 500 FCFA.

<strong>Mme le Maire et le Régisseur n’ont pas recouvré des taxes communales</strong>

Pour s’assurer du respect des dispositions des clauses contractuelles, l’équipe de vérification a rapproché les montants des taxes municipales mentionnés dans les contrats à ceux versés par les deux (2) GIEs à la Régie de recettes au cours de la période sous revue. Du coup, l’équipe de vérification a constaté que le Maire et le Régisseur de recettes Sinaly Tièba n’ont pas recouvré la totalité du montant dû au titre des taxes municipales de sortie des véhicules au niveau des postes de contrôle de Sienso et Térèkoungo et des taxes sur charrettes foraines et charrettes à bras. En effet, ils ont recouvré un montant de 161 878 000 FCFA sur un total dû de 165 900 000 FCFA, soit un reliquat non recouvré de 4 022 000 FCFA. Il ressort que Mme le Maire n’a pris aucune disposition pour résilier les contrats et recouvrer les taxes dues.

Par ailleurs, le Maire et le Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre auprès de la CUS ont délivré des Concessions Urbaines à usage d’Habitation sans percevoir des taxes sur les frais d’édilité.

En la matière, l’article 7 du Décret n°02-112/P-RM du 06 mars 2002 déterminant les formes et conditions d’attribution des terrains du domaine privé immobilier des Collectivités Territoriales est clair : « <em>les frais d’édilité sont fixés par l’autorité municipale et payés à leur caisse. Après paiement, celle-ci délivre une quittance au bénéficiaire… Et après inscription, il établit en double la copie de la concession urbaine d’habitation à soumettre à la signature du Maire. A l’occasion de cet enregistrement, il est perçu au profit du budget national en sus des frais d’édilité, un droit égal à 10% de ceux-ci.</em> »

En effet, suivant le PV de la session ordinaire du Conseil communal du 27 juin 2019, le prix unitaire de cession des parcelles de terrain issues du lotissement de Tèrèkoungo de San est fixé à 500 000 FCFA par lot. Pour s’assurer du respect des dispositions ci-dessus, l’équipe de vérification a examiné les quittances et les états de reversement du Régisseur de recettes au Receveur-percepteur. Elle a ensuite procédé à l’inventaire des Concessions Urbaines à usage d’Habitation (CUH) à partir du registre tenu par le Bureau Spécialisé des Domaines. Il ressort que durant la période sous revue, le Maire et le Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre auprès de la CUS ont délivré 212 CUH sans le paiement des taxes sur les frais d’édilité d’un montant total de 10 600 000 FCFA.

<strong>Mme le Maire n’a pas justifié l’utilisation du carburant acheté</strong>

Décidément, à la Mairie de la commune urbaine de San, les textes ne sont pas respectés. Cela s’explique par le manquement à plusieurs dispositions comme l’article 79, alinéa 4 de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances ainsi que la Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités Territoriales qui dispose aussi en son article 60 que « <em>les fonctions de Maire sont gratuites et que des indemnités de représentation et de fonction lui sont accordées, conformément aux textes en vigueur</em> ». Cependant, ces indemnités de représentation et de fonctions sont fixées respectivement par le Décret n°06-364/P-RM du 12 septembre 2006 et l’Arrêté n°06-2597/ MATCL-SG du 02 novembre 2006. À cela s’ajoute l’article 2 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant Réglementation de la comptabilité-matières qui dispose que « <em>la comptabilité matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’Etat, des Collectivités territoriales</em> ».

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a procédé à l’examen des pièces justificatives des dépenses en carburant durant la période sous revue. Elle a malheureusement constaté que la Mairesse Félicité Diarra de la Commune de San n’a pas justifié l’utilisation du carburant acheté. Elle n’a ni fourni de délibération du Conseil communal, ni de décision affectant le carburant à son personnel, ni d’état de répartition de carburant, de subvention ou d’aide à d’autres Administrations locales. Non plus, elle n’a pas fourni d’ordre de mission justifiant les dépenses en carburant. Le montant total des dépenses en carburant non justifiées s’élève à 23 511 325 FCFA.

<strong>Le Chef du Centre des Impôts de San n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics</strong>

L’article 144 de la Loi n°06-067, modifiée, portant Code Général des Impôts, en son paragraphe 3, dispose qu’en aucun cas, « <em>le droit proportionnel ne peut être inférieur au quart du droit fixe</em> ». Aussi, l’article 84 de la Loi n°06-068 du 29 décembre 2006 portant Livre de procédure fiscale, modifiée, dispose que « <em>les contribuables qui entreprennent une profession assujettie à la patente sont tenus d’en faire la déclaration par écrit au service d’assiette compétent, dans les dix jours de l’opération. Le défaut de déclaration dans le délai susvisé est sanctionné par une amende égale au montant des droits de patente dus dans les conditions de droit commun… »</em>.

Pour s’assurer du respect des dispositions ci-dessus, l’équipe de vérification a eu des entrevues avec le Chef du Centre des Impôts de San, le Secrétaire général et a procédé à l’examen des marchés. Contre toute attente, elle a constaté que les droits de patente sur les marchés publics et les amendes y afférentes n’ont pas été recouvrés sur les entrepreneurs bénéficiaires de marchés. De plus, trois (3) entrepreneurs n’ont pas procédé à la déclaration desdits impôts. Aussi le Centre des impôts, bien qu’ayant enregistré les marchés, n’a pas non plus recouvré le montant des droits et amendes. Le montant des droits et amendes, non-recouvré s’élève à 1 798 796 FCFA.

Autant de pratiques qui sont à l’origine des irrégularités financières de 84,84 millions FCFA à la Mairie de la Commune urbaine de San. D’où la situation inconfortable de Mme la mairesse, Félicité Diarra et sa bande. Et depuis la transmission et  la dénonciation de faits par le Vérificateur général au Pôle économique et financier, c’est le sauve-qui-peut général, à la municipalité de San.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Douane malienne :  Les travailleurs exigent le départ illico du DG</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-malienne-les-travailleurs-exigent-le-depart-illico-du-dg-3023801.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 10:14:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat National des Travailleurs des Douanes (SNTD) est dans une colère noire contre leur Directeur Général, l’Inspecteur général Amadou Konaté. </strong>

Dans une lettre, où il exige la démission du DG des Douanes, le SNTD décide d’observer des journées mortes, si ses doléances ne sont pas satisfaites. Au-delà de ses revendications, le SNTD estime qu’il y a une faute d’incohérences au sein de la Douane malienne.

Pour les travailleurs de la Douane, leur sollicitation vise à recadrer le non-respect des conventions N°87 et 98 de l’OIT portant Liberté syndicale et la Liberté de négociation collective par le Directeur général des Douanes.

Pour le Syndicat National des Travailleurs des Douanes, le Directeur général de la Douane du Mali, manifeste une discrimination syndicale en refusant de recevoir le SNTD pour une discussion sur les préoccupations majeures des militants.

Comme cause de cette demande de démission du DG, le SNTD mentionne aussi le fait que le décret N°0117 PT-RM du 31 Mars 2013 ait été modifié par le décret N°0163 PT-RM du 16 Mars 2023 dans l’une de ses dispositions majeures sans l’avis ni concertation préalable de leur organisation syndicale en tant que partenaire social qui ne répond pas à leurs acquis. À cela s’ajoute, la non-prise en compte de l’intégration des conventionnaires dans la fonction publique de l’État conformément à la loi N°09-035 du 10 Août 2009.

Aussi, le SNTD s’indigne de « <em>la gestion clanique</em> » des ressources humaines caractérisée par l’iniquité dans le choix et le traitement souvent inhumain du personnel. Également, la note du SNTD mentionne   l’injustice érigée en système dans les mutations, les nominations et le redéploiement du personnel des Douanes.

Pour  toutes ces irrégularités constatées dans le management des  Douanes du Mali, le SNTD renouvelle sa revendication de l’intégration dans la fonction publique des conventionnaires conformément à la loi N°09-035 du 10 Août 2009. Le Syndicat National des Travailleurs des Douanes exige aussi que la formation de l’ensemble du personnel soit assurée sur la base de la création d’une École Nationale des Douanes et que soit prise en compte par l’État du Mali, toutes les formations des agents à l’extérieur pour tous les modules de formation. De plus le SNTD exige la démission, pure et simple, du Directeur général de la Douane. Car pour eux, il est dans « l’incapacité » de gérer le personnel.

Par ailleurs, si ces revendications faites ne sont pas prises en compte, le Syndicat National des Travailleurs des Douanes (SNTD) prévient qu’il observera des journées mortes dans les journées à venir.

Après cette première sollicitation, si rien n’est fait, le SNTD souligne qu’il entamera d’autres actions légales, jusqu’à ce que ses préoccupations soient prises en compte.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Référendum du 18 juin prochain :  La CODEM appelle à la constitution d’un « front du non »…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-prochain-la-codem-appelle-a-la-constitution-dun-front-du-non-3023799.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 10:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué signé de son Secrétaire général, Alhassane Abba, rendu public le mardi 16 mai 2023, le Parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) dit prendre acte de la convocation du Collège électoral par le Gouvernement pour le 18 juin prochain, en vue de la tenue du Référendum constitutionnel, initialement prévu le 19 mars dernier.</strong>

Selon toute vraisemblance, le pouvoir entend imposer à la nation une nouvelle Constitution dont le processus est jugé inopportun, illégal, non transparent et non inclusif pour une frange très significative de nos compatriotes.

En voulant organiser ce scrutin référendaire à cette date, selon le communiqué de la CODEM,  les autorités de la Transition ont décidé volontairement de créer une nouvelle tension en ignorant les préoccupations majeures des populations maliennes, voire les défis auxquels elles sont confrontées.

Le parti CODEM, cohérent et fidèle à son rôle avant-gardiste,  selon son communiqué, a toujours dénoncé cette procédure de réforme constitutionnelle, en raison notamment des nombreux griefs relatifs à ce projet dont les principaux sont : la légitimité pour une réforme constitutionnelle n’est pas du ressort d’un pouvoir qui n’est pas issu des urnes; la mauvaise gouvernance électorale caractérisée par l’impréparation avérée, en raison notamment de  la violation de la nouvelle Loi électorale dans la mise en place des différentes structures de l’AIGE. Le manque de Fichier électoral fiable, jusqu’à nos jours ;  L’intransigeance des autorités à rendre opérationnelle l’AIGE sans la quasi-majorité de la classe politique.

Par ailleurs, la CODEM, à travers son communiqué, a fait remarquer l’inopportunité du Référendum, en raison notamment du contexte très particulier, caractérisé par : la vie –extrêmement –chère ; des grèves en cascade sur le front social ; une situation économique très grave née du cumul des effets de l’embargo qui a duré six (6) mois, des séquelles de la pandémie de la Covd-19 et de la guerre en Ukraine ; de l’insécurité grandissante dans presque toutes les régions, voire les environs immédiats de Bamako ;  la  prolifération des groupes terroristes, notamment l’État islamique et le JNIM ; les affrontements récurrents, d’une part, entre les groupes terroristes, et d’autre part entre ces derniers et les mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation ; l’expansion du terrorisme sur les zones de grandes productions agricoles avec la menace de famine en filigrane ; l’apparition d’un banditisme endogène causé par la confusion semée par les groupes terroristes, le manque d’emploi, l’effondrement de l’économe rurale et l’absence de l’État dans plusieurs localités à travers tout le pays ; les désaccords avec certains de nos partenaires traditionnels. L’absence de consensus entre l’État et une partie des groupes armés  signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR) qui ne se reconnaissent pas dans le nouveau projet de constitution, estimant que certaines de leurs revendications contenues dans ledit accord n’ont pas été prises en compte. Ainsi que le débat et les incompréhensions subséquentes relatives à la «<em>Laïcité</em>», qui ne fait pas consensus, certaines organisations religieuses l’estimant mal à propos et demandant son remplacement.

Par ailleurs, le Parti CODEM appelle toutes les forces vives de la Nation à l’Union Sacrée pour constituer un «front du non» afin de s’opposer de façon légale à ce projet de nouvelle Constitution prévu pour le 18 juin prochain au Mali.

De ce qui précède, selon le communiqué de la CODEM, tout porte à croire que ce Référendum divisera les maliens et la question légitime et fondamentale qui pourrait interpeller la conscience nationale, nous semble-t-il, est celle-ci «<em>Est-ce que l’organisation d’une élection référendaire dans un tel contexte de psychose d’insécurité ressentie au Nord et au Centre du Mali, voire sur tout le territoire, où, notamment la libre circulation des personnes et des biens n’est pas garantie ne constituerait pas, pour ainsi dire, un  ‘’passage en force’’ ?</em>»

« <em>Notre suggestion serait que :- Le Président de la Transition obtienne de la classe politique ainsi que de la société civile un consensus pour une organisation régulière, transparente, démocratique et inclusive des élections en vue d’un retour rapide à l’ordre  constitutionnel;  Le Président de la Transition doit prendre toutes les dispositions devant permettre une gouvernance apaisée relativement au point ci avant</em> », suggère la CODEM.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Controverse autour du referendum :  Quand les frondeurs jouent le jeu des intérêts partisans au détriment des intérêts de la Nation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/controverse-autour-du-referendum-quand-les-frondeurs-jouent-le-jeu-des-interets-partisans-au-detriment-des-interets-de-la-nation-3023798.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 10:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Charte de la Transition « <em>ne donne aucun mandat au président pour toucher la moindre disposition de la Constitution en vigueur</em> ».</strong>

C’est en ces termes que le Président de l’Association malienne des procureurs et poursuivants, Cheick Mohamed Chérif Koné, attire l’attention du Président bissau-guinéen, président en exercice de  la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) qui est, par la même occasion,  interpellée pour peser de tout son poids pour empêcher la tenue du référendum constitutionnel du 18 juin prochain, jugé illégal.

<strong>Que peut encore la CEDEAO dans la situation malienne ?</strong>

Rappelons cette sortie des magistrats intervient après la fronde des chefs religieux contre la disposition de la laïcité dans la nouvelle loi fondamentale  et des critiques virulentes des organisations de la société civile et de partis politiques membres de « <em>l’Appel du 20 Février</em> » qui estiment que les militaires n’ont reçu aucun mandat pour « <em>plonger le pays dans l’inconnu</em> »  voire dans un État de non-droit parce que le projet de constitution remettrait en cause l’indépendance de la Justice et organiserait l’impunité pour certaines personnalités.

Mais la question que l’on peut bien se poser est la suivante : que peut encore l’organisation ouest-africaine dans le bourbier malien? La question est d’autant plus  importante  que la CEDEAO avait déjà félicité la Transition malienne pour la fixation du calendrier de ce référendum qui constitue une étape importante dans le processus de retour du Mali à un régime constitutionnel normal. L’organisation ouest-africaine peut-elle donc aller dans le sens des magistrats sans se dédire ? Et si malgré tout, elle décidait de le faire, de quelle marge de manœuvre dispose-t-elle ; elle qui a été déjà malmenée et finalement affaiblie par les Maliens eux-mêmes dans la gestion de cette crise ?

<strong>Il appartient aux Maliens de dessiner ensemble les lignes de leur avenir </strong>

En tout état de cause, même si les procureurs et poursuivants qui sont d’ailleurs soutenus par la Référence syndicale des magistrats (REFSYMA) sont en droit de donner leur opinion sur le processus référendaire et tentent ainsi d’afficher leur indépendance vis-à-vis de l’Exécutif, il faut craindre que leur initiative ne soit vouée à l’échec. Car, il en faudra plus pour faire plier Assimi Goïta qui a résisté à de plus grandes bourrasques. Et l’on pourrait même être tenté de lui donner raison s’il choisit de faire la sourde oreille.

En effet, où étaient ces hommes de loi pour ne sortir du bois qu’à quelques encablures de la tenue du référendum ?  L’on peut même s’interroger sur leurs intentions réelles : n’offrent-ils pas une raison supplémentaire aux militaires de faire durer davantage la transition en bloquant le processus du retour à l’ordre constitutionnel normal ? Ou tout simplement ne jouent-ils pas aussi le jeu des intérêts partisans au détriment des intérêts de la Nation ? Autant de questions que l’on peut se poser. Car, dans cette foire d’empoigne que constitue le Mali d’aujourd’hui, chacun prêche pour sa chapelle : les imams ne veulent pas de la laïcité de l’État, les politiques ne veulent pas d’une candidature d’Assimi Goïta, les magistrats ne veulent pas d’une mise sous ordre de l’Exécutif, les nordistes ne veulent pas d’un État unitaire fort, etc.

C’est donc dire que les causes qui ont plongé le Mali sont encore bien présentes. Et le pire, dans cet État grabataire, est que des Maliens inconscients continuent de mettre l’accent plus sur ce qui les divise que sur ce qui les réunit, oubliant que leurs intérêts tiennent à l’existence même de l’État. Dans un tel contexte, que peut bien faire la CEDEAO ? « <em>La plus belle femme du monde, dit un proverbe, ne peut donner que ce qu’elle a</em> ». Cela dit, il appartient aux Maliens eux-mêmes de dessiner ensemble les lignes de leur avenir soit en s’unissant intelligemment pour sauver le pays qui est plus que jamais à la croisée des chemins, soit en périssant dans leurs divisions absurdes.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport sur les événements de Moura :  Le CNT dénonce la méthode adoptée par les enquêteurs de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/derogation-inedite-au-code-des-marches-publics-un-decret-dirresponsabilite-penale-pour-la-transition-3023636.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 00:28:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une déclaration faite le jeudi, 18 mai 2023 suite au rapport du Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies sur les événements de Moura survenus du 27 au 31 mars 2022, le Conseil National de Transition (CNT) dénonce le rapport biaisé et rejette en bloc ces conclusions.</strong>

Dans ladite déclaration, le CNT dénonce l’approche et la procédure adoptées par les enquêteurs onusiens qui n’ont d’autres objectifs que de chercher à discréditer, à isoler le Mali et à saper le moral des forces armées et des paisibles populations maliennes qui n’aspirent qu’à la paix, la sécurité et la prospérité, après plus d’une décennie de crise multiforme. Il regrette que ce rapport, contraire à la rigueur du standard des procédures d’enquêtes ne soit en réalité que le reflet de la volonté de certaines puissances impérialistes de vouloir assujettir le Mali.

En bloc, le Conseil rejette les conclusions du « <em>Rapport sur les événements de Moura</em> » et s’interroge sur cette approche des Droits humains à géométrie variable du Haut – Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies.

Il se félicite de la réaction diligente du Gouvernement de Transition à travers son communiqué n °0052 en date du 13 mai 2023 et encourage le Gouvernement de Transition à endiguer l’entreprise de terreur et de violence des hordes de terroristes sans foi ni loi sur le territoire national. Le CNT soutient le Gouvernement dans sa volonté d’engager des poursuites contre les auteurs et complices à l’origine de ce rapport biaisé des Nations Unies ; Félicite les Forces Armées Maliennes pour toutes les victoires et initiatives en cours, les exhorte à la vigilance et à poursuivre leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme, la sécurisation du territoire national et dans la protection des personnes et de leurs biens, le tout dans le respect strict des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire comme à l’accoutumé.

Par ailleurs, il invite les populations maliennes, la Diaspora et l’ensemble des forces vives du pays à la sérénité, à la vigilance, à la cohésion, au sursaut patriotique et à rester toujours mobiliser derrière les autorités de la Transition en ces moments décisifs pour la vie de la nation.  Le CNT exprime sa solidarité au Président de la Transition. Par ailleurs, il invite les pays et Institutions amis à soutenir et à accompagner le Mali dans son combat contre le terrorisme et pour le parachèvement du processus de Transition.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion au PRRE et à l’AGETIER :  Des faits compromettants pour le Coordinateur Oumarou Camara et le DG Zana Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-au-prre-et-a-lagetier-des-faits-compromettants-pour-le-coordinateur-oumarou-camara-et-le-dg-zana-coulibaly-3023815.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 00:25:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller du Coordinateur du PRRE (Projet de Reconstruction et de Relance Économique), Oumarou Camara et du Directeur général de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de par les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service des responsables de ces deux structures stratégiques dans le développement rural au Mali.</strong>

Depuis l’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de ces deux structures.

<strong>Fraude à tous les niveaux  </strong>

Au titre de l'impact de l'indiscipline budgétaire dans la gestion des Conventions sur les performances de l'AGETIER, avec de nombreux transferts entre conventions, l’Agence ne perçoit pas les intérêts créditeurs sur ses comptes alors qu’elle a négocié leur rémunération avec les banques. Plus grave, des transferts et des paiements irréguliers sont reçus et exécutés par l’AGETIER au profit de certains maîtres d’ouvrage à titre d’honoraires. Dans certains cas, les pièces justificatives ne sont pas fournies.

Décidemment, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, est sur une pente raide pour son implication dans les réalisations d’ouvrages du PRRE. C’est du moins ce que révèle le rapport  d’enquête du Vérificateur sur la gestion du PRRE qui a occasionné des irrégularités financières  de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les périodes 2018, 2019 et 2020.

Comme mentionné dans le document, le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara de l’UCP- PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination dudit Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou du PRRE avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur du PRRE, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant de son Directeur Technique a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, indique le rapport du Vérificateur, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants du PRRE ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du Maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 (voir la photo d’illustration)  avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à plus de 23 millions FCFA (23 437 000F).

Autant de pratiques mafieuses qui font perdre à l’AGETIER plusieurs centaines de millions de francs CFA.  À en croire une source, avec l’application incorrecte des pénalités de retard des périodes 2018,  2019 et 2020, l’AGETIER aurait subi une perte sèche d’environ 800 millions de francs CFA représentant des montants payés contre cautionnements non remboursés et non recouvrés.

En attendant, le Coordinateur du PRRE, Omarou Camara et le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, sont en taule position. Ils défilent au Pôle Économique et Financier.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mairie de la Commune Urbaine de Mopti : Destination inconnue pour plus de 621 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mairie-de-la-commune-urbaine-de-mopti-destination-inconnue-pour-plus-de-621-millions-fcfa-3022264.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 May 2023 09:15:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Non-reversement des recettes issues des transactions domaniales et foncières ; paiement intégral d’un marché non entièrement exécuté ; paiement d’équipements scolaires non conformes ; octroi de subventions et de frais de déplacement indus ; non-reversement de la totalité des redevances de marchés et des locations de magasins ; mauvaise attribution des marchés public…</strong>

<strong>Voilà ce que le Bureau du Vérificateur général a décelé dans la gestion de la Mairie de la Commune Urbaine de Mopti où le montant total des irrégularités financières, s’élève à 621 835 883 FCFA, seulement entre 2019 et le premier trimestre de 2022. Le Maire Issa Kanssaye et ses complices sont dans de beaux draps. </strong>

Le Bureau du Vérificateur Général dans le cadre de ses missions régaliennes a fait un regard croisé sur la gestion administrative et financière de la Mairie de la Commune Urbaine de Mopti. Histoire de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Il ressort que les travaux de vérification ont essentiellement porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement, les marchés publics, la comptabilité-matières, les activités domaniales et foncières ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement.

<strong>Corruption à ciel ouvert </strong>

Décidément, les eaux de la Mairie de la commune urbaine de Mopti sont troubles et charrient des affaires nauséabondes les unes que les autres. Cela s’atteste par la découverte des irrégularités administratives aussi bien que financières. Le Maire de Mopti, ses adjoints et les responsables financiers gèrent la municipalité comme bon leur semble. En témoignent tout d’abord, les dysfonctionnements des contrôles internes révélés par les travaux de vérification. Au nombre desquelles la non-tenue de la comptabilité-matières, la tenue non-conformes des débats et consultations publics préalables à l’élaboration du budget de la Commune et la gestion irrégulière des affaires domaniales et foncières.  Au-delà de ces dysfonctionnements, les enquêteurs ont contre toute attente découvert des d’irrégularités financières qui ont laissé un trou béat dans la caisse.

En effet, cette hémorragie financière qui failli fragiliser les caisses de la municipalité de Mopti est liée au paiement des droits d’enregistrement sur le montant des frais d’édilité pour un montant de 1 980 000 FCFA ; à la non-attribution d’un marché au moins-disant pour un montant de 72 453 285 FCFA et au paiement de travaux non conformes pour un montant de 576 000 FCFA. Et si l’on s’en tient au rapport du Bureau du Vérificateur Général, il y a une irrégularité financière plus criarde consécutive au paiement d’un marché non exécuté entièrement pour un montant de 2 448 000 FCFA. S’y ajoutent, l’octroi d’indemnités et de frais de déplacement indus pour un montant de 7 660 000 FCFA ; l’octroi de subventions irrégulières pour un montant de 27 817 000 FCFA et au non reversement des frais de transfert pour un montant de 48 761 000 FCFA.

<strong>Affairisme et favoritisme érigés en mode de gestion</strong>

Le rapport du Végal déduit que d’autres irrégularités financières sont occasionnées par le non reversement des frais d’édilité pour un montant de 313 177 500 FCFA ; le non recouvrement des frais de permis d’occuper pour un montant de 3 200 000 FCFA et le non recouvrement des redevances de marchés et de location pour un montant de 24 867 000 FCFA. Vient ensuite, le non recouvrement des droits d’enregistrement pour un montant de 105 976 098 FCFA.

Face aux conséquences néfastes de la mauvaise gestion de l’argent du contribuable à la Mairie de Mopti, le Vérificateur Général a transmis et dénoncé les faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le tribunal de Grande instance de Mopti chargé du Pôle économique et financier. Du coup, c’est la panique chez le Maire de la Commune urbaine de Mopti et sa bande.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

………………………………………………….]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assimi Goita veut&#45;il prolonger son bail ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assimi-goita-veut-il-prolonger-son-bail-3022270.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 May 2023 08:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi 20 mars dernier, le ch</strong> <strong>ef de la transition malienne, colonel Assimi Goita a présenté le projet de constitution aux forces vives de la nation.</strong>

Aujourd’hui, ce projet de constitution divise les acteurs politiques du pays. Le référendum qui devait avoir lieu le 19 mars dernier a été fixé au 18 juin 2023 par le gouvernement en place après consultation des responsables électoraux et ainsi que les dirigeants politiques et religieux.

<strong>La carte de la montre</strong>

Ce report n’est, selon une partie des hommes politiques, qu’un stratagème des militaires au pouvoir afin de se maintenir davantage à la tête du Mali.

La transition qui est arrivée au pouvoir au Mali après avoir renversé l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, avait pris du retard dans l’organisation des élections pour rendre le pouvoir aux civils.

Après 18 mois, les militaires avaient avait décidé de prolonger la durée de leur bail de deux ans. Ce qui leur avait valu d’ailleurs des mesures de rétorsion de la par la CEDEAO.

En juillet dernier, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a levé les sanctions contre le Mali après que le chef militaire, le colonel Assimi Goita, a déclaré que les élections se tiendraient en février de l'année prochaine.

Le porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maiga, a évoqué pour sa part des raisons techniques qui justifient le report du référendum au 18 juin prochain.

Il a déclaré que le "léger" report n'affecterait pas la transition de 24 mois du pays vers un régime civil qui a commencé en mars dernier.

"Le report du référendum pour être fixé au 18 juin prochain, n'affecte pas le calendrier, pour le moment, car les dates indiquées pour les autres élections restent inchangées", a déclaré le Col Maiga.

<strong>État laïc ou État multiconfessionnel</strong>

Au-delà des réserves des hommes politiques, une frange de la société civile s’oppose également à l’adoption du projet de constitution. Selon les religieux, ce nouveau projet vise à faire du Mali un État laïc « <em>plutôt multidimensionnel</em> ».

La Ligue malienne des imams et des savants pour la solidarité islamique (Limama) a appelé ses partisans à rejeter le projet de constitution. « <em>La laïcité, concept dont la définition est sujette à interprétation, est une astuce que les gouvernants utilisent à leur guise pour exclure la religion ou les religions [des affaires publiques]. Cette pratique a été utilisée par le pouvoir colonial ainsi que par tous les régimes qui ont gouverné notre pays depuis l'indépendance </em>», a déclaré la Limama.

Le colonel Goïta a tenu à réaffirmé « <em>l’attachement à la forme républicaine et la laïcité de l’Etat</em> », alors qu’il recevait la version finale du projet de constitution en février dernier.

« <em>La laïcité ne s’oppose pas à la religion et aux croyances. Elle a pour objectif de promouvoir et conforter le vivre-ensemble fondé sur la tolérance, le dialogue et la compréhension mutuelle</em> », indique le document.

<strong>A; Diallo</strong>

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</item>

<item>
<title>Réalisations d’infrastructures rurales et agricoles au Mali : Le PRRE et l’AGETIER, des services de mafieux pour des mafieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/realisations-dinfrastructures-rurales-et-agricoles-au-mali-le-prre-et-lagetier-des-services-de-mafieux-pour-des-mafieux-3022267.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/PREE-Agetier.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 May 2023 01:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au</strong><strong> PRRE (Projet de Reconstruction et de Relance Économique), et du Directeur général Zana Coulibaly à l’AGETIER (Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux), a exorcisé la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus, au sein de ces deux structures. </strong>

L’enquête financière sur la gestion du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs. Pour ce qui est de ces irrégularités financières, la gestion de l’AGETIER n’est pas étrange.

<strong>Les combines et les combinards du PRRE</strong>

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel. En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement.

Et comble de la délinquance financière à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou et le Spécialiste en Gestion Financière, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP-PRRE par la mission d’audit, il apparaît que le Coordinateur Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (132 135 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Pourquoi une telle stratégie ? Seul le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et son Spécialiste en gestion financière, Mahamadou Diarra, pourront y répondre. Surtout  qu’ils défilent au Pôle Économique, à l’heure actuelle.

<strong>De la fraude à ciel ouvert à l’AGETIER </strong>

[caption id="attachment_2936137" align="alignleft" width="450"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Zana-Agetier.jpg"><img class="size-full wp-image-2936137" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Zana-Agetier.jpg" alt="" width="450" height="442" /></a> Zana Coulibaly[/caption]

Au titre de l'impact de l'indiscipline budgétaire dans la gestion des Conventions sur les performances de l'AGETIER, avec de nombreux transferts entre conventions, l’Agence ne perçoit pas les intérêts créditeurs sur ses comptes alors qu’elle a négocié leur rémunération avec les banques. Plus grave, des transferts et des paiements irréguliers sont reçus et exécutés par l’AGETIER au profit de certains maîtres d’ouvrage à titre d’honoraires. Dans certains cas, les pièces justificatives ne sont pas fournies.

Décidemment, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, est sur une pente raide pour son implication dans les réalisations d’ouvrages du PRRE. C’est du moins ce que révèle le rapport  d’enquête du Vérificateur sur la gestion du PRRE qui a occasionné des irrégularités financières  de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les périodes 2018, 2019 et 2020.

Comme mentionné dans le document, le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara de l’UCP- PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination dudit Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou du PRRE avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur du PRRE, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant de son Directeur Technique a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, indique le rapport du Vérificateur, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants du PRRE ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du Maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 (voir la photo d’illustration)  avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à plus de 23 millions FCFA (23 437 000F).

Autant de pratiques mafieuses qui font perdre à l’AGETIER plusieurs centaines de millions de francs CFA.  À en croire une source, avec l’application incorrecte des pénalités de retard des périodes 2018,  2019 et 2020, l’AGETIER aurait subi une perte sèche d’environ 800 millions de francs CFA représentant des montants payés contre cautionnements non remboursés et non recouvrés.

<strong>La saga des vautours au PRRE et à l’AGETIER </strong>

Avec la mauvaise gestion en cours au PRRE et à l’AGETIER, le Mali risque de faire le deuil de la réalisation de certaines infrastructures rurales et agricoles.

Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fonds en comble de tous les services du PRRE et de l’AGETIER, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics.

Décidément, le PRRE et l’AGETIER sont en proie à des scandales sans précédent. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulés au pied depuis des ans. L’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, a permis une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de ces structures. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à une magouille et à un vol sans précédent au sein de ces deux services.  À qui profite ce genre d’activités mafieuses?

Par ailleurs, il faut souligner que la Banque Mondiale qui doit contrôler les investissements du PRRE est aujourd’hui  flouée par le Coordinateur Oumarou Camara. Il  a déjà trompé ce partenaire stratégique dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) qui a démarré en 2021 ; et en 2023 aucune réalisation  n’est encore visible sur le terrain. Et s’il devra toujours piloter le PRRE, il jouera le même scénario de prolongation sans des résultats tangibles. Ce qui est un danger pour le développement des régions affectées par la crise dans notre pays.

En bloc, il y a du mensonge dans les réalisations du PRRE sur le terrain. Et des matériels destinés aux agriculteurs depuis 2020 et 2021 sont abandonnées dans la cour de la Gendarmerie d’Ansogo et dans la cour du Service des Eaux et Forêt. Mais pourquoi pas mal de projets du PRRE ne sont pas fonctionnels comme les Gares routières de Gao, Tombouctou et Douentza ? Et pourquoi  le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara, refuse de remettre les matériels agricoles aux exploitants du PIV de  Sindiwara Ansongo, malgré leur demande formulée,  depuis le  16 Août 2022 pour les besoins de la campagne agricole 2022-2023 ?

Des questions qui méritent des éclaircissements de la part du Coordinateur du PRRE.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité Routière (AR) :  Plus d’1 milliard FCFA évaporé : la gestion de l’ancien DG Baba Moulaye Haïdara et de l’ex Directrice Lala Koïté épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/autorite-routiere-ar-plus-d1-milliard-fcfa-evapore-la-gestion-de-lancien-dg-baba-moulaye-haidara-et-de-lex-directrice-lala-koite-epinglee-3022262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/autorite-routiere-ar-plus-d1-milliard-fcfa-evapore-la-gestion-de-lancien-dg-baba-moulaye-haidara-et-de-lex-directrice-lala-koite-epinglee-3022262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 May 2023 01:22:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement de travaux non exécutés et fournitures non livrées pour un montant de  120,865 millions FCFA ; non-recouvrement des recettes issues des pénalités de surcharge pour un montant de 151,372 millions FCFA, en passant par le paiement indu de carburant aux membres du Conseil d’Administration pour un montant de 24, 63 millions FCFA et le paiement d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier auprès de l’Autorité Routière pour un montant de 10,6 millions de nos francs, à la non-comptabilisation des recettes des postes de péage pour un montant de 37,3 millions FCFA. Auxquels s’ajoutent, la non-retenue des pénalités de retard sur le marché d’entretien des bacs pour un montant de 14,9 millions FCFA et le paiement des dépenses inéligibles sur le fonds d’entretien routier pour un montant de 18,9 millions FCFA... </strong>

<strong>Autant d’irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur Général et qui sont à l’origine de l’évaporation de 1,735 milliards FCFA (1 735 968 854 F) à l’Autorité Routière (AR) pendant les périodes 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.</strong>

L’Autorité Routière n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, l’ex DG Baba Moulaye Haïdara et l’ancienne Directrice, Lala Koïté, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de cette structure n’ont atteint un tel degré.

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique de financement du fonds d’entretien routier de notre pays, l’Autorité Routière n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses ex DG, Baba Moulaye Haïdara et Lala Koïté. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès du gouvernement, a viré au cauchemar.

<strong>Paiements indus de carburant aux membres du Conseil d’Administration et d’indemnités indues au Délégué du Contrôle financier…</strong>

De 2015 à 2018 et de 2018 à 2022, Baba Moulaye Haidara et Lala Koité, ont occupés respectivement, le fauteuil de directeur général de l’Autorité Routière. C’est ainsi que leurs gestions à la tête de cette structure viennent d’être mises au goût du jour par le Bureau du vérificateur général dans un rapport  d’enquête.

Et pour s’assurer de la mise en œuvre des dispositions prévues par les textes, l’équipe du vérificateur a examiné les pièces de paiement des dépenses liées aux sessions du Conseil d’Administration, les listes d’émargement, analysé les Procès-verbaux des sessions du Conseil d’Administration tenues durant la période sous revue. Elle s’est également entretenue avec l’ex directrice de l’AR, Lala Koïté, l’Agent comptable et le Directeur Administratif et du Budget.

Du coup, il ressort de l’entrevue que son prédécesseur, Moulaye Aboubacar dit Baba Moulaye Haïdara, bombardé ministre des Transport, le 30 décembre 2017, a ordonné le paiement indu du carburant aux membres du Conseil d’Administration pendant la période sous-revue.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration par Délibération n°20-009/CA-AR du 06 octobre 2020 a octroyé aux administrateurs : « <em>[…] du carburant en raison de deux cents (200) litres par administrateur et par session.</em> »

Cependant l’ex Directrice Générale de l’AR, Lala Koïté, a appliqué la délibération concernée bien qu’elle n’ait été entérinée par l’arrêté conjoint du Ministre de la tutelle et du Ministre chargé des Finances.  Le montant du carburant indûment octroyé aux administrateurs durant la période sous revue est de 24 634 900 FCFA. <em>(Le détail se trouve dans l’illustration de l’article). </em>

Aussi, les deux anciens patrons de l’Autorité Routière ont ordonné le paiement des indemnités indues au Délégué du Contrôle financier. Pour la régularité et la sincérité des opérations de dépenses effectuées par l’Autorité Routière, les enquêteurs ont constaté que les anciens DG de l’AR, Baba Moulaye Haïdara et Lala Koïté, ont ordonné le paiement des indemnités mensuelles indues au délégué de contrôle financier placé auprès de l’AR. Le montant des indemnités payées au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020 s’élève à 10 650 000 FCFA.

Par ailleurs, l’ex Directeur Général de l’Autorité Routière, Baba Moulaye Haïdara, a autorisé le paiement des dépenses inéligibles sur le Fonds d’Entretien Routier.  Afin de s’assurer de l’application des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les dossiers de paiement. Elle a également procédé à des entrevues avec le Directeur de l’Administration et du Budget, le Directeur technique et l’Agent comptable. Du coup, il ressort que l’ex Directeur Général de l’AR, Baba Moulaye,  a accordé le paiement de 18 957 186 FCFA dans le cadre de la réalisation d’un guide d’investissement sur les potentialités économiques du Mali sans autorisation préalable du Conseil des Ministres.

<strong>L’Agent Comptable de l’Autorité Routière dans ses œuvres</strong>

Pour s’assurer de l’exhaustivité du recouvrement des recettes de péages par l’Autorité Routière, l’équipe du vérificateur a procédé au rapprochement de la situation des recettes fournies par le Service informatique à celle des rapports d’activités des postes de péage ainsi qu’aux grands livres des recettes fournis par le service de la Comptabilité. Elle s’est également entretenue avec l’Agent comptable, le Responsable du service informatique, les chefs d’équipe et les péagistes. Les enquêteurs ont constaté que l’Agent comptable ne s’est pas assuré du reversement total des recettes de péage par les Chefs d’équipe des postes de péage informatisés et par conséquent n’a pas comptabilisé l’exhaustivité des recettes pour lesdits postes durant la période sous revue. En effet, le montant des recettes mensuelles comptabilisées des postes de péage de Dibloli, Sanankoroba, Kati et Mahinamine est minoré par rapport à celui fourni par le Service informatique pour lesdits postes de péage. Le montant des recettes minorées durant la période sous-revue s’élève à 37 391 900 FCFA.

Pire, l’Agent Comptable de l’AR n’a pas recouvré la totalité des recettes issues des pénalités de surcharge. S’agissant du recouvrement exhaustif des recettes sur les pénalités, l’équipe de vérification a analysé les contrats, les ordres de recettes, les bordereaux de versement et les données informatiques des différents postes de pesage. Elle a aussi comparé la situation des paiements à celle des recouvrements de la période sous revue. Elle a constaté que des opérateurs économiques n’ont pas payé la totalité des pénalités liées à des surcharges de leurs véhicules de transport pour un montant total de plus de 151 millions FCFA (151 372 620 F).

Plus grave, l’Agent Comptable de l’Autorité Routière n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la délivrance des cartes de riverains. L’équipe de vérification a constaté que l’Agent comptable de l’AR n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la vente des cartes de riverains de la période sous revue. À cet effet, elle a constaté, des écarts entre les recettes déclarées et les versements effectués dans le compte bancaire de l’AR pour un montant de 1 123 000 FCFA.  Et ce n’est pas tout. Loin sen faut.

Même le DG de l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’Autorité Routière le reliquat après la clôture du programme du 11ème FED. Afin de s’assurer du respect des clauses, l’équipe de vérification a analysé les conventions, les contrats et les rapports d’audits de la Convention durant la période sous revue. Elle a rapproché les relevés bancaires du compte ouvert par l’AGEROUTE avec la situation comptable de l’AR dans le cadre du projet. L’équipe de vérification a décelé que l’AGEROUTE n’a pas reversé à l’AR les sommes non utilisées pour la réalisation des activités et des dépenses inéligibles pour les montants respectifs de 141,5 millions FCFA (141 143 579 F) et de 147,3 millions de nos francs (147 322 039 F).

Par ailleurs, l’AR a adressé à l’AGEROUTE la lettre n°013/DGAR- 2022 du 06 janvier 2022 demandant le remboursement des paiements effectués non justifiés. La Convention de financement ayant pris fin depuis le 30 juin 2021, le montant total à rembourser s’élève à plus de 288 millions de nos francs (288 465 618 FCFA).

<strong>Les Pourboires de l’ex Directrice Générale de l’Autorité Routière </strong>

À en croire le rapport d’enquête du vérificateur, l’ex Directrice de l’AR, Lala Koïté, a ordonné des paiements des marchés non exécutés totalement. Les enquêtes révèlent que l’ex Directrice Générale de l’AR Lala Koïté, a ordonné le paiement des prestataires qui n’ont pas entièrement exécuté des travaux et fourni des équipements conformément aux clauses contractuelles.

Pour le : Contrat n°5667/CPMP/MTI-2021 du 29 décembre 2021 relatif aux travaux de réparation et de sécurisation du poste de péage de Bougouni suite à l’attaque par des individus armés dans la nuit du 29 au 30 mai 2021, il s’agit de :

- la non-réalisation de fourniture et pose de grille métallique antivol au niveau des deux (02) cabines pour un montant de 440 000 FCFA ;

- la non-fourniture des bacs à sable pour un montant de 4 millions FCFA;

- la non-fourniture et la mise en œuvre de sable dans les bacs à sable pour un montant de 3 600 000 FCFA ;

- la fourniture et pose de lampes solaires trois (03) en lieu et place de dix (10) pour un montant de 1 330 000 FCFA.

&nbsp;

S’agissant du Contrat n°0417/CPMP/MTI-2021 du 15 mars 2021 relatif aux entretiens et maintenances des groupes électrogènes des postes de pesage, le groupe électrogène de marque HATZ MD 40 16KVA est en arrêt depuis le mois de décembre 2020 à Hérémakono et n’a pas été entretenu pour un montant de 920 000 FCFA.

Vient ensuite, le Contrat n°1944/CPMP/MIE-MTMU-2020 relatif aux travaux de mise en place de bacs à sable et amélioration du système de sécurité de certains postes de péage et pesage (Kassela, Sanankoroba, Konobougou, Bla 1, Bla 2, Kati, Nioro, Diéma, Zangasso, Sienso) en un lot unique. La non-réalisation du mirador en structure métallique pour les agents de sécurité de dimension 4x5ml dans le poste de péage de Kasséla pour un montant de 1 640 200 FCFA.

Enfin, le Contrat n°3092/CPMP/MTI- 2021 relatif aux travaux de mise en place de blocs de béton de types New Jersey aux postes de péage de Farabana et Samanko 2 et de réparation des dégâts causés par les transporteurs de camions bennes au niveau du poste de péage de Farabana. La non-réalisation du réseau électrique des cabines pour un montant de 431 200 FCFA. La non-fourniture et pose de câble 4x16 mm2 pour remise en état de l’alimentation électrique des cabines pour un montant de 2 933 250 FCFA.

Également, l’équipe de vérification a constaté que deux (2) pèses essieux PE 40 acquis suivant le Marché n°T1-BNOB-2222-01-01/2018 AGETIPE n’ont pas été fournis au poste de Zégoua pour un montant total de plus de 105 millions  (105 571 030 FCFA). Le montant des travaux non réalisés et des fournitures non livrées s’élève à plus de 120 millions de nos francs (120 865 680 FCFA).

Pendant ce temps, le Directeur Général des Routes n’a pas retenu la pénalité de retard sur le marché d’entretien des bacs. Sur ce plan, l’article 15 du Marché n°0046/DGMP-DSP 2017 du 06 avril 2017 est claire: « <em>En cas de retard dans la livraison des fournitures ou dans la prestation des services, le titulaire du marché sera passible d’une pénalité par jour de retard fixé à un deux mille cinq centième (1/2500è) du montant du marché initialement modifié ou complété par les avenants intervenus. Il n’est pas prévu de prime pour exécution anticipée de l’objet du marché.</em> »

Cependant, les enquêtes révèlent que le Directeur Général des routes n’a pas retenu sur le Marché n°0046/DGMP-DSP-2017, les pénalités de retard dans l’exécution des travaux de réparation des bacs dans différentes localités. Le montant total des pénalités non retenues s’élève à 14 956 725 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’ancienne Directrice Générale de l’Autorité Routière, Lala Koïté, a ordonné le paiement d’indemnités indues à des agents dans le cadre de la gestion des travaux de l’HIMO. Après l’examen des pièces de paiements, les contrats et la convention, l’équipe de vérification a constaté que l’ex directrice de l’AR, Lala Koïté, a indûment accordé des indemnités à des agents, suivant la Décision n°2018-001/HIMO/DGAR-18 du 29 mai 2018 dans le cadre de la gestion des travaux de Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO) pendant la période sous revue.  Les indemnités mensuelles accordées sont : la Coordinatrice : 2 500 000 FCFA ; le Coordinateur Adjoint : 2 000 000 FCFA ; le Comptable : 1 500 000 FCFA ; l’Ingénieur : 1 500 000 FCFA ; l’Assistante : 500 000 FCFA.

En outre, ces indemnités n’ont pas fait l’objet de délibération du Conseil d’Administration. Le montant total des indemnités payées s’élève à 104 millions FCFA.

Et comble de la ‘’bouffecratie’’ à l’Autorité Routière, des importateurs de produits pétroliers ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers (RURPP).

Afin de s’assurer de l’application des dispositions, l’équipe de vérification a analysé les arrêtés interministériels fixant les taux de la redevance d’usage routier sur les produits pétroliers, a adressé la Lettre n°conf. 0426/2022/BVG du 18 août 2022 au Directeur Général des Douanes, demandant de mettre à disposition les données relatives à la Redevance d’Usage Routier (RUR) au titre des exercices budgétaires 2017 à 2021. Elle a procédé à l’examen des données produites par la Direction Générale des Douanes suivant la Lettre n°0021/MEF/DG-DDRPPV du 24 août 2022.

L’équipe de vérification a constaté que sur la période 2017 à 2020, des redevables ne se sont pas acquittés des Redevances d’Usage Routier sur les Produits Pétroliers. En effet, ils n’ont pas versé au Receveur du Trésor auprès de la Douane lesdites redevances dues à l’AR. Le montant total des redevances non payé par les importateurs de produits pétroliers s’élève à 963 551 225 FCFA.

Autant de pratiques à l’origine de 1,735 milliard FCFA (1 735 968 854 F) d’irrégularités financières à l’Autorité Routière pendant les périodes 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

D’où la transmission et la dénonciation de faits au Pôle économique et financier par le vérificateur général. Depuis, l’ancien DG Baba Moulaye Haïdara et l’ex Directrice Lala Koïté sont dans la tourmente.

À suivre !

<strong>Cyrille Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Collectivités territoriales :  Les raisons d’une grève de 5 jours</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/collectivites-territoriales-les-raisons-dune-greve-de-5-jours-3021377.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 May 2023 09:25:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Secrétaires généraux du syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales et du syndicat national des agents des collectivités territoriales, ont entamé ce lundi une grève de 5 jours. Cette grève est consécutive à l’échec dans les négociations avec le gouvernement autour des points de revendication. </strong>

Rien ne va plus entre le gouvernement et les agents des collectivités territoriales. La pomme de discorde est liée à la  non-satisfaction d’un certain nombre de préoccupations par le gouvernement. Contre, dit-on l’inertie des autorités, les agents des collectivités territoriales ont décidé d’observer des journées mortes, depuis le lundi dernier, jusqu’au vendredi prochain.

Selon les grévistes, les points inscrits dans le cahier de charge sont relatifs à l’élaboration d’un arrêté interministérielle fixant les bases et le maximas des taux des primes et indemnités alloués aux agents des collectivités territoriales; la prise en charge des salaires des fonctionnaires des collectivités du cadre de l’administration générale ; l’intégration à la fonction publique des collectivités territoriales des contractuelles omis de 2006 jusqu’à 2017 ; l’élaboration de l’arrêté fixant les frais de déplacement et de séjour des membres des commissions paritaires et ceux du conseil supérieur de la fonction publique des collectivités territoriales.

S’y ajoutent, la création par arrêté des corps de la fonction publique des collectivités territoriales ; l’élargissement du conseil d’administration du centre de formation des collectivités territoriales et de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales aux travailleurs des collectivités ; l’octroi des décorations aux travailleurs des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale et l’organisation du concours directe de recrutement à la fonction publique des collectivités territoriales cadre de l’administration générale.

À ces points, il faut ajouter le déploiement des agents des conseils de cercles supprimés par les nouvelles dispositions, la relecture des cadres organiques des services publics afin de prendre en compte le corps de la fonction publique des collectivités territoriales et l’harmonisation de la durée requise pour bénéficier de la médaille d’honneur de l’administration du territoire et de la décentralisation contenue dans le projet de Décret.

En effet, il faut reconnaître que le rôle que jouent ces agents dans le développement des collectivités voire le pays, est primordial. C’est vrai qu’à l’impossible nul n’est tenu. Mais il est important que l’État leur tende la main en essayant de prendre en compte leurs préoccupations. Dans la mesure du possible. Cela pour éviter que le pays ne s’enfonce davantage.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle date du referendum constitutionnel au Mali : Il est temps que les Maliens mettent fin aux chamailleries</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouvelle-date-du-referendum-constitutionnel-au-mali-il-est-temps-que-les-maliens-mettent-fin-aux-chamailleries-3021376.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 May 2023 09:12:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Prévu pour se tenir en mars dernier, le référendum constitutionnel au Mali, aura finalement lieu le 18 juin prochain. Ainsi en a décidé le gouvernement de la transition. </strong>

Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Rien n’est moins sûr. Mais une chose est certaine : le contenu du texte fait jaser. La première opposition et pas des moindres, vient de la communauté musulmane qui est vent debout contre la laïcité de l’État. Cette entité préfère plutôt un État multiconfessionnel. C’est dire si le processus référendaire a déjà pris du plomb dans l’aile. On est d’autant plus porté à le penser que la communauté musulmane ne compte pas pour du beurre au Mali. Elle représente près de 90% de la population. Et ce n’est pas tout. En plus de cette communauté, une partie de l’opposition et de la société civile, rejette également le nouveau projet constitutionnel, au motif que s’il est voté en état, il donnera au futur président, les pleins pouvoirs. En plus, il donnera la possibilité à l’actuel président, le colonel Assimi Goïta, de briguer la magistrature suprême au terme de la transition.

<strong>Quelle chance le oui a-t-il donc de l’emporter si la communauté musulmane et l’opposition se coalisent comme cela se profile à l’horizon ? </strong>

En tous les cas, les Maliens doivent se regarder dans la glace. Il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre. La situation sécuritaire que vit le Mali depuis maintenant une décennie, doit constituer la priorité des priorités et non la forme que doit revêtir l’État.  Du reste, le président Assimi Goïta prendra-t-il le risque de changer la forme de l’État alors que tous ses prédécesseurs s’y étaient opposés ? Car, il faut bien le rappeler, le projet que défend la communauté musulmane du Mali, ne date pas d’aujourd’hui.

Toutefois, le locataire du palais de Koulouba aurait tort de minimiser cette soif de changement d’une communauté dont les leaders ont une grande capacité de mobilisation. Le risque de voir le texte rejeter au vote, est bien réel. Or, s’il venait à l’être, cela aurait à coup sûr de lourdes conséquences pour le Mali. D’autant que cela contribuerait à diviser davantage les Maliens au moment où ils ont le plus besoin d’unité et de cohésion.

À cela s’ajoute qu’un tel scénario conduirait au non- respect du calendrier électoral avec pour conséquence immédiate, la prolongation de la transition. Or, le retour à l’ordre constitutionnel normal dans les délais, est non seulement une exigence de la classe politique malienne, mais aussi et surtout de la communauté internationale, en l’occurrence la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui n’hésiterait pas, en cas de faux bond, à brandir  le bâton comme elle l’avait déjà fait.

C’est dire si les Maliens gagneraient à accorder leurs violons afin d’éviter l’épée de Damoclès qui plane déjà sur leur tête. Il ne faut pas se voiler la face, les fragiles épaules du Mali ne pourraient pas supporter dans la durée, d’éventuelles sanctions de l’instance ouest-africaine. Le nouveau projet constitutionnel n’est certes pas le meilleur du monde, mais il constitue un pas de plus sur le chemin du retour à l’ordre constitutionnel. Même si le oui venait à l’emporter, la nouvelle Constitution resterait perfectible.

En tout cas, il est temps que les Maliens mettent fin aux chamailleries. Car, ce qui importe le plus, c’est la survie du Mali.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice Malienne :  Le Ministre ordonne l’ouverture d’une enquête contre des magistrats pour opposition à l’autorité légitime</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-malienne-le-ministre-ordonne-louverture-dune-enquete-contre-des-magistrats-pour-opposition-a-lautorite-legitime-3019919.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 13:23:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué publié ce jeudi 20 avril 2023, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a saisi le Conseil Supérieur de la Magistrature pour l’ouverture d’une enquête disciplinaire contre les magistrats Dramane Diarra, Cheick Chérif Koné, et Mohamed Saïdou Sene pour refus de répondre aux convocations de l’Inspection des Services Judiciaire, participation aux activités politiques et opposition à l’autorité légitime.</strong>

<strong>C’est sans appel : au Mali, la guerre est désormais ouverte contre les magistrats critiques envers le gouvernement et qui sont opposés au régime de transition d’Assimi Goïta.</strong>

Selon un communiqué du 20 avril 2023 du ministre Kassogué, depuis quelques semaines, certains acteurs de la justice, magistrats et avocats, s’adonnent à des sorties médiatiques intempestives contraires à leur statut et jurant d’avec les règles élémentaires de déontologie : notamment, l’obligation de réserve et le devoir de retenue.

Pour prévenir ces comportements déviants, il importe de préciser que le Garde des Sceaux a pris la circulaire n°061/MJDH-SG en date du 03 février 2022 concernant les sorties médiatiques sur les réseaux sociaux et dans la presse, contraires aux principes d’éthique et de déontologie auxquels ils sont astreints, tels qu’ils résultent de la Loi n°02-054 du 16 décembre 2002, modifiée, portant statut de la magistrature.

Dans ladite circulaire, le ministre Kassogué rappelait en outre que le Département prendrait toutes les dispositions nécessaires, à travers l’Inspection des Services Judiciaires et la Direction nationale de l’Administration de la justice afin que les contrevenants répondent de leurs actes.

Aussi, donnant suite à ces prescriptions, le ministre a procédé depuis octobre 2022, à l’avertissement à travers la Direction nationale de l’Administration de la Justice, du magistrat Dramane Diarra pour des sorties sur les ondes et souvent des médias ou réseaux sociaux en prenant position dans des procédures pendantes devant les juridictions ; notamment celles concernant l’affaire Issa Kaou Djim.

À en croire le ministre Kassogué dans son communiqué, malgré ces mises en garde, certains magistrats continuent à militer activement dans l’espace politique, s’abritant derrière un syndicat de magistrats en l’occurrence « <em>la Référence Syndicale des Magistrats</em> » et une Association dénommée « <em>Association Malienne des Procureurs et Poursuivants</em>» (AMPP), participent aux activités politiques d’un groupement d’organisations fondamentalement politique et porteur de revendications de nature absolument politique appelé « <em>Appel du 20 février 2023 </em>».

Pour le ministre Kassogué en charge de la Justice, ces magistrats dont le comportement est à l’antipode de toutes les règles de déontologie qui gouvernent l’état de magistrat, ont même osé prendre la tête de ce groupement politique avec le poste de coordinateur général attribué au nommé Cheick Mohamed Chérif Koné, Président de la Référence Syndicale des Magistrats.

Du coup, le ministre Kassogué estime qu’il importe de signaler que la participation active des magistrats à ce groupement, même avec la couverture syndicale n’est pas conforme à l’éthique et à la déontologie de cette profession, comme spécifiés notamment par les articles 19 et 20 du code de déontologie, 71 de la Loi n°02-054 du 16 décembre 2002 portant statut de la magistrature.

Compte tenu de la gravité de ces actes et des comportements mentionnés, le Ministre de la Justice a instruit l’Inspection des Services judiciaires d’ouvrir des enquêtes sur les agissements de ces magistrats qu’il trouve réfractaire et qui sont susceptibles de constituer des fautes professionnelles, disciplinaires ou pénales.

Ainsi,  le 12 avril 2023, l’Inspecteur en Chef des Services Judiciaires a transmis à Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, le rapport élaboré sur les faits signalés. De l’exploitation dudit rapport, il ressort notamment que les personnes mises en cause ont refusé de répondre aux convocations qui leur avaient été adressées par l’Inspecteur en Chef des Services Judiciaires. Ces faits sont susceptibles de constituer le délit d’opposition à l’autorité légitime prévu et puni par les dispositions de l’article 84 du Code pénal.

Relativement à la gestion du dossier d’adhésion à des regroupements politiques, il a déjà procédé à l’avertissement du magistrat Mohamed Saïdou Sene, également membres de la Référence Syndicale des Magistrats et de l’Association Malienne des Procureurs Poursuivants (AMPP).

En outre, donnant suite aux faits constatés dans le rapport d’inspection, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme informe l’opinion qu’il a non seulement saisi le Conseil supérieur de la Magistrature pour l’ouverture d’une enquête disciplinaire mais aussi qu’il a ordonné au Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako d’ouvrir une enquête judiciaire contre les susnommés pour opposition à l’autorité légitime et toutes autres infractions que les enquêtes feront découvrir.

En attendant, le ministre Kassogué rappelle que le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, ne faillira pas dans sa mission de consolidation d’une justice crédible, respectable et respectée.

<strong>Arouna Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire foncière à Daoudabougou :  Quand le pouvoir de l’argent fait la loi, ce sont les pauvres qui en pâtissent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/affaire-fonciere-a-daoudabougou-quand-le-pouvoir-de-largent-fait-la-loi-ce-sont-les-pauvres-qui-en-patissent-3019887.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/affaire-fonciere-a-daoudabougou-quand-le-pouvoir-de-largent-fait-la-loi-ce-sont-les-pauvres-qui-en-patissent-3019887.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 12:55:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour avoir simplement été parmi ceux des riverains ayant protesté contre l’expropriation de l’espace vert situé dans leur quartier de Daoudabougou,  Daouda Kanté et Salif Coulibaly dit Sacré, croupissent depuis plus deux mois déjà à la Maison d’arrêt et de correction de Bamako-Coura.</strong>

Tout est parti lorsqu’ayant constaté la présence des personnes étranges visitant ledit espace vert, les familles voisines ont vite fait de s’enquérir des nouvelles. Mais que ne fut leur grande surprise d’apprendre que, les visiteurs du jour, se présentèrent comme étant les prétendus propriétaires, et qu’ils s’apprêteraient à y construire des magasins ou autres bâtiments d’habitation.

Diantre comment peut-on nous exproprier du seul espace vert qui servait non seulement de terrain de sport, mais aussi de prière collectives et d’autres manifestations culturelles.

« De vous à moi, qui serait prêt à accepter qu’une telle injustice lui soit administrer sans rien faire ? »

De bouches à oreilles, la nouvelle va se rependre comme une traînée de boue dans tout le secteur. C’est alors que, enfants, hommes, femmes, jeunes et vieux vont converger sur le lieu afin d’en être des témoins oculaires de ce qui à leurs yeux s’apparente à une provocation, voire, une injustice inacceptable.

De regroupement en attroupent, l’espace sera bondé de monde et un vaste mouvement de protestation s’en suivit.

Très remontés, les jeunes vont barrer toutes les voies qui jouxtent l’endroit. Alertés les éléments mobiles du groupement mobile de sécurité GMS, postés à quelques mètres vont charger les manifestants à jets de gaz lacrymogène. S’en suivit une chasse à l’homme qui conduira à l’arrestation de certaines personnes considérées comme étant les cerveaux de la manifestation.

En effet, les nommés Daouda Kanté et Salif Coulibaly dit Sacré, sont arrêtés et conduits à un poste de police. Aussitôt mis derrière les verrous, les pauvres sont présentés à un magistrat qui va juger opportun de les placer sous mandat de dépôt.

Au grand étonnement des parents des détenus, il leur sera collé comme chef d’accusation « trouble à l’ordre publique et tentative d’assassinat ».

<strong>Acte I :</strong> Ne pouvant plus contenir ce mouvement de révolte qui prenait une autre allure, les forces de l’ordre et de sécurité de l’unité du groupement mobile de sécurité postées à quelques mètres des lieux ont dû intervenir avec des jets de gazes lacrymogènes pour disperser la foule.

<strong>Acte II :</strong> Comme dit l’adage, une fois n’est pas coutume ! En effet, il ne fallait pas plus pour qu’un mois plus tard, la même scène se reproduise lorsque les prétendants ayant droit de cet espace vert reviennent à la charge avec pour seul objectif ou ambition sortir des terres des magasins ou habitations.

Ne dit-on pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets ! La seule différence est qu’au cours de l’intervention des agents de maintien de l’ordre du GMS, plusieurs manifestants ou protestateurs seront arrêtés.

Mais ce ne sont que les pauvres Daouda Kanté et Salif Coulibaly dit Sacré qui vont comparaître devant un juge. Sans autre forme de procès, nos deux honnêtes citoyens ont été déférés sine die.

L’une des cousines de Daouda Kanté, que nous avons contacté, s’est dite abasourdie et étonnée du fait que son cousin soit jusqu’à l’heure actuelle détenu sous prétexte qu’il aurait attenté à la vie de x.

En effet, selon ses dires, elle aurait été avec témoin rencontrer le régisseur du tribunal de la commune 6 du District de Bamako, qui lui, aurait dit que ce n’était qu’une affaire passagère et que les détenus seraient libérés dans les heures qui suivent. Mais que ne fut sa grande surprise, lorsque dans la déposition, il est mentionné que les deux personnes détenues auraient été à la base d’une quelconque tentative d’assassinat contre x.

Les parents, amis des pauvres détenus, prennent l’opinion nationale en témoin, et implore la clémence des juges afin que leurs enfants, époux, frères et cousins recouvrent la liberté et regagner leur famille respective qui n’ont plus de sommeil depuis trois mois.

Plusieurs des riverains s’interrogent s’il n’y aurait pas des mains invisibles tapies dans l’ombre pour que leurs parents ne soient pas libérés.

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mine d’or de Sadiola :  Le PDG de la Semos prône le dialogue et de la cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mine-dor-de-sadiola-le-pdg-de-la-semos-prone-le-dialogue-et-de-la-cohesion-sociale-3019886.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 12:49:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Afin de recueillir les préoccupations et de partager sa vision, le Président directeur général de la Société des mines d’or de Sadiola (Semos SA), IliasThiemoko Keïta, a effectué le 14 avril 2023 une visite de courtoisie. </strong>

Il s’agissait pour le PDG de la Semos SA de procéder à la remise symbolique de bœufs aux personnels de la Société. Un accueil chaleureux a été réservé à M. Ilias Keïta et à sa délégation qui ont eu de longues discussions avec les patriarches, les femmes et les jeunes membres influents des différents villages. Les échanges avec le patron de la Semos SA ont été féconds et cordiaux. Les femmes et les jeunes ont insisté sur la nécessité du dialogue comme moyen de résoudre la crise qui sévit la mine de Sadiola. Elles se sont également réjouis des efforts accomplis et estiment qu'il s'agit d'une étape importante vers la paix et la sécurité de la population de Sadiola et de ses travailleurs pris dans toutes ses composantes. Très honoré de ce constat, le PDG de la Semos SA a sollicité le concours de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre effective d’une cohésion sociale. M. Keïta a rappelé que la Semos SA est une entreprise au service du peuple malien entier. Et d’ajouter que : "nous sommes des fils du Mali". Tout en insistant sur le rôle éminemment pédagogique des parties rencontrées dans l’édification d’une société de paix, le PDG a sollicité aussi leur appui en vue d’initier des actions de sensibilisation de la population Sadiola à la nécessité du dialogue et de la cohésion sociale. S’adréssant aux personnels, M. Ilias Keïta dira qu’ils sont sur la bonne voie. Au cours de la rencontre, des prières et des bénédictions ont été adressées afin d'accompagner le PDG de la Semos, Ilias Keïta dans le succès de sa mission.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réalisations d’infrastructures rurales et agricoles au Mali :  Les combines du Coordinateur Oumarou Camara du PRRE et le DG Zana Coulibaly de l’AGETIER pour casser les fonds publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/realisations-dinfrastructures-rurales-et-agricoles-au-mali-les-combines-du-coordinateur-oumarou-camara-du-prre-et-le-dg-zana-coulibaly-de-lagetier-pour-casser-les-fonds-publics-3019848.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 12:39:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller du Coordinateur du PRRE (Projet de Reconstruction et de Relance Économique), Oumarou Camara et du Directeur général de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service des responsables de ces deux structures stratégiques dans le développement rural au Mali.</strong>

Depuis l’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de ces deux structures.

<strong>Pourboires et « pour manger » au PRRE  </strong>

L’enquête financière sur la gestion du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs.

[caption id="attachment_3019859" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Oumarou-Camara.jpg"><img class="size-full wp-image-3019859" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Oumarou-Camara.jpg" alt="" width="480" height="630" /></a> Oumarou Camara[/caption]

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel. En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement.

Et comble de la délinquance financière à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou et le Spécialiste en Gestion Financière, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP-PRRE par la mission d’audit, il apparaît que le Coordinateur Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (132 135 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Pourquoi une telle stratégie ? Seul le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et son Spécialiste en gestion financière, Mahamadou Diarra, pourront y répondre. Surtout  qu’ils défilent au Pôle Économique, à l’heure actuelle.

<strong>Fraude à tous les niveaux de l’AGETIER </strong>

Au titre de l'impact de l'indiscipline budgétaire dans la gestion des Conventions sur les performances de l'AGETIER, avec de nombreux transferts entre conventions, l’Agence ne perçoit pas les intérêts créditeurs sur ses comptes alors qu’elle a négocié leur rémunération avec les banques. Plus grave, des transferts et des paiements irréguliers sont reçus et exécutés par l’AGETIER au profit de certains maîtres d’ouvrage à titre d’honoraires. Dans certains cas, les pièces justificatives ne sont pas fournies.

Décidemment, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, est sur une pente raide pour son implication dans les réalisations d’ouvrages du PRRE. C’est du moins ce que révèle le rapport  d’enquête du Vérificateur sur la gestion du PRRE qui a occasionné des irrégularités financières  de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les périodes 2018, 2019 et 2020.

Comme mentionné dans le document, le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara de l’UCP- PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination dudit Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou du PRRE avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur du PRRE, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant de son Directeur Technique a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, indique le rapport du Vérificateur, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants du PRRE ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du Maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 (voir la photo d’illustration)  avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à plus de 23 millions FCFA (23 437 000F).

Autant de pratiques mafieuses qui font perdre à l’AGETIER plusieurs centaines de millions de francs CFA.  À en croire une source, avec l’application incorrecte des pénalités de retard des périodes 2018,  2019 et 2020, l’AGETIER aurait subi une perte sèche d’environ 800 millions de francs CFA représentant des montants payés contre cautionnements non remboursés et non recouvrés.

<strong>Le PRRE et l’AGETIER victimes de leurs premiers responsables </strong>

Aujourd’hui, avec la mauvaise gestion en cours au PRRE et à l’AGETIER, le Mali risque de faire le deuil de la réalisation de certaines infrastructures rurales et agricoles.

Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fonds en comble de tous les services du PRRE et de l’AGETIER, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics.

À en croire nos sources, ce genre de petits truands au PRRE et à l’AGETIER ne cesse de causer d’énormes préjudices à l’État malien, par leur façon de faire. À  travers leur façon de faire, on voit qu’au niveau de ces deux services étatiques, les anciennes amours, sont encore présentes dans les têtes des responsables évoluant à la tête de ces entités administratives. Le PRRE et l’AGETIER sont en proie à des scandales sans précédent. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulés au pied depuis des ans. L’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, a permis une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de ces structures. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à une magouille et à un vol sans précédent au sein de ces deux services.

À qui profite ce genre d’activités mafieuses? Et tout le monde s’interroge actuellement si le président Assimi qui a promis de mener une lutte implacable contre la corruption, ne sera pas roulé dans la farine.
Voilà qui, loin de troubler l’ordre public (comme rapporteraient les maffiosi de la république), sonnerait comme une véritable alerte aux oreilles du ministre de l’Économie et celui du Développement Rural. Si en réalité les deux ministres  veulent aller loin, ils feront mieux de tirer au clair  les affaires en cours au PRRE et à l’AGETIER. Leur crédibilité en dépend aussi, même si leur démarche peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’ils veulent à l’instar de certains de leurs prédécesseurs devenir « sinistres » du gouvernement.

En tout cas, au ministre de l’Économie et des Finances et celui du Développement Rural, vous avez un très bon dossier sur vos bureaux. Déployez seulement les enquêteurs. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.

Par ailleurs, il faut souligner que la Banque Mondiale qui doit contrôler les investissements du PRRE est aujourd’hui  flouée par le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara. Il  a déjà trompé ce partenaire stratégique dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) qui a démarré en 2021 ; et en 2023 aucune réalisation  n’est encore visible sur le terrain. Et s’il devra toujours piloter le PRRE, il jouera le même scénario de prolongation sans des résultats tangibles. Ce qui est un danger pour le développement des régions affectées par la crise dans notre pays.

En bloc, il y a du mensonge dans les réalisations du PRRE sur le terrain. Mais pourquoi pas mal de projets du PRRE ne sont pas fonctionnels comme les Gares routières de Gao, Tombouctou et Douentza ? Et pourquoi  le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara, refuse de remettre les matériels agricoles aux exploitants du PIV de  Sindiwara Ansongo, malgré leur demande formulée,  depuis le  16 Août 2022 pour les besoins de la campagne agricole 2022-2023 ?

Des questions auxquelles nous donnerons des réponses dans nos prochaines éditions.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 749 millions d’irrégularités financières au Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) :  Le Coordinateur du Projet défile au Pôle économique… les DG de l’AGETIER et de l’AGETIPE cités…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/plus-de-749-millions-dirregularites-financieres-au-projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-le-coordinateur-du-projet-defile-au-pole-economique-les-dg-de-l-3018710.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 22:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Agacé, par les frasques sur la gestion du </strong></em><strong>Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE)</strong><em><strong>, les autorités maliennes ont décidé de faire entendre le Coordinateur du PRRE, M. Oumarou Camara, sur l</strong></em><strong>es opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) qui s’élèvent à 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les exercices 2018, 2019 et 2020.<em> Pour cette raison, le patron du PRRE, Oumarou Camara défile au Pôle Économique et Financier, depuis le mardi 4 avril dernier. Du moins, si l’on en croit une source bien introduite. Au même moment,</em> les DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly et de l’AGETIPE, Boubacar Sow, sont cités dans le scandale par le rapport  d’enquête du Vérificateur. C’est dire que les prochains jours seront chauds et même très chauds pour ces trois personnalités. </strong>

<em>On dit de ces trois responsables, plus ou moins ironiquement, qu’ils  sont opportunistes, qu’ils sont riches et puissants. Très puissants. Trop puissants, au point de se comporter, sous nos cieux, comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Pour cela, ils ont multiplié des pratiques qui ont engendré des centaines de millions d’irrégularités financières sur les fonds du PRRE. Face à l’opacité qui entoure la gestion des fonds du PRRE, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits au Pôle Économique et Financier. Depuis, le Vérificateur est traité de tous les noms d’oiseau, de tous les péchés d’Israël. </em>

<em>Après la publication du rapport d’enquête sur la gestion du PRRE,  le Coordinateur Oumarou Camara et les dirlos de l’AGETIER et de l’AGETIPE ont jeté le discrédit sur le rapport de cette structure de contrôle.</em>

<em>Surpris par leur réaction les autorités judiciaires ne sont pas restées bouche bée. Et les autorités de transition sont déterminées à connaître la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Elles veulent savoir qui a fait quoi ? Qui n’a pas fait quoi ? Et qui a bouffé quoi ?</em>

<em>Bien plus, elles sont passés à la vitesse supérieure en confiant le dossier du </em>Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre<em> au Pôle économique et financier...</em>

<em><strong>Une colère de trop !</strong></em>

<em>Du côté du gouvernement malien, cette manne financière est considérée comme un détournement de trop. Après avoir eu échos de cette gestion pour le moins scabreuse, le président de la transition aurait, selon des sources, piqué une colère noire. «Trop c’est trop », aurait laissé entendre le Président de la transition. </em>

L’audit explosif du Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion du Projet de Reconstruction et de Relance Économique exhale une odeur de scandale. Cet audit énumère, pêle-mêle, les dysfonctionnements et la mauvaise gestion des fonds dédiés au Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre. Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a eu des irrégularités financières de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les exercices 2018, 2019 et 2020.

Jugé pourtant stratégique dans la politique du gouvernement  malien de  réhabiliter des infrastructures de base et rétablir les activités productives des communautés touchées par la crise politique et sécuritaire que traverse le pays,  le PRRE a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoquée par les enquêteurs : l’utilisation des fonds et des recettes du Projet à d’autres fins. Estimée à plus de 749 millions de nos francs, cette manne financière aurait disparu, sans laisser la moindre trace.

La vérification financière du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs.

Des séries d’Irrégularités financières

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel. En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement. Cependant, suite aux travaux de vérification, l’ONG a effectué les remboursements dans le compte d’intérêt de l’UCP, notamment à travers les ordres de virement n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 1 722 450 FCFA et n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 215 250 FCFA, tous en date du 15 juillet 2022 et reçus par la banque le 2 août 2022.

<strong>Entre magouilles et embrouilles </strong>

Le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara du PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou de l’UCP avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la Région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur de l’UCP, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant du Directeur Technique de l’Agence a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER, Zana Coulibaly, à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants de l’UCP ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à 23,4 millions FCFA (23 437 000F).

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara ; le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow et le Directeur pays de CARE International au Mali ont procédé aux règlements de marchés sans exiger le paiement des droits d’enregistrement ou de la redevance de régulation. Dans ce processus, l’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a payé les marchés n°0612CPMP/2019 relatif au recrutement d’une Agence de Communication et n°3592/CPMP/2019 relatif au suivi des activités déjà visitées par la tierce partie sans s’assurer de l’acquittement de la redevance de régulation pour des montants respectifs de 286 950 FCFA et 75 440 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 362 390 FCFA.

Au même moment, la mission de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ne s’est pas assuré du paiement de la même redevance sur 22 contrats de marché payés pour un montant cumulé compromis de 8 771 454 FCFA ainsi que deux (2) autres contrats réglés mais dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 3 623 842 FCFA. La redevance de régulation n’a pas été acquittée pour un montant de 712 689 FCFA. Le montant compromis s’élève à plus de 13 millions FCFA (13 107 985F). Plus grave, l’équipe de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur le contrat n°F1-BFEO-280-02-09/ pour un montant de 78 538 FCFA.

En outre, le Directeur pays de CARE International au Mali ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur cinq (5) contrats payés pour un montant total compromis de 1 180 514 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 14 729 427 FCFA dont 3 623 842 FCFA pour les droits d’enregistrement et 11 105 585 FCFA pour les redevances de régulation.

Par ailleurs, le Coordinateur de l’UCP Oumarou Camara et le Directeur Général de l’AGETIPE Boubacar Sow, ont ordonné le paiement de contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Il ressort du rapport d’enquête que le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a payé trois (3) marchés revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à plus de 69 millions de nos francs (69 252 900 FCFA) dont 59 359 629 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 9 893 271 FCFA au titre de la redevance de régulation.

Comme si cela ne suffisait pas, l’équipe de vérification a constaté que le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow, a payé quatorze (14) contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à 59 833 642 FCFA dont 51 285 979 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 8 547 663 FCFA au titre de la redevance de régulation. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow et celui de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ont poussé la complicité, jusqu’à ne pas appliquer les pénalités de retard. Cependant, dans le cadre de l’exécution des contrats dans les délais prescrits et de l’application des pénalités de retard, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché, les ordres de service de démarrage, les procès-verbaux de réception provisoire ainsi que les documents de paiement. Du coup, elle a constaté des retards dans l’exécution des contrats, lesquels varient entre 1 et 679 jours alors que les pénalités n’ont pas été appliquées par le Dg Boubacar de l’AGETIPE. Aussi, il n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Ces manquements concernent 31 marchés pour des pénalités de retard non appliquées totalisant un montant de plus de 555 millions de nos francs (555 593 028 FCFA).

Par la suite, l’équipe de vérification a constaté que l’exécution des contrats T1-EAPO-280-02-30/2014 du 5 février 2020 relatif aux travaux de réalisation d’un forage productif à débit supérieur ou égal à 5m3/h dans un rayon de 1,5 à 2km du site équipé de pompe solaire et raccordement au château d’eau du CSCOM de la localité de Lerneb pour son alimentation en eau potable dans la Commune de Tilemsi, Cercle de Goundam, Région de Tombouctou et F1-BFEO-280-02-09/2014 du 16 janvier 2018 relatif à la fourniture des équipements pour les écoles de l’académie d’enseignement de Tombouctou, CAP de Tombouctou, une école dans la Commune de Ber, une école dans la Commune de Lafia, quatre (4) écoles dans la Commune de Salam, une école dans la Commune de Tombouctou, dans le Cercle Tombouctou, a accusé du retard et le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, n’a pas appliqué les pénalités d’un montant total de 2 millions FCFA (2 168 658F). De plus, notre dirlo n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Le montant total compromis, suite à la non-application des pénalités de retard, s’élève à plus de 557 millions de nos francs (557 761 686 FCFA).

Et comble de la « <em>mangecratie </em>» à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP par la mission de vérification, il apparaît que le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (1132 35 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Toutefois, au cours de la vérification, ils ont procédé au remboursement d’un montant total de 123 578 849 FCFA dont 71 498 359 FCFA en juin 2022 et 52 080 490 FCFA en août 2022. Le reliquat non remboursé s’élève à 8 557 077 FCFA. Au cours de la mission de vérification et avant la séance du contradictoire, l’UCP a procédé au remboursement des intérêts créditeurs utilisés d’un montant de 8 557 077 FCFA à travers l’ordre de virement n°35/2022/FA/Compte PRRE du 07 septembre 2022 et déchargé par le service courrier arrivée de la BNDA, le 14 septembre 2022.

Autant de pratiques et de manœuvres dolosives à l’origine de l’évaporation de 749,6 millions FCFA à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique.  D’où le lieu pour le Coordinateur du PRRE de défiler devant le Pôle économique et financier. Et cela après, une dénonciation de faits par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle économique et financier relativement : au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ;  au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA.

Depuis, le Coordinateur du PRRE Oumarou Camara est sur une pente raide. Au même moment, les DG de l’AGETIER Zana Coulibaly et de l’AGETIPE Boubacar Sow sont dans la tourmente pour leur implication dans certaines opérations de dépenses du PRRE.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’éducation, facteur fondamental de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/leducation-facteur-fondamental-de-la-democratie-3018723.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 14:14:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le bon niveau d’éducation est un facteur majeur de pérennisation de la démocratie. Les victimes du pouvoir sont les plus démunies culturellement. </strong>

Il faut donc considérer l’éducation comme un défi que notre pays doit relever afin de former un nouveau malien. Dans ce contexte, chaque citoyen doit devenir un acteur de développement contribuant, par son éducation et son travail, à notre richesse nationale pour soutenir une croissance plus forte et plus inclusive.

L’efficacité du système éducatif repose sur des investissements massifs de l’État à travers la réalisation d’infrastructures de base pour tous, le renforcement de l’enseignement professionnel et technique, l’autonomisation des femmes.

En ce que l’éducation est un facteur fondamental de la démocratie, tous les Maliens ont le droit de participer activement au processus de prise de décision et, pour pouvoir exercer efficacement ce droit, ils doivent être informés et éduqués sur les enjeux politiques, économiques et sociaux. L’éducation permet aux Maliens de développer leur esprit critique et leur capacité à penser de manière autonome. Elle les aide à comprendre les enjeux de la société où ils vivent et à participer de manière appropriée aux débats publics.

À cet égard, l’éducation à la citoyenneté démocratique met essentiellement l’accent sur les droits et les responsabilités démocratiques et sur la participation active, en relation avec les aspects civiques politiques, sociaux, économiques, juridiques et cultuels de la société….

<strong>Où en est-on au Mali ?</strong>

Les citoyens éduqués sont également plus susceptibles de voter et de prendre part à des activités politiques, ce qui renforce la démocratie, la rendant plus crédible, plus fiable et plus efficacement réactive à toutes les tentatives de déstabilisation.

L’éducation peut également aider à réduire les inégalités sociales et économiques qui sont autant d’obstacles à la démocratie. Une éducation de qualité peut aider à donner aux citoyens issus de milieux défavorisés les outils dont ils ont besoin pour réussir et participer pleinement à la vie démocratique.

Du point de vue culturel, nous n’avons pas su non plus faire évoluer nos systèmes d’enseignement pour permettre à chaque élève, collégien, lycéen, étudiant, d’atteindre le niveau le plus élevé auquel il puisse prétendre. L’ambition de diffuser la culture – c’est-à-dire la capacité pour chacun de se constituer, devenir raisonnable, déterminant librement ses finalités, ses idées, ses actes, ses réflexions et ses chemins – n’a pas été portée par les gouvernants. Ils n’ont pas su imposer un socle culturel incontournable pour aboutir à un enseignement fiable et démocratique répondant aux besoins et aux attentes de la société malienne.

Il y a six grandes priorités que le gouvernement devra poursuivre afin de répondre à ceux-ci : réduction drastique de l’inégalité, un des plus grands défis dans la réalisation de l’éducation pour tous ; sensibilisation plus rigoureuse ; volonté politique plus forte ; meilleure planification et politiques plus judicieuses afin de placer l’éducation en tête des objectifs du développement ; qualité accrue de celle-ci, « le » défi majeur à relever ; le tout appuyé par un financement ad hoc afin de débloquer la crise de l’enseignement, car l’éducation est le plus grand défi qu’on puisse relever pour l’avenir de notre nation.

Là où existe une volonté politique et des politiques judicieuses, les obstacles à un tel plan peuvent être éliminés et ils le seront. La démocratie ne se limite pas au droit de vote des citoyens ni à la forme de gouvernement de la Nation. Le principe fondamental de la démocratie, c’est que la direction, les décisions et l’action suivent un mouvement ascendant et non descendant ; elles doivent émaner non pas des gouvernants mais des citoyens ordinaires. Dans une démocratie, l’effort personnel a une très grande importance.

<strong>Civisme démocratique</strong>

Mais on se demande comment les Maliens pourraient-ils se gouverner et gouverner le pays s’ils n’ont pas appris à le faire ? Il ne saurait y avoir de décisions éclairées sans éducation généralisée. Cela n’implique pas d’entrer dans les détails des sciences politiques ou du Droit constitutionnel : le civisme démocratique est tout simplement l’art de vivre avec ses concitoyens. Entreprise en ce sens d’abord au foyer puis à l’école et dans toutes les autres étapes de la vie, l’éducation démocratique produira des maliens et des maliennes capables de bâtir un Mali fort, moderne et prospère.

De fait, l’éducation démocratique est beaucoup plus qu’un simple système d’éducation. Elle exige non seulement des formes mais aussi un état d’esprit lucide.

Ce que nous sommes en droit d’attendre de la démocratie, ce n’est pas ce que nous aimerions. Ce n’est pas non plus ce qu’autrui pourrait arriver à nous procurer. Ce n’est pas enfin ce que l’État pense pouvoir nous accorder. La démocratie cherche à nous donner ce qu’il faut pour que chacun d’entre nous puisse jouir pleinement de ses droits fondamentaux, y compris une éducation parfaite, la liberté de parole et de presse…

Cela nécessite de développer un milieu où chacun se sente assez rassuré pour apprendre et s’apprendre. En somme, l’éducation est un facteur-clé pour la démocratie. Elle permet aux citoyens de comprendre les enjeux de la société, de participer activement aux décisions publiques et réduire les inégalités sociales et économiques.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Accord de paix et de réconciliation :  L’ex&#45;rébellion touareg déclare n’avoir «aucun avenir commun» avec Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-et-de-reconciliation-lex-rebellion-touareg-declare-navoir-aucun-avenir-commun-avec-bamako-3018719.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 14:11:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ex-rébellion touareg du Nord du Mali a déclaré le jeudi 6 avril dernier qu’il n’y avait « <em>aucun moyen de construire un avenir commun »</em> avec Bamako.</strong>

« <em>La solution de la séparation Mali-Azawad (nom donné au Nord du Mali par les ex-rebelles) en deux Etats totalement distincts s’impose, et nous travaillerons à sa concrétisation, quoi que cela va coûter</em> », a affirmé Atéyoub Ag Batey, l’un des leaders du groupe indépendantiste du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA).

Il a déploré « <em>l’absence totale d’issue pour la mise en œuvre de l’accord »</em> et dénoncé « <em>le mépris et les coups bas </em>» de l’État malien dirigé depuis 2020 par des militaires.

Batey a aussi accusé la médiation internationale, qui s’emploie depuis des semaines à rapprocher les parties, d’ « <em>ambiguïté</em> » et de « <em>tergiversation</em> ». Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie à Kidal fêtant la proclamation unilatérale de l’indépendance par un de ses principaux groupes armés le 6 avril 2012.

Cette proclamation faisait suite au soulèvement des indépendantistes rejoints par les salafistes et à la prise des grandes villes du nord, dont Kidal.

Les indépendantistes avaient ensuite signé un accord de paix et de réconciliation avec le gouvernement malien en 2015 tandis que les groupes jihadistes continuaient le combat contre l’État malien et que le pays s’enfonçait dans une profonde crise sécuritaire.

Cet accord de paix est aujourd’hui menacé, faisant craindre une reprise des hostilités entre les anciens rebelles et l’armée malienne. Le mercredi  5 avril dernier, l’ex-rébellion touareg a dénoncé comme une «<em>provocation</em>» le survol de la ville stratégique de Kidal, sous son contrôle, par des avions de l’armée nationale.

<strong>A Diallo</strong>

…………………………………………………………………..

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Hôpital du Point G :  Plus de 600 décès enregistrés seulement au premier trimestre 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-du-point-g-plus-de-600-deces-enregistres-seulement-au-premier-trimestre-2023-3018717.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 14:10:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Considéré comme l’un des hôpitaux les plus fréquentés de la capitale malienne, le Centre Hospitalier Universitaire du Point G </strong>(CHU-Point G)<strong> se trouve menacé dans son fonctionnement. Une triste réalité qui est consécutive à des séries de grèves internes savamment orchestrées par des travailleurs sans foi ni loi qui foulent aux pieds le serment d’Hippocrate. Tout en multipliant les pertes en vies humaines</strong>.

Pourtant très sollicité, l’Hôpital du Point G semble avoir en son sein des brebis galeuses qui, pour des raisons inavouées, trouvent chaque fois le moyen de perturber le bon fonctionnement de cette structure hospitalière. Une situation qui pousse à s’interroger : l’hôpital du Point G est-il le bien privé d’un groupuscule de personnes, qui, à cause de leurs intérêts sordides, n’hésitent pas à semer le désordre au sein de ce centre hospitalier ? Pour qui roulent ces grévistes ? Que cherchent-ils finalement ? Ces questions méritent humblement d’être posées au regard de la recrudescence des grèves dans cet hosto au détriment des usagers.

En effet, la situation actuelle de l’hôpital du Point G donne l’impression que ces syndicats grévistes véreux profiteraient bien de ces arrêts de travail. Car serraient à la solde d’apatrides tapis dans l’ombre avec des agendas cachés.

<strong>Le serment d’Hippocrate bafoué ! </strong>

La posture des syndicats grévistes du CHU du Point G est préjudiciable au serment d’Hippocrate qui stipule que la vie humaine est sacrée et n’est comparable à aucun intérêt. Mais au lieu de mettre l’intérêt des usagers au-dessus de l’intérêt personnel, ces semeurs de désordre profitent du syndicalisme pour porter atteindre aux droits à la santé.

Face aux conséquences de ces grèves sur la population, notamment le patient qui n’a d’espoir que le personnel soignant, ces grévistes doivent répondre de leurs actes même si syndiquer est et demeure un droit. C’est une situation qui interpelle les autorités de la transition. Celles-ci doivent prendre des dispositions nécessaires pour que les luttes syndicales soient désormais ordonnées dans les hôpitaux. Cela y va de l’intérêt du Mali Kura, qui se construit aussi sur le changement de comportement. Sachant que le pays traverse la période la plus difficile de son existence, l’heure n’est pas à la perturbation, surtout dans les hôpitaux. Au contraire, en plus de laisser les intérêts personnels de côtés, chacun doit tirer toutes les leçons du passé pour amener le bateau Mali à bon port.

<strong>La vie des malades importe-t-elle peu pour les grévistes ? </strong>

La situation de grève au Point G donne l’impression que l’on oubli ce que signifie le serment d’Hippocrate pour un médecin. Dans une note qui circule, le Médecin légiste Dr Brahima DICKO a rendu public un bilan sombre des grèves au niveau dudit hôpital.

À l’en croire, le Point G vit une phase critique non sans incidence du contexte socio-professionnel qui prévaut (avec un environnement social trouble, qui a un effet certain sur le nombre de patients admis et donc sur le nombre de décès).

Selon lui, il est recensé pour ce seul premier trimestre 2023 (janvier-février-mars) plus de six cents (600) décès toutes causes confondues. «<em> Il faut rappeler que les débrayages répétés et depuis le 06 Février 2023, sans discontinuité en rétrécissant l'offre de soins, incidemment, impactent le pronostic des personnes prises en charge. Malgré le service minimum le délai de prise en charge se trouve allongé autant pour les cas d'urgence que pour les personnes programmées dans tous les secteurs de soins hospitaliers</em> », ajoute-t-il. Avant de poursuivre que l'effort de tous les acteurs (soignants et autorités investies de la gestion) pour un retour au fonctionnement attendu des populations est une nécessité première.

Pour le Dr Dicko, ce chiffre majeur de décès enregistrés (200 cas par mois en moyenne dont certains évitables) exige une résolution diligente et holistique des problèmes au bénéfice des usagers désespérés en attente anxieuse de soins. « <em>Chers confrères la responsabilité morale est collective sans occulter celle individuelle et médico-légale dont chacune et chacun sera comptable</em> », a-t-il conclu.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité au Mali :  Près de 400 mille enfants seront exposés à une malnutrition aiguë</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-au-mali-pres-de-400-mille-enfants-seront-exposes-a-une-malnutrition-aigue-3018711.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 14:02:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Près d'un million d'enfants de moins de cinq ans seront exposés cette année à une malnutrition aiguë sévère au Niger, au Burkina et au Mali, des pays sahéliens confrontés à des attaques djihadistes, a mis en garde l'Unicef, le vendredi 7 avril dernier.</strong>

«<em>Environ 970.000 enfants</em>» sont concernés dans ces trois pays pauvres et frontaliers en proie à l'insécurité, souligne l'Unicef dans un communiqué. Le Niger est le pays le plus touché, avec une prévision de 430.000 enfants malnutris aigus sévères cette année.

Néanmoins, «<em>c'est 60.000 enfants de moins qu'en 2022, une diminution qui peut être attribuée à la forte mobilisation du gouvernement du Niger, de l'Unicef et de ses partenaires</em>», selon l'organisme onusien.

Au Mali en revanche, la malnutrition aiguë sévère devrait augmenter de 18,4% cette année et affecter 367.000 enfants.

<strong>82% des jeunes enfants en situation de pauvreté alimentaire</strong> «<em>L'insécurité et les conflits croissants signifient que la vulnérabilité augmente dans la région et qu'il est de plus en plus difficile d'aider les communautés dans les zones isolées</em>» confrontées aux attaques djihadistes, a déclaré la directrice régionale de l'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Marie-Pierre Poirier, citée dans le communiqué. L'augmentation de l'insécurité alimentaire et des prix des denrées alimentaires affecte également la qualité de l'alimentation des jeunes enfants au Sahel, où déjà 82% des jeunes enfants (6-23 mois) sont en situation de pauvreté alimentaire, ce qui signifie qu'ils ne sont pas nourris avec le régime alimentaire minimum dont ils ont besoin, explique l'Unicef.

L'Unicef appelle les gouvernements à «<em>placer la nutrition infantile au premier rang des priorités nationales</em>» et «<em>accroître les investissements nationaux dans la prévention, la détection et le traitement précoces de la malnutrition.</em>»

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gouvernance à la CMDT : Plus de 3 milliards FCFA d’irrégularités financières: la gestion de l’ex PDG Baba Berthé et sa bande épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mauvaise-gouvernance-a-la-cmdt-plus-de-3-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-la-gestion-de-lex-pdg-baba-berthe-et-sa-bande-epinglee-3017904.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 12:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est sans appel : le rapport d’audit sur la mauvaise gestion au sein de la CMDT (Compagnie Malienne pour le Développement du Textile) qui a occasionné des irrégularités financières de 3,406 milliards FCFA (3 406 550 257 F)  est, aujourd’hui,  remis au goût du jour. Élaboré par le Bureau du Vérificateur Général (BVG), chargé de faire toute la lumière sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier épingle le Pr Baba Berthé, Président Directeur Général (PDG) de la CMDT à l’époque des faits. Mais aussi, ses hommes. À l’issue de leurs investigations, les enquêteurs du BVG sont tombés, à leurs corps défendant, sur des zones d’ombre dans la gestion de ces 3,406 milliards de francs CFA.</strong>

Sorti du placard, ce dossier risque de sonner le glas pour l’ancien PDG de la CMDT,  le Pr Baba Berthé et non moins ancien ministre de l’Agriculture. Avant d’envoyer ses complices en prison.

Bien fouillé par le BVG, ce dossier met à nu le contour, pour le moins, mafieux de la gestion des 3,406  milliards de nos francs à la CMDT, pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020.

À chaque rapport d’enquête, le même scénario : d’un côté, des voleurs de la république en rogne, soupçonnant le régime de « <em>traficotage</em> » des données. Et de l’autre, des cadres qui s’en défendent. Sans convaincre. Mais le dossier lié à la saignée financière de la CMDT de  2017 à 2020 et dont le montant s’élève à 3,406 milliards FCFA, risque de tourner au cauchemar pour l’ancien patron de la compagnie cotonnière du Mali, le Pr Baba Berthé ; nommé PDG de la boîte, le 12 octobre 2016 et relevé, le 11 novembre 2020.

Le rapport d’enquête du BVG sur la gestion de la CMDT, pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020, jure avec l’orthodoxie financière.  En chiffre, la caisse de la CMDT, a subi une perte sèche de 3,406 milliards de francs CFA. Et les enquêtes ont permis de relever des dysfonctionnements aussi bien dans la gouvernance administrative de la société que dans la gestion comptable et financière. Au même moment, les travaux de vérification ont révélé que le PDG de la société, le Pr Baba Berthé, à l’époque des faits, s’est arrogé des attributions (prérogatives) dévolues à l’Assemblée Générale des actionnaires. Au titre de ces attributions (prérogatives) figurent la nomination des Administrateurs Généraux et l’utilisation irrégulière des ressources de la CMDT, sans l’autorisation des sociétaires. Ce qui, au regard de l’acte uniforme de l’OHADA, constitue un abus de biens sociaux. Quant aux procédures d’approvisionnement, elles sont incomplètes et ne donnent pas une indication précise sur le détail des tâches.

<strong>D’embrouilles en magouille  </strong>

En 2019, le PDG de la CMDT, le Pr Baba Berthé, a attribué un marché à une société non consultée par la Direction des Approvisionnements. Pour s’assurer de la régularité et de la transparence de la procédure de passation des marchés, l’équipe de vérification a examiné un échantillon de marchés retenu ainsi que les pièces y afférentes, notamment la liste des soumissionnaires retenus par la CMDT ainsi que leurs offres, les PV d’ouverture des offres et les rapports d’analyse technique et copie des lettres de notification.

Du coup, les enquêteurs ont décelé que le PDG de la CMDT, le Pr Baba Berthé, au moment des faits, a passé un marché avec une entreprise qui n’avait pas été consultée par la commission des appels d’offres. En effet, la Direction des Approvisionnements dans le cadre de l’appel d’offres n°23/2019/DA pour la fourniture des matériels informatiques complémentaires, a établi, une liste de six sociétés à consulter, validée par le PDG et sur laquelle figure la société MK services.  À l’ouverture des offres, le 13 septembre 2019, la commission des appels d’offres a accepté en lieu et place des offres de MK services, les offres du groupe Kaoural et la commission technique l’a même retenue comme titulaire du marché N°70/2019/DA, objet de l’appel d’offres sur la base de la lettre en date du 09 août 2019 envoyée par le gérant de la société MK service au PDG de la CMDT. Ladite lettre demandait au PDG de remplacer sa société individuelle « MK- services » soumissionnaire à l’appel d’offres restreint par celle du groupe de société « groupe Kaoural Sarl ». Selon les conclusions de l’équipe de vérification, ce marché attribué par le PDG Baba Berthé et exécuté par le groupe Kaoural est une dépense irrégulière en dehors de toute procédure. Le montant dudit marché s’élève à 16 182 000 FCFA.

Plus grave encore, le PDG Baba Berthé a attribué un marché inéligible aux ressources de la CMDT. Ainsi, dans le but de s’assurer que les ressources de la CMDT sont utilisées en fonction des besoins et conformément à l’intérêt de celle-ci, les enquêteurs du BVG ont examiné les marchés passés par la société cotonnière du Mali. Ensuite, ils ont échangé avec les responsables de la Direction des approvisionnements. Du coup, l’équipe de vérification a constaté que le PDG de la CMDT a irrégulièrement passé et fait exécuter le marché n°02-2018/DA relatif aux travaux de construction de trois salles de classe, un bureau-magasin, un bloc de trois latrines et les équipements à Sougomba, et à Azangousso. En effet, ledit marché n’a pas été autorisé par les actionnaires de la société et l’objet est contraire aux types de besoins et à l’intérêt de la compagnie. Le montant total du marché s’élève à plus de 80 millions de nos francs (80 660 546 FCFA).

<strong>Des entorses à l’orthodoxie financière </strong>

De 2017 à 2020, soit 3 ans de gestion, le Directeur des Approvisionnements de la CMDT n’a pas appliqué la pénalité de retard conformément aux clauses contractuelles. Les articles 12,13, 14 et 15 des marchés dont l’exécution a pris un retard et qui ont fait l’objet d’application de pénalité par la CMDT, stipulent : <em>« Pour le seul fait de l’expiration du délai de livraison, le fournisseur est passible, sans mise en demeure, de pénalités pour retard. Le montant de la pénalité sera calculé sur la base de 1/3000 par jour calendaire de retard du montant des produits non livrés à partir de la date de livraison contractuelle</em> ».

Afin de s’assurer du respect des délais contractuels par les titulaires des marchés, l’équipe de vérification, a examiné les dossiers d’appels d’offres, les contrats de marchés et les procès-verbaux de réception. Elle a ensuite examiné les fiches de calcul des pénalités et le tableau récapitulatif de pénalités de retard fournis par la CMDT. Elle a rapproché les dates de réception prévues aux dates de réception effective et procédé au calcul des pénalités sur la base des montants représentant la partie non livrée des marchés dont l’exécution a pris du retard. Elle a fait ce travail pour seulement les premières livraisons.

À  l’issue de ces travaux, elle a constaté que, dans le cadre de l’exécution des marchés, des titulaires ont dépassé les délais contractuels sans que le Directeur des Approvisionnements n’ait appliqué les pénalités de retard conformément aux clauses contractuelles. En effet, au lieu d’appliquer les pénalités de retard sur le montant correspondant à la partie non livrée du marché, il retient comme base de calcul le montant représentant la partie du contrat livrée, qui est toujours inférieure à celui de la partie non exécutée. Le montant total des pénalités de retard non retenues sur les premières livraisons s’élève à 82,3 millions de FCFA (80 82 333 300F).

Au même moment, le Directeur Financier et Comptable de la holding et les chefs de service financier et comptable des filiales Sud et Nord-Est ont minoré le montant du droit proportionnel de la patente. Sur ce plan, les articles 130, 134 138 et 140 de la Loi n°06-067AN-RM du 29 décembre 2006 portant Code Général des Impôts sont clairs.

Cependant, l’équipe de vérification, dans le but de s’assurer que la CMDT et ses filiales procèdent au paiement régulier et intégral de la patente, a examiné la balance générale des comptes, les fichiers des immobilisations, les formules de patente ainsi que les reçus de paiement de la période sous revue délivrés par les services des impôts pour la Holding et les filiales de Sikasso et de Koutiala. L’équipe a également procédé au calcul des montants dus sur la base des balances générales des comptes et des fiches des immobilisations. Ensuite, elle a procédé à un rapprochement entre les montants du droit proportionnel figurant sur les formules de patentes et ceux qu’elle a calculés.

Du coup, il ressort que le Directeur Financier et comptable de la CMDT ainsi que les chefs de service financier et comptable des filiales sud (Sikasso) et du nord-est (Koutiala) minorent le montant du droit proportionnel de la patente. En effet, ils ne procèdent pas à l’intégration de l’ensemble des actifs d’exploitation entrant dans la base de calcul du droit proportionnel de la patente. Les montants de droit proportionnel figurant sur les formules de patentes sont substantiellement inférieurs aux montants des droits dus. Pour la holding, les montants du droit proportionnel figurant sur les formules de patente s’élèvent à  plus de 5 millions de nos francs (5 243 671 FCFA)  pour la période sous revue alors que les montants dus s’élèvent à 206,6 millions FCFA  (206 655 218 F), soit un écart de plus de 200 millions  (201 411 547 FCFA). À la filiale sud à Sikasso, les montants du droit proportionnel figurant sur les formules de patente s’élèvent à 360,9 millions de nos francs (360 8924 736 FCFA) pour la période sous revue alors que les montants dus s’élèvent à plus de 983 millions (983 355 683 FCFA), soit un écart de 622,4 millions (622 430 947 FCFA). À Koutiala, le montant du droit proportionnel inscrit sur les formules de patentes s’élève à plus de 162 millions FCFA (162 766 468 F) alors que le montant total dû représente plus de  555 millions de nos francs (555 177 666 FCFA), soit un écart de 392,4 millions FCFA (392 411 198 F). Le montant total des minorations de patentes pour les trois sociétés et pour la période sous revue s’élève à 1,2 milliard de nos francs (1 216 253 692 FCFA).

Par ailleurs, le PDG Baba Berthé et le Directeur Financier et Comptable n’ont pas procédé au paiement intégral des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité. En effet, l’équipe de vérification a examiné les états financiers, les balances générales des exercices 2018, 2019, 2020 ainsi que les reçus de paiements. Sur la base de ces documents, les enquêteurs ont procédé à la reconstitution des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité, et a ensuite rapproché les montants payés aux impôts par la CMDT aux montants reconstitués par elle, sur la base des quittances de paiement.

À l’issue de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que la CMDT n’a pas payé l’intégralité des droits et impôts dus. Le montant total des droits et impôts non payés s’élève à 229,7 millions de nos francs (229 727 852 FCFA) au titre des droits de sortie de coton et 994,3 millions FCFA (994 360 202 F) pour la contribution générale de solidarité.

Et comble de la « bouffecratie » à la CMDT pendant la période sous revue, Le PDG Baba Berthé a irrégulièrement accordé des appuis financiers.

Pour s’assurer que le PDG Baba Berthé de la CMDT, pendant les exercices 2017,2018 2019 et 2020,  accorde les appuis financiers conformément aux dispositions de l’Acte uniforme de l’OHADA, les enquêteurs du BVG ont demandé la situation desdits appuis, examiné la balance générale des comptes et le grand livre de la période sous revue. Elle a ensuite examiné les pièces justificatives des appuis accordés et s’est entretenue avec les responsables de la CMDT. Ils ont constaté que le PDG, le Pr Baba Berthé, a irrégulièrement autorisé le paiement des appuis financiers à lui-même ; à des autorités administratives ; à l’APCAM (Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali) ; à des départements ministériels et à des tiers. Le montant total des appuis financiers irrégulièrement accordés par le PDG Baba durant la période sous revue s’élève à plus de 259 millions de francs CFA (259 597 412 F).

S’agissant de l’accord des avantages, à en croire le rapport d’enquête du BVG, le PDG Baba Berthé et les syndicats, ont irrégulièrement endetté la CMDT pour le compte du personnel.  Les enquêteurs ont constaté que la CMDT a inscrit dans sa comptabilité de multiples prêts accordés au personnel par les banques depuis plus de 5 ans et pour lesquels le Directeur Financier et Comptable n’a pu fournir aucune preuve de remboursements. Le montant total des prêts garantis au profit du personnel s’élève à 588,8 millions FCFA  (588 822 563 F).

En bloc, la gestion de la CMDT a engendré des irrégularités financières  de plus de 3 milliards de francs CFA (3 406 550 257 F) pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. D’où une dénonciation de faits du Vérificateur Général au Procureur de la république,  afin que l’ancien PDG de la CMDT, le Pr Baba Berthé et sa bande rendent ce qui n’est pas à eux : des sous perçus à l’issue des attributions irrégulières de marchés et aux paiements indus de millions à des coquins et coquines. En clair, ces dénonciations de faits à la justice par le Vérificateur général portent : sur la passation et le paiement irrégulier du marché n°70-2019/DA relatif à la fourniture de matériels informatiques complémentaires pour 16 182 000 FCFA ; sur la passation et au paiement du marché n°2-2018/DA inéligible aux ressources de la CMDT relatif à la construction de salles de classes et de latrines à Soungoumba et Zangousso pour 80 660 546 FCFA ;  sur la minoration des pénalités de retard pour 82 333 300 FCFA ; sur la minoration des patentes au niveau de la Holding pour 201 411 547 et des filiales sud de Sikasso pour 622 430 947 et Nord-est de Koutiala pour 392 411 198 FCFA ; sur la minoration des droits de sortie du coton et de la contribution générale de solidarité pour 1 162 700 744 FCFA ;  sur l’octroi irrégulier d’appuis financiers pour 259 597 412 FCFA ; et sur  les prêts irrégulièrement accordés au personnel de la CMDT et non remboursés pour 588 822 563 FCFA.

<strong>Un scandale fumant</strong>

Mais, pour nos sources, ce sont ces situations pour le moins accablantes que la Justice s’apprête à sortir du placard.

Selon nos sources, généralement, bien informées, il s’agira pour la Justice malienne de faire toute la lumière sur la gestion du Pr Baba Berthé à la tête de la CMDT. Une gestion en proie à l’opacité.

Élaboré, par des Experts en matière de contrôles financiers, le rapport d’enquête du BVG épingle plusieurs cadres de la CMDT, dont le Pr Baba Berthé, PDG de la holding, à l’époque des faits.

À en croire nos sources, le Pr Baba Berthé se serait léché les babines au passage du magot. Si ces accusations s’avèrent fondées, elles risquent de sonner le glas de la carrière du Pr émérite. Ou, à tout le moins d’entacher sa crédibilité.

En février 2020, notre confrère du journal « Mali Tribune » titrait à la une : <em>« Scandale à la CMDT : Le PGD Baba Berthé, la source d’une nouvelle hémorragie financière </em>». Il ne croyait pas si bien dire. Il s’agissait, en réalité, de la mauvaise gestion à ciel ouvert au sein de la compagnie cotonnière du Mali.

Plus grave, lors de cette gestion, les caisses de la CMDT ont coulé comme le fleuve dans son lit. À coup de milliards.  Il s’agit, notamment des irrégularités financières se chiffrant à 3,406  milliards FCFA.

Grosso modo, le rapport de vérification, indique que, la gestion du Pr Baba Berthé à la tête de la CMDT, n’a pas été transparente, encore moins libre.

En attendant, l’éminent Pr de Droit, Baba Berthé risque gros. Très gros. Ses hommes aussi. Accablant.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transition au Mali :  Les nominations de trop... &amp;quot;Au royaume des aveugles, les borgnes sont des rois&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-au-mali-les-nominations-de-trop-au-royaume-des-aveugles-les-borgnes-sont-des-rois-3017894.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 10:27:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la population malienne espère ardemment une baisse des prix des produits de première nécessité, tels que le sucre, le riz, l'huile de cuisson, le savon, etc., le président de la transition et son gouvernement de rectification brillent par leurs nominations. On peut s'interroger sur la capacité de ces nouveaux venus à améliorer les conditions de vie des Maliens.</strong>

Il est difficile de donner un chiffre exact du nombre de personnalités nommées au cours de la période de rectification de la transition phase 2. Cependant, les décrets de nomination tombent chaque mois comme des communiqués de décès dans les radios, les réseaux sociaux et la presse en ligne. Pourtant, la logique d'un remplacement devrait être basée sur la performance. Par exemple, ceux qui ont été remplacés ne sont pas capables de mettre en œuvre la feuille de route du gouvernement, d'où la nécessité de les remplacer par d'autres personnalités censées redresser la situation. Mais force est de constater que cela ne contribue en rien à améliorer la vie des maliens.

Pour de nombreux observateurs, ces nominations relèvent d'un jeu de cartes entre le gouvernement, la société civile et la classe politique. Elles permettent de fermer la bouche de ceux qui parlent trop. On dit souvent que la bouche qui mange ne parle pas. En réalité, c'est un manque à gagner pour le trésor public, d'autant plus que ceux qui sont intégrés revendiquent des arriérés de salaire, tandis que la population n'arrive pas à manger trois fois par jour.

Le Président Assmi Goïta et son gouvernement de rectification de la transition procèdent au remplacement et créent également de nouveaux postes. Quel paradoxe ! Dans un monde où les murs ont des oreilles, il serait préférable de gérer de manière transparente. Comment peut-on nommer un aveugle à la place d'un borgne ? Si ce n'est qu'au Malikoura, (entendez, le nouveau Mali), où le jargon footballistique remplace celui du terrain. Malheureusement, il est difficile de faire la différence entre les deux dans le Malikoura.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journalisme :  Un métier &amp;quot;à très haut risque&amp;quot; dans le Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/journalisme-un-metier-a-tres-haut-risque-dans-le-sahel-3017918.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 10:19:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Sahel, les journalistes sont  plus que jamais sous pression. Dans un rapport dévoilé ce lundi 3 mars 2023, l’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières</strong><strong> (RSF) </strong><strong>déplore le net recul de la liberté de la presse dans la région, entre 2013 et 2023</strong><strong>. </strong>

Le Sahel sera-t-il prochainement « la plus grande zone de non-information de l’Afrique » ? En tout cas, c’est ce que redoute l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Dans son rapport, l’organisation non gouvernementale décrit des journalistes pris entre la violence des jihadistes et des groupes armés d’une part, et les restrictions, les pressions, les suspensions de médias et les expulsions de correspondants étrangers par les autorités, d’autre part.

Deux semaines après la libération du journaliste français Olivier Dubois, otage  pendant  711 jours au Mali, Reporters sans frontières publie un rapport  sur les menaces croissantes sur le journalisme dans la bande sahélienne.

Cinq journalistes ont été tués au Sahel en l’espace de 10 ans, tandis que deux autres ont été récemment portés disparus. Des centaines d’autres ont été menacés et ne peuvent plus exercer leur profession sans risquer leur vie.  En 40 pages, le dernier rapport de RSF, ‘’<em>Dans la peau d’un journaliste au Sahel’’,</em> révèle à quel point les conditions d’exercice du journalisme se sont détériorées dans cette partie du monde, et comment celle-ci est en train de devenir une “zone de non-information”.

Être dans la peau d’un journaliste au Sahel signifie devoir faire face à des bandes armées radicales de plus en plus présentes qui n'hésitent pas à assassiner des journalistes quand elles ne les enlèvent pas pour s’en servir de monnaie d’échange. Dans ce contexte sécuritaire dégradé, il faut aussi savoir composer avec de nouveaux pouvoirs installés à la faveur de coups d’État et qui imposent à la profession leur conception du journalisme et leurs “injonctions patriotiques”. Il faut encore apprendre à évoluer avec la milice de Wagner, qui exerce une influence de plus en plus palpable sur le marché de l’information régionale, mais aussi déjouer les pièges des mercenaires de la désinformation.

Au Sahel, les dangers sont désormais multiples, tout comme les entraves imposées par les États qui limitent souvent de façon arbitraire la liberté de circulation et le droit d’informer des journalistes, notamment dans les régions où sont déployés les groupes armés.

Fruit de l’engagement direct sur le terrain des équipes de RSF à Dakar, qui ont aussi recueilli plusieurs dizaines de témoignages d’experts et de journalistes vivant ou travaillant dans la région, ‘’<em>Dans la peau d’un journaliste au Sahel’’ </em>décrit les nouveaux ennemis des journalistes locaux et de la presse étrangère, puis<em> </em>interroge les moyens de relever le défi d’informer en rappelant des initiatives de résilience et préconisant un certain nombre de recommandations.

« <em>L’immense joie que nous a procuré la libération d’Olivier Dubois le 20 mars dernier ne peut occulter les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les journalistes travaillant au Sahel. Cette partie du continent africain est dangereusement en train de devenir une région privée de journalistes indépendants et d’informations fiables, où l’autocensure devient la norme. Pour éviter que le Sahel ne devienne une zone de non-information, ce rapport lance aussi un appel aux États de la région. Un sursaut est absolument nécessaire pour ne pas priver 110 millions de Sahéliens de leur droit élémentaire à être informés », </em>a martèlé Sadibou Marong, Directeur du bureau de RSF pour l’Afrique subsaharienne.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autisme :  La nécessité d’une synergie pour sortir les malades de l’isolement</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/autisme-la-necessite-dune-synergie-pour-sortir-les-malades-de-lisolement-3017916.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/autisme-la-necessite-dune-synergie-pour-sortir-les-malades-de-lisolement-3017916.html</guid>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 10:14:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’instar du monde entier, l’Association Autisme Mali, avec sa tête Mme Aïssata Ouattara, n’est pas restée en marge de la célébration du mois de mars, dédié à la sensibilisation sur l’autisme. Le dimanche 2 avril dernier, au Musée national, l’association a organisé une journée de plaidoirie et de sensibilisation en vue d’un changement positif à l’égard de ces malades. </strong>

Placée sous le thème « <em>Mobilisons-nous ensemble pour construire une société respectueuse des forces et défis de chacun</em> », la cérémonie était présidée par Mme le ministre de l’Éducation nationale, en présence du Directeur Général de la CANAM et des parents et enfants autistes.

Il ressort de cette journée que l’autisme est un vrai problème de santé publique. Cela s’explique par le fait qu’un sur cent enfants dans le monde, est atteint d’autisme. Faible taux, mais interpellateur au regard de ce que vivent ces enfants et leurs parents. Ainsi, la cérémonie a été marquée par des projections de films réalisés par la présidente de l’association, Mme Aïssata Ouattara. Lesquels films ont levé le voile sur le quotidien des enfants autistes qui sont très généralement stigmatisés. Expliquant l’autisme qui touche plus de garçon que de fille, la présidente dira que c’est un trouble non contagieux mais difficile à guérir. Cependant, il se caractérise par les difficultés de communiquer, de prononcer des mots et comprendre certaines expressions. <em>« Ils sont exclus des écoles à cause de leur comportement étrange, isolés et laissés à la charge des parents, notamment la mère </em>», a-t-elle déploré. Dans ses explications, elle a évoqué l’impérieuse nécessité d’un changement de comportement envers les autistes. Cela passe par la sensibilisation.

Toutefois, elle a invité les autorités à former les professionnels tout en faisant en sorte que les médicaments soient à moindre coup et pris en compte aussi par l'AMO. Et comme si cela ne suffisait pas, la présidente a plaidé pour la création et l’équipement d'un centre pour l’éducation des autistes.

Ces messages ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. En témoignent les propos rassurants de Mme le Ministre de l'Éducation, représentant le Premier Ministre qui a d’ailleurs salué l'initiative de célébrer cette journée dédiée à la sensibilisation à l'autisme. Selon elle, c’est un problème transversal qui concerne l'État, la société et les parents. « <em>Notre engagement pour l’éducation de ces enfants ne fera pas fait défaut</em> », a-t-elle promis. Et d’assurer que tout le Gouvernement prendra le problème à bras le corps pour que l'autisme ne soit plus négligé comme avant au Mali. Conseillant les parents, elle dira qu’enfermer ces enfants n’est pas la solution. Elle trouve qu’il serait bien de les laisser aller au contact des autres. Toute chose qui contribue aussi à leur compréhension.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rebondissement dans le dossier de la CAMEC de Bougouni :  Plus de 200 millions FCFA d’épargnes en souffrance de paiement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rebondissement-dans-le-dossier-de-la-camec-de-bougouni-plus-de-200-millions-fcfa-depargnes-en-souffrance-de-paiement-3017896.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 09:58:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le scandale de la </strong><strong>CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) dans la région de Bougouni</strong><strong>, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts</strong> <strong>au sein des </strong><strong>populations</strong><strong> spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des </strong><strong>années </strong><strong>après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le</strong><strong> collectif des adhérents de la caisse d’épargne</strong><strong> sont entre le désespoir, le suicide et la mort…</strong>

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la région de Bougouni. Du coup, les sieurs Martin Pierre Dakono et Moussa Diarra,  respectivement, le Président national de la CAMEC et le président locale de l’antenne de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqués à la faveur d’une Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, les deux personnalités se trouvent, actuellement, au devant  la scène. Et cela, après une alerte des déposants à leur encontre au niveau d’un Pôle d’avocat.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la région  de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes. À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres.

Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme. Ceci, on n’a pas besoin d’être régisseur de morgue, médecin ou agent recenseur pour l’affirmer dans la mesure où d’une part ; les contacts avec le collectif des victimes, leurs amis, familles, collègues de travail ; d’autre part, des visites devant les caisses de la Direction générale de la CAMEC à Badalabougou et autres antennes, les hôpitaux durant les mouvements perlés de ces dernières années ainsi que certaines émissions radiophoniques permettent d’authentifier l’hécatombe, les dégâts funestes causés par le scandale des placements d’argent de la CAMEC, tant à Bougouni qu’au niveau des autres antennes du Mali. Toujours rien pour ces victimes mis à part la petite fumée d’espoir vue lors du paiement de ceux qui ont placé leur argent au niveau de la Direction générale de la CAMEC. Conséquence, aux morts déjà enregistrés dans la région de Bougouni et ailleurs, à cause de l’état de désespoir des pauvres populations, sont venus s’ajouter d’autres.

<strong>Les sociétaires roulés dans la farine </strong>

Comme il faut s’y attendre, les pertes en vie humaines, espèces de danses macabres, ne sont pas prêtes de s’arrêter. Car, signalons le tout de suite, il y en a qui sont encore sur le point de se suicider ou qui s’interrogent sur l’utilité de leur vie. Non seulement, ils n’ont pas leur argent, mais appauvris, désemparés, malades, ils en sont dépourvus et donc incapables d’assurer leurs besoins ou ceux de leurs familles. Quid de ces agents de la CAMEC de Bougouni ou cadre de la CAMEC nationale qui ont manipulé les fonds en les plaçant dans des conditions illégales de placement.

« <em>Au début, c’est Martin Pierre Dakono, le président national de la CAMEC et Moussa Diarra, le président locale de l’antenne de Bougouni, en même temps, le président de la Commission crédit, qui ont scandalisé les activités de la CAMEC dans la région de Bougouni. Et c’est le président locale, Moussa Diarra, qui faisait le porte-en-porte pour récupérer les carnets des adhérents et  réaliser en leur place, des versements. Avec cette confiance, il a réussi à inscrire à la CAMEC des ressortissants  de sa localité de Sandaré à Kayes, et leur octroyer par la suite, des crédits au niveau de la caisse CAMEC de Bougouni. Mais avec son décès, aujourd’hui, tous ces carnets et montants sont sans trace</em> », se lamente la voix mourante et cahoteuse, un déposant de la CAMEC de Bougouni et homme d’affaires qui en plus nous confie qu’il n’est plus facile pour lui de faire fasse au dépenses de sa famille.

Un ex membre de l’Assemblée Générale de la CAMEC de Bougouni  déplore : « <em>la faillite de l’antenne CAMEC de Bougouni est intervenue lorsque Martin Pierre Dakono et Moussa Diarra sont arrivés à octroyer  un montant de 50 millions FCFA à un commerçant de Niono, sans que l’Assemblée générale de la CAMEC  de Bougouni ne se prononce sur ce dossier. Du coup, des membres de l’Assemblée ont démissionné. C’est de là que les problèmes de la Caisse de Bougouni ont commencé</em> ». Et notre interlocuteur de préciser : « <em>Les indicateurs de la CAMEC nationale, jadis fleurissante, sont au rouge. Une perte financière estimée à 1,5 milliard FCFA. Aujourd’hui, cette situation est caractérisée par une crise de liquidité et de solvabilité dans les caisses du réseau. Comme c’est le cas à la CAMEC de Bougouni, où il n’y a pas de possibilité à ce jour de restituer aux épargnants leurs argents ».</em>

Face à cette situation, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs argents. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels…

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Processus d’obtention de la carte biométrique sécurisée :  Un parcours de combattant pour les maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/processus-dobtention-de-la-carte-biometrique-securisee-un-parcours-de-combattant-pour-les-maliens-3016391.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 09:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali à l’instar des autres pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine est en plein travail dans le processus d’attribution de la carte biométrique sécurisée. Ce document d’une durée de cinq ans, remplacera désormais la carte d’électeur et NINA et est valable dans l’espace UEMOA. Mais aujourd’hui force est de constater que l’obtention de cette précieuse pièce est devenue un parcours de combattant pour plusieurs maliens qui dénoncent l’affairisme et la magouille dans le processus.   </strong>

Le gouvernement du Mali a décidé la mise en circulation de la carte d’identité biométrique, conformément, aux normes de la CEDEAO, à travers le décret n°2022-0639/PT-RM du 3 novembre 2022. Selon ce décret, la carte nationale d’identité biométrique sécurisée est obligatoire à partir de 15 ans avec une durée de validité de 5 ans. Si la première dotation est gratuite mais le renouvellement est payant. Le même décret précise que « <em>le système de gestion et de production de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la Sécurité et de la Protection civile </em>».

Malgré les efforts consentis par les plus hautes autorités, l’obtention du précieux sésame n’est pas chose facile dans certains lieux indiqués comme les commissariats de Polices et Brigades de la gendarmerie. Ce qui démontre que le Ministre de la sécurité qui a invité les compatriotes à se procurer ledit document avant la fin de la phase gratuite, semble oublier les réalités du terrain.

Selon les investigations, bon nombre de maliens quittent souvent très remontés ces lieux indiqués sans être enrôlés. « <em>Il faut que les autorités changent de fusil d’épaule pour que chaque malien puisse avoir sa carte biométrique sécurisée. Il faut qu’elles fassent comme au temps d’ATT où les équipes d’enrôlement pour la NINA étaient visibles partout. Qu’on ne se limite pas seulement aux commissariats de police et brigades de la Gendarmerie où les choses ne se font pas dans les règles de l’art</em> », a martélé un enseignant de retour d’un commissariat de Police.

Selon plusieurs personnes interrogées, l’enrôlement pour la carte biométrique est un parcours de combattant. Il ne s’agit pas seulement de se réveiller à 4 heures du matin et espérer être enrôlé le même jour. À défaut d’avoir un bras long, il faut souvent des pots de vin pour effectuer le processus. En plus de la gestion par affinité, plusieurs de nos compatriotes se plaignent du fait que le processus de correction des informations ne prend pas en compte la date, notamment l’année, le mois et le jour de naissance. Face à ces situations, les autorités de la transition doivent faire en sorte que le processus puisse se dérouler à hauteur de souhait en tenant compte aussi des différentes préoccupations.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ramadan 2023 :  « Il n’y aura pas de rupture de stocks », rassure le DGCC</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ramadan-2023-il-ny-aura-pas-de-rupture-de-stocks-rassure-le-dgcc-3016393.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 09:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’information a été donnée le jeudi 16 mars 2023 au Conseil National du Patronat du Mali, à la faveur de la 2<sup>ème</sup> édition du café de presse organisé par la Direction Générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC). </strong>

Cet exercice permet aux responsables de la DGCC de se prononcer sur l’approvisionnement du pays, l’organisation du circuit de distribution des produits de première nécessité et les efforts du gouvernement et des acteurs économiques dans le cadre de la stabilisation des prix mais aussi des dispositions prises pour le bon déroulement du ramadan.

Selon le Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Mahmoud Ould Mohamed, lors de la cérémonie d’ouverture, l’objectif de cette deuxième édition vise à informer sur les procédures et l’organisation de l’activité commerciale au Mali, du fonctionnement et des missions de la DGCC. « <em>Elle est l’occasion également d’échanger avec les cadres responsables de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence sur les mécanismes gouvernementaux de maîtrise des prix et d’incitation de l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité</em> », a-t-il expliqué. Aussi, ajoute-t-il que « <em>c’est l’occasion opportune pour échanger avec les cadres de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence sur la vie du service et sur l’actualité marquée par la flambée des prix à travers le monde entier à laquelle le Mali ne fait pas exception</em> ».

<strong>Vie chère, une réalité mondiale !</strong>

Selon toujours le Ministre de l’industrie et du commerce, la vie chère n’est pas seulement qu’au Mali. Elle est partout. Mais il a rassuré que le Gouvernement du Mali est à pied-œuvre pour atténuer la souffrance des populations maliennes. Ce qui a fait que les prix de certains produits sont restés stables et ne connaîtront pas hausse grâce aux efforts consentis par le Gouvernement et tous les opérateurs économiques.

En ce qui concerne la hausse de certains produits sur les marchés, à l’amorce du mois de Ramadan, c’est une situation qui peut être liée à un changement des habitudes de consommation alimentaire. Chose qu’il trouve normale en période de ruée des consommateurs sur des produits peu consommés en dehors du mois de ramadan tels que le gingembre, le bisap et le citron.  « <em>Ces fluctuations de prix n’ont pas que des effets négatifs, elles permettent aussi d’assurer un revenu aux femmes évoluant dans l’informel et cela participe à la lutte contre la pauvreté</em> », a laissé entendre le Ministre.

<strong>Les assurances de la DGCC ! </strong>

« <em>Il n’y aura pas de rupture de stocks, ni pénurie de denrée alimentaire pendant le Ramadan</em> », a rassuré le Directeur Général du Commerce et de la Concurrence, M. Boukadary Doumbia qui précise qu’il n’y aura pas aussi de subvention des produits cette année, du moins ce mois de ramadan. À l’en croire, cette décision est liée au fait qu’il y’a suffisamment de produit de première nécessité sur le marché. Donc pas de subvention.

Cette deuxième édition du café de la presse, a été l’occasion de mieux comprendre les missions de la DGCC. D’amples explications ont été données sur les mécanismes gouvernementaux de maîtrise des prix et le circuit de la distribution.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social :  Les Péagistes sur le pied de guerre : vers une grève de 72 heures</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/front-social-les-peagistes-sur-le-pied-de-guerre-vers-une-greve-de-72-heures-3016387.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 09:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une correspondance adressée le 15 Mars 2023, au ministre du Travail et de la Fonction publique et du Dialogue social, la Section syndicale des péagistes du centre démocratique des travailleurs du Mali, menace d’observer une grève de 72 heures sur toutes l’entendue du territoire national. Une grève qui sera reconductible, si rien n’est fait. </strong>

Dans sa correspondance, la section syndicale des péagistes explique que ce préavis de grève est consécutif à la non satisfaction des points de revendication se trouvant sur la table de négociation. Il s’agit de la régularisation des avancements du personnel du péage conformément aux dispositions de l'accord d'établissement avec le rappel des différentiels de salaire y afférent. À ce point s’ajoutent, le calcul et le rappel des primes d'ancienneté avant 2013 pour le personnel recruté antérieurement et ce conformément aux dispositions du code du travail. « <em>La Section Syndicale des Péagistes du Mali décide d'une grève d'avertissement de 72 heures allant du jeudi 30 mars au samedi 1er avril 2023 au niveau de tous les postes de péage / pesage du territoire national si les doléances ne sont pas satisfaites</em> », peut-on lire en conclusion dans la correspondance.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La Douane malienne : Éclaboussée par des scandales de corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/la-douane-malienne-eclaboussee-par-des-scandales-de-corruption-3015315.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 02:57:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des scandales à répétition écornent la réputation de la Douane malienne censée être une</strong> <strong>omnipotente administration fiscale au sein des services de recouvrement et de l’assiette de l’État. Censée rehausser les performances de la Douane malienne ; protéger l’économie nationale ; contrôler les flux commerciaux et renflouer les caisses du Trésor public, les gabelous n’en font qu’à leur guise. Image surfaite ou produit d’une exagération collective ? En tout cas, l’opinion, elle, sait parfois se montrer intraitable dans ses jugements. </strong>

<strong>« </strong><em>La Douane malienne? Un des milieux les plus corrompus que les Maliens connaissent. Il ne s’agit pas du simple douanier qui fait passer quelqu’un pour un savon ou un paquet de cigarettes. Il s’agit plutôt des douaniers en chef qui brassent des milliards avec la bienveillance de l’État. Il s’agit des fausses déclarations, des disparitions de chèques, des containers et bien d’autres colis qui disparaissent dans les services des douanes du Mali sans laisser de trace</em><strong> ».  </strong>

Ce « tag au vitriol » (il en existe des milliers d’autres) laissé  sur notre compte mail par un internaute résume toute l’image négative que peut véhiculer la Douane du Mali. « <em>Les douaniers n’aiment pas partir à la retraite et rêvent d’être mutés à la Direction générale de la Douane! »</em>, s’amusent-ils à dire eux-mêmes. C’est que même brève, une carrière à la Direction générale de la Douane malienne fait rêver de nombreux gabelous maliens tentés par l’ascension sociale. L’enrichissement rapide et conséquent de certains agents et cadres douaniers fait tache d’huile et a parfois valeur d’exemple. <strong> </strong>

Après un séjour en prison, certains gabelous au niveau de la Douane en sont sortis, désormais persuadés « <em>d’avoir mérité de jouir des biens mal acquis</em> ». Ces gabelous en tirent plusieurs fois le « <em>gros lot</em> » grâce à leur poste au niveau des postes stratégiques de la Douane. Des postes «<em>juteux</em> », voire des « <em>machines à cash</em>».

Sur les disparitions de chèque, les fausses déclarations et les containers dédouanés sans subir les vérifications d’usage, des gabelous de la Direction générale de la Douane malienne touchent de mirobolantes sommes d’argent. « <em>Mais avant de me faire prendre, j’aurai largement eu le temps de mettre ma famille à l’abri du besoin pour les cinquante prochaines années ! </em>», clament certains d’entre eux sans le moindre état d’âme. C’est d’ailleurs ce qui justifie les fausses déclarations sur la valeur au niveau du cordon douanier. En chiffre, il y a un chèque de 5 milliards de francs CFA qui a récemment disparu à la Douane malienne. Symptomatique du mal qui ronge l’institution douanière, l’enrichissement fulgurant d’agents et de cadres au niveau de la Direction de la Douane malienne fait scandale. « <em>Il est indécent et honteux que des agents et cadres des douanes, qui entament à peine une carrière, puissent mener un fastueux train de vie, rouler en carrosse et s’acheter des résidences haut standing sans rendre des comptes »</em>, réagissent des responsables de l’administration malienne. La corruption étalée impunément au grand jour est-elle pour autant l’avatar exclusif de cette Direction générale de la Douane du Mali?

<strong>L’omerta, une règle d’or </strong>

« <em>La corruption est  là, elle existe, mais pas avec les proportions qu’on lui prête. Il serait en effet erroné de se focaliser uniquement sur la Douane et oublier des nids de corruption encore plus importants</em> », avertit ledit haut responsable avant d’indiquer : « <em>À des degrés variables, toutes les Douanes du monde sont touchées par la corruption. Je ne dis pas que chez nous la corruption est moins importante et moins grave ; je dis que les grosses commissions sont à chercher plutôt dans des secteurs comme l’énergie, les mines, les gros marchés de travaux publics, etc.</em> ».

Les Douanes ont beau être aux avant-postes d’une économie mono-exportatrice, importatrice de presque tout (les importations ont dépassé les 50 milliards de FCFA en 2022), elles demeurent néanmoins à la « <em>périphérie</em> » de la grande corruption. « <em>Seulement 13% des importations passent réellement sous le nez des Douanes</em> », souligne notre haut responsable dans un accès de colère avant d’ajouter, amer : « <em>Les 87% qui restent et qui représentent essentiellement les biens d’équipements leur échappent complètement et font l’objet de tractations à un autre niveau</em> ».

Même devenu depuis longtemps un secret de polichinelle, la corruption au niveau des Douanes maliennes ne fait pas moins grincer des dents. Pourtant, il est presque tabou d’en parler, et dans le « <em>milieu </em>», l’omerta (loi du silence dans la mafia sicilienne) est une règle d’or, voire une règle de survie. Le sort réservé aux rares « <em>gorges chaudes</em> » de l’affaire dite de « coulage du pétrole » à la Direction générale des Douanes du Mali aura servi d’exemple. Et depuis qu’en 2006, sous le règne du feu Colonel Cheick Kéita, ils ont osé faire éclater l’esclandre des fonds spéciaux, tous les chefs de service des Douanes ont  vu leur monde s’écrouler. Cette affaire de fonds spéciaux, qui fait référence au scandale de la perception des droits et taxes sur les produits pétroliers et qui, entre 2008 et 2009, a creusé un trou de 13,51 milliards de FCFA au niveau de la caisse du Bureau des produits pétroliers,  n’est pas à ce jour encore tirée au clair. Les containers bourrés de marchandises diverses, drogue, véhicules, armes, etc. alimentent en réalité les circuits de la contrebande au Mali, avec la bienveillante complicité de certains douaniers. Et le fléau persiste à un tel rythme que chacun « <em>garde la tête sous l’eau</em> », sous peine de ne pas se retrouver au « <em>placard</em> » ou à la retraite anticipée.

« <em>Je vis depuis lors comme un ermite</em> », avoue notre haut responsable. Suspendu de leurs fonctions, pour trafic de marchandises, faux et usage de faux, certains gabelous réintègrent aujourd’hui les rangs des Douanes maliennes sous les « feux roulants » de la Direction, et bénéficient de promotion.

Face à la gabegie ambiante à la Direction générale de la Douane et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux ceux qui se posent encore cette question, car il y a longtemps que l’oligarchie douanière au niveau de la Direction générale de la Douane du Mali a anesthésié les convictions moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Et partout, c’est le même constat : motus et bouche cousue, et personne pour dénoncer cette corruption à la pelle et cette mauvaise gouvernance. On reste de marbre face à la gestion clanique des cadres de la Douane, mais surtout face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des  Maliens. Et partout, c’est  le même silence assourdissant, parce que le tout-puissant patron de la Douane, l’inspecteur général Amadou Konaté, verse des liasses dans leur escarcelle. Il faut donc applaudir ses faiblesses et tolérer ses fantasmes. Et ce n’est pas un hasard si le ministre Alhousséni Sanou a adressé une lettre de félicitations au Dg de la Douane du Mali. Sinon comment comprendre, entre autres, la disparation d’un chèque de 5 milliards FCFA à la Douane du Mali ; les fausses déclarations réalisées au niveau du cordon douanier du Mali ainsi que les fausses réalisations de recettes au titre de l’exercice 2022 et communiquer au bout du compte de vrais faux chiffres.

Nous y reviendrons !

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Compagnie minière B2Gold au Mali :  Violation flagrante des normes environnementales</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/compagnie-miniere-b2gold-au-mali-violation-flagrante-des-normes-environnementales-3015178.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 14:36:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nos sources sont formelles : les activités de la compagnie minière canadienne B2Gold sur le terrain, à Fékola dans le cercle de Kéniéba, relèvent des dysfonctionnements et des irrégularités criardes dans la mise en œuvre des normes environnementales qu’elle a signée.</strong>

À en croire des informations qui nous parviennent du site minier de la compagnie minière B2Gold dans la localité de Fékola dans le cercle de Kéniéba,  cette société canadienne utilise des bassins de solution cyanurée non totalement couverts. Cependant, nos interlocuteurs expliquent que dans le processus de traitement du minerai par la Société, l’eau contenant du cyanure séjourne dans des bassins de solution avant d’être pompée vers une série de colonnes de carbone pour le captage de l’or. Afin d’empêcher l’accès à cette eau cyanurée par les oiseaux, la compagnie utiliserait des boules en plastique pour couvrir la surface de ces plans d’eau. Cette méthode présente des défaillances dans la mesure où des poches non couvertes sont visibles et accessibles aux oiseaux. La non-couverture de la totalité des surfaces des bassins contenant de l’eau cyanurée constitue une menace pour la biodiversité.

Par ailleurs, nos sources révèlent que la compagnie minière B2Gold représenté au Mali par la société « <em>Songhoï Ressources</em> », a installé une centrale thermique ayant des cheminées non conformes. La disposition horizontale de ces cheminées ne permet pas le rejet des fumées dans l’atmosphère au-dessus du toit le plus haut de la zone et aucune de ces cheminées n’est équipée d’un système d’épuration de gaz.

En l’absence d’un tel dispositif, les concentrations des particules émises dans l’atmosphère peuvent affecter dangereusement la santé humaine et animale.

Aussi, nos interlocuteurs ajoutent que la société minière B2Gold utilise un centre d’enfouissement des déchets solides qui n’est pas conforme. En effet, dans la décharge de B2Gold à Fékola, les déchets solides sont déversés et empilés sans tri préalable. Les déchets en vrac sont juste recouverts par une couche de latérite. Et aucune disposition n’est prise pour permettre des traitements spécifiques à chaque catégorie de déchets solides. Ce non-respect de la réglementation peut porter atteinte à la santé humaine et animale tout en affectant dangereusement le milieu naturel.

Si en réalité, le ministre Modibo Koné en charge de l’Environnement, veut aller loin sur la feuille de route de la transition, il ferait mieux de tirer au clair,  les violations environnementales en cours à la mine de B2Gold à Fékola. Sa crédibilité en dépend aussi, même si ces violations peuvent cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’il veut à l’instar de certains ses prédécesseurs devenir « sinistre » de l’Environnement.

En tout cas, au ministre Modibo Koné, vous avez un très bon dossier sur votre bureau. Déployez seulement les enquêteurs. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong>………………………………………..</strong>

<strong>Production minière de B2Gold au Mali</strong>

<strong>Agonie et strangulation programmée des localités de Fékola</strong><strong> et Madinanding</strong>

<strong>L’ouverture potentielle  le  3 février 2018 d’une mine d’or de rang mondial par la société « Songhoï Resources SARL », filiale de la multinationale B2Gold du canadien Clive Thomas Johnson, PDG du groupe, sur les terres arables des villages de Fékola et Madinanding, dans le cercle de Kéniéba (région de Kayes) aura pour seule mérite de lessiver ces gisements de la vallée. L’enjeu majeur de l’investisseur est, avant tout, de prévenir l’épuisement de ses réserves en or, de diversifier son économie.  </strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/B2-Gold.jpg"><img class="size-full wp-image-3013269 alignleft" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/B2-Gold.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a>Quelles que soient les motivations rationnelles et les justifications politiques de la compagnie minière, son objectif n’est pas destiné à améliorer les conditions de vie locale: elle passe aux yeux des spécialistes pour un mal radical séduisant auquel on ne reconnaît nulle valeur utilitaire.

Fait aux mépris de toutes les règles de procédure (implication des populations…) ce projet, ne laisse apercevoir à l’horizon aucun bien social. C’est, ce fond communément admis qui motive la révolte, l’accueil hostile, résolu à dégager de la localité tout ce qui l’encombre, l’agonise.

<strong>Une estimation des effets effroyables de la crucifixion, à double tranchant, révèle : </strong>
<ol>
 	<li>La disparition des zones de pâturage : ce goulet d’étranglement qui enserrera les localités de Fékola et de Madinanding par son harnachement déréglera le secteur pastoral.</li>
 	<li>Un chaos sanitaire incontrôlable en raison des maladies consubstantielles à de telles activités. On assistera à un deuil qui frappe une commune qui n’aura rien inscrit sous l’égide du développement durable. Fékola et Madinanding entreront dans une phase de cumul de vulnérabilité à laquelle il ne faut jamais se résigner.</li>
</ol>
La compagnie canadienne viendrait porter un coup meurtrier à des localités irrémédiablement condamnées, en tout cas appelées à sombrer dans un abîme aux conséquences douloureuses.

L’effet si provocant de l’investissement suscite de l’emportement passionnée des propriétaires de la terre convoitée ; mais, l’investisseur Canadien n’a pas l’intention de repartir : il a déjà débloqué de l’argent qui le rend propriétaire du domaine si bien que désormais il tient à préserver son acquisition.

Les intellectuelles avaient lancé le signal de détresse, déclenché l’alarme. La réaction est à la hauteur de la menace. Elle est advenue à la suite de l’accès à la façade véritable de « l’édifice » dont l’indigence conceptuelle est liée à la trame politique du pays. L’opiniâtreté de l’administration sur cette question qui récidive exaspère tout le monde et soulève simultanément une interrogation anxiogène : a-t-elle déjà reçu sa prime de signature ?

Tout laisse supposer que les prêtres de l’administration, les forces politiques peaufinent leurs plans pour éluder les problèmes qui guettent. Ils s’efforcent de rester impassibles mais ils ont déjà formulé leur approbation.

Leur silence s’explique-t-il probablement par une posture double-foyer qui rend complice ? Une dégradation morale en échange d’une gratification matérielle aussi simple qu’un poste est un domptage qui ne sert pas nos communautés ! L’habitude politique traditionnelle de réussite, de promotion d’intérêt personnel font école.

Mais si on veut être un homme honnête désireux de garder le sens du tribunal de l’histoire, de sa valeur intellectuelle, force est de rester à distance des implications du système des non-dits mis en place. Le traitement confidentiel de cet affairisme fructueux mal réfléchi se fait, à coup sûr, à l’encontre des localités maliennes de Fékola et Madinanding dans le cercle de Kéniéba.

Il faut des raisons rationnelles de penser qu’il y aura une délégation de Co-regionnaires qui s’efforcera d’extorquer aux habitants de Fékola<strong> et </strong>de Madinanding des concessions : Il faut se montrer sceptique à l’égard de ces émissaires. Leur apologie zélée du projet Canadien ne serait que bouclier protecteur des postes politiques.

Il faut craindre d’y trouver des inexactitudes. Placés entre les exigences amorales de la politique et le souci d’épargner leurs proches du risque sanitaire, nos leaders politiques se trouvent dans une posture incommode où les positions ne sont pas faciles à prendre. Il faut comprendre cette passivité ! Mais la terre constitue la force réelle des localités de Fékola<strong> et </strong>de Madinanding! Devons-nous plaire ou mettre en déroute toute velléité de s’en accaparer ?

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OMVS : 521,89 milliards FCFA pour restaurer la navigation sur le fleuve Sénégal</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/omvs-52189-milliards-fcfa-pour-restaurer-la-navigation-sur-le-fleuve-senegal-3015185.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 09:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), a célébré, le samedi 11 mars dernier, son 51ème anniversaire, au siège de l’institution à Dakar. Le thème de l’édition de cette année a porté sur le projet de restauration de la navigation sur le Fleuve Sénégal. </strong>

Le 51ème anniversaire de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a été, pour les dirigeants de ladite organisation, l’occasion de présenter et échanger sur le projet qui vise à restaurer la navigation sur le Fleuve Sénégal.

Réunis au siège de l’institution situé au quartier dakarois de Colobane, les cadres de l’Organisation ont informé les acteurs institutionnels, les partenaires et la presse, des derniers développements du projet de navigation dont la mise en œuvre diligente est inscrite en toute priorité en haut de l’agenda 2023 de l’OMVS.

«<em>Nous avons voulu que notre rendez-vous, cette année, soit inscrit sur le thème de la Navigation, pilier manquant de l’OMVS depuis sa création et dont la réalisation est cruciale pour l’intégration des peuples du bassin du Fleuve Sénégal</em>», a déclaré le Haut-commissaire de l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah.

Selon l’OMVS, la navigation sur le Fleuve Sénégal a connu une période florissante dans les années 1960, entre Saint-Louis du Sénégal et Kayes au Mali, sur une distance de 948 km.

Cependant, la sécheresse de 1973-1975 et le défaut d’entretien des fonds du fleuve, par curage et/ou dragage, a freiné cet essor.

Pour relancer l’activité, l’OMVS a décidé de construire des infrastructures fluviales et routières complémentaires et économiques pour assurer le transport des personnes et des biens sur le fleuve. L’Organisation s’engage à rendre la navigation pérenne sur le Fleuve Sénégal, de Saint-Louis au Sénégal, à Ambibédi au Mali, soit sur 905 km.

Concernant l’État d’avancement du projet, le Haut-commissaire de l’OMVS a fait savoir que les choses bougent. Pour preuve, la ratification de la Convention portant création du projet est effective depuis 2017, au niveau du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Quant au Code international de la navigation et des transports sur le Fleuve Sénégal, il a été signé la même année à Conakry.

D’après Amadou Diallo, Directeur de la SOGENAV (Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le Fleuve Sénégal) de l’OMVS, des études techniques préparatoires ont aussi déjà été faites. Parmi ces dernières, les Études d’Avant-projet détaillé (EAD), les Études d’impact environnemental (EIE) et les Études de faisabilité économique (EFE).

La réalisation du projet de navigation sur le Fleuve Sénégal aura un fort impact économique, selon le Secrétaire général de l’OMVS.

«<em>La navigation permettra l’intégration sous régionale des pays membres riverains ainsi que le développement commercial intra-zone et celui international des États membres. Elle permettra également un essor du tourisme culturel et de l’écotourisme dont les retombées seront bénéfiques aux populations locales</em>», a souligné Amadou Lamine Ndiaye.

Selon la SOGENAV, la société chargée de l’exécution des travaux du projet, le coût est estimé à 521,89 milliards de FCFA. Cela pour l’intégration et le développement commercial intra-zone des États membres de l’OMVS.

<strong>Yousssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conflit Social et Communautaire à Sadiola :  Les populations disent non au départ inopiné de la Directrice de la Mine</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conflit-social-et-communautaire-a-sadiola-les-populations-disent-non-au-depart-inopine-de-la-directrice-de-la-mine-3015171.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 09:39:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est à la veille de la fête du 08 Mars 2023 dédiée aux Femmes que Madame la Directrice de la SEMOS, Khadi Guèye a été informée de son éventuel remplacement, à la tête de SEMOS ALLIED SADIOLA. </strong>

Une information dispatchée dans toute la Commune, dans les villages et les hameaux comme une traînée de poudre. Un mauvais timing diplomatique de succession au sein de la Compagnie SEMOS ALLIED que la population locale considérera comme une trahison et une éjection de celle considérée, jusque-là, comme un soutien actif dans la réalisation d'œuvres sociales et humanitaires dans la Commune de SADIOLA et dans toute la Région.

Il faut noter en fait plusieurs actions depuis son magistère en Décembre 2021 où beaucoup de localités de la Région se sont vues octroyées plusieurs matériels en termes de développement communautaire.

Les Femmes ne se firent guère prier pour annuler la célébration de leur 08 Mars ; en lieu et place, une manifestation improvisée et grandiose, encadrée par toute la Jeunesse venant des quatre coins de la Commune de SADIOLA. Aucune violence ne fut observée tout le temps que dura cette colère, jusqu'au lundi 13 Mars 2023 où le Gouverneur de Kayes, le Colonel Moussa Soumaré fit appel à toutes les parties pour le début des négociations.

La Direction de SEMOS ALLIED en provenance de Bamako et les Représentants locaux venant de SADIOLA.

Dans la grande salle de réunion du Gouvernorat de Kayes, le Colonel Soumaré, excella encore une fois de plus par les prouesses qu'il détient de par la grâce de Dieu à résoudre les conflits endogènes dans sa Région. La réunion fut brève et concise et chaque partie a clairement expliqué ses points de vue.

Il faut remercier et féliciter Mr le Gouverneur pour son humanisme et sa clarté d'esprit dans de tels malentendus très délicats. Remerciements aussi à la Direction SEMOS ALLIED pour sa capacité de compréhension, de flexibilité et de résilience qui respecte le code de conduite avec les Communautés qui sont les partenaires partout où leurs compagnies exercent.

Entre autres règlements à l'amiable, la Directrice continue de plus belle, La restauration de la fête des Dames se fera très bientôt. À charge, les manifestants seront acheminés dans leurs localités respectives. Et les parties conviennent au suivi de tout ceci. Toutes choses qui ont permis immédiatement la levée de l'embargo sur les passages de toutes les routes menant à l'usine SEMOS. Dès leur retour à SADIOLA, la jeunesse fit un grand baroud d'honneur dans un convoi à SADIOLA et dans la cité minière SEMOS avec klaxons et vuvuzelas.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Violation et excès de pouvoir du Ministre Bréhima Kamena :  L’attribution de 1993 logements sociaux annulée</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/violation-et-exces-de-pouvoir-du-ministre-brehima-kamena-lattribution-de-1993-logements-sociaux-annulee-3015172.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 09:34:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Section Administrative de la Cour Suprême du Mali, à son audience du 9 mars 2023, a annulé ‘’pour excès de pouvoir’’, la décision d’attribution des 1993 logements sociaux par le Ministre Bréhima Kamena de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population. Cette annulation fait suite à une plainte de l’ODDLM (Organisation de Défense du Droit au Logement au Mali) contre la décision (n°2022-67/MUHDATP-SG du 4mars 2022) du département en charge de l’Habitat. </strong>

Aussitôt publiée à l’époque, la liste des bénéficiaires des logements sociaux de Bamako avait suscité de vives polémiques liées notamment à la qualité de certains bénéficiaires. Et le débat a fait rage sur les réseaux sociaux où ils étaient très nombreux ceux qui conseillaient au Président Assimi Goïta, la démission du Ministre Bréhima Kamena ; en même temps, l’annulation pure et simple ces listes qui n’honoraient pas le gouvernement de transition puisque ne reflétant aucune des valeurs du Mali Kura (un Mali nouveau) tant rêvé.

Après une première attribution controversée de la 2ème tranche des 12.566 logements sociaux, en février 2022, le gouvernement malien de la transition avait publié une nouvelle liste des bénéficiaires des logements sociaux, à travers un décret signé le 27 avril 2022. Cette nouvelle liste était le travail d’une nouvelle commission d’attribution installée après un scandale, lors de la première attribution, jugée frauduleuse par des faits de favoritisme, de corruption et de trafics d’influence, avec des hauts cadres tapis dans les sphères de la transition.

<strong>Ministre de l’Habitat –Commission d’attribution : même odeur</strong>

Lors de la première attribution de ces logements sociaux, les maliens ont été stupéfaits de découvrir parmi les bénéficiaires des noms des ministres du gouvernement, des enfants de ministres, des directeurs, des hauts cadres, des épouses et des proches familles des membres du gouvernement de transition dont une fille du PM Choguel. Mais le gouvernement avait réfuté toute implication dans ce scandale et s’est dédouané par la dissolution de la commission d’attribution en place, au moment des faits.

Pour une seconde distribution, encore, c’était le même refrain et la même rengaine. Les Maliens qui s’attendaient à une attribution transparente et moins partisane des nouveaux logements sociaux de Bamako, ont découvert une autre forme de favoritisme. Depuis, les populations ont cru à un partage de gâteau des maîtres actuels du pays, surtout que des personnes n’ayant jamais postulé pour les logements sociaux se sont retrouvés sur la liste d’attribution.

Depuis la publication de la nouvelle liste, le 27 avril 2022, la polémique ne cessait d’enfler. Et cela parce que la liste était toujours «<em>truffée d’irrégularités</em>». Des chômeurs et des mineurs ont obtenu des logements au détriment des honnêtes travailleurs qui ont postulé pour assurer un toit à leurs familles.

Pire, sur 2.218 logements attribués lors de la premières attribution, l’ODDLM présidée par M. Moussa Madjou Touré, a retrouvé 1.993 logements sur la nouvelle liste, soit 225 maisons non attribuées et sans aucune justification. Une situation, qui selon l’ODDLM, prouvait que lesdits logements ont été attribués, en catimini, aux mêmes personnalités qui avaient pourtant criées haut et fort d’être sur la nouvelle liste, quel que soit l’issue des travaux de la nouvelle commission. Une manière pour ces disciples du M5 de narguer les maliens.

Plus grave encore, l’ODDLM a découvert sur la liste qu’il y a plusieurs dizaines de bénéficiaires de logements qui n’ont pas de récépissé de dépôt en réalité. Aussi, on découvre l’irrégularité d’une attribution sous un numéro appartenant à une personne : le numéro 35.243 au nom de Fatoumata Traoré est collé à Mohamed Ousmane Kanté. Et comble du favoritisme dans l’attribution des logements sociaux de Bamako, le ministre Bréhima Kamena en charge de l’Habitat, a octroyé une fois de plus, un logement social à sa seconde épouse du nom de Awa Dembélé, qui avait bénéficié une première fois un logement sous le numéro 1.904 et par la suite sous le numéro 13.482.

Comme l’a dénoncé l’ODDLM, à l’époque des faits,  « <em>cela ne peut se faire dans un pays sérieux lorsqu’il s’agit de résultats de compétition…»</em> Ce qui mettait en exergue de probables délits de faux et usage de faux, usurpation de titre… Des irrégularités qu’on ne peut malheureusement pas imputées à de simples «<em>erreurs indépendantes de la volonté</em>» des membres de la commission d’attribution. Des pratiques inimaginables dans une République où le Chef du gouvernement clame sur tous les toits que le changement est inéluctable et que les autorités de la transition ne sont animées que du seul désir de refondation de l’État afin de bâtir le Mali Kura sur des valeurs.

L’attribution des logements sociaux de Bamako a malheureusement été jugée scandaleuse dans presque toutes les couches socioprofessionnelles où on exigeait l’annulation pure et simple de la liste rendue publique. Pire, ils sont nombreux ceux qui souhaitent aujourd’hui, la démission du ministre Bréhima Kamena et la révocation de ceux qui sont dans la procédure d’attribution des logements sociaux. En tout cas, ce «scandale» qui fait le buzz sur les réseaux sociaux depuis l’annulation de l’attribution des 1993 logements, donne raison à ceux qui pensent qu’il faut forcément «<em>passer par un nettoyage complet et profond de nos institutions</em>».

Face au scandale autour de la liste des bénéficiaires des 1993 logements sociaux, la Cour Suprême a tout simplement annulé la décision de ces attributions du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population. Et cela après une saisine de l’ODDLM pour ‘’violations et excès de pouvoir’’ ; d’autant que ces attributions entamaient sérieusement la crédibilité des autorités de transition dans leur volonté de changement.

<strong>Les mêmes causes produisent, les mêmes effets</strong>

Décidément, le Mali kura tant attendu ne peut se construire sur ce genre de favoritisme à ciel ouvert. L’attribution des logements sociaux au Mali n’a jamais connu un tel scandale. En écartant un régime pour des erreurs commises, l’on se doit de tout faire pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs. Heureusement, que la justice a dit le droit, rien que le droit en annulant, purement et simplement, l’attribution de ces 1993 logements dits sociaux au Mali.
Pour avoir essuyé un tel revers cinglant, l’ODDLM estime que le Ministre Brehima Kamena, chargé de l’Habitat, doit systématiquement démissionner, car la liste des bénéficiaires ne pouvait en aucun cas être publiée sans être associée à la procédure. Pour l’avenir, l’organisation souhaite une nouvelle commission d’attribution qui doit être mise en place et rattachée directement à la conseillère spéciale chargée des actions sociales du Président de la transition pour permettre à ce dernier d’y voir clair, car c’est son image qui est en jeu.

En bloc, les attributions frauduleuses des logements sociaux, ont fait perdre tout espoir permettant de refaire le Mali. Du coup, la démission du ministre Kamena s’impose. Et l’ODDLM espère qu’il aura le courage de le faire. Ne ce reste que pour le salut de son âme.

En jetant, en pâture le département en charge de l’Habitat, à ses pots et en attribuant, frauduleusement, un logement social à sa deuxième épouse, Bréhima Kamena, a au fil des jours, nourrit l’hostilité des maliens à son endroit. Mais surtout, celle de ses collègues, qui n’hésitent plus à réclamer sa démission, jugée salutaire pour le secteur de l’Habitat de notre pays, désormais, en voie de « <em>sous-développement</em> ».

<strong>La disgrâce…</strong>

En confiant le département en charge de l’Habitat à Bréhima Kamena, le Président de la transition, était loin d’imaginer le pire. La preuve : de la nomination de M. Kamena à la tête de ce ministère à aujourd’hui, les irrégularités se succèdent. Alternant, parfois avec les youyous des casseroles. Une addition trop salée pour celui en charge du département de l’Habitat.

Pour certains proches du Ministre Kamena, il est victime d’une campagne, lancée par des hommes politiques, décidés à s’abotter la transition. Ceux-ci, indiquent nos interlocuteurs, auraient débloqué plusieurs dizaines de millions de nos francs pour lancer ce qu’ils appellent une « <em>campagne anti-transition et anti- Kamena</em> ».

En attendant la preuve de cette affirmation, la démission du ministre chargé de l’Habitat revient au devant de l’actualité. Sans tambour, ni trompette. Déjà, après l’annulation par la Cour Suprême des 1993 logements sociaux, le président de la transition aurait eu un « <em>dialogue très corsés</em> » avec son ministre.

Bref, tout se passe, aujourd’hui, comme si le super-ministre de l’Habitat est devenu persona non gratta. De l’avis de nos interlocuteurs, il n’est ni en odeur de sainteté avec ses collègues, ni avec le président Assimi, son employeur. Pour les uns comme les autres, Brehima Kamena n’a plus le choix : ou il rend son tablier, ou il sera démis de ses fonctions. Car, disent-ils, trop c’est trop ! En politique comme à la guerre, l’erreur ne se pardonne guère. Elle se paie chère. Très chère.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exploitation minière au Mali :  B2GOLD bafoue les populations de Madinanding</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-au-mali-b2gold-bafoue-les-populations-de-madinanding-3013261.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 02:08:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien ne va plus entre l’entreprise aurifère B2GOLD et les habitants de Madinanding, village dans le cercle de Kéniéba. B2GOLD semble être dans une posture assimilable à un abus de pouvoir sur la population de ce village, suite à la décision d’extension de son champ d’exploitation. </strong>

« <em>Dans le cadre de l'extension de son "no go zone", Fekola SA a entamé le recensement d'une partie du village de Madinanding. Ce Recensement est confié à une société bamakoise de recensement, à sa tête, un certain Modibo Traoré. Aujourd'hui, on assiste à une oppression  sanglante de la société. Les habitants sont en train d'être déplacés, sans payer l'ensemble de leurs indemnisations. Certains transportent leurs bagages avec les larmes aux yeux</em> ». C’est en ces termes qu’une source locale explique comment vit la population de Madinanding, dans le cercle de Kéniéba.

Et une autre de renchérir : « <em>On ne nous a pas construit des maisons mais on nous donne un ultimatum de dix jours pour quitter la maison, après réception d'une partie des indemnités. L'accord conclu entre la société et le village, qui prévoit le payement de six mois de loyer pour chaque membre de la famille, n'est pas respecté</em> ».

Pourtant, B2GOLD de commun accord avec le conseil de cercle, a signé un protocole d’accord pour recaser la population qui devrait en principe avoir des mesures d’accompagnements.

Selon les informations, cet accord a été suivi d’un recensement, qui avait pour but de mettre les habitants de Madinanding dans de bonnes conditions. Sauf que les choses ne se sont pas passées comme prévu.

<strong>Refus de la Mine de joindre l’acte à la parole</strong>

À défaut de construire pour les habitants, indiquent nos sources, l’entreprise aurifère a plutôt donné des montants dérisoires qui ne permettent pas de construire une maison digne de ce nom. « <em>B2GOLD devrait aussi payer six mois de loyer pour chaque villageois, en attendant d’avoir un abri, conformément au protocole d’accord.  Chose qui n’a pas été fait</em>e», ajoutent nos sources. « <em>Quand le recensement est fini, ils sont venus présenter l'argent qu'ils prétendent donner pour chaque concession. Pire, ils refusent de donner une copie du protocole d'accord aux chefs de ménages et montrent seulement la partie à signer et tous les autres parties restent secrètes. Aussi, ils refusent de noter les tarifs de compensation pour les végétaux, produits végétaux et plantes par unité</em> », déplore Balla Keita, habitant aussi de Madinanding.

Sambaly Keita et son frère n’ont que leurs yeux pour pleurer : «<em> ils ont dévalué nos maisons au point qu'on n'a même pas eu nos dépenses mobilisés pour la construction. On a donc choisi de ne pas signer et nous ne sommes pas les seuls</em> ».

Selon les informations, B2GOLD n’est pas à son premier projet de recasement. Une source rappelle que Fadougou, un village situé à quelques kilomètres de Madinanding a été recasé. Mais elle témoigne que la société avait construit pour chaque famille. «<em> Pour les opérations de cette localité, les indemnités ont été payés à la norme. En plus, les agents recenseurs donnaient des copies du protocole d'accord aux chefs de ménages contenant tous les tarifs des plantes par l'unité </em>», nous confie-t-on.

Mais pourquoi les habitants de Madinanding n’ont pas bénéficié des mêmes privilèges ? Pourquoi B2GOLD a-t-elle foulé au pied le protocole d’accord ?

Nous y reviendrons !

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos haineux du Président de la Tunisie :  La chasse à l’homme noir ouverte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/propos-haineux-du-president-de-la-tunisie-la-chasse-a-lhomme-noir-ouverte-3013276.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/propos-haineux-du-president-de-la-tunisie-la-chasse-a-lhomme-noir-ouverte-3013276.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 01:38:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les dernières déclarations racistes du président tunisien Kaïs Saied, à l’égard des migrants subsahariens ont créé de la colère et un choc en Tunisie et ailleurs. Ses propos violents contre des migrants, venant de la part d’un président, un universitaire qui était jusque-là, respecté et apprécié, ont provoqué de vives réactions, appelant même les États africains à convoquer les ambassadeurs de Tunisie.</strong>

Alors que le président tunisien pouvait suivre le modèle du Maroc où les migrants subsahariens sont accueillis et vivent en paix, peuvent travailler et avoir leur carte de résident, jouissent de droits sociaux et économiques, et sont très bien intégrés, Kaïs Saied a choisi d’en faire des pestiférés et de leur faire porter la responsabilité de l’échec de sa propre gouvernance.

Ce n’est ni dans les habitudes des peuples maghrébins ni dans le comportement des bons musulmans de rejeter l’autre, et encore moins de faire de la discrimination de couleur de peau. Les peuples d’Afrique du nord sont connus pour être bienveillants et accueillants d’autant plus lorsqu’il s’agit de personnes fuyant la misère, les conflits, ou des conditions de vies déplorables dans leur pays d’origine, et les Tunisiens sont connus pour avoir ces qualités.

Les migrants traversent des milliers de kilomètres à pieds, dans des conditions climatiques dures, sans accès à l’eau et à la nourriture, mettent en péril leur vie, à la recherche d’un avenir meilleur pour eux et leur familles, un droit légitime pour tout être humain.

Mais Kaïs Saied, ne voit pas d’un bon œil la présence de ces migrants et résidents subsahariens bien qu’ils contribuent à l’économie tunisienne. Les migrants subsahariens cherchent à «<em>africaniser</em>» la Tunisie et à l’éloigner de son «<em>arabité</em>», a-t-il déclaré.

Ces propos haineux à caractère raciste tenus par le président tunisiens sont inaudibles, ahurissants, pour plusieurs raisons, notamment parce que la Tunisie est elle-même un pays africain qui siège au sein de l’Union africaine.

Il est difficile de comprendre comment un État africain peut être aussi « <em>anti-africain</em> » et aller contre les valeurs de l’Union africaine. Plusieurs internautes ont en ce sens appelé à prendre des mesures concrètes contre la Tunisie à cause de cette nouvelle dérive autoritaire du président Saied.

<strong>Solidarité inconditionnelle</strong>

« <em>Beaucoup d’absurdités m’indignent dans la vie. En premier lieu la hiérarchisation des </em><em>humains</em><em>. Je suis encore secouée par ce qui se passe en </em><em>Tunisie</em><em> et ébranlée par le discours du président qui, comme les dirigeants français, fait un lien entre immigration et délinquance</em> », a dénoncé la psychiatre tunisienne Fatma Bouvet de la Maisonneuve. Les Tunisiens ont été nombreux à se dresser contre les propos xénophobes de leur président, faisant part de leur honte d’être dirigés par Kaïs Saied. « <em>Au réveil, le choc est toujours aussi violent. Comme un lendemain d’événement tragique. On ne s’en remet pas et on a du mal à réaliser que c’était réel. Un communiqué qui fait basculer un pays dans le fascisme et qu’on portera éternellement comme une tare. J’ai honte</em> », a écrit une internaute tunisienne.

<em>« Ce discours ne ressemble en rien à la Tunisie. Le standing international de la Tunisie et son histoire humanitaire sont beaucoup plus grands que ce discours »,</em> a réagi sur Facebook le président de l'Observatoire tunisien des droits de l'Homme, Mostafa Abdelkebir. Mnemty, une association qui lutte contre les discriminations, a elle aussi condamné le communiqué de la présidence tunisienne, le qualifiant de « <em>discours de racisme et de haine et d'incitation à la violence contre les migrants subsahariens</em> ».

Dans un communiqué conjoint, 18 autres ONG et associations, dont la Ligue Tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) ont exprimé leur « <em>solidarité pleine et inconditionnelle avec les migrants subsahariens et leurs défenseurs</em> », estimant que le discours du président Saied rappelait « <em>l'époque des camps d'extermination nazis de la Seconde Guerre mondiale</em> ».

« <em>Les propos de Saïed ne portent pas uniquement atteinte à la sécurité des Subsahariens en </em><em>Tunisie</em><em>, mais incarnent ce pain bénit inespéré pour tous les racistes du monde occidental qui vont se ‘’référer’’ à son discours en se délectant ! On peut déjà commencer à compter les références !</em> », a écrit l’avocat tunisien Riadh Guerfali en citant la récupération d’Eric Zemmour en France.

Au Maroc également les propos ont choqué. « <em>Armé d’un populisme sans peuple, Saied est voué à s’enfoncer dans un spectre d’autoritarisme, d’isolationnisme et de ségrégation raciste institutionnalisée </em>», a écrit le professeur Mehdi El Karouani sur Twitter. « <em>Pour le président de la </em><em>Tunisie</em><em> Kaïs Saied, l’immigration clandestine venue d’Afrique subsaharienne est une « entreprise criminelle ourdie à l’orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie ». Une negrophobie à ciel ouvert en Afrique…</em> », a réagit un internaute africain.

« <em>Suite aux propos NEGROPHOBES, XÉNOPHOBES &amp; RACISTES de la part de ce type Kaïs au sommet de la République tunisienne contre les noirs subsaharienne, nous exigeons que les ambassadeurs en Tunisie soient </em><em>convoquées</em> », a tweeté un activiste africain panafricaniste.

« <em>En Tunisie, depuis quelques jours, un discours haineux et raciste anti-migrant, propagé depuis le sommet de l’État, résulte en une chasse à l’homme Noir. Qu’attendent nos gouvernements pour convoquer les ambassadeurs de Tunisie et leur ordonner de faire cesser cela immédiatement?</em> », s’est demandée Nathalie Yamb.

Alors que des organisations étudiantes de ressortissants africains en Tunisie ont publié un avis demandant aux étudiant d’éviter de sortir le soir ou de fréquenter les endroits populaires, exprimant leur peur de possible agressions à caractère raciste après les déclarations de la présidence tunisienne, des ressortissants ivoiriens ont immédiatement pris les choses en main en contactant leur ambassade pour rentrer chez eux en prévision d’une montée de la haine en Tunisie.

« <em>Aujourd’hui, nous désirons qu’une seule chose, c’est de retourner chez nous. Les ressortissants ivoiriens en T</em><em>unisie</em><em> se sont rendus dans leur ambassade ce matin pour demander aux autorités d’organiser leurs retours en Côte d’Ivoire</em> », peut-on lire sur les témoignages de ressortissants ivoiriens.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Levée de boucliers au Mali :  Les Cercles de Ménaka,Tidermene et Inlamawane rejettent le redécoupage territorial</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/levee-de-boucliers-au-mali-les-cercles-de-menakatidermene-et-inlamawane-rejettent-le-redecoupage-territorial-3013273.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 01:36:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’adoption par le CNT de la loi sur le découpage administratif fait du bruit dans le Mali profond ainsi que dans les familles. Du coup, les populations des cercles de Ménaka, Tidermene et Inlamawane ont rejeté le nouveau projet. C’était, ce lundi 27 février 2023, à la faveur d’une manifestation commune organisée par les trois cercles dans la ville de Ménaka.</strong>

Pour les élus ; les chefs religieux,  traditionnels et coutumiers ; les chefs de village, fraction ; les organisations de la société civiles des cercles  de Ménaka, Tidermene et Inlamawane, au regard de cette loi de découpage administratif, ni les propositions faites à la base, ni le maillage du territoire n’ont été respectés au compte des 3 cercles.

Le gouvernement a adopté la nouvelle loi, et la population dans sa grande majorité est contre. Même les enfants de la République constamment chéris (la CMA) se trouvent opposés à ce projet. Avec ce découpage, le Ministère de l'Administration divise les ethnies en opposant les familles les unes contre les autres. Désormais, les mêmes familles se voient comme des ennemis, et arrivent à un point où elles ne s’adressent plus la parole !

En bloc, le projet de découpage est rejeté par les populations des cercles de Ménaka, Tidermene et Inlamawane car les intéressées trouvent qu'ils n'ont pas été associés et que la nouvelle loi semble plus diviser qu'unifier. Les 3 cercles, à l'unanimité, ont rejeté ce projet car elles considèrent qu’il est fait sur la base d’une injustice, et estiment donc qu’elles ne peuvent cautionner ce soi-disant découpage.

Pour les trois cercles, il est important de souligner les concertations et consultations effectuées, dans la région de Ménaka de 2018 et 2021. Selon eux,  ces consultations ont largement recensé les aspirations des populations à la base et discuter et proposer des solutions pour l’insécurité que vivent les populations de la région de Ménaka, depuis la première rébellion de 1990 à nos jours.

<strong>La contestation gagne du terrain</strong>

Les populations des trois cercles estiment que toutes ces concertations et consultations ont été tout simplement en grande partie ignorées dans ce projet de loi.

Dans une déclaration commune, les trois cercles martèlent : « <em>Ladite loi a créé des nouvelles communes qui n’ont fait l’objet d’aucune concertation locale ou régionale. C’est pourquoi les populations des cercles de Ménaka, Tidermene et Inlamawane</em> <em>demandent la prise en compte de leurs aspirations consignées dans le rapport de concertations régionales de 2018 et 2021 </em>».

Décidément, le projet de redécoupage est rejeté par les populations des cercles de Ménaka, Tidermene, Inlamawane et bien d’autres circonscriptions du Mali. Il est alors préférable qu’il soit revu par le gouvernement, à défaut de cela, qu’il fasse en sorte que les aspirations de toutes les populations concernées soient  prises en compte. S'il s'entête à vouloir appliquer le projet, il risque d’écourter la vie de la transition, car les populations sont plus que jamais prêtes à contester. En concrétisant ce projet, l'appareil de l'État sera encore très militarisé. Les préfets des arrondissements et des cercles et les gouverneurs des régions seront probablement des militaires en fonction. Ce sera une stratégie pour les militaires de maîtriser pendant longtemps l'administration malienne.

Également, ce projet crée plus de circonscriptions électorales au profit de la CMA, l'accord d'Alger est donc en train d'être mis en œuvre. Un autre schéma se dessine peu à peu, les contestataires de ce projet tenteront peut-être de rejoindre des bords politiques pour combattre le gouvernement de la transition. Il faut aussi noter que certains s'apprêtent à sortir contre le calendrier électoral. Le gouvernement se verra tout seul face à ce beau monde. Les problèmes sont nombreux pour pouvoir en rajouter.

En tout cas, le peuple est prêt à faire face au Ministre de l'Administration Territoriale qui, d'habitude consulte et fait comme bon lui semble par la suite. Le Ministre a placé une bombe et le gouvernement détient le déclencheur.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion des Sociétés d’État :  Cas de la SOMAGEP&#45;SA : un exemple de bonne gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-des-societes-detat-cas-de-la-somagep-sa-un-exemple-de-bonne-gouvernance-3013278.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 01:32:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ceux qui pariaient sur les compétences de la nouvelle Direction de la SOMAGEP-SA </strong><strong>(Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable) à maintenir le cap tout en faisant de la distribution de l’eau potable par cette structure, un cas d’école au Mali, en ont pour leur compte. Jamais cette société d’État, ne s’est mieux comportée que pendant les exercices 2021 et 2022. D’où le lieu pour le Bureau du Vérificateur Général (BVG) de conclure que le niveau de mise en œuvre des recommandations de la vérification financière 2020 de la SOMAGEP-SA est satisfaisant.</strong>

Chargée de l’exploitation des infrastructures d’eau potable sur toute l’étendue du territoire national du Mali, la SOMAGEP-SA, a réussi là où d’autres structures du genre hésitent, encore, à mettre le pied. Toute chose qui fait pâlir de jalousie ses « consœurs ». Mais aussi, qui lui a valu d’être une référence au Mali, en matière de solutions appropriées aux problèmes liés à l’eau potable.

Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur Général (Végal), Monsieur Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations à la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de cette structure étatique.

À cet effet, le Végal a initié la mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière de la gestion de la SOMAGEP-SA, au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre), dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées. Le taux de mise en œuvre des recommandations est de 75%. Ainsi, sur quatorze (14) recommandations formulées par le BVG, à l’issue de la vérification initiale de la SOMAGEP-SA, neuf (09) recommandations ont été mises en œuvre ; une (1) recommandation est partiellement mise en œuvre et deux (2) autres sont non mises en œuvre.

<strong>Des performances inégalées !</strong>

Pour le Vérificateur, le niveau de mise en œuvre des recommandations à la SOMAGEP-SA, est satisfaisant dans l’ensemble.

Sur les recommandations entièrement mises en œuvre,  le DG Dramane Coulibaly, qui a pris les commandes de la SOMAGEP-SA en novembre 2020, respecte les seuils des avances sur salaire et des prêts au personnel, conformément, aux procédures internes et les clauses conventionnelles qui engagent la Société et a pris une note de service déterminant la répartition du carburant au personnel. Quant aux Directeurs des Achats et Stocks ; des Études et Travaux et des Ressources Humaines, ils respectent les conditions exigées pour la DRPR, conformément, aux procédures internes en vigueur et les conditions exigées pour la DRPO, conformément, aux procédures internes en vigueur. En bloc, le Directeur des Achats et Stocks respecte les seuils de passation des marchés publics ; le Directeur Financier et Comptable présente dans les états financiers, l’intégralité des recettes enregistrées et suit de manière régulière, les opérations bancaires de la SOMAGEP-SA.

En ce qui concerne les recommandations partiellement mises en œuvre, le Directeur Commercial et Clientèle a pris des mesures pour recouvrer les créances impayées et se conformer aux procédures internes en matière de recouvrement.

S’agissant des recommandations non mises en œuvre, le DG de la SOMAGEP-SA, patauge sur les seuils des dépenses effectuées sur la caisse et le Caissier, non plus, ne respecte pas le montant plafond de caisse. Tout compte fait, cette situation n’est pas de nature à compromettre les prouesses de la SOMAGEP-SA.

Ensuite, viennent les recommandations caduques ou sans objet. En effet, pendant, les exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (30 septembre),  la SOMAGEP-SA n’a pas passé de convention réglementée avec ses dirigeants et administrateurs. Du coup, le DG rentrant a annulé les contrats de cession de véhicules de la société avec l’ancien DG et le DGA.

D’où le lieu pour le Bureau du Vérificateur Général de déclarer que les conclusions de mission révèlent un résultat très satisfaisant. « <em>On remarque que des efforts considérables ont été déployés par la SOMAGEP-SA pour la mise en œuvre des recommandations formulées pas le BVG</em> », martèle le Bureau du Vérificateur. Avant de conclure : « <em>La pro-activité de la Direction de la SOMAGEP-SA en matière de suivi de la mise en œuvre des recommandations témoigne de la volonté du management de profiter des recommandations du Bureau qui s’inscrivent dans une perspective de renforcement du dispositif de contrôle interne et d’amélioration continue. Elle fait de cette structure, un exemple à suivre en matière de mise en œuvre des recommandations des structures de contrôle et de vérification</em> ».

À l’origine des performances de la SOMAGEP-SA, une méthode faite de rigueur. Mais aussi de pédagogie. Une stratégie, qui s’est révélée efficace. Très efficace.

Au fil du temps, la nouvelle Direction de la SOMAGEP-SA a, grâce à sa stratégie, transformé en acte concret les recommandations faites par le Vérificateur Général sur la gouvernance de la société. Et cela à travers une gestion rationnelle des ressources. La suite est connue : la SOMAGEP-SA a atteint et dépassé ses objectifs au titre des années 2021 et 2022.

Mais pour les Administrateurs de la SOMAGEP-SA, le mérite de ces résultats revient, d’abord, au Directeur général, Dramane Coulibaly qui, en dépit des mauvaises langues, a su accordé son violon avec celui des partenaires. Ensuite, à l’ensemble des travailleurs qui ont pu surmonter les difficultés et ont fait une bonne gestion des ressources. Le résultat, on le connaît : la SOMAGEP-SA  a gagné son pari en réalisant un taux de mise en œuvre des recommandations de 75%. Ce qui permettra à la société d’entamer l’avenir avec sérénité.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M. Oumar Traoré, 1ervice&#45;président PMTR :  « Tout bon malien doit soutenir cette transition »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/m-oumar-traore-1ervice-president-pmtr-tout-bon-malien-doit-soutenir-cette-transition-3013270.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 01:29:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ancien cadre du RPM et ancien député de Goundam, M. Oumar Traoré, s’est prononcé sur la création du Parti Malien du Travail et la Refondation dont il en est le premier vice-président. Occasion pour le cadre de Goundam de donner son avis sur d’autres sujets comme le processus de la transition en cours dans notre pays. </strong>

Selon l’homme politique, la création du Parti Malien du Travail et la Refondation (PMTR) est partie de plusieurs constats. Notamment, d’une divergence de vues et d’idées au sein du Rassemblement Pour le Mali (RPM) sous la houlette du Dr BocaryTréta avec qui l’idéal n’est pas partagé. C’est pourquoi, plusieurs autres camarades, anciens ministres et responsables ont songé à la création du PMTR ; qui a décidé à la différence des autres partis, de faire la politique autrement. «<em> Faire la politique autrement, c’est de faire en sorte que les maliens puissent se soigner chez eux, avoir des emplois décents et se nourrir à leur fin. C’est aussi faire en sorte que les paysans et pêcheurs soient dans la gestion de la chose publique et développer le pays sur la base des différentes ressources dont il regorge </em>», explique le vice-président.

Déjà, il se réjouit du fait qu’à seulement deux mois de sa création, le PMTR sous le leadership de Baba Moulaye est à 30% d’implantation au niveau national. « <em>Le lancement de Djenné, a dépassé l’imagination</em> », se vante-t-il.

En ce qui concerne la transition en cours, il estime que tout bon malien doit l’accompagner. Pas pour qui que ce soit mais plutôt pour l’intérêt général du Mali. «<em> Pour un Mali prospère où, il fait bon vivre, nous n’avons pas le choix de ne pas soutenir cette transition. Si elle échoue, d’une manière générale, ça ne donnera pas les prémices d’un Mali de paix </em>», a-t-il averti.

Par rapport à la tenue des élections, ila salué les efforts des autorités de la transition et a évoqué la nécessité d’une synergie d’action pour relever les défis. Cela pour éviter de retomber dans les erreurs du passé, comme le coup d’État contre ATT et Ibrahim Boubacar Keita.

Parlant de la finalisation de la nouvelle constitution, il a salué le président de la transition pour l’initiative pour laquelle des maliens sont désignés. «<em>Si elle est mal élaborée ou mal finalisée, ces les maliens désignés qui vont répondre devant l’histoire, ceux-là qui ont pour tâche de revoir la constitution</em> » a-t-il martelé, avant de conclure, qu’il n’est pas bon d’aller vers une 4ème république sans révision constitutionnelle.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune Rurale de Tiémala&#45;Banimonotié :  Le Maire Zoumana Sangaré et sa bande rattrapés par leurs casseroles : 10 millions FCFA à justifier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-le-maire-zoumana-sangare-et-sa-bande-rattrapes-par-leurs-casseroles-10-millions-fcfa-a-justifier-3013264.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 01:12:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux.  Autant de griefs formulés, à l’époque, par la Coordination de la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni contre le Maire Zoumana Sangaré et sa bande dans la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié (CRTB) et qui aujourd’hui, sont confirmés par le rapport de vérification financière  du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion des exercices  2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre) de  la Mairie de la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié, dans la circonscription de Bougouni. </strong>

Dans sa croisade contre la fraude et la délinquance financière, au terme de ces dernières années, le Bureau du Vérificateur Général a passé au peigne fin, la gestion du Maire Zoumana Sangaré et son équipe, à la tête de la municipalité de Tiémala-Banimonotié. Depuis, c’est le sauve-qui-peut, général, à la Mairie de la commune rurale de Tiémala-Banimonotié. Est-ce à dire que le Maire Zoumana Sangaré et ses hommes vont-ils répondre de leur gestion à la tête de la Mairie de Tiémala-Banimonotié? Pour cette gestion solitaire, non inclusive et non transparente du Maire Zou et sa bande, les populations  de Tiémala-Banimonotié, sont décidées à en découdre avec leur Maire.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières, à la Mairie de Tiémala-Banimonotié, s’élève à 10 001 413 FCFA.

Pour s’assurer sur le fait que le Régisseur de recettes de la Mairie de Tiémala-Banimonotié,  N’To Drissa Dembélé, n’a pas reversé des recettes issues de la vente de vignettes, l’équipe de vérification a demandé pour examen, les bons de commandes, les PV de réception, les PV de sortie de vignettes, le stock de vignettes non vendues, les carnets à souches de vignettes et les états de versement. Elle a ensuite procédé à un état de rapprochement des PV de réception, de sortie de vignettes et le stock de vignettes non vendues.

Pour tout résultat, l’équipe de vérification a constaté que le Régisseur de recettes, N’To Drissa Dembélé, n’a pas reversé la totalité des recettes issues de la vente de vignettes de la période sous revue. Sur un montant total de 1 342 000 FCFA de vignettes vendues, il a reversé au Percepteur le montant de 1 074 000 FCFA, soit un écart de 268 000 FCFA non reversé.

Plus grave encore, le Régisseur de recettes n’a pas reversé des frais d’établissement des actes d’état civil. Il ressort des rapprochements que sur un montant de 1 062 000 FCFA représentant les frais d’établissement de 7 498 copies d’extraits d’actes de naissance, de 1 016 copies d’extraits d’actes de jugement supplétif à raison de 100 FCFA par copie et de 27 mariages célébrés à raison de 7 800 FCFA par mariage, le Régisseur de recettes, N’To Drissa Dembélé, n’a reversé au Receveur-Percepteur que la somme de 364 250 FCFA, soit un écart non reversé de 697 750 FCFA.

Autres irrégularités dans la gestion de la Mairie de Tiémala-Banimonotié, le Chef du Centre des Impôts de Bougouni n’a pas recouvré les droits de patente sur des marchés publics. Les enquêteurs ont décelé que les droits de patente sur les marchés publics n’ont pas été recouvrés sur les entrepreneurs bénéficiaires. De plus, les amendes y afférentes n’ont pas été recouvrées. Le montant des droits et amendes non-recouvré s’élève à 3 929 180 FCFA. Pire, il apparaît que huit (8) entrepreneurs n’ont pas procédé à la déclaration desdits impôts. Aussi, le Centre des impôts, bien qu’ayant enregistré les marchés n’a pas non plus recouvré le montant des droits et amendes.

<strong>Deal au sommet</strong>

À en croire le rapport d’enquête du Vérificateur, le Maire de la CRTB Zoumana Sangaré et le Régisseur de recettes N’To Drissa Dembélé, ont procédé à des perceptions de recettes indues. Après un  rapprochement des montants versés au Régisseur à ceux reversés au Receveur-percepteur, l’équipe de vérification a constaté que le Maire Zou, malgré le financement à 100% par le Budget National/ANICT du projet de réalisation d’un forage positif à motricité humaine à Boundio, il a recouvré des ressources auprès du chef dudit village à titre de contribution. De plus, elle a relevé que le Régisseur de recettes n’a pas reversé les recettes collectées au Receveur-percepteur de Bougouni pour un montant de 325 000 FCFA.

Après transmission du rapport provisoire, la CRTB s’est empressée de fournir la preuve du remboursement de 280 000 FCFA au Chef de village de Boundio et à son conseiller. Le montant collecté auprès dudit village était de 280 000 FCFA et non 325 000 FCFA.

Par ailleurs, le Maire Zou de Tiémala-Banimonotié n’a pas justifié l’utilisation du carburant.  Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification s’est entretenue avec le Maire, le Régisseur de recettes N’To Drissa Dembélé, le Régisseur d’avances Mohamed Camara et le Secrétaire général de la Mairie Fily Coulibaly. Elle a demandé, pour examen, les pièces justificatives des dépenses en carburant durant la période sous revue. Elle a constaté que le Maire de Tiémala-Banimonotié n’a pas justifié l’utilisation du carburant durant la période sous revue. Il n’a pas fourni les ordres de mission justifiant l’utilisation du carburant lors des déplacements effectués pour les besoins de la Commune.

Également, l’équipe de vérification a constaté que la Commune ne dispose que de trois (3) motos dont deux (2) affectées aux Régisseurs et une au gardien, pour lesquelles aucune pièce justificative d’utilisation du carburant n’a été fournie. Le montant total des dépenses en carburant dont l’utilisation n’a pas été justifiée s’élève à 2 636 912 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Régisseur d’avances, Mohamed Camara, a effectué des dépenses non soutenues par les pièces justificatives requises. À l’issue des fouilles, l’équipe de vérification a constaté qu’aucun état d’émargement signé par les bénéficiaires ne soutient les mandats émis au nom du Régisseur d’avances pour la prise en charge des déplacés du Nord et des personnes ressources.

En outre, elle a constaté des achats répétés des pièces de rechange et de moteurs pour les trois (3) motos de la CRTB entre mai 2020 et juillet 2021 ainsi que des dépenses d’entretien et de réparation des salles de classe non soutenues par des contrats, des attestations de service fait et des PV de réception signés par les bénéficiaires. Il en est de même pour des dépenses en fournitures et matériels didactiques. Le montant total des dépenses irrégulières s’élève à  2 469 571 FCFA.

Pour toutes ces irrégularités, le Vérificateur général a saisi la justice, relativement  au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA ;  au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 697 750 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA et à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Du coup, c’est le sauve-qui-peut, général à la Mairie de la Commune rurale de Tiémala-Banimonotié. Surtout qu’une mission indépendante est attendue dans les prochains jours pour enquêter sur la construction et l’équipement du Centre de santé de communautaire de Tiémala-Banimonotié.

Donc, dossier à suivre et à poursuivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  Qui a intérêt à ce que la maison commune brûle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-qui-a-interet-a-ce-que-la-maison-commune-brule-3012065.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 10:14:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un pays normal, l'État est le garant des droits et des libertés fondamentales individuelles et collectives. </strong>

Mais lorsque le système de gouvernance de l'État a failli, ne respectant plus les droits et les libertés de chacun, par des pratiques injustes, elle crée des frustrations, des mécontentements et met en péril la cohésion nationale et l'unité du pays.

Et un pays comme le nôtre, multicommunautaire, multiethnique, multiracial et multiculturel, ..., la conservation ou la continuité d'un système de gouvernance injuste, discriminatoire et qui perdure depuis plusieurs décennies, et où c'est toujours une minorité à la tête de l'État qui gère le pays sur des bases très souvent familiales, tribales ou ethniques, ne peut nécessairement que le mener vers l'abîme.

Cette forme de gestion injuste et dangereuse du pays est telle, qu'aujourd'hui nous vivons sur une grosse bombe à retardement, où une petite étincelle pourrait suffire à tout moment à mettre le feu à la maison commune.

N'est-il pas temps et urgent que nos gouvernants prennent conscience des dangers qui guettent le pays de l'intérieur et rodent autour dans nos frontières ? Un pays plongé dans une situation d'instabilité chaotique ou potentiellement chaotique dans toute la sous-région voire dans le monde.

À ceux qui appellent à la division, à la scission ou au partage du pays, en réalité, ils appellent plutôt au chaos. Il est souhaitable qu'ils se rendent de l'évidence, que le chaos n’épargnera personne.

Qu'ils fassent un tour en Libye, en Afrique ; en Syrie et au Yémen au Moyen Orient ou en Asie, si par chance, ils parviennent déjà à revenir sains et saufs, alors ils comprendront immanquablement à jamais que le chaos est une sorte de jungle, dans lequel tout est dramatiquement possible, où le lot quotidien des populations est : les enfants qui sont victimes de toutes les sortes et toutes formes d'exactions, de drames, d'assassinats, où les femmes sont kidnappées, violées, abattues où les vieillards tués, les jeunes transformés en chair à canons où les hommes sont enlevés et assassinés... où chaque habitation devient au mieux, une prison ; au pire, un tombeau pour ses propriétaires, ou de ses occupants ; sans compter la famine, la misère dans toutes ses dimensions et où seuls les marchands d'armes prospèrent.

La situation de notre Maliba exige de l'ensemble des acteurs de la vie nationale, le devoir de lui éviter une situation que d'autres pays pas si lointains ont connu et vivent encore. Nous devons nous en convaincre, le malheur n'est pas que pour les autres.

Donc sauvons ce pays pendant qu'il est encore temps et possible, après ça sera trop tard. L'Appel lancé par le PARENA, la semaine dernière,  est une voie très certainement à explorer. Qu'Allah nous vienne en aide.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Koulikoro :  Une Station de Traitement des Boues de Vidange mise en service</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/koulikoro-une-station-de-traitement-des-boues-de-vidange-mise-en-service-3012063.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 10:07:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné, a procédé, le jeudi dernier, à l’inauguration de la Station de Traitement des Boues de Vidange </strong>(<strong>STBV) de Koulikoro. </strong>

C’était en compagnie de la Directrice de l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali (ANGESEM), Mme Konaké Ouma Djénéba Mahamane, l’Ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, des autorités administratives et politiques de la capitale du Méguétan et des responsables des services techniques du ministère.

D’un coût de plus de 1,3 milliard FCFA, cette infrastructure, fruit de la coopération avec ENABEL, vient soulager les populations de Koulikoro de la lancinante question de la gestion des eaux usées de tous genres. Les mots de bienvenue du Maire de la ville de Koulikoro, Bakoroba KANÉ, la présentation du Projet d’amélioration de l'accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement dans la région de Koulikoro (PEPAK) par le Chef de projet, Pierre Yves DUBOIS, le discours du Ministre, la coupure symbolique suivi de l'arrivée du premier camion de vidange et la visite guidée des lieux ont été les principales articulations de cette cérémonie.

Les différents intervenants n'ont pas manqué de remercier le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory SANOGO, pour son accompagnement dans la réalisation de ce projet. La réalisation de cette STBV de dernière génération, une première au Mali, est le fruit de la très dynamique coopération entre le Gouvernement du Mali et le Royaume de Belgique à travers le Projet d’amélioration de l'accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement dans la région de Koulikoro mise en œuvre par Enabel-Mali.

<strong>Aux grands maux, les grands remèdes </strong>

L'infrastructure bâtie sur une superficie de trois hectares (sur 10 attribués par la Mairie) a coûté la somme de 1,3 milliard de francs CFA. Elle est conçue pour recevoir environ 10 camions par jour avec une capacité de traitement de 56 m³ par jour (dont 16 m³ d'excrétas et 40 m³ de boues).

En plus de sa contribution à l'amélioration du cadre de vie des populations, elle permettra aussi de créer directement une dizaine d'emplois et beaucoup d'autres de façon indirecte. Après avoir salué l’excellence de la coopération avec le Mali dans le domaine de l’assainissement, l’Ambassadeur de la Belgique au Mali s’est dit déterminé à maintenir le cap pour le plus grand bonheur des populations bénéficiaires.

Quant au ministre Modibo Koné, il a, au nom des plus hautes autorités de notre pays, salué l’accompagnement de la Belgique dans un domaine aussi stratégique que l’assainissement. Il a, en outre, invité ses services techniques et les populations à faire un bon usage de l’infrastructure ainsi reçue.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption en Afrique :  Une synergie d’actions comme solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-en-afrique-une-synergie-dactions-comme-solution-3012057.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 09:59:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Donner un nouvel élan à la lutte contre la corruption à travers l’appel à une synergie des actions, c’est l’objectif recherché de la deuxième conférence de haut niveau en Afrique, organisée par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). L’ouverture de cette rencontre internationale qui a été présidée, le lundi 20 février dernier, par le Dr Choguel Kokalla Maïga, premier Ministre, représentant le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, prendra fin ce mercredi. </strong>

C’est l’Hôtel de l’Amitié de Bamako qui sert de cadre à cette conférence sous le thème : <em>« Lutte contre la corruption: nouvelle dynamique, recouvrement d’avoirs illicites et coopération internationale ».</em>

Outres, le président Dr Moumini Guindo et les membres de l’OCLEI, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des représentants des autorités anticorruption d'Afrique, des membres du gouvernement et des représentants des partenaires techniques et financiers. Sans oublier les responsables des structures de contrôle et d’audits comptables du Mali. En effet, cette 2<sup>e</sup> conférence de haut niveau permettra à 300 participants venus du Mali et 35 autres pays des cinq continents de travailler en synergie pour mettre fin au phénomène de la corruption et pratiques assimilées.

Selon le président de l’OCLEI, le Dr Moumini Guindo, la corruption et son corolaire de l’enrichissement illicite constituent une préoccupation majeure au regard de leurs effets néfastes sur le développement socio-économique des pays. D'où la nécessité d'une lutte implacable en vue de venir à bout de ces phénomènes.

Dans son intervention, il a annoncé qu’au programme de cette 2<sup>e</sup> conférence internationale, il est prévu 4 séances plénières et 12 sessions. Et que l’événement participe à la mission de sensibilisation et de formation de sa structure qui ambitionne d'instituer la conférence de Bamako comme rendez-vous périodique contre la corruption.

Selon M. Badra Aliou Coulibaly, Contrôleur général des Services publics du Mali, la corruption est un phénomène qui persiste et est présente dans toutes les sphères. Il estime que la solution à ces phénomènes n’est pas miraculeuse mais elle réside plutôt à la synergie des actions.

À son tour, l’Ambassadeur du royaume des Pays-Bas, porte-parole des partenaires techniques et financiers, a soutenu que la complexité du phénomène de la corruption impose de travailler ensemble car aucun pays n'est à l'abri du phénomène qui affaibli l'état de droit et réduit les ressources pour la lutte contre la pauvreté. Toutefois, il a salué la politique nationale de lutte contre la corruption adoptée par le gouvernement qu’il soutien d’ailleurs.  Convaincu que la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine, l’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas a évoqué l’implication de toutes les couches de la société.

« <em>Nous soutenons la lutte contre la corruption</em> ». C’est en ces termes que le Représentant du système des Nations Unies au Mali, a salué cette deuxième conférence internationale sur la lutte contre la corruption, laquelle se penchera sur la déperdition des ressources. « <em>La corruption est dans tous les pays et prends des formes difficiles à détecter</em> », reconnaît-il, avant d’appeler à une synergie des actions pour mettre fin à ce phénomène qui gangrène les pays. <em>« Il faut continuer le combat pour construire les bases d'un développement durable</em> », a-t-il lancé.

Dans son intervention, le Dr Choguel Kokalla Maïga a apprécié à sa juste valeur, cette rencontre dont l'importance n'est plus à démontrer. Face aux effets néfastes du phénomène, le premier ministre pense qu’il faut changer de fusil d’épaule. C’est pourquoi, il a demandé de faire de cette rencontre, un cadre de partage d’expériences et de développement des réseaux formels de lutte contre la corruption, tout en réitérant le soutien et l'accompagnement du gouvernement qu’il engage pour la mise en œuvre des recommandations.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modification de la loi électorale : Vers la prolongation de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/modification-de-la-loi-electorale-vers-la-prolongation-de-la-transition-3012040.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 08:18:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’information est sans appel : le scrutin référendaire et les élections générales prévus pour cette année 2023 empruntent le train du report. D’où l’adoption par le Conseil des ministres du mercredi 15 février 2023 d’un projet de loi portant modification de la loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale.</strong>

Les Maliens devraient en principe se rendre aux urnes cette année 2023 pour les élections générales à savoir le 19 mars prochain pour le référendum constitutionnel, en juin pour les élections des collectivités territoriales et entre octobre et novembre pour les élections communales et législatives, conformément au chronogramme. Mais, force est de constater que le calendrier ne sera pas respecté pour différentes contraintes.

En effet, la loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale, qui confie l’organisation et la gestion de toutes les opérations électorales et référendaires à l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections «<em>AIGE</em>» a été modifiée via un projet de loi adopté en conseil des ministres du mercredi dernier. Cette adoption de Loi, sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Reformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, révèle quelques contraintes dans la mise en œuvre du chronogramme.

Les contraintes soulevées par le Conseil des ministres sont liées, entre autres, au respect du délai de la mise en place des Coordinations de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections que la loi fixe à six (06) mois avant les élections, à la volonté des plus hautes autorités d’instituer le vote par anticipation des membres des Forces Armées et de Sécurité, en vue de leur permettre d’accomplir leur mission de sécurisation du territoire le jour du scrutin, et à l’organisation du vote des déplacés internes.

Il faut ajouter à ces difficultés la nécessité de mettre à jour le fichier électoral suite aux actions d’organisation territoriale ou administrative, l’institution de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée comme carte d’électeur, en substitution à la carte d’électeur biométrique, et la correction d’erreurs matérielles.

<strong>Des modifications </strong>

Selon le conseil des ministres, le projet de loi adopté vise à prendre en compte les contraintes signalées en modifiant les articles 4, 24, 70, 71, 92, 93, 97, 100, 101, 120 et 149. « <em>Les principales innovations qui découlent de ces modifications portent sur l’élargissement des lieux d’implantation des bureaux de vote aux garnisons militaires, l’institution du vote par anticipation des membres des Forces Armées et de Sécurité, le remplacement de la carte d’électeur biométrique par la carte nationale d’identité biométrique sécurisée, comme l’unique document d’identification admis dans le bureau de vote</em> », peut-on lire entre les lignes du communiqué ayant sanctionné la réunion des ministres.

Par ailleurs, l’article relatif au referendum a été modifié, au titre des corrections d’erreurs matérielles, pour préciser que sauf cas de recours au bulletin unique, deux (02) bulletins sont mis à la disposition de l’électeur. La mention de « candidat » est supprimée dudit article. « <em>Ces innovations visent à assurer la transparence du processus électoral et à réduire le coût des élections</em> », justifie le communiqué.

<strong>Des inquiétudes en série</strong>

Les contraintes soulevées étaient prévisibles. L’expert électoral, Ibrahim Sangho, président de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali avait prédit le décalage du calendrier électoral qui prévoit six élections avant la fin de la transition. «<em> À notre avis, déjà pour le référendum, la date du 19 mars 2023 est remise en cause. Parce que suivant la loi électorale, six mois avant les élections y compris pour le référendum, les démembrements de l’AIGE (l’Autorité indépendante de gestion des élections) doivent être mis en place. Mais on se rend compte que cela n’est pas le cas. Donc probablement, le référendum sera décalé au mois de juin 2023</em> », déclarait-il.

Selon lui, cela sous-entend, que si le texte passe au référendum, le président de la transition doit promulguer la nouvelle Constitution dans un délai d’un mois. Et si la nouvelle Constitution est adoptée en juillet, cela signifierait qu’il faut relire de nouveau la loi électorale et la loi organique des députés. Parce qu’il y a des dispositions dans la nouvelle Constitution qui ont changé l’état actuel des choses.

Récemment, soit le 1<sup>er</sup>  février 2023, les acteurs avaient fait comprendre au président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé que le chronogramme fixé par le Gouvernement « <em>n’est pas tenable au regard de la lenteur dans la démarche </em>», avant de demander à l’AIGE de « <em>faire l’état des lieux</em> » afin de voir si le délai est  tenable ou non. Mais, Me Cissé avait rassuré ses interlocuteurs politiques, malgré leurs inquiétudes, que les élections auront lieu aux dates indiquées. « <em>Pour les élections, jusqu’à preuve du contraire, nous nous en tenons au programme qui existe. Nous nous inscrivons dans cette dynamique. Nous travaillons pour tenir les élections dans les délais fixés par les autorités de transition</em> », avait-il rassuré. Ce projet de loi semble confirmer les inquiétudes des acteurs politiques sur le respect du chronogramme.

Quelques jours auparavant, Amadou Traoré du parti Mouvement patriotique sauvons le Mali, affichait son pessimisme quant à la tenue du référendum prévu pour mis mars prochain : « <em>Le 19 mars prochain, je ne suis pas très optimiste par rapport à cette date. Parce qu’il y a des préalables, il y a beaucoup d’enjeux liés notamment à la sécurité, aux aspects techniques et logistiques et aux ressources humaines. Je ne crois pas qu’on puisse gérer tout cela d’ici à cette date. Je sais quand même que toutes ces élections se tiendront, mais je reste dubitatif sur le respect des dates compte tenu de la situation du pays</em> ».

Décidément, il ne fait plus de doute que les dates seront prorogées. Ce qui aura, ipso facto, une incidence sur l’élection présidentielle de février 2024. Va-t-on vers une prorogation de la transition ? Le temps nous en dira de plus.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Électrification Rurale au Mali : L’AMADER et KAMA&#45;SA forment un deal pour flouer les populations de Sadiola</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/electrification-rurale-au-mali-lamader-et-kama-sa-forment-un-deal-pour-flouer-les-populations-de-sadiola-3012036.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 08:15:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’électrification de la localité de Sadiola, pilotée de bout en bout par l’AMADER (Agence Malienne de Développement de l’Électrification Rurale), n’a pas été libre encore moins transparente. Pour la réalisation du projet en 2009, les travaux ont été confiés par l’AMADER au Groupe KAMA-SA, représenté par son PDG, Mamadou Sacko. Malheureusement, les deux services brillent par leur travail mal fait. Et la population de Sadiola en a marre de cette situation.  D’où le lieu pour les populations de procéder à une désobéissance civile dans la ville de Sadiola.</strong>

<strong>C’est g</strong>râce au programme de partenariat public-privé mis en œuvre avec le concours de l’AMADER que le groupe Kama-SA réalise de nombreux projets d’électrification rurale au Mali avec 23 localités électrifiés dans les régions de Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti, dédiés à la fois pour l’éclairage, les unités d’exploitation et les complexes industriels.

Mais depuis des ans, le savoir faire de Kama-SA à Sadiola, n’est plus appréciable en ce qui concerne la distribution du courant électrique, le suivi et la maintenance. Plus grave, la gestion de la clientèle abonnée au courant électrique pose problème. Et c’est dans ce tohu-bohu, que le groupe est allé vers une audacieuse intégration graduelle du solaire, qui aussi est devenue un projet cauchemardesque pour les habitants de Sadiola. Non seulement, le courant électrique est rare pendant les heures de pointes mais aussi, la facturation est kilométrique, à la fin du mois. Car avec ou sans consommation du courant électrique, chaque client doit payer une prime fixe ou frais d’entretien de 3 500F. S’y ajoute, le coût de l’unité du kilowatt heure qui est cédé à 250F CFA.

Pour un départ en 2009, cette prime fixe a été imposée à tous les abonnés par le groupe Kama-SA au motif que la société produira de l’électricité à perte par manque de clients. Mais jusqu’à aujourd’hui, soit une douzaine d’année d’exploitation, Kama-SA a quintuplé sa clientèle à Sadiola et tous les abonnés, sans exception, payent toujours cette prime fixe, avec ou sans consommation du courant électrique.

Mais le hic qui tilt, c’est que même les familles déconnectées au niveau du réseau électrique de Kama reçoivent chaque mois une facture d’électricité pour le paiement des frais d’entretien de leurs compteurs.

<strong>Escroquerie en bande organisée </strong>

Depuis 5 ans, l’AMADER a montré ses limites en ce qui concerne l’électrification rurale au Mali. Et tous les abonnés de Sadiola, présentent les symptômes d’incompréhension au sujet de ces primes fixes ou frais d’entretien collectés par le groupe Kama Mali-SA au détriment des  habitants de Sadiola.

Selon des sources, le marché d’électrification de Sadiola a été attribué dans des conditions floues au Groupe Kama-SA qui bâcle le travail à la grande déception des habitants. La promesse prise par les autorités régionales de l’énergie, lors d’un passage n’a pas été tenue. Et  le groupe Kama Mali-SA qui opère à Sadiola depuis 2009 laisse des projecteurs qui ne jaillissent de la lumière que pendant la journée pour s’éteindre toute la nuit. Du coup, les habitants de Sadiola sont mécontents du fait qu’ils payent 3 500 FCFA de frais d’entretien pour l’éclairage public alors que les projecteurs ne marchent pas aux heures de pointe  (la nuit).

En bloc, il y a un délestage sauvage à Sadiola, depuis 6 ans environ. Et c’est seulement  vers la fin de chaque mois que le groupe Kama-SA fourni de l’électricité à ses clients afin de pouvoir  leur présenter une facture et percevoir  les 3 500F de soit disant prime fixe ou frais d’entretien.

Toutes les correspondances adressées par les populations de Sadiola, à la direction de l’AMADER à cet effet, sont restées sans suites. Jusque-là, personne ne lève le petit doigt.

C’est fort de tout cela que les habitants de Sadiola, organisés en ‘’Mouvement Kéniéba Courant Ko’’, sont convaincus qu’ils sont floués et escroqués depuis une douzaine d’année par le Groupe  Kama Mali-SA et l’AMADER. Le Jeudi dernier, le ‘’Mouvement Kéniéba Courant Ko’’ a procédé à une désobéissance civile pour exiger une explication claire sur cette question d’électricité à Sadiola. Mais avec la rencontre des populations par les autorités de Sadiola, les choses semblent revenir à la normale. Mais pour combien de temps ?

Du côté de KAMA-SA et de l’AMADER, toutes nos démarches pour recouper nos informations sont restées vaines. Que se reprochent-ils au juste ?

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGEROUTE : Plus d’un milliard évaporé : les anciens DG Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga épinglés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ageroute-plus-dun-milliard-evapore-les-anciens-dg-mohamed-attayer-ag-hamani-et-sekou-kontaga-epingles-3012031.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ageroute-plus-dun-milliard-evapore-les-anciens-dg-mohamed-attayer-ag-hamani-et-sekou-kontaga-epingles-3012031.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 08:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fouilles « <em>archéologico-financière </em>» réalisées à l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) par le Vérificateur général est sans appel ! </strong>

Attribution de marchés à des soumissionnaires non pré-qualifiés pour un montant total de plus 617 FCFA et non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13,65 millions FCFA. Auxquels s’ajoutent, l’octroi d’avantages indus au Président du Conseil d’Administration pour un montant total de 3 ,6 millions FCFA ; le paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 FCFA ; l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle financier pour un montant total de 4,6 millions FCFA ;  le paiement d’avantages indus à un personnel qui assurait un intérim pour un montant total de 932 172 FCFA ;  le paiement de primes d’assurances indues pour un montant total de 92,3 millions FCFA ;  le paiement de marchés ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation pour un montant total de 633 808 FCFA ;  des faux enregistrements pour un montant total de plus de 106 millions FCFA et le non-reversement de l’Impôt sur les Traitements et Salaires et de la Taxe Logement pour un montant total de plus 371 millions FCFA.

Autant de pratiques qui selon le Bureau du Vérificateur général ont précipité l’AGEROUTE dans l’abîme. Avec à la clé, plus d’un milliard FCFA (1 373 032 898F) qui se s’est évaporé pendant les exercices 2017, 2018, 2019 et 2020.

<strong>L’AGEROUTE entre parenthèses </strong>

Le gouffre financier creusé au niveau de l’AGEROUTE dépasse l’entendement.  Les Directeurs sortants, Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga, tous deux sont impliqués dans cette gestion  outrancière de l’AGEROUTE, pendant ces 5 dernières années. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque.

Pire, les défaillances à cette époque ont annihilé les efforts du gouvernement. En clair, l’AGEROUTE dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à des personnalités, aussi controversé que Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga : pendant 5 ans, les caisses de la structure ont coulé. Comme le Djoliba dans son lit. Les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en dizaines de millions. Mais en milliard de nos francs.

L’AGEROUTE n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle  a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusque-là, ses deux anciens patrons, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n’ont atteint un tel degré.

Jugée, pourtant, stratégique par le gouvernement dans sa politique d’entretien du réseau routier de notre pays, l’AGEROUTE a vite fait de taire ses ambitions. Pire, il n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

L’AGEROUTE est malade. Malade de ses fonds qui n’ont cessé de s’évaporer ces 5 dernières années. Malade, aussi et surtout de sa Direction, sous<strong>  </strong>Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga<strong> . </strong>Raison invoquée par le vérificateur : des faiblesses et dysfonctionnements relevant du contrôle interne qui ont affecté la qualité de la gestion financière de la structure.

Au nombre de ces faiblesses et dysfonctionnements, il y a le déphasage entre l’acte de création de la régie d’avances et les dispositions réglementaires en vigueur, l’attribution de marchés à des soumissionnaires qui ne respectent pas les critères de qualification des DAO (Dossier d’appel d’offre), la signature irrégulière des moyens de paiement par les deux anciens Directeurs, la non-tenue des documents de la comptabilité-matières et la non-codification des matières. À ces insuffisances, il faut ajouter le paiement par la régie de factures non visées ou non certifiées.

<strong>Entre magouilles et embrouilles</strong>

S’agissant des irrégularités financières, elles s’élèvent à 1 373 032 898 FCFA et sont relatives, entre autres, à l’attribution de marchés à des entreprises éliminées lors de la phase de pré-qualification ou à des entreprises qui n’ont pas participé à cette phase, au non-enregistrement ou au faux enregistrement des marchés, à l’octroi d’avantages indus au personnel, au Délégué du Contrôle Financier et aux membres du Conseil d’Administration ainsi qu’au non-paiement des cotisations sociales et impôts et taxes sur les salaires.

En ce qui concerne les avantages accordés au personnel, ils doivent figurer dans l’accord d’établissement approuvé par délibération du Conseil d’Administration de l’AGEROUTE pour être éligibles. L’équipe de vérification a effectué des contrôles d’effectivité de certains travaux d’entretien routiers avec l’appui d’un ingénieur des constructions civiles mis à disposition par le Ministre des Transports et des Infrastructures. Ces contrôles n’ont pas décelé d’anomalies significatives en raison de certaines limites : la fin de la période de garantie de travaux examinés ;  l’absence de schéma itinéraire dans les rapports finaux des missions de contrôle, ce schéma permet de connaître la localisation des tâches exécutées dans le cadre d’un marché;  les difficultés pour identifier les zones concernées par la vérification, à cause des interventions de plusieurs années antérieures (2017, 2018, 2019, 2020 et 2021), avec des risques de chevauchement entre les travaux exécutés ;  les difficultés d’identification des « <em>début et fin »</em> des zones de reconstruction et des zones de renforcement en BB3 ou BB5 ; les difficultés de mesurer les linéaires des dalles d’accès et de traversée, posées sur les caniveaux, ces dalles sont généralement occupées par des riverains ou remplacées par d’autres types de dalles ; l’inaccessibilité de certaines zones pour des raisons d’insécurité.

Bref, l’AGEROUTE a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes par les deux anciens DG. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plus d’un milliards de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par les deux anciens DG de l’AGEROUTE.

Selon ce système ils veillent aux « <em>bons soins </em>» des bonzes du ministère et à leurs propres personnes: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Face à de telles pratiques qui ont occasionné un trou de plus d’un milliard de francs CFA à l’AGEROUTE, les enquêteurs, à l’unanimité, ont adressé une dénonciation de fait au Pôle Économique et Financier. Du coup, les deux anciens DG de l’AGEROUTE, Mohamed Attayer Ag Hamani et Sékou Kontaga sont dans la tourmente.

Dossier à suivre!

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Piratage des banques : La BOA&#45;Mali rejette qu’elle a été cyber&#45;attaquée… de nouvelles données publiées…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/piratage-des-banques-la-boa-mali-rejette-quelle-a-ete-cyber-attaquee-de-nouvelles-donnees-publiees-3012029.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 08:08:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le système informatique de la Banque Of Africa (BOA) du Mali, a bel et bien été piraté. Même si celle-ci  tente de prouver le contraire à travers un communiqué, la situation semble plus préoccupante. </strong>

Dans l'échantillon de <a href="https://cybersecuritymag.africa/ghana-la-base-de-donnees-centrale-prepayee-ecg-piratee">données </a> à disposition, on retrouve l'accès total aux comptes des utilisateurs et bien d’autres entreprises au Mali, en Afrique de l'Ouest, en Europe. On a aussi accès à toutes les données personnelles. Une  forte somme de 10 millions de dollar soit  6 129 007 000 FCFA,  est demandée par les attaquants en contrepartie de la suppression des données piratées, sans quoi elles seront publiées, d’ici à quelques jours.

Ces cybercriminels  ont certainement en leur possession des  données d'autres filiales de cette institution financière. Une situation qui laisse sans doute place à l’inquiétude, car il s’agit de données de milliers de personnes. Il faut avouer que pour l’heure, plusieurs structures semblent négliger les risques liées à la cyber-sécurité et n’y mettent pas cependant les moyens nécessaires. Une erreur monumentale qui pourrait leur coûter très cher. La cyber-sécurité nécessite un engagement continu des États et des entreprises africaines contre les menaces qui évoluent à pas de géant.

Pour rappel, 50 Go de  données des forces de l’ordre ont été piratées la semaine dernière. Ces données étaient constituées  d’échantillons des numéros de matricule des officiers, des extraits de naissance, des conversations internes, probablement des informations critiques sur certaines opérations passées, en cours ou à venir. La <a href="https://cybersecuritymag.africa/zoom-loi-togolaise-protection-donnees-caractere-personnel">protection des données </a>doit être une préoccupation majeure pour tous, car nulle n’est à l’abri des attaques.

Du côté de la BOA-Mali, l’on reconnaît qu’il y a eu une tentative qui n’a toutefois pas pu prospérer. « <em>S’il y a bien eu une tentative d’intrusion dans nos systèmes, celle-ci a été rapidement bloquée</em> », a indiqué la banque dans un communiqué, assurant que les « données personnelles n’ont pas été touchées » et que leur intégrité est garantie.

Des spécialistes en sécurité informatique confirment que des hackers ont pris pour cible la BOA-Mali sans pouvoir toutefois se prononcer pour l’heure sur l’ampleur des documents qui auraient pu être dérobés.

<strong>Des données divulguées par les hackers </strong>

Pour mettre un terme aux rumeurs, les cybercriminels ont diffusé une partie des données de la Banque of Africa du  Mali. Une manière pour les hackers de prouver que le <a href="https://en.cybersecuritymag.africa/la-banque-boa-mali-peut-elle-encore-refuter-quelle-ete-cyber-attaquee">système informatique de la BOA- Mali </a>a été piraté et plusieurs données confidentielles  volées. Toute chose qui confirme encore  plus l’ampleur de l’attaque des cybercriminels.

Parmi les données partagées, on retrouve  des <em>contrats, des mails, des portefeuilles clients</em>, mais surtout la<em> liste des codes utilisateurs d'Agence Western Union sur toute l'étendue du territoire malien</em>. Mais le plus préoccupant est le fichier <em>«liste des codes utilisateurs d'Agence Western Union</em>». Car ce dernier contient l'ensemble des points de transferts ou de retraits d'argent mais surtout les identifiants de tous les agents de ces agences. On y découvre aussi d'autres données confidentielles critiques.

Face à la quantité de données dévoilées, on ne peut que s'attendre au pire. Il pourrait s’agir de centaines de Giga et même des Téraoctets de données. Il se pourrait que ces cybercriminels de médusa détiennent également des données sur d'autres filiales comme au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Bénin et dans d'autres pays. Aussi, la banque BOA n’est pas pour l'heure la seule victime des hackers. <a href="https://en.cybersecuritymag.africa/banco-sol-victime-dune-cyberattaque">Banco Sol</a>, une banque angolaise s’est également fait piratée.

Pour rappel, une rançon  de 10 millions de dollar soit un peu plus de 6 milliards FCFA, a été demandée et sans quoi les données volées seront publiées, d’ici à trois jours pour compter du 19 février dernier. Une menace à prendre très au sérieux et  plusieurs entreprises et États vont sans doute y faire face. Le mieux serait d'être numériquement prêt pour affronter la menace.

<strong>Jean Pierre James</strong>

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<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Bank-Of-Africa.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3012032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Bank-Of-Africa.jpg" alt="" width="650" height="618" /></a>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/BOA-Haker.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3012033" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/BOA-Haker.jpg" alt="" width="650" height="330" /></a>]]> </content:encoded>
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<title>ANGESEM : La sentinelle contre l’empoisonnement des Maliens par les eaux usées</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/angesem-la-sentinelle-contre-lempoisonnement-des-maliens-par-les-eaux-usees-3011061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 08:37:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il est d’une vérité reconnue par tous que l’eau est source de vie. Ainsi, afin que l’eau de nos puits, nos forages et de nos jarres ne soit pas du poison pour notre santé, l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali (ANGESEM) monte fermement la garde sur plusieurs fronts à travers la réalisation, la réhabilitation et la gestion  de stations d’épuration des eaux usées à Bamako et à l’intérieur du pays.</strong>

Dans une stratégie de défense contre les eaux usées, la Directrice de l’ANGESEM, Mme Konaké Ouma Djénéba MAHAMANE et son équipe, intègrent aussi une approche futuriste en contribuant à l’élaboration efficace des éléments de politique et de stratégies de gestion des eaux usées au Mali. Retour sur les actions phares de ce service important qui travaille d’arrache-pied pour le bien-être de tous les Maliens.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/ANGESEM-eau.jpg"><img class="aligncenter wp-image-3011064 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/ANGESEM-eau.jpg" alt="" width="650" height="292" /></a>Créée par Ordonnance 015/ P- RM du 28 mars 2007, ratifiée par la loi n°07-042 du 28 juin 2007 et modifiée par l’ordonnance N" 2O2O- 007/PT-RM DU 1 8N0V. 2020 et  placée sous la tutelle du Ministère chargé de l’Assainissement, l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali  (ANGESEM) est un Etablissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière chargée du secteur de l’assainissement collectif des eaux usées. Ayant son siège à Sotuba (Bamako) en pleine zone industrielle, l’ANGESEM a, entre autres, pour missions : d’assurer la gestion durable des stations d’épuration et ouvrages annexes ; d’assurer la maîtrise d’ouvrage public déléguée pour les études, les travaux de réalisation et de réhabilitation des infrastructures et équipements ; d’assurer l’assistance technique aux opérateurs du sous-secteur assainissement à leur demande ; de contribuer au renforcement de la communication pour la promotion de l’assainissement; de contribuer à l’élaboration des éléments de politique et de stratégies de gestion des eaux usées. Tous ces travaux sont réalisés par une Direction générale, quatre départements, deux Bureaux en staff et neuf Antennes régionales et du District.

<strong>Les prouesses de l’ANGESEM</strong>

De sa création à nos jours, l’ANGESEM a réalisé plusieurs actions concrètes sur le terrain contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la santé et du cadre de vie des populations. Pour faire ces travaux, elle était sur tous les fronts où le besoin s’est manifesté. À commencer par les zones industrielles, les hôpitaux, les teintureries et même dans nos quartiers (eaux usées domestiques). Et cela, partout sur toute l’étendue du territoire nationale (à Bamako et à l’intérieur du pays).

Au titre des actions déjà concrétisées de l’ANGESEM, on peut noter plusieurs action dont la réalisation, la réhabilitation et la gestion des stations d’épuration des eaux usées industrielles de Sotuba d’une capacité installée de 5 000m3/jour. Ces stations sont conçues pour gérer les eaux usées de la zone industrielle du District de Bamako, soit environ 34 400m3/an d’eaux usées domestiques ; 1,1 million de m3/an d’effluents prétraités de 57 unités   industrielles ; 6 263 m3/an d’eaux usées issues de 94 Garages et 7500 ml de réseau d’égouts.

Actuellement, plus de 29 unités industrielles sont connectées à la station et sont équipées d’unités de prétraitement avec 1 400m3 d’eaux usées traitées.

Aussi, l’ANGESEM a installé, entre autres, la station d’épuration des eaux usées de teinturerie de SOTUBA d’une Capacité de 500m3/J ; la Station d’épuration des eaux usées  de l’Hôpital du Point  G, une station de type Réacteur Bio Séquentiel (RBS) d’une capacité de 300m3/j et  2 336 ml de réseau d’égouts ;  la Station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital de la ville de Sikasso  (Station de type Réacteur Bio Séquentiel (RBS) d’une capacité  de 350 m3/ jour et 1500 ml de réseau d’égouts ; les Stations d’épuration des eaux usées de l’Hôpital dermatologique  de Bamako, ex Institut Marcoux (Station de type Réacteur Bio Séquentiel) d’une capacité  de 100 m3/ jour et 1.286 ml de réseau d’égouts ; la Station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital du Mali à Bamako (station de type Réacteur Bio Séquentiel) d’une capacité de 350 m3/ jour et 1000 de réseau d’égouts ; la Station de la Cité administrative d’une capacité de 300 m3/j ; la Station  d’épuration de la ville de Mopti  issue d’un projet pilote réhabilitée de type lagunage étendu d’une capacité  de 150m3/j et 8.590ml de réseau d’égouts dont 517 concessions sont connectées sur 20.701 ; la Station  d’épuration de la ville de Tombouctou  réhabilitée de type lagunage étendu d’une capacité de 300 m3/j et 17.920ml de réseau d’égouts dont 617 concessions raccordées sur 9376. À noter que l’ANGESEM entretient régulièrement ces installations en vue de leur bon fonctionnement.

<strong>Des partenariats gagnants-gagnant </strong>

Comme le disait l’ancien président de la République, le Général Amadou Toumani Touré, qui veut aller loin va avec les autres. Ainsi, la Direction Générale de l’ANGESEM dans le souci de renforcer la résilience de son service, s’est beaucoup investi dans la diversification de ces partenaires. C’est dans ce cadre que plusieurs conventions ont été paraphées avec plusieurs structures au-dedans comme au dehors du Mali. Parmi les partenariats qu’elle a tissé, on peut, entre autres, citer la convention avec la SOMAGEP pour le recouvrement de la redevance du service public d’assainissement des eaux usées;  le partenariat signé dans le cadre d’un plaidoyer en faveur de la mise en œuvre du SDAB avec la Coalition nationale, Campagne internationale pour l'eau potable et l'assainissement (CN-CIEPA) ; l’Accord cadre de partenariat signé pour les échanges d’expériences et de renforcement de capacités avec l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) ; la signature d’un protocole de collaboration en vue  de créer un cadre de travail entre les parties signataires, basé sur l’accompagnement des actions de développement avec Water Aid.

Mieux, la Directrice de l’ANGESEM, soucieuse de s’inspirer des bons exemples en matière d’épuration des eaux usées dans la seule ambition de faire mieux, n’a pas lésiné sur le renforcement des capacités de son personnel. Elle s’est engagée dans plusieurs partenariats dans ce sens ; parmi lesquels, on peut retenir ceux signés avec l’Association des Agences d’eau des Pays Bas et le Programme conjoint d'appui à la gestion intégrée des ressources en eau (PCA-Gire). Mieux, la Direction de l’ANGESEM a aussi prouvé qu’elle sait dénicher des investisseurs prêts à venir aider le Mali dans son combat dur pour l’assainissement. Sur ce terrain, elle a pu convaincre la KFW à signer une convention de partenariat pour la réalisation d’une Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV) à Kayes et l’Agence Belge de Développement (ENABEL) qui a réalisé une STBV à Koulikoro à travers son projet « <em>Appui aux collectivités territoriales pour l’eau potable et l’assainissement</em> ».

<strong>De bonnes perspectives</strong>

Malgré le travail d’Hercule qu’elle réalise avec son équipe, la Directrice de l’ANGESEM est loin d’être satisfaite de son bilan. Elle a encore la tête pleine de rêves pour ce service qui l’inspire profondément.

Comme perspectives, au-delà de la mise en œuvre du Schéma directeur d’assainissement des eaux usées, elle ambitionne de poursuivre la réalisation de stations d’épuration et ouvrages annexes dans le District de Bamako et les capitales régionales. Et surtout, de produire du compost pour l’agriculture avec des boues de vidange; de produire de l’électricité à travers les boues de vidange ; de renforcer le cadre partenarial avec les acteurs de l’assainissement au Mali et les sociétés et entreprises homologues, d’autres pays.

Également, elle ambitionne de poursuivre les activités de communication avec les usagers ; d’optimiser les ressources financières avec l’opérationnalisation de la redevance par la facturation des abonnés SOMAGEP (Tombouctou). S’y ajoutent, la facturation des hôpitaux, en plus des unités industrielles et la signature de contrats de prestation de service avec les établissements commerciaux.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

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<title>Dr Amadou Albert Maïga, Premier Secrétaire parlementaire du CNT : « Nous allons marcher, s&amp;apos;il le faut, sur ces groupes armés rebelles »</title>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 08:32:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Dr Amadou Albert Maïga, haut responsable du Conseil national de transition (CNT), l'organe législatif de la transition au Mali, a diffusé une vidéo pendant le week-end, dans laquelle il annonce une guerre à venir entre les forces maliennes et les groupes armés signataires. </strong>

« <em>La tête du serpent est à Kidal</em> », « <em>la guerre est inévitable</em> », juge le Dr Amadou Albert Maïga, premier secrétaire parlementaire du Conseil national de transition.

À en croire le Dr Maïga, les autorités maliennes se préparent à mener une guerre pour la libération de Kidal. Suite à ces déclarations, la tension est montée d’un écran du côté de la CMA.

Alors que les ex-rebelles indépendantistes de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) ont fusionné mercredi dernier, à Kidal, en une seule et même entité politico-militaire, ce haut responsable du CNT,  Amadou Albert Maïga,  déclare : <em>« Nous allons marcher, s'il le faut, sur ces groupes armés rebelles </em>».  Et d’assurer : « <em>Nous avons aujourd'hui une armée équipée et puissante qui peut frapper à la vitesse de la lumière</em> ». Avant de conclure: « <em>Nous allons faire cette guerre pour libérer notre pays du joug du colonialisme, du terrorisme et de la rébellion</em> ».

Dans sa vidéo, enregistrée en français et en bambara,  M. Maiga du CNT attaque la France, les groupes armés signataires de l'accord de paix et les groupes jihadistes, accusés de partager une stratégie commune.

Face à ce message en guise de mise en garde, la CMA a immédiatement « pris la communauté internationale à témoin » et « condamné » ces propos qui selon elle est « une déclaration va-t-en-guerre ». « Nous les prenons au sérieux », explique Mohamed el Maouloud Ramadane, l'un des porte-parole de la CMA, car cela fait apparemment suite à une rencontre avec le président, de transition, le colonel Assimi Goïta.

Amadou Albert Maïga a également publié sur sa page Facebook une photo de lui en compagnie du colonel Assimi Goïta, sur laquelle il apparaît habillé de la même manière que sur sa vidéo – même boubou et même chapeau. Les dates ne sont pas précisées.

Pour la CMA, cette sortie qu’elle trouve belliqueuse est-elle téléguidée par la présidence? S'agit-il d'un ballon d'essai ? D'une manière de préparer l'opinion ? Ou d'une initiative strictement personnelle d'Amadou Albert Maïga ?

Toutefois, Amadou Albert Maïga n'apporte pas de précisions sur les conditions dans lesquelles il a enregistré et publié cette vidéo. Depuis des mois, Bamako et les groupes armés signataires sont en conflit et l'application de l'accord de paix est à ce jour complètement bloquée.

Les deux parties assurent y être attachées, mais l'éventualité d'une reprise des hostilités est de plus en plus redoutée. « J'espère qu'ils ne franchiront pas le Rubicon », commente un ancien ministre malien, inquiet de voir que « <em>certains veulent un match retour à Kidal [où l'armée malienne avait été défaite en 2012, NDLR]</em> », « <em>d'autres veulent une victoire militaire pour des buts politiques</em> ».

Sollicités par RFI au sujet de cette vidéo, ni la présidence malienne, ni le ministère de la Réconciliation nationale, en charge de l'accord de paix, n'ont donné suite. Le ministère de la Défense a quant à lui répondu et précisé : « <em>L'armée malienne s'équipe pour lutter contre les groupes armés terroristes. L'accord de paix détermine le rapport entre les groupes armés signataires et le gouvernement</em> ».

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Laboratoire National de la Santé : Une gestion comparable à celle d’une épicerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/laboratoire-national-de-la-sante-une-gestion-comparable-a-celle-dune-epicerie-3011054.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 08:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités maliennes vont-elles prendre des mesures pour nettoyer les écuries d’Augias du Laboratoire National de la Santé (LNS)? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part le management en cours au sein de cette structure étatique. Et le rapport de performance du Bureau du Vérificateur Général (BVG)  en dit long sur les pratiques d’outre-tombe de ce service qui hypothèquent l’avenir de notre pays. </strong>

Depuis la prise de fonction du Pr Benoît Yaranga Koumaré, au Laboratoire National de la Santé, le 25 mars 2009, (il y a 15 ans), la mauvaise gestion des ressources humaine et financière et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont courants au niveau de ce service. Et si les autorités maliennes pouvaient ordonner, sans complaisance ni parti pris, un contrôle financier de fond en comble au sein de la Direction du LNS, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau de mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds. Mais avant que cette démarche ne soit à l’ordre du jour, le Bureau du Vérificateur Général lève un coin de voile sur la gouvernance érigée en mode au sein du LNS.

<strong>Rapport accablant</strong>

La vérification de performance du BVG au Laboratoire National de la Santé, s’inscrit dans une perspective d’amélioration continue de la protection de la population contre les maladies d’origines alimentaire et médicamenteuse. Elle a porté sur l’analyse du cadre institutionnel du système actuel de contrôle qualité des médicaments, aliments eaux et boissons, la gouvernance administrative et financière, le plateau technique et les processus opérationnels d’échantillonnage et d’analyses du LNS.

L’insalubrité des aliments et des médicaments qui constitue une des causes importantes des maladies et d’échecs thérapeutiques est considérée, à ce titre, comme une préoccupation de santé publique par l’Organisation Mondiale de la Santé et par le Fonds Alimentaire Mondial (FAO). Ainsi, les directives de la FAO recommandent aux États d’adopter un cadre législatif assurant une protection efficace des consommateurs contre les intoxications alimentaires et médicamenteuses pour mieux encadrer la circulation, la commercialisation et la consommation des produits concernés.

À cet effet, il apparaît que le Gouvernement du Mali a pris des mesures importantes en matière de contrôle phytosanitaire à travers deux (2) lois et leurs textes d’application concernant l’inspection des produits alimentaires d’origines animale et végétale. Les services de l’Agriculture et de l’Élevage sont chargés de l’application de ces textes. Concernant les analyses physico-chimique et biologique des aliments qui sont du ressort du Laboratoire National de la Santé, il existe une insuffisance de réglementation pour encadrer les activités de contrôle qualité.

Concernant le système actuel de contrôle qualité des médicaments, aliments eaux et boissons, l’absence de synergie entre les entités impliquées dans ce système constitue une entrave à la performance du Laboratoire National de la Santé. En effet, il n’existe pas de cadre intégré de coopération entre les services de contrôle phytosanitaire et le Laboratoire National de la Santé facilitant une protection adéquate des populations contre les risques de nocivité des aliments et des médicaments.

L’examen des éléments de la gouvernance, du plateau technique et des processus opérationnels du LNS fait ressortir des insuffisances qui sont de nature à entraver l’efficacité et l’efficience de la réalisation des missions de contrôle qualité des aliments, médicaments, boissons et eaux sur toute l’étendue du territoire national. En effet, en l’absence de relais au niveau régional et d’un cadre de collaboration entre les différents acteurs, le LNS éprouvera toujours des difficultés à satisfaire les besoins sans cesse croissants de contrôle qualité des aliments, médicaments, boissons et eaux. Avec un effectif et des moyens logistiques et financiers insuffisants, les capacités actuelles du LNS ne lui permettent pas d’atteindre les performances attendues d’un laboratoire de son rang au niveau national, avec les lenteurs dues à la lourdeur du processus d’échantillonnage qui requiert dans la plupart des cas que le LNS se déplace dans les Régions pour prélever les échantillons, les analyser et acheminer les résultats par la Direction Nationale de l’Agriculture ou de l’Élevage.

Par ailleurs, concernant le contrôle qualité des médicaments, il y a lieu de signaler la nécessité de renforcer et de dynamiser la pharmacovigilance à travers une forte implication des ordres régionaux des pharmaciens et une lutte efficace contre la vente illicite des médicaments. Aussi, se pose la nécessité de prendre des mesures favorables à la certification des 40 médicaments produits au Mali dont certains ne le sont pas encore.

C’est à cet effort que la population sera efficacement protégée contre les conséquences de la consommation des médicaments, aliments, eaux et boissons insalubres.

<strong>Absence de formation du personnel </strong>

Le Laboratoire National de  la Santé ne procède pas adéquatement à la gestion des activités de formation du personnel. À l’exception du laboratoire de contrôle qualité des médicaments qui est en voie d’accréditation, les activités de formation du personnel du LNS présentent des insuffisances.

Pour s’assurer que le Laboratoire National de la Santé procède adéquatement à la gestion des activités de formation du personnel, l’équipe de vérification du BVG s’est entretenue avec le Directeur Général du LNS, le Pr. Benoît Yaranga Koumaré ; son Adjoint, Seydou Moussa Coulibaly et le responsable des ressources humaines. Elle a examiné les contrats de travail, les décisions de recrutement, de mise à disposition, l’organigramme et les profils de postes.

Du coup, il ressort que le LNS ne dispose pas de plan de formation pour le personnel permettant d’organiser les activités de formation en fonction des besoins de formations et de la planification budgétaire. Les entrevues menées auprès des différents responsables ont permis de révéler que durant la période sous revue, la plupart des agents n’ont pas bénéficié de formation. Seuls les agents du Département Médicament qui est à l’épicentre du processus de certification, bénéficient des actions de formation. L’efficacité des actions de formation réside dans la mise en œuvre des actions de formation suivant les orientations du plan stratégique 2017- 2023. Dans ce contexte, le plan de formation est un outil incontournable de plan stratégique concernant le renforcement des capacités du LNS.

Les défaillances dans la mise en œuvre des activités de formation empêchent le LNS d’atteindre avec efficacité et efficience ses objectifs opérationnels et stratégiques.

<strong>Manque de vigilance du DRH du Secteur Santé et Développement Social sur le LNS </strong>

Sur la base d’informations fournies par le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social, M. Biassoun Dembélé, le Directeur des Ressources Humaines du Ministère de l’Économie et des Finances a réaffecté l’Agent Comptable du LNS sans procéder à son remplacement. Cette pratique n’est pas une première au LNS, car de 2018 à 2022, trois (3) Agents Comptables se sont succédé au poste sans qu’aucun n’ait produit un compte de gestion durant la même période.

Afin de s’assurer que le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social, Biassoun Dembélé, veille sur les cadres organiques des services du département, notamment l’occupation régulière du poste d’Agent Comptable du LNS, l’équipe de vérification a effectué des entrevues. Elle a constaté que le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social, ne procède pas adéquatement au contrôle de l’occupation régulière des postes, par les agents, dans les services du département et particulièrement celui de l’Agent Comptable du LNS.

En effet, il ressort des travaux effectués par l’équipe de vérification que le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Santé et Développement Social a, suivant le BE n°1221/MSDS-SG-DRH-SSDS du 18 mars 2022, saisi la Direction Nationale de la Fonction Publique et du Personnel d’une demande de mise à disposition du Ministre de l’Économie et des Finances de l’Agent Comptable en fonction au LNS. À la suite de cette demande, la Direction Nationale de la Fonction Publique et du Personnel a pris la Décision n°2022-000400/ MTFPDS-SG-DNFPP-D1-3 du 4 avril 2022 portant mise à disposition de certains Agents au Ministère de l’Économie et des Finances. Sur la base de cette décision, le Directeur des Ressources Humaines du Secteur Économie et Finances a procédé à la mutation de l’Agent Comptable à la Direction Régionale du Trésor de Kayes suivant la Décision n°2022- 0130/MEF-DRH/SDEF du 27 avril 2022 portant affectation d’Agent. Ainsi, le poste d’Agent comptable du LNS est resté vacant durant plus de quatre (4) mois alors que l’arrêté de nomination de l’Agent Comptable n’avait pas été abrogé.

<strong>Inexistence totale de communication et d’information </strong>

La gestion du Laboratoire National de la Santé est comparable à celle d’une épicerie. Il ne met pas adéquatement en œuvre les actions de communication et d’information en appui aux activités de sensibilisation et de marketing nécessaires à la réalisation de sa mission de contrôle qualité des aliments, médicaments, boissons et eaux.

Le contrôle qualité des médicaments, aliments, boissons et eaux passe par des actions de communications pour informer et sensibiliser les acteurs sur les risques de maladies d’origines alimentaire et médicamenteuse. C’est dans ce cadre que les Directives de la FAO pour le renforcement des systèmes nationaux de contrôle alimentaire, édictées sous le n° ISBN 92-5-204918-5 prévoient en leur annexe 10 que l’organisation effective d’une agence nationale de contrôle alimentaire repose, entre autres, sur des principes de fonctionnement axés sur la protection de la santé des consommateurs et sur la fourniture d’informations et de conseils permettant aux consommateurs d’effectuer des choix dûment informés.

Dans le cadre de cette mission, l’équipe de vérification a procédé aux entrevues avec le Directeur Général du LNS, Pr. Benoît Yaranga Koumaré, son adjoint Seydou Moussa Coulibaly et des chefs de Département. Elle a ensuite procédé à une revue documentaire et analysé les rapports d’activités du LNS. Il ressort des travaux de vérification que les activités de communication et d’information du LNS n’ont pas été alignées sur le plan stratégique 2017-2023 qui dispose d’un axe relatif au renforcement du volet information, éducation et communication.  En effet, cet axe stratégique prévoit trois (3) actions majeures de communication et d’information qui ont été insuffisamment mises en œuvre.

Il s’agit : de la création d’une unité IEC qui devrait être dotée de moyens matériels et humains pour son fonctionnement ; de la mise en place et du développement d’un site Web actif pour promouvoir les activités, la transparence et la qualité des services du LNS ; et de l’utilisation des différents canaux de communication (médias, réseaux sociaux et publication).

Il ressort également de l’examen des rapports financiers de la période sous revue que le LNS ne consacre pas de crédit budgétaire aux activités de communication. Il s’en suit qu’il n’a pas mis en place d’outil de communication et de sensibilisation autour des risques liés à la consommation de médicaments et aliments n’ayant pas fait l’objet d’un contrôle préalable des substances physico-chimiques et biologiques. Il apparaît également que les actions tendant à donner plus de visibilité aux missions et attributions du LNS n’ont pas été adéquatement mises en œuvre.

<strong>Non tenue d’une comptabilité </strong>

L’Agent Comptable du LNS ne procède pas à la tenue régulière de la comptabilité et ne produit pas de compte de gestion. En effet, les opérations comptables ne sont pas régulièrement enregistrées et cette mauvaise pratique ne lui permet pas de produire les états financiers exigés par la réglementation en vigueur.

Il ressort du contrôle que les opérations financières du Laboratoire National de la Santé ne sont pas, régulièrement, prises en charge dans la comptabilité. À titre d’illustration, le Certificat d’analyse n°000040/MSDS/LNS du 6 septembre 2022 concernant l’analyse des échantillons n°22430-E1, 22431-E2 et 22432-E3, pour une facture de 600 000FCFA a été établi et remis aux clients concernés sans avoir fait l’objet de paiement au niveau de la Régie des recettes. De plus, l’équipe de vérification a révélé que les  livres comptables du LNS dont le grand livre des comptes et la balance qui sont nécessaires pour la production des états financiers ne sont pas tenus. Ainsi, l’Agent Comptable du LNS n’a pas établi les comptes de gestion des exercices 2019, 2020 et 2021. La bonne tenue de la comptabilité est nécessaire pour permettre au LNS de produire des informations financières fiables et rassurantes pour ses partenaires, d’établir des indicateurs financiers pertinents et de procéder avec efficacité et efficience à la reddition des comptes. Les irrégularités dans la tenue des livres comptables et la non-production des comptes de gestion compromettent la régularité et la sincérité des opérations financières effectuées par le Laboratoire National de la Santé.

<strong>Manque de gestion adéquate des produits chimiques périmés </strong>

Le Laboratoire National de la Santé ne prend pas de mesures appropriées pour une conservation adéquate des réactifs périmés acquis pour les besoins d’analyses chimiques et biologiques des médicaments, des aliments, des boissons et des eaux. La gestion des produits, matières dangereuses comprenant en grande partie les produits chimiques, est encadrée par des conventions internationales et la législation nationale. Pour avoir le cœur net que le LNS applique les normes de conservations des produits dangereux dont les réactifs chimiques périmés utilisés dans les laboratoires d’analyses, l’équipe de vérification s’est entretenue avec le Directeur Général, son Adjoint et les responsables des différents laboratoires. Elle a visité le magasin de stockage des réactifs y compris ceux périmés.

Du coup, l’équipe de vérification a décelé que le LNS dispose dans un magasin des stocks de réactifs périmés qui ne sont pas gérés suivant les exigences indiquées par les normes et la réglementation en vigueur. En effet, à la suite de la visite des magasins, l’équipe a constaté que ces réactifs sont stockés dans un magasin ne respectant pas les conditions de conservation des produits chimiques dangereux. Il est ressorti des entrevues que le LNS, faute de magasins appropriés et de moyens de destruction de ces réactifs chimiques périmés au Mali, les entasse dans un magasin dans l’espoir de les faire acheminer à l’extérieur du pays pour y être détruits. En attendant, ces produits dangereux demeurent entreposés dans un magasin qui n’est ni ventilé, ni muni de bacs de rétention, ni équipé de dispositif en cas d’incendie. De plus, l’équipe de vérification n’a pris connaissance d’aucun plan d’évacuation de ces produits dangereux.

Selon les responsables du LNS, les réactifs périmés sont stockés dans les magasins en attendant d’être expédiés en Europe pour y être détruits faute de structure compétente en la matière au Mali pour les détruire et de moyens financiers pour les acheminer sur les lieux de destruction.

Le respect des normes de gestion des produits chimiques constitue un gage de sécurité contre diverses maladies provenant de la manipulation et même de la propagation desdits produits dans l’environnement. L’entassement des réactifs périmés qui sont des produits chimiques dangereux, expose les personnels du LNS, les clients et mêmes les populations environnantes à des risques de sécurité sanitaire.

En attendant, la mauvaise conservation des réactifs chimiques périmés constitue une menace pour la sécurité des travailleurs du Laboratoire National de la Santé, l’environnement et la santé de la population et peut mettre en jeu sa responsabilité sociale et environnementale.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Diplomatie : La Russie dans le pré carré français</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/diplomatie-la-russie-dans-le-pre-carre-francais-3011055.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 08:26:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le retrait de la France du Mali, la Russie est devenue un partenaire clé de Bamako dans la lutte contre le terrorisme. Quitte à s'ingérer au cœur du pré carré français ?</strong>

Jamais un chef de la diplomatie russe ne s'était rendu au Mali, malgré sa longue tradition de coopération avec l'<a href="https://www.lepoint.fr/tags/russie">Union soviétique</a>. <a href="https://www.lepoint.fr/tags/serguei-lavrov">Sergueï Lavrov</a>, est arrivé à Bamako, le lundi 6 février 2023, pour une visite de deux jours, <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/la-reticence-de-l-afrique-a-s-aligner-sur-l-occident-a-ete-un-signal-15-12-2022-2501911_3826.php">dans un contexte géopolitique particulier pour le Sahel</a>. D'après Bamako, cette visite « matérialise la volonté ferme » des président Goïta et <a href="https://www.lepoint.fr/tags/vladimir-poutine">Vladimir Poutine</a> « d'impulser une nouvelle dynamique » à leur coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité ainsi qu'au niveau économique. Elle s'inscrit, également, en droite ligne du choix politique opéré par le gouvernement de la Transition d'élargir et de diversifier les partenariats stratégiques.

Le moins que l'on puisse dire est que le chef de la diplomatie russe met le turbo en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>. C'est son troisième voyage sur le continent en l'espace de six mois. Il y a quelques jours encore, il concluait une visite fructueuse en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a>, qui assure la présidence des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), groupe des grands pays émergents. Principale puissance industrielle du continent, l'Afrique du Sud refuse jusqu'à présent de condamner l'invasion russe de l'Ukraine et a annoncé qu'elle accueillerait du 17 au 27 février des exercices maritimes conjoints avec la Russie et la Chine. Lavrov s'était par la suite rendu en E-swatini, en Angola et en Érythrée. Après Bamako, il était prévu qu'il se rendeen Mauritanie, au Maroc et en Tunisie, selon l'agence de presse russe Tass.

<strong>Bamako, un allié historique...</strong>

Si ce nouveau déplacement en Afrique de l'Ouest et au Maghreb s'inscrit dans le cadre d'une grande tournée africaine préparatoire du sommet Russie-Afrique prévu en juillet prochain à Saint-Pétersbourg, le Mali s'affirme de plus en plus comme un maillon essentiel de la stratégie du Kremlin en Afrique, <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/frederic-lejeal-l-afrique-ne-souhaite-plus-un-tete-a-tete-avec-la-france-25-06-2022-2480919_3826.php">dans un contexte de défiance vis-à-vis des partenaires traditionnels</a>, notamment la France.  Cette présence du ministre russe des Affaires étrangères est perçue comme une opportunité pour les autorités maliennes, qui ont besoin d'un allié puissant sur la scène mondiale.

Un allié avec lequel plusieurs officiels maliens entretiennent des liens étroits. L'influence russe au Mali date de l'époque de l'ancien président Modibo Keïta, adepte du non-alignement. Dans sa quête d'une souveraineté économique, Bamako a tout fait pour éviter le recours aux aides françaises et signé plusieurs accords de coopération avec Moscou dès le début des années 1960. Après un désengagement brutal à la chute de l'Union soviétique, la Russie a opéré un retour en force sur le continent africain vers la fin des années 2000, en même temps que d'autres acteurs comme la Chine, la Turquie ou l'Inde. Mais principalement dans le domaine de la coopération militaire et de manière très visible dans les pays d'Afrique du Nord : Algérie, Libye, Égypte, en tête. Si le Kremlin est devenu très rapidement le premier fournisseur d'armes dans ces pays, la situation est plus nuancée en Afrique de l'Ouest, jusqu'à cette accélération observée ces dernières années.

<strong>... devenu stratégique dans l'optique de la rivalité avec le bloc occidental</strong>

Si la visite de l'influent chef de la diplomatie russe, accompagné d'une forte délégation, a duré moins de 24 heures, elle concrétise assurément le rapprochement opéré par les militaires maliens qui ont pris le pouvoir en 2020, en même temps qu'elle rompait l'alliance militaire avec la France et ses partenaires. Plusieurs ministres maliens se sont rendus à plusieurs reprises à Moscou. Sergueï Lavrov, qui était le lundi 6 février le matin en Irak, a été reçu le mardi par le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta. Des discussions avec son homologue Abdoulaye Diop et une conférence de presse ont eu lieu.

En prenant racine au Mali, la Russie s'installe au cœur même d'un “pré carré” français. Au-delà du Mali, ce sont le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Guinée, et même le Togo et le Bénin qui sont désormais à portée de la diplomatie russe. On comprend dès lors ce qui motive Sergueï Lavrov à effectuer ce déplacement sur le terrain aride du Sahel.  En effet, le Mali partage des frontières avec de nombreux pays, qui sont d'anciennes colonies françaises. Et les affaires vont bon train. Les principaux enjeux de cette visite sont, d'après de nombreux analystes, liés à la vente d'armes et aussi aux investissements. Moscou a déjà fourni au Mali des avions militaires, y compris des hélicoptères de guerre, ainsi que des instructeurs russes, depuis 2021. Cette présence russe au Mali est revendiquée par <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guerre-en-ukraine-les-etats-africains-veulent-avoir-une-autonomie-strategique-03-06-2022-2478204_3826.php">les autorités maliennes comme l'expression d'une liberté de choix stratégique pour la défense de la souveraineté. </a>

<strong>Faire du Mali un pays pivot</strong>

Il y a quelques semaines, le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, encourageait son homologue burkinabè, Apollinaire Kyélem de Tambela, en visite à Bamako, à suivre l'exemple malien en matière de défense de la souveraineté et de liberté des choix stratégiques. La même semaine, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, voisin du Mali, a démenti la présence de mercenaires de Wagner sur le sol de son pays, en butte lui aussi à la propagation djihadiste. Des drapeaux russes fleurissent dans les rues de Ouagadougou, tout comme les discours antifrançais. Mais, quel est l’apport de la Russie sur le terrain de la guerre ?

Sur le terrain au Mali, le bilan de ce changement de pied stratégique est applaudi. Les autorités maliennes ont inversé la dynamique contre les groupes djihadistes. De quoi faire pâlir de jalousie, la communauté internationale qui dresse un bilan plus sombre. Pour l’ONU qui roule pour la France à travers la MINUSMA, les nouveaux alliés de l'armée malienne sont à l’origine des exactions contre les populations civiles maliennes.

<strong>La Secrétaire d'État française au Niger voisin</strong>

Au-delà du Mali, la visite du patron de la diplomatie du Kremlin s'inscrit dans une stratégie d'influence sur l'ensemble du continent, où de nombreux pays se sont gardés de condamner l'invasion russe de l'Ukraine. En quelques décennies, l'Afrique est devenue le terrain d'une âpre concurrence diplomatique et économique entre grandes puissances.

Hasard du calendrier, c'est exactement à ces mêmes dates que la secrétaire d'État française chargée du Développement et des Partenariats internationaux se trouve au Niger pour un forum d'affaires du 6 au 8 février, <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-la-france-s-en-va-et-maintenant-17-02-2022-2465207_3826.php">au moment où la France réorganise son dispositif militaire au Sahel</a>. La ministre Chrysoula Zacharopoulou participe à la première édition du business forum UE-Niger. Cette visite, selon son entourage, était prévue de longue date ; mais elle est intervenue peu après que les autorités du Burkina Faso ont demandé le départ des forces spéciales françaises et alors que le Niger est pressenti pour accueillir tout ou partie de ces militaires.

Au Niger, la ministre était aux côtés de deux homologues européens, Francisco André, secrétaire d'État aux Affaires étrangères et à la Coopération du Portugal, et Konstantinos Fragkogiannis, secrétaire d'État aux Affaires étrangères de Grèce, ainsi que des représentants d'autres États membres de l'Union européenne. « <em>Ce déplacement marquera l'engagement de l'UE et de ses États membres pour la mise en œuvre des engagements pris lors du sommet UE-UA pour un nouveau partenariat avec l'Afrique</em> », souligne la ministère français. Le business forum UE-Niger doit permettre aux entreprises européennes de « <em>saisir les opportunités d'investissements au Niger, partenaire essentiel pour la France et l'UE</em> », a-t-elle également expliqué.

En marge de ce forum, il y a eu une visite de terrain sur différents projets financés par l'Union européenne dans le domaine des énergies renouvelables et du traitement de l'eau, une rencontre avec les officiels, dont le président Mohamed Bazoum et le ministre des Affaires étrangères Hassoumi Massoudou.

<strong>Les assurances de la Russie </strong>

Pour la Russie, cette visite au Mali est un succès d’image non négligeable alors que les États-Unis, comme la Chine, déploient des efforts pour courtiser le continent africain dans un contexte de recomposition des relations internationales. La tournée de Sergueï Lavrov, s’inscrit également dans la stratégie de communication menée par Moscou, qui se présente depuis plusieurs années comme une solution de remplacement aux pays occidentaux.  En clair, l<em>a Russie a saisi l’occasion de surfer sur la sympathie prorusse de nombreux États africains qui se cachent derrière un prétendu non-alignement. </em>Le 2 mars 2021, à l’ONU, dix-sept pays africains se sont abstenus lors du vote d’une résolution pour condamner l’invasion de l’Ukraine.

Aujourd’hui, le pouvoir russe entend tout de même capitaliser sur ce qu’il considère comme une victoire diplomatique. « <em>Malgré la pression externe d’une ampleur sans précédent, nos amis n’ont pas soutenu les sanctions contre la Russie. Cette ligne indépendante mérite un grand respect</em> », s’est félicité Sergueï Lavrov. L’émissaire russe y fustige également « <em>les propagandes occidentale et ukrainienne, qui prétendent que la Russie “exporte la famine” </em> et se vante que la Russie <em>« n’</em>[ait]<em> pas terni sa réputation par des crimes sanglants du colonialisme »</em>.

Présente dans le domaine de la sécurité au Mali et en République centrafricaine notamment, la Russie tente d’élargir son périmètre à d’autres régions et secteurs afin d’accroître son influence en Afrique. L’Égypte a confié la construction d’une centrale électrique à quatre réacteurs à l’entreprise publique russe d’énergie atomique Rosatom. En République du Congo, une entreprise russe planche sur la construction d’un important oléoduc qui devrait acheminer le pétrole de la ville de Pointe-Noire vers le nord du pays.

<em>Face aux sanctions qui s’abattent sur la Russie, le Kremlin n’a plus le choix. Il lui faut trouver de nouveaux partenaires. Et son message aux Occidentaux est clair : désormais, l’engagement de la Russie en Afrique ne sera plus cosmétique, comme il y a dix ans, mais il entre durablement dans la stratégie de sa politique étrangère. </em>

Serguei Lavrov a aussi annoncé la tenue d’un sommet russo-africain, en 2023, sur le modèle de la première édition en 2019, qui avait réuni, à Sotchi, une quarantaine de dirigeants africains et une myriade d’hommes d’affaires.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Douane malienne : Les recettes en chute libre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-malienne-les-recettes-en-chute-libre-3011049.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 08:20:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’arrivée de l’équipe d’Amadou Konaté à la tête de la Douane du Mali, les recettes sont en chute libre. </strong><strong>Au plus haut niveau, notamment au Ministère de l’Économie et des Finances, on commence à s’inquiéter de cette situation qui pourrait être due à plusieurs facteurs dont la faiblesse et le manque de leadership du Directeur Général. </strong>

Face à cette situation, il est préconisé que le département de l’Économie et des Finances, pour éviter des pertes chiffrées à plusieurs milliards de nos francs, fasse preuve d’un grand discernement et de rigueur. Tantôt l’on évoque les effets de la crise mondiale; tantôt l’on fait croire que c’est la crise multiforme que le pays subi. Mais quand il y a des nominations claniques à des postes stratégiques, il faut s’attendre à des échecs.

Aujourd’hui, la situation que traverse la Douane malienne, laisse entrevoir le remplacement de son Directeur général, Amadou Konaté, par un autre, plus compétent. Avec plus de recettes et moins de pertes de recettes pour la Douane malienne…
En tout cas, c’est le souhait, formulé « <em>par les soldats de l’Économie</em> », qui voient, chaque jour, leurs efforts se réduire, comme « <em>peau de chagrin</em> », en une année et six mois.  Avec des pertes chiffrées à plus de 200 milliards de francs CFA, en une année et demi.

« <em>Je rappelle l’engagement solennel pris, par le Directeur général des Douanes, à son arrivée, au titre des recettes 2022 »,</em> lâchait le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousséini Sanou, lors d’une rencontre avec les responsables douaniers. C’était, en marge de la célébration de la journée des Douanes, à Samako II.

Lancé dans un léger brouhaha, du moins si l’on en croit une source bien introduite, ces mots ont fait l’effet d’une bombe. Plus de parole, plus de murmure. Le calme plat, au milieu de l’assistance qui s’interroge du regard : serait-il temps pour le Directeur général de la Douane de céder le fauteuil à un plus compétent que lui ? La question taraude les méninges. Mais, comme l’a laissé planer le ministre de l’Économie et des Finances, les jeux semblent faits. Ou presque.

<strong>Plus de 200 milliards FCFA de perte en 18 mois </strong>

Certes, Alhousséini Sanou n’a pas évoqué, directement, le départ du directeur général des Douanes. Mais, c’est presque un acquis. Surtout, après le résultat enregistré après une année et six mois de gestion calamiteuse. S’y ajoute une perte de recettes d’environ 264,2 milliards de FCFA durant la même période. S’y ajoutent des gaps de 20 milliards CFA à 30 milliards de Francs CFA par mois. Comme ce fût le cas en janvier 2022 où les recettes se chiffraient à 30 milliards de Francs CFA. Celles des autres mois, sans l’usage des recouvrements par anticipation et au forceps, n’ont pu dépasser 50 milliards CFA par mois, alors que la Douane est supposée réaliser une recette globale de plus de 6O milliards CFA par mois.

<strong>Promesses non tenues</strong>

Suggérant que le niveau de recouvrement des recettes est la principale source de friction, entre personnel des Douanes et pouvoir en place, le nouveau directeur général de la Douane jure – la main sur le cœur – de mettre toutes les chances de son côté pour honorer les « <em>autorités de la Transition</em> », en les dotant de « <em>ressources financières</em> », capables de leur permettre d’avancer à grands pas.
Une année et  6 mois après, « <em>la promesse des fleurs ne semble pas donner celle des fruits</em> ». Les recettes sont en chute libre, ou presque. De 30 milliards de FCFA en janvier 2022, les recettes de la Direction générale des Douanes se sont stabilisées à 47 milliards de FCFA.
De janvier  2022 à nos jours, il n’y a pas un seul mois où la direction générale des Douanes a atteint, voire dépasser, le niveau des recettes, à lui fixé par le gouvernement de Transition : environs soixante milliards de francs CFA par mois. Avec des gaps allant de 3O milliards de Francs CFA par mois, voire plus. Comme ce fut le cas en novembre et décembre dernier, où sans l’usage abusif des recouvrements par anticipation, c'est-à-dire la perception des droits sur des marchandises, qui n’ont pas franchi le cordon douanier,  il était impossible pour la Douane malienne d’atteindre la barre des 60 milliards de recettes par mois. Avec cette stratégie des anticipations, la Direction générale de la Douanes, a déjà, encaissé plus de 40 milliards FCFA sur les recettes du premier trimestre de 2023.

Mais dans le fond, ce sont les magouilles qui entourent ces anticipations, qui donnent froid dans le dos de plus d’un agent. « <em>Lorsqu’un opérateur économique paie par anticipation, sur une importation de 10.000 tonnes, il en fait venir 20.000 tonnes. Les droits des 10.000 autres tonnes s’en vont en fumée</em> », indique un agent de la Douanes, qui sait de quoi il parle. Et un ancien haut responsable des Douanes de commenter : «<em>l’ECOR (la fiche établie par l’agent de constatation) a beau fonctionné correctement, il ne serait d’aucune utilité si les agents qui l’exécutent ne veulent rien voir </em>».

Pensant pouvoir apporter à l’amélioration des recettes, après les changements nécessaires, Amadou Konaté, l’actuel Directeur général de la Douane, s’est révélé « <em>incapable de le faire</em> ». Car ses «<em>collaborateurs avaient été nommés, sans lui. Encore moins, sans son aval</em> ».
Mieux, les collaborateurs du directeur général avaient été choisis. Sans son avis. Transformant, du coup, la Direction générale de la Douane en « <em>un monstre à plusieurs têtes</em> ».

<strong>La racine du mal</strong>

À la demande du Directeur général de la Douane, une baisse substantielle des recettes mensuelles de la Douane avait été accordée à la Douane en 2022. De 600.000 Francs CFA par mois, les recettes ont été ramenées à 590.000 Francs CFA, chaque fin de mois.
Malgré tout, le directeur général de la Douane n’a pu atteindre ce niveau de recouvrement des recettes. Pas, un seul mois, la Direction générale des Douanes n’a pu atteindre, voire dépasser le niveau des recettes fixé par mois : 590.000 francs CFA par mois.
Le Directeur général de la Douane, M. Amadou Konaté et ses collaborateurs sont, depuis des mois, au cœur de la polémique au sein de l’administration de la Douane. Et la disparition des 5 milliards de la SONATAM en rajoute à cette colère. Faut-il changer le Directeur général ou le reste de son équipe, qui lui aurait été imposée ?
Le débat secoue, depuis un certains temps, la Direction générale de la Douane ; qui ne souhaite plus qu’un nouveau DG à hauteur de souhait. Et Dieu seul sait que, la Douane en compte des Dizaines…

Mais, à en croire les observateurs avertis, le seul remède, à la gabegie ambiante, reste le départ du directeur de la Douane, l’Inspecteur général Amadou Konaté. Un an et 6 mois après sa nomination à la tête de la Douane du Mali, c’est l’échec.

Un échec qui, par ricochet,  conduit le Trésor Public au bord de la ruine. Et, plus grave, fait peser une grave menace sur les salaires des fonctionnaires.

Mais les protecteurs, hauts perchés, du tout-puissant inspecteur général de la Douane, Amadou Konaté, sauront-ils taire leur ego, en privilégiant l’intérêt des maliens? Les prochains jours nous dirons de plus.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion des boues de vidanges :  Les chantiers de l’ANGESEM en 2023 !</title>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:40:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la nécessité d’offrir un meilleur cadre de vie aux populations maliennes, l’Agence Nationale de Gestion des Stations d'Épuration du Mali(ANGESEM) est au front depuis sa création. Cela s’explique par la réalisation de nombreuses actions d'envergure et d’autres en cours. En 2023, l’agence entend poursuivre la même dynamique pour relever le défi de la gestion des déchets à Bamako comme l’intérieur du pays. </strong>

C’est ce que l’on retient de la 16<sup>e</sup> session du Conseil d’Administration qui a été l’occasion pour les administrateurs de saluer l’agence pour les efforts consentis en 2022. C’était le jeudi 19 janvier dernier, sous la présidence  de M. Idrissa Traoré, conseiller technique au Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, en présence de la Directrice générale et son équipe.

Cette 16<sup>e</sup> session était consacrée à l’examen du bilan des activités et au budget 2022 ainsi que la programmation technique et financière pour l'année 2023 de l'ANGESEM. Occasion pour le représentant du Ministre de l’Assainissement de révéler qu’au Mali, la gestion des déchets constitue le maillon faible de la chaîne des valeurs pour l'amélioration de la qualité du cadre de vie. Puisque moins de 50 % de la population disposent d'un système d'assainissement adéquat. Une situation interpellatrice selon le représentant du Ministre de l’Assainissement. En ce sens que ce pourcentage est beaucoup plus faible concernant la gestion des boues de vidange avec les conséquences que cela engendre sur le plan économique, sanitaire, environnemental, en somme sur le bien - être de la population. Face à cette triste réalité, l’ANGESEM n’en démord pas.

<strong>Des actions salutaires en 2022</strong>

Selon le représentant du Ministre, malgré les sanctions économiques, la situation sécuritaire et sanitaire difficiles au titre de l'année 2022, l'Agence a engrangé les résultats satisfaisants. Au nombre desquels la signature de la convention de délégation de gestion de la Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV) entre la Commune Urbaine de Koulikoro et l'ANGESEM ; la signature de convention entre le MEADD à travers l'ANGESEM et la Coopération Financière Allemande KFW dans le cadre de la réalisation d'une station de boues de vidange dans la ville de Kayes.

En 2022, l’agence a poursuivi la construction de stations de traitement des boues de vidange à Sikasso, à Ségou et à Bamako ; notamment à Sotuba avec l’appui financier de la MINUSMA. À ces réalisations s’ajoutent, la réhabilitation de la station d'épuration de Tombouctou par la MINUSMA ; l'entretien de la station d'épuration de SOTUBA et l'achat de matériels et d'équipements. Sans oublier la participation à la 23eme édition de la quinzaine de l'Environnement à Bougouni. « <em>Les ressources mobilisées pour la mise en œuvre de ces activités se chiffrent à 528 589 290 FCFA, sur une prévision budgétaire de 1 308 225 000 F CFA soit un taux de réalisation de 40,41 % </em>», a rappelé M. Traoré, avant d'adresser ses félicitations à tout le personnel de l'Agence par l'intermédiaire de la Direction générale pour les résultats engrangés au cours de l’année écoulée.

<strong>Des partenariats au beau fixe !</strong>

L'État a procédé à la relecture des textes de l'ANGESEM en 2020 pour booster et réguler la gestion des boues de vidange et des gadoues. Ainsi, le conseiller technique s’est réjoui du fait que dans la mise en œuvre de ses nouvelles missions de maîtrise d'ouvrage déléguée, l’agence a déjà pris contact avec certaines collectivités territoriales notamment celles de Kayes, de Tombouctou, de Sikasso, de Koulikoro et de Ségou pour travailler ensemble.

À cela, l'ANGESEM trouve que tous les moyens sont bons pour atteindre ces objectifs. C’est pourquoi elle a vite noué des relations avec plusieurs partenaires afin de pouvoir offrir un meilleur cadre vie aux populations maliennes. Parmi ses partenaires, on note, entre autres, les Aéroports du Mali, ENABEL, le Projet Eau Potable et Assainissement de Koulikoro. S’y ajoutent, le projet KfW, BORDA, le Programme Conjoint d'Appui à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, des Agences d'eau des Pays-Bas, la MINUSMA. Elle a également, élargi son partenariat à la SOMAGEP-SA et au REDISSE III.

<strong>2023, une année riche en activités</strong>

Pour mieux faire face à la problématique de gestion des boues de vidange, l’ANGESEM projette plusieurs actions en 2023. À commencer par la réalisation d'une étude institutionnelle pour le changement de statut de l'ANGESEM en EPIC sur financement du PEPA-GIZ ; la réalisation des études techniques des STBV à Bougouni et Gao. Aussi, l’agence compte poursuivre les travaux de construction de deux stations de traitement des boues de vidange à Ségou et à Bamako. Mieux, avec le partenariat avec la KfW, elle entend procéder à la réalisation d'une STBV à Kayes et à Nioro du Sahel. À ces perspectives, s’ajoutent, la réhabilitation de la STEP de Sotuba sur financement des Pays Bas ; la mise en œuvre du projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) sur financement de la Banque Mondiale et la mise en œuvre des activités prévues dans REDISSE III. En partenariat avec l’UNICEF, elle mettra en œuvre des activités au cours de cette année. En sommes, l’AGESEM également prévoit la mise en œuvre de la deuxième phase du projet BLUE DEAL.

À ces perspectives, s’ajoutent, l'ouverture des antennes régionales de Koulikoro et de Sikasso ; l'acquisition de matériels et de moyens logistiques ; le renforcement de la collaboration avec les services techniques, les partenaires sociaux, les collectivités territoriales, les Universités et les partenaires techniques et financiers.

« <em>Pour mener à bien toutes ses activités, l'ANGESEM dispose d'un budget équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 900 237 000 francs CFA contre un budget de 1 268 225 000 francs CFA en 2022 soit une diminution de 33,74 %</em> », a déclaré le conseiller technique du ministère de l’Assainissement, avant d’inviter les agents de l'ANGESEM à plus de solidarité et au dépassement de soi pour engranger des résultats beaucoup probants en 2023.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Monde rural :  L’affaire dite des ristournes des cotonculteurs refait surface</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/monde-rural-laffaire-dite-des-ristournes-des-cotonculteurs-refait-surface-3010207.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:36:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Réclamer leurs ristournes ayant pris une destination inconnue sous Bakary Togola et demander l’indulgence des autorités de la transition de prendre en charge les crédits d’intrants de la dernière saison cotonnière, tels sont les points saillants d’une conférence de presse animée par les cotonculteurs. C’était dans les locaux de la Maison des Jeunes de Bamako. </strong>

Le feuilleton des ristournes des cotonculteurs maliens n’a pas encore connu son épilogue. Alors que le parquet avait demandé une réouverture de ce dossier qui épingle Bakary Togola et colistiers qui ont été acquittés par la justice, voilà que des cotonculteurs évoquent la nécessité de diligenter cette affaire à la demande de leurs camarades des zones cotonnières du cercle de Fana, de Kita, de Koutiala et de Sikasso.

Selon eux, le secteur du coton est agonissant à cause des détournements de fonds, notamment les ristournes par Bakary Togola, président de l’APCAM et du bureau de l’organisation des cotonculteurs d’alors.

Très remontés, les conférenciers ont dit tenir toujours à ces ristournes qui contribuaient à l’organisation du secteur en prenant souvent en charge les dettes d’intrants et d’autres dépenses des cotonculteurs.  À cette problématique, les cotonculteurs ont ajouté leur incapacité de payer les dettes d’intrants de la saison dernière qui a été une année charnière à causes de plusieurs difficultés.  À ce titre, ils ont demandé aux autorités de la transition à défaut de pardonner ces dettes, de les prendre elles-mêmes en charge. « <em>Nous continuons à soutenir la transition. En retour celle-ci doit aussi soutenir les cotonculteurs qui se trouvent confrontés à moult difficultés</em> », ont-ils conclu.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr Mark Bristow, PDG de Barrick Gold Coorporation :  « En 2022, le complexe minier Loulo&#45;Gounkoto a contribué directement à l&amp;apos;économie malienne à hauteur de 260 millions de dollars sous forme de dividendes, de redevances et de taxes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/dr-mark-bristow-pdg-de-barrick-gold-coorporation-en-2022-le-complexe-minier-loulo-gounkoto-a-contribue-directement-a-leconomie-malienne-a-hauteur-de-260-millions-de-dollars-sous-forme-de-3010221.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette déclaration a été faite le dimanche 29 janvier 2023 à la faveur de la traditionnelle conférence de presse tenue dans les locaux du complexe minier Loulo-Goukoto de SOMILO-SA, filiale du Groupe Barrick Gold Corporation. C’était en présence des responsables des différents départements de l’entreprise aurifère. </strong>

Au menu de cette conférence de presse que Barrick tient à en faire une tradition : rappeler le niveau de partenariat avec l’État, faire le point de sa contribution à l’économie nationale aussi bien qu’au développement communautaire, la production annuelle et les perspectives. Prenant la parole, le Dr Mark Bristow s’est réjoui du fait que le partenariat avec l’État Malien soit toujours au beau fixe. Ainsi, il dira que l’entreprise continue d’apporter sa pierre à l’édifice nationale.

Selon Mark, rien qu’en 2022, le complexe a contribué directement à l'économie malienne à hauteur de 260 millions de dollars sous forme de dividendes, de redevances et de taxes. « <em>Les contributions indirectes, y compris les paiements de salaires et aux fournisseurs, ont totalisé 570 millions de dollars</em> », a-t-il ajouté, avant d’être complété par Abbas Coulibaly, le Directeur du complexe Loulo-Gounkoto qui pense que Barrick reste un modèle de développement de par sa contribution de 10% au PIB nationale.

<strong>Partenariat gagnant-gagnant !</strong>

Dans son intervention, Mark à préciser que les ressortissants maliens représentent 100 % de l'équipe de direction du complexe et 96 % de sa main d'œuvre.

Pour justifier que Barrick reste un modèle, le PDG ajoutera que leurs efforts de diversification du profil de l’emploi donnent des résultats. Cela s’explique selon lui par l’inscription de trois des femmes ingénieures des mines de Loulo-Gounkoto au programme de développement du management de la Graduate School of Business de l'Université du Cap. À cela, il a ajouté : <em>« nous continuons à promouvoir et à développer nos partenariats locaux, à travers des contrats de co-entreprise entièrement malienne pour exploiter la nouvelle fosse à ciel ouvert de Gara West et en engageant un entrepreneur malien pour travailler avec une société minière internationale pour le décapage de la nouvelle fosse de Yaléa</em> ».

Poursuivant, il a noté que leur solide réseau de partenaires a été un facteur important pour permettre à Loulo-Gounkoto de maintenir une performance exemplaire face aux nombreux défis auxquels le Mali a récemment été confronté. « <em>L'investissement dans la communauté hôte fait une différence significative dans les zones environnantes grâce au développement continu des infrastructures, de l'agriculture, de l'éducation et des soins de santé</em> », a-t-il noté.

Et Moussa Kanté, responsable du département développement communautaire de soutenir que le complexe a beaucoup contribué au développement de la communauté locale. En témoigne sa promotion de l’entreprenariat local à travers la création des GIE qui ont exécuté des marchés à hauteur de plusieurs milliards. De 500 élèves au début, M. Kanté explique que la communauté compte, aujourd’hui, plus de 6 000 élèves avec plus de 20 écoles construites. Après l'eau potable, la santé, il a fait comprendre que Barrick a beaucoup investi dans le cadre de l’emploi et la formation avec la construction de13 centres multifonctionnels.

<strong>Les objectifs de production atteints en 2022 !</strong>

Dans son intervention, le PDG dira que 17 ans après son entrée en production, le complexe minier Loulo-Gounkoto de Barrick au Mali, continue de démontrer sa valeur en tant que partenaire socio-économique clé du pays. Il ressort qu’en 2022, la production totale du complexe a été de 684 000 oz. Lui permettant de maintenir ses performances historiques consistantes. « <em>La mine a consolidé ses perspectives à long terme et on s'attend à ce qu'il remplace les onces extraites pour la quatrième année consécutive </em>», a-t-il souligné. Toutefois, il a annoncé que le développement initial d'une troisième mine souterraine à Gounkoto a été mis en service et est en bonne voie pour commencer la production de minerai par chambres d'abattage au deuxième trimestre de cette année.

Par ailleurs, Mark poursuit que des structures géologiques clés dans le district de Loulo ont indiqué le potentiel de nouvelles découvertes. À entendre parler les responsables, la stratégie de Barrick est de consommer et remplacer ce qui est consommé pour donner une longue vie à la mine tout en continuant à contribuer à l’essor nationale et au développement communautaire comme elle l’a toujours fait.

<strong>Changement climatique et santé sécurité au travail, Barrick ne baisse pas la garde !</strong>

Le Mali à l’instar des autres pays du monde est frappé par les effets du changement climatique. Face à cette situation qui menace la planète, Barrick a décidé de basculer progressivement dans l’énergie verte. Cela s’explique par le fait que Loulo-Gounkoto est en train de renforcer sa centrale solaire de 40MW, visant une économie annuelle de CO-e de plus de 62kt. « <em>Depuis sa mise en service en août 2020, la centrale a réduit les émissions de 57kt</em> », ont laissé entendre les responsables.

En matière de santé sécurité au travail, Abbas Coulibaly a déclaré que le complexe Loulo-Gounkoto apparaît comme une école. Cela, pour avoir maintenu jusque-là, ses certifications en la matière en n’ayant pas enregistré d’accident avec arrêt de travail en 2022. Pour lui, rien n’est important que la santé et la sécurité au travail. C’est pourquoi, ajoute-t-il, que tout est mis en œuvre pour que chacun puisse travailler en toute sécurité. « <em>Ici, nous accordons une importance particulière à chaque vie qui nous est d’ailleurs chère</em> », a précisé Abbas Coulibaly.

L’éclat de cette activité d’information a été rehaussé par la remise de chèques géants de 10 000 dollars chacun, à VSOS Enfants Khouloum et à la Mutuelle Suidja Kéniéba, femmes en difficulté. Cette action caritative faite par le PDG Mark Bristow, rentre dans le cadre des activités de l’association « nos vies en partage ».

<strong>Adama Coulibaly, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Mali, les leaders religieux élaborent une Fatwa contre les violences  sexuelles liées au conflit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-mali-les-leaders-religieux-elaborent-une-fatwa-contre-les-violences-sexuelles-liees-au-conflit-3010206.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:33:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un atelier inédit de rédaction et d’adoption d’une Fatwa (consultation juridique selon les préceptes de l’Islam) contre les violences sexuelles liées au conflit (VSLC) s’est tenu à Bamako, les 24 et 25 janvier 2023. </strong>

En préparation depuis le mois d’août 2022 par le bureau exécutif du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), son objectif est d’obtenir un document pour sensibiliser les fidèles dans les mosquées et dans l’espace public, afin de mettre fin à ces violences.

En dehors du Secrétariat exécutif du HCIM, ce projet soutenu par la MINUSMA, fait également intervenir, les Oulémas, les membres de l'Union des femmes musulmanes (UNAFEM), et l'Association des jeunes musulmans. En tout, une cinquantaine de leaders religieux (hommes et femmes) venus de l’ensemble des régions du Mali ont participé à ces importants travaux.

<strong>La Fatwa, au-delà du sens qui lui ait donné</strong>

Souvent définie comme étant une malédiction prononcée à l’endroit d’une personne ou d’un groupe, la Fatwa est avant tout une consultation juridique religieuse. Une réponse, un avis juridique apporté à une question posée par un ou plusieurs fidèles et qui a force de recommandation. C’est dans cette définition que s’inscrit cet atelier national. Son but est de se servir des versets du Coran et des hadiths (prescriptions religieuses), pour déconstruire un certain discours extrémiste et faux sur le prétendu bénéfice religieux qu’il y aurait à commettre ces violences. Des violences qualifiées de « violations graves des droits humains et des principes fondamentaux de l’islam » par Thierno Hady THIAM, deuxième vice-président du HCIM.

Selon la Conseillère principale de la MINUSMA pour la protection des femmes, Fabiola NGERUKA, l’autre préoccupation de cet atelier est « <em>de permettre un renforcement du soutien aux victimes avec l’appui des leaders religieux, pour d’avantage sensibiliser les communautés à ne pas rejeter mais à accompagner les victimes survivantes de ces violences, pour les aider à faire face aux traumatismes et à la stigmatisation qui en résultent </em>». Conscientes de leur rôle, les autorités religieuses musulmanes du Mali sont déjà engagées dans la lutte. « <em>En 2020, explique Mme NGERUKA, le Président du HCIM, Chérif Ousmane Madani HAIDARA, a signé une déclaration interdisant les violences sexuelles liées au conflit et, dans cette déclaration, lui-même évoquait la sortie d’une fatwa afin de prévenir et punir ces questions de violences sexuelles liées au conflit. Nous avons donc beaucoup travaillé dans ce sens avec le HCIM et les oulémas. La consultation d’aujourd’hui prend en fait ses racines en 2020, </em>» a-t-elle précisé.

<strong>Sujet sensible mais indispensable à traiter</strong>

« <em>Un fléau qui est quotidien et qui devient caractéristique des</em> <em>conflits</em> », c’est ainsi que le Secrétaire général du ministère des Affaires religieuses et du culte, Toumani SANGARÉ a qualifié les VSLC, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Pour lui, « <em>le conflit qui secoue le Sahel en ce moment, pas seulement le Mali, est un conflit qui s’oriente de plus en plus vers et contre les femmes. Parler de violence sexuelle en tant que tel est un tabou mais en parler à l’occasion d’un conflit avec une connotation religieuse, c’est plus que de l’audace. Parce que ceux qui s’y adonnent pensent qu’ils s’adossent sur des recommandations coraniques,</em> » ajoute-t-il avant de demander directement à l’ensemble des participants de « <em>dégager une position commune, celle qui est en lien directe avec les recommandations et les données coraniques et de faire en sorte que ces recommandations soient diffusées dans toutes les mosquées du Mali, les zawiyas et dans tous les lieux de rassemblements des musulmans du Mali, pour que ceci soit un viatique pour chacun de vous</em> ».

Revenant sur le caractère « <em>très sensible</em> » du sujet au sein des communautés religieuses, Thierno Hady THIAM, deuxième vice-président du HCIM rassure : « <em>C’est à nous les musulmans, notamment le HCIM qui jouons le rôle d’interface entre l’État et la communauté musulmane, d’y faire face et d’y trouver des solutions et des pistes de sortie</em> ». Également présent à la cérémonie d’ouverture le Directeur de Cabinet du Chef de la MINUSMA, El Hadji Ibrahima DIENE, a pour sa part réitéré le soutien indéfectible de la MINUSMA dans cette lutte. Il a souligné que : « <em>Les violences sexuelles liées au conflit doivent cesser d’être des dommages collatéraux des conflits. Elles sont évitables. Le rôle des religieux, en tant que gardien de culture et de religion, reconnu dans le monde peut changer cette situation au Mali et dans le monde entier</em> ».

<strong>Soutenir les victimes et punir les auteurs</strong>

Consacrée à la vision de l’islam sur les violences sexuelles liées au conflit, au concept de Fatwa et à l’état des lieux des VSLC, la première journée de l’atelier a achevé de convaincre les participants quant à la nécessité d’accentuer la lutte. En réaction aux témoignages des victimes issus du documentaire de la cinquième audience publique de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) projeté et aux chiffres communiqués lors de la présentation, Zeinab KÉÏTA CISSÉ, membre du Conseil national des Oulémas au sein du HCIM s’insurge : « <em>On ne savait pas que c’était arrivé à ce degré. Il y a des statistiques qui font peur, qui montre que la situation est très grave. Il était vraiment temps que nous nous retrouvions et que nous nous rassemblions pour élaborer cette fatwa afin que l’on puisse aider nos sœurs et nos filles à travers tout le territoire du Mali</em> ».

Les travaux de groupe qui ont suivi le lendemain ont permis d’aboutir à des conclusions. La première est une résolution qui engage les participants à travailler à une grande sensibilisation visant d’une part, à lutter contre les VSLC au Mali et d’autre part à montrer les méfaits de l’abandon et de la stigmatisation dont les victimes font l’objet. Des recommandations ont également été faites au pouvoir judiciaire afin qu’il accorde une attention particulière au phénomène des VSLC par la mise en place d’un mécanisme efficace de poursuite et de condamnation des auteurs. Les participants ont exhorté les autorités politiques, administratives, religieuses et les organisations de la Société civile du Mali à mettre en place des systèmes d’encadrement et de prise en charge des victimes des VSLC et des enfants nés des viols dans les zones affectées par le conflit. Enfin, au titre de la Fatwa, les participants ont adopté un projet de texte dont la validation prochaine est confiée à la conférence nationale des oulémas du HCIM.

Dans ses conclusions, le deuxième Vice-président du HCIM, a insisté sur le fait que l’application concrète de cette Fatwa dépend de tout musulman, des religieux mais surtout de l’État. « <em>Le HCIM et tous les musulmans du Mali ont un grand rôle à jouer dans la conscientisation et l’information de notre peuple sur la Fatwa que le HCIM va produire</em>, » a déclaré M. THIAM à l’issue de l’atelier. « <em>Cette Fatwa va faire ressortir les sanctions qu’il faut appliquer et à qui il faut les appliquer. C’est à l’État de prendre ses responsabilités et d’appliquer ces sanctions à tous ceux qui osent commettre des crimes contre les femmes pendant les crises et même après les crises</em> ».

<strong>Les violences sexuelles liées au conflit au Mali…</strong>

L’expression « <em>violences sexuelles liées aux conflits</em> » recouvre des actes tels que le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, l’avortement forcé, la stérilisation forcée, le mariage forcé, ainsi que toute autre forme de violence sexuelle d’une gravité comparable, perpétrés contre des femmes, des hommes, des filles ou des garçons, et ayant un lien direct ou indirect avec un conflit. Lors de l’atelier, une présentation a permis d’édifier les participants sur le concept même de « <em>violence sexuelle liée au conflit</em> », sa réalité et son ampleur au Mali. Face à l’assistance, la Conseillère principale de la MINUSMA pour la protection des femmes a indiqué que : « <em>de janvier à décembre 2022, 807 cas de VSLC ayant affecté 469 femmes et 338 filles ont été rapportés par les Nations Unies et leurs partenaires (source : MARA, GBVIMS, MRM) dont 82 cas par la MINUSMA. Si au cours de cette l’année 2022, aucune victime homme ou garçon n’a été enregistrée, 100% des victimes sont des femmes dont 41 % sont des jeunes filles de moins de 18 ans</em> ».

Enfin, Mme NGERUKA a déploré le sort des 67 femmes enceintes à la suite des VSLC et les 37 bébés nés en 2023, des grossesses consécutives à des VSLC et que les communautés rejettent généralement.]]> </content:encoded>
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<title>Douane malienne :  Le DG prouve son impuissance</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-malienne-le-dg-prouve-son-impuissance-3010211.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:29:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Depuis l’arrivée en septembre 2021 de l’Inspecteur général Amadou Konaté, à la tête de la Douane malienne, la gabegie s’y accentue au jour le jour. Du coup, c’est le lieu pour beaucoup de Maliens, de soutenir que le milieu douanier est le plus corrompu et qu’il est dirigé par un homme de dossier qui manque d’autorité. Et le non respect  des différentes lettres circulaires du DG par ses propres agents confirme que la Douane malienne est, aujourd’hui, un serpent sans tête.  Malgré ce constat patent, une certaine loi du silence entoure le sujet.</strong>

«<em>L’institution ne peut admettre des corrompus dans ses rangs</em> »,  indique un responsable de la section malienne du « FDIH » (Fédération internationale des droits de l’homme). Selon lui, la légèreté de la lutte anti-corruption dans le milieu des Douanes est volontaire car de nombreuses personnes en profitent.

Les opérations « <em>mains propres</em> » et la chasse aux sorcières ne seraient donc que de la poudre aux yeux. Toujours est-il que beaucoup de Maliens doutent des intentions des pouvoirs publics de lutter contre la corruption. « <em>Il n’y a aucune volonté politique de lutte contre la corruption, encore moins d’assainissement de la sphère du commerce extérieur gangrenée par la grande corruption et les intérêts mafieux</em> », soulignent  des observateurs.

Plus d’une centaine de faux importateurs sont identifiés par l’administration fiscale. Les fraudeurs utilisent des prête-noms et des registres de commerce loués ou falsifiés et dont le nombre est effarant comparé à celui des importateurs légalement établis.
Un tour au niveau des services de recouvrement suffit pour se rendre compte de l’évidence du phénomène. De 2013 à 2020, tous les opérateurs économiques maliens en activité dans le commerce extérieur ont été enregistrés.

Chasse gardée des dignitaires du régime depuis sa libéralisation et l’annulation du monopole de fait depuis la chute du Président  IBK, «<em>mamelle intarissable</em> » pour les insatiables barons de l’importation, le commerce extérieur est peuplé (d’après un syndicaliste des Douanes) «<em>d’une faune d’affairistes, d’importateurs frauduleux, de commerçants sans scrupules, etc.</em> ». Et de s’interroger : «<em>L’administration des Douanes continue de  considérer cette faune comme un partenaire. Comment, dès lors, s’étonner que la corruption prenne de telles proportions ?</em> ».
Faute d’obtenir du pouvoir politique l’assainissement (hypothétique) de la sphère du commerce extérieur, l’administration des Douanes multiplie les campagnes de lutte contre la corruption. « <em>Il y a eu des arrestations et des licenciements. C’est un travail que nous effectuons en profondeur et en silence car cela touche l’intégrité des personnes</em> », déclarait le dirlo des Douanes qui explique le développement de la corruption par le contact facile entre douaniers et opérateurs économiques.

« <em>Outre les poursuites directes contre le contrevenant, nous prévoyons la mise en place de procédures informatisées où la main de l’homme sera réduite à sa plus simple expression. Tout se fera dans les normes</em>», avait-il promis. L’Inspecteur  général Amadou Konaté avait déjà eu à lever un coin de voile sur son plan de modernisation des Douanes.

« <em>La modernisation des moyens de travail et des méthodes de gestion de l’institution avec la transparence requise, la réhabilitation et la crédibilisation de l’institution, la consolidation de l’éthique douanière, le développement des ressources humaines et de la formation sont également des moyens de lutte contre la corruption</em> » ; avait-il indiqué. Mais… « <em>un an  plus tard, on n’a rien vu de tout cela</em>», constate notre responsable syndical des Douanes.
Sujets à des blocages ou otages de luttes sourdes d’intérêts mafieux, les « <em>programmes de modernisation</em> » des Douanes, annoncés en fanfare par le Dg des gabelous n’iront pas au-delà des bonnes intentions. La magouille et les détournements (le dernier en date est la disparition du chèque de 5 milliards de la SONATAM, entre le bureau de Kati et le Trésor) au niveau des services de la Douane, auxquels s’ajoutent, les trafics ; les fausses déclarations en douane, avec à la clé, « <em>le flou artistique</em> » entretenu  par les douaniers, illustrent bien l’incurie ambiante qui règne au sein de la Douane malienne.

<strong>Magouilles à la pelle</strong>

Décidemment, la Douane malienne est aujourd’hui un serpent sans tête. Autrement dit, elle est dirigée par un homme de dossier mais qui manque d’autorité. Pour la simple raison que le chef apparaît aux yeux de ces subalternes  comme un jouet, prêt à tout subir. Voilà, d’un trait, tout le sens du laisser-aller actuel au sein des services des Douanes du Mali.

Autre conséquence de la forfaiture du service des Douanes : le mécontentement général des Agents. Annoncé, à grands renforts de publicité, le redéploiement du personnel au niveau de certains bureaux des Douanes n’a pas donné les résultats escomptés. Bien au contraire. L’homme-cabot a été mis à la place-pivot. Et vice versa.

Illustration de cet échec patent : l’usage abusif des anticipations, c'est-à-dire la perception des droits sur des marchandises, qui n’ont pas franchi le cordon douanier.

Le DG des douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, pour compléter et dépasser son quota de recettes de Décembre dernier  a dû encaisser 6 milliards FCFA sur les recettes du mois de janvier finissant. Voilà, d’un trait, le sens à donner à la réalisation des 70 milliards FCFA de recettes à la date du 31 décembre dernier.

Une certitude : depuis septembre 2021 où l’Inspecteur général, Amadou Konaté a été nommé à la tête des douanes maliennes, chaque mois, il y a des excédents de recettes. Et c’est avec l’usage abusif des anticipations que de 35 milliards FCFA, les recettes douanières se chiffrent, aujourd’hui, à plus de 40 milliards par mois. Mais avec cette stratégie des anticipations, la Direction générale des Douanes, a déjà, encaissé plus de 20 milliards FCFA sur les recettes du premier trimestre de 2022.

Au moment où nous mettons sous presse,  des milliers de tonnes de marchandises, appartenant à des opérateurs économiques sont en souffrance au niveau des services de la Douane. Motif : les droits auraient été encaissés, depuis belle lurette. Mais les Chefs de service, eux, refusent de livrer les marchandises. Du moins, sans l’accord écrit du Directeur général des Douanes, qui ne semble pas vouloir s’y résoudre.

Mais dans le fond, ce sont les magouilles qui entourent ces anticipations, qui donnent froid dans le dos de plus d’un agent. « <em>Lorsqu’un opérateur économique paie par anticipation, sur une importation de 10.000 tonnes, il en fait venir 20.000 tonnes. Les droits des 10.000 autres tonnes s’en vont en fumée</em> », indique un agent des Douanes, qui sait de quoi il parle. Et un ancien haut responsable des Douanes de commenter : «<em> l’ECOR (la fiche établie par l’agent de constatation) a  beau fonctionner correctement, il ne serait d’aucune utilité si les agents qui l’exécutent ne veulent rien voir </em>».

La mise à jour de l’ensemble des activités et moyens des douanes, à laquelle l’État a consacré plusieurs milliards de francs CFA (acquisition de matériels roulants, de scanners mobiles, informatisation, recrutement,  formation du personnel, etc.) pourra-t-elle pour autant permettre de nettoyer les « <em>écuries d’Augias</em> » de la Douane du Mali ? Pas si sûr !

Mais  la lutte contre la corruption est simple : il suffit de comparer  les ressources d’un douanier à son train de vie. Mais on ne n’y tient pas ; on sacrifie plutôt « les petits » en les présentant comme « <em>les méchants</em> », histoire de « <em>jeter de la poudre aux yeux</em> » des autres. En fait, les gabelous sont si intelligents que lorsqu’ils jouent aux «<em> ignorants</em> », ils réussissent mieux que quiconque.
Au lieu de s’attaquer au gros de l’import-export, ces douaniers corrompus s’acharnent plutôt contre un pauvre immigré qui a importé une simple perceuse pour bricoler sa maison qu’il a achetée après de longues années de dur labeur.
Pauvre de nous !… Mais depuis un certain temps, le départ du Dg des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, se murmure dans les salons feutrés.

Nous y reviendrons.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée de la souveraineté nationale :  Pour des maliens : « la présence massive des forces internationales au Mali, est une sérieuse entorse à la souveraineté du pays… »</title>
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<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 09:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les annales de l’histoire du Mali sont assez claires. C’est le 22 septembre 1960 que le pays accédait officiellement à la souveraineté internationale, mais cette date pourrait désormais être écrasée, dans le calendrier national, par le 14 Janvier, comme pour exalter ce jour de janvier 2022 qui a laissé aux Maliens, le souvenir impérissable d’une rare communion qui avait fait presqu’oublier les frictions fratricides qui déchirent le pays depuis 2012. </strong>

Selon les autorités de la transition, ce 14 Janvier 2022 marque, en effet, un acte fondateur de résistance populaire et de résilience du peuple malien face aux pressions extérieures, notamment aux sanctions décrétées par la CEDEAO, le 9 janvier 2022, contre le pays après le dernier coup d’État d’Assimi Goïta.

Le choix de cette date est donc dicté par la volonté des autorités de la transition, de clore symboliquement l’infâme parenthèse de plusieurs décennies de soumission et de courbettes face à la France et à ses « <em>sous-fifres </em>» de la CEDEAO, en reprenant en main le destin politique et économique du Mali, marquant ainsi le retour à la vraie souveraineté du pays.

Quoi qu’on dise, le pouvoir de transition de Bamako peut se targuer d’avoir réussi son pari, celui de faire respecter ses choix stratégiques et de choisir librement ses partenaires, malgré les tirs de barrage de certaines puissances occidentales et de leurs porte-voix de la CEDEAO. À vrai dire, personne ne vendait cher la peau du colonel à la barbe de plus en plus abondante, après les tirs groupés de la CEDEAO, de l’UEMOA et de la communauté internationale contre son régime, mais voilà qu’un an après, il est toujours à son poste, alternant esbroufe, chantage et escalade verbale et diplomatique vis-à-vis de la « <em>junte française </em>» et de ses relais dans la sous-région.

<strong>Les ‘’<em>Goïtaphiles’</em>’ ne veulent pas entendre de voix dissonantes</strong>

Il ne s’en tire pas mal pour autant, puisqu’en montrant qu’il est intransigeant quand il s’agit de défendre ce qu’il considère comme étant les intérêts du Mali, il a, du coup, renforcé le sentiment patriotique des Maliens et accru sa popularité au point même de susciter des vocations dans d’autres pays de l’espace communautaire. Quoi donc de plus normal que de célébrer cette date clé  du 14 Janvier qui, faut-il le rappeler, marque aux yeux de nombreux Maliens, comme une nouvelle ère, celle de l’indépendance totale vis-à-vis de l’ogre français, et du <em>mano à mano</em> avec certains chefs d’État africains considérés, à tort ou à raison, comme étant à la solde de l’impérialisme occidental. Même les Maliens de l’intérieur qui sont soupçonnés de flirter avec les ennemis de la transition ou de ramer à contre-courant de cette « <em>souveraineté retrouvée</em> », sont contraints au silence, pris à partie s’ils ne sont pas tout simplement ostracisés. Et ce n’est pas l’Imam Mahmoud Dicko qui, dans son « <em>Manifeste pour la refondation du Mali </em>» publié récemment, a martelé que « <em>l’État qui gouverne le Mali n’a plus de sens et qu’il faut sauver le pays </em>», qui dira le contraire, après avoir inhalé le gaz lacrymogène que la police a utilisé pour disperser ses partisans qui sont allés l’accueillir à son retour de La Mecque, samedi dernier.

C’est connu, les ‘’<em>Goïtaphiles’</em>’ ne veulent pas entendre de voix dissonantes, surtout pas celles qui estiment qu’il est ridicule de parler de « <em>souveraineté retrouvée </em>» quand on ne contrôle que 20% de son territoire, quand on a un Produit intérieur brut et qu’en terme de partenariat, on n’a fait que remplacer le diable par sa mère, en parlant de la France et de la Russie.

Les ‘’<em>Goïtaphobes’</em>’ estiment, en effet, que rien que la présence massive des forces internationales de maintien de la paix au Mali, est une sérieuse entorse à la souveraineté du pays, et fustigent davantage celle des sulfureux mercenaires russes de <em>Wagner</em> qui se fichent éperdument des propos de l’homme d’affaires humaniste suisse, Henri Dunan, selon lesquels la « <em>guerre est une horreur qui doit être réglementée </em>». Les inquiétudes et les enjeux de ce groupe paramilitaire privé dans un pays prétendument souverain, rappellent, selon ses pourfendeurs, l’assaut de Fallu Jah et la torture des prisonniers à Abu Ghraîb en 2004, en Irak, auxquels avaient activement pris part <em>Blackwater</em>, une société militaire privée américaine basée en Caroline du Nord.

Mais comme la fin justifie les moyens, les autorités de la transition maliennes n’écoutent pas ces cris d’orfraie poussés, selon elles, par la France et relayés par ses laquais locaux, surtout qu’il ne s’agirait pas, ici, de mercenaires comme le prétendent ces derniers, mais d’instructeurs russes appelés librement à la rescousse pour aider à sauver le Mali, au nom du multilatéralisme et de la…«<em>souveraineté retrouvée </em>» et assumée.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Justice	 : Mme Bouaré Fily Sissoko face à son destin</title>
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<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 01:35:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Enfoncée par ses ennemis et  abandonnée par ses amis, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement d’IBK, Mme Bouaré Fily Sisoko, semble voir son sort scellé.</strong>

Après avoir refusé de payer une caution de 500 millions FCFA pour bénéficier d’une liberté, l’ancienne ministre de l’autel des finances sous  le président feu IBK, sait désormais que son procès s’ouvrira, inéluctablement, dans les jours à venir. Un procès qui, s’il se tiendra, fera date dans l’histoire du pays. Un procès où l’ex-ministre de l’Économie et des Finances ne bénéficiera d’une présomption d’innocence.

Mme Bouaré Fily Sissoko, fait désormais face à son propre destin. Un destin dont elle semble la première douter tant les charges retenues contre elle, sont graves alors qu’elle n’a jamais su ménager sa monture, ni ses relations personnelles pour  assurer ses arrières.

<strong>“Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge !” (Voltaire)</strong>

L’ancienne ministre, Mme Bouaré  Fily Sissoko, a finalement bien réussi son passage au département des Finances en focalisant sur elle pratiquement tous les décaissements de l’achat de l’avion présidentiel et des matériels militaires. Une affaire qui, de rebondissement en rebondissement, tient en haleine l’opinion publique et met à nue la nature des relations humaines et leur relativité.

Mme Bouaré Fily Sissoko savait, sans doute, qu’une partie de la nomenklatura politico-financière ne lui ferait pas de cadeau mais ne pouvait imaginer que les premiers coups de poignards viendraient de ses propres «amis ». C’est là, la plus grande erreur de l’ancienne ministre des Finances. Celle de croire que l’amitié était durable en politique. Le rapport  définitif du Bureau du Vérificateur Général en 2014 et de la Cour Suprême, quels que soient leurs mobiles furent sans doute la plus grande manifestation de désaveu de l’ancienne ministre des Finances et de la rupture irrémédiable avec celui qu’il pensait lui servir de «mentor».

L’ex-ministre des Finances avait-elle laissé d’autre choix aux autorités de la transition que la clouer au pilori ? Il faut bien reconnaître que Mme Bouaré a vite fait, contre toute attente, d’inaugurer une inimitié envers le régime de transition, refusant, à tout bout de champ, de payer pour une liberté conditionnée à une caution de 500 millions FCFA. Mme Bouaré met en avant « <em>le retour en arrière</em> ».

Faut-il croire aussi que l’ancienne ministre des Finances soupçonnait la transition de lui tendre un traquenard pour l’isoler politiquement ? Visiblement, en tout cas, l’ancienne ministre avait mal négocié ce virage. Et moins d’une année seulement après l’arrivée d’Assimi, et la polémique sur la possibilité de confondre l’ancienne ministre des Finances judiciairement, la Justice avait le feu vert pour ouvrir le dossier du marché de l’avion présidentiel et des équipements militaires sous IBK.
Les conclusions des investigations, une véritable épée de Damoclès suspendue sur la tête de l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, rendues publiques, sont accablantes pour elles et d’autres anciens ministres citées dans cette investigation préliminaire.

<strong>L’ancienne ministre des Finances incriminée</strong>

Les choses se sont vite précipitées pour l’ancienne ministre des Finances. Elles se sont d’ailleurs profondément dégradées. Rejetant sans cesse les conclusions de la justice, Mme Bouaré Fily Sissoko croupi néanmoins en prison pour femme de Bollé.
Les dossiers de l’achat de l’avion présidentiel et du marché des matériels militaires ouvrent une nouvelle ère soupçonnée de moralisation de la vie publique. Mme Bouaré Fily Sissoko et d’autres anciens ministres sont mis en examen pour corruption. En plus de l’ancienne ministre des Finances, l’ancien ministre  de la Communication, Mahamadou Camara est en prison. Et quant au troisième larron, l’ex Pm, Soumeylou Boubèye Maïga, il est mort en détention.

<strong>Une affaire qui déchaîne les passions</strong>

L’ancienne ministre des Finances est déjà placée sur la potence ! Emprisonnée, elle déplore sa mise en liberté qui est conditionnée à une caution de 500 millions de francs CFA.

Le feuilleton politico-judiciaire de l’ancienne ministre des Finances augure d’un proche avenir difficile, incertain voire sombre pour elle. Sa témérité et son incapacité à comprimer son sentiment d’avoir été « trahi» par ses plus proches amis sont, parmi d’autres facteurs, des vecteurs de cristallisation d’une animosité désormais partagée.

Sa mise en liberté conditionné à une caution de 500 millions de nos francs s’inscrirait dans cette logique de « <em>harcèlement </em>», réaffirme encore l’ancienne ministre des Finances.
Entre les avis qui qualifient la mise en examen de l’ancienne ministre des Finances  de «stigmatisation » et ceux qui rappellent que personne n’est au-dessus des lois, tanguent des passions déchaînées et nourries au sein de l’opinion par le soutien aux thèses en présence en attendant l’ouverture du procès…à huis clos !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éducation :  L’Écrivain Abdoul Salam Maïga offre un lot de livres à la section Anglais de l’ENSUP</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-lecrivain-abdoul-salam-maiga-offre-un-lot-de-livres-a-la-section-anglais-de-lensup-3007504.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 01:33:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 12 janvier dernier, les responsables de la section Anglais de l’École Normale Supérieure (ENSUP) ont reçu pour la deuxième fois, un lot de livres et d’outils de renforcement de capacités de la part du représentant de M. Abdoul Salam Maïga, écrivain malien résident aux Etats-Unis d’Amérique. C’était en présence du président d’honneur de l’Association Changement de Mentalité accompagné pour la circonstance de son président, M. Goudia Konaté. </strong>

Le Chef du DER langue de l’ENSUP, a félicité l'association changement de mentalité pour avoir servi de trait d’union entre le donateur et la direction de l’Ecole.

Selon lui, cette donation est significative pour tout ce qui connaît l'importance du livre dans la réussite de la carrière professionnelle. « <em>Le livre permet d'approfondir les connaissances. Je n'ai pas appris le français en classe mais dans la bibliothèque. C’est pour dire que le livre a beaucoup contribué dans ma carrière professionnelle</em> », a-t-il témoigné, avant d’inviter les étudiants à ne pas laisser les livres dans les rayons.

« <em>Il y a de cela quelques mois, nous étions là pour la première édition de remise de livres. C’est pour montrer que nous voulons contribuer à la culture de l’excellence en facilitant la réception de livres au profit des étudiants et des professeurs </em>», a expliqué le Président de l’Association, M. Goudia Konaté.

Le représentant du donateur dira que loin du pays, M. Maïga continue d’appuyer les efforts des autorités en matière d’éducation. Auteur de plusieurs romans, M. Maïga, aux dires son représentant, appelle à l’union pour relever les défis éducatifs. Toutefois, il a sollicité l’accompagnement du gouvernement pour aider le groupement d'ivresse à impressionner ses livres afin de les mettre à la disposition des Maliens. Que de remerciements à la direction de l’ENSUP de la part du Président d'honneur. Il a adressé les mêmes remerciements au donateur. « <em>Chaque livre contient un secret. Sans lire le livre, on est privé de tout secret</em> », a-t-il expliqué.

Quant au Chef de la section langue en la personne de M. Diakaridia Adama Diarra, il a trouvé que lire est un devoir divin. Puisque demander par le créateur. C’est pourquoi il a remercié le donateur pour le geste symbolique mais plein de sens. « <em>La lecture résume tout et prône le progrès. Lire c'est échanger avec quelqu'un qu'on ne voit pas</em> », a-t-il dit.

La cérémonie a pris fin par des témoignages et la remise d’une attestation de reconnaissance à l’Association Changement de Mentalité pour ses efforts dans le cadre de la culture de l’excellence au Mali.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Point de vue des grévistes :   Les explications par rapport au sit&#45;in de la SEMOS</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/point-de-vue-des-grevistes-les-explications-par-rapport-au-sit-in-de-la-semos-3007500.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 01:25:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le jeudi 12 janvier, la direction de SEMOS ALLIED a rencontré le Comité Syndical UNTM SEMOS pour leur présenter le taux du Bonus semestriel (6 mois). </strong>

Dans cette projection, la direction a jugé le premier trimestre faible en rendement et le second trimestre moyen, selon elle, le bonus ne dépasserait pas plus la moitié d'un salaire.

Le Syndicat par son Secrétaire Général, Karim Fomba, a relevé les failles de ce calcul de dupes lorsqu'on sait que les travailleurs ont produit plus de 500 kilos d'or le seul mois de décembre 2022 pour compenser toute perte dans le calcul de leur Bonus.

En outre le syndicat  a relevé les charges inutiles impactées aux travailleurs, comme les insuffisances des compagnies sous-traitantes.  L’UNTM a donc rejeté les conclusions de ce ramassis de comptabilité produite. Il faut rappeler que depuis le rachat de la SEMOS par ALLIED, le Bonus de Production n'a jamais été payé, sans polémique et n'a jamais été satisfaisant, comme au temps où Anglogold Ashanti gérait la Mine. En ce temps, le rendement de bonus frôlait semestriellement les deux salaires ou plus.

Pour information, un reliquat non payé de bonus des travailleurs de la SEMOS est même en arbitrage à Bamako, depuis plusieurs années. C'est ainsi que les travailleurs d'eux-mêmes ont imposé un sit-in le jeudi 12 janvier dernier de 7h à 10h. Et le matin du vendredi 13 de 7h jusqu'à 13h.

La Directrice de la mine, Khadi Guèye, a tenté de convaincre les ouvriers en vain. La direction a eu son salut grâce à la plaidoirie du Segal UNTM, Monsoeur Fomba qui les a convaincus de reprendre le travail non sans avoir donné un ultimatum jusqu'à ce mercredi à la Direction, auquel cas il ne sera plus intermédiaire entre la direction et les ouvriers. La Grève au niveau de PW continue pour 72h.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avant&#45;projet de nouvelle Constitution :  Le parti NEMA opte pour le référendum</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/avant-projet-de-nouvelle-constitution-le-parti-nema-opte-pour-le-referendum-3007508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 01:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables du parti Nouvel Espoir pour le Mali (NEMA), sous la bannière "ben", "baara" et "ladriya" ont organisé le 15 janvier 2023, une conférence de presse pour soutenir le référendum prévu en mars 2023.</strong>

Le président du parti NEMA, Samba Coulibaly, a indiqué que notre pays se trouve, aujourd’hui, à une période charnière de son histoire et à la croisée des chemins.  Il estime qu’en ce moment précis, où notre tissu social est mis à rude épreuve, il est du devoir impérieux de chaque malien d’œuvrer pour l’instauration d’un climat de paix, de cohésion et d’unité nationale, gage de tout développement économique et social. « <em>Nous avons souhaité que ce régime de Transition soit apaisé et réussi et puisse servir non seulement de véritable levier pour la réalisation des réformes institutionnelles, de respect des libertés individuelle et collective, de restauration d’un Etat de droit, mais surtout que cette année 2023 puisse aboutir à un début de retour à l’ordre constitutionnel normal, avec l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles</em> », a-t-il souligné.

Pour le président Samba Coulibaly, les Assises nationales de la refondation (ANR) ont jeté les bases d’un nouveau Mali (Mali kura) à travers les recommandations qui les ont sanctionnées, dont l’une des principales est de doter le Mali d’une nouvelle constitution.

Concernant l’avant-projet de la nouvelle constitution, le parti Nema a fait des observations sur les articles 30, 31, 46 et 96.

Pour M. Coulibaly, la laïcité est au cœur de notre identité malienne. Il ne s'agit, aujourd'hui, ni de la refonder, ni d'en modifier les contours. Il s'agit de la faire vivre en restant fidèle aux équilibres que nous avons su inventer et aux valeurs ancestrales. « <em>Au Mali, chacun est respecté dans ses différences parce que chacun respecte la loi de la République</em> », a-t-il martelé.

S’agissant du chronogramme des élections générales, le parti NEMA demande aux autorités de la Transition, de mettre à contribution le professionnalisme et le patriotisme des médias nationaux, afin que le futur projet de la nouvelle constitution, fasse l’objet d’une vaste campagne de sensibilisation dans les langues nationales. « <em>Notre souci c’est le Mali, notre combat c’est pour le Mali car nous n’avons rien au-dessus de ce pays, ce pays auquel nous devons tout</em> », a-t-il conclu.

En perspective, le parti NEMA prévoit la mise en place d’une plateforme autour des idéaux du parti, la poursuite de la mise en place des Mouvements de femmes et de jeunes et le congrès du Mouvement des femmes et des jeunes prévu le 25 février 2023.

Lancé en septembre 2021, le bureau national du parti Nema compte 241 membres, plus de 15 000 comités, 614 sous-sections et 43 sections.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Obtention de la carte d&amp;apos;identité biométrique :  Les autorités à pied d’œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/obtention-de-la-carte-didentite-biometrique-les-autorites-a-pied-doeuvre-3006590.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 01:37:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement du Mali a décidé la mise en circulation de la carte d'identité biométrique, conformément, aux normes de la Cédéao, à travers le décret n°2022-0639/PT-RM du 3 novembre 2022. </strong>

Selon ce décret, la carte nationale d’identité biométrique sécurisée est obligatoire à partir de 15 ans avec une durée de validité de 5 ans.

La première dotation est gratuite mais le renouvellement est payant. Elle remplace de plein droit la carte Nina, la carte d’identité nationale et la carte consulaire. Le système de gestion et de production de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la Sécurité et de la protection civile, précise le décret.

En effet, le précieux sésame est fabriqué à partir d’une matière plastique en polycarbonate comprenant tous les dispositifs de sécurité destinés à limiter les risques de falsification ou de contrefaçon. Aujourd'hui, cette carte biométrique permettra à nos compatriotes établis à l'étranger de pouvoir bénéficier d'une carte d'identité aux normes et sécurisée, qui leur permettra aussi au niveau des missions diplomatiques et consulaires respectives de pouvoir exercer toutes leurs activités et de rectifier aussi la plupart des erreurs qu'ils avaient.

Les travaux préalables à la confection et production de la nouvelle carte d'identité nationale biométrique se déroulent dans une atmosphère de bon enfant. Un autre fait, le point des formations des agents qui doivent entrer dans la danse pour les mises à jour des détenteurs de la carte NINA, qui est la base de la confection-production de la carte biométrique.

Selon un chef de division et superviseur de l’opération, rien n'est laissé au hasard ; car les plus hautes autorités du pays suivent de prêt les travaux et personne n'a droit à l'erreur.

<strong>Tentative de sabotage du nouveau système de production de la Carte nationale biométrique</strong>

Dans un communiqué rendu public le 3 janvier 2023, le ministre de la Sécurité et de la protection Civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a dit exercer la répression avec rigueur contre les personnes qui font circuler de fausses informations sur les réseaux sociaux, notamment sur le plateforme Facebook, sur l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique, à travers un lien internet.

Le ministre de la Sécurité et de la protection Civile a rassuré que cette communication n’engage pas le gouvernement, en rappelant que toute communication se rapportant à la carte biométrique se fera au moment opportun à travers les canaux officiels de publication et de diffusion. Par conséquent, il a annoncé que des sanctions seront prises contre les acteurs et complices de cette tentative de sabotage. Le ministre de la Sécurité et de la protection Civile rassure la population que de tels actes ne resteront pas impunis, et que leurs auteurs seront recherchés, identifiés et interpellés, afin de répondre de leurs actes.

Notons que la gestion de la Carte d'identité biométrique est liée aux données biométriques de tous les citoyens. Le rôle de Dermalog Identification Systemsc Gmbh dans le processus est la fourniture de certains équipements et la formation du personnel malien dans un volet bien établi de transfert de compétence.

En dehors de ces deux volets, aucune société étrangère n'interfère dans la gestion des données des citoyens maliens qui relève même de notre sécurité nationale. C’est pourquoi, l'Entreprise M-SI en charge de la confection et de la production de la carte par son expérience a déjà produit plus de trois millions de cartes biométriques avec les structures maliennes.

Selon un responsable du département de la Sécurité, la confection des cartes biométriques engage la sécurité intérieure et pour des raisons de sécurité, il ne peut pas être procédé à un appel d'offres ouvert comme les marchés ordinaires et cela ne sous-entend aucunement qu'il y a un manque quelconque de transparence.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front politique :  Le RPM se désagrège</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/front-politique-le-rpm-se-desagrege-3006607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 01:33:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée la semaine dernière, les membres des bureaux, des sections et sous sections du Rassemblement pour le Mali (RPM) de la commune V du district de Bamako, ont annoncé à la surprise générale, leur démission collective du parti du tisserand. Les raisons ont été évoquées par l’honorable Moussa Timbiné, ancien député à l’Assemblée Nationale du Mali. </strong>

Selon l’honorable Timbiné, leur décision de se retirer du RPM est consécutive à plusieurs constats. Parmi lesquels, la dégradation générale de la situation du parti. Toute chose qui se caractérise, notamment par le dépassement du délai statutaire du Congrès initialement prévu pour le 23 Octobre 2019. S’y ajoutent, les prises de décisions anti-statutaires, lors des Troisièmes Assises du Comité Central et le refus de l'ex Président du Parti, Dr. Bocari Treta d'accorder une motion en l'honneur de Feu Président IBK, fondateur du Parti, lors des Troisièmes Assises du Comité Central du RPM.

Dans la foulée, le conférencier a avancé d’autres raisons comme la mise en place de sections parallèles au mépris des textes et le refus catégorique d'appliquer la décision de la Cour d'Appel de Bamako. Décision qui stipule que le BPN-RPM est déchu, sur la base de l'article 32 des statuts du parti, les décisions prises lors des Troisièmes Assises du Comité Central, déclarées nulles et de nul effet et que les parties doivent s'atteler à la mise en place d’une commission en vue de créer les conditions de la tenue d'un Congrès.

À cela, il a fait constater au sein du parti,l'établissement de sentiments de confusion et de doute ; qui selon lui, suscite de l'inquiétude auprès des militantes et militants qui aspirent à se présenter aux élections communales et législatives et des hésitations dans l'esprit des militants à continuer de militer dans un parti, sans perspective claire , sans cohésion, plutôt habité par le démon du clanisme. « <em>Ainsi, est-il aisé de constater que le camp d'en face n'était animé que par la volonté de tourner rapidement la période incarnée par IBK, continuant ainsi la trahison qui a commencé de son vivant et qui a nourri la violente contestation au début de son deuxième mandat </em>», a-t-il laissé entendre.

L'illustration parfaite, selon lui, demeure la tenue précipitée du Comité Central, dont le but inavoué était le choix du candidat du Parti aux prochaines élections présidentielles, tout cela au mépris des textes du parti. « <em>Or, dans le cas d'espèce, au lendemain du coup d'Etat, la priorité devait être le bilan du parti, le diagnostic des causes qui ont entraîné la chute du pouvoir et les stratégies permettant de corriger nos erreurs tout en capitalisant les acquis afin de reconquérir la confiance des maliens à travers un parti rénové, plus que jamais soudé et préparé pour le redressement du Mali</em> », a-t-il expliqué. Et de déplorer que l'ex Bureau Politique National, sous la houlette de quelques personnes prétendant agir au nom de tout le monde, s'est inscrit dans une logique d'opposition stérile au moment où la majeure partie de la population estime que les priorités sont ailleurs. « <em>Cette erreur stratégique a malheureusement contribué à monter un bon nombre de maliens contre le parti d'IBK, perçu aujourd'hui comme le seul comptable des insuffisances du régime alors que l'esprit rassembleur d'IBK a permis d'associer l'essentiel de la classe politique à la gestion du pouvoir</em> », a-t-il témoigné.

C’est au regard de tout ce qui précède que le conférencier a annoncé sa démission et celle de ses camarades du parti des tisserands en commune V. <em>« Nous sommes des militants de la cause des maliens. Mais nous ne pouvons être l'otage d'une aventure incertaine ou d'un intérêt personnel</em> », ont-ils déclaré, avant d’annoncer la création d’une nouvelle formation politique en adéquation avec leurs aspirations politiques.

<strong>Adama Coulibaly   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le VIH/Sida :  La FMAPVVIH, ambitieuse pour peu de moyen !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/lutte-contre-le-vih-sida-la-fmapvvih-ambitieuse-pour-peu-de-moyen-3006608.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 01:24:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Informer l’opinion nationale et internationale sur son existence, ses ambitions et évoquer la nécessité d’un soutien financier constant, tel était l’objectif d’une conférence de presse animée le lundi 9 janvier 2023 par la Fédération Malienne des Association des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA. C’était à son siège sis à l’ACI 2000, sous la présence du président M. Diéliman Soumano, en présence du Coordinateur national M. Modibo Kané , du point focal des personnes clés et d’autres responsables de la FMAPVVIH.</strong>

Face à la nécessité d’une synergie des actions pour lutter, efficacement, contre le VIH/SIDA dont le taux de prévalence est de 1,2% au Mali, des associations et organisations des personnes vivant avec le VIH ont jugé utile de se fédérer. Cela, pour appuyer les efforts sur le terrain en vue d’atteindre les résultats escomptés. Cette volonté s’est aussitôt manifestée par la création en mars 2022 dernier de la Fédération Malienne des Associations des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA. Déjà, sur les 43 associations de lutte contre le VIH/SIDA au Mali, la fédération, malgré son jeune âge, a pu se tailler la part du lion en ramenant en son sein, 37 organisations dont 7 à Bamako et 30 à l’intérieur du pays. « <em>La fédération est certes jeune, mais est composée d’hommes et de femmes de plusieurs années d’expériences en matière de lutte contre le sida. Nous estimons qu’en venant en appui de ceux qui se trouvent déjà sur le terrain, nous allons contribuer à notre façon à aider le Mali à atteindre les objectifs</em> », a expliqué le président de la fédération, M. Diéliman Soumano qui a poursuivi que cette fédération est née d’une vision. Celle de relever, voire dépasser le défi des 3-90. C’est-à-dire que 90% des personnes soient dépistées, 90% des personnes soient mises sous traitement et 90% des personnes sous traitement antirétroviral voient leur charge virale disparaître.

À sa suite, le Coordinateur national, M. Modibo Kané a fait comprendre que la FMAPVVIH est représentée sur l’ensemble du territoire national. « <em>Personne ne peut réussir seule cette lutte. Nous avons voulu nous ajouter aux autres acteurs sur le terrain mais avec la vision de faire autrement, car après plus de 30 ans de lutte, les résultats laissent à désirer</em> », a ajouté M. Kané qui pense qu’il est possible de vaincre le SIDA en faisant en sorte que les médicaments aillent aux malades et non le contraire comme l’avait instruit le feu président Amadou Toumani Touré en son temps.

Et Mme Marie Dénon d’inviter les autres organisations de rejoindre la fédération. Puisque selon elle, c’est ensemble que le VIH/SIDA sera un mauvais souvenir.

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Bien que la fédération soit animée de la volonté d’en finir avec le VIH/SIDA, d’ici à 2030, ses responsables n’ont pas hésité à attirer l’attention sur une situation qui interpellent les autorités maliennes. Il s’agit d’un manque de financement constant.

Ainsi, l’occasion était opportune pour le Secrétaire Général, M. Mohamed Maiga d’expliquer que les seuls financent de l’USAID et du Fonds Mondial ne suffisent à la fédération de mener à bien sa mission. Il a donc évoqué la nécessité et l’urgence de l’intervention du gouvernement pour permettre à la FMAPVVIH d’atteindre les objectifs.

<strong>Adama Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le PIU Covid&#45;19 bat le record de la mauvaise gestion au Mali :  1 milliard FCFA croqué pendant 8 mois en 2020… 939 millions volatilisés en 2021 sur 6 mois de gestion…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-piu-covid-19-bat-le-record-de-la-mauvaise-gestion-au-mali-1-milliard-fcfa-croque-pendant-8-mois-en-2020-939-millions-volatilises-en-2021-sur-6-mois-de-gestion-3006602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 01:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2021 du Vérificateur sur la gestion du Fonds Covid-19 met à nu, la somme de 1 milliard FCFA (</strong><strong>1 032 162 037F) volatilisée au PIU Covid-19 (Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19),</strong><strong> sous la période</strong><strong> du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion. Plus grave, le même rapport enfonce le clou en mettant au goût du jour, d’autres irrégularités financières s’élevant  à 939 millions FCFA (939 227 131F) en 6 mois de gestion, à compter du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.  </strong>

Le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion du Fonds Covid-19 par le PIUR Covid-19 continue d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de nos populations. Au total, le cumul des saignées financières enregistrées au sein du Projet, pendant les exercices 2020 et 2021 se chiffrent à 1,971 milliards FCFA (1.971.389.168 F).

<strong>Les mêmes causes produisent les mêmes effets</strong>

L’enquête financière réalisée au PIU Covid-19 en 2020 a exhalé une odeur de scandale et aurait eu des conséquences pour l'establishment politico-administratif de Bamako. Cet audit sur la période du 13 mai au 31 décembre 2020, soit 8 mois de gestion, a énuméré pêle-mêle les dysfonctionnements et les malversations dans la gestion des fonds dédiés au PIU Covid-19 au Mali. Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a une somme de 1 milliard FCFA (1 032 162 037F) qui s’est évaporée des caisses du projets, sans laisser la moindre trace.

Pour ce qui est de l’exercice 2021, à compter du 1er janvier au 30 juin, l’exécution des opérations de gestion du Projet d’Intervention d’Urgence  COVID-19, présente des faiblesses en ce qui concerne les exigences de régularité et de sincérité des dépenses.  Il ressort des travaux de vérification, des irrégularités administratives liées à la non-conformité du manuel d’exécution du PIU COVID-19 aux dispositions de l’Accord de financement et aux textes en vigueur au Mali, au non-respect des procédures de conclusion et d’approbation des marchés et au monopole de fait de certaines acquisitions par trois fournisseurs.  D’où des irrégularités financières, pour un montant total de 939 millions de nos francs (939 227 131F) et qui impliquent les mêmes personnalités de l’Unité de Coordination du PIU Covid-19. Ces gouffres financiers portent essentiellement sur des pénalités de retard non appliquées par le Secrétaire en Gestion Financière (SGF) du PIUR Covid-19 pour un montant de plus de187 millions FCFA, des dépenses indues et non justifiées effectuées par les Directeurs Généraux de l’INSP, de la DPM et le Spécialiste en Gestion Financière du Projet REDISSE III pour plus de 126  FCFA.

Décidemment, les 939 millions FCFA croqués pendant le 1<sup>er</sup> semestre de l’année 2021 au PIUR Covid-19 sur les fonds alloués par les PTF (Partenaires techniques et financiers) au Mali, suscite la polémique. Et le rapport annuel 2021 du Végal sur la gestion du PIUR Covid-19 aligne des dénonciations à donner le tournis.

En effet, plusieurs personnalité du PIUR Covid-19 dont le Coordinateur, Dr Seydou Goïta ; le Spécialiste en Gestion Financière (SGF) Hamady Sissoko ; le Comptable Boubacar Diarra ; ainsi que des cadres de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) et de l’Institut National de la Santé Publique (INSP) ont été interrogés par le Vérificateur sur des opérations de dépenses, de mobilisation de fonds et de trésorerie effectuées au cours de la période allant du 1<sup>er</sup> juin au 31 décembre 2021, soit 6 mois de gestion.

Des violations flagrantes

Le Spécialiste en Gestion Financière du PIUR Covi-19, Hamady Sissoko, pendant la période 2021 n’a pas appliqué les pénalités de retard dans l’exécution des marchés. Ainsi, après un examen des marchés, des lettres de notification de marchés, et des Procès-verbaux de réception, l’équipe de vérification a constaté que les délais d’exécution de neuf (9) marchés n’ont pas été respectés et le Spécialiste en Gestion Financière (SGF) n’a mis en œuvre aucune diligence pour leur application. Le montant total des pénalités de retard reconstituées par les enquêteurs, s’élève à 187,2 millions FCFA (187 206 394 F). Pendant ce temps, le dirlo de l’INSP et celui de la DPM ont effectué des dépenses indues.

En effet, le DG de l’INSP a irrégulièrement appliqué les taux des indemnités de déplacement journalier du manuel du projet REDISSE III en lieu et place de ceux du manuel du Projet d’Intervention d’Urgence COVID-19. Le montant des dépenses indues effectuées s’élève à plus de 26 millions de nos francs (26 005 325 FCFA).  Quant au DG de la DPM, il a irrégulièrement appliqué un taux journalier de 10 000 FCFA au titre des frais de déplacement aux superviseurs, cadres, agents de livraison et chauffeurs pour la manutention et l’acheminement des intrants de la COVID-19 à l’intérieur du District de Bamako au cours de la période de septembre 2020 à février 2021 alors qu’il n’y a pas d’indemnité prévue à cet effet. Ces déplacements ne sont pas soutenus par des ordres de mission. Le montant des frais de déplacement indûment payés s’élève à 10,3 millions (10 350 000 FCFA).  Le cumul des dépenses indues s’élève à 36 355 325 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Spécialiste en Gestion Financière du PIU Covid-19, Hamady Sissoko, a envoyé au Projet REDISSE III une avance non justifiée qu’il a lui-même reçue comme étant également le Spécialiste en Gestion Financière du Projet REDISSE III. Par contre, Il n’a pas justifié cette avance d’un montant de 90 millions FCFA reçue le 14 juin 2021.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta et le SGF Hamady Sissiko, ont conclu un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali.  Selon le Vérificateur, le Coordinateur du projet et le Spécialiste en Gestion Financière ont demandé un payement au Bureau de l’OMS au Mali sur la base d’un marché irrégulièrement conclu, le 22 mars 2021 et dont l’achèvement était prévu au 31 mars 2022, un mois avant la fin du mandat du représentant de l’OMS au Mali. Il s’agit du marché N°0005C/2021/ DGMP-DSP d’assistance technique (appui opérationnel aux systèmes de santé du Mali et à la réponse à la pandémie COVID-19 d’un montant de 1 106 717 US$ soit plus de 625 millions FCFA (625 665 412 F) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un organe spécialisé des Nations Unies. L’objectif de cet accord correspond aux mêmes objectifs assignés à l’OMS au Mali. Il s’agit de renforcer les capacités de surveillance, de préparation et de réponses rapides aux épidémies et autres urgences de santé publique et contribuer à l’évaluation conjointe du RSI ; d’appuyer la coordination des acteurs de la santé à travers le suivi de leurs contributions et appui au Ministère de la Santé et du Développement Social…

Pourtant, en tant qu’agence spécialisée des Nations Unies, l’OMS a la responsabilité primaire de promouvoir la réalisation du plus haut niveau de la santé partout dans le monde. Elle soutient le Gouvernement dans la coordination des efforts des secteurs multiples et ses associés dans l’atteinte des objectifs de la santé ainsi que le soutien des diverses politiques de santé nationale et des stratégies de développement du Mali.

Par ailleurs, la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International (RSI) 2005, objet du marché, relève de l’OMS. Il s’agit du RSI 2005 qui est l’instrument juridique international destiné à aider et à protéger tous les États de la propagation internationale des maladies. Le RSI 2005 est entré en vigueur le 15 juin 2007.

L’OMS n’a pas vocation à réaliser une prestation rémunérée ; elle fournit une assistance technique appropriée et, dans les cas d’urgence, l’aide nécessaire à la requête des gouvernements ou sur leur acceptation. Conformément à ses mandats, l’OMS doit aider le Gouvernement du Mali dans le cadre de la prévention et de la Lutte contre la COVID-19. Le paiement des fonds publics à l’OMS dans le cadre du présent projet procède d’une irrégularité au regard des mandats de l’organisation.

Le Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta et le Spécialiste en Gestion Financière, Hamady Sissoko, ont irrégulièrement demandé, à la Banque mondiale, le payement intégral du montant de 1 106 717 US$ soit  625 665 412 FCFA au taux de 565,3346 à l’IDA, le 25 octobre 2021. Ce payement a été autorisé par les responsables du PIU COVID-19 pour le mode de payement Direct du compte bancaire de la Banque Mondiale au compte bancaire du Bureau de l’OMS du Mali.

En clair, la pratique de gestion au PIU Covid-19 contrevient aux principes d’équité et d’économie, notamment en matière d’attribution de marchés publics. Sinon, comment concevoir que le Mali paye sur ses emprunts un montant de 625,665 millions FCFA à une organisation internationale pour financer ces missions à court terme, en l’occurrence le Bureau de l’OMS au Mali qui est la représentation d’une institution spécialisée des Nations Unies à laquelle l’État malien paye déjà sa quote-part financière et qui n’a pas vocation à réaliser une prestation rémunérée ?

D’où le lieu pour le Vérificateur général de transmettre et de dénoncer des faits au président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier relativement : à la non application, en 2021, de pénalités de retard pour un montant de 187 206 394 FCFA ; au paiement de dépenses indues pour un montant de 36 355 325 FCFA ; à la non justification d’une avance pour un montant de 90 000 000 FCFA ; au règlement d’un marché irrégulier avec le Bureau de l’OMS au Mali pour un montant de 625 665 412 FCFA.  Soit au total, 939 millions d’irrégularités financières, à compter de la période du 1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2021.

Également, le Vérificateur a saisi la Justice sur d’autres faits qui datent de  l’exercice 2020. Notamment, le paiement intégral d’un marché partiellement exécuté pour un montant de 250 millions de FCFA ; le paiement de dépenses indues pour un montant de 7,19 millions de FCFA ; la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la redevance de régulation pour un montant total de 36,09 millions de FCFA ; le non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur des marchés pour un montant total de 159,07 millions de FCFA ; à la non-justification des avances pour un montant de 21,94 millions de FCFA ; à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant pour un montant de 170,85 millions de FCFA ; à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour un montant de 73,02 millions de FCFA ; à la non-justification d’avances par les bénéficiaires pour un montant de 215,80 millions de FCFA ; à la non-réception des intrants dans les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro et Ségou pour un montant de 98,19 millions de FCFA. Soit en chiffre, la somme de 1 milliard FCFA pour la période du 13 mai au 31 décembre 2020.

En attendant, l’interpellation du Coordinateur du PIU Covid-19, Dr Seydou Goïta, s’impose ; au risque d’énerver davantage les maliens.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans le jardin secret de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) :  Plus de 71 millions FCFA disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/dans-le-jardin-secret-de-loffice-de-protection-des-vegetaux-opv-plus-de-71-millions-fcfa-disparus-3002394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:24:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2021 du Vérificateur général sur la gestion de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) est sans appel : non reversement des produits de la vente des DAO (Dossiers d’Appel d’Offres) pour un montant de 2,20 millions FCFA ; paiement d’indemnités de déplacement non justifiées pour un montant de 2,23 millions FCFA ; paiement de jetons de présence indus pour un montant de 3,43 millions FCFA ; paiement de dépenses de régie non justifiées pour un montant de 5,36 millions FCFA ; paiement d’un marché non exécuté pour un montant de 57, 82 millions FCFA … Autant de pratiques à l’origine de l’évaporation de 71 millions de nos francs à l’Office de Protection des Végétaux (OPV) , en 3 ans de gestion, soit les périodes 2017, 2018 et 2019. Le Directeur Général de l’OPV, Demba Diallo, risque gros. Et même très gros. Ces complices aussi. Accablant.</strong>

Décidément, les eaux de <strong>l’Office de Protection des Végétaux </strong>sont troubles et charrient des affaires plus nauséabondes les unes que les autres. Et le DG Demba Diallo, donnent des exemples carrément décalés par rapport à l’image qu’on avait ou se faisait dans la gestion de l’OPV.

En effet, le DG Demba Diallo est le pilier de la protection des végétaux et des pâturages, qui a exorcisé la mauvaise gouvernance depuis sa nomination et entretenu un flou artistique autour de la gouvernance de l’OPV.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Aujourd’hui, force est de reconnaître que l’image de protection des végétaux et des pâturages dans notre pays est en train de partir en lambeaux, tant les coups tordus et autres deals sur les fonds de l’Office pour la Protection des Végétaux prennent de plus en plus de l’ampleur. Les derniers épisodes en date : la soustraction frauduleuse de 71 millions de nos francs (71 041 099 FCFA) sur une subvention de 1,9 milliard FCA (1 941 910 285F) accordée à l’OPV, au cours de la période 2017-2019. Et le premier responsable dans ces sales opérations est  le DG de l’OPV, M. Demba Diallo. Pour l’exécution d’une partie du puzzle, il n’a jamais reversé les produits issus de la vente des DAO dans le compte de l’OPV.

Les fouilles ‘’archéologique-financière’’ réalisé par le Vérificateur général à l’OPV, a mis en lumière des irrégularités financières qui ont impacté négativement l’utilisation régulière et effective des ressources financières de la structure.

En effet,  l’examen des dossiers de passation des marchés de la période sous revue a permis aux enquêteurs de constaté que le Directeur Général de l’OPV, Demba Diallo, ne reverse pas les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres qui s’élève à un montant total de 2 200 000 FCFA. Et jusque-là, l’équipe de vérification n’a reçu aucune preuve du reversement dudit montant dans le compte de l’OPV.

Plus grave, les enquêteurs ont révélé que le Dg de l’OPV a ordonné, irrégulièrement, le paiement du marché n°00012/CPMP relatif à la fourniture et la pose de pièces pour avion alors qu’aucune preuve de l’exécution dudit marché n’a pu être obtenue. En clair, l’OPV n’a pu fournir aucune attestation de service fait pour l’acquisition et la pose des matériels. De plus, la visite d’effectivité à la base aérienne 101 de Sénou où est stationné l’avion concerné a révélé que l’appareil n’est pas en état de service. Son dernier vol remonte au 9 juillet 2014 comme indiqué dans les cahiers de bord de l’avion qui ne mentionnent ni l’acquisition des pièces ni de réparations au cours de la période 2017-2019.  Le montant total du marché est de 57,8 millions FCFA (57 820 000F).

<strong>Passation frauduleuse de marchés par le DG</strong>

Le Dg de l’OPV, Demba Diallo, a passé des marchés sans mise en concurrence et avec simulation de mise en concurrence. Afin de s’assurer que les procédures de passation de ces marchés sont appliquées, les enquêteurs du BVG ont analysé les documents de demandes de renseignement et de prix, les offres des soumissionnaires et les contrats de marché. Du coup, ils ont réalisé que le dirlo de l’OPV, Demba Diallo, a attribué des marchés sans avoir respecté la procédure de mise en concurrence.

Ainsi, pour l’achat de matériels informatiques, marché attribué à « <em>Solusys</em> » pour un montant de 9 millions de nos francs (9 027 000 FCFA), il a effectué une simulation de mise en concurrence. Le titulaire dudit marché et le soumissionnaire « <em>C et M</em> », bien qu’étant des entités distinctes, présentent les mêmes numéros de téléphones portables sur leurs offres et autres documents administratifs. Les statuts des deux autres candidats « <em>Ngneta Solution Service </em>» et « <em>Van Audit</em> » indiquent aussi qu’ils appartiennent à une même personne. Enfin, sur les 5 enveloppes contenant les offres, 4 enveloppes présentent les mêmes fautes commises dans les libellés.

Il en est de même du marché relatif à l’achat de produits alimentaires d’un montant de 5,7 millions FCFA (5 789 700F), dont l’attributaire « <em>Mama Services </em>» et les soumissionnaires  « <em>Mama Construction</em> » et « <em>Araba Distribution DIAKITE</em> » ont les mêmes numéros de téléphone. De même, la société « <em>Araba Distribution DIAKITE</em> » et «<em> Gie. Hawa. Net </em>» ont aussi les mêmes numéros de téléphones portables.

Là aussi, l’équipe de vérification a constaté que les spécifications demandées dans le dossier de consultation sont différentes de celles contenues dans le contrat de marché du titulaire. En effet, les prix unitaires des articles ont diminué dans le contrat de marché tandis que leurs quantités ont augmenté.

Pour ce qui est de l’acquisition de mobiliers de bureau, d’un montant de 14,9 millions FCFA (14 997 800F) par DRPR en 2017, le marché a été attribué à « <em>Mama Services</em> » sans une concurrence réelle. En effet, les cinq offres reçues présentent des éléments identiques. Un des numéros de téléphone du titulaire du marché (pli1) se retrouve sur l’offre (pli 3). Le numéro de téléphone de l’offre (pli 2) se retrouve aussi sur l’offre (pli 3).

Pareil aussi pour la fourniture et la pose de moquette, rideaux, fauteuils ministres, salon complet sept places et table basse destinés au bureau du Dg de l’OPV, M. Demba Diallo, pour un montant de 5,7 millions de nos francs (5 789 700 FCFA). Sur les 5 offres présentées, un des numéros de téléphone du titulaire « <em>Mama Services</em> » se retrouve sur l’offre (pli 4). Également, un des numéros de l’offre (pli 2) se retrouve sur l’offre (pli 4). En outre, l’enveloppe et la présentation de l’offre de « <em>Mama Services</em> » montrent des similitudes avec celles des autres soumissionnaires.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Dg Demba Diallo de l’OPV, a procédé à des simulations de concurrence lors des achats par demande de cotation en 2018. En effet, des factures pro-forma existent dans les dossiers mais le dirlo de l’OPV n’est jamais arrivé à fournir à la mission de vérification la preuve de consultation par écrit, d’au moins, trois fournisseurs pour chaque demande de cotation. Des factures proforma de trois soumissionnaires reviennent le plus souvent parmi lesquels, un seul et même fournisseur est fréquemment retenu. En outre, certains fournisseurs sont toujours attributaires, quel que soit leur concurrent.

Enfin, l’équipe de vérification a remarqué que le Dg Demba Diallo de l’OPV ne respecte pas les procédures de mise en concurrence lors des achats par demande de renseignements et de prix. En effet, pour la DRPR n°002115 CPMP/MA-2018 relative au recrutement d’un consultant chargé de la revue du dispositif national de protection des végétaux, conformément, aux conventions et règlements internationaux et régionaux signés par le Mali, l’OPV n’a consulté qu’un seul fournisseur au lieu de cinq (5) comme l’exige la réglementation en vigueur.

Pour la DRPR n°0001904 CPMP/MA-2018, relative au gardiennage des locaux de la Direction Générale de l’OPV et des Services Régionaux de Protection des Végétaux (SRPV), le rapport de sélection existe avec les noms et les propositions financières de tous les postulants alors qu’une offre n’était pas encore ouverte au passage de la mission.

<strong>Le DG autorise le paiement des indemnités de déplacement et de missions indues </strong>

De l’analyse de certains documents par les enquêteurs, il ressort des paiements d’indemnités de déplacement pour des rencontres tenues à la Direction Générale de l’OPV, au bénéfice de participants résidents qui n’ont effectué aucun déplacement. Cependant, ces paiements ne sont supportés par aucune délibération du Conseil d’Administration.

Par ailleurs, l’équipe de vérification a découvert le double paiement d’indemnités pour une rencontre de la commission d’élaboration d’un projet de renforcement des moyens d’intervention des services de protection des végétaux convoquée par la note de service n°001/MA-SG-OPV du 16 janvier 2018. Le montant total des irrégularités se chiffre à 2,2 millions de nos francs (2 230 000 FCFA).

Au même moment,  le Dg Demba Diallo, autorisé le paiement de jetons de présence, sans autorisation du Conseil d’Administration. En bloc, le dirlo de l’OPV a ordonné le paiement de jetons de présence lors de trois sessions du Conseil d’Administration (13ème, 14ème et 15ème) tenues pendant la période sous revue en l’absence de délibération du Conseil d’Administration fixant le montant des jetons de présence à octroyer aux Administrateurs. En effet, la Délibération n°2020- 0001/MA-SG-OPV du 22 avril 2020 relative à l’octroi des avantages de session aux membres du Conseil d’Administration de l’OPV a été adoptée après l’octroi desdits jetons de présence.

En outre, des agents de l’OPV non membres du CA, ont aussi bénéficié des jetons de présence. Le montant total des irrégularités constatées s’élève à 3,4 millions FCFA (3 430 000F).

<strong>Paiement  de dépenses non justifiées par le Régisseur </strong>

L’équipe de vérification a analysé les pièces comptables de la Régie d’avances afin de s’assurer du respect des dispositions. Du coup, elle a remarqué que le Régisseur d’avances de l’OPV, M. Sékou Bengaly, a payé des indemnités de déplacement et de mission non justifiées par des ordres de mission visés par les autorités compétentes. En effet, des indemnités de déplacement sont versées aux agents et du carburant est acheté alors que les ordres de missions ne sont pas visés.

En outre, les enquêteurs ont remarqué le paiement d’indemnités de déplacement pour des missions effectuées par des agents à des périodes qui se chevauchent.  Ainsi, pour le paiement de certaines indemnités de mission le Régisseur Sékou Bengaly, a accepté l’application de taux journalier supérieurs aux taux réglementaires. Le montant des irrégularités sur les indemnités de déplacement et de mission se chiffre à 3 millions de nos francs (3 072 834 FCFA).

Enfin, le Régisseur d’avances de l’OPV a effectué des paiements de dépenses en l’absence des pièces justificatives requises. En effet, lesdites dépenses ne sont supportées ni par des bordereaux de livraison ni par des attestations de service fait. Il en résulte un montant non justifié de 2 288 265 FCFA.  Le montant total des sous évaporés est de 5,3 millions FCFA (5 361 099F).

À ces irrégularités financières à l’OPV, s’ajoutent des irrégularités administratives. Notamment, la non tenue d’une comptabilité-matières régulière ; le non respect des procédures de décaissement de la FAO ; le non enregistrement des offres dans un registre ; la violation des dispositions du cadre organique. …

Bref, la liste des irrégularités, à l’origine de la disparition criarde de 71 millions FCFA à l’OPV, est loin d’être exhaustive. Et le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits à la Justice afin que les personnes concernées par cette gestion calamiteuse puissent s’expliquer sur la destination de ce pactole.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le PRRE ploie sous la mauvaise gestion : Des travailleurs témoignent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-prre-ploie-sous-la-mauvaise-gestion-des-travailleurs-temoignent-3002388.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:22:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle financier effectué par le Bureau du Vérificateur Général au niveau du Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) est édifiant : la gabegie du Coordinateur, M. Oumarou Camara et sa bande, a occasionné plus de 749 millions FCFA (</strong><strong>749 612 155F) </strong><strong>d’irrégularités financières, pendant les exercices 2018, 2019 et 2020. </strong>

<strong>« </strong><em>Nous avons honte, aujourd’hui, de dire que nous sommes des travailleurs du PRRE ; car, la </em>gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) <em>a perdu son prestige d’antan. À la mauvaise gestion des fonds, s’ajoute un désintéressement quasi-général pour le  travail d’agent du PRRE. Sans compter les scandales, qui ne finissent pas de finir au sein du projet… </em>». Les gestes hauts et forts, un travailleur du PRRE résume, en ces termes, la situation désastreuse de sa structure. Avant d’ajouter, ému : « <em>tout ce que nous demandons, à nos autorités, c’est de traduire les auteurs de ces irrégularités financières devant la justice. Et à défaut, de nous débarrasser de notre encombrant Coordinateur Oumarou Camara qui a précipité le PRRE dans l’abîme</em> ».

Selon nos sources, le PRRE est dans l’agonie. Mauvaise gestion à la pelle, corruption, népotisme… seraient à l’origine de la mort prématurée de ce projet, pourtant promu à un bel avenir.

D’abord, la mauvaise gestion. À en croire nos sources, elle va de mal en pis. Et aujourd’hui, de pis en pire.

<strong>La preuve des épreuves </strong>

Pendant les exercices 2018, 2019 et 2020, expliquent nos interlocuteurs, le sport favori du Coordinateur du projet a été « <em>l’indiscipline budgétaire</em> » qui s’est traduite par la gabegie. Sur la base de documents en main, un travailleur explique le dysfonctionnement du dispositif de contrôle interne du PRRE. <strong> </strong>

En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement. Cependant, suite aux travaux de vérification, expliquent nos sources, l’ONG a effectué les remboursements dans le compte d’intérêt de l’UCP, notamment à travers les ordres de virement n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 1 722 450 FCFA et n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 215 250 FCFA, tous en date du 15 juillet 2022 et reçus par la banque le 2 août 2022.

<strong>Un service de mafieux pour des mafieux </strong>

Autres gaffes relevées dans la gestion du PRRE, le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara ; le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow et le Directeur pays de CARE International au Mali ont procédé aux règlements de marchés, sans exiger le paiement des droits d’enregistrement ou de la redevance de régulation.

Et le hic qui titille, selon nos interlocuteurs, c’est que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a payé les marchés n°0612CPMP/2019 relatif au recrutement d’une Agence de Communication et n°3592/CPMP/2019 relatif au suivi des activités déjà visitées par la tierce partie sans s’assurer de l’acquittement de la redevance de régulation pour des montants respectifs de 286 950 FCFA et 75 440 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 362 390 FCFA.

Au même moment, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ne s’est pas assuré du paiement de la même redevance sur 22 contrats de marché payés pour un montant cumulé compromis de 8 771 454 FCFA ainsi que deux (2) autres contrats réglés mais dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 3 623 842 FCFA. La redevance de régulation n’a pas été acquittée pour un montant de 712 689 FCFA. Le montant compromis s’élève à plus de 13 millions FCFA (13 107 985F). Pire, le Vérificateur a constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur le contrat n°F1-BFEO-280-02-09/ pour un montant de 78 538 FCFA.

En outre, le Directeur pays de CARE International au Mali ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur cinq (5) contrats payés pour un montant total compromis de 1 180 514 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 14 729 427 FCFA dont 3 623 842 FCFA pour les droits d’enregistrement et 11 105 585 FCFA pour les redevances de régulation.

<strong>Alerte aux scandales</strong>

Le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara et le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ont ordonné le paiement de contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Il ressort du rapport d’enquête du Vérificateur que le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet reconstruction et de relance Économique a payé trois (3) marchés revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à plus de 69 millions de nos francs (69 252 900 FCFA) dont 59 359 629 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 9 893 271 FCFA au titre de la redevance de régulation.

Comme si cela ne suffisait pas, nos sources révèlent que le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow, a payé quatorze (14) contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à 59 833 642 FCFA dont 51 285 979 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 8 547 663 FCFA au titre de la redevance de régulation. Ce n’est pas tout.

Le Coordinateur Oumarou Camara du PRRE et le Spécialiste en Gestion Financière du projet ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires.

De janvier à juillet 2022, indiquent nos interlocuteurs, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions FCFA (132 135 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA (Plan de Travail et de Budget Annuel) 2022. De même, ils ajoutent que les deux responsables de l’UCP ont procédé au remboursement d’un montant total de 123 578 849 FCFA dont 71 498 359 FCFA en juin 2022 et 52 080 490 FCFA en août 2022. Le reliquat non remboursé s’élève à 8 557 077 FCFA. Au cours de la mission de vérification financière et avant la séance du contradictoire, l’UCP a procédé au remboursement des intérêts créditeurs utilisés d’un montant de 8 557 077 FCFA à travers l’ordre de virement n°35/2022/FA/Compte PRRE du 07 septembre 2022 et déchargé par le service courrier arrivée de la BNDA, le 14 septembre 2022.

Outre, cette mauvaise gestion, nos sources révèlent que l’Unité de Coordination du PRRE est malade. Malade de son Coordinateur Oumarou Camara, dont les magouilles sont de notoriété publique. Malade, aussi, de la corruption et du népotisme, érigés en mode de gestion. Les maux du PRRE se résument en peu de mots : affairisme, détournement de fonds et  gestion clanique des ressources humaines et financières de la boîte.

La preuve : plus de 726 millions de francs CFA manquent à l’appel de la caisse. D’où la recommandation du vérificateur général de transmettre le dossier à la justice.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coups d’État&#45;lutte contre le terrorisme&#45;monnaie unique :  La CEDEAO prouve son impuissance</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coups-detat-lutte-contre-le-terrorisme-monnaie-unique-la-cedeao-prouve-son-impuissance-3002398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis en session ordinaire, le 4 décembre 2022, à Abuja, pour débattre de la situation du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée tous en transition militaire, sur la base des rapports que les médiateurs désignés par l’organisation sous-régionale pour ces trois pays, leur ont présentés. </strong></em>

<em>Mais avant d’aborder ces questions de fond, ce 62<sup>e</sup> sommet a été marqué par une cérémonie sobre de prestation de serment du tout nouveau président de la Commission, le Gambien Omar Aliou Touré, nommé à ce poste le 3 juillet dernier en remplacement de l’Ivoirien Jean Claude Kassi Brou. </em>

<em>Après cette investiture à huis clos, les chefs d’État ont planché sur le déroulement de la transition dans les trois pays de la sous-région, théâtres de coups d’État, afin de s’accorder une bonne fois pour toute sur leurs durées respectives, et d’ouvrir le chemin à un retour constitutionnel normal et durable. Les cas du Mali et du Burkina ont particulièrement retenu l’attention des participants, d’autant que ces deux pays sont englués depuis plusieurs années dans des problèmes sécuritaires qui se sont métastasés et ont engendré une série de putschs dont il est difficile malheureusement de prédire la fin.</em>

<em><strong>Le Mali a ouvert le bal avant que la contagion kaki ne gagne la Guinée et le Burkina Faso</strong></em>

<em>Quand le feu du terrorisme s’est engouffré dans les hameaux nichés dans les sables mouvants du Sahel, il y a une décennie en effet, les dirigeants des pays de la CEDEAO aujourd’hui ravagés par les flammes, n’avaient pas pris la mesure du danger, et s’étaient contentés des analyses de canapé que leur produisaient leurs thuriféraires, sur fond de déni et de complaisance coupable, laissant les navires malien et burkinabè chavirer allègrement sur l’océan du mensonge et de la propagande contre des ennemis politiques supposément revanchards, proches de leurs prédécesseurs respectifs. Les pays de la CEDEAO avaient, en son temps, déployé des troupes pour circonscrire le phénomène au Mali, mais force est de reconnaître que dix ans après, ces efforts n’ont quasiment servi à rien, d’autant que le danger s’est aujourd’hui joué des frontières pour s’installer dans presque tous les pays de la communauté. </em>

<em>Pendant que les terroristes grignotaient des pans entiers du Mali, du Niger et du Burkina, il n’y a eu malheureusement personne pour rappeler aux dirigeants de la CEDEAO et de ces pays en crise qui dormaient probablement pendant que Max Alexis martelait qu’« une jeune guerre est généralement engendrée par une vieille rancune », sauf les militaires qui ont fait irruption à coup de canon dans l’arène politique pour démettre les présidents élus et s’emparer du pouvoir, afin de rétablir la sécurité et de réparer les torts et les injustices. Comme dans une sorte d’effet domino ou de loi des séries, le Mali a ouvert le bal avant que la contagion kaki ne gagne la Guinée et le Burkina Faso. </em>

<em>Ce soixante-deuxième sommet de la CEDEAO avait justement dans son agenda de faire partir, au terme de leur mandat, les trois officiers-présidents qui sont considérés par une bonne partie de leur opinion publique, comme des Sherpas de l’intégrité et de la bonne gouvernance, avant qu’il ne leur vienne en tête, pour certains d’entre eux, de proroger leur bail à la tête de leurs États respectifs à la fin des délais impartis pour la transition. </em>

<em>Reste à savoir si, malgré les sanctions, la CEDEAO pourra faire entendre raison à ces militaires dont certains présentent déjà des velléités de « momification » au pouvoir, poussés en cela par des soutiens indéfectibles qui exigent désormais que toute information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.</em>

<em><strong>La question qui est loin d’être tranchée est celle de la création de la monnaie unique</strong></em>

<em>Ces appels au musellement ou à l’omerta s’accompagnent souvent d’un ton particulièrement dur. On pourrait les comprendre et à la limite, les tolérer si l’objectif in fine est de trouver des solutions durables, notamment à la crise sécuritaire dans ces pays déjà polytraumatisés, et si ces appels ne sont pas révélateurs de manœuvres dictatoriales « d’anarcho-spontanéistes » visant à faire la part belle à des amis politiques ou militaires. Espérons que ces derniers n’ignorent pas l’aphorisme de Charles Péguy, selon lequel « le règne des populismes est éphémère, mais les ruines de leurs actions sont éternelles ». Il y a donc lieu de prévenir ou même d’enrayer ce risque d’engrenage qui pourrait ouvrir la porte à d’autres putschistes dans d’autres pays de la sous-région. Mais ce n’est malheureusement pas sur la CEDEAO qu’il faut compter simplement parce qu’elle s’est discréditée depuis qu’elle a fermé les yeux sur ces affaires de troisièmes mandats qui ont eu cours, ici et là, en Afrique de l’Ouest ces dernières années. </em>

<em>C’est d’ailleurs conscients de ce handicap que les dirigeants ouest-africains, réunis à Abuja, ont été plutôt conciliants vis-à-vis de la très frondeuse République du Mali qui semble avoir résolument pris le chemin du retour à l’ordre constitutionnel normal. Mais aussi vis-à-vis de la Guinée qui n’a pas été sanctionnée malgré le bras de fer qui persiste entre le régime du longiligne colonel Mamady Doumbouya et l’instance sous-régionale par rapport à la date de l’élection présidentielle qui devrait marquer la fin de la transition. La Guinée n’étant pas membre de l’UEOMA et ayant un débouché sur la mer, lui imposer des sanctions économiques serait comme donner un coup d’épée dans l’eau, et écornerait davantage l’image de cette CEDEAO qui a perdu beaucoup de plumes dans son « acharnement » contre le Mali. </em>

<em>Quant au pays des Hommes intègres, il est toujours considéré comme le moins mauvais de ceux qui ont prématurément mis un terme à un régime constitutionnel, et c’est pour cette raison que ce sommet ordinaire d’Abuja s’est borné à encourager ses dirigeants à respecter la date du 24 juillet 2024 comme date-butoir pour passer le pouvoir aux civils. </em>

<em>Si la fin des « pouvoirs kaki » et  du terrorisme en Afrique de l’Ouest  ont été les principales préoccupations des chefs d’État à Abuja, d’autres sujets ont été également évoqués comme l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis plusieurs mois, qui n’en finit pas de parasiter les relations entre Bamako et Abidjan. Heureusement que cette crise devrait être bientôt derrière nous, si l’on en croit une source bien au parfum du dossier, du moins s’il n’y a pas de rétropédalage de l’un des protagonistes, comme ce à quoi on a déjà assisté depuis le début de cette scabreuse affaire. </em>

<em>La question qui est par contre loin d’être tranchée est celle de la création de la monnaie unique, qui nécessitera vraisemblablement plusieurs autres sommets du genre pour que les chefs d’État puissent accorder leurs violons, alors que de plus en plus, les peuples exigent une monnaie unique et la fin du CFA considéré comme l’un des derniers vestiges de la colonisation</em>

<strong>A Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) ou l’Internat de la Fraude :  Plus de 190 millions FCFA à justifier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-ulshb-ou-linternat-de-la-fraude-plus-de-190-millions-fcfa-a-justifier-3002176.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:21:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement d’heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques sur la base d’Attestations Individuelles de Service Fait (AISF) non conformes pour un montant de 31,8 millions FCFA (31 820 000F) ; non retenue de 15% au titre de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (IBIC) pour un montant de 113 millions de nos francs (113 328 000 FCFA) et  non retenue de l’impôt sur le revenu foncier pour un montant de 35,8 millions FCFA (35 8 834 767 F). Auxquels s’ajoutent ; la non application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 2,4 millions FCFA (2 421 708 F) et le paiement d’un contrat partiellement exécuté pour un montant de 4,7 millions FCFA (4 720 000F) ; en passant par la réception de matériels non conformes pour un montant de 2,4 millions de nos francs (2 827 200 FCFA)… Telles sont, entre autres, les pratiques à l’origine d’une fraude de 191 millions FCFA (191 896 675F) à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), pendant les exercices 2018, 2019 et 2020. </strong>

Depuis qu’il a été remis au Président de la transition, le mercredi dernier, le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général (BVG), sur les opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’ULSH ne cessent de défrayer la chronique. Au juste, de qui et de quoi s’agit-il ? Nous avons synthétisé le dit rapport dont nous rendons public la substantifique moelle.

À en croire le rapport annuel 2021 du Vérificateur, la gestion de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako est victime d’une gabegie qui ne dit pas son nom. Du coup, son premier responsable, le Pr Idrissa Soïba Traoré, Vice-recteur en janvier 2018 de l’ULSHB et Recteur en juin 2019 jusqu’à nos jours,  puisque c’est de lui qu’il s’agit, et son équipe sont au centre de la controverse. Ils risquent gros. Et même très gros. Accablant.

<strong>C</strong><strong>oup de pied dans la fourmilière </strong>

Pendant la période sous revue, l’ULSHB  a bénéficié une subvention de  l’État qui s’élèvent à 12,32 milliards FCFA (12 325 277 846 F) et les ressources propres à 940,9 millions FCFA (9 923 180F). Quant aux dépenses, elles se chiffrent à 12,9 milliards de nos francs (12 957 657 357F). Du coup, la rationalisation des ressources de l’ULSHB s’impose afin qu’elle joue pleinement et durablement son rôle de formation et de renforcement des compétences.

Selon le rapport d’enquête du Végal, les dysfonctionnements<strong> à</strong> l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako découlent, dans une grande mesure, de l’absence de procédures formalisées spécifiques à cette structure universitaire mais aussi du fonctionnement encore non effectif de toutes les divisions de son Service des Finances. Également, les problèmes résident dans la faible transparence des procédures de passation de marchés ; les manquements au code d’éthique et de la déontologie dans les marchés publics, au règlement général de la comptabilité publique et à la réglementation de la comptabilité-matières.

Quant aux irrégularités financières, elles résultent, pour leur part, des insuffisances liées à la justification des heures supplémentaires ; le non prélèvement des impôts sur les marchés ; le paiement des indemnités indues, le non-respect des clauses contractuelles et plus généralement des règles du contrôle de la procédure de passation des marchés publics.

Enfin, les irrégularités financières qui se chiffrent à 191,89 millions FCFA dénotent globalement des tendances des agents publics à favoriser les prestataires au détriment de l’État, pourtant principal pourvoyeur des ressources pour les deux parties.

Des irrégularités financières en série

Décidément, le pire est à craindre à l’Université des Langues et des Sciences Humaines de Bamako. Les graves irrégularités financières retenues dans le rapport annuel 2021 du Bureau du Vérificateur Général, sont essentiellement frauduleuses et représentent plus de la moitié de l’ensemble de la subvention accordée par l’État à l’ULSHB pendant la période sous revue. Ces mauvaises pratiques de gestion, qui s’exercent dans une sphère censée former l’élite malienne, se trouvent à l’origine des principaux goulots dont sont victimes l’enseignement supérieur et la recherche scientifique dans notre pays qui se classe parmi les derniers au monde en matière d’éducation. Pire, ces pratiques mafieuses restent d’autant plus inquiétantes qu’elles surviennent à une période où la gestion universitaire au Mali demeure au cœur des préoccupations des pouvoirs de la transition.

Pour l’illustration de cette mauvaise gouvernance, le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a payé des heures supplémentaires indues sur le Budget national. Ainsi, le rapport annuel 2021 du Végal retient que pendant la période sous revue, il a payé des heures supplémentaires sur la base des AISF (Attestations Individuelles de Service Fait) non conformes. En effet, il a effectué des paiements d’heures supplémentaires en l’absence des AISF ou sur la base des AISF signées par le Chef du DER (Département d’Étude et de Recherche) en lieu et place de l’enseignant. Aussi, le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a fourni, en l’appui du paiement d’autres heures supplémentaires, des AISF signées uniquement par le Doyen de la Faculté. Le montant total des heures supplémentaires de cours, de travaux dirigés et pratiques payé sans AISF ou sur la base des AISF non conformes est de 31,8 millions FCFA (31 820 000F), dont 22,6 millions (22 620 000 FCFA) pour les enseignants non permanents.

Et le hic qui titille, c’est que le Chef du Service des Finances n’a pas retenu l’IBIC (Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux) sur les indemnités d’heures supplémentaires payées aux enseignants non permanents. Du coup, les enquêtes révèlent qu’il n’a pas prélevé sur les montants payés aux enseignants non permanents, la retenue de 15% au titre de l’IBIC. Et contre toute attente, un montant total de 778 millions FCFA (778 140 000F) a été payé aux enseignants non permanents au titre des heures supplémentaires sans la retenue de l’IBIC au cours de la période sous-revue. En déduisant le montant de 22,6 millions de nos francs ( 22 620 000 FCFA) correspondant aux heures supplémentaires payées aux enseignants non permanents sur la base des AISF non conformes, l’IBIC non retenu s’élève à 113,3 millions FCFA (113 328 000F).

Pendant ce temps, précise le rapport annuel,  le Chef du Service des Finances n’a pas retenu à la source l’Impôt sur le revenu foncier. Après l’analyse des contrats et les pièces justificatives des paiements des frais de location des immeubles, les enquêteurs ont décelé que le Chef du Service des Finances n’a pas procédé à la retenue à la source de l’Impôt sur le revenu foncier, lors du paiement des frais de location des immeubles bâillés. En effet, le montant de l’Impôt sur le revenu foncier non retenu par l’ULSHB sur les revenus fonciers s’élève à 70,3 millions FCFA  (70 342 786F). Cependant, l’information recueillie par le Bureau du Vérificateur au niveau du service des impôts de Kati, révèle que la somme de 34,5 millions (34 508 019 FCFA) a été payée par le bailleur de l’immeuble « IPM ». Le montant de l’irrégularité s’élève alors à 35,8 millions de nos francs (35 834 767 FCFA). Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Chef du Service des Finances de l’ULSHB a payé des indemnités aux stagiaires après l’expiration de la durée légale de stage. De l’examen des dossiers par le Bureau du Vérificateur, il ressort que le Chef du Service des Finances a payé des indemnités à des jeunes diplômés en stage de qualification ou de perfectionnement au Rectorat de l’ULSHB au-delà de la période réglementaire de 2 ans maximum. En effet, le Rectorat maintient encore des jeunes diplômés, dont le stage a débuté en 2012, 2014 et 2015, selon les cas. Face à cette situation, le Conseil de l’Université a, au cours de sa 8ème session ordinaire, tenue le 5 mars 2020, rappelé que toute indemnité accordée aux stagiaires constitue une dépense inéligible et impossible à justifier. Par la même occasion, le Conseil a invité l’administration au respect strict de la réglementation qui régit l’accueil des stagiaires au sein des services publics (y compris les EPA), notamment en ce qui concerne la durée légale de ces stages.  Le montant des indemnités injustifiées payées aux stagiaires courant l’année 2018 s’élève à 945 000 FCFA. Toutefois, malgré la demande par mémo n°001, le Chef du Service des Finances n’a pas fourni à l’équipe de vérification les pièces et documents des paiements des indemnités pour les années 2019 et 2020.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Chef du Service des Finances n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés. Cependant, les enquêteurs ont découvert qu’en 2019 et en 2020, le Chef du Service des Finances n’a pas appliqué les pénalités de retard sur onze marchés dont les réalisations ont accusé des retards allant jusqu’à 119 jours. Le montant total de l’irrégularité s’élève à 2,4 millions FCFA (2 421 708F).

<strong>La  preuve des épreuves </strong>

Selon le rapport annuel 2021 du vérificateur, le Chef du Service des Finances a payé la totalité d’un marché partiellement exécuté. Il ressort des enquêtes que sur la base d’une attestation de service fait établie par lui-même, il a payé la totalité d’un marché avant l’exécution complète des prestations. En effet, le marché n°20/ULSHB-SF2019 relatif à l’organisation et la mise en place de la comptabilité (volet 1) et l’installation des logiciels de comptabilité générale, de production des états de synthèse et de gestion des immobilisations (volet 2) au profit de l’ULSHB a été intégralement payé alors que les logiciels ne sont pas installés sur l’ordinateur de la Division Comptabilité générale. Le montant de l’irrégularité s’élève à 4,7 millions FCFA (4 720 000F).

Quant au Comptable-matières de l’ULSHB, révèle le rapport annuel, il a réceptionné des matériels non conformes aux spécifications techniques des commandes. En effet, il a réceptionné sept (7) scanners de marque Canon, livrés par MAMA CONSTRUCTION, en lieu et place de sept (7) scanners HP scan jet 300 avec une résolution de 200 PPP ou plus. Le montant des scanners HP est de 1,6 millions FCFA TTC (1 610 700F).  De plus, sur les deux ordinateurs HP laptop 15-dy 1731 ms, livrés par «Établissement Loly et frères », pour un montant de 1 millions FCFA, le Comptable-matières a réceptionné un ordinateur non conforme. En effet, il a réceptionné un laptop Windows famille en lieu et place d’un laptop Windows PRO. Le montant de l’ordinateur livré non conforme est de 525 000 FCFA TTC.  Enfin, sur 240 livres livrés par NATALA SERVICE-PRESTATION, vingt-quatre (24) livres sont manquants.  Le montant total des irrégularités relatives à la réception des matériels non conformes s’élève à 2,8 millions de nos francs (2 827 200 FCFA).

Pour toutes ces irrégularités financières qui ont occasionné une perte sèche de plus de 191 millions FCFA (191 896 675F) à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, en abrégé ULSHB, un sursaut national gagnerait à tenir compte de ces alertes suffisamment pertinentes dans le sens où il n’est pas rare d’entendre la population active se plaindre du niveau de nos étudiants. Avec un tel gâchis dans la gestion des ressources financières, ils sont condamnés à ne pas recevoir un enseignement de bonne qualité. Il s’agit là d’une perte à deux niveaux.

D’une part, l’État perd une quantité inestimable de ressources qui auraient pu servir à renforcer d’autres secteurs de développement prioritaires ; et d’autre part, l’avenir des futures générations se trouve hypothéqué par de tels comportements irresponsables dans la gestion des deniers publics.

À l’issue des travaux contradictoires ayant permis la prise en compte des observations de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, le rapport définitif de la vérification au sein de cette entité étatique a été transmis à qui de droit. Toutefois, il est heureux de constater que, malgré tout, certains professeurs restent en marge de ces différents écarts.

Mais en attendant, les responsables des cas de fraude signalés à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, sont clairement identifiés et ont fait l’objet de dénonciations du BVG au Procureur de la République qui appréciera la suite à donner au dossier. C’est dire qu’à l’ULSHB on ne dort plus que d’un demi-œil.

<strong>Jean Pierre James </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile :  Odeur de magouille à la Régie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ministere-de-la-securite-et-de-la-protection-civile-odeur-de-magouille-a-la-regie-3002179.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:13:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport annuel 2021du Vérificateur est formel : le Régisseur d’avances du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a effectué, en 2020, des dépenses irrégulières sur le fonds COVID-19</strong>.

À en croire le dossier d’enquête, le Régisseur a fourni de fausses factures d’acquisitions de carburant pour un montant de plus de 48 millions de FCFA, lesquelles n’ont pas été reconnues par les stations-service censées les avoir délivrées.

Plus grave, il a payé la totalité de la facture n°15-KSF 2020 relative au contrat n°01/COV/CPMP/MSPC 2020 portant fourniture de matériels de protection contre la COVID-19 alors que tous les produits n’ont pas été livrés. Il existe un écart de 7 500 masques entre le bordereau de livraison qui mentionne une quantité de 5 000 unités et le PV de réception qui est signé avec 12 500 unités. Le montant des 7 500 masques non livrés s’élève à 7,08 millions de FCFA. Le montant total des dépenses indues s’élève à 55,09 millions de FCFA.

<strong> Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Fonds Covid&#45;19 	 :  Le DG du FGSP et le Coordinateur de « Jigisemejiri » : même odeur et même goût pour la chose publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-le-dg-du-fgsp-et-le-coordinateur-de-jigisemejiri-meme-odeur-et-meme-gout-pour-la-chose-publique-3002399.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:10:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du Fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020 par le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé (FGSP-SA), Moustapha Adrien Saar et le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sako, n’a pas été transparente encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser une dénonciation de faits à la Justice par rapport aux ressources, irrégulièrement, utilisée à des fins d’enrichissement individuels ou collectifs au détriment des besoins réels dans la lutte contre le Covid-19. </strong>

Le FGSP et le Projet « <em>Jigisemejiri </em>» n’ont pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de leur privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire que dans la lutte contre la pandémie du Covid-19, au Mali en 2020,  ces deux structures ont été victimes d’une OPA (Offre publique d’achat) qui ne dit pas son nom : elles ont été au service exclusif de leurs responsables qui n’ont pas respecté les dispositions conventionnelles, conformément,  à leurs engagements avec l’État du Mali. Depuis, le FGSP et le Projet « Jigisemejiri », portent les germes de leur propre destruction.

Le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé, Moustapha Adrien Saar et le Coordinateur du Projet « Jigisemejiri », Mahmoud Ali Sacko, n’ont pas géré le fonds COVID-19, conformément aux dispositions de la convention.  Du coup, ils doivent répondre d'une gouvernance qui frise le dol et la mauvaise gestion du denier public.

<strong>Succession d’irrégularités</strong>

Selon le rapport annuel 2021du Vérificateur général, le dirlo du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’a pas respecté les exigences de reddition des comptes conformément aux dispositions de la convention de gestion du fonds COVID-19.  Il n’a pas fourni au département de l’Économie et des Finances les rapports trimestriels d’utilisations détaillées des fonds accordés et les reporting.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Jigiseme-jiri.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3002402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Jigiseme-jiri.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a>Par ailleurs, précise le rapport de vérification, le DG du FGSP a reçu de l’État malien, entre le 17 décembre 2020 et le 10 mai 2021, un montant total de 20 milliards de FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans au cours de laquelle, il n’a traité que les dossiers de garantie de trois (3) entreprises sur les 2 000 prévues. Pendant ce temps, le Directeur Moustapha Adrien Saar, a signé des Conventions de Dépôts à Terme (DAT) à hauteur de 13,500 milliards de FCFA avec les établissements financiers soit un reliquat de 6,500 milliards de FCFA non encore utilisé.

Autres injonctions relevées par le Vérificateur dans la gestion du fonds Covid-19 au Mali : le Coordinateur du Projet « Jigisemejiri », Mahmoud Ali Sako, n’a pas reversé le reliquat du fonds COVID-19 non utilisé. Il a reçu du Trésor Public un montant total de 39 milliards de FCFA dans le cadre du programme de Transfert Monétaire d’Urgence à l’endroit des ménages les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Sur ce montant, indique le rapport, il a dépensé 8,902 milliards de FCFA dans le traitement et le transfert aux ménages ciblés soit un reliquat de 30,097 milliards de FCFA non encore utilisé. Comme si cela ne suffisait pas, indique le rapport du Vérificateur, le Coordinateur de « Jigisemejiri » a effectué des dépenses indues. Il a dépensé un montant de 25,20 millions de FCFA au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage et du Comité Technique de Coordination alors que ce projet existait depuis 2013 avec son budget de fonctionnement propre. Depuis, le Projet «Jigisemejiri » croule sous la mauvaise gestion.

Face à ces irrégularités financières de plusieurs milliards de francs CFA au FGSP et au Projet de filets sociaux « Jiguisemejiri », le Vérificateur a saisi la Justice malienne, afin que le dirlo du FGSP, Moustapha Adrien Saar et le Coordinateur de « Jigisemejiri », Mahmoud Ali Sako, rendent à César ce qui n’est pas à eux. D’où leur situation inconfortable.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance au Mali : Levée de bouclier sur le front social</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-au-mali-levee-de-bouclier-sur-le-front-social-3001285.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali aujourd’hui</strong><strong>, rien ne se passe comme prévu. Alors que sur le front social, c’est déjà la levée de boucliers, face à l’insécurité grandissante et aux tragédies à la pelle qui sont classées, sans suite. S’y ajoutent, l’indécision du gouvernement sur l’application de certaines mesures et la vie chère qui ne fini pas d’être chère dans notre pays. Au tant de situations qui font que le peuple malien a perdu tout espoir en l’avenir. La colère couve. La misère se lit sur tous les visages. Et la tension est dans l’air. Surtout à un moment où plusieurs corporations syndicales s’insurgent contre le régime. </strong>

Le feu couve sous la cendre. En ces derniers temps, tous ceux, qui ont suivi la montée en puissance des grèves dans le pays, ont dû se rendre à l’évidence : les autorités maliennes sont bafouées et ne sont plus au mieux de la forme.

Réputée pour sa rigueur, mais surtout pour son énergie, l’autorité d’État au Mali, sous Assimi Goïta, semble connaître, pourtant, une baisse de régime. Visiblement.

<strong>Le mal frôle la gangrène </strong>

Mais peut-il être, autrement ? Surtout, avec une équipe gouvernementale en panne. Et des populations, de plus en plus, impatientes, face à une pauvreté endémique, à des promesses sans lendemain, à la hausse des prix, une école infectée et affectée par les NST (Notes Sexuellement Transmissibles), une Administration en perte de vitesse mais surtout gangrenée par la corruption et le népotisme et une économie sous perfusion.

Du coup, c’est la levée de boucliers sur le front social. Après des séries de grève décrétée à tous les niveaux ou presque, par les travailleurs, c’est les populations et les Associations qui menacent de descendre dans la rue. Du moins, si les choses restent à leur état actuel.

De son côté, les surveillants de prisons, après l’échec des négociations avec le gouvernement, s’apprête à aller en grève. <strong>Bien plus, a</strong>près le syndicat des enseignants signataires du 15 octobre 2016, c’est celui des greffiers, secrétaires de greffes et parquets (SYNAG) qui a <strong>décidé</strong><strong> de sortir les muscles contre le régime pour la non-satisfaction de certains points de leurs revendications. Et le message est très clair : l’État payera cash pour sa surdité.</strong>

Même les agents du service des Eaux et Forêts menacent de se faire entendre. Du moins, si leurs conditions de vie et de travail ne sont pas améliorées.

Très remontés contre le pouvoir, les religieux, de leur côté, ne manquent aucune occasion pour marquer leur désapprobation, vis-à-vis, du régime.

S’y ajoutent, d’autres situations et non des moindres, qui en rajoutent à la colère, déjà noire de nos populations. L’insécurité grandissante et l’augmentation du budget de la Présidence et du CNT. Au même moment, des associations de jeunes dénoncent « l’impuissance » du gouvernement. Avant de se déclarer « prêtent à descendre dans la rue », pour protester contre le chômage et le rallongement.

Face à cette levée générale de boucliers, les autorités maliennes ne peuvent être au mieux de la forme. <strong>Depuis, le président Assimi fait face à un front social en ébullition. </strong><strong> </strong>

Toutefois, l’UNTM et son Secrétaire général, Yacouba Katilé, sont très remontés contre la gouvernance de la transition. Selon eux, leurs  revendications présentées au pouvoir sont très mal accueillies par un mépris royal au Ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social. Donc, elle entend se faire entendre à travers l’organisation d’autres journées mortes si jamais...

L’UNTM est offusquée sur la léthargie de l’État face aux dossiers sur la table. Aussi bien sur le principe que sur la manière des négociations. En bloc, la centrale syndicale a une série de revendications et estime que  la gestion solitaire du régime de la transition plonge davantage le Mali dans les abysses.

En plus des revendications syndicales, le Haut Conseil Islamique est aussi remontée contre le régime actuel à cause, dit-elle, d’une gouvernance en dérive face aux sollicitations du peuple. Du coup, elle  projette de poser des actes forts pour se faire entendre, au bout du compte. De quoi couper le sommeil au gouvernement.

<strong>Les maliens abonnés au désespoir</strong>

Baisser les prix des denrées  de première nécessité, juguler la crise sécuritaire, mettre fin aux détournements impunis du dénier public, lutter contre la corruption et la délinquance financière… Telles étaient, entre autres, les principales missions pour lesquelles le colonel Assimi a fait deux coup d’État. Mais à l’heure du compte, le bilan est maigre. Trop maigre. Pour nos populations, ce bilan est nul. Ou presque.

Au lieu de prendre le taureau par les cornes, les autorités maliennes se lancent, à corps perdu, dans la révision de la constitution ; dans l’augmentation du budget de la présidence et du CNT …

Financées à coups de millions, ces kermesses se révèlent inefficaces, face aux maux qui minent notre pays.

Chaque jour qui passe, le Mali sombre davantage dans la dépression. Et les Maliens, avec. Les caisses de l’État sont vides. Désespérément, vides. Partout, règne la pauvreté. La misère, aussi.

Dans des milliers de familles, le petit-déjeuner et le déjeuner ont été rayés du menu. Dans sept familles sur dix, le riz est, presque, devenu un produit de luxe. Et pour disposer d’un kilo, c’est la croix et la bannière.

En dépit des belles recommandations formulées au cours des rencontres gouvernementales, l’école malienne est au bord du précipite.  L’Administration est gangrenée par la corruption. Le détournement des fonds publics, lui, est devenu un sport national.

Bref, les autorités maliennes se sont révélées incapables de redonner espoir aux populations maliennes. Plus grave, chaque jour qui passe, le Mali avance. Mais en reculons.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, les autorités maliennes ont prouvé leurs tares. Mais, le président Assimi doit changer de fusil d’épaule. Du moins, s’il veut sauver le reste de son règne du naufrage. Ou, ce qui en reste.

En attendant, de quel bilan même virtuel les autorités maliennes peuvent-il s’enorgueillir ?

<strong>Jean Pierre James  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du fonds Covid&#45;19 :  Le Président de la CCIM et ses hommes en prison… plus de 10 milliards FCFA de marchés frauduleux attribués…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-le-president-de-la-ccim-et-ses-hommes-en-prison-plus-de-10-milliards-fcfa-de-marches-frauduleux-attribues-3001283.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:35:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 23 novembre dernier, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali </strong><strong>(CCIM), Youssouf Bathily et 2 de ses proches collaborateurs, Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko, respectivement Secrétaire général et Comptable de l’institution consulaire, ont été placés sous mandat de dépôt, pour « atteinte aux biens publics », dans l’affaire dite de « <em>l’acquisition de masques de protection contre la Covid-19</em> ».</strong>

Faux et usage de faux ; manque à gagner pour l’État, à travers le non acquittement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation ; corruption à ciel ouvert... les responsables de la CCIM sont désormais rattrapés par leurs casseroles, après le passage du Bureau du Vérificateur Général qui a découvert un flou artistique exorcisé autour de la gestion des fonds pour l’acquisition des masques de protection contre le coronavirus dans le cadre de l’exécution du programme présidentiel <em>« un malien, un masque </em>».

Les faits reprochés au président de la CCIM, Youssouf Bathily et ses hommes, sont intervenus en 2020 dans le cadre de la lutte enclenchée par les autorités maliennes contre le coronavirus. Ainsi, au 31 décembre 2020, le Gouvernement, à travers la Paierie Générale du Trésor, a payé à 125 entités, une somme totale de 43,13 milliards FCFA (43 139  473 128F sur un crédit alloué de 132,37 millions (132 372 298 618F). Sur ce montant, la bagatelle de 10,94 milliards FCFA (10 942 500 000F) a été confiée à la CCIM pour l’acquisition de 20 Millions de masques de protection. Mais il ressort du rapport du Vérificateur Général (BVG) que ce fonds n’a pas échappé à l’appétit vorace du Président de la CCIM et de ces complices.

<strong>Violations flagrantes du code des marchés publics </strong>

Le rapport du BVG révèle que la CCIM a violé certaines dispositions du code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public comme l’article 82.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public qui dispose que « <em>Les marchés publics, selon la qualité de l’autorité contractante, sont transmis à l’autorité d’approbation visée à l’article 21 du présent décret. L’autorité d’approbation a la responsabilité de faire approuver le marché dans le délai de validité des offres </em>».

Il se trouve que dans l’exécution des marchés des masques de protection, l’alinéa 2 de l’article 82.2 du même décret qui dispose que « <em>les marchés qui n’ont pas été approuvés sont nuls et de nul effet</em> », a également été violé. De même que les paragraphes 3 et 4 de l’article 4.6 de l’Arrêté n°2015-3721/MEFSG du 22 octobre 2015 fixant les modalités d’application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public qui stipulent que « <em>lorsqu’il est déclaré attributaire provisoire, le candidat national doit produire des attestations prouvant qu’il est à jour du paiement des impôts, droits et taxes à caractère fiscal et parafiscal. Le candidat étranger, lorsqu’il est déclaré attributaire, est tenu de remplir les formalités d’immatriculation auprès des services fiscaux et parafiscaux. Il est en outre tenu de désigner un représentant au Mali</em> ».

Afin de s’assurer de l’application des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché par rapport au programme présidentiel « <em>Un Malien - un masque</em> » et a constaté que la CCIM a réceptionné des masques et payé des fournisseurs, sans avoir élaboré des contrats de marché au préalable.

Ainsi, les contrats des fournisseurs locaux ont été signés et approuvés après les livraisons et paiements de ces derniers. Dans une note explicative du 1<sup>er</sup> février 2021 adressée au Vérificateur Général, la CCIM affirme avoir finalisé, après les livraisons et paiements, des marchés attribués aux fournisseurs locaux conformément au Décret n°2020-0276/P-RM du 11 juin 2020 fixant le Régime des marchés publics relatifs aux mesures de prévention et de riposte contre la maladie à coronavirus. Toujours selon le rapport du Vérificateur, la CCIM en violation flagrante du code des Marchés Publics et Délégation de Service, a attribué six marchés à des sociétés étrangères (Côte d’Ivoire) pour un montant total de 9,46 milliards FCFA (9 462 500 000F) soit 86% du montant total du programme présidentiel. Malheureusement, ces sociétés étrangères n’ont pas de représentants au Mali. Pire, après l’attribution des marchés, elles n’ont pas rempli les formalités d’immatriculation auprès des services fiscaux et parafiscaux du Mali.

<strong>Des manques à gagner pour l’État </strong>

Dans le cadre de l’exécution du marché des masques de protection, le Président de la CCIM en la personne de M. Youssouf Bathily, a autorisé le paiement de marchés sans l’acquittement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation. Alors que l’article 357 de la Loi n°06- 67 du 29 décembre 2006 portant Code général des impôts dispose que « <em>Les actes constatant les adjudications au rabais et marchés de toutes natures (travaux publics et immobiliers, prestations de services divers), qui ne contiennent ni vente ni promesse de livrer des marchandises, denrées ou autres objets mobiliers, sont assujettis à un droit de 3%</em> ».

Aussi, l’article 2 du Décret n°09-687/P-RM du 29 décembre 2009, modifié, fixant les taux de la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public, des produits des ventes des Dossiers d’appels d’offres (DAO) versés à l’autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public et des frais d’enregistrement des recours non juridictionnels dispose que « <em>Les taux de la redevance de régulation sont fixés comme suit : 0,5% du montant hors taxes des marchés publics…</em> ».

Afin de s’assurer du respect des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a examiné des documents d’exécution et de paiement des marchés de fourniture de masques. Du coup, elle a constaté que les titulaires de neuf marchés de fourniture de masques n’ont pas payé les droits d’enregistrement et la redevance de régulation des marchés publics. Pourtant, ces différents marchés, conclus entre la CCIM et les fournisseurs nationaux et étrangers, ont été intégralement payés depuis très longtemps.

Le coût de la convention signée est de 10,942 milliards FCFA pour l’acquisition de vingt millions de masques de protection sur lequel aucun droit d’enregistrement et de redevance n’a été perçu par l’État. Ainsi, l’équipe de vérification a valorisé les montants des droits d’enregistrement et de la redevance que les fournisseurs devraient payer au Trésor public à la somme de 378 millions de nos francs (378.087.500F).

<strong>Le Président de la CCIM et ses complices en taule</strong>

La passation de ces marchés sur fond de magouille et ayant entraîné des manques à gagner pour l’État malien, a servi de matière pour la justice malienne, qui depuis un certain temps est aux trousses des délinquants financiers.

Face à la gravité des infractions de la CCIM dans l’acquisition des masques de protection contre la Covid-19, les commanditaires ou du moins, le Président de la chambre consulaire du Mali, Youssouf Bathily ; le Secrétaire général, Cheick Oumar Camara et le Comptable, Lamine Sacko, ont été placés, le mercredi 23 novembre 2022, sous mandat de dépôt pour « <em>atteinte aux biens publics</em> »,  par le Pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako.

En attendant, le Président de la CCIM et ses hommes séjournent à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds de Garantie du Secteur Privé :  Plus de 6 milliards FCFA d’irrégularités financières décelées par le Vérificateur : le DG dans le collimateur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/fonds-de-garantie-du-secteur-prive-plus-de-6-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-verificateur-le-dg-dans-le-collimateur-de-la-justice-3001279.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:28:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé </strong><strong>(</strong><strong>FGSP-SA), Moustapha Adrien Saar,  n’a pas géré le fonds COVID-19, conformément, aux dispositions de la convention.  Du coup, il devrait répondre devant le Pôle économique d'une gouvernance qui frise le dol et la mauvaise gestion du denier public. </strong>

À en croire le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), sur un montant total de 20 milliards FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans, le Dg Moustapha Adrien Saar, n’a traité que les dossiers de garantie de trois entreprises sur 2 000 prévues. Non plus, il n’a pas justifié  au passage des enquêteurs du BVG, l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards FCFA (6 500 000 000F) n’ayant pas fait l’objet de Dépôt à terme (DAT) dans des banques commerciales pour conforter leur trésorerie comme l’exige ladite convention. Mais le DG du FSGP, M. Saar, dans une interview parue le mardi 26 Octobre 2021 dans le journal ‘’Info 24’’ clame, à qui veut l’entendre, que ces fonds n’ont jamais quitté les comptes du FSGP’’. Pourtant, il n’apporte pas de preuve à ce qu’il soutien mordicus.

<strong>Le contenu des clauses</strong>

L’Article 1er de l’Avenant N°1 portant sur les engagements des parties à la Convention de Financement N°06/2020 entre le Ministère de l’Économie et des Finances et le Fonds de Garantie pour le Secteur Privé (FGSP-SA) du 1er Octobre 2020, dans le cadre de la riposte à la crise liée à la COVID-19, est clair :

L’État du Mali s’engage à  mettre à la disposition du FGSP-SA, un montant de vingt milliards FCFA, pour garantir principalement les crédits bancaires en faveur des PME/PMI, de certaines grandes entreprises et des Systèmes Financiers Décentralisés.

Le FGSP-SA s’engage à accepter la gestion des fonds confiés sous forme de « <em>gestion pour le compte de tiers</em> » ; à faire une gestion transparente et professionnelle des fonds selon le manuel de procédure du FGSP-SA ; à fournir un rapport trimestriel d’utilisation détaillé des fonds accordés, (…).

Suivant l’Article 2 de la même convention portant sur la mise en place d’un suivi et d’évaluation « <em>dans le cadre du suivi du Programme d’Urgence Présidentiel, de la riposte à la crise liée au Covid-19, il est mis en place un comité qui aura à la charge de suivre mensuellement l’utilisation de la dotation, d’effectuer un reporting pour le département de l’Économie et des Finances, d’informer les partenaires financiers de l’impact sur la crise</em> ». Tout cela pour une durée initiale d’utilisation de deux (2) ans à compter de leur date de déblocage.

Cette dotation de l'État Malien pour le FGSP vient donc considérablement renforcer les capacités d’intervention de cette structure et devrait permettre de mobiliser jusqu’à 100 milliards de FCFA en faveur de plus de 2 000 entreprises pour plus de 12 000 emplois directs sauvegardés/créés. Pour le reste de l’année 2020, la priorité sera donnée aux mesures conjoncturelles d’urgence. Mais ce fût du leurre.

<strong>Les pourboires du dirlo </strong>

Pour s’assurer de la conformité des opérations sur le fonds COVID-19 mis à la disposition du FGSP pendant l’exercice 2020, l’équipe du vérificateur a examiné les relevés bancaires, les conventions, les contrats et correspondances. Du coup, il ressort que le Directeur du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’a pas respecté les exigences de reddition des comptes, contrairement aux engagements des parties. Plus grave, il n’a pas fourni les rapports trimestriels d’utilisations détaillées des fonds accordés et les reporting pour le département de l’Économie et des Finances.

Par ailleurs, entre le 17 Décembre 2020 et le 10 Mai 2021, le Dg  du FGSP a reçu de l’État, un montant total de 20 milliards FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans au cours de laquelle, il n’a traité que les dossiers de garantie de trois entreprises sur les 2 000 prévues.

À en croire le rapport du vérificateur, il a accordé respectivement des garanties de 40 millions FCFA, 106 millions FCFA (106 106 250F) et 450 millions FCFA, soit un total de plus de 596  millions FCFA (596106 250F) sur une garantie de 100 milliards FCFA prévue. En bloc, le non-respect des dispositions de la convention ne permet pas une traçabilité dans la gestion des ressources mises à disposition.

En effet, le Dg Moustapha Adrien Saar, révèle le rapport du vérificateur, a signé des conventions de Dépôts à terme (DAT) à hauteur de 13,5 milliards FCFA (13 500 000 000F) avec les établissements financiers dont les revenus reviennent au FGSP. Au même moment, si l’on en croit le rapport d’enquête, l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards FCFA (6 500 000 000F) n’est pas justifiée. Envolés !

La situation de ces DAT se présente ainsi qu’il suit : à la date du 30/12/2020, il y a 1 milliard FCFA à la BCS ; 1 milliard à la Banque Atlantique a partir du 18/01/2021 ; 500 millions auprès de CFREDITKASH à la date du 01/02/2021 ; 2 milliards à la BNDA à partir du 04/02/2021 ; 1 milliard à la BDM à la date du 09/02/2021 ; 500 millions à COFINA à partir du 13/04/2021 ; 500 millions à la BOA ; 4 milliards à la BMS à la date du 28/04/2021 ; 1 milliards à Kafo Jiginew à partir du 29/04/2021 et 2 milliards à la BNDA le 04/05/2021. Soit au total, la somme de 13,5 milliards FCFA (13 500 000 000F).

Décidément, de nombreuses anomalies affectent la gestion du Fonds de Garantie du Secteur Privé. Du coup, la mauvaise gestion des fonds est érigée en système. Et le mot d’ordre de cette « mangecratie » reste : « <em>bouffe et tais-toi, s’il en reste la nation pourra en bénéficier</em> ».

Selon le rapport d’enquête, en chiffre, le dirlo du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’arrive toujours pas à justifier l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards de francs CFA non déposé dans les banques.

D’où une dénonciation de faits du Vérificateur général au niveau de la section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur en charge du Pôle Économique et Financier par rapport aux sous non déposés en banque par le DG du FGSP, M. Moustapha Adrien Saar.  Depuis, l’homme se trouve dans une situation inconfortable.

Les irrégularités financières décelées par le Vérificateur général dans la gestion du fonds covid-19 par le FGSP, doit servir de matière pour la justice malienne, qui depuis un certain temps est aux trousses des délinquants financiers.

Face à la gravité de ces entorses à l’orthodoxie financière, au niveau du FGSP, les commanditaires ou du moins, le Coordinateur Moustpha Adrien Saar et ses hommes à tout faire, ne doivent pas restés impunis. En tout cas, depuis l’arrestation, la semaine dernière, du Président de la CCIM et deux de ses collègues pour leur gestion du fonds covid-19, la panique s’est installée au sein du FGSP et les responsables ne dorment plus que d’un œil.

<strong> Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Urbaine de Tombouctou	 :  Plus de 319 millions FCFA évaporés : le Maire et le Régisseur en taule position</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/commune-urbaine-de-tombouctou-plus-de-319-millions-fcfa-evapores-le-maire-et-le-regisseur-en-taule-position-3001274.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:25:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion domaniale et foncière ainsi que la mobilisation des recettes dans la Commune Urbaine de Tombouctou (CUT), pendant les exercices 2019, 2020 et 2021, n’ont pas été libre encore moins transparente. D’où des irrégularités financières de plus 319 millions FCFA (319 100 625 F) décelées dans la gestion de la municipalité par le Bureau du Vérificateur Général (BVG). Du coup, le Maire Aboubacrine Alhad Cissé et son Régisseur de recettes, Monsieur Houley Ag Agaly, risquent gros. Et même très gros. Accablant.</strong>

L’exécution budgétaire de la Commune Urbaine de Tombouctou, au titre des exercices 2019, 2020 et 2021; présente de nombreux dysfonctionnements qui se sont caractérisés par des manquements dans le dispositif de contrôle interne et dans la gestion financière. Par petite touche, le Maire Aboubacrine Cissé et son Régisseur de recettes Houley Ag Agaly ont  « <em>sucé</em> » les caisses, érigé le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

<strong>Des manquements dans le dispositif de contrôle interne  </strong>

Le Représentant de l’État dans le Cercle de Tombouctou, n’arrête pas annuellement par décision le taux de prélèvement obligatoire. Pendant ce temps, la Mairie ne procède pas à la restitution publique de sa gestion et ne veille pas au fonctionnement régulier des commissions de travail. Non plus, la Commune Urbaine de Tombouctou ne dispose pas de Comptable-matières et ne tient pas de comptabilité-matières. Et comme si cela ne suffisait pas, la municipalité de Tombouctou n’a pas de fichier-fournisseurs.  Cependant, la Maire ne respecte pas les procédures d’organisation d’appel à la concurrence.

<strong>Les combines et les combinards</strong>

<strong> </strong>

Le  Régisseur de recettes de la Mairie de Tombouctou, M. Houley Ag Agaly, ne reverse pas les recettes issues de la vente de vignettes. Pour s’assurer du respect de l’article 11 de la Loi n°2011-036 du 15 juillet 2011 relative aux ressources fiscales des Communes, des Cercles et des Régions, l’équipe de vérification a procédé à un état de rapprochement des Procès-verbaux de réception, de sortie de vignettes et de destruction du stock non vendu. Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Régisseur Houley n’a pas reversé des recettes issues de la vente de vignettes en 2019 et 2020. Sur un montant total de plus de 4 millions FCFA  (4 050 000 F) de vignettes vendues, il a reversé dans le compte bancaire de la Commune pour le compte de la Trésorerie Régionale, le montant de 1 772 975 FCFA, soit un écart de 2 277 025 FCFA non reversé.

Au même moment, le Chef des services techniques chargé du domaine foncier de la CUT n’a pas reversé des taxes de délivrance de permis d’occuper.  En effet, la mission d’enquête a reconstitué des recettes collectées, au titre des taxes de délivrance et de transfert des permis d’occuper à partir des carnets à souches de permis d’occuper détenus par ledit Chef de service. Ensuite, elle a comparé les montants arrêtés à ceux enregistrés sur les Bordereaux de reversement à la banque pour le compte de la Commune Urbaine de Tombouctou.  Au total, les enquêteurs ont constaté que pendant la période sous revue, le Chef des services techniques chargé du domaine foncier a établi et transféré au total 1 493 permis d’occuper d’un montant de 7 530 000 FCFA de recettes. Toutefois, la synthèse des carnets à souches des recettes et des Bordereaux de reversement du Régisseur Houley à la banque fait ressortir un montant de recettes encaissées et versées de 4 570 000 FCFA, soit un écart non reversé de 2 960 000 FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Maire Aboubacrine Alhad Cissé et le Régisseur de recettes Houley Ag Agaly n’ont pas recouvré des frais de location des équipements marchands. En effet, ils ont recouvré un montant de 37 166 500 FCFA sur un total dû de 63 566 000 FCFA, soit un reliquat non recouvré de 26 399 500 FCFA. Le Maire Aboubacrine n’a pris aucune disposition pour résilier les contrats et se mettre en possession de ses dus.

Plus grave encore, le Maire Aboubacrine et le Régisseur de recettes monsieur Houley Ag Aghaly n’ont pas recouvré des taxes de stationnement de véhicules pour  un montant total de 1,9 millions de nos francs  (1 940 000 FCFA). Là aussi, le Maire n’a pris aucune disposition pour résilier les contrats et se mettre en possession de ses dus. Non plus, les bénéficiaires des contrats n’ont pas procédé au paiement des frais de location des aires de stationnement de véhicules.

Par ailleurs, le Maire et le Régisseur n’ont pas recouvré des taxes d’exploitation des routes et d’embarcation au quai. Sur cette situation, l<em>es articles 6 et 7 des contrats de délégation sont clairs : « En cas de violation des termes du présent contrat ou de mauvaise gestion constatée, de retard de paiement des frais de location, le bailleur peut suspendre ou résilier le présent contrat ». </em>

Pour s’assurer du respect de ces dispositions et des clauses contractuelles, l’équipe de vérification a rapproché les montants des taxes indiqués dans les contrats à ceux versés par les trois prestataires à la Régie de recettes au cours de la période sous revue. L’équipe de vérification a constaté que le Régisseur de recettes, monsieur Houley, n’a pas recouvré des taxes de sorties des véhicules, d’embarcations et d’exploitation de la route nationale allant de la Mairie à l’Aéroport. De plus, face au retard accusé dans le paiement, le Maire Aboubacrine, n’a pris aucune disposition pour suspendre ou résilier les contrats afin de se mettre en possession de ses dus. Le montant total des taxes non recouvrées s’élève à 3 960 000 FCFA.

<strong>Deal entre le Maire et le Régisseur </strong>

Autres méthodes découvert par le vérificateur, le Régisseur de recettes, Houley Ag Agaly, n’a pas reversé des frais d’établissement des copies d’extrait d’actes de naissance. Sur 1 550 000 FCFA représentant les frais d’établissement de 15 500 copies d’extrait d’actes de naissance à raison de 100 FCFA par copie, le Régisseur Houley, n’a reversé au Receveur- Percepteur que 585 900 F CFA soit un écart non reversé de 964 100 FCFA. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même, le Maire Aboubacrine a délivré des lettres d’attribution des terrains à usage d’habitation sans exiger le paiement des frais de cession et de rétrocession.

Pour s’assurer du respect des dispositions ci-dessus, l’équipe de vérification a examiné les bordereaux de versement, le registre des permis d’occuper et des lettres d’attribution au niveau des archives. De plus, l’équipe de vérification a procédé à l’examen des états de versement établis par le Régisseur de recettes et les comptes administratifs 2019, 2020 et 2021. Elle a enfin procédé à la reconstitution des lettres d’attribution et permis d’occuper délivrés sur la base du registre tenu par le Chef des Services techniques en charge du domaine foncier, des carnets à souches, des permis d’occuper et des lettres d’attribution archivés.

À l’issue des travaux, elle a constaté qu’au cours de la période sous revue, le Maire Aboubacrine a délivré 2 594 lettres d’attribution de terrains à usage d’habitation sans exiger le paiement des frais de cessions, de rétrocession ou d’édilité d’un montant total de 280 600 000 FCFA. Elle a, en outre, constaté que les états de versement établis par le Régisseur de recette et les comptes administratifs 2019, 2020 et 2021 ne font pas mention des frais de cession de rétrocession et/ou d’édilité. L’équipe de vérification a relevé que la Délibération de la session ordinaire du CC n°11/CUT/2020 du 26 juin 2020 fixant à 200 000 FCFA par lot les frais de cession des lots à usage d’habitation du site de la zone de recasement (10 hectares) de Djingareiber, a été prise pour régulariser les cessions effectuées en 2019 et celles à venir.

Autant d’irrégularités qui ont occasionné une perte sèche de 319 millions de francs CFA à la Commune Urbaine de Tombouctou et qui ont amené le Vérificateur général à transmettre une dénonciation de faits au Président de la section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la république près le tribunal de grande instance de Mopti chargé du Pôle économique et financier relativement, au non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes pour un montant de 2 277 025 FCFA ; au non-reversement de taxes de délivrance de permis d’occuper pour un montant de 2 960 000 FCFA ; au non-recouvrement des frais de location des équipements marchands pour un montant de 26 399 500 FCFA ; au non-recouvrement des taxes de stationnement de véhicules pour un montant de 1 940 000 FCFA ; au non-recouvrement des taxes d’exploitation de routes et d’embarcations au quai pour un montant de 3 960 000 FCFA ; au non-reversement des frais d’établissement de copies d’extraits d’actes de naissance pour un montant de 964 100 FCFA et au non-paiement des frais de cession et de rétrocession ou d’édilité de terrains à usage d’habitation pour un montant de 280 600 000 FCFA.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de rapport de la FIDH sur la situation du Mali :  Le Gouvernement réfute les allégations mensongères à l’égard des FAMAs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-rapport-de-la-fidh-sur-la-situation-du-mali-le-gouvernement-refute-les-allegations-mensongeres-a-legard-des-famas-3001288.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:23:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué publié le 22 novembre dernier, le gouvernement du Mali, à travers le Ministère des Affaires étrangères, a fait des observations sur le projet de rapport de la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) intitulé : « <em>Dans le centre du Mali, victimes et bourreaux vivent ensemble</em> ». Ces observations portent en partie sur les allégations de violations et d’atteintes aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire attribuées aux Forces de défense et de sécurité maliennes. </strong>

Ce projet de rapport qui couvre la période allant de juin 2018 à juin 2022, a été élaboré, sans l’implication de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) qui déclare se désolidariser de son contenu. Cependant, le gouvernement malien se porte en faux contre ce rapport qui incrimine, quelque part, les forces de défense et de sécurité qui seraient à l’origine de l’augmentation des violations des droits humains, suite à l’offensive militaire lancée depuis un certain temps.

<strong>Projet de rapport à posture négative !</strong>

En faisant des observations, le Gouvernement déplore la posture négative prise par la FIDH sur les progrès remarquables accomplis par les FAMA dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des populations maliennes. « <em>La dynamique offensive engagée par les FAMA depuis décembre 2021, à travers l’opération « Keletigui » a permis d’engranger des résultats probants. Les FAMA opèrent de façon autonome sur le terrain pour protéger les populations civiles contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire</em> », précise le gouvernement. Poursuivant, le gouvernement, au titre des accusations de violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, rappelle que les Forces de défense et de sécurité maliennes sont bien outillées en matière de droits de l’Homme et de droit international humanitaire. « Ces notions sont enseignées aux recrues depuis la formation commune de base et approfondies lors de toutes les sessions de formations et exercices de pré-déploiement sur les théâtres d’opération », explique le gouvernement. Qui ajoute que dans la dynamique de faire observer ces principes sur le théâtre des opérations, « un détachement prévôtal est systématiquement désigné auprès de chaque groupement tactique, sous le contrôle d’un magistrat militaire (ou Conseiller juridique) désigné à cet effet ». « <em>Les Forces de défense et de sécurité maliennes travaillent à protéger les populations et n’ont d’autres cibles que les groupes armés terroristes et leurs complices</em> », soutient le gouvernement.

<strong>Les Famas respectueuses des droits humains à Moura</strong>

Le gouvernement précise que suite aux événements survenus à Moura, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. « <em>Le 09 avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti. Les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectile et les corps en grand nombre sont d’apparence adulte de sexe masculin</em> », rappelle-t-on. Et d’ajouter que « <em>l’’intervention militaire des FAMA a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population. Parmi les morts, il n’y avait que des combattants terroristes et aucun ressortissant de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire. Toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la Gendarmerie de Sevaré. L’intervention des FAMA à Moura a permis de libérer les villageois du joug des terroristes. L’enquête est toujours en cours et ses résultats seront rendus publics</em> ».

Dans son adresse, le Gouvernement du Mali réfute cependant, les allégations de violations et d’atteintes aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire attribuées aux Forces de défense et de sécurité maliennes. « <em>Ces allégations sont pour la plupart tendancieuses, non recoupées et faites à dessein, dans le but de ternir l’image des Forces de défense et de sécurité maliennes et de les discréditer vis-à-vis des populations et de la communauté internationale</em> ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité : Ménaka entre le marteau et l’enclume</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-menaka-entre-le-marteau-et-lenclume-3001291.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:20:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plusieurs groupes armés terroristes sèment la terreur au sein de la population malienne depuis plusieurs années. Ces derniers temps, un autre groupe armé plus terrifiant, plus cruel est rentré dans la danse. Il s’agit de l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) présent dans la zone des trois frontières, notamment dans la région de Ménaka et dans le cercle d’Ansongo. </strong>

Selon un habitant que nous avons contacté sur place, la ville de Ménaka n’est plus sûre et elle abrite plusieurs déplacés à cause des combats. Ces derniers temps, le groupe armé, l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS), fait parler de lui au nord du pays. Il veut chasser les autres groupes armés et s’imposer. Ainsi, l’EIGS et son rival le JNIM de Iyad Ag Ghaly s’affrontent violemment depuis qu’il est rentré dans la danse au Mali. Ces combats entre groupes terroristes causent beaucoup de torts à la population locale.

En effet, selon une source locale, les terroristes pillent les villages, enlèvent les bétails. Démunies et dépouillées de tout, les populations se sont repliées sur la ville de Ménaka, ajoute notre source.

À l’en croire, les populations des localités allant jusqu’à 70 kilomètres sont toutes venues à Ménaka. À ses dires, ces populations vivent pires sous le joug des djihadistes. « <em>J’ai appris le jeudi 24 novembre qu’ils ont violé des femmes admises au Csref</em> », nous a-t-il confié.

<strong>« Ménaka n’est plus une ville sûre »</strong>

Notre source qui est née et grandie à Ménaka indique que cette ville est presque sous embargo. «<em> La plupart des côtés de Ménaka sont occupés par des terroristes. Seulement, les routes qui mènent à Gao et au Niger sont libres. Même là, les gens ont peur de voyager car il y a fréquemment des braquages sur ces axes. L’autre jour, ils ont braqué un véhicule de transport à la sortie de la ville. Ils ont dépouillé les passagers. Il y a certains quartiers où les gens dorment avec un œil fermé et l’autre ouvert. Dans la nuit du jeudi à vendredi dernier, on a tué un monsieur et son fils à leur domicile. Cela ressemblait à un braquage mal tourné. Les gens se couchent avec la peur d’être volé. En plus ce qui est pire, c’est la cherté de la vie. Les céréales que nous consommons viennent de Gao. Mais, les commerçants ont peur de voyager. Ce qui fait qu’aujourd’hui, un sac de 50 kg de riz coûte plus de 25 000F CFA à Ménaka. De même, 100 kg du petit mil est vendu à 50 000 FCFA </em>», a expliqué notre interlocuteur avec beaucoup de désolations.

Pourtant, l’armée malienne est présente à Ménaka, constate notre source. C’est peut-être la raison pour laquelle que la ville est relativement sécurisée.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coopération bilatérale :  La France suspend son aide au développement au Mali… le gouvernement de Bamako déclare la guerre aux ONG financées par Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/cooperation-bilaterale-la-france-suspend-son-aide-au-developpement-au-mali-le-gouvernement-de-bamako-declare-la-guerre-aux-ong-financees-par-paris-3000628.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 13:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La France a invoqué la connexion entre les militaires au pouvoir de transition au Mali et l’organisation paramilitaire russe Wagner pour suspendre son aide publique au développement. Du coup, le gouvernent malien réplique et </strong><strong>interdit les activités des ONG sur le financement de Paris.</strong>

La France a suspendu son aide publique au développement à destination du Mali. Pour justifier cette action, le ministère des Affaires étrangères invoque le recours au groupe paramilitaire russe Wagner par le pouvoir malien de la transition.

« <em>Face à l’attitude de la junte malienne, alliée aux mercenaires russes de Wagner, nous avons suspendu notre aide publique au développement avec le Mali</em> », a expliqué une source du Quai d’Orsay.

<strong>L’aide humanitaire maintenue</strong>

Le Mali, qui a connu deux coups d’État en 2020 et 2021 et entretient des relations à couteaux tirés avec Paris, s’est tourné depuis un an vers la Russie.

Selon les pays occidentaux, les autorités maliennes auraient recours au groupe Wagner, accusé de servir les intérêts du régime du président russe Vladimir Poutine, ainsi que de prédation économique et de violations des droits humains au Mali.

Le gouvernement malien dément, reconnaissant une coopération avec l’armée russe au nom d’une relation ancienne d’État à État.

Le Quai d’Orsay ajoute que Paris maintient néanmoins son « <em>aide humanitaire</em> » et quelques soutiens à « <em>des organisations de la société civile maliennes</em> », sans citer de noms particuliers.

<strong>Bamako interdit les activités des ONG sur le financement français</strong>

<strong>Suite à l’annonce de l’Hexagone de suspendre son aide publique au développement à destination du Mali, en raison de la coopération militaire Mali-Russie et des risques de détournement de cette aide, le gouvernement de la transition du Mali est sorti de son silence. </strong>

Dans un communiqué rendu public, le lundi 21 novembre 2022, le Porte-parole du gouvernement malien, Colonel Abdoulaye Maïga et non moins Premier ministre par intérim, réaffirme qu’il s’agit des "allégations fantaisistes" et qui n’ont pas de fondement.

Le porte-parole du gouvernement considère l’annonce de la France « <em>comme un non événement</em> », car c’est un <em>« subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali</em> ». Dans ce même communiqué, le gouvernement de Bamako a tenu à rappeler les trois principes de la refondation du pays. Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix des partenaires et des choix stratégiques opérés par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions. Par ailleurs, le gouvernement de la Transition malienne a décidé d’interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur le financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire.

<strong>Des ONG s’inquiètent !</strong>

Entre janvier 2013 et septembre 2017, le montant des octrois de la France au Mali, au travers de l’Agence française de développement, s’est élevé à 310 milliards FCFA, soit 473 millions d’euros. Mais d<strong>epuis un certains temps, la tension entre les deux pays est restée vive et l</strong><strong>a</strong> France envisageait de suspendre, définitivement, l’aide au développement à destination du Mali.

Cependant, cette décision qui n’a pas encore été officiellement annoncée par Paris, intervient dans un contexte de tensions accrues avec Bamako. Depuis le rapprochement politique entre les autorités maliennes et leur nouveau partenaire russe accusé de leur fournir des mercenaires à travers le groupe Wagner, les relations entre la France et le Mali n’ont cessé de battre de l’aile.

Pour certaines organisations de la société civile, cette nouvelle mesure qui fait suite au retrait, il y a quelques mois, des derniers soldats français de la force Barkhane, présents au Mali, pourrait avoir de lourdes conséquences sur la population malienne.

Dans un courrier adressé au président français Emmanuel Macron et cité par <em>Le Monde</em>, le collectif Coordination Sud, regroupant des ONG françaises de solidarité internationale, indique que la suspension de l’aide publique au développement (APD) allouée par Paris « <em>entraînera l’arrêt d’activités essentielles voire vitales menées </em>[…]<em> au profit de populations en situation de grande pauvreté</em> ».

Au total, près de 70 projets de développement en cours ou prévus au Mali, ces prochaines années, pourraient être stoppés en cas d’application de la mesure. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Mali a reçu 121 millions $ d’aide publique au développement de la France en 2020. Alors que plusieurs pays, tels que la Suède, le Royaume-Uni ou encore la Côte d’Ivoire, ont entamé le retrait de leurs Forces du Mali, la suspension de l’APD de la France pourrait ouvrir un nouveau front économique dans le processus d’isolation progressive de Bamako sur la scène internationale. Ces organisations appellent le président français à revenir sur cette décision, arguant que l’aide publique au développement de la France via ces ONG devait être « <em>garantie en dehors de tout agenda politique ou sécuritaire, et uniquement selon les besoins des populations</em> ».

Notons que, d’après l’ONU, la situation humanitaire au Mali, en proie à l’insécurité et aux chocs climatiques, est préoccupante. L’institution estime que 7,5 millions de personnes dans le pays ont besoin d’assistance humanitaire cette année, 4,8 millions sont en situation d'insécurité alimentaire alors que 1 664 écoles sont non fonctionnelles, soit 16% des écoles du Mali.

En attendant, la situation se corse davantage entre le Mali et la France.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Transition : L’exemple Burkinabè qui devrait être vu des autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-lexemple-burkinabe-qui-devrait-etre-vu-des-autorites-maliennes-3000613.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 12:24:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la surprise générale de tous, le Président et les ministres de la transition Burkinabè ont montré, à l’issu du dernier Conseil des ministres, un bel exemple de patriotisme en prenant des décisions salutaires en face du monde. </strong>

Si le Chef de l’Etat décide de garder son salaire de Capitaine, les ministres, à leur tour, ont décidé de « <em>consacrer 50% de leurs salaires du mois de novembre à la Caisse nationale de solidarité au profit des personnes en difficulté, notamment les personnes déplacées internes</em> ». Ainsi, les autorités de la transition du Burkina Faso, viennent de prouver que le patriotisme ne réside seulement que dans l’acte.

En effet, leur exemple doit servir de leçon pour les autorités maliennes, qui devraient en premier lieu, agir de la sorte afin d’atténuer la souffrance des populations qui continuent de ployer sous les effets d’une crise multidimensionnelle.

Mais si ce n’est que le président Assimi qui a montré le bon exemple en décidant d’injecter une partie de son salaire dans les œuvres sociales, aucun membre du gouvernement n’a daigné renoncer à quoi que ce soit. En tout cas, pas à notre connaissance.

Et pendant que les urgences se multiplient et font couler beaucoup d’encres et de salives, nous assistons mine de rien, à une augmentation budgétaire au niveau de la présidence, du Conseil National de Transition et d’autres institutions de la République. Comme pour dire que la décision relative à la réduction du terrain de vie de l’État a été renvoyée aux calendes grecques. De qui se moque-t-on ?

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune Rurale de Kadiana :  Le Maire Zoumana Sangaré démis de ses fonctions…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-rurale-de-kadiana-le-maire-zoumana-sangare-demis-de-ses-fonctions-3000611.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 12:22:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Maire de la Commune Rurale de Kadiana, dans le cercle de Kolondiéba, a été révoqué pour fautes graves, à l’aide du décret n° 2022-0669 PT-RM du 09 novembre 2022 du Président de la transition, Chef de l’Etat. </strong>

Selon le décret présidentiel, M. Zoumana Sngaré, Maire de la Commune rurale de Kadiana dans le cercle de Kolondiéba est révoqué de ses fonctions pour fautes graves contraires aux devoirs de sa charge. Il s’agit du non versement des frais d'édilité d'un montant de huit millions trois cent soixante mille (8 360 000) francs CFA.

Une autre raison de la révocation du Maire Zoumana est le non reversement à la Perception d'un montant de cinquante un million deux cent quatre-vingt-cinq mille (51 285 000) francs CFA issus de l'indemnisation des infrastructures communales affectées par la réalisation de la route Zantièbougou-Kadiana (frontière ivoirienne).

Aussi, son sort résulte du non reversement d'une partie des fonds reçus de la vente des places du marché aux abords de la route Zantiébougou-Kadiana d'un montant de huit cent vingt mille (820 000francs CFA) ainsi que le retrait et l'affectation irréguliers de parcelles de terrains de particuliers.

Enfin, la situation qui enfonce davantage Monsieur Zoumana Sangaré et qui ne ressort pas sur la décision de sa révocation, est la construction d’un immeuble à étage (voir la photo d’illustration de l’article) au bord de cette même route goudronnée de Zantièbougou-Kadiana.

En entendant, le Maire Zoumana Sangaré est en taule position. Ne ce reste qu’une question de jour.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Adema&#45;PASJ sur la situation politique du Mali :  « L&amp;apos;avant&#45;projet de texte constitutionnel actuel, ne répond que partiellement aux attentes du Peuple malien…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ladema-pasj-sur-la-situation-politique-du-mali-lavant-projet-de-texte-constitutionnel-actuel-ne-repond-que-partiellement-aux-attentes-du-peuple-malien-3000591.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 11:58:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une déclaration publiée, le week-end dernier, le Comité Exécutif de l'Adema-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-PASJ) a fait des observations sur l’avant-projet de Constitution au Mali, dont la prise en charge paraît, dit-on, nécessaire pour la suite du processus.</strong>

Selon le PASJ, le Mali est à sa quatrième tentative de révision de la Constitution du 25 février 1992. Et de préciser que les trois premiers projets de Loi constitutionnelle, initiés par les Présidents de la République successifs et votés par l'Assemblée Nationale, n'ont jamais été soumis à un référendum. L’Adema ajoute qu’après trois tentatives infructueuses, le débat sur la révision constitutionnelle au Mali refait surface sous la Transition en cours et les arguments semblent être les mêmes : la mise en œuvre de certains aspects de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale issu du processus d’Alger, notamment la création d'une seconde chambre au parlement ; la création de la Cour des Comptes afin de se conformer aux exigences communautaires ; le renforcement de la Démocratie.

« <em>À la lumière du fonctionnement de nos institutions et à l'épreuve de notre pratique démocratique, l'Adema, tout en réaffirmant la nécessité de la révision de la Constitution du 25 février 1992, considère que l'avant-projet de texte constitutionnel actuel, tel que rédige, ne répond que partiellement aux attentes du Peuple malien, maintes fois exprimées lors des différentes tentatives de révision constitutionnelle et des foras</em> », peut-on lire dans la déclaration.

À l'examen, le parti salue les avancées, mais regrette l'introduction de beaucoup d'innovations problématiques. « <em>À l'absence d'une constituante légitime, de l'abrogation de la Constitution du 25 février 1992, d'un large consensus autour du projet, et dans un tel contexte marqué, notamment par l'insécurité, l'effritement du tissu social, la cherté de la vie, l'élaboration d'une nouvelle Constitution se heurte à des problèmes juridiques et politiques évidents</em> », observe l’Adema-PASJ. Toutefois, le parti constate que l'avant-projet de la nouvelle Constitution en débats instaure un régime présidentialiste hybride, dans lequel les pouvoirs sont concentrés dans les mains du seul Président hyper renforcé, en affaiblissant le Parlement, l'organe législatif et en réduisant le gouvernement au seul rôle d'administration auprès du Président de la République. « <em>En conséquence, la séparation des pouvoirs qui n'est pas nette, est en parfaite EMA rupture avec le système parlementaire rationalise en place depuis 1992</em> », souligne le parti.

Toujours selon l’Adema, la démarche adoptée, jusque-là, par les Autorités de la Transition, pour arriver à l'avant-projet de texte constitutionnel répond « <em>à une stratégie d'esquive des débats de fond par rapport à la procédure de modification de la Constitution du 25 février 1992 ou de production d'un nouveau texte constitutionnel, initié par un pouvoir transitoire et dans un pays, dont une grande partie échappe au contrôle de l'État</em> ».

En effet, poursuit le parti, au niveau de la procédure adoptée, «<em> un flou s'est installé dès le départ, autour du décret de nomination des membres de la Commission de rédaction, chargée, dit-on, de doter le pays d'une nouvelle Constitution qui tire les leçons de notre histoire commune, tout en tenant compte de notre vision pour notre pays, d'adapter notre Constitution à l'évolution de notre société et d'assurer une plus grande cohérence au niveau des institutions de la République </em>».

Au finish, peut-on aussi lire dans le communiqué, «<em> l'avant - projet de réforme constitutionnelle s'est révélé bel et bien, la mise en place d'une nouvelle Constitution devant donner naissance à la IVème République, et non une simple révision ou une nouvelle rédaction de la Constitution en vigueur, écrite par le sang des martyrs du 26 mars 1991 </em>».

Cependant, l'Adema-PASJ souhaite un texte consensuel qui fait l'économie des articles conflictogènes et évasifs.  « <em>Au regard du contexte actuel, des interrogations majeures soulevées par cet avant-projet de nouvelle Constitution, des risques de tension, voire de divisions profondes des Maliens, l'Adema - PASJ recommande la mise en place d'un cadre de dialogue politique élargi intégrant toutes les contributions positives </em>», sollicite le parti.

Par ailleurs, le communiqué souligne que l'Adema-PASJ dispose déjà d'un document réécrit de l'avant-projet de la nouvelle Constitution en débats qu'il est prêt à partager au moment opportun avec l'ensemble des forces vives de la nation, afin d'améliorer l'existant et projeter notre pays vers un futur rassurant.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du cadastre minier par la DNGM : Un gap de plus de 2 milliards FCFA : le Directeur et sa bande sur des braises</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-cadastre-minier-par-la-dngm-un-gap-de-plus-de-2-milliards-fcfa-le-directeur-et-sa-bande-sur-des-braises-3000593.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 11:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle financier effectué à la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) est édifiant : la gestion du cadastre minier par le Directeur national de la géologie et des mines, a laissé un gap financier de 2,826 milliards FCFA (2 826 712 238 F) au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août). </strong>

La Direction Nationale de la Géologie et des Mines n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif du Directeur, Cheick Fanta Mady Keita et de ses parrains: gestion clanique des ressources humaine et financière ; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Du coup, il y a des irrégularités financières de plus de 2 milliards de francs CFA dans la caisse. Décidemment, la DNGM porte les germes de sa propre destruction.

<strong>Des irrégularités à la pelle  </strong>

Face à la gabegie ambiante à la DNGM et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que  l’oligarchie de la DNGM a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairismes à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique du cadastre minier par la DNGM, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keita, verse des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir ses faiblesses, tolérer ses fantasmes.

Le secteur minier occupe une place importante dans l’économie malienne. Il est caractérisé par l’abondance et la variété des ressources. On distingue à cet effet l’or comme principal minerai exploité. Le Mali possède également une importante quantité de réserves minières comme le diamant, la bauxite, le fer, l’uranium et d’autres substances.

Le secteur minier est vital pour l’économie malienne dans la mesure où il représente plus d’un million d’emplois, 7% du PIB, un quart du budget de l’État et les trois quarts des exportations. Du coup, la délivrance des titres miniers engendre des recettes pour l’État, constituant des ressources financières générées par la gestion du cadastre minier par la DNGM.

Durant la période sous revue, 809 titres miniers ont été délivrés par l’Administration des mines. Le montant total des recettes encaissées par la DNGM, en contrepartie de la délivrance des titres miniers ainsi que diverses pénalités, pour la période sous revue, s’élève au total à 6,545 milliards de nos francs (6 545 397 779 FCFA). D’où le lieu pour le Vérificateur Général de voir clair dans la gestion du cadastre minier par la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (31 août).

L’objectif de l’enquête financière du Vérificateur à la DNGM était de s’assurer de la régularité, de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, du respect des conditions d’attribution des titres miniers, et de la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes.  Les travaux de vérification ont porté sur les conditions d’attribution des titres miniers destinés à l’exploration et à la recherche, à la mise en œuvre des conventions d’établissement y afférentes et les opérations de recettes et de dépenses effectuées par la DNGM et la DFM du Ministère des Mines de l’Énergie et de l’Eau dans le cadre de la gestion du Cadastre minier.

<strong>Le Ministre chargé des Mines et ses hommes entre magouille et embrouille </strong>

À en croire le rapport de vérification, le ministre en charge des Mines ne s’est pas assuré de l’implication des communautés locales dans des travaux de recherche minière.

Pour s’assurer du respect des dispositions du code minier, l’équipe de vérification a procédé à une revue documentaire des permis de recherche attribués et des conventions d’établissement signées durant la période sous revue. Elle a effectué des visites de site en présence d’un représentant de la DNGM, d’un représentant des Communes des localités visitées et d’un ou des représentants des sociétés concernées. Aussi, les enquêteurs ont eu des rencontres avec les Chefs de village et les Conseillers desdites localités et se sont entretenus avec les représentants des différentes sociétés concernées. Mieux, l’équipe de vérification a constaté que les populations des zones concernées n’ont pas été préalablement consultées avant la délivrance des permis de recherche alors que les sites sur lesquels portent lesdits permis sont des champs, des lieux de cultes, etc. Et coup de théâtre, il ressort que la notice d’impacts environnemental et social pour les travaux de recherche n’existe pas dans le lot de documents examinés. En effet, le titulaire du permis de recherche délivré par Arrêté n°2021/1950/ MMEE-SG du 30 avril 2021 portant attribution d’un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Narena-Nord dans le Cercle de Kangaba, n’a pas pu effectuer les travaux programmés dans la convention d’établissement, à cause du refus total de la population du village de KENIEMA.

L’équipe de vérification a constaté l’occupation et l’exploitation illégales par des orpailleurs nationaux et d’autres nationalités au détriment des titulaires légaux des sites des permis. Le défaut d’implication et d’information des populations locales entraîne des oppositions préjudiciables à la réalisation des projets miniers et favorise l’occupation et l’exploitation illégales des sites miniers.

Le Ministre en charge des Finances et le Ministre chargé des Mines n’ont pas pris l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités.

Pour s’assurer de la régularité des modalités de répartition des ressources destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières, l’équipe de vérification a examiné les textes qui régissent les modalités de fonctionnement et de gestion dudit Fonds et s’est entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta.

Du coup, elle a constaté l’inexistence de l’Arrêté interministériel fixant le taux et la clé de répartition des produits issus des pénalités revenant aux agents à titre d’intéressement ou de prime de découverte, comme prévu par le Décret n°2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds. De plus, l’équipe a remarqué que le Décret n°2020-0177/PT-RM du 12 novembre 2020 fixant les conditions et les modalités d’application du Code Minier en République du Mali n’a pas prévu de disposition spécifique relative aux modalités d’alimentation du Fonds. L’absence de ces textes d’application ne permet pas une meilleure répartition des ressources issues de la gestion du Fonds minier. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Ministre en charge des Mines a irrégulièrement, ouvert un compte bancaire. Ce qui est une violation flagrante de l’article 18 du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant Règlement général sur la comptabilité publique qui  dispose : « <em>Sous l’autorité du ministre chargé des Finances, les comptables directs du Trésor, principaux secondaires, exécutent toutes les opérations budgétaires, financières et de trésorerie […] des comptes spéciaux du Trésor</em> ».

Ainsi, pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du Fonds de financement de la recherche, l’équipe de vérification a requis par courriers à la DFM du Ministère chargé des Mines, la demande d’ouverture du Compte bancaire du Fonds de recherche. Elle s’est enfin entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Président du comité de pilotage du fonds de financement de la recherche et le Directeur des Finances et du Matériel.

Dans la foulée, la mission de vérification a constaté que le ministre en charge des Mines a ouvert le compte bancaire n°25100010802-17 dans les livres de la BIM-SA en lieu et place du compte d’affectation spéciale du Trésor pour la gestion du fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières. Ledit compte est sous la co-signature du Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé des Mines et du Directeur National de la Géologie et des Mines, alors que le comptable assignataire désigné par le Décret 2012-717/PM-RM du 20 décembre 2012 susvisé pour ce Fonds, est le Payeur Général du Trésor.

Ainsi, les recettes collectées lors de la signature des conventions, du transfert des titres miniers, et les pénalités payées par les sociétés minières, destinées à alimenter le Fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières sont versées sur ce compte bancaire géré par la DFM du Ministère chargé des Mines. L’ouverture irrégulière d’un compte bancaire favorise la réalisation des dépenses inéligibles sur le fonds de financement de la recherche, de la formation et de la promotion des activités minières.

Plus grave encore, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau (MMEE) ont utilisé le compte bancaire irrégulier.

Pour s’assurer de la régularité du fonctionnement et de la gestion du fonds de financement, l’équipe de vérification a examiné le décret fixant les modalités de fonctionnement et de gestion du Fonds, les situations du compte d’affectation du Fonds par le Payeur Général du Trésor ainsi que les relevés bancaires relatifs au compte bancaire ouvert au nom dudit Fonds. Elle s’est aussi entretenue avec le Directeur National de la Géologie et des Mines, le Directeur des Finances et du Matériel et le 2ème Fondé de Pouvoirs de la Paierie Générale du Trésor (PGT).

Il ressort de l’enquête que le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du MMEE ont, irrégulièrement, exécuté des dépenses sur le fonds de financement de la recherche. En lieu et place du Payeur Général du Trésor, le Directeur National de la Géologie et des Mines et le Directeur des Finances et du Matériel du département, ont payé des dépenses pour un montant total de 1,400 milliards de nos francs (1 400 559 369 FCFA) sur le compte bancaire du fonds de financement de la recherche. L’utilisation du compte bancaire irrégulier favorise la réalisation de dépenses inéligibles. Autres injonctions relevées par le Vérificateur général dans la gestion du cadastre minier, la DNGM délivre, irrégulièrement, des titres miniers à des sociétés et elle ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables. Et lorsque la DNGM n’exige pas la production de rapports de fin d’activités et des résultats obtenus des détenteurs d’autorisation d’exploration, le dirlo Cheick Fanta Mady Keïta, prend des notes de service irrégulières.

Enfin, la DNGM a liquidé, irrégulièrement, les droits et les taxes sur la plus ou moins-value de cession des titres miniers et n’a pas assuré une surveillance régulière des activités de recherche.  En effet, des sociétés titulaires de permis de recherche procèdent illégalement à des travaux d’exploitation d’or sans que la DNGM ne prenne des dispositions pour mettre fin à ces activités d’exploitation illégale.

Entre pourboire et ‘’pour manger’’

Décidemment, le patron de la DNGM, Cheick Fanta Mady Keïta et sa bande sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement.

En clair, la DNGM dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que Cheick Fanta Mady Keïta : de 2018 à 2021, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les irrégularités financières n’ont pas été comptabilisées en centaines de millions. Mais en milliards de nos francs. En chiffre, il y a un gap de plus de 2 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA).

La DNGM n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son dirlo n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n’ont atteint un tel degré.

Pour la gestion des affaires, le Directeur National de la Géologie et des Mines, Cheick Fanta Mady Keïta, n’a pas exigé des sociétés minières le paiement compensatoire des déficits d’investissement. Il ressort des enquêtes financières que des sociétés titulaires de titres miniers n’ont pas payées à l’État malien, le déficit compensatoire d’investissement. En effet, l’équipe de vérification a constaté que les investissements réalisés par 32 sociétés ont été en deçà des minimas des programmes annuels d’investissement prévus dans les conventions d’établissement. De plus, lesdites sociétés n’ont pas versé à l’État le déficit compensatoire. Le montant total des déficits non compensés pendant la période sous revue s’élève à 2,826 milliards de nos francs (2 826 712 238 FCFA).

Pendant ce temps, des titulaires de permis de recherche procèdent, illégalement, à l’exploitation de l’or. Et suite à des visites de sites, l’équipe de vérification a constaté que le titulaire du permis de recherche de l’or à Bérila dans le Cercle de Bougouni, attribué par Arrêté n°2017-1565/MM-SG du 30 mai 2017 (renouvelé suivant Arrêté n°2020-3315/MMEE-SG du 31 décembre 2020), dispose de matériels et équipements d’exploitation sur ses deux sites de Bérila. Il s’agit de : deux (2) stations de concassage dont une sur chaque site ; un (1) concasseur primaire ; un (1) compresseur d’air ;  quatre (4) pelles chargeurs (KOMAT-SU PC 200) ; douze (12) véhicules de transport de minerais dont 6 fonctionnels ; quatre (4) bulldozers ; un (1) concentrateur d’or ; une (1) carrière de 2500 m2 environ ; une (1) carrière d’environ 3000 m2.

Lesdits équipements sont opérationnels sur les deux sites de la société. Ainsi, l’équipe de vérification a fait dresser un Procès-verbal de constat par les soins d’un Huissier-Commissaire de Justice. À titre de mesure conservatoire, l’équipe de vérification a sollicité et obtenu du Président du Tribunal d’Instance de Bougouni l’Ordonnance grâcieuse n°133 du 27 mai 2022 aux fins d’apposition de scellés sur les sites. Cette ordonnance a été exécutée par le même Huissier-Commissaire de justice.

Par ailleurs, par Lettres n°conf. 0308/2022/BVG et n°conf. 0307/2022/ BVG toutes du 2 juin 2022, le Vérificateur Général a informé respectivement le Président de la Transition et le Premier ministre de l’exploitation illégale de l’or sur le site de Bérila par la société GOLD PARTNERS SARL sur la base d’un permis de recherche.

Le Vérificateur a proposé au Premier ministre de bien vouloir envisager les mesures suivantes : saisir la Direction Générale du Contentieux de l’État, à l’effet de suivre et de défendre les intérêts de l’État au niveau du Tribunal d’Instance de Bougouni ; demander au Ministre en charge des Mines d’inviter ses services techniques à procéder à l’évaluation des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL .

Également, le Vérificateur Général a informé le Directeur Général du Contentieux de l’État par Lettre n°conf. 0324/2022/BVG du 13 juin 2022, des mêmes irrégularités susmentionnées pour la défense des intérêts de l’État. Les montants des préjudices causés à l’État par l’exploitation illégale et illicite d’or et produits dérivés par la société GOLD PARTNERS SARL qui seront évalués par les services techniques du Ministère en charge des Mines, pourraient faire l’objet de réclamation par voie contentieuse par les services habilités de l’État.

De même, la société BASHKAD GOLD SARL, titulaire du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à Koulaka dans le Cercle de Kangaba, objet de l’Arrêté n°2018-3558/MMP-SG du 1er octobre 2018 procède aux mêmes exploitations illégales sur son site.

En effet, lors de sa visite d’effectivité l’équipe de vérification a constaté la présenc d’une (1) laverie d’une capacité de charge d’environ 10 m3 ; d’un (1) mini-concasseur ; d’un (1) excavateur en activité et d’un (1) camion benne en activité de transport de minerais. Aucune correspondance n’a été adressée à l’administration minière par la société titulaire dudit permis de recherche pour signaler la présence de ces équipements censés intervenir uniquement à la phase d’exploitation. D’où le lieu pour le Vérificateur de saisir la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle Économique et Financier de Bamako par rapport au non-recouvrement de déficit compensatoire pour un montant total de 2 826 712 238 FCFA et à l’exploitation illégale de l’or par des sociétés. Depuis, le dirlo de la DNGM et sa bande ne dorment plus que d’un œil. Mauvais présage !

<strong>Jean Pierre James            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le serment d’Hippocrate vire au serment d’hypocrite</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/le-serment-dhippocrate-vire-au-serment-dhypocrite-2999132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:23:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La prolifération au Mali des cliniques privées, des cabinets médicaux, des pharmacies... loin d'être un signe de bonne santé publique pour des prestations de qualité, un niveau de professionnalisme avéré est, au contraire un mauvais indicateur d'un système qui prospère sur le portefeuille des patients à la recherche d'une meilleure prise en charge.</strong><strong> Depuis, le serment d’Hippocrate fait place au serment d’hypocrite dans notre pays.</strong>

Non seulement les prix sont élevés, les consultations laissent à désirer, et les résultats ne sont guère meilleurs. Un spécialiste qui n'a d'yeux que pour les recettes générées par les services fournis, n'a pas trop de temps à accorder à son client, au sens mercantile du terme.

Les exceptions sont devenues rares dans un pays où l'appétit du gain tue la morale et la déontologie. Quand de telles pratiques visitent un corps censé s'immuniser, contre le virus de la cupidité, les erreurs médicales continuent à faire des victimes. Réduisant hideusement ce beau et noble métier en business de la mort.

À chacun de méditer cet extrait du serment d’Hippocrate : « <em>Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire... </em>»

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suspension de Joliba Tv News par la HAC : Le RMJI appelle à une mobilisation générale pour barrer la route aux velléités de musellement de la presse…</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/suspension-de-joliba-tv-news-par-la-hac-le-rmji-appelle-a-une-mobilisation-generale-pour-barrer-la-route-aux-velleites-de-musellement-de-la-presse-2999128.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:14:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à la suspension de deux mois infligée à la chaîne Joliba TV, plusieurs associations et organisations de la presse ont condamné la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) parmi lesquelles, le Réseau des Journaliste d’Investigation (RJIM) qui dans un communiqué, a condamné ladite sanction avec fermeté. </strong>

« <em>Le RMJI condamne avec la plus grande fermeté cette décision, qui constitue une atteinte grave à la liberté de presse au Mali et apporte son soutien et sa solidarité à Joliba Tv News et se mobilise à ses côtés pour le triomphe du droit</em> », peut-on lire dans le communiqué.

Toutefois, le RMJI rappelle les dispositions pertinentes des textes réglementaires. Notamment, l’article 83 du décret n°02014-0951/P-RM du 31 décembre 2014 déterminant les conditions d'établissement, d'exploitation et de distribution des services privés de radiodiffusion télévisuelle. Ledit article stipule que « <em>lorsqu'il constate une violation à la réglementation et après une mise en demeure restée sans suite, l'organe de régulation de l'audiovisuel prononce une des sanctions suivantes : l'avertissement, la suspension du programme incriminé, le retrait du programme incriminé ou la suspension de l'autorisation pour une durée maximale de sept (7) jours</em> ».

Toujours selon le Réseau, l'organe de régulation apprécie les conditions de mise en œuvre de ces différentes sanctions ; comme précise le Décret n° 02016-026/P-RM du 25 août 2016 déterminant les conditions de mise en œuvre des sanctions non pénales prononcées par la Haute Autorité de la Communication. Ce décret en son article 11 stipule que l'avertissement consiste dans un rappel à l'ordre donné à un service contrevenant afin de corriger, sous de sanctions plus graves, les irrégularités relevées.

Le réseau poursuit que l’article 15 du même décret prévoit : « <em>la suspension du service incriminé s'étend de la suspension temporaire de tout ou partie d'un ou plusieurs programmes du service incriminé pour une durée maximum de trois (3) mois, de la suspension définitive d'un ou plusieurs programmes du service incriminé et de la suspension temporaire du service incriminé pour une durée maximum de trois (3) mois </em>».

Par la même occasion, l’article 25 dernier alinéa du même décret précise que lorsque le contrevenant n'observe pas la mise en demeure, le collège lui adresse un avertissement. Il en est de même que l’article 26 qui stipule qu’en cas de persistance des irrégularités malgré l'avertissement, le collège peut prendre l'une des sanctions suivantes : la suspension de tout ou partie du programme incriminé pour une durée maximum de trois (3) mois ; le retrait définitif de tout ou partie du programme incriminé ; le retrait du service ; la suspension temporaire de l'autorisation pour une durée maximum de trois (3) mois ou le retrait définitif de l'autorisation.

À en croire le RMJI, l’article 28 du décret explique que les sanctions visées aux points 1 et 4 de l'Article 26 ci-dessus sont prononcées en cas d'inobservation des recommandations, mises en demeure et avertissements, de non-respect du rappel à l'ordre contenu dans l'avertissement, de persistance des irrégularités. Ou encore de persistance de violations des textes en vigueur, notamment les Articles 28, 37, 45 et 48 aliéna 2 de la loi n 02012-19 du 12 mars 2012 relative aux services privés de communication audiovisuelle et violation de la convention considérée non substantielle par la HAC.

« <em>À la lecture de ces dispositions et en l'absence de documents attestant d'un avertissement adressé à Joliba Tv News après la mise en demeure sur l'éditorial querellé, le RMJI s'interroge sur le fondement légal de la suspension de la chaine privée d'informations continues</em> », ajoute le communiqué du réseau.

Mieux, le RMJI rappelle à la HAC que l'acceptation des décisions d'une autorité de régulation dépend de son indépendance, vis-à-vis, de toutes les parties, mais aussi du respect des textes en vigueur par ses membres.

Toujours dans le communiqué, le RMJI appelle la HAC à se conformer à ses dispositions réglementaires et à lever immédiatement sa décision de suspension de Joliba Tv News.

De 2018 à nos jours, le RMJI constate avec regret que certaines « <em>décisions prises par la HAC sont de nature à jeter un réel doute sur son indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics</em> ».

À cet effet, le réseau rappelle que l'Article 8 de l'Ordonnance n 02014-006/P-RM du 21 janvier 2014 portant création de la Haute Autorité de la Communication charge l'organe de régulation de veiller, entre autres, à garantir la liberté de l'information et de la communication ; garantir et assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse.

« <em>Face aux multiples menaces qui pèsent sur la jouissance des libertés publiques, le RMJI appelle à une mobilisation générale pour barrer la route aux velléités de musellement de la presse sous le manteau de la loi</em> », martèle le RMJI dans son communiqué. Avant de lancer un appel aux professionnels de l'information, aux défenseurs de droits de l'Homme, à tous les démocrates et à tout citoyen épris de paix et de justice à rester mobilisés et à redoubler de vigilance pour préserver la démocratie et l'État de droit en cette période cruciale de notre histoire.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie syndicale dans le secteur des Eaux et Forêts : Quand un syndicat affilié à la CDTM, centrale syndicale créée et dirigée par l’actuel Ministre de l’Éducation nationale, veut déclencher une grève au nom d’une prétendue synergie de syndicats des eaux et forêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/vie-syndicale-dans-le-secteur-des-eaux-et-forets-quand-un-syndicat-affilie-a-la-cdtm-centrale-syndicale-creee-et-dirigee-par-lactuel-ministre-de-leducation-nationale-veut-declenc-2999111.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une lettre N°2022/003/Synergie Syndicale en date du 09 novembre 2022, la prétendue synergie syndicale composée d’une infime partie de la section syndicale des Eaux et Forêts du Syndicat National de la Production (SSEF/SYNAPRO) et du Syndicat National des Forestiers du Mali (SYNAFOMA) alertait le Ministre du Travail, de la Fonction publique et du dialogue social de son intention d’observer une grève de 72 heures, à compter du lundi 28 novembre 2022 si ses revendications ne sont pas satisfaites. </strong>

Pour en informer l’opinion nationale, les responsables de cette synergie ont organisé, le 25 octobre 2022, un point de presse au siège de la Confédération Démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM). En réaction à cette décision solitaire et va-t-en guerre, un syndicat digne et représentatif des travailleurs des Eaux et Forêts, le Syndicat Autonome des Travailleurs des Eaux et Forêts (SYNATEF), a tenu à se désolidariser vis-à-vis de cette aventure, en publiant un communiqué invitant ses militants à ne pas suivre le mot d’ordre de grève du SYNAFOMA. Qu’en est-il réellement ?

Au cours de ce point de presse, la prétendue synergie des syndicats des Eaux et forêts a égrené ses revendications se rapportant à l’adoption de textes législatifs relatifs au statut particulier des fonctionnaires du cadre des Eaux et Forêts, à l’érection de la  Direction nationale des Eaux et Forêts en Direction générale des Eaux et Forêts, au plan de carrière des fonctionnaires des Eaux et Forêts et au code d’éthique et de déontologie du personnel des Eaux et forêts. Ce point de presse était animé par l’Adjudant-chef Alioune Badara Keïta du SYNAFOMA et le Sergent-chef Lassine Diallo de la section syndicale des Eaux et Forêts du SYNAPRO. Ce que l’on peut constater, c’est que l’Adjudant Keïta est le Secrétaire général du SYNAFOMA. Quant au Sergent Diallo, il n’est ni Secrétaire Général, ni Secrétaire général adjoint du SYNAPRO, il est le Secrétaire général adjoint  de la section SYNAPRO des Eaux et Forêts. Le Secrétaire Général du Bureau exécutif national du SYNAPRO, Karim Diarra dit Togora, étant malade avait mandaté son adjoint, Oumar Touré pour les représenter aux côtés du SYNAFOMA. Mais, ce dernier n’a pas voulu se joindre aux aventuriers.

Selon nos sources, il en a, même, informé le Secrétaire général du SYNATEF, l’Adjudant-chef Sina Joseph Koné qu’il ne s’associera pas aux initiateurs de la prétendue synergie. Effectivement, il a tenu parole, selon plusieurs sources. Autrement dit, la Synergie syndicale n’est constituée que du SYNAFOMA et de quelques membres du bureau national du SYNAPRO. L’on est en droit de se poser la question de savoir quels liens entre le SYNAPRO, syndicat communément connu comme celui du géant du coton, la CMDT (Compagnie malienne de développement de textiles) et les agents des Eaux et Forêts ?

<strong>SYNAPRO et travailleurs des Eaux et Forêts : Quels liens ?</strong>

Le service des Eaux et Forêts a été créé pendant la période coloniale, vers les années 1930. De sa création à nos jours, le corps paramilitaire n’avait pas une organisation syndicale propre à lui. Il n’y avait qu’une section syndicale affiliée à un syndicat national, le Syndicat national de la production (SYNAPRO), qui ne prenait pas en compte les préoccupations des forestiers à hauteur de souhait. Pour parer à cette difficulté, les travailleurs des Eaux et Forêts ont décidé de créer leurs propres syndicats. C’est ainsi que sont nés, il y a juste une année deux syndicats, l’un après  l’autre. Le premier est le Syndicat National des Forestiers du Mali (SYNAFOMA) créé à l’issue du congrès d’octobre 2021, tenu au Centre de Formation Pratique Forestier de Tabacoro. Le second qui est le Syndicat Autonome des Travailleurs des Eaux et Forêts (SYNATEF) a été crée le 21 Décembre 2021. C’est un syndicat qui veut engager une lutte autrement dans la cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs des eaux et forêts. Il a été crée suite à la politique d’exclusion instaurée par le SYNAFOMA. Il s'est fixé comme objectif de défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs du service des Eaux et Forêts et c'est l'unique raison de sa création. Il est affilié à la première et puissante centrale syndicale, l’UNTM (Union nationale des travailleurs du Mali), tandis que le SYNAFOMA est affilié à la Confédération démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), une centrale créée et dirigée par Mme Sidibé Dedéou Ousmane, actuel Ministre de l’Éducation nationale.

<strong>À cause de ses actions salvatrices, les travailleurs des Eaux et Forêts se sont rapidement reconnus le SYNATEF comme leur sauveur</strong>

Le Syndicat Autonome des Travailleurs des Eaux et Forets (SYNATEF) à sa tête l’Adjudant-chef Sina Joseph Koné, réclame l’amélioration des conditions de vie professionnelle et sociale du personnel dudit service auprès des autorités compétentes. Pour que les forestiers puissent accomplir leur mission régalienne de manière drastique, le SYNATEF avait mis un cahier de doléances sur la table de la Directrice générale des Eaux et forêts. Le cahier, dans lequel le Syndicat a énuméré plusieurs points de revendication. Toujours dans le but de l’amélioration des conditions professionnelle et sociale des fonctionnaires forestiers, le SYNATEF avait rencontré le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo Koné. <em>«Nous avons déposé un cahier de doléances sur la table du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et de la Directrice générale du service des Eaux et Forets ; jusqu’à preuve de contrairement, il n’y a pas d’action qui répond à nos revendications»,</em> a confessé à « CROISSANCE AFRIQUE », un média en ligne, le Secrétaire général du Syndicat Autonome des Travailleurs des Eaux et Forets, l’Adjudant-chef Sina Joseph Koné. C’est un document adressé à la Directrice nationale des Eaux et Forêts à la date du 05 mai 2022, contenant une quarantaine de points de revendication par le SYNATEF. Ainsi, les forestiers revendiquent  : « <em>Un statut autonome du personnel du Cadre des Eaux et Forêts pour son adoption ; une mise à la disposition provenant du ministre en charge de l’Environnement pour mieux faire comparaître un forestier devant les unités d’enquête et les juridictions (nouveau statut) ; la détention du présumé (forestier en question) dans un endroit spécial, différent de l’établissement pénitentiaire avant sa comparaison (nouveau statut) ; l’octroi des primes et indemnités aux agents des Eaux et Forêts (nouveau statut) ; la dotation de tous les agents en arme (PM et PA) et munitions ; une mission de ratissage à l’intérieur de la boucle du Baoulé ; la prise des dispositions afin d’arrêter l’exploitation forestière à l’intérieur du Parc National de la boucle du Baoulé ; la dotation des cantonnements et des postes en matériel et équipement (roulants, mobilier, outils informatiques, textes réglementaires), l’instauration de la tenue de semaine des forestiers comme dans les autres corps paramilitaires ; la création d’un cadre de partenariat avec les institutions de formation des autres pays pour permettre aux agents de se spécialiser ; la construction des infrastructures (bureau) au niveau de tous les postes forestiers ; la réhabilitation de tous les anciens cantonnements et la construction des nouveaux cantonnements dans les cercles nouveaux ; l’évaluation des sous-exploitations ; le remplacement de la prime d’alimentation des hommes de garde par abonnement auprès d’une restauratrice ; la mise en place un mécanisme de suivi et de contrôle efficace des plans d’aménagement ; l’exigence aux sociétés d’exploitation forestière de procéder à la présentation régulière des programmes annuels d’intervention technique ainsi que le bilan annuel des travaux réalisés ; la promotion des sessions de formation de recyclage au profit des travailleurs des Eaux et Forêts et le recrutement massif des écoles de formation des forestiers pour le renforcement de l’effectif du service des Eaux et forets afin de nous permettre de bien mener nos missions</em> ».

Ayant pris écho de cette démarche originale du SYNATEF, le SYNAFOMA se précipite pour créer une prétendue synergie des syndicats et menace d’aller en grève dans le seul but de se donner une visibilité et de noyer les efforts entrepris par le SYNATEF. Sinon comment comprendre le brusque réveil du SYNAFOMA, un syndicat très peu connu par l’opinion nationale ?

<strong>Raymond Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appel à la désobéissance civile à Gao contre l’insécurité : Une mauvaise publicité pour le pouvoir de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/appel-a-la-desobeissance-civile-a-gao-contre-linsecurite-une-mauvaise-publicite-pour-le-pouvoir-de-bamako-2999126.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:10:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>48 heures de désobéissance civile ! C’est le mouvement qui a été enclenché le 8 novembre 2022, par un collectif d’organisations de la société civile et des centrales syndicales du Mali dans toute la région de Gao. Ce, à travers la paralysie de l’Administration publique et la fermeture des commerces. </strong></em>

<em>Il s’agit d’interpeller les autorités de Bamako sur l’insécurité grandissante qui trouble le sommeil et perturbe les activités des populations exposées aux attaques récurrentes des groupes terroristes et autres bandes armées qui sont en passe, si ce n’est déjà fait, de mettre cette région septentrionale du pays sous coupe réglée. Un appel qui a été suivi, à en croire plusieurs témoignages selon lesquels l’Administration, la gare routière et les marchés sont restés fermés dans la journée, avec une circulation réduite. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce mouvement de désobéissance civile est une mauvaise publicité dont aurait aimé se passer le pouvoir de Bamako. Un pouvoir qui ne cesse de mettre en avant la montée en puissance des FAMa, surtout depuis le divorce avec Barkhane et l’alliance avec les partenaires russes dont l’évocation du seul nom, dans l’imaginaire populaire, était censée suffire à semer la panique au sein des hordes terroristes si ce n’est de les mettre totalement en déroute.</em>

<em><strong>Ce cri du cœur des populations de Gao est un message fort qui traduit toute la détresse des populations</strong></em>

<em>Mais la réalité semble tout autre. C’est, du moins, ce que tend à traduire ce mouvement d’interpellation de ces forces vives de la région de Gao, qui ont décidé de sonner le tocsin en guise d’avertissement aux autorités de la transition avant de nouvelles actions. Preuve, s’il en est, d’une situation sécuritaire beaucoup plus délétère qu’on ne veut le montrer. Et preuve aussi que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des Mali possibles comme tendrait à le prouver, la communication gouvernementale qui ne laisse pratiquement pas de place aux voix discordantes. C’est dire si le colonel Assimi Goïta doit se faire du mouron. Non seulement pour ce qui passe pour un cinglant démenti d’une situation sécuritaire totalement maîtrisée par les forces régulières, mais aussi par crainte des effets de contagion que pourrait susciter ce mouvement d’humeur des populations de Gao. Mais comme dit l’adage, « on ne peut pas cacher le soleil avec son doigt ». C’est pourquoi, venant de telles entités sociales censées être à équidistance des chapelles politiques et ne pas faire dans la politique politicienne, ce cri du cœur des populations de Gao est un message fort qui traduit toute la détresse des populations qui ne savent plus véritablement à quelle armée se vouer. Et pour qu’elles en arrivent, toutes activités cessantes, à de telles exigences à l’endroit du gouvernement, il faut croire que la coupe des exactions qu’elles subissent au quotidien, est tellement pleine à déborder que ces populations qui souffrent déjà le martyre, paraissent aujourd’hui, pour emprunter à l’adage populaire, « des cabris morts qui n’ont plus peur du couteau ».</em>

<em><strong>Les autorités de la transition gagneraient à prêter une oreille attentive à ces interpellations des populations de Gao</strong></em>

<em>Comment peut-il en être autrement quand des populations comme celles de Boni, dans le Centre du pays, sont obligées de négocier directement la levée de leur blocus avec les groupes terroristes après plus de trois mois de siège ? Comment peut-il encore en être autrement quand le Nord du pays est devenu le théâtre d’affrontements meurtriers et de luttes d’influence entre groupes terroristes rivaux  qui y évoluent comme en terrain conquis ?  La triste réalité du terrain est qu’à l’image d’autres pays du Sahel comme le Burkina et le Niger, de larges pans du territoire malien sont sous contrôle des groupes terroristes qui assiègent régulièrement des populations qui ne savent plus véritablement à quel protecteur se vouer. C’est pourquoi les autorités de la transition gagneraient à prêter une oreille attentive à ces interpellations des populations de Gao à l’effet de prendre les dispositions idoines pour redresser la barre d’une situation sécuritaire qui semble évoluer de Charybde en Scylla. La symbolique est d’autant plus forte que la région de Gao est connue pour avoir abrité une des bases de la force française Barkhane au Mali. Et ce mouvement d’humeur et cette sortie de ses populations pour protester contre la dégradation continue de la situation sécuritaire, sont autant de preuves des difficultés qu’éprouve la relève sur le terrain et autant de raisons de la nécessité de changer la kalach d’épaule. Les autorités de Bamako l’entendront-elle de cette oreille ? On attend de voir.</em>

<em><strong>Arouna Traoré</strong></em>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) : Plus de 749 millions évaporés : le Coordinateur du Projet, les DG de l’AGETIER et de l’AGETIPE cités dans le scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-plus-de-749-millions-evapores-le-coordinateur-du-projet-les-dg-de-lagetier-et-de-lagetipe-cites-dans-le-scandale-2999118.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est un audit explosif du Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion du Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) qui exhale une odeur de scandale et qui pourrait avoir des conséquences graves. Cet audit énumère pêle-mêle les dysfonctionnements et la mauvaise gestion des fonds dédiés au PRRE</strong><strong>  et au Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC). Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y passe ; au point qu’il y a eu des irrégularités financières de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les exercices 2018, 2019 et 2020.</strong>

Jugé pourtant stratégique dans la politique du gouvernement  malien de  réhabiliter des infrastructures de base et rétablir les activités productives des communautés touchées par la crise politique et sécuritaire que traverse le pays,  le PRRE a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoquée par les enquêteurs : l’utilisation des fonds et des recettes du Projet à d’autres fins. Estimée à plus de 749 millions de nos francs, cette manne financière aurait fondu comme du beurre au soleil.

La vérification financière du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs.

Des irrégularités financières à la pelle

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel<strong>. </strong>En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement. Cependant, suite aux travaux de vérification, l’ONG a effectué les remboursements dans le compte d’intérêt de l’UCP, notamment à travers les ordres de virement n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 1 722 450 FCFA et n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 215 250 FCFA, tous en date du 15 juillet 2022 et reçus par la banque le 2 août 2022.

<strong>D’embrouilles en magouilles </strong>

Le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara du PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou de l’UCP avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la Région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur de l’UCP, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant du Directeur Technique de l’Agence a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER, Zana Coulibaly, à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles<strong>. </strong>Pour s’assurer que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye a respecté ses obligations contractuelles, notamment le contrôle de conformité des réalisations avec les dossiers contractuels, l’équipe de vérification a examiné les documents du marché. Elle a procédé à des entrevues avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’UCP.

Elle a constaté que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. En effet, il n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.

De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux, a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye. Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants de l’UCP, de l’AGETIER, du bureau de contrôle BGET, de l’entreprise et du maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à 23,4 millions FCFA (23 437 000F).

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara ; le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow et le Directeur pays de CARE International au Mali ont procédé aux règlements de marchés sans exiger le paiement des droits d’enregistrement ou de la redevance de régulation.

Afin de s’assurer du respect des dispositions contractuelle, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché et demandé au Directeur Général des Impôts, par Lettre n°Conf. 0365/2020/BVG du 7 juillet 2022, de fournir les informations relatives au paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur les contrats de marché passés dans le cadre de la vérification du PRRE. L’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a payé les marchés n°0612CPMP/2019 relatif au recrutement d’une Agence de Communication et n°3592/CPMP/2019 relatif au suivi des activités déjà visitées par la tierce partie sans s’assurer de l’acquittement de la redevance de régulation pour des montants respectifs de 286 950 FCFA et 75 440 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 362 390 FCFA.

Au même moment, l’équipe de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ne s’est pas assuré du paiement de la même redevance sur 22 contrats de marché payés pour un montant cumulé compromis de 8 771 454 FCFA ainsi que deux (2) autres contrats réglés mais dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 3 623 842 FCFA. La redevance de régulation n’a pas été acquittée pour un montant de 712 689 FCFA. Le montant compromis s’élève à plus de 13 millions FCFA (13 107 985F). Pire, l’équipe de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur le contrat n°F1-BFEO-280-02-09/ pour un montant de 78 538 FCFA.

En outre, le Directeur pays de CARE International au Mali ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur cinq (5) contrats payés pour un montant total compromis de 1 180 514 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 14 729 427 FCFA dont 3 623 842 FCFA pour les droits d’enregistrement et 11 105 585 FCFA pour les redevances de régulation.

Par ailleurs, le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara et le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ont ordonné le paiement de contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Il ressort du rapport d’enquête que le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a payé trois (3) marchés revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à plus de 69 millions de nos francs (69 252 900 FCFA) dont 59 359 629 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 9 893 271 FCFA au titre de la redevance de régulation.

Comme si cela ne suffisait pas, l’équipe de vérification a constaté que le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow, a payé quatorze (14) contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à 59 833 642 FCFA dont 51 285 979 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 8 547 663 FCFA au titre de la redevance de régulation. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow et celui de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ont poussé la complicité, jusqu’à ne pas appliquer les pénalités de retard. Cependant, dans le cadre de l’exécution des contrats dans les délais prescrits et de l’application des pénalités de retard, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché, les ordres de service de démarrage, les procès-verbaux de réception provisoire ainsi que les documents de paiement. Du coup, elle a constaté des retards dans l’exécution des contrats, lesquels varient entre 1 et 679 jours alors que les pénalités n’ont pas été appliquées par le dirlo de l’AGETIPE. Aussi, il n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Ces manquements concernent trente-un (31) marchés pour des pénalités de retard non appliquées totalisant un montant de plus de 555 millions de nos francs  (555 593 028 FCFA).

Par la suite, l’équipe de vérification a constaté que l’exécution des contrats T1-EAPO-280-02-30/2014 du 5 février 2020 relatif aux travaux de réalisation d’un forage productif à débit supérieur ou égal à 5 M3/H dans un rayon de 1,5 à 2 km du site équipé de pompe solaire et raccordement au château d’eau du CSCOM de la localité de Lerneb pour son alimentation en eau potable dans la Commune de Tilemsi, Cercle de Goundam, Région de Tombouctou et F1-BFEO-280-02-09/2014 du 16 janvier 2018 relatif à la fourniture des équipements pour les écoles de l’académie d’enseignement de Tombouctou, CAP de Tombouctou, une école dans la Commune de Ber, une école dans la Commune de Lafia, quatre (4) écoles dans la Commune de Salam, une école dans la Commune de Tombouctou, dans le Cercle Tombouctou, a accusé du retard et le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, n’a pas appliqué les pénalités d’un montant total de 2 millions FCFA (2 168 658F). De plus, notre dirlo n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Le montant total compromis, suite à la non application des pénalités de retard, s’élève à plus de 557 millions de nos francs (557 761 686 FCFA).

Et comble de la « <em>mangecratie </em>» à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou et le Spécialiste en Gestion Financière ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP par la mission de vérification, il apparaît que le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (1132 35 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Toutefois, au cours de la vérification, ils ont procédé au remboursement d’un montant total de 123 578 849 FCFA dont 71 498 359 FCFA en juin 2022 et 52 080 490 FCFA en août 2022. Le reliquat non remboursé s’élève à 8 557 077 FCFA. Au cours de la mission de vérification et avant la séance du contradictoire, l’UCP a procédé au remboursement des intérêts créditeurs utilisés d’un montant de 8 557 077 FCFA à travers l’ordre de virement n°35/2022/FA/Compte PRRE du 07 septembre 2022 et déchargé par le service courrier arrivée de la BNDA, le 14 septembre 2022.

Pourquoi une telle stratégie ? Seul le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et son Spécialiste en gestion financière pourront y répondre. Du moins à l’heure actuelle.

Bref, le Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) a été sacrifié sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « <em>prince</em> » de l’Unité de Coordination du PRRE et ses complices.

Selon ce système, les responsables du PRRE veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Autant de pratiques et de manœuvres déloyales qui sont à l’origine de l’évaporation de 749,6 millions FCFA à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique.  D’où la transmission et la dénonciation de faits par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle économique et financier relativement : au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ;  au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Grande Commission Mixte de Coopération Mali – Guinée : Le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, SEM Abdoulaye DIOP conduit une importante délégation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/grande-commission-mixte-de-cooperation-mali-guinee-le-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-sem-abdoulaye-diop-conduit-une-importante-delegation-2-2999134.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 09:16:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une importante délégation ministérielle composée de plusieurs Membres du Gouvernement, d’Experts nationaux et de Présidents des faîtières du secteur privé, sous la conduite du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP effectue une mission à Conakry du 15 au 17 novembre 2022, dans le cadre de la 9ème Session de la Grande Commission Mixte de Coopération Guinée-Mali. </strong>

Cet important rendez-vous s’inscrit dans la dynamique du raffermissement et de la diversification des excellentes relations historiques entre les deux pays et ce, conformément à la ferme volonté partagée des Présidents malien et guinéen d’hisser les liens de partenariat à un niveau répondant aux aspirations des deux peuples frères.

À cet égard, cette rencontre permettra de passer en revue plusieurs domaines de coopération prioritaires et de procéder à la signature d’Accords dans certains domaines, notamment la justice ; la santé ; les mines et l’énergie ; le développement rural ; la sécurité et le commerce. Un accent particulier sera mis sur la stratégie conjointe à mettre en œuvre pour la mobilisation des ressources et la réalisation des projets structurants et intégrateurs, notamment en matière d’infrastructures de transports, afin de faire de l’axe Conakry-Bamako, un modèle de coopération Sud-Sud exemplaire et fructueux à tout point de vue.

Dans cette perspective, les Ministres membres de cette délégation auront un agenda très chargé, marqué par des rencontres bilatérales intenses visant à élargir et à dynamiser les domaines de cette coopération stratégique en vue de la concrétisation diligente des ambitions politiques et économiques des plus hautes Autorités des deux pays concernant ce partenariat.

De même, les Présidents des faîtières du secteur privé auront l’occasion de revisiter les potentialités économiques et commerciales dont disposent les deux pays aux fins de promouvoir une économie plus intégrée, au bénéfice des populations.

Eu égard au contexte géopolitique actuel et aux défis multiformes communs aux deux pays, cette Grande Commission Mixte est porteuse d’un nouvel élan d’une coopération solidaire, résolument tournée vers le renforcement de la fraternité et le pragmatisme dans le partenariat politique, socio-économique et culturel.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cité de N’Tabacoro :  Plus de 2000 logements sociaux fermés ou inaccessibles</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/cite-de-ntabacoro-plus-de-2000-logements-sociaux-fermes-ou-inaccessibles-2997375.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 09:19:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pendant que des nécessiteux en demandent sans succès, des milliers de logements sociaux restent fermés ou inaccessibles. Sabotant du coup, la politique visant à atténuer la souffrance des maliens en matières de logements. </strong>

Sur instruction du Ministre chargé de l’Habitat (cf. lettre n°0175/MUHDATP du 14 juin 2022), l’Office Malien de l’Habitat, par lettre n°611/DG-OMH du 23 juin 2022, a sollicité le concours de la Direction Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH) afin de procéder au recensement des logements sociaux et équipements publics du site de N’Tabacoro. Le résultat de cette mission de recensement laisse perplexe si l’on s’en tient aux informations données.

Il ressort que sur les 10 280 logements sociaux recensés, 2 174 logements sont fermés ou inaccessibles, soit un taux de 21,14%. À cela s’ajoutent, 650 logements qui sont en location, soit 6,32%. Sur le site de N’Tabacoro, 898 logements sont modifiés en R+1, soit 8,73% ; 34 logements sont modifiés en R+2, soit 0,01% ; 3 108 logements sont avec annexes, soit 30,23% et 3 969 logements ne sont pas modifiés, soit 38,60%. Il est à signaler que 1 122 logements sont proposés en cession en vue du paiement d’une partie des dettes de l’OMH (cf. conseil des ministres du 31 mai 2018), soit 10,91%.

Dans le rapport, on note que 76 logements sont des donations officielles. Quant aux équipements publics, ils sont au nombre de 155 recensés, parmi lesquels 111 occupés (40 sont occupés licitement et 71 illicitement) et 44 sont libres.

Par ailleurs, la mission a constaté que des logements sociaux ont changé de vocation et ont été transformés en pharmacie, crèche, boulangerie, medersa, etc.

Ce rapport de la mission de recensement met à nue une gestion catastrophique des logements sociaux. La balle est désormais dans le camp des plus hautes autorités à travers les départements en charge d’une gestion rationnelle des logements dits sociaux. La transition qui est une période d’exception, semble le moment propice pour le faire.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Litige autour du titre foncier n°199 à Koulouba nord&#45;est :  N’Golo Fomba en passe d’être illégalement dépossédé de son bien immobilier, les autorités de la transition interpellées !</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/litige-autour-du-titre-foncier-n199-a-koulouba-nord-est-ngolo-fomba-en-passe-detre-illegalement-depossede-de-son-bien-immobilier-les-autorites-de-la-transition-interpellees-2997370.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 09:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le litige foncier continue et prend une nouvelle forme dans notre pays. Et le hic qui titille, c’est que ce sont les pauvres qui en sont très généralement les perdants en raison de leur manque de moyen. C’est le cas de notre concitoyen, N’Golo Fomba, qui possède tous les documents administratifs devant faire de lui le propriétaire légitime du titre foncier N° 199, à Koulouba Nord-est, en Commune III du district de Bamako. </strong>

Malheureusement, M. Fomba se trouve aujourd’hui, dans une situation de ruine et de désolation, à cause de l’influence sur la justice d’un certain Mantala Sangaré qui ne jure que par lui déposséder de son titre foncier en complicité avec un certain Pierre Dakouo, un pasteur. Le Ministre de la Justice et des Droit de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué est fortement interpellé !

Au Mali, certains opérateurs économiques ou hommes d’enfer, pardon, homme d’affaires, ne sont séduits que par les terres appartenant aux pauvres. Et en cas d’assignation en justice, c’est le pauvre citoyen qui a toujours tort.

Le litige foncier opposant depuis un certain temps M. N’Golo Fomba, un boucher de son état à Mantala Sangaré, en est la parfaite illustration. C’est avec stupéfaction que M. Fomba a fait la genèse de ce litige autour du titre 199C/III créé par l’État du Mali depuis le 26 décembre 2003 et ne résulte pas d’une convoitise.

À l’en croire, tout a commencé dans un premier temps où l’opérateur économique, ‘’San Zou’’ a voulu, dans un passé récent, acheter le titre foncier en question. Mais ce dernier a renoncé après s’être rendu compte que la parcelle litigieuse appartenait, légalement, au sieur Fomba. Cela, bien avant qu’il n’investisse sur le terrain.

<strong>Début d’une situation cauchemardesque </strong>

Si Fomba a pensé que son titre était désormais à l’abri des prédateurs fonciers, il s’est fait une illusion. Car il sera surpris par une autre histoire autour de son titre foncier. Ce qui risque de briser son rêve de construire sur son site et de dire son adieu aux problèmes récurrents de la location à Bamako.

Selon le pauvre Fomba, malgré l’authenticité de ses documents administratifs, son bien immobilier n’a pas échappé à l’avidité foncière du nommé Mantala Sangaré, un promoteur de pharmacies de la place. « <em>Mantala m’a demandé de lui vendre ma parcelle. Chose que je n’ai pas accepté. Il m’a proposé la somme de plus 20 millions que je n’ai pas acceptés. Alors, il m’a dit que si je n’accepte pas sa proposition, qu’il va s’en servir pour annuler la décision de la Cour d’Appel qui  m’a accordé la paternité du titre en question</em> », a révélé Fomba. Il poursuit que c’est dans ces conditions que Pierre Dakouo, a approché Mantala Sangaré, pour que ce dernier entame une action en justice à sa place ; d’autant que le sieur Mantala dispose d’une parcelle sur le titre de Pierre Dakouo. L’objectif de cette démarche était que la parcelle de Pierre lui revienne de droit, au cas où le sieur Mantala gagnerait le procès.

« <em>Du tribunal de Grande Instance de la commune III, à la Cour d’Appel, Mantala a perdu partout</em> », soutient Fomba. Mais il dit être surpris à la Cour Suprême lorsqu’on lui a dit que son dossier est authentique mais qu’il a payé le montant à verser pour l’obtention de son titre en retard. Chose que Fomba n’a pas compris alors que son titre est antérieur à celui de Mantala et possède en plus, tous les documents nécessaires. Aussi, il ajoute que lorsque la Mairie de la Commune III a décidé de procéder au morcellement de la zone, le domaine de l’Etat lui avait notifié de ne toucher l’endroit  sur le site litigieux parce qu’est un titre foncier.

<strong>Fomba sur le point d’être victime de sa pauvreté !</strong>

Face à cette situation qui lui coupe le sommeil, Fomba ne sait plus à quel saint se vouer et n’a que ses yeux pour pleurer. « <em>On suppose que je suis pauvre et que je n’ai pas droit à un titre foncier. Mantala veut m’exproprier de mon titre pour préparer l’avenir de ses enfants. Qu’il sache qu’il n’est  pas le seul chef de famille. Moi j’ai des enfants aussi. Donc je n’accepterai jamais qu’on me dépossède de mon bien aussi facilement. J’interpelle donc les plus hautes autorités de la transition à se saisir de cette affaire, pas pour m’aider en raison de ma pauvreté, mais plutôt parce que je détiens toutes les preuves qui font de moi propriétaires légal de mon titre</em> », lance Fomba,  les larmes aux yeux.

En tout cas, cette affaire doit servir de matière pour les autorités malienne de transition qui ont pris l’engagement de mettre fin à l’injustice et à la corruption dans l’administration malienne. La remise de M. Fomba dans ses droits contribuera, non seulement, à  restaurer  la confiance en la justice malienne ; mais surtout de prouver à suffisance, la volonté manifeste des autorités de faire du Mali, un pays sans injustice, conformément, à l’esprit de la refondation de notre pays.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de libération des 46 militaires ivoiriens arrêtés au Mali :  Bamako envoie de nouvelles exigences à Abidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/processus-de-liberation-des-46-militaires-ivoiriens-arretes-au-mali-bamako-envoie-de-nouvelles-exigences-a-abidjan-2997373.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 09:05:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dossier des 46 militaires ivoiriens en détention au Mali va-t-il enfin connaître son dénouement? La paille semble mouillée pour faire sortir la fumée blanche, car, à en croire des sources, Bamako a récemment envoyé une lettre à Abidjan dans laquelle il exposerait ses nouvelles exigences en contrepartie de la libération du contingent ivoirien détenu sur le sol malien, depuis le 10 juillet 2022.</strong>

Quarante-neuf militaires ivoiriens ont été arrêtés le 10 juillet 2022 à l’aéroport international Modibo Keita de Bamako et qualifiés de «<em>mercenaires</em>» par les autorités maliennes. Inculpés pour « <em>tentative d’atteinte à la sûreté de l’État </em>», ces soldats ont été écroués à la mi-août. Dès lors, des négociations ont été entamées pour trouver une issue favorable à cette situation qui a créé un incident diplomatique entre les deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest. Sous la houlette de chefs d’État, de leaders religieux et parfois d’organisations sous régionales ou internationales, les médiations ont entre-temps permis de libérer trois femmes aux rangs des 49 soldats.

Les négociations se sont poursuivies entre Bamako et Abidjan en vue d’obtenir la libération des 46 autres militaires. Depuis quelques semaines les voyants étaient au vert faisant croire à un règlement de ce différend qui a semé un froid dans les relations entre les deux voisins historiques. Mais le bout du tunnel ne semble pas si proche. Une source près du dossier a reconnu sur  RFI que le processus <em>«évolue un peu en dents de scie»</em> ces derniers temps. Pourquoi? La raison serait liée à un nouveau document que Bamako a envoyé à Abidjan pour validation.

Selon RFI, ce document contiendrait,  «<em>les demandes</em>» maliennes pour clore le dossier. Les autorités maliennes seraient en attente d’un retour de la partie ivoirienne.

L’évolution du dossier des 46 militaires dépendrait donc de la suite que donnera Abidjan à la lettre de Bamako.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gouvernance :  Le PDIRAAM trempé dans une passation douteuse de marchés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gouvernance-le-pdiraam-trempe-dans-une-passation-douteuse-de-marches-2997371.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 00:56:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les scandales de magouilles, de surfacturations, de détournements de fonds et de tripatouillages des textes au sein du Projet de Développement Intégré des Ressources Animales et Aquacoles du Mali (PDIRAAM), son coordinateur, M. Souleymane Ba, parle encore de lui en passant, en catimini, un marché public, avec la complicité de la DFM (Direction des Finances et du Matériel) du Ministère du Développement rural.</strong>

Tout a commencé en début d’année 2022 où le Projet le PDIRAAM a fait passer un marché de près de 2 Milliards FCFA pour la construction de 12 Ateliers d’embouches dans les régions de Kayes, Ségou et Koulikoro. Selon nos sources, les rapports de dépouillement ont été envoyés à la BID (Banque Islamique de Développement) pour avis de non objection. Les mêmes sources rapportent que la BID à l’analyse du dossier a fait un rejet en exigeant à la partie malienne de procéder à la publication de ces marchés à l’international, puisque c’est un appel d’offre international mais aussi de reprendre toute la procédure.

Face à cette situation, le PDIRAAM sous l’égide de son coordinateur aurait informé les différents candidats aux marchés de ne pas retirer leurs frais de dossiers, s’ils veulent une nouvelle fois postuler  pour l’offre. En réaction à la recommandation de la BID, le Coordinateur du PDIRAAM, Souleymane Ba, aurait procédé à la publication de l’appel d’offres à l’international. Et quant à la publication de l’appel d’offres au niveau national, M. Ba de connivence avec la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement rural aurait floué les entreprises nationales en ne publiant aucun avis d’appel d’offres national. Toujours selon nos sources, le coordinateur du Projet aurait évité de publier l’avis dans le quotidien national (L’ESSOR) et se serait contenté tout simplement de procéder à une publication de l’appel d’offres, uniquement, dans un journal de la place. Pour éviter tout risque de large diffusion de l’avis dans ce journal, le coordinateur Souleymane Ba, aurait donné l’ordre à deux entreprises de la place d’aller acheter tous les exemplaires de cette parution du journal en question. Une situation qui au niveau national est une pure et simple simulation d’avis d’appel d’offres.

Aux dires de nos sources, ce sont ces deux entreprises (ayant retiré les journaux sur le marché) qui se seraient partagées le marché de réalisation des 12 Ateliers d’embouche dans une opacité totale.

Présentement, le traitement des offres est très avancé au niveau de la DFM du Ministère du Développement rural. Mais comment une telle action peut prospérer dans le pays à un moment où les plus hautes autorités s’emploient à un processus de refondation de l’État ? Comment, un département ministériel peut être impliqué dans une telle embrouille et magouille ?

Autant de questions qui taraudent l’esprit des observateurs qui pointent le coordinateur du PDIRAAM, Souleymane Ba, comme étant un habitué des faits graves de corruption, de surfacturations et de violations des textes.

Selon les informations de ses proches collaborateurs, l’homme s’est rendu coupable d’une surfacturation dans l’achat d’un groupe électrogène et de son abri. S’y ajoutent, d’autres surfacturations dans l’achat de photocopieuses de seconde main et des motos dans le cadre des conventions signées avec les structures techniques, sans oublier les deux véhicules achetés sans ANO de la BID.

Face à ces combines, il serait difficile pour le PDIRAAM d’atteindre les objectifs escomptés alors qu’il est appelé à contribuer de façon substantielle au développement économique du Mali par l’augmentation durable de la production et de la productivité du bétail, de l’aviculture, de l’aquaculture, de la sécurité alimentaire et à l’amélioration des revenus des producteurs ruraux dans les zones d’intervention. Malheureusement, ce projet promu à un bel avenir se meurt à cause de son coordinateur, M. Souleymane Ba et de sa bande.

Cependant, pour recouper nos informations, toutes nos démarches pour contacter le coordinateur du PDIRAAM, se sont soldées par un échec.

En attendant, les Autorités du pays, se doivent d’être regardantes sur la gestion du PDIRAAM.

À suivre.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avant&#45;projet de Constitution :  Ce qu’en pensent les professionnels des médias</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/avant-projet-de-constitution-ce-quen-pensent-les-professionnels-des-medias-2996489.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 09:14:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 20 octobre 2022, la Maison de la Presse a organisé une rencontre dont  l’objectif était de mener des réflexions sur l'avant-projet de constitution ; de faire une proposition d'amélioration et d’uniformisation du point de vue des acteurs des médias mais aussi, d'élaborer une stratégie de prise en compte des préoccupations des médias maliens dans la nouvelle constitution. C’était sous la présidence de M. Bandiougou Danté. </strong>

Pour la circonstance, on notait la présence de plusieurs doyens et responsables des organisations et associations professionnelles de la presse.

Selon le Président Bandiougou Danté, l’objectif recherché de cette rencontre entre les hommes de médias est de réfléchir ensemble sur l’avant-projet de constitution en vue de permettre de réserver un bon sort pour la presse qui joue un rôle prépondérant dans la démocratie.

Pour le doyen Hameye Cissé, il faut revoir l’article 15 de l’avant-projet de constitution qui stipule que « La liberté de presse est reconnue et garantie. Elle s’exerce dans les conditions fixées par la loi ».

Pour l’ancien Ministre Sidiki N'fa Konaté, le travail abattu par la commission de rédaction de la nouvelle constitution est salutaire mais est perfectible. Cependant, il a évoqué la nécessité d’institutionnaliser l’organe de régulation des médias.

L’indexation de l’aide à la presse au budget national ; la garantie de la liberté de presse et d’expression ; la garantie de la sécurité des journalistes  et l’égal accès aux médias, sont entre autres, des propositions faites lors des échanges. <strong> </strong>

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marchés des travaux routiers : Pour incompétence, des entreprises payent cash !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/marches-des-travaux-routiers-pour-incompetence-des-entreprises-payent-cash-2996487.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 09:14:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face au retard dans l’exécution des travaux routiers, pas pour faute de ressources, le Ministre des Transports et des Infrastructures a pris sa responsabilité. Cela, en informant le Conseil des Ministres du mercredi 12 octobre dernier, de l’enclenchement du processus de résiliation des marchés des travaux d’entretien routier des entreprises défaillantes. Ainsi, il a été décidé de leur retirer les marchés qui leur ont été confiés. </strong>

Il s’agit des marchés qui rentrent dans le cadre du Programme spécial 2021 des travaux d’entretien routier et le Programme des travaux d’entretien des routes d’intérêt national lancés par le département des Infrastructure dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et le District de Bamako.

Il ressort du communiqué du Conseil des Ministres que «<em> l’exécution de ces programmes a mobilisé d’importantes ressources financières qui ont permis de réaliser des travaux de redimensionnement, de curage de certains ouvrages d’assainissement et d’entretien exceptionnel de certaines voies </em>».

« <em>Malgré la disponibilité des ressources, l’exécution des deux programmes n’est pas satisfaisante. L’état d’avancement des travaux est estimé à 10%, pour un délai consommé de 90% pour certaines entreprises engagées </em>», précise le communiqué.  Et le communiqué d’ajouter : « <em>Les bureaux d’ingénieurs recrutés pour assurer le contrôle et la surveillance des travaux se sont montrés défaillants par le faible niveau du personnel mobilisé sur les chantiers, dans l’accomplissement de la mission et par leur incapacité à affirmer l’autorité sur les entreprises chargées d’exécuter les travaux</em> ».

Par ailleurs, le communiqué précis que compte tenu de l’urgence de terminer ces travaux et d’abréger la souffrance des populations, le Ministère des Transports et des Infrastructures a décidé de résilier les contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers ont été dûment établies par constat d’huissier.

À cet effet, le communique du Conseil des Ministres conclu : « <em>L’exécution de ces travaux d’urgence à été confiée à d’autres entreprises qui ont montré leur capacité, conformément aux procédures fixées par le Code des marchés publics</em> ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sur le terrain :  Le Mali démonte le rapport de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-sur-le-terrain-le-mali-demonte-le-rapport-de-lonu-2996484.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 09:11:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à la publication du Rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, couvrant la période du 03 juin au 19 septembre 2022, Le gouvernement du Mali a apporté des observations en guise de réplique.</strong>

Au-delà, le gouvernement malien regrette que « <em>de telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste</em> ».

Le gouvernement du Mali dit avoir pris connaissance du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022) portant sur le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) : « <em>Le Gouvernement du Mali se félicite que le Secrétaire général ait reconnu les progrès réalisés par les autorités de la Transition. Cependant, il regrette que le rapport sous examen mette un accent particulier sur les défis et les difficultés rencontrées, en faisant passer sous silence de nombreuses réalisations dans le cadre de la conduite de la Transition</em> ».

Aussi, le gouvernement précise que les omissions constatées concernent également des éléments pourtant factuels et vérifiables qui semblent avoir échappé à la vigilance habituelle du Secrétariat général.

<strong>Demande d’une réunion d’urgence </strong>

« <em>En dépit de ce déséquilibre, le gouvernement reste disposé à poursuivre la coopération avec les Nations Unies et l’ensemble des partenaires, en vue de la réalisation des actions prioritaires de la Transition</em> », ajoute-t-il.

En outre, le gouvernement reconnaît que les FDSM (Forces de défense et de sécurité du Mali) ont certes effectué des patrouilles avec la Minusma, mais le chiffre 175 est à revoir largement à la baisse : « <em>Sur l’axe Tombouctou-Goundam, aucune patrouille de la MINUSMA n’a été exécutée depuis 4 mois. La sécurisation de l’aérodrome de Diré est régulièrement assurée par les Forces Armées Maliennes (FAMA) pour l’atterrissage des vols humanitaires. À Gao, la MINUSMA ne conduit aucune patrouille conjointe avec les FDSM. De même, dans la ville de Sévaré, aucune patrouille conjointe de sécurisation n’est conduite. Outre ces ajustements factuels, le rapport sous examen aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts du Gouvernement, par ailleurs régulièrement couronnés de succès sur le terrain, dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. En effet, il est regrettable qu’en de nombreuses occurrences, le rapport mentionne uniquement les actions des groupes armés terroristes, sans pour autant informer sur les réactions des FAMA</em> »

Toujours dans le chapitre sécuritaire, poursuit les autorités de la transition, il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU par le Mali, par lettre n° 444/MAECI en date du 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. Ces actes d’agression d’une extrême gravité ne doivent pas rester sans suite. Le gouvernement renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité.

Le gouvernement malien regrette que le Secrétariat général rapporte « <em>dans un document officiel des allégations graves, sans vérification minutieuse, qui sont sans fondement.  De telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste </em>», précise le gouvernement.

Face à ces situations, Bamako invite le Secrétariat des Nations Unies à s’écarter de cette posture négative et hostile et à s’inscrire dans la démarche qui justifie sa présence au Mali : aider les Maliennes et les Maliens à faire face et à surmonter les difficultés en lien avec la crise sécuritaire.

<strong>L’obligation pour la Minusma de coopérer</strong>

Restreindre les mouvements de mission onusienne ? Contrairement aux informations contenues dans le rapport, le gouvernement précise qu’il n’existe aucune volonté de restreindre les mouvements de la Minusma sur le terrain. « <em>Il y a plutôt une volonté de coordination des actions avec la Minusma. Le gouvernement a été amené à prendre certaines mesures pour les besoins de planification, de coordination et de sécurité nationale</em> », avant de rappeler que le rapport ne précise pas le contexte dans lequel ces restrictions sont survenues afin de permettre d’apporter une réponse appropriée à ces allégations.

Pour le gouvernement, certaines restrictions interviennent lorsque les FAMa sont en opération et cela pour la sécurité des riverains. Il précise que dans le cadre de l’opération militaire engagée au centre, une zone d’interdiction temporaire a été créée pour éviter les incidents, notamment avec la Minusma : « <em>La création de cette zone d’interdiction est l’affirmation de la souveraineté de l’État malien. Au lendemain du départ de la Force Barkhane du Mali, il a été décidé que la protection de la force onusienne soit assurée par les FAMa. Ainsi, pour faciliter les déplacements aériens de la Minusma, une dérogation mensuelle lui a été accordée. Cette dérogation consiste à adresser une demande de vol à la partie malienne, qui n’a jamais fait l’objet de refus. Il est aussi indiqué à tous les partenaires, y compris la Minusma, d’adresser à l’Armée de l’Air, une demande 36 heures avant tout vol</em> ».

Concernant l’affaire des soldats ivoiriens arrêtés au Mali, Bamako précise que le dossier suit désormais son cours judiciaire, mais aussi qu’il reste ouvert à une solution diplomatique, dans l’esprit des relations fraternelles et de bon voisinage qui ont toujours caractérisé les liens entre le Mali et la Côte d’Ivoire. « <em>La meilleure illustration de cette bonne disposition des plus hautes autorités maliennes est l’accord de l’offre de médiation du Président togolais, qui a déjà permis la libération, pour raisons humanitaires, de 3 soldats femmes ; le Mali a reçu tous les émissaires et toutes les missions de bons offices, y compris la délégation de Chefs d’État dépêchée par le Sommet de la CEDEAO tenu à New York, en marge de la semaine de haut niveau de la 77<sup>ème</sup>  session de l’Assemblée générale des Nations Unies », précise le Mémorandum. </em>En outre, le Mali invite les responsables des organisations internationales à éviter tout parti pris, et à plutôt inscrire leurs démarches dans une approche constructive<em>. « C’est surtout ce qui est attendu de nos partenaires, y compris les Nations Unies </em>», révèle le document du gouvernement.

Conformément à son mandat, le Gouvernement du Mali invite la MINUSMA à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain.

Pour conclure, le gouvernement malien assure que malgré la complexité de la situation socio-économique, politique et sécuritaire actuelle du Mali ainsi que des enjeux géostratégiques propres à la région du Sahel, le gouvernement poursuit les efforts avec ses moyens pour assurer l’intégrité de son territoire national et la sécurité des personnes et de leurs biens dans le strict respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international : « <em>Conformément à son mandat, le gouvernement invite la Minusma à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain. Dans la perspective du renforcement de ladite coopération, le gouvernement invite également la Minusma à recentrer sa mission sur les fondements de sa présence au Mali, notamment le soutien à la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ; la protection des populations civiles ; une meilleure articulation avec les services compétents maliens et son appui à la mise en œuvre de l’Accord </em>».

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du fonds Covid19 :  Le rapport d’enquête du Vérificateur donne la poisse au Coordinateur du Projet Jigisemejiri</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid19-le-rapport-denquete-du-verificateur-donne-la-poisse-au-coordinateur-du-projet-jigisemejiri-2996485.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 09:08:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Projet Jigisemejiri, est aujourd’hui, éclaboussé par le scandale des irrégularités financières dans la gestion du fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020. Selon le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), il y a plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables. Du coup, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko,  risque gros. Et même très gros. Accablant. </strong>

Qu’attendent les autorités maliennes pour agir, après la publication du rapport d’enquête financière du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion de M. Sacko, à la tête du Projet Jigisemejiri? Pourquoi garde-t-il toujours son poste, alors que le rapport du Vérificateur lui charge d’avoir commis des irrégularités financières dans la gestion du fonds covid-19 au Mali durant l’exercise 2020 ? Autant de questions qui préoccupent, aujourd’hui, des travailleurs du Projet Jigisemejiri.

<strong>La Preuve des épreuves</strong>

La gestion du Coordinateur du Projet Jigisemejiri, a occasionné des irrégularités financières. Selon le rapport d’enquête du Bureau du vérificateur général, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri qui devrait mettre en place un programme ciblé de transferts monétaires ou en nature pour les populations pauvres et vulnérables du Mali et établir le socle pour le développement d’un système national de filets sociaux au Mali, avec un montant de 33,75 milliards FCFA (33 750 000 000F) dans le cadre du Programme Présidentiel de Transfert Monétaire d’Urgence (TMU) à l’endroit de Trois cent cinquante mille ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19, n'a pas reversé le reliquat du fonds non utilisé, 15 mois après la pandémie.

À en croire le rapport d’enquête du Végal (entendez le Vérificateur général ), le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, a reçu du Trésor Public (comme mentionné dans le document d’enquête), un montant total de 39 milliards FCFA dans son compte bancaire destinés aux ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Mais contre toute attente, le rapport indique, qu’il a dépensé seulement, un montant de 8,9 milliards FCFA (8 902 528 475F) sur le fonds COVID-19, à la date du 30 juin 2021, soit après 15 mois de pandémie ; et seulement aussi dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et le District de Bamako alors que les autres régions, qui sont après Bamako, les plus touchées par la Covid-19 et la pauvreté, ne sont toujours pas concernées par les transferts monétaires Orange.

Pendant ce temps, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Le rapport du Bureau du Vérificateur Général révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako. Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées.

La non justification de ce fonds, selon le rapport du BVG, met en doute l’efficacité du projet pour la mission qui lui a été confiée. Le montant total non utilisé et non reversé s’élève à 30 milliards FCFA (30 097 471 525F).

<strong>Des témoignages bouleversants </strong>

«<em>Le rapport d’enquête sur la gestion du Projet de Filet Sociaux Jigisemejiri est suffisamment éloquent. À l’étape actuelle, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les actes sont établis et il y a des irrégularités financières à Jigisemejiri de par la gestion des fonds. On ne peut pas gérer les fonds de l’État et du contribuable malien de cette façon. Il faut écarter M. Mahmoud Ali Sacko de la gestion du Projet Jigisemejiri, car on ne peut pas continuer à mener une politique de deux poids, deux mesures</em> », déplorent des travailleurs du Projet Jigisemejiri qui estiment que leur Coordinateur n’affiche actuellement, qu’une image de ruine et de désolation.

Ces travailleurs pour leur part, se demandent pourquoi des décisions conséquentes, jusque-là, n’ont pas suivi le rapport d’enquête sur la gestion du fonds Covid-19  au Projet Jigisemejiri. «<em>Comment quelqu’un à qui on reproche d’avoir occasionné des irrégularités financières de 30 milliards FCFA, garde toujours sa place comme si de rien n’était ?</em>», s’interrogent-ils. Avant de formuler qu’ils croient surtout qu’il serait normal que ceux qui occasionnent des irrégularités financières sur les ressources de l’État et violent les textes de la République, soient jugés. Et ces travailleurs d’ajouter : « <em>Il faut que l’impunité des crimes économiques et politiques, cesse au Mali</em> ».

Pour ces travailleurs de Jigisemejiri, on n’a pas besoin d’attendre pour interpeller le coordinateur du Projet et sa bande. Ils croient savoir qu’on n’a donc pas besoin d’un cabinet d’audit international pour confondre le coordinateur Mahmoud Ali Sacko, après un audit financier.

Pour eux, le cas du Projet Jigisemejiri est aussi un scandale de plus, qui vient s’ajouter à d’autres déjà existants. Ils estiment que c’est un scandale fondé sur des irrégularités financières et qu’à l’heure où les populations maliennes sont confrontées au récurent problème de la maladie à coronavirus, on ne saurait laisser les auteurs de ces irrégularités financières impunies.

Pourtant,  comme l’atteste le rapport d’audit du BVG, la responsabilité de M. Mahmoud Ali Sacko est patente dans ces irrégularités financières qui s’élèvent à plus de 30 milliards FCFA (30 097 471 525 F).

À en croire nos sources, les conclusions du rapport d’enquête du BVG appellent à une prise de conscience générale dans le sens où il n’est pas rare d’entendre la population active se plaindre de la gestion des dirigeants maliens. Cependant, même si les autorités maliennes tardent à révoquer le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, Mahmoud Ali Sacko,  il est à noter que le rapport du Vérificateur lui reproche beaucoup de choses dans sa gestion du fonds covid-19.

En bloc, les faits parlent d’eux-mêmes sur la gestion du Coordinateur de Jigisemejiri. Et le rapport d’audit du BVG dont il est question, présente de nombreux dysfonctionnements et des irrégularités financières qui se sont traduites par des manquements dans la gestion des opérations financières effectuées.

Décidemment, la gestion du Projet Jigisemejiri est comparable à celle d’une épicerie et son Coordinateur, M. Mahmoud Ali Sacko, selon le rapport du Vérificateur général, a irrégulièrement dépensé un montant de plus de 25 millions FCFA (25 200 000F) au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage (CP) et du Comité Technique de Coordination (CTC).  En effet, explique le rapport d’enquête du Végal, cette dépense sort du cadre de transfert monétaire aux pauvres, car ce projet existait depuis 2013, avec son budget de fonctionnement propre. Le paiement des indemnités de transport sur le Fonds COVID-19 n’est donc pas dû.

Ainsi, le rapport du Végal poursuit que l’indemnité de transport du CP pendant les mois de Juillet/Août/Septembre 2020 se chiffre à 3 750 000F. Et pendant cette même période, l’indemnité de transport du CTC s’élève à 6 975 000F. S’y ajoutent, les indemnités de transport du CP en Avril/Mai/Juin 2020 qui fait 3 750 000F et 6 975 000F à la même date pour le CTC. Enfin, l’indemnité de transport du Comité de Pilotage en Octobre/Novembre/Décembre 2020 s’élève à 3 750 000 F. Soit au total, une enveloppe de 25,2 millions (25 200 000 FCFA).

Autant de pratiques à l’origine des irrégularités financières dans la gestion des fonds Covid-19 par le Projet Jigisemejiri.  D’où le lieu pour le Vérificateur général de transmettre et de dénoncer des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle Économique et Financier portant sur des irrégularités financières de plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri.

<strong>La tête du Coordinateur mise à prix </strong>

À ces irrégularités financières au Projet Jigisemejiri, s’ajoute un autre mal et pas des moindres : la démobilisation des travailleurs. Témoins oculaires des pratiques orchestrées, à longueur de journée par des responsables, des travailleurs ont fini par être dégoûter. Parce que « <em>l’homme-cabot a été mis à la place pivot et vice-versa</em> ». D’où le mécontentement général à Jigisemejiri.

À travers leur sollicitation de révocation du  Coordinateur Mahmoud Ali Sacko, des agents du Projet Jigisemejiri veulent amener les autorités maliennes à prendre leurs responsabilités –et toutes leurs responsabilités –dans le cadre du choix des hommes au niveau de certains postes stratégiques. Autrement dit, faire en sorte que « <em>les saigneurs de la république ne soient plus à la place pivot </em>». Comme, c’est le cas, actuellement, au Projet Jigisemejiri. Une structure qui, depuis un certains temps, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Mais le Ministre de l’Économie et des Finances, qui feint d’ignorer les irrégularités financières au Projet Jigisemejiri, va-t-il enfin décider de prendre le taureau par les cornes ?

Auquel cas, le Projet Jigisemejiri risque de tomber dans les mêmes travers que d’autres services où, l’atteinte des objectifs a fini en eau de boudin, suite à la mauvaise gestion. Les autorités maliennes sont-elles prêtes à courir ce risque ?

Affaire à suivre !

<strong>Youssouf Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>15e édition des journées de lavage des mains :  L’Association Tous et Chacun au front pour inculquer les bonnes habitudes</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/15e-edition-des-journees-de-lavage-des-mains-lassociation-tous-et-chacun-au-front-pour-inculquer-les-bonnes-habitudes-2996490.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 00:12:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Consciente de l’importance du lavage des mains dans le cadre de la prévention et la lutte contre certaines maladies, l’Association Tous et Chacun n’entend pas baisser les bras. En partenariat avec le Ministère de la Santé et du Développement social, l’Association Tous et Chacun dans le cadre de la 15<sup>e</sup> édition de la journée mondiale de lavage des mains, a organisé du samedi 22 au lundi 24 octobre dernier, une caravane d’information et de sensibilisation dans les 6 communes du district de Bamako. L’activité a été pilotée par Mme Baby Korotoumou Kontao, présidente de l’association. </strong>

‘‘<em>Unis pour une hygiène universelle des mains’’</em>, c’est le thème de la 15<sup>e</sup> édition de la journée mondiale de lavage des mains.

Selon la présidente de l’association Tous et Chacun, ce thème est pertinent puisqu’il interpelle en vue d’un changement d’habitude. Pour  elle, la caravane de trois jours se voulait une activité d’information et de sensibilisation sur l’importance du lavage des mains au savon dans la prévention de certaines maladies. « <em>La caravane a concerné les six communes du district de Bamako. C’était l’occasion pour nous d’aller dans les marchés, les écoles et les lieux de rassemblement pour expliquer l’importance du lavage des mains au savon qui permet de nous protéger contre les maladies diarrhéiques, les maladies à virus Ebola, la poliomyélite, la grippe et d’autres maladies comme le trachée et certaines affections de la peau et la covid 19 </em>», a-t-elle expliqué.

Et Mme Baby de poursuivre que ladite caravane a été l’occasion d’expliquer qu’il est recommandé de se laver les mains au savon, au moins, cinq moments : au sortir des toilettes,  après le nettoyage anales des enfants,  avant de préparer le repas, avant de manger et avant de donner à manger.

Pour le Dr Keita Kalifa, Directeur général adjoint de la Direction nationale de la Santé, le lavage des mains est un geste simple et moins coûteux qui protège contre les maladies émergentes.

À la clôture de cette caravane, le Dr Hamed Baba, Chef de cabinet du ministère de la Santé et du Développement social, a révélé que selon l’annuaire statistique 2020 du Système Local d’Information Sanitaire (SLIS), il a été enregistré pour la seule année 284 208 cas de diarrhées et la tranche d’âge de moins de 5 ans est la plus touchée avec 174 371 des cas, soit 61.35%. « <em>Ces résultats prouvent à suffisance la nécessité de renforcer les actions de façon efficace et vigoureuse afin de mieux prévenir ces maladies. Aussi, le lavage des mains au savon fait partie des mesures préventives de base pour toute une série de maladies dont la Covid 19 et la malade à virus Ebola </em>», a-t-il déclaré.

À l’en croire, le lavage des mains est une pratique d’hygiène simple et indispensable qui permet de prévenir la transmission d’autres maladies infectieuses telles que le choléra, les infections respiratoires aiguës, le trachome et les infections de la peau. « <em>Il permet de protéger contre les effets toxiques de certains produits chimiques ou biologiques ; de prévenir les risques d’intoxication liés aux aliments ; et de renforcer la croissance des enfants </em>», a-t-il ajouté. Et de rappeler qu’en se lavant les mains au savon, on réduit la charge microbienne de plus de 90 %. « <em>C’est la raison pour laquelle, nous devons intégrer dans nos habitudes quotidiennes le lavage des mains au savon à des moments clés</em> », a-t-il conclu.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interdiction du sachet plastique au Mali :  La persistance de la vente cache&#45;t&#45;elle un négoce protégé?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/interdiction-du-sachet-plastique-au-mali-la-persistance-de-la-vente-cache-t-elle-un-negoce-protege-2995655.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:53:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la table, le boutiquier du coin offre encore un emballage censé prohibé par la loi. Pourtant, six mois après l’adoption de la même loi de 2014 en république du Mali, tous les stocks devaient être détruits. Mais des années après, le plastique est toujours dangereusement présent.</strong>

« <em>Les importateurs, fabricants, distributeurs et utilisateurs qui détiennent des sacs et sachets en plastique souple en stocks ou en cours d’importation, fabrication ou distribution disposent d’un délai de six (6) mois, à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, pour écouler leurs produits.</em><em> Au-delà de cette date, les services compétents en charge du contrôle procéderont à l’inspection et à la saisie de tout produit tombant sous le coup des dispositions du présent décret</em> ».

C’était la version de la loi N° 2014-024 du 03 juillet 2014 portant interdiction de la production, de l'importation et de la commercialisation des sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. Ce même nouveau texte qui a abrogé la loi N°2012-003 du 23 janvier 2012, portant «<em>Interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables et de granulés non biodégradables destinés à la fabrication desdits sachets en République du Mali</em> ».
Le Mali fait partie des 34 pays sur 54 qui avaient adopté une loi interdisant les plastiques et l’avaient mise en œuvre, une réaction sur le Continent qui a dépassé les attentes comparativement au reste du monde.

Pourtant, il faut bien croire, au regard de la banalisation de son utilisation aujourd’hui, que le plastique tient tête et à la loi et à son application. La grande question est de savoir : comment d’énormes quantités de plastique souple circulent dans le pays sans que cela n’éveille le soupçon de ceux qui a priori ont la force publique entre les mains pour protéger notre environnement ? Des stocks sont-ils restés intacts après le délai légal ?

Sert-on de dépotoir d’autres stocks interdits dans d’autres pays de la sous-région ? Sur l’échiquier dressé par Greenpeace à l’époque, le Mali était classée 14ème. Prémonitoire ?

Pour l’heure, il faut bien trouver une explication à ce retour dangereux à l’usage du plastique sous nos cieux. Mais il faut surtout une application intransigeante de la loi qui préserve notre environnement de produits non biodégradable et que les animaux consomment sans modération.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès d’enfants en Gambie :  L’OMS lance une alerte mondiale concernant des sirops contre la toux</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/deces-denfants-en-gambie-loms-lance-une-alerte-mondiale-concernant-des-sirops-contre-la-toux-2995652.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:44:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Âgés de 20 mois, seulement, Musa est l'un des 70 enfants de la Gambie qui seraient décédés, en septembre dernier, après avoir reçu un sirop contre la toux qui avait été "<em>potentiellement lié à des lésions rénales aiguës</em>",  selon l'Organisation mondiale de la santé.</strong>

Personne dans la famille ne touche au jouet de Musa - un rappel de ce qui a été perdu. Sa mère de 30 ans,<strong> Mariam Kuyateh,</strong> qui a quatre autres enfants, est en larmes et se souvient de ce qui est arrivé à son fils. C’est du moins, ce qui ressort du reportage de BBC Afrique sur ce scandale intervenu en Gambie.

Assise chez elle dans une banlieue de la plus grande ville de Gambie, Serrekunda, la dame Mariam Kuyateh, selon le récit de BBC Afrique, explique que la maladie de son bébé avait commencé par une grippe.  Après avoir été vu par un médecin, son mari a acheté un sirop pour traiter le problème.

« <em>Lorsque nous lui avons donné le sirop, la grippe s'est arrêtée, mais cela a entraîné un autre problème</em> », explique Mme Kuyateh.

"Mon fils n'arrive pas à uriner."

Elle est retournée à l'hôpital et Musa a été envoyé pour un test sanguin, qui a exclu le paludisme. Il a reçu un autre traitement, qui n'a pas fonctionné, puis un cathéter a été installé, mais il n'a pas uriné.  Enfin, le petit enfant a été opéré. Il n'y a pas eu d'amélioration.

"Il n'a pas pu le faire, il est mort."

Plus tôt la semaine dernière, l'OMS a lancé une alerte mondiale concernant quatre sirops contre la toux en lien avec les décès en Gambie.

L’OMS indique que les produits - Promethazine Oral Solution, Kofexmalin Baby Cough Syrup, Makoff Baby Cough Syrup et Magrip N Cold Syrup - ont été fabriqués par une société indienne, Maiden Pharmaceuticals, qui n'avait pas fourni de garanties quant à leur sécurité.

Le gouvernement indien enquête sur la situation. Et l'entreprise pharmaceutique n'a pas répondu à une demande de commentaire de la BBC.

Il y a beaucoup de colère en Gambie face à ce qui s'est passé. Il y a de plus en plus d'appels à la démission du ministre de la Santé, le Dr Ahmadou Lamin Samateh, ainsi qu'à la poursuite des importateurs de médicaments dans le pays.

« <em>Soixante-dix, c'est un chiffre énorme. Nous avons donc besoin de justice, car les victimes étaient des enfants innocents</em> », affirme Mme Kuyateh.

La petite Aisha, âgée de cinq mois, est une autre victime.

Sa mère, Mariam Sisawo, s'est rendue compte un matin qu'après avoir pris le sirop contre la toux, son bébé n'urinait plus.

Lors d'une première visite à l'hôpital, la jeune femme de 28 ans s'est entendue dire que la vessie de sa fille n'avait aucun problème. Il lui a fallu se rendre deux fois de suite à l'hôpital avant qu'Aisha ne soit envoyée dans un hôpital de la capitale, Banjul, situé à 36 km de leur maison de Brikama.

Mais après cinq jours de traitement, elle est morte.

« <em>Ma fille a eu une mort douloureuse. À un certain moment où les médecins ont voulu lui fixer une perfusion, ils n'ont pas pu voir ses veines. Moi et deux autres femmes dans le même service, nous avons toutes perdu nos enfants</em> », déplore-t-elle. Avant de signaler : « <em>J'ai deux fils et Aisha était la seule fille. Mon mari était très heureux d'avoir Aisha et il n'arrive toujours pas à accepter sa mort </em>».

Actuellement, la Gambie ne dispose pas actuellement d'un laboratoire capable de tester si les médicaments sont sûrs et ils doivent donc être envoyés à l'étranger pour vérification, avoue le directeur des services de santé de Gambie, Mustapha Bittay, au programme Focus on Africa de la BBC.

Le Vendredi dernier, le président Adama Barrow a indiqué que le pays prévoyait d'ouvrir un tel laboratoire. Dans un discours télévisé à la nation, il a également demandé au ministère de la Santé de revoir les lois et directives applicables aux médicaments importés.

Mme Sisawo estime que le gouvernement aurait dû être plus vigilant.

« <em>C'est une leçon pour les parents, mais la plus grande responsabilité incombe au gouvernement. Avant que des médicaments n'entrent dans le pays, ils doivent être correctement vérifiés s'ils sont propres ou non à la consommation humaine</em> », dit-elle.

Isatou Cham était trop bouleversée pour parler de la mort de son fils de deux ans et cinq mois, Muhammed.

Elle a quitté le salon de leur maison à Serrekunda en pleurant avec ses deux autres enfants.

Le père de Muhammed, Alieu Kijera, a expliqué ce qui était arrivé à son petit garçon.

Il a dit avoir été transporté à l'hôpital lorsqu'il avait de la fièvre et qu'il était incapable d'uriner. Mais les médecins soignaient Muhammed pour le paludisme et son état empirait.

Les médecins ont alors dit qu'il devrait être soigné au Sénégal voisin, où le service de santé est considéré comme meilleur, mais bien qu'il y ait eu une certaine amélioration, cela ne l'a toujours pas sauvé.
<ol>
 	<li>Kijera est fâché que son pays ne dispose pas d'un système de santé suffisamment bon et qu'il ait été contraint de voyager à l'étranger.</li>
</ol>
« <em>S'il y avait eu du matériel et de bons médicaments, mon fils et de nombreux autres enfants auraient pu être </em>sauvés », souligne-t-il.
En revanche, les autorités maliennes sont alertées sur ce scandale lié au décès des nourrissons en Gambie, après l’utilisation de sirops prescrits par les médecins contre la toux. Et quelles seraient les mesures déjà prises au Mali ?

<strong>Mariame Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de nouvelle Constitution au Mali :  Le symptôme d’une véritable refondation : les pouvoirs du Président se renforcent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-nouvelle-constitution-au-mali-le-symptome-dune-veritable-refondation-les-pouvoirs-du-president-se-renforcent-2995643.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:36:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelles que soient leurs intentions, les militaires au pouvoir au Mali veulent poser des actes. Le projet de nouvelle Constitution au Mali, remis au chef de la transition, renforce les pouvoirs du président qui prendra la tête du pays en 2024. </strong>

<a href="https://www.jeuneafrique.com/1384271/politique/mali-assimi-goita-recoit-le-projet-de-nouvelle-constitution/">Le 12 octobre 2022, les autorités maliennes ont rendu public le projet de nouvelle Constitution</a> alors que le casting de la présidentielle annoncée pour février 2024 et censée ramener les civils au pouvoir reste à établir. Les interrogations portent notamment sur une éventuelle candidature de l’homme fort de Bamako, le colonel Assimi Goïta, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1288219/politique/mali-les-assises-de-la-refondation-recommandent-une-prolongation-de-la-transition/">sachant que la charte de la transition avait initialement affirmé que le président de la transition ne pourrait pas concourir</a>.  L’avant-projet n’aborde pas ce point mais il consolide la position présidentielle.

La Constitution actuelle, datant de 1992, dispose que « <em>le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation</em> ». Dans la nouvelle Constitution, c’est « <em>le président de la République qui détermine la politique de la Nation</em> », et le gouvernement qui conduit la politique de la Nation déterminée par le président ».

Le président nomme le Premier ministre et les ministres, et met fin à leurs fonctions. « <em>Le gouvernement est responsable devant le président </em>», et non plus devant l’Assemblée nationale. L’initiative des lois appartient «<em> concurremment </em>» au président et aux membres du Parlement, et non plus au gouvernement et à l’Assemblée nationale.

À cet effet, Fousseyni Samaké, le président de la Commission chargée d’élaborer le texte précise : « <em>le Parlement, ou l’Assemblée, ne pourra plus renverser le gouvernement et, en sens inverse, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale</em> »,

<strong>Le Mali ne sera jamais un État fédéral</strong>

Les acteurs politiques maliens s’accordent de longue date sur la nécessité d’une réforme constitutionnelle. L’actuelle Constitution passe pour un facteur de la crise politique que traverse le Mali, théâtre de trois coups d’État depuis 1991 et cinq depuis l’indépendance. L’instabilité politique amplifie la grave crise sécuritaire en cours depuis 2012, et le déclenchement d’insurrections indépendantistes et jihadiste dans le nord du pays.

Pour cette raison, le président Fousseyni Samaké a encore indiqué : « <em>le nouveau texte écarte l’hypothèse d’une fédération, qui aurait conféré une forte autonomie au nord du pays, théâtre par le passé de rébellions touarègues réclamant l’indépendance ou un statut particulier</em> ».

Depuis 2015, les groupes armés à dominante touarègue ont signé avec l’État, <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/241413/politique/accord-dalger-pour-la-paix-mali-le-plus-dur-reste-a-faire/">l’accord de paix dit d’Alger</a> qui octroie plus d’autonomie au Nord. Autre nouveauté, l’avant-projet de constitution au Mali évoque, l'impossibilité de toucher à la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, dans un contexte régional où des candidats ont brigué ou pourraient être tentés de briguer, un troisième mandat en instrumentalisant la loi fondamentale.

Enfin, le texte rédigé sous une junte deux fois putschiste, énonce que « <em>tout coup d’État ou putsch est un crime imprescriptible</em> ».

Le projet de Constitution remis au président de transition, le colonel Assimi Goïta, le 11 octobre dernier, doit être soumis à référendum en mars 2023. Il est un élément clé du vaste chantier de réformes invoqué par les militaires pour rester jusqu’en 2024.

En attendant, on peu dire que l’avant-projet de la nouvelle Constitution, crée la rupture avec les pratiques habituelles et ouvre les perspectives de la refondation du Mali, tant souhaitée.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Cafouillage à la Faculté d’Agronomie et de Médecine Animale de l’Université de Ségou : Le Vice Doyen déballe tout !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/cafouillage-a-la-faculte-dagronomie-et-de-medecine-animale-de-luniversite-de-segou-le-vice-doyen-deballe-tout-2995649.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un vent d’incompréhension souffle à la Faculté d’Agronomie et de Médecine Animale (FAMA) de l’Université de Ségou. Depuis, la tension est montée d’un cran, au point que le personnel  octobre enseignant-chercheur et administratif a entamé, le lundi 17 octobre 2022 une grève illimitée. Si des faits sont reprochés à des Chefs de DER et au Vice Doyen et Doyen par Intérim, ce dernier en revanche, a rompu le silence et se porte en faux contre les accusations contre sa personne. </strong>

C’est devenu compliqué entre l’administration et le personnel enseignant-chercheur et administratif de la FAMA de l’Université de Ségou. Pratiques tendant à plonger la Faculté dans l’abîme, blocage de l’argent des heures supplémentaires des enseignants. Voilà, entre autres, ce que l’on reprocherait à certains Chefs de DER et au Dr Boubacar MARIKO, Vice doyen et Doyen par intérim de la FAMA de l’Université de Ségou.

Très remonté, le Collectif du personnel Enseignant-Chercheur et administratif de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Animale de l’Université de Ségou a rendu public un communiqué dont la teneur suit : « <em>Nous décidons d’observer un arrêt de travail illimité et la suspension de toutes les activités pédagogiques à la FAMA à compter du lundi 17 Octobre 2022, pour exiger l’organisation des élections des chefs de département et celle du doyen, la signature des attestations de service fait, la signature des états des frais de transports des enseignants vacataires, l’ouverture des Masters pour l’année 2022-2023 et la proclamation des résultats </em>».

<strong>Le Vice Doyen et Doyen par Intérim accusé, se lave de tout soupçon !</strong>

Face aux nombreuses accusations portées contre sa personne, le Vice Doyen et Doyen par Intérim de la FAMA de l’Université de Ségou, Boubacar MARIKO, donne sa version des faits. « <em>La FAMA, à travers ma modeste personne, est victime de sa détermination à ne pas laisser l’Université de Ségou sombrer. Le rectorat a réussi à nous diviser pour mieux régner et cela depuis fort longtemps. Des actions de sabotage de certains chefs de DER ont été régulièrement rapportées au Recteur qui n’a jamais daigné réagir</em> », révèle-t-il.

Dans sa protestation, le Vice Doyen se lave de tout soupçon et se voit plutôt comme une victime. «<em>On m’accuse de ne pas communiquer, combien de fois j’ai dénoncé des pratiques qui bloquent le fonctionnement de la FAMA ainsi que des injustices à mon encontre, j’ai rarement vu des réactions, surtout pas de ceux-là qui s’activent aujourd’hui, lorsque la situation est devenue exécrable devant tous. Au moins deux fois, les cours que j’anime me sont retirés pour les attribuer à d’autres enseignants qui ont déjà beaucoup plus d’heures, quand je proteste, rien ! C’est un non événement pour tous. Comment aller vous réagir à ma place ?</em> ».

<strong>Quid des attestations ? </strong>

Le Vice Doyen souligne : « <em>Quand j’ai reçu les attestations de service, tout de suite j’ai demandé les documents justificatifs, j’ai fait face à une résistance qui fait douter même de l’honnêteté de ceux qui détiennent ces documents. Cela n’est pas nouveau, les chefs de DER n’ont jamais voulu jouer la transparence dans la gestion des heures supplémentaires et tout le monde le sait à la FAMA</em> ». Aussi, explique-t-il : « <em>lorsque j’ai reçu tous les documents en main, j’ai demandé l’assistance des chefs de DER pour procéder à la vérification, chose qui devrait être faite en amont. Cela pour diligenter le travail. Mais hélas ! Ils m’ont fait comprendre que c’est à moi de faire ce travail et à eux de fournir les réponses à mes remarques. Le travail est trop volumineux pour une seule personne, malgré cela, j’ai fait un échantillonnage. J’ai découvert des cas de fraudes flagrant (heures attribuées à des enseignants qui n'ont jamais enseigné à la FAMA, EDT dupliqués, même cours exécuté deux fois, jusqu’à 75h exécutées en une semaine selon EDT individuel…) et des incohérences de dates qui rendent presqu’impossible la vérification </em>».

Il poursuit : « <em>tous les DER sans exception sont concernés. Se sachant particulièrement pris la main dans le sac, Dr Dicko a vite fait de convoquer, la veille de la rencontre de restitution de mes observations, une Assemblée des enseignants-chercheurs</em> ». L’objectif était-il de me faire un chantage ? S’interroge le Vice Doyen, Dr Mariko qui argue que  Dr Dicko a réitéré, encore, le Jeudi 06 Octobre 2022 avec certains enseignants très actifs qui savent aussi qu’ils sont concernés par cette histoire des heures supplémentaires.

<strong>Autres révélations !</strong>

Il s’agit des cas de fraudes dont la responsabilité n’incombe point, au Dr Mariko, le Vice Doyen de la FAMA.

Il martèle : « <em>les notes de natation, un module, dit-on, jamais exécuté, ont été attribuées aux étudiants sans informer personne dans l’administration ; même lorsque le Dr Dicko a présidé la délibération quand je me suis retiré après l’ouverture, pour me consacrer à la vérification des heures malgré mon état de santé ce jour ci. Même chose pour les notes de stage en AE. C’est pour cela que j’ai bloqué la publication de ces résultats. Et le rectorat est informé de cela</em> ».

Il ajoute : « S<em>uite à mon invitation, les chefs de DER ont fait appel au Vice-Recteur en renfort comme pour me contraindre à signer ces attestations qu’ils savent tous empreintes d’incohérence et de fraude. Certains dont le chef de DER Agroéconomie Dr Tidiane Diarisso et le coordinateur des Masters Dr Cheick Oumar Kangama viennent me manquer de respect comme ils l’ont toujours fait lors des réunions hebdomadaires lorsqu’ils participaient</em> ».

Et le Dr Mariko de continuer : «<em>J’ai remis mes observations et j’étais prêt à signer après correction malgré le fait que les chefs de DER ont fait exprès de ne pas me montrer ces heures supplémentaires avant envoi et que chacun d’eux ait plus de 250h supplémentaires et moi 61h (les modules que j’ai choisis ne m’ont pas été donné), l’ancien doyen 300, le Vice-Recteur 227 (un mois de cours sans interruption de la semaine du 04 Avril à celle du 02 Mai). Mais j’ai vu que ce n’est tout simplement pas possible, sauf à prendre un risque inutilement pour des personnes qui ont montré toute leur haine à mon encontre</em> ».

Le Vice Doyen MARIKO explique : « <em>J’ai finalement retourné les dossiers aux chefs de DER et la lettre adressée au Recteur informant de mon impossibilité à signer ces documents, leur ont été adressée après</em> ». Avant d’ajouter : « <em>C’était naturellement à eux d’informer les enseignants, ils ne l’ont pas fait jusqu’à ce que les enseignants commencent à manifester leur impatience et mécontentement. Je n’ai toujours pas la réponse du Recteur. Les documents de ces heures supplémentaires se trouvent avec les chefs de DER et à la FAMA, celui qui le souhaite peut les voir et saura si je peux sans risque ou pas signer ces documents »</em>.

<strong>Toute la vérité sur l’histoire du Master !</strong>

Pour ce qui est du Master, le Vice Doyen précise que le coordinateur a refusé la tenue de la rencontre avant l’ouverture. Pire, il poursuit : « <em>Il a catégoriquement refusé de venir dans mon bureau sous prétexte qu’il est handicapé</em>. <em>J’ai proposé une salle au rez-de-chaussée, il a toujours refusé. Quand le Vice-Recteur l’a appelé pour participer à la réunion de restitution de mes observations sur les documents des heures supplémentaires, il a dit, et tout le monde l’a entendu, qu’il peut monter les escaliers sans problème et il est venu dans mon bureau</em> ». Et le Vice Doyen de renchérir : « <em>Quand j’ai convoqué la réunion sur les Master et qu’il a finalement accepté, il m’appelle beaucoup plus tard pour annoncer qu’il était en route. Face à l’absence des deux chefs de DER directement concernés (Agroéconomie et Génie Rural), de l’agent comptable et du coordinateur des Master lui-même, l’assistance a décidé de lever la séance</em> ».

Toutefois, le Vice Doyen a tenu à préciser que<em> « le coordinateur des Master a catégoriquement refusé d’organiser l’atelier d’attribution des modules du Master, alors qu’il faisait partie de ceux qui s’impatientait de son organisation concernant le niveau Licence. Il a été soutenu en réunion de décanat par certains chefs de DER</em> ».

Mieux, le Vice Doyen Dr Mariko dit comprendre pourquoi, ce dernier a animé des cours loin de sa spécialité alors que le spécialiste Docteur est présent à la FAMA, cela à au moins deux reprises. « <em>Je m’en suis rendu compte bien après puisqu’il refusait de m’envoyer les emplois du temps</em> », se rappelle bien, le Dr Mariko qui conclue en ces termes : « <em>On m’accusera toujours de constituer un blocage à la FAMA, la vérité finira par triompher</em> ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature :  Assimi va&#45;t&#45;il lâcher Choguel en plein vol ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/primature-assimi-va-t-il-lacher-choguel-en-plein-vol-2995637.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le repos médical forcé de Dr Choguel Kokalla Maïga, a été marqué, il y a 2 mois,  par un décret présidentiel mettant sur orbite, le colonel Abdoulaye Maïga, comme intérimaire du chef du gouvernement. </strong><strong>Depuis, c’est le Colonel Abdoulaye dont on se rappelle son fameux discours à la Tribune de l’ONU qui contrôle la Primature.</strong>

En général, les décrets définissant les attributions et les préséances des gouvernements, énoncent clairement les intérims des Premiers ministres. Il s’agit d’une simple préséance gouvernementale qui permet par exemple au ministre de la Défense ou de l’Administration territoriale ou encore celui de l’Économie et des Finances de remplacer, provisoirement, le chef du gouvernement, lorsque ce dernier est en missions.  Mais, si le président malien de la Transition a dû user d’un décret pour ouvrir un intérim, il s’agit d’un acte visant à remplacer purement et simplement le Premier ministre, malade.

Connu pour son franc-parler, qualifié de « <em>gilet pare-balles</em> » du président, le Premier ministre Dr Choguel Maïga est l’un des hommes forts de la transition. Mais alors que les critiques montent de toute part et que sa convalescence se prolonge au point que des rumeurs sur sa démission, le mardi dernier, ont enflammé les réseaux sociaux, ses jours à la tête du gouvernement malien, semblent désormais comptés.

<strong>Les jours de Choguel Kokalla Maïga à la tête du gouvernement de transition sont-ils comptés? </strong>

Après l’hospitalisation de Choguel, les rumeurs les plus folles sur son départ de la primature malienne, agitent les cercles politiques. Et depuis la nomination du colonel Abdoulaye Maïga pour assurer l’intérim du PM Choguel,  le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, si l’on en croit des sources, aurait engagé des consultations en vue d’un remaniement de l’attelage gouvernemental.

&nbsp;

Aussi populaire qu’il soit, le Premier ministre Choguel semble avoir du mal à tenir son premier cercle. Au conseil des ministres hebdomadaire, l’absentéisme est devenu si visible que le président Assimi Goïta a dû, en personne, taper du poing sur la table, et pousser le chef du gouvernement, Dr Choguel, à envoyer une lettre circulaire en forme de rappel à l’ordre : « <em>Sauf empêchement dûment justifié, la présence de tous les membres du gouvernement est obligatoire. Pour ce faire, le Premier ministre ainsi que le secrétariat général du gouvernement doivent être régulièrement informés des motifs des absences de chaque ministre aux sessions du conseil des ministres, et cela avant la date de la tenue dudit conseil</em> », indique la lettre en date du 9 mars 2022.

<strong>Choguel se tire une balle dans le pied</strong>

« <em>Le problème, c’est Choguel Maiga</em> », renchérissent des acteurs de la société civile. Pourtant, à son arrivée à la primature, il avait promis une « <em>gouvernance de rupture par l’exemple</em> », la publication d’une liste des bénéficiaires des logements sociaux, a soulevé une grogne presque généralisée, en début du mois de février dernier.

Normalement « <em>destinés aux populations à revenus faibles et intermédiaires </em>», ces logements avaient été attribués à de nombreux proches des autorités de la transition. Parmi ceux-ci, la fille du PM Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement a nié, en bloc, être au courant, tout en dénonçant « <em>une stratégie de diabolisation élaborée depuis Paris avec des relais locaux</em> ». Mais ni ce discours, ni l’annulation de l’attribution des logements par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, n’ont suffi à faire retomber l’indignation. L’affaire a donné du grain à moudre à une partie de la classe politique réunie au sein du <a href="https://www.jeuneafrique.com/1311343/politique/mali-face-a-assimi-goita-les-leaders-politiques-perdent-patience/">Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie</a>.

Cette coalition a appelé à « <em>la mise en place d’un gouvernement neutre, d’un Premier ministre qui ne soit pas partisan</em> » et a annoncé la fin de la reconnaissance du régime en place, à partir du 25 mars dernier. Depuis, le  président  Assimi aurait pris la mesure de la situation et engager un dialogue constructif.

Cependant, il aura fallu l’unique occasion, le <em>‘’repos médical forcé’’</em>  du PM Choguel pour que le Président Assimi ouvre la voie à une ‘<em>’retraite anticipée</em>’’ de Choguel. Et la nomination du colonel Abdoulaye Maïga comme Premier ministre par intérim est l’illustration de cette thèse. Ce dernier a saisi la balle au bond et profiter de la tribune de l’ONU pour produire du Choguel Maïga bonifié<em>. </em>

Solennel, froid, en grand bazin blanc, le PM par intérim du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, n’a épargné personne lorsqu'est venu le moment pour lui de prendre la parole à la tribune de l'ONU. Ni Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations unies, à qui il a aimablement rappelé qu’il n’était pas un « chef d’État ». Ni le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, qui préside la CEDEAO, auquel il a invité à ne pas confondre « <em>le principe de subsidiarité</em> » qui existe entre la CEDEAO et les Nations unies et le principe de mimétisme. Il est fait référence ici au fait que le président Embalo s’est aligné sur la lecture du patron de l’ONU, selon laquelle les 49 soldats ivoiriens détenus au Mali, ne sont pas des mercenaires

Au président nigérien, le PM intérimaire du Mali, le colonel Adoulaye Maïga, a adressé des mots qui font froid dans le dos. Parlant en effet de lui, il a utilisé le vocable <em>« d’étranger qui se réclame du Niger ».</em>

Mais ses attaques les plus létales ce jour, ont visé la France, avec une formule répétée trois fois sous les applaudissements de sa délégation : «<em>Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles, ont trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des Lumières et se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme.</em> »

Depuis cette sortie en fanfare, la popularité du PM Abdoulaye Maïga ne fait que grimper ; au point que beaucoup de maliens voient en lui un PM rassembleur et exigent à ce qu’il ne soit plus l’intérimaire du Dr Choguel Maïga ; mais plutôt, son remplaçant à la Primature<em>.</em>

Pour la majorité de la classe politique malienne,  avec Choguel la primature est animée par des militants d’une seule tendance : « <em>Ils traitent tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux “d’apatride” et les accusent de tous les pêchés </em>».

<strong>Choguel vomis ?</strong>

Au regard de l’évolution de toutes ces situations qui prévalent dans le pays, gouverner pourrait pourtant devenir compliqué pour le Premier ministre Choguel. Car il n’y a pas que l’opposition qui grince des dents.  <a href="https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/">Depuis HYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/"mars dernierHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/", HYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/"le Dr HYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/"ChoguelHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/" HYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/"MaïgaHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/" est sous leHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/"sHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/" feuHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/"x de la rampeHYPERLINK "https://www.jeuneafrique.com/1295744/politique/maliaf-choguel-maigaafsous-le-feu-des-critiques-du-m5/" dans son propre camp, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).</a> Les membres du comité stratégique de la coalition se sont réunis pendant cinq heures à Badalabougou et se sont opposés sur des questions stratégiques. Des ténors comme Konimba Sidibé, Mme Sy Kadiatou Sow, Modibo Sidibé, Mohamed Aly Bathily ont par ailleurs reproché à Choguel Maïga son refus de céder la présidence de ce comité.

Face à l’adversité, le PM Choguel pourra-t-il garder sa place ? Plusieurs sources l’affirment : Choguel Kokalla Maïga a désormais trop d’adversaires et c’est probable qu’il soit lâché en plein vol par Assimi. Ses jours sont bel et bien comptés, assure une source bien introduite. « <em>La junte va le faire partir. Les militaires cherchent juste un prétexte</em> », assure-t-elle.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital du Point G :  Le Syndicat sort du silence et déballe tout</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-du-point-g-le-syndicat-sort-du-silence-et-deballe-tout-2992980.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:48:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi 21 septembre 2022, le comité syndical du Centre Hospitalier Point G, celui dirigé par Karim Traoré et reconnu légitimement par le bureau national du Comité syndical des travailleurs de la santé et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali était face à la presse. Objectif : prouver sa légitimité à l’opinion nationale, se porter en faux contre la fausse information relative à un prétendu préavis de grève des travailleurs et témoigner sa bonne collaboration avec la direction respectueuse des droits des travailleurs. C’était en présence des membres d’autres comités syndicaux de la santé. </strong>

Contrairement aux fausses informations faisant état d’un arrêt de travail de quelques jours, au sein de l’hôpital du Point G, l’on peut constater de visu, le déroulement normal des activités. Comme pour dire que ce qui est relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux est loin de la réalité.

Selon le comité syndical dirigé par M. Karim Traoré qui se réjoui de la bonne collaboration avec la direction, cette fausse nouvelle est l’une des tentatives désespérées d’un groupuscule de personnes, avec à sa tête, un certain Guida Landouré, dans le seul but de saboter les initiatives salutaires du Pr Ilo Bella Diall, DG du CHU du Point G qui se bat pour le bon fonctionnement du CHU en question.

Aux dires du comité syndical de M. Karim Traoré, approuvé par les textes avec preuve à l’appui, c’est le clan du camarade Guida Landouré qui s’est lancé depuis un certain temps dans une guerre de leadership, au détriment de l’hôpital et des usagers. « <em>Des intoxications sont en cours pour montrer que rien ne va à l’Hôpital du Point G, alors que c’est le contraire. Le Point G est aujourd’hui, entre de bonnes mains et est bien équipé pour répondre aux besoins des usagers</em> », se vante Fodé Sinayoko, Secrétaire aux revendications du bureau syndical.

Et Garba Traoré de s’indigner contre les manœuvres du camarade Guida Landouré et ses acolytes. « <em>C’est une mauvaise posture qui va à l’encontre des textes qui régissent le syndicalisme. Un Centre Hospitalier Universitaire de renommée sous régionale comme le Point G ne mérité pas une guerre de leadership surtout syndicale. Qu’ils se ressaisissent</em> », averti-t-il.

Comme dans un procès, tous les intervenants ont fustigé le clan Guida Landouré qui est mal barré. Puisque selon eux, le désordre et les guerres de personne ne servent à rien. Ils estiment que les autorités doivent s'assumer pour mettre fin aux manœuvres du camp Landouré qui exerce dans l’inégalité.

À son tour, Boubacar Konaté dit Gill a dénoncé le laxisme qui est à l’origine de ce bicéphalisme. Alors qu’il était d’après lui-même de mèche avec le camp des frondeurs, il dit regretté toute collaboration avec ces derniers dont la posture peut conduire l’Hôpital à l’abîme. Il a cependant invité le département de tutelle à s’assumer pour que finisse ce problème syndical pour de bon.

Quant à Mahamadoune Bantassi Touré, représentant le bureau national et non moins Secrétaire général du comité syndical de l’ANSSA, il trouve inadmissible deux comités syndicaux dans un seul service. Et d’interpeller les travailleurs à rester derrière le syndicat, légalement reconnu, qu’est celui de Karim Traoré.

Et Mamé Touré, Secrétaire général du comité Gabriel Touré de s’adresser aux travailleurs en ces termes : « <em>Si le Point G part en faillite à cause des grèves inutiles, c'est votre faute. On est personnel et en même temps client de nos hôpitaux. Raison pour laquelle, nous devons tout faire pour les sauver </em>».

Mamé Touré trouve que contrairement aux agissements du clan Landouré, le syndicalisme doit se faire dans le respect des textes et l'intérêt des travailleurs et des services. « <em>Prenez l'exemple sur Gabriel Touré ou la stabilité est aujourd’hui maître mot. Laisser les considérations politiques pour relever les défis</em> », a-t-il conclu.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le PM malien à la tribune de l’ONU n&amp;apos;épargne personne :  Abdoulaye Maïga produit du Choguel Maïga bonifié</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-pm-malien-a-la-tribune-de-lonu-nepargne-personne-abdoulaye-maiga-produit-du-choguel-maiga-bonifie-2992979.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de l'avant-dernière journée de la 77e Assemblée générale des Nations unies, le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre </strong><strong>(Pm) par intérim du Mali est venu en force avec une délégation et une trentaine de manifestants hostiles à la France. Dans un discours très offensif, il a multiplié les critiques virulentes, notamment à l'égard de la France, la Côte d'Ivoire, le Niger et la Guinée Bissau.  </strong>

Solennel, froid, en grand bazin blanc, Abdoulaye Maïga n’a épargné personne lorsqu'est venu le moment pour lui de prendre la parole à la tribune de l'ONU. Ni Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations unies, à qui il a aimablement rappelé qu’il n’était pas un « chef d’État ». Ni le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, qui préside la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Ni le président nigérien, Mohamed Bazoum, qualifié « d’étranger qui se réclame du Niger ».

Le successeur de Choguel Maïga a invité le numéro 1 de la Guinée-Bissau et par ailleurs président en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), Umaro Sissoco Embalo, à ne pas confondre « le principe de subsidiarité » qui existe entre la CEDEAO et les Nations unies et le principe de mimétisme. Il est fait référence ici au fait que le président Embalo s’est aligné sur la lecture du patron de l’ONU, selon laquelle les 49 soldats ivoiriens détenus au Mali, ne sont pas des mercenaires. Le colonel Maïga a également signifié à Embalo, la nécessité de ne pas briser « la dynamique ayant fait la grandeur de la CEDEAO ». Au président nigérien, le colonel Maïga a adressé des mots qui font froid dans le dos. Parlant en effet de lui, il a utilisé le vocable « d’étranger qui se réclame du Niger ».

Mais ses attaques les plus létales ont visé la France, avec une formule répétée trois fois sous les applaudissements de sa délégation : « Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles, ont trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des Lumières et se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme. »

<strong>Seul Sekou Touré a employé le même champ lexical </strong>

À  Jupiter, c’est-à-dire le président Macron, le colonel Abdoulaye Maïga a fait observer que c’est la France qui « soutient et arme les terroristes » et qu’i dispose de preuves pour le Conseil de sécurité. . Une « junte française » qui « instrumentalise » des droits de l’Homme pourtant « respectés » au Mali.

En somme, pour le Premier ministre malien, le comportement de l’ancienne puissance coloniale à l’endroit de son pays, est une trahison « du lourd héritage humaniste des philosophes des lumières… » Les mots choisis sont durs et l’on peut se risquer à dire que seul Sékou Touré a employé le même champ lexical pour décrire l’attitude de la France vis-à-vis de son pays. Et cela s’est passé dans un contexte où la France était en rupture totale avec la Guinée à cause du « Non » de Sékou Touré lors du référendum instituant la communauté franco-africaine proposée par De Gaulle en 1958 à ses anciennes colonies. Touré, à l’époque, avait associé à ses diatribes anti-françaises, Senghor et Houphouët Boigny, considérés alors comme des valets locaux de l’impérialisme de l’ancienne puissance coloniale.

Aujourd’hui, Assimi Goïta et ses camarades sont dans la même posture. Et c’est l’Ivoirien Alassane Ouattara qui fait office, à leurs yeux, de suppôt de l’impérialisme français. En tout cas, les autorités maliennes voient derrière tout ce qui se trame contre leur pays ou ce qui se dit de mal contre le Mali, la main de l’enfant de Kong. Selon elles, Embalo et autre Bazoum ne sont que les garçons de courses ou les « bons petits » de ce dernier. Les récriminations des autorités du Mali sont d’autant plus virulentes à l’endroit de Ouattara que pour elles, le président ivoirien n’est pas moins putschiste qu’elles, lui qui s’est rendu coupable d’un coup d’état constitutionnel dans son pays pour s’octroyer un troisième mandat.

Sur l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali, rien de nouveau. Les autorités de Bamako « ne s’ingèrent pas dans les affaires judiciaires », a juré Abdoulaye Maïga : « Les récentes synchronisations des actions et l'organisation des éléments de langage, consistant à faire passer le Mali, mon pays, du statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires, sont évidemment sans effet. »

<strong>Le discours du PM malien peut amener les uns et les autres à se poser des questions</strong>

C’est cette réalité que le Premier ministre malien a décrite à la 77<sup>e</sup> Assemblée générale de l’ONU, quand il rappelle l’histoire « du chameau qui se moque du dromadaire ». En réalité, Abdoulaye Maïga a produit du Choguel Maïga bonifié. En effet, son prédécesseur, il y a un an à la même tribune, à propos du retrait de Barkhane décidé par Macron, a pu parler de « lâchage du Mali en plein vol par la France ». Aujourd’hui, Abdoulaye Maïga enfonce le clou en parlant d’une France qui « soutient et arme » les terroristes. Il reste à se demander si ce discours martial suffira à faire bouger les lignes. Ce long et virulent narratif du Premier ministre a certainement des aspects où on peut trouver à redire. Mais, par endroits, le Premier ministre a dit tout haut ce que beaucoup de citoyens africains pensent tout bas. Sa référence au troisième mandat de Ouattara, qu’il juge aussi condamnable que les coups d’état militaires, tient par exemple la route. D’ailleurs, en comparant le nombre de victimes occasionnées par les deux cas, on peut dire que le 3<sup>e</sup> mandat de Ouattara a fait plus de dégâts en termes de morts que ne l’a fait le coup d’État de Goïta au Mali. Certaines récriminations faites à la France peuvent paraître aux yeux de certains Africains, exagérées. Mais, elles peuvent amener Paris à revoir son approche de la question terroriste au Sahel. La France doit d’autant plus la revoir que les opinions publiques africaines, de plus en plus, sont critiques vis-à-vis de nos ancêtres Les Gaulois. Même au sein de l’hexagone, des voix s’élèvent pour inviter les autorités à revoir leur copie en matière de lutte contre le terrorisme au Sahel.  Le Conseil de sécurité de l’ONU, auprès duquel le Mali a sollicité une réunion pour, dit-il, présenter des preuves que la France soutient des groupes terroristes au Sahel, en a aussi pris pour son grade. Bamako dénonce la lenteur observée par l’institution que dirige Antonio Gueterres pour répondre à sa sollicitation.

Pour le colonel Abdoulaye Maïga, cette attitude de l’ONU n’est pas innocente, ce d’autant plus que le Mali détient des preuves qu’il est prêt à lui présenter. Si la volonté de Bamako était de mettre cette organisation onusienne face à ses responsabilités, le Mali aura réussi. De ce point de vue, on peut dire que le discours du Premier ministre peut amener les uns et les autres à se poser des questions, les vraies. Car, ce qui est en jeu ici, c’est la survie même des pays du Sahel.

En attendant, un engagement a été pris : des élections libres en 2024, pour un Mali « libéré des forces obscurantistes et destructrices du monde ».

<strong>Jean Pierre James </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion des ressources de l’État utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid&#45;19 :  La révocation du Coordinateur du Projet Jigiseméjiri s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-des-ressources-de-letat-utilisees-dans-le-cadre-de-la-lutte-contre-la-covid-19-la-revocation-du-coordinateur-du-projet-jigisemejiri-simpose-2992969.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La publication par le Vérificateur Général d’un mémorandum sur</strong> le <strong>fait que le Coordinateur du Projet Jigisemejiri,  n’a pas correctement réalisé les transferts monétaires d’urgence à l’endroit des ménages, les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19 durant l’année 2020,  continue d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de gens. Dans ce contexte, beaucoup se demandent les raisons pour lesquelles le ministre Alousséni Sanou de l’Économie et des Finances,  tarde-t-il à relever, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sako, après les révélations dudit mémorandum.</strong>

Lors du dernier Conseil des ministres, la ministre avait décidé de mettre fin, provisoirement, aux fonctions du Coordinateur du Projet Jigisemejiri. Principal motif, permettre la manifestation de la vérité dans la gestion des ressources de l’État utilisées dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19 par le Projet Jigisemejiri dans laquelle le Coordinateur Mahmoud Ali Sako est désigné par le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général (BVG) comme étant le principal responsable de sa gestion solitaire et opaque. Composé de plusieurs pages, le rapport d’enquête du BVG sur le projet Jigisemejiri, depuis sa publication, continue d’alimenter la polémique. Et pour cause, il faut le rappeler, la richesse de son contenu ou du moins, les nombreuses révélations qui s’y trouvent concernant la gestion scabreuse du Projet Jigisemejiri.

Depuis l’annonce de l’ouverture d’une information judicaire sur les rapports de vérification, le Coordinateur de Jigisemejiri rejette, en bloc, toutes les accusations portées contre lui par le rapport du Vérificateur dans la gestion des fonds Covid-19.  À l’inverse, le rapport d’enquête du Végal affirment que le dossier du Projet Jigisemejiri, avec à sa tête, M. Mahmoud Ali Sako, doit être transmis à la justice et que le Coordinateur du projet  ne saurait être seul, le comptable des faits à lui reprochés dans ledit rapport d’enquête.

Même si le rapport d’enquête du Vérificateur ne culpabilise pas de manière directe, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, il est à noter qu’il a eu à reprocher beaucoup de choses dans la gestion du fonds Covid par ce dernier. En conséquence, le ministre de l’Économie et des Finances,  adepte de la bonne gouvernance ne saurait incriminer seulement les petits poissons. Il devrait en effet reprocher ou sanctionner les responsables du Projet Jigisemejiri pour n’avoir pas suivi les règles de l’orthodoxie financière.

<strong>La preuve des épreuves</strong>

À en croire le rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Ledit rapport d’enquête révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako.

Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées. La non justification de ce fonds, selon le Bureau du Vérificateur, met en doute l’efficacité du Projet pour la mission qui lui a été confiée.

Et le rapport du vérificateur de préciser : « <em>le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, n’a pas transféré un montant de 30 097 471 525 FCFA</em> ». Avant d’ajouter : « <em>le Coordinateur du Projet Jigisemejiri a effectué des dépenses indues d’un montant de 25 200 000 FCFA</em> ».

En refusant de sanctionner le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, le ministre Sanou fait selon beaucoup d’observateurs, la politique de deux poids, deux mesures.

Auparavant, des directeurs ont été débarqués étant donné qu’en tant que premiers responsables de leurs services, ils ne sauraient décevoir le ministre dans la conduite des affaires ou missions à eux confiées ou à leurs services respectifs. Si donc des directeurs indésirables ont été limogés, nombreux sont les maliens qui se demandent pourquoi le ministre Alousséni Sanou, tarde-t-il à en faire de même pour le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, Mahmoud Ali Sako. Est-ce pour des raisons personnelles, politiques ou autres ?

Dans tous les cas, mutatis mutandis, dit la sagesse. Le ministre de l’Économie et des Finances doit se décider au risque d’énerver davantage ses compatriotes qui ont déjà compris que le ‘’Malikura’’ promis par la transition est une affaire d’amis spécialisés dans la malbouffe, la mal gouvernance, le pilotage à vue, les dérives et autres frasques anti-démocratiques.

Affaire à suivre !

<strong>Youssouf Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hémorragie financière à la DFM du Ministère du Développement rural :  Destina tion inconnue d’une bagatelle de 2,329 milliards FCFA : bonjour l’insomnie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/hemorragie-financiere-a-la-dfm-du-ministere-du-developpement-rural-destina-tion-inconnue-dune-bagatelle-de-2329-milliards-fcfa-bonjour-linsomnie-2992973.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement Rural ou l’antichambre de la fraude, la mauvaise gestion et du favoritisme ? C’est la question que bon nombre d’observateurs se posent, depuis la publication du rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion financière de cette structure, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre 2021. </strong>

Décidément, la corruption et la mauvaise gestion du dernier public ont atteint un niveau inquiétant au Mali. Et le contraire ne se dit pas dans l’administration malienne, où ces mauvaises pratiques sont gangrenées à tel point que l’on se demande si la fin annoncée de la corruption et de la délinquance financière est pour demain. En tout cas, l’espoir n’est pas permis, si l’on s’en tient aux révélations faites par le Bureau du Vérificateur Général, à travers un rapport récemment publié sur la gestion financière de la DFM du Ministère du Développement Rural. Il a fallu le passage des auditeurs du Bureau du Vérificateur Général pour mettre à nu les affaires nauséabondes qu’entretiennent les responsables de cette DFM qui seraient en complicité avec le département de tutelle, au détriment des textes.

<strong>De la mauvaise gestion à ciel ouvert </strong>

Pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre, les caisses de la DFM du Ministère du Développement rural ont connu une hémorragie financière, avec comme conséquence, le risque de mettre les clés dudit département sous le paillasson. Mais comme les départements ministériels fonctionnent sur le budget de l’État qu’est l’argent du contribuable, on a aujourd’hui l’impression qu’il y’a une nouvelle logique dans notre administration qui voudrait que les fonds soient gérés comme bon « nous semble » même si les résultats escomptés ne sont pas atteints.

En effet, au cours de leur fouille ‘’archéologico-financière’’, les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général, ont contre toute attente, découvert des irrégularités financières de 2, 329 milliards FCFA (2 329 496 637 F). Pourtant, ce montant diaboliquement perdu, pouvait servir à construire des infrastructures, agricoles, sanitaires ou éducatives. Malheureusement, cette perte financière résulte du laxisme et du favoritisme qui règnent au niveau de la DFM du Ministère du Développement rural où les irrégularités financières semblent permises, au détriment du contribuable malien.

<strong>D’embrouilles en magouilles  </strong>

Au nombre des mauvaises pratiques ayant laissé un trou dans les caisses de la DFM du département ministériel en question, le manque de rigueur, le favoritisme, le laxisme et le népotisme dans la passation des marchés en lien avec les intrants agricoles, les équipements et même ceux relatifs à la construction des infrastructures.

Au-delà du non-respect des critères de sélections des fournisseurs d’intrants agricoles, la Direction des Finances et du Matériel et le Ministre du Développement rural n’ont pas respecté, selon le rapport du Vérificateur Général, les procédures d’attribution des marchés de distribution des intrants agricoles subventionnés. Et comme si cela ne suffisait pas. Au titre des irrégularités financières, le ministre de tutelle et le Directeur des Finances et du Matériel ont procédé au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant de plus de 145 millions FCFA (145 505 277F). Aussi, les irrégularités financières sont relatives aux équipements agricoles non fonctionnels remis aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de plus de 923 millions FCFA (923 465 780F) et à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Équipements pour un montant de 653,2millions FCFA  (653 208 920F).

Toujours selon le rapport de vérification, les irrégularités ont trait au paiement non conforme des quantités d’engrais livrés par le système E-Voucher pour un montant de 1 091 565 FCFA, au paiement de marchés non exécutés conformément aux clauses contractuelles pour un montant de 100 669 038 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18 551 577 FCFA. S’y ajoutent le paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA ; le paiement des cages flottantes incomplètes pour un montant de 13 500 000 FCFA et le paiement des travaux de construction non conformes au devis estimatif et quantitatif pour un montant de 29 738 700 FCFA.

À ces gaffes s’ajoutent,  l’absence de preuves de cession des véhicules reformés pour un montant de 700 000 FCFA, le paiement d’indemnités de déplacement et de missions indues de 3 chef de division pour un montant de 125 000 FCFA et des dépenses irrégulières pour un montant de 2 000 000 FCFA. Ce n’est pas tout, loin sans faut.

Même les irrégularités financières révélées sont aussi le résultat du non-reversement au Trésor public des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108 177 486 FCFA ; du non-reversement des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant de 7 632 960 FCFA et au paiement des engrais subventionnés non livrés pour un montant s’élevant à 14 888 750 FCFA. Sans compter la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28 054 500 FCFA, le non reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 235 119 917 FCFA et au non-reversement par les représentants locaux de l’APCAM-Kayes au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20 117 167 FCFA. En effet, ces irrégularités financières prouvent à suffisance, non seulement, le non-respect des textes par les responsables de la DFM qui devraient veiller à la bonne gestion des ressources, mais aussi leur insouciance quant au respect de l’éthique et la déontologie en matière de finance.

En tout cas, c’est une situation qui interpelle les autorités de la transition qui se sont données le défi de refonder le Mali. Toute chose qui ne pourra se faire dans la démagogie. En attendant, les personnes suspectées dans cette affaire dite ‘’irrégularités financières’’ ne dorment qu’avec un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fourniture d’armements aux groupes terroristes du Sahel :  Des pays occidentaux démasqués par Amnesty International</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/fourniture-darmements-aux-groupes-terroristes-du-sahel-des-pays-occidentaux-demasques-par-amnesty-international-2991362.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 09:32:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les pays du Sahel en général sont depuis un certain temps menacés par une crise sécuritaire sans précèdent. Et l’on n’en dit pas le contraire en jetant un regard croisé sur le cas du Mali qui dépasse l’entendement. Mais cette crise sécuritaire s’avère être un complot orchestré par des pays occidentaux avec à leur tête la France juste pour tenter de déstabiliser des pays du Sahel dont le Mali, en fournissant des armes aux groupes terroristes et profiter des ressources économiques de ces pays. </strong>

Sale temps pour la France qui, depuis un certain temps, cherche à se blanchir ou à s’innocenter, face aux accusations portées à son encontre en ce qui concerne son implication dans la promotion du terrorisme au sahel et au Mali en particulier. Après la sortie des autorités maliennes qui pointent du doigt la France d’armer les terroristes tout en leur fournissant des renseignements, l’ONG Amnesty International a récemment publié un rapport accablant même si certains voient la démarche de l’ONG en question d’un mauvais œil et doutent de sa sincérité puisque les révélations faites dans ledit rapport ne leur semblent pas nouvelles car sont connues de tous.

Malgré les divergences de vues des observateurs autour de ce rapport d’Amnesty international, les faits révélés après l’analyse de 400 photos et vidéos diffusées par la branche Sahélienne du groupe état islamique et le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans lié au Al-Qaïda du Maghreb islamique, resserrent l’étau autour de la France qui fait le double jeu au Sahel. En effet, ces révélations même si elles sont tardives selon certains observateurs, elles viennent en appui aux éléments de preuve apportés par les autorités maliennes au conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre des accusations contre la France. Laquelle est d’ailleurs appelée à promouvoir la paix et non le contraire du fait qu’elle est membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU.

Face à ces révélations accablantes, le Mali peut-il espéré une prochaine saisine de la France par le Conseil de Sécurité de l’ONU ?  Wait and see !

<strong>Adama Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soins de santé au Mali :  Des cliniques privées dans le flou et l’informel</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/soins-de-sante-au-mali-des-cliniques-privees-dans-le-flou-et-linformel-2991372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/soins-de-sante-au-mali-des-cliniques-privees-dans-le-flou-et-linformel-2991372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 09:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Racket des malades, ordonnances kilométriques auxquelles s’ajoutent, parfois des bavures médicales. Du coup, au Mali, le serment d’Hippocrate fait place au serment… d’Hypocrite.</strong>

Les cliniques poussent au Mali, comme des champignons. Tantôt, dans des baraques insalubres ; tantôt dans des bâtiments, encore, en chantier ; ou dans des bâtisses malfamées. Mais dans un cas, comme dans l’autre, les patients sont victimes d’une souffrance double : une hémorragie financière et un service de piètre qualité.

Beaucoup de ces cliniques au Mali n’ont pas d’autorisation et elles exercent dans le flou et l’informel, c’est-à-dire dans l’illégalité totale.

Du coup, l’État doit procéder à un contrôle de ces cliniques ; surtout qu’il vient de fermer des Écoles de Santé qui n’avaient pas d’autorisation.

Outre les frais de consultation exorbitants (7.500, 10.000F CFA…), les ordonnances sont rédigées à la tête du « <em>client</em> ». Au cours de la consultation, le médecin soumet le malade à une série de questions. Histoire de sonder son pouvoir d’achat ou le poids de sa bourse. Puis, tombe comme un couperet, une ordonnance kilométrique qui noiera le porte-monnaie du patient.

Et comme si cela ne suffisait pas, le médecin multiplie les rendez-vous. Mieux, à chaque fois, la même torture : délier les cordons de la bourse pour être consulté.

<strong>Horreurs médicales</strong>

Nombreux sont les patients, qui y ont laissé des plumes pour n’avoir pas eu sur eux, le calice réclamé par leur toubib traitant. Nombreux aussi, les malades qui se plaignent d’avoir déboursé des fonds, sans résultat.

Pire, certaines cliniques ne le sont que de nom : manque de kits, de personnel qualifié etc.

Pour tout équipement, certaines ne disposent que d’un bureau pour le toubib et d’une table, pour les injections.

S’agissant des accouchements, ils se passent dans des conditions…tragiques. Nombreux sont les époux qui ont été veuf, avant l’âge ; suite au massacre de leur seconde moitié par ces bourreaux, entendez ces bouchers.

Mais, dans tout ça, ce sont les médecins qui se frottent la blouse. Pendant que leurs malades passent l’arme à gauche, ils s’en mettent plein les poches.

C’est le cas, entre autres, de l’artiste Tata Diakité, décédée à la « <em>Clinique Pasteur </em>», des suites d’une amputation de la jambe. Et Fatoumata Matigui Keïta, à la « <em>Clinique Jasmine</em> ». C’était au cours d’un traitement des trompes avec de l’eau oxygénée.

Mais face à cette pagaille organisée, les autorités sanitaires gardent profil bas. Aucune enquête, aucun contrôle. Rien.

Pourtant, ce ne sont pas les plaintes qui manquent. Les victimes, aussi, qui n’ont plus que leur tombe pour pleurer.

En tout cas, la santé est très précieuse pour être confiée à des « <em>assassins</em> » en blouse. Serons-nous tentés de dire.

Car, comment appelle-t-on un médecin qui, après une intervention chirurgicale, oublie ses kits dans les entrailles de son patient ? Ou un toubib qui laisse mourir son malade, parce que ce dernier ne dispose pas de la somme, nécessaire à son traitement ? Un criminel ou un assassin ?

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Complexe minier Loulo&#45;Gounkoto :  De l’énergie verte pour diminuer l’émission du gaz à effet de serre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/complexe-minier-loulo-gounkoto-de-lenergie-verte-pour-diminuer-lemission-du-gaz-a-effet-de-serre-2991364.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 09:13:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Soucieuse des effets néfastes du changement climatique, la mine de Loulo a opté pour l’énergie verte pour diminuer l’émission du gaz à effet de serre. C’est dans cette optique que le complexe minier Loulo-Gounkoto de SOMILO-sa, filiale du groupe Barrick gold corporation a réalisé son projet de champ solaire d’une capacité de 20 MW et 48 MW additionnels dans les mois à venir.  </strong>

Du panneau à perte de vue pour produire de l’énergie verte et émettre moins de gaz à effet de serre. Selon M. Mamadou Guissé, ingénieur en génie industriel et chargé de tout ce qui est production énergétique au niveau de SOMILO-sa, Loulo-Gounkoto dans le cadre du changement climatique et de son indépendance énergétique a opté pour l’énergie verte. Ce projet, ajoute-t-il, vient en appui à une centrale thermique qui produit de l’énergie.

« <em>Avec ce champ solaire qui fait 20 mégawat pour le moment, est doté d’un système tracking lui permettant de suivre la position du soleil. Les panneaux tournent d’est en ouest suivant le déplacement du soleil et cela pour capter le maximum d’énergie</em> », explique-t-il. Et d’ajouter : « <em>il « nous a fallu deux ans pour réaliser ce projet qui nous permet d’économiser plus de 10 millions de litres de diésel par an et 40 milles tonnes d’oxygène de COD </em>». Bâti sur 38 hectares couverts sur 60 déblayées, ce champ solaire couvre 63 400 panneaux, d’après M. Guissé. « <em>C’est un champ installé pour notre propre consommation et rentre dans le cadre de la politique de préservation de l’Environnement de Barrick, anciennement appelé Randgold Ressources. On a notre réseau piloté qui n’est pas lié à celui de l’EDM. Donc toute la production solaire est injectée sur notre réseau interne pour la consommation au niveau de la mine</em> », souligne-t-il.

Selon M. Guissé, l’avantage de ce projet, est la promotion des entreprises locales. « <em>Ce champ solaire est maintenu par deux entreprises locales dont une qui emploie 26 personnes et s’occupe de la maintenance des panneaux et l’autre appelé Djémbéyiriwa avec une quinzaine de personne augmentable en saison des pluies, s’occupe du désherbage et tout ce qui est le suivi de l’érosion</em> ».

Il termine pour annoncer que SOMILO-sa a une perspective d’extension dudit champ solaire avec l’introduction des batteries de stockage. « <em>Aujourd’hui on a 20 MW installé et on veut l’étendre avec 48 MW additionnel à partir de novembre prochain</em> » ; a-t-il conclu.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soldats ivoiriens détenus au Mali :  Bamako exige &amp;quot;une contrepartie&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soldats-ivoiriens-detenus-au-mali-bamako-exige-une-contrepartie-2991355.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 09:03:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le pouvoir malien a ouvertement lié la libération de 46 soldats ivoiriens, détenus depuis deux mois à Bamako, à l'extradition de personnalités maliennes vivant en Côte d'Ivoire. Un jeu d'échange complexe entre deux pays aux relations de plus en plus tendues. </strong>

L’on avait eu la faiblesse de croire que la libération des soldates ivoiriennes détenues au Mali, grâce à la médiation togolaise, ouvrirait la voie à la libération de leurs frères d’armes encore embastillés à Bamako, en particulier et au dégel des relations entre les deux pays en général. Que nenni ! En effet, la libération des 46 soldats encore détenus au Mali, à laquelle certains observateurs, logiquement, s’attendaient, risque d’être renvoyée aux calendes maliennes. En cause. L’exigence faite par Bamako à la Côte d’Ivoire, d’extrader les personnalités politiques maliennes qui ont trouvé refuge à Abidjan. Cette condition doit être remplie par la Côte d’Ivoire, pour la libération des 46 soldats aujourd’hui en détention au Mali. Cette contrepartie a été clairement formulée dans un communiqué de la présidence malienne, datant du vendredi dernier. Selon  une source, le lien opéré par Bamako entre les deux dossiers est purement et simplement « un règlement de comptes ». La même source considère cette contrepartie comme « une prise en otage et un moyen de chantage ».

Jusque-là, les autorités maliennes insistaient publiquement sur un traitement "judiciaire" du dossier des soldats ivoiriens retenus au Mali. Mais le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, évoque désormais une nécessaire "contrepartie", confirmant des informations selon lesquelles l'extradition de personnalités maliennes faisait partie de la discussion sur le sort des soldats ivoiriens.

Au « moment où la Côte d’Ivoire demande la libération de ses soldats, elle continue de servir d’asile politique pour certaines personnalités maliennes faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis par la justice », a dit le colonel Goïta lors d'une rencontre avec le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, le vendredi dernier. « Ces mêmes personnalités bénéficient de la protection de la Côte d’Ivoire pour déstabiliser le Mali. D’où la nécessité d’une solution durable à l’opposé d’une solution à sens unique qui consisterait à accéder à la demande ivoirienne sans contrepartie pour le Mali », a-t-il dit.

Parmi les personnalités visés par le pouvoir malien, on compte notamment Karim Keïta, le fils de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta renversé par les colonels en 2020, Boubou Cissé, Premier Ministre et Tiéman Hubert Coulibaly, ministre de la Défense et des Affaires étrangères sous M. Keïta

<strong>On peut voir derrière ce raidissement de Bamako, une tentative du pouvoir de ne pas s’aliéner une partie de son opinion</strong>

Face à cette exigence, l’on peut légitimement se poser la question de savoir ce que va faire Alassane Ouattara, concrètement. Autrement dit, va-t-il céder à la requête de Bamako ? Ou va-t-il lui opposer une fin de non recevoir ? Sans être dans le secret des dieux, l’on peut se risquer à dire que le palais de Cocody optera pour la deuxième hypothèse. Et ce qui peut justifier cette position est le suivant. D’abord et sans prendre parti pour la Côte d’Ivoire, l’on peut voir derrière ce raidissement de Bamako, une tentative de la junte, de ne pas s’aliéner une partie de son opinion, remontée aujourd’hui contre la France, et par effet induit, contre son ” valet “, Ouattara. Le président ivoirien ne peut pas se permettre d’accéder à la requête, au risque de faire l’affaire de cette opinion, pour laquelle tous les malheurs qui s’abattent sur le Mali aujourd’hui, portent la signature de deux personnes, c’est-à-dire Macron et Ouattara.

L’autre raison pour laquelle la Côte d’Ivoire pourrait refuser le deal de Bamako, est lié à ceci : la Côte d’Ivoire, depuis Houphouët Boigny, a toujours ouvert ses portes aux opposants africains. Ce fut les cas de l’opposant biafrais, le colonel Ojukwcu, de l’empereur Bokassa de Centrafrique et de biens d’autres. Ce n’est donc pas le Houphouëtiste pur teint qu’est Ouattara, qui va s’offrir le luxe de torpiller cette tradition héritée du père de la Nation. Une dernière raison pour laquelle Alassane Ouattara pourrait ne pas donner une suite favorable à la requête malienne, est qu’en Eburnie, l’opposition et la majorité semblent d’avis pour que la Côte d’Ivoire ne plie pas l’échine devant la junte malienne dans cette affaire. Alassane Ouattara en est conscient, si fait qu’il ne peut pas s’aventurer à se mettre à dos son opinion en se pliant aux conditions maliennes.

<strong>Ce nouvel épisode de la crise entre Abidjan et Bamako, n’est pas pour faciliter la diplomatie togolaise</strong>

À  cela, il faut ajouter que le Président Alassane Ouattara pourrait avoir un cas de conscience, en livrant au pouvoir malien, les personnalités refugiées chez lui, étant donné que ces derniers risquent de ne pas bénéficier d’un procès équitable, en l’état actuel des choses au Mali.  Cela dit, l’on peut aussi concéder aux autorités actuelles du Mali, le droit de poursuivre leurs compatriotes qui sont en rupture avec la loi où qu’ils soient, et celui de mettre la barre très haut dans les négociations qui sont en train de se dérouler sous l’égide de la diplomatie togolaise. À ce propos, l’on peut se poser la question de savoir quelle sera l’attitude du médiateur togolais face à la contrepartie proposée par Bamako pour la libération des 46 soldats ivoiriens encore détenus au Mali.

En tout cas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouvel épisode de la crise entre Abidjan et Bamako, n’est pas pour faciliter la diplomatie togolaise dans ses efforts de dissiper les gros nuages qui obstruent aujourd’hui le ciel des relations entre les deux pays. En tout état de cause, tout doit être fait, de part et d’autre, pour éviter l’escalade. Car, personne ne gagne à ce que la tournure des choses aboutisse à un affrontement entre les deux  pays, sauf, bien sûr, les terroristes et autres extrémistes des deux camps. C’est dans ce contexte de tensions entre la Côte d’Ivoire et le Mali, que le Premier ministre par intérim du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, a accordé un entretien à la presse locale. Cette personnalité, adepte de la diplomatie va-t-en-guerre, quand il était ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, a affiché un nouveau visage lors de l’entretien : celui de la pondération. Il reste à souhaiter que cette nouvelle posture, si c’en était une, ne soit pas un feu de paille, de sorte à aider le Mali à se réconcilier avec lui même et avec tous les pays avec lesquels il a maille à partir aujourd’hui.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace sur la campagne agricole au Mali :  Le Ministre du Développement rural attribue un marché de gré à gré de 17 milliards FCFA à ses proches : de l’engrais subventionnés introuvables et un risque de famine en zone Office du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/menace-sur-la-campagne-agricole-au-mali-le-ministre-du-developpement-rural-attribue-un-marche-de-gre-a-gre-de-17-milliards-fcfa-a-ses-proches-de-lengrais-subventionnes-introuvables-et-un-2991353.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 08:59:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La campagne agricole humide 2022-2023 bat sont plein.</em></strong><strong> Mais elle est sérieusement menacée faute d’engrais minéraux subventionnés.</strong>

À l’origine de cette situation, le goût effréné du lucre du ministre du Modibo Keita, en charge du département du Développement rural, qui compte tenu de l’urgence, a profité d’une dérogation spéciale à la procédure de passation du marché,  pour signer des conventions, par entente directe ou de gré à gré, entre son département et  des nouveaux fournisseurs proches à lui,  qui n’ont ni la capacité financière ni matérielle pour exécuter de tel marché. Le montant de la subvention s’élève à 17 milliards FCFA, destiné à l’achat des engrais chimiques, organiques et des semences de maïs hybride.

Décidément, le ministre Modibo Keita a délibérément ignoré les vrais acteurs du domaine au Mali, tels que les géants en engrais dont Togouna Agro Industrie, Gnoumani Sa de l’honorable Diadié Bah du CNT et DPA de Barema Doucouré de Ségou. Face à ce scandale, le collectif des organisations paysannes de l’Office du Niger, a saisi le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta pour dénoncer les agissements du ministre Modibo Keita, qui est à la base  du sabotage de la campagne agricole.

En zone Office du Niger, ceux qui ont  l’engrais, n’ont pas la subvention de l’État ! Et ceux qui ont la subvention,  n’ont pas d’intrants agricoles ! Et les pauvres paysans n’ont d’autre choix que de se balader avec leur reçu de caution  ou d’acheter l’engrais aux prix du marché qui oscillent entre 40 000F et 45 000F CFA par sac de 50 kg.

Face à cette situation, on peut  se poser des questions : à quoi sert la subvention de l’État accordée aux pauvres exploitants agricoles du Mali ? Quelle sanction faut-il s’attendre de la part de l’État, face à un tel acte de sabotage, d’une si belle initiative pour soutenir les braves paysans ?

En tout cas, les fournisseurs supposés proches du ministre Keita, retenus pour la fourniture des engrais minéraux subventionnés au titre de la campagne en cours, sont toujours à Bamako, en espérant trouvés  des sous traitants pour leurs conventions, alors que la campagne agricole tend vers sa fin.

<strong>Rappel des faits</strong>

Le gouvernement du Mali, au titre de la campagne agricole 2022 a décidé de subventionner les intrants agricoles. Cette initiative vise à soutenir les exploitants agricoles familiaux à contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à l’augmentation des revenus des paysans. Du coup, un budget de 17 milliards FCFA a été alloué  au ministère du Développement rural  pour l’achat des engrais et une partie pour l’achat de semences de maïs hybride.

C’est ainsi qu’un avis de manifestions d’intérêt a été lancé. Suite à cet avis, 46 fournisseurs ont manifesté un intérêt pour le marché. Sur  ce lot, 16 ont été retenus au départ par le ministre de l’Économie et des Finances pour fixation de prix.

Face à des contraintes de temps liées à l’installation rapide de la saison des pluies, le Ministre Modibo Keita a demandé au ministre de l’Économie et des Finances, Alfousseny Sanou, une dérogation à la procédure de passation du marché, conformément au code du marché public. Toute chose que le ministre Sanou a accordé, en bonne et due forme. Profitant de ce caractère d’urgence, au lieu de reconduire des fournisseurs habituels dont Togouna, Gnoumani-Sa ou DPA pour ravitailler, en temps réel, les paysans en intrants agricoles subventionnés, le ministre signe la convention avec six nouveaux fournisseurs dont la plupart n’ont pas d’adresse fixe et aucun moyen financier ou matériel pour exécuter ce genre de marché.

C’est  dans cette dynamique, que les sociétés : Ely KO2 a eu une quantité de 1.300 tonnes d’engrais ; Helium Investment Ltd de Ousmane Keita a reçu 2.500 tonnes d’engrais à importer ; Toya Agro Business a eu la part du lion avec 2.900 tonnes ; ARP-Mali a eu 566 tonnes ;  Agri Food a obtenu 706 tonnes  et 1.500 tonnes sont revienus à la société Niane. Et le hic qui titille, c’est qu’aucune de ses sociétés n’est connue en zone Office du Niger par les paysans comme étant des fournisseurs d’engrais à part KO2 de Ely Diarra qui malheureusement, est une société qui n’a pas une bonne réputation auprès des producteurs de la zone. Car soupçonnée de s’enrichir sur le dos des exploitants sinistrés, en payant des autorisations d’achat d’engrais subventionnés à 1.500 F CFA sans fournir d’engrais, selon le syndicat des organisations paysannes. Le syndicat des paysans va plus loin, en dénonçant au ministre Modibo cette magouille de la société KO2. C’était le 13 janvier 2021 à travers une correspondance. Malgré cette mise en garde des paysans, cette société figure  sur la liste des fournisseurs retenus.

Les paysans de Niono écrivent au Président Assimi….

Face à cette situation de rupture d’approvisionnement des cultivateurs en engrais subventionnés et le risque qui pèse sur la campagne en cours, le collectif des organisations paysannes de l’Office du Niger s’est réuni le 13 août dernier, à Niono pour lancer une alerte.

À l’issue de cette rencontre, les faîtières paysannes, ont décidé d’adresser une correspondance au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, non moins président du Conseil Supérieur de l’Agriculture pour dénoncer le sabotage de leur ministre de tutelle et sa responsabilité dans l’échec de la campagne agricole 2022-2023 en zone Office du Niger.

En outre, le collectif des syndicats déplore le manque de cadre dialogue avec le ministre et son mépris à leurs égards.

Il ressort de cette lettre de dénonciation, adressée au président de la transition les constats suivants :

Parmi les six fournisseurs retenus, un seul a pu être opérationnel en occurrence la société KO2, mais ne dispose pas de stock suffisant pour satisfaire les besoins des producteurs.  Et les cinq autres fournisseurs sont sans adresse fixe et ne sont pas connus comme des fournisseurs d’engrais en zone Office du Niger.

Mieux, au nombre des six sociétés retenues par le ministre Modibo Keita, la société Toya Agro Business fait des affaires de caution au vu et au su de tout le monde. Elle perçoit l’argent des pauvres paysans sans livrer la moindre quantité d’engrais, précise la lettre.

Au même moment, les fournisseurs non retenus comme Gnoumani SA, Togouna agro industrie et autres sont en train d’approvisionner le marché et les paysans sont obligés de payer aux prix du marché avec son corollaire d’augmentions du coût de production de riz.

Avec la subvention, le paysan achète  le sac d’engrais de 50 kg d’urée à 12.500 F CFA et l’État paye le reste soit 21.250 F CFA comme subvention. Par la faute des fournisseurs retenus et l’amateurisme du ministre, les paysans sont obligés de débourser  plus de  40.000 pour avoir un seul sac d’engrais. Cette méthode du ministre Modibo Keita est devenue de nos jours un véritable casse-tête chinois pour les producteurs, qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Pour sauver cette campagne agricole du naufrage, c’est au président Assimi d’intervenir sans délai. Sans quoi, le prix du riz va prendre encore de l’ascenseur. Si en plus de l’insécurité, la famine s’y ajoute, cette année sera pénible en zone Office du Niger.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Projet Jiguisemejiri devient ‘’Jiguiwarojiri’’ :  Plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables par le Coordinateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-projet-jiguisemejiri-devient-jiguiwarojiri-plus-de-30-milliards-fcfa-non-transferes-aux-menages-vulnerables-par-le-coordinateur-2991348.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 08:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du Fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020 par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas été transparente encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser une dénonciation de faits à la Justice par rapport aux ressources, irrégulièrement, utilisée à des fins d’enrichissement individuels ou collectifs au détriment des besoins réels dans la lutte contre le Covid-19. </strong>

C’est sur la base de l’adresse à la nation du Président de la République de l’époque en date du 10 avril 2020, que le gouvernement a déployé des efforts importants pour la prévention et la riposte face à la pandémie du COVID-19 et amoindrir son impact négatif sur l’économie et la société. Ainsi, au 31 décembre 2020 le Gouvernement, à travers la Paierie Générale du Trésor, a payé à 125 entités, une somme totale de 43,13 milliards FCFA (43 139 473 128F) sur un crédit alloué de 132,37 milliards de nos francs (132 372 298 618 FCFA). Depuis, il ressort des enquêtes que la gestion de ces ressources a souffert d’irrégularités administratives et financières importantes.

<strong>Flagrant délit  </strong>

C’est sans appel : le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas correctement réalisé les transferts monétaires d’urgence à l’endroit des ménages, les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Il a gardé dans son compte bancaire un montant de plus de 30 milliards FCFA, soit plus de 77% des sommes reçues du Trésor Public.

Pourtant, le 28 Janvier 2020, soit deux mois avant l'arrivée du Coronavirus au Mali, le dirlo de Jigisemejiri,  fêtait en grande pompe, une décoration de Chevalier de l'Ordre National du Mali que le régime de feu IBK lui avait décerné pour on ne sait quels services rendus. Il se la coulait douce sur l'argent des pauvres et des vulnérables, parce qu'il avait l'avantage de gérer une partie des fonds Covid, qui devaient soulager des pauvres maliens, à travers les filets sociaux de ce fameux Projet Jigisemejiri.

Les maliens auront d'ailleurs remarqué, après la sortie du rapport du Végal qui l'épingle, cette frénésie du Coordinateur  Sacko à faire du trompe-l’œil, en utilisant des chefs de quartiers de notre pays, pour distribuer des miettes d'argent qui crée de la zizanie entre les populations.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri qui devrait mettre en place un programme ciblé de transferts monétaires ou en nature pour les populations pauvres et vulnérables du Mali et établir le socle pour le développement d’un système national de filets sociaux au Mali, avec un montant de 33,75 milliards FCFA (33 750 000 000F) dans le cadre du Programme Présidentiel de Transfert Monétaire d’Urgence (TMU) à l’endroit de Trois cent cinquante mille ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19, n'a pas reversé le reliquat du fonds non utilisé, 15 mois après la pandémie.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, a reçu du Trésor Public un montant total de 39 milliards FCFA dans son compte bancaire destinés aux ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Mais contre toute attente, il a dépensé, seulement, un montant de 8,9 milliards FCFA (8 902 528 475F) sur le fonds COVID-19, à la date du 30 juin 2021, soit après 15 mois de pandémie ; et seulement aussi dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et le District de Bamako alors que les autres régions, qui sont après Bamako, les plus touchées par la Covid-19 et la pauvreté, ne sont toujours pas concernées par les transferts monétaires Orange.

Pendant ce temps, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Le rapport du Bureau du Vérificateur Général révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako. Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées.

La non justification de ce fonds met en doute l’efficacité du projet pour la mission qui lui a été confiée et frôle le détournement de deniers publics, l'argent des pauvres secoués par les conséquences de la maladie.  Le montant total non utilisé et non reversé s’élève à 30 milliards FCFA (30 097 471 525 F).

<strong>Les transferts de fonds de ‘’Jiguisemejiri’’, entre guillemets </strong>

Le Coordinateur de ‘’Jigisemejiri’’ a irrégulièrement dépensé un montant de plus de 25 millions FCFA (25 200 000F) au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage (CP) et du Comité Technique de Coordination (CTC).  En effet, cette dépense sort du cadre de transfert monétaire aux pauvres, car ce projet existait depuis 2013, avec son budget de fonctionnement propre. Le paiement des indemnités de transport sur le Fonds COVID-19 n’est donc pas dû.

Ainsi, l’indemnité de transport du CP pendant les mois de Juillet/Août/Septembre 2020 se chiffre à 3 750 000F. Et pendant cette même période, l’indemnité de transport du CTC s’élève à 6 975 000F. S’y ajoutent, les indemnités de transport du CP en Avril/Mai/Juin 2020 qui fait 3 750 000F et 6 975 000F à la même date pour le CTC. Enfin, l’indemnité de transport du Comité de Pilotage en Octobre/Novembre/Décembre 2020 s’élève à 3 750 000 F. Soit au total, une enveloppe de 25,2 millions (25 200 000 FCFA). Depuis, le Projet Jiguisemejiri (l’arbre de l’espoir) est devenu « Jigiwarojiri » (entendez, l’arbre de la déception).

Décidemment, le dirlo du Projet Jiguisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko est  mal barré. Le gouffre financier creusé dans la gestion du projet dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux ou presque. Pire, le service doit plusieurs dizaines de milliards de nos francs aux pauvres et aux ménages vulnérables.

En clair, le Projet Jigisemejiri dans son programme de filets sociaux n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, il n’a jamais été confié à une personnalité, aussi controversée que Mahmoud Ali Sacko : depuis le début de la pandémie du Covid-19 au Mali, les caisses  du Projet coulent. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les détournements ne sont pas comptabilisés en millions. Mais en milliards de nos francs.

En bloc, le Projet Jiguisemejiri n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il  a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son Directeur, Mahmoud Ali Sacko, n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : les gaffes au sein du projet dépasse l’entendement.

Jugé, pourtant, stratégique dans la politique de soutien financier de l’État malien aux populations face à la lutte contre le Covid-19, le Projet Jigisemejiri n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

Face à cette mauvaise gestion qui a occasionné une perte sèche de 30 milliards de francs CFA au Projet Jiguisemejiri, le Vérificateur a saisi la justice malienne, afin que le dirlo du projet et ses complices rendent à César ce qui n’est pas à eux. Du coup, ils ne dorment plus que d’un demi-œil.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>‘’Repos forcé’’ du PM :  De quoi souffre le Dr Choguel ?</title>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 10:42:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<strong>Officiellement mis au <em>‘’repos forcé’’</em> depuis le 13 août 2022 pour fatigue générale, selon le communiqué du gouvernement, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, répond aux abonnés absents des grands rendez-vous  des affaires publiques depuis lors. </strong>

Pas étonnant alors que tout Bamako bruisse de rumeurs sur l’état réel de santé de l’éminence grise du régime d’Assimi Goïta. Malgré les nouvelles rassurantes que distillent ses proches collaborateurs et familiaux, la clinique Louis Pasteur qui a reçu le Premier ministre en consultation, il y a maintenant deux semaines, est motus et bouche cousue. Le gouvernement malien aussi, suite à son premier communiqué dans lequel il évoquait  un besoin de repos de Choguel Maïga après que l’homme a été au four et au moulin des affaires de l’État pendant 14 mois.

14 mois d’impulsion et de coordination de l’action gouvernementale, ça use un Premier ministre surtout dans le contexte d’un Mali ballotté par l’insécurité chronique, l’instabilité politique, les chantiers de la refondation républicaine, les réprimandes de la CEDEAO, les réserves de la communauté internationale sur sa gestion de la crise sécuritaire, la relation houleuse avec la France… cela fait beaucoup, même pour un général spartiate, formé à l’école du bolchevisme.

Alors, Choguel Kokalla Maïga a-t-il été victime d’un accident vasculaire cérébral, comme l’ont annoncé plusieurs médias ? Son état de santé est-il si grave qu’aucun plateau technique hospitalier au Mali ne peut le prendre en charge, donnant cours aux rumeurs persistantes d’une évacuation à l’extérieur ? Si oui, vers quel pays et dans quel hôpital ? Des questions qui valent leur pesant d’implications diplomatiques, tant il est vrai que le régime d’Assimi Goïta s’est illustré dans des prises de position tranchées, servies par un langage cru, souvent aux antipodes du diplomatiquement correct au sujet de la lutte contre le terrorisme et la conduite de la transition. De quoi ne pas se faire que des amis ! Suivez notre regard vers la France, véritable punching-ball d’un Mali qui s’est redécouvert des yeux de Chimène pour la Russie.

On s’étonne alors que cette France, vouée aux gémonies par un gouvernement malien nourri de souverainisme aigu, soit un tant soit peu dans les esprits de ceux qui pensent à une évacuation sanitaire du « <em>grand fatigué.</em> »

Il est vrai que nos hommes politiques ne sont pas à une ambivalence près dans leur prise de position. En effet, certains adorent la nuit les démons, ou prétendument tels, qu’ils ont maudis le jour. Ainsi, des ennemis publics sont des amis en privé et bonjour la supercherie, de la poudre aux yeux du peuple.

Bien sûr, l’honnête Choguel Maïga n’est pas dans ce cas de figure avec la France, même si les mauvaises langues disent que plusieurs de ses enfants vivent à Paris pas à Moscou. Qu’importe ! Il ne faut surtout pas, si une évacuation s’imposait pour le Premier ministre malien, le conduire en France. Car, si jamais le pire lui advenait, et l’on touche du bois pour sa guérison complète, que n’irait-on pas imaginer, à tort ou à raison ? C’est dans le besoin que l’on reconnaît ses vrais amis. Alors, s’il faut absolument évacuer Choguel Maïga pour des soins, gageons que Moscou se fera un plaisir de recevoir un si grand ami dans le plus huppé de ses hôpitaux. Qui peut le plus, peut le moins. Moscou qui peut bouter le terrorisme hors du Mali, peut bien soigner un de ses meilleurs Premiers ministres !

Alors, évacuera ou n’évacuera pas Choguel Maïga ? À Paris, Moscou ou ailleurs ? Et si les médecins maliens nous surprenaient par leur science à requinquer l’homme ! En tout cas, on peut l’évacuer partout, sauf en France. Prompt rétablissement à ce grand chantre d’une nouvelle relation Afrique-France.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Claude David Convisser, homme d’affaire américain : « Le gouvernement américain se prépare actuellement à faire du Mali sa prochaine zone d&amp;apos;occupation militaire… »</title>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 10:41:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette déclaration a été faite, le lundi 22 août 2022, à la faveur d’une conférence de presse animée par Claude David Convisser, à la Maison de la Presse. Une occasion opportune pour l’homme d’affaire et citoyen américain de mettre en garde, le gouvernement du Mali, contre la manipulation de l’industrie pétrolière américaine, la Mafia américaine et la CIA. </strong>

« <em>Les signes avant-coureurs subtils et moins subtils d'une intervention américaine continuent de s'accumuler au Mali, qu'il s'agisse de l'EUA seule ou avec ses partenaires européens de l'OTAN. Je partage ces informations pour aider le gouvernement malien à prendre les meilleures décisions et pour vous rapprocher de la vérité</em> », a déclaré M. Claude David Convisser dans ses propos introductifs.

Selon lui, une éventuelle intervention des États-Unis au Mali, commence à se préciser. Rien que pour avoir accès à ce qui pourrait être le plus grand trésor pétrolier d'Afrique dans le nord du pays. Cela s’explique par les derniers braquages dont celui en date du 9 avril 2022 ayant fait perdre la somme de 120 millions à la victime. « <em>C’est le premier cas de ce que j'appelle un coup mafieux prémédité </em>», soutient M. Convisser. Il  ajoute que la victime pensait que ses conversations téléphoniques concernant cet argent étaient privées et confidentielles. À cet état de fait s’ajoute, la série de cambriolages éhontés sur la route de Koulikoro à Banamba par des bandits armés.

Au regard de ces cas, Convisser estime que <em>« le rythme du chaos orchestré par l'American Petroleum-Mafia-CIA est lancé</em> ». « <em>Qu'est-ce que je veux dire par la Pétroleum-Mafia-CIA américaine ?</em> », s’interroge-t-il.

Au delà de la posture du groupe de protestation, Yèrèwolo Debout sur les Remparts continue, selon lui, d’être à la solde de la CIA, d’autres signes prouvent à suffisance que les États-Unis d’Amérique se prépareraient pour faire du Mali sa prochaine zone d'occupation militaire. « <em>Si Yèrèwolo est la voix de la CIA américaine, la CIA commence à nous montrer ses deux poings. Le poing droit, c'est l'industrie pétrolière américaine</em> », révèle-t-il.

Convisser prédit que les cas de l’Irak et le Soudan où le gouvernement Américain est intervenu, militairement, se dessinent au Mali. Parce que d’après lui, la mafia américaine travaille de connivence avec la société qui s'appelle Exxon Mobil qui agit sous le nom de Vivo Energy.

Et Convisser de prévenir : « <em>Là où va le désir d'Exxon Mobil d'extraire du pétrole ou du gaz naturel comme combustible fossile, suit l'intervention militaire américaine</em> ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Interdiction de la chicha au Mali :  Les vendeurs aux abois</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/interdiction-de-la-chicha-au-mali-les-vendeurs-aux-abois-2988767.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 09:58:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La commercialisation et la consommation de la chicha sont désormais interdites au Mali par un arrêté interministériel publié le 15 aout dernier. Si la nouvelle loi est saluée par plusieurs compatriotes, elle est vue d’un mauvais œil par les commerçants de ce produit.  </strong>

La commercialisation et l’usage de la chicha sont interdits sur le territoire malien. Les commerçants ont six mois pour mettre fin à cette activité. Mais depuis l’annonce de cette nouvelle, les importateurs et commerçants de ce produit sont aux abois.

Selon eux, cet arrêté interministériel est« <em>unilatéral</em> ». Car ils n’ont reçu aucune notification en tant qu’acteurs de la chaîne de commercialisation. Réunis à la faveur d’une séance d’information, le mercredi 17 Août dernier dans l’après-midi, au niveau à la Rue princesse de l’Hippodrome (Bamako), ces jeunes ont mis sur la place publique, leurs inquiétudes et les conséquences de cette décision sur leur activité commerciale.

« <em>Nous avons été surpris par cette décision qui n’a fait l’objet d’aucune information au préalable. Mais si la stabilisation du Mali réside dans l’interdiction de la Chicha, tant mieux. Néanmoins, la logique voudrait que nous soyons informés car nous vivons de cette activité. Malheureusement, c’est sur les réseaux sociaux que nous avons appris la nouvelle</em> », explique M. Ousmane Diawara.

Et Mahamadou Diawara, cofondateur et gérant du coin <em>‘‘ les parisiennes Chicha et restaurant</em>’’ de renchérir : « <em>Nous avons investi beaucoup de milliards dans cette activité. Il y’en a qui se sont endettés auprès des banques et épongent les dettes au fil du temps. Ce sera donc un problème si cette décision sera appliquée dans les six mois annoncés</em> ». Dans son intervention, il a avoué que la chicha peut nuire à la santé comme tout autre produit. Mais cela dépend, selon lui, de l’excès et l’usage dont on en fait.

Toutefois, M. Diawara demande l’indulgence des autorités maliennes de revoir cette décision dont l’application pourrait accroître le taux de chômage. Pour lui, une éventuelle règlementation de la chicha serait la bienvenue.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sécuritaire dégradante au Sahel et en Afrique de l’Ouest : Le Colonel Sadio Camara dénonce la défaillance des instruments et mécanismes de sécurité collective</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/situation-securitaire-degradante-au-sahel-et-en-afrique-de-louest-le-colonel-sadio-camara-denonce-la-defaillance-des-instruments-et-mecanismes-de-securite-collective-2988761.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 09:55:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara accompagné d’une forte délégation, a pris part à la dixième Conférence pour la Sécurité Internationale, tenue il y a quelques jours à Moscou, en Russie. Son intervention a porté sur <em>‘‘Les enjeux stratégiques en Afrique de l’ouest et au sahel dans un monde en mutation : quelle place pour leMali ?’’</em></strong>.

Dans son discours, le Ministre de la Défense et des anciens Combattants, a commencé par faire une analyse succincte de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Une situation qui résulte en partie de l’échec du système de gouvernance mondiale. <em>« Notre sous-région vit aujourd’hui sous une forte pression sécuritaire, liée à l’expansion des groupes terroristes, à la criminalité transnationale organisée, et aux tentations sécessionnistes de certains groupes, sur fonds de crises de coexistence communautaire</em> », déplore le Colonel Camara. Et d’ajouter que cette situation sécuritaire constitue un frein à l’émergence économique des pays concernés, car on le sait bien, il ne peut y avoir de développement sans sécurité.

Toujours selon le Colonel Sadio Camara, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, la sous-région ouest-africaine et sahélienne est confrontée à de grands défis qui s’entremêlent et se développent sur trois dimensions : internationale, régionale et locale.

Dans ce contexte géopolitique mondial marqué par la montée des tensions, poursuit le Ministre, « <em>l’un des premiers défis pour les pays d’Afrique est de préserver une certaine autonomie et résister à la forte pression qui veut les forcer à choisir un camp et s’aligner derrière un protagoniste</em> ».Malheureusement, déplore-t-il, « <em>les signes de la division et de la polarisation sont déjà bien visibles, et le rêve d’unité africaine des pères de l’indépendance est désormais un bien lointain souvenir</em> ».

De la mauvaise gouvernance à l’insécurité grandissante en Afrique, le colonel Sadio Camara, a touché du doigt, les maux qui mettent le continent africain en proie au déséquilibre. « <em>Dans un environnement sécuritaire complexe et volatile marqué par des insurrections fréquentes et la montée du terrorisme, cette crise de confiance est accentuée par la défaillance des instruments et mécanismes de sécurité collective</em> », déplore-t-il. Et de conclure que l’architecture paix et sécurité de l’Union Africaine peine à produire des résultats. La Force en Attente de la CEDEAO, saluée comme la composante régionale la plus élaborée, n’a pas eu d’impact significatif sur la situation au Sahel, notamment au Mali .

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé du Premier Ministre Choguel :  La polémique enfle, les maliens s’inquiètent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sante-du-premier-ministre-choguel-la-polemique-enfle-les-maliens-sinquietent-2988755.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 09:43:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la polémique enfle autour de l’état de santé du Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga. </strong>

En effet, dans une déclaration sur les réseaux sociaux, des maliens regroupés en association, demandent au PM de se mettre en congé du pouvoir, assurant que son état de santé ne lui permettaient plus de diriger le pays. Ils prient instamment le PM de <em>« suivre les indications de ses médecins et de se reposer sans plus rien attendre ».</em> Peu avant ces organisations de la société civile, c’est  l’opposition démocratique, qui s’interroge sur l’état de santé du PM avec un ton empreint de colère en ces termes : <em>« Pourquoi le PM nous cache-t-il son état de santé ? » « Il devrait comprendre qu’il appartient au domaine public »</em>, avait-elle ajouté.

En tout cas, les absences prolongées de Choguel à la Primature et aux Conseils des ministres, ont nourri la spéculation et la rumeur, si fait que de nombreux hommes politiques, de la transition comme de l’opposition, ne cachent pas leurs inquiétudes quant à la situation de blocage que cela pourrait engendrer. C’est pourquoi tous lui demandent de se conformer aux conseils de son médecin. Reste maintenant à savoir si ces appels du pied seront entendus. Car, sous nos tropiques, on a vu et voit toujours des dirigeants politiques grabataires s’accrocher à leur fauteuil, refusant ainsi de s’imaginer une autre vie en dehors du pouvoir.

<strong>Que devient le PM Choguel?</strong>

Il y a plus d’une semaine que le chef du gouvernement de la transition au Mali a cessé le travail.  La Primature indiquait que Choguel avait été mis au « <em>repos forcé</em> » par son médecin après «<em>quatorze mois de travail sans répit</em> ». Depuis, plus aucune information officielle, ce qui alimente les rumeurs, notamment sur les réseaux sociaux.

« <em>Il va bien</em> », rassure l’un de ses proches, « <em>rien d’inquiétant</em> », enchérit un autre. Selon plusieurs de ses proches, Choguel Maïga se remet de son malaise.

De nombreuses sources affirment que le Premier ministre a été victime d’un AVC ou, en tout cas, d’un problème cardiaque. Ce que l’un de ses proches dément, sans préciser.

Choguel  Maïga a d’abord été hospitalisé dans une clinique privée de Bamako : s’y trouve-t-il toujours ? A t-il été évacué à l’étranger ? Pourrait-il l’être ?

Sur les réseaux sociaux et chez de nombreux interlocuteurs, les interrogations vont bon train : la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Arabie saoudite ou encore la Turquie sont cités. Sur ce point, les proches de Choguel Maïga préfèrent ne pas répondre.

Même réaction à la Primature, où l’on refuse de commenter des «rumeurs ».

<strong>Quid de l'intérim ?</strong>

Sur la question de l’intérim : en vertu d’un décret adopté en juillet 2021, c’est le ministre de la Défense, le premier par ordre de nomination, qui remplace le Premier ministre en cas de besoin. Mais cet ordre protocolaire n’a pas été respecté. Le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Administration territoriale et le Porte parole du gouvernement, l’un des cinq colonels à l’origine de la fin du pouvoir d’IBK, en août 2020, assume depuis le dimanche soir cette fonction d’intérimaire du PM.

Le colonel Assimi Goïta l’a désigné pour remplacer le Dr Choguel Kokalla Maïga, hospitalisé depuis plus d’une semaine.

La Primature indiquait que Choguel «<em>reprendra[it</em>] ses activités <em>Inch’Allah</em>» au cours de la semaine dernière. Et toujours est-il que les maliens attendent impatiemment.

C’est le lieu même de reparler plus globalement de la santé de nos hommes d’État sur le continent. Très peu de dirigeants africains acceptent de rendre public leur bilan médical. Si fait que même quand ils souffrent dans leur chair, ils tentent de le cacher. C’est le cas, par exemple, de l’ex-président nigérian Umaru Yar-Adua, décédé en 2010, de problèmes rénaux longtemps cachés au grand public. On oublie volontiers les cas des grands timoniers comme Omar Bongo Ondimba du Gabon, Gnassingbé Eyadema du Togo qui, jusqu’aux dernières heures de leur vie, s’efforçaient de nier l’évidence. Peut-être oubliaient-ils que la nature, très jalouse, ravit, au fil des ans, par petites doses, les forces qu’elle nous a prêtées.

En attendant, il faut espérer que le PM Choguel, lui, entendra le cri de cœur de ses compatriotes, en reconnaissant qu’il est juridiquement <em>"empêché"</em>. Il y va non seulement de son intérêt mais aussi de l’avenir du Mali qui, depuis l’arrivée de Choguel, connaît  jusque-là des hauts et des bas.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 49 militaires ivoiriens : Rien de positif à Lomé entre Abidjan et Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/affaire-des-49-militaires-ivoiriens-rien-de-positif-a-lome-entre-abidjan-et-bamako-2988033.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 01:34:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Retour sur la médiation togolaise dans le cadre de l’affaire des 49 militaires ivoiriens interpellés le 10 juillet à leur arrivée à l’aéroport de Bamako. Le président Faure Gnassingbé a reçu, le jeudi dernier à Lomé, des délégations malienne et ivoirienne. D’après les informations, le séjour des deux délégations dans la capitale togolaise n’a donné aucun résultat positif</strong></em><em>.</em>

Téné Birahima Ouattara, ministre d’État, chargé de la Défense et Fidèle Sarassoro, directeur de cabinet du président Alassane Ouattara, faisaient partie de la délégation ivoirienne.. Côté malien, la présence de Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères a été fortement remarquée.

Pour prendre un premier pouls, le président Faure Gnassingbé, médiateur, a reçu séparément les envoyés des deux pays.

Pour libérer les 49 militaires ivoiriens interpellés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako, le gouvernement malien demande au moins deux choses : que la Côte d’Ivoire exprime officiellement « <em>des regrets</em> », mais aussi que lui soit rendu « <em>des ressortissants maliens</em> », vivant en Côte d’Ivoire, ou simplement de passage, recherchés par la justice malienne.

Sur le premier point, la Côte d’ivoire a répondu « <em>non</em> ». Et sur le deuxième point, Abidjan a évoqué la séparation des pouvoirs législatifs et judicaire. La médiation a tourné court. Pourtant prévu, il n’y a finalement même pas eu de communiqué final sanctionnant la fin de la rencontre. Selon un témoin, les Ivoiriens ont quitté Lomé furieux. Mais dans l’entourage du président togolais, on confie qu’il poursuivra ses efforts afin de trouver une solution.

<strong>A. Diallo</strong>

&nbsp;

<strong>Be</strong><strong>rlin réagit à l'arrestation des soldats ivoiriens à Bamako</strong>

<strong>Les 49 militaires arrêtés à l'aéroport de Bamako seraient entre autres commis à la surveillance d'une base logistique de l'armée allemande.</strong>

Selon la ministre fédérale allemande de la Défense, le comportement des dirigeants maliens est un signal très problématique. Christine Lambrecht estime qu’il y a des doutes considérables sur la volonté du <a href="https://www.dw.com/fr/militaires-ivoiriens-des-tensions-entre-bamako-et-abidjan/a-62455541">Mali</a> à coopérer de façon  constructive avec la <a href="https://www.dw.com/fr/mali-minusma-fondation-konrad-adenauer-bundeswehr-arm%C3%A9e-allemande-russie-gao-pr%C3%A9sence-russe-au-mali/a-62308798">Minusma</a>.

Un scepticisme partagé également par Christoph Hoffmann, président du groupe parlementaire du parti libéral (FDP) au Bundestag (la Chambre basse du parlement allemand) et chargé de l’Afrique centrale. Il souligne l'une des raisons qui justifie l'inquiétude de l'Allemagne :

<em>"Pour un survol, la Minusma doit faire une demande et il faut un, deux ou trois jours pour obtenir les permissions. Cela leur permet de cacher les soldats russes de Wagner qui sont en action sur le terrain pour perpétrer des massacres. On ne peut pas travailler de cette façon."</em>

<strong>Conséquences sociales</strong>

Créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’ONU du 25 avril 2013, la Minusma a pour mission d’appuyer le processus politique et d’aider les autorités à sécuriser les populations face au péril djihadiste.

La mission de l’Onu emploie également une centaine de civils maliens. C'est pourquoi, son éventuel départ, comme le souhaitent certains Maliens, risque d'avoir des conséquences sociales, prévient Michel Galy, professeur de géopolitique et auteur de l'ouvrage<em> La guerre au Mali</em>.

<strong>La Minusma compte près de 15.000 Casques bleus</strong>

Selon lui, <em>« il y a des emplois directs et indirects, puisqu’avec leur haut niveau de vie, il y a tout une économie parallèle. Certains d’ailleurs sont parfois dans certains pays pas très catholiques. Je pense à l’industrie du divertissement. Et cela sera certainement un manque à gagner pour la société civile malienne ».</em>

Fin juin, le Conseil de sécurité de l'Onu a décidé de prolonger d'un an la Minusma. Mais le retrait de la France prive la mission d'un soutien aérien comme dans le passé. Cela pourrait pousser des pays européens à quitter cette force internationale d'environ 15.000 militaires et policiers.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Organisation des élections :  MODELE&#45;Mali relève des irrégularités et déplore le retard dans la mise en place de l’AIGE au niveau national</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/organisation-des-elections-modele-mali-releve-des-irregularites-et-deplore-le-retard-dans-la-mise-en-place-de-laige-au-niveau-national-2988036.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 01:24:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission d’Observation Électorale au Mali (MODELE-Mali) a animé une conférence de presse, afin de présenter son rapport hebdomadaire n°06/22 du 1er au 09 août 2022 présentant des irrégularités sur </strong><strong>la violation de l’article 7 alinéa 4 et le retard dans la mise en place de l’</strong><strong>Autorité Indépendante de Gestion des Élections AIGE)</strong><strong> au niveau national.</strong>

C’était le mercredi 9 août 2022, à l’Hôtel Maeva Palace, sous la présidence du Chef de mission de MODELE-Mali, Dr Ibrahim Sangho.

Au cours de cette conférence de presse présentant le rapport hebdomadaire n°06/22 du 1er au 09 août 2022, Dr Ibrahima Sangho à la tête de MODELE-Mali a fait part de leur examen du contexte politique actuel du pays.

De ce fait, il a relaté l’état des divergences au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), des réactions des personnalités politiques, mises en cause dans l’affaire du marché public dit ‘’PARAMOUNT’’ et la sortie médiatique du Cadre d’Échange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition Réussie.
Parlant du processus électoral, le Chef de mission de la MODELE a expliqué que le processus de mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) au niveau national souffre de vices de procédure.

«<em>En effet, le Ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) a adressé une lettre aux partis politiques et aux organisations de la société civile pour leur demander de désigner leurs représentants. Dans cette lettre, le ministre affirme que la désignation des membres du Collège sera faite dans un premier temps par tirage au sort et dans un second temps par l’autorité de désignation</em>», a-t-il mentionné.

Aussi, la MODELE a constaté que cette modalité de désignation ne respecte pas la loi électorale qui, en son article 7 alinéa 4, dispose que «<em>Les membres représentant les partis politiques et la société civile sont désignés selon les modalités fixées par ces institutions ou organisations</em>». Avant d’attirer l’attention sur le délai de mise en place des démembrements de l’AIGE : «<em>au vu du chronogramme qui fixe le référendum au 19 mars 2023, tous les démembrements de l’AIGE doivent être mis en place au plus tard le 19 septembre 2022</em>».
En effet, elle a estimé que «<em>le retard dans la mise en place de l’AIGE au niveau national, prévue pour le 13 juillet 2022 et non encore effective, risque de compromettre le respect du chronogramme électoral communiqué à la CEDEAO pour la levée des sanctions sur le Mali</em>».

Quant aux réformes constitutionnelles, la MODELE «<em>a observé qu’à présent certains partis politiques comme l’ADEMA et la CODEM rejettent l’idée de la rédaction d’une nouvelle Constitution. Elle exhorte la Commission à travailler davantage avec les partis politiques pour plus d’adhésion</em>».

Sur le plan sécuritaire, elle a noté l’attaque d’un convoi de 19 camions de marchandises entre Boni et Douentza, le 3 août 2022, l’attaque à l’engin explosif dans la région de Koutiala, le 7 août contre la police nationale et l’attaque du camp militaire de Tessit, le 8 août.
«<em>La MODELE regrette les pertes civiles et militaires. Elle exhorte les autorités à davantage sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national</em>», a déclaré le Président Sangho.

En outre, dans le domaine des droits de l’homme, la MODELE a observé l’assassinat d’une femme âgée d’environ 71 ans dans la commune rurale de Sony, région de Kayes. « <em>Cet assassinat vient raviver la problématique de la pratique de l’esclavage par ascendance, encore très présente dans cette région </em>», a noté l’organisation.

Ainsi, elle a mentionné la tenue du 1er au 5 août 2022 à Bamako de la réunion de Niveau Décisionnel (RND) des Parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, sur certains aspects de la mise en œuvre de l’Accord.

Au chapitre des recommandations, elle a appelé à davantage de consensus dans la conduite des différentes réformes envisagées ; le respect des dispositions de la loi électorale en ce qui concerne la désignation des membres du collège de l’Autorité́ Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), notamment les représentants des partis politiques et de la société civile ; la poursuite des efforts de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national ; le respect des droits de l’homme et la prise de mesures fortes contre la pratique de «<em>l’esclavage par ascendance</em>» et le dialogue franc et sincère entre les parties signataires de l’Accord pour la paix, issu du processus d’Alger, en vue d’une paix durable au Mali.

<strong>Mariam Konaré         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier des 49 militaires ivoiriens : Macky Sall à son tour médiateur entre Bamako et Abidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/dossier-des-49-militaires-ivoiriens-macky-sall-a-son-tour-mediateur-entre-bamako-et-abidjan-2988031.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 01:15:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il a passé quelques heures à Bamako avant de s’envoler le lundi dans l’après-midi pour N’Djamena : Macky Sall, président du Sénégal et président en exercice de l’Union africaine, s’est notamment entretenu avec le président malien de transition, le colonel Assimi Goïta. Tête-à-tête, réunion de travail élargie, déjeuner… et au menu des discussions : la transition et le sort des soldats ivoiriens détenus à Bamako depuis plus d’un mois.</strong>

Le président malien de transition a communiqué de façon très lapidaire à l’issue de la visite de Macky Sall. Dans un tweet, le colonel Assimi Goïta évoque des discussions ayant porté sur « <em>la bonne marche de la transition et l’appui de l’Union africaine</em> » et sur le renforcement de la coopération entre le Mali et le Sénégal.

L’année dernière, 11 accords dans des domaines très divers - transports, commerce, santé… - avaient été conclus : de source diplomatique malienne, les deux chefs d’État devaient en faire le suivi. Surtout, Macky Sall et Assimi Goita ont évoqué le sort des 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako et inculpés officiellement vendredi 12 août pour notamment, « <em>complot contre le gouvernement</em> » et « <em>atteinte à la sécurité de l’État. </em>»

Les autorités maliennes les accusent d’être des « mercenaires », Abidjan assure que ce sont des soldats de l’armée régulière venus en soutien à la mission onusienne dans le pays, la Minusma. Ce que les Nations unies ont confirmé avant de faire machine arrière, en raison, semble-t-il, de dysfonctionnements administratifs.

Plusieurs tentatives de médiation - celle du Togo notamment - sont en cours. Elles n’ont jusqu’ici pas permis de trouver d’issue. Le président de l’Union africaine va donc, à son tour, tenter de trouver les voies d’une sortie de crise négociée, à l’amiable, entre le Mali et la Côte d'Ivoire.

« <em>J'ai noté la disponibilité du Mali à dialoguer nous allons poursuivre avec la Côte d'Ivoire</em> », a déclaré Macky Sall, en sortant du palais de Koulouba. Aussi, il a qualifié ses échanges avec le président malien de transition de « <em>francs</em> », sans entrer dans les détails des demandes et des points de blocage.

<strong>Cyrille Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de refondation :  Le FUSI Mali et le CDM optent pour la carte prépayée de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/processus-de-refondation-le-fusi-mali-et-le-cdm-optent-pour-la-carte-prepayee-de-choguel-2987232.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 10:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre, chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga a reçu ce vendredi 5 août 2022, une délégation des femmes du Front Uni pour la Sauvegarde de l’intégrité du Mali (FUSI-Mali) et du Collectif pour la Défense des Militaires (CDM). </strong>

Selon, le porte-parole du CDM, Mme Aissata Cissé, les femmes des deux associations sont venues témoigner leur soutien aux autorités de la Transition pour les efforts engagés en vue de la construction de Mali-Kura. Mme Aissata Cissé a salué les actions entreprises par les autorités de la Transition qu’elle a invité à poursuivre sur cette dynamique. Pour elle, grâce aux autorités actuelles, notre pays retrouve progressivement le chemin de son indépendance, de sa dignité, de sa fierté et de sa souveraineté totale. « <em>Nous sommes prêtes à accompagner la Transition et sollicitons du gouvernement à poursuivre le renforcement de la sécurité et la baisse des produits de première nécessité</em> », a-t-elle ajouté.

Quant à Mme Coulibaly Rokia Coulibaly, Présidente d’honneur de FUSI-Mali, elle, a rappelé que depuis 2012, son organisation soutient les FAMA. Elle a évoqué le rôle combien important que les femmes doivent jouer en cette période de crise profonde que notre pays traverse. « <em>Nous sommes venues dire de vive voix que nous soutenons les autorités de la Transition et nous nous mettrons à votre disposition afin d’informer, de former et de sensibiliser nos sœurs des campagnes (…) Monsieur le Premier Ministre, pour nous, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta est le sauveur du Mali et vous, Choguel Kokalla Maïga, êtes la solution</em> » a-t-elle laissé entendre sous les ovations de ses camarades.

Le Premier ministre, Chef du gouvernement a salué les femmes des deux associations pour leur démarche constructive et de soutien à la Transition. Il a rappelé que les autorités actuelles n’ont d’autres ambitions que le bien-être des populations et surtout des femmes et des jeunes. Il a particulièrement insisté sur les efforts consentis par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta à faire de notre armée la meilleure de l’Afrique, en la dotant d’équipements modernes, et en poursuivant la formation de nos soldats.

Pour le chef du gouvernement, le centre de gravité de la transition est le Peuple. Il a demandé à ses hôtes d’être des ambassadrices auprès des autres femmes afin qu’elles comprennent que le gouvernement de la transition fait tout ce qui est possible pour rendre meilleur le panier de la ménagère.

Le Dr Choguel Kokalla Maïga a enfin demandé aux dames des forces du changement de se mettre ensemble afin de rendre irréversible, de façon la plus démocratique, le processus du changement en cours dans notre pays.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diré/N’Gorfouhondou : Quand les spéculateurs fonciers coupent le sommeil aux agriculteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dire-ngorfouhondou-quand-les-speculateurs-fonciers-coupent-le-sommeil-aux-agriculteurs-2987219.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 10:13:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au-delà de la menace terroriste, l’autre cauchemar pour les agriculteurs du cercle de Diré, est le cas des spéculateurs fonciers qui veulent s’accaparer à tout prix les terres de la plaine de N’gorfouhondou. Face à cette situation préoccupante, il urge que les autorités de la transition prennent des dispositions nécessaires pour résoudre ce problème qui n’a que trop duré. </strong>

Malgré la volonté des agriculteurs de gérer ce problème à l’amiable, les terres agricoles n’échappent toujours pas à l’appétit vorace des prédateurs fonciers.

Dans un communiqué rendu public, M. Alkaya Touré, le président de la coopérative agricole de la plaine de N’gorfouhondou est sorti du silence pour se prononcer sur cette situation.  « <em>Il s’agit d’attirer l’attention des plus hautes autorités et les populations sur la volonté malveillante des spéculateurs fonciers de nuire aux travaux d’exploitation de la plaine de N’Gorfouhondou au détriment des très pauvres citoyens et vulnérables ménages déjà trempés dans l’insécurité alimentaire imposée par la crise multidimensionnelle</em> », fulmine-t-il.

Très remonté, il explique que cette menace des spéculateurs en complicité avec l’autorité judiciaire est intervenue à un moment où, les maigres ressources des agriculteurs sont investies dans la terre à travers des achats de semences et de pesticides, les labours et l’installation de pépinières.

« <em>Ces spéculateurs sont soutenus par certains responsables bien identifiés pour porter tort à ces pauvres exploitants qui n’ont que ces lopins de terre pour survivre quand bien même qu’un dossier est pendant devant la justice depuis belle lurette, contestant le morcellement et la vente illicite et illégale de N’Gorfouhondou, terre de culture des populations de Diré</em> », avance-t-il.

Face à cette situation qui constitue une bombe à retardement, le président de la coopérative demande la réaction immédiate des autorités de la transition pour éviter des problèmes entre ces spéculateurs et les agriculteurs, déjà en difficultés à cause de la crise sécuritaire que traverse notre pays.

<strong>Adama Coulibaly</strong>

<em> </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Comité Syndical de la Direction Nationale du Contrôle Financier à Yacouba Katilé :   « Le mensonge et la fausse information réduisent les marges de manœuvre d&amp;apos;un syndicat… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/le-comite-syndical-de-la-direction-nationale-du-controle-financier-a-yacouba-katile-le-mensonge-et-la-fausse-information-reduisent-les-marges-de-manoeuvre-dun-syndicat-2987226.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 10:03:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une lettre publiée le vendredi 5 août 2022, le Groupe des personnes concernées par la lettre N ° 2022 3266 - MTFPDS - SG - DNTPP - D1-3 du 26/07/2022 et ayant fait le concours d’entrée à la fonction publique directement avec la Licence Professionnelle en 2014, réplique à une correspondance du Secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali UNTM), M. Yacouba Katilé. </strong>

« <em>Nous sommes stupéfaits et consternés d'apprendre dans la lettre N ° 0146 / BE - UNTM / SG du 03/08/2022 l'existence d'anomalies dans l'Arrêté N ° 2022-3266 - MTFPDS - SG - DNTPP - D1-3 du  26/07/2022 portant régularisation de notre situation administrative. Dans ladite lettre vous parlez de la signature d'un document attestant que nous ne formulerions pas de demande de régularisation visant à accéder à la catégorie A selon vos propres termes, et bien aucun des six personnes concernées dans l'Arrêté n'a connaissance d'un tel document soumis à notre signature </em>», rappelle d’entrée de jeu le groupe. Et d’ajouter qu’il remplit pleinement les conditions. Car ses membres font partie (conformément à l’Article 121-1 de l'ordonnance N ° 2014-019 / P - RM du 3 octobre 2014), des fonctionnaires déjà intégrés en catégorie B2 sur la base du diplôme de la licence professionnelle ou générale obtenue à partir de 2013 sont transposés en catégorie A au 3ème échelon, 1ère classe de la grille en annexe.

Dans sa correspondance, le groupe rappelle Katilé en ces termes : « <em>Si vous disposez de la preuve, alors apportez- la, car le mensonge et la fausse information réduisent les marges de manœuvre d'un syndicat et porter atteinte à sa crédibilité</em> ». Tout compte fait, le groupe explique : « <em>Nous n'allons pas nous adonner à une longue explication après les jugements de la Cour Suprême , cependant nous vous invitons à faire preuve de bon jugement en ayant tous les éléments d'un dossier à votre disposition avant de vous prononcer là-dessus sous prétexte que vous avez été saisi par des mécontents , surtout les documents de la Cour Suprême du Mali ( la Juridiction Supérieure du Pays ) dont les jugements sont justes : L'Arrêt N ° 244 du 29/04/2021 ; L'Arrêt N ° 711 du 09/12/2021 ; Le certificat de non recours du 22/12/2021 ; Les notifications aux parties du 23/12/2021</em> ».

Toutefois, le groupe affiche son regret de voir M. Katilé s’en prendre, non seulement, à Madame le Ministre du Travail et de la Fonction Publique pour avoir appliqué une décision de justice de la juridiction supérieure du pays. Mais aussi de leur « <em>classer dans le même panier que des fonctionnaires catégorie B2 ou autres qui ont étudié pour avoir une licence professionnelle sans congé de formation délivré par le Ministère du Travail et de la Fonction Publique, conformément à la loi</em> ». S’adressant toujours à M. Katilé, le groupe conclut : « <em>Vous ne nous semblez pas dans une posture de défense des travailleurs vue la teneur de cette lettre, et vue toutes les pièces à dispositions de Madame le Ministre pour signer cet Arrêté. Nous sommes aussi vos syndiqués, vous devez être du côté de la justice et non dans le sentiment ou l'émotion. Nous constatons dans l'esprit de cette lettre une campagne de dénigrement des autorités de la transition sur du faux en ce qui concerne l'Arrêté 3266 du 26 juillet 2022 dont vous ne maîtrisez peut-être pas ou disons ne mesurez pas. Il n'est pas recommandé de rendre justice à certains en ôtant des droits à d'autres en violation des décisions de justice, cela ne peut conduire qu'à une situation anarchique</em> »

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Divisions au sein du M5&#45;RFP : les opposants à Choguel Maïga changent de direction  Le Point de non&#45;retour !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/divisions-au-sein-du-m5-rfp-les-opposants-a-choguel-maiga-changent-de-direction-le-point-de-non-retour-2987223.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 09:59:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ces derniers mois, les tensions se sont multipliées au sein du M5-RFP, à cause de la politique du Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla Maïga, issu des rangs du mouvement. Ses opposants ont donc décidé de changer la direction du M5-RFP.</strong>

Le mouvement créé, il y a deux ans, par de nombreux acteurs politiques pour faire front contre l'ex-chef de l'État, Ibrahim Boubacar Keita, connaît des turbulences en interne. À l'origine de ces divisions, les décisions prises par Choguel Kokalla Maïga, qui est l'un des fondateurs du mouvement, depuis qu'il est Premier ministre.

Ses alliés d'hier sont désormais farouchement opposés à ses convictions politiques. Et tous ces dissidents ont donc pris la décision de mettre en place une nouvelle direction au sein du M5-RFP.

« <em>Le conflit qui nous oppose à Choguel Maïga est politique</em> », pointe Koniba Sidibé, le président du comité stratégie du mouvement. Il poursuit : « <em>Nous avons mis ensemble au point ce mouvement M5-RFP avec un objectif très clair : la chute d’IBK, la fin des mauvaises pratiques.</em><em> Il se trouve que, malheureusement, Choguel, dès qu’il a accédé à la primature, a eu d’autres préoccupations. Toutes les mauvaises pratiques de gouvernance contre lesquelles on s’était battu, Choguel les a répétées</em> ».

Et c’est pour cette raison, explique Koniba Sidibé, que la décision a été prise de changer la direction du mouvement. « <em>Nous pensons que le peuple malien, l’ensemble des militants et partisans du M5 vont comprendre notre démarche.</em><em> Parce que la réalité est en train de rattraper Choguel. Les Maliens se posent la question aujourd’hui, qu’est-ce qui a réellement changé ? À part insulter tout le monde.</em> »

Décidemment, l’opération Choguel, à tout prix à la tête de la Primature, est en train de jouer un vilain tour à la junte militaire qui avait jusque-là, bénéficier de la clémence des forces vives de la nation, malgré des dérives et l’incapacité à faire mieux que le régime précédent.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la gouvernance du pays prend une tournure de plus en plus inquiétante. Même les soutiens des premières  heures de Kati commencent à déchanter. Comment a-t-on atteint le point de non-retour ?

Désormais à Bamako, le seul mot d’ordre lisible est le clan Choguel au beurre, les autres au charbon. C’est du moins cette lecture que beaucoup font des agissements de Choguel, depuis son arrivée, à la Primature. Résultat, les pros-Choguel sont nommés comme attachés de cabinet,  chargés de mission, etc.

Malgré l’ébullition sans précédent du front social, aucune remise en cause n’est perceptible. Mieux, la politique des intimidations et des menaces qui avait coulé le régime IBK a atteint son paroxysme. Que faut-il attendre d’une telle gouvernance basée sur le mépris et la volonté de se servir ?

Et comme pour dire qu’en quelques choses malheur est bon, la classe politique malienne s’est enfin réveillée après une hibernation dictée par les événements. Cette fois-ci pas pour des postes, mais pour défendre notre démocratie aujourd’hui en péril.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire au Mali : Assimi dos au mur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/situation-securitaire-au-mali-assimi-dos-au-mur-2988038.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 14:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La situation sécuritaire au Mali, va de Charybde en Scylla. En témoignent la boucherie que l’armée malienne vient de subir. En chiffre, les Forces Armées maliennes (FAMa) pleurent 42 compagnons d’armes tombés, le dimanche 7 août 2022, à Tessit dans la zone dite des trois frontières.</strong></em>

<em>Ces massacres qui sont devenus le lot quotidien des unités combattantes de notre pays, ne sont cependant que la partie visible de l’iceberg terroriste qui se rapproche dangereusement de notre capitale,  Bamako, sans que rien ne semble arrêter la déferlante. </em>

<em>En effet, pendant que les groupes djihadistes ne cachent plus leur volonté d’isoler Bamako, c’est le cœur politique du Mali, sis au camp Soundiata Keita de Kati dans les faubourgs de Bamako, qui a essuyé dernièrement,  l’ire des groupes fanatisés, le 22 juillet 2022.</em>

<em>Ceux qui ont accueilli dans l’euphorie le coup d’État militaire, commencent à douter de l’armée comme solution à la crise sécuritaire</em>

<em>Et alors que les populations vivent ou redoutent l’apocalypse, le discours des autorités militaires du pays s’inscrit quasiment dans le déni. L’on claironne à la trompette militaire, à qui veut les entendre, que « l’armée monte en puissance »  sans que cela ne soit  véritablement perceptible sur le terrain. Même ceux qui ont accueilli dans l’euphorie, le coup d’État militaires au Mali, commencent à douter de l’armée comme solution à la crise sécuritaire surtout que l’État du Niger qui montre un meilleur état sécuritaire, n’est pas dirigé par un bidasse. Et en réalité, l’échec des militaires face au désastre sécuritaire, ne relève pas d’un sort maléfique lancé par les adeptes de la démocratie. Il s’explique fort logiquement. </em>

<em>En effet, les bons stratèges militaires, issus des prestigieuses écoles de guerre,  sont envasés dans les micmacs politiques dans les capitales, laissant les théâtres d’opérations militaires aux acteurs les moins bien préparés à la guerre. Pire, l’arrivée au pouvoir des militaires, a ravivé les fractures au sein des différentes fractions des armées qui combattent sur le terrain. Et tout cela sonne comme une confirmation de la célèbre pensée de  Georges Clemenceau selon laquelle « la guerre, c’est une chose trop grave pour la confier à des militaires ».  </em>

<em>En attendant de tirer toutes les leçons de ces intermèdes militaires, l’on ne peut que nourrir des regrets de voir des armées dans des nations souveraines,  balbutier leur art de la guerre,  en se cachant derrière l’alibi éculé de la guerre asymétrique qu’imposent des hordes de bergers et de paysans armés sans véritable formation militaire.</em>

<em><strong>C’est le moment de sonner la mobilisation générale pour faire face à l’ennemi</strong></em>

<em>En effet, la guerre que mènent les groupes armés dans le Sahel, n’est plus cette guerre sans front ni visage. Les zones d’actions et les modes opératoires sont aujourd’hui bien connus. Il n’y a que les armées régulières qui n’arrivent pas à opérer les mues nécessaires afin d’avoir une longueur d’avance sur l’ennemi. Et ce ne sont pas les grands discours du « complotisme » international dirigé contre les pays du Sahel en raison de leurs supposées grandes richesses minières, qui viendront effacer cet amer et triste constat.  </em>

<em>Cela dit, l’heure n’est pas au désespoir. Il est plus que temps de faire le sursaut d’orgueil tant attendu pour inverser le rapport de forces sur le terrain. Et le changement qualificatif commence d’abord par ne pas laisser la guerre aux seuls militaires qui ont montré leurs limites. Le capitaine Thomas Sankara disait : « un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes, quelles que soient leurs compétences. Les peuples conscients assument eux-mêmes leur défense ». </em>

<em>C’est donc le moment de sonner la mobilisation générale pour faire face à l’ennemi qui exploite aujourd’hui  la propension des populations à la fuite, pour gagner du terrain. Mais en attendant que prenne forme cette guerre populaire, il faut continuer à renforcer les capacités opérationnelles des combattants par une formation plus adaptée aux réalités du terrain et des équipements plus performants, surtout que des indices concordants permettent de dire, aujourd’hui, que les groupes armés ont recours aux nouvelles technologies pour semer le chaos. L’autre grande réponse à la dégradation de la situation sécuritaire, est la coopération entre les États, qui reste encore faible même si l’on a noté çà et là des opérations conjointes entre certains États et des organisations communautaires dont les actions sont restées largement en deçà des attentes. En effet, le péril est aujourd’hui commun à tous les États de la sous-région dont d’ailleurs la porosité des frontières est l’un des atouts des groupes armés qui peuvent utiliser, l’un ou l’autre pays, comme base arrière ou zone de repli après leurs attaques. Cela dit, il faut aller au-delà des guéguerres politiciennes qui desservent des populations liées le plus souvent par l’histoire et la géographie pour unir les forces et bouter définitivement le péril terroriste hors de nos frontières. En effet, l’Armageddon, cette grande bataille où les forces du bien triompheront des forces du mal, sera communautaire ou ne sera pas.</em>

<em><strong>Mariam Konaré</strong></em>]]> </content:encoded>
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<title>Agence Nationale d’Évaluation des Hôpitaux (ANEH) :  Le DG et son clan font perdre plus de 18 millions FCFA à la structure</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/agence-nationale-devaluation-des-hopitaux-aneh-le-dg-et-son-clan-font-perdre-plus-de-18-millions-fcfa-a-la-structure-2987228.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 00:10:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement de jetons de présence indus pour un montant de 5,4 millions FCFA (5 490 000 F) auquel s’ajoute, le paiement des indemnités de déplacement et de missions indues d’un montant de plus de 12 millions (12 779 000 FCFA). Telles sont les mauvaises pratiques qui sont à l’origine d’une perte sèche de 18,2 millions FCFA (18 269 000 F) à l’Agence Nationale d’Évaluation des Hôpitaux, seulement en 2018, 2019, 2020 et le premier semestre 2021. </strong>

18 269 000 FCFA, c’est le montant total des irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur Général à l’Agence Nationale d’Évaluation des Hôpitaux.  Si l’on s’en tient au rapport de l’équipe de vérification, il ressort que le Directeur Général de l’ANEH, Sékouli Fadjadji Touré gère dans un laisser-aller sans précèdent.

<strong>Non respect des textes par le DG </strong>

Selon l’article 6 du Décret n°03-143/P-RM du 07 avril 2003 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux, « Le Conseil d’administration de l’Agence est composé de douze (12) membres ». Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé pour examen suivant mémo n°001 du 28 décembre 2021, les résolutions du CA, les décrets de nomination des administrateurs et leurs procurations lors des sessions. Elle a également procédé à l’examen du registre et des comptes rendus des sessions du Conseil d’Administration de l’ANEH ainsi que des états de paiement de la période sous revue.

Contre toute attente, elle a constaté que le Directeur Général de l’ANEH, Sékouli Fadjadji Touré, a ordonné le paiement de jetons de présence indus à des administrateurs lors des 22ème, 24ème et 25ème sessions du Conseil d’Administration. Ainsi, lors de la 22ème session, des jetons de présence de 100 000 FCFA ont été payés à l’administrateur représentant la Fédération Nationale des Associations de Santé Communautaire (FENASCOM) alors que son nom ne figurait pas dans le registre de délibération de ce jour. De même, l’administrateur représentant le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a encaissé sans procuration, des jetons de présence de trois (3) administrateurs en raison de 100 000 FCFA par administrateur, dont un à la 22ème session et les deux autres à la 24ème session. Le montant indûment payé est de 300 000 FCFA.

Comme si cela ne suffisait pas, au cours de la 25ème session du CA, tenue le 16 février 2021, l’équipe devérification a constaté que 12 administrateurs ont bénéficié des jetons de présence alors que 8 administrateurs seulement ont participé à la session. Le montant indûment payé est de 400 000 FCFA.

Également, l’équipe de vérification a constaté le paiement de jetons de présence à des observateurs ainsi qu’à des employés de l’ANEH lors des 22ème, 24ème et 25ème sessions du CA alors qu’ils ne sont pas administrateurs, soit un montant indûment payé de 1 100 000 FCFA pour onze (11) observateurs et 3 590 000 FCFA pour les employés. Le montant total des jetons de présence indûment payés est de 5 490 000 FCFA.

<strong>Le DG ordonne le paiement d’indemnités indues </strong>

Le passage de l’équipe de vérification à l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux a mis à nue la complicité entre le Directeur Général Sékouli Fadjadji Touré et ses collaborateurs de travail dans le seul but de se partager l’argent du contribuable. Sans arrière-pensée, ils ont foulé au pied l’article 2 du Décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission. Cet article est clair: « <em>L’indemnité de déplacement et de mission est une indemnité journalière allouée aux fonctionnaires et agents de l’Etat en vue de couvrir les frais encourus pour les déplacements ou missions à l’intérieur ou à l’extérieur du pays</em> ». Et l’article 3 du même décret d’ajouter : « <em>L’indemnité de déplacement et de mission est destinée à couvrir les frais relatifs à la nourriture, à l’hébergement, aux déplacements pendant la mission</em> ».

Dans le but de s’assurer du respect des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a procédé à l’analyse des états de paiement ainsi que des ordres de mission relatifs aux missions d’évaluation et de dissémination des référentiels.

Du coup, les enquêteurs sont tombés sur des pratiques qui ne permettent pas à un service d’atteindre les résultats escomptés. Ils ont décelé que le Directeur Général de l’ANEH a ordonné le paiement des indemnités de déplacement et de mission indues.

En effet, sans aucune base légale, des indemnités de déplacement et de mission indues ont été payées à des participants résidents au cours des ateliers tenus les 21 septembre 2018, 23 mai 2019 et 7 septembre 2020 à Bamako, relatifs à la phase d’élaboration des référentiels et à la dissémination du référentiel pédiatrique dans les hôpitaux du district de Bamako. Les indemnités de déplacement indûment payées pour ces ateliers est de 3 200 000 FCFA.

S’agissant de l’atelier du référentiel sur la prise en charge des urgences urologiques, la mission a constaté des paiements de perdiems aux participants résidents à la phase d’élaboration ainsi qu’à sa validation technique en date du 27 septembre 2019 alors que ledit référentiel avait fait l’objet de validation interne d’étape au cours d’un atelier en date du 6 septembre 2019. Le montant indûment payé est de 5 325 000 FCFA.

De même, pour le référentiel de prise en charge des urgences cardiovasculaires, l’ANEH a payé des perdiems à des participants résidents pour un montant de 4 254 000 FCFA. Le montant total indûment payé aux participants résidents est de 12 779 000 FCFA.

Cette gestion catastrophique d’une agence aussi importante que l’ANEH prouve à suffisance que son DG en la personne de Sékouli Fadjadji Touré est non seulement loin de respecter les textes fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence qu’il dirige. En bloc, sa gestion est comparable à celle d’une épicerie.

Face à cette gestion calamiteuse, il doit répondre de ses actes. Et depuis la transmission du rapport d’enquête, à qui de droit, le dirlo de l’ANEH et ses complices,  son Adjoint Oumar Diakité ; le régisseur Boubacar Soumounou ; l’Agent Comptable Oumou Gassama et le comptable  Hassim Traoré ne dorment plus que d’un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Football :  Cheick Doucouré victime de chantage !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-cheick-doucoure-victime-de-chantage-2984181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 09:43:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Récemment transféré du côté de Crystal Palace en provenance du RC Lens, Cheick Doucouré serait victime de tentative de chantage. </strong>

Dans un communiqué publié par son avocat, Maître Alexis Rutman, on apprend qu'un photographe et un agent de joueurs, soutenus par un journaliste, tenterait d'extorquer de l'argent au milieu de terrain malien, ainsi qu'à sa famille.

Les individus mis en cause dans cette affaire affirmeraient que l'ancien pensionnaire de Ligue 1 aurait une « double identité » et qu'à défaut d'un paiement, les preuves de cette accusation seraient dévoilées. L'avocat du joueur indique également qu'une plainte a été déposée et que des actions judiciaires seront menées.

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Crise multiforme au Mali :  Les enfants font face à l’insécurité alimentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-multiforme-au-mali-les-enfants-font-face-a-linsecurite-alimentaire-2984173.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 09:39:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali connaît une crise multiforme sans précédent. Le nombre d’enfants victimes d’insécurité alimentaire et de malnutrition atteint des sommets, en raison de l'insécurité croissante, des chocs climatiques et viennent s’ajouter à cela les impacts de la pandémie du COVID-19.</strong>

Considéré comme l’une des régions les plus vulnérables d’Afrique, le Mali est un pays du Sahel central dont les indicateurs de développement sont parmi les plus faibles au monde.

La violence armée au Mali a des effets dévastateurs sur la survie, l’éducation, la protection et le développement des enfants. La hausse de l’insécurité a également aggravé les vulnérabilités déjà présentes dans les régions du pays (le Nord, le Centre, le Sud…), notamment les niveaux élevés de <a href="https://www.unicef.fr/dossier/nutrition">malnutrition</a> et le manque d’<a href="https://www.unicef.fr/dossier/eau-et-assainissement">accès à une eau salubre et à des installations d’assainissement.</a>

Environ 7,4 millions de personnes dans les trois pays du Centre Sahel ne savent pas de quoi leur prochain repas sera fait. Si l’on compare avec les moyennes des 5 dernières années, l’insécurité alimentaire aiguë a augmenté de 225% au Burkina Faso, de 91% au Mali et de 77% au Niger.

Cette crise alimentaire ne peut pas être résolue sans accès à l’eau potable. Les pays du Centre Sahel enregistrent les taux de mortalité les plus élevés d’Afrique dus au manque d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène.

Le Mali à lui seul fait l’expérience de la plus rapide croissance de déplacés, avec une augmentation de 37% de déplacés en ces 12 derniers mois. L’accès humanitaire s’est grièvement détérioré, de même que l’accès aux services essentiels, puisque l’insécurité a conduit à d’amples fermetures des centres de santé, écoles et marchés.

Venant s’ajouter à la situation déjà alarmante de la région, les impacts de la pandémie du <a href="https://www.unicef.fr/dossier/coronavirus">COVID-19</a> ont aggravé la malnutrition et l’insécurité alimentaire. D’après des analyses récentes, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë en 2022 pourrait augmenter de 21%. Ce qui représenterait 2,9 millions d’enfants malnutris dans 3 pays du Sahel (Burkina, Niger, Mali), dont 890 000 souffrant de malnutrition aiguë sévère. Et le Mali à lui seul compte 83 000 enfants qui souffrent de malnutrition.

<strong>À crise multiforme dans le pays, succession de décès…  </strong>

Déjà fragilisées par les chocs climatiques et confrontées à la violence armée, des populations maliennes sont contraintes d’abandonner leur terre et leurs moyens de subsistance, et se réfugier dans des communautés hôtes, qui doivent elles-aussi faire face à d’immenses défis. Le nombre de déplacés internes au Mali est passé de 350 110 de décembre 2021 à 370 548 personnes en avril 2022. Tous ces facteurs ont eu pour conséquence l’aggravation de la vulnérabilité, l’augmentation du nombre de personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle (un malien sur quatre). De juin à Août 2022, 1,8 million de personnes seront en insécurité alimentaire aiguë contre 1,33 million en 2021.

Au Mali, près de la moitié des décès d'enfants de moins de 5 ans sont liés à la malnutrition. La malnutrition expose les enfants à un risque beaucoup plus élevé de décès et de maladies graves, en particulier liées à des infections infantiles courantes, telles que la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, le VIH/SIDA et la rougeole, en raison de l'affaiblissement du système de défense immunitaire lié à la malnutrition. La malnutrition chronique, ou retard de croissance, touche plus de 26% des enfants au Mali. Le retard de croissance à des effets à long terme sur le développement physique et cognitif de l'enfant, l’expose aux maladies courantes et entrave sa performance scolaire.

Le Mali a également l'un des taux les plus élevés de malnutrition aiguë au monde, et la malnutrition aiguë sévère - la forme la plus mortelle de malnutrition - touche un peu moins de 2% des enfants : plus de 160.000 enfants de moins de 5 ans vont avoir besoin d’un traitement en 2022. Chaque année, sur près de 9 millions de décès d'enfants de moins de 5 ans dans le monde, on estime que 3 à 5 millions sont imputables à la malnutrition.

Dans ce contexte déjà très fragilisé, au Mali, les interventions en matière de sécurité alimentaire et de nutrition doivent répondre aux besoins humanitaires d’urgence ; sans négliger les interventions essentielles pour renforcer les systèmes et les communautés dans la durée et permettre d’accélérer l’accès aux services de base.

<strong>Renforcer l'aide humanitaire et agir sur le long-terme</strong>

La crise alimentaire et nutritionnelle qui frappe les pays du Sahel a atteint son pic. Plus d’1 million d’enfants sont en danger de mort. Du coup, les dirigeants africains et les partenaires de développement sont appelés à intensifier leur réponse humanitaire.

Pour ce qui est du Mali, la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires, les faibles récoltes, le changement climatique et la crise multiforme dans le pays requièrent une action concertée de la part de l’État, pour renforcer la résilience à long terme.

Les risques augmentent pour les enfants au Mali à un moment où les traitements alimentaires thérapeutiques prêts à l'emploi qui sauvent la vie de tant d'enfants chaque année deviennent plus coûteux - et a augmenté de 16% au niveau mondial en raison d’une forte hausse du coût des matières premières.

Pour atteindre chaque enfant avec des traitements vitaux contre la malnutrition aiguë sévère, l’UNICEF appelle à une accélération de l'accès aux traitements vitaux pour les enfants touchés par la malnutrition aiguë sévère.

Ce qui nécessite que le Mali incluent le traitement de la malnutrition aiguë des enfants dans les programmes de financement de la santé et du développement à long terme, afin que tous les enfants puissent bénéficier de programmes de traitement, pas seulement ceux qui vivent dans des situations de crise humanitaire.

Mieux, le gouvernement malien et tous les partenaires doivent opérer un changement de paradigme ; intensifier la prévention et promouvoir des approches multisectorielles pour faire face aux multiples vulnérabilités sous-jacentes telles que l'insécurité alimentaire généralisée, les pratiques alimentaires et de soins inadéquates pour les nourrissons et les jeunes enfants, la nutrition maternelle inadéquate, l'incidence élevée des maladies infantiles, l'accès insuffisant à l'eau, à l'assainissement et aux services de santé, le genre et d'autres normes sociales, tous interagissant sur un terrain marqué par une pauvreté généralisée.

Enfin, les donateurs et les organisations de la société civile devront donner la priorité à un financement flexible pour la nutrition afin d'assurer un écosystème de soutien des donateurs diversifié, croissant et sain. <strong> </strong>

En attendant, il est impératif pour les dirigeants du Mali de transforme<strong>r</strong> les systèmes alimentaires pour que la sécurité alimentaire, une meilleure nutrition et une alimentation saine et abordable soient une réalité pour tous<strong>. </strong>

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Militaires ivoiriens incarcérés au Mali : L’embarras d’Abidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/militaires-ivoiriens-incarceres-au-mali-lembarras-dabidjan-2984174.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 09:39:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le 10 juillet au soir date à laquelle 49 militaires ivoiriens, dont une grande partie issue des forces spéciales; débarqués à l’aéroport de Bamako ont été emprisonnés par les autorités maliennes, on se perd en conjectures. Plus l’affaire s’éclaircie et plus elle devient opaque…</strong>

La dernière réaction de l’état-major des armées de Côte d’Ivoire est venue renforcer le malaise qui entoure cette histoire. En effet, les explications du colonel Armand Guezoa Mahi sont si surprenantes qu’elles mettent en lumière l’embarras d’Abidjan dans cette affaire rocambolesque. Pour comprendre l’étrangeté de ces déclarations, il faut savoir que depuis quatre jours cette intrigue prospère sur un embrouillamini. Les militaires ivoiriens arrivaient-il à Bamako dans le cadre d’une mission des Nations Unies, comme l’assure Abidjan ou étaient-ils des mercenaires venus déstabiliser le Mali comme l’affirme Bamako ?

Dans un premier temps, Olivier Salgado, porte-parole de la Minusma donne le point aux autorités ivoiriennes en écrivant dans un tweet que les soldats arrêtés sont des Éléments Nationaux de soutien (NSE). Ces effectifs sont des forces d’appui aux contingents des pays déployés au Mali dans le cadre des Nations Unies. Mais dès le lendemain, il est contredit par sa hiérarchie à New-York qui déclare à RFI : « Les troupes ivoiriennes n’appartiennent pas aux forces de la Minusma. Une requête de la Côte d’Ivoire, pour déployer des éléments nationaux de soutien, a été approuvée en 2019. Cependant, aucune troupe n’a été déployée sous cette convention depuis ce moment-là. » Premier set gagné par les autorités maliennes, mais le match n’est pas fini… C’est après ces aveux onusiens qui ont déstabilisé Abidjan que le chef d’état-major est monté au filet en déclarant que : les éléments avaient été arrêtés dès leur arrivée à l’aéroport et donc, qu’ils n’avaient pas eu le temps d’accomplir les formalités administratives. Sous entendant ainsi qu’ils n’avaient pas eu la possibilité de s’enrôler à la Minusma. Comme si ces formalités se faisaient sur le coin d’un comptoir au débarquement et ne suivaient pas une procédure longue et stricte… Le haut gradé s’embrouille ensuite en donnant moult détails sur les raisons du déploiement des militaires et du contrat avec Sahel Aviation Services, une société qui travaille, elle pour les Nations Unies. Mais ce qu’il ne dit pas est plus important que ce qu’il dit, car en réalité, le travail de ces militaires consistait seulement à sécuriser le hangar de cette société dans l’aéroport de Bamako. Or, selon des documents, sur les 49 militaires, 31 sont des Forces spéciales. Pourquoi tant de soldats d’élite pour garder un entrepôt ? Cette histoire n’a pas fini de livrer ses secrets…

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le CDM sur la conduite de la transition  « Il est aujourd&amp;apos;hui inacceptable de continuer à assister pacifiquement Mahmoud Dicko dans sa volonté irresponsable et apatride… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-cdm-sur-la-conduite-de-la-transition-il-est-aujourdhui-inacceptable-de-continuer-a-assister-pacifiquement-mahmoud-dicko-dans-sa-volonte-irresponsable-et-apatride-2984171.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 09:38:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée, le samedi 16 juillet dernier, au siège de la CMAS dans le cadre de l’hommage aux victimes des 10, 11 et 12 juillet 2020, l’Imam Mahamoud Dicko, a appelé au redressement du pays. Comme pour dire que le Mali continuerait de tanguer. Une énième sortie jugée « ratée » par le Collectif pour la Défense des Militaires (CDM) qui dans ce qu’il appelle « droit de réponse », n’a pas voulu lui faire cadeau. </strong>

Très contesté ces derniers temps à cause de sa position vis-à-vis de la transition, l’Imam Mahamoud Dicko se trouve, aujourd’hui, dans le collimateur de plusieurs de ses compatriotes maliens qui ne voient qu’en lui, un homme d’intérêt.

C’est du moins, ce que l’on puisse comprendre d’un droit de réponse du Collectif pour la Défense des Militaires, en date du dimanche 17 juillet dernier.

Dans cette note rendue publique, les hommes et les femmes qui composent ledit collectif, ne se voient pas sur la même longueur d’ondes que l’ancienne autorité morale du M5-RFP quant à sa dernière sortie. Ils vont jusqu’à s'interroger sur les motivations réelles des sorties « <em>ratées</em> » de Mahamoud Dicko.

Selon le CDM, à chaque fois que le Mali fait face aux ennemis de l'extérieur, Mahmoud Dicko sort avec ses messages de dichotomie. « <em>Après avoir qualifié nos Autorités d'arrogantes, aujourd'hui, Mahmoud Dicko veut instrumentaliser le Peuple Malien contre son propre Pays</em> », déplore-t-on.

Dans son droit de réponse, le CDM rappelle à Mahmoud Dicko «<em> qu'il est très mal placé pour donner des leçons de valeurs dont il prétend défendre d'autant plus qu'à plusieurs occasions, il a manqué de se rappeler que c'était avec les autres qu'il a cheminé pour faire tomber le régime d'IBK tout en ignorant qu'il avait décidé seul lors de la proposition par exemple du Premier Ministre Moctar Ouane, sans préalablement consulter les autres acteurs de la révolution</em> ».

« <em>C'est pour toutes ces raisons que le CDM pense qu'il est aujourd'hui inacceptable de continuer à assister pacifiquement Mahmoud Dicko dans sa volonté irresponsable et apatride d'induire le Peuple dans l'erreur</em> », avance le CDM.

Aux dires du Collectif, de par ces déclarations, Mahmoud Dicko « <em>est hostile à tous ceux qui aspirent à la stabilité du pays, à sa sécurisation et les efforts louables du peuple Malien qui ne ménage aucun effort pour son soutien indéfectible aux Autorités de la Transition Panafricaine du Mali, bref à la République</em> ».

Dans son adresse, le CDM rappelle Mahmoud Dicko que la Transition Panafricaine du Mali a été rectifiée le 24 Mai 2021 et scellée par le Peuple Souverain du Mali le 14 Janvier 2022 : « <em>On lui rappelle que dans une telle crise multidimensionnelle par excellence, avec des dimensions Économiques, Sociales, Politiques que connaît notre pays, nos références Religieuses et Culturelles, entre autres, doivent nous appeler à la plus grande retenue, à l'oubli de soi au profit de la Patrie</em> ».

« <em>Les Victimes des événements du 10-11 et 12 sont des Maliens, paix à leurs âmes. Ils ne doivent pas être une récupération politique encore moins un élément de chantage surtout pour un imam de surcroît</em> », a rappelé le CDM, qui présente ses Condoléances aux Familles Endeuillées et s'impliquera davantage pour que justice soit rendue en toute impartialité, afin de situer la responsabilité de tout un chacun dans cette affaire pour que plus jamais elle ne soit un fonds de commerce pour certains ; juste pour leurs intérêts personnels.

Enfin, le CDM sollicite la Justice et les Autorités Judiciaires « à prendre au sérieux » les déclarations, les propos menaçants et incendiaires de Mahmoud Dicko pour la stabilité de notre pays qui a tant souffert ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Poussée à un retrait précipité du Mali : La France opte pour un changement de paradigme dans la coopération militaire avec l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/poussee-a-un-retrait-precipite-du-mali-la-france-opte-pour-un-changement-de-paradigme-dans-la-cooperation-militaire-avec-lafrique-2984170.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 09:31:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La France veut changer son fusil d’épaule en matière de coopération militaire avec l’Afrique. L’annonce a été faite par le président Emmanuel Macron, à l’occasion de son traditionnel discours aux armées, à la veille de la célébration de la fête nationale du 14 Juillet.</strong>

Évoquant, à l’occasion, le futur de Barkhane qui aura désormais le Niger pour point d’ancrage au Sahel, le locataire du palais de l’Élysée a rappelé « le défi logistique » que vit aujourd’hui la force française poussée à un retrait précipité du Mali après huit ans de présence, en raison de la brouille diplomatique entre Paris et Bamako. Ce, dans un contexte de montée en flèche du sentiment anti-français au sein d’une opinion africaine devenue très critique à l’égard de l’ancienne puissance coloniale relativement à la présence et au rôle de ses troupes engagées sur le terrain des opérations en Afrique. Et quand la France n’est pas accusée par les Africains de duplicité dans la lutte contre le terrorisme, c’est son impérialisme sous une forme plus feinte, aux relents de néocolonialisme, qui est mis en avant pour lui tailler des croupières au point de renforcer aujourd’hui le ressentiment des populations dans son ancien « <em>pré-carré</em> ».

<strong>Le  président français fait preuve de réalisme</strong>

C’est dire si au-delà de la question militaire, c’est toute la politique africaine de la France qui est aujourd’hui en question. Et cela, l’Élysée semble l’avoir compris. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président français, Emmanuel Macron, fait preuve de réalisme en cherchant à s’adapter à la nouvelle donne. Mais la France avait-elle vraiment le choix ? Tout porte à croire que non. Car, après un peu plus de soixante ans d’indépendance pour la plupart de ses ex-colonies, les réalités ont changé. Les mentalités aussi ont beaucoup évolué avec un éveil jamais égalé des consciences et une implication de plus en plus grande des populations dans les questions politiques qui ne sont plus du seul ressort d’une certaine élite. Mais, il y a aussi le rôle de veille citoyenne joué par une société civile émergente et qui n’a jamais été aussi sûre de sa force, avec des populations africaines de plus en plus intéressées à voir clair dans la gestion de la chose publique.

De ce fait,  elles sont devenues de plus en plus critiques et exigeantes envers leurs propres dirigeants qui ont de moins en moins de marges de manœuvre dans la prise de certaines décisions qui engagent le destin de la Nation. De même, ce que la France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, pouvait se permettre, il y a de cela une quarantaine d’années, elle ne peut plus le faire de la même manière, aujourd’hui. Autrement dit, l’ère des coups d’État à la Bob Denard est complètement révolue. Il y a donc nécessité de s’adapter à la nouvelle donne, car les rapports entre États ont changé. Les populations avec, et les besoins aussi.

<strong>Bamako a été un déclic pour la France</strong>

Aujourd’hui, par exemple, la préoccupation majeure des populations africaines, surtout en Afrique de l’Ouest, reste la question sécuritaire. Et pour beaucoup de ces populations, dont certaines ont été consciemment ou inconsciemment formatées dans le mythe de la toute-puissance de l’ancienne puissance coloniale, si la France n’arrive pas à venir à bout du terrorisme, c’est qu’elle ne joue pas franc jeu. Certains vont même jusqu’à la charger ouvertement de complicité avec les terroristes. Toute chose qui ne fait qu’exacerber le sentiment de rejet de la France par des populations marquées au fer rouge par la récurrence des attaques meurtrières des forces du mal.

De toute évidence, l’on peut dire que le courroux de Bamako a été un déclic pour la France. Une sorte de remise en cause qui  justifie cette volonté de redimensionnement de la coopération militaire avec l’Afrique. Et si Macron ne le faisait pas, tôt ou tard, il faudrait le faire. Mais au-delà, ce n’est peut-être pas seulement l’ensemble du dispositif militaire français en Afrique, qui a besoin d’être repensé mais bien plus, en termes de réalisation de projets structurants visant à une véritable autonomisation de l’Afrique. Et cela vaut aussi  bien pour la France que pour toutes les autres puissances, qu’elles soient occidentales, asiatiques, etc. Mais ce combat est d’abord celui de l’Afrique qui devrait, pour une fois, savoir tirer la couverture sur elle, et qui a aujourd’hui plus que jamais, véritablement besoin de prendre son destin en main.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terrorisme au Mali :  Amadou Koufa, toujours vivant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/terrorisme-au-mali-amadou-koufa-toujours-vivant-2982144.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 06:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour donner sa version des massacres de Moura et Dialassagou, l</strong><strong>e Jnim, lié à Aqmi, vient en effet de publier une vidéo du chef de la Katiba Macina, Hamadoun Koufa, son groupe de combattants à l’œuvre dans le centre du Mali.</strong>

Amadou Koufa s’y exprime essentiellement sur l’opération menée par l’armée malienne à Moura, près de Djenné, en fin mars. Le Jnim a aussi publié un communiqué spécifique, écrit, sur le massacre de Dialassagou, commis il y a tout juste une semaine dans la région de Bandiagara. Cette fois, sa barbe, habituellement rougie au henné, est aussi noire que son chèche. Hamadoun Kouffa réfute la version de l’armée malienne selon laquelle les Fama auraient tué 203 personnes, toutes jihadistes, à Moura.

Le chef de la Katiba Macina assure qu’il n’y avait ce jour-là que 30 combattants dans le village et accuse les soldats maliens, ainsi que leurs supplétifs russes, désignés sous le nom de Wagner, d’avoir tué des centaines de civils.

Hamadoun Kouffa cite également d’autres opérations conjointes de l’armée malienne et de Wagner à Macina ou encore Arabanda.

Cette vidéo (en fait deux, l’une en arabe, l’autre en langue peule) de propagande a été authentifiée et traduite par le centre de recherches Menastream, spécialiste des questions sécuritaires et des groupes jihadistes au Sahel.

<strong>Aucun civil tué, selon le Jnim</strong>

Le Jnim a par ailleurs publié un communiqué écrit sur son canal officiel Az-Zallaqa, cette fois au sujet de l’attaque de Diallassagou, cercle de Bankass. C’était il y a huit jours. 132 civils ont été tués a affirmé le gouvernement malien, plus d’une centaine selon les Nations unies, mais aucun selon le Jnim qui prétend avoir ciblé uniquement des individus ayant collaboré avec l’armée malienne au cours de patrouilles qui avaient conduit à des exécutions sommaires.

Des sources locales y voient une manière pour le Jnim d’essayer de se rattraper : « <em>un tel carnage compromet leur stratégie de séduction des populations, résume l’une d’entre elles, alors ils essaient de se justifier… et de jouer, une fois encore, sur la division entre les communautés.</em> »

<strong>Appel à la retenue dans le cercle de Bankass</strong>

L'attaque de Diallassagou est venue rompre l’accord de paix intercommunautaire local conclu l’année passée : le Jnim, groupe jihadiste lié à Aqmi, affirme dans une vidéo avoir voulu répondre à des opérations de l’armée malienne au cours desquelles des exactions auraient été commises (lire ci-dessus). L’armée, elle, dément systématiquement toute accusation d’exactions.

Ces derniers événements menacent en tout cas de raviver des tensions intercommunautaires : chasseurs traditionnels dozos contre jihadistes, communauté dogon contre communauté peule, les raccourcis et les amalgames sont rapides et instrumentalisés par les différentes parties. Aussi, les ressortissants du cercle de Bankass lancent un appel à la retenue pour éviter un cycle de représailles sanglantes. Moumouni Guindo est président de l’Association pour le développement du Séno Bankass (Adeseba), qui regroupe des habitants du cercle de Bankass.

« <em>Nous appelons nos parents à la retenue, au calme et surtout à éviter la tentation de la vengeance, des répliques, des représailles et de tout ce qui peut détruire davantage le tissu social. Nous nous adressons à toutes les communautés du cercle de Bankass sans distinction, et nous leur demandons de résister à la tentation de la division, de faire l’effort qu’il faut pour dépasser ces événements malheureux et de continuer à vivre comme d'antan. Il y a dans notre secteur des individus venus d’ailleurs, qui appartiennent aux différentes tendances terroristes, qui occupent ou qui écument les lieux et qui commettent des exactions. Ceci est de nature à opposer les uns et les autres parce que les uns et les autres s’accusent mutuellement. Nous demandons à toutes les communautés, à toutes les personnes, d’être vigilantes et d’éviter de tomber dans le piège</em>. »

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conflit foncier et risque d’affrontement entre Zambougou et Massabougou : Le Gouverneur de la région de Ségou accusé de jeter de l’huile sur le feu</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/conflit-foncier-et-risque-daffrontement-entre-zambougou-et-massabougou-le-gouverneur-de-la-region-de-segou-accuse-de-jeter-de-lhuile-sur-le-feu-2982139.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 06:58:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien ne va plus entre les populations de Zambougou et Massabougou, deux villages de la région de Ségou. Rien qu’à cause d’un conflit foncier qui selon l’Association des Ressortissants de Zambougou, s’est vite aggravé depuis la nomination du nouveau Gouverneur de la région de Ségou. </strong>

Dans une correspondance adressée au Ministre de l’Administration Territoriale le 22 juin dernier, l’Association des Ressortissants de Zambougou alerte d’un risque d’affrontement entre leur village et Massabougou. Avec comme source, un conflit foncier entre ces deux villages voisins qui se côtoient, sans problème depuis des décennies.

À en croire, l’Association des Ressortissants de Zambougou, tout a commencé depuis la venue du nouveau Gouverneur de la région de Ségou, qui selon elle, serait le beau fils d’un habitant du village de Massabougou. Et d’ajouter : « <em>depuis que ce dernier a été nommé Gouverneur de Ségou, quelques jeunes sont partis le voir pour une convoitise de cette partie du territoire de Zambougou, la partie où ils n’ont jamais cultivé avant ; ni leurs pères ni même leurs arrières grands parents </em>».

« <em>En effet pour les encourager, le Gouverneur leur a octroyé des géomètres de Ségou pour venir mesurer tous nos champs sans même la présence des villageois de Zambougou ; et après ils ont commencé à débourser les lieux, plus de 50 ha</em> », peut-on lire dans la correspondance.

Selon les ressortissants de Zambougou, lorsqu’ils se sont rendus compte, ils sont allés voir le même Gouverneur en question. Lequel les a envoyés chez le Préfet qui, à son tour les a soulagés en leur disant qu’il va ouvrir une enquête. Mais contre toute attente, ils ont été trainés par le préfet qui a fait venir, d’après eux, des soi-disant enquêteurs au frais de la population et jusqu’à présent l’enquête continue.

« <em>Nous avons compris que c’était une manière pour nous mettre la poudre aux yeux. Même si le préfet est de bonne foi, il est sous l’ordre du Gouverneur qui fait attendre, jusqu’à ce que les pluies tombent et un plan était déjà préparé pour que Massabougou, le village de la femme du Gouverneur aille cultiver en première position l’endroit litigieux. Le mardi dernier, une centaine de villageois de Massabougou est sortie pour aller au même endroit avec plus de 60 charrues dans l’esprit de se battre contre la population de Zambougou qui se préparait pour aller affronter leurs voisins de Massabougou. Et n’eût été mon intervention, le pire allait se passer. C’est ainsi que je leur ai dit d’aller voir le préfet qui les fait traîner encore, sans envoyer le dossier au tribunal. Malgré tout, Massabougou continue de cultiver les lieux litigieux</em> », explique un ressortissant de la localité.

S’adressant au Ministre de l’Administration Territoriale, notre interlocuteur prévient que le Gouverneur de Ségou n’inspire plus confiance : «<em>Je ne crois pas qu’il pourra résoudre ce problème. Si rien n’est fait je ne serais plus à mesure de calmer cette population de zambougou et un risque d’affrontement n’est pas à exclure ; mais que Dieu nous en garde</em> ».

Selon lui, le village de Massabougou qui se vente de ses bras longs, ne jure que par s’en parer de tout l’espace litigieux ou de le diviser en trois parties dont deux pour lui. À défaut, Zambougou qui a refusé cette proposition, risque de tout perdre.

Dans leur correspondance, les ressortissants de Zambougou rappellent le Ministre qu’avec le Mali Kura, « <em>de telle chose doit être résolue en toute transparence, sans partie pris et en toute vérité</em> ».

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’éligibilité des militaires au terme de la transition au Mali Les germes d’une crise pré et post&#45;électorale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/leligibilite-des-militaires-au-terme-de-la-transition-au-mali-les-germes-dune-crise-pre-et-post-electorale-2982141.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 06:47:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une fois cumulées, la nouvelle loi électorale et la Charte de transition révisée ouvrent une brèche qui permet théoriquement à l’actuel président de briguer la magistrature suprême.</strong>

Au Mali, le Conseil national de Transition (CNT), l’organe législatif provisoire, a adopté le vendredi 17 juin 2022, une nouvelle loi électorale qui permet, une fois cumulée avec la version révisée de la charte de transition datant de février dernier, au colonel Assimi Goïta de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Cette possibilité n’a pas fait l’objet de débats houleux, lors de l’adoption de la nouvelle loi électorale par le CNT qui a apporté 92 amendements au projet proposé par le gouvernement, sur un total de 219 articles.

<em>Au moment où se dessine le chronogramme de retour à l’ordre constitutionnel normal dans notre pays, c’est un véritable pavé que la société civile a jeté dans la mare, alors que toute l’attention des acteurs était portée sur les divergences entre le gouvernement et le Conseil national de transition (CNT) concernant la nouvelle loi électorale adoptée le 17 juin dernier par l’organe législatif de transition et qui vient d’être promulguée par le chef de l’État. Il s’agit de l’éligibilité des militaires au terme de la transition en cours à Bamako. Une nouvelle disposition chargée de poudre à canon, qui risque de mettre le feu aux poudres, si l’on n’y prend garde, étant entendu qu’au départ, il n’était pas question que les dirigeants de la transition puissent prétendre à un quelconque poste électif au terme de leur intérim. De fait, la Charte de la transition interdit clairement au président de se présenter aux prochaines élections censées signer la fin de sa mission.</em>

<em><strong>Le colonel Assimi Goïta a définitivement tombé le masque</strong></em>

<em>Mais la subtilité est qu’aux termes de la nouvelle loi, la possibilité est offerte aux militaires membres des organes dirigeants de la transition, de se présenter à condition de rendre leur démission quatre mois avant la tenue des élections. Aussi,</em> la version révisée de la charte adoptée le 21 février 2022 par le CNT prévoit aussi qu’en cas de vacance de la présidence de la Transition <em>« pour quelque cause que ce soit »</em> c’est le président du CNT qui le remplacerait.

En bloc, le cumul de la loi électorale et de la charte de transition amendée rend possible la candidature d’Assimi Goïta à la prochaine présidentielle s’il démissionne à la fois de la Présidence et de l’armée, quatre mois avant la date du scrutin.

Lors du vote de la nouvelle loi électorale (115 voix pour, 3 contre et aucune abstention), cette probabilité n’a pas été évoquée.  Le débat s’est essentiellement cristallisé autour de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), dont la composition a été largement modifiée sur fond de divergences entre le CNT et le gouvernement. De 7 membres, dont 4 nommés par le Premier ministre dans le texte initial proposé par le gouvernement de Choguel Kokalla Maïga, la composition de l’AIGE est passée à 15 membres, dont trois nommés par le président et un seul par le Premier ministre. Les partis politiques et la société civile doivent en désigner sept. Les autres sont nommés par divers pouvoirs publics.

<em>« L’acte que nous venons de poser est historique. Nous venons de doter le Mali d’une nouvelle loi électorale. Ce n’était pas gagné d’avance, le chemin était parsemé d’embûches, mais nous y sommes parvenus », </em>s’est félicité le colonel Malick Diaw, président du CNT.

L<em>e fait est que cette nouvelle disposition serait sans doute passée inaperçue dans l’océan des amendements que la loi électorale a subis, n’eût été la vigilance de la  Mission d’observation des élections au Mali (Modèle Mali), composée d’experts de la société civile, qui a relevé la supercherie dans son dernier rapport. On voit donc venir Assimi Goïta. Et l’on peut même se demander si ce n’est pas à dessein que le débat était focalisé sur les autres points de divergences entre l’Exécutif et l’organe législatif, à l’effet de faire passer insidieusement la pilule. Toujours est-il que le scénario qui se dessine, et l’on en serait pas étonné, est de voir le locataire du palais de Koulouba larguer les amarres de la transition à quelques encablures de la prochaine présidentielle, pour se porter candidat. D’autant que dans la version révisée de la charte, le terrain a été balisé de sorte qu’en cas de vacance de la présidence de la transition « pour quelque cause que ce soit », le président du CNT, qui n’est personne d’autre que son frère d’armes, le colonel Malick Diaw, puisse le remplacer. Si ce n’est pas une façon d’assurer ses arrières pour mieux franchir… le fleuve Djoliba à la conquête du fauteuil présidentiel dans une volonté de légitimation de son pouvoir par les urnes, cela y ressemble fort.  Mais le pari paraît risqué.  Et pour Assimi Goïta, et pour le Mali. </em>

<em>En attendant, le moins que l’on puisse dire, c’est que le colonel Assimi Goïta a définitivement tombé le masque. Mais en donnant l’impression de jouer le jeu pour finalement montrer un tel visage de malignité, Assimi Goïta ne rend pas service au Mali. Car, au-delà de la mauvaise foi et de la volonté manifeste de conserver le pouvoir, c’est une loi très explosive qui expose son pays à d’énormes risques de déflagrations internes. </em>

<em><strong>Assimi Goïta gagnerait à marcher sur les pas du  général ATT ou encore du colonel Salou Djibo </strong></em>

<em>Et la classe politique et la société civile ne devraient pas tarder à tirer les longs couteaux. D’autant qu’en dehors de cet amendement, des voix s’élevaient déjà au sein de la classe politique, notamment le M5-RFP, pour « suggérer au président de la transition de ne pas promulguer la loi amendée par le CNT », arguant du fait que la presque centaine d’amendements apportés par le CNT « dénaturent profondément » le texte initial. C’est dire si la nouvelle loi est loin de faire l’unanimité, et comporte en elle-même les germes d’une </em><em>crise pré et post-électorale d’envergure</em><em>.  Mais, si à la crise sécuritaire déjà très préoccupante, devait s’ajouter une crise politique qui pourrait davantage exacerber les tensions sociopolitiques, on se demande si Assimi Goïta n’aurait pas creusé la tombe du Mali, en promulguant une telle loi.  Car, non seulement ça risque de cailler au propre comme au figuré à l’interne avec tous les risques de voir fuir les partenaires, mais cela pourrait ne pas arranger non plus les rapports du pays avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui est toujours en attente  de signaux positifs pour lever ses sanctions.  Le Mali n’a pas besoin de ça. Dans le contexte actuel qui est le sien, il a plutôt  besoin d’aller à ces élections dans la sérénité, avec l’accompagnement de la communauté internationale pour l’aider à sortir de la mauvaise passe qu’il traverse. C’est le seul combat qui vaille pour les dirigeants de la transition. C’est pourquoi, s’il veut entrer dans l’histoire par la grande porte et c’est tout le mal qu’on lui souhaite, Assimi Goïta gagnerait à marcher sur les pas d’aînés comme le général malien Amadou Toumani Touré (ATT) ou encore le colonel nigérien Salou Djibo. Deux officiers supérieurs restés célèbres dans l’histoire pour avoir su rétablir la démocratie dans leurs pays respectifs au terme des transitions qu’ils ont menées à la suite de coups d’État.  Toute chose qui ne l’empêche en rien de revenir plus tard sur la scène politique. Mais s’il choisi le scénario à la Guéi,  ce général ivoirien « venu balayer » le palais présidentiel pour mieux s’y installer, l’histoire pourrait se charger de lui rappeler que les mêmes contorsions politiques conduisent toujours aux mêmes résultats désastreux. Ce serait bien dommage.</em>

<em><strong>Jean Pierre James</strong></em>]]> </content:encoded>
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<title>Opérationnalisation de la station de traitement des boues de vidange de Sotuba :  Les vidangeurs outillés sur les conditions d’utilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/operationnalisation-de-la-station-de-traitement-des-boues-de-vidange-de-sotuba-les-vidangeurs-outilles-sur-les-conditions-dutilisation-2982136.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 00:41:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de l’opérationnalisation de la station de traitement des boues de vidange réalisée par la MINUSMA à Sotuba, l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali (ANGESEM), en partenariat avec l’ONG BORDA, a organisé un atelier d’information et de sensibilisation à l’endroit des vidangeurs. Objectif : leur expliquer les conditions de déversement des boues dans la nouvelle station de Sotuba. C’était du 23 au 24 juin dernier, à l’Hôtel Mandé</strong>.

L’ouverture des travaux était placée sous la présidence de la Directrice Générale de l’ANGESEM, représentante du Ministre de l’Assainissement, de l’Environnement et du Développement durable, en présence de M. Boubacar Mahamadou Maïga, Directeur Pays de l’ONG Borda et du représentant de la Mairie de la commune II du district de Bamako.

Initié dans le cadre l’opérationnalisation de la station de traitement des boues de vidange de Sotuba, cet atelier intervient au moment où la problématique de la gestion des boues de vidange devenait de plus en plus préoccupante dans nos villes. Surtout,  quand on sait que les vidangeurs faisaient face à un manque criard de lieu de déversement. Toute chose qui constitue une menace pour l’environnement et le cadre de vie des populations.

En intervenant financièrement et techniquement dans l’organisation de cet atelier sur les conditions d’utilisation de ladite station, l’ONG BORDA par la voix de son directeur pays, se félicite d’apporter sa contribution à la gestion efficiente des boues de vidange conformément à ses objectifs. « <em>En finançant cet atelier de renforcement des capacités, nous magnifions notre volonté d’accompagner les vidangeurs afin de mettre fin au déversement anarchique des boues de vidange</em> », a-t-il déclaré.

Selon Mme Konaké Ouma Djénéba Mahamane, Directrice Générale de l’ANGESEM, après la réalisation de cette station et avant la mise en service, il a été jugé nécessaire de sensibiliser et former les vidangeurs sur les conditions d’utilisation de la nouvelle infrastructure. « <em>Cette formation est d’une importance capitale pour nous. Elle permet aux vidangeurs de comprendre les conditions de déversement des boues dans la nouvelle station</em> », a martelé la Dg de l’ANGESEM.

Dans son intervention, elle a salué la MINUSMA pour la réalisation de l’infrastructure qui constitue un ouf de soulagement.

À la faveur d’une visite en marge de cet atelier, M. Idrissa Maïga, chef du département travaux de l’ANGESEM a expliqué la portée environnementale de ladite station, la toute première dans notre pays. « <em>C’est une station qui fonctionne sur le principe d’une grande fausse septique avec une capacité journalière de 125 m2. Cette station contribuera, forcement, à la gestion efficiente des boues de vidange en ce sens que la station d’épuration de Sotuba est une station de lagunage. Donc, la nouvelle infrastructure va apporter son apport en matière organique. Ce qui va contribuer à l’amélioration des conditions de fonctionnement de la station des eaux usées de Sotuba</em> », a souligné M. Maïga.

Il ajoute qu’en plus de la station, la MINUSMA a financé un filtre planté pour améliorer davantage le système parce que la station en question va recevoir les boues provenant des ménages, les contenus des fausses septiques, des latrines, des puisards, entre autres. « <em>Ces nutriments ne seront pas ou très peu vont être séquestrés dans la station d’épuration de Sotuaba parce la partie liquide de ces boues va rejoindre les lagunes de la steppe de Sotuba et les boues seront étalées sur les lits de séchages qui existent déjà</em> », ajoute-t-il.

Selon lui, le filtre planté permettra de soustraire l’effluent avant son rejet dans le fleuve Niger.

Le bon comportement, la bonne organisation et la carte et le paiement d’une redevance de 500F par mètre cube, sont selon M. Maïga les conditions à respecter.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transports :  Un consortium de syndicats des transporteurs demande la relecture des textes du CMTR</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transports-un-consortium-de-syndicats-des-transporteurs-demande-la-relecture-des-textes-du-cmtr-2979949.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 10:42:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Passer en revue les nombreux problèmes qui plombent le secteur des transports et proposer des pistes de solutions. Tel était l’objectif d’une rencontre organisée par un consortium de syndicats des transporteurs composé du SYNTRUI-Mali (Syndicat National des Transporteurs Routiers Urbains et Interurbains et Internationaux du Mali), du STA (Syndicat des Transporteurs par Autobus) et de la FGTRAM (Fédération des Groupements des Transporteurs du Mali). C’était le dimanche 12 juin 2022 à la Maison de la Presse, en présence des responsables du Collectif pour la Refondation du Mali (COREMA) et non moins membres du CNT. </strong>

Secteur assez contributeur à l’économie nationale, le transport est frappé de plein fouet par plusieurs difficultés d’ordre administratif et organisationnel. Cette rencontre a été mise à profit pour attirer l’attention des autorités de la transition sur ces maux qui minent ce secteur pourvoyeur d’emplois et de richesses.

Pour la circonstance, plusieurs responsables syndicaux des transporteurs étaient présents à cette rencontre. Au-delà du président du Syntrui-Mali, M. Adama Coulibaly et M. Malicky Doumbo Diallo du FGTRAM, on notait au présidium, M. Boubacar Coulibaly du STA. S’y ajoute, le secrétaire général du bureau du Syntrui-Mali du district de Bamako M. Siaka Diakité qui assurait la police des débats. Sans compter les représentants des regroupements syndicaux des régions.

Si cette rencontre n’a pas été organisée pour faire des revendications, elle a tout de même permis d’attirer l’attention des décideurs à travers les responsables du COREMA, non moins membres du CNT.  Car selon les organisateurs de cette rencontre, le secteur des transports est vital mais traverse une crise sans précédent qui s'est aggravée avec les conséquences des sanctions illégitimes et inhumaines imposées par la CEDEAO au vaillant peuple du Mali.

Inorganisation des acteurs du transport routier dans son ensemble, tracasseries routières, non-respect des textes régissant l'évacuation des marchandises maliennes en transit dans les différents pays côtiers de la sous-région. Auxquels s’ajoutent, la problématique du renouvellement du parc automobile malien, le non-respect des textes relatifs au transport pour compte propre et la concurrence déloyale des transporteurs pour compte propre vis-à-vis des transporteurs professionnels, les conséquences sur le secteur, la cessation du paiement du droit de traversée et la vente illégale des tickets par le Conseil Malien des Transporteurs Routiers(CMTR). Bref, la liste des maux dont souffrent le secteur des transports au Mali, n’est pas exhaustive.

Au sujet de la vente illégale des tickets par le CMTR qui constitue aujourd’hui un obstacle pour le secteur des transports, les responsables syndicaux des différents regroupements ont montré leur indignation contre cette mauvaise pratique.

Dans leurs interventions, les responsables syndicaux ont fait croire que le CMTR a outrepassé ses missions régaliennes. « <em>Au lieu de rassembler et d'organiser le secteur, le CMTR est devenu syndicat et le gouvernement n'a plus d'interlocuteur. Il ne se souci que du montant à mobiliser des fonds à travers les tickets alors qu’il n’est pas autorisé à le faire</em> », ont-ils dénoncé.

Les responsables syndicaux sont très remontés contre le président du CMTR en la personne de M. Youssouf Traoré dont l’élection laisse à désirer. Pour eux, ce dernier est dans une mauvaise posture et est en complicité avec le département des transports qui jusque-là, ne pipe pas mots et restent à preuve de contraire, silencieux face aux activités illégales du CMTR. Aux dires de ces personnalités, une relecture des textes du CMTR s’impose et la transition en cours est le moment opportun pour le faire, en ce sens que ledit conseil ramasse des milliards par an pour des destinations inconnues.

Les tracasseries routières et administratives sont d’autres difficultés auxquelles le secteur des transports fait face. À en croire le consortium de syndicats, le transport est devenu une vache laitière. «<em> Mieux vaut ne pas être en règle que de l'être. Parce que quoi qu’on fasse, il est aujourd’hui très difficile d’échapper aux tracasseries routières et administratives </em>», fustige-t-il

Dans la foulée, les organisateurs de la rencontre ont sollicité l’implication des autorités de transition dans la résolution de ces problèmes. Face à cette situation préoccupante, ils ont proposé au-delà de la relecture des textes du CMTR, entre autres, la suppression de la vignette auto, le retour au droit de traversée et le respect des textes régissant le transport au Mali.

Les messages des transporteurs ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Car selon les responsables du Collectif pour la Refondation du Mali représenté par M. Fousseyni Diawara et Aboubacar Sidiki Fomba, il faut une synergie des actions pour trouver une solution à ces problèmes. Conscients qu’aucun pays ne se développe sans le transport, le COREMA a rassuré de faire son possible pour pallier à ces difficultés qui minent le secteur des transports.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Durée de la transition malienne à 24 mois Bamako mesure&#45;t&#45;elle les conséquences de son acte ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/duree-de-la-transition-malienne-a-24-mois-bamako-mesure-t-elle-les-consequences-de-son-acte-2979937.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 10:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les discussions étaient censées se poursuivre sur le chronogramme de la transition et que toutes les oreilles étaient tendues du côté de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) pour savoir si elle lèverait enfin les sanctions contre le Mali au terme de son prochain sommet extraordinaire prévu en début juillet prochain, les autorités de Bamako ont pris plus d’un, de court avec le décret présidentiel du 6 juin dernier fixant la durée de la transition « à 24 mois, à compter du 26 mars 2022 ». </strong>

En agissant de la sorte, c’est un véritable pavé que les autorités de Bamako ont jeté dans la mare de la CEDEAO avec laquelle les discussions achoppaient sur ce délai et pour laquelle la durée de la transition au Mali, ne saurait excéder 18 autres mois, après le rendez-vous manqué de fin février dernier. Quelle mouche a donc pu piquer le colonel Assimi Goïta pour qu’il publie un tel décret au lendemain du sommet extraordinaire de la CEDEAO qui se donnait encore un mois pour arrondir les angles avec Bamako ; tant on disait les parties au dialogue, assez proches d’un consensus ?

<strong>À-t-il eu, en creux, l’imprimatur de l’instance régionale pour le faire ? Bamako voudrait mettre un terme aux discussions avec la CEDEAO qu’elle ne s’y prendrait pas autrement</strong>

Se dessinait-il le scénario que l’institution d’Abuja que certaines sources disent sensible aux souffrances du peuple malien, serait prête à mettre de l’eau dans son vin pour accompagner le Mali ? Si oui, pourquoi ne fallait-il pas attendre le délai d’un mois fixé par la CEDEAO pour son prochain sommet afin de faire connaître sa décision finale ?  Si non, qu’est-ce qui fonde une telle décision de l’homme fort de Bamako ? Est-ce une façon de forcer la main à la CEDEAO en la mettant devant le fait accompli ? Est-ce une bourde administrative qui aurait fuité comme l’on en voit, par moments, sous nos tropiques ?

Autant de questions auxquelles seul  le locataire du palais de Koulouba peut répondre. En tout état de cause, Bamako voudrait mettre un terme aux discussions avec la CEDEAO qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Mais s’il s’agit d’une nouvelle bravade, il faut croire que Bamako a quelque chose à gagner en jouant les provocateurs au risque de braquer un interlocuteur qui ne manque pas de moyens de pression. Mais le moment serait mal choisi. Car, non seulement ce timing pourrait remettre tout le processus de négociation en cause, mais aussi cette sortie pourrait être lourde de conséquences si Bamako que l’on dit au bord de l’asphyxie économique et incapable de tenir ses engagements internationaux après plus de quatre mois d’embargo, n’a pas les moyens de tenir plus longtemps la tête hors de l’eau. C’est dire si à présent, il faut craindre que par cette décision unilatérale, les militaires au pouvoir à Bamako ne contribuent à froisser  l’organisation sous-régionale qu’elle ne peut pas contraindre à accepter son chronogramme, mais qui, par contre, peut durcir sa position en maintenant ses sanctions contre le Mali.

<strong>Maintenant que les dés sont jetés, que va faire la CEDEAO ?</strong>

Et c’est peu de dire qu’en se la jouant solo, Assimi Goïta et ses camarades ôtent tout argument à leurs soutiens supposés ou réels au sein de la CEDEAO, qui auraient pu militer à l’interne en faveur d’un allègrement des sanctions contre le Mali. Bamako mesure-t-elle les conséquences de son acte ? En tout cas, cette décision est une attitude qui ne manque pas d’interroger, au moment où il fallait plutôt calmer le jeu et mettre balle à terre pour trouver un modus vivendi et un modus operandi de sortie d’un bras de fer qui n’a que trop duré. Sans pour autant que personne ne paraisse perdre la face.  Ceci étant, maintenant que les dés sont jetés, que va faire la CEDEAO ?  Se résoudra-t-elle à boire le calice des 24 mois de délai, jusqu’à la lie, en entérinant sa décision ? Acceptera-t-elle de faire contre mauvaise fortune, bon cœur face aux souffrances du peuple malien ou bien continuera-t-elle de camper sur sa position à l’effet de faire plier la junte ? Va-t-elle réagir dans le sens de ce décret présidentiel malien ou s’en tiendra-t-elle à son propre chronogramme en remettant sa décision au sommet extraordinaire de juillet prochain ? Autant de questions qui ne devraient pas tarder à trouver réponse.

En attendant, tout porte à croire que Bamako a abattu sa dernière carte dans ces négociations qui tardent à accoucher d’un consensus.  La balle est maintenant dans le camp de la CEDEAO.

<strong>A . Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Hôpital du Point G ou l’internat de la fraude :  764 millions FCFA croqués en deux ans et six mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lhopital-du-point-g-ou-linternat-de-la-fraude-764-millions-fcfa-croques-en-deux-ans-et-six-mois-2979919.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 09:51:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur Général du Centre Universitaire Hospitalier du Point G (CHU-Point), le Pr Ilo Bella Dial, est sur la sellette. Les fouilles « archéologico-financières » réalisées dans cet hosto sont sans appel : surfacturations à la pelle, fraude et détournements de fonds. Auxquels s’ajoutent, des dépenses injustifiées et le changement des règles de la comptabilisation, d’une année à l’autre. Autant de pratiques qui selon le rapport d’enquête financière du Bureau du Vérificateur Général (BVG) ont pulvérisé les fonds du CHU du Point. Avec à la clé, plus de 764 millions de francs CFA (764 906 904F) qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin), soit 2 ans et six mois de gestion.</strong>

Le CHU du Point G est une structure majeure du système sanitaire du Mali qui reste confronté à de nombreux dysfonctionnements des dispositifs du contrôle interne et irrégularités financières. Les dysfonctionnements du contrôle interne concernent essentiellement la déficience des outils de gouvernance stratégique et gestion administrative et financière, notamment le projet d’établissement, le manuel de procédures administratives, financières et comptables, le budget de la pharmacie et la tenue de la comptabilité mais aussi le non-respect des procédures de passation de marchés et la faiblesse du suivi des recettes de l’établissement.

Les irrégularités financières sont liées, particulièrement aux défaillances dans le processus d’achat, de mouvement et d’utilisation des consommables de dialyse ; de réception des biens ; de contrôle des opérations de recettes et de dépenses au niveau des régies ; de gestion des cotisations fiscales et sociales.

L’Hôpital du Point G est l’un des plus importants centres hospitaliers du Mali, avec pour mission, l’assurance des soins de santé publique. Mais ce service, ploie sous l’effet de la plus pernicieuse forme de corruption systématique, adoptée sur les plans financier et technique de chaque travail ou paiement organisé par le CHU.  À cette fin, voici des cas de mauvaises gestions au sein de cet établissement hospitalier de notre pays, relatif  aux opérations d’exécution de recettes et de dépenses.

<strong>Les recettes et les dépenses du Point G entre parenthèses </strong>

Le Chef du Service de néphrologie de l’Hôpital du Point G, le Dr Hamadoun Yattara, n’a pas pu justifier l’utilisation de 10 999 séances de dialyse correspondant à un écart entre le nombre de kits et solutions mis à sa disposition par le service de la pharmacie et le nombre de kits et solutions utilisés lors des séances de dialyse effectivement réalisées et communiquées par lui-même à l’équipe de vérification. Sur la base des devis des marchés de la période sous revue, le montant de cet écart non justifié est de 377, 44 millions FCFA (377 449 430 F). De plus, elle a constaté que le montant de plus de  milliards de nos francs ( 3 610 987 910 FCFA) des trois marchés de kits et de solutions de dialyse passés au cours de la période sous revue a été intégralement payé alors qu’un stock de 84 756 consommables de dialyse était disponible chez le fournisseur à la date du 16 septembre 2021 en violation des principes des marchés à commande qui s’exécutent au fur et à mesure des expressions de besoins et de l’émission des bons de commande. La valeur monétaire du stock disponible chez le fournisseur est de 194,31 millions (194 314 660 FCFA). Le montant total des irrégularités sur les consommables de dialyse s’élève alors à plus de 571 millions (571 764 090 FCFA).

Plus grave, l’Agent Comptable du CHU du Point G, Mme Keita Fanta Traoré, n’a pas reversé la part des produits issus de la vente des dossiers d’Appel d’Offres destinée à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégations de Service Public pour un montant de 270 millions FCFA. Au même moment, le Contrôleur financier, M. Cheick Oumar Koné, a apposé son visa sur les pièces d’engagement et de paiement de marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale en vigueur. En effet, il a apposé son visa sur les pièces d’engagement et de paiement de quatre (04) marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale. De ce fait, les acquisitions concernées par cette inobservation de la mercuriale des prix sont : la fourniture de climatiseur Armoire 5 chevaux marque Sharp ; la fourniture de sucre au CHU du Point G ; la fourniture de produits alimentaire sucre en poudre au CHU du Point G et la fourniture de sucre au CHU du Point G.  Le montant total des écarts des prix des fournisseurs par rapport aux mercuriales de la période sous revue s’élève à 9,6 millions de nos francs (9 691 500 FCFA).

Et comme si cela ne suffisait pas, la Commission de réception du CHU du Point G a élaboré des procès-verbaux sans les supports justifiant la quantité des repas livrés au personnel de garde de l’Hôpital. En effet, elle n’a pas pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification le nombre de plats livrés au personnel de garde sur la base duquel les procès-verbaux (PV) de réception ont été établis. De plus, les quantités de plats consignées sur les PV ne correspondent pas au nombre de jour homme de garde. Ainsi, au cours de la période sous revue, l’écart total entre le nombre de plats payé et celui correspondant au nombre de jour homme de garde s’élève à 304 185 plats, soit 118 263 en 2018, 77 922 en 2019 et 108 000 en 2020. Le montant total équivalant à cet écart s’élève à plus de 115 millions de nos francs (115 291 278 FCFA).

<strong>D’embrouilles en magouilles  </strong>

Le Surveillant Général de l’Hôpital du Point, M. Gaoussou Diallo,  a donné, sur la dotation mise à sa disposition pour les besoins des ambulances, du carburant à l’attributaire du marché relatif à l’évacuation des ordures à partir des cartes d’approvisionnement des ambulances du CHU du Point G. Or, le contrat de ce fournisseur ne contient aucune clause relative à la prise en charge de la dotation de ses véhicules en carburant par le CHU du Point G. Le montant de la dotation irrégulière en carburant du prestataire chargé de l’évacuation des ordures s’élève à 254 350 FCFA.

Ensuite vient, le paiement d’indemnités indues par le Directeur Général du CHU du Point G, le Pr Diall,  à son personnel participant aux sessions du Conseil d’Administration. En effet, au cours des 41ème, 42ème et 43ème sessions du Conseil d’Administration, il a octroyé des indemnités de 100 000 FCFA par participant non administrateur au lieu de l’indemnité de 75 000 FCFA autorisée. En somme, 16 participants non administrateurs ont bénéficié de ces indemnités pendant les 41ème  et 42ème session du Conseil Administration et 19 participants durant la 43ème session. Le montant total des indemnités indues s’élève à 1 275 000 FCFA.

Par ailleurs, le DG du CHU du Point G, le Pr Ilo Bella Dial, a procédé à un fractionnement de dépenses. En effet, il a autorisé, sur la régie d’avances, six achats séquentiels de consommables informatiques en mars et en avril 2018 pour un montant cumulé de 979 400 FCFA afin d’éviter un marché par demande de cotation qui nécessite au moins la sollicitation de trois fournisseurs.

Et comble de la « mangecratie » au CHU du Point G, le chef du service de chirurgie, le chef du service de maintenance, le chef du service de néphrologie et le chef du service de cardiologie n’ont pas justifié l’absence de matériels qui leur ont été affectés par le Comptable-matières. En effet, ils n’ont pas pu justifier l’absence de certains matériels affectés à leurs services au cours des travaux d’effectivité réalisés par l’équipe de vérification avec la comptabilité-matières du CHU du Point G.  Le montant total des matériels manquants au cours du contrôle d’effectivité de l’équipe de vérification s’élève à plus de 3 millions (3 087 177 FCFA).

Enfin, lors des opérations d’encaissement des recettes hospitalières du CHU du Point G, pendant la période sous revue, les Guichetiers et le Régisseur de recettes ont annulé des recettes sans émission d’ordre d’annulation par l’ordonnateur. La pratique consiste à annuler des quittances émises contre remboursement des montants encaissés par les Guichetiers et le Régisseur. Le montant total des recettes annulées durant la période sous revue s’élève à plus de 25 millions (25 163 606 FCFA).

En chiffre, la mauvaise gestion en cours au CHU du Point G pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin), a occasionné un trou béat de 764,90 millions de francs CFA dans la caisse. C’est pourquoi les enquêteurs du BVG ont transmis le dossier de centre hospitalier à la justice.

En attendant, les responsables de l’Hôpital du Point G et leurs complices ne dorment plus que d’un œil.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Banque Atlantique Mali :  Un artisan aux commandes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/banque-atlantique-mali-un-artisan-aux-commandes-2975679.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 May 2022 11:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec sa longue et riche carrière, Moussa Touré sera à hauteur de sa mission : œuvrer pour le développement et la performance de la Banque Atlantique Mali (BAM), à travers la consolidation des acquis. </strong>

Moussa Touré est le nouveau patron de la Banque Atlantique Mali. D'après une note officielle reçue le 4 mai dernier, c’est le Conseil d’Administration de la filiale du groupe bancaire marocain BCP &amp; International, qui a procédé à sa nomination au poste de Directeur Général.<strong> </strong>

<strong>Qui est l’homme et que vaut-il ? </strong>

C’est un homme d’expériences avérées qui prend la tête de la Banque Atlantique Mali. Monsieur  Moussa Touré qui n’est pas du tout étranger dans le secteur de la gestion,  est désormais chargé de diriger les destinées de la Banque Atlantique Mali et d’apporter sa touche au rayonnement du groupe marocain BCP (Banque Centrale Populaire). Avant sa nomination au poste de DG de la Banque Atlantique Mali, M. Touré, assurait les fonctions de Directeur général adjoint chargé du Développement. Aujourd’hui, il succède à <a href="https://afrimag.net/personnes/habib-bledou/">Habib HYPERLINK "https://afrimag.net/personnes/habib-bledou/"Blédou</a>, «appelé à d’autres fonctions au sein du groupe», selon un communiqué diffusé par la banque.
<ol>
 	<li>Touré a occupé entre 2006, date de son intégration à la Banque Atlantique et 2009, divers postes de responsabilité. Il fut Directeur de la Clientèle (2006) et Responsable de l’Exploitation (2007 à 2009).</li>
</ol>
Avant son entrée à la banque, Moussa Touré a assumé des responsabilités chez SHELL Mali au Contrôle de gestion et d’Auditeur comptable dans le cabinet d’audit MAECO MALI de 2004 à 2005.

Le nouveau Directeur Général de la filiale malienne de la <a href="https://afrimag.net/societes/banque-atlantique/">Banque Atlantique</a>, est titulaire d’un MBA en Management et Finances de la Southeastern University, Washington DC ; d’un Bachelor in Business Administration de l’Institut Supérieur de Management de Dakar et d’un Certificat Executive Management General des Activités Bancaires, un programme animé par la <a href="https://afrimag.net/societes/banque-centrale/">Banque Centrale</a> des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en partenariat avec le groupe HEC Paris.

<strong>Un homme de sérail</strong>

Grâce à son expérience et à sa connaissance du contexte bancaire, le nouveau, DG Moussa Touré, jouera un rôle important dans la poursuite du développement de la banque. Il ambitionne de poursuivre cette dynamique de croissance en mettant à profit l’expertise et la synergie intergroupes Banque Centrale Populaire afin de proposer des services adaptés aux besoins de la clientèle. Mieux, le nouveau DG positionnera la Banque Atlantique comme un partenaire incontournable fortement impliqué dans le financement de l’économie locale.

Comme on le voit, c’est un homme à l’intégrité morale et intellectuelle reconnues qui vient de prendre les rênes de la Banque Atlantique Mali. Ce qui permettra au groupe bancaire marocain (présent dans les 8 pays de l’UEMOA) d’entamer l’avenir avec sérénité.

Pour certains travailleurs de la Banque Atlantique, il n’y a pas meilleur choix que M. Moussa Touré. « C’est un homme aux compétences avérées et aux qualités humaines reconnues partout au sein de la boîte », indiquent ceux qui ont pratiqué l’homme.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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