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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Nouvelle Libération</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Nouvelle Libération</description>
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<title>Hôpitaux sales et gouffres financiers</title>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 02:07:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils ont une réputation bien établie : ils sont sales en termes d’absence de propreté. Ils le sont davantage parce qu’ils sont devenus des gouffres financiers. Ils viennent d’engloutir des centaines de millions de nos francs. Il s’agit des grands hôpitaux et quelques grands centres de référence du Mali. En effet, dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus (Covid 19), ils ne se sont pas retenus de dilapider des ressources publiques. Du moins, c’est le rapport du bureau du Vérificateur général, publié lundi, qui a découvert le pot aux roses. Liste non exhaustive : 53.411.000 de Fcfa de dépenses indues à l’hôpital du Mali ; 24.420.800 au CHU du Pont G. CHU Gabriel Touré : 100.551.667 de Fcfa de dépenses indues effectuées. 10.376.750 de Fcfa de dépenses indues effectuées à l'hôpital Nianankoro Fomba de Ségou. Le bureau du Vérificateur général relève par ailleurs 9.346.180 de Fcfa de dépenses indues effectuées à l'hôpital de Sikasso. Excusez du peu !

<strong> </strong><strong> </strong><strong>Fonds Covid : les services des impôts font des siennes !</strong>

Des chefs de services des impôts ont minoré les droits d’enregistrement et la redevance de régulation sur des marchés Covid-19. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la mission de vérification financière et de conformité du bureau du Vérificateur général. La mission avait posé ses cartons au Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19. Elle dit avoir «constaté que les services des impôts ont minoré des droits d’enregistrement et la redevance de régulation sur des marchés. En effet, les services des impôts, en calculant les droits d’enregistrement et la redevance de régulation, ont détaxé le montant des marchés passés dans le cadre de Covid-19 alors que ceux-ci ont été conclus hors taxes. Cette irrégularité a entraîné une minoration de recettes pour l’Etat d’un montant de 31 061 251 FCFA au titre des droits d’enregistrement et de 5 033 361 FCFA au titre de la redevance de régulation, soit un montant total de 36 094 612 FCFA.» Vous pensiez avoir tout entendu !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>100 Jours de la Primature Choguel :   Vers une prolongation inévitable de la Transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/100-jours-de-la-primature-choguel-vers-une-prolongation-inevitable-de-la-transition-2944125.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après 100 jours de primature, la Transition seconde version Assimi-Choguel peine toujours à trouver ses marques. Entre radicalisation progressive d’une opposition politique rétive à tout compromis et absence de dialogue, la conduite du pays se déroule tant bien que mal sur fond d’insécurité en nette progression avec une armée à laquelle les terroristes taillent régulièrement des croupières !</em></strong>

Bien malin qui pourrait désigner un seul acte majeur comme un acquis des cent jours que l’ancien président du comité stratégique du M5-RFP, Choguel Maïga, vient de passer à la Primature malienne. Peut-on, réellement, dire qu’il est responsable si aucun des chapitres sur lesquels il s’est engagé, à la fois lors de la présentation de son Programme d’action du gouvernement que pendant différentes rencontres, n’a strictement été accompli ?

Mais il serait injuste de réduire la primature Choguel aux difficultés réelles auxquelles le successeur de Moctar Ouane a été confronté. Dont autant la classe politique hors organes de transition que partenaires du M5-RFP et même les militaires au pouvoir sont peu ou prou à l’origine.

<strong>Ni délai de grâce, ni préjugés favorables</strong>

De fait, Choguel n’a eu droit ni à un délai de grâce encore moins à des préjugés favorables. La situation d’immobilisme sur tous les engagements souscrits par les militaires excluait tout état de grâce. Aucun des chantiers convenus n’avait eu un début d’exécution, au-delà des effets d’annonce dont s’acquittait l’exécutif Moctar Ouane.

Aussi, entre cocasse et maladresse, l’accouchement de son gouvernement a été rendu difficile et l’analyse de la clé de répartition des portefeuilles démontre que le Premier ministre issu du M5-RFP a dû faire beaucoup de concessions et de compromis. Visiblement, la concurrence assez rude pour le choix de chef de gouvernement a empêché l’ancien coordinateur de la contestation populaire de s’adosser davantage à cette force hétéroclite qu’il avait pourtant réussi à conduire jusqu’à la chute du premier exécutif de la transition.

<strong>Absence d’inclusivité et la junte seule maîtresse à bord ?</strong>

Sur les 28 membres de ce gouvernement, selon plusieurs analystes, seuls 8 ministres relèvent du choix du Premier ministre et sont théoriquement censés représenter la classe politique. D’ailleurs, poursuivent-ils, sur ce nombre, peu occupent des portefeuilles importants, à part l’éducation, et aucun à des responsabilités susceptibles d’imprimer la marque des politiques dans la conduite de la Transition.

À la décharge du Premier ministre Maïga, les dichotomies irréductibles de l’échiquier ont eu un certain prolongement sur les relations au dialogue que Choguel a tenté de nouer au sein du landernau. Celles-ci remontent déjà au débauchage massif opéré au sein de l’opposition pour constituer en mars 2019 l’avant-dernier gouvernement et pour organiser le Dialogue national inclusif (DNI).

En déclarant donc ouvertement que la question de la date des élections est inscrite au menu des assises nationales de la refondation, qu’il entend organiser contre vents et marées, le Premier ministre Choguel Maïga a certes fait le choix de se défausser sur une tribune à qui les actuelles autorités compte bien filer ‘’le sale boulot’’ : le caractère ‘’populaire’’ d’un tel forum convient mieux à la prise de décision d’une rallonge de la période transitoire plutôt que par le fait d’autorités qui, autrement, se dédieraient de leurs engagements maintes fois assurés.

Mais c’est la situation qui l’a contrainte à s’y résoudre. Autant l’immobilisme caractéristique de la gestion Bah N’Daw-Moctar Ouane était déjà porteur des signes de rallonge, autant l’absence d’avancées concrètes sur l’ensemble des chantiers impartis à la Transition de 18 mois initialement retenus rendent inévitable la prolongation des délais, en repoussant les élections à… une autre date.

<strong>Opposition irréductible au PM</strong>

Le fétichisme des dates et l’intransigeance à maintenir le terme de février 2022 jurent déjà avec les échéanciers du chronogramme publié le 15 avril 2021 dernier, certainement avec quelque précipitation et davantage pour rassurer la communauté internationale, par le jeune lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Administration. Si nul, pour l’heure, parmi les politiques d’envergure, n’assume et n’accompagne les religieux, dont le Chérif de Nioro dans son appel à une prolongation de la Transition, personne n’est pour autant dupe.

Le réalisme commande soit de réduire de façon drastique la voilure des chantiers transitoires, en renonçant aux ambitions de réformes et à la quasi-totalité des élections à l’exclusion de la seule présidentielle, où c’est théoriquement l’ensemble du peuple qui s’exprime pour conférer la légitimité. Soit de proroger les délais de la Transition pour tenir, en partie seulement, les engagements souscrits face à la communauté internationale et les partenaires d’appui !

Car l’agenda de la Transition paraissait déjà surchargé dès son avènement ! Et il revient au Premier ministre actuel d’assumer la responsabilité de faire des propositions, de préférence avec l’adhésion d’une partie significative de la classe politique. Un rendez-vous raté en diverses occasions, les sensibilités étant quelque peu échaudées par ce que celles-ci considèrent comme «<em>l’absence d’un cadre formel de concertation entre les partis politiques et le Gouvernement autour de la conduite de la transition politique au Mali qui n’est inclusive ni participative</em>». En somme, l’opposition politique formelle accuse le Premier ministre Maïga de passage en force sur nombre de décisions présentées en faits accomplis.

Toutefois, là aussi, le Premier ministre n’a guère eu le choix d’autant qu’en face de lui, l’opposition de fait ne lui a guère facilité la tâche, refusant tout compromis. Cette partie de la classe politique est regroupée au sein du Directoire du cadre d’échanges des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali et comprend l’ensemble des partis politiques ayant cheminé dans la dernière ligne droite avec le défunt régime.

De toute évidence, la seule opposition à l’actuel Premier ministre, visiblement pour des querelles doctrinaires remontant à l’aube de la démocratie, semble être le ciment de cette confrontation, car elle fait l’économie de ses propres contradictions. Elle paraît d’autant plus irréductible que sur des dossiers importants, on aura remarqué la multiplication des volte-face comme sur l’organe unique de gestion des élections.

Plusieurs membres de ce regroupement d’opposition avaient rejeté les conclusions des rencontres organisées par le ministre de l’Administration, en optant pour l’organe unique qui était une des recommandations du DNI, avant de revenir cette fois à la charge en annonçant rejeter cet instrument au profit de l’initiative du département de l’Administration.

En substance, dans son dernier communiqué en date du 13 septembre dernier, le Cadre réaffirme son rejet de «<em>l’Organe Unique de Gestion des Elections (OUGE), préconisé par le Gouvernement en lieu et place de l’Organe Unique et Indépendant de Gestion des Elections (OUIGE), recommandé par le Dialogue National Inclusif, pour sa non-pertinence dans le temps restant de la Transition et demandons de s’en tenir aux conclusions de l’atelier de relecture de la loi électorale organisé par le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, les 29 et 30 juin</em>». La querelle, en plus donc du temps, se  résume à un seul mot : ‘’<em>Indépendant</em>’’…

<strong>Choguel, le coupable idéal</strong>

Choguel devrait donc avoir le dos large ! Militaires irresponsables sur le terrain de la guerre contre l’insécurité et le terrorisme, tout comme opposition politique de fait avec un certain cynisme engagée d’abord à durablement décrédibiliser un opposant, ne cesseront de lui charger la barque des tous les échecs pour tenter d’en tirer les dividendes. Tous ont, d’une façon ou d’une autre, un compte à solder avec lui.

L’ancien président du comité stratégique du M5 n’a jamais ménagé les uns pour avoir ‘’volé’’ la victoire du peuple qui a fait chuter IBK, et les autres dont son mouvement a fini par chasser le régime du pouvoir.

<strong> Moussa Touré         </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assimi Goïta : «Nul ne peut prospérer dans le désordre !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/assimi-goita-nul-ne-peut-prosperer-dans-le-desordre-2944121.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:24:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors des travaux du Conseil supérieur de la Magistrature, mardi 14 septembre, le chef de l’Etat et président de la Transition, colonel Assimi Goïta, a réaffirmé sa détermination à mettre la justice dans de bonnes conditions de travail. Il dit espérer en retour que «la justice donne espoir au peuple malien». Puisqu’elle en a aujourd’hui l’opportunité. Voici son discours.</em></strong>

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la prise de contact. Il était de mon devoir de faire votre connaissance aussi de saluer votre engagement et féliciter tous les efforts consentis depuis le début de la rectification de la transition. Vous dire aussi qu’à travers vos actions, vous commencez à donner de l’espoir au peuple malien. Aujourd’hui, nous, moi en tant que Président de la transition, il y a 02 grandes préoccupations dont nous devons coûte que coûte et très rapidement trouver des solutions. Il s’agit notamment de la question de la sécurité et surtout la justice. Je ne cesse chaque jour que j’ai l’occasion de parler avec le ministre de la justice de lui dire que la stabilité du pays repose sur la justice.

C’est vrai que l’armée doit aujourd’hui jouer son rôle par rapport à la stabilité du pays mais c’est surtout la justice. Et malheureusement ces 02 facteurs sont liés. On a beau maintenir la sécurité tant qu’il y aura l’injustice, tant qu’il y aura l’impunité, nous vivrons toujours les mêmes problèmes d’insécurité voire du banditisme et du terrorisme.

Il ne peut jamais y avoir un Etat fort sans une justice forte. Une justice forte repose toujours sur la qualité des hommes et des femmes qui la composent. Malheureusement aujourd’hui et c’est dans tous les secteurs, nous avons des éléments infiltrés. Des secteurs infectés, affectés par certains éléments corrompus qui sont prêts à vendre leur nation au profit de leur intérêt personnel. Raison pour laquelle nous avons besoin des magistrats déterminés, engagés qui sont prêts à prendre des risques pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la Nation.

En revenant sur la question de la lutte contre la corruption et l’impunité, c’est aujourd’hui la volonté du peuple malien, c’est aussi l’engagement que nous avons pris face à l’Etat. Face à la volonté du peuple, on n’a pas d’autre choix que de l’exécuter. Regardez l’Etat de nos routes, beaucoup de contrats sont signés au nom de l’Etat, regardez qu’à un kilomètre d’ici les gens n’ont même pas à boire. Qu’avons-nous fait de tout cet argent qui a été mis à la disposition de l’Etat ?

Ces populations ne nous demandent pas de travail, ne nous demande pas de l’argent ; nous demandent uniquement le minimum et aujourd’hui on est incapable d’apporter ce minimum à ces populations. Cette lutte contre la corruption, contre l’impunité, qui a été déclenchée, sera une lutte sans état d’âme et sans esprit de retour. On n’a pas d’autre choix. Donc c’est pour vous rassurer de notre soutien total, le soutien du gouvernement et aussi le soutien du peuple malien.

Aujourd’hui, nul ne peut prospérer dans le désordre et c’est le moment aussi de mettre de l’ordre dans notre pays. Concernant toutes les difficultés évoquées, je suis en contact permanent avec le ministre de la justice, et à chaque occasion, il ne cesse d’évoquer vos problèmes. Et nous allons étudier les différentes difficultés afin d’apporter des solutions idoines. Parce que c’est le minimum qu’on peut vous apporter parce que votre mission demande qu’on vous sécurise que vous soyez protégés. Donc nous allons mettre tout ce qui est possible afin de vous mettre dans des conditions vous permettant d’accomplir votre mission. Soyez toujours rassurés de notre accompagnement et en retour nous vous demandons d’accompagner cette transition. Car comme on le dit, l’individu laissé à lui seul ne vaut rien mais c’est tout un chacun qui doit apporter son appui.

Et aujourd’hui tout le monde parle de la refondation, je vais aller plus loin parce qu’il s’agit en réalité de refonder l’individu, l’homme malien. Parce que quand vous regardez la corruption, c’est passé par l’homme, c’est planifié par l’homme et c’est mis en œuvre par l’homme. Il faut des femmes et des hommes engagés capables d’arrêter cet animal féroce qui ravage tout sur son chemin.

Une fois de plus, vous avez tous nos encouragements, toutes mes félicitations, je vous encourage à prospérer, à être déterminants. Cela ne peut surtout pas aller sans la prise de risque. Si c’était facile on n’allait pas se retrouver ici. Félicitations à vous et continuez à apporter de l’espoir. Parce que vous avez aujourd’hui cette opportunité. La chance de donner espoir au peuple malien. Merci d’être venus et à la prochaine. Que Dieu protège et bénisse le Mali.

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Production d’hydrogène et essor de la nouvelle énergie :   Aliou Boubacar Diallo hisse le Mali au sommet de l’énergie propre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/production-dhydrogene-et-essor-de-la-nouvelle-energie-aliou-boubacar-diallo-hisse-le-mali-au-sommet-de-lenergie-propre-2944130.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:18:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Déjà, «</em></strong><strong>plus de 21 milliards de dollars américains, d'après le dernier rapport de qualification 51-101<em>» et une capitalisation de près de 100 milliards US en vue, les investissements du capitaine d’industrie malien, dans la nouvelle énergie, sont en passe de propulser le pays dans la cour des grands de la production des sources d’énergie. À condition que soient au rendez-vous l’engagement des pouvoirs publics et la détermination collective à sortir de l’impasse des blocages dus aux collusions politico-économiques caractéristiques des mœurs de la gouvernance de ce pays !</em></strong>

Si l’adversité politique de l’ancienne famille présidentielle l’a obligé à se désengager de la production aurifère, en cédant ses parts dans la société Wassoul’Or, Aliou Boubacar Diallo n’a ni renoncé à ses ambitions politiques, mais davantage, encore moins au développement des affaires.

Pour rappel, Aliou Boubacar Diallo avait fait de Wassoul’Or, la première entreprise minière créée et détenue par un opérateur local aux côtés des multinationales, en réussissant la prouesse de la faire coter à la bourse de Francfort en Allemagne. En la matière, le challenge d’une capitalisation boursière dénotait la confiance des investisseurs en la solidité d’une affaire conduite par un homme d’affaires n’appartenant a priori pas au gratin des finances mondiales.

Mais la démesure et la pratique de prédation de la famille de l’ancien président IBK, notamment de son rejeton Karim Kéita, avaient entretenu un tel climat malsain que l’opérateur avait préféré céder son affaire à des capitaux étrangers.

Ce n’était cependant que partie remise, car le propre de l’homme d’affaires, arrivé deuxième à la présidentielle de 2018, est d’innover en matière de développement économique. Et pour cause, l’or exit, Aliou Boubacar Diallo va désormais orienter ses <em>«investissements dans l'hydrogène, en dérisquant d’un point de vue géologique l’hydrogène naturel après plus d’une vingtaine de forages et en étant le pionnier de la production de l’électricité avec l’hydrogène naturel sans émission de CO2</em>», explique-t-il. Car, justement, le créateur de Wassoul’Or est d’abord un pionnier, investissant dans des secteurs pratiquement pas exploités par ses pairs opérateurs nationaux.

Et c’est avec fierté que l’opérateur, en dépit des risques inhérents à son initiative, peut affirmer que «<em>grâce à nos travaux dans le Bloc 25 au Mali, nous avons pu confirmer la plus grande découverte d’hydrogène naturel au monde parmi la dizaine de découvertes signalées</em>» à travers le monde par le BGR, une structure d’évaluation scientifique allemande en matière de recherche géologique.

Certes, le Mali est durablement impacté par la crise sécuritaire due au terrorisme, mais bien souvent aussi par la corruption systémique entretenue par son élite politique, sécuritaire dans laquelle baigne le monde des affaires. Pourtant, «<em>aujourd’hui, le Mali a une crédibilité certaine dans le secteur minier et gazier. Son potentiel est avéré et confirmé par différentes études scientifiques</em>…» affirme Aliou Boubacar Diallo, dont l’expertise en la matière est certainement avérée. «<em>Cette découverte d'hydrogène naturel permettra sans nul doute au Mali de dépasser un jour le Qatar</em>», prophétise-t-il avec conviction.

<strong>Un engagement pour développer le Mali par l’hydrogène</strong>

Au sortir de l’or, pour ainsi dire, Aliou Boubacar a innové en investissant un secteur auquel peu sinon pas d’opérateurs maliens comme étrangers n’avaient prêté attention. Un challenge auquel pourtant a cru cet opérateur iconoclaste en créant une société qui ambitionne d’être «<em>le plus grand producteur africain d’hydrogène et un fournisseur majeur d’hydrogène naturel et vert à l’Europe pour lui permettre d’arriver à la neutralité carbone, tel que décidé à l’accord de Paris lors de la COP21</em>».

Dépourvue de toute dette, ce qui constitue un handicap majeur pour toute entreprise de cette envergure, la nouvelle société d’hydrogène dispose déjà de «<em>son programme d'African Big Green Deal, avec un investissement total de plus de 20 milliards d'euros, à réaliser pour la production d’hydrogène naturel et vert au Mali et dans plusieurs autres pays africains où des filiales ont déjà été incorporées</em>». Et, à terme, la valorisation de la «<em>société dépassera la centaine de milliards de dollars américains</em>», détaille l’homme politique et promoteur d’affaires.

L’or est certes aujourd’hui considéré comme l’essentiel de l’indicateur de richesses du sous-sol malien. Cependant, ceci paraît réducteur du riche potentiel gazier dont la démonstration vient d’être faite, à travers les recherches et investissements effectués par Aliou Boubacar Diallo.

En effet, le Mali a raté le tournant de la valorisation de sa production d’or, n’ayant guère appuyé les promoteurs locaux à davantage investir dans les industries de traitement aurifère, dont on sait qu’elles permettent de dégager d’importantes plus-values avec les minerais associés comme l’argent ou autres métalloïdes très prisés dans les industries technologiques de pointe.

Mais Aliou Boubacar Diallo est convaincu que «<em>Ce projet d'hydrogène naturel va inscrire durablement le Mali dans la transition énergétique et permettre ainsi le développement durable du pays</em>». Et en la matière, «…<em>mon engagement pour faire du Mali un grand producteur d’hydrogène est resté intact</em>», s’engage avec presque solennité le promoteur de la nouvelle énergie.

L’opérateur innovant part d’un postulat solide : «<em>Le développement économique et social du Mali se fera par l’implication des opérateurs économiques privés maliens dans la mise en valeur de notre secteur minier et gazier</em>…» dont les effets d’entraînement se ressentiront sur «<em>tous les autres secteurs de l’économie nationale</em>».

«<em>Nous vivons dans un monde mondialisé où l’interdépendance et la mutualisation de nos efforts et de nos moyens sont les seules capables de nous aider à relever les défis multidimensionnels du moment (sécuritaire, économique et sanitaire)</em>», poursuit le candidat de l’ADP-MAliba.

Aliou Boubacar Diallo inscrit ses efforts dans l’intégration et la promotion de toutes les potentialités, d’abord nationales, notamment en finançant, pour des étudiants maliens, comme il le fait «<em>actuellement, une thèse de Doctorat sur l’hydrogène naturel en partenariat avec l’IFPEN (Institut Français du Pétrole et des Énergies Nouvelles)… et deux autres thèses sur l’électrification décentralisée du Mali avec l’hydrogène, sont en cours de négociation avec des universités européennes</em> ».

«<em>Il est temps que le Mali protège ses ressources minières et gazières en les inscrivant dans les questions de sécurité nationale, comme l’ont fait d’autres pays gaziers avec leur gaz naturel</em>», lance Aliou Boubacar Diallo, en guise de cri du cœur. Ce qui est un impératif catégorique incontournable pour toute gouvernance soucieuse de sortir enfin le pays de l’impasse, voire du gouffre où l’ont plongé durablement ses élites politiques de l’ère de la démocratie.

Du reste, et c’est aussi vrai pour les perspectives à long terme du pays, «<em>La solution à la crise multidimensionnelle malienne n'est pas que militaire. Elle est aussi et surtout économique</em>… <em>la solution à la crise malienne passera en partie par le développement de ce projet structurant, innovant, à fort potentiel de valeur ajoutée et de création d’emploi</em> », assure le Golden boy malien des affaires.

<strong>Sortir de l’impasse de l’économie criminelle</strong>

La nouvelle énergie, basée sur la production dépouillée de tout vecteur de pollution, sera la clé de la future révolution industrielle, tout comme le numérique et la digitalisation ont durablement marqué la nouvelle économie et les échanges. Les analyses suggèrent que les grandes économies se préparent activement au tournant majeur et inévitable de l’abandon du tout fossile.

D’ailleurs, l’insolente santé financière des monarchies pétrolières a, ces dernières années, pris du plomb dans l’aile, car on assiste à la multiplication des efforts de réorientation et de diversification des économies de la péninsule arabique et du croissant pétrolier. Le tournant amorcé par la Russie et les importants investissements gaziers dans l’arctique annoncent la nouvelle ère de l’énergie propre, après laquelle les grands pays sont engagés dans un marathon de développement du secteur, et dans laquelle le Mali pourrait disposer d’une place privilégiée, comme le souligne l’ancien promoteur de Wassoul’Or.

Aliou Boubacar Diallo propose donc un engagement public affirmé dans un secteur où la teneur des réserves et la capacité d’accès font nettement du Mali un pays figurant dans le peloton de tête des nouvelles nations gazières avec de surcroît d’importants avantages comparatifs. Au-delà de l’amateurisme et la passivité des pouvoirs publics, le secteur gazier en phase actuellement de recherche sera porteur «<em>de projets structurants et à fort potentiel de développement, pouvant faire émerger une puissante économie nationale, pour mettre fin au cercle vicieux de l’économie criminelle</em>».

C’est pourquoi, «<em>le secteur minier et gazier, avec sa grande capacité de création d’emploi de masse, doit être soutenu et protégé par l’Etat du Mali et les Maliens</em>». Ce domaine a jusque-là échappé à la prédation de l’ancienne famille présidentielle dont la pratique consistait à déstabiliser et à déposséder de leurs affaires les opérateurs de riches secteurs économiques à fortes potentialités.

On le sait, comme notamment pour cet important opérateur pétrolier décédé des suites d’une attaque cardiaque provoquée par la dépossession de ses contrats dont il avait été victime, le propre de Karim Kéita était de profiter du pouvoir paternel pour s’emparer de toute affaire censée être génératrice de retombées financières.

Cela avait été le cas aussi avec un industriel de la filière engrais et intrants agricoles, sur les affaires duquel l’ancien vendeur de véhicules usagés avait jeté son dévolu en compagnie d’un tonitruant et analphabète leader paysan repris de justice. L’industriel avait frôlé de peu la faillite. Les conséquences avaient été telles que le Mali avait plongé dans une crise d’approvisionnement des producteurs en intrants, notamment courant 2019 et 2020, au point d’entraîner une chute drastique de la production agricole nationale.

Mais le candidat de l’ADP-Maliba croit dur comme fer : les décideurs et autres, à qui le peuple aura confié son destin, se doivent dans la transparence de «<em>défendre les grands projets économiques structurants des Maliens, qui sont les seuls à pouvoir développer de manière autonome et durable notre pays, en créant de la richesse et des emplois en masse, pour répondre au chômage de masse des Maliens</em>».

Aliou Boubacar Diallo avertit décideurs et autres partenaires : «<em>Toute tentative de diversion pour retarder ou empêcher la mise en production de l’hydrogène naturel et vert du Mali, tant attendue et suivie par les Maliens, ne sera pas acceptée</em>». Signe de la détermination d’un homme d’action à aller jusqu’au bout !

<strong> Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Marakacoungo : le  prix  du KWH passe à 150 Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/marakacoungo-le-prix-du-kwh-passe-a-150-fcfa-2944132.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:12:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La réalisation de la centrale hybride solaire/diesel de Marakacoungo participe de la volonté des plus hautes autorités du pays à relever le taux d’accès à l’énergie.</em></strong>

Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a procédé, le samedi 11 septembre, à Marakacoungo, dans la commune de Zan Coulibaly, région de Dioïla, à l’inauguration de la centrale solaire hybride de cette localité.

<strong><em> </em></strong>Il avait à ses côtés le gouverneur de la région de Dioïla, les autorités administratives et coutumières de la commune ainsi que celles du village de Marakacoungo.

Faut-il préciser, la réalisation de cette centrale hybride solaire/diesel de Marakacoungo participe de la volonté des plus hautes autorités du pays à relever le taux d’accès à l’énergie grâce à un vaste programme d’implantation de centrales d’énergie solaire et de centrales hybrides, dans le cadre du Partenariat public-privé.

Le projet à Marakacoungo, soutenu par la Banque mondiale, a coûté 552 397 673 FCFA. Il a permis de renforcer considérablement le système d’électrification du village à travers la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 260 KWC, l’installation de deux groupes électrogènes de 160 KVA chacun, un parc de batteries de stockage d’une capacité de 795,84 KWH, l’extension du réseau moyenne tension (MT) de 3,3 km et l’extension du réseau basse tension.

Pour le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, le renforcement de la capacité de production, l’augmentation de la durée et de la qualité du service par la réalisation des installations ainsi évoquées, contribueront fortement à la baisse du tarif de l’électricité de 240 Fcfa/KWH en 2020 à 150 Fcfa/KWH en 2021 ; la mise à la disposition des consommateurs de 6000 compteurs d’énergie ISAGO à prépaiement en cours d’acquisition par l’Amader et à des conditions favorables.

Au nombre des résultats attendus, on peut aussi retenir l’amélioration des conditions de vie des populations, la promotion des activités génératrices de revenus ; la sécurisation des personnes et de leurs biens ; la réduction de la pauvreté, bref l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Par ailleurs, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a affirmé que des efforts seront encore entrepris pour électrifier d’autres villages et faire baisser le tarif du KWH, en réduisant la fracture du prix du KWH entre les villes et les villages.

<strong> </strong><strong>Fanata Sakiliba</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coopération Mali&#45;Qatar : signature d’un accord de financement de 22,32 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-qatar-signature-dun-accord-de-financement-de-2232-milliards-de-fcfa-2944138.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:12:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali et le Qatar ont procédé à la signature d’un accord de financement d’un montant de 40 millions USD (soit environ 22, 32 milliards de FCFA) dont 24 500 000 USD sous forme de prêt et 15 500 000 USD sous forme de subvention.</em></strong>

Le Ministre de l’Economie et des Finances M. Alousséni SANOU et le Directeur Général du Fonds Qatari pour le Développement Son excellence M. Khalifa Al-Kuwari ont procédé à la signature d’un accord de financement d’un montant de 40 millions USD (soit environ 22, 32 milliards de FCFA) dont 24 500 000 USD sous forme de prêt et 15 500 000 USD sous forme de subvention, au titre du Projet PACETEM (Programme pour l'Éducation des Enfants hors Écoles), lors d’une cérémonie de signature virtuelle, ce mardi 14 septembre 2021, en présence de l’Ambassadeur du Qatar au Mali Son Excellence M. Ahmad Al Sunaidi.

«Ce Programme, cofinancé avec la Banque Islamique de Développement dont la contribution s’élève à 33,30 millions USD soit environ 18,58 milliards de FCFA, couvrira toutes les régions académiques du pays, à savoir Bamako Rive Droite, Bamako Rive Gauche, Bougouni, Diola, Douentza, Gao, Kati, Kayes, Kidal, Koulikoro, Koutiala, Mopti, Ségou, Sikasso et Tombouctou. Le Projet bénéficiera à environ 596 597 enfants non scolarisés, en âge d'aller à l'école primaire (de 7 à 12 ans) avec au moins 50% de filles » a déclaré le Ministre de l’Economie et des Finances lors de la cérémonie.

La signature est intervenue dans les locaux du Ministère de l’Economie et des Finances d’une part entre le ministre de l’Economie et des Finances et Son Excellence M. Ahmad Al Sunaidi, Ambassadeur du Qatar au Mali, et d’autre part entre Son excellence M. Khalifa Al-Kuwari, Directeur Général du Fonds Qatari pour le Développement et Son Excellence M. Cheick Diakité, Ambassadeur du Mali au Qatar au siège du Fonds Qatari pour le Développement à Doha.

Le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé toute la satisfaction des plus hautes autorités du Mali et de tout le peuple malien à l’endroit des autorités du Qatar, particulièrement le Fonds Qatari pour le Développement, pour cette action en faveur de l’éducation des enfants et de toute la population malienne.

Le Directeur général du Fonds Qatari pour le Développement a exprimé sa volonté d’accompagner les autorités maliennes dans l’esprit de leur partenariat fécond, afin d’améliorer la qualité de l’éducation et de promouvoir le développement socio-économique au Mali.

&nbsp;

<strong>Source : MEF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition : «Génération Consciente» se mobilise pour sa réussite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-generation-consciente-se-mobilise-pour-sa-reussite-2944135.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 00:53:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«La réussite de cette transition demande l'implication de tout le monde surtout de la jeunesse. Les jeunes doivent donc se donner la main pour un Mali nouveau». C’est la conviction des membres du Mouvement «Génération Consciente».</em></strong>

Les membres du Mouvement «Génération Consciente» ont donné samedi 11 septembre une conférence de presse à la Maison de la presse du Mali. Il s’agissait pour eux d'appeler la jeunesse malienne à se mobiliser pour la réussite de la transition.

Selon son président, Fousseyni Diaby, le Mouvement «Génération Consciente» est un mouvement apolitique créé par des jeunes pour soutenir la réussite de la transition.

Suivant ses propos, «la réussite de cette transition demande l'implication de tout le monde surtout de la jeunesse. Donc, les jeunes doivent se donner la main  pour un Mali nouveau. Dans les jours à venir, il y aura d'autres activités au programme sur toute étendue du territoire malien et à l'extérieur du pays. Puisque chacun doit fournir des efforts pour sortir le pays de cette crise», a-t-il déclaré.

Selon Mohamed Ag Mattou, l’un des conférenciers, la majorité de la jeunesse malienne est favorable aux autorités de la transition. Avant de citer les préoccupations des jeunes maliens qui se résument à l'éducation, la santé et l'accès à l'emploi.

Et, selon lui, «aucun politicien dans le passé n'a une fois satisfait ces besoins. On a compris que les jeunes ont confiance en cette transition. Ils ont la volonté de la soutenir, de partir avec des réformes proposées et de les examiner.

Nous sommes avec une transition qui subit énormément de pression au niveau de la communauté internationale. Aujourd'hui, le Mali a des réalités différentes… Il faut faire comprendre aux jeunes qu'il ne faut pas céder aux pressions de la communauté internationale», a-t-il déclaré.

Et Mohamed Ag Mattou de conclure qu’il faut laisser cette transition faire son travail, lui donner le temps nécessaire de le faire. «Aujourd'hui, dit-il, toute la jeunesse malienne, de Kayes jusqu'à Taoudéni, est favorable à la prolongation de la transition».

<strong>Bourama  Kéïta</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Multiplication des candidatures par procuration :   Seydou Coulibaly entretient  la division au sein des partis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/multiplication-des-candidatures-par-procuration-seydou-coulibaly-entretient-la-division-au-sein-des-partis-2944128.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 00:16:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le rouleau compresseur des déchirures partisanes est en marche. Les incertitudes, liées à la conduite de la transition, n’entament cependant pas la flambée des candidatures fantaisistes, parfois folkloriques mais certainement par procuration pour la prochaine présidentielle. La débauche d’argent permet de… débaucher des cadres politiques, davantage irresponsables car obnubilés moins par la solidité de leurs convictions que par la tentation de la bourse !</em></strong>

C’est le week-end passé que le<em> secrétaire à la communication de l’URD, Me Demba Traoré, a officialisé sa candidature à la candidature de l’URD, en vue de la prochaine présidentielle. Jusque-là, rien d’extraordinaire qu’un cadre de ce rang au sein d’une formation d’envergure, comme l’URD, ait des ambitions politiques pour postuler à la magistrature suprême. Cependant, d’après </em>plusieurs informations, l’organisation de l’événement aurait semé davantage de division qui aurait certainement incité l’avocat et ancien ministre de l’Emploi de la Transition de 2012, à insister sur la nécessaire unité au sein du parti.

<strong>Seydou et Diadié mobilisés pour Me Demba</strong>

Et pour cause, des voix au sein du parti du défunt leader et chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, se sont élevées pour dénoncer l’immixtion plus que malencontreuse de Seydou Coulibaly, pourtant candidat de l’association Benkan à la prochaine présidentielle, et d’un de ses soutiens financiers, Diadié dit Amadou Sankaré, non moins promoteur du Groupe SAER à la réputation également tout aussi sulfureuse. Ces voix indignées au sein de l’URD dénoncent ainsi une contribution financière assez élevée de Diadié Sankaré, envoyée à certains responsables de structures de l’URD de Kayes ainsi que du mouvement Benkan.

En effet, c’est la forte mobilisation de l’antenne régionale de Benkan, à travers une importante logistique et selon toute vraisemblance, une contribution financière conséquente, qui a intrigué voire outré les observateurs en particulier les militants de l’URD non acquis à l’initiative de Me Demba Traoré, nous rapportent des sources.

Mieux, poursuivent ces protestataires, la générosité sonnante et trébuchante de Seydou Coulibaly et de ses soutiens paraît d’autant plus incompréhensible que l’homme, surnommé ‘’Monsieur Avenant’’ des marchés publics maliens, est aussi candidat. Visiblement, Seydou Coulibaly est si riche qu’il peut à la fois financer sa propre candidature ainsi que celle d’un certain nombre de candidats potentiels, à l’image de Me Demba Traoré, comme l’en accusent les détracteurs de celui-ci.

Cette pratique de multiplication des candidatures par procuration a le double avantage de miner profondément l’unité des partis en dispersant leurs voix au détriment de leurs candidats, et d’offrir par ces racolages ce que le candidat de Benkan ne saurait obtenir autrement. Car, bien que censée être implantée au niveau local, l’association paraît jusque-là comme une construction artificielle, ne disposant ni d’un discours porteur de projets cohérents encore moins donc d’une adhésion populaire significative.

Benkan peine à se départir de ses allures de ‘’grin’’, composé d’une garde rapprochée dont la seule expertise demeure pour l’heure sa proximité régionale et ses sulfureuses accointances affairistes avec le PDG de CIRA, ainsi que les émoluments importants que celui-ci concède. En guise donc de stratégie, le rôle de cette association de soutien à la candidature du PDG de CIRA est de déstabiliser les partis politiques. Donc, la candidature de Me Demba est factice, concluent ses détracteurs au sein de l’URD.

C'est de miner l'unité de son parti avant de vouloir attirer ses partisans vers Seydou Coulibaly et se faire beaucoup d'argent au passage. De bonne guerre, dira-t-on avec raison, le propre du politique est d’affaiblir les potentiels adversaires dans la conquête du pouvoir.

Sauf que le PDG de CIRA, qui n’est ni porteur de projets encore moins de stratégie de renforcement de l’unité nationale, ne renouvelle même pas la pratique, en ne misant que sur les bas instincts abjects qui ont rendu le peuple orphelin de cadres soucieux de sa destinée.

Au centre de cette pratique, dont c’est la flambée financière sur le marché politique, nombre de commentateurs accusent Seydou Coulibaly, le PDG de CIRA, d’être le principal promoteur. Au sortir du lancement en demi-teinte de son mouvement à Mopti, nous avions souligné le peu de surface et surtout de background politique du candidat putatif, qu’il compensait par des postures déclamatoires plutôt vides de sens.

L’irruption sur l’échiquier de cet homme d’affaires inexpérimenté participe visiblement donc du processus de ravalement de façade, entamé par les dignitaires de l’ancien d’IBK, un processus engagé avec le coup d’Etat du 18 août dernier dont on sait aujourd’hui qu’il a été factice et probablement orchestré par le Général Moussa Diawara.

De fait, le satrape de CIRA n’a aucun parcours politique et son rapport au landernau s’est résumé, durant les sept (7) années du règne du régime défunt d’IBK, à se fourvoyer avec l’engeance familiale prédatrice à laquelle le président déchu avait en réalité confié la gestion patrimoniale du pays.

On le rappelle, un des proches de l’homme surnommé ‘’Monsieur Avenant’’ du régime d’IBK, nous a assuré que Seydou Coulibaly a désigné pour nomination au moins 17 ministres, parmi la flopée de ministres qui ont défilé tout au long de ce règne caractéristique de la mauvaise gouvernance.

C’est pourtant moins à sa lucidité technique ou une quelconque expertise subodorée, qu’il y avait eu recours qu’en réalité le raffermissement de la mainmise de l’ancienne ‘’Ma Famille d’abord’’ sur des secteurs clé et surtout lucratifs de la gestion des affaires publiques. En l’occurrence, les départements de l’Urbanisme et de l’Habitat ainsi que la palette couvrant les Equipements, Transports et infrastructures et secteurs connexes, vecteurs d’importants marchés publics, auraient été à la discrétion entière du règne du satrape ingénieur. Les résultats en sont éloquents de la déliquescence des infrastructures collectives au Mali.

La stratégie politique de ralliement du candidat de Benkan se résume visiblement donc à inciter à la trahison, en faisant entrevoir les gains financiers titillant le goût du lucre. Pour ce prétendant aux ors de Koulouba, dont l’association peine plus à ratisser les convictions qu’aiguiser les appétits, le salut passe par ériger le Veau d’or sur le piédestal des tabernacles au sein des chapelles partisanes.

<strong>Attiser les instincts des éternels maillons faibles</strong>

Ainsi, Seydou Coulibaly procède donc par s’attacher les services des maillons faibles des formations, à travers les dividendes financiers attendus d’une migration vers les lambris de CIRA. Et comme on le voit, la récente virée de Me Demba Traoré, dans la capitale des rails, a été le révélateur de ces collusions, à la limite incestueuses. Les accusations d’appuis financiers qui seraient venues du patron de CIRA et de son âme damnée, Diadié Sankaré, ont semé confusion voire colère au sein de l’URD.

La présence d’Iba N’Diaye, l’ancien chef de cabinet du chef de file de l’opposition, en soutien ou non à l’initiative de l’avocat, en rajoute davantage aux doutes. En effet, tout comme Me Demba Traoré en rupture de ban du CNID, où il a fait son ascension grâce à Me Mountaga Tall, l’ancien secrétaire général de l’Adema est aussi un tard venu au parti de la poignée de main. Mais à la différence notable de l’ancien député de la Commune VI, Iba N’Diaye est le principal responsable de la scission de l’ancien parti majoritaire ayant conduit à la création de l’URD.

En effet, en dépit du choix porté en 2002 sur Soumaïla Cissé comme candidat à la suite des primaires du parti, c’est justement Iba N’Diaye qui a conduit 13 autres cadres de la direction de la Ruche à refuser ce choix démocratique des militants adémistes pour signer ce qui a été ‘’l’Appel des 14’’, à défier la candidature du parti pour choisir celle du Général Amadou Toumani Touré.

Les remous qui s’en sont suivis ont fini par contraindre le malheureux challenger de cette élection à porter, avec ses amis, une nouvelle formation sur les fonts baptismaux, en l’occurrence l’URD. Si bien que le chef de cabinet du défunt Soumaïla Cissé est bien en terrain connu en matière d’expertise de la trahison et du nomadisme politique.

Aussi, l’initiative de Me Demba, de prendre de vitesse ses potentiels adversaires, Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra au sein du parti, cache-t-elle certainement une volonté de monnayer son appui au candidat de Benkan, si l’appui matériel et financier de celui-ci était avéré.

<strong>Acheter le vote avec l’argent volé au peuple</strong>

Ce n’est certainement pas  en semant les graines de la division que l’on parviendra à une «… transformation durable et en profondeur du Mali, avec la participation active des Maliens», comme Me Demba Traoré en fait son slogan.

La stratégie politique de Benkan consiste à ériger la trahison en mode de ralliement. Le PDG de CIRA n’incarne pas le renouveau, mais un vulgaire relooking des pratiques abhorrées qui ont toujours fait le substrat de la mauvaise gouvernance. Le fonds de commerce politique privilégié du satrape de CIRA est composé des cadres les moins ‘’éthiques'', la lie idéologique des formations, qui sont autant de branches pourries vivant de la crédulité des militants. La débauche d’argent est donc la marque la plus visible de l’approche politique de celui qu’on appelle ‘’Monsieur avenant’’  des marchés publics du régime IBK.

La candidature de Me Demba est d’autant plus factice à la limite sera folklorique aussi longtemps que l’avocat ne pourrait se départir de ces soutiens incongrus dont ils bénéficient aujourd’hui. Car les convictions et les idéologies ne sont pas de saison avec Seydou Coulibaly et Diadié Sankaré. Et si l’accointance avec ces deux personnages est avérée, l’objectif de l’avocat ne serait rien moins que de miner l'unité de son parti avant de vouloir attirer ses partisans vers le candidat de Benkan… et se faire beaucoup d'argent au passage.

Ce sont ces pratiques de collusions qui expliquent la désaffection croissante de la population envers une élite politique abhorrée et la tendance à croire que les militaires faisant irruption sur l’échiquier constitueront la solution. Seulement voilà, c’est vite oublier que le désordre kaki, d’une incurie rédhibitoire pour n’avoir même pas réussi son unique mission de défendre la sécurité du peuple, ne dispose ni de la capacité, encore moins la volonté de constituer une alternative. Bien au contraire, comme dans le cas malien, la junte des proconsuls passe pour se commettre dans la fange des pratiques dont elle jette quelques lampistes en pâture judiciaire, en guise de session de rattrapage pour défaut de légitimité par les armes.

Indubitablement, c’est l’argent qui sera le facteur déterminant des prochaines élections. Et nombre de détracteurs soulignent avec raison que c’est le produit des pratiques de prévarication, des surfacturations et diverses pratiques illicites de détournements au détriment du Trésor public, récolté assidûment sous l’ère de l’ancien régime qui servira à la conquête des urnes lors des prochaines échéances électorales dont surtout la présidentielle. En somme, c’est l’argent volé au peuple qui servira à l’achat de son vote. Visiblement pour mieux l’essorer…

<strong> </strong>

<strong>Yaya TRAORE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transition : Wagué et ses «réconciliations» contre nature</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/transition-wague-et-ses-reconciliations-contre-nature-2942919.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 07:29:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nous le disions dans une de nos précédentes parutions : l’actuel ministre de la réconciliation, le «coopté» du Comité national de transition (CNSP), Ismaël Wagué, est à la tête d’un département dont il ignore tous les contours et, peut-être, même, le sens. </span></i></b></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis qu’il est à la tête de ce département et qu’il y a débarqué avec des dizaines de militaires, a nommé celle qui ressemble à une belle-mère à lui, à la direction administrative et financière, on ne sait réellement pas ce qu’il fait en termes de réconciliation. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le premier acte qu’il a posé, c’est instaurer la charia à Farabougou où l’ex-junte a été incapable de chasser les djihadistes. Comme seule solution, le gouvernement, à travers Wagué, s’est couché et a accepté toutes les conditions des terroristes ; à savoir, que les femmes sortent voilées, que les hommes portent des pantalons courts, gardent la barbe, que personne n’écoute de la musique etc. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le retour au moyen-âge, c’est tout ce que le ministre de la réconciliation et le Haut conseil islamique ont trouvé pour «soulager les peines» des populations sur place. Le drame, c’est qu’ils s’en réjouissent. Le même scénario a été reproduit dans plusieurs autres localités qui vivent, aujourd’hui, au rythme de la Charia, se disant abandonnées par les autorités. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On se demande où est passée notre armée. Une armée que Wagué vient, d’ailleurs, de mettre sur le même pied d’égalité que les chasseurs traditionnels, communément appelés «Donsos»,à travers, ici, aussi, la signature d’un document dit de réconciliation. Quand on continue encore à sous-traiter notre sécurité !</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">MT </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;USA : la rupture ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-usa-la-rupture-2942923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:37:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Entre le Mali et les Etats-Unis d’Amérique, «ça coince» présentement en termes de relations diplomatiques. </span></i></b></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On le sait, le pays de l’Oncle Sam a suspendu sa coopération militaire avec notre pays depuis plusieurs semaines maintenant et pour ne rien faciliter, le président de la Transition, chef de l’ex-junte, Assimi Goïta, refuse de recevoir depuis son second coup d’Etat, et sa confirmation comme chef de l’Etat, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En dépit des multiples demandes d’audience de ce dernier, il n’arrive pas à voir le nouvel homme fort du pays qui, à chaque fois, l’envoie chez le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. En plus de ce manque de courtoisie envers l’ambassadeur des Etats-Unis, un autre officiel (un membre du gouvernement américain dont nous tairons le nom) a eu droit au même traitement inamical lors d’un de ses récents passages dans notre pays. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><a name="_GoBack"></a><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avant d’atterrir à Bamako, comme cela est de coutume, ses services ont officiellement saisi le protocole malien pour communiquer son programme et exprimer sa volonté de rencontrer le président de la Transition. En vain.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Sur place à Bamako, on l’a fait tourner en bourrique et c’est encore une fois de plus, Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères, qui l’a reçu. Notre ami Américain est rentré furieux et, malheureusement, au haut sommet de l’Etat, on ne s’en rend même pas compte. Depuis, entre les Etats-Unis et notre pays, règne un froid sibérien.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont20"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></span><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">M. Touré </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit ;   Deuxième avertissement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-deuxieme-avertissement-2942927.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:13:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La première alerte (si on peut l’appeler ainsi) a été la prise d’otages de Boni. Pendant toute une journée des militaires mécontents ont retenu plusieurs hauts gradés (gendarmes et militaires) venus, disaient-ils, pourtant, leur apporter «le soutien des plus hautes autorités», auxquels ils exigeaient de refaire le trajet Boni-Sévaré par route. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ils étaient venus, faut-il le rappeler, par les airs à bord d’un hélicoptère de l’armée. Les militaires furieux entendaient, disaient-ils, à travers ce geste, faire vivre à leurs chefs ce qu’ils vivent eux-mêmes au quotidien. Les mutins de quelques heures se plaignaient aussi du manque de soutien lors d’une attaque qui avait eu lieu, quelques jours auparavant, et au cours de laquelle ils avaient perdu plusieurs dizaines de leurs camarades. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lors de cette embuscade, se plaignaient-ils les mutins de Boni, ils n’avaient eu aucun soutien aérien et «comment pouvaient-ils venir nous narguer avec un hélicoptère ici ?». Pendant plusieurs heures, on a craint le pire qui a été évité de justesse grâce à l’intervention de plusieurs médiateurs, dont la Minusma, qui n’a pu finalement récupérer les ex-otages que le lendemain et qu’elle a ensuite transportés à Bamako, via Sévaré.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À l’époque, pour ce qui concerne cette cérémonie, nous parlions (nous et plusieurs autres milliers de nos compatriotes) d’avertissement, d’alerte ; et de leçon à tirer d’un semblant de révolte à prendre très au sérieux. Apparemment, ces conseils (comme c’est souvent le cas) sont tombés dans l’oreille d’un sourd, et arriva la mutinerie devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako où des policiers ont exigé et obtenu la libération d’un des leurs, quelques heures auparavant, mis sous mandat de dépôt. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le deuxième avertissement, à notre avis. Cette fois-ci, l’Etat était totalement à terre et venait de perdre toute son autorité. Ce n’est qu’après moult négociations et garanties que le commandant, patron de la composante police de la Forsat, est retourné dans les liens de la justice0. Et, cette fois-ci, pas à la Maison d’Arrêt de Bamako, mais au Camp 1 !</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Déjà, une autre capitulation de la part de l’Etat qui, disons-le tout net, s’affaiblit, chaque jour, un peu plus, et continuera ainsi tant que ceux en charge de la gestion du pays ne feront pas face à l’essentiel.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrivée de mercenaires russes au Mali :    Ce que cela va nous coûter !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/arrivee-de-mercenaires-russes-au-mali-ce-que-cela-va-nous-couter-2943791.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 10:48:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les «militaires» au pouvoir dans notre pays auraient décidé, visiblement, de ne plus faire la guerre mais de rouler dans de grosses cylindrées, s’occuper de leurs propres affaires et «garder» leur bureau. Le dangereux et risqué travail de terrain, quelqu’un d’autre le fera à leur place… aux frais du contribuable, et au péril de l’intégrité territoriale nationale.  </span></i></b></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans une de nos précédentes parutions, nous parlions de la volonté du président de la Transition et son ministre de la Défense de louer les services de la société de mercenaires russes, WAGNER, pour leur confier la lutte contre le terrorisme dans notre pays, comme cela se passe dans  plusieurs Etats faillis : la Centrafrique, le Soudan, la Libye et autres. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Plusieurs missions se sont déjà rendues à Moscou pour négocier le contrat et les discussions sont toujours en cours. La dernière est celle conduite par l’actuel ministre de la Défense, colonel Sadio Camara, qui a séjourné plusieurs jours dans le pays de Poutine. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce qu’ils ont proposé aux Russes est très simple : trouvez-nous des mercenaires et des avions pour combattre le terrorisme dans notre pays. Il aurait juste suffi d’ajouter : «à la place de notre armée». Ce qui va sans dire. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À ce jour, apparemment, les négociations piétinent. La dernière mission a été infructueuse. Aux dernières nouvelles, les Russes auraient, selon nos sources, demandé 10 millions d’euros par mois et la concession de mines d’or, déjà, en exploitation. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’ex-junte leur a proposé des permis miniers, mais, en exploration. Malheureusement, pour Assimi et ses amis, des géologues russes se sont opposés à cette offre prétextant qu’elles ne seraient rentables seulement que dans de nombreux mois voire plusieurs années.</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce qui est inquiétant à ce stade des négociations, c’est la probabilité que nos militaires (qu’on sait ne pas être de bons négociants) ne cèdent aux désidératas des Russes et fassent comme en Centrafrique. Dans ce pays, ils ont dépossédé des propriétaires miniers au profit des mercenaires. Pire, les Russes, pour gagner beaucoup plus d’argent, ont pris le contrôle des douanes et, naturellement, les transporteurs sont obligés de payer une taxe à Wagner. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ils exercent désormais sur le régime du président Faustin Archange Touadéra (qui ne sait plus à quel saint se vouer) une forte emprise, qui se manifeste, souvent, par une ingérence dans de nombreux autres services</span></span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> <span class="yiv6235793973bumpedfont15">de l’Etat, notamment régaliens, tels que l’armée, les services de renseignements, etc., entraînant une perte de souveraineté pour Bangui.</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Si les Russes arrivent chez nous, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ce sera le même scénario, et même, avec des conséquences fâcheuses sur nos relations avec d’autres pays amis. À ce stade, déjà, selon plusieurs sources, cela va faire un mois qu’il n’y a plus d’échanges entre la France et les autorités maliennes actuelles mais aussi entre celles-ci et les Etats-Unis.</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Si ces négociations avec WAGNER aboutissaient et que les Russes débarquaient chez nous, certains diplomates français ne s’en cachent plus : «La France adopterait une ligne très dure qui pourrait définitivement l’emmener à quitter le Mali». Déjà, avec les USA, la coopération militaire est suspendue depuis un moment. Maintenant !</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition : l’inévitable escalade entre Choguel K. Maïga et la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-linevitable-escalade-entre-choguel-k-maiga-et-la-classe-politique-2-2942053.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:39:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jouer à la ruse a forcément un prix. Face à malin et demi, le malin termine toujours sa course dans le ravin. Si personne ne semble se préoccuper pour Choguel qui est un habitué des ravins politiques, le fait de vouloir entraîner le Mali dans son sillage change la donne. </em></strong>

Même s’il est dit qu’un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité, l’histoire de Choguel nous rappelle celle du renard dont les marchés regorgent la peau malgré le fait qu’il soit très malin.

Confondant la République à une raie publique au service d’un clan, le Premier ministre M5 ne cesse d’accentuer le fossé entre Maliens. Son entêtement et sa vision unilatérale des choses sont entrain de maintenir notre pays dans l’impasse. Il aurait dû savoir que la malice peut bien obscurcir la vérité sans jamais l’atteindre.

Depuis la nomination du messager de la rue à la Primature, le recul est patent, même pour la crème du M5. Pour l’instant, seul Assimi Goïta semble naïf au point de croire à la bonne foi et à la justesse du cap solitaire de son bouée de sauvetage issu de la rue. Adepte des shows médiatisés, il n’a pas dérogé à la tradition lors de sa rencontre du vendredi avec la classe politique.

En plus d’avoir fait infiltrer et infester la rencontre de micro-partis à sa solde, le crépusculaire politique s’est livré à un exercice d’auto satisfaction qui faisait sourire dans la salle. Comment le Mali a pu tomber aussi bas ? S’interrogeait l’assistance médusée par les verbiages du recordman des virements et revirements en si peu de temps. Bonjour l’escalade !

Puisque le ridicule n’est plus de ce pays, le bouillant ex-seigneur de la rue a décidé que l’histoire du CNT appartient au passé. Il ne s’est pas trompé puisqu’il a changé de statut entre-temps. Sans surprise, il aurait pu dire que les morts des évènements tragiques ne sont pas morts, mais qu’ils se sont juste transformés en escaliers sous ses pieds pour contourner l’ascenseur de la démocratie. Sur les traces de certains de ses prédécesseurs dans le mépris et l’arrogance pour les autres, Dr. Choguel Kokalla Maïga joue avec le feu.

La réponse très adaptée et pédagogique d’Amadou Koïta sur place et la déclaration des partis et regroupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie donnent le ton d’une escalade inévitable à la douleur de l’indifférent Assimi Goïta. Un arbitre qui jette son sifflet en plein match est plus coupable que le joueur qui commet la faute. Espérons que le colonel muet ne l’apprenne pas trop tard, car le silence ne peut gouverner un pays en crise.

Il se dit que les religieux désormais unis vont bientôt emboîter le pas à la classe politique. La société civile s’est déjà prononcée pour le respect du délai de la transition. D’ici là, l’organe unique de gestion des élections, les assises de la refondation et le réaménagement du calendrier électoral continuent de semer la discorde.

Discorde sur laquelle, l’homme de la rue, pris en otage par ses ambitions, semble compter pour s’éterniser. Troublante coïncidence, tous les points d’achoppement mettent en jeu des milliards. Qui veut se servir avant sa disparition politique programmée ? Les prochains jours nous en édifieront. À suivre !

<strong>Mamadou COULIBALY       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   La diversion des forages</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-la-diversion-des-forages-2942044.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:25:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À croire que le président de la transition découvre les forages avec son arrivée aux affaires, qu’il a une histoire avec les forages ou, en tout cas, qu’il n’a pour projet de société que faire des forages. C’est bien de le faire, de donner de l’eau aux populations, leur permettre d’accéder à cette eau facilement ; mais, force est de reconnaître qu’elles n’ont pas besoin que d’eau, qu’on ne construit pas un pays avec des forages. </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malheureusement, ce n’est pas ce qu’a compris le président de la Transition, le colonel Assimi, dont une conseillère spéciale est même devenue spécialiste en forage, tellement elle fait le tour du pays (pas Kidal et vers Ménaka et Ansongo) pour prospecter les zones propices à la réalisation de forages ; évaluer les besoins et offrir des forages. </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La dame n’a, désormais, que ça à faire. Une colonelle de son état que l’on nomme conseillère spéciale juste pour s’occuper de ce genre de travail. Sans oublier que tout ça est fait aux frais de l’Etat. </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On offre un forage à moins de 2 millions à des populations et pour la circonstance, on réquisitionne un avion militaire qu’on remplit de Kérosène, de badauds (tout cela aux frais du contribuable) et on essaye d’en tirer des dividendes politiques à travers une médiatisation à outrance.</span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour ce qui concerne le forage offert aux populations de Tombouctou, par exemple, le coût du déplacement de ma colonelle et ses accompagnateurs aurait pu offrir une dizaine d’autres forages à la ville. Et dire que personne n’a vu cela dans l’entourage de celui qu’on surnomme, désormais, «colonel-forage».</span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné  </span></b></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La création de l’OGE est «irréversible» selon le PM ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-creation-de-loge-est-irreversible-selon-le-pm-2942057.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:23:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie. À propos de la création de l’Organe unique de gestion des élections. Mais pas seulement !</em></strong>

Lors de sa rencontre avec les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie, la semaine dernière, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, leur a fait part de la décision du gouvernement de créer et d’opérationnaliser l’Organe unique de gestion des élections. Et, selon lui, cette décision est «irréversible». Autrement dit, il se refuse à toute concession à ce sujet !

Alors que ses interlocuteurs s’y opposent dans une déclaration rendue publique le samedi 28 août. Ces derniers affirment tenir pour responsable le chef du gouvernement de tout glissement éventuel consécutivement à la mise en œuvre de ses projets. Puisque, en plus de l’Organe unique de gestion des élections, Choguel Kokalla Maïga tient également à organiser les Assises nationales de la refondation.

Toute chose dont le temps matériel d’organisation empiéterait sur le délai imparti aux autorités de la transition, selon des partis et regroupements politiques. Lesquels ne voient pas non plus sa pertinence, si elles devaient consister à ne faire que la synthèse des concertations antérieures.

Autant dire que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie, ne sont pas sur la même longueur d’onde. À propos à la fois de la création de l’Organe unique de gestion des élections mais aussi de l’organisation des Assises nationales de la refondation.

Pour le Premier ministre, il s’agit là des défis majeurs pour les autorités de la Transition. Alors que, estiment-ils, les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie, leur matérialisation pourrait empiéter sur le temps accordé à la transition.

De fait, ils craignent que l’organisation des assises nationales de la refondation ne soit un prétexte pour solliciter une prolongation de leur bail. Ce qui n’est pas improbable au vu du comportement du PM qui s’offusque de toute contradiction.

L’inclusivité, qui n’est par ailleurs que diversité, ne semble guère être gagnée en cette période. Une escalade entre les différents protagonistes n’est pas donc exclue !

<strong>Bourama Kéïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des leaders religieux se mettent ensemble pour la paix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/des-leaders-religieux-se-mettent-ensemble-pour-la-paix-2942059.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:07:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une déclaration, des leaders religieux exhortent tous les Maliens (surtout les autorités) à une transition apaisée, inclusive et consensuelle.</em></strong>

&nbsp;

Au regard de la dégradation de la situation sécuritaire et de la crise multidimensionnelle du pays depuis 2012, les leaders religieux du Mali, toutes tendances confondues, se sont mis ensemble pour lancer un appel aux Maliens pour un sursaut national. Ils ont fait un message, le lundi 30 août, au Haut conseil islamique du Mali (HCIM).

Ce message d’appel aux Maliens pour un sursaut national a été fait en présence du président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara ; du président d’honneur du HCIM, l’Imam Mahmoud Dicko ; du Cardinal Jean Zerbo, Archevêque métropolitain de Bamako et du Révérend Nouh Ag InfaYattara, délégué général de l’association des groupements d’églises et missions protestantes évangélique du Mali.

Cette rencontre, qui s’est déroulée dans une ambiance cordiale, fait suite à celle qui a eu lieu le dimanche le 28 août à la résidence de Chérif Ousmane Madani Haïdara à Sébénicoro.

Dans une déclaration lue par le secrétaire général du Haut conseil islamique du Mali, Mamadou Diamoutani, les leaders religieux saluent les efforts des autorités de la transition ; exhortent le président de la transition, le gouvernement, l’ensemble des institutions de la République, les organisations de la société civile et les partis politiques, les groupes armés signataires, les groupes armés en belligérance, chacun en ce qui le concerne, à prendre toutes les mesures en vue d’une transition apaisée, inclusive et consensuelle.

Ils lancent en outre un appel aux Maliens pour un sursaut national, un changement de comportement et une mobilisation pour la paix et la stabilité. Ils affirment prendre l’engagement de poursuivre leur mission spirituelle et patriotique, la main dans la main, pour la refondation de l’Etat et la réussite de la transition, et appellent à la prière pour la patrie.

En cette circonstance, l’imam Mahmoud Dicko, Chérif Ousmane Madani Haïdara, Cardinal Jean Zerbo, Révérend Nouth Ag Infa Yattara, Macky Ba, ont tous insisté sur la nécessité de se donner la main pour aller à l’essentiel : sauver la patrie. Ils ont appelé tous les Maliens à se pardonner et à ne penser qu’au Mali, «car personne ne viendra construire le pays à notre place».

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Postes de péage et pesage routiers : ce qu’il faut savoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/postes-de-peage-et-pesage-routiers-ce-quil-faut-savoir-2934230.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 09:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Contrairement à certaines informations, l’application de l’arrêté interministériel n°2021 du 7 mai 2021, portant création des postes de péage et pesage routiers et fixant les tarifs de leur franchissement, se passe normalement. Et les allégations dénonçant des «tickets falsifiés» ne sont que fallacieuses.</em></strong>

Il est d’abord essentiel de connaître le contenu de l’arrêté concerné pour mieux appréhender le problème posé. Cet arrêté  interministériel, dans son article 2, indique que les postes créés sont mis en concession après appel à concurrence dans le respect des textes en vigueur. L’article 3 stipule que le franchissement d’un poste de péage par un véhicule automobile est soumis au paiement d’une redevance péage dont les tarifs sont ainsi fixés.

Pour  les tricycles, le tarif est de 250 F essieu et par passage ; pour les véhicules particuliers (250F essieu et par passage) ; les taxis (250 F essieu et par passage) ;  les minibus  de transports publics de moins de 25 personnes (250 F essieu et par passage) ; les camions bennes de transports de matériaux de construction (300 F essieu et par passage) ; les bus et autocars de transports de plus de 25 personnes ( 300 F essieu et par passage) ; les poids lourds et autres gros porteurs (300F essieu et par passage).

Il est aussi important de souligner d’un trait que le droit de franchissement est révisable par an après évaluation des besoins d’entretien routier en fonction de l’évolution du tarif. Et les populations riveraines des postes de péage bénéficient d’une carte d’abonnement dont les conditions de délivrance et le montant sont fixés par décision du ministre en charge des routes.

Par ailleurs, l’article 4 de cet arrêté interministériel dit que le poste de péage et pesage, qui n’est pas mis en concession, est géré par l’autorité routière jusqu’au recrutement d’un concessionnaire. Les recettes de péage provenant de l’application de l’article 2 du présent arrêté seront réparties dans les conditions fixées par le cahier des charges de la concession.


Aussi, selon son article 7, les autorités chargées de l’application du présent arrêt sont : le directeur national des routes, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, le directeur général de l’Autorité routière, le directeur général de la Gendarmerie, le directeur général de la Police, le directeur général de la Protection civile, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le chef d’état-major de la Garde républicaine.

<strong>Tout se passe bien !</strong>

Quant à son application sur le terrain, elle se fait correctement selon le constat fait lors d’une récente visite de la directrice générale de l’Autorité routière, Lala Koïté,  en compagnie de partenaires sociaux.

À cette occasion, la directrice générale de l’autorité routière, Lala Koïté, a tenu à lever toute équivoque sur l’utilisation des tickets informatisés et ceux manuels.  Selon elle, les tickets informatisés contiennent toutes les données nécessaires. Quant aux tickets manuels, ils sont utilisés uniquement et provisoirement au niveau des nouveaux postes créés ou installés dans l’urgence pour faire face aux besoins.

Ces tickets comportent le numéro de l’usager, la localisation du poste de péage, le cachet de l’Autorité routière pour garantir son authenticité.  Mme Lala Koïté rassure qu’il n’existe pas de tickets falsifiés contrairement aux informations qui circulent, et que les tickets manuels seront retirés du circuit dès que la commande de tickets informatisés sera disponible.  Donc, tout se passe bien pour l’instant !

&nbsp;

<strong>Bourama Kéïta</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De Moussa Traoré  Assimi Goïta :  Quatre coups d&amp;apos;Etat qui ont changé l&amp;apos;histoire du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/de-moussa-traore-assimi-goita-quatre-coups-detat-qui-ont-change-lhistoire-du-mali-2934214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:50:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De 1968 à nos jours, le Mali connaît quatre coups d'Etat qui ont changé le cours de son histoire politique. Ils ont presque tous été préparés et exécutés à partir de la caserne de Kati, à 15 kilomètres de Bamako, la capitale. Et curieusement, ils ont presque tous eu lieu un mardi. Rappel historique.</em></strong>

Huit ans après l'indépendance du pays, le président Modibo Keita est évincé par un coup d'Etat militaire le 19 novembre 1968 dirigé par le lieutenant Moussa Traoré.

Le pays est confronté à des difficultés économiques. Les 19 et 20 juin 1968, des paysans manifestent à Ouolessébougou. Ils s'opposent aux versements de «contributions volontaires», à des «travaux d'investissement humain» et à la livraison de mil à l'OPAM, l'organisation qui avait le monopole de la commercialisation des produits agricoles.

Certains d'entre eux sont arrêtés mais les manifestations s'intensifient et ils sont libérés. Cet événement renseigne sur le mécontentement de la population vis-à-vis du régime socialiste de Modibo Keita.

Cinq mois plus tard, le lieutenant Moussa Traoré renverse le président Keita. À la tête d'un groupe de quatorze militaires de la caserne de Kati, point de départ d'autres coups d'Etat militaires qui suivront, il dirige la junte militaire qui réussit son coup d'Etat sans effusion de sang et sans victime. Il annonce alors sur les ondes de Radio-Mali que «l'heure de la liberté a sonné» et que «le régime dictatorial de Modibo Keïta a chuté».

Auparavant, ils ont exigé du président déchu qu'il renonce à son programme «socialiste» et accepte l'organisation d'élection. Ce dernier refuse et déclare : «Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l'indépendance la volonté populaire. C'est le peuple qui a opté pour le socialisme. Le socialisme n'est donc pas mon choix à moi tout seul, demandez au peuple ce qu'il en pense.»

Face à ce refus catégorique, Moussa Traoré et ses frères d'armes mettent en place un Comité militaire de libération nationale. En plus du lieutenant Traoré, promu général de division plus tard, le putsch a été préparé par le capitaine Yoro Diakhité, le capitaine Mamadou Cissoko et les lieutenants Youssouf Traoré, Kissima Dounkara.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1968, le président Moussa Traoré perdra le pouvoir par le même moyen en 1991, 23 ans plus tard. Durant son règne, il impose un parti unique, l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), fortement contesté en raison de graves crises économiques.

La contestation s'intensifie à la fin des années 1980. Les sécheresses successives, la crise économique récurrente et la soif de démocratie dans ce contexte de multipartisme en Afrique de l'Ouest accentuent la révolte. Des grèves syndicales et estudiantines paralysent le Mali. Le régime militaire de parti unique réprime dans le sang toutes velléités démocratiques.

Un groupe de militaire mené par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renverse le général président qu'ils mettent aux arrêts le 26 mars 1991. Il sera jugé et condamné à mort en 1993. Un comité transitoire pour le salut du peuple est créé et l'UDPM dissoute. Un civil, Zoumana Sacko est nommé chef du gouvernement.

Quatre mois plus tard, une tentative de putsch échoue. Le ministre de l'Intérieur est arrêté le 15 juillet 1991. Des élections législatives ont lieu en 1992, conformément aux engagements de M. Touré.

26 avril de la même année, Alpha Oumar Konaré gagne le second tour de la présidentielle face à Tieoulé Mamadou Konaté, son rival. Ce dernier engage le Mali sur la voie de la démocratie et est réélu en 1997, pour un second mandat qui s'achève en 2002. Il sera remplacé par Amadou Toumani Touré, redevenu civil après sa retraite anticipée de l'armée le 1<sup>er</sup>septembre 2001. Il investit le champ politique et gagne la présidentielle de 2002 avec 64, 35% des voix comme candidat indépendant face à un certain Soumaïla Cissé qui n'obtient que 35, 65% des voix.

ATT sera réélu le 29 avril 2007 pour un second mandat qu'il n'aura pas le temps de déterminer. Un putsch venu de Kati le fait fuir au Sénégal où il a vécu en exil pendant cinq ans avant de rentrer définitivement en 2017.

Deux mois avant la fin du deuxième mandat d'ATT, un groupe de militaires de Kati le renverse dans la nuit du 21 au 22 mars 2012. À la tête du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE), le capitaine Amadou Sanogo s'insurge contre la gestion de la rébellion touareg dans le nord du pays.

Il suspend les institutions et la constitution et instaure un couvre-feu. Mis sous pression par la CEDEAO et les bailleurs du Mali, il rétablit la constitution de 1992 ainsi que les institutions du pays. Ce qui place le président de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré comme président par intérim du Mali conformément à une disposition de la constitution malienne.

Amadou Haya Sanogo aura dirigé le Mali pendant 20 jours. Mais basé au camp militaire de Kati, il continue à être influent dans la gestion du pays. Une semaine plus tard, plusieurs personnalités du pays sont arrêtées par la junte. En mai 2012, le palais est envahi par des manifestants et Dionconda Traoré est sévèrement bastonné. Il passera deux mois en convalescence hors du Mali.

Exploitant l'instabilité à Bamako, les djihadistes prennent le dessus sur les séparatistes touaregs du nord et s'emparent des trois régions du nord du Mali, Gao Kidal et Tombouctou. Ils gouvernent le nord du pays sous une forme sévère de la charia jusqu'au début de l'intervention militaire française et régionale en janvier 2013.

En février 2013, Dioncounda Traoré nomme Sanogo, président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité. Le 14 août de la même année, il est promu général de corps d'armée après la prise de fonction du nouveau président Ibrahim Boubacar Keita, élu le 11 août avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour son rival Soumaïla Cissé.

Toutefois, en novembre 2013, Amadou Haya Sanogo est mis aux arrêts. Emprisonné pendant quelque temps, il est placé en résidence surveillée à Sélingué, dans la région de Sikasso, à 140 kilomètres de Bamako, la capitale.

Jugé en compagnie de 17 autres prévenus, tous des militaires, il est poursuivi pour l'exécution présumée de 26 bérets rouges, arrêtés après un putsch manqué de 2012 opposant bérets-rouges et bérets-verts. Il sera finalement mis en liberté provisoire en janvier 2020.

Le mardi 18 août au matin, des tirs sont entendus dans deux camps militaires à Kati, devenu le point de départ des putschs au Mali. Des informations font état d'une mutinerie mais au bout de quelques heures, plusieurs personnalités du régime d'Ibrahim Boubacar Keita sont arrêtées.

Le Premier ministre Boubou Cissé tente d'établir le dialogue avec les militaires en vain. À 16h 30, le président et son Premier ministre sont arrêtés. En ce moment l'identité des putschistes n'est pas encore totalement connue.

Vers minuit, IBK annonce sa démission en disant qu'il ne voulait pas «que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir». La junte militaire revendique le coup d'Etat et annonce sa volonté de mettre en place un régime de transition dans une allocution de son porte-parole, le colonel Ismaël Wagué, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air. Les Maliens voient pour la première fois les hommes derrière le putsch.

En plus du colonel Wagué, les colonels Assimi Goïta, Malick Diaw et Sadio Camara, tous de Kati, sont les instigateurs de la démission forcée d’IBK. Ils soutiennent que les Maliens ont perdu l'espoir après «l'escalade de l'insécurité et la mauvaise gouvernance».

Ce putsch met fin à près de quatre mois de contestation initiée par le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) dont le chef de file est l'Imam Mahmoud Dicko. Ces opposants réclamaient la démission du président IBK et de son Premier ministre Boubou Cissé. Les résultats contestés des élections législatives de mars ont remobilisé l'opposition réunie au sein M5-RFP.

Mais les revendications ont rapidement évolué pour inclure des allégations de corruption, de mal gouvernance. Avant le putsch, les efforts régionaux pour désamorcer la crise malienne ont échoué, les manifestants ont rejeté l'appel de la CEDEAO à former un gouvernement d'union après qu'au moins 11 manifestants ont été tués par balle début juillet.

<strong> </strong>

<strong>Ndèye Khady LO</strong>

<strong>BBC Afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération Mali&#45;France :   Comment Jean Yves Le Drian et son fils se sont offert le marché des passeports biométriques et d’autres contrats juteux</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-france-comment-jean-yves-le-drian-et-son-fils-se-sont-offert-le-marche-des-passeports-biometriques-et-dautres-contrats-juteux-2934233.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:25:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En 2015, une entreprise basée en Bretagne, la région d’origine de l’actuel ministre français des Affaires étrangères, obtenait le marché de la fabrication des passeports biométriques au Mali. Selon plusieurs sources, elle aurait bénéficié du soutien actif de celui qui était alors ministre de la Défense.</em></strong>

<strong>Jean-Yves Le Drian a-t-il fait jouer ses réseaux au profit de son fils ?</strong>

Dans le milieu des affaires, chez les grands industriels français et les géants de l’armement, Jean-Yves Le Drian est une valeur sûre. Et pour cause : la vente d’armes, il s’y prépare depuis 2006. À l’époque, la gauche n’est pas encore au pouvoir, et Ségolène Royal s’apprête à affronter Nicolas Sarkozy. Le Breton vient de décider de ne pas se présenter de nouveau aux législatives de 2007 et de se consacrer à sa région.

Mais l’ancien secrétaire d’État à la Mer n’entend pas se couper de Paris. Lors d’un déjeuner – «Chez Françoise», près de l’Assemblée nationale –avec Cédric Lewandowski, conseiller au Parti socialiste qui deviendra son directeur de cabinet, Le Drian évoque la nécessité de rester attentif à des opportunités gouvernementales. Lewandowski –franc–maçon du Grand Orient comme son futur patron – suggère la Défense. Le Breton, qui a commencé à travailler en tant que député au sein de la commission Défense de l’Assemblée dès 1978, acquiesce.

Pour l’ancien maire de Lorient, le domaine militaire est une évidence. Né dans cette ville d’après-guerre en ruines, il s’est formé politiquement au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne, dont ses parents sont militants, et a grandi au contact de l’arsenal de la ville, qui a longtemps produit les navires de combat de la République française.

<strong>Réseau</strong>

La guerre et l’industrie. En 2006, ces deux piliers deviennent l’alpha et l’oméga de son ambition ministérielle, que quatre hommes se chargent de concrétiser : Lewandowski, évidemment, l’énarque François Roussely, son futur conseiller spécial Jean-Claude Mallet (aujourd’hui directeur des affaires politiques chez Total) et l’ancien officier de l’armée de terre Jean-Michel Palagos.

Ce groupe, baptisé Sémaphore, prépare officiellement les éléments de langage de la candidate Royal sur la défense. Mais il travaille en réalité pour Le Drian, qui multiplie déjà les rencontres avec les industriels et les militaires. Cela paie : en 2007, le Breton est appelé par Nicolas Sarkozy, qui a battu Royal, et travaille à un gouvernement d’ouverture. Le socialiste refuse. Il patientera cinq ans de plus, jusqu’à l’élection de François Hollande.

Mais le travail de Sémaphore, qui se réunit environ une fois par mois autour d’une bonne table durant le quinquennat de Sarkozy, a porté ses fruits. De l’avis de tous, Le Drian est devenu l’un des meilleurs connaisseurs du système militaro-industriel français, en particulier au sein d’une gauche française où l’utopie antimilitariste a encore ses adeptes.

Grâce à son Comité ministériel des exportations de défense (Comed, piloté par Lewandowski), il fait passer le montant des ventes d’armes françaises de 4,8 à 16 milliards d’euros lors de ses trois premières années à l’Hôtel de Brienne («Le Phénomène Le Drian», Les Éditions du coin de la rue, 2016).

Pour les industriels de la défense, le VRP breton fait figure de champion. Un statut largement assumé par l’intéressé, qu’il a continué à endosser après son passage à l’Europe et aux Affaires étrangères, en 2017, où il a embrassé sans rechigner le concept de «diplomatie économique» vanté par l’un de ses prédécesseurs, Laurent Fabius.

<strong>Le «Ministre de l’Afrique » est reconnu comme un chef d’Etat, tutoie la plupart des dirigeants du continent</strong>

S’il y a bien un endroit où la parole de Le Drian pèse, c’est en Afrique, particulièrement francophone. Quand il prend ses fonctions à la Défense, il ne connaît pourtant pas plus que ça ce continent où la France possède ses plus importantes bases militaires. Il y multiplie les déplacements, bénéficie de ses réseaux bretons et socialistes, et s’érige peu à peu en une figure incontournable du petit monde de la Françafrique.

Celui que l’on surnommait lors du mandat de François Hollande «le ministre de l’Afrique» est reçu comme un chef d’État, tutoie la plupart des dirigeants du continent qui connaissent ses liens forts avec Hollande, apprécient ce politique pragmatique, «à l’ancienne», et lui font une confiance quasi aveugle.

Au point qu’un maître escroc franco-israélien, imitant sa voix à la perfection, parviendra à piéger au téléphone quelques chefs d’État du continent afin de leur extorquer de l’argent en guise de contribution au soi-disant paiement de la rançon d’otages français au Mali. Quand Jean-Yves demande, on ne dit pas non. Alors on se plie en quatre pour obtenir ses faveurs, quitte parfois à lui rendre quelques services. Et le regretter par la suite.

<strong>«Quel ingrat !»</strong>

Dans l’Airbus qui l’emmène ce 30 juin 2018 à Nouakchott, où doit se dérouler le 31e sommet de l’Union africaine (UA), Ibrahim Boubacar Keïta rumine. Le chef de l’État malien n’a pas digéré les propos tenus par Jean-Yves Le Drian à son égard.

«Dans les accords d’Alger, il y a tout ce qu’il faut pour retrouver la paix au Mali et plus globalement au Sahel. Encore faut-il avoir la volonté politique de traduire ces accords dans la réalité. Ce n’est pas encore le cas, je souhaite que ce le soit après l’élection présidentielle.

S’il y a un message à faire passer au président [malien] – à celui-là ou un autre, je n’ai pas à prendre parti dans un processus électoral–, aux candidats, c’est de faire en sorte qu’ils s’engagent solennellement pour la mise en œuvre des accords d’Alger», a lancé le chef de la diplomatie française en marge d’un déplacement à Stockholm.

Nous sommes à quelques semaines du scrutin, et, en prenant connaissance de cette déclaration, IBK se sent définitivement lâché par Paris. Il fulmine. «Quel ingrat !» lance-t-il, en parlant de Le Drian, à l’un de ses plus proches collaborateurs.

Les deux hommes se connaissent pourtant bien. Ils se sont rencontrés à Paris en 2013. Mais leur relation, d’abord sans nuage, s’est progressivement tendue. Lorsque le chef de l’État malien retrouve ses pairs dans la capitale mauritanienne, le hasard des agendas présidentiels fait qu’Emmanuel Macron, le président français, doit lui-même effectuer une visite en Mauritanie les 2 et 3 juillet. En marge du sommet de l’UA, il doit s’entretenir avec Mohamed Ould Abdelaziz et prendre part à une réunion de travail avec les dirigeants du G5 Sahel.

<strong>Quand c’est pour me demander un service, ce n’est pas la même histoire</strong>

Arrivé le 1er juillet à midi, Macron participe illico à un déjeuner à huis clos avec les chefs d’État présents. IBK est l’un d’entre eux. Assis à côté du Sénégalais Macky Sall, il n’a pas décoléré : il lance une pique remarquée au président français. Repu, chacun retrouve ensuite sa délégation, mais Emmanuel Macron n’a pas vraiment apprécié la remarque de son aîné. Le cadet demande des explications.«Cela ne t’était pas destiné. C’était pour Le Drian», répond le chef de l’État malien, qui se tourne ensuite vers l’intéressé breton, le regardant droit dans les yeux : «Quand c’est pour me demander un service, ce n’est pas la même histoire.»

Les quelques personnes qui assistent à cette scène inhabituelle dans le monde si souvent feutré de la diplomatie s’interrogent. Mais que peut-il bien vouloir dire ? Ibrahim Boubacar Keïta fait en réalité référence à un épisode bien précis.

Il concerne l’obtention, en 2015, du marché de la fabrication des passeports biométriques maliens par la société française Oberthur Technologie, devenue Idemia. Depuis 2001, c’est la Canadien Bank Note (CBN, une société canadienne) qui est chargée de leur confection. Mais son contrat arrive à échéance à la fin de l’année 2014. Les dirigeants d’Oberthur, qui ambitionnent de s’implanter au Mali depuis plusieurs années, se positionnent rapidement et bénéficient d’un important lobbying de l’État français.

<strong>Insistance</strong>

À la fin de 2013, l’ambassadeur français à Bamako, Gilles Huberson, est reçu par Ibrahim Boubacar Keïta au palais de Koulouba. Il n’y va pas par quatre chemins : il serait de bon goût que le dossier d’Oberthur soit étudié avec bienveillance, dit-il au président malien. IBK n’est pas particulièrement surpris par la démarche. Il l’est en revanche un peu plus quand le dossier Oberthur est cette fois abordé directement par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, et ce, selon nos sources, à plusieurs reprises au cours de l’année 2014.

«Le Drian y tenait tellement qu’il a mentionné l’engagement militaire français au Mali lors des négociations, expliquant que les soldats des deux pays mourraient ensemble au front. Il était déjà arrivé que Hollande demande d’aider les entreprises françaises, mais jamais de manière si insistante. Alors on s’est posé des questions. Le président n’avait rien contre les Canadiens, il était d’abord réticent à changer», raconte l’un des plus proches collaborateurs d’IBK. Mais l’axe Paris-Bamako fonctionne à plein, et l’issue apparaît inéluctable. «Finalement, le président a cédé», conclut notre source.

Informé du non-renouvellement du contrat de la Canadian Bank, Ottawa tente malgré tout de s’accrocher à son bien. Son ambassadeur à Bamako, Louis de Lorimier, s’en émeut à deux reprises devant le ministre de la Sécurité, Sada Samaké, aujourd’hui décédé. Il s’étonne notamment qu’aucun appel d’offres n’ait été lancé pour renouveler le marché. Rien n’y fait.

«Les autorités maliennes se sont contentées de prendre acte de mes démarches», raconte le diplomate. Selon un ancien de l’entreprise, le Français Thalès (à l’époque concurrent d’Oberthur) a également tâté le terrain pour se positionner, mais a rapidement fait demi-tour : «On nous a fait comprendre que le dossier était verrouillé», explique notre source, qui précise que «le montant des commissions (fixé à 3% du montant global chez Thalès à l’époque) était aussi trop élevé».

<strong>Lobby breton et soupçons de corruption</strong>

Une convention de collaboration est finalement signée en janvier 2015. Contrairement à l’accord avec la Canadian Bank, c’est désormais Oberthur qui vend directement les passeports et non l’État malien. «Les passeports fournis par les Français étaient de meilleure qualité mais considérablement plus chers. On est passé du simple au double», précise une source au ministère de l’Économie et des Finances ayant travaillé sur le dossier à partir de janvier 2015.

Un dossier brûlant : le contrat Oberthur fait en effet jaser dans la presse malienne, qui pointe du doigt le rôle du ministre de la Sécurité et va jusqu’à l’accuser de corruption. Dans les couloirs du palais de Koulouba, on se veut plus pragmatique : au vu de l’engagement militaire français dans le pays, impossible de faire autrement.

«Tous les gouvernements font du plaidoyer pour les entreprises de leur pays. Cela n’a rien d’exceptionnel ni de répréhensible», juge un important ministre d’IBK. Certains avancent tout de même une autre raison susceptible d’expliquer l’intérêt prononcé de Le Drian pour un contrat qui n’entre pas en théorie dans ses attributions de ministre de La Défense : Oberthur n’est pas une simple société française, mais un fleuron de la région Bretagne, si chère à Jean-Yves Le Drian.

Spécialisé dans la production de billets de banque et de documents sécurisés, son principal site de production se situe près de Rennes. L’hypothèse bretonne explique-t-elle l’activisme du ministre français ? «C’est ce qu’on m’a dit quand j’ai pris mes fonctions», tranche un ancien ministre d’IBK.

Contacté, le ministre français des Affaires étrangères réfute : s’il admet avoir conseillé à l’État malien de se doter d’un système moderne de documents sécurisés, il affirme ne jamais avoir mentionné Oberthur ou une autre entreprise à quelque interlocuteur que ce soit.

Avec Jean-Yves Le Drian, le lobby breton tient son meilleur représentant, au point d’être parfois accusé de pratiquer une sorte de préférence régionale. Sous son impulsion, Safran, spécialiste de l’aéronautique basé à Fougères et plus important employeur de ce coin breton, a bénéficié de deux importantes commandes d’avions de l’Égypte.

Le ministre suit également l’évolution de Sabena Technics, implantée à Dinard et spécialisée dans l’entretien d’aéronefs, notamment africains. Thalès, Naval Group, ou encore Arquus (l’ex–Renault Trucks Defense, qui faisait sa promotion à Abou Dhabi en 2015 et qui équipe nombre d’armées africaines) ont également toutes des sites de production en terres bretonnes.

Le Drian n’a en outre jamais hésité à côtoyer le fameux Club des trente, un cercle créé en 1988 et rassemblant le gratin du patronat breton, soucieux de se réunir pour influencer les décisions prises à Paris. Vincent Bolloré et François Pinault y ont leur rond de serviette, bien que leur envergure soit en réalité suffisante à elle seule pour influencer le monde politique de Paris.

Le Drian y entretient surtout d’excellents rapports avec le milliardaire Louis Le Duff (Brioche dorée, Del Arte, Bridor), à qui il a décerné la légion d’honneur en 2012, et a pu croiser au sein du Club Jean-Pierre Le Roch (Intermarché, aujourd’hui décédé), Daniel Roullier (Groupe Roullier), Claude Guillemot (Ubisoft) ou encore Brice Rocher.

Ce petit-fils d’Yves Rocher, fondateur du groupe de cosmétiques très présent en Afrique, a d’ailleurs vu son directeur de cabinet, Pierre Roussette, recevoir l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur en janvier 2020, à Vannes, des mains du ministre des Affaires étrangères.

<strong>L’Afrique, un débouché «essentiel»</strong>

Déplacement de Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense française, au camp de Port Bouët de l’armée française, à Abidjan, avec George Serre, ambassadeur sur place, le 10 mai 2014.

Le «duc de Bretagne» a également régulièrement fréquenté l’Institut de Locarn, un discret centre de prospective économique créé en 1991 (où s’active également Louis Le Duff). L’Institut, rebaptisé Keréden cette année, s’est notamment donné pour mission de «fédérer les Bretons du monde entier pour qu’ils participent activement à l’essor économique de la région».

Un credo que Jean-Yves Le Drian ne peut que partager. Si le Keréden est classé à droite (il a longtemps été animé par le patron de TF1, Patrick Le Lay), et a été décrit comme une «officine indépendantiste et nationaliste», le socialiste n’a jamais rechigné à y faire des apparitions. En 2004, il y a prononcé un discours devant près de 300 décideurs bretons, aux côtés de Pierre Méhaignerie ou de François Goulard, cadres régionaux de l’UMP de Nicolas Sarkozy.

Chiffre révélateur : entre 2012 et 2015, selon son agenda officiel, Jean-Yves Le Drian a effectué 153 déplacements en province en France, dont 53 pour la seule Bretagne. Lorsqu’il était ministre de la Défense, deux membres de son cabinet étaient également directement affectés aux affaires bretonnes, et le patron de l’hôtel de Brienne réunissait aussi régulièrement les parlementaires de sa région à son ministère ou participait souvent aux réunions de Bretagne commerce international (BCI).

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Le 12 janvier 2018, à Rennes, alors qu’il effectue une énième visite sur ses terres, le ministre n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins. Devant les représentants de 200 entreprises adhérentes de BCI, il résume son action en deux phrases : «Il faut que nous prenions toute notre place dans le développement de l’Afrique. Pour l’exportation, c’est une destination essentielle.» Pour la France. Et pour la Bretagne.

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<title>Coopération Mali&#45;Banque Mondiale :  Le ministre Sanou entame les discussions avec le Groupe de la Banque mondiale pour une reprise effective des opérations</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-banque-mondiale-le-ministre-sanou-entame-les-discussions-avec-le-groupe-de-la-banque-mondiale-pour-une-reprise-effective-des-operations-2934235.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:18:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l'Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou, a lancé le dialogue de reprise effective de la coopération entre la République du Mali et la Banque mondiale ce mardi après-midi 29 juin 2021. </em></strong>

Lors d’une réunion présentielle avec l’Equipe locale de la Banque au Mali conduite par M. Kofi Nouve, Directeur des Opérations par intérim et en virtuel avec des responsables de la Banque mondiale basés à Washington (USA), le ministre de l'Économie et des Finances a échangé avec la mission d’évaluation de la Politique Opérationnelle OP-7.30 de la Banque sur le processus de reprise effective des opérations de la banque.

Lors des discussions, le ministre Sanou a réitéré les assurances de l’engagement total du gouvernement du Mali à reconnaître l’ensemble des engagements internationaux pris par le Mali. Il a plaidé pour une reprise pleine et entière des opérations existantes de la Banque au Mali et la formulation de nouvelles opérations.

Le Directeur des Opérations par intérim a exprimé la volonté de la Banque mondiale à continuer à accompagner le Mali à travers la mise en œuvre réussie des projets et programmes en cours.

Le ministre a salué la disponibilité des autorités de la Banque mondiale pour l’affermissement de ses relations avec la République du Mali et a réitéré toute sa disponibilité et celle du gouvernement à œuvrer dans ce sens.

Premier partenaire au développement du Mali avec un portefeuille actif de plus de 29 projets nationaux et régionaux qui totalise un montant global d'investissement d'environ 1,8 milliard de dollars US soit environ 910 milliards de FCFA, la Banque mondiale intervient aux côtés du gouvernement dans la mise en œuvre de projets se rapportant aux infrastructures routières, au développement rural, aux services sociaux de base (éducation, santé, eau potable), à l’aide budgétaire, à la réforme de l’Etat et à la décentralisation, au développement urbain, à la culture, à la société civile, à l’environnement, à la sécurité alimentaire ou encore à l’appui au secteur privé.

<strong>Source : MEF</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dinangourou assiégé par les djihadistes :   L’Armée annonce avoir desserré l’étau !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/dinangourou-assiege-par-les-djihadistes-larmee-annonce-avoir-desserre-letau-2934221.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:10:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Le village de  Dinangourou au Mali, sous embargo depuis le 02 Mai, a été libéré ce jour 28 Juin 2021 par une opération militaire des Forces Armées Maliennes», annonce-t-on triomphalement ce mardi sur les réseaux sociaux. Trente-quatre (34) morts et dix-huit (18) prisonniers parmi les terroristes, contre cinq morts et deux blessés côté FAMa. C’est du moins le bilan officiel que donne l’armée, après une contre-attaque conduite ce lundi 28 juin pour desserrer l’étau autour de Dinangourou. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>L’armée aurait procédé à des frappes aériennes préalables avant d’engager des opérations de ratissage pour liquider les quelques poches où les assiégeants djihadistes auraient pu se réfugier après leur déroute.

Apparemment, pour engager le front de Dinangourou, «<em>On ne change pas une méthode qui gagne»</em>, les terroristes ont expérimenté cette stratégie du siège, après avoir longtemps encerclé et coupé du monde la localité de Farabougou. Celle-ci finira par céder à leurs injonctions après plusieurs mois de famine et de privations, sans que l’armée malienne et les nouvelles autorités militaires ne parviennent à libérer la localité et ses habitants.

Cette fois, les djihadistes récidivent ! Et c’est sur la localité de Dinangourou, au pays dogon et coupée du reste du Mali, dont les populations sont de plus en plus privées de tout, que les terroristes ont jeté leur dévolu depuis presque trois mois.

Tout comme à Farabougou, la localité de Dinangourou présente, aux yeux des assiégeants, l’avantage d’être assiégée dans l’indifférence générale des autorités militaires à la tête du pays. Mieux, les djihadistes ont compris qu’à la confrontation armée, les chefs militaires du Mali préfèrent le repli stratégique, en réalité, l’abandon du théâtre des opérations, en laissant territoire et populations aux mains des djihadistes.

Le Rambo de Farabougou, surnom alors donné à l’époque au colonel Assimi Goïta, fraîchement émoulu second président de la Transition, par ailleurs toujours à la tête des questions sécuritaires, est à nouveau rattrapé par ses piètres qualités de soldat. Devant les spots cathodiques des chaînes de télé nationales, le colonel Assimi Goïta, alors vice-président de la Transition en charge des questions de défense et de sécurité, avait paradé, harnaché et portant banderilles comme, égaré au Vietnam, mais passablement à la limite du héros de Cervantès.

Depuis que l’ancien commandant des Forces spéciales, justement créées pour engager la lutte anti-terroriste, a fait son coup d’Etat le 18 août 2020, celles-ci avaient été ramenées à Kati pour en faire sa garde prétorienne. La lutte contre l’insécurité armée a dès lors été réduite en une succession d’accords conclus avec les forces terroristes au terme desquels l’armée malienne se désengage et abandonne progressivement le terrain à l’adversaire.

Mais en définitive, cette mise en scène du commando Assimi en parade à Farabougou n’avait servi à rien, l’armée malienne entrée par air ayant été incapable d’affronter les djihadistes pour libérer la localité. Ceux-ci avaient également évité l’affrontement, se contentant d’encercler la localité, empêchant la population d’en sortir en les contraignant à abandonner leurs champs et autres activités de vie. À bout de famine, de maladies et autres privations, alors que l’armée y était présente, l’arme au pied, la population avait accepté les exigences des djihadistes.

En substance, comme l’a revendiqué le Haut conseil islamique du Mali, commis en médiateur, les terroristes exigeaient le départ de toute présence de l’Etat, forces de sécurité, administration et autres signes. En contrepartie, les djihadistes appliquaient la charia sur une partie de la population (les Peulhs), exigeaient des femmes le port du voile intégral en leur présence et le désarmementde toutes les autres forces civiles dont les donsos.

À l’instar de Farabougou, plusieurs localités du cercle de Niono étaient dans la même situation et avaient accepté les mêmes diktats pour échapper à la pression des djihadistes. Dans le même temps, les accords locaux du genre se sont multipliés à travers tout le centre du pays, avec une partie des régions de Ségou et de Koulikoro, où les djihadfistes ont réussi à imposer que l’armée se retire, fermant école et administration et abandonnant la souveraineté de l’Etat sur ces entités territoriales désormais sous administration djihadiste. Une pratique appuyée par le Haut conseil islamique !

Pour l’heure, le sort de Dinangourou et de sa population reste toujours incertain, car l’Armée, après la parade de Farabougou Rambo, avait prétendu avoir libéré la localité. La suite, on la connaît, Farabougou et nombre de localités de la zone étant depuis tombées sous le joug djihadiste, sans troubler en rien le sommeil des colonels de Kati !

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Controverse autour d’une prolongation de la transition :   Assimi et Choguel vont&#45;ils respecter leurs engagements ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/controverse-autour-dune-prolongation-de-la-transition-assimi-et-choguel-vont-ils-respecter-leurs-engagements-2934219.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:04:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si l’appel de Mme Bakayoko Mariam Coulibaly, pour une prolongation de la période transitoire en cours, n’a pas mis le feu encore aux poudres, il a mis la puce à l’oreille de plus d’un acteur de la crise malienne. Du coup, c’est nettement la main du pouvoir actuel, junte mâtinée d’un enrobage civil, qui apparaît derrière cette initiative. Quand, comme un écho venu de N’Djamena, Mahamat Idriss Déby n’avait pas écarté deux jours plus tôt, l’éventualité d’une prorogation de son bail transitoire à la tête du Tchad.</em></strong>

<em> </em>Et pour la présidente du Collectif de femmes leaders, le mot d’ordre est un prolongement de la durée de la transition : «<em>Nous, femmes leaders, avons pris l’engagement et ce n’est autre que le prolongement de la transition, le prolongement de la durée de la transition afin d’assurer aux Maliens des élections crédibles», assure-t-elle comme le rapporte notre confrère de RFI. </em>Le fait est que Mme Bakayoko est basée à Kati.

La ville garnison fournit depuis pratiquement 2012, les soudards qui tiennent le haut du pavé à Bamako, avec déjà l’insurrection sanglante du sanguinaire capitaine Boucher, Amadou Aya Sanogo. C<em>ette intervention, qui a eu une place de choix dans le traitement des informations sur les antennes de l’ORTM, n’a pas manqué de faire bondir nombre de responsables politiques, aux yeux de qui l’inclusivité est ce qui manque le plus à cette Transition.</em>

Certes, devant son homologue Umaro Sissoko Embalo de Guinée-Bissau, le colonel Assimi Goïta a donné des gages sur le respect des délais convenus avec la communauté internationale dont la CEDEAO. À ce sujet, assure-t-il, des instructions ont été données au gouvernement qui a, en conséquence, décidé de réduire la voilure pour adapter les chantiers «<em>aux urgences et au temps imparti», comme l’a promis le Premier ministre malien Choguel Maïga.</em>

<em><strong> </strong></em><em><strong>Un président peu soucieux du respect des engagements</strong></em>

<em>Il n’est cependant pas certain que cela soit de nature à rassurer le landernau, suffisamment averti du peu de cas que la junte a jusque-là fait du respect des principes et de ses engagements. Car la marque visible d’Assimi Goïta est justement sa propension à s’émanciper des règles, même au prix de la légalité, comme la violation systématique des décrets et autres textes contraignants issus de la Charte, de la Constitution elle-même ou des importantes prérogatives que les militaires s’accordent.</em>

<em>Tout autant, le nouveau Premier ministre, bien qu’issu de la mouvance de la contestation populaire, n’a pour le moment pas brillé par ses qualités de rassembleur dont les visites de courtoisie, multipliées à souhait, ne sauraient cependant tenir lieu.La formation de son équipe, trustée pour l’essentiel par la junte et par ses proches ou obligés pour la portion congrue restante, n’a pas tenu ses promesses d’ouverture.</em>

<em>Choguel ne paraît non plus guère pressé de requérir davantage de consensus politique autour de certaines de ses initiatives, à travers l’annonce de certains chantiers, comme les ARN ou la mise en place de l’organe unique de gestion des élections. Sur ce sujet d’ailleurs, le Premier ministre vient d’ouvrir les hostilités avec la classe politique, ce lundi 28 juin à la Maison de la presse : «Il n'y a plus de débat. Y’aura-t-il oui ou non un organe unique de gestion des élections ? La décision politique est prise : il y aura un organe indépendant qui va organiser les élections</em>», a-t-il tranché<em> sans fioritures quant à ses intentions.</em>

<em><strong> </strong></em><em><strong>Choguel à la hussarde</strong></em>

De même, en dépit des réserves émises de part et d’autre sur l’échiquier, le Premier ministre maintient ses Assises nationales de la refondation (ANR). Tout au plus, concède-t-il que les résolutions du Dialogue nationale inclusif (DNI), dont il était l’un des farouches pourfendeurs, élargies à celles de la conférence d'entente nationale et des États généraux de la décentralisation, en seront le menu. Et «<em><strong>les résolutions des Assises nationales de la Refondation (ANR) qui auront la volonté de tous les Maliens seront obligatoires pour toute personne qui veut prendre le pouvoir au Mali</strong></em>», décrète-t-il comme pour prévenir d’éventuelles contestations.

Pourtant, le Premier ministre ne semble pas disposé à réduire de façon substantielle les activités imparties et sur lesquelles se sont engagés ses patrons du Camp Soundjata. Aux yeux de Choguel, la Transition, du moins la tranche des «<em><strong>neuf mois qui restent</strong></em><em>»</em> qu’il va conduire, sera jugée sur l’organisation d’élections non contestées, les avancées dans l’application de l'accord d’Alger et surtout les réformes politiques, charte des partis, Constitution et autres chantiers polémiques.

Signe qu’en dépit de son engagement à «<em><strong>actualiser le programme de travail du gouvernemen</strong></em>t <em><strong>pour l’adapter aux urgences et au temps imparti</strong></em><em>0», le Premier ministre n’en maintient pas moins les activités qui pourraient inscrire l’actuelle Transition dans une durée s’étendant bien au-delà de février 2022, comme promise par la junte et exigée par les partenaires de la communauté internationale pour lever les sanctions. Ou les durcir dans le cas contraire !</em>

<strong>Des Réserves pourtant fondées</strong>

En l’occurrence, c’est le Parena de Tiébilé Dramé, l’ancien ministre des Affaires étrangères, qui avait tiré la sonnette d’alarme. Entreprendre les réformes des textes, dont la Constitution, conduire des assises nationales de la refondation (ARN), organiser des élections référendaire, présidentielle, législatives et accessoirement communales, voilà qui suscite de fortes suspicions aux yeux de l’ancien partenaire au FSD qui en conclut que «<em><strong>Les chantiers que le Premier ministre veut ouvrir visent à préparer les conditions d’un prolongement de la période transitoire</strong></em><em>». Pour le Parena, c’est clair : «<strong>Le Premier ministre entretient un flou artistique sur le respect de la durée convenue de la transition</strong></em>».

À l’instar du parti du Bélier blanc, nombre de sensibilités politiques et associatives ont attiré l’attention, en plusieurs rencontres, sur l’impératif de revoir les ambitions transitoires à la baisse au regard des délais jugés incompressibles et la nécessité de respecter l’inclusivité pour laquelle le second président de la Transition a dit son attachement.

Parmi ces avertissements, l’éminent constitutionnaliste, Brahima Fomba, est catégorique quant à l’éventualité d’un référendum : «… <em>les conditions juridiques, encore moins les conditions politiques, ne sont réunies pour s’engager dans une telle aventure. L’article 118 de la Constitution précise bien que l’initiative de la révision appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Or, jusqu’à ce jour, nous n’avons ni députés, ni Président de la République. Formellement, aucune révision constitutionnelle n’est possible dans le contexte institutionnel actuel de la Charte de la Transition</em>», a-t-il souligné face à la boulimie réformiste du nouveau Premier ministre.

Déjà, dans une précédente édition, nous avions souligné l’impératif du respect des délais à conjuguer avec les chantiers trop nombreux et difficiles à conduire par, comme un minimum préalable, leur nature collégiale ou consensuelle. Les observateurs paraissent plutôt perplexes devant les engagements pris par les autorités de la Transition qui tranchent avec l’ampleur des activités annoncées dont le commun des mortels sait qu’elles ne pourraient se réaliser dans le temps imparti.<strong>  </strong>

<em> </em><em>Le Mali est placé dans la même situation que le Tchad dont le président de la Transition et chef des armées vient d’assurer que la Transition pourrait aller au-delà des 18 mois convenus, à condition que la communauté internationale apporte une aide financière pour organiser les élections et que par ailleurs les Tchadiens s’entendent sur les processus de sortie de la Transition. </em>

<em> </em><em>Curieux mimétisme, quand on sait que le colonel Assimi Goïta a échappé de justesse à des sanctions plus sévères à Accra parce que la plupart des chefs d’Etat et une bonne partie de la communauté internationale avaient quasiment adoubé la dévolution dynastique intervenue à la suite de la mort de Idriss Déby Itno. Il n’est pas exclu qu’Assimi et ses camarades de la junte s’attendent à un remake du cas tchadien.</em>

<em> </em><em>Mais ils pourraient en être pour leurs frais, car au Tchad, non seulement le Maréchal Idriss Déby est mort au front, mais les officiers de la junte sont toujours présents sur les théâtres des opérations, engagés à combattre l’insécurité armée. Et non réfugiés sous les lambris comme au Mali.</em>

<em><strong> </strong></em>

<em><strong>Mohamed Ag Aliou</strong></em>]]> </content:encoded>
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<title>Transition : l’épouse de Moctar Ouane, aussi, en résidence surveillée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/transition-lepouse-de-moctar-ouane-aussi-en-residence-surveillee-2934211.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Qu’est-ce que les nouvelles autorités reprochent exactement à l’ancien Premier ministre Moctar Ouane et à sa famille ? C’est la question que l’on se pose depuis qu’elles viennent de durcir, une nouvelle fois, les conditions de sa résidence surveillée et que même son épouse ne peut plus sortir travailler. C'est l'association malienne des procureurs et poursuivants qui vient de révéler et dénoncer cette situation à travers un communiqué rendu public mardi. Dans une déclaration, ils alertent sur la situation que vit actuellement l’épouse de l'ancien chef du gouvernement, une notaire. Selon ce document, elle a été interdite de sortie, par le garde du corps de son mari, suivant l'ordre de la garde présidentielle. Lorsqu’elle voulut se rendre à son étude, au seul motif qu'elle est l'épouse de Moctar Ouane frappé par l'interdiction absolue de sortir de son domicile, sans qu'un acte ne leur soit signifié d'une part et, d'autre part, sans qu'aucune charge ne leur soit notifiée par les auteurs desdites mesures.</span></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">  </span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Loi d’amnistie : légaliser les coups d’Etat au Mali</span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est, en principe, aujourd’hui, que le Conseil national de Transition doit voter la loi d’amnistie en faveur des auteurs du double coup d’Etat dans notre pays. Longtemps attendu, cette loi va, finalement, passer devant le CNT et, on peut l’imaginer, comme une lettre à la poste. Elle va permettre de sécuriser les membres du CNSP et les mettre à l’abri de toutes poursuites judiciaires. Il sera décidé qu’ils n’ont rien fait. Totalement amnistiés comme Sanogo et sa bande. La question que l’on se pose, désormais, est celle de savoir jusqu’à quand allons-nous continuer à piétiner notre Constitution. Celle qui définit le coup d’Etat comme un crime indescriptible. Comme le dit un ancien ministre : «tant que les militaires sauront qu’il yaura des lois pour les amnistier, ils ne cesseront, jamais, de faire des putschs et rompre avec l’ordre constitutionnel.»</span></p>
<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Protocole : Assimi et «son» tapis rouge</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:28:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5320400715msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le président de la Transition, le putschiste récidiviste, Assimi Goïta, semble prendre du plaisir dans ses nouvelles fonctions de chef de l’Etat. Il ne boude, en tout cas, pas les privilèges, à lui accordés par le protocole, et ne se prive jamais de bain de foule encore moins de tapis rouge. Comme s’il était président de la République, il circule dans son véhicule Hilux (blindé ?) mais ne rate aucune occasion pour prouver aux Maliens et à la face du monde que le patron du pays, c’est, désormais, lui, et lui tout seul ! On l’a vu lors de certaines cérémonies (improvisées) jouant aux populistes comme lors de la finale de la coupe du Mali de football. Lors du séjour, également, du président bissau-guinéen, Oumarou Sissoco. C’est d’ailleurs cette propension qu’il a pour le tapis rouge qui commence à friser le ridicule de la part quelqu’un qui devrait être, présentement, au front et qui, malgré son titre de patron des forces spéciales, n’est parvenu à obtenir aucun résultat en matière de lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Bien au contraire !</span></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Oumarou Emballo à Bamako : les dessous d’une visite</span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y a de cela, quelques jours, le président bissau-guinéen, Oumarou Sissoco Emballo, a séjourné dans notre pays. À son arrivée, il a été accueilli à l’aéroport par le président de la Transition, Assimi Goïta, et a tenu à préciser les raisons officielles de son déplacement chez nos confrères de la télévision nationale. L’hôte du Mali dira son appartenance à la CEDEAO et le respect qu’il a pour les consignes de cette institution sous-régionale qui a suspendu notre pays de toutes ses instances. Il dira qu’il est là pour rendre visite à «ses parents maternels» et révéla que sa maman est d’origine malienne. Ceci était le côté officiel de cette visite qui avait, à n’en pas douter, d’autres raisons. Le président Emballo était venu réitérer aux  nouvelles autorités les mesures non-négociables de la CEDEAO à l’endroit de notre pays et sa transition ; à savoir : l’organisation de la présidentielle en février 2022. Il l’a, d’ailleurs, annoncé, que ce message a été transmis au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga.</span></p>
<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique : la transition de tous les dangers !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-la-transition-de-tous-les-dangers-2934196.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:23:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 18 août dernier, c’est un régime exceptionnel qui gère le pays. À la faveur des contestations du M5-RFP et d’un coup d’Etat, comme fomenté par le pouvoir d’IBK, des militaires ont pris le pouvoir et s’y agrippent, chaque jour, un peu plus. </em></strong>

Sans tambour, ni trompette, comme le dirait l’autre, avec une assurance totale, ils déroulent (ou font dérouler) leur plan qui vise à prolonger la transition et à se maintenir au pouvoir. Certains n’hésitent pas à évoquer, même, une éventuelle candidature de l’actuel chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta.

Il n’existe plus le moindre doute désormais : tout est mis en œuvre pour prolonger la Transition et mettre en œuvre l’agenda M5-CNSP qui n’est, ni plus ni moins, que la confiscation du pouvoir et le maintien des militaires, d’une manière ou d’une autre, au pouvoir.

Il faut dire qu’avec le second coup d’Etat, tous les masques sont tombés. Les militaires ont montré à la face du monde, sans aucun scrupule, leur intention de confisquer et d’exercer «leur pouvoir» ; l’exercer et l’exercer avec leurs parents, amis et connaissances.

C’est ainsi qu’on a assisté au retour de tous les ministres proches des militaires que Bah N’Daw et Moctar Ouane avaient remerciés dans le nouveau gouvernement qui a suscité la «mise hors de leurs prérogatives».

Sadio Camara est revenu, Modibo Koné a été bombardé directeur général de la Sécurité d’Etat, le ministre des Mines est revenu. Cerise sur le gâteau : Assimi venait d’avoir l’occasion de réaliser le rêve qu’il avait toujours caressé, devenir patron de la Transition, chef de l’Etat.

Il avait pris la peine de donner une caution politique et, à la limite, un peu populaire, à tout ça à travers le dialogue qu’il venait de renouer avec le M5-RFP, auquel il a confié le poste de Premier ministre avec la nomination de Choguel Kokalla Maïga comme chef du gouvernement.

<strong> </strong>

<strong>MT</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adhésion de Boubou Cissé à l’Urd :  Une première victoire en vue la présidentielle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adhesion-de-boubou-cisse-a-lurd-une-premiere-victoire-en-vue-la-presidentielle-2934199.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ça y est : Dr. Boubou Cissé a choisi l’Union pour la République et la Démocratie (URD) pour déposer ses valises. L’ancien et dernier Premier ministre d’IBK, jusqu’au coup d’Etat du 18 août 2018, a choisi la section de Djenné, sa ville d’origine, comme son point de chute.Mais, en réalité, le poste de secrétaire aux affaires économiques de la section, qui lui a été dévolu, apparaît plutôt comme le point de départ d’une ambition présidentielle à peine dissimulée.</span></i></b></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est déjà une première victoire que l’ancien Premier ministre d’IBK ait pu officialiser son adhésion au parti du défunt chef de file de l’opposition. L’arrivée en fanfare de Mamadou Igor Diarra avait fait du banquier le «candidat naturel» qu’attendait la formation. </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’URD, alors en deuil et orphelin de l’imposante personnalité de son défunt leader, peinait à se trouver une personnalité d’envergure susceptible de combler son profond déficit de leadership. L’ancien patron de l’hôtel des finances d’IBK, où il avait précédé Boubou Cissé, déjà ancien candidat à la présidentielle de 2018 contre son ancien patron, avait rejoint les rangs de la formation de la poignée de main quelques semaines après la brusque disparition de Soumaïla Cissé.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De fait, l’affaire de l’adhésion de Boubou Cissé était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, même quand l’ancien chef dugouvernement était entré dans une longue clandestinité pour échapper à la junte qui le poursuivait pour, disait-on, tentative de coup d’Etat.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Un certain nombre de jeunes loups du parti se sentaient quelque peu à l’étroit au sein du M5-RFP où le parti a vu se diluer son leadership naturel de première force de l’opposition malienne. Le FSD, bien que dirigé de façon intérimaire par Choguel Kokalla Maïga, le coordinateur du comité stratégique du M5, apparaissait plus en réalité comme un regroupement plutôt constitué autour de l’URD, plus que le parti n’y avait au contraire adhéré au regroupement.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De toute évidence, Dr. Boubou Cissé incarne un courant assez fort au sein du parti et avec lequel il faut compter pour déterminer les rapports de force, aussi bien à l’interne que sur l’échiquier car, en dépit de tout, les soutiens de l’ancien Premier ministre débordent largement les cadres d’une seule formation politique.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les velléités d’un appel du pied à Boubou Cissé étaient apparues comme une alternative aussi crédible, sinon plus pour assurer au parti plusieurs fers au feu de la prochaine présidentielle.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Une adhésion contestée ou attendue ?</span></b></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Toutefois, la vieille garde sentant des tendances à miner l’unité du parti, avait élevé le ton en assurant que les portes d’une candidature à la prochaine présidentielle restaient ouvertes sous réserve d’une appartenance avérée à la formation, en termes clairs, un militantisme indiscutable. Une réserve vite levée, l’URD s’étant fait une spécialité dans l’absorption de micro-partis et personnalités politiques d’envergure relative.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mais nombre d’observateurs assurent la surface financière non négligeable du nouvel adhérent. À tort ou à raison, Boubou Cissé est aussi attendu pour regarnir tout ou partie de la bourse d’une formation, dont le financement reposait en grande partie sur la seule personnalité de son défunt président.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La jeune garde, qui a beaucoup œuvré à l’arrivée de l’ancien Premier ministre, entre certainement en confrontation avec les anciens compagnons de Soumaïla Cissé qui perçoivent d’un mauvais œil ce basculement des rapports de force au sein de la formation.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De même, la garde rapprochée, qui s’était entre-temps constituée autour de Mamadou Igor Diarra, perçoit dans cette arrivée le déclenchement des hostilités. Le fils du défunt général Cheik Diarra, patron des questions de défense de la CEDEAO au moment de sa disparition tragique dans un accident d’avion au Nigéria, se voyait dans les atours du candidat incontournable de la formation et héritier putatif du défunt challenger d’IBK aux présidentielles de 2013 et 2018.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Assurément, l’unité de l’URD apparaît donc comme le challenge le plus important avant la prochaine présidentielle, que Boubou Cissé devra d’abord affronter et dont dépendra certainement la suite !</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Touré</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la Fédération de basketball aurait dissimulé des abus sexuels à l’encontre de joueuses mineures</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/mali-la-federation-de-basketball-aurait-dissimule-des-abus-sexuels-a-lencontre-de-joueuses-mineures-2932592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 13:36:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans du Mali ont affirmé avoir subi des abus sexuels de la part de leur entraîneur principal mais la Fédération malienne de basketball, bien qu’ayant été informée, n’a pas réagi, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.</em></strong>

Amadou Bamba, âgé de 51 ans, entraîneur principal de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans depuis 2016, aurait agressé ou harcelé sexuellement au moins trois joueuses et contrarié leurs carrières quand elles ont refusé d’avoir des rapports sexuels avec lui, selon des survivantes d’abus interrogées par Human Rights Watch.

Après que Human Rights Watch eut écrit à la Fédération internationale de basketball (FIBA), l’instance dirigeante de ce sport au niveau mondial, détaillant les allégations d’abus sexuels commis au Mali, la FIBA a pris une première mesure importante en suspendant, dans l’attente des résultats d’une enquête, les entraîneurs et les responsables qui auraient commis ces abus ou qui en auraient eu connaissance. Le président de la FIBA, Hamane Niang, qui est de nationalité malienne, s’est retiré temporairement de cette fonction pour la durée de l’enquête.

Human Rights Watch s’est entretenu avec trois survivantes et avec les membres de leurs familles qui ont dénoncé les abus commis par Bamba à la fédération malienne de basketball. Or non seulement la fédération n’a pas agi en réponse à ces plaintes, mais elle s’est efforcée de dissimuler les abus de Bamba en promettant aux survivantes la sélection en équipe nationale en échange de leur silence.

Parmi les abus dénoncés, certains ont eu lieu lors de compétitions internationales, dont la Coupe du monde féminine des moins de 19 ans de la FIBA en 2019 et le Championnat d'Afrique des moins de 18 ans en 2020. La Coupe du monde 2021 de basketball féminin des moins de 19 ans de la FIBA se déroulera en Hongrie du 7 au 15 août et le Mali est l’une des 16 équipes engagées dans la compétition.

Au Mali, les survivantes et les membres de leurs familles ont dénoncé les abus sexuels commis par Bamba dès 2016, sa première année en tant qu’entraîneur principal. Ajara, une ancienne joueuse de l'équipe féminine nationale des moins de 18 ans, dont le nom, comme celui des autres victimes, a été modifié pour leur protection, a été sexuellement harcelée et agressée par Bamba, selon son père à qui elle a rapporté les faits. Il a indiqué que le harcèlement avait commencé quand Ajara, alors âgée de 17 ans, tentait de gagner sa place dans l'équipe: «Bamba l’a appelée et lui a dit qu’il voulait avoir un rapport sexuel avec elle et qu’elle devrait avoir une relation sexuelle avec lui pour obtenir une place dans l’équipe.» Ajara a refusé.

Lors d’un tournoi international de la FIBA, cet abus a dégénéré en agression sexuelle: «Il [Bamba] est venu dans la chambre d’hôtel [de ma fille] à 2h00 du matin… Il a pris sa main, lui a fait toucher certaines parties de son corps. Il a mis ses mains dans sa culotte.» Ajara s'est échappée de la chambre. Après cette agression, Bamba a considérablement réduit le temps de jeu d’Ajara dans l'équipe.

Deux autres anciennes joueuses de l'équipe ont décrit des expériences similaires. Mariama (pseudonyme) a raconté à Human Rights Watch que lorsqu’elle avait 15 ans, Bamba a essayé d’avoir un rapport sexuel avec elle dans sa chambre d'hôtel, lors d’un voyage de l’équipe pour un tournoi international de la FIBA, et l’a exclue de l’équipe après son refus.

Mariama a aussi affirmé que Bamba menaçait les filles de l’équipe d’emprisonnement si elles dénonçaient son comportement. Une troisième fille, Oumou (pseudonyme), a affirmé que quand elle avait 17 ans, Bamba a essayé de toucher sa poitrine et d'avoir des relations sexuelles avec elle : «Quand j’ai refusé, il ne m’a pas laissée jouer. Il m’a mise à l'écart des matches.»

Les joueuses ont affirmé à Human Rights Watch que Bamba avait des relations sexuelles avec d’autres joueuses de l'équipe nationale féminine des moins de 18 ans, échangeant des faveurs sexuelles contre du temps de jeu, de l’argent et des équipements sportifs.

Au Mali, les actes à caractère sexuels avec des personnes âgées de 15 à 21 ans sont illégaux quand l’auteur est un adulte ayant autorité sur la personne ou s’il est chargé de son éducation ou de sa supervision, ou s’il est son employeur.

Dans le cadre de sa fonction de surveillance et conformément aux règles de son adhésion à la FIBA, il incombe à la Fédération malienne de basketball de protéger les joueurs et les joueuses contre les abus et de tenir les entraîneurs abusifs responsables par des sanctions et le renvoi. D'après les «Cinq piliers de la protection des droits des enfants et des adultes à risque» de la FIBA, il y a une «tolérance zéro» pour le harcèlement et les abus sexuels à l’encontre des joueurs et des joueuses, y compris pour les abus commis contre des mineurs par leurs entraîneurs.

Le harcèlement sexuel et les agressions peuvent avoir des impacts à long terme sur la santé physique et mentale des survivantes comme l'anxiété, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique. Le père qui a décrit l’expérience de sa fille, Ajara, a déclaré que celle-ci, joueuse très douée, avait abandonné le basketball après l’agression de Bamba. «Elle est généralement renfermée et ne fait rien de spécial pour le moment. Elle a été traumatisée.»

« Les filles ont peur de perdre leur place dans l’équipe ou de se heurter à d'autres conséquences, donc c’est une situation très difficile », a déclaré Ahmar Maïga, fondateur de Protection des Jeunes Sportifs en Afrique-Mali, une association de protection des joueurs et des joueuses. «Normalement, le rôle de la Fédération malienne de basketball devrait être de protéger les joueuses, mais personne ne se soucie de la position impossible de ces jeunes athlètes.»

Le manquement de la fédération à sa responsabilité d’enquêter ou de s’occuper des graves allégations d’abus date d’avant l’arrivée de Bamba. Mariama a indiqué que Bamba est le troisième entraîneur de l'équipe féminine de basketball au sujet duquel des allégations d’abus ont été rapportées à la fédération.

La violence sexiste est un problème très répandu au Mali, au-delà du monde sportif. Un sondage de 2018 de l’Institut national des statistiques a permis d’établir que près de la moitié des femmes et des filles maliennes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences de ce type.

«Avec les Jeux Olympiques au Japon et la Coupe du monde de basketball des moins de 19 ans de la FIBA qui approchent rapidement, la FIBA et le CIO doivent prendre des mesures rapidement pour congédier tous les entraîneurs qui commettent des abus et tous les dirigeants du basketball qui ont failli à leur devoir de protéger les joueuses du Mali. »

<strong>Source : Human Rights Watch</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Force Barkhane fait le point sur ses opérations</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-force-barkhane-fait-le-point-sur-ses-operations-2932579.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 13:34:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Certainement avant l’annonce par le président français de la suspension de la coopération bilatérale avec les forces armées maliennes, la Force Barkhane a mené des opérations majeures dans le Gourma malien visant à sécuriser la Route nationale (RN) 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Douentza, entre autres. Et sur le plan sorties hebdomadaires, les avions de la Force Barkhane en ont réalisé 134, parmi lesquelles 26 sorties chasse, 51 sorties ISR et 57 missions de transport ou de ravitaillement. Nous vous proposons ici des éléments d’informations donnés par les services de communication de cette force française au Sahel.</em></strong>

<strong>Rapport d'opération: sécurisation de la RN16</strong>

Du 1er au 31 mai 2021, la Force Barkhane a mené une opération majeure dans le Gourma malien visant à sécuriser la Route nationale (RN) 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Douentza. Planifiée en étroite coordination avec les armées partenaires, préparée en amont depuis fin mars 2021 par des opérations de renseignement et de reconnaissance sur le terrain et soutenue par une manœuvre logistique d’envergure, cette opération avait pour objectif de produire un effort majeur contre le RVIM.

La Force Barkhane a été déployée dans le Gourma, à plus de 500 km de Gao. Durant cinq semaines, 1800 soldats français et 600 soldats des Forces armées maliennes (FAMa) ont été déployés sur une zone d’opération qui s’étendait sur 20 000 km2 dans la région des trois frontières.

La préparation en commun des unités a permis une intégration tactique jusqu’au niveau de la section, voire du groupe. Pour les unités terrestres et aériennes, le défi a été de tenir le terrain et de maintenir l’effort dans la durée dans un environnement (climat, géographie) d'une exigence extrême. Soutenus par le Groupement tactique désert (GTD) logistique Charente et appuyés par l’aviation et le GTD aérocombat, les trois GTD (Bison, Douaumont et Chimère) et le groupement commando de la Force Barkhane ont conduit une manœuvre d’enveloppement de part et d’autre des massifs montagneux qui dominent l’ouest de la RN 16.

Par l’imprévisibilité et la rapidité des manœuvres tactiques ainsi que leur durée sur le terrain, ils ont bousculé les GAT jusqu’à Douentza, dans l’ouest du Gourma, où la force ne s’était pas rendue depuis 2019. Ils ont également ouvert l’axe Tombouctou – Douentza et poursuivi les actions de harcèlement le long de la frontière malo-burkinabè.

Cette manœuvre visait à asphyxier les réseaux du RVIM, à neutraliser les facilitateurs d’Engins explosifs improvisés (EEI) et à détruire leurs bases logistiques dans le quadrilatère Hombori - forêt de Serma – Douentza - forêt de Gana. Hormis la menace EEI qui est restée forte durant cette opération, les GAT n’ont jamais été en mesure d’affronter directement les forces maliennes et leurs partenaires, préférant la fuite au combat de rencontre.

Au bilan, les partenaires ont neutralisé GAT et saisi 42 armes légères, 2 armes collectives, 9 EEI, 18 éléments principaux d’EEI, 77 motos et 108 équipements de communication. Ce bilan montre que l’ennemi, bien présent le long de la RN16, est incapable de s’opposer à la manœuvre de la force et qu’il préfère la fuite au combat, abandonnant ses ressources et laissant aux partenaires toute liberté d’action. Le cadre sécuritaire attendu pour un retour des services de l’Etat est maintenant à la portée des maliens s’ils consolident leur déploiement le long de cet axe de vie.

<strong>La Force Barkhane empêche une attaque coordonnée dans le nord Mali </strong>

Les 5 et 6 juin 2021, dans le nord du Mali, les militaires de l’opération Barkhane ont conduit plusieurs opérations afin de dégrader les capacités d’action des Groupes armés terroristes (GAT) et plus particulièrement du Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM). Tout d’abord, le 5 juin, les militaires français appuyés par des hélicoptères ont mené une action de combat contre des GAT alors qu’ils préparaient une nouvelle attaque du camp de la Minusma d’Aguelhok.

Quelques GAT ont été neutralisés ou capturés. Deux mortiers de 120mm, des obus, un lance-roquette, des armes légères, des composants pour la confection d’EEI, trois motos, deux pick-up et des équipements de télécommunications ont été saisis ou détruits. Ensuite, le 6 juin dans la région de Tin Zaouatène, une nouvelle action de combat a permis de capturer des GAT proches de la structure de commandement du RVIM.

Des équipements militaires ont également été saisis. Ces opérations démontrent la volonté de la France à poursuivre son effort en Bande sahélo-saharienne (BSS) pour affaiblir les organisations terroristes, dans le but d’aider la population du Sahel à se libérer du joug terroriste et permettre aux forces partenaires d’assurer seules la lutte contre les GAT.

<strong>Relève du groupement de transmissions </strong>

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Début juin, sur la base opérationnelle projetée (BAP) de Niamey a eu lieu le transfert d’autorité du Groupement de transmissions (GTRS) de la Force Barkhane entre le colonel Cyrille de Boysson, commandant le 53e Régiment de transmissions (RT) et le colonel Julien Vasseur, chef de corps du 41e RT.

Durant le mandat écoulé, le GTRS MonnaCasale, armé par plusieurs unités du commandement des systèmes d’information et de communication (COMSIC) mais aussi des spécialistes de l’armée de l’Air et de l’Espace, et de la DIRISI, a œuvré pour maintenir la liaison sur l’ensemble du théâtre d’opérations marqué par de fortes élongations entre les différents sites de la BSS. Insérés au sein des GTD, les transmetteurs ont participé à toutes les opérations.

Le GTRS a également sécurisé et déployé l’ensemble des systèmes d’information et de communication du Poste de commandement (PC) Harpon de la Task Force Takuba. Il a aussi déposé les premiers jalons pour accueillir le Socle technique commun d’échange (STC-E), nouveau système qui assurera une meilleure sécurisation des données dans le cadre du programme Scorpion. Le GTRS Flandres assure désormais la mission.

<strong>Sorties air hebdomadaires (bilan du 2 au 8 juin inclus) </strong>

Les avions de la Force Barkhane ont réalisé 134 sorties, parmi lesquelles 26 sorties chasse, 51 sorties ISR et 57 missions de transport ou de ravitaillement.

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<strong>Source : Barkhane</strong>

<strong>NB : le titre et le chapeau sont de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Renforcement des militaires dans le gouvernement :   Assimi a&#45;t&#45;il piégé le M5&#45;RFP ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/renforcement-des-militaires-dans-le-gouvernement-assimi-a-t-il-piege-le-m5-rfp-2932549.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Protestations voire condamnations au sein de la classe politique et réactions mitigées sinon silencieuses au sein du M5-RFP, dénotent une certaine fraîcheur dans l’accueil du gouvernement du Premier ministre Choguel. Base peu élargie et mépris des résultats des consultations préliminaires semblent avoir caractérisé les choix des membres du nouvel exécutif, finalement fort peu éloigné des méthodes cavalières usitées avec l’équipe Moctar Ouane.</em></strong>

<em> </em>En assurant ce vendredi <strong>28 mai dernier</strong>, devant <strong>la classe politique et la société civile son souhait «<em>que le poste de Premier ministre revienne au M5-RFP</em></strong><em>» tout en demandant leur soutien, le colonel Assimi Goïta n’a pas laissé </em>entrevoir qu’il refilait une patate chaude à l’ancienne contestation populaire du régime d’IBK dont la junte, pour justifier son putsch, avait assuré parachever la lutte.

<strong>Restauration de l’ordre Kaki</strong>

L’initiative de confier la Primature au M5-RFP et le choix de Choguel Maïga, le président de son comité stratégique, comme futur Premier ministre, ont suscité beaucoup d’espoir. Mais à l’arrivée, tout porte à croire que les militaires ont plutôt déferré aux pressions de la communauté internationale, mais n’ont renoncé ni dans la méthode ni dans les objectifs à leur pré-carré arraché le 18 août dernier, en renversant le régime d’IBK.

Et bien que se servant des civils comme faire-valoir, les proconsuls de Kati ont visiblement du mal à se départir de leurs habitudes d’exclusion, comme l’avait illustré la composition du premier gouvernement de la Transition et que d’ailleurs le M5-RFP, et Choguel Maïga plus singulièrement, avait pourtant dénoncé avec constance et ténacité.

Le second coup d’Etat, de ce 26 mai, opéré par Assimi Goïta, contre le président qu’il avait lui-même choisi, a abouti à un renforcement considérable des militaires au sein de l’exécutif. Les proconsuls de Kati n’ont cure des cris d’orfraie : avec le nouveau exécutif, ils raffermissent plutôt leur contrôle, comme on l’aura remarqué avec la reconduction de certains ministres à leur exclusive dévotion.

Les militaires à la Défense, l’Administration territoriale, la Réconciliation conservent leur portefeuille, en dépit des accusations de parjure voire de trahison qui avaient affaibli la position du colonel-major Ismaël Wagué et du lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. De même, un second couteau certes mais une caution concédée à l’irrédentisme nordiste, le col-maj Daoud Aly Mohammedine, vient à la Sécurité en lieu et place de Modibo Koné.

Mieux, en remplaçant Makan Fily Dabo par Mme Dembélé Madina Sissoko comme ministre des Transports et des Infrastructures, l’épouse du général Ibrahim Dahirou Dembélé, l’ancien ministre de la Défense au moment du coup d’Etat du 18 août 2020, la junte procède à l’unification des forteresses militaires, en restaurant l’autorité des officiers compromis non seulement avec IBK, mais aussi et surtout dans les tueries du capitaine boucher de Kati, Amadou Aya Sanogo.

Car, en plus d’être l’épouse de l’ancien patron des fameux ‘’Damis’’, une quasi-secte d’officiers et de militaires au sein de l’armée malienne, liés par une sordide solidarité, Madina Sissoko, est aussi à la tête d’une association d’épouses de militaires, engagée activement à laver complètement de toute accusation de meurtre de masse et de culpabilité de fosses communes l’éthylique Boucher de Kati, le capitaine Sanogo, et ses acolytes de l’époque, dont justement ‘’Bri’’, le général Dahirou Dembélé.

Le retour d’Alfousséyni Sanou et de Lamine Seydou Traoré, renvoyés par Bah N’Daw et Moctar Ouane, lors de leur tentative éphémère, signe que la junte n’entend rien changer à ses projets de contrôle effectif des leviers de l’Etat. Bien au contraire, avec la reprise en main du taiseux colonel qui a chassé ‘’son’’ président potiche, tout porte à croire que la junte se soucie comme d’une guigne des slogans d’un nouveau départ du Mali, mais que de façon pragmatique, ils entendent s’imposer et assurer durablement leurs devenirs financiers et matériels.

<strong>L’Etat sous le contrôle de la garde républicaine</strong>

La nomination de l’ancien ministre de la Sécurité à la Direction générale de la Sécurité d’Etat décuple la puissance du controversé colonel Modibo Koné, faisant apparaître la réalité des rapports de force au sein de la junte sous un nouveau jour. Car, outre qu’il revienne à son poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara remonte à la deuxième place, après le Premier ministre, dans l’ordre de préséance gouvernementale. La Garde républicaine, à travers donc ses deux cadres, reprend une main qu’elle n’avait jamais réellement perdue, car on sait que sous l’ère IBK, le général Moussa Diawara, l’inamovible Directeur général de la SE, régentait l’Etat à sa guise, à travers ses choix pour les nominations au gouvernement et dans la haute administration.

Certains craignent, à raison, qu’à travers cet héritage du général Moussa Diawara, l’homme qui a en réalité orchestré le coup d’Etat du 18 août 2020, la junte n’essaye pas d’assurer sa mainmise sur l’Etat, pour de nombreuses générations à venir. On a tendance à y croire, avec la flamboyance impudique observée par le sanguinaire Boucher de Kati, le capitaine Sanogo, le retour en force, même par procuration de ses complices dans le massacre des bérets rouges, en plus de la présence de son fidèle Malick Diaw au sommet du CNT, et le fait d’avoir déjà trusté les plus juteuses et significatives fonctions de la haute administration.

La nomination de Mamoudou Kassogué, le polémique procureur du pôle économique, participe certainement de la couverture indispensable pour assurer les arrières des militaires de Kati. Outre sa propension à la médiatisation à outrance de ses activités, au mépris parfois de la sérénité indispensable à l’instruction des dossiers, le Procureur Kassogué s’est signalé par une tendance aux dossiers qui n’aboutissent jamais et davantage actuellement par sa promptitude à agir efficacement au mieux des intérêts des nouveaux proconsuls. En somme, sa nomination constitue une juste récompense pour davantage de services à rendre aux putschistes de Kati.

En fin de compte, le Premier ministre Choguel Maïga est bien conscient que «<em>certains, de bonne foi, sont sceptiques d’autres franchement hostiles.</em>». Mais sa résolution «…<em>de dissiper leurs réserves, leurs interrogations </em>… <em>de conforter l'espoir et d'obtenir l'adhésion de la grande majorité des Maliens</em>» commence déjà à relever d’une gageure.

<strong> </strong>

<strong> Mohamed g Aliou</strong>

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<title>Présidence du Parlement Africain   :  Mme Haïdara Aïchata Cissé dénonce la mauvaise foi de ses adversaires</title>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:10:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À Midrand en Afrique du Sud, devrait se tenir, le 27 mai 2021, l’élection du président du Parlement africain. Malheureusement, certains pays ont avancé l’argument de la rotation de la présidence. Ce que la candidate, Haïdara Aïchata Cissé, a qualifié «de banditisme politique». De retour à Bamako, nous l’avons approchée pour en savoir plus sur le déroulement des opérations ayant conduit au report du vote. </em></strong>

Haïdara Aïchata Cissé est membre du Conseil national de transition (CNT), vice-présidente sortante du Parlement panafricain, chargée de la diplomatie, et candidate à la présidence du Parlement africain. Pour elle, sa candidature était valide parce qu’elle était endossée par le CNT. D’autant que, «pour être membre du Parlement africain, il faut d’abord être membre d’un parlement ou membre d’un organe législatif. Le CNT étant l’organe législatif du Mali, j’ai été mandatée par le CNT pour le parlement africain.»

Et d’ajouter : «Ma candidature pour la présidence faisait peur d’où toute cette tractation avant notre prestation de serment devant le Parlement africain dans le but d’empêcher le Mali d’être représenté au parlement».

À en croire Mme Haïdara, non seulement, le CNT a porté sa candidature, mais aussi tous les parlementaires panafricains de l’Afrique de l’Ouest, au cours d’une rencontre à Bamako, ont porté à l’unanimité sa candidature y compris une grande partie de l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale. C’est à la dernière minute qu’il y a eu une candidature de l’Afrique de l’Est, à savoir le Sud-Soudan.

«Le hic est que le candidat de l’Afrique Australe assure l’intérim de la présidence du parlement. Il était à la fois juge et partie. C’est quand le candidat de l’Afrique Australe a compris que si les élections se tenaient dans les conditions normales, le candidat de l’Afrique Ouest allait passer largement pour qui sait que l’Afrique de l’Ouest est composée de 15 pays et de 75 membres. Ils sont ainsi les rois voire les faiseurs de rois», a-t-elle martelé Mme Haïdara.

S’agissant du principe de la rotation qui serait contenu dans un protocole d’accord brandi par les opposants au vote, Mme Haïdara a précisé que les documents du Parlement panafricain ne parlent pas de rotation.

«Il n’y a que le protocole qui parle de rotation. Ce protocole n’est pas non plus ratifié par le nombre de pays qu’il faut. Malgrécette disposition, pour sa mise en œuvre, il faut 28 pays signataires mais sur les 13 pays qui sont signataires, le Mali est le premier pays à avoir ratifié. Cependant, aucun pays de l’Afrique Australe n’a ratifié le protocole. Le candidat du Zimbabwe veut profiter d’une disposition qui est dans le protocole, alors que son pays n’a même pas encore ratifié le protocole», dénonce-t-elle. Lacandidate du Mali et de l’Afrique de l’Ouest a qualifié ce comportement de «banditisme politique».

Selon la vice-présidente sortante et candidate à la présidence du Parlement africain, un avis ne s’impose pas au Parlement africain et même une décision de la commission de l’Union africaine ne s’impose pas au Parlement africain qui est complètement indépendant. «Il faut au préalable une discussion en plénière et une adoption au 2/3 pour qu’un avis ou une décision passe et ce n’est pas le jour du vote qu’il faut se présenter avec un avis pour exiger des choses», a déploré Mme Haïdara.

Parce qu’ils étaient en train de perdre l’élection,croit savoir Haïdara Aïchata Cissé, ses adversaires ont semé le désordre pour empêcher sa tenue.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition : prolongations interdites</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-prolongations-interdites-2932562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:04:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Courant sur 18 mois, la transition malienne est à son dixième mois. Il ne reste donc plus, en principe, que 8 mois pour le retour de notre pays à l’ordre constitutionnel normal. En fin février 2022, les Maliens, en principe, doivent être appelés aux urnes pour désigner un nouveau président et élire de nouveaux députés. D’ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU l’a rappelé en début de semaine : «Il faut respecter la date de tenue des élections». Ce n’est qu’à cette seule et unique condition que nous ferons notre retour sur la scène internationale. Même si certains veulent nous faire croire que la transition pourrait connaître une rallonge. C’est leur volonté et à dire vrai, rien ne nous y oblige. C’est pour cela qu’il faut accélérer le tempo et avancer sur les dossiers importants, à commencer par le premier : l’organisation d’élections crédibles et transparentes en février 2022.

<strong> </strong><strong>Untm-gouvernement : le prochain bras de fer, c’est pour bientôt !</strong>

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est, visiblement, remontée contre les nouvelles autorités ; surtout contre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et son gouvernement. La plus grande centrale syndicale n’a pas apprécié la place qui a été faite à d’autres syndicats rivaux tels que la CDTM et les magistrats dans la nouvelle équipe dirigeante du pays. Ses dirigeants l’ont fait savoir au chef du gouvernement, mardi après-midi, lors de sa visite chez eux. Venu pour des échanges courtois et à la quête d’un moratoire, le Premier ministre a trouvé, en face de lui, des syndicalistes déterminés et décidés à faire aboutir leurs revendications. En ces termes, et en substance, ils ont fait passer leur message : «Nous envisageons une trêve de 2 mois. Cependant, depuis la composition du nouveau gouvernement et le choix porté sur des syndicats rivaux pour y figurer, nous avons décidé de la ramener à 10 jours à compter du premier conseil des ministres». L’Untm déposera donc un nouveau préavis de grève à compter de la fin de la semaine prochaine.]]> </content:encoded>
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<title>Accueil mitigé du gouvernement Choguel :   Entre réserves et oppositions, des prémices de brouilles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/accueil-mitige-du-gouvernement-choguel-entre-reserves-et-oppositions-des-premices-de-brouilles-2932544.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 11:49:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Visiblement, le nouveau Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, semble avoir été à la bonne école : choisir comme ministres des personnalités sans l’avis de leurs partis ou associations. Du coup, s’attacher ainsi des fidélités et semer les graines de la division au sein des formations concernées au risque de les affaiblir ! Si bien évidemment, le nouveau chef du gouvernement n’a plutôt pas été un peu bousculé, voire mis devant le fait accompli dans le choix des membres de son équipe.</em></strong>

Choguel l’avait assuré : son équipe était attendue au plus ce dimanche 13 juin. Mais dans l’après-midi de ce vendredi, l’annonce a été plus qu’une surprise dans nombre d’écuries politiques. L’anecdote assure qu’un regroupement, en chemin avec les CV de ses ministrables choisis, a appris l’annonce sur les antennes de l’ORTM. Comme pour dire que bien des structures ont été cueillies à froid. Et les réserves ne manquent pas, même dans les rangs du Mouvement dirigé par le président lui-même devenu Premier ministre.

<strong> </strong><strong>Tièdes réactions au M5-RFP</strong>

Il est vrai que la vice-présidente du M5, Mme Sy Kadiatou Sow, certainement dans le rôle de suppléante du coordinateur du Comité stratégique, a ainsi fait le service minimum, en assurant dans un communiqué que «<em>Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) félicite le Président de la Transition le colonel Assimi Goïta et le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga pour la mise en place diligente d’un gouvernement d’ouverture</em>». Mais sans plus !On ne peut en effet guère dire que l’enthousiasme soit particulièrement débordant, du côté de la contestation populaire, pour accueillir ce nouveau gouvernement de la Transition, pourtant dirigé par son principal coordinateur.

Mieux, les réserves l’emportent largement, avec plus ou moins de verdeur, après l’annonce, ce vendredi 11 juin, de la composition du nouvel exécutif. Déjà, au niveau du M5-RFP, dont pourtant ce devrait être «la grande affaire». Du moins, à en croire ces propos du cinéaste Cheick Oumar Sissoko, chef de file de la plate-forme EMK, l’un des fers de lance politico-associatifs ayant initié le regroupement de la contestation contre le défunt régime de IBK.

L’ancien secrétaire national de SADI a jeté une douche froide sur l’échiquier en déclarant nettement n’avoir pas été associé, de près ou de loin, au supposé choix du M5 porté sur le président intérimaire du FSD et président du Comité stratégique pour devenir le futur Premier ministre, un poste dévolu à l’ancienne contestation par le patron de la junte, se préparant à devenir de fait le nouveau président de la Transition. «<strong><em>Je n’ai pas participé au choix de Choguel Maïga comme Premier ministre</em></strong><em>», a-t-il tenu à préciser comme pour prendre date.</em>

<em>On aura tout aussi noté le silence assourdissant des principaux leaders du M5-RFP, notamment Me Mohamed Aly Bathily ou Koniba Sidibé, entre autres, pour les moins aptes à transiger sur leurs opinions, ou de Me Mountaga Tall, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, pour ne citer que ceux-ci qui n’ont pas été très prolixes en chaleureuses félicitations. Même dans les rangs de l’URD, dont pourtant deux cadres ont été retenus, l’accueil paraît mitigé. </em>

<em>Sur les vingt-huit membres de son équipe, Choguel a certes pu placer huit ministres issus du M5-RFP, mais à des postes plus ou moins honorifiques et peu à même de peser davantage sur le cours des événements.Ainsi, en est-il d’</em>Ibrahim Ikassa Maïga de l’Urd, dont le troisième rang protocolaire ne rime pas du tout avec le poids de son département de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, quant à imprimer activement les orientations contenues dans les dix mesures ou exigences du M5 pour rectifier la Transition.

De même, cela semble une opinion largement partagée concernant les ministres du gouvernement, au titre de la contestation populaire anti-IBK comme la syndicaliste, Mme Sidibé Dédéou Ousmane à l’Education nationale, Mme Diawara Aoua Paul Diallo, second membre de l’URD, au département du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le CNID  Bréhima Kaména à l’Urbanisme, l’Habitat, les Domaines, l’Aménagement du Territoire et la Population,  les associatifs Bakary Doumbia et Mme Wadidiè Founè Coulibaly, respectivement aux départements de l’Entrepreneuriat national, l’Emploi et de la Formation professionnelle ainsi que de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille. Modibo Koné vient compléter ce tableau, à l’environnement, à l’Assainissement et au Développement durable, quand l’Imam Ouamarou Diarra se retrouve délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, pour prendre en charge l’Action humanitaire, la solidarité, les réfugiés et les déplacés.

Cependant, tout porte à croire que le Comité stratégique n’a pas eu son mot à dire quant à ces choix et encore moins les formations ou associations d’origine des personnalités choisies. Ce qui suscite des interrogations quant à l’implication et la contribution du Mouvement hétéroclite, en tant qu’entité, dans la formation de cet exécutif.

D’où apparemment les réserves polies des responsables des formations et associations concernées. Les rencontres successives de ce lundi 14 juin, entre le Premier ministre et ses prédécesseurs ainsi que les différents démembrements du M5-RFP, Comté stratégique et coordinations des femmes et des jeunes, participent certainement des efforts de l’ancien président à gommer les aspérités de relations internes en passe de devenir conflictuelles.

<strong>Réserves, défiance et condamnations au sein de la classe politique</strong>

Pour les autres structures associatives et politiques du landernau, la dynamique inclusive n’aura pas été au rendez-vous, en dépit des promesses du colonel Assimi et de Choguel et comme le présageaient les consultations préliminaires. Du moins, l’assure-t-on, dans une certaine unanimité tant du côté de ce qui reste de l’alliance EMP autour du RPM que de l’Adema et du Parena, autant que du FSD-SAP, la dissidence de l’opposition autour de Tiébilé Dramé qui avait rejoint IBK en 2018. Si l’ancien parti majoritaire dit prendre «<em>acte de la formation du gouvernement</em>…<em>l’Adema-PASJ constate</em> (néanmoins) <em>avec regret que la composition du nouveau gouvernement ne reflète pas la promesse d’inclusivité faite avant sa formation</em>».

Le Parena ne prend guère de gants pour dénoncer avec virulence, à travers la composition de ce gouvernement, «<em>les jalons d’une transition non inclusive et de la fuite en avant</em>». Mieux, le parti du dernier ministre des Affaires étrangères d’IBK se dit inquiet «<em>des risques d’instabilité liés à une transition non consensuelle et aux manquements des engagements pris solennellement devant le peuple malien et la communauté internationale</em>», tout en condamnant «<em>la violation flagrante des conclusions du Dialogue national inclusif et de la Charte de la Transition qui fixent le nombre de ministres au maximum à 25</em>», au lieu des 28 actuels avec des saignées financières consécutives jugées inacceptable.

<strong>L’imam en embuscade...</strong>

Mais le plus sérieux avertissement, à travers l’interview qu’il a accordée à Jeune Afrique, est venu de l’Imam Mahmoud Dicko, dont on sait que les proches ont été écartés de ce gouvernement. Certes, le Premier ministre semble couper l’herbe sous le pied de l’ancienne autorité morale de la contestation anti-IBK. Ainsi, Youba Bah, le président de l’ADP-Mali, la formation d’obédience hamalliste et un des très fidèles du Chérif de Nioro, a été sollicité comme ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, pour être chargé de l’Elevage et de la pêche.

Mais cette intervention au vitriol du prêcheur wahhabite, à la fois contre la France et accessoirement contre la Russie (pour ceux qui en nourrissent la lubie) et les mises en garde contre les autorités de la Transition, n’en laissent pas moins apparaître qu’il entend conserver toute son indépendance de jugement  et donc d’action.

Si bien que ce n’est pas la présence d’un proche du Chérif de Nioro, son mentor, qui le retiendra dès lors que même la présence de ses proches dans l’équipe Moctar Ouane, comme Mohamed Salia Touré d’ailleurs écarté par Assimi et Choguel, ne l’avait retenu en son temps.

Choguel Maïga a beaucoup de pain sur la planche autant qu’il a encore du grain à moudre pour filer une métaphore meunière. Le second exécutif, bien qu’ayant bénéficié d’assez de préjugés favorables, semble cependant naître avec de sérieux handicaps. Ne serait-ce que par la manière à la hussarde de sa composition !Un remake relooké du gouvernement Moctar Ouane ?

&nbsp;

<strong>Mohamed Ag Aliou </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autrement dit :   Quel avenir pour le M5&#45;RFP ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-quel-avenir-pour-le-m5-rfp-2932537.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 11:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques) va-t-il survivre à la nomination de Choguel Kokalla Maïga, président de son comité stratégique, comme Premier ministre ?

C’est la question que se posent les observateurs depuis quelques jours. Surtout depuis qu’au sein du regroupement, lui-même, la cohésion, elle-même, ne semble plus présente lors des réunions et autres rencontres où l’on assiste, comme il fallait s’y attendre, quasiment, à des scènes de pugilat.

Au M5-RFP, désormais, apparemment, chacun s’attend à une récompense ; chacun et tout le monde estiment que si le regroupement en est là, aujourd’hui, si Choguel Kokalla Maïga est désormais le nouveau Premier ministre du pays, c’est grâce à lui, grâce aux efforts qu’il aura fournis ; au combat qu’il aura mené.

Tous, au sein du M5-RFP -hommes, femmes, jeunes et vieux- sont convaincus que c’est pour avoir battu le pavé, «chauffé» le macadam du boulevard de l’Indépendance, que ce regroupement «est au pouvoir». Naturellement, donc, ils s’attendent tous et chacun à un retour d’ascenseur ! Pourraient-ils tous être satisfaits ? Rien n’est moins sûr.

Rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’au départ, déjà, le regroupement a mal négocié sa venue au pouvoir. Plusieurs observateurs estiment qu’ils ne devraient pas se précipiter pour monter à Kati (tard la nuit), le soir même de l’arrestation de Bah N’Dawet Moctar Ouane. Au premier appel du jeune colonel Assimi Goïta.

Aussi, peut-on le dire, rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’il n’y a même pas de place pour tout le monde. Tout le monde ne peut intégrer l’administration et les rouages de l’Etat. Non seulement par manque de place, mais aussi de niveau.

Il faut l’avouer, dans le M5-RFP, «il ya à prendre et à laisser». commenous l’avait confié un diplomate au lendemain du coup d’Etat du 18 août dernier. Ainsi, le M5-RFP va-t-il, finalement, mourir de sa belle mort ?

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chérifla TV récompense ses partenaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/cherifla-tv-recompense-ses-partenaires-2932572.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 00:12:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Nous nourrissons la vocation de contribuer sans relâche à donner une dimension fulgurante à l’image des partenaires et booster de façon exponentielle leurs chiffres d’affaires. Nous plaçons cette édition de 2021 sous le signe de la reconnaissance et de l’innovation», a déclaré le directeur général de Chérifla TV. C’était lors de la 2<sup>ème</sup> édition de la nuit deses partenaires.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La 2<sup>ème</sup> édition de la nuit des partenaires de Chérifla TV, couplée au lancement officiel de l’application de Chérifla TV et la radio Voix du citoyen, a eu lieu le samedi 12 juin à l’esplanade de l’hôtel de l’amitié. Au cours de la soirée, Chérifla TV a remercié 11 de ses partenaires en leur décernant des trophées et des cadeaux.La cérémonie était présidée par le fils de Chérif Ousmane Madani Haïdara, Ahamed Tidiane Haïdara, en présence de plusieurs  partenaires.

Dans son discours, le directeur général, Ousmane Sogoré, a rappelé que Chérifla TV est une chaîne de télévision généraliste et un média d’information, participatif et interactif. Selon lui, de son implantation à aujourd’hui, Chérifla TV ne cesse de mobiliser les voies et moyens afin de satisfaire davantage ses partenaires.

C’est dans cette optique que «nous organisions, il y a une année ici même, la première édition de la nuit des partenaires», ajoutera Ousmane Sogoré.Il dira qu’outre l’information, la formation et la sensibilisation, Chérifla TV accorde une place de choix à ses partenaires.

«Nous nourrissons la vocation de contribuer sans relâche à donner une dimension fulgurante à l’image des partenaires et booster de façon exponentielle leurs chiffres d’affaires. Nous plaçons cette édition de 2021 sous le signe de la reconnaissance et de l’innovation», a déclaré le directeur général de Chérifla TV.

Notons qu’au cours de la cérémonie, Chérifla TV a remercié 11 de ses partenaires en leur décernant des trophées et des cadeaux. Aux dires d’Ousmane Sogoré, à travers ce geste de reconnaissance,  Chérifla TV espère insuffler un nouvel élan à leur partenariat.

Par ailleurs, il a fait savoir que de nos jours les Smartphones  occupent une place de choix dans notre vie de tous les jours. C’est pourquoi, dit-il, Chérifla TV, étant une chaîne de proximité, innove tout en continuant de satisfaire les téléspectateurs, les clients et les partenaires.

«C’est dans cette optique que nous procéderons ce soir également au lancement officiel de l’application Chérifla TV et la radio Voix du citoyen. Cette application fournit des informations générales  sur Chérifla TV et permet de suivre en direct la grille des programmes», a poursuivi Ousmane Sogoré. Avant de remercier le promoteur de Chérifla TV et la Radio Voix du Citoyen, Chérif Ousmane Madani Haïdara.

<strong> </strong>

<strong>Fanta Sakiliba</strong>

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<item>
<title>En marche vers Koulouba 2022 : Aliou Boubacar Diallo, au nombre des favoris !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/en-marche-vers-koulouba-2022-aliou-boubacar-diallo-au-nombre-des-favoris-2930647.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:35:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D’outsider, sinon un gros outsider à la présidentielle de 2018, Aliou Boubacar Diallo, le candidat de l’ADP-Maliba, apparait comme un sérieux challenger, sinon l’homme à abattre pour la prochaine compétition présidentielle 2022.
Celui qui était arrivé étonnant troisième en talonnant Soumaïla Cissé, le défunt président de l’URD, avait créé la surprise à la présidentielle de 2018, en damant le pion à des politiques, considérés comme plus rodés et occupant depuis des lustres l’espace « présidentiable » du landernau malien.
L’homme d’affaires, considéré comme le Sua Emitenza, le Silvio Berlusconi malien, avait fait comme ce dernier, irruption presqu’à la dernière minute dans le jeu politique en tenant la dragée haute au personnel politique lors de la présidentielle de 2018.
Certes, considérablement discrédité et usé par les multiples crises, mais davantage par des modèles de gestion et de pratiques, où le clientélisme et l’enrichissement des élites l’emportaient sur les convictions.
Mais le processus de l’avènement d’une formation nouvelle, l’ADP-Maliba et de son leader, est néanmoins une maturation. De fait, l’ancien patron de la société minière, Wassoul’Or, est un des premiers soutiens de l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéita, dans le sillage de son mentor, le Guide religieux M’Bouillé Haïdara, le puissant Chérif des Hamallistes.
Aux législatives de fin 2013, la formation d’obédience hamalliste, l’ADP-Maliba, avait raflé quelques sièges de députés, certes par le jeu des alliances avec des formations classiques, mais davantage par le soutien appuyé du Chérif de Nioro. Mais l’homme d’affaires a vite pris ses distances avec le régime.
Aliou Boubacar Diallo ne se faisait alors pas prier pour dénoncer des pratiques de clientélisme aboutissant à l’exclusion de nombre d’opérateurs de l’attribution des marchés publics au profit d’une classe de nouveaux riches, dont le mérite, à ses yeux, relevait de sa proximité avec le fils de l’ancien président.
Cette prise de position et les critiques de plus en plus assumées de l’homme d’affaires lui vaudront un harcèlement systématique et des convocations répétées au pôle économique pour des soupçons de délits financiers et fiscaux jusqu’alors non avérés. Cet affrontement à fleurets mouchetés avec celui dont il a été un puissant allié, à travers son appartenance à l’obédience hamalliste, a contribué à forger une ambition d’alternance qui s’exprimera avec une surprenante troisième place.
Sans renier son opposition au pouvoir en place, Aliou Boubacar Diallo est resté en périphérie de la contestation populaire, même si l’ADP-Maliba, sa formation, a réagi contre plusieurs abus du pouvoir en place, notamment lors de la contestation des résultats électoraux des dernières législatives de l’ère IBK, et refusé de s’associer à toute initiative de gouvernement au plus fort de la crise.
L’ADP-Maliba et Aliou Boubacar Diallo iront jusqu’à demander au président déchu d’écouter son opposition afin de trouver une issue à la crise. Au demeurant, le parti, sous la houlette de Youba Bah et son leader, a dénoncé les tueries et exigé une enquête indépendante et la punition des coupables.
On se serait attendu à une certaine truculence propre aux personnalités issues du milieu d’affaires. Mais le patron de l’ADP-Maliba semble s’éloigner de ce cliché. Au contraire de Seydou Coulibaly, l’un des prétendants à Koulouba, avec qui il va en découdre certainement, Aliou Boubacar Diallo ne draine de réputation que celle en rapport avec sa manière de faire les affaires et peut s’enorgueillir d’être exonéré de toute accusation de prédations des ressources publiques.
Mieux, le leader de l’ADP-Maliba cultive le contraste saisissant avec le satrape des avenants des marchés publics sur le plan des investissements sociaux. En effet, Aliou Boubacar Diallo a la réputation de donner sans compter dans les œuvres sociales, à travers forages, appuis matériels et financiers aux centres de santé de la première région.
Au-delà de la compassion et surtout de l’appui apporté lors d’un récent évènement social à Kayes (les concernés ne voudront certainement pas qu’on en dise plus !), l’homme d’affaires a procédé à la dotation en électricité de lieux de cultes. Mais le candidat de l’ADP-Maliba a saisis une solide réputation de générosité, avec l’avion affrété pour amener les supporters des Aigles à Yaoundé lors de la finale du dernier Chan 2021, où le Mali affrontait le Maroc en finale.
Un remake de l’opération consistant à mettre à la disposition du président Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, un avion, afin de lui permettre d’assister à la prestation de serment du Colonel Bah N’Daw, comme nouveau président de la Transition malienne.
Certes, il est difficile de faire le portrait d’Aliou Boubacar Diallo, en omettant son obédience au puissant courant hamalliste qui constitue un électorat solide. Pourtant, celui qui apparait comme le fils spirituel du Chérif de Nioro ne peut guère être considéré comme un candidat de la mouvance religieuse et dont il est très éloigné du radicalisme ambiant, tout autant qu’il n’a jamais pris part aux raouts politico-religieux qui ont fini par avoir raison de l’ancien régime.
Aliou Boubacar dispose d’un parcours, certes atypique, et relativement jeune mesuré à l’aune de l’échiquier. Pourtant, à l’orée de 2022, il faut certainement compter sur une expérience des joutes politiques et des campagnes à la dimension nationale.
Et pour l’histoire, on retient que c’est parce que Aliou Boubacar Diallo se tenait en embuscade pour s’engager sur le ring que le défunt chef de file de l’opposition avait finalement accepté d’aller au second tour d’une présidentielle de 2018, dont il avait vivement contesté les résultats du premier tour, et avait été tenté de boycotter la suite.
Moussa Touré
<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nouvelles attaques djihadistes en Côte d’Ivoire :   Le Mali, principal vecteur de l’insécurité sous&#45;régionale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/nouvelles-attaques-djihadistes-en-cote-divoire-le-mali-principal-vecteur-de-linsecurite-sous-regionale-2923254.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 10:17:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du 28 au 29 mars 2021, deux attaques terroristes ont frappé les Forces armées de Côte d’Ivoire, faisant au total deux victimes parmi les soldats et un gendarme tué ainsi que le même nombre du côté des assaillants dont quatre auraient été interpellés, d’après un communiqué de l’état-major de l’armée ivoirienne. </em></strong>

D’après les informations, les assaillants seraient venus du Mali, après avoir traversé le Burkina Faso. Les multiples attaques terroristes dans les différents pays de la sous-région, à l’instar des carnages au Niger, au Burkina Faso et récemment en Côte d’Ivoire, ont un dénominateur commun : le Mali !

Dans la plupart des cas, il ressort des éléments d’informations que les colonnes des terroristes partent de bases arrières du Mali, situées en général dans le vaste Gourma, les territoires du Séno et l’extrême sud de l’Adrar, pour essaimer dans la zone dite des trois frontières, entre le Mali, le Burkina et le Niger.

Un de leurs passages favoris est également constitué par le verrou de Boulkessi et Mondoro. Ces différentes voies leur permettent de se faufiler entre les grandes agglomérations pour atteindre le nord et le nord-est de la Côte d’Ivoire ainsi que les zones sud du Mali, notamment le vaste no man’s land situé entre Sikasso et Koutiala pour remonter vers la région centre de Mopti. Ces mêmes filières servent également pour le repli afin de préparer de nouvelles incursions sanglantes.

Le fait est que l’armée malienne, depuis 2012, est la seule armée de la sous-région, à être sous assistance des armées des pays voisins, quand celles des deux autres pays, Burkina et Niger, n’ont que de simples assistances des forces françaises et accessoirement américaines pour le Niger, avec les bases de drone et quelques marines de l’Oncle Sam.

Cependant, en dépit de cette présence internationale massive, dont justement des contingents ivoiriens, ainsi que de l’importante assistance en formation et équipements, l’armée malienne poursuit son désengagement systématique du théâtre des opérations, en se repliant davantage sur Bamako.

À l’image de ce qui vient de se passer à Farabougou, l’armée malienne semble engagée dans un processus de repli, abandonnant souvent sans combattre, le terrain aux djihadistes.Mieux, selon des observateurs, il y a plus de soldats expérimentés, dans les bases de Koulikoro, Kayes, Bamako, Kati etc., ainsi que déployés dans les mines, que sur le théâtre des affrontements, comme l’ont démontré l’âge très jeune et le temps mis sous le drapeau des victimes des carnages de Bamba, Boulkessi et Mondoro, l’année dernière et récemment de la relève de Tessit.

Les arguments relatifs au dénuement et au manque de ressources ne peuvent plus être avancés pour justifier une stratégie, mise en exergue par le capitaine-général Amadou Haya Sanogo, le Boucher de Kati, dont l’une des premières mesures militaires, après le 22 mars 2012, avait été d’ordonner à la troupe de se replier et d’abandonner le terrain aux narcoterroristes mâtinés d’irrédentistes. Résultat : les deux tiers du territoire avaient été occupés par le MUJAO et ses excroissances.

La stratégie des militaires maliens, actuellement au pouvoir, de céder des pans entiers du territoire pour privilégier leur confort plutôt que d’engager le processus de reprise en main de la situation, expose les autres pays de la sous-région à la déstabilisation. La pomme est pourrie depuis le Mali et les autres pays paient la non-combativité de l’armée malienne.

&nbsp;

<strong> Mohamed Ag Aliou</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niantanso, Sagabari et Badinko : la population déterminée à soutenir le Général Moussa Sinko Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/niantanso-sagabari-et-badinko-la-population-determinee-a-soutenir-le-general-moussa-sinko-coulibaly-2923252.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 09:17:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de sa prise de contact avec ses militants et l’implantation de son parti, le président de la Ligue Démocratique pour le Changement (LDC), le Général Moussa Sinko Coulibaly, a entrepris, du samedi 27 au lundi 29 mars, une tournée dans la région de Kita. Il a demandé à la population d’adhérer à la LDC, seule formation politique, selon lui, «qui cherche le pouvoir pour le peuple malien».  </em></strong>

C’est à  Niantanso dans la commune du même nom qu’a débuté, le samedi 27 mars,  la visite du  président de la Ligue Démocratique pour le Changement (LDC), le Général Moussa Sinko Coulibaly. À la tête d’une forte délégation, l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a été accueilli par une foule en liesse.

De l’entrée du village jusqu’à la cour de l’école qui servait de place publique, le Général démissionnaire de l’armée a été accompagné par les chants, des coups de fusil des dozos et au rythme du son de tam-tam. «Niantanso soutient le Général Moussa Sinko Coulibaly», pouvait-on lire sur des tee-shirts qu’arboraient fièrement des militants et sympathisants avec l’effigie du Général Coulibaly.

Jeunes, femmes et personnes de tout âge se sont réjouis de la visite du président de la LDC. Le maire de la Commune rurale de Niantanso, Kolly Dembélé, a souhaité la bienvenue au Général Coulibaly et à l’ensemble des membres de sa délégation.Il n’aura pas tari d’éloges à l’égard de l’hôte du jour. Selon l’édile, l’ancien ministre de l’Administration territoriale est l'un des hommes sur lesquels le peuple malien peut compter pour sortir le pays de l’ornière.

<strong>Le Général Moussa Sinko Coulibaly, comme le  prophète Moise </strong>

Un avis partagé par son homologue de la commune de  Kobry, Sitapha Dembélé, qui dit connaître Moussa Sinko Coulibaly bien avant aujourd’hui. «S’il a décidé de venir nous voir, c'est tout un honneur pour nous», a-t-il affirmé. S’adressant directement au président de la LDC, il dit croire que celui-ci sera le prochain président de la République du Mali.

Pour sa part, le représentant des ressortissants du village, Sambou F. Dembélé, tout en soulignant les problèmes qui assaillent le village qui ont pour nom absence  d’ambulance pour l’évacuation des malades à Kita, manque d’eau potable, absence de périmètres irrigués pour les femmes et de route, se dit heureux et fier de pouvoir compter sur le président de la LDC. Un homme de conviction et d’engagement, a-t-il dit.

Avant d’ajouter que c'est la première fois qu'une personnalité qui a des ambitions pour le Mali se déplace expressément pour la commune de Niantanso. Sambou F. Dembélé a affirmé que les autres s’arrêtent juste de passage. «Nous n'oublierons jamais ce geste amical», a-t-il conclu.

Le chef de village Arabe Dembélé et la représentante des femmes, Bamakan Dembélé, ont tous abondé dans le même sens. Le premier a formulé des bénédictions pour le Général Coulibaly et le second, tout en insistant sur le manque de moulin dans le village, a, au nom des femmes, promis de le soutenir à partir d’aujourd’hui.

Pour de nombreux habitants rencontrés sur place, le Général Coulibaly s'est sacrifié pour le Mali en démissionnant de son poste de directeur de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondeye Beye. Aux yeux de ceux-ci, le président de la LDC a servi de lumière et de guide pour le pays.  C’est pourquoi, les jeunes de Niantanso, fascinés par l’homme, ont décidé d’adhérer à la LDC. «Moussa Sinko est considéré comme le prophète Moise qui a été envoyé par Dieu à l’Égypte», nous a-t-on dit.

<strong>Rétablir chaque citoyen dans ses droits</strong>

En prenant la parole, à son tour, le président de la LDC, le Général Moussa Sinko Coulibaly, a remercié l’ensemble de la population pour l’accueil qu’elle lui a réservé et à sa délégation. Tout en affirmant être de Niantanso puisque, ayant lié une amitié depuis 1978 avec un natif de la localité, le Général Coulibaly dit être venu se confier à ses parents et chercher leurs bénédictions. «Je suis à votre disposition. Je suis heureux et fier d’être ici. Notre réussite est la vôtre, notre présidence sera celle de Niantanso», a-t-il déclaré.

Sans promettre quoi que ce soit, Moussa Sinko Coulibaly, arrêté au milieu de la foule, les mains croisées et vêtu d’un costume gris, a indiqué que la LDC se bat pour apporter des solutions aux problèmes. Sa philosophie, dit-il, consiste à rétablir chaque citoyen dans ses droits. Tout en appelant le peuple au travail et au patriotisme, l’ancien ministre de l’Administration territoriale se dit se battre pour faire sortir le pays de l’abîme et le bâtir dans l’honnêteté.

Car, pour le Général Moussa Sinko Coulibaly, face à la crise multidimensionnelle qui frappe le pays, la LDC est le seul parti sur lequel les Maliens peuvent compter. «La LDC travaille à fédérer les énergies et les synergies», a-t-il assuré tout en indiquant que les prochaines élections se préparent depuis maintenant.

C’est dans ce cadre qu’il a appelé les militants et sympathisants à distiller les idéaux du parti à travers le pays. Pour terminer, le président de la LDC a affirmé que les femmes sont au cœur de leurs préoccupations, de leurs engagements et de leurs projets.

La cérémonie a pris fin par des témoignages de l'imam qui a rappelé que le Général Coulibaly leur a aidé à recouvrer leurs terres au moment où il était ministre. Un acte qu’il dit ne jamais oublier.

<strong>La LDC,  le seul parti qui travaille pour le bonheur du pays</strong>

<strong> </strong>Après Niantanso, le Général Moussa Sinko Coulibaly et sa délégation se sont rendus le lendemain dimanche à Sagabari dans la commune de Gadougou I. Comme à Niantanso, le président de la LDC a eu droit à un accueil populaire.

Comme dans la pure tradition malienne, le Général Coulibaly et sa délégation ont d’abord rendu visite aux notabilités et à au maire de la localité. Tous ont apprécié le geste de Moussa Sinko et se disent honorés de cette visite de courtoisie de l’ancien ministre. Ils lui ont formulé des bénédictions et l'ont assuré de leur disponibilité à l’accompagner dans la mesure du possible.

Après les différentes visites, le Général Coulibaly et sa délégation se sont rendus dans la salle de conférence du village où des centaines de militants et sympathisants les attendaient. «Ça fait longtemps que nous attendons cette visite du Général» a tout de go déclaré Charles Kangama, le point focal de la  LDC Sagabari qui a rappelé les difficultés de la localité.

Au nombre de celles-ci, on peut retenir l’absence d’agents de sécurité, le chômage des jeunes, la scolarisation des enfants et l’absence d’école secondaire, notamment le Lycée.

Pour la population de Sagabari, les militants du LDC sont reconnus pour leur engagement et leur militantisme. Selon elle, la LDC est le seul parti qui travaille pour le bonheur du pays. C’est-à-dire le mettre au-dessus de tout. De l’avis de nombreux habitants de Sagabari, le Général Coulibalyn'est pas un homme à présenter. Car il est celui qui a sacrifié sa vie au profit de l’intérêt public.

<strong>«La LDC cherche le pouvoir pour le  peuple»</strong>

Comme à Niantanso, la veille, le président de la LDC, le Général Moussa Sinko, très ému par des témoignages à son égard, a martelé le même message. Il a prôné l’unité et le patriotisme. Tout en reconnaissant l’existence de nombreux problèmes, Moussa Sinko Coulibaly a indiqué que seul le travail et l’engagement de tout un chacun permettront de faire sortir le pays de l’abîme. C’est dans ce cadre qu’il affirme être venu à Sagabary, non pas pour promettre, mais tout faire pour que la localité puisse connaître un essor. À ses yeux, seul le développement économique de la localité pouvait résoudre le problème.

«Nous sommes venus dire que chacun doit s’impliquer dans le développement du pays», a-t-il affirmé. Car, selon lui, il ne s’agit pas de donner les moulins et autres babioles mais de donner des moyens adéquats à la population. Cela passe par mettre en place un système éducatif performant, ce d’autant que rien ne vaut l’instruction.

Il a également parlé du désenclavement puisqu’il ne pas peut y avoir un développement économique sans bonne route. «Si l’économie s'accroît, les populations auront les moyens de faire face à ses problèmes. Cela rendra la population beaucoup plus indépendante», se convainc-t-il.

Revenant à son parti, le Général Coulibaly a indiqué que la LDC est différente des autres formations politiques qui cherchent le pouvoir pour eux-mêmes. En ce sens que la LDC cherche le pouvoir pour le peuple. Ce qui, semble-t-il, n'est pas le cas pour les autres partis. La LDC est un parti qui met le Mali au-dessus de tout.

Il a assuré que c’est un parti qui est ouvert à tout le monde à condition d’être patriote et déterminé à faire sortir le Mali du sous-développement. C’est dans ce cadre qu’il a demandé à la population d’adhérer massivement à sa formation politique. «La LDC est la vôtre,il a besoin de votre soutien et de vos bénédictions», a-t-il conclu.

<strong>Tout Badinko réclame Moussa Sinko Coulibaly</strong>

La visite de 3 jours du président de la LDC, le Général Moussa Sinko Coulibaly, dans la région de Kita, a pris fin le lundi 29 mars à Badinko dans la commune rurale de Sébékoro. Comme dans les précédentes localités, l’étape de Badinko a été des plus chaleureuses. Les militants du parti ont accueilli la délégation depuis l’entrée du village jusqu’à la place publique.

Là, la population était sortie nombreuse pour dire la bienvenue à Moussa Sinko Coulibaly. «Tout Badinko réclame Moussa Sinko Coulibaly» scandaient de nombreuses personnes, très enthousiastes de l’avoir rencontré. À Badinko également, les populations ont exposé leurs problèmes : absence d’électricité, chômage des jeunes et arrêt du chemin de fer.

Tout en se refusant à toute promesse, le Général Moussa Sinko Coulibaly a, comme la veille à Sagabari, indiqué que le développement du pays passe par l’engagement et le dévouement de tous et de chacun. «Nous sommes venus vous dire que la LDC est la vôtre. Elle vous appartient et il faut s'en servir», a-t-il insisté. Avant d’ajouter que la LDC est le seul parti qui peut rassembler et ramener la paix au Mali. Il a appelé les autres partis à se joindre à la LDC.

Pour le Général Coulibaly, la transition prendra fin avec les élections. C’est pourquoi, il faut, dès aujourd’hui, commencer les préparatifs des futures échéances électorales. «Il faut bâtir le pays dans la transparence et la loyauté», dit-il. Moussa Sinko a partout terminé son intervention en formulant des bénédictions pour le pays.

&nbsp;

Outre le Général Moussa Sinko Coulibaly, faut-ille rappeler, la délégation était composée de Kéïta Assitan Keïta, de Mahamadou Samaké, de Mohamed Dicko et bien d’autres personnalités.

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<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les sanogolades ou les élucubrations éthyliques du boucher :  Absence de vergogne d’un criminel non repenti !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-sanogolades-ou-les-elucubrations-ethyliques-du-boucher-absence-de-vergogne-dun-criminel-non-repenti-2923234.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 08:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est l’inversion de la charge de la culpabilité : le capitaine-général Sanogo, celui qu’on qualifie de sanguinaire boucher de Kati, pour avoir fait mitrailler et précipiter plus d’une vingtaine de frères dans une fosse commune préalablement creusée à cet effet, déclare aujourd’hui que c’est lui qui pardonne ! Et il invoque Dieu !</em></strong>

&nbsp;

Manifestement, ce samedi 27 mars à Ségou, lesanguinaire boucher de Kati n’avait pas encore émergé des effluves éthyliques de la veille. Des bérets rouges morts, lâchement assassinés et précipités dans les fosses communes deDiago, de Kati et du cimetière de Hamdallaye, motus.

&nbsp;

Pas une pensée pour ces jeunes fauchés dans la fleur de l’âge, pas plus que pour leur famille endeuillée à jamais. Du pillage de l’Etat et de l’abandon du pays aux mains de l’ennemi et la fuite éperdue de l’armée, encore moins. Celui qui assume le parrainage du coup d’Etat le plus bête de l’histoire du monde n’a jamais éprouvé la moindre empathie, encore moins de contrition, face à l’horreur absolue de ses crimes.

&nbsp;

Mieux, bien que Sanogo n’occupe aucun rang dans la hiérarchie institutionnelle, l’armée malienne, aujourd’hui dirigée par ses ex-complices de 2012 et en débande à Farabougou, a, cependant, trouvé les moyes humains et matériels de lui flanquer une importante escorte militaire armée jusqu’aux dents pour couvrir et protéger les pérégrinations bacchanales du Boucher.

&nbsp;

Pourtant, Sanogo, hormis son statut de repris de justice, relaxé et non disculpé, n’a jamais été chef d’Etat, contrairement à ce qu’avancent lui et ses thuriféraires ; il n’a même pas été capable de mettre sur pied un gouvernement plus de vingt jours après le coup d’Etat du 22 mars 2012, ni posé aucun acte exécutif ou législatif, en dépit de sa fumeuse et confuse ordonnance N°1 qui restera d’ailleurs… unique.

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Le récent procès de Georges Floyd aurait dû constituer une magistrale leçon de droit universel, en faisant nettement la part entre l’extinction des poursuites civiles après dédommagements des victimes et la continuité des charges pénales. La ville de Minneapolis a accepté de verser la modique somme de 27 millions US $ pour arrêter toute éventuelle poursuite que la famille du défunt aurait entreprise contre elle, sans préjudice des poursuites pénales engagées contre le policier Derek Chauvin, présumé coupable de la mort de George Floyd.

&nbsp;

Le dédommagement des ayantsdroit des victimes de la boucherie de Sanogo (très loin des 15,025.500 milliards, le montant en CFA versé à Minneapolis) ne devrait pas constituer matière à soutenir un abandon des charges. Déjà, l’Etat en assumant le principe d’un dédommagement reconnaît implicitement les crimes et l’horreur qui en découle. Ceci aurait suffi à faire jouer la notion, trop souvent connue sous nos tropiques, de ‘’l’intime conviction du juge’’.

&nbsp;

Au demeurant, comme vient de le démontrer avec brio, le juriste et éminent constitutionnaliste, BrahimaFomba, en aucune de ses dispositions, la Loi d’entente nationale ne s’appliquait au boucher et à sa bande de meurtriers. Cette loi avait été votée pour les irrédentistes du nord.

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Si les magistrats (avec force menaces des syndicats de magistrats) et des intérêts obscurs ont trouvé qu’il y avait matière à rendre la loi élastique pour qu’elle soit appliquée aux horribles crimes commis à Kati, le temps finira par trancher.

&nbsp;

Cependant, l’arrêt de toutes les poursuites ne signifie guère la non culpabilité du sanguinaire boucher et de ses hommes. Toute honte bue et sans vergogne, le Boucher au contraire s’en prend à ceux qui s’émeuvent d’une telle application de la loi d’entente nationale et met en avant les breloques, qu’un Dioncounda Traoré, tabassé à mort par ses soins, s’est vite empressé de couvrir son poitrail.

&nbsp;

Celui qui, par son niveau de véritable sac à dos militaire, n’est guère éloigné d’un troupier, se retrouve aujourd’hui le plus gradé d’une armée en guenilles, véritable Ubu malien digne du capo-maréchal de Tchicaya U Tamsi. Pourtant, devant les hordes djihadistes et des irrédentistes, Sanogo tout frais désigné par les soudards pour prendre leur tête, avait ordonné à tous les soldats dans le septentrion de prendre la poudre d’escampette.

&nbsp;

Depuis, le Mali gère les conséquences funestes de ce haut fait d’armes d’un aventurier, dont le pronunciamiento a consisté à abandonner les deux tiers du territoire national aux mains de l’ennemi et faire un casse d’Etat en règle, là aussi appelé le holdup du siècle, à travers le pillage systématique de toutes les ressources financières de l’Etat sur lequel il avait réussi à mettre la main dessus.

&nbsp;

Pendant tout leur règne bachique à Kati, Sanogo et sa clique n’ont jamais organisé encore moins planifié la moindre tentative de reprise du terrain perdu. La seule fois d’ailleurs où ce général couard a osé s’approcher du théâtre des opérations, c’est quand il s’est rendu au camp de Mopti, alors que les soldats français de Serval avaient fini de dégager le terrain jusqu’à Gao et Tombouctou, après avoir stoppé les colonnes djihadistes à Diabali et à Kona.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

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</item>

<item>
<title>Capitulation de l’etat au centre ;  Naissance de la nouvelle théocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/capitulation-de-letat-au-centre-naissance-de-la-nouvelle-theocratie-2923228.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 08:24:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’accord de Farabougou a été conclu, comme on le sait, le plus officiellement avec la bénédiction des autorités militaires qui gèrent la transition, à travers le colonel Ismaël Wagué, le ministre de la Réconciliation qui s’en vante d’ailleurs. </em></strong>

&nbsp;

Le retrait de l’armée de la zone de Dogofri, dont fait partie le village martyr de Farabougou, ainsi que le départ de toute autorité ou symbole représentant l’Etat, constituent une victoire majeure de la galaxie terroriste qui ensanglante les deux tiers du territoire national.

&nbsp;

En dépit de leurs rodomontades, très éprouvées par d’incessants mensonges, la caution du colonel Ismaël Wagué et donc de Bah N’Daw et du Premier ministre MoctarOuane, signe la fin des illusions quant à la capacité des putschistes du 18 août dernier à venir à bout de l’insécurité. C’est aussi une honteuse retraite sans gloire pour le chef des armées, le vice-président et chef des forces spéciales.

&nbsp;

La victoire éclatante des djihadistes à Farabougou marque aussi la naissance de l’Etat théocratique que Amadou Kouffa a toujours appelé de ses vœux, car les clauses de cette capitulation sans condition de l’Etat central constituent, de jure, les premiers attributs d’une entité islamique : administration, justice et sécurité sont en effet le triptyque d’une entité étatique autonome et surtout libre de toute sujétion externe.

Plusieurs confrères, dont Studio Tamani, font état de dizaines de localités passées sous administration djihadiste. Ainsi, rapportent les confrères sur la base de témoignages, l’imposition de la charia est effective dans presque toutes les communes de Youwarou. Ce sont donc plusieurs dizaines de localités rurales qui subissent aujourd’hui le joug islamique.

&nbsp;

De fait, à l’heure actuelle, la majeure partie du centre et celle utile de la région de Ségou, notamment avec l’occupation progressive de la zone Office du Niger, le cercle de Banamba, dans la région de Koulikoro, aux portes de Bamako, connaissent des situations similaires : disparition progressive des attributs régaliens de l’Etat, administration et sécurité, fermeture des écoles, imposition du voile strict aux femmes, paiement de l’impôt islamique, administration d’une justice basée sur les préceptes de la charia, etc.

&nbsp;

Cecontre quoi, les proconsuls de Kati n’ont strictement rien opposé, tout au plus ont-ils appliqué la même stratégie que Sanogo, après le putsch du 22 mars 2012 : opérer des replis de toutes les zones de confrontations et se réfugier en renforçant les défenses à Kati. Une performance militaire à l’actif des colonels AssimiGoïta et Bah Daw, pour l’histoire. S’ils s’en soucient…

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Cherif Madani Haïdara :  «La conduite actuelle du pays nous oblige à nous préparer»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ousmane-cherif-madani-haidara-la-conduite-actuelle-du-pays-nous-oblige-a-nous-preparer-2923232.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 07:52:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« <strong><em>Je vous demande à tous de vous organiser… Mais ce pays a changé… Si nous ne nous organisons pas, en nous donnant la main, même la pratique de notre foi sera rendue un jour difficile pour nous dans ce pays. Il n’est plus question aujourd’hui de Dieu, seul l’intérêt personnel préoccupe les uns et les autres. C’est fini, nous n’accepterons plus de rester sans réagir ! </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Nous n’avons pas besoin de chercher à être président du Mali, nous n’en avons pas besoin. Mais nous sommes obligés de chercher à nous sauver. Nous avions renoncé à beaucoup de choses, mais nous sommes contraints d’y revenir. Là où nous sommes aujourd’hui, préparez-vous ! Si vous êtes sollicités, ne vous vendez à personne. Prenez-y garde ! Si vous êtes membres d’un parti, dites à votre chef de parti que votre maître vous a recommandé de surseoir à toute décision. Attendons de voir d’abord !

Préparez-vous et préparez vos proches, d’ici les prochaines élections au Mali… Ce jour-là, nous dirons ce que nous aurons à dire…  Au stade où se trouve le Mali aujourd’hui, nous nous devons d’affirmer enfin notre présence. Personne ne vaut mieux que nous pour assumer et personne n’est mieux placé que nous pour y prétendre... La conduite actuelle du pays nous oblige à nous y préparer…».

Le Chérif de Banconi dégaine à son tour. D’ordinaire beaucoup plus réservé que Mahmoud Dicko sur les questions politiques, même s’il est réputé roublard et très actif en sous-main. Cependant, une vidéo du genre avait abondamment circulé sur les réseaux sociaux, en 2018, au plus fort de la campagne pour la réélection d’IBK, dans laquelle le Chérif demandait à ses fidèles de voter pour celui des candidats qui avait le nom de Dieu à la bouche. Soit donc IBK qui ne manquait jamais une occasion de références religieuses et de sourates.

Pourtant, à l’époque, quand Mahmoud Dicko et le Chérif de Nioro appelaient ouvertement à voter contre le président sortant, le Chérif de Banconi déclarait publiquement qu’il ne soutenait personne. Mais Chérif Madani Haïdara, le Guide des Ansar Dine, s’était montré plutôt discret depuis la chute de Ibrahim Boubacar Kéita.

Au plus fort de la bronca populaire contre ce dernier, il n’avait cependant pris part à aucune manifestation politique, ni répondu à aucune des nombreuses sollicitations que Mahmoud Dicko, alors fort de son statut d’autorité morale du M5-RFP, lui avait en vain adressées pour assister aux meetings de la contestation populaire. Àl’époque, l’opinion n’était pas loin de noter sa nette préférence pour le régime défunt.

D’ailleurs, courant fin 2019 et jusqu’à la chute du régime le 18 août 2020, Haïdara n’avait fait que quelques apparitions sporadiques, le plus souvent devant ses fidèles à l’occasion des raouts du Maouloud et très peu comme nouveau président du Haut conseil islamique.

Avec l’avènement de la Transition, et face à la polémique des choix prosélytes de membres des institutions transitoires, le Guide des Ansar était apparu pour fustiger l’immixtion des leaders religieux dans la gouvernance politique, en interpellant publiquement Bah N’Daw et AssimiGoïta, les sommant de déclarer publiquement si lui ou l’un de ses proches étaient intervenus pour désigner un ministre ou un membre de la nébuleuse du CNT.

L’exercice consistait à se démarquer de… Mahmoud Dicko, dont l’implication personnelle et très active était avérée à toutes les étapes du processus de mise en place des institutions de l’actuelle transition.L’appel du Guide de Banconi-Djanguinébougou est un lourd pavé dans la mare déjà glauque des préludes aux futures échéances.

En effet, au-delà de toute hypocrisie, toute prise de position de Haïdara, telle qu’annoncée, sera faite en opposition au choix de Mahmoud Dicko, dont on sait les positions de plus en plus controversées et visiblement en manque de repères pour élargir sa base politique. Indubitablement, c’est moins un appel à la mobilisation de sa troupe qu’un signal fort lancé à toute prétention politique quant à l’existence d’un mouvement religieux disposant d’une nombreuse obédience.

L’invitation, récemment faite à Seydou Coulibaly, le satrape de CIRA Immo, l’héritier politique de IBK, par Chérif Madani Haïdara, comme invité d’honneur à l’une des manifestations religieuses géantes des Ansar à Ségou, participe-t-il déjà du futur choix du Guide religieux ? L’homme d’affaires est pourtant considéré comme très proche de… Mahmoud Dicko !

<strong> </strong>

<strong>Bourama Kéïta</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Scandale des équipements militaires :  Les accusés veulent poursuivre le Procureur Kassogué !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/scandale-des-equipements-militaires-les-accuses-veulent-poursuivre-le-procureur-kassogue-2923227.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 07:33:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le «poursuivant», dans le scandale de surfacturation des fournitures et équipements militaires, sera-t-il bientôt le «poursuivi» ? Autrement dit, le Procureur Mahamadou Kassogué pourrait bientôt faire l’objet d’une plainte de la part de certains protagonistes de l’affaire. </em></strong>

Certaines informations tendent à l’assurer et, visiblement, on s’achemine vers un spectaculaire retournement de situation dans ce qu’on a appelé «l’affaire des équipements militaires».

Selon un confrère de la place, on apprend que la Chambre criminelle de la Cour suprême a rendu, ce 15 mars 2021 dernier, un arrêt qui casse et annule toutes les poursuites engagées jusque-là dans l’affaire, et mieux, qu’il n’y a même plus matière à renvoi.

Bien qu’ayant déjà été retorqué devant la Chambre d’accusation le 21 avril 2020, qui lui avait arraché de ses griffes l’ancien ministre Mahamadou Camara qu’il avait jeté en prison, le Procureur Mahamadou Kassogué de la Commune III n’avait pas dit son dernier mot.

&nbsp;

Le jeune parquetier du Pôle économique escomptait bien épingler les trophées des protagonistes à son tableau de chasse, en l’occurrence d’anciens ministres et éminents hommes d’affaires, tous de l’entourage immédiat de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita.

Mais fort du nouvel arrêt de ce 15 mars, les personnalités mises en cause n’écarteraient pas l’éventualité d’engager des poursuites contre… Mahamadou Kassogué. Le procureur pourrait bientôt donc faire l’objet d’une plainte devant la Chambre criminelle de la Cour suprême, compétente pour connaître des accusations qualifiées au titre des dispositions de l’article 75 du Code pénal, qui stipule que «<strong><em>Seront coupables de forfaiture, et punis de la peine de cinq à vingt ans de réclusion, tout officier de police judiciaire, tous procureurs généraux ou de la République, tous substituts, tous juges qui auront provoqué, donné ou signé un jugement, une ordonnance ou un mandat tendant à la poursuite personnelle ou à la mise en accusation soit d’un ministre, soit d’un membre de l’Assemblée nationale, sans les formalités ou les autorisations prescrites par la loi ou qui n’auront pas suspendu la détention ou la poursuite à la requête de l’Assemblée nationale, ou qui, hors les cas de flagrant délit, auront sans les mêmes formalités et autorisations, donné ou signé l’ordre ou le mandat de saisir ou arrêter un ou plusieurs ministres ou membres de l’Assemblée nationale</em></strong>».

Or, Kassogué, en dépit des protestations de sa défense, avait mis et maintenu Mahamadou Camara en détention, pourtant incriminé es-qualité chef de cabinet avec rang de ministre du président de la République.

A l’époque de l’affaire, le Procureur Kassogué avait publié un communiqué, en date du 27 mars 2020, dans lequel il expliquait avoir engagé des poursuites pour des «<strong><em>faits de faux en écriture, usage de faux et autres malversations de ces faits, de complicité d’atteinte aux biens publics par usage de faux et autres malversations et de complicité de favoritisme, contre les nommés Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaïla Diaby, Mahamadou Camara et Marc Gaffajoli</em></strong>».

&nbsp;

De même, de «<strong><em>graves présomptions de fait de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption et délits de favoritisme,</em></strong> (avaient été) <strong><em>relevées à l’encontre des nommés SoumeylouBoubèye Maïga, Mme BouaréFily Sissoko et Moustapha Ben Barka, qui étaient tous ministres au moment des faits</em></strong>».

La qualité de membres du gouvernement de ces derniers, au moment des faits, justifiait que le Procureur Kassogué ait alors transmis le dossier à la Cour suprême, pour saisine de l’Assemblée nationale, seule à même de se prononcer sur leur cas, à travers la Haute de Cour de Justice, instance habilitée à juger les membres du gouvernement.

Apparemment, c’est moins le cas Camara que le fait d’avoir réveillé une sordide histoire, où la lumière est loin d’être faite, que les protagonistes reprochent à Mahamadou Kassogué. La mise au gnouf du patron du Journal du Mali, à l’époque donc bénéficiant de son rang de ministre (une qualité que le jeune Procureur avait vite écartée), serait donc le prétexte tout trouvé. L’inversion de la charge de la culpabilité. Mais un adage assure qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. Comme quoi, le retour de la manivelle ou l’ouverture de la Boîte de pandore, c’est selon…

&nbsp;

<strong>Moussa Touré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Prétendue libération de Farabougou :  Première victoire djihadiste et honteuse capitulation de l’armée malienne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/pretendue-liberation-de-farabougou-premiere-victoire-djihadiste-et-honteuse-capitulation-de-larmee-malienne-2923225.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 07:23:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ça y est : les islamistes qui encerclaient Farabougou depuis plusieurs mois ont enfin eu gain de cause. Au terme d’un siège qui aura démontré toutes les capacités de l’Armée malienne à sécuriser un seul village, les populations à bout de force ont accepté de conclure un accord avec les assiégeants.</em></strong>

&nbsp;

Cet accord aura semble-t-il été négocié par le Haut conseil islamique (HCI), aujourd’hui dirigé par le leader de Ansar Dine, Madani Chérif Haïdara. Selon ses promoteurs, l’accord de Farabougou intervient entre l’Etat, les djihadistes et les chasseurs qui étaient aux prises avec les terroristes depuis le déclenchement de cette crise sécuritaire.

&nbsp;

Ainsi donc, il est convenu que l’Etat malien se retire totalement de Farabougou et des environs, avec bien entendu le départ du contingent de l’armée venu avec le colonel AssimiGoïta, le vice-président de la transition, qui y avait paradé en piètre Rambo des tropiques, sous les spots de la télévision nationale.

&nbsp;

Mieux, les djihadistes obtiennent que tous les chasseurs soient désarmés et qu’eux seuls soient détenteurs des armes pour y faire régner le nouvel ordre, à travers l’application stricte de la charia dont l’obligation du voile intégral pour les femmes.

&nbsp;

Les populations de Farabougou se sont finalement résolues, après avoir été assiégées des mois durant, au cours desquels l’Etat central a brillé par son incapacité à briser l’encerclement militaire et même à apporter secours. Après quelques largages de vivres et une parade cathodique du chef des forces spéciales et de la junte, le colonel AssimiGoïta (sous les acclamations laudatrices), Farabougou était retombé dans un silence commode qui offre l’opportunité d’économiser les solutions difficiles, à savoir un affrontement armé en règle pour chasser les djihadistes.

&nbsp;

Et pour cause, depuis le 18 août 2020, les Forces spéciales sont plutôt occupées à garder leur chef AssimiGoïta à Bamako, qu’à sécuriser ces zones infestées de terroristes, ce pour quoi elles ont été créées et dotées des meilleurs équipements.

&nbsp;

La localité de Farabougou est doublement emblématique, car la même situation prévaut dans plusieurs autres localités de la zone de Dogofri qui ont accepté des accords similaires avec les terroristes, faute de sécurité assurée par un Etat défaillant, voire complètement absent sur le plan militaire. Farabougou est également représentatif de l’emprise croissante des religieux maliens sur le débat sécuritaire et les enjeux de survie de l’Etat républicain.

&nbsp;

Cette capitulation est aujourd’hui présentée par ses promoteurs du Haut conseil islamique comme une importante victoire, alors que l’accord de Farabougou signifie de toute évidence l’implémentation d’une stratégie d’islamisation rampante, militairement engagée et engrangée sur le terrain et politiquement raffermie à Bamako.

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aguibou Bouaré, président du CNDH : «…la loi d’entente nationale est une hérésie juridique»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aguibou-bouare-president-du-cndh-la-loi-dentente-nationale-est-une-heresie-juridique-2921294.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 08:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«On a empêché la justice de fonctionner sous le prétexte d’une loi qui est une hérésie juridique. C’est une loi scélérate que le CNDH avait en son temps dénoncée. Cette loi ne devrait aucunement être invoquée pour empêcher la justice d’être rendue…» pestait ainsi Aguibou Bouaré à l’annonce de la libération du général Amadou  Haya Sanogo et ses coaccusés.</em></strong>

La justice malienne vient d’ordonner la libération du général de corps d’armée Amadou Aya Sanogo et co-accusés dans l’affaire des 21 bérets rouges. Pour ce faire, la Cour d’assises de Bamako s’est basée sur la loi d’entente nationale et un protocole d’accord signé entre le gouvernement et les familles des victimes.

Selon l’un des avocats de la défense, Abderrahmane Ben Mamata Touré, «les parties civiles ayant toutes été dédommagées, nous pensons que c’est une bonne décision qui rentre dans le cadre de la loi et l’ordonnancement juridique des choses au Mali. C’est cela que nous attendons aussi à chaque fois qu’on vote des lois, on se plaint de leur non application. Une fois que le législateur qui représente le peuple malien vote une loi qui amnistie les faits liés aux événements de 2012. Il était logique que la cour accède à la demande de la mise en œuvre de cette loi d’amnistie», a déclaré Me Touré.

Le porte-parole du collectif des familles des 21 bérets rouges, Ismaëlla Fané, se dit déçu de la signature d’un protocole d’accord d’indemnisation entre le gouvernement et les familles des victimes. Ismaëlla Fané, le désormais ex-porte-parole des victimes, estime que la loi d’entente nationale a ouvert la brèche à une autre crise en libérant des gens qui ont froidement assassiné leurs frères d’armes. Par cette décision, la justice vient de lancer le compte à rebours d’un autre massacre. «Je continuerai ce combat comme il se doit pour que les auteurs répondent de leurs crimes», a-t-il fait savoir.

Aminata Soumano, victime d’enlèvement, de séquestration et de viol, proteste contre le verdict de la cour et promet de poursuivre son combat contre Amadou Haya Sanogo et tous ceux qui sont coupables du meurtre des 21 bérets rouges. Pour elle, le président de la transition Bah N’Dao et le vice-président de la transition Assimi Goïta n’ont pas respecté leurs engagements pour une justice indépendante et saine.

À l’en croire, quand le procès a été renvoyé à Sikasso en 2016, c’était pour des besoins de test d’ADN des victimes, à la reprise en 2021, le procès est allé sur la base de la loi d’entente nationale dont l’article 4 soustrait expressément de son champ d’application: «…les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols, les conventions internationales et africaines relatives aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire et tout autre crime réputé imprescriptible».

«C’est honteux pour la justice malienne d’accepter de tels arrangements qui ne l’honorent pas», a-t-elle martelé. Mme Soumano n’entend pas baisser les bras ; elle compte désormais porter l’affaire devant les juridictions internationales où elle espère avoir gain de cause.

Le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, joint au téléphone après le verdict de la Cour, a affirmé sa déception pour la simple raison que le jugement n’est pas allé à son terme.

«On a empêché la justice de fonctionner sous le prétexte d’une loi qui est une hérésie juridique. C’est une loi scélérate que le CNDH avait en son temps dénoncée. Cette loi ne devrait aucunement être invoquée pour empêcher la justice d’être rendue.

C’est pour cette raison, en son temps, nous avons protesté pour la mise en liberté des accusés parce que leur délai de détention provisoire était largement dépassé. Nous avons revendiqué le droit de la défense à l’époque.

Le combat que nous menons, nous ne le menons pour ou contre personne. Nous menons ce combat pour la dignité humaine, pour le respect et la protection des droits de toute personne sur le territoire national», a-t-il pesté le président du CNDH, Aguibou Bouaré.

<strong>Bourama Kéïta</strong>

&nbsp;

&nbsp;

xxxxxxxxx

<strong>Assemblée nationale</strong>

<strong>LOI N° 2018___________/AN-RM DU__________ PORTANT LOI D’ENTENTE NATIONALE</strong>

&nbsp;

L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté en sa séance du

Le Président de République promulgue la loi dont la teneur suit

<strong>CHAPITRE I : DES DISPOSITIONS GENERALES</strong>

<strong>Article 1er :</strong> La Charte pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation nationale, établie sur les conclusions de la Conférence d’Entente nationale tenue à Bamako du 27 mars au 02 avril 2017, est le fondement et le cadre de la présente loi.

<strong>Article 2.</strong> Visant à concrétiser la politique de la restauration de la paix et de la réconciliation nationale, socle de la stabilité et du développement de la Nation, la présente loi a pour objet :

- l’exonération des poursuites pénales engagées ou envisagées contre les personnes ayant commis ou ayant été complices des faits visés à l’article 3 ci-dessous ;

- l’adoption de mesures d’apaisement et d’indemnisation en faveur des victimes des douloureux évènements survenus dans le contexte visé à l’article 3 ci-dessous ;

- l’adoption d’un programme de réinsertion des personnes qui ont été victimes du fait de l’engagement de leurs proches dans les évènements visés à l’article 3 ci-dessous.

<strong>Article 3 :</strong> Les dispositions de la présente loi s’appliquent aux faits pouvant être qualifiés de crimes ou délits, prévus et punis par le code pénal malien, les autres lois pénales et les conventions et textes internationaux ratifiés par le Mali en matière de protection et de promotion des droits de l’homme, survenus dans le cadre des évènements liés à la crise née en 2012 et qui ont gravement porté atteinte à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et la cohésion sociale.

<strong>Article 4 :</strong> Sont exclus du champ d’application de la présente loi, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols et tout autre crime réputé imprescriptible.

<strong>Article 5 :</strong> Toute démarche entreprise pour bénéficier des mesures envisagées dans le cadre des trois domaines visés à l’article 2 ci-dessus, est volontaire et individuelle.

<strong>Article 6 :</strong> Par devoir national, la présente loi offre, dans les conditions fixées aux chapitres II, III et IV ci-dessous :

1 - le bénéfice du Pardon national à toute personne ayant commis ou ayant été complice des faits visés par l’article 3 ci-dessus ;

2 - le bénéfice de mesures de solidarité et d’assistance nationales à toute personne ayant été victime des faits visés par l’article 3 ci-dessus ou, le cas échéant, à ses ayants droit.

<strong>Article 7 :</strong> En vue de contribuer à conforter les bases de l’Entente nationale, la présente loi, institue l’organisation «d’une Journée du Pardon national», «Une Semaine de la Réconciliation Nationale» et la rédaction de «l’Histoire générale inclusive du Mali».

<strong>Article 8 :</strong> La «Journée du Pardon national» et «La Semaine de la Réconciliation Nationale» sont dédiées à la mémoire de toutes les victimes, civiles et militaires de tous les conflits. Un Décret du Président de la République fixe la date de la Journée du Pardon national. Un arrêté du Ministre chargé de la Réconciliation nationale détermine la date et les modalités d’organisation de la «Semaine de la Réconciliation nationale».

<strong>Article 9 :</strong> Il est rédigé l’Histoire générale inclusive du Mali. À cet effet il est mis en place un projet exécuté dans le cadre des Universités nationales, par un Comité scientifique indépendant, avec le parrainage de l’UNESCO. La composition et le fonctionnement du Comité scientifique indépendant sont fixés par décret pris en Conseil des Ministres.

<strong>Article 10 :</strong> L’Histoire générale inclusive du Mali est la source principale des manuels d’enseignement et de formation en matière d’histoire, notamment aux niveaux de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire, sur toute l’étendue du territoire national.

<strong>CHAPITRE II : DE l’EXONERATION DES POURSUITES PENALES</strong>

<strong>Section 1 : Des dispositions communes</strong>

<strong>Article 11 :</strong> Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux personnes qui, lors des évènements visés à l’article 3 ci-dessus, ont commis des faits ou ont été complices des faits prévus et punis par le code pénal et les lois spéciales en vigueur en République du Mali.

<strong>Article 12 :</strong> Les mesures d’exonération s’appliquent aux personnes concernées individuellement.

<strong>Article 13 :</strong> La chambre d’accusation au niveau de chaque Cour d’Appel est compétente pour statuer sur les questions incidentes qui peuvent survenir au cours de l’application des dispositions du présent chapitre.

<strong>Section 2 : De l’extinction de l’action publique</strong>

<strong>Article 14 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de : - toute personne membre d’un des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et qui, dans ce cadre, a cessé ses actions depuis le 20 juin 2015 ; 3 - toute personne membre d’un des groupes armés non signataires mais ayant adhéré à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et qui, dans ce cadre, a cessé ses actions après l’adhésion.

<strong>Article 15 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne concernée, autre que celles citées à l’article 3 ci-dessus qui, dans un délai maximum de six (6) mois, à compter de la publication de la présente loi au Journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare cesser ses actions et remet les armes, munitions, explosifs et tout autre engin en sa possession.

<strong>Article 16 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne, recherchée à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou de plusieurs faits visés par l’article 3 ci-dessus, qui, dans un délai maximum de six (6) mois à compter de la publication de la présente loi au Journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare mettre fin à ses actions.

<strong>Article 17 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne condamnée par défaut ou par contumace, pour avoir commis un ou plusieurs faits visés par l’article 3 ci-dessus, qui dans un délai maximum de six (6) mois à compter de la publication de la présente loi au journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare mettre fin à ses actions.

<strong>Article 18 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne détenue, non condamnée définitivement, pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou plusieurs des faits visés par l’article 3 de la présente loi.

<strong>Article 19 :</strong> Les mesures prévues par les articles 14, 15,16, 17 et 18 ci-dessus ne s’appliquent pas aux personnes qui ont commis ou ont été complices des crimes visés par l’article 4 de la présente loi.

<strong>Article 20 :</strong> Les bénéficiaires de l’extinction de l’action publique, objet des articles 14, 15,16, 17 et 18, sont libres de leur mouvement, sitôt accomplies les formalités prévues par la présente loi.

<strong>Section 3 : De la procédure applicable pour l’extinction de l’action publique</strong>

<strong>Article 21 :</strong> Au sens de la présente loi, on entend par autorités compétentes, les autorités ci-après : -les ambassadeurs, les consuls généraux ;- les procureurs généraux ;- les procureurs de la République ;- les commandants de Brigade ;- les commissaires de police ;- les préfets ;- les sous-préfets ;- les maires.

<strong>Article 22 :</strong> Toute personne qui s’est présentée aux autorités compétentes, dans le cadre de l’application des dispositions des articles 14,15,16,17 et 18 ci-dessus, est tenue de faire une déclaration qui doit porter sur :- les faits commis ou dont elle a été complice ou reconnus comme tels ;- les armes, munitions ou explosifs ou tout autre engin qu’elle détient ayant eu une relation avec ces faits ; dans ce cas, elle doit les remettre auxdites autorités ou indiquer à ces dernières le lieu où ils se trouvent.

<strong>Article 23 :</strong> Dès la présentation de la personne concernée devant les autorités compétentes, celles-ci avisent le procureur général territorialement compétent qui dispose d’un délai de huit (8) jours francs pour procéder ou faire procéder à sa diligence à l’extinction de l’action publique.

Si la personne concernée se présente devant les ambassadeurs ou consuls maliens, ces derniers doivent porter ses déclarations à la connaissance du ministre chargé des Affaires étrangères qui les transmet sans délai au ministre chargé de la Justice, Garde des Sceaux qui prend toute mesure qu’il juge utile dans un délai de quinze (15) jours.

<strong>Article 24 :</strong> Les cas d’extinction de l’action publique prévus aux articles 14,15,16, 17 et 18 ci-dessus sont soumis aux règles suivantes : - si la procédure est en phase d’enquête préliminaire, le procureur de la République décide de l’exonération des poursuites judiciaires ;

- si les faits font l’objet d’une information judiciaire, la juridiction d’instruction doit rendre une ordonnance ou un arrêt prononçant l’extinction de l’action publique ;

- si l’affaire est renvoyée devant une juridiction de jugement, celle-ci, à la diligence du procureur de la République ou du procureur général, déclare éteinte l’action publique ; La règle 3 ci-dessus est applicable au pourvoi en cassation devant la cour suprême ; en cas de pluralité de poursuites ou de décisions, le parquet compétent est celui du lieu où la personne concernée s’est présentée. Section 4 : De la grâce

Article 25 : Toute personne condamnée définitivement pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou plusieurs des faits visés à l’article 3 de la présente loi, bénéficie de la grâce, conformément aux dispositions prévues par la Constitution.

<strong>CHAPITRE III : MESURES D’APAISEMENT ET DE REPARATION</strong>

<strong>Section 1 : De la réintégration administrative</strong>

<strong>Article 26 :</strong> Tout fonctionnaire ou tout Agent de l’Etat ou des Collectivités territoriales ayant fait l’objet de mesures disciplinaires, en liaison avec les faits visés à l’article 3 de la présente loi, voit sa situation administrative normalisée.  Dans le cas de radiation ou de licenciement, le fonctionnaire ou agent concerné a droit à une réintégration dans l’Administration publique ou, le cas échéant, à une indemnisation versée par l’Etat. Un décret pris en conseil des ministres fixe les modalités de la réintégration ou de l’indemnisation.

Article 27 : Tout fonctionnaire ou tout Agent de l’Etat ou des Collectivités territoriales, déplacé interne ou réfugié hors du territoire national, qui a fui son lieu d’affectation en raison de l’insécurité causée par les évènements de la crise de 2012, est autorisé à reprendre librement ses fonctions. Section 2 :

De l’indemnisation

<strong>Article 28 :</strong> Toute victime ayant subi des dommages corporels, matériels ou financiers résultant des faits visés à l’article 3 de la présente loi, bénéficie d’une indemnisation de l’Etat.

<strong>Article 29 :</strong> Les ayants droits de toute personne déclarée par les autorités compétentes, « disparue » dans le contexte particulier visé à l’article 3 de la présente loi bénéficient d’une indemnisation de l’Etat.

<strong>Article 30 :</strong> La victime visée à l’article 28 ci-dessus et les ayants droits visés à l’article 29 ci-dessus doivent se présenter aux autorités compétentes dans un délai d’un an à partir de la publication de la présente loi au Journal officiel. Un récépissé est délivré à chacun. Les rapports issus des travaux de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) contribuent à déterminer la nature et les conditions d’indemnisation.

<strong>Article 31 :</strong> L’indemnisation prévue aux articles 28 et 29 ci-dessus exclut toute autre réparation du fait de la responsabilité civile de l’Etat.

<strong>Article 32 :</strong> Tout enfant mineur dont les parents civils et non fonctionnaires ou Agents de l’Etat sont décédés ou portés disparus dans le contexte visé à l’article 3 de la présente loi, bénéficie de la qualité de «Pupille de la Nation» telle que prévue par la loi n° 058 du 27 décembre 2016, instituant les Pupilles en République du Mali.

<strong>Chapitre IV : DU PROGRAMME DE REINSERTION</strong>

<strong>Section 1 : Du rapatriement des réfugiés</strong>

<strong>Article 33 :</strong> Un programme de rapatriement volontaire des Réfugiés civils est lancé dans les deux (2) mois qui suivent la publication au Journal officiel de la présente loi. Le programme de rapatriement volontaire dont la durée est de douze mois est mis en œuvre en coordination avec le pays hôte et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour le Réfugiés (HCR).

<strong>Article 34 :</strong> Chaque refugié civil rapatrié volontaire bénéficie d’une assistance de réinsertion dans le cadre d’un Fonds spécial créé à cet effet.

<strong>Section 2 : Du retour des déplacés internes</strong>

<strong>Article 35 :</strong> Toute personne civile ayant dû émigrer de son lieu de résidence habituelle vers une autre localité à l’intérieur du territoire national, en raison des évènements visés à l’article 3 de la présente loi et qui, de ce fait, n’est plus en mesure de subvenir à ses besoins élémentaires, bénéficie de l’assistance de réinsertion prévue par la présente loi. Section 3 : Des Ex-Combattants

Article 36 : Les Ex-Combattants, tels que visés dans le l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, bénéficient des mécanismes d’intégration et de réinsertion prévus par ledit Accord. En cas de réinsertion, les éléments concernés peuvent prétendre au bénéfice du Fonds spécial mentionné à l’article 35 de la présente loi.

<strong>CHAPITRE V : DES DISPOSITIONS FINALES</strong>

<strong>Article 37 :</strong> Dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, le Président de la République peut, à tout moment, prendre toute autre mesure qu’il juge utile pour la mise en œuvre des dispositions de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale issue des conclusions de la Conférence d’entente nationale tenue à Bamako du 27 mars au 02 avril 2017. Article 38. La présente loi sera publiée dans le Journal Officiel de la République du Mali.

<strong>Bamako, le</strong>

<strong>Le Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clash au sommet de l’Etat :   Le président interdit le conseil des ministres au vice&#45;président !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/clash-au-sommet-de-letat-le-president-interdit-le-conseil-des-ministres-au-vice-president-2921293.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 08:34:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Entre confusions de préséance administrative et juridique et tardives velléités d’indépendance du président de la Transition envers ceux qui l’ont nommé, de lourds nuages assombrissent les relations au sommet de la Transition. Selon toute vraisemblance, Bah N’Daw tente de s’émanciper de son vice-président, Assimi Goïta. Qui l’a nommé !</em></strong>

Le Colonel Bah N’Daw a-t-il décidé de se donner quelques couleurs ? On peut en effet se poser la question. Il y a environ deux mois, nous assure une source, le vice-président a cessé de participer aux sessions du conseil des ministres. Vraisemblablement, ce serait le président de la Transition, le Colonel Bah N’Daw, qui aurait ordonné cette mesure en faisant valoir que dans la nomenclature exécutive, un vice-président n’aurait aucun rôle à jouer au sein de cette instance.

Bien que la Charte de la Transition ait flanqué un second, aux allures de réel premier, aux basques du président transitoire, le Colonel Bah N’Daw aurait néanmoins justifié sa décision par le fait que le Colonel Assimi n’est porteur d’aucun dossier et ne dispose pas de l’équipe technique d’un Secrétariat général pour émettre un avis, voire peser dans l’adoption ou non d’un projet soumis à l’approbation du conseil des ministres.

Le Colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants, aurait tenté d’intervenir. Le numéro 2 du gouvernement Ouane aurait plaidé auprès du président Bah N’Daw que le vice-président, en charge des questions de défense et de sécurité, devait assister aux séances du conseil des ministres, compte tenu du contexte sensible et des enjeux sécuritaires liés à tout ce qui se rapporte à la gestion du pays, nous rapporte la même source. En vain, le Colonel Bah Daw serait resté inflexible et aurait même évoqué une reconstitution de l’architecture exécutive si cela s’avérait nécessaire.

Pour mieux marquer le coup, comme on le dit, le président de la Transition a encore procédé récemment à la nomination d’un cadre militaire à une importante responsabilité sécuritaire stratégique, sans consulter ou soumettre cette décision à son taiseux vice-président et tout-puissant régent de la junte et de la transition.

Le sombre Colonel de Kati, patron du pronunciamiento du 18 août dernier, est pourtant celui qui a ‘’nommé’’ Bah N’Daw à ce poste, après une mascarade de désignation collégiale, consécutive à la pression de la CEDEAO et des partenaires du Mali.

Et depuis lors, comme bien pour signifier à qui appartenait la réalité du pouvoir post 18 août, Assimi Goïta avait en effet pris l’habitude de faire peser une présence significative à tous les actes de souveraineté relevant du président de la Transition.

Comme dans un marquage à la culotte pour filer une métaphore footballistique, le vice-président assistait aux audiences présidentielles, avant de recevoir plus tard, à la suite du président et au même titre que lui, les mêmes émissaires et plénipotentiaires dépêchés auprès de la Présidence de la République.

<strong>Un président potiche</strong>

Depuis son élévation à la magistrature suprême transitoire, Bah N’Daw a dû faire face aux multiples couleuvres que ‘’ses fils’’ n’ont cessé de lui faire avaler, au point de ternir très rapidement sa réputation, usurpée ou réelle, d’homme inflexible sur les principes.

À des années-lumière et certes dans un contexte tout autre, le Colonel Bah N’Daw vit ce que le Colonel Tojo du Japon avait vécu avant lui, avec également de jeunes colonels dont les égarements tragiques avaient fini par le conduire à la pendaison.

À la différence tout aussi notable, ceux-ci étaient des ultra-nationalistes patriotes, soucieux de la grandeur de l’Empire du Soleil levant et de leur nation et non de leur confort personnel, tout le contraire de la bureaucratisation sonnante et trébuchante actuelle des cadres de l’armée malienne.

Le président transitoire aura bu la coupe jusqu’à la lie : nominations comme celui de son aide de camp par Assimi et des décrets antidatés, parfois signés par lui contre tout bon sens à l’instar des décrets portant critères et clés de répartition et de nomination des membres du CNT, censure de facto notamment par, entre autres, le malencontreux retrait de son adresse à la Nation après l’avoir d’abord considérablement expurgée d’importantes séquences avant de l’annuler purement et simplement, sans son avis, etc. Le Colonel président de la Transition s’était résigné à finalement accepter son rôle de Prince-consort, voire de président potiche qui n’était même parfois pas autorisé à arroser les chrysanthèmes.

Mais il faut reconnaître, à la décharge d’Assimi Goïta et de ses amis, que cet illustre inconnu était très peu taillé pour la fonction et peine d’ailleurs à l’occuper depuis. Bah N’Daw, aux dires de connaisseurs, ne doit sa fameuse réputation de ‘’démissionnaire forcené’’ qu’à son incapacité professionnelle rédhibitoire à faire face aux difficultés des fonctions, non à ses ‘’visions prophétiques’’ contrariées, comme lui et ses thuriféraires aiment à le faire croire.

Outre des oukases qui ont semé doutes et divisions au sein de la nation et très peu propices à l’apaisement, la preuve en a également été fournie à travers la multiplication de ses bourdes provocatrices, à l’issue d’envolées martiales, risquant de précipiter la transition vers des conflits sociaux, syndicaux et même politiques à l’issue incertaine.

Quand, par ailleurs, on ne prend de toute façon pas le pouvoir pour en laisser la jouissance à un tiers, au demeurant tard venu, on comprend donc que les proconsuls aient vu en leur ‘’présidentiel oncle transitoire’’ davantage un prétexte qui devrait être plutôt heureux d’être cantonné dans les ors de la République et leur laisser la gestion des ‘’affaires sérieuses’’ de l’Etat.

Le président de la Transition s’y était résolu, jusqu’à une date récente, quand il s’est vu servir depuis quelque temps de ‘’punching ball’’ favori de Mahmoud Dicko. Cependant, ses nouvelles velléités d’indépendance, vis-à-vis de ceux qui l’ont fait Roi, ne présagent nécessairement pas une reprise en main, avec un exécutif dispersé et en peine de priorités.

La tentative de Bah N’Daw de s’exonérer du contrôle de ‘’ses’’ jeunes colonels ne pourra guère impacter la situation d’incertitudes due aux desideratas de l’imam qui souhaiterait une reconfiguration du gouvernement afin d’y être davantage représenté.

Certes, le président de la Transition dispose, théoriquement et par bien des moyens, du décret de dissolution de l’exécutif, mais en user constituerait un casus belli aux conséquences incalculables. Si bien que les chrysanthèmes ont des chances d’être arrosés pendant quelque temps encore !

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Engagement de la Coalition OIMA&#45;Bolibana à la prochaine présidentielle :  Fousséyni Faye, pour une candidature générationnelle de rupture !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/engagement-de-la-coalition-oima-bolibana-a-la-prochaine-presidentielle-fousseyni-faye-pour-une-candidature-generationnelle-de-rupture-2921296.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 01:35:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«<strong><em>La nouvelle génération du Mali a décidé de prendre  ce qui lui revient de droit et de fait, c’est-à- dire la vraie destinée des Maliens... Il faut une rupture… pour un retour à la vraie identité</em></strong>».

C’est avec ces mots et surtout une détermination résolue que l’OIMA, Observatoire identitaire mandingue et l’Association Bolibana annoncent la candidature de Fousséyni Faye, expatrié malien résident en France et fervent militant RPM depuis la Commune V jusqu’en Hexagone. Et à travers lui, il y a fort à parier que la jeunesse malienne n’entend plus demeurée dans le rôle inconfortable de caisse de résonnance de mots d’ordre d’une génération politique qui a failli, à l’image des terribles conséquences vécues par le pays depuis plus d’une décennie déjà.

<strong>Renouer avec les valeurs du passé glorieux</strong>

Fousséyni Faye, 46 ans, urbaniste, spécialiste en aménagement, a été auditeur de qualité chez un équipementier automobile et est actuellement agent de maîtrise au sein d’un grand groupe agro-alimentaire européen.

C’est donc la coalition de deux associations qui porte cet engagement à la conquête de la magistrature suprême. L’OIMA, Observatoire identitaire mandingue, est une association basée sur la Charte de Kurukan Fuga, comme véhicule séculaire de valeurs d’équité, de justice et pour l’égalité de tous.

L’OIMA entend engager une lutte sans merci contre toutes les injustices et les nombreuses inégalités exacerbées au fil des ans. Pour sa part, l’association Bolibana prône le retour à la souveraineté, en s’inspirant de l’identité originale, socle de valeurs similaires pour l’émergence de tout ce à quoi le Mali a renoncé au fil des confrontations historiques et géopolitiques.

Et de fait, Fousséyni Faye, jeune quadra au long parcours associatif estudiantin et militant politique, est déterminé à aller au charbon, car pour lui et sa génération, l’ancienne «<strong><em>élite du Mali s’est fourvoyée </em></strong>… ». À l’appui de son engagement, Faye annonce plusieurs mesures.

<strong>La sécurité garantit la souveraineté</strong>

Le constat aujourd’hui est un Mali sous supervision et sous assistance ‘’respiratoire’’ de la communauté internationale. L’indépendance nationale et la souveraineté nationale sont des vues de l’esprit.  D’où une priorité et en bonne place des engagements fermes du candidat, le recouvrement de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire : «<strong><em>Le Mali doit être une forteresse imprenable … à travers ses FAMA et son peuple, recouvrera son intégrité territoriale</em></strong>».

Ainsi, «<strong><em>Un sursaut national et patriotique accompagnera et portera les FAMA</em></strong>» jusqu’au recouvrement de la plénitude de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire nationale. Pour y parvenir, «<strong><em>l’usage  de la force sera la première option pour un retour à la normale dans tout le Ma</em>li</strong>», assure avec détermination Fousséyni Faye.

À ce propos, l’exigence du retrait des forces étrangères est gage de recouvrement de la souveraineté nationale, aujourd’hui extravertie. C’est pourquoi, «<strong><em>Je solliciterai l’ONU pour voter une résolution mettant un terme aux missions de la MINUSMA. Je demanderai solennellement au président de la République française, le retrait de ses troupes du Mali</em></strong>», s’engage le candidat des forces nouvelles de la jeunesse.

Et d’ailleurs, il n’écarte pas la révision des engagements et traités : «<strong><em>Certains accords comme les accords de paix d’Alger et les accords de défense seront revus et réadaptés pour répondre aux attentes des Maliens</em></strong>», annonce-t-il d’emblée.

La restauration de l’autorité de l’Etat passe également par l’amélioration de la sécurité intérieure. Sur ce chapitre, «<strong><em>nous mettrons en place des polices de proximité ou polices municipales</em></strong>», car «<strong><em>La lutte contre le banditisme et la criminalité n’aura d’égal que la quiétude et la tranquillité des Maliens</em></strong>», s’engage fermement Fousséyni Faye.

<strong>Renouveler et renforcer la gouvernance</strong>

Ceci exige un contrat renouvelé, voire un nouveau contrat de confiance. D’où la nécessité de revoir les rapports de gouvernance pour davantage renforcer la participation de la population à son propre destin. Le candidat Faye est convaincu : la «<strong><em>décentralisation doit être revue</em></strong>», à travers le renforcement de la dévolution de la gestion aux collectivités et aux édiles, mais aussi par une meilleure articulation des responsabilités et des décisions entre le pouvoir central et celui de proximité. Pour cela, «<strong><em>La nouvelle répartition territoriale sera </em></strong>(passée)<strong><em> au peigne fin pour répondre à une logique de continuité culturelle, identitaire, historique, ancestrale et géographique</em></strong>», annonce-t-il.

Ainsi, en matière d’état civil, le candidat envisage une mesure sociale révolutionnaire. En effet, pour ce qui concerne «<strong><em>les conditions de délivrance de documents maliens (carte d’identité, passeport)</em></strong>… <strong><em>cette tâche reviendra aux mairies</em></strong>».

Car «<strong><em>la police et les banques </em></strong>(doivent s’occuper)<strong><em> de leurs fondamentaux, à savoir la sécurité, la protection et les services</em></strong>». Cette initiative participe non seulement du renforcement de la dévolution des attributions de l’état civil aux collectivités, mais renforce aussi le rapprochement des structures administratives de proximité des populations.

Le cadre de vie de la population n’est non plus pas oublié. Le spécialiste en aménagement du territoire promet de mettre bon ordre à l’anarchie actuelle, marque visible des projets urbains jusque-là engagés. À cet effet, une vaste politique «<strong><em>d’aménagement et de rénovation urbaine sera</em></strong>» entreprise, à travers les innovations et «<strong><em>la mise en place d’un système répressif et préventif par rapport</em></strong>» au non-respect des normes édictées, source de l’anarchie urbaine dont Bamako, comme d’ailleurs toutes les villes du Mali, sont aujourd’hui le théâtre.

<strong>Rebâtir l’économie en renouant la confiance</strong>

Tous ces projets exigent un dénominateur commun pour leur réussite : la confiance, car les rapports politiques des dernières années ont considérablement érodé la foi de la population en ses dirigeants. Faye en est conscient et s’engage : «<strong><em>Je mettrai la transparence au cœur du quotidien des Maliens. Le meilleur moyen pour combattre la corruption est et demeure la transparence</em></strong>».

L’ambition de Faye, c’est d’abord et avant tout un climat social apaisé et cela s’appuie sur une solide confiance de la population, en ses institutions et en ses élites. Sur ce plan, une «<strong><em>justice indépendante… une bonne justice,  est le gage d’une cohésion sociale. Une justice à deux vitesses ne peut que renforcer les fractures et les clivages sociaux</em></strong>», est convaincu le candidat.

Le candidat de la rupture est engagé à surtout restaurer la confiance du peuple en lui-même, cet indispensable contrat de gouvernance. Le candidat de la Coalition OIMA-Bolibana est résolu à s’y appuyer en mettant le pays au travail pour une juste répartition de la richesse nationale, car, pour lui, «<strong><em>le travail et la valeur de l’argent seront sacrés. Fini l’impunité face à l’insécurité grandissante, aux banditismes et aux vols récurrents</em></strong> (dont sont victimes les) <strong><em>personnes ayant commis le tort de travailler pour acquérir  des biens. Le Mali doit être une terre de travail, pas un terreau de délinquants</em></strong>», est convaincu Fousséyni Faye.

À ce propos, le secteur privé sera au cœur de la politique de relance économique et d’emploi envisagé par la Coalition OIMA-Bolibana. Cela passera tout aussi par l’amorce d’une véritable industrialisation, avec de massives subventions pour soutenir et moderniser l’agriculture, l’élevage et la pèche, trois secteurs qui occupent la majorité de la population et qui sont pour le pays de vrais avantages comparatifs.

De même, l’indépendance énergétique, par l’inversion du mix énergétique, est une volonté affichée, permettant au pays de sortir enfin «<strong><em>de la production et la fourniture d’électricité à partir des hydrocarbures</em></strong>», et donc de la dépendance aux aléas des cours mondiaux des hydrocarbures. Le décollage économique est à ce prix.

La redynamisation de l’éducation mettra fin aux diplômes aux rabais en cours aujourd’hui et surtout à l’absence de niveau qui sont devenus le propre de l’enseignement au Mali. De même, le Mali a besoin d’une politique sanitaire adaptée, car «<strong><em>nos hôpitaux font peur : Notre pays est dernier sur 160 pays dans le ratio nombre de lit d’hôpital par habitant</em></strong>», explique le candidat Faye.

Ainsi, dans la distribution de la santé au Mali, «<strong><em>Les lobbys</em></strong> (médicaux) <strong><em>se portent mieux que les patients</em></strong>», dénonce-t-il. C’est pourquoi, il faut «<strong><em>Redéfinir la responsabilité médicale : soigner doit rappeler au médecin sa responsabilité, son humanisme</em></strong>», explique Fousséyni Faye.

<strong>Reconstituer le tissu communautaire et social</strong>

La candidature de Fousséyni Faye ne procède pas du hasard ou des lubies d’un jeune expatrié ambitieux. Le candidat de la coalition OIMA-Bolibana fait un diagnostic sans complaisance du Mali d’aujourd’hui et le résultat n’est guère réjouissant, à l’image d’un tissu social et communautaire effiloché, en dépit de brassages multiséculaires entre les populations. «<strong><em>Le débat a longtemps été occulté et nous vivons aujourd’hui une incompréhension entre dogon et peulh dans le centre de notre pays</em></strong>», explique le candidat de la rupture.

De même, le candidat s’insurge : «<strong><em>la pratique de l’esclavage dans notre société est une négation</em></strong>» anachronique des temps révolus et «<strong><em>C’est non seulement une insulte à la liberté et à la dignité,</em></strong>  (mais) <strong><em>aussi un frein au développement social</em></strong>.» D’où «<strong><em>des mesures draconiennes</em></strong> (qui) <strong><em>seront donc prises pour lutter contre</em></strong>» le fléau de l’esclavage, toujours considérés comme des normes de pratiques dans les relations sociales, promet-il.

En matière sociale, l’initiative d’un nouveau code social a davantage créé la confusion au Mali si bien que la situation des familles et le statut de la femme et de l’enfant ont davantage pâti à travers la levée de boucliers des religieux qui n’ont guère non plus proposé d’autres alternatives.

Aujourd’hui, le Mali vit une hybridation des cadres réglementaires autour de la famille. Mais Faye entend y mettre bon ordre, en procédant «<strong><em>à travers la mise en place d’un nouveau code de la famille</em></strong>» et une croisade sans merci contre les fléaux des violences liées au genre, le mariage forcé ou les mutilations génitales.

Restauration du droit de préemption dans tous les domaines du foncier et des mines, y compris si nécessaire par l’expropriation afin de restituer à l’Etat la propriété exclusive des permis et des licences d’exploitation minière, voilà autant de mesures envisagées pour revoir à la hausse la rente aurifère au bénéfice de l’Etat et des populations maliennes.

Autant de dispositifs conçus pour «<strong><em>Une bonne politique minière, agricole, douanière et fiscale, </em></strong>(qui) <strong><em>sera la contrepartie d’une autonomie financière du Mali et d’un épanouissement des Maliens</em></strong>», est convaincu le candidat.

«<strong><em>Le Mali koura</em></strong>» est une cause possible ; il vaut qu’on y consacre un destin ! D’où cette candidature de rupture certes, mais surtout pour le renouveau générationnel. Pour l’histoire. Pour le Mali !]]> </content:encoded>
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<title>«Barkhane», G5 Sahel, Minusma : le point sur les opérations militaires internationales au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/barkhane-g5-sahel-minusma-le-point-sur-les-operations-militaires-internationales-au-sahel-2913081.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 14:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La zone, qui couvre une zone vaste comme l’Europe et traverse cinq pays, est en proie depuis des années à la menace de groupes djihadistes.Un accident d’hélicoptères au Mali, lundi 25 novembre, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/26/treize-militaires-francais-tues-au-mali-dans-l-accident-de-deux-helicopteres_6020545_3212.html">a causé la mort de 13 militaires de la force «Barkhane»</a>. Il s’agit de l’événement le plus meurtrier pour la mission française depuis son déploiement au Mali en 2013. Le Sahel, zone particulièrement instable, est le théâtre de nombreuses opérations militaires.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>L’armée française au Sahel, de «Serval» à «Barkhane»</strong>

Le 11 janvier 2013, la France lance l’opération «Serval» avec 1 700 soldats, des avions et des hélicoptères pour arrêter la progression de colonnes djihadistes qui contrôlent le nord du Mali, et soutenir les troupes du pays face à la menace d’une offensive vers la capitale, Bamako.

Le 1<sup>er</sup> août 2014, cette mission est remplacée par l’opération «Barkhane» et étendue à l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l’Europe. Cinq pays sont concernés : Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Tchad.

L’opération porte le nom d’une dune prenant la forme d’un croissant sous l’effet du vent. Elle est actuellement la plus importante opération extérieure de l’armée française, avec environ 4 500 militaires déployés. Depuis 2013, quarante et un soldats ont été tués dans la région du Sahel.

<strong> </strong><strong>Le G5 Sahel, la coopération des pays de la région</strong>

En novembre 2015, les dirigeants de l’organisation G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) réunis en sommet décident de créer une force conjointe pour lutter contre les groupes djihadistes qui essaiment dans la région.<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/22/l-onu-appelle-la-communaute-internationale-a-soutenir-le-g5-sahel_6020184_3212.html">MaisHYPERLINK "https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/22/l-onu-appelle-la-communaute-internationale-a-soutenir-le-g5-sahel_6020184_3212.html" la mise en œuvre est marquée par des problèmes de financement et d’organisation</a>. Se posent aussi les cas d’accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe.

<strong> </strong><strong>La Minusma, une des missions les plus importantes de l’ONU</strong>

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), elle, s’est déployée à partir du 1<sup>er</sup> juillet 2013, à la suite de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) formée par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Avec un effectif d’environ 13 000 casques bleus, la Minusma est l’une des missions les plus importantes des Nations unies. Régulièrement attaquée, elle a payé un lourd tribut : plus de 200 soldats sont morts depuis sa mise en place, dont plus d’une centaine dans des actions hostiles.

<strong> </strong><strong>L’EUTM Mali, en charge de la formation des troupes</strong>

La Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali), lancée en février 2013, réunit 620 militaires de 28 pays européens, avec une mission de formation des militaires maliens, sans participer aux combats.

Son objectif est de remettre sur pied une armée sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro, à 60 km au nord-est de la capitale Bamako.

Son mandat a été prolongé en mai 2018 par l’Union européenne pour deux ans, avec un budget quasi doublé à 59,7 millions d’euros. Sa mission a été étendue à la formation de la force du G5 Sahel.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Armée malienne :   Ce qu’il faut savoir sur nos FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/armee-malienne-ce-quil-faut-savoir-sur-nos-fama-2913078.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 11:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Fondées le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_octobre">1<sup>HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_octobre"</sup><sup>er</sup></a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Octobre_1960">octobre</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1960">1960</a> après l'indépendance du pays vis-à-vis de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">France</a>, elles comprennent plus de 13000 hommes. Elles se composent d'une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_terre">Armée de terre</a>, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Force_a%C3%A9rienne">armée de l'air</a>, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_du_Mali">garde nationale</a> ainsi que d'une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gendarmerie">Gendarmerie</a>.</em></strong>

Les forces armées maliennes ont participé à des missions de maintien de la paix en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo">République démocratique du Congo</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/ONUC">ONUC</a> en 1960-1964 et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/MONUC">MONUC</a> depuis 1999), au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liberia">Liberia</a> en 1990, en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sierra_Leone">Sierra Leone</a> en 1997 et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_centrafricaine">Centrafrique</a> en 2000.

La <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_la_Bande_d%27Agacher">guerre de la Bande d'Agacher</a>, également connue sous le terme de Guerre de Noël, est un conflit de frontière entre le Mali et le Burkina Faso en 1985 autour de la bande d’Agacher, une bande de terre semi-désertique de 160 kilomètres de long et de 30 kilomètres de large se trouvant entre le nord du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso">Burkina Faso</a> et l'est du Mali, et réputée receler du gaz naturel et des ressources minières.

Commandant Thomas Sankaré : 4 600 hommes, pertes 141 morts et 257 blessés côté Burkina Faso. Commandant Moussa Traoré : 7 600 hommes, pertes 38 morts et 17 blessés côté Mali.

Durant les années 2000 et au début des années 2010, des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Militaire">militaires</a> maliens sont entraînés par des instructeurs américains dans le cadre de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara">opération HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"EnduringHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara" HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"FreedomHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"-HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"TransHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara" Sahara</a>. L'armée malienne a souffert de l'intégration des rebelles touarègues dans l'armée régulière à la suite d'un accord conclu en 1992 entre le gouvernement et les groupes rebelles.

Entre janvier et avril 2012, l'armée malienne subit une série de revers aboutissant à la partition de facto du pays.En décembre 2012, l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne">Union européenne</a> décide d'apporter son aide à l'armée malienne à travers la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_de_formation_de_l%27Union_europ%C3%A9enne_au_Mali">mission de formation de l'Union européenne au Mali</a>.

Le 11 janvier 2013, la France déclenche l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Serval">opération Serval</a> en riposte à une offensive vers le Sud de djihadistes venus du Nord-Mali, que l'armée malienne n'a pas réussi à contrer. L'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Intervention_militaire_au_Mali">intervention militaire au Mali</a> est une opération militaire multinationale qui se déroule depuis le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Début février 2013, les effectifs sont estimés par le ministre des Affaires étrangères malien Tiéman Hubert Coulibaly à moins de 3 000 militaires opérationnels sur un effectif théorique de 14 000 hommes.

La <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_de_formation_de_l%27Union_europ%C3%A9enne_au_Mali">mission de formation</a> est lancée le 18 février 2013 et présentée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako">Bamako</a> le 20 février. Plus de 500 militaires, dont 200 formateurs européens arrivent au Mali pour donner des cours aux militaires maliens à partir du 2 avril 2013. Quatre bataillons de 700 hommes doivent être formés chaque année. La mission de formation est basée à l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_militaire_interarmes_de_Koulikoro">école militaire interarmes</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Koulikoro">Koulikoro</a>.

<strong>Commandement et Administration centrale</strong>

Le commandant en chef des armées est le président de la République, assisté du ministre de la Défense.L'administration centrale du Ministère de la défense se compose de : l’état-major général des Armées (EMGA) ; l’état-major de l'Armée de Terre (EMAT) ; l’état-major de l'Armée de l'Air (EMAA) ; l’état-major de la Garde Nationale du Mali (GNM) ; la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN).

<strong> </strong><strong>Infrastructures</strong>

Le 30 octobre 2019, la Minusma dans le cadre de la poursuite de sa mission de soutien au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a> a remis officiellement deux infrastructures rénovées aux Forces armées maliennes. Les travaux de rénovation ont concerné un bâtiment, des sanitaires au camp Hamadoun Bocary Barry et de 2 salles d’hospitalisation, d’un bureau et de sanitaires à la Base Aérienne 102 pour un coût total de 47 524 520 F CFA.

<strong> </strong><strong>Équipements</strong>

Dans les années 1990, les armes, blindés et véhicules de l'armée malienne, étaient d'origine <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">française</a> (abandonnés puis offerts par l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_fran%C3%A7aise">Armée française</a>) ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Russe">russe</a> (livrés à partir des années 1960). La loi d’orientation et de programmation militaire a permis à l’armée de se doter de nouveaux équipements motorisés, aériens et même d’habillements et autres.

Cette loi a permis un investissement de 1230, 563 milliards de FCFA sur la période 2015-2019. Cette somme devait également permettre le recrutement et la mise à niveau du personnel militaire. Durant la même période, de nombreux équipements ont été offerts par la France, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Qatar">Qatar</a>, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mirats_Arabes_Unis">Émirats Arabes Unis</a>, l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne">Union européenne</a> et l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Allemagne">Allemagne</a>. L'inventaire des équipements des Forces armées maliennes est difficile et provient de plusieurs sources.

<strong>****</strong>

<strong>  </strong>

<strong>L'armée malienne nouvelle formule prend ses quartiers à Tombouctou</strong>

<strong><em>Un bataillon de l'armée malienne comprenant d'anciens rebelles et d'ex-miliciens progouvernementaux a pris ses quartiers mardi à Tombouctou, dans le nord du Mali, cinq jours après le retour de l'armée "nouvelle formule" à Kidal, d'où elle était absente depuis des années, ont indiqué les autorités.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Contrairement à Kidal, ville symbole où l'armée avait connu une débâcle en 2014, les Forces armées maliennes (FAMa) étaient déjà présentes à Tombouctou, mythique carrefour du commerce saharien dont les mausolées consacrés à ses 333 saints musulmans ont été partiellement détruits en 2012 par les jihadistes, puis reconstruits grâce à l'Unesco.

Mais le bataillon qui a été accueilli mardi lors d'une cérémonie sur la place d'armes du camp Cheick Sidi Bekaye de Tombouctou, selon un communiqué des FAMa, comprend cette fois --comme celui arrivé à Kidal la semaine dernière-- d'anciens rebelles et d'ex-membres de groupes progouvernementaux intégrés dans l'armée malienne conformément à l'accord de paix d'Alger de 2015.

Ce déploiement de l'armée dite "reconstituée" à Kidal et Tombouctou, qui doit être suivi par une implantation à Ménaka, près de la frontière avec le Niger, et à Gao (nord-est), marque une étape de la mise en œuvre de l'accord de paix, après des années de contretemps.

"Le commandant de la zone (de Tombouctou) a salué et souhaité la bienvenue aux éléments. Pour le gouverneur, il n'y a plus de CMA (la Coordination des mouvements de l'Azawad, alliance à dominante touareg d'anciens groupes armés rebelles) ni de Plateforme (une alliance de groupes armés progouvernementaux) mais les #FAMa au service de la nation", a indiqué l'armée dans son communiqué, publié sur Twitter.

"Ils sont 300 qui sont arrivés pour le moment, ils sont logés au camp avec nous", a déclaré à l'AFP le colonel Boubacar Sanogo, commandant de la région militaire de Tombouctou.

La mise en œuvre de l'accord d'Alger, avec ses dispositions pour l'intégration des ex-combattants, ainsi que le redressement de l'autorité de l'Etat sont considérés comme des composantes politiques indispensables à une sortie de crise, en plus de l'action purement militaire menée par les forces maliennes, françaises, africaines et onusiennes.

Le Mali est confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Parties du nord du pays, les violences se sont propagées au centre et aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

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<title>Moussa Tembely, 2e adjoint au Maire de Bandiagara :   «Même pour aller dans son jardin, il faut s’armer…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-tembely-2e-adjoint-au-maire-de-bandiagara-meme-pour-aller-dans-son-jardin-il-faut-sarmer-2913071.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 10:43:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Invité par Radio Rempart, le 2<sup>e</sup> adjoint au Maire de Bandiagara, Moussa Tembely, est revenu la situation sécuritaire qui prévaut dans le centre particulièrement dans le cercle de Bandiagara. Tout en saluant le travail des chasseurs, il plaide pour le retour de l’armée dans la zone. Il a aussi abordé les avantages qu’offre la bourse de l’emploi à la jeunesse de Bandiagara. </em></strong>

<strong>Radio Rempart : Monsieur le maire, quand nous parlons de Bandiagara aujourd’hui, la première chose à laquelle les gens pensent, c’est la situation sécuritaire. Alors, comment se présente la situation sécuritaire à Bandiagara aujourd’hui ?</strong>

<strong>Moussa Tembely</strong> : Là où nous sommes, nous-mêmes, sommes fatigués de cette situation d’insécurité. Nous avons tout tenté pour qu’il y ait la sécurité. Beaucoup de choses ont été faites pour qu’il y ait la paix mais ça n’a rien donné. Franchement, même les militaires sont dépassés par cette situation malgré les efforts qui consentent.

En plus, l’effectif des policiers et gendarmes présents est vraiment insuffisant. C’est pour cela que Dana Ambassagou a vu le jour pour aider les militaires. Sans Dana Ambassagou, la situation serait encore plus grave qu’elle ne l’est aujourd’hui. Bandiagara, étant aussi la porte d’entrée pour les visiteurs des lieux touristiques du pays dogon, doit être très bien protégé.

À cause de la situation sécuritaire, le tourisme, qui est l’une des activités génératrices de revenus pour Bandiagara,ne se fait plus et tous les guides touristiques sont orientés vers d’autres activités comme l’élevage, le maraîchage, la teinture et autres pour pouvoir survivre. Certains ont même fui Bandiagara.

En plus, les habitants de plusieurs hameaux ont complètement quitté leur hameau pour venir dans la ville de Bandiagara. Aujourd’hui, quand on entre au marché, on risque de fondre en larmes parce qu’il n’y a plus de bétail. Les terroristes les ont tous emportés.

Aujourd’hui, même pour aller dans son jardin,c’est un grand risque à Bandiagara, et il faut souvent se faire accompagner par son fusil pour ne pas se faire tuer banalement. Même pour quitter Bandiagara pour aller à Mopti, qui se faisait en un clin d’œil, c’est un problème aujourd’hui. À cause de la précarité de la situation sécuritaire, aucune des 21 communes de Bandiagara n’a pu élaborer son budget de 2021.

Même quitter ici pour aller chez moi, j’ai peur. Nous savons que les autorités de transition travaillent mais qu’elles travaillent davantage pour ramener la paix. Sinon, si ça continue ainsi, la situation serait désastreuse. Même en vous accordant cette interview, je le fais la peur au ventre.

Mais nous continuons d’œuvrer pour que la situation sécuritaire de notre région puisse connaître des améliorations. Et même l’autre jour, lors de notre rencontre avec le ministre, nous lui avons fait part de nos souffrances et il nous a promis de les exposer au conseil des ministres.

<strong><em>R.R : Monsieur le maire, parlanttoujours de la situation sécuritaire à Bandiagara, les gens disent que les check-points de Dana Ambassagou, notamment celui sur l’axe Sévaré-Bandiagara, rançonnent les passagers. Qu’en est-il de ces affirmations ?</em></strong>

<strong>M.T</strong> : Moi je ne les ai pas vus entrain de rançonner les passagers. Par contre, souvent des gens de passage, par pitié, leur donnent 1000, 500 Fcfa etc., car les conditions dans lesquelles ces chasseurs sont, font vraiment pitié et ce sont des hommes qui ont abandonné leur famille pour assurer la sécurité de la localité. Malgré les efforts que ces chasseurs consentent, ils ne reçoivent pas d’aide. Donc, les gens de passage, par pitié, leur donnent de l’argent pour s’acheter de l’eau à boire. Souvent, en passant, quand je vois ces gens, je ne peux retenir mes larmes, leurs conditions de travail sont exécrables.

Ils ne demandent à personne de leur donner de l’argent, mais si l’on leur donne quelque chose, ils le prennent. Si ce n’est pas parce que ces chasseurs étaient là, la ville de Bandiagara serait prise il y a longtemps. Normalement, c’est l’Etat qui doit assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Mais, si l’Etat ne parvient pas à le faire, c’est normal que nous-mêmes assurions notre sécurité et c’est pour cela que Dana Ambassagou a été créé.

<strong><em>R.R : Monsieur le maire, vous avez parlé de la dernière attaque au cours de laquelle les auteurs ont dépossédé les victimes de leurs biens et brûlé ensuite le véhicule. Nous avons écouté aussi les propos du président du conseil régional selon lesquels 42% de la population ont fui leur lieu d’habitation. Alors, est-ce que l’Etat apporte de l’aide à ces personnes ?</em></strong>

<strong>M.T</strong> : D’abord, nous avons fait la demande d’appui et toutes les ONG qui sont présentes se sont investies pour nous aider. Moi, je dirais qu’il y a plus de 42% qui se sont déplacés. Car il y a 13 villages dans la commune de Toukombo qui sont aujourd’hui abandonnés par leurs habitants. Certains d’entre eux sont venus à Bandiagara ici, d’autres sont allés à l’aventure. Le gouvernement nous apporte son aide, certes, car même l’autre jour, le ministre de l’Emploi était là pour la bourse de l’emploi pour nous donner du travail. Maisnous-mêmes allons travailler pour ne pas nous faire tuer.

<strong>R.R : Parlant des chasseurs, est-ce qu’il y a la communication entre vous, équipe municipale et ces chasseurs, et entre les militaires et ces chasseurs ?</strong>

<strong>MT</strong> : La communication entre nous et les chasseurs est obligatoire car ils sont venus pour nous protéger. Donc, nous ne pouvons que leur apporter notre aide. Même la nuit, quand on informe ces chasseurs d’une attaque, ils se rendent sur le lieu en même temps que les militaires. Ces chasseurs ont aussi dit au gouvernement qu’ils ne sont pas ses ennemis, mais qu’ils combattront tous ceux qui s’attaqueront à la communauté dogon, quelle que soit leur appartenance communautaire.

Ils ont dit qu’ils sont à la disposition du gouvernement pour l’aider à combattre l’ennemi car qu’ils peuvent aller chercher les terroristes dans des endroits où les militaires ne peuvent pas se rendre. Actuellement, les chasseurs travaillent avec les militaires, la preuve, même ce matin, on a tenu une réunion restreinte avec le ministre à laquelle  le chef  des chasseurs a pris part.

<strong>R.R : Alors, monsieur le maire, parlant toujours de l’insécurité à Bandiagara et environs, selon vous, quelles sont les causes de celle-ci, carplusieurs communautés  cohabitaient ici paisiblement?</strong>

<strong>M.T</strong> : Bon, les causes sont nombreuses et s’il faut les citer toutes, nous allons passer toute la nuit là-dessus. Donc je vais citer les principales. Il y a d’abord le problème foncier, car chez nous, les Dogons, on ne donne pas la terre mais on la prête. Ainsi, il arrive que certaines personnes à qui on a prêté la terre, il y a longtemps, se cachent pour faire un papier en leur nom pour dire que la terre leur appartient.

Il y a aussi des règlements de compte car il arrive qu’il y ait une histoire entre certaines personnes qui profitent de la situation pour se régler les comptes. Sinon il n’y a rien entre nous et les Peuls qui sont ici.

<strong><em>R.R : Il y a eu beaucoup de rencontres dans le cadre du retour définitif de la paix, notamment quand Dr. Boubou Cissé était Premier ministre ; il avait réussi à établir un accord de paix entre les différentes communautés pour dire que la guerre est terminée.  Mais, jusqu’ici, la guerre n’est pas terminée. Alors, monsieur le Maire, Moussa Tembely, qu’est-ce qui doit être fait pour mettre fin mettre à cette guerre ?</em></strong>

<strong>M.T</strong> : On peut mettre fin à la guerre quand on peut voir notre ennemi, mais si l’on ne le voit pas, c’est difficile. Nous, nous sommes là et eux ils viennent commettre des attaques et se cachent après. Si l’on ne peut pas rencontrer la partie adverse, pour échanger, c’est vraiment difficile de faire la paix avec lui et c’est notre cas. Il y a eu beaucoup de choses mais nous n’y parvenons toujours pas. Ce que nous pouvons faire, c’est de prier Dieu pour qu’il nous ramène la paix, sinon on a tout tenté. Envain, et on ne sait plus quoi faire.

<strong>R.R : Le ministre était ici et il a fait une rencontre avec Youssouf Toloba. Alors, selon vous, est-ce que cette rencontre pourrait contribuer au retour de la paix dans la région de Bandiagara ?</strong>

<strong>M.T</strong> : Oui, ça peut contribuer au retour de la paix car quand il y a la guerre, il faut rencontrer les différentes parties pour connaître les causes afin de rechercher les solutions adéquates, et c’est ce que le ministre a fait. Lors de la rencontre, M. Toloba a dit beaucoup de choses et quand tu vois la chèvre mordre, c’est qu’on lui a cassé les cornes. Mais j’ignore ce qu’ils se sont dit et c’est sur Facebook que j’ai vu leur photo.

Monsieur Toloba a dit aussi qu’il n’abandonnera jamais le Mali et qu’il n’ira nulle part. Je pense que des choses importantes ont été dites lors cette rencontre, qui pourraient être bénéfiques.

<strong> </strong><strong>R.R : Monsieur le Maire, dans cette situation de crise, qu’est-ce que l’équipe municipale a fait car je sais que votre équipe est installée depuis 2016 jusqu’à maintenant ?</strong>

<strong>MT</strong> : Nous avons fait beaucoup de choses dans les quartiers. Nous avons initié des rencontres de dialogue. Nous avons aussi réuni les chefs de tous les quartiers pour échanger et leur avons dit de dénoncer toute personne suspecte à la mairie.

Nous avons aussi fait un rapport sur la situation sécuritaire à Bandiagara que nous avons remis au gouverneur qui était en ce temps Sidi Alassane Touré, qui nous a félicités car nous avons été les seuls à faire un rapport sur la sécurité parmi toutes les mairies des 8 cercles de la région.

<strong> </strong><strong>R.R : Monsieur le Maire, Mohamed Salia Touré, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, est venu à Bandiagara pour le lancement de la 3<sup>e</sup> édition de la bourse de l’emploi et de la formation professionnelle. Selon vous, quels profits peuvent tirer les habitants de Bandiagara de cette bourse ?</strong>

<strong>M.T</strong> : Cette bourse est importante car nous, les Dogons, nous ne connaissons que le travail et c’est seulement le travail que nous avons appris, et le ministre lui-même sait ça, car ce n’est pas sa première fois de venir ici.

Cette bourse profite beaucoup aux jeunes et même à la mairie. Car quand ils ouvriront leurs ateliers, la mairie en profitera parce qu’ils vont payer des taxes et impôts. En plus, ces jeunes pourront prendre leur famille en charge à travers cette bourse.

<strong> </strong><strong>R.R : Monsieur le Maire, comment se présente la situation de la maladie à coronavirus à Bandiagara ?</strong>

<strong>MT</strong> : Moi-même je suis dans le comité Covid du cercle de Bandiagara et c’est moi qui représente notre mairie dans ce comité. La mairie a joué un grand rôle dans la lutte contre la Covid. Au début, ce sont les membres du comité Covid qui ont cotisé, plus une ONG qui a aussi donné 10000 euros pour acheter des kits. Depuis que cette pandémie est arrivée au Mali, il n’y a eu qu’un cas dans la commune de Bandiagara et sa prise en charge a été faite dans le grand hôpital de Bandiagara.

Toutes les associations ainsi que toutes les ONG ici ont donné un coup de main à la mairie dans la lutte contre cette maladie. Nous ne pouvons pas dire que la maladie est finie mais nous avons constaté que la population respecte les mesures barrières car dans chaque famille où on entre, on y un kit de lavage de mains.

Nous avons appris que 50 millions ont été donnés à la région de Mopti, mais Bandiagara n’a même pas reçu un franc de cet argent et je peux le dire haut et fort. Ce sont seulement nos contributions et cotisations qui nous ont permis d’acheter les kits que nous avons. Il y a le gouvernement aussi qui a envoyé des masques qui ont été distribués entre toutes les communes du cercle de Bandiagara.

<strong> </strong><strong><em>R.R : Moussa Timbely, l’interview touche à sa fin, alors quel est votre dernier message ?</em></strong>

<em> </em><strong>M.T</strong> : Pour mon dernier message, je salue tout d’abord Radio Rempart qui me permet de partager ce qui se passe à Bandiagara  avec l’opinion nationale et internationale. S’il faut évoquer tous les problèmes que nous vivons ici, on va faire toute la nuit là-dessus.

Actuellement, les attaques sont en tout cas rares car depuis le 13 novembre 2020, il n’y a pas eu d’attaque. Mais malgré cela, nous vivons tous la peur au ventre en empruntant la route de Mopti. Pour se rendre à Mopti, on se procure de tout ce qui peut nous servir de protection : les fétiches, les formules magiques, etc.

<strong> </strong><strong>Fadiala N. Dembélé   </strong>

<strong> </strong><strong>Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2022 : attention, prêts...ils sont déjà partis (1) !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/2022-attention-prets-ils-sont-deja-partis-1-2913067.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 09:33:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le brouhaha des débuts chaotiques de la transition couvrent les bruits des manœuvres politiques des candidats à la présidentielle annoncée pour 2022. Les candidats sérieux, c'est-à-dire ceux qui ne s'en prennent pas à tout bout de champ aux présidents de la Cédéao et qui ne tiennent pas la France pour responsable de tout et de rien dans l'état actuel de notre patrie, à l'abri des regards, constituent leur trésor et à l'écart du brouhaha recrutent les lieutenants qui battront campagne pour eux sur l'ensemble du territoire national.</em></strong>

La 3<sup>ème</sup> République a épuisé depuis longtemps son odyssée et n’est maintenue en vie que par assistance respiratoire de la communauté internationale, parce que les Maliens ne réussissent pas à proposer une alternative viable qui ne soit pas une menace pour elle et tous les Etats voisins du Mali.

En quelque sorte, le Mali est en quarantaine depuis 2012 et ce ne sont les autorités burkinabè ou nigériennes qui diront le contraire, elles qui ont toujours pointé du doigt la contagiosité du patient malien. Ce n'est donc pas en vilipendant la Cédéao et le reste de la communauté internationale qu'on accédera à Koulouba. Tout au plus, les propos démagogues et simplistes pourront faire de l'effet sur une partie de l'électorat de Bamako et environs.

Les populations de l'ensemble des zones occupées ou directement menacées sont bien plus aux prises avec le réel que ceux dont le sport favori est de toujours blâmer l'autre pour nos propres turpitudes. Les préoccupations des Maliens des campagnes et des villes secondaires sont bien différentes de celles des Bamakois.

Difficile de dire à ceux qui peuvent faire plusieurs années sans voir un Blanc ailleurs qu'à la télévision, que les raisons de leurs difficultés se trouvent en France. Difficile de dire aux Kayesiens qu'il faut cracher à tout bout de champ sur la France alors que des milliers de leurs parents y vivent et contribuent fortement à leur existence. Difficile de dire aux Sikassois que le président Ouattara fait partie des problèmes du Mali alors que de nombreux ressortissants de la région prospèrent en Côte d'ivoire.

Ainsi donc, les candidats sérieux sont déjà à l’œuvre pour remplir leurs coffres forts. Le citoyen malien ne contribuant pas financièrement à la campagne du candidat de son choix, il appartient aux candidats de se débrouiller comme ils peuvent pour trouver les ressources financières indispensables à la conduite des campagnes. Et ce fait n'est pas la moindre des raisons pour laquelle les Maliens sont rarement satisfaits par l'action de leurs élus.

Les grosses fortunes locales et sous-régionales sont sollicitées de même que les classes dirigeantes des pays voisins. Lorsque les échéances électorales s'approcheront, le concours illégitime de l’État sera requis. Le candidat qui aura tout le poids de l’État derrière lui part avec d'emblée 20% des voix au premier tour. On n’en est pas encore là.

Aliou Badra Diallo n'a pas de problèmes de finances. Il a tout le temps de se consacrer à la redynamisation de son parti qui a pris un grand coup. Lui-même d'ailleurs n'avait réussi à se faire élire député que sur une liste commune et à Kayes au lieu de Nioro où siège pourtant son guide spirituel. Celui dont de nombreuses personnes ont pensé qu'il était influent au point de peser sur le cours d'une élection présidentielle.

Soumeylou Boubèye Maïga (SBM) comme Moussa Mara multiplie les sorties à l'intérieur du pays. SBM était d'ailleurs présent à l'investiture d’Ouattara. Feu Soumaïla Cissé était en tournée sous- régionale auprès des chefs d’État et d'autres hauts responsables politiques de la Cédéao lorsqu'il a attrapé la maladie qui lui fut fatale.

Les tripatouillages de Manassa n'ont pas pu masquer le fait que les législatives passées ont laissé derrière elles un véritable champ de ruines. L'Assemblée nationale avait été renouvelée à plus de 80%. Un des enjeux politiques de ces législatives était la lutte de positionnement pour la succession d’IBK. Et les électeurs ont été sans ambiguïté quant aux ambitions présidentielles de certaines figures politiques d’envergure nationale.

FARE an ka wuli est devenu FARE saraa. Le parti de Modibo Sidibé, créé exprès en 2011 pour le porter au pouvoir, est passé de six à zéro député. À l’instar d’autres partis politiques créés par un homme pour le porter au pouvoir, FARE a vécu «FARE faga ra pew».

Le PDES, parti dont l’idéologie est d’assumer l’héritage politique d’ATT, était bien parti pour faire bonne figure aux législatives de 2012 grâce à ses positions au sein de l’appareil d’État. Sous ATT, la fête fut belle, pourquoi ne pas la perpétuer en créant un parti politique et continuer à vivre de prébendes et de rentes illicites dans les appareils d’État, tel était l’unique projet politique du PDES. Mais le coup d’Etat intervint, ATT fut balayé et les caciques du PDES ont dû se cacher de peur ou de honte.

Mais, comme entre-temps la junte qui a remplacé ATT ne brilla ni par son courage, ce dont l’absence était reprochée à ATT, ni par son patriotisme et encore moins par le sens de la mesure, le PDES put émerger et glaner trois élus après que les moins honorables de ses dirigeants eurent bien plus tôt transhumé vers le RPM.

Bakary Togola, je te salue. Le retour en pompe d’ATT d’exil de Dakar, que IBK, bien en peine dans sa gestion du pays ,est allé quérir dans l’espoir de s’allier ses partisans, après l’avoir publiquement accablé de tous les péchés d’Israël, n’a pas suffi à revitaliser le PDES qui ne s’en sortit qu’avec un seul élu. Feu ATT, ayant définitivement tiré sa révérence, le PDES se trouve déjà dans les poubelles de l'histoire politique contemporaine du Mali.

Cheik Modibo Diarra (CMD), un autre qui s’est laissé convaincre par des marabouts qui lui ont juré que quoi qu’il arrive, il sera un jour président du Mali. C’est la seule explication plausible de son calcul politique. Fort de sa quatrième place au premier tour de la présidentielle de 2018 et du fait que l’essentiel de ses voix étaient localisées dans Bamako et environs, on aurait pu penser que le bon sens politique l’aurait incité à occuper physiquement et médiatiquement ces territoires pour bien implanter son parti politique et rafler des sièges de députés. Que nenni !

Il voulait briller par son absence et se poser en sauveur en 2023, en comptant sur le soutien d’IBK puisqu'il s’était bien gardé de ne pas soutenir Soumaïla Cissé au second tour en 2018. Résultat des courses : zéro député élu, un appareil politique en lambeaux et des adversaires potentiels dont les partis se renforcent. Les deux candidats qui se sont désistés en sa faveur en 2018 et qui ont fourni l’essentiel de l’infrastructure de sa campagne électorale ne s’aventureront plus à accompagner un candidat avec si peu de sens politique.

On a beau envisager son parti comme un véhicule pour accéder au pouvoir, il lui faut lui accorder au moins un minimum d’attention et de considération entre deux présidentielles, permettre à ses soutiens de faire des exercices pratiques de mobilisation, aider ses militants à se faire élire et promouvoir des cadres quand on n’est pas dans l’opposition comme CMD. Il n’y a que ses marabouts qui connaissent les voies qui vont lui épargner l’humiliation politique qui se profile à l’horizon en 2022.

Le Parena, constitué par l’aile en difficultés financières du CNID qu’AOK avait réussi à débaucher pendant son premier mandat, n'échappa à la disparition de l’Assemblée nationale qu’à la faveur de l’adjonction de Tièblen à l’attelage présidentiel. Il récolta deux députés, un nombre d’élus en constante baisse depuis le sommet des législatives boycottées par l’opposition en 1997 où le Parena obtint 8 sièges pour servir de faire valoir à l’Adéma de : AOK et IBK.

Tièblen saura toujours se placer aux avant-postes de la scène politique malienne, mais il est difficile d’imaginer un avenir politique au Parena au-delà de 2025. Ce n’est pas un parti politique qui survivra à la carrière politique de ses fondateurs. Il n’était pas né d’un projet politique mais d’un projet d’épanouissement personnel de personnes en manque de lumière au sein du CNID. Il s’éteindra avec leur lumière.

La Codem de Housseyni Amion Guindo (HAG) fait du surplace avec cinq élus. Cinq comme son rang lors des présidentielles de 2013 et 2018. Avec les ressources issues de sa participation à la gestion du pays, la Codem saura toujours tirer son épingle du jeu politique malien et cela d’autant plus que le parti dispose de vrais bastions locaux. Mais on ne peut rien imaginer au-delà.

HAG sera encore candidat en 2022, et même au-delà puisqu’il est relativement jeune, la Codem ralliera le candidat le mieux placé au second tour et on rembarque pour un autre tour de manège.

HAG et CMD devraient réunir ensemble leurs marabouts et leur demander lequel des deux sera président avant l’autre. À défaut de cela, HAG peut réintégrer le RPM et espérer s’y hisser à son sommet un jour, le temps n’est pas ce qui lui manque. Depuis le 18 août 2020, le RPM est un poulet sans tête, à la recherche d’une tête, n’importe laquelle !

<strong>Abdoulaye Shaka Bagayogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lacroix à la rencontre des partis politiques maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/lacroix-a-la-rencontre-des-partis-politiques-maliens-2913065.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 09:32:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU en visite au Mali a tenu plusieurs réunions. En compagnie du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mahamat Saleh Annadif, Jean-Pierre Lacroix et sa délégation ont d’abord rencontré le Commandement de l’EUTM et d’EUCAP Sahel, les Missions européennes d’appui aux Forces de défense et de Sécurité du Mali, avec lesquelles il a été question de la collaboration dans ce cadre. M. Lacroix et M. Annadif se sont ensuite entretenus avec les représentants de la classe politique malienne, notamment au sujet des changements politiques majeurs intervenus au cours de l’année 2020, des réformes institutionnelles prévues ou encore de la préparation des élections. Ils ont également rencontré les membres de la Médiation internationale. Les progrès relatifs à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et le moyen de les consolider, ont pris une part importante dans les échanges.

<strong> </strong><strong>Casques bleus : le Commandant aux côtés des soldats</strong>

Avec l’Ambassadeur Bakayoko, les généraux Wael Shawky et Lassina Doumbia, le Commandant de la Force, ont aussi assisté à la présentation des initiatives prises par le Centre des Opérations du bataillon ivoirien, dans le cadre du renforcement des unités déployées sur le terrain. Ensemble, ils ont évalué les défis considérables à relever et ont convenu d’adapter les actions de la Force aux nouvelles formes de menaces. Aux Casques bleus ivoiriens, le Commandant de la Force a demandé de tenir bon, estimant que leur combat est celui de la paix et de la stabilité du Mali. «<em>Je suis venu ici à Tombouctou avec l’ambassadeur et le</em> <em>chef d’état-major général pour témoigner de notre respect pour leur sacrifice et rappeler notre objectif. J’ai aussi salué le dévouement et le professionnalisme du contingent»</em> a-t-il affirmé<em>.</em> De son côté, le chef d’état-major général des Armées de la Côte d’Ivoire a déclaré que «<em>Les meilleures unités ne sont pas celles qui ne perdent pas d’hommes mais plutôt celles qui perdent des hommes parce qu'elles s'engagent»,</em> exhortant la troupe à faire preuve de résilience dans le strict respect des valeurs que défendent les Nations unies<em>.</em>]]> </content:encoded>
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<title>Fraude fiscale : encore l’IER !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fraude-fiscale-encore-lier-2913056.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 09:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis novembre 2020, les agents de l’IER (fonctionnaires en détachement et contractuels recrutés par la Direction générale), payés sur le fichier salaire de l’Institut, ont, sans être prévenus, nous a-t-on dit, constaté une importante hausse de l’Impôt sur le Traitement de Salaires (ITS). </em></strong>

Pour certains, le montant prélevé est passé du simple au triple. Après coup, la Direction générale de l’IER, à travers un message sur internet, a expliqué que cette hausse était due à la taxation de toutes les primes conformément à la loi portant code des pensions.

Il faut rappeler qu’à indice égal, salaire brut égal et charges familiales égales, le fonctionnaire ou le contractuel de l’Etat a un salaire net plus élevé que celui du fonctionnaire détaché ou du contractuel recruté par la Direction générale de l’IER, parce que ces deux dernières catégories de personnel payent plus d’impôt.

Le salaire net avoisine les cent mille francs CFA chez les chercheurs dont le salaire est taxé à 12%, à indice égal et salaire brut égal, et même charge familiale ; le salaire net du chercheur non détaché auprès de l’IER dépasse celui du chercheur détaché auprès de l’IER de près de cent mille francs CFA souvent.

Cette différence sensible des salaires nets s’explique par le fait que l’’impôt sur le salaire est calculé à la source du traitement des salaires, les fonctionnaires en détachement et contractuels recrutés par la Direction générale, du fait que leurs salaires, primes et indemnités, sont entièrement payés par l’IER, l’ITS prélevé est plus élevé car, selon la Direction générale de l’Institut, toutes les primes et indemnités sont taxées.

Par contre, pour les fonctionnaires non-détachés auprès de l’IER, les contractuels de l’Etat servant à l’IER, le calcul de l’Impôt sur salaire, appelé Impôt Général sur le Revenu (IGR), se fait en dehors de l’IER, au niveau du bureau central des soldes (BCS) sur la base des salaires, primes et indemnités de leur statut d’origine en ce moment, les primes et indemnités indues qu’ils perçoivent à l’IER ne sont pas taxées, ce qui constitue une fraude fiscale, un vol de l’Etat, conviennent tous les spécialistes en la matière.

<strong> </strong><strong>À suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Imam Mahmoud Dicko :   «Le Mali est une grande Nation, nous devons puiser dans nos réserves et ressources…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-le-mali-est-une-grande-nation-nous-devons-puiser-dans-nos-reserves-et-ressources-2913058.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 09:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nous reproduisons dans nos colonnes une interview donnée par l’Imam Mahmoud Dicko, il y a de cela quelque temps.  Sa publication est motivée par sa pertinence au vu du contexte actuel du monde et de la situation particulière que les Maliens vivent en ce moment. Lisez plutôt pour vous en convaincre !</em></strong>

«On répète ce que l’Occident dit, sans savoir ce qu’on dit. Quand ils parlent de salafisme, nous, on dit salafisme. Quand ils parlent de djihadisme, on répète la même chose. C’est-à-dire que nous, on n’a aucun concept. On n’a absolument rien ! Ce sont eux qui définissent le vocabulaire. Ce sont eux qui définissent le moment et le contexte dans lequel il faut l’utiliser. <strong>Je pense qu’en réalité, on n’a pas une autonomie de pensée</strong>. C’est très difficile à dire mais il faut avoir le courage de le dire.

Cette absence d’autonomie de pensée, c’est ce qui nous met dans cette situation de dépendance éternelle.La liberté, d’abord, c’est la liberté de pensée, mais notre liberté de pensée, c’est de penser comme les autres. Non ! <strong>Il faut qu’on pense comme nous-même</strong>s ! Et cette autonomie de pensée, nous ne l’avons pas.

Quand vous regardez nos pays, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, nous pensons comme les autres. Les gens qui ont acquis l’indépendance ont fait énormément de travail. Ce sont des hommes valeureux, mais, ils ont pris le socialisme d’autrui, ont pris une autre option. Mais c’est toujours l’option des autres.

C’est toujours les recettes que les autres nous préparent. C’est la banque mondiale qui nous dit il faut faire ceci. C’est le FMI qui nous propose cela. C’est quand ça échoue que l’on se met à critiquer, à revendiquer. Les travailleurs descendent dans les rues. Mais il faut que les peuples africains réfléchissent pour et par eux-mêmes.

La simple autonomie de pensée, nous ne l’avons pas. Moi ce que je dis aux gens, c’est que moi, <strong>personne ne peut me dicter mon islam</strong>. Non ! C’est me minimiser. Ce grand pays qui a produit des gens comme Ahmed Baba, Askia Mohamed, de Sékou Ahmadou d’Hamdallaye, vous pensez que ce pays est incapable d’engendrer des hommes intelligents ? Il faut que les gens nous disent qu’est-ce qu’il faut faire et qu’est-ce qu’il ne faut pas faire ? Non !

Je pense aujourd’hui que le Mali est une grande Nation, une vieille Nation. Nous avons suffisamment de valeurs. Il faut qu’on ait le courage vraiment d’y aller, de puiser dans nos réserves, nos ressources, et nous pouvons le faire.

Mais tant qu’on gouverne en projets parce que tout se fait en termes de projets. Projet X, projet Y, parce que ce n’est jamais du concret ; c’est du projet tout le temps, c’est parce que ce sont les autres qui font ces concepts. Ce sont les autres qui pensent à notre place.

Le Djihad, c’est l’effort en réalité. Djihad, ça ne veut pas dire prendre l’épée, le fusil. Non ! Djihad, c’est de la même famille, c’est en réalité faire un effort. Un effort pour aboutir à quelque chose dans un mieux-être. Pour l’islam, Djihad, c’est porter le bonheur vers l’humanité ou défendre une humanité que d’autres veulent opprimer. C’est dans ce sens qu’on se met pour faire du Djihad.

Le Djihad c’est comme ça. Mais il y a le djihad intellectuel, il ya le djihad économique, il y a le djihad social. Donc le djihad ne veut pas dire prendre le fusil ou autre. C’est pour cela, le Prophète de l’islam, Mohamed (Paix et Salut soit sur Lui), lors d’une expédition, à leur retour de la porte de Médine, il a dit aux gens : nous revenons du petit djihad. Où ils ont croisé le fer avec l’ennemi pour revenir maintenant vers le grand djihad.

Et les disciples ont demandé au prophète de l’islam, mais nous avons croisé le fer avec l’ennemi, y a-t-il d’autres djihads plus grands ? Il a dit oui. Le Djihad sur soi-même. Violence sur soi, être bon, recommander le bien, aller vers les autres, pour le bien-être de vos semblables. C’est ça, en réalité, le grand djihad aujourd’hui. Et ce djihad, le Mali doit le faire pour aller vaincre la misère et tout ce que nous sommes entrain de vivre aujourd’hui par notre propre faute.

Parce que Dieu seul sait que nous ne sommes pas dans un pays pauvre. Ce n’est pas vrai. Et nous ne sommes pas pauvres, nous voulons simplement l’accepter. Tendre la main à des gens parce qu’on ne peut pas balayer devant notre porte. Faut-il attendre les autres pour balayer notre porte ? Non !»]]> </content:encoded>
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<title>Le Forma : une nouvelle association de journalistes, sur les fonts baptismaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/le-forma-une-nouvelle-association-de-journalistes-sur-les-fonts-baptismaux-2913063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 01:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but de redorer le blason de la presse malienne, des journalistes ont décidé de mettre en place une association dénommée Forum des Médias du Mali (FORMA). Son lancement a eu lieu le samedi 16 janvier au Mémorial Modibo Keïta. C’était sous l’égide de son président Makan Koné.</em></strong>

Redonner à la presse malienne son lustre d’antan. C’est le principal objectif du Forum des Médias du Mali (FORMA). Car il n’est un secret pour personne que le secteur va mal et même très mal. Certains vont jusqu’à dire qu’il est cancérisé. Tant les pratiques en son sein deviennent, chaque jour, déplorables. Un désordre indescriptible s’y est installé, sinon une anarchie totale.

C’est le triste constat dressé par des hommes et femmes de médias décidés à redorer le blason de la profession. C’est pourquoi, ils ont décidé de s’engager en mettant en place le FORMA, qui, il faut le rappeler, n’est le concurrent d’aucune association ou faîtière de la presse. «<em>Il a été mis en place  pour mettre fin au malaise profond qui affecte le secteur</em>», a rappelé son président, Makan Koné, Directeur de publication du Journal Nouvelle Libération et Promoteur de Radio Rempart.

Selon l’ancien président de la Maison de la presse, les droits de la presse sont régulièrement violés sans que les responsables des faîtières n’interpellent qui de droit. Le cas de l’aide à la presse est assez révélateur. «<em>De la même manière nous constatons que des pratiques malsaines émergent dans notre profession</em>», a-t-il fait remarquer. Le pire, selon le président du Forma, c’est que des décisions se prennent au nom de la presse sans que les vrais acteurs ne soient impliqués.

Le FORMA est ouvert à tous les travailleurs de médias (techniciens, journalistes, rédacteurs en chef, directeurs, promoteurs etc.).

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La grande lessive expiatoire n’a pas eu lieu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-grande-lessive-expiatoire-na-pas-eu-lieu-2900952.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 12:31:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À chaque prétendu changement de régime au Mali, ce qui change vraiment ce sont quelques têtes parmi les personnalités les plus en vue, tout le reste demeure en place. Ceux qui sont tapis dans les appareils d'Etat et qui sont les exécuteurs au quotidien des basses œuvres de tous les régimes restent en place : ce sont eux que l'on appelle les grands commis de l’État.</strong>

Les premiers grands commis de l’État malien étaient les anciens petits commis de l'administration coloniale ; et l'indépendance du Mali a tout simplement signifié, pour eux, remplacer le blanc pour jouir du pouvoir sur le dos des Maliens. Remplacer le blanc dans les logements que le blanc occupait, remplacer le blanc dans les véhicules qui le transportaient, remplacer le blanc dans les privilèges qu'il s'accordait.

La figure même du commis traître à la cause africaine était incarnée par l'interprète. Façade entre deux mondes, ils ont utilisé leur rôle de portier pour s'enrichir et comprendre que l'instruction permettrait à leurs rejetons d'occuper les meilleures places dans les appareils d’État et les dominer. Relisez attentivement Wangrin de AH Bah pour vous en convaincre.

Dans les milieux des historiens spécialisés sur le Mali, c'est un fait connu que la classe bureaucratique malienne à l'origine est issue des strates subalternes de la société (anciens captifs, captifs et autres cadets sociaux). Cette classe était davantage en quête d'affirmation sociale que de construction d'un projet national basé sur les valeurs maliennes authentiques. L'échelle de ces valeurs leur interdisait tout accès au pouvoir d'où leur recours à une idéologie hors sol : le socialisme malien.

Ainsi donc, pour berner les autres couches sociales, ces anciens petits commis ont nommé leur idéologie socialisme. Et c'était au nom du socialisme que la bureaucratie s'est érigée en classe dominante en faisant de l’État le premier acteur économique, le premier employeur, en écartant les autres acteurs du commerce extérieur et d'une grande partie du commerce intérieur. Six ans de cette gestion et le Mali s'est retrouvé en cessation de paiement en 1966.

Le régime de l'US-RDA, toute honte bue, a été obligé de renégocier avec la France des accords de coopération monétaire. Mais le mal était déjà fait, deux ans plus tard, l'US-RDA fut balayé du pouvoir sous les applaudissements des populations. Cependant, ce que la majorité de mes contemporains ignorent, c'est qu'à l'exception de quelques patriotes, qui en ont fait les frais dans les geôles du CMLN, Ibrahim Ly, par exemple, la grande majorité des cadres de l'US-RDA et de l'administration malienne s'est vite ralliée aux mutins à tel point que dans le premier gouvernement dirigé par Yoro Diakité, figuraient trois anciens ministres, sur les quatorze que comptait le dernier gouvernement de Modibo Keïta.

Après le renversement du régime de l'US-RDA, il eut certes des changements dont les plus importants furent la cooptation/création de milieux d'affaires et un assouplissement des relations avec les cultes. Mais la nature profonde de la bureaucratie n'a pas changé.

Au contraire, elle s'est renforcée en intégrant les nouveaux arrivants à sa logique prédatrice au point que, désormais, il fut acquis que le meilleur ascenseur social est l'accession à un emploi public, de préférence dans les services financiers de l’État ou dans la superstructure administrative.

C'est de cette tradition bureaucratique que le nouveau Premier ministre est issu. Il est l’archétype même du cadre qui s'est abreuvé à toutes les sources et qui est prêt à servir n’importe quel maître, fut-il traître à la nation. De hautes responsabilités assumées sous Moussa Traoré, comme sous AOK puis ATT. Il fait partie de cette cohorte de cadres qui ont rapidement retourné leur veste après le 26 mars pour adhérer en masse à la cause de l'ADEMA dont ils ont senti les plus grandes chances de s'accaparer du pouvoir.

L'une des raisons de la première scission de l'ADEMA provient du différend politique relatif à l'intégration/la cooptation des anciens de l'UDPM. Ceux qui ont opté pour phagocyter l'UDPM ont gagné et les promesses de Kokadjè moururent en même temps. Au cœur de l'ADEMA, il y avait la pourriture de l'UDPM. C'est pour cela que la troisième République ne pouvait être qu'une République corrompue et traître à la nation.

La nomination de Ouane revient à affirmer également qu'il n'y a pas de cadres au Mali en dehors des mêmes cercles sociaux au Mali. Ouane est issu d'une famille bien introduite dans les milieux politico-administratifs du pays. Avec lui, ce sera également l’éternelle présence de la famille dans la gestion du pays. C'est la prime à l’obséquiosité et à la flagornerie ; c'est un message envoyé à tous ceux qui n'ont jamais eu le courage de s'opposer, même de protester tout simplement. Tant que vous êtes avec le prince du jour, vous rebondirez toujours sur vos pieds.

Ouane c'est le remplacement et non le changement. On est reparti pour un autre tour de manège jusqu'au prochain arrêt. La bureaucratie corrompue peut dormir tranquille ; il n'y aura aucun mouvement d'ampleur l'obligeant à cracher les deniers publics dont elle se gave goulûment. Tout au plus, quelques sous-fifres qu'on exhibera pour endormir comme d'habitude le peuple malien.

La grande lessive expiatoire des péchés commis contre les finances publiques de notre pays attendra encore.
<ul>
 	<li><strong>BAGAYOGO</strong></li>
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<title>Transition : immobilisme fatal !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-immobilisme-fatal-2900949.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 11:36:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 15 septembre (date fixée par la Cédéao) qu’elle a, officiellement, démarré, que peut-on retenir de la transition malienne ? Que font ses principaux animateurs ? Ses premiers pas permettent-ils d’espérer et d’aspirer à un changement dans les prochains mois ? Sommes-nous en route pour le Mali-Koura tant souhaité et clamé ? Autant de questions que se posent les Maliens.</em></strong>

<strong> </strong>Nombreux sont les Maliens qui ont salué, au lendemain du coup d’Etat, le départ d’IBK. Tous ont salué les efforts du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques) et l’irruption-parachèvement des militaires.

Aujourd’hui, force est de reconnaître malheureusement que le rang des optimistes au sujet des capacités des autorités actuelles à mener à bien cette transition se grossit, chaque jour, un peu plus.

En effet, plus sont mises en place les institutions de cette période, plus les uns et les autres désespèrent de l’installation du Mali-Koura et ont l’impression que les militaires s’accrochent, un peu plus, au pouvoir.

D’abord, quand il s’est agi de choisir le président de la Transition, quand les Maliens s’attendaient à un civil (comme l’exigeait la Cédéao à travers sa conférence des chefs d’Etat et de gouvernement), la junte a sorti et imposé sa seule et unique carte : le Colonel à la retraite Bah N’Daw. Un militaire en réalité et très proche de la junte. Un ami au père de Assimi Goïta auquel il obéit au doigt et à l’œil.

Quand vous sortez quelqu’un du champ et vous le mettez à la tête d’un pays tout entier, avec tous les avantages et privilèges que cela comporte, il vous désobéit difficilement, fût-il un Bah N’Daw, grand démissionnaire de son état. Nous assistons à cela, présentement au Mali, où le véritable président de la Transition n’est autre que le colonel Assimi Goïta et non l’ancien aide de camp de feu le Général Moussa Traoré, qui ne fait que de la figuration et ne décide de rien.

Pour ce qui concerne le Premier ministre, Moctar Ouane, pourrait-il faire mieux que son patron de président ? Pourrait-il, un seul instant, essayer de ne pas faire ce que les militaires lui demandent ? Permettez-nous d’en douter. Surtout pas lui qui n’est même pas un interlocuteur direct à eux. Certains disent qu’il n’est que le premier des ministres et non le véritable chef de gouvernement qu’il devrait être.

Les méchantes langues disent qu’il est prêt à se contenter de cette position et qu’il n’a même pas le choix. Les observateurs pensent, d’ailleurs, que, déjà, lors des discussions pour la mise en place du gouvernement, il a été obligé de s’asseoir sur sa dignité et avaler sa fierté et son orgueil.

Quasiment toutes ses propositions ont été purement et simplement rejetées, sans aucun ménagement. Il n’a eu droit qu’à sa portion la plus congrue des futurs ministres. Nombreux ministres sachant qu’ils ne lui doivent pas leur nomination, et pire, qu’il leur avait préféré d’autres, vont difficilement le respecter.

Plus que le président de la Transition Bah N’Daw et son Premier ministre, c’est la composition du gouvernement qui a suscité une réelle déception chez nos compatriotes. Des ministres empêtrés dans des affaires judiciaires, des ministres stagiaires, des ministres chômeurs, des ministres sans niveau, il y en a du tout et ils pourront difficilement remettre le pays en selle et le refonder.

La preuve, depuis qu’ils sont là, rien que des prises de contact avec les services relevant de leur département. Est-ce ce dont le pays a besoin en ce moment ? Beaucoup d’observateurs pensent que non et avancent les priorités telles que la sécurité, la défense, la réconciliation et certaines grandes réformes.

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou</strong>

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<title>Insécurité : l’humiliation de Farabougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/insecurite-lhumiliation-de-farabougou-2900936.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 10:20:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le 6 octobre, au vu et au su des nouvelles autorités, le village de Farabougou, dans la région de Ségou, non loin de Dogofry, est coupé du reste du monde. Des hommes armés, présumés djihadistes, ont décidé que dans cette localité, personne ne rentre ni ne sort. Que s’est-il passé ? Les versions divergent et la plus répandue est celle, selon laquelle, ce serait en représailles à la maltraitance des Peuls de la localité, par des chasseurs bambaras, que ceux-ci ont décidé de reprendre les armes et faire subir ce calvaire aux pauvres habitants de Farabougou. Depuis un certain moment, se justifient les ravisseurs, «des bergers peuls sont régulièrement pris à partie par des chasseurs. Ils sont dépouillés de leur bétail et tous les biens dont ils disposent». Certains ont même perdu la vie, poursuivent-ils. Ils ont ainsi décidé de sévir et les populations, sur place, continuent de souffrir sans savoir quand prendra fin leur calvaire. Les militaires, eux, ne font rien. Ils ont juste, à grand renfort de communication, au moment où on les attendait sur le terrain, largué des vivres dans le village. Quel exploit !

<strong> </strong><strong>Réconciliation :</strong> <strong>le colonel-major Wagué n’a rien à y faire</strong>

[caption id="attachment_2892728" align="alignleft" width="300"]<img class="size-medium wp-image-2892728" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/08/Ismael_Wague-ORTM-1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /> Colonel-major Ismaël Wagué[/caption]

Le gouvernement de transition que l’on attendait avec tant d’impatience a été mis en place, il y a de cela quelques semaines. Premier constat : il est majoritairement occupé de militaires, de leurs proches, amis et connaissances. On ne va pas faire, ici, un décryptage ou une autopsie de la nouvelle équipe. Il s’agit, ici, pour nous, de relever juste une des plus grandes incongruités de l’équipe de Moctar Ouane ; à savoir, le portefeuille de la réconciliation occupé par le colonel-major Ismaël Wagué. Comment a-t-on pu nommer à ce poste, si stratégique, un militaire ? Que peut-il faire à ce poste ? La nomination a surpris plus d’un, car le titulaire ne présente aucun profil en rapport avec le ministère de la réconciliation. Il n’a jamais rien fait dans le cadre de la réconciliation dans ce pays, bien au contraire. Il ne peut donc rien y faire. Certains pensent que c’est à cause des projets au niveau de la réconciliation que le CNSP l’y a placé.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil national de transition :   Quand la Cmas de l’Imam Dicko se ridiculise et joue les mendiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-national-de-transition-quand-la-cmas-de-limam-dicko-se-ridiculise-et-joue-les-mendiants-2900935.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le week-end dernier, au siège de la Cmas, s’est tenue une conférence de presse qui avait tout l’air d’une rencontre de clarification et de positionnement. Déjà, le présidium annonçait la couleur de ce dont il allait être question. Le coordinateur de la Cmas faisait son retour aux côtés du tout nouveau ministre-Cmas, Mohamed Salia Touré. Après avoir apporté certaines clarifications quant à la position des amis de Dicko vis-à-vis du gouvernement, ce qui a, surtout, marqué les esprits et, fondamentalement, déçu nombre d’observateurs, c’est quand les proches de l’Imam-dribbleur, celui qui s’est joué de tout le monde, Mahmoud Dicko, se sont mis à mendier des postes au sein du futur Conseil national de transition (CNT). À croire que notre Imam-national vient d’obtenir, finalement, ce qu’il a toujours cherché, à savoir, gérer une Transition.

<strong> La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bafoulabé: grande manifestation contre l’esclavage</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bafoulabe-grande-manifestation-contre-lesclavage-2900946.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:37:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Ces violations de nos droits sont consécutives à notre refus catégorique de nous assujettir à certaines règles coutumières qui vont à l’encontre des lois de la République du Mali, parce qu’elles sont esclavagistes et discriminatoires», nous rappelle le président de l’ACDE, Koundénécoun Diallo.</em></strong>

Pour la première fois, l’Association contre la domination et l’esclavage (ACDE) a organisé une marche pacifique, dans le cercle de Bafoulabé, région de Kayes, le jeudi 15 octobre 2020, pour dénoncer la pratique de l’esclavage par ascendance. «Ces violations de nos droits sont consécutives à notre refus catégorique de nous assujettir à certaines règles coutumières qui vont à l’encontre des lois de la République du Mali, parce qu’elles sont esclavagistes et discriminatoires», nous rappelle le président de l’ACDE, Koundénécoun Diallo.

Le président de l’ACDE, Koundénécoun Diallo, a indiqué, dans une déclaration, que la mobilisation du jeudi 15 octobre 2020 avait pour but de manifester leur mécontentement, non seulement face aux atteintes portées à leur liberté de réunion pacifique, malgré avis préalables adressés aux chefs de villages concernés, dans leurs communes, notamment Tomora, Kontela, mais aussi, face aux atteintes portées à l’intégrité physique et aux droits fondamentaux de certains de leurs membres.

Le 08 mars 2019, rappelle-t-il, «le village de Tourako a été pris en otage lorsque nous avons voulu y tenir une réunion pacifique chez nos camarades dans un lieu privé prévu à cet effet; ils nous ont barricadé les routes d’accès au village. Puisqu’il n’y a pas eu de sanction après, c’est pourquoi, ils viennent de récidiver, les 03 et 04 octobre 2020 à Balandougou où il y a eu de violents affrontements entre les preneurs d’otage du village et certains de nos membres qui voulaient tenir cette réunion. De notre côté, il y a eu seize blessés dont quatre femmes».

À en l’en croire, de 2019 à 2020, «un déluge de convocations s’est abattu sur certains de nos membres qui sont essentiellement des cultivateurs, soit plus de 180 convocations. Une dizaine de personnes de notre organisation sont menacées d’expropriation des terres agricoles qu’ils occupent ou exploitent depuis plus de cinquante ans.

Ces dossiers sont en instance au Tribunal de Bafoulabé. Les villages concernés par cette affaire sont Souroubiré, Dioulafoundou, Saman, Tingoye, Dioufoya, Gangantan, Dialan-Kersignané; un handicapé a été battu à Sabouciré; huit personnes de Diayi ont été mises en garde à vue ou en détention pendant 02 à 03 mois, puis libérés; nos membres sont traités d’esclaves, injuriés, menacés à longueur de journée sur les réseaux sociaux…».

Et de poursuivre : «ÀTomborotéguindan, le jour même du 22 septembre 2019, un de nos jeunes a été agressé et blessé jusqu’à son domicile au motif qu’il dérangeait ceux qui dansaient sur la place publique … actuellement, Filioulin Konaté dit Mandé Mansa de Kontela-Sabousiré, un de nos membres très actifs dans la lutte que nous menons, est sous mandat de dépôt à Bafoulabé», s’indigne le président de l’ACDE.

«Nous estimons que beaucoup de ces faits violent de façon flagrante nos libertés et droits fondamentaux de valeur constitutionnelle, la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples du 27 juin 1981, la Déclaration des droits de l’homme du 10 décembre 1948…», interpelle-t-il ainsi l’Etat au respect de ses engagements.

Et Koundénécoun Diallo d’ajouter : «C’est pourquoi, nous nous mobilisons aujourd’hui pour réclamer plus de justice, d’égalité pour tous. Une fois de plus, nous demandons aux autorités compétentes de prendre ce problème d’esclavage par ascendance à bras le corps, car il est plus qu’une réalité dans le cercle de Bafoulabé. Nous demeurons convaincus que sans liberté, sans égalité, sans justice, il n’y a ni paix, ni développement».

<strong>Fanta Sakiliba</strong>

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</item>

<item>
<title>Cnpm : l’éventuelle issue de la procédure ce vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cnpm-leventuelle-issue-de-la-procedure-ce-vendredi-2900937.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le tribunal de la commune IV du District de Bamako a renvoyé lundi 19 octobre la procédure portant contestation-rétractation de l’ordonnance gracieuse au vendredi 23 octobre, pour observations-répliques de Diadié dit Amadou Sankaré aux observations de Mamadou Sinsy Coulibaly.</strong>

Le Conseil national du patronat du Mali traverse une crise suite au renouvellement de son bureau sortant, dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly. Ce dernier avait convoqué une assemblée générale élective le 26 septembre pour l’élection du nouveau bureau. Deux listes, la sienne et celle de Diadié dit Amadou Sangaré étaient en lice. Mais après vérification des deux listes, le secrétaire général du Cnpm a constaté des doublons de part et d’autre.

Entant qu’administrateur, il a informé les deux présidents qu’il ne peut pas organiser les élections dans ces conditions. Les choses sont restées comme telles jusqu’à deux jours avant l’assemblée générale, prévue le 26 septembre, sans qu’une solution soit trouvée au problème de doublons.

Dans le souci d’une élection transparente et crédible, le président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly, a décidé, à travers un communiqué, de la reporter au 8 octobre dernier. Toute chose que Diadié dit Amadou Sankaré et ses colistiers n’ont pas acceptée. Ils ont tenu leur assemblée générale le 26 septembre dans la rue devant le siège du CNPM, au cours de laquelle Diadié dit Amadou Sankaré a été élu.

Le 8 octobre dernier, il y a eu également une autre assemblée générale dans la salle de conférence du CNPM, où Mamadou Sinsy Coulibaly a été réélu. Le 12 octobre, le nouveau président devrait prendre fonction.

Les deux camps se sont retrouvés au CNPM pour occuper les locaux. Le camp de Mamadou Sinsy Coulibaly a été surpris de la présence des forces de l’ordre, qui ont bouclé les locaux du CNPM. Par la suite, le camp de Diadié dit Amadou Sankaré a pris fonction, car une ordonnance gracieuse lui avait été délivrée par le tribunal de la commune IV.

C’est ainsi que les avocats de Mamadou Sinsy Coulibaly ont déposé un recours de contestation contre cette ordonnance gracieuse, dont le jugement devrait être connu hier lundi. Mais le tribunal a renvoyé la procédure portant contestation-rétractation de l’ordonnance gracieuse au vendredi 23 octobre, pour observations-répliques de la partie de Diadié dit Amadou Sankaré, aux observations de Mamadou Sinsy Coulibaly.

<strong>Bourama Kéïta </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Sidibé : « IBK n’avait aucune vision pour faire face au Mali en crise»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-ibk-navait-aucune-vision-pour-faire-face-au-mali-en-crise-2900941.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Répondant à une question du magazine 54 ÉTATS, l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, a laissé entendre ceci : «Le président Ibrahim Boubacar Keïta, l'ancien Premier ministre et son gouvernement n'avaient aucune vision, aucun programme pour faire face au Mali en crise, à ses multiples dimensions, à sa complexité. Un Mali qui a vu la situation sécuritaire se dégrader.

La population a souffert et l'insécurité s'est installée dans l’ensemble du pays. L’action du M5 a été parachevée par l'intervention des militaires le 18 août. Nous attendions depuis longtemps d'opérer une transition politique réussie. Une transition qui puisse permettre au Mali de réformer sa démocratie, d'avoir une réelle vision, de légitimer son État, de pouvoir créer un horizon afin d'évoluer dans un Mali redressé. Un pays capable de jouer parfaitement son rôle dans la sous-région.

Ce qui nous semble important, c'est de pouvoir, avec la Cédéao, sortir de l'incompréhension sur les formes d'un coup d'Etat classique, d'une transition classique, pour bien comprendre, que les questions du temps et du pourquoi sont des questions prépondérantes, si nous voulons que le Mali vainque ce vide structurel, qui l'a jusqu'à présent tant affecté. Je me refuse à parler d'un rapport de force avec la Cédéao. Il s'agit davantage de l'importance d'avoir une architecture de la transition qui soit tournée vers la refondation de notre pays.»

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traque des terroristes : les FAMa et leurs partenaires mènent une opération d’envergure en zone exondée</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/traque-des-terroristes-les-fama-et-leurs-partenaires-menent-une-operation-denvergure-en-zone-exondee-2900939.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/traque-des-terroristes-les-fama-et-leurs-partenaires-menent-une-operation-denvergure-en-zone-exondee-2900939.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En réaction à l’attaque barbare perpétrée par des terroristes contre la population et les FAMa dans la région de Mopti entre le 12 et le 14 octobre, qui a occasionné la mort de 13 civils et 11 FAMa et dans le souci de continuer à protéger les populations civiles et lutter contre le terrorisme, les FAMa et leurs partenaires  de la Minusma ont initié des opérations d’envergure coordonnées dans le plateau dogon et le Seno. Il est à signaler que ces opérations s’inscrivent dans le sillage de l’opération coordonnée FAMa/Minusma Cobra.

<strong>Source : (fama.ml) </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  Au pas de charge</title>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:19:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les mauvaises langues diraient : où court Soumaïla Cissé ? Nous, nous dirions (où écririons plutôt) : le président Soumaïla Cissé plus que jamais actif ou d’où tire-t-il toute cette énergie le patron du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) ?

Pendant que certains continuent à s’arracher les cheveux et à passer des nuits blanches à vouloir trouver la raison pour laquelle l’ex-otage n’est pas rentré tout mince, amaigri, malade, qu’ils veulent, de manière insensée, trouver une raison à son activité, lui-même ne cesse de bouger, recevoir, rencontrer, saluer, etc.

De sa libération à nos jours, le chef de file de l’opposition ne cesse d’étonner ses soutiens et partisans ; surtout, même, ses détracteurs qui auraient souhaité qu’il arrive sur une civière et conduit, directement, de l’aéroport à l’hôpital du Mali. Il n’en a rien été.

Soumaïla Cissé, à peine, a-t-il foulé le sol bamakois, qu’il s’est dirigé à Koulouba pour aller saluer et remercier les nouvelles autorités. Et, depuis, son domicile ne se désemplit plus. Tous veulent le voir, le saluer, faire des bénédictions, apporter un soutien de quelque forme que ce soit.

Il reçoit des militants, des partisans, des leaders politiques, des diplomates, des partenaires du Mali, mais aussi, des amis et parents. Il ne fait pas que recevoir, il voyage également. C’est ainsi que le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) s’est rendu, samedi, sur invitation du Cherif Bouyé Haïdara, à Nioro du Sahel.

Il a pris l’avion dimanche, au soir, pour la France où il doit rencontrer des responsables politiques, des compatriotes, la section URD de Paris, avant son régulier rendez-vous sanitaire annuel. Une tournée sous-régionale serait également au programme de celui dont tous les sondages disent qu’il est celui qui a plus de chance pour accéder à la magistrature suprême, si tout se passe bien dans moins de 18 mois.

Si tout se passe bien, écrivons-nous, car il est important que les autorités de cette transition ne fassent pas l’erreur des précédentes qui ont, toutes les deux (Celle de 1991 et celle de 2012), tout simplement remis à «leur candidat» un président de la République… clés en main.

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Mali :   Au nom du père, du fils et des amis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-au-mali-au-nom-du-pere-du-fils-et-des-amis-2900930.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 09:19:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce, auquel nous avons assisté, au Mali, le 18 août, n’était-il, finalement, qu’une simple mise en scène comme l’avait affirmé, en son temps, beaucoup de nos compatriotes. Les colonels ont-ils été mis en mission pour sauver le régime d’IBK, ses proches et leur famille ?</em></strong>

<strong> </strong>Même ceux qui leur faisaient aveuglement confiance, au début, commencent à douter sérieusement d’eux. Les militaires-colonels auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 n’inspirent plus confiance. Ils perdent, de jour en jour, la crédibilité et le gros capital de sympathie dont ils ont bénéficié au lendemain de leur putsch.

Nombre de Maliens sont convaincus, aujourd’hui, qu’ils ne sont pas venus parachever la lutte du peuple, à travers le M5-RFP, mais la saboter plutôt. Les actes qu’ils posent tous les jours incitent à penser que tout ce qui les intéresse, eux et leurs proches d’anciens dignitaires, c’est la conservation du pouvoir.

<strong> </strong><strong>La mise à l’écart du M5-RFP</strong>

Les premiers questionnements et les premiers doutes sont apparus au sein de la population quand le CNSP, au lendemain de son irruption sur la scène politique, au lieu d’approcher le peuple et les contestataires, a décidé de se retrancher à Koulouba en fuyant, comme la peste, ceux à qui ils doivent le confort dans lequel ils sont actuellement, à savoir le M5-RFP.

Ils ont beau être des colonels, ils ont beau fréquenter les meilleures écoles militaires et de guerre, ils ont beau être dotés des meilleures formations (nous nous permettons d’en douter, du reste), c’est le peuple, à travers le M5-RFP, qui leur a ouvert la brèche du coup d’Etat.

Ils n’auraient jamais osé sans cette contestation populaire. À présent, l’on ne sait toujours pas pourquoi le CNSP déteste autant les Cheick Oumar Sissoko, Choguel Kokalla Maïga et les autres. Ou, peut-être, qu’on commence à obtenir quelques réponses à cette question.

Au départ, apprend-on, ce sont des membres de ce regroupement qui, eux-mêmes, ont vite fait de se rendre à Kati, auprès des militaires, pour dire des choses du mouvement populaire. Certains parlent même de l’important rôle qu’aurait joué l’Imam Dicko, son autorité morale en personne, pour discréditer le M5-RFP auprès de la nouvelle junte.

C’est lui qui aurait mis en garde les putschistes contre toute collaboration avec ceux qui, pourtant, lui vouaient tant de respect. Ce qui devait être une célébration pour le M5-RFP n’a finalement été qu’humiliation. Leur combat a finalement été récupéré par l’Imam Dicko et «ses enfants».

<strong>La nomination de Bah N’Daw et la mise en place du gouvernement</strong>

En réalité, jusqu’à ce que le colonel Assimi Goïta commence ses nominations, les Maliens continuaient à faire confiance à lui et à son CNSP. Ce n’est que quand il a commencé à placer ses parents et amis que nous, tous, avons commencé à douter de la volonté, réelle, des colonels à rompre d’avec l’ancien système.

Le premier malaise, au sein de la population, est apparu quand on a découvert que ce sont les militaires qui ont exfiltré certains proches de l’ancien régime, particulièrement le fils du président, Karim Kéïta. Il a été rapporté que c’est le colonel Assimi Goïta, en personne, qui aurait envoyé des militaires le chercher dans une ambassade (certains parlent de Côte d’Ivoire, d’autres du Sénégal) pour le conduire à la frontière et le remettre aux soldats de Hamed Bagayoko.

Ensuite, il s’est agi de la nomination de Bah N’Daw. Au moment où l’on croyait que les militaires allaient désigner un civil pour diriger la transition, le CNSP a mis en place un prétendu collège et imposé «leur père». En réalité, celui qui a été désigné, le colonel à la retraite, Bah N’Daw, n’était autre que l’ami du père du président du CNSP. C’est lui qui, le premier, l’aurait conduit au prytanée militaire de Kati.

Pour ce qui concerne le gouvernement, tous ont un lien avec les militaires. Par exemple, le ministre de la Communication n’est autre que l’ami de Bah N’Daw, la ministre de la culture serait la fille à l’amie à une tante à la mère d’Assimi Goïta, qui a, lui-même, placé son frère à la tête de la Sécurité d’Etat. Le CNSP, il faut le dire, reste au pouvoir à travers la quasi-totalité des postes. À suivre.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite de prise de contact du nouveau ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle à l’APEJ</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/visite-de-prise-de-contact-du-nouveau-ministre-de-lemploi-et-de-la-formation-professionnelle-a-lapej-2900955.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 03:07:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Mohamed  Salia Touré, a effectué  vendredi 16 octobre une visite de prise de contact à la Direction générale de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) sise à Hamdallaye ACI 2000 Obélisque. </em></strong>

Il était accompagné pour la circonstance de plusieurs membres de son Cabinet notamment des Conseillers techniques et des Chargés de mission. Après la visite des bureaux pour appréhender le cadre de travail des agents, le ministre a eu un entretien avec le Directeur général avant de suivre une présentation générale sur la structure commentée par son  premier responsable M. Yaya Dao.

À la suite de cette présentation, le ministre a écouté avec intérêt l'intervention du Secrétaire général du comité syndical. M. Mohamed Malikité a, au nom de ses 179 collaborateurs, félicité le ministre pour sa nomination avant de mettre le doigt sur certaines préoccupations lancinantes et factuelles : l’instabilité des équipes de direction, la crise budgétaire exacerbée depuis la suppression de la taxe emploi jeune, le climat social et la nécessité de pourvoir l’espoir chez les jeunes qui constituent le public cible de l’APEJ.

En effet, suite à la suppression de la Taxe Emploi-Jeunes, le nouveau mécanisme de financement de l’APEJ est  constitué désormais par une subvention. Ce dispositif inadapté a replongé l’Agence dans la même situation qu’avant 2008, avec son corollaire d’instabilité financière.

Par conséquent, l’Agence a, depuis 2019, du mal à honorer ses engagements vis-à-vis de son public cible et de ses fournisseurs. Aussi, est-il à craindre une aggravation de la tension de trésorerie qui risquerait à terme de déboucher sur beaucoup de désagréments y compris judiciaires.

<strong>Un engagement politique rassurant </strong>

Dans son intervention, le ministre Touré, lui-même ancien membre du Conseil d’administration, a souligné que l’APEJ est une structure remarquablement importante dans le cadre institutionnel du Département de l’emploi et de la formation professionnelle. Il a rappelé combien cette structure a inspiré certains pays africains en raison de sa pertinence et de son originalité. C’est donc le cœur serré, a-t-il ajouté, qu’il mesure les défis actuels liés au tarissement des ressources de l’APEJ tel que présenté par le Directeur général M. Yaya Dao appuyé par le responsable du syndicat, M. Mohamed Malikité.

Il s’est engagé à examiner très rapidement la situation afin de trouver, avec la Direction générale et son équipe, les pistes de solution les plus idoines et les plus adaptées. L’objectif recherché in fine étant de redonner à l’APEJ les moyens de son fonctionnement et de son dynamisme afin de faire face à la question cruciale de l’emploi des jeunes. Il a également indiqué que toutes les mesures entrant dans le cadre du redressement seront prises conformément aux hautes orientations du président de la Transition et du Premier ministre.  La visite a pris fin par des prières et une photo de famille.

<strong>Le Programme Emploi jeune</strong>

Créée en 2003, l’APEJ est un Établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Organe d’exécution du Programme Emploi-Jeunes (PEJ), l’APEJ a pour missions de concourir à la création d’emploi pour les jeunes en milieux rural et urbain, diplômés ou non, notamment en facilitant l’accès au marché du travail et au crédit. Le groupe cible de l’APEJ est constitué de jeunes (hommes et femmes) âgés de 15 à 40 ans y compris ceux de la diaspora.

Le Programme Emploi Jeunes (PEJ), qui comprenait 4 composantes dans sa phase initiale (PEJ 1) en 2004, a été recentré à 3 depuis l’entrée en vigueur de sa deuxième génération (PEJ 2) à partir de 2011. Il s’agit du renforcement de l’employabilité des jeunes (organisation de stages de formation professionnelle, reconversion/adaptation à des postes de travail, apprentissage, stages de qualification dans les entreprises privées  et les organisations non gouvernementales, organisation de chantiers-Ecoles HIMO) ; du développement de l’esprit d’entreprise (promotion de la culture entrepreneuriale, promotion de l’entreprenariat jeune, formation à l’entreprenariat, renforcement des capacités  des bureaux d’études, développement d’un dispositif d’appui/conseil aux jeunes entrepreneurs, développement du coaching, développement du système d’incubation) ; et le renforcement du dispositif de financement des projets des jeunes (renforcement des liens de coopération avec les acteurs du secteur financier, renforcement des relations avec les institutions de microcrédit, développement d’un mécanisme de financement direct par le FNEJ des projets des jeunes, renforcement du fonds national pour l’emploi des jeunes).

<strong>Plus de 180 000 jeunes bénéficiaires directs depuis 2004 </strong>

De 2004 à 2019, les interventions de l’APEJ ont touché directement environ 185 295 jeunes diplômés et non diplômés. Outre le PEJ, l’APEJ exécute d’autres projets tendant à promouvoir l’emploi des jeunes notamment avec l’appui des PTF.

Cette année, ils représentent une contribution de 2 640 383 813 FCFA  soit  30% du budget. Il s’agit notamment du (PROCEJ pour son volet entreprenariat des jeunes ayant une éducation limitée sur financement de la Banque mondiale, le 3ème Programme Indicatif de Coopération du Grand Duché de Luxembourg (PIC III) dans la Région de Ségou et à Yorosso (Région de Sikasso), le Projet Formation professionnelle, Insertion et appui à l'Entrepreneuriat des jeunes Ruraux  (FIER) pour la réalisation de chantiers-écoles en HIMO financé par le FIDA, le Projet l’Emploi des Jeunes crée des opportunités ici au Mali (EJOM) financé par l’UE, le Projet Espaces Orientation Jeunesse en partenariat avec Swisscontact et leur digitalisation avec la Coopération suisse, le Projet de Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans la région de Koulikoro (PRESAN KL) sur financement de la BAD,  le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) financé par la Banque Mondiale, le Projet PAJERKO, qui vise à renforcer l’employabilité des jeunes dans le secteur rural à travers l’entrepreneuriat agropastoral dans la région de Koulikoro financé par ENABEL.

<strong>Des perspectives grâce au concours des partenaires</strong>

Au titre de l’année 2020, certaines activités planifiées sont réalisées et d’autres sont en cours. Ainsi, 120 jeunes ont été mis en stage de qualification professionnelle ; 1 091 jeunes formés sur les chantiers écoles avec une création de 34 007 journées de travail en partenariat avec le PNUD et dans le cadre des filets sociaux ; 533 jeunes formés en éducation financière dans le cadre du PIC III ; 20 jeunes formés en entreprenariat dans le cadre du PAJERKO ; 2 655 jeunes formés en entrepreneuriat et compétences de vie (EJOM) ; 678 jeunes dotés en kits de démarrage de 300 000 FCFA chacun (EJOM) ; 49 plans d’affaires financés pour 37 907 500 FCFA (EJOM), 699 jeunes financés pour 293 414 990 FCFA dans le cadre du PIC III ; un document stratégique pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires a été élaboré ; un plan d’action de riposte contre le COVID 19 a été élaboré ; une campagne de recouvrement des prêts est amorcé.

Les autres activités en cours portent sur l’étude sur l’évaluation des programmes de stage de formation professionnelle confiée à l’ONEF, l’élaboration de trois manuels sur les travaux HIMO en partenariat avec l’INIFORP, le financement des jeunes dans le cadre du projet EJOM, le financement des jeunes dans le cadre du PIC III.

Pour les perspectives, elles porteront sur la formation de 30 jeunes de la section maçonnerie du centre de formation professionnelle de Missabougou en techniques de pavage, la formation de 3 000 jeunes en entrepreneuriat dans le cadre du PROCEJ, le financement de 20 jeunes dans le cadre du PAJERKO, l’Etude de deux rues à paver dans le District de Bamako, la formation de 667 jeunes dans le cadre du PIC III, la mise en œuvre d’un programme de formation et d’insertion de 100 jeunes (modèle PIC III) à Mopti.

<strong>CICOM APEJ </strong>

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</item>

<item>
<title>IBK jette l’éponge : on ne lui aura pas laissé le choix :     Kati honore IBK en 2012 pour le déshonorer sept ans plus tard. Quelle funeste fin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ibk-jette-leponge-on-ne-lui-aura-pas-laisse-le-choix-kati-honore-ibk-en-2012-2891280.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 11:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils ne lui auront finalement pas laissé le choix, à Ibrahim Boubacar Kéïta, les militaires qui ont pris le pouvoir au Mali en le contraignant à leur donner sa démission. Celle-ci était réclamée par une contestation populaire menée depuis mois par le Mouvement du 5 juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP).

Sous l’autorité morale de l’imam Mahmoud Dicko, des partis politiques, associations, syndicats avaient formé un front anti-IBK. Lequel décriait sa gouvernance jugée chaotique et reposant sur une oligarchie.

Après quatre grands rassemblements, ce mouvement n’était toujours pas parvenu à obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Kéïta. Mais il aurait cependant eu le mérite de capter et coopter les énergies d’une grande partie des Maliens.

Pour lesquels, le soulagement de voir le régime IBK s’en aller, viendra d’un groupe de militaires. En effet, mardi 18 août, tôt le matin, Bamako apprenait déjà des arrestations d’hommes du pouvoir et de personnalités politiques.

Ce qui était les prémices d’un coup d’Etat s’avérera au fil de la journée pour se terminer en ce soir du 18 août 2020 par cette pathétique déclaration du président Ibrahim Boubacar Kéïta : «...Pendant 7 ans, j'ai eu le bonheur et la joie d'essayer de redresser ce pays, qu'aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires.

Je voudrais, en ce moment précis, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions à partir de ce moment et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l'Assemblée nationale et celle du gouvernement. Qu'Allah aide et bénisse le Mali. Je n'éprouve aucune haine vis-à-vis de personne. Mon amour pour mon pays ne me le permet pas. Que Dieu nous sauve. Merci».

Ainsi donc, Kati, la ville-garnisons, naguère siège des mutins de 2012, emmenés par un certain capitaine Amadou Haya Sanogo, dont le soutien aurait été décisif pour l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéïta à la magistrature suprême. Cette même ville a retiré sa confiance à Ibrahim Boubacar Kéïta. Comme pour mettre fin à un bail (rupture de bail) qu’ils avaient scellé ensemble. Kati honore IBK en 2012 pour le déshonorer sept ans plus tard. Quelle funeste fin !

<strong>Dioncounda Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Enfin, la crise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-enfin-la-crise-2891283.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 10:40:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le mardi 18 août 2020, le Mali a, une nouvelle fois, connu un coup d’Etat et sa destinée a changé de main (même si on ne sait pas pour combien de temps). Il se trouve, désormais, entre les mains d’illustres militaires inconnus qui n’ont, à première vue, aucune expérience de gestion d’hommes, à fortiori celle d’un pays.

D’illustres inconnus dont la première sortie n’inspire aucune confiance. Il est clair que ce sont des novices d’autant plus qu’ils ont oublié, dans cette première prise de parole, de parler de garantie de liberté.

Une liberté qu’ils commencent à entraver, déjà, avec le couvre-feu imposé à tous les Maliens, sans même tenir compte des désagréments que cela et la fermeture des frontières pourraient causer aux Maliens.

Il est clair que le changement prôné par les leaders du CNSP (Comité national pour le Salut Public) et tant souhaité par le peuple malien ne passera pas par ce changement anti-démocratique de régime. La plupart de ceux qui sont passés à la télé ont, dans un passé récent, occupé de hautes fonctions au sein de la hiérarchie militaire.

À présent, ce qu’ils doivent faire, ce n’est pas de rester à Kati (comme ils le font depuis hier) et convier des gens qui ont servi le pays plusieurs décennies, de bons cadres qui méritent respect. Ils sont obligés, pour ne pas ajouter une crise à la crise, à, d’bord, rassurer la population à propos de leurs intentions et leurs capacités «à mettre le pays sur les rails, en ne s’accrochant pas au pouvoir», et à nous épargner un autre «CNRDRE».

Pour le moment, rien ne nous prouve qu’on ne se dirige pas vers une nouvelle crise, que ce CNSP sera différent des Sanogo et autres. Ils sont, eux aussi, à Kati, font peur à Bamako et convoquent les gens comme leurs prédécesseurs.

Aussi, malheureusement, les responsables politiques et autres s’y rendent, vont faire les yeux doux aux militaires espérant faire partie des futures institutions. Ils refusent, quasiment tous, même, de se prononcer sur le coup d’Etat. Rapidement, et très vite, il faut mettre le pays au travail et commencer à nous sortir de la crise.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise socio&#45;politique : sept ans pour ça !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/crise-socio-politique-sept-ans-pour-ca-2891279.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 10:25:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Élu par la quasi-totalité des Maliens, il y a de cela sept ans, le désormais ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, vient de sortir par la petite porte. Un groupe de militaires l’a obligé à signer une lettre de démission.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Au début, tout le monde avait vu en lui un sauveur, un homme à poigne, le messie, pourrait-on dire. Malheureusement, l’image qu’il nous a montrée, aux dernières heures du mardi 18 août (un peu avant minuit), a fini de nous prouver que tout le monde s’était trompé sur son compte : IBK n’a jamais été un homme courageux. Il s’est toujours caché derrière quelqu’un pour «jouer les gros bras».

Celui sur lequel le monde entier avait fondé tant d’espoir, celui que tous croyaient (naïvement) qu’il allait sortir le pays de la crise persistante qu’il traverse, a, un beau matin, face à quelques soldats mécontents, décidé d’abandonner son pays et son peuple en choisissant sa propre sécurité et celle de sa famille.

Ibrahim Boubacar Kéïta, l’ancien président, a donc refusé de résister à un petit groupe de soldats. Par sa faute, désormais, et pour une période que personne ne pourrait déterminer, le Mali vient de faire un grand saut dans l’inconnu.

Par sa faute, à lui tout seul, d’illustres inconnus viennent de s’accaparer, par la force, les rênes du pouvoir et se trouvent, désormais, en charge de gérer la destinée du pays. Finalement, c’est donc, encore une fois, un coup d’Etat qui a eu raison d’un président de la République au Mali.

Et, malheureusement, comme les fois précédentes, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. Un coup d’Etat reste toujours un coup d’Etat, un acte inconstitutionnel, donc anti-démocratique.

Les Maliens qui aspiraient donc à voir leur crise prendre fin avec la venue d’IBK voient leur pays s’enfoncer dans une nouvelle crise qui, si l’on n’y prend garde, pourrait avoir raison du peu d’acquis obtenus. En effet, un militaire reste toujours un militaire et tout ce qu’on peut attendre de lui, c’est l’exercice du pouvoir par la force. Rien que ça !

<strong> </strong><strong>Moussa Touré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers une pénurie de gaz butane</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vers-une-penurie-de-gaz-butane-2891273.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 10:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En cette période de forte consommation de gaz butane, le Mali ne dispose plus de stock national de sécurité. En effet, suite à la grève des importateurs de gaz butane en 2019, pour non-paiement de leurs dettes nées des prix subventionnés de gaz butane, l’Etat, à travers la Direction générale du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, a imposé, pour 2020, un quota pour chaque importateur dans le cadre d’un cahier des charges.

Force est de constater que ces quotas ont été fixés sans réellement tenir compte de la consommation de la population malienne des années précédentes et non plus de l’évolution de la consommation actuelle du pays.

Cette hausse de la consommation est due au manque de charbon et du bois causé par la déforestation mais aussi à la mise en place des mesures nationales et internationales de protection de l’environnement. Déjà, en août, le quota attribué à chaque importateur est presque épuisé.

Il n’est plus un secret pour personne que la recharge de la bouteille de gaz butane devient aujourd’hui de plus en plus difficile ; il faudra faire plusieurs points de distribution pour pouvoir recharger sa bouteille vide.

À chaque fois qu’il a été demandé au revendeur, pourquoi on ne trouve plus aussi facilement de gaz butane, une seule réponse : les importateurs disent que le quota attribué pour 2020 est épuisé et même si le gouvernement leur donne de nouveaux quotas, ils n’ont plus d’argent pour importer du gaz butane.

Parce qu’à ce jour, leurs dettes de 2019 ne sont toujours pas payées malgré la promesse du président de la République et du Premier ministre de régler la dette intérieure 2019, pour aider les entreprises à faire face aux conséquences du COVID-19.

Si rien n’est fait par les autorités avant la fin de ce mois d’août, une nouvelle crise risquerait de s’ajouter aux crises actuelles que connaît notre pays.

<strong> </strong>

<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Boubou Cissé : loyal jusqu’au bout…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/dr-boubou-cisse-loyal-jusquau-bout-2891267.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 10:15:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Elle peut être considérée comme l’image de l’année : l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta et son Premier ministre, Boubou Cissé, au milieu d’un groupe de militaires, les amenant à Kati. Ce n’est pas l’image de l’arrestation du président qui nous intéresse, principalement ; mais, celle de son Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, qui a tenu, c’est le moins que l’on puisse dire, à l’accompagner jusqu’au bout. Fidèle jusqu’au bout, il a, nous-a-t-on dit, refusé de partir de chez le président malgré l’insistance de ce dernier. C’est de son propre chef qu’il s’est rendu à Sébénicoro, pour, a-t-il dit, «être avec le président jusqu’au bout, en toutes circonstances». Pas question, selon lui, de se dérober et d’abandonner son père et son président.

<strong>Les partis politiques observent la direction du vent</strong>

Depuis mardi 18 août 2020, nous vivons, au Mali, la rupture de l’ordre constitutionnel. Sous la pression d’un groupe de soldats, le président de la République a «quitté ses fonctions avec toutes les conséquences de droit. Le gouvernement, l’Assemblée nationale, toutes ces institutions sont, naturellement, dissoutes. Depuis que les militaires ont pris le pouvoir, on attendait une condamnation, en bloc, de ce coup de force de la part des partis politique, des leaders politiques et ceux de la société civile. Malheureusement, pour l’instant, on n’a entendu que le Parena, la Codem et, un peu plus tard, le RPM, condamner la prise du pouvoir par les militaires. Au-delà de ces trois formations, c’est le silence total. Certains comme l’URD ont presque soutenu le coup d’Etat. Aussi, tous se contentent de simples déclarations, personne n’ose prendre, publiquement, la parole. Comme on dit, ils font tous très attention : ils ne condamnent pas, ils ne soutiennent pas publiquement. Ils se positionnent, surveillent leurs arrières et préservent leurs intérêts, simplement.

<strong>Le colonel Assimi Goïta est le chef de la junte militaire au pouvoir</strong>

Suite aux événements du mardi 18 août, plusieurs noms ont été évoqués comme les potentiels cerveaux ou meneurs de la mutinerie qui a eu raison du pouvoir d’IBK. Ce n’était que des supputations. Le nouvel homme fort du Mali est le colonel Assimi Goïta. Il fait partie des cinq militaires apparus à la télévision nationale ce mercredi 19 août après la déclaration d'Ibrahim Boubacar Keita. Il a été nommé président du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP) nom que s’est donné la junte actuellement au pouvoir, au Mali. De nouvelles fonctions que le Colonel Goïta exerce déjà. C’est lui qui conduit à l'instant la rencontre entre les putschistes et les secrétaires généraux des ministères au département de la Défense. Jusqu’à sa nomination à la tête du CNSP, Goïta était à la tête des forces spéciales dans le centre du Mali.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Déclaration de l’URD sur la situation sociopolitique du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/declaration-de-lurd-sur-la-situation-sociopolitique-du-mali-2891275.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 02:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’URD a suivi avec regret la mutinerie du 18 août 2020 qui n’est que la conséquence de la gestion chaotique du pays par le Président Ibrahim Boubacar Keïta et son régime, mutinerie qui a conduit à sa démission de toutes ses fonctions, de celle de son gouvernement ainsi que de la dissolution de l’Assemblée Nationale. L’URD prend acte de ladite démission et de toutes ses conséquences politiques et institutionnelles.

Meurtrie l’URD n’a de cesse déplorer les nombreuses victimes civiles et militaires qui tombent quotidiennement dans les régions du centre et du nord de notre pays.

Le parti est conscient que la crise multidimensionnelle que traverse notre pays a mis en péril l’unité nationale et l’intégrité territoriale, fragilisé nos institutions, et plongé les populations dans l’insécurité et la précarité.

L’URD a toujours rappelé sa vive consternation face à l’instauration d’un régime autocratique, arbitraire, répressif, attentatoire aux droits de l’Homme et aux libertés publiques : enlèvements, arrestations et détentions extrajudiciaires, tortures et traitements cruels et dégradants, chantages avilissants et menaces immorales.

Le parti déplore que Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta n’ait pas prêté une oreille attentive aux revendications légitimes du Peuple malien.

L’URD rappelle que ses militants et sympathisants doivent, en tout lieu et à tout moment, rester mobilisés pour la libération de son Président, l’honorable Soumaïla Cissé.

L’URD à ce titre invite les membres du Comité National du salut du Peuple à faire du dossier de la libération de l’honorable Soumaïla Cissé une priorité.

L’URD rappelle au CNSP que les attentes du peuple malien sont au cœur de notre engagement politique.

L’URD exprime sa disponibilité à œuvrer pour la mise en place d’institutions fortes susceptibles de mettre notre pays sur le chemin du développement et du progrès.

<strong>Bamako, le 19 août 2020 </strong>

<strong>Le 1er Vice-président</strong>

<strong>Le Professeur Salikou Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La junte sous pression de la communauté internationale au lendemain du coup d&amp;apos;Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/la-junte-sous-pression-de-la-communaute-internationale-au-lendemain-du-coup-detat-2891288.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 01:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La communauté internationale a accentué mercredi la pression sur les militaires qui ont pris le pouvoir au Mali, les Etats-Unis, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA) réclamant la libération "immédiate" du président Ibrahim Boubacar Keïta, toujours détenu au lendemain de son arrestation par l'armée.</em></strong>

À l'issue d'un sommet extraordinaire de l'UE, les 27 ont réclamé un "retour immédiat de l'état de droit" au Mali. "La stabilité de la région et du Mali, la lutte contre le terrorisme doivent demeurer des priorités absolues", a déclaré le président du Conseil de l'UE, Charles Michel, soulignant "l'extrême préoccupation" des Européens.

Les Etats-Unis "condamnent fermement la mutinerie du 18 août au Mali comme nous condamnerions toute prise du pouvoir par la force", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, sans parler de coup d'Etat. Il a appelé à "œuvrer au rétablissement d'un gouvernement constitutionnel".

Le président en exercice de l'Union africaine (UA), le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, a également condamné le "changement inconstitutionnel" de régime à Bamako et "exigé la libération immédiate du président, du Premier ministre et des autres ministres" toujours aux mains des militaires, appelant l'armée à "rentrer dans les casernes".

L'Algérie, qui partage 1.400 km de frontières avec le Mali et a joué un rôle important dans les pourparlers de paix dans ce pays, "réitère son ferme rejet de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement".

<strong>Le Maroc, partenaire du Mali, s'est dit "attaché à la stabilité de ce pays".</strong>

Le président Keïta et le chef du gouvernement, Boubou Cissé, étaient toujours au camp militaire de Kati, le quartier général des auteurs du coup d'Etat près de Bamako, a indiqué à l'AFP une source au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), l'instance créée mardi par les putschistes. D'autres responsables civils et militaires ont également été arrêtés mardi.

<strong>- "Ai-je réellement le choix ?" -</strong>

Le calme régnait mercredi dans la capitale, qui portait encore les stigmates des incidents ayant ponctué ce renversement de pouvoir, notamment les bureaux abritant le cabinet d'avocats de l'ex-ministre de la Justice Kassim Tapo, attaqués et incendiés par des gens en colère, selon des journalistes de l'AFP.

Dans le centre de Bamako, la population vaquait à ses occupations, mais les administrations et les banques étaient fermées.

Le président Keïta, élu en 2013 puis réélu en 2018 pour cinq ans, a annoncé à la télévision publique sa démission dans la nuit de mardi à mercredi, puis la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée nationale. "Ai-je réellement le choix?", a-t-il déclaré, en disant vouloir éviter que du sang ne soit versé pour qu'il se maintienne au pouvoir.

Le porte-parole des militaires, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air, a ensuite annoncé la création du Comité national pour le salut du peuple, expliquant que les militaires avaient "décidé de prendre (leurs) responsabilités" face au chaos, à l'anarchie, à l'insécurité et à l'insécurité.

Les militaires ont appelé la société civile et les mouvements politiques à "créer les meilleures conditions d'une transition politique civile conduisant à des élections générales crédibles" dans un "délai raisonnable".

Les putschistes ont annoncé la fermeture des frontières et l'instauration d'un couvre-feu, tout en tentant de rassurer la communauté internationale sur ses intentions.

<strong>"Tous les accords passés" seront respectés, a affirmé le colonel Wagué.</strong>

"La (mission de l'ONU) Minusma, la force (anti-jihadiste française) Barkhane, le G5 Sahel (qui regroupe cinq pays de la région), la force Takuba (un groupement de forces spéciales européennes censées accompagner les Maliens au combat) demeurent nos partenaires", a-t-il assuré, en ajoutant que les militaires étaient "attachés au processus d'Alger", l'accord de paix signé en 2015 entre Bamako et les groupes armés du nord du pays.]]> </content:encoded>
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<title>Notabilités traditionnelles du nord à Bamako : «Usurpation de titre ou course au pouvoir ?» s’interroge Asilakane Ag Mossayad</title>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 00:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué rendu public le samedi 15 août 2020, Asilakane Ag Mossayad s’interroge sur la qualité de certaines notabilités qui disent représenter le septentrion dans la capitale à Bamako. «Nous avons remarqué avec stupéfaction et consternation l’intrusion  à l’échelle nationale des personnes représentant les notabilités du septentrion dont elles se réclament», s’exclame-t-il. </strong>

Pour lui, ceux d’entre eux étant élus locaux peuvent avoir la légitimité traditionnelle, comme l’atteste leur pérennité aux postes électifs de leurs localités respectives à l’image de Kidal et Ménaka. Ceci étant, un impératif de taille demeure actuellement : la restauration de la paix et la cohésion sociale dans les régions du Nord.

Tout collectif desdites légitimités traditionnelles ou chefs coutumiers doit s’investir dans cette tâche de restauration de la paix lourdement entachée et dont les conséquences sont de nature à déstabiliser l’ossature sociale dans nos régions.

Traditionnellement, nos chefs coutumiers et légitimités issus du rang social avéré et reconnu s’occupent moins d’apparat à l’échelle nationale  que la résolution et la prévention à la source des conflits sociaux et communautaires voire nationaux. Cette démarche est d’autant moins productive que certains de ses initiateurs, qui disent représenter les légitimités au nord, ne sont responsables que de leur propre personne car résidant régulièrement dans la ville de Bamako depuis des lustres, martèle le signataire de cette déclaration.

Ceci est d’autant plus vérifiable qu’aucun d’eux n’a jamais manifesté sa solidarité aux communautés du nord dans leur traversée des affres de la crise et ses soubresauts terroristes. «Il est donc lancé un appel pressant pour restaurer un ordre réel dans ce collectif, dont d’autres personnes exploitent les tenants et les aboutissants et agissent en leur propre chef au grand dam des communautés élargies du nord qui ne les reconnaissent quasiment pas», rappelle Asilakane.

En définitive,  au plan national, aucune concertation administrative n’a mis en place un collectif dont les décisions peuvent avoir des ramifications sociales ayant tendance à caporaliser des communautés et entités sociales dont le seul espoir réside dans l’option conduite  par les vrais chefs coutumiers traditionnels qui les représentent réellement et dont la représentativité ne souffre d’aucune zone d’ombre.

À titre de rappel, parmi ce collectif, il y a des chefs coutumiers qui ne souffrent d’aucune contestation dans leur localité notamment Kidal et Ménaka.

Ceci est un constat d’Asilakane Ag Mossayad, un contribuable du septentrion et un contributeur d’idées forces pour la restauration des valeurs sociales du Nord et ses communautés aux fins qu’un vrai collectif soit mis en place, avec un leadership traditionnel connu de toutes et de tous, car intégrant l’histoire dans son entièreté et le présent dans tous ses compartiments.

<strong>GT   </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Atténuation des effets négatifs de la COVID 19 :  L’USAID octroie 4 millions de dollars au PAM&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/attenuation-des-effets-negatifs-de-la-covid-19-lusaid-octroie-4-millions-de-dollars-au-pam-mali-2891285.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 00:31:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) vient d’octroyer une subvention de quatre millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) au Mali pour aider à atténuer les effets négatifs de la COVID-19. L’accord de subvention permettra de fournir une aide alimentaire à plus de 196.000 Maliens en insécurité alimentaire dans les régions de Kayes, Ségou, Mopti, Tombouctou, Taoudéni, Kidal, Ménaka, Gao et le district de Bamako.</strong>

En coordination avec le gouvernement malien, l’USAID et le PAM apporteront, en outre, un appui en aide alimentaire d’urgence aux patients hospitalisés et aux personnes mises en quarantaine à travers le pays pendant 14 jours. Ils distribueront du savon aux ménages vulnérables afin qu’ils soient mieux équipés pour se laver les mains et aider à prévenir la propagation de la COVID-19.

«Les États-Unis sont le principal bailleur de fonds du Programme Alimentaire Mondial et nous sommes très heureux d’annoncer cette nouvelle contribution de 4 millions de dollars en assistance alimentaire au Mali. Cette assistance fournie par l’USAID bénéficiera aux maliens à travers le pays ainsi qu’à de nombreuses personnes qui ont été touchées par la pandémie de la COVID-19», a déclaré l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis Hankins.

Les effets combinés de l’insécurité et des conditions météorologiques extrêmes au Mali ont affecté 8,2 millions de personnes. Les États-Unis avaient déjà fourni aux citoyens les plus vulnérables du Mali plus de 102 millions de dollars d’aide humanitaire au cours de l’année fiscale 2019 et 2020, bien avant l’arrivée de la pandémie.

La COVID-19 a aggravé la crise humanitaire au Mali. Pour limiter les effets de la COVID-19, le peuple américain a octroyé 13,8 millions de dollars supplémentaires en aide humanitaire et en aide au développement depuis le mois de mars où les premiers cas du Mali avaient été enregistrés.

Le peuple américain soutient le Mali dans sa lutte contre la COVID-19 de nombreuses manières, notamment par des messages de prévention, par le renforcement des systèmes d’alerte précoce ainsi que le renforcement des capacités du pays à prévenir et contrôler les infections dans les établissements de santé.

L’aide des États-Unis dans le cadre de la COVID-19 consiste à former et à mobiliser des équipes de surveillance communautaire et d’intervention d’urgence à travers le pays pour détecter les infections, suivre les contacts et aider les personnes infectées à obtenir rapidement des soins appropriés.

Rappelons aussi que grâce à la générosité du peuple américain, l’USAID fournit de l’équipement et de la formation pour aider à la gestion du numéro vert COVID 19 du Mali. L’agence contribue aussi à protéger les Maliens contre la COVID-19 en améliorant l’assainissement et l’hygiène, en soutenant des cliniques mobiles, en renforçant la capacité des laboratoires à effectuer des tests et aider à prévenir et à contrôler les infections le long des routes de fret et aux points d’entrée tels que les aéroports et les postes frontaliers.

Cette aide s’appuie sur des décennies d’investissements du gouvernement américain au Mali, lesquels représentent plus de 3,2 milliards de dollars au cours des 20 dernières années, dont plus de 807 millions de dollars destinés à la santé.

<strong> </strong><strong>Bourama Kéïta</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le groupement tactique désert «Bruno» en action dans le Gourma</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-groupement-tactique-desert-bruno-en-action-dans-le-gourma-2888711.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 12:09:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du 19 au 26 juillet, une unité du Groupement tactique désert (GTD) «Bruno» a effectué une opération de harcèlement des Groupes armés terroristes au cœur du Gourma malien.
Lors de cette opération l’unité a bénéficié de l’appui d’une patrouille de deux Mirage 2000D. De jour comme de nuit, l’unité a reconnu et contrôlé successivement plusieurs zones prétendument occupées par les terroristes tout en établissant autant que possible des liens avec la population et en l’assurant ainsi du soutien de la force. Malgré la saison des pluies, les militaires français dotés de véhicules à haute mobilité (VHM) maintiennent dans la durée une forte pression sur l’ennemi.
En parallèle de ses opérations, le GTD «Bruno» a conduit une action au profit de la population de Gao. En effet, le chef de corps a participé à l’inauguration du centre sanitaire communautaire BANIKA. Les principales actions menées par la force Barkhane ont consisté à réparer l’incinérateur du site et à moderniser le système d’adduction d’eau dans les salles d’accouchement et d’examens.
Le groupement tactique désert « Bercheny » en appui des FAMa
Tout en maintenant ses opérations de contrôle de zone dans le nord, le Groupement tactique désert «Bercheny» a poursuivi ses opérations dans le Liptakomalo-nigérien. Les unités de ce groupement ont poursuivi la formation des unités légères de reconnaissance et d’intervention de Ménaka dont les entrainements de sauvetage au combat. En plus de combattre, l’objectif à terme est que cette unité des forces armées maliennes (FAMa) puisse réaliser les premiers gestes qui sauvent.
Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1 er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 5100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.
Source : Barkhane]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : 330 millions de dollars sont encore nécessaires pour la réponse humanitaire intégrant les besoins liés à la pandémie de Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/mali-330-millions-de-dollars-sont-encore-necessaires-pour-la-reponse-humanitaire-2888710.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 10:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali, l’avènement de la COVID-19 a conduit à une révision du Plan de Réponse Humanitaire (PRH). De nouveaux besoins humanitaires liés à cette pandémie se sont ajoutés à ceux déjà identifiés au début de l’année. Le budget du plan révisé s’élève désormais à 474 millions de dollars américains, soit 84 millions de plus qu’en janvier 2020. À ce jour, le PRH révisé est financé à hauteur de 30 pour cent selon le service de suivi financier (fts). Au total, 144 millions sont mobilisés et le déficit de financement est estimé à 330 millions de dollars dont 45 millions destinés à la lutte contre la COVID-19.“Les fonds mobilisés par les partenaires humanitaires servent à financer des actions coordonnées avec celles du Gouvernement. Au nom de tous les partenaires humanitaires, j’adresse mes remerciements à tous ceux qui nous ont apportés leur soutien essentiel jusque-là. Cependant, au regard des besoins humanitaires croissants et de l’insuffisance des fonds mobilisés, j’exhorte les partenaires à financer davantage et en temps opportun les opérations d’urgence au Mali afin d’empêcher des pertes en vies humaines évitables, de préserver la dignité des populations affectées et de favoriser leur résilience, ” a souligné Mme MbarangaGasarabwe, coordonnatrice Humanitaire pour le Mali.Ce plan vise à couvrir les besoins urgents de 5,5 millions de personnes dans les secteurs de la santé, de la nutrition, de la sécurité alimentaire, de l’eau, l’hygiène et l’assainissement (EHA), des abris et des biens non alimentaires, de la protection et de l’éducation. Il convient de souligner que le niveau de financement des secteurs des abris, de l’EHA et de la protection reste particulièrement bas et se situe en dessous de dix pour cent. De plus, avec la mobilisation de moins de 20 pour cent des 176 millions de dollars recherchés à travers le PRH révisé, les ONG attirent l’attention sur les risques de réduction de l’assistance que pourrait entraîner le manque de fonds surtout dans les zones de conflits où elles sont le plus présentes.“La crise humanitaire multidimensionnelle dans le pays est aujourd’hui rendue plus complexe par la COVID-19 qui exige une adaptation des priorités et des modes d’interventions opérationnelles en phase avec les mesures barrières pour la lutte contre la propagation de la maladie, ” a affirmé Mme MbarangaGasarabwe, Coordonnatrice Humanitaire pour le Mali. “Face à l’obligation de sauver des vies, les partenaires humanitaires se sont adaptés au nouveau contexte sanitaire et ont rapidement intégré dans leurs interventions des actions d’assistance directement liées à la COVID-19. ”La nouvelle crise sanitaire causée par la COVID-19 combinée à la persistance de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’aux défis de plus en plus inquiétants de protection de la population civile dus à l’instabilité sécuritaire dans certaines parties du pays ont pour conséquence une accentuation de la vulnérabilité des ménages démunis. La population civile, y compris les femmes et les enfants, continue d’être victime des actes de violence liés aux conflits et à la criminalité. Dans ce contexte, de nombreux civils sont forcés de fuir pour échapper à l’insécurité. Le nombre de personnes déplacées internes a quadruplé en deux ans, en passant de 60 500 en avril 2018 à 250 900 en avril 2020. À cela s’ajoutent les migrants en situation irrégulière qui, à l’instar des personnes en déplacement, sont confrontés aux mêmes menaces sécuritaires et sanitaires. De juin 2016 à la fermeture des frontières terrestres du Mali en mars, près de 262 100 personnes -dont 92 833 entrantes et 169 270 sortantes- ont été observées dans les points de contrôle des flux migratoires par les agents de l'OIM, ce qui représente une moyenne de 344 personnes en mouvement par jour. Sans une réponse appropriée, la crise sanitaire pourrait s’aggraver, puisque la fermeture des frontières terrestres pourrait accroître le nombre de personnes utilisant des points de passage frontaliers non officiels et non surveillés. La population en insécurité alimentaire continue également d’augmenter et risque de dépasser les projections alarmantes du Cadre harmonisé de mars 2020 qui estiment à 1,3 million le nombre de personnes actuellement en insécurité alimentaire sévère, soit plus du double du nombre de personnes touchées l’année dernière à la même période. En effet, l’impact économique dû à la pandémie de COVID-19 grèvera les revenus des populations les plus vulnérables et aggravera ainsi l’insécurité alimentaire à court terme.L’accès aux services sociaux de base reste fragilisé par l’insécurité. Pour rappel, 23 pour cent des structures sanitaires dans le nord et le centre ne sont pas fonctionnels en cette période de crise sanitaire. Plus de 1 200 écoles étaient non fonctionnelles à cause de l’insécurité avant l’enregistrement des premiers cas de COVID-19 dans le pays. Cette situation a été aggravée par la fermeture des écoles sur tout le territoire vers mi-mars. En début juin, les classes d’examen ont repris mais toutes les autres classes restent fermées, privant ainsi 3,8 millions d’enfants d’accès à l’éducation et à la protection. Il convient de noter que les populations du nord, en particulier les personnes déplacées internes, ont un accès limité à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, indispensables pour lutter contre certaines maladies à potentiel épidémique comme la COVID-19. De plus, l’absence d’abris adéquats crée parfois la promiscuité qui peut être un facteur de risque sanitaire en période d’épidémie. Des actions sont en cours pour améliorer les conditions de vie des communautés les plus vulnérables, mais elles méritent d’être davantage soutenues pour plus d’efficacité et de durabilité.
<strong>OCHA-Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé : l’espoir renaît !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soumaila-cisse-lespoir-renait-2888701.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 10:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Où en est-on avec les négociations en faveur de la libération de l’Honorable Soumaïla Cissé ? C’est la question que se posent nombre de Maliens et de simples observateurs depuis quelques semaines maintenant. Cette question devient de plus en plus insistante, d’autant plus que, chaque jour, à chaque prise de parole, le président de la République, lui-même, rassure et redonne de l’espoir à nous tous. En réalité, même si Ibrahim Boubacar Kéïta, il faut le reconnaître, passe mal le message, il faut reconnaître que les négociations avancent en ce qui concerne la prochaine libération de l’Honorable Soumaïla Cissé et qu’en ce moment, tout est mis en œuvre pour obtenir son retour parmi les siens. Depuis quelques semaines, maintenant, une mission séjourne au Nord de notre pays et assure les intermédiaires entre l’Etat central et les ravisseurs. On parle désormais d’arrangement relatif à la libération de certains prisonniers détenus, un peu partout, à travers le pays et dans certains pays limitrophes. En principe, d’ici à la fin de ce mois, Inch’Allah, il est possible que les choses évoluent dans le bon sens. Nous le souhaitons, vivement, en tout cas.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La colère de Macky Sall : «Il croit que le Mali lui appartient»</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 09:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Cet imam croit que le Mali lui appartient ». Ce sont les propos que le président de la République du Sénégal, Macky Sall, aurait tenus en quittant la salle de réunion lors du récent séjour des chefs d’Etat de la Cédéao à Bamako. Le chef de l’Etat sénégalais venait, avec ses autres homologues présents à Bamako, de rencontrer la délégation du M5-RFP conduite par l’imam Dicko et, apparemment, il n’avait pas apprécié le comportement de ce dernier et la façon dont il se comportait en maître de «tout ça». L’Imam Dicko n’aurait pas, ce jour, contrairement à ses habitudes, été du tout tendre avec ses illustres invités. Pour plusieurs raisons, nous a-t-on dit. D’abord, il n’avait pas apprécié de s’être fait trimballer par le protocole qui l’avait invité à se rendre à l’hôtel à 15 heures et qu’il ne soit reçu qu’à 18 heures ; ensuite, il y a eu l’épisode «promesse non tenue» d’Ado. Aux dernières nouvelles, a-t-on appris du côté de Dakar, Macky Sall a décidé d’oublier ce malentendu et de passer à autre chose. Il tient tellement au Mali, disent-ils.

<strong> Décapitation du maire d’Adiora : comme si de rien n’était !</strong>

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, en fin de semaine écoulée, on pouvait voir AbdelHakim As-Sahrawi, le commandant de l'EIGS dans le Gourma, exécuter sauvagement Samakatou Ag Youssouf, l'ancien maire de la commune d'Adiora, qui avait été enlevé le 20 août 2019. Il y avait, presque, une année. Il faut rappeler que c’est la deuxième que ce sinistre personnage s’adonnait à une telle pratique avec une telle mise en scène. Et à chaque fois, c’est contre des Touaregs qu’il agit. La vidéo et ce qu’elle proposait étaient tellement durs qu’on s’attendait à des réactions vigoureuses de la part du gouvernement. Malheureusement, rien ! D’ailleurs, cette exécution n’a, quasiment, eu aucun écho et du côté du pouvoir et celui de l’opposition, encore moins du côté de ceux qu’on appelle la société civile. Comme si de rien n’était, chacun a préféré jouer les indifférents.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise politique au Mali :   L’imam Mahmoud Dicko dit ses vérités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-politique-au-mali-limam-mahmoud-dicko-dit-ses-verites-2888671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 07:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le temps d’une émission, «Objection», de la première radio privée du Sénégal, Sud Fm, l’imam Mahmoud Dicko est revenu ce dimanche, informe le site d’informations Impact.sn, sur la tension politique qui prévaut dans son pays dont lui et ses camarades du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-Rfp) sont à la base. Réclamant toujours le départ du Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, l’imam Dicko a encore chargé ce dernier et ses alliés en les accusant d’avoir échoué dans la gouvernance du pays.

Pour étayer son propos, il mettra le curseur sur l’intégrité territoriale que le pouvoir en place à Bamako n’a jusqu’ici pas réussi à préserver. Ayant fini de constater que ce travail est celui de IBK et de ses collaborateurs. Le religieux, âgé aujourd’hui de 66 ans, s’est interrogé à ce propos : «Pourquoi ont-ils laissé d’autres forces s’installer dans le pays ? Ils n’ont pas fait leur travail.»

Revenant sur les conséquences actuelles de la crise sécuritaire et politique malienne, l’imam ne manque pas de se demander : «Ce qui est là, est-ce au nom de la religion ou est-ce (le fait) d’autres forces obscures, ou de gens frustrés par des comportements qui ont trouvé leur manière à eux de s’exprimer ?»

Jeudi dernier, on percevait déjà la détermination de l’imam Mahmoud Dicko à ne rien lâcher pour le Président malien devant les 5 chefs d’Etat des pays membres de la Cedeao venus jouer les bons offices entre le Président malien et ses adversaires radicaux qui exigent sa démission. «Rien n’a bougé pour le moment. Si vraiment c’est à cause de cela qu’ils se sont réunis, je pense que rien n’a été fait. Nous sommes un Peuple debout, nous ne sommes pas un Peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir en martyr que de mourir en traitre. Les jeunes gens qui ont perdu leur vie ne l’ont pas perdue pour rien», avait-il déclaré hier soir au sortir de sa rencontre avec la délégation des chefs d’Etat des pays membres de la Cedeao après que celle-ci se soit auparavant entretenue avec le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, au Palais de Koulouba.
«Je ne partage rien avec qui que ce soit, mais il faut partager la vérité avec tout le monde. S’il y a un problème, il faut chercher à en connaître la nature pour ensuite trouver des solutions», fait-il comprendre pour justifier ses échanges avec les groupes rebelles du Nord.

«La religion ne doit pas être imposée, (car) c’est un choix personnel. Le fait de venir avec des fusils et des bombes, ce n’est pas la religion. Ici en Afrique, la religion a toujours été un choix. Personne ne nous l’a imposée», souligne l’imam Mahmoud Dicko.
Evoquant les jihadistes, celui qui fut ancien chef du Haut conseil islamique du Mali de constater : «Il y a beaucoup de gens parmi eux qui sont là seulement parce que tous les horizons sont bouchés pour eux. Ils ne savent pas ce qu’il faut faire. Ils ont un fusil et c’est un instinct de survie pour eux. (Leur engagement dans le jihadisme et le terrorisme) n’est (donc) pas une conviction religieuse réelle chez eux.»

<strong> </strong>

<strong>Source : lequotidien.sn</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise socio&#45;politique : Ado, Dicko et… Macron</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-trouver-une-solution-a-la-crise-malienne-on-sen-souvient-la-communaute-des-etats-de-lafrique-de-louest-cedeao-a-depeche-dans-un-premier-temps-une-mission-minister-2888669.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 07:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a deux semaines, la capitale malienne recevait, dans le cadre de la tentative de résolution de la crise socio-politique que nous vivons encore, une délégation de certains chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Parmi eux, le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara.

Ce dernier s’est particulièrement fait remarquer, ce jour, à travers son retour précipité à Abidjan avant même la fin de la réunion. Il est parti avant tous les autres. Qu’est-ce qui n’avait pas été dit à l’époque ? Insurrection, coup d’Etat… Il n’en était rien, en réalité.

Alassane Dramane Ouattara ne voulait, juste, pas croiser l’Imam Dicko qui était à la tête de la délégation du M5-RFP. Pourquoi ? Simplement parce qu’il lui avait fait des promesses qu’il n’était pas parvenu à honorer.

Selon nos informations, le chef de l’Etat ivoirien avait rassuré le M5 et l’Imam au sujet du départ du Premier ministre. C’était sans tenir compte de la position du président Macron qui, informé de cette disposition, y opposa un niet catégorique. Comme pour dire qu’entre le Premier ministre Boubou Cissé et le président Emmanuel Macron, c’est l’entente cordiale. À l’opposé de ce qui se dit sous nos tropiques, de l’autre côté de l’hexagone, on apprécie les valeurs et on les reconnaît.

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Quand IBK «s’assoit» sur la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-quand-ibk-sassoit-sur-la-cedeao-2888668.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 07:54:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour trouver une solution à la crise malienne, on s’en souvient, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a dépêché, dans un premier temps, une mission ministérielle, pour discuter avec les différents protagonistes. Ensuite, vint une autre délégation conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, avant celle très fortement composée de cinq chefs d’Etats. </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À l’issue de cette mission présidentielle, il a été décidé, après discussions avec les différentes parties prenantes de la crise malienne, de convoquer un sommet extraordinaire de la Cédéao par visioconférence. Cette instance sous-régionale a fait certaines recommandations parmi lesquelles la démission des députés dont l’élection fait l’objet de contestation, y compris le président de l’Assemblée nationale. </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ces mesures sous-régionales, il faut le dire, ont été très mal accueillies par l’ensemble des protagonistes. Et du côté de la majorité et celui de l’opposition, tous ont, d’emblée, dénoncé ces dispositions qui, ont-ils tous avancé, étaient anticonstitutionnelles. On se demande, depuis, comment pourrions-nous sortir de la crise, si personne ne veut écouter la Cédéao et suivre ses résolutions.</span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’inquiétude est d’autant plus grande que l’ultimatum, donné par les chefs d’Etat, a expiré et rien n’a, réellement, bougé. Aussi, les Maliens ont-ils été encore plus inquiets, en voyant le président de la République, le jour de la fête de Tabaski, prier dans la salle de banquets du palais de Koulouba, aux côtés de son fils de président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, que lui-même devait, normalement, faire démissionner. </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Que les Maliens ordinaires, l’opposition ou de simples élus refusent de mettre en application les recommandations de la Cédéao, peut, à la limite, se comprendre ; mais, que le premier magistrat, le président de la République, ignore royalement ces recommandations à la prise desquelles il a, lui-même, participé, même si c’est par vidéoconférence, est une chose que personne ne peut expliquer. </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis, c’est l’incompréhension totale. On se demande, réellement, pour qui la Cédéao a édicté lesdites mesures, à la suite de cette rencontre, et surtout ce que nous réservent les prochains jours.</span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">    </span></p>
<p class="yiv1971748293msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Bazoum : proche de la consécration au Niger !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mohamed-bazoum-proche-de-la-consecration-au-niger-2888664.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 07:50:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Bazoum Mohamed n’est plus membre du gouvernement depuis plus plusieurs jours. Il a demandé à être déchargé des fonctions de ministre d’Etat, ministre en charge de l’Intérieur, pour mieux s’occuper de son parti et de sa campagne selon les dires de ses militants. </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Candidat du PNDS Tarayya, le parti présidentiel, à la prochaine élection présidentielle, il a désormais les coudées franches pour aller à la rencontre des populations du Niger profond pour tenter de les convaincre à voter pour lui. </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis la semaine écoulée, il parcourt des localités de l’ouest du pays (régions de Tillabéri et de Dosso) pour exposer ses ambitions pour son pays le Niger une fois porté à la magistrature suprême. Mais bien avant même qu’il ne soit libéré du gouvernement, Bazoum était au contact permanent de ses compatriotes pour leur expliquer son projet de société.</span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aussitôt déchargé de ses fonctions, Bazoum a entrepris d’intensifier sa proximité avec les populations nigériennes en parcourant beaucoup de localités. </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dauphin attitré du président Issoufou, Bazoum Mohamed, compte ainsi se faire le meilleur maillage possible de l’électorat nigérien. Toute chose susceptible de lui donner une longueur d’avance sur ses concurrents qui préfèrent le confort de leur salon calfeutré aux rigides réalités du terrain. Alors, Bazoum Mohamed est dans son bon droit de croire en son étoile !</span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></strong></p>
<p class="yiv6154967047msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nouvelle Libération avec Tawèye (Niger)</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Boubou Cissé :   «La majorité et l’opposition doivent toutes se mettre à la disposition du Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-boubou-cisse-la-majorite-et-lopposition-doivent-toutes-se-mettre-a-la-disposition-du-mali-2888662.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 07:49:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Dr. Boubou Cissé a présidé, le mardi 28 juillet, à la primature, sa toute première réunion du gouvernement restreint. À l’entame de ses propos, le chef du gouvernement, au nom du président de la République, a félicité les ministres composant le gouvernement restreint et les a remerciés d’avoir accepté de relever le défi dans un contexte si particulier.</strong>

Dans sa déclaration, le chef du gouvernement, Dr. Boubou Cissé, a déclaré : «les leçons que je tire d'un an de magistère et surtout de la crise que nous vivons actuellement me poussent à beaucoup plus d'humilité. J'ai encore plus conscience que tout chef de gouvernement que je suis, je ne puis qu'être le premier d'entre les pairs afin que tous ensemble, nous parvenions à atteindre les résultats attendus de nous, par le président de la République et le peuple malien.

J'ai conscience que la valeur ajoutée de l’exécutif restreint en place est de pouvoir négocier la sortie de crise, la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et le retour à la normalité. C'est une instruction du chef de l'État qui a mis le Mali au-dessus de tout. En ce qui nous concerne également, nous mettrons le Mali au-dessous de tout, et de chacun d'entre nous».

Il a lancé un appel d’union au M5-RFP et d’autres regroupements : «à toutes nos sœurs, à tous nos frères du M5-RFP et d'autres regroupements, j'aimerais dire qu'ils sont attendus et fortement désirés dans l'attelage gouvernemental qui doit être mis en place incessamment.

Le président de la République ne cesse de le dire et le Premier ministre que je suis, y croit fermement, dans la majorité comme dans l'opposition, il existe de grandes compétences. Elles doivent toutes se mettre à la disposition du Mali. Ici et maintenant. Pas demain mais aujourd'hui. En ne pensant qu'au Mali, l'intérêt du Mali et l'avenir du Mali. J'ai confiance et l’équipe restreinte se met à la tâche sans tarder».

Notons que le conseil a identifié les axes prioritaires de cette première équipe réduite chargée entre autres de mener des consultations en vue de la composition d’un gouvernement d’union nationale, conformément à la volonté du chef de l’Etat, aux recommandations de la Cédéao et aux exigences du moment.

Ces axes concernent notamment la mise en place d’un gouvernement d’union nationale plus élargi, susceptible d'assurer la gestion rapide de la crise sociopolitique qui secoue le pays, en apportant des réponses concrètes et immédiates aux revendications sociales. Et cela, toujours conformément aux recommandations de la Cédéao et dans le respect de notre constitution.

Étaient présents à ce premier conseil, le Général Dahirou Dembélé, reconduit au poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants, Boubacar Alpha Bah, également reconduit au poste de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Tiébilé Dramé, reconduit au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Me Kassoum Tapo, nouveau ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et le Général de Brigade M’Bemba Moussa Keïta, nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

&nbsp;

<strong>Bourama Kéïta </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Danaya Business : tromperie sur la marchandise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/danaya-business-tromperie-sur-la-marchandise-2888692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 01:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Adama Traoré, bénéficiant de soutiens sûrs aux postes clés, a bien verrouillé les DFM de certains départements ministériels. LOPM ne lui offre qu’une aubaine de plus !

En effet, LOPM  pourrait ainsi se définir : abreuvoir pour la hiérarchie militaire et ses opérateurs économiques satellisés. Il s’agit bien de la loi d’orientation et de programmation militaire. Laquelle a son pendant sécuritaire.

Au nombre des opérateurs économiques satellisés, il est Adama Traoré. Et, depuis presque vingt ans, il tire les marrons du feu du côté des Forces armées et de sécurité. À croire que la concurrence est morte au Mali !

La grande muette et ses tentacules sécuritaires ont trouvé leur «omnipotent» et omniscient, en la personne de Adama Traoré, le seul à même de pouvoir tout faire. Au moyen de sociétés ou d’entreprises créées à tour de bras et aux dénominations bien curieuses : Danaya Business Sarl ; MCD Sarl ; Bocoum Distribution ; S.A.F.D Sarl ; Ageco Sarl BTP ; AB Services ; Nouvelle Lune ; Bougouda Sarl ; Rama Service ; MBA Fatoumara. En cela réside la supercherie. Et pas que !

Le but de ce manège ou stratagème : permettre à M. Traoré de s’accaparer tous les gros marchés. Point besoin alors d’affirmer qu’on l’y aide au sein des Forces de défense et de sécurité maliennes. En clair, Adama Traoré bénéficie de complicités avérées.

Le sieur Traoré bénéficie en outre de plumes logées dans les départements concernés ; lesquelles sont prêtes à scribouiller pour préserver les intérêts des magnats de cette escroquerie. «Touche pas Adama», semble être leur devise.

On pouvait bien fermer les yeux sur ce réseau très structuré, s’il fournissait du matériel de très bonne qualité. L’un des marchés de ce personnage sulfureux défraie la chronique : le marché de fourniture des tenues de la police nationale, dont la qualité laisse à désirer (nous ferons parler des agents de police).

Pire encore, Adama Traoré et ses complices sont passés maîtres dans l’art de faire dire aux chiffres ce qu’ils veulent. Ainsi, par des artifices de calculs grossiers, ils surfacturent les prix des matériels et équipements fournis. Comme pour dire que le butin, plutôt le pactole, doit subir plusieurs ponctions pour satisfaire toute la chaîne de cette escroquerie.

Mais aussi, parce que, pour eux, le risque de se faire pincer est epsilonesque, en raison de la mention ou du sceau «secret-défense». Alors, ils jubilent, à l’occurrence de chaque gros marché (nous en éplucherons certains de ces gros marchés dans nos parutions à venir).

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise politique : qui pour sauver le roi acculé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-politique-qui-pour-sauver-le-roi-accule-2881991.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 09:30:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ses jours à la tête de l’Etat malien sont-ils comptés ? Il faut être dans les secrets de Dieu pour donner une réponse affirmative à cette interrogation. Mais, à l’évidence, le président de la République vit des moments très difficiles, qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir vivre un instant dans ce pays, même dans un songe.</em></strong>

Est-elle partie de rien ? Non ! La crise à laquelle le Mali est buté est antérieure à l’avènement de l’actuel président de la République, du moins, dans ses premiers développements. En ce qu’elle se résumait à une crise sécuritaire qui écumait la partie septentrionale de notre pays.

C’est d’ailleurs l’une des raisons fondamentales qui a poussé une partie des Maliens à se battre pour le faire élire premier Magistrat et donc lui confier les destinées de notre pays. Car, convaincus, ces Maliens, qu’il n’y avait guère meilleur homme au Mali à même d’assumer une telle charge.

Les Maliens ne tarderont pas à regretter ce choix. En l’espace d’un trimestre ou peut-être plus, à la tête de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, c’est lui dont on parle, va trahir la confiance des Maliens. Au gré de scandales financiers, à commencer par l’achat de son avion personnel, de tâtonnements, de pilotages à vue. Quand l’armée perdait encore du terrain au nord, avant que le centre du pays ne s’embrase à son tour.

À croire que la fatalité a décidé de ne lui faire aucun cadeau, à IBK, celui-là même qui assurait ses compatriotes de ses aptitudes surnaturelles à résoudre leurs problèmes en clin d’œil, à tout le moins, en un claquement de doigts.

De façon schématique et peut-être réductrice, il sera réélu dans ces conditions, au moyen d’un tripatouillage des résultats de l’élection présidentielle. Son infortune se poursuivra et s’écrira de belle manière pendant les deux premières années de son deuxième bail avec ses compatriotes.

Jusqu’à ce jour fatidique ou décisif (c’est selon) du 05 juin 2020, où une partie des Maliens a décidé de se faire entendre. Après un rassemblement, justement un 05 juin, un mouvement du même nom est né, qui va se donner cette autre dénomination : Rassemblement des Forces patriotiques. Depuis, Ibrahim Boubacar Kéïta vit des heures difficiles et sombres.

Au point qu’il s’est précipité, et surtout hasardé, à faire des propositions de sortie de crise. Il a ainsi ordonné l’application de l’article 39, pour contenter les enseignants qui étaient en grève depuis six mois ; et il a fait une offre de gouvernement d’union nationale. Laquelle demeure, pour l’instant, sans preneur.

Et depuis, il est retombé dans sa torpeur maladive. Cherche-t-il à avoir ses opposants à l’usure ? Est-il abandonné par ses partisans ? Va-t-il pouvoir se tirer d’affaire cette fois-ci ? Bien d’autres questions tourmentent les Maliens.

En tentant de répondre à certaines d’entre elles, on pourrait postuler que le président de la République tente de gagner du temps. Avec l’espoir de pouvoir attendrir ses compatriotes les plus émotifs. Puisqu’il est coutumier du fait de se faire passer pour la victime afin de bénéficier de la sympathie, de la mansuétude du Malien naturellement compatissant.

En tout cas, il semble très peu aidé par ses partisans qui, il faut le dire, n’ont pas le beau rôle dans leur volonté de lui sauver la mise. Ces derniers, il y a quelques jours, essaient de sortir la tête de l’eau, et tentent de tenir la dragée haute à ceux qui demandent la démission du président de la République.

Oui, il pourrait bien se sortir d’affaire, mais, probablement, très affaibli. Et, ce qui est sûr, Ibrahim Boubacar Kéïta a été malmené comme jamais, trimballé comme jamais. On le lui concède volontiers à l’un de ceux qui gardent une dent contre lui : « Jamais PR (Président de la République) n’aura été ramené à ce niveau de contestation. Se prendre pour le centre du monde, penser être au-dessus du peuple dont on est issu, pervertir l’évidence de la fonction qui impose l’intérêt général avant tout… vous installent dans un trou sans fin », estime Me Mamadou Ismaïla Konaté.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fourniture de matériels  divers au profit des FAMa :  La Société GUO Star exempte de tout reproche !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fourniture-de-materiels-divers-au-profit-des-fama-la-societe-guo-star-exempte-de-tout-reproche-2881994.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 09:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette affaire aura défrayé la chronique pendant longtemps. Si elle a terni un tant soit peu l’image de la Société GUO Star, celle-ci en est finalement sortie blanchie et attend d’être mise dans ses droits. </em></strong>

Le bureau du Vérificateur général de la République, sur instructions du Premier ministre d’alors, a effectué une mission de vérification de conformité et de performance dont les conclusions incriminaient la Société GUO Star de l’opérateur économique Amadou B. Kouma.

Cette mission avait conclu avoir constaté un détournement de fonds publics et une complicité par l’engagement irrégulier des finances publiques et une présumée surfacturation ; une utilisation frauduleuse et un détournement de deniers publics.

En plus de pratiques de fraudes fiscales dans l’affaire de vérification de conformité et de performance de l’acquisition d’un aéronef et de fourniture aux Forces armées maliens de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA), ainsi que de véhicules et de pièces du rechange au Ministère de la Défense et des Anciens combattants. L’affaire avait fait grand bruit avant de passer devant la Justice malienne.

Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du District de BKO, chargé du Pôle économique et financier, a alors été saisi du contentieux. Celui-ci, en 23 novembre 2018, a informé le Directeur général du Contentieux de l’État, d’un avis de classement sans suite de cette affaire. Il avait motivé cet avis par le fait que les infractions contenues dans le dossier « ne peuvent admettre aucune qualification pénale».

<strong>Que reprochait-on à la Société GUO Star ?</strong>

D’abord, une première infraction de détournement de fonds publics et complicité par l’engagement irrégulier des finances publiques et surfacturation sur des montants de 24. 120.371. 247 FCFA et 329.548. 538 indûment payés à titre de frais d’inspection, d’immatriculation, d’armement de l’avion, de peinture, de maintenance, de carburant et d’honoraires d’avocats.

Or, à en croire le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du District de Bamako, cette infraction est «inopérante». Pour la simple raison que «le gouvernement malien a souverainement décidé de couvrir les opérations d’acquisition ou achat d’un aéronef et de matériels et fournitures militaires du sceau de secret-défense ou de protection des intérêts essentiels de l’État qui est incompatible avec des mesures de publicité».

Quant à l’observation qui insinue une utilisation frauduleuse et un détournement de deniers publics pour un montant de 9.35.120.750 ; elle a été jugée «sans objet en ce sens que le ministère des Finances et celui de la Défense ont conclu aux contrats hors prévision, il apparaît constant que deux collectifs budgétaires initiés par le gouvernement et adoptés par l’Assemblée nationale ont pris en charge l’incidence financière desdites opérations».

Au sujet des fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrements et des redevances de régulation, le procureur de la République, près le tribunal de la commune III du District de Bamako, a évoqué la possibilité pour l’administration fiscale de procéder aux recouvrements des montants dus à l’échéance.

<strong>L’étape de la Cour suprême</strong>

Les conseils de la Société GUO Star SARL, par requête en date du 29 mai 2017, ont saisi la Cour suprême (Section administrative) aux fins de condamnation de l’État du Mali au paiement de l’intégralité du montant du contrat au profit de la Société GUO Star SARL.

Dans son arrêt, rendu le 07 février 2018, la Cour suprême (Section administrative), en la forme, a reçu la requête de la Société GUO Star comme régulière ; et au fond, l’a déclarée bien fondée et y a fait droit.

Elle condamnait ainsi l’État au paiement de : 25.183. 396.474 Fcfa, représentant le solde du contrat ; 206.610.033 Fcfa, représentant le montant des intérêts bancaires dus par la Société GUO Star à ses partenaires ; 600.000.000 Fcfa, à titre de dommages-intérêts.

Ainsi donc, celui dont la réputation avait pris un coup dans cette affaire, l’opérateur économique Amadou B. Kouma, patron de la Société GUO Star SARL, venait d’être réhabilité par la Justice.

Au demeurant, il attend d’être payé par l’État malien. Lequel lui doit bien plus que tout cela (laver son honneur), après l’avoir traîné dans la boue !

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Libération de Soumaïla Cissé : négociations tous azimuts !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/liberation-de-soumaila-cisse-negociations-tous-azimuts-2881999.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 08:27:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les tractations en vue de la libération de l’honorable Soumaïla Cissé sont en cours et l’homme pourrait, si tout se passe bien, rejoindre sa famille très prochainement. Selon nos sources, c’est courant Ramadan que la procédure de Soumaïla Cissé a été, officiellement, lancée. Le président de la République a, en effet, ce jour, mis en mission un élu du Nord (souvent très impliqué dans les libérations d’otage). Ce dernier a été dépêché, à bord d’un avion (militaire) spécial, vers le Nord, et est revenu avec les preuves de vie du président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD). C’est aussi lui qui a apporté au député de Niafunké ses médicaments. Le même élu est, présentement, dans la zone pour finaliser (si tout se passe comme prévu) la libération du chef de file de l’opposition parlementaire. C’est dimanche dernier (21 juin 2020) qu’il est parti, une nouvelle fois, seul, à bord d’un avion spécial avec, cette fois-ci, les propositions du gouvernement.

<strong>Chefs d’Etat de la Cédéao à Bamako : viendront-ils ou pas ?</strong>

Après sa mission ministérielle qui a séjourné la semaine dernière dans notre pays, la Cédéao avait décidé de dépêcher, cette fois-ci, dans notre pays, des chefs d’Etat pour discuter avec les parties en conflit dans notre pays. Il s’agissait des présidents du Niger, du Nigéria et de la Côte d’Ivoire. On attendait la venue de cette délégation quand, à la dernière minute, elle a été annoncée, sans aucune raison officielle, reportée. Depuis, les spéculations vont bon train au sujet de la non-venue de la haute délégation de la Cédéao. Les uns affirment qu’au niveau de l’institution sous-régionale, on a préféré surseoir au déplacement à cause des manifestations programmées ce week-end dans la capitale. D’autres sources révèlent que c’est Bamako qui a demandé à la Cédéao de patienter quelques jours.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mme Touré Assian Sima, la directrice de l’ANGESEM : « Nous sollicitons la collaboration de tout le monde »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mme-toure-assian-sima-la-directrice-de-langesem-nous-sollicitons-la-collaboration-de-tout-le-monde-2882000.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 07:36:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Mme Touré Assian Sima : Bonjour Madame, vous êtes la directrice de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali, pouvez-vous nous présenter votre structure ? En quoi consistent les missions qui lui sont assignées ?</strong></em>

L’ANGESEM est un Etablissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il a été créé par l’ordonnance n°07- 015 du 28 mars 2007, ratifiée par la loi 07-042 du 28 juin 2007, et a pour missions d’assurer la gestion durable des stations d’épuration des eaux usées et ouvrages annexes.

À ce titre, elle est chargée de : promouvoir et veiller à la gestion des ouvrages d’assainissement suivant les normes établies en la matière ; identifier, organiser et renforcer les capacités d’étude, de réalisation des infrastructures d’assainissement ; concevoir, coordonner, suivre et contrôler la réalisation, l’installation ou la réhabilitation des ouvrages et équipements ; contribuer au transfert de la maîtrise d’ouvrage de l’Etat aux Collectivités territoriales. Elle s’occupe spécifiquement de la gestion collective des eaux usées.

<em><strong>Qu’est-ce une eau usée ?</strong></em>

<strong> </strong>On entend par eaux usées, toutes eaux souillées résultantes des activités humaines. Selon l’article 3du décret n°01-395/ P-RM du 06 septembre 2001, fixant les modalités de gestion des eaux usées et gadoues, on entend par eaux usées ou déchets liquides : toutes eaux modifiées dans leur qualité par utilisation ménagère, commerciale, artisanale, agricole et industrielle.

Il y a différents types d’eaux usées :les eaux usées domestiques ; les eaux usées urbaines ; les eaux usées industrielles ; les eaux usées agricoles ; les eaux de pluie et de ruissellement.

<em><strong>C’est quoi une station de d’épuration, quelle est son utilité dans le système d’assainissement d’une ville ?</strong></em>

C’est un ouvrage où toutes les eaux usées sont acheminées à travers un réseau d’égouts pour les débarrasser des impuretés avant leur rejet dans la nature.

Avec l’augmentation galopante de la population dans les villes, l’assainissement individuel ne peut plus répondre et vous voyez l’eau des puits des quartiers anciens de Bamako comme Médine et Bagadadji qui ne mousse plus. Cela montre un degré important de contamination de l’eau de la nappe car le sol est gorgé d’eau.

Le type d’assainissement est le collectif qui permet non seulement de protéger les ressources en eau mais surtout d’améliorer le cadre de vie au niveau de la ville qui est une vitrine du pays. Donc son utilité n’est plus à démontrer.

<em><strong>De sa création à nos jours, quelles sont les grandes actions réalisées par votre agence ?</strong></em>

Plusieurs actions ont été réalisées de 2007 à nos jours. On peut noter la construction d’une station des eaux usées industrielles et de teinturerie à Sotuba ; la construction de stations d’épuration dans quatre hôpitaux du Mali (Pont G, l’hôpital de Sikasso, CNAM et l’hôpital du Mali à Bamako) ; la signature de conventions de gestion avec les collectivités territoriales de Mopti et de Tombouctou pour la gestion de leur station d’épuration.

Pour cela, l’ANGESEM a réhabilité la station d’épuration de la ville Mopti qui était à l’arrêt. Elle est aujourd’hui fonctionnelle. Elle a aussi effectué les travaux de réhabilitation de la station d’épuration de la ville de Tombouctou. Actuellement, nous sommes en train de faire l’extension du réseau sur le versant Est de la ville.

En outre, nous pouvons signaler l’ouverture de trois antennes régionales à Bamako, Mopti et Tombouctou ; la finalisation du cadre organique de la Direction générale et des antennes de l’ANGESEM ; la réalisation de l’étude d’instauration de la redevance du service public d’assainissement des eaux usées au Mali ; la construction du siège de l’Agence à Sotuba ; la mise en place d’une stratégie de communication.

<em><strong>Il est évident que tout n’est pas parfait dans votre domaine d’activité, quelles sont les difficultés auxquelles l’agence fait face ?</strong></em>

La principale difficulté rencontrée est l’insuffisance de crédit alloué à l’Agence. C’est aussi le problème foncier qui entrave nos activités et l’insuffisance de personnel qualifié.

<em><strong>Quels sont les projets à court terme que l’agence s’apprête à mettre en œuvre ?</strong></em>

Il y a surtout la construction d’une station de traitement de boues de vidange à Bamako ; la construction d’une station de traitement des boues de vidange à Sikasso et à Ségou qui sont déjà en chantier ; la production de compost pour l’agriculture avec des boues de vidange.

Il y a aussi la production d’électricité à travers les boues de vidange, le renforcement du cadre partenarial avec les acteurs de l’assainissement au Mali et les sociétés et entreprises homologues d’autres pays, la mise en œuvre du schéma directeur d’assainissement de la ville de Bamako.

<em><strong>Mme la directrice, il est établi que 80% des eaux que nous utilisons deviennent des eaux usées ; avec le projet de Kabala où 144 000 m<sup>3 </sup>d’eau potable sont attendus ; quelles sont les dispositions prévues pour cette quantité importante d’eaux usées qui seront produites ?</strong></em>

Avec Kabala, il est prévu la construction de deux stations d’épuration des eaux usées de part et d’autre du fleuve Niger à Bamako, une sur la rive gauche et une sur la rive droite à l’horizon du projet 2030. L’importante quantité d’eaux usées produites sera alors traitée avant son rejet dans le fleuve Niger. Déjà, la Banque Africaine de Développement, à la suite de la table ronde réalisée, a mis la main à la poche, comme on a coutume de le dire, avec la somme de 25 milliards de FCFA. Parallèlement, une solution sera trouvée à l’épineux problème de la gestion des boues de vidange par la réalisation de deux stations de traitement sur les deux sites retenus.

Malheureusement, ce financement de la BAD, nous l’avons perdu pour n’avoir pas pu honorer certains engagements. Mais il y a depuis le mois de mars 2020, une lueur d’espoir avec l’intérêt que porte la Banque Mondiale au projet dans le cadre du projet Bamako moteur de croissance inclusive.

<em><strong>Si les eaux ne sont pas traitées, quelles conséquences cela peut avoir ?</strong></em>

Les principales conséquences est la pollution de nos ressources en eau et la dégradation de notre cadre de vie par divers polluants que sont les métaux lourds, les produits chimiques, etc. Avec ces pollutions, les risques de maladies liées à l’eau sont fréquents comme la diarrhée.

<em><strong>Nous sommes actuellement confrontés à une pandémie sans précédent, le Covid 19. Pouvez-vous nous dire s’il y a un risque de contamination avec les eaux usées ?</strong></em>

Les coronavirus sont présents dans les eaux usées. Toutefois, on estime que le risque de contracter le COVID-19 est faible, en raison de l'environnement qui n'est pas favorable à leur survie. Ceux-ci s’ajoutent aux autres pathogènes qui sont véhiculés dans les égouts, les stations de pompage, les stations de traitement des eaux usées et les camions de pompage à vide.

Comme les autres pathogènes, ces milieux de travail contaminés justifient déjà des mesures d’hygiène accrues ainsi que le port d’équipements de protection individuels (ÉPI) appropriés en fonction de l’évaluation des risques liés aux tâches à effectuer ainsi qu’à l’environnement de travail.

<em><strong>Avez-vous un appel à lancer</strong> ?</em>

Nous sollicitons la collaboration de la population en lui demandant d’éviter de jeter aux toilettes plusieurs objets indésirables, plus particulièrement les lingettes désinfectantes et autres objets dans les ouvrages de traitement.

Nous invitons tout le monde au respect des mesures barrières. Les mesures de prévention recommandées pour tous les milieux contaminés par des eaux usées sont  de : recourir aux <a href="https://www.apsam.com/theme/risques-biologiques/covid-19-coronavirus/mesures-de-prevention-generales-recommandees">Mesures de prévention générales recommandées</a>.Il est aussi recommandé de prendre une douche à la fin du quart de travail, lorsque les risques liés à la tâche le justifient. Mais aussi de choisir les ÉPI imperméables (bottes, gants, lunettes, visière, survêtements, etc.) pour la tâche à effectuer (ex. : nettoyage au jet d’eau) et à la situation de travail (ex. : dégrilleurs, des sableurs, espaces clos, etc.), ainsi qu’une protection respiratoire appropriée afin de protéger les travailleurs de tous les pathogènes.

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Vers la désobéissance civile ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-vers-la-desobeissance-civile-2881990.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 07:18:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Notre pays est, encore une fois, à la croisée des chemins. Depuis quelques semaines, la tension est montée d’un cran (elle monte chaque jour un peu plus) entre le pouvoir, ses soutiens et une bonne partie de la classe politique et de la société civile, à travers le M-5 RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques). </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Après les deux grands meetings du 05 et du 19 juin, les seconds entendent remettre ça à travers une campagne de désobéissance civile pouvant intervenir la semaine prochaine.</span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour l’instant, ce qui est en cours, ce sont les conciliabules et les négociations entre les différentes parties. Il faut rappeler, déjà, que la CEDEAO (Communauté Economie des Etats de l’Afrique de l’Ouest), à travers une mission ministérielle, a séjourné, ici, quelques jours, en vue de rencontrer les protagonistes et calmer les uns et les autres. La délégation qui a séjourné plusieurs jours à Bamako et a rencontré tous les acteurs de la crise. </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Elle a, à la fin de sa mission, publié un communiqué qui demande la dissolution de la Cour constitutionnelle et l’organisation d’élections législatives partielles dans certaines zones. En plus de cette mission, ici, à l’interne, ont été prises certaines initiatives parmi lesquelles celles émanant de la communauté internationale. </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Elle a, à travers la Minusma, l’Union européenne et d’autres partenaires, rencontré, à la CMAS, le M5-RFP. Malgré toutes ces rencontres, les «amis de Dicko» sont déterminés et n’entendent pas lâcher prise de sitôt. </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aux dernières nouvelles, depuis hier, des discussions sont en cours, au sujet de la nouvelle stratégie à adopter. Si certains sont favorables à un nouveau meeting, d’autres penchent pour des actions de désobéissance civile à travers le pays.</span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On comprend donc, aisément, qu’au sein du M5-RFP (Mouvement du 05 juin/Rassemblement des Forces patriotiques), aussi, les positions et les dispositions ne sont pas les mêmes. Il y a ceux qui comptent en découdre et en finir avec ce régime et ceux qui pensent que les choses peuvent changer dans la discussion et le dialogue. Parmi eux, l’Imam Dicko (parrain de la CMAS) qui, contrairement à Kaou Djim qui parle en son nom, souvent, n’est pas un va-t-en-guerre.</span></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv5797548849msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire ristourne des paysans :  Vers la mise en accusation de la BMS&#45;SA ou bientôt la liberté pour Bakary Togola ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-ristourne-des-paysans-vers-la-mise-en-accusation-de-la-bms-sa-ou-bientot-la-liberte-pour-bakary-togola-2881993.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 01:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La justice examine la convention tripartite !</strong>

<strong><em>L’examen attentif de la convention tripartite, signée entre le ministère de l’Economie et des Finances, la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton et la Banque malienne de solidarité (BMS-SA), pour gérer les ristournes versées par l’Etat via la CMDT au profit des paysans, conduira-t-il à une prochaine relaxe de Bakary Togola, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, APCAM ? À moins que cette procédure ne débouche sur une requalification des faits impliquant de plus gros poissons !</em></strong>

Les investigations, relativement à l’affaire Bakary Togola ou le détournement des ristournes des cotonculteurs, pourraient très prochainement prendre une nouvelle tournure. La convention tripartite, liant l’Etat à travers le département de l’Economie et des Finances, <strong>la Confédération des sociétés Coopératives des producteurs de Coton, bénéficiaire et la BMS-SA,</strong> où étaient logés les fonds, objet de détournement par l’ancien président de l’APCAM, met en cause plusieurs responsabilités dans la chaîne de décaissement. À terme, le Procureur serait amené à inculper d’autres responsabilités ou… prononcer la relaxe pure et simple de l’enfant de Niamana.

<strong>L’affaire n’est pas simple. La cagnotte, dite «des ristournes de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de Coton », est en effet un fonds créé par l’Etat pour ajuster le prix du coton aux producteurs, afin de réduire sinon d’annuler si possible les fluctuations à la baisse des cours internationaux de l’or blanc. </strong>

Ainsi, chaque fois que les cours mondiaux du coton baissent, l’Etat puise dans ce fonds mis à la disposition de la CMDT afin que la compagnie maintienne le prix d’achat convenu aux producteurs. Mieux, lorsque les cours sont élevés sur les bourses internationales, l’Etat alimente le même fonds et peut se permettre parfois d’accorder des subsides supplémentaires aux cotonculteurs en plus du prix d’achat initialement convenu.

La gestion de ce fonds, logé à la BMS-SA, ressortait d’une convention, signée par le ministre de l’Economie et des Finances, le président de la l’APCMA et bien sûr la BMS-SA, banque de domiciliation. Certes, comme stipulé dans la convention, les retraits s’effectuaient sur signature du représentant mandataire des paysans, en l’occurrence le président de l’APCAM, mais uniquement à la suite du constat et de la vérification, par l’autorité de domiciliation, la BMS-SA, d’une lettre dûment signée par le ministre des Finances déterminant et autorisant le montant, sûrement après les justifications de la dépense.

<strong>Des faits avérés et des questions</strong>

<strong>En somme, suivant l’orthodoxie des finances publiques requise en la matière, c’est bien le ministre de l’Economie et des Finances, autorité déléguée ordonnatrice de l’Etat, qui accorde son autorisation ou non pour quelque transaction que ce soit sur le compte alimenté au titre des ristournes.</strong>

<strong>Relativement à l’instance judiciaire en cours, i</strong>l n’y a aucun doute là-dessus : Bakary Togola a bien puisé dans le fonds. D’après le Procureur Mahamadou Kassogué, les investigations ont permis de découvrir un déficit de 9 milliards de FCFA, sur plus de <strong>13 milliards de FCFA,</strong> octroyés à la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton par la <strong>Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT)</strong>. Ce préjudice couvre seulement la période comprise entre 2013 et 2019 et ne remonte pas dans le temps, depuis l’arrivée de Bakary Togola à la tête de l’APCAM.

Mais la question qui turlupine est surtout de savoir comment, malgré les garde-fous de la convention tripartite, Bakary Togola est parvenu à puiser autant dans les ristournes ? L’y a-t-il été autorisé et par quelle autorité ? On peut croire que de toute évidence, le ministre des Finances, au moment des faits, devenu Premier ministre tout en conservant le même portefeuille, n’a certainement pas écrit pour autoriser les transactions ayant abouti au prélèvement pour lequel Bakary Togola est accusé.

Car, le Procureur Kassogué n’aurait alors engagé aucune poursuite face à la légalité des opérations, ou aurait au contraire procédé à une requalification des faits. Par ailleurs, sur la base de quel document, l’autorité de domiciliation, la BMS-SA, a-t-elle permis les retraits de si importants  montants ? À moins de faire injure à un établissement financier des plus cotés de la place, la BMS-SA devrait disposer de solides autorisations pour décaisser une si rondelette somme.

<strong>Vers la relaxe pour cause de gros poissons ?</strong>

Le dossier Bakary Togola donne de si sérieuses migraines au procureur Kassogué qu’il pourrait être vidé de sa substance, car de nombreuses zones d’ombre subsistent. Et pour cause, l’ancien président de l’APCAM n’a jamais nié avoir prélevé les 9 milliards de FCFA pour lesquels il croupit en prison. Mieux, le disert paysan n’a pas hésité une seconde à déclarer à qui veut l’entendre, notamment au jeune procureur Kassogué, que c’est le président de la République qui l’a autorisé à puiser dans le fonds pour financer nombre d’activités de sa campagne, dans laquelle le président de l’APCAM était alors activement engagé.

Au demeurant, Bakary Togola semblait croire que mettre en avant cette assertion était le sésame magique pour échapper aux fers de Kassogué. En pure perte, car aucun document légal émanant du premier magistrat ne venait à l’appui des affirmations du patron des cotonculteurs et, visiblement, Kassogué aurait été bien en peine de déférer devant son pupitre le chef de l’Etat en personne comme le premier quidam venu pour recueillir son témoignage. Si bien que se croyant apparemment protégé, Bakary Togola a vite fait d’éprouver les limites du soutien présidentiel.

Pour ce que l’on sait au moment où un mandat de dépôt était décerné contre Bakary Togola, le Procureur Kassogué avait expliqué que «<strong><em>le dénonciateur </em></strong><strong>(avait)<em> non seulement fourni des documents pour étayer sa dénonciation, mais </em>(…)<em> aussi contribué à </em>(…)<em> faire comprendre les lignes comptables des documents</em></strong>», justifiant que le président de l’APCAM soit retenu dans les liens de l’accusation pour corruption et détournement de deniers publics.

La gravité des faits et l’ampleur du délit justifiait que lui soit refusé la liberté provisoire, même sous caution, vu les risques de destruction de preuves, de subornation ou menaces de témoins ou même que l’accusé, au vu de ses moyens, ne se soustrait à la justice.

Mais, si des poursuites devaient s’engager sur la base de la convention tripartite liant la Confédération des producteurs bénéficiaire, la banque de domiciliation des fonds et le département de la tutelle des finances, ordonnateur des transactions sur le compte, le Procureur serait amené à conduire des investigations quant à savoir les mécanismes de décaissement des ristournes. D’où des interrogations quant aux responsabilités des différents protagonistes, Bakary Togola déjà en prison, Boubou Cissé alors ministre des Finances et bien sûr Babaly Bah, alors PDG de la Banque aujourd’hui à la retraite.

Là où le dossier se corse un peu plus, c’est que Boubou Cissé, devenu entre-temps Premier ministre, garde toujours la haute main sur le département ordonnateur et seul émetteur reconnu au titre de la convention tripartite de document d’autorisation de retrait sur le compte des ristournes. Faut-il croire qu’il y a eu falsification d’un tel document, et donc imitation de la signature du ministre des Finances et contrefaçon des sceaux l’accompagnant ?

Le Procureur Kassogué, dans son adresse à la presse au moment de la mise en détention de Bakary Togola, a bien évoqué le fait : «<strong> </strong><em><strong>Nous avons au stade actuel des charges contre lui, nous allons essayer de voir si ces charges existent de façon consistante. S'il apporte des éléments de décharges, nous allons les examiner et il bénéficiera de la présomption d’innocence</strong></em><strong> </strong>», tout en précisant que « <em><strong>s'il s'agit de pièces fausses, cela va alourdir la situation. Parce qu'on sera obligé dans ce cas d'ouvrir de nouvelles poursuites pour faux et usages de faux</strong></em><strong> </strong>».

Autre élément suscitant interrogations, c’est que bien qu’à la retraite, Babaly Bah, PDG de la BMS-SA au moment des faits, est aujourd’hui… Conseiller spécial du Premier ministre Boubou Cissé. En somme, deux des principales parties prenantes à la convention tripartite de gestion du compte des ristournes, sont aujourd’hui très proches collaborateurs au sommet de l’Etat. Pour la justice, n’y a-t-il pas alors suspicion légitime de collusion d’intérêts ? Dire alors que le dossier Bakary Togola est corsé relève d’un doux euphémisme. Il explosera et éclaboussera bien plus de personnes qu’on ne le croit ou… se dégonflera comme un ballon de baudruche. La seconde hypothèse étant plus probable !

En prison depuis dix mois, exactement depuis le 13 septembre 2019, l’ancien président de l’APCAM, remplacé avec une hâte suspecte, semble avoir été visiblement lâché par ses mentors, ceux-là membres de « Ma Famille d’abord » dont il se prévalait de la protection pour s’adonner aux excès et prédations somptuaires de luxe au détriment des paysans maliens.

Le paysan, analphabète, mais assez retors pour rouler dans la farine cadres de l’administration et politiques, a été rattrapé par son commerce licencieux avec les sphères du pouvoir, commencé sous le régime d’Amadou Toumani Touré grâce à qui il fera une ascension fulgurante avant de retourner sa veste. De toute évidence, Bakary Togola, honni dans le Banimonotié contrairement à ce qui se raconte, avait un terreau favorable où exceller, ayant vite perçu la boulimie prédatrice de la nouvelle famille présidentielle, dont le représentant emblématique, le Bébé Doc tropical, est connu pour sa férocité prédatrice des biens publics.

<strong>Mohamed Ag Aliou </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enlèvement de Soumi : « Soumaïla est vivant, il sera bientôt libre »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/enlevement-de-soumi-soumaila-est-vivant-il-sera-bientot-libre-2880476.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 10:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au cours de sa rencontre avec les Forces vives de la Nation le mardi dernier au CICB, le Président de la République a évoqué la question de l’enlèvement de Soumaïla Cissé. Il a informé le public des efforts en cours pour la libération du député de Niafunké, l’honorable Soumaïla Cissé. Selon le Président de la République, le chef de file de l’opposition, élu à Niafunké, est en vie et « sera de retour parmi nous dans les meilleurs délais ». Les ravisseurs sont connus et les négociations se poursuivent afin de diligenter sa libération.

Le dimanche dernier, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga qui dirige la cellule de crise créée par le gouvernement chargée de la libération de Soumaïla Cissé donnait les mêmes assurances.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Convergence des Forces Républicaines :  En ordre de bataille pour IBK et ses institutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/convergence-des-forces-republicaines-en-ordre-de-bataille-pour-ibk-et-ses-institutions-2880408.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 02:24:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 16 juin 2020, au Mémorial Modibo Kéïta, a eu lieu la cérémonie de lancement de la Convergence des forces républicaines (CFR), dans le but de soutenir le président IBK et les institutions de la République. C’était sous la présence du ministre Harouna Modibo Touré, les honorables députés Sidiki N’Fa Konaté, Karim Kéïta et beaucoup d’autres cadres de la mouvance présidentielle.</strong>

Pour Cheick Oumar Kadjoké, l’heure est grave et nul ne peut nier les tensions sociopolitiques, la crise multiforme, sécuritaire, scolaire et celle dévastatrice du Covid-19 qui, sans aucun doute, plonge notre pays dans une récession économique.

«Notre rôle comme tout bon citoyen, ayant le sens du patriotisme, est de défendre les fragiles acquis et de privilégier la voie du dialogue, seul gage de paix, de stabilité et de développement durable pour notre pays», a-t-il laissé entendre, Cheick Oumar Kadjoké.

Parlant de l’adresse à la nation du président la République du 14 juin 2020, M. Kadjoké a rappelé qu’IBK a affirmé avoir suivi avec attention les récents évènements qui se sont déroulés dans le pays. Aussi, a-t-il décidé, entre autres, de résoudre la crise de l’école ; de rencontrer les professionnels de la santé y compris l’ordre des médecins du Mali afin d’accélérer la mise en œuvre du plan de modernisation des hôpitaux de Bamako ; de rechercher les solutions idoines et urgentes afin de répondre aux frustrations exprimées en lien avec les législatives passées qui font l’objet de graves contestations.

Le président de la République entend instruire au nouveau gouvernement, qui sera mis en place, d’initier un plan de logement, réinsertion et réhabilitation pour les frères et sœurs déplacés du centre vivant à Faladiè, un quartier de la commune VI du District de Bamako, rappelle-t-il.

En concluant, M. Kadjoké dira que jamais le pays n’a été autant polarisé par la férocité des positions. « Mais si ceux qui ont animé ces querelles pour un siège ou des avantages quelconques n’ont toujours pas compris qu’il faut mettre le Mali au-dessus de tout, nombreux sont désormais des Maliens à avoir compris que la patrie n’a pas son intérêt dans la division. Et c’est pourquoi, ils se sont donné la main pour aider à la paix, au développement et à la cohésion sociale » a-t-il déclaré.

<strong>Bourama Kéïta </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise socio&#45;politique : le Barreau appelle les différentes parties à faire preuve de clairvoyance et de retenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-socio-politique-le-barreau-appelle-les-differentes-parties-a-faire-preuve-de-clairvoyance-et-de-retenue-2880403.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 01:50:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation sociopolitique du Mali fait réagir le Barreau malien. Dans un communiqué daté du 16 juin, l’ordre des Avocats appelle les différentes parties à faire preuve de clairvoyance et de retenue tant dans leurs déclarations que dans leurs actes en vue de préserver l’ordre.</em></strong>

« Très préoccupé par la situation sociopolitique qui prévaut au Mali », c’est ce qu’indique le Barreau dans un communiqué daté du 15 juin, dont nous avons reçu copie. « <em>Le Barreau du Mali soucieux de son indépendance ne saurait rester en observateur passif de cette grave situation que vit le peuple malien</em> », renseigne le communiqué.

En conséquence, l’ordre des Avocats appelle les différentes parties à faire preuve de clairvoyance et de retenue tant dans leurs déclarations que dans leurs actes en vue de préserver l’ordre public, la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Le barreau exhorte l’Etat à prendre la mesure de toutes les responsabilités et à adopter dans les meilleurs délais toutes les dispositions urgentes et nécessaires pour apporter les réponses idoines aux différentes revendications et la réalisation des aspirations légitimes et légales des populations maliennes.

Si le Barreau ne remet pas en cause la pertinence et la légitimité des revendications, il se dit tout de même  convaincu que le destin du Mali ne se réalisera ni dans la ruse, ni dans l'invective et l'insouciance. « <em>Il le sera dans la responsabilité dûment assurée de l'Etat et l'implication pleine et entière de chaque Malienne et de chaque Malien pour la réalisation de l'unité, de la cohésion de la nation, dans le respect de la loi, gage de progrès, des légitimes aspirations des populations</em> », précise le communiqué.

Pour mémoire, une partie du peuple regroupé au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) réclame depuis des jours, la démission pure et simple du président de la République et celle de son régime. Le M5-RFP prévoit une seconde manifestation le vendredi 19 juin après celle du vendredi 5 juin.

Les responsables de ce Mouvement ont d’ailleurs décliné l’invitation du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, qui avait prévue de leur rencontrer le mardi 16 juin. Une rencontre qui a été annulée, les acteurs du M5-RFP ayant écarté toute idée de rencontre avec le président de la République avant le vendredi 19 juin, date de leur manifestation.

Une demande d’information a même été adressée, le 15 juin,  au gouverneur du district de Bamako pour l’informer de l’organisation d’une manifestation le vendredi 19 juin sur la place de l’Indépendance. Signe que la situation reste toujours crispée.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Sauvons l’essentiel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-sauvons-lessentiel-2880400.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 01:09:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On savait que les élections législatives, ses « résultats » et l’installation de Moussa Timbiné à la tête de l’Assemblée nationale donneraient lieu à des contestations, mais que les uns et les autres iraient jusqu’à avoir des positions aussi tranchées, rares sont les Maliens qui auraient pu deviner un tel scénario. Les autorités et le reste de la population s’attendaient, probablement, comme d’habitude, à des mouvements d’humeur, quelques contestations et protestations dont une négociation et quelques compromis seraient arrivés à bout ; avant que tout le monde se remette à son quotidien, comme si de rien n’était.

Cette fois-ci, le scénario semble être un peu différent du temps des « Ante A Bana » et des contestations post élection présidentielle. Le Mouvement qui se met en place et qui se fait appeler M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques) semble plus structuré, très déterminé, mieux organisé et beaucoup plus soutenu et plus représentatif.

En termes de structuration et de mise en place, il faut rappeler que c’est l’ancien ministre Cheick Oumar Sissoko qui, d’abord, à travers EMK (Espoir Mali Koura), a donné le ton à travers une conférence de presse sous forme d’appel à l’ensemble du peuple malien. À cet appel, ont répondu, naturellement, le FSD (Front pour la sauvegarde de la démocratie) et la CMAS de l’Imam Dicko. La jonction ainsi faite, le coup d’essai du 5 mai a été un véritable coup de maître à travers le meeting sur le boulevard de l’Indépendance.

À cet appel, les populations ont répondu nombreuses et sont venues, pour certains, même, de l’intérieur du pays. Ce n’est qu’à la suite de cette grande mobilisation, plus d’une semaine plus tard, à la suite de l’annonce d’un second mouvement (le 19 juin), que le président de la République- dont la démission est exigée- s’est adressé à la Nation.

À présent, après plusieurs tentatives de conciliations, les positions restent tranchées, l’Etat, il faut l’avouer, n’a pas fait assez de concessions et le M5-RFP maintient ses revendications et ses exigences : « Démission du président de la République et de son régime ».

C’est dans cette tension que nous attendons tous, avec inquiétude, le vendredi 19 juin 2020 et le meeting prévu, ce même jour, à la Place de l’Indépendance, par l’Imam Dicko et ses amis des formations politiques et de la société civile.

Certes, l’heure est grave, mais, sauvons l’essentiel. N’oublions pas de mettre le Mali et son intérêt au centre de nos préoccupations à tous. Tous, nous sommes éphémères, mais le Mali, lui, est éternel.

<strong> </strong><strong>Makan Koné </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Succession de massacres dans l’armée :   À quand la fin de l’horreur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/succession-de-massacres-dans-larmee-a-quand-la-fin-de-lhorreur-2880397.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/succession-de-massacres-dans-larmee-a-quand-la-fin-de-lhorreur-2880397.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 01:06:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pudique, si ce n’est un habituel effet de style, IBK a reconnu, lors de son adresse à la Nation du 14 juin dernier que «l’Etat … consacre près d’un tiers de son budget annuel (à) nos Forces de Défense et de Sécurité… nous sommes encore loin de gagner cette bataille» de la sécurité. Omettant de souligner les nombreux scandales de prévarication et de détournements, par son régime et son entourage familial et sécuritaire, et de dire que la majeure partie de ce tiers du budget national est la cause essentielle de nombreuses déroutes militaires d’une armée sous-équipée, mal équipée et pour laquelle jusque-là, en sept ans de pouvoir, le régime n’a acheté que des équipements obsolètes et non fonctionnels.</span></i></b></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></i></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Et comme un écho à son adresse et en l’anticipant, les djihadistes se sont rappelés de la manière la plus horrible possible au bon souvenir d’IBK, avec le massacre du 14 juin qui restera gravé dans les mémoires comme un sommet dans l’horreur !</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Boulkessi et Mondoro, le 30 septembre 2019 : plus de 89 militaires tués (le gouvernement avait mis des jours pour convaincre l’opinion nationale qu’il n’y avait eu « que » 40 morts) ; 49 soldats morts (officiellement encore, mais le nombre réel serait plus que le double), le 1<sup>er</sup> novembre 2019 suivant, à Indélimane ; puis 17 jours plus tard, précisément, le 18 novembre, plus de 40 morts (le régime d’IBK reconnaît 24).</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette fois à Tabankort ; plus d’une vingtaine de gendarmes massacrés à Sokolo le dimanche 26 janvier 2020 (là encore, les chiffres du gouvernement sont scandaleusement faux), puis à nouveau Mondoro le dimanche 1<sup>er</sup> mars 2020 : 6 morts (officiellement, mais d’autres sources sécuritaires indiquent un nombre plus élevé) ; Bamba, le 6 avril 2020 où, là aussi, en dépit des chiffres réels que les autorités se gardent de communiquer, ce sont plus de 30 jeunes soldats, dont la moyenne d’âge ne dépassait pas 20 ans et qui n’avaient même pas un an sous le drapeau, qui ont été livrés à la mort. </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce dimanche 14 juin à Bouka Wéèrè à Diabaly, ce sont déjà plus d’une quarantaine de soldats morts qu’on déplore, en attendant les vrais chiffres dont on sait qu’ils tourneront encore autour de 40 pas et plus, le chiffre fétiche d’IBK et de son régime !</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Entre ces massacres, faisant la Une des médias, il existe une foule de « petits massacres de deux à cinq soldats », rondement exécutés (comme pour ne pas perdre la main contre un pouvoir chancelant !), des pertes militaires si constantes et si régulières qu’elles sont devenues routinières et qui n’émeuvent plus personne, surtout pas au niveau du pouvoir ni de la famille d’IBK, hormis certainement les familles des soldats tombés. </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Naturellement, si ce n’est l’entregent de Tabitaal Pulaku (mais uniquement quand il s’agit de Peulhs), on passera par pertes et profits les massacres communautaires de civils (généralement dogons et peulhs certes, mais aussi quelques tribus touarègues et assimilés), pour lesquels s’élèvent, de temps en temps, les condamnations quasiment inaudibles de quelques ONG alertées par des leaders communautaires disposant de réseaux.</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La litanie des revers militaires, ces deux dernières années au Mali, s’est plutôt déclinée en sanglants massacres de soldats. Avec deux dénominateurs communs à tous les massacres : la lenteur suspecte des renforts appelés des heures, voire des jours durant, en vain, et le nec plus ultra de l’irresponsabilité politique, à la limite de la haute trahison : l’absence de matériel adéquat pour riposter au feu djihadiste doublée de l’obsolescence avérée des équipements militaires achetés à dessein, sur la base de surfacturation éhontée et de détournements criminels, par l’entourage sécuritaire et familial du président de la République.</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les chiffres officiels sont si tripatouillés que le régime lui-même se mélange les pinceaux en avançant, toute honte bue, des chiffres contradictoires de soldats morts sans jamais pouvoir ou se donner la peine de corriger ses propres erreurs. L’incurie et le manque de professionnalisme conduisent toujours à la quarantaine pour faire tourner le nombre de morts, sans savoir que justement ce chiffre, apparemment fétiche, étale tout le mensonge entretenu et qui est réducteur de la douleur des familles durement endeuillées et celle de la nation meurtrie dans sa chair.</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le nombre de soldats maliens tombés, dit-on, au champ d’honneur, est si élevé qu’il donne le tournis. Champ d’honneur certes pour les soldats, mais assurément champ de déshonneur pour le président IBK et sa famille ainsi que surtout les donneurs d’ordres, la coterie d’officiers félons de l’entourage sécuritaire immédiat du président de la République et de sa famille dont son fils Karim, des officiers généraux affairistes pour nombre d’entre eux.</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lesquels ont envoyé à l’abattoir les jeunes « sans relations » comme les jeunes soldats de Bamba dont la plupart n’avait même pas un an sous le drapeau, quand les fils d’officiers, les nombreux soldats cooptés et leurs parrains officiers supérieurs sont planqués à Bamako dans le confort des luxueuses villas cossues, comme celle de plus de 100 millions de valeur nominale qu’un général en activité vient d’ériger aux 300 logements pour sa seconde moitié.</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le régime a formé des élites sécuritaires, certes, mais pour protéger les familles des membres du régime. Ces soldats d’élite, tapis à Bamako, excellent à massacrer les civils, les populations manifestant leur colère contre les actes délictuels du pouvoir, à l’image de la FORSAT, Force anti-terroriste du Général félon, Salif Traoré, qui s’est singulièrement signalée, non contre les terroristes régnant en maîtres absolus jusqu’aux portes de Bamako, dans la région tout proche de Koulikoro, mais bien récemment contre les populations civiles de Sikasso et de Kayes.</span></p>
<p class="yiv3075495510msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mohamed Ag Aliou </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Traoré : « Je ne suis ni médiateur ni arbitre »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/moussa-traore-je-ne-suis-ni-mediateur-ni-arbitre-2880391.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 01:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien président de la République, le Général Moussa Traoré, est très clair : il n’entend jouer ni le rôle de médiateur, ni celui d’arbitre dans le cadre de la crise socio-politique que le Mali traverse en ce moment. Cette position, il l’a réaffirmée en présence du président de la République et de l’Imam Mahmoud Dicko (respectivement accompagnés du Premier ministre et de Dr. Choguel Kokalla Maïga). C’était samedi lors d’une réunion qu’il avait conviée, chez lui, à Djicoroni-Para, pour concilier les positions dans le cadre de la crise que le pays traverse en ce moment. D’entrée de jeu, selon nos sources, le Général a rappelé aux uns et aux autres que c’est pour lui un devoir de génération, compte tenu de son âge, d’intervenir entre les fils de son pays, s’il constate que ceux-ci sont en désaccord et qu’il entendait rester dans ce rôle. Il a affirmé n’avoir pas la prétention de résoudre la crise socio-politique que nous vivons depuis la proclamation définitive des résultats des élections législatives. Aussi, celui que l’on surnomme GMT aurait rappelé à ses visiteurs que son intention n’est pas non plus de demander aux uns et aux autres de renoncer à leurs requêtes ou d’accepter un quelconque compromis. Seulement, aurait-il insisté, sa conviction à lui est que les uns et les autres doivent se parler, car tous les conflits se terminent par la négociation.

<strong> </strong><strong>Intervention du général Moussa Traoré dans la crise</strong>

<strong> </strong><strong>IBK et son PM rencontrent Dicko et Choguel</strong>

<strong>Serait-ce une tentative pour désamorcer de la crise politique malienne aiguë ? Moussa Traoré sera-t-il le sauveur du régime, lui le héros honni du 29 mars 91, le pestiféré absolu dont se réfèrent constamment les démocrates sincères et patriotes convaincus, celui-là couvert d’opprobres justement par ceux-là dont IBK a été le fidèle compagnon, un membre éminent et aujourd’hui leur digne successeur</strong> ?

Toujours est-il que, selon Choguel Maïga, actuel porte-parole du FSD au sein du M5-RFP, c’est dans la nuit de samedi et à son invitation, le président du MPR et le leader religieux Mahmoud Dicko, engagés dans la lutte pour obtenir la démission d’IBK, se sont rendus au domicile de l’ancien président de la République, le Général Moussa Traoré. Au rendez-vous de Djicoroni-para, IBK et Boubou Cissé, en assistant preneur de notes pour son patron !

Bref, le compte-rendu a fait le tour des réseaux et des médias, relatif à l’appel pressant de l’ancien président de la République du Mali à épargner le pays d’une division quasi-irréversible. Ce qui a conduit Choguel et le prêcheur wahhabite à rappeler, avec force et sans concession aucune, aux deux têtes de l’exécutif toutes les exigences du mouvement de contestation, de plus en plus populaire. Bien évidemment, le patron du MPR et leader du FSD s’est gardé de rapporter les réponses, qu’on suppose néanmoins apaisantes, du président IBK.

Pourtant, la médiation, bien que le Général Moussa Traoré s’y refuse, n’aura visiblement pas donné lieu à un résultat probant, les lignes n’ayant guère bougé d’un iota, du moins côté M5-RFP, qui maintient ses mots d’ordre, s’il ne les a plutôt durcis en insistant sur le fait que le seul dialogue possible est celui concernant les conditions de départ d’IBK et de son régime.

Mais on peut considérer que le retour très remarqué de celui qui est tombé après 23 ans de pouvoir, ne sera pas qu’un coup de plume dans l’eau !

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PM Boubou Cissé à Nioro : dialoguer coûte que coûte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/le-pm-boubou-cisse-a-nioro-dialoguer-coute-que-coute-2880394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 01:02:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Premier ministre, chef du gouvernement, fraîchement reconduit à son poste, Dr. Boubou Cissé, était en visite hier à Nioro du Sahel. C’est à bord d’un avion militaire que le chef du gouvernement, porteur d’un message du président de la République, est arrivé, seul, en milieu de journée, dans le fiel de Bouyé Haïdara où il a rencontré ce dernier et lui a remis le message du chef de l’Etat et a échangé sur les questions de l’heure. On peut facilement deviner que cette première sortie officielle (en dehors de Bamako) de Dr. Boubou Cissé depuis la démission du gouvernement et sa reconduction avait pour but, essentiellement, la crise socio-politique née des dernières législatives. Nous y reviendrons !<b> </b></span></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pourquoi le M5-RFP a refusé de rencontrer IBK !</span></b></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Elle n’a finalement pas eu lieu, la rencontre, pourtant annoncée et, tant attendue entre le président de la République et les responsables du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques). Qu’est-ce qui s’est passé pour que les positions soient aussi tendues entre les différentes parties et que l’Imam Dicko et les autres responsables du M5-RFP refusent de monter à Koulouba ? Si du côté du pouvoir, on ne répond pas à cette question, les organisateurs du meeting de demain 19 juin, eux, sont très précis pour ce qui concerne les raisons de leur refus de répondre à l’invitation d’IBK. D’abord, nous a-t-on rapporté, elle aurait pu être interprétée autrement par le pouvoir, les images détournées et exploitées en faveur de la démobilisation de leurs soutiens et sympathisants. Aussi, disent-ils, « partir rencontrer IBK serait une reconnaissance tacite d’un président qu’ils considèrent comme démissionnaire depuis le 5 juin à 18 heures ».</span></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv1308218728msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éclairage sur le mécanisme de commandement conjoint</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/eclairage-sur-le-mecanisme-de-commandement-conjoint-2879035.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 17:20:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La force Barkhane poursuit son effort dans la région du Liptako-Gourma et concentre son action dans la lutte contre les groupes armés terroristes dans la région dite «des trois frontières».</em></strong>

Lors du sommet de Pau, le 13 janvier 2020, les autorités politiques du G5 Sahel et de la France ont voulu renforcer la coordination des efforts militaires et concentrer la lutte contre l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) dans la zone des trois frontières (Burkina Faso, Mali et Niger).

Cette volonté politique est à l’origine de la création du Mécanisme de commandement conjoint (MCC). Il permet une meilleure coordination entre les deux forces sahéliennes. Le général Namata, commandant de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), dispose à ses côtés d’un colonel de la force Barkhane en charge des éléments français insérés auprès de cette force. Ce dernier est revenu sur la montée en puissance du Poste de commandement conjoint (PCC) basé à Niamey.

Le mécanisme de commandement conjoint repose sur trois entités : le poste de commandement conjoint, installé à Niamey. Composé d’officiers de la FC-G5 Sahel, de français et d’autres nationalités, il permet de synchroniser les opérations menées en zone des 3 frontières afin que les unités de la FC-G5 Sahel et de Barkhane puissent mieux se coordonner sur le terrain.

Le Détachement de liaison et de contact quant à lui est composé de 3 officiers de la FC-G5 Sahel (malien, burkinabè et nigérien). Ils contribuent à la bonne coordination entre les opérations des deux forces sahéliennes en étant insérés au Poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) de Barkhane à N’Djamena.

La cellule de fusion du renseignement matérialise la troisième entité. Elle permet un réel partage des renseignements entre Barkhane et ses nombreux partenaires. Les renseignements y sont analysés avant d’être diffusés pour orienter les opérations conjointes conduites contre les Groupes armés terroristes (GAT).

Enfin, le PCIAT de la FC-G5 Sahel vient d’être inauguré à Bamako. Il incarne la vision régionale de la FC-G5S, qui surplombe les trois fuseaux Ouest, Centre et Est. Les résultats depuis le sommet de Pau sont très concrets.

Les partenaires du G5 Sahel planifient et conduisent aujourd’hui en quasi-autonomie leurs propres opérations. Ils y obtiennent déjà des résultats sur le terrain, en déployant de façon coordonnée plusieurs unités provenant du Burkina Faso, du Mali et du Niger. C’est un véritable changement depuis le Sommet de Pau. Désormais ces unités manœuvrent pour surprendre l’ennemi.

Par ailleurs, ces progrès sont aussi perceptibles pour les populations locales. Elles sont de plus en plus nombreuses à revenir dans des villages qu’elles avaient dû abandonner à cause de la menace terroriste.

Durant la période de COVID19, le travail de coordination s’est poursuivi parfois à distance et avec les mesures barrières. Malgré elles, les forces du poste de commandement ont notamment maintenu ensemble un point de situation quotidien. Un test de vérité qui a démontré la capacité des partenaires du G5 Sahel à opérer en autonomie pendant cette période.

Le Sommet de Nouakchott sera ainsi l’occasion pour les deux forces sahéliennes de présenter leurs progrès et leurs très bons résultats. Il reste désormais à consolider les acquis tout en achevant la montée en puissance du PCIAT de la FC-G5 Sahel.

<strong>Source : Brkhane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau gouvernement : qu’est&#45;ce qui bloque sa mise en place ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouveau-gouvernement-quest-ce-qui-bloque-sa-mise-en-place-2879047.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 16:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis la mise en place du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, les Maliens s’attendent à un nouvel exécutif reflétant la nouvelle configuration de l’hémicycle. </em></strong>

Plusieurs jours après, on en parle à peine. Qu’est-ce qui bloque ? C’est la question que se posent les Maliens qui essayent de comprendre ce qu’attend le président de la République pour changer l’actuel gouvernement et redonner un souffle nouveau à l’équipe dirigeante.

Des Maliens d’autant plus impatients qu’ils sont obligés de faire face à la fronde qui refait surface et aux contestations et protestations qui prennent, chaque jour, un peu plus d’ampleur.

Si nos compatriotes n’ont encore aucune réponse exacte sur le retard du processus de mise en place d’un gouvernement ou le blocage constaté, force est de reconnaître qu’ils ne se privent pas de spéculations sur le sujet relatif au remaniement ministériel et aux contestations actuelles.

Pour ce qui concerne le changement d’attelage gouvernemental, nombreux sont nos compatriotes qui estiment que tant que le président ne verra pas clair dans ce qui se trame du côté des protestataires et des manifestants, rien ne sera décidé. Ce qui veut dire que la nouvelle équipe attendra encore quelques jours ; surtout qu’à présent, ce n’est plus un nouvel exécutif mais, purement et simplement, le départ du président de la République, lui-même, qui est demandé.

En effet, «le Mouvement du 5 juin» semble avoir ralenti les choses alors même qu’il devrait les précipiter. Le président de la République aurait dû, à notre avis, profiter de ces expressions de mécontentements pour accélérer le processus de changement de gouvernement, en tenant compte des demandes et revendications que tout le monde trouve légitimes. Il n’aurait pas dû attendre que les uns et les autres se radicalisent, comme c’est le cas à ce jour.

<strong>Moussa Touré </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting du 5 juin : la crise de gouvernance s’internationalise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-du-5-juin-la-crise-de-gouvernance-sinternationalise-2879046.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 15:56:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La démonstration de force du vendredi 5 juin n’a pas laissé indifférents les partenaires du Mali. Le mot d’ordre clé de la mobilisation, la démission du président de la République et de son régime, a sérieusement ébranlé la citadelle IBK quand on apprend que le président malien paraît disposé à répondre favorablement à la proposition de dissolution de l’Assemblée nationale et le renvoi de l’actuelle équipe de la Cour constitutionnelle.</span></i></b></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></i></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est déjà une première victoire pour Mahmoud Dicko et les opposants politiques et associatifs qui ont décidé de pousser dehors le pouvoir d’IBK. De fait, l’élément déclencheur de la crise actuelle est bien l’attitude d’une Cour constitutionnelle qui a perdu toute respectabilité, à travers ses décisions jurisprudentielles controversées voire contestables. </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La goutte d’eau aura sans doute débordé le vase, à travers non seulement le traitement des résultats des dernières législatives, mais aussi le fait d’avoir imposé Moussa Timbiné au perchoir, à coup de centaines de millions déboursées sans même s’en cacher.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La gouvernance IBK, constamment dénoncée, en rajoute à la situation déjà très précaire du pays. La crise multiforme malienne menace même la viabilité de l’Etat en tant qu’entité organisée, où la cohésion et l’unité nationales ont volé en éclats. Ce qui inquiète la communauté internationale partenaire et les pays voisins. La «soudanisation» ou mieux la «somalisation» en marche du Mali est renforcée par l’attitude du régime dont les actes, ou plutôt l’absence de réactivité, annihilent tous les appuis.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La corruption et la prédation des ressources publiques ont été érigées en mode gouvernance absolue et les détracteurs à l’interne ne manquent pas de mots durs pour stigmatiser, en pure perte, des pratiques dont l’ampleur croissante dénote le peu de vergogne du président et de sa famille.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La visite multilatérale des représentants de la communauté internationale auprès d’IBK, au lendemain de la manifestation populaire, puis auprès de ses opposants, constitue une bouée de sauvetage d’autant plus vite saisie que l’apparente passivité du pouvoir malien était l’illustration qu’il est aujourd’hui désarmé.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moins l’échec apparent de la médiation internationale que l’initiative même d’une telle démarche prouve à suffisance que l’ampleur de la mal gouvernance du régime d’IBK constitue que préoccupation. La communauté internationale, Nations unies et France en tête, comprend que l’empressement à reconnaître la réélection d’IBK, en 2018, semble avoir été moins rigoureux. Celle-ci avait bruyamment approuvé et accordé sa reconnaissance d’une réélection controversée, bien avant que les contentieux électoraux n’aient été épuisés par une Cour constitutionnelle, dont par ailleurs les partenaires du Mali savaient qu’elle était bien disposée. </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les chaleureuses félicitations de 2018 ont été prises par IBK et son régime comme un quitus, voire un blanc-seing justifiant à la fois la persistance dans la médiocrité de la gouvernance, mais tout autant les débordements nombreux auxquels IBK n’a cessé de s’adonner à travers une conception familiale de la gestion publique relevant d’une monarchie de droit divin.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pourtant, le camp de la contestation n’est pas prêt à lâcher du lest, car la dissolution de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle est assez réductrice de la profondeur de la crise. Il est vrai qu’IBK, connu davantage pour sa morgue et le mépris souverain dans lequel il tient ses opposants et détracteurs, a aussi la réputation de retourner très vite sa veste, dès que l’opposition à son régime radicalise ses prises de position. Le landernau malien perçoit le chef de l’Etat comme peu regardant en termes de principes et plus apte à lâcher les siens pour sauver son régime et qui renoue avec ses pratiques de prédation et de mal gouvernance, sitôt l’accalmie revenue.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Si bien que la grande hypocrisie des discours de réprobation consiste à soutenir que Mahmoud Dicko ne devrait pas se prévaloir de son aura de leader religieux pour descendre dans l’arène. Mais, l’iman Dicko y était clairement descendu depuis le coup d’Etat le plus bête du monde, celui du Boucher de Kati auquel lui et le Chérif de Nioro n’ont ménagé aucun soutien depuis les négociations de Ouaga aboutissant à la transition. Mieux, l’imam Dicko, et il a  demandé pardon au peuple pour cela, ainsi que le Guide des Hamallistes ont été le ferment qui ont sûrement et durablement assis la victoire éclatante d’IBK en 2013.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Considéré et adulé hier comme faiseur de rois, il est assez ironique qu’on lui dénie aujourd’hui le droit de poursuivre dans cette lancée. Il n’y ni incohérence encore moins incongruité que l’iman Dicko signe une forte présence dans le landernau : il ne l’a jamais quitté depuis la bronca contre la réforme du Code de la Famille d’ATT et l’adhésion aux thèses des mercenaires étrangers «des ennemis amenés dans notre pays pour nous attaquer», comme il l’a lui-même assuré sur les antennes de l’ORTM, le vendredi suivant l’affrontement entre bérets verts et bérets rouges qui a fini par donner les fosses communes de Diago, de Hamdallaye, etc.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il reste qu’une peur panique s’est installée dans le camp présidentiel jusque-là confortablement ancré dans ses certitudes, fondées sur le déni de droit à la différence. La visite de la Minusma, de la CEDEAO et autres organisations internationales, auprès de Mahmoud Dicko et de Choguel Maïga, est la preuve incontestable que le 5 juin a été un tournant. Décisif ? </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il serait trop tôt de le dire. Mais le pouvoir d’IBK a été sérieusement ébranlé et il est clair qu’il n’hésiterait pas une seconde à sacrifier sa juge constitutionnelle et son président de l’Assemblée nationale.</span></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mohamed Ag Aliou</span></b></p>
<p class="yiv8573879416msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La  4ème République comme alternative</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-4eme-republique-comme-alternative-2879050.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 15:45:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment où notre pays connaît des protestations contre la mal gouvernance du régime en place, chacun y va de son ingéniosité pour prescrire le meilleur remède aux maux du Mali. Celui-ci pourrait être l’avènement de la 4<sup>ème</sup> République, selon le Mouvement démocratique et populaire (MDP).</em></strong>

<strong> </strong>Dans un manifeste, le Mouvement démocratique et populaire (MDP, emmené par Dr. Oumar Mariko, fait plusieurs propositions pour une sortie de crise multidimensionnelle. Au nombre de celles-ci, outre la démission du président de la République, le MDP appelle de tous ses vœux l’avènement de la 4<sup>ème</sup> République.

Pour ce faire, ce Mouvement préconise l’ouverture de consultations entre forces vives y compris les groupes armés pour la mise en place d’une équipe de transition chargée de conduire l’organisation d’assises nationales en vue de l’élaboration de la loi fondamentale.

De fait, le MDP opte pour une remise à plat totale. Laquelle devrait permettre d’évaluer le patrimoine de l’Etat, d’auditer la dette du Mali de 1992 à ce jour. De même que toutes les privatisations et ventes d’immeubles publics ; sans faire l’impasse sur les armements militaires acquis ; l’exploitation minière et la relecture du code minier au profit des Maliens.

Cela s’impose pour le leader du Mouvement démocratique et populaire,  Dr. Oumar Mariko. D’autant plus que « le Mali est menacé aujourd’hui dans son fondement socioculturel. Les besoins fondamentaux des Maliens ont cessé d’être la préoccupation des autorités. Les libertés démocratiques individuelles et collectives sont de plus en plus interdites, menacées par le régime…. ».

Se disant attaché à la souveraineté et l’indépendance du Mali, et après analyse de la situation, le Mouvement démocratique et populaire dit  avoir tiré la conclusion que «le régime d’IBK est l’obstacle principal à la paix, au développement».

<strong> </strong>

<strong>Bourama Kéïta </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une Maison pour le 7ème art du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/une-maison-pour-le-7eme-art-du-mali-2879038.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 15:33:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le souci de rendre plus compétitif le monde du cinéma malien, l’auteur et réalisateur de films Boubacar Sidibé a créé avec ses pairs la Maison des cinéastes du Mali (M. CI.MA), sous la loi N°04-038 du 05 août 2004. Il a pour but de contribuer à la promotion, au développement et au rayonnement de la culture et des traditions maliennes à travers le 7<sup>ème</sup> art et ses hommes.</strong>

L’initiative de la création de la Maison des Cinéastes du Mali (M.CI.MA) est née à la 14<sup>ème</sup> édition du festival de film dénommé «NouakShort» à Nouakchott en Mauritanie, le 28 octobre 2019, auquel M. Boubacar Sidibé a pris part. À en croire M. Sidibé, ce festival a regroupéplusieurs participants venus d’Afrique francophone, notamment le Niger, le Burkina-Faso, le Tchad, le Mali etc.

C’est au terme de ce festival qu’il a été décidé de la création dans chacun des pays membres d’une association pour le développement et la promotion du cinéma en Afrique. Ainsi, les différentes associations de cinéma qui seront créées serviront de relais à la maison des cinéastes de Mauritanie, explique Boubacar Sidibé.

«En ce qui nous concerne, malgré l’existence d’autres structures cinématographiques chez nous, notamment l’Union nationale des Cinéastes du Mali (U.N.C.M), la création de notre association pourrait combler un certain vide en matière de développement, de promotion et de diffusion des produits cinématographiques», a-t-il expliqué M. Sidibé.

De retour de Nouakchott, Boubacar Sidibé a pris contact avec certains de ses collègues pour partager les réflexions afin de rédiger les projets de statut et règlement intérieur. Ils mettent ensuite en place conformément à l’ordonnance 41/PCG du 28 1959, abrogée et remplacée par la loi N°04-038 du 05 août 2004, une association apolitique, sans tendance religieuse et à but non lucratif dénommée ‘’la maison des cinéastes du Mali’’ sous le récépissé N°023 G-DR du gouvernorat du District de Bamako.

La M.CI.MA a un bureau exécutif de 15 membres dont la présidence est assurée par Boubacar Sidibé, auteur réalisateur de films série TV pour un mandat de trois ans. Cette équipe a pour mission entre autres d’entretenir des relations saines avec l’Etat à travers le département ministériel chargé de la culture, dans une meilleure orientation des produits et activités cinématographiques;  maintenir des relations de partenariat avec toutes les organisations privées dont les activités concourent à la promotion et ou la production du cinéma; maintenir les relations de coopération avec les organisations non gouvernementales  et des maisons des cinéastes des pays de la sous-région, notamment le Burkina-Faso, le Sénégal, le Niger et le Tchad etc.

Par ailleurs, la Maison des Cinéastes du Mali organise le jeudi 11 juin une remise officielle de prix aux gagnants du concours vidéo sur le thème : « le Mali face à plusieurs défis, sécuritaire, social sanitaire etc., pourquoi pensez-vous que le Mali surmontera ces défis pour devenir un pays où il fera bon vivre ?». Il faut dire que l’espoir renaît chez les jeunes talents dans le domaine du 7<sup>ème</sup> art.

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation nationale : deux pas en avant, trois pas en arrière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-nationale-deux-pas-en-avant-trois-pas-en-arriere-2879026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 15:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Accord pour la paix, accord de paix, fora, séminaires, conférence d’entente nationale, Dialogue national inclusif, triumvirat, etc. Que n’a-t-on pas fait ou tenté de faire pour que les Maliens se parlent, qu’ils discutent, s’entendent, mettent le pays en avant et s’entendent sur le minimum ?

À chaque occasion, l’on croit que c’était la bonne. On nous le fait croire, en tout cas. Malheureusement, depuis quelques années, à chaque fois, au moment où l’on croit que nous approchons du but, il s’éloigne, sous nos yeux impuissants, un peu plus.

L’Accord pour la paix et la réconciliation a vécu (il vit encore) mais n’est toujours pas arrivé à mettre les Maliens d’accord ; on a essayé la conférence d’entende nationale et son train que personne ne peut, à présent, localiser. Ensuite, ce fut le Dialogue national inclusif aves ses recommandations dont on croyait qu’il allait arriver à bout de la mésentente chronique qui s’est installée entre les fils de ce pays.

Cette dernière assise, il faut le connaître, avait suscité beaucoup d’espoir surtout grâce à la qualité de ses participants. Malheureusement, quelques mois après sa tenue, le constat est amer. Le fossé n’a jamais été aussi grand entre les tenants du pouvoir et le reste des Maliens.

Oublier la grande mobilisation au Palais de la Culture, l’argent qui a été investi, les grands et beaux discours, les versets de Coran récités par IBK, la présence remarquée de la Guest-Star ATT, les engagements tenus sur place : au lieu de résoudre la crise, on a l’impression d’avoir reculé plusieurs années en arrière.

&nbsp;

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CICB : au creux de la vague !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cicb-au-creux-de-la-vague-2879033.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 15:14:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moins deux sociétés prestataires de service réclament plus d’une centaine de millions de FCFA de dettes impayées à la direction générale du Centre international de conférence de Bamako (CICB). Celle-ci, à travers son Directeur financier, Oumarou Coulibaly, évoque la maladie à coronavirus et rassure ses fournisseurs et partenaires de sa bonne foi.</em></strong>

La direction générale du Centre international de conférence de Bamako (CICB) doit 104 millions de FCFA à deux sociétés prestataires de service. Une somme représentant la fourniture de produits d’entretien et de nettoyage pour le compte du CICB.

Dans le contrat de passation de marché, la Direction générale du CICB s’était engagée à payer ses fournisseurs sur ressources propres au titre de l’exercice 2019. Depuis, les fournisseurs poireautent.

Pourtant, tous les matériels ont été normalement réceptionnés par la Direction du CICB. Les engagements ont été faits et visés au contrôle financier, assurent nos interlocuteurs, qui affirment ne pas connaître les raisons du retard de paiement. « <em>Quand nous avons réclamé notre paiement, on nous a dit qu’il n’y avait pas d’argent et d’attendre la fin du Dialogue national inclusif (DNI)</em> », raconte un des fournisseurs très désabusé.

Le DNI a depuis pris fin et la Direction du CICB n’a toujours pas réagi, soulignent nos interlocuteurs qui affirment être lourdement endettés. « <em>Nos sociétés sont à l’arrêt et nos partenaires ont perdu toute confiance en nous</em> », expliquent-ils.

<strong>La direction dit être de bonne foi</strong>

La Direction générale du CICB, à travers son Directeur financier, Oumarou Coulibaly, veut rassurer ses fournisseurs et partenaires. « <em>Ils seront intégralement payés et ce n’est de la mauvaise foi</em> » assure-t-il. Toutefois, Oumarou Coulibaly demande de la patience. « <em>Nous attendons incessamment de l’argent et nous les payerons dès que possible</em> », a-t-il affirmé, avant d’ajouter qu’il travaille à l’élaboration d’un planning de payement.

À l’en croire, le non-paiement des prestataires serait dû à une tension de trésorerie que connaît le CICB, fermé depuis le 8 mars, pour raison de pandémie de Coronavirus. Ce qui a été préjudiciable au bon fonctionnement du CICB dont les travailleurs et les contractuels sont payés sur ressources propres. Lesquelles sont issues de la location des salles.

Il a par ailleurs indiqué que tout l’argent encaissé à la faveur du DNI a été utilisé pour rémunérer les travailleurs qui cumulaient quelques mois d’arriérés de salaire. «Cela est dû à la fermeture du CICB durant trois mois», a-t-il précisé.

Selon le Directeur financier, les fournisseurs avaient donné l’assurance de leur capacité financière à tenir sur une longue période. C’est pourquoi, il dit ne pas comprendre leur impatience. Avant de réitérer, une fois de plus, l’engagement de la direction du CICB à payer tous ses fournisseurs et partenaires.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tueries au centre : l’UE indexe les FAMa et met en garde le gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/tueries-au-centre-lue-indexe-les-fama-et-met-en-garde-le-gouvernement-2879031.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 14:17:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À travers une déclaration rendue publique, mercredi 10 juin 2020, le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président, Josep Borrell, condamne les tueries au centre du pays et révèle que «de graves soupçons pèsent sur la possible implication des Forces armées maliennes».

Selon le communiqué, plusieurs tueries ont eu lieu dans le Centre du Mali entre le 3 et le 5 juin derniers. Aussi, poursuit ladite déclaration, plus de 40 personnes ont été tuées dont des femmes et des enfants et de graves soupçons pèsent sur la possible implication des Forces armées du Mali.

L’Union européenne, mentionne le document, tient à exprimer son indignation et sa vive préoccupation face à ce qui constitue de claires violations des droits de l’Homme.

Aussi, peut-on relever dans le document, « l’Union européenne encourage le Gouvernement du Mali à faire aboutir les enquêtes qui ont été ouvertes, à créer les conditions nécessaires pour que les circonstances exactes de ces attaques soient établies, pour que justice soit faite et pour lutter contre l’impunité de ceux qui seraient coupables de tels agissements, quels qu’ils soient ».

Pour terminer, la déclaration rappelle que l’Union européenne est pleinement mobilisée aux côtés des Etats de la région pour la stabilité, le développement et la sécurité au Sahel. « Notre engagement, rappelle avec insistance le Haut représentant, pour conclure sa déclaration, est conditionné et repose sur le respect des droits humains et du droit international humanitaire qui sont des principes essentiels de notre action. Rien ne peut justifier des abus qui ne feront que renforcer ceux-là mêmes que nous combattons ».

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Le 5 juin a vécu, et maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-le-5-juin-a-vecu-et-maintenant-2879028.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 14:13:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Comme il fallait s’y attendre, les Maliens (certains manifestants sont même venus de l’intérieur) ont répondu massivement à l’appel à manifester de vendredi dernier à la Place de l’Indépendance. Un appel lancé par les amis de Mahmoud Dicko (CMAS), le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et Espoir Mali-Koura (EMK).

Une coalition devenue, plus tard, M5-RFP (Mouvement du 5 juin/Rassemblement des forces patriotiques). C’est donc en grand nombre que nos compatriotes ont manifesté ce 5 juin. Ils ont pris d’assaut la place de l’Indépendance depuis la veille, y ont prié le lendemain, protesté et écouté des discours.

Les différents leaders à l’initiative de ce rassemblement ont pris la parole : le cinéaste et ancien ministre Cheick Oumar Sissoko, l’Imam Mahmoud Dicko, Choguel Kokalla, Clément Dembélé, Dr. Oumar Mariko, entre autres. Tous n’ont demandé et ne demandent encore qu’une seule chose : la démission d’IBK.

Les organisateurs sont allés jusqu’à donner un ultimatum au président de la République à travers une déclaration, peut-on dire, rédigée et publiée sur place. Ils exigeaient le départ du président, au plus tard, le même jour, à 18 heures.

Tout le monde savait que cet ultimatum n’allait pas être respecté et que le chef de l’Etat n’allait pas partir, mais cette posture des organisateurs prouve à suffisance leur détermination et celle de l’immense foule présente ce vendredi 5 juin à la Place de l’indépendance.

C’est peut-être ce qui explique qu’un certain nombre de manifestants se soient dirigés vers le domicile du président de la République après le meeting. Maintenant, peut-on dire, que va-t-il se passer ? À quoi peut-on et doit-on s’attendre ? Une chose est sûre, désormais, rien ne sera plus comme avant et d’une manière ou d’une autre, IBK ne sortira pas indemne de cette énième contestation.

La seule manière pour lui de sauver son pouvoir, ce serait de faire des concessions et il est bien obligé d’en faire. Quand on sait qu’au cœur de la contestation, se trouvent le bureau de l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle ; il va, obligatoirement, toucher, d’une manière ou d’une autre, à ces deux institutions. Il peut dissoudre la Cour constitutionnelle et exiger que l’Assemblée nationale s’assume pour éviter la violation des textes et rester dans la légalité.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

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</item>

<item>
<title>Assemblée nationale : l’hémicycle de tous nos malheurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale-lhemicycle-de-tous-nos-malheurs-2879012.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 14:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rien ne va plus, en ce moment, dans le pays, surtout à Bamako. Plus qu’il y a un an (à l’occasion des tensions consécutives à la demande de départ de SBM), plus qu’à l’issue de la présidentielle de 2018, plus que lors de la tentative de changement de constitution ; les dernières législatives ont suscité une levée de boucliers inaccoutumée dans notre pays.

La mise en place du bureau de l’Assemblée nationale, qui s’en est suivie, n’a pas arrangé les choses. Bien au contraire. Elle a mis le feu aux poudres et, même les plus modérés, sont rentrés dans la danse de la contestation, des revendications et des protestations. Tous ne demandent désormais qu’une seule chose : la démission d’IBK.

Ce que la très grande majorité de nos compatriotes reproche au régime, désormais, c’est surtout, en plus des plaintes récurrentes de mal-gouvernance, le fait d’avoir fait, contre la volonté des électeurs, de Moussa Timbiné député de la Commune V, et l’avoir imposé, contre l’avis de son parti, président de l’Assemblée nationale. Depuis qu’il s’installa au perchoir, force est de reconnaître que la crise ne fait que s’empirer.

Chaque jour draine son lot de mécontents et contestataires. Ainsi naquit le Mouvement du 5 juin/Rassemblement des forces patriotiques, à travers Espoir Mali-koura, le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et les sympathisants de l’Imam Dicko (CMAS). Un collectif qui ne cesse d’enregistrer des adhésions dont les dernières en date sont celles de Mme Sy Kadiatou Sow et de l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé.

Aux dernières nouvelles, l’on apprend que le président de la République, lui-même, serait en passe de lâcher «l’Assemblée de Timbiné » qu’il dit «être à l’origine de tous ses malheurs». Il s’en ouvre à des visiteurs du soir.

&nbsp;

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bouyé au micro de « Saxe » :   «J’ai sauvé IBK d’un crash»</title>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 14:10:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Encore une fois, notre excellent confrère Mamadou Diadié dit Saxe a obtenu un excellent scoop à travers la diffusion en direct sur ses différentes pages des échanges que le Cherif de Nioro a eus avec la délégation du parti ADP-Mali, en partance pour Kayes, et qui a fait une escale dans cette ville pour remercier son patron spirituel.</span></i></b></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les députés élus à Kayes, avec à leur tête le président d’honneur du parti ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, en partance pour Kayes, le week-end, ont fait une escale à Nioro. Ils ont rendu, pour la circonstance (c’était d’ailleurs la raison de cette escale), une visite de courtoisie auprès du Cherif de cette ville. Celui-ci, après avoir reçu la délégation politique, a bien voulu, au cours de cette audience, faire un rappel historique de ses relations avec le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Il en a profité pour donner les raisons qui l’ont emmené dans l’arène politique. </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">D’autres sujets, non moins importants, ont également été abordés par le patron spirituel de la ville de Nioro. Avant, le président d’honneur du parti ADP-Maliba, chef de la délégation, avait tenu à donner les raisons de leur halte à Nioro. Il s’agissait, a-t-il précisé, de venir présenter au Cherif les nouveaux députés du parti et le remercier pour le soutien constant en direction de lui et de sa formation politique.     </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À la suite d’Aliou Boubacar Diallo, le Cherif, confortablement installé dans un de ses salons, entouré de certains de ses proches et, naturellement, de la délégation arrivée de Bamako, a pris la parole. D’entrée de jeu, il a tenu à préciser que, lui, n’avait «rien à voir avec la politique» et que ce n’est qu’avec «le projet de code de la famille, sous ATT, qu’il a fait irruption dans l’arène politique pour protéger et soutenir la religion musulmane». </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À l’époque, dira-t-il, c’est l’Imam Mahmoud Dicko et d’autres religieux qui l’ont approché dans le but d’obtenir son soutien à la lutte contre le nouveau code de la famille. Un combat qui, on le sait, a porté ses fruits. Après une très forte mobilisation, le président ATT et son gouvernement ont été obligés de retirer le projet de loi dont on n’a plus parlé.</span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En plus de ce rappel historique, le Cherif en a fait d’autres qui portaient, essentiellement, sur ses relations avec le président de la République. Il dira qu’il a, plusieurs fois, sauvé la vie du président de la République. La première révélation qu’il a faite date de la période où IBK était Premier ministre et qu’un avion a failli se crasher avec lui et sa délégation en provenance de Nioro. Ce jour, rappela-t-il, avant l’atterrissage de l’avion transportant IBK, le temps se gâta brusquement et tous les passagers avaient cru arriver l’heure fatidique.</span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mais, dira-t-il, le Premier ministre d’alors rassura (c’est lui qui me le raconta, dira le Cherif) les uns et les autres en ces termes : «Ne vous inquiétez pas ! Rien ne nous arrivera car la dernière personne que j’ai quittée, c’est le Cherif de Nioro».</span></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv7293503187msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La Rédaction </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appel à la démission du président de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/appel-a-la-demission-du-president-de-la-republique-2877606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 09:26:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les responsables du mouvement Espoir Mali Koura (EMK), de la  Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (CMAS) et du  Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) ont appelé à un grand rassemblement populaire le vendredi 5 juin pour exiger la démission du président de la République. C’était au cours d’une conférence de presse qu’ils ont a conjointement animée le samedi 30 avril au siège de la CMAS.</em></strong>

La tête du président de la République ! C’est ce que réclament les membres de Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), de la  Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (CMAS) et le  Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), qui appellent à une grande mobilisation pour le sursaut national face  à ce qu’ils « <em>la gouvernance chaotique et prédatrice…</em> ».

« <em>Nous allons sortir massivement le vendredi 5 juin et le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta va nous remettre sa démission </em>», a promu le très loquace Issa Kaou N’Djim, coordinateur de la CMAS, selon lequel le régime actuel est à la base de tous les maux du pays.

Dans leur déclaration, les trois organisations reprochent au pouvoir en place son incapacité à sortir le Mali de la crise. D’abord,  sa gestion catastrophique de la crise multidimensionnelle qui livre le peuple malien à la fatalité. Selon eux, le régime actuel s’est illustré par une gestion hasardeuse et puérile de la crise multidimensionnelle, caractérisée par l’incapacité totale de l’Etat à assurer la sécurité des personnes, de leurs biens et l’exercice paisible de leurs activités productives, conduisant à une asphyxie des activités économiques.

<strong> </strong><strong>Des fonds alloués à l’armée détournés</strong>

La CMAS, le FSD et l’EMK accusent le régime IBK d’avoir abandonné l’armée à son triste sort. Ils en veulent pour preuve le détournement en toute impunité des fonds alloués aux forces de défense et de sécurité.  Comme si tout cela ne suffisait pas, les trois organisations reprochent au  régime d’avoir  installé au Mali « <em>un pouvoir clanique et oligarchique, fondé sur la primauté de l'allégeance en lieu et place de la légalité, de la compétence et de la moralité dans les administrations et les charges publiques</em> ».

Ensuite, la mise en péril des droits et libertés individuels et collectifs. Cela s’est traduit par la répression de « <em>toutes les manifestations pacifiques (…), en particulier celles faisant suite aux dernières élections législatives, où des forces spéciales antiterroristes ont tiré à balles réelles, blessé, et tué des manifestants</em> ».

Et enfin, l’abandon des secteurs clés de l’activité socio-économique. Sur ce point, la CMAS, le mouvement EMK (Espoir Mali Kura) et le FSD citent la situation dramatique et chaotique qui vit l’école malienne où depuis le début de l’année scolaire, les syndicats des enseignants observent une grève en raison de la non-satisfaction de ses revendications.  « <em>Le système éducatif malien est au plus mal</em> » assurent-ils, avant de poursuivre que plus de 800 écoles sont fermées depuis sept ans dans l’insouciance totale du régime.

Au regard de ce qui précède et de l’impérieuse nécessité de sauver notre Nation « d’un péril certain », les trois organisations, au-delà de la manifestation du vendredi, appellent les Maliens à  la reconstruction des forces armées et de sécurité, la préservation de l’intégrité territoriale du Mali et à une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale. La réalisation d’un tel objectif, estiment-elles, exige la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et de son régime dont « la gouvernance a mis en danger de dislocation notre Pays et notre Nation ».

<strong>L’indignation de la Cour constitutionnelle</strong>

Cet appel à la démission du président Ibrahim Boubacar Keita a fait réagir la  Cour constitutionnelle. Dans un communiqué en date du 1<sup>er</sup> juin, cette haute juridiction dit « <em>constater avec regret que des partis politiques et Mouvements, au mépris des dispositions Constitutionnelles, légales et de l’orthodoxie républicaine diffusent sur les réseaux sociaux et les médias : des propos insurrectionnels, subversifs, séditieux appelant à la démission, la première Institution, qu’est le président de la République</em> ». Un communiqué qui sonne comme un rappel à l’ordre.

Tout en condamnant ces « agissements attentatoires à la cohésion sociale », la Cour dit s’insurger contre toutes velléités de remise en cause de la forme républicaine et la laïcité de l’Etat. C’est pourquoi, elle engage « le gouvernement à faire respecter scrupuleusement, sans préjudice des dispositions pénales (…) ».

Toutefois, cette posture de Manassa Danioko, présidente de la Cour constitutionnelle, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.  C’est le cas de Pr. Bréhima Fomba, chargé de cours de droit constitutionnel à la faculté de droit, qui estime que la Cour constitutionnelle s'est érigée en gendarme de la « Constitution à travers une auto attribution de facto de compétences sans fondement autre que son obsession à soumettre cette même Constitution aux dérives autoritaristes et antidémocratiques d'un régime honni par le peuple qui a rompu avec les valeurs fondamentales de la République.

«<em>Le communiqué de la Cour Constitutionnelle sur le rassemblement du 05 juin prouve deux choses : la Cour ignore ses missions et ne maîtrise pas la Constitution du Mali</em>», a renchéri Maître Montaga Tall, président du CNID-FYT, parti politique membre du FSD.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting  : Mahmoud Dicko accorde soutien et bénédictions !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/meeting-mahmoud-dicko-accorde-soutien-et-benedictions-2877601.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 08:20:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ça y est ! Le déclic que tout le monde attendait est enfin arrivé ce lundi : Mahmoud Dicko a donné sa bénédiction à la grande marche de protestation contre la gouvernance d’IBK, prévue ce 5 juin sur le Boulevard de l’Indépendance. Non seulement, il apporte son soutien ferme et sans équivoque, mais il entend de surcroît y participer.</em></strong>

Après des rencontres et discussions informelles, les trois organisations initiatrices de la marche de ce 5 juin, le mouvement Espoir Mali Koura (EMK), conduit par le cinéaste et ancien ministre Sadi de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (CMAS), sous la houlette de Issa Kaou Djim, et le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), représenté par Choguel Maïga, le président du MPR, s’étaient finalement rencontrées ce mardi 26 mai 2020.

Dans leur déclaration liminaire du 30 mai, les trois forces tirent la sonnette d’alarme : «<em>De l’existence même du Mali en danger, aux difficultés de l’école, l’état de l’armée, des libertés ainsi que de la gouvernance globale de l’Etat, notre pays apparaît totalement à l’abandon</em>».

C’est à la suite de cette rencontre que la décision a été prise d’initier une marche de protestation, à travers «<em>une grande mobilisation pour le sursaut national face à la gouvernance chaotique et prédatrice, au risque de partition du pays, aux atteintes graves aux principes républicains et démocratiques, notamment la confiscation du vote des citoyens</em>».

L’objectif est sans équivoque, pour les initiateurs et les nombreux partisans qui entendent y prendre part : la démission du président de la République. Il s’agit de «<em>créer les conditions d’une union sacrée autour de l’idéal d’un Mali uni, prospère et respecté, à travers la rupture avec le système actuel</em>», assurent les initiateurs de la marche du 5 juin. «<em>La réalisation d’un tel objectif exige la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita et de son régime dont la gouvernance a mis en danger de dislocation notre Pays et notreNnation</em>», sont-ils convaincus.

Pourtant, en dépit de la personnalité des initiateurs, le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, Choguel Maïga ou Issa Kaou Djim, et bien qu’une rencontre avec l’imam Dicko, préalable à la conférence de presse commune, ait eu lieu, l’opinion en majorité attendait un mot de l’ancien Président du Haut Conseil Islamique du Mali. Qui est sorti de son silence, mettant fin au suspense et dans un réquisitoire au vitriol contre celui qu’il avait puissamment contribué à faire élire en 2013.

<strong>IBK consacre la partition du pays</strong>

Et pour Mahmoud Dicko, l’équation est simple : «<em>Face à la situation actuelle du pays, il est temps que certaines choses soient dites</em>... <em>Que peut-on présenter dans ce pays comme acte de bien qui aurait été réalisé par ce régime ? </em>» s’interroge l’imam de la Mosquée wahhabite de Badalabougou. «<em>Ce pays n’a jamais été autant humilié</em>…<em>Ce pays est gouverné de la pire manière</em>… <em>On ne gouverne pas un pays en opposant les gens, en dressant les citoyens les uns contre les autres, les familles, les communautés, les religions, les porteurs d’uniforme sont tous dans la même situation</em>…», déplore-t-il.

«<em>Dans un pays où il y a un ministre de la réconciliation, un ministre de l’administration territoriale, des gouverneurs, des préfets ; l’Etat est là, à travers ses structures. Il existe plusieurs mécanismes capables de réconcilier les communautés. Pourtant, en dépit de tout cela, le président se permet de nommer quelqu’un comme Haut représentant de l’Etat, comme si celui-ci constituait une autre entité différente de la représentation régalienne de l’Etat. C’est le président lui-même qui consacre la partition du pays : avec un haut représentant pour le nord, un haut représentant pour le centre, le pays est donc divisé en trois entités distinctes</em>», s’insurge l’ancien président du HCIM.

<strong>Le régime crée la violence</strong>

«<em>Beaucoup s’inquiètent de la violence qui pourrait survenir. Mais la violence, ce sont les abus auxquels sont soumis les citoyens, ce sont les dénis de droit, c’est la gabegie, les prédations des biens publics au profit d’une minorité, etc. C’est de là que provient la violence ; elle n’est pas le fait de celui qui réclame ses droits, de celui qui aspire au changement !</em>», explique avec beaucoup de pédagogie le théologien et ancien étudiant de Al Azar.

Pour le leader Wahhabite, le système de prédation mis en place, en guise de gouvernance, obère toute perspective de redressement du pays et de la Nation : «<em>Comme ils aiment à le dire : ‘’Mettez quelque chose dans la bouche de celui qui proteste’’. C’est le système qu’ils ont mis en place. Que tout le monde se préoccupe de ce qu’il peut bien avoir comme dividende auprès d’eux… Ils estiment que personne n’a de dignité. Ils ont mis le grappin sur les ressources du pays dont ils se sont accaparés, en excluant ceux qui ne se soumettent pas à leur diktat. Comment peut-on soumettre les citoyens à une telle condition de vie ? C’est insulter le peuple. Protester expose à être stigmatisé et privé de tout... ils ont délibérément fragilisé le pays. Ils ont divisé le pays et les citoyens : c’est cela la méthode de gouvernance d’IBK… Il ne faut plus accepter de laisser le pays conduire ainsi ; il faut refuser cette situation ! </em>» lance celui qui, en dépit de toutes les controverses, demeure encore une des rares personnalités morales de ce pays capables de mobiliser au-delà des chapelles.

«<em>Si les citoyens décident de se lever pour manifester, c’est qu’il y a des raisons qui les incitent à le faire… Nous ne sommes pas un peuple qui accepte la résignation et la soumission…</em>» conclut Mahmoud Dicko.

Et c’est en cela que réside le danger du rendez-vous du 5 juin. Le vent du boulet ne passera pas bien loin.

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting du 5 juin et discrétion du Rpm : les rangs se grossissent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-du-5-juin-et-discretion-du-rpm-les-rangs-se-grossissent-2877607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:32:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plusieurs formations politiques et regroupements de la société civile ont décidé de prendre le train en marche. Déjà, les militants du RpDM et les amis de Dr. Cheick Modibo Diarra ont été conviés, par le vice-président du parti, Alhousseini Issa Maïga, à «massivement participer au rassemblement unitaire Espoir Mali Koura, CMAS et FSD du vendredi 5 juin 2020». </em></strong>

Au-delà de ces formations, qu’on peut juger comme n’ayant pas d’atomes crochus avec le régime, le fait emblématique semble être la multiplication des appels provenant des rangs… du RPM, le parti censé être au pouvoir. En effet, ce genre d’initiative se répand depuis une semaine sur les réseaux sociaux, venant visiblement de mécontents issus du parti du chef de l’Etat.

Bien que le RPM officiel n’assume pas ces initiatives, la formation politique ne condamne pas ces « dérives » et n’appelle même pas ses militants à initier des actions de soutien pour contrecarrer une marche qui remet tout en cause, notamment la gestion du pays à laquelle les tisserands ont été associés ces sept dernières années, à travers leur premier président IBK, parvenu à la magistrature suprême et dont la gouvernance est aujourd’hui l’objet de ce rejet populaire.

La discrétion du RPM apparaît comme un désaveu pour le président de la République contesté et on le comprend : le parti a du mal à digérer les couleuvres qu’IBK, une fois solidement installé à Koulouba, n’a jamais cessé de lui faire avaler, dont le dernier coup de Jarnac en date : le fait d’avoir imposé, contre sa propre promesse, Moussa Timbiné au perchoir envers et contre tous.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré  </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Instabilité chronique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-instabilite-chronique-2877602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On ne le dira jamais assez et on n’y prête pas assez souvent attention, le Mali est, décidemment, un véritable pays instable. De l’indépendance à nos jours, de manière récurrente et cyclique, quasiment, toutes les décennies connaissent, au vu et au vu de nous tous, leurs soulèvements, leurs soubresauts et rupture institutionnelle et constitutionnelle violente.

Au vu et au su de tout le monde, disions-nous, car on a l’impression que personne ne s’en préoccupe. Au contraire, il semble même que beaucoup s’en satisfont et font tout pour que cette instabilité chronique ne soit pas souvent rappelée et ramenée à la surface des débats.

À l’affût, c’est comme si chacun attendait son tour et faisait en sorte que cela arrive et arrive le plus tôt. Et l’on ne préoccupe guère des moyens par lesquels cela peut arriver, ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins. Et la plupart du temps, après quelques tentatives ratées, ils y arrivent et remettent tout en cause.

Ainsi, brièvement, on peut rappeler la chute de Modibo Kéïta, premier président du Mali indépendant, huit ans après l’acquisition de notre souveraineté nationale ; après lui, Moussa Traoré est resté au pouvoir deux décennies avant d’être renversé par un soulèvement populaire soutenu par une junte militaire.

Moussa tombé, on a fait croire à nos compatriotes que c’était la stabilité tant recherchée qui venait de s’installer et, durablement, avec le multipartisme intégral, la démocratie et tous les autres droits qui l’accompagnent.

Alpha Oumar Konaré resta ainsi dix ans au pouvoir. Même s’il n’a pas connu de renversement et qu’il effectua ses deux mandats, son séjour à Koulouba et à la tête de l’Etat a ressemblé à tout sauf à un fleuve tranquille. Il échappa de justesse, au début de son premier mandat, au renversement. Les contestations et autres manifestations (menées souvent par l’actuel président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné) ont failli, à un moment donné, l’emporter.

Ironie du sort, c’est l’actuel président de la République, l’alors Premier ministre, qui parvint à bout de ces récurrents mouvements d’humeur qui ont failli avoir raison de son régime. Le successeur d’Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, n’aura pas, lui, la même chance.

À quelques semaines de la fin de son second et dernier mandat, constitutionnellement, non autorisé à en briguer un autre, il a été renversé par une junte militaire qui plongea, par ses actes, le pays dans la crise qu’elle ne cesse de traverser depuis 2012. À présent, si l’on n’y prend garde, le même scénario risque de se dérouler dans notre pays. Au  vu et au su de tout le monde !

Encore une fois, Dieu nous en préserve, nous ne sommes pas loin du scénario de l’année 2012, avec les contestations en série que le pays vit en ce moment.

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<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Revendication de la démission d’IBK :   Manassa rame à contre&#45;courant !</title>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, la présidente de la Cour constitutionnelle a pris fait et cause pour le régime, n’en déplaise à ses nombreux détracteurs qui estiment que sous sa présidence, l’auguste institution est devenue l’arrière-cour de Sébénicoro. </em></strong>

Dans un communiqué, la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko, dénonce «<em>des propos insurrectionnels, subversifs, séditieux</em>» et les revendications de démission du président de la République.

« La Cour constitutionnelle, tout en condamnant ces agissements attentatoires à la cohésion sociale, s’insurge contre toutes velléités de remise ne cause de la forme républicaine et la laïcité de l’Etat », vitupère Manassa Danioko qui incite le régime à sévir en engageant « le gouvernement à faire respecter scrupuleusement, sans préjudice des dispositions pénales ».

«<em>Auto-attribution de facto de compétences sans fondement autre que son obsession à soumettre cette même Constitution aux dérives autoritaristes et antidémocratiques d'un régime honni par le peuple qui a rompu avec les valeurs fondamentales de la République</em>», rétorque avec véhémence le Constitutionnaliste Dr. Bréhima Fomba, ancien Secrétaire général du département de l’administration territoriale.

Selon ce professeur de droit à la FSJ, «…<em>l'institution fraîchement accusée de " blanchiment de fraude électorale"  se déguise en donneuse de leçons de morale républicaine doublée d'incitatrice à la répression policière</em>…»

Et un commentateur de noter avec une pointe d’ironie que la présidente de la Cour constitutionnelle n’a pas été aussi pointilleuse lorsque, récemment, la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), à travers des gestes forts, s’est auto-attribué les pouvoirs régaliens dont le pouvoir de grâce présidentielle. Ce qui n’a guère ému Manassa Danioko !

<strong> </strong>

<strong>Bourama Kéïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahmoud Dicko : «IBK et moi sommes en bons termes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahmoud-dicko-ibk-et-moi-sommes-en-bons-termes-2877593.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:19:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la veille du meeting organisé par Espoir Mali-Koura (EMK), le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et la CMAS (qui regroupe les mouvements de soutien à l’Imam Dicko), nous avons souhaité publier une seconde fois une interview, à nous accordée, par l’ancien président du Haut conseil islamique, Mahmoud Dicko, aujourd’hui, au centre de vives polémiques au sujet de son implication dans ces contestations, à l’organisation de meetings et autres mouvements de protestation. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Ici, il évoque ses rapports avec le président qui, à ses dires, étaient bons, des rapports entre la religion et la politique, etc. Même si Mahmoud Dicko n’est plus président du Haut conseil islamique, il faut rappeler que les reproches qui lui sont faits quant à son immixtion sur la scène politique et son opposition à la politique et à la gestion du président IBK.

Le président Mahmoud Dicko, très habitué à ce genre de rencontre, sans prise de tête, a inscrit l’évènement dans une convivialité irréprochable. Contrairement à la formule classique de questions/réponses, les échanges ont consisté, dans un premier temps, à tirer au clair la rumeur de brouille entre IBK et les leaders religieux dont Mahmoud Dicko et, dans un second temps, à brosser la situation globale politico-sociale et économique du pays.

«<em>Cette rumeur de mésentente entre IBK et moi, je vous avoue que moi-même c’est dans la presse que j’ai appris ça. Je ne sais pas d’où les auteurs sortent cette calomnieuse invention ni même ce que ses auteurs comptent atteindre en l’inventant. Croyez-moi, je suis en très bons termes avec le président de la République. Maintenant, pour ce qui est de la relation entre IBK et la communauté musulmane, il est important que les gens distinguent les choses. </em>

<em> </em><em>Nous sommes dans un pays majoritairement musulman, avec plus de 90% de la population. Le président de la République a été élu avec un score très élevé par la population dans l’objectif du changement. Il va de soi que cette population, ne constatant pas ses aspirations prises en compte, commence à murmurer.</em>

<em>Et, il n’en faut pas plus pour que les langues se délient et donnent une connotation religieuse à ça. Personne n’ignore que l’horizon n’est pas encore dégagé, les uns et les autres s’attendent à des actions et des comportements qui n’arrivent toujours pas. Ça se comprend, le pays ne nous appartient pas encore seuls. Ajouter à cela, la parenthèse islamiste qui s’est greffée à la crise. Forcément, ça ne serait pas évident que tout puisse rouler à fond comme nous le désirons.</em>

<em>Et, pour ma part, c’est justement afin d’éviter ce genre de commentaire que j’ai pris sur moi la décision de disparaître de la scène. Cependant, je ne laisse aucune occasion où je peux lui donner un conseil m’échapper. En public, comme c’était le cas lors de la présentation de vœux, ou alors en privé», </em>nous a-t-il précisé.

&nbsp;

L’autre sujet brûlant, qui a animé les échanges, portait tout naturellement sur la crise du Nord et les tournures que montre le semblant de dénouement amorcé. Là-dessus, il a été, on ne peut plus clair. En affirmant qu’il trouve inopportun de compromettre une formule qui a déjà porté ses fruits, parlant de la médiation du Burkina Faso.

«<em>Vous savez, dans cette crise, tous les pays se valent ; donc, je ne pense pas que l’entrée du Maroc, si ça en est une, cela soit mauvais en soi. Cependant, je ne trouve pas nécessaire que le Burkina soit dépossédé du dossier. De toute façon, l’implication du Faso, en accord avec la communauté internationale, nous a permis d’être là où nous sommes aujourd’hui. Donc, à mon sens, il n’y a aucune honte à retourner dans ce même pays pour continuer et achever ce que nous avons entamé. C’est là qu’a été retrouvé l’accord qui nous a permis de faire nos élections. Alors, à quoi bon liquider cet acquis ?».</em>

<strong> </strong><strong>La Rédaction</strong>

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<item>
<title>Meeting populaire du 5 juin :  La panique injustifiée du CEMGA</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/meeting-populaire-du-5-juin-la-panique-injustifiee-du-cemga-2877596.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 01:13:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la veille du meeting que projettent d’organiser, à la place de l’indépendance, demain à partir de 14 heures, l’Imam Dicko, ses soutiens, le FSD et EMK, leurs soutiens et plusieurs anonymes, sans raison évidente, la panique semble s’emparer de la hiérarchie militaire, surtout l’état-major général et les généraux qui y officient. </em></strong>

En effet, avant-hier, mardi 2 juin 2020, le Général de Division Abdoulaye Coulibaly a adressé à tous « les chefs d’états-majors et Directeurs de service », une lettre avec pour objet les « dispositions sécuritaires pour le vendredi 5 juin 2020 ».

Dans ladite note, le CEMGA (chef d’état-major général des armées) indique à ses subordonnés « qu’une manifestation est prévue à Bamako le vendredi 5 juin 2020 à 14 heures et qu’à  ce titre, « il convient de sensibiliser les hommes placés sous vos ordres afin qu’ils restent en marge d’un tel évènement et qu’ils adoptent les mesures suivantes…». Comme si certains d’entre eux étaient dans la dynamique de grossir les rangs des manifestants de demain vendredi (si ce rassemblement se tenait, bien sûr).

En termes de mesures, le Général Abdoulaye Coulibaly a donné les instructions suivantes : rester au camp et ne sortir que par stricte nécessité, auquel cas, en informer la permanence ; au besoin, se mettre en tenue civile pour aller en ville et rester loin des manifestations ; mettre en place des piquets d’intervention au niveau de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air, de la Garde nationale et du Génie militaire.

Aussi, rappelle-t-il le CEMGA que « les piquets doivent être dotés de véhicules d’intervention » ; qu’ils ne doivent intervenir que sur ordre du major de garnison, sous l’autorité du chef d’état-major général des armées ou sur la base de réquisition signée des autorités compétentes.

Cette note adressée aux militaires s’est, malheureusement, comme c’est très souvent le cas depuis quelques années maintenant, retrouvée sur les réseaux sociaux, et a, naturellement, depuis, suscité des questions au sein de l’opinion nationale.

On se demande depuis pourquoi, pour la première fois (en tout cas, à la connaissance du public), la hiérarchie militaire a adopté une telle posture dans le cadre de l’organisation de ce meeting à travers de telles consignes fermes.

Pourquoi elle s’implique et donne des instructions aux militaires auxquels elle demande de rester vigilants et prêts à intervenir dans les camps. De quoi a-t-elle peur, se demandent les Maliens, tous inquiets de l’issue de cette marche.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’ASMA&#45;CFP tance la Cour constitutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lasma-cfp-tance-la-cour-constitutionnelle-2875406.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:47:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En réunion le 12 mai dans un hôtel de la place, la direction de campagne  de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques (ASMA-CFP) a tiré le bilan de sa participation aux élections législatives dont le second tour s’est déroulé le 19 avril dernier.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans un communiqué daté du lundi 18 mai, la direction  de campagne du parti dirigé par l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga,  critique vertement les décisions rendues par la Cour constitutionnelle.

L’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) ne digère toujours pas les résultats des élections législatives. Dans son viseur la  Cour constitutionnelle, accusée de se dresser contre le parti. « <em>Toutes les décisions rendues par la Cour Constitutionnelle (…) ont particulièrement visé notre Parti comme si l’objectif recherché était de l’affaiblir voire de l’anéantir</em> », relève la formation de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, dans un communiqué.

Le parti du Tigre s’était donné pour ambition d’être au moins la 2<sup>e</sup> force politique du pays au sortir des élections législatives de 2020. Le parti, qui avait obtenu 08 députés selon les résultats proclamés par le ministre de l’Administration territoriale, se retrouve avec 04 députés après l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Ce qui a du mal à passer chez les partisans du Tigre de Badalabougou.

Ainsi, l’ASMA-CFP reproche à la Cour constitutionnelle d’avoir invalidé les résultats de toute une commune dans la circonscription électorale de Djenné, sur la base de simples affirmations et d’accusations non étayées mais aussi et surtout d’avoir modifié les résultats proclamés à Kati et Sikasso qui étaient en leur faveur lui et ses alliés.

Le parti du Tigre de Badalabougou accuse la Haute juridiction d’avoir validé et proclamé les résultats dans des circonscriptions dans lesquelles les voix obtenues par ses adversaires ont été soit fabriquées soit modifiées comme à Youwarou, Ansongo, Nara et Douentza.

Autre grief, le manque d’impartialité de la Cour constitutionnelle. Selon l’ASMA-CFP, l’institution dirigée par Dame Manassa Danioko a refusé, sous le prétexte de l’importance des écarts, d'examiner les recours de ses candidats à Ségou (où des centres de vote ont été attaqués et saccagés), Macina (où des hommes armés ont menacé les électeurs), Nara (où il n'y a pas eu de vote dans certaines communes), Kidal (où la majorité des électeurs n'a pas pu voter pour le motif que tous les électeurs ont été invités à accomplir leur devoir dans le seul chef-lieu) et Kolokani.

Pourtant, souligne le parti, elle ne s’est pas privée d'examiner «en notre défaveur les recours de la liste concurrente à Sikasso où notre liste, après avoir gagné au premier tour, avait une avance de plus de onze mille (11.000) voix au second tour».

La Cour a enfin, selon l’ASMA-CFP, opposé une fin de non-recevoir à son recours en rectification des erreurs matérielles constatées dans son arrêt dans lequel malgré ses annulations massives, nous conservons 171 voix d’avance à Sikasso, avec le risque qu’à l’avenir des erreurs de calcul délibérées bénéficient désormais de l’autorité de la chose jugée.

Selon l’ASMA-CFP, les décisions de la Cour n’ont pas été sans conséquence. Elles ont, d’une part, privé les citoyens de leur droit pour des fautes présumées dans lesquelles ils ne sont nullement impliqués, et d’autre part, créé surtout une défiance envers le processus électoral et la Cour constitutionnelle qui est une pièce essentielle de l’Etat de droit.

Il faut dire que l’arrêt de la Cour constitutionnelle a provoqué des manifestations spontanées dans plusieurs localités, notamment à Bougouni, Sikasso, Kati et en commune I de Bamako pour ne citer que celles-ci. Des manifestations qui ont été très souvent émaillées de violences comme à Sikasso.  Le parti PRVM-FASOKO avait même invité la classe politique à rejeter les résultats proclamés par la Cour dont il dénonçait «<em>le caractère autoritaire et inique</em>».

Pour terminer, la Direction de campagne engage la Direction du parti à entreprendre des réflexions et actions en vue de la relecture des textes encadrant le processus électoral ainsi que ceux relatifs aux compétences de la Cour constitutionnelle.

L’institution dirigée par Dame Manassa Danioko est au cœur de nombreuses controverses. Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), le principal regroupement de partis politiques d’opposition, appelle dans un communiqué  à la démission pure et simple des membres de la Cour constitutionnelle.

<strong> </strong>

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>

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<item>
<title>Autrement dit :  Laissez&#45;nous (notre) Annadif !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-laissez-nous-notre-annadif-2875409.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’entame de la présente rubrique, nous avons envie de faire comme nos voisins ivoiriens, en empruntant un terme de chez eux, pour planter le décor, sans détour aucun : «Pardon, laissez-nous notre Annadif !». Il s’agit, ici, pour nous, de soutenir, ouvertement, un homme qui a, sérieusement, mouillé le maillot dans le cadre de la résolution de la crise dans notre pays.

Un homme qui s’implique à fond, qui s’y met comme s’il travaillait pour son propre pays. Un homme qui, ici, au Mali, même s’il ne le dit pas, se sent comme chez lui. Nous nous arrogeons ce rôle, d’abord, en tant que journaliste, au fait de la situation dans son pays, mais aussi, en tant que Malien, préoccupé par la crise que son pays traverse, depuis maintenant, près d’une dizaine d’années.

Une crise qui dure, perdure, avec ses lots de rebondissements et de revirements dont le dernier cas en date est la cabale orchestrée par des puissances étrangères contre l’actuel patron de la Minusma (Mission multidimensionnelle des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali), Mahamat Saleh Annadif.

Depuis quelques jours, on peut lire çà et là, que la France et les USA se disputent son poste. Que chacun de ces deux pays veut mettre à la tête de la Minusma un de ses ressortissants, que les Etats-Unis demandent son départ et la fin de la mission qu’il dirige d’ici à trois ans. C’est à se demander ce qui se passe dans la tête de ces puissances vis-à-vis de notre pays.

À chaque fois que l’on a l’impression de sortir de la crise, surgit, comme de nulle part, une autre qui nous ramène des années en arrière. Pour le cas d’Annadif, dont le départ, à notre avis, n’était plus à l’ordre du jour, depuis quelques mois maintenant, on  a été surpris de voir la question de son départ revenir en surface au moment où l’on s’y attendait le moins.

En réalité, rien ne justifie cet acharnement contre quelqu’un qui, quoi qu’on dise, est de ceux qui ont le plus appréhendé la crise malienne ; il est accepté de tous. Il parle avec tous les protagonistes de la crise malienne avec une approche digne de la culture et des coutumes maliennes.

<strong>Makan Koné </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation politique :   Vous avez dit désobéissance civile ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-vous-avez-dit-desobeissance-civile-2875402.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Décidément</i></b><strong><em>, les Maliens (en tout cas, beaucoup parmi eux) sont, de nos jours, fâchés, même très fâchés. Aucun jour ne passe, désormais, sans que ne se forme ou ne se signale un mouvement, un front ou un groupe de contestations et de contestataires. </em></strong>

Le même slogan et le même discours : la désobéissance civile. Tous dénoncent la mauvaise gestion du pays et proposent la désobéissance civile pour «faire changer les choses», trouver une solution aux souffrances des Maliens.

Tous les jours sur les réseaux, dans les quartiers et autres grins, ce sont des plaintes et complaintes qui fusent. Qui pour dénoncer la gestion du pays, qui pour appeler à la révolte ou pointer du doigt l’immixtion du président et de sa famille dans la gestion de l’Etat. Il faut dire que toutes ces contestations ont augmenté un peu plus depuis la proclamation officielle des résultats des législatives par la Cour constitutionnelle et l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale.

On a, d’abord, assisté à des scènes de guérillas urbaines nocturnes pendant une bonne semaine, avant les manifestations diurnes de Sikasso, Kayes et d’autres grandes villes du Mali. Ensuite, est survenue la création du groupement dénommé : Espoir-Mali Koura composé de plusieurs leaders politiques et d’associations avant les mouvements de contestations et d’expression de ceux qui se réclament du Pr. Clément Dembélé. Eux exigent la libération de celui qu’ils considèrent comme leur leader, leur mentor et, en même temps, leur porte-parole.

Le dernier mouvement d’humeur en date est celui, cette fois-ci, des amis du très respecté Imam Mahmoud Dicko. Tous appellent à la désobéissance civile.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malick Coulibaly reste dans le gouvernement mais pas au ministère de la justice :  IBK va&#45;t&#45;il commettre l’erreur fatale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/malick-coulibaly-reste-dans-le-gouvernement-mais-pas-au-ministere-de-la-justice-ibk-va-t-il-commettre-lerreur-fatale-2875432.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:22:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’aube de la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale, probablement dirigée par Dr Boubou Cissé, les rumeurs les plus folles circulent à propos des ministres qui doivent partir et ceux qui doivent rester. Le cas du Ministre de la Justice Garde des sceaux Me Malick Coulibaly défraie la chronique. Toutes les supputations et autres pronostics font état de son maintien dans le gouvernement, mais pas au ministère de la Justice. IBK pourra-t-il prendre le risque de faire changer Malick Coulibaly de portefeuille ministérielle,tant il joue bien son rôle à ce département et a donné espoir à des milliers de maliens qui avaient cessé de croire en la justice malienne ?Le fait-il pour étouffer la rocambolesque affaire du Boeing présidentiel et des équipements militaires ? Quelle pourrait être la réaction du public à l’annonce d’un tel changement ? </em></strong>

Empêtré dans des difficultés de tous genres, le régime IBK ne pourrait pas se donner le luxe d’ajouter une crise aux multiples crises qui assaillent déjà le pays depuis belle lurette. Aujourd’hui si les maliens dans leur grande majorité ont un seul domaine  de satisfaction dans la gestion des affaires publiques par le régime IBK, c’est à n’en pas douter, celui de la justice sous le leadership éclairé de Me Malick Coulibaly. Le Mali démocratique a connu certes beaucoup de ministres de la justice, mais rares sont ceux qui ont marqué d’une trace indélébile leur passage à ce département. Me Malick Coulibaly fait partie de la restreinte liste des ministres de la justice ayant jeté  véritablement les bases d’une justice plus proche des justiciables et qui sévit contre les délinquants financiers quel que soit ton grade ou ton rang social.

Pour rafraîchir la mémoire des maliens, il faudra rappeler les sulfureux dossiers de détournement des deniers publics et de spéculation foncière. Ces deux dossiers ont conduit dans les prisons du Mali des dizaines voire des centaines de personnalités, pas des moindres, comme le Maire du District de Bamako, le Président de l’APCAM, le Président du Conseil régional de Kayes et des maires de plusieurs communes. L’autre dossier qui semble faire couler beaucoup d’encre et de salives et qui serait à la base de l’inimitié entre Malick Coulibaly et le Président de la République, est celui de l’avion Présidentiel et des équipements militaires incriminant des très proches collaborateurs  d’IBK. Ce dossier ne doit pourtant pas être classé sans suite car cette affaire est à la base des multiples tueries dont les FAMa sont victimes, parce que l’argent qui devrait servir à équiper et à bien former les militaires, a été détourné par quelques hauts placés de l’armée et de l’administration. Malick Coulibaly doit persévérer dans le sens de la poursuite de tous ceux qui ont détourné les deniers publics.

Grâce à Me Malick les maliens se sont rendus compte que la justice n’était pas  seulement truffée d’hommes et des femmes indécents peu scrupuleux et moralement indignes, mais des hommes et des femmes dignes compétents, patriotes et qui ont le souci du Mali. Le Procureur près du tribunal de la Commune III, chargé du pôle économique, Mamadou Kassogué est de cette espèce d’hommes intègres. Ils sont nombreux dans la grande famille judiciaire, ceux qui n’ont pas voulu troquer leurs robes contre de l’argent. Donc, aujourd’hui vouloir faire changer Me Malick Coulibaly de portefeuille ministériel c’est être complice des délinquants qui pillent et avilissent  le Mali.

En définitive, IBK a tout intérêt à reconduire Me Malick Coulibaly à son poste pour non seulement continuer la dynamique déjà amorcée, mais aussi et surtout, pour continuer à redorer le blason de la justice malienne. Le faire muter serait une autre déclaration de guerre au peuple malien.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Perchoir : ce détail important en défaveur de Diarrassouba !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/perchoir-ce-detail-important-en-defaveur-de-diarrassouba-2875414.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le nouveau président de l’Assemblée nationale est Moussa Timbiné. Qui l’aurait cru ? Ils ne sont pas nombreux ceux qui auraient parié un sou troué sur l’ancien leader estudiantin et non moins ancien vice-président de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que l’on découvre tout l’intérêt que tous commençaient à porter aux législatives en commune V (fief de Moussa Timbiné).

Le parti au pouvoir, l’opposition, certains membres du gouvernement, la coalition Ensemble pour le Mali (EPM), même de simples badauds, chacun était accroché aux résultats du scrutin dans la cinquième commune de Bamako. Plus que tous ceux cités ci-haut, c’est l’intérêt de la famille présidentielle, elle-même, qui a suscité énormément de questions et de préoccupations au sein de la population.

En effet, on a fini par découvrir que le président, Ibrahim Boubacar Kéïta, lui-même, était, particulièrement, intéressé par l’issue du scrutin de la commune V et la position de son protégé Moussa Timbiné qui a failli ne pas passer au second tour parce qu’il était très sérieusement menacé à l’issue du premier. Pourquoi tant d’intérêts pour celui qui ne sera même pas le choix du parti au pouvoir pour le perchoir ? Se demandaient nos compatriotes.

Ironiseront les plus cyniques, la raison est simple : IBK sait que les Maliens ne voudront jamais de Moussa Timbiné à sa place au cas où... Il se dit qu’ils le laisseraient donc tranquille le reste de son mandat.

C’est pour cela, disent-ils, avec conviction que le président a soutenu à cor et à cri «son fils» au perchoir contre l’avis de son parti qui avait jeté son dévolu sur Mamadou Diarrassouba, le député de Dioïla.

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Timbiné : «Oser lutter, c’est oser vaincre !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-timbine-oser-lutter-cest-oser-vaincre-2875400.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:13:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À la suite de longues tractations, de compromis et de compromissions, la nouvelle Assemblée nationale du Mali a son nouveau président en la personne de son ancien premier vice-président, Moussa Timbiné.</span></i></b></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Celui que nombre de Maliens ne prenaient pas très au sérieux pour occuper ce si stratégique, juteux et prestigieux poste, a déjoué, quasiment, tous les pronostics et s’est hissé au perchoir. Jusqu’au bout, il aura résisté. Contre vents et marrées, pourrait-on dire. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il faut dire que, quand on s’en tient à ces dernières législatives, à l’ambiance et aux ambitions dans son parti, ce n’était pas évident. Nous n’allons pas, ici, revenir sur tout ce qui s’est passé pour que l’ancien leader estudiantin Moussa Timbiné soit «perché» à ce poste, mais il est essentiel, à notre avis, de revenir, brièvement, sur certains faits récents dans le cadre des deux tours. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malgré son statut de premier vice-président de l’Assemblée nationale, il faut dire que l’élection de Timbiné à cette position n’était tellement pas évidente qu’il avait eu, d’abord, de la peine à se faire réélire dans sa commune et que l’opposition était très grande. Une opposition qui ne se manifestait pas, contrairement à ce que l’on pouvait penser, qu’au sein d’une certaine opinion mais aussi de sa propre formation politique.</span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il faut rappeler, ici, que la coalition portée par Moussa Timbiné est arrivée deuxième au second tour des législatives et faisait face à la coalition URD (Union pour la République et la démocratie) et que tout portait à croire que les pronostics étaient véritablement en défaveur de la liste RPM jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle s’y mette dans le cadre de la proclamation définitive des résultats. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avant elle, le ministère de l’Administration, dans le cadre des résultats provisoires, avait déjà éliminé le futur président de l’Assemblée nationale du Mali et personne ne pariait plus un sou sur lui. Les jeux étaient loin d’être faits. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comme d’habitude, Moussa Timbiné a résisté, comme il l’a souvent fait depuis qu’il a commencé à avoir des responsabilités au sein des organisations estudiantines. Son passage à l’AEEM, il faut le rappeler, a été suffisamment commenté dans les médias, surtout ces temps-ci. On met, essentiellement, en avant, la violence sous son mandat au sein de ce mouvement estudiantin. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Une violence qui lui colle toujours à la peau et, lui-même, il faut l’avouer, ne fait rien pour s’en débarrasser. Il en use et abuse d’ailleurs, même en tant que député, pour dissuader les auteurs de certaines pratiques sur la scène politique nationale. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le dernier cas en date est celui du jour de la désignation, par le Rassemblement pour le Mali (RPM), de Mamadou Diarrassouba, comme candidat au perchoir. Il aurait claqué la porte ce jour en proférant des injures pour marquer sa désapprobation de ce choix. </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il aura, une nouvelle fois, eu raison d’avoir résisté, d’avoir osé et d’avoir lutté. Le résultat est connu : il est le nouveau président de l’Assemblée nationale du Mali. La quintessence de la devise de l’AEEM (Oser lutter c’est oser vaincre), il l’aura comprise mieux que quiconque !</span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mohamed Ag Aliou     </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme : menaces sur Diéma et Banamba</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/terrorisme-menaces-sur-diema-et-banamba-2875420.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:10:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les villes de Diéma et Banamba seraient, de nouveau, dans le viseur des terroristes qui rôdent dans la zone depuis un certain temps et qui projetteraient d’y commettre des attentats en cette approche de fête de Ramadan. En effet, les populations ont aperçu, autour d’un puits d’approvisionnement public en eau, dans la zone de Diongomané, trois individus armés montant des chameaux qui évoquaient en langue arabe des opérations du genre dans la zone. Ce sont des témoins qui, de manière formelle, ont avisé les autorités locales que les trois individus parlaient d’attentats planifiés et devant être perpétrés, le jour de la fête de Ramadan, dans les villes de Diéma et Banamba. Il faut préciser que la scène s’est déroulée, lundi 18 mai 2020, précisément autour d’un puits dans le secteur de Diongomané, commune rurale de Bema, dans le cercle Diémé.</span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Visites de courtoise : l’honorable Karim Kéïta y était !</span></b></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Apparemment, les relations entre Karim Kéïta (le fiston national) et les familles fondatrices de Bamako semblent se réchauffer. En tout cas, contrairement à ce qui peut être lu, souvent, sur les réseaux sociaux, l’élu de la commune II et «ses vieux» auraient décidé de laisser derrière eux la brouille d’avant législatives et l’affaire Birama Touré. C’est pour cela que l’honorable Karim Kéïta, annoncé persona non-grata dans le vestibule de la chefferie lors de la visite du nouveau président de l’Assemblée nationale, faisait bel et bien partie de la délégation de Moussa Timbiné et, en bonne place, d’ailleurs. Surprise pour certains, soulagement pour d’autres ; cette présence n’est pas passée inaperçue surtout que, quelques jours avant, pour des raisons que l’on ignore, des malins avaient, intelligemment, publié sur les réseaux sociaux que les «anciens» avaient insisté sur la non-présence de Karim Kéïta dans la délégation parlementaire et qu’ils avaient même menacé de ne pas recevoir le tout nouveau patron du perchoir, s’il s’entêtait à venir avec le député élu de la commune II. Les choses ont donc dû, au grand soulagement d’un grand nombre d’habitants de la commune II et supporters du fiston national, s’arranger. Non seulement, il faisait partie de la délégation, il y figurait, même, en bonne place.   </span></p>
<p class="yiv6451810900msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5521651079msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Retour des FAMa à Labezzanga : quand l’indiscipline refait surface </span></b></p>
<p class="yiv5521651079msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5521651079msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les Forces armées maliennes sont désormais de retour dans la ville de Labezzanga (frontière Mali-Niger) qu’elles avaient «quittée» à la suite des attaques d’Indelimane et d’autres postes dans la zone. Un retour salué par tous mais qui ne doit pas nous empêcher d’évoquer ici le comportement de certains éléments ayant catégoriquement refusé de remonter sur la zone, donc de se soumettre aux ordres et instructions de la hiérarchie. En effet, à l’issue du départ du cortège, on a remarqué qu’un grand nombre de soldats étaient absents. Certains étaient restés à Gao et d’autres à Ansongo. Raison invoquée : plus de moyens. Une situation qui aurait sérieusement irrité le colonel Issa Mamadou Coulibaly, commandant de zone ou Com-Zone (présent au départ des FAMa sur Labbé), à telle enseigne qu’il aurait déclaré, publiquement, que tous répondront de leurs actes. Certains, selon nos sources, pourraient même être radiés, à en croire les déclarations du COM-ZONE sur place.</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démission du gouvernement : vers la fin du mois…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/demission-du-gouvernement-vers-la-fin-du-mois-2875422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:03:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5521651079msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour ceux qui sont impatients de voir le Premier ministre et son gouvernement démissionner, il va falloir attendre encore un peu. En effet, nous apprennent nos recoupements, cette pratique démocratique intervient, en principe, après les élections législatives, pas avant que la Cour constitutionnelle ne valide le règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; que cette nouvelle Assemblée mette en place ses commissions et son bureau. Pour le moment, seul le règlement intérieur a été envoyé à la Cour constitutionnelle et le bureau ne sera, normalement, mis en place qu’après la fête donc, la semaine prochaine. Tout cela nous fonde à croire que la démission du gouvernement n’aura lieu qu’à partir de mercredi prochain, donc, dans une semaine. Et puis, le scénario est simple et ne réservera pas de surprise pour ce qui concerne le Premier ministre : il remettra, au plus tard, samedi 30 mai, sa démission et celle de son gouvernement au président de la République. Lequel, immédiatement, sauf extraordinaire tsunami, le reconduira et le chargera de la composition d’un nouvel attelage gouvernemental. Nous y reviendrons.</span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clément Dembélé : devant un juge ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/clement-dembele-devant-un-juge-2875398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À cause d’une virulente vidéo qu’il a publiée sur les réseaux sociaux, quelques jours plus tôt,  le Pr. Clément Mamadou Dembélé, on s’en souvient, a été interpellé, le 9 mai, par les forces de l’ordre. Depuis, les spéculations vont bon train sur l’identité de ses interpellateurs et son lieu de détention. </em></strong>

Un grand nombre de nos compatriotes, à cause de la manière dont il a été arrêté, manu militari, et embarqué dans un véhicule tout-terrain et l’accoutrement des agents armés qui ont agi ce jour en plein quartier populaire de Banconi, pensent qu’il est aux mains de la Sécurité d’Etat.

Depuis, c’est motus et bouche cousue sur le sort de Clément Dembélé, surtout que, tout le monde le sait, la SE a tous les droits et elle ne peut être obligée de communiquer sur ses opérations. Elle ne doit d’ailleurs pas le faire et pour cela, elle est protégée par la loi (ou, disons, le manque de loi et de textes en la matière).

Naturellement, à cause de ce que nous écrivions, tantôt, aucune nouvelle de Clément, depuis près de deux semaines, même si tout le monde spécule sur le fait qu’il soit entre les mains de la SE. Une situation qui ne saurait perdurer car, selon nos sources, son affaire pourrait être, très prochainement, judiciarisée. C’est-à-dire qu’il sera, dans les jours à venir, mis à la disposition de la justice qui décidera de son sort.

Il faut rappeler que le porte-parole de la PCC (Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage) est arrêté pour des propos tenus dans une vidéo qu’il a publiée sur les réseaux sociaux. Un élément dans lequel il dénonce la gestion du pays et lance un appel aux forces armées auxquelles il demande de «soutenir sa population» et éviter la répression des manifestations.

C’est, en réalité, ce discours à l’endroit des forces de sécurité qui a été pris comme un appel au soulèvement et qui a énervé au plus haut sommet de l’Etat.

<strong>Moussa Touré  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confection des bulletins de vote :   L’option locale, la meilleure !</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/confection-des-bulletins-de-vote-loption-locale-la-meilleure-2875417.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:58:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis la semaine écoulée, il est question dans la presse et sur les réseaux sociaux d’un marché de confection de bulletins de vote attribué à des entreprises locales, avec à leur tête, Mamadou Sinsy Coulibaly. </em></strong>

&nbsp;

Dans le principal article, repris par plusieurs autres confrères et organes, plusieurs griefs sont énumérés quant à la procédure d’attribution dudit marché, aux bénéficiaires et à son exécution. En réalité, de magouilles ou d’irrégularités pour ce qui concerne ce marché, il n’en est rien.

Il a été, naturellement et tout simplement, dans le but de faire la promotion de l’industrie locale et soutenir les entreprises maliennes, donné aux opérateurs locaux évoluant dans l’imprimerie, au lieu d’être attribué à l’imprimerie nationale de France comme en 2018, lors de l’élection présidentielle et comme c’est d’ailleurs souvent le cas.

Concrètement, c’est une entente directe qui a été demandée par le ministère de l’Administration territoriale et cela a été, naturellement et en toute souveraineté, accordé. Selon un cadre dudit département, «tout s’est passé conformément aux procédures et les locaux sont presque trois (3) fois moins chers». Aussi, a-t-il poursuivi, «Ils (les entrepreneurs locaux) se sont organisés en consortium et ont désigné Imprim-color comme patron».

<strong>Mohamed Ag Aliou     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La BNDA réalise un résultat net de près de 10 milliards de F CFA et se classe parmi les trois premières banques de la place</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/la-bnda-realise-un-resultat-net-de-pres-de-10-milliards-de-f-cfa-et-se-classe-parmi-les-trois-premieres-banques-de-la-place-2875421.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:50:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Banque Nationale de Développement Agricole du Mali (BNDA) a réalisé un résultat avant impôt de 12,3 milliards de FCFA et un résultat net de près de 10 milliards de FCFA avant de porter ses fonds propres et assimilés à 66 milliards de  FCFA en  2019,  en augmentation de 11%.</em></strong>

La BNDA a amélioré ses performances financières en créant une valeur ajoutée plus importante. Ainsi, le Produit Net Bancaire (PNB) passe de 36,5 milliards FCFA à 40 milliards FCFA en 2019, soit une augmentation de  10%.

Pendant ce temps, l’on note un coefficient d’exploitation de 51% en baisse. Avec un total de bilan de 498 milliards FCFA, la BNDA améliore sa position dans le peloton de tête du système bancaire malien tout en demeurant le premier partenaire financier de l’agriculture malienne.

Ces performances ont été réalisées grâce à une adaptation constante des moyens de production aux nombreux défis. Elle a su améliorer ses performances malgré un contexte difficile marqué par la rareté et le renchérissement des ressources financières et la crise sécuritaire accentuant l’insolvabilité des clients. Dans le même temps, la banque a poursuivi  le projet digital, la réforme organisationnelle et la mise en œuvre des réformes réglementaires.

En effet, l'exercice 2019 est l'année de confirmation de l'engagement de l'exécutif, à travers les orientations franches et  éclairées des administrateurs, à créer plus de valeurs à court, moyen et long terme pour nos actionnaires d'une part, et d'autre part à renforcer la structure financière permettant de faire face aux éventuelles crises à venir.

<strong>267 milliards FCFA en 2019 dans le financement de l’agriculture</strong>

Fidèle à sa vocation de banque agricole, elle a injecté 267 milliards FCFA en 2019 dans le financement de l’agriculture pendant qu’elle a consacré 80 milliards de FCFA au financement des équipements et de l’habitat des particuliers. Quant aux PME-PMI, le volume des engagements en leur faveur a augmenté de 44% en passant de 87 milliards 099 millions de FCFA en 2018 à 125 milliards 703 millions de FCFA en 2019.

Pendant l’année écoulée, la BNDA a accordé 29 milliards de FCFA  à des entreprises appartenant à des femmes ou gérées par elles, des groupements féminins ou des femmes salariées du public, du privé, de l'armée ou para militaire.

Au même moment, la banque a accompagné sept (7) institutions de micro-finance pour un montant de 2 milliards 929 millions de FCFA contre 2 milliards 600 millions de FCFA en 2018, soit une augmentation de 12%.

Qui plus est, la banque verte a contribué à la solidarité nationale notamment à travers les impôts payés à l’Etat en nette progression conformément à l’évolution de l’activité. Les impôts payés totalisent 13 milliards  de FCFA en 2019 contre 12  milliards FCFA en 2018.

En matière de dépôt, les clients font davantage confiance à la BNDA comme en témoigne l’évolution des dépôts des différents segments de la clientèle. Les dettes à l’égard de la clientèle (y compris dettes rattachées) augmentent de 5% (16 milliards) et s’établissent à  325 milliards FCFA au 31 décembre 2019.

<strong>L’économie  financée à hauteur de 506 milliards de FCFA dont 53% pour l’agriculture</strong>

De même, l’activité crédit se développe et s’adresse à tous les secteurs de l’économie malienne, l’agriculture demeurant le cœur de métier de la banque. Le financement annuel de l’économie malienne par la BNDA augmente de 10% (46 milliards) et s’établit à 506 milliards FCFA en 2019, dont 53% pour l’agriculture. L’institution financière a augmenté son volume global d’activité et amélioré son positionnement par rapport à la concurrence. Elle détient 11,2% des dépôts bancaires, 12,5% des crédits bancaires au 30 septembre 2019.

<strong>Banque de proximité</strong>

La BNDA comptait 331 084 clients au 31 décembre 2019  en progression de 6% soit 18 557 nouveaux clients. Elle demeure une banque de proximité et contribue à l’amélioration de la bancarisation de la population malienne à travers 48 points de vente, 72 guichets automatiques (GAB) et des services diversifiés offerts.

Il faut noter que l’exercice clos au 31 décembre 2019 représente le premier exercice d’application complète des instructions relatives aux circulaires de la BCEAO, des réformes de Bâle 2 et 3. C’est aussi, la quatrième année du Plan de développement à moyen terme 2016-2020 de la BNDA (PMT6) et qui servira comme référence pour le prochain PMT7 2021-2025.

<strong>Source : BNDA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face au Covid&#45;19, l’Afrique a déjoué tous les pronostics</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/face-au-covid-19-lafrique-a-dejoue-tous-les-pronostics-2875425.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:47:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face au Covid-19, l’Afrique a déjoué tous les pronostics. Qu’en sera-t-il à présent de la gestion de l’après-crise ? Eléments de réponses lors des prochaines E-Conf Challenges.</strong>

<em> « L’Afrique doit se préparer au pire. Elle doit s’y préparer dès aujourd’hui »</em>, prédisait, dès le 19 mars, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Certes, son excès de catastrophisme a fait resurgir les vieux démons des tenants de l’afro-pessimisme, que l’on pensait avoir dépassés après des années d’une croissance soutenue. Mais, son propos a néanmoins incité les Africains au dépassement de soi. En effet, au moment où les grandes puissances subissaient les effets désastreux de la pandémie, l’Afrique se mettait en ordre de bataille pour anticiper, dès la première heure, l’arrivée du coronavirus. Aujourd’hui, le continent déplore le décès de 2 126 personnes, soit moins de 1% du bilan mondial de l’épidémie estimé à 276 000 morts, le 9 mai 2020.

Aguerrie par des décennies de crises sanitaires, l’Afrique a démontré sa capacité d’adaptation et de résilience, malgré la fragilité des systèmes de santé. Ironie du sort, pour la première fois de l’histoire, c’est l’Afrique qui est en pole position. Les raisons en sont multiples. Elles s’expliquent par l’accumulation du savoir-faire africain dans la gestion des crises précédentes, comme ce fut le cas pour le paludisme et plus récemment pour Ebola. Et du fait de la jeunesse de sa population.

Au-delà de ces avantages inhérents à l’Afrique, ce qui a primé, c’est d’avoir anticipé la mise en place des gestes barrières. La faible intégration du continent africain à la mondialisation économique a également permis de juguler l’épidémie. Ce phénomène est subitement apparu comme crucial, si bien que l’on envisage à présent de relocaliser des industries.

<strong>Rien ne sera plus comme avant </strong>

La majorité des 3,4 milliards de terriens (43% de la population mondiale), qui a vécu de façon inédite le confinement, pense que rien ne sera plus jamais comme avant. Au moment où s’amorce le déconfinement, un certain nombre de questions existentielles se posent à l’humanité. Si la gestion de la crise a été bien maitrisée, qu’en sera-t-il de la stratégie de sortie ? Les enjeux futurs se cristallisent autour de cette équation. D’ores et déjà, l’on parle de l’avènement d’un nouvel ordre mondial. Et du risque de déstabilisation d’une gouvernance économique mondialisée à outrance depuis plusieurs décennies. Entre fantasme et réalité, la mondialisation a fini par montrer ses limites. Les délocalisations et autres externalisations ont jusqu’alors été théorisées pour thésauriser et faire basculer la concurrence fiscale entre Etats. Les pays occidentaux se préparent à une vague de relocalisation des industries considérées comme stratégiques, voire vitales. Qu’en sera-t-il en Afrique, où la balance commerciale enregistre un déficit chronique dans bien des secteurs relevant de sa souveraineté ?

<strong>E-Conf Challenges</strong>

Ces questionnements sont à l’origine de la série d’E-Conf Challenge, que nous avons organisée pour approfondir la réflexion avec les décideurs du Continent africain. Lors de la seconde édition, Lacina KONE, CEO de Smart Africa, a affirmé qu’il s’agissait plus que jamais de s’adapter, si l’on ne voulait pas disparaitre.

Après la série d’Econf Challenge dédiée à la gestion de la crise sanitaire, et à l’impact du Coronavirus sur la digitalisation des entreprises et des administrations africaines, CIO Mag entame une seconde série de conférences.

A l’ordre du jour, les enjeux de l’après-crise et les réponses à apporter aux questionnements :

Quels sont les grands enseignements de cette crise pour l’Afrique ? Comment le continent doit-il aborder son avenir ? De quelle manière peut-on optimiser la connexion entre le système de santé et le numérique ? Comment intégrer aux projets de R&amp;D le contingent d’innovateurs, qui a fourni de manière désintéressée des solutions durant la crise ?

Autant de questions qui nous interpellent avec beaucoup d’acuité.

Cio Mag vous donne rendez-vous prochainement pour élaborer des éléments de réponses.

<strong>Mohamadou DIALLO, Fondateur - Directeur général de CIO Mag</strong>
<strong>cio-mag.com</strong>
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<title>La Minusma appuie les radios de proximité dans la riposte au Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-appuie-les-radios-de-proximite-dans-la-riposte-au-covid-19-2875433.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:46:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la riposte contre la propagation du Covid 19, le gouvernement a mis des masques à la disposition des radios de proximité de la région de Gao. À travers son aviation mais aussi sa division de la Communication stratégique et de l’information publique, la Minusma en a assuré le transport aérien, afin que l’URTEL (l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali) en assure la distribution auprès des journalistes et animateurs radio de la région.

Selon Alassane Maïga, Coordonnateur régionale de l’URTEL-Gao et Directeur de la Radio Fitilla, <em>«Ces masques seront distribués auprès des radios des cercles de Gao, Ansongo, Bourem, Almoustarat et dans la région de Ménaka»</em>.

Dès l’apparition du Covid19, les radios de proximité de Gao se sont proactivement engagées pour lutter contre sa propagation. Elles diffusent en continu des messages sur l’adoption des gestes barrières et des émissions de sensibilisation en langues locales mais également les produits audio réalisés par l’équipe Pays des Nations unies. Dans les deux régions, Gao et Ménaka, des dispositifs de lavage des mains étaient installés dans les locaux de nombreuses radios.

Partenaire et soutien du plan de réponse de la Direction régionale de la Santé de Gao au Covid 19, la Minusma travaille actuellement avec l’URTEL et les différents leaders religieux, pour appuyer des projets de sensibilisation initiés et menés par les populations pour lutter contre la pandémie.

<strong>Source : Minusma</strong>

<strong> </strong>

<strong>Covid 19 : point de situation sur le personnel et mesures pour contrer la propagation du virus</strong>

« Le total des cas de la Minusma reste à 54 cas depuis le début de la crise. Depuis, 38 ont été guéris, il reste donc à la Minusma, à ce jour, 16 cas positifs actifs qui évoluent bien. Ils sont placés en isolation et reçoivent les soins adéquats.

Ainsi vous noterez cette semaine que le nombre de collègues guéris a encore augmenté, passant de 14 le 7 mai à 38 le 13 mai. C’est donc une très bonne nouvelle, la tendance des guérisons est en hausse constante.

Pour rappel, le dernier bilan des autorités maliennes publié hier faisait état de 758 cas positifs dans le pays et 408 guérisons. Les mesures renforcées de la Minusma pour empêcher la propagation du virus au Mali sont toujours en vigueur dans nos représentations régionales.

Les camps où des cas ont été déclarés ont été entièrement confinés pour une période de 14 jours pour limiter la contagion. Dans cette optique, le camp de Tessalit, dans la région de Kidal, a été entièrement désinfecté dans la nuit du 9 au 10 mai, celui de Tombouctou l’avait été il y a quelques jours également.

En outre, nos contingents suivent en priorité une formation de sensibilisation au Covid-19. Comme vous le savez, sauf exception, les rotations de nos soldats sont suspendues jusqu’au 30 juin prochain. Les vols de la Minusma demeurent suspendus pour les passagers au Mali à l’exception des cargos et urgences médicales. Sachez enfin que désormais, le port du masque facial est obligatoire au sein de l’ensemble du système des Nations unies au Mali.

Nous sommes tous concernés et la Minusma adapte ses mesures en fonction de l’évolution de la propagation du virus au Mali, en parfaite coordination avec les autorités nationales et l’OMS.

Nous saluons enfin les efforts déployés de tous les personnels médicaux travaillant dans la riposte au virus dans le pays et souhaitons une meilleure santé à tous les patients concernés par le Covid19. L’heure est au respect des mesures barrières. Ensemble, nous viendrons à bout de cette épidémie. »

<strong>Olivier Salgado/Porte-parole de la Minusma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali obtient son moratoire du Club de Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/le-mali-obtient-son-moratoire-du-club-de-paris-2875403.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre pays, l</em></strong><strong><em>e Mali, vient d’obtenir un moratoire de la part du Club de Paris, après la décision du G20 de suspendre cette année le service de la dette, a annoncé, mardi 19 mai, le ministère français des finances. Il devient de fait le premier pays africain à en avoir bénéficié. </em></strong>

On s’y attendait et c’est finalement arrivé. Notre pays vient d’obtenir un moratoire sur sa dette de la part du Club de Paris. L’annonce a été faite mardi 19 mai par le ministère français des finances.

Lequel ajoute que quatre autres pays ont signé le moratoire avec le Club de Paris. De même que vingt autres pays se trouvaient actuellement dans une phase de « finalisation des documents », pour signer à leur tour un accord avec le Club de Paris. Il s’agit en fait d’«<em>une suspension temporaire»</em> et <em>«l’argent a vocation à être remboursé ultérieurement»</em>.

Des pays africains, comme l’Ethiopie, la République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville, le Cameroun et la Mauritanie sont sur le point d’obtenir également un moratoire. Au total, 77 pays peuvent prétendre à ce moratoire, accordé en raison de la crise due au coronavirus.

<em>« Nous nous attendons à ce que quelques dizaines de pays supplémentaires nous adressent leur demande dans les prochains jours »</em>, a ajouté la source française.

<em>« Les sommes non payées en 2020 seront remboursées en trois ans sur 2022, 2023 et 2024, après une année blanche en 2021 »</em>, a expliqué la même source, soulignant que 41 des 49 pays d’Afrique subsaharienne étaient éligibles à ce moratoire.

Au total, pour l’ensemble de ces 41 pays africains, les maturités qui arrivent à échéance cette année s’élèvent à 19 milliards de dollars (quelque 17 milliards d’euros), soit pratiquement la moitié du total de 36 milliards pour l’ensemble des 77 pays éligibles.

À la mi-avril, les 22 créanciers du Club de Paris et les créanciers émergents, dont des pays comme la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, la Turquie ou l’Afrique du Sud, se sont ainsi mis d’accord pour suspendre des paiements sur le service de la dette au profit des pays les plus pauvres.

Le Club de Paris, fondé en 1956, est un <em>« groupe informel »</em> de pays dits <em>« industrialisés »</em>, parmi lesquels la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon ou encore la Suisse. Cette institution multilatérale a pour objectif de permettre <em>« aux créanciers de recouvrer leurs créances en arriérés et de trouver une solution efficace et rapide aux crises de la dette souveraine »</em>.

<strong>BK avec Le Monde</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Centre de santé de Kidal : des blessés de provenance inconnue</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/centre-de-sante-de-kidal-des-blesses-de-provenance-inconnue-2868796.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 09:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D’où vient le grand nombre de blessés (plus d’une dizaine) acheminés, en urgence, sur Kidal, et pris en charge au niveau du centre de référence de cette ville ? C’est la question que se posent les témoins de cette scène presque surréaliste qui s’est déroulée le 14 avril dernier dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. En effet, ce jour, on a aperçu une colonne de véhicules 4X4 remplis de combattants, dont certains blessés, faire irruption dans la ville et se diriger vers l’hôpital. Depuis, les spéculations vont bon train et un grand nombre d’observateurs n’hésitent pas à faire un rapprochement entre ces blessés et les combats ayant opposé, il y a de cela quelques jours, les hommes d’Iyad à ceux d’Al-Sahraoui dans le centre du pays.

<strong> </strong><strong> </strong><strong>Fausses infos sur le Covid-19 : qui diffame au ministère de la santé ?</strong>

Présentement, il faut l’avouer, en ces temps de Coronavirus, on est envahi, à travers le monde, par les informations concernant cette maladie. Untel est positif, untel négatif, untel ceci, untel cela… Naturellement, notre pays n’échappe pas à cette flopée d’informations des plus fantaisistes aux plus fausses. Les dernières en date ont été publiées avant-hier et nous « informent » du statut sérologique (positif) de plusieurs ministres, députés et autres responsables. Plus grave, l’auteur (ou les auteurs) cite sa source qui n’est autre, comme il l’écrit, que le ministère de la Santé. D’où cette question : qui diffame au sein de ce ministère ? Pourquoi personne, au niveau de ce département, ne réagit à ces graves fausses informations dont le véritable but n’est que de semer la psychose dans notre pays.

<strong>Alerte : l’artiste Oumou Sangaré dans l’enfer new-yorkais </strong><strong>?</strong>

Où se trouve la vedette malienne Oumou Sangaré en ce moment ? À New-York, aux Etats-Unis, a-t-on appris. Quoi de plus normal pour quelqu’un de sa trempe en temps normal ? Seulement, on n’est pas en temps normal, mais, en temps de Covid-19, et la présence de compatriote dans cette ville commence à inquiéter sérieusement à cause, surtout, des ravages que le virus fait dans cette ville. Il faut rappeler que la ville de la grande pomme est le foyer de la maladie à Coronavirus aux Etats-Unis. Chaque jour, ce sont plusieurs centaines de personnes qui y décèdent. Depuis quelques jours, d’ailleurs, les autorités ont opté pour les tombes communes.

<strong>Lutte contre le Covid 19 : le retour en grâce du ministre Konaté</strong>

La mise en place de l’actuel gouvernement l’avait dépouillé de beaucoup de ses prérogatives et avantages. Il lui avait été retiré beaucoup de directions qui étaient sous sa tutelle. Un coup dur qu’il a pris, en son temps, avec beaucoup de philosophie, et a fait grâce. Il avait été dit qu’il ne bénéficierait plus de la confiance de son beau-frère de président pour des raisons qui changent selon les interlocuteurs. Si les raisons véritables de ce désamour, de l’époque, entre les deux hommes, restent inconnues du grand public, ce qu’on sait, par contre, c’est que le ministre Hamadoun Konaté semble revenir dans les bonnes grâces du président de la République qui vient de lui confier, à travers un décret signé en bonne et due forme, la gestion de 100 milliards de FCFA au détriment du ministère de la santé. Il s’agit de la coquette somme destinée aux familles démunies dans le cadre des mesures relatives à la riposte contre le Covid-19.

<strong> </strong><strong>Gossi : attention, bavure militaire !</strong>

<strong> </strong>Tout est parti, apparemment, de l’assassinat, lundi vers 19 heures, d’un élément de la garde nationale, Samou Traoré, en poste à Gossi (à un peu plus d’une centaine de kilomètres de Gao) par, selon nos sources, des individus armés non identifiés à moto. Tout le village a dormi la peur au ventre car, ignorant, totalement, le sort qui leur sera réservé après ce forfait commis par des inconnus. Auxquels, ils ne sont ni de près ni de loin liés, selon un jeune de Gossi. Ils n’avaient pas tort d’avoir peur des exactions, eux qui y sont habitués, depuis un certain temps, à ces expéditions punitives. En effet, dès le lendemain, à savoir avant-hier, de bonne heure, les paisibles et pauvres populations de Gossi ont vu déferler sur elle la furie d’éléments des FAMa incontrôlés jurant de venger leur frère d’armes assassiné la veille. Personne, ni rien n’a été épargné, motos et habitations incendiées, domiciles violés et détruits ; des personnes violentés. La terreur s’est installée dans la ville. Et dire qu’ils doivent protéger les populations.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soldats morts pour la patrie, tous méritent le même traitement</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soldats-morts-pour-la-patrie-tous-meritent-le-meme-traitement-2868788.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 09:27:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bien que tombés pour la patrie à un jour d’intervalle seulement, le président Ibrahim Boubacar a commis l’erreur, impardonnable aux yeux des parents des victimes, de faire une discrimination en rendant un hommage appuyé aux deux pilotes tués dans le crash de leur avion à Sévaré le mardi 7 avril. Alors que les 27 soldats, tombés un jour plus tôt, le lundi 6 avril à Bamba, au cours d’affrontements contre les djihadistes, n’ont pas eu droit aux mêmes honneurs présidentiels. </em></strong>

&nbsp;

L’un s’appelait Adama Traoré, 18 ans à peine, garçon unique d’une famille qui ne compte plus que deux sœurs. L’autre répondait au nom d’Alpha Nian Coulibaly, 20 ans environ, portant avec fierté le nom minianka de son grand-père, ancien infirmier d’Etat, décédé en 1990, qui a fait l’essentiel de sa carrière en milieu rural, notamment à Manakoro.

Tous deux avaient en commun de venir du Banimonotié, singulièrement de Bougouni, et ne se sont connus qu’à la formation commune de base. Tous deux avaient aussi en commun qu’ils n’avaient pas encore un an sous le drapeau de la nation. Comme les 25 autres de leurs malheureux camarades de Bamba, tombés sous les balles djihadistes ce lundi 6 avril 2020 ; ils étaient sans expérience des engagements et singulièrement sur ce genre de théâtre d’opérations.

Pourtant, ils sont tombés pour la patrie. Tout comme le Capitaine Moussa Maïga et le sous-lieutenant Mamadou B. Traoré, qui sont morts lors du crash de leur Tucano, survenu le mardi 07 avril 2020, au lendemain du drame de Bamba. Mais, au tableau des honneurs, lors du conseil des ministres suivant le 8 avril, le président de la République IBK a sciemment ou non oublié ceux de Bamba.

********

«<strong><em>Bévue impardonnable</em></strong>», «<strong><em>Mépris pour des soldats bénéficiant de moins de considération par rapport à d’autres du fait de leur naissance</em></strong>», car, certainement pas des «fils à papa», etc. Les commentaires indignés n’ont pas manqué de secouer le landernau et n’ont certainement pas échappé au Palais.

C’est pourquoi, dans son discours du vendredi 10 avril, IBK avait daigné évoquer enfin les morts de Bamba, en même temps que d’autres, en déclarant s’incliner «<strong><em>devant la mémoire de nos vaillants fils tombés ces jours-ci, à Bamba, dans le cercle de Kita, à Koro où un sous-préfet a perdu la vie suite à l’explosion d’un EEI, à Sévaré où le crash d’un de nos aéronefs vient de coûter la vie à deux de nos valeureux fils</em></strong>».

Pourtant, deux jours plus tôt, le président de la République avait superbement ignoré les 27 morts tombés à Bamba, car on note au premier point du conseil des ministres, du mercredi 08 avril 2020 dernier, qu’à <strong><em>l'ouverture de la session, le président de la République</em></strong> (qui n’est pas un observateur visiblement attentif) a demandé une «<strong><em>minute de silence à la mémoire du Capitaine Moussa MAIGA et du sous-lieutenant Mamadou B. TRAORE, décédés à la suite d'un accident d'avion survenu le mardi 07 avril 2020 à Sévaré dans la Région de Mopti</em></strong>», et de préciser qu’en «<strong><em>hommage aux militaires décédés, les drapeaux seront mis en berne du jeudi 09 au samedi 11 avril 2020 sur toute l'étendue du territoire national</em></strong>».

Mais les 27 militaires, tombés un jour plus tôt à Bamba, n’avaient pas eu droit à la minute de silence, pas plus que le chef de l’Etat n’ira s’incliner devant leurs cercueils recouverts des couleurs nationales. Et pour cause, comme son fils Karim Kéita l’avait jeté à la figure des familles des soldats tombés au champ d’honneur, il n’y a pas de logistique pour transporter les corps afin que les familles puissent être associées de près aux hommages militaires qui leur sont rendus.

Même si au passage, les avions de transport de troupes, dont dispose l’armée nationale, sont bien souvent utilisés à transporter des fils de familles riches pour leurs galéjades afin de rapporter des ressources financières à l’armée et permettre aux pilotes de se faire la main, explique toujours le très disert et imprudent président de la commission défense et digne fils de son père en matière de palinodie et de maladresse.

Les observateurs ont noté qu’en réalité, le discours du vendredi 10 avril était une session de rattrapage d’un fait assez grave qui a exacerbé jusqu’à l’indicible la douleur des familles et que les communicants du chef de l’Etat ont tenté de corriger.

De toute évidence, il est clair, dans l’esprit des parents des victimes, que les 27 jeunes de Bamba ne sont pas mesurés à la même aune de l’hommage que les deux pilotes de Sévaré, pourtant tous soldats tombés pour défendre leur patrie avec la même conviction.

Les plus incisifs des détracteurs du chef de l’Etat susurrent que le crash du Tucano vient réveiller les affaires liées à l’achat de ces aéronefs dont IBK, lui-même, reconnaissait la vétusté et le manque d’entretien, après en avoir claironné sur tous les toits la qualité dont il se prévalait dans son choix.

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bamba : un nœud stratégique du trafic de drogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/bamba-un-noeud-strategique-du-trafic-de-drogue-2868791.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:54:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des sources dans la ville de Bamba rapportent qu’après leur raid meurtrier du 6 avril, qui a coûté la vie à plus de 27 soldats maliens, des blessés graves et une dizaine de disparus, les assaillants ont promis de revenir. </em></strong>

Selon des personnalités locales, ils ont assuré que les attaques contre la ville-garnisons se poursuivront jusqu’à ce que, comme elle l’a fait à Indélimane, Sokolo ou Boulkessi, à la suite d’attaques incessantes et meurtrières, l’armée malienne se retire et abandonne le terrain.

En fait, nous explique un spécialiste, Bamba constitue un nœud important pour le trafic de drogue. Dans la même configuration que Tarkint, autre lieu où l’armée malienne a perdu des dizaines de soldats, Bamba constitue un passage stratégique des colonnes de transport d’importantes quantités de drogue acheminées vers l’Europe. En fait, plus que par la religion, une bonne part des attaques  djihadistes s’expliquerait par cette activité autrement plus pécuniaire.

C’est la stratégie de «libération» et de «protection», par tous les moyens, des chemins de passage de la drogue, qui serait donc à la base de cette théologie lucrative dont les voies insondables traversent le désert malien.

La stratégie des djihadistes est en passe d’être couronnée de succès, car, depuis 2018, l’armée malienne se retire de plusieurs de ses positions en abandonnant ces différentes localités. Des replis stratégiques pour se concentrer sur d’autres positions, explique depuis Bamako la hiérarchie de l’armée nationale. Visiblement, Bamba, comme Boulkessi, n’en a pas encore fini avec les raids djihadistes.

<strong> </strong>

<strong>MT</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit : 	  Pour les enfants, la télé, c’est du divertissement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-pour-les-enfants-la-tele-cest-du-divertissement-2868785.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:26:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des cours à la télévision nationale ! Il ne manquait plus que ça. C’est, en tout cas, tout ce que le ministre de l’Education a trouvé pour combler le vide occasionné par la fermeture des classes consécutive à un sérieux retard dans l’exécution des programmes des enseignants.

Les « historiques premiers cours télévisés» dans notre pays ont commencé, avant-hier, mardi, légèrement en retard, sur les antennes de ORTM1, et on voyait un homme (présenté comme enseignant en français) expliquer, à distance, ce qu’est une lettre administrative, comment on l’écrit, etc.

Avant-hier mardi, nous imaginons, chez tous ceux qui, comme nous (auto-confinement et curiosité obligent) ont suivi ce premier cours, l’inquiétude, la déception et le désespoir.

L’inquiétude, car tout ce qu’on apercevait, à travers l’homme qui était à la télé, c’était l’image d’un ministère ou, même, d’un ministre, totalement en manque d’initiative, n’ayant aucune solution aux problèmes actuels dans le système éducatif, aucune alternative aux difficultés qu’ont les parents à occuper et éduquer leur progéniture, avec la fermeture des classes ; un ministre qui, avec la complicité de certains zélés, a sauté sur la première solution venue de l’extérieur.

Il a juste vu des pays développés procéder ainsi et s’est dit : pourquoi pas nous ? Sauf qu’il a superbement oublié un certain nombre de choses. D’abord, tous les élèves du Mali ne disposent pas de téléviseur chez eux, un grand nombre n’a même pas le privilège d’avoir de l’électricité à la maison et cela, même, à Bamako. Comment, eux, feront-ils ?

Aussi, ce système est quasiment nul dans un pays comme le nôtre, car, manquant, totalement, d’interactivité entre l’apprenant (qui a la chance d’avoir l’électricité et la télé chez lui) et le maître sur le petit écran. Aussi, sur l’élément qui est passé sur les antennes de la télévision nationale, un intervenant nous a parlé de plateforme, d’internet… Combien de familles disposent de la connexion internet chez elles dans notre pays et quelle est la qualité de cette connexion, si elle existait ?

Tout ça n’était donc que déception et désespoir. Déception de voir, encore une fois, notre pays, à travers le ministère de l’Education, incapable d’offrir à une couche importante de sa population, un de ses droits les plus élémentaires : l’éducation. Et, désespoir, quant à la situation actuelle qui pourrait affecter considérablement le système éducatif, déjà moribond, de notre pays.

Ce qu’il faut faire, c’est permettre à chaque école d’organiser «ses» périodes, en concertation avec les parents d’élèves et les enseignants. Sinon, la télévision, tout le monde la regarde assez déjà !

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération : la généreuse donation du Maroc au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-la-genereuse-donation-du-maroc-au-mali-2868798.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:22:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a quelques jours de cela, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, a souhaité rencontrer l’ambassadeur du Maroc au Mali, SE Hassan Naciri. Ce dernier, comme on a pu le constater sur les images publiées sur les réseaux sociaux, a, naturellement, répondu, avec plaisir, à cette invitation, tout en portant son masque (ou cache-nez). Covid-19 oblige ! </em></strong>

Un habillement bien approprié à cause de la pandémie dont il a été question de la lutte lors de cette entrevue entre les deux diplomates. En effet, Tiébilé sollicitait, officiellement, SE le Roi du Maroc, à travers son ambassadeur au Mali, dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, la mise à disposition (en faveur du Mali) de la clinique périnatale Mohamed VI, l’une des mieux équipées sur le continent. Message transmis et reçu cinq sur cinq.

Plus qu’une mise à disposition, le Maroc a fait mieux et le Souverain a, encore une fois, fait parler son cœur en faveur du Mali. Il a décidé d’offrir (gracieusement) ce joyau à l’Etat malien pour qu’il puisse contribuer à la lutte contre la pandémie du COVID-19. Tout est fin prêt pour cela et la cérémonie solennelle de remise de la clinique se fera dans les prochains jours.

Il faut rappeler que cet institut de santé était, déjà, à l’origine un don du Roi Mohamed VI, à notre pays, en réponse à l’accueil qui lui a été accordé en 2013 lors de l’investiture du président IBK.

Ce geste est d’autant plus important que la structure dont il est question ici, est, en Afrique, l’une des plus modernes et des plus à jour en termes d’imagerie médicale, d’équipements ultramodernes et autres instruments indispensables en médecine et dans le cadre du traitement des épidémies et autres prises en charge.

Tenez, à l’issue de nos recherches, il nous est revenu que la clinique Mohamed VI du Mali dispose de 79 lits dont 16 de soins intensifs, 4 de soins normaux et 13 couveuses de soins intensifs néonatals. Pour ce qui concerne les équipements ultramodernes que nous évoquions ci-haut, il s’agit d’un scanner 16 coupes, 4 échographes, une salle de radiologie, un échographe doppler 4D, un appareil d’échocardiographie et un appareil de radiologie mobile.

Ce n’est pas tout, la clinique Mohamed VI dispose aussi de 9 salles de consultation, 2 salles d’opération pour la césarienne et 4 salles d’accouchement. La preuve que cette structure est ultramoderne, elle est également dotée de 7 lits de réanimation, 9 de soins intensifs et un laboratoire avec biochimie, hormonologie, hématologie, bactériologie et sérologie.

Selon plusieurs spécialistes, impatients de voir cette donation effective, la clinique Mohamed VI pourra s’occuper, annuellement, et soulager, plus de 5000 grossesses quel que soit leur statut, à risque, compliqué ou normal.

À l’origine, faut-il le rappeler, la mission de la clinique était d’aider le gouvernement malien dans le cadre de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, la prise en charge des grossesses compliquées et à risques. Mais il faut croire qu’elle va être, pour l’instant, en principe, utilisée dans le cadre du renforcement des capacités de riposte contre le COVID-19.

<strong>Fanta Sakiliba</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé : une attente si longue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/soumaila-cisse-une-attente-si-longue-2868783.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le mercredi 25 mars 2020 qu’il est retenu en otage, personne ne peut vous dire, exactement, aujourd’hui, comment se porte le président de l’URD (Union pour la République et la Démocratie), et non moins chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. Où il se trouve, si des négociations sont en cours ou pas, encore moins, les chances de le revoir si tôt.  </em></strong>

<strong> </strong>

De la date de sa prise en otage à nos jours, force est de reconnaître que, pour la libération rapide et à la limite sans condition de Soumaïla Cissé, ce ne sont pas les initiatives qui ont manqué ; encore moins la volonté et la détermination. Tous souhaitent (c’est ce que tous clament, en tout cas), clament et exigent, même, la libération rapide du chef de file de l’opposition.

&nbsp;

Cellules de crise, associations de soutien, jeunes, femmes, tous sont, désormais, en fonction de leurs moyens, des zones d’influence et d’action de chacun, à pied d’œuvre, pour réclamer le retour du « Champion », sa libération par ses ravisseurs. Tous sont désormais alertes, avec un seul et même objectif : la libération de Soumaïla Cissé.

&nbsp;

À présent, s’il est vrai que les initiatives viennent de partout et qu’elles sont prises par presque tout le monde, qu’en est-il des résultats ? Que peuvent dire tous ces initiateurs et volontaires au sujet de l’état dans lequel se trouve le chef de file de l’opposition, du lieu où il est détenu et par qui, au niveau d’avancement des négociations ? Apparemment, pas grand-chose, selon plusieurs observateurs qui s’intéressent à ce dossier.

La plupart estime que les membres des cellules de crise mises en place, et par le gouvernement, et par le cabinet du chef de file de l’opposition, ont la volonté mais qu’aujourd’hui, ils ne savent pas par quel «bout prendre le sujet», ni par où commencer. Car, en réalité, même les ravisseurs du chef de file de l’opposition se chercheraient en ce moment, dépassés qu’ils sont par l’intérêt que le monde entier porte à leur otage ; y compris, d’autres groupes terroristes rivaux. C’est ce qui constitue, apparemment, le blocage.

En effet, comme nous l’annoncions, il y a de cela deux semaines, tout est parti apparemment d’un banal acte de bandits qui écument le centre de notre pays et sous les ordres d’Amadou Kouffa. À l’origine de ce rapt, et c’est ce que sait tout le monde, il y a des jeunes incontrôlés ne sachant même pas, pour certains, la qualité, l’importance et le statut du chef de la délégation et du convoi qu’ils attaquaient.

Ce n’est qu’une fois le forfait commis qu’ils ont réalisé ce qu’ils venaient de faire et il fallait prendre des décisions. Amadou Kouffa entra dans la danse. Lui, à son tour, informa, naturellement, son collaborateur, allié et patron, Iyad. Lequel, à son tour, mit ses chefs d’AQMI (Droukdel et autres) au courant.

Pendant que tout ça se mettait en place, malheureusement, ce que quasiment personne ne prévoyait se produit : entra dans la danse l’Etat islamique à travers sa redoutable branche qu’est l’EIGS (Etat islamique au grand Sahara). C’est aussi l’une des raisons de la grande rivalité entre AQMI et EIGS dans le centre du pays en ce moment ; sans oublier, le mécontentement qu’a entraîné chez Iyad certains comportements des hommes de El-Sahraoui dans le centre du pays.

Aujourd’hui, malheureusement, la réalité est la suivante : les ravisseurs de Soumaïla bougent énormément avec lui (ce qui explique, d’ailleurs, en partie, la libération des autres). Ils sont, selon toute vraisemblance, proches d’Iyad et se dirigent vers lui ou ses chefs ; ils ne sont pas encore arrivés à destination et sont pourchassés par l’EIGS. Donc, par les hommes de Droukdel, qui, lui aussi, convoite désormais le précieux otage.

Tous les regards sont désormais braqués sur le président de la République, ou, du moins, sur les autorités publiques, pour s’activer et tout mettre pour que revienne, dans les plus brefs délais, parmi les siens, le président de l’URD.

<strong> </strong><strong>À suivre.</strong>

<strong> </strong><strong>Moussa Touré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Terreur et pogrom contre les abolitionnistes :   Le Mali interpellé par les Nations Unies !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/terreur-et-pogrom-contre-les-abolitionnistes-le-mali-interpelle-par-les-nations-unies-2868775.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:12:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme pourrait bientôt déférer le Mali à la barre. Devant les horreurs subies, depuis le dimanche 5 avril dernier, par les membres des 7 familles de Lany Tounka refusant l’esclavage par ascendance, certaines ONG et des associations de droits de l’homme ont saisi la commission présidée par l’ancienne présidente chilienne, Michèle Bachelet, pour traduire le Mali pour pratiques esclavagistes et maltraitances de populations civiles. </em></strong>

En cause : la résurgence des violences esclavagistes inouïes qui ont de nouveau ensanglanté la région de Kayes, plus précisément la localité de Lany Tounka, devenue village martyr et symbole de la résistance contre les pratiques de l’esclavage par ascendance, encore pratiquée par une partie importante de la communauté soninké de la région Est.

<strong> </strong><strong>Des pogroms au Mali</strong>

Les démons se sont réveillés le dimanche 5 avril et les assaillants soninkés ont déclenché des violences qu’on aurait crues inimaginables au Mali, et surtout pour des questions d’esclavage. Dans le silence des autorités publiques, refusant voire réfutant la vérité depuis 2018, des jeunes se sont adonnés à des lynchages dignes de la période de la ségrégation aux Etats-Unis, des pogroms que ne renierait pas le nazisme anti-juif à l’heure du triomphe du national-socialisme. N’eût été la police de Diboli, les exactions auraient fait plus de victimes, témoignent les populations attaquées.

Depuis pourtant ce dimanche 5 avril, les violences se sont poursuivies, avec leurs cortèges de blessés et même des morts, un  assaillant victime des coups assénés par inadvertance par certains de ses camarades, venus comme lui exercer des représailles contre les membres des 7 familles refusant la soumission esclavagiste qui leur est imposée, une femme violée et battue ayant fait une fausse couche en perdant son bébé mort-né des suites des violences et blessures subies.

«<em>Révoltant, ignoble, lâche</em>…», telles sont quelques-unes des réactions outrées pour qualifier ce qui se passe au Mali depuis ce jour fatidique, des réactions qui sont remontées jusqu’aux cercles les plus haut placés de la communauté internationale bien que la plupart des pays soient confrontés aux hécatombes consécutives à la pandémie du coronavirus.
En substance, indique une de ces réactions, les Soninkés de cette partie du Mali s’adonnent impunément à des violences contre ceux qui refusent de se soumettre à l’esclavage par ascendance, et ni les femmes, dont certaines ont été violées, ni les enfants encore moins les vieillards ne sont épargnés, comme l’illustrent les images de ces horreurs.

Et l’interlocuteur de poursuivre : «<em>Des femmes ont été déshabillées en public</em> (les vidéos existent –ndlr !), <em>d’autres abusées parce qu’elles sont les épouses, les mères ou les filles de ceux qui ont refusé qu’ils ne seront plus esclaves et qui estiment que les lois de la République sont pareilles pour tous les citoyens</em>». Et d’en appeler au sens de la responsabilité des autorités : «<em>il est temps que le gouvernement malien s’en saisisse et y mette fin définitivement</em>»

Depuis plusieurs années, explique un important activiste mauritanien militant anti-esclavagiste, Diko Hanoune, des «<em>groupes violents d’esclavagistes soninkés ressortissants de pays suivants : Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie et les deux Guinées se sont formés dans le but de terroriser toute personne qui prône l’abandon de l’esclavage coutumier au sein de cette communauté. Des militants regroupés autour de GanbanaaxuFedde qu’on peut traduire par «nous sommes tous pareils, semblables ou égaux», sont ciblés dans les villages. La plupart sont victimes de l’esclavage par ascendance dans le milieu soninké depuis plusieurs générations</em>».

<strong> </strong><strong>Financement international de l’esclavage</strong>

D’ailleurs, témoigne l’ancien ministre, Garde des Sceaux, Me Mohamed Aly Bathily, Soninké, et qui n’est pas susceptible de complaisance, témoigne que ce sont très souvent des Soninkés de la diaspora malienne en France qui contribuent à attiser les flammes de ces vestiges esclavagistes, parfois en mobilisant d’importantes ressources financières (affaire des 38.000 Euros) destinées à financer les opérations punitives contre les anti-esclavagistes.

Il en est de même pour certains intellectuels à Bamako qui, à travers les réseaux sociaux comme un certain Mamadou Bathily sur Facebook, incitent les ressortissants soninkés des localités incriminées à venger ceux qu’ils appellent «les victimes tuées par les esclaves». De tels propos et attitudes ne contribuent guère à ramener la raison et restaurer le droit des citoyens d’un même Etat à l’égalité de tous devant la loi.

Toujours est-il que, comme l’assure l’activiste mauritanien Diko Hanoune, «<em>des groupuscules soninkés s’activent de l’étranger, mobilisent beaucoup de fonds en Europe, Etats-Unis, Afrique centrale, Afrique de l’Ouest, les Pays du Golf, l’Asie, le Maghreb et le Moyen-Orient. Ils encadrent et arment des jeunes illettrés, les incitent à s’attaquer par surprise aux villageois qui rejettent l’esclavage coutumier. On peut citer des groupes comme ‘’Démocratie Islamique’’, ‘’Horo-ditanbaana’’, ‘’Kingui contre Ganbanaa’’, ‘’TGV contre Ganbanaa’’, etc.».</em>

Diko Hanoune met en cause l’impunité dont ils jouissent face à l’inertie des autorités maliennes. Parmi celles-ci, le chef de cabinet du Premier ministre, Sidy Kanouté. Il est particulièrement dénoncé comme exerçant des pressions pour faire en sorte que très souvent, il n’y ait aucune suite judiciaire aux affaires de violences du fait des pratiques esclavagistes.

En tout cas, le bilan reste très lourd, entre morts, graves blessures et séquelles physiques handicapantes consécutives aux passages à tabac, des blessés graves dont l’évacuation est retardée parfois à dessein ainsi que des maisons sont incendiées, des biens détruits.

Comme souligné plus haut, plusieurs responsables occidentaux, des ONG et associations militant pour les droits de l’homme ont officiellement écrit pour attirer l’attention des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine, bref, de la communauté internationale sur la situation au Mali et dans d’autres Etats comme le Sénégal, la Mauritanie ou la Gambie. Ces pays sont accusés d’abandonner des populations vulnérables maintenues dans l’esclavage et la traite humaine.

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mikado FM : la radio de la paix, à l’heure du coronavirus</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/mikado-fm-la-radio-de-la-paix-a-lheure-du-coronavirus-2868801.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 00:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La radio des Nations Unies au Mali était déjà incontournable dans la consolidation de la paix et du vivre ensemble. À l’heure de crise sanitaire de la pandémie du Coronavirus, Mikado FM a engagé une course contre la montre : contribuer à sa façon à sauver des vies.</strong>

Le téléphone est en surchauffe dans le principal studio de Mikado FM à Bamako, à l’heure de <em>Midikado</em>, l’une des émissions les plus populaires de la radio des Nations des Nations Unies au Mali. « <em>Citez-moi les gestes barrières pour prévenir le Coronavirus »</em>, demande de sa voix enjouée, Ben Junior Kambiré, l’animateur de cette émission de quizz destinée à tester les connaissances des auditeurs tout en les divertissant.

«<em>Se laver les mains fréquemment, éviter de se toucher les yeux, la bouche et le nez</em>», répond sans hésiter à l’autre bout du fil Salomé Dembélé. Et l’auditrice de Bamako d’ajouter : « <em>Il faut aussi éviter la foule, se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou un mouchoir lorsque vous toussez ou éternuez, consulter un médecin le plus tôt possible lorsqu’on a de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires. Mais appelez d’abord par téléphone ». </em>Bonne réponse de l’enseignante du primaire. Elle recevra son cadeau plus tard, comme tous les gagnants de <em>Midikado</em>.

La radio de la paix a su, au fil des années, créer une proximité avec les auditeurs aux quatre coins du pays. Sa programmation interactive donne la parole aux populations, en plus de documenter leurs préoccupations quotidiennes.

Au moment où le Mali est frappé à son tour par la pandémie du Coronavirus, Ben Junior Kambiré ne s’est jamais senti aussi utile pour sa communauté. «<em>Entre deux questions posées aux auditeurs sur le COVID-19, je leur propose des chansons de sensibilisation à la pandémie ainsi que des messages de service public», </em>explique-t-il.

Même sentiment chez ses collègues chargés de l’information en langues nationales. Après <em>Midikado</em>, ils prendront l’antenne pour présenter les dernières nouvelles sur le COVID-19 en bambara, songhaï, tamasheq, peuhl et arabe.

Depuis son lancement par la Mission des Nations Unies au Mali en 2015, la radio de la paix met un point d’honneur à communiquer avec les auditeurs en français, mais aussi dans les principales langues du pays. La langue de Molière restant inaccessible pour une grande frange de la population.

À l’heure du Coronavirus, certaines émissions des programmes de Mikado FM revêtent une pertinence particulière pour contribuer à l’effort de prévention et de sensibilisation du public. À l’image d’<em>Objectif Santé</em>, un magazine hebdomadaire consacré, comme son nom l’indique, à la santé et au bien-être des populations.

<strong>« <em>Un travail de service public remarquable »</em></strong>

L’émission reçoit chaque semaine le représentant au Mali de l’Organisation mondiale de la santé, Dr. Jean-Pierre Baptiste, les autorités sanitaires nationales pour les dernières nouvelles sur la pandémie ainsi qu’un psychologue pour aider à analyser et à amenuiser les impacts de la crise sanitaire sur la santé mentale. L’émission n’oublie pas les enfants confinés à la maison avec la fermeture des écoles.

« <em>Nous produisons des capsules dans lesquelles nous répondons aux questions des enfants</em> <em>au sujet du COVID-19 </em>», explique la célèbre animatrice Mimi Konaté. « <em>Le coronavirus expliqué aux enfants »</em> <em>nous permet de vulgariser la pandémie dans un langage qui leur est accessible. »</em>

Pour le directeur adjoint de la direction nationale de la santé, Abdoulaye Guindo, un habitué de l’émission,<em> « Mikado FM assure un travail de service public remarquable par la qualité de ses programmes et par sa portée en raison de l’importance de la radio dans notre pays. Non seulement l’information est de qualité, Mikado FM est aussi très utile dans la gestion des rumeurs qui sont souvent dangereuses dans le contexte actuel. »</em>

<strong>La chasse aux fausses nouvelles</strong>

Informer mais surtout contrer les rumeurs et débusquer les fausses nouvelles. C’est l’objectif de l’émission<em> « Le Vrai du faux »</em> lancée il y a maintenant trois mois. Le moins que l’on puisse dire est que son animateur Aboubacar Dicko ne chôme pas tant les rumeurs et les fausses informations fusent sur les réseaux sociaux. Des manipulations qu’il faut débusquer pour mettre rapidement les pendules à l’heure.

« <em>Contrairement à des rumeurs sur WhatsApp, retenir sa respiration pendant 10 secondes sans tousser ni se sentir gêné ne signifie pas que l’on est épargné par la maladie à Coronavirus, ou toute autre maladie pulmonaire » </em>poste Aboubacar Dicko sur les comptes Twitter et Facebook de Mikado FM. « <em>Il faut rester proactif », </em>explique-t-il en préparant sa prochaine émission<em>. « Sur les réseaux sociaux, nous sommes en alerte parce que les fausses informations courent plus vite que la pandémie.</em> »

La radio des Nations au Mali a développé une approche multimédia dans la collecte de l’information et la diffusion de ses programmes pour toucher le plus grand nombre ; à l’image de son opération <em>Les Artistes en campagne contre le coronavirus avec Mikado FM</em>. « <em>Nous avons demandé aux artistes maliens de renom comme Amadou et Mariam, Oumou Sangaré, Cheick Tidiane Seck, Ami Koita d’enregistrer des messages vidéo en français et dans les langues nationales pour sensibiliser la population à la réalité de la pandémie et aux gestes barrières nécessaires pour contrer le coronavirus », </em>précise le chef de la radio, Karim Djinko.

Les vidéos des messages sont diffusées sur les réseaux sociaux et les bandes audio transformées en spots qui tournent en boucle sur Mikado FM mais aussi sur les ondes de dizaines de radios partenaires dans les différentes régions sur toute l’étendue du pays.

<strong>Source : Minusma </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre l’impact du Covid&#45;19 :   L’Etat prend des mesures d’accompagnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/contre-limpact-du-covid-19-letat-prend-des-mesures-daccompagnement-2868797.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 00:44:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’instar des autres pays, le gouvernement du Mali a décidé une série de mesures d’accompagnement pour atténuer en partie les multiples impacts de la propagation du coronavirus sur les acteurs de l’économie, et donc, in fine, sur les populations. Une batterie de mesures ont été retenues, après consultations entre partenaires de l’exécutif et du secteur privé. Des mesures que le chef de l’Etat a annoncées lors d’une adresse solennelle à la population.  </em></strong>

À la suite de rencontre, le 31 mars dernier à la primature, entre le secteur privé malien et le Premier ministre Dr. Boubou Cissé, une commission, composée de membres du gouvernement et de représentants du secteur privé, avait été mise en place, pour réfléchir et proposer des mesures urgentes dans le but de réduire sensiblement l’impact de la pandémie sur les activités économiques et la population en général.

Les trois faîtières du secteur privé malien, le Conseil national du patronat, la Chambre de commerce et d’industrie du Mali ainsi que le Conseil malien des chargeurs, avaient élaboré de concert une batterie de 36 propositions, susceptibles de contribuer à atténuer les lourdes conséquences des mesures de prévention et le bouleversement de l’environnement économique international consécutif à la pandémie mondiale.

Sur les 36 propositions du secteur privé, le gouvernement de Boubou Cissé a ainsi arrêté 15 mesures phares, qui concilient à la fois la volonté des pouvoirs publics d’alléger le poids de l’impact du coronavirus sur les activités, mais aussi à même de soulager l’impact direct sur les populations. À ces 15 mesures, indirectes pour soutenir l’activité, le gouvernement envisage également 9 autres mesures cette fois, nettement plus sociales, dont l’impact immédiat devrait se ressentir sur la consommation et le pouvoir d’achat des ménages.

Ainsi, comme le chef de l’Etat l’a annoncé, les ménages devraient théoriquement bénéficier de la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales. Pour l’électricité, il s’agit de la gratuité jusqu’à une consommation de 100 kWh.

Parmi les mesures sociales, les autorités vont également «<em>procéder à une distribution alimentaire gratuite auprès des populations vulnérables touchées par le COVID 19</em>» ainsi qu’à la prise «<em>en charge pour les mois d’avril et de mai, des factures d’électricité et d’eau pour les tranches sociales</em>».

À ces mesures pour soulager les charges de la population, il sera également procédé à l’exonération «<em>des droits et taxes au cordon douanier des produits sanitaires entrant dans le cadre de la lutte contre le COVID 19</em>», dans le cadre des mesures envisagées pour la riposte sanitaire à la pandémie. Cette mesure devrait également contribuer à davantage renforcer le plateau technique sanitaire et améliorer en élargissant l’offre de soins indispensables pour la prévention et le traitement de la maladie.

<strong> </strong><strong>Apurer la dette intérieure et doper la production nationale</strong>

Au-delà, le gouvernement a mis en branle une série d’instruments économiques, notamment de régulation et des dispositifs fiscaux pour soutenir l’effort des entreprises du secteur privé national. Ces mesures vont des différentes dispositions de soutien à la production, à l’approvisionnement du marché de la consommation en passant par les financements. Les décisions couvrent toute la palette du secteur économique.

Ce qui explique qu’une des mesures phares, décidées par le gouvernement, est de faciliter l’approvisionnement correct du marché pour éviter toute tension sur l’offre des produits de consommation courante. Ainsi, l’Etat va procéder à l’exonération des «<em>droits et taxes au cordon douanier sur les produits de première nécessité</em>», notamment le riz et le lait, deux denrées de grande consommation et essentiellement importées, car la production nationale n’est pas en mesure de couvrir les besoins nationaux.

Le gouvernement entend «<em>mettre à disposition des importateurs les capacités de stockage de l’OPAM ou de toute autre capacité de stockage non utilisée du Mali</em>». Cette mesure procède du souci d’assurer une constante disponibilité de l’approvisionnement correct du marché en augmentant ainsi la capacité des opérateurs à disposer de stocks suffisants pour éviter les ruptures.

Par ailleurs, l’Etat, à travers plusieurs actions, procèdent à une quasi subvention de l’économie malienne, en cédant ou en allégeant la pression fiscale et autres opérations de recettes directes ou indirectes. Parmi ces actions, on note les «<em>remises d’impôts directs</em>» de même que la mobilisation du Fonds de garantie du secteur privé qui sera aussi doté d'un montant de 20 milliards de FCFA supplémentaires, destiné aux besoins de financement des entreprises relevant le plus souvent des SFD.

En plus de l’apurement de «<em>la dette intérieure fournisseur avant le 30 avril 2020</em>», permettant ainsi d’assurer considérablement la marge financière des entreprises du secteur privé national (fournisseurs), le gouvernement envisage aussi d’orienter exclusivement ou presque «<em>la commande publique en faveur des productions nationales</em>».

Cette mesure permettra d’assurer la poursuite de l’activité pour bon nombre d’entreprises, parfois confrontées à un déficit de productivité. Celles-ci pourraient également profiter d’une baisse du coût de l’électricité pour les unités industrielles pour ce qui concerne les entreprises du secteur de la production, avec notamment une réduction considérable de la TVA sur l’eau et l’électricité.

<strong> </strong><strong>Une subvention, hors impôts, de 291,201 milliards Fcfa</strong>

Le gouvernement n’a pas accédé à une série de propositions du secteur privé, comme par exemple «<em>demander à l’Etat d’accompagner les entreprises auprès des autorités portuaires en vue d’annuler les frais liés au transit</em>», ou l’intermédiation auprès des banques, tout cela relevant des relations de partenariat entre acteurs privés eux-mêmes.

Toutefois, sur le chapitre du financement de l’activité, les autorités entendent agir sur les taux bancaires en faveur des entreprises, en contenant les taux pratiqués au niveau national autour de 4,5%, en rapport avec celui de 2,5% de la BECEAO.

De même, le secteur privé, notamment le Conseil malien des chargeurs, avait mis à profit cette opportunité pour demander l’application et la généralisation du régime suspensif applicable aux marchandises importées. Le gouvernement n’a pas voulu se plier à cette instance, dont les dérives inhérentes et la spécificité des dispositions induisaient à la fois un autre niveau de traitement, de même qu’elle aurait pu priver le pays d’importantes ressources financières de la part des PTF pour qui, il se serait agi là d’une rupture d’engagements et d’accords conclus.

En dehors de l’évaluation financière des multiples mesures relatives à la fiscalité, l’ensemble des actions envisagées par les pouvoirs publics se chiffre pour l’heure à un montant de 291,201 milliards Fcfa.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

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<item>
<title>&amp;quot; Tentative de déstabilisation : Seyba Diarra au cachot !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tentative-de-destabilisation-seyba-diarra-au-cachot-2867242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 14:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Non contents du ridicule coup d’Etat de 2012 et tout le chaos dans lequel ils ont mis le pays, des amis du Général Amadou Haya Sanogo ont cru bon d’essayer de le refaire. Heureusement qu’un autre Général est là et ce dernier, comme toujours, veille au grain : Moussa Diawara. Il a mis le grappin sur les nostalgiques qui, désormais, méditent sur leur sort dans un lieu, pour l’instant, tenu secret.

Tout était quasi fin prêt et les auteurs n’attendaient que le moment opportun, à savoir l’après premier tour des élections législatives, pour passer, comme nous l’a confié une de nos sources, «aux choses sérieuses».

Le lieutenant Soyiba Diarra et ses hommes qui se réunissaient, régulièrement, à N’Tomikorobougou, chez un policier du nom de Mamadou N’Tji Traoré, croyaient avoir tout planifié et n’attendaient que de supposées contestations liées à la mauvaise organisation de l’élection des députés et la propagation de la pandémie à Covid-19 pour passer à l’acte.

Ils attendaient, patiemment, quand les fuites vinrent de leur propre camp. Un membre de la famille de Soyiba a «trop parlé». Une dame pour qui les choses étaient inévitables et qui devenait impatiente de goûter aux délices du «futur nouveau pouvoir» dans lequel elle devait occuper une position majeure.

Tous avaient ignoré la vigilance et la veille des services de la sécurité d’Etat qui disposent de professionnels, quotidiennement, dédiés à la tâche de la préservation de la quiétude des Maliens et de la stabilité de nos institutions. Une nouvelle fois, ils ont évité au pays le chaos dont personne ne pouvait imaginer la portée et les conséquences.

Grâce à eux donc, aujourd’hui, le lieutenant Soyiba Diarra, un certain capitaine Bengaly (exerçant à l’aéroport lors du coup d’Etat de 2012) et un certain Dian Bagayoko seraient mis aux arrêts et seraient gardés dans un lieu tenu secret (on parle des locaux de la Sécurité d’Etat).

Les recherches et les enquêtes se poursuivent pour mettre le grappin sur d’autres militaires et certains leaders politiques. Pour ce qui concerne les porteurs d’uniforme, un certain Mamadou N’Tji Traoré, policier de son état, très proche d’Amadou Haya Sanogo, serait vivement recherché. Il serait en fuite et soupçonné d’avoir irrégulièrement traversé la frontière pour un pays limitrophe.

En plus de ce dernier et d’autres porteurs d’uniforme, on soupçonne, également, fortement, certains leaders politiques et de la société civile d’avoir été impliqués (ou d’être au courant) de cette tentative de putsch.

Des responsables politiques seraient, d’ores et déjà, dans le collimateur du Général Moussa Diawara et ses hommes décidés à mettre sous les verrous tous ceux qui seraient impliqués d’une manière ou d’une autre à une opération de déstabilisation qui était vue par ses auteurs comme l’occasion pour prendre « leur revanche sur le président de la République et toutes les autres institutions en place ».

Ce qu’ils préparaient, selon nos sources, était très grave. Ils projetaient d’éliminer physiquement tous ceux qui occupent certains postes de responsabilités et mettre fin à la marche de toutes les institutions, mettre en place une transition avec certains leaders politiques.

À présent, le dossier avance au niveau des services compétents, Soyiba (ou Seyba) commencerait, dit-on, à parler et des noms commencent à être cités. "

À suivre

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 30 milliards de commissions pour un marché annulé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/plus-de-30-milliards-de-commissions-pour-un-marche-annule-2865872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 16:22:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D’après le procureur Kassogué et même le rapport du Vérificateur général en date de 2014, ce sont «<em>des faits de détournements de deniers publics sur fond d’opérations frauduleuses pour un montant de 9 350 120 750FCFA et de surfacturation par faux et usage de faux pour un montant de 29 311 069 068FCFA</em>». La question est de savoir comment des dizaines de milliards ont pu s’envoler sur des marchés dont le plus consistant, celui des fournitures et d’équipements de l’armée, n’a jamais eu lieu, car ayant fini par être purement et simplement annulé. Le vrai coût de l’avion d’IBK n’a jamais été connu : le président de la République a évoqué, dans une de ses interventions, le montant de 17 milliards Fcfa, quand son second Premier ministre d’alors, Moussa Mara, lui, déclarait la somme de 20 milliards Fcfa devant les députés, lors de sa déclaration de Politique générale à l’Assemblée nationale. Entre les deux, la marge de 3 milliards Fcfa était déjà disproportionnée. Le Boeing d’occasion, qui sert d’avion présidentiel à IBK, ne peut être acquis sur le marché qu’entre 3 et 6 milliards Fcfa, selon les spécialistes en la matière

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Pari (à moitié) gagné !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-pari-a-moitie-gagne-2865864.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 09:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Finalement, a-t-on envie de dire, les élections législatives ont pu se tenir. En tout cas, dans leur première phase, contrairement à ce que certains responsables politiques avaient essayé de nous faire croire depuis 2018. Il est vrai avec quelques actes de banditisme, enlèvement et autres manquements dans et au niveau de certains centres de vote. Mais la vérité c’est que le premier tour des législatives a pu se tenir, relativement, dans de bonnes conditions, malgré le contexte très défavorable et qui faisait craindre le pire. </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, plus qu’en 2018, quand le Premier ministre de l’époque refusait d’organiser le scrutin, pour des raisons qu’il est seul à connaître, cette année, l’insécurité a pris des proportions plus importantes et est venu s’y ajouter la tristement célèbre pandémie du Coronavirus. Il était donc plus facile d’organiser les législatives, juste après la présidentielle que maintenant. </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il faut croire que c’est la volonté qui manquait tout simplement. Une volonté ferme que l’actuel locataire de la Primature a affichée, dès sa prise de fonction, et, force est de reconnaître, que cette envie de faire sa part des choses commence à payer, à donner des fruits. </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans un premier temps, l’on s’en souvient, il avait affirmé, clairement, les priorités et annoncé que les législatives se tiendront avant le référendum contrairement à ce que souhaitaient bon nombre de leaders politiques qui, sans faire de contre-propositions, demandaient, seulement, à ce que l’élection des députés soit remise à plus tard (aux calendes grecques ?). Tout ce qu’ils voulaient, c’était laisser les députés s’éterniser et que l’on s’attèle à l’organisation du référendum. Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, ne l’entendait pas de cette oreille et est en passe de gagner son pari.</span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ensuite, quand il s’est agi de l’équation Coronavirus-législatives, il a été très clair : « Coronavirus ou pas, les élections se tiendront ». Ce jour, comme le Mali n’avait connu aucun cas testé positif, l’on croyait juste entendre des paroles en l’air, et que dès que notre pays connaîtra son premier malade de Covid-19, le discours changera. </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’était ignorer qu’une décision prise l’était une fois pour toutes. Le Mali a connu son premier cas (et d’autres cas encore). Mais, comme l’avait annoncé le chef du gouvernement, l’appel des Maliens aux urnes restera d’actualité et le premier tour des législatives s’est tenu ce 29 mars 2020 partout où il a été possible.</span></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération de Soumaïla Cissé : attention au manque de confiance qui s’installe</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/liberation-de-soumaila-cisse-attention-au-manque-de-confiance-qui-sinstalle-2865880.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:28:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dès l’annonce de leur (Soumaïla Cissé et six de ses collaborateurs) prise en otage, tout est mis en œuvre pour obtenir une issue heureuse à ce qui est devenu une crise dans notre pays. </em></strong>

Au niveau de l’Union pour la République et la démocratie (URD) et du cabinet du chef de file de l’opposition, très tôt, une cellule de crise a été mise en place en contact permanent avec les membres de sa délégation restés sur le terrain et les élus de la zone.

Cette cellule travaille nuit et jour et a entamé des négociations à travers les maires de Saraféré et de Koumaïra. Ces derniers ont décidé de «prendre le maquis» et ne pas rentrer à Niafunké sans le président de l’URD. En réalité, ils se reprochent son enlèvement car ce sont eux qui l’avaient rassuré quant à sa sécurité et demandé à ce qu’il laisse, derrière lui, à Niafunké, les éléments de la CPA chargés de sa sécurité.

Une semaine après, à savoir depuis mardi soir, le gouvernement, à son tour, a mis en place une cellule de crise nationale présidée par Ousmane Issoufi Maïga. On se demande sur quelle base il a été choisi, n’ayant aucun ancrage dans ces zones.

Ni au centre, ni au nord où Soumaïla Cissé pourrait se trouver en ce moment, se demandent certains. Depuis, le manque de confiance, qui existait déjà entre l’URD et ses sympathisants et le gouvernement, a pris des amplitudes insoupçonnées.

<strong> </strong>

<strong>MK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Camp I de Kidal : il n’y a pas d’or !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/camp-i-de-kidal-il-ny-a-pas-dor-2865879.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:28:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’image a fait l’actualité il y a de cela quelques jours, sur les réseaux sociaux : des soldats dans le camp I de Kidal forant un puits dans lequel a été découvert de l’or. Il n’en était rien. Point d’or dans le camp I de la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Ce qui s’est réellement passé, c’est que les militaires, parce que les premiers puisards commençaient à déborder, avaient décidé d’en réaliser, en d’autres lieux, dans la même cour. C’est dans cette tâche, en creusant donc, qu’ils sont tombés sur deux métaux de couleur jaunâtre. Tous ont cru que c’était de l’or et les métaux ont été envoyés en ville pour confirmation. Résultat : il s’agissait des débris de métaux (peut-être du zinc abandonné là par des enfants de militaires depuis plusieurs décennies).</span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coronavirus : Dr. Boubou Cissé annonce la création d’un fonds spécial</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/coronavirus-dr-boubou-cisse-annonce-la-creation-dun-fonds-special-2865869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:14:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parallèlement à la remise à lui d’un chèque de 100 millions de Fcfa, le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a annoncé la création d’un fonds spécial pour la lutte contre le Coronavirus dont les ressources seront utilisées pour l’achat de kits qui sont nécessaires à une bonne prévention, mais aussi à la prise en charge des malades.</em></strong>

Il faut d’emblée préciser que ce chèque de cent millions sera la première contribution citoyenne pour alimenter le fonds spécial créé sur recommandation du président de la République, qui a déjà débloqué plus de six milliards de francs CFA pour faire face à l’épidémie.

Pour aider l’Etat à faire face à la maladie à Coronavirus, l’opérateur économique malien, Tidiani Ben Alhousseïni, vient de remettre un chèque de 100 millions de Fcfa au Premier ministre, Dr. Boubou Cissé. La cérémonie de remise du chèque a eu lieu lundi 30 mars à la primature.

À cette occasion, le chef du gouvernement était accompagné du ministre de la Santé et des Affaires sociales, M. Michel Sidibé, et du ministre de la Promotion de l'investissement privé, des petites et moyennes entreprises et de l'entrepreneuriat national, madame Safia Bolly.

La lutte contre la pandémie du Coronavirus nécessite la solidarité de tout le monde au niveau individuel que collectif. C’est dans ce cadre que l’opérateur économique malien Tidiani Ben Alhousseïni a remis un chèque de 100 millions de Fcfa au Premier ministre, pour aider le gouvernement malien à faire face à cette pandémie.

Après avoir réceptionné le chèque de la main du représentant du donateur, Mohamed Lemine Elysenad, le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a remercié le donateur Tidiani Ben Alhousseïni qui vient de faire ce geste de 100 millions de Fcfa pour la lutte contre le Coronavirus.

Selon Dr. Boubou Cissé, l’opérateur économique a répondu à l’appel à la solidarité du président de la République, pour mener une lutte efficace contre cette pandémie qui affecte le monde entier aujourd’hui.

«C’est un défi national qui est commun à tous les Maliens et qui nécessite que chacun, à son niveau, puisse se mobiliser pour aider l’Etat à être efficace dans la lutte contre la maladie. Nous sommes très heureux que Tidiani Ben Alhousseïni ait été la première personne qui a répondu à cet appel du président de la République pour cette solidarité nationale, et nous espérons que par son geste, d’autres l’imiteront dans la mesure de leur capacité et leur possibilité, que ce soit au niveau individuel et collectif, a déclaré le Premier ministre.

&nbsp;

<strong>Fanta Sakiliba</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Iyad réclame Soumaïla Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/iyad-reclame-soumaila-cisse-2865865.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:07:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 25 mars 2020, le président de l’URD (Union pour la République et la démocratie), Soumaïla Cissé, est retenu en otage par des hommes se réclamant du djihadiste Amadoun Kouffa. Dans des éléments sonores qu’ils ont publiés, ils énumèrent quelques points de revendications ; seulement, les inquiétudes réelles qui reviennent, à présent, sont celles relatives à la capacité de décision de ses véritables ravisseurs, le lieu exact de détention de Soumaïla Cissé et les véritables décideurs.   </em></strong>

Le communiqué qui alerta sur le grave et très délicat sujet relatif à, pour un premier temps, la disparition de Soumaïla Cissé, disait ceci : « L’URD a le regret d’informer l’opinion nationale et internationale que son Président, l’honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition malienne, et sa délégation en campagne pour les élections législatives dans la circonscription électorale de Niafunké, sont portés disparus depuis 15h30 ce mercredi 25 mars 2020.

Ils quittaient Saraféré pour se rendre à Koumaïra où ils étaient attendus vers 16h30. Ni le président de l'URD ni aucun membre de sa délégation ne sont joignables sur leur téléphone actuellement. Le parti est profondément inquiet de la situation et invite le Gouvernement, les forces armées et de sécurité, la Minusma à déployer toutes leurs énergies pour les retrouver. L’URD suivra avec l’attention requise l’évolution de la situation.»

En ce moment, déjà, quand cette note était rédigée, au niveau du Quartier général de l’URD, de sa famille et de ses camarades militants et amis, même si on refusait de le croire, on sentait que les choses commençaient à sentir mauvais et qu’il y avait de grandes chances que le chef de file de l’opposition soit aux mains de groupes armés radicaux qui pullulent dans la zone.

Plus le temps passait, plus les inquiétudes grandissaient. Le lendemain, quand revint (sans qu’on ne sache exactement comment, ni par quel miracle) le corps du garde du corps (Paix à son âme) et quelques autres blessés à Niafunké, on finit par se rendre à l’évidence.

Ce qu’on croyait impossible arriva : Soumaïla Cissé, le président de l’URD, le chef de file de l’opposition, venait d’être enlevé dans le centre du pays entre Saraféré et Koumaïra, pendant qu’il était en campagne électorale.

Tout est parti en fait, comme c’est souvent le cas dans les zones sous contrôle des djihadistes et autres bandits armés, d’une banale attaque d’un convoi de voiture dans une zone que certains considèrent comme la leur et au sein de laquelle ils attaquent et arrêtent tout visiteur inconnu. Soumaïla Cissé et ses compagnons étaient donc au mauvais endroit, au mauvais moment, et face aux mauvaises personnes qui ignoraient jusqu’à leur identité.

Ce n’est qu’après coup que les choses sont allées très vite quand ils se sont rendu compte du poids de l’un de leurs otages, en la personne du chef de file de l’opposition, et entra dans la danse Amadou Kouffa qui, à son tour, informa Iyad.

Aujourd’hui, selon plusieurs de nos sources, Soumaïla Cissé est séparé des autres otages et serait conduit vers Iyad à la demande ce dernier. Il faut tout de même rappeler que ceci n’est pas une très mauvaise nouvelle, car les deux hommes se connaissaient très bien du temps de l’Adema originel et participaient aux réunions politiques, souvent, assis, côte à côte, selon un aîné qui vit à l’extérieur du pays.

Ce qui est d’ailleurs confirmé, depuis hier, par un nouvel élément audio dans lequel on entend une voix rassurer à propos de l’état de santé de Soumaïla et ses rapports avec les Touaregs. Dans l’élément sonore, un homme affirme qu’il a vu une image du chef de file de l’opposition sur laquelle il va très et se trouve en de bonnes mains avant de poursuivre que le président de l’URD est très proche de l’Azawad, étant un ressortissant de Niafunké, et que ce dernier compte de nombreux amis parmi les Tamashek. Et d’assurer qu’il ne lui arrivera rien !

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives 2020 : Ould Mataly et le matériel électoral</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2020-ould-mataly-et-le-materiel-electoral-2866009.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le député sortant Ould Mataly avait-il réellement été enlevé dimanche ? Que faisait le matériel électoral destiné aux 35 bureaux de vote de Tarkint en sa possession ? Que s’est-il passé avec lui ? Autant de questions que l’on se pose et auxquelles nous essayons, ici, de trouver des réponses. Ce qui est sûr et qu’on peut affirmer et dénoncer, sans risque de se tromper, c’est que le député sortant n’avait aucun droit à être en possession du matériel qui, en principe, aurait dû être remis au sous-préfet de Tarkint, Mohamed Ould Yehia. Nombre d’observateurs pensent qu’il était dans une logique de fraude électorale et se demandent qui lui a remis ce matériel et à quel titre. L’enlèvement d’Ould Mataly, en tout cas, beaucoup pense que c’était une orchestration en vue de pouvoir se retirer quelque part et, suffisamment, bourrer les urnes, lui et lui tout seul.

Affaire à suivre.

La Rédaction]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Covid&#45;19 : voilà un discours éclairé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-voila-un-discours-eclaire-2865889.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 00:57:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Amis amateurs de virologie : en tant qu’ancienne virologue ayant exercé pendant plus de 20 ans au CHU de Rennes, je me permets d’apporter ma contribution à la chasse aux fake news !

Les coronavirus sont des virus « enveloppés », par opposition aux virus « nus » et donc portent une enveloppe issue des membranes cellulaires, ce qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est un élément de fragilité car cette membrane est sensible aux solvants des graisses. Ceci explique que le savon soit particulièrement efficace pour le détruire.

Le gouvernement a donc raison, dans ses recommandations, de privilégier le savon au gel hydroalcoolique, qui doit être réservé aux situations où l’on ne dispose pas d’une source d’eau (dans les transports en commun par exemple).

Pour ceux qui paniquent littéralement à l’idée de sortir de chez eux sans gel hydroalcoolique, sachez que la chlorhexidine (Biseptine°) ou le Dakin (eau de Javel diluée) seront aussi très efficaces sur ce genre de virus (liquides et non gélifiés, ce qui les rend un peu moins faciles d’utilisation).

Les Coronavirus sont connus de longue date, et les types 229 E et OC43, capables de donner quelques infections sévères dans les unités de prématurés, n’étaient pendant longtemps plus recherchés dans les prélèvements respiratoires car jugés trop inoffensifs. Celui qui circule actuellement est nouveau pour l’Homme, il se propage rapidement car ne rencontre aucun humain immunisé, donc aucune barrière physiologique, c’est bien ça qui pose un problème au système de santé. Il n’est globalement pas plus agressif qu’une grippe, mais comme personne dans la population ne possède d’anticorps, il diffuse à grande vitesse.

La stratégie de confinement vise donc à freiner sa propagation : pour que la totalité de la population infectable (nous tous) mette un an à se contaminer plutôt qu’un mois, afin d’éviter le déferlement de la population dans le système de santé. Nous serons tous infectés : certains seront asymptomatiques, d’autres feront un rhume, une bonne crève, voire une « grippe », et ce sont les plus fragiles, incapables de produire une immunité efficace, qui feront les formes graves.

Lorsque plus de 80% de la population auront fait l’infection, la circulation cessera… Un détail important, malheureusement peu relayé : éviter la consommation de corticoïdes et d’anti-inflammatoires (Advil, Nurofène, etc.) car ils favorisent les surinfections et formes graves +++ : en paralysant les globules blancs responsables des signes de l’inflammation, ils paralysent aussi la réponse immunitaire !!! c’est connu depuis plus de 20 ans, mais les généralistes continuent de les prescrire massivement. Quelles que soient les décisions du gouvernement, elles seront critiquées, car nos sociétés sont irrationnelles.

<strong>Sophie CHA, médecin conseiller ARS Bretagne</strong>

<strong> </strong>

<strong>Études comparatives (Covid.19 et autres facteurs)</strong>

Le nombre de décès dans le monde au cours des deux premiers mois de 2020 : Corona virus (Covid19) : 2 360, Rhume saisonnier : 69 602, Paludisme : 140 584, Suicide : 153 696. Accidents de la route : 193 479, VIH-Sida : 240 950, Alcool : 358 471, Fumer : 716 498.Cancer : 1 177 141.

Alors, pensez-vous que le covid19 est plus dangereux ? oule but est de la campagne médiatique pour régler la guerre commerciale entre la Chine et l'Amérique ? Faire exploser la bulle économique pour préparer le stade des marchés financiers aux fusions et acquisitions ? Vendre des bons du Trésor américain pour couvrir leur déficit budgétaire ? Panique créée par des sociétés pharmaceutiques pour vendre des désinfectants, masques, médicaments, vaccins ? etc.

Ne paniquez surtout pas et ne propagez pas des rumeurs... Essayez au mieux d'équilibrer votre flux d'actualités à partir de messages qui provoquent la peur et la panique.  82 000 personnes sont actuellement atteintes du coronavirus Covid19, dont 77 000 en Chine avec une population de plus de 1,1 milliard d'habitants. Si vous n'avez pas visité récemment la Chine, cela devrait éliminer 94% de vos préoccupations.

Si vous contractez éventuellement un coronavirus, vous n'avez rien à craindre (à 100%) et vous ne devez pas paniquer car : 81% des cas sont DOUX. 14% des cas sont modérés. Seulement 5% des cas sont critiques. Ce qui signifie que même si vous contractez le virus, vous êtes le plus susceptible de vous en remettre. Certains ont dit : « mais c'est pire que le SRAS de 2003 ! ».  Le SRAS a eu un taux de mortalité de 10% tandis que le COVID-19 a un taux de mortalité de 2%.

De plus, quand on considère l'âge de ceux qui meurent de ce virus, le taux de mortalité des moins de 50 ans n'est que de 0,2%. Cela signifie que : si vous avez moins de 50 ans et que vous ne vivez pas en Chine - vous êtes plus susceptible de gagner au loto (qui a une chance sur 45 000 000).

Prenons l'un des pires jours jusqu'à présent, le 10 février, lorsque 108 personnes en Chine sont mortes du coronavirus. Le même jour : 26 283 personnes sont mortes du cancer, 24 64 personnes sont décédées des suites d’une maladiecardiaque, 4 300 personnes sont décédées du diabète. Le suicide a coûté 28 fois plus de vies que le virus.

Les moustiques tuent 2 740 personnes chaque jour, les Humains eux-mêmes tuent 1 300 autres humains chaque jour, même les serpents ne tuent que 137 personnes chaque jour. Quant aux requins, ils font seulement 2 victimes par an.

Prenez des multivitaminés et faites les petites choses quotidiennes pour soutenir votre système immunitaire, une hygiène appropriée et ne vivez pas dans la peur.

<strong>Source : Données de l'Université de Hambourg</strong>

<strong> </strong><strong>Le diagnostic de Covid19</strong>

Les tests utilisés pour le diagnostic de COVID au laboratoire sont des tests biologie moléculaires. Ces tests permettent de détecter l’acide nucléique du virus en l’amplifiant. Les kits sont les mêmes que ceux utilisés dans les mêmes pays du monde, des pays les plus touchés aux pays les moins touchés. La Chine a utilisé les mêmes kits, la France utilise les mêmes kits, les USA utilisent les mêmes kits.

Les laboratoires qui réalisent ces tests ont des personnes de qualité formées dans les mêmes écoles que les autres pays. Le plateau technique est également le même que dans les autres pays. Les tests sont réalisés en respectant les standards des examens de biologie moléculaire avec tous les contrôles requis.  Il ya eu d’autres épidémies pour lesquelles le pays a diagnostiqué les agents responsables.

Dans le temps, il y a eu Ébola. Il y a deux ans on parlait de la rougeole. Depuis fin 2019, on avait la Dengue, ensuite la fièvre jaune, ensuite le Crimée-Congo. Le diagnostic de ces pathologies a été fait au Mali ici et dans ces mêmes laboratoires avec des systèmes de vérification et de contrôle de qualité avec des centres collaborateurs de l’OMS.

Ne pas avoir de cas positif à COVID19 ne met pas en cause les tests, c’est plutôt réconfortant et dire que notre système de prévention marche bien.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fourniture de l’armée : le groupe COMES aussi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fourniture-de-larmee-le-groupe-comes-aussi-2865885.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 00:33:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si l’on ne parle pas beaucoup de lui, le patron du groupe COMES serait, selon nos informations, impliqué dans cette affaire d’équipements militaires qui ne cesse de rebondir et dont s’est définitivement saisie la justice de notre pays.  </em></strong>

Depuis le week-end dernier avec la mise sous mandat de dépôt de l’ancien ministre de la Communication, Mamadou Camara, et d’un certain Nouhoum Kouma, le dossier relatif à l’achat de l’avion présidentiel et aux équipements militaires a connu un rebondissement. Le procureur a, d’ailleurs, publié un communiqué sur le sujet.

Une note très explicative et qui donne des détails, des précisions et cite même des noms. Il s’agit d’anciens ministres : Soumeylou Boubèye Maïga, Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka. Leur cas serait toujours au niveau des instances judiciaires qui doivent saisir l’Assemblée nationale à cause de leur statut à l’époque des faits.

En plus de ces trois cas, un autre refait surface. Il s’agit de celui d’un certain Abdoulaye Maïga qui serait le Président-Directeur général du groupe COMES (Commerce malien de l’Espoir).  Lui qui avait, il y a de cela plusieurs années, été épinglé pour détournement de plus de 100 millions de FCFA dans la fameuse affaire du Fonds mondial.

Il serait parmi ceux qui auraient exécuté les marchés relatifs aux équipements militaires et dans le cadre desquels de simples chaussettes ont été achetées à plus de 25 000 FCFA sans compter les tenues, rangers, casques etc.

D’ailleurs, non content de ce gros détournement, par lui fait, il aurait, quelques mois plus tard, essayé de corrompre, dans le cadre d’un autre marché, un haut gradé de l’armée en s’introduisant dans le bureau de ce dernier avec une mallette pleine de billets de banque. Le sieur Maïga pourrait, très prochainement, recevoir la visite des services compétents de lutte contre la corruption et la délinquance financière.

<strong>À suivre</strong>

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Équipements militaires : le grand pillage !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/equipements-militaires-le-grand-pillage-2865863.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 00:06:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De toute évidence, peu d’entre les personnalités épinglées pourraient échapper au procureur Kassogué. En particulier, Mme Bouaré Fily Sissoko. </em></strong>

En effet, celle-ci était ministre de l’Economie et des Finances à l’époque des scandales de l’avion présidentiel et notamment du marché des fournitures et d’équipements de l’armée. En qualité d’ordonnateur délégué des dépenses, aucune transaction ne pouvait être effectuée sans son approbation décisive.

Pour un marché de fourniture d’équipements, qui n’a finalement jamais eu lieu, les prélèvements ont été effectués sur la garantie de l’Etat déposée dans les banques de la place, censée couvrir les opérations. En somme, même en l’absence de l’effectivité du marché concerné, les personnalités incriminées dans la procédure du procureur Kassogué se sont octroyé des commissions donc fictives pour plusieurs dizaines de milliards Fcfa. Or, aucune transaction (prélèvements, retraits, transferts, etc.) ne pouvait être effectuée sur ce dépôt de la garantie sans l’accord et l’autorisation du ministre des Finances.

D’où la colère de certains bailleurs devant ce gigantesque pillage des maigres ressources d’un Etat déliquescent et surtout par ceux censés en être les dirigeants. Car, un ministre incriminé, nous apprend-on, a effectué, à l’époque des faits, un dépôt de 500 millions sur le compte de son propre fils…

<strong> </strong><strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En route pour Kidal : le deuxième bataillon prié de rebrousser chemin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-route-pour-kidal-le-deuxieme-bataillon-prie-de-rebrousser-chemin-2863235.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 02:27:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand on annonçait leur départ pour Kidal vers la fin du mois de janvier, il avait été dit aux soldats et autres officiers, sous-officiers et hommes du rang, qu’ils allaient être rassemblés à Gao, reconstitués en trois bataillons, avant d’être acheminés sur Kidal.

Ainsi, le 13 février 2020, après quelques tergiversations et reports, le premier bataillon (composé de 240 hommes) a pu, grâce à l’inestimable concours de la Minusma, rallié, tant bien que mal, la Capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Depuis, les autres attendaient à Gao avant que de nouvelles instructions ne tombent : les deux bataillons sur place n’iront plus à Kidal. Seul un regagnera le Camp Général Soumaré et l’autre retournera à Bourem.

Ainsi, dimanche dernier, les éléments désignés pour Bourem sont tranquillement allés rejoindre leur nouvelle base, et l’autre groupe se préparait à prendre la route, deux jours plus tard, soit mardi, pour Kidal.

Surprise ! à peine ont-ils démarré que leur a été intimé l’ordre de rebrousser chemin et revenir à la base. Que s’est-il passé ? Un problème d’organisation ? Apparemment, un souci au niveau de la composition du groupe. Nous y reviendrons !

<strong> </strong>

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune publiée à l’occasion de la journée internationale des femmes :  L’écart de pouvoir entre les genres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tribune-publiee-a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-femmes-lecart-de-pouvoir-entre-les-genres-2863251.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:47:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les inégalités de genre représentent l’injustice la plus criante de notre époque et le plus grand défi à relever en termes de droits humains. Mais l’égalité des genres peut aussi apporter des solutions à certains des problèmes les plus épineux de notre temps.

Partout, les femmes sont moins bien loties que les hommes, pour la simple et bonne raison qu’elles sont des femmes. La réalité des femmes issues de minorités, des femmes âgées, des femmes handicapées, des migrantes et des réfugiées est pire encore.

Ces dernières décennies, les droits des femmes ont énormément progressé dans certains domaines : pensons à l’abolition de lois discriminatoires, ou encore à l’augmentation du nombre de filles qui vont à l’école. Mais aujourd’hui nous devons faire face à des efforts puissants de retour en arrière. Dans certains pays, la protection juridique contre le viol et la violence domestique s’affaiblit. Dans d’autres, les femmes sont pénalisées par de nouvelles politiques, qui vont des mesures d’austérité jusqu’à des politiques répressives en matière de reproduction. En ce qui concerne leur sexualité et la procréation, leurs droits sont menacés de toutes parts.

Tout cela parce que l’égalité des genres est, fondamentalement, une question de pouvoir. Des siècles de discrimination systématique et de patriarcat profondément enraciné ont créé des rapports de force extrêmement déséquilibrés entre les genres dans nos systèmes économiques et politiques et dans nos entreprises. Tout tend à le montrer.

Des gouvernements aux conseils d’administration, en passant par les cérémonies prestigieuses de remise de prix, les femmes restent exclues des places de choix. Les dirigeantes et les personnalités publiques subissent harcèlement, menaces et agressions, sur Internet aussi bien qu’ailleurs. L’écart de rémunération n’est que l’un des symptômes de l’écart de pouvoir entre les genres.

Même les données prétendument neutres qui nourrissent les prises de décisions dans tous les domaines – de l’urbanisme au dépistage de drogues – se basent par défaut sur l’homme, qui est considéré comme la norme, alors que la femme ne serait qu’une sorte d’exception.

Les femmes et les filles pâtissent des effets de plusieurs siècles de misogynie, qui ont effacé leurs réalisations. On les rabaisse en les accusant d’être hystériques ou instables. On les juge constamment sur leur apparence. On ne cesse d’inventer des mythes et des tabous concernant leurs fonctions corporelles naturelles. Il faut encore ajouter à tout cela le sexisme ordinaire, la tendance à jeter le blâme sur les victimes et la manie qu’ont les hommes de vouloir tout leur expliquer.

Cela nous touche tous profondément et entrave notre capacité de faire face à toute une série de défis et de menaces.

Prenons par exemple les inégalités. Chaque fois qu’un homme gagne 1 dollar, une femme ne touche que 77 centimes. Selon les dernières recherches du Forum économique mondial, il faudra 257 ans pour combler cet écart. De plus, les femmes et les filles effectuent chaque jour environ 12 milliards d’heures de travail de soins non rémunéré, qui ne sont tout bonnement pas prises en compte dans les décisions économiques. Si nous voulons parvenir à une mondialisation équitable qui profite à toutes et à tous, nous devons fonder nos politiques sur des données qui tiennent compte de la véritable contribution des femmes.

La technologie numérique est un autre exemple frappant. L’absence de parité dans les universités, les start-ups et les <em>Silicon Valleys </em>du monde entier est profondément inquiétante. Ces pôles technologiques façonnent les sociétés et les économies du futur ; nous ne pouvons pas les laisser asseoir et exacerber la domination masculine.

Autre exemple: les guerres qui font rage dans le monde. La violence contre les femmes, l’oppression des civils et les conflits sont directement liés. La façon dont la société traite la moitié féminine de sa population est révélatrice de la façon dont elle traite l’Autre. Même dans les sociétés où règne la paix, de nombreuses femmes sont en danger de mort dans leur propre foyer.

On retrouve les écarts entre les genres jusque dans l’action menée face à la crise climatique. Les campagnes en faveur du recyclage et de la réduction des déchets ciblent avant tout les femmes, tandis qu’on suppose les hommes plus enclins à faire confiance à des solutions technologiques qui n’ont jamais été testées. Et parmi les économistes et les parlementaires, les femmes soutiennent davantage les politiques environnementales que les hommes.

Enfin, la représentation politique est la preuve la plus flagrante du déséquilibre des rapports de force. En moyenne dans le monde, les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes à siéger au parlement, mais la présence des femmes est étroitement liée à l’innovation et à l’investissement dans la santé et l’éducation. Ce n’est pas un hasard si les États qui réinventent la réussite économique pour prendre en considération le bien-être et la durabilité sont dirigés par des femmes.

C’est pourquoi l’une de mes priorités pour l’Organisation des Nations Unies a été de faire en sorte que plus de femmes occupent des postes de responsabilité. Nous sommes parvenus à la parité femmes-hommes aux postes de direction deux ans avant la date prévue et nous avons un plan d’action pour arriver à la parité à tous les niveaux dans les années à venir.

Le monde est en difficulté, et l’égalité des genres est essentielle pour surmonter les obstacles. Les problèmes qui ont été créés par l’homme ne sauraient être réglés que par l’humanité tout entière. L’égalité des genres est un moyen de redéfinir et de transformer les rapports de force de sorte que toutes et tous soient gagnants.

Le XXIe siècle doit être le siècle de l’égalité femmes-hommes dans les pourparlers de paix comme dans les négociations commerciales, dans les conseils d’administration comme dans les salles de classe, au G20 comme à l’ONU.

Le moment est venu d’arrêter de vouloir changer les femmes et de commencer à changer les systèmes qui les empêchent de réaliser leur potentiel.

<strong>Le Secrétaire général de l’ONU</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nioro du Sahel : publication d’une photothèque mémorielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/nioro-du-sahel-publication-dune-phototheque-memorielle-2863247.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong><em>12 chapitres et 234 photos d’illustration, telle est la moisson récoltée par l’initiateur de cette collection, M. Abas Sylla, ancien Maire de la ville, en collaboration avec l’association « Nioro Kanu » et l’Association pour le développement du Cercle de Nioro du Sahel (ADCN). </em></strong>

La cérémonie de présentation de ladite collection s’est déroulée dans les locaux du Comité de l’égal accès aux médias d’Etat, jeudi, dans l’après-midi, sous le parrainage du ministre des Affaires religieuses et du Culte, M. Thierno Amadou Oumar HassDiallo.

« Ce n’est pas un document historique », a tenu à préciser, dès l’entame, M. Sylla, mais simplement « un recueil de personnalités et citoyens ordinaires ayant marqué la vie spirituelle, religieuse et socioprofessionnelle de la ville de Nioro ». « C’est une photothèque composée de 12 chapitres, illustrés par 234 images sommairement légendées », a-t-il indiqué, reconnaissant des « erreurs ».

« Ce sont des omissions par méconnaissance », a confessé M. Sylla, mais que les initiateurs qu’ils sont, a-t-il promis, « se feront un devoir de corriger dans le tome II en cours de préparation ». « Toute œuvre humaine est imparfaite », a consenti M. CheicknéDetteba Kamissoko, le président de l’Association pour le développement du Cercle de Nioro du Sahel (ADCN).

En dépit de ces imperfections, il a salué « la bonne initiative » de cette collection de photos visant à « rendre honneur à Nioro du Sahel » à travers sa vie spirituelle, politique et socioprofessionnelle ainsi « magnifiée et immortalisée ». « Exhumer le passé pour le mettre en harmonie avec le présent » participe de « la connaissance de soi » qui, elle-même, construit « la confiance en soi » pour toute entreprise et quelle que soit l’adversité d’en face, a martelé M. Kamissoko.

« Car, se connaître soi-même est la meilleure des connaissances », a professé le président de l’ADCN, après avoir exhorté les initiateurs à « étendre leur collection à tout le Cercle », en mettant un accent particulier sur « les anciens bâtiments et autres sites culturels et historiques ».

Il faut effectivement aller au-delà de la ville de Nioro pour embrasser les autres communes et finir en beauté par toute la région, en commençant par les familles et les quartiers, véritables cellules de base pour toute aventure humaine, a appuyé le ministre Thierno Amadou Oumar Hass Diallo. Car, a-t-il argumenté, il nous faut « une réécriture de notre Histoire par nous-mêmes, pour une appropriation de notre patrimoine culturel et historique », dont il a salué l’esprit à travers cette photothèque.

En effet, Nioro est une ville « religieuse, spirituelle et intellectuelle » qui a donné au Mali « de grands imams, des lettrés et autres érudits musulmans », s’est réjoui le ministre Diallo, avant de féliciter et de rendre hommage aux initiateurs, dont Mme Diakité Hawa Séméga, présidente de l’association « Nioro Kanu », et M. Sylla, qui ont réalisé et publié cette photothèque « sur fonds propres ».

<strong>Source : CCOM/MARC </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : au pays des «KIA»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-au-pays-des-kia-2863234.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:46:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Arrivé à Kidal mercredi 4 mars, le Premier ministre avait un programme très chargé le jeudi. Il s’est tour à tour rendu au gouvernorat, a visité les élèves et les volontaires, le chantier du nouvel aéroport et le bataillon de l’armée nationale reconstituée au camp Général Abdoulaye Soumaré.

Sur place, il a eu droit à tous les honneurs, a écouté les discours du Comandant Mamadou Kéïta et s’est assuré des conditions de vie et de travail des soldats. C’est surtout sur ce dernier point que, pour notre part, nous allons insister.  Nos soldats, contrairement à ce qu’on peut penser à Bamako, vivent dans de bonnes conditions, sortent faire leurs courses si besoin.

Quid de leurs équipements ? Ils sont armés et dotés de véhicules KIA. Pour ce qui concerne les inquiétudes relatives à ces véhicules, 4X4 légers, tous rassurent quant à leur qualité.

«Ces véhicules sont les meilleurs dont nous disposons dans cette zone. Ils nous permettent de mener à bien nos missions et ne peuvent être utilisés par les terroristes, d’où leur désintérêt pour les enlever», nous a dit un officier sous le couvert de l’anonymat.

Selon notre interlocuteur, le fait que ces véhicules ne soient pas convoités par les GAT (Groupes armés terroristes) préserve également leur vie. Aujourd’hui, nous confient nombre d’éléments du bataillon de l’Armée nationale reconstituée à Kidal, les meilleurs engins au Nord, et sur le terrain, ce sont les KIA.

<strong> </strong>

<strong>MT </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans les coulisses du séjour septentrional :   La sécurité assurée par la CMA…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/dans-les-coulisses-du-sejour-septentrional-la-securite-assuree-par-la-cma-2863241.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:37:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dès qu’il s’est agi pour le Premier de programmer sa visite à Kidal, la première question qui s’est posée au niveau de l’organisation, était celle de la sécurité. Qui devrait faire quoi en matière de sécurité ? </em></strong>

Le gouvernement, pour sa part, souhaitait qu’une partie de la sécurité soit au moins assurée par l’armée nationale reconstituée. Malheureusement, au niveau de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), pour une question de responsabilité, on ne l’entendait pas de cette oreille. Pour Bilal, Algabass, Najim et les autres, il était important de confier la totalité de cet aspect à leurs hommes car ils répondraient de tout ce qui arriverait.

Un argument qui finit, après d’âpres discussions, par convaincre le gouvernement qui a accepté, finalement, non sans certaines exigences, de confier la sécurisation de la mission aux membres de la Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad). Aujourd’hui, à l’heure du bilan, force est de reconnaître que tout s’est remarquablement bien passé.

Aucune inquiétude, aucun souci, aucun couac. De la sortie du camp de la Minusma à sa résidence et tout le long de son séjour, le Premier ministre a été sécurisé par des jeunes ayant choisi le métier des armes, de véritables professionnels que l’Etat doit rapidement redéployer dans l’intérêt du pays.

<strong>MK</strong>

<strong> </strong>

<strong>La crise d’eau</strong>

Quelqu’un a dit qu’à Kidal, il n’y a pas d’eau ? Il n’y a vraiment pas d’eau. Prendre un bain tranquillement le matin avant de sortir le matin n’est pas donné à tout le monde. Il faut avoir de l’expérience, être un habitué du terrain, de la précaution et de la conservation, tel le confrère Serge Daniel qui, dès son arrivée, a «mis de côté» un seau d’eau qui sera, plus tard, tellement utile, au grand frère Alexis Kalambry.

Chahana Takiou, quant à lui, n’avait d’autre choix que d’utiliser, à son corps défendant donc, quelques bouteilles d’eau minérale. Kassim Traoré, quant à lui, lève-tôt qu’il est, avait raclé le fond du fût dans lequel se trouvait quelques litres d’eau de la veille.

Le premier jour passé, l’expérience aidant, dès le lendemain, les choses se sont gérées plus facilement et tout le monde a pu tranquillement prendre un bain avant de se rendre à l’aéroport. Tout est bien qui finit bien, vous avez dit ?

C’est vrai mais, seulement, ce qui reste, à Kidal, après ce témoignage, c’est la crise d’eau aiguë. Il n’y a pas d’eau à Kidal et ce que nous avons vécu deux jours, des Maliens le vivent au quotidien dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, la huitième région administrative du pays.

<strong> </strong><strong>Le dîner chez l’Amenokal : l’obscurité et la clé de Kidal</strong>

<strong><em>Il a failli ne pas se tenir pour des raisons de sécurité. Heureusement que les « boys » de la CMA y tenaient et voulaient convaincre de leur professionnalisme. </em></strong>

En effet, au programme de la deuxième nuit du séjour du Premier ministre à Kidal, était prévu un dîner chez le patron de la ville, l’Aménokal Mohamed Ag Intalla. Tout était calé quand est venu, subitement, se poser la question du soir, de l’obscurité et de l’insécurité.

Certains ont pensé que, compte tenu du noir dans lequel se trouvait la ville, il était un peu dangereux de faire sortir le chef du gouvernement et toute sa délégation de bout en bout de la ville. Il faut rappeler que l’Amenokal habite sur l’autre rive de l’Oued et que le Premier ministre, lui, résidait chez le gouverneur au niveau du quartier administratif.

Aller au domicile de Mohamed Ag Intallah nécessitait donc une certaine prise de risque surtout que la ville est dans le noir depuis plusieurs semaines maintenant.

Au niveau de la sécurité donc, certains ont attiré l’attention sur ce risque et ont souhaité que le dîner soit «purement et simplement annulé» car, ont-ils avancé, «nous ne maîtrisons pas les choses dans ce noir» ; d’autres, par contre, ont banalisé ces remarques et rassuré les uns et les autres.

Le dîner a eu lieu. Il s’est bien passé. Et le Premier ministre a même eu droit, des mains de l’Amenokal, à la clé de la ville de Kidal !

<strong>Dahirou, comme un poisson dans l’eau</strong>

Dans la délégation du Premier ministre, qui a séjourné au Nord la semaine passée, il était véritablement chez lui, à Kidal, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général de Division Dahirou Dembélé. Le patron de l’armée malienne était, faut-il le rappeler, en terrain connu, dans une zone qu’il connaît et dont il maîtrise, par cœur, tous les coins et recoins. Il ne se privait d’ailleurs pas à le rappeler.

Ibrahim Dahirou Dembélé a séjourné plusieurs années à Kidal et dans d’autres villes de la région et y a occupé des postes de responsabilités au sein de l’armée. Il est connu et connaît cette zone. Le fort de Kidal, par exemple, il l’a connu bien longtemps et s’est occupé de sa sécurisation bien avant la crise, pendant qu’il était en poste dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, et c’est avec fierté qu’il en parle.

En plus d’être «quelqu’un du coin», Bri, comme l’appellent ses intimes, est bien apprécié par les populations du Nord, principalement, les hommes en armes. Il le respecte et le salue avec déférence. Sa légitimité, en tant que ministre de la Défense, ne souffre d’aucun doute.

<strong> </strong><strong>Les groupes électrogènes de la Minusma</strong>

En plus du manque d’eau, la ville de Kidal manque aussi cruellement d’électricité. Desservi à minima depuis plusieurs mois maintenant, la ville est désormais dans le noir depuis trois semaines pour cause de panne technique. On nous a rapporté que les deux groupes d’EDM-SA sont tombés en panne. Comment donc ont fait le Premier ministre et sa délégation ? La Minusma est, encore, intervenue. En effet, pour fournir de l’électricité à la délégation ministérielle, c’est la Minusma qui, selon nos informations, a fourni un groupe électrogène et 1000 litres de gas-oil. Le groupe a été installé dans la cour du gouvernorat toute la durée du séjour du Premier ministre à Kidal et les derniers raccordements ont été faits en présence des membres de la délégation arrivés en premier. Par ailleurs, il est important de signaler que c’est aussi la Minusma qui a pris en charge les frais liés au déplacement des véhicules assurant la navette dans le cadre de la sécurisation de la mission ; de même que les prises en charge des éléments sur le terrain.

<strong>Dr. Boubou Cissé à Kidal : ces hommes qui ont facilité la visite</strong>

<strong><em>Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a séjourné dans le Nord de notre pays du 04 au 07 mars 2020. Il a, au cours de cet important séjour, visité les villes de Kidal, Tessalit, Aguel-Hoc, Ménaka et transité par Gao. </em></strong>

Une première fois reportée pour des problèmes d’organisation, le voyage a pu se tenir, cette fois-ci, grâce à des hommes qui s’y sont véritablement employés. À l’origine, prévu pour le 2 mars, le chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, a pu démarrer cette tournée le 4 mars.

Il faut dire que ce report était, surtout, dû au fait que Dr. Boubou Cissé avait été dépêché en urgence au Rwanda, porteur d’un message du président de la République, à son homologue rwandais, Paul Kagamé, le 2 mars, et qu’en même temps, plusieurs leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad étaient dans une rencontre communautaire à Tessit, dans le cercle d’Ansongo.

Finalement, le 4 mars, tout le monde était là à Kidal. Pour que tout ce beau monde soit présent et que le séjour soit une réussite, comme  nous le disions, il a fallu que certains, en amont, s’emploient jour et nuit des semaines durant. Loin d’être exhaustif, nous en citons, ici, quelques-uns.

<strong> </strong><strong>L’Honorable Hamada A. Bibi</strong>

Le député sortant d’Abeibara, candidat pour un nouveau mandat, Ahmada Ag Bibi, est de ceux qui, très tôt, ont toujours travaillé pour l’unité du pays. Militant engagé pour la cause de la capitale de l’Adrar des Ifoghas, il est de ceux qui ont toujours travaillé dans le sens de la réconciliation et œuvrer à toujours servir de pont entre le Nord et le Sud de notre pays surtout quand il s’agit d’institutions, de développement.

Il a partout tenu le langage de l’unité, de la paix et de la réconciliation. Il est de ceux qui travaillent ardemment pour le retour de l’Administration à Kidal. Il l’a manifesté à l’arrivée du bataillon de l’armée nationale reconstituée en offrant un bœuf à nos vaillants soldats et en leur souhaitant la bienvenue.

Lors de cette cérémonie, il a insisté sur l’unité du Mali, prononcé un discours de paix et réaffirmé l’attachement et l’appartenance de Kidal au Mali. Le député Ag Bibi est de ceux qui ont calmé les ardeurs, apaisé les esprits, rassuré les uns et les autres avant l’arrivée du Premier ministre dans le septentrion. Il a tenu à accompagner le chef du gouvernement dans tous ses déplacements.

<strong> </strong><strong>Moussa Ag Attaher</strong>

Celui-là aussi a contribué à la facilitation du séjour du chef du gouvernement à Kidal. Lui, c’est l’un des «trois Moussa», qui a défrayé la chronique au début de la dernière rébellion. Il s’agit de Moussa Ag Attaher.

Revenu au sein de la République, patriote, désormais, bon teint, militant fieffé de la cause de Kidal, il est de ceux qui pensent que c’est désormais possible et que le Mali réunifié c’est pour bientôt. Il a, d’ailleurs, surpris plus d’un lors du Dialogue national inclusif auquel il a participé et au cours duquel, il a positivement transformé l’image de la CMA, du MNLA et de tous ces groupes que le lambda diabolisait. Ses propos ont suscité chez l’ensemble des Maliens un grand espoir.

Moussa Ag Attaher est aujourd’hui entre Bamako et Kidal, et prêche, à chaque fois, la bonne parole, celle de l’unité, la paix et la réconciliation. C’est en cela  qu’il s’est encore fait remarquer dans le cadre de l’organisation de la visite du Premier ministre à Kidal. Il fait partie de ces jeunes cadres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), sur lesquels, il va falloir compter, dans les années à venir.

<strong> Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bamako&#45;Lassa : un agent du GMS arrêté au cours d’un braquage par la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/bamako-lassa-un-agent-du-gms-arrete-au-cours-dun-braquage-par-la-population-2863237.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:15:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À<em> Lassa en commune IV du District de Bamako, dans la nuit du 7 au 8 mars, aux environs de 23 heures, le sergent-chef de police, Salif Koné, en service au Groupement mobile de sécurité (GMS), et son acolyte M. D, ont été appréhendés par les populations  en plein braquage à main armée et conduits à la brigade de recherche de gendarmerie du camp 1, où le lieutenant Mohamed  Elmeidy Ag Iddas l’ont mis en taule.</em></strong>

Depuis leur prise de service à la tête des différentes unités,<strong><em> </em></strong>le colonel Alpha Yaya Sangaré, commandant de région de gendarmerie de Bamako, et le contrôleur général de police Siaka B. Sidibé, directeur régional de la police du District de Bamako, ont fait de la lutte contre l’insécurité, à Bamako et ses alentours, leur priorité.

Et en plus de cela, ils n’ont jamais cessé de sensibiliser les populations de ne plus se rendre justice. Aujourd’hui, force est de reconnaître que leurs messages de sensibilisation sont entendus par les populations.

En atteste l’attitude de la population de Lassa, en commune IV du District de Bamako. Malgré la tension, elle a pu contenir sa colère en emmenant deux braqueurs à la brigade de recherche de gendarmerie du camp 1, commandée par l’imperturbable <strong><em> </em></strong>lieutenant Mohamed  Elmeidy Ag Iddas.

<strong>Rappel des faits</strong>

Nous sommes la nuit du 7 au 8 mars dans les environs de 23 heures à Lassa, en commune IV du District de Bamako,<strong><em> </em></strong>quand le sergent-chef de police, Salif Koné, du Groupement mobile de sécurité (GMS), et son acolyte M. D, ont commencé à semer la terreur coupant le sommeil aux paisibles citoyens.

Le sergent-chef de police Salif Koné et son complice, selon nos informations, ne sont pas à leur premier forfait. Il se trouve qu’ils ont échappé à maintes reprises à la fureur populaire dans la même zone. Cette nuit-là, ils n’ont pu avoir le temps de prendre la tangente, comme ils avaient réussi à le faire dans les cas précédents.

Le policier en question était habillé en tenue correcte sur laquelle, il avait porté une autre tenue civile. Le stratagème est simple : le sergent-chef de police porte sa tenue civile pour réaliser sa sale besogne. Mais, au moindre couac, il l’enlève pour revêtir son uniforme de policier. Ainsi, il supplie les populations à ne pas procéder au lynchage de son complice sous prétexte qu’il l’amènerait à la police. Dès qu’il arrive à extirper son complice des mains de la foule en colère, ils font chemin ensemble. Comme si de rien n’était !

Ce jour-là, leur tentative a échoué car le citoyen braqué a pu identifier le sergent-chef de police Salif Koné et son complice comme étant de vrais brigands. Alertés, les riverains ont engagé une chasse à l’homme jusqu’à leur tanière sur la colline de Lassa, où ils furent arrêtés et conduits automatiquement à la brigade de recherche du camp 1.

Interrogés successivement par les limiers de l’imperturbable lieutenant Mohamed  Elmeidy Ag Iddas, commandant de brigade de recherche du camp 1, les deux brigands ont fini par reconnaître leur  forfait et avouer avoir mené plusieurs opérations dans le même secteur. Présentement, ils ont été placés en garde à vue à la BR du camp 1 en attendant d’être présentés à un juge du tribunal de la commune.

<strong>Les deux commandants de gendarmerie et police du District se font entendre</strong>

Dans la vie, il y a des hommes qui marquent l'histoire d'une nation par leur courage, leur abnégation, leur patriotisme. Le colonel Alpha Yaya Sangaré, commandant de région de gendarmerie de Bamako, et le contrôleur général de police, Siaka B. Sidibé, directeur régional de la police du District de Bamako, font partie de ceux-là qui se font remarquer par le sérieux dans le travail. Ces derniers ont toujours prôné le concept de la police de proximité et incité les populations à ne pas se rendre justice. On peut le dire sans se tromper, leurs messages de sensibilisation ont été bien compris et entendus par les populations.

Suivant respectivement les instructions données par leurs chefs hiérarchiques, le colonel Alpha Yaya Sangaré et le contrôleur général de police Siaka B. Sidibé sont en train de jouer leur rôle dans la mise en œuvre des politiques de sécurisation de leurs départements. C’est pourquoi, aujourd’hui, ils font la fierté de leurs concitoyens.

<strong>Ousmane DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Voir, comprendre et convaincre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-voir-comprendre-et-convaincre-2863220.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:13:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Sans tambour ni trompette, le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, comme il l’avait promis, s’est rendu à Kidal où il a passé deux nuits. Il en a profité pour séjourner à Tessalit, Aguel-Hoc, Ménaka et Gao. </strong></em>

Pendant quatre jours, le chef du gouvernement a touché du doigt les réalités du Mali profond, vécu avec ses frères et sœurs du Nord, les difficultés qu’ils vivent au quotidien (manque d’eau et d’électricité, l’hostilité de la nature, etc.) ; il a professé des paroles de paix, écouté et entendu les doléances, préoccupations et autres propos en faveur de la réconciliation, de l’unité, du développement et du vivre ensemble.

Ce qu’il faut aussi retenir de cette mission, c’est sa composition et la qualité de l’accueil dont a bénéficié la délégation partout où elle est passée. C’est quasiment une dizaine de ministres qui accompagnaient le Premier ministre et, chacun, à son niveau, selon son domaine, a permis de rehausser l’éclat de la mission et accroître ses retombées.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, par exemple, a efficacement mais très discrètement travaillé, souvent tard le soir, à «faire revenir dans les rangs de la République» certains jeunes en rupture de ban. Sa présence a, aux côtés du Premier ministre, il faut le reconnaître, apporté un énorme plus en termes de confiance retrouvée ou renouvelée entre la jeunesse du Nord et le gouvernement.

Ses autres collègues ont, eux-aussi, joué leur partition lors de cette visite. Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Sidibé ; celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Bah ; Moussa Bah, le Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement bilingue.

S’y ajoutent les ministres de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf, du Tourisme et de l’Artisanat, Nina Walet Intallou, de la Défense et des Anciens combattants, Général Ibrahim Dahirou Dembélé, Lassine Bouaré de la Réconciliation. Tous ont contribué à faire de cette visite, non pas une de plus, mais la plus fructueuse, avec plus d’impacts sur le retour de la paix et le recouvrement de l’intégrité de notre territoire.

Ce n’est pas pour rien que le Premier ministre a été accueilli avec tous les honneurs. De l’aéroport à la résidence du gouverneur. Il a visité, en toute tranquillité, la ville de Kidal, les soldats au camp Général Abdoulaye Soumaré, le fort de Kidal, le marché, le chantier de l’aéroport en construction, tenu une réunion avec les forces vives.

Alors, quoi de plus normal que le Premier ministre s’épanche en ces termes : «Cette visite à Kidal me remplit d’émotion particulière. Une émotion à la mesure des défis que nous devons relever tous ensemble, pour rester les enfants du même pays, divers mais unis».

<strong>Makan Koné     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de la disparition de Birama Touré : Karim Kéita accuse les familles fondatrices d’indifférence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-de-la-disparition-de-birama-toure-karim-keita-accuse-les-familles-fondatrices-dindifference-2863224.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:08:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Écoutez-moi,<em> ces derniers jours, ils mentent sur moi au sujet de la disparition de quelqu’un issu d’une de nos grandes familles… Mais si un membre de la famille disparaît pendant un jour, sans qu’on ne s’en inquiète ; deux jours de suite, une semaine, un mois, et c’est jusqu’à trois ans passés, à fortiori,  qu’on s’en inquiète ! Et c’est à moi que l’on veut faire porter le chapeau. Ce sont des mensonges. Pour moi, j’en conclus que le mois de juillet dernier, je me suis rendu dans la grande famille maure pour rendre visite à mon père. Et ce n’est qu’une affaire de plaisanterie coutumière entre un grand- père et son petit-fils. C’est tout</em></strong>.»

Voilà les propos du fils du président de la République, lors de sa harangue à l’endroit de ses supporters venus l’écouter, ce samedi 7 mars, au lancement de la campagne électorale de la liste RPM-MPM-ADEMA pour les prochaines législatives.

Serait-ce un nouveau rebondissement dans l’affaire Birama Touré ou un épisode de plus, énième autour de la disparition du journaliste du Sphinx ? Un brin provocateur, Karim Kéita, le député sortant de la Commune II, en quête de réélection, a décidé de passer à la contre-offensive. Et à l’en croire, les Touré de Bagadadji sont coupables de pas s’être intéressés pendant longtemps au sort d’un des leurs porté disparu.

En dehors de la dénégation, «<strong><em>ces deux jours, ils mentent sur moi… Et c’est à moi que l’on veut faire porter le chapeau ! Ce sont des mensonges</em></strong>», le puissant Katio ne répond à aucune interrogation, encore moins sur le fond du différend qui l’oppose à la famille du journaliste du Sphinx disparu, il y a quatre ans, le 29 janvier 2016, contrairement aux trois ans annoncés par le mis en cause par la famille du disparu.

Mieux, Karim Kéita réduit ses relations difficiles avec les Touré, du fait de l’affaire de la disparition et de la probable mort tragique de Birama Touré, à une banale «<strong><em>affaire de plaisanterie coutumière entre un grand-père et son petit-fils</em></strong>», quand tout le reste, d’après lui, n’est qu’un tissu de mensonges.

&nbsp;

L’intervention du candidat sortant de la Commune II en rajoute plutôt à la confusion sans parvenir à le blanchir des soupçons que font peser sur lui les interventions des familles fondatrices.

Mais il est vrai que le patriarche Mamadou Touré n’a jamais explicitement accusé Karim Kéita ; tout au plus, s’est-il borné à inviter plusieurs fois mais en vain le fils du président de la République à venir <strong>l’éclairer</strong> quant à son éventuelle implication, comme il a été cité à plusieurs reprises par les journaux.

Cependant, à travers les propos «<strong><em>la disparition de quelqu’un issu d’une de nos grandes familles…</em></strong>», les observateurs auront noté ce qui s’apparente, aux yeux de la famille, à un mépris souverain à peine caché de Karim, qui ne prononce même pas le nom de Birama Touré au cours de sa courte intervention sur le sujet devant ses supporters.

Les Touré de Bagadadji, selon des sources, sont aussi estomaqués par l’attitude du candidat et député sortant qui n’a pas hésité à les traiter de menteurs. Selon un de ses membres, la famille du journaliste a accusé le coup des accusations de Karim Kéita qui souligne implicitement des intérêts sordides, et non le souci du sort de Birama Touré, motivant la cabale des Touré de Bagadadji engagée contre lui.

Le jeudi 20 février puis le jeudi 5 mars, les familles fondatrices, regroupées autour des patriarches des 27 familles Touré de la Commune II, avaient en effet convié la presse pour à chaque fois faire part de leur détermination à s’opposer et appeler à boycotter, voire voter contre toute liste où figure le nom de Karim Kéita. La raison de cette défiance envers le puissant rejeton présidentiel, selon les familles fondatrices, était fondée sur les soupçons concernant son rôle supposé dans la disparition de notre confrère Birama Touré.

Karim semble avoir sollicité, en vain, des interventions multiples auprès de la famille Touré, dont celles de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite, du puissant Directeur général de la Sécurité d’Etat, le Général Moussa Diawara, et de l’ambassadeur du Mali aux Emirats Arabes Unis, Boubacar Kolon Sidibé, proche de la famille présidentielle.

La réponse du puissant fils du président de la République est donc tombée, ce samedi 7 mars, sous forme d’ironie mais aussi d’accusations implicites des membres de la famille du journaliste d’être motivés par autre chose que la recherche de la vérité, d’autant qu’ils auraient attendu trois ans (en réalité quatre ans) pour s’inquiéter soudainement de la disparition d’un des leurs.

Tout porte à croire que cette réponse n’arrangera guère les relations passablement orageuses entre les deux camps. Et ce ne sont pas l’emploi et la plume acérée d’un Spin Doctor d’une officine hexagonale à la dénomination locale, appointé à plusieurs millions mensuels, qui contribueront à l’accalmie. Pas plus d’ailleurs qu’avoir luxueusement à demeure un élément clé des investigations en cours !

Décidément, si ces prochaines législatives semblent avoir donné une nouvelle impulsion à l’affaire Birama Touré,  tout l’enjeu en réside en tout cas dans l’issue du scrutin en Commune II, autour de la réélection ou non de Karim Kéita.

<strong>Bourama Kéita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coronavirus : les autorités veillent au grain</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/coronavirus-les-autorites-veillent-au-grain-2863239.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« À ce jour, aucun cas de la maladie du Coronavirus n’a été enregistré au Mali », assure le secrétaire général du ministère de la Santé et des Affaires sociales, Dr. Mama Koumaré, en conférence de presse, le jeudi 5 mars, au département. </em></strong>

<strong> </strong>Dr. Mama Koumaré a souligné que les interventions portent sur 4 axes. Il s’agit de la coordination nationale qui a pour objectif de servir de point de contact et de conseiller aussi bien pour les autorités administratives que pour la population, de tenir des rencontres régulières pour faire le point de l’évolution de la situation, de veiller avec les équipes médicales à mettre en quarantaine les cas suspects et prendre en charge les cas positifs.

La surveillance, selon lui, se fait prioritairement aux points d’entrée du Mali. À l’en croire, les aéroports de Bamako Senou, Kayes et Mopti ont été identifiés comme points d’entrée potentiels à risque élevé, avec la mise en place des équipes de contrôle de 31 agents ; la dotation en intrants : gel, masque, gants, thermo flash.

Mama Koumaré a également noté qu’il a été procédé à l’identification et l’équipement d’un site d’isolement de cas suspects à l’aéroport international président Modibo Keïta Bamako Senou, le pré positionnement d’une ambulance médicalisée, la mise en place d’un dispositif d’information et sensibilisation des usagers à travers les écrans de télévision et les affiches, la supervision régulière du dispositif par la DRS, la DGSHP et l’INSP.

Pour le centre de prise en charge, il a informé que 22 salles ont été identifiées aux Chu du Point G, Gabriel Touré, l’hôpital du Mali, l’hôpital de Kati et les CSREF de Bamako pour la prise en charge d’éventuels cas et un site a été réhabilité avec l’appui de l’ambassade de Chine au Mali pour une capacité de 10 lits.

Mama Koumaré a aussi souligné qu’il existe 4 laboratoires qui ont la capacité de faire le diagnostic du Coronavirus. Il s’agit du Centre universitaire d’excellence de recherche clinique (UCRC) à la faculté de médecine et d’odontostomatologie (P3), le laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA) à la faculté des sciences techniques (P2) ; le laboratoire de l’INSP (P2) et le Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM) à la base B (P3). En plus, le Mali dispose également, dit-il, d’un laboratoire mobile qui peut être déployé dans les autres régions en cas de besoin.

Par ailleurs, M. Koumaré a signalé qu’à ce jour, notre pays n’a enregistré aucun cas. Cependant, souligne-t-il, 5 cas d’alerte ont été enregistrés et 12 échantillons, analysés dans nos laboratoires, se sont révélés négatifs. Le conférencier a rappelé les mesures de prévention que notre pays préconise.

Il s’agit de : promouvoir l’hygiène individuelle et collective par le lavage des mains au savon et l’application des gels hydro alcooliques ; d’assainir le cadre de vie ;utiliser les masques avec un mouchoir ;tousser ou éternuer dans les plis du coude ; éviter tout contact étroit avec une personne présentant des symptômes de type grippal ; cuire suffisamment la viande, le poisson et les œufs avant consommation ;arrêter certaines habitudes comme se donner les mains, les accolades; surseoir aux voyages non nécessaires surtout dans les localités des pays touchés ;surseoir aux regroupements humains importants dans notre pays: évènements sociaux (mariage, baptême, décès); colloques, congrès ;se présenter au service de santé le plus proche en cas de symptôme grippal.

Enfin, le secrétaire général a rassuré les populations que toutes les dispositions sont prises pour protéger notre pays contre le Coronavirus.

<strong> </strong>

<strong> Fanta Sakiliba </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour son installation, Dioncounda demande 300 millions, le PM réduit le montant à 80</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/pour-son-installation-dioncounda-demande-300-millions-le-pm-reduit-le-montant-a-80-2860068.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 11:46:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Entre le Haut représentant du chef de l’Etat pour le centre et le Premier ministre, ce n’est pas la véritable entente en ce moment.</strong>

Le premier aurait demandé, ainsi que nous l’écrivions dans une de nos précédentes parutions, la coquette somme de 300 millions pour s’installer, voyager, aller à l’intérieur et à l’extérieur, travailler.

Le second, comme nombre de nos compatriotes, du reste, a trouvé ce montant exorbitant et l’a réduit à 80 millions. À prendre ou à laisser. Une décision qui a fortement déplu à l’ancien président de la Transition qui occupe déjà des bureaux qui coûtent au contribuable 4 millions par mois. Des charges extraordinaires et inexplicables pour aucun résultat pour l’instant.

À part la conférence de presse qu’il a organisée et au cours de laquelle il a parlé de négociation avec les terroristes. Dioncounda, depuis sa nomination, n’a posé aucun acte rassurant ou justifiant ces dépenses astronomiques. Pire, même pour les visites à Mopti, c’est Diango qu’il envoie.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trésor public : les 70 milliards qui font jacasser !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/tresor-public-les-70-milliards-qui-font-jacasser-2860065.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 11:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De nos jours, le pays manque, énormément, de liquidité. Les caisses de l’Etat sont vides. C’est à peine si les salaires peuvent être payés. C’est en tout cas ce que l’on veut nous faire croire. </em></strong>

Des discours que l’on nous tient à longueur de journée. Des discours qui reviennent tellement que les citoyens commencent à en douter sérieusement ; surtout que ces propos tranchent, assez souvent, avec la réalité sur le terrain, les comportements de certaines autorités et certaines de leurs mesures et décisions.

Le dernier cas en date et qui, aujourd’hui, fait couler tellement d’encre et de salive, partout, dans le pays, est celui relatif à la soustraction en catimini, du Trésor public, de la somme de 70 milliards, il y a de cela quelques semaines.

En effet, selon nos sources, c’est à travers une note provenant du ministère délégué au budget, que l’instruction a été donnée pour débloquer, urgemment, cette somme. Cela, comme c’est souvent le cas, depuis l’arrivée d’IBK, sans aucune explication ni raison avancées.

Cette instruction, qui ressemblait plutôt à un ordre, a été respectée et l’argent a été remis à qui de droit. Dans quel but, se demande-t-on au niveau du Trésor public. Personne ne le sait. En tout cas, pas encore.

Tout ce qui se murmure, désormais, dans les grins et autres salons, ce sont des raisons se rapportant à des rumeurs et autres spéculations. On parle d’une somme destinée à l’achat (opaque) d’équipements militaires ou de fonds destinés au financement de la campagne d’un député proche de la famille.

En tout cas, le montant soutiré, en catimini, des caisses du Trésor, aurait été utilisé à une fin pas très profitable pour la République, pas assez en lien direct avec ses intérêts. À suivre.

<strong> </strong>

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger :  Que dit le volet relatif à la défense et la sécurité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-issu-du-processus-dalger-que-dit-le-volet-relatif-a-la-defense-et-la-securite-2860074.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 02:03:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques jours que les Forces armées maliennes (FAMa) sont à Kidal, force est de reconnaître que les commentaires fusent de partout. Pourquoi les soldats maliens sont encore cantonnés dans le camp I ? Pourquoi elles ne commencent pas les patrouilles ? Pourquoi parle-t-on d’armée nationale reconstituée ? Autant de questions qui trouvent, à notre avis, au moins, un début de réponse, dans l’extrait de l’Accord pour la paix et la réconciliation, que nous vous proposons ici. Sa lecture vous édifiera…

<strong> </strong><strong>TITRE III :</strong>

<strong> </strong><strong>Questions de défense et de sécurité :    </strong>

<strong>Chapitre 7 : Principes directeurs </strong>

<strong>Article 17 :</strong>

Inclusivité et représentation significative de toutes les populations de défense et de sécurité ci-après sont régies par les principes du Mali au sein des forces armées et de sécurité ; - Unicité des forces armées et de sécurité du Mali, relevant organiquement et hiérarchiquement de l’Etat central ; - Progressivité du redéploiement des forces armées et de sécurité reconstituées du Mali.

<strong>Chapitre 8 : Cantonnement, intégration et désarmement, démobilisation, et  réinsertion (DDR)  </strong>

<strong>Article 18 :</strong>

Le processus de cantonnement des combattants vise à recenser les combattants éligibles à l’intégration ou au programme DDR. Ce processus est mené suivant des normes et pratiques professionnelles établies avec le soutien de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

<strong>Article 19 :</strong>

Les Parties conviennent de la mise en place d’une commission nationale pour le DDR, comprenant les représentants du Gouvernement et des mouvements signataires. Cette commission travaillera en étroite collaboration avec le Comité de suivi du présent Accord.

<strong>Article 20 :</strong>

L’intégration et le DDR se déroulent au fur et à mesure du cantonnement des combattants pour, soit l’intégration au sein des corps constitués de l’Etat y compris au sein des forces armées et de sécurité, soit la réinsertion dans la vie civile. Le DDR concernera les ex-combattants cantonnés qui n’auront pas bénéficié de l’intégration.

<strong>Chapitre 9 : Redéploiement des Forces armées et de sécurité</strong>

<strong>  </strong><strong>Article 21 :</strong>

Les forces armées et de sécurité reconstituées se redéployeront, de manière progressive à compter de la signature de l’Accord, sur l’ensemble des régions du Nord. Ce redéploiement s’effectue sous la conduite du Mécanisme Opérationnel de coordination (MOC), avec l’appui de la MINUSMA.

<strong> </strong><strong>Article 22 :</strong>

Les forces redéployées devront inclure un nombre significatif de personnes originaires des régions du Nord, y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et faciliter la sécurisation progressive de ces régions.

<strong>Chapitre 10 : Réorganisation des Forces armées et de sécurité  </strong>

<strong>Article 23 :</strong>

Les Parties conviennent de la nécessité d’entreprendre, en profondeur, une Réforme du secteur de la sécurité (RSS), en tirant les leçons des expériences passées et en s’appuyant sur les documents pertinents de l’Union africaine et des Nations unies.

<strong>Article 24 :</strong>

Le Gouvernement prendra, avec l’aide des partenaires internationaux, toutes les dispositions nécessaires pour la mise en place d’institutions de défense et de sécurité aptes à répondre aux besoins sécuritaires du pays et à contribuer à la promotion de la sécurité régionale.

<strong>Article 25 :</strong>

Les Parties conviennent de mettre en place un Conseil national pour la RSS, suffisamment représentatif et réunissant des capacités issues des différentes communautés, en vue d’entreprendre une réflexion approfondie sur une nouvelle vision nationale de la sécurité et de la défense compte tenu de tous les facteurs locaux, régionaux, nationaux et internationaux pertinents.

<strong> </strong><strong>Article 26 :</strong>

Le Conseil national pour la RSS fait des recommandations sur des mécanismes novateurs en ce qui concerne les nominations aux postes dans les grands commandements et services, aux fins de renforcer la cohésion nationale ainsi que la professionnalisation et l’efficacité desdits postes.

<strong>Article 27 :</strong>

Dans le contexte de la réforme des Forces armées et de sécurité, il sera procédé à la création d’une police placée sous l’autorité des collectivités territoriales, dans le cadre de leurs pouvoirs de police.

<strong> </strong><strong>Article 28 :</strong>

Des comités consultatifs locaux de sécurité (CCLS) regroupant les représentants de l’Etat, des autorités régionales et locales, des communautés et des autorités traditionnelles, sont mis en place et placés sous l’autorité du chef de l’Exécutif local.

<strong> </strong><strong>Chapitre 11 : La lutte contre le terrorisme</strong>

<strong> </strong><strong>Article 29 :</strong>

Les Parties réitèrent leur engagement à combattre le terrorisme et ses multiples connexions que sont le crime organisé et le trafic de drogue, y compris à travers les stratégies et mécanismes régionaux existants.

<strong>Article 30 :</strong> Les Parties conviennent de la mise en place, en tant que de besoin, d’unités spéciales aux fins de lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement :  Adieu FAMa, vive ANR !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-adieu-fama-vive-anr-2860070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Makan-Kone.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:44:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Armée nationale reconstituée : nouvelle armée malienne. Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu et employé comme appellation pour parler du retour des FAMa à Kidal. Nous parlons ici des FAMa (Forces armées maliennes). Mais, en fait, il ne s’agissait pas que des Forces armées maliennes « originelles », et tout a été fait pour que l’on comprenne cela !</span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Que l’on sache qu’il ne sera bientôt plus question que d’armée reconstituée ou de nouvelle armée malienne, conformément à l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Lequel précise que, en son chapitre 9 (article 21) relatif au «redéploiement des Forces armées et de sécurité» : «Les forces armées et de sécurité reconstituées se redéployeront, de manière progressive, à compter de la signature de l’Accord, sur l’ensemble des régions du Nord. Ce redéploiement s’effectue sous la conduite du Mécanisme Opérationnel de coordination (MOC), avec l’appui de la Minusma. </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’Article 22 du même chapitre est plus clair : «Les forces redéployées devront inclure un nombre significatif de personnes originaires des régions du Nord, y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et faciliter la sécurisation progressive de ces régions.»</span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En réalité, l’armée telle que nous la voyons présentement est appelée à disparaître et même à changer de nom. On ne parlera plus de FAMa mais d’ANR (Armée nationale reconstituée) et les commandements et autres compétences sont précisés dans l’Accord. </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">D’ailleurs, le processus est tellement déjà en marche qu’après le bataillon de Kidal (que l’on a présenté comme symbolique), on n’a pas tardé à installer celui de Tombouctou et à grand renfort de publicité. </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comme pour préparer l’opinion à cette nouvelle armée composée d’éléments FAMa, de la Plateforme et de la CMA. On le dit souvent : la paix n’a pas de prix. Mais la recherche d’aucune paix ne peut et ne doit nous amener à brader notre outil de défense et à l’abandonner aux mains du premier aventurier ayant décidé (sans aucune garantie) de s’arranger du côté de l’Etat.</span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La question que l’on doit désormais se poser (la toute première et la fondamentale) est celle relative à la moralité et à la compétence de ces hommes qui sont mis à la tête de ces nouveaux bataillons de cette nouvelle armée reconstituée. Aussi, faut-il se rassurer de leur degré de fidélité, d’honnêteté et d’engagement vis-à-vis du Mali, de son territoire et de ses intérêts.</span></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv1851685128msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné    </span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale des blindés : IBK au comble de la fureur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/scandale-des-blindes-ibk-au-comble-de-la-fureur-2860061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:35:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, un malheur ne vient jamais seul. La nouvelle du second massacre d’Ogossagou, survenu un an après une première horreur, est tombée quand éclatait le scandale de l’acquisition de blindés défectueux, comme révélé dans nos colonnes. </em></strong>

Face à cette incurie monumentale, préfigurant peut-être d’autres désastres militaires pour cause de matériel défectueux, le chef de l’Etat n’a pu contenir sa colère. Selon les informations en provenance du palais, IBK serait plus que jamais déterminé à mettre des têtes sur le billot. Il a fallu en effet le courage du Général Drabo pour éventer la supercherie.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général Ibrahim Dahirou Dembélé, s’est même fendu, contraint qu’il était par les événements, d’un communiqué pour assurer que le remplacement des blindés non conformes (une façon de jeter un voile pudique sur la supercherie) serait en cours.

Pourtant, le MDAC affirme qu’il s’agit de 100 blindés, quand les annonces triomphales, par les services de la Primature, avançaient le chiffre de 130 blindés. Comme avec les avions Tucano, qui étaient au départ au nombre de six (6), avant d’être ramenés à quatre (4), prépare-t-on déjà les esprits pour un Typhoongate ? Que sont devenus les 30 autres véhicules supposés blindés, même en état de camelote, comme refusé par le Général Drabo ?

Comme pour dire que la hiérarchie a été particulièrement éclaboussée par cette énième affaire qui n’a pas encore fini de révéler tous ses dessous. Celle-ci survient à la suite de nombreuses autres affaires de surfacturations et surtout d’acquisitions de matériels défectueux, obsolètes et inadaptés, destinés à l’armée malienne ; aujourd’hui, une des armées les plus mal nanties de l’Afrique, en termes d’équipements, et qui subit, en conséquence, des revers de plus en plus sanglants. La chaîne d’acquisition de ce matériel est connue, des avions Tucano aux hélicoptères «katakatani», en passant par les chaussettes à 20.000 Fcfa la paire, etc.

Reste à savoir si le chef de l’Etat, comme dans le cas du second massacre d’Ogossagou, ira au bout de sa détermination dans sa «volonté» de sévir. IBK a habitué les Maliens aux limogeages spectaculaires de cadres défaillants de l’armée, à l’image du Général Mahamane Baby, l’inamovible chef d’état-major général adjoint, avant de les rappeler à de plus hautes fonctions dans la hiérarchie, avec toujours un galon de plus. Comme une prime à l’incompétence !

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Premier ministre Dr. Boubou Cissé reçoit le groupe parlementaire d’amitié Arabie Saoudite&#45; Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-premier-ministre-dr-boubou-cisse-recoit-le-groupe-parlementaire-damitie-arabie-saoudite-mali-2860077.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-premier-ministre-dr-boubou-cisse-recoit-le-groupe-parlementaire-damitie-arabie-saoudite-mali-2860077.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Son Altesse Dr. Khalid Al-Saoud, président du groupe parlementaire d’amitié Arabie Saoudite-Mali, a été reçu en audience ce mardi 18 février 2020 par le Premier ministre Dr. Boubou Cissé. Outre les membres de sa délégation de parlementaires, il était accompagné de l’Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Mali et de parlementaires maliens constituant le même groupe d’amitié.</em></strong>

Son Altesse Dr. Khalid Al-Saoud, membre éminent de la famille royale, a évoqué le bonheur qui était le sien et celui de sa délégation de se retrouver au Mali, terre d’islam par excellence et pays avec lequel le Royaume saoudien entretient des relations d’amitié et de coopération depuis les premières heures de notre indépendance.

Selon lui, l’excellence de ces relations fait que «l’étape des relations protocolaires entre les deux pays est aujourd’hui dépassée». Les Saoudiens se sentent chez eux au Mali. En toute confiance. La récente visite d’opérateurs économiques saoudiens, prêts à investir massivement au Mali, en est une preuve.

Dr. Khalid Al-Saoud a exprimé toute sa satisfaction quant à la qualité des échanges que la délégation qu’il conduit a eus avec ses homologues maliens. Les deux parties ont observé une parfaite convergence de vue sur la nécessité de renforcer des liens déjà solides, entre les deux pays, les deux gouvernements, les deux parlements, les deux peuples.

Le Royaume, a-t-il tenu à ajouter, a toujours tenu notre pays en estime. En dehors même des pèlerins maliens particulièrement attendus chaque année sur les lieux saints de l’islam, une importante colonie malienne réside en Arabie Saoudite et contribue par son travail, au développement des deux pays.

Le président du groupe d’amitié a rappelé que le Mali est membre de la Coalition internationale contre le terrorisme. Et qu’à ce titre, son rôle dans la lutte contre le fléau est capital.

En réponse à ces propos, le Premier ministre a lui aussi salué l’excellence des relations de coopération multiforme entre les deux pays. Il a tenu à saluer et remercier un partenaire qui est toujours resté à nos côtés. Surtout au moment où la crise sécuritaire était à son paroxysme et que de nombreux pays «amis» s’étaient retirés.

Non seulement l’Arabie Saoudite est restée, mais elle a pris des positions courageuses, notamment en appelant la communauté internationale à défendre l’intégrité territoriale du Mali. Le Sommet de l’OCI tenu en 2012 en Arabie Saoudite a été un moment fort qui a permis d’apporter à notre pays le soutien diplomatique nécessaire, mais aussi une aide économique et humanitaire conséquente. Il a rappelé que c’est le Royaume lui-même qui est à l'initiative de la Coalition mondiale contre le terrorisme, évoquée par Dr. Khalid Al-Saoud.

Dr. Boubou Cissé a enfin salué les initiatives du nouvel ambassadeur d’Arabie Saoudite, Son Excellence Khaled Mabrouk Fahad Al-Khalid, allant dans le sens du renforcement de la coopération et de l’amitié entre son pays et le nôtre.

&nbsp;

<strong>Source : Primature</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ogossagou 2 : la colère d’IBK, la hiérarchie sur la sellette !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ogossagou-2-la-colere-dibk-la-hierarchie-sur-la-sellette-2860059.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/ogossagou-2-la-colere-dibk-la-hierarchie-sur-la-sellette-2860059.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:27:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14, le village martyr a de nouveau été le théâtre d’un massacre de grandeur ampleur avec, cette fois, 70 morts, tous des habitants et non combattants, selon les estimations les plus approximatives. </em></strong>

Face à ce nouveau drame, le président de la République serait entré dans une colère noire, devant la récurrence des massacres intercommunautaires, qui se sont multipliés, ces dernières semaines, et face à l’évidente incapacité des forces de sécurité d’y faire face.

Le chef de l’Etat est rattrapé par ses propos, tenus il y a un an et à propos du même village d’Ogossagou. En effet, la localité avait déjà été frappée, il y aura presqu’un an dans un mois, le 23 mars 2019, faisant 160 morts. IBK s’y était rendu, accompagné du chef d’état-major général des armées, le Général Abdoulaye Coulibaly ainsi que les autorités régionales et locales.

IBK, assis face aux caméras de la télévision nationale, avait vertement tancé le patron des armées debout à ses côtés, en le menaçant de le relever de ses fonctions, si jamais pareille horreur survenait.

La scène surréaliste et humiliante, du chef des armées dans une posture obséquieuse, les bras croisés comme le cancre de la classe, copieusement sermonné par un IBK, en verve, avait été passée en boucle sur les chaînes nationales. Visiblement, pour souligner la fermeté du président de la République.

Mais l’agenda des assaillants d’Ogossagou vient de remettre l’ouvrage sur le métier. Le président de la République tiendra-t-il parole et va-t-il limoger le Général Abdoulaye Coulibaly, qui n’a visiblement pas réussi, comme il s’y était engagé, à empêcher que le même village subisse le même sort tragique, comme il y a juste un an ? Ou le Général, reconnaissant avoir failli, rendra-t-il de lui-même le tablier ? Les prochains jours nous édifieront.

<strong>Mohamed Ag Aliou </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kidal : le PM Boubou Cissé attendu ce 2 mars</title>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, nous l’écrivions dans une de nos précédentes parutions, malgré des circonstances souvent très difficiles, et pas évidentes, imprime, petit à petit, sa marque à la gestion de l’Etat. Il redéploye, ne serait-ce que de manière timide, l’administration sur le territoire et est parvenu, avec le président de la République et d’autres acteurs, à installer les FAMa à Kidal.</span></i></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Annoncé une première fois avant d’être reporté sine die, la visite du Premier ministre à Kidal aura, finalement, lieu en début mars. Il s’y rendra dans la foulée du retour de l’armée reconstituée et pour la mise en place effective de l’administration dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Lors de ce séjour, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé, qui sera accompagné de plusieurs ministres et autres responsables, d’élus du Nord, de responsables de la Minusma et d’autres diplomates, échangera avec les populations de Kidal, les cadres présents dans la ville et certains responsables des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Il fera le point du retour de l’Administration, procédera au lancement de certains projets, visitera le bataillon de l’armée nationale reconstituée et fera le point de la mise en œuvre de l’Accord en termes de mise en place d’infrastructures et d’institutions sur place.</span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Ce déplacement de Dr. Boubou Cissé est, faut-il le rappeler, attendu impatiemment par les populations de la capitale de l’Adrar des Ifoghas et l’ensemble des Maliens, qui n’ont pas un excellent souvenir de certaines antérieures visites primatoriales. La plus mouvementée ayant été celle de Moussa Mara. Elle a coûté, faut-il le rappeler, la vie à plusieurs cadres, soldats et officiers maliens.</span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Moussa Touré</span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Forces armées maliennes :   Une lente reconstruction</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/forces-armees-maliennes-une-lente-reconstruction-2860079.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>2012 a été l’</em></strong><em><strong>annus horribilis</strong></em><strong><em> des Forces armées maliennes : une défaite au Nord, un coup d’État éphémère et des luttes fratricides entre différentes factions au sein de l’institution militaire. Certaines leçons ont été apprises, tant par les Maliens que par la communauté internationale, notamment au travers d’une réforme du secteur de la sécurité. Mais les causes structurelles des crises de 2012 restent telles quelles, et le défi perdure.</em></strong>

L’investiture à la présidence par intérim de Dioncounda Traoré, le 12 avril 2012, devait être un grand spectacle pour rassurer l’opinion internationale. Cette cérémonie met un terme aux ambitions présidentielles de la junte militaire, qui avait pris le pouvoir le 22 mars 2012, sous la direction du capitaine Amadou Haya Sanogo. Mais elle ne supprime pas le pouvoir de nuisance politique des officiers putschistes (Siméant, Traoré, 2012).

Dès l’entrée du nouveau président par intérim, des Bérets verts sont au garde à vous. Ils tiennent mal les rangs, leurs tenues sont négligées, ils semblent embarrassés par leurs armes, mais présents à l’appel et attentifs. À leurs côtés, des Bérets rouges à l’uniforme impeccable, alignés et droits comme des « I ». Personne ne bouge à l’arrivée d’une « force spéciale de sécurisation », dont on ignore la provenance, et qui multiplie les effets spectaculaires, lunettes noires et chapeau à la Indiana Jones sous un ciel couvert.

Ces différentes unités se positionnent aléatoirement, laissant d’énormes failles de sécurité, et multipliant les mouvements inutiles devant les représentants de la communauté internationale, l’élite politique du pays et le putschiste sortant, le capitaine Sanogo. Et le très discret nouveau président.

Il s’agit là de la première démonstration publique de l’armée depuis le putsch, une tentative pour démontrer que les forces de sécurité n’étaient ni mal en point, ni divisées, alors que le pays venait de perdre le contrôle des deux tiers du Nord au profit des séparatistes de l’Azawad, puis des djihadistes. Le spectacle ne fait pas oublier la crise de l’armée malienne de 2012. Les soldats, paniqués devant la puissance de feu de l’ennemi, ont fui le front. Ceux qui sont restés pour combattre ont été abandonnés, alors que la chaîne de commandement s’est effondrée au lendemain du coup d’État qui paralyse l’état-major.

Sous la façade qui s’écroule, les Forces armées maliennes (FAMa) sont gangrenées par la corruption. Les équipements manquent ; et le recrutement et l’avancement dépendent des connexions sociales (ou de la capacité à payer) plutôt que du mérite (Sana, 2013). À cela s’ajoute un renfort qui ne vient jamais, laissant les combattants seuls avec leur débrouillardise. Tous les théâtres de combat sont dirigés par de jeunes sous-officiers. La communication avec les supérieurs est minimale.

Le massacre d’Aguelhok laissera un traumatisme au sein des soldats, qui verront par la suite ce déploiement au Nord comme une mise à mort. Résultat : une armée démotivée, au leadership défaillant, sans cohésion, déboussolée devant un ennemi plus motivé, mieux préparé et mieux armé. Après 2012, plusieurs soldats répètent la même phrase : « Si tu meurs pour la cause du Mali, tu meurs pour rien. »

Depuis 2012, les efforts pour renforcer l’armée malienne se sont multipliés. Le gouvernement a augmenté le budget, permettant à la fois d’acheter de meilleurs équipements et améliorer les conditions de vie des soldats. Un soldat qui recevait environ 45 000 francs CFA en 2012 perçoit maintenant environ 75 000 francs CFA comme solde, plus différentes primes, dont la prime de risque de 1 200 francs CFA par jour et la prime pour affectation au nord de 50 000 francs CFA.

À la base militaire de Kati, comme en ville, les soldats portent désormais un uniforme propre et des bottes militaires. Fini les uniformes rafistolés par le tailleur du coin et les sandales en plastique. Le gouvernement malien et les bailleurs internationaux se sont attaqués aux problèmes les plus évidents de la crise de 2012 : exercices de tirs, déploiement en formation tactique, gestion des ressources humaines.

En réponse à la crise, les divers partenaires étrangers, dont l’European Union Training Mission in Mali (EUTM), ont offert des formations tactiques et opérationnelles. Les soldats ont désormais un entraînement réaliste, avec des armes ; alors qu’en 2012 plusieurs militaires n’avaient jamais tiré une balle avant leur déploiement. Les entraînements reprennent les bases des formations tactiques mais surtout renforcent le concept de Groupement tactique interarmée (GTIA), obligeant les militaires à mieux travailler en équipe. L’armée avance. À petits pas.

<strong> </strong><strong>Les manquements de l’institutionnalisation.</strong>

Malgré tout, en 2016, les erreurs du passé se reproduisent : les soldats abandonnent le front et les armes lors des attaques de Nampala et de Boni en juillet 2016. Ces attaques sont devenues hebdomadaires depuis. Tout comme en 2012, le problème de l’absence de renforts et de soutien sur le terrain demeure. Les affectations restent aléatoires et la cohésion entre unité reste minée par des ressources humaines erratiques.

Pour soutenir l’action du front, le renfort et le soutien logistique restent aussi lents qu’en 2012, même si des améliorations sont notables alors que les militaires ripostent et tiennent certaines positions en 2018. L’armée malienne reste une institution qui s’impose difficilement aux membres des forces armées.

Depuis 2012, aucun soldat n’a été sanctionné pour désertion alors que le front s’écroulait, exception faite de ceux qui se sont ralliés aux rebelles. Les rapports s’accumulent sur ces désertions et sur l’abandon d’armes à l’ennemi. Malgré tout, ces épisodes sont symptomatiques de l’absence d’une institution et de son pouvoir disciplinaire pour corriger un commandement défaillant.

Depuis, l’armée et ses soutiens ont beaucoup misé

sur les hommes, mais peu sur les institutions qui peuvent rattraper les défaillances humaines, comme la justice militaire qui aurait pu sévir contre les abus qui rongent l’armée. Si les soldats, les sous-officiers et les officiers ont abandonné le front en 2012, c’est qu’ils savaient qu’ils pouvaient le faire en toute impunité. Au nom de l’amélioration du moral des militaires, les institutions disciplinaires ont été complètement oubliées des réformes, fragilisant toute l’armée.

Un programme de réforme de la justice militaire a été proposé depuis 2014, mais peu de mesures concrètes ont été prises, hormis des séminaires de suivi. Derrière les hommes, l’institution peine à rattraper les manquements. En privé, les soldats expriment souvent leurs craintes, notamment le manque de soutien à leur famille en cas de décès, alors que plusieurs veuves et orphelins ont des difficultés à faire valoir leurs droits devant une bureaucratie qu’ils ne perçoivent pas comme coopérante.

L’armée a fait des efforts depuis 2012 pour renforcer son département de services sociaux et soutenir ses soldats, et les ressources allouées aux veuves et aux blessées ont augmenté depuis 2017. Mais les soldats continuent d’avoir l’impression qu’il n’y a rien derrière eux pour les soutenir dans leur mission. Reconstruire l’institution, pour ne pas simplement dire construire, est un travail de longue haleine et les fondations ne sont toujours pas solidifiées.

<strong>Une armée étrangère dans son propre pays.</strong>

<strong> </strong>Pourtant, la difficulté ne vient pas juste des arrières : elle est aussi devant l’armée. C’est une institution borgne qui a de la difficulté à anticiper. L’absence de doctrine empêche l’armée de faire des choix sur son <em>modus operandi</em>. Et l’absence de Livre blanc ne permet pas de réajuster les choix doctrinaires à la menace.

En 2012, l’armée n’avait tout simplement pas d’orientations. Le Mali, depuis son indépendance, n’a pas adopté de doctrine écrite, ce qui ne veut pas dire que l’armée malienne ne s’est pas adaptée aux réalités stratégiques de l’immensité du territoire du septentrion malien et de sa faible population. En 2018, même si les Maliens disent avoir rédigé une nouvelle doctrine, le résultat se fait attendre malgré une loi de programmation militaire qui affecte des crédits, mais qui ne lancent pas la réflexion nécessaire pour réorienter les FAMa.

En pratique, l’armée malienne s’est approprié la rédaction d’un Livre blanc tacite : l’état-major a compris qui était l’ennemi prioritaire. Le défi est d’opérationnaliser les objectifs politiques qu’elle s’est donnés, avec une doctrine adaptée.

En 2012, l’appareil reposait sur la présence de points forts statiques, coïncidant souvent avec les postes avancés de l’époque coloniale, soutenu par deux bases permanentes, Gao et Kidal, complétées d’effectifs en rotation sur divers autres postes de défense, généralement pour des périodes de trois à neuf mois. Sans ressources et sans transports pour mener des exercices de patrouille, de repérage et de surveillance, les troupes postées au Nord, majoritairement des sudistes qui ne parlent pas les langues locales, restent cloîtrées dans leur poste. Les soldats n’avaient donc pas les moyens d’améliorer leurs connaissances situationnelles.

Face à une situation sécuritaire qui s’envenime, surtout au centre, l’armée malienne a implicitement adopté une doctrine contre-insurrectionnelle. Plusieurs officiers et sous-officiers ont fréquenté ou continuent de fréquenter des écoles étrangères ou participent à des formations internationales.

Depuis le début des années 2000, les opérations conjointes avec des forces étrangères, comme l’exercice américain Flintlock qui devait se tenir à Gao en 2012, visaient à transformer les FAMa en une armée capable de participer dans la « longue guerre » contre le terrorisme. L’objectif affiché de ces programmes est de doter l’armée malienne de cet « état d’esprit expéditionnaire, ce qui permettrait d’abandonner des concepts de défense continentale statique surannée et sur les grandes opérations soutenues par une logistique lourde, à une armée souple, rapide, capable de s’adapter rapidement et profondément à un nouvel environnement (Shields, 2010).

Avant même 2012, certains corps d’élite ont démontré qu’ils appliquaient ces principes, notamment les Bérets rouges, dont les bataillons subissaient un roulement de personnel régulier au Nord. Ces corps, mieux équipés et entraînés, ont été choyés par leurs chefs. Leurs actions, limitées par des effectifs s’élevant à quelques centaines, n’ont pourtant pas pu empêcher la déroute alors que, à Bamako, on concevait toujours la défense de façon statique (Barca, 2013).

Depuis 2014, la création des GTIA, et l’achat de nouveaux véhicules pour soutenir leur action, a permis de renforcer l’aspect dynamique, augmentant la fréquence des patrouilles. Mais des problèmes de coordination demeurent, notamment celui de la communication entre le leadership et les combattants sur le terrain qui reste bien moins efficace que celle de l’ennemi.

L’appellation « état d’esprit expéditionnaire » cache une ironie. Le théâtre des opérations des FAMa reste le territoire national. Si le mode d’opération reflète l’absorption d’une doctrine involontaire, il n’en reste pas moins que les FAMa restent un corps étranger sur leur propre territoire. Dépêchés du Sud, les militaires ne connaissent pas les populations locales du Nord : ils ignorent la langue, la culture, la réalité du quotidien sur le territoire. Les intégrations de rebelles avaient pour objectifs de pallier ces lacunes après les rébellions des années 1990.

Mais, depuis 2012, les ex-intégrés ont pour la plupart rejoint des groupes armés, favorables ou réfractaires au gouvernement de Bamako (Eros, 2013, p. 105). Sous la présidence d’Amadou Toumani Touré, le gouvernement a aussi soutenu tacitement les milices armées pro-gouvernements, dont le recrutement est basé sur des critères ethniques, plutôt que de renforcer les FAMa.

L’armée malienne de 2012 avait peu d’outils pour combler ses méconnaissances du terrain et son manque de mobilité. Désormais, les dernières opérations suggèrent une meilleure mobilité, mais les forces armées sont prises à partie au centre par une population qui la voit de plus en plus comme un ennemi, ciblant certains groupes et fragilisant le tissu social (Sandor, 2017).

<strong>La crise identitaire</strong>

Quand on demande aux soldats maliens quelles sont les valeurs fondamentales des forces armées, la majorité déclame la devise nationale : un peuple, un but, une foi. Lorsqu’on pose une question sur le règlement militaire, les réponses sont précises s’il s’agit de le réciter mot à mot. Mais quand on questionne l’application de ce règlement, les soldats sont moins certains, surtout si ces réponses entrent en contradiction avec les règles d’engagement, notamment sur l’utilisation de la violence contre les civils.

La question d’une culture militaire est souvent perçue comme un simple outil visant à faciliter la chaîne de commandement et la communication au sein des forces armées (Barca, 2013). Mais c’est avant tout un outil de cohésion et un moyen, lors des opérations, d’encadrer le comportement des militaires. Alors que depuis 2012 les combats entre diverses factions de l’armée malienne se sont multipliés, il est difficile de cerner quels sont les symboles qui rassemblent les soldats.

Depuis la crise de 2012, sur les murs fraîchement repeints des bases militaires sont apparus des dessins aux sujets un peu disparates : des armes technologiques dont l’armée malienne est dépourvue, des chameaux militarisés, le légendaire combattant et héros des sudistes Samory Touré, des militaires posant à la Rambo.

Interrogés sur ces fresques, les officiers soulignent que c’est l’œuvre de soldats « un peu artistes », mais que le contenu des dessins est discuté et approuvé au préalable, sans qu’il n’y ait une procédure de sélection rigide. On peut y voir une forme de manifestation plus ou moins libre de la culture militaire malienne, tout comme les autocollants à l’effigie de Sanogo qui apparaîtront et disparaîtront en 2012 dans les bases militaires. Néanmoins, ils représentent surtout la difficulté pour l’armée malienne de se rassembler autour de symboles forts et partagés, témoignages d’une culture militaire et d’une institution militaire unie et vivante.

Durant mes entrevues, aucun des jeunes militaires n’a pu nommer un des fondateurs de l’armée malienne. Encore une fois, quelques-uns bafouillent le nom de Samory Touré, mais personne ne connaissait Abdoulaye Soumaré, le premier chef d’état-major du Mali indépendant. Une culture militaire, capable de créer une cohésion et susceptible de « renforcer les valeurs de l’institution », est beaucoup plus que ce qui est manifeste (Caforio, 2006).

De 2012 à aujourd’hui, l’armée n’a pas réussi à développer une culture militaire commune, susceptible de rallier le soldat, alors que beaucoup de jeunes rejoignent l’armée pour rompre avec un chômage chronique. Pour beaucoup d’entre eux, ils ne se retrouvent que dans le leadership de leurs capitaines quadragénaires, devenus l’incarnation de toute l’armée (Sana, 2013, p. 103). Amadou Haya Sanogo en est devenu le symbole alors que plusieurs soldats, lors des entrevues, soulignaient le fait qu’il était accessible et qu’il était près des soldats. Il est devenu une forme d’icône omnisciente sur les autocollants fixés aux motocyclettes en 2012.

Quand le capitaine Sanogo a tenté de miser sur la culture militaire, il s’est d’abord présenté avec un <em>pins</em> des Marines américains. Mais, à la cérémonie d’investiture de Dioncounda Traoré, il se présentera avec un <em>bèrè</em>, un bâton de bois perçu comme symbole de protection. Ce ne sera pas la première, ni la dernière fois qu’il utilisera un instrument de la culture mandingue pour justifier son pouvoir. Qu’il tente d’utiliser la culture civile pour asseoir son pouvoir reste une anecdote. Mais le personnage, en 2012, a été, pour plusieurs soldats, un rassembleur aux discours chargés de symboles.

Plusieurs militaires, en entrevue, reviennent sur Sanogo, comme un leader créant un sentiment d’appartenance, une chose qu’ils disent ne pas avoir ressentie avant. Il aura su capter quelque chose qui existait difficilement avant 2012 : le besoin d’appartenir à une institution forte pour laquelle donner sa vie.

Même s’il n’y a plus de symboles visibles de Sanogo, les militaires de Kati, en tant que groupe socio-professionnel, continuent de chercher des symboles forts. Les soldats maliens ne sont pas que des désœuvrés à la recherche d’un salaire : ils ont aussi des aspirations et des ambitions qui se sont manifestées durant la crise de 2012. Il reste donc à l’armée d’en tenir compte.

De l’assermentation de Dioncounda Traoré aux dernières attaques contre les forces armées, les progrès de l’armée malienne semblent limités, alors que les revers sur le terrain vis-à-vis de l’ennemi s’accumulent. Pourtant, ils sont là. Mais, maintenant, l’armée malienne doit faire face à la même chose que plusieurs autres armées de la région : construire une institution.

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<strong>Marc André boisvert (chercheur)</strong>

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<title>Forum Bamako digital days : Dr. Boubou Cissé lance la 1ère édition</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/forum-bamako-digital-days-dr-boubou-cisse-lance-la-1ere-edition-2860076.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:09:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr. Boubou Cissé, a, au nom du président de la République, S.E.M. Ibrahim Boubacar Keïta, présidé ce mardi 18 février 2020, la première édition du forum Bamako Digital Days. C'était au Centre international de Conférence de Bamako (CICB).</em></strong>

Dans son intervention, la ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, Mme Kamissa Camara, a rappelé que son département a initié de nombreuses actions dont les  «Vendredis Tech ou Tech Fridays, qui ont connu un franc succès auprès des jeunes entrepreneurs. Cette belle réussite a notamment poussé à organiser une édition spéciale réservée uniquement aux jeunes des régions, qui se tiendra le vendredi 27 mars 2020.

Mme Camara a également déclaré que «le secteur du numérique au Mali aujourd’hui, c’est un ensemble de plateformes permettant de dématérialiser toute l’administration ; qu’il s’agisse d’une simple gestion de courriers ou d’opérations plus complexes telles que les passations de marchés en consultations restreintes. Ce sont également 31 nouvelles localités connectées dans le cadre de la stratégie d’accès universel, 9000 kilomètres de fibre optique installés et enfin un écosystème de l’entrepreneuriat numérique qui fait montre d’un dynamisme jamais enregistré auparavant.»

À la fin de la cérémonie, le Premier ministre a effectué une visite des stands à l'issue de laquelle il a accordé  une interview à la presse. Occasion pour lui de rappeler que le président de la République a inscrit son mandat sous le signe de la jeunesse. Une  jeunesse qui constitue à ce jour la majorité de l’écosystème du numérique dans le monde.

Dr. Boubou Cissé a aussi rappelé que le gouvernement a adopté le projet Mali numérique qui prévoit de nombreuses mesures telles que le maillage de la majorité du territoire malien en fibre optique, la mise à la disposition des Start-up d’un fonds d’amorçage annuel dans le cadre de l’application de la loi sur les start-up. Cela pour leur permettre de prototyper et breveter leurs innovations, et assurer la mise  en œuvre de la Stratégie d’accès universel de façon optimale, afin que la couverture réseau ne soit plus une inquiétude pour les populations dans les zones les plus reculées.

Le Premier ministre a enfin fait part du soutien du président de la République et celui du gouvernement à toutes les initiatives visant à favoriser un environnement propice au développement des start-up maliennes.

<strong> </strong>

<strong>Source : Primature</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Négociation : Iyad dit non à IBK !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/negociation-iyad-dit-non-a-ibk-2859297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 14:13:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Désormais, c’est connu de tous, malgré le désordre que cela a suscité, démontré et même confirmé, au sommet de l’Etat, nos plus hautes autorités sont disposées à négocier avec les leaders terroristes Iyad et Kouffa. D’ailleurs, a-t-on appris, des émissaires sont déjà sur place pour nouer de nouveaux contacts et parler avec eux ou leurs lieutenants. Malheureusement, rien ne présage la réussite de cette nouvelle posture. Coïncidence bizarre, du reste, le lendemain même de la sortie d’IBK, un élément audio attribué à Iyad Ag Ghaly a été diffusé sur les réseaux sociaux. Un audio dans lequel il réfute toute négociation avec IBK. S’exprimant en tamachek, l’orateur, dont certains disent qu’il pourrait aussi être un porte-parole d’Iyad (et non Iyad, lui-même), dit qu’il est trop tard pour le dialogue et que même si dialogue il y avait, ce serait sur la base de l’instauration de la charia et autres lois et règlements islamiques.

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des ressortissants d’Ansongo projettent un sit&#45;in devant la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/des-ressortissants-dansongo-projettent-un-sit-in-devant-la-primature-2859295.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 13:12:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La population d’Ansongo est mécontente et se dit abandonnée par l’Etat central depuis qu’il a décidé de retirer le bataillon FAMa qui était en position à Labbezanga, il y a de cela quelques semaines. «On est tellement frustré, ici, à Ansongo, que nous comptons le manifester aux plus hautes autorités mais à Bamako». Ces propos sont d’un ressortissant de la ville qui informe du sit-in qu’ils entendent organiser les  14, 21 et 28 février devant la Primature, pour réclamer le retour immédiat de l'armée malienne à la frontière Mali-Niger (Labbezanga) et dans les autres localités du cercle. Il est important de rappeler que depuis que les attaques sont devenues récurrentes à la frontière Mali-Niger et que la zone dite des trois frontières est devenue une base des terroristes, le gouvernement malien (précisément après l’attaque d’Indelimane) a abandonné certains postes parmi lesquels celui de Labbezanga. Pour les habitants de cette localité, c’était un « recul pour mieux sauter». Malheureusement, depuis, aucune nouvelle des forces de défense à Labbezanga, qui ressemble désormais à une ville morte.

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les FAMa à Kidal : l’incroyable sacrifice de la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-fama-a-kidal-lincroyable-sacrifice-de-la-minusma-2859292.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les 240 soldats de l’armée reconstituée sont en route pour Kidal. Finalement, sommes-nous tentés de dire. Finalement, car cette prochaine future présence de nos soldats dans la «cité rebelle» de Kidal a été fortement négociée et ce n’était vraiment pas évident. Pas forcément parce qu’on ne voulait pas d’eux à Kidal.

Mais, parce qu’ils avaient, à travers la hiérarchie, du mal à se faire à l’idée de prendre la route et s’installer chez les Ifoghas. Il a fallu que certaines structures, surtout issues des forces étrangères, s’impliquent fortement.

L’une de ces structures, nous tenons à le souligner, ici, avec force, c’est la Minusma. Elle a négocié, discuté, à travers son patron, avec tous les protagonistes, convaincu les plus sceptiques, dissuadé les quelques récalcitrants, mis les moyens et rassuré les uns et les autres de son implication et de son accompagnement jusqu’au bout.

La hiérarchie de l’armée malienne, les représentants et représentantes des ex-mouvements armés, les jeunes du Nord, tous ont eu droit à des assurances au niveau de la Mission onusienne au Mali.

Ce n’est pas tout. Annadif et sa structure ont mis la main à la poche. Ils ont mobilisé de l’argent pour escorter 30 véhicules de Gao jusqu’à Annefis et 30 autres de Kidal à Anefis pour prendre le relais et ramener le convoi jusqu’à la destination finale. Toute la logistique est prise en charge par la Minusma qui a mis à la disposition du nouveau bataillon une ration alimentaire pour une durée de 3 mois.

&nbsp;

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En route pour Kidal :   Humiliation suprême !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/en-route-pour-kidal-humiliation-supreme-2859289.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:51:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Finalement, elle est aux portes de Kidal (ou à Kidal, en ce moment), la nouvelle armée malienne, l’armée reconstituée, ou on ne sait plus quoi encore. En tout cas, les FAMa ont été «mises en route» pour la capitale de l’Adrar des Ifoghas depuis lundi 10 février 2020. Malheureusement, ce qui devrait être une reconquête n’est qu’une énième capitulation.     </em></strong>

Chassées de Kidal, sorties par la petite porte, par la faute de politiques irresponsables, nos FAMa (Forces armées maliennes) sont obligées d’y retourner sur la pointe des pieds, rasant les murs et, humiliation suprême, sous forte escorte de forces étrangères. Et tout cela, sur un sol qui est censé nous appartenir. Quelle honte ! Avions-nous, vraiment, besoin de nous aplatir de la sorte pour revenir à Kidal ?

D’abord, tout le tapage médiatique qui a précédé et entouré cette opération de retour de l’armée à Kidal. Les autorités en ont fait la publicité et l’ont brandi comme un trophée à travers le monde. Toutes les occasions et tous les créneaux ont été mis à profit pour informer de l’arrivée des FAMa à Kidal, annoncer la nouvelle et en faire une victoire, une avancée dans le cadre de la mise en œuvre du processus.

Des annonces qui, si on n’y prend garde, pourraient contrarier et irriter les populations de Kidal encore très divisées au sujet de la présence de l’armée malienne à Kidal. Il ne faut donc pas être étonné d’assister à des mouvements de contestations exacerbés par cette volonté du gouvernement de communiquer, à tout prix, et à tout moment, sur l’arrivée de «l’armée reconstituée» à Kidal. Tout ça, à notre avis, et de celui de plusieurs observateurs, aurait pu et aurait dû se passer dans la plus grande discrétion.

Aussi, l’attitude du chef d’état-major général de l’armée le Général Abdoulaye Coulibaly n’est pas de nature à rassurer quant à la posture que vont adopter nos soldats à Kidal. Le discours qu’il a tenu à ces derniers, avant qu’ils ne prennent la route pour Kidal, les incitait à se faire tout petits, à garder profil bas. Comme s’il disait à ses gars : «Ecoutez, on a négocié dur cette affaire. Rien n’est encore acquis, faites énormément attention et restez dans votre coin».

Nous ne nous attarderons pas sur les déclarations triomphalistes du chef de la diplomatie malienne et celles de son patron qui savent, comme nous tous, que ce mouvement des FAMa sur Kidal a été négocié hors du Mali, mais que rien n’est encore évident tant que l’on n’a pas vu nos soldats circuler dans la ville, sans escorte et comme bon leur semble. Ce qui ne serait pas, on peut facilement l’imaginer, le cas pour encore longtemps.

Il y a de fortes chances que l’armée reconstituée soit cantonnée et contrôlée par la Minusma et Barkhane. Car, même le voyage sur Kidal, a été effectué sous bonne escorte et avec des garanties de la Minusma et de Barkhane. Quelle humiliation !

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre du Mali : les innommables atrocités humaines</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/centre-du-mali-les-innommables-atrocites-humaines-2859301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:45:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport publié le 10 février 2020 et intitulé « Combien de sang doit encore couler », Human Rights Watch documente les atrocités commises en 2019 contre des civils dans le centre du Mali. Nous vous livrons ici le résumé de ce rapport que nous avons consulté. </em></strong>

Des groupes armés ont tué des centaines de civils dans le centre du Mali en 2019, ce qui en fait l’année la plus meurtrière pour les civils depuis l’éruption, en 2012, de la crise politique et militaire dans ce pays. L’épicentre de la violence se situe dans le centre du Mali, notamment dans la région de Mopti.

Des islamistes armés et des groupes d’autodéfense à caractère ethnique ont massacré des gens dans leurs villages, les ont abattus alors que ceux-ci fuyaient et ont exécuté des hommes après les avoir séparés des autres passagers de véhicules de transport publics en raison de leur appartenance ethnique. De nombreux habitants qui n’ont pas pu échapper aux attaques armées ont été brûlés vifs chez eux, tandis que d’autres ont été tués par des explosifs.

La violence qui touche le centre du Mali s’intensifie de façon soutenue depuis 2015, lorsque des groupes islamistes en grande partie alliés des groupes islamistes militants d’Al-Qaïda ont commencé leur descente depuis le nord du pays vers le centre. Depuis lors, ils n’ont cessé d’attaquer l’armée, la police et les postes de gendarmerie, de commettre des atrocités contre les civils et d’attiser des tensions communautaires préexistantes.

Les groupes islamistes armés ont principalement recruté leurs membres parmi la population pastorale peule, en exploitant leurs récriminations sur l’État et les autres groupes ethniques. Le recrutement des Peuls a avivé les tensions au sein des communautés agraires bambara, dogon et tellem qui, face à la protection inadéquate de l’État malien, ont constitué des groupes d’autodéfense afin de protéger leurs communautés. Les Peuls ont fait de même en réponse à ces tensions.

Ce rapport décrit des dizaines d’attaques perpétrées de janvier à novembre 2019 dans le centre du Mali, vraisemblablement par des milices ethniques et des groupes islamistes armés, faisant au moins 456 morts et des centaines de blessés parmi les civils. Les attaques décrites ont eu lieu dans plus de 50 hameaux, villages et villes de la région de Mopti, situés pour la plupart près de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Les civils étaient les principales cibles des attaques, dont plusieurs semblaient avoir été soigneusement planifiées et organisées.

Selon Human Rights Watch, le nombre total de civils tués dans le centre du Mali en 2019 lors d’attaques communautaires et d’attaques d’islamistes armés est bien plus élevé que celui indiqué dans ce rapport, car d’incessantes représailles sont exercées dans des zones souvent isolées. Les victimes de ces attaques, pour lesquelles il n’y avait souvent pas de témoins, ont été tuées par balle ou à coups de couteau alors qu’elles s’occupaient de leur bétail, travaillaient dans leurs champs ou se rendaient au marché pour faire des achats ou vendre leurs produits.

Dans la quasi-totalité des attaques commises par des groupes d'autodéfense dogons ou peuls, et par des islamistes armés, les villages, hameaux et greniers ont été brûlés et détruits, et le bétail, les réserves de nourriture et les objets de valeurs ont été pillés. Les violences qui ont touché le centre du Mali en 2019 ont contraint des dizaines de milliers d’habitants de fuir leur domicile et sont à l’origine d’une famine de grande ampleur.

Human Rights Watch a documenté ces violences au cours de quatre missions de recherche à Bamako, capitale malienne, et dans les villes de Sévaré et de Mopti, dans le centre du Mali, ainsi que par le biais d’entretiens téléphoniques réalisés tout au long de l’année 2019, et en janvier 2020. Human Rights Watch a interrogé 147 victimes et témoins des exactions commises, ainsi que les leaders de différentes communautés ethniques, des fonctionnaires de sécurité et de justice, des diplomates, des travailleurs humanitaires et des experts en questions de sécurité.

Les conclusions de ce rapport s’appuient sur les études que Human Rights Watch a réalisées au Mali depuis 2012, notamment son rapport de 2018 intitulé <em>« Avant, nous étions des frères » : Exactions commises par des groupes d’autodéfense dans le centre du Mali</em>, où les causes fondamentales des violences communautaires, le rôle de l’État dans la protection des civils et l’absence de justice pour les atrocités commises sont examinés en profondeur.

Des groupes d’autodéfense dogons, notamment le groupe Dan Na Ambassagou, dont les attaques ciblaient la communauté peule, étaient impliqués dans la première atrocité commise en 2019 — le meurtre, le 1<sup>er</sup> janvier, de 39 civils peuls à Koulogon — ainsi que dans la pire atrocité qu’ait endurée le Mali dans son histoire récente, à savoir, le meurtre, le 23 mars, de plus de 150 civils peuls à Ogossagou. La milice dogon a également été impliquée dans plus de 10 autres attaques contre des villages, ainsi que dans trois incidents lors desquels plusieurs hommes peuls ont été tués après avoir été forcés à descendre du transport public dans lequel ils se déplaçaient.

Les attaques communautaires qui auraient été perpétrées par des groupes d’autodéfense peuls en 2019 sont les suivantes : le meurtre, le 9 juin à Sobane-da, de 35 civils dogons dont plus de la moitié étaient des enfants ; le meurtre, le 31 juillet, d’au moins sept commerçants dans le village de Sangha et aux alentours ; le meurtre en novembre de neuf hommes près de Madougou, et plusieurs autres incidents.

Nous avons également documenté les meurtres dans le centre du Mali, par des groupes islamistes armés, de 116 civils dont la majorité appartenait aux ethnies dogon et tellem. Il s’agit notamment du meurtre d’au moins 38 civils dogons et tellems dans les villages de Yoro et de Gangafani II et de l’exécution d’au moins 14 civils, principalement des Dogons, qui avaient été forcés à descendre de leur transport en commun dans les environs des villes de Sévaré et Bandiagara.

Plus de 50 civils ont été tués par des engins explosifs improvisés que des islamistes armés auraient posés au moment d’un choc avec leurs véhicules ou, dans un cas particulier, en piégeant le cadavre d’un civil. Plusieurs leaders communautaires ont été enlevés et auraient été exécutés par des groupes islamistes armés.

Face à de telles atrocités, le gouvernement malien s’est engagé à traduire les responsables en justice. Les enquêtes que mène le ministère de la Justice sur quelques massacres progressent, et les tribunaux maliens ont jugé et condamné en 2019 environ 45 personnes suite à plusieurs incidents de violence communautaire commis à une moindre echelle. Toutefois, au moment de la rédaction de ce rapport, les magistrats n’avaient toujours pas interrogé les puissants chefs de milices impliqués dans les pires atrocités.

Des représentants du gouvernement ont attribué la lenteur des progrès réalisés dans la recherche des responsabilités à une situation tendue en matière de sécurité et à des ressources inadéquates. De leur côté, les leaders communautaires ont affirmé que le gouvernement semblait privilégier les tentatives de réconciliation à court terme plutôt que la dissuasion par voie de poursuites judiciaires. Plusieurs personnes interrogées se sont dites profondément préoccupées par le fait que l’absence de poursuites judiciaires encourageait les groupes armés à poursuivre leurs exactions dans un climat généralisé d’impunité.

Human Rights Watch a exhorté le gouvernement malien à accélérer le désarmement des groupes armés violents, les enquêtes et les poursuites contre responsables des exactions graves décrites dans le présent rapport ainsi que dans des rapports antérieurs, quel que soit leur camp. Les milices ethniques et les groupes islamistes armés devraient cesser toutes les attaques contre les villages, les exécutions extrajudiciaires, les enlèvements et les autres violences graves à l’encontre des civils.

Les partenaires internationaux du Mali devraient enjoindre au gouvernement de garantir que les auteurs des violences communautaires sont dûment tenus pour responsables et d’offrir un plus grand soutien aux institutions judicaires dans le centre du Mali, ainsi qu’au Pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, basé à Bamako et dont le mandat a été élargi en 2019 afin d’y inclure les crimes relatifs aux droits humains internationaux.

<strong>NB : le titre et le chapeau sont de la rédaction. </strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds pour le développement durable : validation du manuel de procédures administratives…</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/fonds-pour-le-developpement-durable-validation-du-manuel-de-procedures-administratives-2859294.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:28:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a présidé le jeudi 6 février à la primature la 1<sup>ère</sup> session du comité de pilotage du Fonds pour le développement durable. Objectif : procéder à l’examen et la validation du manuel de procédures administratives, juridiques et financières.</em></strong>

Le manuel est conçu pour l’usage des acteurs chargés de la gestion du Fonds pour le développement durable (FDD). Il sert à régir les règles de financement et de gestion transparente des interventions du fonds au niveau des différents acteurs, des parties prenantes qui y adhèrent.

Son objectif est de mettre à la disposition des parties prenantes un outil de référence pour une meilleure gestion du FDD et conformément aux procédures d’exécution du budget d’Etat.

Le Fonds pour le développement durable est destiné au financement des projets et programmes dans le cadre du développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali. Il s’agit, selon le directeur national de la planification et du développement, Bamoussa Koné, de doter les régions d’infrastructures adéquates ; de favoriser la création de richesses dans toutes les régions et enfin, réduire les disparités régionales.

Les projets financés sont soumis à travers les ministères, conseils régionaux, locaux et communaux. Le montant du projet doit être obligatoirement supérieur ou égal à un milliard de FCFA. « <em>Exception faite des coûts des études et de suivi-contrôle qui ne peuvent excéder 10% du coût du projet</em> », précise-t-il.

Selon le directeur national de la planification et du développement, le choix des projets éligibles au financement est fait par le comité de pilotage qui délibère. Lequel approuve ou refuse le financement des projets à partir des recommandations du comité de gestion.

Par ailleurs, affirme Bamoussa Koné, les investissements et les biens acquis dans le cadre du FDD rentrent dans le patrimoine de l’Etat et des collectivités territoriales et sont gérés conformément aux textes en vigueur au niveau de la comptabilité-matières.

Mais avant, le  Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, en ouvrant les travaux, a souhaité que la réunion  débouche, une fois le manuel de procédures validé, sur l’utilisation des fonds disponibles pour le relèvement du niveau de vie des populations des régions du Nord.

Selon le chef du gouvernement, le fonds est en lien avec l’Accord pour la paix, la délimitation des zones de développement durable et la stratégie spécifique de développement des régions du Nord. Avant de terminer, le Premier ministre a salué l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à la création et à l’opérationnalisation du fonds pour le développement durable.

Pour sa part, le président du Conseil régional de Ségou, et président de l’Association des régions du Mali, Siaka Dembélé, a indiqué que le Fonds pour le développement durable a été mis en place pour booster le développement des territoires. Le fonds, atteste-t-il,  est en phase avec les ambitions de développement exprimées par les populations.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centrale solaire à Sélingué : AMEA Power et le gouvernement  signent deux conventions</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/centrale-solaire-a-selingue-amea-power-et-le-gouvernement-signent-deux-conventions-2859299.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:26:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La première convention concerne un contrat de concession de production d’énergie entre le ministère de l’Energie et de l’Eau et la société émiratie AMEA Power pour la construction d’une centrale d’une capacité de 50 mégawatts à Sélingué. La deuxième convention signée est un contrat d’achat d’énergie entre la société EDM-Sa et le groupe AMEA Power pour une durée de 25 ans.</em></strong>

Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, a présidé mercredi 5 février à la primature la cérémonie de signature de deux conventions entre les Émirats Arabes Unis et le gouvernement du Mali. Pour la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 50 mégawatts à Sélingué.

<strong> </strong>La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué, cosignataire du contrat de concession de production d’énergie, du directeur général d’Edm-Sa, Boubacar Kéïta, cosignataire du contrat d’achat d’énergie et du président directeur général de la société AMEA Power des émirats Arabes Unis, Hussain Airnowais.

La première convention concerne un contrat de concession de production d’énergie entre le ministère de l’Energie et de l’Eau et la société émiratie AMEA Power pour la construction d’une centrale d’une capacité de 50 mégawatts à Sélingué. La deuxième convention signée est un contrat d’achat d’énergie entre la société EDM-Sa et le groupe AMEA Power pour une durée de 25 ans.

Ces deux signatures s’inscrivent dans le cadre de la dynamique de coopération bilatérale entre le Mali et les Émirats Arabes Unis.
Ce nouveau partenariat soutient non seulement le renforcement des capacités de la société <a href="https://web.facebook.com/hashtag/energie_du_mali?source=feed_text&amp;epa=HASHTAG&amp;__xts__%5B0%5D=68.ARBcqJWKF5IKHGKprwKb24FtWGdElrtEmrFLVUd23hJtR_HYs_PDWDjhUxqyK7RTo-zDx7FE6VZwqGM5dTn8PDDoPD-7nzCei3Qm2bpf0uYiUhnuuyK3QvPKRWRcdl-a9rW0hr3MTeEYmfO9PjZuesArFRWU9W2yvrx3sBiKNSan_jQ9qGDgzkwdz2Ydfm7NwNpyU28Ms-VLmIYtMPNKb-tF_UQmmoyvR6ifmmWMas-vLWF06E0hSsjJoH6ZMl8KicSunmshg1hjwaKmIhCjfb7tV6p7K_DQF9F1OzdLvwBEn7WQDwc1mIOgbpnUXZdzNUj4rJPHt7t8CvWLl7h21YHkOw&amp;__tn__=%2ANKH-R">énergie du Mali</a>, mais contribue également à résorber considérablement le déficit énergétique auquel fait face notre pays, avec un fort potentiel de création d’emploi et de transfert de technologie.

Selon le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, le gouvernement est dans une logique au niveau national d’amélioration des services énergétiques dans notre pays. « Les signatures auxquelles nous venons de procéder aujourd’hui vont contribuer à cet objectif que le gouvernement du Mali s’est fixé : aller dans une énergie qui est moins chère et propre pour le bonheur des Maliens.

C’est un événement important aussi pour nous, qui renforce la coopération entre le Mali et les Emirats Arabes Unis. Nous avons toujours souhaité qu’il y ait plus de capitaux émiratis dans notre pays et cette signature est un bon exemple du renforcement de ce partenariat entre les deux pays. Nous encourageons la société AMEA Power et son président directeur général à s’intéresser davantage au Mali dans d’autres secteurs », a-t-il déclaré.

Prenant la parole, le président directeur général de la société AMEA Power, Hussain Airnowais, a expliqué que sa société va développer un projet d’énergie solaire propre de 50 mégawatts sur la base d’une concession avec le gouvernement malien sur 25 ans. Selon lui, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une bonne relation entre les Emirats Arabes Unis et le Mali, et il sera le début d’une série de projets et d’investissements dans plusieurs secteurs stratégiques.

Hussain Airnowais a souligné que le financement du projet sera bouclé dans les mois qui viennent et la phase de construction devrait démarrer juste après. Tout en indiquant que la centrale solaire de 50 mégawatts prend à peu près 12 mois pour la finalisation des travaux de construction.

<strong>Fanta Sakiliba </strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Dialoguer ou ne pas dialoguer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-dialoguer-ou-ne-pas-dialoguer-2859291.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:09:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Finalement, quelle attitude le gouvernement va-t-il adopter vis-à-vis des leaders terroristes, Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa ? La négociation ou la traque ? On se perd dans les déclarations et autres annonces au sommet de l’Etat et, comme d’habitude, du président de la République au ministre des Affaires étrangères, en passant par le président par intérim de la transition de Sanogo, Dioncounda Traoré, chacun essaie de faire croire que c’est lui qui gère et maîtrise le sujet.

Pour le Haut représentant spécial du président de la République (en mission pour IBK qui a tenu à le rappeler sur une chaîne internationale), Dioncounda Traoré, il faut négocier avec les deux hommes qui représentent le terrorisme dans notre pays et même dans le reste du Sahel. Il l’a révélé lors de sa première sortie publique il y a quelques semaines.

Très inspiré, ce jour, il est d’ailleurs allé plus loin dans les révélations en informant de la présence de mission dans le cadre de cette volonté de prendre langue avec les hommes qui peuvent être considérés comme « les plus recherchés au Mali », « les deux plus grands fouteurs de troubles ». Telle est donc la position de l’ancien président de l’Adema, aujourd’hui, reconverti dans la résolution de crise et la médiation inter-malienne : négocier.

À Koulouba, près d’IBK, au ministère des Affaires étrangères, c’est un tout autre son de cloche : on ne l’entend pas de cette oreille et on n’a plus la même perception de la crise malienne depuis que l’on voyage dans l’avion présidentiel et que l’on parle en le nom du Mali dans les grands fora internationaux.

Tiébilé Dramé, qui a été l’un des plus grands défenseurs de la négociation avec les terroristes, a tourné casaque, changé littéralement de position et adopté une attitude radicale et des plus extrémistes avec les deux leaders djihadistes de notre pays. Il ne veut plus négocier avec les terroristes.

Ainsi, pour plaire à IBK, dont il ignorait peut-être la versatilité, il a d’ailleurs poussé la maladresse jusqu’à le déclarer publiquement en se démarquant de la position de son ancien patron sous la transition. Les déclarations de Dioncounda n’engagent que celui-ci et non le gouvernement, dixit Tiébilé Dramé.

C’était mal connaître IBK et ignorer tout ce qui le lie (socialement et familialement) à son Haut représentant spécial dans le centre, que de croire qu’il allait le laisser traîner dans la boue par celui dont les critiques, insultes et autres retentissent encore dans ses oreilles.

Il a attendu la première occasion pour recadrer son ministre des Affaires étrangères (obligé d’avaler couleuvre sur couleuvre depuis qu’il a accepté l’Accord politique de gouvernance) et annoncer, officiellement, le dialogue entre le gouvernement et les terroristes. C’était à Addis-Abeba lors de la réunion de l’UA.

IBK a, au micro de confrères de chaînes étrangères, pris totalement le contre-pied de son MAE et, par la même occasion, remis ce dernier dans ses petits souliers et rappeler que le véritable patron de ces questions (la diplomatie et la sécurité, entre autres), c’est lui.

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Offre de dialogue d&amp;apos;IBK aux jihadistes au Mali: la classe politique réagit</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/offre-de-dialogue-dibk-aux-jihadistes-au-mali-la-classe-politique-reagit-2859287.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 10:56:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mardi, sur RFI, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a confirmé que les autorités tentent de dialoguer avec deux chefs jihadistes, Iyad ag Ghaly et Amadou Koufa. Réactions.</strong>

Au sein du parti du président, le Rassemblement pour le Mali, on salue cette démarche qui est perçue comme une continuité des conclusions du dialogue national inclusif. Mais ce dialogue ne doit pas franchir certaines limites, selon Me Baber Gano, secrétaire général du RPM.

«<em>Il est arrivé un moment où le président a fait le dialogue national inclusif, c’est lié à la volonté de tous les Maliens, qui ont exprimé ce souhait, de dialoguer avec Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, dans les recommandations du dialogue national inclusif.</em>

<em>Ce sont des Maliens… Je ne dis pas que, ce qu’ils ont eu comme attitude vis-à-vis du Mali est tolérable. Je pense que les conditions de leur réconciliation vont être définies. Il y a des lignes rouges qu’il ne faut pas franchir. La partition du Mali, la République, le territoire du Mali, la laïcité, les principes républicains… Ce sont des lignes rouges que le président n’acceptera jamais de franchir</em> ».

Mais cette initiative ne fait pas l'unanimité dans la classe politique. Moussa Mara, président du parti Yelema, se dit très réservé sur la pertinence de cette démarche.

« <em>Ceux qui sont à la base de ces attaques, je ne suis pas sûr qu’ils aient l’intention de discuter avec qui que ce soit, puisque les attaques continuent régulièrement. Ensuite, la deuxième chose c'est que, même s’ils ont l’intention de discuter, est-ce que les termes de discussion seront compatibles avec le Mali que nous connaissons tous ? Ce dont je doute. C’est-à-dire qu’il faut instaurer la charia, il faut installer le Califat, il faut jeter la Constitution, il faut jeter un Etat multiconfessionnel.</em>

<strong> </strong><em>Et la troisième chose, qui est une bonne nouvelle, est que, quand vous regardez le terrain aujourd’hui, les groupes terroristes qui semblent être les plus forts, ne sont pas forcément ceux avec lesquels on veut discuter : l’Etat islamique au Sahara, aujourd’hui, semble être sur le terrain plus fort que le Groupe de soutien aux musulmans et à l’islam. Toutes les attaques des trois frontières, c’est l’Etat islamique. Nous on semble focaliser sur Iyad [Ag Ghali] et [Amadou] Koufa qui sont des Maliens, mais sur le terrain, ce n’est plus Iyad et Koufa qui sont les seuls acteurs ou les patrons</em> ».

&nbsp;

<strong>Source : RFI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Équipements militaires :  Qui veut (encore) flouer IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/equipements-militaires-qui-veut-encore-flouer-ibk-2859285.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 10:48:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la République, sûrement inquiet du nombre élevé de morts au sein des FAMa et des conséquences que cela peut engendrer sur le moral des troupes, a souhaité offrir à nos troupes le meilleur équipement doté du blindage le plus efficace possible. Il s’agissait de trouver les moyens efficaces pour contrer et amoindrir les conséquences des mines et autres engins explosifs improvisés. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Ainsi, le gouvernement a mis en branle ses réseaux pour détecter les meilleurs partenaires et des engins ont été obtenus aux Emirats Arabes Unis. Problème : la qualité de certains engins est remise en cause par celui en charge de leur réception, le Général Moustaph Drabo.

C’est le directeur du matériel, des hydrocarbures et des transports de l’armée qui a attiré, à travers une correspondance en date du mardi 5 février, l’attention de la hiérarchie sur le sujet. Dans ce courrier (dont nous avons obtenu copie), le Général Drabo exprime, clairement, au chef d’état-major général des Armées, les doutes qu’il nourrit sur la qualité de certains blindés que l’armée vient d’acquérir.

Des engins qui, selon lui, ne répondent pas exactement aux critères mis en avant dans le cadre de la commande. Aussi, avance-t-il, le blindage est douteux pour un certain nombre d’engins. D’autres seraient le fruit d’un montage pouvant difficilement résister aux engins explosifs et autres mines. Le directeur du matériel, des hydrocarbures et des transports de l’Armée termine sa note en informant le chef d’état-major général des armées de sa décision de ne pas réceptionner, au moins, une vingtaine de blindés offerts et dont il doute de la qualité.

Cette lettre du Général Drabo, ayant éveillé notre curiosité, nous avons essayé d’en savoir davantage auprès de spécialistes de blindés, à l’extérieur et ayant requis l’anonymat, à propos de ce qui ressemble à un futur scandale au sein l’armée, si on ne s’y prend pas tôt.

&nbsp;

En réalité, nous a confié un de nos interlocuteurs, le dernier lot de blindés livrés à Bamako n’est pas de type MRAP (Mine Resistant Ambush Protected). Ils ne sont pas des Typhoon mais des Tornado. Le Tornado, poursuit notre source, est un véhicule construit sur un châssis de camion ukrainien et non pas sur une coque anti-mine, autoportante en V. C’est pourquoi on les appelle des APC et non MRAP. Ce n’est pas tout, les 30 Couguars offerts sont, eux aussi, des blindés légers sur base de Toyota pick-up et ne disposent pas de protection, ni contre les mines encore moins les EID.

&nbsp;

En clair, nous a-t-on rapporté, le Mali pourrait s’être fait flouer sur la qualité du matériel. Car certains véhicules qu’on lui a livré comme des blindés ne résisteraient pas aux 12.7 et seraient de qualité 3a.2b, pendant que la meilleure qualité est 4a/4b. Question simple : les partenaires de l’Etat malien auraient-ils tenté de le flouer ? Nous reviendrons prochainement sur les prix qui, eux aussi, semblent disproportionnés.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ansongo : risque d&amp;apos;affrontement entre Peuls et Arabes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ansongo-risque-daffrontement-entre-peuls-et-arabes-2857351.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 12:52:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La tension est très vive, présentement, entre Peuls et Arabes, dans le secteur de Tegouloutène, cercle d'Ansongo. Tout est parti, selon notre source, de l'enlèvement, mardi soir, d'un notable arabe dont le véhicule a été brûlé par des individus présumés peulhs, il y a de cela quelques jours. Informé de ces faits, le chef d'une milice arabe (évoluant dans le secteur) se serait rendu sur les lieux et aurait enlevé le chef de l'autre tribu. Pour le moment, les deux communautés ethniques n'en sont pas encore à l'affrontement même si elles se regardent en véritables chiens de faïence et ne sont pas loin d'être à couteaux tirés. Des bonnes volontés se sont mises, en mission, pour éviter tout accrochage entre Peulhs et Arabes dans ce secteur qui connaît déjà une présence très importante de jihadistes.

<strong>Équipements militaires : laissez les «pro» s'en occuper</strong>

Qu'est-ce qu'ils ont et qu'est-ce qu'ils gagnent à étaler et à mettre sur la place publique le peu d'équipements que nous parvenons à acquérir si difficilement ? C'est la très légitime question que la majorité des Maliens se posent depuis qu'il ne se passe plus un seul jour sans que l'on nous présente des blindés débarquant à Bamako-Senou en provenance des Emirats Arabes-Unis. Désormais, c'est à chacun son temps d'Atalakou (auto-promotion) sur les antennes de la télévision nationale. Et personne ne boude son plaisir ; à commencer par le diplomate malien en poste auprès du pays donateur, un certain Sidibé (plus connu sous le nom de Colon). Il a accompagné, en personne, le dernier lot de blindés et, sur les antennes de l'ORTM, on avait l'impression qu'il les avait acquis de sa poche. Gérant d'agence de voyage de son état (très proche de SBM), catapulté ambassadeur, il faut dire qu'il ne savait pas ce qu'il faisait.

<strong> «</strong><strong>Soyez des francs-tireurs… »</strong>

Devant la presse pour lui présenter ses vœux de nouvel an, le chef de l’opposition, Soumaïla Cissé, lui a adressé une belle invite : « continuez à dénoncer les dérives insupportables d’un régime réduit à l’inertie. Continuez à interpeller l’opinion publique malienne et internationale. En un mot, continuez à jouer pleinement votre rôle de 4<sup>ème</sup> pouvoir. Votre rôle de sentinelle de la démocratie. Écrivez, analysez, soyez-vous mêmes, vos lignes éditoriales vous appartiennent, la démocratie est votre sacerdoce. Soyez des francs-tireurs contre l'inaction, contre le non-respect de la parole proférée. Tirez sur nous, opposition, majorité, société civile, car vous êtes les garde-fous contre la dérive, la déchéance et la corruption». Il faut dire que le député élu à Niafunké ne s’est pas  épargné lui-même. Et face aux graves défaillances du pouvoir et à son incapacité à rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire, le chef de file de l’opposition dira qu’aucune amélioration n’est à signaler au cours de l’année 2019. Au contraire, dit-il, faute d’un leadership incontesté et incontestable, au plus haut sommet de l’Etat, la situation ne fait qu’empirer aux dépens d’une population meurtrie et désespérée. Constat unanime et objectif.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque  terroriste d’une base militaire au Mali:  Le nettoyage de la forêt de Wagadou s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-terroriste-dune-base-militaire-au-mali-le-nettoyage-de-la-foret-de-wagadou-simpose-2857369.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 12:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le week-end dernier n’a pas été de tout repos pour l’armée malienne. En effet, le samedi 27 juin, des individus armés, liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), ont attaqué la ville de Nara, à 380 km de la capitale Bamako. Les combattants voulaient prendre d’assaut à la fois Nara et le camp militaire d’Ould Issa, situé à une trentaine de kilomètres des frontières mauritaniennes.</strong>

Leur opération a été enrayée par l’armée régulière malienne qui aurait perdu trois de ses hommes. Neuf assaillants auraient été également tués. Selon les informations, les combattants islamistes auraient trouvé refuge dans la forêt  de Wagadou, une zone difficile d’accès, située en territoire malien mais non loin de la frontière mauritanienne.

Le dimanche 28 juin, des hommes soupçonnés d’être des islamistes ont également attaqué Fakola, une ville au Sud du pays. Une semaine après la signature de l’accord de paix d’Alger, le 20 juin  dernier et alors que le comité de suivi s’est mis à la tâche, cette attaque rappelle, si besoin en était encore, que la fin de la guerre au Mali est encore loin. Car il faut compter d’une part, avec les trafiquants de tout poil vivant de l’économie de guerre. Et d’autre part, avec les groupes islamistes dont les motivations sont aux antipodes de la paix recherchée et dont la puissance de feu reste alimentée par le chaos libyen.

Face à ces deux ennemis qui se nourrissent de la chienlit et du chaos, les protagonistes de la paix, en particulier le pouvoir de Bamako et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), doivent, plus que jamais, se montrer très déterminés. Si tant est que l’accord de paix d’Alger constitue la principale dynamique de la pacification du Mali, les signataires doivent mettre en commun leurs forces et énergies pour combattre ces deux ennemis : les djihadistes et les trafiquants.

<strong>Le gouvernement malien et ses alliés se doivent de retrousser leurs manches</strong>

C’est justement à travers une confrontation avec ces combattants pour qui la guerre est la règle qui vaille, que l’on mesurera la sincérité de la CMA, tout particulièrement. Elle devrait se ranger aux côtés du pouvoir de Bamako pour affronter ces combattants. C’est la seule alternative pour elle de clarifier, dans la pratique, ses intentions, quand on sait que des courants anti-accords d’Alger subsistent en son sein.

Le «Comité de crise et de sauvegarde des idéaux du MNLA», par exemple, avait dénoncé dans un communiqué, la signature de l’accord de paix par la CMA. «La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a signé l’accord d’Alger envers et contre la volonté de l’écrasante majorité des populations azawadiennes», écrivait ce mouvement, le 21 juin dernier. Bref, il faut créer une convergence des forces «Bamako-CMA», en vertu de l’accord du 20 juin pour combattre les islamistes. Et pour cette raison, il importe de travailler à la mise en œuvre rapide de cet accord.

Mais il ne faut pas se faire d’illusions. L’application de l’accord de paix sur le terrain, va traîner des pieds. Et pendant ce temps, les combattants et autres trafiquants vivant sous les idéaux de «l’internationale djihadiste» et de la chienlit, ne vont pas croiser les bras.

Le message de l’attaque de Nara est clair sur ce point : faire comprendre à tous que l’accord de paix n’engage que ses signataires et qu’ils vont poursuivre la «guerre». Le gouvernement malien et ses alliés de la Minusma se doivent donc de retrousser leurs manches. En commençant par le «nettoyage» de la très stratégique zone que constitue la forêt de Wagadou, à partir de laquelle les combattants veulent investir le centre du Mali.

Depuis le début de l’année, les autorités maliennes ne cessent de s’inquiéter de la volonté des djihadistes de prendre pied dans cette forêt. Ces terroristes avaient été chassés de cette forêt en juin 2011 par une opération conjointe des armées mauritaniennes et maliennes, baptisée «Opération Baobab».

Quatre ans après avoir donc délogé les terroristes de cette zone, les forces militaires maliennes ne devraient pas permettre qu’ils s’y réinstallent. Il en est de même pour les autres localités. Ce serait un revers cuisant qui pourrait remettre en cause certaines avancées notables en matière de lutte contre le terrorisme et freiner encore plus les pas lents et hésitants de la CMA dans le respect des accords d’Alger du 20 juin 2015.

<strong>Michel NANA (Le Pays-Burkina Faso)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forêt du Wagadou :  Bienvenue chez les terroristes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/foret-du-wagadou-bienvenue-chez-les-terroristes-2857363.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 11:56:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l'attaque de Sokolo qui a coûté la vie à une vingtaine de nos gendarmes, on parle, à nouveau, de la forêt du Wagadou (ou Ouagadou). Il s’agit d'une zone difficile d'accès et dans laquelle de dangereux terroristes ont trouvé refuge. À la suite de recherches effectuées, par nos soins, nous essayons, ici, de renseigner sur ce qu'est cette forêt à travers quelques artistes publiés.</strong>

La forêt du Wagadou est une zone située au Mali et frontalière de  la Mauritanie. Elle s'étend sur 110 kilomètres, sa largeur se situe entre 50 et 20 km selon les endroits. Elle appartient à 2 régions du Mali : Ségou et Mopti. La forêt se trouve au nord de Diabaly et Dioura et au sud de Nampala. C'est une zone presque inhabitée fréquentée par les bergers. Ce nom "forêt du Wagadou" est une ancienne appellation, en souvenir de l'empire du Ghana ou Wagadou qui occupait ces terres.

Au nord de la forêt, il y a deux groupes de mares temporaires : celles de l'ouest (Dounguel et une mare non habitée) et les rares de l'est (Zoumane et Feyadj). La forêt a été formée par les conditions offertes par des lacs d'hivernage et surtout par les rivières temporaires. Elle s'étend sur les communes de Diabaly, Nampalari, Dogofry (cercle de Niono, région de Ségou) et Kareri (cercle de Tenenkou, région de Mopti).

La forêt est poussée sur les rives d'un cours d'eau qui va du sud de la commune de Dogofry au nord de la commune de Kareri (Tenenkou). La forêt du Wagadou est une bande allant de l'Ouest vers l'Est. Elle commence à l'est du village de Farabougou (commune de Dogofry) et finit à la fraction touareg de Idakakan dans le Kareri.

Sikasso-Coura (est de Dogofry) est le point de départ de la rivière autour de laquelle poussa la forêt. Après 12 km de verdure en direction de l'Est, un cours d'eau arrose pendant les saisons des pluies la forêt. Ce cours d'eau est formé de 2 petites rivières qui se joignent au sud-est de la commune de Dogofry (région de Ségou) avant de rejoindre la forêt au sud de la commune de Dogofry. La rivière continue à l'Est et à 5 km, elle est traversée par la route Diabaly-Namapala. Après 3 km de parcours dans la direction orientale, la rivière principale située au cœur de la forêt rejoint un autre cours d'eau venant de Mabrouck Kebe (commune de Diabaly).

Après 20 km de trajet dans les bois vers l'Est, un cours d'eau venant d'une zone inhabitée du sud-ouest de la commune de Nampalari, jette ses eaux dans la forêt du Wagadou. La rivière et sa forêt continuent vers l'Est et reçoivent un autre cours d'eau venant du village de Boubama (Kareri), puis un autre cours d'eau venant du nord (Nampalari).

Après 20 km, il rejoint à 2 kilomètres à l'est de Feyadj un cours d'eau venant de Dioura (Kareri). La rivière commence à monter au nord vers les zones touaregs. Elle reçoit après 6 km de trajet le dernier cours d'eau venu du village de Semini (Kareri). La rivière et la forêt qui l'entourent prennent fin en zone touareg. Les localités qui y sont situées au nord et ce sont les fractions suivantes : Kel Antadiay, Kel Inbirit 1 et 2, Idakalan. Si l'on continue au nord, on rentre dans une zone inhabitée de la commune de Farimaké.

La forêt est une zone presqu'inhabitée fréquentée par les nomades. La végétation est dense et elle est dominée par des arbustes épineux. Les arbres, plus grands dans la partie est de la forêt, rendent la forêt plus sombre. On y trouve les espèces sahéliennes typiques (les acacia, Guiera, Boscia, Combretum, Cenchrus biflorus, Leptadenia pyrotechnica), les espèces liées aux milieux humides, le Borassus aethiopium (dont le bois a servi pour la construction de la mosquée de Djenné), le palmier doum d'Égypte. Il y a aussi un tissu herbacé bien fourni pendant la courte saison de la saison des pluies.

La faune très riche a été décimée par les braconnages, cependant il existe quelques spécimens de biches, de gazelles, etc. La forêt est traversée par la route qui quitte Dioura pour Toladji et Nampala et aussi la route qui relie Diabaly à Nampala. Du fait de sa densité et de sa dimension, Wadagou offre un refuge idéal pour les malfaiteurs, échappant à la surveillance satellitaire et aux frappes aériennes des armées conventionnelles. C'est dans cette forêt que s'est tenue la bataille de Wagadou le 24 juin 2011.

<strong>Youba Bathily avec overblog</strong>

<strong> </strong>

<strong>CENTRE DU MALI</strong>

<strong>La forêt du Wadagou intéresse de nouveau Aqmi</strong>

<strong>En 48 heures cette semaine, Aqmi a quitté ses bases situées dans le nord du Mali pour descendre vers le centre. Deux localités ont été attaquées. Plusieurs militaires maliens ont été tués et une mairie brûlée. Il semble que la stratégie d'Aqmi et de ses alliés soit d'opérer au centre du Mali, créant une base dans cette forêt communément appelée la forêt du Wagadou.</strong>

Située au centre du territoire malien à environ 70 km de la frontière mauritanienne, la forêt du Wagadou est plutôt vaste. Elle s’étend sur plus de 80 km de longueur et 40 km de largeur. En 2011, les combattants d’Aqmi s’y étaient déjà installés avant d’être difficilement délogés par l’armée mauritanienne avec l’appui de militaires maliens. Les islamistes tentent aujourd’hui d’y implanter une nouvelle base, c’est le sentiment de plusieurs sources administratives et sécuritaires.

Cette semaine, après avoir attaqué une localité du centre du Mali, les combattants d’Aqmi se sont, selon des témoins, réfugiés au sud de cette forêt. «Nous sommes très inquiets ! La ville de Dioura, que les islamistes ont attaquée ce mercredi, est située à 60 km de la forêt du Wagadou » explique à RFI un élu de la localité.

Une autre source, sécuritaire cette fois, explique que les combattants d’Aqmi et leurs alliés veulent ouvrir un nouveau front au centre ; non pas pour administrer les villes mais pour mener des opérations ponctuelles en prenant comme point de repli la forêt du Wagadou.

Au ministère malien de la Défense, on affirme prendre l’affaire au sérieux et selon les informations de RFI, une révision du dispositif malien dans le secteur est prévue.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’observateur indépendant relève une stagnation globale du processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lobservateur-independant-releve-une-stagnation-globale-du-processus-2857358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 10:48:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dernier rapport de l’année 2019 de l’observateur indépendant pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix, vient d’être rendu public. Il relève une stagnation globale du processus de mise en œuvre et appelle à des mesures fortes en vue de consolider la paix au Mali.</em></strong>

<strong> </strong>En conférence de presse mardi 21 janvier, la conseillère spéciale du Centre Carter l’ambassadrice Bisa williams et son adjoint Jean N’ToleKazadi ont détaillé le contenu de leur dernier rapport de l’année 2019.

Globalement, le Centre Carter note une absence de progrès. L’observateur indépendant cite le manque de confiance mutuelle entre les parties ainsi que la faiblesse des efforts de la médiation et de la communauté internationale. Dans ce rapport, l’observateur indépendant indique qu’en 2019, les populations ont à peine bénéficié de la mise en œuvre de l’accord.

À ce sujet, il dira que l’incapacité des parties signataires à mettre en place l’armée reconstituée, prévue par l’accord, et à apporter des réponses aux griefs sociopolitiques de longue date, a contribué à l’aggravation de la crise au Mali.

Selon le Centre Carter, quatre ans et demi après la signature de l’accord, plus des deux tiers des engagements en matière de sécurité attendent encore d’être réalisés. «Il faut au minimum refaire l’approche du CSA (Comité de suivi de l’accord), de la communauté internationale, des mouvements et du gouvernement pour créer des mécanismes pour arriver à des résultats», a déclaré l’ambassadrice Bisa williams et  conseillère spéciale du Centre Carter.

Selon son constat, le lien entre le Dialogue national inclusif et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation a dû ralentir le processus de mise en œuvre en 2019. Avant de révéler que presque toutes les dispositions importantes de l’accord peuvent être mises en œuvre par le biais d’une législation sans modification constitutionnelle.

Pour relancer la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger, l’observateur indépendant a fait plusieurs recommandations. Parmi celles-ci, il exhorte le gouvernement à réaliser un plan de décentralisation, de rendre une autorité plus robuste aux nouvelles commissions ou structures créées. Il recommande à la communauté internationale de jouer un rôle plus important dans la recherche des solutions aux blocages.

&nbsp;

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’armée reconstituée foulera&#45;t&#45;elle ce 1er février le sol kidalois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/larmee-reconstituee-foulera-t-elle-ce-1er-fevrier-le-sol-kidalois-2857354.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/larmee-reconstituee-foulera-t-elle-ce-1er-fevrier-le-sol-kidalois-2857354.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 09:55:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rien n’est moins sûr. Même si son déploiement était au cœur de la 13è réunion de la Commission technique de sécurité (CTS). Au cours de laquelle, l’ambigu</em></strong><strong><em>ï</em></strong><strong><em>té n’a pas été totalement levée.</em></strong>

En effet, la 13ème session extraordinaire de la Commission technique de sécurité (CTS) s’est tenue le vendredi 24 janvier 2020 au Quartier général de la Minusma à Bamako, sous la présidence du Général de corps d’armée, Dennis Gyllensporre, Commandant la Force de la Mission des Nations Unies au Mali et président de la CTS.

Au menu des échanges, le plan de déploiement détaillé du bataillon des Forces armées maliennes reconstituées à Kidal. Ce, d’autant plus qu’il s’agit d’une étape déterminante dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

La rencontre a permis de faire le point sur la logistique ainsi que les aspects techniques du déploiement du bataillon par l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa). Mais il semblerait que tout ne soit pas au point.

C’est pourquoi, le président de la Commission technique de sécurité (CTS), Général de corps d’armée, Dennis Gyllensporre, a demandé la poursuite de la mise en place des équipements du bataillon. Il espère par ailleurs que cela ne puisse constituer un obstacle au déploiement prévu le 1<sup>er</sup> février 2020.

Selon le communiqué issu de la 13ème session extraordinaire de la CTS, avec le soutien de la Minusma et afin de préparer le déploiement, un détachement constitué du Commandement de la zone militaire de Kidal, du bataillon de Kidal et d’officiers de l’état-major général des Armées effectuera prochainement une visite de reconnaissance à Kidal.

Par ailleurs, le Général de corps d’armée a appelé les différentes parties à s’accorder sur le chronogramme des prochains déploiements à Gao, Tombouctou et Ménaka. Même si les dates n’ont pas été indiquées, il semblerait que le Secrétariat de la CTS ait présenté une proposition de dates.

À signaler, tous les bataillons doivent respecter la règle des unités du MOC (Mécanisme opérationnel de coordination), c’est-à-dire une composition tripartite de l’effectif et du commandement.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise au centre : Dioncounda Traoré déroule son approche</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 09:54:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En conférence de presse la semaine dernière</em></strong><em>,<strong> le Haut représentant du président de la République pour les régions du centre, Dioncounda Traoré, a semblé privilégier la recherche de la paix au centre au travers d’un dialogue. </strong></em>

Le Haut représentant du président de la République pour les régions du centre, Dioncounda Traoré, a fait sa première sortie médiatique. Au cours laquelle, il a estimé que le problème du centre n’est pas ethnique, et que l’approche privilégiée a plutôt servi le dessein des jihadistes.

<strong> </strong>Pour comprendre les raisons de la crise, il affirme avoir écouté à ce jour près de 500 personnes. Pour lui, ce sont les conflits entre éleveurs et agriculteurs qui auraient été exploités par les jihadistes. Avant de dénoncer un effritement des mécanismes fondés sur des valeurs sociales, culturelles, religieuses et, le cas échéant, par l’arbitrage de l’Etat, qui ont jusqu’ici prévalu pour leur résolution.

S’y ajoutent la défaillance de l’Etat dont beaucoup de représentants étaient devenus de véritables prédateurs, les frustrations et rancœurs accumulées et exacerbées créant ainsi une situation de violences.

C’est alors, selon Dioncounda Traoré, que le règlement des vieux comptes et des vieilles rancunes acculées a commencé, engendrant des violences intra et intercommunautaires qui devaient rapidement conduire à la création des milices et groupes d’autodéfense.

Ces violences ont contribué à créer un banditisme opportuniste et renforcer le trafic et la criminalité transfrontalière qui ont conduit à des amalgames et à des stigmatisations trop rapides, qui ont fabriqué un terrain fertile au terrorisme religieux, au djihadisme.

Cependant, l’ancien président de la République espère arriver à bout de tout cela. Au moyen du dialogue : «Avec les rencontres que nous allons organiser, avec le dialogue permanent, franc et sincère, que nous allons conduire, nous en arriverons à bout de tout cela. Mais il va rester l’ennemi principal, le djihadisme…».

Pour les actions futures à mener, en ce qui concerne les violences intra et intercommunautaires, selon M. Traoré, ils passeront par le dialogue entre les vrais acteurs qu’il faut identifier. Il a informé que des éléments ont été déjà déployés dans ces régions du centre. « Ce dialogue sera mené entre tous et nous sommes convaincus qu’au bout, nous arriverons à mettre fin à ces violences intra et intercommunautaires », a déclaré Dioncounda Traoré.

Auparavant, le Haut représentant du président de la République pour les régions du centre, Dioncounda Traoré,  a rappelé que la mission qui lui a été confiée par le chef de l’Etat, consiste à favoriser et soutenir le déploiement des forces de défense et de sécurité dans les régions du centre ; faire désarmer toutes les milices et forces hostiles ; élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale axée sur la protection des civils menacés par des violences physiques ; réduire les violences intercommunautaires, entre autres.

Pur sûr, déclare-t-il : «nous avons des plans. Nous avons des solutions. Nous avons des suggestions et des propositions à faire au chef de l’Etat».

<strong>Fanta Sakiliba </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En route pour Kidal :   La longue escale de Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/en-route-pour-kidal-la-longue-escale-de-gao-2857350.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 09:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Annoncé en grande pompe et salué par tous, le départ pour Kidal de nos soldats (même s’il ne s’agit que d’un bataillon de l’armée reconstituée) semble connaître quelques difficultés. En effet, ils sont, depuis bientôt deux semaines, stationnés (pour ne pas dire bloqués) à Gao attendant, on ne sait plus, quelle consigne.  </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Pire, les soldats, qui avaient été informés de leur départ pour la capitale de l’Adrar des Ifoghas, n’ont plus d’information sur le sujet en dépit des rassemblements qu’ils tiennent, tous les matins, au camp militaire de Gao ; et le découragement commence à gagner certains parmi eux.

Ils se posent des questions. Ils se demandent ce qui explique un tel retard et aussi un assourdissant silence de la part de la hiérarchie. Et, naturellement, les supputations et autres allégations commencent à aller bon train.

D’aucuns pensent que c’est une question d’équipements et d’engins qui arrivent de Mopti, d’autres pensent qu’il reste des questions politiques à gérer. Les plus sceptiques et pessimistes expliquent que c’est «Iyad qui bloque», convaincus qu’ils sont que sans l’accord explicite de ce dernier, aucun militaire n’ose se rendre à Kidal. Des affirmations d’autant plus que convaincantes quand on sait que le gouvernement a avancé la date du 1<sup>er</sup> février pour l’arrivée des FAMa (Forces armées maliennes) à Kidal.

Pour le moment, ce que l’on sait, c’est que nos soldats attendent à Gao pour rallier Kidal, et que si l’on n’y prend garde, on pourrait ne pas obtenir l’effectif nécessaire car certains ont décidé de ne plus faire le voyage. Pour des raisons diverses.

À suivre.

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Vous n’avez rien à leur proposer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-vous-navez-rien-a-leur-proposer-2857346.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Makan-Kone.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 09:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y a de cela une semaine, le Haut représentant du chef de l’Etat pour le centre, l’ex-président par intérim, Dioncounda Traoré, a rencontré, pour la première fois, la presse. Il s’agissait, pour lui, de présenter sa structure aux confrères et consœurs, parler de ses futures activités et annoncer les démarches qu’il compte entreprendre pour mener à bien la mission, à lui, confiée, par le président de la République : mettre fin (ou trouver une solution) à la crise qui sévit, depuis plusieurs années maintenant, dans la région de Mopti. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De cette première sortie que d’aucuns ont qualifié de «ratée», les uns et les autres ont surtout retenu que Dioncounda privilégie le dialogue avec deux des principaux «fauteurs de troubles» dans notre pays : Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa. Et qu’il ignore carrément les causes de la crise dont il parle.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour le premier point, à savoir dialoguer avec Iyad et Kouffa, il faut, d’emblée, dire qu’il n’aboutira à rien. Une première mission s’est d’ailleurs, même si Dioncounda n’en a pas parlé, soldée par un échec cuisant. Les émissaires ont, à peine, rencontré Kouffa qu’il les a «renvoyés à leur expéditeur», presque, manu-militari. Et de prendre le soin de leur signifier qu’il n’a nullement l’intention de négocier, quoi que ce soit, avec qui que ce soit, sans au préalable avoir la garantie de la création de son Kalifa au centre et d’autres doléances encore. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il fallait d’ailleurs s’attendre à cette issue d’autant plus qu’une négociation suppose des compromis au moyen de propositions. Sur ce point, concrètement, qu’est-ce que Dioncounda peut-il proposer à ces terroristes qui écument le centre de notre pays ? Quasiment rien ! </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Certains demandant l’application de la charia et l’ex-président par intérim n’ose même pas y penser dans un pays laïc comme le nôtre. D’autres parlent d’instauration d’un Etat islamique sur certaines parties du territoire national. Ceci également dépasse largement les compétences du Haut représentant du chef de l’Etat pour les régions du centre de notre pays.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La mission de Dioncounda Traoré est, nul besoin d’être un devin pour le savoir, vouée à l’échec. Car, si c’est la négociation qu’il privilégie, il n’aurait rien en face et serait buté à des radicaux, des criminels, dont le seul souci est de semer la terreur, tuer, piller, voler, violer.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aussi, lors de la même rencontre, les interlocuteurs du conférencier ont été étonnés de l’entendre dire qu’il allait «chercher à connaître les véritables causes de la crise au centre». Il s’y prend tard et comme le lui a dit un confrère : «Il enfonce une porte déjà ouverte. C’est inquiétant de constater qu’il ignore les raisons pour lesquelles les gens s’entretuent dans la région de Mopti».</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FAMa : ces victimes de l’indifférence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fama-ces-victimes-de-lindifference-2857347.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 09:25:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Qu’est-ce qui arrive à notre armée ? Pourquoi, malgré certaines dispositions prises en son sein et dans le cadre de sa direction, elle enregistre la plupart du temps d’incompréhensibles défaites comme celle de Sokolo d’il y a quelques jours ?</span></i></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avant Sokolo (que nous déplorons tous), il y a eu Indelimane, Boulkessy, Guiré, Nampala, Diabaly… Le scénario est à chaque fois simple et le même : une horde d’hommes armés à motos, habillés en haillons et détenant un drapeau noir (sur lequel est inscrit une phrase en arabe), font irruption, à l’aube, dans un camp militaire, tirent sur tout ce qui bouge, brûlent tout sur leur passage et sèment la désolation dans nos rangs. Bilan à chaque fois : au moins une dizaine de morts et tout le matériel acquis à coup de milliards emporté. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Qu’est-ce qui ne marche pas pour que nos FAMa (Forces armées maliennes) soient toujours, par effet de surprise, attaquées, qu’elles subissent, à chaque fois, de telles pertes, et que (jamais) aucun renfort ne vienne à leur secours ? </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aucune de ces questions n’a de réponse exacte à notre niveau, ni à celui du citoyen lambda. Nous allons, ici, essayer de dénoncer certaines pratiques au sein de notre armée. Des pratiques qui, à notre avis, si elles sont châtiées, permettraient de sauver des vies et faire monter notre armée en puissance. Et véritablement !</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Inconscience et insouciance </span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avant toute chose, il est important de signaler ici que la première pratique qui paralyse, sérieusement et dangereusement, notre armée, c’est le mauvais management ; à savoir, le comportement malsain et indigne d’une certaine hiérarchie et de certains civils (politiques) ayant pignon sur rue dans le secteur militaire. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il s’agit ici des actes de détournements d’argent, de biens et d’équipements destinés à l’armée. On ne finira jamais de dénoncer les scabreuses et humiliantes affaires relatives à l’achat de l’avion présidentiel, d’équipements militaires (avec des paires de chaussettes à 30 000 FCFA) et, récemment, celle des avions cloués au sol.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dès le départ, en réalité, à savoir le début du mandat de l’actuel président de la République, une certaine mafia, abusant de la confiance d’un peuple déjà usé par la crise partie du Nord de notre pays, des rébellions récurrentes, avait vite compris qu’il y avait, au niveau de l’armée, «à boire et à manger». Une mafia d’autant plus puissante qu’elle se trouvait (se trouve encore) très haut perchée, très proche du nouveau président et associée aux prises de décisions au plus haut niveau. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des membres de sa famille, des futurs députés, des ministres, des membres de son cabinet, de véritables escrocs, venaient de décider qu’ils allaient s’enrichir impunément au détriment du pays et de son armée. Aussitôt dit aussitôt fait ! </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La suite, c’est surtout la Loi d’orientation et de programmation militaire et tous les milliards qu’elle a injectés et déversés dans les poches de plusieurs responsables et sur des comptes bancaires au-delà de nos frontières. Plus du millier de milliards engloutis, pour quel résultat ? Aucun ! Nos soldats continuent de tomber comme des mouches. Ils ne disposent d’aucune infrastructure digne de ce nom. Des camps sans adduction d’eau, sans, même, le moindre petit mirador.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Injustice et négligence</span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au sein des FAMa, le souci, ce ne sont pas simplement les détournements et autres comportements cupides de la hiérarchie. Il y a aussi de l’injustice. Tous les militaires, surtout les jeunes qui viennent d’arriver ou ceux qui sont sur le terrain (ou futurs envoyés), ne sont pas logés à la même enseigne. Ils ne bénéficient pas des mêmes avantages et ne sont pas traités de la même manière.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Certains passent toute leur carrière dans des zones à risques, d’autres n’y vont jamais ; certains avancent en avantage et en grade, presque tous les ans, pendant que d’autres gardent le même grade des dizaines d’années, bien qu’ils travaillent dans des parties dangereuses du pays.</span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Toute leur carrière durant, certains militaires maliens (surtout les fils de riches, de puissants hommes politiques, et d’officiers supérieurs), et c’est facile à vérifier, ne prennent jamais de risque ; sont mis dans les meilleures conditions, affectés aux meilleurs postes, pendant que certains meurent tous les jours sous le coup d’embuscades, de poses d’EID et autres attaques lâches. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Où sont passés les renforts</span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La situation de nos soldats, surtout ceux sur le terrain, est tellement précaire et incompréhensible que l’on a, souvent, l’impression qu’il n’y a pas de chef et que personne, au niveau de la hiérarchie, ne se soucie du sort des FAMa. La preuve, ce sont les conditions dans lesquelles les militaires meurent sur le terrain. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le dernier cas en date est celui de Sokolo. Deux heures durant, les gendarmes se sont battus sans qu’aucun renfort ne vienne leur prêter main forte, en dépit de tous les appels de détresse et demandes de soutien à un camp proche (celui de Diabaly) distant d’une vingtaine de kilomètres. Cette question de renforts -qui n’arrivent jamais à temps- revient de manière récurrente et personne ne peut l’expliquer. </span></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Touré</span></b></p>
<p class="yiv4831420516msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao et Tombouctou accueillent Dr. Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-et-tombouctou-accueillent-dr-boubou-cisse-2857371.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 08:23:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du lundi 27 au vendredi 31 janvier 2020, le Premier ministre Boubou Cissé effectue une visite dans les régions de Gao et Tombouctou. C’est par Gao qu’il a commencé cette mission qui lui permettra d’inaugurer des infrastructures, de lancer des travaux de construction de routes et rencontrer les populations sur les questions sécuritaires, la cohésion sociale et le vivre ensemble. </strong>

Dès son arrivée à Gao, Boubou Cissé, accompagné de 5 membres du gouvernement, a été accueilli par le gouverneur de la région de Gao, général Sidiki Samaké, les autorités administratives et locales, des jeunes, des députés de la région et des responsables de partis politiques.

La visite a commencé par l'aéroport de Gao0. Dr. Boubou Cissé, à sa descente d'avion, après les salutations protocolaires, a fait le tour des différents compartiments de l'aérogare de Gao, qui est actuellement en très mauvais état. Si la piste d'atterrissage est impeccable, l'aéroport a besoin d'un salon, des toilettes.

La délégation a eu droit un accueil des populations sur la place de l'indépendance. Boubou Cissé a fait un bref passage au pied-à-terre avant d'aller faire le tour de la cité des Askia pour saluer les notabilités et les chefs coutumiers de la ville.

Le programme a repris son cours normal avec l'inauguration de la route qui va de la place de l'indépendance à l'aéroport ; elle est la principale voie qui relie Gao à l'aéroport. Au programme, une série de visites de différents chantiers entrepris par l’Etat en termes d’infrastructures comme la relance de la construction de la route Sévaré-Gao à Wabaria, l’inauguration du système d’adduction d’eau dans le 8<sup>ème</sup>quartier Boulgoundie, la visite du chantier de la salle de spectacle, de divers travaux urbains et de l’aérogare de Gao dont les travaux sont en cours de démarrage.

Après le lancement des travaux de construction de la route Gao-Sévaré, le Premier ministre dira qu'il est venu pour honorer une promesse du gouvernement, car il y a quelques mois les populations de Gao avaient demandé certaines mobilités dans leur ville, mais aussi entre Gao et le reste du Mali. Une voie urbaine a été inaugurée, elle rallie la place de l'indépendance à l'aéroport.

«Cette route Gao-Sévaré était une forte recommandation de la jeunesse de Gao, et le président de la République nous avait instruit à l'époque de tout mettre en œuvre pour trouver le financement adéquat pour faire cette route. C'est pour cela que nous nous sommes attelés pour trouver le financement non seulement pour la réhabilitation mais pour la reconstruction de cette route Gao-Sévaré.

Il y a eu un financement pour le tronçon Gao-Sévaré-Boré qui a été obtenu qui est financé par la BADEA. Aujourd'hui, pour honorer l'engagement que nous avions pris ici, sur les instructions du président de la République, le budget d'Etat a mis à disposition un financement, pour que les travaux puissent commencer à Gao, pour aller vers Hombori ; ensuite les deux tronçons vont se rejoindre. Le tronçon qui va quitter Sévaré pour venir vers Hombori et le tronçon qui va quitter Gao pour aller vers Hombori. C'est ce lancement que nous sommes venus faire aujourd'hui. Je suis particulièrement heureux d'être à Gao en compagnie de toute la population et cette jeunesse », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a donné des assurances que des dispositions seront prises pour la sécurité des travaux, car il y a une parfaite symbiose avec les forces de sécurité. Il ajoutera que les FAMa font ce type de travail dans d'autres endroits du pays. Les populations surtout les jeunes ont salué le lancement des travaux. Car, pour eux, la route Gao-Sévaré est le véritable trait d'union entre les régions maliennes.

Dans l'après-midi, il y a eu une rencontre avec les forces vives pour échanger sur les grandes questions de la nation. Les sujets dominants étaient la sécurité, l'organisation des élections et la cohésion et le vivre ensemble.

Dans cette mission à Gao, le Premier ministre est accompagné des ministres de la Jeunesse et des Sports Arouna Modibo Touré, de l'Agriculture Baba Moulaye, de la Cohésion sociale et de la Réconciliation Lassine Bouaré, Traoré Seïnabou Diop des Infrastructures.

L'ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, Me Harouna Toureh, les députés MohamedOuldMataly, Haïdara Aïssata Cissé dite Chato, Aguissa Maïga, le directeur du FAFPA Mohamed Albachar Touré et bien d'autres personnalités de la région de Gao font partie de la délégation.

L'étape de Gao a été suivie de celle du cercle d'Ansongo. Avant l'étape de la région de Tombouctou qui s’est déroulée hier mercredi 29 janvier et la fin de la mission est prévue pour ce vendredi 31 janvier 2020.

<strong> </strong>

<strong>KT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK : notre croix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-notre-croix-2856236.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 13:45:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chaque fois que l’on croit que notre président a pris de la hauteur, qu’il a changé, il nous ressort une de ses comédies et blagues de mauvais goût, dont lui seul a le secret. Au point de nous faire oublier toutes ses légèretés et autres plaisanteries qu’il nous avait déjà servies, depuis qu’il est à Koulouba. La dernière en date est celle relative à l’invitation d’une flopée de comédiens dépassés, en quête de célébrité perdue, pour célébrer le 20 janvier, fête de l’armée.  Ce, à un moment où nos soldats ont besoin de tout sauf de comédie et de distraction.</em></strong>

<strong> </strong>La guerre au Mali, le président de la République la vit apparemment comme dans un jeu vidéo. De par ses comportements de tous les jours, on peut dire qu’IBK voit notre crise et tous les morts qu’elle engendre, au sein de nos forces armées, et de la population civile, comme dans les jeux Nintendo ou PS4.

Sinon, comment comprendre qu’il dise tous les jours que nous sommes en guerre et qu’ils choisissent le jour où il doit rendre un vibrant et mérité hommage à nos vaillants soldats, pour mettre en avant des comédiens invités spéciaux. La scène se déroule à Kati et nos amis comédiens n’hésitaient pas à chanter partout qu’ils sont «les invités spéciaux» de notre président par accident.

Quel rapport  y a-t-il entre la célébration du 20 janvier et la présence de ces comédiens ? Quel message IBK voulait-il faire passer en exhibant, à la face du monde et, particulièrement, celle de nos vaillants soldats, ces comédiens ? Quelle utilité y avait-il à associer la comédie à la gravité et la solennité du 20 janvier ?

Pourquoi le président de la République pense-t-il que nous sommes toujours dans le folklore, la musique, la danse, etc.  Pourquoi ne peut-il pas, un seul instant, prendre la mesure de la situation du pays, de la crise que nous traversons depuis le début de la décennie passée ?

IBK est décidément notre croix et il va nous falloir la porter pour quelques années encore. Ceux qui le connaissent, d’ailleurs, ne sont pas étonnés de ses comportements toujours en déphasage total avec les réalités du moment. Il dit une chose et fait tout le contraire de celle-ci. Il ne se plaît et n’excelle que dans le folklore et l’amusement. Ce qui explique d’ailleurs le fait que son parcours, lui-même, soit jonché de non-dits, de contre-vérités, et même de «trous noirs».

Tenez, par exemple, malgré le grand et vieux français qu’il se plaît à nous servir à longueur de journée, certains de ses proches n’hésitent pas à jurer la main sur le Coran (même la Bible, si vous voulez), qu’il n'a aucun diplôme. C’est ce manque de parchemin, digne de ce nom, qui explique, argumentent-ils, le fait qu’il se serait fait embaucher par Feu Tièoulé Mamadou Konaté (au lieu de Michel Sidibé, comme il a toujours essayé de le faire croire), comme animateur à l'ONG-Terre des Hommes, sur intervention de son épouse, l’actuelle Première dame.  À l’époque, Tièoulé était au GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) à Genève.

On raconte aussi qu’ayant eu des difficultés universitaires, c’est chez Toumani Djimé Diallo (TOM) qu’il habitait à Paris, et son passe-temps favori n’était pas les bibliothèques ou autres lieux de rencontres des étudiants.

Au-delà de ses diplômes que certains de ses compatriotes lui contestent, il est aussi, souvent, question, pour ce qui concerne IBK, de ses rapports avec les hommes qu’il utilise et se débarrassent d’eux comme des torchons ou des serviettes usées. Pour ce qui concerne ce chapitre, on peut évoquer ses liens avec le CNRDRE de l’époque. Il a, nuitamment, escaladé la colline pour Kati, échangé avec Sanogo, qui l’a soutenu pour accéder à Koulouba, avant de mettre ce dernier en prison. Tout cela aux dépens de ses camarades de l’ex-FSD, qu’il a laissés en rade pour «parrainer» le coup d’Etat de 2012 et les putschistes.

IBK a aussi soutenu haut et fort l’Accord de Ouaga obtenu par Tiébilé, qui stipulait dans une de ses dispositions que soixante (60) jours après l'élection présidentielle, le gouvernement et la rébellion devraient se rencontrer pour conforter la paix. À peine élu, il a déchiré cet accord, tenu des propos incompréhensibles et discourtois envers tous ceux qui ont œuvré à l’obtention de cet accord qui a permis l’organisation de la présidentielle, qui a permis, à lui IBK, de devenir président de la République.

Il a profité d’une rencontre de l’OMVS à Gouina, en présence de ses pairs du Sénégal et de la Mauritanie, pour déclarer qu’il «ne négociera pas avec les rebelles», que «personne ne va le trimbaler», etc. La suite, on la connaît. Il court derrière ces «rebelles», les reçoit en grande pompe chez lui et à Koulouba, fait des selfies avec eux.

Il prend même le soin d’inviter son rejeton de député, «le pauvre Karim», à ses séances-photos. Sacré IBK ! Faisons avec lui bon cœur contre mauvaise fortune et disons-nous, simplement, que c’est notre croix.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Billet :   «Le Mali avance», un slogan creux !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/billet-le-mali-avance-un-slogan-creux-2856245.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 13:23:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Chaque fois que j’entends IBK nous dire que «le Mali avance», je me demande s’il y croit, lui-même, ou s’il y a quelqu’un, dans son auditoire, qui le croit vraiment ou fait même semblant de le croire. </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Il n’y a pas, à mon avis, sur cette terre, de slogan plus vide, plus creux, plus usé. On ne sait, toujours pas, à quoi il se réfère et ce que veut dire le président en nous le servant, sinon qu’il semble vouloir nous servir de la poudre de perlimpinpin, nous faire dormir debout, nous prendre pour des «zinzins». </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’avancement, quoi qu’on en pense, doit avoir quelque chose de visible. Il s’agit de poser des actes concrets, de pouvoir les montrer, les mettre à profit et pouvoir les conserver, et cela, idéalement, pour servir le bien commun ; en l’occurrence, pour ce qui nous concerne, en faire bénéficier le Mali et les Maliens.</span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">S’agissant de l’actuel régime, de son bilan et vu tout ce qu’il se passe dans le pays, l’image du pays, les pratiques en cours, peut-on, réellement, dire que le Mali avance ? Est-il honnête de mettre en avant et d’insister sur un tel slogan ? </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Est-ce un avancement quand on sait que notre pays, après bientôt soixante (60) ans d’indépendance, ne dispose pas d’une armée digne de ce nom, ne contrôle toujours pas une grande partie de son territoire, n’exerce pas sa souveraineté sur une grande partie de son territoire ? </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Peut-on parler d’avancement quand, dans la capitale de ce même pays, en ce 21<sup>ème</sup> siècle, nous assistons à des délestages en pleine saison des pluies ? Est-ce avancer que de savoir que des milliards destinés à l’équipement de notre armée sont détournés, au vu et au su de tous, à d’autres fins ?</span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quand IBK crie haut et fort, s’égosille même, que notre grand Mali avance, ignore-t-il que dans des postes avancés (Indelimane, par exemple), nos soldats n’ont même pas un forage à disposition et qu’ils mettent leur vie en danger à l’occasion de corvée d’eau à des dizaines de kilomètres des camps ? </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ignore-t-il toutes les injustices dont sont victimes ses concitoyens ? Sait-il seulement que des membres de sa famille bloquent des investissements importants dans son pays au prétexte qu’ils n’ont pas reçu des pots-de-vin ?</span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Last but not least, a-t-il la moindre idée de l’état dans lequel se trouve ses écoles ; a-t-il pris la peine de comprendre pourquoi les enseignants sont en grève sur toute l’étendue du territoire national et que (pour la première fois), ce sont les enfants, ses petits-enfants, qui battent le pavé pour exiger la reprise des cours ?</span></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv9075945388msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tjimi-Koye</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la défense : Le «Segal», «la nouvelle attraction » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ministere-de-la-defense-le-segal-la-nouvelle-attraction-2856280.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 12:19:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il y a beaucoup d’argent au ministère de la Défense et des Anciens combattants ! Les marchés et autres business, ce n’est pas ce qui y manque. C’est d’ailleurs ce qui explique la bousculade au niveau de ce département dès qu’il s’agit de changement de gouvernement.

Les plus intéressés sont les responsables politiques. Ils profitent de leur passage au niveau de ce juteux ministère pour renflouer les caisses de leur parti et placer certains de leurs militants ou rendre éligibles, ces derniers, à des marchés de plusieurs milliards. Il s’agit là du ministère de la Défense, en temps normal, occupé par un responsable politique malhonnête.

Heureusement pour les Maliens soucieux de l’avenir du pays, malheureusement pour les gros caïmans qui continuent à sucer le sang de nos soldats, les choses semblent avoir changé depuis l’arrivée d’un nouveau ministre à la tête du département.

Il s’agit d’un militaire, un Général de surcroît, dont l’intégrité ne souffre d’aucun doute : Ibrahim Dahirou Dembélé dit Bri. Il ne fait pas d’affaires, ne prend pas de pots-de-vin, et ne rentre dans aucune opération tordue ou malsaine.

Depuis sa nomination, nombreux sont «les chercheurs de marchés» qu’il a renvoyés parmi lesquels, même, de très hauts perchés. Que font-ils désormais ? Ils se rabattent sur le Segal (Secrétaire général). Avec lequel, ils essayent d’initier de nouvelles manières de faire des affaires. En attendant que le ministre ne les rappelle à l’ordre !

<strong> </strong><strong>MT</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tucanogate : quand la France nous empêche de nous armer</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tucanogate-quand-la-france-nous-empeche-de-nous-armer-2856276.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 12:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si la France nie servir un autre intérêt que celui d’aider le Mali à retrouver sa stabilité et recouvrer sa souveraineté. Elle devrait en revanche expliquer aux Maliens pourquoi elle a dissuadé les Américains, dans le cadre de l’achat des super-Tucano, de ne pas fournir la licence des appareils de visée, qui sont indispensables pour permettre aux pilotes de faire des tirs de précision. Retour sur une histoire pas nette</em></strong>.

&nbsp;

C’est Jeune Afrique qui l’a annoncé, en premier, sur son site internet, parlant de notre outil de défense : «Quatre de ces avions de combat, les Super Tucano, ne sont pas opérationnels depuis des mois à cause d’un défaut de la pièce qui sert à éjecter la chaise du pilote en cas de crash». Ainsi, les avions achetés au frais du contribuable et présentés en grande pompe, à la veille de la présidentielle de 2018, sont tous en panne et non fonctionnels. Ils ne peuvent plus être utilisés.

&nbsp;

Ceci pourrait peut-être répondre aux questions que les uns et les autres se posent, depuis un certain temps, depuis que nos militaires sont attaqués et que la riposte se fait attendre longtemps. Cette information, nous avons essayé de la recouper en vain. Au niveau du ministère de la Défense, c’est le black-out total.

&nbsp;

Toute l’année écoulée, l’actualité (défense) a été  focalisée sur l’achat des hélicoptères pourris, cloués au sol, à coup de milliards. Ce scandale a, tellement, fait la Une que l’on a eu tendance à reléguer au second plan les autres grandes arnaques relatives à la formation des pilotes (que nous évoquions dans ces colonnes, ici, souvent) et à l’achat des super-Tucano. Nous parlions, on s’en souvient, des six Tucano ramenés, comme par magie, à deux, et ce au vu et au su de tout le monde.

&nbsp;

Ces acquisitions avaient été accueillies par l’ensemble des populations maliennes avec tellement de joie et de fierté avant que l’on ne découvre que certains venaient de jouer avec les deniers du pays, nos impôts et autres taxes ; que les avions étaient de très mauvaise qualité et que le discours du président de la République n’était que du vent ; qu’il s’était, encore une fois, prononcé sur un dossier qu’il ne maîtrisait pas du tout.

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Quelques heures seulement après la réception officielle des appareils, c’est le cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air qui a découvert l’arnaque : les quatre aéronefs sont en réalité «dépourvus d’appareils de visée et d’éjecteurs du pilote en cas de sinistre».

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Qu’est-ce qui s’est passé ? La raison, apparemment, est toute simple. Le Mali a commandé ces aéronefs au Brésil qui a, à son tour, dû se procurer la licence de fabrication des appareils auprès des États-Unis. Problème : après avoir pris connaissance du client final de cette commande -le Mali-, les États-Unis se seraient tournés vers la France qui aurait conseillé aux Américains de ne pas fournir la licence des appareils de visée, qui sont indispensables pour permettre aux pilotes de faire des tirs de précision. Résultat : les avions réceptionnés par le président malien étaient inutilisables. Et lui n’en savait, encore une fois, rien !

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L’information a été révélée, selon nos sources, par l’ex-chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Bamba (aujourd’hui voué aux gémonies), lors d’une réunion qui s’est tenue le lendemain de la réception des 4 appareils. Dès lors, celle-ci aurait été classée «secret défense» sur ordre du ministre de la Défense, afin de ne pas fragiliser le moral des troupes et surtout pour ne pas entacher la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta à la prochaine présidentielle (celle de 2018), avec un nouveau scandale.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Armée reconstituée à Kidal : son patron sera probablement Touareg</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-reconstituee-a-kidal-son-patron-sera-probablement-touareg-2856275.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 11:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nous l’écrivions, en exclusivité, dans notre précédente parution : l’armée reconstituée est en route pour Kidal. </em></strong>

Pour être plus précis, et en français simple, il y a de cela quelques semaines, un groupe de militaires (quelques dizaines) est parti de Ségou et d’autres régions du sud et du centre pour le Nord-Mali, précisément pour Bourem, où ils avaient été positionnés dans la ville de Bamba, en remplacement d’un autre bataillon rappelé, cette fois-ci, au sud. Ce qu’on appelle une relève.

Quelques semaines après, nos vaillants soldats ont eu la nouvelle, selon laquelle, finalement, leur nouvelle destination sera Kidal. Ils ont ainsi refait leurs emplettes (la vie militaire étant ainsi faite), direction Gao où ils sont présentement.

À présent, nos soldats sont positionnés à Gao et attendent le feu vert des hiérarchies (politiques et militaires). Déjà, ce qu’on peut affirmer, avec certitude, c’est que les FAMa reconstituées iront à Kidal, que certains ont été dépêchés, hier, pour venir chercher les moyens de transport à Sévaré, et qu’il y a de fortes chances que le patron de ce futur nouveau bataillon de Kidal soit un ressortissant de la zone.

Il pourrait être accompagné dans cette tâche par un certain Samaké, colonel-major de son état et commandant de la région militaire N°07, et le commandant Madou Kéïta.

Pour ce qui concerne les moyens de transport qui viendront de Sévaré, selon nos informations, il s’agirait d’une soixantaine de véhicules KIA (certains soldats dénoncent sa qualité et son efficacité sur le terrain) ; on parle aussi d’une trentaine de véhicules blindés.

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La PCC lance une collecte de fonds au profit des FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-pcc-lance-une-collecte-de-fonds-au-profit-des-fama-2856290.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:34:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le fonds qui sera collecté sera investi dans les petits projets individuels des veuves de militaires et dans l’éducation des enfants orphelins. </em></strong>

<strong> </strong>À l’occasion du 20 janvier, fête nationale de l’armée malienne, la Plate-forme contre la corruption et le chômage (PCC), en partenariat avec la Fondation pour la solidarité, lance une opération de collecte de fonds pour soutenir les forces armées et de sécurité et les veuves et orphelins des militaires tombés au champ d’honneur. L’opération de collecte de fonds va durer jusqu’au 28 février 2020. Une commission composée de représentants de la société civile, du secteur privé, des ministères de la Défense et des Anciens combattants et de la Sécurité, s’occupera de la gestion du fonds.

<strong> </strong>Le lancement officiel de la collecte de fonds a eu lieu le lundi 20 janvier au Conseil national du patronat du Mali (Cnpm), en présence du parrain de la cérémonie, Mamadou Sinsy Coulibaly ; du président de la PCC, Clément Dembélé, et de la présidente de la Fondation pour la solidarité, Djelika Diallo.

Pour le président de la PCC, Clément Dembélé, le lancement de cette collecte de fonds en faveur des FAMa et les familles de militaires tombés au champ d’honneur n’est pas une question d’argent, mais une question symbolique qui doit montrer que dernière chaque soldat malien tué, il y a un homme. Selon lui, donner quelque chose aux militaires ne sera jamais assez, car être militaire c’est se sacrifier pour les autres. Pour le président de la PCC, ce don de soi est d’autant plus important que lorsqu’un militaire meurt au front, c’est la fierté de mourir pour les autres.

«Le Mali n’a jamais eu autant besoin de ses fils qu’aujourd’hui. Nous traversons une grande turbulence, un moment historique et qui doit nous rappeler que nous devons être tous ensemble. Cette collecte de fonds que nous lançons aujourd’hui n’est pas pour les veuves et les orphelins des militaires seulement, c’est pour nous-mêmes. C’est pour montrer à ces enfants que nous sommes là et que leurs parents ne sont pas morts pour rien», a déclaré Clément Dembélé. Lequel a par ailleurs rendu un homme appuyé au parrain de la cérémonie, Mamadou Sinsy Coulibaly, pour tout ce qu’il fait pour son pays.

Pour le parrain de la cérémonie, Mamadou Sinsy Coulibaly, ce partenariat entre la plate-forme et la Fondation pour la solidarité permettra de réfléchir, avec le secteur privé, à comment créer une économie sociale et solidaire. Car, à l’en croire, à un moment donné, les donations ne suffiront plus.

« Les ressources que vous allez avoir, il faut les mutualiser et valoriser. Il faut donner une leçon aux autres organisations pour qu’elles viennent vers vous», a déclaré Mamadou Sinsy Coulibaly. Tout en demandant aux organisateurs la transparence totale dans la gestion du fonds qui sera collecté.

La présidente de la Fondation pour la solidarité, Djelika Diallo, a rappelé que les plus hautes autorités du pays, dans le souci de renforcer la solidarité en faveur des forces armées et de sécurité et manifester la reconnaissance de la nation pour les sacrifices consentis, ont décidé de créer la Fondation pour la solidarité.

Selon elle, cette fondation est l’outil de gestion de la politique sociale en faveur des militaires et leur famille, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la reconversion. Avant de lancer un appel à tous les fils du pays et aux partenaires financiers afin de soutenir financièrement et matériellement les actions en faveur des forces armées et de sécurité.

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Autrement dit :   Monsieur le président, c’est en 2013 que la France est arrivée au Mali, pas en 2012 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-monsieur-le-president-cest-en-2013-que-la-france-est-arrivee-au-mali-pas-en-2012-2856238.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:25:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«La France est ici à notre appel. Elle est venue en 2012 quand il fut clair pour les autorités de l’époque, que nos forces armées ne pouvaient plus à elles seules garantir l’existence du Mali en tant qu’Etat unitaire et laïc». Ces propos sont ceux tenus par le président de la République lors de son discours à la nation à l’occasion du 20 janvier 2020.

Quoi de plus normal pour IBK, le président d’un pays en guerre, que de s’adresser à ses concitoyens, galvaniser ses troupes en pareilles circonstances et pareilles occasions, remonter le moral des soldats et redonner espoir aux populations ? Le président n’aurait fait que son devoir si le discours était cohérent, sa diction compréhensible, et s’il n’était pas truffé de contre-vérités.

D’abord, il faut rappeler au président de la République, et saisir cette opportunité pour clarifier le sujet, pour de bon, que le discours qui consiste à dire que «La France est ici à notre appel» doit être clarifié et beaucoup plus explicite.

La France est là, à l’appel de qui ? Si «appel» signifie l’appel du peuple malien, celui des populations maliennes, il n’y a pas pire mensonge. Cela est faux et archi-faux ! Le peuple malien n’a jamais demandé sa venue, car son avis n’a jamais été pris en compte sur la question.

Même s’il est vrai que les Maliens, dans une certaine majorité, ont applaudi l’arrivée de la France à travers son armée et l’opération Serval pour contrer l’avancée de la colonne de terroristes menée par Iyad Ag Ghaly, qui se dirigeait vers le sud ; force est de reconnaître que leur avis n’a jamais été pris en compte sur la question.

Quand le président de la transition, Dioncounda Traoré, rédigeait sa demande adressée à Hollande, via Ado, il n’a, à aucun moment, pris le soin, ou même la peine, d’une manière ou d’une autre, de soumettre le sujet à l’appréciation de ses concitoyens. En avait-il d’ailleurs le temps ?

Aussi, et c’est en grande partie le sujet de cette rubrique, est-il important de rappeler au président de la République que ce n’est pas en 2012 que la France est venue au Mali, mais en 2013 ; précisément, le 10 janvier 2013, et non 2012.

En 2012 et jusqu’au 22 mars, à titre de rappel, à l’adresse d’IBK, ATT était encore à Koulouba. Il a été renversé, nous l’écrivions tantôt, en mars par un groupe de militaires (IBK en sait quelque chose). Tout le long de cette année 2012, ce sont les militaires de Kati qui ont géré une partie du pays. Les terroristes (MUJAO, Ancardine, etc.) et autres groupes armés se la coulaient douce sur plus des deux-tiers du territoire.

Les trois grandes villes du Nord, à savoir Tombouctou, Gao et Kidal, étaient toutes occupées pendant plusieurs mois quand les djihadistes, dirigés par Iyad, ont décidé de donner l’estocade en s’avançant vers le sud. Il ne fallait pas plus pour ameuter le monde entier et motiver la solidarité internationale. Il ne restait qu’à mettre la forme et Dioncounda s’en est chargé. C’était le 10 janvier 2013 et non 2012 (la répétition étant pédagogique, Monsieur le président).

<strong>Makan Koné</strong>

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<item>
<title>Abdel Karim Konaté : nouveau patron de  l’Office du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/abdel-karim-konate-nouveau-patron-de-loffice-du-niger-2856256.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:25:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’était attendu depuis quelques semaines maintenant, c’est désormais fait. Abdel Karim Konaté dit Empé devient le nouveau patron de l’Office du Niger. Il a été nommé au poste de Président Directeur général de cette importante structure relevant du ministère de la l’Agriculture à la  faveur du conseil des ministres d’hier mercredi 22 janvier. Abdel Karim Konaté dit Empé est douanier de son état et homme politique d’envergure nationale appartenant au parti Adéma-Pasj. Il fut ministre pendant la transition politique et sous l’ère de l’actuel président de la République. Précisons qu’il est l’actuel vice-président du parti Adéma-Pasj, un allié au parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM).

<strong> </strong><strong>Attaque du camp de Chinagoder : Ba Moussa dans ses œuvres…</strong>

Il ne semble plus y avoir de doute. Le président Mahamadou Issoufou avait donc raison : des Maliens (si on peut les appeler ainsi) sont souvent parmi ceux qui attaquent le Niger. C’est, en tout cas, ce qu’on a compris et ce dont tout le monde semble convaincu depuis l’attaque de Chinagoder, qui a fait plus de 80 morts chez nos voisins du Niger. Il est vrai que cette lâche et barbare entreprise a été revendiquée par l’EIGS. Mais, depuis un certain temps, on a la preuve que Ba-Mossa, celui-là même qui s’est illustré dans l’attaque de certains camps militaires maliens (Guiré et autres), est de ceux qui l’ont planifiée, conduite et opérée. La question qui se pose désormais est celle de savoir, s’il est parti de Kidal, ou s’il est passé par Kidal, pour effectuer cette «mission» terroriste. Si ces questionnements sont sans réponse, pour l’instant, ce que l’on sait, par contre, c’est que cette opération donne (un peu plus) raison au chef d’Etat du Niger dans ses déclarations au sujet du statut de Kidal. On sait que Ba-Mossa est un ressortissant de Kidal, qu’il a encore ses parents et des attaches dans cette ville, et qu’il est l’un des plus proches lieutenants d’Iyad (le vrai patron de la capitale de l’Adrar des Ifoghas).

<strong> </strong><strong>Labbezanga, ville fantôme</strong>

Des huttes par-ci, des tentes par-là, quelques animaux errants, quelques personnes hébétées se demandant ce qui leur arrive et accourant vers le moindre signe extérieur. Mais un drapeau tricolore (vert-jaune-rouge) qui continue de flotter. C’est le spectacle désolant qu’offre, aujourd’hui, la ville de Labbezanga, devenue, par la force des choses, et une démission collective, une ville fantôme. La seule ville malienne, à la frontière d’avec le Niger, où flotte encore, seul, abandonné de tous, le drapeau malien. La ville de Labbezanga a été, on s’en souvient, abandonnée par les FAMa à l’issue des attaques de Indelimane et celles d’autres localités à la frontière Mali-Niger. Les forces de défense et de sécurité, contre toute attente, et sans aucune mesure palliative, ont plié bagage abandonnant les populations à leur triste sort. À présent, les quelques personnes qui y vivent, n’ont, en réalité, aucune autre opportunité, aucune solution, nulle part où aller. Elles sont donc obligées de rester sur place se demandant pourquoi elles méritent un tel sort de la part d’un pays auquel elles ont tout donné et pour lequel, elles ont pris beaucoup de risques.

<strong>Prise d’otage : qui a libéré le père du PDG de Gaakoye ?</strong>

Il y a de cela quelques semaines, Ibrahim Diallo, père du patron de la société Gaakoye, Oumar I. Diallo, a été enlevé par des bandits dans le cercle d’Ansongo, plus précisément dans le village de Bara. Aussitôt informés, les services de sécurité, les FAMa à Gao et partout dans la zone, se sont, naturellement, mis à sa recherche. Dans un premier temps, c’est la voiture Mercedes de couleur marron du patriarche qui a été retrouvée. Après des heures de recherches infructueuses, ayant passé au peigne fin toute la zone, les militaires ont suspendu les opérations en attendant de nouveaux éléments. Plusieurs jours après, il a été libéré et rendu à ses parents (parmi lesquels son fils). Depuis, l’on se pose des questions sur le dénouement heureux de cet enlèvement. Parmi les acteurs de cette libération, le nom du fils d’Ibrahim Diallo figure en bonne place. Il aurait payé une rançon de 5 millions de FCFA. Pour ce qui le concerne, on parle même d’activités douteuses et de complicité avec des individus pas du tout recommandables.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4è session du CSA : ce qu’il faut en retenir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4e-session-du-csa-ce-quil-faut-en-retenir-2856283.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:12:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, a tenu sa quatrième consultation de haut niveau à Bamako, le 19 janvier 2020, sous la présidence de Rachid Bladehane, Secrétaire d’Etat algérien et chef de file de la Médiation Internationale.</em></strong>

En des parties maliennes signataires de l’Accord et les membres de la Médiation internationale, cette réunion a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les voies et moyens à même de donner
une nouvelle impulsion au processus de mise en œuvre de l’Accord. Elle a permis de faire le point sur les derniers développements intervenus depuis la 3e consultation de haut niveau du 17 juin 2019 et de
mobiliser davantage de soutien afin d’accélérer le rythme de la mise en œuvre de l’Accord.

À l’issue de cette quatrième session du Comité de suivi de l’accord, les participants se sont réjouis de la qualité et la forte participation des parties maliennes ainsi que de la Médiation internationale, avec notamment la présence des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la République islamique de Mauritanie et de la République du Niger, du Commissaire à la paix et à la Sécurité de l’Union africaine, du Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, de l'Envoyé Spécial de la France pour le Sahel et du Représentant de l’OCI.

De fait, cette mobilisation illustre la détermination du Mali et de ses partenaires internationaux à marquer une nouvelle étape stratégique dans leurs efforts de stabilisation au Mali. Lesquels ont noté, avec grande satisfaction, la bonne atmosphère de travail retrouvée entre les parties maliennes ; ce qui marque par ailleurs la relance effective du processus du suivi et d’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord.

Par ailleurs, le gouvernement malien a reçu les félicitations de ses partenaires pour la bonne tenue du Dialogue national inclusif, et ont dit avoir pris note de ses recommandations et résolutions et appellent à leur mise en œuvre dans un esprit d’inclusivité, traduisant par la même la détermination des Maliens à privilégier, à l’unisson, le dialogue et l’esprit de compromis pour surmonter les défis auxquels leur pays est confronté.

Le CSA a salué les avancées de la mise en œuvre du DDR-intégration accéléré et appelé avec insistance à finaliser et parachever le déploiement des premières unités de l’Armée nationale reconstituée à brève échéance à Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka, avec le soutien de la Communauté internationale. Il a félicité la décision d’opérationnaliser à titre prioritaire et d’urgence le Fonds de développement durable (FDD) en vue de favoriser le retour rapide et effectif de l’Administration dans les régions du Nord du Mali et les services sociaux de base au profit des
populations.

Le CSA a en outre lancé un appel pressant à davantage de cohésion au sein des parties signataire, après avoir pris note de la tenue des congrès des différents mouvements impliqués dans le processus de paix ainsi que des annonces concernant la volonté exprimée pour une mutation en mouvements politiques.

Faut-il aussi noter que les participants à cette session appellent à la reprise des travaux de suivi et d’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord, selon un calendrier assurant la régularité et l’efficacité des réunions du Comité de suivi de l’accord (CSA) et exhortent toutes les parties prenantes à y apporter leurs contributions dans un esprit d’ouverture et d’engagement à l’objectif de la paix et de la réconciliation au Mali.

Ils exhortent la Communauté internationale à poursuivre son appui politique, technique et financier à la mise en œuvre de l’Accord, en particulier aux actions prioritaires ci-dessus mentionnées. Et réitèrent, enfin, leur appel à la Communauté internationale à continuer d’apporter son soutien au gouvernement malien, à travers une approche coordonnée et multidimensionnelle, comprenant les aspects sécuritaires, sociaux et humanitaires, et basée sur une meilleure gouvernance et la promotion du développement économique, dans le strict respect des droits de l’homme.

<strong> Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fête de l’armée : le patron du FAFPA fait parler son cœur à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fete-de-larmee-le-patron-du-fafpa-fait-parler-son-coeur-a-gao-2856270.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:08:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette année à Gao, la fête de l’armée a été célébrée en pompe et a connu des innovations à travers plusieurs activités. À la manœuvre, le Club des amis de Mohamed Albachar Touré (CAMAT). </em></strong>

Physiquement présent, le parrain et non moins Directeur général du Fonds d'appui à la formation professionnelle et à l'apprentissage (FAFPA), a, entouré de ses amis et toutes les autorités de la Cité des Askia, initié et participé, lui-même, à la 3e édition de la coupe de la Première Dame, Mme Keita Aminata Maïga, et plusieurs autres activités.

En vue de témoigner son soutien aux FAMa (Forces armées maliennes) et prôner la cohésion sociale entre les forces de défense et de sécurité et les populations de Gao, le club des amis de Mohamed Albachar Touré a aussi organisé, cette année, à Gao, plusieurs autres activités.

Avec pour thème «Gao, les FAMa, Notre Fierté», le programme ci-après a été effectivement et efficacement déroulé : organisation d’émissions spéciales sur les rôles et missions des FAMa sur les ondes de radio ATTRAM 102.9MHZ, suivie de jeux questions-réponses du 13 au 20 janvier ; des journées de salubrité dans la ville avec l’ONG AGIR et CAMAT (17 au 19 janvier) ; des opérations de don de sang à l’hôpital de Gao le 19 janvier ; finale de football opposant une sélection des clubs à une équipe des FAMa.

On a aussi assisté, lors de ces célébrations, à une remise officielle de compteurs d'eau et d'électricité à la ligue sportive de Gao ; une lecture de Coran pour la paix au nom de la Première Dame à la grande Mosquée du Tombeau des Askia et une soirée culturelle.

Par ailleurs, il importe de souligner que le Club des amis de Mohamed Albachar Touré (CAMAT), à travers son parrain, a déjà réalisé plusieurs activités dans la région pour accompagner les populations, prôner la cohésion sociale et témoigner l'accompagnement des plus hautes autorités de l'État.

<strong> </strong>

<strong>Correspondance particulière</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2e édition du Festival d’ici et d’ailleurs  Sikasso, carrefour du savoir&#45;faire malien et africain</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/2e-edition-du-festival-dici-et-dailleurs-sikasso-carrefour-du-savoir-faire-malien-et-africain-2856265.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:05:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Sikasso, la cité du Kénédougou, a abrité du 17 au 19 janvier la 2<sup>e</sup>édition du Festia, Festival d’ici et d’ailleurs. Une rencontre de la mode prônant la valorisation du «made in Mali» qui a regroupé des designers, stylistes, modélistes maliens et internationaux. Un festival agrémenté par des défilés de mode et des prestations d’une palette d’artistes et humoristes de renom. </strong>

La ville de Sikasso a vibré au rythme de la 2e édition du Festival international, le Festia, Festival d’ici et d’ailleurs, le week-end dernier. En effet, après le franc succès de la 1<sup>e</sup>édition en 2018 à Bamako et Gao, le Festia était à Sikasso les 17, 18 et 19 janvier derniers.

La cérémonie d’ouverture tenue au Stade Babemba Traoré a enregistré la présence de plusieurs personnalités politiques de même que des créateurs, notamment le ministre de l’Artisanat et du Tourisme Nina Walet Intalou, Fadi Maïga, fondatrice de la maison Borthini Couture et de l’Agence de mannequinat Igaima et promotrice du festival, ainsi que des autorités administratives de la région de Sikasso.

Comme son nom l’indique, cette 2<sup>e</sup> édition du Festival d’ici et d’ailleurs a réuni des stylistes d’une dizaine de pays de la sous-région. Ils sont venus entre autres de : Burkina Faso, Sénégal, Togo, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Guinée, Sénégal, et Benin. Un véritable tremplin pour les artistes pour faire connaître leur savoir-faire en termes de créations et aux mannequins maliens de s’exprimer.

Si Sikasso était l’hôte de l’évènement, d’autres régions du Mali comme Ségou, Koulikoro, Kayes, Bougouni et Koutiala étaient également présentes à cette 2<sup>e</sup> édition à travers l’exposition au Stade Babemba. Environ deux-cents créateurs dont une soixantaine de Sikasso ont exposé pendant ces trois jours de festival.

Cette diversité confère au Festia le caractère sans conteste d’un rendez-vous culturel, non seulement, d’intégration et d’inspiration pour la promotion de la mode et du savoir-faire, mais aussi un espace d’échange d’expériences.

<em>«Ce festival ambitionne de promouvoir les valeurs historiques, culturelles et artistiques du Mali en créant une synergie autour du Made in Mali», a </em>expliqué Fadi Maïga, l’initiatrice du Festival. Et le choix de la ville de Sikasso, selon elle, n’est pas fortuit car cette ville est un carrefour de civilisations et de brassages culturels. Et de par sa position géographique, elle se positionne en matière d’infrastructures et offre grâce à son économie et sa culture un panel de styles et d’expressions vestimentaires.

<em>«En initiant le festival, nous voulons faire écho à l’art et à la culture malienne à l’international mais aussi de faire reconnaître que ses secteurs sont des instruments de paix et de cohésion sociale», </em>a-t-elle ajouté.

Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme a salué l’incitative du Festia qui offre aux artisans maliens un espace de promotion pour célébrer leurs œuvres en mettant en exergue leur talent caché. Selon Nina Walet Intalou, l’artisanat est un secteur vital à tous points de vue, très stratégique pour le décollage économique de notre pays où le potentiel de ce secteur est immense.

Pour Mme le ministre, en prônant la consommation du «made in Mali», le Festia contribue, à coup sûr, à l’émancipation des artisans maliens à travers la promotion des tisserands, couturiers, des stylistes, modélistes et tous ceux qui sont dans ce secteur.

Cette 2<sup>e</sup> édition du Festia ne s’est pas contentée des podiums de défilés, de prestations musicales et des expositions de créations. Une conférence-débat, animée par la créatrice malienne Mariah Bocoum et le styliste ivoirien Barros Coulibaly, a en effet réuni les acteurs autour du thème : <strong><em>«L’amélioration des produis locaux du Mali pour une politique de modernisation à travers une consommation locale et universelle».</em></strong>

Un panel d’échanges riche en propositions visant la valorisation et la promotion des produits locaux. Au terme de ces échanges, nous avons surtout retenu que l’accompagnement des autorités en termes de financement, l’intérêt des populations pour les produits locaux, la formation des acteurs du secteur, sont des facteurs incontournables dans le succès de ce combat de valorisation du local en Afrique.

Aussi, le Festia se révèle-t-il comme un itinérant axé essentiellement autour de la mode mais aussi autour de l’humour, la musique, la danse et la gastronomie qui constituent un large programme d’animation socioculturelle pour le développement économique de l’artisanat, du tourisme et de la culture de notre pays. C’est ainsi qu’une pléiade d’artistes et humoriste maliens ont été invités à cette 2<sup>e</sup> édition.

Nous pouvons citer entre autres Néba Solo, Kléla Papa, Dabara, Delphine Mounkoro, King KJ, Calibre 27, ainsi que Souké et Sidiki qui ont rehaussé l’éclat du festival à travers des intermèdes musicaux lors des défilés de mode au Stade Babemba Traoré et à l’hôtel du cinquantenaire. À ne surtout pas oublier les visites des sites touristiques de la ville Sikasso, notamment le Tata et le champ de thé qui ont agrémenté le séjour des festivaliers.

Très inclusif, le Festia s’est exportée auprès des populations notamment dans la rue. Et c’est la rue du 22 septembre, précisément dans le quartier Sanoubougou 1, qui était à l’honneur. Un podium de défilé hors du commun a drainé un public des grands jours.

De fait, il s’agissait d’un Fashion Street, loin des endroits habituels de défilé. <em>«Le défilé de la rue c’est pour donner l’opportunité aux populations qui ne voient les défilés de mode que dernière les écrans», </em>a lancé Fadi Maïga qui s’est dit satisfaite de cette 2<sup>e</sup> édition du Festia.

La satisfaction des populations de Sikasso s’est unanimement aussi manifestée à l’issue des trois jours d’activités du Festia 2, qui a fait de la 3<sup>e</sup> région du Mali un carrefour du savoir-faire malien et africain.

<strong>Youssouf Koné, envoyé spécial à Sikasso </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle compagnie aérienne :   Qui est derrière Sky&#45;Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/nouvelle-compagnie-aerienne-qui-est-derriere-sky-mali-2855344.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 10:57:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’annonce est très claire et dit ceci : « Fondée grâce à des capitaux privés, la compagnie Sky Mali se positionne sur le créneau des vols domestiques pour desservir les capitales régionales du Mali : Kayes, Mopti, Gao et Tombouctou. Elle ambitionne aussi de relier Bamako à plusieurs villes d’Afrique de l’Ouest et du Centre, pour répondre à la forte demande des voyageurs maliens et de la sous-région ».</em></strong>

&nbsp;

Ce que nous révélions, il ya de cela quelques semaines, concernant une nouvelle compagnie aérienne, est petit à petit en train de prendre corps. Tout est finalement fin prêt pour que Sky-Mali soit mise sur les fonts baptismaux. Il ne reste plus que le recrutement du personnel et le lancement des premiers vols. C’est en tout cas ce dont nous informent les promoteurs eux-mêmes à travers un communiqué publié dans la presse et sur les réseaux sociaux.

&nbsp;

Aussi facile et aussi incroyable que cela puisse paraître en cette période de crise extrême, où l’on doit plutôt se préoccuper du sort de nos soldats, des paysans dans les contrées reculées, des réfugiés et autres déplacés, il se trouve des Maliens (anonymes) assez riches et tellement insouciants qu’ils décident d’investir dans une compagnie aérienne pour, disent-ils, desservir l’intérieur du pays et, plus tard, relier Bamako à d’autres capitales sous-régionales. Et depuis, l’on se demande qui seraient ces si fortunés Maliens.

&nbsp;

Nombreux sont, comme nous l’écrivions tantôt, ceux qui affirment que ce soient des proches ou des membres de la famille présidentielle avec, comme écran, un diplomate en poste dans un pays du Golfe. Ces derniers, faut-il le rappeler, après avoir investi dans l’immobilier, le pétrole et autres secteurs, auraient décidé de s’essayer dans le transport aérien.

&nbsp;

Nous avons fait la révélation, selon laquelle, certains des proches d’IBK auraient acquis des avions dans le but de s’adonner au business de l’aérien et qu’ils faisaient des misères à toute ambition affichée, d’un autre Malien, dans ce sens.

Dans la même publication, nous faisions cas de la desserte de la ville de Kayes qui a failli ne jamais avoir lieu tant les promoteurs ont été confrontés à des difficultés dans l’achat des appareils stationnés dans un pays du Golfe. Ce sont ces avions qui vont garnir le premier parc de Sky-Mali, avec comme principaux promoteurs des proches d’IBK et un diplomate.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Vous n’avez pas le droit, Monsieur le président !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-vous-navez-pas-le-droit-monsieur-le-president-2855348.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 07:34:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Décidemment, il ne changera jamais notre président. Complexé qu’il est vis-à-vis de la France, aux Français et au français (vieux), qu’il a appris grâce à son pays, à ses dirigeants, et à un système éducatif sérieux et performant ; il regarde de haut tous ses concitoyens et ne manque aucune occasion pour nous rabâcher les oreilles avec des vieilleries qui ne servent plus, absolument, à rien ! Un langage tellement inutile et désuet que lui-même s’y retrouve très difficilement. Ses interlocuteurs ? Allez leur demander.</span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il ne changera plus notre président, il est tellement dépassé qu’il fait, maintenant, difficilement, la différence entre les occasions de fête et les situations favorables aux mises au point et aux remontrances. Sinon comment expliquer ses inutiles sorties à l’adresse des journalistes invités à venir lui présenter ses vœux à l’occasion du nouvel an ? </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au moment où les confrères s’attendaient, de la part d’IBK, à des messages forts, à des encouragements, à une vision en leur faveur, à des promesses (qu’il tiendra pour une fois), grand fut leur étonnement, quand il sortit des histoires de : « on écrit ci », « on n’écrit pas ça… », « on dit ci », « on ne dit pas ça… »</span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les confrères auraient, dans une certaine mesure, accepté ces critiques de la part de quelqu’un qui peut se targuer, de les avoir soutenus, quelqu’un qui aurait fait des efforts dans le cadre de la formation dans leur pays, quelqu’un qui se serait impliqué dans l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">D’IBK, rien ! Que d’inutiles grands mots en vieux français. Même la cérémonie de présentation de vœux, dont il profite pour nous manquer de respect, a été initiée par son prédécesseur et, lui, est en train de la dénaturer.</span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Parlant d’ailleurs de son prédécesseur, le président ATT, ce dernier n’est pas bardé de diplômes, n’a pas créé de toutes pièces des parchemins pour essayer d’impressionner ses compatriotes. Mais, contrairement à IBK, son passage à la magistrature suprême sera cité en exemple jusqu’à la fin des temps. </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour dire au « président par accident » que ce qu’on lui demande ce n’est pas le latin et le vieux français dont il raffole, et qui ne nous impressionne nullement, mais le travail, le développement de son pays, la stabilité, le retour de la paix, la lutte contre l’insécurité, la justice.</span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce que nous lui demandons, particulièrement, en tant que journalistes, c’est de faire mieux que son prédécesseur qui nous a dotés d’une nouvelle Maison de la presse, qui a permis la tenue dans notre pays de plusieurs rencontres internationales de journalistes à travers le monde, etc. </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Une chose est sûre : si IBK soutient la presse, ce sont ses amis qui le savent, ce sont eux qui en bénéficient, pas la Presse ! Alors, s’il a des leçons à donner, qu’il le leur donne à eux et qu’il nous laisse avancer.</span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Une chose est en tout cas sûre, claire et nette : l’Histoire retiendra que notre pays n’est jamais tombé aussi bas que sous le règne de celui qui détient tous les diplômes du monde, l’homme le plus instruit de la Planète.</span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné </span></b><a name="_GoBack"></a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord&#45;Mali : les FAMa en route pour Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/nord-mali-les-fama-en-route-pour-kidal-2855356.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:41:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Apparemment, les choses commencent à évoluer du côté de Kidal pour ce qui concerne la présence des FAMa (Forces armées maliennes) dans cette ville. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>En effet, il se prépare, depuis quelques jours, à Gao, une mission qui doit se rendre dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas en compagnie d’un nombre important de militaires de l’armée régulière malienne. Il s’agit, précisément, de 3 compagnies déjà prépositionnées dans la cité des Askia, et chacune d’elles comprend une centaine d’éléments.

Aux dernières nouvelles, il s’agit d’un premier contingent de l’armée nouvelle reconstituée (dont on parle l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger), car elle comprend également des combattants des ex-mouvements. Tous sont, à présent, rassemblés à Gao et n’attendent que des instructions qui, selon nos sources, ne sauraient tarder, pour se rendre à Kidal, s’y installer et, en même temps, préparer le retour définitif de l’administration.

Il faut préciser que la ville de Kidal échappe depuis janvier 2013 au contrôle de l’Etat malien. Et ce, même après les opérations de reconquête des villes du nord qui étaient sous occupation djihadiste.

Cependant, des éléments des FAMa étaient présents dans la ville avant leur départ suite à la visite très mouvementée en mai 2014 de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Laquelle a occasionné des combats très violents entre les Forces armées maliennes et des combattants du Mouvement de libération de l’Azawad et alliés.

&nbsp;

<strong>MK&amp;DS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK à ses ministres : « Au boulot ! pas de remaniement en vue ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ibk-a-ses-ministres-au-boulot-pas-de-remaniement-en-vue-2855352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:35:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On s’attendait à un remaniement ou à tout le moins à un réaménagement du gouvernement après le Dialogue national inclusif. On en avait tellement parlé que les ministres, eux-mêmes, commençaient à y croire et devenait, de plus en plus, inquiets pour leur poste ; surtout ceux qui sont un peu éloignés de la famille présidentielle ou pas sûrs de leur reconduction. Désormais, de changement d’attelage gouvernemental, il n’en sera pasquestion avant un certain moment. Peut-être avant les législatives. L’information a été donnée lors du dernier conseil des ministres de l’année écoulée, aux membres de l’exécutif, par le président de la République, en personne.Lui qui avait pourtant fait croire à tous les participants au Dialogue national que dès la fin de cette grande réunion, il prendrait des décisions importantes, n’excluant pas un changement de gouvernement, serait-il, comme à son habitude, en train de se débiner maintenant qu’il a eu quasiment ce qu’il voulait ? Apparemment, oui. En tout cas, de ce qui nous été rapporté, IBK semblait très euphorique et dégageait un certain triomphalisme quand il déclarait, en substance, à ses ministres : « Au travail, il n’y a aucun remaniement en vue d’ici longtemps ».   </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tripatouillage de la constitution en Guinée : IBK soutient son ami Condé</span></b></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7162679842msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi donc, le président malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, soutient son homologue guinéen, Lassana Conté, dans le cadre de sa dangereuse volonté de tripatouiller la Constitution et se présenter pour un troisième mandat. Il soutient le président et le gouvernement dans cette répression sauvage qui a fait plus d’une dizaine de morts ; il est contre toutes ces manifestations du FNDC. Il n’y a plus aucun doute en cela. Il l’a, lui-même, déclaré à une télévision privée guinéenne il ya de cela quelques jours. Au micro de nos confrères, IBK n’est pas passé par quatre chemins. Il a clairement soutenu et, même, essayé de justifier le référendum que le pouvoir prépare en Guinée. Un référendum qui, on le sait, fait peser de graves menaces sur la stabilité du pays de Sékou Touré et même celle de la sous-région.Mais IBK n’en a cure.Après tout, rien ne doit plus nous étonner venant d’IBK, lui qui a même décoré son coiffeur.</span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Amadou Haya Sanogo a&#45;t&#45;il été libéré ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-amadou-haya-sanogo-a-t-il-ete-libere-2855339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Est-on en train de chercher une solution extra-judiciaire à l’embarrassant « Cas-Capitaine Sanogo » ? On dirait bien oui ! En tout cas, certains signes indiquent des actions de ce genre. Il a fait ses bagages pour rentrer de Sélingué, son procès a été reporté sinedie et son entourage est très confiant au sujet d’un dénouement heureux de sa situation. </em></strong>

<strong> </strong>Le Général Amadou Haya Sanogo sera-t-il un jour jugé ? Allons-nous, un jour, savoir, à travers la justice, ce qu’il s’est réellement passé dans notre pays lors du coup d’Etat de 2012, la transition qui en a résulté et les évènements qui se sont déroulés, souvent nuitamment à Kati, courant 2012 et début 2013 ? Justice sera-t-elle un jour rendue aux bérets rouges tombés lors du contre-coup d’Etat, leurs parents sauront-ils, un jour, la vérité ? Quid de la justice qu’ils réclament tous les jours ?

La réponse à toutes ces questions pourrait être non, si l’on en croit l’entourage du Général Amadou Haya Sanogo, lui-même, et si l’on tient compte des évènements qui se déroulent dans le cadre de ce dossier, depuis maintenant quelques jours.

D’abord, son procès avait été fixé au 13 de ce mois avant d’être reporté pour, dira, en substance, dans un communiqué officiel «maintenir la stabilité et la cohésion au sein de l’armé». Avant cela, il faut dire que tous avaient commencé à espérer que le procès se tienne finalement, surtout que Sanogo, lui-même, avait été ramené à Bamako et qu’il avait été entendu par le juge chargé du dossier.

Ensuite, toujours relativement à son voyage de Sélingué pour Bamako en vue d’être jugé, selon plusieurs témoins, Amadou Haya Sanogo n’aurait laissé aucune affaire derrière lui. Il serait rentré avec toutes ses affaires et aurait même dit à des visiteurs et autres connaissances, sur place, qu’il « rentrait définitivement ».

De tout ce qui précède, il est loisible de dire qu’on se dirige vers une mise en liberté discrète du Général Sanogo ; surtout quand on sait qu’il pourrait être, difficilement, jugé à cause de tout ce qu’il sait et du rôle qu’il a joué dans le cadre de l’accession de l’actuel président à la magistrature suprême.

Il faut rappeler que, depuis quelques mois, les autorités réfléchissent, sérieusement, à comment « sortir du cas Sanogo ». Des personnes avaient même été chargées de dégager les scénarii judiciaires et extra-judiciaires possibles en vue de sortir de cette mauvaise passe, tout en sauvant la face des uns et des autres ; à savoir, le principal intéressé à cause de ce qui le lie à IBK et, ce dernier, à cause des secrets qu’ils souhaitent faire garder par l’un de ceux qui l’ont porté à Koulouba, le patron de la junte de 2012.

Aux dernières nouvelles, c’est d’ailleurs IBK, et non la justice, qui est aux manettes dans le cadre de ce dossier. C’est lui qui a refusé la démission du Général Ibrahim Dahirou Dembélé et promis à ce dernier qu’il ne se rendra pas au procès car « Ils vont trouver une solution ».

Il faut rappeler que, comme cela a été dit dans la presse, le ministre de la Défense avait reçu une convocation pour se rendre au Tribunal le lundi 13. C’était une dizaine de jours avant.Dès réception de ce document judiciaire, il a envoyé sa lettre de démission au Premier ministre qui en informa le président de la République. C’est sur intervention de ce dernier qu’il n’y aura ni démission de Bri, ni procès Haya.

Qui a dit qu’IBK n’interférait pas dans les décisions judiciaires ?  .

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Ag Aliou  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FMI : décaissement de 27,63 millions de dollars pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/fmi-decaissement-de-2763-millions-de-dollars-pour-le-mali-2855366.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:29:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit en faveur du Mali et a approuvé un décaissement de 27,63 millions de dollars.</em></strong>

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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé, le dimanche 12 janvier, la première revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre de son programme appuyé par un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de cette revue permet au Mali de tirer l'équivalent d'environ 20 millions de DTS (environ 27,63 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 40 millions de DTS (environ 55,26 millions de dollars).

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En achevant la revue, le conseil d'administration a en outre approuvé la demande de dérogation des autorités maliennes pour l’inobservation du critère de réalisation quantitatif relatif à la non-accumulation d’arriérés intérieurs.

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L’accord triennal a été approuvé le 28 août 2019 pour un montant de 140 millions de DTS (environ 193,5 millions de DTS), soit 75% de la quote-part du Mali au FMI, à l'appui des réformes économiques et financières du pays. Le programme appuyé par la FEC vise à préserver la stabilité macro-économique et à favoriser une croissance plus élevée, plus inclusive et durable. La croissance devrait se stabiliser à 5% à moyen terme, mais les risques de révision à la baisse sont élevés, étant donné le contexte sécuritaire du pays.

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<strong>Évaluation par le conseil d’administration</strong>

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À l’issue de la réunion du conseil d’administration, M. Tao Zhang, directeur général adjoint et président par intérim du FMI, a déclaré que«les autorités maliennes ont commencé à bien mettre en œuvre leur programme économique, malgré des problèmes de sécurité croissants. Les attaques continues des groupes séparatistes dans les régions du Nord et du Centre ont aggravé la fragilité de la situation dans ces régions, soulignant ainsi l'importance d'y établir la présence de l'État par la prestation de services publics. Malgré la précarité de la sécurité, l'économie montre des signes de résilience ; les autorités ont mis en œuvre avec détermination leur programme visant à accroître les recettes, et des réformes structurelles sont en cours».

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Il a indiqué que la priorité immédiate du Mali est de sauvegarder les dépenses sociales et de développement face à l’urgence des dépenses de sécurité. Pour ce faire, ajoute-il, le cadre budgétaire de 2020 prévoit un équilibre approprié entre les dépenses nécessaires et les ressources disponibles, grâce à l'assouplissement de l'objectif global de déficit de 3% à 3,5% du PIB. Un espace budgétaire est également créé pour les dépenses prioritaires, grâce à des objectifs de recettes ambitieux mais réalistes.

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Aux dires de M. Tao Zhang, les réformes visant à augmenter les recettes restent essentielles pour financer les dépenses qui favorisent la croissance. À court terme, a-t-il déclaré, l’action portera sur la réduction des possibilités de fraude fiscale, le renforcement des capacités des administrations fiscale et douanière, et une meilleure observance de la part des contribuables moyens et grands. Ces réformes font partie intégrante des plans destinés à renforcer la gouvernance fiscale, a poursuivi le directeur général adjoint et président par intérim du FMI.

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Avant d’ajouter qu’une gestion plus rigoureuse des finances publiques est indispensable pour soutenir des politiques rationnelles. Il a aussi noté que les principales priorités à court terme consistent à remettre la compagnie nationale d'électricité sur une base financière saine afin de réduire les pressions budgétaires et de garantir un approvisionnement adéquat en électricité, à améliorer la gestion de la trésorerie pour éviter le retour d’arriérés et à renforcer la gestion de la dette. Le prochain examen de la Banque mondiale visant à garantir la transparence et l’efficience des dépenses de sécurité sera également très important, a martelé Tao Zhang.

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Selon lui, les autorités ont l'intention louable d'améliorer la gouvernance et de lutter contre la corruption.«Une mise en œuvre vigoureuse sera nécessaire pour atteindre les objectifs de réforme de la gouvernance dans les finances publiques, la lutte contre le blanchiment d'argent et le dispositif général de lutte contre la corruption. La prochaine évaluation de la gouvernance est très attendue car elle permettra de mieux définir les futures priorités de réforme», a-t-il affirmé.

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Rappelons que le conseil d’administration du FMI a salué le redressement encourageant de la performance des régies d’assiette malgré le contexte sécuritaire très difficile, ainsi que les efforts remarquables en cours pour lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance.

Il encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts de mobilisation des recettes intérieures et d’amélioration de la gouvernance, y compris en s’appuyant sur les conclusions de la prochaine mission d’évaluation conjointe du Département juridique et du Département des finances publiques du FMI, des vulnérabilités en matière de gouvernance.

<strong><em> </em></strong>

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grève des syndicats enseignants :   Les premières victimes sont nos propres enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/greve-des-syndicats-enseignants-les-premieres-victimes-sont-nos-propres-enfants-2855365.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:28:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis quelques semaines, les huit syndicats de l’éducation (Sypesco, Syneb, Synefct, Synesec, Syldef, Fenarec, Coses et Snec), signataires du 15 octobre 2016, ont une nouvelle série de grève. Une nouvelle revendication est mise sur la table malgré la satisfaction de plusieurs doléances par le gouvernement suite à la précédente grève. Une situation qui pénalise les enfants et laisse paraître le spectre d’une année blanche.</em></strong>

<em> </em>« <em>Nous sommes inquiets pour nos enfants, car nous avons pensé que les énormes efforts consentis par l’Etat nous mettaient à l’abri de nouvelles grèves</em>» dira un parent d’élève face à la nouvelle revendication des syndicats des enseignants. « La place de nos enfants est dans les salles de classe pas dans la rue ou à la maison » dira l’autre très remonté face à la situation.

On se rappelle l’un des premiers feux éteints par le gouvernement du Premier ministre Docteur Boubou Cissé a été la grève des enseignants qui avait duré 6 mois (décembre 2018 à mai 2019).Les plus hautes autorités, avec l’appui du médiateur de la République, les acteurs et partenaires de l’école, se sont donné la main pour aboutir à un accord avec les huit syndicats de l’éducation (<em>Sypesco, Syneb, Synefct, Synesec, Syldef, Fenarec, Coses et Snec</em>) signataires du 15 octobre 2016.

Le procès-verbal de conciliation signé entre le gouvernement et les syndicats a été un ouf de soulagement pour l’ensemble du pays et surtout pour les écoliers, de retrouver le chemin de l’école et leurs camarades. Le spectre d’une année scolaire blanche qui se profilait a pu être évité.

Des efforts conséquents avaient également été faits par le gouvernement afin de réaménager les programmes, les emplois du temps et le calendrier scolaires et la prolongation de l’année scolaire jusqu’au 31 juillet 2019. Une atmosphère de confiance s’est installée à travers la Commission de suivi de la mise en œuvre du procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et les syndicats de l’Education. Cela a abouti à la réussite des examens scolaires, à la rentrée scolaire 2019-2020 le mardi 01 octobre 2019, et au suivi de la mise en œuvre des acquis.

Cette somme d’efforts tend à redevenir du néant suite à une nouvelle série de grève des enseignants qui a débuté le 16 décembre 2019 sur une nouvelle et seule revendication: l’application de l’Article 39 de la loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Cette revendication des syndicats des enseignants se réfère au procès-verbal de conciliation conclu entre le gouvernement et l’UNTM, le 29 janvier 2019, qui octroie aux travailleurs de la Fonction publique, au point 01 de l’accord, une augmentation de l’indice plafond à 1100 pour la catégorie A au 1<sup>er</sup> janvier 2019 et à l’indice 1200 au 1<sup>er</sup> janvier 2021. Les syndicats des enseignants revendiquent l’augmentation de 20% de la grille salariale octroyée aux autres travailleurs de la Fonction publique.

À la signature de l’accord, les travailleurs du statut général de la Fonction publique avaient un indice plafond de 960 en 2018 devant évoluer à 1100 en 2019 et 1200 en 2021.Par contre, les travailleurs de l’enseignement bénéficiaient du statut particulier d’un indice coté à 1060 déjà en 2018 au moment de la signature de l’accord.

Le principe était simple :(1) faire monter l’ensemble des travailleurs du statut général des travailleurs de la fonction publique et du statut particulier des enseignants à un indice de 1100 en janvier 2020 pour ensuite (2) passer à 1200 en janvier 2021, conformément aux accords signés entre le gouvernement et les syndicats du statut général et dont les enseignants de ce statut dit « particulier » bénéficient par ricochet.

Or, les enseignants ont décidé de quitter le statut général de la fonction publique pour s’ériger en syndicats autonomes. Ainsi, les acquis de l’UNTM ne devraient être applicables aux syndicats autonomes et vice-versa.  Autrement dit, on ne peut quitter la grande famille en décidant de prendre son indépendance et de prétendre à continuer à bénéficier des avantages de la grande famille.

En faisant le point de la mise en œuvre du procès-verbal de conciliation, 50% des 10 points de revendications ont été réalisés par le gouvernement pour satisfaire les enseignants pendant les derniers mois selon notre source.

Tous les enseignants selon leur catégorie bénéficieront d’une somme forfaitaire annuelle au titre de la prime de documentation : Catégorie A : 60 000F ; Catégorie  B2 : 40 000F ; Catégorie B1 : 25 000F ; Catégorie  C : 15 000F et le paiement annuel de cette somme interviendra au mois d’août de chaque année (le Décret portant allocation d’une prime d’équipement au personnel enseignant a été pris lors  du conseil des ministres le vendredi 24 mai 2019).

Un montant de 20 000 Fcfa est accordé à tous les enseignants sans tenir compte de la catégorie en guise d’une majoration de l’Indemnité de résidence (<em>Décret n°14-0837/P-RM du 10 novembre 2014)</em>, payable sur 2 ans en 2020 et 2021.

<em> </em>Concernant l’adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental, et de l’Education préscolaire et spéciale, ce décret a également été pris lors duconseil des ministres du vendredi 24 mai 2019.

L’application du décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission est effective depuis le 15 janvier 2016.

À la demande des syndicats, les deux décrets 0800/P-RM et 0801/PM-RM ont été abrogés en ce qui concerne l’annulation des décrets 2018-0800/P-RM du 19 octobre 2018 fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement et n°2018-0801/P-RM du 19 octobre 2018, portant répartition des services publics entre la primature et les départements ministériels.

<em> </em>Ainsi,le décret n°2019-0331/P-RM du 13 Mai 2019, fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement, en son article 6, attribue désormais la gestion du personnel relevant du Statut général des fonctionnaires des Collectivités territoriales au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le décret n° 2019-0332/PM-RM du 13 Mai 2019 portant répartition des services publics entre la Primature et les Départements ministériels, rattache désormais la Direction nationale de la Fonction publique des Collectivités territoriales au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

<em> </em>En ce qui concerne les quatre autres points de revendications, les dispositions sont en cours car ils nécessitent plus de temps, car il s’agit de travaux d’ordre technique et organisationnel. Ils concernent :<em>la finalisation du processus de régularisation administrative et financière des diplômes des sortants de l’EN Sup (nouvelle formule) au même titre que ceux de l’ENI et IPR/IFRA (ainsi que toutes les grandes écoles : ENI, IPR/IFRA, ENETP, Conservatoires Balla Fasseké ; l’organisation sans délai de l’élection professionnelle du secteur de l’éducation et la création des organes prévus par le décret n°2018-0067/P-RM du 26 janvier 2018, fixant les modalités d’application du statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental, et de l’Education préscolaire et spéciale.</em>

L’intégration dans le corps des enseignants du personnel non enseignant en classe ; et l’’accès des enseignants fonctionnaires des Collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat.

Le point concernant la relecture immédiate du décret n°529/P-RM du 21 juin 2013, portant allocation d’indemnités au personnel chargé des examens et concours professionnel, avait été abandonné par les syndicats.

En ces temps où chaque citoyen devrait comprendre les défis sécuritaires du pays, les syndicats devraient raison garder afin de contribuer à la stabilité du Mali qui a trop souffert des individualistes au moment l’effort collectif est prôné.

Or, les syndicats se réclamant de ce statut particulier ont tout simplement fait une « règle de trois » en déduisant que cette majoration du statut général (de 960 à 1060) équivaudrait à 20% de majoration et se refusent à toute autre alternative.

Ce statut particulier ne saurait les rendre supérieurs et plus méritants que les autres fonctionnaires de la fonction publique au moment où l’Etat cherche à uniformiser et à améliorer les conditions générales de tous les fonctionnaires maliens. Ce qui a d’ailleurs été l’une des résolutions et recommandations prioritaires issues du dialogue national inclusif administré dans près de 620 communes au Mali.

Cette crise a créé une grande polémique au sein de l’opinion nationale qui perçoit cette grève comme une mauvaise foi du gouvernement, sans compter que les syndicats accusent le Premier ministre sur les réseaux sociaux de faire défaut aux engagements pris par le président de la République et à ses propres engagements.

Le gouvernement de la République du Mali, à travers la Primature, propose la mise en œuvre d’un plan de communication à très court terme pour pallier le déficit de communication et de perception vis-à-vis de l’opinion nationale.

<strong> </strong><strong>Bourema Sinayogo, enseignant à la retraite</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pau : ce qui n’est pas dit dans la déclaration finale cache !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/pau-ce-qui-nest-pas-dit-dans-la-declaration-finale-cache-2855362.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:25:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Avant la visite en février du Premier ministre à Kidal, accompagné de tous les symboles de l’État et des services publics et sociaux de base, il y aura le redéploiement, avec le soutien de la Minusma, des premiers éléments des Forces de défense et de sécurité reconstituées, correctement équipés et encadrés, dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas.  Par ailleurs, le processus de DDR accéléré doit être poursuivi pour atteindre 3000 combattants réintégrés supplémentaires ainsi que le redéploiement des Forces de défense et de sécurité ainsi reconstituées et l’administration sur l’ensemble du territoire national, au cours du premier trimestre 2020. Le référendum en vue de la réforme constitutionnelle et la mise en place du Fonds de développement du Nord sont d’autres sujets traités par le Sommet de Pau en France. Sans oublier le désarmement de toutes les milices au centre du Mali.</em>

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet  de  Pau : La France reste mais…</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sommet-de-pau-la-france-reste-mais-2855354.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:20:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Réunis, lundi 13 janvier dernier en sommet à Pau en France, les pays du G5 Sahel ont souhaité la poursuite de l'engagement de Paris pour lutter contre le djihadisme dans la région. Le président français Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de 220 soldats supplémentaires sur le terrain.   Ce sommet  censé clarifier  les   positions des pays  du G5 vis-à-vis  de l’intervention  française dans la région n’</strong><strong>a pas apaisé les accusations contre Barkhane. </strong>

A l’issue  du sommet, la France et les pays du G5 Sahel (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali),  ont décidé de renforcer leur coopération militaire face à la recrudescence des attaques djihadistes.

Selon une déclaration commune, les présidents du G5 Sahel, réunis à l’initiative d’Emmanuel Macron, ont par ailleurs <em>« exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel »</em>, une réponse à la montée d’un sentiment antifrançais, qui était réclamée par Paris.

Aussi, un nouveau cadre de lutte contre les groupes djihadistes a été adopté. Ce nouveau cadre sera structuré autour de 4 piliers : un premier pilier stratégique et militaire, un deuxième qui concerne la formation des armées sahéliennes, un troisième qui traite du retour de l’État et des administrations et un dernier consacré au développement. Comme annoncé, le premier pilier acte un recentrage des opérations militaires sur la région des trois frontières entre le Mali, le Burkina et le Niger, là où se concentrent les attaques. Notamment celles de la <em>katiba </em>jugée comme étant la plus dangereuse : l’État islamique au grand Sahara.

C’est un commandement conjoint Barkane/G5 Sahel qui dirigera les opérations. Dans ce cadre, les forces spéciales européennes, désormais baptisées « Task force Takouba », seront intégrées à Barkhane. La force française, elle, sera renforcée sur place : 220 soldats supplémentaires viendront s’ajouter aux 4 500 déjà présents dans la région.

La force Barkhane ne se dispersera plus. À présent, son objectif est de devenir une force de réaction rapide au profit des armées locales. Partager à la fois le renseignement et les missions, au sein d’une coalition la plus large possible incluant également la force Takouba.

La doctrine tactique de Barkhane change et le concept de temps long semble, lui aussi, révolu. Paris a fixé un horizon à son engagement au Sahel. En juin prochain à Nouakchott, le G5 se réunira de nouveau et, cette fois, prévient Emmanuel Macron, des progrès tangibles devront être constatés.

Le président français est également revenu sur le sentiment anti-français qui s'est exprimé dans la sous-région. Et il a adressé une mise en garde : « <em> À chaque fois qu’un État demandera à l’armée française de ne plus être là, nous le quitterons</em> », a déclaré Emmanuel Macron<em>.</em>

« Notre seul intérêt, c’est la lutte contre le terrorisme et la stabilité et la souveraineté des États où nous sommes présents... Donc, les discours que j’ai pu entendre ces dernières semaines sont indignes. Indigne ! Et ils sont combattus avec beaucoup de fermeté par vos dirigeants, je les en remercie, et encore, au moment des vœux. Ils sont indignes, parce qu’ils servent aussi d’autres intérêts. »  a affirmé le président français.

<strong>Les populations sceptiques</strong>

Après  le sommet  de Pau, les réactions restent  plutôt mitigées. Si certains se félicitent sur les réseaux sociaux de la poursuite de l’engagement français au Sahel, d’autres n’hésitent pas à montrer leur mécontentement dans un climat de défiance croissant vis-à-vis des forces françaises.

Au  Mali les réactions  sont plutôt contrastées. Si certains se félicitent sur les réseaux sociaux de la poursuite de l’engagement français au Sahel, d’autres n’hésitent pas à montrer leur mécontentement. Aussi, l’engagement renouvelé de la collaboration entre les Etats sahéliens et la France qui a annoncé l’envoi de 220 soldats français supplémentaires  est ainsi perçu <em>« comme une mise sous tutelle »</em> par le Groupe des patriotes du Mali (GPM), figure de proue des manifestations réclamant le départ des forces étrangères. <em>« Nous allons redoubler d’efforts pour arriver à nos fins », </em>martèle Mahamadou Coulibaly, l’un des membres du GPM.

<strong>Les populations maliennes  suspectent toujours la France de soutenir  les rebelles de Kidal. Ainsi, dans les rues de Bamako, on clame désormais haut et fort cette duplicité de l’Hexagone. : «  Le sort de Kidal a été envoyé aux calendes Grecque</strong> <em> et qu’ils ont empêché les soldats maliens de les suivre »</em>,  déclare  Seydou Sidibé, du GPM. (Groupe des patriotes du Mali.)

Pour Allaye Bocoum du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI), le sommet de Pau est  une manipulation du président français : « Je pense que les efforts n'étaient pas éparpillés car la plupart des actions de la force Barkhane étaient déjà dans cette zone des trois frontières. Le fait de le réaffirmer et de le dire de cette manière reviendrait à reconnaître qu'ils étaient dans un désordre total, ce que nous avons toujours affirmé. De toute façon, la présence française, depuis le départ, nous savions qu'elle n'était pas utile. Ce n'était pas pour le peuple malien, ni pour le sauver, ni pour sauver le Mali."

Quant à Ibrahim Maïga, de l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Bamako, il déplore le fait que la solution préconisée reste largement militaire : <em>« La stratégie actuelle ne prend pas suffisamment en compte la complexité de la situation. Aujourd’hui, un ennemi a été identifié : l’Etat islamique au Grand Sahara. Mais en réalité, cet ennemi n’est pas un et indivisible, il est pluriel. Par ailleurs, on aurait pu s’attendre à une forme d’appropriation de la lutte contre le terrorisme par les chefs d’Etat sahéliens, mais on voit que c’est la France qui continue de donner le tempo. C’est aussi ça qui nourrit le ressentiment vis-à-vis de l’engagement de la France au Sahel et la contestation contre les chefs d’Etat sahéliens. »</em>

Au Burkina sur les réseaux sociaux, si certains se félicitent de la <em>« poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel »</em>, la qualifiant de <em>« sage décision »</em>, d’autres se montrent plus sceptiques quant à la création d’une nouvelle coalition antiterroriste, baptisée Coalition pour le Sahel. <em>« On a déjà trois armées nationales dans la zone, la force « Barkhane », l’ONU et le G5 Sahel. On ne sait pas qui commande qui et qui fait quoi. A l’inefficacité on répond par la création de structures encore moins efficaces »</em>, fustige ainsi un Burkinabé.

Lundi 13 janvier, une centaine de manifestants avaient défilé à Pô, dans le sud du pays, pour dénoncer <em>« le paternalisme »</em> et <em>« le chantage </em>» de la France. Ce <em>« sommet parallèle » </em>à celui de Pau était organisé par le Comité international mémorial Thomas Sankara [l’ancien président révolutionnaire assassiné en 1987]. <em>« La réponse n’est pas d’envoyer de nouveaux militaires français mourir à notre place et de remplacer nos propres soldats, nous ne devons plus sous-traiter nos responsabilités mais décider et agir en notre nom, encore une fois la voix du peuple a été oubliée »,</em> dénonce le militant Serge Bayala, membre du Balai citoyen.

Sur le site Le Faso.net, un lecteur burkinabè fait éclater sa colère : « Que Macron aille s'occuper des Français et qu'il nous laisse en paix avec nos démons à combattre ».

Au Tchad, les réactions sont nombreuses et diverses à la suite du sommet de Pau où les pays du G5 Sahel ont souhaité, lundi 13 janvier, la poursuite de l'engagement de Paris pour lutter contre le terrorisme dans la région. Si la majorité au pouvoir salue cette position, une partie de l'opposition tchadienne reste plutôt sceptique, affirmant que les chefs d'État du G5 Sahel doivent renforcer leurs armées pour garantir seuls leur sécurité.

Si une partie des opposants tchadiens disent avoir entendu de vieilles promesses lors du sommet du G5 Sahel à Pau, le chef de file de l'opposition, Romadoungar Felix Nialbé, salue tout de même la poursuite de l'engagement militaire de la France au Sahel

Au Niger, pour Moussa Tchangari,  qui  préside l'association Alternative espaces citoyens<em>, </em>une organisation de la société civile du Niger, le président français souhaiterait que<em>"les chefs d'Etats lui donnent les garanties qu'ils prendront des dispositions pour empêcher les critiques contre la présence des forces militaires françaises. Donc c'est un défi et un recul sur le plan démocratique. De ce point de vue, c'est grave, il a été vraiment très mal inspiré".</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chinagodrar : Barkhane en appui des Forces armées nigériennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/chinagodrar-barkhane-en-appui-des-forces-armees-nigeriennes-2855369.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:18:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 09 janvier, en fin de matinée, le camp nigérien de Chinagodrar, situé dans le Liptako nigérien, a été attaqué par des groupes armés terroristes (GAT). À la suite de l’alerte donnée vers 13h par les autorités militaires nigériennes, une patrouille de mirage 2000 est intervenue en appui des forces armées nigériennes en réalisant un show of force qui s’est avéré déterminant pour mettre les terroristes en fuite.

Sur le terrain des opérations, la force Barkhane et ses alliés continuent plus que jamais le combat, ensemble dans ce qu’il convient d’appeler un « partenariat de combat », avec pour objectif de restaurer des conditions sécuritaires favorables au retour de la gouvernance des Etats dans la bande sahélo-saharienne.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.

<strong>Source : Barkhane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : et si le gouvernement nous disait la vérité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-et-si-le-gouvernement-nous-disait-la-verite-2851538.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 13:27:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la dernière réunion de la Commission technique de sécurité (CTS), les partenaires ont demandé et insisté sur la présence de l’armée malienne à Kidal. Tous les participants (hormis la partie malienne) étaient unanimes sur le fait que l’Etat doit être présent dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. </em></strong>

Une proposition qui a été, à l’étonnement général, rejetée purement et simplement par le gouvernement malien, particulièrement le ministère de la Défense et des Anciens combattants. Raison invoquée : «Nous n’avons pas l’équipement nécessaire pour ce faire». Le ministère de la Défense a donc avancé l’idée du manque d’armement pour justifier son absence et son refus d’aller à Kidal.

Le paradoxe, c’est qu’on parle, pendant ce temps, de montée en puissance des Fama (Forces armées maliennes) et qu’on remet des équipements flambants neufs à des soldats qui partent les «offrir» gracieusement aux GAT (Groupes armés terroristes).

Si nous parlons de ce sujet, ce n’est pas pour mettre à nu le mensonge d’Etat qu’est devenu «le cas Kidal», dès qu’il s’agit du gouvernement malien qui, visiblement, cache d’énormes choses aux Maliens à propos de sa non-présence dans cette ville.

Par exemple, pour ce qui concerne le MOC, il a été demandé 200 éléments à la partie gouvernementale ; malheureusement, elle n’a pu, et difficilement, convaincre qu’une soixantaine de soldats à partir pour Kidal. De ce groupe, aujourd’hui, il ne reste qu’une dizaine qui se plaint à longueur de journée de ses conditions de vie.

Par ailleurs, pour ce qui concerne le drapeau malien, il est également important que le gouvernement dise la vérité aux Maliens. Personne n’est contre sa présence à Kidal. Voici ce que disent les populations : «Ce n’est pas à nous de planter le drapeau et de le garder». Pourquoi l’Etat n’envoie-t-il pas l’armée pour veiller sur notre drapeau?

La vérité, aujourd’hui, au sujet de Kidal, réside ailleurs et dépend, pour beaucoup, de la faillite de la gouvernance actuelle et de l’incapacité de ceux auxquels les populations ont accordé leur confiance pour présider aux destinées  du pays.

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit : Que Macron comprenne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-que-macron-comprenne-2-2851590.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 09:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis quand des chefs d’Etat africains, particulièrement celui du Mali, ont besoin d’un carton d’invitation pour se rendre à Paris ? Depuis quand  exigent-ils une invitation officielle pour répondre à l’appel d’un président français ?

À quoi riment le gâchis et le folklore qui consistent à faire déplacer de Paris, spécialement, jusque dans toutes les capitales des pays du G5 Sahel, pour remettre «en main propre», devant caméras, appareils-photo, journalistes, badauds, des lettres d’invitation à des chefs d’Etat africains ?

Lesquels ne se font jamais prier pour séjourner, ne serait-ce que quelques heures, aux bords de la Seine, dans le cadre de visites privées ou professionnelles, ou pour se faire soigner, oublier le stress du pays, rencontrer un partenaire d’affaires ou déposer ou investir de l’argent très mal acquis. Qui est l’auteur de ce folklore ? Qui sont les initiateurs d’une telle comédie ? Est-ce Emmanuel Macron, lui-même ? Les chefs d’Etat sahéliens ?

Nous ne le savons pas exactement.  Ce que nous savons, par contre, et sur lequel nous pouvons même jurer, c’est qu’Emmanuel Macron, en procédant tel qu’il le fait, à propos de la réunion à Pau et de la gestion de l’avenir de la France et des troupes françaises dans le Sahel, frappe à la mauvaise porte. Il risque de déchanter très vite car, à notre avis, il a choisi les mauvais interlocuteurs.

Pour ce qui concerne la présence de la France au Sahel, la fin du sentiment anti-français, l’acceptation des «boys» de Macron, ceux avec qui il faut discuter, ce ne sont pas les chefs d’Etat du G5 Sahel, ils n’y peuvent rien. Ils  n’ont aucune espèce d’influence sur la question et ne peuvent donc rien pour Macron et la France.

Ceux avec qui il faut discuter, ce sont les populations, à savoir le bas peuple ; ceux qui croisent et côtoient, au quotidien, les troupes françaises à Gao, Mopti, Sévaré, Koro, Ménaka, Labbezanga, etc. Ceux sur lesquels leur présence a une influence sur la vie de tous les jours. Ces populations qui, aujourd’hui, (celles de Labezzanga, à la frontière nigérienne, par exemple) se sentent abandonnées par un Etat central dont la préoccupation est autre que la sécurisation de ses fils et de son territoire.

Des populations qui ont assisté, impuissantes, au départ des militaires censés les protéger ; des populations qui, de plus en plus, désespèrent de leurs dirigeants censés parler en leur nom et pour leur compte.

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la radicalisation : le Sahel élabore son guide de bonnes pratiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/contre-la-radicalisation-le-sahel-elabore-son-guide-de-bonnes-pratiques-2851555.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Ligue des oulémas, prêcheurs et imams des pays du Sahel (LOPIS) a tenu son 11<sup>ème</sup> atelier régional à Bamako, du 4 au 6 novembre, à l’hôtel Salam. Il s’agissait pour les participants d’adopter le manuel guide de bonnes pratiques de l’enseignement religieux pour lutter contre la radicalisation et l’extrême violence.  La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre des Affaires religieuses et du Culte.</strong>

Lors du 10<sup>ème</sup> atelier régional tenu les 11 et 12 septembre 2019, à Nouakchott en Mauritanie, les membres de la Ligue des oulémas, imams et prêcheurs des pays du Sahel (LOPIS) ont évoqué l’enrichissement du contenu du guide en question, notamment en matière de définitions et concepts, tout en soulignant la nécessité de renforcer les textes de ce guide par des arguments s’inspirant du Saint-Coran et de la tradition prophétique (Hadith).

Après trois mois de concertations et d’échanges entre les membres de la ligue, ces derniers ont affiné leur travail et ont finalisé la rédaction du manuel en question. La rencontre de Bamako a été l’occasion de l’annonce officielle de sa publication.

L’atelier de Bamako s’inscrivait dans la continuité de l’action entreprise par la Ligue lors des 6<sup>ème</sup> et 10<sup>ème</sup> ateliers, tenus respectivement en juillet 2017 et en septembre 2019, à Nouakchott, lors desquels les membres du bureau exécutif se sont mis d’accord sur les principaux axes et thèmes du guide de bonnes pratiques, liés à l’enseignement religieux dans les institutions éducatives dans la région du Sahel, afin de prémunir les jeunes de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

Ainsi, le 11<sup>ème</sup> atelier a été entièrement consacré à l’annonce officielle de la publication du guide en question et sa mise à la disposition des formateurs comme outil de référence, permettant d’optimiser et rehausser la qualité de l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles, sachant qu’il s’agit du premier guide religieux contre l’extrémisme qui constitue une étape opérationnelle décisive pour la Ligue depuis sa création en 2013.

Rappelons que le manuel de Guide de bonnes pratiques de trois chapitres est axé sur les concepts et la terminologie avec ses sous-titres ; le deuxième chapitre est lié aux valeurs et à l’éthique et le troisième chapitre aux sujets polémiques.

<strong>GT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La diversion d’Emmanuel Macron</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-diversion-demmanuel-macron-2851534.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:32:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la livraison N°4860 du 05 décembre 2019 du quotidien «L’Indépendant», il est écrit que «Macron invite les dirigeants du G5 Sahel à «clarifier et assumer» leurs positions sur la présence des forces françaises». La gravité et l’inopportunité de cette déclaration du Président français conduisent bien à certaines interrogations.</em></strong>

Peut-on imaginer qu’à ce niveau du chaos sécuritaire vécu dans les pays du Sahel, en particulier au Burkina Faso et au Mali, que le Président Macron ne se soit pas encore rendu compte de l’écroulement dans ce cadre de l’ensemble des dispositifs politiques et militaires élaborés et mis en place sous l’influence et l’autorité du Gouvernement français ?

Est-il également acceptable, qu’après avoir maintenu les forces armées de défense et de sécurité du Mali hors des combats à l’extrême nord du Mali qui auraient pu très certainement mettre fin à l’invasion du Mali par des bandits armés, que le Président Macron n’avait pas entendu les plaintes et les frustrations des Maliens et des pays amis du Mali à ce sujet ?

Le Président Macron avait-il véritablement pesé les conséquences directes des disparitions tragiques et quotidiennes des militaires maliens, burkinabè et nigériens, du fait des djihadistes et des terroristes, pendant que des forces françaises stationnées dans ces pays, surarmées et suréquipées et spécialement engagées dans la lutte contre ces menaces pouvaient efficacement intervenir en faveur des forces loyalistes ?

Le Gouvernement de Macron avait-il réellement évalué la confiance et le grand espoir que les populations des pays du G5 Sahel avaient nourri et avaient placé dans l’intervention des troupes françaises aux côtés des forces armées de ces pays contre ces nombreuses menaces en cours ?

Le Gouvernement de Macron avait-il mesuré le grand attachement des populations africaines, en particulier maliennes,  à leur souveraineté  politique et territoriale ainsi que l’acharnement et l’engagement de celles-ci  à préserver leur Unité nationale ?

L’omission, la négligence et la sous-évaluation de ces éléments par le Gouvernement de Macron sont en effet à l’origine du rejet intégral et de l’échec de la politique française au Sahel, à savoir celui des interventions françaises au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina-Faso.

Mais contrairement à cette réalité incontestable d’impertinence et d’inefficience des stratégies de sortie de crise préconisées par le Gouvernement de Macron, le Président Macron veut faire croire au monde et au peuple français qu’un sentiment anti-français émerge avec intensité dans ces pays et qu’il faille fondamentalement revoir la coopération avec ces Etats… C’est là où pointe justement la diversion politique du Président Macron.

Conscient de la volonté affichée des populations des pays du G5 Sahel de construire des alternatives plus crédibles de partenariat avec des pays comme la Russie de POUTINE et sachant que le peuple français est bien susceptible de lui demander des comptes au sujet des multiples opérations militaires envisagées au Sahel, du fait des lourdes pertes enregistrées au détriment de la France pendant que des sommes colossales sont engagées dans ce cadre,  le Président Macron, en prélude également à sa défense devant l’histoire, a ainsi pensé «cette invitation» des chefs d’Etat des pays durement éprouvés par les attaques terroristes quotidiennes que les troupes françaises n’arrivent toujours pas à vaincre.

Le Président Macron sait bien que les défaites militaires ont toujours provoqué des instabilités politiques, cette diversion fait donc partie intégrante des moyens de défense du Président Macron et de son Gouvernement devant les critiques sévères de leurs adversaires politiques français et européens.

Avec certitude, le peuple français est appelé à comprendre que les populations des pays du G5 Sahel n’ont aucune antipathie en son égard ni contre les intérêts légitimes français au Sahel.  Ce sont plutôt des politiques publiques françaises, de nature colonialiste comme l’avait souligné récemment le Président BOLSENARO du Brésil, qui sont contestées et rejetées par les populations des pays du G5 Sahel.

C’est la déception des populations par les troupes françaises dans l’accomplissement de leur engagement vis-à-vis des Gouvernements des pays du G5 Sahel qui est vigoureusement exprimée par celles-ci contre le Gouvernement du Président Macron. Le peuple français est et restera l’allié historique des populations des pays du G5 Sahel et tout doit être mis en œuvre par les peuples pour sauvegarder éternellement cette relation fraternelle au-delà des contingences politiques.

Pour se défendre des échecs des politiques imposées à ces Gouvernements africains du Sahel,  le Gouvernement de Macron a adopté la diversion politique : stratégie politique qui consiste à épingler au premier chef la responsabilité des chefs d’Etat et des Gouvernements des pays du G5 Sahel qui, cependant, n’ont suivi depuis le début des douloureux évènements en 2012 et appliqué à la lettre les recommandations et les résolutions de la Communauté Internationale et plus particulièrement les solutions préconisées directement et politiquement par les Gouvernements successifs français dont celui du Président Macron.

La présence des troupes Onusiennes et celle des troupes françaises n’ont jamais été contestées ni remises en cause dans ces pays du G5 Sahel. En ce qui concerne la France, c’est l’attitude des gouvernants français dans l’adoption et la mise en œuvre des mesures inacceptables car contraires aux règles du Droit International et hostiles aux intérêts de ces pays dont le Mali.

La régionalisation ne trouve pas encore son chemin en France, alors comment le Gouvernement français et la communauté internationale peuvent vouloir imposer cette forme politico-administrative au Mali, sachant bien qu’elle transforme l’Etat unitaire en un Etat fédéral ou presque que les Maliens ne veulent pas pour l’instant ?

La proximité douteuse du Gouvernement de Macron avec les groupes armés rebelles du nord du Mali ainsi que le comportement «souverain» des troupes françaises en terre étrangère malienne sont également constamment indexés par les populations et ces réalités heurtent gravement la conscience nationale.

Sous les contraintes d’un Accord pour la paix, imposé à Alger au Gouvernement du Mali et aux groupes armés rebelles du nord-Mali par la France et par la Communauté Internationale qui n’existe aucunement pas au regard du Droit International, les forces armées de défense et de sécurité du Mali sont presque interdites de faire mouvement vers des localités comme Kidal où la présence de l’Etat malien est quasi nulle.

Sur ce point, il est important de rappeler que le Gouvernement du Président Macron n’est pas le seul concerné. D’autres pays européens sont aussi sérieusement soupçonnés d’appuyer les groupes armés du nord dans leur aventure hasardeuse de division du Mali.

Le Gouvernement de Macron est celui qui pilote ouvertement toutes les manœuvres. Un ancien Ambassadeur français au Mali n’a-t-il pas écrit que le Gouvernement français avait bien «ajouté du désordre au désordre», en faisant par exemple renaître des groupes armés comme le MNLA qui s’apprêtait pourtant à l’époque à déposer les armes...

S’agissant de la présence de la communauté internationale notamment au Mali, Ce sont les mandats de la MINUSMA qui font couramment l’objet de critiques de la part des Maliens parce que ces derniers avaient espéré à juste titre l’engagement ferme des troupes Onusiennes aux côtés des forces de défense et de sécurité du Mali dans la lutte pour la conquête de l’intégrité de leur territoire national.

À cette retenue de la MINUSMA, on peut également ajouter les effets néfastes des massacres quotidiens des populations civiles au centre du Mali par des groupes terroristes alors que les troupes Onusiennes prétendaient avoir la charge essentielle de protéger ces populations civiles non combattantes. Des critiques sévères avaient bien été élevées à ce sujet mais jamais le départ du Mali des troupes étrangères n’avait été une préoccupation des Maliens.

Les cas graves de violations des droits de l’homme, les nombreuses et quotidiennes exactions contre les enfants, les femmes et les vieilles personnes ont bel et bien été à l’origine de quelques manifestations de jeunes contre les forces Onusiennes, mais qui furent toutefois très vite maîtrisées par le Gouvernement malien par la voie du dialogue et de la sensibilisation. Le contexte démocratique faisant du peuple malien le souverain, le Gouvernement malien ne pouvait aucunement agir autrement contre les manifestants. Le droit de manifester est fondamental dans une démocratie.

Il ne revient donc pas aux chefs d’Etat des pays du G5 Sahel de clarifier leurs positions sur la présence des forces françaises et onusiennes au Mali, mais c’est à la communauté internationale et surtout au Gouvernement de Macron de clarifier les positions de son Gouvernement, de démentir concrètement les allégations nombreuses soulevées contre eux au Sahel et de justifier les turpitudes vécues sur le terrain. C’est au Gouvernement de Macron de s’expliquer aux Maliens sur l’absence de l’Etat du Mali à Kidal et sur les objectifs visés dans la mission des forces françaises au Mali, au Burkina-Faso, au Niger et au Tchad.

Il était plus raisonnable aussi qu’une telle rencontre ait lieu en dehors de la France du fait du ton autoritaire emprunté et paternaliste dans lequel «l’invitation» avait été lancée. L’occasion est toutefois bonne pour les chefs d’Etat «invités ou convoqués» d’apprendre à Macron et à son Gouvernement que le monde a beaucoup changé.

La raison n’est plus exclusivement Hélène ainsi que l’émotion qui n’est non plus exclusivement nègre. Le respect du droit international s’impose à tous les Etats en matière de coopération.

S’il faut pour le triomphe des règles du Droit International dans cette confrontation avec la politique française au Sahel, saisir des instances juridictionnelles appropriées au plan européen et international, le peuple africain ne devrait épargner aucune piste. Le salut se trouve bien dans cette voie. Aussi, il faut rappeler que les partenaires fiables ne manquent pas pour aider les pays du G5 Sahel à sortir victorieux de ces formes d’agression.

<strong> </strong><strong>Mamady SISSOKO</strong>

<strong> </strong><strong>Docteur d’Etat en Droit</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité/développement au nord :  Près de 100 communes vont bénéficier des projets «SDNM 2» et «3 frontières»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/securite-developpement-au-nord-pres-de-100-communes-vont-beneficier-des-projets-sdnm-2-et-3-frontieres-2851548.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:30:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce jeudi 12 décembre 2019, se tiendra, au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT),  le Comité de pilotage de deux projets de l’Agence française de développement (AFD), baptisés «Sécurité et développement au nord du Mali-Phase 2» et «3 Frontières».</em></strong>

Les projets «SDNM 2» et «3 frontières» de l’AFD sont une contribution concrète de la France à la mise en œuvre du volet développement de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus
d’Alger. Ils apportent un appui technique et financier aux investissements socio-économiques des collectivités des régions du nord du Mali et de Mopti.

Ils s’inscrivent pleinement dans le principe d’appropriation par les autorités et populations maliennes du développement de leur territoire : les projets sont identifiés par les collectivités elles-mêmes, tandis que les financements de l’AFD transitent par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT).

Le projet «SDNM 2» est d’un montant total de 19 millions d’euros, et permet de financer desinvestissements communaux dans les régions du nord du Mali et de Mopti. Le projet «3 Frontières»,d’un montant de 3 millions d’euros, se concentre sur les filières agro-pastorales dans les cercles frontaliers avec le Burkina Faso et le Niger, à travers l’accompagnement d’organisations de producteurs et d’éleveurs, sous la coordination de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), et la réalisation d’investissements économiques.
Le Comité de Pilotage permettra d’illustrer les résultats déjà atteints dans le cadre de ce partenariat entre le Mali et la France, parmi lesquels la construction du Lycée de Youwarou, l’extension du lycée Mahamane Alassane Haïdara à Tombouctou, les surcreusements de mares à Bandiougou dans la région de Mopti. Ce sont près de 100 communes qui bénéficieront de 170 investissements.

Le projet «3 Frontières» appuie déjà, pour sa part, 23 organisations de producteurs dans les 6 cercles du projet. Des investissements ont également été réalisés, comme la construction de parcs à
vaccination dans les cercles de Gao et de Douentza ou la réhabilitation du marché à bétail de Rharous.

Faut-il le souligner, le portefeuille de projets de l’AFD dans les régions du nord et du centre du Mali s’élève à 140millions d’euros, donnant lieu à de nombreuses réalisations socio-économiques.

Le Comité de pilotage des deux projets se réunira sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, et de l’Ambassadeur de France au Mali, JoëlMeyer. Ils y prendront également part, les présidents des régions de Mopti, Tombouctou, Taoudéni, Gao,Ménaka et Kidal ainsi que les présidents des cercles de Koro, Bankass, Douentza, Gourma-Rharous,Gao et Ansongo.

<strong>Fanta Sakiliba </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Groupe Motors Leader Africa&#45;Sarl :   L’entreprise est&#45;elle victime de ses adversaires ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/groupe-motors-leader-africa-sarl-lentreprise-est-elle-victime-de-ses-adversaires-2851535.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:26:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Vous écriviez dans votre précédente parution qu’elle avait été citée, à travers son promoteur, M. Sylla, il ya quelques mois, dans une affaire de fourniture de véhicules à l’armée et vous parliez de son manque d’expérience. Il est vrai qu’elle a été citée dans cette affaire, mais, par le fait d’adversaires jaloux auxquels elle venait de «chiper» un important marché au niveau du ministère de la Défense.</em></strong>

<strong> </strong>Avant toute chose, il est important, à notre avis, de revenir sur l’affaire qui a défrayé la chronique il ya de cela quelques mois. Celle l’opposant à un de ses adversaires bien connu de la place et dont nous tairons le nom, pour l’instant.

En effet, en début d’année, dans le cadre de ses activités d’importateur de véhicules, et par rapport à un marché y afférent, il a attaqué devant la Cour suprême, une décision d’appel d’offres et a, contrairement à ce qui a été écrit, eu gain de cause.La conséquence de cette action en justice, dont on parle peu, a été, dans un premier temps, la suspension dudit appel d’offres avant qu’il ne soit remis en marche dans de meilleures conditions. L’appel d’offres suivant a été remporté par M. Sylla de GMLA-AFRICA.

Il faut rappeler que le Groupe Motors Leader Africa SARL (GMLA AFRICA), à travers son patron Cheickné Sylla dit colonel (petit frère de l’opérateur économique Bakoré Sylla dit GGB), avait porté plainte contre la décision n°19-003/ARMDS-CRD du 21 février 2019. Une affaire qui l’opposait à Mali Hyundai Motors et à la Société Diagana Mali Service.

Dans les faits, M. Sylla, Mali Hyundai Motors et Diagana Mali Service se sont retrouvés dans un marché d’appel d’offres de véhicules, d’environ 400 millions de FCFA, au profit d’un projet USAID relevant du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Parmi les nombreux postulants, le PDG de GMLA AFRICA a été celui qui refusé d’accepter le verdict de la commission de dépouillement car, étant, parmi tous les postulants, le <em>«moins disant»</em> et de loin.

<em> </em>Par ailleurs, un récent rapport tendancieux de vérification fait état d’un constat relatif au titulaire du marché n°00067 du 11 juillet 2017, se rapportant à la fourniture d’un (01) véhicule tout terrain 4X4 station wagon en lot unique pour le compte de l’AMARAP qui n’aurait pas fourni des pièces constitutives de l’offre, exigées dans les DPAO, notamment l’Autorisation du fabricant.

Le rapport précise, plus tard, qu’il s’agit du<strong> Groupe Motors Leader Africa Sarl (GML AFRICA)</strong>, titulaire dudit marché. Nous apportons, ici, un démenti cinglant à cette affirmation sans fondement et affirmons que le groupe a bel et bien fourni une autorisation d’un fabricant, conforme au modèle prévu dans les DPAO.

<strong> </strong>

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’homme politique de l’année 2019 :   Mamadou Oumar Sidibé :</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/lhomme-politique-de-lannee-2019-mamadou-oumar-sidibe-2851530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/lhomme-politique-de-lannee-2019-mamadou-oumar-sidibe-2851530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:16:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un contexte démocratique, le suivi et l’analyse des actions et des interventions des hommes politiques sont des exigences.  Ce sont des acteurs politiques qui, auprès des citoyens, cherchent à disposer des pouvoirs et des délégations nécessaires pour diriger la société politique.</em></strong>

Les campagnes politiques en périodes électorales ne permettent pas plus nettement de connaître les meilleurs candidats pour les postes politiques pourvus. Il est dès lors beaucoup plus judicieux de suivre ces hommes politiques quotidiennement dans leurs déclarations et dans leurs activités politiques de tous les jours.

L’évaluation périodique des faits et gestes des acteurs politiques permettra non seulement au public de mieux connaître ceux qui guettent sa confiance pour accéder aux affaires publiques, mais elle participera également à la moralisation de la vie publique dans la mesure où la connaissance de ce suivi médiatique des actions et interventions sur la scène politique aura certainement un effet positif sur les comportements des acteurs politiques. La présente initiative s’inscrit dans cette logique.

Le champ d’investigation est assez large. Il concerne les interventions et les actions sur la scène politique et devant des situations politiques serrées dans le pays, les actions en faveur de la paix et de la cohésion sociale, le comportement en milieu social et professionnel ainsi qu’au sein de la formation ou du groupement politiques. Sachant qu’un bon dirigeant est d’abord et avant tout celui qui vit en harmonie avec sa famille, c’est dans ce sens que la compréhension des rapports familiaux  constituera une priorité essentielle.

À la lumière de ces critères, depuis les élections présidentielles dernières jusqu’à nos jours, Monsieur Mamadou Oumar SIDIBE,  Président du Bureau Exécutif National du Parti pour la Restauration des Valeurs du Mali, PRVM-FASOKO, a accompli des gestes significatifs et fédérateurs sur la scène politique, tout en restant un bon chef de famille et un travailleur consciencieux, de telle sorte qu’il est apparu comme un acteur politique majeur et bien distingué.

Dixième sur les 24 candidats aux élections présidentielles de 2018, Monsieur Mamadou Oumar SIDIBE a cependant continuer à travailler avec le pouvoir en place puisque membre du Mouvement «Ensemble pour le Mali» ; coalition qui accompagne le Président de la République dans l’exercice de ses nouveaux mandats.

Toutefois, dans cette coalition politique, son parti n’a jamais renoncé à ses principes ni aux vertus exigées par la démocratie et l’Etat de droit. C’est ainsi qu’il a chaque fois conseillé à la coalition le respect rigoureux des règles démocratiques ainsi que les principes de bonne gouvernance.

Face à la prorogation des mandats des Députés, alors que la Constitution s’y oppose, le PRVM-FASOKO, sous son autorité, a dénoncé ce passage en force du pouvoir en place.Devant la question de la révision de la Constitution en vue de la prise en compte des impératifs prévus dans l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, le PRVM-FASOKO, sous son engagement, a souligné l’inopportunité de la révision de la Constitution ainsi que la nécessaire revisite de certaines dispositions de l’Accord qui peuvent favoriser véritablement l’éclatement du pays et celui de l’unité nationale.

Si le PRVM-FASOKO est bien favorable à la refondation de la République, il exige cependant la restauration au préalable de l’intégrité du territoire national qui passe nécessairement par le désarmement des groupes armés rebelles du nord du Mali et les groupes d’autodéfense évoluant au centre du pays.

On constate la clarté et la pertinence de ses positionnements sur les questions brûlantes de l’heure qui sont bien en conformité avec les aspirations profondes du peuple malien. L’adhésion du PRVM-FASOKO à l’EPM (coalition présidentielle) n’a donc pas nui à son indépendance ni à la liste des principes auxquels il a souscrit et qu’il continue de défendre.

La fermeté du PRVM-FASOKO dans l’exigence du respect de l’Etat de droit dénote bien sa décision de rester autonome bien qu’il soit membre de la majorité présidentielle. Ce parti a ainsi choisi de se battre au sein du système politique en place pour le changement et pour le renouveau.

S’agissant du Dialogue National Inclusif, contrairement à d’autres formations politiques, le PRVM-FASOKO a décidé d’y participer à tous les niveaux. Toutefois, il a défendu avec force certaines idées. Il a ainsi dénoncé des dysfonctionnements dans l’organisation du Dialogue et a également critiqué le choix des thématiques en désaccord avec l’avis d’autres acteurs politiques et de certains de la société civile.

Il a invité à cet effet le pouvoir en place à s’investir lourdement pour la participation de tous les acteurs politiques et ceux de la société civile au Dialogue. Pour le PRVM-FASOKO, la participation au Dialogue National Inclusif n’indique ni une capitulation devant les assauts du pouvoir en place ni une astuce politique pour avoir des postes politiques.

Mais il trouve indispensable, à l’heure actuelle, la constitution d’une union sacrée pour confronter efficacement les défis redoutables auxquels notre pays fait face. Pour le PRVM-FASOKO, c’est le lieu propice de trouver ensemble des solutions nationales à la faveur des débats approfondis et des profondes réflexions que le Dialogue impliquera.

Il a été noté aussi avec satisfaction, l’absence d’obsession du pouvoir d’Etat chez Monsieur SIDIBE qui fait la politique dans le seul but de participer activement à la gestion de l’Etat notamment à l’éclosion d’une société démocratique, forte et unie. Son franc-parler coutumier ou, du moins, sa sincérité habituelle, la pertinence de ses idées et sa soif de justice témoignent à suffisance son engagement inconditionnel pour les causes de la République.

Mais les situations chaotiques, dans lesquelles se trouve plongé le pays, ont bien justifié son engagement politique. L’absence d’obsession du pouvoir d’Etat explique son attachement à l’idée d’avoir un candidat unique aux élections présidentielles dernières qui puisse dignement représenter l’Opposition politique. C’est l’échec de ce projet qui l’a conduit à accepter la proposition de candidature aux élections présidentielles en 2018 faite par son parti.

Monsieur Mamadou Oumar SIDIBE  est également membre fondateur de la Coalition des anciens candidats aux élections présidentielles. Au fondement de la création de cette Coalition, Monsieur SIDIBE a estimé que le peuple ayant fait son choix et les procédures qui ont conduit à ce choix ayant été déclarées valides par la Cour Constitutionnelle, dès lors, le contentieux constitutionnel était désormais clos.

Il était logique, en ce moment, en ces périodes difficiles pour le pays, de désarmer politiquement et de mettre son expérience à la disposition de celui qui a bénéficié grandement de la confiance du peuple. C’est dans cet esprit et dans cet élan que Monsieur Mamadou Oumar SIDIBE, en rapport avec d’autres candidats, avait ainsi créé cette coalition politique en vue d’accompagner le Président élu.

Dans la vie sociale et au sein du PRVM-FASOKO, les critiques sont élogieuses le concernant. Au parti, il est indiqué massivement qu’il veille toujours à ce que toutes les décisions soient prises conformément aux statuts et aux règlements de celui-ci. La gestion du parti est aussi globalement menée dans la plus grande transparence et tout est mis en œuvre dans ce cadre de manière à ce que le parti puisse continuer à vivre  au-delà des hommes et des contingences.

Il est tout entier au service du parti et des militants à tous les niveaux et il dispose d’une force d’écoute extraordinaire, a souligné un militant local pour qui  Monsieur SIDIBE n’est pas seulement un bon candidat politique, c’est tout court un homme de qualité rare.

Ses collaborateurs à la Direction Générale des Douanes le qualifient de travailleur consciencieux,  d’une grande probité morale et professionnelle et qui a la maîtrise parfaite de sa spécialité d’ingénieur informaticien. Sa discrétion permanente et sa tranquillité naturelle font de lui un interlocuteur fiable dans la vie et au service.

Pour ses amis et ses voisins du quartier, Monsieur Mamadou Oumar SIDIBE est un homme constant, sérieux et fortement imbu des valeurs sociétales maliennes. Ils confirment tous aussi la paix et la cohésion qui règnent autour de lui et dans sa famille. Homme de foi, il est toujours présent aux côtés des voisins et des amis dans toutes les circonstances de la vie.

L’adéquation ainsi observée nettement entre les préoccupations de son parti avec celles du peuple, l’efficacité et la pertinence de ses idées dans les débats politiques, l’existence avérée d’une vie de famille et sociale harmonieuse, on peut, dès lors, reconnaître, sans se tromper, à Monsieur Mamadou Oumar SIDIBE, le statut d’Homme Politique de l’Année 2019.

<strong> </strong>

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avions cloués : où en est&#45;on ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/gouvernance-qui-gere-le-mali-2851547.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:15:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Que devient le dossier relatif aux avions cloués au sol ? La question que tout bon Malien est en droit de se poser en moment est de faire en sorte que la lumière soit faite, coûte que coûte, sur cette si honteuse, humiliante et scabreuse affaire ; surtout à un moment où l’on n’a pas l’impression que la justice bouge dans le sens voulu par nombre de nos compatriotes sur ce dossier. La répétition étant pédagogique, pour ce qui nous concerne, et ayant été les premiers, après le Colonel Bamba, à avoir évoqué ce dossier, nous ne cesserons de le remettre sur le tapis. Il est utile que justice soit faite surtout en ces temps où nos Fama (Forces armées maliennes) ne cessent de perdre la vie sur le théâtre des opérations. Dire que certains ont le courage de détourner l’argent destiné à leur équipement. Des criminels !

<strong>Sonef : des activités suspectes menacent la sécurité de ses employés </strong>

Très active dans la partie nord de notre pays, la société de transport Sonef traverse, à travers ses employés, des moments très difficiles. Ils  subissent, au quotidien, des menaces et même des assassinats. Le dernier cas en date est celui de leur représentant à Gao qui a été froidement abattu. Après ce tragique évènement, c’est au tour du chef d’escale de la compagnie à Labbezanga de subir des menaces de mort en ce moment.Il s’agit d’un certain Zoubeyrou qui serait sur une liste noire détenue et publiée par les djihadises, en même temps qu’un certain Ongoïba, frère de l’imam assassiné, et qui serait aussi le chef de village. Aux dernières nouvelles, il aurait trouvé refuge à Gao.Il faut rappeler que Labbezanga devient une ville fantôme. C’est le sauve-qui-peut. Tous cherchent un moyen pour se rendre à Ansongo, d’autres rallient le Niger et tous se disent abandonnés par les pouvoirs publics depuis le retrait des Fama (Forces armées maliennes).

<strong> </strong><strong>Famille présidentielle : le transport aérien aussi ?</strong>

Décidément, on ne finira jamais d’entendre parler de la famille présidentielle malienne, des proches et de l’entourage du président IBK ; surtout, en mal. Après avoir investi dans l’immobilier, le pétrole et autres secteurs, les voici qui veulent s’essayer au transport aérien. En effet, certains des proches d’IBK auraient acquis des avions dans le but de s’adonner à ce business également et font des misères à toute ambition affichée, d’un autre Malien, dans ce sens.C’est ainsi que la desserte de la ville de Kayes a failli ne jamais avoir lieu, tellement les promoteurs ont été confrontés à des difficultés. Deux jours avant le lancement officiel, ils n’avaient pas encore l’autorisation d’exercer. C’est à se demander à qui pensent les proches d’IBK. Au pays ou à leurs poches ? À leurs poches, apparemment. Aux dernières nouvelles, les appareils acquis par eux sont stationnés dans un pays du Golfe. Peut-être acquis grâce aux commissions des avions cloués au sol.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nord&#45;Mali : sympathique Sivillon !</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/nord-mali-sympathique-sivillon-2851553.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:15:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le désormais chef d’antenne de la Minusma à Kidal a été déclaré persona non grata en République du Mali. Son discours de Kidal, au début de ce mois, lors du congrès du MNLA, a écourté son séjour kidalois et malien. Ayant eu l’occasion de le rencontrer et échanger avec lui au mois de mai à Kidal, l’homme que nous avons rencontré était, pourtant, très optimiste quant à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Il estimait que, du point de vue sécuritaire, à Kidal, la situation était calme et s’améliorait considérablement ; que les groupes armés étaient moins belligérants les uns vis-à-vis des autres ; qu’il restait, maintenant, à l’Etat de jouer pleinement sa partition à travers une présence effective dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Nous vous proposons (une seconde fois) cet entretien très édifiant dans le contexte actuel.

<strong> </strong><strong>Nouvelle Libération : Pouvez-vous présenter et nous expliquer les activités de la Minusma dans la région de Kidal ?</strong>

<strong>Christian Sivillon</strong> : Je m’appelle Christophe Sivillon. Je suis le chef de Bureau de la Minusmaà Kidal, j’ai été déployé ici en octobre 2014. Mon rôle principal, c’est la mise en place du mandat de la Minusma, au premier titre duquel, le suivi et la mise en place de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, signé en 2015. Nous ne travaillons pas uniquement dans la ville de Kidal ;nous avons également un bureau à Aguelhok et une autre base à Tessalit.Nous faisons aussi des missions régulières dans les localités comme Anefis.

Le défi sur Kidal, c’est de garder son impartialité. Sur ce point, on essaie de maintenir de bonnes relations avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), le représentant de la Plateforme, celui du Gatia et les représentants du gouvernement. Un des points sur lesquels on insiste, c’est le retour de l’autorité de l’Etat dans la région de Kidal. Et ceci, en soutenant le gouverneur, les directions régionales et les autres représentants, à venir retravailler en sécurité sur la ville de Kidal.

En avril dernier, le Directeur de l’Agence de Développement Régional (ADR) de Kidal est venu avec toute son équipe dans la ville de Kidal. C’est une bonne nouvelle et on espère lancer une spirale vertueuse. Nous sommes maintenant entre cinq et six directeurs régionaux dont le directeur de la santé qui travaillent à Kidal. J’espère qu’on va encourager les autres directeurs qui ne sont pas revenus à retrouver leur lieu de travail, leurs responsabilités.

Pour cela, nous avons des équipes qui vont à la rencontre des directeurs qui ne sont pas encore retournés pour essayer de les convaincre. Certains sont transportés par nos hélicoptères pour qu’ils viennent voir la situation sur place, afin de les inciter à revenir prendre fonction. Nous n’avons pas les moyens de les forcer. On essaie seulement de les inciter et de les sensibiliser sur l’importance de leurs missions.

<strong><em>Qu’avez-vous à répondre aux Maliens qui sont hostiles à votre présence ? Et quelle est l’approche mise en place pour améliorer vos rapports avec les populations </em>?</strong>

<strong> </strong>D’abord la population, c’est les représentants de la société civile, des Organisations non gouvernementales (ONG) et les représentants politiques. Donc, on peut penser que l’opinion publique est transmise par ces trois vecteurs. Si je vous parle des manifestations auxquelles on a pu faire face, au nombre des années, je peux vous dire que la situation s’est nettement améliorée. Nous avons essuyé beaucoup de critiques plus ou moins rationnelles à l’époque. Maintenant, la situation s’est apaisée.

Donc, l’importance pour nous c’est de rester à l’écoute, de discuter et d’apporter des solutions. Je pense aussi que comme il n’y a pas beaucoup d’interlocuteurs dès qu’il y a un souci, la première entité vers laquelle la population peut exprimer son amertume et sa frustration, c’est la Minusma. Et cela se fait de manière plus ou moins légitime et justifiée. C’est d’ailleurs ce que je dis aux équipes.

De toutes les façons, c’est un peu notre rôle, la capacité de résilience et de recevoir ces critiques. Le tout c’est de favoriser le dialogue, d’expliquer aux gens qu’on va essayer de faire notre possible et si ce n’est pas notre rôle d’agir, on va faire venir d’autres partenaires qui pourront répondre à leur problème.

Nous avons des équipes de Barkhane qui sont aussi localisées dans notre camp. Barkhane est une entité qui n’a pas le même mandat que la Minusma. Donc,  s’il y a des problèmes avec Barkhane, nous ne répondons pas à leur place. Nous expliquons à la population que nous sommes deux groupes différents avec des mandats différents pour des fonctions différentes. En somme, on leur dit qu’à chaque problème un interlocuteur pour répondre.

<em><strong>S’agissant de l’Accord, quelle est la perception de la Minusmasur sa mise en œuvre, surtout que l’observateur indépendant, le Centre Carter, a, dans un récent communiqué, dénoncé une lenteur dans son application ?</strong></em>

Nous, au niveau de la Minusma-Kidal, nous restons plutôt optimistes. La rapidité de quelque chose est tout à fait relative. Qu’est-ce qui est rapide et qu’est-ce qui est lent ? C’est en fonction d’un repère. Est-ce que les objectifs en termes d’accomplissement n’étaient pas un peu optimistes? C’est pour cela qu’on n’a pas voulu aller un peu plus vite. Ce n’est pas à moi de le juger.

Par contre, ce que je peux dire, c’est qu’en prenant du recul, on voit que, depuis cinq ans, on a fait énormément de chemin à Kidal. Quand je suis arrivé en 2014, les accords n’étaient pas encore signés, les représentants de l’Etat n’étaient pas là, ceux de l’armée n’étaient pas là, et il y avait des tensions très fortes entre les groupes armés (la CMA et la Plateforme).

Depuis que les accords ont été signés, le gouverneur est revenu à Kidal, les Autorités intérimaires au niveau de la région ont été mises en place, le MOC a été mis en place, le DDR accéléré également. Donc, je veux bien accepter le fait qu’on ne va pas assez vite, mais qu’on y va à une vitesse, peut-être, la vitesse du désert (rires). Le plus important c’est de voir dans quelle direction on se dirige et qu’on ne fasse pas de retour en arrière.

Je vous parlais tout à l’heure des directeurs régionaux qui sont revenus, d’autres sont attendus, le Premier ministre (l’ancien Soumeylou Boubèye Maïga) a fait une visite l’année passée qui s’est bien déroulée. Donc, je pense qu’il ne faut pas oublier ces éléments qui ont été possibles grâce à la signature de l’accord.

Aussi, en dehors de l’accord issu du processus d’Alger, il y a eu les accords d’Anefis II qui ont apaisé les tensions entre les communautés. Maintenant, il y a des véhicules du Gatia qui viennent librement. Donc, ce n’est pas un retard. Il faut simplement comprendre que les accords se mettent en place moins vite que prévu, mais ils se mettent en place.

<em><strong>À Bamako, la population pense que la ville de Kidal ne serait plus dans le giron du Mali. Et surtout depuis que tous les 06 avril, des images de la célébration de l’indépendance de l’Azawad parcourent la toile. Que pense le bureau de la Minusma-Kidal de ces agissements ?</strong></em>

Je pense que dans tous les pays, comme dans toutes les démocraties, il y a le droit à la manifestation. Mais, est-ce que les manifestations représentent un sentiment populaire ? Je n’en suis pas sûr. Il y a eu des manifestations à Bamako, il ya des manifestations en France, et il y en a eu à Kidal. Est-ce que la manifestation des Gilets jaunes représente toutes les frustrations de la société française ? Je ne crois pas.

Je pense, pour Kidal, qu’il y a aussi une frange de la population qui est un peu radicale et qui exprime sa radicalité en célébrant des anniversaires. Ce qui n’est pas nécessairement l’opinion majoritaire et celle des dirigeants. Mais il est bon que ce groupe continue à s’exprimer parce que ça fait partie de cette démocratie locale. Il vaut mieux qu’une dizaine de personnes puissent s’exprimer pacifiquement. Ils peuvent crier haut et fort ce qu’ils pensent et, en même temps, le mouvement général continue sur la bonne direction.

<em><strong>Un message particulier ?</strong></em>

Pour l’instant, la situation est calme à Kidal. Il faut tout faire qu’au niveau de l’éducation, les représentants de l’Etat donc les professeurs puissent revenir travailler ici. Vu que le volet sécuritaire est apaisé, on pense à d’autres choses surtout à l’éducation. Les classes sont ouvertes pour l’instant avec des volontaires. Mais il n’y a pas encore de professeurs qui sont des fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale sur place. C’est la raison pour laquelle, on a besoin du soutien du gouvernement pour inciter les professeurs à revenir travailler dans toute la région de Kidal.

<strong> </strong><strong>Propos recueillis par Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Communiqué de la CMA suite à la polémique suscitée dans les milieux officiels maliens par la prise de parole du chef de bureau de la MINIUSMA à Kidal au congrès ordinaire du MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/communique-de-la-cma-suite-a-la-polemique-suscitee-dans-les-milieux-officiels-maliens-par-la-prise-de-parole-du-chef-de-bureau-de-la-miniusma-a-kidal-au-congres-ordinaire-du-mnla-2851560.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:05:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coordination des Mouvements de l’Azawad exprime toute son indignation, son étonnement et sa préoccupation face aux réactions du gouvernement et de certaines institutions de la république du Mali suite aux interprétations diverses et complètement sorties de leur contexte des propos du chef du Bureau de la MINIUSMA à Kidal à l’occasion du quatrième congrès ordinaire du MNLA, les 30 Novembre, 1er, 02 et 03 Décembre 2019.

&nbsp;

L’intervention du représentant de la MINIUSMA ne peut être prise pour éléments de défense ni du MNLA encore moins de la CMA qui n’en ont guère besoin en dehors du cadre légal posé par l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et la nécessité de sa mise en œuvre.

&nbsp;

Les passages dans l’intervention du représentant de la MINIUSMA qui ont suscité l’émoi de la partie gouvernementale sont ceux ou il salue : «les délégations venues du Mali et de l’étranger…» et quand il fait mention de «la légitimité du MNLA auprès des populations à Kidal et dans toutes les régions du Nord…».

&nbsp;

Au Congrès du MNLA, il y avait bien des délégations venues du Mali et des délégations venues de l’extérieur! Quant à la légitimité du MNLA, les populations de l’Azawad n’ont pas attendu les propos du représentant de la MINIUSMA pour le démontrer depuis des années et son congrès en a fait l’éloquente démonstration.

&nbsp;

La CMA dénonce avec véhémence, la frilosité dont font montre certains responsables de haut niveau, qui faute de maitrise des réalités du terrain associent toute activité d’un mouvement membre à une tentative de soustraction de Kidal de la souveraineté nationale comme si, tous nos engagements, notamment les dispositions actées dans l’accord pour la paix, ne présentent aucune garantie. Elle s’interroge par ailleurs sur la nouvelle posture du gouvernement du Mali qui a consisté ces derniers mois à opérer des blocages répétés dans la mise en œuvre de l’accord et concentré ses efforts sur de stériles tapages médiatiques focalisés sur Kidal faisant semblant d’ignorer que seule la mise en œuvre diligente dudit accord pourra normaliser la situation non seulement à Kidal mais également dans l’ensemble des régions de l’Azawad.

&nbsp;

Cette politique de nuisance sciemment adoptée pour décrédibiliser et affaiblir la CMA auprès des partenaires communs, accompagnée de méfiance, de sape et de repli chaque fois que la CMA s’évertue de dénoncer le manque de volonté évident de la mise en œuvre de l’Accord sont sans aucun doute de nature à gager dangereusement le processus de réconciliation.

&nbsp;

La sacro-sainte notion de la souveraineté de l’Etat à laquelle la CMA a pleinement souscrit depuis l’Accord préliminaire de Ouagadougou en 2013, que ces responsables invoquent à tout bout de champ contre toute voix discordante, n’est-elle pas finalement une diversion, une parade à leur impotence avérée de mettre sur les rails, le train de la concorde nationale.

&nbsp;

La CMA rappelle que la reconstruction du Mali ne peut être l’œuvre d’une seule partie, mais de toutes les parties qui se sont engagés à partager cette lourde mais honorable responsabilité en signant l’Accord en 2015.

La Coordination de Mouvements de l’Azawad croit fermement que les engagements sincères dans la recherche de la concorde nationale obligent toutes les parties à faire des concessions courageuses qui doivent bannir définitivement du champ d’action le spectre d’un antagonisme permanent qui sape tous les efforts de la restauration de confiance nécessaire.

&nbsp;

La CMA appelle enfin la MINIUSMA à clarifier et imposer son indépendance à l’égard de toutes les parties et de ne plus céder aux injonctions d’aucune partie signataire de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger.

Kidal; le 10 Décembre 2019

Le porte-parole

<strong>Mossa Ag Attaher</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EUCAP&#45;Sahel : 13 véhicules pour ses partenaires maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/eucap-sahel-13-vehicules-pour-ses-partenaires-maliens-2851558.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:01:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Treize  (13) pick-up 4x4 à double cabine flambants neufs, d’une valeur totale de 300 millions de francs CFA (soit un demi-million d’euros), ont été remis le 28 novembre à différents partenaires maliens, au cours d’une cérémonie officielle au Quartier général d’EUCAP Sahel Mali. </em></strong>

Dans le cadre de son appui aux acteurs maliens de la sécurité intérieure et de l’Etat de droit, la Mission européenne œuvre activement pour l’amélioration de leurs capacités opérationnelles. Cela passe parfois par la réalisation de projets financés en fonction des besoins identifiés par ses partenaires maliens, dans le cadre d’actions plus larges, incluant d’autres appui en matière de formation voire de conseil.

Ces 13 véhicules ont été remis aux partenaires suivants :Dans le cadre du soutien au contrôle des frontières :1 pour la Police aux frontières et 2 pour la Garde nationale pour renforcer les capacités du point de passage frontalier de Benena ; 2 pour la Direction nationale des frontières afin d’améliorer sa mobilité pour appuyer sa capacité de gestion intégrée et de bornage des frontières.

Dans le cadre de la lutte contre l’impunité :2 pour la Brigade d’investigation spécialisée (BIS) pour soutenir les investigations en matière de terrorisme, de crime organisé et de crimescontre l’humanité, génocide te crime de guerre ;6 pour la Justice militaire (2 pour sa Direction, et 2 pour chacune des 2 juridictions militaires de Bamako et Mopti), afin de renforcer les capacités de traitement des affaires où les militaires sont victimes mais aussi parfois auteurs de violences.

C’est seulement l’année dernière qu’EUCAP a cédé pour la première fois des véhicules à un partenaire : la BIS avait ainsi déjà reçu ses deux premiers pick-up 4x4. Avec ces 13 véhicules, qui sont livré avec une garantie de 3 ans ou 100.000 km, la Mission aura consacré cette année 10% de son budget «projets» à la seule fourniture de véhicules à ses partenaires.

Par ailleurs, le 8 novembre dernier, la mission a remis 8 pinasses à la Gendarmerie et à la Garde nationales de la région de Mopti, plus 4 prévues pour la région de Ségou, pour un montant total de près de 100 millions de francs CFA.

Permettant chacune d’emporter 10 personnels équipés et armés, elles doivent permettre aux forces de sécurité intérieure de mieux contribuer à la sécurité sur le fleuve et ses abords, et de mieux protéger les villages isolés, en particulier pendant la saison des pluies.
<h1>FS</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : Des réformes pertinentes proposées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-que-macron-comprenne-2851540.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Dr-Boubou-Cisse-recevant-les-conclusions-des-mains-de-Hassane-Taher-president-du-reseau-des-CENTIF.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 01:00:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, a procédé, le vendredi 6 décembre, la cérémonie de clôture des états généraux sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, une rencontre organisée par le réseau des Cellules nationales de traitement des informations financières (Centif) de l’UEMOA.</em></strong>

L’objectif de cette rencontre de trois jours (du 4 au 6 décembre) était de faire des propositions et recommandations sur le problème de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme aux autorités des pays membres, une décennie après la création des Centif.

Dans son allocution, le président du réseau des Centif, M.Tacher Hassane, a informé l’assistance des recommandations des délégués notamment «l’institutionnalisation» d’une obligation de déclarer le transport frontalier d’espèces dans les pays de la sous-région.

Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des finances, Dr. Boubou Cissé, s’est réjoui des conclusions de ces travaux. Pour le chef du gouvernement, cette rencontre, qui s’est vouluun cadre de réflexion sur l’état des lieux de la lutte contre la criminalité financière, ambitionne de répondre efficacement aux besoins de gouvernance et sécurisation de l’environnement économique, financier, social en vue d’un développement durable de nos Etats.

Il a indiqué que  le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constituent deux fléaux qui anéantissent les efforts de nos Etats à bâtir une économie régionale forte et à assurer un mieux-être à tous et à chacun.

Aussi, le Premier dit avoir trouvé les réformes proposées par les participants, en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, assez pertinentes.

Cela, d’autant que les processus d’évaluation nationale des risques (ENR) et les processus d’évaluation mutuelle de nos dispositifs ont clairement montré que nos Etats restent encore vulnérables à la criminalité transfrontalière.

Tout en promettant de transmettre les conclusions des travaux au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, le chef du gouvernement a déclaré que la lutte contre la criminalité transfrontalière est une question stratégique qui requiert des solutions concertées et immédiates.

«<em>Il faudra pour cela unir nos forces pour atteindre les objectifs d’émergence et améliorer ainsi les conditions de vie de nos population</em>», a-t-il déclaré.Le réseau des Centif de l’UEMOA constitue à ses yeux la parfaite illustration de la solidarité ainsi que la parfaite coopération entre les Centif.

La cérémonie a pris fin par la présentation au chef du gouvernement, de la maquette du futur siège du Centif du Mali, par son président, Marimpa Samoura.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>En faux et usage de faux, le champion se nomme Cheickné Sylla de Leader Africa SARL !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/en-faux-et-usage-de-faux-le-champion-se-nomme-cheickne-sylla-de-leader-africa-sarl-2850561.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 10:27:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il avait été cité, il y a quelques années de cela, dans une affaire de fourniture de véhicules à l’armée. On croyait que c’était dû à son manque d’expérience. Erreur ! À l’image de son grand-frère, Bakorè Sylla, il adore les affaires opaques et s’est spécialisé en faux et usage de faux. Le Vérificateur général vient de l’épingler dans une affaire de livraison de véhicules.</em></strong>

<strong> </strong>C’est à la suite d’une mission de vérification au niveau de l’Agence malienne de radioprotection (AMARAP) que le pot aux roses a été découvert. En effet, selon le rapport de cette mission, la commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres ne s’est pas assurée du respect des critères de qualifications des données particulières d’un appel d’offres auquel a participé Cheickné Sylla, à travers son entreprise GML Africa-SARL.

Selon ledit document, l’article 25.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des délégations de service public indique : «Chaque candidat à un marché, quelle que soit la procédure de passation des marchés employée, doit justifier qu’il remplit les conditions juridiques et qu’il dispose des capacités techniques et financières requises pour exécuter le marché en présentant tous documents et attestations appropriés».

L’Instructeur aux candidats du dossier d’appel d’offres (DPAO) capacité technique et expérience indique : «Le soumissionnaire doit prouver, documentation à l’appui, qu’il satisfait aux exigences de capacité technique ci-après : donner la preuve d’être concessionnaire, distributaire agréé ou avoir l’autorisation d’un fabricant, d’un concessionnaire, d’un distributaire agréé. En cas de fourniture de l’autorisation du concessionnaire ou du distributaire agréé, joindre la copie de l’agrément dudit concessionnaire ou distributaire agréé…»

L’équipe de vérification, pour s’assurer du respect des critères de qualification par les candidats ainsi que du respect des procédures de dépouillement par la commission, a examiné les données particulières de l’appel d’offres (DPAO), les offres des soumissionnaires, les rapports de dépouillement, les notifications et les contrats de marché fournis par l’AMARAP pour la période sous revue.

Elle a constaté que le titulaire du marché n°00067 du 11 juillet 2017 relatif à la fourniture d’un (01) véhicule tout terrain 4X4 station wagon en lot unique pour le compte de l’AMARAP, n’a pas fourni des pièces constitutives de l’offre, exigées dans les DPAO, notamment l’Autorisation du fabricant.

En effet, précise le rapport, <strong>le Groupe Motors Leader Africa Sarl (GML AFRICA)</strong>, titulaire dudit marché, a fourni une autorisation d’un fabricant, non conforme au modèle prévu dans les DPAO. Pire, le modèle type de DPAO a subi une modification par le titulaire en remplaçant «sommes fabricant réputé» par le terme «agissant en tant que fabricant réputé».

<strong> </strong><strong>Cheickné Sylla, un récidiviste</strong>

Il s’était fait remarquer en début d’année, dans le cadre de ses activités d’importateur de véhicules, en attaquant devant la Cour suprême, une décision d’appel d’offres. Ce qui n’a guère prospéré.

Dans l’arrêt n°246 du 18 avril 2019, la Section administrative de la Cour suprême, en son audience ordinaire, a rejeté comme mal fondé, le <em>«recours pour excès de pouvoir»</em> du Groupe Motors Leader Africa SARL (GMLA AFRICA), de Cheickné Sylla dit colonel (petit-frère de l’opérateur économique Bakoré Sylla dit GGB). Il avait porté plainte contre la décision n°19-003/ARMDS-CRD du 21 février 2019. Une affaire qui l’opposait à Mali Hyundai Motors et à la Société Diagana Mali Service.

Dans les faits, M. Sylla et Mali Hyundai Motors et Diagana Mali Service se sont retrouvés dans un marché d’appel d’offres de véhicules, d’environ 400 millions de FCFA, pour le compte d’un projet USAID relevant du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Parmi les nombreux postulants, le PDG de GMLA AFRICA a été celui qui a refusé d’accepter le verdict de la commission de dépouillement. Il a, à l’époque, soutenu être le «<em>moins-disant»</em>, même si ce n’était pas le cas.

Il a d’ailleurs été découvert qu’il n’était même pas en deuxième position pour prétendre enlever ledit marché en cas d’élimination de ses adversaires. Il comptait sur le trafic d’influence, la corruption et d’autres pratiques dont il s’est rendu champion toutes catégories.Il racontait partout en ville qu’il ne pouvait pas perdre un procès au Mali.

<strong>À suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Achat de bâtiments publics :  Dondou N’Daou, le spéculateur foncier qui défie l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/achat-de-batiments-publics-dondou-ndaou-le-speculateur-foncier-qui-defie-letat-2850563.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 09:31:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une de nos précédentes parutions, nous attirions l’attention sur la vente d’un bâtiment public qui abritait la direction de l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie et celle de l’antenne de l’ODRS. Cet immeuble, objet du titre foncier n°2196, sis au grand marché, a fait l’objet, des années durant, de convoitises et de spéculations. </em></strong>

Jusqu’à un passé récent, il n’avait été épargné que grâce à la persévérance et la résilience de leurs différents responsables. Malheureusement, comme on le dit assez souvent, «à l’impossible nul n’est tenu». Les deux bâtiments, appartenant en bonne et due forme à l’Etat, viennent de tomber dans l’escarcelle d’un spéculateur foncier hors-pair : un certain Dondou N’Daou.

Ce dernier est parvenu, avec la complicité de certains agents de l’ODRS, à s’attribuer ces deux bâtiments publics, les a démolis et a même commencé à réaliser sur cet espace.Nous croyions, à un moment donné, que nos alertes avaient abouti à travers l’interpellation du ministre des Domaines de l’Etat au niveau de l’Assemblée nationale. Erreur !

On a comme l’impression que c’est cela qui a accéléré les choses. Car, au lendemain même de cette interpellation, comme si de rien n’était, les travaux ont repris de plus bel. Cela, au vu et au su de tout le monde sans que personne ne lève le petit doigt.

Il faut rappeler que le bâtiment qui a abrité, des décennies durant, l’antenne de l’ODRS à Bamako, a une histoire que nous connaissons et que nous pouvons vous raconter. Il appartenait, en réalité, à un Libanais qui l’aurait vendu pour 15 millions de Francs maliens aux autorités quand il a voulu rentrer. Sans que l’on ne sache pourquoi, et dans l’urgence, il demanda à ce que l’argent et les actes de vente soient remis à un certain Bounafa.

En possession de ces documents et ayant appris la mort de son patron de Libanais, ce dernier essaya dans un premier de s’accaparer le bâtiment. En vain. Tout ce qu’il obtint et illégalement, du reste, c’est le paiement d’un loyer mensuel. Un certain TiefoloTogola est de ceux qui se sont battus pour défendre les intérêts de l’ODRS qui était d’ailleurs encore appelé OERHN ; contrairement aux actuels responsables qui seraient à la base et complices de cette spéculation et de l’accaparement de ce bâtiment par Dondou N’Daou.

En effet, apprend-on, à la mort de Bounafa, ce sont ses fils qui revinrent à la charge. Ils mirent la pression et eurent finalement gain de cause à travers la complicité de : Kanambaye Wanamba et Moussa Bagayoko, tous cadres de l’ODRS.

<strong>À suivre   </strong>

<strong>Makan KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Amarap : mauvaise gestion et détournements !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/amarap-mauvaise-gestion-et-detournements-2850567.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 08:35:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il se passe des choses peu nettes à l’Amarap (Agence malienne de radioprotection). C’est le Bureau du Vérificateur général qui vient d’en faire la découverte. Il en a fait cas dans un rapport publié depuis quelques jours. Lisez.</em></strong>

Les irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne sont de divers ordres et se présentent comme suit : l’AMARAP n’a pas de Manuel de procédures administratives, comptables et financières validé. L’Instruction n°02-0003/PRIM-CAB du 21 novembre 2002 du Premier ministre, relative à la méthodologie de conception et de mise en place de système de contrôle interne dans les services publics, indique : «…L’institution d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières est un élément important du système de contrôle interne des services publics, dont les EPA. À ce titre, elle fait obligation à tous les services publics d’élaborer et de mettre en œuvre un manuel de procédures de contrôle interne...».

L’article 2 du Décret n°2015-0339/PM-RM du 7 mai 2015 portant création, organisation et fonctionnement de la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics précise : «La Commission a pour mission : la validation des manuels de procédures élaborés par les services et organismes publics ;la validation des modules de formation à l’application de ces manuels ;le suivi et l’évaluation des manuels de procédures ;la validation des mises à jour des manuels de procédures déjà validés».

Dans le but de s’assurer que l’AMARAP respecte le cadre réglementaire ci-dessus, l’équipe de vérification a demandé par courrier le manuel de procédures administratives, financières et comptables. Elle a constaté que l’AMARAP ne dispose pas de manuel de procédures administratives, comptables et financières validé par la commission. En effet, le manuel disponible n’a pas été soumis à la validation de la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics. La non-soumission du manuel à la validation par la commission peut augmenter le risque d’incohérence et de non-respect des principes du contrôle interne.

<strong>Le régisseur de l’AMARAP certifie des factures à la place du comptable-matières</strong>

L’article 27 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «...Dans tous les cas, la certification de la fourniture faite doit être portée sur le document  comptable par le comptable-matières sur la base de l’ordre d’entrée de la matière (OEM)».

L’Arrêté n°2011-4795/MEF-SG du 25 novembre 2011 fixant les modalités d’application du Décret n°10-681/PRM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières précise en son article 8 :«... Le comptable-matières ou le comptable-matières adjoint certifie la fourniture faite, puis transmet l’ordre d’entrée du matériel à l’Ordonnateur matières pour approbation».

Dans le but de s’assurer du respect des dispositions susmentionnées, la mission a analysé les pièces justificatives fournies par le Régisseur d’avances. Elle a constaté que des factures relatives aux dépenses payées sur la régie durant la période sous revue ont été certifiées par le régisseur d’avances en lieu et place du comptable-matières. Les factures concernent essentiellement l’entretien et la réparation des véhicules, des climatiseurs et des produits alimentaires. Cette situation ne permet pas de s’assurer de la réalité des dépenses effectuées.

<strong>Le Directeur général de l’AMARAP a mis en place une commission irrégulière de réception</strong>

L’article 27 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières stipule : «Toutes fournitures de matière, travaux ou services d’un montant inférieur à 2 500 000 FCFA ou qui ne présente aucun caractère complexe fait l’objet d’une réception par un agent désigné à cet effet par l’ordonnateur matière. Toutes fournitures de matière, travaux ou services d’un montant égal ou supérieur à 2 500 000 FCFA, fait l’objet d’une réception par une commission de (4) membres désignés par une décision de l’Ordonnateur- matières.

Cette commission appelée commission de réception est composée ainsi qu’il suit :président : le chef Division comptabilité-matières de la Direction des Finances et du matériel ou son représentant. Membres : le représentant du service bénéficiaire ; le technicien spécialiste du matériel ou de la matière désigné par l’ordonnateur matières ; le représentant du service chargé de l’administration des biens de l’Etat. Un représentant du contrôle financier assiste aux travaux de la commission de réception, en tant qu’observateur pour toutes fournitures de matière, de travaux ou de services atteignant un montant de 10 000 000 FCFA …».

Pour s’assurer du respect de cette disposition par l’AMARAP, la mission a examiné les factures d’achats, les décisions de mise en place des commissions de réception ainsi que les procès-verbaux (PV) y afférents. Elle a constaté que la composition des commissions de réception n’est pas conforme à la règlementation en vigueur.

En effet, en plus de l’absence du comptable-matières, le Directeur général ou son représentant préside la commission de réception en lieu et place du comptable-matières. Ces cas sont illustrés par les procès-verbaux n°4/2018 du 07 novembre 2018, n°5/2018 du 05 décembre 2018 et la Décision n°18-716/AMARAP-DG du 03 décembre 2018 de mise en place de la commission de réception. L’absence du Comptable-matières à la réception augmente le risque de réception fictive.

<strong>La commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres ne s’assure pas du respect des critères de qualifications des données particulières de l’Appel d’offres.</strong>

L’article 25.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des délégations de service public indique : «Chaque candidat à un marché, quelle que soit la procédure de passation des marchés employée, doit justifier qu’il remplit les conditions juridiques et qu’il dispose des capacités techniques et financières requises pour exécuter le marché en présentant tous documents et attestations appropriés».

L’Instructeur aux Candidats du dossier d’appel d’offres (DPAO) capacité technique et expérience indique : «Le soumissionnaire doit prouver, documentation à l’appui qu’il satisfait aux exigences de capacité technique ci-après : donner la preuve d’être concessionnaire, distributaire agréé ou avoir l’autorisation d’un fabricant, d’un concessionnaire, d’un distributaire agréé. En cas de fourniture de l’autorisation du concessionnaire ou du distributaire agréé, joindre la copie de l’agrément dudit concessionnaire ou distributaire agréé…»

L’équipe de vérification pour s’assurer du respect des critères de qualification par les candidats ainsi que du respect des procédures de dépouillement par la commission, a examiné les données particulières de l’Appel d’offres (DPAO), les offres des soumissionnaires, les rapports de dépouillement, les notifications et les contrats de marché fournis par l’AMARAP pour la période sous revue.

Elle a constaté que le titulaire du marché n°00067 du 11 juillet 2017 relatif à la fourniture d’un (01) véhicule tout terrain 4X4 station wagon en lot unique pour le compte de l’AMARAP n’a pas fourni des pièces constitutives de l’offre, exigées dans les DPAO, notamment l’Autorisation du fabricant. En effet, <strong>le Groupe Motors Leader Africa Sarl (GML AFRICA)</strong>, titulaire dudit marché, a fourni une autorisation d’un fabricant, non conforme au modèle prévu dans les DPAO. Le modèle type de DPAO a subi une modification par le titulaire en remplaçant «sommes fabricant réputé» par le terme «agissant en tant que fabricant réputé». Nonobstant l’absence de cette pièce, la commission d’évaluation des offres a jugé son offre conforme et l’a proposé comme attributaire provisoire du marché. La non-fourniture en bonne et due forme des documents requis peut entraîner des défaillances dans l’exécution des marchés.

<strong>Les irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 48 480 042 FCFA. Lesdites irrégularités se présentent comme suit.Le Directeur général de l’AMARAP n’a pas justifié l’utilisation des tickets de carburant achetés.

L’article 2 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’Etat, des collectivités territoriales, des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique...»L’article 3 du même décret dispose : «La Comptabilité-matières doit permettre à tout moment :la connaissance des existants et de leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur ;le contrôle des existants et de leur utilisation...»

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé les documents d’acquisition, d’utilisation et de répartition des tickets de carburant. La mission a constaté que l’utilisation des tickets de carburant sous la dénomination «Appui» n’est pas justifiée. En effet, le Directeur général, en plus de sa dotation personnelle, enlève une partie des tickets de carburant achetés. Il n’a fourni à la mission aucun document relatif à l’utilisation desdits tickets.<strong>Le montant total des tickets de carburant non justifiés pour la période sous revue s’élève à 24 015 000 FCFA soit 4 803 tickets de 5000 FCFA.</strong>

<strong>Le Directeur général de l’AMARAP a procédé à l’utilisation irrégulière du carburant</strong>

L’article 2 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’Etat, des collectivités territoriales, des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique...» L’article 3 du même décret indique : «La comptabilité-matières doit permettre à tout moment : la connaissance des existants et de leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur ; le contrôle des existants et de leur utilisation. Elle est tenue dans chaque section et par unité fonctionnelle. À la fin de chaque année, il doit être procédé obligatoirement à la reddition des comptes».

Le manuel des Procédures Administratives et Financières Publiques,en son point (1.1.3.5) indique : «Principe de la spécialité budgétaire : La spécialité de l’autorisation parlementaire consiste dans la ventilation de crédits en unités bien déterminées. Les crédits budgétaires sont ventilés par :destination, Section et Unité Fonctionnelle "UF" ;nature de dépenses et Code Economique "CE"...»

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé les documents d’acquisition, d’utilisation et de répartition des tickets de carburant achetés. La mission a constaté que le Directeur Général de l’AMARAP a détourné de son objet l’utilisation des tickets de carburant achetés pour un montant total  de 3 185 000 FCFA, notamment en violation du principe de la spécialité budgétaire.

En effet, l’utilisation du carburant acheté en date du 08 novembre 2018 par le mandat AD n°18 et la facture n°0237 non datée de STAR OIL, a été justifiée par la liste d’émargement du paiement en espèce des jetons de présence, des honoraires et des per diem du 18<sup>ème</sup>conseil d’administration pour un montant de 3 100 000 FCFA ainsi que le paiement des factures d’achats du petit matériel pour un montant de 85 000 FCFA. De plus, le montant total des pièces justificatives fournies à l’équipe dépasse d’un montant de 35 611 FCFA, la somme de 3 185 000 FCFA ayant servi à l’achat des tickets de carburant.

<strong>Le Directeur général de l’AMARAP a payé des jetons de présence sans fondement légal</strong>

L’article 44 du Décret n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 et du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant règlement général sur la Comptabilité publique dispose : «Les dépenses de l’Etat sont autorisées par la loi de finances. Celles de ses établissements publics sont autorisées par leur Conseil d’administration ou organes délibérants en tenant lieu».

La mission, dans le but de s’assurer que les dépenses effectuées par le Régisseur sont autorisées et soutenues par des pièces justificatives probantes, a analysé les pièces fournies à l’appui du paiement des jetons de présence. Elle a constaté que des jetons de présence sont payés lors des Conseils d’Administration (CA) sans fondement légal.

En effet, le Directeur général n’a pu fournir à la mission ni les délibérations du Conseil d’Administration, ni les procès-verbaux (PV) autorisant le paiement desdits jetons lors des 13ème, 14ème, 15ème, 16ème et 17ème sessions du Conseil d’Administration. De plus, la mission a également constaté que le taux des jetons de présence varie d’une session à l’autre. Le montant total des jetons de présence irrégulièrement payés s’élève à 12 035 000 FCFA.

<strong>L’Agent Comptable de l’AMARAP n’a pas justifié des indemnités de déplacement</strong>

L’Article 8 du Décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission dispose : «les missions sont justifiées par l’ordre de mission dûment visé par les autorités compétentes et par la carte d’embarquement s’il ya lieu. Toute mission non justifiée dans les 15 jours qui suivent la fin de la mission fait l’objet d’un ordre de recette».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les pièces justificatives des paiements effectués par l’Agent Comptable au titre des indemnités de déplacement. Elle a constaté que l’Agent Comptable n’a pas justifié le paiement des indemnités de déplacements de trois missions dont une à l’intérieur et deux à l’extérieur.

En effet, les mandats n°69 du 14 mars 2017, n°34 du 1er septembre 2018 et n°10 du 1er mai 2018 émis pour le paiement des indemnités de déplacement ne sont pas soutenus par des pièces justificatives requises, notamment l’ordre de mission visé ou la carte d’embarquement. Le montant total de ces indemnités de déplacement non justifiées s’élève à 2 431 142 FCFA.

<strong>L’Agent Comptable de l’AMARAP n’a pas reversé des produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres</strong>

L’alinéa 3 de l’article 9 de l’Arrêté n°2015-3721/MEF-SG du 22 octobre 2015, fixant les modalités d’application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, portant code des marchés publics et des délégations de service public précise : «…Toutefois, 80% des produits de la vente des dossiers des Collectivités Territoriales et des Etablissements publics sont reversés au Trésor Public et 20% à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégation de Service Public. En ce qui concerne les organismes personnalisés, les produits issus de la vente des dossiers d’appels d’offres sont versés au comptable dudit organisme».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les dossiers d’appel d’offres vendus aux soumissionnaires, les rapports d’ouverture des plis ainsi que les reçus de paiement y afférents. Elle a également vérifié si les produits issus de la vente ont été reversés au Trésor Public et à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. La mission a constaté que l’Agent Comptable n’a reversé ni dans le compte bancaire de l’AMARAP ni à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégation de Service Public les produits de la vente des dossiers d’appel d’offres. En effet, il n’a pu fournir à l’équipe aucune pièce justifiant le reversement desdits produits dont le montant s’élève à 200 000 FCFA.

<strong>Le Directeur général et l’Agent Comptable ont effectué des dépenses irrégulières</strong>

L’article 34.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marches publics et des Délégations de service public indique : «Avant tout appel à la concurrence ou toute procédure de négociation par entente directe, la nature et l’étendue des besoins sont déterminées avec précision au cours d’une réunion tripartite annuelle regroupant utilement l’administrateur de crédits, la personne responsable du marché et le service technique spécialisé. Le marché public ou la délégation de service public conclu par l’autorité contractante doit avoir pour objet exclusif de répondre à ces besoins».

L’article 6 de l’Arrêté n°2015-3721/MEF-SG du 22 octobre 2015 fixant les modalités d’application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public précise : «La détermination des besoins par l’autorité contractante en vue de la passation d’un marché est effectuée selon les principales étapes suivantes :a) établir que la commande envisagée répond à une demande ;b) faire valider le principe de la commande et le calendrier par l’autorité compétente […]».

L’article 2 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «La comptabilité -matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’État, des collectivités territoriales, des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique...» L’article 3 du même décret prévoit : «La Comptabilité-matières doit permettre à tout moment : la connaissance des existants et de leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur ; le contrôle des existants et de leur utilisation...»

Afin de s’assurer de la régularité et de la sincérité des achats effectués par l’AMARAP, la mission a procédé au rapprochement des informations recueillies des liasses de pièces justificatives (dossiers d’engagement, de mandatement et de paiement) avec celles issues de la tenue des stocks du magasin (registre de mouvement et bon de sortie des matériels) ainsi qu’aux contrôles d’effectivité, et à des entrevues.

La mission a constaté que le Directeur général et l’Agent Comptable de l’AMARAP ont procédé à l’achat des pneus en l’absence de besoins formellement exprimés. En effet, à la suite de l’examen des pièces justificatives des dépenses, il ressort qu’ils procèdent, chaque année, à l’achat des pneus sans que le besoin ne soit exprimé par les utilisateurs des véhicules concernés. Ainsi, en moins de deux ans, ils ont acheté 83 pneus pour un parc automobiles de sept véhicules, pour un montant total de 17 688 200 FCFA suivant les mandats n°36 du 10 février 2016, n°220 du 09 novembre 2016 et n°170 du 18 août 2017 et les factures n°0021/ TA/16 du 10 novembre 2016, n°0089/TA/16 du 03 novembre 2016 et n°40 du 15 août 2017.

À titre d’illustration, en 2017, l’Agent Comptable a acheté 10 pneus pour le véhicule immatriculé K9567. De plus, sur les 83 pneus, 50 ont été effectivement utilisés sur des véhicules. En effet, le comptable-matières n’a pas apporté à l’équipe, la preuve de l’utilisation ou de l’existence physique des 33 pneus dans le magasin. Le montant total des irrégularités s’élève à 6 613 900 FCFA.

<strong>Transmission et dénonciation de faits par le Vérificateur général au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako chargé du Pôle économique et financier relativement à :</strong>

La non-justification des tickets de carburant achetés pour un montant total de 24 015 000 FCFA ; l’utilisation irrégulière des dépenses liées au carburant pour un montant total de 3 185 000 FCFA ; au paiement sans base légale des jetons de présence pour un montant total de 12 035 000 FCFA ; au paiement non justifié des indemnités de déplacement pour un montant total de 2 431 142 FCFA ; au non-reversement des produits issus de la vente des dossiers d’appels d’offres pour un montant total de 200 000 FCFA ;aux dépenses irrégulières pour un montant total de 6 613 900 FCFA.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré avec le BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK aux Invalides : les dessous d’un retour précipité et mouvementé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-aux-invalides-les-dessous-dun-retour-precipite-et-mouvemente-2850553.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 08:12:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors qu’une manifestation était en gestation pour l’empêcher d’atterrir à l’aéroport, IBK a regagné Bamakola nuit de lundi à mardi, en toute discrétion.  </em></strong>

En France pour participer aux obsèques des 13 militaires français décédés dans le Gourma, le président Ibrahim Boubacar Kéita est revenu en catiminiau pays. Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

IBK a pris son avion pour Paris, dimanche, juste après avoir présidé la cérémonie de lancement de la campagne de vaccination du cheptel. Le lendemain, lundi, aux côtés des autorités françaises, il participe aux hommages rendus aux miliaires de Barkhane mais pas un mot de sa présence. Et il quitte la cérémonie alors que, dans son agenda, il devrait rencontrer la diaspora et lui donner les nouvelles du pays. Au moment où  le sentiment anti-français s’amplifie et la mort en série des Fama continue.

Du moins, c’est l’agenda que souhaitait la représentation diplomatique malienne en France. Curieusement, IBK n’honore pas ce programme ; il regagne précipitamment Bamako à la fin de la cérémonie. Pourquoi ?

À Bamako, l’alerte est donnée sur d’éventuelles manifestations contre l’atterrissage de l’avion présidentiel. Sauf que les organisateurs de ladite manifestation n’avaient tous les détails : le président était arrivé nuitamment.

Le lendemain, au moment où les manifestants tentaient de s’y regrouper, la place de l’indépendance était quadrillée par un imposant dispositif sécuritaire. La manifestation est avortée faute de pouvoir atteindre sa cible qui était l’aéroport.

<strong>MoumouniSacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4ème congrès du MNLA à Kidal, avec la bénédiction d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4eme-congres-du-mnla-a-kidal-avec-la-benediction-dibk-2850551.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 01:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), c’était au tour, le week-end dernier, et ce, pendant presqu’une semaine, du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), de procéder à l’organisation de son congrès statutaire, le quatrième du genre, dans la désormais très célère et très convoitée ville de Kidal. </em></strong>

Comme avec le Hcua, on a assisté à une véritable démonstration de force de la part du Mnla, à travers défilés militaires, courses de chameaux, présence d’invités venus de toutes parts à travers le monde. Aussi, le ballet aérien a été remarqué et signalé par tous. Plusieurs dizaines d’avions ont fait la navette entre Kidal, Bamako et Kidal et d’autres destinations dans la sous-région et au-delà.

Pour ce qui concerne les invités, on a noté la présence de certains responsables venus du Mali, des représentants du Niger, de la Mauritanie, du Burkina-Faso, etc. Il yavait aussi des congressistes venus d’Europe, d’Asie et d’autres continents.

En réalité, comme avec le Hcua, au niveau du Mnla, on a mis les petits plats dans les grands. Rien n’a été laissé au hasard. On y a consacré du temps, de l’énergie et de l’argent à l’organisation de ce congrès.

C’est d’ailleurs à propos de l’argent que les gens se sont posé des questions. Pour, finalement, réaliser que le président de la République, lui-même, aurait mis la main à la poche ou, plutôt, sollicité le trésor public. Il aurait contribué (ou fait contribuer le Trésor public) à hauteur de 100 millions de nos francs.

<strong>MT </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue national inclusif : vers un échec?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/dialogue-national-inclusif-vers-un-echec-2850555.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 01:13:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1141085788msonormal" style="background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Dialogue national inclusif va-t-il combler les attentes des différentes couches nationales ? Malgré les déclarations du chef de l’Etat, les acteurs politiques ne sont pas encore favorables à la tenue du DNI. Les groupes armés signataires ont également posé des conditions.</span></i></b></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, tient beaucoup à l’organisation du dialogue national inclusif (DNI). <i>«Je voudrais convier toutes et tous au lancement officiel du Dialogue National Inclusif le 14 Décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ»,</i> a-t-il déclaré lors d’une adresse à la nation, dimanche dernier. </span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Plus loin, IBK tente de rassurer tout le monde : <i>«Je réitère mon appel au Chef de file de l’opposition, aux partis politiques et associations à regagner ce grand moment, qui n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Keita, lequel passera, mais au peuple du Mali et à son avenir».</i></span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La réaction de l’URD ne se fait pas attendre et par la voix de son secrétaire à la communication, Me Demba Traoré, le parti est revenu à la charge et estime que le président IBK occulte les vraies préoccupations. </span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Dans une telle adresse à la nation, IBK devait avoir le courage d’informer la nation sur les raisons de notre participation et la réponse qu’il a donnée à nos préoccupations. Nous avons demandé et toujours rappelé que nous sommes résolument engagés pour la tenue d’un dialogue sincère, dynamique, sans tabou, interactif, au cours duquel toutes les parties prenantes feront preuve d’honnêteté, de sérieux, en mettant le Mali au-dessus de tout, y compris, des prérogatives présidentielles qui n’ont jamais pu faire avancer le processus de paix et de stabilisation de notre pays»,</span></i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">  indique Me Demba Traoré.</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En dehors du chef de file de l’opposition, le président Kéita souhaite voir les groupes armés participer au dialogue national inclusif. <i>«J’en appelle également à mes frères de la CMA, de la Plateforme et de tous les autres mouvements qui participent au processus de paix, pour qu’ils viennent à ce carrefour d’échanges que je pressens féconds et refondateurs»,</i> peut-on lire dans l’adresse à la nation du chef de l’Etat.Est-ce suffisant pour convaincre la CMA ? </span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mardi, dans un communiqué conjoint, la CMA et la plateforme disaient «prendre acte du discours du président de la République à l’occasion de son adresse à la nation le samedi 30 Novembre 2019 où il invite les deux parties à reprendre leur participation aux travaux du dialogue national inclusif».</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Toutefois, si la CMA et la plateforme «n’émettent pas d’objection à un éventuel retour au Dialogue National Inclusif», elles renouvellent au Président de la<span class="yiv1141085788gmail-textexposedshow"> République et au Triumvirat que toute discussion relative à la relecture de l’accord doit se faire conformément aux dispositions de l’article 65 qui stipule que :<i>«Les dispositions du présent accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent accord et après avis du comité de suivi».</i></span></span></p>
<p style="background: white"><span class="yiv1141085788gmail-textexposedshow"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le dialogue national inclusif pourra-t-il drainer du monde ? Les avis sont partagés et ils sont nombreux les acteurs politiques qui estiment que le DNI est voué à l’échec. En dehors du chef de file de l’opposition, des anciens Premiers ministres (ZoumanaSacko, Modibo Sidibé, Cheick Modibo Diarra), des anciens ministres (ChoguelMaiga, Mohamed Aly Bathily, MountagaTall, Koniba Sidibé)  n’ont pas confirmé leur participation au dialogue.</span></span></p>
<p class="yiv1141085788msonormal" style="background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> <b>MoumouniSacko</b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  En attendant Soumi, la CMA et… les autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-en-attendant-soumi-la-cma-et-les-autres-2850549.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 01:11:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les Maliens sont tous (ou presque tous) conviés sous l’arbre à palabres le samedi 14 décembre 2019. C’est en tout cas ce qu’a annoncé l’aîné, sans être le plus âgé, de la Nation, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, dans sa dernière adresse nationale.

Il a, ce soir, non seulement, donné la date des phases finales du Dialogue national inclusif, mais aussi, fixé le cap, défini les objectifs, précisé les résultats attendus et réitéré son espoir dans une participation massive et inclusive des Maliens. Il a également, une nouvelle fois, convié le chef de file de l’opposition et la Coordination des mouvements de l’Azawad à cette grande messe d’échanges et de partages.

Comme pour dire que, pour l’instant, c’est-à-dire jusqu’au moment où nous écrivions ces lignes, il y a encore de fortes chances que le dialogue ne soit pas aussi inclusif,comme l’espère le président de la République ou il a tendance à le faire croire.

Le Dialogue risque de ne pas être inclusif. D’abord, parce que, comme nous le disions tantôt, le chef de file de l’opposition n’a encore rassuré personne de sa présence à cette grande réunion de discussions. Même s’il a, comme nombre de nos compatriotes, écouté et entendu le message de Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta. Ilfaut reconnaître qu’il ne peut pas, à lui seul, décider de venir ou pas avec l’opposition au DNI.

À ceux qui prennent la peine de l’approcher et de le questionner à ce sujet, il le dit sans détour : «Nous allons statuer et nous prononcer très prochainement sur notre participation ou notre non-participation».

Parce que, finalement, il faut que le président de la République sache, et nous ne cesserons de le dire, que même si son interlocuteur, au sein de l’opposition, c’est le chef de file ; ce dernier n’est pas le seul opposant à ne pas vouloir de ce Dialogue. Sur ce sujet et dans le cadre de ses prises de parole à ce propos, il doit, lui-même, être un peu plus inclusif.

Autre menace sur l’aboutissement du futur Dialogue national inclusif, c’est le «oui-mais» de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Avec la Plateforme (tendance Me HarounaToureh), elle a publié, mardi, un communiqué dans lequel elle ne ferme pas la porte, mais pose des conditions à sa participation au Dialogue. La principale est celle relative à l’Accord qu’elle ne souhaite pas voir tricoté, à moins que ce ne soit dans le cadre des dispositions prévues par le même Accord.

Aussi, est-il important de démarcher ceux qui, sans être directement et officiellement affilés à l’opposition, émettent des réserves à leur participation. Il s’agit de responsables tels que Modibo Sidibé et ses camarades de la plateforme «Anw ko Mali».

Enfin, à notre avis, pour que ce Dialogue soit véritablement inclusif, il faut que le président se mette au-dessus de la mêlée. Il doit s’assurer de la participation inclusive et rassurer les participants quant au sort réservé aux résultats de leurs travaux.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CNJ&#45;Mali : voici le déroulé des travaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cnj-mali-voici-le-deroule-des-travaux-2850559.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 00:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À Koutiala, le nouveau président du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali), Amadou Diallo, a été élu avec 135 voix sur les 190 votants.</em></strong>

Prosaïquement, sur 197 délégués, 190 ont fait le déplacement à Koutiala où onze candidatures déclarées étaient en lice. Au début des travaux, dans l’après-midi vers 17 heures, trois candidats minus de leur mandat (Abakary, Sory Diarra et Gousno) ont quitté la salle.

&nbsp;

Huit (8) candidats sont y restés dont Amadou Diallo, Fatoumata Diouara, MassiguiDri, Mohamed Diakité, Mahamane Ibrahim, Sidi Ould Bagna, HammaCissé...

Sur ces 8 candidats, seul Amadou Diallo a présenté une liste. Lequel a su créerun consensus autour de sa liste, après avoir eu l’assentiment des autres pour porter une liste commune.

Au terme du vote, Amadou Diallo, seul candidat dans le starting-block, a récolté 135 voix sur les 190 possibles. Amadou Diallo a ensuite été investi en présence du représentant du ministre de la Jeunesse et des Sports et ceux des autorités politiques et administratives de la capitale de l’or blanc. Il faut souligner qu’Amadou Diallo était le président sortant du conseil communal de la jeunesse de la commune I du district de Bamako.

<strong>DS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lieutenant Nouhoum Koné : le soldat oublié !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lieutenant-nouhoum-kone-le-soldat-oublie-2847847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 14:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Rappelons en effet que nous continuons de bénéficier de la solidarité internationale avec la présence de toutes les forces étrangères qui paient souvent un lourd tribut. Comme en témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé, lot quotidien des forces armées maliennes, d’un militaire de l’opération Barkhane, le brigadier Ronan Pointeau».

Un extrait d’un discours insipide et vide de sens du président de la République qui nous édifie, largement, s’il en était encore besoin, sur l’importance qu’IBK a pour la vie de nos soldats comparée à celle des soldats français.

IBK pouvait juste s’arrêter à «En témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé… d’un militaire de l’opération Barkhane», et éviter de nommer le brigadier dont nous regrettons tous la mort ainsi que celle de tous les soldats (nationaux et non nationaux) tombés sur notre territoire et partout à travers le monde dans le cadre de la mission de rendre le monde plus sûr qui est la leur.

C’est à se demander qui conseille IBK. Dès qu’il prononce le nom du soldat français et évite, soigneusement, de citer, ne serait-ce que celui du jeune lieutenant Nouhoum Koné, chef de poste de Indelimane ou celui de cet autre jeune lieutenant Kalifa Sangaré, chef de poste adjoint, tous deux morts les armes à la main, son discours, déjà vide de sens, dévient révoltant, digne d’un complexé et de quelqu’un qui se moque de la vie de ses propres soldats.

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérations de cession des bâtiments publics de l’Etat :  Qu’a&#45;t&#45;on fait de l’argent récolté ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/operations-de-cession-des-batiments-publics-de-letat-qua-t-on-fait-de-largent-recolte-2847867.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 13:32:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous la transition, on s’en souvient, plusieurs bâtiments publics ont été vendus dans des conditions des plus opaques. Comme il fallait s’y attendre, le Vérificateur général s’est intéressé à la question, avant que la justice ne prenne le relais. Voici le rapport qu’il a rendu public.</em></strong>

Le Ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme (MLAFU) élabore et met en œuvre la politique nationale dans les domaines du logement, des affaires foncières et de l’urbanisme, au terme du décret n°2012-721/P-RM du 24 décembre 2012 fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement. Il dispose, à cet effet, de plusieurs services parmi lesquels la Direction générale de l’Administration des biens de l’Etat  (DGABE) et l’Agence de cessions immobilières (ACI).

La DGABE a été créée par l’Ordonnance n°00-067/P-RM du 29 septembre 2000. Elle est un service central qui a pour mission d’élaborer les éléments de la politique de l’Etat en matière de gestion du patrimoine bâti et du patrimoine mobilier corporel et incorporel de l’Etat et de veiller à l’application de la réglementation en vigueur dans le domaine de la comptabilité des matières. Le décret n°00-533/P-RM du 26 octobre 2000 fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement de la DGABE. Celle-ci est représentée au niveau régional par les Directions régionales des domaines et du cadastre.

Quant à l’ACI, elle a été créée en 1992, suivant ordonnance n°92-001/PCTSP du 15 janvier 1992. Elle est une Société anonyme d’économie mixte qui a pour mission l’aménagement des terrains, les ventes de parcelles, la promotion immobilière (construction-vente de bâtiments de tout usage). En 2013, elle a reçu par mandat n°2013-001/MLAFU-SG du  25 juillet 2013 du MLAFU, la charge de procéder à la vente de certains bâtiments publics de l’Etat. La présente vérification a pour objet les opérations de cession des bâtiments publics de l’Etat.  Elle a concerné les exercices de 2002 à 2014 (1<sup>er</sup>semestre). Elle vise à s’assurer de la régularité et de la sincérité desdites opérations.

<strong>En quoi cette vérification est-elle importante ?</strong>

Le patrimoine immobilier bâti de l’Etat est constitué, d’une part, par les bâtiments légués par l’Administration coloniale et, d’autre part, par les bâtiments réalisés par les gouvernements successifs de la République du  Mali. Ces infrastructures servent de bureaux, de logements, d’établissements scolaires et universitaires, de centres hospitaliers, sportifs, culturels, militaires, etc.

À la date d’aujourd’hui, il n’existe pas de données exhaustives et fiables sur ce patrimoine notamment sur le nombre exact de bâtiments publics de l’Etat à l’intérieur et à l’extérieur du pays. La mauvaise tenue de la comptabilité-matières et la non-mise à jour du sommier de consistance du patrimoine bâti de l’Etat ont favorisé une gestion inadaptée et inefficace de ce patrimoine.

Ainsi, au cours de ces 10 dernières années, un nombre important de bâtiments de l’Etat dans le District de Bamako a fait l’objet de cession suite au changement de leur vocation ou en raison de leur situation au centre commercial dans le District. Ces cessions n’ont néanmoins fait l’objet d’aucune évaluation tant sur le plan technique que financier par les services compétents.

Par ailleurs, la gestion du patrimoine bâti de l’Etat est caractérisée par un paradoxe tant au plan budgétaire que financier. En effet, de 2012 à 2014, l’Etat, pour la gestion de son patrimoine bâti, a procédé à une inscription budgétaire annuelle moyenne de 500 millions de FCFA destinée aux travaux d’entretien et de réhabilitation des bâtiments. Parallèlement, l’Etat a développé une politique de bail de bâtiments des particuliers pour abriter ses services et loger les hautes personnalités. À la date du 31 décembre 2014, six cent quarante (640) contrats de bail sont en vigueur dans le District de Bamako, pour un loyer annuel cumulé de 2,96 milliards de  FCFA toutes taxes comprises.  À cela s’ajoute la situation des baux pour abriter les bureaux et loger le personnel des missions diplomatiques et consulaires.

Aussi, entre 2012 et 2013, les coûts engendrés par les travaux d’entretien desdits bâtiments sont en moyenne d’environ 450 millions de  FCFA. Malgré tout, le MLAFU a commis l’ACI, par mandat n°2013-001/MLAFU-SG du 25 juillet 2013, afin de procéder à la vente de certains bâtiments publics de l’Etat.

Dans le souci de s’assurer du respect des procédures législatives et réglementaires ainsi que de l’effectivité des paiements des frais de cession et de leur reversement au Trésor public, le Vérificateur général a, dans le cadre de la satisfaction d’une saisine du Premier ministre suivant sa Lettre confidentielle n°0510/PM-CAB du 21 juillet 2014, initié la présente vérification des opérations de cessions des bâtiments publics de l’Etat. Le champ d’application de la mission a concerné les bâtiments publics de l’Etat gérés par la DGABE. Il exclut les bâtiments des  Collectivités territoriales, des établissements publics, des Sociétés d’économie mixte et des Sociétés d’Etat y compris celles qui ont été privatisées ou liquidées.

<strong>Qu’avons-nous constaté ?</strong>

La présente vérification des opérations de cession des bâtiments publics de l’Etat a relevé de nombreux dysfonctionnements dans le contrôle interne ainsi que des irrégularités financières. Elle met en exergue des manquements relevés :dans les opérations effectuées par le MLAFU ;au niveau de la  DGABE ;dans les opérations effectuées par l’ACI.Sur la base des constatations issues de cette vérification, le Vérificateur général a formulé des recommandations qui figurent à la fin de chaque rubrique.

<strong>Manquements relevés dans les opérations effectuées par le MLAFU</strong>

Le Ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a ordonné la cession ou la location des bâtiments publics sans décret pris en Conseil des ministres. En effet, il n’existe pas de décret pris en Conseil des ministres pour autoriser la cession desdits immeubles. En violation des dispositions du décret n°01-040/P-RM du 2 février 2001 déterminant les formes et conditions d’attribution des terrains du domaine privé immobilier de l’État, le MLAFU s’est uniquement référé aux lettres n°0653/PM-CAB du 21 mai 2008 et n°0236/PMCAB du 14 mars 2013 du Premier ministre pour donner mandat à l’ACI en vue de la vente ou de la location des bâtiments administratifs au Centre commercial de Bamako. Or, lesdites lettres ne dispensent pas le Ministère du respect de la procédure prévue en la matière.

Le MLAFU a inclus dans le mandat octroyé à l’ACI des immeubles non immatriculés. En effet, la cession de cinq immeubles non immatriculés au Livre foncier, donc sans numéro de titre foncier, a été inscrite dans le mandat donné à l’Agence, en violation de la réglementation en vigueur.  Cette situation affecte la sécurité des transactions y afférentes et le droit de propriété de l’Etat.

Le MLAFU a irrégulièrement inclus dans le mandat de l’ACI un immeuble faisant l’objet d’une hypothèque. Il a fait figurer sur la liste des immeubles dont la gestion a été confiée à l’ACI un bâtiment ayant fait l’objet d’une hypothèque dans le cadre de l’accord de prêt entre une banque étrangère et l’État malien, relativement au financement des travaux de construction de la Cité Administrative de Bamako. Pourtant, l’ACI  a cédé le bâtiment pour un montant de 1,45 milliard de  FCFA  en l’absence de la radiation de l’hypothèque consentie en faveur de ladite banque.

Le MLAFU a irrégulièrement recruté un expert privé. Il a commis un cabinet d’architecture privé pour procéder au recensement et à l’expertise immobilière des bâtiments appartenant à l’Etat, alors que cette compétence relève de la Section Promotion Immobilière de la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat. Le recrutement ainsi opéré renchérit le coût financier de l’opération de cession des bâtiments publics de l’Etat.

Le MLAFU a recruté un Cabinet d’expertise immobilière sans mise en concurrence. Pour le recensement, l’état des lieux et l’expertise immobilière des bâtiments administratifs du centre commercial de Bamako, le Ministre a choisi, par simple lettre, un Cabinet d’expertise immobilière, en violation des dispositions régissant la commande publique. La transparence et le libre accès à la commande publique n’ont ainsi pas été respectés. En outre, par cette décision, il a engagé l’État sans s’assurer de l’existence de crédit budgétaire nécessaire pouvant supporter les dépenses de l’opération d’expertise qui s’élèvent à 132,37 millions de FCFA.

Le Ministre du Logement des Affaires foncières et de l’Urbanisme a commis un expert immobilier qui a sous-évalué la superficie de certains immeubles. En effet, les superficies de deux immeubles dont la gestion a été confiée à l’ACI ont été sous-évaluées avec conséquemment une diminution des montants de mise à prix à hauteur de 768, 25 millions de FCFA.

<strong>Que recommandons-nous pour corriger les manquements constatés ? </strong>

<strong> </strong>Au Ministère chargé du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme : respecter les formalités prévues par les textes en vigueur pour toute cession ou location des terrains du domaine privé immobilier de l’État ;s’assurer de l’immatriculation de tous les bâtiments publics de l’Etat du Mali ; s’assurer de la radiation d’hypothèque avant toute décision de cession ou de location d’un bâtiment de l’État grevé d’hypothèque ;procéder, conformément aux textes en vigueur, au recensement, à l’évaluation et à l’expertise des bâtiments appartenant à l’État par les services compétents de l’État ;respecter les dispositions du code des marchés publics concernant la mise en concurrence ;instruire à l’Agence de Cessions Immobilières de procéder au redressement et à la revalorisation des bâtiments dont les superficies ont été sous-évaluées.

<strong>Manquements relevés au niveau de la DGABE</strong>

La DGABE ne dispose pas de manuel de procédures, comme l’exige l’Instruction n°00003-PRIM-CAB du 21 novembre 2002 du Premier ministre relative à la méthodologie de conception et de mise en place de système de contrôle interne dans les services publics. L’absence de manuel de procédures affaiblit la qualité du contrôle interne et peut entraîner un manque d’efficience dans la réalisation des activités de sauvegarde du patrimoine de l’Etat.

La DGABE ne maîtrise pas le patrimoine immobilier bâti de l’Etat. Le sommier de consistance du patrimoine bâti de l’État, qui représente la base de données dans laquelle doivent se trouver toutes les informations sur le patrimoine bâti de l’État, n’est pas tenu. L’absence de données exhaustives et fiables concernant ledit patrimoine peut être source de déperdition, d’occupation et d’exploitation illégales des biens de l’Etat.

<strong>Que recommandons-nous pour corriger les manquements constatés ?  </strong>

À la Direction générale de l’administration des biens de l’Etat :élaborer et soumettre à validation un manuel de procédures administratives financières et comptables ; actualiser le sommier de consistance du patrimoine bâti de l’Etat.

<strong>Manquements relevés dans les opérations effectuées par l’agence de cessions immobilières</strong>

L’ACI n’a pas réalisé les études préalables à la construction de nouveaux bâtiments. Elle n’a pas élaboré des études «d’avant-projets sommaires et détaillés» de bâtiments devant abriter les services publics affectés par les opérations de cession, conformément au mandat qui lui a été assigné. La non-élaboration de ces études ne favorise pas une exécution régulière du mandat.

L’ACI n’a pas recouru à la vente aux enchères publiques lors de la cession des bâtiments publics. Elle n’a fourni aucune preuve de publicité donc de mise en concurrence des acquéreurs potentiels des bâtiments concernés. Cette non mise en concurrence a entaché la transparence des opérations de cession et a procuré des situations de privilégiés à certaines personnes physiques ou morales.

L’ACI a cédé des bâtiments publics suivant un mode d’attribution illégal. Lors de certaines cessions, le mode «location-accession», qui ne figure ni au nombre des modes d’attribution prévus par le Code domanial et foncier, ni dans le mandat donné par le MLAFU à l’ACI, a été utilisé comme mode d’attribution.

<strong>Que recommandons-nous pour corriger les manquements constatés ?  </strong>

<strong> </strong>À  l’Agence de cessions immobilières :faire réaliser des études d’avant-projet sommaire et d’avant-projet détaillé relatives aux bâtiments à reconstruire ou  à mettre en valeur ;recourir à la vente aux enchères publiques lors des opérations de cession ou de location des immeubles de l’Etat ; régulariser la cession des bâtiments attribués par «location-accession» ;élaborer le cahier des charges relatif aux bâtiments à reconstruire ou à mettre en valeur ;annuler la vente de l’immeuble hypothéqué.

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou avec le BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Indelimane : «zone interdite» pour IBK !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/indelimane-zone-interdite-pour-ibk-2847834.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 12:51:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour rendre hommage à la presque centaine de militaires tombés à Indelimane, le président de la République aurait pu et dû choisir de se rendre à Ménaka, plus près de la zone sinistrée.</em></strong>

Au lieu de cela, il a choisi d’atterrir à Gao pour serrer la main à quelques blessés et déjeuner avec les notabilités comme Ali Badi et autres. Pourquoi le président de la République a fait un tel choix ?

Nous ne saurons y répondre avec exactitude même si les commentaires vont bon train, et que les rumeurs deviennent folles à ce sujet. Certains pensent que IBK a choisi, seul, de ne se rendre qu’à Gao parce que, explique son entourage, tous les blessés de l’attaque d’Indelimane sont à Gao et que le camp, lui-même, n’existe quasiment plus.

À quoi bon aller perdre du temps sur une place qui ne fera que lui rappeler de très mauvais souvenirs. D’autres avancent l’argument, selon lequel, ce sont les services de sécurité qui auraient déconseillé à IBK d’aller à Indelimane. La zone n’étant pas encore sûre, selon eux.

Les plus «méchantes langues», elles, révoltées, avancent que le président de la République a, juste, eu peur de s’y rendre et qu’il pouvait, au moins, partir pour Ménaka, un peu plus près de Indelimane, au lieu de choisir Gao. Il pouvait, disent-ils, s’arrêter à Gao, à son retour.

Peut-être qu’il a eu raison de rester à Gao car, pendant qu’il y était, les terroristes ont fait un tour dans le camp militaire qu’ils venaient de détruire.

&nbsp;

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet Russie&#45;Afrique : où était&#45;il IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/sommet-russie-afrique-ou-etait-il-ibk-2847849.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 12:07:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le sommet Russie-Afrique a vécu. Les chefs d’Etat (certains flanqués même de leur épouse) du continent noir ont tous eu droit à la «montée des marches du Kremlin» et la photo avec le couple Poutine ; d’autres ont même eu un bonus, à savoir le dîner avec le tout-puissant président russe. C’est d’ailleurs sur cet important rendez-vous restreint que porte ce papier.

En tout cas, si nous savons avec certitude que notre président, Ibrahim Boubacar Kéïta, était présent au sommet, nous n’avons pas entendu parler de lui aux rencontres restreintes que l’homme fort de la Russie a eues avec certains de ses homologues africains.

Des informations publiées par un très sérieux confrère hexagonal, il nous revient qu’à Sotchi, outre l’Egyptien, Abdel Fattah al Sissi, coprésident du sommet Russie-Afrique, 15 dirigeants ont eu droit à un entretien bilatéral de 30 à 45 minutes avec Vladimir Poutine.

Le 23 octobre, détaille le confrère, le chef de l’Etat russe a reçu Abiy Ahmed (Ethiopie), Faustin Archange Touadéra (Centrafrique), Felix Tshisekedi (RD Congo), Yoweri Museveni (Ouganda), Muhamadu Buhari (Nigeria), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), Abdel Fatah al-Burhan (Soudan) et Hage Geingob (Namibie).

Le lendemain, poursuit-il, il s’est entretenu avec Alpha Condé (Guinée), Paul Kagamé (Rwanda), Abdelkader Ben Salah (Algérie), Joao Lourenço (Angola), Uhuru Kenyatta (Kenya), Barlen Vyapoory (Maurice) et Teodoro Obiang Nguema Mbassogo (Guinée équatoriale).

On a cherché, en vain, on n’a pas vu le nom d’IBK. Où était-il passé ?

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Repli des Fama : la colère de nos voisins</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/repli-des-fama-la-colere-de-nos-voisins-2847836.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 11:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La hiérarchie a décidé de dégarnir les postes isolés et ramener tous les militaires dans de grandes garnisons et les y regrouper. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Il s’agira, ensuite, pour ces grandes garnisons, d’opérer des patrouilles motorisées de grande envergure. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les forces militaires présentes à Labezanga (frontière du Niger) ont replié sur Ansongo et celles présentes à Aderaboukane (il n’y avait plus personne à Indelimane, contrairement à ce qui se dit) ont rallié Ménaka.

Ce ne sont pas des abandons de poste mais des replis tactiques et stratégiques. D’ailleurs, la stratégie a commencé à être mise en œuvre depuis lundi matin avec la sortie, sur le terrain, des premières patrouilles. Si au Mali, cette stratégie est saluée, quasiment, par tous ; chez nos voisins (Niger et Burkina-Faso), on ne s’explique pas ce repli qui est considéré par eux comme un abandon des populations et du territoire.

Celui qui est le plus révolté, a-t-on appris, c’est le président du Niger, Mahamadou Issoufou, qui, au cours d’une rencontre, n’a pas hésité à affirmer haut et fort que : «Abandonner le poste de Labbé (Labezzanga), c’est abandonner les populations frontalières à leur propre sort».

<strong>MT</strong>

&nbsp;

<u> </u>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire BMS&#45;SICG Mali&#45;Sa : le tribunal de commerce sonne la fin de la récréation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/affaire-bms-sicg-mali-sa-le-tribunal-de-commerce-sonne-la-fin-de-la-recreation-2847848.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 11:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Est-ce la fin du contentieux entre la Banque malienne de solidarité et la SICG (Société ivoirienne de concept et de gestion)</em></strong><strong>?</strong><strong><em> Rien n’est moins sûr !</em></strong>

De fait, la Banque malienne de solidarité vient de bénéficier d’une décision de justice qui conforte sa position. Il s’agit de celle du tribunal de commerce de Bamako.

Lequel, en son audience publique ordinaire du 30 octobre 2019, sous la présidence de Zakariyah Kanté, «rejette comme inopérantes les exceptions d’incompétences et de sursis soulevées par la demanderesse (SICG) par contre reçoit comme régulières les demandes tant principale que reconventionnelle des parties».

Au fond, «déclare l’assignation justifiée» et en conséquence, «ordonne compensation entre la créance de la BMS-SA et celle de la SICG Mali-sa et, partant, déclare éteintes les dettes réciproques des deux parties jusqu’à concordance des quotités respectives conformément à la note de compensation du 25/07/2019.»

La SICG (Société ivoirienne de concept et de gestion) ne se sort pour autant pas d’affaire puisque le tribunal «enjoint en conséquence la SICG Mali-sa demeurant encore débitrice de la BMS-SA de la somme de 2 145 641 330 FCFA par l’effet de cette compensation la cessation de tous les actes de poursuites sur la base du titre ainsi compensé.»

En d’autres termes, la SICG (Société ivoirienne de concept et de gestion) ne devrait non seulement plus poursuivre la BMS, mais elle doit payer à celle-ci la somme de 2 145 641 330 FCFA.

Par ailleurs, le tribunal de commerce de Bamako déclare «la présente décision exécutoire par provision nonobstant l’exercice de toutes voies de recours ; met les dépens à la charge de la demanderesse.»

En résumé, et l’on s’en tient à la décision du tribunal de commerce de Bamako, la Banque malienne de solidarité ne doit plus rien à la SICG (Société ivoirienne de concept et de gestion).

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : menaces sur Koulouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/lutte-contre-la-corruption-menaces-sur-koulouba-2847822.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 11:03:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Jusqu’où ira l’opération de lutte contre la corruption lancée par le ministre de la Justice Malick Coulibaly et le procureur Kassogué ? Quelle est la marge de manœuvre de ceux en charge de l’instruction des dossiers et des interpellations des présumés corrompus et corrupteurs? Iront-ils jusqu’à interpeller au sein du premier cercle du président de la République ? Peuvent-ils le faire ou ont-ils simplement les moyens ? Ce sont les questions que l’on se pose depuis que des noms d’importants barons sont cités dans le cadre de cette opération. L’un d’eux a particulièrement attiré notre attention. Il s’agit de celui de l’actuel secrétaire général de la présidence de la République et non moins neveu du président de la République, Moustapha Ben Barka. Ce dernier serait dans le collimateur de Malick Coulibaly et Mamadou Kassogué dans le cadre de sa gestion de certains marchés et autres dossiers très sensibles.

<strong>Somalim-SA Mali dans le collimateur de Somalim-Maroc</strong>

Il existe, bel et bien, au Mali, une entreprise dénommée Somalin-Sa. Elle est la propriété de l’ancien député Hamadaou Sylla. Cette société est d’autant plus bizarre qu’elle n’existe nulle part sur la toile. Vous avez beau la chercher, rien à faire, comme une société fantôme. Est-ce parce qu’elle a des problèmes avec son pendant marocain, la Société marocaine d'alimentation animale (Somalim) qui n’a pas compris, comment Hamadaou Sylla a emprunté, au mot près, sa dénomination. En tout cas, les Marocains sont d’autant plus furieux de ce qui s’apparente à un piratage ou un «crime intellectuel» qu’ils auraient approché les dirigeants de leur jumelle malienne pour demander, d’abord, des comptes, avant toute autre action dans le but de retirer aux Maliens cette appellation. Parallèlement à cette menace, il se trouve aussi que les clients dénoncent de plus en plus la qualité des produits de la Somalim-Mali. Un sujet sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubou à Kidal : les pièges à éviter</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/boubou-a-kidal-les-pieges-a-eviter-2847842.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/ville-de-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:48:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si c’est malheureusement le président français Emmanuel Macron qui l’a annoncée à Paris, nous ne pouvons ignorer cette information. Il s’agit de celle relative au prochain déplacement du Premier ministre, Boubou Cissé, à Kidal. </em></strong>

Finalement, le chef du gouvernement se rendra à Kidal, la huitième région de la République du Mali. Présentée ainsi, cette mission doit être saluée et attendue avec impatience.

Seulement, il ne s’agit pas d’une simple visite d’un Premier ministre dans une ville relevant de son autorité et auprès de ses administrés en tant que chef de l’administration. Il s’agit d’autre chose. Il s’agit de Kidal et Kidal n’est plus n’importe quelle région dans le Mali et non plus n’importe quelle zone à travers le monde.

Et pour cela, le Premier ministre, Boubou Cissé, ne doit et ne peut pas s’y rendre n’importe comment. Il doit, d’abord et avant tout, s’approprier les réalités in-situ, se prémunir de certains codes, s’entourer et se faire accompagner d’hommes et de femmes qui, au préalable, auraient travaillé à faire de cette visite une entière et pleine réussite.

Aussi, pour ne pas faire «du Mara», l’actuel Premier ministre ne doit jamais faire de ce déplacement sur Kidal, un défi à relever coûte que coûte. Kidal ne doit pas être un trophée à brandir. Il s’agit d’y aller en toute finesse, d’y aller avec les bonnes personnes, d’impliquer les bonnes personnes.

<strong>MK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  «En arrière toutes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-en-arriere-toutes-2847824.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:45:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les seules frontières sur lesquelles il y avait un semblant de contrôle, le Mali vient de les abandonner purement et simplement. Il s’agit, vous l’aurez compris, de celles du Niger et du Burkina-Faso. C’est d’abord d’Anderaboukane que sont venus les premiers mouvements.

Au lendemain de l’attaque à Indelimane, les Fama et autres forces de défense et de sécurité présents dans ce camp ont décidé, à la surprise générale, de «replier» sur Ménaka. Inquiètes de ce retrait de ceux qui étaient censés les protéger face à la recrudescence du terrorisme et à la présence d’hommes et (même) de femmes armés à la provenance inconnue, les populations se sont naturellement posé des questions et en ont posé indirectement aux autorités.

Silence radio ! Jusqu’à ce que les mouvements ne touchent tous les autres petits postes «fixes isolés» frontaliers ; à savoir, Indelimane, Labbezanga, Tassiga, etc. C’est surtout le cas de Labbezanga, poste stratégique et très sensible à la frontière Mali-Niger, qui a obligé le commandement à communiquer et à donner (de façon maladroite, malheureusement) des explications.

À l’évidente question : «pourquoi nous abandonnez-vous ainsi ?» l’état-major, après maints bégaiements, de graves et interminables hésitations, répond : «Nous ne vous abandonnons pas, c’est un repli tactique». Une nouvelle fois, la communication a brillé par l’amateurisme, l’improvisation et, par conséquent, le manque de résultat et l’improductivité.

En effet, ce mouvement de nos troupes (Fama) pouvait être mieux présenté et avoir plus de résultat. Il était inutile de parler, une nouvelle fois, de «repli» ou de termes qui rappellent de mauvais souvenirs.

Aussi, fallait-il anticiper et ne pas attendre que les populations se posent des questions pour être dans la réaction, comme ce fut le cas. Les responsables de l’armée auraient pu présenter, autrement, ce «repli» ; sous forme de patrouilles motorisées.

La communication aurait dû porter sur cet aspect de mobilité de nos troupes avec plus de moyens humains et matériels mis à leur disposition. Il ne fallait pas, dans le communiqué, évoquer, directement, le départ des postes, mais la transformation des postes fixes en postes mobiles à travers les patrouilles.

<strong> </strong><strong>Makan Koné </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Indelimane : le civil tué était… une civile</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/indelimane-le-civil-tue-etait-une-civile-2847828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/indelimane-le-civil-tue-etait-une-civile-2847828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/motos-djihadistes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:25:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5334018386msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En publiant le bilan des victimes d’Indelimane, le gouvernement parle de militaires tués et… d’un civil ; de civil tué, il s’agit, en réalité, d’une civile, une vieille dame et ce n’est pas une balle perdue qui l’a tuée. Que s’est-il passé ? Comme nous le disions tantôt, la dame n’a pas été tuée par inadvertance. Elle a été exécutée par les terroristes qu’elle venait d’informer de la présence de militaires chez elle. En fait, certains soldats maliens (six pour être exact) étaient venus se mettre à l’abri chez elle, en vue de reprendre des forces et préparer une éventuelle riposte, attendre les renforts et signaler les positions des terroristes. Quoi de plus normal s’ils n’étaient pas tombés sur une «djihadiste infiltrée» dans la ville ou, en tout cas, quelqu’un qui partage les mêmes convictions que ces terroristes. Sa trahison, elle l’a payée de sa vie. Après avoir fini d’installer les militaires maliens, elle est sortie pour aller informer les assaillants de ceux-ci. Sur le champ, ces derniers l’ont exécutée avant de se diriger vers sa concession pour en faire de même avec les six soldats sur place.     </span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Roch Marc Christian Kaboré :  «La France et les USA entretiennent des relations avec la Russie ! Pourquoi pas l’Afrique !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/roch-marc-christian-kabore-la-france-et-les-usa-entretiennent-des-relations-avec-la-russie-pourquoi-pas-lafrique-2847827.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/roch-marc-christian-kabore-la-france-et-les-usa-entretiennent-des-relations-avec-la-russie-pourquoi-pas-lafrique-2847827.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les 23 et 24 octobre à l’initiative de Vladimir Poutine, le premier sommet Afrique-Russie s’est tenu à Sotchi (Russie) marquant ainsi le grand retour de cette puissance mondiale sur le continent africain. Moscou n’entend pas en faire un évènement sporadique mais compte en faire désormais un rendez-vous régulier. Le Président du Faso, Roch-Marc Christian Kaboré, avant de rejoindre Ouagadougou, s’est prêté aux questions de la presse locale. En voici la substance.</em></strong>

«Je dois dire que ça a été un succès total… Il était important que ce forum puisse se tenir pour faire le point des potentialités existant de part et d’autre, et de permettre au secteur privé des deux pays de se rencontrer, de mieux se connaître et de formaliser les questions de coopération économique sur l’avenir. Comme vous le savez, le secteur privé a un rôle important à jouer dans le développement des relations économiques entre nos deux pays, entre l’Afrique et la Fédération de Russie».

Le Président Kaboré répondait ainsi à la question d’un confrère souhaitant en savoir davantage sur les enjeux du forum économique Russie-Afrique pour le Burkina Faso.

La coopération entre la fédération de Russie et l’Afrique, a précisé le Président Rock, devrait être guidée par des maîtres-mots tels que le respect mutuel, le respect de la dignité des uns et des autres et la justice et devrait être «gagnant-gagnant» pour les deux parties.Après ce premier Afrique-Russie, le Chef de l’Etat reste, toutefois, pragmatique en insistant sur la nécessité de «travailler pour en récolter les bénéfices».

Pour ce qui de la contribution de la Russie face à l’épineux problème du terrorisme qui trouble la sérénité du Burkina Faso, le Président du Faso a dit avoir demandé au pays de Vladimir Poutine «de s’investir dans les différentes initiatives qui sont déjà prises». Il s’agit notamment de celle prise au niveau de la CEDEAO en lien avec le G5 Sahel. «Nous avons également dit ce que nous avons appelé le partenariat international pour la stabilisation et la sécurité au niveau du Sahel, qui a été proposé au niveau du G7, dans lequel également la Russie peut s’investir», a-t-il rappelé.

<strong>«Ce sont nos intérêts que nous suivons»</strong>

À la question de savoir si ces noces entre l’Afrique et Russie ne devraient pas froisser les relations avec des partenaires classiques comme la France et les Etats-Unis, le chef de l’Etat a été à la fois rassurant et formel : «Non pas du tout ! Je pense que tous ces pays entretiennent des relations avec la Russie ! Pourquoi pas l’Afrique ! On ne peut pas nous dénier le droit de pouvoir diversifier nos partenaires également. Ça fait partie des relations, et du multilatéralisme dans le monde, et de ce point de vue, nous sommes tout à fait en droit de le faire sans aucune contrainte, parce que nous l’avons dit, nous n’avons pas de relation d’exclusivité avec un partenaire quelconque. Ce sont nos intérêts que nous suivons»,  a-t-il conclu.

Rappelons au passage que les 54 Etats Africains dont 43 Chefs d’Etat en personne étaient représentés à ce premier sommet Afrique-Russie à Sotchi.Dans une déclaration commune, signée au terme de ce sommet, la Russie et l’Union africaine ont d’une même et seule voix dénoncé «les diktats politiques et le chantage monétaire» et appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies pour une meilleure représentativité de l’Afrique au sein de cette tribune mondiale.

Les participants à ces assises de haut niveau de Sotchi, se sont engagés à tenir ce sommet «tous les trois ans, avec le fait que les ministres des affaires étrangères, dans l’intervalle, vont travailler à faire le point de l’évolution des choses», a révélé le Roch Christian Marc Kaboré.

<strong> </strong><strong>Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU</strong>

<u> </u>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord et centre du Mali : réorganisation plus offensive</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/nord-et-centre-du-mali-reorganisation-plus-offensive-2847839.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:11:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la mort en série de soldats, c’est désormais l’offensive qui est engagée et commence à porter des résultats concrets. Une posture qui permet aux Fama de traquer les groupes armés terroristes tout comme les forces spéciales européennes qui vont être lancées aux trousses des djihadistes dans le Sahel.</em></strong>

À Dioura, Guiré, Boulkessy, Mondoro, Indelimane et autres localités, l’armée malienne a enregistré des pertes énormes en hommes et en matériels. De quoi parler d’hécatombe qui a créé l’émoi au sein des familles des militaires et l’opinion. Les Fama sont harcelées au quotidien. En un mot : les nouvelles ne sont pas trop rassurantes au front.

Au nord et centre, c’est l’offensive lancée par l’armée qui alimente les causeries. Va-t-elle changer la donne sur le terrain ? Pour cette posture, les citoyens affichent un grand optimisme face à une armée qui perd chaque jour des hommes.

Comme si cela ne suffisait pas, il faut prendre en compte du retrait des Fama dans certaines zones, qui fait penser au scenario de 2012. Le commandement explique que les postes d’Anderaboukane et d’Indelimane ont replié sur Ménaka le 9 novembre 2019 ainsi que le poste de Labbezanga sur Ansongo.

Dans ce choix opérationnel, d’autres unités seront également concernées. Cette décision s’inscrit dans l’exécution d’un nouveau concept d’opération qui vise à mieux adapter la stratégie à la menace des terroristes et autres narcotrafiquants. Dans un communiqué, le chef d’état-major dira qu’il n’est nullement question d’abandonner les populations.

Parallèlement, des patrouilles et opérations sont constamment menées sur le terrain.  C’est le cas dans la journée du 12 novembre 2019 où les Fama ont interpellé 4 suspects appartenant aux Groupes armés terroristes (GAT) à Boulkessy, dans la région de Mopti. Selon le site <a href="http://fama.ml/">fama.ml</a>, les Fama avaient récupéré lundi des barriques de carburant. Fait important : les Fama avec Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel à Boulkessy ont interpellé 11 suspects terroristes. L’opération a également permis de brûler 11 motos à Boulkessy.

Avant, soit le 11 novembre 2019, une patrouille du centre d’entraînement de Hombori a effectué une fouille dans la ville. Elle était conduite par le lieutenant-colonel Attaher Maïga. Des informations précises ont permis de cibler des sources de ravitaillement logistique des groupes armés terroristes (GAT). Le bilan de cette opération se présente ainsi qu’il suit : 1 suspect interpellé.

Des succès, l’armée en engrange ces derniers jours. Dans la matinée du dimanche 10 novembre 2019, les Fama ont interpellé 3 suspects à Hombori (Mopti). Les intéressés avaient trouvé refuge dans une famille dont les membres étaient apparemment absents. Les 3 suspects des Groupes armées terroristes (GAT) interpellés sont tous de la localité de Boulkessy (2 Maliens et 1 Burkinabé). L’un d’eux confirme avoir été déjà interpellés par les Fama puis relâchés.

En plus des personnes interpellées, les Fama ont aussi récupéré 7 motos neuves retrouvées avec les suspects. Lesdites motos ont été incendiées sur la place publique à Hombori. D’autres prouesses des Fama sont perceptibles grâce à l’ l’opération Tiessaba qui a permis de récupérer des matériels et équipements Fama. Fruit d’actions conjointes à travers les opérations Tiessaba 6 et Bourgou 4 au centre du pays, elles ont permis  le dimanche 10 novembre 2019, de  récupérer 1 véhicule Fama abandonné à 3 km au sud-est de Boulkessy. Une fouille du village de Boulkessy a permis de récupérer des caisses de munitions, des gilets pare-balles, 1 pistolet traditionnel, 1 EEI, des médicaments, une pièce pour appareil de détection EEI.

<strong>Attaques sporadiques</strong>

En droite ligne des actions de renforcement de la présence des Fama sur le théâtre des opérations, le chef d’état-major de l’Armée de Terre, Général de Brigade Kéba Sangaré, et le directeur du Génie militaire, Général de Brigade Boubacar Diallo, sont à Sevaré. Le but est d’aider le centre d’élaboration des décisions opérationnelles (PCIAT)  pour contrer les terroristes et les bandits armés.

Une nouvelle stratégie de lutte contre les groupes terroristes ? Oui ! Les Fama s’y emploient à travers un réajustement de leur dispositif.  Ici, le souci est de reconsidérer la  posture opérationnelle des Fama sur le terrain. En plus du déplacement et l’installation du chef d’état-major de la garde nationale qui pilote les opérations du fuseau Est à Gao, des unités isolées vont être regroupées en point d’appui et centres de résistance.

Malgré cette nouvelle posture des Fama, il y a encore des poches qui échappent à son contrôle. À Diré, région de Tombouctou, une attaque a ciblé le commissariat de police et la prison. Le bilan provisoire fait état de deux motos calcinées, le pare-brise du véhicule du commissariat entièrement endommagé  et  pas de perte en vie humaine. Cependant, tous les détenus de la maison d’arrêt de la ville ont été libérés sans qu’on sache leur destination.

Le vendredi 8 novembre 2019, une nouvelle attaque d’hommes armés non identifiés a visé le poste de la Gendarmerie de  Konna (Mopti). On déplore la mort de deux  (2) personnes, toutes civiles ainsi que  deux (2) autres blessés parmi lesquels, un gendarme. Au-delà du bilan humain, un véhicule de la gendarmerie a été complètement incendié.

<strong>Takuba en complément</strong>

Face à la menace terroriste, l’Europe annonce un déploiement de forces spéciales pour épauler les unités locales et les militaires de Barkhane dans leur mission. Dans un entretien accordé à Ouest-France, début octobre, la ministre française des armées parlait d’un «accompagnement au combat» des forces armées sahéliennes par des forces spéciales (FS) européennes.

Que peut apporter l’opération  «Sabre» en tamashek ? Lundi 6 novembre, à Gao, sur la grande base multinationale dans l’est du Mali, Florence Parly a précisé ce projet : «C’est pourquoi nous avons décidé de créer une unité de forces spéciales européennes. Dès 2020, les forces spéciales françaises aux côtés des forces spéciales de nos partenaires européens seront déployées au Mali pour transmettre leur savoir-faire d’exception aux militaires maliens. Et je vous annonce aujourd’hui que cette unité de forces spéciales européennes se nommera Takuba, qui signifie «sabre» en tamashek. Ce sera le sabre qui armera les forces armées maliennes sur le chemin de l’autonomie et de la résilience.

La force Takuba complète Barkhane et dessine le nouveau visage de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Tout en poursuivant notre combat contre les groupes terroristes, nous concentrons nos efforts vers la montée en puissance de nos forces partenaires».

La ministre n’a pas précisé quels pays fourniraient des contingents. Mais l’Estonie a déjà annoncé qu’une unité de ses FS rejoindrait le Mali en soutien à l’opération française et aux commandos français de la force Sabre. Une force déployée au Sahel depuis 2009.

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Spéculation foncière : qui a vendu le siège de l’OMATHO et celui l’ODRS ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/speculation-fonciere-qui-a-vendu-le-siege-de-lomatho-et-celui-lodrs-2847853.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:11:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une de nos précédentes parutions, nous attirons l’attention sur la vente d’un bâtiment public qui abritait la direction de l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie et celui de l’antenne de l’ODRS. </em></strong>

Cet immeuble, objet du titre foncier n°2196, sis au grand marché, a fait l’objet, des années durant, de convoitises et de spéculations inégalées. Jusqu’à un passé récent, il n’avait été épargné que grâce à la ténacité et la résilience de leurs différents responsables.

Malheureusement, comme on le dit assez souvent, «à l’impossible nul n’est tenu». Les deux bâtiments, appartenant en bonne et due forme à l’Etat, viennent de tomber dans l’escarcelle d’un spéculateur foncier hors-pair : un certain Dondou N’Daou.

Ce dernier est parvenu, avec la complicité de certains agents de l’ODRS, à s’attribuer ces deux bâtiments appartenant à l’Etat et a même commencé à construire sur l’espace qui a abrité, autrefois, la direction générale de l’OMATHO.

Ceux qui ont contribué à cette opération de faux et d’usage de faux sont, avant tout, les enfants d’un certain Diané. Aussi, l’actuel directeur général de l’ODRS en est-il pour quelque chose. Il aurait pris de l’argent avec le nommé Dondo Daou pour accepter d’abandonner le local. Deux autres de ses agents ont participé à cette arnaque au détriment de l’Etat et de l’ODRS….

<strong> </strong><strong>Nous y reviendrons</strong>

<strong> </strong><strong>MK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kankou Moussa Refinery : la société qui «tue» les jeunes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/kankou-moussa-refinery-la-societe-qui-tue-les-jeunes-2847830.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:09:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce sont les clients, par excellence, des orpailleurs traditionnels. Ils encouragent ce risque et très dangereux métier, incitent et suscitent le départ des jeunes sur ces meurtriers sites. </em></strong>

Ils, ce sont les dirigeants italiens de la société dénommée Kankou Moussa Refinery (raffinerie) qui s’est spécialisée dans l’achat et la revente de l’or exploité et obtenu grâce au sacrifice ultime consenti par des jeunes.

Le discours est très simple : ils promettent aux jeunes qui se ruent sur les sites d’orpaillage d’acheter la totalité de l’or qu’ils parviendront à extraire. Ils achètent, il est vrai, toute la production, mais à quel prix ?

Eux, ils achètent le lingot d’or à, presque, trois fois rien, et le revende les 500 grammes à 13 millions de FCFA. C’est d’ailleurs à cause de cette mauvaise et condamnable pratique que nos amis Italiens n’entendent pas se transformer en usine de raffinage, en tant que telle, de sitôt.

Ils préfèrent se vautrer dans le semi-informel dans lequel ils sont depuis leur installation malgré les promesses faites lors de la création de l’entreprise, sans oublier, tout l’espoir suscité.

Ils achètent l’or extrait traditionnellement à vil prix, le revendent dix fois plus cher, et ignorent totalement tous les morts qui jalonnent le processus. Nous reviendrons sur l’évasion fiscale que tout cela suscite et les pertes pour l’économie nationale.

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Frontière Mali&#45;Niger : où est passée la force Barkhane ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/frontiere-mali-niger-ou-est-passee-la-force-barkhane-2847821.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 01:03:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quelques jours après l’attaque meurtrière à Indelimane, à la frontière Mali-Niger, les terroristes sont retournés revisiter le même camp militaire. Ils y sont restés plusieurs heures avant de disparaître, une nouvelle fois, dans la nature.</em></strong>

On dit que le criminel retourne toujours sur les lieux de son crime. Est-ce cette vérité des temps anciens que les terroristes ayant attaqué le camp militaire d’Indelimane voulaient nous prouver la semaine dernière ? Peut-être que oui.

Ils sont, en tout cas, revenus passer quelques heures dans le même camp en fin de semaine dernière, au moment même où le président de la République, lui, se prenait en photos avec les militaires de Gao et certaines notabilités de cette ville.

Ce n’est pas tant la présence terroriste dans le camp dévasté de Indelimane qui nous a surpris, mais la réaction (ou disons le manque de réaction) de nos amis français de la force Barkhane.

Tout le monde le sait, désormais, car on ne cesse de nous le chanter tous les jours : «Si le travail de la Minusma n’est pas la lutte contre le terrorisme, Barkhane, elle, n’est là que pour cela, lutter contre le terrorisme, les traquer jusque dans leurs derniers retranchements et les neutraliser».

Malheureusement, pour une fois, peut-on dire, et de la manière flagrante, elle a manqué à ce devoir et a laissé les terroristes se pavaner, comme ils le voulaient, et tout le temps qu’ils ont voulu, dans un camp qu’ils venaient de dévaster, il y avait juste deux jours.

En effet, quand les terroristes ont été aperçus dans les environs du camp, des témoins (dont nous tairons les noms expressément, ici, pour des raisons évidentes) ont alerté des parents à Bamako. Lesquels, pour certains, ont des contacts avec Barkhane-Bamako. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont été les premiers à être mis au parfum de la situation qui prévalait dans et autour du camp d’Indelimane. Leur proximité et leur entregent devant les permettre d’informer Barkhane jusqu’à N’Djamena. C’est ce qui a été fait.

Aussitôt informés, ils ont pris le soin de passer le message jusqu’à N’Djamena, où est établi le quartier général de la force française chargée de lutter contre le terrorisme. Mieux ! Bamako a rassuré les «informateurs» que l’information relative au retour des terroristes à Indelimane a été transmise au Tchad et que des dispositions seront prises le plus tôt pour «mettre ces derniers, définitivement, hors d’état de nuire».

Malheureusement, de présence ou d’arrivée de Barkhane, les populations, sur place, l’attendent toujours. Les Français n’ont pas bougé d’un iota et les terroristes sont restés le temps qu’ils voudraient avant de prendre le large pour se retirer, dit-on, vers Tin-Hama, sur la route de Ménaka, où ils campent depuis leur forfait avec véhicules, armes, munitions et… bagages. Ils se permettent mêmedes opérations de harcèlement, à travers des incursions dans des bourgades telles que Tassiga, Lelehoye, etc.

Aujourd’hui, quasiment, toutes les positions des terroristes sont connues. Pourquoi donc Barkhane n’exécute pas son mandat qui consiste à les traquer ? Pourquoi les soldats français adoptent-ils cette position statique ? Veulent-ils donner raison à ceux qui affirment que ce sont eux qui attaquent nos militaires ?

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La peur des dirigeants maliens et africains expliquée par des expériences</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-peur-des-dirigeants-maliens-et-africains-expliquee-par-des-experiences-2845052.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 14:18:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La célèbre expérience de Wilgram, bien que controversée, peut-elle se rejouer à l'échelle d'une nation? Qui manipule qui ? Une manipulation grandeur nature ? Qui se trouve vraiment aux manettes ? Dans des situations troubles et périlleuses, à l'échelle d'une nation, tous les citoyens sont naturellement portés à en analyser les causes avec la volonté plus ou moins avouée de contribuer à l'émergence d'une solution salutaire. Je m'inscris dans cette perspective avec le souhait, peut-être utopique, d'apporter ma contribution à l'effort collectif pour la survivance d'un pays qui se meurt par la faute de certains de ses fils. Comment ? </em></strong>

Dans un premier temps, il s'avère nécessaire d'identifier les ressorts sur lesquels on joue afin que des personnes victimes de pratiques inhumaines s'obstinent à accepter, voire à s'imposer ce rôle de souffre-douleur perpétuel. Le mutisme constituant ainsi le pain béni pour le prédateur. Cas des autorités maliennes et celles de nombreux pays africains.

En second lieu, il est tout aussi important d'essayer de comprendre comment, suite à un transfert de responsabilité, des hommes, "convaincus" d'avoir la raison pour eux, peuvent-ils infliger des souffrances atroces à d'autres hommes, à des peuples, sans sourciller un instant, sans remords. Persuadés qu'ils ont raison et qu'ils ont la raison, ils se permettent toutes les dérives inhumaines. Cas de zélateurs appartenant à des officines étatiques: CIA en Amérique Latine et Moyen-Orient, DGSE en Afrique, KGB(SVR) dans les pays satellites de l'ex- URSS, Japon de Hirohito en Chine... Cas également de groupuscules d'extrémistes exaltés qui tuent en invoquant Dieu; en fait un ramassis de cafres drogués vivant de rapines et de mannes d'États voyous du golfe persique.

Dans la très grave et sulfureuse crise imposée au peuple malien depuis 2012, le silence des autorités maliennes, tant à l'échelle du Mali que porté à la conscience de l'universel, pose problème. Elles connaissent les tenants et les aboutissants de la crise, elles sont au fait de tous les stratagèmes ourdis deci-delà pour fragiliser et dépecer le territoire. Mais aucun ne pipe mot. Toutes s'imposent un silence dont l'explication, au premier abord, est assimilable à de la simple pleutrerie mais dont les origines sont profondes, d'une mise en place séculaire, voire multiséculaire sur laquelle certaines expériences récentes apportent des éléments de lecture assez pertinents.

Je me propose donc, modestement, d'apporter ma part au décryptage de ce phénomène avec l'appui d'expériences menées sur le sujet. Mon dessein ultime est d'aider les peuples et les dirigeants à s'affranchir de ces boulets spirituels, la soumission par la couardise savamment injectée dans les veines, le larbinisme épigénétique. Le mécanisme de la manipulation.

Dans une célèbre expérience menée dans les années 1960, sur 636 sujets âgés de 20 et 50 ans, le psychologue étatsunien Stanley <strong>Milgram </strong>démontre, malgré la controverse provoquée à l'époque et encore maintenant, qu'une autorité peut pousser une personne à commettre des crimes graves tout en faisant en sorte qu'elle se sente innocente du mauvais traitement qu'elle inflige, une forme d'absolution. Cette absolution a pour but d'amener le bourreau à perpétrer le mal en toute bonne conscience parce que l'autorité donneuse d'ordre prend pour elle les responsabilités de l'acte. Autrement dit, il démontre comment un homme est capable d'infliger des souffrances immondes à son prochain sous l'autorité d'un pouvoir qu'il juge légitime.

Dans la pratique, l'expérience consistait à demander à une personne d'appuyer sur des boutons envoyant des décharges électriques de plus en plus fortes, jusqu'à la puissance létale, sur une autre personne chaque fois qu'elle donnait une réponse fausse à des questions. Donc il y avait trois personnes, celle qui donnait l'ordre, celle qui exécutait cet ordre et celle qui subissait les décharges électriques. Le donneur d'ordre et celui qui subissait les décharges, en réalité de fausses décharges, étaient des comédiens qui jouaient à merveille leur rôle. Mais celui qui appuyait sur les boutons croyait vraiment à la réalité des décharges électriques.

Cela rappelle, s'il était besoin de le préciser, la façon dont l'Allemagne hitlérienne avait réussi à "fabriquer" des milliers de criminels génocidaires qui ne se posaient aucune question de conscience. L'Etat nazi s'était substitué à leur conscience, à leur intellect, faisant d'eux des machines à exterminer, à tuer sans remords. Celui qui inflige le mal défère sa responsabilité sur l'autorité émettrice de l'ordre. Je suis déclencheur de l'acte abominable mais je me soustrais à sa responsabilité. Positionnement intellectuel commode ouvrant la voie aux dérapages indicibles.

Toutes les idéologies totalitaires, toutes les théocraties, tous les groupuscules liberticides, toutes les superpuissances appliquent ce principe de déshumanisation de leurs troupes afin qu'elles puissent se repaitre du sang humain en croyant agir pour le bien: "Dieu", "la défense de la démocratie", "l'intérêt supérieur du pays", "l'espace vital". Il s'agit d'amener l'homme à planifier et à mettre en application des atrocités inouïes au nom d'une cause prétendument noble, souvent Dieu est mis en avant. Pauvre Dieu, pris en otage par des brutes qui tuent en son nom, qui sèment la désolation en l'invoquant, qui exterminent en louant son nom. On le voit avec AQMI, avec DAESH, avec AL QUAEDA, avec les SHEBAB, avec BOKO HARAM, avec la CIA, avec la DGSE, avec l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabe Unis au Yémen... C'est l'abolition de l'intégrité intellectuelle de l'homme afin d'en faire un esclave consentant, un individu accessible à toutes les formes d'inhumanité.

Dans un bon nombre d'académies militaires, la formation est sous-tendue par ce précepte qui n'est jamais évoqué de façon explicite. Mais tout le bourrage de crâne est agrémenté de cette donnée indispensable à une armée qui est dans la prédation organisée par les hommes monde, ces démiurges qui règnent désormais. Le totalitarisme intellectuel des maîtres du monde. Cette monstruosité se vulgarise actuellement parce qu'aidée par le deuxième élément de ma contribution: la peur qu'elle inspire, la peur qui intime le silence. L'épouvante qu'elle suscite lui ouvre un espace démesuré. Les cibles capitulent, car elles sont prédisposées à la soumission, à raser les murs, à regarder ailleurs. La fabrique de la peur.

Plusieurs expériences menées sur des souris ont démontré qu'on peut inscrire la peur dans leur mémoire sur plusieurs générations, telle celle de Isabelle Mansuy, professeure à l’Université de Zurich. Le schéma a été le suivant: dans un premier temps, on choisit deux groupes de souris; sur le premier groupe on fait uniquement sentir une odeur déterminée; sur le deuxième groupe, la même odeur est utilisée mais elle est suivie par l'envoi d'une décharge électrique sur les souris qui sursautent. Par la suite, quand on fait sentir la même odeur par les progénitures des deux groupes, les petits émanant du premier groupe se comportent de façon normale mais ceux du deuxième groupe sursautent comme s'ils ont subi la même décharge électrique que leurs ascendants.

En fait, le séquençage de l'ADN n'est pas altéré, mais le message envoyé a subi un changement notable qui se perpétue sur plusieurs générations. Mais, heureusement, il n'est pas irréversible et, parfois, peut aboutir à une forme de résistance à la décharge. De plus, tous les chercheurs en matière d'épigénétique s'entourent de réserve puisque cette science est à ses débuts et qu'il faut éviter des conclusions péremptoires.

Toutefois, malgré ces réserves de rigueur, un plongeon dans l'analyse du comportement des élites africaines, permet une analogie pertinente avec le stress post traumatique des souris. Mais attention, les adeptes du premier degré, je vous vois venir avec vos gros sabots m'accusant de traiter les élites africaines de souris. Je vous en prie, prenez au second degré pour une fois. En définitive, les études en rapport avec l'épigénétique comme avec l'optogénétique sur la mémoire sont entrain de révolutionner nos connaissances sur la peur induite chez l'homme par les phénomènes traumatiques subis. Encore des particules sur le champ de l'inné et de l'acquis.

À l'aune des attitudes de la majorité des dirigeants africains, ces expériences concourent à expliciter leur larbinisme souffreteux, leur soumission rampante et baveuse, conséquences de la mémoire d'assassinats politiques et génocides encore cachés comme ceux de Ruben Um Nyobé au Cameroun, Félix-Roland Moumié en Belgique, Patrice Emery Lumumba au Congo-Léopoldville, Sylvanius Olympio au Togo, le premier Président africain assassiné, en partie, à cause de son opposition au franc CFA, Thomas Sankara au Burkina Faso, massacre-génocide de plus 200 000 Bamiléké au Cameroun sur ordre de Pierre Messmer, génocide des Herero et des Nama en Namibie par l'empire allemand avec l'expérience des premiers camps de concentration de l'ère moderne... Soit dit en passant, le monde s'est offusqué de l'existence des camps de concentrations quand ils ont été mis en place en Europe et utilisés contre des Européens, alors même qu'ils avaient été expérimentés ailleurs sans soulever d'indignation. L'ailleurs ne vaut pas tripette, on l'aura compris. L'homme est ainsi fait, il ne comprend la souffrance de l'autre que lorsque cette même souffrance lui est appliquée. Ceux qui ont conscience de la forte probabilité d'une mort à la manière, si j'ose m'exprimer ainsi, des Moumié, Lumumba, Nyobé, Olympio, Sankara, se planquent sous le lit chaque fois qu'il s'avère impérieux de dénoncer des crimes dont eux et leurs peuples sont victimes.

Les Maliens en ont l'illustration la plus funeste actuellement. Les créateurs et les "jeteurs d'huile sur le feu" de la crise malienne sont connus, sont connus également les âpres au gain libidineux internes(collabos). La démonstration de mon propos, s'il en est besoin, revient à la suivante: Deux hommes d'envergure de la politique française au Mali parce que deux ex-ambassadeurs l'ont dit, Olivier Normand, ambassadeur de France au Mali de 2002 à 2006, Christian Rouyer, ambassadeur de France au Mali de mars 2011 à avril 2013, l'Etat français a pactisé avec les séparatistes du nord Mali qui sont liés aux terroristes djihadistes. Cela a, du reste, coûté son poste à Christian Rouyer. Mais du côté malien, je défie quiconque de me donner le nom d'un seul responsable malien du gouvernement ayant osé faire cas de cette vérité qui s'étouffe de ne pas être dite, à commencer par le président de la République. Tous souffrent du syndrome de la peur transmise comme avec les souris de l'expérience ou ont des dossiers à cacher, des morts dans les placards.

À l'évidence, un criminel peut difficilement pointer les crimes des autres. Dans certains cas, la peur émane aussi du chantage appliqué aux dirigeants sur la base de leurs turpitudes ou celles des proches dans les détournements de biens publics essentiellement. Mais tous oublient une chose élémentaire: le courage de dire la vérité de façon à éclairer un maximum de personnes est l'antidote à la peur fusse-t-elle mortifère. Tout simplement parce que la vérité, que dis-je, la justice, finit toujours par émerger malgré tous les moyens déployés pour l'étouffer.

Ainsi donc, il est comme une mission rédemptrice pour les dirigeants maliens, africains, de dire, sous l'empire du courage, ce qui s'étouffe en eux sous l'empire de la peur, sur le double plan intérieur et extérieur. On ne peut indéfiniment désigner l'autre pour sa malfaisance en s'amendant, soi, de ses pesanteurs dont la peur, la compromission miasmatique. En effet, la peur conduit très souvent à la compromission, voire au reniement de ses valeurs. Sur le sujet un évènement vient fort à propos.

J'ai assisté à une conférence-débat le 17 octobre 2019 sur les conflits en Afrique de l'ouest à l'université de Bordeaux. Une ressortissante nigérienne a osé cette question aux deux conférenciers, Laurent Bigot, maître de conférences et consultant indépendant, ancien sous-directeur du Département Afrique de l’Ouest au Ministère des Affaires étrangères, et Dragoss Ouedraogo, anthropologue à l’Université de Bordeaux, membre du Mouvement burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP): Quelle est l'espérance de vie d'un dirigeant africain qui ose parler de politique endogène? Car l'un des deux conférenciers, Laurent Bigot, préconisait la mise en place de politiques endogènes imaginées par les Africains eux-mêmes. Politiques en rupture avec les doctrines imposées par l'Occident et qui n'ont jamais apporté de solution nulle part. Question éminemment pertinente.

Cette femme, avec les sous-entendus de sa question, jetait une lumière crue sur tous ceux qui se sont essayés à l'application de politiques endogènes et qui ont été éliminés physiquement ou diabolisés et vilipendés comme Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. Tous les intellectuels qui ont voulu s'affranchir du carcan de l'asservissement ont été ostracisés, Cheick Anta Diop, Mongo Beti, Léon Gontran Damas(Guyane), Frantz Fanon(Martinique)...

Oser faire fi, pour un homme politique, de la probabilité élevée d'une mort par assassinat à cause de ses idées nobles, doit être consubstantiel à son engagement politique. Cette conscience de sa mission lui permet de cheminer sans fléchir sous le poids mémoriel des éliminations politiques passées et récentes. Seront ainsi sans impact majeur, les actes des criminels englués dans des visions tronquées et débridées du patriotisme et qui, forts de ces idées abjectes, se délectent de leur barbarie carnassière et tuent avec l'idée dévoyée de "faire pour l'intérêt supérieur du pays".

Nelson Mandela dit : «J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.» Voilà une source de méditation positive permettant de transcender l'équation infernale imposée au reste du monde par les tenants de la "communauté internationale: PILE JE GAGNE, FACE TU PERDS.

Donc, à tous les coups, les mêmes gagnent en permanence et il en est de même pour les autres dans la perte. Il est impératif de briser cette dynamique par une véritable prise de conscience de l'identité intrinsèque de tous excluant toutes les autres attributions à posteriori.

<strong>Yamadou Traoré/Enseignant</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Colonel Bérété : les dessous d’un retour au bercail</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 11:22:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau patron de l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, le colonel-major Mody Bérété, est connu des Maliens. Il a été directeur de la gendarmerie nationale pendant de longs mois. Il avait relevé de ce poste à la suite d’une affaire non encore élucidée. </em></strong>

En effet, dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 octobre 2015, neuf prisonniers, précédemment en détention au camp I de la gendarmerie à  Darsalam, avaient pris la poudre d’escampette sans que l’on ne sache comment.

Et comme pour sanctionner ce qui a été considéré, à l’époque, comme une négligence professionnelle, le mercredi qui a suivi, le conseil des ministres a limogé le colonel-major Mody Berethé, jusqu’alors directeur général de la Gendarmerie nationale. Il n’a pas été le seul à faire les frais de cette évasion. Il a entraîné, dans sa chute, l’inspecteur général de police, Hamidou Kansaye, directeur général de la police.

Depuis quelques temps donc, Mody Bérété, qui s’était fait oublier à travers l’exercice d’un poste à l’extérieur, est de retour à Bamako et a été placé à la tête de l’EMP, en attendant.

En attendant ? Oui, car, son point de chute à l’origine n’était pas l’EMP, mais plutôt le poste de ministre de la Sécurité en lieu et place du Général Salif Traoré. Oui, une mafia politico-religieuse a juré la déchéance du ministre. Une mafia dont le seul objectif est de placer ses hommes dans le gouvernement et au sein de la haute administration.

Contrairement à ce qui se raconte, ce qui maintient le Général Salif à son poste, ce n’est ni plus ni moins que son professionnalisme. Un professionnalisme dont il a fait montre partout où il est passé. Les Kayesiens en savent quelque chose.

<strong> </strong><strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Spéculation foncière :   Qui a vendu le siège de l’ODRS à Dondou N’Daou ?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 10:04:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le bâtiment qui abritait la direction de l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie et celui de l’antenne de l’ODRS, objet du titre foncier n°2196, sis au grand marché, ont fait l’objet, des années durant, de convoitise et de spéculations. Jusqu’à un passé récent, ils n’avaient été épargnés que grâce à la ténacité et la résilience de leurs différents responsables. </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malheureusement, comme on le dit assez souvent, «à l’impossible nul n’est tenu». Les deux bâtiments appartenant, en bonne et due forme à l’Etat, viennent de tomber dans l’escarcelle d’un spéculateur foncier hors-pair : un certain Dondou N’Daou. Ce dernier est parvenu, avec la complicité de certains agents de l’ODRS, à s’attribuer ces deux bâtiments appartenant à l’Etat et a même commencé à construire sur l’espace qui a abrité, autrefois, la direction générale de l’OMATHO.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ceux qui ont participé à cette opération sont, avant tout, les enfants d’un certain Diané. Aussi, l’actuel directeur général de l’ODRS en est pour quelque chose. Il aurait pris de l’argent avec le nommé Dondou Daou pour renoncer au local. Certains de ses agents ont participé à cette arnaque au détriment de l’Etat et de l’ODRS.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">MT</span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>]]> </content:encoded>
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<title>IBK : inapte à la fonction !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-inapte-a-la-fonction-2845040.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 02:23:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Même s’ils ne se mordent pas les doigts, nos compatriotes (pour la plupart) regrettent d’avoir porté à la magistrature suprême Ibrahim Boubacar Kéïta. Aucun jour ne passe sans que vous rencontriez, au moins, un Malien qui se plaint ou tient des propos tels : «si nous savions».</span></i></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Celui qui résume bien la situation, c’est ce grand-frère qui pense que «le problème c’est IBK qui, contrairement à ce qui se dit, n’a pas failli, mais ne peut pas». </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aux dires de notre interlocuteur, faillir et ne pas pouvoir ont des connotations différentes. Car, poursuit-il, faillir veut dire : essayer et échouer pour diverses raisons qui peuvent être, entre autres, un manque de moyens humains ou financiers, un manque de chance, contingences extérieures difficiles et inopportunes, etc. Donc, pense-t-il, IBK n’a pas failli mais il ne peut pas. </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Parce que, disserta-t-il, il n’a même pas essayé pour les raisons suivantes : il n’a pas la volonté, n’a ni les moyens humains, ni financiers, encore moins intellectuels. Donc, conclut le grand-frère : «En bon français, on ne peut pas dire qu’IBK a failli mais qu’il ne peut pas.»</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">S’il est vrai que l’on a tendance à confondre les deux termes, les détails du grand-frère nous imposent, finalement, la réflexion et le discernement quant à l’attitude (ou certaines attitudes et comportements) et certaines décisions du président de la République.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tenez, par exemple, quand il accédait au pouvoir, il était animé de très bonnes volontés ; à le voir et à l’entendre, en tout cas seulement, à l’œuvre, il n’a commis que des impairs et des maladresses.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À la lutte contre la corruption, pour commencer, il avait dédié l’année 2014. Jamais notre pays n’a connu de scandales aussi graves que cette année à travers l’achat de l’avion présidentiel et l’affaire des équipements militaires, pour ne citer que ces deux affaires non encore résolues.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quid de la lutte contre l’insécurité ? Personne n’est à l’abri de rien, de nos jours, dans notre pays. Le Mali est divisé en plusieurs petites zones ou des chefs de guerre et autres anciens chefs rebelles font la loi, se partagent les pouvoirs, les attributs et les avantages d’un Etat inexistant. </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La diplomatie ?L’amateurisme, le m’as-tu-vu et l’incroyable tâtonnement. Regardez, simplement, comment on ne parvient pas à choisir entre le Maroc et l’Algérie, ou comment on se laisse trimbaler par l’Algérie. </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comment, après tout ce que le Roi a fait pour notre pays, toute la visibilité qu’il a donnée à la première investiture d’IBK en 2013 (il est resté plusieurs jours à Bamako, chose qu’il fait rarement), ce même tout nouveau président investi a couru vers l’Algérie, pour la ramener dans la négociation d’un accord foulant aux pieds celui de Ouagadougou et tous les autres précédents.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour ce qui concerne ses castings, c’est à croire, souvent, qu’il se moque des gens qui critiquent ses choix. Il suffit de dénoncer les pratiques d’un tocard de son entourage pour qu’il s’accroche à ce dernier. Là où on parle et réfléchit pays, lui voit la tête et les intérêts de ses proches.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est ce qui explique l’influence de sa famille sur lui et ses préférences pour les membres de celle-ci au détriment de tout un pays. Le dernier cas en date est la responsabilité qu’il vient de confier à sa propre belle-sœur, Mme Ben-Barka Lalla, la sœur à son épouse et la non moins mère de son neveu de secrétaire général, au niveau du comité consultatif sur les Arts, la Culture et le Patrimoine.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Touré</span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  Les incohérences de Manassa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-les-incoherences-de-manassa-2845033.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 02:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avec elle, ne soyez étonnés de rien. Elle est capable d’une chose et de son contraire du jour au lendemain. «D’insécurité résiduelle» en 2017, voilà comment la présidente de la Cour constitutionnelle résume l’état de notre pays en 2019 : «Aujourd’hui, les piliers de celle-ci (la République, s’entend) sont fortement fragilisés par la crise multidimensionnelle qui prévaut dans notre pays». </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ces propos sont tenus par celle qui a une grande part dans la dérive du Mali, en ce moment, pour avoir tenté un référendum impossible, cautionné, encouragé et soutenu une élection présidentielle contestée de toutes parts, dans une lettre qu’elle a adressé à l’ancien président de la République Alpha Oumar Konaré qu’elle invite à participer aux initiatives en cours, en faveur du retour de la paix, la cohésion nationale et tout le reste. </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comme un mea-culpa qui ne dit pas son nom, elle rappelle les prérogatives de «sa Cour», ses responsabilités et celles d’Alpha Oumar Konaré, en tant qu’ancien président de la République, ancien chef de l’Etat. Il appelle ce dernier au «dépassement de soi». </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est à peine si elle ne court pas s’agenouiller les mains derrière le dos pour prier AOK, afin qu’il descende dans l’arène nationale pour aider à trouver une solution à la crise multidimensionnelle -qu’elle reconnaît finalement- ; elle qui a juré sur tous les saints que le Mali ne vit qu’une «insécurité résiduelle», qui n’empêche ni la tenue du référendum, ni l’organisation d’élections.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Si elle et son patron de président de la République ont été incapables d’organiser leur «changement de Constitution» en 2017, ont tenu un scrutin présidentiel avec les résultats et contestations que l’on connaît ;ils envisagent de ramener sur la table, une nouvelle fois, la question d’une nouvelle loi fondamentale.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il faut croire que Manassa se souviendra, désormais, des termes de cette lettre quand il s’agira d’aller, une nouvelle fois, aux urnes pour quelque scrutin que ce soit. Car la situation est tellement inquiétante que cette fois-ci, et c’est ce que sous-entend cette lettre à AOK, sans l’écrire, elle vient d’avouer que ce sont les institutions qui sont menacées et qu’il faut impérativement un sursaut national.</span></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ginna Dogon soutient la milice Dana Amassagou</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ginna-dogon-soutient-la-milice-dana-amassagou-2845053.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 01:45:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Nous n’accepterons pas de déposer les armes pour être ensuite tués comme des poulets». Ces propos sont ceux du président de l’association malienne pour la protection et la promotion de la culture dogon «Ginna Dogon», </em></strong><strong><em>Mamadou Togo, qui était, samedi 19 octobre, en conférence de presse à la Maison de la presse.</em></strong>

S’il saluele Premier ministre Dr. Boubou Cissé et les présidents des associations de la région de Mopti, dont les efforts ont amené une certaine accalmie au centre du pays.Mamadou Togo se montre par ailleurs intraitable au sujet du désarmement de la milice d’auto-défense Dana Amassagou.

S’il reconnaît une relative accalmie, en parlant surtout des tueries de masse,Mamadou Togo a fait remarquer des cas d’attaques isolées qui ont causé des morts.

Par ailleurs, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’association Ginna Dogon et son président semblent être en phase avec la milice d’auto-défense. «Dans la déontologie des chasseurs, ils ne tuent pas délibérément leurs semblables. Mais quand leurs semblables jihadistes et autres viennent les attaquer, je trouve normal qu’ils ripostent. Je trouve la riposte bien fondée, car nous, Dogons, appliquons la légitime défense», a déclaré Mamadou Togo.

Sur le principe, l’association malienne pour la protection et la promotion de la culture dogon est d’accord pour ledésarmement spécial de toutes les milices dans la région de Mopti. Et elle se dit prête à accompagner l’Etat dans le désarmement de tous les porteurs d’armes qui ne sont pas militaires.

Cependant, <em>«nous n’accepterons pas de déposer les armes pour être ensuite tués comme des poulets», </em>a affirméMamadou Togo. Et d’ajouter : «Si l’Etat désarme un village et qu’il y installe une force pour sécuriser ce village, il n’y a pas de problème. Nous regrettons le cas du village de Doundjourou qui, après le désarmement, a été purement et simplement rasé.»

Au sujet du vol de bétail, à en croire Bénogo Ouologueme, un cadre de Ginna Dogon, plus de 5000 bovins et caprins ont été emportés dans la seule commune de Sangha. «Des victimes ont formellement identifié leur bétail au marché de Niamana Bamako dont le président, Boubou Cissé, est cité comme complice de ce trafic de bétail».

Selon son président, l’association malienne pour la protection et la promotion de la culture dogon «Ginna Dogon» esten train de réunir les preuves pour traduire en justice «ces meurtriers car ils tuent d’abord les propriétaires des troupeaux avant de les emporter».

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation nationale : Que peut&#45;il faire Alpha Oumar Konaré ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reconciliation-nationale-que-peut-il-faire-alpha-oumar-konare-2845044.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 01:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’actuel président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, et l’un de ses prédécesseurs et non moins ancien patron, Apha Oumar Konaré, se sont finalement rencontrés. Qu’est-ce que les deux personnalités se sont dit ? Difficile de s’aventurer sur le sujet avec précisions.</em></strong>

Mais, depuis, l’on ne parle que de réconciliation entre eux et les Maliens adorant les chemins courts et friands qu’ils ont des déductions faciles, tout le monde pense que «la fin de la crise est proche», et que Alpha est la solution. Manassa Danioko s’est même fendue d’une lettre marquée du sceau «confidentiel» et «très urgent» pour solliciter l’implication d’Alpha dans le processus de dialogue national en cours.

En réalité, ce qui s’est passé, c’est qu’IBK a insisté pour rencontrer Alpha, des notabilités maliennes sont intervenues, pour ce faire, ainsi que certains chefs d’Etat et anciens chefs d’Etat africains.

Mais, aujourd’hui, que peut-il Alpha en réalité ? Pas grand-chose. La seule et quasi-unique grande victoire qu’il peut obtenir n’est que personnelle. Il s’agit du réchauffement des relations entre lui et IBK. À part cela, ceux qui croient qu’il peut influer, positivement, sur la crise malienne, ramener la paix, rétablir la cohésion nationale et recoudre le tissu social, se trompent lourdement et cela pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que, et c’est l’un de ses premiers handicaps, Alpha, tout comme IBK, n’a jamais roulé que pour lui-même ; il ne s’est jamais soucié que de lui-même. N’est-ce pas lui qui, le premier, a mis à mal notre démocratie, stoppé le processus démocratique en foulant aux pieds le fait partisan, à travers son soutien appuyé à l’élection à la présidence de la République d’un candidat indépendant, non partisan, Amadou Toumani Touré ?

Aussi, Alpha Oumar Konaré, même s’il a continué à se renseigner et s’informer sur ce qui se passe dans le pays, est resté longtemps, par sa propre volonté, déconnecté des instances de décision du pays et l’on croit même qu’il a, en ne s’exprimant pas très souvent, trahi le pays et s’est rendu, par la même occasion, complice de ce qui arrive au Mali, en ce moment.

Comment les uns et les autres vont-ils percevoir sa soudaine irruption, après tant d’années de mutisme ? On a touché le fond, au vu et au su de l’ancien président de la République, sans qu’il ne pipe mot. Que peut-il donc faire pour se faire accepter des uns et des autres, pour se réhabiliter, et s’offrir une place confortable dans le cadre de la mission à lui demandée par Manassa et IBK ? Là est la question.

<strong>Makan Koné  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord&#45;Mali : où est donc passée l’association IR&#45;Ganda ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-ou-est-donc-passee-lassociation-ir-ganda-2845048.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 01:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2599434453msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Depuis qu’il fait partie des trois personnalités sur lesquelles le président a jeté son dévolu pour réconcilier les Maliens», l’ancien Premier ministre nous a abandonnés, nous et notre association». Cette complainte d’un responsable actif d’Ir-Ganda résume, à suffisance, l’état d’esprit de ses militants et l’état de l’association, elle-même.Malheureusement, tout le soutien apporté à Ousmane Issoufi Maïga n’aura servi à rien et IR-GANDA, comme les autres regroupements du genre,va mourir de sa belle mort. Après avoir englouti des millions, fait perdre du temps aux Maliens,pour ne propulser que leurs premiers responsables à des postes plus juteux. Pour ce qui concerne IR-GANDA, on se souvient que le président de la République l’avait fortement soutenue, à l’époque, à travers deux chèques de 50 millions chacun, et une voiture 4X4 toute neuve. Il avait aussi tenu à être présent lors du lancement de l’association aux côtés de Pinochet et ses amis. Il est vrai qu’il y avait, déjà, un vent de campagne qui commençait à souffler.</span></p>
<strong>La Rédaction</strong>
<p class="yiv2599434453msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv8619204438msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour sur les massacres de militaires maliens à Boulkessi et Mondoro</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/retour-sur-les-massacres-de-militaires-maliens-a-boulkessi-et-mondoro-2845057.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 01:15:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De Aguelhok à Boulkessi et Mondoro, en passant par Nampala, Niafunké, Ménaka, Kidal, Batoma et Dioura, les forces armées de défense et de sécurité du Mali, continuent de payer un lourd tribut face aux attaques des groupes terroristes, de narco-trafiquants et autres djihadistes. </em></strong>

En 8 ans, près de deux-cents de nos frères militaires ont sacrifié leur vie pour la défense de notre patrie. Et comment ne pas avoir une pensée forte pour nos populations civiles victimes de la barbarie des hors la loi.  Après la dernière attaque contre les forces armées et de sécurité du Mali, l’inquiétude et le désespoir envahissent notre peuple. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Quant aux manifestations de colère, elles se multiplient.

<strong>Quelle stabilité ?</strong>

À quoi sert la présence sur notre territoire des militaires étrangers : 16 416Casques Bleus et policiers des Nations-Unies, (Minusma),4 500 militaires de l’opération Barkhane, 600 soldats de la Mission européenne de formation des militaires maliens ?Avec des effectifs aussi importants, comment comprendre que notre pays s’enfonce de plus en plus dans la crise ?

En jetant un regard sur la carte politique des conflits à travers le monde, on ne dénombre pas moins de 14 opérations des Nations-Unies pour le maintien de la paix.  Pour quel résultat ?

Je suis resté abasourdi en écoutant un haut responsable de laMinusma affirmer : «Nous ne sommes pas venus pour combattre au Mali, mais pour assurer la stabilité». Quelle stabilité ?

Le peuple malien n’en peut plus.Une vérité incontournable s’impose à nous : personne ne viendra faire la paix au Malià la place des Maliens.Le décompte macabrede nos soldatsmorts au front, les armes à la main, nous interpelle tous. Il nous invite à la réflexion, à l’analyse, au dépassement de soi.

J’étais de ceux qui, en 2013, ont salué (à la demande du président Dioncounda Traoré) l’intervention militaire française Serval. La maison brûlait, l’ennemi était aux portes de Bamako.Aujourd’hui, comment ne pas constater que les objectifs n’ont pas  -et de loin– été atteints.

<strong>Construire la paix</strong>

&nbsp;

Où va s’arrêter ce cycle infernal de massacres de nos frères en tenue et de nos populations civiles au nord et au centre du pays ?Il est grand temps pour les forces démocratiques et patriotiques du Mali, de repenser un processus national de construction de la paix, de l’entente et de la cohésion sociale pour le développement. Nous vivons dans un monde complexe où les cartes se distribuent et se redistribuent à grande vitesse.

Je verse au débatdeux réflexions qui, de mon point de vue, pourraient conduire à organiser une résistance patriotique et populaireen vue d’un règlement, d’une résolution politique, solide et durable de la crise. Un processus décidé par les Maliens eux-mêmes.
<ul>
 	<li><strong>Tendre la main aux fils et filles du pays, égarés dans une fuite en avant sans issue. </strong></li>
</ul>
Pour illustrer cette proposition, je ne prendrais que trois exemples de guerre entre des pays qui sont devenus aujourd’hui des partenaires privilégiés.
<ul>
 	<li>Le «couple» franco-allemand, au sein de l’Union Européenne ? Après la funeste période nazie, après la guerre et les millions de morts des deux côtés, Paris et Berlin ont choisi la réconciliation.</li>
 	<li>Le Japon et les Etats Unis ? Le largage de la première bombe atomique nord-américaine sur Hiroshima n’a pas empêché aux deux pays de reprendre des relations étroites.</li>
 	<li>L’Afghanistan ? Les nord-américains mènent des négociations avec les Talibans qu’ils vomissaient, il y a peu encore.</li>
</ul>
Dans le cas du Mali, une seule ligne rouge ne peut être franchie : la partition du pays, la mise en cause de notre souveraineté, de l’intégrité territoriale du pays.Le Mali est et restera à jamais Un et Indivisible.

<strong>2) Redonner confiance à nos soldats.</strong>

En assainissant les rangs de l’armée, en mettant hors d’état de nuire les "ripoux" et autres corrompus dont la presse ne cesse de faire échos.

Au moment où on intègre massivement dans les rangs des forces armées et de sécurité des individus qui ont pris les armes contre leur pays, ne pourrions-nous pas réfléchir à une identification efficiente, un recensement correct, un encadrement rigoureux et une formation spécifique des  milices communautaires d’auto-défense à travers le pays.

Au lieu de les interdire ou de les dissoudre, il faudrait transformer ces compatriotes armés, en une force supplétive aux Fama. Des expériences similaires ont fait leurs preuves sous d’autres cieux.

<strong>Bassirou Diarra</strong>

<strong>Officier de l’Ordre National du Mali :</strong>

<strong>Chevalier de la Légion d’honneur de France</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue national inclusif : les non&#45;partants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-national-inclusif-les-non-partants-2842985.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 02:06:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une bonne partie du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), le parti URD, la CNAS Faso Hèrè de Soumana Sako, la Plateforme «Anw Ko Mali Dron», dirigée par  Mme Sy Kadiatou Sow, l’ex-rébellion, autant d’acteurs qui ont décidé de boycotter le dialogue national inclusif démarré le lundi dernier. </em></strong>

Le principal parti de l’opposition, l’Union pour la République et la démocratie (URD),ne participera pas au dialogue national inclusif. Le parti du chef de file de l’opposition,  Soumaila Cissé, estime que cedialogue ne pourra pas prendre en compte ses conditions. «Par conséquent, aucun responsable, aucun militant et aucun sympathisant n’a mandat pour représenter le parti au dialogue à quelque niveau que ce soit», indique le communiqué du parti.

Opposé à toute idée de révision de la constitution, l’ancien Premier ministre de la transition, Soumana Sako, dira  que le dialogue politique inclusif n’a pour seule motivation et finalité que de chercher les voies et moyens d’une «légitimation» de l’Accord d’Alger. Selon lui, le dialogue politique inclusif est aussi un cheval de Troie pour faire entériner le projet de «révision constitutionnelle».

Mieux, le président de CNAS-FH a laissé entendre que le dialogue politique inclusif ne produira aucun résultat positif pour le pays. En conclusion, le Bureau politique national du parti décide de ne pas participer à ce qu’il qualifie de «prétendu dialogue national inclusif/dialogue politique et social inclusif».

Le parti Sadi de Dr. Oumar Mariko estime que ce dialogue national inclusif est un échec. Ce, avant même sa tenue, pour plusieurs raisons. «Le parti SADI n’est pas partie prenante du Dialogue dit inclusif, qui pour nous, est déjà exclusif. Parce que ce dialogue est tenu de bout en bout par Ibrahim Boubacar KEITA. Donc, ceux qui ne sont pas d’accord avec sa politique et qui le disent, sont mis à l’écart» a-t-il indiqué. Alors, le parti SADI ne participera pas à ce dialogue national inclusif.

À l’image de plusieurs formations politiques, l’Alliance démocratique pour le peuple malien (ADEPM), présidée par Dr. Aboubacar Sidick Fomba, ne se retrouve pas dans le dialogue national inclusif et le rejette, car, dit-elle, «il n’est pas souverain».

Quant à elle, l’ex-rébellion a formulé de nombreuses réserves qui justifient son retrait du dialogue national inclusif. Intervenant sur la question, Moussa Ag Attaher est formel : <em>«l’accord de paix et le dialogue sont étroitement liés. Nous venons de finir l’atelier de validation des termes de référence du dialogue national inclusif et sommes en train de préparer le déroulement futur de ce dialogue. </em>

<em>Et, à notre grande surprise, le président Ibrahim Boubacar Keïta affirme dans son discours à la nation qu’il est possible de revoir certaines dispositions de l’accord. Nous pensons qu’il y a problème. À la veille du dialogue national inclusif, IBK a ouvert la porte à tous ceux qui ne jurent que par le rejet ou la relecture de l’accord de paix, qui veulent mettre à mal certaines dispositions de cet accord. Nous n’allons pas participer à ce dialogue».</em>

Actrice du mouvement démocratique, l’ancienne gouverneure et ministre, présidente de l’Adema-association et de la plateforme «Anw ko Mali Dron», Mme Sy Kadiatou Sow, a sa propre lecture de l’organisation du dialogue national inclusif. <em>«Nous ne croyons pas à l’inclusivité de ce dialogue»,</em> a-t-elle clamé pour justifier son refus de participer aux concertations en cours.

Face à ce refus généralisé de participer au dialogue national inclusif, les services du Premier ministre mèneraient des négocions souterraines.<strong> </strong>Et certains pensent que de telles négociations sont susceptibles de rallier les indécis, comme ce fut le cas en 2017, lors de  la Conférence d’entente nationale.

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger&#45;Mali : Mamadou Issoufou fait la paix avec la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/niger-mali-mamadou-issoufou-fait-la-paix-avec-la-cma-2842980.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/niger-mali-mamadou-issoufou-fait-la-paix-avec-la-cma-2842980.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 01:56:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il avait défrayé la chronique il ya de cela quelques semaines à travers ses déclarations sur Kidal. Il ne manquait aucune occasion pour stigmatiser cette sortie de notre territoire : Kidal est une menace pour la stabilité du Niger ; Kidal est une base arrière des terroristes ; Kidal est un sanctuaire pour terroristes ; l’Etat malien doit reprendre sa souveraineté sur Kidal…

Que n’a-t-il pas dit et menacé de faire le président du Niger s’agissant de la capitale de l’Adrar des Ifogas ? On craignait même le pire avec les rumeurs d’attaques de la ville par les armées du Niger et du Nigeria, à travers  la Cédéao. Que du vent ! Il n’en était rien et n’en sera rien !

Nous le savions et nous n’avions jamais accordé d’importance à ces sorties populistes de Mamadou Issoufou qui est venu faire la morale à IBK, jusqu’à Bamako.Oubliez, désormais, Issoufou, le va-t-en guerre contre Kidal ?

Il a totalement dilué son vin. Qu’est-ce qui s’est passé ? Difficile de répondre à cette question. Ce que nous savons, par contre, c’est que le président du Niger a fait la paix avec Kidal et toute la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui ne sont plus, par lui, considérés comme des terroristes.

Les Algabass, Bilal et autres sont, au contraire, redevenus fréquentables, et ce, depuis le retour à Niamey de la mission (officieuse) de bons offices qui a séjourné à Kidal, il y a quelques jours, et rencontré des notables de la ville, au nom de Mamadou Issoufou.

<strong>MT</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À l’unisson autour de la jarre trouée</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/a-lunisson-autour-de-la-jarre-trouee-2842973.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/a-lunisson-autour-de-la-jarre-trouee-2842973.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 01:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À la situation actuelle du Mali, sied bien la métaphore de la jarre trouée. Et pour mieux comprendre, exprimons-la ainsi : «Si tous les enfants du pays venaient, par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre percée, le pays sera sauvé</em></strong><em>».</em>

Le Mali vit des moments sombres de son existence. C’est un fait. Et depuis cette satanée année -2012- et les années suivantes, jusqu’à nos jours, ne valent guère mieux.

Dans une telle situation, plus qu’en temps normal, quantité de sujets  fâchent et opposent les uns aux autres ; les contradictions fleurissent ou prospèrent au point de faire oublier l’essentiel. Mais il est un temps pour s’arrêter et méditer sur l’incertitude de l’avenir du pays.

Nous en sommes là, aujourd’hui, au Mali, que rien de plus que l’avenir de ce pays devrait obliger ses fils à taire leurs contradictions. C’est une évidence. Pour ce faire, chacun devrait lâcher du lest. Et oui, «s<strong>i tous les enfants du pays venaient, par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre percée, le pays sera sauvé</strong>».

Alors, à quoi bon s’écharper sur des questions secondaires en en oubliant celles existentielles ? À quoi bon, s’égosiller sur le nombre de morts enregistrés à Boulkessi -ces morts qui sont des frères, des amis, des parents ou des fils de Maliens ? À quoi bon, fragiliser davantage la santé chancelante de ce grand malade ?

L’existence du Mali est menacée et sa déconfiture ne profiterait à personne. Est-ce alors opportun d’en rajouter à la crise par des postures qui ne manqueront pas de l’achever ?

Aujourd’hui, plus que jamais, les braves soldats engagés sur les différents théâtres d’opérations, pour lutter contre le terrorisme dans le centre et le nord du pays, ont besoin de l’union sacrée des Maliens. Pendant qu’il est encore temps, que les secondes et les minutes s’étiolent inexorablement vers le chaos, on peut encore se ressaisir.

«Si<strong> tous les enfants du pays venaient, par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre percée, le pays sera sauvé». </strong>Parbleu !

<strong>Bourama Kéita </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non au référendum :  Rien ne sert de courir…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-rien-ne-sert-de-courir-2-2841838.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 10:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis qu’il a poussé son désormais ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, à la démission, nommé un nouveau, Boubou Cissé, mis en place un nouveau gouvernement, et un ministre des réformes, le président de la République, à travers tous ceux qui ont en charge de le faire, ne cesse, chaque jour que Dieu fait, de faire croire aux Maliens qu’il veut et peut changer la Constitution du 25 février 1992.</span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lui, son Premier ministre et certains membres de son gouvernement ne manquent aucune occasion pour rassurer les Maliens et leurs partenaires, que la loi fondamentale de notre pays peut être changée. Ils sont si déterminés qu’ils feignent d’ignorer, totalement, toutes les contestations contre cette importante réforme.</span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On a beau dire que personne n’est contre la révision mais que c’est le contexte qui ne s’y prête pas ; vous avez beau expliquer à IBK, son Premier ministre et ses ministres, que rien n’a changé par rapport à 2017, que la situation s’est d’ailleurs aggravée, ils ne comprennent rien, ils ne vous écoutent pas, font les sourds, car, ce qui importe à leurs yeux, c’est tenir la promesse faite à leurs patrons de partenaires.</span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malheureusement pour eux, la vérité implacable et l’impitoyable réalité du terrain finiront par les rattraper, si ce n’est déjà le cas. Cette implacable vérité et cette réalité impitoyable, ce sont les deux tiers du territoire qui ne sont pas contrôlés par l’Etat ; ce sont ces contestations et ces réunions préparatoires de contestation et de protestation qui se préparent, partout, à travers le pays. Cesont ces conditions sécuritaires qui se sont dégradées de 2017 à nos jours.</span></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv9317323177msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le pays brûle et IBK regarde ailleurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-pays-brule-et-ibk-regarde-ailleurs-2841819.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 02:25:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le problème du Mali, aujourd’hui, tout le monde le sait, c’est son président de la République. Il ne suit pas, il n’évalue point. Il prend souvent des décisions incompréhensibles et a des réactions en total déphasage avec la réalité. C’est à croire qu’il ne vit pas sur la même planète que nous autres. Ibrahim Boubacar Kéïta a besoin d’une sérieuse mise à jour. Il est coupé du monde et de son peuple.</em></strong>

Tenez, par exemple, à proposde la lutte contre la corruption et en réaction aux récentes interpellations, il aurait, dit-on, rencontré ses camarades du parti Rassemblement pour le Mali (RPM) et déclaré en face d’eux et en leur endroit, qu’il «ne protégera personne».Encore une fois, il est à côté de la plaque.

Ceux qui ont besoin de protection, il doit le savoir, Monsieur le président, ce sont, fondamentalement et pas seulement, ceux à qui vous vous adressiez, même si parmi eux, certains ne sont pas à l’abri de prochaines poursuites.

Ceux qui ont besoin de protection, Monsieur le président, ils sont plus proches de vous, avec vous, au sein de votre plus proche entourage ; ce sont ces ministres qui, malgré leur statut de membre du gouvernement, continuent à faire des affaires, signer des contrats, encaisser des chèques et effectuer des virements sur leurs comptes personnels.

Ceux qui ont besoin d’être protégés, cesont ces députés et ces hauts gradés qui font et défont des marchés de tout genre, exécutent des dépenses fictives et dotent notre armée d’avions qui ne peuvent pas voler.

Ibrahim Boubacar Kéïta est tellement loin des Maliens qu’il n’en a cure d’un camion-citerne qui s’enflamme, enflamme et crame ses concitoyens, ceux qui ont voté pour lui. Pendant ce temps, il fait la fête à New-York avec son cabinet, sa famille et ses amis.

Il est tellement loin de nous et de nos réalités que tout ce qui le préoccupe, c’est l’état de la route qui mène à Koulouba, chez lui à Sébénikoro, et à la villa des hôtes. Les autres Maliens peuvent «cramer» ; IBK n’est pas au courant. Il se la coule douce dans les airs et dans les hôtels huppés à Paris, New-York ou Ankara.

D’ailleurs, pour paraphraser le défunt président français Jacques Chirac, qui déclara en septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud, au sujet du réchauffement climatique : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs». Nouspouvons dire, sans risque de nous tromper, concernant IBK : «son pays brûle et il regarde ailleurs».

Effectivement, «son pays brûle et il regarde ailleurs».Sinon, comment comprendre ses agissements, comment comprendre certaines de ses réactions ? Il appelle au dialogue et critique tout le monde ; il sollicite l’accompagnement de tous et manque de respect à ceux qui le rejoignent (Tiébilé en sait quelque chose).

Pire, pour ce qui concerne la gouvernance, des proches de lui remplissent des sacs de liasses de billets de banque, vont acheter des épaves qu’ils appellent avions, et tout ce qu’il trouve à dire, c’est que «ce n’est qu’un avion qui,dès l’abord, a eu des difficultés…».

Au sujet de l’intégrité du territoire, une grande partie du Mali lui est totalement interdite ; il n’ose pas y aller (même en rêve) et personne ne le sent dans aucune de ses attitudes. Cette situation ne le dérange guère ; il s’en était même accommodé jusqu’à ce que son jeune frère de président nigérien, Mamadou Issoufou, se prononce là-dessus. Il essaye de faire de la récupération, mais, s’en est tellement mal pris qu’il a tout remis en cause.

IBK et nous, ce n’est vraiment pas le même monde. Essayez simplement de visionner la vidéo de la fête à laquelle il était à New-York, pendant que le pays est sens dessusdessous.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary Togola : aux prochaines assises</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bakary-togola-aux-prochaines-assises-2841843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 02:18:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Malgré toute la pression qu’elle subit, la justice, et ceux qui l’animent, poursuivent la procédure pour ce qui concerne le dossier relatif à Bakary Togola qu’on on accuse d’avoir détourné la somme de près de 10 milliards de nos francs destinée aux ristournes.

Présentement, il est important de le signaler à l’opinion, c’est la phase des écoutes qui se poursuit : le passage (discret) des témoins à charge et décharge au niveau des structures chargées de l’instruction des dossiers. Selon les informations qui nous sont parvenues, ils sont nombreux ceux qui passent tous les jours soit pour «enfoncer» Bakary Togolaou essayer de l’innocenter.

Ces prises de dépositions pourraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année et ce n’est qu’après cela, que l’intéressé et non moins principal présumé sera, lui-même, entendu. La raison de ce passage en dernière position est simple. Il s’agit de permettre à Bakary Togola de se défendre en dernier ressort, après avoir pris les dépositions et témoignages, et éviter de revenir sur certains sujets.

À présent, toutes les mesures sont en train d’être prises pour que M. Togola comparaisse devant les prochaines assises en fin d’année 2019 ou début 2020.

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Issoufou, notre malédiction !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-issoufou-notre-malediction-2841828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 02:01:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au moment où nous croyions que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation avançait, que se mettaient en place le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et les autres instruments indispensables au retour de la paix dans le Nord-Mali et le reste du Sahel, il a décidé de «foutre le bordel».

C’est au moment où nous pensions que nous arrivions, finalement, petit à petit, à bout de ces récurrentes crises sur lesquelles il a décidé de se bâtir une popularité sous-régionale, à travers notamment «le dossier Kidal», au risque de relancer notre crise et remettre en cause les maigres acquis enregistrés sur le terrain depuis 2015. Que le président nigérien, Mamadou Issoufou, c’est de lui dont on parle, est comme atteint de «Kidalphobie».

Il croit que tous les terroristes qui agissent, attaquent et tuent sont à Kidal, y vivent et s’y retirent après leurs forfaits. D’ailleurs, il va plus loin. Il dit à qui veut l’entendre et à toutes les tribunes que «Kidal représente un danger pour le Niger».

Car, pense-t-il, ceux qui attaquent le Niger bénéficientde gîte et de couvert dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, avant et après avoir fait des victimes sur le territoire nigérien.Il a tellement dit et redit ces propos, qu’il a fini par agacer tout le monde et relancer la crise malienne.

Conséquences : le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation ne se réunit plus, sa session qui devait se tenir à Kidal a été annulée ; le président de la République s’est déplacé seul à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU ; la mise en œuvre de l’Accord est bloquée.

Depuis que, IBK, lui-même, se sentant pousser des ailes, à travers le soutien présidentiel nigérien, et comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, a osé dire (pour la première fois depuis cinq ans) que certains passages de l’Accord pourraient «faire l’objet de discussions».

Patatras !la Coordination des mouvements de l’Azawad, en plus de refuser de participer au CSA, suspend sa participation au Dialogue national inclusif dont il était membre du comité préparatoire.

À présent, parce que nous manquons de leader, le président d’un pays voisin s’ingère dans nos affaires internes et remet en cause des années de labeur et menace la stabilité chancelante de notre pays.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Équipements militaires : duel non déclaré !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/equipements-militaires-duel-non-declare-2841833.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 01:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des anciens ministres d’IBK s’invitent dans le débat autour de l’achat des avions militaires. On assiste à une guerre à distance entre Me Mamadou I. Konaté et Tièman Hubert.</em></strong>

Interrogé sur une télévision de la place, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tièman Hubert Coulibaly, n’a pas voulu trop s’aventurer sur l’affaire des avions et autres équipements militaires. <em>«Moi, je suis à présent astreint au ‘secret défense’»,</em> a-t-il déclaré face à l’insistance des journalistes.

Curieusement, quelques jours après cette sortie du président de l’UDD, c’est son collègue, l’ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, qui s’invitera dans le débat.

<em>«Le refuge derrière le ‘’secret défense’’ pour dissimuler des comportements frauduleux en matière d’acquisition de matériels militaires ne doit pas faire obstacle à la justice»</em>, a-t-il lancé sur son compte  tweeter. Comme une réplique aux propos de Tièman Hubert Coulibaly.

Depuis quelques semaines, c’est à une kyrielle de déclarations à laquelle nous assistons. Le chef de l’Etat est celui qui a ouvert le bal en déclarant que faute de maintenance, des avions militaires sont cloués au sol. Il sera rejoint par son fils, le président de la commission de défense de l’Assemblée nationale, Karim Kéita. Lequel se demande si le Mali n’a pas été floué dans l’achat de ces avions militaires.

Du coup, l’opinion s’interroge sur l’opportunité de telles déclarations.Est-ce une façon de préparer les esprits à des sanctions ? Le ton monte dans certains camps et une partie de la société civile souhaite que la justice fasse toute la lumière sur l’achat des avions.

Fort de cette demande pressante, le procureur du Pôle économique et financier a lancé un appel à témoin. Ira-t-il jusqu’au bout ? Les attentes sont grandes au sein de l’armée et de l’opinion nationale.

<strong> Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boulkessi&#45;Mondoro : ce que l’on sait de l’attaque terroriste</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/boulkessi-mondoro-ce-que-lon-sait-de-lattaque-terroriste-2841870.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 01:15:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À Boulkessi et à Mondoro, les assaillants (présumés jihadistes) étaient lourdement armés. Pour le moment, le sort d’au moins cinq soldats évoluant sur place et sous le commandement du G5 est incertain. Le gouvernement signale la mort de 25 militaires.</em></strong>

L’attaque terroriste a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi et a visé le camp des Fama (Forces armées maliennes)à Boulkessi et le poste militaire de Mondoro.

<em>«Le Gouvernement informe qu’après un déploiement des Forces spéciales maliennes depuis lundi, dans la zone des combats (Boulkessi et Mondoro), les Fama, malgré les tirs de harcèlement des terroristes, ont pu réoccuper le camp de Boulkessi, mardi soir»,</em> peut-on lire dans le communiqué du gouvernement.

Selon le gouvernement, «dans les rangs des Fama, le bilan provisoire fait état de vingt-cinq (25) morts, quatre (04) blessés évacués par aéronefs Fama sur Sévaré, une soixantaine de portés disparus et de lourdes pertes en matériels».

Du côté des assaillants, nous est-il revenu, il y a au moins quinze (15) tués et cinq (05) véhicules détruits par les frappes aériennes pour la reprise du camp. En effet, l’identification se poursuit toujours sur le terrain avec le détachement des Fama en place, a confié le gouvernement. Même si le communiqué ne le mentionne pas, des sources font état de deux civils tués à Mondoro, alors que l’on ne connaît pas encore exactement le bilan de l'attaque de Boulkessi.

Sur le cas Mondoro, il semble que l’un des objectifs des assaillants était notamment de faire des provisions de vivres. En effet, des sources locales annoncent que,en plus d’au moins deux véhicules enlevés, les assaillants sont repartis avec deux chameaux et des chèvres. Des balles perdues ont tué au moins deux civils. Trois autres ont été blessés, d’après RFI.

Par ailleurs, une opération conjointe d’envergure des Fama et des Forces armées burkinabè, appuyée par Barkhane, est en cours pour neutraliser les assaillants.

Précision de taille : cette attaque terroriste a visé une compagnie Fama de la force conjointe du G5 Sahel àBoulkessi à l’ouest de la frontière avec le Burkina Faso.

Pour être plus complet, environ 150 kilomètres séparent les localités de Boulkessi et de Mondoro. De sources concordantes, ce sont de présumés jihadistes du groupe Ansaroul Islam qui ont mené de manière coordonnée les deux opérations.

<strong> MoumouniSacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BMS&#45;SA : la Banque du grand public qui soutient l’économie réelle malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/bms-sa-la-banque-du-grand-public-qui-soutient-leconomie-reelle-malienne-2841876.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 01:07:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«La BMS-SA est devenue la banque du grand public. Elle détient, ces dernières années, la plus grosse part de financement de l’économie réelle». Ce sont les propos très rassurants du Directeur général de la Banque malienne de solidarité, Alioune Coulibaly.</em></strong>

Le jeudi 19 septembre, à son siège, la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) tenait les travaux de la 61<sup>ème</sup>session de son conseil d’administration, sous la présidence de Dr.BocaryTréta. Cette session a examiné plusieurs points inscrits à son ordre du jour, notamment l’état des comptes au 30 juin 2019.

Les administrateurs de la BMS-SA se sont retrouvés dans la salle de conférence, à la faveur de cette 61<sup>ème</sup>session ordinaire,pour honorer une disposition réglementaire, instituée depuis 2018,qui recommande de procéder à l’arrêt des comptes de la banque à mi-parcours.

«<em>L</em>a<em> situation est positive, les indicateurs de performance sont au vert», </em>a déclaré le Directeur général de la BMS-SA, Alioune Coulibaly, au sujet des comptes au 30 juin 2019. D’ailleurs, le conseil d’administration a recommandé à la Direction générale de maintenir cette bonne dynamique et renforcer le contrôle interne.

Quant à l’exécution du budget -courant premier semestre de l’exercice en cours- aucun dépassement n’a été constaté par les administrateurs, conformément aux prévisions. Et Alioune Coulibaly de certifier que «<em>la dynamique en matière de rentabilité, de l’atteinte des objectifs prévisionnels est très bonne</em>».

Bien qu’évoluant dans un secteur bancaire malien très concurrentiel, selon son Directeur général, la BMS-SA fait l’objet de beaucoup de sollicitations et y fait face. «<em>La BMS-SA est devenue la banque du grand public. Elle détient, ces dernières années, la plus grosse part de financement de l’économie réelle»</em>.

Pour lever toute équivoque au sujet de la condamnation de la banque dans l’affaire de la SICG, M. Coulibaly précise : «<em>Je voulais juste dire que la condamnation est réelle, mais pas définitive. De même, les saisies ont eu lieu mais ne sont que provisoires. La procédure suit son cours normal. La banque se bat pour préserver ses intérêts et dans ce combat nous avons le soutien sans faille des plus hautes autorités maliennes</em>.»

<strong> </strong><strong>Bourama Kéita </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Huitième édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/2841878-2841878.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/2841878-2841878.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 01:02:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Motions de remerciements, résolutions et recommandations</strong>

<strong>Résolution sur la contribution des médias à la construction d’une Union africaine des peuples</strong>

Considérant les énormes potentialités humaines et économiques dont regorge le continent africain ;Considérant que l’indépendance de l’Afrique sur les plans politique, économique, scientifique et culturel est la condition indispensable et indépassable pour son développement ;Considérant que l’Afrique n’aura d’avenir que si les peuples et les Etats comprennent la nécessité de s’unir autour des valeurs et d’intérêts communs ;

Vu la nécessité de construire des opinions publiques fortes et conscientes de ces grands enjeux du 21<sup>e</sup> siècle ;Vu que le rôle et la responsabilité des médias sont déterminants dans la construction d’une Afrique libre, unie et forte ;

La 8<sup>e</sup> édition du Festival international de la Liberté d’Expression et de Presse (FILEP) tenue à Ouagadougou les 25, 26 et 27 septembre 2019 à Ouagadougou :- appelle les organes de presse à être à l’avant-garde de la lutte pour une Union africaine des Peuples ;- plaider pour la tenue des Etats généraux sectoriels de la presse africaine avec comme résultat l’élaboration d’un livre blanc par secteur ;- exhorte les journalistes à développer des initiatives de collaboration inter-pays ou transfrontalières à même de renforcer l’unité des peuples ;

&nbsp;

-Engage les organisations continentales de médias à avoir un statut auprès de la Commission de l’Union Africaine ;-propose de plaider auprès de la Commission de l’Union Africaine, pour l’élaboration d’un programme de soutien au développement de grandes entreprises de presse et de mobilisation des médias de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 assorti d’organisation de prix annuels ;- demande aux participants d’organiser une journée de dissémination des résultats des travaux de FILEP par pays participants.

&nbsp;

<strong>Fait à Ouagadougou le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>e</sup> FILEP</strong>

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Motion de condamnation des emprisonnements et assassinats des journalistes</strong>

&nbsp;

Considérant le nombre de plus en plus croissant de journalistes arrêtés ou assassinés dans le monde dans l’exercice de leurs fonctions, 80 assassinats en 2018 selon le rapport de Reporters Sans Frontières ;

&nbsp;

Vu que l’Afrique est l’un des continents où sont enregistrés le plus grand nombre d’atteintes à la liberté de la presse, 121 cas enregistrés en 2018 ;

Vu la poursuite cette année de ces nombreuses atteintes à la liberté de la presse à travers les détentions arbitraires et les harcèlements dont sont victimes les confrères au Nigeria, au Ghana, en Sierra Léone, en Guinée Conakry, etc.

&nbsp;

La 8<sup>e</sup> édition du Festival international de la Liberté d’Expression et de Presse (FILEP) tenue à Ouagadougou du 25 au 28 septembre 2019 :condamne fermement les meurtres, arrestations arbitraires et harcèlements commis contre les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions ;appelle l’ensemble des Etats à garantir le droit effectif à la protection des journalistes, acteurs indispensables à la construction et à la consolidation de la démocratie ;invite l’ensemble des journalistes à renforcer la solidarité confraternelle à l’égard de tous les confrères victimes d’atteintes à la liberté d’informer.

<strong> </strong>

<strong>Fait à Ouagadougou le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>e</sup> FILEP</strong>

&nbsp;

<strong>Motion de condamnation des remises en cause des espaces de liberté et dans la lutte contre le terrorisme</strong>

&nbsp;

Considérant le durcissement des législations nationales sur la liberté d’expression et de presse, au nom de la lutte contre le terrorisme ;Constatant la tendance grandissante à l’infantilisation des journalistes dans l’exercice de leur métier mais surtout de la confusion entre journalistes professionnels et activistes des réseaux sociaux ;

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Vu que l’accès des populations à l’information saine est un droit inaliénable qui participe à l’éducation citoyenne, indispensable dans la lutte contre le terrorisme

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Nous, participants à la huitième édition du Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP) tenue les 25, 26, 27, à Ouagadougou, condamnons fermement les remises en causent des libertés démocratiques, y compris le droit à l’information, constatées dans les pays en lutte contre le terrorisme ; appelons les gouvernements de ces pays à abroger les textes liberticides et les invitons au strict respect de la liberté de la presse.

<strong> </strong>

<strong>Fait à Ouagadougou, le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>e</sup> FILEP</strong>

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<strong>Appel aux autorités françaises pour l’extradition de François Compaoré</strong>

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Considérant l’appel lancé par les participants à l’édition 2017 du FILEP pour l’extradition de François Compaoré, contre qui un mandat d’arrêt international a été lancé dans l’affaire de l’Assassinat de Norbert ZONGO, le 13 décembre 1998 ; considérant l’engagement du Président Emmanuel MACRON le 28 novembre 2017 à Ouagadougou à faciliter l’extradition de François Compaoré, inculpé dans l’affaire Norbert Zongo, pour incitation a assassinat ;

&nbsp;

Vu la décision rendue par la Cour d’Appel de Paris le 5 décembre 2018 et confirmée par la Cour de Cassation le 4 juin 2019, autorisant l’extradition de François COMPAORE au Burkina Faso pour répondre devant la justice dans le cadre de l’affaire Norbert ZONGO ; considérant les fortes aspirations du peuple burkinabè dont la famille et des confrères de Norbert ZONGO à travers le continent et le monde entier, qui attendent que justice soit rendue à ce vaillant et intrépide journaliste, mort pour la liberté de la presse ;

&nbsp;

Observant que plus trois mois après que la justice française a fait sa part du travail en toute indépendance et impartialité, le gouvernement français, malgré ses gages de bonne foi, tarde à prendre le décret d’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso;

&nbsp;

Les participants à la 8<sup>ème</sup> édition du Festival international de la Liberté d’Expression et de Presse (FILEP), réunis les 25, 26 et 27 septembre 2019 à Ouagadougou :- manifestent leur indignation face à la lenteur observée dans la prise du Décret d’extradition de François Compaoré ;- appellent par conséquent les autorités françaises notamment le Président Emmanuel Macron à tenir sa promesse en prenant dans les plus brefs délais l’acte d’extradition de François Compaoré à Ouagadougou en vue de répondre devant la justice burkinabè ; -invitent les autorités burkinabè à prendre les dispositions nécessaires pour obtenir de l’exécutif français la prise du décret dans de meilleurs délais.

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<strong>Fait à Ouagadougou le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>e</sup> FILEP</strong>

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<strong>Appel au Gouvernement de la République du Ghana sur l’assassinat du Journaliste Ahmed Hussein</strong>

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Dans la nuit du 16 au 17 janvier 2019, le Journaliste d’investigation Ahmed HUSSEIN a été assassiné en plein cœur de la capitale Ghanéenne. Le journaliste avait été publiquement menacé par un député sur les chaînes d’une télévision. Plus de 9 mois après cet odieux assassinat, sa famille et l’ensemble de la presse africaine attendent toujours que justice lui soit rendue.

&nbsp;

Les participants de la 8<sup>ème</sup> Edition du Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP), réunis à Ouagadougou du 25 au 27 septembre 2019, lancent un appel solennel au gouvernement de la république du Ghana à prendre toutes les dispositions nécessaires pour rechercher, juger et punir les auteurs de cet assassinat à la hauteur de leur forfait ;

&nbsp;

Invitent les confrères ghanéens et tous les défenseurs de la liberté de la presse à engager toute initiative susceptible de contribuer à la manifestation de la vérité et de la justice sur ce crime contre la presse ;interpellent tous les défenseurs de la liberté de la presse du continent sur l’impératif de soutenir activement cette quête de vérité et de justice.

<strong> </strong>

<strong>Fait à Ouagadougou, le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>ème</sup> FILEP</strong>

&nbsp;

<strong>Appel à l’unité des pays africains dans la lutte contre le terrorisme</strong>

&nbsp;

-  Considérant l’initiative contre le terrorisme des pays de la CEDEAO lors du sommet extraordinaire tenu le 14 septembre 2019 à Ouagadougou ;

-  Considérant l’appel lancé par la CEDEAO, à Ouagadougou le 14 septembre 2019 à l’endroit de l’Union africaine à s’impliquer davantage dans la lutte contre le terrorisme ;

- Vu que le grand banditisme, les trafics de tous genres (drogue, êtres humains et autres stupéfiants) sont des activités transfrontalières ;

- Considérant l’extension de la menace terroriste sur l’ensemble du continent africain ;

-  Vu que les terroristes utilisent les territoires de certains pays comme base arrière de leurs opérations ;

-  Considérant la porosité des frontières africaines qui favorise le développement d’espaces transfrontaliers d’activités criminelles ;

- Considérant la faiblesse des capacités opérationnelles des forces armées nationales des pays en proie au terrorisme ;

- Vu la lourdeur des institutions supranationales africaines face aux urgences dans la lutte contre le terrorisme ;

Nous, participants à la huitième édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) tenue les 25, 26, 27, à Ouagadougou,

&nbsp;

Appelons les nations africaines à accélérer la mutualisation de leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme transfrontalier ; invitons l’union Africaine et les organisations régionales à s’impliquer activement dans la lutte contre le terrorisme notamment dans les pays du Sahel ; appelons une prise en compte de la contribution des médias africains dans la lutte contre le terrorisme dans une dynamique de collaboration avec les institutions et les forces de défenses et sécurité, sans préjudice au droit des peuples à l’information.;

<strong> </strong>

<strong>Fait à Ouagadougou, le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>e</sup> FILEP</strong>

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<strong>Appel au Gouvernement de la République du Mali suite à la disparition du Journaliste Birama TOURE</strong>

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Depuis le vendredi 29 janvier 2016, le Journaliste Birama TOURE a disparu en plein cœur de la capitale malienne. A ce jour encore, sa famille et l’ensemble des professionnels des media restent sans nouvelles.

&nbsp;

A cet effet, les participants à la 8<sup>ème</sup> Edition du Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP), réunis à Ouagadougou du 25 au 28 septembre 2019 : lancent un appel solennel au gouvernement de la République du Mali, afin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire la lumière sur cette situation ; invitent les confrères maliens et tous les défenseurs de la liberté d’expression et de la presse à engager toute initiative susceptible de contribuer à élucider cette affaire ; interpellent tous les défenseurs des droits humains du continent sur l’impératif de soutenir activement toute initiative concourant à faire la lumière sur cette disparition.

<strong> </strong>

<strong>Fait à Ouagadougou, le 27 septembre 2019</strong>

<strong>Le 8<sup>ème</sup> FILEP</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction nationale des routes : pleinphare !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/direction-nationale-des-routes-pleinphare-2841871.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 01:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La </em></strong><strong><em>Direction nationale des routes, même dépouillée de nombre de ses compétences, est très en vue dans le secteur des infrastructures notamment routières. Et depuis 2015, Mamadou Naman Kéïta, qui en est devenu le Chef, conduit des réformes en vue de l’amélioration de la gouvernance du secteur.</em></strong>

Suivant les dispositions de la loi N°02-05 du 16 décembre 2002, la Direction nationale des routes a pour mission d’élaborer les éléments de  la politique nationale dans le domaine des routes et des ouvrages d’art et d’assurer la coordination et le contrôle de l’activité des services et organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de cette politique.

<strong>En théorie</strong>

Elle est donc chargée deprocéder à toutes recherches et études nécessaires àl’élaboration de la politique nationale des routes ; élaborer la règlementation en matière de conception, d’exécution et de contrôle des études et des travaux routiers et de veiller à son application ; élaborer et assurer la mise en œuvre des stratégies de développement, de modernisation et d’entretien du réseau routier.

Il ressort aussi de ses compétences la préparation des projets de programme et de plan d’action ; la participation à l’élaboration et à la mise en œuvre des schémas d’aménagement du territoire ; la participation à la conception et à la mise en œuvre de projets d’infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et fluviales. Elle peut en outre être d’un bon appui-conseil pour les collectivités territoriales.

<strong>En pratique</strong>

La Direction nationale des routes se retrouve aujourd’hui dépouillée de beaucoup de ses compétences, en raison de la décentralisation et de l’effectivité du transfert des compétences dans le domaine routier.

Par exemple, elle hérite juste de ce qu’il reste à l’Etat comme attributions et compétences : seulement 44 liaisons routières d’intérêt national pour un linéaire total de 14.102km. Les 4.577 autres liaisons routières représentant un linéaire total de 74.922km révèlent de la compétence des collectivités (les conseils de région pour routes d’intérêt régional, les conseils de cercle pour les routes d’intérêt local et les communes pour les routes d’intérêt communal).

De fait, la Direction nationale des routes n’a plus aucune compétence sur 74 922 km des 89024km du réseau routier national classé. Et encore moins de compétence pour les passations de marchés.

<strong>Des projets structurants en phase d’achèvement</strong>

Son Directeur national, Mamadou Naman Keita, l’assure, la Direction nationale des routes travaille à améliorer la mobilité des personnes et des biens, à travers desprojets routiers structurants. Il s’agit, au titre de cette année, de l’aménagement de la route Bamako-Koulikoro en 2x2 voies, le bitumage des routes Kangaba-Dioulafoundo, Yanfolila-Kalana, Tamani-Barouéli et Benena-Mandiakuy, la construction des ponts de Dioïla, de Kayo à  Koulikoro et de Kayes.

S’y ajouteront la poursuite des travaux de bitumage de la route Kayes-Sadiola ; l’aménagement de 17km de voies urbaines dans la ville de Kayes ; le bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Nossombougou, le bitumage de la voie Kouloubléni  à Kalaban-coro ;le bitumage de la route Katété-Kadiolo-Zégoua et l’aménagement de 4km de voies urbaines dans la ville de Kadiolo.

La liste n’est pas exhaustive puisqu’il y a le bitumage de la route Zantiébougou-Kolondièba-Frontière RCI, l’aménagement en 2x2 voies de traversée de la ville de Sikasso, la réhabilitation et le renforcement de la route Kati-Kolokani-Didiéni, l’aménagement des sections de routes de la Tour d’Afrique-Yirimadio-3<sup>ème</sup> pont, avec la construction d’un échangeur à Yirimadio…

<strong>Le bien-être des usages en perspective </strong>

Malgré un contexte particulièrement difficile,c’est le bien-être des usagers de la route qui demeure la finalité des réformes en cours, notamment les actions prioritaires identifiées dans la politique nationale du transport, de l’infrastructure et du désenclavement (Pntitd).

Prosaïquement, il s’agit des travaux de réhabilitation et renforcement de  toutes les routes urbaines, interurbaines qui ont atteint leur âge de vie. Au nombre desquelles, la route Sévaré-Gao pour laquelle les travaux démarreront en début d’année 2020.

On y ajoutera volontiers des réformes majeures en vue de l’amélioration de la gouvernance du secteur avec des mécanismes innovants de mobilisation des financements.

Selon l’ingénieur de conception-option travaux publics-,ou encore le Directeur national des routes,Mamadou Naman Keita,les problèmes sont bien identifiés et les stratégies sont mises en place pour une prise en charge progressive des besoins.

D’où son appel à l’indulgence et à la compréhension, à l’endroit des usagers. Au regard de la conjoncture difficile que notre pays traverse à cause de la crise multidimensionnelle. Laquelle ralentit les efforts de développement et de maintenance des infrastructures.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  Au pays des autruches !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-au-pays-des-autruches-2840806.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 12:30:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un pays dans lequel on assassine, froidement, un commissaire de police (dépositaire de l’autorité publique) ; pour ensuite filmer, tranquillement, son cadavre, commérer sur son corps encore chaud, gisant dans le sang, et le poster sur les réseaux sociaux ; et il se trouve d’autres Maliens pour demander à ce que ces images ne soient pas publiées, qu’elles soient censurées, cachées du reste du monde.

C’est seulement au Mali qu’on peut assister à ce genre de scènes suivies de telles réactions hypocrites. Faire toujours comme si tout allait bien. Tellement si bien que le Malien, comme le dit l’artiste, même pendant qu’il enterre sa propre mère, vous lui demandez si «ça va», il vous dira : «ça va». Tout le monde joue à l’autruche.

Chacun s’enfouit la tête dans le sable, croyant se cacher, pendant que le reste de son corps est dehors, sur la place publique, livré au monde entier et faisant sa risée. Ici au Mali, on n’a jamais eu le courage d’affronter les choses en face, quelle que soit leur nature. Toujours dans l’arrangement, l’hypocrisie, le compromis et, la plupart du temps, la compromission, nous sommes.

Le drame, c’est que nous avons tellement joué à faire semblant que tout va bien, que nous avons fini par nous convaincre, nous-mêmes, que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, même dans les moments les plus difficiles. L’on parvient, par conséquence, à travers le monde, difficilement, par notre propre faute, à cerner ce qui se passe chez nous.

Ne nous arrêtons, d’ailleurs, pas qu’au Malien lambda. Voyons simplement le contraste qui existe entre le comportement de nos plus hautes autorités et les difficultés et autres crises que vivent les populations de Gao, Kidal, Tombouctou, ou Niono (où on vient d’assassiner froidement le Commissaire de police pendant que le président de la République se trouvait à la fête de la culture à Luanda).

Depuis le début de cette année, combien (nous taisons volontairement le nombre) de Maliens innocents ont trouvé la mort, soit parce qu’ils se trouvaient à Sobane-da, Ogossagou, Tombouctou, Mopti, Douentza, Gao, Gossi, Kidal ; victimes d’une gouvernance en faillite, en déperdition et dans le déni total.

Avez-vous vu, un seul jour, ce macabre décompte influer le comportement de nos dirigeants ? Ont-ils, un seul instant, renoncé à quoi que ce soit, en termes d’avantages ou d’intérêts, parce que des Maliens mourraient tous les jours ?

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opinion :  Ils ont quoi contre Salif ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/opinion-ils-ont-quoi-contre-salif-2840774.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 09:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les Maliens, dans toutes leurs composantes, sont aujourd’hui dans l’émoi inhibant après l’assassinat lâche du Commissaire Divisionnaire de Police Issiaka Tounkara. L’écho continue de retentir au-delà de nos frontières, car faisant les choux gras des réseaux sociaux avec, en toile de fond, des images dégradantes.

Mais, par-delà l’émotion générée, une analyse sereine de la situation vient conforter aisément la thèse d’un crime crapuleux dont le mobile est à rechercher ailleurs que dans une factice collaboration difficile avec le défunt Commissaire, pourtant réputé pour son professionnalisme et son sens de l’écoute et du discernement. N’a-t-il pas été félicité par ces mêmes populations pour sa bravoure lors de l’évasion de prisonniers en 2017 ?

Malheureusement le pire est passé par Niono et l’heure est aux questionnements. Comment une poignée d’individus, mus par des intentions inavouées, tentent d’imposer leur dictat dans une cité aussi émancipée que Niono et exiger le départ d’un fonctionnaire de Police. Auquel cas, c’est la boîte de pandore qui serait ainsi ouverte, donc un effet de contagion qui pourrait inspirer d’autres contrées du pays. De là, c’est l’administration malienne qui en pâtira.

Est-ce de cela dont a besoin aujourd’hui notre pays ? Assurément, non ! C’est dire que ce genre d’exigence est insoutenable dans une République régie par des règles administratives. Pour le cas de Niono, la situation était bien prise en compte par les autorités, ce d’autant que le défunt Commissaire avait été appelé à Bamako dans le cadre d’une enquête administrative relative aux récents évènements dans sa ville. Et c’est seulement le lendemain de son départ de la Capitale qu’il fut sauvagement assassiné.

Les autorités étant dans leur rôle régalien, il est tout simplement irrévérencieux et malintentionné d’accuser le Directeur régional de la Police de Ségou ou le Directeur général de la Police nationale et, par ricochet, le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, de n’avoir pas anticipé les évènements en faisant muter le fonctionnaire de Police.

L’enquête administrative demeure pour ceux-ci le baromètre légal d’aide à la décision, ainsi pour mieux comprendre et agir légitimement. Mais malheureusement la violence gratuite s’est invitée mortellement dans la gestion administrative avant même la clôture de l’enquête précitée.

En tout état de cause, ce qui s’est passé à Niono ne devrait pas rester sans conséquence car l’Etat est tenu d’affirmer toute son autorité et ne saurait céder aux menaces, chantages et autres manipulations de quelles que entités sociales qu’elles soient.

Pour sûr, les vrais auteurs de ces actes ignobles et leurs complices, feignant trouver en les autorités en charge de la Sécurité des boucs émissaires, devraient être identifiés et traduits devant la justice afin que force reste à la loi.

<strong> </strong>

<strong>Correspondance particulière</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mossa Ag Attaher, porte&#45;parole de la CMA :  «Nous n’acceptons plus que l’accord soit un outil politique…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mossa-ag-attaher-porte-parole-de-la-cma-nous-nacceptons-plus-que-laccord-soit-un-outil-politique-2840770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 09:21:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation est-elle compromise ?  Interrogé sur les  difficultés dans sa mise œuvre, le porte-parole de la CMA, Mossa Ag Attaher, relève des inquiétudes. Et il se veut formel : «Nous n’acceptons plus que l’accord soit un outil politique». C’était le samedi passé lors d’un entretien qu’il nous a accordé.</em></strong>

Premier point évoqué, le report de la 38<sup>ème</sup> session du Comité de suivi de l’accord, devant se tenir à Kidal. «<em>Ce report ou cette annulation ne se justifiait pas à partir du moment où c’est une résolution du CSA précédent, la 37<sup>ème</sup> session, qui a convoqué cette 38<sup>ème</sup> session</em>», a-t-il déclaré, Mossa Ag Attaher.

«<em>Nous n’avons pas été saisis officiellement par le gouvernement du Mali comme ça doit se faire entre parties pour nous informer à l’avance qu’il y a des problèmes pour la tenue de cette 38<sup>ème</sup> session à Kidal. Nous l’avons appris à travers le président du CSA dans une lettre qu’il a envoyée aux membres du CSA, pour les info</em>rmer.

<em>Le contenu de cette lettre, la justification qui a été donnée est encore très confuse parce que le président du CSA exige des échanges avec le gouvernement. Il n’y a pas eu de réponses suffisantes pour édifier les membres du CSA et la communauté internationale</em>», a-t-il indiqué.

Selon le porte-parole de la CMA, au stade actuel, une autre justification du report est celle de «raisons d’impératifs d’Etat», brandie par le chef de la médiation internationale. <em>«Allez-y savoir ce que cela veut dire ! en tout cas, pour nous, ça n’a aucun sens. Par la suite, nous avons eu des informations transmises par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, suite à des entretiens avec les ambassadeurs et les diplomates, où il a avancé des raisons encore très ambigües qui disaient en substance qu’il fallait qu’il y ait l’armée reconstituée à Kidal avant de tenir le CSA. Et il a avancé les risques de manifestation à Kidal…».</em>

À en croire le porte-parole de la CMA, «pendant un mois, toutes les parties ont eu le temps de dire les préoccupations ou d’avancer des arguments pour dire que la 38<sup>ème</sup> session du CSA ne se tenait pas. Mais depuis la 37<sup>ème</sup> session jusqu’à 24h, avant la tenue de la 38<sup>ème</sup> session à Kidal, aucune partie n’a émis des réserves sur la tenue de ce CSA. Donc, s’il y avait des réserves de la part du gouvernement, on avait tout le temps et tout le créneau de transmettre à la médiation internationale et au CSA, pour en délibérer, toute chose qui n’a pas été faite».

<strong>L’épineuse question du statut de Kidal</strong>

Contre l’argumentation consistant à dire qu’il faut que l’armée reconstituée à Kidal, pour y tenir le CSA, la CMA précise : «sincèrement qu’il faut vraiment être complètement en dehors de l’accord pour pouvoir avancer de telles raisons».

Et pour cause, selon Mossa Ag Attaher, <em>«parce que l’armée reconstituée fait partie des différents aspects prévus dans  l’accord et on était en train de travailler à la 1<sup>ère</sup> étape de cette armée reconstituée, qui était la formation du Mécanisme opérationnel conjoint (MOC) qui venait de finir sa formation et à qui l’état-major général des armées a donné une permission après la formation, et le CSA se tenait avant la fin de ce congé. Et même s’ils finissaient leur congé, ce sont d’autres décisions qui allaient être prises pour leur redéploiement. Donc, on ne peut pas compter sur l’embryon de l’armée reconstituée pour tenir le CSA».</em>

À propos des risques de manifestation<em>, </em>il précise<em> : «… pour tout ce que le gouvernement fait, il y a des manifestations. Pour un voyage d’un ministre, pour une décision, pour une affectation d’un fonctionnaire, il y a des manifestations  partout et pour tout.</em>

<em>Donc, dire parce qu’il y a un risque de manifestation, on ne tient pas une réunion, c’est comme dire parce qu’il y a une manifestation sur le boulevard de l’indépendance, on ne tiendra pas le conseil des ministres… L’ensemble des raisons avancées sont des raisons qui ne justifient absolument pas le report du CSA à Kidal.»</em>

Par ailleurs, à en croire le porte-parole de la CMA, <em>«les récentes sorties du ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Mali constituent vraiment un danger pour la mise en œuvre de l’accord, parce qu’on était dans une dynamique où les parties ont retrouvé une certaine confiance, où on était en train d’avancer entre parties maliennes. Parfois même, indépendamment de la communauté internationale, et je pense que l’objectif final c’est ça ! </em>

<em>C’est que les parties maliennes parviennent à parler et agir sans avoir besoin de l’appui de la communauté internationale. Donc, nous appelons encore une fois le gouvernement à répondre très rapidement aux demandes exprimées dans notre déclaration suite à ce report.»</em>

Au sujet de la question du terrorisme évoquée par les chefs d’Etat de la sous-région, Mossa Ag Attaher apporte ces précisions : «…<em>l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger était arrivé à un point extrêmement important, pour ce qui est de sa mise en œuvre, et on avait commencé à rentrer dans des points concrets, dans les aspects concrets de sa mise en œuvre. </em>

<em>Quand on est à ce stade-là, tout devient sensible, particulièrement la confiance entre les acteurs, le respect des engagements et l’accélération des engagements pris par les parties. Donc, pour ce qui est de la CMA, nous sommes les mieux placés pour vous dire ce qu’il en est de notre position, où est-ce que nous en sommes, qu’est-ce que nous envisageons</em>?<em>»</em>

Pour Mossa Ag Attaher, il y a un certain nombre de points sur lesquels,  il n’y a d’autre choix que d’avancer : <em>«la mise en place de l’armée reconstituée, le redéploiement des forces de défense à travers l’armée reconstituée dans l’ensemble des régions du Nord. </em>

<em>Ces aspects constituent aujourd’hui une question de survie. Les menaces qui planent aujourd’hui sur le territoire, l’insécurité qui s’agrandit, l’influence des groupes extrémistes sur l’accord. Tout cela constitue un danger dont nous devons prendre conscience.»</em>

Selon son porte-parole, la CMA s’inscrit dans la mise en œuvre de l’accord. <em>«Nous nous inscrivons dans la mise en œuvre de l’accord. Nous faisons tout pour que ça avance. Et c’est la raison pour laquelle nous n’accepterons absolument pas qu’une partie signataire se donne le luxe d’opérer ou de poser des actes ou décisions unilatérales sans concertation avec les autres parties. </em>

<em>Nous n’acceptons pas non plus que l’accord soit un outil politique pour qui que ce soit. Et c’est pourquoi, dans notre déclaration, nous avons demandé une réunion d’urgence pour plusieurs raisons. Mais la raison fondamentale de la réunion d’urgence, c’est de repenser et rediscuter clairement et rapidement la gouvernance de l’accord»</em>, tonne Mossa Ag Attaher.

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali de l&amp;apos;impunité et du vol organisé :   Comment le ministre Baber Gano, en fonction, pille et vole l’Etat malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-mali-de-limpunite-et-du-vol-organise-comment-le-ministre-baber-gano-en-fonction-pille-et-vole-letat-malien-2840769.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 09:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur la table du Pôle économique et financier se trouve, depuis le 21 mai, une plainte de l'Autorité de régulation des marchés publics, pour détournement de deniers publics, contre Baber Gano, ministre, et le PDG de l'Office du Niger, Mamadou Mbaré Coulibaly, portant sur un montant de 401 millions de FCFA.</em></strong>

Le Syndicat autonome de l'Office du Niger (SAON) est partie civile. En dépit de cela, le ministre Baber Gano, profitant de ce cabinet fantôme, dont ses larbins voulaient nous faire croire qu'il y a une différence entre lui et son entreprise, se vire personnellement de nos jours des millions de FCFA d'une entreprise publique sur son compte personnel.

En voilà une preuve supplémentaire qui vient d'occasionner une nouvelle plainte au Pôle économique et financier, car non seulement le virement au nom propre de Baber Gano, en fonction de ministre et en tant qu'intuitu personae est un délit, mais en plus, l'article 58 de la constitution malienne interdit à tout ministre en fonction une activité lucrative.

Mais plus grave aussi, le faux est que le même jour, c'est-à-dire le 9 août 2019, Baber Gano «se vire» un montant de 5 millions et son cabinet se voit offrir un chèque de 150 000 FCFA !

Et le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, qui s’assoit tranquillement autour d’une table de conseil des ministres avec un détourneur de fonds publics et faussaire notoire !

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Non au référendum :   Chaud devant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-chaud-devant-2839568.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 09:56:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi donc, IBK espère réussir là où a lamentablement échoué son mentor et ancien patron, Alpha Oumar Konaré ? L’actuel locataire de Koulouba croit donc qu’il peut faire mieux qu’ATT ? Lui qui, depuis son élection en 2013, n’a initié aucun projet, inauguré aucune infrastructure digne de ce nom. IBK croit donc pouvoir réviser la Constitution ? </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il n’a ainsi tiré aucune leçon des contestations de 2017 et des grosses humiliations qu’il a subies ? Obligé qu’il a été de renoncer à son projet, à se dédire. Lui qui avait promis d’aller jusqu’au bout.Apparemment, non ! </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y croit en sa future nouvelle Constitution, en ceux qui lui murmurent et susurrent à ces oreilles que c’est possible ; ceux qui, déjà, distribuent des liasses de billets pour la circonstance. Il y croit tellement qu’il a fait promettre à son Premier ministre que c’est possible, en face du président Emmanuel Macron, auquel le Dr. Boubou Cissé a annoncé «la tenue du référendum d’ici à la fin de l’année et les législatives en juin 2020».</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comme il y’a de cela deux ans, Ibrahim Boubacar Kéïta refuse d’écouter son peuple, fait le mort face aux contestations et se comporte comme celui qui «gère la situation». Alors même que tout le monde sait que son seul et unique «démarreur» n’est autre que la Communauté internationale, auprès de laquelle il prend des conseils ; reçoit des instructions et rend des comptes.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malgré la grosse humiliation qu’il a subie il y’a de cela deux ans, IBK pense pouvoir, cette année, de force, faire passer son référendum, parce qu’il a pu débaucher quelques membres de la Plateforme An te Abana. </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Un entêtement auquel les vrais leaders de ce Mouvement répondent au quotidien en prouvant à IBK, à travers correspondances, réunions de sensibilisation et autres interventions, qu’il est impossible de réviser la Constitution et qu’ils s’interposeront à toutes les tentatives dans ce sens.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les jours à venir promettent d’être chauds…</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">MK</span></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Super Tucano : le Mali a payé des avions «nus»</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/super-tucano-le-mali-a-paye-des-avions-nus-2839566.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Le Mali venait de connaître son premier attentat terroriste de masse à Gao (attaque du camp du MOC), qui s'est soldé par un bilan effroyable (plus d’une centaine de tués et des dizaines de blessés), et l’espoir de voir l’armée malienne disposer d’un vecteur aérien se renforçait. On parlait de livraison imminente des deux premiers avions de combat Super Tucano.</span></i></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Un espoir suscité par le<span style="background: white"> site d’information brésilien(http://www.tmacuritiba.com.br), qui venait de dévoiler les premières images de ces hélicoptères volant au-dessus d’un aéroport. Sur ces images, on pouvait voir, déjà, des appareils aux couleurs de l’armée de l’air malienne (sable pour la coque et bleu pour le ventre). On pouvait aussi apercevoir les fanions et drapeaux aux couleurs nationales sur les fuselages.</span></span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Et comme d’usage en de pareilles circonstances (vols test de pré-livraison), ces appareils demeurent «nus», c'est-à-dire sans aucun des équipements externes normalement disponibles (pas de caméras d’observations, pas de canons, ni de bombes…).La question que l’on se posait était de savoir si nos autorités allaient faire le bon choix quant aux équipements de ces bijoux.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Il était important, selon un technicien militaire, de bien considérer le choix d’un équipement comme le viseur optronique (c’est-à-dire la caméra située sous les avions pour les observations diurnes et nocturnes ainsi que le guidage laser). </span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Notre interlocuteur pensait déjà que<span style="background: white"> le Mali aurait dû, sérieusement, envisager de se diversifier (en choisissant, par exemple, d’équiper ces appareils avec des viseurs optroniques russes ou chinois, et ce, afin de pouvoir utiliser et des armements occidentaux et des armements russes ou chinois). Car, selon lui, c’était  le gage d’une future réelle souveraineté dans ses opérations, notamment, pour un futur choix indépendant des cibles «à traiter».</span> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Malheureusement, regrette-t-il, il n’en a rien été de tout cela. Les avions n’ont même pas été équipés. Et ce sont des avions nus, sans viseurs, ni aiguilleurs, encore moins de propulseurs, que le Mali a achetés.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Mohamed Ag Aliou</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Pourvu que ça se poursuive !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-pourvu-que-ca-se-poursuive-2839564.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:44:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Bakary Togola, le patron de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, dort en prison depuis, maintenant, une semaine, pour une histoire de ristournes non justifiées de plus de 9 milliards de nos francs. </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Après avoir été mis en garde à vue, le juge a décidé que les charges qui pèsent contre lui sont suffisamment graves, qu’elles nécessitaient et justifiaient un mandat de dépôt et son transfèrement à la prison Maison d’arrêt de Bamako-Coura. Ainsi donc, le tout-puissant président de l’APCAM (Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali) se retrouve derrière les barreaux.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lui qui se croyait et que l’on croyait intouchable est désormais face à l’aveugle et implacable justice incarnée par le Pôle économique et le juge anti-corruption, Mamadou Kassogué, qui informe d’ailleurs régulièrement sur l’évolution de cette affaire, du même coup, de la lutte contre la corruption dans notre pays. </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il déroule tranquillement son style, donne des orientations et essaye d’être transparent sur le sujet. Jusqu’ici, même s’il donne l’impression de communiquer un peu trop, force est de reconnaître que les choses se passent comme il l’annonce. L’arrestation de Bakary a confirmé les promesses de rigueur et de sérieux dans la conduite diligente et le suivi de tous les dossiers qu’il avait tenues lors de sa première sortie.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il est, une nouvelle fois, sorti, le week-end dernier, pour éclairer la lanterne des confrères sur le même dossier et a informé de la présence dans l’acte d’accusation de six autres personnes, et qu’ils «feront tout pour faire en sorte que la loi ne limite plus leur champ d’action». </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le procureur Kassogué est désormais attendu sur ces deux points et sur d’autres en rapport avec la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans notre pays. Il faut dire que ce ne sont pas «les affaires» qui manquent dans un pays où l’on achète de vieux avions au prix de neufs ; dans un pays où l’on achète de simples chaussettes à des dizaines de milliers de FCFA. </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le procureur Kassogué n’aura droit à aucune excuse au Mali, un pays dans lequel on remplit des mallettes de billets de banque pour offrir à l’armée des hélicoptères qui ne servent à rien.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le ton a été donc donné avec l’interpellation et la mise sous mandat de dépôt de Bakary Togola. Il est utile à ce que cette affaire soit traitée jusqu’au bout et que tous les autres dossiers soient époussetés et mis au goût du jour.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné  </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sous la pression de son ami Issoufou :   IBK annule le CSA de Kidal et… fait démissionner l’ambassadeur Boutache</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sous-la-pression-de-son-ami-issoufou-ibk-annule-le-csa-de-kidal-et-fait-demissionner-lambassadeur-boutache-2839562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La capitale de l’Adrar des Ifoghas n’abritera pas la trente-huitième session du Comité de suivi de l’accord (CSA), contrairement à ce qui avait été annoncé. Tout était pourtant fin prêt. Malheureusement, IBK en a décidé autrement.  </em></strong>

<strong> </strong>Rien n’y fit ! Ni la bonne volonté des responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ni la rénovation et l’éclat de la salle de réunion de l’Assemblée régionale, encore moins les assurances sécuritaires ou la volonté des partenaires : Kidal n’abritera pas, pas cette fois, en tout cas, sa session du Comité de suivi de l’Accord (CSA).

Pas pour cette fois, car le président du Niger, non moins président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, est passé par là ; sans oublier la session extraordinaire de cette même CEDEAO qui n’a discuté, essentiellement, que du «cas Kidal», et a dicté sa volonté au président de la République du Mali.

Il faut rappeler que, depuis trois réunions consécutives du CSA, l’unanimité était faite autour de la tenue d’une rencontre à Kidal. C’est du moins ce dont nous informe Moussa Ag Attaher, responsable de la CMA et du MNLA. Aussi, poursuit-il, tout était fin prêt pour cette rencontre et les organisateurs avaient donné toutes les garanties sur les aspects sécuritaires.

Selon notre interlocuteur, les «ambassadeurs et tous les autres partenaires avaient la garantie sur ce point et étaient rassurés qu’ils pouvaient aller à Kidal, y séjourner, et revenir de la session du CSA sans courir aucun risque».

Ce qui est surprenant, selon Moussa Ag Attaher, c’est que ce n’est que quarante-huit heures avant qu’ils ont été informés, à travers un message laconique du médiateur, l’ambassadeur algérien au Mali (visiblement très embarrassé, lui aussi), de l’annulation de la tenue du CSA.

<strong>Coïncidences bizarres</strong>

<strong> </strong>Il faut dire que tout cela se passe à un moment où le président du Niger, Mahamadou (Mamadou, comme l’appelle IBK), ne s’embarrasse pas de protocole quand il s’agit de parler du Mali et surtout de Kidal. Il est même parvenu à contaminer toute la sous-région et a suscité une réunion extraordinaire uniquement sur le sujet de Kidal. On ne peut donc pas s’empêcher de faire le rapprochement entre ses déclarations, ses prises de position et cette décision.

D’abord, Mahamadou Issoufou parle, dans la presse internationale, de Kidal comme d’une enclave, une base de repli des terroristes, etc. Il vient à Bamako, en face des Maliens, aux côtés du président de la République, répéter que «Kidal est une menace pour le Niger».

Une semaine après, en tant que président en exercice de la CEDEAO, il est le principal intervenant d’une session extraordinaire de cette institution qui, sans le dire officiellement, décide, en l’absence de ceux qui sont à Kidal, du sort de la capitale de l’Adrar des Ifoghas et, presque, de celui du Mali.

<strong>Le paradoxe Issoufou</strong>

Ce qui est incompréhensible dans le comportement du président du Niger, vis-à-vis de nos parents du Nord-Mali, c’est qu’au moment où il combat ceux-ci, les voue aux gémonies, les traite de tous les noms d’oiseaux et qu’il frise, même, l’ingérence dans les affaires maliennes, il promeut, chez lui, ses ex-rebelles.

Il nomme un Touareg Premier ministre pendant, bientôt, dix ans. Le seul qui a été chef de tous ses gouvernements depuis qu’il est président du Niger. Aussi, soutient-il, ouvertement, en tant que dauphin pour sa succession, un Arabe, originaire du Mali, Mohamed Bazoum.

C’est à se demander que veulent le président du Niger et tous ces pseudo- chefs d’Etat qui, à cause de notre absence sur la scène internationale, notre diplomatie médiocre et notre manque de leadership, essayent tous de briller en s’immisçant dans nos affaires, nous donnant tous des leçons.

Cette affaire CSA commence d’ailleurs à donner lieu à une crise qui s’accentue, un peu plus, tous les jours. Le président du Comité de suivi de l’accord, l’ambassadeur d’Algérie dans notre pays, vient de démissionner du CSA.

<strong>À suivre.</strong>

<strong>Makan Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilal Ag Achérif aux chefs d’Etat de la CEDEAO :  «Il y a plus urgent que Kidal !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bilal-ag-acherif-aux-chefs-detat-de-la-cedeao-il-y-a-plus-urgent-que-kidal-2839556.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:24:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Est-ce une fixation ou une véritable volonté de s’impliquer dans la résolution de la crise que notre pays traverse depuis bientôt une dizaine d'années ? Le président de la République du Niger ne manque aucune occasion pour se prononcer sur «le statut de Kidal» et «le danger que cette ville représente pour le Niger». </em></strong>

<strong><em> </em></strong>S’il est parvenu à«embarquer» son homologue du Mali et certains de la sous-région, dans cette campagne, dont il est le seul à connaître les raisons ; dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, chez les leaders et autres responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), c’est un autre son de cloche. Ils pensent qu’il y a plus important.

«Il y a assez et suffisamment de choses tellement plus urgentes et plus importantes que Kidal». C’est ainsi qu’a entamé, Bilal Ag Achérif (CMA), la conversation que nous avons eue avec lui concernant la réunion extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO, tenue à Ouagadougou, le week-end dernier, sur la lutte contre le terrorisme.

Il faut rappeler que cette réunion, même si, officiellement, n’avait pas été conviée pour exclusivement parler de Kidal, le cas de la capitale de l’Adrar des Ifoghas y a été longuement abordé, surtout, sur insistance du président en exercice de la CEDEAO, le Nigérien Mahamadou Issoufou, dont on sait tout «l’amour» pour Kidal.

Sur la rencontre, elle-même, Bilal Ag Achérif et tous les autres responsables de la CMA et, même de la Plateforme avec lesquels nous avons échangé, affirment «ne pas avoir été informés de cette réunion de la CEDEAO sur le terrorisme». Nombreux sont, parmi eux, ceux qui pensent que c’était «un non-évènement» et qu’il y avait «autre chose à faire».

Bilal Ag Achérif, pour sa part, va plus loin. Il fait même des propositions concrètes qui, pour lui, permettront d’améliorer, considérablement, l’état dans lequel se trouve le Mali, en général, et sa partie septentrionale, en particulier. Il s’agit, dit-il, de la mise en œuvre rapide et diligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la mise en place de l’armée reconstituée qui pourra efficacement «lutter contre le terrorisme à travers des actions et non des discours».

À titre de rappel, Bilal avait déjà réagi à des propos de Mahamadou Issoufou en ces termes : «Chacun doit faire la différence entre les cas politiques et les défis en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme auxquels nous sommes tous confrontés, au lieu de porter des accusations contre tout le monde, quiconque, et n’importe quel espace géographique ; ou des populations ou communautés. Sans cela, il n’y aura aucun résultat, quels que soient les efforts fournis par les uns et les autres. Nous sommes pour une coopération basée sur le respect de l’intérêt de tous».

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Annulation du CSA de Kidal :   Les dessous d’une volte&#45;face</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est à croire que certains n’ont aucun intérêt à ce que la crise malienne prenne fin, à commencer par nos propres voisins. Encore une fois, au moment où l’on croyait trouver une solution à notre crise, en ramenant Kidal dans le giron national, à travers la tenue de la 38<sup>ème</sup> session du CSA dans cette ville, d’autres ont choisi de tout remettre en cause.</em></strong>

D’abord, c’est le président du Niger qui, comme par hasard, décide qu’il peut se prononcer et dire ce qu’il veut sur le Mali. De manière très discourtoise, il se prononce sur un sujet sensible tel que «le statut de Kidal» et, malheureusement, pas pour calmer le jeu, mais pour jeter de l’huile sur le feu.

À sa suite, et au vu et au su d’IBK, impuissant, c’est la CEDEAO qui s’y intéresse. Tout cela se passe, bizarrement, au moment où on veut tenir une réunion capitale dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Comme si l’arrogance du président du Niger et de tous ses homologues de la sous-région ne suffisait pas, c’est le représentant du Niger qui quitte le CSA avant que notre président ne décide, de façon unilatérale, d’annuler la tenue de la réunion de Kidal pour des «raisons d’Etat».

Quand on sait que ce CSA aurait permis à des ministres, des ambassadeurs et autres personnalités de se rendre à Kidal, d’y séjourner plusieurs heures, de découvrir que Kidal n’est pas l’enclave qu’on veut faire croire, on est en droit de se demander qu’est-ce qui a motivé toutes ces décisions concernant la capitale de l’Adrar des Ifoghas. C’est sûr que l’on veut cacher des choses. Lesquelles ?

Par la faute de tous ces comportements et complots, tout semble remis en cause dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, car il ne se tiendra pas de CSA de sitôt. Il va falloir attendre que l’Algérie désigne un nouveau représentant, que le Niger accepte de siéger à nouveau, que le problème de la Plateforme soit réglé…

<strong> </strong><strong>MT</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une année après, l’histoire donne raison à l’opposition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/une-annee-apres-lhistoire-donne-raison-a-lopposition-2839555.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y a une année, quasiment, jour pour jour, le candidat à l’élection présidentielle, Soumaïla Cissé, affirmait mordicus qu’il avait gagné cette élection. Il insistait, en vain, sur les fraudes massives au nord et dans les zones Office du Niger et CMDT. L’arrestation et les propos de Bakary Togola, depuis son arrestation, viennent confirmer, s’il en était encore besoin, ces affirmations.</span></i></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Je réaffirme encore ici devant notre peuple et à la face du monde, que si, on exclut les résultats issus des bourrages d’urnes avérés dans de nombreux bureaux de vote des zones de l’Office du Niger et de la CMDT, ainsi que les résultats tout simplement fantaisistes dans de très nombreuses localités du Nord du pays, je sors vainqueur de l’élection présidentielle. Oui vainqueur de l’élection présidentielle ! Ceci est incontestable et vérifiable à partir des procès-verbaux signés de toutes les parties». </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En ces termes, le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, avec à ses côtés son directeur de campagne, l’actuel ministre des Affaires étrangères, commença à entretenir son assistance, à l’ACI, à son QG de campagne. Il s’agissait pour lui de prouver et d’ouvrir les yeux des uns et des autres sur la grosse fraude électorale orchestrée lors du scrutin présidentiel de 2018.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce jour, rappelant ses alertes au sujet de ces pratiques, Soumaïla Cissé, tout en reconnaissant que des efforts avaient été faits de la part des partenaires, poursuivra : «Cependant, nous ne pouvons en aucune façon passer sous silence l’utilisation abusive des moyens de l’Etat  et des médias publics pendant la campagne, ni l’achat massif des votes le jour du scrutin, ni le bourrage systématique des urnes dans les zones de l’Office du Niger et de la CMDT, et pire encore, les procès-verbaux parfaitement fantaisistes dans de très nombreux centres des régions du Nord, où il n’y a pas eu de vote du tout, donnant ainsi à notre adversaire des centaines de milliers de voix indues.»</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Visiblement, très déçu, même écœuré, par le comportement de ceux d’en face, le candidat pour «restaurer l’espoir» dira : «Je le redis encore, les fraudes constatées dans plusieurs localités du Nord du pays peuvent être qualifiées de banditisme politique et d’atteintes graves aux droits de la personne humaine. Car, il ne faut jamais perdre de vue qu’il s’agit, d’abord et avant tout, d’un manque de respect à l’égard des populations concernées dont le vote a été allègrement confisqué contre des espèces sonnantes et trébuchantes.»</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aussi, poursuivra-t-il celui qui incarne, encore et toujours, l’espoir du changement dans notre pays : «L’achat de conscience et la fraude sont devenus le cancer de la démocratie malienne. C’est pourquoi, la lutte pour la restauration de la démocratie doit être notre premier combat, celui de tous les partis politiques, associations et autres organisations de la société civile, par-delà les divergences qui peuvent les opposer sur telle ou telle question. En effet, je suis plus que jamais persuadé que seule la restauration de la démocratie pourrait rendre tout le reste possible aussi bien pour les acteurs politiques, associatifs qu’économiques».</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aujourd’hui, même s’il est vrai qu’Ibrim Boubacar Kéïta est à Koulouba, force est de reconnaître que la majorité de ceux qui ont voté pour lui, qui contestaient ces vérités du candidat malheureux, regrettent d’avoir contribué à ce désastre que nous vivons, depuis, maintenant, un an. </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce n’est pas Bakary Togola qui dira le contraire. Lui qui aurait reconnu, lors de ses auditions, que c’est grâce à lui et ses pratiques malsaines que le candidat IBK l’a emporté dans les zones CMDT et Office du Niger. Sinon, dit-il à ses visiteurs, le véritable vainqueur, c’est Soumaïla Cissé.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Touré</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>On se plaint de l’état de nos routes, et le directeur national des routes bitume sa rue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/on-se-plaint-de-letat-de-nos-routes-et-le-directeur-national-des-routes-bitume-sa-rue-2839560.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 01:11:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le pays tout entier est en ébullition à cause de l’état de nos routes. De Kayes à Ménaka, on conteste et on proteste pour avoir de bonnes routes, pour pouvoir circuler sur des routes dignes de ce nom. Pendantce temps, le directeur national des routes, lui, circule sur du bitume jusqu’à son garage.</span></i></b></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mamadou Nama Kéïta, le directeur national des routes, ne se fait aucun souci. Il ne vit pas le même calvaire que les autres Maliens. Il a, d’ailleurs, tout fait pour cela. Le problème de routes défectueuses, il ne connaît pas. Les nids de poule et autres voies dégradées, il ne les vit pas, au quotidien, comme le reste des Maliens. Il a de la chance de circuler sur du bitume jusque… à son garage.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, pour échapper à ce que vous et nous affrontons au quotidien, il a, on ne sait comment, bitumé toute sa rue. Il ne connaît donc pas les difficultés que le Malien lambda vit tous les jours pour se rendre à son lieu de travail, ou pour faire de simples courses d’un quartier à un autre.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aujourd’hui, on se demande comment on est arrivé à un tel délabrement routier. Laréponse est toute simple : l’argent destiné à l’entretien routier et à la réalisation de nouvelles routes a tout simplement été détourné. Le premier à attirer l’attention des Maliens sur le sujet et les mauvaises pratiques de l’actuel directeur national des routes, a été le parti Parena, depuis quelques années.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, lors d’un point de presse, le président Tiébilé Dramé avait, pour ce qui concerne les projets routiers, rappelé leur pertinence car contribuant au désenclavement de plusieurs localités du pays. </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est pourquoi, le président du Parena reconnaissait que «l’intention est louable car les populations et l’activité économique souffrent, en toutes saisons, du mauvais état des voies de communication». Mais à quel prix ? </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Là se trouve le nœud gordien qu’il faudrait pourtant trancher.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Car, comme l’a fait remarquer Tiébilé Dramé : «Cette opération de désenclavement a été l’occasion de montages financiers douteux et scabreux avec comme résultat une énorme évaporation financière au détriment du contribuable malien».</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, avec les coûts annoncés pour la réalisation de ces projets, différents des coûts budgétisés, on se retrouve avec des hausses énormes et surtout, avec le prix du km de route, le plus cher au monde : plus d’un milliard de FCFA.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette affaire concerne cinq projets de route et un pont (celui de Kamankolé à Kayes) qui sont gérés par une coordination des projets prioritaires sous l’autorité du directeur national des Routes (DNR). </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Selon le président du Parena, «ces projets PPP ont deux caractéristiques principales : ils sont financés par le budget national; les marchés ont été attribués à la suite de «consultations restreintes» qui ont ouvert la voie à d’énormes surfacturations et à des détournements de deniers publics».</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour preuve, explique Tiébilé Dramé, plusieurs spécialistes travaillant dans le secteur des routes ont été interrogés et leurs réponses permettent d’affirmer qu’un kilomètre de bitume au Mali ne saurait coûter plus de 250 millions de francs CFA. Et cela, quelles que soient la qualité et l’épaisseur du goudron.</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mais il se trouve, comme le dénonce le président du Parena, que «le kilomètre de goudron pour la seule route qui va relier Bankoni à Nonsombougou coûtera au contribuable malien plus de 495 millions de francs CFA».</span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4394602713msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Correspondance particulière</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spéculation foncière : menaces sur les chemins de fer</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/speculation-fonciere-menaces-sur-les-chemins-de-fer-2838525.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 23:52:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y a quelques mois de cela, lors d’une mission du président de la République au Qatar, il a été question de la recherche de financement pour l’aménagement de l’espace en face du CHU-Gabriel Touré. Où en sommes-nous ? Qu’est-ce qui les a découragés ?</span></i></b></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tout finit par se savoir, dit-on. Cette assertion est tellement vraie qu’elle se confirme tous les jours. Surtout pour ce qui concerne nos pays dirigés par des gouvernants malhonnêtes, sans vergogne, prêts à tout pour se faire plein la poche. </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi, apprend-on que l’espace en face du Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré (CHU-Gabriel Touré) et appartenant, en principe, à Transrail, a failli devenir un centre commercial au profit d’un proche du président, il y’a de cela quelques années. Qu’est-ce qui s’est passé qui explique la non-réalisation ou le retard dans la réalisation dudit projet ? Nous l’ignorons encore.</span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cependant, et c’est cela qui est intéressant, nous savons qu’au cours de son premier mandat, lors d’un de ses déplacements à Abu-Dhabi, le président de la République comptait dans sa délégation un de ses proches qui avait jeté son dévolu sur cet espace qu’il voulait, coûte que coûte, transformer en magasins, boutiques, banques et autres structures commerciales.  </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce dernier, un membre de la famille présidentielle, avait voyagé, officiellement, en tant que membre de la délégation présidentielle, avec une pile de documents relatifs à un projet finalisé, et s’est battu de toutes ses forces, auprès des partenaires arabes, pour avoir un financement dans le cadre de cette affaire dont il savait qu’elle pouvait lui apporter un magot énorme au détriment de Transrail et des populations de Kayes. </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Touré</span></b></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le mensonge comme mode de gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mensonge-comme-mode-de-gouvernance-2838534.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 11:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans notre pays, depuis quelques années, en plus du pilotage à vue, le seul mode de gouvernance qu’on a trouvé, la seule manière de faire croire qu’on dénoue les problèmes, c’est le mensonge. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>La quasi-totalité des dirigeants mentent. Les directeurs de services mentent, les députés mentent, les ministres mentent, même le président de la République raconte, souvent, des contrevérités.

Tenez, par exemple, il a dit lui-même chez nos confrères de Jeune Afrique, le 1<sup>er</sup> juillet 2019 : «Lorsque j’ai été élu pour mon premier mandat, en 2013, il n’y avait aucun appareil en état de voler. Depuis, nous avons acquis auprès de la France un transport de troupe Casa et <u>deux hélicoptères Puma</u>-lesquels, hélas, sont encore cloués au sol faute de maintenance appropriée…».

Voilà  ce que le même président déclare, un peu plus de deux mois après, sur les ondes de la télévision nationale, à l’occasion du premier anniversaire de son second et dernier mandat :<strong> </strong>«…C’est moi qui ai parlé d’hélicoptères cloués au sol (…) C’est <u>un hélicoptère</u>, un hélicoptère qui a posé problème dès l’abord. C’est en examen et les conséquences en seront tirées…. Dire que tous les hélicoptères sont cloués, que nous aurions fait de mauvais achats. Non, soyons dans la mesure (…) Pour ces questions-là de gestion, de gabegie, je suis à l’aise…».

C’est véritablement à ne rien comprendre. S’agit-il de la même affaire d’hélicoptères ? Nous nous permettrons d’en douter et tous nos lecteurs avec. Finalement, de combien d’hélicoptères «cloués au sol» disposons-nous ? Pourquoi le président, lui-même, parle de deux et d’un hélicoptère ? Lui, sur qui nous fondions tous nos espoirs pour que justice soit faite dans le cadre de cette affaire.

Aussi, nous ne cesserons jamais de le rappeler, ce n’est pas le président de la République qui a été le premier à mettre cette affaire au goût du jour, mais le chef d’état-major général des Armées d’alors, le Général Souleymane Bamba. Ce qui lui vaut d’ailleurs tous les mauvais traitements qu’il subit à l’heure actuelle.

Si ça ne tenait qu’au président de la République, ce scandale, de même que tous les précédents, n’allait jamais éclater au grand jour car, impliquant des proches parmi ses proches et cela est connu de lui et de tous.

Le président de la République, en réalité, n’a eu le courage de parler de cette affaire d’hélicoptères cloués au sol, avant son fils de député,que quand il a été blessé dans son amour propre à travers son transport par la Minusma sur les lieux du massacre d’Ogossagou. Il était obligé de se conformer, ce jour-là, au timing de l’organisation onusienne. Lui qui croit être le centre du monde auquel tout le monde ne doit que respect, allégeance et obéissance.

En plus de toutes ces contre-vérités, ce qui est plus inquiétant, venant d’IBK, c’est le fait qu’on a l’impression qu’il commence à banaliser cette affaire. Il trouve que «c’est juste un hélicoptère» et veut nous faire croire que tout est mis en œuvre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. On se croirait dans un autre monde.

<strong> </strong>

<strong>Alassane Touré/enseignant</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non au référendum :  Top départ, le 28 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-top-depart-le-28-2838540.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 02:08:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est à croire que le président de la République, champion africain de la culture, Ibrahim Boubacar Kéïta, n’a définitivement rien compris des contestations de 2017, en défaveur de son projet de révision constitutionnelle. Lui et ses partisans n’ont retenu, ni tiré aucune leçon des marches, meetings et autres déclarations de la plateforme «An Tè A bana».

Des actions qui l’ont obligé, il y’a de cela deux ans, à reculer, à renoncer à son projet et à se faire tout petit ; lui, qui, pourtant, tellement plein d’orgueil et de rancunes, accepte très difficilement de mettre en avant l’humilité, en se souvenant qu’il n’est avant tout qu’un simple mortel.

Après avoir eu deux voire trois éléments de la plateforme «An Tè A Bana», IBK et ses soutiens croient que la cause est entendue et qu’ils peuvent, tranquillement, aller à leur référendum et réviser, comme ils l’entendent, l’actuelle constitution.

Heureusement que les vrais leaders/initiateurs de la Plateforme, les plus efficaces, ceux qui font moins de bruit, sont encore là. Ils entendent le faire savoir à travers une première mise en garde, le 28 septembre prochain, à partir de 15 heures, au monument de l’indépendance.

<strong> </strong><strong>MK</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déstabilisation planifiée de la société malienne :  Création ex&#45;nihilo de conflits inter&#45;ethniques dans le centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/destabilisation-planifiee-de-la-societe-malienne-creation-ex-nihilo-de-conflits-inter-ethniques-dans-le-centre-2838546.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 02:02:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le centre du Mali est actuellement à feu et à sang, non à cause de rivalités ou conflits interethniques, mais surtout et surtout en raison d'une planification diabolique dont le but est de créer le chaos dans le centre afin, d'une part, de faire oublier le nord pendant qu'on y installe les bases d'une scission future du pays et, d'autre part,  faire croire au monde que le Mali est ingouvernable dans sa forme actuelle.</em></strong>

Je préfère le vocable «monde» à l'expression «communauté internationale» qui est une construction sémantique désignant, de fait,  l'OTAN et ses alliés circonstanciels, comme le Qatar, l'Arabie Saoudite, le Bahreïn... Chaque fois que les journalistes utilisent l'expression «communauté internationale», si vous grattez un peu, vous retrouvez ces mêmes pays qui imposent leurs décisions au reste du monde. Et tout le monde n'y voit que du feu. On donne l'impression que la «communauté internationale» est le monde entier.

Dans le centre du Mali, on envoie des mercenaires massacrer des Peulhs ou Dogons en sachant que des querelles de voisinage ont toujours existé dans la région entre Peulhs nomades et Dogons sédentaires depuis des centaines d'années, sans déborder en massacres de masse.

Ainsi, on crée les conditions de vendettas perpétuelles entre ces communautés et, de proche en proche, on fabrique une poudrière. La fabrique de la zizanie. Heureusement, beaucoup de Dogons et Peuhls ont compris la manœuvre. Beaucoup de Maliens ont compris mais ils n'ont pas voix au chapitre.

Les personnes qui attaquent les villages peuhls sont habillées en Dogons, et vice-versa, ils parlent des dialectes inconnus au Mali, anglais ou  français dont l'accent phonique indique qu'ils ne sont pas Maliens. Conséquence logique procédant de cette situation planifiée : on assènera au Mali des solutions de sortie de crise.

Là, on fait appel aux hommes monde. On tend le micro aux intellectuels verbeux totalitaristes comme Thomas Flichy, professeur d'histoire à l'Ecole spéciale militaire de Saint Çyr de Coëtquidan. Ce dernier, lors d'une conférence de l'OTAN, en novembre 2013, entouré d'autres terroristes intellectuels et militaires, préconise le fédéralisme pour le Mali.

Les autres délinquants intellectuels sont : Stéphane Baudens, Olivier Chantriaux, Amaury Colcombet, Jean-Baptiste Cousin, Thomas Flichy, Arnaud Griffon du Bellay, Pierre-Louis Lavie de Rande, Gregor Mathias, Jean-Eudes Miailhes, Jérôme Pâris, Antoine-Louis de Prémonville, Francis Simonis, Stéphane Taillat, et Anne-Sophie Traversac.

Ces gens roulent carrosse dans les capitales de pays de l'OTAN, notamment Paris, Bruxelles, Amsterdam, Washington, New York-Manhattan, Berne en Suisse (pays neutre(?))... Ils s'étouffent d'admiration pour eux-mêmes. Ils sont les Hommes monde qui, dans le secret de leurs esprits tordus, estiment que Dieu disposerait d'une intelligence toute relative.

Il a commis un péché originel pire que celui d'Adam en mettant autant de richesses dans le sous-sol africain. S'ils l'avaient pu, je vous fiche mon billet qu'ils auraient tenté un coup d'Etat contre Dieu soi-même. Heureusement, il  est invisible et il a le don d'ubiquité. La chance!

Le Mali n'a pas cette chance et on lui fond dessus pour réparer ce péché originel divin. Toute la problématique revient à une donnée simple: faire main basse sur les richesses du nord. Pour cette fin, depuis 1963, de façon récurrente,  quelques Touareg(je dis bien quelques) de la région de Kidal sont utilisés pour répandre de fausses informations sur l'attitude des autorités noires de Bamako à leur endroit.

Tout y passe: volonté d'appauvrissement du nord, racisme des Noirs du sud contre les Touareg, certains vont jusqu'à parler de génocide comme j'ai pu l'entendre dans l'émission «la parole est aux auditeurs» de Joan Gomes sur RFI, un jour de 2013 au plus fort de la crise. On leur donne des arguments à utiliser dans des médias complices. Le deal est le suivant: nous vous aidons à vous affranchir du pouvoir de Bamako, en contrepartie vous nous laisserez l'exploitation de vos ressources du sous-sol.

Quelques grands intellectuels français ont compris la manœuvre, tel André Bourgeot, anthropologue, Directeur de recherche au CNRS, mais eux sont rarement invités sur les plateaux de télévision parce qu'ils vont à contre-courant des idées vulgarisées par les pompeux cornichons du même acabit que les missi dominici de la soldatesque de Saint Cyr cités plus haut.

C'est ce même type de manipulation ethnique qui a débouché sur le génocide rwandais. Dans ce pays, je parle sous le contrôle de Boubacar Boris Diop, avant l'arrivée des colons et quand, parfois, il y avait des conflits entre villages, ce n'était des guerres tribales.

Les Tutsi, Hutu et Twa du village X entraient en conflit avec les Tutsi, Hutu et Twa du village Y. Donc il y avait des conflits entre les villages mais pas  de guerres interethniques. Mais les colons ont savamment manœuvré au point de transformer ces conflits qui pouvaient exister entre les villages en guerres tribales. On connaît la suite: l'abominable extermination des Tutsi en 1994. L'épouvante dans la forme et dans le fond. Une recette qui a bien marché au Rwanda. Pourquoi pas au Mali?

Autre déboire pour le pays, il est gouverné par Monsieur subjonctif. En effet, le Mali est dirigé par un homme tout fier de plastronner partout qu'il sait user du subjonctif à merveille, il roule les mécaniques pendant que le pays brûle à la manière de Néron, l'empereur romain qui jouait à la lyre pendant que Rome brûlait.

Vous allez voir, pris dans son élan, il va nous créer le subjonctif passé troisième forme ou le futur postérieur. À sa décharge, on peut dire qu'il est arrivé au pouvoir après plusieurs décennies de gestion calamiteuse du pays commencée au temps du CMLN. Mais le Comité militaire de libération nationale (CMLN) avait formé une grande armée malienne, ce qui est à sa décharge. L'avènement de la démocratie libertaire, après la chute de Moussa Traoré, suite à une révolte générale, elle-même prise en otage par une révolution de palais, a été l'amorce de la descente aux enfers du pays.

Une succession au pouvoir d'ectoplasmes patibulaires, des pères Ubu, ridicules et risibles, d'une imbécilité antédiluvienne parce qu'ils n'ont roulé que pour eux en potentialisant la corruption qui a gangrené tout le tissu économique et social. Des poltrons, lascars, d'une scélératesse abyssale...

Des documents prouvent que les hommes commettant ces crimes dans le centre du Mali sont aidés dans leurs déplacements, parfois, par des hélicoptères. Quels hélicoptères? Un compte-rendu de renseignement du 25 avril 2019, émanant de l'armée malienne et repris par le G5 Sahel, donne des détails sur les allées et venues d'un hélicoptère sur le lieu d'où des hommes(mercenaires) ont attaqué les villages de Dioura et Guiré. Cet hélicoptère a survolé deux fois la zone de Gomacoura dans la journée du 24 avril 2019 vers 10h00 et vers 16h00, a atterri dans un buisson près de Farabougou au milieu d'un dispositif temporaire des GAT (groupes armés terroristes).Je laisse la conclusion à Larba Israël Lompo, président de l'association "Oeil d'Afrik":

«Enfin, il ne faut pas se leurrer, le terrorisme au G5 Sahel est un «new deal» pour l’accaparement des marchés par les entreprises françaises. Et ce scénario est bien clair. L’ex-ministre sénégalais de l’Energie Thierno Alassane Sall contraint à la démission pour avoir refusé de signer le contrat d’exploitation du pétrole et du gaz de son pays avec la France déclarait : «La France est prête à te faire la guerre, un coup d’Etat, ou à lever toute une rébellion pour imposer un contrat. Ils imposent leur deal et si tu ne veux pas tu dégages.»

Ce nouveau deal est d’ailleurs en parallèle avec l’émission frauduleuse de faux «vrais billets » de CFA au profit des groupes terroristes. Au milieu du XIXe siècle, l’émission des devises des grands pays européens industrialisés, tels que l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, avait échu entre les mains des Rothschild. Gutle Schnapper, l’épouse de Mayer A. Rothschild, peu de temps avant sa mort, prononça cet aphorisme bien illustratif: «Si mes fils ne veulent pas la guerre, il n’y aura pas la guerre». La Guerre des monnaies, celle que la France utilise actuellement pour rester maître au G5 Sahel.»

Pour la conclusion partielle, j'appelle Aimé Césaire: «Une civilisation qui ruse avec ses propres principes est une civilisation moribonde.» Le fait est que nombre de grands dirigeants de la cinquième République rusent avec les principes de Liberté, Egalité, Fraternité qu'ils sont obligés d'employer en France ; dans le pré carré français en Afrique Francophone les mêmes utilisent les principes de Travail, Famille, Patrie. Fonctionnement schizophrénique : Docteur Jekyll en France et M. Hyde en Afrique. Démocrates à l'intérieur monstres froids et sans complexe en Afrique face à des dirigeants africains dont la plupart continue de jouer encore à la marelle... Les piteux...Et voilà. À vous de voir.

<strong> </strong><strong>Yamadou Traoré, enseignant</strong>

<strong> </strong>

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<strong> </strong>

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<title>Leadership : le maître et l’élève</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/leadership-le-maitre-et-leleve-2838537.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:54:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est vraiment triste ce manque de leadership de nos autorités. Il est tellement réel qu’il finit même par déteindre sur le comportement de nos voisins vis-à-vis de nous et surtout de nos dirigeants. </em></strong>

Dire que notre pays est la risée du monde entier n’est que lapalissade. Ce n’est d’ailleurs pas seulement notre souveraineté et l’intégrité de notre territoire qui sont, au quotidien, violées ; c’est notre dignité qui est, tous les jours, bafouée.

Nous humilier est sans conséquence, ne suscite plus, de la part de nos autorités, aucune réaction et personne ne s’en prive ; surtout pas le président-sortant du Niger, Mahamadou Issoufou, qui ne manque aucune occasion pour prouver son leadership dans la sous-région au détriment d’Ibrahim Boubacar Kéïta. Désormais, le Mali est comme son arrière-cour. Il y fait et dit ce qu’il. S’y comporte comme bon lui semble.

Sa dernière humiliation date du week-end dernier, au Palais de Koulouba, et aux côtés de son nouvel élève, Ibrahim Boubacar Kéïta, le champion de la culture africaine. Il a répété, mot pour mot, ses propos relatifs au statut et à la situation de Kidal.

Tel un élève qui prenait des leçons, IBK, censé être le président des Kidalois, n’a fait qu’acquiescer.

<strong> </strong><strong>M.T</strong>

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</item>

<item>
<title>Centre du Mali : carnages à huis&#45;clos !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/centre-du-mali-carnages-a-huis-clos-2838522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:38:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Officiellement, on ne parle plus ou très peu de la crise dans le centre de notre pays et de son cortège de morts, d’assassinats et d’exécutions sommaires. Nos dirigeants ont décidé de banaliser les drames qui y sont perpétrés au quotidien.</em></strong>

<strong> </strong>Ce sont nos parents de Bandiagara qui l’ont vite compris : «Il faut se faire entendre, sinon ils ont décidé de nous reléguer au second plan, de nous oublier». Ils ont manifesté le lundi 9 septembre dernier et demandent «la démission pure et simple du Premier ministre». Tout simplement !

Avant cette manifestation, force est de reconnaître que, du centre, on n’en entendait très peu parler, surtout du côté officiel. Le gouvernement a décidé de mettre plutôt l’accent sur d’autres activités et faire oublier la région de Mopti et toutes «ses mauvaises nouvelles» qui rappellent aux Maliens et à la Communauté internationale le blocage dans lequel se trouve notre pays, et l’incapacité de nos autorités à apporter une solution à la crise que nous traversons depuis plus d’une décennie.

<strong>On a donc décidé d’oublier Mopti !</strong>

La stratégie est bien montée et elle découle de la reconnaissance par l’Etat, lui-même, de son incapacité à pouvoir mettre fin aux carnages, drames et autres tueries à Mopti dans tout le centre du Mali.

Au départ, il fallait trouver des milices, les financer, les soutenir, les armer et les charger de s’exterminer. C’est ainsi que vint le jour des milices ethniques et interethniques. Toutes chargées de prendre la place de l’armée malienne et «assurer la sécurité» de nos compatriotes. Au bout du compte : zéro résultat.

Pire, on a distribué à tout venant de l’argent, beaucoup d’argent, des armes et surtout des armes de guerre et des armes lourdes. Des munitions qui circulent encore et avec lesquelles les pauvres populations du centre, au lieu de sécuriser leurs villes et villages, exterminent leurs frères, sœurs, fils, pères et mères.

Face à cet échec et aux carnages d’Ogossagou, de Sobaneda et Guiré, etc., on ne pouvait que tirer les leçons et prendre les décisions qui s’imposaient. C’est ainsi que fut débarqué le Premier ministre d’alors, Soumeylou Boubèye Maïga, remplacé par Dr. Boubou Cissé.

Un voyage au centre, et puis deux, quelques distributions de vivres, la situation devrait se calmer. S’est-elle calmée ? Pas du tout, bien au contraire.

Tous les jours que Dieu fait, des hommes, des femmes, des enfants sont tués, brûlés, violés, violentés ; des villages et des greniers brûlés sans quele gouvernement ne pipe mot. Le dernier cas en date révèle 6 personnes brûlées vives, lundi 9 septembre, tout près, près de Bandiagara.

À part un laconique communiqué, quarante-huit heures plus tard, aucune réaction du gouvernement, ne serait-ce que pour condamner !

<strong>À suivre</strong>

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou récuse «Locomotive Moulaye» !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tombouctou-recuse-locomotive-moulaye-2838528.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:21:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un premier temps, il est allé se rendre en photo avec des locomotives à Pretoria prétextant qu’elles étaient les propriétés du Mali. Plus d’une année après, rien ! Ensuite, se faisant l’avocat du diable, il s’est dit que c’est à lui que revenait, de facto, le rôle de «détenteur officiel» des propos que l’on a prêtés au Premier ministre relatifs à l’arrêt des travaux de construction de la route à Tombouctou. Ce n’est pas tout. Lors du point de presse du gouvernement, lundi 9 septembre, il a enfoncé le clou. Il a, une nouvelle fois, revêtu sa «robe d’avocat» pour défendre mordicus le PM. Pour les Tombouctiens, c’est la goutte d’eau qui a débordé le vase. Ce ministre a tellement menti qu’il a fini par faire sortir de leurs réserves, les si patientes et si sages populations de la Cité des 333 saints. «Nous ne voulons pas voir Moulaye dans la délégation gouvernementale», ont-ils exigé, sans aucune possibilité de négociation.

<strong> La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   La cale du Titanic !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-la-cale-du-titanic-2838527.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:19:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Telle la cale du Titanic, le bateau-Mali prend, désormais, l’eau de toutes parts. On se croirait sur «le paquebot de Jack et Rose». Les contestations et autres réclamations proviennent de partout et hors du pays de la part de compatriotes furieux contre l’Etat et les autorités, décidés à mettre fin à la mal gouvernance (l’Imam Dicko, lui, parle de non-gouvernance) qui caractérise notre pays depuis quelques années maintenant.

De Kayes à Kidal, en passant par Gao et Tombouctou ; de Taoudéni à Bougouni, Goundam, Diré, Ménaka, les frondes fusent de toutes parts, déclenchées par la saison des pluies qui a mis à nu l’état plus que désastreux de nos routes.

Si, aujourd’hui, ce qui unit les Maliens dans le cadre de la contestation et de la défiance de l’Etat, ce sont les revendications relatives à de bonnes et meilleures routes, force est de reconnaître que les Maliens, dans leur très grande majorité, ne sont, en réalité, pas contents de la manière dont le pays est tenu, de la façon dont certains, au sommet de l’Etat, se comportent, des solutions (ou non-solutions) apportées à leurs préoccupations.

Au-delà des routes, c’est la mal gouvernance qui est dénoncée et critiquée par tous les Maliens ; c’est la gabegie au sommet de l’Etat, les détournements, les vols de la part de ceux qui doivent donner le bon exemple que nos compatriotes n’entendent plus supporter.

Partout, désormais, sur toute l’étendue du territoire national, comme s’ils s’étaient passé le message, des femmes et des hommes, des jeunes, vieux et vieilles, ont décidé de mettre le holà aux pratiques malsaines, de prendre leur avenir et leur destin en main. Ils bloquent les routes sur lesquelles aucun engin ne roule ; envahissent et occupent les aéroports intérieurs où aucun avion n’atterrit et d’où aucun ne décolle.

Tout cela se produit dans un pays si instable que, sous la pression, le gouvernement prend des décisions et des mesures qui pourraient se retourner contre lui, donnant lieu à de nouveaux mouvements. Et, tels de véritables amateurs, ils le reconnaissent, eux-mêmes, et l’affirment en public en face de journalistes.

À propos de cette panique, rien n’est plus édifiant que la déclaration de la ministre de l’Equipement, Seynabou Diop. Elle nous prévient, indirectement, que les travaux qui ont démarré n’iront pas loin. Ils seront bientôt arrêtés en attendant la fin des pluies. Car, précise-t-elle, il est impossible de faire des routes pendant l’hivernage. «Le bitume et une seule goutte de pluie ne font pas bon ménage», Nabou dixit.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

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<title>Bureau du vérificateur général&#45;médias :  Outiller les journalistes pour accompagner la nouvelle stratégie de communication</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bureau-du-verificateur-general-medias-outiller-les-journalistes-pour-accompagner-la-nouvelle-strategie-de-communication-2838539.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:13:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le cadre de la diffusion des rapports individuels de vérification, le Bureau du Vérificateur général (VBG), avec l’appui du Projet Redevabilité Publique et Participation des Femmes au Mali (RPPFM), a organisé un atelier d’échange de deux jours avec les professionnels des médias. Placée sous l’égide du ministre de la Communication, la cérémonie d’ouverture a eu lieu, le jeudi 5 septembre, à l’hôtel Titi de Fana. </span></i></b></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le présent atelier s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres que le Bureau du Vérificateur général (BVG) a entreprises en exécution de son programme annuel d’activités, afin d’informer l’ensemble des acteurs de la gouvernance sur la vision du nouveau Vérificateur général. </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Son objectif  est de permettre aux journalistes de mieux comprendre et d’exploiter les rapports individuels de vérification qui sont rendus publics et à les outiller pour accompagner la nouvelle stratégie de communication du BVG.</span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pendant deux jours (les 5 et 6 septembre), la quarantaine de participants ont été outillés par les experts du BVG sur les thématiques relatives aux techniques et méthodologies de rédaction d’un rapport de suivi de recommandations, d’un rapport de vérification de performance, d’un rapport de vérification financière, de l’exploitation d’un rapport individuel de vérification par les professionnels de médias et la déontologie journalistique et les défis de la triangulation des sources.</span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour le Gouverneur de Diola, Dédéou Magna Maïga, en choisissant de s’adresser à la presse à travers le renforcement des capacités des journalistes, le Vérificateur général a choisi le meilleur créneau pour rendre accessible la portée de ses vérifications. Car, dit-il, il est difficile pour les citoyens de déchiffrer le langage de la vérification. «<i>Et c’est là le rôle de la presse et des professionnels de médias</i>», a-t-il précisé.</span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il est du même avis, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, qui estime que le Vérificateur général a choisi une communication essentielle envers les acteurs de la gouvernance. D’autant que, selon lui, chaque citoyen est lié à un médium avec lequel il se sent familier ou attaché par l’approche, un rapport intime qui favorise sa lecture, sa compréhension et son appropriation. Le porte-parole du gouvernement dit au nom de l’Exécutif soutenir cette initiative.</span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6918881929msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour sa part, le Vérificateur général, Samba Alhamoudou Baby, a rappelé les dispositions légales qui sous-tendent la publication des rapports individuels. Il  a indiqué que leur publication est régie par l’article 13 de la loi instituant le BVG. Ils étaient adressés aux entités vérifiées et aux Institutions de la République. Ce qui ne sera plus le cas, puisqu’ils seront désormais publiés sur le site du BVG.</span></p>
<p class="yiv3567523256msonormal" style="background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv3567523256msonormal" style="background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lassina Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>BAC 2019 : des résultats empreints de sérieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/bac-2019-des-resultats-empreints-de-serieux-2838542.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:11:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est indéniable : les résultats du baccalauréat reflètent le sérieux qui a caractérisé l’organisation, la surveillance et la correction des épreuves.</em></strong>

<strong> </strong>Cette année, au Bac, 108 925 candidats ont participé à la session d’août 2019. À la proclamation officielle des résultats, seuls 27 661,96 sont déclarés admis soit un taux de réussite de 25,12%. <strong> </strong>

<strong> </strong>Comparativement à l’année précédente, le taux de réussite a baissé, selon les statistiques du ministère. Une baisse qui pourrait être expliquée par les grèves des enseignants. «Nous avons beaucoup travaillé pour rattraper le temps perdu en grève. Et les élèves ont pu bénéficier de cours de rattrape en si peu de temps», nous a confié un enseignant qui se vante également de la bonne organisation des examens.

Il est à noter que le sérieux mis dans le travail, de bout en bout, pour que seuls les méritants puissent franchir le seuil de la classe supérieure, explique aussi la baisse des résultats. Parce que, comme l’expliquait un cadre de l’éducation, seuls les élèves méritants doivent passer pour être à la hauteur quand ils seront en face d’élèves de pays voisins.

«Cette année, nous avons mis l’accent sur la lutte contre la triche. Avant, pendant et après les examens, un travail minutieux a été abattu pour moraliser les corrections et nous estimons que le corps enseignant a joué le jeu jusqu’au bout», nous a-t-il déclaré.

Il nous est revenu que, cette année, la surveillance dans les classes d’examen était rigoureuse. Les enseignants n’ont donné aucun temps aux élèves de tricher ou profiter des sujets à leur disposition à certains endroits. «<em>Les élèves ont compris que les surveillants sont très regardants, ce qui a considérablement pesé dans la balance»</em>, explique un surveillant qui estime que les résultats obtenus sont le fruit de la rigueur et du mérite.

Tout un processus, auquel s’ajoute la bonne correction des feuilles par les enseignants conscients de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, qui l’ont fait avec rigueur et sérénité. «Nous pouvons dire qu’il y avait des grosses difficultés au départ mais, au finish,  les examens se sont tenus avec à la clé une bonne organisation à tous les niveaux, en particulier au niveau de la correction», explique cet autre syndicaliste.

Corps enseignant et autres acteurs de l’école ont fait preuve d’une grande collaboration et l’administration scolaire, avecà sa tête le ministre de l’éducation nationale, a pu relever le défi qui assaillait les examens de fin d’année 2019.

Parvenir à de tels résultats pendant que les grèves intempestives des enseignants ont failli conduire à une année blanche, est tout à l’honneur des responsables de l’école, du simple directeur d’école au ministre de l’éducation nationale.

Autre défi à relever, c’est bien l’adaptation des examens scolaires à l’évolution des nouvelles technologiesde l’information par la décentralisation, pour réduire certaines difficultés liées à la fuite des sujets.

&nbsp;

<strong>Moumouni Sacko</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Avions de combat cloués au sol : L’opposition politique exige l’ouverture d’une enquête parlementaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/avions-de-combat-cloues-au-sol-lopposition-politique-exige-louverture-dune-enquete-parlementaire-2837393.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:49:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’opposition politique et républicaine a animé un point de presse, le mardi 3 septembre 2019, à la maison de la presse. Le chef de file de l’opposition, l’honorable SoumaïlaCissé, exige l’ouverture d’une enquête parlementaire dans l’affaire des avions cloués au sol afin que les auteurs répondent de leur traîtrise. </strong>

Pour l’honorable SoumaïlaCissé, il est de son devoir d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur les questions d’intérêt majeur concernant la gouvernance et l’avenir du Mali. Il rappelle qu’à la date du 4 septembre 2013, l’armée malienne et les corps de l’administration étaient déployés et opérationnels sur toute l’étendue du territoire national.

Quant à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, ils étaient non seulement de retour, mais aussi œuvraient aux côtés de l’Etat tant en confiance qu’en solidarité pour une relance durable de l’économie malienne. Mais, aussi et surtout, le pré-accord de Ouagadougou avait considérablement défriché et clairement balisé le terrain en fixant un calendrier précis pouvant et devant raisonnablement aboutir à une paix et une réconciliation durable dans les délais parfaitement maîtrisables.

De cette date au 3 septembre 2019, soit 6 ans jour pour jour, en passant par une nouvelle élection en août 2018, dont l’organisation et les procédures s’avéraient plus que constables,et dont le résultat a été régulièrement et massivement contesté, le maître mot qui rythme et caractérise le régime d’IBK est lui, sans aucune contestation possible, celui de scandales.

«Scandales avec un S majuscule tant ils se sont succédé à fortes doses et à coûts exorbitants. Scandales relatifs à l’avion présidentiel, aux équipements militaires, aux engrais frelatés, à la passation de marchés surfacturés, à la construction de logements sociaux, etc. Scandales en toute impunité, touchant aux domaines sensibles de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de l’aménagement routier parmi d’autres, sur fond de malversations financières, de fraudes fiscales et douanières, l’ensemble impactant gravement le quotidien tant social, civique et économique de la population malienne», s’indigne le chef de file de l’opposition.

Poursuivant son intervention, M. Cissé affirme que les scandales se sont multipliés tragiquement en phase avec les cortèges funèbres consécutifs aux violences meurtrières, mafieuses et terroristes grandissantes au nord, au centre du pays, pour lequel les compatriotes, abandonnés par le pouvoir central, ont payé un très lourd tribut.

«Ainsi de 2013 à 2019, l’insécurité galopante et effrénée a occasionné la mort de plus de 4000 civils et militaires, plus de 500 au seul premier semestre de 2019. Cela est tout simplement inacceptable et intolérable», a-t-il martelé. Devant la gravité de la situation, SoumaïlaCissé a rappelé qu’aucune indiscipline ni délinquance financière ne doivent être tolérées dans la gestion des ressources allouées aux forces armées de défense et de sécurité.

«Au moment où les armées tombent devant les balles assassines des terroristes, le président de la République et le président de la commission défense de l’Assemblée nationale donnent raison à l’inquiétude de l’opposition politiques en confirmant que les deux hélicoptères Puma sont cloués au sol pour faute de maintien. Cet acte est donc assimilable à la haute trahison de la part du chef suprême de l’armée», selon le chef de file de l’opposition.

Ainsi, l’opposition politique a saisi l’Assemblée nationale d’une demande formelle, à la date du 26 août 2019, pour l’ouverture d’une enquête pour répondre aux questions suivantes que le peuple malien se pose : Qui sont les responsables de ces pratiques ? Qui a choisi et commandé les hélicoptères ? Qui a ordonné les achats et à quel coût? Qui a procédé aux règlements et de quelle manière ? Comment se sont opérées les transactions ? Pourquoi les hélicoptères Puma sont-ils cloués au sol ? Pourquoi les hélicoptères Tucano ne sont pas équipés de matériels de combat ? Enfin, pourquoi deux autres Puma n’ont jamais été livrés ?

Telles sont les questions auxquelles l’enquête de l’Assemblée nationale doit répondre à la demande de l’opposition politique et républicaine, a-t-il martelé le chef de file de l’opposition, SoumaïlaCissé.

<strong>Gabriel TIENOU  </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boubou Cissé : au pied du mur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-au-pied-du-mur-2837375.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:28:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Sa nomination avait suscité beaucoup d’espoir. Nos compatriotes voyaient en lui (finalement) l’homme de la situation, celui à même de résoudre toutes leurs difficultés. Hélas ! Trois mois après son bombardement à la Primature, force est de reconnaître que les Maliens déchantent.</span></i></b></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La crise au centre perdure avec son cortège de morts, de déplacés, de déception et de désolation. Kidal n’a toujours pas l’air d’être revenu dans le giron malien et son faux statut d’enclave se renforce et se précise ; chaque jour que Dieu fait, des Maliens s’entretuent et ou sont tués. </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos compatriotes qui se sont réjouis de la nomination du Dr. Boubou Cissé, en tant que Premier ministre, sont aujourd’hui très déçus, tellement rien n’a changé dans leur quotidien.</span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À titre de rappel, il est important de parler du contexte dans lequel l’actuel locataire de la Primature a été nommé en lieu et place de SoumeylouBoubèyeMaïga, qui avait, lui aussi, suscité beaucoup d’espoir, avant d’avoir maille à partir avec des proches du président de la République. </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ces derniers ont fini par avoir raison de lui via une motion de censure initiée par les députés. Une séance parlementaire qui n’a, finalement, pas eu lieu. Le principal «condamné» ayant senti le coup venir a évité l’humiliation en démissionnant la veille.</span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Loin de nous l’intention de faire l’avocat du diable, mais, pour faire partir SBM, qui ne saurait, lui, non plus, être exempt de tout reproche, qu’est-ce qu’on n’a pas dit ? Il était incapable de gérer la crise au centre, complice de toutes les tueries, parrain de Toloba et de Dana Amasagou…</span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Boubèye parti, bienvenue à Boubou dont les soutiens disaient qu’il disposait, déjà, d’une baguette magique, surtout qu’il avait, jalousement (on ne sait toujours pas comment) gardé son portefeuille de ministre de l’Economie et des Finances. </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aujourd’hui, malheureusement, comme nous l’écrivions tantôt, le constat est amer : on n’a pas bougé d’un iota dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des Maliens, l’insécurité progresse crescendo, les scandales se succèdent ; l’Administration est de plus en plus absente et le pays perd, chaque jour, un peu de son intégrité. </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aussi, le dialogue politique inclusif, dont l’organisation est en cours, ne suscite-t-il plus d’enthousiasme chez plusieurs de nos compatriotes qui ont compris qu’il s’agissait, juste, pour certains, de se faire une place au soleil.</span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À présent, nombre de Maliens déchantent et doutent de la capacité de Boubou Cissé et son gouvernement à pouvoir venir à bout des difficultés qui assaillent les Maliens, de toutes parts, à commencer par le premier parmi eux, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, lui-même. Il n’hésite plus à faire des confidences à des proches à propos de la déception qui est la sienne depuis un certain temps, s’agissant de son Premier ministre et certains membres de son gouvernement. </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est pour cela, a-t-on appris, qu’il n’a pas hésité à confier le dossier des jeunes de Kati au Directeur général de la sécurité d’Etat, le très discret et efficace Général Moussa Diawara (même si pour cette fois-ci, contrairement à sa volonté, certains ont ébruité son intervention). </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ibrahim Boubacar Kéita a été horripilé, disent ses proches, de la gestion de cette affaire au niveau de la Primature, et des rumeurs qui circulent, çà et là, disant que l’argent destiné aux routes a été «réaffecté» à la présidence de la République.</span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En résumé, Boubou a comme été nommé pour rien : les gens sont encore tués, impunément, au centre et sur le reste du territoire malien ; au vu et au su de tout le monde, la mal gouvernance poursuit son petit bonhomme de chemin ; des scandales naissent tous les jours. </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il est toujours impossible, pour nos compatriotes, de circuler, sans crainte, sur l’ensemble du territoire. Pis, on continue à mentir aux Maliens.</span></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>
<p class="yiv7439923946msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Les tribulations de la Françafrique : le terrorisme  d’État de N. Sarkozy, F. Hollande et E. Macron au Mali</title>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:21:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jour de la démission du ministre français de la Transition écologique, François de Rugy, le 16 juillet 2019,  le site du journal en ligne à l'origine des révélations sur le ministre, "Médiapart", publiait : «L'information l'a emporté sur la communication.» Dans le cadre du Mali, le souhaitable n'est pas de vouloir que l'information l'emporte seulement sur la communication, mais sur la manipulation médiatique et institutionnelle pour cacher d’atroces crimes d'État de la France de Nicolas Sarkozy avec Alain Juppé, de François Hollande avec Jean Yves Ledrian (ministre de la défense), Laurent Fabius (ministre des affaires étrangères) et d'Emmanuel Macron avec Jean Yves Ledrian (ministre des affaires étrangères). </strong>

Et encore une fois, avant de continuer, je précise que les citoyens français, dont je suis,  ne doivent pas se sentir visés par mes écrits. Chaque fois que je cite la France de façon négative mon dessein est d'affranchir la société civile  française sur des abominations commises en son nom par les hommes au pouvoir sous la cinquième République.

La Françafrique à propos de laquelle François Mattei, journaliste français, dit dans son livre "Laurent Gbagbo. Pour la vérité et la justice": «Après l'accession à l'indépendance de l'Algérie, en 1962,...la métropole a du même coup perdu son gaz et son pétrole. De Gaulle a trouvé la potion magique, grâce à l'Afrique, ses matières premières, et à l'allégeance de ses chefs d'État choisis par l'Élysée, pour conserver à la France son rang de grande puissance... La Françafrique n'est pas une idéologie, mais le produit du pragmatisme et de la raison d'État. Le dogme, c'est l'intérêt supérieur de la France.» Tout est dit, au nom de cet intérêt supérieur, on s'autorise tout: assassinats de chefs d'État et hommes politiques indociles, coups d'État, aide à des mouvements rebelles (guerre du Biafra au Nigeria entre 1967-1970 opposant l'État nigérian aux sécessionnistes Biafrais du Général Ojuku soutenu par De Gaulle par le biais de ses pantins nègres (Omar Albert Bongo du Gabon et Houphouët Boigny de RCI); Congo Brazzaville entre Lissouba et SassouNguessou auquel TOTAL a donné les armes pour gagner la guerre civile de juin à octobre 1997) ou aide à leurs créations (Mali depuis 1963); pillage des ressources par ELF-TOTAL, AREVA, BOUYGUES, BOLLORÉ..., manipulations tribales aboutissant parfois à des génocides comme celui des Tutsi en 2004 au Rwanda...

Ce dont je me propose de vous entretenir ici est d'une extrême gravité pour le Mali. Il s'agit de revenir sur le fait que c'est l'armée française, la force SERVAL, qui a ramené de Mauritanie les éléments armés du MNLA(mouvement national de libération de l'Azawad) dont la création ex nihilo est le fruit de concertations entre un groupuscule touareg de Kidal avec des totalitaristes intellectuels de différents horizons politiques, militaires, économiques, intellectuels en France et dans quelques pays européens. Groupuscule constitué d'une minorité touareg de la région de Kidal se prenant  pour l'aristocratie des Touareg.

Ce mouvement séparatiste avait été mis en déroute par ses alliés djihadistes entre 2012 et 2013. La force SERVAL leur a ouvert le chemin pour revenir à Kidal, les a imposés tout en empêchant l'armée régulière du Mali d'y pénétrer. Il s'agit de mettre à votre connaissance des informations sur des assassinats de masse au Mali contre l'armée et la population maliennes avec la complicité directe ou indirecte de l'armée française aux ordres de François Hollande, Laurent Fabius et Jean Yves Ledrian l'ancien avocat des mouvements indépendantistes bretons, notamment dans la ville de Kidal le 21 mai 2014.

Il s'agit aussi de demander aux juges français d'orienter leurs enquêtes vers les autorités françaises dans l'assassinat au Mali des deux journalistes français Ghislaine Dupont et Claude Verlon le 02 novembre 2013. Sur ce registre comme bien d'autres, nous sommes dans le glauque et le sordide. Le mensonge d'État que Ledrian pratique avec une froideur insoutenable. Il l'a montré, le 16  janvier 2019, lors de son audition par la commission d'enquête sénatoriale dans l'affaire Benalla. Il a soutenu, sous serment, devant les représentants du peuple français qu'il ignorait l'utilisation de deux passeports diplomatiques par Alexandre Benalla qui a voyagé avec plus de  vingt fois après son départ de l’Élysée.

Le rapporteur de la commission Jean Pierre Sueur était si sidéré de son aplomb de menteur qu'il en a souri. Cet homme est une pure merveille de la machinerie ordurière françafricaine. Il s'agit aussi de demander aux juges français et aux journalistes français d'enquêter sérieusement sur le crash du vol AH 5017 d'air Algérie le 24 juillet 2014, dont la copilote était puéricultrice dans une crèche, sur le trajet Ouagadougou-Alger.

Dans une communication antérieure en juillet 2018, je disais ceci : «Certains pays donnant des leçons de démocratie se comportent en soudards nazillons dans leurs rapports aux pays plus humbles à travers les FTN(Firmes Transnationales), les barbouzes, les chacals, la "compradorisation" de la bourgeoisie locale des pays en développement.»

La bourgeoisie comprador est cette bourgeoisie locale qui compose avec des éléments extérieurs pour mettre à sac leur propre pays. L'État français a choisi, malheureusement, cette voie depuis le début de la 5ème République. Olivier Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, de 2002 à 2006, a donné une interview visible sur youtube dans laquelle il déclare que la France a donné Kidal aux séparatistes du MNLA. Voici le lien: https://www.youtube.com/watch?v=Pr7vZe0Rv7k

Christian Rouyer, ancien préfet et ambassadeur de France au Mali de mars 2011 à avril 2013, avait été démis de ses fonctions par Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères. La vraie cause de sa mise à l'écart était son opposition à une alliance de la France avec les séparatistes de Kidal. À sa place Laurent Fabius a nommé Gilles Hubberson, ancien élève de Saint Çyr, breveté pour l'enseignement supérieur militaire, ancien chef de la sécurité de LVMH et diplomate. Il fallait un adepte du totalitarisme intellectuel, droit dans ses bottes, pour diligenter les plans funestes  de François Hollande, Laurent Fabius et Jean Yves Ledrian au Mali: Imposer l'armée française et créer les conditions d'une partition du pays.

Je vous propose de relire les paroles de François Hollande le 11 janvier 2013 lors d'une conférence de presse lorsqu'il parlait des buts de l'intervention française au Mali: «arrêter l'agression terroriste qui consistait à vouloir, y compris jusqu'à Bamako, le contrôle du pays, sécuriser Bamako, permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale». Il a réalisé exactement l'inverse en ce qui concerne l'intégrité territoriale du Mali. Sur le sujet les propos de Noel Mamère, dont voici un extrait lors d'une interview le jeudi 02 novembre 2017, sur RFI (Radio France Internationale), sont édifiants: «C’est une zone, effectivement, extrêmement sensible, qui a toujours été dans une sorte de domaine réservé de la France, sur laquelle nous n’avions pas de droit de regard. Je pense qu’il est temps de s’y intéresser. De s’intéresser sur la question de savoir pourquoi la France est intervenue au Mali, aux motifs qu’il s’agissait d’arrêter les jihadistes qui fondaient sur Bamako. Je pense qu’aujourd’hui nous voyons bien que – comme nous étions très rares à le dire, très, très peu à le dire– nous sommes dans une opération de gendarmerie de la France sur ses anciennes colonies.»

Le deuxième élément de mon analyse concerne la fameuse bataille de Kidal entre l'armée régulière malienne et les séparatistes le 21 mai 2014. Ce jour, jusqu'après 13h, l'armée régulière malienne avait pris l'avantage sur les séparatistes auxquels l'État français avait donné la ville. Mais brutalement la donne a changé, les séparatistes ont reçu des renforts sortis du néant et l'armée malienne a subi un véritable massacre.

Une  journaliste de RFI, ce jour là vers 15h, a dit que la bataille a été «un carnage». Quelques jours après, j'ai personnellement rendu visite à un jeune soldat blessé qui avait participé à la bataille. Il avait été évacué à Kati, aux envions de Bamako. Il a été le premier à me dire que durant la bataille, un hélicoptère des forces françaises SERVAL tournait au-dessus d'eux. Le basculement dans les combats a eu lieu quand cet hélicoptère est parti.

Après la bataille, les médecins de la force SERVAL se sont empressés d'extraire les balles des corps de tous les militaires maliens blessés ou morts. Mais quelques balles n'avaient pas été repérées par ces médecins. Elles ont été enlevées à Bamako et Kati par des médecins maliens, il s'agissait de balles de calibres  5,56 provenant de Fama dont seule l'armée française disposait dans la zone. Sous le sceau de l'anonymat un officier espagnol de la MINUSMA a dit à un officier malien qu'il y avait des Français parmi les morts considérés comme ceux de séparatistes. Ils s'étaient enturbannés à la manière des hommes du désert.

Ces informations sont largement connues des hommes politiques et des journalistes au Mali. Mais la peur panique règne en maître et musèle les langues. L'Élysée, le quai d'Orsay et le ministère de la défense  commettent tout le temps des crimes qui heurtent tout esprit disposant d'un minimum d'humanité, en Afrique. Comme par exemple cette découverte inouïe: En Côte d'Ivoire, les autorités françaises avaient donné l'ordre de bombarder un camp de l'armée française en faisant porter le chapeau à l'armée ivoirienne et l'utiliser comme justification pour intervenir militairement contre le régime de Laurent Gbagbo.

En effet, lorsque le 06 novembre 2004, deux avions de guerre ivoiriens bombardent le camp militaire français de Bouaké et font dix morts parmi les militaires français, Jacques Chirac donna l'ordre de détruire les avions de l'armée de l'air ivoirienne. Dix jours après, voilà ce que dit le site de RFI: «En 2004, dix jours après les faits, huit ressortissants slaves sont arrêtés à la frontière entre le Ghana et le Togo, soupçonnés par les autorités togolaises d'avoir participé ou d'être en lien avec le bombardement. Faute de réaction de Paris, ils sont relâchés. Le réquisitoire pointe donc aussi du doigt l'attitude du gouvernement français à l'époque, qui par deux fois en 2004 ne pose aucun acte juridique alors que des suspects ou potentiels témoins sont à sa disposition. Inaction qui entraîne leur libération.

En 2016, la juge d'instruction Sabine Kheris soupçonne donc une concertation «à un haut niveau de l'État». La magistrate estime alors dans son ordonnance que la décision de ne rien faire «avait été prise à l'identique par les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères» et sollicite le renvoi des ministres de l'époque, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier devant la Cour de Justice de la République. Deux ans plus tard, le parquet se pose les mêmes interrogations sur le rôle du gouvernement français.

À Bamako, la plupart des spécialistes des problèmes du nord Mali pensent que l'avion  du vol AH 5017 d'air Algérie le 24 juillet 2014 avait été saboté avant son décollage à Ouagadougou afin qu'il n'arrive jamais à destination. Ces spécialistes estiment que se trouvaient dans cet avion les corps des barbouzes tués durant la bataille de Kidal le 21 mai 2014 ainsi que les survivants qu'il fallait faire taire définitivement. Imaginez un peu, l'Algérie qui ne manque ni d'avion, ni de pilote, loue un aéronef à une compagnie espagnole, les six membres d'équipage sont tous Espagnols. La copilote travaille principalement comme puéricultrice dans une crèche. À ma connaissance, ces énormités n'ont encouragé aucun journaliste d'investigation à enquêter sur le sujet.

Le témoignage de la cousine d'une des victimes du crash est surprenant, elle attendait son cousin à Orly: « Après trois heures d'incertitude, Laetitia Hebié et sa cousine, arrivée entre-temps, sont prises en charge par un policier qui les emmène dans la cellule de crise de l'aéroport. La chose qui nous a surpris, c'est qu'on était toutes seules. À partir de là, on nous a fait remplir de la paperasse. À la fin, les gens de la cellule nous ont dit qu'ils étaient comme nous, qu'ils n'avaient pas de nouvelles. Ils nous ont même proposé de rentrer chez nous avec une escorte, afin qu'on évite les médias». Il y avait officiellement 54 victimes françaises dans le crash, mais cette cousine et son autre cousine étaient seules à attendre leurs proches. Curieux non? Et il n'y a aucune certitude sur le nombre réel de victimes françaises et encore moins sur les professions des disparus.

Ceux qui doivent parler sur ce sujet sont François Hollande, Laurent Fabius, Jean Yves Ledrian, côté français;  Blaise Compaoré, l'assassin à sang froid, l'immonde homme lige de la Françafrique remplaçant zélé de Houphouët Boigny dans le système, côté Burkina Faso; la nomenklatura FLN qui a fait de l'Algérie son patrimoine personnel après l'indépendance du pays.

En ce qui concerne l'assassinat abject et planifié de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, je donne encore la parole à Noel Mamère: «Elle m’inspire le fait que nous sommes devant une affaire d’État. Une de plus, malheureusement, où l’État se soustrait à ses responsabilités et on fait tout pour que la vérité et la justice n’apparaissent pas. Nous sommes face à deux journalistes qui ont été enlevés et assassinés quelque temps après la liberté des otages d’Arlit, qui travaillaient pour Areva au Niger. Nous savons aujourd’hui -et ça a été avéré, pas simplement par les reportages, mais par les enquêtes- que la rançon qui a été versée n’a pas été remise totalement à ceux qui devaient la recevoir, et que sans doute, nos deux amis journalistes, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, sont des dégâts collatéraux -si je peux m’exprimer ainsi- de cette triste affaire. Donc il y a beaucoup de responsables au plus haut niveau de l’État, qui sont en cause dans cette tragédie et qui, aujourd’hui, sont plus ou moins couverts par la justice. C’est une affaire qui mettra beaucoup de temps à trouver sa vérité, parce que, comme pour bien d’autres événements -je pense en particulier au génocide des Tutsis au Rwanda- les responsabilités de l’État sont aujourd’hui dissimulées...Je ne suis pas ici pour livrer des noms. Nous savons aujourd’hui, c’est avéré, qu’il y a un lien entre la libération des otages d’Arlit et la rançon qui a été versée et l’enlèvement et exécution des deux journalistes. Nous savons qu’un certain nombre de gens, et pas les plus recommandables, ont géré de manières diverses la remise de cette rançon. Et tout cela a été couvert par les responsables au plus haut sommet de l’Etat autour de l’ancien président de la République, monsieur Sarkozy.»

À Bamako, l'homme de la rue est certain qu'on a voulu faire taire ces deux journalistes parce qu'ils avaient découvert des choses dont les effets pouvaient mettre à mal des hommes d'Etat en France, des dirigeants de haut niveau adeptes de  compromissions de haut vol. La France est officiellement au Mali pour combattre le terrorisme alors que ses principaux alliés dans le nord Mali sont eux-mêmes des terroristes, le MNLA. Le MNLA était dans le même camp que les djihadistes terroristes du MUJAO et d'AQMI quand ces derniers avaient réussi à occuper tout le nord du territoire malien en 2012.

Le Qatar État voyou et grand ami acheteur d'armes françaises avait apporté son aide aux djihadistes du nord Mali à l'époque. L'argument massue versé au dossier validant l'alliance de l'armée française avec les séparatistes est la connaissance du terrain de ces derniers qui aideraient à la traque des terroristes djihadistes leurs ex-alliés... Dans l'armée malienne, il ya des milliers de Touareg qui connaissent tout aussi bien, sinon mieux, le terrain que les séparatistes du MNLA. Pourquoi le choix d'une alliance avec une minorité séparatiste Touareg contre l'écrasante majorité Touareg voulant un Mali unique sans parler des Peuhl, Arabes, Sonrhaïs entre autres du nord? Et on joue sur les réflexes de race et identitaires comme au Rwanda, ce qui a abouti au génocide Tutsi en 2004.

Le modus operandi de la France colonialiste a toujours été de créer la zizanie entre les groupes sociaux d'un même territoire pour les pousser à s'autodétruire, ainsi affaiblis, ils ne peuvent plus résister à la poussée de la bombarde française. Une recette qui a toujours bien marché depuis le début des conquêtes coloniales du XIXème siècle. La France, en donnant Kidal aux séparatistes acte la scission du Mali et met le Niger en danger. Le Président du Niger Mahamadou Issoufou ne s'y trompe pas en affirmant que Kidal est «un sanctuaire pour les terroristes» et en ajoutant que «Le statut actuel de Kidal est une menace pour le Niger... L’État malien doit impérativement y reprendre ses droits». Droits que la France ignore superbement.

Avec les visions stupides et absconses des intellectuels totalitaristes, le Sahel deviendra une sorte de Kurdistan, les Touareg de tous les pays de la région vont réclamer leur indépendance. Sont principalement concernés les pays comme l'Algérie, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger.Un capharnaüm sans nom. Et toutes ces régions seront à terme occupées par des armées étrangères au nom de la lutte contre un terrorisme qu'elles ont volontairement mises en place.

Si vous voulez des preuves, les voici, elles viennent de l'édition du "Grand soir"  du 28 mai 2014, traduction des informations de Wikileaks par Mikaela Honung: «BokoHaram est un sous-marin de la CIA (Tarnews) Mikaela HONUNG. Pour commencer l’auteur constate que Wikileaks a permis d’identifier l’ambassade des États-Unis comme base pour des actes subversifs de grande portée dans le pays, incluant naturellement la mise sur écoute des membres du gouvernement nigérian, mais aussi l’espionnage financier de Nigérians de premier plan ainsi que le soutien et le financement de groupes subversifs et le chantage exercé contre des politiciens de premier plan pour les contraindre à agir conformément aux intérêts des EU. Selon Wikileaks, l’ACRI a été fondée par les EU pour faire contrepoids à ECOMOG, sous contrôle nigérian (ACRI est l’acronyme d’AfricaCrisisResponse Initiative et ECOMOG d’EconomicCommunity of West African States Monitoring Group, un groupe du reste moins impliqué dans l’économie que dans la guerre).

Dans le document Wikileaks, on n’oublie pas de rappeler que dans les années 70 et 80, le Nigeria a soutenu les guerres de libération des pays d’Afrique australe. C’est pourquoi les EU ont fondé l’ACRI, qui a tiré profit des tensions croissantes entre sectes au Nigéria et recruté avec l’aide de la CIA de jeunes islamistes qu’elle a formés au terrorisme dans des bases ad hoc. Un câble états-unien du 29 juin 2009 prédisait l’attentat dévastateur de BokoHaram qui a eu lieu deux mois plus tard. L’Arabie saoudite avait formé des «rebelles» libyens qui à leur tour ont formé des «rebelles» maliens, qui ont formé ceux de BokoHaram.»

Ce qui est dit là pour la CIA est aussi vrai pour la services secrets français. Entre le terrorisme des djihadistes, souvent instrumentalisés ou  créés par de grandes puissances, et le terrorisme d'État de ces mêmes grandes puissances, la société civile, au niveau mondial, doit se mettre en action, fédérer ses efforts pour éviter l'apocalypse que ces gens nous préparent. Ces gens-là, à Washington, New York,  Paris, Strasbourg, Bruxelles, Londres, Riyad...sont capables de tout.

Des criminels sans complexe au sommet des pays les plus puissants et les plus riches qui mutualisent leurs efforts pour rester impunis. L'affaire Kashogui, le journaliste saoudien assassiné et dépecé dans l'ambassade saoudienne en Turquie,  en est l'illustration. Un crime d'État qui a reçu l'absolution des USA, de la France. L'affaire est maintenant aux oubliettes, le pétrole et l'argent des Saoud a eu raison de la justice.

Pour sauver notre monde de ces monstres froids, il faut une mobilisation globale. Que ceux qui disposent de secrets d'État ignobles osent les divulguer comme Edward Snowden, Julian Assanges. L'intérêt supérieur d'un pays ne peut pas servir de justification pour semer le chaos dans d'autres pays avec le but final de les piller ou de les instrumentaliser.

<strong> </strong>

<strong>Yamadou Traoré/ Franco-malien/Enseignant </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autrement dit :  Quel gâchis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-quel-gachis-2837381.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le ministre chargé des Réformes de l’Etat, aussi en charge de l’organisation de l’impossible référendum, réunit ce qu’il appelle la société civile ce week-end (les 7 et 8 septembre) à Bamako. Il s’agit, dit la bande annonce de l’événement, d’échanger avec elle sur les Termes de référence du futur et non moins impossible dialogue politique inclusif, que le Triumvirat est chargé de piloter. </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il a, apparemment, de bonnes intentions et est de très bonne foi. Nous aurions même pu lui accorder le bénéfice de la jeunesse et de l’inexpérience, s’il n’en faisait pas un peu trop, et commettait de très gros impairs.</span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lui qui est chargé de mettre tout le monde d’accord est le premier à enfreindre les règles, à n’en faire qu’à sa tête, à travailler en solo, sans aucune coordination, ni partage avec les autres. </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tenez, par exemple, à l’origine, il était prévu au niveau de Baba Hakib et ses collaborateurs du Triumvirat de tenir une rencontre de ce genre (partage, échanges et dissémination des Termes de référence du Dialogue politique national).</span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cemême week-end, en vue d’avancer, faire des propositions concrètes et mettre les Maliens au courant de ce qui a été fait dans le cadre de leur mission. Malheureusement, ils ont été obligés de reporter cette importante activité, parce que le ministre Thiam a prévu la sienne, lui-aussi, ce week-end, sans même, au préalable, prendre la peine d’en discuter avec eux.</span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Par ailleurs, tous ceux qui s’agitent, en ce moment, au sujet des futures réformes, savent, bel et bien, qu’elles n’aboutiront pas et qu’elles se tiendront difficilement mais, qu’à cela ne tienne, disent-ils tout doucement, «nous, nous voulons juste empocher nos per-diem et autres frais de missions».</span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Rien qu’à voir l’ébullition dans le pays, de Kayes à Kidal, les propos tenus dans les grins et sur les réseaux sociaux, cette défiance vis-à-vis de l’Etat, on comprend aisémentque nombre de ceux en charge de la conduite de ces changements manquent cruellement de légitimité, forcément et foncièrement, sont inefficaces. </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Savoir que l’on va dépenser inutilement des milliards dans ces opérations,ceci pouvait, à la limite, passer, si on ne savait pas que la plupart de ceux qui le font savent que c’est pour rien qu’ils le font ; pour un résultat improbable. Que tout ce boucan n’aboutira… à rien !</span></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv3551760081msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non au referendum :  Rien ne sert de courir...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-rien-ne-sert-de-courir-2837384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:15:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tous ceux qui se sont intéressés, un tant soit peu, à l’histoire du Mali, ces récentes années, vous le diront : impossible de faire un quelconque référendum à l’heure actuelle. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>On s’exprimera simplement ainsi, si on veut être gentil et courtois avec les organisateurs et les princes du jour, ceux qui veulent, coûte que coûte, vaille que vaille, changer la Loi fondamentale de 1992. Il s’agit des anciens, ceux qui se sont battus, en vain, en 2017, et les nouveaux ; ceux qui prétextant un semblant de dialogue, ont tout renié, honneur, dignité, parole et, toute honte bue, ont débarqué de l’autre côté et, s’asseyant sur leurs convictions, veulent nous faire croire que c’est possible.

Pour rester courtois et sympathique avec ces nouveaux défenseurs de tout et de rien, les nouveaux «plus royalistes que le Roi», on posera la question suivante : «qu’est-ce qui a changé entre 2017 et 2019 ?». Ils n’auront aucune réponse objective et, comme la cour constitutionnelle, ils joueront à l’autruche. Ils ont d’ailleurs, déjà, choisi d’adopter cette posture qui consiste à faire comme si tout allait bien et que tout est possible.

Il y’a donc le monde gentil, courtois et celui pas gentil du tout, discourtois. Le second monde, celui sur lequel il faut désormais insister, est celui qui dit clairement : «ce régime ne peut pas changer cette Constitution».

En réalité, une telle opération exige un Etat fort servi par de véritables leaders dont la légitimité ne souffre d’aucun doute ; avec un leadership affirmé et une approche qui colle avec les réalités du moment ; pas en déphasage avec les populations.

Parlons-nous, franchement, il ne servira à rien de gaspiller de l’argent, de dilapider nos maigres ressources, encore une fois, là où Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré ont échoué, ce n’est pas IBK qui pourra faire quelque chose. On en reparlera SPAD (s’il plait à Dieu).

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance : deux peuples, deux mesures !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/gouvernance-deux-peuples-deux-mesures-2837378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:13:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plus de 20 ans, les routes se dégradent au nord de notre pays, du moins, pour les zones qui en disposent. À des endroits, on en réclame en vain. Le septentrion est tous les jours un peu plus isolé du reste du Mali, mais ça n’émeut personne ! </em></strong>

Que de promesses creuses ! Il a fallu, cependant, que des jeunes, ici, au sud, manifestent quelques jours, posent des barricades, pour que la Nation entière se mobilise, à commencer par le président de la République en personne. Réunions, communiqués, promesses, engagements, on aura tout vu et tout entendu dans le cadre de l’opération de dissuasion des jeunes de Kati et Kayes (dont nous avons soutenu l’initiative).

Il a même été demandé à une entreprise de «plier bagages» de Tombouctou et d’arrêter les travaux en cours dans cette région pour «venir s’occuper» de Kati-Djidjeni. Il s’agissait, à travers cette décision, de «prouver aux populations sur cet axe, que le gouvernement pense à eux». C’est du moins ce qu’a cru bon annoncer le gouvernement.

Comment peut-on prendre une telle décision dès qu’il s’agit d’un même peuple, des populations d’un même pays ? C’est la question que se posent, désormais, nos parents du nord, convaincus, de plus en plus, chaque jour un peu plus, que l’Etat ne se soucie pas assez suffisamment de leurs conditions de vie, pour ne pas dire qu’il s’en moque éperdument. Comment peut-on expliquer la disproportion de solutions et réactions aux questions quand il s’agit du nord ou qu’il s’agisse du sud ?

Ce qui est sûr, autant les préoccupations sont pressantes au nord, autant elles le sont au sud, et doivent exiger du gouvernement un comportement juste, équitable et responsable. Sinon, peut-on dire, la partie septentrionale est plus besogneuse que celle du sud.

Pour preuve, aujourd’hui, sur le tronçon Sévaré-Gao, ce n’est plus des nids de poule dont il s’agit, mais d’inexistence même de route. Pour faire Bamako-Gao, les populations sont obligées de passer par le Burkina-Faso et le Niger.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction générale des impôts : la chasse aux agents efficaces et  performants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/direction-generale-des-impots-la-chasse-aux-agents-efficaces-et-performants-2837395.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:12:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les services des impôts de la capitale sont en ébullition. Depuis une semaine, et pour cause : la décision jugée «illégale et illégitime» du Directeur général des Impôts, Mathias Konaté, de suspendre de leurs fonctions deux cadres du Centre II des Impôts et le directeur des impôts du district (DID), qui est un directeur régional, nommé le 25 mars dernier en remplacement de l’actuel directeur général adjoint (DGA) des Impôts. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Alors, des questions fusent de partout, surtout dans le milieu de l’administration fiscale. Qui en veut au Directeur des impôts du District de Bamako (DID),qui a été suspendu? Qui veut lui faire porter le chapeau  qui n’est pas le sien ?

Dans l’administration fiscale,l’on ne s’en cache plus, le Directeur général des Impôts et son adjoint voient en le DID, qu’ils ont suspendu injustement, un potentiel prétendant à des postes supérieurs. Des collègues et anciens agents ayant travaillé avec le DID suspendu soutiennent qu’il est un cadre intègre et travailleur.

Les chiffres sont davantage éloquents et vérifiables. En seulement cinq mois d’exercice, à la tête de la Direction des Impôts du District, le DID suspendu a réalisé les prouesses suivantes. En 2018, fin août, la direction des impôts du district, sous l’ère de l’actuel DGA des Impôts, Oumar Billal, pour lequel, nous avons un grand respect, a réalisé, sur une prévision de 73 milliards, un montant de 34 milliards soit un taux annuel de 46%.

Avec la nomination du DID, suspendu le 25 mars 2019, à la même période, sur une prévision de 77 milliards, il a obtenu 44 milliards soit un taux annuel de 57%. Avant sa nomination, le DID suspendu fut le chef du centre de la commune IV, de 2015 à mars de cette année. Où il a engrangé des résultats à la hauteur des attentes des plus hautes autorités des Services des Impôts.

Fait notoire : en 2018, le Centre IV fut la seule structure de la Direction des Impôts du District qui a atteint son objectif de recettes. Selon des sources bien introduites dans le milieu des Impôts, cet exploit a milité en faveur de sa promotion-nomination au poste de Directeur des Impôts du District (DID).

Et il y a plus important. De nombreux collègues de l’homme suspendu reconnaissent en lui un cadre dévoué à la tâche qui cherche à tout moment de booster les recettes des centres dont il a la responsabilité.

Selon nos investigations, l’actuel DGI et son adjoint craignent les réformes exigées par les bailleurs de fonds qui doivent aboutir à la dissolution de la Direction des moyennes entreprises (DME) et sa scission en deux Centres des Impôts des moyennes entreprises (CIME).

Lesquels seront rattachés à la Direction des Impôts du District (DID). Ce qui renforcera de toute évidence les domaines de compétences de la Direction des Impôts du District. Toute chose qui importune l’actuel DGI et son adjoint qui entendent pouvoir gérer comme bon leur semble.

En d’autres termes, il s’agit d’une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom dont le seul but pour Mathias et son adjoint est de placer un de leurs protégés à la tête de la DID, afin de les servir à volonté au détriment des recettes dont le gouvernement a tant besoin.

Le nom d’un syndicaliste, bien vu dans les services des impôts, est cité dans le complot contre le directeur des impôts du district. D’où le peu d’entrain du syndicat des impôts à s’impliquer dans le dénouement heureux de la situation.

Désormais, tous les regards sont tournés vers les plus hautes autorités du pays qui sont soucieuses de l’amélioration des recettes fiscales. Lesquelles savent déjà que, dans notre pays, les travailleurs honnêtes et intègres ont toujours eu des difficultés de collaboration soit avec leurs collaborateurs immédiats, soit avec leurs chefs hiérarchiques.

<strong>Oumar Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Médiation : ATT reprend du service</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mediation-att-reprend-du-service-2837397.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 00:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, n’a visiblement pas envie de décrocher. Il ne chôme pas et s’investit toujours dans le cadre de la stabilité et la paix à travers le monde.

Il était récemment, nous a-t-on dit, à Conakry, pour échanger avec le président Alpha Condé au sujet de l’actualité brûlante de son pays, la Guinée-Conakry.

Amadou Toumani Touré était porteur d’un message du président en exercice de la CEDEAO, le Nigérien Mamadou Issoufou, chargé par ses pairs de s’investir pour faire baisser la tension chez Alpha Condé. Pour porter ce message sous-régional, c’est l’ancien président malien Amadou Toumani Touré qui a été choisi en raison de ses qualités de négociateur et des liens qui le lient à l’actuel de chef de l’Etat guinéen.

Même si rien n’a filtré de cet entretien et que, publiquement, la CEDEAO ne s’est pas encore prononcée sur ses résultats, on sait qu’il s’agissait pour ATT de convaincre Condé de renoncer à son référendum, à un troisième mandat, et, du coup, préserver l’unité et la stabilité de son pays.

<strong> </strong>

<strong>M.T</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme :  Le jeu trouble de l’État malien avec les milices</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-le-jeu-trouble-de-letat-malien-avec-les-milices-2835993.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 10:09:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tandis que la France s’enlise· Plus de cinq ans après l’intervention française, la situation au Mali ne cesse de se détériorer. Créées ou encouragées par l’État, les milices se retournent contre lui et affaiblissent le peu d’autorité qui lui reste. </em></strong>

Koulogon le 1<sup>er</sup> janvier 2019 : 37 morts. Ogossagou le 23 mars : au moins 160 morts.Sobane-Dah le 9 juin : au moins 35 morts, peut-être beaucoup plus. Gangafani et Yoro le 17 juin : au moins 38 morts.

Les tueries de civils se sont multipliées ces derniers mois dans le centre du Mali. À chaque fois, ce sont les mêmes récits qui reviennent : des hommes armés venus en 4x4 ou à moto encerclent le village, tirent sur tout ce qui bouge, y compris les animaux, puis mettent le feu aux habitations et aux greniers, avant de retourner chez eux. Parfois, ce sont des Dogons qui tuent des Peuls ; d’autres fois, des Peuls qui tuent des Dogons. Et il en est ainsi depuis plus d’un an et demi.

Selon le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), les attaques contre des villages ont, dans cette région, fait plus de 600 morts entre mars 2018 et mars 2019, et provoqué le déplacement de plus de 66 000 personnes. Dans les cercles de Koro et de Bandiagara, des villages dogons et peuls ont été vidés de leurs habitants en raison de l’insécurité.

Les auteurs des tueries sont des groupes dits «d’autodéfense» plus ou moins bien connus, créés ces trois dernières années <a href="https://orientxxi.info/magazine/le-chaos-constructif-s-etend-dans-le-sahel,2126">dans un contexte d’insécurité grandissante</a> et fondés sur l’appartenance communautaire : Dogons, Peuls, Bambaras... Dans deux rapports distincts publiés en 2018, <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh_centre_du_mali_les_populations_prises_au_pie_ge_du_terrorisme_et_contre_terrorisme.pdf">la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme</a>(FIDH) et <a href="https://www.hrw.org/fr/report/2018/12/07/avant-nous-etions-des-freres/exactions-commises-par-des-groupes-dautodefense-dans">Human Rights Watch</a> (HRW) ont détaillé de nombreux cas de violences et d’atrocités commises par ces groupes armés.

À Koulogon, la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) <a href="https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/rapport_koulongo.pdf">a conclu</a> à la responsabilité des chasseurs traditionnels, ou <em>dozo,</em> possiblement liés à la milice dogon Dan na Ambassagou («les chasseurs qui font confiance à Dieu» en langue dogon). Après la tuerie d’Ogossagou, cette milice a été une nouvelle fois pointée du doigt, ce qui a contraint le gouvernement malien à prononcer sa dissolution le 24 mars.

<strong>Le gouvernement fournit les armes</strong>

Rien n’avait été fait auparavant pour limiter les agissements de cette milice née en 2016. Au contraire. Des diplomates, des chercheurs et des responsables politiques dénoncent depuis des mois, souvent en <em>off,</em> la passivité du pouvoir politique et du commandement militaire, et évoquent même une possible complicité.

<em>«De nombreux témoignages et individus bien informés font état d’un soutien logistique et financier apporté aux</em> dozo <em>par le gouvernement malien ou tout au moins par certains de ses membres»</em>, écrivait la FIDH en 2018. Un ancien ministre devenu opposant explique, sous couvert d’anonymat, que le gouvernement <em>«a fourni des armes»</em> à la milice en 2018. Une certitude : les groupes d’autodéfense disposent d’armes de guerre, et pas seulement de vieux fusils artisanaux dont sont généralement équipés les <em>dozo</em>.

Il est probable que dans un premier temps, le pouvoir politique malien a considéré ces milices comme des alliés nécessaires pour contrer l’influence des groupes djihadistes et pour contrôler des territoires qui échappent aux forces de sécurité. Mais comme le souligne un diplomate malien ayant requis l’anonymat : <em>«Le monstre que nous avons suscité nous a échappé. Aujourd’hui, les milices opèrent en toute autonomie.»</em>

À plusieurs reprises ces derniers mois, les chefs de Dan na Ambassagou ont menacé les militaires s’ils tentaient de les désarmer. Après le massacre d’Ogossagou, ils ont rejeté la dissolution édictée à Bamako. De fait, leurs hommes opèrent toujours sur le terrain, et le chef militaire du mouvement, Youssouf Toloba, continue de se déplacer librement -il a même rencontré le Premier ministre, Boubou Cissé, début juillet.

Les autorités maliennes savaient pourtant où elles mettaient les pieds : elles n’ont fait que recycler dans le centre du pays une méthode déjà employée dans le nord par le passé, avec des résultats très mitigés. <em>«Le Mali a montré sa prédilection pour le recours aux milices depuis les années 1990, contre les rebelles touaregs et plus récemment contre les djihadistes. Une caractéristique de l’histoire politique malienne est que les autorités ont toujours peiné à "débrancher" ces milices une fois activées»</em>, note le chercheur Yvan Guichaoua, spécialiste du Sahel. Comme le constate le diplomate cité plus haut, «<em>on a l’impression que les dirigeants politiques et militaires n’ont tiré aucune leçon des échecs du passé»</em>.

<strong>Déjà les Touaregs </strong>

La première expérience de ce type remonte au milieu des années 1990. Confronté à une rébellion qui n’en finit pas malgré plusieurs cycles de négociations -un processus de paix long et douloureux qui a exacerbé les tensions entre les communautés- le pouvoir central, tout en discutant avec les rebelles, autorise en mai 1994 des cadres des Forces armées maliennes (FAMA) issus de la communauté songhaï à créer leur propre milice : Ganda Koy («les seigneurs de la guerre» en langue songhaï), qui développe un argumentaire anti-touareg très agressif. Le but est de reconquérir des zones perdues par l’armée et d’affaiblir les insurgés, notamment en employant une stratégie de la terreur déjà expérimentée sous le régime autocratique de Moussa Traoré (1968-1991), mais que le président Alpha Oumar Konaré, élu démocratiquement en 1992, se refusait à assumer publiquement.

Essentiellement constituée de Songhaï, cette milice est financée par des hommes d’affaires de la ville de Gao. Elle est également soutenue par des responsables étatiques. Originaire de Gao, Soumeylou Boubèye Maïga, une figure de la scène politique malienne qui dirigeait alors les services de renseignement, est notamment soupçonné d’en être à l’origine.

Depuis cette époque, cet ancien journaliste a occupé de nombreux postes clés (notamment ministre de la défense, ministre des affaires étrangères, secrétaire général de la présidence). Plusieurs observateurs ont noté que Dan na Ambassagou, créée fin 2016, était devenue réellement active début 2018, peu de temps après sa nomination au poste de Premier ministre.

Bénéficiant de la complicité de l’armée, Ganda Koy a mené plusieurs batailles contre les groupes rebelles en 1994 et 1995, et a commis de nombreuses exactions contre des civils -des Touaregs pour la plupart. <em>«Quand on nous tuait quinze nègres, nous, on tuait vingt Tamacheks»</em>, expliquait en 1996 un propagandiste de la milice cité par <em>Le Monde</em>.

<strong>Gérer les mannes financières</strong>

Certes, la pression exercée par Ganda Koy a poussé les mouvements rebelles à revenir à la table des négociations. Mais déjà, les effets pervers d’une telle stratégie se faisaient sentir. Non seulement, cette milice <em>«a contribué à transformer le conflit du Nord en violences intercommunautaires et raciales, tuant entre 1994 et 1996 des dizaines de civils à la "peau claire"</em> (touaregs et arabes)», <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/west-africa/mali/mali-avoiding-escalation">comme le notait le think tank International Crisis Group</a> (ICG) dans un rapport publié en 2012, mais en plus, elle a petit à petit gagné en autonomie par rapport à Bamako, et s’est rapprochée de certains groupes rebelles avec lesquels elle a signé des pactes afin de gérer la manne issue des accords de paix. Autre effet secondaire : certains de ses membres ont versé dans le banditisme.

Successeur de Konaré en 2002, Amadou Toumani Touré (ATT) aussi a joué le jeu très risqué des milices. En 2006, Bamako fait face à une nouvelle insurrection touarègue menée par Ibrahim Ag Bahanga.

Incapable d’y mettre un terme, le pouvoir central pousse deux colonels de l’armée, issus du nord et jugés loyaux, à créer deux milices communautaires : une arabe, dirigée par Abderrahmane Ould Meydou ; l’autre touarègue, commandée par Alaji Gamou. Puisant dans les effectifs de l’armée, bénéficiant de son soutien logistique et coordonnant leur stratégie avec celle du gouvernement, ils ont également les moyens de recruter des hommes issus de leur communauté et sont autorisés à faire la loi (et des affaires) dans les zones qu’ils reconquièrent. Drôles de milices, qui ont ainsi un pied dans l’État, et un autre en dehors...

<em>«La constitution de ces deux milices obéit à une logique commune : lever des forces présumées loyales à l’État malien en s’appuyant sur les communautés subalternes de l’ordre local nordiste disposées à collaborer avec Bamako pour inverser cette hiérarchie»,</em> notait ICG en 2012. En effet, les Arabes de la vallée du Tilemsi, auxquels appartient Ould Meydou, et les Touaregs Imghad, le groupe de Gamou, sont tributaires respectivement des communautés kounta et ifoghas. Leur intérêt à collaborer avec l’État est alors évident : il s’agit, en s’alliant avec le pouvoir, d’inverser la hiérarchie sociale héritée du passé.

De fait, les élections locales d’avril 2009 ont consacré l’influence croissante des Tilemsi et des Imghad. Si la rébellion de Bahanga a rapidement (quoique provisoirement) été étouffée, les équilibres régionaux ont été fragilisés. Durant cette période, plusieurs épisodes narrés notamment dans les câbles diplomatiques américains révélés par Wikileaks illustrent les innombrables arrangements entre le pouvoir central et les différents groupes armés qui versent dans le trafic de drogue : impunité pour leurs membres, corruption...

Les hommes de Gamou sont notamment soupçonnés d’être en lien avec de grands trafiquants. Ainsi, en février 2013, la ville de Gao venait d’être libérée du joug du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) par l’armée française. Les hommes de Gamou, qui avaient pris la relève, contrôlaient la ville. Lorsqu’ils ont appris l’arrestation de Baba Ould Cheikh, un maire de la région dont le nom est cité dans la plus grosse affaire de trafic de drogue qu’a connue le Mali («Air Cocaïne»), ils l’ont immédiatement libéré avant qu’il ne soit pas transféré à Bamako et lui ont permis de quitter la ville.

<strong>Les soldats maliens chassés de Gao</strong>

Fin 2011, une nouvelle rébellion touarègue éclate au Mali. Fruit d’une alliance entre deux mouvements politiques autonomistes : le Mouvement national de l’Azawad (MNA) et le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNA), la faction armée dirigée par Ibrahim Ag Bahanga et des Touaregs revenus de Libye après la chute de Mouammar Khadafi, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) lance les hostilités à Ménaka, puis gagne d’autres villes. L’armée est une nouvelle fois dépassée. L’État recycle donc les mêmes ficelles.

Ce qu’il reste de Ganda Koy et Ganda Izo («les fils de la terre» en langue songhaï), une nouvelle milice issue d’une scission au sein de la première et constituée de Songhaï et de Peuls, sont à nouveau employés par le pouvoir central pour freiner l’avancée du MNLA. Cette énième «collaboration» entre les FAMA et les milices a fait long feu. Les miliciens, peu équipés et peu entraînés, se sont très vite montrés incapables de rivaliser avec les rebelles lourdement armés.

<a href="https://orientxxi.info/magazine/que-fait-l-armee-francaise-au-sahel,2041">L’intervention française</a> de 2013 règle le problème, mais pour un temps seulement. Avec l’aide de l’armée française, l’État reprend le contrôle des territoires abandonnés durant plusieurs mois. À défaut d’être «débranchées», les milices sont marginalisées. Même le groupe de Gamou -lequel est fait général par Ibrahim Boubacar Keïta quelques semaines après son élection en août 2013- est petit à petit réintégré dans l’armée. Mais après la défaite de Kidal en mai 2014, bataille au cours de laquelle les soldats maliens sont chassés de la ville par les rebelles, l’armée malienne perd à nouveau le contrôle de plusieurs localités du septentrion. Paralysée par les négociations de paix menées sous l’égide de la communauté internationale et par la position de la France, qui cherche à ménager ses alliés du MNLA, l’armée malienne doit une nouvelle fois laisser des milices faire son travail.

Gamou est à nouveau mis à contribution : en août 2014, il crée un nouveau groupe armé, le Groupe autodéfense touareg imghad et alliés (Gatia). Officiellement, il n’en est pas membre et l’État n’y est pour rien ; en réalité, il en est le chef et le groupe bénéficie de l’appui direct de l’armée. Les hommes qui constituaient son ancienne milice, des Imghad pour la plupart, le rejoignent.

En 2015, la Minusma constate que plusieurs membres du Gatia blessés dans des combats contre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) issue de l’ancienne rébellion et soignés à l’hôpital de Gao sont des FAMA qui avaient suivi quelques mois plus tôt la formation prodiguée par l’Union européenne à Koulikoro dans le cadre de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (European Mission Training Mission Mali, EUTM) dont le but est d’aider à la reconstruction… de l’armée malienne. Le Gatia dispose en outre de véhicules, d’armes et d’uniformes fournis par les FAMA.

<strong>Escorter les convois de drogue</strong>

Cette stratégie semble payante dans un premier temps. Rapidement, le Gatia, allié à d’autres groupes armés touaregs, arabes ou songhaï réunis au sein de la «Plateforme», reprend du terrain, notamment dans la région de Gao. Mais encore une fois, les effets pervers se font rapidement ressentir.

Tout d’abord, la loyauté du Gatia envers l’État est à géométrie variable : <em>«Le Gatia a son propre agenda politique, qui consiste à briser la domination des autres tribus dans les zones qu’il contrôle et à installer le pouvoir des Imghad. Il ne participe en rien au retour de l’autorité de l’État, au contraire, il a tendance à la saper»,</em> note un expert onusien en poste au Mali.

Depuis trois ans, Gamou, qui se pose en leader de la communauté imghad, ne fait plus que de rares apparitions à Bamako et répond aux autorités quand bon lui semble. <em>«Il a toujours le titre de général, mais il s’est complètement émancipé du commandement de l’état-major»,</em> se désole un sous-officier.

La milice poursuit en outre sa collaboration avec les trafiquants, comme par le passé. Selon une source diplomatique, nombre de batailles que les hommes du Gatia ont menées contre la CMA l’ont été pour prendre le contrôle de localités considérées comme des carrefours stratégiques pour les trafics. <a href="https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/N1823299.DOC.pdf">Un rapport de l’ONU</a> daté d’août 2018 relève que des membres du Gatia escortent les convois de drogue.

Par ailleurs, à l’instar des autres groupes armés actifs dans le nord, le Gatia a commis de nombreuses exactions contre des civils. En juin 2018, <a href="https://minusma.unmissions.org/point-de-presse-de-la-minusma-du-12-avril-2018">la Minusma a indiqué</a>qu’elle soupçonnait le Gatia et une autre milice, le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), d’avoir tué au moins 143 civils dans la région de Ménaka.

Naguère ennemies, ces deux milices, avec lesquelles <a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/291118/la-frontiere-entre-le-niger-et-le-mali-l-alliance-coupable-de-l-armee-francaise?onglet=full">la France a mené plusieurs opérations antiterroristes en 2017 et en 2018</a>, sont également accusées d’avoir mené des expéditions punitives contre des campements peuls côté nigérien, et d’avoir tué des dizaines de civils. Ces tueries ont provoqué des actes de représailles de groupes armés peuls contre des civils imghad et daoussak.

<a href="https://d2071andvip0wj.cloudfront.net/261-frontiere-niger-mali%20(1).pdf">International crisis group</a>estime que <em>«le recours à ces groupes renforce les tensions intercommunautaires et menace d’embraser la région»</em>. Face à la montée de l’insécurité, et en dépit de l’expérience qui démontre les effets contre-productifs de cette «milicianisation», l’État malien a poursuivi la même stratégie dans le centre à partir de 2015, lorsqu’un groupe djihadiste affilié à Aqmi, la katiba Macina, a commencé à y mener des attaques. Des milices bambara et dogon se sont constituées -parfois sans l’aide de l’État, à l’instigation d’élus ou de notables locaux ; parfois avec le soutien de responsables politiques et militaires de haut rang.

<a href="https://www.hdcentre.org/wp-content/uploads/2017/03/Centre-du-Mali-Enjeux-et-dangers-dune-crise-n%C3%A9glig%C3%A9e-Mars-2017.pdf">Un rapport du Centre pour le dialogue humanitaire (HD)</a> note que, dans le centre du pays, «<em>le recours à des milices produit davantage d’effets pervers à moyen et long terme et exacerbe la méfiance existante entre les communautés».</em>

Yvan Guichaoua constate de son côté que <em>«la violence polarise les identités»</em> ; ainsi, <em>«chez les Dogons, on assiste actuellement à la faveur de la montée en puissance des chasseurs traditionnels à une sorte de renouveau culturel, autour de l’histoire et des pratiques spirituelles et guerrières, accompagné de revendications territoriales»</em>. Au final, conclut le chercheur, <em>«c’est l’État qui risque d’être perdant».</em>

<strong>Nouvelle Libération avec Remy Cayarol</strong>

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</item>

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<title>Scandale : quand un avion en cache d’autres !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/scandale-quand-un-avion-en-cache-dautres-2835983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 09:49:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation que vit notre pays, c’est notre respecté aîné, ancien ambassadeur du Mali en Mauritanie, Souleymane Koné, qui la résume mieux : «Le Mali sous IBK, l’Etat s’effondre, la nation se délite…la Mafia se réjouit».</em></strong>

Le Mali, poursuit-il, dans un post sur sa page Facebook, un pays en guerre, une armée sous-équipée, des généraux milliardaires. C’est le tableau de tous les ingrédients d’une descente aux enfers. Deux avions «Super TUCANO» manquant sur une commande de six avions. Et pourtant l’argent nécessaire à l’acquisition des six avions a été décaissé par le trésor public. Deux hélicoptères PUMA en état d’épaves achetés au prix d’hélicoptère neuf, n’ont jamais servi.

Un hélicoptère, renchérit le diplomate, acheté sous le régime ATT, prétendument réparé à 5,8 milliards. En vérité, croit-il savoir, ce sont six avions et deux hélicoptères qui sont perdus pour l’armée nationale. Les quatre «Super TUCANO» réceptionnés ne sont pas opérationnels faute d’équipement approprié pour leur fonctionnalité.

Cherchant à occulter ce scandale, le gouvernement fait fuiter l’arrivée de deux hélicoptères russes. L’industrie du mensonge tourne à plein régime, la manipulation de masse aussi. Tous les secteurs sont contrôlés par une clique de prédateurs qui volent tout et qui veulent nous faire peur…

Pendant ce temps, l’insécurité et son corollaire de violences liées aux conflits n’a jamais baissé d’intensité. Selon les organisations humanitaires, le nombre de personnes déplacées fuyant ses violences est estimé à 120 000, alors que plus de 179 000 enfants sont privés de leur droit fondamental à l’éducation, parce que 926 écoles sont restées fermées du fait des violences liées à l’insécurité.

Dans le Mali en guerre, 3,8 millions de personnes sont touchées par un manque sévère de vivres ou à risque. L’Etat s’effondre, la nation se délite…la Mafia se réjouit. Alors, chacun aura compris que le Mali a un besoin de président.

<strong> M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre avec le collectif «Sirako» : Les irréparables bourdes de Boubou</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/rencontre-avec-le-collectif-sirako-les-irreparables-bourdes-de-boubou-2835990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 03:01:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous la pression, après avoir fait le mort, s’être tu comme une carpe, après avoir snobé les manifestants du tronçon Bamako-Kayes, le Premier ministre, chef du gouvernement, a rencontré, lundi matin, le collectif «Sirako», c’est-à-dire ceux qui réclament de meilleures routes. </em></strong>

La réunion, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la Primature, a été malheureusement ponctuée d’impairs, de bourdes si vous voulez ou maladresses monumentales.

Quand le Premier ministre reconnaît d’entrée de jeu que le blocus coûte 2,5 milliards de FCFA à l’Etat, et veut calmer la tension au niveau des manifestations. Au contraire, il énerve un peu plus et ses interlocuteurs du jour et le reste de la population.

Comment, se demandent-ils, une route qui apporte une telle manne financière à l’économie nationale peut-elle être abandonnée, délaissée dans un tel état de délabrement ; à peine si elle est praticable.

Aussi, quand le Premier ministre dit : «Nous avons demandé à l’entreprise qui était sur le tronçon Léré-Tombouctou de plier bagages pour venir s’occuper de la route Kati-Djdjeni…». Quel message fait-il passer à nos parents du nord ?

Pour ce qui concerne son comportement vis-à-vis de sa collègue ministre des Infrastructures, cela dépasse tout commentaire. Il a refusé sa présence à la réunion, bien qu’elle soit la principale actrice dans cette affaire, et a battu en brèche son argumentation selon laquelle l’arrêt des travaux est dû à une tension de trésorerie. Elle n’a qu’à apprécier !

<strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non au referendum :  «An tè A bana» est toujours là !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-an-te-a-bana-est-toujours-la-2835973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 02:21:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comme nous l’annoncions il y’a de cela deux semaines, cette rubrique est destinée à éveiller les consciences et ouvrir les yeux de nos compatriotes sur le danger que représente, en ce moment, pour le pays, la révision constitutionnelle. </span></p>
<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Sa création et son animation hebdomadaire est motivée par notre volonté farouche de contribuer à l’échec de la révision de notre Constitution par ces temps qui courent. Ni plus, ni moins ; rien de plus, rien de moins.</span></p>
<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y’a quelques semaines, nous avions essayé de mettre au goût du jour, les raisons qui ont motivé et encouragé les contestations de 2017 jusqu’à faire reculer, à leur corps défendant, tous les défenseurs de la révision, à commencer par le président de la République, himself. </span></p>
<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aussi, parlions-nous de la situation qui s’est plutôt dégradéesur le plan sécuritaire, la menace sur l’intégrité territoriale du Mali qui interdit, légalement, selon la même constitution, sa révision. En clair, l’insécurité, qui sévissait essentiellementau Nord, il y’a de cela deux ans, s’est déplacée et royalement installée au centre.</span></p>
<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À la suite de ces vérités indiscutables, nous avons aussi rappelé les tentatives des prédécesseurs d’IBK qui ont tenté, en vain, de réformer l’actuelle Loi fondamentale. Ce que nous cherchions à prouver, en son temps, c’était que «si ces derniers n’ont pas pu, ce n’est pas IBK qui le pourrait». Comprendra qui voudra ! </span></p>
<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette semaine, pendant que nous cherchions un sujet à traiter, survint la sortie de l’ancien Premier ministre Soumana Sacko (auteur du slogan An tè A bana). C’était au cours d’une rencontre tenue le week-end dernier à la Maison de la presse sur l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il rappela que la Plateforme existe toujours et que ceux qui pensent le contraire l’apprendrons bientôt à leurs dépens. Wait and see donc.</span></p>
<p class="yiv4604931472msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">MK</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Où sont passées «les locomotives de Moulaye» ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/ou-sont-passees-les-locomotives-de-moulaye-2835966.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:50:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><em><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tout le monde s’en était réjoui, à commencer par le ministre des Transports d’alors qui annonçait la bonne nouvelle ou plutôt «le gros mensonge» : le Mali venait d’acquérir trois nouvelles locomotives. Depuis, nous les attendons vainement les locomotives de Moulaye. </span></b></em></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Rien ne permettait de douter de la bonne foi de l’alors ministre des Transports, Moulaye Ahmed Boubacar. Il s’était rendu, en personne, accompagné d’une équipe de reportage, le mardi 24 juillet 2018, à Pretoria en Afrique du Sud pour (faire semblant de) réceptionner lesdites machines. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">In situ, devant la presse, il poussa l’outrecuidance jusqu’à annoncer que l’achat de ces locomotives, dont le coût est estimé à un plus de deux milliards de FCFA, a été rendu possible grâce à un partenariat entre le Mali et la Société Emiratie Dubaï Port Word.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le cadre d’un partenariat public-privé, poursuivra-t-il, le gouvernement du Mali a acquis trois locomotives réceptionnées par lui-même, ministre des Transports, en présence de l’Ambassadeur du Mali à Prétoria Son Excellence Mahamane Aoudou Cissé et du Senior manager Business Development de DPW, Mohamed IsmaÏl.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il se permit d’autres précisions : «Pour un coût à l’achat estimé à quatre (4) millions de dollars, (soit un peu plus de 2 milliards de francs CFA) ces trois locomotives iront à la Société du Patrimoine Ferroviaire du Mali (SOPAFER) pour le grand bonheur des populations riveraines des rails et de toute la région de Kayes, ainsi que des opérateurs économiques et commerçants maliens».</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans la même veine, le ministre des Transports, sachant qu’il racontait n’importe quoi aux Maliens, en campagne pour son mentor IBK, tout heureux, ne put s’empêcher d’indiquer que l’achat de ces machines était une réponse à la volonté affichée du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, qui a promis de redynamiser le transport voyageur et de marchandise sur l’axe Bamako Dakar en passant par Kayes.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Dans les semaines à venir, des techniciens maliens viendront en Afrique du Sud pour se former à la maintenance et la conduite des nouvelles machines», a précisé le ministre hâbleur qui, lui seul, savait ses intentions.Depuis, voilà maintenant plus d’une année, point de locomotives ! Et les Kayésiens languissent !</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> Moussa Touré</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la réhabilitation de la route Bamako&#45;Kayes :   Exceptionnelle mobilisation des populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/pour-la-rehabilitation-de-la-route-bamako-kayes-exceptionnelle-mobilisation-des-populations-2835980.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:43:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la fronde générale, l’Etat s’est engagé à reprendre les travaux de la réhabilitation de la route Bamako-Kayes.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dégradée et impraticable en plusieurs endroits, la route Bamako-Kayes est pourtant un maillon essentiel de l’économie nationale et un passager obligé pour le ravitaillement d’une bonne partie du pays. Elle générait plusieurs milliards de FCFA.

Face à l’inertie des autorités nationales, à Kayes et Koulikoro, le sentiment d’abandon est devenu vivace dans les esprits. Lespopulations, se qualifiant d’oubliées de la République, exigent la réhabilitation de cette route. Vendredi 23 août 2019, de Kayes à Koulikoro, elles ont manifesté contre la fausse promesse de campagne du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Ils étaient des milliers de gens à se mobiliser pour la restauration de la route Bamako-Kayes, la reprise du train voyageur et la mise en service de l’aéroport international Dag-Dag de Kayes. Les manifestations se sont déroulées dans plusieurs localités des régions de Kayes et Koulikoro : Kayes-ville, Kati, Kita, Didiéni, Diéma, Bafoulabé.

«À son passage ici à Kayes, lors de la campagne présidentielle, IBK nous a rassurés que des financements seront acquis pour la reprise du train voyageur. Son ministre Seynabou Diop est allée loin en annonçant dans un communiqué le démarrage des travaux de réhabilitation de la route Kati-Kolokani-Didiéni. Nous voulons juste qu’ils tiennent leurs engagements», a déclaré un manifestant en colère.

La région de Kayes qui est la plus affecté par ces «situations d’injustice» invite les plus hautes autorités à la raison. «La situation nous interpelle tous ; ce n’est pas une question de personne ou de politique, mais c’est une question de Kayes. L’Etat du Mali doit ces faveurs à la région de Kayes, compte tenu de son apport au développement économique du pays», a rappelé M’Baye Konté, un ressortissant de Kayes.

<strong>Jusqu’au bout !</strong>

Selon ses organisateurs, la manifestation de vendredi 23 n’est que le début d’une série d’activités revendicatives. «Ce n’est que le début d’une série de manifestations que nous comptons mener pour l’atteinte de nos objectifs, qui sont la réhabilitation de la route Bamako-Kayes, la reprise du train voyageur et la réouverture de l’aéroport de Kayes pour les vols internationaux.

Après ce mouvement d’autres actions sont en vue pour les prochaines manifestations. Et ce ne sont pas des promesses qui vont nous arrêter cette fois-ci ; nos actions seront suspendues lorsque l’Etat posera des actes dans le sens de nos réclamations», a averti le président du Front d’action pour la région de Kayes, Mamédy Dramé.

Après plusieurs rencontres et négociations, le gouvernement a annoncé mardi le début des travaux pour le 20 septembre prochain.

<strong> </strong>

<strong>Moumouni Sacko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix : loi d’entente nationale, un autre blocage</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/accord-de-paix-loi-dentente-nationale-un-autre-blocage-2835977.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:34:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En prélude au vote de la loi d’entente nationale, des organisations de défense des droits humains dénoncent la promotion de l’impunité. Le pouvoir va-t-il céder et quelles peuvent être les répercussions sur l’accord de paix ? </em></strong>

Le chef de l’Etat pourra-t-il aller au bout en promulguant la loi d’entente nationale ? Cette loi, si elle est effective, est un pas de géant dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation. Mais avant, il va falloir gérer les contestations.

«Pas de changements notoires dans la démarche du gouvernement. Nous voulons prendre en exemple le cas algérien qui avait aussi proposé une loi d’entente nationale dans un passé récent et qui a mis fin aux hostilités avec les groupes djihadistes», nous a confié une source ministérielle sous le couvert de l’anonymat, justifiant ainsi les motivations des plus hautes autorités.

Officiellement, cette loi inédite a été initiée par le président de la République Ibrahim Boubacar Keita pour donner une «possibilité de réinsertion à ceux qui se sont laissés entraîner dans la contestation armée, mais qui n'ont pas commis l'inacceptable et qui manifestent un repentir sincère».

Malgré la volonté des Maliens d’aller à une paix, la loi d’entente nationale se heurte à des contestations d’organisations de défense des droits humains qui voient en elle une sorte de promotion de l’impunité.

En novembre 2018, ce sont plus de 47 Organisations de défense de droits humains qui l’ont rejetée dans un communiqué, en l’état actuel, et exigé son retrait pur et simple. Pour ces organisations de défense de droits humains, ce projet de loi prévoit l’exonération des poursuites pénales contre les personnes ayant commis des crimes et délits punis par le code pénal et les conventions internationales ratifiées par le Mali.

La semaine dernière, dans un autre communiqué,à la faveur du 21e anniversaire du Statut de Rome, la Coalition malienne pour la Cour pénale internationale (CM-CPI) a souhaité que justice soit faite pour tous les crimes et violations graves de droits humains et du droit international humanitaire, les violations sur les femmes, les filles et les enfants.

La CM-CPI exhorte les autorités maliennes à s’engager pleinement pour mettre fin à la culture de l’impunité au Mali par le renforcement de la coopération avec la CPI et des poursuites nationales contre les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres crimes internationaux. Un autre front que le régime devra affronter pour faire passer une loi qui ne semble pas bénéficier d’un soutien populaire.

<strong>Moumouni Sacko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Villa des hôtes : IBK va&#45;t&#45;il l’habiter ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/villa-des-hotes-ibk-va-t-il-lhabiter-2835972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/villa-des-hotes-ibk-va-t-il-lhabiter-2835972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:26:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La villa des hôtes, vous la connaissez ? Tout le monde ou presque la connait, cette célèbre villa rénovée à coup de milliards par les Chinois sur instruction du président ATT qui pensait s’y installer tranquillement après les bons et loyaux services rendus au Mali. La villa des hôtes, c’est cette villa dont l’achèvement des travaux de la rénovation, ATT ayant été débarqué avant la fin des travaux, avait fait l’objet de discussions vaines sous la transition avant qu’IBK ne vienne, à cause de son goût du luxe, obliger le trésor à y injecter d’autres milliards. Cette villa destinée, à l’origine à son prédécesseur, IBK l’adore tellement (il en est quasiment tombé amoureux) qu’il ne la quitte plus. Il s’y trouve tout le temps et y tient toutes ses rencontres et réunions, les officielles et les officieuses ; les diurnes comme les nocturnes. Des témoins affirment d’ailleurs que le président ne quitte plus cette maison et qu’il se rend rarement à Sébénikoro.

<strong>Quand des proches d’IBK veulent devenir Canadiens</strong>

En 2018, apprend-on, à cause de l’incertitude qui planait sur la réélection du président Ibrahim Boubacar Kéïta, des dispositions sérieuses avaient été prises par plusieurs de ses proches en termes de départ et d’installation en hors du pays. En clair, l’option «Soumaïla Président» avait été prise en compte par le camp d’en face et le scénario qui allait avec avait aussi été élaboré : des devises avaient été transférées, des villas et autres appartements acquis, la quasi-totalité des biens transférés. IBK a été réélu, mais le dispositif n’a pas pour autant été démonté. Au cas où…Pire, on a même décidéde passer à la vitesse supérieure en sollicitant l’acquisition de nationalité double pour ceux qui n’en ont pas. C’est ainsi que l’on apprend qu’un très proche d’IBK, à travers sa fiancée, qui y réside, veut se faire naturaliser Canadien. N’en soufflez mot à personne.

<strong>Le secrétaire d’Etat Adama Sangaré serait-il un tenancier de bars et maisons de passe ?</strong>

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, chargé de l’Aménagement et de l’Equipement rural, Adama Sangaré, est un bon vivant. Cela, nous le savions bien avant qu’il ne fasses son entrée dans le gouvernement. C’est un homme relativement riche, nous le savions également, rien qu’aux signes extérieurs de richesse qu’il montre. Cependant, qu’il ait tiré l’essentiel de sa fortune de bars et autres maisons de passe,  nous étions loin d’imaginer cette triste réalité connue, pourtant, de nombre de nos compatriotes ; surtout ceux qui habitent la Commune VI. En réalité, pour ce qui nous concerne, détenir un bar n’est pas grave, aimer la vie, non plus ; ce qui, pour nous, par contre, n’est pas digne d’un membre du gouvernement, c’est être promoteur de maisons de passe. Or, notre ami secrétaire en détient bel et bien en Commune VI.]]> </content:encoded>
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<title>Selon les Américains : «Le Mali n’est pas un Etat fiable !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/selon-les-americains-le-mali-nest-pas-un-etat-fiable-2835963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement américain a fait le choix du Burkina-Faso et du Niger pour ce qui concerne ses projets de lutte contre le terrorisme. Est donc mise en avant et privilégiée, l’option bilatérale dont le Mali est d’emblée exclu.</em></strong>

Le Mali est-il un Etat fiable ? La question se pose toujours au niveau des partenaires qui, de façon très diplomatique, nous évitent souvent dans le cadre de certains programmes. Le Niger et le Burkina Faso, oui ! Sans aucun doute.

Ces deux pays, grâce au leadership qu’ils incarnent dans le Sahel et même au-delà, sont aujourd’hui courtisés et font l’objet de toutes les convoitises de la part de nos amis occidentaux ; à commencer par les Etats-Unis qui, au lieu de financer, soutenir et accompagner, des projets sous-régionaux, préfèrent traiter directement avec ces deux Etats dans le Sahel.

C’est la démarche privilégiée par le pays de Donald Trump qui refuse toujours de soutenir le G5-Sahel, mais n’hésite pas à signer des conventions bilatérales avec ces Etats, cités ci-haut, dont les efforts en matière de lutte contre le terrorisme sont salués de tous et à propos desquels ils clament haut et fort que le risque peut être pris.

Cette position américaine vis-à-vis du Mali est tellement connue et reconnue par tous et partout, qu’un confrère n’a pas hésité à le signaler dans son reportage dans le cadre du sommet du G7, qui vient de se tenir à Biarritz en France. Il voulait expliquer la position des USA et de la France au sujet de la lutte contre le terrorisme en Afrique, précisément, dans le Sahel, dont il a été question lors de son sommet.

Le confrère a évoqué la divergence de vue entre deux puissances quant au soutien à apporter au G5-Sahel et aux Etats du Sahel. Sa conclusion était précise, claire, et disait ceci : «Les Etats-Unis préfèrent traiter avec le Niger et le Burkina Faso, deux Etats qu’ils trouvent fiables».

Cette position américaine vient nous conforter dans notre conviction, selon laquelle, le Mali est un Etat voyou. Une position que nous défendions dans une de nos précédentes publications et dans laquelle nous revenions sur les différents scandales qui jalonnent tout l’exercice de la présidence de la République de l’actuel chef de l’Etat. De l’achat de l’avion présidentiel à celui relatif aux équipements militaires, et idem pour les hélicoptères «qui ne servent à rien».

Pire, de plus en plus, ce sont nos voisins qui commencent à parler et à dire haut et fort ce qu’ils pensaient tout bas : l’incapacité du Mali à sécuriser ses frontières et le danger que cette impotence sécuritaire malienne fait peser sur eux et leurs populations.

«La passoire malienne», c’est comme ça qu’on nous appelle, fait de nous la risée de presque le monde entier. Le seul pays de la sous-région qui s’est doté d’une enclave, c’est le Mali, et nos autorités s’en accommodent tellement qu’elles ne cherchent aucune solution.

Au contraire, la situation de Kidal est encouragée par le gouvernement qui ne fait rien pour y être présent. C’est par et à travers le Mali, tout entier, que les terroristes s’en prennent à nos voisins, c’est ici au Mali qu’ils préparent, quasiment, toutes leurs attaques.

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autrement dit :  À beau mentir qui vient de… chez nous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-a-beau-mentir-qui-vient-de-chez-nous-2835968.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Autant le ridicule ne tue plus au Mali ; mentir, aussi, est devenu, presque, une vertu. Mentir est devenu un sport national, un exercice auquel s’adonne toute notre élite dirigeante, sans aucune gêne. Toute honte bue, sans scrupules, nos dirigeants mentent au vu et au su de tous sur des sujets connus de tous. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le mensonge est devenu un mode de gouvernance au Mali et son lancement officiel a eu lieu au tout début du premier mandat du président de la République de retour de son désormais «historique» voyage de Chine.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À l’issue duquel il a annoncé avoir «récolté» la coquette somme de 10 milliards de dollars (près de 5000 milliards de FCFA). Accueil en pompe, mobilisation de toute la nation, communication à outrance, ensuite… rien ! Sept ans après, on ne sait toujours pas où est passée cette «manne financière chinoise», et personne n’en parle !</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce n’est pas le seul gros mensonge. Qui ne se souvient de ce communiqué de la ministre Traoré Seynabou Diop, d’il ya presqu’une année, dans lequel elle annonçait, officiellement, le démarrage des travaux de la route de Kayes… depuis, rien !</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce n’est pas tout en ce qui la concerne, étayant ainsi l’adage selon lequel «une hirondelle ne fait pas le printemps». Elle a aussi osé annoncer, il y a de cela plusieurs mois, que le financement (78 milliards) de ce même tronçon a été bouclé et que les travaux commenceront, incessamment. Toujours, rien ! Ou si, il paraît, selon un communiqué qu’elle vient de pondre, que ce financement (déjà acquis) souffre d’une tension de trésorerie.Elle n’est malheureusement pas la seule menteuse dans le gouvernement, la protégée de CIRA.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Son collègue de l’Agriculture est champion toutes catégories en la matière. La fameuse photo de lui prise à Pretoria (jusqu’en Afrique du Sud), s’affichant avec des locomotives neuves (vous vous en souvenez ?), c’était «juste pour la photo». </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis une année qu’il nous a débité ce gros mensonge, point de locomotive ! Pis, la situation des chemins de fer et des cheminots ne s’est pas améliorée, que les travailleurs du secteur ont entamé une grève illimitée qui a coûté la vie à plusieurs d’entre eux. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Après, vous avez les annonces mensongères relatives aux avions pourris, celles des engrais frelatés, des tracteurs. Un autre gros mensonge est celui portant sur l’Accord d’Alger. Ce document, contrairement à ce qui se dit, n’a jamais fait l’objet de négociations directes entre les différentes parties (nous y reviendrons).</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Protection civile du Mali :   Une nouvelle section syndicale voit le jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/protection-civile-du-mali-une-nouvelle-section-syndicale-voit-le-jour-2835975.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 01:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une nouvelle section syndicale vient d’être mise en place par des sous-officiers et sapeurs-pompiers de la protection civile dans le seul but de défendre leurs droits qu’ils se disent être bafoués et pris en otage par les agissements de leur hiérarchie.</em></strong>

Hier mercredi, au siège de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali, a eu lieu la cérémonie de lancement officiel de la nouvelle section syndicale des agents de la Protection civile du Mali.

Affiliée à la Centrale démocratique des travailleurs du Mali, avec pour Secrétaire général, le sergent-chef, Karim Guilavogui, la nouvelle section syndicale de la Protection civile bénéficie déjà du soutien et de la mobilisation de plusieurs soldats du feu dont la grande majorité serait opposée à l’existence de certaines pratiques malveillantes au sein de la corporation. Ils veulent, à travers cette nouvelle section syndicale, exiger la prise en compte de leurs préoccupations qui ne sont autres que la justice et la reconnaissance du mérite.

«Nous ne voulons plus d’injustice, l’égoïsme et la méchanceté»,  scandaient les membres de la nouvelle section syndicale de la protection civile du Mali.

«Ce syndicat est mis en place à cause de trois maux : l’injustice, l’égoïsme et la  méchanceté. C’est sur cette base que les sous-officiers et les sapeurs-pompiers du rang de la Protection Civile du Mali ont décidé de mettre en place cette entité pour le dialogue social et la défense des droits des fonctionnaires de la Protection civile du Mali.

Aucune main invisible n’est derrière ce mouvement syndical. C’est une prise de conscience de notre part car nous estimons que nous ne sommes pas pris en charge à hauteur de souhait»,  a indiqué le sergent-chef, Karim Guilavogui, Secrétaire général de la nouvelle section syndicale de la protection civile.

Selon ses initiateurs, quelques jours avant sa mise en place,les membres de la nouvelle section syndicale ont été victimes de pressions et d’intimidations de la part de leur hiérarchie qui s’était farouchement opposée à l’initiative. À les en croire, certains de leurs collègues, membres de la nouvelle section syndicale, ont été brusquement affectés. C’est dire que le nouveau-né a été accouché dans la douleur.

<strong>F. Doza</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ambassade du Mali à Madrid :  La gestion chaotique d’un général putschiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ambassade-du-mali-a-madrid-la-gestion-chaotique-dun-general-putschiste-2835987.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 00:59:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par Pouvoirs N°021/2018/BVG du 12 novembre 2018 et en vertu des dispositions de l’article 2 de la Loi n°2012-009 du 8 février 2012 abrogeant et remplaçant la Loi n°03-030 du 25 août 2003 l’instituant, le Vérificateur Général a initié la présente vérification financière de la gestion de l’Ambassade du Mali à Madrid (Espagne) au titre des exercices 2015, 2016, 2017et 2018 (1<sup>er</sup>semestre). </em></strong>

D’emblée, notons que les montants totaux des recettes et des dépenses sur la période sous revue s’élèvent respectivement à 2 300 285 160 FCFA et à 1 814 431 021 FCFA. Les recettes se décomposent en transferts de fonds du Trésor Public pour 1 794 627 161 FCFA et en recettes de chancellerie et celles issues de la vente des timbres fiscaux pour 505 657 999 FCFA.  De sa création à nos jours, l’Ambassade n’a pas fait l’objet de vérification par le Bureau du Vérificateur général. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur Général a initié la présente mission.

La présente mission a pour objet l’examen des opérations de recettes et de dépenses de l’Ambassade du Mali à Madrid (Espagne) du 02 janvier 2015 au 30 juin 2018. Elle vise à s’assurer de la régularité et de la sincérité desdites opérations. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement ainsi que les recettes de chancellerie et celles issues de la vente des timbres fiscaux. Il en ressort ce qui suit.

<strong>L’Ambassade ne tient pas une comptabilité régulière</strong>

Dans le but de s’assurer de la tenue régulière de l’ensemble des documents comptables et de la transmission de la comptabilité au Payeur Général du Trésor dans le délai requis, la mission les a examinés et analysés. Elle a aussi procédé à un inventaire physique de la caisse.

La mission a constaté que les livres comptables suivants ne sont pas tenus : registre du compte courant bancaire ou postal, livre de développement des recettes, livre de développement des dépenses,  registre des rejets comptables, le livre journal de caisse, livre journal des commandes, registre des droits des créanciers, livre journal des matériels et matières, compte de gestion des matériels et matières.

Elle a également constaté que l’Ambassadeur qui est l’ordonnateur du budget de l’Ambassade n’a pas vérifié la caisse au 31 décembre 2017. Aussi, la mission n’a pu rapprocher le solde physique et le solde comptable, faute de livre journal de caisse régulièrement tenu.

Par ailleurs, les comptabilités des mois de janvier, février et mars 2017 ont été envoyées au niveau de la PGT à la date du 31 août 2017 soit un retard de plus de 6 mois. La comptabilité du mois d’août 2017 a été envoyée le 04 juin 2018 soit plus de 10 mois de retard. En décembre de l’année 2018, les comptabilités des mois de mai et juin 2018 n’étaient pas parvenues à la Paierie Générale du Trésor. La non tenue d’une comptabilité régulière conduit à une information de gestion déficiente et ne permet pas de s’assurer de la fiabilité des informations financières et de la traçabilité des opérations.

<strong>L’Ambassade ne tient pas de comptabilité-matières</strong>

La mission a constaté que le Secrétaire Agent Comptable ne tient aucun document de comptabilité-matières. En effet, de l’entrée du matériel dans le patrimoine de la représentation à sa sortie, en passant par les différents mouvements (affectation, mutation et réforme), rien n’est répertorié dans un quelconque document de la comptabilité-matières. De plus, le matériel de l’Ambassade ne fait l’objet d’aucune codification. La non-tenue des documents de comptabilité-matières ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du patrimoine de la mission diplomatique et d’en assurer le suivi et la sauvegarde.

<strong>Des agents non habilités procèdent à des recouvrements de recettes</strong>

En vue de vérifier l’application des dispositions au recouvrement et à l’encaissement, la mission a procédé à une revue documentaire et à des entrevues. Elle a relevé que des Agents de la section consulaire de l’Ambassade recouvrent et encaissent les recettes en lieu et place du Secrétaire Agent Comptable. En effet, la section consulaire achète et utilise des reçus standards qui sont remis aux usagers en contrepartie des montants reçus à la place des quittances. Ces reçus, détachables en fiche unique, ne permettent pas de s’assurer que les montants inscrits à la partie remise aux usagers correspondent à ceux mentionnés sur les souches. De plus, lesdites souches sont détruites par la suite. Les montants collectés par la section consulaire sont reversés journalièrement ou périodiquement au Secrétaire Agent Comptable sur la base de listes établies par acte administratif.

Ainsi, le SAC procède à un simple renseignement des quittances sur la base de ces listes reçues. Cette situation ne permet pas d’établir la cohérence entre les reçus délivrés par la section consulaire aux usagers et les quittances renseignées par le SAC. À cela s’ajoutent les incohérences existantes entre les situations des recettes tenues à la section consulaire et par le SAC. À titre d’exemple, le montant des recettes issues de la vente des cartes d’identité consulaires (CIC) enregistré dans le registre de l’Agent administratif chargé de la réception des demandes des usagers s’élève à 1236 euros soit 810 763 FCFA, alors que les enregistrements contenus dans le fichier de l’agent administratif chargé de l’établissement de la carte consulaire est de 1188 euros soit 779 277 FCFA, pour le mois de juin 2018.

À la même période, les frais de carte d’identité consulaire reversés au SAC par l’agent de traitement de la section consulaire s’élèvent à 2134 euros soit 1 399 812 FCFA. Ainsi, le SAC a perçu plus de recettes au titre de la délivrance des cartes d’identité consulaires que ne reflètent les situations tenues à la section consulaire. Cette situation s’explique par la non-exhaustivité des enregistrements effectués à la section consulaire. La perception des recettes de chancellerie par des personnes autres que le SAC ne permet pas de sécuriser les ressources de l’Ambassade.

<strong>Certaines pièces justificatives relatives à la prise en charge des soins médicaux ne sont pas conformes </strong>

Dans le but de s’assurer que les risques liés au mécanisme de prise en charge des soins médicaux sont maîtrisés, la mission a analysé les différentes pièces justificatives relatives aux actes médicaux et aux frais d’ordonnances sus-évoqués.

La mission a constaté que certaines pièces justificatives du remboursement des frais d’ordonnance ne sont pas conformes. En effet, le Secrétaire Agent Comptable rembourse des frais d’achat de médicaments au personnel diplomatique sans que leur nom ne figure sur les reçus de pharmacie y afférents et qu’il ne soit possible de les rattacher à des ordonnances médicales ou à l’assuré. Ainsi, des reçus quelconques peuvent être indûment remboursés sur les ressources de l’Ambassade. Cette faiblesse peut entraîner des remboursements indus d’ordonnances ou d’ordonnances de personnes non éligibles.

<strong>L’Ambassade a procédé à une mauvaise imputation budgétaire</strong>

Dans le but de s’assurer de la correcte imputation des dépenses, la mission a analysé les états de dépenses et leurs supports justificatifs. La mission a constaté que le Secrétaire Agent Comptable a imputé des dépenses sur un chapitre budgétaire inapproprié. Il s’agit des droits payés à l’interprète, suite à son licenciement, des honoraires du cabinet de conseil en matière de droit de travail payés, sur la rubrique budgétaire «autres dépenses». Ces dépenses devraient être financées, sur le chapitre budgétaire 3-629-41 «Frais de contentieux» sur les charges communes. Cette situation peut être source d’indiscipline budgétaire.

<strong>L’Ambassade ne respecte pas des procédures d’acquisition des biens et services</strong>

L’article 22 de l’Instruction n°0001/MFC du 14 juillet 1995 fixant les règles et procédures budgétaires et comptables applicables dans les Ambassades et Consulats du Mali, dispose que le registre des commandes permet de suivre de façon continue tous les bons de commande émis par la représentation. Il précise le numéro d’ordre, la date, la nature de la commande, le montant de l’engagement, l’imputation budgétaire, les destinataires, les références au visa, la date de liquidation et la date de transmission de la facture liquidée. La consommation des crédits sera suivie sur des fiches ouvertes par chapitre budgétaire.

Dans le but de s’assurer que les acquisitions effectuées par l’Ambassade du Mali à Madrid s’effectuent conformément à l’instruction ci-dessus citée, la mission a analysé les pièces justificatives de la période sous-revue. La mission a constaté que les acquisitions ne s’effectuent pas sur la base des bons de commande dûment établis par l’Ambassadeur. Le non établissement de bons de commande peut aboutir à des acquisitions qui ne répondent pas à des besoins réels.

<strong>L’Arrêté fixant le détail de la prise en charge des indemnités de déplacement et de mission n’est pas adopté</strong>

Dans le but de s’assurer de l’exhaustivité des dispositions règlementaires relatives à la prise en charge des indemnités de déplacement, la mission a analysé, échangé avec l’Ambassadeur et le SAC et procédé à des revues documentaires. La mission a constaté que les ministres en charge des Finances et de la Fonction Publique n’ont pas pris d’Arrêté Interministériel pour fixer les détails du décret ci-dessus cité. L’absence d’Arrêté fixant les détails du présent décret peut conduire à une mauvaise interprétation dudit texte et à des paiements indus d’indemnités de déplacement.

<strong>L’Ambassadeur a irrégulièrement modifié les rémunérations du personnel local</strong>

Le manuel des procédures d’exécution des dépenses publiques au Mali précise les différentes phases de traitement de rémunération de personnel. La phase administrative de traitement des salaires commence en début d’année (après l’édition des états de salaires de Janvier) par l’édition, par le Bureau Central de la Solde (BCS), des états nominatifs qui font ressortir par Unité Fonctionnelle (UF) l’effectif total, la situation administrative (catégorie, matricule, nom et prénom, corps, indice, nombre d’enfants) et la situation financière (fonds national de logement, primes, salaire brut mensuel, salaire brut annuel, engagement annuel) de chaque agent. Ces états nominatifs sont mis à la disposition des ordonnateurs secondaires par le BCS en vue de leur engagement et transmission au Contrôle Financier pour visa.

La Paierie Générale du Trésor (PGT) est ampliataire des états nominatifs pour le suivi de la masse salariale. La PGT effectue les transferts de fonds sur la base des décisions de mandatement établies par la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Affaires Etrangères.

Dans le but de s’assurer que les rémunérations perçues par le personnel diplomatique et local de l’Ambassade correspondent aux mandatements et aux transferts de fonds effectués en leurs noms, la mission a rapproché les états de virement et les états de paiement des salaires. La mission a constaté que les bulletins de salaire édités par le Trésor Public sont différents de ceux confectionnés par l’Ambassadeur et fournis au personnel local. En effet, l’Ambassadeur a procédé à des modifications de salaire sans tenir compte des procédures budgétaires. Sur la base de nouveaux contrats proposés et signés avec des agents administratifs, des secrétaires, des traducteurs et des chauffeurs, les salaires ont été modifiés sans que cela soit pris en compte dans le budget.

Ainsi, certains membres du personnel local ont vu leur salaire diminuer alors que le Trésor Public, à travers la Paierie Générale du Trésor, continue à leur payer le même niveau de salaire dont ils bénéficiaient avant la conclusion de nouveaux contrats de travail. D’autres membres dudit personnel reçoivent depuis le mois de septembre 2017 des salaires supérieurs à ceux qui leur sont destinés suivant les états de virement de la Paierie Générale du Trésor analysés pour la période sous revue.

Ainsi, les agents titulaires des matricules n°0133757X, n°011411415Z et n°0141423H ont vu leurs salaires diminués respectivement de 1 436 900 FCFA, 391 080 FCFA et 537 470 FCFA soit une diminution totalisant la somme de 2 365 450 FCFA. Par contre, les titulaires des matricules n°0141399F, n°0145482W et n°0147738J ont bénéficié d’augmentation respectivement pour la somme de 1 970 260 FCFA, 759 850 FCFA et 721 250 FCFA soit une augmentation se chiffrant à 3 451 360 FCFA.

Aussi, les salaires de l’assistant administratif et du chauffeur licenciés depuis les mois de février 2018 et septembre 2017, pour respectivement 13 538 950 FCFA et 5 911 175 FCFA sont virés par le Trésor Public sans qu’ils fassent partie de l’effectif de l’Ambassade. Les irrégularités financières issues des modifications indues de salaires ainsi que les salaires non perçus par les bénéficiaires et non reversés au Trésor Public s’élèvent à 25 266 935 FCFA.

<strong>Le Secrétaire Agent Comptable a payé des dépenses non éligibles</strong>

Afin de s’assurer du respect des dispositions légales, la mission a examiné les pièces justificatives des missions effectuées par l’Ambassade  pendant la période sous-revue. La mission a constaté que le Secrétaire Agent Comptable a effectué des dépenses indues de frais de restauration et d’hébergement tant pour le personnel de l’Ambassade que pour le personnel extérieur au service.

Concernant le personnel de l’Ambassade, la mission a relevé, sur la période 2015 à 2017, que le SAC a irrégulièrement payé des frais de restauration à ce personnel lors de ses différentes missions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la juridiction. Les frais de restauration indûment perçus par le personnel s’élèvent à 4 063 089 FCFA.

Concernant le personnel extérieur à la mission diplomatique, suivant Décisions n°20/2017/AMM et n°20/2017/AMM (BIS) des 23 et 24 mai 2017, l’Ambassadeur a ordonné au Secrétaire Agent Comptable le paiement respectif de 785 430 FCFA et 1 141 890 FCFA destinés à la prise en charge des dépenses d’hébergement,  et de restauration  d’une délégation du Ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile. Ainsi, les crédits de l’Ambassade ont été utilisés pour faire face à des dépenses déjà prises en charge sur les crédits dudit Ministère. Le total des dépenses inéligibles s’élève à 5 990 409 FCFA.

<strong>Le Secrétaire Agent Comptable a effectué des dépenses irrégulières</strong>

Dans le but de s’assurer que les dépenses exécutées par le SAC de l’Ambassade  respectent les dispositions légales, la mission a analysé les pièces justificatives notamment celles relatives à l’acquisition et l’entretien du matériel roulant. La mission a constaté que le SAC a effectué des dépenses irrégulières relatives à l’acquisition et l’entretien du véhicule de l’Ambassadeur. En effet, l’Ambassade a reçu de la Paierie Générale du Trésor le montant de 50 000 000 de FCFA soit 76 224 51 Euros, destiné à la prise en charge de l’acquisition de véhicule de commandement de l’Ambassadeur et des frais de déplacement de l’ambassade.

En réalité, l’acquisition a coûté la somme de 84 301,6 Euros, soit 55 298 225 FCFA. Ainsi, il se dégage un écart correspondant à un dépassement de 5 298 225 FCFA non supporté par une notification de crédit supplémentaire. De plus, cette dépense a été comptabilisée en janvier 2018, alors qu’elle a été exécutée au mois de mars de la même année. En outre, il a effectué d’autres dépenses relatives au véhicule sur la base de document de budget d’atelier n°7040, en l’absence de facture et d’attestation de service fait pour la somme de 2 844,83 euros soit 1 866 086 FCFA en date du 4 avril 2018. Le montant des dépenses irrégulières ainsi déterminées est de 7 164 311 FCFA.

<strong>Le Secrétaire Agent Comptable a doublement payé une dépense</strong>

Afin de s’assurer que les paiements effectués par le Secrétaire Agent Comptable sont supportés par des pièces justifiant la réalité des dépenses, la mission a analysé les différents dossiers d’acquisitions de biens et des prestations de services.

La mission a constaté que le Secrétaire Agent Comptable  a doublement payé des dépenses d’entretien pour des prestations dont le montant s’élève à 2776 80 Euros soit 1 821 461 FCFA. Ces dépenses d’entretien ont fait l’objet d’un double paiement pour la même prestation au profit du même fournisseur de l’offre de services du 4 avril 2018 et de la facture n°1512990450 en date du 3 mai 2018.

<strong>Le SAC a procédé à des paiements indus d’indemnités de déplacement </strong>

Dans le but de s’assurer que les frais de mission sont déterminés conformément aux dispositions du décret susvisé, la mission a analysé des dossiers des missions effectuées par le personnel de la représentation diplomatique. La mission a constaté que le SAC, à l’occasion des missions du personnel diplomatique à l’intérieur de l’Espagne (pays de résidence et juridiction de compétence), a appliqué des taux pleins d’indemnités de déplacement qui ont été payés au demeurant aux missionnaires. Alors que l’article 10 du décret de 2016 prévoit le paiement de la moitié dudit taux pour les déplacements hors du pays de résidence et dans la juridiction de compétence. Le montant ainsi indûment payé s’élève à la somme de 10 804 769 FCFA.

Il a été procédé à la dénonciation et à la transmission de faits par le Vérificateur général au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako chargé du pôle économique et financier et au Président de la Section des comptes de la Cour Suprême relativement : à la prise en charge des frais de restauration indus du personnel de l’Ambassade pour un montant de 4 063 089 FCFA ; à la prise en charge indue des frais de restauration et d’hébergement de la délégation du Ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile pour un montant de 1 927 320 FCFA ; au dépassement du coût d’acquisition d’un véhicule pour un montant de 5 298 225  FCFA ;au paiement en l’absence de facture définitive et d’attestation de service fait pour un montant de 1 866 086 FCFA ;au double paiement de frais d’entretien pour un montant de 1 821 461 FCFA ;au paiement d’indemnités de déplacement indues pour un montant de 10 804 769 FCFA ; aux modifications irrégulières de rémunération du personnel local pour un montant de 25 266 935 FCFA.

<strong>Respect du principe du contradictoire</strong>

À la fin des travaux, la mission a procédé à la restitution de faits significatifs en présence de l’Ambassadeur et du Secrétaire Agent Comptable dans les locaux de l’Ambassade du Mali à Madrid le 21 décembre 2018. Par Lette N°conf.0036/2019/BVG du 08 février 2019, le Vérificateur Général a transmis à l’Ambassadeur du Mali à Madrid (Espagne) le rapport provisoire afin de recueillir ses observations. L’Ambassadeur du Mali à Madrid (Espagne) a, par Lettre n°074/AMM/ AK/Fs/ 2019 du 28 mars 2019, transmis ses observations au Vérificateur Général. L’équipe de mission a exploité les informations et documents transmis par l’Ambassadeur et a intégré dans le rapport les informations pertinentes.

<strong><u>NB</u> : le titre est de la rédaction. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opinion :  La République bananière vous salue hein !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/opinion-la-republique-bananiere-vous-salue-hein-2835988.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 00:58:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’année 2013 a sonné la fin de la République du Mali, au sens de l’Etat communément admis. Elle fut le début d’une nouvelle forme de république. Bananière, celle-là. Ibrahim Boubacar Keita a inauguré l’an I de la République bananière de Mali : paix à l’âme du Mali démocratique, uni et en paix. Vive la République du président incompétent.</span></b></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On pouvait être riche comme Crésus. Désormais on pourrait être incompétent comme Ibrahim Boubacar Keita. Tant l’homme aura transformé le pays en un vaste pandémonium où règnent la concussion et la licence. «Lorsque la vertu cesse, disait Montesquieu, la République devient une dépouille».</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> <b>J’exagère ? </b></span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est sous Ibrahima Boubacar Keita que le Mali est devenu un vaste champ où règne la corruption ; le pays des scandales en tout genre. Le Mali est devenu finalement un pays dont les fondations sont rongées par la vermine de la corruption. Une illustration ? La Cour suprême. De mémoire de Malien c’est bien la première fois que le plus haut magistrat du pays, le président de la cour suprême, est mis en cause et livré à la vindicte populaire pour une affaire de corruption et même de meurtre.  Qui dit mieux ?</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est bien dans le Mali de Ibrahim Boubacar Keita que des fonctionnaires notoirement corrompus sont promus à des postes encore plus élevés, comme si le degré de corruption rentrait en ligne de compte dans les critères de nomination.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est bien dans le Mali de Ibrahim Boubacar Keita que des responsables limogés pour fait grave sont nommés, après quelques mois, à des responsabilités plus importantes. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est encore bien dans le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita que la famille du président sème la terreur en rackettant les responsables des administrations publiques. D’ailleurs paraît que l’un des fistons trouve son frère un peu trop gourmand, en termes de sous réclamés aux patrons des boîtes juteuses du pays, nommés justement en fonction d’affinité permettant un retour d’ascenseur en espèces sonnantes et trébuchantes.</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est bien dans le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita que le fils du président, député sans autre parchemin que son patronyme, est propulsé président de la commission de défense au nez et à la barbe d’un ancien général de la police nationale. Qui plus est dans un pays en guerre. C’est ce fils, imbu de lui-même comme son père qui se comporte en ministre de la défense bis, avec les conséquences que l’on sait sur le fonctionnement de notre armée. Il semblerait que ce soit lui qui soit au départ et à la fin de tout processus d’attribution de marchés publics. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est toujours dans le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita que le fils du président, en sa qualité de président de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, choisit une tribune officielle, hors du pays, devant un panel, j’imagine médusé, pour dire que «les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler. Ça marchait au début mais vraisemblablement on a un problème d’entretien depuis l’achat. Je me demande si on n’a pas été floué à l’achat».C’est encore dans le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita que ce type de propos ne déclenche pas automatiquement une saisine du procureur de la République. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est encore bien dans le Mali d’IBK qu’un diplomate, l’ambassadeur d’Allemagne, en fin de mission, déclare dans une interview, chez un confrère local, sans autre forme de procès, qu’il ne conseillerait pas le Mali à un investisseur allemand, tant la justice y est corrompue. Sans que ce dernier ne soit interpellé par la moindre autorité. </span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Comme si, au final, même les plus hautes autorités ne savaient quoi dire à pareille occasion. Nous savons tous que dans le fond, l’ambassadeur a raison, mais que la forme cause problème. Puisqu’un ambassadeur «ne devrait pas dire ça».  La République bananière du Mali vous salue bien !</span></p>
<p class="yiv2908917475msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Touramakan TRAORE/Journaliste</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  L’épée (de Damoclès) du FMI</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/corruption-et-delinquance-financiere-lepee-de-damocles-du-fmi-2834427.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 10:15:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Même si l’on ne peut pas, pour l’instant, affirmer que de nouveaux scandales vont encore éclaté dans notre pays, on peut dire, avec assurance, qu’elle n’est pas loin la nouvelle période qui verra le Mali, une nouvelle fois, assis au banc des accusés pour de nouveaux cas de mauvaise gouvernance chronique.

Tout le monde se tient sur ses gardes et suit avec impatience l’évolution des affaires relatives aux hélicos Super-Puma et aux Tucano, à commencer par les partenaires.Un parmi eux, et pas le moins important, le Fonds monétaire international, s’est signalé il y a de cela quelques jours.

De manière confidentielle, il a demandé à notre gouvernement de faire toute la lumière sur ces achats d’hélicos cloués au sol sous peine de sanctions. Des sanctions qui, si l’on s’en tient à l’attitude du gouvernement et de la justice malienne, pourront survenir car, pour l’instant, rien n’est fait ou entrepris pour que les responsabilités soient situées dans ces affaires d’avions.

Malgré les assurances données par le ministre porte-parole du gouvernement dans un tweet, on ne sent rien poindre. Apparemment, comme le craint nombre de nos compatriotes, sauf pression des institutions de Bretton et menace de sanctions de nos partenaires, on passera tout cela, comme c’est souvent le cas au Mali, par pertes et profits.

<strong> M.T</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À Nioro du Sahel : l’Etat s’écrase !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/a-nioro-du-sahel-letat-secrase-2834417.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 07:30:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dire que, dans notre pays, la religion (à tout le moins les leaders religieux musulmans) en impose à l’Etat, n’est qu’une lapalissade. Au Mali, désormais, et ce, depuis qu’IBK en a donné le ton, c’est à l’horloge religieuse que tous se réfèrent pour prendre telle ou telle décision. </strong>

Chaque ministre, chaque président, tous ceux qui ont une parcelle d’autorité ont leurs «petits» marabouts et ceux-ci s’en donnent à cœur joie. Au point que l’Etat a foutu le camp, petit à petit, au profit des mosquées et autres lieux de prêche et domiciles de prêcheurs.

L’image peut faire l’affiche d’un film avec pour titre : «le marabout et ses talibés». La voilà illustrée : le Chérif de Nioro, assis au centre, en véritable patron et chef de famille, exprimant un certain triomphalisme sur l’Etat tout entier ; à côté de lui, le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances assis, sagement, comme un fils que l’on vient de sermonner, ou que l’on vient de mettre en garde de manière ferme.

Le ministre de la Défense, en tenue militaire, sans ses rangers, décoiffé et désarmé, ressemblant à quelqu’un qui vient de faire allégeance à un mentor ; assis à même le sol, le ministre de l’Administration et le ministre des Affaires étrangères et son désormais sourire légendaire (depuis qu’il est ministre il ne fait que rire).

La posture de ce dernier est des plus ridicules : il se tient assis, à terre, aux pieds du Chérif de Nioro, tel l’élève coranique qui vient de revoir son maître après plusieurs années d’absence.

L’image aurait été risible, totalement risible, s’il ne s’agissait pas de celle du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, et de trois chefs de départements ministériels se tenant dans une position des plus petites (à travers eux l’Etat tout entier) autour d’un homme qui, malgré tout le respect que nous lui devons et que nous avons pour lui, ne tient aucun rôle officiel dans l’architecture administrative et institutionnelle nationale.

En tout cas, si c’était pour s’attirer les faveurs du Chérif, pour ce qui concerne le futur référendum (et c’est apparemment le cas), c’est un échec total. Le résultat est nul. Le patron spirituel de Boubou, d’IBK et de l’ensemble du gouvernement a dit, une nouvelle fois, son refus de soutenir tout changement de constitution et a d’ailleurs mis en garde le Premier ministre contre toute tentative d’organisation du référendum. Alors, à quoi bon s’aplatir de la sorte ?

Cette visite, faut-il le rappeler, n’est pas une première et, encore moins, la seule au cours de laquelle l’Etat s’est «écrasé» en face du Chérif de Nioro. On se souvient, il y a de cela quelques semaines, c’est le président de la République, en personne, qui s’était déplacé pour aller implorer le pardon du Chérif ; tout cela appuyé par quelques gouttes de larmes pour marquer sa sincérité à celui qu’il appelle, on ignore pourquoi, «mon père».

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marche de réhabilitation du CHU Gabriel Touré :  La colère de Michel Hamala Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/marche-de-rehabilitation-du-chu-gabriel-toure-la-colere-de-michel-hamala-sidibe-2834423.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 02:07:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les CHU Gabriel Touré et Point G vont être rénovés. Le gouvernement entend apporter un meilleur service avec de meilleurs plateaux techniques et commodités nécessaires. </em></strong>

Les choses semblent d’ailleurs aller très vite et le marché, en tout cas, pour ce qui concerne le CHU-Gabriel Touré, a déjà été attribué à quelqu’un que les Maliens connaissent beaucoup : l’Ivoirien Adama Bigtogo. Celui-là même qui commençait à traficoter avec la junte militaire en 2012, et qui est cité dans les affaires de déchets toxiques à Abidjan.

En réalité, l’homme a une très mauvaise réputation mais, si ça ne tenait qu’à cela et si l’attribution du marché avait été faite dans les règles, nous n’aurions rien à redire et n’aurions même pas perdu notre temps à parler d’une pratique qui est de mode au Mali : l’attribution opaque des marchés.

Cette fois-ci, l’affaire est un peu plus sérieuse. D’abord, a-t-on appris, le marché est important et dans son montant et dans son objectif. Il concerne un des plus grands centres hospitaliers du pays et est d’un montant de 15 milliards de FCFA. Cependant, en violation de toutes les règles en la matière, il a été attribué par entente directe à un des protégés du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, non moins ami de la famille présidentielle malienne, Adama Bigtogo, par l’ancien gouvernement (sous SBM et Samba Sow).

En d’autres termes, c’est à la veille de l’arrivée de l’actuelle équipe que le deal a été conclu et le marché attribué. Seulement, problème : depuis, il y a un nouveau ministre, Michel Hamala Sidibé. Il n’a été ni de près ni de loin associé à l’attribution de ce marché si important dont il va être obligé de parachever la procédure.

Il est donc mis devant le fait accompli surtout quand on sait que l’administration est une continuité.Sauf que c’est l’attitude arrogante du très controversé homme d’affaires ivoirien qui le dérange énormément. Ce dernier se moque de son autorité et se comporte comme en terrain conquis.

Pire, il n’est pas pressé de mettre la procédure de signature du contrat en marche et traîne les pieds à Abidjan. On nous rapporte que le nouveau ministre de la Santé a eu récemment une mise au point téléphonique avec lui.

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non au referendum :   Qui s’y frotte, s’y pique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-qui-sy-frotte-sy-pique-2834425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:28:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Réviser la Constitution de 1992 ? Une opération quasi-impossible, pour l’instant, dans notre pays. Et ce ne sont pas les anciens présidents qui diront le contraire. Tous s’y sont essayés, pour des raisons et par des approches et autres démarches différentes, il est vrai, et tous ont lamentablement échoué. Aussi déterminés qu’ils furent, ils laissèrent tous tomber et abdiquèrent face à plus de détermination du peuple qui ne voulait rien entendre.

Le premier à avoir mordu la poussière dans sa volonté de réviser la presque-intouchable et historique constitution du 25 février 1992 a été le président Alpha Oumar Konaré. Sentant la fin de son second mandat proche, il essaya de faire glisser un projet de révision constitutionnelle ; croyant, sûrement, qu’en fin de mandat, il pouvait forcer la main et endormir les Maliens. Mal lui en a pris. Comme un seul homme, le peuple se leva et la contestation fut telle qu’il n’eût besoin de se faire prier pour retirer son projet et renoncer carrément à toucher   au précieux document.

À sa suite,  c’est ATT qui voulut, avant son départ, modifier la constitution en couplant le référendum aux législatives qu’il se préparait à organiser. Pour ce qui le concerne, les travaux étaient bien avancés avec Daba Diawara et son CARI, quand survint le capitaine d’alors, Amadou Haya Sanogo, qui mit fin à toutes ses ambitions et prétentions.

Le dernier à avoir essuyé un échec et une humiliation sans précédent a été celui qui a en charge, de nos jours, la destinée du pays, Ibrahim Boubacar Kéïta. Comme un long feu, son projet de 2017, à peine présenté auxMaliens, est mort. Il n’a pu résister un seul instant à la furie de la Plateforme ANTE-A BANA. Il a tout essayé, à l’époque, en vain. Totalement dépourvu de soutien, il a été obligé, lui-aussi, de renoncer à son projet.

Malheureusement, il n’a tiré aucune leçon de cette mésaventure d’il y’a deux ans et souhaite remettre ça une nouvelle fois. Il oublie que le même peuple est là et plus déterminé que jamais.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour contrarier les manifestations à Kayes : Le gouverneur met la main à la poche</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/pour-contrarier-les-manifestations-a-kayes-le-gouverneur-met-la-main-a-la-poche-2834414.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:27:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce week-end promet d’être bouillant à Kayes et sur le tronçon Bamako-Kayes. Les ressortissants de la Cité des rails, soutenus et accompagnés par des associations de la société civile, entendent se faire entendre et protester contre l’état de la route qui mène à leur ville. Sur tout le trajet Bamako-Kayes, des manifestations sont prévues pour bloquer les entrées et les sorties de tous moyens de transports.

L’organisation de ces manifestations va bon train sauf que le gouverneur de la première région administrative ne l’entend, naturellement, pas de cette oreille, lui qui a été mis en demeure en vue de faire de ce mouvement un échec total. Son fauteuil en dépend.

Ainsi, nous apprenons qu’il a décidé, le lundi 19 août 2019, de débloquer un budget de 15 millions FCFA afin d'empêcher la réussite de ce mouvement de perturbation de la circulation des véhicules, prévu ce vendredi 23 août 2019.

Aussi, les responsables administratifs, sur tout le trajet, sont-ils mis à contribution. Il s’agit en l’occurrence des préfets et sous-préfets des localités  suivantes : Bafoulabé, Diéma, Kéniéba, Kita, Nioro du Sahel, Yélimané, Kolokani.Ils doivent recevoir chacun un certain montant afin de contrecarrer la manifestation en soudoyant les différents leaders (organisateurs) dans les localités respectives.

En vue de parer à toute éventualité, toutes les permissions des forces de sécurité intérieure ont été suspendues dans toute la région. Selon les recoupements effectués, plusieurs réunions des organisateurs ont été signalées dimanche 18 août 2019 dans la région de Kayes.

On rapporte également que le président de la République prend cette affaire très au sérieux et qu’il aurait mis l’Imam Mahmoud Dicko à contribution.

<strong>À suivre</strong>

<strong> M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Désarmer tous les combattants avant décembre :  Le grand bluff de la médiation internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/desarmer-tous-les-combattants-avant-decembre-le-grand-bluff-de-la-mediation-internationale-2834436.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/desarmer-tous-les-combattants-avant-decembre-le-grand-bluff-de-la-mediation-internationale-2834436.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:26:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En retard dans sa mise en œuvre, le processus de paix, en particulier son volet désarmement, est loin de connaître son épilogue. Sur le terrain, tous les combattants n’ont pas rendu leurs armes. Coup de bluff, la médiation internationale annonce que «tous les combattants seront désarmés avant décembre».</em></strong>

C’est une autre annonce de la part de la médiation internationale dirigée par l’Algérie. En effet, selon les conclusions de la 37<sup>ème</sup>session du comité de suivi de l’accord (CSA), le processus de DDR devrait être achevé avant le 31 décembre prochain. Partant de cet agenda, les acteurs chargés de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation se sont engagés à y parvenir.

Lundi dernier, à la faveur du CSA, le chef de file de la médiation internationale a fait savoir que 1000 éléments sont en formation dans le cadre du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC). Et au diplomate algérien d’annoncer que 295 autres sont attendus dans les prochains jours.

À en croire le président du Comité de suivi de l'accord, Ahmed Boutach, les différentes parties ont réitéré leur volonté d’accélérer la mise en œuvre de l'accord. Au cours de cette réunion des acteurs du processus de paix, le comité a examiné la question de formation des éléments dans le cadre du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). «Il y a déjà 1005 éléments qui ont rejoint le centre de formation. Il reste donc 295 éléments qui rejoindront le centre avant la fin de la semaine en cours», a-t-déclaré chez nos confrères de Studio Tamani.

Plus loin, le chef de file de la Médiation internationale fait cette annonce pompeuse : «Il a été convenu à ce sujet que le programme du processus de DDR soit parachevé avant le 31 décembre de l'année en cours».

Est-il en phase avec l’ensemble des acteurs du processus de paix ? Le moins que l’on puisse constater ce que les réalités du terrain ne facilitent pas la fin du processus de désarmement. Combien de personnes à désarmer ? Pour le moment, il est difficile pour la médiation, la communauté internationale, le gouvernement, la Minusma, la plateforme, la coordination et les autres groupes associés, de donner le nombre de combattants sur le terrain. Faire la promesse que d’ici à décembre prochain, tous les combattants seront désarmés, relève de la chimère et d’une méconnaissance des réalités de la crise.

Il est illusoire de penser que l’on puisse obtenir un désarmement total de tous les combattants avant décembre 2019.

<strong> Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Circulation alternée à Bamako : une opération polémique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/circulation-alternee-a-bamako-une-operation-polemique-2834435.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:26:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rendre fluide la circulation aux heures de pointe dans la capitale est plus qu’une urgence. Mais l’instauration de l’opération de circulation alternée en vigueur depuis lundi dernier est loin d’être l’alternative. Mal panifiée, elle ne remporte pas encore l’adhésion des usagers de la route.</em></strong>

Pour les autorités, l’opération de circulation altérée à Bamako allège les souffrances des usagers de la route, surtout aux heures de pointe. Le lundi 19 août 2019, dans la matinée, l'opération Circulation Alternée dans le District de Bamako est entrée en vigueur. C'est le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine qui a lancé cette nouvelle mesure à 07 heures précises à la jonction route de Koulikoro- route du 3ème pont.

Pour l’occasion, le ministre Ly était accompagné de l'ensemble de son cabinet, des chefs de services rattachés du ministère, du Commandant de la Circulation routière et des responsables de la coordination des associations de chauffeurs.

La mesure concerne l’Avenue AL QOODS sur la route de Koulikoro avec la mise en sens unique de 07h à 09h du tronçon allant du Carrefour Route 3ème Pont-Route de Koulikoro au Carrefour du Grand Hôtel, de 16h à 19h du tronçon allant du Carrefour Hôpital Gabriel TOURE (HGT) au Carrefour SODOUF. Sur l’Avenue de l’OUA, le dispositif actuel est maintenu avec la mise en sens unique de 7 à 9h et de 16h à 19h de la bretelle du tronçon Colibris-Carrefour AMANDINE, et de 16h à 19h de la bretelle du tronçon Carrefour Palais de la Culture- virage Colibris.

Sur l’Avenue de la CEDEAO, il faut noter que de 7h à 9h, le sens interdit du carrefour du jardin «les jumelles» à la Pharmacie du 2ème pont est appliqué alors que de 7h à 9h l’accès à l’avenue CEDEAO est fermé à partir de la voie passant devant le Centre de Santé de Référence de la Commune V. De 16h à 19h, le dispositif actuel est maintenu. L’Avenue Cheick Zayed n’est pas épargnée. De 7h à 9h du tronçon allant du Monument «Eléphant» au Monument «Hippopotame» est mis en sens unique, même chose de 16h à 19h pour le tronçon allant du Monument «Hippopotame» au Monument « Eléphant».

Sur l’Avenue Martin Luther King, le sens unique de 7h à 9h du tronçon allant du Carrefour du Marché de Torokorobougou à l’Échangeur du «Quartier Mali», et de 16h à 19h sur le tronçon allant de l’Échangeur du «Quartier Mali» au Carrefour du Marché de Torokorobougou. La voie «Tour de l’Afrique-Niamana» ne connaîtra aucun changement. Des trajets de retour les plus convenables possibles sont identifiés pour les usagers affectés par ces mesures.

Selon le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine et le Maire du District de Bamako, ces mesures ont pour seul but de rendre plus fluide le trafic dans notre capitale et s’inscrivent sur le court terme en attendant la mise en place de système performant de transports publics. Pour la réussite de cette opération, 133 panneaux de signalisation ont été mis à la disposition de la Compagnie de la Circulation routière.

Trois jours après la prise de la mesure, les usagers ont du mal à s’adapter à un nouveau mode de circulation qui n’a pas bénéficié d’une large sensibilisation. En attendant, c’est un véritable combat que se livrent agents de la compagnie de la circulation routière et les usagers.

Comment réussir à faire accepter la décision alors que la plupart des routes  de la capitale sont impraticables, sinon inexistantes? Il est fort probable que cette mesure produise l’effet contraire : causer plus  de bouchons.

&nbsp;

<strong>Moumouni Sacko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Huawei&#45;Mali : une société insolvable</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/huawei-mali-une-societe-insolvable-2834431.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans notre précédente parution, nous évoquions les grosses arnaques de la société Orange-Mali qui fait payer à ses clients des services qu’elle ne leur rend pas. En résumé, la société perçoit de l’argent dès qu’on compose un numéro, que l’appel passe ou pas. Il nous est revenu (nous y reviendrons) qu’elle joue aussi sur ses montants à payer en matière d’impôts. En plus d’Orange, une autre entreprise, installée dans notre pays, depuis peu, fait, en ce moment, beaucoup parler d’elle. Il s’agit de celle spécialisée dans la vente d’appareils téléphoniques, Huawei. La filiale malienne de Huawei ne paie pas d’impôt depuis plusieurs mois et son siège est fermé pour cette raison depuis maintenant plusieurs semaines.Pire, cette société est accuséed’avoir fait du trafic dans le cadre de déclarations fiscales. Cequi, aux yeux de la loi en vigueur dans notre pays, est un délit dont devraient répondre les responsables de Huawei.</span></p>
<p class="yiv1921466092msonormal" style="text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mopti : Treta consulte son marabout</span></b></p>
<p class="yiv1921466092msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Bocari Treta, séjourne depuis quelques jours au centre du pays. Officiellement, il est en mission de préparation des assises de son parti. Escorté et protégé par les Forces armées maliennes (FAMA), tous ses déplacements sont assurés par des vols Minusma. S’il est vrai que Treta travaille, à Mopti, à travers ses déplacements à Kona et Badinagara, dans le cadre de son parti, où il consulte tous azimuts, il aurait aussi fait un peu «d’extra» ou «d’after-work». Il aurait ainsi rencontré, nuitamment, au quartier Mossinkoré dans un domicile,  un marabout  venu  spécialement de Bandiagara. Au menu de la réunion, apprend-on, sa candidature à l’élection présidentielle de 2023.</span></p>
<p class="yiv1921466092msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> <b>Embuscade vers Boni :5 morts dont 4 gardes </b></span></p>
<p class="yiv1921466092msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Une mission d’escorte composée d’éléments de la Garde nationale est tombée, hier, aux environs de 08 heures du matin, dans une embuscade entre Boni et Nokara. Le bilan est lourd : 4 gardes tués et le chauffeur civil qui les conduisait. Le renfort composé du GTIA basé à Boni est arrivé aux environs de 9 heures et il contrôle actuellement la zone. Il faut rappeler qu’en plus des pertes en vies humaines, on déplore des blessés et quatre porte-chars brûlés.</span></p>
<p class="yiv1921466092msonormal" style="text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> La Rédaction</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tombouctou : la CMA se réorganise</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-la-cma-se-reorganise-2834429.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) pour la Région de Tombouctou se réorganise afin de structurer l'organisation de la Région de Tombouctou après celle de Kidal pour la prise en charge de la gestion dans tous les volets : administratif, défense,économique et de développement...

Une réunion préparatoire s'est tenue hier. Les Commissions des différents volets sont nommées et un secrétariat général de la CMA pour la Région afin de commencer les travaux au cours des assises  fixées du 1<sup>er</sup>au 3 septembre 2019 à Ber.

La commission a fait sa première rencontre hier à Tombouctou sous la Présidence de Dina Ould Daya.À l'ordre du jour, le lieu de la rencontre, la date et de rencontre et la mise en place des sous-commissions d'organisation.

Ainsi, il a été décidé que le lieu de la rencontre serait Ber et la date du 1<sup>er</sup>au 03 septembre 2019 fut retenue. Après ces points, les sous- commissions furent mises en place:1) Sous-commission Défense et Sécurité:-1. Housseyne Ould Qhoulam-2. Albakaye Ould Mohamed-3.Tihoussaye Ag Assmaghi-4.Amadou Ag Attaher-5. Md Aly Ag Md Cheikh-6. Boubacar Ag Md Elmoukhtar.

2) Sous-commission Organisation matérielle:-1.Fida Président-2.Mohamed Ould Oumeira-3.Amghar Ag Yehya-4.Anderahim Ag Hamali-5.Sididi Ould Boina-6.Oumar Ould Md Maouloud-7.Mogazz Haidara-8. Yassine Dicko-9. Abdel Malick Ag Ghima.

&nbsp;

3) Sous-commission Finance:-1. Boubacar ould hamoidi  Président -2.Abdallah Sooqhy3.Abdallah Ould Sidi Mohamed-4. Mohamed Salah-5. Nadbour Ag idwal Infa-6. Mohamed Ould Alwatta-7.Jamal El Oumrani-8. Meyni ould cheybani

4) Secretariat General:-1. Mohamed Ould Mahmoud Président -2. Redwan Ag Md Aly-3.Attaye Ag Mohamed-4. Sid Ahmed Ould Sidi Saloum -5.Md Aly Ag Mattahel.

Il a été décidé de faire la première rencontre de compilation des sous- commissions le 21 aout 2019.En attendant,la commission organisation matérielle, en relation avec les secrétaires généraux et le secrétariat, va faire une évaluation des nombres de participant;faire une conception d’un plan d’organisation assorti de la quantification des besoins en hébergement,  transport et prise en charge. Énumérer les difficultés organisationnelles de la CMA.

Pour la commission Défense : évaluer les besoins de sécurisation de la rencontre et de la zone ; identifier les points à discuter sur le plan de la défense et de la sécurité. La commission Finance a fait savoir qu’il ne faudrait que compter sur nos propres moyens. Il sera demandé aux participants de la région de se prendre en charge, les ressources qui feront l'objet de lever des fonds vont concerner la prise en charge des délégations des autres régions et des questions de défense et de sécurité.

Le Secrétariat général va assurer l'administration et le secrétariat de la rencontre. En recommandation forte, il a été demandé la confection des badges pour tous les participants. Nous attendons approximativement 150 participants et la clef de répartition serait communiquée dans les jours à venir. Il a été créé un compte whatsApp pour la fluidité des échanges et partage des documents.

<strong> Source:CMA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autrement dit :  La guerre des Trois !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-la-guerre-des-trois-2834418.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:16:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est parti pour la bataille de succession du Premier ministre Boubou Cissé. En tout cas, c’est ce qui se dit, dans les grins, se constate dans la marche du gouvernement, et se remarque dans le comportement de certains ministres.

Sur la ligne de départ, trois ministres de l’actuel exécutif et non des moindres. Il s’agit de celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, celui de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, et son collègue de l’Administration territoriale, Boubacar Bah dit Bill.

Les trois prétendent devenir Premier ministre en remplacement de Boubou Cissé et ne cessent de tenter de séduire le président de la République, sa famille, ses amis, l’opinion nationale et internationale. Ce qui compte surtout et avant tout, pour eux, ce sont IBK et sa famille. Et, chacun y va de sa stratégie !

Avec une longueur d’avance sur les autres, il faut l’avouer, le président du Parena, le naguère farouche opposant, fait feu de tout bois depuis qu’il a pris ses quartiers ou, plutôt, qu’on lui a confié les clés de la diplomatie malienne.

Ressortissant de Nioro, bon teint, il est l’artisan de la «réconciliation» entre IBK et le Chérif de cette localité, le très respecté et craint des politiques, Cheickna Hamaoula. C’est lui qui a organisé, dans tous ses détails, le séjour de quelques heures d’IBK à Nioro.

Aussi, Tiébilé Dramé passe-t-il pour être le mentor de tous ses anciens activistes-opposants qu’il ramène, a-t-on appris, à coup de millions dans le camp de la majorité. Sa dernière prise en date est celle de son ancienne adjointe dans le cadre de la campagne présidentielle de Soumaïla Cissé, Diakité Kadidia Fofana.

Quant au ministre de la Santé, l’ancien patron d’ONUSIDA, son entrée dans l’actuel gouvernement aurait été, semble-t-il, conditionnée à sa nomination, en cette fin d’année, comme Premier ministre, en lieu et place de Dr. Boubou Cissé. Il ne manque d’ailleurs aucune occasion pour prouver et montrer qu’il est le tout-puissant numéro 2 du gouvernement, et qu’il relève du président de la République. Il prononce à peine le traditionnel «au nom du président de la République et du Premier ministre». Il préfère plutôt : «au nom du président de la République et du gouvernement».

Le ministre de l’Administration territoriale, lui, serait l’outsider dans la course à la Primature qui est déjà lancée. Il fait lui aussi ses «appels du pied» et croit pouvoir séduire IBK surtout que les deux hommes étaient longtemps en froid et que les relations viennent juste de connaître une certaine chaleur.

Bill compte en outre sur son parti, la nouvelle vitalité politique qu’il se fait depuis qu’il est ministre et, naturellement, les moyens de l’Etat.Sans oublier la base électorale dormante qu’il possède au sein des municipalités, à travers son passage en tant que patron des maires du Mali.

<strong>Makan Koné             </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Guinée : appel à la «résistance» face au musellement de la presse…</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/guinee-appel-a-la-resistance-face-au-musellement-de-la-presse-2834437.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les condamnations se multiplient en Guinée face à l’intimidation et au harcèlement dont les médias guinéens sont victimes ces derniers temps. Le placement sous contrôle judiciaire ce lundi 19 août,  du Doyen Souleymane Diallo, l’un des pionniers de la presse indépendante-Libre en Guinée, a été la pilule de trop, dure à avaler.

Depuis, c’est une avalanche de réactions  qui fuse de partout (hommes politiques, acteurs de la société civile, citoyens ordinaires)  pour condamner cet acharnement auquel les hommes de médias sont victimes, mais aussi lancer un appel à la résistance pour la sauvegarde de cette liberté chèrement acquise au prix de lourds sacrifices consentis.

La dernière réaction en date est celle du FNDC qui  dénonce l’attitude de certains magistrats. Merci de lire ce communiqué qui vient de nous parvenir à cet effet.

<em>Depuis un certain moment, nous observons avec beaucoup d’amertume les convocations fantaisistes des journalistes Guinéens devant les tribunaux, cela, en violation flagrante de la Loi organique N° 002/CNT/ 2012 sur la liberté de presse en Guinée.</em>

<em>En lieu et place de cette loi qui encadre la liberté de la presse dans notre pays, les autorités administratives et judiciaires font recours à la loi L0029 de 2016 sur la cyber-sécurité qui, aujourd’hui, serait devenue le nouvel épouvantail contre les médias libres et indépendants en République de Guinée.</em>

<em> </em><em>La Loi organique N°002/CNT/ 2012 relative à la liberté de la presse devrait être aujourd’hui le seul texte juridique devant fonder la conviction du juge dans l’interpellation d’un journaliste qui commet une infraction dans l’exercice de sa profession. Le FNDC dénonce les abus dont  sont victimes les journalistes de la part des autorités publiques.</em>

<em> </em><em>Pour des raisons inavouées, certains magistrats de façon subtile mettent en avant la loi sur la cyber-sécurité en lieu et place de la loi sur la liberté de la presse. Cette dérive ne doit pas laisser indifférents les défenseurs de la liberté de presse et de la démocratie. C’est pourquoi, tous les citoyens doivent se lever pour empêcher la confiscation de l’exercice de la liberté de presse en Guinée.</em>

<em>Le FNDC condamne cette imposture qui est de trop dans l’envie exagérée de museler la presse dans le but de faire passer par la force le projet de troisième mandat. Il apporte son soutien à la presse guinéenne, en particulier au patron du Groupe de presse ‘’Le Lynx’’ et ‘’La Lance’’ pionner de la liberté de presse en Guinée, tout en lui demandant de ne pas céder à l’intimidation. </em>

<em>Le FNDC appelle toute la presse privée, épine dorsale de la démocratie dans notre pays, à plus de courage et d’abnégation pour ne pas perdre les acquis obtenus au prix d’une rude bataille.</em>

<em> <strong>Conakry le 20 août 2019                            </strong></em>

<em><strong> </strong></em><em><strong>La coordination Nationale du FNDC</strong></em>

<em><strong>   </strong></em><em><strong>Le responsable des opérations</strong></em>

<em><strong>                                                     </strong></em>

<em><strong>Ibrahima DIALLO</strong></em>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>NOTE EXPLICATIVE</em></strong>

Le 19 août 2019, le pouvoir de Conakry a jugé nécessaire de me mettre sous contrôle judiciaire en attendant un éventuel procès en diffamation. La Direction de notre radio, Lynx-FM, a été convoquée le 19 août 2019 à la police judiciaire guinéenne pour des propos jugés diffamatoires tenus par Mme Doussou Condé, une ancienne militante du RPG d’Alpha Condé,  installée aux Etats, que nous avons interviewée le 31 juillet dernier.  Mme Condé a dénoncé la gouvernance Alpha et est revenue sur certains passages du livre-interview, <strong><em>Une certaine idée de la Guinée</em></strong>, d’Alpha Condé dans lesquels le président guinéen évoque brièvement sa famille.

Comme vous le savez, la Guinée a décriminalisé les délits de presse à travers la loi 002 du 22 juin 2010 relative à la liberté de la presse. Au lieu d’être gérée par cette loi-là, l’affaire a été placée sous l’égide de la loi sur la cyber sécurité qui traite, certes, de délits, injures, diffamation…mais dans des contextes différents. La loi sur la cyber-sécurité est reconnue hautement liberticide.

<strong>Remarques :</strong>

1)-  Les délits de presse n’étant gérés ni par le code pénal ni par la loi sur la suber-sécurité, la Direction de la police judiciaire ne devrait pas nous convoquer. Nous n’avions affaire qu’au tribunal. Mais nous étions à la police toute la matinée du 19 août. Devant mon silence volontaire, nous avons été déférés au tribunal de Conakry 1 pour la suite de l’événement.

&nbsp;

2) – Au tribunal de première instance de Conakry 1, nous avons eu affaire à des actes d’accusation à géométrie variable. On nous a collé des griefs différents de ceux que la police nous avait tendus une heure auparavant, directement tirés de la loi sur la cyber-sécurité. Juste pour obtenir une peine privative de liberté et de très lourdes amandes à l’issue du procès. L’acte est hautement illégal.

3) - Le pouvoir entreprend ainsi de réduire la presse au silence avant de commencer le forcing tous azimuts qu’il compte utiliser pour aller au 3è mandat pour Alpha Condé. Votre solidarité sans faille est requise pour faire échouer ce projet de 3è mandat suicidaire pour le pays.

<strong> </strong><strong>Conakry, le 20 août 2019</strong>

<strong>Diallo Souleymane</strong>

<strong>Groupe Lynx- Conakry</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilal Ag Achérif à Mahamadou Issoufou: «Le respect doit être mutuel !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/bilal-ag-acherif-a-mahamadou-issoufou-le-respect-doit-etre-mutuel-2834424.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2019 01:07:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> <b><i>Il y a quelques jours, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique, prononçait des mots assez durs à propos de la situation de la ville de Kidal qui, selon lui, pose problème a son pays car «abritant des terroristes qui attaquent le Niger et s’y réfugient</i></b><i>». </i></span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«L’Etat malien doit reprendre tous ses droits à Kidal dont la situation actuelle nous pose problème car, des terroristes attaquent le Niger et s’y retirent. Une ville qui devient un sanctuaire pour eux.» </span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Voilà en substance, des propos, ni diplomatiques, encore moins courtois, pense-t-on, dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, tenus par le président nigérien, il ya de cela quelques jours, pour expliquer sa vision de l’état actuel de cette ville contrôlée par la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad).</span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour moins que ça, à Kidal, on a l’habitude de réagir à travers certains leaders des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il n’était donc pas question de déroger à cette règle. Et comme la réponse du berger à la bergère, les réactions fusent de toutes parts.</span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour notre part, nous avons pu échanger avec le patron de la Coordination des mouvements de l’Azawad qui, en réponse à notre question : «que pensez-vous de la déclaration du président du Niger au sujet de la situation de Kidal qui «héberge» les terroristes qui les attaquent?», il nous répondra : </span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Chacun doit faire la différence entre les cas politiques et les défis en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme auxquels nous sommes tous confrontés aujourd’hui, au lieu de porter des accusations contre tout le monde, quiconque, et n’importe quel espace géographique ; ou des populations ou communautés. Sans cela, il n’y aura aucun résultat, quels que soient les efforts fournis par les uns et les autres. Nous sommes pour une coopération basée sur le respect de l’intérêt de tous».  </span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En réalité, notre interlocuteur, le très peu bavard président du MNLA, pense (c’est notre point de vue) que certains dirigeants de la sous-région commencent à comprendre qu’ils ne font pas grand-chose pour développer leur pays et protéger leurs populations contre le terrorisme et d’autres trafics de tout genre, contrairement aux propos qu’ils ont l’habitude de tenir en vue de briguer leurs suffrages. Dans le cadre de la même diversion, donc, ils ont décidé, surtout que cela est plus facile pour eux, d’accuser ceux avec qui ils doivent coopérer dans le respect mutuel, les véritables acteurs. </span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À titre de rappel, Algabass Ag Intallah, un des chefs de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), avait, lui aussi, réagi en ces termes : «C’est toujours de la faute de Kidal ! La prochaine fois qu’ils auront mal à la tête, ce sera aussi à cause de Kidal! À Kidal, il y a pourtant la force française Barkhane et la Minusma. Toute la communauté internationale est là !».</span></p>
<p class="yiv3761020715msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplomatie : l’imprudent ambassadeur du Mali en RCI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/diplomatie-limprudent-ambassadeur-du-mali-en-rci-2833319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 11:18:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’actuel ambassadeur du Mali en RCI, ami personnel du président IBK devant l’Eternel, est des plus indélicats des diplomates maliens à l’extérieur. On croyait que les seuls faits à lui reprochés étaient des histoires de mœurs et de légèreté dans son comportement.</em></strong>

Que non ! Notre diplomate qui s’accroche à son poste d’ambassadeur est aussi un très mauvais gestionnaire et un quasi-délinquant financier. Il lui est reproché, dans le cadre de sa gestion, d’avoir fait disparaître dans la nature la coquette somme de près de 200 millions de FCFA.

Pire, comme pour dire qu’il est protégé quelque part, c’est sur feuille volante et à la main qu’il a répondu aux préoccupations du Bureau du Vérificateur général.

Lisez des extraits de ce qui lui est reproché et dont il se moque éperdument : «Le montant total des irrégularités financières s’élève à 166 287 446 FCFA et elles se présentent comme suit. L’Ambassadeur du Mali à Abidjan a procédé à l’acquisition de biens sans respecter les procédures de passation de marchés publics».

Le rapport précise que le Décret n°08-485/P-RM du 11 août 2008, modifié, portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, dispose en son article 4 : «Les dispositions du présent décret s’appliquent aux marchés publics et délégations de service public conclus par l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics […]».

Le même rapport rappelle toujours que l’article 9 du décret ci-dessus-cité dispose : «Le présent décret s’applique aux marchés publics qui n’en sont pas exclus en vertu de l’article 8 et dont la valeur estimée est égale ou supérieure aux seuils de passation des marchés tels que définis ci-après : vingt-cinq millions de francs CFA (25.000.000), pour les marchés de travaux et les marchés de fournitures et de services courants […]».

Afin de s’assurer, précise le rapport du BVG, de l’application de ces dispositions, la mission a examiné les pièces justificatives des dépenses des exercices de la période sous revue et procédé à des entrevues. Elle a constaté que l’AMA a acheté, en février 2016, uniquement sur factures, deux véhicules Toyota, une LAND CRUISER 200 SW VX et une HILUX 2986 CC DSL-D/C 4x4 pour des montants respectifs de 46 835 454 FCFA et 18 741 613 FCFA, soit un montant total de 65 577 067 FCFA, sans passer de marchés publics.

<strong>Le Secrétaire Agent comptable paie des factures sans justification de service fait</strong>

Par ailleurs, il ressort des travaux de vérification que le SAC paie des factures non accompagnées de bordereau de livraison, de procès-verbal de réception ou d’attestation de service fait. Le montant total des factures concernées s’élève à 56 178 802 FCFA.

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien aux Fama : grande mobilisation le 24 août prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soutien-aux-fama-grande-mobilisation-le-24-aout-prochain-2833332.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:54:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour exiger que la lumière, toute la lumière, soit faite sur l’affaire de super-Puma cloués au sol, la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali organise, le 24 août prochain, des meetings géants sur toute l’étendue du territoire national et à l’extérieur.

Il s’agit au cours de ces manifestations de dire non à la corruption dans notre pays, apporter un soutien ferme à nos militaires qui ne ménagent aucun sacrifice pour le recouvrement de l’intégrité territoriale de notre pays, et exiger des autorités et de la justice, la prise de sanctions contre tous ceux qui sont impliqués dans cette scandaleuse affaire d’hélicos qui ne servent à rien.

Ces meetings géants se dérouleront à Bamako sur le boulevard de l’Indépendance, dans les capitales régionales, devant les gouvernorats. Pour ce qui concerne les manifestations au niveau des cercles, elles se retrouveront devant les préfectures ; pendant que celles des communes rurales se réuniront devant les maries. Quant à l’extérieur, les rassemblements se feront devant les consulats.

Nous y reviendrons.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>École des mines : un projet sans maître d’œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/ecole-des-mines-un-projet-sans-maitre-doeuvre-2833330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:54:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nous l’écrivions dans notre précédente parution : la première pierre de la future école des Mines de notre pays a été posée, il y’a de cela quelques semaines. Une école dont la création n’est pas pour demain et dont la pose de la première pierre a failli ne jamais avoir lieu.

Déjà, il faut dire que ce projet est menacé de ne jamais avoir le jour car, apprend-on, il ne dispose d’aucun maître d’œuvre, aucune structure n’a accepté de le financer. Il n’y a, pour le moment, aucun fond pour sa réalisation.

C’est donc juste, comme la plupart des projets sous l’ère IBK, de la poudre aux yeux, juste des effets d’annonce. Nous ne savons d’ailleurs pas pourquoi le gouvernement tient tant à ce projet.

À une certaine époque, il y a de cela quelques années, le ministre des Mines, actuel Premier ministre, s’était catégoriquement opposé à ce qu’il soit porté par la chambre des Mines qui, pourtant, en est l’initiatrice.

Il a fallu attendre l’arrivée de Boubou à la Primature pour que lui et sa belle-sœur fassent un semblant de pose de première pierre, après en avoir totalement dépossédé la chambre des Mines et Abdoulaye Pona.   <strong> </strong>

<strong> </strong><strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahamadou Issoufou tance IBK :  «Le statut de Kidal nous pose problème»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mahamadou-issoufou-tance-ibk-le-statut-de-kidal-nous-pose-probleme-2833336.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:30:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9406814695msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lorsque, pour répondre aux mots déplacés, à son endroit, prononcés par le président de la République, le chef de file de l’opposition écrivait que notre pays était devenu la risée du monde entier, il ne croyait pas si bien dire. Il avait et a encore tellement raison que c’est le président du Niger, en personne, qui vient d’attester de fort belle manière l’impuissance de nos autorités et leur incapacité à contrôler l’ensemble du territoire malien. Mahamadou Issoufi a officialisé ce que nous savions tous et ne cessions de dénoncer chaque jour. Sa sortie sur Kidal chez nos confrères de Jeune Afrique est on ne peut plus clair. À la question du confrère : «Diriez-vous que vous êtes victimes de la faiblesse de vos voisins», voici sa réponse : «Non, car cela signifierait que ceux-là pêchent par négligence ou aboulie, ce qui n’est évidemment pas le cas. Mais, il est sûr que le statut de Kidal, au Mali, nous pose problème. Kidal est un sanctuaire pour les terroristes, et ceux qui nous attaquent s’y replient souvent. Kidal est une menace pour le Niger et il faut impérativement que l’Etat malien y reprenne ses droits.» </span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la Santé : mystérieuses disparitions</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/ministere-de-la-sante-mysterieuses-disparitions-2833322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:26:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’information a été portée à la connaissance du grand public par le ministère de la Santé : deux camions remplis de médicaments antipaludiques, destinés aux populations du nord, ont disparu entre Sévaré et Gao. Depuis, aucune nouvelle à part que les deux chauffeurs sont réapparus comme par enchantement. </strong>

Comme dans un film : deux camions remplis de médicaments avec à leur bord «que» le chauffeur (pour chaque camion) quittent Mopti le 9 juin, direction Gao, Kidal, Ansongo et Ménaka. Quelques jours plus tard, les deux camions, les chauffeurs, les médicaments, disparaissent de tous les radars et ce n’est que 12 jours plus tard qu’au niveau de Bamako, on se rend compte de la gravité de la situation et on prend le temps de pondre un communiqué pour informer.

Et, chose bizarre et incompréhensible, le lendemain, 22 juin, tous les deux chauffeurs réapparaissent et, depuis, silence radio. Point de camion encore moins de médicaments.

Les deux communiqués sont signés du secrétaire général du ministère de la santé, Dr. Mama Coumaré. Le premier, en date du 21 juin 2019, dit ceci : «Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales informe l’opinion publique que, dans le cadre d’un approvisionnement correct du pays en médicaments, deux camions de livraison de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) ont quitté Bamako, le 5 juin 2019, pour Gao. Les deux véhicules transportant les médicaments pour Gao, Ansongo, Kidal et Ménaka ne sont jamais arrivés à destination (Gao) alors qu’ils ont quitté Mopti depuis le 9 juin 2019. Ayant perdu tout contact avec les conducteurs, le ministère, à travers la Pharmacie Populaire du Mali, a alerté aussitôt les services de sécurité.

En attendant les conclusions de recherches des services compétents, les informations recueillies sur place font état d'un braquage et d'un enlèvement des véhicules et leurs contenus (majoritairement composés de médicaments antipaludiques) d'une valeur d'environ 112 millions de francs CFA. Ces médicaments antipaludiques étaient destinés à la prévention du paludisme dans ces régions. Suivant cette situation de près, le ministre de la Santé et des Affaires Sociales a eu ce vendredi 21 juin 2019, une rencontre avec la direction de la Pharmacie populaire du Mali à qui des instructions ont été données dans le sens d'un dénouement heureux de cette situation…».

Comme par enchantement, à peine ce communiqué rendu public, le lendemain même, 22 juin 2019, voici ce que nous apprend un second communiqué signé du même secrétaire général : «Dans le cadre des recherches en cours pour retrouver les deux camions de livraison de médicaments de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) et leurs conducteurs, braqués et enlevés entre Douentza et Gao, le 9 juin dernier, le ministre de la Santé et des Affaires sociales informe l’opinion publique que :

-Après11 jours passés entre les mains de leurs ravisseurs, les conducteurs des camions ont été retrouvés ce samedi 22 juin 2019, dans le village de Dalla, à environ 40 km de Douentza. Les conducteurs ont recouvré, sains et saufs, leur liberté. Le ministre de la Santé et des Affaires Sociales se réjouit de cette libération et garde l’espoir de retrouver intacts les camions et les médicaments qu’ils acheminaient à Gao pour le cercle d’Ansongo et les régions de Kidal et Ménaka…».

Depuis, silence radio total. Aucune nouvelle des médicaments et les conducteurs qui sont réapparus, comme s’ils avaient disparu (par magie), sont muets comme des carpes.

<strong> </strong>À présent, on ne peut s’empêcher de se poser quelques questions qui méritent des réponses du côté du département de la Santé ou de la direction de la Pharmacie populaire du Mali.

Depuis quand, et surtout par ces temps d’insécurité chronique, prend-on le risque d’envoyer des camions pleins de médicaments avec comme seul passager le chauffeur, sans aucune escorte ? Même en temps normal, le chauffeur seul ne conduit pas une telle mission.

Pourquoi aucun responsable de la PPM n’a pris part à cette mission ?Pourquoi n’ont-ils pas prévu d’escorte pour la sécurité des chauffeurs et des médicaments ?

<strong> </strong><strong>À suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit : Dénoncer ou renoncer…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-denoncer-ou-renoncer-2833317.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Makan-Kone.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:26:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les intellectuels, à travers le monde, face à un dilemme, un choix ou une décision difficile, ont l’habitude d’utiliser la célèbre citation anglaise : «To be or not to be», en français «être ou ne pas être». Certains, souvent même, sans connaître sa signification réelle. Ils savent juste qu’on peut l’évoquer dans des situations de blocages qui nécessitent des choix difficiles, des prises de responsabilités compliquées.</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il s’agit, en réalité (pour ce qui concerne To be or not to be), de la première phrase du monologue du prince Hamlet dans l’acte 3, scène 1 de la pièce qui portait son nom et qui a été écrite par Shakespeare. Il exprimait, là, un dilemme. L’issue tragique est connue de presque tous.</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nous faisons cette allusion car, de même que Hamlet, à son époque, les Maliens sont désormais, et cela un peu plus chaque jour que Dieu fait, au sujet du pays, devant un cas similaire à la fameuse pièce Hamlet de Shakespeare. Tous les jours s’imposent à ceux d’entre eux qui sont parvenus à faire une analyse objective de la situation, un choix à faire, une décision à prendre. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tous les Maliens qui ne sont pas dans le déni, ceux qui savent et reconnaissent qu’au-delà de Niamana (sortie de Bamako), l’Etat est inexistant et qu’il l’est de plus en plus même dans les grandes agglomérations, telles que Bamako où la qualité de ses services est tous les jours remise en cause, savent que chaque minute qui passe nous rapproche un peu plus de l’inconnue. Ils sont convaincus que l’heure du choix, de la prise de décision courageuse est arrivée : celui de dénoncer ou de renoncer. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il s’agit donc, à notre avis, désormais, pour tous les Maliens engagés, ceux qui savent que leur pays est en voie de disparition, les vrais patriotes, de dénoncer ; de dire haut et fort tout ce que nous murmurons dans les salons, grins et autres lieux de discussions. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il est temps, grandement temps, que le monde entier soit mis au courant qu’on peut, au Mali, pendant que le pays est en guerre et assailli de tous les côtés par des groupes armés, voyager, avec plusieurs valises pleines de devises, sur un autre continent et se procurer des hélicos pourris.</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il est temps, grand temps même, que le monde sache que des responsables maliens sont capables, pendant que les soldats maliens tombent au front comme des mouches, de monter de fausses opérations d’achats d’équipements militaires ;de négocier ce matériel avec des rebelles d’autres continents, et empocher illégalement des milliards sous forme de commissions.</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aujourd’hui, disions-nous, nous ne ménageons aucun effort pour expliquer, c’est notre travail, à l’opinion nationale et internationale, que malgré le boucan que le gouvernement fait, il ne contrôle pas le tiers de son territoire ; que le drapeau malien ne flotte pas dans des zones situées à moins de cent kilomètres de Bamako.</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Que pour qu’elles se déplacent à l’intérieur du pays, nos autorités ont besoin du concours, de l’assistance, de l’appui et de l’accompagnement de la Minusma ; qu’elles ne peuvent se rendre à Kidal sans l’autorisation expresse de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad).  </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À présent, il est temps de dénoncer, dénoncer vigoureusement, l’attitude de ces ministres et députés hommes d’affaires, celle de ces officiers-supérieurs commerçants. Il est temps de dénoncer ou renoncer…</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Renoncer ? Oui renoncer, car, c’est aussi prendre une décision, celle d’abandonner ; faire comme ces gouvernants qui, aveuglés par les avantages et les attributs du pouvoir, feignent d’ignorer la triste réalité ; celle de voir son pays brûler et ne rien dire ; celle de se rendre coupable et, en même temps, complice d’un chaos programmé ; de faire le choix de répondre, de tout cela, un jour devant l’histoire. Le réveil pourrait être brutal ! </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi d’Entente Nationale :   La seconde mort du Capitaine «Bad» et ses hommes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/loi-dentente-nationale-la-seconde-mort-du-capitaine-bad-et-ses-hommes-2833341.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/03/loi-d-entente-nationale.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:24:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour soutenir notre thèse, selon laquelle la loi d’entente nationale est une loi qui encourage l’impunité et fait plus de dégâts et de frustrations qu’elle n’en résout, nous vous proposons ici un article d’un excellent confrère paru dans le non moins excellent hebdomadaire, Jeune Afrique. Le «papier» explique dans les détails comment ce massacre a été perpétré et sa (re) lecture nous conforte dans notre idée, selon laquelle, la loi en question consacre une seconde mort pour le Capitaine Sekou Traoré, alias «Bad» et ses hommes ; sans oublier toutes les autres victimes civiles et militaires tombées depuis 2012. Lisez.</span></i></b></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins aux États-Unis. Il revient cette semaine sur l'attaque d'Aguelhok par le MNLA et Ansar Eddine, pendant la guerre au Mali.  </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lorsque les rebelles entament les hostilités à Aguelhok, la garnison de 200 hommes dirigée par le capitaine Sékou Traoré (alias "Bad") n’est pas surprise. La veille, l’alerte a déjà été donnée, conséquence de <a href="https://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120118155204/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="color: windowtext;text-decoration: none">l’attaque de Ménaka</span></a>. Mais, par cette nuit du 17 au 18 janvier, l’ennemi est bien là, commandé par un déserteur de l’armée malienne, Ba Ag Moussa surnommé "Bamoussa". À l’évidence, les rebelles du MNLA ne sont pas seuls ; des combattants islamistes d’Ansar Eddine, l’organisation islamiste radicale d’Iyad Ag Ghaly sont présents aux côtés des irrédentistes…</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">18 janvier, 3 heures 30 : «ouverture du bal»</span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les rebelles «ouvrent le bal» alors que le jour n’est pas encore levé. Il s’agit là d’une vieille tactique touarègue, d’ailleurs utilisée par les jihadistes. Elle permet de prendre au dépourvu un adversaire qui, a priori, sort du sommeil et ainsi, de profiter d’un moment de flottement dans ses rangs. Cependant, à Aguelhok, les soldats sont sur le pied de guerre. Ils ripostent aux premiers tirs qui fusent vers 3h30, tandis que les rebelles entreprennent de neutraliser le réseau téléphonique. Aux environs de 4h30, ces derniers s’infiltrent dans la localité. De la sorte, profitant du couvert des bâtiments, ils masquent leur approche en direction du camp militaire.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Contrairement à ce qui s’est produit à Ménaka, l’opération semble beaucoup mieux préparée.</span></b></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En périphérie du gros village, ils séquestrent les enseignants et étudiants de l’Institut de formation des maîtres (IFM). Ils peuvent dès lors en occuper les installations pour les transformer en base de feu d’où ils arrosent la garnison à la mitrailleuse lourde, au RPG-7 et au mortier. Certains insurgés se positionnent également sur les toits. De là, ils peuvent "allumer" au fusil de précision, à la mitrailleuse légère PKM et à la Kalashnikov les défenseurs. L’infirmerie est le premier édifice touché par les salves. Contrairement à ce qui s’est produit à Ménaka, l’opération semble beaucoup mieux préparée. Les insurgés ont un plan, ils tirent parti de la géographie du terrain, disposent de renseignement sur l’agencement du camp… Très vite, dans le sud du pays, la rumeur court que, sans aide, Aguelhok tombera bientôt. Le MNLA revendique d’ailleurs sa capture.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aguelhok tient bon, l’opération de secours échoue</span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En dépit d’une situation difficile, la garnison résiste. Galvanisés par "Bad" les soldats maintiennent les irrédentistes à distance. Mais ils ne se contentent pas de répondre de loin : ils contre-attaquent ! Localisant les agresseurs, ils engagent les blindés légers BRDM-2 face aux 4×4 armés de mitrailleuses lourdes. Contre toute attente, les gouvernementaux réussissent à repousser les combattants du MNLA et islamistes. Ceux-ci, pour se prémunir d’éventuels raids aériens de représailles, contraignent les civils de l’IFM à servir de boucliers humains. Ils pillent le lieu, emportant les téléphones et les ordinateurs, mitraillant les réfrigérateurs. La fusillade perd en intensité entre 17h et 18h. Au cours de ces longues heures, les insurgés auraient perdu de 20 à 35 hommes, tandis que du côté malien, les pertes seraient d’un mort et de 7 blessés.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce même 18 janvier, d’autres gouvernementaux quittent Tessalit. Ils ont pour objectifs de rompre le siège d’Aguelhok, éliminer les insurgés et renforcer la petite garnison. Objectifs trop ambitieux : l’opération, précipitée, avec des moyens limités, tourne court. L’unité est attaquée par un groupe du MNLA que commande Assalat Ag Habi. La veille, celui-ci dirigeait ses hommes contre Ménaka… Si l’on en croit Bamako, l’intervention est un succès : le chef touareg ainsi que 9 de ses hommes auraient été tués, 4 véhicules auraient été détruits… Pourtant, les gouvernementaux font demi-tour, sans être parvenus à chasser les rebelles et encore moins à faire la jonction avec les forces implantées à Aguelhok. C’est donc bel et bien un échec.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">
<strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La bataille de l’oued Imenzad,</span></strong></span></b></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les insurgés ne laissent aucun répit à la garnison</span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Bamoussa n’ignore pas que les heures sont comptées avant que les militaires ne réitèrent. Cependant, lui non plus ne lâche pas l’affaire. Il réorganise son dispositif : un groupe mènera un nouvel assaut contre le camp militaire après l’avoir "usé".  Un autre groupe est chargé de bloquer l’arrivée d’éventuels secours gouvernementaux. Le jour meurt à peine que des éléments irrédentistes se placent en embuscade. Ils choisissent judicieusement les endroits, sur des points de passage obligés, le long des itinéraires qui conduisent à Aguelhok. Dans la localité, les habitants évacuent en catastrophe. </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les rebelles vérifient les identités de chacun, s’assurant qu’aucun militaire ne se cache parmi eux. Le siège du camp militaire se poursuit, ponctué d’échanges de tirs. Les insurgés ne laissent aucun répit à la garnison. Ils exercent une pression psychologique sur les défenseurs dont les nerfs sont mis à vif par les fusillades que déclenche l’adversaire. À chaque instant, l’assaut peut survenir. Et surtout à l’aube. De fait, les soldats dorment peu. La tension et les détonations les maintiennent éveillés. L’atmosphère est électrique. Les stocks de munitions diminuent.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le commandement décide donc d’une seconde tentative pour briser l’étau qui enserre Aguelhoc. Elle est lancée de Gao le 19 janvier. La colonne est formée autour de l’Échelon tactique interarmes (Etia) local. Il se compose de la milice arabe du colonel Mohamed Ould Meydou (qui commande d’ailleurs la colonne) et de militaires, notamment avec des véhicules blindés BRDM-2. </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Fort d’un réseau d’informateurs bien établi, le MNLA apprend rapidement ce qui se trame. L’élément "embuscade" du MNLA (probablement renforcé par des combattants d’Ansar Eddine) à l’affût depuis la veille, n’a plus qu’à "cueillir" les Maliens qui foncent vers le Nord. Les faits démontrent que les gouvernementaux sont relativement confiants. Ils paraissent convaincus que leur adversaire ne sera pas de taille et qu’il se dispersera dans la nature sitôt confronté à la puissance de feu de l’Etia…</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le 20 janvier, la colonne atteint l’oued Imenzad, à une quinzaine de kilomètres au sud d’Aguelhok. Jusque-là, le périple s’est déroulé sans anicroche notable. Militaires et miliciens  s’engouffrent donc sans méfiance. L’itinéraire n’est même pas "éclairé" par des reconnaissances terrestres voire aériennes… Le piège se referme alors, brutalement. Les insurgés se dévoilent. Ils font pleuvoir un déluge de balles de DShK et de ZPU. Les hommes de l’Etia, empêtrés avec les camions de ravitaillement lourdement chargés ne peuvent manœuvrer aussi agilement que l’ennemi. C’est un carnage.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Plusieurs dizaines de miliciens et soldats sont tués (entre 50 et 101 morts selon les sources, le premier chiffre, bien qu’élevé, paraissant le plus proche de la réalité), de 1 à 5 BRDM-2, une quarantaine de camions et 4×4 détruits. À quoi s’ajoutent entre 25 et 65 prisonniers, 26 véhicules capturés. Ce bilan fourni par le MNLA doit évidemment être considéré avec prudence, Bamako n’admettant qu’une dizaine de morts. Mais, au-delà des batailles de chiffres, deux choses sont sûres : l’armée malienne a subi des pertes et la colonne de secours n’est pas passée.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À Aguelhok, la situation est désormais désespérée. Depuis plus de 48 heures, la garnison est coupée du reste du Mali, harcelée. Faute de munitions, les militaires ripostent de moins en moins, permettant ainsi à l’adversaire de s’enhardir, d’être plus précis dans ses tirs. Les soldats comprennent qu’ils ne doivent attendre aucun secours de l’extérieur. L’armée malienne est clairement incapable de franchir le terrain qui la sépare du poste avancé. La faiblesse des moyens aériens handicape un aléatoire ravitaillement aérien (dont personne ne semble d’ailleurs avoir l’idée à ce moment-là). Quant à une troisième tentative, elle exige des moyens plus conséquents pour avoir une chance de réussir. Or, ce temps, les défenseurs d’Aguelhok ne l’ont plus.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">24 janvier 2012 : crépuscule sanglant sur Aguelhok</span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le 21, les rebelles annoncent qu’Aguelhok est entre leurs mains. Là encore, l’allégation est fausse. La garnison agonise, mais tient toujours. Finalement, <a href="https://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120213133233/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="color: windowtext;text-decoration: none">l’assaut est donné le 24 janvier</span></a> vers 05h00. Les militaires n’ont plus de cartouches ; ils déposent les armes. D’une certaine manière, ils n’ont pas été vaincus. Ceux qui se rendent sont alors ligotés. La plupart d’entre eux sont exécutés peu après, à commencer par le capitaine Sékou Traoré : balle dans la nuque ou égorgés. Ils paient ainsi leur pugnacité ainsi que les pertes subies par leurs meurtriers. Un premier bilan évoque 41 morts. Chiffre qui grimpe ensuite à 82 tués.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le 1<sup>er</sup>février 2012, le président Amadou Toumani Touré évoquera 95 morts. Enfin, l’Association malienne des droits de l’homme parle de 153 morts… La Cour pénale internationale (CPI) dans un rapport sur la situation au Mali (en date de janvier 2013) mentionne quant à elle de 70 à 153 victimes (reprenant des sources diverses).</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le courant du 24 janvier, une troisième opération de secours est initiée par le colonel Ag Gamou, cette fois-ci depuis Kidal. L’Etia qui en constitue la composante principale bénéficie – enfin – d’un appui aérien, avec les hélicoptères de combat Mi-24D Hind basés à Gao (ce qui implique des points de ravitaillement en carburant au sol, les Hind n’ayant pas le rayon d’action suffisant). Les insurgés ont appris à les redouter en 2008. Tout comme ils redoutent Ag Gamou. La menace est sérieuse, contraignant donc les rebelles à se retirer d’Aguelhok. </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"><a href="https://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120126152511/mali-aqmi-rebellion-touaregue-nordnord-mali-l-armee-decouvre-les-corps-d-une-quarantaine-de-militaires-a-aguelhok.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="color: windowtext;text-decoration: none">En arrivant le 25 janvier, les gouvernementaux découvrent les corps de leurs camarades militaires,</span></a> gardes nationaux et gendarmes, atrocement assassinés. En tout, durant la bataille d’Aguelhok (opérations des colonnes de secours comprises), 116 hommes des forces armées auraient été tués.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Qui est responsable du massacre ?</span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le MNLA ne tarde pas à affirmer qu’aucun massacre n’est survenu à Aguelhok. Pour les cadres du mouvement, les prisonniers maliens auraient perdu la vie lors de raids aériens lancés par le gouvernement. Des officiers de la DGSE malienne auraient alors orchestré toute une mise en scène, entravant les corps avant de tirer une balle dans la tête des dépouilles. Cette explication prêterait à sourire si elle n’était pas aussi tragique. L’examen des photos et vidéos des cadavres suffisent à établir que soldats et paramilitaires n’ont pas été mutilés par des balles de mitrailleuses de type "Gatling" de 12,7 mm des Mi-24, qu’ils n’ont pas été mis en charpie par des éclats de roquettes air-sol de 57 mm. Alors, qui est coupable ? Ansar Eddine ? Aqmi ? Ou encore des éléments incontrôlés du MNLA ?</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans un premier temps, le rapport d’une commission d’enquête malienne, remis le 22 février 2012, accuse le MNLA et Aqmi. Dès le 26 janvier, Bamako affirme qu’Aqmi est présent aux côtés du MNLA. La diplomatie française est, elle, sceptique sur ce point. En revanche, la présence d’Ansar Eddine à Aguelhok ne fait aucun doute : elle est d’ailleurs mentionnée par des porte-paroles de l’organisation islamiste. Le 14 mars 2012, le groupe radical islamiste le confirme, précisant que les prisonniers qu’il détient sont bien traités. Sauf preuve du contraire, les jihadistes d’Aqmi ne semblent pas se battre à Aguelhok entre le 18 et le 24 janvier 2012…</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ne restent donc que le MNLA et Ansar Eddine. En dépit des déclarations des représentants de l’organisation installés à l’étranger, le comportement des irrédentistes est loin d’être toujours irréprochable : pillages, viols, voire meurtres. Exactions qui semblent commises par une frange opportuniste du MNLA : trafiquants, bandits du désert… Ceux-là mêmes qui intégreront les rangs d’Ansar Eddine contre monnaie sonnante et trébuchante, quelques semaines plus tard… Les soupçonner d’être les criminels d’Aguelhok, en compagnie d’islamistes zélés d’Iyad Ag Ghaly, n’a donc rien d’absurde.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les deux vérités</span></strong></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">"Criminels" car c’est bien de cela dont il est question : le massacre perpétré est un crime de guerre. Indéniablement. Presque un an après les faits, le 16 janvier 2013, la Cour pénale internationale (CPI) ouvre d’ailleurs une enquête sur sollicitation des autorités maliennes (en date du 13 juillet 2012). Le long processus de collecte d’indices, de recueil de témoignages a commencé. Espérons qu’il permettra de connaître enfin la vérité. </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quant au capitaine Sékou Traoré et à ses hommes, ils sont considérés comme des héros par les Maliens. Sentiment encouragé par la nécessité pour Bamako de créer des figures exemplaires, des hommes qui font l’Histoire du pays afin de lui donner toute les chances pour qu’existe un avenir. Derrière ce vernis épique qui rend les tragédies plus supportables, il y a néanmoins une autre vérité : la bravoure du capitaine Sékou Traoré et de ses hommes n’est pas un mythe.</span></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2074510068msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mohamed Ag Aliou avec Jeune Afrique</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non au referendum…  Tous contre la révision</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/non-au-referendum-tous-contre-la-revision-2833327.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de notre rôle d’information, de communication, d’éveil des consciences ; bref, de service public, nous avons décidé au sein de la rédaction, comme ce fut le cas il y’a deux ans, de nous intéresser de près à la révision constitutionnelle que l’on veut imposer au peuple malien. </em></strong>

Cette fois, nous avons estimé qu’il fallait créer une rubrique hebdomadaire pour cette cause. Dans les colonnes dédiées à cet effet, nous allons essayer, toutes les semaines, d’expliquer aux Maliens que l’actuelle constitution est désuète, qu’elle a besoin d’être révisée,  mais que les conditions sont loin d’être réunies pour cela et que la volonté des plus hautes autorités à le faire est, non seulement commandée de l’extérieur, mais aussi, entourée d’inqualifiable mauvaise foi. Pour cette première, nous nous intéressons à ce que dit l’actuelle loi fondamentale pour ce qui concerne son changement.

«L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres.

La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvée par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision».

Le constitutionnaliste a été très clair en 1992 et le peuple y a adhéré. Aucune révision n’est possible si l’intégrité territoriale du pays est menacée. C’est d’ailleurs l’argument avancé en 2017 par certains farouches soutiens de 2019, à commencer par le ministre chargé des réformes, Amadou Thiam, qui n’est autre que l’ancien vice-président de «An te A bana». La plateforme qui a fait échouer le projet à l’époque, avec, il faut insister là-dessus, la majorité du peuple malien.

Aujourd’hui, même si, officiellement, ce cadre n’existe plus, ses plus importants militants et responsables sont toujours dans la même logique de lutte contre le référendum à travers une nouvelle plateforme : «Anw Ko Mali». Les arguments n’ont pas changé et sont toujours d’actualité : «La situation du pays ne se prête à aucune révision constitutionnelle», «réviser, c’est violer la Constitution», etc.

Et puis, de 2017 à nos jours, qu’est-ce qui a réellement changé du point de vue du recouvrement de notre intégrité ? Rien. Au contraire, chaque jour que Dieu fait, nous perdons le contrôle d’une portion de notre territoire.

<strong>MK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre&#45;Mali : en attendant la récolte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/centre-mali-en-attendant-la-recolte-2833337.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:18:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout le monde se réjouit, depuis quelques semaines, de la relative accalmie perceptible dans le centre de notre pays. Certains, veut-on dire, brandissent les arguments, discutables, selon lesquels il n’y a plus de massacres depuis un certain temps dans la région de Mopti où règne une relative paix.

Comme d’habitude, ne jubilons-nous pas un peu trop tôt ? Nous pensons, pour notre part, malheureusement, que oui. Soyons patients, nous dit un de nos lecteurs et attendons la fin de la saison des pluies et des récoltes.

Pourquoi ? Parce que, dit-il, d’abord, les tueries n’ont pas cessé, seulement, elles ne se font pas en masse. Sinon, précise-t-il, chaque jour, au moins, deux personnes sont tuées dans le centre du pays. Aussi, pense-t-il, la période est très défavorable aux déplacements à cause des pluies et des inondations ; ce qui oblige les uns et les autres à rester sur place.

Une autre raison de cette relative accalmie, c’est, selon notre interlocuteur, la culture des champs qui occupe les hommes. Patientons, conseille-t-il, et attendons la fin de l’hivernage.

<strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sobane&#45;Da : la Minusma donne raison à l’ancien gouverneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sobane-da-la-minusma-donne-raison-a-lancien-gouverneur-2833318.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:17:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il n’y a plus aucun doute, à Sobane-Da, selon un rapport de la Minusma, contrairement aux allégations du maire, ce sont 35 personnes qui ont trouvé la mort. C’est donc le gouverneur d’alors, le Général de Brigade Sidi Touré, qui avait raison. </strong>

D’ailleurs, qu’est-ce qu’il gagnait à mentir sur le nombre de mort de Sobane-Da, alors que quelques mois auparavant, il avait entouré le bilan d’Ogassagou (et d’autres drames) de la plus grande transparence ? Quel intérêt avait-il à mentir sur un bilan qui aurait fini, tôt ou tard, par se savoir ?

Il a donc été vilipendé, relevé, comme c’est souvent le cas dans ce pays, pour d’autres raisons. Nous attendons des excuses ou, en tout cas, une réhabilitation de la part de ceux qui se croient tout permis. D’ici là, sachez qu’ils que, selon un rapport d'enquête de la Minusma publié jeudi 8 août 2019, «35 membres de la communauté dogon ont été tués» dans l'attaque de Sobane-da.

«Une trentaine de jeunes peuls des villages voisins a été identifiée par des témoins» au cours de cette attaque. Trente-deux (32) personnes ont été brûlées ou asphyxiées, 3 tuées par balles et 289 villageois réfugiés à Koundou et Sorou y sont toujours» selon les enquêteurs.

«Aucune indication n'a permis de démontrer que l'attaque a été menée pour des motifs religieux», a précisé la Minusma au terme de l'enquête. «La condamnation des auteurs de ces crimes est la condition sine qua non d'un retour à la paix et au vivre ensemble au Centre Mali», selon Annadif, le Représentant du Secrétaire général de l'ONU au Mali.

<strong> </strong><strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi d’entente nationale : L’exonération des crimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/loi-dentente-nationale-lexoneration-des-crimes-2833345.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il existe désormais au Mali une loi d’entente nationale. Elle couvre les crimes commis depuis 2012. L’idée qui sous-tend cette tellement contestée loi, c’est la recherche de la paix et le pardon, dit-on. </span></b></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Par devoir national, la présente loi offre, dans les conditions fixées aux chapitres  II, III et IV (…) : le bénéfice du Pardon national à toute personne ayant commis ou ayant été complice des faits visés par l’article 3 (voir loi d’entente nationale)…». Un extrait de la loi que vient de promulguer le président de la République est relative aux crimes commis dans le cadre de la crise malienne depuis 2012. Dès l’entame de la lecture de ce document, ce qu’on soupçonne, c’est la volonté d’obliger les Maliens à pardonner ; le corps du texte sentune odeur de paix et d’oubli décrétée. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Loin de nous la volonté de jouer aux experts ou aux faux juristes. Notre volonté, ici, est juste de faciliter à nos lecteurs la compréhension de ce document et d’expliquer en français facile la volonté qui se cache derrière cette loi d’entente qui ne fera que cultiver et primer l’impunité dans notre pays. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette loi, disions-nous, prend en compte des crimes commis depuis 2012 ; à savoir la date de l’éclatement de la crise malienne qui a eu pour summum le carnage d’Aguel-Hoc. Elle exclut du champ de la justice et des compétences de nos juridictions plusieurs autres crimes graves commis depuis cette date sous le fallacieux prétexte d’un pardon qu’on veut décréter. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nulle part au monde, vous ne verrez une action du genre aboutir, obtenir des résultats probants. Le pardon, tout le monde le sait, ne se décrète pas, c’est un acte volontaire et on n’a pas besoin d’une loi pour l’imposer.  </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Même dans la religion musulmane (religion majoritaire dans notre pays), quand vous tuez, on vous tue ; à moins que les parents de la victime ou d’autres proches, ayant la qualité, décident, de leur propre chef, sans contrainte aucune, de vous pardonner. </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour étayer notre thèse au sujet de la bizarrerie de cette loi, nous vous proposons quelques autres extraits : «L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne concernée, autre que celles citées à l’article 3 ci-dessus qui, dans un délai maximum de six (6) mois, à compter de la publication de la présente loi au Journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare cesser ses actions et remet les armes, munitions, explosifs et tout autre engin en sa possession.» </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne, recherchée à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou de plusieurs faits visés par  l’article 3 ci-dessus, qui, dans un délai maximum de six (6) mois, à compter de la publication de la présente loi au Journal officiel, se  présente volontairement aux autorités compétentes et déclare mettre fin à ses actions.»</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne condamnée par défaut ou par contumace, pour avoir commis un ou plusieurs faits visés par  l’article 3 ci-dessus, qui, dans un délai maximum de six (6) mois à compter de la publication de la présente loi au journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare mettre fin à ses actions.» </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne détenue, non condamnée définitivement, pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou plusieurs des faits visés par l’article 3 de la présente loi.»</span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Et voici le fameux et si ambigu article 3 : «Les dispositions de la présente loi s’appliquent aux faits pouvant être qualifiés de crimes ou délits, prévus et punis par le code pénal malien, les autres lois pénales et les conventions et textes internationaux ratifiés par le Mali en matière de protection et de promotion des droits de l’homme, survenus dans le cadre des évènements liés à la crise née en 2012 et qui ont gravement porté atteinte à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et la cohésion sociale.» </span></p>
<p class="yiv6151001113msonospacing" style="text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Felix Doza</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vérificateur général face à la presse :   Du renouveau dans la vérification des finances publiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/le-verificateur-general-face-a-la-presse-du-renouveau-dans-la-verification-des-finances-publiques-2833340.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:08:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Vérificateur général du Mali Samba Alhamdou Baby a donné vendredi 02 août une conférence de presse dans ses locaux. Objectif : porter à la connaissance des professionnels des médias, le contenu de son récent rapport basé sur les vérifications de performance et de suivi des recommandations. Nous vous proposons l’intégralité de cette conférence de presse.</strong></em>

<em><strong> </strong><strong>De façon générale, quel est le bilan des vérifications de votre bureau sur le rapport de 2018 ? Aussi, selon vous, quelle est l’opinion du citoyen malien sur le rapport 2018 du Vérificateur Général ?</strong></em>

Dans un premier temps, je tiens à vous remercier, chers amis de la presse, d’avoir répondu à notre appel. Toute chose qui témoigne de l’importance que vous accordez au bureau du Vérificateur général. D’abord, je tiens à vous faire un bref aperçu de ma vision à travers laquelle je tiens à conduire mon mandat à la tête de cette institution.

Comme vous le savez, j’ai été nommé le 11 avril 2018. J’ai prêté serment le 24 avril du même mois et pris fonction le même jour. Les travaux proprement dits ont débuté en juin 2018. Ce qui veut dire que le rapport annuel est le fruit de six mois de travaux. Ce rapport est alimenté essentiellement de six rapports de suivi, de deux rapports de performance et de deux rapports de vérifications financières.

Après avoir pris service, j’ai décidé de faire un examen approfondi du système de contrôle au Mali et missions assignées au Bureau du Vérificateur Général. En effet, après examen de l’environnement de contrôle, les deux structures de contrôleexternes, le Bureau du Vérificateur Général, comme structure de contrôle administratif indépendante de contrôle externe, et la section des comptes de la Cour Suprême, la gestion supérieure du contrôle des finances publiques, comme contrôle externe juridictionnel. Un autre type de contrôle, le contrôle interne au sein du gouvernement. Il s’agit notamment du contrôle général de gestion des finances publiques et des inspections sectorielles.

Après analyse des missions assignées au Bureau du Vérificateur Général, il existe quatre types de vérifications : la vérification financière, la vérification de performance, l’évaluation des politiques publiques et le suivi des recommandations. Et parmi ces quatre types de vérifications, durant ces quatorze ans, on n’a fait que les vérifications financières. Après ma prise de fonction, j’ai trouvé que (j’en profite pour rendre hommage à mes prédécesseurs)la vérification qui était importante était la performance au niveau national.

Ensuite, nous sommes sortis du budget pour aller vers le budget de résultats qui est une disposition communautaire, notamment dans la zone UEMOA. Et là aussi, il s’agissait de la performance. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de mettre un accent sur la performance au cours de mon mandat à la tête du Bureau.

Le second type de vérification sur laquelle je vais mettre un accent, c’est l’évaluation des politiques publiques. Cette dernière vérification ne peut se faire que par saisine du président de la République, du gouvernement ou du parlement. C’est un avantage pour le pays de faire l’adéquation entre les ressources et les moyens mis à la disposition de nos politiques, afin de voir si les objectifs des missions ont été atteints ou pas. Une approche qui aide le décideur à réaffecter les ressources en cas de besoin.

Le troisième type, c’est le suivi des recommandations. À ce niveau, il s’agit des normes internationales qui l’exigent à toutes les structures de contrôle externes. Cela a l’avantage de rendre une administration plus performante dans une amélioration continue. Après toute vérification, il est nécessaire de repasser vérifier si les recommandations formulées ont été prises en compte ou pas. Je  tiens à signaler que la communication est aussi un axe de notre vision.

Maintenant, pour répondre à votre question, je dirais simplement que le rapport 2018 comporte dix missions de vérifications, dont six suivis, deux vérifications financières sur saisine des populations, parce qu’on a mis l’homme au centre de nos vérifications, et deux vérifications de performance. Les deux vérifications financières sur saisine de la population sont relatives à la Commune rurale de Baguinéda, ainsi que la vérification au niveau de l’Aéroport du Mali.

Quant aux deux vérifications de performance, elles ont porté sur le CHU Gabriel Touré et la Pharmacie Populaire du Mali. S’agissant de la seconde question, après la remise du rapport au président de la République et aux différents présidents des Institutions, comme l’exige la loi, j’ai rencontré les membres du Conseil national de la société civile pour leur faire un exposé sur le rapport.

Après cela, le 23 juillet, nous avons rencontré la communauté des partenaires techniques et financiers pour leur exposer le contenu du rapport. Très prochainement, nous serons avec la Commission des finances de l’Assemblée nationale. En tout cas, l’intérêt c’est la façon de porter à la connaissance des uns et des autres le contenu du rapport.

<em><strong> </strong><strong>Au regard des irrégularités décelées au niveau de la Commune rurale de Baguinéda, peut-on conclure que les collectivités ne sont pas suffisamment outillées pour appliquer les règles de gestion des finances des collectivités territoriales ? Quelles sont les dispositions prises pour que le rapport soit accessible à un plus grand nombre de Maliens ?</strong></em>

Concernant la première question, certes il y a eu des déperditions au niveau de la Commune rurale de Baguinéda. Mais nous, on ne déduit pas, on a constaté que les irrégularités dépassent quatre fois le budget de cette commune. Cette commune est un cas, mais il peut y avoir d’autres communes qui gèrent bien leurs ressources. Raison pour laquelle nous ne déduisons pas que les communes ne sont pas outillées pour mieux gérer les ressources. Onne peut pas objectivement généraliser à partir d’un seul cas.

Concernant la seconde question, je viens de dire que nous avons tenu des rencontres avec les membres de la société civile, les partenaires techniques et financiers, aujourd’hui avec la presse, et très prochainement ave la commission des finances de l’Assemblée nationale. Aussi, nous passerons par certains canaux de sensibilisation et d’information pour rendre le rapport accessible à un plus grand nombre de Maliens.

<em><strong>Ce rapport 2018 comporte six missions de suivi des recommandations, deux rapports de performance et deux rapports de vérifications financières. Alors, pourquoi ce choix de plus de suivis des recommandations en 2018 ? Ce même rapport fait mention de certaines nouveautés comme des irrégularités financières et administratives, pourquoi ces changements ?</strong></em>

Les irrégularités financières, c’est pour rester dans le cadre légal et respecter les normes internationales de contrôle. Sur ce point, l’Article 17  de la loi est clair. Le Bureau, après avoir constaté des irrégularités qui portent préjudice à l’Etat, doit saisir la juridiction supérieure de contrôle des finances. Seconde chose, cette saisine ne fait pas obstacle à l’action pénale. Donc, nous, en restant dans les terminologies comme fraude, mauvaise gestion, on empiète sur les compétences soit du Pôle économique, soit de la Section des comptes de la Cour Suprême.

C’est pour ne pas empiéter sur leurs compétences qu’on a décidé de rester dans ce cadre. Nous, notre travail est de constater, mais nous n’avons pas le droit de qualifier. Concernant les suivis des recommandations, c’est pour rendre l’administration malienne plus performante et améliorer la gestion des finances publiques. Ce sont des exigences des normes internationales qui sont appliquées en la matière.

<em><strong>La vérification du CHU Gabriel Touré a révélé une contre-performance qui a pu causer des pertes en vies humaines. Est-ce que vous dénoncez ces pratiques au même titre que les irrégularités financières ? Aussi, au regard des constatations issues de la vérification de la Pharmacie Populaire du Mali, votre rapport évoque près de 5 millions de médicaments périmés non détruits. Ne pouvons-nous pas conclure que la Pharmacie Populaire du Mali pourrait distribuer des médicaments nocifs à la santé de la population ?  </strong></em>

<strong> </strong>Du CHU Gabriel Touré à la Pharmacie Populaire du Mali, nous avons entrepris des vérifications de performance qui consistent à examiner de façon objective et fiable des activités et des programmes. C’est une manière de vérifier les critères d’efficience et d’efficacité qui ont été pris en compte.

Effectivement, on a constaté au niveau de la Pharmacie Populaire du Mali, plus de cinq millions de médicaments périmés entreposés au milieu de ceux qui n’étaient pas périmés. Une vérification est basée sur des preuves, c’est-à-dire sur des choses qu’on peut vérifier. Donc, nous ne pouvons pas dire que la Pharmacie Populaire du Mali a mis à la disposition de la population des médicaments périmés. Nous n’avons pas les preuves. Et aussi, cela n’est pas notre mission. Toute constatation mentionnée dans le rapport est vérifiable et nous avons les preuves pour cela.

<strong> </strong><strong>Transcription F. DOZA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement du projet Redevabilité publique et participation des femmes…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lancement-du-projet-redevabilite-publique-et-participation-des-femmes-2833325.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 01:04:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Améliorer le bien-être socio-économique des femmes et des filles grâce à une meilleure livraison de service public. C’est l’un des objectifs recherchés par le projet Redevabilité publique et participation des femmes au Mali dont le lancement a eu lieu le jeudi 8 août à l’hôtel Sheraton de Bamako.</em></strong>

C’était sous la présidence de Dr. Boubou Cissé, Premier ministre. Lequel avait à ses côtés le Vérificateur général, M. Samba A. Baby, le président du Conseil national de la société civile, Bourehima Allaye Touré, Mme Michèle Akpou, cheffe du Projet RPPFM, l’ambassadeur du Canada au Mali, M. Louis Verret, et le maire de la commune IV, M. Adama Berthé.

<strong><em> </em></strong>Financé par le Canada à hauteur de 4 milliards de francs CFA sur une durée de 4 ans, ce projet vise à améliorer le bien-être socio-économique des femmes et des filles grâce à une meilleure livraison de service public et permettra de mieux faire connaître les pièges et les coûts sociaux de la corruption au Mali.

Le projet «Redevabilité publique et participation des femmes au Mali» a pour objectif essentiel de renforcer trois acteurs clés, à savoir le Bureau du Vérificateur général du Mali, le Pôle économique et financier du ministère de la justice ainsi que les comités de veille citoyenne de la société civile dans leurs plaidoyers en faveur d’une imputabilité accrue et d’une participation effective des femmes dans la sphère publique.

Le projet RPPFM se justifie par un certain nombre de constats. Selon le rapport 2015 sur l’indice de perception de la corruption à travers le monde, le Mali se classe 95<sup>ème</sup>sur 167. Cette situation entraîne un impact sur la livraison des services publics où le Mali se classe 179<sup>ème</sup>sur 187.

Partant de cela et vu que les femmes et les enfants font partie des couches les plus vulnérables et donc, plus durement touchés par cette situation, le projet s’articule autour de trois composantes: la surveillance améliorée par le gouvernement de la mise en œuvre des politiques et des programmes sexo-spécifiques au Mali, les pratiques de lutte contre la corruption, intégrant les manifestations sexo-spécifiques améliorées et la mobilisation accrue des femmes membres de la société civile, pour la promotion de la bonne gouvernance.

Selon Michele Akpou, les actions du projet visent en outre à atteindre certains résultats. Il s’agit notamment de rendre crédible et indépendant un Bureau du Vérificateur général doté d’une expertise reconnue dans la pratique de contrôle des finances publiques ; mieux outiller les pôles économiques et financiers dans les techniques d’investigations ; mieux former une nouvelle génération d’auditeurs de justice pour lutter contre la corruption ; former un vivier d’au moins 200 femmes en technique de lobbying et plaidoyer dans le contrôle citoyen et la défense des droits des femmes ; et former des comités de veille citoyenne à la participation citoyenne.

«…l’incapacité à lutter contre la corruption est un problème comportemental, nous devons nous-mêmeschanger pour un meilleur développement»,a laissé entendre Dr. Boubou Cissé.Pour lui, ce projet marque une nouvelleère et il s’est par ailleurs réjouidu lancement des activités du projet «Redevabilité Publique et participation des femmes au Mali (RPPFM).

<strong>F. Doza</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Orange&#45;Mali : les gros  arnaqueurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/orange-mali-les-gros-arnaqueurs-2833331.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/orange-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Aug 2019 00:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour faire comme les metteurs en scène, nous dirions que cette brève est «tirée d’une histoire réelle». Elle a été vécue, plusieurs fois, par plusieurs de nos collaborateurs et c’est cela qui nous a d’ailleurs incité à faire ce «papier».

Il s’agit pour nous d’ouvrir les yeux de nos compatriotes sur l’arnaque quotidienne à laquelle s’adonne la société de téléphonie mobile Orange dans notre pays et sous d’autres cieux.

Il vous arrive (chacun a dû le vivre à un moment ou un autre) que vous fassiez plus de 3 minutes d’attente d’un service et vous recevez un message qui indique que l’appel manqué vous a coûté 10FCFA (sans être satisfait donc et pour un service non rendu).

Si on prend seulement 2 millions de clients par jour, cela équivaut à 20 millions de FCFA pour un service non rendu (zéro satisfaction). En un mois, à savoir 30 jours, Orange empoche la coquette somme de 600 millions ; en une année, à peu près 7 milliards 300 millions (faites le calcul vous-mêmes).

Si on tient compte des autres services (répondeur entre clients et le reste), les gains d’Orange sur des services non rendus sont incommensurables.

<strong> </strong><strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Banque mondiale : de réelles difficultés pour le décaissement des fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/mali-banque-mondiale-de-reelles-difficultes-pour-le-decaissement-des-fonds-2831862.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 11:48:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Banque mondiale alloue des fonds à notre pays, mais il est difficile de mettre la main sur l’argent. En pratique, seulement 18% sont décaissés. Pourquoi un tel blocage ?</em></strong>

<strong> </strong>Les fonds alloués à notre pays par la Banque mondiale ne sont pas décaissés à hauteur de souhait. Si l’on se réfère aux explications d’un spécialiste des finances, qui affirme que ce faible décaissement est dû aux promotions faites aux cadres incompétents.<strong> </strong>

<strong> </strong>Surfacturations, achats d’avions à des coups faramineux, engrais frelatés, insécurité galopante avec assassinats d’hommes, la liste n’est pas exhaustive.Parallèlement à ces pratiques, se dresse la mauvaise gouvernance marquée par le faible décaissement des fonds mis à la disposition du Mali par les institutions internationales.

Le cas de la Banque mondiale est éloquent. Dans l’anonymat, un cadre du monde financier nous confie que le Mali n’a pas dépassé la barre des 18% de décaissement des fonds de cette institution financière mondiale. Ce qui fait que, précise-t-il, les fonds restants sont retournés à la source automatiquement. De quoi susciter de réelles interrogations : Qu’est-ce qui est à la base de ce faible décaissement ? Est-ce par manque de projets d’investissements ou la non-maîtrise des procédures de décaissement ?

Sur ces questions, notre interlocuteur est clair : «C<em>’est l’incompétence avérée de ceux-là chargés de décaisser ces fonds. Nommés à ces postes par affinités politiques, sociales, ces cadres manquent de compétences requises pour faire bouger les lignes. Ils n’ont aucune maîtrise de la finance et des procédures de décaissement… Une fois le délai dépassé, l’argent retourne à son expéditeur. Le peu décaissé ne couvre pas les besoins des Maliens d’où la conjoncture économique difficile.</em>»

Le seul fautif de cette situation est le premier responsable du pays, pointe-t-il, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, qui a fait des nominations de complaisance. Ces cadres promus viennent pour la plupart du parti présidentiel et des partis alliés. Ces cadres ont accompagné le chef de l’Etat à accéder à la magistrature suprême, en compensation de leur soutien.

«On les place dans les structures de l’Etat. Peu importe leur compétence professionnelle. Ce sont des nominations par complaisance qui ont eu raison du Mali sous IBK», a-t-il martelé. Avant d’ajouter : «Lui qui disait qu’il n’y aura pas de partage de gâteau, au lendemain de son élection en 2013, a foulé aux pieds toutes les règles d’éthique en matière de nomination. On a vu toutes sortes de nominations. La pléthore des membres du gouvernement nous en dit plus sur ces nominations par complaisance.

Dans l’équipe gouvernementale, on y trouve des départements ministériels sans services centraux. Ces ministres ne gèrent que le département. Au lieu de former une équipe réduite avec une feuille de route, le président préfère multiplier les ministères, histoire de donner satisfaction à ses proches, amis politiques».

Un autre mal à la base de la mauvaise gouvernance est l’instabilité gouvernementale. De 2013 à aujourd’hui, il y a 6 Premiers ministres, sans compter les nombreux réaménagements. À chaque nomination de PM, on met en place une nouvelle équipe gouvernementale. Des ministres sont remerciés en l’espace de 3 mois, 6 mois. Or, ces pratiques sont à la base de la dévalorisation de la fonction ministérielle. IBK a usé plus de 100 ministres. Un chiffre record dans l'histoire de la démocratie malienne.

Il en est de même pour les autres fonctions administratives. Partout, on voit des cadres incompétents, de véritables amateurs au détriment du professionnalisme, relayé au second plan. À ce rythme, le pays risque de rompre avec certains investisseurs qui jugent les actions gouvernementales sur la base des compétences avec obligation de résultats.C'est dommage qu'il en soit ainsi.

L'ex-ambassadeur d'Allemagne, avant de quitter le Mali, a mis le pied dans le plat : «Je n'encouragerai aucun Allemand à investir au Mali vu l'état de la corruption de la justice». Une pique qui donne à réfléchir.

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<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Incapable de ramener la paix chez nous : la Mauritanie vient à notre secours</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/incapable-de-ramener-la-paix-chez-nous-la-mauritanie-vient-a-notre-secours-2831852.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 11:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Vous vous souviendrez, sans doute, au début de la crise que notre pays traverse, quand, pour des raisons de poursuites de terroristes, l’armée mauritanienne a fait irruption sur le territoire et mener tranquillement ses opérations. </em></strong>

À l’époque, tous ont dénoncé cette situation et l’argument avancé était le droit de poursuite que le Mali avait accordé à certains de ses voisins. En fait, notre pays commençait simplement à perdre sa souveraineté et son honneur, en même temps.

Pour nous prouver que nous sommes véritablement un Etat en faillite avec des autorités incapables, ce pays s’autoproclame médiateur entre nos communautés et vient, à travers ses dirigeants, les mettre d’accord sur notre propre territoire. Sans aucune autorisation.

Le dernier acte en date est la signature, sous l’égide du pays d’Aziz, d’un accord entre les tribus d’Oulad-Ish et Tourmouz, dans la région de Tombouctou, pour une trêve et un cessez-le-feu définitif entre les deux communautés.

Toutes les précautions nécessaires, selon une source mauritanienne, ont été prises pour que les combats ne reprennent pas entre elles sans oublier des mesures de sécurisation des populations. Et dire que les protagonistes ont plus confiance en la Mauritanie qu’en leur propre pays, le Mali.

&nbsp;

<strong>M.T</strong>

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<title>Route Bamako&#45;Kayes : entre épreuve d’orientation et parcours du combattant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/route-bamako-kayes-entre-epreuve-dorientation-et-parcours-du-combattant-2831849.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 11:31:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La route nationale 5 est dans un état de dégradation très avancé. Du coup, aucune possibilité de circuler sur cette voie jonchée de nids de poule et de crevasses. Une inquiétude pour les passagers et usagers qui interpellent le gouvernement jusque-là muet face à ces cris de détresse lancés de part et d’autre. </em></strong>

<strong> </strong>Le dimanche 21 juillet, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi, et les membres de son cabinet qui revenaient d’une mission à Kayes, ont dû constater avec amertume l’état impraticable de la route nationale 5 reliant Bamako au Sénégal, en passant par la première région du Mali, Kayes.

Il faut espérer le ministre Arbi en informe son collègue en charge de la question afin que celui-ci réhabilite dans un bref délai cette route par laquelle les marchandises et autres biens importés via le port Autonome de Dakar regagnent Bamako.

La route Bamako-Kayes n’est plus praticable. Ce qui oblige les automobilistes à rouler à ralenti. Sur au moins 120 km, les automobilistes sont dans l’obligation de rouler en mode tortue au risque de se retrouver dans une situation dangereuse. Ce qui oblige même certains à se frayer un chemin autre que la voie principale.

En effet, le danger est énorme, car rouler sur la route Bamako-Kayes est une façon de lutter avec la mort. Alors que l’axe Bamako-Kayes reste l’une des voies les plus pratiquées au Mali. Parcequ’une grande partie des produits alimentaires et gaziers provient du Sénégal voisin dont le port Autonome sert de lieu de ravitaillement du Mali. Il est alors urgent que les autorités se montrent responsables sur la question. Car il s’agit de la vie des personnes, des citoyens maliens, qui est en jeu.

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social et sa délégation en ont vécu l’amère expérience. Contrairement au ministre de la Santé, Michel Hamala Sidibé, qui a préféré l’avion, s’éloignant du coup de réalités que vivent au quotidien les usagers de la route Bamako-Kayes.

Entre Nids de poule, crevasses, tout au long de la route, les automobilistes sont contraints à une épreuve d’orientation et à un parcours du combattant. Les usagers de cette route souffrent le martyre et ne savent plus à quel saint se vouer. En attendant que le gouvernement sorte de son engourdissement !

<strong> F. </strong><strong>Doza</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dialogue politique inclusif :   Qu’en sera&#45;t&#45;il du cas Amadou Haya Sanogo et ses compagnons ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dialogue-politique-inclusif-quen-sera-t-il-du-cas-amadou-haya-sanogo-et-ses-compagnons-2831856.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 10:50:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Dialogue politique tant souhaité par les différentes composantes du peuple malien se poursuit avec les facilitateurs. Mais le discours qui se tient çà et là, par ceux à même de poser les bases de l’exclusivité de ce dialogue, semble peu s’intéresser à cette question. Alors que la situation actuelle du pays est en grande partie due à ce coup d’Etat.</em></strong>

Tout a commencé un 17 janvier 2012 où l’une des garnisons dans le nord du Mali a été attaquée par des rebelles touareg. Le mouvement national de libération de l’Azawad, en attaquant la garnison de Ménaka, une ville du nord située à environ 1200 km de Bamako, a enfanté la plus grave crise que vivent les Maliens jamais connue par le passé.

En deux mois, ce sont toutes les localités du nord qui sont tombées aux mains des groupes armées, le MNLA, mais aussi Arçardine, mouvement islamiste qui voulait imposer la charia comme modèle de vie. Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et le MUJAO, un autre mouvement islamiste, deviennent les maîtres du nord. Ceci, pour transformer le Mali en un Etat islamique. Le Mali est désormais l’organisme affaibli et fragile à la portée de toutes sortes de microbes.

Et aujourd’hui, même avec le départ de ces groupes djihadistes cités plus haut, le Mali reste toujours instable et le coup d’Etat perpétré par Amadou Aya Sanogo et compagnie, selon beaucoup d’observateurs avertis, en est le germe principal de l’aggravation de cette situation sécuritaire qui s’est aujourd’hui transportée au centre sur fond de conflits dits interethniques. L’acte perpétré dans la nuit du 21 au 22 mars par le capitaine Amadou Aya Sanogo, et sa clique, leur ont valu la clé de Koulouba.

Un acte que les putschistes auraient justifié par «l’incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens de défendre l’intégrité de notre territoire national». Ce qui, malheureusement, n’a rien changé pour le pays. Aucontraire, ce n’est qu’une kyrielle de faits ignominieux que le peuple retient à ce jour. Malheureusement, cet acte a occasionné la chasse à l’homme et qui aboutira à l’affaire dite des «Bérets Rouges», toujours aux mains de la justice.

Les périodes après-putsch n’ont pas été salvatrices pour le pays et la prise de Kidal, le 30 mars 2012, l’abandon de Gao, et la proclamation de «l’indépendance» de l’Azawad, un 06 avril,  par le MNLA, en sont les mauvais souvenirs parmi tant d’autres. Un coup d’Etat qui a failli couper le pays en deux. Une succession de faits qui restent gravés dans les mémoires et seront sans équivoque ressuscités à l’occasion de ce dialogue.

Lors de la conférence de presse tenue le mercredi 17 juillet dernier à Bamako, les facilitateurs du dialogue politique inclusif ont souligné que «le cas Amadou Aya Sanogo ne sera pas un sujet lors des débats, sauf si les acteurs le suggèrent». Une déclaration quelque peu confuse dans la mesure où l’on parle d’un dialogue politique l’inclusif.

Et faire semblant de laisser de côté le cas Sanogo, fausserait les principes d’inclusivité sur lesquels le triumvirat doit veiller strictement. Au cas contraire, mettre de côté l’affaire coup d’Etat, qui n’est d’ailleurs pas isolé, pourrait reporter d’autres problèmes à l’avenir.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>

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<item>
<title>Super&#45;Tucano : ces autres avions pourris !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/super-tucano-ces-autres-avions-pourris-2831851.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 01:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Que chacun s’en souvienne, avant le scandale des hélicos cloués au sol, il y a eu (il existe toujours d’ailleurs) l’affaire des six super Tucano, mystérieusement ramenés à quatre, achetés au Brésil par le Mali. Une affaire qui, elle aussi, refait, chaque jour, un peu plus, surface avec son lot de révélations.</em></strong>

<strong> </strong>Au Mali, les scandales relatifs à l’achat d’équipements militaires se suivent et se ressemblent. Ils ont pour dénominateur commun le détournement de milliards de nos francs au détriment des pauvres soldats qui tombent comme des mouches, tous les jours, au front dans l’indifférence totale de nos dirigeants sans foi, ni loi.

À commencer par le président de la République, soi-même. Un grand irresponsable, devant l’Eternel, pour ce qui concerne son comportement vis-à-vis de la gestion de la crise malienne et de la souffrance de ses concitoyens. Dans notre pays, donc, et ce, depuis l’accession d’Ibrahim Boubacar Kéïta au pouvoir, un scandale en cache toujours un autre.

L’actualité est désormais focalisée sur l’achat (à coup de milliards) des hélicoptères pourris, cloués au sol, et l’on a tendance à reléguer au second plan les autres grandes arnaques relatives à la formation des pilotes et à l’achat des super-Tucano.

Nous allons nous intéresser à la seconde qui a consisté à ramener, comme par magie, de six à deux, les Tucano achetés et ce, au vu et au su de tout le monde. Au départ, on avait annoncé en grande pompe l’acquisition de six Tucano à l’issue d’un salon du Bourget auquel le Mali avait participé en tant que simple visiteur et «acheteur».

Ces acquisitions avaient été accueillies par l’ensemble des populations maliennes avec tellement de joie et de fierté. Joie et fierté de courte durée ayant fait place, rapidement, à la déception et à la désolation. On venait de découvrir que certains venaient de jouer avec les deniers publics, que les avions étaient de très mauvaise qualité et que le discours du président n’était que du vent ; qu’il s’était, encore une fois, prononcé sur un dossier qu’il ne maîtrisait pas du tout.

Quelques heures seulement après la réception officielle des appareils, le cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air venait de découvrir l’arnaque : les quatre aéronefs sont en réalité «dépourvus d’appareils de visée et d’éjecteurs de pilote en cas de sinistre».

Qu’est-ce qui s’est passé ? La raison, apparemment, est toute simple. Le Mali a commandé ces aéronefs au Brésil qui a, à son tour, dû se procurer la licence de fabrication des appareils auprès des États-Unis. Problème : après avoir pris connaissance du client final de cette commande - le Mali - les États-Unis se seraient tournés vers la France qui aurait conseillé aux Américains de ne pas fournir la licence des appareils de visée, qui sont indispensables pour permettre aux pilotes de faire des tirs de précision. Résultat : les avions réceptionnés par le président malien sont inutilisables. Et lui n’en savait, encore une fois, rien !

L’information a été révélée, selon nos sources, par l’ex-chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Bamba (aujourd’hui voué aux gémonies), lors d’une réunion qui s’est tenue au lendemain de la réception des 4 appareils. Dès lors, celle-ci aurait été classée «secret défense» sur ordre du ministre de la Défense, afin de ne pas fragiliser le moral des troupes et surtout pour ne pas entacher la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta à la prochaine présidentielle, avec un nouveau scandale.

<strong>À suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>

<strong>Encadré </strong>

&nbsp;

<strong>Deux ministres se font près de 5 millions de dollars de commission</strong>

Les Maliens ont commandé 6 avions, ils n’ont finalement réceptionné «que» quatre. Où sont donc passés les deux autres ? Que sont-ils devenus ? À cette question, le président a donné, on s’en souvient, une réponse laconique en juillet 2018. Il a expliqué, sans convaincre, en langue nationale bamanan, que c’est à cause «des difficultés de livraison des six que nous nous sommes contentés, pour un départ, compte tenu de l’urgence, de faire venir quatre avions. Il n’en était rien ! Quel gros mensonge ! En réalité, il y avait d’autres difficultés et mauvaises pratiques que l’on découvre tous les jours. Parmi elles, la faramineuse commission de près de 5 millions de dollars que se sont tapés deux ministres à l’époque. L’un était chargé de surveiller l’opération d’achat des hélicoptères, et l’autre était incontournable pour le décaissement des fonds.

<strong>M.K</strong>

<strong>xxxxx</strong>

<strong>Les confessions d’un pilote :«Ces hélicos sont irréparables !»</strong>

On ne le dira jamais assez, les hélicos Super-Puma que le gouvernement malien s’est procurés sont de vieux avions qui ne peuvent servir à plus rien. En français facile, nous avons injecté des milliards dans de la ferraille. Dire que nous avons été floués ou se poser cette question n’est que tentative de noyer le poisson. Il n’en est rien. Ceux qui sont allés acheter ces prétendus avions savaient, bel et bien, ce qu’ils faisaient.

Ils ont d’ailleurs transporté, dans une mallette, du liquide, de près de 5 milliards de nos FCFA. Une pratique digne de la filouterie d’un temps révolu. Ceux qui vendaient les appareils savaient, eux aussi, qu’ils avaient affaire à des bandits de grand chemin qui, de l’Etat,s’en tamponnent le coquillard, de la marchandise ou de sa destination, et qui ne voulaient que s’en mettre plein les poches, à travers une opération à propos de laquelle ils pensaient n’avoir jamais à se justifier.

Aussi, les rumeurs actuelles qui consistent à dire que le gouvernement est en négociation avec Airbus pour «arranger» nous ne savons quoi, elles sont destinées à faire croire à l’opinion que le Mali pourrait être remboursé dans le cadre de cette affaire ou que les hélicos seraient remis en état de marche, ne sont que supercherie. Un éhonté gros mensonge digne de gouvernants voyous. Que tout le monde le sache définitivement: cette affaire est classée et les seuls responsables, ce sont les autorités maliennes.

Elles n’ont ni les arguments encore moins les moyens pour faire quoi que ce soit dans cette affaire. Non seulement le Mali ne sera pas remboursé d’un kopeck et, chose encore plus grave, les hélicos sont dans un tel état qu’ils ne peuvent plus subir aucune autre maintenance. L’information provient d’un militaire (ayant naturellement exigé l’anonymat) qui connaît bien les appareils pour les avoir pratiqués en son temps.

«C’est de la ferraille que nous avons achetée. Le Colonel Bamba l’avait dit en son temps. Il s’en est ouvert discrètement à certains de ses chefs qui ont exigé de lui le silence. C’est ce qui explique sa sortie, il y’a de cela quelques mois, sur un site international», nous a révélé le soldat avant de poursuivre qu’ils ont essayé de «tromper les apparences» pendant un certain temps, en faisant faire aux hélicos incriminés quelques sessions de maintenance.

«Les Super Puma ont subi quelques sessions de maintenance, contrairement à ce qui se dit ; seulement, après chaque opération, on réalisait que les avions s’approchaient de l’état de ferraille et qu’ils «mourraient». Aujourd’hui, dit-il, ce n’est «plus une question d’opportunité ou de faute de maintenance, il s’agit d’avions incapables d’être remis en état de marche.»

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou</strong>

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<title>Examens de fin d’année : et si on bloquait internet pour éviter la triche ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/examens-de-fin-dannee-et-si-on-bloquait-internet-pour-eviter-la-triche-2831860.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 01:22:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les examens sont là pour beaucoup de collégiens, lycéens et étudiants. Et comme tous las ans, certains sont tentés d’utiliser une méthode qui a fait ses preuves : la triche. Avec tous les moyens technologiques modernes, c’est encore plus facile. Et si on bloquait internet pour éviter la triche ? Un pays a mis ce système en place.</strong>

Comment éviter les tentatives de triche au bac ? Il suffit pour cela de couper l’accès à Internet. C’est la solution trouvée par le gouvernement algérien qui a coupé le réseau durant les épreuves du bac.Internet a été coupé sur l’ensemble du territoire algérien durant la première heure de chacune des deux premières épreuves du baccalauréat, et il en sera ainsi tout au long de l’examen, jusqu’au 25 juin, afin d’éviter les fraudes.

Oui, ça paraît énorme, vraiment trop gros, et pourtant, un pays l’a fait. En Irak, tout l’internet a été bloqué pendant trois jours à des horaires bien précis.Cette coupure avait un seul et unique but : empêcher les étudiants de se connecter au web pour tricher aux examens. Une solution pour le moins radicale mais qui n’est pas nouvelle.

En Irak, une telle coupure avait déjà eu lieu l’année dernière à la même période et pour les mêmes raisons : empêcher la triche. Si cette solution est efficace, elle n’en demeure pas moins trop radicale pour les associations humanitaires qui en ont besoin pour travailler. On n’imagine d’ailleurs que tout le pays doit être au ralenti avec un tel dispositif.

Les téléphones, tablettes ou autres objets connectés doivent être interdits dans les centres d’examen, une interdiction valable pour les candidats, mais aussi pour les professeurs, surveillants ou membres du personnel administratif.

Il suffit de bosser un peu. Si ça pouvait nous éviter de continuer à nous enfoncer dans l’incompétence, ça ne ferait pas de mal, non ? Allez, juste pour le délire, avez-vous triché durant vos études ? Comment vous y preniez-vous ? (Ça va être drôle tout ça).

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  Qui contrôle quoi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-qui-controle-quoi-2831845.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 01:21:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quel aveu d’impuissance de la part d’un président de la République de reconnaître que «des leaders Touaregs viennent à Bamako empocher leurs indemnités et de retour à Kidal hissent fièrement le drapeau de l’Azawad». C’est à se demander qui parle. De quel président s’agit-il ? Quel pays dirige-t-il ? De quel peuple se revendique-t-il ? Elle est où sa légitimité ?

La grande question, celle qui mérite réponse et réflexion va même au-delà de tous ces questionnements. Il s’agit de celle relative au contrôle et à la gestion du pays. Qui contrôle quoi au Mali ? Quelle est la légitimité de ceux qui disent nous diriger et qui parlent en nos noms ?

Le Mali a un président, c’est vrai ; seulement, quelle est sa marge de manœuvre pour ce qui concerne la gestion de son pays ? Où s’arrête sa légitimité ? Peut-il réellement se mouvoir et se faire entendre sur toute l’étendue du territoire national ?

Pour ce qui concerne ce qu’on peut appeler sa sphère de compétence, il faut dire qu’aujourd’hui, au-delà même d’IBK, c’est l’Etat malien qui ne contrôle rien sur la zone qu’on a l’habitude de nommer «Mali». Dans notre pays, l’Etat, à travers son administration, est présent sur moins du tiers de sa superficie. C’est ce qui explique le discours selon lequel le pays n’est pris en charge que par le tiers de ses services financiers, et que l’Etat ne recouvre que sur cette partie.

Pour faire simple, les impôts, les Douanes et les autres services de recouvrement n’existent que sur une infime partie du territoire (moins du tiers), pour le reste, c’est Far West, chacun fait ce qu’il veut. Allez-y demander à nos parents de Kidal ou Gao, de dédouaner leurs engins à deux, quatre, ou même trois roues ! Même s’ils le voulaient, ils ne le pourraient d’ailleurs, car l’Etat a détalé de cette partie de son territoire, abandonnant ses populations et, par conséquent, aucun service du genre n’existe sur place.

La nature ayant horreur du vide, comme on le dit assez souvent, les mouvements armés et assimilés s’y sont royalement installés et font la pluie et le beau temps. Ce sont eux, la France (à travers Barkhane), la Minusma, l’Algérie et, souvent même, le Niger, qui gèrent les entrées et les sorties de ce côté-ci de notre «souverain» territoire. Eux-mêmes y entrent et en sortent comme bon leur semble, au vu et presque au su de nos autorités actuelles. Elles n’ont pas voix au chapitre.

C’est le même constat au centre où le tableau est, d’ailleurs, plus sombre. Ici, l’Etat existe dans des grandes agglomérations mais sa présence n’est effective que de nom. Ce sont les trafiquants de drogue, en complicité avec les seigneurs de guerre, qui ont envahi la zone. Comme ce fut le cas à Tarkint avec Air Cocaïne, les dealers ont emménagé des aéroports de circonstance et y exercent à souhait et à volonté.

C’est pour cela qu’on parle assez souvent d’avions qui atterrissent et décollent de certaines zones dans le centre du pays. Ils déchargent ou récupèrent de la drogue en provenance de l’Amérique latine.

Pour ce qui concerne le peu qu’il reste du territoire, il est pris en otage par une mafia proche du pouvoir à travers des députés, des ministres, des marabouts, des proches du PM, des communicants qui, tous, tirent le maximum de profit de la crise que le pays vit depuis bientôt une décennie.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

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<title>G5 Sahel : qui gère les fonds ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/g5-sahel-qui-gere-les-fonds-2831859.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 01:09:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors de la 5<sup>ème</sup>réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel, à Ouagadougou, l’UE a annoncé la mobilisation d’unappui supplémentaire de 138 millions d’euros au profit de la force conjointe. Une aide qui s’ajoute à plusieurs autres des pays partenaires. Mais la question qui taraude les esprits est celle de savoir qui gère ces fonds, déterminants pour l’opérationnalisation de la force.</em></strong>

Une manne financière de 138 millions d’euros, soit environ 90,522 milliards FCFA. C’est le nouvel appui de l’Union européenne en faveur de la force conjointe du G5 Sahel. Un soutien financier qui s’ajoutera à d’autres contributions de ce partenaire privilégié.

Les États-Unis d’Amérique, toujours sceptiques vis-à-vis de l’efficacité de l’organisation, avaient promis à l’époque 60 millions de dollars, une somme qui sera par la suite augmentée à 110, mais sous forme d’aides bilatérales. D’autres partenaires financiers, tels que l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, avaient également promis respectivement 100 et 30 millions d’euros en faveur du G5 Sahel.À toutes ces sommes s’ajoutent les 10 millions d’euros fournis par chacun des cinq États membres du G5.

Mais comment sont gérés ces fonds, si précieux pour l’opérationnalisation de la force conjointe ?Au niveau du Point focal du G5 Sahel à Bamako, ce n’est vraiment pas l’enthousiasme pour répondre à la question. «Le financement vient au nom du G5 Sahel et non à celui des cinq États membres. Et, par rapport aux 138 millions d’euros de l’Union européenne, nous n’avons pas encore défini les modalités. Les choses seront plus claires», indique Cherif Bah, Point focal du G5 Sahel au Mali.

Selon lui, il y a une coordination, à Bruxelles, des pays donateurs. «Tout ce qu’on donne ne vient pas directement à la force du G5 Sahel, mais transite par le G5 Sahel, parce que les deux branches sont le développement et la sécurité. C’est cette dernière branche qui concerne la Force conjointe», indique brièvement Daouda Sidiki Diarra, le conseiller à la communication du commandant de la force conjointe, ajoutant que «les argentiers ne parlent pas beaucoup à ce sujet».

Pour réceptionner et gérer efficacement les ressources financières octroyées à la force, un fonds fiduciaire a été créé en 2018, à Nouakchott, où est basé le Secrétariat du G5 Sahel. Ce fonds est doté de deux organes, un comité de soutien et un comité de contrôle, pour une gestion transparente des montants alloués.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>

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<title>La Minusma contribue à la formation continue des autorités intérimaires et collèges transitoires de Tombouctou et Taoudéni</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-contribue-a-la-formation-continue-des-autorites-interimaires-et-colleges-transitoires-de-tombouctou-et-taoudeni-2831864.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 00:51:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le bureau régional de la Minusma, à travers la Division des Affaires civiles, a organisé deux ateliers de formation sur le renforcement des capacités des Autorités intérimaires des cercles de Tombouctou et de Taoudéni. C’était entre les 09 et 13 juillet derniers au siège de l’ONG APROMORS puis, du 16 au 20 juillet au Gouvernorat de Taoudéni.</em></strong>

Identifier un vivier de formateurs, d’une part, et renforcer les aptitudes des Autorités intérimaires et Collèges transitoires des cercles et des régions d’autre part, tel était l’objectif de ces rencontres. Ceci, afin d’assurer une gestion efficace des collectivités territoriales jusqu’à la tenue des prochaines élections. Une cinquantaine de cadres parmi lesquels dix femmes ont participé à ces échanges. Les représentants des deux Gouverneurs, des maires et le chef du bureau régional de la Minusma, Riccardo Maia, étaient présents.

Ces rencontres viennent en appui aux efforts entrepris par le gouvernement malien dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. L’application d’une priorité claire définie par le Conseil de sécurité de l’ONU et inscrite dans le mandat de la Minusma par la Résolution 2480 (2019) dudit Conseil, et adoptée à l’unanimité le 27 juin dernier.

<em>«La </em>Minusma<em> continuera</em> <em>à</em> <em>appuyer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali à travers l’appui à la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles prévues par l’Accord, en particulier dans son titre II, et surtout appuyer les efforts du gouvernement visant à rétablir et étendre effectivement l’autorité de l’État et l’Etat de droit sur tout le territoire, notamment en concourant au bon fonctionnement des administrations intérimaires dans le nord du Mali selon les conditions énoncées dans l’Accord…» </em>a rappelé Riccardo Maia, chef du Bureau régional de la Minusma, en rappelant ce passage de la Résolution 2480 (2019), lors de l’ouverture de ces ateliers.

<strong><em>Une formation ciblée sur le service aux administrés</em></strong>

Durant cinq jours, les participants se sont penchés sur plusieurs thématiques, notamment : l’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales, la maîtrise du développement régional et local, la gouvernance des Collèges transitoires et des Autorités intérimaires, mais aussi sur le contrôle de leur action.

Ces cinq jours d’échange entre participants contribueront à l’amélioration de la qualité de la gestion quotidienne des collectivités territoriales et l’amélioration de l'exercice de leurs rôles et responsabilités, en vue d'impulser l'appropriation du processus de régionalisation. Cela, pour une meilleure gestion des collectivités territoriales et une bonne appropriation du contenu de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger.

Tout en remerciant la Minusma pour son soutien au peuple malien, le représentant du Gouverneur de Tombouctou a exhorté les participants à une pleine participation aux échanges. «<em>Vous devez donner le maximum de vous, afin d’améliorer vos aptitudes et vous approprier davantage le contenu de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali</em>».

Selon le président de l'autorité intérimaire du cercle de Goundam, porte-parole des participants, Abocar Hanga Touré, cette formation initiée par la Minusmaest venue au bon moment. «Nous mesurons l'ampleur de la mission à laquelle nous avons été appelés. Mais nous ne saurions la remplir sans y être préparés au préalable. Nous allons donner le maximum de nous afin d’en sortir véritablement renforcés. Le chemin vers la cohésion sociale est certes loin, et peut être difficile à atteindre, mais pas impossible. Nous allons le trouver ensemble, s’il le faut à coup de concessions et de compromis, à travers des dialogues, des échanges et des concertations. <em>Nous remercions la </em>Minusma<em> pour son appui constant dans ce sens», a-t-il conclu.</em>

Pour Abderrahmane Ould Mohamed, président de l'autorité intérimaire du cercle d’Achouratt, qui, lui aussi, a remercié la Minusma, il faut souligner l’importance des thématiques de la formation pour les participants. «Cette formation nous permettra d’assumer pleinement notre rôle et nos responsabilités».

À l’issue de ces différentes rencontres, plusieurs recommandations ont été formulées de part et d’autre par les participants, notamment : la déconcentration des futures formations au niveau des autres membres des autorités intérimaires et des collèges transitoires, des chefs de villages, de fractions et de quartiers ; rehausser le coefficient de l’éducation civique et morale à l’école pour développer l’esprit patriotique et civique ou encore, prendre des mesures en vue de renforcer le vivre ensemble, la cohésion sociale pour le retour des réfugiés, et bien d’autres suggestions d’ordres structurel et pratique.

<strong>Source : Minusma</strong>

&nbsp;
<h1>La Minusma accompagne la célébration de la journée du détenu «Mandela Day»</h1>
<em><strong>La Minusma a célébré, jeudi 18 juillet 2019, la journée du détenu, officiellement appelée le "Mandela Day". Organisée par la section des affaires judiciaires et pénitentiaires (SAJP), en collaboration avec les services de l’Administration pénitentiaire de la région de Gao, cette activité très importante pour les détenus s’est tenue dans les locaux de la Maison d’arrêt et de correction de la commune urbaine de Gao.</strong></em>

Plus de 100 détenus dont deux femmes et six mineurs ont pris part à cette activité qui a été, pour eux, l’occasion d’être mieux sensibilisés sur leurs droits. Au programme de cette journée, une conférence-débat sur les droits des détenus, une consultation médicale appuyée par le centre de santé de référence de Gao, une exposition de produits fabriqués par les détenus à travers les financements de la Minusma, ou encore, des séances de formation sur la réinsertion sociale.

«Cette journée célébrée chaque année par la direction de la prison est l’occasion pour nous la Minusma, de renforcer notre collaboration avec les autorités judiciaires et pénitentiaires dans le cadre du respect des droits des détenus et de la réinsertion sociale de ces derniers une fois en liberté», a déclaré Ndeye Yandé Kane.

Cette célébration a enregistré la présence de deux juges de paix à compétence étendue des cercles de Bourem et Ansongo. Sans oublier les deux juges d’instructions du tribunal de grande instance de Gao, le substitut du procureur de Gao et les autres autorités judiciaires de la région.

Dans sa prise de parole, le Directeur régional de l’administration pénitentiaire de Gao a exprimé la volonté de son service d’améliorer, autant que possible, les conditions de vie des détenus. «Avec l’aide de nos partenaires, nous ferons tout pour que vous ayez les meilleures conditions de détention à Gao», a promis le Commandant Lamissa Berthé.

La journée qui a commencé par une consultation médicale gratuite, soutenue par la distribution de médicaments et de savons par le centre de santé de référence de Gao, a permis à 50 détenus de se faire consulter. Elle s’est poursuivie par une conférence-débat, où trois thématiques ont été développées. Une sensibilisation psycho-sociale, prenant en compte la rédemption, et l’amendement et la réinsertion sociale du détenu. Cette présentation a été suivie d’une séance de sensibilisation sur le VIH-Sida par l’Unité VIH-Sida de la Minusmade Gao. Enfin, une communication conjointe de la SAJP et l’ONG DEMESO, sur les droits des détenus et leur préparation à la réinsertion sociale, a mis fin aux échanges.

Des tee-shirts à l’effigie de la promotion de l’accès à la justice et du respect des droits de l’Homme ont aussi été offerts par la SAJP et la Division des droits de l’homme et de la protection de la Minusma. La journée a pris fin par un repas de famille.

<em><strong>À propos du Mandela Day…</strong></em>

En novembre 2009, l’Assemblée générale des Nations unies déclarait le 18 juillet «Journée internationale Nelson Mandela» en l’honneur de la contribution apportée par l’ex-président sud-africain à la culture de la paix et de la liberté. La résolution <a href="https://undocs.org/fr/A/RES/64/13"><strong>A/RES/64/13</strong></a> de l’Assemblée générale reconnaît les valeurs défendues par Nelson Mandela et son dévouement au service de l’humanité, qu’il a manifesté par son action humanitaire dans les domaines du règlement des conflits, des relations entre les peuples, de la promotion et de la protection des droits de l’homme, de la réconciliation, de l’égalité entre les sexes, des droits des enfants et autres groupes vulnérables et du progrès des communautés démunies et sous-développées. Elle reconnaît la contribution qu’il a apportée à la lutte pour la démocratie à l’échelle internationale et à la promotion d’une culture de paix dans le monde entier.

<strong>Source : Minusma</strong>

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<title>«Le fléau immédiat auquel est confronté le Mali a un nom : Ibrahim Boubacar Keita»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-fleau-immediat-auquel-est-confronte-le-mali-a-un-nom-ibrahim-boubacar-keita-2827964.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2019 14:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le président,</strong>

&nbsp;

Les Maliens vous ont plébiscité en 2013, avec un score quasi nord-coréen de près de 80%, avec comme objectif et mandat principal de sortir le Mali du gouffre dans lequel il avait été plongé. Même si à l’époque tout était prioritaire, votre plébiscite était motivé par la fausse réputation d’homme à poigne dont certains vous avaient affublé. Puisque la réalité est que vous n’avez jamais été un homme à poigne mais bien un responsable brutal sans vision autre que l’obsession du pouvoir.

&nbsp;

Après votre accession au pouvoir, nous avons tous de façon, il faut le reconnaître, naïve, pensé que vous alliez aider le pays à sortir la tête hors de l’eau, en instituant une gouvernance vertueuse qui consisterait à réarmer moralement le pays afin de faire face aux défis. Nous avions même pensé, pour faire allusion à une histoire qui doit vous plaire, que vous alliez même «guérir nos écrouelles». Que nenni ! Vous vous êtes comporté en satrape soucieux davantage de son confort et de son bien-être personnel et familial que de celui du peuple qui vous a élu confortablement.

&nbsp;

Votre premier mandat que vous avez trop vite fait de placer sous le signe de la lutte contre la corruption a été celui du népotisme et de la corruption, justement. Aussitôt élu, vous vous êtes coupé de votre parti, de vos compagnons de jours difficiles et, pire, du peuple qui vous a élu. Vous êtes devenu le président le plus inaccessible de l’histoire du Mali moderne. Au même moment vous vous êtes imprudemment exposé en vous appuyant sur votre famille pour la gestion quotidienne du pays. Vous auriez pu et même dû être un digne héritier du président Alpha Oumar Konaré qui fait de vous ce vous êtes aujourd’hui. En dépit du fait que celui-ci avait estimé finalement que vous n’étiez pas digne d’être président de la République. Tous ceux qui sont tombés sur le président Konaré à l’époque s’en mordent les doigts aujourd’hui. Konaré n’est peut-être pas un prophète mais il avait bien vu.

&nbsp;

Rien que cette prédiction du président Konaré aurait dû vous pousser à gérer le pays «en bon père de famille». Vous avez choisi d’être le bon père de famille stricto sensu, en inaugurant un pouvoir personnel et un exercice solitaire du pouvoir. Pourtant lorsque vous étiez directeur adjoint de la campagne du candidat Alpha Oumar Konaré, en 1992, le slogan de campagne était «L’Avenir ensemble». Pour votre campagne de 2013, le slogan était «Le Mali d’abord» (toujours dans l’emphase et la grandiloquence) mais à l’arrivée, les Maliens ont moqué et transformé votre slogan à en une terrible « Ma famille, d’abord». C’était terrible mais plus juste. Tant le pouvoir a déserté le cadre très institutionnel de Koulouba pour s’exercer à votre domicile personnel et privé de Sébénicoro. Jamais encore une fois dans l’histoire du Mali moderne le pouvoir n’aura été aussi accaparé par un président et sa famille.

&nbsp;

Pour ma part, j’ai une explication à cet état de fait : vous n’êtes ni homme reconnaissant ni un homme sincère. Pire, vous n’êtes pas un démocrate.

Vous êtes un «Fitiriwalé» (un ingrat) qui s’est subrepticement drapé dans les habits d’un prétendu «Kankélétigui» (quelqu’un qui tient sa parole), puisque vous n’avez même pas parole. Qu’espérer, en effet d’un homme qui, une fois élu président se détourne de son propre parti et de tous ceux qui l’ont aidé à se jucher sur son piédestal ? Votre relation avec votre parti est le dernier des soucis des Maliens, mais cette relation permet aux Maliens de savoir qui vous êtes, par nature.

&nbsp;

Un ingrat, un «fitiriwalé». Vous souffrez en réalité d’un syndrome dont il va falloir commettre des scientifiques pour connaître l’explication clinique et lui donner un nom. En fait, vous êtes un homme complexé qui n’aime pas voir autour de lui ceux avec qui vous avez fait votre traversée du désert. Cela vous rappelle trop une réalité traumatisante. Vous préférez assurément la compagnie de vos «amis» qui vous ont connu président et qui ne vous donnent pas du «camarade». Vous préférez les gens à vos pieds, vous avez une conception très monarchique de la démocratie. Et d’ailleurs, vous avez complètement perverti la démocratie malienne. Vous avez foulé notre constitution aux pays.

&nbsp;

La haine que vous éprouvez pour votre propre parti vous a poussé à dénaturer notre démocratie. Le fait majoritaire qui aurait dû imposer des Premiers ministres issus de votre parti et des gouvernements majoritairement constitués de membres du parti «au pouvoir» n’a jamais été respecté. Vous me rétorquerez certainement que vous avez nommé un Premier ministre issu du parti. Mais ce dernier qui a d’ailleurs claqué la porte du parti depuis n’en était pas un vrai militant. Puisqu’il était plus à votre service exclusif qu’autre chose. Même si les choses se sont terminées en «eau de boudin» entre vous.

&nbsp;

Vous n’êtes pas un démocrate, et vous préférez vous entourer de béni-oui-oui plutôt que de personnes pouvant vous dire la réalité des choses. Cela se voit par le choix des hommes qui vous entourent. Vous ne choisissez pas vos collaborateurs en fonction de leurs compétences ou de leur intégrité mais en fonction de leur capacité à se mettre à plat ventre devant vous ou à se tenir le doigt sur la couture de leurs pantalons. Vous nommez à des postes importants des gens corrompus et incompétents, comme vous-même. On vous fait part de tout cela, en espérant que vous battiez votre coulpe et faites amende honorable mais vous continuez à narguer les Maliens tous les jours que le bon Dieu fait.

&nbsp;

Vous avez été élu pour trouver une solution à la crise du nord, vous êtes allé signer un accord bancal et inapplicable au détriment du Mali. Vous avez mis la poussière sous le tapis. Et vous avez laissé le centre du pays s’embraser : le centre est à fois devenu le sanctuaire des terroristes et le lieu de massacres intercommunautaires. À chaque massacre, vous faites un déplacement sur les lieux pour aller verser quelques larmes et vous vous en prenez à des lampistes et on attend le prochain. Vous semblez oublier que votre rôle et celui de l’Etat est de protéger les populations, non pas de les laisser sans défense et aller verser des larmes sur leurs dépouilles et montrer la vulnérabilité de l’Etat aux yeux de ses ennemis.

&nbsp;

Lors de la campagne présidentielle de 2013, certains de vos concurrents vous accusaient de ne pas avoir de programme, on pensait que c’était des critiques politiciennes, mais force est de constater qu’ils avaient raison. Depuis votre élection vous pratiquez du pilotage à vue, vous avancez sans cap. Sinon comment comprendre cette instabilité gouvernementale où la durée moyenne de vos gouvernements est de six mois, vous faites valser les Premiers ministres et ministres au même rythme que vous changez de boubou. Vous êtes passé maître dans l’art du bricolage institutionnel. Pourtant vous avez une longue expérience de l’Etat et de l’administration. Le moins que l’on puisse dire c’est que votre longue expérience ne vous aura servi à rien, au vu de l’état dans lequel vous avez plongé le Mali, dont vous vous dites, ad nauseum, pourtant fou. Je ne sais pas si vous êtes vraiment fou du Mali, mais je sais en revanche que votre passivité et votre impéritie rendent les Maliens complètement fous. Et ça je sais que vous le savez mais n’en avez cure.Ce qui est sur si vous étiez un médecin le patient qu’est le Mali se serait certainement détourné de vous.

Votre premier mandat a été une calamité. Le second ne s’annonce guère mieux. Pour vous assurer un deuxième mandat par tous les moyens possibles, vous vous êtes offert les services d’un homme sans foi ni loi, un spadassin. Aussi redoutable qu’honni. Cet homme c’est Soumeylou Boubèye Maïga qui aura finalement été le Premier ministre le plus impopulaire et le plus détesté de l’histoire du Mali. On ne sait comment vous et votre Premier ministre avez manœuvré pour vous assurer un deuxième mandat, mais le fait est là : vous vous êtes fait «réélire» pour un deuxième mandat qui risque de n’être qu’une pâle copie du premier. Mais entre-temps, la contestation aura eu raison de votre acharnement à maintenir Soumeylou Boubèye Maïga à son poste. On se demande à présent la rationalité de cet acharnement au point de voir, pour la première de l’histoire de la science politique, un président qui se transforme en fusible de son Premier ministre. Le temps édifiera les Maliens sur le pacte «diabolique» qui vous liait, vous et Soumeylou Boubèye Maïga, au point de chercher à compromettre l’avenir de tout un pays au profit d’un homme.

Pour le reste, le jugement de l’histoire sera implacable pour vous. D’ores et déjà, on peut parier que vous risquez probablement d’être le pire président de l’histoire du Mali moderne. L’opinion que vous avez de vous-même est inversement proportionnelle au rejet que vous inspirez aux Maliens.

On trouve une illustration de votre insincérité et de votre duplicité dans la mise en place du gouvernement dit d’ouverture. Là aussi, vous avez feint d’associer l’ensemble de la classe politique à la désignation du nouveau Premier ministre pour au final finir par choisir quelqu’un de tellement lié à votre famille qu’on en vient à se demander si ce n’était pas encore un autre pied de nez aux Maliens. Et lorsque vous avez mis en place votre gouvernement fait de bric et de broc, vous lui avez instruit d’engager un «dialogue politique inclusif». L’intention était noble, le naturel revenant toujours au galop, vous avez dans une interview-délire, à votre canard préféré –Jeune Afrique– dont l’intervieweur tombant sous le charme de votre «érudition latine», en vient vous comparer à Léopold Sédar Senghor, rien que ça. Ce que je considère comme une insulte à la mémoire de ce dernier. Mais bon, pas de digressions, revenons à notre «dialogue national inclusif».

À peine le comité de pilotage du dialogue mis en place en grande pompe, comme toujours avec vous, vous vous empressez d’aller insulter le chef de file de l’opposition : «Il n’y a pas eu de crise post-électorale, mais la bouderie d’un seul homme, inconsolable de ne pas être entré au Palais de Koulouba». Il n’y a pas eu de crise post-électorale, sérieusement ? Cette assertion laisse transparaître un autre de vos traits de caractère, votre relation avec la vérité, ou les libertés que vous prenez souvent avec celle-ci. En tout état de cause, on a du mal à vous comprendre lorsque vous prenez l’initiative de torpiller votre propre «dialogue national inclusif». Les organisateurs de ce forum seraient bien inspirés de rendre le tablier, au risque de laisser leur crédibilité dans cette histoire.

Il leur est tout aussi libre de servir de caution à des dirigeants corrompus jusqu’à la moelle, qui ont transformé notre démocratie en «voyoucratie» et qui se comportent en vrais mafieux –j’utilise là le mot à dessein– puisque le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita n’a rien à envier aux Siciliens. Tant ce régime a ravagé le pays en le mettant en coupe réglée. Rien ne va pour le Mali mais tout va bien pour le président et sa famille, Dieu merci.

Le pays se débat dans les pires difficultés : l’insécurité règne en maître absolu ; les fonds publics sont détournés ou dilapidés ; l’école est sacrifiée ; même dans les domaines aussi insoupçonnés comme le sport, c’est le bazar total : l’équipe nationale de football a failli être disqualifiée de la CAN à cause l’irresponsabilité et de la bêtise de ses dirigeants. Le championnat national est à l’arrêt. Même la dernière édition de la sacro-sainte coupe du Mali n’a pas eu lieu.

On aimerait bien pouvoir ne pas être aussi pessimiste mais impossible de trouver un point sur lequel féliciter le régime. On me rétorquera peut-être que, et c’est devenu le dada du régime et de ses thuriféraires, qu’une loi de programmation militaire a été votée et a permis l’équipement de l’armée. Ce que l’on sait c’est que des crédits ont effectivement été budgétisés dans le cadre de l’équipement de l’armée mais la réalité sur le terrain est que nos troupes sont livrées à leur sort sur le terrain. On peut engloutir d’autres milliards dans l’équipement de l’armée mais avec le leadership actuel, ou l’absence même de celui-ci, la situation ne s’améliorera guère.

Vous êtes responsable de la situation de partition de fait du pays, vous avez aggravé votre cas en transformant cette partition de fait en partition de droit à travers le prétendu accord de paix d’Alger.L’histoire retiendra que vous êtes sous l’autorité duquel l’unité nationale du pays a volé en éclats ; le repli communautaire a pris le dessus. Vous avez en l’espace de cinq petites années détricoté la cohésion nationale du pays.

Pour résumer, je dirais que le fléau immédiat auquel est confronté le Mali a un nom : Ibrahim Boubacar Keita. Je termine par un aveu : comme beaucoup de nos compatriotes, j’ai pourtant tant aimé cet homme !

<strong> </strong><strong>Touramakan Traoré, journaliste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accrochage entre policiers et manifestants :   Des marcheurs rossés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/accrochage-entre-policiers-et-manifestants-des-marcheurs-rosses-2827977.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2019 01:11:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2109631106ydp54889cfaarticleabstract" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le vendredi dernier, à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako, a eu lieu un accrochage entre les forces de l’ordre et la population de Badalabougou qui, depuis des mois, exige la délocalisation du Quartier général de la force du G5 Sahel.</span></b></p>
<p class="yiv2109631106ydp54889cfaarticleabstract" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Rappelons que cette manifestation réprimée par les forces de l’ordre a été initiée par les jeunes du quartier qui exigent depuis des mois le déménagement du Quartier général de la G5 Sahel dont l’installation les rebutent. Une exigence sans réponse appropriée de la part des autorités du pays qui a contraint les habitants du quartier, soutenus par d’autres, à manifester leur colère à travers cette marche. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Pas de G5 Sahel à Badalabougou. Votre place n’est pas à Bamako, mais au nord et au centre du pays», scandaient les marcheurs. «Partez ailleurs», pouvait-on lire sur les pancartes et les banderoles. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Faute de n’avoir pas été entendus, les jeunes du quartier ont décidé de déloger eux-mêmes la force du G5 Sahel des locaux du Mess des Officiers où elle réside depuis plus d’une année suite à l’attaque de sa base installée dans le centre du pays, à Sévaré. En effet, l’intervention des forces de l’ordre s’est soldée par des troubles dans tout le quartier et ses environs. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Face à des marcheurs armés de pierres, les forces de l’ordre ont fait usage de la force afin de pouvoir les disperser. Dans le cafouillage, des véhicules et des motos ont été saccagés et volés. Aussi, parmi les manifestants, plusieurs blessés sont à déplorer. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Reste à savoir si les autorités qui avaient annoncé la décision de la délocalisation du QG de la force du G5 prendront des dispositions afin d’éviter des accrochages entre forces de l’ordre et habitants de Badalabougou.  </span></p>
<p align="right"></p>
<p style="text-align: right" align="right"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">F. Doza  </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Excès de vitesse : une mesure dissuasive fait polémique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/exces-de-vitesse-une-mesure-dissuasive-fait-polemique-2827975.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2019 01:10:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En raison de la fréquence des accidents de la circulation routière, l’Anaser pointe du doigt l'excès de vitesse. C’est ce qui explique l’instauration des «Délits de l’excès de vitesse». Mais cette mesure est jugée trop sévère par les usagers.</em></strong>

<strong> </strong>Pour rendre effectif sa décision de punir les «délits de l’excès de vitesse», l’Agence nationale de la sécurité routière(Anaser) a fait une sortie sur la route de Sikasso à Soulouba, dans la commune rurale de Kéléya. L’exercice consiste en premier lieu à sensibiliser la population, les usagers et les conducteurs de véhicules sur le risque de l’excès de vitesse.

Selon le directeur général de l’Anaser,Mamadou Sidiki Konaté, il s’agit de punir plus lourdement tous les grands excès de vitesse.En effet, la décision est entrée en vigueur depuis le 6 juillet sur la RN7 et la RN6  2019 : le conducteur qui roule à 60 km/h sur une route cantonale, à la place des 50km/h réglementaires, risque au minimum de payer des contraventions. À travers ces nouvelles mesures du programme de l’Agence nationale de la sécurité routière, il est question d’épingler sévèrement les auteurs d’«excès de vitesse».

Cette mesure, dit-on,  est prise afin de réduire d'environ un quart le nombre de victimes de la circulation. L’Anaser se veut dissuasive envers les conducteurs qui dépassent les limites pied au plancher. Sur la route de Sikasso, plusieurs personnes ont été prises en violation grave des règles de la circulation routière.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du contrôle des véhicules à l’excès de vitesse afin de diminuer les accidents sur nos routes. «Cette route a fait l’objet de beaucoup d’accidents graves conduisant à des morts. Nous voulons que les villages qui sont aux bords du goudron soient attentifs… Il ne faut pas qu’ils dépassent les 50 km/h à chaque entrée d’un village conformément aux règles de la circulation», a expliqué un agent de l’Anaser.

«Avec ces mesures, on a voulu répondre à un souci légitime mais ces dispositions vont à l'encontre de ce que l'on connaît sur la route», a déploré un chauffeur de bus.

Pourtant,<strong> </strong>l’Anaser est décidée à rehausser son barème de sanctions. Le conducteur qui roulait à 76 km/h (après déduction de la marge d'erreur inhérente aux appareils) sur une route limitée à 50km/h, écopait d'une amende de 6000 francs.Certains contrevenants estiment que les amendes risquent aussi de devenir plus lourdes.

«<em>Je suis partisan d’un abandon de l’excès de vitesse dans les villages par l’Anaser. Des recommandations ou lignes directrices qui servent ensuite de base à tous les conducteurs de véhicules pour la mise en place de pratiques harmonisées, sinon identiques»,</em> a fait remarquer un usager de la route. La décision fait polémique en raison des amendes, même si elle peut être gage d’une bonne conduite sur les routes.

<strong> </strong>

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   La guerre, quel business !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-la-guerre-quel-business-2827970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2019 01:10:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La fin de la guerre ? Ce n’est pas demain la veille. Nous sommes et resterons, pour longtemps en guerre, car un certain nombre de Maliens, parmi ceux censés nous diriger, ont découvert qu’elle permet de devenir indécemment et très vite riche ; que dans un Etat en guerre, une situation de guerre, l’on peut, prétextant l’urgence, faire passer des marchés, initier des achats, créer de toutes pièces des dépenses, sans que personne ne fasse attention, ne crie gare ou «Au voleur !». Nous sommes et resterons longtemps en guerre quand l’exutoire «effort de guerre» permet de tout se permettre, de gérer au jour le jour.</span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On ne s’en est jamais privé, d’ailleurs, dans notre pays, ces fallacieux prétextes qui permettent au président de s’offrir un budget de campagne, à des députés de s’en mettre plein les poches, à des ministres de devenir, du jour au lendemain, milliardaires, et à des opérateurs économiques de se faire rembourser leurs soutiens (financiers) politiques lors de campagnes électorales passées et (qui sait ?) à venir.</span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au départ, ici, au Mali, sous la transition dirigée par le président par intérim d’alors, Dioncounda Traoré, on avait demandé aux citoyens, aux structures socio-professionnelles, à tout le monde, de contribuer à l’effort de guerre à travers des dons en nature et en espèces. Dieu en est témoin. Les Maliens y ont contribué. Les dons et autres contributions ont afflué de partout, et en nature et en espèces. </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Jusqu’à la fin de la période de Transition, on essayait, tant bien que mal, assez souvent, de fairele point à l’opinion, à savoir les contributeurs, de cette générosité à l’endroit de nos forces armées et de sécurité. Générosité à l’endroit des Fama (forces armées maliennes), c’est de cela qu’il s’agissait et non pas autre chose. C’est comme cela que nos compatriotes l’avaient compris. Et c’est d’ailleurs ce qui explique leur populaire et remarquable adhésion à cet appel à manifestation.</span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les contributeurs pensaient tous que leurs efforts auraient permis de mettre nos militaires dans de meilleures conditions de vie et de travail, de soulager l’Etat dans le cadre de l’effort de guerre. Erreur ! Personne ne pourrait dire, à ce jour, à quoi a servi cette manne. Pire, l’Etat, lui-même, a englouti, sans aucun résultat, des milliards dans la guerre. La guerre enrichit donc certains, comme l’écrivions tantôt. </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les équipements militaires sont surévalués, des hélicoptères sont achetés, aussi, et ce n’est pas IBK qui dira le contraire, à coup de milliards pour servir d’objets de décoration du tarmac de l’aviation militaires à la base de Sénou. </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le pot aux roses ? C’est le marché relatif à l’achat des munitions communément appelées «balles» ou «cartouches». C’est sur ce volet que sont opérées les surfacturations jamais observées dans notre pays.</span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La guerre, elle enrichit, elle offre des prétextes et permet d’étirer les mandats. Ici, on a vu et on vit l’enrichissement indécent et illégal de certains liés à la guerre, on a vu l’étirement et la prorogation du mandat des députés. On observe pour voir la suite.</span></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>
<p class="yiv7023425043msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CMA dézingue IBK !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-dezingueibk-2827973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2019 01:02:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une déclaration en date du 3 juillet 2019, la Coordination des mouvements de l’Azawad se prononce sur des sujets d’actualité, notamment l’interview que le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Elle en a profité pour rappeler à IBK ses prérogatives constitutionnelles.</em></strong>

Censé être le garant de l’indispensable confiance entre les parties au processus de paix, la Cma dit regretter que le président de la République  distilledes appréciations inappropriées à l’intention de ses leaders. Selon elle, cette sortie du président de la République confirme les inquiétudes exprimées dans le dernier rapport d’avril 2019 de l’observateur indépendant qui alerte en ces termes : «Le dialogue et la confiance entre les parties maliennes montrent des signes d’essoufflement…».

Dans la même déclaration, la Coordination des mouvements de l’Azawad dit regretter que le président de la République soit l’auteur d’une «stigmatisation ethnique en mettant l’accent sur les Touaregs pour parler de leaders de la CMA, sachant bien pourtant qu’ils ne sont pas issus que d’une seule ethnie, ni d’une seule communauté du pays».

Par ailleurs, elle rappelle au président de la République ceci : «Faisant allusion aux indemnités que perçoivent les membres du Comité de Suivi de l’accord et des sous-comités, il convient de répondre que s’il y’a des membres de structures créées pour le suivi et la mise en œuvre de l’Accord, bénéficiant d’indemnités au même titre que tous leurs collaborateurs des autres parties signataires, y compris ceux de la partie gouvernementale, cela leur est accordé à la mesure de leur effort de membres en charge de tâches d’intérêt commun. C'est loin d’être une aumône.»

Mieux, la Cma dit avoir fait beaucoup de sacrifices notamment : la non prise en charge de ses combattants en attente du processus de cantonnement et du DDR, les retards et le payement à moitié des indemnités de ses membres dans les sous-comités du CSA et du Conseil National de Réforme du Secteur de la Sécurité, l’absence d’un statut pour l’ensemble de ses représentants dans les structures de mise en œuvre de l’accord

Comme pour dire au président IBK de balayer devant sa porte, la Cma, à travers son présidentSidi Brahim Ould Sidatt,exprime sa «vive préoccupation quant à la gestion entourée par un manque de transparence des fonds dévoués à la mise en œuvre de l’accord et ce malgré la détérioration continue des services sociaux de base dans les cinq régions de l’Azawad. À cet effet, elle exige qu’il soit mis en place dans les meilleurs délais un cadre d’audits avec toutes les parties prenantes à la mise en œuvre de l’accord y compris les bailleurs de fonds.»

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview&#45;testament :   Et c’est reparti pour la crise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/interview-testament-et-cest-reparti-pour-la-crise-2826864.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 08:30:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme à son habitude, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, lui qui, contrairement, à ses pairs, n’a aucun respect pour sa presse, les journalistes de son pays, s’est confié, en exclusivité, à un média étranger. En l’occurrence, il s’agit de Jeune Afrique qui, au passage, a encaissé, au moins, la coquette somme de 50 millions de nos francs pour ce travail. Dans cette interview inopportune qui sonne comme un testament, IBK semble voir le Mali et les Maliens de loin. Il jette de l’huile sur le feu.</em></strong>

<strong> </strong>«Nous sommes en guerre», dit-il, pour planter le décor et, peut-être, situer son interlocuteur et le prévenir des graves propos qu’il prononcera plus tard. C’est vrai, ils seront graves les propos, mais surtout, insensés (pour certains) et inopportuns pour d’autres. Nous y reviendrons.

Pour l’instant, arrêtons-nous sur le titre de son interview et son incohérence avec son attitude, ses pratiques et ses projets. «Nous sommes en guerre», dit IBK. C’est vrai, nous sommes en guerre. Seulement, en dehors du verbal dans lequel il excelle, à travers son vieux français, totalement incompréhensible du maximum de Maliens auxquels il doit s’adresser et qui ne bluffe plus personne, IBK ne donne pas l’impression d’être le chef d’un Etat en guerre.

D’ailleurs, même s’il l’affirme, son comportement de tous les jours contribue à jeter de l’huile sur le feu, à aggraver la crise. Il renvoie l’image d’un président en déphasage total avec son peuple qu’il observe <strong>de loin.</strong> Il a du mal à appréhender les réalités maliennes. Il ne peut pas et vient de le prouver, une nième fois, dans l’interview exclusive qu’il a accordée à nos confrères de Jeune Afrique, à coup de dizaines de millions de francs CFA. IBK avait-il réellement besoin de cette sortie ? Nous estimons que oui. S’il s’agit d’une opération de communication dans le cadre de l’apaisement, il faut dire qu’elle est totalement ratée.

<strong>De la crise post-électorale :</strong>

«Il n’y a pas eu de crise post-électorale mais, la bouderie d’un seul homme, inconsolable de ne pas être entré au Palais de Koulouba. Quelle que soit l’ampleur de son égo, il ne représente pas le sentiment des 20 millions de Maliens…». C’est le point de vue de celui qui pense qu’il est un président «bien élu».

On croirait rêver.Comme si le président de la République et nous ne vivions pas dans un même pays. Comment peut-il nier toutes ces contestations qui ont duré des mois ? Et comment peut-il sortir de tels propos à un moment où tout le pays se réjouissait de l’instauration du dialogue entre les fils du pays?

D’ailleurs, s’il n’y a pas eu crise post-électorale, pourquoi avoir fait des pieds et des mains pour faire signer à certains regroupements et partis politiques un accord politique ? Tous ces Maliens qui manifestaient, toutes les semaines à Bamako, étaient-ilsen pique-nique ? IBK a, en tout cas, eu ce qu’il voulait ; à savoir, relancer la crise malienne. Comme s’il ne se plaisait que dans «un pays chaud». Il a été répondu et de manière incroyable par le chef de file de l’opposition qui l’a traité de tous les noms d’oiseaux «latins».

<strong>De l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger :</strong>

Dans Jeune Afrique, le président dira qu’il est révolté de voir des «responsables Touaregs de la CMA, venir à Bamako, empocher leurs indemnités et retourner à Kidal hisser fièrement le drapeau de l’Azawad». Là aussi, on croirait entendre «un Malien de la rue», pas au parfum des choses et ni responsable de rien. Comme s’il ne savait pas comment nous en étions arrivés là. C’est l’accord pour la paix et la réconciliation qui autorise «ces leaders touaregs de la CMA» à venir à Bamako, y résider, tenir des réunions, empocher des indemnités.

Maintenant, pour ce qui concerne «le drapeau fièrement hissé à Kidal» et l’absence de l’administration sur ce territoire malien, c’est à IBK de nous l’expliquer et éviter de jeter la faute sur l’autre, en fuyant, encore une fois, ses responsabilités. À Kidal, en tout cas, on dit n’avoir rien contre la présence de l’Administration et du drapeau tricolore.

Pourquoi IBK n’y veille pas ? Pourquoi les agents de l’Etat refusent d’y aller? Enfin, on se demande pourquoi le président de la République insiste sur l’appellation <strong>Touareg, </strong>commes’il n’y avait que des leaders<strong>touaregs </strong>au sein de la CMA ou si la peste, c’était les <strong>Touaregs. </strong>Nous n’osons pas croire, même penser une seconde, qu’IBK a quelque chose contre les<strong> Touaregs, </strong>particulièrement.

<strong>De son ancien Premier ministre SBM et Tiébilé Dramé :</strong>

Répondant à la question relative au départ de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et à l’entrée dans le gouvernement de Tiébilé Dramé, le président dira qu’il n’a jamais voulu le départ du premier et qu’il l’a d’ailleurs dit, en son temps, à ses amis du Rassemblement pour le Mali. Ça, c’est le point de vue d’IBK. Nous, nous savons qu’il était au courant de tout ce qui se passait et se tramait par son fils de député et certains de ses collègues à l’Assemblée nationale ; et qu’il l’encourageait en fermant les yeux là-dessus. IBK a soutenu le départ de SBM.

<strong>Du dialogue avec Iyad :</strong>

Au moment où tout le monde pense que le dialogue avec les terroristes, que les grandes puissances adoptent cette posture, notre président, malgré son incapacité notoire à engranger, ne serait-ce qu’une seule victoire face au plus petit des groupes terroristes, nous ressort encore du : «On n’a rien à nous dire», «une mer de sang nous sépare», s’agissant du dialogue avec Iyad Ag Ghaly qui, pourtant, lui coupe le sommeil, directement ou indirectement, toutes les semaines.

On peut aussi lire dans le même entretien, et chez le même confrère, des révélations faites par le président de la République, lui-même, sur les avions cloués au sol qui, dit-il, «sont cloués au sol faute de maintenance appropriée».

À propos du G5-Sahel, voici ce qu’il avance fièrement : «Je n’ai pas souhaité ce déménagement, ni cette réimplantation clivant au cœur d’un quartier populaire de Bamako». C’est le président de la République du Mali qui parle, un membre du G5-Sahel.

<strong>À suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Mohamed Aliou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   IBK, le fauteur de crises</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-ibk-le-fauteur-de-crises-2826875.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 08:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Que personne ne s’y méprenne, tout ce qui se trame, se fait et se défait, en ce moment, en rapport avec le dialogue politique ou social, n’aboutira à rien, absolument rien ! Ce dialogue que l’on dit et veut inclusif, a déjà et, c’est ce qu’il fallait éviter à tout prix, d’où son appellation «inclusif», laissé, bord-champ, un pan important de la société malienne.</em></strong>

Il a perdu son caractère inclusif que l’on continue, pourtant, bizarrement, à lui coller, dès que le président de la République, seul, assis dans son bureau, ou quelque autre part, a décidé, avec peut-être, comme c’est quasiment toujours le cas, certains membres de sa famille, a choisi ceux qui, selon lui, devront «faciliter» l’organisation de ce dialogue inclusif ; à savoir, l’ancienne ministre Aminata Dramane Traoré, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, et le médiateur de la République Baba Akhib Haïdara.

Ces choix exclusifs, pour une mission que l’on veut inclusive, imposés à l’ensemble du peuple malien par le seul président de la République, constituent l’une des raisons de l’absence de certains responsables politiques et de la société civile à la cérémonie de lancement du processus qui s’est tenue le lundi 24 mai 2019 dans la salle des banquets du Palais de Koulouba.

Ils l’ont d’ailleurs signifié, en son temps, à qui de droit. Ils continuent de le faire et ne manquent aucune occasion pour insister là-dessus et faire, malgré tout, des propositions dans le sens du retour à la normale dans notre pays. En vain !

On a, à chaque fois, l’impression que toutes ces propositions et ces manifestations d’intérêt et de bonne foi, se butent à un mur, à une mauvaise foi et une mauvaise volonté, et de manière récurrente. Chaque fois que l’on croit que les Maliens vont finalement se parler, ils s’éloignent un peu plus, de même que l’union et la cohésion entre nos concitoyens.

En réalité, ce qu’il se passe, c’est que les Maliens se font toujours avoir par un président de la République qui n’a jamais pris au sérieux ses compatriotes ; qui, contrairement à ce qu’il essaye de nous faire croire, n’a jamais aimé le Mali ; ne se soucie que de sa famille, sa propre personne et quelques proches. Un président qui ne respecte que ceux qui le prennent de haut etne le respectent pas.

Vous vous en souviendrez, facilement, IBK a fait croire à tout le monde en 2013, que notre «honneur, en tant que Maliens, sera restauré», que le pays ne sera pas divisé, qu’il respectera ses engagements, etc. Que nenni ! N’importe quoi !

Il a juste attendu son investiture et sa prise de fonction pour déchirer et s’asseoir sur le document qui a permis la tenue de l’élection présidentielle et son élection, l’accord de Ouagadougou, négocié par l’actuel ministre des Affaires étrangères qui devint son ennemi numéro un jusqu’à son entrée récente dans le gouvernement.

Autrement dit, IBK ne devient fréquentable et humain, ne sort de sa bulle, que quand il a chaud et qu’il sent qu’il ne contrôle plus rien du peu de choses qu’il contrôle. Dès qu’il sent que les choses vont mieux, il se renferme dans son petit monde, remonte et s’installe royalement sur ses nuages et nous nargue en nous prenant de haut. En attendant, la prochaine tempête. Pauvre de nous !

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>

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<title>Quand IBK nous donne raison :  «Nous avons des avions cloués au sol faute de maintenance appropriée»</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/quand-ibk-nous-donne-raison-nous-avons-des-avions-cloues-au-sol-faute-de-maintenance-appropriee-2826880.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 07:55:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la République vient de confirmer dans son entretien  accordé à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol faute de maintenance appropriée. Ce que nous avons déjà écrit en rapportant les propos de l’alors chef d’état-major de l’armée de l’Air, le colonel-major Souleymane Bamba. Lisez plutôt.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Depuis l’historique déroute de notre armée en 2012, le débat fait rage autour des moyens mis à la disposition de nos forces pour sécuriser l’intérieur et les frontières de notre pays. Il n’est, malheureusement, pas sur le point de prendre fin avec la sortie du chef d’état-major de l’armée de l’Air, le colonel-major Souleymane Bamba.

«Nous avons deux hélicoptères cloués au sol et qui ne servent à rien». Si l’affirmation venait d’un simple citoyen, d’un soldat ou homme du rang, on ne l’aurait, presque, créditée d’aucune considération et l’aurait mise au compte du contexte actuel de contestation et de protestation tous azimuts. Seulement, c’est le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le colonel-major Souleymane Bamba, déçu et très désabusé, qui s’exprimait ainsi.

Très bavard, comme c’est à la mode, désormais, au sein de la grande muette, il rappelle, chez nos confrères de Bloomberg news, dans leur parution du 13 juillet 2017, qu’Airbus a livré à notre pays, fin 2016-début 2017, deux hélicoptères Super Puma.Les deux hélicoptères achetés par le gouvernement, poursuit-il, ne servent à rien pour le moment et n’ont, d’ailleurs, servi à rien depuis leur arrivée.

«Les appareils sont cloués au sol parce que l’armée ne peut pas obtenir les pièces de rechange», argumente le haut gradé.Ainsi, notre pays a investi des milliards dans des équipements militaires à travers l’achat d’hélicoptères, et ces appareils ne servent à rien pendant que tous les jours on parle d’appui aérien.

À l’époque, le gouvernement n’avait pas encore changé et l’actuel Premier ministre était ministre de la Défense ; le Premier ministre n’était autre que Modibo Kéïta (qui s’y connaît en matière de gestion, de bonne gouvernance, signature d’accord etc.). L’information est donc facile à clarifier. Elle doit d’ailleurs l’être d’autant plus qu’acheter des hélicoptères, ce n’est pas comme si on achetait des chaussettes. Ce sont des milliards déboursés par les Maliens dont la gestion doit être obligatoirement justifiée.

Sur ce point, le ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, est fortement interpellé. Lui qui peine à payer notre dette intérieure, mettant en danger la stabilité et menaçant la paix relative que nous connaissons, aurait-il accepté de mettre des milliards dans des hélicoptères qui ne servent à rien ? Quelles étaient ses motivations et celles de tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette supercherie ?

<strong> </strong><strong>Affaire à suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incendie dans les marchés :   Le mythe de Sisyphe qui tue l’économie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/incendie-dans-les-marches-le-mythe-de-sisyphe-qui-tue-leconomie-malienne-2826872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 01:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le grand marché de Bamako en 2017, et celui de Nara en 2018, et bien d’autres (la liste est loin d’être exhaustive), ce sont ceux de Kayes et de Kéniéba, en première région du Mali, qui viennent d’être ravagés par les flammes. Cela avec son cortège de dégâts matériels, qui n’est sans conséquences sur l’économie nationale (hausse de l’inflation locale et intensification de la pauvreté).</em></strong>

Ces incendies qui consument les marchés, de façon récurrente, provoquent la désolation aussi bien chez les commerçants (victimes directes) que les populations qui sont les premières consommatrices (victimes collatérales).

Les marchés maliens sont mal lotis. Pour preuve : il est très difficile, voire pratiquement impossible, pour les soldats du feu de se frayer un passage pour éteindre un incendie dans nos marchés. En effet, des commerçants sont installés dans un désordre indescriptible, obstruant tout passage en cas de sinistre.

À ces problèmes, s’ajoutent d’autres obstacles qui empêchent l’extinction par les sapeurs-pompiers qui viennent malgré tout à bout du feu. Il s’agit entre autres de l’absence de bouches et de poteaux d’incendie, les moyens de lutte contre les incendies qui sont presque inexistants.

Par conséquent, les commerçants impuissants ne peuvent que constater le mal. Car, à chaque fois, ce sont des boutiques calcinées, des marchandises, voire des liasses de billets de banque qui partent en fumée.

C’est alors l’investissement de toute une vie, pour certains, qui se consume. Même si, à chaque fois, les soldats du feu arrivent à circonscrire les incendies après d’énormes sacrifices. En tout cas, Kayes et Kéniéba, qui constituent des zones à forte contribution économique, donnent une occasion aux autorités de tirer toutes les leçons et mettre fin à ce phénomène qui n’a fait que trop de dégâts chez les populations.

Le plan de réaménagement et de modernisation de nos grands marchés, à travers une opération de sécurisation, s’impose pour le bonheur des populations et la survie de l’économie malienne.

<strong> </strong><strong>Paul Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’échec en tandem !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/lechec-en-tandem-2826870.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 01:33:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ibrim Boubacar Kéïta, président de la République depuis quelques années maintenant ; Boubou Cissé, Premier ministre, depuis le mois de mai dernier. Ce sont les deux têtes de l’exécutif malien. Les deux personnalités censées nous sortir de la crise multidimensionnelle que nous vivons depuis 2012. Peuvent-ils, ces messieurs, réellement, répondre aux attentes des Maliens ? Rien n’est moins sûr.</em></strong>

<strong> </strong>Le premier, Ibrim Boubacar Kéïta, préside aux destinées du pays depuis 2013. Il a achevé, péniblement, un premier mandat et entamé, depuis fin 2018, un second, très difficilement acquis. Le second, Boubou Cissé,a été bombardé, à la faveur de la démission de son prédécesseur, Soumeylou Boubèye Maïga, Premier ministre ; et depuis, de sa voix inaudible, il tâtonne, il a de la peine à imprimer sa marque.

Et pourtant, nos compatriotes attendent beaucoup, pour ne pas dire tout, de ces deux hommes qui, il faut le dire, ici, courageusement, ne peuvent s’enorgueillir d’aucun haut fait d’armes ; aucune référence digne de ce nom ; aucun acte partant duquel on peut espérer se diriger vers des jours heureux, pleins d’espérances.

Le premier, Ibrim Boubacar Kéïta, n’est plus à présenter. Il est l’un des rares, très rares Maliens, à qui le pays a tout donné, qui doit tout au Mali. Inconnu au bataillon jusqu’à l’accession d’Alpha Oumar Konaré (dont il a été l’invisible sinon obscur directeur de campagne adjoint) et l’Adema au pouvoir en 1992, il a su, comme tout bon «opportuniste», saisir l’occasion, se faire important et incontournable. Il se fera recruter par ce dernier au Palais de Koulouba. Premier boulot : lecture de la liste des membres du premier gouvernement. Résultat : on entendait à peine ce qu’il disait et tout le monde se demandait : «d’où vient-il celui-là ?».

Les Maliens découvraient, pour la première fois, celui qui, quelques années plus tard, allait tellement faire parler de lui. Celui dont les ambitions démesurées et l’amateurisme allaient amener le pays dans un tel gouffre ; celui qui, pour faire court, allait faire perdre à son pays tout son honneur et à ses compatriotes toute leur dignité : IBK.

L’homme sait ce qu’il veut, ne se préoccupe «que» de son confort personnel et est prêt à tout auprès de ses patrons pour arriver à ses fins. Ainsi, va-t-il exécuter à la lettre toutes les instructions et décisions d’Alpha Oumar Konaré, juste pour se faire passer pour un homme à poigne, montrant que les initiatives étaient siennes.

On finira, plus tard, par découvrir qu’il n’était qu’un homme de paille et qu’il n’est qu’un bon exécutant comme le dit si bien son patron de président qui, pourtant, nous avait, à plusieurs occasions, mis en garde, prévenu au sujet de l’homme et de ses goûts pour l’extravagance, le luxe.

Nombreux sont les Maliens qui se souviennent de son auto-proclamation, au début des années 2000, comme «candidat naturel» de l’Adema-PASJ à la présidentielle de 2002. Mal lui en avait pris ; car, celui dont il se réclamait dauphin, Alpha Oumar Konaré, ne voulait pas de lui, savait qu’il allait faire un très mauvais président ; sans compter plusieurs de ses camarades au sein du parti qui lui ont barré, et à visage découvert, la route de Koulouba. Il l’on a chassé du parti et même… du pays.

En effet, «les rénovateurs», comme ils se faisaient appeler, à savoir, Mme Sy Kadiatou Sow, Soumaïla Cissé, Soumeylou Boubèye Maïga (pour ne citer que ceux-ci), n’avaient pas la même conception que IBK, alors Premier ministre, de la candidature du parti à la présidentielle de 2002, qui s’annonçait et qui avançait à grands pas. Pas question pour eux, militants de la première heure, de laisser un «bourgeois», «militant de la 25<sup>ème</sup>heure», s’emparer du parti, le contrôler, et l’utiliser pour accéder à Koulouba. Ainsi, s’enclencha une lutte farouche contre le président de l’Adema qu’il était à l’époque.

La suite est connue : il (Ibrim Boubacar Kéïta) a mordu la poussière, démissionna de la tête du parti, renonça, définitivement, à devenir le porte-étendard des Abeilles à la présidentielle et s’exila, longtemps, au Togo et en Côte d’Ivoire. Le reste de son histoire jalonnée d’échecs est facile à résumer : pour le consoler, ATT l’a aidé (comme une nomination) à obtenir un poste de député à l’Assemblée nationale. Un poste qu’il n’aurait jamais obtenu face à la détermination d’un certain Moussa Mara, n’eussent été la largesse légendaire et l’insistance du même ATT. Il n’aurait même pas été président de l’Assemblée nationale.

Élu président de l’Assemblée nationale, il ne se passe un seul jour sans qu’il «ne morde la main qui l’a nourri». Il ne se passait un seul jour sans qu’il ne vilipende ce dernier qu’il accusait de tous les maux. On le soupçonne même d’être de ceux qui ont encouragé le coup d’Etat de 2012.

Pour ce qui le concerne, en tout cas, même s’il n’a rien à voir avec ce ridicule putsch (ce qui reste à prouver), il est celui qui en a tiré le plus grand profit et les plus grands bénéfices. Sans le coup d’Etat, il n’aurait jamais été président de la République du Mali. Il le sait et son entourage en est convaincu ; la majorité de ses soutiens pensent même qu’il n’aurait, d’ailleurs, jamais dû l’être ; tellement, ils sont déçus aujourd’hui.

Pour ce qui concerne le second, à savoir le Premier ministre Boubou Cissé, il a été révélé aux Maliens ou est arrivé comme un cheveu dans la soupe. Illustre inconnu au bataillon, peut-être, parce qu’il avait un demi-frère très proche de la famille présidentielle (un certain Léo), il a été nommé ministre dans le premier gouvernement d’IBK ; celui dontla composition a «réveillé des morts», tellement il était en déphasage avec les réalités du pays.

Ministre des mines, même s’il ne s’est pas illustré de manière extraordinaire, il s’est vu, une nouvelle fois, à cause de l’entregent de l’ancien Premier ministre Modibo Kéïta (chez qui il a habité en Allemagne et fait une partie de ses études), «bombardé» ministre de l’Economie et des Finances.

Les Maliens se demandent encore, comment, sur quelle base, selon quels critères, le président IBK lui a confié la primature. Lui qui, depuis son arrivée, n’a posé aucun acte positif dans le cadre des missions, à lui, confiées par le chef de l’Etat. Sur lui, c’est tout ce qu’on avait à dire pour le moment.

<strong> </strong><strong>Makan Koné </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cédéao et sa future monnaie : mythe ou réalité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-et-sa-future-monnaie-mythe-ou-realite-2826882.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 01:26:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans les journaux et sur les sites d’information, les échos d’Abuja sur la monnaie unique de la Cédéao sont globalement favorables. Évidemment, ces dernières heures, un pas capital vers l’objectif 2020 a été franchi, mais toujours est-il que pour l’avènement de l’Eco, espéré depuis 1983, rien n’est encore gagné. </em></strong>

Déjà, à quelque 7 mois de l’échéance, l’unanimité n’est pas encore faite sur le logo final de la future monnaie. Cependant, le principe de continuer à travailler d’arrache-pied pour mettre définitivement entre parenthèses le Fcfa, le Naïra, le Cédi et autres monnaies nationales demeure.

Maintenant, les Africains ont ceci de particulier qu’ils ont souvent la manie de trouver de bonnes excuses pour ne pas aller à l’essentiel.Justement, sur le plan monétaire, non contents d’être sous le joug d’une puissance étrangère malgré une indépendance prononcée, certains chefs d’Etat n’ont pas hésité à s’ériger en détracteurs du Fcfa. D’autres dirigeants, très jaloux de leur monnaie nationale et du poids économique de leur pays au sein de la Cédéao, veulent en imposer aux plus petits.

Dans ce méli-mélo, c’est clair qu’il est très risqué de parier que dans l’optique de 2020, toutes les conditions soient réunies pour que l’Eco validé soit une réalité. Mais, pour l’instant, les citoyens d’un espace communautaire longtemps gavés d’espoir sur la facilité des échanges entre pays voisins s’en tiennent à un deadline et veulent croire qu’enfin, l’un de leurs soucis verra le bout du tunnel. Seulement, pour qu’il en soit ainsi en 2020, il y a une vraie course à faire et malheureusement jusqu’à nouvel ordre, tout ne dépend que d’une poignée de dirigeants.

A priori, et au vu des dernières informations en provenance d’Abuja, tout laisse penser qu’ils sont actuellement en phase avec la plupart des ressortissants des 16 pays de la Cédéao. Il n’empêche qu’autour d’un processus ‘‘Tendance Eco en 2020’’, des loups rodent autour pour lui faire la peau et surtout ne soyons point surpris, au cas où un grain viendrait enrayer la machine, qu’il se découvre à terme que c’est avec la complicité des nôtres.

Alors, ne nous fions pas à une ambition officiellement partagée à un sommet des chefs d’Etat mais, s’il était possible, l’idéal serait, avant tout, d’aller plutôt scruter l’intime conviction de chacun des 16 décideurs. Maintenant, si tous sont sur la même longueur d’onde et qu’il n’y a pas de défections ou des semeurs de complications, on ne douterait aucunement que le défi de l’Eco de la Cédéao, en 2020, soit relevé.

Sans être expert en monnaie, il faut croire qu’ils n’ont pas besoin d’une éternité pour aplanir les divergences sur le logo et se pencher sur les questions de convergence économique, du modèle de la Banque centrale et toutes les autres dispositions afférentes.

En somme, pour un Eco qui arrivera à l’heure et avec la promesse de nous rendre plus heureux, visiblement, le temps presse. Conséquence, plus les jours se rapprochent, plus les appréhensions l’emportent sur les certitudes. Et donc, à nos présidents patriotes et panafricanistes de nous surprendre agréablement.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord&#45;Mali : quand OXFAM en rajoute à la crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/nord-mali-quand-oxfam-en-rajoute-a-la-crise-2826878.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 01:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Paradoxal ! Une Organisation non-gouvernementale (ONG), qui a pour mission de lutter contre l'injustice, la pauvreté, est en train de les installer au nord particulièrement à Gao.</em></strong>

En effet, OXFAM, car c’est d’elle qu’il s’agit, à travers ses dirigeants locaux et nationaux, se comporte en véritable négrier au nord. Aucune considération pour les populations, les prestataires courent tous les jours derrière le paiement de commandes passées en bonne et due forme. Il s’agit, notamment, de sociétés de location de voiture, de gardiennage et de nettoyage, de radios de la place.

Sur place, à Gao, on pense que le problème se situe, aussi, au niveau de Bamako, où les signataires sont toujours absents, jamais disponibles, négligents et, à la limite, irrespectueux vis-à-vis des populations et prestataires du nord.

Les mêmes prestataires pensent que le responsable de Gao, un certain Boua Sidibé, couvre ceux de Bamako et ment en vue de garder son poste. Il viole sans hésitation les contrats qui stipulent, pour certains, que «la facture est déposée le 17 du mois et le paiement se fait avant le 25».

Malgré ces dispositions contractuelles, certaines structures attendent, depuis près de 6 mois, le paiement de leurs dus. Autre souci, nous a-t-on dit, OXFAM n’a pas de comptable à Gao et celui de Bamako n’a aucune considération pour les dossiers septentrionaux. Tout cela se passe au vu et au su du responsable national Diawary Bouaré.

D’autres comportements, à la limite de l’indécence, sont reprochés à cette ONG qui n’a pas laissé de bons souvenirs dans d’autres pays. On se souvientdes scandales en Haïti et ailleurs.Nous y reviendrons.

<strong> M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK chez le Chérif de Nioro :   Est&#45;ce la paix des braves ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-chez-le-cherif-de-nioro-est-ce-la-paix-des-braves-2825849.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 03:01:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Enfin, ils se sont rencontrés et se sont parlé. Qui l’aurait cru, vu la situation très tendue entre ces deux hommes. Au-delà du divorce, la haine semblait prendre le dessus, pour plusieurs raisons, au point qu’à chaque sortie, le Cherif promettait de déposer IBK d’ici la fin de son mandat. Dieu étant au contrôle, tout est rentré dans l’ordre ce jour 24 juin 2019. Les deux hommes ont fumé le calumet de la paix, nous osons le croire.</strong>
Pour rappel, rien n’allait plus entre le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita et le Chérif de Nioro, BouyéHaïdara, qui a été d’un soutien inestimable pour son ascension à la magistrature suprême en 2013. Des amis d’hier sont devenus des ennemis d’aujourd’hui.

Chérif Haïdara a saisi l’occasion de sa rencontre avec le président du Haut conseil islamique (HCI), l’iman MahamoudDicko, pour faire des révélations sur l’immense somme d’argent qu’il a injectée dans la campagne présidentielle d’IBK et de promettre de le mettre hors d’état de nuire avant la fin de son second quinquennat.

Mais le génie malien a dominé une fois de plus. IBK et une délégation restreinte ont foulé le sol de Nioro, ce lundi 24 juin 2019. Seuls les dieux du secret pourront nous dire ce qu’ils se sont dit à huis clos. Mais une chose est sûre, TiébiléDramé, ministre des Affaires étrangères,a réussi son coup. Car il est à la base de cette rencontre, pour calmer les ardeurs des frères devenus ennemis.

Cette belle journée laisse place à un boulevard d’espoir, pour le Mali et les acteurs de la classe politique,de même que la société civile.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au centre : Me KassoumTapo préconise une solution endogène</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-au-centre-me-kassoumtapo-preconise-une-solution-endogene-2825873.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-au-centre-me-kassoumtapo-preconise-une-solution-endogene-2825873.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 02:56:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rassembler tous les ressortissants de la région de Mopti, fédérer toutes les initiatives de paix et prévenir la crise humanitaire qui est en train de se préparer dans la région. La C’est l’ambition de la Convergence des initiatives pour sauver la région de Mopti, l’initiateur, Me KassoumTapo, était lundi 24 juin en conférence de presse à la Maison de la presse. </em></strong>

Il y a du beau monde autour du porte-parole de la Convergence des initiatives pour sauver la région de Mopti, Me KassoumTapo : président du Haut conseil islamique du Mali(Hcim), Ousmane Chérif Madani Haïdara,  Cardinal Jean Zerbo, président de la coordination des associations des ressortissants de la région de Mopti, Mamadou Togo, Révérant Yattara. Tous les regroupements politiques, associatifs de la région de Mopti  étaient également présents à cette conférence de presse.

«J’ai passé quasiment 2018 à Mopti. J’ai assisté au développement des massacres tous les jours. En quittant Mopti au début de l’année 2019, les jeunes m’ont demandé d’organiser un forum autour de la paix, la sécurité et le développement. Je pensais que ma modeste personne ne pouvait pas faire face à ces défis. C’est en ce moment que j’ai pris mon téléphone pour appeler à Dakar mon grand-frère, Amadou Toumani Touré, qui connaît la situation mieux que tout le monde. Il m’a répondu qu’il est parfaitement disposé si c’est Mopti qui l’appelle. C’est ainsi que j’ai contacté leplus grand nombre de ressortissants de Moptiet des leaders religieux. L’initiative a été partagée par toutes ces personnalités. Nous avons décidé d’envoyer une délégation composée de moi-même, de Mamadou Togo, de Timoré Tellenta à Dakar. Nous avons porté une lettre au général Amadou Toumani Touré qui s’est effondré en larmes et a accepté d’être le parrain de toutes les activités de la coordination des associations des ressortissants de la région de Mopti. C’était en mois de mars dernier», a détaillé Me KassoumTapo.

Selon lui, depuis cette date, les événements se sont accélérés dans la région. Me Tapo dit considérer cette rencontre comme un appel à tous les fils de Mopti, de se mettre ensemble pour comprendre ce quileur arrive,  et envisager les solutions qui s’imposent. «La solution ne peut venir que des fils de la région de Mopti. Elle ne viendra pas de l’armée et de la communauté internationale. La solution, c’est nous les enfants du terroir de Mopti. Nous demandons de taire nos ego, nos dissensions. Qui peut ne pas répondre à l’appel d’Ousmane Chérif Madani Haïdara ? Qui peut ne pas répondre à l’appel du Cardinal Jean Zerbo ? Il reste à nous-mêmes  de répondre à nous-mêmes et être nous-mêmes», a-t-il laissé entendre.

Avant de souligner qu’ils vont concevoir un programme d’action pour aller dans chacun des 8 cercles de Mopti pour identifier les problèmes et se retrouver tous ensuite à Mopti, avec ATT, Ousmane Cherif Madani Haïdara, Jean Zerbo, dans un grand forum, qui réunira tous les fils de la région, et qui va aboutir à une charte fondée sur les valeurs profondes de notre société. Me KassoumTapo a aussi lancé un appel à la communauté internationale à prévenir une situation humanitaire catastrophique qui se prépare.

Selon Me Tapo, si les groupes d’auto-défense de la région, qui doivent être désarmés, s’ajoutent à tous les autres ressortissants, ils trouveront  ensemble la solution. «Chacun doit amener ses propositions de solution à la structure que nous allons mettre en place», a-t-il indiqué.

Au sujet de la nomination de Dioncounda Traoré comme représentant du président de la République pour le centre, KassoumTapo précise : «Le président de la République a le droit de prendre qui il veut comme son représentant. Il n’est pas désigné pour Mopti. Il est le représentant du président pour le centre».

Les leaders religieux OusmaneChérif Madani Haïdara, Jean Zerbo, le RévérantYattara ont tous assuré qu’ils seront des sentinelles vigilantes pour accompagner cette initiative. Ils ont appelé tous les fils du Mali à la cohésion sociale, à la paix à et au vivre ensemble. Avant de dénoncer les différentes tueries qui ont eu lieu dans la région de Mopti par le fait d’ennemis non encore identifiés.

<strong>Bourama Kéita</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conflits communautaires et drames :   Qu’en est&#45;il du sort des auteurs des crimes?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:48:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La région de Mopti est devenue aujourd’hui le sanctuaire des crimes crapuleux et odieux au Mali. Le pire, c’est que jusqu’à ce jour, malgré le nombre de victimes qui fait froid dans le dos et les conséquences humanitaires désastreuses de ces massacres, aucune personne n’a été mise aux arrêts en lien avec ces drames à répétition que ce soit à Ogossagou comme à Sobane-DA. </em></strong>

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on condamne juste les actes d’atrocité et on tourne la page des crimes. Tant pis pour les familles endeuillées. Et même si l’on comprend que le temps de la Justice n’est pas celui des hommes, il est impératif que la lumière soit faite sur ces conflits communautaires meurtriers, car l’impunité peut sonner comme une prime à l’encouragement pour les criminels.

En effet, nonobstant le fait que plus le temps passe, plus les fautifs ont toute la latitude de gommer certains indices, ils peuvent aussi se soustraire à la Justice en migrant vers d’autres cieux. Mais plus grave encore est le sentiment d’impunité que peuvent éprouver certains parents de victimes. Cela peut, en effet, pousser certains à se rendre justice eux-mêmes ; toute chose qui peut plonger les différentes communautés impliquées dans une spirale infinie d’actions de représailles.

Autre conséquence et pas la moindre, l’impunité peut sonner comme une prime à l’encouragement pour les criminels qui ne manqueront pas de récidiver. Alors, il est temps d’agir et vite !

<strong> </strong><strong>Paul Dembélé  </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grande famille de l’Adéma&#45;Pasj :   Mise en commun des agendas pour le Mali</title>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La semaine dernière, au cours de la rentrée politique de l’Alliance pour la solidarité au Mali/Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP), tenue à Ségou, les militants et sympathisants du parti ont défini de nouvelles stratégies pour resserrer les rangs autour de leur mentor, Soumeylou Boubèye Maïga, et élargir les bases du parti.</strong>

Une grand-messe politique au cours de laquelle, de nouvelles orientations et perspectives ont été dégagées dans le but de consolider les acquis. En effet, dans le registre des nouvelles projections annoncées par l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, président de l’Asma-Cfp, figure, en bonne place, sa volonté de reconstituer la grande famille politique de l’Adéma-Pasj.

Un retour en famille, avec armes et bagages en main, après des années d’aventure politique ? En tout cas, son aventure politique a apporté ses fruits. Son parti dispose de militants, conseillers et députés dont il pourrait se vanter une fois à la maison. Une nouvelle volonté mise sur les rails, depuis le 14 juin dernier, au cours d’une rencontre tenue entre une délégation de l’Adéma-Pasj conduite par Tiémoko Sangaré et celle de l’Asma-Cfp menée par Soumeylou Boubèye Maïga, lui-même.

C’est dire que, si cette reconstitution de la grande famille Adéma-Pasj venait à se concrétiser, les deux formations politiques sortiront des rangs de la plate-forme électorale EPM (Ensemble pour le Mali). Selon le communiqué publié à l’issue de cette rencontre entre l’Adéma-Pasj et l’Asma-Cfp, les deux formations ont dit sentir la nécessité de reconstituer la grande famille politique de l’Adéma-Pasj.

«<em>Vu la nécessité impérieuse et urgente de reconstituer la grande famille politique de l’Adéma-Pasj, les deux partis ont convenu de travailler ensemble pour la mise en œuvre et la réussite des agendas pour le pays. Tout en se félicitant de la convergence de vue sur l’ensemble des points évoqués, les deux partis se réjouissent de l’opportunité qu’offre une telle rencontre pour raffermir leurs relations et échanger sur les sujets d’intérêt national et ont convenu de maintenir cette dynamique à travers d’autres rencontres</em>», peut-on lire dans le communiqué de la rencontre du 14 juin entre l’Adéma-Pasj et l’Asma/Cfp.

Les deux partis politiques ont ordonné à la commission de travail mise en place de réfléchir sur les grands sujets du pays en vue d’avoir une position commune sur l’ensemble des questions, en lien avec le dialogue politique, la prorogation du mandat des députés, les réformes institutionnelles, la révision constitutionnelle et le processus de reconstitution de la grande famille de l’Adema-Pasj, sollicitée par Soumeylou Boubèye Maïga.

<strong> </strong><strong>F.Doza</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Installation des membres du triumvirat :   Des absences qui interpellent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/installation-des-membres-du-triumvirat-des-absences-qui-interpellent-2825861.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi dernier, au Palais de Koulouba, s’est déroulée la cérémonie officielle d’installation du triumvirat dans le cadre du Dialogue politique inclusif, que le gouvernement s’apprête à organiser. Plusieurs acteurs politiques, pourtant attendus, ont tout simplement boudé l’évènement.   </em></strong>

Présidée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, la rencontre s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, ceux de la classe politique issus de la majorité, des membres de la société civile malienne, des corps diplomatiques. Et bien sûr,le fameux triumvirat : l’actuel médiateur de la République, Baba Hakim Haïdara, l’ancien Premier ministre, Ousmane IssoufiMaïga, et Animata Dramane Traoré, ancienne ministre de la culture.

Le gouvernement, conformément à sa feuille de route, issue de l’Accord politique de gouvernance, tiendra très bientôt des réflexionssur l’avenir de la nationale malienne et ses choix. Un exercice auquel le peuple malien, dans son ensemble, devrait être associé afin de garantir son caractère inclusif.

Mais, d’ores et déjà, sans grande stupéfaction, des voix discordantes se font entendre. D’abord, sur le choix unilatéral des membres du triumvirat, opéré par le président de la République, sans consulter l’opposition politique ; mais aussi, le contenu des termes de référence de ce Dialogue politique inclusif qui devrait baliser le chemin de lendemains meilleurs.

En tout cas, mardi dernier, le Malien lambda a dû constater l’absence du chef de file de l’opposition, SoumaïlaCissé, et de certains acteurs politiques et de la société civile, à la cérémonie d’installation des membres du triumvirat. Une absence dont les raisons en disent long sur la déception du peuple malien vis-à-vis du pouvoir en place.

<em> «L’absence de Soumaïla Cissé, qui, pour certains, s’est fait représenter par l’ancien ministre Salikou Sanogo, explique le fait que les préoccupations majeures et attentes du peuple ne seront pas à l’ordre du jour de ce Dialogue politique inclusif. À vrai dire, l’ancien ministre Salikou Sanogo, était à la cérémonie au nom de l’URD et non du chef de file de l’opposition qui a reçu une invitation personnelle. Aussi, l’absence de certains acteurs politiques, Choguel Kokalla Maïga du MPR, Djibril Tangara du parti FCD et autres, explique le fait qu’ils ne voudraient pas être responsables de la mauvaise vision ou volonté du pouvoir.</em>

<em>D’ailleurs, le caractère inclusif de ce dialogue est déjà mis à mal par le fait que l’opposition n’a pas été consultée, d’abord,sur le choix des membres du triumvirat, mais aussi, sur le contenu des termes à débattre au cours des prochaines assises</em>»,confie un membre du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FDS).

Des inquiétudes non prises en compte par l’aîné des Maliens, qui, au cours de la cérémonie d’installation des membres du triumvirat, s’est livré à une scène théâtrale sans pour autant expliquer à son peuple l’arrière-plan de ce Dialogue politique inclusif.

Et notre interlocuteur d’ajouter : «<em>Tout porte à croire que le président de la République et le gouvernement veulent tenir ce Dialogue politique dans la seule optique de faire passer la révision constitutionnelle. Et, pour nous, membres de l’opposition, le peuple a des préoccupations plus importantes et pressantes que cette révision constitutionnelle.</em>»

<strong>F. Doza</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour malversations financières :  Un ancien ministre privé de passeport</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/pour-malversations-financieres-un-ancien-ministre-prive-de-passeport-2825854.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On ne parle plus que de ça depuis un certain : un important partenaire des Fama, en l’occurrence l’Union européenne, vient de suspendre son aide à notre pays et ne soutient plus notre outil de défense. </em></strong>

Même si au niveau de l’immeuble UATT (siège de l’institution européenne), on essaye de nuancer tout ça, force est de reconnaître que c’est à un véritable scandale auquel l’on assiste. Une affaire invraisemblable qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Chaque jour qui passe apporte son lot de rebondissements dans cette affaire des plus déplorables et condamnables dans un pays qui ne cesse de se battre contre un ennemi aux visages multiples.

La dernière information, la plus fraîche donc, dans le cadre de cette affaire, est le retrait de son passeport à un ancien ministre qu’on soupçonne de s’être mouillé, peut-être même, souillé dans les malversations et autres détournements découverts par l’Union européenne. Il a fallu, nous a-t-on dit, l’intervention personnelle du président de la République pour que lui soit restitué ses documents de voyage.

D’ailleurs, pour la petite histoire, l’ancien ministre en question avait dit, à l’époque, à certains de ses proches collaborateurs, qu’il reportait un de ses voyages pour une semaine. En réalité, il avait un souci avec son passeport.

<strong>Affaire à suivre.</strong>

<strong> M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sangha : le maire toise le PM, et Bill ne bronche pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/sangha-le-maire-toise-le-pm-et-bill-ne-bronche-pas-2825851.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a du mal à se débarrasser de son manteau de maire et de président de l’Association des municipalités du Mali. Même nommé ministre, il croit devoir respect à ses anciens collègues élus qu’il soutient dans tout ce qu’ils font.

C’est en tout cas le constat qu’ont fait les témoins de la scène de «pardon» entre le Premier ministre et le maire de Sangha, il y’a de cela quelques semaines, à la triste occasion du massacre de Sobane-Da.

Lequel massacre a fait plus d’une quarantaine de morts, selon le gouvernement, et près d’une centaine, selon le maire. C’est d’ailleurs à propos de ces chiffres «laids» que les choses ont tourné avec une grande amplitude entre l’édile et le chef du gouvernement.

Le maire de Sangha s’est présenté à la cérémonie, très furieux, accompagné d’élus qu’il avait conditionnés, et sans son écharpe, voulant en découdre avec les autorités présentes. Il a refusé de prendre la parole et a eu des mots très peu aimables envers le Premier ministre.

Il a par ailleurs, catégoriquement, refusé de revenir sur son bilan malgré l’insistance de l’assistance ; même l’argent apporté par le Premier ministre, en guise de soutien, il avait, dans un premier temps, refusé de le prendre.

Ce qui a surpris plus d’un, ce jour, c’est l’attitude du ministre Boubacar Bah dit Bill. Il n’a pas placé un mot. Comme s’il appréciait la posture du maire et se réjouissait intérieurement du sort de son fiston de Premier ministre (Bill n’est plus de la première jeunesse : il est septuagénaire).

<strong> M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation socio politique :   Dialogue politique ou débat éthique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-socio-politique-dialogue-politique-ou-debat-ethique-2825868.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:17:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après une course débridée de plus de cinq années, de septembre 2013 à juin 2019, durant lesquelles le pouvoir RPM a foulé aux pieds les principes les plus élémentaires de coexistence politique pacifique, l’heure du réveil brutal semble avoir sonné.</strong>

Il y a d’abord eu un déficit patent de concertation au sein de la grande Coalition Ensemble pour le Mali, que certains partis alliés, particulièrement le Yelema, l’APR, ont eu à déplorer plus d’une fois.

Car, depuis son élection, le président IBK tient tant à la modification de la Constitution de février 1992. Sur un autre plan, le président avait déploré la dispersion des forces se réclamant de la majorité présidentielle. Cela était dû, selon lui, à la non-structuration et au déficit de communication au sein de ladite coalition.

Depuis lors, le diagnostic du président de la République sur sa Coalition est resté plus actuel et précis que jamais. Cette alliance politique n’a survécu à la terrible épreuve de la révision constitutionnelle que par des artifices aussi contestables les uns que les autres.

De fait, certains partis de ce bloc politique, après avoir manifesté, sans ambages, leur désaccord avec le projet de révision constitutionnelle du président de la République, ont dû faire, contre mauvaise fortune bon cœur, en le défendant bec et ongles, pour éviter une fin de règne prématurée à leur allié, avec lequel, ils avaient choisi de lier leur destin.

Surtout que beaucoup de leaders politiques de la majorité présidentielle, étaient dans une galère terrible et ils étaient prêts à vendre leur âme au diable pour se faire une petite santé financière. Si d’autres ont pu avoir leur compte, certains par contre se cherchent encore, car n’étant pas toujours dans les bonnes grâces du locataire de Koulouba. Et voyant la grogne s’intensifie, le président a opté pour un dialogue national inclusif.

Rien d’étonnant si l’on sait que le climat social et politique du pays est très tendu en ce moment. Toute chose qui donne des bonus aux députés de se la couler douce encore au sein de l’hémicycle. Car, vu la déception des Maliens, en ce moment, aller à des élections (législatives, régionales),  la grande inconnue de ce scrutin sera le taux d’abstention, (sans oublier la défiance du Chérif de Nioro), ressemblait, à s’y méprendre, à une épée de Damoclès au-dessus de la tête des militants du RPM et de leurs alliés ! Donc, il fallait repousser les échéances et chercher à colmater les brèches. Ce qui est arrivé car IBK a pu enfin rencontrer le Chérif de Nioro pour se donner bonne conscience.

<em>Mais plus que de dialogue politique, ce dont le peuple malien a actuellement besoin, c’est d’un débat éthique !</em>Si une grande Coalition, telle que Ensemble pour le Mali, est arrivée à une impasse politique, après plus de cinq années de stratagèmes et d’entourloupes, ce n’est pas l’arrivée tardive d’invités surprises, religieux invétérés du pouvoir, éparpillés, discrédités et désorientés, qui va sauver ce regroupement de formations politiques, qui risque de perdre et son nom et encore un peu plus son âme !

Comment mettre fin au phénomène honni de la transhumance et plus généralement comment bannir la corruption du champ politique ? Comment redonner à la politique ses lettres de noblesse en rétablissant les partis dans leur véritable rôle de contre-pouvoirs et/ou de gestionnaires vertueux de la Cité, pour lequel ils étaient initialement conçus ?

Ces interrogations à forte prégnance morale n’en sont pas moins des prérequis pour l’approfondissement de la démocratie dans notre pays. Mais cela, tout le monde le sait. Les abus constatés lors du règne du parti RPM doivent nous conduire à la tenue des assises nationales du Mali afin de signer une Charte de gouvernance démocratique.

<strong> </strong><strong>Paul Dembélé</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK chez le Chérif de Nioro : l’Etat à terre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-chez-le-cherif-de-nioro-letat-a-terre-2825835.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La première institution de la République était à terre pour implorer le pardon du très respecté Chérif de Nioro, M’Bouillé Haïdara. Le bonheur du président était immense, pareil à son angoisse d’avant cette rencontre.</em></strong>

Il aurait voulu le faire incognito, à tout le moins, à en juger à la réaction de ses fistons qui ont supplié certains de nos confrères de ne pas publier les images de la rencontre sur les réseaux sociaux. C’est raté ! Il ne pouvait en être autrement.

Le soulagement et le bonheur du président de la République sont incommensurables. Tant le poids de la fatwa sur sa tête, décrétée par le Chérif de Nioro du Sahel, était lourd. Celui-ci avait juré la perte d’Ibrahim Boubacar Kéïta.

Ayant fait des pieds et des mains, il n’aura pu forcer les portes de l’influent chef hamalliste. La délivrance viendra d’un de ses désormais farouches opposants : TiébiléDramé. Tout un symbole !

Après une longue période de bouderie entre les deux hommes, ils se revoient enfin, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, et le très respecté Chérif de Nioro, M’Bouillé Haïdara.<strong> </strong>Ce lundi 24 juin, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, s’est invité chez le Chérif de Nioro, M’Bouillé Haïdara.

Qu’était-ce qu’il était allé y faire ? Secret de polichinelle : <strong>à terre,il a imploré le pardon de l’érudit de Nioro du Sahel (et s’est même mis en terre puisqu’il a dû s’asseoir sur sa dignité de président de la République).Ses accompagnateurs ont dû souffrir pour sécher les larmes de Madeleine Ibrahim Boubacar Keïta.</strong>

À Nioro du Sahel, semble-t-il, les deux hommes ont fait la paix. Si rien n’a filtré de la rencontre, sur les images de la rencontre, le visage d’Ibrahim Boubacar Kéïta se fendait d’un large sourire, sans doute parce  qu’il a reçu l’absolution du Chérif. C’est bon pour le spectacle, il y a mieux.

Était-ce si important pour la première institution de la République de s’agenouiller devant le Chérif de Nioro du Sahel ? Oui, peut-être, parce que le président de la République était rongé par le <strong>sentiment de culpabilité. </strong>

Oui, parce que l’angoisse d’une fin tragique et la menace d’un renversement de régime indisposaient le président de la République. Oui, parce que, selon des observateurs, l’absolution du Chérif pourrait avoir valeur de bénédiction pour le régime en place.

Non, parce que, comme il le répète à souhait : «Mon honneur n’est pas à jeter aux chiens». Non, parce que, quelque chose en un être humain lui  défend de forcer la porte qui se referme, et la main qui se retire.

<strong>BouramaKéïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hombori : ils ont tué le maire… deux fois</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/hombori-ils-ont-tue-le-maire-deux-fois-2825859.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:11:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0947483735msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans la nuit du 21 au 22 juin 2019, vers 2h du matin, des bandits armés, non identifiés, ont attaqué et enlevé 3 personnes à Hombori. Dans leur forfait, ils ont aussi, malheureusement, assassiné le chef de village qui, lui-même, avait été, on s’en souvient, désigné en remplacement d’un de ses frères assassiné.</span></p>
<p class="yiv0947483735msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À peine le deuil entamé à Hombori que les malfrats remettent ça. Ils sont  revenus, une nouvelle fois, attaquer le domicile du défunt chef de village, vers 1h du matin, hier soir (mercredi 26 juin), faisant un (1) mort et deux (2) blessés ; sans oublier un (1) des assaillants battu à mort. Cette fois-ci, selon nos informations, c’est le jeune qui s'occupait des corvées de la veuve qui a sacrifié sa vie en tuant un des bandits avant d’être abattu, lui-même.</span></p>
<p class="yiv0947483735msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’assassinat du maire ramène, une nouvelle fois, la question de la sécurité des citoyens à l’intérieur du pays, surtout ceux qui souhaitent accompagner les autorités dans la lutte contre le terrorisme. Ils sont, la plupart du temps, abandonnés à leur triste sort et à la merci des radicaux. </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Villa des hôtes : quand IBK squatte chez ATT !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/villa-des-hotes-quand-ibk-squatte-chez-att-2825847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:10:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pourquoi l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, ne rentre-t-il pas au pays ? Qu’est-ce qui explique le prolongement de son séjour à Dakar et pourquoi a-t-on l’impression qu’il se plaît plus dans la capitale sénégalaise que dans son propre pays, et qu’il n’est même pas pressé de regagner, définitivement, sa mère patrie.</span></i></b></p>
<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«Dès que ma résidence à la base B sera achevée, petit-frère, je rentrerai». Voilà, en substance, ce que nous a répondu le président Amadou Toumani dans sa résidence à Dakar, au petit palais, en face de l’Hôpital-Le-Dantec. On était encore en 2012, vers la fin de l’année, et on n’était pas nombreux à nous montrer chez celui qui venait d’être destitué par un putsch qualifié de coup d’Etat le plus ridicule au monde. Pourquoi le président avait-il insisté sur «sa résidence» ? C’est plus tard que nous comprendrons.</span></p>
<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, beaucoup de Maliens ne s’en souviennent pas, mais, quelques mois avant la fin de son mandat, Amadou Toumani Touré avait initié, avec une entreprise chinoise, la rénovation de la villa des hôtes dans laquelle il passait, d’ailleurs, tous ses week-ends ; rencontrait des amis et profitait de la compagnie de ses parents et connaissances, loin du protocole normal et habituel de Koulouba. L’intention affichée et légale d’ATT était d’habiter cette villa après avoir quitté ses fonctions de président de la République. </span></p>
<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il faut noter que le statut d’ancien président lui donne droit à une résidence offerte par l’Etat. Alpha en bénéficie, Dioncounda en a eu droit (après qu’IBK l’eut délogé de la première résidence à la base, celle dans laquelle habitent les Premiers ministres). Après le coup d’Etat, les travaux à la villa des hôtes (destinée à ATT) avaient démarré avant qu’ils ne connaissent un ralentissement pendant la transition.</span></p>
<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quand il a été investi, après quelques éclaircissements, IBK a décidé de relancer la rénovation du bâtiment et on croyait, ATT en premier, que c’était pour qu’il rentre de Dakar et y prenne ses quartiers. </span></p>
<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malheureusement, l’actuel président avait un tout autre plan : il s’est réservé, à lui tout seul, cette villa cossue. C’est donc, peut-être, parce qu’il est un sans domicile fixe dans son propre pays, que le père de la démocratie malienne préfère continuer à profiter des plages des Almadies, à Dakar, pour un moment encore.</span></p>
<p class="yiv5515393592msonormal" style="text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité dans la région de Mopti :   Bras de fer entre les administrateurs civils et leur tutelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/insecurite-dans-la-region-de-mopti-bras-de-fer-entre-les-administrateurs-civils-et-leur-tutelle-2825865.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:10:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vers un bras de fer entre les administrateurs civils et leur ministre de tutelle. Le Syndicat autonome des administrateurs civils et le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale appellent tous les représentants de l’État à regagner «les localités plus sécurisées jusqu'au rétablissement de la sécurité dans leurs lieux de service». Cet appel intervient au moment où plusieurs attaques sont enregistrées dans plusieurs localités au centre du pays. </strong>

<strong> </strong>Face à l'insécurité chronique dans la région de Mopti, le Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) et le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l'Administration territoriale (SYLMAT) ont appelé, le lundi 17 juin 2019,  tous les représentants de l’Etat au centre à rejoindre Mopti où les localités sécurisés les plus proches. Selon les deux syndicats, cette décision est motivée par «une dégradation de la situation sécuritaire des représentants de l’Etat de la région de Mopti.»

«Les représentants de l’Etat ne bénéficient d’aucun dispositif adéquat de sécurité dans l’exercice de leur fonction», expliquent les deux syndicats. Le mercredi 19 juin 2019, dans un communiqué, le ministère de l’Administration territoriale a riposté contre la décision. Les membres du corps préfectoral qui ont la qualité de fonctionnaires de l'Etat sont, selon le ministère, vis-à-vis de l'administration dans une situation statutaire et réglementaire.

<em>«La seule réponse que le Ministère de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation donne aux responsables de ce communiqué, sont les prescriptions de l'Hymne National du Mali «Au dedans ou au dehors, Debout sur les remparts, Nous sommes résolus de mourir», l’une ces prescriptions fait de chacun de nous des soldats de la République.», </em>explique, dans son communiqué, le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation.

Le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, poursuit le communiqué, rappelle aux membres du corps préfectoral que tout manquement d'un membre du corps préfectoral à ses devoirs, dans le cadre ou en dehors de l'exercice de ses fonctions, l'expose à une sanction disciplinaire.

<em> </em><em>Les militants du Synac) et du Syltmat sont indignés par les propos du ministre. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse, samedi 22 juin, à la Bourse du travail.</em>

<em> </em><em>«Informer l’opinion sur la réalité de la situation sécuritaire des représentants de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et faire une mise au point suite au communiqué du 19 juin du ministre de l’Administration territoriale». </em>Le menu de la conférence et le ton des conférenciers annonçaient la gravité du moment. Promesse tenue, pendant une demi-heure, Ousmane Christian Diarra, Secrétaire général du Synac, s’est efforcé à détailler le quotidien difficile des représentants de l’Etat dans les zones d’insécurité.

Suite à l’appel du Synac et du Sylmat à leurs militants, se sentant en insécurité, de rejoindre la ville de Mopti, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a énergiquement réagi. Le ministre rappelle aux représentants de l’Etat les paroles de l’Hymne national : <em>«Debout sur les remparts, nous sommes résolus de mourir».</em>Par ailleurs, le ministre indique que tout manquement, sous le couvert du syndicalisme, sera sanctionné. Des propos jugés «méprisants et moralisateurs» par les Comités exécutifs nationaux (CEN) des deux syndicats.

Les conférenciers informent le ministre que les administrateurs civils n’ont pas à être les premiers à braver le danger alors qu’ils sont les derniers à occuper les postes auxquels ils doivent légitimement prétendre: celui de Gouverneur de région.

<strong> </strong>Ainsi, face à l’insécurité dans la région de Mopti, les CEN du Synacet Sylmat font fi des menaces du ministre et demandent à leurs militants, se sentant en insécurité, de rejoindre la ville de Mopti.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit : Mauvais casting</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-mauvais-casting-2825852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 01:10:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est peut-être parce que les Maliens se sont trompés lourdement dans leur casting à la présidentielle de 2013, en portant, majoritairement, leur choix sur Ibrahim Boubacar Kéïta, que celui-ci est passé maître dans l’art de faire lespires castings jamais vus à travers le monde.

En tout cas, depuis son investiture, son installation dans son fauteuil présidentiel et l’exercice de sa dignité de président de la République, si l’actuel locataire de Koulouba a pu faire l’unanimité, autour de lui, sur un  seul sujet, c’est bien celui de ses choix bizarres, incompréhensibles, pour ce qui concerne ses collaborateurs et autres grands commis de l’Etat.

Encore aujourd’hui, personne ne peut vous dire avec précisions les critères de ses choix, ni d’où il déniche souvent certains hommes et certaines femmes qui, eux-mêmes, avaient décidé de se faire oublier, de prendre leur retraite, soit parce que fatigués, soit, parce que convaincus qu’ils ne pourront rien apporter d’important et d’essentiel dans la vie de la Nation.

Tenez, par exemple, au lendemain de sa prise de fonction, lors de son premier mandat, au moment où l’on s’attendait à un gouvernement de rupture, le tout nouveau président, auréolé de sa victoire,un presqueplébiscite, comme si pour lui le temps s’était figé, nous a sorti des ministres ayant servi depuis la fin des années quatre-vingt-dix, quand il était Premier ministre. Pendant tout ce premier mandat, nous n’avons eu droit qu’à ce genre de choix.

Ce qui explique le nombre incalculable de ministres (environ 200) que l’on a vu passer et les cinq Premiers ministres dont on nous a tous fait croire, à un moment donné, qu’ils étaient, chacun, la solution ; tellement le président de la République, lui-même, essayait, à chaque fois, de justifier son choix en voulant, coûte que coûte, nous convaincre qu’il venait, enfin, d’avoir «la main heureuse».

Malheureusement, tous ses choix ont fait long feu. Les actuels et récents aussi, si on n’y prend garde, feront de même. La majorité des Maliens se demandent encore comment il a pu jeter son dévolu sur l’ancien président Dioncounda Traoré, pour le missionner au centre du pays. Alors qu’il est présent, disponible, cet autre ancien chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, qui, du reste, est ressortissant de cette zone.

Le Triumvirat qui aura pour tâche la facilitation du dialogue social est sujet aux mêmes questionnements. Baba Hakib Haïdara ? Ce n’est autre que son ancien professeur, aucun haut fait d’armes, aucun acte concret dans le cadre du retour de la paix ; Ousmane Issoufi Maïga ? Ancien Premier ministre, simplement, président de Ir-Ganda (une association à laquelle IBK a gracieusement et inutilement offert un véhicule et plusieurs dizaines de millions). Aminata Dramane Traoré ? Allez-y savoir.

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Massacre de Sobane&#45;Da :   Il est temps d’agir</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/massacre-de-sobane-da-il-est-temps-dagir-2824620.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:39:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Alors que l’émotion reste encore très vive au Mali et que les condamnations se multiplient après le massacre de Sobane-Da, de nombreuses questions, pour l’instant sans réponse, se posent. Pourquoi le gouvernement malien n’a-t-il pu anticiper les évènements alors que tout laissait croire qu’il existait des instincts revanchards après le massacre d’Ogossagou ?  De l’avis de nombreux observateurs, nul n’avait besoin d’être rompu à l’interprétation des arabesques des marabouts maliens, pour prévoir ce qui est arrivé. </strong></em>

<em> </em><em>La situation était telle qu’il fallait surveiller la région comme du lait sur le feu, pour parer à toute éventualité ; chose qui, malheureusement, ne semble pas avoir été faite. Le risque était d’autant plus grand que le massacre d’Ogossagou semblait avoir bénéficié d’une totale impunité. Et voilà donc ce nouveau drame qui vient apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui critiquent la gouvernance sécuritaire au Mali, avec une armée qui fait plus dans la défensive. </em>

<em> </em><em>L’autre question que l’on peut se poser et pas la moindre, est la suivante : pourquoi, pendant les 8 heures qu’ont duré les massacres (de 17h à 1h), ni l’armée malienne, ni les troupes de l’opération Barkhane, ni celles de la Minusma, ni celles du G5 n’ont-elles pu réagir ? La question est d’autant plus à propos qu’avec les technologies de la communication, l’information est quasi instantanée. Faute de pouvoir répondre à ces questions, l’on ne peut que se laisser emporter par le sentiment que tout s’est passé comme si l’on avait laissé faire. </em>

<em> </em>C’est dire si le Mali n’a pas besoin de ces conflits intercommunautaires, véritable guerre dans la guerre, autrement plus difficile à maîtriser par des autorités centrales théoriquement astreintes à la neutralité et qui ne sauraient raisonnablement prendre parti pour un camp contre un autre. Et dans le cas d’espèce, l’on est porté à penser que ni Barkhane ni les forces internationales ne sauraient gérer une telle situation, car ce n’est pas le genre de conflits qui se règlent au bazooka.

C’est pourquoi ces conflits intercommunautaires constituent un autre gros défi pour Bamako. En tout cas, le Mali est encore loin d’être sorti de l’auberge, malgré le déploiement d’importants moyens pour la stabilisation du pays. Car, la récurrence de ces conflits communautaires constitue une bombe ethnique à retardement, qui pourrait non seulement exploser à tout moment entre les mains des autorités maliennes, mais aussi et surtout mettre à mal la cohésion sociale et l’union sacrée pour faire face à l’ennemi commun que sont les djihadistes.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tueries à Sobane&#45;Da :   Les groupes terroristes attisent les divisions ethniques</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/tueries-a-sobane-da-les-groupes-terroristes-attisent-les-divisions-ethniques-2824616.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:32:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Ce n’est pas à un cycle de vengeance, de vendetta, que ce pays doit être conduit», a déclaré, à la télévision publique, le président Ibrahim Boubacar Keïta, présent en Suisse pour le centenaire de l’Organisation internationale du travail (OIT).</strong>

Le Mali connaît depuis des mois une folie meurtrière dont les auteurs se drapent dans le giron des affrontements intercommunautaires entre Peuls et Dogons. Après Ogossagou, village peulh, qui a fait plus de 150 morts, c’est au tour de Sobane-Da, village dogon, de connaître une telle atrocité.

Écourtant son séjour, «IBK» a appelé à des «retrouvailles» entre Maliens, «qui, seules, vont nous permettre de rebondir et permettre à notre nation de survivre. Car nous sommes en question de survie», a-t-il estimé.

Les autorités ont aussitôt mis en cause le groupe terroriste du prédicateur Amadou Koufa, qui recrute essentiellement au sein de la communauté peul connue pour se consacrer à l’élevage et dont les affrontements avec les ethnies bambara et dogon, versées dans l’agriculture, s’avèrent le plus souvent sanglants.

Toutes ces ethnies ont fini par se doter de groupes armés d’autodéfense, ce qui a accru l’insécurité dans le centre du pays et alimenté la montée en puissance des groupes terroristes, alors même que l’on espérait une rapide entrée en matière des dispositions de l’Accord d’Alger, seul à même d’apaiser les tensions et d’assurer une réconciliation nationale.

Premier objectif du Premier ministre Boubou Cissé qui est accompagné des ministres de la Défense et de l’Administration territoriale : il faut «apporter le réconfort de la nation et vérifier que les mesures de sécurité ont été renforcées». Tandisque le bilan définitif n’est pas établi, les autorités locales parlant d’un chiffre à revoir à la baisse.

Le 18 avril dernier, suite à des affrontements interethniques, le prédécesseur de M. Cissé, SoumeylouBoubèyeMaïga, avait dû démissionner sous la pression des manifestants qui dénonçaient l’incapacité chronique de l’Etat à assurer la sécurité des populations.

Tout comme elles, les autorités attribuent les attaques à des «terroristes», souvent en référence au groupe de Koufa. La question reste de savoir si ces groupes terroristes agissent par vengeance ou s’ils cherchent surtout à attiser la vindicte intercommunautaire afin d’accroître leur mainmise sur la région.

<strong>415 personnes tuées de mars à mai</strong>

Le carnage de Sobane-Da intervient au lendemain de la publication par la mission onusienne de maintien de la paix au Mali, d’un rapport trimestriel sur la situation dans ce pays du Sahel.

Le rapport de la Minusma a fait état d’au moins 415 personnes tuées dans différentes attaques, durant la période allant du mois de mars à mai. «Au total, il y a eu 245 atteintes à la sécurité au cours desquelles 333 civils ont été tués et 175 blessés ainsi que 145 signalements d’enlèvements de civils», a relevé le rapport de la Minusma qui a été présenté à l’ONU le 6 juin.

«Dix explosions ont par ailleurs provoqué la mort de 11 autres civils et blessé 26 autres personnes», a ajouté la même source. Du côté des forces de défense et de sécurité maliennes, le rapport du Secrétaire général de l’ONU a relevé que 67 soldats ont été tués et 51 blessés dans 35 attaques. Le même rapport indique que «quatre soldats de la paix ont été tués et 12 blessés» dans 12 attaques ayant visé la Minusma.

Selon le rapport de l’ONU, les attaques ont particulièrement touché des régions du nord (Gao, Ménaka, Tombouctou et Kidal) et des régions du centre (Mopti, Guiré et Koulikoro).

<strong> </strong><strong>Paul Dembélé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix, 4 ans après :   Le navire Mali tangue toujours</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-4-ans-apres-le-navire-mali-tangue-toujours-2824613.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:29:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’accord d’Alger, pour la paix et la réconciliation au Mali, met en relation les représentants du gouvernement et l’ensemble des groupes armés. Cet accord issu de longues discussions et réflexions, depuis le début de la rébellion du nord, a quatre ans d’existence. Quatre après sa signature, qu’est-ce qui a changé sur le terrain et dans le processus de paix ?</strong>

20 juin 2015-20 juin 2019, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita et les groupes rebelles paraphaient, au CICB, l’accord pour la paix issu du processus d’Alger. L’espérance d’un lendemain apaisé a toutefois fait place à un immobilisme, voire une exacerbation de la fragilité du pays qui est tiraillé entre des forces contraires pourtant parties prenantes du processus. Quatre ans, c’est peu de temps, mais c’est suffisant pour reconnaître ce qui ne tourne pas rond dans l’accord.

Depuis sa signature, certes, des réalisations ont été faites dans sa mise en œuvre par les acteurs (gouvernement malien, mouvements armés). Mais malgré certains progrès, il reste beaucoup à faire pour une paix et une stabilité durable.

La situation sécuritaire du pays a beaucoup changé dans le mauvais sens. Les régions de Gao, Tombouctou, Mopti et Kidal sont l’épicentre de l’insécurité causée par les djihadistes ou provoquée par le contreterrorisme. La sécurité a déserté les régions de Mopti et Ségou où les attaques terroristes ont pris une nouvelle dimension en essayant d’opposer des communautés ayant vécu ensemble pendant longtemps.

Le plus difficile pour le Mali sera de surmonter cette tendance des groupes terroristes à mettre, volontairement ou non, les communautés dos à dos dans un contexte d’insécurité. Le challenge est particulièrement dur pour les forces de défense et de sécurité qui doivent trouver la meilleure façon de conduire le contreterrorisme partout à travers le pays sans être vexatoires pour les communautés.

Les exactions contre les communautés peule et dogon sont commises par des personnes ou des groupes de personnes non identifiables. Dans les cercles de Bankass, Koro et Bandiangara, la situation est plus préoccupante qu’à Kidal. Il est à reconnaître que pour la paix et la réconciliation au Mali,il y’a beaucoup de défis à surmonter. Il y’a des difficultés de réalisations au niveau des quatre volets de l’Accord que sont : les réformes politiques et institutionnelles ; la défense et la sécurité ; le développement économique, social et culturel ; la réconciliation, la justice et les questions humanitaires.

Nombreux sont les défis qui se posent au niveau de la mise en œuvre de l’Accord : l’opérationnalisation des bataillons du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) dans les régions nord du pays, l’installation et le fonctionnement des autorités intérimaires et des collèges transitoires, le déploiement des patrouilles mixtes ; le retour de l’administration dans toutes les régions nord et le rétablissement des services sociaux de base.

«L’une des perspectives de la mise en œuvre de l’accord est d’accélérer le processus de cantonnement et démobilisation désarmement réinsertion/ intégration, tout en prenant des réalités nouvelles créées par l’évolution de la situation», selon le président Ibrahim Boubacar Keita, lors de son discours pour son 3<sup>ème</sup> anniversaire.

Cet <strong>accord pour la paix et la réconciliation</strong>, issu du <strong>processus d’Alger</strong> qui devrait permettre normalement une sortie de crise, piétine. Car, au nord comme au centre du pays, les attaques se multiplient contre les civils et les forces armées maliennes et internationales, sans oublier la montée en puissance de l’insécurité grandissante.

<strong>Paul Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Check&#45;points au centre :   Les donsos aussi s’y mettent</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/check-points-au-centre-les-donsos-aussi-sy-mettent-2824612.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/check-points-au-centre-les-donsos-aussi-sy-mettent-2824612.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:29:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La route nationale, communément appelée RN16, celle qui rallie Bamako à Gao, en plus d’être très dangereuse, quasi-impraticable, la moins sécurisée du pays, pourrait faire vivre à ses usagers un autre calvaire. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Elle est, depuis quelques jours, en plus des quelques forces de l’ordre qui s’y trouvent, contrôlée par des présumés chasseurs.Ils sont visibles aux entrées et aux sorties des villes de San, Tene, Somadougou et Petaka, où ils ont érigé des check-points à partir desquels ils imposent leur loi aux passagers.

Des passagers auxquels ils soutirent, c’est selon le village, entre 500 et 1000 FCFA, au vu et au su de tout le monde. Au niveau de chacun de ces anarchiques check-points, on peut compter une dizaine de personnes à la recherched’individus ciblés, à les contrôler et opérer, parfois, des enlèvements.

Dans ces zones, les donsos règnent impunément en véritables maîtres. Ils évoluent jusqu’à l’intérieur, vers la frontière avec le Burkina-Faso. D’ailleurs, selon des informations parvenues à notre rédaction, ils ont, pendant plusieurs heures, en début de semaine, pris, également, le contrôle des entrées et sorties de la ville de Bandiagara, suite à l'arrestation de quelques-uns de leurs éléments par les forces de sécurité.

C’était une manière pour eux de réclamer leur libération. Pendant plusieurs heures, la tension est restée vive et un affrontement entre eux et les Fama (Forces armées maliennes) était craint par tous. La zone avait même été déconseillée aux populations en raison du risque d’affrontement élevé.

<strong> M.K</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée paysanne : comme si de rien n’était !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/journee-paysanne-comme-si-de-rien-netait-2824609.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:24:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Loin de nous, très loin de nous, l’idée d’un quelconque acharnement contre qui que ce soit. Ce que nous tentons de faire, toutes les semaines, c’est informer les populations de ce qu’il se passe dans le pays, critiquer de la façon la plus élégante, attirer l’attention et faire des propositions concrètes à nos plus hautes autorités. Dénoncer surtout.</em></strong>

Ainsi, nous écrivions ceci la semaine dernière : «l’indescriptible s’est produit le dimanche 9 juin 2019 dans le centre du Mali ; précisément, dans le village de Sobane où près d’une centaine de personnes (le bilan pourrait être plus lourd) ont été tuées et leurs maisons incendiées.

C’est depuis 17 heures, le dimanche, que les assaillants ont commencé, selon plusieurs témoins, à encercler le village et mettre à exécution leur plan criminel qui consistait à rayer le village de la carte du Mali.

Quelques heures plus tard, ils sont passés à l’action. Ils ont, d’abord, commencé par tirer sur tous ceux qui essayaient de s’enfuir avant de mettre le feu aux habitations. Certains sont morts par balles, d’autres ont étébrûlés vifs. Toute la nuit, les assaillants ont continué, sans aucune crainte, leur sale besogne et les victimes n’ont eu droit à aucune assistance. Même les militaires du camp Fama situé à une vingtaine de kilomètres du lieu de ce drame n’ont daigné faire le déplacement bien qu’ils en aient été informés, selon des rescapés.

Pire, jusqu’en milieu de journée, à Bamako, c’était la fête. Au bord du fleuve, où se tenait la session 2019 de la quinzaine de l’environnement, tout le gouvernement, avec à sa tête le Premier ministre, s’était donné rendez-vous. Et, comme si de rien n’était, ils célébraient l’environnement pendant que des Maliens brûlaient vifs. Dans une indifférence officielle totale !».

Ce jour, nous étions loin d’imaginer que la même chose, la même scène,allait se dérouler malheureusement et que, cette fois-ci, l’acteur principal ne serait plus le Premier ministre, mais, le président de la République, ElHadj Ibrahim Boubacar Kéïta, lui-même.

En effet, quelques heures, à peine, après un autre drame (il s’agit de deux drames en fait) dans les villages de Gangafani et Yoro, c’était la fête à Bougouni. Comme si de rien n’était, on organisait la journée paysanne avec le président, plusieurs ministres et plusieurs autres personnalités. Pendant que d’autres trimaient, certains trinquaient.

C’est à se demander dans quel pays nous vivons. Est-ce possible que le président ne soit pas informé, ou pas au courant, que, depuis la veille, plusieurs dizaines de ses compatriotes avaient été massacrés à quelques dizaines de kilomètres du lieu où il se donnait en spectacle, flanqué du ministre de l’Agriculture et de celui de l’Elevage et de la pêche ?

S’il ne le savait pas, c’est que le pays risque un grand et inévitable danger, et s’il le savait aussi et qu’il se fût permis de partir pour Bougouni, chanter, danser, et écouter les inepties de Bakary Togola, c’est encore pire !

<strong>Mohamed Aliou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée de l’enfant africain :   Qu’en est&#45;il des droits des enfants mendiants ?</title>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:22:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dimanche 16 juin 2019, la communauté africaine a célébré la vingt-neuvième édition de la Journée de l’enfant africain sous le thème : «L’action humanitaire en Afrique : les droits de l’enfant avant tout». Le cas des enfants mendiants errant dans les rues et généralement appelés «talibés» interpelle à plus d’un titre.</strong>

Devant les feux tricolores, dans les marchés, les gargotes et autres lieux publics, ils déambulent à longueur de journée. Bol en main ou relié à une corde en bandoulière, ces bouts d’hommes, grossièrement vêtus, mal nourris et crasseux, sollicitent l’indulgence et la générosité des passants pour s’assurer leur pitance. Certains, plus agressifs, n’hésitent pas à arracher le plat servi à autrui dans les lieux de vente de nourriture.
De Bamako à Mopti en passant par Kayes, Ségou, Sikasso et autres grandes villes du Mali, ces enfants particulièrement vulnérables continuent d’errer dans la rue, en dépit de quelques actions éparses des organismes internationaux, des ONG, des pouvoirs publics.

Les moins chanceux parmi ces enfants mendiants généralement désignés sous le vocable «Talibé» par déformation, du fait que bon nombre étudient dans les écoles coraniques, sont maltraités. Ils sont contraints de ramener quelque chose à leur maître au risque de subir la correction à coups de cravache ou de manquer le repas du soir, le seul qui lui est garanti.

Le tarif est fixé à 500, 700 Fcfa ou plus par jour et par enfant. Ce ne sont pas tous les enfants d’école coranique qui mendient, encore moins tous les maîtres coraniques qui intiment aux enfants de demander l’aumône. Mais force est de constater qu’ils sont majoritaires.
Au moment où l’on s’apprête à célébrer la vingt-neuvième édition de la Journée de l’enfant africain, en souvenir du massacre des enfants de Soweto, lors d’une marche pour leurs droits le 16 juin 1976 par le pouvoir de l’apartheid, ces enfants méritent une attention particulière.

Le thème de cette édition est évocateur : «L’action humanitaire en Afrique : les droits de l’enfant avant tout». Quid des enfants mendiants ? Leurs droits sont bafoués : les parents ont fui leurs responsabilités, les pouvoirs publics se montrent complaisants et les organisations de la société civile qui s’intéressent à leur sort paraissent débordées.

La maltraitance dans la rue, la mendicité et l’exploitation des enfants restent prégnantes, malgré les discours et les textes de loi qui condamnent le phénomène. Les auteurs de cette forme d’esclavage, pour la plupart analphabètes en français, ignorent, tout comme les parents, ces dispositions visant à protéger les enfants.

Sans le moindre acte de naissance pour la plupart, sans éducation digne de ce nom, les enfants mendiants, orphelins ou délaissés par des géniteurs démunis, sont exposés à toutes sortes de vice et de traite : abus sexuels, mariage précoce, délinquance, drogue, vol, maladie, etc. Ainsi, une bonne partie de la relève de demain, fer de lance du développement, se retrouve à la rue, une situation qui ne doit laisser personne indifférent.

<strong> </strong><strong>Paul Dembélé</strong>

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<title>Révision constitutionnelle : compte à rebours et vague de contestations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-compte-a-rebours-et-vague-de-contestations-2824614.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:19:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Passionnant, le débat sur la révision constitutionnelle refait surface. En signant un accord politique, le gouvernement pensait avoir une large adhésion au projet. Déjà, le projet fait face à une vague de contestations.  </em></strong>

Malgré les conclusions des experts du comité de réforme, le processus de révision de la constitution est au point mort. Qu’est-ce qui bloque l’adoption du texte ? Au stade actuel, les difficultés se situent à plusieurs niveaux : crise politique, situation sécuritaire dégradée et manque de soutien des partenaires.

En conférence de presse la semaine dernière, le chef de file de l’opposition, SoumailaCissé, s’est montré catégorique au sujet de toute révision de la constitution de 1992, en particulier, et toute violation de <strong>l’article 118 de la loi fondamentale.  </strong>

Plus loin, SoumailaCissé a manifesté sa farouche opposition à la révision constitutionnelle en vue. <em>«Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire</em>», a-t-il lancé. Selon le président de l’Urd, comme préalable au référendum sur la révision de la Constitution, l’Etat doit d’abord assurer l’intégrité du territoire. En particulier, dit-il, en libérant Kidal et en le faisant revenir dans le giron national.

À propos dela conduite des réformes institutionnelles et la modification de la Constitution, le président du parti présidentiel, Dr. Bocary, déclare : «Il est vrai que l’initiative de la révision appartient au président. Il met également en place l’organisation nécessaire pour ce faire. Mais nous avons tous en mémoire la tentative du président Alpha Omar Konaré en 2000, celle d’Amadou Toumani Touré en 2011, puis la nôtre en 2017. Nous pensons qu’il faut une vraie adhésion au projet de révision constitutionnelle. C’est pour cela que nous, la majorité, comptons jouer un grand rôle de facilitateur».

Lemouvement dénommé «An tala Anw Ko Faso» se veut la sentinelle de la Constitution de 1992. Des partis, associations et organisations composent ce mouvement qui a anticipé la lutte sur le terrain. Après sa cérémonie de mise en place, le mouvement entend mener plusieurs actions pour barrer la route à la révision de la Constitution.

<strong>Qu’est-ce qui a changé véritablement ? </strong>

C’est en raison de la forte contestation en vue que le gouvernement a jugé nécessaire la tenue d’abord de la conférence sur le dialogue politique pour entamer le processus de la révision constitutionnelle. L’idée est de permettre une large participation de toutes les couches.

S’exprimant sur les antennes de l’Ortm, le ministre chargé des réformes institutionnelles et des relations avec la société civile, Amadou Thiam, dira que le processus de la révision constitutionnelle se veut le plus inclusif possible. «La contestation de la révision constitutionnelle cédera aujourd’hui la place au dialogue politique.

En 2017, nous avons déploré que le processus ne fût pas le plus inclusif possible, les Maliens veulent être écoutés et entendus. Le dialogue politique discutera de toutes les réformes indispensables pour la sortie de crise», a-t-il déclaré.

Pour cette quatrième tentative de révision, le ministre Thiam dit être «très optimiste parce que l’élan qui anime les Maliens laisse croire qu’ils sont épris de paix».

La question qui fait débat et continue d’alimenter les passions est quel sera l’impact de l’accord pour la paix et la réconciliation sur la révision de la Constitution.

<strong>MoumouniSacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bougouni : le roi fantomatique arrive !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bougouni-le-roi-fantomatique-arrive-2824607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/06/IBK-BOUGOUNI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:18:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali entier (ceux qui en avaient envie, en tout cas) a suivi en direct, sur les ondes de la télévision nationale, le lancement de la journée paysanne. Les organisateurs avaient mis les (faux) petits plats dans les grands, et c’était la fête dans toutes ses acceptions. Chants épiques, danses, youyous, comme en raffole le président de la République. </em></strong>

On ne dirait pas un pays qui venait de vivre un carnage à travers la mort de près d’une centaine de personnes, il y’a juste une semaine, dans le village de Sobane, dans la région de Mopti. Comme s’ils étaient pressés que le gênant deuil de trois jours décrété, quelques jours auparavant, prenne fin.

Le président de la République a été annoncé, comme un roi, et son entrée a été, royalement, préparée. À ses côtés, plusieurs ministres, les autorités administratives de la région de Sikasso et le guignol et mongol, Bakary Togola, qui s’est même permis des écarts de langage en présence du président de la République, à travers un récit humoristique très mal inspiré. Malheureusement, c’est ce qu’affectionne IBK et ça l’a beaucoup fait rire. Lui et toute sa Cour royale !

Le clou de la cérémonie, sa quintessence, a été l’intervention du président de la République, lui-même. Il n’a pas hésité à affirmer, une seule seconde et en bambara, en présence de partenaires médusés, que «notre grand Mali avance». Avant de revenir sur la présidentielle de 2018, dont il  dit «être sorti vainqueur et de la plus belle manière».

Il a, en même temps, fait quelques invectives à l’endroit de certains de ses opposants. On a compris à travers ses propos qu’il faisait allusion à la récente sortie de SoumaïlaCissé au sujet de la révision constitutionnelle. Une révision constitutionnelle contre laquelle doivent se dresser tous les Maliens,parce qu’elle est très éloignée des priorités de l’heure.

Pendant que le président IBK faisait des invectives, jouissait et se réjouissait du folklore de Bougouni, qui l’emportait dans ses rêves royaux les plus grotesques, il ignorait qu’à moins de deux-cents kilomètres, des populations, qui avaient voté pour lui, s’entretuaient !

<strong> </strong><strong>M.K</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autrement dit :  Le Mali aux trois visages</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-le-mali-aux-trois-visages-2824606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:17:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ceux qui s’inquiétaient de la menace de partition, qui pesait sur notre pays, n’ont, désormais, que leurs yeux pour pleurer. Même si, officiellement, le Mali reste une seule et unique entité en termes de limites géographiques, force est de reconnaître que le pays est de fait constitué de trois entités : le nord, le sud et le centre.</span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au nord, on constate une absence totale de l’Etat et les populations commencent, désormais, à s’y accommoder. Dans certaines localités, l’Etat n’existe, quasiment, plus et dans certaines, elle a, totalement, plié bagage. Si à Gao, on constate un semblant d’Etat, à Kidal et d’autres zones, aucun signe du Mali, aucune présence de l’Administration. Malheureusement, cette situation ne dérange personne au sommet de l’Etat, où on se comporte comme dans un pays normal.</span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au centre, dans la région de Mopti, c’est le véritable Far-West. L’Etat existe là où il peut. Contrairement à Kidal où le gouverneur a pris ses quartiers et donc totalement déménagé à Gao, jusqu’à la semaine dernière, celui de Mopti était sur place, avec tous les autres services administratifs. Malheureusement, ça s’arrête là. </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au-delà du chef-lieu de région, c’est l’anarchie totale, chacun fait ce qu’il veut et se défend comme il peut. Tous les matins se créent, au vu et au su de tous, des milices et des groupes d’autodéfense qui règnent en véritables seigneurs de guerre sur presque tout le territoire de la région de Mopti. </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce sont ces milices et groupes armés qui font et défont la loi dans le centre du pays, tuent, rançonnent, volent et pillent impunément. Il ne se passe pas un seul jour sans qu’au moins, une seule personne ne soit tuée dans cette zone, et c’est lorsque le bilan dépasse la dizaine, que l’on s’émeut. Sinon, à Mopti et environs, la mort est devenue banale. Les gens sont égorgés chez eux, en ville, en brousse et, même, en plein marché. C’est aussi cela un autre visage du «Grand Mali qui avance».</span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le plus laid visage de ce Mali, c’est le Sud. Ici, tout va bien. Tant qu’on peut tranquillement circuler, vaquer à ses occupations, faire la sourde oreille aux critiques, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Vous pouvez exterminer à Koulongo, piller des greniers à Ogossagou, brûler vifs des habitants de Sobane-da. Tant qu’à Bamako, les choses se passent bien, les rues y restent bruyantes, le pont Fadhvit tous les jours ses bouchons-monstres ; tant que le président de la République, le Premier ministre et les ministres peuvent, tranquillement et librement circuler, inaugurer des chrysanthèmes, passer des marchés, offrir des cadeaux à coup de millions à qui (suivez mon regard) ils veulent, tout va bien. Le reste du pays les préoccupe si peu qu’ils organisent des fêtes au bord du fleuve et à Bougouni, pendant que le Mali et les Maliens brûlent.</span></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv5721467579msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Quand la montée en puissance de l’armée rime avec celle de l’insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/quand-la-montee-en-puissance-de-larmee-rime-avec-celle-de-linsecurite-2824615.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 01:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dichotomie est saisissante, certes, pas réjouissante ! Les pouvoirs publics, notamment ceux en charge de la sécurité et de la défense, persistent et signent : l’armée malienne monte en puissance. Il en est de même pour l’insécurité, notamment, au centre du pays. C’est peut-être logique.</em></strong>

Les phénomènes d’insécurité sont en partie causés (ou expliqués de cette manière) par l’urbanisation des grandes agglomérations. Cette théorie ne saurait prospérer au centre du Mali qui est en proie à l’insécurité. En raison de la foison de groupes d’auto-défense et de l’incapacité de l’Etat à y faire régner l’ordre. Alors, au Mali, la montée en puissance de l’armée rime avec la montée en puissance de l’insécurité. Quand le contraire aurait été beaucoup plus logique.

À la cérémonie commémorative de la vingt-neuvième édition de la Journée de l’enfant africain, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a défendu la thèse de la montée en puissance de l’armée malienne. Quelques jours auparavant, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, défendait la même thèse. «Les forces armées et de sécurité sont en train de monter en puissance, mais sont surchargées», avait-il déclaré.

Même si, ajoutera-t-il, le Mali a des avions, ils sont  pas en nombre insuffisant, ce qui oblige souvent l’armée malienne à solliciter le concours des Français pour l’évacuation des blessés par voie aérienne.

Dans les propos duministre de la Sécurité et de la Protection civile, comme dans ceux du président de la République, il y a comme une dichotomie. Oui, l’armée malienne monte en puissance, mais le volume de son travail s’est entre-temps décuplé, a semblé dire le ministre Salif Traoré.

Quand Ibrahim Boubacar Keita affirme que le gouvernement est à pied d’œuvre pour faire en sorte que «nous ayons une armée à hauteur de mission». Et souhaite que tous s’unissent, se mettent ensemble, à travailler pour le bonheur du Mali. Lorsqu’il ne promet pas de tout faire pour que le Mali avance et que l’avenir des enfants soit assuré.

Au fait, l’insécurité au centre semble avoir complètement désarmé les autorités maliennes. Lesquelles s’envasent dans l’émotion et en tirent prétexte pour adjurer l’union sacrée des Maliens. Plus exactement, pour condamner toute autre lecture de la situation au centre du pays.

Pour vous en convaincre, IBK déclare : «L’heure n’est pas à des postures. L’heure demeure de penser au Mali, à la survie du Mali, à l’existence du Mali. La seule tâche à laquelle nous devons nous atteler demeure aujourd’hui celle de la stabilisation du pays, celle de la lutte contre ceux-là qui sont contre nos valeurs. C’est une tâche d’urgence nationale absolue.Faire en sorte que le Mali puisse les bouter hors de ce territoire national, retrouver sa paix et sa stabilité.»

Mais, «pour la sécurité, pour la paix au Mali, reconnaît-il, il faut une armée qui sache se défendre». Il aurait dû dire : «pour la sécurité et la paix au Mali, il faut que l’armée malienne monte en puissance».

Sinon, on restera toujours dans cet état d’âme du président IBK : «devant ces cinq tombes, des fosses communes, je n’ai pu retenir mes larmes, et imaginer que 24 jeunes corps innocents gisaient là dans la terre malienne, du fait de la haine, de la barbarie, de la bêtise humaine».

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds destinés aux artistes : la combine lucrative du ministère de la culture</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/fonds-destines-aux-artistes-la-combine-lucrative-du-ministere-de-la-culture-2824623.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/fonds-destines-aux-artistes-la-combine-lucrative-du-ministere-de-la-culture-2824623.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 00:58:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plusieurs mois, le Bureau malien des droits d’auteur et le ministère de la culture entretiennent une sorte de chienlit dans la répartition de la somme destinée aux artistes. Une attitude qui sème la désolation chez les artistes qui attendent impatiemment le versement de leurs droits dus à l’exploitation de leurs œuvres musicales.  </em></strong>

L’opérateur de téléphonie mobile, Orange Mali, dans le souci de s’acquitter de son devoir vis-à-vis des artistes dont elle exploite les œuvres, a passé un contrat avec eux. Elle a alors mis à la disposition du Bureau malien des droits d’auteur, un chèque d’un montant qui avoisine un milliard de nos francs, afin qu’il verse à chaque artiste ce qui lui revient de droit. En clair, cet argent est exclusivement destiné aux artistes dont les œuvres musicales sont exploitées par la société Organe Mali.

Parmi les bénéficiaires légitimes et légaux de cette somme, figurent à la fois des artistes maliens et étrangers. Rien d’étonnant, puisque les œuvres musicales de certains artistes étrangers sont exploitées par la société Orange Mali. Laquelle a voulu éviter toute équivoque en adjoignant à son chèque la liste des artistes bénéficiaires.

Mais, la directrice du Bureau malien des droits d’auteur et des responsables du ministère de la culture voudraient que cet argent soit uniquement donné aux artistes maliens. Il est logique qu’ils agissent pour préserver les droits des artistes maliens, dont le quotidien rime avec difficultés. Mais le hic dans cette histoire est qu’Orange Mali a consenti ces efforts pour s’acquitter de son devoir vis-à-vis des artistes dont elle exploite les œuvres musicales, et avec lesquels elle a passé des contrats. Le contexte est bien précis. Ce qui est loin d’être une aide ou un soutien aux artistes maliens.

Pourquoi, alors, la directrice du Bureau malien des droits d’auteur et certains responsables du ministère de la culture s’évertuent à en exclure les artistes étrangers ? Pourquoi le partage n’est-il toujours pas fait ? Qui bloque le processus ?

Des interrogations qui dérangent la directrice du Bureau malien des droits d’auteur. «<em>Nous n’avons aucun commentaire à vous faire. Vous êtes libre d’écrire ce que vous voulez</em>», se contente-t-elle de nous répondre, en nous refermant les portes de son bureau. Au ministère de la culture, même son de cloche, où nos différentes sollicitations sont restées vaines.

Heureusement que d’autres interlocuteurs se sont montrés un peu plus bavards. «<em>Pour dire vrai, l’argent est destiné aux artistes maliens et étrangers qui ont des contrats avec Orange Mali. Mais, au cours d’une réunion au Bureau malien des droits d’auteur, les responsables ont décidé que l’argent soit partagé uniquement entre les artistes maliens. Et là aussi, ils tiendront compte uniquement des artistes qui ont un contrat avec Orange Mali. Pour les artistes, cet argent leur revient de droit parce qu’il vient d’une entreprise qui exerce sur le sol malien. Mais, pour dire vrai, cet argent est destiné aux artistes (qu’ils soient maliens ou étrangers) qui ont un contrat avec Orange</em>», nous confie un artiste malien, sous le sceau de l’anonymat.

<strong>F. Doza</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Par manque de confiance en l’Etat :  La CMA lance son opération «TAFLISTE» à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/par-manque-de-confiance-en-letat-la-cma-lance-son-operation-tafliste-a-tombouctou-2824625.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 00:58:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Tafliste» en tamachek veut dire confiance et c’est le nom d’une opération lancée depuis hier par la branche la plus puissante de la CMA dans la région de Tombouctou. </em></strong>

Elle est composée des éléments de Houkahouk et basée à Razelma et Koigouma. Elle répond, selon ses initiateurs, au manque de confiance en l’Etat à propos de la sécurisation, et supplée à son absence et son incapacité à jouer son rôle.

De façon unilatérale mais en toute responsabilité, la Cma (Coordination des mouvements armés de l’Azawad), dans cette zone, a signé, hier 19 juin, un document intitulé «Opération tafliste : stratégies de la CMA pour renforcer la paix et sécuriser la région de Tombouctou».

Le document évoque : l’implication de la CMA dans la sécurisation des biens et des personnes sur les axes Goudam-Tombouctou, Goudam-Diré et Goudam-Tonca ; la mise en place d’une commission de Cadis pour rendre la justice ; la mise en place d’une commission des chefs de fractions-villages pour le suivi de la mise en œuvre des stratégies adoptées ; la création de deux centres de détention (Koigouma et Razelma) ; la réhabilitation du réseau téléphonique dans la zone ; la mise en place de moyens financiers et matériels pour les opérations de sécurisation.

<strong>M.K</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après la formation du gouvernement :   Les défis qui attendent certains ministres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-la-formation-du-gouvernement-les-defis-qui-attendent-certains-ministres-2818332.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 10:09:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Dr. Boubou Cissé, à la tête du nouveau gouvernement, cumule à lui seul le poste de Premier ministre et celui du ministre de l’Economie et des Finances. Après la formation du gouvernement, quels sont les défis qui attendent les différents ministres ? Zoom sur quelques départements ministériels.</strong>

<strong>Général de Division Salif Traoré (Ministre de la sécurité et de la protection civile)
</strong><strong>Redonner la quiétude aux populations</strong>

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile n’est guère un lieu facile. Sans être un cadeau empoisonné, c’est à ce ministère qu’il revient tout de même de relever les premiers défis du président Ibrahim Boubacar Kéita. Il s’agit de la sécurité et de la réconciliation. À preuve, les premières angoisses des Maliens viennent de ce secteur. Qu’il soit de la mouvance ou de l’opposition chaque Malien rêve aujourd’hui de vivre dans un pays où il se sent en sécurité. Un pays où l’usager, le citoyen et l’opérateur économique nesont plus victimes du racket policier. Un gros chantier.

La police est un corps capricieux. La police est indispensable à la réconciliation, car en contact direct et permanent avec les populations. Voici entre autres les gros défis que doit relever le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Salif Traoré.

Heureusement, il n’est pas à sa première expérience au gouvernement. Il affectionne les défis. Et sait se donner les moyens de les relever. Avec son directeur de cabinet, ils ont pris l’ampleur de la tâche.

La situation sécuritaire sans être satisfaisante s’améliore sur l’ensemble du territoire. Dans l’urgence, beaucoup a été fait. Cesont de bons augures. Pour autant, rien n’est fait. Le ministre a promis une grande police, moderne, professionnelle et respectée, sa touche doit être visible.

<strong>Hamadou Konaté (Ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté)
</strong><strong>Un chantier vaste, mais exaltant !</strong>

On peut dire qu’il a le profil de la solidarité. Homme de devoir, Hamadoun Konaté est capable de donner un autre visage plus reluisant à ce département ministériel. Aussi, les défis qui l’attendent, sont-ils grands et dont le peuple attend avec impatience la réalisation. Les périodes post-crises ont toujours été des périodes de fortes demandes de cohésion sociale.

La crise ayant détruit ou déchiré le tissu social, il va de soi que la population, en particulier ceux des régions nord et centre attendent beaucoup de ce ministère. Aussi, est-il important qu’il s’entoure des techniciens du domaine dont la technicité, la compétence et surtout la probité ne font l’ombre d’aucun doute. La solidarité est un maillon fort de la gouvernance en Afrique.

<strong>Docteur TémoréTioulenta (Ministre de l’Education nationale)
Ramener l’Education et l’excellence à l’école</strong>

S’il y a un secteur qui nécessite qu’on s’y attarde un peu, c’est bel et bien l’école. Tant les chantiers sont énormes. Depuis le renouveau démocratique, l’école malienne qui était un substrat du miracle économique malien, est devenue la dernière roue de la charrue. L’école s’est délitée. Pire, elle n’existe que de nom. Le niveau des écoliers et collégiens a considérablement baissé. Les instituteurs et enseignants sont plus préoccupés à faire des grèves qu’à suivre leurs élèves. Surtout dans le public.

Le taux d’absentéisme, du coup, au niveau des enseignants, s’est accru ces dernières années. Car l’affairisme et la démotivation ont pris le pas sur la conscience professionnelle et l’amour du métier. À côté de cela, l’éruption de l’AEEM dans les lycées et collèges a conduit le système éducatif malien sur les sentiers de la délinquance scolaire. Pour un oui ou pour non, quelques excités et agités peuvent bloquer les cours et dicter leurs lois aux enseignants et à la majorité silencieuse qui n’aspire qu’à apprendre dans la quiétude.

C’est donc tous ces problèmes que le nouveau ministre chargé de l’Education nationale se doit de résoudre pour le bonheur des parents d’élèves et pour l’avenir du Mali. Car c’est dès les classes du primaire et du secondaire que l’élite de demain, qui doit gérer le pays, se prépare.

<strong>Professeur Mahamadou Famanta (Ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique) </strong>

<strong> </strong><strong>Redorer le blason de l’Université malienne</strong>

La mission première du ministre Pr. Mahamadou Famanta est de redorer le blason de l’Ecole malienne terni par des décennies de gangstérisme politique. La principale organisation scolaire et estudiantine, l’AEEM, se comporte en une milice, un bras armé des différents régimes. Il urge d’assainir l’université de cette nébuleuse pour ainsi rappeler la paix, la quiétude à l’Ecole. Cette structure a semé la désolation et commis des crimes dans l’impunité totale. Le ministre Famanta doit attaquer le chantier de la revalorisation des diplômes maliens. Il doit également réformer l’enseignement privé supérieur. L’adéquation formation-emploi doit être une préoccupation de premier ordre. Aujourd’hui, ministre du gouvernement, Famanta devrait avoir les coudées franches pour relever ces défis.

<strong>Moulaye Ahmed Boubacar (Ministre de l’Agriculture)</strong>
<strong>Parfaire la colonne vertébrale de notre économie</strong>

C’est un fleuron de l’économie nationale que garde Moulaye Ahmed Boubacar. Longtemps, il a occupé d’autres postes au sein du gouvernement comme celui du développement industriel et de la promotion des Investissements et celui des Transports et du Désenclavement. Il en connaît donc les gros défis. Il s’agit de la fixation équitable des prix des matières premières notamment le coton–l’anacarde, la pomme de terre, etc.

Sans parler du reprofilage des pistes villageoises et du recensement des producteurs maliens. En un mot, c’est l’intérêt des producteurs et celui du Mali qui priment. Plusieurs fois ministre, nul ne doute qu’il fera un grand ministre. Autrement, Ibrahim Boubacar Kéita ne l’aurait pas désigné. Il attend qu’il soit à la hauteur de ses attentes.
<strong>Hama Ould Sidi Mohamed Arbi (Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social)
</strong><strong>Mettre fin aux constructions anarchiques </strong>

Il lui revient de mériter toute cette marque de confiance dans un ministère coutumier de la complaisance et des magouilles. Et pourtant, un ministère clef dans le programme de gouvernement du président Ibrahim Boubacar Kéita. Depuis longtemps, acquérir un terrain, obtenir un permis de construire sont un cauchemar pour le citoyen. Cela est le monopole de gros bonnets, de barons du pouvoir et d’hommes d’affaires véreux qui construisent à tout va.

Les trottoirs, les espaces verts, les terrains d’autrui, etc., tout est vendu et construit. On ne compte plus les constructions anarchiques. Les conflits fonciers sont courants. La construction au Mali est un secteur qui écœure. Il a vraiment besoin d’un grand coup de balai. Il a besoin d’un ministre courageux, honnête, pas du tout affairiste, rigoureux, voire intransigeant. Ce sont des qualités qui ne manquent pas au ministre Hama Ould Sidi Mohamed Arbi. C’est sans doute pourquoi le choix du président s’est porté sur lui pour diriger ce département. Il lui revient de relever ces défis et de faire honneur au chef de l’Etat.

<strong>Ibrahima Abdoul LY (Ministre des Transports et de la Mobilité urbaine)

</strong>

<strong>Mettre de l’ordre dans un secteur désorganisé</strong>

Le secteur du transport, au Mali, est le secteur où règne plus de désordre. Il suffit d’aller dans les nombreuses gares qui pullulent sur tout le territoire national pour s’en convaincre et s’en rendre compte. Si ce n’est pas les cars, les minicars et les taxis qui garent n’importe comment, ce sont les nombreux syndicats qui se font la guerre sur le terrain.

Le transport, au Mali, surtout terrestre, est un véritable casse-tête chinois. Les gouvernements qui se sont succédé dans notre pays ont tenté plus ou moins d’y mettre de l’ordre. Mais en vain. Le nouveau ministre qui vient de prendre fonction doit non seulement s’atteler à mettre fin à l’anarchie qui prévaut dans le milieu, mais aussi à réformer un secteur en constante expansion.

Le transport terrestre assaini, c’est le paysage urbain qui est libéré et la violence qui y a cours réduite. Certains ont essayé et ont échoué. D’autres n’ont pas osé s’y attaquer. Il appartient au ministre Ly d’user de tact et de sagesse pour assainir le secteur des transports. S’il réussit, ce serait à son honneur et à son mérite.

<strong>Paul Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau gouvernement :   Dr. Boubou Cissé réussira&#45;t&#45;il à relever le challenge ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouveau-gouvernement-dr-boubou-cisse-reussira-t-il-a-relever-le-challenge-2818326.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:15:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le gouvernement du Dr. Boubou Cissé a été dévoilé le 5 mai 2019. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une équipe éléphantesque de 38 membres, qui comprend des personnalités issues aussi bien de la majorité que de l’opposition. </strong></em>

<em> </em><em>On note l’entrée de Tiébilé Dramé qui a été l’ex-directeur de campagne de SoumaïlaCissé à la dernière présidentielle. C’est à lui qu’échoit le perchoir des Affaires étrangères. On note aussi la présence, dans ce nouveau gouvernement, d’un proche du général putschiste Amadou Sanogo. Il s’agit de l’ex-chef d’état-major des armées, le général Ibrahim Dahirou Dembélé, qui avait vu son contrôle judiciaire levé en 2018 ; ce qui lui avait valu de réintégrer l’armée en qualité d’inspecteur général. C’est lui qui dirige désormais le département de la défense. </em>

<em> </em><em>En tout cas, pour une ouverture, c’en est une et on comprend pourquoi la nouvelle équipe gouvernementale a tardé à être dévoilée. Ainsi donc, on peut dire que «l’accord de gouvernance» signé le 2 mai dernier, entre la majorité et une partie de l’opposition, vient d’être mis en œuvre. Mais comme on le sait, le tout n’est pas de former un gouvernement.</em>

<strong> </strong><strong>Boubou Cissé ne bénéficiera pas d’état de grâce</strong>. <em>Il faut qu’il soit à la hauteur des défis auxquels fait face le Mali où en plus du terrorisme, les conflits communautaires ont gagné du terrain. Comme en témoigne la tuerie d’Ogossagou où près de 160 civils, essentiellement des Peuls, ont été littéralement massacrés. Ce qui a valu d’ailleurs la démission du Premier ministre Soumeylou BoubèyeMaïga, accusé d’incapacité à assurer la protection des populations mais aussi des militaires. </em>

<em> </em><em>Cela dit, Dr. Boubou Cissé réussira-t-il là où son prédécesseur a échoué ? On attend de voir. Car, comme on le dit, c’est au pied du mur que l’on reconnaît le vrai maçon. Mais une chose est certaine :les attentes du peuple malien sont si nombreuses qu’il ne bénéficiera pas d’état de grâce. Il doit aller au charbon pour que le Mali, à défaut de retrouver sa quiétude d’antan, ne demeure pas un sanctuaire pour terroristes. </em>

<em><strong> </strong></em><em><strong>Paul Dembélé</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau gouvernement : pour une mission spéciale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/nouveau-gouvernement-pour-une-mission-speciale-2818320.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Attendus depuis des jours, les membres du gouvernement Boubou Cissé sont désormais connus. Une équipe de 38 membres issus des différents groupements politiques ayant signé l’accord politique de gouvernance et dont la principale mission sera de sortir le pays de l’ornière. </strong>

<strong> </strong>Ils doivent dans un premier temps pouvoir répondre à la demande des Maliens désappointés par une crise sociale émaillée de grèves et de revendications de tout genre. Sila notion de partage de gâteau a été respectée dans la composition de ce gouvernement, les ministres doivent en revanche respecter les directives établies par l’accord politique de gouvernance.

Faute de quoi, l’histoire retiendra qu’ils sont les premiers responsables du naufrage de la nation malienne. Bien que des voix se lèvent çà et là, choisissant les mots pour qualifier, ce gouvernement de pléthorique ; les partisans du scepticisme auraient dû comprendre qu’il s’agissait là d’un gouvernement de mission au regard de la situation actuelle du pays. C’est la raison pour laquelle un accord politique de gouvernance a été proposé.

Ce document proposé par les partis politiques est une sorte de gouvernail qui détermine la démarche à suivre pour une équipe gouvernementale dont la principale mission sera de sortir le peuple malien de l’ornière. Une mission aussi ardue pour une équipe dont les membres doivent se défaire de leurs appréhensions et envies personnelles et se consacrer à l’essentiel : le Mali d’abord.

Après plusieurs jours de négociations, les politiques du Mali, exceptés le principal parti de l’opposition, l’URD, et autres radicaux, ont pu se mettre d’accord pour participer au gouvernement dirigé par Dr.  Boubou Cissé, sixième du genre sous l’ère IBK. Et ce après un accord politique de gouvernance auquel ils ont tous adhéré, puis signé, signifiant dès lors leur adhésion à la volonté politique du président de la République d’unir les fils du Mali autour de la cause nationale.

Ainsi, le nouveau gouvernement, sous la conduite du Premier ministre Dr. Boubou Cissé, a pour missions principales : l’organisation d’un dialogue politique inclusif; la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger ; la conduite des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, la révision de la Constitution du 25 février 1992, la réforme électorale et le découpage territorial.

À ces différentes missions, s’ajoutent la stabilisation du centre du pays et la lutte contre le terrorisme ; l’organisation des consultations référendaires, des élections législatives, locales et régionales dans les délais qui seront convenus lors du dialogue politique inclusif.

Des missions complexes les unes que les autres dans un environnement d’incertitudes y compris la pression et les exigences internationales dont doit pouvoir se dépêtrer le gouvernement afin de jouer son véritable rôle de sauvetage de la Nation malienne.

<strong> </strong>Par ailleurs, bien que la signature de l’accord politique de gouvernance soit l’expression de l’adhésion des signataires au principe du dialogue politique inclusif, dans l’intérêt d’une nation à la recherche de solutions de sortie de crise, certains esprits restent sur leur faim.

Et ce, du fait que l’accord serait porté par un Premier ministre non politique. Dans tous les cas, le fait de réussir à réunir les politiques autour de la cause nationale est une première victoire dont doit se vanter le Premier ministre Dr. Boubou Cissé.

<strong>F. Doza</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la santé :IBK nomme son ami en disgrâce</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/ministere-de-la-sante-ibk-nomme-son-ami-en-disgrace-2818308.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:15:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Son nom a toujours été cité (en vain) au poste de Premier ministre et, lui-même, se battait toujours à travers ses contacts et sa famille. Récemment, à la démission de SBM, tous les Maliens ont découvert, très étonnés, un post d’un proche de lui qui «offrait ses services à IBK». </em></strong>

<strong><em> </em></strong>C’était une campagne déguisée qui a porté ses fruits, à travers la nomination de Sidibé comme ministre de la Santé. Il faut dire qu’il n’était plus en odeur de sainteté au sein des organismes internationaux surtout pas au niveau de l’Onusida dont il devait partir le mois prochain pour cause de mauvaise gestion. Lisez plutôt cet article qui en parle.

Sous le feu des critiques, le chef de l'Onusida, le Malien Michel Sidibé, a offert jeudi de quitter son poste en juin, après la publication d'un rapport accablant sur sa gestion et d'une plainte interne pour agression sexuelle.

Son départ, six mois avant la fin de son mandat, représente une concession de la part du directeur exécutif de cette agence créée en 1994 par les Nations unies pour coordonner les programmes de lutte contre le sida.

L'Onusida traverse en effet la pire crise de son histoire depuis le dépôt d'une plainte pour agression sexuelle à l'encontre d'un ancien chef adjoint de l'agence, le Brésilien Luiz Loures.M. Sidibé «a fait part de son souhait de mettre en place un transfert de direction à l'Onusida au cours de la dernière année de son mandat. Il a informé le Conseil d'administration (...) qu'il mettrait un terme à ses fonctions en juin 2019», a indiqué la porte-parole de l'agence Sophie Barton-Knott dans un email à l'AFP.

Le mandat du directeur exécutif, en poste depuis 9 ans, devait s'achever en janvier 2020.Le Conseil de coordination du Programme (CCP), sorte de Conseil d'administration de l'Onusida présidé par le Royaume-Uni, est réuni depuis mardi à Genève pour notamment examiner le rapport d'un Groupe d'experts indépendants chargés d'enquêter sur les accusations de harcèlement, y compris sexuel, au sein du Secrétariat de l'agence.

Et leurs conclusions, publiées la semaine dernière, sont accablantes pour M. Sidibé, accusé de ne pas «prendre ses responsabilités face à une culture de l'impunité» et d'entretenir un «culte de la personnalité».

La Suède, important contributeur au budget de l'Onusida, s'est jointe au concert de critiques des activistes cette semaine en réclamant son départ.

«Nous n'avons aucune confiance en lui. Il doit démissionner maintenant», a déclaré la ministre de la Coopération et du Développement international, Isabella Lovin, au quotidien Svenska Dagbladet.

L'association Code Blue, membre de la plateforme Aids Free World (Pour un monde sans Sida), qui a révélé les abus au sein d'Onusida, a estimé jeudi que le refus de limoger M. Sidibé équivaut à un «défaut de leadership» de la part du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

«M. Sidibé ne mérite pas de partir selon ses conditions et son calendrier. Le chef de toute autre institution importante qui aurait été accusé des erreurs décrites dans le rapport du Groupe d'experts indépendants aurait été limogé de façon sommaire», a commenté la co-directrice de Code Blue, Paula Donovan, dans un email à l'AFP. «La culture de l'impunité reste intacte. La tolérance zéro (pour les mauvaises conduites sexuelles) n'est rien d'autre qu'un slogan vide», a-t-elle ajouté.

<strong> </strong><strong>La Rédaction (avec VOAAfrique)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Timoré Tioulenta : Monsieur éducation sexuelle complète en personne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/timore-tioulenta-monsieur-education-sexuelle-complete-en-personne-2818314.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est à ne rien y comprendre. Les Maliens se souviennent que le malentendu essentiel entre les religieux, avec à leur tête l’Imam Mahmoud Dicko, et le pouvoir portait sur l’éducation sexuelle complète. C’est, en tout cas, ce dossier qui a lancé les hostilités et tendu les rapports entre le Haut conseil islamique et le chef du gouvernement d’alors. </em></strong>

Après le départ de ce dernier et toutes les manifestations contre ce projet d’éducation complète, on croyait cette affaire derrière nous. C’était sans compter sur le caractère très rancunier d’IBK et sa volonté affichée de faire payer, d’une manière ou d’une autre, à tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement aux humiliations qu’il a subies ces derniers temps.

En effet, pour occuper le fauteuil ministériel au niveau du département de l’Education nationale, il n’a trouvé personne d’autre que celui qui s’occupait du dossier de l’éducation sexuelle complète. Monsieur ESC en personne, Timoré Tioulenta.

Voici ce qu’il se disait de lui sur le site du Groupe Pivot Santé population le 27 octobre dernier : «Ce matin à Ségou, le directeur national de la pédagogie du Ministère de l’Education, Dr. Timoré Tioulenta, est venu s’imprégner de l’état d’avancement des travaux d’élaboration des modules de formation des enseignants du fondamental sur l’ESC. Très satisfait des premières productions, il a rappelé l’intérêt du gouvernement dans la mise en œuvre du Programme ESC au Mali et a exhorté les participants à rester sur cette dynamique de professionnalisme. Cette activité est mise en œuvre par le Groupe Pivot Santé population».

Comme pour dire à l’Imam Dicko qu’on n’a pas encore quitté l’auberge et que le projet ESC reviendra, très prochainement, sous une autre forme,  car le gouvernement a déjà pris de gros sous pour son exécution.

<strong>M.T </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la Jeunesse et des Sports : Arouna Modibo Touré arrive avec des projets plein la tête</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-arouna-modibo-toure-arrive-avec-des-projets-plein-la-tete-2818336.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:13:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après un passage remarqué puisque jalonné de succès au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré prend désormais la tête du département de la Jeunesse et des Sports. Où il ne manquera pas de remporter des succès, d’autant qu’il est en terrain connu.</strong>

L’ancien Président directeur général de PMU-Mali, Arouna Modibo Touré, a creusé son sillon dans les gouvernements successifs dont il a été membre, depuis maintenant quelques années. Au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, il n’a pas manqué de séduire les Maliens de par son dynamisme dans la gestion des affaires de son département.

D’importants projets et contrats ont été concrétisés voire signés sous sa conduite. On se souvient du renouvellement d’un contrat de bail entre la société téléphonique Orange-Mali et l’Etat du Mali à hauteur de 100 milliards de nos francs Cfa.

Dans le même temps, un projet de loi venait juste de passer à l’Assemblée nationale le 15 novembre 2018, après un brillant exposé du ministre Touré. Lequel n’a guère manqué d’aplomb pour défendre un accord de prêt non concessionnel, signé le 28 septembre 2018 à Beijing, entre le Mali et la Banque import-export de Chine pour le financement du «projet Mali Numérique» estimé à 93,790 millions de nos francs.

De fait, Arouna Modibo Touré entretient d’étroites relations avec l’ensemble de la presse malienne. Pour preuve, il n’a jamais manqué un seul grand rendez-vous dans ce domaine, comme l’on a pu le constater pendant l’enlèvement jusqu’à la libération de notre confrère Issiaka Tamboura par les terroristes dans la région de Mopti.

Du projet de start-up émergentes maliennes au processus d’attribution de la quatrième licence et la nouvelle carte de presse, sans oublier la dynamique imprimée à toutes les structures relevant de son ressort, notamment l’AGEFAU et l’AGETIC, Arouna Modibo Touré a laissé son empreinte au ministère de l’Economie numérique et de la Communication.

C’est donc un homme aguerri et plein d’entrain qui vient d’accepter de nouveaux challenges dont il mesure l’importance et est prêt à les relever. Oui, depuis la formation du gouvernement Dr. Boubou Cissé, en ce début d’après-midi dominical du 5 mai, Arouna Modibo Touré dirige désormais le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Dans le domaine des sports, particulièrement le football et le Taekwondo, Arouna Modibo Touré est en terrain connu. Il lui faut juste la collaboration franche et sincère des acteurs de ce domaine pour relever les défis qui s’y posent. Et il ne devrait pas chômer puisque, dans quelques semaines,aura lieu en Egypte (du 21 juin au 19 juillet 2019) la Coupe d’Afrique des nations. Le plus grand challenge, pour lui, serait de mettre fin à la crise du football qui persiste depuis trop longtemps.

Par ailleurs, les regards sont tournés vers celui qui pourrait aussi servir de boussole pour la jeunessemalienne. Il rendrait ainsi le plus grand bien à l’avenir du Mali –sa jeunesse- en le tirant vers le haut. Ces qualités ne lui manquaient pas, à Arouna Modibo Touré, pour celui qui veuille tout simplement s’attarder sur son parcours et, surtout, ses compétences et son sens élevé de la responsabilité et du patriotisme. Il arrive au bon moment et au bon endroit : M. Arouna Modibo Touré.

<strong>Gabriel Tiénou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front pour la sauvegarde de la démocratie&#45;FSD :  Jusqu’au bout de la logique</title>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le premier gouvernement (Boubou-I) est connu depuis dimanche 5 mai dernier. Une équipe d’une trentaine de membres au sein de laquelle figurent, en bonne place, deux anciens membres de l’opposition, TiébiléDramé et Oumar Hamadoun Dicko. </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le premier s’occupe du très stratégique ministère des Affaires étrangères et le second s’est vu confier l’ultra-sensible département du Travail et du Dialogue social.Certains continuent encore à se demander ce que cela signifie et pourquoi ces deux responsables politiques ont accepté d’entrer dans le gouvernement d’un président qu’ils ont tellement critiqué et contesté même la légitimité.</span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Est-ce une trahison ? Est-ce une invite au partage du gâteau ? Rien de tout cela, d’après nos informations.Il s’agit, d’ailleurs, d’une logique que les responsables du FSD ont respectée. Ils ont été tout simplement cohérents, disent-ils. </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, ils rappellent la procédure de dialogue politique initiée par le président de la République, depuis le 14 février 2019, quand il a décroché son téléphone pour appeler son jeune frère chef de file de l’opposition, SoumaïlaCissé. C’est à la suite de ces échanges entre ces deux personnalités que le FSD a fait des propositions et la présence de Dramé et Dicko dans l’exécutif entre dans la même dynamique de participation à la construction nationale. </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv1316184809msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Soumaïla Cissé, lui-même, a écarté, hier, sur une chaîne internationale, toute éventuelle trahison et on peut vous affirmer, ici, que lui et Tiébilé se sont rencontrés le week-end dernier. </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">M.T</span></b></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Angela Merkel aux étudiants burkinabè :  «Que les dirigeants tiennent leurs promesses de campagne»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/angela-merkel-aux-etudiants-burkinabe-que-les-dirigeants-tiennent-leurs-promesses-de-campagne-2818330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:07:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En visite officielle au Burkina,les 1er et 2 mai, la chancelière Angela Merkel s’est rendue au deuxième jour de son séjour, le jeudi 2 mai, à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou où elle a eu des échanges directs avec les étudiants. L’enseignement, la formation professionnelle, l’insécurité, la politique africaine de l’Allemagne, le développement socio-économique ont été, entre autres, au cœur des débats d’une cinquantaine de minutes.</strong>

Angela Merkel dit être en phase avec les chefs d’Etat du G5 Sahel qui demandent une implication cohérente de l’Europe pour la stabilisation de la Libye d’autant que ce sont les membres du Conseil de sécurité des Nations unies qui ont voté la résolution établissant une zone d’exclusion aérienne, qui a plongé la Libye dans le chaos. Elle se dit aussi affligée par la situation qui prévaut dans le pays de Mouammar Kadhafi parce que n’étant pas membre permanent dudit conseil pourvu du droit de veto, l’Allemagne n’a pu empêcher l’intervention militaire.

À une question sur la politique d’aide au développement, la chancelière de décliner l’approche de son pays vis-à-vis de l’Afrique de l’Ouest où elle dit n’avoir pas de passé colonial, contrairement à la France. «On ne s’intéressait pas assez à l’Afrique de l’Ouest ; nos relations économiques et diplomatiques sont beaucoup plus renforcées avec l’Ethiopie, l’Afrique du Sud, la Namibie… Mais maintenant, nous avons décidé de nous engager davantage en Afrique de l’Ouest, notamment au Burkina», a-t-elle expliqué avant d’ajouter que son pays a une autre manière de coopérer avec l’Afrique.

Toujours dans le domaine de la coopération universitaire, les étudiants ont relevé les difficultés à s’inscrire dans les universités allemandes avec le Bac burkinabè. Sur la question, Angela Merkel a révélé la complexité du système éducatif de l’Allemagne, avant de souligner que «même le Bac français n’est pas reconnu en Allemagne».

Comme il fallait s’y attendre, le «mythe de la puissance» allemande a été également au centre des préoccupations des étudiants au point qu’un intervenant demande à la chancelière de partager ses recettes avec le Burkina. Réponse : «Il suffit que vos dirigeants tiennent leurs promesses de campagne», a dit Angela Merkel tout en invitant les étudiants ainsi que la société civile à demander des comptes aux gouvernants. Une autre recette, selon elle, c’est l’initiative privée.

<strong> </strong>

<strong>Paul Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau gouvernement : mécontentement dans la Ruche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouveau-gouvernement-mecontentement-dans-la-ruche-2818317.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:03:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7444791765msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Boubacar Bah dit Bill, nouveau ministre de l’Administration territoriale. Au sein de la Ruche, c’est comme un coup de massue à eux asséné par le président de la République. Surtout que ce cadre (6<sup>ème</sup> vice-président) entre dans le gouvernement en remplacement du président Tiémoko Sangaré. Sortir celui qui a été traité de tous les noms par les Maliens, et une grande partie des militants, pour avoir refusé de présenter un candidat contre le président IBK, et le remplacer par l’un des plus fervents militants de la candidature interne au sein du parti, les abeilles n’en reviennent toujours pas. Il faut rappeler que Bill est parmi les proches d’IBK, l’un des plus proches, l’un de ceux qui le connaissent le plus. Il se raconte, d’ailleurs, que ce dernier lui doit beaucoup en termes de prise en charge de ses séjours estudiantins à Dakar et à Paris. Les choses se seraient gâtées entre eux depuis quelques années et Bill a décidé de faire payer son comportement à IBK, qu’il a qualifié d’ingrat, à son endroit. C’est ainsi qu’il l’a combattu et combattu tous ceux qui militaient pour le soutien de l’Adéma à IBK lors de la dernière présidentielle. Il s’y est tellement opposé qu’il a fait fermer le siège des abeilles en Commune V.  </span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faire du neuf avec du vieux !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/faire-du-neuf-avec-du-vieux-2818329.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:02:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son nouveau gouvernement, Dr. Boubou Cissé a gardé les poids lourds de l’ancienne équipe, dont certains ont changé de portefeuille. Attendu depuis deux semaines, ce gouvernement aura pour tâche principale d'accélérer la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger, afin de faire bouger les lignes pour une sortie de crise au Mali.</strong>

L’attente a été longue. Depuis la nomination de Dr. Boubou Cissé à la Primature, le 22 avril, le Mali attendait la composition du gouvernement. Ce nouveau gouvernement a vu un chamboulement au niveau de l’attelage politique, avec une équipe «plus ouverte» et «recentrée sur les missions essentielles de l’État».

Finalement, le resserrement tant souhaité n’a pas eu lieu: le nouveau gouvernement est composé de 36 ministres et deux secrétaires d’État, contre 32 ministres dans le gouvernement sortant. La taille du gouvernement s’explique par le souci de prendre en compte l’accord politique signé avant la formation du gouvernement par les acteurs politiques à la Primature le 2 mai 2019.

Quant à la féminisation de l’équipe gouvernementale, elle apparaît timide : alors que le précédent gouvernement comptait <strong>11</strong> femmes donc 10% de femmes, celles-ci représentent aujourd’hui un peu plus car 9 femmes à savoir 9%. «Ce qui est infirme vue la loi sur le genre. Ce gouvernement serait «arrimé aux priorités» du chef de l’État, réélu pour cinq ans, avec 67,17% des voix, avec des portefeuilles dédiés à l’économie sociale et solidaire, à la cohésion sociale, la lutte contre la pauvreté ou encore à la jeunesse.

<strong>IBK trouve de nouveaux alliés</strong>

Le deuxième gouvernement d’Ibrahim Boubacar Kéita, pour son second mandat, est composé de nouveaux alliés politiques dont ses opposants lors de la présidentielle de 2018. Dans le camp de l’opposition républicaine conduite par SoumaïlaCissé, on ne cache pas sa déception après ce gouvernement. «<em>Rien n’a changé et nous n’attendons aucune inflexion de la politique en cours avec cette équipe-là</em>», estime un baron de l’URD en commune IV du district de Bamako.

Du côté d’Aliou Diallo, candidat venu en troisième position lors de la présidentielle, pas de déclaration officielle pour l’instant. C’est pourtant le gros perdant de ce remaniement. Car le président de son parti a rejoint l’équipe gouvernementale au département des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile.

Avec l’entrée de TiébiléDramé dans le gouvernement, c’est la mort de l’alliance conclue entre lui et SoumaïlaCissé, pour l’élection présidentielle de 2018.

&nbsp;

<strong>Paul Dembélé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tiébilié Dramé a&#45;t&#45;il fait ses adieux à l’opposition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tiebilie-drame-a-t-il-fait-ses-adieux-a-lopposition-2818324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:02:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La nomination de TiébiléDramé, président du Parena et récemment directeur de campagne du candidat SoumaïlaCisséà la dernière élection présidentielle, au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ouvre la voie aux interprétations les invraisemblables.</strong>

<strong> </strong>

Celui qui était considéré comme le poil à gratter du pouvoir, dont les sorties musclées provoquaient une onde choc à Bamako, doit désormais faire chemin avec son adversaire politique d’hier. Foulant ainsi aux piedsl’unité de la coalition politique FSD (Front pour la sauvegarde de la démocratie) dont il est membre. Larue s’interroge sur le bien-fondé d’une telle posture.

&nbsp;

Pour certains le divorce entre SoumaïlaCissé et le désormais ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a été prononcé dès lors que TiébiléDramé, contre toute attente, a signé l’accord politique de gouvernance. Une «allégeance» qui a, selon eux, prévalu à sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.Une trahison extrême, à la limite fâcheuse,empreinte de cupidité, selon ces derniers.D’autres, à l’image des amis politiques et sympathisants,ne seraient pas de cet avis.

&nbsp;

«<em>Le camarade TiébiléDramé est un homme qui n’a jamais trahi ses convictions et les alliances. Notre parti le PARENA est toujours membre du FSD. Je dirais simplement qu’il est parti en mission pour son pays et non pour le pouvoir en place. Le pouvoir sait que TiébiléDramé n’est pas un opportuniste, mais plutôt un homme dont l’expérience est nécessaire pendant les moments de difficulté.</em> <em>Le pays va mal, il faut des hommes d’expérience. Et il se trouve qu’il est un homme d’expérience et des grands dossiers</em>», glisse notre interlocuteur sous le sceau de l’anonymat.

Lequel précise plus loin que «<em>la présence de Tiébilé Dramé au sein du gouvernement n’est pas une sorte de divorce entre lui et SoumaïlaCissé, comme certains le disent. Il a répondu à l’appel du pays. Un appel qu’il ne pouvait ignorer au risque de voir son pays sombré. N’oublions pas que sans l’accord Tiébilé n’accepterait pas d’être dans ce gouvernement…</em>».

<strong>F.Doza</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité : préserver la dignité des bénéficiaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite-preserver-la-dignite-des-beneficiaires-2818323.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ramadan est le mois de la solidarité par excellence. L’expérience de «jeûner» place un grand point d'interrogation devant les jeûneurs qui connaissent le sens de cette obligation, et sur laquelle ils se doivent de réfléchir lorsqu'ils sentent la faim et la soif, ainsi que l'amertume de la privation, éprouvant ainsi la même souffrance que ressentent les pauvres et les démunis hors du mois de Ramadan.</strong>

&nbsp;

Ces derniers sont satisfaits quand ils savent qu’ils ont sur leurs tables les mêmes repas que la plupart de leurs concitoyens qui partagent la même foi et attendent tous la bénédiction de Dieu. Dans des familles, beaucoup de personnes aisées financièrement se mobilisent pour venir en aide à leurs proches dans le besoin.

&nbsp;

L’Etat aussi participe à cet élan de solidarité et consacre chaque année des enveloppes importantes pour soulager les démunis. Dans cet élan de solidarité envers des familles qui sont dans le besoin, nous assisterons à toute sorte de ballet humanitaire.

&nbsp;

Ces déplacements qui se traduisaient par des scènes de bousculades et de longues chaînes donneront une piètre image de l’opération, dégradante même pour les bénéficiaires. Car on viendra exposer ses pauvres bénéficiaires devant nos caméras de télévision pour immortaliser le geste, ce qui est aberrant pour les bénéficiaires en cette période de jeûne.

Il urge donc de revoir le geste, car, pour venir en aide à quelqu’un, on n’a pas besoin de faire du bruit, surtout pour la cause divine.

&nbsp;

<em><strong>Paul Dembélé</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Pas comme convenu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-pas-comme-convenu-2818310.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 01:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au lendemain de la démission du désormais ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, le 18 avril dernier, le président de la République a initié de larges concertations avec l’ensemble des formations politiques, certaines personnalités de la société civile, des hauts gradés de l’armée, de simples citoyens et les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation. </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À tous, il a en substance dit : «je veux mettre en place un gouvernement depas plus de 25 ministres» et «je souhaite qu’il soit le plus inclusif possible».</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En prononçant ces phrases et au cours de ces entretiens, tous les visiteurs (c’est ce qu’ils rapportent, en tout cas) ont vu, en la première institution de la République, une personnalité qui avait gagné, plus en sagesse, en humilité et «voulait réellement travailler avec tout le monde». </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Un homme qui n’en pouvait plus ; presqu’au bout du rouleau et qui, véritablement, souhaitait désormais impliqué tout le monde dans la gestion du pouvoir, et mettre fin à ses invectives, critiques et menaces inutiles et improductives.</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi, tous, pour le Mali, ont promis au président de la République de l’accompagner. Tous voyaient un homme honnête, un bon «père de famille», décidé à mettre définitivement de l’ordre et mettre fin à l’injustice et toutes les autres pratiques que les Maliens, dans leur grande majorité, dénoncent tous les jours. </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme tel et au bout du compte, le gouvernement, au lieu d’être inclusif, comme convenu, en a exclu plus que d’habitude. Et l’on se demande si tout cela a servi à quelque chose ; si toute cette mascarade ne va pas en rajouter à notre crise.</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quand on veut ramener la paix et la stabilité, on implique tout le monde et on ne fait pas semblant de vouloir de l’expertise de tous pour leur faire, plus tard, faux bond et de la pire manière. Jusqu’à la dernière minute, c’est-à-dire la lecture de la liste des membres du gouvernement, certains regroupements avaient cru en les assurances du président de la République et de son Premier ministre.</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À titre illustratif, évoquons le cas de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Pour une des rares fois où ils sont consultés, sollicités, qu’on leur demande de fournir des CV, qu’ils fournissent ces CV, qu’on leur propose deux départements, un poste d’ambassadeur et un poste de conseiller à la Primature, qu’ils respectent tous les engagements pris en ce sens, qu’ils s’attendent à rentrer dans le gouvernement, qu’ils informent les militants dont les noms avaient été proposés à ces postes.C’est sur les ondes de la télévision nationale que, comme nous tous, ils apprennent qu’aucun ministre ne sortira de leurs rangs (pas cette fois, en tout cas), et que les plus hautes autorités du pays leur ont purement et simplement menti.</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les mêmes mensonges, les mêmes fausses promesses ont été servis aux autres mouvements signataires et même ceux qui soutiennent ouvertement le gouvernement ; à savoir la Plateforme et le regroupement de Mossa Ag Acharatoumane. Au bout du compte, le gouvernement, attendu depuis plus de deux semaines, a été pléthorique et aucun mouvement n’y a été admis.</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nous reviendrons prochainement sur le cas des proches du président, ceux qui se sont battus, corps et âme, pour qu’il obtienne un second mandat, mais qui ont été tous soit remerciés soit rétrogradés.</span></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv9046929063msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À peine nommé, Me Baber Gano veut quitter le gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/a-peine-nomme-me-baber-gano-veut-quitter-le-gouvernement-2818319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2019 00:52:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7444791765msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est désormais officiel : le gouvernement Boubou-I a failli connaître sa première grosse défection. En effet, le tout nouveau ministre de l’Intégration africaine, non moins secrétaire général du parti au pouvoir, Me BaberGano, ne veut pas du département à lui confié par le président de la République. Dès sa nomination, dimanche 5 mai, il a qualifié, en présence de proches, cette décision présidentielle d’insulte à l’endroit du parti au pourvoir. Le parti qui, selon lui, a permis à IBK d’accéder au pouvoir et l’a sorti des griffes de Soumeylou BoubèyeMaïga. Jusqu’au moment où nous bouclions, hier, Me BaberGano n’avait pas encore effectué sa passation, donc avait refusé de prendre fonction. Cela, malgré les médiations dont on attend les résultats.</span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tueries à Ogossagou peulh :  Tabital Pulaaku exige de traduire les commanditaires, auteurs et leurs complices devant le Tribunal pénal international</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/tueries-a-ogossagou-peulh-tabital-pulaaku-exige-de-traduire-les-commanditaires-auteurs-et-leurs-complices-devant-le-tribunal-penal-international-2811482.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 01:56:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le  samedi 23 mars,  le village d’Ogossagou peulh dans le cercle de Bankass a subi «une agression barbare et meurtrière de la milice terroriste et génocidaire de Dana Amassagou, selon </em></strong><strong><em>Tabital Pulaaku,</em></strong><strong><em> faisant au moins 174 morts, tous de l’ethnie peuhle. Parmi lesquels, il y a des enfants, des femmes enceintes et des vieillards.»</em></strong>

<strong> </strong>Face à ces crimes crapuleux qui n’ont laissé personne indifférent, les responsables de l’association TabitalPulaaku ont donné une conférence de presse, le mardi 26 mars, à la Maison de la presse, pour partager les informations dont ils disposent. Au cours de cette conférence de presse, ils ont appelé à la mobilisation de tous les Maliens pour une marche ce jeudi qui va s’ébranler de la place de l’indépendance pour la Bourse du travail.

Avant son propos liminaire, le président de TabitalPulaaku, Abdoul Aziz Diallo, s’est incliné devant la mémoire de tous les morts d’Ogossagou et ailleurs dans notre pays. Avant de présenter aux Maliens et aux familles des victimes des massacres ses condoléances les plus attristées et ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés.

Il a indiqué qu’Ogossagou peulh constitue le pire cas de violence et d’horreur jamais atteint dans notre pays. Selon le président de TabitalPulaaku, le drame d’Ogossagou peulh est à n’en pas douter le résultat d’une situation que l’on a laissé pourrir et se dégrader sans qu’aucune mesure ne soit prise, malgré les appels et les mises en garde tant au niveau de TabitalPulaaku que d’autres associations, mais aussi au niveau  des communautés.

«Le samedi 23 mars 2019 sera ajouté aux journées noires du Mali. Le village d’Ogossagou peulh dans le cercle de Bankass a subi une agression barbare et meurtrière de la milice terroriste et génocidaire de Dan Na Amassagou faisant au moins 174 morts, tous de l’ethnie peuhle. Parmi lesquels il y a des enfants, des femmes enceintes, des vieillards. La barbarie dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. Les blessés sont plus de 50 personnes.  Toutes les concessions ont été détruites et brûlées. Plus de 80 greniers ont été vidés et brûlés. Le bétail tué à bout portant par des armes à feu», a-t-il déclaré. Avant de souligner : «en temps de guerre, notre religion l’islam demande d’épargner les femmes et les enfants. C’est le sens de l’humanité que ces gens sans foi ni loi ont perdu. C’est des crimes imprescriptibles».

Par ailleurs, Abdoul Aziz Diallo a réitéré la condamnation de TabitalPulaaku avec la plus grande fermeté de cet acte qui s’inscrit parfaitement dans «l’entreprise génocidaire en cours contre la communauté peuhle». Il exige que les commanditaires, auteurs de ces crimes ainsi que leurs complices soient recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes y compris devant le tribunal pénal international pour répondre de leurs actes.

Après ces crimes commis, le gouvernement du Mali a annoncé en conseil des ministres extraordinaire, le dimanche dernier, la dissolution de la milice Dan Na Amassagou. «Nous saluons et soutenons cette décision réclamée depuis longtemps par TabitalPulaaku. Mais cela n’est pas suffisant. Cette milice criminelle et terroriste doit être désarmée sans délai et jugée. Nous appelons le gouvernement à dissoudre et désarmer rapidement toutes les milices et à démanteler toutes leurs bases et camps d’entraînement, notamment ceux de Mama Dembélé de Ké Macina dans le Kiguiri, de SynaliMaïga à Prêta dans la zone de Djenné et de Yero Mama DaandéPleah à Saré Mari dans la zone de Djenné», a déclaré le président de TabitalPulaaku.

<strong> </strong>En outre, il appelle le gouvernement à œuvrer au retour de tous les déplacés dans leurs villages avant l’hivernage, et à assurer leur sécurité et leur fournir le minimum pour survivre avant les prochaines récoltes. Aux dires d’Abdoul Aziz Diallo, toutes les prisons de Bamako sont remplies de Peulhs. Ce qui fait que l’Etat était obligé d’amener certains prisonniers à Ségou, Bla et ailleurs. Il  invite le gouvernement à libérer sans délai les personnes injustement détenues dans les geôles partout au Mali et en appelle à la mobilisation, et à la vigilance de tous les Maliens de bonne foi.

«Le problème qui attrape aujourd’hui la communauté peulhe, c’est un problème malien. Si les pays voisins du Mali pensent que c’est un problème du Mali, ils se trompent. C’est un problème africain. Il est important que tous les Maliens se donnent la main pour que notre pays redevienne le havre de paix qu’il était pour tous ses fils et qu’on tourne définitivement le dos à cette épuration ethnique qui est en cours», a conclu le président de TabitalPulaaku.

<strong>BouramaKeita</strong>

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<title>Ogossagou : Attention aux représailles et effet de contagion !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ogossagou-attention-aux-represailles-et-effet-de-contagion-2811477.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 01:51:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du moins, c’est l’analyse d’un chercheur malien, Baba Dakono, qui pense que l'attaque d'Ogossagou peul était prévisible. Il donne des pistes de sortie de crise au centre du pays et exhorte l'Etat malien à jouer pleinement son rôle dans la protection des personnes et de leurs biens.

«Cette attaque peut paraître surprenante mais elle était prévisible dans la mesure où cette zone connaît des violences multiformes depuis quelques années. Les rapports socioprofessionnels, historiquement dans ces zones, ont été conflictuels. Ce qui a changé c’est la violence dans les affrontements qui s’explique d’abord par la faible présence de l’Etat dans les localités dont il est question. Ensuite, la présence et l’accès facile aux armes. Enfin, l’instrumentalisation du facteur terroriste», diagnostique-t-il.

Aussi, estime-t-il, les groupes extrémistes violents n’hésitent pas à explorer les failles politiques et sociales au niveau national et local pour s’implanter et consolider leur présence. M.Dakono en estconvaincu :«La présence des groupes extrémistes est utilisée pour exercer dans le cadre de luttes de pouvoirs locaux notamment. Donc, les récents événements dans le cercle de Koro sont les conséquences d’une violence armée dans la zone impliquant divers acteurs avec des motivations toutes aussi diverses. Le drame d’Ogossagou est certes inédit mais il n’était pas imprévisible. L’ampleur également dépasse l’entendement mais les conditions pour qu’il arrive existaient et étaient connues.»

<strong>«L’ampleur de la violence au centre aurait pu être évitée»</strong>

À l'Etat, il demande deprendre la mesure du problème et de ses enjeux au plan national. Et d’ajouter : «L’ampleur de la violence dans la situation au centre aurait pu être évitée si, dès le départ, les bonnes mesures avaient été prises. Ces mesures, il faut le rappeler, incombent principalement à l’Etat mais pas que. Le Mali et ses partenaires ont focalisé le discours sur le retour de l’Etat occultant ainsi toute la dimension utile de cette présence de l’Etat pour les communautés.»

Selon Baba Dakono, «S’il est vrai que l’insécurité, que ce soit au nord ou au centre du pays, prospère notamment sur les failles dans la gouvernance étatique, les solutions ne seront durables que si elles prennent en compte cette dimension. Les mesures sécuritaires doivent avoir un objectif clair : pacifier l’environnement et être limitées dans un délai court.»

Parallèlement,il suggère à l’Etat de devoir rapidement pourvoir aux besoins des communautés et instaurer un minimum de confiance entre elles, puis entre elles et lui. «À terme, il s’agit de la prise en charge effective par l’Etat des besoins élémentaires des communautés notamment de sécurité, de justice, de santé et d’éducation», soutient-il.

D’autant que, poursuit-il, «Il ne faut pas oublier que les milices sont nées pour répondre à un besoin. Tant que ce besoin existe et que les réponses institutionnelles apportées ne parviennent pas à rassurer, il sera difficile de venir à bout du phénomène d’autodéfense».

Et Baba Dakono de conclure : «La tragédie dans le cercle de Koro fait craindre des représailles et un effet de contagion plus large et il est urgent d’identifier tous les acteurs et mettre en œuvre les mesures de pacification de la zone et d’instauration d’un minimum de confiance. L’idéal serait le désarmement immédiat des milices mais à défaut penser à des réponses intégrées et multidimensionnelles qui pourraient permettre de résoudre durablement la crise.»

<strong>Dioncounda Samaké</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diankabou&#45;Koro : attention au soldat solitaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/diankabou-koro-attention-au-soldat-solitaire-2811472.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 01:46:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le village de Diankabou-Koro, dans le centre de notre pays, il se passe une situation qui intrigue plus d’un. Le vendredi 22 mars 2019, un militaire présent dans la base (Fama) de Diankabou, «en vadrouille», a agressé un jeune Peulh du village. Il n’est pas à sa première tentative contre un habitant du même village. </em></strong>

Pour ce récent cas, les militaires loyalistes de la base se sont rendus au quartier peulh de Diankabou au chevet du blessé, lui ont administré les soins appropriés et ont promis de revenir suivre jusqu’à guérison totale du jeune Peulh. Ils ont présenté toutes leurs excuses aux habitants. Ce geste de la part des responsables militaires sur place a très positivement marqué les populations qui en ont vu une attitude impartiale.

Les militaires, avant de quitter les lieux, ont signifiéaux habitants avoir pris contact avec leur hiérarchie pour décision à prendre vis-à-vis du soldat en vadrouille. Les chefs de la base de Diankabou ont deux choses importantes à faire savoir à son sujet:1. Ce militaire en vadrouille était sur place seul quand le contingent actuel est arrivé. Il est resté après le départ du contingent avec lequel il est arrivé à Diankabou. Personne ne sait pourquoi et même le chef du contingent actuel. Il présente selon les mêmes hommes des signes d’instabilité mentale.2. Le contingent actuel n’a aucun contrôle sur ce militaire solitaire et l’a fait savoir aux habitants.

Les deux choses ci-dessus citées sont très intrigantes et ont soulevé plusieurs questions chez les villageois qui ont cherché à savoir ce qu’ils peuvent trouver comme information utile au sujet du soldat solitaire. Il se trouve que ce soldat solitaire, apparemment mentalement instable, est un ressortissant du cercle de Koro et du village de Dangatènè. Il a agressé physiquement et blessé par deux fois des Peulhs et sans raison, en témoigne l’attitude des hommes du contingent. Des questions sans réponses demeurent et doivent être répondues dans les meilleurs délais au risque de créer d’évènements à plus grande échelle.

Entre autres (et chacun peut ajouter ses propres questions):a. Pourquoi est-il resté après le départ de son contingent?b. Qui l’a autorisé à rester à Diankabou malgré son état mental présumé instable?c. Étant Dogon et du cercle de Koro, du village de Dangatènè (Épicentre de la crise sécuritaire du cercle), ne serait-il pas resté en informateur/éclaireur pour la milice Dan Na Ambassagou?d. Les actes posés sur les Peulhs ne sont-ils pas prémédités? f. Comment est-ce que l’armée malienne tient la revue de ses troupes pour oublier un élément sans tâche définie sur un terrain en proie à un conflit intercommunautaire?

Autant de questions qui méritent d’être éclaircies à propos de ce soldat solitaire en vadrouille dans la Commune de Diankabou.

<strong>Source: habitants du village de Diankabou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ogossagou&#45;peulh : Le massacre pouvait&#45;il être prévenu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ogossagou-peulh-le-massacre-pouvait-il-etre-prevenu-2811469.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 01:42:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À titre de rappel, c’est le samedi 23 mars que plus de cent Peulhs ont été massacrés dans le village d’Ogossagou-peulh. Du jamais vu dans notre pays. Des jeunes, des vieux, des enfants, des femmes enceintes. Rien, ni personne n’a été épargné. Les habitations et les greniers brûlés. Un véritable carnage. Aurait-il pu être évité ? Peut-être.</strong>

En tout cas, la veille, déjà, des chasseurs de la milice avaient été aperçus non loin, en train de mettre le feu à des concessions de Peulhs déplacés de Bombou (Commune de Madougou), installés aux abords de la ville. Ils sont ensuite rentrés dans le marché et ont sommé tous les Dogons de quitter la foire afin de trier les Peuls qui restent, selon un habitant de la ville. Ils se sont ensuite postésau niveau des sorties de la ville de Bandiagara pour empêcher tout Peulh d’en sortir.

Par ailleurs, très tôt le matin, le village de Djombolo, situé à 5km de Bandiagara, avait été attaqué. Bilan : 4 morts et des greniers brûlés. Au même moment, trois jeunes de Bandiagara allant chercher de l'herbe à Djombolo, à moto trois roues(katakani), ont sauté sur une mine qui a fait 1 mort sur place et 2 blessés conduits en urgence à Sevaré. Malheureusement, un est mort en cours de route. Vers 15h sont arrivés sur place les éléments de Dana Amassagou.

La situation était, déjà, la veille, très tendue, et il fallait craindre le pire, selon plusieurs sources. Les mêmes sources confirment que cette situation était bien prévisible suite au communiqué de Dan Na Ambassagou en date du 20 mars 2018. Une déclaration claire pour ceux qui connaissent le mouvement. Toute menace proférée par cette milice a toujours été mise en œuvre.

<strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Algabass Ag intallah, président de la CMA : «Iyad est un frère»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/algabass-ag-intallah-president-de-la-cma-iyad-est-un-frere-2811470.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 01:12:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 17 mars 2019, l’armée malienne et les Maliens s’en souviendront longtemps. Une date sombre et, désormais, tristement célèbre pour tout le pays. Ce jour, en effet, nos jeunes soldats ont été attaqués par des djihadistes emmenés par un certain Bah Ag Mossa. Le camp qui contenait plus de deux-cents soldats a été mis à feu et à sang avec plus d’une vingtaine de morts dans les rangs des Fama (Forces armées maliennes) ; sans compter tout le matériel brûlé, les soldats blessés et ceux qui sont allés se réfugier dans les familles et villages environnants. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Comment un tel forfait a pu être commis par un colonel déserteur ? Comment nos soldats ont pu être pris à défaut de la sorte ? De quelle complicité les djihadistes ont-ils bénéficié ? Ba Ag Mossa était-il en contact avec la Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad) ? La Cma était-elle au courant de cette attaque ?

Autant de questions que les Maliens ne cessent de se poser. Lesquelles tirent leur légitimité du fait que, quelques jours, auparavant, cette même coordination avait rendu public un communiqué dans lequel elle fustigeait le comportement du gouvernement qui, selon elle, violait l’Accord pour la paix et la réconciliation, à travers la prise de certaines mesures unilatérales.

Pour notre part, nous avons tenté, en vue de satisfaire aux nombreuses demandes et questionnements de nos lecteurs, de poser ces questions au premier responsable de la Cma (Coordination des mouvements armés de l’Azawad), Algabass Ag Intallah. Sans détour, il donne son point de vue sur l’attaque de Dioura, les liens de la Cma avec Ba Ag Mossa, ses rapports avec Iyad Ag Ghaly. Lisez plutôt….

<strong><em> </em></strong>Algabass Ag Intallah est formel : «Nous n’avons rien à voir avec Ba Ag Mossa. Le seul objectif de ceux qui accusent la Coordination des mouvements armés de l’Azawad(Cma) de complicité dans l’attaque de Dioura, c’est de discréditer notre Mouvement (signataire pourtant de l’Accord) aux yeux de nos partenaires et de la communauté internationale».

C’est ainsi que le patron de la Cma a introduit notre entretien qui a eu lieu en début de semaine. Un échange au cours duquel il a rejeté toutes les accusations relatives à l’implication de son mouvement dans l’attaque du camp de Dioura.

Pour Algabass Ag Intalla, qui a déploré l’attaque de cette ville, les militaires ont été surpris par des djihadistes d’Aqmi qui ont fait un grand nombre de victimes comme cela a souvent été le cas depuis un certain temps. Sinon, poursuivra-t-il, «s’il s’agit de nous défendre, nous n’avons pas besoin de nous cacher derrière Aqmi ou un autre mouvement».

D’ailleurs, a rappelé notre interlocuteur, le 14 mai 2014, «quand nous nous sommes sentis menacés, à Kidal, nous avons riposté. On n’a pas eu besoin d’autres mouvements ou groupements. Déjà, à l’époque, on a parlé de complicité avec Aqmi et autres groupes djihadistes». «Seulement, poursuivra Algabass, nous étions seuls et nous avions nos armes dans des conteneurs dans la ville. Nous n’avions eu qu’à nous en servir».

Pour répondre à notre question relative à la non-condamnation par la Cma de l’attaque de Dioura, notre interlocuteur n’y est pas allé par quatre chemins : «C’est vrai, nous n’avons pas publiquementcondamné l’attaque de Dioura. La raison est simple : c’est en réaction aux propos du ministre de la Défense qui a accusé, comme le patron de la Minusma, les mouvements signataires de complicité». «Pour nous, poursuivra le président de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad(Cma), il n’y avait plus aucune raison d’essayer de condamner ou de justifier notre position.»

Au sujet de ses relations avec Iyad AgGhaly, il a été on ne peut plus clair : «Iyad est un frère mais il a ses convictions et j’ai les miennes». Est-il (Iyad Ag Ghaly) présentement en Algérie ou au Mali ? «Je ne sais vraiment pas».

Pour revenir à l’attaque de Dioura, le fils de feu Intalla Ag Attaherapportera les précisions suivantes : «Ba Ag Mossa n’est pas Diarra. Il s’appelle Ba Ag Mossa. Il a été Colonel de l’armée malienne et ceux qui accusent la Cma le savent. Mécontent, il a déserté l’armée et a rallié Iyad et Aqmi. Aujourd’hui, c’est un des proches parmi les proches d’Iyad et il agit en tant que tel».

À propos du retrait de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad du Comité de suivi de l’Accord, notre interlocuteur avoue que cela n’a pas d’impact réel sur la mise en œuvre de l’Accord : «C’était juste pour manifester notre mécontentement par rapport à certains comportements du gouvernement et puis, c’est juste un cadre qui se réunit tous les jeudis. Ce n’est pas une instance aussi importante. Ce sont juste des réunions qui se tiennent chaque jeudi. Nous restons dans le CSA (Comité de suivi de l’Accord) et toutes les autres structures».

Évoquant l’évolution de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, Algabass Ag Intalla s’est dit «déçu du Premier ministre SoumeylouBoubèyeMaïga et du ministre Bouaré dont la venue avait, selon lui, susciter énormément d’espoir au sein des mouvements signataires».

Quant à la rumeur selon laquelle le gouvernement paie la Coordination des mouvements armés de l’Azawad pour sécuriser le gouverneur, le président de la Coordination y a apporté un démenti formel. «C’est le gouverneur qui paie directement les éléments qui le sécurisent. Il peut leur donner autant de millions ou de milliards qu’il souhaite, ce n’est pas notre problème».

Le fils de feu l’Amenokal Intallah Ag Attaher a fini par faire une proposition quant à la gestion du pays : «Il faut des décisions radicales pour changer ce pays, pas des colmatages.»

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :   Dissoudre et désarmer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-dissoudre-et-desarmer-2811475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 01:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Maliens n’arrivent toujours pas à comprendre comment cela a pu se passer à Ogossagou. Comment ce massacre a pu se produire ? Comment on a pu tuer autant de personnes et mettre le feu à tant d’habitations et pourquoi ? Comment des Maliens ont pu se rendre auteurs d’un tel carnage ?</em></strong>

Pour le moment, en tout cas, selon les résolutions du conseil des ministres extraordinaire du dimanche 24 mars, c’est la milice Da Na Amassagou qui s’est rendue coupable d’une telle horreur. Elle a été, officiellement, dissoute et, selon le Premier ministre, il faut que tout le monde se le tienne, désormais, pour dit : la protection des personnes et de leurs biens n’incombe qu’au seul Etat.

Officiellement, la milice Da NA Amassagou a été dissoute. Une décision courageuse saluée par tous ; seulement, est-ce suffisant ? Cette mesure peut-elle mettre fin à l’existence de la milice et à ses exactions? Espérons que oui, même si le doute est permis. Un doute d’autant plus grand que quelques minutes seulement après que cette décision eut été rendue publique, c’est le patron de la milice, lui-même, en premier, qui l’a catégoriquement rejetée avant que certains «experts» ne se posent la question de la capacité réelle de l’Etat à dissoudre et désarmer une milice qu’il «n’a pas créée».

Pour ce qui concerne Youssouf Toloba, en tout cas, «la décision du Conseil des ministres extraordinaire est nulle et de nul effet». La dissolution de sa milice repose, selon lui, sur certaines conditionnalités : le retour de l’armée, partout, au centre, et un dialogue avec les autorités. Sans cela, affirme-t-il, Da NA Amassagou existera et, lui, défendra les Dogons jusqu’à sa mort.

Pour ce qui concerne la dissolution et le désarmement, nombre de nos compatriotes estiment qu’il fallait commencer par le second, à savoir, le désarmement. Le processus, selon eux, a donc été biaisé. Une milice n’existe que par les armés. Aussi, disent-ils, tant que des armes sont en leur possession, toute mesure visant à sa dissolution est de nul effet.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Différend régional au Sahara :   L’UA s’implique et apporte son soutien au Maroc</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/differend-regional-au-sahara-lua-simplique-et-apporte-son-soutien-au-maroc-2811481.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 00:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine ont adopté la décision Assembly/AU/Dec.693 (XXXI), lors de la 31<sup>éme </sup>session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine (UA), qui s’est tenue les 1<sup>er</sup> et 2 juillet 2018 à Nouakchott.La décision 693 sur le rapport du Président de la Commission sur la question du Sahara a «établi un mécanisme africain comprenant la Troïka de l’Union africaine à savoir les Présidents sortant, en exercice et entrant de l’UA, ainsi que le Président de la commission, pour apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations Unies ». Elle a consacré la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara, en excluant tout processus parallèle. </em></strong>

&nbsp;

Malgré cette avancée décisive qui installe un climat de sérénité au sein de l’UA, certaines actions cherchent à contrarier l’esprit de la lettre de la décision 693. C’est en réponse à ce contexte, que s’inscrivait la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union africaine au processus politique des Nations unies sur le différend régional au Sahara, abritée par le Royaume du Maroc, le 25 mars dernier.

&nbsp;

La Conférence ministérielle africaine organisée par le Royaume du Maroc, le 25 mars, sur l’appui de l’UA au processus politique des Nations unies sur le différend régional autour du Sahara, a été l’occasion de réaffirmer le consensus africain autour de la décision 693, et de témoigner activement de l’appui africain au processus politique en cours dans le cadre des Nations unies en vue d’une «solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara occidental, qui repose sur le compromis» (Résolution 2440 du Conseil de Sécurité).

&nbsp;

L’objectif de la conférence était, naturellement, de conforter l’esprit et la lettre de décision 693 de la Conférence de l’UA, et de réaffirmer l’attachement de l’Union au processus onusien. Cet attachement ressort de la décision 693, qui exprime un choix éclairé des Chefs d’Etat et de Gouvernement, soucieux de prévenir les clivages et les divisions parmi les pays africains frères, et de les rassembler autour des efforts des Nations unies.

&nbsp;

L’objectif du Royaume du Maroc était de rassembler et d’unir autour du respect de l’esprit et de la lettre de la décision de Nouakchott, en évitant la cristallisation de divisions internes pouvant compromettre la résolution du conflit régional et nuire à la stabilité, la cohésion et l’efficacité de l’organisation.

&nbsp;

Depuis son retour à l’UA, le Royaume du Maroc a, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, inscrit son action, selon une approche inclusive et fédératrice, dans le cadre d’implémentation d’initiatives et de projets structurants et impactant en terme de développement humain et économique (Migration, Environnement, Emploi des Jeunes, Paix et Sécurité, etc.) au service du leadership de l’Afrique et de ses citoyens.

&nbsp;

<strong>Correspondance particulière</strong>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Déclaration finale de la Conférence ministérielle africaine  sur l’appui de l’Union africaine au processus politique des Nations unies sur le différend régional sur le Sahara </strong>

&nbsp;

<strong>Nous, les Etats africains, membres de l’Union Africaine :  </strong>

&nbsp;

République d'Angola, République du Bénin, Burkina Faso, République du Burundi, République du Cameroun, République du Cap-Vert, République Centrafricaine, Union des Comores, République Démocratique du Congo, République du Congo, République de Côte d’Ivoire, République de Djibouti, Royaume d’Eswatini, République Démocratique Fédérale d’Éthiopie, République Gabonaise, République de Gambie, République du Ghana, République de Guinée, République de Guinée-Bissau, République du Liberia, État de Libye, République de Madagascar, République du Malawi, Royaume du Maroc, République du Niger, République Fédérale du Nigeria, République du Rwanda, République Démocratique de Sao Tomé-et-Principe, République du Sénégal, République de Sierra Leone, République Fédérale de Somalie, République du Soudan, République du Soudan du Sud ; RépubliqueUnie de Tanzanie, République du Tchad, République Tunisienne et République de Zambie

&nbsp;

Réunis à Marrakech, le 25 mars 2019, à la Conférence Ministérielle Africaine sur l’appui de l’Union Africaine au processus politique des Nations Unies sur le différend régional sur le Sahara ;

&nbsp;

Reconnaissant l’impératif de la consolidation de l’unité, du rassemblement et de la convergence de nos efforts en vue d’aboutir à l’Afrique Que Nous voulons ; Attachés au choix stratégique de nos Chefs d’Etat et de Gouvernement en vue de dépasser les causes de division, de clivage et de fragmentation, qui mettent en péril l’unité de notre Continent ; Conscients de l’urgence pour notre Continent de faire face aux questions prioritaires, notamment, le développement humain durable, l’intégration africaine et la prospérité de nos citoyens, dans le cadre de l’agenda 2063 ;

&nbsp;

Sommes convenus de : 1. Réaffirmer notre attachement indéfectible à une Afrique unie, stable, proactive et prospère, parlant d’une seule voix et à même de répondre aux défis multidimensionnels du monde complexe d’aujourd’hui et de demain ;2. Mettre en œuvre la vision sage et concertée de nos Chefs d’Etat et de Gouvernement, consacrée lors de la 31ème session Ordinaire de la Conférence de l’Union, tenue les 1 et 2 juillet 2018 à Nouakchott (Mauritanie), au sujet du différend régional sur le Sahara ;

&nbsp;
<ol start="3">
 	<li>Saluer, à cet égard, l’adoption, à l’unanimité, de la décision Assembly/AU/Dec.693 (XXXI), sur le rapport du Président de la Commission de l’UA sur la question du Sahara, qui réaffirme l’exclusivité des Nations Unies en tant que cadre de recherche d’une solution politique, mutuellement acceptable, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara ; 4. Préserver l’esprit et la lettre de la décision 693, fruit de consultations approfondies du Président de la Commission et objet d’un consensus salutaire de nos Chefs d’Etat et de Gouvernement, tenant compte de son rôle fondateur dans le retour à la sérénité dans les travaux de l’Union Africaine ;</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="5">
 	<li>Se féliciter de la mise en place, par la décision 693, du mécanisme de la Troïka de l’UA, composé des Présidents sortant, en exercice et entrant de notre Union, ainsi que le Président de la Commission de l’UA, pour apporter un soutien efficace aux efforts conduits par les Nations Unies ;</li>
 	<li>Réaffirmer notre rassemblement autour d’une mise en œuvre constructive et efficace du mandat de la Troïka de l’UA, qui consiste à protéger, à appuyer et à préserver l’intégrité du processus politique en cours dans le cadre exclusif des Nations Unies, sous la supervision du Conseil de Sécurité et sous les auspices du Secrétaire Général, en vue de parvenir à «une solution politique, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara qui repose sur le compromis» (OP.2 de la résolution 2440 du Conseil de Sécurité des Nations Unies) ;</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="7">
 	<li>Soutenir le mandat spécifique conféré par la Décision 693 à la Troïka de l’UA, à l’exclusion de tout organe de l’Union à quelque niveau que ce soit, afin de connaitre des développements du processus politique mené dans le cadre des Nations Unies sur la question du Sahara ; 8. Souligner que le soutien de la Troïka au processus politique des Nations Unies doit être préservé de toute ingérences, interférences ou actions non consensuelles, de nature à concurrencer les efforts du Secrétaire Général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel, à compromettre la cohésion de l’Union ou à développer un processus parallèle de nature à cultiver la division entre ses Etats membres ;</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="9">
 	<li>Souligner l’impact positif de la décision 693 sur le fonctionnement de l’UA, la cohésion de ses membres et la mise en œuvre de son agenda et de ses priorités, y compris en ce qui concerne une conduite sereine et apaisée des processus de partenariat liant l’Union Africaine ; 10. Souligner, à cet effet, que la formule consensuelle et consolidée de la décision Assembly/AU/Dec.635 (XXVIII), adoptée lors de la 28ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union, tenue les 30 et 31 janvier 2017 à Addis-Abeba, relative à la représentation de l’Afrique par la Troïka, à savoir le Président en exercice, le Président entrant et le Président sortant de l’Union Africaine, le Président de la Commission, les Présidents des Communautés Economiques Régionales ainsi que le Président du NEPAD, élargie aux membres du Bureau de la Présidence de l’Union, constitue une solution réaliste pour la résolution de la question du format de participation aux processus de partenariat liant l’Union Africaine et ses réunions ;</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="11">
 	<li>Estimer que toute initiative visant à porter atteinte à la teneur de la décision 635 risque de nuire à la crédibilité des processus du partenariat, et à leur contribution à la réalisation des objectifs de développement de notre Continent ; 12. Saluer vivement l’initiative constructive du Royaume du Maroc de convoquer cette Conférence, qui démontre son adhésion à la mise en œuvre de la décision 693 ;</li>
 	<li>Remercier les délégations des Etats africains membres de l’Union Africaine ayant participé à la Conférence Ministérielle Africaine sur l’appui de l’Union Africaine au processus politique des Nations Unies sur le différend régional sur le Sahara.</li>
</ol>
<strong> </strong><strong>Adoptée à Marrakech, le 25 Mars 2019</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Militaires morts à Boulkessi : la surcharge venait de qui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/militaires-morts-a-boulkessi-la-surcharge-venait-de-qui-2808468.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 01:40:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y’a de cela quelques semaines, un véhicule de l’armée malienne a sauté sur une mine dans la zone de Boulkessi, faisant 9 morts, tous des occupants du même véhicule. Pour la circonstance, le ministre de la défense s’est déplacé en personne pour leur enterrement à Koro. Les neuf militaires ont péri dans les mêmes circonstances et dans le même engin, victime d’une mine. Depuis, les observateurs ne cessent de se poser des questions. Une dizaine de militaire dans le même véhicule alors que la norme ne doit pas dépasser 7 personnes. Qui a pris sur lui la responsabilité de ne convoyer qu’un seul moyen de transport pour une équipe qui devait disposer de deux ? Qui a violé les normes qui auraient permis de sauver, au moins, quelques-uns de nos militaires ? Les langues commencent à se délier.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le centre aéré : un espace de divertissement et d’épanouissement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-centre-aere-un-espace-de-divertissement-et-depanouissement-2808483.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 01:13:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le centre aéré de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest(BECEAO) est un établissement sportif et culturel dont la gestion est confiée à l’agence de communication globale YES Groupe.</em></strong>

Situé à Sotuba en commune I du district de Bamako et bâti sur près de dix hectares, dont au moins six sont aménagés, le centre aéré de la BECEAO est un endroit de choix où chacun peut trouver de quoi satisfaire son envie de bouger, de retrouver la forme, ou de simplement pratiquer un sport individuellement ou en groupe, pour le plaisir de faire de l’activité physique.

Equipé d’une piscine de vingt-cinq mètres de long et de douze mètres de large, d’une pataugeoire intérieure, d’un gymnase, d’une salle de musculation et d’une salle de danse, le centre offre plusieurs activités sportives pour les enfants, adolescents, adultes et aînés.

Le gymnase de deux-cents mètres carrés est équipé d’un tatami de cent mètres carrés, pour la culture physique et les exhibitions des arts martiaux et beaucoup d’autres équipements de sports aux besoins personnels. Il existe des moniteurs professionnels qui vous donneront tous les rudiments nécessaires.

Dans cette salle multifonctionnelle, les enfants de moins de dix-huit ans, filles et garçons, tous vêtus de kimono noir avec quelques traits rouges, sont en plein entraînement. Un homme donne des explications avec beaucoup de gesticulations. «Ils font du Yosakama. C’est une discipline au Mali. C’est un mélange de karaté, d’haïkido et de judo», explique le gérant adjoint Youssouf Niaré, qui faisait office de guide. Après ceux-ci, elle sera transformée en salle de gym où les adultes viendront pour s’entraîner.

Sur le parcours sportif, des hommes et des femmes se livrent à des séances de marche, de jogging et course de fond. Tout cela dans un cadre harmonieux et naturel où la qualité du parcours ne laisse pas le sportif de haut niveau mondial indifférent.

À côté, on retrouve un terrain de football avec une tribune et deux vestiaires et des toilettes. Sur le gazon, des jeunes s’entraînement intensément. «C’est l’équipe dirigée par l’ancien défenseur de football des Aigles du Mali, Boubacar Diarra dit Beken», confie le gérant adjoint. Cette équipe s’entraîne tous les jours sur le terrain.

Plus loin se dresse un espace avec piste de danse et podium qui peut accueillir mille personnes. Il peut également servir pour des cérémonies de mariage, de fiançailles, de team-building et d’anniversaire. Le centre aéré de la BECEAO, cesont aussi des terrains de tennis, de basket-ball, de hand-ball, de volley-ball, badminton, et de pétanque.

Mais aussi, des espaces verts aménagés sur lesquels se trouvent des arbres fruitiers. Il est ouvert tous les jours de huit heures à vingt heures et est gardé par des policiers et des vigiles. L’entrée est fixée à trois-cents francs pour les jeunes, cinq-cents francs pour les adultes.«L’objectif du centre aéré n’est pas de faire du profit», clame Maye Niaré, fondatrice de Yes Groupe. C’est pour contribuer à l’éducation des enfants afin de produire un changement de comportement.

Le centre aéré de la BCEAO estgéré depuis 2015 par YES Groupe, une agence de communication globale, présente dans la communication, dans l’évènementiel et bien d’autres. Respectueuse de nos valeurs et traditions, l’équipe de gestion ne badine pas avec nos mœurs. C’est pourquoi, elle interdit tout regroupement d’hommes et de femmes autour de la piscine.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahim Boubacar Keita : la main tendue jusqu’au bout</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-la-main-tendue-jusquau-bout-2808481.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 01:10:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>IBK a eu raison d’insister. La main fraternelle qu’il tendait à son cadet Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition politique, et par-delà lui à tous les opposants, a bien fini par être attrapée. Me Mohamed Aly Bayhily, Amadou Thiam de l’ADP-Maliba, Soumaïla Cissé de l’URD, Soumana Sacko de la Cnas Faso Hèrè,Tiébilé Dramé, Moussa Mara, Cheick Modidbo Diarra du RpDM, Modibo Sidibé du Fare An Ka Wili, tous sont montés à Koulouba pour échanger avec le Président de la République qui est dans son rôle de rassemblement de tous les Maliens.</strong>

De la proclamation des résultats de l’élection présidentielle à la présentation par le gouvernement de ce que sera le programme économique du second quinquennat à l’occasion des 100 jours, le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita n’a eu de cesse de marquer sa disponibilité à l’endroit de ses opposants battus lors du scrutin en leur tendant la main. Convaincu que les amertumes ne devraient être que de courte durée, le Président IBK n’a ménagé ni son temps, ni son énergie pour que sa main tendue cesse de rencontrer le vide parce que convaincu que tôt ou tard les démocrates et les patriotes se retrouveront. Ayant «le Mali chevillé au corps», IBK a toujours affirmé que pour lui, aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali («Je ne suis pas fou de pouvoir mais je suis fou du Mali» aime-t-il à répéter).

La posture d’IBK est celle d’un dirigeant soucieux du devenir de son pays et convaincu de la pertinence de sa démarche. Dans son rôle de Président de tous les Maliens et de Président pour tous les Maliens, il se devait de ne jamais baisser la main tendue encore moins les bras. Malgré les Cassandre. «Plus un homme a de courage et de patriotisme, plus les ennemis de la chose publique s'attachent à sa perte», écrivait, bien à propos, Adolphe Thiers en 1841, l’auteur d’un des livres les plus fouillés sur l’histoire de la révolution française, «Histoire de la Révolution Française, tome I». Par son leadership éclairé, par son offre de dialogue sans malice aucun, l’apocalypse tant prédit par les esprits retors et redouté par le peuple n’aura pas lieu au Mali.

La rencontre voulue et programmée avec tous les opposants n’est pas l’expression estompée de revivre la formule du consensus telle que connue dans l’histoire contemporaine de notre jeune démocratie. Le dessein est plutôt de rassembler les frères pour boucher les trous de la jarre percée. Les observateurs avertis y ont vu non pas la mort programmée d’une opposition qui fait trop de bruit mais la consolidation d’une démocratie qui cherche encore sa voie.

<strong>La quête permanente</strong>

Ouagadougou, samedi 2 mars 2019. Le Président IBK, invité pour la clôture du Fespaco, rencontre ses compatriotes. Il les informe de sa rencontre avec Soumaïla Cissé mais surtout de sa volonté d’ouvrir les bras à tous les autres opposants : «Rien ne vaut le Mali et l’intérêt du Mali, chaque Malien compte pour sortir le Mali de la situation actuelle qui ne profite à personne… J’ai rencontré mon jeune frère Soumaïla Cissé en début de semaine, très bientôt je vais rencontrer mes autres frères pour parler du Mali, de rassemblement, de l’union sacrée de tous au chevet du Mali pour le retour rapide de la paix et pour reconstruire ensemble le Mali...Donnons-nous la main pour avancer car nous avons un pays béni». Et depuis son retour, le Président IBK n’a pas arrêté. De jour comme de nuit, il rencontre à Koulouba les opposants. Soumaïla Cissé une deuxième fois, Tiébilé Dramé, Soumana Sacko, Me Mohamed Aly Bathily une deuxième fois, Cheick Modibo Diarra, Modibo Sidibé, Moussa Mara, Amadou Thiam ; et ça continue. Rien ne vaut le Mali a déclaré IBK. Le temps des amertumes post électorales semble bien derrière nous.

Lors de l’audience accordée à l’EMP, les partis politiques de la majorité, le 16 février, IBK demande aux responsables de sa famille politique de faire comme lui. C’est-à-dire «se dépenser sans compter pour rapprocher les lignes, pour aller à l’autre, pour aller au frère». Et il revient sur la symbolique du coup de téléphone passé à Soumaïla : «C’est le Mali. Pour moi, rien n’est au-dessus du Mali, aucun sacrifice, d’ego, de quel ego ? Je ne suis pas ici pour cela. Je suis ici pour que ce pays s’adonne à la seule mission qui est la sienne et qui lui est assignée par l’histoire. Venant d’où il vient, il est condamné à rester grand. La grandeur s’accompagne toujours d’humilité, de grande humilité. Pour moi, rien ne vaut le Mali, et il n’y a aucun sacrifice auquel je ne puis atteindre pour ce pays-là et, au demeurant, ce n’est pas un bien grand sacrifice que d’appeler un jeune frère et je le ferai les jours à venir, dans le prolongement de ce que vous avez entrepris».

Le Président IBK inscrit sa démarche dans le prolongement de ce que les responsables de l’EMP et le gouvernement ont entrepris pour rapprocher les lignes. On se rappelle que le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, avait fait le porte-à-porte de tous les leaders de l’opposition, ne craignant ni les quolibets des uns ni la mauvaise humeur des autres. Seul Soumaïla Cissé avait refusé de le recevoir après avoir donné son feu vert. Ce que Soumaïla Cissé a refusé au Premier ministre, il l’accepta pour Bocary Tréta président du RPM. En effet, même si le chef de file de l’opposition avait tenu à faire la différence entre la main tendue du Président et la main tendue du RPM, le fait est que la rencontre a permis de dégeler les relations et de préparer le terrain pour une intervention du Président de la République.

L’humilité et la patience d’IBK ont fait le reste. Aujourd’hui, la scène politique du Mali est moins crispée qu’il y a un mois. Et l’espoir est permis quant à la participation de tous les acteurs socio-politiques aux débats à venir sur les réformes politiques. Comme quoi, le président de la République a eu raison de suivre sa main tenue jusqu’au bout.

<strong>Aly Kéita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise scolaire : les dessous d’une grève qui se radicalise…</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-les-dessous-dune-greve-qui-se-radicalise-2808464.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 01:10:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l’intervalle de trois mois, les syndicats d’enseignants ne sont pas à moins de six préavis de grève, déposés sur la table du gouvernement, avec autant d’arrêts de cours avec des séquences plus ou moins prolongées. Une radicalisation syndicale qui tranche avec les efforts menés par les acteurs de cette crise, y compris du côté de l’Etat, pour désamorcer la tension. Que cache le «un pas en avant et deux pas en arrière» chez les grévistes de l’éducation ? Jusqu’où iront-ils ?</em></strong>

<em> </em>

Suite à des grèves perlées des syndicats d'enseignants signataires du 10 octobre 2016, qui n'en finissent plus de se radicaliser, l'année scolaire, on le sait, émaillée de nombreux et fréquents arrêts de cours, n’est plus loin de s’installer dans la zone dangereuse. D’après des sources proches des milieux syndicaux, on n’en est pas à moins de cinq mouvements de débrayage enclenchés, depuis l’ouverture des classes, à ce jour.

&nbsp;

Pourtant, dans le même temps, plusieurs acteurs de l’école, parents d'élèves, conseil supérieur de l'éducation, Assemblée nationale, AEEM, AMSUNEEM, représentants des familles fondatrices de Bamako,ont joué les bons offices pour emmener les syndicalistes à de meilleurs sentiments. Et cela, pour donner plus de chance à la vertu du dialogue social, entamé par les autorités scolaires, de produire tous ses effets. Mais, en vain…

&nbsp;

Le ministre de l'Education nationale, animé d'un bon sens du dialogue, a lui-même rencontré, à plusieurs reprises, les représentants des acteurs et partenaires de l'école, en lesinvitant à s’impliquer auprès des organisations syndicales en vue de trouver l’accalmie nécessaire pour pacifier l’espace scolaire. Il nous est revenu que beaucoup de ces acteurs ont eux aussi eu des contacts poussés avec les différents syndicats d'enseignants.

&nbsp;

En dehors de ces bonnes volontés, le ministre Témé, lui-même, face à la gestion de la crise, bien qu’il ne soit pas négociateur, a tenu, à de nombreuses occasions, à rencontrer les différents syndicats d’enseignants pour évoquer, avec eux, le fond des préoccupations qui les touchent. À chacune de ces rencontres, le ministre demandait en personne à ses interlocuteurs de comprendre la situation financière actuelle difficile du pays, tout en faisant des propositions concrètes de sortie de crise ; sur lesquelles l’Etat pourrait s’engager pour améliorer les conditions de vie des enseignants. Toujours, pas d’entente entre les protagonistes de cette crise qui se radicalise d’ailleurs.

&nbsp;

En fait, les syndicats d'enseignants ont mis sur la table des négociations dix points de revendication. À l’issue des pourparlers, sous l’égide d’une équipe de médiateurs, composée d’anciens syndicalistes et de professeurs en classe, tous de grande expérience professionnelle, ils ont obtenu six points d’accord, un point d'accord partiel et trois points de désaccord.

&nbsp;

Sur la base de ces acquis, jugés dans les milieux syndicaux, comme cruciaux, donc traduisant la bonne volonté de la partie gouvernementale à mieux garantir de bonnes conditions de travail au personnel enseignant, il a été demandé aux responsables syndicaux, au nom de l’esprit partenarial qui caractérise l’école, de lever leur mot d’ordre de grève, à défaut de le suspendre, de manière à permettre le déroulement correct de l’année scolaire.

&nbsp;

Par deux fois, nous a-t-on rapporté, pour tout le temps qu’ont duré les discussions, Mme le ministre du travail, sous le regard attentif de l'équipe de la commission de médiation, a participé personnellement aux pourparlers en question. Elle a expliqué les nombreux efforts consentis par l’Etat en faveur des enseignants, en dépit de la conjoncture difficile.

&nbsp;

Les médiateurs eux aussi ne sont pas en reste : ils se sont déployés pour emmener les grévistes à de meilleurs sentiments. Mais impossible de les faire bouger sur l'exigence financière qu'ils ont formulée autour de la prime de logement. Sur ce sujet, objet aujourd’hui de tous les chamboulements, les syndicats ont demandé qu'une prime de logement leur soit allouée, allant de 100 mille, 75 mille, en passant par 50 mille francs CFA, selon les catégories.

&nbsp;

La partie gouvernementale, elle, a répondu que compte tenu de la situation financière actuelle du pays, cette revendication ne peut être supportée par le trésor public au risque de voir tout l’édifice des salaires s’écrouler. De plus, dans les discussions, sur cette question, il a été signifié aux grévistes que le cumul n'est pas possible en la matière, les enseignants disposant déjà d'une indemnité de résidence qui a été d'ailleurs majorée, pour tous les agents publics, depuis 2014, y compris les enseignants.

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Mais qu'à cela ne tienne, l'Etat a fait des propositions concrètes aux enseignants liées à la facilité d'acquisition de parcelles et logements sociaux ainsi que la possibilité, pour eux, d’avoir des crédits bancaires pour y faire face. Cette proposition, initialement faite par la médiation, pour laquelle le gouvernement s’est dit disposé à en examiner tous les contours, a été purement et simplement rejetée par les syndicats.Peu de monde, autour de ces négociations, comprennent quelque chose en ce refus des syndicats. Et pour cause ?

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Forts de la pertinence des arguments soulevés par la partie gouvernementale, sur cette prime de logement, les syndicats avaient clairement déclaré qu’ils étaient prêts à l’abandonner purement, dès lors qu’ils obtenaient la prime de documentation.Ce qui fut fait.Mais coup de théâtre !

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L’octroi de la prime de documentation n’a rien changé chez eux bien qu’elle soit désormais un acquis. Or, estiment les sources proches des milieux syndicaux, cet accord est même jugé comme un accord historique, si on se réfère à son origine. En fait, c’est la première fois, dans notre pays, qu'une telle prime est accordée aux enseignants du fondamental, du secondaire, et autres général et professionnel. Elle n'existait que pour le supérieur, d'autant que les enseignants, ici, pour leur avancement en grade, doivent faire des publications. Ce qui exige des travaux de recherche ;ce qui n’est pas le cas pour les autres ordres d’enseignants qui, eux, gagnent leur titre par inspection.

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Mais l'Etat, pour améliorer la qualité de l'enseignement, a dû octroyer cette prime de documentation aux enseignants pour qu’ils préparent mieux leurs cours, en achetant des ouvrages. Si les syndicalistes s'étaient tenus au respect de leurs propres engagements, ils auraient pu abandonner la prime de logement qui fait discorde, pour les raisons que l'on sait, au profit de la prime de documentation qui leur est désormais accordée.

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Mais non ! Ils durcissent leur position en dépit des acquis sur leurs doléances. Aujourd’hui, il n’y a que trois points de désaccord sur les dix qu’ils ont été soumis à l’appréciation du gouvernement. Pour tous les observateurs sérieux, il n’y a pas matière à radicaliser un mouvement syndical face à une telle avancée notoire.

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Ce n’est donc pas par hasard que certaines sources disent que les motivations de ces grèves sont ailleurs. Au grand détriment de l’école et de l’écrasante majorité des enseignants qui sont ainsi les victimes silencieuses d’un maximalisme syndical qui les dépasse…

<strong> </strong>

<strong>Bourama Keita</strong>

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<title>À la découverte de May Niaré : la reine de cœur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/a-la-decouverte-de-may-niare-la-reine-de-coeur-2808484.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 01:00:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elle est peut-être considérée comme une des femmes battantes du Mali.Maye Niaré est convaincue que chacun, à son niveau, doit apporter sa pierre à l’édifice national.</em></strong>

«Je suis passionnée. Mon état d’esprit est qu’il existe un capital dans ce pays qu’il faut gérer», clame May Niaré. Femme aux multiples tâches, dotée d’un dynamisme et d’une énergie débordante, la directrice de la communication et des relations publiques de l’opérateur téléphonique Telecel Mali, est également la fondatrice de YES Groupe.

Avec comme slogan «un monde sans limite», cette agence de communication globale est une entreprise de gestion et de conseil en communication qui accompagne les entreprises dans l’élaboration et l’exécution de leur stratégie de communication et de confection de leurs supports.

«Notre credo est de concevoir des offres de produits et services modernes innovants et de qualité afin de vous positionner comme leader incontestable de votre secteur d’activité», précise-t-elle.

Yes Groupe assure déjà la gestion du centre aéré de la BCEAO depuis2015. La décision d’aller chercher la gestion dudit centre découle de la volonté de May Niaré de se rapprocher davantage des jeunes. «Parce que la couche juvénile adore le sport», raconte-t-elle, d’une voix persuasive.  Une façon pour elle de contribuer à la formation civique et patriotique des jeunes du Mali.

La montagne est faite pour être gravie et May Niaré en est consciente. Car, pour créer sa  société, May Niaré n’a bénéficié du soutien de personne. «Juste ma conviction inébranlable qu’au-delà du ciel, rien ne se trouve sur ma tête. Cela continue jusqu’à présent», affirme-t-elle.

Entrepreneure pas comme les autres, Maye Niaré revendique sa différence. «Je suis une entrepreneure sociale. Tout projet que j’entreprends doit pouvoir gérer un problème social. Le profit n’est pas suffisant. Il faut qu’il y a une valeur morale», analyse la quadragénaire.

Convaincue et visionnaire, May Niaré est animée d’une ferme volonté, celle d’impacter le niveau social au Mali. Communicante chevronnée, la mère d’un garçon ne perd jamais le fil conducteur du dialogue. Son ton calme laisse transparaître toute sa sérénité et sa détermination. Elle estime avoir de la vision pour le pays, lequel luia tout donné.

Allez-vous faire de la politique ? «La vie n’est pas structurée pour évoluer en vase clos». Mais s’impliquer dans la politique, pour le moment, ne semble pas être sa tasse de thé, assure-t-elle, en souriant. Celle qui s’identifie à Martin Luther King, Mère Thérés, ou même à Nelson Mandela, estime qu’on a besoin d’être à un poste de responsabilité pour servir son pays.

May Niaré a certainement été élevée dans du coton par un père très affectueux. Très admiratif de son père, puisque le mot papa revenait constamment au fil de sa discussion. «Je suis en train d’écrire un livre qui retrace sa vie», confesse-t-elle.

Soutenue par son mari, May Niaré ambitionne d’étendre ses activités au-delà du Mali. Ce qui ne l’empêchera pas de s’occuper de sa famille. «Je ne sors pas le week-end. Je le consacre à ma famille», assure-t-elle.

<strong> </strong>

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>

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<title>SBM dans le centre et le nord : des schémas pour amorcer  le développement local</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/sbm-dans-le-centre-et-le-nord-des-schemas-pour-amorcer-le-developpement-local-2808494.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 00:59:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À Sofara, 3200 producteurs bénéficieront de terres cultivables, tandis qu’à Sofara et Diondiori, 397 branchements sont opérationnels, des actions à mettre au compte de la visite du Premier ministre dans la région de Mopti. Historique : le PM a annoncé la construction d’une route entre Taoudéni et Tombouctou alors qu’à Konna c’est la reconstruction du port de pêche de Konna qui a été relancée samedi dernier.</em></strong>

En déplacement dans les régions de Mopti, Tombouctou et Taoudéni, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est allé au contact des populations pour tracer de nouveaux schémas pour le développement local. La première étape de cette tournée a débuté samedi dernier par la ville de Konna. Dans cette contrée,  la plupart des infrastructures publiques et de production avaient été détruites dans les opérations de reconquête. Pis, il  y a eu un déplacement massif des populations fuyant l’insécurité et la précarité.

Qu’est-ce qu’il faut pour revenir à la normale ? Le gouvernement a mis en place le projet de reconstruction et de relance économique (PRRE). Financé à hauteur d’un milliard 228 millions de FCFA par la Banque mondiale, ledit projet a été initié pour relancer l’économie dans les zones frappées par la crise. Il s’appuie sur la réhabilitation des infrastructures de base et le rétablissement des activités productives des communautés.

En recevant le PM, c’est une foule de grands jours qui est sortie pour l’accueillir en compagnie  d’une forte délégation. Outre ses collaborateurs, plusieurs ministres ainsi que des représentants de haut niveau de la Banque mondiale étaient du voyage.

L’occasion toute trouvée par le maire Ousmane Kampo pour exprimer sa joie et il s’est dit heureux et fier de la résilience qu’incarne sa ville. M.Kampa a également salué les efforts du gouvernement et de la Banque mondiale pour remettre la ville martyre debout.

Pour sa part, Boubacar Sidiki Walbani de la Banque mondiale dira que son institution est toujours prête à accompagner les efforts du gouvernement. Elle vient ainsi de consentir pour le PRRE un financement additionnel de 30 millions de dollars. Grâce à son efficacité, le PRRE a surtout convaincu d’autres partenaires au développement de notre pays à adopter la réhabilitation de Konna comme projet phare de l’Alliance pour le Sahel.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a confirmé les propos de Walbani. Selon lui, les 50 000 âmes qui vivent dans le cercle de Konna, et qui avaient été d’une manière ou d’une autre affectées par la crise de 2012, commencent aujourd’hui à sentir l’impact des nombreux projets initiés pour circonscrire «la spirale négative».

<em>«Le port de pêche de Konna est un projet structurant majeur, porteur de développement inclusif et durable qui mérite toute l’attention dont il est l’objet aujourd’hui»,</em> a laissé entendre le directeur général de l’Office de développement de la pêche et de l’aquaculture dans le delta intérieur du Niger, Hamidou Touré.

<strong> </strong><strong>Renforcer la résilience économique</strong>

Des actions qui ont fait ressortir l’enthousiasme des populations. C’est pourquoi, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a renouvelé l’engagement du président de la République à travailler pour un Mali émergent, dans un environnement de paix et de sécurité.

Un idéal qui passe, explique le PM, par le désensablement du chenal qui relie le port au fleuve, la construction d’une fabrique de glace, le soutien financier à un millier de jeunes, l’aménagement de 50 km de pistes rurales, le financement d’agences de transfert monétaire, entre autres.

Sur place, le chef du gouvernement s’est engagé à renforcer la résilience économique des populations pour le renforcement de la cohésion sociale. Il a également procédé à la remise dans une école de la ville, d’un millier de lanternes solaires destinées à 24 établissements scolaires du cercle (y compris des médersas) ainsi qu’à deux Cscom.

La première étape du déplacement du PM s’est achevée par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses de la ville de Mopti. Le lendemain dimanche, le Premier ministre s’est rendu à Sofara où il a officiellement lancé les travaux de construction d’une centrale électrique hybride. L’infrastructure a été financée par la Banque mondiale et le gouvernement du Mali. Le coût total du projet Sher (Systèmes hybrides d’électrification rurale), qui concerne 50 localités dans 5 régions du Mali, est estimé à 32 milliards de FCFA.

<strong> 800 ha de plaine rizicole</strong>

Dans les localités de Sofara et Konna où le Premier ministre a lancé les travaux de réhabilitation du port de pêche, Korientzé, Diondiori et Diafarabé sont les 5 localités concernées par le projet dans la région de Mopti. À Sofara, chef-lieu de la Commune de Fakala dans le cercle de Djenné, les populations étaient soulagées d’accueillir le patron de l’administration, Soumeylou Boubèye Maïga.

«<em>La réalisation d’une centrale va contribuer</em> <em>à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, à la promotion des activités génératrices de revenus, à la sécurisation des personnes et de leurs biens et à la réduction de la pauvreté», a témoigné</em> le maire de la Commune au Premier ministre. Autre satisfaction, la poursuite des travaux de protection de la berge à Sofara.

Profitant de la visite du Premier ministre, le maire a tenu à rappeler que 30 villages de sa commune et 10 autres des communes voisines avaient le regard tourné vers les 800 ha de la plaine rizicole de Togobéré. Des espaces cultivables qui attendent toujours les travaux d’aménagement promis par les autorités nationales. Le directeur général de l’Office riz Mopti est revenu sur l’extrême utilité de la plaine dont l’aménagement va profiter à 3200 producteurs grâce à une maîtrise totale de l’eau avec système de pompage.

Déjà, cent millions de FCFA ont été déboursés pour financer les études de 250 ha. Il reste à trouver le gap de 220 millions pour achever les travaux d’études des 550 ha restants et commencer l’exploitation d’une infrastructure qui va sensiblement augmenter la sécurité alimentaire et nutritionnelle et réduire la pression exercée sur les ressources naturelles de la zone, dit-on.

<strong>Construire des centrales hybrides </strong>

Accompagnant le Premier ministre, le ministre Sambou Wagué de l’Energie et de l’Eau a rappelé avant tout que l’accès à l’énergie est une priorité du Programme présidentiel d’urgences sociales. C’est pour cela, précise M.Wagué, que le gouvernement a décidé de construire des centrales hybrides combinant énergie solaire et diesel pour un mixénergétique. Un système, explique-t-il, qui va permettre l’extension du réseau de distribution, la réalisation de branchements sociaux, l’installation de kits solaires individuels dans les ménages démunis, la construction d’unités de transformation de produits locaux pour les associations de femmes rurales.

Déjà, 397 branchements ont été réalisés à Sofara et Diondiori et 1500 kits solaires ont été installés dans les environs de Sofara et de Korientzé. En posant la première pierre de la centrale de 550 kilowatt-crêtes, dont 220 en solaire alors même que les travaux de construction avaient effectivement commencé, Soumeylou Boubèye Maïga marquait ainsi la volonté du gouvernement d’être présent au plus près des populations maliennes où qu’elles soient, dans leur lutte quotidienne contre la précarité.

Le Premier ministre et sa suite ont rendu aux autorités traditionnelles et religieuses une visite de courtoisie au cours de laquelle ils ont reçu des bénédictions appuyées de toute la commune de Fakala pour le retour de la paix et de la stabilité dans le pays.

<strong>La renaissance de Taoudéni</strong>

Dans la localité de Doueya, région de Taoudéni,la visite du PM est historique. <em>«Notre déplacement entre dans le cadre de l’instruction du président de la République, chef de l’Etat, S. E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, demandant au gouvernement de se rendre partout où se trouvent des Maliens pour les écouter et essayer de les aider pour faire face à leurs problèmes. Les populations m’ont fait part des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien notamment en matière d’accès aux services sociaux de base et de sécurité», </em>a déclaréSoumeylou Boubèye Maïga.

&nbsp;

Et au PM d’exprimer sa satisfaction: «<em>J’ai salué la mobilisation historique des habitants des 6 cercles de la région ainsi que les représentants des réfugiés établis en République Islamique de Mauritanie qui sont tous venus à Doueya pour nous accueillir»</em>.

Le chef du gouvernement a annoncé aux populations de la 9e région administrative que «<em>pour qu’elles puissent participer au référendum constitutionnel et aux élections législatives, un recensement sera fait dans chaque commune de la région»</em>.

Plus loin, il a réitéré aux habitants de la zone la volonté du gouvernement de mettre tout en œuvre afin de désenclaver la région et de permettre aux populations de se rendre dans les autres régions. «<em>C’est dans ce cadre-là que les opérateurs téléphoniques installeront des antennes relais pour permettre aux populations de communiquer entre elles, avec le reste du Mali et du monde. De plus, grâce à un financement de la GIZ, une route sera balisée entre Taoudéni et Tombouctou pour faciliter la circulation des hommes et des biens»,</em> a annoncé le PM.

Mieux, le chef du gouvernement a informé les populations de la réalisation de forages pour garantir l’accès à l’eau et de l’organisation de formations professionnelles par les services du ministère en charge de l’Emploi, à destination des femmes et jeunes de la région. S’agissant de le la lutte contre l’insécurité, Soumeylou Boubèye Maïga a fait cas de la création de la région militaire de Taoudéni.

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La dernière étape de sa visite a été le cercle de Gourma Rharous où le Premier ministre a inauguré le lycée public et une centrale pour la fourniture en électricité de la ville.

En 5<sup>e</sup>, 6<sup>e</sup> et 9<sup>e</sup> régions, on peut espérer que de telles actions menées peuvent aider à amorcer le retour de l’administration et favoriser le développement local.

<strong>Moumouni Sacko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : le temps des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-le-temps-des-debats-2807030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 01:46:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Est-il possible d’obtenir une large adhésion à la révision de la constitution ? En attendant un consensus, le débat reste vif entre ceux qui formulent des réserves et ceux qui s’inscrivent dans la nécessité de réformer la constitution.</em></strong>

Lechef de file de l’opposition a estimé un moment que la réforme constitutionnelle est une initiative qui a pour objectif principal de mettre des éléments de l’Accord dans la constitution. «Le problème du Mali n’est pas que la rédaction d’une constitution. Il s’agit de discuter de la crise sécuritaire, sociale, car aujourd’hui, tout le monde est en grève. Il faut alors discuter de la situation financière et la situation politique née au lendemain d’une crise électorale», a lancé SoumailaCissé.

Pour sa part, Modibo Sidibé, président du parti Fare, dit s’inscrire dans une logique plus vaste de refondation institutionnelle par un véritable dialogue national. Selon lui, le décret 0015 précise la prise en compte dans le projet de révision de la constitution, des clauses de l’Accord pour la paix et de la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, qui «<em>…relèvent de la matière constitutionnelle»</em>, tout comme le décret de 2016 qui retenait «<em>les dispositions dudit Accord…ayant valeurs constitutionnelles».</em>

Suivant le contenu d’un document en date du 14 janvier 2019, l’ancien Premier ministre fait des réserves.<em> «Nous n’avons jamais entendu </em><em>aucune autorité gouvernementale expliquer aux Maliens, quelles sont les clauses de l’accord qui auraient valeurs constitutionnelles ou relèveraient de la matière constitutionnelle»</em>, a-t-il déclaré.

Il n’est pas le seul.ZoumanaSacka aussi estime que cette révision se passe sans motif valable, car la constitution actuelle a été élaborée avec le sang des martyrs de la répression de 1991. Zou n’est pas prêt à laisser tripatouiller la Loi fondamentale du Mali.

Pour l’ancien PM de la transition, la constitution de 1992 n’est certes pas le coran, ni la bible encore moins une parole d’évangile, mais elle mérite respect à cause du sang des martyrs. Plus loin, il a laissé entendre que les raisons invoquées ne sont pas valables et exige avant tout de montrer des failles. «Qu’on laisse en paix notre constitution sinon ils nous trouveront sur leur chemin», tempête Zou.

<strong>Nécessaire révision</strong>

Réagissant au projet de révision constitutionnelle, Mossa Ag Attaher laisse entendre que bien qu’elle soit nécessaire pour prendre en compte certaines dispositions de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, elle n’est pas que l’exigence des seuls mouvements.

«Une administration, ici au Mali ou ailleurs, à un certain moment, a besoin d’audit, de bilan et de plan pour se conformer aux défis. Dans un passé récent, les autorités de la IIIe République, avec à leur tête le président Alpha Oumar Konaré, avaient tenté de réviser la constitution. Quelques années plus tard, le nouveau locataire de Koulouba, en l’occurrence ATT, avait tenté le même exercice.

Après, ce fut le président IBK lors de son 1<sup>er</sup>mandat qui avait emboîté le pas sans succès et aujourd’hui, le même projet revient sur la table. À ma connaissance, sous le mandat d’AOK, comme sous celui de ATT, il n’y avait ni CMA, ni CSA, ni accord pour la paix», réplique-t-il à ceux qui pensent que cette nécessité de révision constitutionnelle est une revendication des seuls mouvements signataires de l’accord.

Pour sa part, Dr.BokaryTreta est convaincu de la nécessité de tenir la révision constitutionnelle. <em>«Le RPM va porter cette bataille et la gagner !</em><em> Il faut vous souvenir que le RPM a toujours accompagné les initiatives gouvernementales et présidentielles par des réflexions approfondies et partagées sur les textes fondamentaux du pays et a formulé chaque fois des recommandations pertinentes»</em><em>,</em> a rappelé Dr.Treta.

Pour son président Makan Moussa Sissoko, le comité d’experts mesure cette responsabilité et ne ménagera aucun effort pour aller à la rencontre de tous les Maliens. <em>«Nous voulons un processus inclusif avec la participation de tous les Maliens à la révision constitutionnelle»,</em><em>dira-t-il.</em> Et il a mis l’accent sur la nécessité de la révision constitutionnelle au Mali, car  la constitution doit s’adapter à l’évolution du monde.

En attendant la fin des consultations engagées par les autorités, le débat reste vif autour de la révision constitutionnelle.

<strong>MoumouniSacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Docteur Diakité Aïssata Traoré, ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille : «Cette journée doit être dédiée à la réflexion, la rétrospective, l’autocritique»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/docteur-diakite-aissata-traore-ministre-de-la-promotion-de-la-femme-de-lenfant-et-de-la-famille-cette-journee-doit-etre-dediee-a-la-reflexion-la-retrospective-lautocritiq-2807023.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 01:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’occasion du 8 mars, journée internationale de la femme, nous ouvrons nos colonnes à </em></strong><strong>Docteur Diakité Aïssata Traoré, Ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Elle évoque, dans cette interview, le sens de la journée internationale de la femme et revient sur les grandes décisions politiques qui impactent la vie des femmes maliennes.  En sus de l’autonomisation de la femme malienne, son rôle et sa place dans l’instauration de la paix. <em>Interview !</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Nouvelle Libération : Ma<em>dame la Ministre, vous préparez, activement, la journée internationale des droits des femmes (8 mars). En tant que Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, sous quel signe placez-vous cette journée et quel sens vous lui donnez ?</em></strong>

<strong>Dr. Diakité Aïssata Traoré</strong> : Le 8 mars est une journée internationale qui est dédiée à toutes les femmes. Donc cette journée a un historique, elle a découlé de la révolte (si je dis révolte, il s’agit du sens positif) relative aux revendications des droits de femmes, et surtout les ouvrières,qui étaient à la base de ce mouvement de quête de libertés. Et le Mali, depuis 1994, est en train de magnifier cette journée. C’est la 25<sup>ème</sup> édition que nous célèbrerons demain (vendredi 8 mars).

À mon avis, cette journée doit être dédiée, chez les femmes, à la réflexion, la rétrospective, l’autocritique. Les femmes doivent en profiter (comme tous les jours) à trouver des solutions aux difficultés qu’elles rencontrent au quotidien, dans les bureaux, les villes, les villages, dans les champs, les cuisines, etc. On ne peut pas dire que tout est mauvais mais on peut mieux faire. Il y’a des améliorations qui peuvent être apportées afin que les nombreux défis qui nous sont assignés puissent être relevés pour devenir des réalités.

Il y’a souvent, il faut le reconnaître, beaucoup de tapages et de bruit au cours et autour du 8 mars. C’est normal car la culture aussi est un facteur de cohésion sociale. Je ne suis pas contre, mais à côté de ces manifestations folkloriques, les femmes doivent s’asseoir, aller vers les débats, les conférences, échanger, voir qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qu’on peut faire. Qu’est qu’on peut améliorer ; faire un bilan.

<strong>NL : <em>C’est comme un baptême du feu pour vous, cette année, la journée du 8 mars. C’est votre première journée internationale des droits de la Femme célébrée en tant que Ministre, qu’est-ce que cela représente pour vous ? Qu’est-ce que vous prévoyez comme activités majeures ?</em></strong>

<strong>Dr. DAT :</strong>Je suis dans ce domaine depuis plus de vingt ans et j’ai l’habitude de célébrer le 8 mars en tant que femme leader. Cette année, c’est ma première fois de le faire, il est vrai, en tant que Ministre en charge de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille. J’ai espoir que cela se passera à merveille, que nous saurons transmettre les messages nécessaires, sensibiliser sur l’essentiel.

Dans ce cadre, nous avons déjà lancé un débat générationnel avec nos mamans dans le cadre de plusieurs rencontres. Nous les avons écoutées, elles nous ont prodigué des conseils ; elles nous ont montré et expliqué comment c’était hier ; aujourd’hui et demain, ce qu’on doit faire. C’était vraiment intéressant.

Cette année, nous allons apporter quelques innovations dans le cadre de la célébration. Même s’il y aura des chansons, elles vont véhiculer des messages forts à l’endroit de toutes les femmes et les hommes aussi ; car, nous (femmes) sommes complémentaires des hommes. Nous comptons sur les hommes pour nous accompagner, et je suis sûre que cela ne fera pas défaut.

Je saisis cette occasion pour dire à toutes les femmes du Mali que nous avons un grand rôle à jouer dans notre pays. Nous devons, dans nos différences, essayer  de nous supporter, essayer de travailler main dans la main pour relever les différents défis.

<strong>N.L : <em>Que pensez-vous de la place que les autorités confient aux femmes dans notre pays ? Etes-vous satisfaite du rôle qu’on vous confie dans le cadre de la construction nationale ?</em></strong>

<strong>Dr. DAT :</strong> Permettez-moi, tout d’abord, de saisir cette occasion que vous m’offrez pour remercier le président de République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, et son Premier ministre, SoumeylouBoubèyeMaïga, pour la place et le rôle qu’ils confient aux femmes et l’importance croissante accordée aux femmes depuis un certain moment.

Si vous constatez, depuis 2015, la loi 052 a vu le jour. Cette loi a beaucoup contribué à augmenter très significativement le nombre de femmes conseillères, députées. Le gouvernement est le meilleur exemple pour illustrer cela. Nous sommes, aujourd’hui, 13 femmes ministres. Nous avons donc dépassé les 30%. Il faut aussi noter et saluer l’adoption de la politique nationale –genre- depuis 2010.

Nous venons également, très important pour être signalé, d’ériger le Programme national de lutte contre l’excision en Programme national de violences basées sur le genre. Le système de réforme de la santé, qui prend en charge l’équité et la prise en charge holistique des violences basées sur le genre. Donc, nous ne faisons que remercier le gouvernement qui a efficacement contribué à la prise en charge de toutes ces mesures.

Nous avons un fonds d’appui à l’autonomisation de la femme et de son épanouissement ; un fonds pour la promotion de la filière karité qui s’occupe de l’autonomisation de la femme rurale. Il faut dire que l’autonomisation des femmes est en train de devenir une réalité. Il y a eu beaucoup d’avancées. Les autorités sont à saluer.

<strong>NL : <em>On parle beaucoup d’autonomisation des femmes, Mme la Ministre. Où en est-on exactement avec cette autonomisation ?</em></strong>

<strong>Dr DAT :</strong> En réalité, c’est le changement de mentalité des femmes, elles-mêmes, qui peut favoriser la prise de toutes ces mesures en leur faveur.  Il faut que les femmes soient solidaires, qu’elles puissent se supporter, parler le même langage, travailler ensemble. Car une seule personne ne peut pas amener à bon bord cette question d’autonomisation.

Un groupement, oui ! Un collectif, oui ! Donc l’autonomisation est une réalité. Les fonds sont là ; si les projets sont là, ils peuvent être accompagnés. Maintenant, il reste aux femmes de se supporter mutuellement et d’amener à bon port ce problème d’autonomisation.

<strong>N.L : <em>Avez-vous un message à lancer aux femmes au sujet du rôle qu’elles peuvent jouer dans le cadre de la culture de la paix dans notre pays ?</em></strong>

<strong>Dr. DAT :</strong> Je demande à toutes les femmes de travailler et essayer  d’aider les gens qui n’ont pas eu la chance. Par exemple, une femme intellectuelle ne doit pas limiter ses actions au niveau urbain seulement. Nous devons décentraliser nos actions vers les villages, les cercles, les communes ; partager notre expérience avec nos sœurs. C’est comme cela que nous pouvons arriver à un bon résultat. Il faut aussi, à mon avis, encourager le bénévolat et ne pas tout lier à l’argent, au bénéfice et au profit.

Moi, je suis médecin, mais j’ai fait beaucoup de bénévolat pour aider les autres femmes à sortir de l’obscurantisme. Si je peux me permettre de m’exprimer ainsi. Aussi, la femme a un grand rôle à jouer dans l’instauration de la paix. Comme on aime à le dire : «derrière chaque Grand Homme, il y a une Grande Dame».

Nous sommes des cibles qui peuvent apporter réellement l’apaisement. Alors, les femmes doivent se mettre au centre même de ce dossier. Nous sommes interpellées, nous devons nous réunir, faire des débats, aller vers les politiques, vers l’administration afin que nous soyons impliquées dans ce processus.

Je souhaite bonne fête à toutes les femmes du monde parce que c’est une fête internationale ; bonne fête à toutes les femmes d’Afrique, car je suis Africaine et plus précisément les femmes du Mali, parce que je suis Malienne. Femmes du monde entier, supportons-nous !

Pour ce qui concerne le Mali, je dis ceci : ma porte est et restera toujours grandement ouverte.

<strong>Interview réalisée par Makan Koné et Jean-Pierre Kéita</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Parc à bétail de Faladié : les femmes déplacées souffrent le martyre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/parc-a-betail-de-faladie-les-femmes-deplacees-souffrent-le-martyre-2807026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 01:11:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La crise au centre du Mali a entraîné le déplacement de nombreuses femmes. Celles-ci sont pour la plupart installées sur le terrain du parc à bétail de Faladié, un quartier de Bamako, où elles manquent du minimum vital. Pas d’eau encore moins de toilettes, ces femmes déplacées vivent dans des conditions inhumaines.</em></strong>

Au parc à bétail de Faladié, des huttes à perte de vue (hangars faits de paille et de plastique qui flottent en l’air) attirentl’attention du visiteur. Une fumée noire s’élève vers l’horizon et réduit la visibilité. Une odeur nauséabonde se dégage. À l’approche, des femmes s’affairent devant des paillotes qui font office de cuisine. Des enfants jouent à côté des habitations de fortune.

Assise sur une natte en plastique et entourée de deux fillettes d’au moins six ans, Malado Diallo, mère de cinq enfants,a fait le voyage sur Bamako- dont les frais ont été payés à l’arrivée-, il y’a de cela cinq jours. Regard fuyant, un foulard enroulant la tête, Malado a fui le village martyr de Koulôgô dans le cercle de Bankass où elle a abandonné toutes ses activités.

Fatiguée,la voix enrouée, Malado affirme avoir fait deux jours sur le trajet. «J’ai beaucoup vomi et j’avais du rhume qui a été prise en charge ici par des médecins», déclare-t-elle. Celle qui vivait du tressage et de la vente du lait, des activités qui lui permettaient de subvenir à ses besoins. Malado a aujourd’hui tout perdu. Elle affirme cependant avoir reçu des autorités un peu de sucre, du riz, du lait en poudre et du thé.

Plus loin, on retrouve Débé Moussa, une autre femme déplacée. Âgée de vingt ans, un enfant porté au dos, Débé est originaire de N’Gassé près de Boni d’où elle s’est enfuie avec son mari. Elle se retrouve aujourd’hui sans aucune nouvelle de ses proches,puisque son village a comme été rayé de la carte (mis à sac). «C’était le sauve-qui-peut», témoigne-t-elle.

Son père, quant à lui, est incarcéré à Bamako depuis juin. Sur le choix de s’installer sur le terrain du parc à bétail de Faladié, elle affirme avoir appris la présence de Peuhls dans cet endroit. Débé n’a pour le moment reçu que de la viande. Elle se dit aujourd’hui impatiente de vivre la fin de la crise pour rentrer chez elle.

Non loin d’elle, Awa, la quarantaine révolue, mère de sept enfants, est originaire de Diallassagou, dans le cercle de Bankass,qu’elle a quitté depuis près de deux mois. Elle s’est enfuie avec son mari et ses enfants.  Assise sur une boîte au milieu d’un tas d’ordures, un garçon d’au moins un an sur ses jambes, Awa fait la vaisselleavec del’eau souillée. En l’absence d’une source d’eau potable, elle affirme payer de l’eau à raison de cinquante FCFAle bidon de vingt litres.

Les services de protection civile livrent de l’eau mais destinée à ceux qui vivent dans une cour aménagée par l’Etat. Les autres doivent se débrouiller. «Nous payons trois à quatre bidons par jour. Ce qui fait qu’on ne peut pas se permettre de se  laver tous les jours. Nous n’avons même pas de toilettes où on peut se soulager», regrette-t-Awa dont le visage illustre toute sa souffrance. L’insalubrité semble peu l’importuner que la fumée qui cause, selon elle, du rhume, une maladie qu’elle traîne depuis son arrivée au parc à bétail de Faladié.

Quelques mètres plus loin, Mariam s’affaire autour de ses marmites. Elle porte au dos son enfant d’un an. Visage efflanqué, le bébé semble souffrir de malnutrition. Trois jours plus tôt, Aïssata Diallo, venue du village de Yalèma, dans cercle de Bankass, avait perdu le sien du même âge.

«Depuis le décès de mon enfant, je n’ai pas fermé l’œil la nuit.Chaque semaine, on reçoit des informations sur de nouveaux cas d’attaque», déclare Aïssata Diallo, qui s’est enfuie seule, laissant derrière elle son mari et les autres membres de sa famille. Depuis trois mois, sans téléphone, elle atteste n’avoir eu aucune nouvelle de ses proches.

À côté d’elle, Salimata Diallo, 40 ans, est originaire du village de Koulôgô où plus de trente personnes ont été tuées par des chasseurs traditionnels dogons le 1<sup>er</sup>janvier. Mère de six enfants, Salimata a perdu son mari. «C’est mon enfant qui m’a envoyé de l’argent afin que je vienne à Bamako», confie-t-elle. Depuis sa venue, Salimata déclare avoir reçu un peu de riz, du sucre, du lait et un peu de thé.

Elle souhaite la fin de la crise pour pouvoir rentrer chez elle. Salimata doit toutefois tout reconstruire d’autant qu’elle a tout perdu dans l’attaque de leur village.

Par ailleurs, un espace a été offert près de l’aéroport de Bamako par une personne de bonne volonté. Les femmes déplacées espèrent qu’il sera vite aménagé afin qu’elles quittent le parc à bétail de Faladié.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>

<strong> Encadré </strong>

<strong> </strong><strong>Site de déplacés àFaladié : vers une catastrophe humanitaire ?</strong>

<strong> </strong>C’est un truisme de dire que les déplacés du centre installés sur le parc à bétail de Faladié vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Ce sont des huttes qui font office d’habitat précaire.

&nbsp;

Le site manque d’eauet d’électricité. Une odeur nauséabonde s’y dégage. La défécation se fait à l’air libre. «Il y a des toilettesoù l’on peut uniquement uriner. Pour le reste, on doit se chercher un coin pour se mettre à l’abri des regards», déplore une femme déplacée.

Des tas d’ordures jonchent le sol. C’est au milieu de ces immondices que les femmes cuisinent. La plupart des personnes rencontrées souffrent de maladie. Il urge pour le gouvernement et les organisations non gouvernementales  de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter une catastrophe humanitaire.

Les services de la protection civile apportent certes de l’eau. Mais cette eau est destinée à ceux qui vivent dans une cour aménagée par de bonnes volontés. Ce qui ne constitue qu’une goutte d’eau dans la mer d’autant qu’elle ne concerne qu’une infime partie des plus de sept-cents âmes qui vivent sur le site.

&nbsp;

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ministère de la promotion de la femme :   La 63ème session sur la Condition de la femme se prépare</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ministere-de-la-promotion-de-la-femme-la-63eme-session-sur-la-condition-de-la-femme-se-prepare-2807024.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 00:58:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dès que s’éteindront les lampions sur la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, une autre activité attend le ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la Famille. Il s’agit de la 63<sup>ème</sup> Session sur la Condition de la femme (CSW63), qui se tiendra à New-York très prochainement. </em></strong>

Juste après la célébration du 8 mars, les femmes maliennes (un certain nombre, en tout cas) prendront le chemin de New-York pour participer à la 63<sup>ème</sup>session sur la Condition de la femme. Pour dire qu’on ne chôme plus au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, et qu’on s’attèle, désormais, à donner une meilleure image du Mali et de la femme malienne lors de cette rencontre annuelle qui, on s’en souvient, a souvent fait couler beaucoup d’encre et de salive pour ce qui concerne la participation malienne et certains comportements de certains membres de la délégation malienne.

<strong>Consignes strictes avec un effectif réduit</strong>

Contrairement aux autres années, cette année, la délégation malienne (qui comptait souvent plus de 100 personnes qui, pour certains, y allaient pour d’autres raisons) n’atteindra même pas la cinquantaine et les consignes de la ministre, selon une responsable d’association de femmes, sont strictes à ce niveau : «Ne seront autorisés à aller à New-York que ceux qui doivent y aller. Et chaque participant est tenu à faire un rapport et une restitution à son retour».

On peut donc ici affirmer, avec certitude, après recoupement, que la délégation malienne comptera à peu près une quarantaine de personnes cette année, y compris l’équipe chargée de la couverture médiatique de cet important évènement.

Pour ce qui concerne le département de la Promotion de la Femme, en plus de la ministre, elle n’enverra pas plus de 9 personnes. Contrairement aux autres années, les participants, des autres structures de promotion féminine qui font partie du voyage, sont pris en charge par lesdites structures et le ministère ne joue que le rôle de caution en vue de l’établissement de la note verbale pour la demande de visa d’entrée aux Etats-Unis.La ministre n’a ni parent, ni ami dans la délégation dont nous avons pu nous procurer la liste.

Pour ce qui concerne une certaine Mme Fanta Faye (dont on a trouvé des liens supposés avec la DFM du département), il est important de signaler que le ministère n’a aucune obligation vis-à-vis d’elle. C’est le secrétaire général du bureau exécutif national du syndicat national de l’éducation et de la culture qui a sollicité le ministère de la Promotion de la Femme pour sa participation, dans une correspondance en date du 07 février 2019, et en ces termes : «Mme le Ministre, nous venons respectueusement par la présente solliciter auprès de votre bienveillance, l’inscription de Madame Fanta Faye sur la liste de la délégation du Mali afin qu’à l’occasion du 8 Mars, elle puisse participer à la 63<sup>ème</sup> édition de la Condition de la femme des Nations-Unies à New-York dont le thème : <strong>les système de protection sociale, l’accès aux services publics et les infrastructures durables au service de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles.</strong>La camarade Fanta Faye, poursuit la lettre, est secrétaire chargée des droits humains et aux questions de liberté au niveau du réseau des femmes en éducation du SNEC…».

La dame en question, donc, est prise, intégralement, en charge par le SNEC qui ne demande, simplement, que son inscription sur la liste de la délégation malienne. Elle et tous les autres participants, excepté les moins de 10 du cabinet, sont pris en charge par leurs structures.

<strong>Réunion préparatoire </strong>

Pour marquer l’innovation et la volonté de transparence et de professionnalisme du département, cette année, il a été initié une réunion préparatoire qui aura lieu, aujourd’hui, jeudi 07 mars 2019. À cette rencontre, sont conviés tous les participants auxquels il sera transmis les consignes en terme de comportement lors de cette 63<sup>ème</sup> édition.

Au niveau du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, on prend très au sérieux les consignes des plus hautes autorités du pays, à commencer par le président de la République, qui souhaite un comportement exemplaire de la part de tous les participants.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Signature d’un accord&#45;cadre de partenariat entre ANPE&#45;Mali&#45; ONAPE du Tchad :  Pour renforcer les liens de coopération sud&#45;sud et d’échanges d’expériences entre les deux services publics d’emploi</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/signature-dun-accord-cadre-de-partenariat-entre-anpe-mali-onape-du-tchad-pour-renforcer-les-liens-de-cooperation-sud-sud-et-dechanges-dexperiences-entre-les-deux-service-2807033.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 00:52:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La coopération en matière d’emploi entre le Mali et le Tchad est au beau fixe. L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Office national pour la promotion de l’emploi du Tchad (ONAPE) viennent de signer un accord-cadre de partenariat. L’objectif visé par la signature de cet accord-cadre de partenariat est de renforcer les liens de coopération sud-sud et d’échanges d’expériences entre les deux services publics d’emploi. </strong>

<strong> </strong>La cérémonie de signature était présidée par le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, en présence du directeur général de l’ANPE, non moins président de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP), Ibrahim Ag Nock,  et du directeur de l’ONAPE du Tchad, Fayçal Hissein Hassan. C’était le mercredi 6 mars 2019, à l’auditorium du Centre de perfectionnement et de reconversion de l’ANPE.

L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), service public d’emploi, a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de promotion d’emploi. Conformément à son approche consistant à rendre visible et lisible les actions de l’agence à travers un partenariat fécond, vision dont l’émanation est le plan stratégique de développement 2012-2020, l’Agence nationale pour l’emploi a créé à cet effet le département coopération migration. Ce département est le maître d’œuvre chargé de traduire cette vision en action.

À ce titre, la délégation de l’Office national pour la promotion de l’emploi du Tchad (ONAPE) a formulé une demande de partenariat formel bilatéral avec l’ANPE pour renforcer les liens qui unissent les deux services publics d’emploi au sein de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP).

Faut-il rappeler que le directeur général de l’ANPE Mali, Ibrahim Ag Nock, a été élu en qualité de président de l’AASEP par ses pairs en avril 2018 à Marrakech pour un mandat de trois ans (2018-2020). C’est à ce titre que le Mali a abrité la réunion du comité exécutif de l’AASEP, le  mardi 5 mars 2019, à Bamako. À cette occasion, l’ANPE Mali et l’ONAPE du Tchad ont décidé de sceller leurs liens de coopération et d’échanges d’expériences à travers cette signature de l’accord-cadre précédée d’une visite d’étude dans les locaux de l’ANPE.

L’objectif principal visé par la signature de l’accord-cadre de partenariat entre l’ANPE Mali et l’ONAPE du Tchad rentre dans le cadre du renforcement des liens de coopération su-sud et d’échanges d’expériences entre les deux services publics d’emploi.

Les objectifs spécifiques visent à magnifier les relations bilatérales de travail entre les deux services publics de l’emploi ; donner plus de visibilité en matière de promotion d’emploi, aux actions de coopération entre les deux parties ; formaliser et renforcer la coopération entre les deux pays dans leur domaine de compétences (promotion d’emploi, formation professionnelle, etc.).

Dans son intervention, le directeur général de l’ANPE et président de l’Association africaine des services d’emploi publics ( AASEP), Ibrahim Ag Nock, a rappelé que, lors de la conférence sur l’emploi vert de l’association mondiale des services de l’emploi publics, tenue en Ndjamena, il y a deux mois, il a été constaté qu’il est important aussi qu’au niveau des services publics de l’emploi (Office national pour la promotion de l’emploi du Tchad(ONAPE)-Agence nationale pour l’emploi (ANPE) de dynamiser et redynamiser la coopération bilatérale.

C’est dans ce cadre que, selon lui, la présente convention est signée et qui porte sur le renforcement de la coopérationsu-sud entre les deux services publics de l’emploi en matière de promotion d’emploi, de création d’emploi, de facilitation, d’intermédiation, de partage d’information sur le marché du travail. Mais aussi en matière de facilité d’insertion des groupes vulnérables des deux populations respectives qui sont sur le long du lac Tchad, mais aussi celles qui sont ici au niveau de Bamako.

Le directeur général de l’ANPE dira également que c’est aussi pour renforcer la dynamique partenariale qu’ils voudront enclencher avec le réseaudes Premières dames. Il a souligné que la Première dame du Tchad, lors de la conférence sur l’emploi vert, s’est engagée à accompagner l’ONAPE du Tchad et l’ANPE-Mali, dans le cadre de la promotion de l’emploi, de l’insertion des couches vulnérables et les femmes.

Aux dires également d’Ibrahim Ag Nock, c’est dans ce cadre que la Première dame du Mali s’est engagée, dans le cadre d’une convention entre l’ANPE, l’ONG Agir et la Fondation Grand Cœur de la Première dame du Tchad, a accompagné les deux services dans l’insertion des couches vulnérables. Il a informé qu’une convention est en passe d’être signée avec le réseau des Premières dames et l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP).

Par ailleurs, Ibrahim Ag Nock a indiqué que la présente convention va porter sur les aspects pratiques entre les deux services depromotion de  l’emploi, mais utilisera aussi le chapeau de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP) pour davantage renforcer et atteindre les résultats.

Le directeur général de l’ANPE a remercié la délégation du Tchad, conduite par le directeur de l’ONAPE, qui n’aménagé aucun effort pour que le renforcement de la coopération sud-sud soit une réalité.Il a également remercié le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, pour son accompagnement constant.

Dans son intervention, le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, dira que cette rencontre vise à préparer le présent et le futur de notre continent.

«Nous pensons qu’à travers les services publics d’emploi, vous participez à la réalisation de l’unité africaine. L’emploi préoccupe tous nos Etats aujourd’hui. Chaque pays a son expérience et son expertise. C’est à travers la mutualisation des efforts, l’échange des expériences que nous pourrons demain venir à bout de ce mal», a-t-il déclaré.

Avant de saluer la République sœur du Tchad, un pays ami et frère, qui a bien voulu être à nos côtés lors des événements douloureux que le Mali a connus et qui est toujours à nos côtés, pour nous aider à endiguer le fléau du terrorisme. «Des enfants tchadiens sont tombés chez nous. Tombés pour la paix, pour la liberté, pour la stabilité et pour la sécurité», a martelé le ministre Koïta. Il a, au nom des plus hautes autorités du Mali, félicité le directeur général de l’ANPE et l’ensemble de son personnel, pour cette belle initiative.

<strong>Bourama Kéita</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Fayçal Hissein Hassan, directeur de l’ONAPE du Tchad :</strong>

<strong> </strong><strong>«La signature de cet accord marque le début d’un vaste chantier de coopération technique entre les deux institutions»</strong>

<strong><em>Le directeur de l’ONAPE du Tchad, Fayçal Hissein Hassan, s’est dit particulièrement heureux d’être aujourd’hui au Mali pour la signature de l’accord-cadre de partenariat liant sa structure d’une part et l’ANPE d’autre part. </em></strong>

Ce partenariat, selon lui, a pour objet d’établir un cadre de coopération des opportunités d’emploi décents et la valorisation des ressources humaines dans les deux pays. Fayçal Hissein Hassan a souligné que cet accord, à l’égard de son pays et l’institution qu’il représente, est un événement majeur et s’inscrit dans la directe ligne de coopération historique entre le Tchad et le Mali dont la portée va au-delà du simple lien d’amitié et de fraternité.

Il a rappelé que la problématique de l’emploi des jeunes reste d’actualité et demeure une préoccupation majeure surtout pour nos deux pays dont les conséquences sont diverses et variées conduisant parfois à la radicalisation des jeunes.

«Je suis persuadé qu’en conjuguant nos efforts, nous pouvons relever le défi en traduisant dans les faits les politiques de nos gouvernements en matière d’emploi, à l’instar des autres services publics d’emploi africains», a déclaré le directeur de l’ONAPE Tchad.

Avant de signaler que la signature de cet accord marque le début d’un vaste chantier de coopération technique entre les deux institutions. Il a félicité et remercié le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne et le directeur général de l’ANPE, pour la signature de cet accord-cadre.

<strong>Bourama Kéita</strong>

<strong> </strong><strong>Léopold Jérémie N’Gomezo’o, directeur de la coopération internationale du Fonds national de l’emploi du Cameroun :</strong>

<strong>«Le président Ibrahim Ag Nock a donné un signal fort à travers cette signature de convention»</strong>

Le Mali et le Tchad sont deux pays qui sont membres de l’Association africaine des services d’emploi publics dont le Mali a la personne du président ; Ibrahim Ag Nocken est le dirigeant. Cette signature de convention entre deux services publics de promotion d’emploi rentre en droite ligne dans les objectifs de l’Association africaine des services d’emploi publics. C’est une possibilité pour les deux pays de renforcer les échanges, de mieux collaborer par rapport au combat commun qui est le chômage des jeunes. Le président de l’Association africaine des services d’emploi publics, Ibrahim Ag Nock, a donné un signal fort à travers cette signature de convention. J’estime que tous les autres pays membres vont suivre ce bon exemple.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le FAFPA a renforcé la capacité opérationnelle de 9 501 femmes entre 2013 et 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/le-fafpa-a-renforce-la-capacite-operationnelle-de-9-501-femmes-entre-2013-et-2018-2807036.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 00:52:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Relever le niveau de qualification professionnelle des producteurs, développer les compétences des acteurs économiques suivant un mode de gestion d’opérations basé sur le financement des plans et projets de formation axé sur une démarche multi acteurs dans leurs réalisations ; toutes ces actions sont accompagnées de mesures prudentielles de mobilisation des ressources financières qui s’inscrivent dans la nouvelle vision du FAFPA. </em></strong>

Créé en 1997, le FAFPA, dans sa mission, est chargé d’apporter une assistance technique et financière aux entreprises et autres opérateurs économiques des secteurs moderne et non structuré, ainsi qu’aux organismes de formation privés et parapublics de droit malien dans le cadre de l’élaboration et de la réalisation de leurs plans et projets de formation ou d’équipement et mais aussi de mener des études spécifiques pour mieux informer les décideurs sur les orientations du Fonds.

Les questions de la formation professionnelle et de l’emploi des jeunes ont retenu toute l’attention des plus hautes autorités du Mali, notamment le Président de la République, son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA. Cette volonté traduite en feuille de route par le Département de tutelle a conduit le FAFPA à la réorientation stratégique de son intervention auprès de sa cible pour une meilleure efficacité dans l’atteinte des objectifs prioritaires.

En adoptant cette approche, le FAFPA ne fait que se conformer à ce qui devait être la règle en matière de financement de projet de formation ; mais aussi de la «vision du changement et des objectifs prioritaires pour la promotion de l’emploi et le développement de la formation professionnelle».

C’est pourquoi, au cours du premier mandat du Président de la République, le FAFPA a investi dans la formation de 20 672 actifs dont 9 501 femmes dans le domaine de l’apprentissage, soit un investissement de plus de 5 milliards de Francs CFA pour 60 000 emplois créés. L’organisation des examens de fin d’apprentissage en janvier 2019 soutenu par le Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (PROCEJ) a concerné sur l’étendue du territoire national 1 450 apprenants dont 464 femmes.

Dans  le but de l’harmonisation de sa nouvelle vision avec ses outils de travail et l’amélioration de l’offre et la qualité de la formation professionnelle, le FAFPA a procédé à la révision de son mécanisme d’habilitation des organismes de formation et opérateurs de formation. Il reste entendu que l’intervention du FAFPA restera dans la dynamique de financement des plans et projets de formation éligibles, tout en priorisant ceux faisant l’objet d’une étude d’ingénierie.

Pour un partenariat fructueux avec ses partenaires, le FAFPA priorisera ses relations avec les organisations faîtières membres du Conseil national du patronat du Mali (CNPM).

Malgré cette performance du Fonds, faut-il noter que l’exécution du programme d’activités 2018 s’est déroulée dans un contexte drastique, lié aux difficultés de mobilisation des ressources de la Taxe de Formation Professionnelle (TFP).

En termes de perspectives 2019, le FAFPA se propose de relever le niveau de qualification professionnelle et de développer les compétences des acteurs économiques suivant des mesures prudentielles de mobilisation de la contribution forfaitaire prévue. Les ressources supplémentaires pourront être orientées spécifiquement sur trois (03) axes majeurs à savoir : les Programmes de soutien à la formation (Ingénierie et Communication); le renforcement du capital humain, matériel et la présencephysique des antennes.

<strong><em><u>DICOM FAFPA</u></em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kamissa Camara : l’égérie de la diplomatie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/kamissa-camara-legerie-de-la-diplomatie-malienne-2807031.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 00:49:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’occasion du 8 mars, journée internationale de la femme, nous ouvrons nos colonnes à des dames qui en ont tout le mérite. Elle est du nombre de ces femmes au destin exceptionnel, à un âge encore pimpant. Kamissa Camara, vous n’aurez pas à deviner son nom, se raconte au fil de ces articles de presse que nous avons concoctés pour vous. Focus !</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Nommée ministre des Affaires étrangères du Mali, le 9 septembre 2018, Kamissa Camara avait été présentée dans nos colonnes en août 2015. Retour sur le récit d'une jeune vie pas comme les autres.

«Française, Malienne et Américaine», avions-nous dit de cette femme de 32 ans à l'époque. Nous ajoutions : «Cette battante vit aux États-Unis où son parcours se nourrit de la sève de l'Afrique».

Kamissa Camara, nommée le 9 septembre 2018 chef de la diplomatie du Mali dans le gouvernement que le président Ibrahim Boubacar Keïta vient de former avec à sa tête SoumeylouBoubèyeMaïga, s'était ouverte au Point Afrique. Flashback.

«Je vis aux États-Unis depuis 8 ans. Je gagne bien ma vie et je suis propriétaire de ma maison. J'ai le meilleur des trois pays.» Kamissa Camara affiche sa réussite et la revendique. Française, elle a fait le choix de s'expatrier aux États-Unis où elle poursuit une brillante carrière. La raison ?

Plus d'opportunités au sein d'un système plus flexible. À sa façon, Kamissa Camara symbolise le nouveau visage de la diaspora désormais en situation de «double immigration», avec des enfants qui choisissent de s'expatrier du pays d'immigration de leurs parents.

<strong>Une enfance franco-malienne</strong>

«Je suis née et j'ai grandi à Grenoble, de parents maliens ayant immigré en France dans les années 70.» Ses origines, Kamissa Camara y tient beaucoup et est reconnaissante envers son père de lui avoir permis de garder ce lien fort avec le Mali. «Mon père avait peur que l'on perde nos attaches avec son pays quand il ne serait plus là. Il a tout fait pour que nous créions nos propres liens avec la famille restée là-bas. On allait souvent en vacances à Bamako l'été, on passait plusieurs mois à vivre le quotidien du pays ; maintenant, le Mali fait partie de moi.» Et la France alors ?

Kamissa y a fait un parcours universitaire sans fautes –classe prépa hypokhâgne, diplôme de relations internationales et master en économie internationale–, mais des «épreuves particulières» la maintenant régulièrement dans la case immigrée l'ont conduite à nourrir un rêve d'Amérique.

<strong>Son rêve d'Amérique se concrétise...</strong>

«Je connaissais bien les USA. J'y étais souvent allée, que ce soit pour mon stage de licence au bureau des Nations unies à Washington où durant mon année «au pair» à Concorde dans le New Hampshire». En 2007, elle saute le pas, après avoir obtenu sa carte verte, précieux sésame permettant de vivre et de travailler sur le sol américain.

«Un ami avait joué à la loterie pour moi, à mon insu. Un jour, il m'appelle et me dit que j'avais ma carte. J'étais en stage de fin d'études à la Banque africaine de développement à Tunis. Ce jour-là, j'ai su que ma vie allait enfin commencer.» C'est donc avec son master en poche que Kamissa Camara prend un aller simple pour les États-Unis. Avec 3 000 dollars en poche, elle atterrit chez des amis à Washington.

Sans job, mais avec l'envie de mettre le monde à ses pieds. «Mon premier achat a été une voiture. J'y ai investi 1 000 dollars. De là, tout est allé comme sur des roulettes : j'ai tout de suite trouvé un poste à l’InternationalFoundation for Electoral Systems (IFES), Fondation internationale pour les systèmes électoraux.» Au sein d'IFES, elle est en charge de l'Afrique de l'Ouest.

<strong>... avec l'Afrique</strong>

Kamissa va ainsi former des centaines de personnes travaillant dans des commissions électorales sur des sujets aussi pointus que la délimitation des circonscriptions électorales, l'enregistrement des électeurs ou la technologie d'enregistrement des votes ; des activités essentielles à la démocratie sur le continent.

En 2012, elle rejoint le National Endowment for Democracy (NED)*, Fondation nationale pour la démocratie. «Ça faisait presque 5 ans que j'étais à IFES, j'étais fatiguée, et puis je m'étais trop spécialisée dans les élections ; je voulais me diversifier. Au sein du NED, le poste de responsable pour l'Afrique de l'Ouest se libérait : j'ai sauté sur l'occasion.» Elle y travaille maintenant depuis 3 ans, et y a été récemment promue vice-directrice pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale.

<strong>Le Sahel au cœur de son action...</strong>

Sa plus grande fierté : son travail sur le Mali, où le NED n'avait aucun programme quand elle est arrivée. «J'ai été recrutée juste après le coup d'État de 2012. J'avais le profil idéal pour travailler sur le pays. On est parti de zéro et on a maintenant 15 partenaires sur le terrain. Je me suis déplacée moi-même plusieurs fois sur le terrain, y compris à Tombouctou, pour identifier les partenaires et m'assurer que ces organisations étaient stables et solides. Le Mali est un vrai succès pour le NED», indique-t-elle.

Parallèlement, Kamissa Camara visite une dizaine de pays africains par an pour y évaluer les contextes politiques et rencontrer les partenaires du NED, pour vérifier que l'argent est bien utilisé mais aussi pour identifier de nouveaux partenaires. Son engagement pour le continent dépasse les limites de ses activités professionnelles.

<strong>... et de son engagement</strong>

À l'origine du Sahel Strategy Forum, la jeune cadre investit son tempset son énergie pour la région. «J'ai créé ce forum dans la continuité du Mali Watch, un groupe informel d'ONG qui travaillait sur le Mali. Il avait été mis en place juste avant le coup d'État et avait décidé de cesser d'exister après les élections présidentielles de 2013, estimant son travail terminé. J'ai eu envie de poursuivre la réflexion sur les enjeux autour du Sahel.»

Le Forum existe maintenant depuis 2 ans et se réunit régulièrement pour des panels de discussions de haut niveau sur la question. Professeurs, ministres, ambassadeurs, Kamissa Camara met son réseau au service de sa cause : créer un partenariat dirigeants-société civile. La jeune femme a même été engagée par le State Department (Département d'État) pour former les diplomates américains qui sont déployés en Afrique de l'Ouest, formation qu'elle dispense sur ses vacances du NED, à l'américaine…

<strong>Kamissa, désormais une Africaine-Américaine</strong>

<strong> </strong>La jeune femme, qui vit à Washington, est maintenant une citoyenne américaine. «Je me sens chez moi aux États-Unis…», dit-elle. «Oui, les cultures sont différentes et il faut le temps de s'adapter, mais ici tout est tellement plus facile !» conclut-elle.

De quoi renforcer sa conviction d'avoir fait le bon choix en s'expatriant, en émigrant. Une manière de réécrire à sa façon l'histoire familiale, mais en lui faisant prendre une autre orbite, celle vers un univers où tout est possible loin des carcans habillés de préjugés et d'immobilisme.

<strong>Par Nadia Rabbaa (Le point afrique)</strong>

<strong>Ce que vous ignorez d’elle</strong>

<strong> </strong><strong>«Repat»</strong>

Elle a 35 ans et incarne la génération des «repats» (pour «repatriés»), ces jeunes des diasporas qui s’installent sur le continent après avoir passé toute leur vie à l’étranger. Si elle venait souvent en vacances au Mali, elle n’y avait jamais vécu.

<strong>Médias compatible</strong>

En tant que ministre, elle sera appelée à intervenir dans les médias. Un exercice auquel elle est habituée : ces dernières années, elle a été invitée à plusieurs reprises sur des chaînes de télévision anglophones ou francophones pour évoquer l’actualité africaine.

<strong>«Green card»</strong>

Après un premier séjour aux États-Unis, où elle a été jeune fille au pair, elle a effectué un stage de quatre mois au bureau des Nations unies à Washington. Séduite par la vie américaine, <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/433511/societe/immigration-lafrique-reve-damerique/">elle a fait une demande de green card</a> à la fin de ses études supérieures en France. Réponse positive. Avec 3 000 dollars en poche, elle a traversé l’Atlantique et décroché un premier job à l’International Foundation for Electoral Systems (Ifes).

<strong>Repérée</strong>

Voilà plusieurs mois que la jeune femme avait été repérée par <a href="https://www.jeuneafrique.com/624278/politique/mali-ibk-prone-lunite-lors-de-sa-prestation-de-serment/">Ibrahim Boubacar Keïta</a>. En juillet, c’est elle qu’il choisit comme conseillère diplomatique pour remplacer Mahamadou Nimaga, nommé ambassadeur aux États-Unis. Le président décide de la propulser au poste de ministre des Affaires étrangères trois mois plus tard.

<strong>Team Hillary</strong>

Elle a conseillé la candidate démocrate <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/347568/politique/trump-clinton-lafrique/">Hillary Clinton</a> sur l’Afrique, et en particulier sur le Sahel, durant la campagne présidentielle américaine de 2016, finalement remportée par Donald Trump.

<strong>Passation de pouvoir</strong>

<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/586284/politique/presidentielle-mali-ils-veulent-faire-gagner-ibk/">L’entourage d’IBK</a> le reconnaît : Kamissa Camara a aussi été choisie car elle «représente la jeunesse et incarne l’avenir».Dans son discours d’investiture, le chef de l’État avait assuré qu’il ferait de son second mandat une passation de pouvoir à la nouvelle génération.

<strong>Engagée</strong>

Après quatre années à l’Ifes, où elle était chargée des questions électorales en Afrique de l’Ouest, elle a travaillé pour le National Endowment for Democracy (NED) puis pour PartnersGlobal, deux ONG américaines engagées dans la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance et appuyant la société civile en Afrique subsaharienne. En parallèle, elle a fondé le Forum stratégique sur le Sahel, qui organise des séminaires sur les grands enjeux de cette région.]]> </content:encoded>
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<title>Autrement dit :   À propos de la libération d’otages</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-a-propos-de-la-liberation-dotages-2807027.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 00:45:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des libérations d’otages, nous en avons vu de toute sorte ici au Mali ; nous en avons vécu de toute sorte. Nous avons vu ici de dangereux prisonniers terroristes libérés de nos prisons contre des otages étrangers. Ici, au Mali, on a jugé presque nuitamment des détenus pour les livrer à des organisations criminelles contre la libération d’otages qu’ils détenaient durant des années.

Qui ne se souvient pas des conditions dans lesquelles Pierre Camatte a été libéré et tout le folklore qui a entouré cette libération ? Sans oublier, les conditions et les échanges qui ont entouré sa mise en liberté. Nous ne reviendrons pas ici sur l’escale «forcée» du président Nicolas Sarkozy, à l’époque, aux affaires, pour venir, en personne, récupérer cet encombrant otage pour la libération duquel le Mali et ATT ont consenti d’inimaginables sacrifices.

Le cas du jeune Wadossène, aussi, les Maliens l’ont en mémoire comme si c’était hier. Àchaque fois, pour sauver la vie d’étrangers, le Mali a consenti d’énormes sacrifices et presque personne n’a eu à en redire.

Pour une fois qu’il s’agit de libérer des otages maliens des griffes des terroristes, c’est une levée de boucliers incompréhensible à l’intérieur comme à l’extérieur. Tout le monde essaye de trouver les raisons et la manière dont nos deux compatriotes, Makan Doumbia et IssiakaTamboura, ont recouvré la liberté. C’est à peine si on ne réclame pas leur retour entre les griffes de leurs anciens ravisseurs ; à commencer par une certaine presse internationale qui, foulant aux pieds toute confraternité, rien que pour faire du sensationnel, ne cesse de remuer le couteau dans la plaie. Nous ne nous attarderons pas sur le cas de nos confrères nationaux.

Pour notre part, ce que nous retenons, essentiellement, de cette affaire, c’est que, pour une des rares fois, la vie de nos compatriotes a été mise en valeur par les plus hautes autorités du pays, surtout le président de la République. C’est lui, qui, en son temps, avait donné des consignes et des instructions (pour ne pas dire des ordres) fermes pour la libération de nos compatriotes retenus en otage. Ses consignes ont été suivies à la lettre et le résultat est là : ils sont désormais libres, MakanDoumbia et IssiakaTamboura.

&nbsp;

<strong>Makan Koné  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  Tout ça pour ça !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-tout-ca-pour-ca-2805576.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 07:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Toute la République retenait son souffre. Depuis la conversation téléphonique entre le président de la République et le chef de file de l’opposition, les Maliens ne parlaient que de leur future rencontre. Laquelle a été possible lors de cette conversation téléphonique.

La rencontre entre ces deux hommes apparaissait comme la fin ou la résolution de tous les problèmes du Mali et des Maliens. Comme s’il n’y avait rien à espérer en dehors de cette rencontre. Comme si le simple fait de voir ces deux hommes ensemble suffisait au bonheur de toute une nation.

Il y avait manifestement un parfum de diversion que nombre de nos compatriotes n’ont pas senti de loin. Puisqu’il s’était passé auparavant un événement très symptomatique de la gestion catastrophique du pouvoir. Lequel événement avait poussé des leaders religieux à demander le renvoi du Premier ministre de ses fonctions et dont l’onde de choc s’était emparée de tout le pays.

La soupape trouvée (échappatoire ou un moyen de faire baisser la tension nerveuse) était donc de détourner l’attention des Maliens et cristalliser leurs énergies autour d’un événement : la rencontre entre le chef de l’Etat et le chef de file de l’opposition. Laquelle, en soi, n’est qu’un épiphénomène en comparaison des réalités de l’heure.

Ils se sont finalement vus mardi en début de soirée. Et après ? Sommes-nous tentés de dire. À l’entendre, le chef de file de l’opposition, il aura échangé avec le président de la République de tous les sujets d’importance et d’intérêt national. Est-ce propice à la décrispation du climat politique ? Soumaïla Cissé donne sa langue au chat, en attendant la réaction, la semaine prochaine, de son interlocuteur.

Vous êtes alors servis, ceux qui croyaient que cette réunion allait  déboucher sur des décisions et mesures concrètes. La montagne a-t-elle accouché d’une souris ?Trop tôt pour le dire. Même si l’on sait d’avance  que rien d’autre ne pourrait ressortir de cette rencontre qu’un simple principe de réciprocité.

En un mot, les deux hommes sur lesquels, selon l’avis de plusieurs Maliens (ce qui est du reste discutable), repose l’avenir de toute une Nation, dont le pays et toute la population attendaient tout, se sont vus, ont discuté, plusieurs heures durant, pour se dire : «Bon, on se reverra la semaine prochaine».

Pourquoi entourer de tant de mystères une réunion, «au cours de laquelle on a parlé de tout», mais qui n’a décidé de rien et a tout remis à la semaine prochaine. De toutes les façons, ils ont dû se dire : «il ne s’agit ‘que’ de l’intérêt de la nation, ça peut attendre».

&nbsp;

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alghabass Ag Intalla, président de la Cma :  «Nous n’avons pas renoncé à ces mesures»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/alghabass-ag-intalla-president-de-la-cma-nous-navons-pas-renonce-a-ces-mesures-2805573.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 01:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad) n’en démord pas. Elle compte bien, selon son premier responsable, Alghabass Ag Intalla, assurer la sécurité de Kidal et de ses habitants, à travers la mise en œuvre effective des dernières mesures qui ont suscité un tollé général. </em></strong>

<strong> </strong>Le président de la Cma, qui se trouve présentement à Bamako, est formel : les mesures ne violent aucunement l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Ces nouvelles dispositions, à l’application desquelles la Cma tient comme à la prunelle de ses yeux, visent simplement à combler le vide sécuritaire laissé par l’absence de l’Etat. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus.

<strong> </strong>Confortablement installé dans un hôtel de la place, où il séjourne depuis quelques jours, ici à Bamako, le président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma), Agabass Ag Intalla, reçoit et discute tranquillement avec un visiteur (un certain Abachar) qui nous a introduit.

Après les salamalecs d’usage portant sur quelques souvenirs, nous avons introduit le débat et confirmé les raisons de notre visite qui avaient déjà, été évoquées, quelques heures auparavant, au téléphone. Les échanges devaient porter sur les récentes mesures de la Cma qui portent sur la sécurisation de la ville de Kidal, l’administration de la justice et la gestion des étrangers qui y affluentà cause de l’orpaillage traditionnel.

Visiblement très à l’aise sur les sujets, Algabass dira que «toutes ces mesures sont relatives à la sécurisation de la ville et la protection des personnes et de leurs biens». Il révélera, d’ailleurs, qu’ils n’ont pas renoncé à la mise en œuvre de ces mesures et qu’il «s’agissait juste d’une question de jour» ; car, poursuivra-t-il, aujourd’hui à Kidal, il n’y a ni gendarmerie, ni police, ni armée (reconstituée). Il incombe donc, selon notre interlocuteur, à son Mouvement, d’assurer la protection des personnes et de leurs biens.

Il a aussi confirmé de vive voix les raisons de ces mesures. Selon Algabass Ag Intallah, depuis un certain temps, «les étrangers arrivent en grand nombre à Kidal et s’adonnent à des activités, souvent, pas très nettes, comme la location et la réhabilitation (en dur) des maisons des autochtones ; aussi, nous avons assisté à plusieurs assassinats ciblés». Il fallait donc, poursuit-il, «que nous réfléchissions à cette situation et trouvions des solutions. C’est ainsi que ces mesures qui, du reste, ne violent nullement l’Accord pour la paix, ont vu le jour».

«Par ailleurs, a déploré le président de la CMA, on fait un mauvais procès au gouverneur. Il ne peut rien faire étant tout seul à Kidal, sans aucun directeur de service, sans aucun service de sécurité, ni gendarme, ni militaire, ni policier. Personne ! Tous sont ici à Bamako et refusent de regagner leur poste.»

Algabass Ag Intalla nous dira, en substance, que Kidal est désormais devenu un carrefour à cause des activités relatives à l’orpaillage traditionnel et qu’il faut donc des mesures de sécurité qui sont, insista-t-il, soutenues par l’ensemble de la population. Et puis, pense-t-il, ces mesures sont comme des décisions prises par n’importe quelle municipalité ; chose qu’il connaît ayant exercé, lui-même, auparavant, les fonctions d’élu municipal.

Quant à la question relative au Cadi et à l’instauration de la charia, le fils de l’ancien Amenokal, feu Intallah Ag Attaher, pense qu’il n’y a aucun rapport entre les deux notions, car le sujet relatif au Cadi est pris en compte dans l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Pour ce qui concerne les récentes déclarations du chef du Comité de suivi de l’Accord, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, la Cma, selon son chef, «n’y accorde aucune importance». Car, dira-t-il, il sait que le territoire algérien est sécurisé et «pourquoi veut-il nous empêcher, nous, de sécuriser notre territoire ?»

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Koita : «La révision constitutionnelle, même sans l’accord, est une nécessité»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amadou-koita-la-revision-constitutionnelle-meme-sans-laccord-est-une-necessite-2805582.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 01:18:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La question relative à la sécurité </strong>

<strong> </strong>Ravi de l’intérêt de la jeunesse. Sans la stabilité, sans la sécurité, point de développement. Le président de la République, en dédiant son second mandat à la jeunesse malienne, disait ceci, lors de son investiture : «jeunes du Mali, je sais ce que je vous dois, je sais ce que ma génération vous doit, je sais ce que ce pays vous doit. Je consacrerai le principal de notre effort à votre épanouissement en vous dotant des moyens nécessaires pour votre formation et votre émancipation».

La lutte contre le terrorisme est un phénomène mondial. D’abord, nous nous saluons la montée en puissance de nos forces armées et de sécurité et grâce au ministre Salif Traoré, nous avons un programme de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC). La lutte contre le terrorisme n’est pas que militaire, il faut l’implication de la population et surtout des jeunes.

<strong>La lutte contre le terrorisme </strong>

<strong> </strong>La loi fondamentale du Mali stipule que la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen. Aussi, je tiens à rappeler que la lutte contre le terrorisme est une lutte extrêmement difficile surtout que c’est un ennemi lâche que nous avons et qui, souvent, se dissimile au sein de la population. Le rôle de la population est donc très importante car la meilleure manière de lutter contre le terrorisme, c’est renseigner les forces armées et de sécurité qui ne sont là que pour cela. C’est pourquoi j’insiste auprès de nos populations par rapport à leur rôle crucial en matière d’information afin qu’on aille dénicher ces terroristes partout où ils se trouvent et les anéantir définitivement.

<strong>Les réformes et la mise en œuvre de l’Accord </strong>

<strong> </strong>Je voudrais dire que dans la hiérarchie des normes, c’est l’accord qui doit s’adapter à la Constitution malienne et c’est un accord pour la paix et la réconciliation ; ce n’est pas un accord de paix. Quand on dit un accord pour la paix, cela veut dire que ce sont des actions à mener pour parvenir à la paix. Aussi, il faut dire que la paix n’a pas de prix, elle a un coût. Nous nous félicitons, aujourd’hui, qu’après la signature de cet accord, que tous les acteurs, les mouvements signataires, aient mis fin à la belligérance. Il n’y a, désormais, plus de conflit entre le gouvernement malien (à travers les FAMA) et les mouvements signataires qui sont tous, aujourd’hui, engagés pour la mise en œuvre de cet Accord.

La révision constitutionnelle, même sans l’accord, est une nécessité. Tous les hommes politiques, tous les acteurs politiques maliens, tous les citoyens maliens sont d’accord sur cette nécessité. Elle est nécessaire pour adapter notre Constitution à la réalité. C’est vrai qu’en 2017, nous avons été confrontés à des difficultés mais, aujourd’hui, nous allons à cette révision constitutionnelle pour le Mali, pour renforcer la démocratie malienne, renforcer ses institutions. Ce n’est pas une question de personne, c’est pour le pays et pour le pays aucun sacrifice n’est et ne sera de trop.

<strong>Le centre de notre pays </strong>

<strong> </strong>Je vous l’avais dit :il ne faut pas qu’on fasse d’amalgame. Dans ce pays, nous avions toujours été «uns» et «indivisibles». Nous sommes une Nation diverse et nous sommes en train d’organiser un Forum social pour mettre tout le monde ensemble et parler de paix. L’ennemi, c’est le terrorisme. Il cherche à nous diviser pour mettre ce pays à genoux. Nous devons faire excessivement attention.

Dans ce cadre, nous avons des aspects économiques que nous sommes en train de développer. Ils portent sur la manière pour nous de trouver des solutions à l’insertion des jeunes qui sont souvent des proies faciles. S’ils se sentent stigmatisés, délaissés, ils sont facilement instrumentalisés par les terroristes. Nous avons des programmes et projets ambitieux pour insérer les jeunes dans le circuit socio-professionnel, les former, faire en sorte que cette jeunesse soit une chance, un réel espoir pour notre pays.

<strong>Le dialogue social </strong>

<strong> </strong>Le gouvernement fait du dialogue social la priorité des priorités, mais nous avons dit, et tout le monde le sait, que nous sommes dans un contexte un peu difficile. C’est pourquoi le Premier ministre, sous la clairvoyance du président de la République, avec l’ensemble des membres du gouvernement, nous sommes en train de travailler sur un projet social, dans le cadre du dialogue social, au cours duquel nous allons discuter de ce que l’Etat peut faire pour les travailleurs, les syndicats, et que les syndicats aussi comprennent que, quelle quesoit notre volonté, nous ne pouvons pas aller au-delà de nos moyens.

Par rapport à la sécurité que nous évoquions à l’instant, savez-vous que l’Etat consacre 22% de son budget aux forces armées et de sécurité, 32% à l’éducation, 15% à l’agriculture. Compte tenu de toutes ces réalités, nous avons décidé d’aller avec les acteurs pour trouver une solution par rapport à ce climat social que nous déplorons.

<strong>Réduction du prix des denrées de première nécessité </strong>

<strong> </strong>À chaque fois que le gouvernement peut agir pour améliorer les conditions de vie des travailleurs, sinon des Maliens, de façon générale, il ne ménagera aucun effort. L’importance du budget que nous consacrons à l’agriculture répond à notre volonté de faire de ce secteur un secteur pilote et réduire le coût de certains produits.

<strong>Conditions de travail des étudiants </strong>

<strong> </strong>J’ai dit tout à l’heure que le gouvernement malien consacre 33% de son budget à l’Education. Nous sommes également en train de rationaliser les dépenses publiques. Tout ce que nous pouvons faire pour l’éducation, qui est un domaine prioritaire pour nous, nous allons le faire, car nous savons qu’investir dans la formation, c’est investir sur l’avenir. Nous savons également que la formation est une arme contre l’ignorance et une arme pour le bien-être. La réduction de la fracture numérique est une volonté politique manifestée par le président de la République.

Il faut une adéquation formation-emploi et nous travaillons à cela. L’Etat ne peut pas tout faire. C’est le secteur privé qui doit et qui crée des emplois. Nous travaillons en partenariat avec ce secteur, pour son développement. Nous travaillons à expliquer aux jeunes le meilleur choix par rapport aux filières porteuses qu’ils doivent choisir par rapport à leur employabilité. L’aide la plus noble est celle qui provient de soi-même.

Si vous avez, réellement, un projet bancable, soyez sûr que l’Etat sera là pour vous accompagner. Ce second mandat est exclusivement dédié à la jeunesse malienne. Nous sommes là pour vous et nous ne ménagerons aucun effort pour votre épanouissement, votre développement et votre insertion socio-économique.

Le secteur agricole est un secteur porteur et c’est d’ailleurs pourquoi, le gouvernement malien a une loi d’orientation agricole qui prévoit 10% des terres aménagées aux jeunes et aux femmes. Avec le ministre de l’Agriculture, nous avons un programme qui s’appelle «Nouveaux villages agricoles» ou encore «Nouvelles cités agricoles» qui ambitionne d’aménager 2600 hectares et y installer des jeunes avec toutes les commodités.

<strong> </strong><strong>Transcrit par Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Salif Traoré sur Rfi :  «Le G5&#45;Sahel a été porté haut par le président IBK»</title>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:56:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lundi dernier, les ministres Salif Traoré (de la sécurité) et Amadou Koïta (de la jeunesse) étaient les invités de notre confrère Juan Gomez dans le cadre de sa très populaire émission «Appel sur l’Actualité». Face aux étudiants de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (FSEG), ici, à Bamako, ils se sont prononcés sur des questions relatives à lutte contre le terrorisme, la révision constitutionnelle, le processus de paix, l’éducation, le chômage des jeunes et bien d’autres sujets en rapport avec la vie de la Nation et les grands chantiers relatifs à ce second mandat du président Ibrahim Boubacar Kéïta. Nous vous proposons ici les deux interventions. </em></strong>

<strong> </strong><strong>Par rapport à la sécurité et au G5-Sahel </strong>

Le G5 Sahel a été porté fortement par le Mali lors de la présidence d’Ibrahim Boubacar Kéïta. La force conjointe a été conçue et lancée ici à Bamako. Elle comprend les bataillons militaires des différents pays, c’est-à-dire, les 5 pays qui composent le G5-Sahel. Je voudrais aussi, ici, rappeler qu’il y’a eu plusieurs opérations dans le fuseau centre qui constitue la zone frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina.

Cette force commence déjà à obtenir des résultats. Il n’y a donc pas de dichotomie entre ce que les Forces armées maliennes font et ce que le G5-Sahel, dans sa composante militaire, fait. Nous sommes, désormais, en train de travailler, également sur la mise en place de la composante police de cette force militaire et jusque-là, ça se passe plutôt, bien. Nous sommes en montée de puissance parce que nous sommes à la recherche d’un financement pérenne.

<strong> </strong><strong>La protection des personnes qui soutiennent la police  </strong>

Elles seront protégées. Je voudrais également saisir cette occasion pour féliciter ceux qui ont le courage de nous informer, de nous dire : «à cet endroit-là, ça ne va pas. J’ai remarqué quelque chose». Voilà pourquoi nous avons mis en place une série de numéros verts anonymes. Leur utilisation ne vous coûte aucun frais et vous n’êtes pas obligé de décliner votre identité si vous ne le voulez pas ou si cela vous fait peur. Certains, aussi, nous appellent et demandent à nous accompagner sur le terrain et nous prenons toutes les garanties pour les protéger. Les opérations dont vous parliez, pour ce qui les concerne, essentiellement, ce sont les populations qui nous en informent. Les opérations sont menées par les forces de sécurité, à savoir la police, la gendarmerie, la garde nationale.

<strong> </strong><strong>Les futures réformes institutionnelles</strong>

Nous avons tiré toutes les leçons de ce qui n’a pas marché en 2017. Vous verrez qu’il y’a un nouveau comité qui a été mis en place. Une structure qui est déjà fonctionnelle, qui bouge, qui rencontre tout le monde. Sur le sujet, les instructions du président sont très claires : «Il faut que cet exercice soit le plus inclusif possible». C’est pourquoi, tous les partis politiques, toute la société civile (de manière générale) seront impliqués, consultés afin que nous puissions aller à cela.

<strong>Les conflits dans la partie centrale de notre pays</strong>

Je voudrais rassurer et dire que le gouvernement a une stratégie très claire dans le cadre de la sécurisation du centre où vous avez parlé de problème entre Peulhs et Dogons, etc. Là il y’a une instrumentalisation terroriste pour mettre dos à dos des communautés qui ont toujours vécu ensemble. Dans le temps, c’est vrai qu’il y avait quelques cas de tension mais il y avait aussi des mécanismes traditionnels qui permettaient de régler tout ça et mettre fin aux conflits. Aujourd’hui, malheureusement, tous ces mécanismes sont mis à mal. Les mêmes acteurs qui mettent le feu se transforment, souvent, en défenseurs de ces causes ; ce qui nous pose, énormément, de problème. La stratégie ou plan de sécurisation qui a différent volets (gouvernance, sécurité et communication). La communication, elle, est transversale et fait de la place à tous les autres volets.

<strong>Les opérations «coup de poing» en cours</strong>

Cette opération durera tant qu’il le faut. Nous avons beaucoup d’initiatives que nous sommes en train de développer. Ces deux dernières semaines, nous avons mis en place une opération qu’on peut qualifier d’opération coup de poing. Au moment où je vous parle, cette opération est toujours en cours et des perquisitions sont en train d’être faites. Ence moment, dans certains endroits ainsi que des descentes dans d’autres. Dans le concept de sécurité de proximité, il se trouve que ces jeunes qui sont là savent, souvent, là où sont les bandits, mais, pour différentes raisons, ont de la peine à les dénoncer. Nous voulons faire tomber ces barrières qui constituent des blocages, pour qu’ils puissent nous informer et qu’on puisse traquer ces bandits, criminels et malfaiteurs jusque dans leurs derniers retranchements. Nous allons continuer cette opération tant qu’il le faut.

<strong>Mot de la fin </strong>

À titre personnel, je crois qu’en réaction aux interpellations du gouvernement, il faut aussi privilégier la question qui consiste à se demander ce qu’on peut faire soi-même. Nous autres jeunes, nous avons intérêt à ne pas fonder tous nos espoirs sur le gouvernement central. Le gouvernement ne peut pas accompagner tout le monde. Par contre, il y aura des structures qui seront là pour tout le monde, pour conseiller, pour guider, mais tous les projets ne pourront pas forcément être financés. Je pense que ce langage de vérité, aussi, est, souvent, important.

La sécurité est transversale. Vous avez tous un rôle extrêmement important à jouer. Travaillons ensemble. Nous sommes en train de développer le concept de sécurité de proximité dans lequel chacun a son rôle à jouer.

<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le terrorisme :  Abou Iyadh Al Tounsi, un autre proche d’Iyad, est mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-abou-iyadh-al-tounsi-un-autre-proche-diyad-est-mort-2805563.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est donc officiel, le Tunisien, un autre très proche d’Iyad Ag Ghaly, Abou Iyadh</em></strong><strong><em>a,a trouvé la mort le 21 février 2019 lors de l'attaque d'un convoi menée par l'</em></strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barkhane"><strong><em>opération Barkhane</em></strong></a><strong><em> au nord-ouest de </em></strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tombouctou"><strong><em>Tombouctou</em></strong></a><strong><em>. </em></strong>

Abou Iyadh, de son vrai nom Seifallah Ben Hassine ou Seif Allah Ben Hassine, est né le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/8_novembre">8 novembre</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1965">1965</a>à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Menzel_Bourguiba">Menzel Bourguiba</a>et avait été, déjà, annoncé mort le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/14_juin">14 juin</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2015">2015</a> et à plusieurs autres reprises. Il est un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Militantisme">militant</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Islamisme">islamiste</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunisie">tunisien</a>, commanditaire de plusieurs <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27attaques_terroristes_islamistes">attaques terroristes</a> djihadistes. Il est condamné pour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme">terrorisme</a> avant de prendre la tête de l'organisation <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ansar_al-Charia_(Tunisie)">Ansar al-Charia</a>. Il était considéré comme le leader des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme">salafistes</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Djihad">djihadistes</a> dans son pays et était aussi très fréquent dans le grand Sahara. Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/23_septembre">23 septembre</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2014">2014</a>, il est placé sur la liste des terroristes de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies">ONU</a>.

Rejetant l'Occident, il lit assidûment le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coran">Coran</a> et adopte l'idéologie des Frères musulmans. Dans les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_1980">années 1980</a>, il milite au sein du Mouvement de la tendance islamique, ancêtre d’Ennahda, et devient l'un des piliers du bras armé du parti, le Front islamique tunisien, en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1986">1986</a>. Il fréquente des militants formés en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arabie_saoudite">Arabie saoudite</a> par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_al-Aziz_ibn_Baz">Abd al-Aziz ibn Baz</a> et des membres du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_islamique_arm%C3%A9">Groupe islamique armé</a> et du Groupe islamique combattant en Libye. Il fuit le pays à la suite de la répression du régime de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zine_el-Abidine_Ben_Ali">Zine el-Abidine Ben Ali</a> contre les mouvements estudiantins en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1987">1987</a> ; il est lui-même condamné par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Contumace">contumace</a> par le tribunal militaire de Tunis à deux ans de prison pour sa participation à des manifestations.

Il s'installe d'abord au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maroc">Maroc</a> où il étudie à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_Mohammed_Ier">université d'Oujda</a> et se marie. Il part ensuite pour le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume-Uni">Royaume-Uni</a> et l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Afghanistan">Afghanistan</a>. Il intègre des camps d'entraînement et rencontre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Oussama_ben_Laden">Oussama ben Laden</a> près de Kandahar.

En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2000">2000</a>, il fonde le <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Groupe_combattant_tunisien&amp;action=edit&amp;redlink=1">Groupe combattant tunisien</a> avec Tarek Mahaaroufi à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jalalabad">Jalalabad</a> ; les deux hommes organisent l'assassinat du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Chah_Massoud">commandant Massoud</a> en septembre 2001. Le groupe est en conséquence listé le 10 octobre 2002 par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies">Conseil de sécurité des Nations unies</a> comme lié au mouvement islamiste Al-Qaida.

Ben Hassine devenu Abou Iyadh participe à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Afghanistan_(2001-2014)">guerre en Afghanistan</a> avec Al-Qaïda, avant de rejoindre la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Turquie">Turquie</a> en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2003">2003</a>, où il est arrêté en février et extradé vers la Tunisie. Jugé par le tribunal militaire de Tunis, il est condamné à 43 ans de prison. Il continue d'entretenir des liens avec les détenus salafistes, dont les auteurs de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_Ghriba_%C3%A0_Djerba_du_11_avril_2002">attentat de la Ghriba</a> en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2002">2002</a> et les membres du groupe de Soliman. En dépit de son passé terroriste, il revendique le statut de prisonnier politique.

<strong>Libération et fondation d'Ansar al-Charia</strong>

Libéré en mars <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2011">2011</a> dans le cadre de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amnistie">amnistie</a> générale qui suit la révolution tunisienne,<sup>,[]</sup> il fonde l'organisation salafiste djihadiste <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ansar_al-Charia_(Tunisie)">Ansar al-Charia</a> (Partisans de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Charia">charia</a>), qu'il dirige avec le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9dication">prédicateur</a> Abou Ayoub et l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Id%C3%A9ologie">idéologue</a>Al-Khatibal-Idrissi.

Installé à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hammam_Lif">Hammam Lif</a>, il fait de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sidi_Bouzid_(Tunisie)">Sidi Bouzid</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tataouine">Tataouine</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sejnane">Sejnane</a> des fiefs intégristes et, grâce à des financements <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arabie_saoudite">saoudiens</a>, recrute dans les quartiers pauvres. Il organise des rassemblements, comme celui de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kairouan">Kairouan</a> en mai 2011, mais aussi le blocage de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_La_Manouba">université de La Manouba</a>, le saccage d'espaces culturels et de débits d'alcool, les violences à l'encontre de la chaîne de télévision <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nessma">Nessma</a> et de certains intellectuels. Il dénonce dans le même temps Ennahdha «qui a choisi la voie de la laïcité, bien loin de l'islam et de la charia». Il est par ailleurs recherché pour avoir appelé à prendre d'assaut l'ambassade américaine le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/14_septembre">14 septembre</a>2012<sup>]</sup>.

Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/27_ao%C3%BBt">27 août</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2013">2013</a>, Ansar al-Charia est classée organisation terroriste par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_de_la_Tunisie">gouvernement tunisien</a> en raison de sa responsabilité entre autres dans la planification de l'assassinat des opposants politiques <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chokri_Bela%C3%AFd">ChokriBelaïd</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Brahmi">Mohamed Brahmi</a>, l'attaque de plusieurs postes de police et militaires, ainsi que ses liens avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda_au_Maghreb_islamique">Al-Qaïda au Maghreb islamique</a><sup>[]</sup>. Plusieurs médias, dont <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mosa%C3%AFque_FM_(Tunisie)">Mosaïque FM</a> et l'agence <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunis_Afrique_Presse">Tunis Afrique Presse</a>, annoncent le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/30_d%C3%A9cembre">30 décembre</a> son arrestation en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Libye">Libye</a> par des forces américaines, information démentie par Ansar al-Charia et le Département de la Défense des Etats-Unis.

Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/23_septembre">23 septembre</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2014">2014</a>, Seifallah Ben Hassine et Ansar al-Charia Tunisie sont placés sur la liste des organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'Al-Qaïda ou des talibans,liste instituée dans le cadre de la résolution 1267 du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/15_octobre">15 octobre</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1999">1999</a> visant à lutter contre le terrorisme.

Seifallah Ben Hassine est annoncé mort à plusieurs reprises, une première fois le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/14_juin">14 juin</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2015">2015</a> en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Libye">Libye</a>, lors d'une attaque aérienne <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis">américaine</a> visant <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mokhtar_Belmokhtar">Mokhtar Belmokhtar</a> ; la nouvelle est confirmée aux autorités tunisiennes le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2_juillet">2 juillet</a> après des analyses effectuées conjointement par les autorités libyennes, américaines et tunisiennes pour confirmer l'identité des morts.

Pourtant, des doutes pèsent sur cette version des faits, puisqu'il est rapporté comme toujours vivant et engagé dans des activités djihadistes subversives à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re_entre_la_Libye_et_la_Tunisie">frontière tuniso-libyenne</a> en janvier 2017.

Le 21 février 2019, lors d'une attaque des forces de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barkhane">Opération Barkhane</a>, Abou Iyadh est tué en même temps que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yahia_Abou_al-Haman">Yahya Abu al-Hammam</a>, le chef de l'organisation terroriste <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_de_soutien_%C3%A0_l%27islam_et_aux_musulmans">Groupe</a> de soutien à l’Islam et aux Musulmans. Il est marié à une Marocaine et père de trois enfants.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré avec Wikipédia</strong>

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<title>Rencontre Soumi&#45;IBK : l’artisan, c’est Annadif</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-soumi-ibk-lartisan-cest-annadif-2805577.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta et le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé se sont rencontrés mardi soir. Même si on n’a pas appris beaucoup de cette réunion de haut niveau attendue par tous les Maliens, on peut affirmer aujourd’hui qu’elle a été facilitée par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU dans notre pays. Mohamed Saleh Annadif est, en réalité, le principal artisan de cette rencontre qui commence à redonner espoir à l’ensemble de la communauté nationale et internationale. Il faut aussi rappeler que le RSSG des Nations unies est, également, très discrètement, sur d’autres fronts relatifs à la stabilité du Mali.

<strong>Le départ de Boubèye : pas à l’ordre du jour</strong>

Depuis un certain temps, certains de nos compatriotes estiment que le départ du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, pourrait calmer le front social et permettre au président de souffler un peu face à la grogne sociale qui ne cesse de monter. On parle de la démission de SBM, surtout, depuis que les religieux s’y sont mêlés et l’exigent depuis le fameux meeting du stade du 26 mars. Des observateurs sont allés jusqu’à faire croire qu’il en a été question lors de la réunion IBK-SOUMI. Nous sommes en mesure de vous affirmer, nous fiant à des sources du côté de la présidence comme du siège de l’URD, qu’il n’a pas été question de la démission de SBM lors de cette rencontre. Soumaïla, nous dit-on, est dans d’autres préoccupations en faveur du pays et de la construction nationale.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Migrances: le défi migratoire et le Fcfa au cœur de l’édition spéciale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/migrances-le-defi-migratoire-et-le-fcfa-au-coeur-de-ledition-speciale-2804020.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 01:15:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Forum pour un autre monde (Foram) a organisé samedi 16 février, au Mémorial Modibo Keïta, l’édition spéciale des migrances sur le thème «le défi migratoire et le Fcfa : sortir ensemble de l’impasse». Cette édition des migrances à Bamako fait suite celle tenue le 20 janvier dernier à la Bellevilloise à Paris. Le choix de la capitale du Mali vise à rendre hommage aussi au président Modibo Keïta qui avait fait de la souveraineté monétaire l’une des exigences de l’indépendance du pays.</strong>

Pour mener des réflexions sur ce thème : «le défi migratoire et le Fcfa : sortir ensemble de l’impasse», les panelistes invités étaient Martial Ze Belinga,Taoufik Ben Abdallah,KafoNubukpo, Pr. Issa N’Diaye, Mamadou Coulibaly,Demba Moussa Dembélé et Aminata Dramane Traoré.

L’Afrique fait face, depuis près de deux décennies, à une véritable saignée humaine sans qu’une position collective concertée et partagée vienne changer, un tant soit peu, le cours désastreux des événements. Cette absence de réaction publique, intellectuelle et sociale africaine forte était manifeste quand deux adolescents guinéens et un jeune camerounais (1998 et 1999) sont morts dans des trains d’atterrissage d’avions, en tentant de rallier l’Europe. À cela s’ajoute une longue liste de violences institutionnelles, policières, mafieuses liées à la criminalisation de la mobilité humaine quand les marchandises et les capitaux circulent librement.

Face à cette situation, des intellectuels, artistes, acteurs des sociétés civiles africaines ont décidé d’assumer pleinement leur part de responsabilité dans la défense des droits humains et la dignité des migrants. Les instrumentalisations politiciennes du lien entre cette tragédie et le Fcfa n’augurent en rien de lendemains meilleurs pour l’Afrique et les Africains.

Un débat d’idées rigoureux en vue d’une mobilisation des opinions publiques et des forces sociales à la hauteur de la gravité de la situation s’impose. C’est pourquoi, le Forum pour un autre monde(Foram) a organisé cette édition spéciale des migrances à Bamako, qui fait suite à celle tenue le 20 janvier dernier à Bellevilloise à Paris.

Dans son discours, la présidente du Foram, Aminata Dramane Traoré, a expliqué que les problèmes, ce ne sont pas l’Afrique et les migrants, mais  c’est que le modèle économique injuste, prédateur, incapable de répondre à la légitime demande des gens de travailler et de vivre décemment chez eux.

Elle s’est réjouie de recevoir à Bamako ses frères du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Congo, du Cameroun, de la Tunisie, etc., pour dire à vive voix, ostensible et claire que la faiblesse de nos démocraties, c’est le déficit de connaissance sur les enjeux économique et géopolitique qui nous valent aujourd’hui toutes ces crises, fractures,divisions internes dans nos sociétés et entre nos pays.

«Autant  nous sommes choqués par le traitement inhumain et dégradant réservé au Subsaharien par un Occident qui croit que nous devons absolument ouvrir nos économies à ses entreprises pour qu’il puisse piller davantage et garantir la croissance et l’emploi à ses concitoyens, autant nous nous posons des questions sur le sens de l’intégration africaine, de l’Union africaine», a déclaré Aminata Dramane Traoré.

Prenant la parole, le conférencier, Martial Ze Belinga, a fait son exposé sur les migrations africaines : une vision globale décoloniale. Il a expliqué que nous devons sortir de l’idéologie actuelle de la migration qui fait d’elle l’envahissement de l’Europe. Selon lui, la migration a quelque de chose de positif, comme par exemple, la transmission de connaissances et de culture. Martial Ze Belinga a aussi souligné que les conditions d’existence poussent les jeunes africains à sortir du continent. Il a proposé des solutions parmi lesquelles, la décolonisation du savoir.

Dans son exposé, le Pr. Issa N’Diaye a expliqué les déterminants politiques et géopolitiques des départs des jeunes africains. Selon lui, les problèmes de nos pays ne sont pas seulement la mal gouvernance et la corruption, mais ce sont aussi un système mondial de prédation qui se fait avec nos dirigeants. Le professeur Issa N’Diaye a fait savoir que 67%  des ressources de l’Afrique sont volées par les multinationales.

À l’en croire, la situation de migration est la conséquence du pillage par le système mondial de prédation. Il propose de changer ce modèle qui a montré ses limites. Pour ce faire, Issa N’Diaye a indiqué que c’est aux Africains de réfléchir aux alternatives nouvelles.

<strong> </strong>

<strong>Bourama Keita</strong>

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<title>Cadre de concertation nationale : le chronogramme des élections validé</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/cadre-de-concertation-nationale-le-chronogramme-des-elections-valide-2804019.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 01:15:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La salle de conférence du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales a abrité, le jeudi 14 février, à  la réunion du cadre de concertation nationale. C’était sous l’égide du ministre Mohamed Ag Erlaf.</strong>

Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit de la session de formation technique du cadre de concertation nationale, de la mise en place de la formation technique et l’examen du chronogramme des consultations référendaires et électorales de 2019.

À l’issue de la réunion, trois grandes commissions ont été mises en place: la commission réorganisation territoriale, la commission loi organique pour l’élection des députés et loi organique pour l’élection des sénateurs et enfin la commission révision constitutionnelle. Cette dernière ne discutera uniquement que de la date du référendum. La rédaction de la Constitution est confiée au comité d’experts qui a déjà pris fonction.

Validé par la  formation technique, le chronogramme sera soumis à la formation politique. Le secrétaire à l’organisation du Bureau politique du Rassemblement pour le Mali (RPM) se dit satisfait de la réunion.  «Nous sommes pratiquement d’accord sur tout le chronogramme», a-t-il affirmé. Certaines dates, selon lui, sont immuables  notamment le référendum et surtout les élections législatives. Lesquelles, à l’en croire, doivent se tenir avant le 30 juin. Elles sont pour le moment annoncées pour le 9 juin.

L’admission des organisations de la société civile comme observatrices permet au cadre de concertation d’avoir un caractère inclusif. Justement, selon l’un des représentants de la société civile, l’ancien Premier ministre Mohamed Hamed Ag Hamani, c’est tout le peuple malien qui est concerné par les réunions du cadre. «Le peuple malien est le principal concerné. C’est pour lui que tout ce travail se fait», a-t-il analysé.

Sur la myriade de partis politiques de l’opposition, seul le parti ADP-Mali était présent à la réunion. Sur la question de leur absence, l’ancien Premier ministre s’agace. «<em>Vous savez je ne suis membre d’aucun parti politique. Depuis 1991, nous avons un multipartisme intégral. Ça a servi à quoi </em>?». D’après lui, le Mali compte près de deux-cents partis politiques. Pourtant, poursuit-il, «<em>on est dans la crise la plus profonde que le pays n’a jamais connue</em>».

Il a, dans le même registre, invité les partis politiques à abandonner les guéguerres pour s’occuper au seul parti qui vaille la peine, c'est-à-dire le Mali.  Après on pourra créer d’autres partis, a-t-il précisé. «Il faut qu’on fasse un DDR des partis politiques pour qu’on construise le  Mali», a ironisé Mohamed Hamed Ag Hamani.

Il convient de rappeler que le cadre de concertation nationale a pour mission de donner des avis et de formuler des propositions au gouvernement sur les questions qui lui sont soumises. Présidé par le ministre de l’Administration territoriale, le cadre comprend une formation technique et une formation politique.

<strong>Abdoul Madjid Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pédophilie : l’Imam, le Président et la Prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/pedophilie-limam-le-president-et-la-prison-2804011.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 01:11:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour des raisons évidentes, nous ne donnerons ici aucune indication, ni sur l’identité de l’imam, ni sur celle de la victime ou ses parents ; même si toutes les parties vivent toujours à Bamako et que notre imam se fait une belle place au soleil depuis un certain temps et a, véritablement, pignon sur rue dans le pays.</em></strong>

Nous n’en doutons pas, certains auront à dire et à redire au sujet de la posture que nous adoptons dans ce «papier» ; cela n’est pas notre tasse de thé. Beaucoup savent de quoi il s’agit, connaissent l’imam, la fille, ses parents, et savent que c’est le président de la République qui s’est impliqué dans cette affaire qui n’a bizarrement pas «fuité».

Comme nous l’écrivions, tantôt, il ne s’agit pas, pour nous, à travers cet article, d’informer sur une affaire connue de quasiment tous, ou de citer des noms (rien ne nous y oblige) ; il s’agit plutôt de prouver, à suffisance, cette preuve à l’appui, dans quel pays injuste et faux nous vivons.

Pour revenir à notre imam, il a, il y a de cela quelques années, violé une petite fille de 13 ans. Une petite fille proche d’amis à lui. La fille, en réalité,venait, souvent, chez lui, avec ses parents et elle a tapé dans l’œil de l’imam qui a souhaité faire d’elle une de ses épouses. Face au niet catégorique de ses parents, il a trouvé un moyen pour être seul avec la fille et l’a violée. Nous n’en dirons pas plus.

Quand les parents ont porté l’affaire devant les tribunaux, le chef de l’Etat, à l’époque, est entré dans la danse à travers son épouse et d’autres proches. Ils ont mis une telle pression sur les parents de la victime qu’ils ont préféré «oublier» cette affaire. Notre imam s’en est ainsi sorti sans aucune égratignure. Étrangement, il a combattu tous ceux qui lui ont évité la prison.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ministère du Plan et de l’Aménagement du territoire :  Après l’entourloupe de la DFM, justice sera&#45;t&#45;elle rendue ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ministere-du-plan-et-de-lamenagement-du-territoire-apres-lentourloupe-de-la-dfm-justice-sera-t-elle-rendue-2804014.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 01:06:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les mauvaises habitudes ont la vie dure. La gestion opaque de certaines Directions des finances et du matériel (DFM), en complicité avec certains soumissionnaires aux marchés publics, dépasse tout entendement. Et anéantit tous les efforts de redressement du ministre de l’Economie et des Finances. </em></strong>

Des irrégularités, l’attribution de ce marché en a connues beaucoup. Il s’agit du marché d’attribution de 7327 tablettes et accessoires informatiques. Stratagème choisi : écarter tous les autres soumissionnaires dont la société SOPRESCOM. Laquelle a été éliminée au dépouillement des offres au profit de la société attributaire provisoire du marché controversé.

Les faits. Aumois d’avril 2018, le ministère du Plan et de l’Aménagement du territoire lançait un appel d’offres pour la fourniture de matériels informatiques devant servir  au recensement de la population  et de l’habitat de 2019.

SOPRESCOM postule. Son offre était jugée moins-disant et répondait à tous les critères des clauses du contrat relatif aux conditions de qualification applicables aux soumissionnaires. Surprise désagréable : la Direction des finances et du Matériel du ministère du Plan et de l’Aménagement du territoire l’informe par courrier que le marché est attribué à une société qui propose des sommes rondelettes.

Alors que la société SOPRESCOM proposait 691 668 800 FCFA,<strong> </strong>l’autre entreprise en était à 942 435 375 FCFA. Étonnement,c’est elle qui a été déclarée bénéficiaire provisoire du marché. En clair, la DFM a tout simplement décidé de jeter plus de deux-cents millions de l’Etat par les fenêtres.

SOPRESCOM ne pouvait donc pas s’accommoder d’une telle injustice flagrante. Elle a réagi et exigé des explications sur le rejet de son dossier. Pour toute explication, la DFM lui fera signifier que les scanners fournis par elle, dans un marché similaire, n’étaient pasdu matériel informatique. Toute chose qui a motivé le rejet de son offre.

La vérité est ailleurs. Sur la contestation engagée par SOPRESCOM, l’Autorité de Régulation des Marchés et des Délégations de Service Public (ARMDS) a démenti le motif de rejet avancé par la DFM et ordonné la réintégration de l’offre de la société SOPRESCOM SARL. L’évaluation de l’appel d’offres devait donc poursuivre son cours.

La DFM s’y refuse. Avec l’attributaire provisoire, elle saisit la justice pour demander l’arrêt de l’exécution de la décision d’évaluation de l’ARMDS ainsi que son annulation. L’affaire est devant la Section administrative de la Cour suprême. Laquelle a rendu sa première décision en l’absence de SOPRESCOM, victime d’une grossière erreur de date de la convocation pour comparaître à l’audience.

En effet, la société SOPRESCOM SARL, représentée par son gérant, est avisée, le mercredi 19 décembre 2018, à 15 heuresmoins, que l’affaire susmentionnée était inscrite au rôle d’audience de la section administrative, le jeudi 19 décembre 2019 à 15h, pour représenter ses observations orales.

Alors qu’en réalité, l’audience s’était tenue quelques minutes après la remise de cette convocation pour ainsi rendre le même jour une décision de sursis favorable à la DFM et à l’attributaire provisoire, en l’absence de SOPRESCOM.

Pot auxroses : la date du jeudi indiquée sur la convocation devait correspondre normalement au 20 décembre 2018 au lieu du 19 décembre 2018.Grossière erreur ou non de la Section Administrative de la Cour Suprême ? En tout cas, cette grossière erreur permettait au processus de passation du marché de suivre son cours.

Ce jeudi, les responsables de SOPRESCOM attendent que justice soit rendue au cours de la seconde manche consistant en la procédure en annulation. Que la vérité triomphe !

Au demeurant, il y a peu de chance que le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, qui est le dernier signataire de ce dossier, décide de faire perdre plus de 250 millions à l’Etat, en ces temps de contraintes budgétaires où le moindre centime doit compter pour le pays. À moins qu’il veuille donner du grain à moudre à ses détracteurs !

<strong>DioncoundaSamaké</strong>

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<title>Almou Ag Mohamed :  «L’Etat tarde à se redéployer dans l’Azawad»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/almou-ag-mohamed-letat-tarde-a-se-redeployer-dans-lazawad-2804008.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 01:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans les lignes qui suivent, Almou Ag Mohamed explique le bien-fondé des mesures que la Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad) avait voulu instaurer dans la ville de Kidal. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas tendre avec l’Etat qui tarde à assurer sa présence à Kidal.</em></strong>

Afin d’éclairer l’opinion publique tant nationale qu’internationale quant aux récentes prises des décisions du Comité Directeur de la Cma, sous les n°09 et 10/2019 relatives à la gestion sécuritaire de la ville de Kidal, le devoir d’apporter les éclaircissements suivants s'impose.

Faut-il rappeler que récemment encore, le représentant spécial du SG des NU préconisait de revisiter ses relations avec les mouvements signataires de l’Accord, ce qui implique que la CMA, bien entendu, à défaut d’être directement indexée comme partie prenante dans les douloureux événements cycliques qui ciblent les contingents de maintien de la paix, est au moins taxée de laxisme à l’égard des instigateurs de la déstabilisation.

Dès lors qu’elle décide d’élaborer une stratégie viable pour le traitement du sujet qui préoccupe la majeure partie des villes maliennes, soit la quiétude des populations et la protection de ses biens, un alarmisme inquiétant s’installe dû essentiellement à des lectures biaisées, transversales et partisanes qui altèrent le bien-fondé de la décision.

L’Article 1 de la décision n°09/2019/CD/CMA du 30 janvier 2019 portant mise en place d’une opération de police de sécurisation cadre d’emblée le but et les objectifs de la décision. Elle est circonscrite dans le temps et dans l’espace. Tous les articles suivants développent et  consolident le caractère de  l’OPERATION. L’ampliation du document aux forces en présence confirme à suffisance l’attribut complémentaire  de l’action.

S’agissant de la décision n°10/2019/CD/CMA de la même date portant dispositions générales relatives au traitement de certains aspects jugés d’utilité publique adossées à l’opération, il n’est nulle part question que la Cma se substitue ni à l’administration, ni à aucune structure étatique quasiment inopérante pour le moment pour des raisons également indépendantes de sa seule volonté. La décision de la Cma se fonde sur la demande pressante des populations victimes d’une insécurité amplifiée par l’absence de mesures coercitives.

Pour la juguler en l’absence de l’Etat et de ses démembrements, seule la justice transitionnelle reste l’alternative conformément à l’article 46– chapitre 14 –titre V aliéna 2–11 et 12 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Elle a toujours été la source des règlements et de régulation des conflits et des délits. À cet égard, il nous semble inutile de rappeler qu’elle puise ses valeurs dans le droit islamique reconnu positif et ce depuis la nuit des temps. Un Cadi officie les prescriptions de cette jurisprudence sans autorité d’exécuter les sentences prononcées.

Les différents secteurs auxquels fait référence la décision restent les plus préoccupants et ne sauraient souffrir d’aucun retard aux risques majeurs de remettre en cause le précaire équilibre acquis. Le manque d’autorité a permis des fautes très graves dont l’occupation anarchique des domaines publics.

S’agissant de la décision relative aux étrangers, la récente mais abondante activité d’orpaillage artisanal dans la région de Kidal, a attiré des centaines d’étrangers issus de diverses nationalités d’origine africaine(Soudan, Tchad, Burkina Faso...).

En attendant le reploiement de l’administration et des services de l’Etat compétents en la matière, tel que prévu par l’accord pour la paix, la sécurité de ces personnes et celles des populations de Kidal incombe en partie à la Cma ; et c’est dans le souci de prendre en compte les aspects secrétaires liés à cette présence d’étrangers que s’inscrit cette décision.

La Cma a remarqué une activité de commerce inquiétant et clandestin d’alcool et de stupéfiants menaçant dangereusement la jeunesse de la région. Pour des raisons préventives, de santé publique, sécuritaires, d’éthique, morales, de respect des us et coutumes des citoyens, elle prohibe tous actes de délinquance, ses outils et ses origines qui troublent l’ordre public et la quiétude des citoyens.

La démarche de la Cma s’inscrit dans son souci permanent de répondre aux sollicitations et préoccupations des populations sans nuls préjudices sur les prérogatives et les compétences régaliennes de l’Etat encore qui tardent à se redéployer dans l’Azawad, et n’envisage aucune mesure contraignante à l’Accord, encore moins à sa violation.

<strong> </strong>

<strong>Almou Ag Mohamed</strong>

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<title>Autrement dit :  La Nature a horreur du vide…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-la-nature-a-horreur-du-vide-2804009.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 00:58:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La République de Kidal est née. C’est ce que se sont dit plusieurs de nos compatriotes en lisant le communiqué dans lequel les responsables de la Cma (les maîtres de Kidal) s’octroyaient de robustes prorogatives dans le cadre de la gestion de cette ville, dans le souci, ont-ils avancé, de «règlementer» certains secteurs.</em></strong>

Des mesures qui interdisaient la vente et la consommation d’alcool à Kidal ; mettaient l’accent sur le Cadi (juge religieux musulman) et soumettaient les étrangers à un titre de séjour ou à avoir un tuteur légal à Kidal.

Le document qui a circulé sur Internet et dans quasiment toutes les rédactions, à travers le monde, était très clair et précisait que,désormais, les contraventions, les délits et les crimes devenaient des secteurs réglementés par la Cma qui s’arrogeait, même, le droit de désigner un  juge musulman chargé de trancher les litiges.

«Les contraventions sont réprimées par les services de répression et rendent compte aux cadis à travers un procès-verbal». Les délits et crimes ne sont traités que par la justice «Alqada», précise la Cma dans son communiqué, faisant référence au cadi. Il ne fallait pas plus pour susciter une levée de boucliers au sein du gouvernement et des partenaires du Mali.

La Minusma, les Etats-Unis, la France, la CSA (Comité de Suivi de l’Accord), tous, ont dit non à cette charia déguisée qu’Algabass et ses amis voulaient instaurer à Kidal pour faire plaisir à leur mentor qu’est Iyad.

La Cma, en réalité, a profité de deux choses voire trois : l’absence de l’Etat, la recrudescence de la violence à Kidal, mais aussi la situation politique confuse au sud avec toutes ces contestations et ces mouvements. L’occasion faisant le larron, ils se sont dit qu’ils pouvaient s’engouffrer dans ces grosses brèches. Ils ont, a-t-on appris, rapproché le gouverneur à qui il a été proposé des mesures pour lutter contre les assassinats ciblés qui commençaient à faire légion dans la zone.

Le gouverneur de l’exécutif qui, selon l’accord, n’exerce, au nom de l’Etat, qu’un contrôle à posteriori sur les décisions des ex-mouvements, a, naturellement, donné son accord, car il s’agissait, pour lui, de protéger les populations de Kidal mais, nulle intention, en ce qui le concerne, de cautionner l’instauration d’une quelconque charia à Kidal.

Aussi, la Cma, à cause de l’absence de l’Etat à Kidal, se permet certains comportements. Des actes pour le moins compréhensifs quand on sait que toute une communauté a besoin d’organisation pour sa bonne marche. Et c’est ce que la Cma met en avant pour justifier certaines de ses décisions.

Heureusement que, depuis, la Cma est revenue sur tout et se dit prête à discuter avec le gouvernement au sujet de ces mesures. Comme s’il manquait un cadre de discussion.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

&nbsp;

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<title>Paralysie des départements ministériels</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/paralysie-des-departements-ministeriels-2802646.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 04:32:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après l’échec des négociations avec le gouvernement, la coordination des quatre syndicats des DAF, DRH, CPS et DFM de la Primature et des départements ministériels est en rébellion. Ils protestent contre la décision du gouvernement, notamment leur omission dans l’application de certains décrets.  </em></strong>

Exclus du décret N°2018-541/P-RM du 05 juillet 2018 et celui N°2018-0653/P-RM du 08 août 2018, la coordination des comités syndicaux des Directions de l’administration et des finances (DAF), des directions de ressources humaines (DRH), des cellules de planification et de la statistique (CPS) et les directions des finances et du matériel (DFM) de la Primature et des départements ministériels durcit le ton.

Elle met en exécution sa menace d’où le mot d’ordre de grève qu’ils ont commencé le lundi dernier. Ainsi, nous sommes partis pour une nouvelle grève de deux semaines qui paralysera l’administration gouvernementale.

Pour ces principaux acteurs de l’exécution du budget et dépenses publiques, c’est un impératif que l’Etat corrige «l’injustice» en adoptant à l’aveugle les décrets N°2018-541/P-RM du 05 juillet 2018 et N°2018-0653/P-RM du 08 août 2018.

Les grévistes dénoncent la mauvaise foi du gouvernement : «depuis le début de cette réclamation syndicale, il y a cinq mois, le gouvernement n’a pas présenté aucun mémoire».

D’où la colère du coordinateur des comités syndicaux des DAF, DRH, CPS et les DFM, Issa Synayoko. Suivant ses propos, l’échec des négociations est la faute du gouvernement qui n’a pas présenté un vrai document afin d’engager les négociations.

Pourtant, explique-t-il, la coordination a fourni son mémoire en défense. Partant de ce constat d’échec et de mauvaise foi du gouvernement, la commission de conciliation a tout simplement réclamé la suspension des négociations.

Comme dans les quatre précédents, dans le préavis de grève du 23 janvier dernier,  la coordination réclame l’élargissement à leurs services respectifs des avantages des décrets N°2018-541/P-RM du 05 juillet 2018 et N°2018-0653/P-RM du 08 août 2018. Mieux, d’accorder des privilèges pécuniaires à leurs collaborateurs directs de la direction générale du Budget, de la direction nationale de la planification du développement, de la direction nationale du contrôle financier et le personnel des services du ministère de la Fonction publique. Si les réclamations aboutissent, ceux-ci pourront obtenir des primes et indemnités allant de 5 000 à 200 000 FCFA, selon les catégories et fonctions.

La bataille est ouverte et ce sont les usagers qui payent les frais de cette guéguerre entre le gouvernement et les syndicats des DAF, des DRH, des CPS et les DFM.En attendant, une solution ou une reprise, l’administration financière du gouvernement est paralysée.

<strong>Moumouni Sacko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tel&#45;Aviv veut acheter Bamako à 20 millions d’euros</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/tel-aviv-veut-acheter-bamako-a-20-millions-deuros-2802633.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 01:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon un site d’information, Kibaru africa, la visite au Tchad du Premier ministre Boubèye Maïga, annoncée pour le 22 janvier passé, avait fait l'objet d'intenses tractations et de pressions dans les coulisses du pouvoir. Le président tchadien, en tant que facilitateur, devait à cette occasion favoriser un rapprochement entre Tel-Aviv et Bamako. Le refus des milieux religieux maliens et l’indignation des chancelleries arabes à Bamako auraient fait reculer les autorités maliennes. Lesquelles semblent ne pas renoncer à l’éventualité d’un rapprochement, après l’alléchante proposition d’Israël de 20 millions d’euros d’appui budgétaire au gouvernement malien. En tout cas, le président IBK aurait ordonné la reprise des discussions sur la faisabilité du voyage. Par ailleurs, Paris redouterait les conséquences sécuritaires d’un tel rapprochement sur le Mali.

<strong>404 ex-combattants déclarés inaptes à Mopti </strong>

Le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) a pu démarrer dans la région de Mopti. Il a pour but d’inviter les groupes armés du centre à déposer leurs armes obtenues de façon illégale pour qu’enfin, la paix puisse régner et qu’ils soient eux-mêmes pris en compte par le DDR. Déjà, 5 mille combattants ont pu être enregistrés. Quant aux armes, plus de 800 armes de guerre, 2 fusils de chasse et armes traditionnelles et 2 grenades ont été récupérés, aux dires d’Oumar Dicko, coordinateur du processus DDR. À s’en tenir à ses dires, le camp de Mopti, servira à abriter les éléments enregistrés. Par ailleurs, ils étaient 1725 à avoir été enregistrés sur lesquels 899 ont été déclarés aptes et 404 inaptes. Il s’agit des ex-combattants issus des mouvements signataires dans les différents bataillons du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc), concernés par le processus de DR/intégration accélérée.

<strong>Comité d’experts : le 1<sup>er</sup> avril comme objectif final</strong>

La remise de l’avant-projet de loi constitutionnelle, dont la rédaction incombe au comité d’experts mis en place par un décret en date du 12 janvier, est prévue pour ce 1<sup>er</sup> avril. En amont, le comité d’experts annonce vouloir faire des consultations et fora citoyens, impliquant tous les groupes de citoyens organisés. Ne seront pas moins importants dans ce processus, les acteurs sociopolitiques, les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, mais aussi les partenaires techniques et financiers, les institutions et organisations internationales accréditées au Mali, les directeurs et rédacteurs en chef des organes de presse privés et publics et des correspondants des médias internationaux. Si la méthodologie du comité d’experts paraît limpide, tous les acteurs ne semblent pas enthousiasmés par cette réforme constitutionnelle, en raison de l’absence de concertations en amont. Écueil.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PDD&#45;DIN phase II (2017&#45;2022): le comité de pilotage se met à la tâche</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pdd-din-phase-ii-2017-2022-le-comite-de-pilotage-se-met-a-la-tache-2802647.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/pdd-din-phase-ii-2017-2022-le-comite-de-pilotage-se-met-a-la-tache-2802647.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 01:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La 2<sup>ème</sup>session du comité de pilotage du Programme de développement durable du Delta intérieur du Niger (PDD-DIN-Phase II) s’est ouverte jeudi 7 février au Centre de formation pour le développement, à l’ACI 2000, sous l’égide du directeur national des Eaux et Forêts, l’Inspecteur général Mamadou Gakou.</strong>

Le Programme de développement durable du Delta intérieur du Niger a été conçu comme un cadre fédérateur de planification des projets et programmes intervenant dans le Delta intérieur du Niger. De fait, le schéma d’aménagement et de développement durable du Delta intérieur du Niger a été élaboré pendant la phase transitoire pour mettre en synergie l’ensemble des interventions du Delta intérieur du Niger, dont le plan d’action va être mis en œuvre au cours de cette deuxième phase.

Dans son discours d’ouverture, l’Inspecteur général Mamadou Gakou, directeur national des eaux et forêts, a rappelé la contribution financière du Royaume de Suède pour un montant de 94 300 000 de couronnes suédoises soit 6 412 400 000Fcfa, représentant un taux de 89% du montant global avec une contrepartie malienne de 788 633 000Fcfa soit 11%.

Selon M. Gakou, cette aide financière aura pour objectif global de «contribuer au développement durable du DIN à travers une vision partagée et une approche concertée de lutte contre la pauvreté des hommes et des femmes du Delta intérieur du Niger dans un contexte de changement climatique».

Pour atteindre ses objectifs, le PDD-DIN-phase II ambitionne d’entreprendre des activités portant, entre autres, sur la création d’un organe de pilotage du schéma d’aménagement et de développement durable (SADD) du Delta intérieur du Niger prenant en compte les aspects genres; la gestion durable de l’environnement à travers la protection et la conservation des écosystèmes, la résilience des populations au changement climatique et la promotion des énergies nouvelles et renouvelables.

Par ailleurs, le programme vise l’assainissement par la construction des ouvrages d’assainissements collectifs; la sécurité alimentaire par l’aménagement des périmètres maraîchers et irrigués villageois, des fermes piscicoles et avicoles, l’embouche des petits ruminants et la facilitation de l’accès aux moyens de production; la réduction des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles dans le DIN à travers le développement des initiatives de bonne gouvernance…

Il faut ajouter que le comité de pilotage est la cheville ouvrièrede ce programme. Il lui est assigné entre autres missions : approuver les rapports narratif et financier ainsi que les plans de travail, les budgets et plans annuels de passation des marchés du PDD-DIN-phase II; suivre l’avancement de la mise en œuvre des activités sur la base des rapports d’avancement; assurer la cohésion entre les activités des composantes entre elles, des composantes avec les politiques nationales et sectorielles et celles d’autres projets et programmes et approuver les recommandations des revues annuelles.

À cette deuxième session, on pouvait noter la présence desgouverneurs des régions de Ségou, Mopti et Tombouctou, les présidents des conseils régionaux de Ségou, Mopti et Tombouctou, le chargé de programme de gestion des ressources naturelles, du changement climatique à l’Ambassade du Royaume de Suède à Bamako et les membres du comité de pilotage du PDD-DIN phase II.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>

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<title>Soumeylou Boubèye Maïga : le dernier rempart</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumeylou-boubeye-maiga-le-dernier-rempart-2802643.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 01:12:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Qu’on l’aime ou pas, son parcours ne laisse personne indifférent. Soumeylou est, des hommes politiques maliens, celui qui sait le mieux rebondir et qui s’est toujours relevé de situations extrêmement périlleuses.</em></strong>

<strong> </strong>À chaque fois qu’on le croit «mort», il ressuscite de plus belle et se rend, encore plus, incontournable. L’homme s’est révélé au grand public à la fin des années 80 (début 90) quand, sentant souffler le vent de la démocratie, le dictateur Moussa Traoré, à l’époque président de la République du Mali, a décidé de «libérer» la parole et écouter ses concitoyens. Un exercice démocratique salué à l’époque et qui a permis à certains de nos compatriotes de s’exprimer en face du président et dire ce qu’ils avaient sur le cœur.

Un jeune et longiligne orateur sortit du lot et se fit remarquer. Il s’agissait d’un certain SoumeylouBoubèye, journaliste de son état. Le courage de ses propos étonna plus d’un et nombreux sont les Maliens qui commençaient, déjà, à craindre pour sa vie. Rien. Il parvint, avec plusieurs autres démocrates et l’ensemble de nos compatriotes épris de liberté, de paix, de démocratie et de justice, à avoir raison du très craint général Moussa Traoré, président de la République, chef de l’Etat et président de l’Union démocratique du peuple malien (Unique parti au pouvoir).

Sous la transition dirigée par Amadou Toumani Touré, comme il fallait s’y attendre, il commença à occuper des postes importants dans la haute administration et dans les structures sécuritaires. Il joua, discrètement, un grand rôledans la conduite de cette période intérimaire et dans l’organisation des premières élections pluralistes dans notre pays ; sans oublier, l’accession au pouvoir de son parti l’Adéma Pasj à travers Alpha Oumar Konaré.

C’est donc, tout naturellement, que ce dernier l’appela à ses côtés dès sa prise de fonction. Patron du cabinet du président de la République, tout- puissant directeur de la sécurité d’Etat (la police politique du régime Adema), ensuite ministre de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou, sans l’avoir été officiellement, a été l’homme fort du régime Alpha qu’il a sauvé, à plusieurs reprises, contre plusieurs coups foireux.

Il a, d’ailleurs, à la fin du mandat de ce dernier, nourri l’ambition de le remplacer à Koulouba. Malheureusement, il en avait été décidé autrement par les militants de son parti qui refusèrent de le désigner candidat au profit de Soumaïla Cissé à l’issue d’une convention organisée pour la circonstance.

Au retour d’ATT au pouvoir à travers les urnes, il prit le soin, lui qui avait été «dribblé», disent les méchantes langues par SBM lors de la campagne, d’écarter ce dernier pendant longtemps. Cette fois-ci, on dit l’homme, définitivement, fini. C’est vrai qu’il a vécu une traversée du désert avant de rebondir en 2011 à travers le gouvernement de Mariam Kaïdama Sidibé, en tant que ministre des Affaires étrangères.

Il occupa ce poste jusqu’au coup d’Etat qui l’a encore une fois fait disparaître un moment avant qu’il ne réapparaisse avec IBK comme ministre de la Défense. Il ne garde évidemment pas un bon souvenir de ce passage dans le gouvernement, surtout de MoussaMara et l’entêtement de ce dernier à aller livrer les soldats maliens à la boucherie à Kidal.

À l’époque, SBM refusa d’aller à Kidal et démissionna quelques jours plus tard, fondamentalement déçu, disent certains de ses proches, des propos tenus, à son encontre, par le président de la République.

Encore une fois, on commença à l’oublier quand il surprit tout le monde en revenant par la grande porte en tant que secrétaire général de la Présidence de la République. Et maintenant, Premier ministre. Quelle surprise nous réserve-t-il encore ?

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

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<title>Autrement dit :  Sale chantage…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-sale-chantage-2802639.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 01:04:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis quelques années, ils ont pignon sur rue dans notre pays. Aucune décision, aucune mesure importante ne peut être prise sans leur avis et leur aval. Les leaders religieux (c’est d’eux qu’il s’agit, justement), sont, désormais, dans tout et s’intéressent à tout au Mali. On dit même qu’ils occupent (la nature ayant horreur du vide) la place que les responsables politiques ont abandonnée sur une scène qui devait être la leur. </em></strong>

Petit à petit, pas à pas, ils ont dragué de manière subtile cet espace dont ils usent et abusent, présentement, de fort belle manière, estimant, avec la complicité de responsables politiques, que rien ne doit se faire sans eux.

Certains leaders musulmans (seuls les leaders de cette religion excellent en la matière et ils ne le font pas tous) se sentent et se croient tellement puissants qu’ils pensent que le président de la République leur doit son accession à la magistrature suprême et ne cessent de le répéter à l’envi : «Nous lui avons donné le pays» ; pour expliquer le rôle qu’ils ont joué dans le cadre du premier mandat d’IBK.

Ironie du sort, IBK qui essuie le courroux de certains leaders musulmans à présent est celui à qui on reproche la responsabilité de leur irruption sur la scène politique, celui qui a utilisé, le plus, la religion pour son ascension.

Souvenez-vous, déjà, en 2002, de ses posters, dans un journal de la place (Infomatin, pour ne pas le citer), avec le Chérif de Nioro qui, déjà, avait choisi son camp contre ATT. Ce dernier l’avait emporté mais IBK et son nouvel allié de Cherif n’en démordaient pas et n’avaient pas dit leur dernier mot. Ils attendaient, juste, l’occasion idéale pour remettre le couvert et se faire signaler à travers la religion. L’affaire dite du code de la famille sous ATT était la plus propice.

Pour protester contre ce projet et faire reculer les pouvoirs publics, tous les moyens étaient bons et l’imposante marée humaine qui a occupé des heures durant les rues de Bamako (faisant craindre le pire avec l’absence du président et tout son gouvernement) a suffi pour qu’ATT comprenne que son projet était mort-né, que les interlocuteurs en face n’étaient pas là pour dialoguer, mais, pour imposer leur volonté qu’ils assimilent à celle de la religion.

Depuis, il faut reconnaître que ce pays n’a plus connu la stabilité dont nous nous vantions et la religion musulmane n’est jamais étrangère aux soubresauts résiduels que le Mali vit, depuis bientôt une décennie et, de leur bouche, un nom est toujours cité : IBK. Ce dernier, parce qu’à un moment donné, a cru bon impliquer les religieux, fait l’objet, aujourd’hui, de toutes les pressions. Tel fut le cas au stade du 26 mars le week-end dernier à travers la demande de la démission du Premier ministre.

En réalité, à travers ce message, on s’attaque plus au président de la République, à qui on veut imposer des décisions, qu’au Premier ministre.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Armée reconstituée : le cas typique des déserteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/armee-reconstituee-le-cas-typique-des-deserteurs-2802642.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 00:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce sont mille et des poussières de déserteurs qui avaient été annoncés. Finalement, ils sont seulement 420 éléments qui ont répondu à l’appel de l’armée malienne. Des interrogations mais aussi des inquiétudes.  </strong>

Lundi dernier, à l’école nationale de la gendarmerie de Faladiè, le chef d’état-major, le Général de Division M’Bemba Moussa Kéita, a eu droit à une présentation physique des déserteurs de l’armée malienne.

Désormais, ces ex-membres des Forces armées maliennes (Fama) vont regagner les rangs de l’armée malienne reconstituée suivant les termes de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. À quelles conditions ?

En effet, ils auront droit à leur grade et leur ancienneté avant la rébellion. Des sources militaires indiquent qu’à partir de ce mois de janvier, ils bénéficieront de leur prise en charge. Selon ce que l’on sait, dans les rangs des«revenants», on compte des officiers, sous-officiers et autres militaires du rang ayant déserté l’armée malienne. Pour être apte à regagner les rangs des Fama, ils passeront par un recyclage.

Alors qu’il était attendu mille et des poussières, ce sont 420 déserteurs qui ont été présentés.Y a-t-il un problème ? Oui. Puisque  les éléments vont être d’abord repartis entre différents camps militaires et centres de formation. Par exemple : les officiers sont  internés à l’école de la gendarmerie, les sous-officiers au camp de Markala et les militaires du rang au centre d’instruction de Séguéla.

Le général Kéita a souhaité aux ex-déserteurs la bienvenue dans les rangs de l’armée malienne. Atmosphère inédite mais le général a tenu à rassurer et saluer la présence physique de 420 déserteurs sur un millier qui étaient partis dans la rébellion.

Il en a profité pour formuler des conseils à leur adresse.Le général Mbemba affiche un grand optimise à travers ce retour qui cadre avec la volonté de concrétisation du volet défense et sécurité de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Non sans instruire l’urgence de la mise en place de mesures idoines pour l’accueil de ces hommes.

Lepatron des armées du Mali a fait remarquer aux déserteurs le devoir de respecter les principes de discipline et de loyauté qui constituent des valeurs propres à toute armée républicaine.

Est-ce la fin du conflit armé ? La concrétisation de la notion armée nationale reconstituée passe par cette étape de retour des déserteurs et surtout le comportement qu’ils vont adopter désormais au sein des forces armées maliennes (Fama).

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Moc : plus du quart des candidats disqualifiés</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/moc-plus-du-quart-des-candidats-disqualifies-2801237.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Feb 2019 01:13:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger, est-elle, encore une fois, menacée ? S’il est difficile de répondre à cette question, on peut sans risque de se tromper dire qu’il va connaître un nouveau retard avec la mise à l’écart de plus du quart des candidats des Mouvements qui se croyaient éligibles au Moc (Mécanisme opérationnel de coordination).La liste qui a été rendue publique, la semaine dernière, a suscité énormément de réactions de la part, surtout, des responsables quine comprennent pas de quoi il s’agit et ce que cette décision signifie. «Nos militaires sont-ils inaptes à quoi ?» s’interroge un responsable de la Cma, pour lequel, «des jeunes qui ont fait la guerre, combattus et combattent, encore, ne peuvent pas être qualifiés d’inaptes». Certains mouvements ont d’ores et déjà publié des communiqués dans lesquels ils demandent la révision de cette mesure qui, selon eux, compromet sérieusement la mise en œuvre de l’Accord à travers le Moc et éloigne le pays de la paix.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prévention non violente des conflits dans les pays du G5 Sahel :  L’impérieuse implication des citoyens</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/prevention-non-violente-des-conflits-dans-les-pays-du-g5-sahel-limperieuse-implication-des-citoyens-2801235.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Feb 2019 01:02:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La sécurité dans les pays du Sahel pose la problématique de la prévention non violente des conflits en son sein. C’est la motivation première de cette petite investigation que nous avons menée auprès de personnes prises au hasard. Il en ressort qu’un investissement des citoyens dans la construction de la paix et du vivre-ensemble en paix peut en constitue un pilier. </em>

Au-delà des Etats et des instruments dont ils disposent pour prévenir et résoudre les conflits, l’implication des citoyens demeure impérieuse dans la recherche de la paix et du vivre-ensemble. De plus en plus, cette conviction s’impose, et tous, acteurs étatiques, politiques, société civile, s’accordent à la traduire en réalité.

En rappelant la complexité des phénomènes de violence et la nécessité d’une marche holistique, Moussa Diarra, chercheur, estime qu’il faut investir dans la prévention non violente des conflits en accordant un rôle actif aux citoyens. Les pouvoirs publics gagneraient à impliquer les légitimités traditionnelles, et au-delà, des couches sociales comme les jeunes et les femmes, maillons essentiels d’un point de vue numérique, ajoute-t-il.

Cela passe, analyse Seydou Traoré, par l’instauration d’espaces de dialogue à travers lesquels la cohésion sociale et le lien entre la société et l’Etat se renforcent et consolident le vivre-ensemble en paix, notamment dans les zones dites marginalisées. Préalablement, concède-t-il, il est indispensable de rechercher les causes des conflits.

Investir dans la prévention des conflits passe par là, acquiesce le sociologue Demba Berthé. Et de prôner le dialogue comme outil de prévention pour comprendre un conflit, pour apporter des réponses collectives aux causes qui le provoquent et, là où il est possible, pour tendre la main vers les acteurs de ce conflit.

Sans méconnaître le rôle central des pouvoirs publics et des acteurs politiques dans la prévention des conflits, le sociologue Berthé préconise la participation des femmes, des jeunes,des communautés locales et des familles dans le développement et la mise en œuvre des initiatives de prévention de la violence, y compris à travers leur participation à la prise de décision politique.

Il est tout aussi nécessaire, estime-t-il, d’engager un dialogue entre les forces de défense et de sécurité et les communautés, ainsi qu’entre les forces de défense et de sécurité et les responsables politiques, pour favoriser la confiance et unemeilleure compréhension de leurs rôles respectifs,pour corriger les comportements abusifs et pour donner un cadre républicain stimulant le rôle de prévention de ces forces.

En somme, Demba Berthé est de ceux qui plaident pour inscrire la culture, la citoyenneté et l’éducation(formelle mais également au sein des familles) au cœur des dispositifs de prévention des conflits. D’autant que la famille est le premier lieu de transmission et d’acquisition de valeurs sociétales. Et devrait fonctionner comme une sorte de système d’alerte précoce.

Cependant, pour cet universitaire, Baba Coulibaly, le rôle des citoyens dans la prévention non violente des conflits dans les pays du Sahel se heurte à l’érosion des institutions publiques dont les conséquences ont impacté les capacités des sociétés à faire face à la violence et aux conflits.

Sans compter l’érosion des coutumes et pratiques traditionnellesqui ont longtemps constitué un rempart auxdiscours de haine et violence. Cette érosion a, danscertains cas, entraîné une perte d’emprise de ces communautés sur la régulation sociale et parfoismême politique.

À ce propos, il recommande alors un redressement qui permette un retour aux valeurs fondamentales des pays du Sahel, à tout le moins, qui favorise l’implication indispensable des citoyens dans la prévention non violente des conflits. Oui, estime-t-il, les citoyens ont un rôle déterminant dans la prévention des conflits, mais faudrait-il qu’ils en soient partie prenante.

Pour accompagner les pays du Sahel et aider les populations à  trouver des solutions face à ce fléau, le Réseau nigérien des journalistes pour l’éducation et le développement (RENJED) a, dans ce cadre, obtenu un financement auprès de l’UNICRI, une agence des Nations unies pour la criminalité et la justice, pour le renforcement des capacités de 400 journalistes du Niger, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie et du Tchad à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix au Sahel et influencer le comportement des citoyens et des décideurs.

La mise en œuvre du projet se fait avec l’appui des réseaux mis en place dans chacun des cinq pays. Après l’atelier régional de renforcement des capacités et l’appui aux journalistes participant à l’atelier pour la restitution des travaux dans leur pays au profit des autres journalistes, la dotation en moyens financiers a permis la mise en œuvre des activités. Ainsi, des débats radiotélévisés sur le rôle des citoyens dans la prévention et gestion non violente des conflits au Sahel ont été organisés.

Des magazines et des articles de presse en ligne et journaux ont été produits. Des reportages radiotélévisés ont été réalisés ; des productions, reportages et réalisations pour servir de plaidoyer auprès des décideurs en faveur de la gestion pacifique des conflits au Sahel.

Ce programme a permis aux citoyens des pays du G5 Sahel de bien comprendre leur rôle et responsabilité dans la gestion non violente des conflits et la lutte contre la radicalisation au Sahel.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>

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<title>Autrement dit :   Ils veulent le «tuer», lui aussi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/autrement-dit-ils-veulent-le-tuer-lui-aussi-2801234.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Feb 2019 00:57:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali, nous a dit, un jour, un ministre, est l’un des rares pays au monde où, à peine la liste d’un nouveau gouvernement dévoilée, qu’on réclame un autre remaniement. Il disait tellement la vérité que l’histoire lui donne toujours raison, surtout depuis l’avènement au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Kéïta.

L’homme a <strong>battu tous les records</strong> en matière de changement de gouvernement ; des centaines de ministres à la retraite, cinq (5) Premiers ministres en cinq (5) ans, avec tout ce que cela coûte à l’Etat en termes d’argent et d’instabilité.

Depuis quelques temps, on parle, encore, de remaniement. Certains sont à la manœuvre pour discréditer, salir, pour tenter de faire partir l’actuel locataire de la Primature, SoumeylouBoubèyeMaïga. Tous les moyens sont bons pour faire croire directement (à travers les visiteurs du soir) ou, indirectement (à travers une certaine presse et les réseaux sociaux), que le temps est venu de remanier, de faire partir SBM… aussi.

Ce chemin sur lequel on veut pousser le président ne répond à aucune logique sauf à celle de la méchanceté gratuite, l’inimitié envers son pays et l’ignorance. Comment peut-on changer à quelques mois d’une présidentielle et d’une victoire qui ne sont advenues, en grande partie, que par la détermination et l’engagement de celui-là même qu’on veut débarquer ?

À quelques semaines des législatives, où est la logique de ce changement qu’on veut imposer au reste des Maliens ? L’idéal serait d’attendre que l’Assemblée nationale soit renouvelée, que le PM présente sa démission et celle de son gouvernement, et que le président de la République prenne une décision.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2018 : l’énigme Cheick Modibo Diarra !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-lenigme-cheick-modibo-diarra-2770593.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Aug 2018 01:20:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Même si nous ne disposons encore que de résultats non officiels, déjà, force est de reconnaître que le scrutin de dimanche dernier a révélé un candidat que, presque, personne n’attendait à ce stade de la compétition : Cheick Modibo Diarra.</strong>

<strong> </strong>La surprise de cette élection présidentielle est, avant même la proclamation officielle des résultats, sans nul doute, l’ancien Premier ministre sous la transition, Cheick Modibo Diarra. Celui qui n’était même pas sûr d’être présent à la ligne de départ est, finalement, parti pour être classé troisième ou, même, deuxième, à l’issue de ce premier tour. Une chose est sûre, sauf surprise et revirement énorme de dernière minute, il sera dans le trio de tête et, au pire des cas, faiseur de rois.

Jusqu’à, il y a deux jours, personne ne le prenait assez au sérieux et tous ses faits et gestes étaient, même, tournés en dérision. C’était la tête de Turc ; alors même que certains signes et signaux, venant de son camp, devaient alerter tous les politiques sérieux et avertis.

D’abord, quand il est parvenu à rallier à sa cause l’ancien Premier ministre Moussa, malgré les démesurées ambitions de ce dernier. Ce ralliement aurait dû susciter au sein de la classe politique surtout des interrogations et des questionnements. Malheureusement, tout le monde a pris ça pour un non-évènement et même quand on essayait d’attirer l’attention là-dessus, la réponse était tout simple : Mara n’a plus de parti, plus de partisans.il n’a plus d’argent, plus de parrainages, etc.

Au tour de la Cour constitutionnelle, désormais. Au niveau de cette institution, le dossier de Cheick Modibo Diarra a été rejeté avant d’être accepté et cela, non plus, n’a alerté personne : un nouveau non-évènement. Pendant ce temps, ce sont les discours et autres soutiens favorables à l’ancien Premier ministre qui se multipliaient dans les villes, les villages, à l’extérieur et sur les réseaux sociaux. L’homme a été présenté comme un homme neuf.

Pour nous qui l’avions côtoyé, à l’époque, dans le cadre de nos fonctions antérieures, nous croyions avoir affaire à quelqu’un d’autre ; tellement il était encensé et bien présenté dans le cadre de cette présidentielle : un nouvel homme qui incarne le changement, qui ne fait pas partie de la cohorte de 1991 ; qui n’a donc pas participé à l’effritement du pays. C’est cela le nouveau Cheick Modibo Diarra qui a aussi, selon plusieurs observateurs, bénéficié du soutien de tous les partisans mécontents du chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily (RasBath).

Sur ce point, il faut rappeler que certains militants CDR ont, publiquement, dénoncé le soutien du chroniqueur à Soumaïla Cissé. Argument avancé : il n’incarne pas le changement souhaité par le regroupement, à leurs yeux ; pour qui, ils ne pouvaient se battre que pour l’ancien Premier ministre. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui ont longtemps véhiculé ce message. Un discours qui, apparemment, est passé au sein d’une certaine frange de la population malienne, surtout à l’intérieur.

Cheick Modibo Diarra reste donc l’inconnue de cette présidentielle. Quel sera son classement ? Deuxième ou faiseur de rois ? Personne ne le sait pas, avec exactitude, pour l’instant. Lui, pour sa part, monte déjà les enchères. Il s’est désolidarisé de la déclaration commune que certains candidats à la présidentielle ont publié en milieu de semaine et serait en train de négocier, à coup de milliards, son soutien à un éventuel candidat au second tour.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2018 : la longue et insoutenable attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-la-longue-et-insoutenable-attente-2770597.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Aug 2018 00:38:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme programmé et annoncé, le premier tour de l’élection présidentielle s’est déroulé le dimanche 29 juillet dernier. Depuis, les résultats se font attendre. </em></strong>

L’élection présidentielle du 29 juillet s’est finalement bien passée. Les Maliens ont pu voter, en tout cas, ceux chez qui le scrutin a pu se tenir, car, finalement, sur une grande partie du territoire national, il n’y a pas eu d’élection. À part quelques incidents, le tout s’est globalement bien passé, selon les observateurs et ceux en charge de l’organisation du scrutin.

Cependant, s’il est vrai que tout s’est déroulé, sans incidents majeurs, il est à signaler que, dans certaines zones, le scrutin a été fortement perturbé par des attaques et des tirs d’obus (à Aguel-hoc), notamment. Dès lors, il est loisible de se poser un certain nombre de questions sur les conséquences de ces perturbations sur le scrutin et les raisons du retard dans la publication des résultats, même provisoires.

Pour ce qui concerne les conséquences des attaques et autres actes ayant empêché les populations de se rendre aux urnes dans certaines localités du Nord et du Centre de notre pays, on ne peut pas les faire passer pour pertes et profits. Car, ce sont, à peu près, un millier (on parle officiellement de plus de 700) de bureaux de vote qui sont concernés. Et, l’important ce n’est pas ce chiffre mais, plutôt, le nombre de votants et le fait que ce sont des zones, plutôt, favorables au candidat de l’opposition, le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé.

À tort ou à raison, les partisans de ce dernier estiment que cette situation leur a été beaucoup défavorable. Ils entendent donc demander des comptes sur ce point et soutiennent, vigoureusement, la demande de la Mission d’observation de l’Union européenne qui consiste à communiquer sur la liste de ces bureaux où il n’y a pas eu de vote. L’incapacité du gouvernement à fournir cette liste depuis dimanche ne fait qu’accroître les suspicions à son sujet, après la fameuse affaire de fichier parallèle.

Pour ce qui concerne le retard dans la publication des résultats, il faut dire qu’il commence à rendre les uns et les autres, véritablement, impatients. Surtout que l’administration avait donné une première date avant d’en donner une autre se rendant compte de la difficulté d’acheminement des procès-verbaux, sur place, ici, à Bamako. Hier, encore, moins de la moitié de ces procès-verbaux était sur place sans compter l’insécurité que l’administration va, une fois de plus, prétexter pour expliquer le retard.

Annoncée, donc, par l’administration, pour mercredi soir, au plus tard, jeudi matin, la publication des résultats ne se fera plus avant vendredi. L’administration annonce qu’elle fera tout pour respecter les délais constitutionnels en la matière.

Pendant ce temps, naturellement, les spéculations vont bon train et la rumeur enfle. Chaque Quartier général détient ses propres résultats. La majorité qui parlait de premier tour,déchante de plus en plus, et commence à réfléchir au second tour et, même, à une seconde place, derrière Soumaïla Cissé.

Quant à l’opposition, qui s’attendait à un raz-de-marée, elle se remet, de plus en plus, de la surprise de dimanche soir dans certaines localités du pays, surtout Bamako, et commence, déjà, à travailler dans le cadre du second tour prévu dans une dizaine de jours.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

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<item>
<title>Pour l’actuelle constitution, des experts français avaient été consultés :  Christine Dessouches, Gerard Conac et le Pr. Gaudusson</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lactuelle-constitution-experts-francais-avaient-ete-consultes-christine-dessouches-gerard-conac-pr-gaudusson-2422362.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 01:27:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Me Ceccaldi a joué quel rôle dans l’élaboration de la Constitution, vivement contestée et renvoyée, présentement, à une seconde lecture devant l’Assemblée nationale ? On ne le dit pas précisément et lui, non plus, ne fait rien pour faciliter la tâche au gouvernement, comme s’il était le premier à avoir été consulté pour travailler sur un document du genre.  </em></strong>

<strong> </strong>Ne faisons pas comme si le Mali n’avait jamais eu recours à une expertise étrangère pour travailler sur ou tel texte. Le discours qui fait croire que l’implication de Me Ceccaldi est anormale, dans le travail de rédaction de la nouvelle Constitution, est faux et archi-faux. Malheureusement, lui-même joue à ce jeu et fait comme si son travail est quelque chose qui sort de l’ordinaire. Il se permet même de raconter sa vie ; il conseille les Maliens, analyse notre situation et sort de son cadre de simple commis du gouvernement malien à un moment donné.

Il est important de rappeler, à l’intention de Me Ceccaldi et tous les autres, qu’en 1992 déjà, le Mali a eu recours à l’expertise de Christine Dessouches, Gerard Conac et le Pr. Gaudusson. Tous des Français dont un bon nombre de Maliens, acteurs de la révolution de 1991, se souviennent encore. Pour la petite histoire (comme nous l’a rappelé un éminent Tonton, acteur de premier plan du Mouvement démocratique), certains les avaient contestés, à l’époque, mettant Feu Me Demba Diallo dans une rage énorme.

Spécialiste de droit constitutionnel, né en 1930, Gérard Conac est un professeur émérite de l'université de Paris I. Il a dirigé l'École doctorale de Paris I, le Centre d'études juridiques et politiques du monde africain et le Centre de recherche de droit constitutionnel. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles qui s'ordonnent autour de deux thèmes principaux : la Ve République et l'Afrique.

Quant à Christine Dessouches, elle est Maître de conférences en science politique à l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Ancienne déléguée à la paix, à la démocratie et aux droits de l’homme de l’OIF, ancienne conseillère spéciale du Secrétaire général de la Francophonie, chargée des affaires politiques et diplomatiques.

Le troisième expert présent à Bamako, de longues semaines en 1992, et qui a travaillé sur l’actuelle Constitution, est le Pr. Gaudusson. Il est vrai que l’avocat Me Demba Diallo, qui était l’un des plus grands défenseurs de ces experts à l’époque et leur Jatigui, n’est plus de ce monde, mais un grand nombre d’hommes et de femmes politiques actuels peuvent, eux-aussi, témoigner de leur présence et leur implication dans la rédaction de l’actuelle constitution. Malheureusement, ils ne disent rien.

Or, la génération actuelle doit savoir ceci : autant notre pays a toujours eu recours à des experts étrangers pour ce genre de travail, autant des Maliens sont souvent consultés, à travers le monde, pour leur expertise.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Depuis Paris : le député Gassama appelle au soulèvement et accuse le ministre Sylla d’achat de conscience</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/paris-depute-gassama-appelle-soulevement-accuse-ministre-sylla-dachat-de-conscience-2422382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 01:11:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Présent à Paris depuis quelques jours, le député URD, lors d’une manifestation, avant le meeting de Ras Bath à la Bourse du Travail de Paris, a échangé avec des jeunes maliens venus pour assister à cette rencontre. Dans l’extrait de cette intervention du député de Yélimané, que nous avons pu écouter sur Internet, il rappelle le processus de passage de la loi référendaire à l’Assemblée nationale ; il explique les amendements de l’opposition et celles acceptées par le gouvernement. Il a essayé de se justifier en expliquant les raisons pour lesquelles l’opposition rejette ledit document.

Parlant de la seconde lecture, il a juré qu’il va bouder cette prochaine séance. Le député de Yélimané a aussi appelé au soulèvement en comparant la situation du Mali à celle des derniers jours de Blaise Compaoré. Pire, il a même fait allusion à l’incendie de l’Assemblée nationale de ce pays et des élus qui ont escaladé les murs. Il a appelé les jeunes à la mobilisation et au soulèvement.

Il a fait encore pire en encourageant les Maliens à se «laisser acheter leur conscience» et en accusant l’actuel ministre des Maliens de l’Extérieur d’avoir distribué, en 2013, à Yélimané, plus de 400 millions et 4 camions-remorques pleins de vivres (lait, sucre, thé, etc.). À l’époque, dit-il, c’est lui qui a demandé à ses parents de Yélimané de prendre l’argent et les vivres de Sylla, et ne pas voter pour le RPM, mais, pour lui, Gassama.

<strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord&#45;Mali : confusion totale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-confusion-totale-2422422.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 00:44:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hier, en début de matinée, les hostilités ont repris entre la Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad) et la Plateforme dans les environs de Kidal. Pourquoi à chaque fois que l’on a l’impression de sortir de l’impasse, il se passe quelque chose qui remet en cause les acquis de plusieurs semaines ? Nous en avons discuté avec le porte-parole de la Cma, Ilad Ag Mohamed.</strong>

À titre de rappel, dit-il, le retour de l’administration à Kidal fait, depuis un certain temps, l’objet de discussions entre le gouvernement et la Cma. Tout cela se passe, selon notre interlocuteur, à travers un chronogramme initialement établi. Chronogramme qui, on le sait, prévoyait le retour de l’administration pour le 20 juillet. Aussi, poursuivra le porte-parole, il est aussi question de patrouilles mixtes, de déploiement du MOC et de l’arrivée du gouverneur et son équipe pour le 30 juillet. Tel était le chronogramme prévu, malheureusement, regrette-t-il, entre-temps, «un affrontement avec la plateforme a cassé la dynamique».

«Aujourd’hui, dit-il, on cherche à convenir d’un cessez-le-feu pour poursuivre le chronogramme initial qui, lui aussi, doit être mis à jour, car interrompu à cause des affrontements». C’est la tâche de la mission de bons offices conduite par l’Imam Dicko du Haut conseil islamique, poursuit-il.

À la question de savoir ce qui explique le regain de tension à chaque qu’on a l’impression de «sortir de la crise», notre interlocuteur est formel : «Tant qu’on ne règle pas les problèmes entre la plateforme, groupe pro-gouvernemental, et la CMA, il n’y aura pas de stabilité». «Ces milices, accuse-t-il, c’est connu de tous, mènent une guerre par procuration et le gouvernement manque de courage pour les remettre en cause. Ils sont à la base de tout. Nous, on veut juste que le gouvernement ait une réelle volonté politique à mettre en œuvre l’accord signé».

Pour ce qui concerne la Commission dirigée par l’Imam Dicko, notre interlocuteur reconnaît qu’elle fait des efforts supplémentaires pour «amener les Maliens à discuter entre eux».

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Émeutes anti&#45;alcool à Tombouctou : Qui se cachent derrière les manifestants ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/emeutes-anti-alcool-a-tombouctou-se-cachent-derriere-manifestants-2087792.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 00:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tombouctou, 25 février 2017, samedi matin. Odeur d’alcool, bouteilles cassées, casiers jetés dans la rue, chaises renversées, flammes et fumée.  Des enfants rodent encore autour des scènes de saccage. Ce ne sont pas des badauds, ce ne sont pas des barbus portant culotte courte, ce sont des enfants. Des fillettes et des garçons à pied, quelques très jeunes gens sur leurs motos, d’autres prennent des photos ou filment avec leur téléphone.</em></strong>

Plus tôt le matin, souriant devant les preneurs d’images, des hordes d’enfants avaient parcouru la ville, de quartier en quartier, pour détruire ce qu’ils disaient être le symbole de la décadence de la ville aux 333 Saints… Ils avaient sillonné la ville sur 5 kilomètres, de «lieu de perdition en lieu de perdition». Ils n’avaient pas été empêchés, ils avaient tranquillement pu faire ce qu’ils étaient partis faire : détruire, brûler, piller. La police et l’armée étaient présentes pourtant.

Bouteilles cassées, casiers jetés violemment dans la rue, souvenirs terrifiants pour les Tombouctiens, souvenirs terrifiants pour les populations septentrionales du Mali qui, en 2012, ont subi le joug des AQMI, Ansar Dine, MUJAO et autres redresseurs de morale. Flammes, fumée, bouteilles cassées, casiers violemment jetés dans la rue par des enfants… La morale de Tombouctou est-elle maintenant aux mains des enfants de la ville ?

À quelques jours de l’installation des autorités intérimaires, le Tombouctien lambda s’interroge sur la cause véritable des saccages et pillages de ce samedi matin. Il s’interroge sur la passivité des uniformes. Il ne s’agit pas de craindre l’avenir, il est inenvisageable pour les populations lambda que la charia telle qu’elles l’ont subie revienne. Les gens s’interrogent sur l’origine de ce mouvement soi-disant spontané. Les Tombouctiens s’interrogent, car il ne s’écoule pas une semaine sans que n’aient lieu des rencontres, des débats sur le vivre-ensemble, la réconciliation, le développement, l’éducation et autres grands sujets «à la mode» au Mali depuis longtemps maintenant.

À quoi tout cela sert-il si les enfants sont libres de piller les gens ? À quoi tout cela sert-il si les enfants des gens n’hésitent pas à détruire ? À quoi tout cela sert-il si les enfants des gens n’hésitent pas, en échange de quelque contribution, à exécuter ce que d’autres gens leur demandent ? Si les débats et rencontres nourrissent certains, l’enfant lambda, à Tombouctou et ailleurs, reste assis à ne rien faire devant la porte de la cour de son père. Un enfant désœuvré est une proie facile. Un enfant désœuvré est un enfant fâché. Un enfant fâché contre le système, est fâché contre celui qui possède ce que son papa pauvre ne possèdera pas.

Les enfants de Tombouctou ne seraient probablement jamais allés se fâcher contre les bars samedi matin si, contre quelques francs, des prédateurs tireurs de ficelles ne les avaient pas envoyés faire la sale besogne. Des tireurs de ficelle chercheraient-ils à semer le trouble dans l’esprit des Tombouctiens, à semer la discorde au sein des familles, à semer les graines de l’inquiétude à quelques jours de l’installation des autorités intérimaires ?

<strong> </strong><strong>F.W</strong>

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</item>

<item>
<title>Maïga Lalla Maïga, présidente de la Cafo de Gao :  «Nous sommes d’accord pour la mise en place des autorités intérimaires à condition que ça nous apporte quelque chose»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/maiga-lalla-maiga-presidente-de-cafo-de-gao-sommes-daccord-mise-place-autorites-interimaires-a-condition-ca-apporte-quelque-chose-2087892.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 00:48:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Présente à Bamako, la semaine dernière, dans le cadre de la 25<sup>ème</sup> assemblée générale annuelle d’Amnesty international Mali, la présidente de la Coordination régionale de la Cafo à Gao, Maïga Lalla Maïga, s’est volontiers prêtée à nos questions relatives à la mise en place des autorités intérimaires et la condition de la femme dans la Cité des Askia.</em></strong>

<strong><em>Qu’est-ce que votre Coordination (Cafo) a fait dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation ?</em></strong>

Avant de commencer, je vous rappelle que la Cafo est une organisation qui regroupe plus d’une centaine d’associations à Gao. Nous avons beaucoup fait pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Nous faisons de la sensibilisation, des formations pour que chacun puisse avoir des informations sur l’accord de paix. Donc, pour mieux informer, il faut aller à la base. C’est ce que nous avons fait. Nos antennes qui sont à la base ont été sensibilisées afin que toutes les femmes aient la même information.

Nous avons fait des formations sur l’accord et nous avons montré aux femmes qu’est-ce qu’il y a dans cet accord. Nous avons aussi parlé du rôle que les femmes peuvent jouer dans la mise en œuvre de l’accord. Nous comptons toujours faire des formations sur le rôle que les femmes doivent jouer. Nous voulons qu’on associe les femmes et qu’on nous montre nos rôles. Aujourd’hui, les femmes sont les actrices de la paix. Si elles veulent, il y aura la paix, mais si elles ne veulent pas, il n’y en aura pas.

<strong><em>Les femmes de Gao sont-elles favorables à la mise en place des autorités intérimaires ?</em></strong>

Par rapport aux autorités intérimaires, on nous a dit à un moment que là où l’administration se trouve, il ne peut pas y avoir ces autorités intérimaires. Mais, à la dernière minute, on nous fait savoir que les autorités intérimaires seront installées partout. Alors que là où il n’y a pas l’administration, c’est là qu’on doit réellement installer les autorités intérimaires. Nous sommes confrontés aujourd’hui à ce problème, on ne se sait plus quoi faire. Nous sommes d’accord pour la mise en place des autorités intérimaires à condition que ça nous apporte quelque chose.

<strong><em>Quelle est la condition de la femme à Gao ?</em></strong>

Les femmes de Gao ont tout vu avec la crise. Nous avons été dépouillées de tout. Avant la crise, toutes les femmes de Gao avaient leurs petits commerces. Les femmes faisaient de la transformation agroalimentaire et avaient des projets. Mais avec la crise, elles ont été dépossédées de tout. Aujourd’hui, je pense que nous sommes à l’aise, parce que nous sommes dans les rues. Nous avons repris nos activités et nous souhaitons avoir beaucoup de crédits et de financements pour nous renforcer davantage.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Bourama Keïta</strong>

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</item>

<item>
<title>Gouvernorat de Kidal :  Que dévient Ichrach ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernorat-de-kidal-devient-ichrach-2087872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 00:42:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un nouveau gouverneur a été nommé pour la région de Kidal. Il s’agit d’un certain Ag Ichrach, précédemment en fonction au ministère du Commerce, et dont on dit proche de la Plateforme. Pour une fois, écrivions-nous, la semaine dernière, l’Etat a décidé de s’affirmer à Kidal, et nous souhaitions que cela dure. La Cma, quant à elle, avait opposé un niet catégorique à cette nomination et annulé la cérémonie de mise en place des autorités intérimaires, tant que l’ancien gouverneur ne sera pas remis en place.

Pour l’instant, tel n’est pas le cas officiellement mais, le nouveau chef de l’exécutif peine à prendre fonction. Il est toujours à Bamako et l’ancien gouverneur, quant à lui, est entre Bamako et Kidal. Il vient de rentrer dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas où il a assisté à la mise en place des autorités intérimaires.

À Kidal, d’ailleurs, on estime que le nouveau gouverneur n’est pas plus honnête que ceux à qui on reproche des pratiques malsaines dans le cadre de la gestion du dossier du septentrion malien. Les actuels maîtres de Kidal (que le nouveau gouverneur traite toujours d’analphabètes) font souvent ressortir un dossier relatif à des véhicules que Ichrach aurait vendus à l’issue d’une mission au Nord, prétextant qu’ils ont été volés.

<strong>M. Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en place des autorités intérimaires à Kidal :  Quel crédit sans le MNLA et le HCUA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-place-autorites-interimaires-a-kidal-credit-mnla-hcua-2087852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-place-autorites-interimaires-a-kidal-credit-mnla-hcua-2087852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 00:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Kidal a, officiellement, installé ses autorités intérimaires. Une cérémonie dont l’effectivité devait rassurer, un peu plus, tous les Maliens quant au retour de Kidal dans le giron national. Seulement, tel n’est, exactement, pas le cas au vu des images qui circulent sur le déroulement de la cérémonie. Absences de taille remarquées, présence de drapeaux bizarres en plus de celui du Mali.        </em></strong>

La nomination d’un nouveau gouverneur à Kidal a donné lieu, dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, à beaucoup de supputations. Cette nomination avait même poussé les «amis de Iyad» à refuser la mise en place des autorités intérimaires. La date de cette mise en place avait déjà été fixée et les officiels s’étaient rendus à l’aéroport de Bamako Senou pour prendre la destination de Kidal. Problème : ils ont attendu, en vain, des heures durant, les responsables de la Cma qui ont refusé de faire le déplacement. Depuis, s’est mise en branle la machine diplomatique entre Bamako et responsables des ex-mouvements armés présents dans la capitale et à travers des missionnaires dépêchés sur place à Kidal.

La principale pomme de discorde est connue de tous : la nomination par l’Etat d’un nouveau gouverneur à Kidal. Il a été expliqué, en vain, à la Cma que le gouvernement était dans son rôle en désignant son représentant. Rien  n’y fit ! Il s’agit pour Kidal et ses nouveaux maîtres de contrôler la ville, les passages de trafics et autres.

Les nouvelles autorités ont été mises en place, désormais, avec, cependant, des absences de taille. Des absences qui permettent de douter quant au retour réel de l’Etat dans cette zone. Il s’agit, d’abord et avant tout, du véritable patron du MNLA Bilal Ag Cherif ; de celui qui peut, encore, être considéré comme un des lieutenants de Iyad Ag Ghaly, Algabass Ag Intallah, et du nouveau gouverneur de Kidal, lui-même.

Quand on sait que la mise en place des autorités intérimaires doit marquer le retour effectif de l’Etat dans les zones concernées, et sachant la mauvaise foi des principaux responsables de la Cma, qui n’ont jamais renoncé à l’indépendance de cette zone, il est normal de se poser des questions quant à leur absence et naturel de s’inquiéter à propos de cette situation.

Finalement, que représentent ces autorités intérimaires sans la caution du MNLA et du HCUA, dont les principaux leaders étaient absents lors de la cérémonie ?

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorités intérimaires à Kidal :  Ça passe ici, et ça coince là !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-a-kidal-ca-passe-ca-coince-2087832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-a-kidal-ca-passe-ca-coince-2087832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 00:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré </em></strong><strong><em>l’installation des autorités intérimaires dans la problématique région de Kidal, de nombreux obstacles entourent la poursuite d</em></strong><strong><em>e ce</em></strong><strong><em> proces</em></strong><strong><em>sus dans les autres régions du n</em></strong><strong><em>ord.</em></strong>

Pour arriver à l’installation mardi du président du Conseil régional de Kidal, jouant le rôle de chef des autorités intérimaires, les tractations ont duré jusqu’à l’heure de son intronisation par le ministre Mohamed Ag Erlaf. L’événement, qui devrait sceller le retour de l’Etat central, a failli être perturbé par l’absence des <strong>té</strong><strong>nors</strong> de l’ex-rébellion dont le très influent Alghabass Ag Intallah. Si Kidal est désormais au pas dans la mise en œuvre de l’accord, c’est aussi grâce au ministre de l’Administration territoriale qui a pu user de son influence, selon plusieurs sources.

&nbsp;

L’installation des autorités intérimaires à Kidal sonne également le départ des autres activités du processus, notamment les patrouilles mixtes dans la région. L’idée est de partir vers une armée réunifiée dont l’ossature reste les hommes des trois parties signataires. Mais attendant de concrétiser cette disposition de l’accord pour la paix et la réconciliation, l’impératif est de parvenir à installer les autorités intérimaires à Ménaka, Gao, Tombouctou et Taoudéni. À ce niveau, des obstacles se font sentir tous les jours.

Si à Ménaka la question de la présidence des autorités a été tranchée en faveur du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), par contre à Gao, il y a une partie de la Cma, à savoir la Cmfpr2, qui s’oppose à l’installation des autorités intérimaires sans la résolution de la question d’inclusivité. Depuis lundi où ses éléments occupent par la force les locaux du Conseil régional de Gao, d’âpres négociations sont entamées sans succès. Pour éviter des affrontements entre les hommes de la Cmfpr2 et ceux de la Cma, repartis dans le Moc, les forces onusiennes et Barkhane jouent à l’arbitre. Les deux forces sécurisent les lieux pour empêcher un possible affrontement dans la ville de Gao. La tension est tendue alors que la date d’aujourd’hui 2 mars est retenue pour l’installation des autorités intérimaires.

Jusqu’ici, derrière la volonté des autorités nationales, Tombouctou sort ses muscles. Les éléments de la Cmfpr2 occupent avec armes et bagages, les bureaux du Conseil régional. Tout comme à Gao, ils réclament une inclusivité et les mêmes droits que les autres groupes armés. Des discussions sont engagées, mais difficile de trouver un consensus.

Dans la région de Tombouctou, deux jours avant la date retenue pour l’installation des autorités intérimaires, c’est la confusion totale, les différents groupes armés qui pullulent la localité se regardent en chiens de faïence.  Le Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA) veut avoir le leadership, mais la donne se complique avec la présence du Maa/Cma. Dans cet engrenage, difficile de prédire l’issue réservée aux autorités intérimaires.

Face à ce bourdonnement généralisé, il y a surtout la volonté de certains groupuscules de barrer la route au processus de normalité.

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<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Région de Ségou : les engins à deux roues ont vécu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/region-de-segou-engins-a-deux-roues-ont-vecu-2054792.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:40:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[N’a-t-on pas coutume de dire : «Aux grands maux, les grands remèdes». Un adage que les autorités entendent faire siennes désormais à travers la prise de mesures radicales contre l’insécurité dans le pays ; surtout dans les zones où prospèrent les attaques et autres attentats avec leur lot de victimes. La décision émane du chef d’état-major général des armées, qui vient de rendre public un communiqué portant sur l’une de ses mesures. Il s’agit, principalement, de la circulation des motos à l’intérieur de la région de Ségou. Dans le document, que nous publions intégralement, il est rappelé que les motos font désormais partie du quotidien de la population malienne, mais qu’elles deviennent, de plus en plus, des facteurs d’aggravation de l’insécurité. Pour cette raison, la circulation d’engins à deux roues, toutes cylindrées confondues, est strictement interdite d’un village à un autre dans la région de Ségou. Il faut rappeler que la quasi-totalité des attaques sont perpétrées par des individus à moto, qui se déplacent vite et facilement. Cette décision se justifie donc par ce malheureux constat et la volonté des autorités sécuritaires de mettre définitivement fin à cette pratique.

<strong>Lamamra encense son pays</strong>

Le chef de la diplomatie algérienne s’est confié mardi à nos confrères de l’APS. Le moins puisqu’on dire, c’est qu’il est très fier de la médiation de son pays au Mali. «La médiation de l'Algérie au Mali a enrichi la doctrine et la pratique de la médiation au niveau international», a soutenu M. Lamamra, rappelant que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ainsi que les différents mouvements politico-militaires au Mali ont sollicité les autorités algériennes pour demander sa médiation, alors même que les Nations unies, la CEDEAO, l'UA, l'UE et l'OCI avaient toutes un mandat pour engager des discussions. Et d’ajouter : «La médiation de l'Algérie a permis de réunir toutes les organisations qui avaient des mandats et qui ont toutes accepté de travailler au sein d'une équipe internationale de médiation dirigée par l'Algérie à laquelle se sont joints la France et les Etats-Unis d'Amérique en tant qu'amis de l'équipe de médiation». Le ministre a fait savoir, dans ce contexte, que l'Algérie a initié le même processus pour la Libye. Quand le miel se dit «doux» !

<strong><em> </em></strong><strong><em>Les réserves d’or du Mali ont été revues à la hausse</em></strong>

Selon de nouvelles estimations, les réserves aurifères du Mali sont passées de 800 tonnes à 822 tonnes, soit environ 16 ans de production selon les niveaux de production actuels. C'est ce qu’a déclaré le ministère des mines qui explique cette hausse par les découvertes de réserves d’or réalisées par les compagnies minières depuis la précédente estimation en 2016. «L'augmentation des réserves est due à la découverte de nouvelles réserves dans plusieurs mines, notamment dans le complexe Loulo-Gounkoto de Randgold et dans la mine Morila», a déclaré Yaya Djiré, chef de la division des mines du Ministère. En 2016, la production aurifère du Mali a augmenté de 0,4 tonne par rapport à 2015, passant de 50,5 t à 50,9 t. De ce total, la production industrielle était de 46,9 t alors que l’extraction artisanale était de 4 t. Le Mali est le troisième plus grand producteur d'or en Afrique, derrière l'Afrique du Sud et le Ghana.

<strong><em>Les enseignants en grève</em></strong>

Le mouvement de grève des enseignants du nord du Mali concerne les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudeni. Ce n'est pas le premier, puisqu'ils <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20161003-mali-rentree-scolaire-perturbee-appel-greve-le-nord">avaient déjà cessé le travail lors de la rentrée scolaire</a> et lors des examens le mois dernier. Ce nouveau mouvement de grève illimité porte les mêmes revendications : l'intégration d'enseignants contractuels dans la fonction publique, l'indemnisation des enseignants restés dans le Nord pendant<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20131006-chronologie-aqmi"> l'occupation jihadiste en 2012</a>, et surtout l'augmentation de la prime de zone, spécifique aux régions du Nord, actuellement fixée à 15 000 FCFA. «<em>Cette année, compte tenu de l'évolution de la situation sécuritaire, on demande 150 000 francs CFA</em>.<em> Quand même nous sommes des représentants de l'Etat ... aujourd'hui malheureusement, il y a des services [de l'Etat] qui ne sont pas rentrés, parce qu'il y a de l'insécurité ! En ville, il n'y a de sécurité nulle part, mais nous pensons aussi aux zones de brousse. Nous sommes des laissés pour compte</em>», a déclaré Mohamed Ag Issa, porte-parole du Collectif des syndicats de l'éducation des régions du Nord, au micro de nos confères de Rfi. De source académique, le mouvement de grève est plutôt bien suivi. Au ministère de l'Education, on rappelle que des discussions ont été engagées et que des concessions ont déjà été faites, notamment en termes d'évolution de carrière. Et qu'il appartient dorénavant aux autorités régionales décentralisées de régler le problème.]]> </content:encoded>
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<title>Le MSA tient meeting à Ménaka avec la Plateforme pour intégrer le CSA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/msa-tient-meeting-a-menaka-plateforme-integrer-csa-2054762.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:36:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement pour le salut de l’Azawad, ça vous dit sûrement quelque chose. Il s’agit de cette dissidence du Mnla créée par Moussa Ag Acharatoumane et un certain Assaleh. Une dissidence qui a aussi connu, pour des raisons d’intérêts personnels, des dissensions donnant naissance à deux MSA.

L’un dirigé par Ag Acharatoumane et l’autre par Assaleh. C’est le MSA d’Acharatoumane qui fait parler de lui, désormais, en exigeant son intégration dans le Comité de suivi de l’Accord.

Soutenu par la Plateforme, il a transformé Ménaka, hier, pendant plusieurs heures, en ville-morte à travers l’organisation d’un meeting. Les commerces, tout était fermé hier à Ménaka à cause de la rencontre que le MSA 1 organisait avec la Plateforme. Il s’agissait, pour eux, d’exiger leur participation aux travaux du Comité de suivi de l’accord.

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Mara et Kidal : même pas de remords !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/moussa-mara-kidal-meme-de-remords-2054752.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:32:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En évoquant les événements de Kidal, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, est loin d’éprouver le moindre remords et en fait un sujet presque banal.</em></strong>

<strong> </strong>Interrogé par ‘’Sahelien.com’’ sur la résolution de la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale, l’ancien Premier ministre Moussa Mara affiche une sérénité apparente. Pourtant, la question est loin d’être banale, car il s’agit d’événements tragiques dans lesquels de nombreux agents de l’Etat et de des forces armées et de sécurité ont trouvé la mort.

Sur les préjudices que cette affaire pourrait causer à sa candidature à la mairie du District, le président du parti Yelema adopte un ton arrogant et ne semble pas s’inquiéter de la procédure judiciaire qui pourrait être enclenchée : <em>«La justice décidera. Si elle établit que je ne dois pas être candidat, en ce moment je suis un démocrate et un républicain et je respecte la loi. Mais pour cela, il faudra d’abord que la résolution que l’Assemblée nationale a prise soit concrétisée par le gouvernement, parce qu’il n’a pas demandé d’engager des poursuites contre moi, mais d’établir la responsabilité des faits et de voir ce qu’il y a lieu de faire. Cela sous-entend que le gouvernement s’engage dans ce sens, qu’il y ait un acte d’accusation, une instruction de la justice, un procès et une condamnation éventuelle. Ça fait beaucoup d’étapes. Mais restons sereins. Je suis prêt à répondre de chacun de mes actes. Donc, j’attends tranquillement et patiemment de voir ce qui va se passer».</em>

Pas de compassion à chaque fois qu’il est appelé à se prononcer sur son passage forcé à Kidal et les affrontements qui ont suivi sa visite. Pis, il ne se soucie même plus des acquis obtenus par la transition dans la gestion de la ville de Kidal. En effet, un gouverneur y était installé ; des agents de l’administration y travaillaient, avec une partie de l’armée qui commençait à se déployer progressivement. En somme, Mara bombe toujours le torse et n’éprouve le moindre remords.

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conférence d’entente nationale :  Comment obtenir un consensus…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/conference-dentente-nationale-obtenir-consensus-2054722.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:26:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parvenir à un consensus national autour de l’accord pour la paix et la réconciliation reste un pari osé pour la conférence d’entente nationale. L’heure est au plaidoyer même si le consensus reste difficile.</em></strong>

Après un long moment de léthargie, la communication autour de l’organisation de la conférence d’entente nationale a démarré sur l’ensemble du territoire. Plus qu’un défi, c’est un impératif pour les organisateurs de mener une course contre la montre pour faire adhérer l’ensemble des sensibilités à la question et dégager une position commune sur le Mali de demain.

À l’intérieur du pays, les participants aux différentes rencontres organisées, qui s’attendaient à de véritables questions de dimension nationale, ont plutôt assisté à une vulgarisation de l’accord. Or, pour l’équipe de Baba Akib Haïdara, l’équation devrait consister à faire fédérer l’ensemble des Maliens, à tout le moins, une bonne partie autour du processus de paix. Cette mission semble être délicate au regard de l’attente des populations à la base qui ont soulevé des questions de fond, qui n’appariassent pas dans les termes de référence de la conférence d’entente nationale.

Du côté des acteurs, pour arriver à s’entendre sur le principe de l’organisation de la conférence d’entente nationale, le gouvernement du Mali et la médiation internationale étaient obligés de jouer franc jeu avec  la Plateforme et la CMA.

Par ailleurs, de la rencontre avec la commission d’organisation, il ressort que la volonté de trouver une solution est réelle, nous dit-on, mais que des discussions de fond sont obligatoires pour dégager un vrai consensus autour des termes de référence. Ici,  la notion ‘’Azawad’’ constitue un point de désaccord et de blocage.

Pour leur part, la société civile et la classe politique tentent de donner du crédit à la volonté de la communauté internationale à mettre en œuvre l’accord pour la paix et la réconciliation. À ce propos, la conférence d’entente nationale revient dans les débats notamment au sein des travaux du conseil de sécurité des Nations unies. Seul bémol, certains partis politiques ne souhaitent pas se joindre aux discussions.

C’est le cas de l’ancien Premier ministre Soumana Sacko, qui a émis de sérieuses réserves sur la portée de l’organisation d’une conférence d’entente nationale. Pour Zou,  cette question est loin  de convaincre. Et pour cause, «la CNAS-Faso Hèrè et l’ADPS n’ont été associées à aucune des étapes ayant débouché sur l’Accord d’Alger. Or, elles ont fortement insisté sur la nécessité d’observer scrupuleusement le principe d’appropriation nationale du processus de sortie de crise…».

En revanche, Soumana Sacko plaide pour «la convocation d’un Congrès extraordinaire du peuple malien, lequel Congrès extraordinaire n’a rien à voir avec la Conférence d’entente nationale, d’autant moins que cette dernière est destinée, entre autres, à légitimer la fantasmagorique notion ‘d’Azawad’ que l’Accord antinational d’Alger définit déjà comme étant une nation». Des raisons objectives qui constituent un blocage au démarrage d’une activité qui est inscrite dans l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

<strong> </strong><strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’œuvre :  De quoi la CMA a&#45;t&#45;elle peur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-oeuvre-de-loeuvre-de-quoi-cma-a-t-peur-2054712.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:22:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La signature d’un accord de paix, en mai et juin 2015, par le gouvernement et les ex-mouvements armés, a suscité énormément d’espoirs au sein de la population malienne. En raison du fait que, quelques mois auparavant, personne n’aurait parié sur la venue à Bamako de certains leaders de ces groupes, à fortiori penser qu’ils viendraient apposer leur signature au bas d’un quelconque document mettant fin aux hostilités dans la partie septentrionale du pays. Mais, depuis bientôt deux ans maintenant, on attend sa mise en œuvre effective. Pourquoi n’arrive-t-on pas à appliquer le contenu d’un document que l’on a tous signé ?</em></strong>

Le 15 mai 2015 et (surtout) le 20 juin, à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, rares étaient les Maliens qui auraient prédit que, deux ans après, nous serions quasiment au point mort, que l’Accord aurait traîné et piétiné comme c’est encore le cas. À part quelques leaders de l’opposition (ce qui se comprend aisément), tous avaient applaudi des deux mains et salué le retour total de la paix dans le pays.

Une satisfaction d’autant plus compréhensible que le document avait été accepté par l’ensemble des protagonistes, et garanti par la communauté internationale. L’important, en réalité, pour les Maliens, était moins le contenu du document que son apport dans le cadre du retour de la paix dans le pays. Les Maliens avaient accepté de faire ce sacrifice juste pour faire de la crise un malheureux souvenir.

Malheureusement, aujourd’hui encore, le constat est patent et amer : la mise en œuvre de l’Accord piétine. Les autorités intérimaires ne sont toujours pas mises en place ; la ville de Kidal, menacée par la Plateforme, est encore contrôlée par la CMA. Chaque fois qu’il y’a comme une lueur d’espoir, un événement triste vient obscurcir l’horizon. Le dernier en date est l’attaque du camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Gao, le mois dernier ; sans oublier les chantages de la CMA et la volonté manifeste du MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad), une dissidence de la CMA, à être pris en compte, à part entière, dans le Comité de suivi de l’Accord.

C’est d’ailleurs sur ce point qu’on peut comprendre aisément l’attitude de la CMA qui, selon plusieurs sources, est à l’origine du blocage dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord. Aujourd’hui, rapportent plusieurs sources, c’est la CMA qui met la pression et menace de partir si ses anciens camarades du MSA étaient reconnus membres du CSA. Pourquoi ?

Le MSA (de Moussa Ag Acharatoumane) est majoritairement composé de Daoussahak, il a ses entrées à Kidal dont ses leaders ont pendant longtemps contrôlé dans le cadre de la CMA, et est soutenu par la Plateforme. Le groupe est donc naturellement proche du gouvernement à travers la Plateforme qui n’a jamais caché son aversion contre l’indépendance ; ce qui les oppose d’ailleurs à la CMA. La venue du MSA au sein CSA fera de lui un allié de plus pour ceux qui soutiennent la paix, le retour de Kidal dans le giron de l’Etat, et le recouvrement intégral de l’étendue du territoire malien. Ce que la CMA a compris et redoute.

Autre danger pour la CMA : elle sait que la Plateforme convoite toujours Kidal et que son rapprochement avec le MSA pourrait permettre la récupération de cette ville ; surtout si ce mouvement était officiellement reconnu comme membre du CSA. En réalité, aujourd’hui, tous sont unanimes sur le fait que ce sont plus les agissements de la CMA qui mettent à mal la mise en œuvre de l’Accord et que la volonté du gouvernement est indiscutable.

La raison est toute simple : la CMA sait qu’avec la mise en œuvre effective de l’Accord, qu’elle perdrait le contrôle de la ville de Kidal. Et elle ne l’entend pas de cette oreille. C’est pourquoi tout acte qui menacerait le statu quo actuel est combattu et saboté par elle. Et malheureusement pour nous, elle est comme soutenue par la communauté internationale sur laquelle le gouvernement ne parvient à mettre la moindre pression.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour le retour de la paix au Nord :  Le ministre Ag Erlaf à Kidal pour préparer la grande rencontre du 3 mars</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-paix-nord-ministre-ag-erlaf-a-kidal-preparer-grande-rencontre-3-mars-2054692.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:18:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les lignes semblent bouger en faveur de la paix dans le septentrion de notre pays, principalement à Kidal. Le ministre de l’Administration territoriale y séjourne présentement pour préparer la grande rencontre prévue en début mars. </em></strong>

Le mois prochain, précisément le 3 mars, la ville de Kidal abritera une grande rencontre en faveur de la paix. Pour marquer l’intérêt qu’il porte à cette réunion, le gouvernement de la République du Mali vient de dépêcher le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, lui-même ressortissant de cette ville, en vue de préparer cette rencontre qui constituera, tout le monde le souhaite, un tournant décisif pour le retour de la paix et de l’administration dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Il y a quelques jours, le Comité de suivi de l’accord, à l’issue de sa dernière rencontre, avait publié un nouveau chronogramme de mise en place des autorités intérimaires et du retour de l’administration dans le Nord. Le but essentiel de cette réunion du 3 mars pourrait être, selon plusieurs observateurs, l’information et la sensibilisation des uns et des autres au sujet de ces nouvelles dispositions.

Il est donc prévu que le ministre Ag Erlaf séjourne quelques jours à Kidal afin de rencontre les leaders des mouvements armés, des associations de jeunes et de femmes, les partenaires sur place et plusieurs autres membres de la société civile de Kidal. Une tâche qui, à priori, ne devrait pas être difficile pour lui, en sa qualité de ressortissant de la ville de Kidal.

À cette rencontre du 3 mars, devraient participer la médiation internationale et plusieurs responsables de la communauté internationale ; sans oublier le gouvernement malien et les ex-mouvements armés.

<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumar Mariko : quand le naturel reprend le dessus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/oumar-mariko-naturel-reprend-dessus-2038762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 01:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sa méthode éprouvée est connue de tous. Tirer à boulets rouges sur ses adversaires politiques. Oumar Mariko renoue avec ses anciennes habitudes depuis son départ de la majorité présidentielle. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Exercice prisé pour l’ancien leader estudiantin : il ne rate aucune occasion pour faire son show. La semaine dernière, face à la presse, il a renoué avec ses anciennes habitudes en s’attaquant à certains de ses adversaires politiques.

Dr. Oumar Mariko a admonesté le ministre Mohamed Aly Bathily, avec lequel il avait pourtant voulu cheminer. Il a brocardé Bocari Tréta, et a criaillé à propos de son soutien à IBK au détriment de Soumaïla Cissé. Avant tout, Mariko s’en est pris à la classe politique : «J<em>e n’ai jamais vu une telle classe politique, sans éthique, sans morale, sans rien du tout</em>».

De Tréta, président du RPM, Oumar Mariko n’attend rien, car ses propos incarnent le mépris et l’arrogance<em>.</em> Plus loin, le député élu à Kolondiéba enfonçait davantage le clou : «<em>Faisons en sorte qu’IBK soit le dernier de ce mouvement démocratique à avoir le pouvoir et qu’il soit à son dernier mandat !»</em> Et de faire cette révélation fracassante :<em> «Au moment où on soutenait IBK, on ne pouvait pas soutenir l’URD. Pas possible ! On ne pouvait pas les soutenir pour des raisons évidentes. On a eu des conflits sérieux avec le FDR qui ne nous rassurait pas. Et pour nous, il ne fallait pas que le FDR passe et c’était une des motivations essentielles de nos militants</em>».

Dans son homélie, Oumar Mariko a également évoqué ses relations avec le ministre Mohamed Aly Bathily sur l’accaparement des terres. En clair, il dira-t-il, Me Bathily voulait un travail solitaire et glisse de plus en plus sur un champ politique. C’est pourquoi le député Mariko désavoue aujourd’hui celui qui était considéré, jusqu’ici, comme son ami, en raison de ses mesures visant à revendre les édifices de l’Etat, avec à la clé, des menaces d’expulsion.

<strong> </strong><strong>Moumouni Sacko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Harouna Toureh à Kidal : «Il n’y a pas d’issue sans la CMA»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/me-harouna-toureh-a-kidal-ny-a-dissue-cma-2038702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 01:25:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le responsable de la Plateforme, Me Harouna Toureh, s’est rendu mardi à Kidal. Dans l’entretien qu’il a accordé, à son arrivée, à un responsable de la communication de la Cma sur place, il revient sur les raisons de son déplacement ; explique être venu à la suite de la décision de la Cma de boycotter le Comité de suivi de l’accord. Aussi, dit-il être venu pour demander à ses «frères» de Kidal, les garanties dont ils ont besoin pour leur retour dans le processus. Il avoue, même, partager, en grande partie, les raisons du départ de la Coordination du Comité de suivi de l’accord, et nie tout soutien de la Plateforme au gouvernement.   </strong>

<strong>Question</strong> : Nous recevons aujourd’hui un invité de marque. Il s’agit de Me Harouna Toureh, le responsable de la Plateforme. Me Harouna Toureh, comment allez-vous ?

<strong>Me Harouna Toureh</strong> : Je vais très bien, merci.

<strong>Question</strong> : Quelle signification donnez-vous à votre visite à Kidal ?

<strong>Me Harouna Toureh</strong> : C’est une visite historique en ce sens qu’elle est d’une très grande importance pour les idées que nous partageons avec la CMA, des idées qui sont portées sur la paix, sur la sécurité et sur le développement, sur le rapprochement entre les communautés, la fraternité entre toutes les communautés vivant au Nord du Mali avec celles, également, du sud, de l’est et du centre. C’est pour cela que nous sommes venus. Nous sommes venus, parce que, également, nos frères ont pris une décision lourde de conséquence sur le processus au niveau du CSA, en rompant, pour des raisons qui leur sont propres, et que nous partageons, en grande partie, de suspendre leur participation au CSA. Nous avons expliqué au dernier CSA qu’aucune résolution ne peut être prise valablement, aucune décision ne peut être valablement exécutée si la CMA n’est pas présente dans le processus au niveau du CSA. Je peux assurer que ce que j’ai dit a eu beaucoup d’échos. D’abord, parce que j’en ai fait une question <strong>préjudicielle.</strong> La question préjudicielle, ça veut dire, c’est la question préalable. Autrement dit, si ce problème n’est pas résolu, il n’y a pas d’issue.

J’ai dit si la CMA n’est pas présente au niveau du CSA, et dans les autres organes du CSA, il n’y a pas d’issue possible. Il n’y a pas de poursuite possible du processus ou de réussite du processus. Donc, il faut aller les chercher. Alors, donc je me suis donné en devoir, en tant que frère, de venir parler à nos frères de la CMA ici à Kidal pour qu’à travers les échanges, nous puissions savoir quelles sont les conditions de leur retour, quelles sont les garanties intellectuelles, morales, politiques dont ils ont besoin pour pouvoir revenir dans le processus.

<strong> </strong><strong>Question</strong> : Nous populations de l’Azawad, à Kidal ici, nous trouvons que la Plateforme aide beaucoup le gouvernement malien et nous constatons que depuis la signature de l’accord, nous n’avons rien vu par rapport à cet accord tandis que le gouvernement, appuyé par la Plateforme, clame, partout, la mise en œuvre effective de l’Accord.

<strong>Me Harouna Toureh</strong> : D’abord, la Plateforme n’appuie pas le gouvernement sur le plan politique. Par rapport à l’accord, vos représentants, qui sont à Bamako, en discutent sérieusement. Ils en connaissent toutes les dispositions et ils ne font de cadeau à personne ; que ce soit nous, la Plateforme, ou le gouvernement, ou même la médiation. Vos représentants, ils sont très courageux et ils maîtrisent parfaitement leur métier de défendre l’Accord. Mais, parfois, il arrive que, dans les discussions, au sein de la Plateforme ou la CMA, que les opinions ne soient pas les mêmes. Cela arrive et ne veut nullement dire un soutien à une personne ou à un groupe. Nous visons tous la réussite du processus par la mise en œuvre de l’Accord. Voilà ce que nous recherchons.

<strong> </strong><strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La police change de directeur à Sikasso, Ségou et Mopti :  Les raisons d’un mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/police-change-de-directeur-a-sikasso-segou-mopti-raisons-dun-mouvement-2038872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 00:50:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les directions régionales de la police ont changé de patron à Sikasso, Ségou et Mopti. Des mouvements qui avaient été assimilés à des sanctions. Il n’en est rien. Nous avons approchés les services compétents, à savoir la direction nationale de la Police.</strong>

Pour des raisons plus qu’évidentes, le directeur général de la Police nationale, le contrôleur général Moussa Ag Infahi, a procédé récemment à des mouvements au niveau des directions de la Police de Ségou, Sikasso et Mopti. De nouveaux directeurs y ont été nommés.

De folles rumeurs avaient couru, un moment, qualifiant ces changements de sanctions. Trois directeurs, en même temps, se sont dit certains que cela devrait cacher quelque chose. En réalité, il s’agissait de mouvements bien justifiés que la direction de la Police a bien voulu nous expliquer.

Il nous est donc revenu que le désormais ex-directeur régional de la Police de Sikasso, Mamoutou Dembélé, a été appelé à d’autres fonctions et fut remplacé par le commissaire divisionnaire Arouna Samaké. Il a comme adjoint le commissaire principal Sékou Traoré.

Pour ce qui concerne la région de Ségou, le commissaire Mohamed Kourechi, qui a fait valoir ses droits à la retraite, a comme remplaçant le commissaire divisionnaire Hamadassalia Younoussa ; son adjoint n’est autre que le commissaire principal Bakari Koné.

S’agissant de Mopti, également, le mouvement au niveau de la direction de la Police se justifie pleinement. Samba Keita, seul contrôleur général dans les régions, est aussi membre du comité de suivi de l’accord d’Alger (CSA). Un poste qui l’oblige à se rendre très souvent à Bamako pour les réunions du CSA, en tant que représentant de la direction générale de la police au sein de cette importante structure. Il a aussi été nommé en raison de ses compétences avérées en matière de sécurité, directeur général adjoint de la sécurité publique. Il a été remplacé par le commissaire divisionnaire Jean Pierre Coulibaly. Finalement, tous ces mouvements se justifiaient amplement.

<strong> </strong><strong>Mady KONE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douentza &#45;  Le président de la section RPM assassiné :  Un Arabe interpellé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/douentza-president-de-section-rpm-assassine-arabe-interpelle-2025232.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 01:48:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le week-end dernier (samedi soir), la ville de Douentza a vécu un drame. En effet, juste après la prière du soir, les populations ont entendu trois coups de feu et chacun se demandait ce que cela pouvait être. Le Maire de Mondor, aussi président de la section RPM de Douentza, Souleymane Ongoïba, venait d’être assassiné par des individus non identifiés. Il rentrait de la mosquée quand ces individus, qui l’attendaient à quelques pas de chez lui, ont ouvert le feu sur lui.

Immédiatement, des éléments des Forces armées maliennes, qui se trouvaient sur place, ont commencé à boucler le secteur, fouillant tous les coins et recoins à la recherche d’indices et/ou d’individus armés. Le lendemain, dimanche, ils étaient encore aperçus en nombre important dans la ville, perturbant même la foire hebdomadaire. Heureusement que cela a produit des résultats tangibles, car un Arabe a été arrêté, le même jour, dans la matinée. Il se trouverait, en ce moment, aux mains des services compétents et les recherches se poursuivent pour ce qui concerne ses éventuels complices.

Il faut rappeler qu’hier, des rumeurs faisaient aussi état de l’assassinat d’un élu local dans la même zone de Mopti, à savoir un village nommé Dinagourou. Une zone devenue très dangereuse avec la présence de bandits armés qui s’attaquent à tout et tous. Heureusement que les Forces armées maliennes deviennent de plus en vigilantes et elles montent en puissance.

Avant-hier, elles ont repoussé une attaque menée par des hommes armés sur trois motos à Somadougou. Seul un civil a été blessé lors de cette intervention. En plus de cette réactivité salutaire de nos Forces armées, il faut dire que c’est Barkhane qui, comme nous l’annoncions la semaine dernière, continue à faire le ménage. Après Gao et Tombouctou, la ville de Kidal a aussi reçu les militaires français qui ont procédé en début de semaine à des fouilles minutieuses dans certaines maisons.

<strong>Moussa Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Yelema&#45;CODEM : l’alliance qui fait polémique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/yelema-codem-lalliance-polemique-2025162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 01:39:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La  nouvelle alliance que tente Marra et Poulo fait l’objet de débats. Mais jusqu’où ira cette démarche cavalière en dehors de la majorité présidentielle ?</em></strong>

Les présidents des partis Yelema et Codem Moussa Mara et Housseini Amion Guindo se retrouvent à nouveau. Une nouvelle alliance en gestation qui fait déjà polémique au sein de la classe politique. Les  deux personnalités ont la particularité d’être jeunes chefs de partis politiques, mais ne sont jamais parvenus à s’entendre sur une démarche politique commune.

La première expérience que les deux hommes ont entamée, à savoir le regroupement dénommé les partis unis pour la République (PUR) n’a pas dépassé le stade de projet. Sur d’abord une décision à prendre quant au choix de l’homme qui devrait incarner le leadership et la conduite à tenir en cas d’élection.

Si Housseini Amion Guindo avait alors plus d’assise politique que Mara, ce dernier voulait pourtant prendre le contrôle de cette alliance. C’était à la veille de l’élection présidentielle avortée de 2012. Par la suite, le regroupement politique PUR a battu de l’aile et le coup d’Etat aidant, les deux hommes ont choisi de travailler en solo. Mara et Poulo ont cette particularité d’être des soutiens de l’ex-junte et par la suite, ils ont soutenu la candidature d’IBK au deuxième tour.

Nommés tous les deux ministres du gouvernement, Moussa Mara à l’Urbanisme et Husseini Amion Guindo aux Sports, ils n’ont cependant  pu garder les meilleures relations. Surtout que, par la suite, Mara est devenu chef du gouvernement.

À la surprise générale, la semaine dernière, ces jeunes chefs de partis politiques ont décidé de se retrouver et la rencontre a fait l’objet d’un communiqué. Mais, des interrogations demeurent autour de cette rencontre alors qu’un cadre existe déjà à travers la majorité présidentielle.

Il nous est revenu que Mara et Poulo tentent de se positionner face à l’Adema et les autres partis qui commencent à faire monter les enchères. Reste à savoir si cette nouvelle alliance a des chances de prospérer d’autant que chacun d’eux croit en son étoile.

<strong> </strong><strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gamezi palace :  «Notre vie est polluée par la police et ses rackets incessants»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/gamezi-palace-vie-polluee-police-rackets-incessants-2025292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 00:57:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Âgé de 26 ans, Daouda Keita alias Gamezi Palace s’impose lentement mais sûrement dans le milieu du rap malien. Il a débuté sa jeune carrière en 2010 et s’est fait connaître du public avec sa chanson «Ou bè Gamezi fè» dont le clip a également été classé meilleur clip de l’Afrique de l’Ouest. Titulaire d’une licence en gestion des ressources humaines, il est également styliste et biznessman. </em></strong>

<strong><em>Comment êtes-vous arrivé dans le rap ? </em></strong>

Disons que j’ai commencé le rap par curiosité. J’écrivais des textes et un jour je suis allé au studio pour poser. Bien sûr, pour un début, ça n’a pas été comme je le voulais. Mais après, j’ai insisté pendant 1 an et j’ai fini par me retrouver là dedans.

<strong><em>Pourquoi avoir choisi de faire du rap? </em></strong>

J’ai choisi de faire du rap parce que ça me permet de m’exprimer, de dire ce que j’ai au fond de moi. C’est également un moyen de dénonciation et de conscientisation.

<strong><em>Est-ce que vous vivez véritablement de la musique ? </em></strong>

Alhamdoulilaye, le seul <strong>gagne-pain</strong> que j’ai aujourd'hui c’est la musique. C’est de ça que je vis et c’est de ça que toute ma famille vit.

<strong><em>Vous avez récemment sorti une chanson ou vous vous attaquez ouvertement et violemment à la police. Pourquoi ? </em></strong>

Normalement, la police doit être là pour la sécurité des citoyens. Mais aujourd'hui, on constate qu’ils sont les premiers à violer les droits des citoyens. Parce que même nous, les artistes, nous sommes des victimes de la police. On a eu des perquisitions dans nos appartements sans mandat. Notre vie est polluée par la police et ses rackets incessants.

<strong><em>À votre avis, quelle est la différence entre le rap dit old school et le rap d’aujourd’hui ? </em></strong>

La plupart des old school, par exemple les Fanga Fing, les Tata Pound, parlaient beaucoup de la société et de ces maux. Tandis qu’aujourd’hui, les thèmes les plus abordés, ce sont la drogue, les putes, l’argent à gaspiller, les grosses voitures et c’est ça qui marche. La trap-house est la nouvelle tendance, et si tu veux rester et évoluer dans le game, tu dois faire de la trap-house.

<strong><em>Vous faites beaucoup de featuring, comment se passe la collaboration avec les autres artistes ?  </em></strong>

Entre artistes, on se suit beaucoup sur les réseaux sociaux à travers Bamada City et la chaîne RHM. Donc, quand moi j’écoute un de tes sons et je vois que t’as du talent, même si je te connais pas, j’appelle mon manager et je lui demande de rentrer en contact avec toi. On fixe un rendez-vous et on fait un son. Entre nous, il faut s’entraider. Moi, je ne suis en guerre contre personne.

<strong><em>Vous dites que vous n’êtes en guerre contre personne et pourtant vous avez fait plusieurs morceaux de clash. </em></strong>

En fait, cette histoire de clash, au début, les gens ont cru que c’était du jeu. Après, c’est devenu une véritable guerre de gangs. Quand ça a commencé, il y avait deux gangs : la GRR et le Guettho kafri, et ça n’allait pas entre les deux et ils se clashaient régulièrement. Par la suite, ça a dégénéré et c’est rentré dans les familles. Il y a eu des insultes de mère, il y a eu des représailles violentes dans les boîtes de nuit et dans la rue. C’était un combat et on ne pouvait pas baisser les bras. Aujourd'hui, on a tous un sentiment de regret. Même la semaine passée, il y a eu une entrevue entre certains membres de la GRR et moi. On s’est présenté des excuses parce qu’aujourd’hui, il y a eu prise de conscience.

<strong><em>De quels membres de la GRR, s’agit-il ? </em></strong>

Je ne peux pas mentionner de nom.

<strong><em>Dans un pays comme le Mali, ne pensez-vous pas que la nouvelle génération devrait se rapprocher de l’ancienne pour essayer de faire un rap un peu plus conscient ? </em></strong>

C’est vrai. Mais l’ancienne génération est le plus souvent réticente à la collaboration. Je l’ai sollicitée beaucoup pour des conseils. Je suis un follower’s de Ramses du Groupe Tata Pound, pour qui j’ai beaucoup de respect. Il est évident que beaucoup de choses ont changé dans le pays grâce à eux. Mais je les invite à plus d’ouverture d’esprit et de partage.

<strong><em>Quels sont vos projets pour 2017 ? </em></strong>

Déjà, il y a ma mixtape qui est prête, «Trap GOD volume 2», et qui sera dans les bacs dans 3 jours. Il y a également le clip de «Fa be neka djo ou la» qui est en route. Et Inch’Allah, un album et un concert sont prévus pour ce mois de mars.

<strong>Aïda Millogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé aux professionnels des médias :  «Malgré la faiblesse de vos moyens… vous continuez à donner le meilleur de vous&#45;même…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-aux-professionnels-medias-malgre-faiblesse-de-vos-moyens-continuez-a-donner-meilleur-de-meme-2025262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 00:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En présence de son secrétaire général Madani Traoré et du 2<sup>ème</sup> vice-président de la Maison de la presse Alexis Karambé, le président de l’Urd Soumaïla Cissé a présenté les vœux de nouvel an de son parti à la presse, le mardi 31 janvier 2017, à la Maison de la presse. Une occasion pour le chef de file de l’opposition d’évoquer plusieurs sujets. </em></strong>

D’entrée de jeu, M. Cissé a présenté au nom de l’Urd et à son propre nom ses vœux de santé, de bonheur, de prospérité et de plein succès aux professionnels des médias, aux téléspectateurs et lecteurs. Il a souhaité au peuple malien une nouvelle année de paix, de réconciliation de quiétude et de prospérité.

En remontant le fil de l’année 2016, Soumaïla Cissé a déclaré que 74 journalistes ont été tués en faisant leur métier, en voulant simplement informer la population. «Tel est le bilan que l’ONG Reporters Sans Frontières a présenté à la fin de l’année 2016, contre 110 décès enregistrés en 2015», a-t-il ajouté. Et, en matière de respect de la liberté de la presse, Reporters Sans Frontières révèle que le Mali a été classé 122<sup>ème</sup> sur 180 évalués en 2016.

Or, dit Soumaïla Cissé, «il nous faut une presse de qualité, disposant de moyens adéquats et de personnels bien formés, gage de saines informations. C’est pourquoi l’inscription budgétaire pour 2017 de l’aide à la presse de 100 millions de FCFA logés à la présidence de la République nous laisse perplexes quant à la sincérité et à la transparence de l’utilisation de cette aide». Avant de noter que «malgré la faiblesse de vos moyens, l’insécurité qui vous coupe le sommeil, vous continuez à donner le meilleur de vous-même pour dénoncer les maux qui minent notre société. Je tiens à vous féliciter».

Soumaïla Cissé a par ailleurs rappelé que son parti est disposé à approfondir et appliquer toutes les initiatives visant à protéger les journalistes contre ces exactions indignes de notre époque. Avant de présenter ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et au monde de la presse et souhaiter prompt rétablissement à tous les blessés de ces douloureux événements.

À propos de la disparation de notre confère Birama Touré, «cette disparition continue de nous inquiéter. C’est pourquoi nous interpellons encore les autorités compétentes de notre pays pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire», a déclaré le chef de file de l’opposition». Dans la même foulée, a-t-il dit, «nous sommes également inquiets par la révélation faite par le président de la Maison de la  presse il y a quelques jours sur les menaces proférées contre le journaliste Adama Dramé du Sphinx».

Par ailleurs, selon le président de l’Urd, l’année 2016 est partie sur une note désespoir et d’inquiétude pour l’ensemble du peuple malien. «Je profite de l’occasion pour m’incliner devant la mémoire des 332 personnes dont 207 civiles qui ont perdu la vie en 2016 au nord du Mali, soit une hausse de 121% des victimes pour la seule année 2016. Le pays a enregistrés 385 attaques, soit plus d’une attaque par jour. Ces attaques ont été augmentées de 92% par rapport à l’année 2015, après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Déjà, le Mali a enregistré plus de 100 morts au compteur de l’année 2017».

Enfin, cette cérémonie de présentation de vœux a été marquée par la projection d’un film, à l’initiative de l’Urd, qui illustre la mauvaise gouvernance du régime en place dans bien de domaines.

<strong>Mady Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CMA : l’enfant «pourri gâté» de la communauté internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cma-lenfant-pourri-gate-de-communaute-internationale-2025132.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 00:55:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La communauté internationale ne semble avoir d’yeux et d’attention «que» pour la Coordination des mouvements de l’Azawad. Elle se plie, à quatre pattes, à ses quatre volontés.  </em></strong>

Encore une fois, la Coordination des mouvements de l’Azawad a manqué à l’appel du comité de suivi de l’Accord. Du moins, elle n’était que faiblement représentée lundi à l’ouverture de la 15<sup>ème</sup> session du comité de suivi de l’accord. Les membres de la Cma se plaindraient de l’absence de résultats en raison de la non-application des recommandations, alors qu’ils sont incapables de résoudre les divisions en leur sein.

Pour faire illusion, la communauté internationale, à travers la Minusma, la mission onusienne, a encore sorti un de ses discours politiquement corrects. «Nous avons fait le constat que malheureusement nos frères de la CMA ne sont pas présents dans la salle avec nous, ou du moins en totalité. Nous leur lançons un appel pour leur dire tout simplement que la politique de la chaise vide n’a jamais été payante et qu’il est extrêmement important qu’ils reviennent. Il n’y a pas meilleur cadre pour poser leurs problèmes au niveau du comité de suivi. Et on va trouver des solutions à leurs problèmes», a déclaré le représentant spécial de l'ONU, Mahamat Saleh Annadif.

À l’évidence, ce discours manque de fermeté. Il tend à caresser la Cma dans le sens du poil. Et parce que la communauté internationale est incapable d’être ferme avec la Cma, elle s’est précipitée à créer un autre cadre de rencontre avec sa Cma : réunion de crise. Et là, la Cma était là, au grand complet. Parce qu’elle sait qu’elle est soin et qu’on sera aux petits soins avec elle, qu’on est prêt à admettre tous ses caprices. Alors, l’enfant «pourri gâté» n’a pas fini de pleurnicher et de faire des chichis.

La Cma a même réussi à arracher une autre réunion «de haut niveau» à la communauté internationale. Pour, dit-on, rediscuter d'un chronogramme pour installer les autorités intérimaires, notamment en prolongeant leur mandat. Une réunion qui devrait avoir lieu mi-février, en présence des signataires de l'accord de paix.

Et pour rassurer la Cam : «… Deuxièmement, nous avons quand même cette question qui revient toujours, la mise en place des autorités intérimaires. Nous avons fait le point avec le gouvernement et je suis heureux de constater que cette question trouvera très rapidement dans les jours à venir une mise en œuvre effective qui nous permettra réellement d’aller de l’avant…» dixit le représentant spécial de l'ONU, Mahamat Saleh Annadif.

Il ne manque plus que l’enfant «pourri gâté» demande la lune à la communauté internationale, pour son seul maudit Azawad. Et elle ira la décrocher, puisqu’un enfant «pourri gâté» s’offusque qu’on le contrarie !

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée de l’entreprise : mobiliser le secteur privé pour soutenir la relance économique du Mali post&#45;crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/journee-de-lentreprise-mobiliser-secteur-prive-soutenir-relance-economique-mali-post-crise-2025322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/secteur-prive/journee-de-lentreprise-mobiliser-secteur-prive-soutenir-relance-economique-mali-post-crise-2025322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 00:41:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La salle Moussa Mary balla Coulibaly du Conseil national du patronat du Mali a abrité la cérémonie d’ouverture de la première journée de l’entreprise, du 26 au 27 janvier, sur le thème «le développement de l’agro-industrie comme moteur de la croissance économique au Mali». </em></strong>

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, en présence du président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, et de l’ambassadrice du Royaume de Danemark, Winnie Estrup Petersen.

La journée de l’entreprise est organisée par le Conseil national du patronat du Mali grâce à l’appui financier de l’ambassade du Danemark à travers son programme PACEPEP. Selon le président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, la première édition de la journée de l’entreprise est une participation du CNPM à la mise en œuvre de la Loi d’orientation du secteur privé, notamment à travers son article 83 qui prévoit : «il est institué une journée annuelle de l’entreprise privée, en vue de mettre en exergue et de traiter les questions importantes relatives au développement dudit secteur».

En rapport avec le thème, «le développement de l’agro-industrie comme moteur de la croissance économique au Mali», M. Coulibaly a noté que l’agro-industrie au Mali peine véritablement à connaître son essor. D’autant que, selon lui, les freins et les obstacles demeurent encore nombreux. Il en a retenu quelques-uns : inaccessibilité de la matière première, coût élevé des intrants et des facteurs de production, difficile financement de l’activité, main-d’œuvre peu ou pas qualifiée…

L’ambassadrice Winnie Estrup Peterson, quant à elle, estime que «l’agro-business est la principale source de croissance et diversification pour l’économie malienne au regard de ses potentialités, de son poids économique et du nombre d’emplois qu’il génère. À cet effet, ajoutera-t-elle, «nos attentes aux entrepreneurs, petits et grands, individuellement et collectivement, sont grandes pour assumer leurs obligations fiscales indispensables pour générer des ressources qui permettront le développement économique et social du Mali». Il est donc aussi attendu du milieu des entreprises de faciliter aux jeunes maliens, créateurs d’entreprise, la réalisation de leur rêve «d’entreprendre». Et pour cause,  selon Winnie Estrup Peterson, «l’occupation saine des jeunes est le seul chemin efficace pour la croissance et pour offrir des perspectives de stabilité et de sécurité pour le Mali…».

Selon le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, qui représentait son collègue Konimba Sidibé, ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé, «cette journée de l’entreprise continuera à renforcer le dialogue public-privé tant prôné par l’ensemble des acteurs du secteur privé et les Partenaires Techniques et Financiers…».

Et d’ajouter : «le défi et non des moindres à la production agro-industrielle est que le Mali pratique encore l’agriculture classique alors que l’agro-industrie nécessite une production intensive avec pesticides et fertilisants chimiques ou production organique sans intrants chimiques. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un secteur privé qui contribue à la réduction du chômage et à l’amélioration des conditions de vie des populations, un secteur privé qui fixe le cap de l’éclosion du Mali dans l’économie mondiale. Il s’agira donc de mobiliser le secteur privé pour soutenir la relance économique du Mali post-crise».

Il a terminé son intervention sur la conviction que le ministère de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé continuera sans nul doute à trouver les passerelles appropriées permettant d’accompagner toute initiative s’inscrivant dans le sens du renforcement du dialogue et de la concertation entre le public et le privé, à l’effet de lever les contraintes auxquelles le secteur privé est confronté en vue d’assurer sa viabilité et sa capacité à contribuer davantage à la croissance économique.

<strong>Mady Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao : le marché de Zinda attaqué par des individus armés</title>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2017 00:24:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Gao et ses environs sont en proie à l’insécurité. Après l’attentat suicide  au camp du Mécanisme opérationnel de Coordination, qui a fait plus de cent morts et autant de blessés, la région de Gao continue d’enregistrer des attaques meurtrières. Il nous est revenu que le marché (ou la foire) hebdomadaire de Zinda, un village de la commune de Gabero, a été attaqué hier mercredi 1<sup>er</sup> février par des individus armés.

Si pour l’instant, en  tout cas avant qu’on ne mette sous presse ces informations, on ne parle pas de mort d’homme, il y aurait en revanche plusieurs blessés. En effet, selon nos informations, quatre personnes auraient été blessées dont une fillette.

L’identité des assaillants demeurait encore inconnue avant la publication de nos informations. En tout cas, cette attaque rallonge le nombre de victimes des différentes attaques en ce début de l’année 2017.

<strong>La redaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahamadou Soumbounou alias Mylmo :  «Je pense que notre rap doit contribuer au développement de la nation»</title>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 17:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Meilleur rappeur et meilleur parolier du Mali, élu deux fois successivement meilleur artiste par la Chaîne, avec deux albums à son actif et une centaine de singles, Mahamadou Soumbounou alias Mylmo s’est confié à Nouvelle Libération.</em></strong>

<strong><em>D’où vous vient le surnom Mylmo ?</em></strong>

C’est une très longue histoire. En cherchant mon nom d’artiste, je me suis dit : vu que le Prophète a mille noms et que je suis son homonyme, je n’ai peut-être pas mille noms, mais j’ai mille mots à dire, d’où le nom Mylmo.

<strong><em>Depuis combien de temps êtes-vous dans la musique ?</em></strong>

Je suis né dans la musique parce que je suis issu d’une famille d’artistes. Nous sommes des Soninkés, une famille de caste. Je suis né au Gabon et à l’âge de 6 ans, mon papa m’a fait venir au Mali chez mon oncle Hamé Soumounou, qui est également un grand parolier (il est bien connu dans le milieu des griots). C’est lui qui m’a élevé jusqu’à maintenant. Étant écolier, j’avais un don particulier pour le dessin. Mes frères, quant à eux, étaient déjà dans le rap. Par la suite, ils se sont dispersés au quatre coin du monde. J’avais donc pris l’habitude d’agrémenter mes dessins de petites citations et de poésies. Étant partis vers d’autres horizons, mes frères m’avaient laissé pour héritage des radios, des disques et des beat. Alors, je me suis dit, au lieu de me limiter aux citations et poésies sur mes dessins, pourquoi ne pas écrire des textes de rap et les poser sur des beat. C’était en 1999. En 2007, j’ai posé pour la première fois en studio avec mon frère Marshal Doudou pour le son «forobaguègnè». C’est un morceau qui a eu du succès, mais les gens ne savaient pas qui chantait. Je peux dire que ma carrière a véritablement débuté en 2007. En 2008, après avoir croisé Pensy et Air Fly,  on a créé le Groupe Les Frères  de la rue. Les Frères de la rue, parce que c’est dans la rue qu’on s’était rencontré <strong>et on a décidé d’être</strong> la voix des sans voix. Sinon, mon premier album est sorti le 15 février 2011 et le second album, «Le retour de Bandiougou», est sorti en 2014.

<strong><em>Quelle chanson vous a promu meilleur parolier du Mali ?</em></strong>

Toutes mes chansons et également mon style musical.

<strong><em>Vous faites beaucoup de tournées à l’étranger, comment se passe votre carrière au-delà de nos frontières ?</em></strong>

La promotion du rap malien à l’extérieur, c’est un peu difficile, faute de managers qualifiés. Le style musical malien, connu à l’extérieur, c’est le mandingue, avec Salif Keita, Habib Koité, etc. Le rap malien n’arrive pas à s’imposer en dehors du Mali, comme on le souhaite. Les Maliens sont dispersés au quatre coin du monde. Chaque fois que je suis allé en concert en dehors du pays, c’était sur invitation des ressortissants maliens dudit pays. Sauf à Paris où j’ai été invité pour un festival. Je travaille également avec des managers qui sont en Europe pour y faire promouvoir ma musique.

<strong><em>Vous avez récemment tourné un clip aux Etats-Unis, comment ça s’est passé ?</em></strong>

J’étais invité à un festival. En partant, je suis parti avec mon réalisateur, Fanse 88, pour qu’on puisse faire d’une pierre deux coups et profiter de ce beau pays pour faire un beau clip. Malgré le fait que mon rap a la couleur culturelle du Mali, je reste inspiré par le rap américain et j’admire beaucoup les Etats-Unis.

<strong><em>Quel regard portez-vous sur le monde artistique malien ?</em></strong>

J’applaudis, je dis bravo à la musique malienne, à l’art malien, en particulier au rap malien. Avant le rap malien était vraiment dévalorisé, on écoutait que du rap américain ou français. Mais, aujourd’hui, le rap malien est vraiment aimé et écouté. Il n’y a que les rappeurs maliens qui peuvent remplir les stades au Mali. Même pour un concert de griots, il faut forcément inviter un ou deux rappeurs pour que ce soit bon. Encore bravo au rap malien ! Mais d’un autre côté, j’ai peur parce qu’on a tendance à oublier notre culture. Comme le dit Amadou Hampâté Ba : «Nul ne peut vivre sans sa culture». Il ne faut pas que le rap malien soit exclusivement inspiré du rap américain. Ils ont leur culture, nous avons la nôtre, qui est bien plus riche d’ailleurs. Je pense que notre rap doit contribuer au développement de la nation ; il doit être un facteur de changement positif pour le citoyen lambda. Si Mylmo apparaissait dans un clip avec une bouteille d’alcool, ses fans pourraient vouloir faire de même. Nous devons donner le bon exemple aux générations futures.

<strong><em>Vous avez été récemment décoré Chevalier de l’ordre national du Mali. Comment avez-vous accueilli cette reconnaissance de la nation ?</em></strong>

Dans un premier temps, j’étais étonné, puis ému. Le souhait de tout un chacun, c’est d’être récompensé, que ce soit en famille, au boulot, à l’école. Alors, quand c’est la Nation et le président de la République lui-même qui vous récompensent, pour un jeune comme moi, ça dépasse les limites de la joie.

<strong><em>Que pensez-vous de la situation socio-politique du Mali ?</em></strong>

Le Mali va très mal depuis l’instauration de la démocratie. Le Mali a besoin de guide, de président, de bons gouvernants et de bons citoyens. Pour moi, être citoyen ne veut pas seulement dire être natif d’une Nation. Il faut aimer son pays et comprendre que chacun doit apporter sa pierre à l’édifice pour que le pays puisse aller de l’avant.

<strong><em>Avez-vous des conseils à l’endroit des artistes qui désirent un jour avoir votre notoriété ?</em></strong>

Pour répondre à cette question, je reviendrai sur les propos de feu Mangala Camara, qui disait : «mi ye mi ye o ye oye». Le plus grand problème du Malien, c’est ce complexe-là, chacun veut ressembler à quelqu’un qui n’est pas du Mali. Qu’on accepte ce qu’Amadou Hampâté Ba a dit : «Nul ne peut se développer sans sa culture». Pourquoi devenir Wizkhalifa ou Mikael Jackson, alors que chaque personne est unique. Si tu veux devenir comme Mylmo, tu vas t’arrêter là où Mylmo s’est arrêté, tu ne vas pas innover. Mais, si tu décides d’être toi-même, un jour, tu pourras dépasser Mylmo. Chacun a un talent caché. Il suffit juste d’un petit effort pour le faire ressortir.

<strong><em>Quels sont vos projets ?</em></strong>

Comme projets et perspectives d’avenir, je travaille sur mon livre qui doit bientôt sortir, et également sur mon 3<sup>ème</sup> album, que je prépare activement. En parallèle, je m’apprête à bientôt lancer ma marque de vêtement.

<strong><em>Un dernier mot ?</em></strong>

Comme on le dit, il n’y a jamais de dernier mot. Mais je dirai Big-up à tous mes fans et merci à Nouvelle Libération. On espère que bientôt le Mali sera totalement libre. C’est toujours le même Mylmo, je ne vais pas changer et je continuerai sur la même lancée.

<strong>Propos recueillis par Aïda Millogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Insécurité au Nord : une attaque déjouée à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/insecurite-nord-attaque-dejouee-a-gao-1921712.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 17:15:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La ville de Gao a vécu mardi, un peu avant 19 heures, la peur et la stupeur. En effet, ce sont de grosses détonations qui ont fait sortir les populations du silence d’un soir normal qui s’annonçait. Deux 4X4 aux couleurs des Nations Unies, estampillés UN, apparemment piégés, se dirigeaient vers l’aéroport pour, apprend-on, s’attaquer aux forces Barkhane qui contrôlent ce lieu stratégique de la ville. C’est au niveau du premier check-point, situé au rond-point, à quelques mètres de l’aéroport, que les agents de sécurité se sont rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond. Lors du contrôle, les occupants des véhicules ont paniqué et ont fait sauter la bombe blessant deux personnes. Pris de panique, les assaillants du second véhicule l’ont abandonné pour tenter de fuir. Des tirs auraient atteint certains d’entre eux. La ville est en alerte maximum. Il est important de le signaler, au moment de ces événements, se trouvait à Gao le ministre de l’Energie et des Mines, en partance (difficilement) pour Kidal.

<strong><em>Affaire Sanogo : un ancien DG de la SE cité comme témoin</em></strong>

Le procès Amadou Haya Sanogo s’est ouvert hier à Sikasso dans la salle Lamissa Bengaly. Témoins, curieux et autres détenus sont présents dans la capitale du Kénédogou. Parmi eux, un ancien directeur de la Sécurité d’Etat sous le président Amadou Toumani Touré. Il s’agit du Général Hamidou Sissoko dit Man, qui se trouve présentement à Sikasso pour comparaître en tant que témoin dans l’affaire dite des bérets rouges. Il faut rappeler que Man était chef d’état-major particulier du chef de l’Etat au moment du coup d’Etat de 2012, et a été détenu, quelques mois, au Camp I de la gendarmerie. En plus du Général Hamidou Sissoko, il faut rappeler que sont aussi présents à Sikasso, le Général Dahirou Dembélé, le Commandant Mohamed Issa Ouédrago, le Capitaine Ibrahim Boua Koné (fils du Général Lassine Koné).

<strong><em>Manifestation de soutien à Haya</em></strong>

Hier, au démarrage du procès du Général Amadou Haya Sanogo, en plus des curieux venus assister à l’audience, il s’est passé quelque chose auquel il fallait, plus ou moins, s’attendre. Il s’agit de manifestations en soutien au Général Amadou Haya Sanogo. Des jeunes sont sortis, en grand nombre, plus d’une centaine, selon des témoins, avec des pancartes de soutien à l’ex-chef de la junte. Il s’agirait de jeunes du MP22, venus de Bamako, et d’autres manifestants de la ville de Sikasso. Les forces spéciales de la gendarmerie (PIGN), chargées de la sécurisation des lieux, auraient eu du mal à maintenir l’ordre.

<strong> </strong><strong><em>Amadou Haya Sanogo à ses gardes : «Je vais beaucoup parler»</em></strong>

<strong> </strong>Le Capitaine Amadou Haya Sanogo et ses co-accusés comparaissent depuis hier devant la Cour d’Assises à Sikasso, précisément dans la salle Lamissa Bengaly. Un procès attendu par les Maliens et de nombreux observateurs, à commencer par les organisations de la société civile. Ce procès est d’autant plus attendu que certains s’attendent à ce que le principal accusé fasse des déballages et d’autres craignent les propos (peut-être compromettants) qu’il pourrait tenir. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les uns et les autres ne seront pas déçus. En tout cas, si l’on en croit aux propos de Sanogo, lui-même, qui a fait des confidences sur place à Sikasso. Il a dit à un de ses proches, qui a eu la chance d’échanger avec lui et que nous avons joint au téléphone, qu’il va «beaucoup parler». Affaire à suivre donc.

<strong> </strong><strong><em>Les Sikassois privés d’accréditation</em></strong>

Le paradoxe est tellement saisissant qu’il mérite d’être souligné. Les Sikassois, dont la ville abrite le fameux procès du chef de l’ex-junte militaire, n’ont pas le droit d’assister à cet événement inédit qui se passe sur leurs terres. En effet, ils sont, aujourd’hui, et le disent à qui veut l’attendre, privés d’accréditation pour pouvoir accéder à la salle. Il a été exigé aux Sikassois de venir retirer le précieux sésame jusqu’à Bamako. Aucun moyen de se procurer une accréditation sur place.

<strong><em> </em></strong><strong><em>Les détenus mieux traités que les gardes</em></strong>

Le Général Sanogo et ses co-accusés sont présentement à Sikasso. Leur procès s’est ouvert hier. L’ancien chef de l’ex-junte, comme on pouvait s’y attendre, vit dans des conditions dignes d’un président en mission à Sikasso. Il est logé au pied-à-terre du Gouvernorat de région. Les Colonels Yamoussa Camara, Blonkoro Samaké, le Lieutenant Soïba Diarra et le Capitaine Christophe Dembélé logent aussi au Gouvernorat. Le Général Dahirou Dembélé, le Commandant Mohamed Issa Ouedrago (celui-là même qui est sorti, en premier, à la télé pour dénoncer le coup de force des bérets rouges), le Capitaine Ibrahim Boua Koné (fils du Général Lassine Koné), eux, logent dans des logements des Travaux publics. Les logements de la CMDT abritent les Capitaines Amadou Konaré, Issa Tangara et les sous-lieutenants Lassana Sangaré, Cheickna Siby, l’Adjudant-chef Mamadou Koné et l’élève-commissaire Siméon Kéïta. Le paradoxe, qu’il faut relever ici, est que pendant que ces détenus logent dans des conditions décentes, les gardes chargés de veiller sur eux dorment, presque, à la pleine étoile.

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<item>
<title>Affaire bérets rouges :  Le témoignage de deux rescapés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/affaire-berets-rouges-temoignage-de-deux-rescapes-1921692.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 17:05:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le putsch qui a renversé ATT, les membres de la garde présidentielle sont tombés en disgrâce. Deux anciens bérets rouges témoignent de leur débâcle après l'échec cuisant de leur contre-offensive du 30 avril à Bamako.</em></strong>

Le mardi après-midi 1<sup>er</sup> mai, deux hommes en fuite sont assis dans le salon d’un logement de la rive droite du fleuve Niger, à Bamako. L’un est caporal, l’autre sous-officier. Tous deux sont des bérets rouges membres de la garde présidentielle. Ils ont pris part <a href="http://www.slateafrique.com/86603/il-faut-demanteler-le-commandement-militaire">le 30 avril à l’attaque contre plusieurs lieux stratégiques de la capitale</a> tenus par le CNRDRE, la junte au pouvoir dirigée par le <a href="http://www.slateafrique.com/taxonomy/term/12389">capitaine Amadou Aya Sanogo</a> depuis le coup d’Etat du 22 mars. Ils n’ont pas mangé depuis la veille, n’ont aucun papier d’identité, n’ont pu donner aucune nouvelle à leurs familles, ont abandonné leurs uniformes et leurs téléphones et ont peur pour leur vie.

Le caporal, 33 ans, porte un jean à effet délavé et une chemise ouverte sur un col italien. Le sous-officier, barbe rase grisonnante, n’a pu trouver qu’un vieux t-shirt et un pantalon troué bien trop large pour sa corpulence d’enfant. Après leur fuite, ils sont venus dans ce logement où loge une connaissance du frère du caporal. Ils souhaitent le quitter au plus vite.

De l’autre côté du fleuve, à la sortie du pont Roi Fahd, les militaires du CNRDRE fouillent les voitures et contrôlent les identités de certains passagers. À quelques centaines de mètres de là, les tirs d’armes lourdes résonnent à proximité de Djicoroni Para, le camp des bérets rouges, en repli et en fuite.

Dans une voiture qui les mène au bord du fleuve, sur la rive droite, ils racontent les récents événements. Le 22 mars, ils ont aidé le <a href="http://www.slateafrique.com/84473/le%20bilan-conteste-de-amadou-toumani-toure">président renversé Amadou Toumani Touré</a>, sa femme et l’une de ses filles à s'enfuir du palais présidentiel assiégé à descendre à pied la «colline du pouvoir». <em>«Après avoir accompli notre devoir de protéger le président, on s’est rallié au CNRDRE. On a patrouillé avec eux dans la ville»</em>, raconte le sous-officier dans un bon français.

Le 24 mars, ils se rendent à Kati avec certains officiers de la garde présidentielle pour officialiser leur ralliement. Les militaires du CNRDRE n’en veulent pas. Certains sont frappés. <em>«Ensuite, on a été écarté de toutes les réunions. Quand on nous voyait en ville on avait toujours des problèmes.»</em>

<strong><em>Une opération militaire sans espoir</em></strong>

Ils ressentent une humiliation qui perdure après l’arrestation mi-avril de personnalités politiques et militaires réputées proches de l’ancien président ATT. <em>«Ils sont venus à Djicoroni-Para pour fouiller les logements de nos familles et prendre nos armes. On les a laissé faire. </em><a href="http://www.slateafrique.com/86547/mali-affrontements-entre-militaires-bamako-att-sanago"><em>Lundi [30 avril] on a attaqué avec des vieux pistolets mitrailleurs israéliens</em></a><em>.»</em>

Selon leur récit, l’ordre de sortir du camp est venu du camp même : <em>«Treize hommes sont partis dans deux véhicules vers l’aéroport, dix hommes sont partis dans un véhicule en direction de l’ORTM, successivement.»</em>

&nbsp;

Le caporal, embarqué dans l’équipe de l’aéroport, prend la parole. <em>«On est sorti du camp sans connaître notre mission. C’est seulement quand nous sommes arrivés à proximité de l’aéroport, après la ville, qu’on nous a ordonné de le prendre d'assaut.»</em> Six militaires du CNRDRE y ont été tués, affirme-t-il. Leur chauffeur est également décédé. Il se souvient n’être resté pas plus de dix minutes à l’aéroport.

<em>«Nous ne voulions pas prendre l’aéroport et l’ORTM pour les garder, pas plus que nous voulions renverser Sanogo»</em>, explique le sous-officier, demeuré à Djicoroni Para pendant ce temps. <em>«C’était pour montrer notre mécontentement par rapport à la façon dont on nous traitait. Nous sommes tous des militaires.» </em> Il précise que les hommes du CNRDRE ont à chaque fois tiré les premiers. <em>«Nous avons eu les premiers morts.»</em>

<strong><em>Remonter le fleuve Niger</em></strong>

Vient ensuite le temps de la fuite. Le caporal regagne Djicoroni Para sous les tirs des militaires du CNRDRE qui arrivent en masse. <em>«On a abandonné nos armes au camp quand ils sont arrivés avec plus de quinze pick-up et dix BRDM 2»</em>, détaille le sous-officier. <em>«Nous avons pris une pirogue au bord du fleuve. On nous tirait dessus on devait se mettre à plat ventre dans la pirogue. On a atteint une petite île sur le fleuve. Là on a jeté nos uniformes dans l’eau. On a repris la pirogue pour rejoindre l’autre rive. Ça continuait à tirer. Arrivés de l’autre côté, un jardinier nous a donné ces vêtements. On lui a laissé nos Rangers.» </em>

Ils appellent ensuite le frère du caporal qui les amène chez une connaissance.

Le récit prend fin alors que la voiture arrive en fin de journée au bord du fleuve, dans un quartier excentré de la capitale malienne. Ils ont souhaité venir à cet endroit où ils pensent pouvoir embarquer dans une pirogue pour remonter le cours du Niger en direction de la <a href="http://www.slateafrique.com/taxonomy/term/12113">Guinée</a>. Le moyen le plus sûr de s’échapper, pensent-ils.

<strong> </strong><strong>Source : Slate Afrique</strong>

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<title>Affaire des bérets rouges : de la détention à l’exécution</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-berets-rouges-de-detention-a-lexecution-1921672.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 16:56:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis hier, les regards sont braqués sur la capitale du Kénédougou. Et pour cause, le Général Sanogo et ses dix-sept co-accusés sont à la barre pour répondre des accusations d’enlèvement, d’assassinat et de complicité d’assassinat. Il s’agit des évènements du 30 avril 2012 et des affrontements entre bérets rouges et bérets verts.</em></strong>

Il est important de signaler qu’à l’issue de ces affrontements, des militaires ont été arrêtés et détenus, tous, à Kati. Un premier groupe constitué d’hommes de rang étaient gardés à côté de l’ECRA, à 20 mètres environ de la résidence (à l’époque) du Général Amadou Haya Sanogo.

Les autres (des officiers) étaient enfermés dans la cour de l’école des applications, près de l’ex-Sonarem. C’est surtout les éléments du premier groupe qui ont été victimes d’exécutions sommaires et ont été enterrés dans des fosses communes à Diago, près de Kati.

Des habitants, ayant requis l’anonymat, nous ont expliqué que des militaires (proches de Haya) sont venus dans la journée pour prospecter les lieux et expliquer qu’ils viendront faire des exercices, la nuit tombée. Ensuite, disent-ils, les mêmes militaires sont revenus avec des prisonniers réquisitionnés au niveau de la prison centrale pour creuser des fosses communes.

La nuit tombée, selon nos sources, deux camions sont venus transporter les bérets rouges pour leur dernière destination. On les faisait descendre, un à un, dans la fosse, avant de les exécuter malgré les cris et autres lamentations. Des cris qui ont, d’ailleurs, fini par alerter les populations qui comprendront au final ce qui se passait réellement.

Il faut rappeler que le deuxième groupe, composé du fils de l’ancien président Alpha Oumar Konaré, Malamine Konaré, du Colonel Cissé, Alou Ongoïba (qui devaient être exécutés le lendemain), n’ont eu la vie sauve que grâce à la pression de la communauté internationale.

Aujourd’hui, ce dont il est question, ce n’est pas le procès du coup d’Etat, ni celui de ce qu’on appelle le contre-coup d’Etat, il s’agit de la disparition d’hommes et de femmes arrêtés et présentés à tous à la télévision nationale, et dont les corps sont introuvables.

<strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Trois ambassadeurs cités à comparaître : Diamou, Koumaré et Tiéfing à la barre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/trois-ambassadeurs-cites-a-comparaitre-diamou-koumare-tiefing-a-barre-1921532.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 16:51:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le procès du Général Amadou Haya Sanogo s’est ouvert hier à Sikasso. 17 personnes sont citées à comparaître dans le cadre de l’affaire relative à la tuerie de 21 bérets rouges. Parmi eux, l’ancien ministre de la Défense Yamoussa Camara et le chef d’état-major des Armées lors des faits, Dahirou Dembélé. Et les autres, ceux qui occupaient des postes stratégiques quand ces bérets rouges avaient disparu ? Les avocats du Général se souviennent d’eux et demandent que  certains soient cités à comparaître. </em></strong>

<strong> </strong>Le 30 avril 2012, un groupe de soldats fidèles à l’ancien président Amadou Toumani Touré décident de réagir au coup d’Etat qui vient de destituer leur ancien mentor et s’attaquent au camp de Kati (où la junte avait pris ses quartiers) et l’aéroport international de Bamako-Senou.

Officiellement, disent certains, c’était juste pour protester contre le traitement que les bérets rouges (fidèles à ATT) subissaient de la part des bérets verts (auteurs du coup d’Etat). Les premiers, faut-il le rappeler, étiquetés proches de l’ancien régime, étaient marginalisés, menacés, mis à la retraite, tous les jours. Devenus de véritables parias au sein de la grande muette, il fallait, estimaient certains, réagir.

C’est ainsi que deux petits groupes de militaires sont partis (en début d’après-midi) du camp de Djicoroni. L’un se dirigea sur Kati et l’autre prit la route de l’aéroport. Une opération de survie simplement mais qui a été, malheureusement, traitée avec une telle démesure qu’on aurait cru que le pays était en guerre. Le paradoxe est que pendant ce temps, le pays était occupé et aucun militaire n’osait se rendre au-delà de Ségou.

Des militaires ont été tués, plusieurs corps ont disparu et on a fini par découvrir plusieurs charniers dans les environs de Kati. Des charniers dont le plus célèbre est celui de Diago. Une véritable terreur à l’image de toute la période au cours de laquelle Sanogo et ses amis étaient aux affaires.

À présent donc, comme le souhaitaient beaucoup de Maliens, le procès, tant attendu, de ces tragiques événements, vient de démarrer. Seulement, se demande un grand nombre d’entre eux, la justice ira-t-elle jusqu’au bout ? La vérité sera-t-elle dite ? Aura-t-on l’occasion d’entendre tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans ces tueries ? Les avocats de Sanogo en doutent et n’entendent pas se laisser faire.

Ils viennent de citer à comparaître certaines personnalités qui occupaient de hautes fonctions au moment des faits. Parmi elles, l’ancien directeur de la gendarmerie, Diamou Kéïta, un ancien ministre, Mamadou Koumaré, et l’ancien ministre de la Sécurité intérieure, Tièfing Konaté. Tous sont, aujourd’hui, ambassadeurs. Disons qu’il fallait s’attendre à un tel agissement de la part des avocats de Sanogo d’autant plus que ces trois hommes étaient au cœur de la sécurité nationale à l’époque.

On se souvient qu’un parmi eux a même témoigné sur les antennes de l’ORTM en faveur de l’arrestation de certains militaires, la présence d’armes chez un homme politique et la présence de mercenaires. La justice va-t-elle se soumettre à cette requête qui consiste à faire comparaître tous ceux qui seront cités dans le cadre de cette affaire ? Suivons…

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

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<item>
<title>Commune urbaine de Tombouctou : Des criminels étrangers deviennent des citoyens maliens à part entière</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/commune-urbaine-de-tombouctou-criminels-etrangers-deviennent-citoyens-maliens-a-part-entiere-1679432.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jul 2016 14:22:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quand des élus communaux cherchent à faire du lucre, ils vendent des lettres d’attribution antidatées et certificats d’acte de naissance. Nous sommes à Tombouctou où des criminels étrangers deviennent citoyens maliens à part entière, du fait de certains élus communaux.</strong>

Si rien n’est fait pour arrêter ceux qui font ces pratiques mafieuses dans la commune urbaine de Tombouctou, l’honneur et la réputation de tout le pays en pâtiront. Aussi improbable qu’invraisemblable que cela puisse paraître, des élus communaux, censés protéger les actes administratifs, développent un véritable commerce autour des actes d’état civil, notamment l’acte de naissance, au nom d’une course effrénée à l’argent sale.

À Tombouctou, c’est un joli coup de filet qu’ont réussi les Forces armées maliennes et la gendarmerie. Il s’agit de l’arrestation d’un criminel de nationalité nigériane, qui bénéficie du statut de citoyen malien grâce à un acte de naissance à lui délivré par des élus de la commune urbaine de Tombouctou. Le Nigérian en question est tombé dans le filet de l’armée malienne, en possession d’un acte de naissance sur lequel est identifié Kalifa Mohamed, né vers 1985 à Tombouctou.

Le hic, c’est que son acte de naissance a été signé par le 2<sup>e</sup> adjoint au maire de la commune urbaine de Tombouctou, Alkalifa Ag Imama. De quoi pousser la gendarmerie à l’interpeller sur ce cas flagrant -qui est loin d’être isolé- dans la délivrance des actes de naissance. Après plusieurs jours passés à faire l’aller-retour à la gendarmerie, l’indélicat élu communal n’a nullement été inquiété et se la coule douce dans la Cité des 333 Saints. Où on parle de pressions et d’interventions qui ont facilité son «élargissement».

Pourtant, les faits sont têtus et crèvent les yeux : des actes de naissance vierges se vendent comme des petits pains et portent bien la signature des élus communaux. À la faveur de la crise, ceux-ci trouvent en cette activité un moyen de se faire de l’argent au mépris de la crédibilité du pays. Selon des sources, le nombre d’acte de naissance en circulation est incalculable.

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tension au nord : autorités intérimaires en sursis ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tension-nord-autorites-interimaires-sursis-1679392.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jul 2016 12:22:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La tension monte d’un cran entre groupes armés qui se partagent l’autorité dans la gouvernance de la ville de Kidal. Dans la Cité des Askia, la situation n’est guère rassurante, où des jeunes élèvent la voix contre l’installation des autorités intérimaires. Au-delà des risques d’affrontements, c’est l’installation des autorités intérimaires -annoncée pour bientôt- qui pourrait en pâtir. </strong>

La mise en place des autorités intérimaires fait débat et déchaîne encore la colère de certains Maliens, notamment dans les régions du nord. Si on les annonce pour bientôt, des risques pèsent sur leur installation.

À Kidal, où les ex-groupes armés se partagent la gouvernance de la ville, la tension est montée d’un cran entre le Hcua et le Gatia. Tension ayant nécessité une médiation du voisin nigérien, afin d’aplanir les difficultés. Bien qu’on minimise ces incidents, notamment du côté de la Plateforme dont est membre le Gatia, le climat reste tendu.

Ce qui est qualifié d’«incompréhension entre deux communautés majeures» fait craindre un risque d’affrontement. D’où l’initiative d’une réunion à Niamey entre les responsables des groupes armés de la Plateforme et de la CMA, à l’effet de rapprocher les points de vue autour de la gestion de la ville de Kidal qui ferait l’objet d’interprétations différentes.

En somme, à Kidal, l’enjeu demeure la gouvernance de la ville. Une problématique qui doit être prise en charge par les autorités intérimaires où seront représentées toutes les parties signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Autant dire que cette perspective peut paraître lointaine, si les ex-groupes armés se crêpent déjà le chignon à propos de la ville de Kidal.

La protestation cible également l’installation des mêmes autorités intérimaires, à Gao. Même si d’autres revendications ont motivé la marche organisée mardi par des mouvements de résistance civile.

«<em>On a toujours les mêmes revendications depuis 2012. On a toujours crié, mais on n’est jamais entendu. Et cette fois-ci, on est décidé à aller jusqu’au bout, </em>assure Boncana Touré, coordinateur du Mouvement de résistance civile.<em> Nos revendications initiales, c’est la réinsertion socioprofessionnelle des mouvements de résistance civile, c’est-à-dire des jeunes qui ont résisté en pleine crise. Nous disons aussi non aux autorités intérimaires parce qu’ils sont en train de mettre notre région dans les mains des bandits, des gens qui ont violé ici, des gens qui nous ont pillés, des gens qui nous ont tout pris</em>». Et, en raison de la répression de ladite marche, les manifestants réclament maintenant le départ du gouverneur, du chef de la police de Gao et du chef de la garde nationale, qu'ils tiennent pour responsables des morts et blessés de mardi. «<em>Le gouverneur a donné l’ordre de tirer sur de pauvres citoyens qui manifestent à mains nues</em>», assure Boncana Touré, qui s’exprimait au micro de Rfi.

Comme on peut le constater aisément, dans ces deux régions, le processus d’installation des autorités intérimaires (qui devrait commencer ce vendredi) pourrait être freiné par la situation qui prévaut à Kidal comme à Gao. À moins que l’issue de la médiation à Niamey, au Niger, et l’intervention d’une délégation ministérielle à Gao, pour apaiser le climat, permettent de faire baisser la tension dans ces deux régions.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Majorité présidentielle : l’ADP&#45;Maliba suspend ses activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/majorite-presidentielle-ladp-maliba-suspend-activites-1679352.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jul 2016 12:09:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le comité exécutif de l’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba) s’est réuni lundi 11 juillet en session extraordinaire à son siège. La convocation fait suite à la saisine du comité exécutif par certaines structures signataires d’un document intitulé «motion pour le retour aux fondamentaux de notre engagement politique».</strong>

&nbsp;

Ladite motion est relative à des sujets d’actualité nationale et appelle à la redéfinition de la ligne politique du parti, notamment à réfléchir sur le sens de l’appartenance de l’ADP-Maliba à la majorité présidentielle. Cette motion invite le comité exécutif du parti à se saisir de cette requête officielle en vue de définir un nouveau cap politique pour le parti. Afin de partager la motion avec la presse, le comité exécutif de l’ADP-Maliba a tenu un point de presse le mardi 12 juillet.

&nbsp;

Selon le conférencier, Amadou Thiam, président du parti, sa formation politique a été saisie par certaines structures de base concernant son engagement dans la majorité présidentielle. Cet engagement, dit-il, est le programme «du Mali d’abord» qui a amené IBK au pouvoir. Il a indiqué qu’au vu des questions de mauvaise gouvernance, du nouveau gouvernement, l’avenir du Mali est plus que jamais menacé. «Les visions dont on s’était fixé autour du Mali avec IBK ne sont pas visibles dans ce gouvernement qui doit être pour nous le dernier tournant, le dernier virage», a-t-il déclaré.

«Nous pensons qu’il est temps maintenant de passer à l’action. Nous n’avons pas claqué la porte. Nous suspendons nos activités, et cette suspension, c’est pour nous permettre de faire une large concertation au niveau national et international par rapport à cette motion dont le comité exécutif a été saisi. Nous avons jugé nécessaire, vu la pertinence des propos qui sont dans la motion, de suspendre notre participation aux activités de la convention de la majorité présidentielle, le temps qu’on continue les concertations au niveau de la base.  Maintenant, s’il y a une décision finale à l’issue de ces concertations qui devra s’imposer, cela se fera», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, dans une déclaration, le comité exécutif du parti estime que la majorité présidentielle a montré ses limites dans la mesure où elle a échoué à faire de son cadre de concertation un espace démocratique de débat sur les questions d’intérêt national. Dans la même déclaration, il ressort que l’absence de consultation de la Convention de la majorité présidentielle par l’exécutif ainsi que la méthode de gouvernance actuelle constituent des menaces réelles pour l’avenir du Mali.

Dans la même veine, cette déclaration souligne que : la situation générale du pays est inquiétante à bien des égards ; le processus de paix est à la traîne ; l’économie nationale ne profite pas aux populations ; l’image du pays est fortement écornée par des scandales à répétition restés impunis ; le terrorisme s’installe progressivement comme la norme ; le communautarisme armé divise les populations tandis que le fait politique est complément ignoré. Face à cette situation et par  respect pour le peuple malien, indique la déclaration, «l’ADP-Maliba ne peut et ne doit rester passive».

&nbsp;

<strong>Bourama Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>525 millions pour 28 440 enfants vulnérables</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/525-millions-28-440-enfants-vulnerables-1679272.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jul 2016 12:03:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Ambassadeur de France, Gilles Huberson, et la Représentante Résidente du Programme alimentaire mondial (Pam) au Mali, Mme Silvia Caruso, ont signé, le 07 juillet 2016, en présence du ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté, un protocole d’accord pour un montant de 525 millions de Fcfa (800 000 euros). Cette contribution permettra au PAM de mobiliser plus de 150 tonnes de produits à haute valeur nutritionnelle «Plumpy Sup» pour la prise en charge de 28 440 enfants, âgés de 6 mois à 5 ans, souffrant de malnutrition aiguë modérée. Les activités de distribution de produits nutritionnels sont accompagnées de messages clés concernant les pratiques nutritionnelles essentielles à l’attention des mères. La malnutrition constitue un problème de santé publique majeur pour le Mali. Elle touche un enfant sur trois au Mali. Elle a des conséquences graves et durables pour les enfants qui en sont atteints. Le programme financé par la France bénéficiera à l’ensemble du pays. Un accent particulier sera mis sur les régions du Nord où l’insécurité et le dysfonctionnement des marchés empêchent les familles d’avoir accès à une nourriture suffisante. Les interventions sont mises en œuvre au sein des centres de santé communautaires et ses agents de santé. Elles s’inscrivent dans le Programme de développement sanitaire et social (Prodess).

&nbsp;

<strong>«Aucune crise ne se règle en moins de dix ans»</strong>

On est parti pour longtemps dans la crise qui secoue le nord de notre pays. On le pressentait et le disait tout bas, mais des voix le disent actuellement tout haut, notamment celles de nos partenaires dans la lutte contre le terrorisme. Un officier militaire français, non identifié par le média qui le cite, affirme ceci : «Aucune crise ne se règle en moins de dix ans», en mettant l'accent sur ses composantes politique et économique. Et d’ajouter : «On n'a pas perdu la main, on n'est pas débordé, il faut juste remettre +un coup de tondeuse quand le gazon repousse trop+». En d'autres termes, «éviter la reconstitution d'un sanctuaire ou d'une zone de non contrôle». Le même militaire français dit par ailleurs que l'armée française remet la «pression» sur les groupes jihadistes dans le nord du Mali. «Il faut rejouer au gendarme et au voleur au nord de Kidal. On est en train de mettre beaucoup de pression dans le Nord», explique-t-il. Soyez patients, la crise est loin d’être terminée.

<strong>Le site de Djenné ajouté à la Liste du patrimoine mondial en péril </strong>

Le Comité du patrimoine mondial réuni à Istanbul a inscrit le site des Villes anciennes de Djenné, au Mali, sur la Liste du patrimoine mondial en raison de l'insécurité dans la région qui empêche de le protéger, a annoncé mercredi l'Unesco. Le Comité a exprimé "sa préoccupation concernant ce bien situé dans une région affectée par l'insécurité", alors que le Mali est aux prises avec une insurrection des groupes islamistes radicaux Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Ansar Dine. Il a estimé que "ce contexte ne permet pas de lutter contre les menaces qui affectent le site notamment la détérioration des matériaux dans la ville historique, la pression urbaine et l'érosion des sites archéologiques". Le site malien avait été inscrit en 1988 sur la Liste du patrimoine mondial. Le patrimoine mondial est attaqué "du Mali au Yémen" par le terrorisme, "c'est une arme de guerre", avait indiqué Irina Bokova, la directrice générale de l'agence onusienne, en ouvrant dimanche cette 10e session du Comité du patrimoine mondial. Habité depuis 250 av. J.-C., le site des Villes anciennes de Djenné s'est développé pour devenir un marché et une ville importante pour le commerce transsaharien de l'or. Aux XVe et XVIe siècles, la ville a été un foyer de diffusion de l'islam. Ses maisons traditionnelles, dont près de 2.000 ont été préservées, sont bâties sur des petites collines et adaptées aux inondations saisonnières. L'inscription d'un site sur la Liste des sites en péril permet d'encourager des mesures correctives pour protéger le bien en question.

<strong>Que veut Gao ?</strong>

Si l’on en croire les déclarations de quelques jeunes de la Cité des Askia, leur marche de mardi serait <strong>motivée</strong> par plusieurs revendications. «<em>On a toujours les mêmes revendications depuis 2012. On a toujours crié, mais on n’est jamais entendu. Et cette fois-ci, on est décidé à aller jusqu’au bout, </em>assure Boncana Touré, coordinateur du Mouvement de résistance civile.<em> Nos revendications initiales, c’est la réinsertion socioprofessionnelle des mouvements de résistance civile, c’est-à-dire des jeunes qui ont résisté en pleine crise. Nous disons aussi non aux autorités intérimaires parce qu’ils sont en train de mettre notre région dans les mains des bandits, des gens qui ont violé ici, des gens qui nous ont pillé, des gens qui nous ont tout pris.</em>» Nouvelle revendication : ils réclament maintenant le départ du gouverneur, du chef de la police de Gao et du chef de la garde nationale, qu'ils tiennent pour responsables des morts et blessés de mardi. «<em>Le gouverneur a donné l’ordre de tirer sur de pauvres citoyens qui manifestent à mains nues</em>», assure Boncana Touré, qui s’exprimait au micro de Rfi. La libération des 33 personnes arrêtées ces dernières heures ne les a pas fait changer d'avis.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pèlerinage 2015 à la Mecque :  La Maison du Hadj honore le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/pelerinage-2015-a-mecque-maison-hadj-honore-mali-1360562.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 19:16:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré son rôle clé, les compétences de la Maison du Hadj se limitent à Bamako. L’organisation opérationnelle et financière du Hadj sur les lieux saints de l’islam reste la chasse gardée du département de tutelle. Un impair que les autorités gagneraient à corriger pour permettre à la structure de parachever son travail indispensable pour une bonne organisation du pèlerinage, afin de combler les attentes du président IBK.</em></strong>

&nbsp;

En  effet, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a une vision claire du travail à faire pour réussir l'organisation du hadj. Son initiative d’organiser un forum sur l’organisation du Hadj est à saluer. Déjà, pour la campagne 2015, la Maison du Hadj a introduit de nombreuses innovations. Faciliter le pèlerinage à la Mecque et permettre aux fidèles d’accomplir ce 5<sup>ème</sup> pilier de l’Islam, c’est la principale tâche à laquelle la Maison du Hadj s’est attelée cette année. Dès l'ouverture de la campagne du pèlerinage, la Maison du Hadj, structure stratégique du dispositif,  a mené d’importantes activités, notamment des formations thématiques et pratiques. Elle a initié une série de formations à l’endroit des pèlerins sur le concept de la spiritualité. Au nombre desquelles, figurent trois ateliers dédiés aux guides religieux, aux délégués médicaux, aux encadreurs des 35 regroupements organisateurs du Hadj, soit 148 agences de voyage agréées. Elle a aussi organisé une série de sessions à  l'intention des candidats au pèlerinage sur les formalités administratives et de sécurité, le séjour en Arabie Saoudite, le rôle du prêche dans le pèlerinage et les conditions sanitaires des pèlerins.

La direction de la Maison du Hadj voit en cette méthode du Hadj un moyen de relever les défis liés à l’organisation du pèlerinage. <em>«Nous sommes tous interpellés pour offrir aux pèlerins des prestations de qualité pendant leur séjour en Arabie Saoudite»</em>, avait alors déclaré le directeur de la Maison Abdoul Aziz Maïga.

&nbsp;

Ainsi, lors de la formation consacrée aux délégués médicaux, M. Maïga dira que cela devrait permettre à ceux-ci de respecter et d’appliquer le règlement sanitaire du pays d’accueil et d’assurer une meilleure couverture sanitaire des pèlerins. Concrètement, cela passe par les visites médicales, la vaccination, les mesures d’hygiène, la sensibilisation sur les différentes maladies contagieuses et les moyens de prévention.

Dans le cadre de la collaboration et des liens historiques d’amitié, la Maison du Hadj a fait venir deux experts du Maroc et de l'Arabie Saoudite pour former et partager leurs expériences.

&nbsp;

Les deux journées de prêche organisées à Bamako en collaboration avec l’Université de Médine du Royaume d’Arabie Saoudite et le ministère du Habous du Maroc, sur le pèlerinage, ont permis d'évoquer les questions spirituelles liées au Hadj. Notamment, l’historique du pèlerinage, l’accomplissement des rites du pèlerinage, la visite de la Sainte Mosquée du Prophète Muhammad (PSL) et les Conseils généraux sur le pèlerinage. C’est la première fois que de telles journées ont été organisées à l’intention des pèlerins maliens.

&nbsp;

La direction générale de la Maison du Hadj a aussi procédé à l’organisation de deux séances de prêche en français, en bamanakan, en sonrhaï, en peulh et en soninké. En plus, trois ateliers de formation ont pu se tenir à l’intention des membres de l’encadrement des différentes filières organisatrices du pèlerinage (filière gouvernementale et privée). De même, les médecins des différentes délégations du Hadj et les guides religieux ont été formés. Plus que pédagogique, cette série de formations s’était  achevée avec celle générale tenue du 15 au 20 août 2015.

&nbsp;

Créée en 2001, la Maison du Hadj a toujours contribué à l’organisation  du pèlerinage. Pour l’édition de cette année, la Maison du Hadj a davantage renforcé les capacités des pèlerins grâce à des activités jugées innovantes. Un succès salué à sa juste valeur par le ministre de tutelle à l’occasion des journées de sensibilisation. Mais, la Maison du Hadj pourrait mieux réussir sa mission, si elle était impliquée jusqu’au bout dans le pèlerinage, notamment à la Mecque, comme cela se fait dans les autres pays du monde. Nonobstant le fait que la Maison du hadj joue un rôle secondaire dans l'architecture de gestion du pèlerinage, son directeur général est l'un des adjoints du superviseur général, elle a relevé beaucoup de défis. On se rappelle que le dossier de l’hôtel qui devait héberger les pèlerins de la filière gouvernementale à la Mecque a été retiré au dernier moment, et c’est le directeur de la Maison du hadj qui a pu sauver la situation. Une action saluée par le ministre des Affaires religieuses devant les parlementaires maliens lors de son interpellation.

<strong> </strong>

<strong><em>De la bousculade de MINA</em></strong>

&nbsp;

Sur la question, il faut se féliciter du fait que les responsables de la Maison du Hadj ont apporté leur soutien à hauteur de souhait aux autorités saoudiennes et aux parties maliennes (le gouvernement, les agences de voyage de la filière privée). Car, après le départ de l'encadrement national, disons même l'abandon du terrain en laissant derrière eux toutes les victimes, c'est le directeur de la Maison du Hadj qui a pris l'initiative de créer un comité de suivi, de recherche et d'identification des pèlerins décédés, tout en rendant compte régulièrement au département. Il a également apporté son soutien logistique aux agences de voyage sur le terrain.

&nbsp;

Après avoir constitué deux groupes de travail, un à Bamako, et l'autre à la Mecque, la direction de la Maison du Hadj, sous la conduite de son directeur général, est retournée sur le terrain pour finaliser les recherches. Elle a aussi assisté les Agences de voyage dans la recherche et l’identification de leurs pèlerins. Elle a également facilité l’octroi de visa aux parents des victimes qui ont exprimé le besoin de faire le déplacement en Arabie saoudite afin de participer à la recherche et/ou à aux funérailles de victimes.  En clair, toutes les dispositions ont été prises par la Maison du Hadj pour faciliter leur hébergement et leur déplacement sur le territoire saoudien. De même que le comité de suivi mis en place par la Maison du hadj a pu coordonner le retour des pèlerins blessés.

&nbsp;

Après l’identification des corps maliens, une trentaine n’a pu être identifiée. Cependant, après plusieurs démarches auprès des services techniques saoudiens, la Maison du Hadj, en collaboration avec le consulat général à Djeddah, a pu obtenir les cartes FTA micro-card. Les seuls instruments indiqués dans ce genre de situation pour le prélèvement de sang chez des parents afin de faire les tests ADN et cela gratuitement. Rappelons que les prélèvements ont été faits sous la supervision de trois spécialistes dont le délégué médical de la filière gouvernementale.

&nbsp;

Il faut signaler que tous les acteurs de l'organisation du Hadj ont reconnu au Directeur de la Maison du Hadj son patriotisme, son savoir-faire et sa rigueur dans la gestion du dossier.

<strong>Moumouni Sacko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nommé ministre de l’Agriculture : Kassoum Denon est en terrain connu</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/nomme-ministre-de-lagriculture-kassoum-denon-est-en-terrain-connu-1360602.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 19:13:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est un technicien rompu à la tâche que le Premier ministre a choisi pour diriger le ministère de l’Agriculture. Kassoum Denon maîtrise le secteur et devrait s’atteler à en relever les défis. </em></strong>

&nbsp;

Ingénieur agronome de classe exceptionnelle, Kassoum Denon est diplômé en Sciences appliquées et agronomie de l’Institut polytechnique rural de Katibougou (1977). Il a également fréquenté l’Université agronomique d’Alexandrie, le Centre international pour le développement de l’agriculture de Caire, en Egypte, l’Institut forum de Paris sur le management financier des entreprises agricoles et l’Institut international pour le management et le développement de Washington.
Le natif de N’Goa, dans l’ex-arrondissement central de San, a une bonne appréciation de la mission qui l’attend sur le terrain. Car l’homme est doté d’une expérience avérée dans le domaine de l’agriculture, pour prendre en charge les préoccupations du département. Son passage aux deux Offices de Ségou (riz et Niger) plaide en sa faveur pour combler les attentes des plus hautes autorités qui ont déjà consenti d’allouer 15% du budget national au secteur agricole.

&nbsp;

Plus qu’un vieux routier du secteur, Kassoum Denon a passé l’essentiel de sa carrière dans les champs et a été longtemps à l’ouvre au sein de l’opération des périmètres irrigués de Kayes (OPI), en tant que chef de la section vulgarisation et formation des paysans aux techniques de productions intenses des cultures irriguées.

&nbsp;

Aussi, a-t-il fait un an à la CMDT où il fut chef de zone d’expansion rurale de Koutiala et Bougouni, ce qui le conduira à l’Opération riz de Ségou.
Président directeur général de l’Office du Niger, c’est à ce poste stratégique qu’il s’est révélé au grand public. Dans cette structure, en un laps de temps, il a procédé à des réformes majeures. Preuve irréfutable, l’arrivée massive de nombreux partenaires et la confiance rétablie avec les paysans.

&nbsp;

Pour perpétuer ses belles initiatives, M. Denon a été nommé au ministère de l’Agriculture comme chef de la Cellule Coopération internationale, chargé des questions de l’Agriculture. Ce qui a été bénéfique pour la consolidation des acquis avec les partenaires techniques et financiers des projets et programmes de développement, en faveur du secteur agricole de notre pays.

&nbsp;

Pour accompagner les bonnes initiatives du chef de l’Etat en direction du monde agricole, Kassoum Denon a été nommé conseiller technique à la présidence de la République, avec comme tâche la gestion du développement rural et l’environnement. Ministre de l’Agriculture depuis le 15 janvier dernier, Kassoum Denon mettra son expertise en pratique pour réussir le projet de société du chef de l’Etat.

<strong> </strong>

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Anniversaire «ensanglanté» : trois gendarmes tués par des jihadistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/anniversaire-ensanglante-trois-gendarmes-tues-jihadistes-1360542.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 19:07:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À quelques heures du 55è anniversaire de l’armée, trois gendarmes maliens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti par des jihadistes présumés. Avant cette nouvelle, dans un discours télévisé à l'occasion du 55e anniversaire de l'armée malienne, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait rendu hommage à «certains de nos vaillants soldats, certains des dignes fils de notre pays (qui) ont payé de leur vie cet engagement patriotique», assurant que «leur sacrifice ne sera pas vain». </em></strong>

«Trois gendarmes ont été assassinés dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti. Ils étaient en mission», a déclaré une source militaire à Mopti, laquelle précise «qu'ils ont été assassinés par balles». Un responsable de la police locale a confirmé l'information, avant d’ajouter que les trois gendarmes étaient tombés dans une embuscade. En effet, ces trois gendarmes ont été tués à 21 heures entre Togorecoumbé et Dialoubé, dans le cercle de Tenenkou. Ces gendarmes appartenaient à l’escadron de Mopti.

<strong><em>Sidiki Traoré, Tiécoura Dembélé, Souleymane Sidibé sont les victimes</em></strong>

«Les gendarmes Sidiki Traoré, Tiécoura Dembélé, et Souleymane Sidibé étaient isolés. Ils sont allés dans une zone qui est difficile d'accès», a indiqué la même source policière. Et d’expliquer à nos confrères de l’AFP : «Les terroristes ont tendu une embuscade et ils sont tombés dans l'embuscade». Sidiki Traoré était Adjudant alors que Tiécoura Dembélé et Souleymane Sidi étaient MDL.

Quelques heures auparavant, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a dénoncé dans son discours les attaques jihadistes. Il a affirmé que «ce désir effréné de ceux qui s'avèrent être de véritables ennemis de la paix s'est heurté à la détermination des éléments de notre brave armée». «Cette dernière a su faire face et faire échec à la mise en œuvre sur grande échelle de la stratégie de ceux d'en face, faite d'actes asymétriques, ignobles et d'un coût énorme en victimes innocentes», a-t-il ajouté, promettant que l'armée bénéficierait «des moyens d'une formation adaptée et d'un équipement approprié».

Selon Ibrahim Boubacar Keïta, «l’armée du Mali, dans tous ses démembrements, mérite notre attention, notre respect et notre considération. Comme nous l’avons montré par les multiples initiatives en cours, nous avons à cœur de créer les conditions les meilleures de son plein épanouissement et du renforcement continu de ses capacités…». Et d’indiquer que «la réforme du secteur de la sécurité ainsi que l’adoption et la mise en œuvre de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire découlent de ce choix et de cette ambition pour notre armée».

&nbsp;

IBK a aussi saisi l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’armée du Mali pour remercier les partenaires stratégiques du Mali et la communauté internationale toute entière, pour le soutien et l’accompagnement de qualité au Mali. «Ces partenaires ont été présents et de façon remarquable aux côtés du peuple du Mali, au moment où nous avons été confrontés à de dures épreuves. Du reste, ils continuent encore à apporter à notre pays un concours précieux au plan du développement et de la sécurité, ainsi que sur de nombreux autres aspects de la vie économique et sociale du Mali. Le défi sécuritaire demeure important et il doit être relevé, afin de créer un espace suffisamment large, stable et durable pour faire prospérer les actions de développement», a-t-il ajouté.

&nbsp;

Revenant au contexte, faut-il rappeler que deux soldats et un paramilitaire maliens ont péri vendredi lors de deux attaques armées distinctes dans le nord et le centre du Mali. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le gouvernement malien, les groupes qui le soutiennent et l'ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année 2015 vers le centre, puis le sud du pays, près des frontières avec le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fête de l’armée célébrée hier :  Aperçu sur la loi d’orientation et de programmation militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fete-de-larmee-celebree-hier-apercu-sur-la-loi-dorientation-et-de-programmation-militaire-1360002.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 16:28:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Considérée comme une réforme majeure dans notre pays, la loi d’orientation et de programmation militaire renforcera notre outil de défense à faire face au défit sécuritaire. À l’occasion du 20 janvier, fête de l’armée, nous nous intéressons cette Loi innovante. </em></strong>

En votant la loi d’orientation et de programmation militaire, en mai 2015, les députés ont voulu aider le gouvernement à concrétiser un vœu pieux, celui de changer le visage des forces de défense et de sécurité maliennes. Ce sont plus de 1230 milliards de Fcfa qui seront investis dans cette réforme. Cette somme vaut plus de 20% du budget national et son application s’étalera sur cinq ans, de 2015 à 2019.

&nbsp;

La loi d’orientation et de programmation militaire est conçue dans la durée et contribue à doter l’Etat d’une programmation pluriannuelle des dépenses sur le plan purement militaire. Une telle disposition trouve son explication dans le souci de rationner l’affectation des sommes de l’État en matière de dépenses militaires.

&nbsp;

Sur le terrain, la Loi de programmation militaire sera axée sur la formation, l’équipement des soldats maliens afin qu’ils puissent faire face aux missions de sécurité et de défense nationale. Vu son importance, la loi d’orientation et de programmation militaire a bénéficié  à l’unanimité de la caution de l’ensemble des députés élus à l’Assemblée nationale, lors de son vote.

<strong> </strong>

<strong>Une nécessité </strong>

&nbsp;

Cette réforme intervient à un moment où le secteur connaît des dysfonctionnements avec surtout l’insuffisance des effectifs  au sein de l’armée, la prolifération des armes, la présence des islamistes et la menace terroriste. Conscient de l’urgence, le gouvernement a jugé opportun de jouer à l’anticipation. Concrètement, ce sont 427,59 milliards Fcfa qui seront dédiés aux investissements ; 442,57 milliards Fcfa au titre du fonctionnement et 360,38 milliards Fcfa consentis au personnel.

&nbsp;

Durant les cinq ans, ces fonds vont être débloqués. En 2015 : 104 milliards Fcfa; 2016 : 109 milliards Fcfa; 2017 : 97 milliards Fcfa ; 2018 : 110,9 milliards Fcfa et 2019 : 92,8 milliards Fcfa. Aussi, la loi d’orientation et de programmation militaire ambitionne-t-elle de recruter 10 000 bras valides au sein des différentes entités de l’appareil de sécurité et de l’armée, pour un montant de plus de 42,98 milliards Fcfa.  Ce qui permettra de boucler l’effectif à 31 000 hommes actifs sur le terrain.

&nbsp;

Avec la loi d’orientation et de programmation militaire, un pas important vient d’être franchi dans l’amélioration des capacités opérationnelles des unités de combat. Il en est de même pour le soutien logistique, la mobilité des unités opérationnelles, le cadre de vie et de travail du personnel et du commandement.

&nbsp;

Si par le passé, le budget alloué à ce secteur stratégique était de 12%, avec la loi d’orientation et de programmation militaire, il va nécessiter 21% du budget national. Pour une question de souveraineté, c’est le budget national qui supportera exclusivement le coût du financement de cette réforme militaire inédite dans notre pays.

<strong> </strong>

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Kéïta III : «Qui veut aller loin ménage sa monture»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/modibo-keita-iii-veut-aller-loin-menage-monture-1359982.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 15:36:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Autant tout départ suscite des interrogations, autant il est indispensable de l’analyser objectivement. Cet exercice n’est pas forcément aisé en raison des passions qu’il est susceptible de déchaîner. Mais il y a bien au moins une raison à tout départ : partir. Donc, aller de l’avant !</em></strong>

Depuis plusieurs mois, le déclin du gouvernement Modibo Kéïta II était annoncé. En ces circonstances, l’imaginaire populaire s’irriguait de réflexions et commentaires tous azimuts. La peur avait gagné certains quand d’autres étaient étreints par l’incertitude. Normal : un changement n’apporte pas toujours de bonnes fortunes pour chacun.

Chez les premiers concernés, notamment les ministres et les membres de leur cabinet, un climat de panique s’instaure, annonçant la fin d’un prestige. Peu nombreux sont ceux qui se résignent au sort. Alors commencent toutes sortes de manœuvres et d’intrigues dans le but exclusif de conserver son poste et le prestige y afférent.

En politique, ou dans la sphère du pouvoir, ces temps-là sont propices aux coups bas, aux dénonciations et autres délations. Qu’est-ce qui n’a pas été dit sur les uns comme sur les autres ? À l’analyse, tout cela est plausible, mais dénote d’un défaut, d’une défaillance, pour faire court, d’un dysfonctionnement de l’attelage : l’assemblage n’est pas harmonieux. Pour aller loin, que faut-il alors faire ? Ménager la monture.

Comme le dit le proverbe, «Qui veut aller (voyager) loin ménage sa monture». C’est ce que nous inspire la lecture du gouvernement actuel. Le changement peut paraître superficiel mais significatif, surtout quand il s’agit d’amener l’harmonie et la cohésion dans l’équipe gouvernementale. En d’autres termes, lorsque l'on veut atteindre ses objectifs, voire exceller dans ce que l'on fait, il est nécessaire de s'en donner les moyens en ménageant ses forces. C’est tout le sens de ce proverbe, et donc de notre propos.

Cette façon d’appréhender le nouveau gouvernement est d’autant pertinente que ces derniers jours, le président de la République s’était plaint du comportement de certains ministres, lesquels s’opposaient ostensiblement à l’autorité du Premier ministre. Alors que celui-ci jouissait encore de la confiance du chef de l’Etat.

Désormais, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, voudrait que cela appartienne au passé. Seul devra être maître à bord, le Premier ministre Modibo Kéïta, celui qu’il qualifie «d’aîné estimé».

<strong>Dioncounda Samaké</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Michael Shurkin : &amp;quot;Quand vous avez à faire à un ennemi qui accepte la mort comme résultat de ses opérations, vous ne pouvez pas faire grand&#45;chose»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/michael-shurkin-quand-vous-avez-a-faire-a-un-ennemi-qui-accepte-la-mort-comme-resultat-de-ses-operations-vous-ne-pouvez-pas-faire-grand-chose-1359962.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 15:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour Michael Shurkin, du centre de réflexion américain Rand Corporation : «Quand vous avez à faire à un ennemi qui accepte la mort comme résultat de ses opérations, vous ne pouvez pas faire grand-chose». Selon lui, les terroristes «savent que les forces spéciales françaises ou américaines interviendront à temps pour les éliminer mais ils y vont quand même. Donc il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de prévenir ce genre d'attaque». Plus loin, il fait cette réflexion : dans les pays du Sahel, les cibles potentielles comme les grands hôtels ou les restaurants fréquentés par les Occidentaux sont la plupart du temps gardés par des vigiles civils mal ou pas armés, qui ne peuvent en aucun cas s'interposer face à un commando motivé, armé de kalachnikov. Même des soldats ou des policiers en armes, pris par surprise, ne sauraient à coup sûr les arrêter devant l'entrée. «Ce genre de cible molle est impossible à protéger dans toutes les villes africaines», ajoute Michael Shurkin. «La seule solution à long terme est de continuer à travailler avec les forces locales, pour qu'elles le fassent. C'est ce que la France et les Etats-Unis font, cela doit être amélioré. De toutes les façons, combien la France pourrait ajouter de soldats à l'opération Barkhane ? Zéro. Et même si elle pouvait en envoyer 10.000 de plus, ça ne changerait rien».

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cacophonie «normale»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/cacophonie-normale-1359922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 15:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au lendemain du remaniement gouvernemental, qui aura vu le départ de trois ministres et l’entrée de quatre autres, les différentes chapelles politiques y vont de leur commentaire. Au sein de la majorité, à peu d’exception près, on se réjouit de ce remaniement. Normal. Du côté de l’opposition, on note un changement superficiel. C’est aussi normal. Mais au-delà des convenances et du «politiquement correct», chacun devrait s’interroger sur la portée réelle du remaniement gouvernemental. C’est peut-être un temps de «tumultes» qui demandait un réajustement du gouvernail pour maintenir le cap. Libre à chacun de l’analyser à sa guise.

<strong>Partir, c’est partir !</strong>

Certains en sont encore à analyser, à comprendre et à justifier le départ de deux désormais ministres de la République. Mamadou Igor Diarra et Bocari Tréta. Il faut dire que ces <strong>messiers</strong> occupaient des postes importants dans le gouvernement II de Modibo Kéïta. Le premier était ministre de l’Economie et des Finances, le second, celui du Développement rural, qui plus est N°2 du même gouvernement. C’est aussi connu, il est un compagnon de lutte de longue date du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. Ces ex-ministres, à travers leur entregent médiatique, cherchent à «positiver» leur départ. C’est compréhensible. C’est par ailleurs humain, tout ça. Mais quand on est parti, c’est qu’on est vraiment parti. Et rien d’autre !

<strong>Le Rpm très fâché</strong>

IBK a toujours dit qu’il n’a pas été élu par le Rassemblement pour le Mali (Rpm). Mais par les Maliens. Retournés dans les sens, ces propos ne sont point faux. Même s’il ne faut ignorer la contribution de ce parti politique à l’élection du président IBK. C’est peut-être en vertu de cela que le Rpm a toujours revendiqué, comme de droit, la Primature. À presque mi-mandat du président de la République, il ne l’a toujours pas obtenu. Pis, le secrétaire général du parti vient d’être débarqué du gouvernement. Ça fait mal ! Alors, le Rpm dit «prend acte de la reconduction de Monsieur Modibo KEITA comme Premier ministre, Chef du Gouvernement et de la mise en place du nouveau Gouvernement suivant Décret N°2016-0022/P-RM du 15 janvier 2016 portant nomination des membres du Gouvernement». Ce qui trahit un peu les règles de bienséance chez les Tisserands, ce sont ces termes : «Le Bureau Politique National du Rassemblement Pour le Mali (BPN/RPM) invite les militantes et militants, sympathisants du RPM à rester vigilants, soudés et mobilisés autour du projet de société et du programme du Parti». À la poubelle, le projet de société d’IBK.

<strong>Modibo Kéïta, seul maître à bord</strong>

Il semble bien que le début d’année ait poussé le président de la République à prendre certaines résolutions, notamment celle d’avoir un gouvernement dont le chef d’équipe garde toute son autorité. Hormis le fait d’avoir renvoyé tous les ministres au Premier ministre pour connaître leur sort, à la faveur du remaniement annoncé, IBK maintient cette dynamique. Il vient de le réitérer à un ministre du gouvernement qui se définit comme la tête de Turc de la presse malienne, et qui avait voulu passé par-dessus la tête du Premier ministre. Ce ministre, connu pour son activisme populiste, souhaitait présenter au chef de l’Etat une de ses activités populistes. IBK ne s’y oppose pas, mais l’a renvoyé au respect de la hiérarchie. Comme quoi,  Modibo Kéïta demeure le seul maître à bord du bateau gouvernement.

<strong>«Trous dans la raquette» </strong>

Face aux armées et polices sous-équipées et sous-entraînées dans les villes sahéliennes, et à des soldats français (Barkhane) qui ne sortent de leurs bases qu'en force, pour des missions ou des patrouilles forcément limitées, les nombreux groupes jihadistes de la région ont appris à contourner l'ennemi, ce qui est un jeu d'enfant sur un terrain pareil, et à se dissimuler jusqu'au moment de frapper. «Des trous dans la raquette sécuritaire, il peut en exister», admet une source militaire française de haut rang, qui préfère ne pas être identifiée. «Les jihadistes sont dans une relation du faible au fort, ils cherchent à nous contourner (...) Nous sommes face à une menace durable. Les vulnérabilités qui sont les nôtres sont partagées par d'autres pays : qui demanderait au gouvernement burkinabè d'en faire davantage ?» À bon entendeur, salut !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Capture de trois individus et saisie d’armes Kidal : La Minusma infiltrée</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/capture-trois-individus-saisie-darmes-kidal-minusma-infiltree-598912.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 10:55:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Mali-MINUSMA.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-576922" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Mali-MINUSMA.jpg" alt="Nations Unies : La situation au mali préoccupe" width="300" height="200" /></a>Suite à des renseignements d’opportunité, les forces françaises ont mené une opération le 17 octobre à Kidal, ciblant le groupe de commanditaires de l’attaque du camp de la MINUSMA du 7 octobre 2014 ayant coûté la vie à un casque bleu sénégalais. Cette opération a été menée quelques jours seulement après cette attaque.</em></strong>

&nbsp;

Lors de cette opération, un stock important d’armements et de munitions (des milliers de munitions de calibre 7.62 /12.7/14.5 et jusqu’à 23mm) a été retrouvé au domicile d’une personne impliquée directement dans cette attaque. Ces munitions correspondent à celles qui ont déjà été utilisées lors d’attaques terroristes contre la Minusma. Parmi l’armement, la force Barkhane a notamment trouvé des lance-roquettes, des dizaines de roquettes RPG7 et des explosifs. Du matériel électronique et des grenades ont également été saisis par les forces françaises.

Les renseignements recueillis permettent de continuer les investigations, afin de remonter la filière jusqu’au commanditaire, actuellement en fuite, de cette attaque terroriste. Ils permettent aussi de remonter jusqu’aux groupes armés terroristes qui attaquent et menacent les forces multinationales de sécurité.

Trois personnes ont été capturées et sont actuellement retenues par les forces françaises. Elles seront transférées rapidement aux autorités maliennes.

Par cette opération la force Barkhane rappelle sa détermination à ne laisser impuni aucun des actes terroristes qui entravent la liberté dans le Nord-Mali et qui ont coûté la vie à des soldats. La force Barkhane, en lien avec la Minusma, agit sans relâche pour conserver la paix dans le Nord-Mali.

<strong>Source : Barkhane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali (1) La communauté internationale n’est plus aveugle</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-1-communaute-internationale-nest-aveugle-598852.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 08:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_286492" align="alignleft" width="320"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/complet_Kidal.jpg"><img class="size-full wp-image-286492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/complet_Kidal.jpg" alt="Le premier ministre va se rendre à Kidal, Tombouctou et Gao" width="320" height="240" /></a> L'entrée de la region de Kidal[/caption]

<strong><em>Nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes la semaine dernière à propos de l’ambiance à Kidal au moment où négocient le gouvernement et les groupes armés à Kidal. Nous posions la question de l’impuissance ou la complicité des mouvements armés par rapport à cette situation. Comment expliquer en effet qu’au moment même où les groupes armés nous rassurent tous de leur bonne foi en venant à la table des négociations, que ce soit ce moment que les terroristes se signalent le plus à travers des attentats faisant de nombreuses victimes parmi les </em></strong><strong><em>"</em></strong><strong><em>mainteneurs</em></strong><strong><em>"</em></strong><strong><em> de la paix, c’est-à-dire les soldats de l’ONU ?</em></strong>

Depuis, cette communauté internationale nous a elle-même donné raison à travers Hervé Ladsous, le chef des opérations adjoint de l’ONU. Il a parlé d’impuissance ou de complicité. En réalité, elle est incompréhensible cette situation. Ou les mouvements armés contrôlent le Nord comme ils le prétendent et ils aident à lutter contre le terrorisme s’ils ne le font pas c’est qu’ils sont complices, ou ils ne contrôlent rien, donc impuissants. Et ils doivent clarifier leur position. La communauté internationale, elle, en tout cas, n’a fait aucune ambiguïté autour de la sienne. Elle est convaincue que les mouvements armés savent ce qui se passe au Nord en termes d’attentats et qu’ils doivent désormais faire un choix.

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Nord du Mali (2) :</strong>

<strong>La France lâche le MNLA</strong>

Rien n’arrive au hasard. En effet, la recrudescence de la violence, à travers la multiplication des attentats, a plus desservi le MNLA plus que tout autre mouvement présent au nord de notre pays.

En effet, c’est ce groupe qui a le plus annoncé (sur tous les toits) sa volonté de combattre et éradiquer le terrorisme dans le septentrion de notre pays. Et c’est ce discours qui est passé auprès de la société civile française et de certains élus du pays des droits de l’Homme. Malheureusement, chaque jour, la réalité sur le terrain prouve le contraire. On réalise chaque jour (surtout les partenaires, car nous on savait déjà) que le MNLA ne peut et ne pourra jamais contrôler le Nord du Mali. Aucun autre mouvement d’ailleurs. Il faut impérativement préparer et mettre l’armée malienne sur ce sujet et lui permettre de sécuriser nos frontières avec les moyens qu’il faut.

Les doutes ont commencé à s’installer, en réalité, aux lendemains de la libération de la ville de Kidal. A l’époque, le MNLA avait fait croire à la France qu’il pouvait l’aider à localiser et récupérer ses otages. Il en a été incapable. Ensuite sont venus s’ajouter les récents attentats à Kidal. Ces derniers événements ont fini par convaincre les <em>"</em><em>amis</em><em>"</em> du MNLA qu’ils ne peuvent malheureusement rien contre le terrorisme au Nord. C’est ce qui justifie le fait que la France ait fermé les yeux sur l’éviction du MNLA de certaines villes par le Gatia. Pourvu que ça dure.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourparlers d’Alger : Suite et… fin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pourparlers-dalger-suite-fin-598842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pourparlers-dalger-suite-fin-598842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 03:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Alger-Negociation-.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-513642" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Alger-Negociation-.jpg" alt="Alger II : l’audition fait souffler le chaud et le froid" width="300" height="212" /></a>Les pourparlers ont repris à Alger mardi matin. Pour la troisième fois les uns et les autres se retrouvent pour discuter de l’avenir du pays et du sort de la partie nord de notre pays.</em></strong>

<strong> </strong>

C’est fait. Les protagonistes de la crise malienne, après la suspension observée pour cause de fête de Tabaski, sont à Alger pour discuter d’un Accord inclusif et définitif. C’est samedi dernier qu’a démarré en réalité cette phase (la dernière en principe) des pourparlers. Les médiateurs s’y sont réunis ce jour pour plancher une dernière fois sur les documents à eux proposés et par le gouvernement malien et par les groupes armés.

Il y a donc de fortes chances que ce dernier round soit bref et concluant. Les observateurs en sont convaincus pour plusieurs raisons.

D’abord parce que tout le monde semble fatigué de cette crise au nord de notre pays. En effet, cette dernière crise a été la plus grave pour le pays. Pour la première fois, un groupe rebelle parle, insiste, et même soutient la partition du pays, l’indépendance. Le pays n’a jamais frôlé la division. En plus (peut être occasionnée par la rébellion) la crise politico-militaire est venue s’y ajouter. Ainsi que le terrorisme. Il n’en fallait pas plus pour donner une autre dimension à ce qui s’apparentait à un simple mouvement d’humeur de quelques jeunes ressortissants du Nord.

Ensuite, les partenaires, qui commencent à perdre beaucoup d’hommes et qui ont énormément investi dans notre pays, estiment qu’il est temps d’en finir avec cette crise. La preuve, le chef des opérations militaires adjoint à l’ONU Hervé Ladsous a été, on ne peut plus catégorique avec les mouvements armés en fin de semaine dernière. Il les a invités à s’impliquer plus dans la lutte contre le terrorisme et montrer patte blanche pour ce qui concerne les attaques contre les soldats de la paix. Mieux, il pense que les mouvements armés ne peuvent pas dire <em>"</em><em>qu’ils ne sont pas au courant de attentats au Nord</em><em>"</em>.

A sa suite, c’est le président français qui a appelé son homologue malien pour lui demander de faire en sorte que cette dernière soit la plus brève possible. François Hollande a aussi demandé aux uns et aux autres de <em>"</em><em>négocier de bonne foi</em><em>"</em>. Pour dire, que les pourparlers, cette fois-ci, se passe dans un nouveau contexte et rien ne sera plus comme avant.

Même l’Algérie qui croit mener la danse et contrôler la situation est surveillée de près par la communauté internationale qui n’a, décidément, plus envie de <em>"</em><em>passer sa vie au Mali</em><em>"</em>. En peu de temps, elle a compté un peu trop de morts et estime qu’il fait aller rapidement vers un accord et s’occuper de l’autre dimension (plus importante) de la crise malienne : la lutte contre le terrorisme.

Un fléau qui met directement ces amis du Mali face à leurs responsabilités. Pas fondamentalement pour les populations maliennes, mais pour celles de l’Occident. La communauté internationale sait, désormais, qu’en jouant avec le Nord de notre pays se sont des nids de jihadistes qui vont s’y former, former des candidats à la mort directe, et s’attaquer à l’Occident.

Cette réalité explique d’ailleurs le changement de langage de nos partenaires et tant mieux pour le Mali. Surtout la France qui a été accusée à un moment donné de soutenir le MNLA pour la simple et bonne raison que ses leaders lui ont fait croire, et sont parvenus à convaincre ses responsables d’alors, qu’ils peuvent lutter contre le terrorisme. Le terrain a montré autre chose. Ironie du sort, c’est au moment où les mouvements armés sont réunis pour parler de négociations que les attentats se multiplient dans une zone qu’ils disent contrôler. Et les victimes ne sont autres que les soldats de la Minusma.

Depuis, on a l’impression que les <em>"</em><em>amis</em><em>"</em> du Mali ont ouvert les yeux (il était temps) et qu’ils ont une meilleure perception de la crise malienne désormais. Tout cela plaide en faveur du gouvernement dont les représentants ne doivent plus se laisser faire et ne défendre que la ligne rouge fixée par le président de la République.

<strong>Moussa Touré</strong>

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<title>Juste pour dire : Quel accord pour quel Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/juste-dire-quel-accord-quel-mali-598702.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 03:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_469462" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/makan-Kone.jpg"><img class="size-full wp-image-469462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/makan-Kone.jpg" alt="Makan Koné, Dirpub &quot;Nouvelle Libération&quot;" width="250" height="188" /></a> Makan Koné, Dirpub "Nouvelle Libération"[/caption]

<strong><em>On s’attend très bientôt à un accord entre les différentes parties à Alger dans le cadre des pourparlers initiés par ce pays. Le moins que l’on puisse dire c’est que les choses semblent tourner en défaveur des mouvements armés. Principalement le MNLA, éternel bête noire du Mali depuis l’éclatement de la crise. La question qui se pose désormais est celle de savoir à quoi ressemblera le futur accord face aux projets divergents ?</em></strong>

Il doit être, à notre avis, une synthèse qui sauvera la face à tout le monde : le gouvernement qui court le risque d'un soulèvement des Maliens déjà échaudés par les affaires sulfureuses ; le MNLA qui remettra son projet pour plus tard (ou à jamais). Surtout pour des questions d'inopportunité du moment, et parce qu’il (le MNLA) pourra s’attendre à des prébendes issues de la délégation qui lui sera faite de la gestion locale renforcée des affaires

Le regroupement, il faut le rappeler, a été beaucoup discrédité par la recrudescence des actes terroristes qui ont visé et meurtri l'ONU et les soutiens occidentaux du MNLA. Ils craignent désormais (le contexte international aidant) qu'un pont direct ne se bâtisse entre l'état islamique en Irak et les Djihadiste du Sahel.

Mieux, avec l'Algérie qui soutient Ançardine et le HCUA depuis toujours, le MNLA pourrait être le dindon de la farce, car l'Algérie est une poudrière endormie qui ne veut pas d’un Etat Touareg à ses frontières sud. D’ailleurs, les anciens partisans de la partition du pays le savent et c’est pour cela qu’ils n’ont jamais caché leur préférence pour le Burkina-Faso depuis le début de ce processus.

A cause de tous ces facteurs, sans avoir été ni efficace dans sa communication ni stratège dans son approche de la problématique, le Mali peut se retrouver servi, avantagé et sortir grandi de ces discussions.

Mais il faut avertir les uns et les autres qu'il n'y a aucun triomphalisme ni aucun laurier à tresser ni aux uns (le pouvoir) ni à ses émissaires en cas d'accord consensuel préservant les intérêts vitaux du Mali. Nous devons juste une fière chandelle à la géopolitique régionale qui fait du Mali un enjeu de taille pour tous les acteurs (France, Algérie, ONU...) ;

<strong>Makan Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Gatia chasse le Mnla de N’tillit : Les leçons d’une victoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gatia-chasse-mnla-ntillit-les-lecons-dune-victoire-598752.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:50:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/rebelles.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-106628" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/rebelles.jpg" alt="rebelles" width="600" height="451" /></a>A la faveur de la visite très controversée du Premier ministre, le MNLA s’était royalement installé dans certaines villes du Nord de notre pays et y imposait sa loi (rebelle). Elle vient de perdre du terrain, grâce à un coup de boutoir du Gatia. </em></strong>

<strong> </strong>

On s’en souvient comme si c’était hier. Un matin du mois de mai dernier, le Premier ministre Moussa Mara a décidé que parce qu’il est le chef de l’administration qu’il devait aller prendre son thé à Kidal. Malgré toutes les mises en garde (comme il l’a reconnu lui-même), il y est allé quand même. Avec les conséquences qu’on connaît désormais.

Le Mali a (ré) perdu plus du tiers de son territoire, il a été humilié et des agents de l’administration (mis en danger et abandonnés par lui sur place) ont été froidement assassinés. Non content d’avoir été obligé de rentrer de Kidal sur la pointe des pieds, il a décidé de livrer des dignes soldats maliens à la boucherie. La suite est connue de tous : Kidal est revenu dans le giron des rebelles, narcotrafiquants et jihadistes. Pis, le MNLA et consorts ont profité de cela pour réoccuper certaines villes.

Il a fallu attendre l’entrée en scène du Gatia (Groupe armé touaregs, Imghads et alliés) pour redonner un peu d’espoir aux Maliens. En effet, ce groupe a décidé d’en découdre définitivement avec le MNLA. Il vient de le chasser, de force, de N’Tillit et de Tessit où flotte désormais le drapeau malien. On parle d’autres villes qui pourraient incessamment tomber dans l’escarcelle du Gatia.

Pour ce qui concerne la ville de N’Tillit, d’entrée de jeu, il faut rappeler que sa récupération est hautement symbolique. Cette ville est l’une des plus prospères (septentrionalement parlant) du Nord de notre pays. C’est une ville d’élevage par excellence avec deux mares (celles de Doro et de N’Tillit). Ces deux mares sont fournies en poissons (silures et d’autres espèces), le marché hebdomadaire est fourni en lait, animaux, etc.

Aussi, cette ville fait frontière avec le Burkina Faso. Les rebelles y passent pour rallier ce pays où ils ont installé leur base. Sa récupération a donc tout son sens à ce sujet. Autre chose importante à signaler, c’est le sens patriotique du maire de cette ville qui ne manque aucune occasion pour revendiquer son appartenance au Mali et son aversion à toute rébellion.

Contrairement à beaucoup d’élus du Nord, il a subi d’inimaginables exactions à cause de ses prises de position en faveur du Mali. Contrairement à Tessit (aussi récupéré par le Gatia), N’Tillit est une ville dont les populations ont toujours scandé le nom du Mali et revendiquer leur appartenance à ce pays.

Il faut reconnaître que ce que viennent de faire les <em>"</em><em>proches</em><em>"</em> du général Gamou est salutaire et ne peut que profiter au Mali et à sa souveraineté. Seulement, il est important que l’Etat soit très clair sur le traitement qu’il fera de ce groupe. Il est hors de question que ses animateurs essayent de faire du chantage pour avoir permis de faire flotter le drapeau malien sur certaines villes.

L’Etat doit être intransigeant sur ce dossier. La crise terminée ce qu’on appelle la milice de Gamou doit cesser définitivement d’exister et se fondre dans l’armée malienne.

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sikasso : La première Dame met du baume aux cœurs des enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/sikasso-premiere-dame-met-du-baume-aux-coeurs-enfants-598832.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:45:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_498632" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Ousmane-Kone-Mme-Keita-Aminata-.jpg"><img class="size-full wp-image-498632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Ousmane-Kone-Mme-Keita-Aminata-.jpg" alt="Le ministre de la santé Ousmane Koné et la première dame Mme Keita Aminata Maiga lors de la 10e Édition de la Journée nationale / maternité à moindre risque" width="620" height="413" /></a> Le ministre de la santé Ousmane Koné et la première dame Mme Keita Aminata Maiga lors de la 10e Édition de la Journée nationale / maternité à moindre risque[/caption]

<strong><em>Chaque année, depuis 4 ans, l’ONG Save the Children International organise au Mali une course pour les enfants dénommée "Course pour la survie". L'initiative de Save the Children est soutenue par plusieurs autres partenaires et la Course pour la survie se déroule simultanément dans plus de 50 pays à travers le monde. Elle se situe dans le contexte général de la campagne "Tous et chacun pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile". </em></strong>

&nbsp;

La Course pour la survie vise à encourager les dirigeants nationaux et internationaux à prendre des mesures idoines et urgentes en vue de réduire considérablement la mort injustifiée et injustifiable de millions de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans que l’on observe chaque année à travers le monde, principalement dans les pays en voie de développement dont le Mali.

A moins de 500 jours de la date butoir de l’évaluation finale des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les enfants ont engagé une véritable course contre la montre pour leur survie.

Par ce moyen ludique, ils expriment leur souhait de voir les dirigeants nationaux et internationaux suivre leur exemple en accélérant le pas pour faire baisser la mortalité infantile  pour laquelle chaque pays s’est engagé à réduire de 2/3 son taux par rapport à l’année de référence 1990.

Cet engagement interpelle la première Dame qui s'est engagée dans la lutte contre la mortalité infantile et maternelle depuis de longues années.  Kéita Aminata Maïga s'est rendue à Sikasso le vendredi 17 octobre 2014 pour présider la 4e édition de la Course pour la survie.

La cérémonie a eu lieu au stade Babemba Traoré de Sikasso. L'épouse du président de la République y a été accueillie très chaleureusement par une foule des grands jours.

Plusieurs membres du gouvernement dont ceux en charge de la Jeunesse ; des Sports ; de la Santé et de l'Hygiène publique ; de la Femme, de l'Enfant et de la Famille et de la Culture étaient de la fête.

Les autorités régionales de Sikasso ainsi qu'une foule nombreuse ont aussi fait le déplacement du stade Babemba pour donner un cachet particulier à la manifestation.

Tour à tour, la présidente de la Fédération malienne d’athlétisme, Sangaré Aminata Kéita, le directeur-pays de Save the Children, Dr. Raphaël Sindaye, et la présidente du Parlement national des Enfants, Lala Wangara,  attireront l’attention des décideurs, du grand public et des médias du Mali sur la nécessité d’accélérer les progrès vers l’objectif 4 du Millénaire pour le développement visant à  réduire la mortalité infantile.

Abondant dans le même sens, l'épouse du président de la République dira qu’elle se sent directement concernée par le combat qui est mené pour améliorer la qualité de vie de la mère et de l'enfant dans notre pays. <em>"La Course pour la survie est une activité à laquelle je ne saurais me soustraire parce que je suis une mère. Par ailleurs,  la Vision 2010, une initiative des premières Dames d’Afrique dont le Mali assure le leadership depuis sa création en l’an 2000, partage les mêmes objectifs que ceux de la Campagne Tous et chacun"</em>, dira-t-elle.

Pour Kéita Aminata Maïga, l'espoir est permis, mais il urge de retrousser les manches, de doubler les efforts, de se donner la main pour réunir toutes les conditions de succès d’une excellente santé publique. Ainsi, la surveillance médicale durant la grossesse et pendant l’accouchement, une alimentation saine et variée éviteront-elles la faiblesse du nouveau-né, une des causes de vulnérabilité, précisera-t-elle.

L'épouse du président de la République a exprimé toute sa reconnaissance à la population et aux autorités du Kénédougou pour toute l’attention dont elle a fait l’objet depuis son arrivée à Sikasso. Elle a aussi exprimé sa fierté pour tous ces enfants dont les parents ont accepté de les laisser participer à la <em>"</em><em>Course pour la survie"</em> ou <em>"</em><em>Défi du marathon mondial"</em>. Cette participation  permet de donner une voix aux enfants et de s’assurer qu’ils portent eux-mêmes les messages les concernant.

La première Dame a profité de la formidable tribune de cette manifestation pour faire un ardent plaidoyer en ces termes :<em> "Je lance un appel à la mobilisation des partenaires sociaux, financiers et techniques, des agents de la Presse publique et privée, de Tous et Chacun pour mener des actions concertées avec le gouvernement afin d’aider le Mali à accélérer le pas vers l’atteinte de la réduction aux deux tiers de la mortalité des enfants de moins de cinq ans. Pour ma part, je vous assure de mon engagement de toujours œuvrer à vos côtés pour la survie des enfants du Mali. La survie de nos enfants est une question de survie collective"</em>.

Dans la bonne humeur, Kéita Aminata Maïga a ensuite donné le top départ de la course qui a vu la victoire, non pas des bleus et des blancs, couleurs des maillots de ceux qui ont couru, mais de tous les enfants du Mali. Les jeunes coureurs ont reçu chacun un cadeau de la première Dame en guise d'encouragement. La remise de cadeaux a mis fin à la cérémonie au stade Babemba.

Le même soir, la première Dame a été l'invitée d'honneur d'un dîner-gala au cours duquel elle et sa délégation ont pu apprécier les sonorités du balafon. A la baguette, il y avait un certain Néba Solo et son groupe qui n’ont plus besoin d’être présentés.

Kéita Aminata Maïga a également reçu des mains du directeur pays de l'ONG Save The Children, Dr. Sindaye, un tableau en guise de cadeau. Elle a aussi reçu d’Abdoulaye Diawara, promoteur de l'hôtel du Cinquantenaire, un Ciwara (masque) qui symbolise l'excellence.

Avant son départ de Sikasso, Kéita Aminata Maïga a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Sikasso. Celles-ci ont été très touchées par cette marque d'attention de la visiteuse du jour ; elles ont saisi l'occasion pour faire des bénédictions en faveur du retour définitif de la paix au Mali.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Surfacturation de 29 milliards fcfa : Info ou Intox ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/surfacturation-29-milliards-fcfa-info-intox-598672.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:28:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Avion-Mali.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-309182" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Avion-Mali.jpg" alt="Achat d’avion et marché du ministère de la Défense : « Aucune entorse aux lois et règlements budgétaires »" width="300" height="193" /></a>L’affaire de surfacturation ne cesse d’alimenter les débats sous nos cieux. Une trentaine de milliards de nos francs auraient été détournés par des Maliens dans le processus d’acquisition d’équipements militaires. Information ou intoxication ? Voire.</em></strong>

<strong> </strong>

Le lièvre a été levé à l’issue de la récente visite des experts du FMI (Fonds monétaire internationale). <em>"</em><em>Il a été découvert une surfacturation de 29 milliards de F CFA lors de l’achat des équipements militaires</em><em>"</em>, auraient déclaré les conférenciers du jour.

Il n’en fallait pas plus pour que tous s’emparent de ce qui ressemblait au scandale du siècle dans notre pays. Journalistes (naturellement), citoyens ordinaires, tous, nous sommes allés de nos propres commentaires. C’est donc avec impatience que tous attendaient les conclusions du rapport de la Section des comptes de la Cour suprême, comme l’avait exigé le FMI et celui du Vérificateur général qui traîne encore.

Les Maliens s’attendaient à des révélations pour ce qui concerne la Cour suprême. Ils ont été déçus. Aucune mention de surfacturation. Rien de plus que le commun des mortels ne savait. Depuis, on a commencé à se poser des questions. Surtout que les experts du FMI, eux-mêmes, avaient, comme par hasard, très peu parlé du volet concernant l’achat de l’avion du président, malgré tout le bruit qu’ils avaient fait des mois autour de ce qui était devenu une affaire internationale.

Aujourd’hui, on commence naturellement à se poser des questions : d’où vient réellement cette information de surfacturation ? Pourquoi des noms de personnes sont cités à tort et travers sans preuves ? Sur quoi se sont basés les experts du FMI pour faire une si grave déclaration ? Ont-ils été manipulés ? S’ils l’ont été, par qui ? Qui y a intérêt ? Et les langues commencent à se délier, et l’impatience des Maliens commence à s’exprimer. Et ce depuis qu’ils attendent en vain des preuves de cette surfacturation colossale que notre pays n’avait jamais vécu auparavant.

Aux questions qu’ils se posent sur cette affaire, chacun apporte ses propres conclusions. Nombreux sont nos compatriotes qui estiment, désormais, que la montagne pourrait accoucher d’une souris, pour la simple raison que tout ça a été monté de toutes pièces par des hommes politiques pour affaiblir d’autres.

La plupart voient le Premier ministre derrière les <em>"</em><em>fuites</em><em>"</em> dans la presse dans le seul but de nuire à des personnalités qui pourraient lui faire ombrage dans sa quête effrénée de pouvoir. La publication du rapport provisoire du Vérificateur général (œuvre de la Primature) a fini par convaincre les plus sceptiques que tout ça pourrait n’être qu’un simple montage politique afin d’affaiblir des adversaires. Le contraire serait mieux, à notre avis.

Car, s’il s’avérait que cette affaire n’est réellement pas ce qu’on nous a fait croire ; qu’il y ait eu une surfacturation mais qu’elle n’atteint pas ce qu’on a fait croire aux Maliens, au même titre que les coupables de cette surfacturation (même s’il s’agissait de 50 F CFA), ceux (ou celui) de l’intox devront aussi payer. Car, quelque part, quelqu’un s’est amusé, pour des raisons égoïstes et strictement personnelles, à traîner le pays dans la boue, à salir la réputation des Maliens et leur premier responsable, à faire de nous la risée mondiale. Rien ne doit justifier un tel agissement.

Aussi, pour ce qui concerne le gouvernement, il est important de rappeler qu’il est dans l’obligation de communiquer sur cette affaire. Les Maliens doivent comprendre et connaître la vérité et toute la vérité. Pour sa crédibilité, vis-à-vis de ses mandants et de ses partenaires, si des actes délictueux ont été posés, les coupables doivent être démasqués et punis. Quoi que ça coûte, cette épine doit être obligatoirement ôtée de nos pieds afin de permettre au Mali de repartir sur de nouvelles bases.

<strong>Madou Kané  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Surfacturations de plus de 29 milliards : Les maliens attendent les sanctions  de Ibk</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/surfacturations-29-milliards-les-maliens-attendent-les-sanctions-ibk-560662.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 13:57:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-530492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/FMI.jpg" alt="MALI/FMI : Le gouvernement rectifié" width="630" height="356" />Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) vient de séjourner dans notre capitale. Comme promis, les financiers internationaux étaient venus voir avec nos autorités les résultats de l’audit demandé (ou même exigé) par rapport aux marchés relatifs à l’achat d’équipements militaires.</em></strong>

<strong> </strong>

Les nuages semblent se dissiper entre notre pays et les institutions de Bretton Woods. C’est du moins ce qui ressort des conclusions de la récente mission du FMI dans notre pays. Quand ils partaient en juin dernier, les émissaires du Fonds avaient effectivement promis de revenir ce mois de septembre, non sans avoir posé certaines conditions ; à savoir : un audit confié au Vérificateur général afin de faire toute la lumière sur les marchés qui leur avaient dressés les cheveux tellement ils n’y comprenaient rien.

&nbsp;

Il s’agissait, entre autres, des équipements militaires acquis dans des conditions douteuses et l’avion présidentiel dont le prix variait selon que ce soit le Premier ministre qui en parle ou un membre du gouvernement. C’est d’ailleurs ce qui a commencé par semer le doute chez les Maliens d’abord. Avant même que les partenaires ne s’en mêlent. Au départ, on parlait d’une affaire de 17 milliards de FCFA. Le Premier ministre lui, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, nous a sorti la faramineuse somme de 20 milliards. Il croyait aider son patron, il l’a enfoncé ce jour-là en dressant le monde entier contre lui.

&nbsp;

&nbsp;

Christian Josz et ses collègues ont donc, pendant plusieurs jours, vérifié le rapport du Vérificateur général, rencontré les autorités maliennes, à commencer par le président de la République qui a tenu à réitérer la disponibilité du Mali à collaborer avec la mission. De cette mission, il ressort que le FMI n’avait pas eu tort d’insister sur sa position.

&nbsp;

&nbsp;

Dans le cadre des marchés incriminés, il a été découvert 29 milliards de surfacturation en plus des fameux 100 milliards de commission (payé apparemment à Kagnassy de Guo-Star). Ce dernier se fait d’ailleurs tout petit en ce moment. Certains disent même qu’il a pris la poudre d’escampette. Les preuves de la surfacturation étant irréfutables, le FMI a demandé que des poursuites soient engagées contre les présumés coupables. Surtout au niveau du ministère de la Défense qui a passé le gros et même l’essentiel des commandes.

&nbsp;

Désormais donc, tout le monde est suspendu aux lèvres du Vérificateur général et de la justice malienne. Le premier est celui qui doit, à la suite du FMI, juger nécessaire de transmettre certains dossiers au second, dont le rôle sera d’ouvrir une enquête et interpeller qui doit l’être.

&nbsp;

&nbsp;

Comme nous l’écrivions la semaine dernière, le Végal subit une pression de la part des partenaires qui estiment qu’avec de telles preuves, il ne sert à rien de perdre du temps ou de tergiverser. Au jour d’aujourd’hui, au moins deux ministres peuvent être inquiétés par cette affaire, selon nos sources. Ils auraient été mêlés à l’achat d’équipements militaires, à savoir tenues militaires, armements, etc. Sauf que le dernier mot revient toujours à la justice.

&nbsp;

&nbsp;

Il faut souligner que dans le cadre des enquêtes, l’ancien ministre de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga, dont le nom est constamment cité, a promis de répondre point par point à tout ce qu’on lui reproche. Car, dit-il, <em>"je ne me reproche rien"</em>. Ses défenseurs soutiennent que le besoin était pressent et que le Mali ne pouvait pas attendre.

&nbsp;

Mieux, l’article 8 du Code des marchés publics permettait des dérogations spéciales quand il s’agissait de questions ayant trait à la sécurité nationale et c’était le cas. Celui qu’on n’a jamais entendu sur le sujet est bien entendu le conseiller Kagnassy de Guo-Star qui a obtenu et exécuté les marchés et s’est même permis d’empocher une caution de 100 milliards, à travers une opération via la Bank Atlantic.

&nbsp;

Aux dernières nouvelles, les marchés avaient été passés à crédit et le paiement courait jusqu’à 2018. Alors, va-t-on continuer à décaisser de l’argent pour régler cette facture ? Ou va-ton purement et simplement mettre fin au paiement, comme on a annulé certaines commandes militaires et qu’on a même demandé le remboursement des avances dans le cadre desdits marchés ?

Affaire à suivre

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Annulation de contrats :   La grande farce du ministre de la Défense</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/annulation-contrats-grande-farce-du-ministre-defense-560682.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 13:15:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_462962" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-462962" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Bah-Daou.jpg" alt="Le ministre de la Défense, Bah Daou" width="310" height="233" /> Le ministre de la Défense, Bah Daou[/caption]

<strong><em>Sur instructions du FMI (et non du Premier ministre, comme on veut nous faire croire), le ministre de la Défense et des Anciens Combattants Bah N’Daw a annulé certains marchés déjà passés de fourniture d’équipements militaires. </em></strong>

&nbsp;

Quoi de plus normal ? dirait-on. Sauf que ce sont des contrats qui lient le ministère à ces fournisseurs et que des contrats signés en bonne et due forme ne peuvent être annulés sans autre forme de procès.

&nbsp;

Et si on ne fait pas attention, ces annulations pourraient nous coûter plus chères que l’exécution desdits marchés. Un contrat a particulièrement attiré notre attention. Il s’agit de celui  passé avec une société dénommée Kopp-Mali en date du 14 février 2014 et relatif aux travaux de sécurisation de certains sites sensibles du ministère de la Défense et des Anciens combattants d’un montant de 736 377 328 de F CFA. Sur ce contrat, il a même été payé une avance dite de démarrage des travaux de 294 550 931 de F CFA.

&nbsp;

&nbsp;

Ce qui est ridicule, c’est que le ministère invite le fournisseur au remboursement de cette somme dans sa décision d’annulation du contrat. Sur quelles bases ? Que disent les clauses du contrat ? Il ne s’agit pas simplement de sortir une décision pour demander l’annulation de marchés pour que cela soit effectif. Il s’agit de savoir comment et sur quelles bases les contrats ont été ficelés et établis. Encore une fois, on joue à nous endormir.

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<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niaréla : Un litige foncier de 1959 divise les familles Traoré et Fofana</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/niarela-litige-foncier-1959-divise-les-familles-traore-fofana-560622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 09:10:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un litige foncier enfle à Niaréla entre les familles Traoré et Fofana. Cette affaire semble mettre en ébullition l’un des plus vieux quartiers de Bamako et alimente les causeries.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Le litige concerne la parcelle n°41/E sise à Niaréla. A en croire nos informations,  madame Nana Kimbiri, belle-sœur de  Baba Traoré, aurait  été la première attributaire de ladite  parcelle n°41/E. c’est alors qu’elle a bâti sa concession avec le permis d’occuper n°236  délivré en janvier 1935 par l’administrateur du cercle de Bamako. Ensuite, par jugement en date du 7 août 1957, le Tribunal  du 1er degré de la Commune de Bamako a déclaré Baba Traoré comme seul héritier de feue Nana Kimbiri.

&nbsp;

Fort de ce titre de propriétaire,  Baba Traoré a entrepris la mise en valeur de la parcelle 41/E y construisant  plusieurs appartements grâce à  un prêt de 150 000 francs, contracté en son temps, à Crédit Soudan qu’il a intégralement remboursé suivant  le payement de  mensualités s »élevant  au montant de 6351 francs.

&nbsp;

&nbsp;

Deux ans plus tard, après l’acquisition de la parcelle, c'est-à-dire en 1959, le vieux Baba Traoré décède, mais la famille y vivait toujours dans la concession jusqu’à ce jour fatidique du 18 juin 2013, où elle a reçu une assignation aux fins d’expulsion de Messaoud Fofana, avec comme date butoir,  le lendemain 19 juin 2013.

&nbsp;

&nbsp;

Les plaignants arguent que  le permis n°236 de la  concession est transféré au nom de El Hadj Baba Haïdara, depuis  le 25 mai 1959 sous le n°00481. Vrai ou faux ?

&nbsp;

&nbsp;

L’affaire est pendante devant la justice. Après un premier arrêt de justice  en faveur des fofana,

&nbsp;

La partie adverse attaque la décision devant la Cour suprême. Le hic dans cette affaire, c’est comment comprendre l’aspect exécutoire d’une décision de justice alors même que l’affaire reste toujours pendante. La famille Traoré crie au scandale en voyant sa maison démolie dès le premier arrêt de jugement. C’est alors qu’elle soupçonne des mains invisibles, en leur défaveur, dans cette affaire.

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Wait and see.

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&nbsp;

<strong>Oumar Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Mali : Evitons la rechute</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-evitons-rechute-560642.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 07:55:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-72701" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Rebelles01.jpg" alt="Rebelles01" width="610" height="407" />Retour massif des jihadistes dans le Nord, absence de l'armée nationale du fait de la visite inopportune du Premier ministre en mai dernier, une diplomatie hésitante et inactive, les révélations du Vérificateur Général  et du Fonds Monétaire International. Notre pays, dévient-il une menace sécuritaire pour ses voisins ?</em></strong>

<strong> </strong>

Le président de la République a, désormais, un an au pouvoir. Lui-même a reconnu, lors d’entretiens télévisés (en français et bambara) sur l’ORTM et Africable, que les attentes n’ont toutes pas été comblées. Il a insisté sur les problèmes de communication (jugée lamentable), essayé de justifier des choses qu’on lui reprochait comme l’implication de sa famille dans la gestion du pays (un sujet qu’il doit d’ailleurs, à notre avis, clore désormais), les pourparlers d’Alger, et bien d’autres sujets encore.

&nbsp;

&nbsp;

On a retrouvé un IBK prenant, apparemment, la mesure juste de la situation que traverse son pays. Un président de la République décidé à prendre le taureau par les cornes ? On espère. Car, il faut le reconnaître, le pays se trouve aujourd’hui dans un état pas très réjouissant. Rien qu’à voir ce qui se passe au nord, on est en droit de se demander si on ne retourne pas à la case départ.

&nbsp;

Quand IBK accédait à la magistrature suprême jusqu’à la nomination de Moussa Mara comme Premier ministre, l’administration était retournée dans la quasi-totalité des postes pourvus. A Kidal se trouvait un Gouverneur de région qui représentait l’Etat, les préfets et sous-préfets étaient en poste et les mouvements et groupes armés se faisaient tout petits.

&nbsp;

&nbsp;

L’opération Serval avait déblayé le terrain et permis à notre armée de reprendre ses positions. Ils ont fait des sacrifices énormes les soldats français afin qu’on puisse en arriver là, que les jihadistes abandonnent leurs positions et que le pays recouvre la quasi-totalité de son territoire. Il a fallu que le Premier ministre décide un beau matin qu’il doive impérativement se rendre à Kidal (sur instructions du président de la République, dit-il) pour que tout cela tombe comme un château de cartes

&nbsp;

Moussa Mara s’était trompé dans les capacités de son armée quand il déclarait publiquement sur toutes les ondes : <em>"Le Mali est en état de guerre"</em>. Le pays venait de subir une énième humiliation. Depuis, les mouvements armés ont repris du poil de la bête. Ils ont repris toutes les localités du Nord jusqu’à 40 km de Gao (à Djebok), l’armée malienne a abandonné Kidal. Le gouverneur a naturellement pris la clé des champs, des préfets et sous-préfets ont été abandonnés dans le Gouvernorat et ont été froidement assassinés à l’issue d’une visite qui, paradoxalement, devait officiellement consacrée leur retour.

&nbsp;

Et comme la nature a horreur du vide et que les mouvements armés ne peuvent contrôler l’immense territoire du Nord, que certains se confondent aux jihadistes, ces derniers ont aussi <em>"royalement"</em> fait leur retour. Le Nord-Mali est redevenu un sanctuaire pour eux. Les soldats de la paix de la Minusma en savent quelque chose. Eux qui ont perdu près d’une vingtaine d’hommes depuis mai dernier.

&nbsp;

Il ne se passe deux semaines sans que des attentats ne soient perpétrés faisant des victimes dans les rangs de la Minusma. A telle enseigne que le Tchad a décidé de taper du poing sur la table en menaçant de partir si rien n’est fait pour protéger ses soldats. La Minusma, elle-même, menace d’abandonner la zone d’Aguelhok et les Français ont institué des opérations anti motos dans toute la zone. Ceci avec le soutien du MNLA sans l’armée malienne. La réunion qui a décidé de cela s’est passée entre le MNLA, les Français et d’autres mouvements armés.

&nbsp;

Pendant ce temps, se tiennent en Alger des pourparlers dits inclusifs qui ne font entrevoir aucune lisibilité nette quant au devenir et à l’avenir du pays. Notre diplomatie s’en remet aux décisions de la communauté internationale et ne prend aucune initiative digne de ce nom. Ce sont plutôt (malheureusement) les mouvements et groupes armés qui font semblant de mener la danse.

Le pays s’est comme livré, en position de faiblesse (par la faute de la visite du mois de mai), pieds et mains liés, à l’Algérie qui n’a jamais été de ceux qui nous ont ouvertement soutenu. Après avoir tergiversé longtemps. On a vu le Maroc dans le dossier, Blaise est passé à Bamako, le président mauritanien (qui a des soucis chez lui en ce moment) a aussi fait un tour pour signer en notre lieu et place un cessez le feu après la débâcle de Kidal.

&nbsp;

Pour couronner tout ce mal-être de notre pays en ce moment, certains se sont livrés à des malversations à hauteur d’une trentaine de milliards sur le dos du peuple meurtri. C’est ce que disent, en tout cas, et le Vérificateur (dont le rapport est attendu avec impatience) et les experts du Fonds monétaire international.

&nbsp;

Des opérations destinées à rééquiper notre armée, mais qui ont finalement servi à remplir les poches et garnir les compte bancaires de quelques individus sans foi, ni loi. Une histoire incroyable qui explique les différentes débâcles de nos vaillants soldats. Les preuves sont tellement accablantes qu’elles ne laissent aucune place au doute. Notre pays, qu’on croyait sorti de l’ornière, redescend apparemment sous terre.

&nbsp;

Faut-il cependant croiser les bras et le laisser couler. Une attitude et un comportement dangereux et irresponsable pour nous tous, à commencer par les plus hautes autorités. Il est de ce fait important que les pourparlers d’Alger et le texte qui sera mis sur la table mi-octobre, donnent satisfaction à l’ensemble des Maliens. Aucune mention d’autonomie, ou de fédéralisme, mais une régionalisation renforcée plutôt avec plus de pouvoirs pour toutes les collectivités, un budget conséquent.

&nbsp;

Pour ce qui concerne les affaires du FMI, qu’on sente le président, que des sanctions soient prises contre les fautifs ! Quoi de plus normal, quand on sait que le FMI, lui-même, sans attendre a décidé de renouer avec notre pays, de libérer une dizaine de milliards de dollars et féliciter les efforts de notre pays.

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<strong>Moussa Touré</strong>

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</item>

<item>
<title>Juste pour dire :   Remise en cause…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/juste-dire-remise-en-cause-560132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 07:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_469462" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-469462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/makan-Kone.jpg" alt="Makan Koné, Dirpub &quot;Nouvelle Libération&quot;" width="250" height="188" /> Makan Koné, Dirpub "Nouvelle Libération"[/caption]

<strong><em>Il n’est jamais trop tard pour bien faire, a-t-on coutume de dire. Pour ne pas être méchant, c’est le moins que l’on puisse dire à l’adresse de notre gouvernement et de tous nos dirigeants après tout ce que nous découvrons officiellement depuis un certain temps dans notre pays.</em></strong>

&nbsp;

Qu’on l’accepte ou pas, qu’on le veuille ou non, force est de reconnaître qu’il s’est passé des choses depuis que IBK est au pouvoir. Achat d’un avion présidentiel, d’équipements militaires, réoccupation de plusieurs localités dans le Nord de notre pays, négociations avec les groupes armés, etc.

&nbsp;

&nbsp;

Sur tous ces sujets, il y a à dire et à redire. A la suite d’une visite inopportune du Premier ministre Moussa Mara à Kidal, le compteur du dossier Nord a été remis à zéro. Tous les efforts pour doter le pays d’une armée forte, ceux consentis par la France pour nous aider à recouvrer l’ensemble de notre territoire ont été annihilés. Notre armée a été humiliée, notre dignité bafouée. Le pays s’est présenté en position de faiblesse aux négociations d’Alger.

&nbsp;

Pour ce qui concerne les négociations d’Alger, c’est le flou pour l’instant. Tout se passe dans des conditions telles que le Malien lambda ne sait pas exactement <em>"à quelle sauce"</em> il sera mangé, le sort qu’on réserve à son si beau pays, s’il sera divisé ou pas.

&nbsp;

&nbsp;

En plus de ces sujets actuels, les Maliens ont réalisé que certains ont essayé de profiter de la situation de crise que nous connaissons pour s’enrichir à coût de milliards. On a prétexté des besoins militaires urgents pour passer des marchés de gré à gré avec des commissions faramineuses et se redistribuer des milliards au passage. Le FMI,  qui a découvert le pot-aux-roses, grâce à la presse, demande que des poursuites soient engagées contre les présumés auteurs de cette trahison nationale.

&nbsp;

&nbsp;

Il faut dire que des choses se sont passées, de graves choses, des actes qui n’honorent personne dans ce pays. Pendant que le pays traverse une des plus graves crises de son histoire que quelques individus se permettent de détourner de telles sommes est à la limite inimaginable. La (seule) trentaine de milliards de surfacturation aurait permis de construire centaines salles de classes, soigner milliers de Maliens en améliorant les conditions d’accueil et d’exercice dans de dizaines  de centres hospitaliers.

&nbsp;

Avec cette somme, notre armée aurait pu se doter de divers équipements et de matériels…

&nbsp;

Ce qui est grave, c’est que ce sont des gens qui sont censés défendre les intérêts des Maliens qui ne mangent pas à leur faim, qui n’arrivent pas à inscrire leurs enfants dans des écoles dignes de ce nom, des Maliens qui, pour certains, ont même abandonné le pays à cause de la crise et vivent dans des conditions inhumaines dans des pays voisins. Il est temps, grand temps que tout soit tiré au clair et qu’on se ressaisisse.

&nbsp;

<strong>Makan Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourparlers d’Alger :  On manifeste à Ber et M’Bera</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pourparlers-dalger-on-manifeste-ber-mbera-508752.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 09:52:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft size-full wp-image-120051" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/HCR-refugies.jpg" alt="frontalières : retour de plus de 1.600 Maliens réfugiés au Niger" width="345" height="194" />Pour soutenir ceux qu’ils considèrent comme leurs représentants à Alger, certains réfugiés ont manifesté dans les camp de Ber et M’Bera en Mauritanie. C’était hier. </em></strong>

<strong><em>Toute la journée les populations de ces camps ont brandi des drapeaux MNLA, tonné des slogans hostiles au Mali et favorables à ce mouvement armé.</em></strong>

&nbsp;

&nbsp;

Informés de cela sur place, ces derniers (à savoir ceux du MNLA) ont forcement pris du poil de la bête et essayé, encore une fois, de monter les enchères. Quoi de plus normal quand on sait qu’on a du monde derrière qui nous soutiennent ?

&nbsp;

&nbsp;

Malheureusement, sur place ici au Mali, qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce que ceux sensés être notre société civile font ? Rien. Tous sont juste pressés de visiter l’Algérie. Alors même qu’ils doivent prouver à la face du monde qu’ils soutiennent les autorités. La société civile malienne doit monter au créneau et prouver que le ministre Diop et toute sa délégation ont aussi du monde derrière eux, au lieu de se battre pour l’obtention de places pour participer aux pourparlers d’Alger. Surtout que certains (la plupart d’ailleurs) ne sont que des compléments d’effectif. Ils ne prendront même pas la parole.

&nbsp;

&nbsp;

Il faut également signaler qu’aujourd’hui des manifestations similaires sont prévues à Kidal et Menaka. Toujours pour soutenir les mouvements et groupes armés. Il est temps qu’on se réveille ici à Bamako…

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<strong>Madou Kané</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahim Boubacar Keita :  Un an déjà !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-an-deja-508682.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 09:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_189047" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-189047" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/IBKaa.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK" width="620" height="349" /> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK / AFP[/caption]

<strong><em>04 septembre 2013 - 04 septembre 2014, voici un an (pratiquement) jour pour jour que le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta a prêté serment devant la Cour Constitutionnelle.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Comme si c’était hier, les Maliens se souviennent encore de l’immense espoir qu’il a suscité et qu’il suscite encore chez certains. Il faut dire que ce ne sont pas tous nos compatriotes qui pensent que IBK n’est « plus la solution ». Au contraire, nombreux sont ceux qui estiment qu’il a encore du ressort et qu’il peut rebondir, faire rebondir notre pays et le redonner la place qui a toujours été la sienne dans le concert des Nations. Même si, le ressentiment général est la désillusion, l’impatience, la perte d’espoir, force est de reconnaître qu’un bilan sérieux d’un mandat de cinq ans ne peut se faire à l’issue d’une année de gestion et d’exercice du pouvoir.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>De l’homme de la situation</strong>

Les Maliens ont voté pour IBK principalement pour deux raisons : gérer définitivement la question du Nord et restaurer l’autorité de l’Etat. En 2013, rares étaient les candidats qui pouvaient le damer le pion sur ces deux points. Nos compatriotes voyaient toujours en l’homme le Premier ministre de Alpha Oumar Konaré qui a mis fin chienlit de l’après 26 mars 1991, quand toutes les couches socio-professionnelles s’arrogeaient tous les droits et estimaient tous être à l’origine de la chute de Moussa Traoré et de l’avènement de la démocratie. Nommé à la suite de la démission de deux chefs de gouvernement ayant tous démissionnés, il a su imposer sa rigueur et sa vigueur dans la gestion de l’Etat. Les hommes politiques (surtout ceux de l’opposition), les élèves et étudiants sont tous rentré dans les rangs. Mêmes les rebelles et certaines associations musulmanes en ont eu pour leur compte.

&nbsp;

On attendait de IBK les mêmes réactions face aux problèmes que le pays vivait en 2012, 2013 et un peu de nos jours encore, la même méthode de gestion, la même rigueur. Les Maliens en avaient marre de cette crise sans fin au Nord, de ces pratiques qu’ils croyaient révolues, mais qui commençaient à avoir pignon sur rue. Le seul, de part l’expérience vecue par eux, qui pouvait avoir la solution, c’était le candidat Ibrahim Boubacar Kéïta. Mieux, de tous les candidats en vue, celui qui avait pris ses distances à un moment donné avec la gestion du président sortant c’était lui. Ils se souvenaient de ses prises de position par rapport aux Accords d’Alger, de ses discours enflammés, de son amour pour le pays, de son intégrité et de sa probité.

&nbsp;

<strong>Ce qui n’a pas marché</strong>

Les Maliens dans leur choix avaient juste oublié u détail : On était pas dans un pays normal. On est toujours pas dans un pays normal. Et IBK a accédé au pouvoir pendant que le pays traversait une crise. Il est à la tête d’un pays anormal, occupé par des mouvements et groupes armés. Un pays qui ne doit son existence aujourd’hui que grâce au sacrifices de militaires maliens et étrangers. Et surtout grâce à la France et à la Communauté internationale sur insistance de la CEDEAO dont le président en exercice à l’époque Alassane Dramane Ouattara (Chef d’Etat ivoirien) a beaucoup joué dans la balance afin que soit rapidement lancé l’opération Serval.

&nbsp;

Tout le monde s’en souvient. Les premiers mois de son accession à la magistrature suprême, le nouveau président a beaucoup tapé du poing sur la table. Il a menacé, mis en garde, rappelé à l’ordre. «Kati ne fera plus peur Bamako», la phrase qui a mis fin à l’hégémonie de la bille garnison sur la capitale. C’est IBK qui a fait arrêter le Capitaine Sanogo et tous ses lieutenants. C’est lui qui a définitivement mis en terme à cette présidence-bis à Kati. C’était parès avoir déclaré chez un confrère qu’avec lui «il n’y aura pas deux capitaines dans le bateau». Il faut reconnaître que cette promesse a été tenue et bien tenue.

&nbsp;

Quelques temps après, quand il essaya de poursuivre avec sa politique on a vu venu de partout (dans la presse internationale) des articles qui le discréditait et révélait des choses auxquelles les Maliens étaient loin de s’attendre. On a eu comme l’impression que les prises de position du président commençaient à déranger. Et qu’il avait été décidé quelque part de le «rappeler à l’ordre». Et «l’obliger à négocier avec les bandits armés», contrairement à ce qu’il voulait, et qu’il a également dénoncé dans les colonnes d’un journal français.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Mauvais coaching</strong>

Pendant ce temps, il était comme seul dans le bateau Koulouba et des affaires pas très reluisantes commençaient à être dénoncé, telles que l’achat d’armements militaires et d’un avion présidentiel. Des dossiers pilotés par des proches à lui qui l’ont fortement ébranlés et mis sur son dos la Communauté internationale qui l’attendait déjà au tournant. Tout cela amplifié par une communication «lamentable». C’est lui même qui a utilisé le mot. Sauf que tous ceux chargés de piloter cette communication ont été choisis par lui. Et c’est cela le paradoxe IBK-président. Le chantre de l’Excellence qui traîne avec lui comme des boulets des médiocres. Cela, les Maliens ne peuvent nullement le comprendre.

&nbsp;

Quand a éclaté l’affaire Tomi, on s’est empressé de l’encourager à faire un communiqué. Malheureusement, le communiqué était tellement flou qu’il faisait plutôt à une justification au lieu d’un démenti. On a évoqué une attaque en justice dans le cadre de cette affaire et ça s’est dégonflé comme un baudruche. On aurait pu faire comme si de rien n’était et rien ne se serait passé. Car, il n’est interdit à personne de choisir ses amis et IBK a bel et bien le droit d’avoir Michel Tomi comme ami. C’est sur cela qu’il fallait insister. Il allait été obligé de le faire lui-même plus tard.

&nbsp;

Pire, certains dans son entourage ne souffrent pas la critique et se comportent en revanchards. Comme s’ils avaient pris les armes pour conquérir le peuple malien. En réaction à la critique, ce sont des injures, des insanités, des débats de caniveaux. On n’apporte aucune solution aux préoccupations réelles et souvent très légitimes des populations. Ce qui a fait naître une certaine lassitude, le découragement, l’impatience chez nos compatriotes. C’est d’autant plus légitime que la réaction des Maliens est aujourd’hui proportionnelle à la confiance placée en le président de la République il y’a une année. Ce qui n’est pas difficile à comprendre. Et d’autant plus normal qu’ils se sont donné la peine de déplacer massivement aux urnes pour voter IBK. C’est le discours qu’il faut tenir au président de la République et non le faire croire que tout le monde est désormais contre lui à cause d’un avion qui ne lui appartient même pas. D’ailleurs le Niger n’a-t-il pas payé un avion au même montant récemment ? Soyons juste un peu patients et disons-nous que c’est du Mali qu’il s’agit.

&nbsp;

<strong>Moussa Touré</strong>

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</item>

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<title>Sommet Usa&#45;Afrique : Des ministres maliens encouragent l’immigration clandestine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/sommet-usa-afrique-ministres-maliens-encouragent-limmigration-clandestine-508732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/sommet-usa-afrique-ministres-maliens-encouragent-limmigration-clandestine-508732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 08:50:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_508832" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-508832" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibk-usa.jpg" alt="IBK au sommet USA-Afrique" width="310" height="232" /> IBK au sommet USA-Afrique à la rencontre de la diaspora (photo archives)[/caption]

<strong><em>Notre pays était, nous l’avons déjà écrit ici, fortement représenté au premier et récent sommet USA-Afrique. </em></strong>

&nbsp;

Prés d’une dizaine de ministres, des conseillers, des membres de cabinets ministériels et collaborateurs du président de la République et…Des anonymes. C’est à ce niveau d’ailleurs que ça se complique. Sinon quoi de plus normal que des responsables d’un pays se déplacent en nombre à un événement aussi important. Surtout que les charges étaient sur le Mali. Et si tous étaient rentrés tranquillement au pays s’occuper des affaires de la Nation. Sauf que certains n’ont fait qu’un aller simple et sont restés à Washington.

&nbsp;

&nbsp;

En effet, certains membres de la forte délégation malienne ayant fait le déplacement ont préféré rester chez l’Oncle Sam. Comment cela est-il arrivé ? C’est tout simple, certains membres du gouvernement aurait facilité l’obtention de visas en direction des Etats-Unis à des proches sous de fausses identités, de fausses professions sachant qu’ils n’allaient pas revenir. Contre quoi ? Allez-y savoir. Il ne reste plus maintenant qu’à faire l’appel et ceux qui ne répondront pas sont ceux qui ont préféré rester. Facile non ?

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<strong>Madou Kané</strong>

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<item>
<title>Crise malienne : L’important rôle du Maroc</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-malienne-limportant-role-du-maroc-508712.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 03:44:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft size-full wp-image-498032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Maroc1.jpg" alt="Maroc" width="315" height="210" />Une délégation du MNLA vient d’être reçu par le ministre des Affaires étrangères du Maroc. Est-ce le retour (encore une fois) du royaume chérifien dans le dossier malien ? </em></strong>

&nbsp;

On croyait le Roi Mohamed VI et son pays désormais hors-jeu dans le dossier malien depuis l’entrée de l’Algérie. Erreur, le Maroc continue bel et bien à jouer un rôle prépondérant Cest dans le dossier malien, sans tambours, ni trompettes. Contrairement à l’Algérie qui n’est en réalité jamais sorti du Nord du Mali sans résultats aucun.

&nbsp;

C’est peut être pour cela que des émissaires du MNLA viennent de séjourner dans la capitale marocaine où ils ont été reçu par le ministre des affaires étrangères de ce pays. Sur la question, nous avons discuté avec un diplomate du Roi qui a reconnu effectivement que « la délégation a été bien accueillie par les autorités de son pays dont le seul but n’est autre que de se battre pour l’intégrité, la souveraineté du Mali ».

&nbsp;

&nbsp;

Le diplomate a insisté sur les relations qui lient nos deux pays depuis des siècles et sur l’engagement du Maroc auprès du Mali et tous ses pays amis. « Le seul intérêt de mon pays dans ce dossier malien, c’est apporter sa modeste contribution, comme toujours, à un pays en crise. L’aider à se développer avec tous ses fils, à préserver ses frontières, à ramener sur toute l’étendue de son territoire, au retour des réfugiés et mettre toutes ses populations d’accord ». Ce qui n’est apparemment pas la volonté de l’Algérie qui a toujours été impliqué dans la crise malienne mais qui n’a jamais trouvé de solution.

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<strong>Madou Kané</strong>

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<item>
<title>Juste pour dire : Maintenant ou jamais</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/juste-dire-maintenant-jamais-508692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 03:39:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_469462" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-469462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/makan-Kone.jpg" alt="Makan Koné, Dirpub &quot;Nouvelle Libération&quot;" width="250" height="188" /> Makan Koné, Dirpub "Nouvelle Libération"[/caption]

<strong><em>Après quelques semaines de polémique (stérile, il faut le reconnaître) avec des internautes anonymes, nous avons décidé désormais (et pour de bon) de revenir à l’actualité. </em></strong>

&nbsp;

En fait, de polémique, ce n’était pas notre souhait. Nous souhaitions juste mettre à nue et susciter le débat autour de certaines tares de notre société, à savoir l’aigreur, la méchanceté, l’hypocrisie. Malheureusement, nous nous sommes rendus compte que certains de nos compatriotes ne veulent entendre que ce qui leur plaît, tous ne sont aveuglés que par leurs propres intérêts que personne ne songe réellement à ce pays qui les a, pourtant, tout donné. Il s’agit simplement pour nous tous de calomnier, injurier, traîner dans la boue, critiquer simplement parce qu’avoir perdu certains privilèges.

&nbsp;

Aucun débat constructif n’est plus possible dans ce pays. Chacun se considère comme le centre du monde et n’a de respect pour rien ni personne. Anyway (comme le disent les anglais), la vie continue et nous essayerons de jouer et bien jouer notre rôle.

&nbsp;

&nbsp;

Cette semaine, l’heure est grave. Nulle question de perdre du temps dans des discussions inutiles. Plus question de prêter le flanc. Mais de parler et d’éveiller les consciences par rapport à l’avenir du pays qui se joue à Alger. Nous allons essayer de rappeler à nos lecteurs (de vrais patriotes), que le gouvernement malien et des groupes armés discutent tous azimut du devenir du pays, négocient la carte du Mali, font tout pour que ce pays ne soit pas divisé. Il s’agit pour nous d’expliquer avec conviction et forte détermination que certains de nos compatriotes ont abandonné leurs familles pour s’installer des jours durant à Alger afin de maintenir ce pays intact dans son unité et son intégrité, à travers le dialogue et la concertation.

&nbsp;

&nbsp;

Initialement prévu pour le 17 août dernier, la seconde phase des pourparlers d’Alger n’a démarré finalement que lundi 1<sup>er</sup> septembre (un report ayant été demandé par les groupes armés). Sont présents dans la capitale algérienne, le gouvernement malien, les mouvements armés, les partenaires (Minusma, Union Européenne etc. ), les médiateurs et le chef de file des médiateurs, l’Algérie. Il s’agit, après la signature de la feuille de route consensuelle par toutes les parties, d’entrer dans le vif du sujet. L’enjeu est extrêmement important pour nous tous. Les discussions vont porter sur le statut des régions du nord de notre pays, le traitement des combattants et tout le reste.

&nbsp;

Il est donc important, après la demande de prières du président de la République, que tous aient les yeux et les pensées braquées sur l’Algérie et que pour une fois on sorte de la personnalisation. Que tous soient unis derrière ceux qui ont la lourde charge de négocier l’avenir du pays. Que nous prions tous pour l’obtention d’un accord global et définitif dans le cadre de cette crise malienne qui n’a que trop durer.

&nbsp;

&nbsp;

Ce dont il s’agit chez les Bouteflika et Lamamra, ce n’est ni IBK, ni Mara, ni les membres du gouvernement malien. C’est du Mali qu’il s’agit et personne ne peut ni ne doit l’ignorer. Restons mobiliser derrière un Mali uni et prospère. Un Mali qui nous survivra à nous tous, qui survivra à nos mesquineries et à nos caprices.

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<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Haute trahison d’état de l’Algérie : Oumar Mariko invité surprise aux pourparlers</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/haute-trahison-detat-lalgerie-oumar-mariko-invite-surprise-aux-pourparlers-508652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 03:36:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_176304" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-176304" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Ramtane-Lamamra-.jpg" alt="L'Algérie veut garder sa position de leader" width="310" height="256" /> Ramtane-Lamamra-, ministre des affaires étrangères algérien[/caption]

<strong><em>Dans le dos des autorités maliennes, sans même les en informer, l’Algérie vient de prendre la décision d’inviter le Dr Oumar Mariko et l’ancien ministre sous la transition yehia Ag Mohamed Ali aux pourparlers d’Alger. A quoi joue le pays de Bouteflika finalement ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

&nbsp;

Nous le disions depuis les premiers jours du retour de l’Algérie dans le dossier malien. Il est difficile de faire confiance à ce pays qui n’a jamais pu (ou voulu) trouver de solution à la crise malienne. Ses autorités, elles-mêmes, viennent de nous donner raison avec l’ouverture du second round des pourparlers d’Alger. Elles ont pris la décision, toutes seules, d’inviter le Dr Oumar Mariko et l’ancien ministre de la transition, le dénommé Yehia Ag Mohamed Ali, à venir participer aux discussions. Tout cela, sans en informer le Mali, ni officiellement, ni officieusement. Pour quelle raison l’Algérie, un pays sur lequel repose l’espoir de la majorité du peuple malien, joue à ce jeu là encore une fois ? Quel intérêt le pays de Bouteflika a-t-il à faire participer deux hommes dont on dit qu’ils ont des liens avec l’attaque de Kona et Iyad Ag Ghali à cette phase cruciale des négociations ? Quand on sait que l’ancien ministre vient de percevoir 80 millions de la part de l’Algérie et tout le reste, on ne peut s’empêcher de se poser des questions et être inquiet.

&nbsp;

Il n’y a désormais donc aucun doute, le pays Bouteflika trouvera difficilement une solution à la crise malienne. D’ailleurs, on le sait depuis un certain temps. D’abord depuis que Iyad Ag Ghali y a élu domicile et que son ombre plane toujours sur tout ce qui se dit et se décide dans ce pays, ensuite parce que l’Algérie n’a aucun intérêt à voir un Nord-Mali sécurisé et en paix. C’est son Sud qui va en pâtir. Le seul intérêt de l’Algérie, c’est de contrôler le dossier malien, se rendre incontournable tout en maintenant la crise et les terroristes en dehors de ses frontières. N’est-pas elle qui a exporté son terrorismes et ses terroristes sur notre sol ?

&nbsp;

N’est-ce pas ce pays qui a tout fait pour empêcher à ce que l’ancien président tienne sa réunion des Chefs d’Etats du Sahel ? N’est-ce pas l’Algérie qui nous a fait signer des accords bidon visant à dégarnir nos frontières ? C’est elle qui abrite le dangereux Iyad qui n’aidera jamais à la stabilité et au retour de la paix dans notre pays.

&nbsp;

&nbsp;

Aux dernières nouvelles, les invités spéciaux de l’Algérie devaient s’envoler mercredi matin pour Alger. Maintenant, qu’ils y aillent ou pas, ce qui est grave c’est l’acte posé par ce pays contre les intérêts du Mali et à l’insu du Mali.

&nbsp;

Nous y reviendrons

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<strong>Moussa Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> Alger&#45;II :  Dans les coulisses des pourparlers inter&#45;maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/alger-ii-les-coulisses-pourparlers-inter-maliens-508632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 03:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_434242" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-434242" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Negociation-alger.jpg" alt="Ce que Bamako et les groupes armés négocient à Alger" width="350" height="200" /> Le 16 juillet à Alger, à l'hôtel El-Aurassi. © Samir Sid (photo archives)[/caption]

<strong><em>Les représentants de l’Etat et ceux des groupes armés du Nord, sous l’égide de l’Algérie et des Nations unies, n’ont pas encore abordé les débats de fond censés marquerle retour de la paix et de la sécurité dans un Mali un et indivisible. Présents à Alger, des mouvements armés ont apparemment pris le pari de faire traîner la rencontre. Caprices, surenchères et volonté de franchir le Rubicon dans les coulisses d’Alger-II.</em></strong>

&nbsp;

<strong>On n’a toujours pas démarré</strong>

<strong> </strong>Un statut pour la zone que les mouvements et groupes armés nomment Azawad. Rien que ça pour démarrer le second round des pourparlers à Alger. C’est la pression du côté de chez Bouteflika. Ceux d’en face -le gouvernement malien -sont très clairs : le premier point à discuter est le statut de la zone.

&nbsp;

Il fallait s’y attendre. A la suite de la rencontre qu’ils ont eue à Ouagadougou, ils se sont entendus, avec le soutien de la Minusma, de Humanitary Dialogue de Suisse et d’autres pays encore, sur le statut de l’Azawad. C’est cette rencontre qui devait éveiller les soupçons sur ce qui nous attendait à Alger. Des groupes qui se font la guerre finissent pas se retrouver comme par hasard et à s’entendre sur un document. Malheureusement, on avait fait comme si de rien n’était. Et nos autorités ont laissé faire…

&nbsp;

<strong>Des délégués retardataires</strong>

Pendant que le gouvernement malien, la communauté internationale et les autres partenaires se pressaient pour aller à Alger, les représentants de certains mouvements et groupes armés traînaient les pieds.

&nbsp;

Hier encore en fin de journée, certains délégués n’avaient pas foulé le sol algérien et sur place leurs camarades exigeaient qu’ils soient tous là pour entamer les discussions à proprement parler. Entre-temps, on essaye de gagner du temps. On parle de programme, de tout et de rien. Même de choses futiles. Alors même que et le ministre algérien des Affaires étrangères et son homologue du Maliaffirmaient publiquement lundi après-midi que les discussions seraient entamés mardi.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>L’Algérie joue faux</strong>

Pour la résolution de la crise malienne, certains pensaient qu’il n’y aurait pas de solution sans l’Algérie. Ils ont leur raison, sauf que ce pays n’a jamais été la solution pour le Mali. Pour preuve, depuis 1991 ce pays s’ingère dans nos affaires, initie et nous invite à des discussions et favorise, pour finir, la rébellion et ses membres.

&nbsp;

Cette fois-ci encore, il y a à craindre le même scénario. Sinon, comment expliquer que ce pays héberge un terroriste international Iyad Ag Ghaly ? Comment expliquer que ce dernier traverse tranquillement la frontière et se rende à Kidal quand et comme il veut ? Sans que l’Algérie etla communauté internationale ne lèvent le petit doigt. L’Algérie se permet d’inviter qui elle veut à ses pourparlers sans en informer, ni prendre l’avis de nos autorités. Pauvres de nous !

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Le Burkina revient </strong>

Pour cette seconde phase des pourparlers, on a remarqué le retour en force du Burkina Faso qui est désormais représenté par son ministre des Affaires étrangères en personne, Yipéné Djibril Bassolé. Il faut dire que le pays des Hommes intègres avait déjà donné le ton avec la réunion des groupes armés sur son sol pour, disait-on, s’entendre sur un document consensuel avant les pourparlers.

&nbsp;

Il faut rappeler que le Burkina, lors des premières rencontres, s’était juste fait représenter par un ministre délégué. Et que Blaise s’était fait tout petit. Il a dû laisser la tempête passée et ignorer ceux qui pensaient que ç’en était fini de son implication dans la crise malienne.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Rien que le programme encore</strong>

Malgré ce qu’on veut nous faire, rien n’a encore démarré en Alger. Et pour cause depuis lundi, on attend impatiemment certains invités, on pose des conditions pour le démarrage des discussions, on fait de la surenchère. On n’est pas pressé en fait.

&nbsp;

Nous avions dit que le fait de demander le report du second round des pourparlers au 1er septembre pouvait être déjà en soi une façon pour les groupes armés de gagner du temps. Sauf que le Mali n’y a opposé aucune résistance. Tout le monde s’étant mis d’accord sur cette date, elle ne marque pas encore le lancement officiel des discussions. Certains délégués ne sont pas encore arrivés, on pose le préalable du statut de l’Azawad, c’est-à-dire les aspects politiques de la question. Jusqu’hier, on ne discutait que du programme de la rencontre. Pour dire simplement que rien n’a encore commencé à Alger.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Et les réfugiés dans tout ça ?</strong>

Personne ne se soucie d’eux en réalité. Pendant que les délégations gouvernementales, celles des partenaires, des mouvements et groupes armés se pavanent tranquillement dans les couloirs des hôtels de luxe, boivent aux frais des contribuables du café chaud chaque matin, dorment sur des lits douillets dans des chambres hyper-climatisées et ne se pressent même pas de sortir le pays de cette crise qui n’a que trop duré, ce sont les réfugiés qui souffrent le martyre.

Ils dorment à la belle étoile, dans le froid, bravent le vent et les pluies, n’ont pratiquement pas à manger. On a comme l’impression que tout le monde les a oubliés. Tous parlent d’eux, mais on nefait rien pour abréger leur souffrance. Surtout pas les mouvements et groupes qui se réclament d’eux. C’est en tout cas le constat qui se dégagent depuis toujours à travers leurs agissements. De report en remise en cause des discussions, on s’achemine lentement vers la fin de l’année et les réfugiés et autres ne savent plus à quel saint se vouer. Pensez un peu à eux s’il vous plaît.

&nbsp;

<strong>Rassemblés par Khady Diagne</strong>

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<item>
<title>Cargaison d’armes jetée à la mer à Dakar : Une procédure judiciaire ouverte à Dakar, silence radio à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/cargaison-darmes-jetee-mer-dakar-procedure-judiciaire-ouverte-dakar-silence-radio-bamako-480212.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Aug 2014 11:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une importante quantité d’armes destinées au Mali a failli être interceptée aux larges de Dakar la semaine dernière. Sentant l’étau des services de sécurité sénégalais se fermer autour d’eux, les trafiquants ont tout simplement vidé leur chargement à la mer.</em></strong>

&nbsp;

<img class="aligncenter size-full wp-image-474462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/conteneur-armes.jpg" alt="Disparus en haute mer : Les deux containers d’armes réapparaissent à Hann" width="550" height="385" />L’affaire est presque digne d’un film. Tellement rocambolesque. Un navire plein d’armes en provenance d’Irak ayant transité par la Turquie est intercepté aux larges de Dakar. Avant, dès qu’ils sentent la menace planant sur eux et leur chargement illicite, les membres de l’équipage décident de jeter toutes les armes dans la mer. Tout ça s’est passé la semaine dernière.

&nbsp;

Un navire transportant un chargement suspect a été dénoncé aux douaniers et à la police de nos voisins du Sénégal. Ces derniers attendaient tranquillement - vigilants - quand ils furent informés que la cargaison venait d’être déversée en pleine. Il ne fallait pas plus pour éveiller les soupçons et susciter des interrogations sur la destination de ces armes. Elles étaient destinées à notre pays. Alors question, qui a intérêt à faire entrer illicitement des milliers d’armes sur notre territoire ? Qui a passé la commande ? C’est ce qu’essayent de vérifier les services de Dakar, pendant que les Maliens font les morts. Muets comme des carpes.

&nbsp;

Aujourd’hui, ce qu’il est important de signaler (notre confrère dakarois <em>"Le Quotidien"</em> qui a annoncé en exclusivité cette affaire, vient de le révéler) c’est que deux containers viennent d’être retrouvés sur la baie de Hann à Dakar et qu’une procédure judiciaire est ouverte contre les membres de l’équipage du navire qui ont tous été arrêtés dès le premier jour.

&nbsp;

On cherche donc désormais les dessous de cette affaire. Et chacun y va de son commentaire. Certains pensent ici à Bamako que la commande date de la transition et qu’elle a été passée par les militaires de Kati qui avaient déjà pris le soin, on s’en souvient, de changer le directeur des Entrepôts maliens à Dakar par un militaire. Ce dernier doit donc au moins être interpellé sur ce chargement bizarre. Lui et les plus hautes autorités maliennes.

&nbsp;

<strong>Kady Diagne</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaila Cissé à propos de sa nomination comme premier ministre : &amp;quot;Je n’ai eu aucun contact avec personne à ce sujet&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-propos-nomination-premier-ministre-nai-contact-personne-ce-sujet-480062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Aug 2014 10:08:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_480162" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-480162" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Soumi1.jpg" alt="Soumi" width="610" height="441" /> Soumaila Cissé[/caption]

<strong><em>L’information d’un confrère de la place a fait le tour de la capitale la semaine dernière : La communauté internationale a jeté son dévolu sur Soumaïla Cissé pour être futur Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale au Mali. Le potentiel chef de file de l’opposition malienne à la Primature, il ne fallait pas plus pour animer le débat dans les grins, les bureaux, la rue, les marchés. Chacun allant de son propre commentaire. C’est le retour au consensus mou, disent certains ; c’est normal disent d’autres, ce n’est pas de personne qu’il s’agit mais du pays. Qu’en pense le premier concerné lui-même ? C’est ce que nous avons tenté de savoir avec lui depuis l’extérieur où il se trouve en ce moment dans le cadre d’une réunion du Parlement africain.</em></strong>

&nbsp;

Pour sortir le pays de la crise actuelle, amorcer le dialogue politique, un gouvernement d’union nationale s’impose, entend-on depuis la rencontre entre le président de la République et l’opposition malienne au lendemain de la débâcle de Kidal.

&nbsp;

Cette question d’un gouvernement national est sur toutes les lèvres depuis quelques mois. Comme si on était en transition. Des noms ont été cités comme futurs probables Premiers ministres. Des ténors de l’opposition. La dernière information (publiée par un respecté quotidien de la place) est celle de la nomination de Soumaïla Cissé, patron de l’URD, candidat à la présidentielle de 2103 face à l’actuel président de la République et député élu à Niafunké, pour occuper l’immeuble des bords du Djoliba. Car, argumente-t-on, la communauté internationale venait de jeter son dévolu sur lui. Et de rentrer dans les détails : Expérience en matière de gestion, proximité avec les institutions de Bretton Woods, opposant visible, etc. Qu’en est-il exactement ? Qu’en dit l’ancien président de la Commission de l’Uémoa (Union économique et monétaire ouest-africaine).

&nbsp;

<em>"</em>Ce sont des rumeurs que j’ai découvert dans la presse comme tout le monde<em>"</em>, nous a-t-il précisé d’entrée de jeu. A-t-il, à un moment ou à un autre, même, ébaucher la question avec une institution internationale, son représentant ? Sur la question, notre interlocuteur est on ne peut plus clair : <em>"Je n’ai eu aucun contact à ce sujet avec aucun membre de la communauté internationale"</em>. Et de poursuivre : <em>"Etant à l’étranger, au Parlement africain, j’ai découvert les articles de journaux comme tout le monde…"</em> Pour ce qui concerne le statut de l’opposition, dont on a aussi parlé avec l’honorable Soumaïla Cissé, il pense que <em>"ce n’est qu’un projet qui sera soumis à l’Assemblée nationale"</em>.

&nbsp;

Il faut rappeler qu’il est de plus en plus question de doter l’opposition malienne d’un statut et que le projet de loi sera bientôt soumis à l’Assemblée nationale. Il s’agit, pour les autorités maliennes, de doter notre pays d’une opposition digne de ce nom afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle.

&nbsp;

<strong>Réalisé par Makan Koné</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Algérie : Ce que pensent les Américains du pays qui veut nous mettre d’accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/algerie-ce-pensent-les-americains-du-pays-veut-mettre-daccord-480292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/algerie-ce-pensent-les-americains-du-pays-veut-mettre-daccord-480292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Aug 2014 07:04:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft size-full wp-image-203297" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/ministre-algerien.jpg" alt="ministre-algerien" width="310" height="259" />Pour le Département d’État américain, l’Algérie est un pays très dangereux où il ne faut pas s’y rendre sauf par “obligation”. “La menace du terrorisme et de kidnappings est très sérieuse en Algérie. (…) Même si la présence policière est très forte dans les grandes villes, des attaques peuvent potentiellement avoir lieu”, explique une note américaine rendue publique mercredi le 13 août.</em></strong>

&nbsp;

Une note qui n’a pas été du goût des autorités algériennes lesquelles sont sorties de leur réserve pour répondre à ce qu’elles considèrent comme des <em>“des formules stéréotypées qui continuent d’être appliquées à l’Algérie, alors même que notre pays a, en termes stratégiques, défait le terrorisme”</em>, explique dans une déclaration diffusée par l’APS, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif.

&nbsp;

<em>“L’affirmation selon laquelle deux groupes terroristes continuent d’être actifs à travers le territoire algérien, est manifestement tout aussi infondée que la prétendue alerte du 4 juillet dernier relative à des risques d’attaques contre des établissements hôteliers à Alger”</em>, a confié encore ce responsable algérien selon lequel les mises en garde de Washington ne renseignent <em>“ni sur les réalités vérifiables de la situation sécuritaire en Algérie, ni sur la qualité du partenariat algéro-américain dans nombre de domaines essentiels”</em>.

&nbsp;

Il est à rappeler que les Etats-Unis considèrent l’Algérie comme un pays dangereux depuis plusieurs années. En 2013, l’administration américaine avait conseillé à ses ressortissants <em>“d’éviter de se rendre dans le pays, car la menace terroriste y est persistante”</em>.

<strong>Madou Kané</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Mara et les maliens du Congo&#45;Brazza :  Nos compatriotes pas satisfaits que le PM n’ait pas fait les Diango</title>
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<pubDate>Fri, 22 Aug 2014 06:11:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_295492" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-295492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/moussa-mara-1.jpg" alt="Sournoiserie au sommet de l’Etat" width="300" height="200" /> Le premier ministre Moussa MARA[/caption]

<strong><em>Dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire de la République du Congo-Brazzaville, le Premier ministre Moussa Mara s’est déplacé à la tête d’une forte délégation malienne afin de représenter le président de la République empêché. Ce dernier devait se rendre à Paris (cette ville commençait à lui manquer).</em></strong>

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En marge des festivités, le chef de l’administration malienne a naturellement rendu visite à ses compatriotes au pays de Denis Sassou N’Nguesso. Un chapelet de doléances, comme d’habitude, a été égrené au chef du gouvernement. Du mauvais traitement aux conditions de vie, en passant par le harcèlement, tout y est passé.

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Comme seule réponse, Moussa Mara conseillera à ses compatriotes le courage et l’abnégation. Il n’en fallait pas plus pour jeter un froid sur la salle. Eux qui s’attendaient à ce que le Premier ministre sorte ses muscles et tape du poing sur la table en promettant d’aller leur <em>"régler leurs comptes"</em> aux autorités congolaises. Ah ces Maliens. On se croit tout permis, comme à la maison. Le Congo, on l’aime ou on le quitte.

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<strong>Madou Kané</strong>]]> </content:encoded>
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