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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Nouvelle République</title>
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<title>Campagne sucrière 2020/2021 : De belles perspectives pour Sukala SA</title>
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<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 11:52:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La commune rurale de Siribala a servi de cadre au lancement de la campagne de production sucrière 2020/2021 de la société SUKALA SA, le samedi dernier. L'évènement était placé sous la présidence du chef de cabinet du ministère du commerce, de l'industrie et de la promotion des investissements Moctar Traoré, représentant son ministre empêché, à la tête d'une forte délégation composée de 02 conseillers techniques, du gouverneur  de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du directeur national de l'industrie et de certains cadres du département ministériel.

A l'accueil, il y avait la Directrice générale de SUKALA SA Madame Gao Meijie, son adjoint Maliki Mahamane, le maire de Siribala, les travailleurs de la société et la population qui est massivement sorti pour assurer à la cérémonie tout son éclat.

Dans son mot de bienvenue,  M. Tangara maire loué tout ce que la société SUKALA SA apporte à SA commune en terme d'emplois créés avant de souhaiter la bienvenue à tous.

Le chef de cabinet Moctar Traoré a indiqué dans son discours, a indiqué que sa présence traduit l'intérêt que les plus hautes autorités attachent au développement industriel et au renforcement de la coopération  sino-malienne. Il a aussi rappelé que SUKALA SA est un modèle qui mérite d'être cité parmi les pionniers du secteur industriel.

Ensuite,  les officiels ont procédé au lancement officiel de la campagne de la production de Sucre pour l'année 2020/21. Cela, à travers la visite du champ de cannes à Sucre et le parfum (mise à feu des cannes à Sucre) marquant le début de l'exploitation.

Ce qui a abouti à une démonstration de la transformation des différentes étapes la canne à Sucre au sucre fini; à l'usine de Siribala. La délégation a aussi visitée  les magasins de stockage. Le paradoxe a été que les magasins sont pleins à craquer faute de mévente. Une incompréhension compte tenue de la quantité de sucre importée.

La délégation du chef de cabinet a aussi rendu une visite de courtoisie à N'Sukala, la société sœur de SUKALA SA.

L'événement phare a été, la signature d'un nouvel accord d'établissement entre la direction et le personnel de SUKALA SA dont une copie a été remise au gouverneur de la région de Ségou.  Un accord qui accorde une augmentation de 10% sur les salaires de base. Sur le même sujet, il est important de rappeler que l'ancien accord d'établissement était devenu caduque depuis 2011. Il a fallu la nouvelle équipe dirigeante pour le régulariser et avoir cet acquis majeur. La production attendue pour  la campagne 2020/2021 de la société SUKALA SA est de 35 000 tonnes de sucre. Il est temps pour le gouvernement d'affirmer sa volonté politique pour donner la priorité à la production locale de sucre. Cela a deux avantages: la création de richesses et d'emplois massifs.

<strong>Ah. Maiga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne cotonnière :  Les producteurs de l’Or blanc  voient rouge</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/campagne-cotonniere-les-producteurs-de-lor-blanc-voient-rouge-2889970.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 14:00:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’image, et probablement les propos aussi, ne sont certainement pas passés inaperçus pour les téléspectateurs de l’ORTM. Nous avons vu, au début du mois de juillet, le responsable de la filiale sud de Sikasso de la CMDT affirmer que « nous tenterons de sauver ce qui peut l’être ». Propos illustratifs de la crise qui frappe de plein fouet et qui préfigurent la catastrophe qui guette l’équilibre socio-économique du Mali. « Nous avons eu la Covid 19 avec le virus, nous aurons la Covid 20 avec la crise 20 » prédit un connaisseur du secteur.</em></strong>

&nbsp;

« Tout le monde doit travailler à ce qu’on fasse du coton. Le coton est très sensible. Son importance est capitale. Le coton impacte fortement la population rurale ». Ces propos d’un banquier de la place, en l’occurrence le directeur général de la BNDA, cachent mal ses inquiétudes concernant la crise du coton. La BNDA joue gros dans la campagne agricole et particulière dans la campagne cotonnière. Au titre de la campagne de l’année dernière et celle de cette année, elle a mis près de 230 milliards pour financer les fournisseurs d’intrants. Il faut croire que les craintes de notre banquier étaient fondées. Cette année, les producteurs de coton se sont détournés de la culture de coton. En cause les tergiversations et les atermoiements du gouvernement.

Selon un document interne de la CMDT, à la date du 10 juillet dernier, le pourcentage des semis est de 17,58%. Or l’année dernière, à la même date, ce pourcentage était de 91,15%. En français facile, les prévisions ont fondu comme beurre au soleil ou comme du coton qui a pris feu. En effet, pour une prévision de 810.000 ha, seuls 170.000 ha ont pu être semés pour la campagne.

<strong>La colère des producteurs de coton. </strong>Jamais dans l’histoire récente du secteur, les producteurs de coton n’ont vu un PDG de la CMDT cavaler par monts et par vaux, avalant la poussière, passant de villages en villages, de champs en champs. En effet, entre mai et juillet, le PDG de la CLMDT Baba Berthé a passé plus de temps avec les producteurs que dans ses bureaux. L’objectif était d’expliquer les mauvaises nouvelles qu’il devait leur annoncer tout en essayant de les convaincre de cultiver le coton. Baba Berthé avait la redoutable mission de dire aux producteurs que le prix du kilogramme de coton allait baisser au même moment que le prix des intrants allait prendre l’ascenseur. En effet, le prix du kilogramme de coton a été fixé à 200 francs contre 275 l’année dernière tandis que celui des intrants passait de 11.500 à 18.000 c’est-à-dire que l’État renonçait à la subvention. Le sang des producteurs n’a fait qu’un tour. Non seulement leurs revenus chutaient mais les intrants devenaient inaccessibles. Malgré toutes les explications et la bonne foi du PDG de la CMDT, les producteurs ont refusé.

<strong>Il se trouve qu’au moment où la mission d’explication</strong> passait, les conséquences de la Covid 19 se faisaient sentir sur le marché international du coton. Les principales usines sont à l’arrêt en Chine, en Inde, au Singapour ce qui a entraîné une chute sans précédent des prix. Ici au Mali, les cours, les magasins sont pleins à ras-bord. Au niveau des ports, impossible d’exporter le coton. C’est la raison que la CMDT avance pour justifier la baisse du prix du coton. Pour ce qui est des intrants, le PDG a expliqué au paysan que l’État doit plus de 100 milliards à la CMDT au titre de la subvention des engrais. Assailli de toutes parts par les crises sécuritaires au nord et politiques au Sud, le gouvernement n’a pu promettre que 10 milliards. Et de supplier presque les producteurs de coton de ne pas se détourner du coton. Pour les amadouer, le PDG de la CMDT leur dira que les 10 milliards seront utilisés pour rehausser le prix du coton de 200 à 215. Les producteurs pensent que l’État peut faire nettement mieux en gardant le prix de l’année dernière et en maintenant la subvention des engrais. Pour eux, l’arrivée de la Covid ne peut pas justifier la surenchère du prix des intrants. « L’année dernière déjà, ils avaient tenté la même augmentation. L’État doit faire des efforts. Nous allons rendre compte à la base mais personne ne peut nous obliger à cultiver le coton » affirment-ils. Mais les paysans reprochent aussi à la CMDT son manque de réactivité et sa lenteur pour donner les informations. « Il ne fallait pas attendre la tombée des premières pluies pour informer les producteurs. Si on cultive dans ces conditions nous serons piégés par les charges. Qui va payer à notre place ? Et puis, cette campagne est déjà boycottée par la mauvaise information » déclarent-ils de manière sentencieuse. On était à la fin du mois de mai-début juin. Suffisamment remontés, les producteurs lancent un ultimatum. « Si la CMDT ne réagit pas positivement avant le 10 juin, il n’y aura pas de semis. Même si la CMDT augmente le prix du coton à 300 francs après, nous ne participerions pas à la campagne de cette année » décident-ils.

<strong>Le gouvernement louvoie.</strong> A la fin de cette première mission, le PDG de la CMDT sait très bien que l’année est compromise. Il ne lui restait plus qu’à limiter les dégâts. Compte-rendu est fait au Premier ministre en l’absence de gouvernement. Branle-bas de combat. Le Premier ministre et le Président de l’Assemblée nationale rencontrent une délégation de producteurs de coton. Mais au lieu de prendre le taureau par les cornes et annoncer les mesures idoines, le gouvernement mégote et la joue petits bras. Ainsi, le prix du coton a connu une légère hausse pour être fixé à 250 francs, loin des 275 de l’année dernière. Mais surtout, les engrais ne seront pas subventionnés. Cette politique de tout petits pas du gouvernement est perçue par les coton-culteurs comme un manque de volonté politique d’aider la filière et peut-être un manque de respect à leur endroit. Ils campent sur leurs positions et décident de ne pas cultiver du coton cette année. Quand le gouvernement a pris la menace au sérieux, il était trop tard pour la culture. En effet, ce n’est que le 25 juin 2020 que le gouvernement a décidé de ramener le prix des engrais à 11.000 francs au lieu des 18.000 francs.

La direction générale de la CMDT et ses techniciens ont fait le tour des champs pour encourager la culture du coton, donnant des dates souvent surréalistes. Les producteurs de coton les écoutaient poliment car beaucoup étaient passés à autre chose. Pour avoir traîné les pieds avant de prendre les bonnes décisions, le gouvernement est responsable de la crise qui frappe le secteur du coton. Entre avril et fin juin, le gouvernement a louvoyé en satisfaisant les producteurs au compte-gouttes. Selon plusieurs acteurs de la filière, les conséquences vont être terribles pour l’économie malienne.

<strong>Le coton fait vivre directement ou indirectement 4,5 millions</strong> de Maliens. Des secteurs comme les transports (70% des gros porteurs fonctionnent grâce au coton qu’ils amènent aux ports), les huileries (beaucoup de propriétaires de petites unités ont fermé quand les grosses font de l’importation de la graine de coton du Burkina Faso), l’aliment bétail, les banques. La mauvaise gestion de la filière coton sera payée cash. Pour le PIB, on parle d’une perte sèche de près de 1000 milliards. On comprend alors aisément pourquoi notre interlocuteur cité au début de l’article parle de Covid 20. Ce qui est sûr, nous sommes en train de filer du mauvais coton. Sans jeu de mots.

&nbsp;

<strong>Aly Kéita</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Murmures et chuchotements : Tueries des 10,11 et 12 juillet (1) :  Quid de l’enquête administrative ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/murmures-et-chuchotements-tueries-des-1011-et-12-juillet-1-quid-de-lenquete-administrative-2889991.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 13:52:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les tueries des 10, 11 et 12 juillet qui ont émaillé les manifestations du M5 sont devenues comme une sorte de patate chaude. Aucune autorité ne voudrait porter le chapeau surtout que le bilan, même imprécis, est lourd dans la mesure où le chiffre qui revient le plus souvent est 23 morts et plus de 150 blessés. Pour faire la lumière, la Justice a été saisie. Mais au lieu de donner le dossier au pôle anti-terroriste, il a été remis au procureur du pôle économique Mamadou Kassogué. Sur les antennes de l’ORTM, il expliquait quelque peu gêné que les enquêtes vont démarrer par l’audition des blessés et des témoins, ainsi qu’avec l’expertise balistique. Mais de l’avis de certains juristes, il aurait fallu donner le dossier au Pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Faut-il rappeler que  lors des tueries, il a été dit que la FORSAT a été appelée pour mater les manifestants, ce qui aurait occasionné le nombre élevé de morts. Les organisateurs du M5 ont promis de saisir la CPI. Quant à Amnesty international, il a produit un rapport pour le moins accablant pour le pays, détaillant par le menu les scènes de violences.

Dans le milieu de la Justice, on soulève une autre question : qu’en est-il des enquêtes administratives ? Pour eux, c’est la première procédure à mener quand on veut situer les responsabilités. Dès lors que la chaîne de commandement est connue, il est facile d’interroger tous ceux qui étaient sur le terrain, de savoir qui a donné des instructions pour que la FORSAT intervienne dans une opération de maintien d’ordre et d’identifier ceux qui ont fait usage de leurs armes.

<strong>Tueries des 10, 11 et 12 juillet (2) :</strong>

<strong>Bamou Touré démissionne de la Primature</strong>

Une semaine à peine après les tueries consécutives aux manifestations du M5, la Primature enregistrait sa première démission. Et on peut dire qu’elle est retentissante celle-là parce que venant du Conseil Spécial Bamou Touré. Dans sa lettre datée du 17 juillet, il a rappelé que la manifestation du M5 a enregistré de nombreux morts et des dégâts matériels importants. Bamou Touré rappelle également que face au nombre élevé des morts, 23, et des dégâts importants, le Premier ministre avait instruit qu’on lui fasse toute la lumière sur l’utilisation de la FORSAT. « Par solidarité avec les victimes de la répression sanglante de juillet 2020 et au-delà, je suis au regret de vous présenter ma démission » écrit-il dans sa lettre adressée au Premier ministre.

<strong>Cour constitutionnelle :</strong>

<strong>Des désistements sur la liste de l’AN</strong>

Les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment lundi dernier. Mais selon nos informations, la désignation de ceux qui devaient siéger au niveau de la Cour ne fut pas un exercice facile pour certaines institutions, en l’occurrence pour l’Assemblée nationale. En proie à la contestation qui frappe les députés « mal élus », le président de l’Assemblée nationale voyait sa prérogative de désignation dévolue au bureau qui devait choisir sur une liste émanant de la Société civile. Il semble que le bureau de l’Assemblée nationale n’a eu à statuer que sur 4 dossiers. En effet, parmi les personnes choisies par la Société civile, deux auraient décliné l’offre au motif qu’elles n’ont rien demandé. Comme dirait Me Tall, « ils ne sont ni demandeurs, ni preneurs ».

<strong>Gouvernement d’Union Nationale : </strong>

<strong>Le RPM revendique la Primature</strong>

Le samedi 25 juillet 2020, une délégation du RPM a rencontré le président de la République pour échanger et analyser avec lui la crise que le pays traverse. A l’issue de cette rencontre, le Bureau politique du RPM a pris certaines décisions importantes.  La première décision est que le RPM réclame son statut de parti majoritaire et revendique le poste de premier ministre pour la formation du futur gouvernement d’union nationale. La deuxième décision est que le RPM s’oppose à toute dissolution de l’Assemblée nationale. Réitérant son soutien à IBK, le RPM s’engage à mettre en œuvre toutes les offres d’IBK ainsi que les recommandations de la CEDEAO. Troisièmement, le RPM s’engage à garantir à IBK la stabilité des institutions et l’apaisement du climat politique et social.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bocar Cissé, fils de Soumaïla Cissé à À IBK :  « M. le Président, Où est mon Père ?»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bocar-cisse-fils-de-soumaila-cisse-a-a-ibk-m-le-president-ou-est-mon-pere-2889966.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 12:36:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bocar Cissé, le fils ainé du chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé, a accordé, le dimanche dernier, une interview à Africable télévision. L’occasion pour lui d’expliquer toute la peine de la famille biologique de l’honorable Soumaila Cissé et d’inviter le chef de l’État IBK à redoubler d’efforts afin d’obtenir la libération rapide du député de Niafunké, privé de ses libertés, depuis près de 5 mois.</em></strong>

<strong><em>Nous vous proposons de lire l’interview que nous avons transcrite !</em></strong>

<strong>Africable : <em>votre père, on le rappelait, a été enlevé lors de la campagne en vue des élections législatives. Bientôt 5 mois, quels sont les sentiments qui vous animent ?</em></strong>

<strong>Bocar Cissé :</strong> J’en profite pour vous saluer et vous remercier, à travers vous, l’ensemble des téléspectateurs de la Chaine du Continent et l’ensemble de la presse pour l’intérêt que vous portez à cette tragédie qui est l’enlèvement de notre père depuis le 25 mars 2020. J’en profite aussi pour remercier toutes les bonnes volontés qui se sont mobilisées au Mali et à l’international afin d’obtenir sa libération.

Comme vous le savez, je n’ai pas l’habitude de m’exprimer dans les médias. Les liens de sang me poussent aujourd’hui à prendre la parole, voire à m’exposer avec l’ambition d’obtenir la libération de notre père.  Je présente encore mes condoléances à la famille de feu Mohamed Cissé, garde rapproché de mon père qui est décédé lors de l’enlèvement. Nous prions pour Mohamed et pour tous les camarades de notre père décédés en son absence, notamment Mme Boundy Aminata Souaré, secrétaire au chef de file de l’opposition, M. Amadou Coulibaly, chef de protocole et d’autres membres du bureau exécutif national de l’URD, eux aussi, décédés en l’absence de notre père.

Cette situation est extrêmement difficile, surtout pour notre mère qui n’a pas eu la chance de bénéficier de notre présence qu’à la veille de la Tabaski, avec la fermeture des frontières et la situation de la crise sanitaire due à la COVID. Vous savez, Notre maman me rend encore plus triste lorsque je la vois sans son complice, sans son époux. Nous nous sentons le devoir de nous révéler, quelles qu’en soient les conséquences. Depuis cet enlèvement, maman parle très peu ; nous la voyons les yeux hagards attendant une bonne nouvelle de la part du président de la République lui annonçant la libération prochaine de son mari ; le président de la République qui avait assuré tout le peuple malien de la libération incessante de son frère Soumaila Cissé. M. le président de la République, l’espérance de fêter avec notre père nous est encore restée en travers de la gorge.

<strong><em>Comment est-ce que vous avez appris la nouvelle de l’enlèvement de votre père ?</em></strong>

Comme d’habitude, nous restons en contact avec lui lors de ses campagnes. C’était le cas jusqu’à quelques minutes avant son enlèvement. J’ai reçu un appel de notre maman qui était encore à Niafunké nous disant qu’ils n’arrivent pas à entrer en contact avec la délégation. Et depuis là, nous avons essayé plusieurs fois son numéro ; ça sonnait dans le vide jusqu’à ce que nous ayons eu confirmation qu’il s’agissait d’un enlèvement et nous avons appris le décès de feu Mohamed Cissé, le garde rapproché et la libération des blessés. C’est un moment assez triste. Rien qu’à s’en souvenir, c’est extrêmement difficile. On a l’impression que le ciel nous tombe sur la tête parce qu’on s’imagine tout. On est, depuis ce jour, dans la peur, dans l’angoisse, dans la tristesse, mais aussi dans l’espérance d’avoir une bonne nouvelle.

<strong><em>Vous avez certainement quelque chose à dire aux autorités maliennes et même à la communauté internationale ?</em></strong>

Sans doute, j’ai un message pour la communauté internationale, mais d’ores et déjà, au président de la République, garant du Mali, qui sait où se trouve notre père, qui connait les ravisseurs, je demande de redoubler d’efforts afin d’obtenir sa libération définitive. À la communauté internationale, je lance un appel d’aide en termes de médiation, d’informations, de moyens. Je n’ai qu’un seul message, c’est la libération effective de notre père Soumaila Cissé.

<strong><em>Vous avez un message à l’endroit de votre père ?</em></strong>

Oui certainement. J’espère qu’il nous regarde. Je me rappelle : notre père disait souvent : « il faut y croire ». Et bien Papa, nous sommes musulmans, nous y croyons. Je me rends compte aujourd’hui de la capacité d’anticipation de mon papa, de la force de sa vision. Papa Soumaila, où que tu sois, je suis certain d’une seule chose : tu es un musulman, tu as la force et la foi de supporter, d’endurer, d’encaisser. Tu surmonteras cette épreuve inchallah. Nous existons par Dieu et pour Dieu, où que tu sois, avec qui que tu sois, tiens bon. Le peuple malien te bénit.

<strong>Interview transcrite par Boureima Guindo</strong>

<strong><em>Par <u><a href="https://bamada.net/author/admin">bamada.net</a></u> 11/08/2020</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : « Ni san tignéna, jatè tè kalo la »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-ni-san-tignena-jate-te-kalo-la-2889982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 12:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Ni san tignéna, jatè tè kalo la ». Cette sentence bambara, fondée sur un solide bon sens, pourrait résumer à elle seule la pagaille généralisée que nous vivons actuellement. « Ni san tignéna, jatè tè kalo la », une traduction libre donnerait « quand l’année est perdue, on ne compte plus les mois ». Il se trouve qu’au sens propre comme au sens figuré, nous avons perdu l’année ; ce, depuis le début. Je vais juste rappeler, qu’avant la crise socio-politique qui préoccupe tout le monde, c’est le virus de la Covid 19 qui a tout mis sens dessus-dessous. Toutes les prévisions qui avaient été savamment et doctement élaborées ont fait pschitt, tombées à l’eau, sans qu’on ne sache trop comment, encore à nos jours, redresser la barre. On a vu l’État qui n’arrêtait pas de pleurnicher sur ses supposées maigres ressources, le jouant petits bras dans le but de ne pas faire face à ses obligations, débourser des centaines de milliards d’un coup sec afin d’endiguer le virus et ses conséquences. « San tignéna » je vous dis ; et en de pareilles circonstances les calculs d’apothicaires sont vains. Par exemple, je vois mal quelqu’un faire les gros yeux aux services de l’assiette pour non atteinte des quotas. On en était à se demander comment allait-on sortir de ce qui, au-delà de ses aspects pandémiques, est une authentique catastrophe, quand on a plongé dans la crise socio-politique. L’année qui s’annonçait déjà pour être perdue a sombré littéralement. On ne sait plus quel mois on est, quel jour on est ; encore heureux que nous sachions que nous sommes en 2020. Et je vois que nous en sommes à évoluer par petites touches, une sorte de politique de petits pas mais qui ressemble à s’y méprendre plutôt à une tactique des pièces détachées.

<strong>« San tignéna ».</strong> C’est du jamais vu ; sous aucun ciel à ma connaissance. On a connu des pays où il y a eu des mois et des mois avant la formation d’un gouvernement. Je ne peux résister au plaisir de donner le podium de ces pays : 1<sup>er</sup> la Belgique avec 589 jours (c’est elle qui détenait le précédent record de 541 jours de juin 2010 à décembre 2011) ; 2<sup>ème</sup>, le Cambodge avec 353 jours de juillet 2003 à juillet 2004 (mais ce pays détient un record qu’aucun autre pays ne pourra lui ravir, c’est le nombre de ministre dans un gouvernement, 207) ; 3<sup>ème</sup>, l’Irak avec 208 jours en 2009. Nous, nous n’avons eu « que » 45 jours sans gouvernement, ce qui n’est déjà pas dans l’histoire de notre pays. Donc ce n’est pas à ce niveau que nous chercherons à boxer. Il fallait abaisser les standards pour être hors d’atteinte. C’est au niveau de la taille du gouvernement. Oui, oui. Nous avons fait plus fort que le Cambodge et ses 207 ministres ; nous avons largué le Ghana et ses 110 membres. Qu’avons-nous fait donc ? Au lieu de viser les sommets, nous avons opéré une sorte de nivellement par le bas en inventant ce qui est désormais dans le vocabulaire, un mini-gouvernement. Nous voilà en train d’enrichir le lexique politique avec cette notion de mini-gouvernement. Avec nos 6 ministres, aucun pays ne pourra venir nous taquiner. Nous avons mis la barre très, très…bas. Nous qui sommes habitués aux tailles XXL des équipes gouvernementales<strong>, </strong>voir cela, donne une sorte de haut le corps. Je vous assure que quand j’ai vu les images du premier conseil des ministres du premier mini-gouvernement, ce fut un vrai choc visuel. Mais bon, à chaque époque ses vérités. Ce mini-gouvernement dont l’objectif majeur est d’aider à traverser le guet, pose visiblement quelques problèmes. Le premier problème qui a sauté aux yeux de tous les observateurs, c’est le non-respect de la loi sur le genre. Sur les 6, on n’a pas pu trouver pas même une place. Le deuxième problème est d’ordre plus politique. En effet, comme par miracle, il n’y a pas un seul ministre du parti du président de la République, parti majoritaire, le RPM. Ça ne sonne pas bien. Si je dois récapituler, il est constitué de deux généraux, de deux militants de l’Adéma et deux que tout le monde étiquette comme venant de Nioro du Sahel (j’avoue que cette considération me gêne un peu mais c’est un fait ressassé par les milieux avertis). Certains qui n’ont pas peur de chercher la bagarre ont même affirmé que le mini-gouvernement a été formé sous la dictée du Chérif de Nioro. Et de ressortir un ancien audio du Chérif dans lequel il recommande le maintien de Boubou Cissé comme Premier ministre, le maintien de Tiébilé Dramé, le maintien du général Dahirou Dembélé, il annonce l’arrivée de Daffé aux Finances selon ses informations et de Choguel qui devra attendre la formation du gouvernement d’union. Personnellement, j’aurais voulu que le mini-gouvernement fasse de la place à un ministre de la Santé, surtout par ces temps de Covid ; et aussi qu’on fasse de la place à un ministre chargé de l’Éducation pour suivre le déroulement des examens et la signature du décret d’application du fameux article 39 si chèrement acquis par les enseignants.

<strong>« San tignéna »</strong>. Les nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle ont été investis lundi dernier. Je dois au passage avouer qu’il y a comme une sorte de flou que personne ne voudrait aborder franchement : vont-ils-terminer le mandat de l’équipe de Manassa ou vont-ils-faire 7 ans ? J’espère que les autruches sortiront la tête de sous le sable pour aborder les questions que je ne suis pas le seul à poser. La nouvelle équipe succède à la bande à Manassa, de vrais durs à cuire, qui ont vendu chèrement leur peau, ont préféré se battre pied à pied et ne pas se rendre. Et pourtant, la bande à Manassa a subi toutes sortes d’attaques, frontales, biaisées, latérales. Mais rien n’y fit. Je pensais qu’avec la tactique des pièces détachées, Manassa et sa bande allaient céder. En effet, face au tollé et aux accusations, trois membres avaient démissionné ensemble. Et comme avant, il y avait un conseiller qui avait tiré sa révérence, je me disais que c’était suffisamment persuasif pour partir. Mais non. Même quand il y a eu une défection supplémentaire, même quand il ne restait plus que Manassa et deux conseillers, ils sont restés droits dans leur…robe. Stoïcisme ? Résilience ? Peut-être un peu des deux. Ceux qui pensaient qu’ils étaient poussés dans leurs derniers retranchements et qu’il n’y avait d’autre issue que de jeter l’éponge en seront pour leurs frais. Finalement, de guerre lasse, il fallait bien que le Président mettre fin à cette guerre des nerfs. Ainsi, il a annoncé « la dissolution de fait » de la Cour constitutionnelle. Comme d’autres, je pensais que l’affaire était pliée et qu’on pouvait passer à l’étape suivante. Que nenni ! Dans un dernier sursaut, pour ne pas dire baroud d’honneur, Manassa adressa une lettre au Président de la République pour introduire auprès de lui un recours gracieux. Dans un style bien léché, tout en finesse, elle traite IBK de certains péchés capitaux dans la gestion de la crise actuelle mais spécifiquement de sa façon dont il s’est débarrassé de la Cour constitutionnelle. Finalement, je crois que cette page est tournée. En attendant le prochain rebondissement.

<strong>« San tignéna ». </strong>S’il y a une institution qui est vilipendée au moins autant que la Cour constitutionnelle, c’est bien l’Assemblée nationale. Parce que ceux qui ont profité du « crime » reproché à la Cour y sont planqués ; à commencer par le Président de l’Assemblée nationale. Toutes les médiations entreprises ont recommandé, au choix, soit la dissolution pure et simple de l’Assemblée nationale, soit le renvoi des députés « mal élus ». Là également, c’est la tactique des pièces détachées qui est préconisée. On demande aux 31, très gentiment, d’abandonner les postes qu’ils occupent indûment au sein de l’hémicycle. Mais comme pour les membres de la Cour, les députés désignés à l’échafaud ne vont pas se laisser décapiter sans rien entreprendre. Ils refusent d’être les gentils boucs-émissaires ou encore les victimes expiatoires que tous espèrent. Ils vont se battre jusqu’au dernier. Et c’est le premier d’entre eux qui a sonné la charge en annonçant haut et fort qu’il était hors de question de rendre le tablier. Bien entendu, les autres font bloc. De l’autre côté, ceux qui endossent le qualificatif de victimes bousculent au portillon. Ils ont créé un collectif. Objectif : prendre place à Bozola (ou ce qu’il en reste après le passage des manifestants du 10 juillet) sans repasser par la case élections. En plus, les 31 places dont tous les médiateurs parlent risquent de ne pas les satisfaire. En effet, tous ceux qui pensent qu’ils ont été injustement recalés par la Cour constitutionnelle ont rejoint le groupe. Au dernier décompte, ils étaient un peu plus de 60. D’où ma conclusion : la tactique des pièces détachées pourrait ne pas fonctionner avec l’Assemblée nationale. Peut-être que le Président de la République devra se résoudre à faire ce qu’il rechigne à faire : dissoudre l’Assemblée.

<strong>« San tignéna ». </strong>Je terminerai par cette histoire d’enquêtes autour des tueries des 10, 11, 12 juillet. Amnesty international a produit un rapport <strong>pour le plus</strong> sévère mais très précis et très détaillé. Et j’avoue que pour l’image d’un pays, ce n’est pas la meilleure des choses. Pour faire la lumière, la Justice a été saisie. J’ai vu sur les antennes de l’ORTM le procureur Kassogué expliquer comment il allait procéder pour débusquer les responsables et les coupables. Mon petit doigt me dit que cela risque d’être long, très long même. Par contre il y a une procédure, rapide, que le gouvernement pourrait actionner avant que la Justice ne finisse son travail. Il s’agit des enquêtes administratives. Sans aucun effort, on pourrait interroger les éléments de FORSAT mise en cause, savoir qui leur a donné l’instruction de sortir. Et je crois que les autorités savent qui a fait quoi sur l’ordre de qui.  Le Premier ministre semble avoir dégagé sa responsabilité en demandant qu’on lui fasse le point. Mais, il ne serait pas à son avantage de venir dire aux Maliens, au moment où il représentait à lui seul tout le gouvernement qu’on a pu sortir la FORSAT à son insu ou comment quand il a su il n’a pas pris la décision de faire retourner la FORSAT dans les casernes. Comme je vous le disais à l’entame, « ni san tignéna, jatè tè kalo la ».

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éditorial : De la nécessité du dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-de-la-necessite-du-dialogue-2889974.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:45:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme annoncé, le M5 a tenu son rassemblement le mardi dernier. Et comme annoncé, il y eut du monde. Beaucoup de monde même. Pas seulement qu’à Bamako, mais également à Ségou, Koulikoro, Mopti, Tombouctou et Gao. Mais comme lors des trois précédents rassemblements, tout aussi gigantesques, la démission du président de la République a été omniprésente dans la rhétorique. A l’exception notoire de l’imam Dicko qui voudrait presque qu’on foute la paix à IBK, sans le dire ouvertement. Mais il a invité le Président de la République à écouter son peuple, à écouter les enfants du pays pour préserver la paix. Le rassemblement du mardi est intervenu au lendemain de la prestation de serment des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle et malgré le fait que le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, a souhaité la non tenue du rassemblement.

Depuis deux mois et demi que la crise a commencé, nous assistons malheureusement à l’absence de tout dialogue entre les différents protagonistes. Au début, on pouvait penser que c’était un dialogue de sourds mais à la vérité nous assistons à un non dialogue. Chacun est dans son coin, arc-bouté sur ses certitudes, fermant les yeux et les oreilles pour ne ni voir ni entendre ce que fait celui d’en face.

En effet, le M5 estime qu’aucune des décisions ou des mesures prises ne l’intéresse et ne constitue en rien une réponse aux préoccupations qu’il porte. Pour les responsables de la contestation, la formation d’un gouvernement d’union nationale, la dissolution de l’Assemblée nationale, la dissolution de la Cour constitutionnelle n’ont jamais été inscrites au chapitre de leurs revendications et de leurs priorités. Pour eux la priorité reste la démission du Président de la République même si au fil des manifestations, la fixation semble se faire autour de la personne du Premier ministre qu’ils accusent depuis peu d’être un suppôt de la France.

Pour ce qui est du pouvoir, il s’applique à mettre en œuvre les recommandations, dans le sens de ses intérêts. On a pu voir que le mini-gouvernement a été exclusivement constitué par des hommes du sérail sans un clin d’œil ni au M5 ni au RPM. Pour ce qui est de la Cour constitutionnelle, l’option choisie semble quelque peu différente de celle préconisée par la CEDEAO.

Mais le plus important reste à faire des deux côtés : mettre fin à l’absence de dialogue qui fait que la crise pourrait s’incruster durablement au détriment du pays. Il revient à IBK d’organiser les conditions d’un dialogue direct avec ceux qui le contestent. Toute autre approche ne ferait que prolonger une crise dont les implications dépassent nos frontières.

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>143 jours après : Que devient Soumaila Cissé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/143-jours-apres-que-devient-soumaila-cisse-2889965.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:38:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[25 mars 2020-13 août 2020. Cela fait 143 jours, bientôt cinq mois, que le leader de l'opposition malienne, Soumaila Cissé a été kidnappé à Niafunké par des hommes armés. L'homme politique de 71 ans est toujours entre les mains de ses ravisseurs et ses proches craignent qu'il ne lui arrive malheur. Retour sur cet enlèvement sans précédent d'une personnalité politique de sa trempe, depuis le début de la crise dans notre pays.

A la tête d'une délégation de 16 personnes se rendant à Koumaira, dans le Cercle de Niafounké, Soumaila Cissé et ses accompagnants ont été violements attaqués le 25 mars vers 17h par des hommes armés. Ce qui s’est soldé par des tirs sporadiques sur les véhicules qui les transportaient, tuant son garde du corp et blessant 03 autres personnes. Les autres membres de la délégation sont libérés au compte-goutte quelques jours après. 143 jours après, l’honorable Soumaila Cissé est encore entre les mains de ses ravisseurs.

<strong>Les initiatives pour le retrouver</strong>

Une cellule de crise a été mise en place par le gouvernement malien. Elle est présidée par Ousmane Issoufi Maiga, ancien Premier ministre et chef de la cellule de crise chargée de négocier la libération de Soumaïla Cissé. Le premier vice-président de l'URD, Pr. Salikou Sanogo, est membre de cette cellule de crise. Ce comité a pour mission, selon le gouvernement, "d'assurer la coordination de l'ensemble des actions en vue de la libération du chef de file de l'opposition politique".

Le jour des législatives, quatre jours après le rapt, le président Ibrahim Boubacar Kéita assurait à la sortie de son bureau de vote : "nous souhaitons de tout cœur que Soumaïla Cissé retrouve très vite la liberté. Nous ne ménagerons aucun effort pour obtenir sa libération".

"Soumaïla Cissé est en vie.  Et s'il plaît à Dieu, il reviendra bientôt ". C'est l'annonce faite par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta le 16 juin dernier au CICB, en pleine crise politique. A l’occasion de la fête de la Tabaski, le président de la République a assuré que « tous les efforts étaient faits pour que Soumaïla revienne dans les meilleurs délais ».

Toutefois, ces déclarations ne semblent pas satisfaire tout le monde. Mohamed Amara, sociologue malien pense que dans cette affaire « un point de non-retour a été atteint ». "Ces preuves de vie arrivent malheureusement trop tard et le point de non-retour a été atteint. Loin de rassurer, cela a plutôt accentué le climat de suspicion. Aujourd'hui les Maliens ont besoin de choses concrètes et visibles, ils ne croient plus les politiques. Si ces preuves de vie existent, alors il faut les montrer. Pour le moment ça reste du discours", déplore le sociologue.

<strong>Appel à sa libération</strong>

Plusieurs personnalités africaines et de la diaspora, hommes politiques, intellectuels, membres de la société civile appellent à sa libération sans condition.

L'Assemblée parlementaire de la Francophonie, le Parlement panafricain, l'Union parlementaire africaine, la CEDEAO ont lancé des appels aux autorités maliennes et aux forces de maintien de la paix comme la Minusma et Barkhane, afin qu'elles multiplient leurs efforts pour sa libération.

"L'enlèvement de Soumaïla Cissé risque de créer des précédents graves et préjudiciables à l'entrave de l'exercice de parlementaires ou d'hommes politiques. Je souhaite vivement que les autorités maliennes puissent s'investir davantage pour la libération de Soumaïla Cissé dont la famille doit vivre des moments très difficiles actuellement", affirme Roger Nkodo Dang, président du Parlement panafricain

Le pasteur baptiste américain Jesse Jackson, a appelé à sa libération dans un message personnel adressé au Président IBK. "J'exhorte S.E. Ibrahim Boubacar Keita, président de la République du Mali, les leaders communautaires et religieux, à travailler ensemble et à redoubler d'efforts afin d'obtenir la libération pacifique de M. Cissé", écrivait le militant des droits civiques aux Etats-Unis.

Pour le moment, sa famille et ses amis restent accrochés aux propos d’espoir du Président de la République qui, sans doute, ne veut pas donner certains détails.

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<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise du coton (1) :  Où est passé le fonds de soutien</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/crise-du-coton-1-ou-est-passe-le-fonds-de-soutien-2889999.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 00:04:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La crise qui frappe le secteur cotonnier cette année est sans pareil. Même celle de 2009 qui est restée dans la mémoire collective des coton-culteurs par le traumatisme causé ne l’atteint pas selon les spécialistes. Ce qui choque les coton-culteurs, c’est qu’ils pensaient que le Fonds de soutien, qu’ils ont mis en place pour faire face aux jours difficiles, allait jouer son rôle pour endiguer la crise. Mais hélas ! Ils ont tapé à toutes les portes, nulle trace du fameux fonds. D’un montant de près de 20 milliards, selon les dernières estimations, il est devenu impossible de le localiser. La CMDT que certains accusent d’avoir fait main basse sur le magot, botte en touche et ne veut pas parler. Du côté des banques, on estime que les traces du fonds sont à rechercher entre l’APCAM et la CMDT. D’autres pensent que ce fonds n’est basé que sur des écritures comptables. Du côté de la CMDT, on affirme que le fonds est géré par le ministère des Finances. En effet, lors d’une de ses tournées de sensibilisation, le PDG de la CMDT a déclaré aux producteurs qui l’interpellaient que « la CMDT ne gère pas le fonds de stabilisation destiné à soutenir les producteurs de coton. Ce fonds est géré par le ministère des Finances et le GIE des producteurs de coton. Or cette année il n’y a rien dans ce fonds ». On se rappelle que lors de l’arrestation de Bakary Togola, l’accusation repose en partie sur des détournements présumés au niveau de ce fameux fonds.

<strong>Crise du coton (2) :</strong>

<strong>La CMDT au bord de la faillite</strong>

Coulera, coulera pas. Les dés semblent jetés quant à l’avenir de la CMDT. La crise qui secoue actuellement le secteur cotonnier n’épargne pas la CMDT. Au point que beaucoup pronostiquent des jours sombres. Ira-t-on vers une privatisation ? Ou privilégiera-t-on des réformes en profondeur ? Ce qui est sûr, c’est que la CMDT est au bord de l’asphyxie. En cause, le cumul des impayés estimés à plus de 100 milliards que le gouvernement lui doit au titre de la subvention. En tous les cas, tout porte à croire que quel que soit le schéma, l’actuelle direction pourrait être emportée par le souffle.

<strong>Crise du coton (3) :</strong>

<strong>L’immixtion des fétiches</strong>

La crise cotonnière a révélé certaines facettes de nos sociétés. En effet, alors que la Direction de la CMDT faisait le plaidoyer pour la culture du coton, elle fut confrontée à un fait inattendu. Il s’agit du pacte qui lie les coton-culteurs et les fétiches. En effet, quand ils étaient remontés contre la CMDT qui ne donnaient pas les nouvelles qu’ils attendaient d’elles, certains coton-culteurs avaient juré de ne pas cultiver du coton cette année. Et pour faire plus vrai, ils en ont fait la promesse à leurs fétiches. Cette difficulté n’a pas été surmontée facilement. Selon nos informations, quelques-uns ont rompu le pacte. Mais majoritairement, ils ont décidé de rester fidèles à leurs fétiches.]]> </content:encoded>
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<title>Répression des manifestants : Obligation de faire la lumière sur les tueries</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/repression-des-manifestants-obligation-de-faire-la-lumiere-sur-les-tueries-2887112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 13:34:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le bilan reste encore inconnu à ce jour. Le dernier qui a été rendu public par le Secrétaire général du ministère de la Santé fait état de 11 morts et de 158 blessés. Ce qui est absolument inadmissible. Mais du côté du M5, les chiffres sont tout autres et ils évoluent jour après jour. De 17 morts annoncés le jour de l’enterrement de certaines victimes de la répression, le nombre est passé à 23 puis à 33 selon Issa Kaou Djim. Même un mort est trop à plus forte raison 11, 17, 23 ou 33. Lénine disait qu’« un mort est une tragédie ; 100 morts, ce sont des faits divers ». Afin d’éviter que nos morts ne soient considérés comme des faits divers, il faudra situer toutes les responsabilités. Parce que dans l’histoire du Mali démocratique, c’est la première fois que des manifestants sont réprimés et tués à balles réelles. Mais avant Bamako, il y a eu Sikasso avec deux morts et Kayes avec trois morts. Et comme il n’y avait pas eu enquêtes à plus forte raison sanctions, les forces de l’ordre ont remis le couvert sanglant.

« Qui a tiré ? », « qui a donné l’ordre de tirer ? », très tôt ces questions ont surgi, nous renvoyant au procès Crimes de Sang. Les responsables du M5 ont vite fait d’accuser la FORSAT, la Force anti-terroriste. Celle-ci a été créée dans un but bien précis et les conditions de son engagement son connues. Seul le ministre chargé de la Sécurité intérieure est habilité à les mobiliser. Or, au moment des faits, il n’y avait pas de ministre parce qu’il n’y a pas de gouvernement, depuis le 11 juin.

<strong>La Panique du PM.</strong> On en était aux supputations et au raidissement de la position du M5 quand le Premier ministre a écrit une lettre confidentielle, 4 jours après les tueries. Il affirme qu’il « lui est revenu de constater que la Force Spéciale Anti-terroriste (FORSAT) a été employée lors des opérations de maintien d’ordre du 10 juillet et jours suivants ». Le Premier ministre instruit au ministre de procéder aux investigations nécessaires afin qu’on lui dise « les raisons de l’engagement de la FORSAT, l’autorité ayant ordonné l’engagement de la FORSAT et le respect ou non de la procédure prévue en la matière ». Signe de panique du Premier ministre pour les uns, flottement au sommet de l’État pour les autres, la lettre vient confirmer au moins que la FORSAT a été utilisée lors des manifestations. Il y a eu une tentative assez maladroite de certains milieux d’accuser la BAC, la Brigade Anti-Criminalité, mais aujourd’hui tout porte à croire que les agents qui ont réprimé dans le sang les manifestants sont connus. Les condamnations fusent de tous les côtés, tant à l’interne que sur le plan international. Tout le monde réclame la lumière autour de ces tueries. Le Premier ministre a annoncé l’ouverture d’une enquête. En l’absence de ministre de la Sécurité, il y a fort à parier que Boubou Cissé sera entendu sur sa responsabilité dans la mobilisation ou le non retrait de la FORSAT.

<strong>Une ambiance surchauffée.</strong> Il faut reconnaître qu’avant les tueries du 10 juillet et jours suivants, un dérapage selon le PM, l’atmosphère était délétère. Certains responsables du M5, à diverses occasions avaient clairement conditionné leurs partisans à l’affrontement. En effet, lors d’un meeting tenu le 29 février 2020 au Palais de la Culture, l’imam Dicko projetait d’organiser une manifestation le vendredi 5 mars. Il avait demandé aux Maliens, de Kidira à Kidal, de sortir massivement, qui avec son coupe-coupe, qui avec sa hache, qui avec son gourdin. Dans un ton guerrier qu’on ne lui connaissait, l’imam a incité les populations à sortir car, selon lui, ça va être le jour du Yawm Al-Fourqân (le jour du discernement). « Ceux qui doivent mourir vont mourir ; ceux qui doivent être blessés seront blessés, ceux qui doivent survivre survivront » déclarait un Dicko emporté par son discours. Il pourra toujours dire que ses propos ont dépassé sa pensée. Le jour où la manifestation a dégénéré, tout le monde a entendu Issa Kaou Djim instruire à ses militants de prendre d’assaut l’Assemblée nationale, l’ORTM et la Primature. Tout comme on a entendu Mme Sy lire les 10 commandements de la désobéissance à la foule. Il faut croire que celle-ci n’avait rien compris. Chacun sera en face de ses responsabilités et répondra de ses actes. Même si, c’est bon de le signaler avec insistance, rien ne saurait justifier que l’on tire à balles réelles sur des manifestants.

<strong>Ali Kéita</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : J’aurais pu…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-jaurais-pu-2887093.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 12:13:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour les besoins de la cause, l’image a été ressortie ces derniers temps, et elle fait le buzz sur les réseaux sociaux comme on dit dans le jargon de ce milieu. Où l’on voit le Président de la République rire à gorge déployée du slogan de l’époque, « boua ka bla ». Profitant de l’inaugurant de l’échangeur multiple de Ségou, IBK qui aime à se laisser aller souvent à des moments de franches rigolades, s’était complètement lâché. « Ko, ko boua ka bla » parvenait-il à dire à peine, le corps saisi de spasmes à cause d’un fou rire. Avant Ségou, il y eut Kangaba. Les festivités de la journée du paysan battaient leur plein. L’ambiance était à la joie et aussi aux promesses de lui assurer une victoire dès le premier tour à Kangaba (mes cousins malinkés ignoraient que pour la Présidentielle, c’est le pays tout entier qui constituait une seule circonscription électorale). Emporté par les chansons « guerrières » entremêlées de louanges chantées pour lui et son illustre ascendant, et l’odeur de poudre des fusils de chasse des dozo, IBK s’est laissé aller, comme il sait le faire quand il est d’humeur badine. Il a clairement dit à l’intention de ceux qui s’égosillaient « boua ka bla » sous forme de thème de campagne, « boua ta bla, mogo chi fa t’a ta ». On connait la suite. Sauf que visiblement le refrain « boua ka bla » a semble-t-il ressuscité sous une autre forme. Parce que les doléances du M5 ne sont qu’une forme plus soutenue de « boua ka bla ».

<strong>Je ne reviendrai pas sur les difficultés internes</strong> au M5. Je sais qu’ils en ont déjà plein les narines de vouloir colmater les brèches et donner un visage lisse aux yeux de l’opinion. Personne n’est dupe. Et pourtant je les avais mis en garde parce qu’ils me paraissaient très sûrs d’eux, donnant l’impression que c’était cuit et qu’ils n’avaient qu’à se baisser pour ramasser le pouvoir. Penser que le Président de la République était affaibli au point de ne pouvoir opposer la moindre résistance était l’erreur à ne pas commettre. Et ça n’a pas manqué. Je suis presque sûr qu’en accourant au-devant du Président le jour de leur audience, les responsables du M5 (ils y étaient tous pratiquement à l’exception de Cheick Oumar Sissoko et du très respecté, très éclairé, le guide, l’imam Dicko qui avait été reçu quelques heures avant eux) imaginaient trouver un vieux grabataire qui allait se rendre à leurs arguments à défaut de se rendre tout court. L’image de la barbe un peu blanchie et du visage fatigué d’IBK relayés sur les réseaux a dû les tromper. Mais ils ont été surpris. Oui, oui, ils ont été littéralement bluffés par « boua » qui a été pour le moins expéditif. Chrono en main, l’audience n’a pas dépassé 15 minutes. Je crois qu’ils ont été littéralement soufflés. Ils en parlent encore aujourd’hui. Le Président de la République les a mis dans les cordes sans même se froisser. Et même lors de la conférence de presse de restitution, ils en parlaient encore. Le Président de la République leur a tout simplement conseillé, après avoir pris connaissance de leur mémorandum, de prendre attache avec les partis de la majorité présidentielle. Ils l’ont pris comme une estocade. Tels des boxeurs surpris par un violent uppercut, ils ont mis du temps avant de reprendre leurs esprits. Je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie, mais ils ne s’attendaient pas à cette botte secrète de « boua ». Celui-ci a, de toute vraisemblance, voulu leur dire qu’ils ne boxent pas dans la même catégorie.

<strong>Et puis entre nous, IBK les connait</strong>, tous autant qu’ils sont. Les crises changent mais les acteurs restent les mêmes. A l’exception notable de Mme Sy et du très respecté et très éclairé imam Dicko, tous étaient des animateurs acharnés du COPPO de 1997 qui avait été créé suite au fiasco électoral. A l’époque IBK était le Premier ministre du président Alpha et la rhétorique n’a pas beaucoup évolué. Feu Almamy Sylla dirigeait le FSD, Front de Sauvegarde de la Démocratie. Dans leurs excès, je me rappelle qu’ils avaient battu à mort un agent de la police, le sergent Moussa Diarra, lors d’un meeting organisé au Palais de la Culture. Mais le pouvoir les a alpagués et les a tous envoyés au gnouf, à l’exception de Choguel Maïga. Le M5 suit à peu près le même itinéraire oubliant juste que l’histoire ne se répète pas. Après les morts de la désobéissance qui ne peuvent pas passer en pertes et profits (voir l’article en page 2), le M5 a comme du plomb dans l’aile. Bien avant la deuxième médiation de la CEDEAO, on a senti comme des craquellements dans le bel édifice. Il y a ces petits détails qui en disent longs souvent. Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, mais il y a ces vocaux attribués à Clément Dembélé. Dans le premier, il casse du sucre sur le dos du très respecté, le très éclairé, le guide, l’imam Dicko. Selon Clément, l’imam carbure au fric ; et pas que des poignées ou des liasses, non ; selon Clément ce sont des sacs d’argent. Quant à Choguel et Me Tall pour lesquels il a une très forte estime, il les accuse de vouloir se venger sur IBK dont le seul tort est de les avoir foutu à la porte de ses gouvernements. Et pour faire bonne figure et avoir une bonne présentation, ils ont sorti des placards les costumes qu’ils y avaient remisés pour les repasser. A peine est-il sorti de cette embrouille avec des explications ampoulées qu’il remet le couvert. Dans un autre vocal, on l’entend dérouler ses prétentions pour la Primature et son envie de mettre le grappin sur Karim Kéita. Comme on dit chez nous, on le sort de l’enclos des ânes, il plonge dans celui des chevaux.

<strong>Mais il faut croire que nous n’étions pas</strong> au bout du ridicule. Les Maliens ont assisté médusés à ces déclarations puériles de certains responsables du M5. Chacun voulait tirer gloriole de son arrestation en excluant certains. C’est d’abord Issa kaou Djim qui a sonné la charge. Après nous avoir expliqué qu’il a été arrêté dans son salon alors qu’il ne portait qu’une culotte et un t-shirt, Djim voulait convaincre l’opinion qu’il a été jeté dans les toilettes du Camp I de la gendarmerie pour y passer deux jours sans manger ni boire. Quelle résistance ! quelle torture physique ! Quel courage ! Pour un affamé, disons qu’il avait une bonne mine et un plutôt verbe haut. Il a affirmé dans une interview qu’il n’y avait eu que trois arrestations. Kaou Djim a à peine fini de faire son intéressant qu’un autre leader se signale à notre attention. Il s’agit de Me Mountaga qui a posté très tardivement sa libération. Et d’expliquer qu’il a été jeté dehors manu militari malgré sa volonté de rester avec les autres détenus. Sauf qu’il aurait pu ajouter pour la compréhension de l’opinion qu’il a été libéré en vertu d’une directive de l’UEMOA qui interdit la détention des avocats, ce que le bâtonnier a bien signalé à ses geôliers. Et lui aussi de faire une interview. Contrairement à Issa Kaou Djim, lui il parle de cinq arrestations. Mais les deux ont un point commun : Clément Dembélé qui n’aurait pas été arrêté. Tout cela montre à suffisance l’ambiance joyeuse et à l’unisson au sein du M5.

<strong>L’arrivée des médiateurs de la CEDEAO</strong> conduits par l’ancien Président du Nigeria a trouvé un M5 passablement refroidi. Son discours n’est plus aussi guerrier. Quand on écoute Issa Kaou Djim, il est devenu un apôtre de la paix. Il est tout doux, tout miel, il ne ferait pas du mal à un chat. Cela pourrait s’expliquer par la posture du très respecté, très éclairé, le guide, l’imam Dicko. J’ai comme l’impression qu’il travaille à polir son image en se démarquant des positions maximalistes. Malgré sa fermeté concernant des sujets comme la gouvernance, son discours est devenu plus onctueux. Je dois ajouter qu’il y a une donne nouvelle : l’opinion. Celle-ci manifeste clairement sa désapprobation des méthodes utilisées par les militants du M5 ou de la horde déchaînée au nom d’une désobéissance mal expliquée et qui a été l’occasion d’un déchaînement de violences et de casses. L’argument qui a consisté à dire que les manifestants ont été infiltrés par des casseurs n’a que moyennement passé, surtout que pour certains de nos compatriotes cela constitue la preuve que le M5 n’avait pas préparé ses troupes avant de les lâcher dans la nature. « Le M5 a ouvert la boîte à Pandore et a été incapable de la refermer » entend-on souvent. Mais le meilleur est ailleurs, ou disons le pire. Si, si. De nombreux Maliens se comportent comme s’ils venaient de sortir d’une séance d’hypnose. Et de se demander : « c’est aux Choguel, aux Sinko et aux Bathily que reviendrait le pouvoir si IBK devait être débarqué ?» avec une pointe d’inquiétude. Et là ça ne passe pas. Les Maliens ont quand même l’impression que leur message est porté par les mauvais messagers. La cruauté n’étant pas un trait de caractère qui m’est connu, je me garderai donc de rappeler les scores de la présidentielle de 2018. Tous ces petits bouts d’étoffe, mis bout à bout, nous conduisent à la trêve des moutons. Pour permettre aux Maliens de fêter la Tabaski, le M5 a suspendu la désobéissance civile. Mon petit doigt me dit qu’il va être sacrément difficile de remobiliser les troupes dix jours après. Attendons de voir ce que cela va donner.

<strong>J’aurais pu évoquer la démission de Karim Kéita</strong> du poste de président de la Commission défense de l’Assemblée nationale. Alors que personne ne s’attendait à cela parce que personne ne lui a demandé de quitter ce poste, Karim Kéita se décharge de ses fonctions tout en donnant quelques coups de pieds à gauche et à droite. Bien entendu les internautes se sont donnés à cœur joie. Ils estiment que Karim n’a absolument rien compris à ce qui se joue. Selon eux, ce qu’on lui demande, ce n’est pas sa démission mais plutôt qu’il s’éloigne de la gestion de l’État. Ceux qui sont les plus cruels l’accusent d’être à l’origine de tous les problèmes de son père.

J’aurais pu parler de l’attitude de ADP-Maliba. Le parti de Aliou Boubacar Diallo se comporte comme la navette du tisserand changeant de camp au gré des fortunes ou des infortunes. Après les élections législatives, ADP a annoncé spectaculairement son appartenance à la majorité. Aliou Boubacar Diallo avait même une leçon de science politique pour expliquer le choix de son parti. Et dès que ça chauffe, comme c’est le cas actuellement, le parti change de partie. Comme dirait l’autre, les jours pairs ADP est dans la majorité et les jours impairs dans l’opposition.

J’aurai pu parler de ceux qui s’étaient mis en rang de bataille, au sens premier du terme, au nom de la défense des institutions avec le Président de la République en premier. Avec cet air que « arrêtez nous, sinon nous ferons un malheur », ils s’agitaient, gesticulaient, juraient que si ce n’était le respect pour le « vieux », le M5 allait voir de quel bois eux ils se chauffaient. « On se connait dans ce pays-là » disaient même les plus bravaches. Et puis vint le 10 juillet ; et puis vint la désobéissance civile ; et puis vinrent les premiers actes de vandalisme. Et puis vint le miracle. Si, si, j’ai assisté à un authentique miracle. Ceux qui criaient sur tous les toits qu’il faudrait, au besoin, passer sur leur corps ont disparu, avec armes et discours. Ce n’est que l’autre jour, à la faveur de la trêve décrétée par le M5 pour permettre aux Maliens de préparer la Tabaski que je les vois sortir du trou. Et comme si de rien n’était, ils réinvestissent les médias traditionnels et les réseaux sociaux.

J’aurais pu parler aussi de ceux qui, courageusement anonymes, s’attaquent à Adame Ba Konaré et à son époux. Au motif que la bonne dame a donné son point de vue (voir lettre ouverte au CE de l’Adéma page 5), il se trouve des gens tapis dans l’ombre pour lui tomber dessus à bras raccourcis. Je parie que c’est l’œuvre de quelques prébendiers qui font le rond des jambes dans certains salons, défendant leur situation de rentiers.

Mais la vérité c’est que les Maliens sont fatigués de tout ça.

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éditorial : Le temps des décisions</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-temps-des-decisions-2887091.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 11:42:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il doit se sentir bien seul le Premier ministre Boubou Cissé. Du 11 juin, date de sa reconduction expresse qui a fait dire aux gars du M5 que le Président posait là un acte de provocation, à aujourd’hui il n’y a personne autour de lui. Et cela fait un mois et demi ; du jamais vu au Mali. Il assiste fort aux audiences que le Président de la République accorde dans le cadre de la recherche de solution. Il reçoit de temps à autre les secrétaires généraux des départements ministériels pour faire le point de la situation et donner quelques directives. Mais c’est bien peu au regard des urgences et des tâches inhérentes à un pays en crise. Le Mali, dans l’état presque végétatif qui est le sien, ne peut pas se permettre d’être sans gouvernement un mois et demi durant après de longs mois passés littéralement en apnée. La situation actuelle fait que Boubou ressemble à un Premier ministre pleins pouvoirs sauf qu’il y a des décisions qu’il ne peut pas prendre seul, au nom du gouvernement. Or aujourd’hui plus qu’hier le pays est complètement arrêté. L’imbrication des crises sanitaires et sécuritaires sont aggravées par le fait que l’exécutif se trouve dans une véritable léthargie. Conséquence, l’activité économique est poussive avec les risques qu’elle n’engendre une crise supplémentaire, financière celle-là.

Le Président de la République consulte. Il discourt. Il est à sa quatrième adresse à la Nation avec pour objectif de sortir de l’impasse actuelle. Le président de la République a bénéficié d’une grande sollicitude tant au plan national qu’au plan international. Les propositions de sortie de crise ont fusé de tous les côtés avec comme constance l’incitation à la prise de décisions courageuses concernant l’Assemblée nationale, le gouvernement et la Cour constitutionnelle. Avant de prendre les décisions qui relèvent de ses seules prérogatives, le Président de la République a reçu tous les protagonistes, acteurs comme médiateurs, de la crise. Si la démarche est unanimement saluée, force est de reconnaître que les résultats sont diversement appréciés. Les Maliens regardent tous en direction du Président de la République et l’exhortent à prendre des décisions. Il faut aller à la constitution du gouvernement d’union nationale, d’ici le 31 juillet a proposé la CEDEAO. Son offre d’accord politique pour le rassemblement national 2020-2023 mérite d’être opérationnalisée et soumise à l’approbation de la classe. Pour toutes ces raisons, le Président doit prendre des décisions après le départ des chefs d’Etat de la CEDEAO. Parce qu’après deux mois de crise et des annonces non concrétisées, le temps des décisions est venu.

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cinq chefs d’État au chevet du Mali : Ce grand corps malade</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cinq-chefs-detat-au-chevet-du-mali-ce-grand-corps-malade-2887092.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 11:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le moins que l’on puisse dire c’est que la CEDEAO prend très au sérieux la crise qui secoue actuellement notre pays. En témoigne l’arrivée aujourd’hui d’une délégation de très haut niveau (le terme n’est pas fort) composée du président du Niger, Issoufou Mahamadou ; du président du Nigeria, Mohamed Buhari ; du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara ; du président du Ghana, Nana Akufo Addo ; du président du Sénégal Macky Sall. Ils arrivent, cinq jours à peine après la fin de la deuxième médiation conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Johnatan. Le programme sera mené au pas de charge. Ils rencontreront le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita ; puis l’imam Mahmoud Dicko et le comité stratégique du M5-RFP ; enfin une synthèse et un communiqué final sanctionneront les rencontres.

Les chefs d’État viennent à Bamako afin de parachever le travail de la médiation de la semaine dernière et surtout de pousser à l’opérationnalisation rapide des propositions. Ils demanderont au M5-RFP d’accepter les offres afin de sortir le Mali de cette impasse qui inquiète au-delà de nos frontières. On sait que le M5 avait refusé les résultats de la médiation de Goodluck accusant celui-ci d’être passé complètement à côté des problèmes. Les chefs d’État auront à cœur de convaincre le M5 de mettre le Mali au-dessus de tout et à l’abri de soubresauts dont il n’a pas besoin. Il faut rappeler que c’est la troisième mission de la CEDEAO dans notre pays en un mois. Comme offre politique, le Président de la République n’est pas demeuré en reste. Lors de son adresse à la Nation, le président de la République avait proposé un accord politique triennal pour le rassemblement national.

On peut être tenté de dire que la CEDEAO est un habitué du Mali. En 2012, date du coup d’État infâme, c’est la CEDEAO sous la présidence d’Alassane Dramane Ouattara qui a remis le pays sur les rails de l’ordre constitutionnel. Cela a permis la Transition que l’on sait avec à la clé les élections générales. Mais déjà, tous les observateurs sont unanimes à reconnaître que le pays n’a jamais pu recouvrer la plénitude de ses moyens. La crise au nord de notre pays qui s’est amplifiée après le coup d’État avec l’occupation de toute la partie septentrionale jusqu’à Konna s’est métastasée tel un cancer. Aujourd’hui la région de Mopti et une partie de la région de Ségou sont en proie à des tueries inter-ethniques et à un djihadisme rampant (un euphémisme). Les points de fragilité sont connus et ils sont nombreux au point de placer le pays au bord de la rupture.

<strong>Parmi les nombreux griefs du M5</strong> figurent les problèmes de gouvernance et d’impunité. A écouter l’imam Dicko, le gros changement attendu du pouvoir se situe à ce niveau. Et d’énumérer les « blindés en cartons », le scandale des avions cloués au sol, des engrais frelatés, de l’instabilité des équipes gouvernementales, de la présence des miliciens armés qui font la loi, des affrontements meurtriers entre populations civiles, de l’absence de l’Etat sur une bonne partie du pays, de la corruption, de l’immixtion de la famille dans la gestion de l’État, etc. Ce discours de Dicko a vite trouvé preneur. La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase au point de mettre le pays sens dessus-dessous concerne les dernières législatives. Outre l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a « spolié » des élus de leurs voix au profit de personnes réputées proches du RPM, il y a eu des décisions qui ont pour le moins heurté les Maliens. Il s’agit de l’élection de Moussa Timbiné comme président de l’Assemblée nationale dans des conditions pour le moins rocambolesques et de la nomination d’Issiaka Sidibé, précédemment président de l’Assemblée nationale, à la tête de la Haute Cour de Justice. Au sein de l’opinion, certains ont vite fait d’accuser Karim Kéita d’avoir manœuvré pour que ce soit Timbiné qui assure la charge de Président de la République en cas de vacances du pouvoir ou que ce soit son beau-père qui soit chargé des dossiers au cas où il y aurait des poursuites contre responsables. Mieux ou pire, selon certains manifestants, ce qui s’est passé à la Cour constitutionnelle constituait juste une mise en jambes dans la perspective de l’élection présidentielle de 2023 où Karim Kéita devrait passer haut la main, sans coup férir.

Les chefs d’État ne viendront pas soigner toutes les plaies de ce grand corps malade qu’est devenu le Mali. Mais ils pourront attirer l’attention des protagonistes sur la responsabilité de chacun à veiller sur le Mali. Comme le disait le président Alpha Oumar Konaré dans son discours d’investiture du 8 juin 1992 : « Notre pays est aujourd’hui secoué de convulsions, ceci est normal pour un grand malade, mais ceci est encore signe de vie ».

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<strong>Aly Kéita</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éditorial : Le temps des baudruches</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-temps-des-baudruches-2882264.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 11:49:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« La formation du gouvernement, c’est quand ? », « Qu’est-ce que le Président a dit ? », « Les Dicko là projettent quoi dans l’avenir ? ». Ces questions fusent de tous les côtés, souvent elles nous viennent du pays profond comme on dit ou des lointaines contrées où vivent nos compatriotes partis chercher fortune ou simplement fuir un quotidien qui refuse de s’améliorer ici. Elles traduisent une angoisse certaine qui tenaille les Maliens en l’absence de lendemain sûr. C’est qu’avec la crise qui a explosé tel un volcan, tous les observateurs sont unanimes à reconnaître qu’elle n’a rien à voir avec les contestations éruptives que le pays a connues par le passé. D’où ces questions pour lesquelles il n’existe aucune réponse. Pour le moment.

Parce que le temps semble être à la rue, cette rue qui gère les colères et les émotions. Telles des baudruches, les contestataires et les supporters du pouvoir, se gonflent et bandent leurs muscles. En effet, les manifestations gigantesques des 05 et 19 juin organisées par le M5 dans le but avoué de forcer le Président de la République à la démission resteront dans les annales de l’histoire de notre pays. Si le 5 juin ce sont les grandes artères de Bamako qui furent littéralement inondées par les contestataires, le 19 juin la contestation a gagné les grandes villes du Mali ainsi que certains pays comme la France et les Etats-Unis du fait de la diaspora. En face, ceux qui soutiennent les institutions, après le report d’une première manifestation pour diverses raisons (le Président aurait demandé de ne pas manifester, la présence du Covid n’incite pas au rassemblement), s’organisent pour occuper bruyamment la rue demain.

Pendant ce temps, les médiateurs sont au four et au moulin. L’objectif est d’amener les deux camps à s’asseoir pour se mettre d’accord sur une démarche consensuelle à trouver afin de rectifier les déviances de la démocratie. Tout le monde reçoit tout le monde, au point que les revendications maximalistes ne semblent plus à l’ordre du jour. Nous l’avons écrit à plusieurs reprises, il n’est pas responsable de vouloir faire partir le président de la République dans la mesure où à la pratique on se rendra facilement à l’évidence qu’il est compliqué de le faire. Ceux qui font la médiation, tant au plan national qu’au plan international, œuvrent à préserver l’institution Président de la République. Par contre, tout le reste se négocie. Cette crise changera forcément la gouvernance et il y a des dérives que les Maliens ne toléreront plus. Ce serait déjà une grande victoire que de ramener tout le monde dans le sens de la vertu. D’ici là, nos baudruches connaîtront le sort de toutes les baudruches : se dégonfler.

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<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : La grande débandade</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-la-grande-debandade-2882232.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 11:48:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Je suis presque sûr qu’elle ne réalise pas le grand foutoir dans lequel elle a plongé le pays. Si, si, je pèse mes mots, elle a transformé le pays en un vaste foutoir où pour le moment personne ne sait comment on va s’en sortir. Je me rappelle toujours du jour de la proclamation des résultats. Tous ceux qui l’ont suivie à la télévision l’ont vue quelque peu agitée, confondant les communes (l’exemple de Badalabougou alors qu’on lisait les résultats de la Commune IV), donnant des résultats qui ne figuraient pas dans l’arrêt (cas de Yanfolila). La gêne qu’elle provoquait chez les autres sages et les protestations polies ne l’étouffaient pas outre mesure. Elle donnait l’impression d’être en mission commandée ; donc rien ne pouvait ni la détourner ni l’émouvoir. Est-ce que cela vaut encore la peine que je vous dise de qui je parle puisque vous avez deviné qu’il s’agit de Mme Manassa Danioko, présidente de la Cour constitutionnelle. Et à la fin, quand tous les autres (les sages, les politiciens, le ministre porte-parole, etc.) avaient l’impression que le toit de la maison venait de tomber sur leur tête, Manassa trouve quand même le moyen de déclarer à la fin : « ceux qui n’ont pas eu de chance, revenez la prochaine fois ». Je n’oserai pas parler de culot la concernant de peur qu’un esprit tordu ne pense que c’est le masculin de culotte. Mais il faut reconnaître qu’elle ne se rendait même pas compte du (big) bazar qu’elle venait de provoquer. Quelqu’un qui la porte en très haute estime pense qu’avec l’âge, il se pourrait que la lucidité ne soit pas toujours au rendez-vous.

<strong><em>Aujourd’hui, le monde entier la regarde</em></strong>. Elle est impassible. Elle reste de marbre. Toute la bronca soulevée en son encontre ne lui dit absolument rien. Elle est vouée aux gémonies, elle reste droite dans ses bottes. Le Président de la République annonce qu’il y aurait moyen de dissoudre la Cour constitutionnelle, cela ne l’émeut pas outre mesure. La mission de la CEDEAO qui a fait un tour chez nous a vite fait d’identifier l’origine de la pagaille actuelle. Elle ne recommande ni plus ni moins que la dissolution de la Cour constitutionnelle entre autres remèdes de cheval, la Manassa garde encore la banane. Le Conseil national de la société civile prescrit de mettre Manassa au chômage pour que le pays puisse retrouver le calme, la tranquillité et reprendre le travail, cela a sur elle l’effet de l’eau qui coule sur les plumes d’un canard. Quand il y a eu la démission de quatre des huit membres de la Cour (le neuvième avait été rappelé à Dieu quelques jours auparavant), je suis de ceux qui pensaient qu’elle allait suivre le mouvement et annoncer qu’étant donné qu’aucun sacrifice n’était grand pour le Mali, elle et les autres allaient rendre le tablier. Je pense que nous nous sommes trompés dans les grandes largeurs. Ils sont irréductibles. Ils ne veulent rien lâcher. La balle est dans le camp du président de la République qui peut, sur la base des mesures exceptionnelles que lui confère la Constitution, mettre fin à cette histoire qui n’a que trop duré. Une histoire qui ne grandit personne. En toute honnêteté, je dois dire que Manassa (je ne m’acharne pas sur elle, mais il se trouve qu’elle est la Présidente de la Cour constitutionnelle donc premier responsable de l’institution) et ceux qui l’ont laissé faire ou qui l’ont aidé à faire ou qui l’ont incité à faire ce qu’on leur reproche aujourd’hui, ont rabaissé la Cour. Une institution qui devait être fière de son indépendance, de son irréprochabilité, a été mise à la remorque de l’Exécutif (dans le mieux des cas). La débandade qui la frappe constitue pour le moins une preuve que toutes les reproches ne sont pas infondés. Si je peux la rassurer, je dirais qu’il y a eu des faits tout aussi graves en 2002, en 2007 et en 2013. Je me rappelle du titre d’une de nos parutions, « Ces hommes sont dangereux », pour dépeindre l’attitude inqualifiable des Sages. Et voilà que l’histoire nous donne malheureusement raison, ils sont effectivement dangereux. Si ça peut les rassurer, peut-être qu’ils n’ont pas fait pire que les autres. Ils ont juste ajouté une goutte supplémentaire dans un vase déjà plein ; c’est ce qu’on appelle la dernière goutte qui fait déborder le vase.

<strong><em>Mais la vérité, c’est que Manassa</em></strong> n’est pas la seule à se défendre avec l’énergie du désespoir. Il y a aussi les députés avec leur Président en tête. Même si les rangs ne sont pas serrés, les députés ne se lâchent pas (hormis les trois députés de Yéléma qui ne sont pas contre une dissolution de l’institution) : sauver le bateau parlementaire. Comme on dit chez nous, « tous les passagers de la pirogue souhaitent une bonne traversée ». Celui que ses amis, les anciens de l’AEEM, appellent affectueusement Moussa béssé tigui (si, si, c’est avec beaucoup d’affection qu’ils l’appellent ainsi sur un air presque nostalgique) a vite pris le taureau par les cornes. Doublement concerné (il est non seulement président de l’AN mais il figure parmi les élus à problèmes qu’on qualifie de nommés par Manassa), Moussa fait feu de tout bois. Face à la déflagration qui menace d’emporter l’hémicycle et ses occupants, Moussa a déclaré dans un premier temps que le Président de la République n’a pas pouvoir à dissoudre l’assemblée nationale. « Nous devons tant que c’est possible éviter la jurisprudence. Si on se réfère à la Constitution, on ne peut pas dissoudre l’Assemblée nationale. Il y a une mauvaise lecture de beaucoup de gens qui pensent qu’on put dissoudre l’institution », fermez le ban. Très en verve, le président de l’Assemblée nationale met en garde contre ceux qui veulent dissoudre toutes les institutions. « De fil en aiguille c’est le Mali qui sera occupé complètement par les djihadistes. Beaucoup qui marchent sont des djihadistes ». Mais le président Timbiné n’est pas le seul à montrer des talents et une expertise insoupçonnés. Il y a « Le Club des députés du peuple » qui a vu le jour dans cette pagaille sous la houlette du nouvel élu de Kayes Aliou Boubacar Diallo. Lui et ceux qui sont avec lui proposent de couper la poire en deux. Il ne sert à rien de dissoudre l’Assemblée toute entière ; qu’on vide juste les pestiférés du lot qui sont une trentaine et qui arrivent des circonscriptions à problème. Nous sommes prêts à attendre la reprise des élections dans ces circonscriptions laissent-ils entendre. Et pour faire bonne figure et ne pas donner l’impression qu’ils sont des lâcheurs, ils proposent avec fermeté la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle. Mais à l’opposé de ceux qui farouchement à la dissolution de l’Assemblée et de ceux qui voudraient bien donner quelques collègues en pâture pour sauver leur tête, il y a ceux qui n’ont peur de rien et qui sont prêts à ce que l’Assemblée nationale, dans sa forme actuelle, soit dissoute. Ils ne sont que trois mais ils font le bruit de plus de 20. Ce sont les Mara boys. « L’Assemblée nationale, dans sa configuration actuelle, constitue un problème pour la démocratie malienne et pour le pays » entonnent-ils comme un authentique hymne à l’honneur. Sachant bien qu’ils ne se feront pas que des amis parmi leurs collègues, ils enfoncent le clou : « si elle doit être dissoute pour avancer vers la sortie de crise, qu’elle le soit ! aucun sacrifice n’est au-dessus du Mali ». Et toc ! Les autres l’ont pris en pleine figure. Comme on le voit, la débandade est générale.

<strong><em>Je pensais avoir tout vu et tout entendu</em></strong> à l’occasion de cet incendie qui a pris tous les étages. Il faut penser que non. Si, si. Il y a pire si je peux me permettre. J’ai rappelé le doux petit nom de notre président de l’Assemblée nationale. Mais Moussa béssé tigui a une forte concurrence sur les bancs. Nous avons vu le député de Koro Marcelin et ses incroyables talents oratoires. Tout droit sorti du maquis (c’est un pur produit de Dana amassagou pour ceux qui ne le savent pas), il supplie ses collègues à s’organiser « parce que la rue commence à trop déconner maintenant » parlant des manifestants qui demandent la démission d’IBK. Ce faisant, il sort le vocabulaire du parfait maquisard ayant longtemps vécu entre les grottes et les cachettes. Il parle des complices des manifestants au sein de l’Assemblée qu’il faudra démasquer et les prendre de vitesse. « Nous les connaissons, nous rions avec eux, nous n’avons pas le courage de les dénoncer. Et un jour viendra où ils vont nous décapiter ici » poursuit Marcelin. Il a fallu que le Président de l’Assemblée nationale insiste pour qu’il accepte de retirer le mot « décapiter ».

Comme on le voit, la sérénité règne partout. Je ne voudrais pas terminer sans un mot, un tout petit mot, sur « le très respecté, le très éclairé, l’imam Cheick Seid Mahmoud Dicko », ouf. Lors de la manifestation du 19 juin, où il a eu à empêcher que la foule monte à Koulouba, il a un peu mordu sur la ligne en parlant d’IBK. Emporté par ses paroles, le tribun qu’il est, a glissé sur un terrain glissant. Parlant d’IBK, il a déclaré qu’il ne peut pas, « ni physiquement, ni intellectuellement ». Mais comme il est fin, il a fait semblant de vite passer sur ces mots, peut-être avec l’espoir qu’ils feront leur chemin au sein de la foule et au sein de l’opinion. IBK est son ami et son frère. Rien ne devrait le pousser à parler publiquement de son état de santé.

<strong>Talfi</strong>

<strong> </strong><strong><em>PS : </em></strong><em>Dans ce vaste foutoir, j’ai vu d’un œil un peu distrait, je l’avoue, un article passé sur les réseaux et publié par le très respectable Médiapart. L’article, d’une virulence rare, est intitulé « Le Mali, une escroquerie démocratique » et l’auteur est Saïd Penda. Un jeune qui était aux premières loges de la lutte acharnée du peuple malien pour obtenir la démocratie et les libertés qui vont avec. Saïd étudiait dans une école secondaire de la place. L’Africain du Cameroun s’est inséré dans la vie de notre pays et personne ne lui a fait les gros yeux à plus forte raison autre chose parce qu’il vient d’un autre pays. Il a joui abondamment de la liberté d’expression, pierre angulaire de la démocratie, garantie par la Constitution. Je ne sais pas ce que notre démocratie a bien pu lui faire en mal pour qu’ils nous tombent dessus à bras raccourcis. Parce qu’en fait, ce sont tous les acteurs qui sont des escrocs, à lire Saïd Penda. Notre démocratie à des problèmes, en témoigne la crise que nous vivons dans notre être depuis au moins un mois, mais ce sont des problèmes de croissance. Nous cherchons notre chemin ; nous trébuchons ; nous tombons même, nous avons eu un coup d’Etat ; mais nous nous relevons. Nous ne baissons pas les bras parce que même imparfaite, notre démocratie vaut mieux que la dictature que nous avons connue. Je ne pourrais passer sous silence la charge injustifiée contre Alpha Oumar Konaré que Saïd Penda accuse d’être « le vrai assassin de la démocratie malienne ». Je le soupçonne de vouloir solder des comptes avec l’ancien Président (Saïd fut très actif dans l’AEEM). Sinon, les erreurs commises, les insuffisances constatées n’ont pas pu tuer la démocratie du temps d’Alpha. Et pour le moment, c’est le seul à avoir passé le pouvoir démocratiquement.</em>

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<item>
<title>Démission d’un chef d’Etat en exercice, constitution et coup d’Etat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/demission-dun-chef-detat-en-exercice-constitution-et-coup-detat-2882270.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 11:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La République du Mali est un Etat de Droit régie par une constitution, celle du 25 Février 1992, une pure émanation du Peuple malien, de laquelle constitution se dégage le principe directeur suivant : « GOUVERNEMENT DU PEUPLE PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE. »

Il résulte de ce principe constitutionnel que dans une République démocratique pluripartiste telle que la République du Mali, la souveraineté appartient au Peuple et à lui seul.

Le Pouvoir appartient en conséquence au Peuple qui peut le confier pour une mandature donnée au Président de la République.

Ce Pouvoir souverain, déterminé et précisé par le Peuple, dans une constitution, qui est sienne, (car résultat d’un referendum), est confié dans son exercice, au Président de la République, après le passage de celui-ci par le moule d’une voie sélective : la voie électorale.

Une fois élu le nouveau Président de la République prête serment devant le Peuple de respecter la constitution, de rester toujours auprès de son Peuple et de défendre ses intérêts dans la justice, l’honneur et la dignité.

Lorsque ce Peuple constate, les preuves à l’appui, que ce Chef d’Etat a lourdement failli à ces obligations, il est en droit de lui reprendre démocratiquement le Pouvoir confié en exigeant sa démission.

<strong>Le Président peut accepter ou refuser de démissionner : </strong>

1) S’il accepte, dans ce cas, il remet le Pouvoir à son légitime propriétaire, à savoir le Peuple souverain, c’est là une voie régulière à suivre, pleine de dignité, la voie légale.

2) S’il refuse, peut-on l’obliger à démissionner ?

Bien sûr que oui :

a.) Cela constituerait-il une violation de la CONSTITUTION ?

Pas du tout car la constitution ne concerne pas d’une certaine manière le Peuple mais plutôt et directement l’exercice du Pouvoir que ce Peuple lui a confié. Le Peuple est en dehors de la constitution laquelle n’est autre que l’émanation du Peuple ?

b.) Par ailleurs une telle obligation à démissionner constitue-t-elle UN COUP D’ETAT ?

Pas du tout, car le coup d’Etat se définit selon le Dictionnaire Larousse français comme suit : « La prise illégale du Pouvoir par une personne ou un groupe qui exerce des fonctions à l’intérieur de l’appareil étatique ; on parle de putsch en cas de coup d’Etat militaire ».

Dans ces conditions lorsque le Peuple est convaincu (preuves à l’appui) de la faillite du Chef de l’Etat et doit en conséquence reprendre son Pouvoir souverain, c’est à dire celui qu’il lui avait confié pour une certaine mandature, est-ce là une prise illégale du Pouvoir, un coup d’Etat ?

Reprendre son dû, est-ce une prise illégale ? Point du tout. Alors, lorsque le Président persiste dans son refus de démissionner, il affronte volontairement son Peuple lequel reprendra son Pouvoir par tous les moyens légaux à sa portée dont particulièrement la désobéissance civile.

<strong>Conclusion : </strong>

Qu’est-ce que le Peuple ? Le Peuple ? Conformément aux dispositions du Dictionnaire français Larousse, c’est aussi la masse, la foule déferlante, l’ensemble des gens de conditions modestes, dans certains cas une simple fraction représentative du Peuple telle que l’Assemblée Nationale par exemple ; c’est la grande foule déferlante qui détient un Pouvoir souverain, doté d’une légitimité et d’une force, une puissance extraordinaires et incontestables.

Lorsqu’un Chef d’Etat faillit à ses obligations (par diverses violations constitutionnelles …), et que le Peuple en colère se lève et se redresse : tout s’incline et s’agenouille indiscutablement et dans la légitimité à son passage, à savoir le Président de la République, la Constitution, les Institutions … La légalité elle-même s’incline obligatoirement devant la légitimité.

Que vive la démocratie et que vive l’Etat de Droit !

<strong>Par </strong><strong>Amadou Aliou N’Diaye </strong>

<strong>Magistrat à la retraite </strong>

<strong>Ancien Président de la Cour Suprême du Mali </strong>

<strong>Officier de l’Ordre national</strong>

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<title>Crise du coton : La fronde des producteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/crise-du-coton-la-fronde-des-producteurs-2880473.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 13:17:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Contrairement à ce qui avait été dit il y a une dizaine de jour, les producteurs de coton rechignent à cultiver le coton cette année. En effet, lors de la rencontre avec le Premier ministre le dimanche 7 juin, le gouvernement avait annoncé une subvention de 35 milliards. Cela avait permis de fixer le prix du coton à 250 francs pour le premier choix et 225 francs pour le deuxième choix. Mais comme nous l’annoncions, les producteurs de coton n’étaient pas très enthousiastes. En effet, l’année dernière, le kilo de coton était vendu à 275 francs sans oublier la subvention des intrants qui leur permettait d’acquérir le sac à 11.000 francs. Or cette année, non seulement le prix du kilo de coton est en nette recul mais en plus ils n’auront pas droit à la subvention sur les intrants ce qui va les contraindre à débourser 18.000 francs pour le sac au lieu des 11.000 de l’année dernière. Face à cette discorde autour du prix, plusieurs producteurs refusent de cultiver le coton cette année. La crainte d’une année agricole sans coton s’accroit jour après jour.

Le mardi dernier, le président de l’Assemblée nationale Moussa Timbiné a rencontré les représentants de l’APCAM, de la CMDT et de la Coopérative des producteurs de coton. Ils lui ont expliqué que les producteurs ne veulent rien entendre : le statu quo ante ou rien du tout parce que dans leur entendement c’est une promesse du président de la République de céder l’engrais à 11.000 francs le sac. Pendant le temps où les négociations traînent, la montre tourne. En effet, si d’ici le 20 juin (c’est-à-dire dimanche prochain) il n’y a pas de solution, la saison sera en péril préviennent les responsables de la CMDT.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Offres d’IBK face la fronde Trop peu, trop tard ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/offres-dibk-face-la-fronde-trop-peu-trop-tard-2880472.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 11:14:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Personne ne sait de quoi demain sera ». Jamais assertion n’a été aussi vraie que maintenant dans le cas de notre pays. En effet, personne ne sait de quoi demain vendredi sera avec la deuxième manifestation du M5. Annoncée pour être plus grande que celle du 5 juin dernier, la manifestation de demain garde le même objectif : la démission du président de la République. Du côté du pouvoir, il faut reconnaitre qu’on la joue petits bras, comme si on était tétanisé par l’ampleur du mouvement et de la contestation. C’est qui explique les deux discours en trois jours du Président de la République avec des offres qui ne semblent pas satisfaire les frondeurs.</em></strong>

Si le Mali disposait d’instrument de mesure des audiences des émissions télévisées (audimat), l’adresse à la nation du président de la République le dimanche dernier aurait battu tous les records. La parole du Président était attendue, la parole d’IBK était espérée. Les Maliens voulaient l’entendre ; les Maliens voulaient le voir. Surtout que cela faisait un bon moment qu’il avait disparu des radars et des écrans de la télévision nationale. A tel point que certains l’avaient même donné en fuite avec sa famille vers de multiples destinations, toutes plus éloignées du pays les unes que les autres. Après la manifestation gigantesque du vendredi 5 juin sur le Boulevard de l’Indépendance avec comme unique mot d’ordre sa démission, les Maliens pensaient qu’il allait émerger dans les jours qui ont suivi sinon le même jour pour leur parler. Ce jour-là, sur le Boulevard de l’Indépendance se sont croisés tous ceux que le pays compte de mécontents : les députés élus mais éliminés par la Cour constitutionnelle, les enseignants qui courent derrière leurs salaires conformément à l’article 39 de la loi, ceux qui sont au chômage durant de lustres, ceux qui condamnent la corruption et les corrompus, ceux qui pensent que le pays est géré de manière clanique, ceux qui pensent que l’insécurité fait tous les jours de morts et des blessés, ceux qui pensent que le Mali est divisé à cause de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, ceux qui pensent que…Bref, c’était comme l’Arche de Noë. Toutes les catégories et tous ceux qui souffrent voulaient être de la manifestation ; ils voulaient y être tout simplement, pour l’histoire, convaincus que notre pays prenait un virage important de son parcours. Plus les jours passaient, plus ils se disaient que ce n’était pas possible, le Président de la République ne pouvait pas demeurer silencieux et insensible à ce qui se passait, à ce qui se tramait. Parce qu’au-delà de sa personne dont la tête est mise à prix, il s’agissait de l’avenir du pays.

La célérité avec laquelle l’annonce de son discours à la nation a été relayée ce dimanche en disait long sur la soif des Maliens d’écouter le Président et surtout d’entendre ce qu’il offrait pour désamorcer la bombe sociopolitique. Dans la matinée il avait reçu en audience les religieux, les familles fondatrices et les organisations de la société civile. Hormis sa démission, le diagnostic dressé ressemble trait pour trait à celui des manifestants. Il lui a été demandé de s’adresser à son peuple. Ce qu’il fit le soir dans le journal télévisé. Le Président de la République « ouvre sa porte » « tend sa main », vante les vertus du dialogue et promet de faire tout ce qui est en son pouvoir. Le Président axe son discours sur 5 points : l’école qu’il faut relancer en trouvant une solution à la crise ; rencontrer les parties prenantes aux questions de santé ; trouver une solution urgente aux frustrations nées des dernières élections ; loger et réinsérer les déplacés du Centre qui vivent en Commune VI ; accompagner les forces de défense et de sécurité. Et c’est tout. L’offre de dialogue est bien ; elle montre un Président soucieux de l’apaisement de la situation. Mais l’offre fut jugée insuffisante. Et les observateurs sont nombreux à reconnaître que le Président devait mieux faire. Parce que concernant les problèmes soulevés par les contestataires qui veulent sa tête, le président de la République n’a annoncé rien qui pouvait donner satisfaction. En face, le discours a été jugé non seulement insipide mais indigne de la gravité de l’heure. Pour Dicko et ses compagnons, le discours prouve que le Président n’avait rien compris et qu’il était incapable d’apporter des solutions aux différentes crises. Et c’est tout naturellement que le M5 décide d’organiser de remettre le couvert en organisant une deuxième manifestation demain.

<strong>Discours de rattrapage et scepticisme</strong>

« Le 5 juin, nous avons tiré un pénalty qui a tapé le poteau. Le 19 juin, nous allons tirer le pénalty pour marquer le but ». De manière tonitruante, et dans un langage imagé le porte-parole de Dicko, Issa Kaou Djim, mobilise les troupes, les galvanise en leur promettant le départ du Président de la République. A vue d’œil, nous assistons à une radicalisation de la position des contestataires qui enregistrent tous les jours de nouveaux arrivants de tous les horizons sociopolitiques et économiques (des associations et partis politiques, des syndicats, etc.) Le Président de la République entend tout ce qui se dit. Les appels à faire plus émanent de son propre camp, camp qui n’a pas manqué de lui montrer des pistes à explorer lors de l’audience qu’il a accordée à l’EPM le lundi.

Du côté de l’imam Dicko et ses compagnons, l’heure est à la radicalisation. Nous savons par eux que le général Moussa Traoré a tenté un rapprochement entre les deux camps en organisant une rencontre entre IBK et Dicko. Cela fut un échec. Tout comme le M5 a décliné l’offre de participer à la rencontre du mardi. Crest donc en l’absence des représentants du M5 que le Président de la République a fait de nouvelles annonces allant dans le sens de la décrispation : satisfaction immédiate des enseignants par l’application de l’article 39 ; consultations à mener pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, tout comme des consultations seront menées pour régler les crises post-électorales, etc.

Ces annonces ont été perçues comme étant la volonté du Président de la République de corriger le tir manqué lors du discours du dimanche. Et comme il fallait s’y attendre, les interprétations fusent de toutes parts et sont divergentes. Il y a ceux qui applaudissent et qui estiment que le Président a vraiment ouvert sa porte et tendu ses deux mains. A l’opposé, il y a les sceptiques et ceux qui pensent que, comme le dimanche, le Président de la République n’a pas bien appréhendé les contours de la contestation et joue la montre alors que le temps lui est compté. Au nombre des sceptiques, il y a le syndicat des enseignants bénéficiaire de la seule annonce présidentielle concrète à savoir l’application de l’article 39. « Quand le président déclare qu’il met fin à la crise, ce n’est qu’un discours, nous attendons d’être réellement dans nos droits’ affirment les syndicalistes de la Synergie. Et de rappeler qu’en octobre 2019, le Président IBK avait non seulement instruit au Premier ministre de satisfaire nos doléances mais en plus il s’était engagé à prendre en compte nos revendications qui ne sont pas dans le cahier de doléances. On connait l’histoire du chat échaudé. Quant à la deuxième catégorie, elle pense que le Président de la République avance en tenant le frein à main. Pour les tenants de cette ligne, les consultations annoncées pour régler les frustrations électorales constituent une fuite en avant pour éviter de prendre les décisions qu’il est le seul à pouvoir prendre. Selon eux, le Président de la République fait l’économie de ses efforts en mégotant. Il se perd dans les détails en évitant les questions de fond.

En revenant devant les Maliens mardi dernier pour les annonces qui sont diversement appréciées, le Président de la République donne l’impression d’avoir raté la première occasion de « tuer » le mouvement. Avec le scepticisme et les doutes sur sa volonté de régler la crise de manière radicale, on peut avoir l’impression qu’il a raté la deuxième occasion aussi. On pourrait penser que face à la fronde qui vise en premier sa personne, les offres du Président ne semblent pas à la hauteur et on pourrait se demander si elles ne sont pas arrivées tardivement.

&nbsp;

<strong>Aly Kéita</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise institutionnelle : Les « victimes » de la Cour en collectif</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-institutionnelle-les-victimes-de-la-cour-en-collectif-2880477.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 10:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[“Le Collectif des députés élus par le peuple et spoliés par la Cour constitutionnelle” a été créé par ceux qui se considèrent comme les victimes de la Cour constitutionnelle.  Il s’agit des « députés élus » des localités de Bougouni, Bafoulabé, Kati, Mopti, Sikasso, Ténenkou, Youwarou et les trois communes de Bamako, notamment les communes I, V et VI. Au-devant du Collectif, on retrouve des personnalités comme l’ancien député de Kati Bourama Bananzolé, de l’ancien ministre Adama Noupoumon Diarra de Sikasso, d’Ibrahima Kébé, etc. Bananzolé a déclaré à la presse la semaine dernière qu’après « les premières protestations populaires dans nos circonscriptions respectives, dans le cadre d’une démarche responsable et citoyenne, nous avons sollicité l’intermédiation de leaders religieux, à l’effet de plaider notre cause auprès des plus hautes autorités du pays. Pour conforter les démarches, les leaders religieux (le Haut conseil islamique du Mali) nous ont demandé d’intercéder auprès des jeunes pour ramener le calme dans nos circonscriptions respectives “. Grâce à l’intermédiation de Chérif Ousmane Haïdara du Haut Conseil Islamique, le Collectif a rencontré le Premier ministre au cours d’une réunion. Ils attendent le Premier ministre qui a fait promesse de leur revenir après compte rendu au Président de la République.

Le Collectif attend que la vérité des urnes soit rétablie. Il attire l’attention des pouvoirs publics sur des risques réels de perturbations de la paix sociale dans les localités concernées, consécutives aux frustrations subies”.

Il se murmure que le gouvernement était en train d’étudier la possibilité de dédommager les « victimes » de la Cour constitutionnelle à raison de 200 millions par « élu ». Ils jurent que ce n’est pas l’argent qui les motive et qu’ils battront jusqu’au bout pour retrouver leur siège à l’Assemblée nationale.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : Dr Bocary TRÉTA, Président du RPM et d’EPM « Tout sauf la démission de notre président&#45;fondateur »</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/interview-presque-imaginaire-dr-bocary-treta-president-du-rpm-et-depm-tout-sauf-la-demission-de-notre-president-fondateur-2880471.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 10:29:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec son allure débonnaire et son physique de boxeur (de biais, il a des traits de ressemblance avec Idi Amine Dada me souffle mon photographe), TRÉTA nous reçoit chez lui. Il faisait la revue de la presse. Et il constate qu’aucun titre n’est à l’avantage du pouvoir. « Vous êtes contre le pouvoir vous » nous taquine-t-il en nous proposant un verre de thé à la menthe. « Nous ne sommes pas contre le pouvoir mais nous sommes un contre-pouvoir » rectifions-nous avec un large sourire tout en acceptant son thé à la menthe.</em></strong>

<strong><em>ON NE VOUS ENTEND PAS BEAUCOUP PRÉSIDENT </em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Je n’ai jamais été un bavard. En plus maintenant, je n’ai que deux activités dans l’année : deux conseils d’administration de la BMS-SA.

<strong><em>ON PENSAIT VOUS ENTENDRE APRES LES LÉGISLATIVES ET APRÈS LA MISE EN PLACE DU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Après ce qui s’est passé, vous pensez vraiment que j’ai la tête à l’ouvrir.

<strong><em>A CE POINT</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Oui à ce point. Voyez vous-même. Je tablais sur une majorité confortable, mais je n’ai eu que 43 députés à la force du poignet. Avec le bonus de Manassa, on s’est retrouvé à 51 députés. Ce qui est loin des 66 et 71 de 2013. Après, il y a eu l’épisode de de l’élection à l’Assemblée nationale. J’organise des élections internes pour désigner le candidat du parti. Mon poulain gagne haut la main, mais à l’arrivée, il perd sur tapis vert. Vous pouvez dire quoi après ?

<strong><em>ON A LU DANS LES JOURNAUX QUE VOUS AVEZ DÉFENDU LA PRIMAUTÉ DU PRÉSIDENT FONDATEUR SUR LES TEXTES DU PARTI</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> C’est le propre de tous ceux qui avalent des couleuvres. Dans ce domaine, j’ai l’estomac solide. Et puis pour un bozo, une couleuvre ça ressemble à un poisson. Un bon avaleur de couleuvres est très fort dans la langue de bois. Le parti existe grâce au Président-Fondateur.  Sa volonté est au-dessus de nous. Sa volonté est au-dessus des textes. Quand elle s’exprime, nous exécutons sans hésitations ni murmures (un peu quand même) le doigt sur la couture du pantalon.

<strong><em>ON VOUS A VUS AVEC LES OPPOSANTS</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Ceux que j’ai vus ne sont plus assimilables à des opposants. Ils sont plutôt des illuminés au sens religieux du terme. L’imam Dicko les a enrôlés. Ils ne veulent rien entendre. Ils ne nous ont même pas bien écoutés. Choguel pensait même que nous étions venus pour adhérer à leur mouvement. Entre nous, je sens que dans nos rangs, il y en a qui sont prêts à nous quitter pour manifester de l’autre côté des barrières. Je sais qu’il y a nos militants qui ont perdu à la cour constitutionnelle qui ont participé à la première manifestation. Ils ont peut-être raison. En tout cas, ils ont leurs raisons.

<strong><em>ON DIRAIT QUE VOUS AVEZ ÉTÉ CONTAMINÉ</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Même pas. Sur beaucoup de points, les revendications sont justes. Mais on peut tout accepter sauf la démission du Président de la République, tout sauf la démission du Président-Fondateur.

<strong><em>ET POURTANT, DANS SON DISCOURS, LE PRESIDENT IBK A DÉCLARÉ QU’IL LES AVAIT COMPRIS</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Je l’ai entendu aussi. Mais s’il a compris, IBK n’a pas très bien compris. Quelqu’un qui cherche à te couper la tête n’a pas besoin de grands discours. Il faut lui offrir quelque chose à se mettre sous la dent. Mais dire seulement « Je vous ai compris », ça risque de ne pas être suffisant. Il a été obligé de revenir mardi avec des propositions un peu plus concrètes. Même là, en dehors de l’application de l’article 39 qui concerne les enseignants, il renvoie tout lez reste à des concertations : concertation pour un gouvernement d’union ; concertation pour dissoudre l’Assemblée ; concertation pour mettre les Sages à la rue. J’entends déjà ceux qui se plaignent qu’il n’y a pas de décision encore.

<strong><em>VOUS AURIEZ PROPOSÉ QUOI</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Au niveau de la majorité nous avons des recettes qui ont fait leurs preuves. Par exemple la nouvelle spécialité maison qui consiste à déposer une motion de censure contre notre gouvernement. Le Président Moussa TIMBINE l’a évoqué, mais je pense que ça devrait fonctionner comme par le passé. Nous l’avons testé une fois avec le résultat que l’on connait. Après on verra ce qu’on peut offrir comme bonus. Mais on ne peut pas rester sans rien sacrifier.

<strong><em>MAIS LE PRÉSIDENT A PARLÉ DE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Ceux d’en face ont dépassé ce niveau. Ce ne sont pas quelques strapontins qui vont les calmer. Ils veulent renverser la table. A défaut du Grand patron, il faut leur sacrifier tous les petits patrons. Ce serait une bonne base de discussion.

<strong><em>L’HEURE EST GRAVE, HEIN</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Nous jouons nos têtes, nous jouons nos vies mon cher.

<strong><em>À CE POINT</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> À ce point, même s’il ne faut pas le prendre au premier degré.

<strong>Damouré Cissé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détresse chez les cotonculteurs : La pilule passe à peine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/detresse-chez-les-cotonculteurs-la-pilule-passe-a-peine-2878979.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 13:01:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les producteurs de coton étaient montés sur leurs grands chevaux et ne voulaient rien entendre. Comme nous l’écrivions dans notre dernière parution, les prix de coton fixés en nette diminution par rapport aux prix de l’année dernière ne les incitaient pas à courber l’échine pour produire du coton. En effet, face aux difficultés liées à la chute des cours du coton à l’international et à la crise financière consécutive au Covid 19, le gouvernement avait fixé le prix à 200 francs quand l’année dernière le prix était à 275. Le PDG de la CMDT, Baba Berthé, devait monter auprès des cotonculteurs pour leur annoncer la nouvelle. Durant toute la tournée, l’accueil fut glacial et les producteurs ont refusé le prix tout en menaçant de ne pas cultiver du coton cette année.  Face à la menace, le prix a été porté à 215 francs. Rien n’y fit. Les producteurs menaçaient toujours de ne pas cultiver un seul mètre carré de coton. Les téléspectateurs ont tous vu les supplications de baba Berthé à la télévision demandant presque à genoux aux producteurs de cultiver du coton. Face à la menace, le gouvernement a encore mis la main à la poche. Ainsi, lors d’une rencontre présidée par le Premier ministre le dimanche, le gouvernement a annoncé une subvention de 35 milliards. Le prix du coton a été ainsi fixé à 250 francs pour le premier choix et 225 francs pour le deuxième choix. Cet effort financier devrait sauver la production même si l’atteinte des objectifs ne semble plus être une priorité. Mais selon nos informations, la pilule passe à peine dans la mesure où une croix a été faite sur la traditionnelle subvention des intrants.

<strong>Covid 19 : un masque à 50.000</strong>

<strong>La boulette de la semaine</strong>

Le lapsus a fait le tour des réseaux et les gens ont vite fait de penser à un coronabusiness. Dans les brèves du journal télévisé du 29 mai, la journaliste annonce que 6000 masques d’une valeur de 300 millions alors qu’il fallait plutôt lire 600.000 masques. Le tollé est vite parti dans la mesure où les gens ont sorti leur calculette pour trouver le prix de 50.000 le masque au lieu de 500. Les pompiers de service devaient monter pour éteindre un feu dont le gouvernement n’avait pas besoin. Coup sur coup, le rédacteur en chef Ibrahim Traoré puis le directeur général himself Salif Sanogo ont publié des post pour plaider la thèse de l’erreur indépendante de leur volonté mais dont ils assumaient l’entière responsabilité. Le rectificatif annoncé a été diffusé dans les journaux télévisés du lendemain.

<strong>Covid 19 : détournement présumé de vivres :</strong>

<strong>La bourde de la semaine</strong>

C’est ce que les sportifs appelleraient confondre vitesse et précipitation. Le 29 mai, un communiqué du ministère de la Santé « sur un présumé détournement de vivres impliquant un chargé de mission du département est lu dans le journal télévisé ». Le communiqué nous apprenait que des vivres destinés aux victimes du Covid 19 ont été détournés et retrouvés dans des magasins à Ngolonina. Et d’annoncer que le chargé de mission présumé impliqué a été suspendu et le ministère se disait prêt à collaborer. Branle-bas de combat : le commissariat du 3<sup>ème</sup> arrondissement a été saisi afin de diligenter les enquêtes. Après quelques jours où 11 personnes ont été écoutées (chauffeurs et apprentis), le dossier a été transmis à la Justice qui a conclu qu’il était vide.

Selon nos informations, l’emballement est parti de la Primature qui a été informée par le ministère de la Santé de cette situation confuse. Instruction a été donnée immédiatement de saisir les services de Sécurité. C’est ainsi que le ministre de la Sécurité, le Général Salif Traoré, a été mis au courant. Dans la précipitation, il nous est revenu qu’il a appelé personnellement le commissaire du 3<sup>ème</sup> arrondissement sans même passer par le Directeur général de la Police. Le Commissaire à la Sécurité alimentaire, contre l’avis de ses collaborateurs, a bondi dans sa voiture pour se retrouver à la Police. On l’a aperçu à la télévision faisant le tour des camions. Et pourtant, dès l’entame, il semble que les services de l’OPAM ont alerté sur le fait qu’il n’y avait rien de délictueux et que l’alerte était fausse. Mais nous sommes à l’heure où il faut faire du buzz comme on dit, personne n’a eu la lucidité d’arrêter la machine. Finalement, la justice a tranché et a conclu au vide du dossier. Entre temps, le pauvre chargé de mission dont l’honneur a été souillé a été remis à son poste. Tout est bien qui finit bien, en attendant le prochain emballement.

<strong>Tentative d’évasion de la prison :</strong>

<strong>Les gardes avaient l’information</strong>

Le vendredi 5 juin, la grande prison de Bamako a été le théâtre d’une tentative d’évasion sanglante qui a occasionné la mort de 4 détenus. Selon les informations, la tentative d’évasion s’est produite au moment où on servait le repas de midi. Les détenus, au nombre de 200 dans un premier temps, ont ouvert les grilles pour attaquer les gardiens de prison. Ils ont profité aussi pour ouvrir d’autres cellules. Mais à leur grand malheur, les gardiens de prison avaient été mis au parfum du projet en cours. Et ce jour-là, tous les gardiens avaient été appelés à la prison, y compris ceux qui n’étaient pas de garde. Parce qu’en plus de l’information, ils savent qu’à chaque fois où il se déroule un grand événement, il y a une tentative d’évasion. Or il se trouve que le vendredi dernier, il y avait la grande manifestation organisée sur le boulevard de l’Indépendance. Face à la détermination des prisonniers, les gardiens de prison ont été contraints de faire usage de leurs armes. Le bilan est lourd : 4 morts parmi les détenus et 6 blessés.

<strong>Report du paiement de la dette :</strong>

<strong>Près de 11milliards sur les 23 consacrés à l’achat des masques</strong>

Cela a été dit sur tous les toits et sur tous les tons, notre pays est le premier à bénéficier d’une suspension temporaire du service de sa dette approuvé par le Club de Paris. Cet accord qui rentre dans le cadre de la facilité accordée par les pays du Club de Paris et du G20 à 77 des pays les plus pauvres du monde pour leur permettre de faire face à la crise du Covid 19. Ce report de paiement a permis d’économiser un montant évalué à 23 milliards de francs CFA qui pourrait monter à 33,2 milliards si les autres créanciers bilatéraux de notre pays adhéraient à l’initiative. En attendant cette bonne perspective, il faut croire que nos finances avaient besoin d’un apport frais de liquidité pour faire face à certaines dépenses. En effet, selon nos informations, près de 11 milliards ont été immédiatement prélevés pour faire face à l’achat des 20 millions de masques présidentiels. Cette rondelette somme a semble-t-il été confiée à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali chargée des commandes et de la gestion des masques.

<b>Rassemblées par la Rédaction</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Méchage : Je ne respire plus ; s’il vous plaît</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-je-ne-respire-plus-sil-vous-plait-2878977.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 11:51:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plaît.</em></strong> Ce sont là les dernières paroles prononcées par George Floyd avant de rendre l’arme. Nous sommes le 25 mai 2020. Quatre policiers l’arrêtent supposément pour utilisation d’un faux billet de 20 dollars dans l’achat de cigarettes. Il suit les policiers gentiment comme le gentil bonhomme que tout le monde décrit tout en pleurant. Mais ils le plaquent au sol. Et l’un d’eux l’immobilise au sol avec son genou désormais assassin sur le cou. Faut-il signaler que Floyd mesure 2,01m et pèse plus de 100 kilos ? Assurément oui. Et c’est qui prouve qu’il a été très gentil avec les policiers. L’assassin posait pour les photographes et jouissait littéralement devant les supplications de Floyd. Cela a duré 8 minutes 46 secondes. Elles parurent interminables. Elles paraissent encore interminables au regard du supplice. 12 fois, avant de rendre l’âme, il leur dit « je ne respire plus ; s’il vous plaît ». Avant de cesser de respirer effectivement sous l’œil de jubilation de son meurtrier. Aujourd’hui, nous savons que celui-ci est un multirécidiviste et qu’il est cité dans une vingtaine de plaintes le concernant directement.

Aujourd’hui, l’air est irrespirable aux USA ; à cause ou, osons-le, grâce à ces bougnoules de policiers, la question des Noirs ne sera plus perçue avec le même mépris et le même dédain chez les Américains. La mobilisation des Américains, toutes races confondues, prouve que plus rien en sera comme avant. Et sa fille, innocente fille de 6 ans, a raison quand elle a déclaré que son père a changé le monde. Floyd a changé le monde, lui qui rêvait de rentrer dans l’histoire. Non seulement il est rentré dans l’histoire, mais tout porte à croire qu’il y restera. Quand on voit les manifestations à l’échelle planétaire, des Etats-Unis à la Chine en passant par la France, l’Australie, le Japon, etc. on peut croire que Floyd n’est pas mort pour rien. Comme dirait l’autre, « à quelque chose malheur est bon ». Je ne sais pour vous mais moi je n’ai pas entendu nos amis de Amnesty International ou Human Rights Watch, des machines à s’indigner automatiquement quand il s’agit des pays africains. Peut-être qu’ils se sont indignés, mais cela a dû être en mode inaudible, en mode incolore, en mode complètement silencieux.

<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plaît.</em></strong> Tel pourrait être le cri de cœur de ceux qui « exigent la démission du Président IBK ». L’imam Dicko et les hommes politiques qui ont les allures et les méthodes des talibans ont organisé une manifestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de Maliens. Ils veulent obtenir par la rue ce que les urnes leur ont refusé : le départ, un euphémisme, du président de la République. Quand on jette un coup d’œil même furtif sur les griefs qu’ils ont contre le pouvoir, on est tenté de leur donner raison :  la crise de l’école, l’insécurité et son cortège de morts quotidiens, la corruption, la gouvernance, les dernières élections législatives, l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a changé les résultats au point qu’on accuse Manassa d’avoir nommé des députés, etc. Quand on prend le grief qui concerne les dernières élections, il apparaît aux yeux des manifestants du vendredi dernier comme la dernière goutte qui a fait déborder le vase. Oui, oui ; le vase était déjà plein à ras bord à les écouter. Ils avaient fermé les yeux, bouché les oreilles mais là ils n’en peuvent plus. Les élections sont pour eux la dernière bouée pour changer les hommes et peut-être influer sur les politiques. Et si on doit leur prendre cela aussi, la pilule ne passe pas, que dis-je le suppositoire ne passe pas. Parmi les manifestants, il y avait des gens venus de Sikasso, de Mopti, de Kati, de Ségou, de Bougouni. Ce ne sont ni des illuminés ni des exaltés. Ils ont fait le déplacement pour venir réclamer leur vote dont ils estiment avoir été dépossédé par Manassa et les autres sages de la Cour constitutionnelle.

<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plait.</em></strong> Je disais qu’on pouvait être tenté de leur donner raison en scrutant sérieusement les griefs. Oui, je confirme qu’on peut leur donner raison quand on voit la manière dont la démocratie est malmenée. De bonne foi, personne ne peut penser un seul instant faire de la politique, battre campagne, sillonner le pays, sans investir de l’argent. Mais de bonne foi, personne ne peut dire que les proportions prises par l’argent dans la politique et dans les élections sont saines. Depuis l’apparition de nouveaux acteurs politiques, disons que depuis que les opérateurs économiques ont pris d’assaut le champ politique, ils ont lancé une sorte d’OPA (offre publique d’achat) sur la démocratie. La démocratie ne respire plus. L’imam Dicko a déclaré qu’ils ont blanchi les élections (après avoir fini de blanchir l’argent). Ils ne se fatiguent plus pour battre campagne et aller se salir dans la poussière. Ils attendent la fin des opérations pour venir jouer les prolongations. Cela me fait très mal, pour la Cour constitutionnelle, quand j’entends les candidats et leur parti affirmer haut et fort que le troisième tour des élections se jouent à la Cour Constitutionnelle. Avoir les voix des électeurs et leur confiance ne suffit plus pour gagner. Quand les dossiers arrivent à la Cour, personne n’est à l’abri et tout le monde retient littéralement sa respiration. Les candidats ont peur et leurs électeurs tremblent pour eux. Sous aucun ciel, on ne voit cela. Je ne répéterai pas ici les accusations de vénalité qui pèsent sur les sages et qui ont dû parvenir jusqu’à leurs oreilles. Pour certains manifestants qui affirment voir très loin, ce que la Cour constitutionnelle a fait n’est qu’un test grandeur qui préfigure de ce que pourraient être les élections de 2023. A chacun ses peurs. Le choc de la Cour n’était pas encore digéré que les Maliens assistent à l’achat des députés à l’Assemblée nationale. On a vu des partis politiques qui n’ont eu que trois députés sur le terrain se prévaloir d’une vingtaine une fois l’Assemblée installée. Oui, cela constitue un motif de révolte.

Je ne respire plus, s’il vous plait. Il y a un adage bien de chez nous que j’affectionne : « ne te laisse pas lécher par quelque chose qui pourrait t’avaler ». Aujourd’hui, force est de constater que tous les observateurs dressent un parallèle entre la manifestation du vendredi dernier et celle du 5 avril où le même Dicko demandait la tête du Premier ministre. Aujourd’hui, il ne demande plus, il exige la tête du Président de la République. L’appétit vient en mangeant dit-on, sauf que là je crois qu’il faudrait un estomac solide pour avaler un Président de la République. Avoir la tête du Président de la République ne semble pas être du domaine du possible. Jusqu’à la preuve du contraire, nous sommes encore en démocratie même si la nôtre est plus que malmenée. Or en démocratie, ce sont les urnes qui assurent l’alternance. Ils peuvent demander à ce que les élections à venir soient les plus transparentes possibles et que la Cour constitutionnelle n’ait plus la possibilité de changer les résultats sortis des urnes.

<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plait.</em></strong> Les populations de la Région de Mopti sont fatiguées (elles ne sont pas les seules d’ailleurs). On leur avait promis la paix, la sécurité, le retour de l’entente. Mais de toute évidence c’est une fable. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne nous annonce des morts à la pelle. Quand les Peulhs et les Dogons ne s’entretuent pas, d’autres qui le font pour elles. La dernière en date, ce sont des hommes habillés comme nos FAMa qui ont perpétré des exécutions sommaires. Cela a suffi pour accuser les FAMa. Le ministère de la Défense a diligenté des enquêtes pour savoir exactement ce qui s’est passé. Avant même la fin des enquêtes, nos FAMa sont accablées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En tous les cas, les massacres en vase clos doivent cesser dans la Région de Mopti.

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial :  La démocratie au rabais</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-democratie-au-rabais-2878972.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 11:44:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De 1992, dates des premières élections pluralistes, à nos jours, la démocratie a connu bien des péripéties, vécu bien de hauts et de bas, traversé des crises plus périlleuses les unes que les autres ; elle a même survécu à un coup d’État, enfin c’est que nous croyions. Les événements de ces derniers jours prouvent que nous étions loin du diagnostic et que le mal est plus profond que nous ne le pensions.

Il est bien loin le temps où les élections sonnaient le temps de la fête. Les élections municipales, législatives et présidentielle en 1992 étaient de celles-là. Puis la machine s’est enrhumé en 1997 avec une grosse toux à la clé qui a vu la Cour constitutionnelle invalidé les élections législatives pour cause de cafouillage dans la confection des listes et la distribution des cartes électorales. Malgré la légitime colère et quelques gros mots prononcés de façon fort audible, l’enthousiasme n’avait pas déserté le cœur des électeurs qui savaient bien que, quoiqu’imparfaites les élections leur permettaient de choisir des hommes et des femmes, sur la base d’un programme tiré d’un projet de société.

Mais incontestablement, 1997 marque un tournant dans les faillites enregistrées dans notre parcours démocratique. Les années et les élections suivantes n’ont fait que creuser en profondeur le fossé qui n’a cessé de séparer les citoyens et la classe politique (classe politique assimilée à une sorte de caste). L’arrivée de nouveaux acteurs politiques plus intéressés par leur gain personnel que le confort des populations a fini de corrompre une démocratie déjà mal en point. Le coup d’Etat de 2012 a cassé les derniers ressorts et les Maliens se sont retrouvés devant un vaste champ de ruines.

La manifestation du vendredi 05 juin prolonge une série de manifestations plus ou moins téléguidées, regroupant des responsables d’horizons divers et souvent opposés, surfant sur les frustrations et les déceptions des populations. Aujourd’hui les Maliens dénoncent tout : la fermeture de l’école ; l’insécurité généralisée avec la Région de Mopti comme épicentre où Peulhs et Dogons s’entretuent quand ils ne sont pas tués dans le silence le plus total ; la corruption à tous les niveaux, n’épargnant aucun secteur y compris les plus vitaux ; et « le blanchiment des élections » comme l’a dit l’Imam Dicko. Sur ce dernier point, tous ceux qui étaient dans la rue réclamaient la restitution de leurs voix « volées » par la Cour constitutionnelle. Les Maliens qui se sont battus convaincus que les élections étaient la solution à leurs problèmes se disent aujourd’hui qu’il ne sert à rien de voter, parce que « nos voix ne comptent plus ».

Le Président de la République ne démissionnera pas comme le réclame le nouveau front sociopolitique. Mais en homme avisé, il devra prendre des initiatives rapides et salutaires pour reprendre la main et redresser la barre.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Murmures et rumeurs : Assemblée nationale (1) : IBK fait plier le RPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/murmures-et-rumeurs-assemblee-nationale-1-ibk-fait-plier-le-rpm-2874107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 May 2020 12:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De toute évidence, le président de la République, président-fondateur du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita, n’a pas souhaité une répétition de l’histoire concernant l’élection du président de l’Assemblée nationale. On se rappelle qu’en 2013, il avait choisi Abderhamane Niang pour le perchoir. Mais le parti en avait décidé autrement en lui « imposant » Issiaka Sidibé. Cette année, le parti a, semble-t-il, voulu lui jouer le même coup. En effet, IBK aurait porté son choix, dès le départ, sur Moussa Tembiné pour diriger l’Assemblée nationale pour le récompenser de sa fidélité à toute épreuve et également pour respecter sa volonté de placer son second mandat sous le signe de la jeunesse. Pour cela, rien n’a été laissé au hasard : victoire aux forceps en commune V après un arrêt de la Cour constitutionnelle contesté ; travail au corps des députés, tous bords confondus, avec des arguments pour le moins convaincant ; renoncement dans la salle de Mamadou Diarrassouba désigné par le RPM comme son candidat, etc. La suite est connue : Moussa Tembiné a été élu, sans suspense, haut la main par 134 voix.

<strong>Assemblée nationale (2) : L’URD, fidèle à son alliance avec le RPM</strong>

Le fait, n’est pas passé inaperçu et a même soulevé l’indignation de certaines personnes dont des responsables du parti de Soumaïla Cissé : le fait que les députés de l’URD votent pour Moussa Tembiné. Ainsi, Abdrahamane Diarra, président des Jeunes de l’URD, contient difficilement son amertume sur les réseaux sociaux : « Pour nous à l’URD, l’acte de nos députés de ce jour est triste, mais notre priorité est la libération de Soumaïla Cissé » écrivait-il comme une sorte de mise en jambe. Dans un autre post, il se fait plus rageur et fait moins dans la dentelle : « C’est un engagement collectif qui fait des candidats, des députés. Triste acte posé par les nôtres. Une trahison envers l’URD ». C’est sur le même mode de trahison que réagit Awa Sylla, elle aussi de l’URD : « Le président Soumaïla Cissé ne mérite pas votre trahison. Mais comme vous avez fini de le poignarder, ayez le courage et l’honnêteté d’assumer vos actes devant le peuple ». Il semble que les députés avaient pour consigne de voter Blanc, comme en 2013.

En regardant de près, les députés de l’URD méritent-ils le courroux des responsables du parti qui les vouent aux gémonies ? Toute émotion mise de côté, il faudrait rappeler que c’est à l’occasion de ces élections législatives que nous avons vu des alliances qualifiées de contre-nature entre l’URD et le RPM. L’exemple le plus révélateur est la liste constituée à Koulikoro par le président de l’Assemblée nationale sortant Issiaka Sidibé et le maire URD de la ville Ely Diarra. Donc, il n’y a vraiment pas de quoi blâmer les députés qui sont restés fidèles à des alliances tissées avant le jour du scrutin.

<strong>Remaniement ministériel : dégraisser le mammouth</strong>

Depuis quelques jours, les pronostics vont bon train. C’est à celui qui va annoncer la date exacte de la démission du gouvernement. Ce qui semble sûr par contre, c’est qu’il y aura une véritable opération de dégraissage. Faut-il rappeler que le gouvernement a des dimensions de mammouth avec 36 ministres et deux Secrétaires d’Etat. En l’état, il est clair que le Président de la République ne le reconduira pas. On parle d’un gouvernement de taille raisonnable, entre 24 et 26 ministres. Le but recherché est d’avoir un gouvernement resserré pour plus d’efficacité et qui permettrait de réduire le train de vie de l’Etat.

<strong>Covid 19 : la crainte de la pénurie</strong>

Le Covid 19 a pris tout le monde de court : les pays pauvres comme les pays nantis. Les faiblesses et les manques sont vite apparus dans les systèmes de santé. Notre pays a connu ses moments de forte fièvre avec le personnel médical qui a donné de la voix ici et là, n’hésitant pas à battre le pavé comme à Kayes. Le ministre de la Santé, Michel Sidibé, se démène comme un beau diable. Mais il est hanté par la pénurie de certains consommables comme les tests (il y a eu un apport de 5000 grâce aux Emirats Arabes Unis), les respirateurs, etc.

<strong>Covid 19 (2) : Les mesures du Président mises à mal.</strong>

Afin d’alléger les difficultés des populations les plus vulnérables, le Président de la République avait annoncé une batterie de mesures. Parmi celles-ci, il y a la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales. Les responsables de l’EDM et de la SOMAGEP ont défilé dans les médias pour expliquer. Mais la réalité est toute autre. En effet certains quartiers de Bamako peuvent faire des heures, voire des jours sans eau ni électricité. Les couches vulnérables en sont les principales victimes. Dans certaines régions c’est pire. Si on ne connaissait pas les difficultés de ces deux sociétés, on aurait crié au sabotage.]]> </content:encoded>
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<title>Interview (presque) imaginaire :  Manassa Daniogo, présidente de la Cour Constitutionnelle « IBK est atteint de jeunisme, je me méfie de lui »</title>
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<pubDate>Thu, 14 May 2020 11:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Enfin ! Le jour J est arrivé. Cela fait deux ans (depuis la fin de la présidentielle) que nous courons, au sens premier du terme, derrière la présidente de la Cour Constitutionnelle. « Je n’ai pas encore fini. Le moment venu, je vous préviendrais » nous avait-elle dit, calmement mais fermement. Et puis voilà qu’au lendemain de la proclamation des résultats nous recevons un appel de son cabinet pour nous fixer le rendez-vous qu’on avait même presque oublié. Pour arriver jusqu’au bureau de la présidente de la Cour constitutionnelle, c’est un authentique parcours du combattant. A la sortie du slalom entre les bacs à sable et les différents cordons de sécurité, nous subissons une opération de fouille et de palpation avant d’atterrir dans la salle d’attente. L’huissier nous demande s’il pouvait nous proposer une petite tisane au cas où nous ne jeûnerions pas. Nos masques bien ajustés, nous sommes invités à rejoindre la Présidente dans son bureau. Corona oblige, on observe la distanciation ; ce qui nous oblige à parler à voix haute (surtout que la Présidente semble avoir une gêne auditive).</em>

<strong><em>Vous êtes dans une vraie forteresse Madame la Présidente</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Oui. Nous sommes en mode confinement bien avant l’apparition du Covid 19. Depuis l’élection présidentielle, nous vivons ici.

<strong><em>Ça veut dire quoi nous vivons ici ?</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Tous les membres de la Cour sont là. Il y ‘en a que cela gêne un peu. Mais moi, ça me va très bien vue que personne ne m’attend à la maison. L’objectif est de nous sécuriser.

<strong><em>Vous sécuriser contre qui ?</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Vous voyez bien que le nombre de nos fans s’est multiplié par milliers entre la présidentielle et les législatives et tous ne nous veulent pas que du bien ; certains Maliens nous vouent un amour sans borne. Au point de vouloir nous brocarder ou nous empailler. Donc, on préfère nous confiner et rester tranquillement à l’abri.

<strong><em>C’est vrai que vous avez fait fort lors des législatives où vous avez nommé 32 députés</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Rectification, nous ne nommons pas ici ; nous remettons les choses à leur endroit. Quand j’ai vu par exemple qu’à Bamako le parti du Président n’avait qu’un seul député, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Et vous avez vu le jeune Tembiné que j’ai repêché, il est aujourd’hui nommé Président de l’Assemblée nationale. On dit merci qui ?

<strong><em>Il parait que vous avez reçu des instructions fermes pour rehausser le niveau du RPM</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> A mon âge, je n’ai pas besoin de recevoir d’instructions. Je sais ce qu’il faut faire en cas de besoin. Je connais la reconnaissance du ventre. Je sais à qui je dois d’être ici, dans ce siège. Je ne pouvais pas voir la situation et ne rien faire. Vous imaginez le parti majoritaire avec seulement 43 députés ; vous imaginez le parti du Président Fondateur balayé de Bamako, de Kati, de Koutiala sa ville natale au cas où vous l’aurez oublié, de Sikasso. J’ai pris mon courage à deux mains pour voler à son secours et devancer les désirs du grand patron.

<strong><em>Et que faites-vous du choix du peuple</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Quel peuple ? Vous, vous en êtes à ce niveau. Le peuple a été anesthésié, il ne peut rien faire. Il a eu sa part lors des campagnes. Celles-ci servent à une sorte de redistribution des richesses. Les candidats cassent leur tirelire et arrosent les populations en argent, en vivres, en cadeaux de toutes sortes. Le peuple a eu sa part. Il peut attendre la prochaine redistribution. Il ne peut pas vouloir gagner au tirage et au grattage.

<strong><em>Il parait que vous avez d’excellentes relations avec le Président</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Je confirme. J’ai la reconnaissance du ventre je vous dis. Mais j’avoue que je commence à me méfier un peu de lui.

<strong><em>Comment ça</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> J’ai l’impression qu’il est atteint de jeunisme. Il veut mettre des jeunes partout. Je crains qu’il ne pense à me remplacer par un plus jeune que moi. Donc je le tiens à l’œil.

<strong><em>Votre mot de la fin</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Je crois que je peux être fière de moi. Quand je me regarde dans le miroir, je rends grâce à Dieu. Vous savez quand même que, avant d’être là où je suis, j’avais été chassée du corps des magistrats. J’ai été repêchée après le 26 Mars. Donc le repêchage, ça me connait. Je pense sincèrement que j’ai encore des services que je peux rendre.

&nbsp;

<strong>Damouré Cissé</strong>

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<title>Éditorial :  Arrêter les violences</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-arreter-les-violences-2874096.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 May 2020 11:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ces dernières 48 heures, tous les regards sont tournés vers la      ville de Kayes. Pour des raisons que l’enquête déterminera, trois jeunes ont été tués par les forces de l’ordre. En réaction, la population a manifesté son mécontentement en saccageant la ville, en incendiant un des commissariats ainsi que la Préfecture malgré la présence du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le Général Salif Traoré, envoyé pour calmer les esprits de ceux qui furent ses administrés du temps où il était gouverneur de la région. Avant les tragiques événements de Kayes, ce sont les jeunes de la ville de Sikasso, manifestants contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle en bloquant la Ville, qui avaient essuyé des tirs par balles ayant occasionné de nombreux blessés. On pourrait y ajouter les manifestations qui ont embrasé Bamako et certaines villes à cause de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, mais plus encore, contre le couvre-feu. Tout comme on pourrait remonter jusqu’aux événements de Niono ayant occasionné l’assassinat du commissaire de police de la ville. Cela fait trop de violences. Cela fait trop de morts. Cela fait trop de sang versé. Il faudrait mettre fin à cette violence meurtrière. Pour le moment, on est frappé par le silence de structures comme la Commission nationale des Droits de l’Homme, de l’Association malienne des Droits de l’homme, nous faisant craindre une sorte de banalisation et d’indifférence face à ces violences d’un autre temps.

Les manifestations, qu’elles soient spontanées ou non, traduisent un malaise certain qui mérite d’être bien appréhendé afin d’y apporter les solutions idoines. Le désœuvrement des jeunes, le chômage ambiant, la morosité économique, l’insuffisance de perspectives créent une sorte de tension que la moindre friction exacerbe.

Le gouvernement devra veiller à concrétiser la promesse d’apporter toute la lumière, de saisir la justice et de prendre les sanctions administratives qui s’imposent. Cela pourrait atténuer les fractures entre les gouvernés et les gouvernants. Parce qu’il faudrait bien comprendre que les populations ont le droit d’être mécontentes et de manifester leur mécontentement sans être violentées.

&nbsp;

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Boubou Cissé, AN I :  L’état d’urgence et les tas d’urgences</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-an-i-letat-durgence-et-les-tas-durgences-2874088.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 May 2020 06:39:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’ORTM s’est livré au traditionnel exercice du bilan de l’AN I. Le journaliste Mohamed Diarra qui a été dédié à cette tâche ramait pour trouver du positif au point qu’il avait même perdu son fil conducteur. Avant lui, d’autres confrères s’étaient essayés au même exercice. Sans plus de résultat. L’exercice fut laborieux et sans doute fastidieux. Nous allons nous y coller à notre tour, espérant un bien meilleur résultat.</em>

<em> </em>Le 22 avril 2019, le Président de la République nommait Boubou Cissé Premier ministre suite à la démission de Soumeylou Boubèye Maïga. Ils n’étaient pas nombreux à parier sur les chances de réussite de ce jeune homme, malgré sa longévité dans les gouvernements successifs depuis 2013. La formation du gouvernement allait leur donner raison. Il aura fallu deux semaines pour que le Premier ministre puisse former son gouvernement ; un gouvernement XXL de 36 ministres et deux Secrétaires d’Etat. Un record. Il est vrai qu’avec la signature de l’Accord politique de gouvernance, il fallait élargir le gouvernement au-delà des lignes traditionnelles et accueillir des opposants qu’on pensait irréductibles.

<strong>« Dja blindé té, carton do</strong> » (ce ne sont pas des blindés, ce sont des cartons). Tout le monde se rappelle de cette exclamation de l’imam Mahmoud Dicko lors d’un meeting organisé sous forme de piqûre de rappel. Dans un art oratoire qu’il maîtrise à souhait, celui qui se présente désormais comme l’oncle et le père du Premier ministre Boubou Cissé, touchait du doigts un scandale que les auteurs pensent avoir enterré alors même qu’il ressemble à une bombe à retardement. Il s’agit de l’achat de 100 blindés à Abu Dhabi (compte non tenu de la trentaine de blindés offerts gracieusement) dont une quinzaine ont montré des avaries et divers manquements au cahier de charge. C’est la hiérarchie militaire qui a découvert le pot aux roses, d’où l’expression « les blindés en carton ». Boubou Cissé s’y est trouvé impliqué au double titre de Premier ministre et de ministre de l’Economie et des Finances. Et là où la pilule a eu du mal à passer, c’est quand le montant de la transaction a été dévoilée par certains confrères de la place : 100 milliards pour les 100 blindés, soit 1 milliard l’unité. Comme dirait l’autre, c’est quand même un peu fort du café. Mais ce n’est pas le but de cet article. Nous aurons le temps d’y revenir.

Le cahier de charges du Premier ministre était tout aussi simple que compliqué. Il fallait ramener la paix au nord et la paix au Centre du pays. On avait pensé qu’en incluant certains agitateurs professionnels dans le gouvernement, dont certains à des postes régaliens, on pouvait baisser la température sociale. Cela a marché quelques mois. Mais il y a des problèmes que des entreprises de séduction et de communication ne sauraient résoudre à elles seules. Il en est du problème scolaire. Le Premier ministre avait réussi le tour de force de signer une sorte de trêve des confiseurs. C’était tellement inespéré que le Président de la République s’était joint à la sympathique cérémonie de rupture du jeûne qui devait sceller la paix des braves. Mais après les youyous de joie, la réalité a fini par resurgir : les problèmes d’argent, il n’y a que l’argent pour les résoudre. Et ce qui devait arriver arriva : depuis novembre, il n’y a pas eu de classe. Le Covid 19 est juste venu compliquer une situation qui n’en demandait pas tant.

<strong><em>1000 morts en un trimestre au Centre</em></strong>

Ceux quoi avaient organisé des marches pour demander la démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, en plus de l’école, avaient en bandoulière la situation au Centre de pays. Tels des nécrophages, ils tenaient le compte des morts, civils et militaires tout en excitant les foules. Et de promettre que le calme allait revenir, comme par magie, dès que Soumeylou aurait été défenestré. La défenestration a lieu, mais on attend toujours le retour de la paix. Le Premier ministre Boubou Cissé a fait quelques tours au Centre ; il a même pu étreindre quelques foyers de tensions. Mais de toute évidence, ce n’est pas suffisant. Les massacres continuent tous les jours avec une intensité jamais égalée. Et le plus grave dans l’affaire, c’est que cela se passe dans un silence de cimetières. Selon l’ACLED, une organisation non gouvernementale spécialisée dans la collecte, l’analyse et la cartographie des données de conflits, le conflit armé au Centre du Mali a fait, de janvier 2020 au 15 avril 2020, 1000 morts. On n’a entendu personne pour dire que c’est faux. Tout comme on n’a entendu aucun champion de la bien-pensante condamner ces massacres à huis clos.

Bien avant la nomination de Boubou Cissé à la Primature, le Mali vivait sous état d’urgence. Cela devait permettre à l’État de bien appréhender certaines situations et au besoin de ne pas s’encombrer des lourdeurs administratives qu’imposent les situations normales. Les urgences se sont accumulées sous Boubou Cissé. Les Maliens n’avaient pas besoin du Covid 19 pour voir la morosité frapper à toutes les portes. Au marasme économique pourrait s’ajouter une crise financière. Et pourtant, Boubou s’est attribué tous les pouvoirs. En fait, c’est lui le « Premier ministre pleins pouvoirs ». En plus de la Primature, il a gardé le portefeuille de l’Economie et des Finances. Et lors de la répartition des services administratives, il s’est donné une cinquantaine de services comprenant tous les services de recettes de l’État, tous les services de dépenses et tous les services de contrôles. Il est juge et partie. Ce qui a fait dire à un confrère, qu’il est le ministre du Ciel et de la Terre. Dans l’histoire du Mali, il aura été le seul Premier ministre à avoir entre ses mains autant de pouvoir. Tout comme il aura été le seul Premier ministre à n’avoir pas présenter de Déclaration de Politique Générale.

<strong><em>Rester à la Primature</em></strong>

A-t-il tout raté ? Nous n’irons pas jusqu’à dire comme cet internaute que « Boubou a été un piètre Premier ministre technocrate et un mauvais Premier ministre politique ». Il a réussi la signature de l’Accord politique de gouvernance qui a permis d’amener un tant soit peu une paix sociale dont le pays avait besoin. Il a pu organiser le Dialogue politique inclusif dont les conclusions attendent application. Il a pu organiser les élections législatives. La question que tout le monde se pose et qui a été tranchée par certains observateurs est : le Président de la République va-t-il le reconduire à la Primature ? Il n’y a que Dieu et le Président de la République qui ont la réponse. Logiquement Boubou Cissé devrait conserver la Primature pour quelques mois encore. Tout comme logiquement il devrait perdre la main sur le ministère de l’Économie et des Finances. Dans tous les cas, il semble essoufflé. Or au regard des tas d’urgences, le pays a besoin d’une nouvelle respiration.

&nbsp;

<strong>Ali Kéita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ras Bath :  Quand ras bath défendait IBK</title>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 01:31:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils ont dit que l’avion qui a été payé pour le Président de la République pour ses déplacement et qu’IBK a détourné la somme de 27 milliards 549 millions et 580 et quelques milles. Ils ont dit qu’IBK a volé l’argent de l’engrais.Ils ont dit que le budget de l’armée de l’an passé était de 281 milliards. Et que cette année, elle est de 213 milliardset que la différence 60 milliards et quelques a été volée par IBK. Et que cela a contribué à tuer davantage l’armée. Ils ont dit que le budget de présidence était en 2014 de 9 milliards et qu’elle est passé cette année à 14 milliards 600 en 2015 et 19 milliards 300 millions en 2016. Et que c’est la prouve qu’IBK est en train de voler l’argent du contribuable. Ils ont dit que c’est ça qu’IBK doit être jugé.

<strong>Ils ont dit qu’IBK est passible de haute trahison</strong>. Ils ont dit qu’IBK a vendu Kidal et que Kidal ne fait plus partie du Mali. Ils l’ont dit mardi et le mercredi la CMA et le GATIA sont sortis à la télé pour dire sont pressé de voir l’armée malienne à Kidal, que les enseignant et le service de santé rejoignent Kidal. Et qu’ils sont pressés pour une mise en œuvre rapide de l’accord de paix. Que le drapeau du Mali est à Kidal, que les Maliens se sont compris et que la guerre est finie. Ils ont dit Alhamdoulillahi et qu’à la fin de ce mois, un grand forum se tiendra à Kidal. On s’était dit peut-être qu’il y a 2 Kidal. Les partisans de BIPREM doivent avoir un autre Kidal que les Maliens ne connaissent pas. Ils disent qu’on a perdu Kidal, il y a longtemps. Et qu’IBK a vendu Kidal. Ils disent qu’IBK a fait une haute trahison. Aujourd’hui, quelle est notre devise : Un peuple, un but, une foi. Ou bien il y a deux devises dans ce pays. Est qu’on a deux cartes d’identité ? Est-ce qu’on a deux actes de naissance ? Qu’est ce qui est écrit sur nos actes de naissance ? Est-ce qu’on a deux constitutions ? Ils disent que le Mali est divisé en deux. Ce qu’on sait c’est que le Mali est 1 240 000 km et quelques. Le Mali va jusqu’à Téssalit, jusqu’au Niger.

<strong>Mais BIPREM dit que le Mali ne vaut plus 1 million km2</strong>. Qu’IBK a tout vendu. On se demande s’ils comprennent français ou pas. Mais ils comprennent français. Ecoutez-moi : nous disons qu’ils viennent démonter quelle utilisation IBK a tait des 28 milliards. Qu’ils nous donnent la preuve qu’IBK a volé ladite somme. Que BIPREM nous donne aussi la preuve que les 28 milliards ont été utilisés pour acheter des armes lesquelles armes ont été fournies à la rébellion et qui ont permis de renforcer les capacités des rebellions et porter atteinte à l’Etat du Mali. Il faut qu’entre la faute et le préjudice qu’ils prouvent les liens de causalité.

Premièrement, qu’ils démontrent qu’IBK a volé de l’argent. Il faut qu’ils comprennent que le vol d’argent seulement ne peux pas amener quelqu’un à la CPI. Deuxièmement, que BIPREM nous prouve que l’argent a été utilisé pour l’achat d’armes pour renforcer Iyad ou Ançardine pour combattre le Mali. Que les 28 milliards ont été utilisés pour l’achat d’un satellite ayant permis à IBK d’appeler les rebelles pour dire d’attaquer Gao lundi parce que le même jour j’enverrai l’armée à Kidal. Je vais sortir l’armée de Kidal ou Téssalit, attaquez-les.Ce n’est plus une affaire du Mali, c’est une affaire de Diawara.

<strong>Ils ont dit qu’IBK a réduit le budget de l’armée de 61 milliards</strong>. Prouvez que ce montant qui a été déduit a réduit les capacités de l’armée malienne. Prouvez que cela a réduit la force de l’armée, renforcé l’ennemi en lui permettant de prendre le dessus sur les nôtres. Est-ce que le degré de menace de l’an passé est le même que cette année ? Dites-moi quelles sont les rebelles qui détiennent une partie du Mali ? Gatia a rééquilibré les choses. L’accord a été signé, quelle rébellion est en mouvement. Et entre temps la loi d’orientation militaire a été prise, l’an passé. Un 1 milliard 400 millions a permis de payer des mitraillettes, d’autres armes et des hélicoptères. Aujourd’hui, le Mali attend 6 avions bombardiers et des hélicoptères. C’est cet argent qui a servi à payer tout ceci.

Le budget c’est tout simplement le fonctionnement et les primes. Ça n’a rien à voir avec l’achat des équipements. La diminution a eu quel impact sur la capacité opérationnelle de l’armée malienne par rapport au degré de menace auquel l’armée fait face. Alors tu as diffamé, tu as dénigré et tu as menti sur IBK. Cela aussi c’est la prison.

<strong>Ils ont dit que le budget d’IBK était de 9 Milliards en 2014</strong>, que c’est devenu 14 milliards en 2015, 19 milliards en 2016. Ils disent que cette augmentation est une haute trahison. Parce que, selon eux, cela lui a permis de recruter beaucoup d’agents des renseignements généraux pour espionner l’armée malienne et renseigner les rebelles. L’objectif est de renverser la première institution et le gouvernement.

Ils ont dit qu’IBK a volé 28 milliards pour faire un coup d’Etat contre lui-même pour transformer le Mali en un Etat islamique où la charia sera la loi fondamentale. Et que tout cet argent servira à cela. Ils disent qu’il s’agissait pour IBK de détricoter le Mali et de le limiter à Mopti. Ils accusent IBK de haute trahison.

Voyons Amadou Aya Sanogo a pris le pouvoir en 2012. Immédiatement Gao et Tombouctou sont tombés. Le Mali a été divisé. Aujourd’hui on doit être heureux : le territoire est libéré, l’accord a été signé, l’armée est partout, le drapeau malien est partout. C’est la même constitution qui est respectée partout. On a un seul Président.

Et c’est le parti de Tiéblé Dramé, le petit monsieur, vient toutchanger pour diffamer. Il a dit à Paris que l’accord a échoué et que chacun a son armée. On a démontré qu’il a menti. Entre les nobles, Tiéblé ne peut pas ouvrir la bouche pour en parler. Tout le monde connait la vérité.

Avec ce forum qui va réunifier le Mali et parachever la paix. Si quelqu’un devrait être heureux c’est le BIPREM. Ils disent qu’il n’y a pas de sanctions. Mensonge. Il y a eu beaucoup de sanctions administratives et beaucoup ont perdu leurs postes. Il y a deux sortes de sanctions dans l’Etat de droit : la sanction administrative et la sanction judiciaire. On peut ne pas aimer le lièvre, mais il faut reconnaitre que ses oreilles sont longues. Rasta ne laissera personne mentir au peuple.

<strong>IBK sera élu, il vaut mieux que Tiébilé et Soumaïla</strong>

IBK sera élu parce qu’en face il n’y a personne. Il vaut mieux que le voleur d’électricité. Tiéblé ne paye pas ses factures d’électricité. Soumaila Cissé, incapable d’organiser même l’opposition. On ne peut pas lui confier le pays. IBK est mieux qu’eux. S’il est candidat en 2018, il sera réélu.

<strong>Tiébilé et Soumaïla sont les assassins du Mali</strong>

Ceux-là qui disent « C’est Dieu qui a dit ». Un mécréant vaut mieux qu’un musulman versatile. Comparativement à Soumaila Cissé et Tiéblé Dramé qui sont plus versatiles qu’un caméléon. Tiéblé et Soumaila sont pires qu’un caméléon. Tiéblé et Soumaila Cissé seront les assassins du Mali.

<strong>QUAND RAS BATH APPELLE AU MEURTRE</strong>

<strong>On va déchirer la bouche des imams et des chefs de quartiers</strong>

On est venu voir les personnes âgées de Badengo pour qu’ils fassent passer le message, pour que les élections se fassent dans la transparence. Si on n’a pas des élections apaisées et transparentes, on va commencer par les familles de tous ces marabouts qui sont sortis pour faire des « Koutba » d’apaisement, parce que tout a commencé devant eux. Tous ces imams qui n’auront pas intervenu pendant le vol doivent s’attendre à notre visite dans leurs foyers. Tout chef de village ou de quartier qui ne prend pas l’initiative de leur dire de ne pas empêcher aux gens de voter, permettre aux gens d’avoir la carte NINA, des passeports, que les gens puissent voter avec des fiches individuelles pour avoir des élections propres. Celui d’entre eux qui ne fera pas cela, s’il se permet de sortir, on va lui déchirer la bouche. Parce qu’il aura prouvé qu’il est notre ennemi. Quand on nous volait, tu n’as pas parlé, tu attends le moment du soulèvement pour essayer de parler ; on va déchirer ta bouche.

<strong>Si nous ne gagnons pas, le sang va couler</strong>

Si on vole les élections, s’il faut que le sang soit versé, le sans sera versé. S’il faut détruire le Mali et le reconstruire après, on le fera. Je dis et je le répète, dites à Boua que si le bonheur du Mali passe par sa destruction, on va le détruire pour le reconstruire après. Chaque homme qui nous empêchera de voter ou de voler nos votes, à partir de mai l’ensemble de la communauté internationale du Mali ira prendre en otage l’ambassade. Si on ne donne pas des passeports, des cartes NINA, on ne laissera pas les élections se tenir. Tout homme qui nous exclura pour que la victoire des élections soit attribuée à quelqu’un d’autre, nous allons déverser le sang sur le territoire malien. Si on n’arrive pas à le faire, c’est que Dieu a créé le Mali pour l’enfer.

<strong>Source</strong> :<strong> La nouvelle République</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kolotènein na (Il n’y a pas d’os dans la langue)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kolotenein-nail-ny-a-pas-dos-dans-la-langue-2761811.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 01:24:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nous signalons à l’intention de nos lecteurs, la création d’une nouvelle rubrique. Elle s’appellera « kolotènein na » (traduction littérale : il n’y a pas d’os dans la langue). Il s’agira de rafraichir la mémoire de ceux qui semblent atteints d’amnésie subite nous rappelant le fameux adage qui dit que « quand la mémoire va ramasser du bois mort, elle rapporte le fagot qui lui, plaît » (j’emprunte à Birago Diop). Il s’agira aussi de leur faire comprendre que nous sommes dans une autre époque, nous sommes à l’ère du numérique, l’ère où les paroles ne s’envolent plus. Les paroles sont minutieusement stockées et il parait qu’on ne peut même plus les effacer. Avec « kolotènein na », nous allons donc voir les hommes politiques qui aspirent à nous diriger, qui disent « tchou » et « tcha » au gré des circonstances. Les mêmes qui tressaient des lauriers au président de la République, aujourd’hui voudraient le passer sur un grill si ce n’est un bûcher. Cette semaine, nous prenons Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath (son père, Me Mohamed Ali Bathily avait inauguré la rubrique la semaine dernière ; suivi de Moussa Mara la semaine dernière). Lui c’est le champion toutes catégories de la dénégation et du reniement. A la vitesse du son, il est capable de soutenir une chose avant d’avancer son contraire. Il a développé une grande aptitude dans le même temps à soutenir le vrai et l’ivraie. Ses envolées enflammées font le bonheur des réseaux sociaux au point où les gens se demandent quel Ras Bath croire. Même au sein de ses ouailles, le doute commence à prospérer. On découvre qu’il est un mercenaire, vendant ses paroles et ses militants au plus offrant. Plus aucune conviction ne semble le guider. Par contre, et c’est très dommageable pour lui, il charrie une telle violence dans ses discours qu’il ne devrait pas être surpris de se voir devant la CPI un de ces jours. Il n’a qu’à méditer le sort qui est aujourd’hui celui d’un autre général de la rue, Blé Goudé de la Côte d’Ivoire.

<strong>Source : La nouvelle République</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : Soumi champion…des mensonges en série</title>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 00:57:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a deux semaines, j’écrivais que l’opposition avait un problème d’unité ou disons qu’il y avait plusieurs oppositions. Avec la création des bâtisseurs, la preuve est venue du milieu. Mieux, les bâtisseurs prennent leurs distances avec l’autre frange que je qualifierais volontiers de casseurs. Quand ceux-ci ont bravé l’interdiction frappant la marche du 2 juin, c’est du bout des lèvres qu’il y a eu des messages de la part des bâtisseurs. Ceux-ci sont des personnes responsables, qui n’appellent pas à mettre le pays par terre pour accéder au pouvoir. Parmi eux, on note la présente de Modibo Sidibé, de Moussa Mara (aux dernières nouvelles, il aurait pris ses distances), Poulo, Moussa Sinko, etc. Du côté des casseurs, le chef de file de l’opposition en est la tête de proue flanqué de Ras Bath dans le rôle de celui qui appelle à la castagne et de Tiébilé Dramé dans le rôle de l’agitateur-propagandiste. Le point commun à ces trois (qui se ressemble s’assemble), c’est leur faculté à mentir. On savait qu’ils se débrouillaient bien, mais à l’occasion de la marche, leur capacité à prendre des libertés avec la liberté a surpris plus. Soumi a été le premier à allumer la mèche d’une série de quatre mensonges tous démentis les uns après les autres.

Le premier gros mensonge, c’est quand Soumi a relayé sciemment la fausse information qui consistait à dire que le cortège du Premier ministre a tiré à balles réelles sur les manifestants massés devant le siège de ADP-Maliba. Avant même que le démenti du premier ministre ne tombe, de nombreux manifestants étaient dubitatifs. Nos militaires ont beau être des nullards, mais ne pas pouvoir faire, ne serait-ce qu’un blessé, cela dépasse l’entendement. Pire pour Soumi, aucun blessé par balles n’a été enregistré dans les hôpitaux ou cliniques. Même Djimé Kanté qui mettait un zèle particulier à compter les blessés n’a pu trouver un seul blessé par balle.

Le deuxième gros mensonge concerne le Chérif de Nioro. Lors de la marche, Tiébilé Dramé exhibait quelqu’un de la famille du Chérif comme un trophée de guerre et qui aurait été envoyé pour représenter Bouya. C’est à peine s’ils n’ont déclaré que Bouya aurait voulu lui-même se joindre à la marche n’eût été son âge et ses occupations. Mais manque de pots pour Soumi et ses menteurs invétérés, samedi soir déjà, Bouya faisait dire par son fils Moulaye Oumar qu’il n’a envoyé personne le représenter et qu’il exhortait les uns et les autres à plus de retenue et de sagesse.

Le troisième gros mensonge concerne la Minusma. C’est connu, plus un mensonge est gros, plus ça peut prendre. Et la fabrique de fake news tourne à plein régime, Soumi ne se refuse rien et ne recule devant rien. Il fait annoncer le plus tranquillement du monde que la marche d’aujourd’hui allait être encadrée par les forces internationales. La Minusma a réagi au quart de tour à travers un démenti cinglant.

Le dernier gros mensonge en date concerne l’Union européenne. A travers une structure extérieure à l’UE, mais partenaire, il fait rédiger une note abracadabrantesque. La vision qui y est décrite est tout simplement apocalyptique. Comme pour les précédents, l’Union européenne a aussi produit un démenti.

Je suis persuadé que Soumi se trompe de pays et d’époque. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis où les fake news ont joué un rôle prépondérant dans l’élections de Trump. Ici, c’est le Mali. Le pays où on ne peut pas se permettre de mentir et vouloir être un leader ou un Président.

<strong>Soumi aime tellement les fake news</strong> qu’il doute de lui-même. Si, si, il doit se demander si c’est bien lui, si c’est lui le député, si c’est bien lui le chef de file l’opposition malienne, s’il est bien au Mali. En effet, aussi bien les marcheurs que ceux qui regardent les réseaux sociaux et les télévisions ont vu notre Soumi champion porter son écharpe à l’envers. Rater le jour qui devait être le sien, il n’y a qu’un fabricant de fausse nouvelle et colporteur de mensonges pour réussir une telle prouesse. Il a aussi réussi la prouesse d’appeler les gens à marcher et de disparaître au cours de sa marche pour se retrouver dans sa voiture portant un masque. Qu’il ne marche pas par solidarité ou pour montrer la voie à suivre, passe encore ; mais ce qui ne passe pas c’est son égoïsme. Tout le monde l’a vu, portant seul un masque. Il aurait pu, dès lors que le risque de croiser des gaz lacrymogènes était très élevé, approvisionner les marcheurs en masques afin d’en atténuer les effets. Mais non, notre bonhomme, fidèle à lui-même (on ne change pas à 70 ans) n’a pensé qu’à lui-même, à lui seul, à lui uniquement. Les autres peuvent crever, ce n’est pas son problème.

<strong>Soumi n’est pas le seul à se moquer des autres</strong>. Il y a le fameux Ras Bath. Il devait être l’attraction de la marche. Il devait occuper le premier rang et galvaniser les marcheurs. Mais il a fait faux bond. Du début de la marche à sa dispersion et à sa fin, nulle trace de celui qui avait pourtant demandé aux marcheurs de sortir chacun muni de son cercueil. On ne l’a aperçu ni dans les rues ni sur les réseaux sociaux. Ce n’est que le lendemain dimanche qu’il a émergé à l’occasion de la conférence de presse ou disons du meeting organisé à la Maison de la presse. Et comme Soumi, il est resté égal à lui-même : gueulard, sans gène et sans honte. Il a tenté une explication de sa fuite qui a laissé les gens sans voix. Selon lui, il a appris que des instructions ont été données pour qu’on le capture, raison pour laquelle il est resté caché. « Ils peuvent courir ceux qui veulent m’arrêter parce que je dispose de plusieurs endroits pour me cacher en toute sécurité » a-t-il dit sans rire. Voilà quelqu’un qui passe son temps à insulter la terre entière, qui appelle à la mobilisation générale, qui incite à la violence mais qui se dit toujours disposer à chercher la cachette la plus proche et la plus discrète pour se planquer. En clair, Ras Bath ne joue au bravache que quand il est entouré par des jeunes sans repères qui le suivent ou quand il est sous l’effet de substances. Ce qui est clair, c’est que l’estime que certains avait pour lui a considérablement fondu comme beurre au soleil. Il ne sera perçu que comme un froussard doublé d’un mythomane. Même s’il devait sortir seul pur affronter les policiers, les forces de l’ordre aujourd’hui, son mythe a pris un sérieux coup.

Avec la marche et surtout le lot de mensonges qui l’a accompagnée, mensonges démentis les uns après les autres, Soumi a prouvé qu’il a des officines, de vraies fabriques de faux. En cela, il veut sans doute suivre l’exemple sur l’élection américaine où les fake news ont joué un rôle primordial. Mais ici c’est le Mali, pas les USA. Un menteur ne peut pas prétendre diriger le pays. Surtout quand en plus c’est un serial menteur.

Mais à la vérité, Soumi s’est montré en dessous de tout. Surtout en dessous de sa fonction de chef de file de l’opposition. Pire, surtout en dessous de son rôle de député. Il n’est pas digne d’être un élu des populations. Sur les sujets qui lui servent d’alibi ou de prétexte pour dénigrer son pays en battant le pavé, je ne parlerai pas des élections dans la mesure où les cartes d’électeurs ont commencé à venir et leur distribution est programmée pour commencer le 20 juin. Soit dit en passant, Soumi a été incapable d’envoyer un représenter de son parti à l’accueil (ç’aurait été sûrement un désaveu en direct pour quelqu’un qui ne veut pas des élections mais qui n’est pas assez courageux pour le dire). Je vais m’appesantir sur le cas de l’ORTM. Je ne parlerai pas de son silence quand l’Adéma a fait dix au pouvoir et qu’il était tous les jours à la télévision. Je ne parlerai pas non plus des 10 ans de ATT, un pouvoir qu’il a accompagné sans réserve et sans retenue et qui a fait de l’ORTM un instrument de management. Et voilà que subitement, tout à coup brusquement comme dirait l’autre, Soumi veut mettre le feu au pays au motif qu’il faudrait une égalité dans l’accès à, l’ORTM. Tout le monde sait qu’il fait de l’intox. Il sait qu’il y a un organe qui arbitre au moment de la campagne électorale         afin que tous les protagonistes aient le même temps d’antenne. Pendant les autres moments de la vie, l’ORTM couvre les activités qui se mènent. A ma      connaissance aucune activité de l’URD n’a été boycottée. Dernièrement, toutes les activités de l’opposition ont été couvertes : investiture de Soumi, conférence nationale du Parena, marche du 2 juin, conférence de presse du 3 juin. Cette couverture s’est faite aussi bien en français qu’en bambara.

Je disais qu’il s’était montré en dessous de tout. En effet, en Afrique c’est le seul chef de l’opposition qui dispose d’un budget de 500 millions par an. En deux ans, Soumi champion a palpé 1 milliard. Ce budget mis à sa disposition fait fonctionner son cabinet afin que les membres puissent réfléchir sur comment rendre notre démocratie plus confortable. Cela passe par exemple par des propositions de lois à soumettre à discussion afin d’être votée. Si Soumi voulait vraiment que la situation de « caporalisation » de l’ORTM cesse, il aurait pu, il aurait s’en saisir sereinement, au niveau de son cabinet, pour faire des propositions afin d’améliorer. Un tel travail aurait été apprécié et certainement voté par ses collègues députés. Mais comme il est dans le show, il a préféré attendre deux mois des élections pour se livrer en spectacle. Il fait pitié le Soumi.

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<strong>Source : La nouvelle république</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agriculture : Le Mali, puissance agricole : Un soutien public qui porte ses fruits</title>
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<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 13:00:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 23 mai dernier, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lançait la campagne agricole 2018-2019 à Kangaba. Les promesses sont bonnes. Le président de la République a annoncé la subvention de 800 tracteurs.</em></strong>

<strong><em>Le développement de l’agriculture, premier secteur d’activité économique du pays avec plus de plus de 40% du PIB, est une priorité stratégique du Mali.  Et ce choix se traduit par des résultats positifs, notamment dans le coton et les céréales.</em></strong>

Les résultats de la campagne 2017/2018 sont particulièrement encourageants. La production de coton a atteint 728 500 tonnes (t), soit davantage que l’objectif initial (725 000 t) et une progression de 12,5% par rapport à la campagne antérieure. Le Mali s’est situé en tête de la production cotonnière en Afrique de l’ouest, une performance remarquable, qui témoigne du savoir-faire et du dynamisme de la filière.

Bilan positif également pour la production céréalière avec 8,8 millions de tonnes (MT), en hausse de 5% et un excédent de 3,8 MT. L’élevage n’est pas en reste non plus : le nombre de bovins embouchés a augmenté de 5% et celui des ovins caprins de 51%.

<strong>Un appui solide de l’Etat</strong>

Ces chiffres sont le résultat d’une politique active de soutien. L’agriculture est une priorité stratégique du gouvernement malien : 15% du budget national est affecté à ce secteur dans le cadre du Plan de campagne agricole. Le développement de l’irrigation, mené par l’Agence d’aménagement des terres et de fourniture de l’eau d’irrigation (ATI), se poursuit avec 11 706 hectares mises à disposition pendant la campagne 2017/2018, un chiffre en baisse par rapport a 2016/2017 en raison de l’insécurité.  Cependant, le cumul des réalisations se situe à 86 543 hectares, un montant désormais proche de l’engagement présidentiel de 100 000 hectares pour la période 2014-2018.

Un nombre importants d’équipements agricoles ont été subventionnés : motoculteurs (500 unités), tracteurs de 50 cv et 60 cv (300 en tout), multiculteurs (1000), semoirs (1000), charrettes (1000), batteuses (400), décortiqueuses (400) et motopompes de 20-25 cv (100). Ces acquisitions combinées à celles des partenaires et aux acquisitions directes par les producteurs ont permis d’équiper 562 111 exploitations agricoles. Le coût pour l’Etat s’élève à 12,5 milliards de F CFA.

En ce qui concerne les intrants agricoles, 288 641 t d’engrais ont été subventionnées par l’Etat, soit un coût de 36,7 milliards de F CFA. Le nombre total de bénéficiaires de la subvention est de 819 230, dont 155 167 femmes. 155 384 producteurs ont reçu 5 737 t d’engrais à travers le nouveau système de distribution électronique.

<strong>Les « Nouveaux villages agricoles »</strong>

Une des initiatives les plus remarquables de l’ATI est le programme pilote des « Nouveaux villages agricoles ». Il s’agit de créer, à l’instar des logements sociaux, des sites viabilisés dans les villages disposant de toutes les commodités de vie et de travail : adduction d’eau potable, électricité, centre de santé, écoles, marchés, unités de transformation, etc. Ce projet est destiné principalement aux jeunes qui désirent s’installer dans le domaine agricole.

Le soutien à l’agriculture sera poursuivi pendant la campagne 2018/2019. Selon le ministère de l’Agriculture, la récolte de céréales devrait atteindre 10 MT pendant cette campagne, soit une hausse de 8 % par rapport à 2017/2018. Ce chiffre s’explique par les bons résultats attendus pour le riz (+33%, 3 MT), le maïs (+7 %, à 3,7 MT) et le mil (+13%, 1,8 MT). La production de coton atteindrait le cap des 750 000 t (+2,8%), confirmant ainsi le redressement observé.

<strong>Le nouveau bon élève de l’Afrique de l’Ouest</strong>

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a présidé mardi la deuxième rentrée économique avec le patronat malien. L’occasion était bonne pour faire le point des engagements pris lors de la première édition. Le ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, a informé le CNPM, que 17 des 20 points avaient été retenus et qu’e leur traitement connait un avancement plutôt satisfaisant. Il a aussi annoncé la signature du décret sur la commande publique. Il faut dire que malgré tout, l’économie et les finances du Mali ont plutôt fière allure.

Les indicateurs conjoncturels sont au vert. L’économie est engagée dans un cycle de croissance durable de 5% par an. Surtout, le pays respecte scrupuleusement tous les critères de convergence de l’UEMOA. Le seul de cet espace économique.

A l’occasion d’une visite récente d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Bamako, en avril 2018, cet organisme relève que « la reprise économique est entrée dans sa cinquième année et que la croissance du PIB devrait rester robuste à moyen terme ». Ce taux de croissance est à 5,3% en 2017 et s’établira à un taux robuste de 5% en 2018.

<strong>Convergence macroéconomique au sein de l’UEMOA</strong>

Surtout, le Mali fait figure de bon élève au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « Force est de constater que le Mali a respecté scrupuleusement en 2017 tous les critères de convergence macroéconomiques. Le critère le plus difficile, relatif au déficit budgétaire, vient d’être atteint » affirme-t-on au Ministère de l’Economie et des Finances. Ce fait est corroboré par les déclarations du président ivoirien, Alassane Ouattara qui cite le Mali en exemple à suivre par les autres Etats. Lors de la visite du président malien en Côte d’ivoire, il s’est réjoui que le Mali soit le seul pays de l’UEMOA, malgré la crise multidimensionnelle, à respecter tous les critères de convergence.

Le déficit budgétaire a été ramené du taux équivalent à 3,9 % du PIB en 2016 à 3% en 2017, la norme UEMOA étant de 3%.  Comme les autres pays membres, le Mali ne se refinance plus depuis longtemps auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

L’inflation (1,8% en 2017) est également dans les clous de l’Union (3%). La Loi de Finances 2018 prévoit une hausse de 1% cette année. Quant au niveau des réserves internationales, celles du Mali sont équivalentes à 4 mois d’importations, la norme de l’UEMOA étant de 3 mois.

<strong>Un budget de soutien à l’économie</strong>

La Loi de Finances 2018 s’inscrit dans la poursuite de la convergence mais la bonne santé économique et financière retrouvée du Mali fournit des marges pour soutenir le développement économique et social, appliquer l’Accord pour la Paix tout en maintenant l’effort en matière de défense et de sécurité. Les engagements du Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, contenus dans son projet de société « Le Mali d’Abord<strong> », </strong>peuvent ainsi être concrétisés.

Les recettes prévues dans la Loi de Finances 2018 s’élèvent à 1 958 milliards de F CFA en 2018, en hausse de 8,1%, alors que les dépenses atteignent 2 331 milliards de F CFA (+7,5%).

L’augmentation des dépenses s’explique par :
<ul>
 	<li>La mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire et de la Loi de Programmation relative à la Sécurité intérieure.</li>
 	<li>L’organisation des élections générales de 2018.</li>
 	<li>Les avantages accordés aux salariés suite aux négociations avec les partenaires sociaux.</li>
 	<li>Le renforcement des crédits alloués au secteur de l’agriculture, aux secteurs sociaux et aux dépenses en capital, en vue de stimuler la croissance et la création d’emplois.</li>
</ul>
<strong>Des financements extérieurs</strong>

Le gouvernement malien peut compter sur l’appui des bailleurs de fonds. En avril 2018, le gouvernement malien et une mission du FMI se sont entretenus sur la 8<sup>ème</sup> revue du programme économique et financier du Mali soutenu par une facilité élargie de crédit (FEC). L’adoption de cette revue par le Conseil d’administration permettra de décaisser 92 millions de dollars en faveur du Mali.

Selon la Loi de Finances 2018, l’ensemble des dons des institutions internationales et des gouvernements étrangers devraient atteindre 114, 563 milliards de F CA en 2018. A cela s’ajoutent les ressources des institutions internationales (FMI, Banque mondiale et Banque africaine de développement) à hauteur de 87, 700 milliards de F CFA.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Les morveux et les braillards (suite mais pas fin)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-les-morveux-et-les-braillards-suite-mais-pas-fin-2760626.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 12:49:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[J’avais bien raison quand j’écrivais la semaine dernière que nos amis de l’opposition semblent avoir épuisé leurs thèmes et même leur temps de parole. J’en veux pour preuve leur volonté d’organiser « une gigantesque marche » (j’emprunte à Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumi). Quand on sait que ce sont les mêmes qui battaient le pavé du temps de la contestation contre la révision constitutionnelle, on pourrait penser qu’ils sont nostalgiques. C’est vrai que pour des braillards, ne pas faire du bruit équivaudrait presque à être privé d’oxygène. Donc pour répondre à l’appel de la rue, ils veulent marcher. C’est un besoin irrépressible, presque inextinguible, de marcher et de crier dans les rues. Sinon, les raisons pour lesquelles ils veulent marcher ne nécessitent nullement de sortir : tenue des élections libres et crédibles, levée de la censure de l’ORTM, la crise au centre du pays, l’accessibilité aux services sociaux de base, pénurie d’eau et d’électricité, etc. Comme on le voit, ce sont là des sujets très préoccupants. Mais entre nous, pour autant faudrait-il vraiment marcher ? J’ai l’impression que l’opposition et les marcheurs veulent défoncer des portes déjà ouvertes. En effet, le gouvernement a fait preuve d’une constance à toute épreuve dans sa détermination à organiser les élections à date et à promettre une transparence à toute épreuve.

<strong>Le gouvernement a presque traîné l’opposition</strong> pour l’amener dans les différentes concertations, tant au ministère de l’Administration qu’au sein de l’Assemblée nationale. Mieux, pour ce qui est de la loi électorale, le gouvernement et la majorité ont laissé l’opposition aux manettes et ont pris en compte toutes ses préoccupations. Mais la vérité est que toutes les secondes l’opposition trouve de nouvelles revendications, comme si inconsciemment elle ne souhaitait pas la tenue des élections. Mieux, la rue n’est pas un lieu de débat surtout que sur la question, le gouvernement s’est montré ouvert et disponible. Pour ce qui est de la question de l’eau et de l’électricité, il y a de quoi se taper le cul par terre de rire. Les problèmes d’eau et d’électricité ne datent pas de cette année et ne sont pas propres exclusivement à notre seul pays. Pour reprendre un des messages de Ras Bath, avant qu’il ne bascule, de 2013 à cette année, l’opposition n’a pas interpellé une seule fois le gouvernement sur les questions d’eau et d’électricité. Or nous avons connu des crises plus aigües de 2013 à maintenant. Du temps où Soumi était ministre des Finances, les Maliens ont connu des délestages interminables. Pour les autres questions, qu’ils en fassent un programme et battent campagne avec cela. Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Comme ils n’ont rien à proposer aux Maliens, ils adoptent leur posture favorite : la stratégie de la tension permanente. Lors de la contestation de la révision constitutionnelle, les mêmes avaient apporté tous les amendements à l’Assemblée nationale pour ensuite prendre la rue dans une logique insurrectionnelle.

<strong>Mon petit doigt me dit qu’en fait ils veulent tester</strong> leur capacité de paralysie et de nuisance et même de violence. Quand on entend les messages véhiculés, y compris par des personnes a priori raisonnables, il y a de quoi prendre peur. Sérieux, il y a de quoi avoir la trouille. Quand on te parle de crocs de bouchers, de machettes, de casser le pays, de casser la tête aux autorités religieuses et traditionnelles, oui, je dis il y a des fous à lier dans la nature. Il parait qu’ils évoquent le Rwanda et son génocide (je ne l’ai pas entendu personnellement). Tout ce déferlement de violence verbales et de menaces, pourquoi ? Parce qu’ils estiment qu’ils ont déjà gagné. S’ils ne gagnent pas, c’est qu’on les aurait volés, et si on les vole ils promettent l’enfer pour le Mali et les Maliens. A la date d’aujourd’hui, je n’ai pas entendu Soumi condamner les propos tenus par ses compagnons, encore moins Tiébilé, encore moins Modibo Sidibé, encore moins Moussa Mara, etc. Je ne les ai pas entendus parce que certainement ce sont eux les inspirateurs des discours de la haine et de la violence (à ce niveau, je soustrais Modibo Sidibé du lot). Tous pensent que s’ils ne gagnent pas, ce serait la fin du monde, la fin de leur monde. Oui, quand on voit l’âge de Soumi, en 2023, il aura 74 ans et ses amis qui ont l’âge de ses enfants lui diront « boua, i té sé ka présenté ». D’où son attitude qui consiste à faire feu de tout bois. Et c’est là que les Maliens ont compris que c’est une question de personne. La situation sécuritaire qu’ils décrivent comme pire qu’il y a deux ans ou trois ans avait servi de motif pour exiger le retrait de la nouvelle Constitutionnelle au regard de l’impossibilité de faire voter tous les Maliens. Comme il s’agit du pays, cela ne les intéressait, on pouvait arrêter le pays surtout qu’ils étaient prêts à y mettre le feu. Aujourd’hui qu’il s’agit de leur petite personne aucun d’eux ne dit qu’il faut reporter les élections parce que l’insécurité pourrait empêcher des Maliens de voter. S’ils pensent que les Maliens sont dupes, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate.

<strong>Je dois avouer que je suis heureux de la décision</strong> prise par le gouverneur d’interdire la marche. J’espère que, contrairement à ce que je vois sur les réseaux, les organisateurs seront accessibles à la sagesse et renonceront. J’espère aussi que l’Etat sera à la hauteur pour préserver la quiétude des populations. Parce que les thèmes de la marche ne valent pas qu’on braille.

Pour ce qui est des morveux, il y en a la tonne et le quintal. Il suffit que le président de la République place un mot, un seul pour que certains se croient viser ; il y en a qui se croient même plus visé que d’autres. Ils se disputent la place de cible ou de victime du Président. Ça leur donne l’impression qu’ils sont importants. Je me concenterai juste sur le cas de Me Tall. Ayant complètement disparu des radars, il a fait un post sur les réseaux sociaux pour s’en prendre gratuitement au Président. Au motif que lors de sa visite à Ségou, IBK l’aurait critiqué sans le nommer, il s’est déchargé. Le bonhomme en avait gros sur le cœur et en avait après IBK. Et il semble qu’il le poursuit de sa vindicte, pour ne pas dire de sa haine, depuis que Me Tall était le chef de l’opposition et IBK le Premier ministre. Parmi ses vérités qu’il a assénées, il y a une qu’il a omise : sa fuite peu glorieuse quand ça chauffait. Parmi ses contre-vérités, il y a une qui mérite d’être rectifiée IBK et Alpha se parlent et se voient en fonction de leur agenda respectif.

&nbsp;

<strong>Ali Kéita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Motion de censure : Moussa Mara, dernier passage</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/motion-de-censure-moussa-mara-dernier-passage-2760625.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 09:29:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Merci Monsieur le Président. Comme lors du premier passage, je vais essayer de répondre rapidement à quelques questions qui sont revenus et ensuite terminer par des précisions relatives au contenu de la motion. </em></strong>

Pour ce qui concerne l’indication sur les débats dans la rue. Je répète ce que j’ai dit simplement, ça n’a rien à voir avec la motion de censure évidemment. J’ai dit, nous avons eu ici un huis clos pendant 5 heures, l’opposition n’a pas pris la parole. Mais dès l’après-midi du huis clos, on a eu du bruit dans la presse et ailleurs de la part de l’opposition. Cela est avéré, c’est une réalité et puis c’est dommage. J’aurai préféré, nous aurons préféré et la démocratie aurait gagné que vos interventions privilégient l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Pour ce qui concerne les recettes fiscales, je n’ai pas bien compris l’intervention du député. Mais ce qu’il faut savoir c’est que les recettes encaissées par l’Etat liées au secteur de l’or ont bien baissés. Le cours de l’or a baissé de 1650 dollar à 1220 l’once. Et les recettes de l’Etat issues de l’or sont passées de 4 Milliards à 210 Milliards. Ce sont des indications faites par les services en charge de ce domaine-là et que je porte à votre connaissance.

Pour ce qui concerne le fonds de La privatisation de la Sotelma logé à la BCEAO. Ce n’est pas tant le lieu physique de localisation des fonds qui est en cause. C’est l’initiative de l’utilisation de ces fonds. Ces fonds devraient être inscrits au budget de l’Etat et être dépensé conformément aux procédures de l’Etat. Aussi simple que ça. Ce n’est pas ce qui a été fait.

Ensuite, vous avez parlé de 14 Milliards décaissés par le trésor par rapport à l’achat de l’aéronef. C’est faux et c’est archi faux. L’achat de l’aéronef a été fait par un prêt à la BDM. La BDM est une banque de la place. Les données sont disponibles vous pouvez les vérifier.

Maintenant, pour ce qui concerne, encore une fois, les papiers de l’ancien avion, je serais bien curieux de recevoir le document que vous avez brandi ici. Comme je l’ai dit tout à l’heure, de le soumettre à vérification. Et si ce document est authentique, en ce moment ce serait une bonne chose pour l’Etat parce qu’en ce moment l’Etat aurait un document officiel par rapport à cet avion.

Cependant, permettez-moi de vous lire un passage d’un document qui vient de m’être fourni par l’Agence nationale de l’aviation civile l’ANAC. Ce document dit, je cite : « En 2011, sur instruction des autorités, l’avion présidentielle a été radié de l’immatriculation civile et a été transféré à l’armée de l’air. Cette action annule tous les documentation émis par la partie civile. De facto, il revient à la partie militaire d’établir des documents pour l’avion, de suivre sa maintenance et son entretien, et de délivrer des licences valides pour les pilotes. Cela requiert l’existence d’une règlementation pour l’aviation militaire. Au Mali, Il n’existe aucune réglementation militaire, contrairement à la partie civile. Ainsi les pouvoirs conférés aux autorités civiles pour établir les documents d’un avion font défaut à la partie militaire, par manque de texte. Ce qui rend sans valeur juridique, tout document émis par l’autorité militaire sur le plan international. Un appareil sans papier d’exploitation internationalement reconnus peut et doit être reconnu comme illégale non seulement sur le plan aéronautique mais aussi sur le plan de l’assurance de l’appareil. L’assurance qui se trouve à bord a été contracté pour un avion civil. Cette assurance devient caduque en cas d’accident. E n plus de l’aspect juridique et dans le domaine de l’exploitation le suivi de la maintenance de l’entretien de l’avion ainsi que les licences des pilotes sont faits sans base technique. Il conclut : à la lumière de ce qui vient d’être dit, on peut considérer sans risque de se tromper que l’avion présidentiel Boeing 727 est sans document valable et opposable à des tiers. Par exemple un certificat de navigabilité délivré par l’armée de l’air n’est valable que sur le territoire du Mali ». C’est un document qui vient de nous être fourni par l’Agence nationale de l’aviation civile que je tiens à votre disposition.

Maintenant pour répondre à l’honorable Gassama. Il a dit ici que je suis allé me refugier dans le camp de Serval. Je l’informe que je ne suis jamais allé me réfugier dans le camp de Serval. Serval et Minusma m’ont proposés d’aller dans le camp de la MINUSMA, les membres du gouvernement qui étaient à Kidal et moi-même nous avons décliné cette proposition. Et nous sommes allé au camp I sous la protection des forces armées et de sécurité du Mali.

Il dit que j’ai menti. Je pense sincèrement que sur l’ensemble de ce qui s’est passé, je n’ai jamais, jamais, à aucun moment, proféré un mensonge. Parce que le mensonge ne fait pas partie de mes valeurs. Je pense que dans notre pays, on se connait. Malienw ban don. Ou ba don jon yé jon yé. On sait qui est qui dans ce pays. Et ce que nous sommes parait plus fort que ce que nous disons. Ça veut dire honorable, vous avez beau parlé ici en bambara pour que les gens vous entendent. Vous avez beau crié ici, ce que vous êtes parait plus fort que ce que vous direz. Je ne de-mi-ssio-ne-rais pas. Ntè nteta yorosi. Ce pays-là, on va le construire. Ça va être difficile, ça va être compliqué, mais on va le construire inch’Allah.

Maintenant rapidement, Monsieur le Président, honorables députés. L’opposition indique que des solutions existent pour la prise en compte des préoccupations des maliens et souhaite présenter au cours de ce débat des propositions qui permettront de sortir de la crise économique, sociale et de gouvernance. Elles sont où les solutions et propositions de l’opposition. Qu’avez-vous entendu de constructif, honorables députés, provenant de l’opposition comme un début de solution aux problèmes qu’eux-mêmes évoquent ? En réalité, l’opposition n’est pas intéressée par des solutions. Elle préfère mettre en avant les problèmes. En réalité, l’opposition n’a pas de solution, tout simplement.

Sinon, on le saurait vu que par le passé, elle a participé à la gestion du pouvoir dans notre pays. Nous attendons vos propositions, honorables députés de l’opposition. Et je m’engage ici, devant votre auguste assemblée à les prendre en compte si elles sont pertinentes.

C’est ce que j’avais indiqué à l’honorable Soumaila Cissé, quand il m’a informé en février dernier, je pense qu’il se rappelle. En marge des travaux du forum de Bamako, alors que j’étais ministre de la ville, qu’il avait des solutions sur les questions d’assainissement de la ville de Bamako. Nous avons convenu que je le relance pour récupérer ses propositions. Hélas. Hélas, je l’ai relancé une fois sans succès. Deux fois, trois fois, et c’est à la cinquième tentative qu’il a été obligé de me dire que le document qu’il avait était égaré. Peut-être qu’il l’a retrouvé depuis. Mais soyez sûr, honorables de l’opposition, que ce soit ce document ou un autre, si vos propositions sont disponibles et pertinentes, le gouvernement est prêt à les examiner.

Cela est notre compréhension de la démocratie et nous n’allons jamais y déroger. L’opposition propose l’élaboration d’une lettre de cadrage politique définissant une vision claire prenant en compte les insuffisances constatées, proposer un plan gouvernemental au parlement pour approbation et relancer l’investissement public et privé.

Mais, l’opposition était où le 29 avril dernier ou le 02 mai, jours de présentation et de débat sur la DPG. Une déclaration de politique générale qu’elle a mécaniquement désapprouvée, après l’avoir pourtant apprécié d’après le discours de son porte-parole. La lettre de cadrage dont vous parlez a été présenté. Le plan gouvernemental que vous réclamez a été présenté et approuvé par vous ici au parlement. La relance de l’investissement public et privé que vous réclamez a été prévue et est en cours, chers députés de l’opposition.

Mais ont été présentés pour plusieurs mois, voire plusieurs années. Pas quelques semaines, et ce n’est certainement pas en deux mois que nous verrons leurs résultats. Ce que vous demandez a donc déjà été fait et bien fait, honorables députés de l’opposition. N’essayez pas d’enfoncer des portes déjà ouvertes. Entrez seulement et apportez votre contribution à l’œuvre de reconstruction nationale que nous sommes en train de conduire sous la direction du Président Ibrahim Boubacar KEITA.

Cette œuvre, Monsieur le président, mesdames et messieurs les honorables députés, est la seule qui vaille aujourd’hui, car la seule en mesure de sortir notre pays des difficultés qui l’assaillent. Difficultés profondes comme jamais il n’en a eu dans son histoire.

Le chef de l’Etat veut sortir notre pays de l’ornière, lui donner sa dignité faire le bonheur de ses compatriotes par le changement. Finalement, honorables députés de l’opposition, c’est ce que vous redoutez, car la réussite du chef de l’Etat signera la fin de la carrière de beaucoup d’entre vous. Ceux qui ont appris à faire de la politique un fonds de commerce, un métier, une activité professionnelle. C’est cette vision que vous redoutez. Ce n’est pas de l’absence de vision dont vous avez peur. Mais au contraire, c’est la vision du chef de l’Etat de faire un Mali de travail et de mérite, un Mali de l’excellence et de la droiture, c’est de cette vision dont vous avez peur. Ce Mali-là, effectivement n’offrira pas davantage de position à ceux qui utilisent les maliens comme ascenseur, à ceux qui maliens et leur malheur comme escalier. Ce Mali là sera pour le bonheur des maliens.

Monsieur le Président, honorables députés, pour terminer, plus que jamais, notre pays a besoin d’unité dans l’essentiel, besoin d’entente et de collaboration entre les acteurs politiques, de la société civile, entre toutes les composantes de la nation pour faire face à trois acteurs majeurs qui conditionneront notre avenir immédiat :

Le premier est celui de la rébellion. Des groupes armés aux motivations politiques qui doivent sentir l’unité de tous les maliens pour aller vers un pays pluriel, divers mais unis dans un cadre où l’unité du territoire sera à jamais garantie par notre ferme résolution, nous tous les 15 millions de maliens, à mourir pour le Mali, s’il le faut. Cet esprit de sacrifice et cette détermination seront garantis par notre unité.

Le second front, beaucoup plus difficile, beaucoup plus redoutable et qui nécessitera plus d’efforts et plus de sacrifices de tous y compris les rebelles de nouveau accueillis dans la république à la suite d’accords de paix inclusives et globale, est celui du terrorisme à consonnance religieuse. Tous ensemble, main dans la main, nous devons les dire à ces assassins illuminés que leur combat n’est pas le nôtre, que leur vision de l’humanité et de l’islam n’est pas le nôtre. Que nous n’avons rien à voir avec leur source de frustration et rien à apprendre de leur doctrine. Tous ensemble unis main dans la main nous devons être pet à mener un combat sans merci contre les voleurs, violeurs, mutilateurs, bandits sans foi ni loi et les bouter hors de notre territoire. Ce combat qui prendra du temps, nous le gagnerons si nous sommes ensemble.

Le troisième défis, plus insidieux encore que le séparatisme et le terrorisme, plus difficile à combattre car moins visible, plus sournois. Mais avec des conséquences violentes et durable est celui de la drogue et les mafias qui en sont les commanditaires. Mafias qui savent incorporer et corrompre la justice, la police, la gendarmerie, les partis politiques, les décideurs souvent à des niveaux insoupçonnés et qui finissent par corrompre l’Etat et le transformer en narco-Etat, détruisant tout espoir de paix, de sécurité, d’unité et de développement. Détruisant la société et la nation. La drogue est plus grave que le terrorisme, plus grave que la rébellion. Elle a déjà pénétré notre société et nos centres de décision. Il est encore temps, de la combattre.

Chers compatriotes, honorables députés, uniquement si nous sommes unis, déterminés, motivée par ce fait. Ses enjeux dépassent un gouvernement, ses enjeux dépassent une personne, ses enjeux dépassent même une législature. Nous devons être capable de les appréhender justement et de nous donner la main pour y faire face.

LE Mali n’a jamais été aussi menacé qu’aujourd’hui, rassurez-vous, sachons le sortir de ses difficultés ensemble, comme cela fut le cas, il y a plus que 800 ans, quand les sages du Mandé se sont unis face à la menace du Sosso pour invoquer leurs ancêtres, unir leurs forces, taire leurs divergences, se donner la main sous l’égide d’un de leur digne fils et chasser l’ennemi pour préserver le pays. Sauvons le Mali, ensemble sauvons le Mali. Sauvons le Mali, encore une fois.

Merci mesdames et messieurs pour votre écoute.]]> </content:encoded>
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<title>Sommet extraordinaire du G5 Sahel : La riposte anti&#45;terroriste</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/sommet-extraordinaire-g5-sahel-riposte-anti-terroriste-2371112.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2017 08:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cinq mois après la tenue du sommet du G5 Sahel à Bamako en février dernier, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita a accueilli ce dimanche 2 juillet 2017, au palais de Koulouba, ses homologues du Burkina-Faso, Roch Marc Christian Kabore, du Niger, Issoufou Mahamadou, du Tchad, Idriss Deby Itno, de la Mauritanie, Mohamed, Ould Abdel Aziz et de la France, Emmanuel Macron   pour amorcer la phase ultime de la lutte contre le terrorisme. Ce sommet est destiné à finaliser le projet d’une force commune anti-terroriste de 5000 hommes</em></strong>.

Après la cérémonie officielle d’ouverture qui a enregistré la participation de nombreuses délégations des pays membres et des partenaires du G5 Sahel, la conférence des chefs d’Etat s’est réunie à huis clos sanctionnée par une conférence de presse.

Ce sommet extraordinaire, organisé à l’initiative du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, se tient dans un contexte de résurgence du terrorisme avec la multiplication des attaques terroristes. La dernière en date remonte au 18 juin 2017 contre le ‘’Campement Kangaba’’, dans les faubourgs de Bamako. La rencontre de Bamako a un double objectif. Il s’agit d’une part pour les chefs d’Etat du G5 Sahel de faire le point des actions  de défense et de sécurité pour faire face aux menaces sécuritaires auxquelles les pays du champ et l’Europe sont confrontés, et d’autre part d’identifier les pistes d’un partenariat avec la France, axé sur les investissements stratégiques et des financements prioritaires. Cette démarche impose aux chefs d’Etat de jeter les bases d’un partenariat solide  axé sur le développement et la gouvernance.

Le principal objectif  de ce sommet extraordinaire est de donner le coup d’envoi de  la force G5 Sahel. Adopté en novembre 2015, le principe de cette force militaire conjointe au Mali, au Tchad, au Niger, à la Mauritanie et au Burkina Faso, a connu un coup d’accélérateur cette année, avec le soutien de l’Union africaine en avril, puis de l’Union européenne, assorti d’une promesse de 50 millions d’euros le 6 juin, avant l’adoption 15 jours plus tard d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a salué la création de cette force.

<strong>La nécessité de faire des efforts</strong>

La forme définitive de la force conjointe a été consacrée à Bamako en février dernier lors du sommet des chefs d’Etat. Le mandat de cette force porte essentiellement sur quatre axes prioritaires qui sont : lutter contre le terrorisme, le trafic de drogue ; contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat et au retour des personnes déplacées ; faciliter les actions humanitaires et en fin contribuer à la mise en œuvre des actions en faveur du développement dans l’espace G5 sahel.

Le commandement de la force conjointe sera basé à Sévaré, dans la région de Mopti, sous la direction du général Didié Dacko du Mali.  Plus de 5 000 hommes seront mobilisés pour les besoins de cette force anti-terroriste. L’Etat-major du G5 prévoit dans un premier temps le déploiement de sept bataillons de 750 hommes, soit 5 250 militaires. Chacun des pays aura en charge son propre territoire, mais trois zones frontalières prioritaires ont été définies pour les opérations conjointes : un fuseau ouest, à la frontière Mauritanie-Mali ; un fuseau centre, aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina et un fuseau est, à la frontière entre le Niger et le Tchad.

Pour concrétiser ce dispositif dont le coût est estimé à 350 millions d’euros, seuls 50 millions ont été pour le moment promis par l’Union européenne. Pour l’opérationnalisation rapide de cette force, les chefs d’Etat travaillent sur l’organisation de la conférence de planification des contributions des partenaires prévus par la résolution 2359 de l’ONU du 21 juin 2017.

Dans son discours d’ouverture, le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat du G5, Ibrahim Boubacar Keïta a fait le diagnostic du terrorisme et son impact sur le développement économique et social de l’espace sahélien. Selon IBK, la situation sécuritaire dans le Sahel est caractérisée par une sédimentation de la menace terroriste qui s’appuie sur des ramifications transfrontalières, à travers différents groupes dotés d’importants moyens militaires, logistiques et financiers. Le président Keïta n’à pas passé sous silence la crise libyenne et la montée en puissance de l’Etat islamique. « L’influence de Daesh en Libye et la situation chaotique qui y règne font de ce pays frère une base logistique, un arsenal à ciel ouvert et une passerelle sur le Sahel avec des ramifications sur le reste de l’Afrique de l’Ouest.  Enfin, l’allégeance de différents groupes à Al Qaïda et à Daesh projette notre région dans un champ de confrontation mondiale. Cette situation menace l’existence de nos Etats et la cohésion sociale qui a toujours caractérisé les relations entre nos communautés ».

<strong>Macron envoie un signal fort à ses pairs du G5</strong>

A la suite d’IBK, le principal hôte du sommet, le président français Emmanuel Macron, a fait un certain nombre de propositions pour soutenir l’initiative des pays du G5.          Sur le plan militaire, Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme. Selon lui, la France n’est pas venue pour annoncer un désengagement français. «La force G5 viendra en complément de Barkhane et de la Minusma». Cette volonté politique de la France se traduit par les promesses faites par le président Macron à l’ouverture  ce sommet. Il promet un soutien renforcé, notamment à travers de Barkhane, en matière de conseils, avec la multiplication de missions d’assistance opérationnelle, mais aussi un appui à l’équipement, notamment la fourniture de soixante-dix véhicules tactiques. Ce volet militaire est estimé à huit millions d’euros d’ici fin 2017. Selon Macron, l’aide au Sahel équivaut désormais à 50% de l’ensemble du budget de coopération sécurité et défense de la France dans le monde. En plus du volet militaire, la France décide de débloquer 200 millions d’euros au cours des cinq prochaines années pour les pays du G5 à travers l’Agence française de développement. Le discours d’Emmanuel Macron traduit également un changement de ton par rapport à son prédécesseur à l’Élysée, François Hollande : « Je ne parlerai pas d’une guerre car ils n’attendent que cela. Pour parler de guerre, il faudrait un ennemi digne de ce nom, mais chaque jour, nous affrontons des terroristes, des voyous, des assassins que nous devons éradiquer, car eux le font au nom de la division des peuples et de votre religion qu’ils détournent pour lui donner le visage de l’obscurantisme et de la haine », a souligné le président Macron.

Le chef de l’Etat français reste cependant convaincu que l’action militaire seule ne pourra pas vaincre le terrorisme. Il a ainsi appelé à des actions sur le terrain, à travers l’éducation, la formation, l’agriculture et pastoralisme, la lutte contre les effets du changement climatique, et surtout la gouvernance à travers la justice. « Il ne sert à rien de continuer à se mentir entre nous parce qu’en le faisant, nous donnons l’occasion aux terroristes de nous détruire. 150 soldats des pays du Sahel ont été tués de février 2017 à maintenant. Soit, ensemble nous faisons le choix de changer les choses, d’être exigeants avec nous-mêmes, ou on va perdre contre le fondamentalisme guerrier, les trafics etc. Je veux des actes et non me cacher derrière des mots », a-t-il conclut.

<strong>Damouré Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éditorial : Dépassionner le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-depassionner-debat-2371052.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2017 08:08:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[''La Cour constitutionnelle dira le droit et nous nous en tiendrons à sa décision. En tous les cas, je ne retirerais pas la loi sur la révision constitutionnelle' ce serait trahir le peuple malien''. Tels sont les propos du Président de la République lors de la conférence de presse clôturant les travaux du G5. Il semble que les ''sages'' ont décidé de renvoyer le texte pour une seconde lecture devant les députés pour prendre en charge des réserves portées sur une poignée d'articles. Il est clair que la décision de la Cour devrait permettre de dépassionner le débat et de mettre balle à terre. En effet, tous les observateurs s'accordaient à reconnaître que le texte sorti de l'assemblée nationale comportait des ''erreurs matérielles '', pour le moins. La relecture recommandée afin que la loi puisse faire l'objet d'un référendum permettra de mettre du liant dans le texte et de le débarrasser de toutes les scories et autres contre-sens indignes d'une loi fondamentale.

Si les partisans du Oui pourraient profiter de cet arrêt pour rendre digeste et conforme le texte aux exigences de la loi, ceux du Non pourraient par contre y voir motif d'auto-radicalisation. Inscrivant depuis un certain temps leurs actions dans la marge de la loi, les partisans du Non sont dans une logique insurrectionnelle qui les éloigne de plus en plus de la contestation politique. Il ne serait pas surprenant qu'ils continuent d'exiger le retrait pur et simple de la loi référendaire. Outre le fait que les partisans du Non sont d'horizons divers avec des ambitions difficilement conciliables, on peut croire qu'il y a des inimitiés qui ont la vie dure et certaines rancunes dont la ténacité résiste aux âges. En effet, quand on voit ceux qui sont vents debout contre le projet de révision constitutionnelle, il n'est pas surprenant de voir aux premières loges des hommes et des femmes qui ont croisé le fer avec IBK (un doux euphémisme) du temps où il était président de l'Adema. A l'époque on les affublait du qualificatif flatteur de rénovateurs avant d'être dépeints par la presse comme constituant en fait un clan, celui de la CMDT. Aujourd'hui, le combat que mènent Soumaila Cissé comme président de l'URD d'abord puis comme chef de l'opposition (radicale) et Mme Sy pourrait être mis au compte de la prolongation d'un combat personnel contre le Président IBK. Quand on sait les relations pour le moins compliquées entre IBK et l'ancien couple présidentiel, le ''renfort'' de Adame semble mal venu et pourrait conforter l'idée que le combat contre le projet constitutionnel est un combat contre IBK.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Retrait de la loi constitutionnelle : « Si je le fais, je trahirai mon pays et la signature de mon pays ! Je ne le ferai pas ! », IBK dixit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retrait-de-loi-constitutionnelle-%25e2%2580%2589si-fais-trahirai-pays-signature-de-pays%25e2%2580%2589-ne-ferai-pas%25e2%2580%2589%25e2%2580%2589-ibk-dixit-2371022.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2017 01:01:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’issue des travaux du sommet extraordinaire du G5 Sahel, le président IBK et son homologue français ont animé une conférence de presse à Koulouba au cours de laquelle, ils se sont prononcés sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger et sur les préoccupations sécuritaires au Sahel. Sur la question du retrait du texte constitutionnel exigé par l’opposition, le président IBK est formel : il n’en est pas question !</em></strong>

<strong><em>Lisez plutôt les interventions des présidents IBK et de Macron sur ces deux questions cruciales. </em></strong>

<strong>Gérard de ‘’France 2’’</strong>

<em>Bien sûr, la paix est toujours plus compliquée à organiser que la guerre, mais tout de même on a l’impression que depuis quatre ans peu de choses ont changé. Vous l’avez d’ailleurs un peu dit, monsieur le Président MACRON, ce matin, dans votre discours, c’est vrai que politiquement, en tout cas, les choses n’ont pas trop avancé. L’Accord d’Alger est lettre morte, il a maintenant deux ans, il n’y a toujours pas de patrouilles mixtes à Kidal. On a toujours l’impression qu’il y a deux Mali. Qu’est-ce qui ferait qu’aujourd’hui, à la suite de cette réunion, ça marcherait mieux qu’avant parce que jusqu’à maintenant ç’a été un vrai échec politique ?</em>

<strong>Président IBK </strong>

Je ne pourrai pas vous laisser dire cela cher ami. Vous savez, chez nous, on dit : <em>‘’quand vous transpirez sous la pluie, cela ne se remarque pas’’</em>. Mais pour les Maliens qui savent d’où nous venons, le chemin parcouru ne pas à mépriser. C’est le lieu de rendre hommage à tous ces jeunes gens, souvent à la fleur de l’âge, fauchés, soit par un engin explosif improvisé sur un tronçon Hombori-Gossi ; sur telle route ou telle route également, se portant au secours d’un village en difficulté.

Malheureusement, cela reste encore ambiant. Pour le reste, cher ami, il n’y a plus de belligérance au Mali. Ce n’est pas un échec, il n’y a plus de belligérance. Il y a encore des groupes terroristes par petites grappes, quatre à six personnes qui font des coups, mais je ne voudrais pas sembler botter en touche. Quelle est la partie du monde aujourd’hui en parfaite sécurité, il n’y en a pas ?

Au plan institutionnel, nous avons créé deux nouvelles régions. Nous avons laborieusement, c’est vrai, mis en place des autorités dites intérimaires, celles qui vont émailler les zones dont sont partis en exil certains des nôtres, poussés par les violences relatives aux conflits.

Nous avons également, avec beaucoup de difficultés, eu à opérationnaliser une première patrouille mixte à Gao. Le MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) est en chemin pour enfin Kidal, une projection est faite, ainsi qu’un chronogramme dans la zone vers le 20 juillet. Vous savez, ces choses-là ne sont pas très-très faciles quand il y a eu ces genres de difficultés, d’incompréhensions, je dirai plutôt, entre les fils d’un pays, les retrouvailles ne sont pas très-très faciles. Nous nous y employons parce qu’il n’y a aucune raison qu’un peuple qui a été soudé en son sein au long des siècles, qui a des habitudes de partage, de mixage soit divisé au plan de l’essentiel, parce qu’il y a des disparités de développement, non pas programmées, non pas voulues comme certains l’ont voulu faire croire, mais en raison des problèmes de développement liés à des aspects non seulement climatiques, mais également aussi quelquefois de gestion d’État, il faut le dire.

Quand nous arrivions, mon cher ami, l’État malien était bien mal en point, bien mal en point. Il a fallu reprendre, remettre les choses à l’endroit. Nous nous y essayons aujourd’hui, nous avons enfin une armée qui commence à ressembler à une armée. Je rends hommage à tous ceux qui nous ont aidés : l’Union européenne et la France, l’EUTM, qui est en charge de la formation de nos bataillons à Koulikoro, fait du bon travail.

Au plan de la sécurité également, parce que nous avons une réforme de la politique de sécurité. Là aussi, l’EUCAP fait un travail qui est réel.

Nous avons désormais aussi bien à Kidal qu’à Taoudénit, région nouvelle, quand vous regardez la carte du Mali, vous l’avez vu en hauteur presque à la lisière à la frontière avec l’Algérie, deux zones séparés par une bande 1 060 Km de frontière, vous avez Taoudéni. C’est la ville la plus éloignée du Mali. Entre cette ville et Tombouctou, il n’y avait qu’un vide. Tout le monde le sait on n’a pas besoin d’avoir lu (…) pour savoir qu’en matière de développement en général, c’était là quand même quelque chose de préoccupant. Désormais, Taoudéni est une région et nous ferons en sorte qu’il y ait entre Taoudéni et Tombouctou quand même quelques bourgades.

Nous avons créé également la région de Ménaka, vers l’est. Parce que nous avons fait le constat que, de cette zone, partaient souvent des opérations déstabilisantes de la république sœur du Niger. D’où, ce fuseau dont le président Macron a parlé, le fuseau de l’Est qui qui va concerner le Mali et le Niger. Ce sont des zones d’opération militaires, des bandes de 50 km de part et d’autre des frontières.

Au plan interne, nous avons tâché de mettre en œuvre les aspects institutionnels indiqués par l’Accord. Nous sommes en train aujourd’hui, vous m’en donnez l’occasion d’essayer de faire en sorte que l’opération de réforme de la Constitution, aboutisse.

Pas pour faire en sorte que le Président KEÏTA qui n’a pas besoin de l’épaisseur d’un milligramme de pouvoir supplémentaire, je n’en ai pas besoin, il n’est pas non plus en peine de mandat, son premier mandat n’est pas encore achevé, pour qu’il soit à la recherche d’un troisième ou d’un quatrième mandat. Ce n’est pas la question également, il n’a pas non plus l’ambition de faire en sorte que par un biais quelconque, il puisse installer au Mali un pouvoir dynastique. Non ! Non ! De culture, de formation, d’éducation, ce n’est pas le genre de ma personne que nous sommes.

On sait très bien que, par contre le Président KEÏTA a dit, urbi et orbi, qu’il ferait tout, pour l’honneur du Mali, de faire en sorte, d’appliquer ce que le Mali a signé, de respecter l’engagement du Mali.

L’Accord pour la paix et la réconciliation signé en Alger, nous l’avons signé en toute liberté.

Et j’ai le bonheur de vous faire constater que le peuple malien massivement, pour une période, en entier, a approuvé cet Accord-là.

J’ai encore mis au défi quiconque de lever son doigt et de dire que ‘’je suis contre cet Accord de paix’’ au Mali. Personne ! Y compris les gens de l’opposition. Mais, on va essayer par des malices, par de biais divers de mettre en cause cet Accord-là. Et l’une de ces malices consiste à soulever, à faire un tollé contre le référendum, le projet de loi référendaire au motif qu’il serait un projet d’augmentation exponentielle des pouvoirs du Président KEÏTA. Il n’en est rien du tout ! Il n’a aucune espèce d’intérêt personnel à cette affaire. L’intérêt qu’il y a, c’est que l’engagement du Mali soit tenu et que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali soit effectif dans tous ses effets. Et cela sera ainsi, Inch Allah ! Parce que, pas par acte dictatorial, encore une fois, parce que l’Assemblée nationale du Mali, qui est quand même à respecter, et qui est l’émanation du peuple malien, a voté cette loi référendaire.

Elle a voté par 111 voix pour et 35 contre. Elle elle a approuvé le projet de loi référendaire. Et simplement, le vote de l’Assemblée ne suffit pas. Il conduit simplement au référendum, héritage de la 5<sup>e</sup> République française. Et, c’est à ce niveau-là que nos amis sont sortis du bois pour dire non, nous ne sommes pas d’accord. Alors qu’ils ont été d’accord avec nous, puisqu’ils ont amendé tout au long et à loisir le texte soumis. Ils ont participé à un séminaire tenu dans le cadre de cette révision-là.

Mais, in fine, non ! Non seulement, ils ne sont pas d’accord, ‘’mais le Président KEÏTA serait mieux inspiré de retirer ce document-là du circuit’’. Si je le fais, je trahirai mon pays et la signature de mon pays ! Je ne le ferai pas ! Cela dit, la Cour constitutionnelle dont l’autorité est sans conteste, va opiner. Elle dira le droit. Je sais, on joue sur un aspect, l’article 118 de la Constitution dit, ‘’pas de révision Constitutionnelle quand une partie du pays, ou la totalité du pays est occupée par une puissance étrangère’’. Quelle est la puissance étrangère qui occupe le Mali ? Il n’y en a pas !

Aujourd’hui, avec la mise en place des autorités intérimaires, le Mali est partout. Et progressivement, l’administration se mettra en place. Les services sociaux de base, les services économiques seront également mis en place. Donc, le Mali avance. Qu’on le reconnaisse ou pas, c’est ça la réalité du Mali d’aujourd’hui.

Ce débat-là, est pour moi superfétatoire. La démocratie n’est pas en cause. Elle a été respectée, totalement respectée. On n’a aucun complexe par rapport à ça. Ce dont il s’agit, ce n’est pas cela. C’est simplement que l’on veut pousser le Président KEÏTA à la faute en essayant de l’effrayer. Je ne suis pas du genre qu’on effraie.

Ainsi, aller tranquillement, allègrement jusqu’au bout qu’il n’y a pas d’élection et qu’on nous dise en 2018, mais on ne peut pas faire d’élections au Mali. Une élection présidentielle est impossible dans le contexte d’occupation du pays. Je crois qu’il n’y a pas. Et allons dans une Transition. Laquelle transition permettra à ceux qui ont perdu les suffrages de se faire une place au soleil. Non ! Le peuple malien a évolué ; a grandi. Il sait, il est conscient. Il sait l’enjeu. C’est de cela qu’il s’agit. Et cela ne sera pas. Notre peuple est vigilant. Il sait d’où il vient, il est issu d’une très grande civilisation, d’un vieil humanisme dont on est fier sur les bords du fleuve Niger qui nous a rendus tout au long chaque fois contemporains de nos contemporains. Voilà, chers amis, ce que je voulais dire sur ce sujet.

Merci bien.

<strong>Président MACRON</strong>

Sur ce sujet, le Président KEITA vient d’apporter une réponse très détaillée. Trois remarques :

La première, moi, j’ai beaucoup d’humilité, de respect par rapport à la situation que vit le Mali et toute la région pour aussi ne pas voir qu’indépendamment d’un accord qui donne un cadre politique. Pour la situation, il y avait un sujet ;  il y a toujours un sujet sécuritaire qui, évidemment parfois, entrave la bonne mise en œuvre, vient déstabiliser et qui concerne toute la région. C’est pour ça qu’il y a tout le débat que nous avons comme tout à l’heure l’implication forte de la France, au-delà d’elle, de l’Europe et de la Communauté internationale pour sécuriser justement le Mali, la région et lutter contre le terrorisme. C’est un fait, et il a des conséquences politiques également, indéniablement.

Donc, nous ne pouvons pas faire comme si cela n’existait pas. Même si la souveraineté du Mali est pleine et entière.

Ma deuxième remarque, pour justement dire qu’il ne m’appartient pas quelques commentaires complémentaires ce soir sur un sujet qui relève de la souveraineté nationale du Mali. Parce que je respecte la souveraineté nationale ; et c’est un devoir pour moi, la construction de la paix partout dans le monde.

La troisième remarque, c’est qu’il y a en effet des accords qui ont été signés à Alger. Je pense que les prochaines semaines seront critiques pour son bon respect. Nous l’avons évoqué avec le Président KEITA. Je suis heureux de la détermination qu’il vient de manifester. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire, dans les prochaines semaines, le Président KEITA vous a clairement dit qu’il va prendre des mesures de sanctions contre tous ceux qui s’opposent et empêchent la mise en œuvre des accords d’Alger.

Ça veut dire que le Président KEITA l’a rappelé qu’il va mettre en place, de manière concrète, les patrouilles mixtes en particulier à Kidal et la mise en place du fonctionnement des autorités intérimaires au Nord comme, c’est prévu par l’accord d’Alger.

Ça veut dire que le Président KEITA, comme vous l’avez compris, ne se laissera pas arrêter pour mettre en œuvre la réforme constitutionnelle qui est attendue, dont le pilier est en particulier la régionalisation, qui est indispensable dans le pays. Tout cela relève de la souveraineté du Mali et du peuple malien. Et j’ai entendu comme vous, un Président déterminé à appliquer les Accords d’Alger qui prévoient tout ce que je viens de vous dire. Dans les prochaines semaines, puisque je crois que pour un bon nombre de ce que j’ai évoqué, c’est un souhait ce que cela se fera.

Nous continuerons par ailleurs, sur le plan international et régional, à mettre en œuvre ce qui est prévu, en observateur indépendant pour une plus grande coordination des forces régionales et internationales. Mais, sur tous ces sujets, je pense que les prochaines semaines seront déterminantes.

Pour moi, le mois de juillet et le mois d’août seront décisifs dans la belle mise en œuvre des Accords d’Alger. En cela, je compte pleinement sur le Président KEITA, sa détermination. Il peut compter sur notre soutien.

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<title>Le Tchad menace de retirer ses troupes des opérations de la Minusma et du G5 Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tchad-menace-de-retirer-troupes-operations-de-minusma-g5-sahel-2371072.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2017 00:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Tchad "sera dans l'obligation de se retirer" des opérations militaires en Afrique "si rien n'est fait" pour aider financièrement le pays qui traverse une sévère crise économique et sociale, a assuré dimanche le président tchadien Idriss Déby Itno.</strong>

« Nous n’avons pas du tout été soutenu sur le plan financier, économique. Si rien n’est fait, si ça continue, le Tchad sera dans l’obligation de se retirer » des opérations extérieures sur le continent, a expliqué le président dans un entretien à<em> RFI</em>, <em>TV5 Monde</em>, et le quotidien <em>Le Monde.</em>

<strong>« Nous ne pouvons pas continuer à être partout »</strong>

Au Mali, le Tchad forme le troisième contingent le plus important de <a href="http://www.jeuneafrique.com/337718/politique/mali-lonu-renforce-effectifs-mandat-de-minusma/">la Mission des Nations unies au Mali (Minusma)</a>, avec 1.390 hommes. Par ailleurs, 2.000 soldats tchadiens sont engagés dans la Force multinationale mixte, créée en 2015 conjointement par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, pour combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

« Nous ne pouvons pas continuer à être partout, au Niger, au Cameroun, au Mali. Tout cela coûte excessivement cher », a-t-il continué.

Concernant la formation de la force conjointe du G5 Sahel, le président tchadien a exprimé sa réticence quant à une participation tchadienne, arguant ne pas pouvoir « avoir 1.400 hommes au Mali (…) et dans le même temps avoir 2.000 soldats dans le G5 Sahel ».

« On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 Sahel et en même temps dans une autre mission sur le même théâtre », a expliqué le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1990.

<strong>« Nous sommes arrivés au bout de nos limites »</strong>

En février à Bamako, les chefs d’Etat du <a href="http://www.jeuneafrique.com/videos/402229/savez-g5-sahel/">G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad)</a>, avaient annoncé la création d’une force militaire conjointe visant à enrayer l’expansion des groupes jihadistes dans la région.

Une résolution saluant le déploiement de cette force a été adoptée mercredi au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

« Je suis absolument certain que les Tchadiens sont déçus. Ils estiment que le Tchad en a trop fait, qu’il doit se retirer. Nous sommes arrivés au bout de nos limites », a indiqué M. Déby.

« L’année 2018 va être une année déterminante. Fin 2017, début 2018, si cette situation devait perdurer, le Tchad ne serait plus en mesure de garder autant de soldats à l’extérieur de son territoire », a-t-il assuré.

Le Tchad est depuis plusieurs années en proie à une sévère crise économique et sociale, aggravée par la faiblesse des cours du pétrole.

<strong>Tchad : d’ex-Casques bleus dénoncent le non-paiement de leur salaire</strong>

Plusieurs Casques bleus tchadiens ayant servi au Mali ont dénoncé cette semaine le non-paiement de leur salaire et de leurs primes auprès du gouvernement et des Nations Unies.

Les délégués des anciens Casques bleus tchadiens de la Minusma ont annoncé mercredi 7 juin une opération « Brûler le béret bleu de l’ONU », au nom des deux contingents de quelque 1 275 hommes qui faisaient partie de la mission onusienne entre 2014 et 2016. « Nous n’avons perçu ni notre salaire mensuel (1 087 dollars), ni prime de risque, ni prime de chaleur » a fait savoir à l’<em>AFP</em> Maxime Altora, l’un des délégués. « C’est le même sort qui attend le troisième contingent tchadien, actuellement sur le terrain » a-t-il mis en garde.

<strong>« Nous voulons que nos voix soient entendues »</strong>

Avec près de 1 390 hommes sur le terrain, le contingent tchadien est le troisième plus important de la Minusma : il compte 14 000 hommes au total, après le Bangladesh et le Burkina Faso. Le chef de la Minusma est par ailleurs l’ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, Mahamat Saleh Annadif. « Nous voulons que nos voix soient entendues par le gouvernement tchadien et par l’ONU », a poursuivi Maxime Altora. Silence radio, du côté du ministère tchadien de la Défense.

« Normalement, les Nations unies paient les pays contributeurs, qui gèrent les paiements avec les soldats qu’ils ont déployé », a indiqué à l’<em>AFP</em> la porte-parole de la Minusma, Radhia Achour. « Nous vérifions l’état de nos paiements au Tchad », a-t-elle ajouté.

<strong>Une mission à risque </strong>

Les protestataires exigent également la libération de quatre de leurs collègues « arrêtés il y a trois mois alors qu’ils étaient en réunion devant la direction générale de l’intendance militaire » et rappellent les risques de leur mission dans le nord du Mali. À Kidal vendredi 9 juin, <a href="http://www.jeuneafrique.com/446267/politique/mali-trois-casques-bleus-tues-ue-attaque-a-kidal/">trois Casques bleus ont été tués</a> dans une attaque visant la Minusma. Des soldats tchadiens avaient déjà abandonné leurs positions en signe de protestations en septembre 2013 et en novembre 2014.

Victime d’une sévère crise économique, le Tchad est un partenaire stratégique de l’Occident dans les opérations militaires anti-jihadistes au Mali et dans la bande sahélo-saharienne, de l’opération Barkhane dont le siège est à N’Djamena ou du G5 Sahel (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie).

<strong>Où le G5 Sahel va-t-il trouver l’argent pour doubler les effectifs de sa force conjointe ?</strong>

Les pays membres du G5 Sahel ont annoncé début juin qu'ils allaient doubler les effectifs de leurs forces conjointes, les faisant passer de 5 000 à 10 000. Leurs partenaires occidentaux se demandent où ils comptent trouver les fonds nécessaires.

Le 5 juin, à Bamako, les ministres des Affaires étrangères des pays membres du <a href="http://www.jeuneafrique.com/videos/402229/savez-g5-sahel/">G5 Sahel</a> ont annoncé que les effectifs de<a href="http://www.jeuneafrique.com/445081/politique/terrorisme-50-millions-deuros-10-000-soldats-force-conjointe-g5-sahel/"> leur force conjointe passeraient de 5 000 à 10 000 hommes</a>. Une annonce qui laisse leurs partenaires occidentaux circonspects. « Où vont-ils trouver ces 5 000 soldats supplémentaires ? Et, surtout, avec quels moyens ? » s’interroge un diplomate européen. Selon un ministre sahélien, le budget nécessaire est estimé à 400 millions d’euros. L’UE en a déjà promis 50.

Pour le reste, les membres du G5 Sahel comptent sur le soutien de leurs partenaires internationaux (Banque mondiale, FMI…) et misent surtout sur le prochain sommet des chefs d’État de l’organisation, le 2 juillet, à Bamako.

Selon un autre ministre sahélien, ils espèrent y obtenir un important soutien matériel et financier de la France, ainsi que de l’Allemagne. D’autres pistes (onusienne, américaine et chinoise) sont à l’étude, confie une source diplomatique, qui dit s’activer « tous azimuts ».

<strong>Opérationnelle le plus rapidement possible</strong>

Les chefs d’État du G5 Sahel souhaitent en outre que leur force conjointe de lutte contre le terrorisme soit opérationnelle le plus rapidement possible, même si celle-ci ne dispose pas encore des 10 000 hommes annoncés. Objectif : lancer les premières opérations avant la fin de l’année 2017.

Pour cela, les pays membres du G5 Sahel comptent d’abord s’appuyer sur les forces militaires des trois pays dits du « fuseau central » : le Mali, le Burkina Faso, et le Niger – lesquels avaient déjà amorcé un projet de force conjointe pour sécuriser leurs zones frontalières. « Des troupes sont déjà sur place le long des différentes frontières. Cela n’est donc pas compliqué de les mobiliser pour faire partie de cette future force », glisse un ministre d’un pays concerné.

Signe de cette volonté d’accélérer le tempo, le général Didier Dacko, jusqu’à présent chef d’État-major général des armées maliennes, a été nommé le 7 juin commandant en chef de la force conjointe du G5 Sahel. Selon des sources concordantes, le futur quartier général de celle-ci devrait d’ailleurs être installé à Bamako, le Mali étant considéré par tous comme le principal théâtre d’opérations.]]> </content:encoded>
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<title>Méchage :  Le temps des grossesses nerveuses et du sapeur&#45;pompier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-temps-grossesses-nerveuses-sapeur-pompier-2167022.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 12:41:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il ne doit pas être plaisant d’être à la place du président de la République aujourd’hui. En briguant la magistrature suprême IBK ne s’attendait déjà pas à une partie de plaisir. Le pays ressemblait à un vaste champ de ruines physiques et morales. Mais ce qu’il découvre depuis son investiture dépasse toutes les craintes. Pour rester concentré, restons juste sur les événements de ces derniers jours. Que ce soit la tenue de la Conférence d’Entente Nationale avec ses « grèves » avortées ou les grèves dans les secteurs sociaux, nous sommes en face de situations tendues rappelant les grossesses nerveuses.

Avec la CEN, nous sommes passés par toutes les phases émotionnelles. Au commencement, nous pensions que le boycott actif annoncé par les rebelles du Nord et les Talibans du Sud allait être effectif. La CMA est revenue sur sa décision en prenant le train dès le lendemain, sous les applaudissements nourris des participants. Dès lors, nous savions que la position de la bande à Soumi était devenue intenable et inconfortable. Surtout qu’il y a eu des oukazes publiés dans les journaux, sur fond de quolibets et de moqueries sur le train annoncé mais sans destination, sur le train dont le conducteur ne serait pas lucide, etc. Ce genre de bras d’honneur annonce généralement une « capitulation » qu’on a de la peine à assumer. On bande les muscles pour mieux se dégonfler.  Mais tout le monde savait que l’opposition allait venir parce qu’il n’y avait pas d’issue. Soumi a eu droit à quelques applaudissements. Il a pu lire un texte dont la charge avait été largement atténuée dans la mesure où le contenu était su. Tout compte fait, ce fut à leur honneur de prendre le train en marche. Que ce soit pour la CMA ou pour l’opposition, le président a été obligé de jouer le rôle de sapeur-pompier. Visiblement, ses talents ont été récompensés.

Malgré le travail un peu compliqué du fait de la nervosité de la grossesse, nous eûmes un beau bébé à la fin des travaux. Certains pensent que c’est un prématuré parce que né avant terme et venu avant la charte d’entente nationale. L’important c’est qu’il soit venu. A nous de veiller à lui administrer les vaccins qu’il faut, en n’oubliant de faire le rappel de tous les vaccins nécessaires.

Les grèves illimitées, visiblement les talents de sapeur-pompier du président de la République sont encore sollicitées. En effet, après trois semaines de grèves du monde médical, le chef de file de l’opposition a rencontré IBK pour lui demander de s’occuper personnellement du dossier. Pour Soumi, face à la détresse des populations notamment les plus vulnérables, le président de la République ne peut pas rester sans rien faire. Les responsables syndicaux de l’enseignement supérieur n’en pensent pas moins. Pour eux, c’est le président IBK seul qui peut trouver solution à leur problème. De toute évidence, le sapeur-pompier pourrait être débordé parce que ne pouvant pas se trouver partout à la fois. Ces grèves illimitées, sans que le gouvernement ne puisse les contrer sont la preuve d’un essoufflement évident. Le gouvernement semble littéralement débordé et incapable d’apporter des solutions. D’où cette autre grossesse nerveuse qui annonce le renvoi de l’équipe gouvernementale de manière récurrente depuis trois jours. Là également, certainement compte sur le sapeur-pompier pour les sauver.

Avec ce titre d'Aujourd'hui au Faso, qui pourrait résumer l'état d'esprit à l'issue de la première phase de cette conférence : « La montagne a accouché d’un prématuré ». Le quotidien burkinabé file la métaphore : « la grossesse n’est pas arrivé à terme ». « On a cru à une grossesse nerveuse, avec le refus initial des ex-rebelles de la CMA de participer à la conférence. La montagne a donc accouché par césarienne d’un bébé prématuré qu’il faudra vite mettre dans une couveuse le temps qu’il soit à terme (...) dans ce Mali qui a perdu le Nord. » Pour Aujourd'hui au Faso, cette première phase de la conférence constitue quand même « une petite victoire dans le long chemin de croix que le peuple malien a emprunté pour se réconcilier avec lui-même ».

Un optimisme mesuré que ne partage pas forcément le quotidien Le Pays, lui aussi publié à Ouagadougou. Même si le journal salue le rapport final de la conférence, « qui donne quelques gages allant dans le sens de l’unité, de la paix et de la réconciliation, comme par exemple, l’amélioration de la gouvernance, le rétablissement de la sécurité ou la meilleure gestion des diversités culturelles », il insiste sur « la participation à minima de l’opposition politique et seulement à la veille de la clôture, la preuve que l’entente nationale tant recherchée souffre toujours d’ambiguïtés. »

<strong>TALFI</strong>

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<title>Micro –trottoir :  L’Azawad divise</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/micro-trottoir-lazawad-divise-2164562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2017 09:39:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au terme des travaux de la conférence d’entente nationale nous avons demandé les impressions de quelques participants sur les résolutions et recommandations de la conférence. Les impressions sont mitigées. Lisez plutôt.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Sidi Ag Baye, membre de la CMA.</strong>

« Le prix c’est de la paix est de l’AZAWAD en tant qu’entité politique, géographique, territoriale et culturelle »

La Conférence d’Entente Nationale, n’a pas été fidèle à ce qui a été dit dans les groupes de travail : j’attends le rapporteur dire qu’il a été arrêté, de façon  consensuelle que l’Azawad serait une entité géographique comme le wassoulou. Ce n’est pas ce que nous de la CMA avions dit. Cela reflète la position du gouvernement malien et de ses soutiens. Si c’est cela les résultats de la Conférence d’Entente Nationale, nous n’avons pas espoir que la Conférence aboutisse sur une paix parce que la paix a un prix. Le prix c’est de reconnaître l’AZAWAD en tant qu’entité politique géographique, territoriale et culturelle.

L’intégrité territoriale ne sera pas touché parce qu’on parle de fédération ou d’autonomie. Tout cela c’est à l’interne, ça ne remet en rien en cause les frontières issues de la colonisation. Ça n’a rien à voir avec l’intégrité territoriale du Mali. Mais c’est de bonne guerre que Mali dise que c’est contre l’intégrité territoriale du pays.

Pour nous, l’intégrité territoriale du Mali revenait à ne pas mettre en cause les frontières issues de colonisation. Maintenant toutes les questions au niveau interne, toutes les formes de gouvernance, fédération, autonomie, libre association des peuples. Tous ceux-ci sont possible si c’est la condition qu’i faut pour aller vers la paix. Nous ne pouvons pas nous reconnaître dans un Mali qui ignore totalement notre identité territoriale, culturelle et politique. C’est la conduite à remplir.

<strong> </strong>

<strong>Mohamed TOURE, Secrétaire Général de la COMODE.</strong>

« L’Azawad est l’antithèse de la paix »

Mes impressions sont mitigées. Si tout ce que nous avons convenu, pendant ces sept (07) jours, si on arrivait à les concrétiser et à les traduire en actes tangibles dans l’intérêt de l’unité nationale, de la paix et de la réconciliation nationale, on pourrait dire que la conférence a gagné le pari de l’unité nationale.

Mais si ça devient une conférence de plus et qu’on arrive pas à appliquer ce qu’on a retenu ici, je dirais quelque part que le montagne aurait accouché d’une souris.

Je ne peux pas présumer de ce qui sera fait.On a donné l’occasion à tout un chacun de parler et de dire la vérité. Tout cela doit remis à qui de droit. A la suite de cela, des décisions importantes seront prises. Nous attendons voir.

J’étais dans la Commission « <strong>Paix</strong> ». On a débattu de la question de l’AZAWAD. J’ai eu l’impression que la majorité des participants ne savaient même pas ce que c’est que l’AZAWAD. Et comme quelque part, il y a eu une grande médiatisation autour de l’AZAWAD. Il y a une confusion terrible.

Nous avons expliqué aux participants que l’AZAWAD n’est qu’une cuvette dans le cercle d’ARAOUNE, dans la région de Taoudénit et qui était une zone de pâturage. Mais qui aujourd’hui n’habite même pas une seule âme.

Donc, on se pose la question comment on peut imposer un tel concept à la nation malienne. Et on comparaît l’AZAWAD au Mandé, au Wassoulou. Attention, une autre confusion. L’AZAWAD n’a jamais été un empire ou un royaume. L’AZAWAD n’était qu’une zone de pâturage.

On est tout à fait d’accord avec la position de la Conférence qui a été exprimé par le Président de la Conférence <strong>Baba Akhib HAÏDARA</strong> pour dire qu’il faut considéré l’AZAWAD comme un espace géographique qui existe quelque part sur le territoire national. Ça se limite là.

Tous les maliens doivent observer cette position là. Cette position doit faire date et elle doit être acceptée de tous pour que l’unité nationale puisse être une réalité. Tant que nous continuerons à entretenir le mot AZAWAD, ça veut dire que nous ne voulons pas la Paix.

L’AZAWAD, c’est l’antithèse de la paix. Si nous voulons aller à la paix, il faut qu’on en finisse une fois pour toutes.

&nbsp;

<strong>Issa Boncana, responsable des jeunes de Gao.</strong>

« Les populations de Gao ne se reconnaîtront jamais dans l’Azawad »

Il ne faut pas que ces concertations soient comme toutes les autres où les gens viennent parler et les paroles ne sont jamais prisent en compte par le Gouvernement. Il ne faut pas qu’on puisse laisser certaines communautés au profit d’autres.

La question de l’AZAWAD, nous ne nous reconnaissons pas dans l’AZAWAD. Le Gouvernement a fait beaucoup de promesse à la jeunesse de Gao, qui n’ont pas été tenues. Les autorités intérimaires on été l’occasion pour nos bourreaux de venir nous narguer. A coup nos espoirs de justice s’amenuisent.

&nbsp;

Nous sommes des <strong>Songhoïs</strong>, nous sommes <strong>Soni Ali ber</strong>, nous sommes <strong>Askia Mohamed</strong>, les populations de Gao ne se reconnaîtront jamais dans l’Azawad Il est temps d’aller rapidement à la mise en œuvre de l’Accord. Dans ses discours, le Président de la République dit à chaque fois qu’il a une pensée à la jeunesse résidente de Gao. Il faut que cette pensée soit traduite en actions. Tout le monde sait ce que la population a fait pour éviter que le Mali ne se divise.

&nbsp;

<strong>Deidia Mahamane KATRA, membre de la Commission préparatoire de la CEN.</strong>

<strong>« L’Objectif est atteint »</strong>

L’objectif est atteint : Au prime abord, l’inclusivité a été satisfaisante. A la date d’aujourd’hui tout le monde participe à cette grande rencontre. Les contours de tous les problèmes qui ont émaillés le Mali depuis 2011 et bien avant ont été abordés. Des pistes de solutions sont trouées. Les éléments issus de cette concertation constitueront l’ossature  de la Charte. Je suis entre satisfaite.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Akhimy MAIGA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence d’entente nationale :  Le terme Azawad perd toute connotation séparatiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-terme-azawad-perd-toute-connotation-separatiste-2164392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2017 09:06:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le train de l’entente nationale arrivé  à bon port, le 02 avril, avec  tous ses passagers à bord. La conférence d’entente nationale a eu le mérite d’avoir réuni tous les Maliens autour de la même table pour aboutir à un consensus sur la destinée de notre pays. Elle est surtout parvenue à des résolutions et recommandations qui ouvrent la voie à un nouveau départ pour le Mali</em></strong>.

C’est un président de la République Ibrahim Boubacar Keïta visiblement satisfait qui a présidé la cérémonie de clôture des travaux de la Conférence d’entente nationale ce dimanche 2 mars 2017. Satisfait en ce sens que le train qui avait  pris le départ le 27 mars dernier au palais de la Culture de Bamako, en l’absence de certains passagers, avait fait le plein entre temps. En effet, l’opposition politique et la CMA qui avaient boycotté l’ouverture de la conférence d’entente nationale pour des raisons diverses ont rattrapé le train à différentes gares, comme le chef de l’Etat l’avait espéré.

Sous l’arbre à palabre auquel l’emblématique salle Banzoumana Sissoko a servi, un millier de Maliens, pour 300 participants attendus, se sont rencontrés pendant une semaine pour discuter des questions qui ont profondément trait à la vie de la nation malienne: paix, réconciliation et unité nationale. Cette rencontre, émanation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, était importante pour l’avenir du Mali, en ce sens qu’il s’agissait là de la toute première fois que l’ensemble des Maliens se retrouvent autour d’une même table pour, peut-on dire, nouer un nouveau contrat social. Au terme de débats parfois houleux, mais empreints de patriotisme et du sens de la responsabilité, les participants ont d’abord identifié ce qu’ils croient être les causes profondes de la crise malienne, avant de formuler un certain nombre de résolutions et de recommandations.

Selon Nouhou Sangaré, rapporteur général, les causes de la crise cyclique à laquelle fait face le Mali résident fondamentalement dans le déficit de la gouvernance, c’est-à-dire la corruption, le clientélisme et le népotisme. En plus, les participants ont retenu comme facteurs favorisant la crise l’absence de communication entre gouvernants et gouvernés; la mauvaise distribution de la justice; l’incapacité de l’Etat à gérer la porosité des frontières; la prolifération des associations à caractère ethnique ou régionaliste; l’instrumentalisation de la religion; l’insuffisance  de la mise en œuvre des accords précédents et le manque de leur suivi et évaluation. S’y ajoutent l’abandon des valeurs sociétales, la mauvaise répartition des richesses, l’insuffisance des services sociaux de base  et le problème de l’emploi des jeunes.

La conférence a par ailleurs fait d’importantes propositions relatives notamment à l’Azawad qui était une question  centrale de la rencontre. Ainsi, le terme Azawad,  selon les participants, ne doit plus renvoyer à un projet politique. L’appellation Azawad est désormais reconnue comme une réalité sociétale et mémorielle partagée par certaines communautés du Nord. Toutefois, l’Azawad ne peut aucunement englober toutes les régions dites du Nord du Mali.

Sur le plan de la gouvernance, la Conférence propose que l’on fasse l’évaluation et l’audit de toutes les ressources publiques destinées aux régions du Nord et l’accélération du retour de l’administration publique sur toute l’étendue du territoire national. Mieux, elle souhaite, pour parler de sécurité, la responsabilisation des populations à la base dans la prévention et la gestion des conflits, l’accélération du processus désarmement, démobilisation réinsertion (DDR) des ex-combattants ainsi que le redéploiement de l’armée reconstituée pour la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Au chapitre de la paix, la Conférence a recommandé notamment que le gouvernement malien négocie avec les ‘’belligérants du Centre’’ du Mali, en l’occurrence Amadou Koufa du Front de libération du Macina, et l’extrémiste du Nord, Iyad Ag Agali, chef d’Ansar Eddine. S’y ajoutent l’instauration d’une journée  nationale de la réconciliation et de la paix, au cours de laquelle le chef de l’Etat devra adresser un message à la nation, ainsi que l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord.

Sur le plan de la diversité et des formes d’exclusion, la Conférence propose l’intensification des échanges culturels entre le Nord et les autres régions du Mali, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle charte pastorale.

Après avoir reçu les éléments de la future charte de la paix des mains du président de la Conférence d’entente nationale, Ibrahim Boubacar s’est félicité de la tenue de cet exercice ‘’indispensable’’. S’il estime que les appréhensions qui ont précédées la rencontre étaient légitimes, il espère à présent que les conclusions issues de ces échanges inter-maliens devraient contribuer au retour de la paix, à la reconquête de l’unité nationale et à la réussite de la réconciliation. Il a par ailleurs promis qu’une large vulgarisation sera faite des éléments qui concourent à la rédaction de la charte, afin  d’en faire un document le plus consensuel possible.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Méchage : Le culoté et le fanfaron</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-culote-fanfaron-1582182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 May 2016 01:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Je suis proche de tous les leaders religieux et de tous les courants religieux du Mali, y compris des chrétiens. Je suis l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ! ». L’homme qui s’exprime ainsi est connu pour avoir une haute idée de sa personne et de ses œuvres. Il est également connu pour son sans-gêne ou disons même, son culot. Incontestablement, c’est un jeune premier. Sa trajectoire politique et administrative l’ont propulsé à la tête de l’administration malienne comme Premier ministre alors même que son poids politique est pour le moins insignifiant (il ne disposait ; tout au plus, que d’un seul député). Quand nous avons lu cette phrase (nous proposons l’intégralité de l’interview qu’il a accordée à nos confrères de Mondafrique le mardi dernier) ; nous avons pris peur. Oui, oui, nous avons pris peur qu’il ne nous resserve le plat qu’il a servi à la diaspora malienne à Paris du temps où il était Premier ministre. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie (il avait reçu une volée de bois verts en son temps pour ses déclarations quelque peu osées), il avait déclaré que lui, était bien placé pour appréhendé la question du métissage et du brassage dans la mesure où son père est chrétien et sa mère musulmane, et qu’aujourd’hui, sa mère peuh a épousé un tamasheq. Donc nous avions eu peur qu’il ne nous ressorte ce genre de déclarations. Car cela voudrait dire qu’il n’a rien appris de ses erreurs et de son ignorance. Pour ceux comme lui qui ne le savent pas ou qui ne le savent que trop peu, tout le Mali est bâti sur le brassage, chaque malien est la somme de tous les Maliens. Pour ne pas nous égarer, revenons à sa déclaration. A ce niveau, nous estimons qu’il est utile de préciser que l’homme dont nous parlons n’est autre que Moussa Mara, même si tout le monde l’a compris. Quand il affirme, avec une pointe de fanfaronnade qu’il est l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ! », il fait ce qu’il sait faire le mieux, du Moussa Maratout craché. Il est toujours le premier quand il n’est pas le seul ou l’unique. Toujours sur ses certitudes. La vérité, c’est qu’il y a de nombreux responsables politiques qui rencontrent régulièrement les leaders religieux dont les évêques. Seulement, la foi étant personnelle, ils n’ont pas besoin de faire de la publicité comme Moussa Mara. Celui-ne manque aucune occasion pour afficher tout ce qu’il fait sur Facebook, y compris quand il participe à des enterrements. C’est donc normal que, quand il ne voit que lui seul sur les réseaux sociaux aux côtés des évêques qu’il affiche sans avoir au préalable demandé leur avis, il pense qu’il « l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul ; à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ».

<strong>Nous en connaissons parmi les responsables politiques</strong> qui entretiennent des relations régulières, suivies, avec les leaders religieux mais qui n’ont pas besoin d’animer des conférences dans les mosquées. Parce que la foi est personnelle, on n’a pas besoin de l’exhiber sur le haut des minarets. Nous sommes convaincus que tous escomptent quelques retombées au moment opportun. Mais la manière dont Moussa Mara les drague dépasse l’entendement et la simple expression de la foi personne. Souvent en écoutant l’ancien  Premier ministre ou en le lisant, nous avons l’impression qu’il a oublié qu’il a occupé les fonctions les plus élevées dans l’administration malienne. Mardi encore, nous l’écoutions sur les antennes d’une radio internationale évoquant le manque de leadership et de volonté politique au plus haut sommet de l’Etat concernant la gestion de la crise au Nord du pays. La bonne blague. Il oublie ou s’exonère trop facilement. C’est quand même lui qui, en voulant coûte que coûte prouver qu’il est le chef de l’administration malienne sur toute l’étendue du territoire, qui a conduit une aventureuse visite à Kidal avec les résultats et les conséquences qu’on connait. Nous ne parlons même pas des administrateurs qu’il a laissés tués comme des poulets et pour lesquels sa seule compassion consiste en une attitude bravache : « si c’est à refaire, je le referai ». Comme tous les Maliens, nous le suivons, nous l’observons, nous l’écoutons dans la mesure où il trace un sillon politique assez intéressant. Il est l’un des rares responsables politique si ce n’est le seul qui exprime son opinion sur tous les sujets d’actualité. Il écrit, il parle, il drague tous ceux qui pourraient voter pour lui. Il n’a pas peur de ses opinions, il n’a pas peur de ses certitudes, il n’a pas peur de ses contradictions. Et pour cela, il voyage. Il a fait presque le tour du monde. Il va à l’intérieur, comme il tourne à l’extérieur. Et partout, son culot laisse stupéfait ou abasourdi.

<strong>Si Moussa Mara ne manque pas de culot</strong>, il y a un autre qui partage cette qualité avec lui, mais en plus fanfaron. Il s’agit de Me Mohamed Ali Bathily, ci-devant ministre chargé des Domaines de l’Etat et précédemment ministre chargé de la Justice. On retiendra de sa présence au gouvernement, son activisme et sa capacité à brasser du vent. Mais pas que. Bathily, sous certains traits, peut paraître dangereux. On se rappelle de ses sorties ampoulées contre les agents de l’Etat qui envoient leurs enfants étudier à l’étranger. On se rappelle de ses diatribes contre les juges dont il assurait la tutelle, tous corrompus et n’ayant aucune grâce à ses yeux. Quand on lui demande, ce qu’il a pu changer, il reconnait qu’il n’a rien pu faire dans la mesure où les procès qu’il a intentés n’ont pas prospérer. Au ministère des Domaines, il fait encore mieux. Il fait le tour du pays pour rencontrer les paysans dépossédés de leurs terres par des agents immobiliers qu’il qualifie de spéculateurs. Dans ses harangues, il va jusqu’à demander aux populations d’user de la légitime défense. Et après coup il se défend d’’inciter à la révolte contre les juges ou contre les promoteurs immobiliers. Lors de son passage sur les antennes de l’ORTM, l’homme nous a parus encore plus fatigué, disons même las, dans la mesure où il semble prêcher dans le désert. Comme il sait que devant la loi, devant la justice, les plaintes prendraient du temps à prospérer, il invoque la légitime défense. Les populations qui ont une notion assez vague du contenu que Bathily et la loi donnent à la légitime défense, pourraient tuer juges et géomètres au motif qu’ils sont en légitime défense.

Nous terminons ce tableau par un bavard. Il parle, il parle. Il aime s’entendre parler. Nous sommes sûrs qu’il serait capable de se transformer en ventriloque si jamais on venait à lui fermer la bouche. C’est un membre du gouvernement. Sa dernière sortie concerne les massacres de Ténenkou. Le bon monsieur estime que les faits ont été grossis (avec plus de 41 victimes, il pense que les gens exagèrent, que ce n’est pas aussi grave à la limite) et que ce qui s’est passé est à mettre au compte de Satan. La bonne blague on vous fit.

<strong>Ali Kéita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mois de Ramadan : Les prix resteront stables</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mois-de-ramadan-prix-resteront-stables-1582162.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 May 2016 01:01:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le conseil national des prix qui s’est réuni le lundi 06 mai, sous la présidence du ministre du commerce et de l’industrie, a fait le constat, qu’il y a suffisamment de stocks concernant les produits de première nécessité. Il n’y a donc aucune raison pour que les prix prennent l’ascenseur durant le mois béni de Ramadan annoncé pour début juin.</em></strong>

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdel Karim Konaté a convoqué le Conseil national des prix le lundi 09 mai dernier, afin d’anticiper sur les problèmes d’approvisionnement et de prix qui pourraient surgir à l’approche du mois de carême. Le Conseil national des prix regroupe outre le gouvernement, les travailleurs à travers les syndicats, les consommateurs à travers les associations de protection des consommateurs, les opérateurs économiques notamment les grossistes et les détaillants. Il fallait s’assurer que le pays est correctement approvisionné en produits de première nécessité et veiller à ce qu’il n’y ait pas de surenchère au niveau des prix. Lors de la rencontre, le constat a été fait qu’il n’y avait pas d’inquiétudes à nourrir concernant l’approvisionnement du pays. Pour preuve, le riz importé à grande consommation est vendu au détail entre 320 et 375F CFA/Kg. Celui du riz local varie entre 350 et 450F CFA/Kg. Ce qui fait que le stock disponible sur le territoire national est évalué à 59 676 tonnes, donnant une situation supérieure au seuil d’alerte à 43 350 tonnes.

Quant au sucre, son prix par détail est compris entre 375 et 500F CFA/Kg. A ce niveau, le stock disponible sur l’ensemble du territoire national est de 117 600 tonnes, soit  une consommation de 254 jours. Ce qui est largement supérieur au seuil d’alerte avec 20 642 tonnes. Pour ce qui est du lait en poudre, le prix du Kg par détail est compris entre 2 200 et 3000F CFA, avec un stock de 1 851 tonnes sur le territoire national. Ce stock est largement supérieur au seuil d’alerte d’un tonnage de 744.

Pour l’huile alimentaire, le prix au détail est compris entre 600 et 800F CFA le litre. Le stock disponible à ce niveau est estimé à 20 024 tonnes, soit 74 jours de consommation nationale. Ce stock est largement supérieur au seuil d’alerte avec 2 532 tonnes. Dans le même registre, le prix de la farine de blé par détail est arrêté entre 250 et 450F CFA/Kg Celle-ci à 7 356 tonnes comme stocks disponibles, soit 63 jours de consommation nationale. Ce chiffre est supérieur au seuil d’alerte évalué à 699 tonnes.

S’agissant de la viande avec os,  elle est vendue par Kg entre 1800 et 2500F CFA. Pour cela,  les prix de la viande du bœuf avec os et sans os est respectivement fixé à 2 000 et 2 300F CFA/Kg sur la plupart des marchés du District de Bamako. Ce prix presque abordable et  à la porté d’une majorité de la population, s’explique par les efforts consentis par les acteurs de la filière bétail-viande. Ces efforts ont pu être obtenus grâce à l’accompagnement du ministère en charge de commerce et de l’industrie.

Les prix et les stocks des hydrocarbures restent relativement maîtrisables sur toute l’étendue du territoire nationale. Et des efforts ont se poursuivre pour maintenir la situation dans ce sens.

Après les informations et les échanges, le constat a été établi que le pays est correctement approvisionné en denrées de première nécessité et à des prix compatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Les membres du Conseil National des Prix ont remercié les autorités pour les efforts inlassables consentis pour satisfaire les consommateurs. Ils ont en outre félicité le ministre du Commerce et de l’Industrie pour son implication personnelle et la mobilisation des services relevant de son département pour une meilleure information des consommateurs et l’encadrement des opérateurs économiques. Le ministre du Commerce et de l’Industrie a pris l’engagement d’assurer une présence de tous les instants de ses services sur le terrain pour empêcher la rétention des denrées et contrôler les prix.

Il faut croire que contrairement aux années précédentes où le mois de carême servait d’alibi à certains opérateurs économiques pour surenchérir, cette année, tout semble mis en œuvre pour que les prix soient maîtrisés.

<strong>Akhimy Maiga</strong>

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<title>Moussa Mara : « Certains signataires de l’accord de paix au Mali feront tout pour qu’il déraille »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-mara-certains-signataires-de-laccord-de-paix-mali-feront-quil-deraille-1582122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 May 2016 00:59:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong><em>Premier ministre du Mali pendant neuf mois de 2014 à 2015, et président du parti « Yelema » (« le changement » en Bambara) qu’il a créé en 2010, Moussa Mara s’est imposé, à seulement 42 ans, comme l’une des figures incontournables du paysage politique malien. Ancien maire de la commune IV de Bamako, cet expert-comptable réputé fougueux depuis sa visite à Kidal en mai 2014 qui avait ranimé les hostilités entre l’armée malienne et les rebelles du nord, brigue désormais la mairie de la capitale malienne.</em></strong>

Soucieux d’entretenir son image d’homme pieu, arborant tenue traditionnelle et bouc soigneusement taillé, il arpente, depuis plusieurs mois, les mosquées de la capitale à la recherche de nouveaux soutiens. Un début de campagne aux accents de mise en bouche en vue des prochaines présidentielles.

Dans un entretien à Mondafrique, il livre son analyse sur la situation actuelle du pays alors que l’accord de paix signé en juin dernier est loin d’être appliqué et que la menace terroriste demeure très préoccupante.

&nbsp;

<strong>Mondafrique.<em> La mise en place de l’accord de paix inter-malien signé le 20 juin dernier piétine, donnant l’impression que des acteurs de la négociation cherchent à le faire échouer. Comment interprétez-vous ces difficultés </em>?</strong>

<strong>Moussa Mara.</strong> Cet accord n’est pas seulement un accord de paix mais un document refondateur de l’État malien. Ce dernier est plus proche des populations, plus ouvert à la gestion des diversités humaines et territoriales de notre pays. Ce qui ne plait pas à tout le monde. Certains signataires de l’accord feront tout pour qu’il déraille.

D’abord au niveau des groupes armés, de nombreux responsables qui vivent de l’insécurité et des trafics qui lui sont liés n’ont pas d’intérêt à la paix. Partie prenante du dispositif, ils tenteront de le faire échouer. Ensuite au niveau de l’État malien lui-même, certains hauts responsables ne voient pas d’un bon œil la décentralisation réelle du pays car elle est synonyme de perte de pouvoir et donc d’influence.

La conjonction de ces facteurs empêche d’assurer efficacement la sécurité des populations et retarde l’adoption des réformes indispensables à la mise en œuvre de l’accord de paix.

<em><strong>Des responsables politiques français dont le premier ministre Manuel Valls s’inquiètent d’une montée du wahhabisme au Mali et dans la sous-région. On vous dit proche de certaines grandes figures religieuses dont l’imam Mahmoud Dicko connu pour ses positions conservatrices. Selon vous, quelle place doit occuper la religion dans la vie politique du pays ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Je suis proche de tous les leaders religieux et de tous les courants religieux du Mali, y compris des chrétiens. Je suis l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ! J’ai le même contact avec tous les leaders religieux musulmans, quel que soit leur camp supposé. Je suis un musulman pratiquant et je ne l’ai jamais caché. Je reste convaincu que la religion est cardinale dans la vie d’un individu et qu’elle constitue un facteur important d’harmonie sociale. C’est pourquoi il est vain de vouloir chasser la religion de la vie publique.

La laïcité doit être bien comprise, elle n’est pas synonyme d’anti religieux comme certains veulent le laisser penser mais de maintien de l’Etat à équidistance de toutes les religions, de non interférence des principes religieux dans le fonctionnement étatique et de liberté absolue de culte des citoyens. Autant de principes auxquels je crois et qui ne sont pas remis en cause au Mali. Nous devons tous travailler à ce que cela reste le cas.

Enfin, pour garantir la laïcité de l’État et la non-interférence du religieux dans la politique, il est souhaitable que les leaders politiques aient une conduite exemplaire et travaillent véritablement dans l’intérêt des populations. Sans cela, ces dernières examineront d’autres possibilités dont la religion politique.

<em><strong>Votre visite à Kidal, en mai 2014, avait remis le feu aux poudres entre l’armée malienne et les rebelles, donnant le sentiment que Bamako se refusait à toute solution fédérale ou d’autonomie pour le nord. Pourquoi avoir pris cette décision à l’époque ? A travers leurs liens avec le « Gatia » et d’autre groupes pro-Bamako, les autorités maliennes donnent le sentiment de ne toujours pas vouloir faire de concession.</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Tous les régimes qui se sont succédé au Mali ont été ouverts au dialogue et à la paix. Tout le monde est conscient que l’on ne résoudra pas une question politique et sociale par des moyens militaires. Par le passé, de nombreux textes d’entente ont été signés.

La question de GATIA n’a pas grand-chose à voir avec la volonté de l’État de faire la guerre. La constitution de cette organisation est le fruit d’une réaction d’auto défense d’une des communautés tamashek (touarègue). Elle n’est pas une création du gouvernement.

<em><strong>Pourtant, il y a une convergence d’intérêts entre Bamako et ces groupes qui défendent la préservation de l’intégrité du territoire.</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Oui mais cela n’est pas synonyme de machination de l’Etat. En outre, aujourd’hui, le Gatia et d’autres groupes de la plateforme collaborent très bien avec les groupes armés indépendantistes de la CMA, ce qui prouve bien leur liberté par rapport au pouvoir central.

Dans la même veine, il ne faut pas voir dans mon déplacement au Nord une volonté de provocation ou un désir de rouvrir les hostilités à ce moment. Je suis allé à Kidal pour m’assurer que l’administration dans cette partie du pays disposait des moyens pour accomplir sa mission au service des kidalois qui sont des maliens comme les autres. Ce sont les groupes armés qui ont attaqué ma délégation, bombardé le gouvernorat, tué de sang-froid des agents de l’État. Il faut remettre les choses à leur place.

Maintenant pour faire la paix et sortir définitivement des rebellions récurrentes il faut réformer l’État en profondeur comme l’accord inter-malien le prévoit. Il faut également que les autorités maliennes, appuyées par la communauté internationale, s’organisent pour mettre de côté tous ceux qui font de la question du nord un fonds de commerce et qui attisent les divisions.

&nbsp;

<em><strong>La situation sécuritaire reste très précaire au Mali avec la présence de groupes terroristes au nord et l’émergence récente de nouvelles franchises djihadistes dans le centre du pays. Comment voyez-vous la situation ? Quelle influence exerce encore le puissant chef d’Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Iyad, comme tous les profiteurs de la crise, demeure un handicap certain à la paix et à la sécurité dans notre pays. Il s’est radicalisé et s’est lui-même exclu des processus de paix et de réconciliation. Comme tous les terroristes il doit être combattu et cela prendra du temps. Mais il faut le faire par étapes.

Les efforts doivent d’abord être mis sur le processus de réconciliation pour mettre le pays sur les rails de l’entente. Pour cela, il faut définir clairement la ligne de démarcation entre ceux qui veulent la paix et ceux qui veulent perpétuer la crise à leur profit. Cela facilitera la lutte contre les fauteurs de troubles dont certains se trouvent malheureusement parmi les groupes armés signataires de l’accord. Ce n’est qu’après la mise en place de l’accord que les forces armées nationales auront suffisamment de marge de manœuvre pour s’engager durablement dans la guerre contre les terroristes.

<em><strong>Comment jugez-vous l’efficacité de la force anti-terroriste Barkhane et de la Minusma au Mali ? Toutes deux ont dernièrement été très critiquées, notamment à travers de violentes manifestations à Kidal.</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Les attaques récentes contre les forces internationales sont la manifestation concrète de l’action de ceux qui n’ont pas intérêt à la paix et à l’entente entre les maliens. Les forces françaises et des nations unies, quels que soient les reproches qu’on peut leur adresser, sont des forces constructives qui aident le Mali, à commencer par les habitants de Kidal.

Il est proprement ubuesque de s’en prendre à elles. Les responsables de la Minusma et de Barkhane doivent comprendre que derrière ces manifestants se cachent des leaders d’opinion dont les activités malveillantes, notamment de trafic de drogue, sont contrariés par la présence de la communauté internationale. Elles doivent donc accroitre leur coopération avec les forces maliennes et celles des groupes armés décidés à avancer pour contrecarrer ces plans.

<strong><em>Comment se positionnent les Etats-Unis</em> ?</strong>

<strong>M.M.</strong> Comme les autres pays de la communauté internationale, les États unis soutiennent le processus de paix et de réconciliation entre les maliens. En tant que puissance militaire, leur soutien semble nécessaire pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire malienne qui nécessite un financement de plus de 2 milliards de dollar sur 5 ans.

&nbsp;

<em><strong>Comment jugez-vous le bilan politique et économique d’Ibrahim Boubacar Keïta après près de trois ans au pouvoir ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Le Mali connait depuis quelques années un taux de croissance assez élevé, le second dans la zone UEMOA après la Côte d’ivoire. Quand j’étais Premier ministre, nous avons atteint le taux historique de 7% de croissance du PIB. Une embellie qui, malheureusement pour l’instant, n’est pas encore perceptible pour les maliens. La question démographique reste par ailleurs très préoccupante. La population du croît à 4% chaque année ce qui est difficilement supportable pour le pays. Il faut par ailleurs évidemment améliorer la gouvernance, combattre de manière plus radicale la corruption et toutes les formes de fraudes.

<em><strong>On vous prête des ambitions présidentielles. Comptez-vous vous présenter aux prochaines élections ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> En tant que responsable politique, Président de parti, c’est bien normal d’avoir des ambitions. Il ne serait pas étonnant que le parti Yelema soit sur la ligne de départ des prochaines élections générales de 2018. Mais pour l’heure, ce sont les élections locales qui nous occupent. Nous comptons accompagner l’implantation du parti dans le pays à travers des centaines de candidats sur tout le territoire. Je suis candidat aujourd’hui à la mairie de Bamako après avoir occupé les fonctions de maire d’une commune de la capitale, de Ministre de l’urbanisme et de Premier ministre. C’est un challenge intéressant.]]> </content:encoded>
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<title>Fédération des exploitants de bois :  Les exploitants de bois dénoncent</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/federation-exploitants-de-bois-exploitants-de-bois-denoncent-1582102.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 May 2016 00:37:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la journée du 1<sup>er</sup> mai qui a été choisie par les exploitants de bois du Mali, pour tenir une assemblée générale. Ces centaines d’exploitants de bois étaient venus des 6 communes de Bamako, de  Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti pour dénoncer de vives voix le comportement du président Tidiane Sylla, qui, selon eux, s’est ligué avec les autorités pour anéantir les exploitants. A l’unanimité, sous constat d’huissiers, il a été demandé de le démettre et de mettre en place une nouvelle équipe. Les tracasseries et la suspension des activités ont été aussi fustigées.</strong>

La Fédération nationale des exploitants de bois du Mali a organisé le 1<sup>er</sup> mai 2016 une assemblée générale extraordinaire dans la cour de l’APCAM, qui a refusé du monde. Un seul point à l’ordre du jour : démettre le président Sylla et relancer la fédération sur de nouvelles bases. Le président Sylla n’ayant pas voulu participé, c’est le vice président Moussa Koné qui a présidé l’assemblée générale. Il était  assisté par le secrétaire général Siaka Konaté.

Se sont succédé à la tribune, les responsables des 6 communes de Bamako, de  Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou et de Mopti. Et les griefs pleuvaient contre Tidiane Sylla : « Sylla a failli par le fait qu’il est devenu le bourreau des exploitants. Il n’est jamais là pour nous, au contraire il s’est avec les racketeurs pour nous enfoncer. Il doit démissionner pour avoir publiquement dit que chacune de ses interventions auprès des autorités l’exploitant concerné doit déboursé la somme de 120 000F CFA ». Certains orateurs ont affirmés que la fédération des exploitants  a été victime de mauvaise gestion. Et que la démission de Sylla est synonyme de l’épanouissement des exploitants du Mali.

Les exploitants de bois se plaignent par ailleurs du poids insupportable des tracasseries que leur imposent les agents des eaux et forêts, la gendarmerie.

Aux dernières nouvelles, Tidiane Sylla n’a pu résister aux pressions de ses camarades et a fini par jeter l’éponge par voie d’huissier et avec correspondance à l’appui. Désormais c’est une équipe restrainte conduite par le vice président Moussa Koné qui veille sur les affaires courantes. Cette équipe est aussi chargée de préparer la prochaine assemblée générale élective, dans 3 mois.

&nbsp;

<strong>Suspension des activités</strong>

Sujets à des tracasseries en tous genres, les exploitants maliens du bois local en ont visiblement marre d’être en outre pénalisés, depuis six mois, par une suspension de leurs activités unilatéralement décidée par l’autorité tutelle. Ils ont dénoncés le poids des barrières tarifaires et administratives et menacés d’une action très prochaines au cas où la mesure ne sera levée. La question est d’ailleurs l’objet de nombreuses démarches dont l’issue va déterminer la conduite à suivre dans les jours prochains.

Le malaise est occasionné par la mesure ministérielle qui porte un coup d’arrêt à l’activité des exploitants de bois et, par-delà, à leurs revenus. Après avoir moult fois écrit au ministre de l’Environnement sans suite, ils ont l’intention de recourir très prochainement à tous les moyens légaux pour se faire entendre. En attendant, les langues se sont d’ores et déjà déliées et réclament que soient tirés les prélèvements tarifaires motivés par une alimentation du fond d’aménagement. Les contestataires notamment sous la forme de soupçons de détournement dudit fond de sa destination.

Quoi qu’il en soit, la corporation des exploitants ne comptent point baisser les bras devant les énormes pertes que leur inflige depuis le début de l’année l’arrêt brutal des activités d’un secteur où d’aucuns ont investi des milliards sur la base des assurances et gages donnés par les autorités en contrepartie du respect du cahier des charges en rapport avec l’exploitation du bois local.

De nombreux indices prouvent par ailleurs que ladite mesure n’est appliquée que de façon très sélective, au profit notamment d’un exploitant qui, comme par un miracle, arrive à surplomber l’ensemble en bénéficiant d’un monopole de fait dans le secteur.

En effet, tandis que les autres se rongent les ongles d’expectative aucune autorité n’arrête un certain exploitant répondant au nom de M. Cissé, qui se la coulerait douce avec la complicité de qui de droit.

Face à cette injustice criarde, le chef de l’Etat est plus que jamais interpelé pour éviter d’avoir sur les bras une autre crise latente. Ce sont des milliers de chefs de famille qui se réduits à l’inactivité depuis bientôt 07 mois. Ça ne coute rien que de les écouter et de tirer une solution acceptable par tous.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali :  Un  comité national de coordination, présidé par le Premier ministre Modibo Keïta, porté sur les fonts baptismaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-nationale-au-mali-un-comite-national-de-coordination-preside-par-le-premier-ministre-modibo-keita-porte-sur-les-fonts-baptism-1360062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 18:41:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, un comité national de coordination vient d’être créé. Ce comité, qui va renforcer le dispositif du comité de suivi de l’accord présidé par la médiation internationale, est présidé par le Premier ministre Modibo Keïta.</strong>

Le lancement officiel des activités de ce comité a eu lieu le vendredi dernier à la primature sous la présidence du Premier ministre, Modibo Keïta, en présence de plusieurs ministres et des membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) et de la plate-forme. Le comité national de coordination pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et le comité de suivi de l’accord sont deux entités qui poursuivent le même but : la mise en œuvre de l’accord issu du processus d’Alger.

Lors de la cérémonie de lancement, le président du comité national de coordination de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, le Premier ministre Modibo Kéïta, a expliqué le caractère inclusif de ce comité national de coordination. «Le Mali doit être accompagné, mais il faut éviter qu’il soit l’accompagnateur», a-t-il dit. Avant d’ajouter qu’il est nécessaire d’avoir un comité de coordination. Par ailleurs, Modibo Kéïta a reconnu les difficultés auxquelles le comité de suivi de l’accord est confronté.

Selon le secrétaire permanent du comité national de coordination pour la mise en œuvre de l’accord, Lassine Bouaré, l’objectif recherché est de fixer les objectifs à atteindre dans la mise en œuvre de l’accord, de valider le plan d’action de mise en œuvre que le gouvernement va élaborer, mais aussi et surtout d’évaluer périodiquement les actions réalisées pour faire les ajustements nécessaires.

Il a souligné que la structure a trois instances : les membres permanents (départements), les membres associés (forces vives) et le secrétariat permanent. Le secrétaire permanent a aussi mis l’accent sur plusieurs points inscrits dans l’accord dont la conférence d’entente nationale, les organes transitoires, la création d’une seconde chambre, le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national du Mali, le processus de DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) et  d’autres. Il a en outre rappelé que le collectif budgétaire de 2015 adopté par le parlement consacre 11 milliards de Fcfa pour la mise en œuvre de l’accord.

<strong> </strong><strong>Bourama Kéïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : L’espoir est permis</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lespoir-est-permis-2-1184272.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 14:30:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_754432" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-20-janvier-.jpg"><img class="size-full wp-image-754432" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-20-janvier-.jpg" alt="SEM Ibrahim. B. KEITA, Président de la République," width="350" height="311" /></a> SEM Ibrahim. B. KEITA, Président de la République,[/caption]

Dans l’histoire démocratique du Mali, IBK peut se targuer d’y être et d’y avoir taillé une place que personne ne pourrait lui disputer. En effet, il est le seul à avoir bénéficié de deux cérémonies d’investiture. La première plus sobre, plus « nationale » avec peu de flonflons, qui s’est déroulée au CICB le 4 septembre. La seconde, plus grandiose, plus somptueuse, plus pompeuse, plus fastueuse avec près de 20 chefs d’Etat et de gouvernement étrangers. Le Stade du 26 Mars qui a servi de cadre en ce jour du 19 septembre avait presque refusé du monde.

Prêtant serment en cette matinée du 4 septembre 2013, et renouvelant les engagements le 19 septembre, le président de la République nouvellement élu, Ibrahim Boubacar Kéïta, savait les attentes des Maliens grandes. Frustrés par un coup d’Etat venu de nulle part, les Maliens ne voulaient plus perdre du temps. D’où la confiance massivement investie en la personne d’IBK, un homme qu’ils avaient vu à la manœuvre, ferme dans ses discours et inébranlable dans ses actions. Les Maliens avaient préféré se rappeler du passé pour mieux investir dans l’avenir. IBK n’ignorait rien de tout cela. IBK savait la gravité de l’heure. D’où certainement la sobriété et la brièveté du discours du 4 septembre dont la pierre angulaire fut le mot Réconciliation.

IBK voulait réconcilier les Maliens avec eux-mêmes. Cela supposait d’aller vite sur les sentiers escarpés de la paix et de faire en sorte que le tissu social déchiré par la ènième crise du Nord puisse être définitivement recousu.

IBK voulait réconcilier les Maliens avec l’Etat. Connu pour être intransigeant quant au respect dû à l’Etat, le nouveau président de la République s’est engagé à restituer à l’Etat son autorité bafouée. Après le coup d’Etat consécutif à une décennie de rabaissement de l’Etat, il savait la tâche ardue dans la mesure où les flétrissures et les balafres étaient visibles car profondes.

IBK voulait réconcilier les Maliens avec l’avenir. Trop d’espoirs déçus et de promesses non tenues ont poussé les Maliens à ne plus croire en rien du tout. En misant 77,7% de leurs voix sur IBK, ils prenaient un pari sur l’avenir.

IBK voulait relever le Mali. Mis à genoux sous les coups de boutoir des terroristes du Nord et des putschistes du sud, le Mali devait reprendre sa marche, le mali devait réapprendre à marcher. Tel ce héros de la légende qui n’a connu la joie de l’usage de ses jambes qu’après sept longues années de perclusion, le Mali devait se redresser sur ses deux jambes pour creuser les nouveaux sillons de son avenir.

IBK a-t-il reçu ? Ce n’est pas l’objet des articles qui traiteront des questions de la paix, de l’armée, de l’agriculture, de l’économie, etc. L’heure du bilan ne sonnera que dans trois ans. Mais on peut déjà percevoir si le cap est bien tenu. En effet, le président de la République a longtemps paru balloté entre son cœur et sa raison. Lui-même se targue d’être un gros maningaguéré. Ce qui a eu pour conséquence majeure quelques atermoiements, une grosse perte de temps sur des dossiers dont le traitement ne pouvait pas trop traîner, une grosse impression d’un Président qui a tout lâché dès sa victoire acquise. Aujourd’hui, tout cela semble derrière nous. IBK nous est apparu plus déterminé lors de l’entretien télévisé, plus sûr de lui et des choix accomplis.

&nbsp;

<strong>AkhimyMaïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Olympisme et développement :  L’ONU assigne au sport une importance capitale dans les objectifs de développement durable</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/olympisme-et-developpement-lonu-assigne-au-sport-une-importance-capitale-dans-les-objectifs-de-developpement-durable-1184252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 08:43:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_85469" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Habib-Sissok-CNOS-X.jpg"><img class="size-full wp-image-85469" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Habib-Sissok-CNOS-X.jpg" alt="Habib Sissoko, président CNOS" width="300" height="352" /></a> Habib Sissoko, président CNOS[/caption]
<p class="yiv5477583469msonormal"><em><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a pris la parole à New York lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable (25-28 septembre 2015) qui a adopté les Objectifs de Développement durable (ODD). Ceux-ci prolongent les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les États membres des Nations Unies s'engagent à mettre en œuvre ce programme dans son intégralité d'ici 2030. </span></b></em></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«<i>Alors que le monde entre dans une nouvelle ère pour le développement, nous sommes réellement honorés de continuer à être un partenaire engagé en faveur du développement, aux côtés des Nations Unies, afin d'édifier un monde meilleur par le sport</i>» ! </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est la conviction que le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a récemment partagé avec les dirigeants du monde lors du sommet des Nations Unies qui a adopté les Objectifs de Développement durable (ODD) à New York (Etats-Unis).</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Et pour la première fois dans l’histoire, un Programme de développement des Nations Unies reconnait au sport l'importance de sa contribution au développement durable à l'échelle mondiale.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le document final des Objectifs de Développement Durable (ODD), inscrits dans le programme de développement pour l'après-2015, le sport est mentionné comme un «<i>partenaire important du développement durable</i>». </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, la déclaration souligne que le sport peut apporter sa contribution à l’atteinte de certains des objectifs parmi les plus essentiels, tels que ceux relatifs à la paix, à la santé ou encore à l'éducation. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«<i>C'est un nouvel exemple de la reconnaissance du rôle important que joue le sport dans la société, l'un des principaux enjeux de l'Agenda Olympique 2020, la Feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique</i>», a déclaré le président du CIO, le Belge Thomas Bach.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour la grande famille universelle de l’Olympisme, cette décision montre l’harmonie entre l'<i>Agenda Olympique 2020</i> et le Programme de développement durable pour l'après-2015 des Nations Unies. Ce nouveau programme souligne notamment «<i>le rôle essentiel que joue le sport dans la promotion de modes de vie sains, de l'éducation et de l'intégration sociale. Il reconnaît les bienfaits du sport pour tous et sa capacité à autonomiser les femmes et les jeunes</i>».   </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les valeurs du sport et de l’olympisme magnifiées</span></b></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En sa qualité d'observateur permanent auprès des Nations Unies, le CIO a activement soutenu tout le processus qui a conduit à la définition du programme de développement pour l'après-2015. Le nouveau programme renferme un ensemble complet d'objectifs et de cibles à caractère universel, porteurs de changement s'appuyant sur les <i>Objectif du Millénaire pour le Développement</i> (OMD). </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Angela Ruggiero, quadruple olympienne et membre du CIO avait accompagné le président Bach pour cette occasion. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait en effet demandé à toutes les délégations d'inviter un représentant âgé de moins de 30 ans  afin de saluer «<i>l'enthousiasme, l'intérêt et la mobilisation des jeunes</i>» en faveur de l'élaboration du programme de développement pour l'après-2015.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A New York, le président Thomas Bach a eu des réunions bilatérales avec plus d'une dizaine de chefs d'État et de gouvernements afin d'aborder le rôle du sport dans la société et les actions communes à entreprendre s'agissant du développement durable et de l'autonomie du sport.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cela prouve, si besoin en était, que le sport est de plus en plus reconnu comme «<i>un moyen efficace d'aborder les enjeux liés au développement social et à la paix</i>». Et cela, d’autant plus que, comme le reconnaissent les chroniqueurs sportifs et les experts du développement, «<i>l'énorme potentiel du sport vient de sa portée internationale, de son langage universel, de son attrait auprès de toutes les générations, sans oublier de son impact durable sur les communautés en général, et sur les jeunes en particulier</i>».  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi, investir dans le sport et les activités physiques offre d'importants bénéfices socio-économiques pour la société. Il est en effet prouvé que le sport favorise la santé et prévient les maladies non transmissibles ; favorise l’accès à une éducation de qualité; contribue à l'autonomisation des femmes et des jeunes filles; rassemble les peuples et assure la promotion de l'intégration et de la non-discrimination.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tout comme la pratique sportive offre des moments de répit lors des conflits, contribue à l'édification de sociétés pacifiques et non violentes en prônant la tolérance et la compréhension mutuelle. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le pouvoir et l’attraction du sport célébrés le 6 avril</span></b></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«<i>Le sport est synonyme de fierté et de solidarité pour les pays</i>», défend fréquemment le président du Comité national olympique et sportif du Mali (CNOSM), El Hadj Habib Sissoko.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce dynamique et influent leader a d’autant plus raison que le rôle du sport avait été déjà affirmé dans la déclaration publiée à l'issue du Sommet mondial de 2005. Il s’agit d’une réunion de suivi du Sommet du Millénaire des Nations Unies en 2000. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au niveau des Nations Unies, l'importance de la pratique sportive a été renforcée par l'adoption de la «<i>Journée internationale du sport au service du développement et de la paix célébrée</i>». Un événement célébré chaque année le 6 avril. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La reconnaissance croissante du pouvoir du sport a également conduit à l'adoption de nombreuses résolutions des Nations Unies au fil des années et à la désignation par le Secrétaire général de l’ONU d'un «<i>Conseiller spécial</i>» sur le sport au service du développement et de la paix en 2001 ainsi qu'à la nomination en 2014 du président d'honneur du CIO, Jacques Rogge, au poste d'Envoyé spécial pour les jeunes réfugiés et le sport.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L'Assemblée générale a adopté une résolution en octobre 2014 encourageant «<i>les États membres à accorder au sport toute l'attention voulue dans le cadre du programme de développement des Nations Unies pour l'après-2015</i>». </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au cours des discussions sur l'Agenda olympique 2020, le CIO avait redoublé d'efforts pour renforcer sa collaboration avec des organisations internationales telles que l’ONU. En avril 2014, le CIO a ainsi signé un Protocole d'accord avec l'ONU visant à intensifier la «<i>coopération au plus haut niveau entre les deux organisations</i>».  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Comité International Olympique (CIO) a été créé avec la conviction que le sport pouvait contribuer à «<i>édifier la paix et encourager le développement harmonieux de l'humanité</i>», rappelle souvent le président Thomas Bach.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A noter que le CIO est une organisation internationale indépendante à but non lucratif, composée de volontaires, qui s’engage à «<i>bâtir un monde meilleur par le sport</i>». </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette organisation redistribue plus de 90 % de ses revenus au mouvement sportif au sens large, soit chaque jour l’équivalent de 3,25 millions de dollars (USD) pour aider les athlètes et les organisations sportives à tous les niveaux dans le monde.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au Mali, grâce l’appui et à l’assistance de la Solidarité Olympique ainsi qu’au dynamiste de Habib Sissoko et son équipe, le CNOSM est devenu non seulement un acteur incontournable du développement du sport, mais aussi de l’essor socioéconomique et culturel du pays à travers de nombreux programmes initiatives en faveur des jeunes, sportifs et leaders.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Bolly</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Morano, la valetaille que l&amp;apos;on fouette : L&amp;apos;affaire Morano ou ce moment désagréable quand l&amp;apos;aristocratie fouette un palefrenier devenu malséant.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laffaire-morano-ou-ce-moment-desagreable-quand-laristocratie-fouette-un-palefrenier-devenu-malseant-1184082.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 08:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il ne s'agit pas de plaindre un personnage déprimant -Mme Morano fut cette ministre qui faisait renvoyer une vendeuse de chez Kookaï qui lui avait mal parlé -mais de s'interroger, maintenant que la droite digne l'éloigne de ses rangs: qu'a-t-elle dit, qu'a-t-elle pensé, qui soit tellement nouveau, tellement plus insupportable que notre bruit quotidien? Elle exprime, Mme Morano, que la France est un vieux pays majoritairement peuplé de blancs chrétiens, qui ne doit pas changer et dont le peuple subit l'invasion du monde? Mais c'est juste une banalité dans le paysage de l'idiotie tremblante! La même émission où Morano se perdit, un enfant de la presse ripolinée d'extrême droite (Valeurs actuelles) venait vendre un livre qui marche, contant et organisant l'irrésistible ascension d'Eric Zemmour vers l'Elysée. Lequel Zemmour, il y a peu sur RTL, expliquait que Mme Merkel, en accueillant les migrants (qui allaient "faire des petits") "prenait le risque de détruire une Allemagne millénaire", la hantise racialo-culturelle d'un bateleur prophète ne se limitant pas aux frontières du pays. Morano serait déphasée? On n'avait pas vu. Elle s'inscrit dans cette France qui se croit dispa-raître, que l'on entretient dans sa tremblote, que l'on gave de nostalgies faute de lui répondre socialement... Morano, avec son enthousiasme de soudard médiatique, est la suite logique et l'interprète exacerbée des démagogies de ses maîtres -ceux qui la punissent désormais, mais lui ont montré le chemin. Pour mémoire.

<strong>En 2011, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur</strong> expliquait ceci, dans un entretien au Monde, que les Français souhaitaient que "la France reste la France", il s'agissait d'islam et d'immigration. Un an plus tôt, Nicolas Sarkozy s'en allait pourfendre l'immigration incontrôlée -un échec évidemment- pour rebondir sur un fait-divers sanglant à Grenoble. En 2011, Laurent Wauquiez opposait sa Haute-Loire au Washington de Strauss-Kahn. C'étaient les juifs cosmopolites qui nous étaient étrangers. En 2015, c'est tout neuf, François Fillon veut introduire les statistiques ethniques pour connaître "la réalité du peuplement de notre pays" afin de piloter la politique d'immigration: il y aurait donc bien un dosage, culturel, ethnique, à respecter, un choix à faire... Racial? Quel méchant mot. Personne ne pense que François Fillon porterait atteinte aux droits des Français non-blancs. Mais madame Morano non plus. Il est simplement des styles plus ourlés, et des vocabulaires mieux maîtrisés. Mais sur le fond.... C'est elle qui paye, évidemment. Elle le mérite? Elle n'a été, chez Ruquier, qu'elle-même, et le personnage qu'on lui a demandé d'incarner depuis des années. Elle n'a fait que répondre aux attentes des seigneurs; ainsi périssent les petits, d'excès de zèle. Nadine Morano est une souffrance blanche. Elle s'est vécue ainsi. On le lui a raconté. Quand le sarkozysme s'installait à l'Elysée, elle rageait de n'être que député quand une Rachida Dati devenait ministre. Dati, qui est méchante et fine, m'avait résumé Morano: "C'est la fille gauloise des cités qui ne supporte pas que ses voisins arabes réussissent ou aient un appartement plus beau." La haine ethnique était là, et ce malheur d'être étrangère chez elle et supplantée par les nouveaux venus. "C'est un problème de s'appeler Nadine", demandait-elle? Puis Nadine est devenue ministre, pas plus nulle qu'un autre. Puis Nadine est devenue Morano. Elle a découvert la gloire au temps où Monsieur Buisson plantait ses graines, et aucune décence ne borderait la reconquête identitaire. Ce qu'elle ressentait (que ressentent tant de gens en un pays déboussolé), elle pouvait le dire; ça se disait autour d'elle, au-dessus d'elle, c'était juste et validé. Elle était, Nadine, leur peuple, leur guerrière! Personnage de la droite, des media, du populo, de l'air du temps, à détester ou à exposer, une bonne cliente...

<strong>On a dit à Nadine qu'il n'était pas illicite</strong> de devenir Morano. Elle l'est devenue. Jusqu'à Ruquier. Sa faute, sa bêtise, sa méchanceté, leur idéologie. Quand elle humiliait une femme voilée sur une plage en publiant sa photo, elle communiait dans l'islamophobie faussement féministe, et quand elle voulait interpeller une femme en burqa gare du Nord, elle mettait en pratique une loi du sarkozysme, que la gauche n'a pas abrogée. Evidemment, la race était en trop, l'autre soir. Pas bien maligne, Nadine. Mais elle ne pouvait que s'y laisser prendre, depuis le temps qu'on l'encourageait. Elle paye de s'être crue essentielle quand elle n'était que décorative, et d'être devenue un embarras, une fille de peu ayant oublié la mesure. Si on est d'humeur optimiste, on peut imaginer une rédemption. Que la droite, en chassant Morano (en la chassant vraiment, on en est loin), fasse sa révolution idéologique et devienne réellement libérale, et cesse de nous raconter une France d'antan, une France immuable, qu'il faudrait chérir, restaurer, protéger d'un présent haïssable. Le drame de tout ça, c'est le refus d'aujourd'hui. Si la France fut gauloise et blanche, elle ne l'est plus, plus seulement cela. Elle est autre chose, métisse et plurielle parfois, inchangée ailleurs dans ses paysages humains, disparate et incertaine et conflictuelle, et elle s'invente sur le tas, sans que les puissants qui ont sa destinée en charge soient capable de mettre des mots sur ce bouillon de cultures. Ce n'est pas qu'une affaire de la droite, notons. La laïcité fétichiste de la gauche est un miroir de l'identité sarkozyenne, dont la race de Morano est une exacerbation. Tout le monde devrait en sortir, des fantômes et des poussiéreux, et commencer à nous parler de nous, ce que nous sommes, les chrétiens et les autres, et aussi désamorcer les peurs de toutes les Nadine, au lieu de les encourager avant de les censurer. Sinon, ce qui arrive aujourd'hui, c'est juste de la valetaille que l'on fouette, cette histoire. Ca ne fera même pas tenir tranquille les gueux, et ça ne lavera pas l'âme des grands.

<strong>Claude Askolovitch </strong>

<strong>Journaliste POLITIQUE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué  de presse : Le Groupe Toguna réfute totalement les allégations du PARENA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/communique-de-presse-le-groupe-toguna-refute-totalement-les-allegations-du-parena-1184112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 02:28:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/tracteurs.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1184232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/tracteurs.jpg" alt="tracteurs" width="350" height="164" /></a>Le PARENA, le Parti pour la Renaissance Nationale, a porté des accusations graves et diffamatoires  sur Toguna SARL dans un document rendu public le 30 septembre relatif au marché des 1000 tracteurs. Ces accusations visent à susciter le mécontentement au sein de la population et à ternir l’image de marque de Toguna.

Le Groupe Toguna ne peut accepter les allégations du PARENA dans la mesure où elles sont en désaccord avec nos valeurs.

C’est pourquoi, estimant que le peuple malien a droit à une saine information, nous apportons des éclaircissements fondés sur les faits et non sur une vaine polémique.

&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Modalités d’attribution du marché</strong></li>
</ol>
Dans ses allégations, le PARENA affirme que le marché de fourniture des 1000 tracteurs agricoles a été attribué de gré  à gré « sans appel d’offre ni consultation restreinte ». Ce qui est faux. En effet,  le  marché de fourniture des 1000 tracteurs a fait l’objet d’un appel d’offre international.

Dix-sept (17) sociétés maliennes et étrangères ont été invitées à concourir et ont présentées leurs offres le 30 Avril 2015 à la DFM du Ministère du Développement Rural conformément aux dispositions du cahier des charges.

&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Prix des tracteurs de 50 CV et délit d’initié</strong></li>
</ol>
&nbsp;

S’agissant des prix, le PARENA déclare que les tracteurs Foton de 50CV coûteraient 5 900 000 FCFA rendus Bamako. Nous ignorons le support des coûts ainsi avancés par le PARENA. Mais nous pouvons affirmer que ce n’est pas fondé.

Un tracteur Foton FT500 50 CV, 4 cylindres, moteur diésel sans ses accessoires ne coute pas moins de 14 000 USD HT. Les chiffres sont vérifiables partout. S’il faut donc y ajouter les prix des accessoires, ainsi que les frais de transports, on est bien loin des 5 900 000 francs CFA avancés de manière légère. Il serait intéressant, pour éclairer la lanterne des Maliens, que le Parena publie le support des coûts qu’il avance.

Par comparaison, le tracteur 50 CV avec accessoires classiques (Charrue à 2 disques, Herse 7x7 disques, Remorque 5 Tonnes)  est vendu sur la place de Bamako entre 12 690 000 FCFA et 14 500 000 FCFA tandis que TOGUNA SARL a proposé le même équipement à 12 125 000  FCFA.

Quant au délit d’initié imprudemment avancé par le PARENA, nous ne pas étonnés du tout dans la mesure où c’est cela qui devrait permettre au PARENA de corroborer sa thèse du marché attribué par entente directe. Dès lors qu’il n’y a pas eu d’entente directe qu’un appel d’offres international en bonne et due forme a été lancé, il y a des procédures avant  la décision du Conseil des ministres. Ainsi, notification est faite à ceux dont les offres ont été retenues. Dans le cas qui  nous concerne, la notification date du mois de mai. Un temps suffisant pour acheminer sur Bamako quelques uns des tracteurs achetés.

<strong> </strong>
<ol>
	<li><strong>Période d’utilisation des tracteurs</strong></li>
</ol>
Le PARENA affirme également que les tracteurs ne seront utilisés qu’à partir de Mai/Juin 2016. Ce qui dénote de la totale méconnaissance de l’auteur de cette affirmation du mode de fonctionnement  du monde rural.

En effet, les tracteurs ne servent pas qu’à labourer les champs et le labour n’a pas lieu seulement qu’aux mois de Mai/Juin. Ils servent au transport de la récolte de la campagne, au transport des fumures, des foins et des produits agricoles sur les différents marchés hebdomadaires, aux travaux de contre saison qui démarrent en Novembre ainsi qu’à plusieurs autres activités du milieu rural.

<strong> </strong>
<ol>
	<li><strong>Qualité du fournisseur TOGUNA</strong></li>
</ol>
Le PARENA s’est insurgé qu’une partie du marché des 1000 tracteurs ait été attribuée à un fournisseur d’engrais. Il  aurait pu simplement se renseigner pour savoir que le Groupe Toguna est constitué de plusieurs sociétés ayant différentes activités, à savoir : la production et la distribution d’engrais, la distribution de produits phytos, <strong><u>l’Assemblage et la distribution de tracteurs agricole</u>s</strong>, la distribution de camions Remorques et Citernes.

&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Organisation de la cérémonie</strong></li>
</ol>
Selon les déclarations du PARENA « la cérémonie … a été organisée, non par le ministère du Développement rural ou par le Protocole de la République, mais par la société Toguna SARL, principal fournisseur des tracteurs. »

Contrairement à cette affirmation, la cérémonie de remise du 22 Septembre 2015 présidée par le Chef de l’Etat, comme cela est connu de tous, a été organisée par le Protocole de la République avec l’appui d’autres structures de l’Etat. De même, c’est le Protocole de la République qui a envoyé les cartons d’invitation aux officiels conviés. Par ailleurs, lorsque le Président de la République préside un évènement, il est de bon ton que l’ensemble des corps constitués soient présents. Une tradition qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a été respectée sous tous les régimes. La société Toguna SARL a apporté son soutien à l’organisation comme elle a eu à le faire par le passé pour d’autres évènements aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Il n’y a donc rien d’anormal que cela soit le cas en cette occasion.

&nbsp;

En conclusion, ce pseudo scandale dont parle l’auteur de ces déclarations a été construit sur la base de fausses informations. Au lieu de s’étaler à travers de longs commentaires, qu’il apporte les preuves de ce qu’il avance et s’en tienne à cela. Le peuple malien saura juger.

Nous avons beaucoup de respect pour les partis politiques y compris le PARENA. Toutefois, nous attirons l’attention du PARENA et de son Président que leurs affirmations gratuites, légères et calomnieuses ont une répercussion négative, au Mali et dans la sous-région, sur l’image de notre entreprise qui paye ses impôts et emploie plus de 900 personnes dont de nombreux chefs de famille.

A l’avenir, nous nous réservons la possibilité  d’user de tous les moyens de droit pour sauvegarder et notre image et ces nombreux emplois.

&nbsp;

<strong>Bamako le 06 Octobre 2015</strong>

<strong>Le Chargé de Communication du Groupe Toguna</strong>

<strong>Ousmane Sagara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ibrahim Boubacar Kéita, AN II : Et pourtant…le Mali tourne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-an-ii-et-pourtantle-mali-tourne-1184032.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 02:25:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Bateau-ibk.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1016192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Bateau-ibk.jpg" alt="Bateau -ibk" width="620" height="349" /></a>« Et pourtant elle tourne »</strong>.Galiléo Galilée, hautement suspecté d'hérésie, pour avoir professé que la terre tourne autour du soleil fut contraint d’abjurer et de maudire publiquement « ses erreurs » sous peine de perdre la tête. Plus que pénétré de sa conviction, il prononça en aparté cette phrase : <strong>« Et pourtant elle tourne ».</strong>

Nous pourrions paraphraser cette phrase qui a traversé les âges, cette vérité qui, comme la crotte de la hyène, blanchit au fil du temps, pour dire : « et pourtant…le Mali tourne ». Malgré le ressenti quelque peu défavorable des populations, malgré l’ambiance de sinistrose entretenue par l’opposition, il semble qu’il existe quelques motifs de satisfaction. Le candidat IBK avançait sur un trépied : la Paix au Nord et la réconciliation des Maliens ; la refondation l’armée nationale ; le développement agricole. Le président IBK peut être fier des résultats obtenus sur ces trois fronts, sans oublier la relance de l’économie fortement soutenue par les activités commerciales.

<strong>Et pourtant…le Mali tourne. </strong>L’un des thèmes que l’actualité a imposé dans la campagne présidentielle, c’est bien le retour de la paix au Nord. IBK, en a fait la pierre angulaire de sa vision : pas de Mali sans paix au Nord ; pas de Mali sans paix tout court. S’inspirant des échecs enregistrés par les différents accords et pactes, le président de la République a choisi de changer de fusil d’épaule et d’adopter une nouvelle approche afin d’apprendre des erreurs passées. Le premier acte important posé, a été de dessaisir le Burkina Faso du dossier pour le confier à l’Algérie. Malgré les grincements de dents (le Burkina avait obtenu au nom de la CEDEAO un premier accord qui a permis l’organisation des élections générales de 2013) et les déceptions (le Maroc espérait souffler le traitement de ce dossier à son encombrant voisin qu’il soupçonne de souffler sur les braises au gré de ses intérêts), le président IBK a gardé « la nuque raide » sur sa conviction que le salut ne pouvait venir que de chez Bouteflika.  Hormis les lignes infranchissables (l’intégrité du territoire, la laïcité de la République, l’unité nationale), le président IBK a fait un point d’honneur à faire du Mali le lieu de la signature de l’accord.

Malgré les atermoiements, les surenchères, les caprices, le document portant paix et réconciliation au Mali fut paraphé le 1<sup>er</sup> mars. L’attitude de la Coordination des mouvements de l’Azawad laissait entrevoir quelques difficultés pour la signature des accords. Finalement, cela fut fait en deux étapes. D’abord le 15 mai, où en présence de dirigeants venus d’Afrique et du monde, le président IBK présidait la cérémonie de signature des accords, sans la CMA. Celle-ci, daigna enfin se joindre au mouvement d’ensemble en faveur de la paix le 20 juin. L’émotion était à son comble. Le président IBK a lâché quelques larmes avant de fondre dans les bras de ceux qui ont longtemps tenu l’Etat en respect avec leurs armes.

Le diner offert en grande pompe à Koulouba pour fumer définitivement le calumet de la paix dissipait mal les difficultés qui n’allaient pas tarder à surgir. Le rôle de la Minusma, jugé flou et ambigu par l’opinion malienne, la partialité supposée ou réelle de la France, la mauvaise foi de la CMA, le bellicisme gênant du GATIA, les desseins inavoués de partager le Mali, sont autant de points d’achoppement que les uns et les autres s’activent à surmonter. Près de cinq mois après la signature par toutes les parties de l’accord de paix et de réconciliation, sa mise en œuvre pose problème. Mais, personne aujourd’hui ne semble nourrir le dessein de reprendre les armes.

<strong>Et pourtant…le Mali tourne. </strong>De son élection à aujourd’hui, IBK n’a eu de cesse de garder l’armée au centre de ses préoccupations. Parce qu’à l’image de l’Etat dont il a hérité, les Forces armées maliennes étaient complètement désarticulées et par terre. C’est le premier ministre de la Défense d’IBK, SoumeylouBoubèyeMaïga, qui dépeint le mieux la situation trouvée : « A l’entrée en fonction de notre Gouvernement en septembre 2013, la situation des Famas se résumait comme suit :
<ul>
	<li>Un profond traumatisme et une crise de confiance, y compris dans la relation avec le reste de la nation, consécutifs à la défaite et à l’humiliation subies dans les régions du Nord ainsi qu’aux évènements liés au putsch du 22 mars 2012.</li>
	<li>Un engagement dans les opérations militaires pour consolider la reconquête des régions du Nord, y combattre les forces terroristes et séparatistes, protéger les populations, sécuriser le redéploiement de l’administration et s’intégrer dans des opérations conjointes avec nos partenaires régionaux et internationaux.</li>
</ul>
<ul>
	<li>La taille et les exigences du théâtre d’opération ont été démultipliées à partir de janvier 2013, passant d’une ligne d’environ 300 km Kona-Diabali où les FAMAS avaient essentiellement une mission statique de « garde-frontières » à un théâtre couvrant l’ensemble des 3 régions du Nord, toutes les villes comprises entre Kona et Tessalit d’une part et celles comprises entre Diabali et Kidal d’autre part ainsi que le secteur de Nara (cf. le décret créant l’opération Maliba)</li>
	<li>Le niveau de l’équipement de nos forces était notoirement insuffisant et inadéquat (le ratio en armement individuel tournait autour de 45% dans le Nord, c’est à dire en zone opérationnelle, et de 20% dans le reste du pays).</li>
	<li>Les conditions de vie et de travail des militaires étaient globalement infrahumaines en matière d’habillement (les dernières dotations en tenue remontaient à deux voire trois ans pour certains), de couchage et d’alimentation.</li>
</ul>
De plus, les déserteurs qui ont rejoint les rangs adverses continuent de porter leurs uniformes des FAMAS dans les actions contre celles-ci ou dans les actions et violences perpétrées contre les populations.
<ul>
	<li>Certains de nos partenaires ne sont pas favorables à un équipement renforcé de nos Forces Armées.</li>
	<li>Des ressources financières insuffisantes en dépit des efforts consentis par l’Etat depuis début 2012.</li>
</ul>
Faire la guerre, reconstruire les capacités opérationnelles et œuvrer à la réhabilitation et au réarmement moral des FAMAS, telles étaient les tâches qu’il fallait mener simultanément et dans l’urgence afin de garantir l’intégrité du territoire, la souveraineté de l’Etat, la sécurité des populations et la stabilité des nouvelles Institutions issues des élections de 2013 ».

C’est fort de constat que l’Etat a décidé d’équiper les Forces armées maliennes. Malgré la clameur et les accusations, les FAMAs ont été équipées. Contre vents et marées dirions-nous. C’est la conviction de l’ancien ministre de la Défense : « Ces acquisitions contribuent à renforcer les capacités opérationnelles de nos forces et nos hommes bénéficient pour la première fois d’effets d’habillement et de couchage, en cours dans toutes les armées modernes, qui leur rendent leur identité et leur dignité ». Au plus fort de la tempête qui a suivi l’achat des équipements militaires, Soumeylou mettait en garde contre la mauvaise publicité faite autour des FAMAs en pleine reconstruction morale et contre les desseins inavoués de certains partenaires financiers. « Certaines des critiques qui se sont exprimées ne peuvent pas nous opposer l’exemple d’une seule armée, à fortiori en guerre, qui organise de la publicité sur ses acquisitions. Et quand on sait que nombre de nos partenaires ne souhaitent pas en réalité que nous ayons une armée forte, il est à craindre que la médiatisation orchestrée autour de ces dossiers  , sur lesquels l’Etat n’a occulté aucune information dans le cadre de ses relations avec les institutions et sur lesquels il a d'ailleursassuré être prêt à suivre les différentes recommandations, ne vise au fond à inhiber notre autonomie de décision et nous faire passer désormais sous des fourches caudines à propos d’une question fondamentale de souveraineté ». Cette conviction de Soumeylou est partagée par le président de la République. Lors de sa visite dans la région de Sikasso, IBK n’est pas passée par quatre chemins. Nous publions quelques extraits des déclarations d’IBK : « Soldats du Mali, je suis venu ici aujourd’hui vous dire mon engagement total à faire de notre armée nationale une armée parmi les meilleures, Incha Allah, à vous équiper. Oui! Tout a été fait pour nous tordre la main, pour nous empêcher de vous équiper. Et vous serez équipés, ou alors notre vie n’aura pas de sens. Notre mission n’est pas de venir jouir d’un pouvoir, mais de servir le Mali. Et, servir le Mali aujourd’hui, c’est servir nos forces de défense et de sécurité. Les mettre à hauteur de souhait, pas que matériellement, mais moralement aussi.

Elles doivent bénéficier de logis décents et il est temps que l’on vous sorte des quartiers. Que le rassemblement de nos éléments de défense et de sécurité puisse se faire dans des conditions dignes de toutes les forces de défense et de sécurité à travers le monde. Cela est ma mission et je n’aurai de cesse de l’accomplir. Donc, je suis venu ici aujourd’hui, pas en touriste, vous sentir et me sentir plus près de vous.

Ce repas de corps que je partagerai avec vous n’est pas folklorique. Il est un témoignage. Dans toute société, le partage du pain n’a jamais été indifférent. Je le ferai avec vous, pour dire que la vie de chacun et de chacune d’entre vous m’importe au plus haut degré. C’est pourquoi nous ferons tout pour que vous soyez en capacité de défense en toute circonstance, grâce aux équipements auxquels vous avez droit et dont vous avez besoin ».

Les Maliens retiendront qu’une loi de programmation militaire a été votée qui devrait permettre à l’armée dans mieux outillée dans les 5 ans à venir (l’histoire retiendra que la première loi de programmation militaire de l’ère démocratique a été votée quand IBK était Premier ministre).

<strong>Et pourtant…le Mali tourne. </strong>Le président IBK demeure convaincu que le salut du Mali passe l’agriculture. Raison pour laquelle il a multiplié les initiatives en direction du monde paysan afin de booster la production et d’alléger les difficultés. Preuve ne peut être plus éloquente que cette cérémonie de mise à disposition des producteurs de 1000 tracteurs subventionnés par l’Etat à hauteur de 50%. Avant les tracteurs, le président IBK avait instruit de subventionner le prix des intrants agricoles afin de booster la production. Et pour couronner le tout, la part du budget national a été portée à 15%.

Ces efforts ne sont pas passés inaperçus. En effet, lors de sa réunion à Rome au mois de mai dernier, la FAO a décerné un prix au président IBK parce que le Mali est l’un des rares pays africains à avoir atteint le premier objectif des OMD.

<strong>Et pourtant…le Mali tourne</strong>. L’économie malienne a fait mieux que de se défendre. Malgré les bourrasques en tous genres et les crises avec les partenaires techniques et financiers, le Mali a pu obtenir un taux de croissance de 7,2% essentiellement porté par les activités commerciales et les services. Fort de cette embellie, le pays a entrepris d’éponger sa dette intérieure. Sur les instructions du président de la République, plus de 500 milliards ont été pays à la date du 10 janvier 2015 pour permettre la relance de l’économie (cette précision de la date et des chiffres a été donnée par le président de la majorité présidentielle lors du meeting commémorant les deux ans d’IBK au pouvoir).

Comme on le voit, le Mali tourne, malgré tout. Tout n’est pas rose, loin s’en faut. De sérieux efforts restent encore à accomplir.

<strong>Bassaro Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Les roquets et les perroquets</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-les-roquets-et-les-perroquets-1184022.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 02:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/parena.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1173042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/parena.jpg" alt="parena" width="600" height="262" /></a>Le moins que l’on puisse dire c’est que l’opposition, ou disons le carrément, le Parena réagit au quart de tour. Les responsables de ce parti ne ratent jamais une occasion pour parler (souvent ils manquent des occasions pour se taire). C’est une qualité qui fait défaut à beaucoup d’hommes politiques qui brillent par une prudence excessive qui frise souvent la frilosité. La prudence, la frilosité, le Parena ne connait pas. Ce qui a pour conséquence souvent des dérapages, parfois des excès, et même des outrances. Mais cela n’est pas l’objet. Pour reprendre le fil, nous disions que le Parena réagit au quart de tour. Nous avons l’impression que les responsables de ce parti ressemblent à ces chasseurs de tornades. Dès qu’il y a un petit vent qui se lève, ils trouvent espoir à le transformer en tornade. En tout cas, le Parena développe depuis deux ans dans une formidable propension à voir des scandales partout, à voir dans n’importe quel marché une surfacturation sur fond de délit d’initié donnant lieu à des rétro-commissions. Et souvent le Parena ne prend aucune précaution pour préserver sa crédibilité. Ce qui est malheureux pour le débat dans la mesure où ce parti regorge de vrais talents. La preuve de ce que nous disons est cette histoire de tracteurs subventionnés par l’Etat pour aider les paysans. Pour le moment, le Parena est le seul (peut-être avec ceux qui n’ont pas enlevé le marché) à y voir des problèmes. Le Parena parle de marché passé sans appel d’offres, par entente directe ; parle de surfacturation, de rétro-commissions ; de scandale, etc. De ce que nous en savons, tout cela n’est que balivernes. Face à la réaction par journaux opposés du gouvernement, le Parena souhaite qu’il y ait un débat contradictoire à la Maison de la Presse avec le ministre du Développement rural. Professionnels de l’agi-prop, les responsables du Parena voudraient que le débat soit radiotélévisé. Ils savent bien que le gouvernement n’acceptera pas. Pour la simple raison que les espaces de débat contradictoires ne manquent pas. Le Parena qui a des élus à l’Assemblée n’a qu’à interpeller le ministre du Développement rural. Arguments contre arguments, preuves contre preuves, ils pourront débattre à souhait, devant les députés et devant les Maliens qui les suivront grâce à l’ORTM.

<strong>Avant cette histoire de tracteurs déjà</strong>, le Parena avait fait la preuve de sa propension à ne rien laisser passer à l’occasion du deuxième anniversaire de l’accession d’IBK au pouvoir.Quitte à faire preuve de mauvaise foi. Le président de la République avait accordé un entretien à deux confrères de la presse audiovisuelle. L’entretien du président IBK a été diffusé la nuit du vendredi 4 septembre sur les antennes de l’ORTM et d’Africable. Dès le lendemain samedi, le Parena qui semble disposer d’une permanence hyper active a réagi. Ayant lu ce que le parti de l’opposition a écrit, nous nous sommes rendus compte qu’il est arrivé au Parena ce qui arrive généralement à ceux qui confondent vitesse et précipitation.

En effet, même une lecture rapide permet de constater que le Parena était plus pressé de répondre au Président de la République que de l’écouter. Ceux qui ont eu le stylo rapide devaient avoir une oreille pour le moins distraite. Nous donnons un seul exemple. Dans sa réaction, le Parena réduit l’intervention d’IBK concernant l’équipement de l’armée aux seules tenues militaires. Avec une certaine perfidie, la réaction note que « Pour le président de la République, équiper l'armée c'est acheter pour les militaires (à des prix faramineux) des uniformes, des chaussettes et des chaussures!
Est-ce avec des "uniformes impeccables" que nos soldats vont défendre l'intégrité du territoire et vaincre le terrorisme? ». Bien sûr que non, ce n’est pas avec des « uniformes impeccables » que l’armée fera la guerre. Mais comme le dirait l’autre, « même si l’habit ne fait pas le moine, il fait partie du moine ». La fierté de voir les militaires tout fiers et heureux de défiler dans des tenues propres avec des godasses bien cirées et des chaussettes assorties est partagée par tous les Maliens. Le Chef suprême des armées ne veut pas rentrer dans le détail des équipements militaires parce que n’en déplaise à ceux qui font la gorge chaude à toutes les occasions, ces domaines là sont sensibles et relèvent du secret-défense. Toutefois, IBK a parlé des « 12-7 et des 14-5 dont la puissance de feu est significative pour le militaire ». On est bien loin de la seule perception vestimentaire des équipements de l’armée. Cela revient à ce qui nous disions : le Parena voulait plus répondre avant d’écouter.

<strong>Le Parena n’est pas seul à tomber dans les excès</strong> et mêmes les outrances. SoumaïlaCissé, celui qui a été décrété chef de l’opposition, n’y va pas de main morte.“Le bateau Mali tangue dangereusement et le pilote navigue à vue sans main ferme au gouvernail” affirme-t-il. Et d’égrainer la longue des « scandales », attestés selon lui par le Bureau du Vérificateur général, la Cour suprême, et le FMI et la Banque mondiale. Bien entendu, tout ce qu’il dit n’est pas faux. Et d’enfoncer le clou lors d’une conférence de presse exclusivement dédiée aux deux ans d’IBK. Un seul mot traduit selon lui ces deux ans : « désillusion ». Nous pensons qu’il fait preuve d’une solide mauvaise foi. Primo, SoumaïlaCissé aurait pu dire, dans « l’affaire » des équipements militaires, que la Cour suprême n’a jamais mis en doute la légalité des achats des équipements militaires. Secundo, pour reprendre les propos d’un de ses illustres dévanciers dans l’opposition, « les rapports du Bureau du Vérificateur général ne sont ni la Bible ni le Coran » (l’un des opposants actuels sait bien cela dans la mesure où c’est la justice qui l’a blanchi alors qu’il avait été sérieusement noirci par la CASCA). Tertio, le président de la République a déclaré que tous les dossiers ont été transmis à qui de droit, c’est-à-dire la Justice. La séparation des pouvoirs voudrait que chacun reste à sa place. Ils auraient été les premiers à crier à l’instrumentalisation de la Justice si l’Exécutif avait donné des indications.

Nous, nous pensons que le Mali mérite mieux qu’une opposition au rabais. Nous avons la chance d’avoir comme animateurs de cette opposition des hommes et des femmes qui connaissent l’Etat pour l’avoir servi au plus haut sommet, sur le plan administratif (Premier ministre, Ministre d’Etat, Super ministre, multi-ministre, etc.). Nous ne parlons pas des postes électifs ou des postes occupés à l’international qui leur donne de la valeur ajoutée et leur confère une notoriété certaine. Ils connaissent l’Etat et ses points de fragilité. A notre avis, ils devraient être une chance pour la démocratie, pour la République, pour le Mali, pour les Maliens. Cela suppose qu’ils sortent un peu du bois en disant la vérité quand cela est possible pour eux ou à se taire quand ils ne peuvent pas dire la vérité. Seule la vérité construit la démocratie. Pour cela, leur relation aux faits doit être exacte. En donnant des faits qui ne sont pas fondés, en les commentant à la limite de la caricature dans un pays où le ressenti est souvent dominant, en excitant l’opinion, ils n’aident pas à la construction citoyenne ; ils ne tirent pas le système démocratique par le haut. Et puis, soyons francs, les Maliens n’attendent pas d’eux qu’ils se comportent comme des roquets, aboyant pour un oui et mordant dans tous les mollets à portée de leurs dents pour un non.

<strong>Comme visiblement les opposants étaient plus préoccupés</strong> à préparer leur réponse au président de la République qu’à l’écouter, nous allons leur rappeler des propos qui ont dû échapper à leur oreille distraite. « Je ne suis pas leur égal, ils ne peuvent pas être mes opposants, Dieu et les Maliens m’ont placé au-dessus d’eux. Ils peuvent s’opposer au RPM par exemple, mais pas à moi ». Voilà grosso modo ce qu’IBK pense de leur réaction. En français facile, cela veut dire qu’ils ne boxent pas dans la même catégorie que le président de la République, IBK est le Président pour tous les Maliens, donc y compris ceux qui ont voté contre lui. Ce n’est pas dédain de la part d’IBK que de leur indiquer le parti RPM. Au contraire, nous pouvons affirmer que le président de la République admire le travail mené par l’opposition. Nous nous rappelons de ses propos fort élogieux tenus à Sikasso à l’endroit de la minorité ; et fort justes ajouterons. Rencontrant les partis de la majorité, IBK leur a dit que l’opposition est plus visible.

Nous devons reconnaître que les partis qui tiennent lieu de majorité présidentielle ne sont pas à la hauteur. Le RPM qui doit être la locomotive de cette majorité est empêtrée dans des querelles intestines et byzantines. Jamais dans l’histoire du Mali démocratique nous n’avons vu un parti aussi divisé. La lutte pour les places y bat son plein. Il nous est arrivé de nous poser la question de savoir si ceux qui dirigent le RPM n’ont pas ouvert la succession d’IBK. En tout cas, leur comportement laisse songeur. En plus, au motif qu’ils auraient passé dix ans dans l’opposition, les responsables de ce parti ont les yeux plus gros que le ventre. Ils veulent tout prendre, oubliant que d’autres partis sont à leurs côtés, que d’autres partis ont contribué à la victoire électorale de 2013. Hormis la course aux postes, on ne les sent nulle part.

<strong>C’est avec plaisir que nous revenons sur les propos d’IBK</strong> lors de sa récente tournée à Sikasso : «Je ne vous sens pas dans le débat, alors que c’est vous qui constituez la majorité. Ceux qui sont minoritaires sont plus visibles que vous. Je ne vous sens pas. Je vous sens frileux. Vous n’avez pas de complexe à vous faire. Je ne vois pas quel combat un combattant frileux va gagner. Si déjà devant le ring, tu trembles, je ne sais pas où tu vas ». On peut dire que le président IBK sait de quoi il parle. Sur aucun des grands chantiers qu’il a menés, le RPM et ses alliés ont été absents. Sauf quand le Président leur a remonté les brettelles. Là, ils accourent ventre à terre pour reprendre, tels des perroquets, les propos présidentiels.

Avant Sikasso, on se rappelle que l’année dernière, presqu’à la même période, les recevant à Koulouba, le président IBK leur avait dit ceci : « vous m’avez laissé sur ma faim ». C’était suite à un meeting de soutien organisé dans la salle des 1000 places du CICB. La centaine de parti soutenant IBK n’avait pas été à mesure de remplir la salle au 1/3. Il aura fallu toute l’ingéniosité des monteurs de l’ORTM pour faire illusion en masquant péniblement les nombreuses places restées vides. Le président de la République avait surtout été déçu par le contenu des messages. Nous étions en plein tempête autour de l’achat de l’avion et des équipements de l’armée. Frileux comme des poules mouillées, les responsables de la majorité présidentielle qui avaient la possibilité de disposer de toutes les informations afin de contrebalancer ce qui se disait n’ont rien trouvé de mieux à dire que « le président est trahi par des gens en qui il a placé sa confiance ». Pathétique. Tout simplement pathétique.

Il faut croire qu’ils n’apprennent ni de leurs erreurs ni de leurs absences. En effet, personne ne les a vus ou entendus pendant ces moments d’interrogations sur le contenu de l’Accord de paix et son application. Nous serions tentés de dire que ce n’est pas leur affaire. D’où l’ire présidentielle à Sikasso. « Il faut oser dire la vérité aux Maliens. Ce que nous avons fait est appréciable. Il faut que cette majorité s’imprègne de l’Accord de paix et de réconciliation, parce que c’est cela votre devoir», a déclaré le Président de la République à ses partisans.<strong>Pour justifier l’incurie et l’inanité ambiantes</strong>, un respectable cadre du RPM a fait une sortie pour le moins malencontreuse. Nancoma Kéita pour ne pas le nommer, connu pour être quelqu’un de très sobre, a déclaré devant ses militants de la Commune II : « « Sachez que la conquête du pouvoir est plus difficile que l’exercice du pouvoir surtout dans le contexte actuel que vous connaissez tous. Au-delà de tous ces aspects, le président IBK est au pouvoir mais retenez que ce sont ses adversaires politiques qui ont les leviers du pouvoir. Ce sont eux qui sont dans l’administration, à la police …car le président ne veut pas se limiter à sa seule famille politique pour la gestion des affaires publiques. Et, à l’heure du bilan, ce sont ces mêmes personnes qui vont critiquer sa gestion. Donc faites attention, resserrer les rangs autour du président pour ne pas faciliter la tâche à nos adversaires surtout à l’aube des élections communales ». Comme le dirait Jacques Chirac, c’est tout simplement « abracadabrantesque ».

Et pour ne rien arranger à leur situation, les partis de la majorité présidentielle ont complètement raté le deuxième anniversaire de l’investiture d’IBK. Toujours à la manœuvre et dans ses œuvres solitaires, c’est semble-t-il la veille que le RPM a informé les autres partis de la tenue d’un meeting de soutien au président IBK le samedi 5 septembre. Si c’est ça un soutien, IBK devrait s’inquiéter sérieusement. La majorité, fidèle à elle-même, n’a pas été capable de remplir la salle des 1000 places du CICB. Même les efforts des monteurs de l’ORTM n’ont pas pu masquer le vide sidéral dans la salle. Quand l’incapacité de mobilisation atteint ce niveau, c’est très inquiétant. Tout cela parce que ceux qui veulent tout faire à eux seuls, en se cachant aux autres, ne sont pas à la hauteur. Et ils sont pourtant prompts à jouer les perroquets.

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réaménagement du gouvernement : 2 sortants, 4 rentrants</title>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 01:34:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_736862" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Modibo-Keita.jpg"><img class="size-full wp-image-736862" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Modibo-Keita.jpg" alt="Modibo Keita" width="300" height="216" /></a> Modibo Keita[/caption]

<strong>Un réaménagement ministériel a été opéré le jeudi 24 septembre 2015, jour de la fete de la tabaski juste avant que le président de la république ne s’envole pour New York pour assister à l’assemblée générale des nations unies. De 29, le Gouvernement Modibo Keïta passe à 31 ministres dont deux partants (Sada Samaké et Mahamadou Diarra,  respectivement ministres de la sécurité intérieure et de  la protection civile, et de la justice, garde des sceaux) dans l’ancien gouvernement et 4 nouveaux arrivants. </strong>

Deux ministres font leur départ du gouvernement. Il s’agit de Mahamadou Diarra, ministre de la justice et des droits de l’homme, Garde des Seaux, remplacé (à ce poste) par Mme Sanogo Aminata Mallé. La deuxième personnalité qui a fait ses cartons est le général Sada Samaké, dont le remplaçant est le colonel Salif Traoré, ex gouverneur de Kayes.

L’autre constat, c’est qu’à la faveur de ce réaménagement, certains ministres changent de portefeuille. C’est ainsi qu’on constate à l’apparition de deux nouveaux départements, portant ainsi à 31 les membres la nouvelle équipe gouvernementale, contre 29 dans la précédente. Certains ministres aussi ont changés de département ministériel. Il  s’agit notamment d’Ousmane Koné, qui repose ses valises au ministère de l’environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable ; que Mohamed Ag Erlaf qui quitte pour prendre les commandes d’un nouveau département, celui de la Décentralisation et de la réforme de l’Etat. Le nouveau ministre de la santé et de l’Hygiène Publique est une dame. Il s’agit de Mme Marie Madeleine Togo, ancienne directrice générale du CHU Gabriel Touré.

Restant ministre des affaires étrangères, Abdoulaye Diop n’a plus sous sa responsabilité les domaines de la coopération internationale et de l’intégration africaine, qui ont donné naissance à un nouveau département confié à Cheikna Ahmed Sidi Diawara. Ce dernier est remplacé par. Sambel Diallo à la tête du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Population. Aussi, le ministère du Travail, de la Fonction Publique, est désormais amputé de la réforme de l’Etat…

Abdoulaye Idrissa Maïga se maintient à la tête du Ministère de l’Administration territoriale, mais désormais amputé d’un membre important, celui de la Décentralisation.

<strong>A.Maiga</strong>

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<title>Méchage : Remaniement et hyperactivité</title>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2015 03:56:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_693692" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-693692" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Mamadou-Bathily.jpg" alt="Mohamed Ali Bathily" width="630" height="339" /> Mohamed Ali Bathily[/caption]

Soit il a dû en entendre parler, soit il sait que c’est fondé, en tous les cas le ministre des Domaines de l’Etat, Me Mohamed Ali Bathily s’est cru obligé d’en parler lui-même. Lors d’une conférence de presse organisée par ses soins pour les besoins de la cause, afin d’expliquer ce qui semblait dépasser l’entendement à savoir la démolition de certaines maisons de Souleymanebougou. « J’entends des personnes dire que c’est parce qu’on parle de remaniement que je me suis levé pour mener cette action, ce n’est rien de cela » a-t-il tenté de se justifier, de manière fort maladroite par ailleurs. Mais il sait très bien que personne n’est dupe et qu’il n’a convaincu personne. Ni sur ses motivations, ni sur ses explications. Les faits sont têtus comme dirait l’autre. En effet, tous les shows médiatiques de Me Bathily coïncident soit avec une période de rumeurs persistantes de remaniement ministériel soit une période d’informations confirmées de changements au sein de l’équipe gouvernementale. Soit dit en passant, nous insistons sur sa profession d’avocat dans la mesure où presque tous les dossiers sur lesquels son acharnement est sans borne sont des dossiers qu’il avait plaidés et perdus dans son cabinet d’avocat mais qu’il gagne dans son cabinet ministériel. Nous ne reviendrons pas sur tous les dossiers gagnés sans coup férir parce que ce serait long et fastidieux. Mais surtout parce que les Maliens ne croient pas aux coïncidences.

<strong>Me Bathily qui se prend pour le justicier</strong>, défenseur des veuves et des orphelins a subitement arrêté son opération de démolition. A cause dit-il de la saison des pluies. Quelle cohérence. Comme si deux jours avant sa conférence de presse on était en saison froide. Tout le monde sait qu’il raconte des histoires. La saison des pluies avait démarré bien avant son expédition de démolition. Il sait ce qui se passe toujours avec ceux qui se prennent pour des supermen. Primo, ils pensent que la terre tourne autour de leur personne jusqu’au jour où ils se rendent compte qu’ils ne sont pas les seuls sur la terre. Me Bathily s’est rendu compte, sur le tard, que celui qui lui a succédé au ministère de la Justice, a instruit à tous ceux qui rendent la Justice ou qui exécutent les verdicts, de tenir compte de la saison des pluies et de surseoir à toutes les mesures de démolition jusqu’à la fin de l’hivernage. Mais comme notre superman n’a que faire de la solidarité gouvernementale, il est presque sûr qu’il ignore jusqu’à l’existence de cette instruction de son collègue. Secundo, il arrive que nos supermen se prennent pour des Zorro. Jusqu’au jour où ils rendent compte qu’ils ne sont pas loin d’être des zéro. Et que leur populisme à trois balles ne trompe plus personne. Dans la zone, il a vu par lui-même qu’il ne peux pas casser toutes les maisons dans l’illégalité. Il y a des personnes auxquelles il ne pourra pas toucher. Qu’il le dise ou pas, il a été arrêté dans son œuvre destructrice. Beaucoup de Maliens s’interrogent sur la légalité de son action aux côtés d’une société immobilière. Sur quel acte juridique fonde-t-il sa démolition ? Il a beau dire que la police a envoyé des injonctions, la vérité c’est qu’on aurait pu être plus imaginatif. Nous voudrons être convaincus que la société immobilière avait vraiment besoin de casser des maisons construites à coup de dizaines de millions pour ensuite revendre les terrains ainsi libérés à des sommes dérisoires.

<strong>Nous aimerions bien croire Me Bathily</strong> quand il parle de libérer les servitudes et les emprises. Nous aimerions le croire parce que sur ce terrain, ce n’est pas le boulot qui fera défaut. De Souleymanebougou à Sébénikoro en passant par Magnambougou, Badalabougou, Djicoroni, le lit du fleuve est complètement squatté. Au vu et au su de tout le monde, des personnes ne se sont plus contentées d’avoir les pieds dans l’eau mais d’y tremper toute la concession. Tout comme les hôtels. Tout comme les banques. Tout comme la Place réservée au monument du Cinquantenaire mais qui semble être destinées à d’autres investisseurs plus liquides. Logiquement, tous ceux qui ont acheté le lit du fleuve pour y dormir ou pour y mener des affaires lucratives devraient se faire du souci.  Me Bathily devrait raser leur logement ou leur entreprise. D’où notre hâte de voir la fin de la saison des pluies et la reprise programmée des démolitions. En tous les cas, nous parions qu’une fois que la rumeur de remaniement se sera dissipée, les gens pourront dormir tranquillement sur leurs lauriers.

<strong>Me Bathily n’est pas le seul ministre à verser dans l’hyperactivité</strong>. Il y a le porte-parole du gouvernement. Choguel Maïga prend son rôle très au sérieux. Même quand il n’est pas présent au Mali, il trouve le moyen d’occuper l’espace. Nous avons pu le vérifier lors de la prise d’otages de Sévaré. De Paris où il se trouvait, il a non seulement occupé les plateaux de télévisions et les ondes des radios françaises, mais il a trouvé le moyen d’être omniprésent sur l’ORTM au point de faire passer le général Sada Samaké et Tiéman Coulilbaly au second plan à défaut de les mettre sous l’éteignoir. Mais pour qui connait sa boulimie de la parole, point de surprise. Nous soupçonnons Choguel Maïga de confondre son rôle de porte-parole du gouvernement à porte-parole des ministres. Chaque ministre sectoriel devrait pouvoir s’exprimer sur les sujets qui concernent son département. Telle ne semble pas être la compréhension du ministre porte-parole qui a tendance à prendre les médias d’Etat pour ses propriétés personnelles. Il pense qu’il est obligé de parler de tous les sujets et de sauter sur tout ce qui bouge. L’inconvénient de ce genre de comportement c’est que souvent on se retrouve à raconter des histoires. Comme ce fut le cas quand il a cru devoir réponde à l’URD. D’abord nous nous demandons comment il peut vouloir empêcher aux autres de faire usage de leur liberté d’expression au point d’installer une polémique qui n’a pas lieu d’être. Ensuite, quand on se met en mission, il faudrait bien s’assurer de disposer de tous les éléments. Puisque nous ne voudrions pas l’accuser de mauvaise foi ou de manipulateur, nous penchons pour la précipitation ou la volonté de plaire. Il a voulu donner une leçon de patriotisme à peu de frais à l’URD alors même qu’il aurait juste fallu qu’il se renseignât suffisamment pour éviter de passer pour un démagogue, pour ne pas dire plus.

<strong>Mais s’il y a un sujet sur lequel de nombreux Maliens</strong> attendent qu’il s’exprime c’est bien cette histoire de 5 millions qu’il se serait indûment octroyés pour un travail fictif. Nous ne voudrons pas le croire capable ou coupable d’un tel acte. Mais le fait est qu’il demeure désespérément muet. Or qui ne dit rien consent. Il y a même  quelques esprits malins qui estiment que son hyperactivité de ces derniers jours c’est pour faire oublier cette histoire de sous indûment encaissés. Plus sérieusement, les Maliens attendent de lui deux attitudes dans ce dossier aux allures de casseroles. Ou il parle pour dire que les accusations sont fausses et qu’il est victime de diffamation de la part de personnes dont l’identité ne lui sont pas complètement étrangère ; ou, il rend le tablier pour ne pas gêner l’action gouvernementale et surtout pour se donner les coudées franches afin de laver son honneur réellement flétri par cette affaire de travail fictif. C’est vrai que dans le gouvernement, le bruit de casseroles ne semble pas déranger grand monde. On hausse le ton, on tape du poing sur la table et on oublie. Il est vrai que tout le monde n’est pas de la même trempe que ces ministres qui avaient rendu le tablier, à qui l’histoire et les faits sont en train de donner raison dans des affaires où certaines personnes avaient voulu les tremper. Avant même que nous ne finissons d’écrire cet article, nous venons d’apprendre que l’ancien ministre Modibo Kadjogué, nommé il y a à peine deux mois pour conduire l’organisation du sommet France-Afrique, vient de rendre sa démission afin de « laver son honneur et de ne pas gêner le Premier ministre ». Il est cité dans le rapport du Vérificateur général pour sa gestion de l’APEJ et se trouve écouté depuis quelques jours au niveau du Pôle économique.

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terreur sur le Mali : « Du sang et des larmes »</title>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2015 02:38:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-965082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/rebellion1.jpg" alt="Rebellion" width="620" height="415" />Après la prise d’otages de Sévaré et son bilan macabre, d’autres actions sanglantes, plus ou moins meurtrières, ont été signalées dans la périphérie de Bamako, à l’intérieur de Bamako et dans le Nord. Preuve s’il en était que le Mali s’est définitivement installé dans l’inconfort de la terreur avec son cortège de morts.

Nous aurions dit que le grand-frère Gaoussou Drabo a marché sur notre langue. En effet, dans sa chronique du mardi dans le quotidien l’Essor du mardi, il compare le Mali à un malade qui ne peut pas faire l’économie d’une longue convalescence. Oui, le Mali ressemble à un grand malade. Nous pourrions ajouter, sans nommer la maladie au risque de nous attirer les foudres de certains de nos compatriotes, que le Mali ressemble à ce malade qui a perdu toutes ses défenses immunitaires et qui est la proie à toutes les maladies opportunistes. Parce que ce qui arrive au pays ressemble bien à un corps malade assailli de toutes parts par toutes sortes de maladies. Ce qui fait que le patient qu’est le Mali se doit d’être très patient. Parce que le chemin qui mène à la guérison est long et tortueux.

Après la signature des accords de paix, les Maliens appréhendaient la suite des événements car ils savaient bien que la guerre n’était pas terminée et que quelques applaudissements nourris au détour des signatures ne ramèneraient pas la paix. Au fil des ans et du pourrissement de la situation au Nord, les Maliens ont pu voir une multitude de mouvements abreuvés à divers extrémismes mais qui ne s’interdisaient aucune passerelle quand les circonstances exigeaient qu’ils fassent cause commune. Aujourd’hui, force est de reconnaître que du Nord au Sud (de Tessalit dans la région de Kidal à Fakola dans la région de Sikasso), d’Est en Ouest (de Ménaka dans région de Gao à Nara dans la région de Koulikoro) en passant par le centre du pays, l’explosion de violences n’épargne plus aucune partie du territoire malien. Avec la prise d’otages sanglante de Sévaré et la double revendication, on sait qu’il y a une sorte d’internationale du Djihadisme alimenté par l’algérien Moctar Belmoctar et les Maliens Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa. Selon des sources fiables, Iyad et Kouffa «<em> ont étudié ensemble et se sont fréquentés après. Et quand l’histoire du jihadisme a commencé au Nord, ils ont renoué le contact</em> ».

De toue évidence, Sévaré marque un tournant dans l’expansion de la terreur au Mali. C’est vrai que les victimes quasi quotidiennes des mines anti-personnelles disséminées par un ennemi invisible et lâche rappellent aux Maliens que les rébellions successives des années 90 et 2000 ont laissé la place à une autre forme de menace. L’attentat survenu au restaurant « La Terrasse » en mars dernier en plein cœur de Bamako avait marqué les esprits en ce sens que tout le monde était désormais convaincu que les terroristes pouvaient frapper partout, selon leur bon vouloir et leurs cibles choisies. Avec Sévaré, les esprits sont durablement marqués par la détermination des preneurs d’otages qui ont pu tenir 24 heures durant en causant le maximum de morts possibles.

A l’entame de la Deuxième Guerre Mondiale, Winston Churchill déclarait ceci aux Anglais pour mieux les galvaniser : « « J'aimerais dire à la Chambre, comme je l'ai dit à ceux qui ont rejoint ce gouvernement : je n'ai à offrir que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_sang,_du_labeur,_des_larmes_et_de_la_sueur">du sang, de la peine, des larmes et de la sueur</a>. Vous me demandez, quelle est notre politique ? Je vous dirais : C'est faire la guerre sur mer, sur terre et dans les airs, de toute notre puissance et de toutes les forces que Dieu pourra nous donner<sup>[]</sup> ». Les autorités maliennes pourraient tenir ce même genre de discours à la différence qu’elles sont dans l’après guerre. Sinon tout le reste pourrait être retenu surtout pour ce qui est du sang, de la peine et des larmes. Les menaces auxquelles le Mali fait face actuellement ciblent tout le monde : les populations civiles, les forces de la Minusma et les forces armées maliennes. Les Mouvements armés qui ont signé l’accord de paix évoluaient à visage découvert avec un agenda politique et des revendications tout aussi politiques. Tout le contraire de cette internationale du Djihadisme dont l’objectif premier semble être de semer la terreur et de faire le maximum de victimes.

En effet, les Iyad, Kouffa et autre Belmoctar savent bien que le Mali ne constitue plus aujourd’hui la priorité de la communauté internationale, et que le pays n’est pas suffisamment au point pour se prendre seul en charge avec ses seules forces armées. D’où l’acharnement à s’attaquer systématiquement aux forces de la Minusma. Avec plus de 36 morts, 150 blessés, en moins de trois ans, les forces onusiennes payent un lourd tribut pour la paix. Nulle part dans le monde, le bilan n’est aussi lourd en si peu de temps. L’objectif est clair : dissuader les forces internationales de s’impliquer plus que de raison et au besoin les décourager au point de les amener à abandonner le Mali. Les ennemis du Mali qui sont à l’œuvre pour reprendre un terme du président de la République, savent que nos forces armées ne sont pas suffisamment aguerries. En formation continue depuis quelques mois, elles n’ont que leur courage pour le moment à opposer aux terroristes. D’où la volonté manifeste de ceux-ci à saper le moral des troupes, en les attaquant, en les harcelant et en les tuant au besoin.

La guerre ainsi imposée au Mali pourrait être longue et difficile.

La Rédaction

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<strong>Bassaro Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Mara, ex Premier ministre : Halte à l’indécence et à l’arrogance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-ex-premier-ministre-halte-a-lindecence-et-a-larrogance-1104842.html</link>
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<description><![CDATA[ Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne plaît pas à tout le monde. Dans le milieu des administrateurs civils, on serait même tenté de d’affirmer qu’il est honni et haï par tous. Il s’agit de l’ancien Premier ministre Moussa Mara qui, depuis quelques mois, alignent les propos incendiaires et provocateurs.  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2015 01:25:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_709632" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-709632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Moussa-Mara.jpg" alt="Moussa Mara au congrès du parti Yelema à Sikasso : « Ceux qui ont été libérés n’ont pas été amnistiés»" width="350" height="272" /> Moussa Mara[/caption]

Oubliant presqu’il a été Premier ministre, Moussa Mara n’est pas avare de propos pour le moins incongrus sur la difficulté de lutter contre la corruption, sur les forces d’inertie, sur ses relations avec les religieux, sur la paix. Les quelques rares fois où il a ouvertement évoqué quelques actions comme Premier ministre, c’est pour verser dans les excès et les outrances. C’est ainsi qu’il est revenu sur son escapade meurtrière à Kidal. Les administrateurs civils ont été les premières victimes de l’assaut des terroristes contre la délégation du Premier ministre. Ils ont payé le tribut le plus lourd parce que le Premier ministre les avait abandonnés. Et il n’a jamais eu la présence d’esprit d’exiger que ceux qui ont été assassinés bénéficient de sépulture digne de ce nom. C’est suite à son aventure de Kidal que le Mali a perdu toutes ses positions dans le Nord, jusqu’à Gao. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants de l’époque, Soumeylou Boubèye Maïga, avaient démissionné de son poste et demandé à son parti présent à l’Assemblée nationale d’œuvrer à la constitution d’une enquête parlementaire sur les événements de Kidal. Même si les conclusions ne sont pas publiques, l’opinion est régulièrement abreuvée par des députés de l’opposition sur la responsabilité de l’ancien Premier ministre. Or il se dit que malgré ses bravades et ses déclarations à l’emporte-pièce, Moussa Mara appréhende d’éventuelles poursuites judiciaires. En attendant, c’est le syndicat autonome des administrateurs civils qui lui demande  de faire preuve de retenue et de décence. Le syndicat l’accuse d’avoir conduit à la mort six de ses militants, des préfets, et sous-préfets qui avaient accepté d’aller à Kidal pour servir l’Etat. Le Syndicat lui demande d’avoir l’humilité de se taire après avoir mis l’Etat à genou. Le Syndicat digère mal son arrogance et son populisme.  Nous livrons l’intégralité de leur communiqué.

<strong> </strong>

<strong>Propos de Moussa Mara sur les événements de Kidal</strong>

<strong>Le Syndicat autonome des administrateurs civils réagit</strong>

A l’occasion de deux interventions successives sur les antennes de la Radio internationale BBC et de la télévision ARICABLE, l’ex Premier ministre a tenu certaines déclarations relatives à la visite controversée qu’il  a effectuée , il ya un peu plus d’une année, dans la région de kidal. Dans lesdites déclarations, il dit n’avoir pas regretté cette visite et mieux être prêt à la reprendre sans état d’âme si c’était à refaire.

Au cours de sa réunion ordinaire tenue le 13 juin 2015 à son siège, le CEN-SYNAC a analysé cette attitude et décidé d’y apporter la réaction qui suit :

Le SYNDICAT  AUTONOME DES ADMINISTRATEURS CIVILS est indigné, atterré et outré par ces déclarations qui, à défaut de contenir un mea-culpa, auraient dû au moins manifester de la compassion pour les victimes de ces évènements tragiques. Le Synac trouve ces déclarations gravissimes et dénuées de tout sens de responsabilité et de redevabilité pour l’homme d’Etat qu’il représentait au moment des faits au regard des conséquences désastreuses que la malencontreuse visite a engendré pour le pays.

Le SYNDICAT AUTONOME DES ADMINISTRATEURS CIVILS rappelle à l’intéressé au cas où il l’aurait déjà oublié que c’est suite à cette visite risquée et déconseillée à laquelle aurait renoncé tout homme d’Etat avisé et raisonnable, soucieux de l’intérêt supérieur de la Nation, que les forces armées maliennes et d’Administration  d’Etat ont perdu toutes leurs positions dans cette partie de notre territoire.

Le SYNDICAT AUTONOME DES ADMINISTRATEURS CIVILS rappelle par ailleurs que c’est suite à cette visite déplorable, en plus des victimes militaires, qu’il a perdu six (6) de ses militants ( Préfets, Préfets -adjoints et Sous- préfets) qui avaient accepté, au péril de leur vie, d’aller servir le pays dans des conditions sécurutaires qui n’étaient méconnues de personne à cette époque sur cette partie du territoire national. Pendant  que les infortunés rendaient l’âme sous les balles assassines, l’ex Premier ministre était terré sous haute protection des Nations Unies et des échos qui nous sont parvenus, il n’a rien entrepris en son temps pour venir en aide à ces commis de l’Etat grâce au sacrifice desquels les élections présidentielles qui l’ont vu diriger le Gouvernement ont été organisées. Cela ne nous étonne guère du reste, tant l’intéressé a suffisamment fait montre de nombrilisme pendant son bref séjour à la primature.

C’est pourquoi, le SYNDICAT AUTONOME DES ADMINISTRATEURS CIVILS, exige de l’intéressé, à défaut d’avoir une pensée pieuse pour la mémoire de nos camarades tombés sur le champ de l’honneur et ce pour contribuer à promouvoir la paix et la réconciliation et bâtir l’Etat de droit et la démocratie dont il use allègrement aujourd’hui, pour ne pas dire abuse, le sens de la retenue dans les propos s’il n’a pas l’humilité nécessaire pour se taire après avoir mis l’Etat à genou.

Le SYNDICAT AUTONOME DES ADMINISTRATEURS CIVILS prend à témoin l’opinion nationale et internationale qu’il se réserve le droit de réagir par des moyens appropriés que l’Etat de droit met à sa disposition au cas où l’ex Premier ministre serait tenté de récidiver dans l’arrogance et le populisme à l’avenir

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Marche des femmes de Kidal : Elles dénoncent la mauvaise gestion de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/marche-des-femmes-de-kidal-elles-denoncent-la-mauvaise-gestion-de-kidal-1104822.html</link>
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<description><![CDATA[ Une manifestation a regroupé des dizaines de femmes pour dénoncer le comité de gestion de la ville de Kidal, dans le nord-est du Mali, accusé de détourner l’aide humanitaire internationale, a rapporté, en début de semaine, le Sahelien.com. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2015 01:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_321492" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-321492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/marcheur-kidal.jpg" alt="marcheur-kida" width="620" height="357" /> Une marche à Kidal (photo archives)[/caption]

Ce comité est formé par des membres issus des deux principaux mouvements politico-armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad : le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA). Le MNLA et le HCUA bénéficient, depuis, du soutien de la mission onusienne au Mali (Minusma) et assurent la gestion de Kidal depuis mai 2014, après le retrait de l’administration locale, à la suite des affrontements armés qui avaient opposé les membres de la CMA aux troupes de l’armée malienne et aux mouvements pro-Bamako. “Les associations protestent contre la méthode par laquelle la commission de gestion de la ville s’occupe de la région.

Concernant la commission humanitaire, par exemple, beaucoup de dons destinés à la population ont été détournés par des personnes pour en faire leurs biens”, a rapporté le journal en ligne, citant des habitants de la ville, majoritairement occupée par les Ifoghas, la tribu targuie la plus influente de la région de Kidal. “Nous n'avons pas de problème avec les ONG qui nous viennent en aide, ce ne sont pas des ONG maliennes. Nous sommes contre les associations locales qui marginalisent nos droits. Si on doit changer un bureau, cela doit faire l'objet d'un consensus”, a dénoncé un membre d’une association pour la défense des droits des femmes maliennes, a rapporté encore la même source. S’estimant marginalisées, les femmes sont également sorties dans la rue pour exiger d’être associées dans la gestion de la ville, en attendant le retour de l’autorité de l’État malien et de la stabilité dans la région, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation auquel la CMA a adhéré, elle aussi, le 20 juin dernier, à l’issue d’un long processus de discussion à Alger, sous l’égide de l’ONU.

Liberté Algérie]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le VIH/SIDA et la Syphilis : Mme la Première Dame remet 4.000 Tests Duo rapide de dépistage au Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-vihsida-et-la-syphilis-mme-la-premiere-dame-remet-4-000-tests-duo-rapide-de-depistage-au-ministre-de-la-sante-et-de-lhygiene-publique-2-1104872.html</link>
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<description><![CDATA[ La lutte contre le VIH/Sida et le Syphilis est une lutte particulièrement difficile et de longue haleine. Fort heureusement, depuis quelques années, des résultats positifs et encourageants ont été enregistrés sur ce terrain grâce à de nombreuses actions.  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2015 00:42:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_767142" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-767142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Mme-keita-Ami.jpg" alt="Mme Keita, Aminata Maiga" width="300" height="341" /> Mme Keita, Aminata Maiga[/caption]

Parmi ces actions, il convient de noter celles que mènent les Premières Dames d’Afrique à travers l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/SIDA (OPDAS). De par leurs actions, les Premières Dames ont encouragé les dirigeants du continent à suivre le mouvement pour des résultats plus prometteurs. Pour cela, elles ont su s’entourer de partenaires convaincus de leur leadership. Et c’est la concrétisation de l’un de ces partenariats qui donne son sens à la présente cérémonie de remise de Kits de dépistage du VIH et de la Syphilis. L’heureux partenariat en question est celui scellé entre l’OPDAS et le Groupe pharmaceutique sud-africain ALERE signé en
janvier 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

ALERE est une entreprise pharmaceutique spécialisée dans le développement d’outils de diagnostic innovants. Dans le cadre du partenariat IMG_4889public-privé, le Groupe ALERE soutient l’OPDAS dans sa lutte contre le VIH/ Sida en mettant à la disposition des pays membres des tests de diagnostic rapide. En moins d’une année, des milliers de tests ont été remis à 27 pays dont le nôtre. Grâce au plaidoyer de Mme la Première Dame, OPDAS Mali a obtenu 4.000 Test DUO rapide de dépistage du VIH et de la Syphilis. Ces tests serviront à détecter rapidement les personnes atteintes de VIH et de Syphilis en vue de leur prise en charge rapide. Dans l’allocution qu’elle a prononcée, la Première Dame KEITA Aminata MAIGA s’est réjouie des résultats déjà enregistrés, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts en vue d’une éradication totale de ces maladies. La Première Dame a notamment soutenu que « … La lutte
contre le Sida a enregistré des progrès significatifs au cours de ces dernières années tant au niveau mondial qu’au niveau national. De gros efforts ont été faits dans le domaine de l’offre de services de prévention, de traitement, de soin et de soutien. Ces résultats doivent être encouragés et soutenus. La tendance à la baisse doit être consolidée ». KEITA Aminata MAIGA a rappelé la spécificité de l’OPDAS qui est l’Organisation des Premières Dames africaines contre le VIH/Sida.
Elle a aussi rappelé un des objectifs forts de l’association panafricaine des Premières Dames qui est l’atteinte de l’objectif des « trois zéro » pour une génération sans Sida. Cette stratégie, a-t-elle dit, est sous-tendue par l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant. Mme la Première Dame a clairement indiqué que les tests sont destinés au programme de l’Elimination de la transmission Mère-Enfant. Elle s’est réjouie de ce que, de cette façon, OPDAS-Mali contribue à l’effort national dans la prévention, la gestion et la réduction du VIH et du Sida. Mme la Première Dame s’est aussi réjouie de la convergence d’objectifs entre les Gouvernements IMG_4915watttafricains et l’OPDAS en ce sens qu’ils œuvrent tous à l’élimination de la Transmission Mère-Enfant du VIH. KEITA Aminata MAIGA a enfin exhorté les services bénéficiaires à assurer la distribution gratuite de ces tests aux populations
cibles et à produire un rapport sur leur utilisation tous les trois mois, conformément aux attentes du partenaire sud-africain.
L’heureux bénéficiaire des kits, à savoir le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, a remercié la Première Dame pour son implication personnelle dans la prévention de la transmission Mère-Enfant du VIH/Sida. M. Ousmane KONE a déclaré que la lutte contre le VIH/Sida figure en bonne place dans les priorités du Gouvernement. Ce qui, dira-t-il, a permis de réduire considérablement la prévalence de la pandémie qui est passée de 1,7 à 1,1% entre 2000 et 2013. M. Ousmane KONE a salué la réception des tests qui allient le dépistage du VIH et de la Syphilis. Ce lien, soutiendra-t-il, n’est pas fortuit car les IST non traitées constituent un terreau fertile de contamination par le VIH. Selon le Ministre KONE, plusieurs études ont montré que les IST ulcérantes, notamment la Syphilis, augmentent le risque de transmission du VIH de 2 à 9 fois. Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a enfin promis de veiller au bon
usage des 4.000 tests reçus qui seront mis à la disposition exclusive des femmes enceintes et des femmes en âge de procréer dans les structures de santé. Direction de la Communication &amp; Relations Publiques Présidence de la République

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les états généraux de la santé : Un espace d’échange démocratique sur la santé au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/les-etats-generaux-de-la-sante-un-espace-dechange-democratique-sur-la-sante-au-mali-3-907162.html</link>
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<description><![CDATA[ Conforment aux orientations du président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, déclinées dans le programme d’action gouvernementale, le Ministre de la santé et de l’hygiène publique, Ousmane Koné a  d’organisé les états généraux de la santé du 7 au 9 avril dernier. Le but principal de ces états généraux est d’associer les usagers au débat sur la santé en vue de connaître leurs principales préoccupations en la matière, leurs attentes vis à vis du système et de ses acteurs, leur capacité d’investissement sur ses sujets pour préserver au mieux leur droit.
 ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 03:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_667112" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Ousmane-KONE-.jpg"><img class="size-full wp-image-667112" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Ousmane-KONE-.jpg" alt="Ousmane Koné, ministre de la Santé" width="310" height="263" /></a> Ousmane Koné, ministre de la Santé[/caption]

C’est sous le thème de <em>« Démocratie sanitaire : des forums citoyens autour de la problématique de l’accès équitable aux soins de qualité pour tous et de la promotion du droit des usagers »</em> que cette première édition des états généraux de la santé a été placée. Une occasion pour les participants d’enclencher la reforme de santé.

Les Etats généraux de la santé sont l’occasion de rassembler professionnels de santé, acteurs politiques, entrepreneurs de la santé, représentants d’agences sanitaires, d’associations de patients ou encore de syndicats afin de confronter leurs analyses, points de vue et propositions, en un mot une mobilisation citoyenne, articulant les droits aux devoirs autour des questions de santé.

<strong>Débattre avec le grand public… </strong>

L’un des objectifs des EGS est d’informer afin de permettre à chacun de s’approprier des connaissances fiables et stabilisées. Il s’agit notamment de délivrer des informations précises sur les enjeux d’une meilleure prise en charge des usagers du système de santé. L’occasion toute retrouvée de mobiliser les usagers sur ces questions en vue de les faire participer à la réflexion collective sur l’avenir du système de santé ; débattre avec le grand public pour favoriser l’expression citoyenne et formuler des  recommandations et points d’actions permettant l’accès équitable aux soins pour tous, notamment par la promotion de la couverture maladie universelle, la promotion des droits des usagers.

Les résultats escomptés aux termes de ces concertations sont les suivant : informer un maximum d’usagers sur les questions de santé, dans un langage plus accessible, leur permettant de mieux se situer dans le processus de soins et de mieux formuler leurs attentes par rapport aux soins qui leur sont offerts ; recueillir, structurer et transmettre les attentes des usagers aux autorités en charge de la santé et de l’action sociale, comme valeur ajoutée à la mise en œuvre des politiques et programmes de santé ; recueillir, structurer et vulgariser les attentes des usagers auprès des prestataires de soins, pour favoriser l’émergence d’espaces de concertation et de dialogue propices à l’amélioration continue de la qualité des soins et assurer des débats citoyens sur la santé, largement vulgarisés pour favoriser : l’émergence de suggestions spontanées de la part des usagers à l’endroit des soignants, l’optimisation de l’organisation des soins, la promotion de la démocratie sanitaire.

Le colloque national, l’ultime phase des Etats généraux sur la santé, s’est ouvert le mardi 7 avril 2015 au Centre international de Conférences de Bamako. Il a accueilli les délégués des Comités de pilotage régionaux, les jurys citoyens régionaux, des groupes d’experts spécifiques, du Comité national d’orientation, les Services centraux des Ministères de la santé, des Affaires sociales et de la Promotion du genre ainsi que tous les acteurs du changement (acteurs politiques, entrepreneurs de la santé, représentants d’agences sanitaires, d’associations de patients ou encore de syndicats, etc.), des partenaires techniques et financiers.

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<strong>Damouré Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tirs de roquettes sur la ville de Gao : Une jeune femme tuée et plusieurs blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tirs-de-roquettes-sur-la-ville-de-gao-une-jeune-femme-tuee-et-plusieurs-blesses-907322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tirs-de-roquettes-sur-la-ville-de-gao-une-jeune-femme-tuee-et-plusieurs-blesses-907322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 03:12:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_898722" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/gao.jpg"><img class="size-full wp-image-898722" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/gao.jpg" alt="Série d'attaques terroristes au nord : Un mort et trois blessés grièvement à Gao dans des tirs d'obus, deux morts à Boni lors d'une attaque contre la gendarmerie et tirs de roquettes à Kidal" width="315" height="315" /></a> La jeune fille tuée à Gao par un tir d'obus[/caption]

<strong>Au Mali, l’insécurité a atteint une proportion inquiétante. Ce sont des tirs de roquettes sur la ville qui ont réveillé les habitants de Gao, dimanche 05 avril 2015. Le bilan est un mort de Zeina une lycéenne de 21 ans et plusieurs blessés.</strong>

C’est très tôt dans la matinée que la 6<sup>ème</sup> région (Gao) a été palpée par des tirs de roquettes. Cinq(4) roquettes ont été tirées. L’une des quatres roquettes tirées sur la ville est tombée en plein centre-ville, détruisant une partie d’un domicile privé. <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150405-mali-tirs-roquettes-meurtriers-le-centre-ville-gao-islamistes-victimes-civils/"><strong>Une jeune femme a été tuée</strong></a> et trois autres personnes ont été blessées. Le premier tir de roquette a retenti un peu après 6 h, heure locale. Ensuite, les tirs se sont succédé toutes les vingt seconds. C’est la première fois que des tirs de roquettes ont causé la mort de civils à Gao. Les habitants disent leurs craintes et réclament un renforcement des mesures de sécurité.

C’est le lieu de préciser que c’est la première fois que les groupes armés atteignent leur cible en plein centre de Gao qui a toujours été la cible de tirs de roquettes, mais sans que ceux-ci parviennent à provoquer des dégâts matériels et humains, hormis les premiers qui blessé u garde et endommagé une maison. La précision avec laquelle ces tirs ont atteint  leur cible,  malgré la présence de l’armée malienne et de ses alliés,  inquiète la population et prouve que les narcoterroristes sont non établis seulement  non loin de Gao mais il se pourrait aussi que des complices soient planqués  à l’intérieur de la ville.

L’armée malienne, la MINUSMA et Barkhane sont en état d’alerte en vue de mettre en échec d’autres attaques terroristes.

<strong>Et si l’ennemi était dans la ville ?</strong>

<strong>En effet, </strong>ces tirs de roquettes ont eu lieu six(6) jours après qu’un conducteur travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge a été tué dans une attaque menée par des jihadistes près de Gao. Force est de reconnaitre qu’il est déplorable l’insécurité permanente dans laquelle vivent les habitants de la ville de Gao en particulier et celles des régions en général. Les populations de Gao<em> vivent du stress tous les jours, parce qu’il ne se passe pas une semaine sans que l’on ne tue quelqu’un à 20 kilomètres de Gao et sans que les gens ne marchent sur </em><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150404-journee-internationale-mines-gao-mali-explosif-victimes/"><strong>une mine</strong></a><em>. Il y a des problèmes toutes les semaines.</em>

<em>Au fait, la question qui taraude les esprits, est de savoir si les jihadistes ne sont même pas logés à l’intérieure de la ville.</em> Puisqu’il<em> y a un effectif militaire de 700 à 800 hommes à Gao ville et dans les alentours, à 20 km. Et des obus sont toujours envoyés sur la ville. Une situation très incompréhensible.</em>

En tout cas, les populations de Gao ne dorment que d’un œil et la peur dans le vendre. Alors à quand la fin de ce cauchemar ?

<strong>Alioune Blondin Bèye</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les assauts pour libérer des otages: un pari extrêmement risqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-assauts-pour-liberer-des-otages-un-pari-extremement-risque-907302.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 03:09:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_898782" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Riske.jpg"><img class="size-full wp-image-898782" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Riske.jpg" alt="Enlevé par Aqmi à Tombouctou le 25 novembre 2011 : Le Néerlandais Sjaak Rijke libéré par les forces spéciales françaises" width="900" height="506" /></a> Le Néerlandais Sjaak Rijke[/caption]

Si une opération des forces spéciales françaises a permis lundi la libération d’un Néerlandais otage du groupe islamiste Aqmi, les interventions de ce type se soldent souvent par des échecs, comme en témoignent ces exemples depuis 2010.

- 6 décembre 2014: Luke Somers, un photojournaliste américain, et Pierre Korkie, un enseignant sud-africain, détenus par Al-Qaïda au Yémen depuis 2013, sont tués par leurs ravisseurs selon Washington, lors d’une opération de sauvetage ratée des Forces spéciales américaines.

L’opération est lancée moins de 24 heures avant l’expiration d’un ultimatum d’Aqpa et une dizaine de jours après un premier raid infructueux.

Pierre Korkie s’apprêtait à recouvrer la liberté, selon une association caritative sud-africaine qui négociait depuis un an avec ses ravisseurs.

- 12 janvier 2013: Une cinquantaine de commandos français tentent en vain une opération au sud de Mogadiscio, en Somalie, pour tenter de libérer Denis Allex, un agent des services secrets français enlevé en 2009 par l’organisation des Shebab liée à Al-Qaïda. « Tout donne à penser que Denis Allex a été abattu par ses geôliers » lors de ce raid, qui a fait 20 morts – l’otage, deux soldats français et 17 « terroristes » -, selon le ministère français de la Défense.

- 25 janvier 2012: Des forces spéciales américaines libèrent un travailleur humanitaire danois et sa collègue américaine retenus en otage depuis trois mois en Somalie, tuant neuf de leurs ravisseurs lors d’une opération commando menée dans une région servant de repaire aux pirates.

- 31 mai 2012: Un ingénieur allemand, enlevé le 26 janvier par Aqmi dans la périphérie de Kano, dans le nord du Nigeria, est exécuté par ses ravisseurs lors d’un raid militaire visant à le libérer (sources sécuritaires).

- 8 mars 2012: Deux ingénieurs, un Britannique et un Italien, otages au Nigeria depuis mai 2011 sont tués par leurs ravisseurs, avant d’avoir pu être secourus lors d’une opération lancée par les forces nigérianes avec l’appui des Britanniques. L’Italie se montrera furieuse de n’avoir pas été prévenue avant l’opération.

- 7 janvier 2011: Deux jeunes Français, Antoine De Léocour et Vincent Delory, sont enlevés par des membres d’Aqmi en plein centre de Niamey (Niger). Le lendemain, Antoine de Léocour est exécuté par Aqmi, selon la justice française, alors que Vincent Delory meurt dans un incendie lors de l’assaut donné par les forces spéciales françaises.

- 8 octobre 2010: l’humanitaire britannique Linda Norgrove, 36 ans, est tuée en Afghanistan lors d’un raid de l’armée américaine visant à la libérer de ses ravisseurs talibans. Une enquête américano-britannique révèlera qu’elle a succombé à des blessures infligées par une grenade américaine, alors que les soldats impliqués avaient tû à leurs supérieurs l’usage de cette arme, accréditant la thèse d’une exécution par les ravisseurs.

- 25 juil 2010: Aqmi revendique l’exécution d’un Français, Michel Germaneau, enlevé au Niger en avril et transféré au Mali. Un raid franco-mauritanien mené le 22 juillet pour tenter de le libérer avait échoué. Sept membres d’Aqmi avaient été tués

<strong> </strong>

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<title>Sécurité : Un jeune de Faladié tué par les forces de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/securite-un-jeune-de-faladie-tue-par-les-forces-de-securite-907282.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 03:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_194857" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Police_controle.jpg"><img class="size-full wp-image-194857" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Police_controle.jpg" alt="Les contrôles de police dans la capitale malienne." width="344" height="257" /></a> Les contrôles de police ont été renforcés dans la capitale malienne.<br />AFP[/caption]

C’est après l’attentat sanglant contre la Terrasse que les autorités maliennes ont interdit aux véhicules non immatriculés de circuler sur toute l’étendue du territoire. Malgré la saisie de plus de deux cents véhicules, l’amende de 200 000FCA et l’emprisonnement s’il y a lieu, des dizaines de véhicules sans immatriculation continuent de circuler dans la capitale. On se souvient de l’interpellation prémonitoire d’un citoyen à l’occasion de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) de décembre dernier, dénonçant justement la circulation de voitures non immatriculées. Il semble que la majorité de ces voitures appartiennent à des hommes de tenue que sont les policiers, les gendarmes, les militaires et les douaniers. Mais pas seulement. Il y a de simples citoyens qui en font de même, ignorant le risque qu’ils encourent. C’est ce qui est arrivé à un jeune de Faladié en Commune VI du district de Bamako, dans la nuit de vendredi à samedi. Celui que ses proches appellent MAMS, était au volant d’un véhicule non immatriculé aux vitres teintées, de surcroît, quand des policiers le sifflèrent. Le jeune homme, sans doute paniqué, eut le mauvais réflexe de ne pas obtempérer. S’en suivit une course poursuite au bout de laquelle le jeune homme fut mortellement atteint par une balle. Cette tragédie nous rappelle que notre pays est en situation de guerre contre le terrorisme et les policiers ont reçu l’ordre de faire usage de leurs armes en cas de besoin. Le refus d’obtempérer est malheureusement devenu banal à Bamako, à cause sans doute du harcèlement des policiers qui sifflent à tort et à travers pour dépouiller les usagers indélicats. Mais en ces périodes d’insécurité, le refus d’obtempérer peut être dramatique comme ce fut le cas du jeune MAMS. Tout cela est le résultat du manque d’autorité de l’État et de la police nationale depuis les événements de mars 1991 où l’on s’est attaqué impunément à tous les symboles de l’État, particulièrement la police qui était très puissante et très crainte sous le pouvoir de Moussa TRAORÉ. Il convient de traiter de la même manière tous ceux qui circulent dans des voitures non immatriculées et de sanctionner plus particulièrement les hommes en tenue et certains responsables politiques et administratifs. Car les Maliens doivent enfin réaliser que notre pays est en situation de guerre contre le terrorisme qui a déjà frappé notre capitale et pourrait le faire, malheureusement, plus durement à cause du laxisme des autorités et de l’inconscience de la population. Ce qui est arrivé à MAMS a failli arriver au fils d’un des plus grands joueurs de ngoni du pays. Cette fois, la police a tiré dans les pneus du véhicule du jeune homme pour l’immobiliser. Certes l’État n’a pas les moyens de quadriller tous les points sensibles de la capitale mais un déploiement plus visible de temps à autre pourrait être dissuasif. Il y a peu de temps, on entrait dans la cité administrative en présentant une simple carte d’identité. Les policiers en faction, par politesse, vous laissait passer si vous aviez un certain âge. Et il a fallu le coup de gueule d’un avocat célèbre de la place sur une chaîne de télévision nationale pour que les policiers de l’aéroport de Bamako-Sénou soient dotés de pistolets automatiques. Tout cela dénote de l’improvisation des autorités là où il faut une synergie totale. Certes ce n’est pas l’état d’urgence mais il faut que les citoyens apprennent à respecter les symboles de l’État. Pour cela il faut que l’État commence par se faire respecter.

<strong>Ousmane THIÉNY KONATÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidence de la Banque Africaine de Développement (Bad) : Le Mali unanimement engagé dernière la candidature de Birama Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/presidence-de-la-banque-africaine-de-developpement-bad-le-mali-unanimement-engage-derniere-la-candidature-de-birama-sidibe-907262.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali a lancé officiellement la campagne de la candidature de Birama Sidibé à la Présidence de la Banque Africaine de Développement(Bad). Présidée par le ministre des Finances et de l’Economie, Mamadou Igor Diarra, la cérémonie de lancement qui a eu lieu hier, jeudi, à l’hôtel Salam, a enregistré également la présence du ministre de l’Economie Numérique, de l’information et de la Communication, porte parole du Gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, de celui des Maliens de l’Extérieur, Abdouramane Sylla, et du Secrétaire général Adjoint de la Présidence, Mohamed Ben Barka, du conseiller du candidat, Hamadoun Touré, et de plusieurs hautes personnalités.
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 02:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_439052" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Birama-Sidibe.jpg"><img class="size-full wp-image-439052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Birama-Sidibe.jpg" alt="Présidence de la BAD : Notre compatriote Birama Boubacar Sidibé candidat" width="300" height="266" /></a> Boubacar Sidibé[/caption]

<strong>C’est le ministre des Finances et de l’Economie, Mamadou Igor Diarra, qui a donné le ton de la cérémonie. Il a fait un bref commentaire sur les caractères, les connaissances et l’intelligence du candidat malien Birama Sidibé à la présidence de la BAD. Selon lui, Birama Sidibé n’est une grande fierté pour le Mali et une grande chance pour l’Afrique. Aussi ajoute-il, il est un bon et excellent candidat. « Sa candidature est en mesure d’apporter un nouveau souffle à la BAD », indique le ministre Diarra.</strong>

<strong>A sa suite, Hamdoun Touré, Conseiller du candidat Sidibé, dira qu’il existe au total 08 candidats pour la Présidence de la BAD. Pour ces huit(8) candidats, il existe 29 sponsors. « Et sur ces 29 sponsors, onze(11) soutiens dejà la candidature de Birama Sidibé. Réellement, c’est le candidat idéal qu’il faut pour donner un nouveau souffle à la BAD », a-t-il précisé.  </strong>

<strong> Qui est Bréhima SIDIBE ?</strong>

Birama B. Sidibé est un expert des questions de développement à la renommée bien établie. Il doit cette réputation globale à sa contribution exceptionnelle aux objectifs de croissance, d’innovation, d’efficacité et de transparence des institutions multilatérales qu’il lui a été donné de servir au cours d’une carrière riche et longue de près de 3 décennies dont 2 au service de la Banque Africaine de Développement (BAD). Sa grande passion pour l’Afrique s’est constamment enrichie de ses contacts et engagements au plus haut niveau politique des dirigeants d’un Continent aux remarquables performances économiques récentes. Il a forgé la vision d’une Afrique vertueuse, inclusive, en transition vers l’émergence, actrice et partie prenante des discussions autour des enjeux globaux post 2015. Sidibé, qui est originaire du Mali, a rejoint la BAD, en Côte d’ Ivoire, en 1983, en tant qu’Ingénieur d’irrigation. En quelques années, il en a gravi tous les échelons avant d’occuper en 2006, le poste de Vice-président par intérim, chargé des opérations de la Banque couvrant les pays membres de la région Nord, Est et Sud. C’est au cours de cette période qu’il conquit le respect de ses pairs et la réputation qui lui est aujourd’hui restée, de réformiste champion de l’innovation et bâtisseur de consensus, amenant régulièrement les parties ayant des intérêts divergents à se réunir autour de leurs objectifs communs et partagés. M. Sidibé a mis ses compétences au service du groupe de la Banque Islamique de Développement dont il occupe aujourd’hui le poste de Vice-président chargé des Opérations. Au cours de son mandat, les Opérations de la BID ont connu une croissance exceptionnelle avec des niveaux d’approbations et de décaissements équivalents à environ 55% de leur valeur cumulée ; dans le même temps, la BID a presque triplé son capital et a, de manière consistante, reçu une note de crédit égale à Triple A, lors des évaluations faites par les agences de notation internationales. Au cours de son mandat à la BID, M. Sidibé a essentiellement porté ses efforts sur la mise en oeuvre du Programme spécial pour le Développement de l’Afrique (SPAD), dont 22 pays africains ont pu bénéficier, au travers de projets variés et des financements d’une valeur de 4,2 milliards de dollars, et dont les décaissements ont atteint le montant de 1,93 milliard de dollars EU à fin 2013. Dans le même temps, le financement des Infrastructures en Partenariat Public Privé a cru de $1,3 milliard en 2009 à $3.3 milliards en 2014. M. Sidibé tient également le rôle dirigeant de la coopération qui existe entre la BID et le Groupe de Coordination Arabe, le G20, l’OMS, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la BAD, l’UNESCO, le PNUD, l’OCDE-CAD, DFID et bien d’autres organisations internationales. L’une des principales réalisations de M. Sidibé en tant qu’employé de la BID a été le développement et l’introduction de la méthode de financement innovant dénommée « Triple Win « , qu’il a mise au point, en partenariat avec la Fondation Bill &amp; Melinda Gates et des gouvernements en Asie et en Afrique, afin d’accroître le montant des financements dédiés à l’éradication de la Poliomyélite et à l’accès à l’eau potable en milieu rural. Le  « Triple Win  » est aujourd’hui un élément indispensable des efforts de l’Initiative Mondiale pour l’Éradication de la Poliomyélite dans le monde entier (Global Polio Eradication Initiative). Il a été cité comme un modèle de financement novateur et a fait l’objet d’une attention particulière de la part des journaux mondiaux de premier plan tel que le Financial Times, TIME Magazine et le Wall Street Journal. En plus des rôles joués à la BAD et à la BID, M. Sidibe a exercé les fonctions de Directeur Général de Shelter-Afrique, une organisation internationale basée à Nairobi, dont l’objectif principal est d’aider à l’accroissement des capacités de financement du logement et de l’habitat en Afrique, et qui compte au nombre de ses actionnaires, la BAD et Africare. Sidibé a dirigé la préparation et fait approuver par son Conseil d’Administration le Plan Stratégique quinquennal de Shelter-Afrique pour la période 2007-2011, lequel conseillait la diversification des activités, la promotion du partenariat public privé, la mobilisation des ressources et la mise en oeuvre de certaines réformes institutionnelles. Suite à la mise en oeuvre du plan stratégique, Shelter Afrique a augmenté de 25% son capital libéré en 3 ans et amélioré ses performances opérationnelles. Mais, l’essentiel de la carrière de M. Sidibé a été faite à la BAD. Pendant plus de 23 ans, il a continuellement gravi les échelons, passant d’un département à un autre, y compris celui de  l’Agriculture et du Développement Rural, des Infrastructures, des Programmes Pays, des  Technologies de l’Information et de la Télécommunication, des Services Généraux et des  Opérations. Sidibé a également joué un rôle primordial dans le développement du Premier Plan Stratégique de la BAD, pour la période 2003-2007, qui mettait l’accent sur le développement des ressources humaines, la stabilisation des Etats fragiles, l’agriculture et la sécurité alimentaire, les questions de genre et le développement durable. Avec ses collègues visionnaires et audacieux de l’Équipe de la Haute Direction du Groupe de la Banque Africaine de Développement, M. Sidibé a également contribué avec succès, à la conception, la préparation et la mise en œuvre du Plan de Continuité des activités de la BAD, pour la période 1999-2003. Cette performance sans précédent dans l’histoire des Institutions Multilatérales de Développement, a permis à la première institution financière africaine de transférer tout son personnel et ses opérations d’Abidjan à Tunis sans interruption de ses activités dans aucun de ses 53 pays membres régionaux. M. Sidibé a apporté à cette mission, son enthousiasme et son optimisme si communicatifs, en même que son expertise avérée de gestion du changement. M. Sidibé est un produit de l’Elite des Grandes Ecoles d’Ingénieur en France. Il est titulaire du diplôme de l’École Nationale de Génie Rural, des Eaux et Forêts de Paris, et d’une Maîtrise en eau et assainissement de l’Université de Montpellier, France. Il a une parfaite maîtrise de l’anglais et du français. Il est marié et père de quatre (4) enfants.

En faisant une brève présentation sur ses ambitions pour la BAD, le candidat Birama Sidibé dira qu’il compte, entre autres : changer la donne de la participation du secteur privé dans les projets d’intégration de grande envergure ; de soutenir la construction d’institutions fortes ; de mobiliser les ressources en vue d’accroitre le taux d’investissement ; de positionner la Banque au cœur de projets et programmes de connectivité régionale et continentale, de moderniser la Banque. La liste n’est pas exhaustive.

En tout cas, vu le parcours exceptionnel, les connaissances acquises et les expériences avérées de Birama Sidibé, on peut dire et sans risque de nous tromper qu’il est le candidat idéal pour insuffler un nouveau souffle à la BAD. Et c’est le Mali tout entier qui est dernière la candidature de Birama Sidibé à la Présidence de la BAD.

Soulignons que l’élection est prévue du 27 au 29 mai dans la capitale de la Côte D’ivoire, Abidjan.

Bonne chance donc à notre compatriote Birama Sidibé.

<strong>A. Maïga </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et de la réconciliation nationale : La CMA sommée par l’Ua à parapher et à signer l’Accord sans délai</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-et-de-la-reconciliation-nationale-la-cma-sommee-par-lua-a-parapher-et-a-signer-laccord-sans-delai-907242.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 02:50:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Paix-definitive.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-171665" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Paix-definitive.jpg" alt="MNLA Le Nord malien ou la Crimée Africaine" width="610" height="403" /></a>Lors de  sa 496<sup>ème</sup> session à Addis-Abeba, le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine(Ua) s’est penché sur le processus de paix et de réconciliation en cours au Mali. Dans un document adopté à l’unanimité, le conseil demande au Mnla et à ses acolytes regroupés au sein de la coordination des mouvements armés de l’Azawad-Cma- de paraphé et signé sans délai l’Accord issu du processus d’Alger</strong>. <strong>Et ce, à l’intérêt des populations qu’elle(Cma) affirme représenter.</strong>

En effet, le conseil de sécurité de l’Ua note avec une profonde déception que la coordination des mouvements armés de l’Azawad-Cma-, malgré le caractère équilibré de l’Accord, les compromis acceptés par les autres parties pour la cause de la paix et de la réconciliation et les exhortations de la médiation y compris de la visite effectuée à Kidal le 17 mars 2015, n’a jusqu’à ici pas encore paraphé l’Accord, demande instamment à la Cma, dans l’intérêt supérieur des populations qu’elle affirme représenter, ainsi que, du Mali et de la région du Sahel, de parapher sans délai et de signer l’Accord issu du processus d’Alger. Et tant attendu que toute préoccupation légitime que la Cma soulèverait, sera examinée dans le cadre et de la mise en œuvre de l’Accord et à travers un dialogue continue entre les parties.

<strong>Vivement la signature de l’accord en terre malienne</strong>

Le conseil de paix et de sécurité de l’Ua se félicite de la conclusion du processus de négociations lancé le 16 juillet 2014 à Alger qui a abouti à l’Accord de paix et de la réconciliation au Mali, lors de la 5<sup>ème</sup> phase des pourparlers de paix inter-maliens qui ont eu lieu du 17 au 26 février 2015 ; conformément à la feuille de route du 24 juillet 2014. C’est ainsi qu’il entend avec intérêt la signature le l’Accord prévu en terre malienne en avril 2015. Considérant que l’Accord issu du processus d’Alger constitue un compromis équilibré prenant en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties dans le respect scrupuleux de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Mali, ainsi que, du caractère laïc et la reforme républicaine de l’Etat, le Conseil souligne également que la signature et la mise en œuvre scrupuleuse de l’Accord par toutes les parties maliennes avec l’accompagnement des pays de la sous-région et le soutien des partenaires internationaux permettront de promouvoir plusieurs durablement la paix, la sécurité, la stabilité et la réconciliation au Mali. Aussi, d’accélérer le processus du développement socio-économique des régions du Mali, ainsi que, de renforcer l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnational organisé tant au nord du Mali que dans les régions du sahel  en général. Le conseil de sécurité l’Ua facilite en particulier le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, pour la constante de son engagement en faveur d’une solution pacifique et négocié à la crise. Le conseil de l’Ua exhorte la classe politique et la société civile malienne à apporter leur plein concours à la réalisation des objectifs de l’Accord.

En tout cas, le Mnla et ses alliés signeront ou signeront pas l’Accord issu du processus d’Alger. C’est en tout cas, la question qui taraude les esprits et l’étau commence à se serrer autour de leur coup, tant plus que des voix s’élèvent partout pour les exiger à parapher et signer l’Accord.  Après la pression qualifiée par certains d’hypocrisie de la communauté internationale. C’était autour du conseil de sécurité de l’Ua d’appeler la Cma à l’ordre.

<strong>Bassaro Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : La bonne blague</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mechage-la-bonne-blague-907052.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 02:44:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_907142" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Issiaka-sidibe1.jpg"><img class="size-full wp-image-907142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Issiaka-sidibe1.jpg" alt="L’honorable Issiaka sidibé, president assemblée nationale" width="900" height="600" /></a> L’honorable Issiaka sidibé, president assemblée nationale[/caption]

La Pâques, c’est le jour de la Résurrection de Jésus Christ (le prophète Issa pour les musulmans) ; le prophète qui a accepté de se sacrifier pour nous sauver nous, simples mortels. Par un pur hasard du calendrier, cette année la rentrée parlementaire du mois d’avril est tombée sur le jour de Pâques. Vous vous demandez certainement quel est le lien entre Pâques et l’Assemblée nationale, vous avez raison parce que sincèrement nous-mêmes, nous ramons quelque peu pour trouver un lien. Tant qu’à ramer, ramons alors. Donc la rentrée parlementaire du mois d’avril a coïncidé avec Pâques. Connaissant les hommes et les femmes qui y siègent, nous n’en attendions pas qu’ils distribuent des chocolats ou des confiseries aux populations. Qui est fou ! Les petites douceurs, c’est pour eux-mêmes. Nous n’attendions pas d’eux aussi qu’ils fassent comme Jésus Christ. Se sacrifier pour nous sauver, c’est au-dessus de leurs forces ; surtout que dans leur cas, ils ne devraient pas être nombreux à croire à leur résurrection. Mais comme beaucoup de fêtes, Pâques peut pousser certains à lever le coude, très légèrement certes, mais à le lever quand même. Peu importe la hauteur du coude, pourvu qu’on ai l’ivresse, pourrions-nous dire. Nous avons pu constater que les députés buvaient, comme du petit lait, les propos de leur président lors de la séance d’ouverture. Il y en avait même qui étaient ivres de bonheur. Nous les avons vus applaudir à tout rompre quand le président Issaka Sidibé a évoqué le projet de loi sur le genre. Personne n’est dupe. C’est une manière pour les élus d’exorciser leur « peur » de ce dossier annoncé comme provoquant l’ire d’une partie des associations religieuses de confessions musulmanes. En maintenant le projet, le message est double : « nous n’avons pas peur et nous le voterons ».

<strong>Quand le président Sidibé a parlé de son amertume</strong> quant à « la divulgation dans la presse d’un document annoncé comme étant le Rapport de la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de M. Amadou Toumani TOURE, ancien Président de la  République, avant même son examen par le Bureau de l’Assemblée Nationale et sa programmation par la Conférence des Présidents »,  les applaudissements ont continué de plus belle. Mais quand le même président Issaka Sidibé a qualifié la « fuite » dans la presse de « tentative de sabotage à laquelle sera bientôt réservée une suite judiciaire », l’intensité des applaudissements avait quelque peu baissé dans l’hémicycle. Et cela pourrait se comprendre. Que la « fuite » soit condamnée comme cela est depuis que notre journal a publié en exclusivité le rapport, cela est normal. Mais de là à vouloir engager des avocats, saisir les tribunaux, nous pensons sincèrement que le président Sidibé est sous le coup de l’émotion.

<strong>N’eut été le respect, le très grand et profond respect</strong>, que nous devons à l’Assemblée nationale et à son illustre Président, forcément honorable, nous aurions fait appel à la parabole bamanan qu’on évoque généralement en cas de divagation avérée, « do ka dolo min, do ka naga naga kan fo » . N’eût été le respect, le très grand et profond respect, que nous devons à l’Assemblée nationale et à son illustre Président, forcément honorable, nous aurions non seulement fait appel à cette parabole mais peut-être que nous aurions mis une petite fantaisie en la détournant pour avoir ce résultat : « a yé dolo min, a yé naga naga kan fo ». Mais puisque nous savons que le Président de l’Assemblée nationale est homme de grande valeur, de très haute qualité et d’une sobriété établie, nous n’oserions nous permettre pareille irrévérence. Surtout qu’au regard de l’ambiance surchauffée,  cela nous aurait conduits sans doute à l’échafaud. Donc nous avons préféré en rire. Nous avons ri au point de nous taper le cul par terre. Nous aimerions bien voir comment cela se ferait. Parce que si à chaque fois qu’un document, provisoire ou pas, « fuite » dans la presse, on doit saisir les tribunaux pour traquer l’auteur de la fuite, chercher la source du journal, peut-être même trainer le journal à la barre, nous parions que les juges seraient littéralement débordés. Nous appelons les députés, leur président en tête, à plus de retenue. L’histoire de la presse, est une histoire de « fuites » d’information. Il y a eu des fuites mémorables concernant l’Assemblée nationale. Il y a des fuites tous les jours, de rapports provisoires. Le président Issaka Sidibé peut faire un trait sur cette vaste blague, en disant par exemple que c’est un poisson d’avril. Nous lui conseillons de ne pas écouter ceux qui crient au complot, au sabotage de la part de milieu ou de partie favorable au retour d’ATT. Il ne faudrait pas qu’il les écoute parce que ceux qui tiennent ce genre de discours sont ceux-là même qui mangeaient au râtelier de l’ancien président jusqu’au soir du 21 mars ; ils ont bénéficié de contrat qu’ATT leur a personnellement attribué, pas seulement de gré à gré mais de main à main. Qu’ils crachent dans la soupe, surtout que la table n’est plus servie, c’est leur problème et leur indignité. Mais de grâce, qu’ils ne nous entraînent pas dans la fange avec eux.

<strong>La bonne blague, c’est le ministre porte-parole du gouvernement</strong> réduit à pondre deux à trois communiqués par jour et à faire autant de parutions dans le journal télévisé par semaine. Les présentateurs du journal pourraient penser légitimement que leur ministre de tutelle leur livre une concurrence jusque sur leur plateau du journal. En tout cas, nous avons pu lire sur le visage de certains un courroux péniblement contenu et voir d’autres le foudroyer du regard ou disons, le lorgner sévèrement à chaque fois qu’ils l’aperçoivent, engoncé dans ses boubous amples, amidonnés, froufroutants et flottants. Mais la blague est ailleurs. C’est la redondance d’un discours qui ne prend plus. Plus il parle, plus il y a des attentats. Il n’y a certainement pas de relation de cause à effet mais le fait est que depuis, nous constatons une recrudescence de la violence et des attentats. Nous l’avons attendu sur un sujet, mais hélas nous ne l’avons pas vu. Il s’agit de la célébration de la fête de l’indépendance de l’Azawad (une autre blague). Le monde entier a vu les images de notre drapeau foulé au sol, piétiné, déchiré, brûlé. Là où normalement il n’aurait même pas eu besoin du feu vert du Premier ministre pour exprimer l’indignation du gouvernement, Choguel Maïga a fait le mort. Il n’y a que l’opposition qui a fait un communiqué pour relever le fait et s’indigner du manque d’indignation du gouvernement.

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grippe aviaire : Interdiction d’importation et de transit des oiseaux et produits avicoles</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/grippe-aviaire-interdiction-dimportation-et-de-transit-des-oiseaux-et-produits-avicoles-907182.html</link>
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<description><![CDATA[ Suite à l’apparition de la grippe aviaire dans un pays limitrophe, notre pays  a immédiatement pris les devant à travers une décision du ministère du commerce et de l’industrie suspendant toute importation d’oiseaux dans notre pays. Deux jours après, c’est par un arrêté interministériel que le Mali a interdit toute importation ou transit d’oiseaux et produits avicoles. C’est aux populations de rester vigilants.
 ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 02:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_898682" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/poulets.jpg"><img class="size-full wp-image-898682" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/poulets.jpg" alt="Grippe aviaire au Burkina: le Mali suspend ses importations de poulets" width="900" height="509" /></a> Un élevage de poulets.<br />AFP/Seyllou[/caption]

C’est désormais officiel, depuis le mercredi dernier dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire, il a été porté à la connaissance de la population, l’interdiction d’importation et de transit des oiseaux et produits avicoles. Une interdiction qui s’adresse particulièrement aux aviculteurs, aux marchands de volaille, aux oiseliers et à toute la population. Il est relatif à l’Arrêté Interministériel portant interdiction d’importation et de transit des oiseaux et produits avicoles.

Selon le communiqué, l’aviculture joue un rôle important dans le développement socio-économique du Mali, car elle constitue un facteur de réduction de la pauvreté et favorise la sécurité alimentaire.

Dans le souci de protéger ce maillon très important de notre économie contre la grippe aviaire, conformément aux dispositions de l’arrêté ci-dessus mentionné , il est interdit  sur toute l’étendue du territoire national l’importation et le transit  des oiseaux et produits avicoles provenant ou originaires des pays infectés par la grippe aviaire. Il s’agit   : des oiseaux domestiques et sauvages ; des poussins  d’un jour ; des œufs à couver ou œufs de consommation ; de la viande fraîche d’oiseaux domestiques ou sauvages ; des produits à base de viande d’oiseaux domestiques ou sauvages qui n’ont pas été traités par un procédé assurant la destruction du virus de l’influenza aviaire ; des produits d’origine aviaire destinés à l’alimentation animale, à usage agricole ou industriel.

<strong>Vigilance</strong>

Il est important de rappeler que la filière avicole est confrontée à d’énormes difficultés dont la contrainte sanitaire. Certes à ce jour aucun cas de grippe aviaire n’a été enregistré au Mali.  Cependant, la vigilance doit être de mise car les  pertes économiques qu’elle peut engendrer  sont considérables.

C’est la raison pour laquelle les dispositions doivent être mise en place pour lutter contre la maladie afin d’empêché son introduction sur notre territoire.

L’implication de tous et chacun est indispensable pour empêcher l’introduction de la maladie sur notre territoire. Il est demandé aux aviculteurs, marchands de volaille, oiseliers et à toute personne qui constateront des mortalités d’oiseaux  d’en informer d’urgence les services vétérinaires ou toutes autres autorités indiquées.

Retenez qu’une déclaration rapide des cas de mortalité suspecte peut permettre aux services vétérinaires et aux autorités, de prendre à temps les mesures de contrôle de la maladie et d’éviter son extension.

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel K.Maïga, président du MPR : « On ne comprend pas pourquoi la CMA refuse ou hésite à parapher l’Accord… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/choguel-k-maiga-president-du-mpr-on-ne-comprend-pas-pourquoi-la-cma-refuse-ou-hesite-a-parapher-laccord-868692.html</link>
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<description><![CDATA[  Le paraphe du projet d’accord par le gouvernement et son non paraphe par la coordination des mouvements armés de l’Azawad(CMA) suscitent actuellement beaucoup d’intérêts et de débats dans l’opinion publique nationale. C’est pourquoi, les héritiers de l’ex-président Moussa Traoré ont initié une journée d’information et de sensibilisation sur le texte final de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali proposé au gouvernement et aux groupes armés du Nord par la médiation internationale, samedi 14 mars 2015 au Cicb ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 03:43:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_160148" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Choguel-Kokalla-Maïga.jpg"><img class="size-full wp-image-160148" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Choguel-Kokalla-Maïga.jpg" alt="Choguel Kokalla Maïga, DG AMRPT" width="344" height="257" /></a> Choguel Kokalla Maïga,[/caption]

La rencontre a été l’occasion pour le Mouvement patriotique pour le renouveau d’éclairer la lanterne sur les quatre points qui suscitent des appréhensions, notamment l’appellation de l’Azawad, la création des zones de développement, les projets de développement du Nord et la libre administration. « <em>Cet accord préserve ce qu’il y a d’essentiel pour notre pays : l’intégrité du territoire national, la forme républicaine et laïque de l’Etat, son unité. En un mot rien de fondamental n’est remise en cause dans cet accord</em> », a  déclaré d’entrée de jeu le président du Mpr, Choguel Kokalla Maïga.

Selon le président Maïga, il est incompréhensible de constater l’attitude hésitante des membres du Mnla et acolytes- regroupés au sein d’une coalition dénommée la coalition des mouvements armés de l’Azawad - à parapher le document. « <em>On ne comprend pas pourquoi ceux de nos frères qui sont de l’autre côté ne veulent de l’accord, en tout cas, hésitent à le signer</em> », indique-t-il. Avant d’ajouter : « Ça veut dire certainement que des personnes pensent que l’accord ne correspond pas à ce qui était prévu au départ. Car, on ne parle plus d’indépendance, ni de fédération, ni d’autonomie, ni de statut particulier ».

<strong>Divergence autour du mot ‘’Azawad’’</strong>

<strong>Le mot ’’Azawad’’ contenu dans document d’accord issu du processus d’Alger paraphé par le gouvernement suscite émoi et colère. Pour le président du Mpr, Choguel Kokalla Maïga, ce mot ‘’ Azawad’’ doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Le président du Mpr se dit également étonner de l’attitude hésitante des membres de la Coalition des mouvements armés de l’Azawad(Cma) à parapher le document.  </strong>Selon lui, le mot Azawad qui semble heurter certains de nos citoyens, doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, explique-t-il, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens. « <em>Mais, il ne faut pas oublier que notre gouvernement est parti dans les négociations avec l’accompagnement de la communauté internationale. Et qui dit négociation parle de compromis. Quand on va dans une négociation, ce n’est pas pour venir avec tout ce que l’on veut », </em>a précisé le président Maïga. A en croire, les uns et les autres doivent toujours avoir à l’esprit que cet accord a comme objectif essentiel de permettre à notre pays de recouvre la totalité, l’entièreté de son intégrité territoire, de faire exercer l’autorité de l’Etat  malien sur l’ensemble du territoire national, ressouder la nation, refonder le vivre ensemble.       Avant de rappeler que : le mot ‘’Azawad’’ qui gêne à juste titre d’ailleurs, était consigné dans tous les documents qui ont été signés. Du pacte national signé en avril 1992, en passant par l’accord d’Alger, sans oublier, l’accord préliminaire signé à Ouagadougou. « Tous les documents qui ont été élaborés depuis, la feuille de route de juillet-août 2014, les états généraux sur le nord, dans l’ensemble de ces documents on trouve le mot ‘’Azawad’’, avec bien sûr, des phrases qui l’encadrent… », a souligné le président du Mpr. Pour le président du Mpr, il est nécessaire de retenir que, cette fois-ci, dans le nouvel accord il est clairement dit : « que ce mot fera l’objet de discussion au niveau national. « nous pensons que nous ne pouvons pas remettre l’accord en cause uniquement à cause du mot », a-t-il fulminé.

<strong>Soutien au  gouvernement</strong>

Le gouvernement a besoin aujourd’hui plus que jamais du soutien des partis politiques qui sont dans la majorité présidentielle. Et ce soutien, selon le président Maïga, doit ‘’dans le cas d’espèce s’exprime en termes d’explication de cet accord à l’opinion dans nos sections, dans nos sous-sections, dans nos comités, dans les quartiers, dans les grins, dans les lieux de causerie et même pourquoi pas dans les transports partout où se trouve nos militants. « Partout où nos militants sont ils doivent être capables de comprendre qu’est-ce qu’il y a dans cet accord. Ils doivent pouvoir se l’approprier pour qu’ils ne soient pas des citoyens qui ne comprennent pas ce que leurs gouvernants font », a conclu le président Maïga.

<strong>A.Blondon Beye </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mise en accusation d’ATT : Manipulation et instrumentalisation de l’institution judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/mise-en-accusation-datt-manipulation-et-instrumentalisation-de-linstitution-judiciaire-868632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 03:23:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_868662" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/presidement-Sylma.jpg"><img class="size-full wp-image-868662" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/presidement-Sylma.jpg" alt="Mise en accusation d’ATT : Manipulation et instrumentalisation de l’institution judiciaire" width="310" height="334" /></a> Adama Yoro Sidibé, président Sylma[/caption]

La publication, dans divers journaux de la place, notamment la Nouvelle République N°334 du jeudi 12 mars2015, du rapport intitulé « <em>Conclusions de la Commission Ad Hoc chargée de la mise en accusation d’ATT </em>» est l’occasion pour le SYLIMA de dénoncer les subtiles manipulations des autorités politiques, débouchant sur une instrumentalisation constante des juges et de l’institution judiciaire.
<ol>
	<li>C’est le lieu de rappeler toutes les libérations de prisonniers intervenues récemment à la suite de gestions plutôt politiques et opaques des dossiers que d’un traitement juridique et judiciaire saint.</li>
</ol>
L’exemple le plus emblématique de ces sortes de libération reste celui du terroriste Mohamed Aly Ag Wadoussène. Le juge d’instruction qui a décerné le mandat de dépôt contre ce dernier et qui était toujours en charge de l’instruction du dossier a appris comme tout le monde sa libération.

Aux termes de la loi, cette « <em>libération</em> » est une évasion.
<ol start="2">
	<li>A l’inverse de ces sortes de libération, pour le moins peu orthodoxes, on peut citer comme exemple l’Affaire de l’ex-PDG de la BHM-SA Mamadou Baba Diawara, qui fut arbitrairement détenu, pour ne pas dire séquestré, de 2009 à 2015.</li>
</ol>
Il faut rappeler que par un arrêt du 27 mai 2009, la section criminelle de la Cour Suprême du Mali cassait sans renvoi la décision de la Cour d’Assises de Ségou qui avait condamné, en juillet 2008, l’ex-PDG de la BHM-SA, Mamadou Baba Diawara, à la réclusion à perpétuité et son complice, Ismaël Haïdara, PDG de la société WAIC et GISOSTON, à la réclusion de quinze (15) ans.

Alors que les diligences nécessaires étaient en cours pour la libération de ces deux messieurs, respectivement détenus à la Maison d’Arrêt de Bamako et à celle de Ségou, le ministre de la Justice a instruit de les maintenir en prison au moyen d’une demande de révision du procès qu’il a concomitamment introduite.

Ceci est une aberration juridique quand on sait que la révision du procès en matière pénale, dans le cas de l’espèce, ne peut se faire que dans l’intérêt de l’accusé qui a été condamné, et non contre celui qui a bénéficié d’un acquittement, fût-il obtenu par fraude.

En effet,  la révision du procès en matière pénale n’est autorisée que dans quatre (4) cas de figure (article 547 du code de procédure pénale) :

<em><span style="text-decoration: underline">Après une condamnation</span></em><em> pour homicide lorsque la personne prétendue morte réapparaît(<strong>1)</strong></em> ;

<em><span style="text-decoration: underline">Après deux condamnations</span></em><em> non conciliables pour le même crime ou délit <strong>(2)</strong> ;</em>

<em><span style="text-decoration: underline">Après une condamnation</span></em><em> intervenue sur la base d’un  témoignage reconnu faux postérieurement <strong>(3)</strong> ; </em>

<em>Lorsque, <span style="text-decoration: underline">après une condamnation</span>, un fait viendra à se produire, une pièce à se révéler et qui soient de nature à établir l’innocence du condamné <strong>(4).</strong></em>

Dans toutes ces affaires, le pouvoir politique a usé de son influence malsaine sur les autorités  judiciaires pour arriver à ses fins.
<ol start="3">
	<li>L’intervention du Procureur Général près la Cour Suprême dans la procédure de mise en accusation de l’ancien Président Amadou Toumani Touré (ATT) est l’expression typique de cette influence malsaine.</li>
</ol>
Il est aisé de penser que contrairement à ce qui est affirmé dans le rapport, l’initiative de poursuivre l’ancien Président de la République n’émane pas du Procureur Général, en sa qualité de « <em>citoyen </em>».

Tout donne à croire qu’il a subi l’influence du ministre de la Justice qui ne faisait pas mystère de son désir de traduire en justice ATT pour les faits visés dans la correspondance en date du 18 décembre 2013 de Monsieur le Procureur Général près la Cour Suprême. Au moyen de cette correspondance, ce dernier saisissait le Président de l’Assemblée nationale en dénonciation des faits susceptibles d’être retenus contre l’ancien Président de la République Amadou Toumani TOURE.

Il faut noter que l’article 15 de la loi sur la Haute Cour de Justice qui traite de son mode de saisine ne prévoit pas, quand le Président de la République est en cause, le  Procureur Général près la Cour Suprême comme point de départ ou destinataire initial de la plainte (<em>Article 15, alinéa 1</em>).<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>

Si le législateur avait voulu qu’il en soit ainsi, rien ne l’empêchait de disposer comme il l’a fait à l’alinéa 2 du même article 15, s’agissant des ministres.

En matière pénale, la loi est d’interprétation stricte.

En conséquence, il est permis d’affirmer que les plaintes contre le Président de la Républiques sont portées  directement devant le Président de l’Assemblée Nationale qui en saisit l’Assemblé Nationale. Dans ce cas de figure, le Procureur Général près la Cour Suprême n’en est saisi, pour la première fois, qu’après le vote de la mise accusation sous forme de résolution.

Etant un segment de la procédure, c’est-à-dire l’autorité tenue, dans les vingt quatre (24) heures de la réception de la résolution de mise en accusation, de faire parvenir ce dossier au Président de la Commission d’instruction désignée à cet effet (<em>Article 18 Loi N°97-001 du 13 janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la haute Cour de Justice ainsi que la procédure suivie devant elle</em>), le Procureur Général près la Cour Suprême n’est pas « <em>le citoyen</em> » ou même  l’autorité la mieux indiquée  pour impulser une telle procédure. En la matière, il ne peut jouer que le rôle de transmission.
<ol start="4">
	<li>Le rapport fait également état d’une séance de travail et d’échanges entre la Commission Ad hoc et l’Avocat Général près la Cour Suprême les 19 et 28 août 2014 sur le contenu de la correspondance ci-dessus indiquée.</li>
</ol>
Outre que la dénomination « <em>Commission Ad Hoc</em> » n’est pas assimilable à la « <em>commission d’instruction </em>» de l’article 18 de la Loi N°97-001 du 13 janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la haute Cour de Justice ainsi que la procédure suivie devant elle, son mode opératoire ne ressortit nullement à un acte d’instruction tel que prévu  par les règles édictées par le Code de Procédure Pénale, seules règles régissant la matière aux termes des dispositions de l’article 21 de la Loi N°97-001 du 13 janvier 1997 ci-dessus visée.

Il y a lieu de s’interroger sur le sens de l’intervention de l’Avocat Général près la Cour Suprême devant une Commission Ad hoc dans le cadre d’une procédure dont les règles de fonctionnement ignorent superbement ce genre d’organe.

A la lumière des développements qui précèdent, on note que les pouvoirs politiques ne se retiennent pas de vouloir manipuler ou instrumentaliser les juges, et se donner ainsi le moyen de dévoyer l’institution judiciaire.

Le SYLIMA invite tous les magistrats à plus de vigilance et à s’assumer quand il le faut.

Chaque magistrat doit se pénétrer de l’idée que la moindre défaillance de sa part porte atteinte à l’essence même de la République.

Nous ne pouvons pas empêcher l’autorité politique de vouloir faire de nous l’instrument de sa volonté, mais nous devons et nous pouvons empêcher qu’elle y parvienne.

Le salut de la République et de ses institutions, par conséquent la quiétude de chaque citoyen, y compris celle de ceux qui ambitionnent de dénaturer l’institution judiciaire, est à ce prix.

&nbsp;

<strong>Président</strong>

<strong> </strong>

<strong><span style="text-decoration: underline">Adama Yoro Sidibé</span></strong>

<strong>Chevalier de l’Ordre National </strong>

<strong> </strong>

<strong><em>Bamako, le 15 mars 2015</em></strong>

<a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <strong><span style="text-decoration: underline">Article 15</span></strong> : <em>« </em><em>Lorsque le Président de la République est susceptible d’être inculpé à raison de faits qualifiés de haute trahison, l’Assemblée Nationale en est saisie par son Président.</em>

<em>Lorsqu’un ministre est susceptible d’être inculpé à raison de faits qualifiés crimes ou délits commis dans l’exercice de ses fonctions, le Procureur de la République compétent, transmet le dossier au Procureur Général près la Cour Suprême, chargé d’acheminer au président de l’Assemblée Nationale.</em>

<em>La procédure ci-dessus qualifiée s’applique également aux ministres  et à leurs complices  en cas de complot contre la sûreté de l’Etat</em><em>.</em>»

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Le temps des hérésies</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-le-temps-des-heresies-868582.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 03:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/assemblee-nationale-du-mali.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-313432" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/assemblee-nationale-du-mali.jpg" alt="Déclaration de l’assemblée nationale du mali" width="448" height="300" /></a>Nous devons rendre grâce à Dieu. Nous le faisons tous les jours, à tout moment ; mais aujourd’hui plus que tous les autres jours nous lui rendons grâce. Nous Lui rendons grâce dans la mesure où nous ne sommes plus au temps de l’inquisition. Nous serions au temps de l’inquisition que nous serions considérés comme des hérétiques, condamnés à mort et sans doute mis sur le bûcher. Notre tort ? D’avoir eu la primeur du rapport de la commission ad hoc parlementaire chargée de la mise en accusation de l’ancien président ATT et de l’avoir publié en exclusivité la semaine dernière (excusez la redondance, mais c’est dû à l’émotion d’avoir échappés au bûcher). « La Nouvelle République » et tous les journaux qui ont repris l’information à sa suite ont été voués aux gémonies. Si l’on en croit notre excellent confrère ChahanaTakiyou, habitué des couloirs de l’Assemblée nationale et bien au fait des bruits de coulisse de cette vénérable institution, la colère était à son comble, le vendredi dernier. Et cela n’était du fait du chiffre 13 (vendredi 13 mars). Certains députés ont presque parlé de trahison ; pas de haute trahison, mais de trahison qui mériterait que la Justice soit saisie. Ils ont parlé de fuite, de sabotage, de complot, de taupe à trouver, de complices à rechercher et à châtier. Vous comprendrez donc pourquoi nous estimons que nous avons échappés au bûcher.

Sérieusement, nous estimons que les députés auraient dû, sans sauter de joie, profiter de la publication du rapport, pour faire de la publicité sur le travail qu’ils ont accompli dans le sens de la mission à eux confiée par leurs pairs. Et expliquer par la même occasion que ce n’était là qu’un début et que la suite du processus restait encore longue. Au lieu de crier aux vierges effarouchées, nos honorables auraient pu rebondir sur la presse pour montrer qu’ils ne sont pas aux ordres et qu’ils avaient suffisamment de personnalité pour juger par eux-mêmes certaines situations. Nous pensons qu’il n’est pas trop tard. Ils peuvent encore éclairer l’opinion nationale de façon officielle. Cela les grandirait et les réhabiliterait même. Pour notre part, nous les assurons que nous publierons tous les rapports qui nous tomberons sous la main, dès l’instant qu’ils existent. Les tentatives d’intimidations n’y feront rien. Nous sommes suffisamment pénétrés de notre mission pour nous laisser effrayer par des clameurs venues de personnes dont la plupart doivent leur présence à l’Assemblée nationale du fait de la démocratie arrivée à destination, dans une mare de sang hélas, grâce au combat du peuple et de la presse. Le peuple et la presse les observent. S’il y a des hérétiques à rechercher, ce ne sera pas du côté de la presse ; encore moins de celui du peuple qui les a élus.

Le peuple et la presse observent aussi nos parents qui prennent la République en otage à commencer par les populations de Kidal. Il s’agit bien entendu de la Coordination des Mouvements de l’Azawad qui joue au difficile pour parapher le préaccord d’Alger. Le Mali qui a signé avec lui-même depuis le 1<sup>er</sup> mars attend avec impatience que la Coordination des Mouvements de l’Azawad finisse de faire son malin. En effet, depuis qu’elle a annoncé qu’elle ne signerait rien et ne prendrait aucune décision sans rendre compte à sa base, le monde entier lui fait la cour, le monde entier est à ses pieds suppliant ses responsables de savoir raison garder et ne pas hypothéquer les chances d’une paix durable. Il aura fallu qu’une forte délégation de diplomates européens et africains fasse le déplacement de Kidal pour obtenir un tout petit signe d’espoir. Et même là, c’est après des génuflexions et des courbettes que les Mouvements acceptent de parapher à conditions que leurs réserves soient levées. Si la paix doit passer par là, allons-y. Mais nous n’osons même pas imaginer le sort qui aurait été réservé au Mali si c’est la partie gouvernementale qui faisait de l’examen de ses observations un préalable pour parapher. Nous n’insistons pas trop même si l’envie nous démange de dire qu’à tout le moins la communauté internationale aurait coupé les vivres au pays après la publication d’oukases enflammés.

Entre nous, la signature ou non des Mouvements de l’Azawad importe presque peu. Ce qui compte, c’est la mise en œuvre effective du contenu de l’accord ou du préaccord. Nous pensons sincèrement que malgré les insuffisances inhérentes à ce genre de document, il y a de bonnes choses qui méritent le détour. En obtenant ne serait-ce que 30% du contenu de l’accord de paix, le Mali ferait un formidable bond en avant, dans sa gouvernance, dans la participation des populations dans la gestion de la cité, dans la prise en main des populations de leur destin. Tout le reste n’est que manipulation et hérésie.

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<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terrorisme : Fin de cavale pour un membre du commando de la « Terrasse »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/terrorisme-fin-de-cavale-pour-un-membre-du-commando-de-la-terrasse-868652.html</link>
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<description><![CDATA[ La Force spéciale de la Sécurité d’Etat a procédé à la neutralisation du terroriste Mohamed Tanirou Cissé, née vers 1993 à Moudakane, dans le cercle de Bourem, coauteur de l’attentat perpétré, la semaine dernière, au niveau du restaurant « La Terrasse »et qui a causé la mort de cinq personnes et plusieurs blessés. C’était  au cours d’une opération effectuée dans la nuit du jeudi  au vendredi 13 mars 2015, à Magnambougou. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 02:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Rue-Princesse-bko-e1425733409795.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-845542" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Rue-Princesse-bko-e1425733409795.jpg" alt="Rue Princesse Bamako" width="650" height="325" /></a>Seulement,  six jours d’intenses investigations menées par des agents de la sécurité d’Etat ont abouti à la localisation et l’identification de Mohamed Tanirou Cissé comme le motocycliste contrôlé par la patrouille de police et auteur du jet de grenades ayant causé la mort de l’agent de sécurité.

Beaucoup d’indices, dont l’attestation de vente de la moto et les descriptions physiques des témoins et des éléments de la police ont conduit les agents de la SE à la localisation du terroriste retranché dans un appartement au sein de grand immeuble située à 400 mètres de la brigade territoriale de gendarmerie sur la voie qui passe devant le Komoguel.

C’est ainsi que, le jeudi soir, aux environs de 23 heures, l’opération d’arrestation a été lancée par un détachement d’intervention de la sécurité d’Etat qui a prit soin d’évacuer discrètement les familles voisines de la cible puis boucler le périmètre d’intervention, avant de sommer le malfrat à se rendre.

Le terroriste refusa d’obtempérer. Il se retrancha au fond de sa chambre, dont il avait piégé l’entrée par une grenade. Au terme de plus de 2 heures d’échanges de coups de feu, Mohamed Tanirou Cissé fut mortellement atteint par les éclats de sa propre grenade. Transporté d’urgence à l’hôpital Gabriel Touré, le terroriste succomba par suite de ses blessures. Alors que 4 éléments des forces spéciales de la SE ont été blessés par des fragments de grenades.

Une fouille de sa chambre a permis de récupérer un fusil d’assaut AK-47 et plus de 700 munitions de guerre dont les numéros de série correspondent à celles retrouvées lors du démantèlement  du camp d’entrainement djihadiste dans la forêt du Mandé, derrière Samanko.

A.Maïga]]> </content:encoded>
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<title>Industrie : La Sonatam souffle sur ses 50 bougies</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/industrie-la-sonatam-souffle-sur-ses-50-bougies-856662.html</link>
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<description><![CDATA[ La société nationale des tabacs et allumettes du Mali est depuis mercredi dernier cinquantenaire. Deux cérémonies ont marqué cet événement de souvenirs et de persévérances d’une société qui, au fil du temps a respecté le contrat social qui le lit au peuple malien.  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 09:39:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour marquer à jamais cette journée, la direction de société a procédé à l’incinération de 150 cartons de cigarettes contrefaits estimé à 30 millions de nos francs. C’était dans les locaux de la Batexci, en zone industrielle, en présence des responsables de la DNCC, de la Sonatam, de la garde nationale, de la douane, de la gendarmerie et de la police. Il y avait toute sorte de marque en provenance de la guinée voisine : Monte carlo, ronson, marlboro liberté, london, parisienne, etc. Aux dires du directeur général de la Sonatam Youssouf Traoré, ces produits malsains sont arrivés dans notre pays  sans avoir payé aucun taxe ou faire l’objet d’contrôle de qualité.

La conférence de presse qui a suivi a permis aux journalistes qui ont massivement fait le deplacement de savoir que la société a été créée en 1965. Et qu’en un demi siècle, la Sonatam a créée plusieurs centaines d’emplois directs et des milliers d’autres indirects. Le directeur général Youssouf Traoré a rappelé qu’entre 2000 et 2014 la SONATAM a contribué pour près de 260 milliards FCFA au budget de l’Etat. Une participation qui, selon lui, aurait pu etre beaucoup plus importante si elle n’avait pas été victime de la fraude qui gangrène son secteur d’activité.

Avant d’ajouter que si des mesures idoines et énergiques sont prises pour proteger le secteur d’activité de la Sonatam, le budget national devrait sentir une nette augmentation de la contribution de la société  en termes de recettes fiscales  et de création d’emplois directs et indirects.  Il y a lieu de rappeler que la contrebande occupe le 1/3 des cigarettes vendues au Mali.

<strong>A Maiga</strong>

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<title>Neuf ans après sa disparition : Ali Farka Touré fait toujours parler de lui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/neuf-ans-apres-sa-disparition-ali-farka-toure-fait-toujours-parler-de-lui-856642.html</link>
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<description><![CDATA[ 7 mars 2006-7mars 2015 ! Cela fait déjà neuf ans que le monstre sacré du blues s’est éclipsé de la scène de la vie. Et pourtant, Ali Ibrahim Touré dit Ali Farka, c’est bien de lui qu’il s’agit, reste l’un des musiciens africains les plus appréciés à travers le monde et sa formidable notoriété semble inoxydable. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 09:21:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_184051" align="alignleft" width="225"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Ali-Farka.jpg"><img class="size-medium wp-image-184051" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Ali-Farka-225x300.jpg" alt="Statue_Ali_Farka" width="225" height="300" /></a> statue Ali Farka Toure[/caption]

Parler d’Ali Farka Touré pour quelqu’un qui l’a côtoyé comme votre serviteur, tourne facilement à la répétition. Mais, comme le disent les pédagogues, «la répétition est pédagogique». Surtout si elle permet de faire découvrir une grande star, qui a fait la fierté de l’Afrique, à la génération de «<em>clashers</em>» «<em>Yôyô</em>».

Ali Ibrahim Touré dit Farka Touré (né le 31 octobre 1939 à Kanau et décédé le 7 mars 2006 à Bamako) demeure incontestablement l'une des plus importantes figures musicales d'Afrique voir du blues mondial avec ses trois <em>Grammy Awards</em>, dont un posthume et un second arrivé à Bamako la veille de ses obsèques en mars 2006.

«<em>On ne cessera jamais d’être émerveillé par la profondeur artistique, esthétique et culturelle de la musique d’Ali Farka Touré. Sa musique est intemporelle, ses compositions fascinantes et son blues atypique</em>», nous disait un ami Américain à qui nous venions d’offrir «<em>In the Heart of the Moon</em>» en fin 2014 à Atlanta (Etats unis). Ce jour, il était aux anges comme si nous lui avions offert un trésor qu’il n’envisageait jamais de posséder un jour.

Il est vrai que les compositions d’Ali brillent par cette constante volonté de prouver que l’Africain a du rythme dans le sang et que, comme il l’a toujours défendu de son vivant, «<em>les racines du blues</em>» sont en Afrique. Les autres se partagent le tronc, les branches et les feuilles. D’où l’originalité de son blues adulé dans le showbiz.

Et des sommités comme Martin Scorsese (réalisateur américain) lui ont donné raison en établissant une relation étroite entre les deux genres et considérant la musique d’Ali Farka comme étant «<em>l’ADN du blues</em>».

Un bel hommage à cette star au commerce agréable qui ne cessait de nous rappeler que, «<em>l'Afrique est ma source d'inspiration, mon repère, mon bonheur</em>». Et ce n’est pas de la démagogie parce que la musique d’Ali était universelle même s’il chantait fréquemment en songhaï, en peul, en bambara…

Et contrairement à de nombreux artistes africains, Ali Farka Touré n'a jamais cédé à la tentation de s’exile en Occident lorsque, dans les années 70-80, l'expansion de la world music a attiré nombre d'entre eux en Europe.

Bien au contraire, souligne un critique occidental, «<em>ce musicien à la culture musicale impressionnante, respecté et vénéré dans le monde entier, était plus qu'aucun autre proche de sa terre, le Mali, Niafunké</em>».

Et cela à tel point que, après avoir séduit la scène musicale internationale avec son blues enchanteur, il est revenu à ses racines pour non seulement contribuer au développement de Niafunké en se faisant élire maire, surtout avec la farouche volonté de contribuer à briser le cycle infernal de la famine dans cette zone par des investissements conséquents dans l’agriculture.

Les trois Grammy Awards qu'il a reçus, dont l'un d'eux posthumément, prouvent le succès international du «<em>Bluesman paysan</em>», notamment en Amérique du Nord où sa côte dépassait l’imaginable pour une «<em>star africaine</em>». Il est ainsi classé 71e par Rolling Stone et 37e par Spin dans leur liste des «<em>100 Meilleurs guitaristes</em>» de tous les temps.

Déjà neufs ans que cet artiste engagé, au franc-parler déroutant et au patriotisme contagieux, est parti rejoindre ses ancêtres. Mais, il est plus que jamais vivant. Il est plus que jamais omniprésent par ses œuvres anthologiques comme Talking Timbuktu, The River, The Source, Savane, In the Heart of the Moon, Niafunké avec des chansons remarquables qu’Amadraï, Diarabi, Allah Uya… !

Qui disait que les artistes, les vrais, ne meurent jamais !

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;

<strong>La saga des héritiers</strong>

Neufs ans après la mort du père spirituel, les héritiers portent le flambeau avec honneur.

C’est par exemple le cas d’Afel Bocoum qui, pendant plus de 30 ans, a eu le privilège et la difficile tâche de jouer aux côtés d’Ali Farka Touré, son oncle et mentor.

Lancé dans une carrière solo depuis 1999 avec la sortie du somptueux «<em>Alkibar</em>», Afel a renforcé sa notoriété internationale avec le concept «<em>Désert blues</em>» qui lui a permis de sillonner le monde, entre 2004 et 2005, avec d’autres stars comme Habib Koité.

En début 2006, le digne héritier confirme son talent «<em>Niger</em>», un opus qui rappelle aux bons souvenirs de «<em>Talking Timbuktu</em>». Comme son mentor, Afel Bocoum utilise la musique comme moyen de communication  entre les  groupes ethniques par un savant mélange des divers dialectes, des rythmes et traditions du pays.

Il n’a encore ni la notoriété ni l’aura de son illustre Papa. Mais, son jeu de guitare et sa voix nous console du décès d’Ali.

Le guitariste et chanteur Vieux Farka Touré est déjà annoncé par des critiques comme le futur «<em>trésor du blues malien</em>». Même s’il ne cesse de répéter, «<em>je ne suis pas l'héritier d'Ali Farka Touré»</em>, Vieux sait pertinemment qui doit supporter cette comparaison et surtout se préparer (sur les plans psychologique et artistique) à porter pour toujours le lourd fardeau d’une légende bâti par non seulement le talent, mais aussi et surtout la persévérance.

La preuve, «<em>le fils d’Ali Farka a remisé la guitare électrique et les toiles blues rock incandescentes pour laisser place à des textures acoustiques somptueuses</em>», écrivait «<em>Mondomix</em>» (Le magazine des musiques et cultures dans le monde) en septembre 2013.

Certes, il est en train de se faire un nom. Mais, il est loin de pouvoir s’affranchir du nom qu’il porte : Vieux Farka ! D’ailleurs, ils sont nombreux les critiques qui pensent que, avec «<em>Mon Pays</em>» son 4e album sorti le 16 septembre 2013, qu’il reprend avec «<em>sagesse le flambeau de son père, Ali Farka Touré</em>». Et c’est loin d’être une flatteuse étiquette.

«<em>En rebâtissant de ses mains le patrimoine de son pays ravagé par la guerre, Vieux Farka Touré signe le plus bel album de sa discographie</em>», reconnaissait le magazine «<em>Les Inrocks</em>» de novembre 2013.

«<em>Soul Bag</em>» faisait de ce 4e opus «<em>un grand album, à placer à côté des enregistrements d’Ali Farka Touré et Toumani Diabaté</em>».

A rappeler que ce sont les Toumani Diabaté, Bassékou Kouyaté, Afel Bocoum… qui sont les vrais «<em>maîtres</em>» de Vieux parce que le regretté Ali ne voulait pas qu’il fasse de la musique à cause de son propre vécu.

«<em>J'aime beaucoup explorer dans toutes les directions avec ma musique. Je pourrais aussi bien faire un album rock, jazz, traditionnel, ça revient au même pour moi. C'est de l'exploration. J'aime découvrir l'artiste que je suis en même temps que mon public, cette spontanéité est pour moi l'aspect le plus excitant de mon métier</em>», déclarait Vieux Farka Touré dans une interview accordée à la presse française en septembre 2013.

Et il reconnaissait, «<em>il y a bien sûr beaucoup de pression, quand on est le fils d'un grand homme comme Ali, de la part de ma famille, mais aussi de la part du Mali, pour que je perpétue la tradition familiale. Ça peut parfois être lourd, alors je m'évade dans la musique</em>» ! Une facile évasion pour celui qui ne manque ni de sources d’inspiration ni de références artistiques.

L’élégant Samba Touré n’a pas de complexe à se reconnaître comme un «<em>héritier</em>» d’Ali Farka Touré. Son «<em>Songhaï Blues</em>» plaide en faveur. Pour un confrère, «<em>son doigté, fidèle à la tradition de son maître, a fait de lui le digne successeur de ce style de blues songhaï</em>».

Mais, précise ce dernier, «<em>loin d'être une imitation, Samba a forgé son propre style, et son nouvel album à paraître internationalement au printemps 2011 est le témoin de l'évolution de son répertoire</em>».

Entre les concerts avec Toumani Diabaté en 2010, Samba rentre régulièrement à Bamako où il a enregistré son nouvel album, «<em>Yermakoye</em>», paru au printemps 2011.

Avec un groupe plus restreint (guitare, ngoni, congas, calebasse, basse), cet album très travaillé de 14 titres est une formidable collection de rythmes et de couleurs variées, avec la participation d'Oumou Sangaré pour un titre dédié aux femmes maliennes ayant œuvré pour le développement du pays.

En 2010, ce grand sapeur a beaucoup voyagé avec Toumani Diabaté pour une tournée hommage à Ali Farka, «<em>Ali Farka Touré Variation Tour</em>».

Mais, la meilleure initiative pour perpétuer et pérenniser le fabuleux héritage d’Ali Ibrahim, c’est sans doute, «<em>Ali Farka Touré Band</em>». C’est une sorte de comeback de l’orchestre  du regretté «<em>Monsieur le Maire</em>» Ali Farka Touré avec ses camarades de routes.

Il s’agit de ces musiciens qui, avec la star engagée, ont fait plusieurs fois le tour du monde et partagé la scène avec l’enfant de Niafunké.

Sous la baguette magique du maestro Barou Diallo et avec la complicité de la fondation Ali Farka Touré, le groupe a revisité le riche répertoire du triple Grammy Award.

C’était en février dernier à Ségou (Festival sur le Niger) et à l’Institut français de Bamako où ils étaient accompagnés d’invités très spéciaux comme Afel Bocoum, Vieux Farka Touré, Oumou Sangaré, Toumani Diabaté, Bassékou Kouyaté, Mama Sissoko.

«Ali Farka Touré Band» c’est Oumar Touré (congas et voix), Hamma Sankaré (calebasse et voix), Barou Diallo (guitare basse et voix), Mahamoudou Kelly (guitare et voix), Aly Magassa (guitare et voix) et Souleymane Kané (djembé et voix).

Des compagnons désormais déterminés à jouer leur partition dans la conservation de l’œuvre monumentale de la légende du blues, Ali Farka Touré !

RIP !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>« Timbuktu »  La triple malhonnêteté</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/timbuktu-la-triple-malhonnetete-856612.html</link>
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<description><![CDATA[ Jeudi dernier, je suis allé voir Timbuctu, le chagrin des oiseaux, d’Abderrrahmane Sissako, le film Franco-Mauritanien qui vient de faire un triomphe aux Césars Français, primé sept fois. Pourquoi  suis-je allé voir Timbuktu ? Parce que j’aime bien le cinéma en général et les films de Sissako en particulier, par curiosité, et également par souci d’honnêté : pour mieux comprendre la polémique qui entoure ce film (uniquement au Mali) et participer aux débats suscités par cette polémique. On ne pourra pas me reprocher de parler d’un film que je n’ai pas vu. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 09:13:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De Sissako, j’ai beaucoup aimé <strong><em>Hèrèmakono, En attendant le bonheur</em></strong> : très poétique, mélancolique et psychologique. Une subtile réflexion sur les thèmes du départ, voire de l’exil et du déracinement.

J’ai également aimé<strong><em>Bamako</em></strong> : très intéressant et original, même si le film est, par endroits, manichéen et prétentieux (malgré la présence de notre ami Maître Konaté, aux côtés d’une héroïque Aminata Dramane Traoré).

C’est donc avec un a priori favorable que j’abordais le dernier film de Sissako dans une salle de Bethesda (banlieue huppée de Washington) quasi-déserte (nous étions moins de 10 spectateurs), les américains préférent <strong><em>American Sniper</em></strong> (les aventures de l’Inspecteur Harry en Irak- j’exagère à peine) ou <strong><em>50 Shades of Grey</em></strong> (un film érotique sadoi-maso !).

Après 1 h 40 de pellicule, quelles sont mes impressions ? Malaise. Le film, basé sur un fait réel est d’une beauté incontestable mais malhonnête, profondément malhonnête.

Sur le plan de l’esthétique, le film est par endroit surperbe : de belles images, de beaux paysages, de beaux visages même si, comme l’a pertinemment remarqué André Bourgeot avant moi, cette esthétique s’adresse surtout à un public occidental. Ce qui est fort compréhensible : après tout, il ya belle lurette que le cinéma africain ne nourrit pas son homme. De nombreux artistes africains se produisent pour l’Occident. Il n’y a aucun mal à cela.

On peut toutefois revendiquer une production artistique et culturelle ciblant l’Occident et malgré tout rester honnête. Et c’est là le principal problème de ce film, en tout cas pour le public malien, qui a vécu en direct les événements du film ; il est malhnnête à bien des égards :

<strong>Malhonnête vis-à-vis de l’occupation des trois régions du nord du Mali :</strong>

Comme l’ont relevé d’autres avant moi, il y a deux grands absents dans ce film : le MNLA et son Azawad. Comme l’explique ici Sabine Cessou :

« <em>Plus grave, aucune allusion n’est faite dans « Timbuktu » à cette rébellion touarègue, qui a mis le feu aux poudres en janvier 2012, avec le massacre de plus de 70 militaires maliens, égorgés ou tués d’une balle dans la nuque dans leur caserne d’Aguelhok. Massacre suivi par une conquête fulgurante, en mars, des trois régions administratives du nord du Mali (Tombouctou, Gao et Kidal).</em>

Pas de traces non plus de l’association qui s’est faite entre le MNLA et les islamistes d’Aqmi pour faire cette conquête. Zéro mention du mouvement armé islamiste et touareg Ansar Dine, mené depuis mars 2012 par Iyad Ag Ghali, ancien chef de la rébellion touarègue de 1990, qui n’a pas réussi à prendre le contrôle des laîcs du MNLA » - Rue 89 : « Timbuktu », le filmù d’Abderrahmane Sissako, loin de la réalité.

Le film, qui se veut une dénonciation de l’accupation du nord du Mali et de l’extrémisme se garde bien de montrer que cette occupation a été cogérée et que le mouvement indépendantiste a sa part de responsabilité dans les exactions subies par les populations.

Pourquoi ce silence au sujet du MNLA ? Certains évoquent de biens <strong>étranges motifs</strong>. Je n’irai pas jusque là…

<strong>Malhonnête vis- à – vis du compte –rendu de l’histoire du Targui assassiné : </strong>

Le réalisateur Sissako dit baser son film sur une histoire vraie :

«  <em>J’avais envoyé un journaliste mauritanien enquêter sur le terrain. Je m’apercevais qu’il ne mécoutait pas, qu’il ne pouvait pas raisonner comme un cinéaste. A tel point que nos conversations téléphoniques, quand il était sur place, devenaient absurdes… et que j’ai même commencé à les enregistrer, en pensant que cela pourrait être dans le film. C’est pourtant grâce à lui que j’ai trouvé quoi faire. Un jour, il a pu filmer à Tombouctou l’attente de l’exécution d’un Touareg accusé d’avoir tué un pêcheur. Et quand il m’a dit cela, je me suis dit : voilà mon sujet, ce sera l’histoire de ce Touareg. Dans le film, c’est un berger, kidane, qui a donné la mort par accident à un pêcheur bozo qu’il était venu trouver parce que celui-ci avait tué sa vache. Et j’ai décidé de raconter les quarante-huit heures précédant son exécution. »</em> - <strong>Jeune Afrique : Abderrhmane Sissako « Au Mali, les Touaregs sont à voir comme des victimes »</strong>

Notre amie Fatouma Harber de Tombouctou nous livre par contre une histoire plus complexe :

« <em>Je le dis haut, l’écris en gras : <strong>c’est faux !Rien n’est vrai dans cette histoire</strong></em><strong> !</strong>

Ce Touareg qui a été la seule personne exécutée par Ansardine à Tombouctou, était un membre du mouvement, il n’était pas un habitant de la région et c’était une personne qui persécutait la population des villages des alentours de Tombouctou. <strong><em>Son acte était prémédité et il a déclaré  au pêcheur qui refusait d’exécuter ses ordres qu’il était venu spécialementpour lui avant de le tuer froidement de plusieurs coups de fusil</em></strong>. Il est resté libre longtemps et d’ailleurs Ansardine a essayé de donner le prix du sang à la famille de la victime qui a refusé et aexigé que le coupable soit tué comme le veut la chari. »- Les Nouvelles du Mali : Le « Timbuktu » de Sissako n’est pas le Tombouctou que j’ai vécu

Cette version semble confirmée par les médias de l’époque :

« Jugé par un tribunal islamique, l’éleveur venait d’être reconnu coupable du meurtre d’un pêcheur noir de la communauté des Bozos, à la suite d’un incident provoqué par ses vaches, coupables d’avoir abîmé les filets de sa victime. Selon les règles de la charia, Moussa Ag Mohamed, qui était lui-même membre d’Ansar Dine, n’avait aucune chance de sauver sa tête : la famille de la victime ne lui a pas accordé son pardon, ni n’a accepté les 30 milllions de francs CFA (un peu moins de 46 000 euros) que les proches de l’éleveur proposaient en guise de diya, c’est –à-dire le prix du sang prévu par la charia. » - Libération : Dans le Nord – Mali, la charia s’applique aussi aux soldats de Dieu

Pourquoi alors avoir travesti des faits réels et gommé l’appartenance du «Targui exécuté » à Ansardine, c’est-à- dire aux forces d’occupation ? On devine aisément qu’un militant d’Ansardine à l’écran n’aurait pas suscité la même sympathie de la part d’un public occidental….. et peut-être pas les mêmes récompenses ! A noter ici que le film n’a été gratifié d’aucun Oscar. Aurait-il bénéficié d’une actualité française favorable ?

J’avais écris sur ce forum que pour les tombouctiens, ce film pourrait être vécu comme si on faisait une fiction sur Varsovie pendant le seconde guerre mondiale en parlant des malheurs d’une famille allemande, tout en ignorant la tragédie que vivaient des milliers de juifs dans le ghetto…Mais c’est bien pire Plutôt comme si on racontait la vie d’un officier SS en « oubliant » de préciser qu’il était SS…

<strong>Malhonnête vis-à-vis de la représentation des différents personnages et du pêcheur Bozo.</strong>

Dans ce film, les principaux prtagonistes ont tous droit à une humanisation plus ou moins poussée : Kidane, l’éleveur Targiu est présenté comme un brave père de famille, à l’écart de toute violence. C’est un gentil baba cool qui joue de la guitare et a des rapports affeectueux avec sa femme et sa fille.

Abderkrim, l’un des chefs djihadistes est un gars sympa, dénué de toute agressivité, qui fume en cachette et qui aide volontiers son prochain, même s’il lorgne également sur la femme dudit prochain (ce qui est en principe interdit, non ?). Certains djihadistes de base nous apprennent qu’ils étaient rappeurs dans une autre vie, mais si, et qu’ils sont là parcequ‘ils sont paumés, tout simplement. Même le grand boss des djihadistes fait preuve d’écoute – fort de café quand on se souvient de l’actualité – lorsqu’il se laisse gentiment semonner par l’imam local, symbole selon Sissako, d’un islam à visage humain.

Le comble de cette humanisation (ou du ridicule, c’est selon) est atteint lorsqu’un djihadiste retire sa djellaba ou son treillis pour se mettre à danser comme une ballerine d’opéra sous le regard approbateur de la folle du village (qui, pour d’étranges raisons, semble plus préoccupée par le tremblement de terre d’Haïti que par l’occupation de son propre pays … Passons.). Après avoir survécu à une scène pareille, on a une furieuse envie :
<ol>
	<li>d’éclater de rire ;</li>
	<li>d’aller voir le gérant du cinéma pour exiger un remboursement ;</li>
	<li>de rejoindre le MUJAO.</li>
</ol>
Je me suis contenté de a) et d’ailleurs, je n’étais pas le seul à faire ce choix. Le personnage de la déséquilibrée est sans doute inspiré de « Moulaye le Fou », individu emblématique de Tombouctou qui a défié l’occupant en arborant fièrement le drapeau malien, au plus fort de l’occupation.

Bref, le réalisateur nous rappelle que tous ces personnages sont avant tout des hommes, de simples hommes, embarqués dans un jeu trop grand pour eux et en train de faire (souvent à contrecoeur, d’ailleurs) des « choses » qui ne les amusent pas forcément.

Le pêcheur Bozo, par contre, lui, n’a pas droit au même traitement ; c’est le seul personnage unidimensinnel du film. On ne le montre pas en train de jouer de la guitare, du piano ou de la flûte traversière. Il ne s’exerce pas au karaoké avec ses enfants et ne pose pas non plus ses filets pour exécuter des entrechats à la Nijinski. On ne donne la parole ni à sa femme ni à ses enfants. Quand sa famille intervient, c’est tout juste pour confirmer la sentence de mort de notre aimable éleveur targui. Le pêcheur nous est présenté comme un personnage fruste, travaillant comme un nègre (c’est le cas de le dire), et agressif envers toute personne approchant de près ou de loin  ses filets. Il est « chosifié » : c’est un Africain comme aime à les dépeindre Sarkozy : on divine qu’il n’est pas assez « entré dans l’histoire » et qu’il «  répète les mêmes gestes depuis la nuit des temps, au rythme incessant des saisons »… C’est le seul personnage du film qui fait preuve d’agressivité inutile : lorsqu’une innocente vache saccage ses filets, il disjoncte et abat l’animal. Le meurtre du pêcheur, par contre, décrit comme un accident.

Certains diront que le but ultime d’une œuvre d’art n’est pas d’être honnête, mais uniquement d’exprimer la sensibilité du créateur, même si celle-ci peut gêner ou choquer. Ce n’est pas dans une galerie d’art que l’on recherche de l’honnêteté, c’est l’affaire des tribunaux et des commissariats. L’art se doit d’être totalement libre, affranchi de toute allégeance aux convenances, et surtout subversif.

A ceux-là, je demande de ne pas confondre subvension et prostitution : si les deux choquent, l’une libère l’homme, l’autre l’asservit davantage. Par ailleurs, je pense que l’honnêteté est une exigence pour tout être humain, que l’on soit artiste, président ou danseuse ballerine.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exclusif : Rapport : Conclusion de la commission  ad hoc chargée de la mise en accusation d’ATT : « Aucune preuve matérielle ne soutient les accusations contre ATT »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conclusion-commission-mise-en-accusation-att-aucune-preuve-855682.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2015 01:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>INTRODUCTION </strong>

<strong> </strong><strong>L</strong>e Procureur général près la Cour suprême a transmis au Président de l’Assemblée nationale <strong>sa</strong> correspondance N°285 du 18 décembre 2013 dénonçant des faits susceptibles d’être retenus contre l’ancien Président de la République Amadou Toumani TOURE dont copie jointe.

L’Assemblée nationale, après examen de la dite correspondance, a mis en place une Commission Ad hoc le 1<sup>er</sup> juillet 2014  devant produire un rapport. En effet, l’article 15 de la loi N° 97-001 du 13 janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la Haute cour de justice ainsi que la procédure suivie devant elle stipule que :

<strong>« Lorsque le Président de la République est susceptible d'être inculpé à raison de faits qualifiés de haute trahison, l'Assemblée Nationale en est saisie par son Président. </strong>

<strong>Lorsqu'un ministre est susceptible d'être inculpé à raison de faits qualifiés crimes ou délits commis dans l'exercice de ses fonctions, le Procureur de la République compétent, transmet le dossier au Procureur Général près la Cour Suprême, chargé de l'acheminer au président de l'Assemblée Nationale. </strong>

<strong>La procédure ci-dessus spécifiée s'applique également aux ministres et à leurs complices en cas de complots contre la sûreté de l'Etat ».</strong>

La Commission Ad hoc chargée de l<strong>’examen de la mise en accusation de l’Ancien Président Amadou Toumani TOURE devant la Haute cour de justice </strong> a  débuté ses travaux le lundi 7 juillet 2014 dans la salle de la Commission des Lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des Droits de l’Homme et des institutions de la République en vue de produire un rapport et une proposition de résolution de mise en accusation. Ces travaux ont constitué au partage des documents de base, à la définition d’une méthodologie de travail, à l’identification et à l’établissement de la liste des personnes ressources à entendre, à l’élaboration  des questionnaires et enfin à l’adoption d’un chronogramme d’activités.

Ainsi, la Commission Ad hoc a d’abord organisé une séance de travail et d’échanges avec l’Avocat général près  la Cour suprême et le Procureur général près la Cour suprême les 19 et 28 août 2014 sur le contenu de la correspondance dénonçant des faits susceptibles d’être retenus contre l’ancien Président Amadou Toumani TOURE. Cette séance de travail a permis  à la Commission d’avoir une meilleure compréhension  de la question et d’adopter à la  suite son programme d’activités.

C’est suite à cette séance que les auditions des personnes ressources ont effectivement commencé le 15 septembre 2014 et ont  connu une interruption en octobre à cause du renouvellement des instances et organes de l’Assemblée nationale qui a fortement perturbé le calendrier de la Commission ad hoc. Les auditions  ont continué en novembre 2014 pour prendre fin en février 2015. Elles ont concerné plusieurs personnalités de différents secteurs de la vie publique et  dont la liste est jointe au présent rapport.

En outre, la Commission Ad hoc a effectué une mission de visite et d’échanges d’expériences au Niger du <strong>09 au 14 novembre 2014</strong>. Cette mission a permis à la Commission Ad hoc de faire une analyse comparée des systèmes des deux pays en matière d’accusation de hautes personnalités politiques devant la Haute Cour de justice ainsi que la procédure <strong>d’examen</strong> de ces accusations.
<ul>
	<li><strong>DE LA LEGALITE DE LA PROCEDURE DE SAISINE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE </strong></li>
</ul>
Au regard des textes en vigueur, notamment les dispositions des articles 15 de la loi relative à la Haute cour de justice, et <strong>95</strong>  de la constitution du 25 février 1992, l’initiative de la saisine du Président de l’Assemblée Nationale  mettant  en accusation le Président de la République ou les ministres, relève de tout citoyen ; donc y compris du Procureur général près la Cour suprême.

Il s’en suit ainsi que le  Président de l’Assemblée Nationale est donc  fondé à proposer à l’Assemblée Nationale le vote d’une résolution de mise en accusation de la personne concernée. Cela ressort de l’esprit et de la lettre de l’article 95 de la Constitution du 25 février 1992 qui dispose que :

« <strong>la Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l'Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat.</strong>

<strong>La mise en accusation est votée par scrutin public à la majorité des 2/3 des Députés composant l'Assemblée Nationale.</strong>

<strong>La Haute Cour de justice est liée par la définition des crimes et délits par la détermination des peines résultant des lois pénales en vigueur à l'époque des faits compris dans la poursuite </strong>».

Il y a lieu également de noter que le Procureur général près la Cour suprême a joué son rôle d’avocat  général de la loi dans son application, en saisissant le Président de l’Assemblée nationale le 18 décembre 2013, pour dénoncer des faits pouvant être considérés comme des crimes de haute trahison par le Président de la République dans l’exercice de sa fonction et en violation du serment prêté.

C’est bien étant convaincue de ces constations et de ces réalités juridiques que la Commission Ad hoc a axé l’essentiel de ses questions sur les faits dénoncés par le Procureur général près la Cour suprême et sur d’autres actes qui pourraient être des infractions en violation de son serment de Président de la République.
<ul>
	<li><strong>DES AUDITIONS DES PERSONNES RESSOURCES </strong></li>
</ul>
De l’avis général des personnes ressources entendues par la Commission Ad  hoc sur les faits dénoncés par le Procureur Général près la Cour suprême, la Commission a abouti aux constats suivants :
<ul>
	<li><strong>De l’infraction d’avoir participé à une entreprise de déstabilisation du territoire national en ayant facilité la pénétration et l’installation des forces étrangères notamment en ne leur opposant aucune résistance ; infraction prévue et punie par l’article 33 alinéa 2 du code pénal en ces termes : <em>« Tout malien qui entretiendra des intelligences avec une puissance extérieure étrangère en vue de l’engager à entreprendre des hostilités contre le Mali ou lui en fournira les moyens, soit en facilitant la pénétration des forces étrangères sur le territoire malien, soit en portant atteinte au moral ou en ébranlant la fidélité des armées de terre, ou de l’air, soit de toute autre manière ».</em></strong></li>
</ul>
L’ancien président Amadou Toumani TOURE n<strong>’aurait </strong> pas empêché la pénétration des forces étrangères que sont les groupes armés djihadistes et terroristes dans le pays depuis bien longtemps. En effet, selon certains, le nord du pays servait de refuge aux islamistes Algériens du Groupe pour le Salut, la Prédication et le Combat- GSPC- et AQMI depuis les années 2000. Les actions de sécurisation des forces armées menées contre ces islamistes ont échoué  à cause du manque de moyens et de l’étendue de cet espace désertique extrêmement hostile et difficile.

L’ancien président Amadou Toumani TOURE <strong>aurait</strong> laissé entrer des centaines <strong>d’hommes armés</strong> venant de Libye avec armes et bagages et ne les a pas désarmé comme certains pays l’ont fait avec les leur. Au contraire le langage de paix qu’il a prôné en les accueillant, a couté cher au pays.

En octobre 2011, la délégation du Gouvernement composée :
<ul>
	<li><strong>du Ministre de l’Administration Territoriale, Général Kafougouna KONE ;</strong></li>
	<li><strong>du Ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mohamed El Moctar; </strong></li>
	<li><strong>du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Natié PLEA ;</strong></li>
	<li><strong>du ministre de l’Agriculture, Alhassane AG AGATAM;</strong></li>
	<li><strong>du ministre du Développement Social, Harouna CISSE ; </strong></li>
	<li><strong>du ministre de la Communication, porte parole du Gouvernement, Sidiki N’fa KONATE s’est rendu au nord du pays précisément à Gao, Kidal et Tombouctou  pour faire le point de la situation avec les autorités locales.</strong></li>
</ul>
Trois sites de cantonnement des Maliens venus de la Libye avaient été répertoriés dont  deux étaient favorables au Gouvernement du Mali à savoir ceux de Takalot et d’Abéibara,  et le 3eme groupe installé à Zakkak s’est montré hostile à la paix. C’est ce groupe qui a servi d’aile militaire aux jeunes politiciens du MNLA qui  réclament l’indépendance de l’Azawad et qui sont responsables des hostilités déclenchées le 12 janvier 2012 contre l’Etat.

Les  commissions administratives  régionales  de veille créées pour recueillir les données sur le nombre de revenants et le recensement de leur arsenal militaire n’ont pas été efficaces. Les recommandations de la Cellule de crise sur le nord créée par l’Assemblée nationale en <strong>novembre</strong> 2011 avaient attiré l’attention du Gouvernement sur le risque de déstabilisation du pays avec l’arrivée de ces Maliens de la Libye.

Malheureusement  ni « <strong>l’opération Djiguitougou,» </strong>en place depuis 2006 chargée de la sécurisation des régions nord du pays ni d’autres actions armées n’ont pu empêcher les douloureux évènements qui ont suivi.
<ul>
	<li><strong>De l’infraction d’avoir détruit et détérioré volontairement l’outil de défense nationale ; infraction prévue et punie par l’article 34 alinéa 2 du code pénal en ces termes « <em>tout malien qui détruira ou détériorera volontairement un navire, un appareil de navigation aérienne, un matériel, une fourniture, une construction ou une installation susceptible d’être employée pour la défense nationale, ou pratiquera sciemment soit avant, soit après leur achèvement, des malfaçons de nature à les empêcher de fonctionner ou à provoquer un accident</em> »</strong></li>
</ul>
Des personnes ressources ont soutenu que des véhicules blindés lourds ont été sabotés afin qu’ils ne servent pas les forces  armées dans leurs opérations lors des hostilités avec les groupes armés djihadistes et terroristes en 2012.D’autres ne se sont pas prononcés car ils <strong>ne disposent d’aucun</strong> élément d’appréciation de cette infraction.
<ul>
	<li><strong>De l’infraction d’avoir participé à une entreprise de démoralisation de l’Armée</strong> <strong>caractérisée par les nominations de complaisance d’officiers et de soldats incompétents et au patriotisme douteux à des postes de responsabilité au détriment des plus méritants entrainant une frustration qui nuit à la défense nationale et malgré la grogne de la troupe et des officiers rapportée et décriée par la presse nationale ; infraction prévue et punie par l’article 34 alinéa 3 du code pénal en ces termes :</strong></li>
</ul>
<strong> « <em>Tout malien qui aura participé sciemment à  une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale</em> ».</strong>

Des nominations de complaisances <strong>auraient</strong> eu lieu précisément celles des acteurs de l’Alliance du 23 mai 2006 qui ont été promus à des postes supérieurs malgré la protestation de certains hommes de troupe. En plus, d’autres nominations ont été qualifiées comme relevant du « copinage » car elles ne concernaient que les amis et autres proches de l’ancien président Amadou Toumani TOURE. Cependant, il faut admettre qu’en application du Pacte national, 3.000 ex combattants rebelles ont été intégrés dans les forces armées nationales militaires et para militaires depuis 1993. En plus, l’ancien Président de la République a plutôt utilisé les milices Arabes et de la tribu des Imaghad, dirigées respectivement par les officiers Ould Meidhou et El Hadji Gamou  et auxquelles il <strong>aurait </strong>accordé plus de crédit et d’importance.
<ul>
	<li><strong>De l’infraction d’opposition à la circulation du matériel de guerre ; infraction prévue et punie par l’article 34 alinéa 3c du code pénal en ces termes :</strong></li>
</ul>
<strong>«  <em>Tout malien qui aura participé sciemment à  une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale.</em></strong>

<strong><em>Toutefois en temps de paix, sera puni de cinq à dix ans de réclusion, tout malien  ou étranger qui se sera rendu coupable : </em></strong>
<ol>
	<li><strong><em>d’entrave à la circulation de ce matériel</em></strong><strong>».</strong></li>
</ol>
Les constats attestent que <strong>l’essentiel</strong> des forces est stationné au sud alors que la réalité de l’insécurité est au nord et que de lourd mécanisme freine leur déploiement sur le théâtre des opérations.
<ul>
	<li><strong>De l’infraction d’avoir participé à la destruction, soustraction et enlèvement d’objets, de matériels et de renseignements qui lui étaient confiés et dont la connaissance pourrait conduire à la découverte d’un secret de la défense nationale, ou en laissera prendre, même en partie, connaissance ; infraction prévue et punie par l’article 39 alinéa 2 du code pénal en ces termes :</strong></li>
</ul>
<strong>« <em>Sera coupable d’atteinte à la sureté extérieure de l’Etat et puni des peines portées à l’article 41 ci-dessous tout malien ou étranger :</em></strong>

<strong><em>2° qui, par imprudence, négligence ou inobservation des règlements laissera détruire, soustraire ou enlever, en tout ou partie, et même momentanément, des objets, matériels, documents ou renseignements qui lui étaient confiés, et dont la connaissance pourrait conduire à la découverte d’un secret de la défense nationale ou en laissera prendre, même en partie connaissance, copie ou reproduction.</em></strong><strong> »</strong>

L’ancien Président de la République Amadou Toumani TOURE a fragilisé le commandement tactique de l’état major général des armées et les cas des incidents d’Aguel hock, de Tessalit et de Ménaka sont cités comme attestant cette infraction de haute trahison. En effet, d’interminables et d’intempestifs messages d’ordres et de contres ordres  <strong>prêtés à lui,</strong> ont sérieusement affecté la réussite du commandement des opérations par le chef d’Etat major général des armées sur le terrain. L’ancien président a préféré utiliser les contingents dirigés par les officiers Ould Meidhou et El Hadj Gamou, l’un constitué majoritairement d’éléments arabes et l’autre d’Imaghad.

A côté de ces éléments, d’autres réponses ont été fournies à la suite des questions subsidiaires  posées par les membres de la Commission Ad hoc notamment sur les informations relatives  au narcotrafic et sur la volonté de compromettre les élections générales de 2012.

En ce qui concerne les probables motifs qui ont amené le Président de la République à agir ou à ne pas agir, certaines personnes ressources ont affirmé que la volonté de compromettre les élections présidentielles de 2012 a prévalu. Et pour appuyer cette assertion, ils citent les cas de reformes de véhicules militaires réalisés en violation flagrante des procédures légales et réglementaires sans que les auteurs n’eussent été sanctionnés mais pis, certains  auteurs ont plutôt été promus à des grades supérieurs. La ténue du Conseil de guerre élargi le 06 janvier 2012 et dont l’objectif était de sécuriser le festival du désert ainsi que les touristes qui s’y rendraient, participe de cette volonté de l’ancien chef de l’Etat de laisser la situation du pays se détériorer.

D’autres personnes  ont également insisté sur son implication dans la gestion de ce qui a été appelé l’Affaire  Air Cocaïne ainsi que le réseau lié aux prises d’otages et à l’argent des rançons qui s’y rattachait. La nomination de Iyad Ag <strong>Aghaly</strong> comme conseiller à la Présidence de la République a été mal perçue par certains et interprétée en le qualifiant  de « porteur de valise »  et impliqué dans la gestion des prises d’otages et le paiement des rançons. Ces affirmations prouvent que les services de renseignements ont été défaillants et ont causé l’erreur et la faute stratégique qui ont entrainé la débâcle de l’Armée.

Il a été avancé que l’une des pires conséquences  de <strong>l’Accord de Tamanrasset de 1991</strong>, du Pacte national <strong>avril 1992</strong> et <strong>des Accords d’Alger de 2006</strong> fut l’abandon des postes de sécurité militaires  au nord du pays- une douzaine- et qui a fait de cet espace un vaste boulevard où s’effectuent plusieurs trafics.

Par ailleurs il faut noter que la Commission Ad hoc pour parvenir à ces résultats a dû faire face à plusieurs problèmes qui ont joué négativement sur l’exécution correcte et régulière de son programme de travail.
<ul>
	<li><strong>DIFFICULTES ET CONTRAINTES </strong></li>
</ul>
La Commission Ad hoc dès l’entame de ces activités  a signalé un certain nombre de problèmes dont la solution devait faciliter l’exécution correcte et sereine de la mission qui lui est confiée.

La commission Ad hoc n’a malheureusement pas pu avoir un local où travailler en toute sérénité. Elle a été obligée d’adapter son calendrier de travail à celui de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’homme et des institutions de la République.

Cette situation a négativement joué sur l’efficacité et la confidentialité des travaux de la Commission qui n’a ainsi pas pu écouter certaines personnes ressources ayant effectué le déplacement.

A ces contraintes, il faut ajouter les insuffisances suivantes :
<ol>
	<li>Le manque d’actes <strong>réglementaires</strong> tels les décrets, arrêtés et <strong>des rapports administratifs</strong> ou autres pouvant étayer les informations relatives aux infractions dénoncées dans la correspondance du Procureur général près la Cour suprême ;</li>
	<li>La non production de ces actes <strong>réglementaires et des rapports administratifs </strong>par le Gouvernement pour permettre à la commission Ad hoc d’apprécier la commission ou non des infractions dénoncées dans la correspondance du Procureur général près la Cour suprême ;</li>
</ol>
<ul>
	<li>L’incapacité donc de la Commission Ad hoc de mise en accusation de l’ancien Président de la République Amadou Toumani TOURE de prouver la commission ou non des infractions reprochées à l’ancien Président de la république Amadou Toumani TOURE ;</li>
</ul>
<ul>
	<li><strong>ANALYSES ET OBSERVATIONS </strong></li>
</ul>
Des réponses fournies par les personnes ressources, on  peut retenir que la situation sécuritaire de l’ensemble du nord du pays était fragile avec l’arrivée et  l’installation des djihadistes et des terroristes depuis les années 2000. Cette situation fragile a été exploitée par des activistes du Mouvement National de Libération de l’Azawad-MNLA, qui ont saisi le retour des Maliens de Libye pour déstabiliser le pays.

L’ancien président de la République a essayé de lutter contre l’installation des groupes armés djihadistes et terroristes au nord du pays avec plus ou moins de succès. En effet, les  dispositifs des forces armées déployés au nord du pays des années  2000 à l’arrivée des Maliens de la Libye, n’étaient pas de nature à enrayer la menace qui pesait sur le pays. Les tentatives de coopérations sous régionale -le CEMOG- n’ont pas permis d’aboutir à de résultats positifs. Le dialogue prôné et la volonté de paix affichée n’étaient pas de nature à apaiser la situation qui était déjà compromise et auxquels il faut ajouter le manque de moyens de nos forces armées.

L’arsenal militaire n’a pas été renforcé et l’outil de défense a été confiné dans un système qui ne puisse apporter de coups troubles à la démocratie et à l’état de droit issus des évènements de mars 1992. Le manque de matériel et d’équipements aux forces armées nationales est la conséquence de la volonté politique manifeste  des  plus hautes autorités du pays notamment l’ancien Président de la République Amadou Toumani TOURE, d’avoir porté atteinte à la sécurité des forces armées nationales.

Ces constats et remarques attestent l’état de déliquescence et de délabrement dans lequel les forces armées nationales se sont  retrouvées vers les années 2000 jusqu’aux malheureux évènements qui ont ébranlé le pays. C’est dans ces conditions matérielles déplorables que les forces armées de défense et de sécurité ont tenté d’opposer de la résistance aux groupes armés djihadites et terroristes au nord du pays.
<ul>
	<li><strong>Le crime de haute trahison</strong></li>
</ul>
Le crime de haute trahison est  considéré comme le manquement du Président de la République à ses devoirs et obligations dans l’exercice de son mandat. Toutefois, aucun texte malien ne définit le crime de haute trahison contrairement à d’autres pays comme le Niger qui l’ont inscrit dans leur loi fondamentale. Et si le crime de haute trahison n’est pas clairement défini, l’on s’accorde à admettre qu’il s’agit des cas d’atteinte à la sûreté de l’Etat et aux cas d’intelligence avec l’ennemi.

Nonobstant cette insuffisance de notre système législatif <strong>l’article 37</strong> de <strong>la Constitution du 25 février 1992</strong> dispose <strong>« je jure devant Dieu et le peuple Malien, de préserver en toute fidélité le régime républicain, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine. </strong>»

En effet, il s’agit de tous ces comportements et actes qui ont  violé la Constitution  du 25 février 1992, ses principes mais également les valeurs démocratiques et républicaines, la morale politique et la dignité de la charge.

<strong>En outre, l’analyse de ces infractions reprochées à l’ancien président Amadou Toumani TOURE est juridiquement délicate et politiquement complexe et ce, d’autant plus que les infractions  citées n’ont pas d’assises juridiques solides et les preuves à cette phase de la procédure sont difficiles à établir.</strong>
<ul>
	<li><strong>La haute trahison, une infraction politique</strong></li>
</ul>
Le crime de haute trahison, en raison de sa signification et de la qualité de ses potentiels auteurs, reste une infraction politique. Il se trouve que l’appréciation de la haute trahison est généralement impartiale car il s’agit d’accuser en raison du statut et de la qualité politique de l’intéressé.

Et dans le cas d’espèce, les infractions citées sont liées à une période trouble et compliquée de la vie politique et sécuritaire  du pays, 2012.
<ul>
	<li><strong>CONCLUSION : </strong></li>
</ul>
<strong>Le droit pénal est d’interprétation stricte et la production de preuves seule fait foi pour assoie la culpabilité d’une personne. Dans le cas d’espèce, toutes les infractions dénoncées et reprochées à l’ancien Président de la République Amadou Toumani TOURE sont  assimilables au crime de haute trahison.</strong>

<strong>A l’état actuel des travaux, la Commission Ad hoc n’est pas parvenue à une réelle appréciation objective des faits  infractionnels dénoncés et qu’à  la question de savoir quelle est la responsabilité pénale de l’ancien Président Amadou Toumani TOURE dans la commission des infractions citées, il n’ait pas eu de preuves matérielles.</strong>

<strong>En effet, à cette phase des investigations, qui exige de la Commission Ad hoc d’avoir l’exactitude des preuves de la responsabilité de l’intéressé dans la commission des infractions, il  a été difficile voire impossible de réunir les éléments d’appréciation sur l’Ancien Président de la République pour ce qui est des accusations portées contre lui.</strong>

<strong> </strong>

<strong>   Bamako, le  26 février 2015</strong>

<strong>Le rapporteur                                                                                   Le Président</strong>

<strong><span style="text-decoration: underline;">Bréhima BERIDOGO</span></strong><strong>                                                 <span style="text-decoration: underline;">Abdoul Kassoum TOURE</span></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Industrialisation de l’Afrique : Le Gouvernement et les industriels maliens balisent le terrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/industrialisation-lafrique-gouvernement-les-industriels-maliens-balisent-terrain-666042.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 11:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Industrialisation.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-666072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Industrialisation.jpg" alt="Industrialisation" width="620" height="465" /></a>Le gouvernement et les industriels en phase dans le cadre du developpemnt de l’Agro-industries. Pour la troisième fois notre pays célèbre la journée dédiée à l’industrialisation. Une occasion pour les industriels maliens d’afficher leurs ambitions par ces temps de libres  échanges des produits manufacturés. </strong></em>

Le Premier ministre Moussa Mara a inauguré le samedi 22 novembre dernier, l’édition 2014 de Journée de l’industrialisation de l’Afrique. Organisée par le Ministère de l’industrie et de la promotion des investissements à travers la Direction nationale de l’industrie, l’Organisation patronale des industriels et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), cette journée a pour thème « les sources de financement alternatifs ». Le thème au plan continental  est : « Développement industriel inclusif et durable : développer le secteur agro-industriel pour assurer la sécurité alimentaire».

Dans son discours, le ministre de l’industrie et des investissements Moustapha Ben Barka a rappelé que cette journée spécialement dédiée à l’industrialisation de l’Afrique offre, aux responsables et acteurs africains du développement industriel l’occasion de mener des réflexions sur les progrès réalisés et les efforts à accomplir en vue d’un développement industriel durable de l’Afrique, continent qui, selon lui accuse un gros retard dans ce domaine.

« Pour atteindre notre objectif, nous devons, d’une part accroitre substantiellement la production et la productivité agricoles, à travers la mise en oeuvre de la Loi d’Orientation Agricole et, d’autre part renforcer l’articulation entre l’Agriculture et l’Industrie, à travers la mise en oeuvre de la Politique de Développement Industriel et la Stratégie Nationale pour le Développement de l’Agroalimentaire »a- t- il précisé.

&nbsp;

Cependant, il a rappelé, force est de reconnaitre que de tels financements font cruellement défaut à notre secteur industriel, car le système bancaire classique a montré ses limites dans ce domaine.

Selon lui, pour résoudre cet épineux problème de financement qui entrave la marche de l’industrialisation de l’Afrique et de notre pays, il y a lieu de se  tourner vers la recherche de sources alternatives.

« C’est dans ce cadre que les autorités se sont engagées à réduire la pauvreté en apportant un soutien accru à la croissance agricole inclusive, ce qui facilitera l’accès des industries aux matières premières d’origine agricole, le développement de l’agro-industrie, l’autosuffisance alimentaire et la participation des femmes et des jeunes à des activités génératrices de revenus » a- t- il rappelé.

<strong>Relance de l’Industrie</strong>

C’est de cela qu’il a été questioin lr long de cette importante journée d’information et d’échanges. Une journée qui a aussi permis aux acteurs du secteur de l’industrie de rendre public certaines initiatives innovantes et d’etaler leur savoir-faire à travers des expositions de leurs produits.

Dans son discours, le président de l’organisation patronale des industries Cyril Achcar a rappelé que l’objectif recherché est d’inciter les pays africains à s'engager dans le processus industriel et de susciter une prise de conscience au niveau international en faveur du développement industriel de l'Afrique.

Chaque année, la célébration de cette journée permet aux pays africains de s'interroger sur les solutions à mettre en œuvre pour développer l’industrie et rattraper le faussé qui nous sépare des « pays développés » communément appelés « pays industrialisés ».

Le président Achcar a fait l’état des lieux du livre blanc pour éclairer l’assemblée sur l’évolution de ces réformes proposées en juin 2013 à l’occasion des élections présidentielles.

Le livre blanc de l’industrie est un recueille synthétisant la situation industriel de notre pays : un PIB de la manufacture de 4% contre 11% pour la moyenne UEMOA, 15% pour le Sénégal, 18% pour la Cote d’Ivoire et 24% pour le Maroc, un nombre d’unité industriel de quelques centaines quand les voisins sénégalais et ivoiriens sont à cinq mille en moyenne, un déficit de la balance commercial de près de 400 milliards de Fcfa équivalent au montant de l’aide public au développement et des politiques industrielles théoriques menées par le passé sans réelles convictions que l’industrialisation de notre pays est la voie obligée de son développement.

Le président Cyril Achcar a rappelé que 21 solutions de relance de l’industrie sont proposées dans le livre blanc nourris par les difficultés rencontrées à l’occasion de 38 ans de pratique de la transformation industrielle d’investisseurs regroupés au sein de l’OPI.

Il s’est dit persuadé que ces 21 solutions sont une réponse aux maux de l’industrie actuelle à savoir : la mauvaise application des textes communautaires et nationaux, la banalisation de l’industrie dans l’exercice quotidien, le déficit de culture industriel, le manque d’audace dans les réformes à mener, etc...

Il a assuré que ces propositions ont fait l’objet d’études. Et que ept ont déjà été menées sous la coordination du Bureau du Modérateur de la Concertation Etat Secteur Privé avec l’appui financier de la Chambre de Commerce et d’Industries du Mali et du Conseil National du Patronat Malien.

A titre d’illustration, l’étude sur la TVA industrielle a été approuvée le 29 octobre 2014 par le comité ad hoc et attend désormais que le ministère des finances la valide en interne pour espérer sa mise en œuvre en janvier 2015. Cyril Achcar a la certitude que cette réforme phare sera un message fort à l’attention de tous les acteurs économiques pour les inviter à créer une usine alternativement avec un immeuble ou pour renoncer à importer une centaine de containers de biens qui développent l’extérieur avec les liquidités de notre économie. Avant d’ajouter qu’au delà du symbole cette réforme contribuera à rappeler une partie des cadres de la diaspora.

Il a aussi rappelé que ces réformes permettront de conforter le gouvernement dans sa politique de création d’emplois, de redonner le dynamisme nécessaire et attendu au secteur industriel national pour qu’il joue le rôle de locomotive des filières notamment agricoles porteuses du développement de notre pays.

Le président de l’OPI a aussi exhorté les industriels à faire preuve d’imagination pour être compétitif à un moment où les accords de libres échanges des produits manufacturés se sont élargis à la CEDEAO en plus de l’UEMOA.

En guise de conclusion, il a rappelé ceci : « Le développement sans industrialisation est impossible ».

Le 20 novembre de chaque année, la communauté internationale et plus particulièrement les pays africains célèbrent la journée de l'industrialisation de l'Afrique décrétée par les Nations Unies (résolution 44/237) à l’occasion de la proclamation de la deuxième Décennie du développement industriel de l'Afrique, le 22 décembre 1989.

Au cours de la Journée trois thèmes ont été developpés en panels, à savoir : le "Financement alternatif des industries maliennes : cas de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM)" ; le "Développement industriel inclusif et durable : l’agro-industrie africaine pour la sécurité alimentaire" ; le "Rôle de la commande publique dans le développement industriel<strong>".</strong>

Le Mali, pays agro-Silvio-pastoral compte  80% de sa population en zone rurale. Le tissu économique est constitué d’un secteur primaire occupant la majorité de la population, les secteurs secondaire et tertiaire moins développés se partageant le reste. Le Mali est le premier importateur de produits industriels de la zone UEMOA avec une balance commerciale fortement déficitaire de plus de 380 milliards de FCFA. Il compte environ 80 industries, selon l’OPI qui précise qu’il y a environ 500 industries « si l’on rajoute les petites unités qui sont plus proches de l’artisanat (huileries, boulangeries, petites imprimeries…) ». Le poids de l’industrie manufacturée dans le PIB est de seulement 4%. Selon, l’OPI, seules 76% des industries au Mali sont en activité et les 24% sont soit liquidées ou à l’arrêt. Bamako concentre ¾ des industries du Mali et les autres régions se partagent le reste. Le nord du Mali reste encore très peu industrialisé, selon l’OPI.

Rappelons que le 20 novembre de chaque année, la communauté internationale et plus particulièrement les pays africains célèbrent la journée de l’industrialisation de l’Afrique. Pour mémoire, cette journée a été décrétée par les Nations Unies (résolution 44/237) à l’occasion de la proclamation de la deuxième Décennie du développement industriel de l’Afrique, le 22 décembre 1989. L’objectif recherché étant d’inciter les pays africains à s’engager dans le processus de l »industrialisation et de susciter une prise de conscience au niveau international en faveur du développement industriel de l’Afrique.

« L’Afrique a besoin d’une industrialisation propre, respectueuse de l’environnement, qui tourne le dos aux procédés périmés et polluants au profit de technologies nouvelles. L’industrialisation inclusive et durable est une étape cruciale de la croissance économique, de la sécurité alimentaire et de l’élimination de la pauvreté en Afrique. » Tel est le message  de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU à l’occasion de cette journée. Les recommandations de la journée ont été soumises au Gouvernement, qui s’est dit disposé à permettre à nos industriels de prendre leur envol.

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<item>
<title>Méchage : De l’indécence de parler</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mechage-lindecence-parler-665982.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 11:04:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_582182" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Boulkassoum-Haidara.jpg"><img class="size-full wp-image-582182" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Boulkassoum-Haidara.jpg" alt="Boulkassoum Haidara, vice président du RPM" width="310" height="242" /></a> Boulkassoum Haidara, vice président du RPM[/caption]

<strong><em>« Nous vous donnons l’engagement d’ouvrir une enquête pour savoir ce qui s’est passé. Nous vous présentons nos excuses et nous vous promettons de situer toutes les responsabilités ». L’homme qui parle sur ce ton avec une voix hésitante, lui-même zézayant et se tortillant comme un enfant pris en faute, n’est pas le président de la République qui annonçait l’ouverture d’une enquête pour savoir comment Ebola a pu s’inviter chez nous. Non, ce n’est pas le président de la République. Mais il est tout de même président.</em></strong>

Il s’agit de Boulkassoum Haïdara, bombardé président de la Coalition de la Majorité Présidentielle. Il était mal à l’aise en face de son camarade de 30 ans qui préside aux destinées du pays et qui n’a pas manqué de lui signifier tout son mécontentement. « Avec votre rentrée politique, vous m’avez laissé sur ma faim » lui avait dit IBK qui n’est pas connu pour avoir un goût immodéré de la fioriture ou de la circonlocution. Nous savons qu’IBK n’est pas le seul à être mécontent de cette majorité présidentielle, qui est plus une addition de sigles qu’une adhésion sincère de militants ; une majorité présidentielle incapable de remplir la salle de 1000 places du CICB ; une majorité présidentielle prompte à relayer les rumeurs et à céder à l’émotion quand elle dispose de tous les moyens de savoir, pour connaitre des dossiers, pour mieux éclairer la lanterne des Maliens. Et pourtant, nous connaissons le goût immodéré de ceux qui composent cette majorité pour les honneurs et les places. Ils aiment butiner autour du pouvoir comme des abeilles autour des fleurs (nous reviendrons sur le cas des abeilles dont la Ruche a pris feu). Ils veulent tout, tout de suite, à eux tout seul. Quelle enquête Boulkassoum  Haïdara pourrait diligenter quand les responsabilités sont connues de tous. 65 partis de la majorité présidentielle, incapables de remplir une petite salle de 1000 places, quelle honte. Et nous savons que pour cela, les gens ont mis la main à la poche, d’autre ont mis la main à la pâte.  Normalement rien qu’avec les membres des bureaux des partis, Boulkassoum et ses amis auraient pu remplir la salle. Que dire du discours : zéro à la base. Les propos du genre IBK a été trahis par ses propres collaborateurs n’engagent que celui qui les a tenus, sans avoir au préalable eu la délicatesse de partager le contenu de son discours avec les autres partis. Quand IBK leur fait le reproche de colporter la rumeur, il s’agit de cela. Sur les affaires en cours, hormis les « cancans » rien n’accable les ministres et proches collaborateurs d’IBK. Il y a bien sûr le rapport du Vérificateur Général. Mais là aussi, nous avons les propos de Daniel Tessougué, Procureur Général, qui a rappelé fort opportunément que les « rapports du Vérificateur général ne sont pas paroles d’évangile ». Or qu’on le veuille ou pas, Tessougué sait de quoi il parle : c’est un très bon juriste, qui a des convictions fortes, qui a été Vérificateur (il fait partie de ceux qui avaient manqué d’envoyer le premier vérificateur général en prison). Et nous pensons qu’il est un bon croyant. Au lieu de chercher à comprendre lui-même, Boulkassoum s’en prend à des camarades à lui envoyé en mission par le président de la République ; il s’en prend aux proches collaborateurs du président de la République que rien n’incrimine hormis la fureur et les rumeurs.

<strong>Mais en voyant la réaction du président de la République</strong> face à Tiébilé Dramé, Boulkassoum peut s’estimer heureux. L’opposant qui à cette occasion n’a pas fait preuve d’une grande bonne foi ou bienveillance, a cru bon de tirer sur la corde de l’avion tout en demandant au président de la République de s’adresser aux Maliens. Nous nous demandons encore pourquoi certains voudraient que le président de la République s’adresse aux Maliens quand le Premier ministre l’a fait, le gouvernement l’a fait, la Cour suprême l’a fait, le Vérificateur général l’a fait, la presse l’a fait ; même le représentant résident du FMI y est allé de sa conférence. Mise à part la mauvaise foi de certains, les Maliens savent aujourd’hui qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux. C’est fort logiquement que le président IBK s’est cabré en déclarant : « je ne le ferai pas, je ne suis pas à la barre ». Oui, il refuse, il n’est pas à la barre. Il a souhaité un échange républicain entre lui, la société civile et la classe politique. De là à vouloir le poursuivre sur le ton comminatoire, à le traîner dans la boue dans le seul but de montrer à ses militants et accessoirement à l’opinion qu’on est capable de tenir au président de la République, il y a un pas que Tiébilé aurait dû se garder de franchir.

<strong>Nous disions que nous parlerons de l’Adéma</strong>, dont les Abeilles sont en train de partir dans tous les sens. Mais ce qui est grave, frisant l’indécence, c’est que les partants n’ont pas la dignité de la fermeté et de se taire. Parce qu’on se sait ici au Mali. Iba N’Diaye est parti à l’URD expliquant qu’avec le coup d’Etat on a vu qui était démocrates et qui étaient républicains (si la route de Kati pouvait parler, on saura effectivement ceux qui ont usé la gomme de leurs pneus sur le chemin du Capitaine, souvent sans rendez-vous). Nous, nous pouvons juste rappeler qu’en 2002, il était avec ceux de l’Adéma qui avaient déboulé sur le plateau de l’ORTM pour expliquer que leur parti avait choisi Soumaïla Cissé mais que eux avaient choisi ATT. Oumarou Ibrahim Haïdara lui, explique son départ par le fait qu’il n’a pas la culture de l’opposition. Que nous sachons, l’Adéma n’est pas dans l’opposition. Comme il a décidé de parler, il aurait pu juste dire qu’il vise un poste après le Haut conseil des collectivités. Les mauvaises langues disent qu’il vise la présidence de la Cour Constitutionnelle. Mais qui vivra verra. Quand on n’a pas la décence de se taire…

&nbsp;

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La campagne agricole en danger : Intrants de qualité douteuse, des milliards volés</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/campagne-agricole-en-danger-intrants-qualite-douteuse-milliards-voles-665872.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 10:47:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un scandale sur les intrants est en train de se profiler à l’horizon avec la campagne agricole : la qualité douteuse des produits de la société italienne TIMAC menace la campagne agricole, compromet la compétitivité de la production nationale, cause un manque à gagner important au Trésor public.</em></strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Homme_sac_riz.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-75122" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Homme_sac_riz.jpg" alt="Homme_sac_riz" width="350" height="261" /></a>A chaque campagne agricole son scandale serait-on tenté de dire. Il y a quelque trois ans, l’Etat s’était retrouvé avec des fournisseurs qui voulaient l’arnaque sur la base de faux documents afin de lui soutirer des milliards de francs CFA pour des intrants jamais livrés. Ayant attaqué l’Etat devant la Justice, les arnaqueurs n’ont jamais pu avoir gain de cause. Le scandale qui se profile à l’horizon cette année mérite l’attention des plus hautes autorités notamment de la part du président de la République qui a accordé une subvention substantielle aux paysans pour qu’ils se procurent des intrants de bonne qualité. Comme tous les ans, à la veille de la campagne agricole, des appels d’offres sont lancés pour des quantités précises d’intrants répondant à des spécificités techniques énumérées. Et comme tous les ans, il y a des adjudicataires qui se croient plus malins que les autres et utilisent des subterfuges pour contourner les procédures dans le but de s’en mettre plein la poche au détriment de l’Etat mais surtout de la campagne agricole. Cette année, certains bénéficiaires des appels d’offres se sont rabattus sur des produits de qualité pour le moins douteuse. En effet, des réserves de taille sont soulevées par certains adjudicataires concernant la qualité des produits de la société italienne TIMAC livrés par leurs concurrents. Sur la base de ces intrants de mauvaise qualité, ils se livrent à une concurrence déloyale sur la base de prix très bas. Quand on sait qu’ils ont obtenu des tonnages conséquents, on imagine les bénéfices qu’ils engrangent. L’opérateur qui se sert en produits TIMAC  est SOMADECO.

&nbsp;

Les autres adjudicataires qui pont aussi le souci de leurs marges que de la qualité du produit fourni (une mauvaise publicité dans ce secteur rejaillit sur tous les acteurs), se sont intéressés au processus de production de la société TIMAC. Les analyses effectuées par la SGS à Abidjan, ont confirmé leurs soupçons : la qualité de la granulation est mauvaise. La conséquence est qu’aucun des produits  ne répond aux normes exigées pour la qualité des intrants. D’où la faiblesse des prix proposés.

&nbsp;

<strong>Périls sur les unités nationales</strong>

Par-delà la concurrence déloyale qui sous-tend la démarche des adjudicataires qui livrent les produits de TIMAC, il y a lieu de signaler les périls que leur comportement fait peser sur la production nationale. En effet, notre pays compte trois grandes unités industrielles produisant des intrants : SOGEFERT basée à Sikasso, TOGUNA à Bamako, et DPA à Ségou. Ces unités industrielles font travailler un total de près de 600 personnes. Les conséquences de tels agissements sur la sécurité de l’emploi de ces personnes et sur le devenir de nos unités de production sont incommensurables.

&nbsp;

Par ailleurs, selon des informations concordantes, ces produits ne payeraient pas les droits et taxes au cordon douanier conformément à la législation. Ce qui fait perdre des ressources importantes pour la Douane et constitue un manque à gagner chiffré à des centaines de millions de francs CFA pour le Trésor public. Ils feraient passer le produit fini qui devrait être taxé à 7,5% pour de la matière première dont la base taxable n’est que de 2,5%. Par des tours de passe-passe et des allers retours entre bureau de douane, ils volent ainsi la douane pour des centaines de millions de nos francs. Par ces temps de vaches maigres, des déperditions financières d’un tel niveau sont tout simplement inacceptables.

Sur le plan sanitaire, les analyses effectuées ont fait ressortir une teneur en métaux lourds nettement supérieure aux normes. Les risques sur la santé paraissent évidents.

Ces différents périls combinés à la faiblesse de la productivité dans les régions qui pourraient bénéficier de ces produits devraient inciter les autorités à prendre toutes les précautions en effectuant des analyses sur ces produits à la qualité douteuse avant réception. Sur ce point, il y a urgence dans la mesure où des quantités importantes ont été réceptionnées et emmagasinées. Les autorités devraient saisir rapidement l’IER ou tout autre laboratoire sur le plan international pour procéder à des analyses avant de commettre l’irréparable. Les adjudicataires qui se plaignent de cette concurrence déloyale ont saisi l’OPI afin de veiller à la protection des unités industrielles nationales et de s’assurer que le droit sera appliquer aux fraudeurs. Il semble que les producteurs qui ont eu vent de l’information et certaines associations de consommateurs se mobilisent aussi afin que les lois soient respectées et que les fraudeurs soient mis hors d’état de nuire.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le SYLIMA s’adresse aux magistrats : « Respect de la loi et indépendance du juge »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sylima-sadresse-aux-magistrats-respect-loi-independance-du-juge-635982.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 12:37:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_636072" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-636072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Adama-Yoro-Sidibe-president-SYLIMA.jpg" alt="Adama Yoro Sidibe president SYLIMA" width="315" height="289" /> Adama Yoro Sidibe president SYLIMA[/caption]

Chers collègues,

<strong>Respectons la loi et assumons-nous</strong>.

Juger ses semblables, prendre des décisions qui les affectent dans leur dignité, dans leur honneur, dans leur liberté et dans leurs biens est une redoutable mission qu’on n’aurait certainement pas confiée à un être humain s’il y avait une autre alternative ici bas.

Prenons en conscience et sachons en mesurer la portée.

Dans l’accomplissement de sa mission, qui est à certains égards perçue comme un privilège exceptionnel, le magistrat est astreint à se comporter en <strong>citoyen exceptionnel</strong>. <strong>L’article 4</strong> du code de déontologie annexé au statut de la magistrature dispose qu’il <em>doit promouvoir et développer en toute circonstance des normes élevées de conduite ; qu’il doit, en particulier éviter tout comportement susceptible d’ébranler la confiance du public en la primauté du droit et en l’indépendance de la magistrature. </em>

Pour nous permettre d’honorer notre sacerdoce, les lois de la République nous ont aménagé un régime particulier de protection assorti de devoirs et d’obligations spécifiques.

Rappelons quelques dispositions majeures :

<strong>Article 81 alinéa 1 de la Constitution</strong> : « <em>Le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif </em>»

<strong>Article 82 alinéa 1 de la Constitution</strong> : « <em>Les Magistrats ne sont soumis dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi </em>».

<strong>Article 3 du code de déontologie</strong> (Loi N°02-054 du 16 décembre 2002 portant statut de la magistrature) : « <em>L’indépendance de la magistrature est indispensable à l’exercice d’une justice impartiale</em> ».

<strong>Article 5 du code de déontologie</strong> (Loi N°02-054 du 16 décembre 2002 portant statut de la magistrature) : « <em>Le magistrat a l’obligation de défendre son indépendance. »</em>

<em>Toutes pressions, quelle que soit leur provenance, tendant à influencer sa décision de justice, doivent être fermement repoussées.</em> »

Il résulte de ces textes que <strong>l’indépendance </strong>et<strong> l’impartialité</strong> du juge constituent les obligations premières du magistrat.

Au plan organique et fonctionnel, l’indépendance du juge se détermine par rapport aux autres pouvoirs, législatif et exécutif alors que l’impartialité interdit au juge tout parti pris, tout préjugé à l’égard de l’une des parties.
<ol>
	<li><strong> L’exigence d’indépendance du juge est un principe processuel fondamental de garantie d’une bonne justice</strong></li>
</ol>
L’indépendance du juge a une valeur constitutionnelle, ce qui situe cette norme  à la  place supérieure dans la hiérarchie des normes juridiques. <em>Le magistrat, dit l’article 5 du Code de déontologie, <strong>a l’obligation </strong>de défendre son indépendance. </em>

Ni le législateur, ni le gouvernement ne peuvent censurer les décisions des juridictions ou porter atteinte à l’autorité de la chose jugée, ou adresser des injonctions au juge, ou se substituer à lui dans le jugement des litiges relevant de sa compétence.

<strong>Le constat qui est fait depuis un certain temps, notamment depuis l’arrivée du ministre Bathily au Département de la Justice, est que ce principe sacro-saint d’indépendance du juge est malmené et par le ministre en personne ; et par de nombreux collègues, assez souvent par ignorance, quelques fois par suite d’une peur putative.</strong>

<strong>Il est malheureux de constater qu’à l’occasion du traitement judiciaire des affaires, le ministre de la Justice Bathily ne manque pas souvent d’appeler les juges pour leur donner des indications et même leur faire des injonctions</strong>.

Il importe de rappeler que les seuls interlocuteurs du ministre de la Justice restent le Procureur Général près la Cour Suprême ou le Procureur Général près la Cour d’Appel. En dehors d’eux il n’y a aucun lien légal direct entre le ministre de la Justice et un magistrat dans l’exercice de ses fonctions.

<strong>Même le Procureur de la République, faut-il le rappeler, ne peut pas être saisi directement, ni au téléphone, ni par écrit par le ministre de la Justice</strong>.

<em>Une saisine de cet ordre, quelque soit sa forme, est moins qu’un acte administratif nul ; c’est un acte inexistant</em>.

Un magistrat qui se prête à une telle démarche du ministre de la Justice viole la loi, notamment l’article 5 du code de déontologie qui dispose qu’il<em> <strong>a l’obligation de défendre son indépendance </strong>et que <strong>toutes pressions</strong>, quelle que soit leur provenance, tendant à influencer sa décision de justice, <strong>doivent être fermement repoussées</strong>. »</em>

Même au sein du parquet, la hiérarchie que la loi a établie entre les divers échelons n’est pas assimilable à celle instituée dans l’administration classique. Au parquet, en lieu et place du mot « <em>adjoint</em> » le législateur parle de « <em>substitut</em> », pour justement dire que les pouvoirs des procureurs n’incluent pas celui d’annuler un acte posé par ses substituts.

De même, l’opportunité des poursuites du procureur de la République visée à l’article 52 du Code de Procédure Pénale est un pouvoir propre. Il « <em>reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner </em>». Même une dénonciation venant du ministre de la Justice, comme il est dit à l’article 49 du même code ne fait pas exception à cette règle.

Plus généralement, dans la gestion, au plan judiciaire, d’une affaire pendante devant un quelconque ordre de juridiction, et quel que soit son degré, vous n’êtes soumis qu’à l’autorité de la loi, mais pas à celle du ministre de la Justice.

Et la loi interdit au ministre de la Justice, émanation du pouvoir exécutif par excellence, de s’ingérer « <em>illégalement dans la connaissance des droits et intérêts privés du ressort des tribunaux </em>» (Article 83 du Code Pénal).

Chers collègue, la notion d’indépendance du juge, sa traduction dans le jeu institutionnel et l’effectivité de sa mise en œuvre par les différents acteurs restent de loin une tâche non achevée. Un siècle  après la proclamation d’indépendance des Etats Unis d’Amérique, le débat là-bas sur le sujet n’était pas clos.

Dans la construction et la consolidation de ce pilier de notre vivre ensemble démocratique, la responsabilité de nous les juges, reste entière.

<strong>Respectons la loi et assumons-nous</strong>.
<ol>
	<li><strong> L’impartialité</strong></li>
</ol>
Le justiciable doit être protégé contre les convictions personnelles du juge.

Le juge doit éviter d’arrêter prématurément son opinion, avant l’ouverture des débats.

L’absence de causes personnelles susceptibles d’engendrer un risque de partialité doit être scrupuleusement observée par le juge. Ce n’est pas le cas lorsque le juge ne dispose pas d’un statut d’indépendance vis-à-vis de l’une des parties ou des autorités publiques. Ce n’est pas non plus le cas lorsque le juge s’est obligé vis-à-vis de l’une des parties, notamment en acceptant de sa part un bien ou un avantage actuels ou virtuels, mais indus.

<em>Il est reconnu que l’absence d’impartialité  chez le juge malien trouve sa source principale dans la nécessité où il se trouve de compléter son revenu légal afin de subvenir aux besoins fondamentaux de sa famille</em>.

Autant les conditions matérielles de vie et de travail des magistrats sont à plaindre, autant il  leur est interdit d’en tirer argument pour violer les sacro-saintes règles d’indépendance et d’impartialité. De tels comportements sont à proscrire. Ils violent les dispositions de <strong>l’article 4</strong> du code de déontologie suivant lesquelles le magistrat <em>doit promouvoir et développer en toute circonstance des normes élevées de conduite, et éviter tout comportement susceptible d’ébranler la confiance du public en la primauté du droit et en l’indépendance de la magistrature.</em>

<strong><em>Chacun de nous a juré et promis de bien et fidèlement remplir ses fonctions et de se conduire en tout comme un digne et loyal magistrat (</em></strong><em>Article 31 du statut de la magistrature<strong>). Restons fidèles à notre serment de magistrat, mais battons-nous dans la limite de la légalité républicaine pour revendiquer ce à quoi nous avons légitimement droit</strong>.</em>

Chers collègues, c’est le lieu de rappeler cette adresse, sous forme de manifeste, que le Président du SYLIMA avait faite aux magistrats  au moment du dépôt de son cahier de doléances en juin 2007.

<em>« Chers collègues,</em>

<em>Le Syndicat Libre de la Magistrature (SY.LI.MA) vous propose enfin son cahier de doléances !</em>

<em>La prise en compte des attentes, si nombreuses, formulées dans les lois et inlassablement exprimées par les citoyens, un examen minutieux des conditions matérielles d’existence et de travail des magistrats, le souci de faire de la magistrature malienne une magistrature crédible, performante et débarrassée du fléau de la corruption ont inspiré le présent cahier de doléances.</em>

<em>Un simple questionnement, justement nourri aux faits existants, dissipe la confusion qui a toujours prévalu chaque fois qu’il s’est agi de parler des magistrats et de la magistrature et ramène le problème posé à sa plus claire compréhension.</em>

<em>Examinons les faits et posons les bonnes questions :</em>

<em>Au lieu d’aspirer à ce qui n’est pas de droit (l’argent sale et les avantages indus) et de nous battre pour occuper les postes qui nous mettent en état de l’avoir, nous devons nous battre pour la concrétisation des droits et avantages virtuels (primes et indemnités compensatoires par exemple) que la loi nous reconnaît, nous battre aussi pour obtenir ce qui est légitime (des conditions décentes de travail et d’existence) et que l’Etat rechigne à nous accorder. </em>

<em>Il nous faut revendiquer le droit à une volonté libre, non viciée par les contraintes et les nécessités de nos responsabilités économiques, familiales et sociales, ou par les exigences de nos responsabilités d’ordre professionnel. </em>

<em>Il nous faut pouvoir dire non à toutes formes possibles de pression, excepté celle de la loi.</em>

<em>Quelle résistance une personne peut-elle développer face à la tentation de la corruption, de la tricherie et de la connivence : </em>
<ul>
	<li><em>quand elle ne peut pas, avec son revenu légal, donner à ses enfants une alimentation saine et équilibrée et la chance de s’instruire convenablement ;</em></li>
	<li><em>quand elle ne peut pas espérer faire face aux frais occasionnés par la survenance de la moindre des maladies ;</em></li>
	<li><em>quand chacune des multiples échéances, quotidiennes ou mensuelles, est source d’angoisse, de tracas et de soucis rongeants ;</em></li>
	<li><em>quand elle est moralement déstabilisée par la survenance de la moindre panne sur son engin ?</em></li>
</ul>
<em>Que lui reste-t-elle d’énergie à consacrer, dans ces conditions, à son travail auquel ses obligations professionnelles lui commandent pourtant de consacrer la quasi-totalité de son temps, 24 heures sur 24 par jour, 30 jours sur 30 par mois, et 11 mois sur 12 dans l’année?</em>

<em>Il urge de sortir des schémas rebattus, des sentiers mille fois battus, mais vains.</em>

<em>Il ne s’agit plus de se référer au niveau du salaire antérieur et l’augmenter, juste pour apaiser la grogne sociale. </em>

<em>Il ne s’agit pas non plus de jeter un regard en biais, chez le voisin, pour se satisfaire, se plaindre ou pour dénoncer.</em>

<em>Il faut résolument se tourner vers les notions mathématique et physique de « masse critique » d’impacts. </em>

<em>Cela se traduira par la question du genre : « quels traitements et quels revenus faut-il accorder au magistrat pour qu’il puisse continuer à travailler honnêtement sans pour autant démissionner de ses responsabilités familiales et sociales, sans manquer de s’épanouir physiquement, intellectuellement et spirituellement ? »</em>

<em> Quand un citoyen travaille, quand il est voué à un travail déterminé au service de l’Etat, ce travail doit lui permettre de faire face aux fondamentaux de son existence et de ses responsabilités familiales et sociales sans qu’il ait besoin de s’en distraire, de tricher ou de se laisser corrompre.</em>

<em>Des magistrats intègres, une justice saine et crédible, telle est l’ambition affichée à travers le présent cahier de doléances. Ce combat est noble et ne connaît ni clivage, ni adversaire encore moins d’ennemi. </em>

<em>C’est le combat de tous.</em>

<em>Le premier acte est l’affranchissement des magistrats de l’état de servitude  dans lequel les cloue leur condition matérielle d’existence et de travail ; de les libérer des entraves d’un encadrement administratif malsain  et de la tentation tout aussi malsaine chez eux de se prostituer  à la fois au plus offrant et au moins offrant.</em>

<em>Le deuxième acte est l’organisation de sanctions justes et efficaces contre les manquements aux devoirs de la charge, donc à entreprendre une lutte inébranlable contre l’impunité et à promouvoir une option déterminée en faveur de la culture du mérite et la récompense du mérite.</em>

<em>Le troisième acte consiste en une politique d’encouragement et de relèvement du niveau intellectuel des magistrats à coupler avec l’adoption d’une reforme législative plus protectrice des droits de l’homme et du citoyen ((réorganisation judiciaire, possibilités d’approfondir ses connaissances, des fonds d’aide à la publication d’ouvrages, suppression des juges omnipotents : le juge unique et le juge de paix).</em>

<em>Voilà, chers collègues, brièvement exposés l’esprit et les raisonnements qui ont prévalu dans l’élaboration de ce cahier au soutien duquel nous en appelons à tous, par delà les seuls membres de la famille judiciaire, dans tous les corps de la société.</em>

<em> Il s’agit du  combat pour l’indépendance du magistrat malien vis à vis de l’argent sale, des  possédants et des puissants du jour, du combat pour la vraie indépendance du pouvoir judiciaire.</em>

<em>Il s’agit en tout cas du refus de cette scène en trompe-œil où le pouvoir judiciaire, sous le vernis chatoyant d’indépendance, est, en fait, livré sans défense à des forces maléfiques dont le moindre des vices est de se faire passer pour son plus ardent défenseur.</em>

<em>Le salut est à ce prix »</em>

Chers collègues,

Ce constat fait il y a bientôt une décennie reste d’actualité. Aujourd’hui, il est évident qu’au plan de la condition matérielle des magistrats, il existe un paradoxe alarmant : chaque magistrat éprouve dans sa vie quotidienne les plus grandes difficultés à accéder à une vie familiale décente, à la maintenir tout en restant honnête et fidèle à son serment.

La baisse vertigineuse du pouvoir d’achat, l’apparition de besoins toujours nouveaux et toujours sources de mille nouvelles dépenses, et l’absence de tout mécanisme d’indexation des salaires ou revenus sur le coût de la vie rendent dérisoires et insignifiantes les rares augmentations de salaires autour desquelles les pouvoirs publics ne manquent jamais de faire un tapage médiatique des plus tendancieux, surtout quand lesdites améliorations concernent les magistrats.

Ainsi donc, par le jeu d’une fiction, on parvient à amplifier la condition matérielle des magistrats au moment même où ceux-ci subissent un affaiblissement moral continu du fait de leur paupérisation croissante.

Chers collègues, l’appel qui vous est fait par le SYLIMA est simple : respectons les principes d’indépendance de la magistrature et d’impartialité du juge, et exigeons des conditions décentes de vie et de travail. C’est la seule voie de réhabilitation de la justice aux yeux du peuple au nom duquel elle est rendue.

<strong>Respectons la loi et assumons-nous</strong>.

&nbsp;

<strong>Bamako, le 09 novembre 2014</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le Président</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Adama Yoro Sidibé </strong>

&nbsp;

&nbsp;

<em> </em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le coup de pied de l’âne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-coup-pied-lane-635942.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 12:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une sentence bambara nous enseigne qu’il y a des limites à trop tirer sur la queue de l’âne. De toute évidence, l’ancien président burkinabé ne connaissait pas cette sentence ou du moins ignorait sa portée. Il se trouve que d’octobre 1987 où il est passé sur le corps de son ami Thomas Sankara pour accéder au pouvoir à octobre 2014 où il a été contraint de franchir la frontière pour se sauver la peau, Blaise Compaoré n’a eu de cesse d’éprouver la patience de ses compatriotes. En franchissant année après année les limites qu’il a lui-même fixées, en changeant les règle du jeu à son avantage exclusif sans jamais se soucier des mises en garde de ses compatriotes, il avait certainement fini par prendre les Burkinabé pour des ânes et à s’estimer hors de portée de leur courroux. Quelle méprise ! En n’ayant pas compris la portée de la sentence bambara, Blaise Compaoré a reçu, sous la forme d’un coup de pied de l’âne, la sanction populaire : chassé du palais présidentiel, il est aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire. Pour le moment.

En attendant qu’il finisse de méditer sur son sort (ça peut être très long), en attendant un hypothétique médiateur qui pourrait plaider en faveur de son retour au Faso (ses nombreuses victimes l’y attendent de pied ferme), Blaise assiste en (télé) spectateur au démantèlement des derniers vestiges de son règne. Contre toute attente, les Burkinabé cheminent ensemble pour sortir le pays de l’impasse actuelle. Il est vrai que pour le moment les « anciens dignitaires » de l’ère Compaoré ne sont pas acceptés autour de la table parce que cristallisant sur eux les ressentiments des populations. Mais fort heureusement, les militaires, dont la tentation de se comporter en nouveaux maîtres a été réfrénée par les véritables acteurs du changement intervenu, se dévouent au nom de la réconciliation nationale à mettre tout le monde ensemble. Pour le moment, la seule véritable certitude c’est que la Transition durera un an et le successeur de Blaise Compaoré sera connu en novembre 2015.

Chez nous au Mali, presque personne n’a pleuré la chute de Blaise. En cela on trouve au moins deux raisons. Primo, les Maliens sont profondément rattachés aux valeurs démocratiques. Comme les Burkinabé, ils ont payé le prix fort en 1991 pour se débarrasser de l’une des dictatures les plus féroces. Secundo, Blaise Compaoré est connu pour être au moins celui qui offrait le gîte et le couvert aux rebelles. Protecteur pour les uns, parrain pour les autres, Blaise n’a jamais été accepté par les Maliens dans la médiation pour le retour de la paix. Avec sa chute, les Maliens espèrent voir les rebelles redevenir raisonnables parce que ne disposant plus de parrain capable de les nourrir, les loger, les blanchir et leur donner de l’argent de poche. En attendant de voir concrètement les bénéfices que le Mali pourra tirer du changement intervenu au Burkina, on peut dire que le coup de pied de l’âne n’a pas atteint que le seul Blaise.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Dundunba golobara</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/mechage-dundunba-golobara-635922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 12:13:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Ni yé dundunba golobale yé, ni a fara to tè, a bla to do » (traduction libre: si tu aperçois la peau du grand tam-tam gondolée, soit le gros tam-tam est sur le point d’être déchiré, soit il est sur le point d’être abandonné). Sans aucune exagération, le Premier ministre Moussa Mara se trouve ces derniers temps dans la situation du gros tam-tam dont la peau est gondolée au point d’être abandonné ou déchiré. Dans les deux cas, la situation n’est pas enviable. En effet, en moins d’une semaine, deux grosses rumeurs ont parcouru la ville annonçant son limogeage ou sa démission. Les rumeurs se sont avérées fausses mais elles ne dissipent pas le malaise ambiant.

<strong>Depuis la semaine dernière, ce que tout le monde susurrait</strong> est hélas étalé au vu et au su de tout le monde, qui plus est au grand jour. Il s’agit de la tension qui existerait au sommet de l’Etat entre le président de la République et son Premier ministre. Les raisons du divorce sont nombreuses mais fondamentalement elles tournent autour d’un manque de loyauté du Premier ministre. En effet, le « Vieux », comme le dirait « Soumi Champion » se serait rendu compte sur le tard que celui qu’il considère « comme un fils » dispose de son propre agenda bâti autour d’un discrédit autour de la gestion du pouvoir par le président de la République. Ainsi de la tragique aventure de Kidal à la médiatisation à outrance des irrégularités constatées autour de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires en passant par la grève de l’UNTM, le Premier ministre est soupçonné (et c’est un doux euphémisme) de manœuvrer pour son seul bénéfice. En clair, le Premier ministre est accusé d’œuvrer à salir le président de la République, les membres de sa famille et les ministres régaliens sans que lui ne soit touché ou éclaboussé. On l’accuse même de diriger les regards vers les autres. Pendant ce temps, il fait dire dans certains milieux qu’il fréquente assidument depuis qu’il est à la Primature, que lui œuvre pour le bonheur du Mali, qu’il se lève tôt parce que présent au bureau à 5h du matin, qu’il est un couche-tard parce que ne sortant du bureau qu’après 23h.

<strong>Les rumeurs de limogeage ou de démission ne sont pas bonnes</strong> pour le Premier ministre dans la mesure où cela voudrait dire qu’il n’y a plus personne pour le défendre. On se rappelle qu’il y a quelques mois, alors qu’il avait à peine bouclé son premier trimestre à la Primature, l’opposition déposait une motion de censure plus contre lui personnellement que contre le gouvernement. L’opposition avait tenté un coup politique comptant sans doute secrètement sur un ralliement du parti majoritaire qui n’avait jamais pu avaler encore moins digérer sa nomination. Parce qu’avec les bulletins secrets, tout peut arriver. Les débats trahissaient mal les sentiments de la majorité envers un Premier ministre qu’elle n’a jamais vraiment supporté. Au point où aux yeux des observateurs, le soutien apporté à Moussa Mara ressemblait au soutien de la corde au pendu. Mais ce jour-là, le Premier ministre a personnellement contribué à se mettre définitivement sur le dos l’opposition et à altérer durablement les sentiments qu’une partie de l’opinion gardait de lui. En effet, le Premier ministre était apparu agressif, hargneux, haineux-même. Mais surtout, il avait pris beaucoup de libertés avec les faits au point où ses certitudes d’hier apparaissent aujourd’hui comme manœuvres dilatoires et mensonges grossiers. Une bonne partie de l’opinion l’a jugé arrogant quand, en réponse aux députés de l’opposition qui lui demandaient de rendre le tablier, il a eu ces propos : « ntè, né ti ta yorosi » (traduction libre : je refuse, je ne bouge pas d’un iota). Cette phrase a sonné comme un rappel des propos tenus en 1991 par un autre Moussa, Traoré celui-là, qui refusait tout dialogue et toute ouverture démocratique. On connait la suite. Les propos de Moussa Mara ont également rappelé ceux de Cheick Modibo Diarra, alors Premier ministre sous la Transition, qui refusait de démissionner au motif qu’il était « Premier ministre pleins pouvoirs et qu’il ne savait pas à qui il devait remettre sa démission ». Là également on connait la suite.

<strong>Dundunba golobara, la peau du gros tam-tam est gondolée</strong>. Le Premier ministre dont les qualités de fin observateur sont connues au point qu’il s’en flatte et tente de les vendre, sait aujourd’hui que l’équipe gouvernementale dont il a la charge a mal dans son fonctionnement. Tous les Maliens savent qu’il n’y a aucune solidarité dans le gouvernement et que le Premier ministre n’a presque plus d’autorité sur les ministres. La faute lui en incombe dans la mesure où, à plusieurs reprises, de nombreux ministres, ont eu la preuve qu’il joue contre eux ou casse du sucre sur leur dos. Au point où, au lieu de l’accompagner, nombreux sont les ministres qui se défendent contre lui, contre ses agressions, contre ses manœuvres. L’équipe est disloquée. Et sans choquer personne, nous pouvons emprunter à ATT qui disait que « bè bi ba bolo ». Jour après jour, nos confrères rapportent des scènes abracadabrantesques entre le Premier ministre et certains ministres. Moussa Mara n’avait pas besoin de cette guérilla dans la mesure où il a été perçu dès le départ comme un illégitime à la Primature. Les ténors du RPM qu’il a dans le gouvernement ne lui ont jamais caché ni leur hostilité ni leur volonté de le déloger. La conséquence est que le gouvernement est paralysé et les activités sont au ralenti pour ne pas dire à l’arrêt. Le Premier ministre qui se lève très tôt et se couche très tard, lui qui a l’ouïe fine, doit entendre les râles des opérateurs économiques et percevoir les gémissements de la population.

<strong>Dundunba golobara, la peau du gros tam-tam est gondolée</strong>. Les rumeurs persistantes sur sa démission ou son limogeage, ne sont pas bonnes pour lui. Cela voudrait dire qu’on prépare l’opinion (entre nous, l’opinion est prête depuis longtemps) au départ volontaire ou forcé du Premier ministre. Qu’il soit à la base ou non des rumeurs (il se dit que Moussa Mara a envoyé des SMS pour annoncer son éventuelle démission), il s’est rendu au moins d’une chose : les Maliens étaient nombreux à attendre la confirmation de son départ. Et puis entre nous, lui-même devrait partir au regard de toutes les adversités dans le camp de la majorité. Sa nomination a été perçue comme une erreur qui mérite d’être réparée. Les militants et les responsables du RPM n’ont de cesse de vouloir lui faire la peau. On se rappelle de toute la gymnastique qui a été menée pour lui retirer les fonctions de chef de la majorité. Il est vrai que c’est une incongruité de vouloir porter les costumes de chef de la majorité avec un député à l’Assemblée nationale, quand on a soi-même reçu 1% des suffrages exprimés lors de la présidentielle. Et comme chez les Tisserands du RPM, il y en a qui cultive la mémoire, ils sont en train de ressortir les discours de campagne de Moussa Mara s’en prenant aux Vieux, à tous les Vieux qui ont enfoncé selon lui le Mali dans le gouffre, dans le marasme (sans jeu de mot) et dont il se chargerait personnellement de la mise à la retraite. Ils se rappellent que Mara était l’un des plus virulents contre IBK lors de la campagne présidentielle. Ils se disent donc que l’heure des comptes à sonner.

<strong>Dundunba golobara, la peau du gros tam-tam est gondolée</strong>. Le Premier ministre n’est pas le seul à avoir des difficultés. Les membres de l’ex-junte (qui ne lui sont d’ailleurs pas inconnus) seront renvoyés devant la Justice. Nous le savions déjà. Mais ce qui est inquiétant pour eux, c’est-à-dire Sanogo et ses acolytes, c’est que leur dossier s’épaissit découvertes après découvertes. En effet, avec la confirmation par les tests ADN que le corps qui a été retrouvé dans la maison de Sanogo est bien celui du colonel Youssouf Traoré, la situation se corse davantage. C’est vrai que pour des gens qui ont déjà sur la conscience une trentaine de morts, un de plus ou un de moins semble peu préoccupant. Mais un homme mort déjà constitue une tragédie. Les parents des victimes qui ont longtemps bataillé pour que le dossier des disparus ne soit pas enterré doivent pousser un ouf de soulagement. Mais le chemin reste encore long. Parce qu’il faudrait maintenant que le Justice se saisisse vraiment du dossier, l’instruise normalement et traduise les responsables devant les tribunaux.

Nous allons finir ce papier sur une note de tristesse. Au moment où les autorités poussaient des cris de victoire et des youyous de joie, Ebola frappe deux fois. Un malade venu de la Guinée et l’infirmier qui le suivait à la clinique Pasteur sont tous les deux décédés. C’est vrai que la clinique a été rapidement mise en quarantaine. Mais beaucoup de questions restent sans réponse : pourquoi l’information n’est sue qu’après la mort de l’infirmier ? Depuis combien de temps Pasteur garde un malade d’Ebola tout en maintenant le silence dessus ? Connait-on exactement le nombre de personnes exposées et qui sont dans la nature ? Pour les patients mis en quarantaines, qui prendra en charge les frais d’hospitalisation (quand on connait le niveau des tarifs qui s’y pratiquent, la question vaut son pesant de francs CFA). S’il y a un point sur lequel les Maliens n’accepteront pas que la peau du gros tam-tam soit gondolée, c’est bien Ebola.

&nbsp;

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Achat de l’avion et des équipements militaires : Du bruit et de la fureur.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/achat-lavion-equipements-militaires-du-bruit-fureur-635902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 12:03:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="alignleft size-full wp-image-309182" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Avion-Mali.jpg" alt="Achat d’avion et marché du ministère de la Défense : « Aucune entorse aux lois et règlements budgétaires »" width="300" height="193" />S’il y a un dossier que le gouvernement traine depuis quelques mois comme un authentique boulet c’est bien celui lié à l’achat de l’avion président et aux équipements militaires. Du bruit et de  la fureur entourent le dossier sur fond de contre-vérités et de confusion dans le seul but d’enfumer l’opinion.</strong>

Selon l’adage bien connu et maintes fois rappelé, un mensonge 100 fois répété ne fait pas une vérité. Or dans le dossier sur l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires, malgré la publicité et la médiation outrancière, les faits sont constants et ils sont têtus : il n’y a pas de détournement de fonds publics ; il n’y a pas eu de violation de la législation en vigueur.

Quand le Premier ministre Moussa Mara a décidé de commettre les audits de la section des comptes de la Cour Suprême et du Bureau du Vérificateur général, l’objectif visé officiellement consistait à faire la lumière sur lesdits marchés. La Cour suprême a été rendu son « audit de conformité et de régularité le 9 octobre ». Ses conclusions sont claires et limpides. Pour la section des comptes de la Cour Suprême, « les opérations d’acquisitions de l’aéronef, des équipements et matériels militaires sont sous-tendues par des textes en vigueur en République du Mali sur le plan de la légalité ; cependant, sur le plan règlementaire, les dispositions de certains textes sont violés à savoir les paiements sans ou avant ordonnancement, l’emprunt, et le visa du contrôle financier ». Nulle part dans son rapport, la Cour suprême ne parle de détournements, de surfacturations, de violations de la loi ou d’infractions. Mais ce rapport semble-t-il ne fait pas l’affaire de ceux qui avaient déjà organisé la fuite du rapport provisoire du Bureau du Vérificateur général. Celui-ci parle de détournement de plus de 12 milliards et de surfacturations à hauteur de 34 milliards pour un marché de 69 milliards. Malgré les observations faites par ceux qu’il accuse sur l’illégalité de sa démarche, sur le non-respect du principe du contradictoire, surtout sur le fait que ses calculs sont erronés, le Vérificateur général publie son rapport définitif. Les chiffres sont revus à la baisse mais il campe sur ses positions : il y a bel et bien eu détournement.

Or, de toute évidence le Vérificateur général s’entête dans l’erreur. En effet, le ministre de l’Economie et des Finances a déclaré qu’à ce jour, l’Etat malien n’a pas déboursé un franc de ses caisses. Mieux, le ministre de l’Economie et des Finances démonte point par point le rapport du Végal tout en apportant la lumière sur des éléments qui semblaient échapper à sa compréhension. Avant la réponse du ministre des Finances, ce sont les avocats des fournisseurs qui ont organisé une conférence de presse le 24 octobre. On y retient deux choses : primo, les fournisseurs n’ont pas reçu un franc de la part de l’Etat dans la mesure où c’est à partir de 2015 que l’Etat commencera à payer ; secundo, il n’y a eu ni détournement ni surfacturation.

L’opinion qui suit de près ce qui a pris des allures de feuilletons se demande bien d’où est-ce que le Vérificateur sort le fameux détournement dans la mesure où l’Etat n’a pas sorti un franc de ses caisses et où les fournisseurs n’ont pas perçu un kopeck. Mieux, de plus en plus des voix s’élèvent au sein de la magistrature pour attaquer le rapport du Vérificateur en ce qu’il viole la loi et en ce que le Vérificateur ne peut pas saisir le procureur.

En attendant qu’on sorte de cette fureur, le mal est déjà fait par une confusion savamment créée. Lisez les réactions des uns et des autres.

<strong>Bassaro Touré</strong>

Rapport d’audit : Ce que le ministère des Finances reproche au Végal

<strong>Dans un document qu’il nous a fait parvenir, le ministère  de l’Economie et des Finances relève moult insuffisances  dans le rapport du Vérificateur général sur l’audit de l’avion présidentiel et des achats d’armement. Toute chose qui porte atteinte à crédibilité du BVG.</strong>

&nbsp;

<strong>BVG</strong>

<strong>Le MDAC et le MEF auraient fait une interprétation erronée et une application inappropriée de la disposition réglementaire relative à l’exclusion de certaines commandes publiques du champ d’application du CMP.</strong>

&nbsp;

<strong>MEF</strong>

L’article 8 du décret n° 08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation des marchés publics et des délégations de service public dispose : « Le présent décret ne s’applique pas aux marchés de travaux, de fourniture et de services, lorsqu’ils concernent les besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité ».

Au moment des faits, aucun texte n’avait été pris pour fixer les règles et procédures requises en de telles circonstances. Par conséquent, le ministère de la Défense étant un ministère de souveraineté et de surcroît ordonnateur de son budget, a toujours conclu ses contrats et fournitures de biens et services conformément à cette dérogation.

De ce fait, les deux contrats sont exclus du champ d’application du Code des marchés publics.

Au demeurant, au moment où le Vérificateur général déposait son rapport, les textes encadrant le recours à l’article 8 avaient été pris, à travers l’adoption du décret n°2014-0764/P-RM du 9 octobre 2014 fixant le régime des marchés travaux, fournitures et services exclus du champ d’application du décret n° 08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Le MEF aurait irrégulièrement accordé une garantie au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux forces armées.</strong>

&nbsp;

<strong>MEF</strong>

Suivant lettre n°2897/MDAC-CAB du 18 décembre 2013, le MDAC a demandé au MEF l’octroi d’une garantie pour accompagner la mise en œuvre du protocole conclu avec  la société Guo-Star. Le MEF a dans un premier temps délivré une simple lettre de confort, adressée au directeur de la Banque Atlantique sous le n°262/MEF-SG en date du 30 décembre 2013. Cette lettre avait pour vocation de confirmer les inscriptions budgétaires au titre du ministère de la Défense pour l’exercice 2014 et pour les exercices 2015 et 2016 dans les prévisions du Cadre budgétaire à moyen terme 2014-2016.

Par la suite, la Banque a insisté auprès du MDAC pour obtenir une garantie autonome en vue de se prémunir du risque de déclassement de la créance au regard du dispositif prudentiel de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao). Cette garantie autonome a été délivrée le 28 février 2014, soit deux mois après la lettre de confort. Une garantie accordée à une transaction conclue sur la base de l’article 8 ne saurait être analysée au regard des règles prescrites par un texte non applicable.

Ce type de garantie a du reste toujours été accordé par le ministère de l’Economie et des Finances au chef de file du pool bancaire qui finance la campagne cotonnière depuis les années 1990 pour un montant minimum de 100 milliards de FCFA. Il a pour vocation de sécuriser le dénouement de la campagne.

<strong>De la saisine du Comité national de dette publique</strong> (CNDP) : il convient de noter que cette instance du reste présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, n’était pas opérationnelle au moment de la délivrance de la garantie.  En effet, le CNDP, créé par le décret n°09-522 du 24 septembre 2009 n’a été doté de texte d’application que très récemment, <strong>suivant arrêté n°0859 du 24 mars 2014</strong>. Depuis cette date, il se réunit régulièrement autour des dossiers de prêt et de garantie.

&nbsp;

<strong>BVG</strong>

<strong>Le titulaire du protocole d’accord à l’appui de la garantie autonome aurait  effectué des opérations frauduleuses.</strong>

&nbsp;

<strong>MEF</strong>

<strong>De la garantie autonome :</strong> La garantie autonome a été accordée à la demande du MDAC pour sécuriser l’opération. Il convient de rappeler que cette garantie est conditionnelle, car adossée à la livraison effective des matériels et équipements objets  du protocole. En effet, le montant du prêt n’est pas mis à la disposition de l’adjudicataire du marché. Le schéma de financement a retenu le principe de l’ouverture de lettres de crédit afin de sécuriser les différentes livraisons. La notification adressée à l’entreprise, au titre des lettres de crédit, a prévu deux conditions pour le bon dénouement de l’opération :
<ol>
	<li>- la production d’un certificat de contrôle de conformité, établi par le ministère chargé de la Défense, à la fin de chaque production ;</li>
	<li>- la réception des marchandises par le ministère chargé de la Défense, avant paiement des lettres de crédit.</li>
</ol>
La réalisation de ces deux étapes conditionne le paiement par la Banque Atlantique des livraisons effectuées. <strong>Il est important de souligner qu’à la date d’aujourd’hui pas un franc des ressources publiques n’a été décaissé dans l’exécution de ce protocole</strong>. Bien que les équipements et matériels objet du protocole ont fait l’objet de livraison à plus  de 90 % par le fournisseur.

<strong>Le MEF n’a à aucun moment été en contact avec l’adjudicataire du marché et n’a donc pu avoir aucune connivence avec lui.</strong>

Du reste, les transactions incriminées ont été effectuées avant la mise en place de la garantie, comme il apparaît dans le rapport d’audit et ne saurait par conséquent avoir aucun lien avec elle.

<strong>En tout état de cause, toute  utilisation frauduleuse éventuelle de la garantie ne saurait en aucun cas impliquer le ministère de l’Economie et des Finances qui s’en tient aux termes du protocole et de la garantie.</strong>

&nbsp;

<strong>BVG</strong>

<strong>Le MEF en accommodant le financement des deux acquisitions n’aurait pas respecté des dispositions relatives à la Loi de Finances</strong>

&nbsp;

<strong>MEF</strong>

L’acquisition de l’aéronef a fait l’objet d’un réaménagement interne du Budget spécial d’investissement (BSI) financé sur ressources internes pour faire des économies du même montant. Par conséquent, elle n’a pas entraîné une aggravation du déficit budgétaire. Ce réaménagement a du reste fait l’objet d’un budget rectificatif adopté conformément à la législation en la matière.

<strong>De la saisine du Comité national de la dette publique </strong>: L’emprunt bancaire a été contracté dans le cadre du financement du déficit budgétaire et ne requiert pas, à ce titre, l’avis du CNDP. Il en est de  même des émissions de bons et obligations du trésor destinés à couvrir le déficit budgétaire.

<strong>Des dépenses avant ordonnancement :</strong> En matière d’acquisition d’équipements, il y a des dépenses liées à l’achat de l’équipement qui représentent l’investissement et celles relatives au fonctionnement liées à cet investissement. L’imputation d’une partie de la dépense sur la participation au fonctionnement est due à la prise en charge d’une partie des dépenses relatives aux frais d’intermédiation, d’assurance et d’immatriculation de l’appareil.

L’article 26 de la loi n°96-061 dispose que : « Avant d’être payées les dépenses sont engagées, liquidées et ordonnancées. <strong>Toutefois, certaines dépenses pourront être payées sans ou avant ordonnancement</strong>. Le ministre chargé des Finances en dresse la liste par arrêté. Aussi, des avances ou acomptes pourront être consentis au personnel ainsi qu’aux entrepreneurs et fournisseurs. Les modalités d’exécution de ces avances ou acomptes seront fixées par décret pris en conseil des ministres ».

La nouvelle loi 028-2013 portant Loi de finances issue de la transcription de la directive de l’Uémoa autorise en son article 41 le principe de paiement des dépenses avant ordonnancement. Les modalités d’exécution selon cette loi doivent être fixées par arrêté du ministre de l’Economie et des Finances.

Le ministre de l’Economie et des Finances est l’ordonnateur principal du budget de l’Etat. Il dispose à cet effet d’un pouvoir de régulation du budget de l’Etat.

A ce titre, les lettres adressées par le ministre de l’Economie et des Finances au directeur national du Trésor pour autoriser les différents paiements par acomptes ne sont pas une violation de la loi 96-061 et surtout qu’il est mentionné dans les différentes lettres que la régularisation sera effective par mandat budgétaire avant la fin de l’année. C’est ce qui a été fait car un premier mandat de 5,5 milliards a été émis et une inscription budgétaire de 14,5 milliards a été faite dans la loi de finances rectificative.

Les dépenses avant ordonnancement sont exécutées le plus souvent dans un contexte d’extrême urgence ou d’impérieuse nécessité, où toutes les pièces justificatives requises ne sont pas immédiatement disponibles pour le comptable payeur. L’essentiel pour le comptable est dans ce cas exceptionnel d’extrême urgence de pouvoir réunir les pièces justificatives manquantes avant la fin d’année et plus précisément au moment de déposer son <strong>compte de gestion à la section des comptes.</strong> Dans le cas contraire, il doit pouvoir démontrer toutes les diligences qu’il aura faites pour disposer de ces pièces.

<strong>Du non enregistrement des contrats</strong> : S’agissant du non enregistrement des contrats, il convient de rappeler que l’enregistrement fait office de publicité, ce qui est incompatible avec le régime dérogatoire sous lequel les contrats ont été signés et le secret qui devait les entourer.

&nbsp;

<strong>BVG</strong>

<strong>Le MEF en accommodant le financement des deux acquisitions n’aurait pas respecté des dispositions relatives à la comptabilité publique</strong>

&nbsp;

<strong>MEF</strong>

S’agissant du protocole avec Guo Star il convient à nouveau de souligner <strong>qu’à la date d’aujourd’hui pas un franc des ressources publiques n’a été décaissé dans l’exécution dudit protocole avec Guo Star</strong>. On ne saurait par conséquent parler sur ce point  d’infraction aux règles de comptabilité publique.

Concernant  l’acquisition de l’aéronef, il s’agit d’une exception à la règle générale pour l’exécution des dépenses publiques compte tenu du facteur d’urgence. Toute chose laissée à l’appréciation du ministre de l’Economie et des Finances en tant que ordonnateur principal du budget d’Etat.

C’est ainsi que lors du paiement des acomptes pour l’acquisition du matériel de transport pour le compte du ministère de la Défense et des Anciens combattants les pièces justificatives fournies au Trésor public pour paiement comprennent :
<ul>
	<li>les lettres du ministre de l’Economie et des Finances qui est l’ordonnateur principal du budget disposant seul du pouvoir de régulation.</li>
	<li>les factures présentées par les différents bénéficiaires (Sky Colour Limited et AIC Title Service, LLC) comportant des numéros et dates, montants dus, noms des bénéficiaires et leurs villes, pays et aussi les références exactes de leurs comptes bancaires.</li>
</ul>
Comme précédemment annoncé, le règlement des dépenses avant ordonnancement dans un contexte d’extrême urgence, ou d’impérieuse nécessité de l’Etat ne requiert pas  les mêmes pièces justificatives qu’un paiement ordinaire après service fait qui est soumis au visa préalable du contrôle financier.

Les obligations de contrôle de la régularité et de la validité de la créance avant le paiement d’une dépense publique s’imposent lorsqu’il s’agit du paiement d’une opération ordinaire du budget d’Etat c’est-à-dire engagée, liquidée et ordonnancée. <strong>A cet égard, le contrôle de la validité de la créance à travers le virement des fonds dans le numéro de  compte figurant sur les factures est bien effectif.</strong>

Il convient de noter que bien avant la fin des audits les dispositions ont été prises pour fixer la liste des dépenses payées avant ordonnancement et les modalités de leur régularisation suivant arrêté n°2014-2037/MEF-SG du 31 juillet 2014.

Bamako, le 5 novembre 2014

<strong>Le ministère de l’Economie et des Finances</strong>

<strong>AFFAIRE DU CONTRAT DES ARMEMENTS</strong>

<em>"</em><strong>Le Végal ne peut pas saisir le procureur</strong><em>"</em>

&nbsp;

<strong><em>Selon des informations données par des radios internationales, le Végal aurait saisi le procureur, après les constats qu’il a faits. Mais, du côté de la justice, on affirme que le Végal ne peut pas saisir directement le procureur</em></strong>.

<em> </em>

<em>"</em><em>C’est une loi spéciale qui crée le Végal. Il ne peut donc pas s’affranchir du principe du contradictoire qui est dans la loi</em><em>"</em><em>,</em> affirme notre source. Selon la loi qui institue le Vérificateur général, en son article 17,<em> "</em> <em>a l’occasion d’une mission de contrôle de régularité des recettes et des dépenses telle que prévue à l’article 2, si le Vérificateur général a connaissance de faits constitutifs d’infraction à la législation budgétaire et financière, il en saisit la juridiction supérieure de contrôle des finances publiques</em><em>"</em>. En l’occurrence, le Végal aurait dû saisir la section judiciaire de la Cour suprême.

Ces explications des juristes rejoignent en des points les argumentaires du ministre Soumeylou Boubeye Maiga qui a remis en cause la méthode du Végal.
<h1>A.K</h1>
&nbsp;

&nbsp;

<strong>COMMUNIQUE</strong>

Le rapport définitif du VEGAL appelle de ma part les observations suivantes :
<ol>
	<li>Je maintiens qu’au regard des dispositions de l’Article 36 du Code Pénal, de l’Article 15 de la loi organisant le BVG et de l’Article 8 du Code des Marchés Publics, le VEGAL n’est pas compétent pour effectuer la mission commanditée par le FMI.</li>
</ol>
Le VEGAL qui, plus que tout autre, n’est pas censé ignorer la loi, aurait dû s’en assurer au préalable auprès de la Chambre Consultative de la Section Administrative de la Cour Suprême, avant de se livrer à une interprétation hasardeuse de la loi et de produire un rapport totalement vicié et corrompu par cette violation fondamentale de la loi.

L’exigence de vérité, qui est d’abord due à nos concitoyens, ne peut s’exonérer ni du respect scrupuleux de la légalité ni de la réalité des faits.

&nbsp;
<ol>
	<li>Le Rapport Définitif est bâti dans une démarche partiale sur des assertions qui ne reposent sur aucune preuve tangible et objective. En outre, il contient des comptes-rendus d’entretiens que je n’ai ni contresignés, ni validés sous une forme ou une autre, conformément aux normes universelles, et que je ne reconnais pas du tout.</li>
</ol>
Je note, au passage, que la liste de tous les autres interlocuteurs des Vérificateurs ne figure plus dans le Rapport diffusé.

&nbsp;
<ol>
	<li>Je reste totalement serein par rapport à ces dossiers à l’éclairage desquels je continuerai, pour ma part, de coopérer avec probité et sens de la responsabilité.</li>
</ol>
&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Soumeylou Boubèye MAIGA </strong>

<strong>Ancien Ministre de la Défense et </strong>

<strong>des Anciens Combattants </strong>

<strong>Commandeur de l’Ordre National </strong>

&nbsp;

&nbsp;

<strong>COMMUNIQUE</strong>

&nbsp;

La Société GUO STAR tient à faire savoir, d’une part,

&nbsp;
<ul>
	<li>que son agent, Monsieur Ousmane BOUARE, n’a absolument aucun lien de quelque nature que ce soit, ni direct, ni indirect, avec Mme BOUARE Fily SISSOKO, Ministre de l’Economie et des Finances ; tout amalgame à cet égard ne peut donc relever que de la pure malveillance ; et d’autre part,</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li>que les opérations effectuées par celui-ci sur le compte bancaire de la société ouvert dans les livres de la Banque Atlantique Mali, qui n’a jamais été alimenté par le moindre centime d’argent public, ne sauraient être qualifiées d’opérations frauduleuses.</li>
</ul>
&nbsp;

La Société GUO STAR sait compter sur la bonne compréhension de tous.

&nbsp;

<strong>Pour la Société GUO STAR</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le Gérant.PO Ousmane BOUARE.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Les vilebrequins et les orgueilleux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mechage-les-vilebrequins-les-orgueilleux-598272.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 03:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_309402" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Mara-Moussa.jpg"><img class="size-full wp-image-309402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Mara-Moussa.jpg" alt="Le Premier ministre Moussa Mara : « La riposte du Mali sera à la hauteur de l’agression »" width="300" height="199" /></a> Le Premier ministre Moussa Mara[/caption]

<strong><em>Si les propos qu’on prête au Premier ministre sont fondés, il devrait faire acte de repentance. </em></strong>

<strong><em>Lors de son récent déplacement en France, il aurait tenu des propos à l’endroit de nos forces armées et de nos juges qui laissent songeurs. Devant les députés de l’Assemblée nationale française, il aurait affirmé que nos militaires sont mal formés et mal équipés et qu’il suffirait d’un coup de kalachnikov, un seul, pour qu’ils détalent (comme des lièvres ajoutons-nous). </em></strong>

&nbsp;

Ces propos qui ont été attribués au Premier ministre ont été abondamment relayés et repris par les organes de presse ; mais ils n’ont hélas jamais été démentis. Pour notre part, nous trouvons ses propos fort démobilisateurs à l’endroit de nos forces armées et de sécurité qui sont exposées sur différents théâtres d’opération. De la part de celui qui a déclaré que « notre sécurité ne sera plus sous-traitée », ces propos sont désobligeants et irrespectueux de nos militaires dont certains veillent sur sa sécurité personnelle. Il semble que ces déclarations soient la dernière goutte qui a fait déborder le vase du côté de certains porteurs d’uniformes qui auraient saisi le Président de la République contre les agissements « haineux » de son Premier ministre à l’encontre de l’institution militaire.

<strong>Lors de ce même passage en France, en compagnie cette fois-ci</strong> de son ministre de la Justice, le Premier ministre aurait volé dans les plumes des juges. Quand on sait que le sport favori de son ministre de la Justice est de trainer dans la boue les magistrats et de les livrer à la vindicte populaire, on pourrait penser qu’il a été contaminé. Mais la vitesse à laquelle la contagion s’est opérée laisse penser qu’il avait de solides prédispositions à ne pas aimer les juges. En attendant de l’avoir dans leur viseur, c’est le ministre de la Justice qui a fait l’objet d’une attaque à la tronçonneuse de la part du Syndicat libre de la Magistrature (Sylima). Celui-ci n’en avait pas seulement que sur le cœur, il avait accumulé une montagne de faits et propos de leur ministre dont l’objectif ultime est de faire des magistrats des cibles à la foule en les livrant à la vindicte populaire. Le manque de respect pour sa fonction et l’absence de loyauté envers les partenaires ont été les traits de caractères que le Sylma a trouvés au ministre de la Justice. Pour les magistrats, le ministre de la Justice ressemble à un pyromane qui met le feu partout, tout en se donnant des airs de pompiers. En clair, le ministre de la Justice serait ce genre de pousse-au-crime contemplant non sans une jouissance certaine l’étendue des dégâts causés par le populisme dont il se sert pour exciter les populations.

&nbsp;

<strong>Comme on le voit, on pourrait penser que l’un comme l’autre ont</strong> une grande capacité de se méprendre. Mais c’est juste une feinte, jusqu’au moment où des voix s’élèvent pour élever de vives protestations. Et là aussi, ils prouvent d’incontestables capacités de se reprendre pour ne pas dire de rétropédalage. L’air de rien, ils rentrent dans les rangs, jusqu’à la prochaine « méprise ». Ce qui fait dire à un de nos lecteurs qu’il y a des gens comme ça, qui se comportent comme des vilebrequins (pour ceux qui suivent l’entretien de leur véhicule, c’est cette pièce tordue) c’est-à-dire qu’il faut les rectifier trois fois avant qu’ils ne marchent.

&nbsp;

<strong>Il y a des gens qui sont non seulement tordus (comme des vilebrequins)</strong> mais qui refusent de se rectifier en plus. Et pourtant, en observant leur parcours, c’est au nom de la rectification qu’ils sont venus aux affaires. Les deux cas qui nous concernent font l’actualité, au Burkina Faso et chez nous au Mali. Il s’agit de Blaise Compaoré et du Vérificateur général Amadou Ousmane Touré.

On se rappelle qu’en parvenant au sommet du pouvoir, en marchant sur le corps de son plus que frère Thomas Sankara, Blaise Compaoré avait justifié l’inexplicable par le besoin de rectification de la révolution. 27 ans après, la rectification n’est pas finie et le goût du pouvoir est toujours aussi vivace. En effet, depuis deux ans, le Burkina est balloté entre les intentions du président Blaise de changer la Constitution afin de se représenter aux élections et l’opposition d’une frange importante de la population. Ceux qui pensaient qu’il allait écouter les voix qui s’élèvent de partout ; ceux qui espéraient qu’il allait lire l’expérience des médiations qu’il a menées auprès de certains de ses anciens pairs qui voulaient s’accrocher au pouvoir, en sont pour leurs frais. En effet, le gouvernement du Burkina a pris, en conseil de ministre extraordinaire, un projet de loi convoquant le référendum afin de faire sauter le verrou constitutionnel qui empêche Blaise de se représenter. Sans présager de la suite des événements ni de leur issue, on pourrait affirmer que Blaise a décidé de mourir au pouvoir. C’est vrai que quand on voit tout ce qu’il traine dans son sillage comme cadavres et casseroles, les solutions ne sont guère nombreuses. Par contre, il pourrait se rappeler des médiations qu’il a eu à mener au nom de la CEDEAO auprès de Tandia du Niger et Gbagbo de la Côte d’Ivoire afin qu’ils ne s’accrochent pas au pouvoir. Ils ne l’ont pas écouté. Tout le monde a vu comment ils ont fini. Blaise ne doit pas tomber dans l’orgueil au point d’hypothéquer l’avenir de son pays.

&nbsp;

<strong>Le Vérificateur général, l’actuel, a été nommé aussi</strong> pour une œuvre de rectification. L’ancien n’était pas commode aux yeux du pouvoir. Il confondait son rôle avec celui des juges disait-on, ou se prenait lui-même pour un justicier. Le pouvoir avait monté contre lui une fronde des magistrats. Mais la fronde qui avait failli l’emporter est celle de ses anciens collaborateurs (il a été conduit en prison, baladé dans la ville de Bamako dans un panier à salade comme un vulgaire malfrat ; c’est devant la porte que l’ordre a été donné de le libérer). Au nom de la loi qu’il avait violée, la justice est passée. L’actuel Vérificateur général devait être, en tout cas, c’est ce que beaucoup de Maliens pensaient, une sorte de courroie de transmission entre le Bureau de Vérificateur général et la Justice dans la mesure où il est magistrat. Certaines erreurs pouvaient être évitées par lui et il serait à même d’apporter de l’apaisement au sein même de la maison. Nous ne parlerons pas des vérifications passées (les Maliens se rappellent encore du Végal suppliant presque le président de la République de prendre 5 minutes de son temps la nuit pour lire son rapport), mais de la mission qui soulève les vagues. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons écrit dans ces colonnes. Nous lui demandons juste de ne pas céder au péché d’orgueil et de reconnaitre qu’il s’est trompé dans les grandes largeurs. Il s’est retrouvé, à l’insu de son plein gré comme le dirait l’autre, au service de personnes dont le combat est tout simplement politique. Lui, l’homme de droit et de loi, connait les limites que lui impose la loi, limites qu’il a eu à franchir par enthousiasme, et de se voir confier une telle mission. Beaucoup, dont nous, lui en veulent pour avoir contribué à divulguer son rapport provisoire contenant des notions qui excitent aujourd’hui les populations.

&nbsp;

<strong>Talfi</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marchés de l’avion et des équipements militaires : Le premier ministre devant le juge</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/marches-lavion-equipements-militaires-premier-ministre-devant-juge-598312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 03:23:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_360132" align="aligncenter" width="600"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara-primature.jpg"><img class="size-full wp-image-360132" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara-primature.jpg" alt="Mali : le gouvernement approuve un prêt de la Banque Export-Import de Chine" width="600" height="400" /></a> Le premier ministre Moussa MARA[/caption]

<em><strong>L’information est passée en boucle sur les antennes de RFI du lundi soir au mardi matin : à l’instigation du procureur général près de la Cour d’Appel, une enquête préliminaire est ouverte devant les juridictions de Bamako afin de faire la lumière sur les marchés qui occupent l’actualité. Il s’agit de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires. A la suite des informations qui vont être recueillies, des poursuites pourraient être engagées ou non. Mais d’ores et déjà, on peut croire qu’il y aura de l’animation</strong></em>

&nbsp;

En effet, tous ceux qui auront approché ces marchés, de près ou de loin, sont susceptibles de passer devant le juge pour être écouté. Quand on sait que c’est en conseil des ministres que l’instruction a été donnée à l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly de trouver un avion pour le président, il risque d’avoir de la bousculade chez les juges. En effet, aussi bien les anciens ministres que ceux qui sont dans l’actuel gouvernement pourraient voir le juge venir recueillir leur témoignage (s’il est gentil) et être carrément convoqués pour certains d’entre eux.  Parmi ceux qui pourraient être appelés figure en bonne place le Premier ministre Moussa Mara.

&nbsp;

De sa prestation lors de la présentation de la Politique générale du gouvernement au mois de Mai à son dernier passage à Paris où il a donné une interview au journal L’Express en début de ce mois, le Premier ministre Moussa Mara s’est livré à des déclarations qui laissent penser qu’il sait des choses ; le genre de choses qui devraient faire le bonheur d’un juge. Il a été le premier à parler d’intermédiaires dans l’achat de l’avion et des sommes versées de ce fait. Tout comme il a été le premier responsable du gouvernement pour ne pas dire le seul à ce jour à évoquer la présence de Michel Tomi, l’ami sulfureux du président de la République, dans l’opération. Nous vous proposons les informations qu’il a laissé tomber au fur et à mesure de ses interventions. Mais nous ne sommes pas à mesure d’affirmer que ces informations sont tombées par devers lui par inadvertance.

&nbsp;

<strong>France-Mali: "Nul n'est au-dessus des lois"</strong>

" S'agissant du fameux Boeing présidentiel, "c'est bien l'armée malienne qui a procédé à l'achat, puisqu'il s'agit d'un avion de commandement". "C'est donc le ministre de la Défense de l'époque qui a signé le contrat. De même qu'il a été es-qualité maître d'œuvre pour les achats de fournitures [militaires] auprès de sociétés françaises."

Au sujet du fameux Boeing, tient à souligner Moussa Mara, le Fonds monétaire international (FMI) a constaté, au vu du rapport d'audit de ses experts, que son prix figure bien dans la fourchette pratiquée pour les appareils de cette catégorie : 20 milliards de francs CFA [soit environ 30 millions d'euros]. "Reste à déterminer, admet-il, s'il y a eu recours à des intermédiaires et quel a été dans ce cas le montant de leur rétribution." Michel Tomi ? "Il ne figure pas à ma connaissance parmi ces intermédiaires, mais il se peut qu'il ait présenté X ou Y au ministre de la Défense d'alors."

&nbsp;

<strong>Déclaration de politique générale</strong>

Le Premier ministre a profité du débat autour de l’adoption de sa Déclaration de Politique Générale pour faire taire les rumeurs qui circulaient concernant l’achat du Boeing 737-700 acquis par la République du Mali pour les besoins de voyage de notre Chef d’Etat. En réponse aux préoccupations des députés, le nouveau chef de l’Exécutif malien a déclaré «Il y’a la question lancinante de l’avion. Cet avion est acquis par la République du Mali… en toute souveraineté. Il n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Kéita. Il appartient à tous les Maliens, cet avion est acquis pourquoi ?  D’abord ce que nous avons comme avion, le fameux boeing 727 où on dit que y’a pas de problème. Sachez que cet avion le Mali ne peut pas justifier sa propriété de cet avion. Nous n’avons aucun élément qui justifie que le Mali est propriétaire de ce Boeing 727. Dans nos régies financières des 10 dernières années, nous n’avons aucune trace du payement de cet avion, aucune trace ! Si ça a été payé, ça a été payé par un autre canal mais ça ne concerne pas l’Etat. Nous n’avons pas de preuves d’immatriculation dans le patrimoine de l’Etat et au près du ministère de la défense, est ce que c’est raisonnable de voyager avec cet avion ici ou là au risque de se le voir saisir ? Deuxièmement nous avons procédé à un audit technique pour savoir si cet avion était sur, l’audit est disponible, le Boeing exige un certain nombre de test auquel a échoué cet avion. Laissons de côté cet avion qui est inutilisable, si on doit voyager nous avons le choix entre louer un avion ou acheter un avion. Mesdames et Monsieur, le cout de location d’un jet pendant 4 ans équivaut au prix d’achat  de l’avion qui a été acheté et qui a une durée de vie d’au moins 18 ans. Vous avez le choix entre louer et acheter, la location coute plus chère que l’achat, vous achetez. Et quand on a décidé d’acheter l’avion, nous avons dis compte tenu des moyens limités de l’Etat, nous dévons acheter un avion d’occasion. Nous avons déterminé un certain nombre de critères, dont le nombre d’heures de vol, le nombre d’atterrissage et le nombre de propriétaire de l’avion. Nous avions choisit l’avion qui offrait le meilleur rapport qualité/prix parmi les 3 options que nous avions. L’avion a couté à l’Etat malien 20 milliards de Franc, achat, transport, assurance, frais d’intermédiation. 20 milliard de franc financé par un emprunt sur 4 ans   Et au bout de 4 ans, cet avion appartiendra au peuple malien, un avion qui durera 15 ans», a indiqué le Premier ministre.

&nbsp;

&nbsp;

Par Vincent Hugeux, publié le 07/10/2014 à 16:27]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : L’Etat fragilisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/editorial-letat-fragilise-598322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 03:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_501712" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Alger2.jpg"><img class="size-full wp-image-501712" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Alger2.jpg" alt="Nord du Mali: à Alger, les réunions de travail retardées" width="610" height="307" /></a> L'ouverture de la rencontre[/caption]

<em><strong>Il y a quelque cinq jours, un ami nigérien m’appelle à partir d’un numéro masqué. Il exerce des fonctions importantes dans les hautes sphères de l’Etat nigérien. Il a commencé par s’excuser avant de me dire l’objet de son appel. Il était peiné et à sa voix on sentait une grosse gêne qu’il ne parvenait pas à dissimuler. « Hé boy (c’est comme cela qu’il m’appelle) qu’est-ce qui vous arrive là-bas au Mali » osa-t-il sous forme d’entrée en matière. Sentant que je ne comprenais pas, il y alla franco : « Je rentre d’Alger et je n’ai jamais vu dans ma vie les représentants d’un Etat s’acharner à l’affaiblir autant que vos représentants aux pourparlers ». Avant même que je ne puisse placer un mot, la ligne se coupa et impossible de rentrer en contact avec mon ami, sans doute le réseau.</strong> </em>

C’est vrai que quand on fait le point de ces pourparlers et du déroulé, on se rend compte qu’il y a forcément quelque chose qui cloche. On a vu les Maliens se faire transporter par fournées entières à Alger (plus de 200 en septembre) au point où l’image renvoie à celle de l’Arche de Noé. Cela pourrait passer pour presque bénin au regard de l’abandon de notre souveraineté aux mains des Algériens. Ceux-ci mêmes l’ont déclaré, ils n’ont jamais vu semblable situation où un Etat s’abandonne dans ses bras. La preuve, c’est l’Algérie qui doit faire la synthèse des deux rounds pour la proposer aux parties autour de la table dont le Mali qui s’est placé sur le même pied d’égalité que les rebelles et leurs supplétifs.

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Notre ami nigérien n’a pas tort. Il ne nous a pas dit que les autorités de Niamey ont presque brutalisé le FMI mais nous savons que cette institution voulait savoir comment l’avion présidentiel a été acheté et comment l’armée a été dotée en équipements (étrange et curieuse ressemblance). Contrairement à nous qui  nous sommes couchés devant le FMI, Niamey a joué la compréhension avant de lui asséner la vérité suivante : ce sont des dépenses de souveraineté et nous n’avons pas de compte à rendre à ce niveau. En attendant de voir comment vont évoluer les relations entre le Niger et le FMI, nous, nous en sommes à contempler les dégâts. Nous n’avons opposé aucune résistance au FMI pour protéger notre souveraineté et notre armée. L’avenir nous dira l’étendue des dégâts sur une armée en reconstruction et en guerre. L’Etat est aujourd’hui affaibli.

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<strong>Akhimy Maïga</strong>

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</item>

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<title> Observations de monsieur Soumeylou Boubèye Maïga , ancien ministre de la défense et des anciens combattants</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/observations-monsieur-soumeylou-boubeye-maiga-ancien-ministre-defense-anciens-combattants-598402.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:41:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168940" align="alignleft" width="236"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/SOUMEYLOU-BOUBEYE-MAIGA-.jpg"><img class="size-full wp-image-168940" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/SOUMEYLOU-BOUBEYE-MAIGA-.jpg" alt="Soumeylou Boubeye Maïga" width="236" height="300" /></a> Soumeylou Boubèye Maïga[/caption]

<em><strong>Sur le Rapport Provisoire du Bureau du Vérificateur Général (BVG) relatif à la vérification de conformité et de performance de l’acquisition d’un aéronef et fournitures aux Forces Armées Maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA), ainsi que de véhicules et de pièces de rechange</strong></em>

&nbsp;

Observations de Monsieur Soumeylou Boubèye MAÏGA Ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants sur le rapport provisoire du Bureau du Vérificateur Général (BVG) relatif à la vérification de conformité et de performance de l’acquisition d’un aéronef et fournitures aux Forces Armées Maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA), ainsi que de véhicules et de pièces de rechange
Le rapport provisoire du BVG relatif à l’objet susmentionné, relève  un certain nombre de points de non-conformité de son point de vue  portant essentiellement sur :

v  L’utilisation et le contenu de l’Article 8 du code des Marchés Publics au Mali ;

v  Le choix de l’intermédiaire dans les acquisitions en vue ;

v  Les modalités de Financement du Marché.

&nbsp;

Les observations formulées ici portent sur chacun des points de non-conformité indiqués dans le rapport y compris les détails qui y sont liés.

Toutefois, compte tenu du secret qui doit entourer les affaires militaires, je m’en tiendrai à la réserve qui s’impose sur tout ce qui en relève.

&nbsp;

Contexte

Il paraît nécessaire de rappeler le contexte dans lequel la convention entre le MDAC et GUO-Star a été élaborée et exécuté.

A l’entrée en fonction de notre Gouvernement en septembre 2013, la situation des Famas se résumait comme suit :

·         Un profond traumatisme et une crise de confiance, y compris dans la relation avec le reste de la nation, consécutifs à la défaite et à l’humiliation subies dans les régions du Nord ainsi qu’aux évènements liés au putsch du 22 mars 2012.

&nbsp;

·         Un engagement dans les opérations militaires pour consolider la reconquête des régions du Nord, y combattre les forces terroristes et séparatistes, protéger les populations, sécuriser le redéploiement de l’administration et s’intégrer dans des opérations conjointes avec nos partenaires régionaux et internationaux.

&nbsp;

&nbsp;

·         La taille et les exigences du théâtre d’opération ont été démultipliées à partir de janvier 2013, passant d’une ligne d’environ 300 km Kona-Diabali où les FAMAS avaient essentiellement une mission statique de « garde-frontières » à un théâtre couvrant l’ensemble des 3 régions du Nord, toutes les villes comprises entre Kona et Tessalit d’une part et celles comprises entre Diabali et Kidal d’autre part ainsi que le secteur de Nara (cf. le décret créant l’opération Maliba)

&nbsp;

·         Le niveau de l’équipement de nos forces était notoirement insuffisant et inadéquat (le ratio en armement individuel tournait autour de 45% dans le Nord, c’est à dire en zone opérationnelle, et de 20% dans le reste du pays).

&nbsp;

·         Les conditions de vie et de travail des militaires étaient globalement infrahumaines en matière d’habillement (les dernières dotations en tenue remontaient à deux voire trois ans pour certains), de couchage et d’alimentation.

De plus, les déserteurs qui ont rejoint les rangs adverses continuent de porter leurs uniformes des FAMAS dans les actions contre celles-ci ou dans les actions et violences perpétrées contre les populations.

&nbsp;

·         Certains de nos partenaires ne sont pas favorables à un équipement renforcé de nos Forces Armées.

&nbsp;

·         Des ressources financières insuffisantes en dépit des efforts consentis par l’Etat depuis début 2012.

&nbsp;

Faire la guerre, reconstruire les capacités opérationnelles et œuvrer à la réhabilitation et au réarmement moral des FAMAS, telles étaient les tâches qu’il fallait mener simultanément et dans l’urgence afin de garantir l’intégrité du territoire, la souveraineté de l’Etat, la sécurité des populations et la stabilité des nouvelles Institutions issues des élections de 2013.

&nbsp;

Tous ces éléments nous ont conduit à :

ü  Trouver les voies et moyens pour relever le niveau d’équipement des FAMAS par le biais des dispositions réglementaires existant, notamment l’article 8 du Code des Marchés Publics garantissant les exigences de secret, de diligence et des modalités convenables en cette période de crise ;

Faire face aux besoins croissants des opérations dans l’environnement spécifique qui est le nôtre en en surmontant les contraintes financières par des accords de  paiements pluri annuels adossés aux ressources prévisibles de l'Etat.

&nbsp;

Ces options ont été confortées par le mandat donné le 5 novembre 2013 par le Président de la République , Chef Suprême des Armées, à un intermédiaire qui était disposé à mobiliser le financement nécessaire à l’acquisition de nos besoins et procéder au règlement des fournisseurs à la livraison , tout en acceptant, sur la base d’une convention, d’être payé sur une durée de deux ans avec un différé d’un an.

Pour ce qui concerne l'aéronef, c'est une expertise qui a conclu à la vétusté et au peu de fiabilité de l'ancien appareil présidentiel, contribuant ainsi à renforcer la décision et le choix du Gouvernement à acquérir un nouvel appareil.

&nbsp;

&nbsp;

I.        De la légalité de la Vérification:
1.1     La vérification d’informations relevant du  Secret Défense.
&nbsp;

La Loi n° 2012-009 du 08 février 2012 instituant le Vérificateur Général lui oppose le « secret-défense » dans le cadre de ses missions quand il dit à son article 15 que « Dans l'accomplissement de leur mission, à l'exclusion du secret de défense, aucun secret professionnel ne peut être opposé aux vérificateurs… ».

&nbsp;

Or, il a accepté la mission de vérification de l’acquisition d’un aéronef et fournitures aux forces armées Maliennes de matériel d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA), ainsi que de véhicules et de pièces de rechange.

Des opérations que la législation nationale considère comme relevant du secret-défense.

&nbsp;

Ainsi, une limite objective se trouve être posée aux missions du Vérificateur, les transactions effectuées sous le statut du secret-défense étant exclues de son champs d’investigations, en ce qu'il ne peut pas et ne doit pas avoir accès aux informations y ayant trait.

&nbsp;

A cet égard, pour mieux clarifier l’interprétation de l’application de l’article 8 du CMP, le Vérificateur Général aurait dû, avant d'entamer ses investigations, consulter la Cour Suprême ou tout autre organisme pour interprétation et clarification aux fins de savoir s'il pouvait mener la mission sur des opérations que la législation nationale considère comme exclues.

&nbsp;

En effet, l’article 8 du Décret n °08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation, d'exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service du Code des Marchés Publics dispose « le présent décret ne s’applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services, lorsqu’ils concernent les besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret et pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité».

&nbsp;

Cette disposition est une reprise de l'article 9 de la Directive n° 04/2005/CM/UEMOA du 09 décembre 2005 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marches publics et des délégations de service public dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine qui dit que :

&nbsp;

« La présente Directive ne s’applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services, lorsqu’ils concernent des besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité».

&nbsp;

Comme le Décret n °08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation, d'exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service, la Directive ne définit pas le secret-défense. Toute chose qui n'est pas leur vocation.

Ainsi, pour ce faire, il est fait et doit être fait recours à la définition donnée par la législation nationale, s'il en existe.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

La définition du Secret-Défense au Mali ressort de l’article 36 de la Loi n°01-079 du 20 aout 2001 portant du Code Pénal qui dispose que :

&nbsp;

«Seront réputés secrets de la défense nationale pour l’application du présent Code :

&nbsp;

1.    Les renseignements d'ordre militaire, diplomatique, économique ou industriel qui, par leur nature, ne doivent être connus que des personnes qualifiées pour les détenir, et doivent, dans l'intérêt de la défense nationale, être tenus secrets à l'égard de toute autre personne ;

&nbsp;

2.    Les objets, matériels, écrits, dessins, plans, cartes, photographies ou autres reproductions, et tous autres documents quelconques qui, par leur nature, ne doivent être connus que des personnes qualifiées pour les manier ou les détenir, et doivent être tenus secrets à l'égard de toute autre personne, pouvant conduire à la découverte de renseignements appartenant à l'une des catégories visées à l'alinéa précédent ;

&nbsp;

3.    Les informations militaires de toute nature, non rendues publiques par le gouvernement et non comprises dans les énumérations ci-dessus, dont, la publication, la diffusion, la divulgation ou la reproduction aura été interdite par une loi ou par un décret pris en Conseil des ministres ;

&nbsp;

4.    Les renseignements relatifs soit aux mesures prises pour découvrir et arrêter les auteurs et les complices de crimes ou de délits contre la sûreté de l'Etat».

&nbsp;

&nbsp;

A la lumière de ces deux textes  (article 8 du Décret n °08-485/P-RM du 11 août 2008 portant Code des Marchés Publics et de l’article 36 de la Loi n°01-079 du 20 aout 2001 portant Code Pénal), et au regard de la situation militaire et sécuritaire de notre pays qu’aucun citoyen n’ignore, les acquisitions faites par le MDAC, sous l’article 8 relèvent du secret-défense et sont hors du champ de compétence du Vérificateur Général.

&nbsp;

1.2     De l’interprétation de l’article 8 du CMP par le Vérificateur Général
L’article 8 du CMP dispose : « Le présent décret ne s'applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services, lorsqu'ils concernent des besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l'Etat est incompatible avec des mesures de publicité. »

&nbsp;

Une lecture même rapide des textes en vigueur  aurait permis au Vérificateur Général de comprendre que l’article 8 est relatif aux exclusions du champ d’application du Code des Marchés publics et non l’inverse comme indiqué dans le rapport au point 23. Je cite « Le vide juridique ne peut aucunement constituer une source législative ou réglementaire. Tout recours aux dispositions de l’article 8, en l’absence de dispositions spécifiques est illégal…le recours à l’article 8 du CMP ne déroge pas à l’application des autres dispositions régissant les Finances Publiques ».

Il faut noter ici que le vérificateur omet subtilement de dire « tout recours à l’article 8 ne déroge pas à  l’application des autres dispositions régissant le Code des Marchés Publics.»

&nbsp;

&nbsp;

A la place, le Vérificateur Général s’est livré à une démarche spécieuse. Par exemple, je cite paragraphe 22 « a l’analyse, l’équipe de vérification retient que les termes de l’article 8, constituent une disposition qui indique des marchés qui, bien que remplissant les conditions juridiques de définition d’un marché public, sont exclus du champ d’application du CMP ; exclusions légalement justifiées par la spécificité des domaines et des situations concernées. L’exigence de secret qui justifie cette exclusion concerne uniquement la protection du secret ainsi que des informations ou des intérêts relatifs à la défense nationale, la sécurité publique ou la sûreté de l’Etat… »

&nbsp;

A partir de là, le Vérificateur se lance dans l’interprétation de l’article 8 sans se référer à un seul texte national ou international pour corroborer ses dires.

&nbsp;

La démarche du Vérificateur Général, laisse pour le moins perplexe quand il écrit et je cite : « en l’absence de textes législatifs et/réglementaire complétant les exclusions de l’article 8 du CMP par des dispositions spécifiques qui citent et traitent des contrats de marchés de la défense et sécurité nationales exigeant le secret, l’équipe de vérification EST EN DROIT de construire et fonder ses travaux sur la base des dispositions du CMP »

&nbsp;

&nbsp;

Cette interprétation à laquelle a procédé le Vérificateur Général ne peut pas prospérer pour la raison que le Vérificateur n’a pas qualité pour faire quelque interprétation que ce soit.

En outre, cette interprétation n’a, comme ci-dessus indiqué, aucun fondement juridique. Elle ne repose en tout cas pas sur le CMP et le Code pénal, seuls cadres d’interprétation.

&nbsp;

Enfin, les dispositions interprétées sont plus que claires dans leur libellées et ne nécessitent aucune interprétation car disant que ce code « ne s'applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services, lorsqu'ils concernent des besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l'Etat est incompatible avec des mesures de publicité. »

&nbsp;

On y lit que lorsque les marchés 1) concernent des besoins de défense et de sécurité nationales 2) exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l'Etat est incompatible avec des mesures de publicité ils ne sont pas assujettis aux dispositions du Code des Marchés Publics.

&nbsp;

Il est constant et incontestable que les acquisitions en question ont été faites pour des besoins de défense et de sécurité nationale et exigeaient le secret et pour lesquelles il ne pouvait être question de publicité.

&nbsp;

En ayant conclu en l'absence de textes législatifs et réglementaires complétant les exclusions de l'article 8 du CMP qui citent et traitent des contrats de marchés de la défense et de sécurité nationale exigeant le secret, l'équipe de vérification n'était pas en droit comme elle l'a dit de construire et fonder ses travaux sur la base des dispositions du CMP dès lors que les marchés en question, en raison du secret qui les entoure, sont exclus par le même CMP de son champ d'application.

&nbsp;

On ne peut pas appliquer un texte à une situation ou un fait que le texte lui-même exclu de son champ.

&nbsp;

Dans ces conditions, je me demande  comment le Vérificateur Général, qui est supposé vérifier que la Loi est appliquée en toute impartialité, puisse porter des accusations sans se référer lui-même à des dispositions existantes et en s’appuyant sur des hypothèses qui n’existent dans aucun texte de Loi ou décret ?

&nbsp;

Du reste, le Vérificateur Général aurait dû, au regard des champs d’exclusions fixés par le CMP, compléter sa démarche de référence légale en se reportant aux textes définissant ledit champ d’exclusion, à savoir  l'article 36 de la Loi n°01-079 du 20 aout 2001 qui traite du secret défense et de ce qu'il couvre.

&nbsp;

Il est constant que les dispositions de cet article couvrent les contrats concernés en ce qu'elles font cas de «objets, matériels .... appartenant à l'ordre militaire....».

&nbsp;

En conséquence, au regard de l'article 8 du CMP et surtout de l'Article 36 du Code pénal, l’équipe de vérification, quand bien même elle n'était pas fondée à connaitre des marchés en question en raison de leur caractère de secret défense, N'ETAIT PAS EN DROIT de construire et fonder ses travaux sur la base des dispositions du seul Code des Marchés Publics.

Cela ayant manqué, les conclusions issues de tels travaux, fondés sur une analyse partielle et parcellaire, sont condamnées à ne pas être objectives et à ne pas respecter les termes et champs qu’ils sont supposés recouvrir.

&nbsp;

Ainsi, le Vérificateur Général a décidé librement et sans base légale de procéder à un jugement sur la base d’hypothèses théoriques sans fondement juridique, alors qu’il doit effectuer ses vérifications en toute impartialité et en toute objectivité, et rien que sur la base des textes législatifs et réglementaires.

&nbsp;

Aussi, le vérificateur procède par tri au choix des articles du code des marchés publics à appliquer sans fondement juridique. Sinon,  comment comprendre et expliquer l’exclusion de l’article 8 et, au même moment, une préférence pour d’autres articles du même code.

&nbsp;

Cela dénote que le vérificateur n’a pas mis en œuvre toutes les diligences aux fins de l’interprétation de l’article 8 du CMP. Par exemple, consulter la Cour Suprême.

&nbsp;

Cependant, la démarche du Vérificateur démontre à suffisance qu'il considère, sans pour autant l'affirmer, que les marchés en question sont exclus du champ d'application du Code des marchés Publics.

&nbsp;

Si tel n'était pas le cas, au regard du montant des marchés qui dépassent de loin les seuils de passation des marchés fixés à l'article 9 du CMP, il aurait fait des constats sur non respect des procédures de passation prévues aux articles 42 et suivants et 49 du CMP (appels d'offre et entente directe) dont les modalités et conditions sont pourtant bien définies par le CMP.

Or, seuls les marchés prévus à l'article 8, exclus du champ d'application du CMP, n'obéissent pas aux procédures en question.

&nbsp;

Ainsi, en considérant que les marchés en question ne sont pas assujetties aux procédures évoquées, notamment celles de l'entente directe, le Vérificateur admet implicitement qu'ils ne se situent pas par conséquent dans le champ d'application du CMP.

&nbsp;

1.3     De la partialité et du non respect des normes juridiques nationales
Tantôt le Vérificateur Général exclut l’application de l’article 8 du CMP aux deux acquisitions objet de son rapport, au motif de l’absence de textes, définissant la notion de « secret défense » (alors que son champ est bien défini par l’article 36 du CP), tantôt il rejette la Loi parce qu’elle serait à ses yeux trop explicite sur la définition du  « secret-défense »
Le Vérificateur Général a procédé sur la base de démonstration d’hypothèses non fondées tout en triant les textes en la matière, les uns après les autres, notamment en rejetant toute définition du secret défense comme dans la deuxième partie du paragraphe 22, « Les domaines couverts par le secret de la défense nationale prévus à l’article 36 de la Loi n°01-079 du 20 aout 2001 portant code pénal sont IMMENSES, d’où le risque de procéder à une application EXTENSIBLE de l’article 8 du CMP… »,

&nbsp;

La loi ne reconnait pas au Vérificateur Général le pouvoir d'interpréter ou commenter la loi quelque puisse être le risque que son application pourra éventuellement occasionner.

Il doit l'appliquer telle qu’elle a été formulée.

&nbsp;

A cet égard, il convient de rappeler que l’Article 6 de la Loi n°2012-009 du 08 février 2012 énonce «  Le Vérificateur Général est tenu dans l'exercice de ses fonctions au respect des normes juridiques nationales et internationales garantissant l'objectivité et l'impartialité des contrôles et vérifications sous peine d'engager sa responsabilité. »

&nbsp;

Cette interprétation de la Loi par le Vérificateur pour servir la mise en accusation traduit une profonde altération de l’objectivité et de l’impartialité dans le déroulé de la mission de Contrôle et de Vérification.

L’article 36 de la Loi n°01-079 du 20 aout 2001 portant code pénal qu'il a lui même cité est pourtant très clair, très précis et très exhaustif.

&nbsp;

De ces dispositions, ressort nettement ce qui est réputé secret de la défense nationale, cadre dans lequel on peut ainsi citer :

1) tout renseignement  d'ordre militaire, qui, par sa nature, ne doit être connu que des personnes qualifiées pour le détenir, et doit, dans l'intérêt de la défense nationale, être tenu secret à l'égard de toute autre personne,

2) les informations militaires de toute nature et

3) tous les objets, matériels appartenant à l'ordre militaire qui, par leur nature, ne doivent être connus que des personnes qualifiées pour les manier ou les détenir, et doivent être tenus secrets à l'égard de toute autre personne, pouvant conduire à la découverte de renseignements.

&nbsp;

&nbsp;

Ainsi, contrairement à ce qui est affirmé dans le rapport, les domaines couverts par le secret de la défense nationale ne sont aucunement IMMENSES car nommément, exhaustivement mais limitativement cités.

&nbsp;

Ainsi, il n'existe aucun risque d'application EXTENSIBLE de l’article 8 du CMP en raison surtout des limites posées par l’énumération faite par l’article 36 du Code pénal.

Pour preuve qu’une application extensible ne peut pas être faite, nul ne songera à mettre sous le couvert du secret-défense les marchés de l’éducation nationale, de la santé, des finances ou de l’agriculture et bien d’autres qui ne ressortent pas de l’article 36 du Code pénal.

II.        Le Vérificateur Général fait état d'un montant important de surfacturation sans preuve

&nbsp;

Le rapport indique des surfacturations de FCFA 29 311 069 068 sur la fourniture de matériel HCCA, de véhicule et pièces de rechange uniquement en procédant par une simple soustraction entre des factures proformas des fabricants et les factures définitives du fournisseur détenteur du marché.

&nbsp;

Il importe en premier lieu de souligner  qu’au Mali, il n’existe pas une mercuriale des prix pour ce qui est des matériels et équipements militaires. Autrement dit, aucun texte législatif ou règlementaire n’impose des prix, plancher et plafond, à pratiquer en matière de fourniture des matériels et équipements militaires.

Dès lors, en l’absence d’un tel référentiel, on ne saurait conclure à une surfacturation, d’une part, et, de l’autre, les fournisseurs sont libres de pratiquer les prix qu’ils veulent ou qu’ils peuvent.

&nbsp;

Les factures proformas auxquelles le Vérificateur fait allusion sont partie intégrante du protocole d’accord, ce qui démontre qu’il n’y a aucune intention de dissimuler des informations quant-à-la détermination des prix des fabricants et ceux du fournisseur.

&nbsp;

Il convient de préciser que le Protocole d’Accord a été signé avec le fournisseur et non avec les fabricants.

&nbsp;

En conséquence, il n’est pas logique de procéder à une comparaison entre les factures des Fabricants et celles du Fournisseur.

Les prix usine et les prix livraison ne sont les mêmes nulle part et sur aucun produit, même si c’est le fabricant qui livre.

&nbsp;

A ce propos, il y avait lieu pour l’équipe de vérification de prendre en compte toute l’information disponible et de constater que les paiements en question ne sont pas effectués à vue, notamment parce que :

&nbsp;

·         Si le fabricant est réglé au comptant, le fournisseur quant à lui assume toutes les charges liées à la mobilisation immédiate des ressources nécessaires au paiement du fabricant.

&nbsp;

·         Le protocole prévoyait un paiement étalé sur trois ans. A charge pour le fournisseur de s’endetter à ses frais sur la durée de règlement.

&nbsp;

·         Le règlement du fournisseur devant être effectués sur TROIS (3) ANS dont UN (1) AN DE DIFFERE, il lui fallait intégrer à son prix de vente les frais financiers,  les frais d’assurance et autres charges qu’il avait à supporter du fait des conditions de règlement conclues avec lui.

&nbsp;

Le Vérificateur Général n’indique aucunement dans ses travaux, le rapprochement entre les factures, les bordereaux de prix unitaires, le montant inscrit au protocole ou les bons de commandes.

&nbsp;

De plus, le Vérificateur Général n’émet pas de preuves relatives à une circularisation des fournisseurs pour justifier qu’il s’agit réellement de surfacturation.

&nbsp;

Il n’est également fait aucune référence à un entretien avec le fournisseur pour expliquer ces écarts.

Un écart peut, il est vrai, être constaté, mais il  devait obligatoirement être l’objet d’investigations sérieuses par le Vérificateur Général, avant de conclure à une éventuelle surfacturation.

&nbsp;

Cette façon d’accuser à tort démontre une défaillance notoire du respect par le Vérificateur Général de son obligation de moyens dans la mise en œuvre de ses investigations.

&nbsp;

L’annexe 9 du rapport de vérification indique la liste des personnes rencontrées par la mission. Il est surprenant de constater qu’il n’y a aucune mention faite d’une rencontre avec le fournisseur des équipements militaires, de l’aéronef et de tous les intermédiaires dans les deux acquisitions objet du rapport provisoire

&nbsp;

L’équipe de vérification a t-elle la connaissance et l’expertise suffisante pour mener une mission de conformité dans le cadre de l’acquisition de l’aéronef et des équipements militaires ?

&nbsp;

L’article 23 de la Loi n°2012-009 du 08 février 2012 instituant le Vérificateur Général énonce le recours à des Experts dans le cadre de ses missions, or, la composition de l’équipe de vérification n’indique pas la présence d’experts en passation de marché publics, en finances publiques, en commerce international ainsi que dans le domaine de l’aéronautique.

&nbsp;

Or, dans le cadre du financement de l’opération d’acquisition des biens objet de la vérification, le Mali a fait recours à un concours financier pour effectuer le paiement. Il apparait, dans les travaux du Vérificateur que les frais de mise en place d’une telle opération n’ont pas été évalués et analysés par le Vérificateur Général dans son rapport.

&nbsp;

En conséquence, il est constaté que l’équipe de vérification ne dispose pas des connaissances et de l’expertise nécessaire pour mener une telle mission. En effet, certains documents importants n’ont pu être exploités par le Vérificateur au motif qu’ils sont libellés en Anglais. Les acquisitions faisant l’objet de la vérification sont de dimension nationale et internationale avec une multitude d’intervenants.

&nbsp;

Le Vérificateur Général n’a pas tenu compte de l’impact des limites rencontrées par la mission dans la formulation de ses constatations.

Le Vérificateur Général n’a mis aucun de ses constats au conditionnel malgré le fait d’avoir travaillé sur des documents scannés et de son incapacité à comprendre le contenu de certains documents rédigés en Anglais.

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III.        Commentaires aux constats dans le rapport :
3.1     Le MDAC et le MEF font une interprétation erronée et une application inappropriée de la disposition réglementaire relative à l’exclusion de certaines commandes publiques du champ d’application du CMP.
Le rapport provisoire lui-même fait cas des indications de l’article 9 de la directive n° 04/2005/CM/UEMOA du 09 Décembre 2005 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de délégation de service public dans l’Union Economique.

Il souligne aussi les exclusions légalement justifiées par la spécificité du domaine et des situations concernées, lesquelles exclusions sont prévues par l’article 8 du code des Marches Publics et portent sur le fait que la procédure classique des marchés publics ne s’applique pas aux marchés des fournitures,  travaux et de services lorsqu’ils concernent des besoins de défense et de sécurité Nationale exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec les mesures de publicité.

Le champ d’application de cette mesure utilisée d’ailleurs depuis 2012 et s’appliquant essentiellement aux marchés financés dans le cadre des opérations de stabilisation des régions du Nord est totalement approprié pour garantir d’une part les exigences de secret devant couvrir les besoins en la matière mais aussi de façon plus pressante les impératifs liés aux contraintes de livraison et des caractéristiques pour doter une armée en guerre comme celle du Mali.

En l’absence de spécifications d’ordre légal ou réglementaire se rapportant aux marchés exclus par l’article 8, il apparait infondé que le Vérificateur veuille faire appliquer des dispositions non prévues de façon légale pour cette catégorie de marchés.

Par ailleurs, le Vérificateur Général se contente d’interpréter l’avis de la Direction Générale des Marchés Publics (DGMP), structure habilitée à donner son avis sur l’application des dispositions du CMP en ces termes « la mission a constaté que saisie par le Ministère de l’Economie et des Finances pour donner un avis juridique sur l’application justifiée de l’article 8 du CMP dans le cadre de la passation des deux marchés ci-dessus cités, la DGMP s’est prononcée dans un style aussi nuancé qu’imprécis et sans aucune référence juridique pour une possible utilisation de l’article 8 du CMP. ».

En fait, le Vérificateur Général remet subtilement en cause l’avis favorable de la DGMP à l’exécution desdits marchés suivant l’article 8 du CMP sans fournir l’avis de la DGMP à ce propos.

De cette manière, le Vérificateur Général interprète ledit avis  mais sans y faire aucune référence. Ce qui démontre une fois de plus que le jugement du Vérificateur Général est partial, non objectif et inscrit uniquement dans la posture de jugement de valeur adossé à des informations biaisées.

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3.2     Le MDAC a effectué les deux acquisitions en l’absence de toute expression de besoins préalablement et formellement définie.
Ce constat qui est fondé sur les dispositions du Code des Marchés Publics est inopérant d'autant plus que les marchés concernés sont exclus du champ d'application du Code des Marchés publics.

Toujours est-il que les acquisitions s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique de renforcement des capacités des forces armées maliennes. Le Vérificateur Général s’inscrit quant à lui dans un cadre courant voire banal d’exécution de dépense et ne tient pas compte du caractère stratégique et politique de la dépense. Aussi, les équipements font partie des besoins réels de l’armée exprimés à travers toute la chaine de commandement et s’inscrivent dans les projections effectuées à l’occasion de différents travaux au sein du Département.

Il est important de rappeler que c’est à partir du début 2012 que des ressources sur les charges communes ont été allouées pour faire face aux besoins opérationnels de l’armée. La mise en œuvre de l’exécution des dépenses afférentes à ces ressources a fait l’objet de modélisation.

Ces réflexions et interactions ont abouti à l’adoption d’un modèle consensuel entre structures de la chaine du circuit et dont la matérialité se présente sous forme de contrat militaire faisant l'objet de visa et d’approbations de toutes les autorités intervenant dans le circuit. Cette appellation spécifique aux contrats de l’armée a le double mérite de consacrer le caractère particulier de ce modèle de contrat et aussi de le couvrir du sceau de la confidentialité et de l’urgence relativement au domaine ou il s’applique.

Les dispositions de la Loi n°04-051 du 23 novembre 2004 imposent au Ministre en charge des Forces Armées une obligation de moyens à l’égard de nos forces, à fortiori en situation de guerre.

Prétendre que le MDAC ignore les besoins de l’Armée, en particulier après deux ans d’opérations, est une affirmation totalement gratuite et reflète l’ignorance du Vérificateur quant au fonctionnement du Département.

Pendant tout mon mandat, j’ai été dépositaire et informé au quotidien des besoins des FAMAS non seulement sur le théâtre d’opération Maliba mais aussi au niveau de toutes les entités à travers le pays.

Par exemple, pour chaque GTIA formé, il faut une centaine de véhicule. Il faut savoir que nous avions à former et équiper huit (8) GTIA et que ces entités concernent seulement 35 à 40% de nos effectifs.

3.3     Le MDAC ne s’est pas assuré de l’existence de crédits budgétaires avant le lancement des deux acquisitions.
Ce constat qui est fondé sur les dispositions du Code des Marchés Publics est inopérant d'autant plus que les marchés concernés sont exclus du champ d'application du Code des Marchés publics.

Nonobstant cet état de fait, nous renvoyons le Vérificateur Général à l’article 4 de la directive 05-97 CM UEMOA relative aux Lois des finances mise en vigueur le 01 janvier 1998 qui stipule en son aliéna 5 « Seules les Lois des finances dites rectificatives peuvent, en cours d’année, modifier les dispositions de la Loi des finances de l’année. »

De plus, le Vérificateur ne fait pas mention du mécanisme réglementaire dévolu au Ministre des Finances d’autoriser des payements pluriannuels dans la prise en charge de certaines catégories de dépenses. Pour le cas de l’acquisition de l’avion, un collectif budgétaire a déjà consacré la prise en charge de la dite dépense. Et en ce qui concerne le second contrat, il est explicitement indiqué dans les clauses que les payements y afférents seront effectués en 2015 et 2016. De ce fait, nous ne voyons pas le bien fondé du Vérificateur General à arguer qu’il y a là des dépenses extra budgétaires .Cf. La Lettre confidentielle du Ministre des Finances (date).

A ce niveau, il y’a lieu de préciser que la garantie de 100 milliards constituée par le Ministre des Finances répondait à l’exigence d’adosser les dépenses publiques sur des ressources publiques prévisibles et prévues pour la circonstance.

Le Vérificateur General constatera aisément que sur les 100 milliards de garantie du gouvernement auprès de la Banque Atlantique la prise en charge du protocole du Ministère de la Défense est de 69 Milliards.

Par ailleurs, il convient de signaler que la Banque ne pouvant financer du matériel létal, il a été convenu de loger sous la rubrique « frais d’approche » le financement de l’armement et des munitions prévus pour les 52 véhicules tactiques de liaison, les 12 véhicules de commandement, 11 des 14 blindés bastion APC, etc.…., soit près de 80 véhicules ( le bon de commande relatif à ce point est disponible).

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3.4     Le MDAC a irrégulièrement passé, exécuté et réglé les deux contrats d’acquisitions et de fourniture.
Ce constat qui se fonde sur les dispositions du Code des Marchés Publics est inopérant d'autant plus que les marchés concernés sont exclus du champ d'application du Code des Marchés publics.

&nbsp;

3.5     Le MDAC a retenu des candidats n’ayant pas les capacités requises pour assurer l’acquisition de l’aéronef et la fourniture de matériel HCCA, de véhicules et pièces de rechange.
La spécificité du domaine n’ayant pas fait l’objet de constatation dans le rapport fait occulter le principe de repertoring de fournisseurs catalogués, répondant aux exigences de caractéristiques et surtout aux contraintes de payement et de livraison.  Cette situation  est consécutive au fait que sur le marché international les conditions exigibles pour le payement et la livraison  sont difficiles à respecter à cause des contraintes d’exécution Budgétaire et de l’environnement spécifique. La dite situation a conforté le MDAC à lister des fournisseurs historiques qui  parviennent  à assurer de façon régulière les exigences contractuelles qu’ils ont avec l’Etat.

Le Rapport semble ignorer que toutes les armées du monde ont des fournisseurs historiques pour chaque catégorie d’équipements, de matériels ou de fournitures. Il est incompréhensible  que, par exemple, le Vérificateur ne se fonde sur aucune expérience hors du Mali d’un Pays qui procéderait par appel d’offres à l’acquisition même d’effets d’habillement de son armée. A fortiori quand celle-ci se trouve en guerre contre des adversaires dont certains portent les uniformes qui lui été ont été volés.

Du reste, au jour d’aujourd’hui toutes les commandes inscrites dans la convention ont été livrées à l’exception des Bastions planifiés pour décembre. Ce qui reflète pour le moins la capacité des fournisseurs.

Le Vérificateur Général fait une lecture erronée de la disposition du protocole relative à la mobilisation des ressources. Cette disposition étant inscrite dans le protocole d’accord en son article 20, en conséquence, ne saurait être une condition préalable à la signature dudit protocole.

Je dois enfin rappeler que le MDAC a choisi l’intermédiaire en application d’un Mandat donné à ce dernier le 5 novembre 2013 par le Président de la République, Chef Suprême des Armées.

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3.6     Le MDAC a signé des contrats d’acquisitions dépassant sa compétence en matière d’approbation.
Le protocole ayant été  exécuté sur le sceau du Secret-défense, donc en application des dispositions combinées de l'article 36 du Code pénal et 8 du Code des Marchés Publics, les dispositions évoquées ne sont pas applicables.

Le point 60 du rapport doit être revu et corrigé par le Vérificateur Général, car il est en contradiction avec le corps du rapport dans son intégralité. Cf. Références du vérificateur aux différentes lettres du Ministère de l’Economie et des Finances.

Aussi, le Vérificateur Général qualifie d’irrégularité l’inscription dans le budget rectificatif de 2014 des dépenses non prévues sans se référer aux dispositions de la Loi des finances, notamment l’article 4 de la directive 05-97 CM UEMOA relative aux Lois des finances.

&nbsp;

3.7     Le MDAC n’a pas fait respecter les procédures d’enregistrement des contrats dans le cadre de l’acquisition de l’aéronef et de la fourniture de matériel HCCA, de véhicules et de pièces de rechange aux forces armées maliennes.
Les contrats ayant été exécutés sous l’empire de l’article 8 du CMP, les dispositions relatives à l’enregistrement ne sont pas justifiées.

Je dois rappeler ici, comme évoqué précédemment, que le modèle de contrat conclu a été convenu sur instruction entre le MEF et le MDAC en 2012 au début des hostilités au Nord.

3.8     Le MDAC a signé les deux contrats d’acquisition renfermant des insuffisances.
Observation sans objet.

Les contrats ayant été signés sous un régime dérogatoire, les mentions évoquées par le Vérificateur Général restent dans le cadre de l’entente des parties et de l’appréciation des services compétents de l’Etat qui agissent au nom et pour le compte de l’Etat.

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3.9     Le MDAC a signé un protocole d’accord renfermant des clauses contraires aux dispositions relatives aux Lois de finances et à la comptabilité publique.
Le Vérificateur Général fait référence à des lettres qui sont antérieures aux contrats cités en objet. Le Vérificateur Général doit clarifier le lien entre une lettre du Ministère de l’Economie et des Finances en date du 04 février 2013 et les contrats signés sous un régime dérogatoire en novembre 2013.

&nbsp;

3.10  Le MDAC n’a pas pris les mesures idoines pour l’immatriculation de l’avion comme propriété de la République du Mali.
Au vu des limites et des difficultés rencontrées par le Vérificateur Général à comprendre les documents relatifs à l’aéronef, ce constat est sans objet. Cf. page 3 de son rapport.

Il faut toutefois préciser qu’après la décision du Gouvernement d’acquérir, sous l’empire de l’article 8 du CMP, un aéronef de commandement, la tâche assignée au MDAC a été :

·         D’accomplir uniquement les formalités administratives pour la commande car lui seul peut utiliser l’article 8 du CMP.

Toutes les tâches se rapportant au choix de l’appareil, au choix du conseiller et à toutes les autres étapes d’immatriculation, exploitation ont été réparties par l’Exécutif, entre les différents ministres.

Il est d’ailleurs facile de vérifier que jusqu’au mois de Mai 2014, cette acquisition n’était pas inscrite dans le budget du Ministère de la Défense qui n’a engagé aucun règlement ni reçu aucune facture y afférents.

&nbsp;

3.11  L’implication d’intermédiaires dans les deux acquisitions a grevé les coûts.
Cette affirmation est non fondée car le Vérificateur Général ne fournit aucune preuve que les intermédiaires ont grevé les coûts et se contente d’une simple déduction sans tenir compte du coût de mise en œuvre d’un tel processus d’acquisition.

Le Vérificateur Général n’a pas non plus prouvé que lesdites acquisitions aient pu être obtenues par la définition d’un schéma avec les coûts estimatifs aux fins de comparaison avec ce qui a été fait par le MDAC et dans les mêmes conditions de mobilisation des fonds par le fournisseur.

Les différentiels de prix dont  fait cas le rapport,  résultent des modalités de payement qui pour le cas du contrat de Guo star prévoient un délai de 3 ans, dont  un an de différé. Lesquels vont naturellement grever les coûts parce que tenant compte des frais financiers, d’assurances et autres charges connexes liés au paiement différé.

Il est à noter qu'il a été fait recours à l'intermédiaire pour le motif qu'aucun fabricant n'était prêt à consentir un crédit au delà de dix huit (18) mois.

&nbsp;

3.12  Le MEF a irrégulièrement accordé une garantie au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture de matériel et équipements destinés aux forces armées.
Ce constat est en contradiction avec les propos du Vérificateur Général au point 60 de son rapport.

&nbsp;

3.13  Le titulaire du protocole d’accord à l’appui de la garantie autonome a effectué des opérations frauduleuses.
Le Vérificateur Général qualifie les sorties de fonds dans le compte du fournisseur de « frauduleuses » sans se référer aux fournisseurs, sans apporter la preuve de la destination finale desdits fonds. Aussi, dans l’analyse du Vérificateur Général, il n’y a aucune place à d’éventuelles marges commerciales de la part du fournisseur et ne tient pas compte du principe de fongibilité des fonds.

&nbsp;

3.14  Les titulaires des deux acquisitions n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles.
Contradiction de la part du Vérificateur Général.

Le Vérificateur ne peut fonder de constats sur des contrats qu’il a qualifiés d’illégaux.

&nbsp;

3.15  Le MEF en accommodant le financement des deux acquisitions n’a pas respecté des dispositions relatives à la Loi de finances.
Ce constat est contestable d'autant plus que le budget peut être modifié en cours d'exécution pour prendre en charge les dépenses qui n'auront pas été prévues, tel que cela est prévu et autorisé par l'article 4 de la Directive N° 05/97/ CM/UEMOA du 16 décembre 1997 relative aux lois de finances :

« ... les lois de finances dites rectificatives peuvent, en cours d'année modifier les dispositions de la loi de finances de l'année».

&nbsp;

Ces dispositions ont été reprises par la Directive N° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant lois de finances au sein de l'UEMOA qui dit à son article 5 que :

«Les lois de finances rectificatives modifient, en cours d’année, les dispositions de la loi de finances de l’année».

&nbsp;

3.16  Le MEF en accommodant le financement des deux acquisitions n’a pas respecté des dispositions relatives à la comptabilité publique.
Ce constat est contestable d'autant plus que le budget peut être modifié en cours d'exécution pour prendre en charge les dépenses qui n'auront pas été prévues. Je renvoie à la Directive N° 05/97/ CM/UEMOA du 16 décembre 1997 relative aux lois de finances, à la Directive N° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant lois de finances au sein de l'UEMOA et à la Directive N° 07/2009/CM/UEMOA portant règlement général sur la comptabilité publique.

&nbsp;

<strong>CONCLUSION</strong>

Je voudrai d’abord relever qu’il y a une question préjudicielle fondamentale : au regard des dispositions du CMP, du Code Pénal et de la Loi organisant le BVG, le Vérificateur Général ne pouvait mener cette mission.

Il n’a pas l’attribution d’interpréter des dispositions législatives, surtout quand celles-ci sont  « obscures » ou « imprécises ».  Cette mission relève  de la Chambre Consultative de la Section Administrative de la Cour Suprême.

Cette violation de la Loi vicie et corrompt tout son rapport, lequel est fait par une structure qui n’en a pas la compétence légale.   Or en droit, lorsque la compétence est violée, le fond ne peut être validé. C’est là une exception de taille.

Ceci étant dit, tout le Rapport est bâti en référence au Code des Marchés Publics alors que précisément celui-ci exclut à son article 8 les marchés concernés car concernant les besoins de défense et de sécurité nationales et exigeant le secret et pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité.

Il apparait paradoxal que le rapport s’estime incompétent pour juger de l’opportunité de l’achat de l’avion de commandement mais pense avoir les compétences pour apprécier l’adéquation et la pertinence des acquisitions pour l’armée sur les plans quantitatifs et qualitatifs.

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Dans l’appréciation de ce dossier, quelques points me semblent essentiels, en plus de ceux précédemment évoqués:

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I.              Le contexte de notre démarche était (et reste) marquée par une situation de guerre, avec une armée dont il fallait, dans l’urgence à la fois renforcer les capacités opérationnelles pour les unités engagées sur le terrain, remettre à niveau pour l’ensemble des composantes, réhabiliter et réarmer psychologiquement ;

&nbsp;

·         Il faut rappeler qu’à l’époque la taille du théâtre est passée de la ligne Kona-Diabali à l’ensemble des 3 régions du Nord auxquelles il faut ajouter des secteurs des régions de Koulikoro (Nara), Ségou (toutes les localités à partir de Diabaly) et de Mopti (toutes les localités à partir de Konna).

&nbsp;

·         Nous devions faire face aux besoins en armement individuel (dont le ratio général tournait autour de 45%), en véhicules et engins à équiper en armements et munitions (chaque GTIA doit disposer d’une centaine), en logistique, en protection d’hommes (barbelés, gilets pare-balles, bacs à sable, casques, uniformes) produits alimentaires, etc. Les huit (8) GTIA ne représentent que 35 à 40% de nos effectifs. Et nous avions une connaissance précise de nos besoins.

&nbsp;

·         Bien que depuis début 2012, à la suite du déclenchement des hostilités dans le Nord, l’Etat ait décidé d’allouer, sur les charges communes, des ressources destinées à l’équipement de l’Armée, celles-ci étaient absolument insuffisante à couvrir les besoins  amplifiés d’une part par la perte de tout le matériel en service dans le Nord, d’autre part par l’obsolescence d’une part importante de ce qui restait disponible dans le sud.

&nbsp;

·         Dans un contexte de guerre, toutes les informations relatives à ces besoins et aux modalités de leur réalisation relèvent du secret- défense sous le double éclairage de l’article 8 du Code des Marchés Public et de l’article 36 du Code Pénal. Dès lors, il est totalement inapproprié d’en faire le diagnostic à partir des autres dispositions du CMP auxquelles ils dérogent intégralement.

·         En ce qui concerne l’avion présidentiel, le Gouvernement a décidé d’en faire l’acquisition sous l’empire de l’article 8 du CMP, pour s’assurer de meilleures conditions de sécurité et d’affichage de notre souveraineté. Le MDAC était seul habilité à passer cette commande, ce qu’il a fait. Toutefois, toutes les autres actions se rapportant au choix de l’appareil, au choix du conseiller et à toutes les autres étapes d’immatriculation, exploitation ont été réparties par l’Exécutif entre les différents départements ministériels.

&nbsp;

·         Comme précédemment indiqué, c'est un rapport d'expert qui a conclu que l'ancien appareil présidentiel était vétuste et peu fiable, contribuant ainsi à renforcer la décision et le choix du Gouvernement à acquérir un nouvel appareil.

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II.            Les marchés ont été passés en application de l'article 8 du Code des marchés Publics.

&nbsp;

·         L’esprit ayant commandé l’utilisation de cette disposition qui, du reste est réglementaire, réside dans le fait que  l’absence des textes subséquents à l’application de l’article 8 du CMP ne saurait justifier une situation de passivité ou de lenteur quelconque au regard des impératifs du moment face et de l’urgence.

&nbsp;

·         Dans la mise en œuvre de ces contrats, il y a eu une information et un accord du Président de la République, Chef Suprême des Armées, à chaque étape.

&nbsp;

·         Le choix du conseiller du Gouvernement pour l’acquisition de l’avion, en la personne de Monsieur Gaffa Joli, a également été établi sur la base de l’accord préalable du Président de la République.

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&nbsp;

III.           Le Président de la République, Chef Suprême des Armées, a donné mandat le 5 novembre 2013 à Monsieur Sidi Kagnassy, ainsi qu’à toutes les sociétés qu’il représente, pour faciliter l’acquisition des besoins des forces armées. C’est sur cette base qu’a été signée le 13 Novembre 2013 une convention entre le MDAC et la Société Guo-Star, au terme de laquelle celle-ci acceptait de procéder au règlement des fabricants après livraison et d’attendre deux (2) à trois (3) ans pour être payée par le MDAC à partir des ressources programmées dans le budget national.

&nbsp;

·         La Convention avec Guo-Star a respecté le modèle adopté depuis 2012, sur instruction du Président de la République de l’époque, entre les Départements de la défense et des finances à la suite du déclenchement des hostilités au Nord. Et son cheminement a suivi toutes les étapes prévues dans ce cadre.

&nbsp;

·         Pour contourner les difficultés liées à l’impossibilité légale pour la banque de financer du matériel létal, il a été convenu de loger sous la rubrique « frais d’approche » le cout des armements et munitions devant équiper la centaine de véhicules blindés et dont la vente a été autorisée par les structures françaises compétentes..

&nbsp;

&nbsp;

IV.          Le Gouvernement ayant décidé d’acquérir l’avion présidentiel sur le même schéma que les commandes spécifiques du MDAC (à la différence que celles-ci étaient adossées aux ressources budgétaires programmées et selon des paiements pluriannuels objet d’échange de lettres avec le Ministère de l’Economie et des Finances), avait envisagé dans un premier temps de procéder au paiement par le biais de la même banque accompagnant Guo-Star. D’où la garantie autonome de 100 milliards de FCFA émise alors que la convention du MDAC couvre un montant de 69 milliards.

&nbsp;

·         A l’évidence, l’on ne peut pas demander à Guo-Star, qui mobilise le financement, en supporte tous les frais y afférents, pour payer les fabricants à la livraison, de présenter les mêmes factures que ceux-ci alors que son propre règlement est étalé sur trois (3) ans dont un (1) an de différé.

&nbsp;

&nbsp;

V.            Au jour d’aujourd’hui, toutes les commandes ont été livrées conformément à la programmation qui avait été établie.

Il reste 14 blindés bastion dont la livraison a été planifiée pour le mois de décembre.

&nbsp;

·         Ces acquisitions contribuent à renforcer les capacités opérationnelles de nos forces et nos hommes bénéficient pour la première fois d’effets d’habillement et de couchage, en cours dans toutes les armées modernes, qui leur rendent leur identité et leur dignité.

&nbsp;

·         Certaines des critiques qui se sont exprimées ne peuvent pas nous opposer l’exemple d’une seule armée, à fortiori en guerre, qui organise de la publicité sur ses acquisitions. Et quand on sait que nombre de nos partenaires ne souhaitent pas en réalité que nous ayons une armée forte, il est à craindre que la médiatisation orchestrée autour de ces dossiers  , sur lesquels l’Etat n’a occulté aucune information dans le cadre de ses relations avec les institutions et sur lesquels il a d'ailleurs assuré être prêt à suivre les différentes recommandations, ne vise au fond à inhiber notre autonomie de décision et nous faire passer désormais sous des fourches caudines à propos d’une question fondamentale de souveraineté.

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<strong> </strong>

<strong>Soumeylou Boubèye MAÏGA</strong>

Commandeur de l'Ordre National

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de lEconomie et des Finances:  « Pas un franc n’est sorti du budget »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mme-bouare-fily-sissoko-ministre-leconomie-finances-pas-franc-nest-sorti-du-budget-598352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:30:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Vendredi, 10 octobre. Mme le ministre de l’Economie et des finances, Mme Bouare Fily Sissoko, est à l’ambassade du Mali à Washington, au milieu de ses compatriotes, pour faire le point de la mission qu’elle vient d’effectuer auprès des institutions de Bretton Woods. C’est une tradition qu’elle va respecter chaque fois qu’elle est en mission de l’Etat à Washington. Elle est entourée de son homologue de l’Investissement et la promotion du secteur privé, Moustaphe Ben Barka, et du Premier Conseiller de l’ambassade, M. Cissé. Et aucun sujet n’est tabou. Ambiance…</strong></em>

&nbsp;

[caption id="attachment_357312" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Mme-Bouare-Fily-Sissoko.jpg"><img class="size-full wp-image-357312" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Mme-Bouare-Fily-Sissoko.jpg" alt="Interview exclusive du ministre de l’Economie et des Finances : IL N’Y A PAS DE RUPTURE AVEC LE FMI" width="310" height="215" /></a> Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko[/caption]

Sans détour, ni sujet tabou. A l’ambassade du Mali à Washington, l’ambiance est détendue : comme à son accoutumée, chaque fois qu’elle est en mission officielle à Washington, Mme Bouare Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des finances, rencontre ses compatriotes, travailleurs à la représentation diplomatique, toutes catégories confondues, pour leur faire point de la mission conduite dans la capitale fédérale américaine.

&nbsp;

Ce jour-là, à cette occasion, actualité oblige, les discussions se focalisent sur les rapports entre le Mali et les institutions financières internationales, en l’occurrence le FMI avec qui les relations ont connu un certain froid au sujet de deux opérations effectuées par le gouvernement, à savoir l’achat de l’avion présidentiel et le marché de fourniture des armes à l’armée. Là-dessus, le ministre des Finances a déclaré qu’il s’agissait des dépenses de souveraineté. Ce qui n’était pas la position du FMI qui a, tout naturellement, soulevé des interrogations.

&nbsp;

Après avoir expliqué, en long et en large, la dernière mission du FMI, effectuée le mois de septembre dernier à Bamako, et qui a abouti à un accord entre les deux partenaires, suite à la volonté de transparence affichée par le gouvernement, Mme la ministre est revenue plus en détails sur les deux audits effectués par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) et la Cour suprême.

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Pour le cas de la Cour suprême, le rapport, est, dit-t-elle, définitif et se trouve déjà, comme l’avait promis le gouvernement, sur le site de la Primature. S’agissant de celui du BVG, le gouvernement attend qu’il soit définitif pour en tenir compte, pour qui est de ses recommandations, comme, du reste, pour l’audit de la Cour suprême. Le gouvernement agira ainsi dans la transparence, car il n’ya rien à cacher dans ce dossier qui, à l’accoutumée, compte tenu de sa spécificité, a toujours bénéficié de la dérogation qui, elle-même, a également toujours été utilisée ainsi sans que personne n’en parle.

Et c’est pourquoi, expliquera-t-elle, dès qu’il s’est agit d’audit, le gouvernement était tout de suite preneur, ayant pris tout cela sous l’angle de la gouvernance qui va améliorer les choses, dès le début du mandat du président IBK.

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On ne le dit pas assez, mais Mme le ministre l’a dit sans ambages: « Pas un franc n’est sorti du budget » . Des propos qui sont, on ne peut plus, clairs. Face aux amalgames de toutes sortes, distillés çà et là, sur ce marché de l’armée, Mme la ministre de l’Economie et des finances tente d’apaiser les esprits sur une quelconque dilapidation des fonds publics. D’ailleurs, a-t-elle soutenu en substance, le gouvernement ne payera que les prix réels, tels que révélés par les auditeurs.

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Toujours sur la mission du FMI, Mme la ministre a dévoilé deux autres gros dossiers qui ont fait polémique avec le FMI lequel a demandé au gouvernement à ce qu’ils soient inscrits dans le budget d’Etat; ce qui a été fait. Il s’agit du chantier de la résidence de l’ancien chef d’Etat, aujourd’hui transformé en une résidence d’hôtes de marque en visite au Mali. Il y aussi d’autres ouvrages réceptionnés depuis 2011 par le gouvernement dont certains n’avaient même pas fait, au préalable, l’objet d’un contrat de marché.

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Au-delà de ce que le gouvernement avait en chantier avec les institutions de Bretton Woods, sur lequel les perspectives économiques et financières sont bonnes avec la reprise annoncée par les partenaires des appuis budgétaires pour le pays, Mme le ministre a également parlé des nouvelles du pays, notamment les pourparlers d’Alger entre le gouvernement et les groupes armés sur lesquels l’engagement de l’Etat à parvenir à un accord de paix durable ne fait pas de doute.

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Quant au ministre de l’Investissement et la promotion du secteur privé, Moustaphe Ben Barka, il a notamment insisté sur la volonté de transparence du gouvernement dans la gestion des ressources publiques et sa détermination à aller de l’avant dans la quête d’un mieux-être pour les populations maliennes.

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A l’occasion de ces assemblées annuelles du FMI-Banque mondiale, auxquelles Mme le ministre des Finances a participé à la tête d’une forte délégation des cadres de son département, le Mali était à l’honneur avec le partenariat économique et financier qui se renforce avec les deux institutions phares de Bretton Woods.

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Chez la Directrice générale de la Banque mondiale, Sri Mulyani Andrawati, ou avec Mme Saley, Directrice du département Afrique du FMI, ayant accordé toutes les deux une séance de travail à la partie malienne, le ministre Fily Sissoko a insisté sur la nécessité de revisiter le portefeuille de projets pour l’adapter aux besoins des populations maliennes.

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Dans les couloirs de ces assemblées annuelles, où le ministre de l’Economie et des finances a eu pas mal de réunions techniques sur divers sujets économiques d’intérêt national ou sous-régional, et où elle a bénéficié d’une écoute attentive de la part de ses multiples partenaires, il a été beaucoup question des bonnes perspectives économiques du pays. Et cela, en fonction des progrès qui ont été réalisés en matière de gestion des finances publiques.

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En fait, les institutions de Bretton Woods, chacune en ce qui la concerne, et dans ses domaines de priorité, en relation avec les domaines de concentration du gouvernement, sont disposées à perpétuer leur partenariat avec le Mali. Si la Directrice générale l’a évoqué à Mme la ministre des Finances dans des termes clairs et simples, en insistant sur des projets clefs qui doivent être étendus sur l’ensemble du pays, y compris les zones reculées, le FMI, lui, est disposé à poursuivre son assistance technique pour améliorer la gestion des finances publiques.

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Source Ministère des finances]]> </content:encoded>
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<title>Syndicat libre de la magistrature : « Bathily n’est pas un ministre compétent, respectueux des textes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/syndicat-libre-magistrature-bathily-nest-pas-ministre-competent-respectueux-textes-586132.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 02:34:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Cette révélation a été faite lors de la sortie médiatique du syndicat libre de la magistrature, ce jeudi. Le syndicat lui reproche de ne pas être un partenaire loyal. D’où le blocage du dialogue social. Le syndicat libre de la magistrature dit qu’il n’acceptera pas d’assister passivement à la liquidation de la famille judiciaire par le ministre de la justice Mohamed Ali Bathily.</strong></em>

[caption id="attachment_499512" align="alignleft" width="320"]<img class="size-full wp-image-499512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Bathily.jpg" alt="Bathily" width="320" height="393" /> Mohamed A Bathily, ministre de la Justice, Gardes des Sceaux[/caption]

Le syndicat libre de la magistrature a animé hier, 16 octobre, une conférence de presse ayant pour thème : le Gouvernement refuse le dialogue social et bloque le bon fonctionnement de l’institution judiciaire. Elle a été essentiellement animée le président du syndicat Adama Yoro Sidibé à la Maison de la presse. 7 points ont justifiés cette rencontre avec la presse, à savoir le silence assourdissant du gouvernement face au dépôt de cahiers de doléances le 04 mai 2014, à la lettre de rappel cinq mois plus tard, à l’invitation du Ministre à procéder aux mutations pendant les vacances scolaires et judiciaires, à la lettre au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature pour attirer son attention sur les divers manquements au droit que contenait le projet de nomination et de mutation des magistrats du parquet, à l’affaire Idrissa Hamidou Touré, aux sorties médiatiques du ministre de la justice contre les juges et l’institution judiciaire (<em>Cas de l’Avocat général de Kayes, du juge de Yanfolila, du juge de Fana</em>) et à la reforme de la justice avec une <em>commission d’experts exclusivement composée d’avocats ; aucun représentant d’aucun autre membre de la famille judiciaire n’y figure</em>, selon le conférencier.

Le Sylima en est venu à la conclusion suivante : « le ministre de la justice, c’est l’imposture et la démagogie drapées du vernis républicain. Bathily n’est ni un ministre compétent, ni un partenaire loyal ».

Le syndicat soutient que Bathily n’est pas un ministre compétent, respectueux des textes : le cas des décisions impulsives qu’il a eu à prendre à l’encontre de notre collègue, substitut du Procureur en Commune IV et qui ont été fort heureusement annulée par la Cour Suprême ».

Avant d’ajouter que dans sa hâte d’en découdre avec le collègue, le respect de la forme n’était pas son souci : Visiblement, Bathily ne savait pas qu’il ne pouvait pas prendre de décision contre le magistrat sans aviser au préalable le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Visiblement, Bathily ne savait pas qu’on ne pouvait pas infliger à un magistrat une sanction d’interdiction d’exercer ou prendre contre lui une mesure de suspension en dehors de toute procédure disciplinaire. Visiblement Bathily ne savait pas faire la différence entre le régime de l’interdiction d’exercer de l’article 74du statut de la magistrature et celui de <strong><em>suspension de l’article</em></strong> régi par les articles 61 à 67 de la loi portant statut de la magistrature » martèle le président Sidibé.

Avant d’ajouter que, quand Bathily fait figurer sur un projet de mutation des magistrats siégeant au Conseil Supérieur de la Magistrature alors que la loi interdit cela, c’est à l’évidence un impair, souligne t-il.

« Quand sur le même projet, on peut voir des magistrats promus sans respect des conditions de grades requis, est-ce là la marque d’un éminent juriste ? Assurément non.

Que penser de la compétence du ministre Bathily quand on voit également sur le même projet de décret qu’il propose la nomination des chefs de services centraux de l’administration, leurs adjoints et autres collaborateurs, alors que ces nominations sont du ressort du décret du Président de la République pris en Conseil des Ministres, ou de l’arrêté du ministre de la justice qu’est Bathily et non du Conseil Supérieur de la Magistrature » a rappelé le président du SYLIMA.

Selon lui, les mutations du mois de mai ont créée plus de problèmes qu’il n’en a résolus. Alors que les syndicats avaient demandé un mouvement d’ensemble : siège, parquet et justice de paix, comme il en a toujours été ainsi. « En vain. Aujourd’hui, le collègue de Bougouni par exemple, qui à la suite des mutations intervenues en mai dernier est désormais un procureur de la République, ne peut plus, en toute légalité, juger. Mais il le fait, avec la bénédiction du ministre de la justice » a rappelé Adama Yoro Sidibé.

Avant d’ajouter : « Nous avons tout de suite compris que le qualificatif « <em>Bathily, éminent juriste</em> » est un mythe. Cette épithète ne correspond pas à la réalité des choses telles que nous les vivons ».

Le conférencier a dénoncé ce qu’il a appelél’exercice favori de Bathily, et dans lequel il excelle : «  c’est se déchaîner en cabales et intrigues contre les magistrats, la magistrature et les membres de la famille judiciaire. Se croyant en position de force dans une conjoncture favorable, il gagne en assurance et en aplomb. Au plus haut de son élan et de son influence, il ignore superbement qu’on se doit de ne pas céder à certaines impulsions médiocres.

En présence de cette foule et de cet aréopage de personnalités bien assorties, Bathily livre le juge à la vindicte populaire en se faisant passer pour quelqu’un qui est venu éteindre en ces lieux le feu. C’est l’image du pyromane qui se fait passer pour pompier !

A cette occasion, le juge de Fana et ses collègues des syndicats prennent connaissance de l’existence d’une pile de plaintes contre le juge lesquelles plaintes sont détenues par devers le ministre Bathily depuis fort longtemps. L’intention manifeste du ministre Bathily, c’est de discréditer le juge, l’humilier, et saper son autorité, lorsqu’il l’invite, devant cette foule assemblée, calquée ainsi sur le modèle des tribunaux « Gathiathia » du Rwanda, à donner sa version des faits ».

Le président du Sylima a soutenu que les membres de la famille judiciaire resteront unis en dépit des manœuvres de Bathily de vouloir les opposer. Et que les syndicats estiment qu’une évaluation du niveau d’application des divers textes de droit positif et de mise en œuvre des dispositifs déjà existants sont plus appropriés que de s’encombrer encore d’une reforme de plus.

En guise de conclusion, Le président du SYLIMA a souligné ceci « Faire une revue des méthodes malsaines de Bathily contre l’institution judiciaire serait fastidieux. Les syndicats de la magistrature, ici assemblés ce matin, dénoncent Bathily comme étant un dangereux agitateur. Ils mettent en garde contre les visées antirépublicaines du ministre Bathily.

Nous le disons avec force, Bathily n’est pas là pour assainir la justice. Bathily n’est pas là pour lutter contre la corruption. Avez-vous vu une seule fois Bathily s’indigner des turpitudes financières qui sont tous les jours étalées sous nos yeux dans la presse à longueur des investigations du Fonds Monétaire International et du Vérificateur Général ? »

Il est important de rappeler que 24 h avant, le président du syndicat a adressé au ministre de la Justice une Lettre Ouverte dans le même sens.

Akhimy Maïga]]> </content:encoded>
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<item>
<title>SBM répond au Vgal</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/sbm-repond-au-vgal-586122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 02:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_329282" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-329282" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Boubeye.jpg" alt="Soumeïlou Boubeye Maïga" width="610" height="345" /> Soumeïlou Boubeye Maïga[/caption]

<strong><em>L'ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maiga, a envoyé le mercredi 15 octobre au Vérificateur général ses observations sur le Rapport Provisoire du Bureau du Vérificateur Général (BVG) relatif à la vérification de conformité et de performance de l’acquisition d’un aéronef et fournitures aux Forces Armées Maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA), ainsi que de véhicules et de pièces de rechange.</em></strong>

<strong><em>
</em></strong>Soumeylou a d'abord relevé une question préjudicielle: au regard des dispositions du CMP, du Code Pénal et de la Loi organisant le BVG, le Vérificateur Général ne pouvait mener cette mission.
Il n’a pas l’attribution d’interpréter des dispositions législatives, surtout quand celles-ci sont  « obscures » ou « imprécises ».  Cette mission relève  de la Chambre Consultative de la Section Administrative de la Cour Suprême.
Cette violation de la Loi vicie et corrompt tout son rapport, lequel est fait par une structure qui n’en a pas la compétence légale.   Or en droit, lorsque la compétence est violée, le fond ne peut être validé. C’est là une exception de taille.
Ceci étant dit, tout le Rapport est bâti en référence au Code des Marchés Publics alors que précisément celui-ci exclut à son article 8 les marchés concernés car concernant les besoins de défense et de sécurité nationales et exigeant le secret et pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité.
Il apparait paradoxal que le rapport s’estime incompétent pour juger de l’opportunité de l’achat de l’avion de commandement mais pense avoir les compétences pour apprécier l’adéquation et la pertinence des acquisitions pour l’armée sur les plans quantitatifs et qualitatifs.
Soumeylou fait remarquer que tous les marches ont ete passes en application de l'article 8 du Codes marches publics. Il estime que les surfacturations dont le rapport du Vérificateur général parle ne sont fondées sur aucune preuve.
En conclusion de ses observations et en attendant la publication du rapport final, Soumeylou pense que "•    Certaines des critiques qui se sont exprimées ne peuvent pas nous opposer l’exemple d’une seule armée, à fortiori en guerre, qui organise de la publicité sur ses acquisitions. Et quand on sait que nombre de nos partenaires ne souhaitent pas en réalité que nous ayons une armée forte, il est à craindre que la médiatisation orchestrée autour de ces dossiers  , sur lesquels l’Etat n’a occulté aucune information dans le cadre de ses relations avec les institutions et sur lesquels il a d'ailleurs assuré être prêt à suivre les différentes recommandations, ne vise au fond à inhiber notre autonomie de décision et nous faire passer désormais sous des fourches caudines à propos d’une question fondamentale de souveraineté."

<strong>Akhim</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commission parlementaire sur Kidal : Le Premier ministre bientôt devant les députés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/commission-parlementaire-kidal-premier-ministre-bientot-devant-les-deputes-586012.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 02:14:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong>

[caption id="attachment_389392" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-389392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara1.jpg" alt="«Il n'y a pas de solution militaire dans le nord du Mali»" width="610" height="407" /> Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, à Bamako, le 18 mai 2014. (Photo Fabien Offner.AFP)[/caption]

<strong><em>La Commission parlementaire mise sur pied pour faire la lumière sur les événements de Kidal travaille d’arrache-pied. A ce jour, elle a semble-t-il fini d’écouter les militaires impliqués dans le déroulement des événements du 21 mai et jours suivants. Apres le chef d’Etat major général, il ne resterait que l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubeye Maiga, avant d’ouvrir la phase d’écoute des membres du gouvernement. Il s’gira pour les députés d’entendre la version du Premier ministre Moussa Mara et tous les ministres directement impliqués (y compris ceux qui n’étaient pas a Kidal mais qui s’étaient illustrés sur la tweettosphere). </em></strong>

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En attendant cette phase, nous publions quelques réactions du Premier ministre dans les medias.

<strong> </strong>

<strong>Le premier ministre Moussa Mara sur RFI : « J’ai animé une réunion sous les feux nourris de ces groupes armés »</strong>

« Pendant que je discute, on attaque l’endroit où je me trouve »
Cet entretien a été enregistré avant que la Minusma annonce dans un communiqué l’assassinat de six officiels maliens au gouvernorat de Kidal.
<strong><em>Rfi : Suite aux affrontements violents entre l’armée du Mali et les groupes du Nord, notamment le Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla), estimez-vous que le Mali est en guerre ?</em></strong>
Moussa Mara : Cette attaque du gouvernorat est une déclaration de guerre parce qu’elle viole tous les protocoles qui ont pu être conclus avec ces groupes qui ont bien reconnu que Kidal est malienne en reconnaissant l’intégrité du territoire. Donc c’est une violation, c’est une déclaration de guerre qui va être traitée comme telle par la République du Mali.
<strong><em>Rfi : Des renforts de l’armée malienne sont déjà en partance pour la ville de Kidal. Confirmez-vous cette information ?
</em>Moussa Mara :</strong> C’est une information confirmée. Des renforts d’ailleurs sont déjà arrivés à Kidal. Maintenant, il va falloir que nous traitions cela avec la dernière rigueur. C’est aussi simple que cela.
<strong><em>Rfi : Le Général Jean-Bosco Kazura, de la Minusma, tente de négocier une sorte de cessez-le-feu. Pour vous, c’est une solution ?
</em>Moussa Mara</strong> : On n’est pas du tout des va-t-en-guerre. Notre objectif est que la souveraineté du Mali s’exerce sur l’ensemble de notre territoire, y compris Kidal. Si on peut l’obtenir de manière pacifique, pourquoi pas. Mais notre objectif est cela et nous allons employer tous les moyens pour y arriver.
<strong><em>Rfi : L’un des responsables du Mnla a déclaré sur notre antenne : « Moussa Mara est entièrement responsable de ce qui s’est passé à Kidal. » Que répondez-vous ?</em></strong>
<strong>Moussa Mara :</strong> Comment puis-je être responsable ? Je suis Premier ministre légitime de la République du Mali, comment puis-je être considéré comme responsable ? Il faut être sérieux et voir la situation en face. Je suis venu tranquillement, j’ai discuté et pendant que je discute, on attaque l’endroit où je me trouve. Et après on veut me traiter de responsable. Il faut qu’on soit sérieux. Ils ont franchi le Rubicon. Aujourd’hui, ils sont dans une situation désespérée et ils essaient de faire porter le chapeau à n’importe qui.

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<strong>Kidal est malien</strong>

<strong>Moussa Mara sur BBC Afrique hier </strong>

<strong>M. le Premier ministre, les combats ont éclaté à l’issue de votre visite à Kidal, votre visite était-elle opportune ?</strong>

La visite était d’autant plus opportune que toute la communauté internationale a régulièrement demandé à l’Etat malien de faire en sorte que l’administration soit présente le plus rapidement sur le terrain.

<strong>Maintenant que la tentative du gouvernement de reprendre Kidal par la force a échoué, quelle est l’alternative ?</strong>

Ce que je peux vous dire simplement c’est que Kidal est malien. Et cela est reconnu par toute la planète y compris les Nations-Unies qui mardi dernier seulement, a travers le conseil de sécurité, ont fait un communiqué pour dire que la souveraineté de l’Etat malien sur son territoire ne saurait souffrir d’aucune exception y compris Kidal.

Donc nous, nous estimons que Kidal est malien, seulement, il faudrait réussir à établir cela dans les faits.

Notre priorité est le dialogue y compris il y a un mois, deux mois, 10 mois.

Ce qui s’est passé le 17 mai était constitutif d’une déclaration de guerre, c’est ce qui a entraîné la remontée de l’armée dans la ville de Kidal et qui a pu entraîner le désagrément causé à partir de mercredi dernier.

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<strong>Evènements de Kidal : Le récit de Moussa Mara lors d’une conférence de presse à Gao</strong>

<strong>Violation flagrante de l’Accord de Ouagadougou, déclaration de guerre et entrée des Djihadistes à Kidal</strong>
Cette attaque est une violation flagrante des accords de Ouagadougou, une violation flagrante de toutes les attentes consécutives aux discussions faites en comité de suivi des accords d’Ouaga

. C’est donc une déclaration de guerre à la République du Mali. Et en tant que telle cette violation recevra la réponse appropriée. Nous sommes en train de nous organiser et il faut profiter de cette situation pour régler définitivement  cette affaire parce qu’on ne peut pas permettre qu’une ville du territoire malien soit un no man’s land ou vous avez toute sorte d’hommes qui circulent en arme. Le conflit au nord se règle et se règlera par des voies politiques, mais cela n’empêche pas que notre dispositif soit prêt à toute les éventualités. Il faut des confrontations pour qu’il y ait des accords. Donc les deux ne sont pas contradictoires.
<strong>Madiassa Kaba Diakité, envoyé spécial</strong>

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<strong>Moussa Mara au congrès de la Lipma : « Nous pouvons faire de Kidal ce que nous voulons »</strong>

<strong><em>Le Premier ministre Moussa Mara a présidé la cérémonie de clôture du 3e congrès de la Ligue des prédicateurs du Mali (Lipma) le lundi 19 mai 2014 à 17 h à la Grande mosquée de l’ACI-2000. Occasion pour lui de rassurer ses compatriotes sur les capacités militaires du Mali. Selon lui, les armes dontl’armée malienne dispose aujourd’hui lui permettent de faire face au défi de Kidal.</em></strong>
<strong>Pour Moussa Mara, Kidal sera malien par tous les moyens.</strong>
« A l’heure où je vous parle (lundi à 18 h Ndlr), il y a près de 1000 soldats maliens qui sont arrivés en renfort à Kidal et d’autres renforts sont en route. Les armes dont nous disposons nous permettent de faire de Kidal ce que nous voulons. Nous voulons montrer à l’ennemi de quoi nous sommes capables. J’invite les uns et les autres à ne pas faire d’amalgame et surtout de ne pas attaquer nos partenaires. Nous venons d’avoir une réunion avec eux et ils savent ce que nous leur avons dit. Il faut que Kidal soit libéré de tous les groupes armés ».<strong>
Abdoulaye Diakité</strong>

<strong>SOURCE: </strong><a href="http://www.maliweb.net/author/LindicateurRenouveau/"><strong>L'Indicateur du Renouveau</strong></a>  du   21 mai 2014.

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<strong>Jeuneafrique.com : Violences à Kidal - le Mali entre "en guerre contre les terroristes"
Le Mali va mener une guerre sans merci aux terroristes ayant affronté samedi son armée à Kidal</strong> (extrême nord-est), combats ayant fait officiellement 36 morts dont huit soldats, a déclaré dimanche son Premier ministre Moussa Mara, en visite dans le Nord.
<strong>"Les terroristes ont déclaré la guerre au Mali, le Mali est donc en guerre contre ces terroristes. Nous allons mobiliser les moyens pour faire cette guerre</strong>, a dit Moussa Mara, joint par téléphone à Gao (nord-est), où il s'est rendu dimanche par hélicoptère en provenance de Kidal, chef-lieu de région à plus de 340 km au nord de Gao.
À la question de savoir s'il parlait des rebelles touaregs, mis en cause par son ministre de la Défense, Moussa Mara a répondu : <strong>"Quand quelqu'un attaque la République, c'est un terroriste, quelles que soient son origine, son appartenance à un terroir. Nous allons donc mener une guerre sans merci à ces terroristes".</strong> Il n'a pas fourni d'autres détails.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage :  Histoires de famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mechage-histoires-famille-559592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 10:09:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_360132" align="aligncenter" width="600"]<img class="size-full wp-image-360132" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara-primature.jpg" alt="Mali : le gouvernement approuve un prêt de la Banque Export-Import de Chine" width="600" height="400" /> Le premier ministre Moussa MARA[/caption]

<strong><em>De passage en France le week-end dernier, plus précisément à Montreuil (ville française considérée comme la deuxième capitale malienne), le Premier ministre Moussa Mara a parlé des pourparlers qui se déroulent à Alger pour ramener la paix au nord du Mali. Et comme pour le moment il n'y a aucun résultat tangible à se mettre sous la dent,  le Premier ministre devait sinon improviser du moins extrapoler.</em></strong>

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C'est connu, quand on parle du nord du Mali, on peut dire tout et n'importe quoi. Mais l'un des sujets généralement mis en avant concerne le brassage. Visiblement, c'est un sujet que le Premier ministre affectionne. Et il affectionne encore plus de mettre sa famille en avant. Pour être juste, il préfère se mettre en première ligne. Ainsi a Montreuil, Moussa Mara a cru bon de parler du mariage de sa mère, disons du mariage et du remariage de sa mère lors d'une cérémonie organisée par les Maliens sur le thème de la Réconciliation nationale.

&nbsp;

Très en verve, le Premier ministre déclare devant la petite foule amassée que "le Mali est ce pays ou le chrétien peut se marier avec une musulmane sans qu'il y ait cataclysme. Moi je suis l'illustration de cela. Moi mon père biologique est chrétien et ma mère une musulmane. Le Mali est ce pays ou les tamacheqs peuvent se marier aux peulhs sans que cela crée un problème. Moi je suis l'illustration de cela aussi. Moi ma mère biologique est une peulh et son mari est un tamacheq ça ne pose pas de problème".

&nbsp;

Le Premier ministre était visiblement satisfait de lui et de l'effet qu'il pensait produire sur son auditoire du jour. Il devait se dire qu'à lui seul il résumait tout le Mali, en tout cas le concentré des problèmes du Mali actuel.
<strong>A dire vrai, nous ne sommes pas surpris</strong> qu'il se serve  encore du remariage ou disons du mariage et du remariage de sa mère. En effet, ce n'est pas la première fois qu'il en parle. A chaque fois, c'est un Moussa satisfait qui parle de Joseph le chrétien, son père biologique qui a épousée Kadiatou la musulmane. Il semble encore plus satisfait quand il a parle de Baye Ag Mohamed, le tamacheq, qui a remarié Kadiatou Ly, sa mère biologique qui est peulh. Tél qu'il est lancé, il ne lâchera pas le morceau de sitôt dans la mesure où cela vaut tous les programmes gouvernementaux.
Nous avons choisi cet angle pour introduire notre article pour deux raisons. La première raison est que dans certains milieux pour ne pas dire dans tous les milieux maliens, on rencontre rarement pour ne pas dire jamais, un enfant qui parle du mariage et du remariage de sa mère. Chez les bamanan, on dirait de cet enfant "A Ma MARA" ou "MARAbali do". N'étant ni l'un ni l'autre, nous lui suggérons de faire un usage très sobre du mariage et du remariage de sa mère s'il ne souhaite pas que pareils propos viennent jusqu'à ses oreilles. Surtout qu'il parle du brassage qui est propre à tous les Maliens, il est loin d'être le seul concerné par le brassage et le métissage. La deuxième raison, c'est qu'il ouvre la porte lui-même a beaucoup de maliens, y compris certainement des voyeurs, qui ne lui veulent pas que du bien. Et il pourrait entendre des vertes et des pas mûres notamment sur les conditions du mariage de Kadiatou la musulmane et de Joseph le chrétien ou encore du remariage de Kadiatou Ly la peulh a Baye Ag Mohamed le tamacheq. Il pourrait se trouver d'autres qui n'hésiteront pas à lui demander les conditions de remariage de sa mère. Est-ce suite à un divorce ou suite a un décès. Nous ne saurons trop lui recommander de laisser sa mère tranquille, elle, son mariage et son remariage.

&nbsp;
<strong>Par contre, nous attendions le Premier ministre</strong> sur d'autres aspects de la même question de la crise du Nord de notre pays. Étant donné que c'est la toute première fois qu'il se retrouve en France, en face des Maliens, depuis sa nomination, il aurait pu leur expliquer comment et pourquoi le Mali officiel est absent de Kidal. Les discours sont biens dès lors qu'ils permettent de communiquer et de donner des informations, mais ils sont encore mieux s'ils collaient à la réalité et aux faits. Le Premier ministre aurait pu expliquer  que jusqu'à son escapade meurtrière du 17 mai dernier, le Mali était présent à Kidal et dans les régions du Nord. Laborieusement, pierre après pierre, grâce aux médiations, les gouverneurs, préfets, sous préfets, directeurs régionaux, services sociaux de base comme la santé avaient pu reprendre du service. Même l'armée avait pu envoyer quelques éléments symbolisant le Mali et l'unicité des centres de décision.

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Avec sa visite, le Premier ministre a tout cassé. Les pauvres administrateurs civils qui avaient répondu au sens du devoir en prenant fonction ont été faits otages et froidement abattus pour certains d'entre eux. Aujourd'hui, quel que soit le degré de patriotisme qui anime les serviteurs de l'Etat, ils ne se bousculeront plus pour aller à Kidal. Le Premier ministre aurait pu évoquer le fait que depuis 2012 au moins et plus encore depuis sa virée sanglante, les enfants de Kidal ne vont pas à l'école. L'ouverture des classes est prévue pour le mardi prochain. Nous ne sentons pas le gouvernement et son chef s'échiner a envoyer nos enfants de ces contrées la sur les bancs. Le Premier ministre aurait pu saisir l’occasion pour expliquer à nos compatriotes dans quelles conditions il a déclaré le Mali en guerre ; surtout comment l’armée malienne a été conduite dans une guerre alors même qu’elle n’était pas préparée. Le chef de guerre qu’il était devenu aurait pu expliquer aux Maliens comment l’armée a disparu du Nord en abandonnant tous les points qu’elle occupait.
<strong>Sur la question du nord, nous avons remarqué</strong> un regain d'intérêt des Maliens. Ils ont marché partout sur le territoire. De Gao a Kayes en passant par Tombouctou, Ségou, Sikasso, Bamako, les Maliens ont clamé leur attachement à l'unicité du pays et à l'intégrité du territoire. Nous avons ça et là quelques tentatives de récupération, mais grosso modo la mobilisation est totale. Et après ? La question peut sembler saugrenue mais il serait bon de savoir quelle serait la suite. Oui, la suite des marches. Parce que les Maliens ont scandé des slogans. Mais Dieu seul sait le contenu que le gouvernement met dans les notions comme décentralisation poussée ou de régionalisation. Nous avons le net sentiment que nous nous gargarisons de concept dont nous avons de la peine à définir et le contenu juridique et la portée spatiale. Sinon il ne sert à rien de mettre les Maliens dans les rues, en flattant leurs instincts et en les abreuvant de propos aux relents propagandistes. Sinon, sans reprendre les propos du Premier ministre, nous disons que nous sommes tous de la même famille, nous sommes tous frères et sœurs ; de religion différente, d’ethnies différentes, d’horizons divers, mais nous appartenons tous au Mali.

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<strong>Nous ne saurons terminer sans dire un petit mot</strong> sur l’assassinat du français Hervé Gourdel. Ne comptez pas sur nous pour revenir sur la méthode utilisée par les barbares qui l’ont pris en otage. Par contre vous avez tous été témoins de l’émotion suscitée en France, la réaction des autorités françaises, l’indignation contagieuse de François Hollande au siège de l’ONU les dirigeants du monde entier, IBK y compris, à compatir à la douleur de la famille de la victime.

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C’est vrai que devant tant d’horreur, il est difficile de rester impassible. Et pourtant, quelques deux jours avant l’assassinat de Hervé, un Malien a été non seulement égorgé mais sa tête a été exposée une journée durant au marché (l’adage ne dit-il pas qu’il faut frapper les morts pour faire peur aux vivants). Nous, notre Hervé, il s’appelle Hamma Ag Sidi Ahmed. Il a été décapité parce qu’accusé de fournir des informations aux forces françaises de Barkhane et aux forces de la Minusma. Mais après sa mort, il a été triplement tué. En effet, ni l’Etat, ni les forces françaises de Barkhane, ni les forces de la Minusma ne lui ont rendu hommage. Que disons-nous là, ils ne se sont même pas indignés. Peut-être parce que sous nos cieux, une vie n’est pas égale à une vie ; ou que tuer relève désormais du fait divers ou encore peut-être que notre Hervé n’est pas d’une famille très connue.

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pourquoi le Mali s&amp;apos;est fait épingler par le FMI pour des fournitures militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mali-sest-fait-epingler-fmi-fournitures-militaires-2-559632.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 09:30:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_520452" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-520452" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/FMI-.jpg" alt="Une équipe du FMI en mission d'évaluation au Mali" width="620" height="350" /> Les crédits du FMI destinés au Mali ont été suspendu depuis plusieurs mois.<br />Reuters/Jonathan Ernst[/caption]

<em><strong>Le FMI est-il trop pointilleux ? Un contrat de fournitures militaires de plusieurs dizaines de millions d'euros fait en tout cas tiquer les bailleurs de fonds. Trop opaque, jugent-ils. Le Mali n'apprécie pas.</strong></em>

<strong> </strong>

C'est vrai un peu partout dans le monde, mais plus encore au Mali en ce moment : les contrats d'ordre militaire sentent le soufre. La justice française, qui, dans le cadre d'une <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140619155112/">enquête sur l'homme d'affaires Michel Tomi</a>, s'intéresse à un curieux accord conclu en octobre 2013 entre une société de sécurité privée, Gallice Group, et la présidence malienne, n'est pas la seule à tiquer.

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Depuis quelques semaines, le Fonds monétaire international (FMI), qui <a href="http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/22137-mali-le-fmi-critique-ouvertement-l-achat-du-nouveau-jet-presidentiel.html">était déjà irrité par l'acquisition d'un nouvel avion présidentiel</a>, s'intéresse de très près à l'achat de matériel militaire effectué à la même époque par le ministère de la Défense.

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"Le problème principal de ces deux transactions, c'est qu'elles ont eu lieu hors budget", expliquait récemment dans la presse malienne Anton Op de Beke, le représentant du FMI à Bamako. Or ce "problème" est pris très au sérieux au siège, à Washington. La mission de revue du Fonds, qui devait se rendre au Mali en juin, a été repoussée au mois de septembre - si et seulement si, d'ici là, "les problèmes liés aux deux transactions sont résolus".

&nbsp;

En attendant, tous les appuis budgétaires bilatéraux sont gelés. "Le manque à gagner provisoire est considérable", déplore un diplomate en poste à Bamako. Il se chiffre à plusieurs dizaines de millions d'euros. Le 25 juin, <a href="http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/22449-mali-apres-le-fmi-la-banque-mondiale-repousse-le-versement-de-son-aide.html">la Banque mondiale a annoncé le report d'un appui budgétaire de 63 millions de dollars</a> (environ 46 millions d'euros).

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<strong>Les caisses de l'État sont vides</strong>

Pour comprendre ce qui s'est passé avec ce fameux contrat de fournitures militaires, "il faut rappeler le contexte", explique un responsable malien qui a joué un rôle central dans ce dossier et qui plaide la bonne foi. Nous sommes au mois de septembre 2013.

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Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) vient de prendre ses fonctions. Les caisses de l'État sont vides. L'armée est en lambeaux. Elle compte peut-être une arme pour cinq soldats, n'a plus de véhicules de transport de troupes et ne compte pas suffisamment d'uniformes.

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"Il fallait faire quelque chose, poursuit notre source. Il y avait urgence pour deux raisons. D'abord, le président voulait que l'armée soit correctement équipée pour l'anniversaire de sa création, le 20 janvier. Ensuite, nous devions équiper les premiers GTIA [Groupement tactique interarmes] formés par l'Union européenne [UE] à Koulikoro et appelés à monter dans le nord du pays." Un GTIA, c'est 650 hommes et 96 véhicules - des blindés, des automitrailleuses, etc.

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<strong>Le choix a été fait de n'acheter qu'à la France.</strong>

Rapidement, le ministère de la Défense prend langue avec des entreprises, toutes françaises. En effet, le choix a été fait de n'acheter qu'à la France. Un peu en guise de renvoi d'ascenseur, Paris ayant permis au Mali d'échapper au pire en lançant l'opération Serval. Un peu en raison du retour d'expérience, les armes chinoises achetées sous le magistère d'Amadou Toumani Touré n'ayant pas prouvé leur fiabilité. Et un peu aussi par calcul : la haute hiérarchie militaire espérait ainsi convaincre la France d'équiper un ou plusieurs des futurs GTIA formés par l'UE.

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Mais tout aussi rapidement, l'état-major est confronté à un problème : les fournisseurs français sont moins arrangeants que les Chinois ou les Russes. Ils réclament un paiement dans les dix-huit mois. Le Mali n'en a pas les moyens.

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<strong>Entrée en scène de Kagnassi</strong>

"Il nous fallait trouver une solution pour échelonner le remboursement sur trois ans", explique une source militaire. Les banques ne pouvant accorder de crédit au ministère de la Défense, décision est prise de passer par un intermédiaire. Ce sera Guo-Star, une société d'import-export habituée et habilitée à fournir l'armée malienne, qui appartient à l'homme d'affaires Amadou Baïba Kouma.

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Et ce n'est pas tout : un facilitateur, en la personne de <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2776p042.xml0/">Sidi Mohamed Kagnassi, un homme d'affaires qui s'est rapproché d'IBK</a> après son élection et qui intégrera son cabinet quelques mois plus tard (en janvier), est en outre chargé de mobiliser les financements.

Il contacte plusieurs établissements bancaires, qui s'organisent en un pool autour de la branche malienne de la Banque Atlantique. Pour permettre à Guo-Star d'obtenir un crédit, le gouvernement lui accorde une garantie à hauteur de 100 milliards de F CFA (153 millions d'euros).

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<strong>Le contrat est colossal : 69 milliards de F CFA</strong>

C'est que le contrat en question, signé le 13 novembre, qui porte sur une durée de trois ans (du 1er décembre 2013 au 1er décembre 2016) et qui est donc passé entre Guo-Star et le ministère de la Défense, est colossal : 69 milliards de F CFA.

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Il porte pour moitié sur l'achat de dizaines de milliers de tenues militaires à deux sociétés basées en France, Mag Force International (qui fournit de nombreuses armées africaines) et Soframa, et pour l'autre moitié sur l'acquisition de plusieurs centaines de 4x4 et de blindés à Acmat, une filiale de Renault Trucks Defense spécialisée dans les véhicules tactiques légers de reconnaissance, d'appui ou de transport de troupes.

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<strong>Ce montage financier, un "mille-feuille indigeste", selon un diplomate européen, a permis à l'armée malienne de s'équiper en urgence.</strong>

Ce montage financier, un "mille-feuille indigeste", selon un diplomate européen, qui a permis à l'armée malienne de s'équiper en urgence, indispose le FMI et une partie de la communauté internationale. Pourquoi le ministère n'a-t-il pas passé directement la commande au lieu d'avoir recours à un intermédiaire ? Et pourquoi avoir gardé ce contrat secret ? Si le Fonds ne veut pas croire à une malversation, ses représentants dénoncent l'"opacité" qui entoure ce marché.

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L'entourage d'IBK s'irrite de ces remarques. Certains, au gouvernement, dénoncent "une atteinte à la souveraineté" du Mali. Mais puisqu'il faut bien répondre aux interrogations du Fonds, le gouvernement s'est tout de même engagé à mener un audit sur les deux transactions. Pour équiper les nouveaux GTIA qui sortiront de Koulikoro (il en reste quatre, sur un total de huit), il lui faudra piocher dans le budget de l'État. Ou compter sur la générosité de ses alliés.

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<strong>Des milliers d'uniformes à changer </strong>

Était-il si urgent que cela, pour l'armée malienne, d'acheter de nouvelles tenues ? Oui, répond un haut responsable du ministère de la Défense. Lors de la débâcle de 2012, quand les groupes indépendantistes et jihadistes ont pris le contrôle du Nord-Mali, des centaines de soldats ont rejoint les rangs des irrédentistes, et des centaines d'autres ont abandonné leur uniforme dans leur fuite afin de se faire passer pour des civils. "Aujourd'hui, de nombreux combattants des groupes rebelles portent nos uniformes. Nous étions donc dans l'obligation de modifier l'ensemble de nos tenues pour qu'il n'y ait plus de confusion possible."]]> </content:encoded>
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<title>La ministre des finances, invitée de l’Ortm : Le rapport définitif permettra de savoir ce qui s’est passé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ministre-finances-invitee-lortm-rapport-definitif-permettra-savoir-ce-sest-passe-559712.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 08:34:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouare Fily Sissoko était l’invitée du journal télévisé du vendredi 26 septembre. Elle a parlé des conditions difficiles des négociations avec le FMI, de la reprise des relations avec cette institution financière, de l’avion présidentiel, des contrats d’armement, et des surfacturations qu’elle a tenu à relativiser.

</em></strong>

&nbsp;

[caption id="attachment_477052" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-477052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/fily-bouare.jpg" alt="Les recettes publiques en péril : Des centaines de camions bloqués au cordon douanier" width="350" height="372" /> Bouare Fily Sissoko ministre de l'économie et des finances[/caption]

<strong>ORTM:</strong> <strong><em>Après cette mission vous pouvez lancer un ouf de soulagement ?
</em>Ministre des finances:</strong> Je pense qu’au niveau du ministère des Finances, nous, étions partis déjà rassurés au mois de juin de Washington puisqu’on avait mis sur la table des compléments de mesures sur lesquels on était sûr à 100 % de pouvoir faire ce qu’on a promis de faire. Donc pour nous,  la mission était une mission d’évaluation, mais effectivement avec des enjeux parce que tout le monde n’avait pas cette même lecture.

<strong>ORTM :</strong> <strong><em>On sait avant cette visite du FMI dans notre pays, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, sur quel élément, la délégation du FMI a travaillé ?</em></strong>
<strong>Ministre des Finances :</strong> Je pense que le thème crucial concernait les deux contrats, c’est-à-dire l’audit qui avait été commandité par le Premier ministre, suite à notre mission à Washington. Ces deux audits devraient être déposés pendant la mission. Au-delà de ça, il s’est agi de faire un tour d’horizon. Quand  ils avaient quitté juste avant la crise (mars 2014), il y a avait déjà des traits de mesures qui devraient être mis en chantier. Et c’est chemin faisant que ces deux problèmes sont apparus. Quand ils sont revenus, c’est pour prendre connaissance des rapports, mais aussi faire le point des mesures structurelles et des repères et ensembles décidés il y a de cela quelques mois.

<strong>ORTM :</strong> <strong><em>Mme la ministre, on parle de surfacturation estimée à 29 milliards de FCFA. Comment, c’est arrivé ? On a parlé aussi qu’au niveau de l’armée, des paires de chaussettes qui coûtent 10 000 FCFA. Comment cela est arrivé?</em></strong>
<strong>Ministre des Finances :</strong> Je vais commencer d’abord par dire qu’il ne faut pas voir cela comme si l’on voulait jeter de l’opprobre sur nos forces armées. Je pense qu’elles ont été suffisamment éprouvées pour qu’on en rajoute. Mais il se trouve simplement que le ministère avait passé un contrat pour essayer de les habiller, de leur trouver des tenues de protection. Mais ce contrat s’est trouvé dans le collimateur de l’audit. Et finalement, il est apparu les 25 milliards de FCFA qui représentent l’écart entre les bordereaux fournisseurs qui sont présentés pour paiement au niveau de la banque et ce qui a été facturé au ministère de la Défense pour paiement. Mais, ce qui est sûr, les 29 milliards incluent la marge de l’intermédiaire, ensuite les intérêts financiers et autres frais, les agios bancaires, etc. que la banque devrait percevoir aussi. Avec le dépôt du rapport final du Vérificateur, on aura une idée exacte de l’ampleur de la surfacturation.

<strong>ORTM :</strong> <strong><em>Qu'en est-il de l’avion de commandement du Président de la République ?</em></strong>
<strong>Ministre des Finances :</strong> L’avion a fait couler beaucoup d’encre jusque-là. Mais, il faut retenir que ce n’est pas le principe de l’opportunité de l’acquisition de l’avion qui a été remis en cause. Nos partenaires ont été clairs là-dessus. Les audits aussi ont prouvé que le prix de l’avion est dans la fourchette normale. Parce que dans le rapport du Vérificateur comme chacun aura l’avantage de le voir quand il sera posté, il apparaît clairement que sur le marché suisse, et d’autres marchés européens, ils ont vu que la fourchette était entre 30 à 40 millions de dollars. Et nous ce qu’on a globalement mis dans l’avion, 20 milliards de FCFA sur lesquels, à la date d’aujourd’hui 18, 5 milliards FCFA exactement, ont été effectivement transférés. À ce stade, l’écart qui reste avait été prévu pour des questions d’audits techniques et autres. Pour lequel audit aussi, à chaque fois qu’il y a une visite technique, des gens disent que l’avion a été saisi. J’avoue, il est temps de sortir de ça. Il y a des enjeux très importants qui attendent notre pays.

<strong>ORTM :</strong> Mme la ministre, lors de cette visite, le FMI s’engage à examiner les revues programmes du Mali dès début décembre. Quelle est l’importance de cette décision?
<strong>Ministre des Finances :</strong> Je pense que cette décision est critique. Parce que j’ai eu l’occasion de le dire, ici par le passé, les évaluations du Fonds monétaire constituent en fait un baromètre pour les autres bailleurs de fonds. Une fois, qu’il donne l’alerte, tout le monde attend, surtout dans ce contexte où on a devoir de compte-rendu, chacun en ce qui lui concerne aussi bien les pays pauvres que les pays riches. Vous comprendrez donc que quand il y a des inquiétudes qui ont été soulevées par rapport à la gouvernance, les autres mettent en444 cause les pieds (excusez-moi de l’expression), sur lesdites questions, notamment ceux qui font les appuis budgétaires.
L’enjeu, c’est qu’avec ce feu vert qui vient d’être donné, ce sont les appuis budgétaires qui vont reprendre à être préparés pour présentations aux différentes autorités de décision dans les pays donnés.

<strong>ORTM :</strong> <strong><em>Quelles sont les conclusions fortes qu’on peut retenir de cette mission du FMI au Mali?</em></strong>
<strong>Ministre des Finances :</strong> Nous pensons que les incidents de parcours ont été une bonne chose, en tout cas pour nous, en terme de gouvernance. On pense que cela a révélé des faiblesses que la mission nous a donné l’occasion de corriger. D’ailleurs, on avait commencé la correction, parce que certains trains de mesures avaient été pris.
L’autre grande conclusion, comme vous l’avez dit, nous allons présenter le dossier au conseil, et on s’est engagé nous aussi à poster sur le site web de la Primature, le rapport en intégralité, ce qui a été déjà fait. Ensuite de faire un rapport régulier sur l’état d’exécution des conclusions, recommandations et des prescriptions de ces différentes réformes.

<strong>ORTM :</strong> <strong><em>Mme la ministre parlons des perspectives avec cette institution financière ?</em></strong>
<strong>Ministre des Finances :</strong> Après avoir déblayé ces problèmes-là, le feu est au vert, comme je l’ai dit. Nous allons essayer d’avancer leur facilité élargie de crédits, comme initialement, engagée quand on est arrivé. Avec ce qu’on a mis en place comme dispositif, nous-mêmes, on est très confiant que l’on pourra aller de l’avant.]]> </content:encoded>
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<title> Marchés contre les combines du Mnla et ses acolytes : Le peuple malien en rangs serrés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marches-contre-les-combines-du-mnla-ses-acolytes-peuple-malien-en-rangs-serres-559732.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 03:36:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_549842" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-549842" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/marche-contre-azawad.jpg" alt="Bamako a marché hier pour dire : -Non à l’Azawad -Non à l’indépendance -Non à l’autonomie •Non au fédéralisme" width="630" height="354" /> Grande marche à Bamako contre l’autonomie ou le fédéralisme du Nord Mali[/caption]

<strong><em>«Non à l’Azawad, Non à l’indépendance, Non à l’autonomie, Non au fédéralisme, le Mali est un et indivisible…». C’est ce qui a mobilisé les populations de Gao, Tombouctou, Bamako, Kayes Diré, etc. dans le but de freiner les velléités sécessionnistes des apatrides du MNLA et acolytes à la Mercie de mains invisibles.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

C’est pourquoi des centaines de milliers ont battu le pavé la semaine dernière et celle d’avant contre toute forme de partition de notre pays. Il s’agit dees confessions religieuses, des Associations et organisations de la société civile, des syndicaux, des politiques de tout bord, des élus de la nation et autres organisations socioprofessionnelles. Ils émanent de toutes les composantes de la nation malienne. La preuve que le peuple malien n’a rien en partage avec ces aventuriers sans foi ni loi. Une façon de tuer dans l’œuf ce qui semble se dessiner du coté d’Alger avec des complicités inavouées.

&nbsp;

Dans les derniers développements de ces négociations, Bamako tout comme les autres capitales régionales du Mali constatent avec stupéfaction que les propositions des groupes rebelles sous des vocables, tantôt autonomie, tantôt fédéralisme, semblent prendre des allures de division de notre pays.

&nbsp;

C’est pourquoi, spontanément le peuple malien est sorti massivement pour dénoncer d’une seule voix ce complot du MNLA et ses alliés de la communauté internationale contre l’unité et l’intégrité territoriale du Mali. Les manifestants étaient très remontés contre le MNLA et ses alliés.

&nbsp;

A Bamako, Mahmoud Dicko, Président du Haut Conseil Islamique du Mali affirmé que le Mali est une nation séculaire et ne saurait se dérober des missions, à lui,  assignées par ses grands fils, tel que : Soundiata Keïta, Tièba  et Babemba Traoré, Da Monzon Diarra, Sonni Ali Ber, Askia Mohamed, Firoun etc., à savoir, l’unité, l’intégrité, la bravoure, et surtout le vivre ensemble.

&nbsp;

Pour ce faire, il a invité les uns et les autres à la solidarité, à la tolérance et à la foi en Dieu. «Si nous restons ensemble, rien ne pourra nous arriver. Et le Mali restera un et indivisible », a-t-il rappelé.

&nbsp;

Les manifestants restent convaincus que les mots (fédéralisme, autonomie, etc.) n’ont d’autre but que l’indépendance. Ce qui est absolument exclue, selon les marcheurs. Ce sur quoi le peuple malien semble unanime, c’est le développement aussi bien des régions du nord que celles du centre et du sud. Voilà qui est réaliste et patriotique. Mais, «  il ne sera jamais question de permettre à des aventuriers de dicter leur loi sur l’écrasante majorité du peuple malien. Fin de l’utopie, il s’agit de redescendre sur la terre ferme », affirme un manifestant très remonté contre tous les comploteurs.

&nbsp;

Dans les différentes déclarations, on peut retenir que les organisateurs des marches ont réaffirmés leur engagement à veiller et à rester fidèle à la devise du Mali. A cet effet, ils disent non à toute forme d’Indépendance, d’autonomie, de fédéralisme et de statut particulier. Avant de remercier les partenaires du Mali, notamment, la France, le Tchad, la Cédéao, l’Union africaine, l’Union Européenne, les nations unies, la MINUSMA… pour leurs soutiens.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapports Mali&#45; FMI : Le flagrant délire </title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/rapports-mali-fmi-flagrant-delire-559562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 03:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_549222" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-549222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Fily-Fmi.jpg" alt="Mali-FMI : La confiance est de retour" width="620" height="219" /> Christian Josz et Mme Bouaré Fily Cissoko[/caption]

<strong><em>Au commencement, il y avait une histoire d'avion non budgétisé et accessoirement de contrat d'équipements de l'armée que le FMI cherchait à bien cerner afin de se rassurer que les équilibres budgétaires, fort fragiles, n'allaient pas en pâtir. </em></strong>

&nbsp;

A l'arrivée, il y a une histoire de chaussette qui devrait symboliser la surfacturation que les rapports définitifs du Vérificateur général et de la Section des comptes de la Cour suprême devraient infirmer ou confirmer. Avec en prime le FMI qui se donne de grands airs de donneurs de leçons capable distribuer, tel un professeur, quelques fessées à un élève indélicat; surtout quand l'élève montre quelques prédispositions à recevoir une déculottée quand il ne la sollicite pas. Car dès le départ l'état aurait du se tenir à sa première ligne de défense qui consiste à affirmer que les dépenses indexées par le FMI relèvent de la souveraineté nationale. Surtout que le FMI ne peut pas donner l'exemple d'un seul pays au monde où on ferait de la publicité autour de la fourniture d'équipements a l'armée fussent-ils des chaussettes.

&nbsp;

<strong>Couvrir l'avion....
</strong>Dès les premières salves de l'opposition puis du FMI, il était apparu impérieux de « sauver » l'avion présidentiel de la tempête et des bourrasques qui s’annonçaient. Au besoin en racontant des choses qu’on prend le soin de contredire le lendemain juste pour endormir le peuple. Pour exemple, on peut citer le passage du Premier monstre devant les députés lors de la présentation de la Déclaration de politique générale. Avec l'aplomb qui caractérise les arracheurs de dents, Moussa Mara a affirmé que l'achat de l'avion est adossé sur un prêt bancaire remboursable en 4 ans. Force est de reconnaître aujourd'hui qu’on ne parle plus de ce montage.

&nbsp;

Quand on connait les acrobaties et contorsions introduites dans la loi rectificative du budget et les coupes sèches imposées aux finances de tous les départements ministériels, on peut imaginer l'étendue de la forfaiture. Avant même l'arrivée de la délégation du FMI, on a cessé de parler de prêt bancaire. Mme la ministre des Finances a reconnu que 18,5 milliards ont déjà fait l'objet de transfert pour le paiement de l'avion. Saisi officiellement par le Premier ministre pour éclairer la lanterne des Maliens à travers l'audit commandité, le Vérificateur général botte en touche, par deux fois même. La première fois en déclarant qu'il ne peut pas juger de l'opportunité ou pas d'acheter un avion pour le président de la République. La deuxième fois, en ne fournissant aucune information sur le prix d'achat, ni facture préforma, encore moins une  facture acquittée. La seule indication concerne le fait que le genre d'appareil tel qu'acheté pour le président de la République est vendu entre 30 millions de dollars et 40 millions de dollars. Tout le monde est prié de se taire. On ferme le ban.

<strong>....Et violer la loi</strong>
Le Vérificateur général trouve curieusement des compétences pour examiner le contrat des équipements de l'armée. Or il semble que la loi portant création du Bureau du Vérificateur General pose quelques restrictions sur les matières à contrôler. En effet, la loi N°2012-_0_0_9 / du 8 Février 2012

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Abrogeant et remplaçant la loi N°03-30 du 25 Aout 2003 instituant le Vérificateur General soustrait de son champ d'investigation toutes questions ayant trait au secret de défense. L’article 15 stipule que « dansl'accomplissement de leur mission, à l'exclusion du secret de défense, aucun secret professionnel ne peut être opposé aux vérificateurs ». Le Vérificateur général est un homme de droit respecte, qui a fait ses preuves dans d’autres sphères de répression. Il sait généralement tirer le meilleur de ce que la loi lui offre. Mais cette fois-ci, tout porte à croire qu’il s’est saisi d’un dossier dont il aurait du, au regard de la loi, ne pas s’encombrer. Mais puisqu’il a tiré le vin, voyons ce qu’on peut en faire. En attendant son rapport définitif qui comportera

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les éléments de réponse des différents départements notamment la Défense, force est de reconnaitre qu’il y a eu un usage pour le moins tapageur de son rapport provisoire. Tous les dérapages sont partis de ce rapport y compris les montants supposes de la surfacturation.

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L’autre violation de la loi concerne les annulations partielles ou totales de 15 marchés. Outre le fait que les fournisseurs lésés sont en droit d’attaquer l’Etat malien, le ministre de la Défense a dit et répété qu’il a agi sur les instructions du Premier ministre. Or, les marchés annulés semblent avoir suivi la même procédure que ceux qui ont été épargnés. Pire, les marchés ont obtenu tous les visas avant leur notification. Pendant ce temps, pendant qu’on évoque des raisons budgétaires pour annuler certains marchés a tour de bras, d’autres marches, sous le même article 8, sont signés pour des montant dépassant deux voire tris fois les sommes annulées. En effet, on parle de plusieurs dizaines de millions d’euros octroyés pour l’achat de véhicules, ou la réparation et l’achat d’équipements pour l’armée de l’air.

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<strong>Chagrin et pitié</strong>

En tournant la page de cet épisode, on se rend compte que le pathétique et l’absurde se sont disputes la dignité de notre pays. Pathétique quand on sait que nous n’avions pas besoin du FMI pour mettre de l’ordre dans notre gouvernance. En effet, c’est sous la contrainte que le gouvernement a révisé précipitamment les contours de l’article 8 protégeant le secret défense. Or il semble que bien avant le tollé de l’opposition et suivi du FMI, certains responsables avaient suggéré l’encadrement de cet article. Mais personne ne les a écoutés. C’est pathétique de voir que ce sont de « petits fonctionnaires » du FMI qui viennent faire trembler toute la République au point ou celle-ci, a travers le gouvernement, leur a offert plus que ce qu’ils demandaient. Absurde dans la mesure, dans la précipitation et sous la contrainte, le Mali a violé ses lois et règlements et s’est mis en porte-à-faux avec ceux qui le soutiennent a bout de bras. En tous les cas, la fureur et le vacarme ont été savamment orchestrés par des officines bien connues. Leur délire se situe juste à ses débuts.

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<strong>Bassaro Toure.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial: Courage, fuyons…nos responsabilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-courage-fuyonsnos-responsabilites-559662.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 03:21:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-306972" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Mali.jpg" alt="Des échanges de tirs entre l’armée malienne et les membres d’Azawad" width="620" height="421" /></em></strong>

<strong><em>Ils ont mis l’honneur de l’armée malienne, de notre armée, à l’encan. Il s’agit de ceux qui, pour masquer leur incapacité à tenir le pouvoir, à être a la hauteur de la grandeur de l’Etat, inscrivent toute leur stratégie dans la recherche de boucs émissaires. Ils ne sont jamais responsables de rien. C’est toujours la faute aux autres. Et tels des gamins, ils prennent l’opinion à témoin usant de faux grossier afin de l’induire en erreur pour mieux couvrir leur fuite et leurs arrières (train).</em></strong>

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Ceux qui sont à la manœuvre aujourd'hui sont les mêmes que les Maliens avaient découverts lors des tristes événements de Kidal. Ils avaient mis le feu aux poudres; ils avaient décampé quand ça a senti le roussi; ils ont déclaré la guerre; ils avaient annoncé la victoire; puis, ils se sont débinés jurant la main sur le cœur qu'ils ne savaient rien, puis se sont défaussés sur l’armée qui aurait pris seule, à l’insu de tous, une initiative qui s’est avérée malheureuse pour ne pas dire suicidaire. C’est de justesse qu’ils n’ont pas traités la hiérarchie militaire d’être irresponsable.

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Champions de la tweetosphere et de la blogosphère, ils sont tombés à bras raccourcis sur l'armée et sur des émissaires qui n'ont jamais accepté le rôle de boucs ou d'agneaux sacrificiels.

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Malgré les lenteurs, fort compréhensibles du reste en ces matières où il s'agit de chercher la vérité, la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur les événements de Kidal travaille dans le plus grand silence. Les Maliens voient que ceux qui jouaient les accusateurs et "les petits calomniateurs" (nous empruntons) sont aujourd'hui aux abonnés absents et rasent les murs. Mais l'armée a très mal vécu cet épisode dans la mesure où elle a été accusée sinon, de ne receler que des couards, du moins des soldats dont le patriotisme est en berne.
Après le pétard mouillé de Kidal, voilà les mêmes qui nous reviennent cette fois-ci avec une histoire de chaussette à 10.000 balles. Avec la frénésie qui les caractérise et le souci de remuer suffisamment de boue, ils se sont saisis d'un rapport provisoire pour attenter à l'honneur de l'armée. Car ne nous y trompons pas, cette affaire de surfacturation ne vise qu'un seul objectif, avouée ou inconscient: dire aux Maliens que non seulement ils n'ont que des militaires inaptes aux combats mais en plus ils sont des voleurs. Annuler des marchés dans les départements ministériels est presque un sport pratiqué par tous les financiers surtout par ces temps de vaches maigres, y compris au ministère de Défense. Organiser et entretenir tout un tintamarre autour des contrats annulés visent forcément d'autres objectifs. Mais ils n'auront réussi qu'une seule chose: permettre au FMI de mettre son nez dans les secrets de notre outil de défense, chose dont il a toujours rêvé dans notre pays mais qu'il n'a obtenu dans aucun pays.

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<strong>Akhimy Maiga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali à  l’ordre du jour à l’Onu : Un soutien réconfortant</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-lordre-du-jour-lonu-soutien-reconfortant-559772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 02:44:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_552342" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-552342" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-ONU.jpg" alt="Mali : l'ONU appelle les groupes armés à respecter leur engagement et à déposer les armes" width="630" height="420" /> Le Secrétaire général Ban Ki-moon (à droite) et le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, lors d’une réunion de haut niveau sur le processus politique malien. Photo ONU/Rick Bajornas[/caption]

<strong><em>En marge du débat général de la 69<sup>ème</sup> session ordinaire de son Assemblée générale, l’ONU a convoqué une réunion de haut niveau sur le processus politique malien le 27 septembre dernier. La réunion était coprésidée par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban KI-MOON et le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA.</em></strong>

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Pour les besoins de la paix au Nord du Mali, se sont retrouvés autour de la même table des membres de l’équipe de médiation du processus de dialogue inclusif inter-malien, l’Algérie, la CEDEAO, les Nations Unies, l’Union Africaine, l’OCI, l’Union Européenne, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, ainsi que ceux du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

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D’emblée, le Secrétaire général des Nations Unies a réitéré le ferme engagement de son organisation à aider le Mali à retrouver au plus vite la normalité.

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A la suite de Ban Ki-moon, le Président Ibrahim Boubacar KEITA a fait une intervention axée sur les pourparlers inclusifs en cours à Alger. Il s’est réjoui de la démarche en cours, en insistant particulièrement sur le respect de la Feuille de route adoptée par les parties maliennes.

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A propos de la feuille de route, IBK dira que «… C’est un document consensuel qui détermine la voie à suivre pour les pourparlers inclusifs inter-maliens, énonce les règles strictes arrêtées par le Conseil de sécurité, le respect de l’intégrité territoriale, la souveraineté, l’unité nationale, ainsi que la forme républicaine et laïque de l’Etat malien.

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IBK a aussi réaffirmé son choix pour la paix en des termes forts : « Je suis déterminé à parvenir à la paix par la voie du dialogue. Je n’ai pas d’alternative à la paix et il en est de même pour mon gouvernement ».

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Face aux tergiversations des groupes armés, le Chef de l’Etat a mis l’ONU devant ses responsabilités internationales : « … je voudrais vous demander d’agir plus vigoureusement auprès de nos frères et soeurs des mouvements armés. Ils doivent se conformer aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité, et agir pour le succès d’Alger ».

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IBK a enfin invité les protagonistes à se conformer à leurs engagements respectifs : « … Nous avons convenu d’une feuille de route et nous avons également un accord préliminaire qui a été conclu à Ouagadougou. Suivons ces deux documents de base et nous nous entendrons ».

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L’ensemble des participants ont suivi l’intervention du Président KEITA avec beaucoup d’attention. En outre, ils lui ont exprimé un soutien ferme pour aboutir les négociations en cours à Alger.

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La réunion de haut niveau sur le processus politique malien a fortement exhorté les parties à respecter pleinement les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies et la Feuille de route des négociations d’Alger, en rappelant à juste titre que toutes les références susmentionnées réaffirment la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’unité nationale de l’Etat malien.

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A la fin de la réunion de haut niveau sur le processus politique malien, le Chef de l’Etat et le Secrétaire Général des Nations Unies ont eu un entretien en privé dont la teneur n’as pas été rendue publique.

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<strong>Diarra DIAKITE </strong>
<strong> Conseiller Technique, Direction Communication et Relations Publiques </strong>
<strong> Présidence de la République du Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil d’administration de la CANAM : La satisfaction des administrateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-dadministration-canam-satisfaction-administrateurs-559752.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 02:15:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_201789" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-201789" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Canam.jpg" alt="Canam" width="300" height="80" /> Canam[/caption]

<strong><em>La Caisse nationale d’assurance maladie a tenue le 25 septembre dernier la 9<sup>ème</sup> session de son conseil d’administration au Conseil national du patronat du Mali. Dans son discours d’ouverture, le président du conseil d’administration Maouloud Ben Kattra, a souligné la nécessité de rectifier le budget 2014 adopté lors de la session précédente, dans le but d’aller vers de perspectives certaines. </em></strong>

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C’est le Conseil national du patronat du Mali qui a abritée cette 9<sup>ème</sup> Conseil d’Administration de la CANAM. Elle a fait le bilan de l’exercice précédent avant de procéder à la rectification du budget 2014 qui se chiffrait à 22 435 000 000 F CFA.

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Les administrateurs  ont  procédé  à l’adoption du rapport d’activités au 31 décembre 2013 et de l’état d’exécution du budget au 31 décembre 2013. La présentation du rapport d’activité du 1er semestre 2014 et de l’état d’exécution du budget au 31 juillet 2014 tout comme la présentation des états financiers 2010, 2011, 2012 et le rapport du commissaire au compte des exercices clôt 31 décembre 2010,2011 et 2012 ont été passés en revue par  les administrateurs. Aussi, ils ont examiné l’adoption du projet  de budget 2014 rectifié.

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Le président du CA, Maouloud Ben Kattra, a rappelé que l’année 2013 a été marquée par un certain nombre de résultats obtenus par la Canam. Il s’agit, entre autres, de l’adoption de l’organisation de services de la Canam dans le cadre organique 2013-2017 ; l’adoption du manuel de procédures administratives, financières, comptables et opérationnelles de la Canam ; l’intensification de l’immatriculation des assurés<strong> </strong>; la signature de convention avec d’autres structures élargissant le nombre de prestataires de soins ; l’intensification de la sensibilisation sur l’Amo (Assurance maladie obligatoire) et le renforcement de capacité du personnel à travers la formation.

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Il a rappelé que le budget 2013 qui se chiffrait à 21 982 555 000 F CFA a eu un taux de réalisation de 90% des recettes et 41% en ce qui concerne les dépenses. Et que ces taux ont connu une nette progression par rapport aux années antérieures, à lui en croire.

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Il a aussi reconnu que l’état d’exécution des activités au titre de l’année en cours fait apparaitre des résultats satisfaisants. Cela, à travers les faits que l’immatriculation des assurés a connu des progrès notables ainsi que la production  et la distribution des récépissés et cartes d’assurés à travers les missions d’enrôlement dans les régions et cercles ; le renforcement et la visibilité de l’AMO par la réalisation de campagnes médiatiques ; l’extension de conventionnement à d’autres structures, la réalisation des missions d’appui et de suivi des prestataires de soins à Bamako et dans les régions. Le président Maouloud Ben Katrra a également salué l’intensification de mesures  de lutte contre la fraude ; le démarrage de l’étude artérielle, l’organisation d’ateliers de mise à jour et d’harmonisation des prix de médicament dans le secteur privé.

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Il a reconnu qu’au cours de l’exécution du budget 2014 de la Canam, qui était  arrêté en recette et dépense à 22 435 000 000 de F CFA, plusieurs événement sont survenue justifiant la rectification soumise à l’appréciation des administrateurs. Il s’agit de  la réactivité face à certaines situations imprévues, la déconcentration des services pour une plus grande priorité dans le payement des prestataires de soins, l’intensification de la communication autour  de l’AMO

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Ce bilan satisfaisant est à l’actif du directeur général Luc Togo et son équipe qui sont arrivés à convaincre les maliens de la nécessité d’adopter l’Assurance Maladie Obligatoire. M. Togo et son équipe sont conscients et de ces résultats éloquents et des défis qui restent à être relever..

<strong>Akhimy Maiga</strong>

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<title>L’œil de Youma : Que de paris gagnés en six mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/loeil-youma-paris-gagnes-en-six-mois-539072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 04:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_255692" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-255692" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/HOUSSEINI-AMION-GUINDO.jpg" alt="le ministre Housseini Amion Guindo dit Poulô" width="310" height="405" /> le ministre Housseini Amion Guindo dit Poulô[/caption]

<strong><em>Avril-Octobre 2014. Cela fait six mois que Housseini Amion Guindo est à la tête du Département des Sports. Six mois de labeur pour faire face aux énormes défis. Six mois « ’action pour montrer la voie à suivre à travers une vision ambitieuse clairement définie et largement partagée avec tous les acteurs à travers les prises de contact et les visites de terrain.</em> </strong>

<strong> </strong>

Après la démission du Premier ministre Oumar Tatam Ly, en mars 2014, un nouveau gouvernement a vu le jour sous la conduite de M. Moussa Mara. Une nouvelle équipe gouvernementale rapidement formée parce que le changement est une course contre la montre pour un pays qui essaye de se relever de la plus grande crise de son histoire contemporaine.

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Une équipe naturellement composée «<em>d’anciennes têtes</em>», mais aussi de nouveaux challengers. Et l’ancien «<em>Ministère de la Jeunesse et des Sports</em>» est scindé entre le Ministère de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, et le Ministère des Sports dont les rennes sont confiés à un homme du sérail : Housseini Amion Guindo alias Poulô de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM).

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Ce jeune leader politique (5e sur 27 candidats aux présidentielles de 2013), donc un homme de terrain, prend vite la mesure de ses responsabilités et impulse une dynamique nouvelle au sport malien qui prend un nouvel élan vers la performance tant souhaitée.

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Dès le lendemain de sa prise de fonction, Housseini Amion Guindo consacre sa première visite de terrain à l’Association des Journalistes Sportifs du Mali (AJSM). Une première dans la vie de cette association. Un premier signe de rupture. Conscient que les journalistes sportifs sont aussi des acteurs majeurs dans la promotion et le développement du sport, le Ministre Guindo a alors eu la clairvoyance de s’assurer de l’accompagnement de l’AJSM.

A la suite de cette visite, Poulô multiplia les rencontres avec les acteurs incontournables du développement des sports, notamment le Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) et la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). Deux instances qui pèsent lourd dans le management du sport dans notre pays. Les infrastructures sportives ne sont pas elles aussi restées en marge de la série de visites.

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Après l’assurance de ses partenaires précités, place donc au travail. Ainsi, le Ministre Guindo a commencé par honorer sa parole en dotant certaines Fédérations sportives nationales de sièges indispensables à la bonne administration des disciplines concernées.

En nommant un juriste comme Conseiller technique (M. Amadou Yalcouyé), le Ministre Guindo a démontré son intérêt à l’amélioration des textes et règlements en vigueur tout en posant le jalon des projets envisagés pour la promotion et le développement des sports.

Battre le fer quand il est chaud ! Le Ministre Guindo a fait sien cet adage en s’attaquant courageusement au dossier du sport hippique dès sa prise de fonction. Le chemin de l’apaisement dans la famille hippique a été tracé à travers le retrait du mandat au bureau fédéral en place, mais contesté par une dissidence prête à en découdre par tous les moyens.

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Cette décision fera couler beaucoup d’encre et de salive, mais restera applaudie par la majorité du mouvement sportif malien largement associé à cette volonté politique.

Par la suite, le Ministre a entamé une série de visites dans les régions pour s’enquérir des réalités du terrain au niveau des services déconcentrés relevant du Département, notamment à Sikasso, Mopti et Ségou. Il s’est aussi rendu dans les trois cercles dotés d’infrastructures sportives modernes, à savoir Bougouni, Koutiala et San.

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Au cours de ces visites, le Ministre des Sports a échangé avec le Mouvement Olympique et Sportif sur la nouvelle vision du Département conformément à la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Moussa Mara. Il a aussi partagé les préoccupations des acteurs en leur indiquant souvent les voies à suivre, notamment la prise d’initiatives de rentabilisation pour mieux soutenir les efforts de l’Etat dans le fonctionnement des dites infrastructures.

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<strong> </strong>

<strong>De grands chantiers à la hauteur des défis et des attentes</strong>

La «<em>Reconnaissance du Mérite sportif</em>» prôné par le Chef du Département fut traduite en action par l’organisation d’un <em>Dîner-Gala</em> dédié aux anciennes gloires du sport et à la mise en place d’un «<em>Fonds de soutien</em>» garantissant ainsi une assurance à cette couche sportive.

Des textes sont désormais en voie d’élaboration pour la création d’une <em>Agence Nationale de Développement du Sports</em>, dont l’une des missions sera la gestion de ce fonds de soutien dédié aux anciennes gloires.

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Autre chantier et non des moindres, l’élaboration d’une <em>Politique Nationale de Développement et de Promotion du Sport</em>. Des journées de concertation viennent d’être organisées sur presque toute l’étendue du territoire national pour son élaboration dans un processus participatif.

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Ces concertations régionales ont coïncidé avec l’arrivé d’un «<em>nouveau bébé</em>» vivement acclamé par le public sportif malien : la <em>Fédération Malienne du Sport Scolaire et Universitaire</em> (FEMASSU) portée sur les fonts baptismaux le 17 août 2014 à Sikasso.

Pour mieux aborder les éliminatoires de la CAN «<em>Maroc 2015</em>», le Centre d’Entraînement pour Sportifs d’Elite Ousmane Traoré dit «<em>Ousmane Blen-ni</em>» de Kabala a également fait peau neuve. «<em>L’objectif de cette rénovation est de mettre les sportifs et leurs encadreurs dans les meilleures conditions de performance</em>», dira le Ministre Housseini Amion Guindo à la réception de l’infrastructure après les travaux.

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Autres rénovation salutaires, celle en cours des Stade Mamadou Konaté et 26 Mars ainsi que l’installation d’un tableau d’affichage électronique au Stade Modibo Kéita de Médine.

<strong> </strong>

<strong>La coopération bilatérale mise à contribution</strong>

Grâce aussi à l’accompagnement du Ministère des Sports, le Comité syndical de la Direction Nationale des Sports et de l’Education physique (DNSEP) a pu organiserla première édition de son Salon des Sports du Mali (SASMA) en juin dernier au Palais des Sports de l’ACI.

Pour le ministre Guindo, ce salon a été un véritable cadre d’échanges, du «<em>donner et du recevoir</em>». Ce fut aussi un tremplin de visibilité pour les équipementiers et autres prestataires du secteur.

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Le jackpot de la gestion du très dynamique et discret Ministre des Sports, pendant ces six derniers mois, a sans doute été l’obtention de 150 bourses d’études sportives offertes au Département par la République Bolivarienne du Venezuela.

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Attribuées sur une durée de 5 ans, ces bourses sont destinées aux bacheliers âgés de 17 à 24 ans. Elles portent sur des filières telles que les nouvelles technologies sportives, l’entrainement sportif, l’activité physique, la physiothérapie et la technologie alimentaire.

Des études qui permettront de doter le pays d’un vivier de jeunes cadres qualifiés, donc aptes à mieux gérer le sport malien. Des bourses sont également en voie de négociation avec Cuba et l’Algérie.

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Le partenariat Public-Privé (PPP) a aussi été un cheval de bataille pour le Ministre Guindo. L’une des retombées de cette stratégie fut l’accompagnement financier obtenu de l’Ambassade d’Afrique du Sud au Mali pour appuyer la relance des activités du sport scolaire et universitaire.

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Et cela sur une période de cinq ans. Toujours dans la même dynamique de Public-Privée, la société «<em>Mondial Sport</em>» s’est elle aussi engagée à soutenir les actions du Département, notamment dans la promotion du sport de masse.

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<strong>Des résultats sportifs satisfaisants</strong>

Les athlètes maliens ont courageusement défendu les couleurs de la nation à Gaborone (Botswana) lors de la seconde édition des Jeux Africains de la Jeunesse (JAJ). Le Mali y occupa la 19eplace/54 avec 8 médailles, dont 1 en Or, 1 en Argent et 6 en Bronze.

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Auparavant, c’était l’Equipe nationale de taekwondo qui avait ouvert le bal en se classant 4elors du 13echampionnat d’Afrique de cet art martial qui s’est tenu à Tunis (Tunisie) en mai 2014. On ne saurait non plus oublier la qualification des Aiglons pour la phase finale de la CAN U20 «<em>Sénégal 2015</em>».

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D’autres qualifications sont attendues notamment celles des Aigles et des Aiglonnets respectivement pour les phases finales des CAN des seniors «<em>Maroc 2015</em>» et des cadets «<em>Niger 2015</em>».

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En basket, l’Equipe nationale U-18, entre en compétition du 19 au 28 septembre 2014 en Egypte. Et les pronostics prévoient le Mali sur l’une des trois marches de ce podium.

Ses six mois de pilotage réussi ont aussi été marqués par le plébiscite de notre compatriote Hamane Niang à la tête de FIBA-Afrique pour 5 ans. C’était le 1er août dernier à Antananarivo, Madagascar. Le Département avait apporté au candidat le soutien politique nécessaire.

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Et comme cerise sur le gâteau, l’ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que de la Culture, vient d’être nommé premier vice-président de FIBA/Monde et membre du Comité exécutif de l’instance suprême de la balle au panier à l’échelon mondial. C’était le 13 septembre 2014 à Madrid (Espagne) où se déroulait le championnat du monde masculin (senior) remporté par les Etats-Unis.

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On peut dire, grosso modo, que le sport n’a pas chômé pendant ces 6 mois de gestion. En peu de temps, Housseini Amion Guindo a réussi à baliser la piste de l’envol du sport malien ! Le meilleur est donc à venir. Sans doute !

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<strong>YOUMA</strong>

<strong>Cellule Com/M-SPORTS</strong>

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<title>IBK rentre de la Chine avec le jackpot</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/ibk-rentre-chine-jackpot-539012.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 04:19:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_518982" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-518982" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibk-chine.jpg" alt="IBK a rencontré hier des patrons d'entreprises chinoises en prélude au Forum économique mondial de Tianjin" width="610" height="343" /> ibk avec les patrons des entreprises chinoises[/caption]

<strong><em>On peut croire que le mois de septembre est le mois de tous les contrastes et de tous les paradoxes. Au moins sur le front des finances. Septembre était présenté comme étant le mois de tous les dangers à cause notamment de la revue des programmes avec le FMI. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Quand on sait que le FMI avait fermé le robinet pour manifester son mécontentement, suivi en cela par l’ensemble de la communauté financière, il y avait de quoi craindre une mission d’évaluation. Dieu merci, le FMI est dans nos murs et les nouvelles sont plutôt rassurantes. Avec les autres partenaires financiers, on peut même dire que les nouvelles sont très bonnes. En effet, le président de la République qui avait participé au Forum économique de Tianjin en tant que seul chef d’Etat africain est revenu avec de l’argent frais et beaucoup de promesses. La Chine a octroyé au Mali un don de 18 milliards de francs CFA et a consenti un prêt sans condition de 8 milliards de francs CFA. Quant aux promesses, elles sont tout simplement mirobolantes. Les engagements d’investissement concernent presque tous les secteurs de développement socioéconomique du Mali. Ils ont été estimés par les services de la Présidence à 5500 milliards de francs.

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Au moment où le président IBK engrangeait ces résultats en Chine, il se faisait représenter à Dubaï par le ministre du Commerce Abdel Karim Konaté à la conférence des investisseurs organisée par l’UEMOA pour le financement de son programme régional. Lui aussi est renté au pays avec des sous pleins les mains.

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<strong> </strong>

<strong>IBK en Chine : des résultats exceptionnels pour une coopération exemplaire</strong>

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<strong><em>Tianjin, le 11 septembre 2014</em></strong><strong><em> – Le président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, effectue à l’occasion du Forum Economique Mondial d’été 2014 sa première visite en République Populaire de Chine depuis son élection à la magistrature suprême du Mali.</em></strong>

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Le Chef de l’Etat, qui entretient des relations exceptionnelles avec les autorités chinoises, a mis à profit cette rencontre pour donner un cachet économique à sa visite à Tianjin.

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Au regard, des résultats obtenus à mi-parcours du séjour, on peut dire que le Forum Economique Mondial 2014 restera désormais marqué avec l’encre indélébile dans les annales de la coopération sino-malienne. En effet, on retiendra que le voyage à Tianjin a offert l’opportunité au Président KEITA de donner une nouvelle dynamique à la coopération exemplaire sino-malienne déjà veille de plus d’un demi siècle, conformément aux aspirations des peuples chinois et maliens.

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A Tianjin, en marge du Forum Economique Mondial, le le Chef de l’Etat aura deux entretiens avec le Premier ministre chinois, SEM LI Keqiang. Ces entretiens seront autant d’opportunités pour consolider les relations bilatérales sino-maliennes,déjà bâties sur un socle solide. En premier agent économique du Mali, le Président IBK réaffirmera à ses interlocuteurs l’exemplarité de la coopération sino-malienne qui, désomais, va se structurer autour de la solidarité et le renouveau à travers le commerce.

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En guise de pré-bilan,  outre les 18 milliards de FCFA de don sans conditions, le prêt de 8 milliards de FCFA sans intérêt soit vingt six (26) milliards de FCFA, la Chine offre gracieusement 600 bourses d’études aux étudiants maliens sur une durée de 3 ans et des équipements médicaux d’une valeur de 80 millions de FCFA.

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En marge du Forum, le Président IBK a également rencontré plusieurs Consortium d’entreprises chinoises pour booster le chantier du renouveau et de la renaissance du Mali dont il s’est fait le chantre dans son projet « Le Mali d’abord ». Dans ce cadre, et sous son impulsion, plusieurs accords et conventions ont été signés dans les domaines aussi variés que les infrastructures, les transports, le logement, l’énergie, le numérique, l’industrie et les mines.

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En attendant la série de rencontres prévues ce vendredi 12 septembre entre le président de la République et d’autres patrons d’entreprises chinois, le bilan à mi-parcours est déjà exceptionnel. Jugez-en plutôt :

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<ol>
	<li><strong>Dans le domaine de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement.</strong></li>
</ol>
- La réalisation du chemin de fer Bamako-Conakry ;
- La réalisation du pont sur le fleuve Niger à Ségou,
- La réalisation de 07 ports secs à Bamako, Kati, Sikasso, Kayes, Nara, Naréna et Gao ;
- Le dragage du fleuve Niger ;

- L’aménagement des berges du fleuve Niger à Bamako ;
- La réalisation de la route Bamako-Koulikoro et du pont sur le Kayo ;

- L’obtention d’un crédit fournisseur de 21 millions USD pour l'équipement du Cetrud ;

- La réalisation des routes :
a)Kwala-Goumbou-Nara,
b)Ansongo-Ménaka-Anderamboucane,
c)Douentza-Tombouctou (études de faisabilité).

- La réalisation de 04 barrages Moussala, Badoumbé, Boudofara et Bindougou) ;

- La réalisation et/ou l’extention de l’adduction d’eau à Sikasso, Ségou, San et Koutiala ;

- La réalisation d’un complexe immobilier pour le Sommet France-Afrique,

- La réalisation de 24.000 logements sociaux ;

- La réalisation d’une ville nouvelle.
<strong>2. Dans le domaine de l'Energie:</strong>

- La réalisation d’une centrale solaire de Kati ;

- La réalisation d’une centrale solaire à Koulouba ;

- La réalisation d’un transformateur à Sanankoroba qui permettra la stabilisation de la distribution d’électricité à Bamako.

<strong>3. Dans le domaine de l'Industrie et de la Promotion des investissements :</strong>

- La création d’une usine pharmaceutique ;
- La relance de l'unité de production de thé de Farako (Sikasso) ;
- La création et l’aménagement de zones industrielles ;
- Le financement d'une ligne de crédit pour la création de PME et PMI par ICBC et SINOSURE.
Ces résultats que l’on peut qualifier d’exceptionnels traduisent l’exemplarité et l’excellence de la coopération sino-malienne. Mais ils traduisent aussi et surtout la volonté du Président IBK à réaliser sa promesse de campagne de faire le bonheur des Maliens en bâtissant un Mali du futur, d’espérance et d’excellence.

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Ce vendredi, le président KEITA aura d’autres entretiens avec les autorités chinoises, tout comme il supervisera la signature d’autres conventions.

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<strong>Direction de la Communication et des Relations Publiques</strong>

<strong>Présidence de la République</strong>

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<strong>CHINE : IBK en revient avec 5500 milliards FCFA </strong>

<em> </em>

<em>34 engagements signés pour plus de 5500 milliards de FCFA dans les domaines stratégiques des infrastructures, du bâtiment, du transport, de l’énergie, de l’investissement, des mines, de la technologie, du numérique…</em>

<strong> </strong>

À l’invitation du Forum Economique Mondial (WEF), le président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, a effectué du 9 au 13 septembre 2014 une visite à Tianjin, en République Populaire de Chine, pour prendre part à cet important rendez-vous qui reçoit chaque été plus 1600 participants venant de 90 pays.

Pour son édition 2014, le président du Mali était le seul chef d’Etat invité du sommet au cours duquel il a participé à un panel de haut niveau axé sur les infrastructures en Afrique, eu des entretiens avec les autorités chinoises et des capitaines d’entreprises du monde entier.

Préparée par le Secrétariat général de la Présidence et en chantier depuis six mois, la visite en République Populaire de Chine, qui intervient au moment de la revue du programme avec le FMI, a rempli son double objectif : donner une nouvelle dynamique à la coopération exemplaire sino-malienne vieille de 54 ans fondée sur l’engagement idéologique, la solidarité et le respect mutuel entre deux grands peuples d’une part, et conclure des partenariats stratégiques avec la signature de conventions pour des projets structurants conformément au programme présidentiel « le Mali d’abord » d’autre part.

Pour ce faire, au cours de sa visite à Tianjin, en marge du Forum économique mondial, le président de la République du Mali, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, aura deux entretiens avec le Premier ministre chinois, Son Excellence Monsieur LI Keqiang.

Les résultats de leurs échanges attestent de l’excellence des relations sino-maliennes mais aussi de l’estime, du respect et de la solidarité des autorités et du peuple chinois envers les nôtres.

En effet, outre les 18 milliards de FCFA de don sans conditions, et le prêt de 8 milliards de FCFA sans intérêt soit vingt six (26) milliards de FCFA, la République Populaire de Chine offre gracieusement à notre pays  600 bourses d’études sur une durée de 3 ans.

Elle offre également à notre pays, à titre de don, un (1) centre de formation aux métiers du bâtiment et un (1) centre de formation agricole, la rénovation du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) et la réalisation d’une Centrale solaire de 2KW à Koulouba.

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En appui aux efforts des autorités maliennes dans la prévention contre l’épidémie de fièvre Ebola, le gouvernement chinois offre gracieusement au Mali une aide matérielle médicale d’une valeur de 80 millions de FCFA composée entre autres de :

-1000 pulvérisateurs,

-1000 combinaisons stériles,

-30 tentes d’isolement médicalisées,

-600 masques stériles,

-600 bottes,

-1000 thermomètres.

En outre, la visite de Tianjin a offert au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, l’opportunité de donner un coup d’accélérateur politique aux projets en instance en vue de la conclusion de conventions et accords de financement.

Dans ce cadre, et sous son impulsion, notre pays « raflé la mise » avec la signature d’accords de prêt ou de conventions dans les domaines suivants :

<strong>I.Équipement, Transports et Désenclavement.</strong>

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1- La réalisation du Chemin de fer Bamako-Conakry long de 900 kms, pour 8 milliards de dollars soit 4000 milliards de FCFA,

2- la rénovation de la voie de chemin de fer Bamako-Dakar, à hauteur de 750 milliards de FCFA

3- La réalisation du 4<sup>ème</sup> pont pour une enveloppe de 60 milliards de FCFA

4- La réalisation de la phase II de l’Université de Kabala prévue en 2016 pour un montant de 35 milliards FCFA

5- La réalisation de la Route du Savoir Sénou-Kabala
6- La réalisation du Pont sur le fleuve Niger à Ségou pour un montant de 60 milliards de FCFA,
7- La réalisation de 7 ports secs à Bamako, Kati, Sikasso, Kayes, Nara, Naréna et Gao pour un montant de 32,5 milliards FCFA,

8- Le Dragage du fleuve Niger, pour un montant de 120 milliards FCFA environ,

9- L’aménagement des berges du fleuve Niger à Bamako, pour un montant de 100 milliards de FCFA,
10- La réalisation de la route Bamako- Koulikoro en deux fois deux voies aller-retour et du pont sur le Kayo pour un montant de 52 milliards de FCFA,

11- La réalisation des routes du Nord:
a)- Kwala-Goumbou-Nara, pour un montant de 31 millards,
b)- Ansongo-Ménaka-et Ansongo-Anderamboucane pour un montant de 68,2 millards FCFA,

c)- Tombouctou-Bambaramaoudé- Douentza (35 milliards FCFA),

12- La réalisation de 4 barrages en OBT sur le fleuve Sénégal: (Moussala, Badoumbé, Boudofara, Bindougou),

13- La réalisation et/ou l’extension de l’adduction d’eau à Sikasso, Ségou, San et Koutiala, pour un montant de 21 milliards FCFA,

14- La réalisation des infrastructures du sommet France-Afrique de décembre 2016, pour un montant de 60 milliards FCFA,

15- La réalisation de 24.000 logements sociaux pour un montant de 400 milliards FCFA,

16- La réalisation de la route Kayes-Aourou-Frontière de la Mauritanienne,

17- L’aménagement de 100.000 hectares à l’Office du Niger.

<strong> </strong>

<strong>II. Energie:</strong>

1- La réalisation de la centrale hydro-électrique de Diré,

2- La réalisation d’une centrale hybride à Kidal,

3- La réalisation d’une centrale hybride à Tombouctou qui sera reliée à Diré et à Niafunké,

4- La réalisation de la centrale solaire de la Cité administrative,
5- La réalisation d’une centrale solaire de 40 MW à Kati, pour un montant de 81 milliards de FCA,

6- La réalisation d’une ligne de transport de 225KV Bi-ternes Koutiala-San-Mopti en prévision de la liaison du Nord et du Sud du Mali,

7- La réalisation de la ligne d’interconnexion Kayes-Diéma-Kita-Bamako de 225KV Bi-ternes qui permet de couvrir toute la zone minière de la première région,

8- La réalisation du transformateur à Sanankoroba pour permettre la stabilisation de la distribution d’électricité à Bamako,

9- Le renforcement des postes de transport et de distribution de Kalaban-Koro, de Lafia et Balingué avec la ligne de liaison de la nouvelle zone industrielle de Dialakorobougou pour un montant de 30 milliards FCFA,

10- La réalisation de la boucle de Bamako pour environ 110 milliards FCFA.
<strong>III.Industrie et Promotion des investissements</strong>

<strong> </strong>

1- La création d’une usine pharmaceutique,

2- La création et l’aménagement de zones industrielles,
3- le financement d'une ligne de crédit pour la création de PME et PMI en négociation avec ICBC et SINOSURE,

4- La réalisation de 9 zones industrielles dans les différentes régions de Sikasso, Ségou, Kayes et le District de Bamako, pour un montant de 82 milliards FCFA,

5-La relance de l’usine de thé de Farako pour un montant de 22 milliards,

6-la construction d’une usine de concentré de tomates pour un montant de 30 milliards FCFA

7- La réalisation d’une usine de traitement de déchets ménagers à Bamako et sa périphérie.

&nbsp;

En définitive, les résultats exceptionnels obtenus à l’issue de cette visite traduisent non seulement l’exemplarité et l’excellence de la coopération sino-malienne, mais aussi et surtout la volonté, l’engagement et l’abnégation du président à réaliser sa promesse de faire le bonheur des Maliens en bâtissant un Mali d’espérance et d’excellence.

&nbsp;

Avec 34 engagements signés pour plus de 5500 milliards de FCFA, dans les domaines aussi stratégiques que les infrastructures, le bâtiment, le transport, l’énergie, l’investissement, les mines,  la technologie et le numérique, il y a lieu de penser que les résultats obtenus vont au-delà de toute espérance.

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<strong> </strong>

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<strong>Diarra DIAKITE </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Le temps des vérités</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-temps-verites-538962.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 03:45:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_531732" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-531732" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/forum-jeunes.jpg" alt="IBK hier lors du forum international des jeunes" width="620" height="349" /> Une vue de la cérémonie de lancement du forum, hier, au CICB[/caption]

<strong><em>Lors de l'ouverture du Forum international organisé par le Conseil national de la Jeunesse autour de la problématique de la paix et du développe dans le Sahel sous l'angle des jeunes, le président de la République a effleuré les négociations en cours a Alger.</em></strong>

&nbsp;

On retiendra au moins deux vérités. Primo, ce qui se passe au Mali concerne toute la région. En somme, le tremblement peut avoir le Mali comme épicentre mais ses répliques se ressentiront aussi bien chez les voisins qu'au-delà de leurs frontières. Secundo, sans nommer quelqu'un, IBK a souhaité que le médiateur (qui qu'il soit) ne lui demande pas d'appliquer au Mali des solutions qu'il n'a pas lui même appliquées ou administrées à son pays. Quand on sait que les discussions en cours à Alger sont en train de patauger, on peut penser que le président de la République fixe de manière définitive les bornes que personne ne devrait franchir.

&nbsp;

En un mot comme en mille, le Mali ne saurait être une terre d'expérimentation hasardeuse dont la finalité serait son éclatement. Mais cela oblige l'état central  à imaginer des solutions et des pistes pour la prise en charge des communautés par elles-mêmes, solutions et pistes qui seraient profitables à toutes les communautés maliennes, qu'elles soient du nord ou du sud.
Autant le Mali doit résister à la tentation des solutions de facilités concernant la crise du nord, autant il doit éviter la paresse intellectuelle qui laisse le champ libre à des donneurs de leçons qui professent depuis des décennies sous nos cieux comme sous d'autres. Une délégation du FMI réside dans notre pays depuis une semaine. Au terme de sa mission le 25 septembre prochain, elle doit juger sinon de la moralité de nos gouvernants du moins de la moralité de la gouvernance.  Par delà la polémique suscitée et entretenue autour des marchés de l'avion présidentiel et des équipements militaires, il faudrait faire le diagnostic de nos instruments de gestion pour en corriger les lacunes. Mais en aucun cas, nous ne devrons prêter le flanc à des fonctionnaires venus d’ailleurs pour dénigrer le pays et rogner sur ses capacités de propositions. Pire, il faudrait empêcher le FMI et ses fonctionnaires de jeter l'anathème et le discrédit sur nos cadres en les faisant passer pour des corrompus ou des voleurs dès lors qu'ils tentent d'imposer leur interprétation des faits à la légalité. Trop longtemps nos autorités ont été sur la défensive, preuve qu'elles auraient des choses à se reprocher si l'on en croit le FMI. Il revient à nos autorités, comme le président l'a dit lors de son interview, de corriger ce qui doit l'être; mais également de se montrer inflexible quand les actes posés sont conformes à la législation en vigueur.

<strong>Akhimy Maiga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Négociations Gouvernement&#45;Untm :  Le blocage         </title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/negociations-gouvernement-untm-blocage-539082.html</link>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 03:14:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_200904" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-200904" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Untm.jpg" alt="Négociations Gouvernement-Untm " width="315" height="177" /> siège_Untm[/caption]

<em><strong>Les négociations entre l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le gouvernementale sont de nouveau bloquées. Le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, dénonce la mauvaise foi du gouvernement. Il n’entend pas lâcher du lest jusqu’à la satisfaction totale des revendications. Le gouvernement dispose d’une semaine de délai pour une contre-proposition. En cas d’échec l’UNTM brandit de nouvelles grèves.</strong></em>

<strong> </strong>

La reprise des négociations s’est soldé, vendredi dernier sur un constat d’échec le ministre du travail Bocar Moussa Diarra a expliqué que le coût des revendications de l’UNTM s’élève à plus de 220 milliards de F CFA, ce qu’il juge insupportable pour le budget.

&nbsp;

&nbsp;

Ce qui a provoqué l’ire du secrétaire général de la centrale syndicale, Yacouba Katilé, qui a dénoncé la passivité et la mauvaise foi du gouvernement à faire avancer les négociations. Ils’est dit déterminé à faire aboutir ses doléances pour honorer la confiance et le bonheur des travailleurs.

&nbsp;

&nbsp;

Avant de lancer un ultimatum d’une semaine pour mettre sur la table des négociations une contre-proposition devant satisfaire les doléances des travailleurs du Mali. A défaut le secrétaire général brandit l’arme de la grève.

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&nbsp;

Alors que le gouvernement, a la possibilité de proposer des solutions médianes avec un engagement à les mettre en application à compter du 1er janvier 2016. Tel peut être le cas des allocations familiales, de l’ITS et du SMIG. Ce qui aura largement pour effet de désamorcer la crise sur le front social.

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Malheureusement, l’attitude affichée par les mandataires du gouvernement avait offusqué le médiateur, le doyen Malamine Diarra.

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Les négociations portent sur 17 points de revendications. Les points saillants sont, entre autres, le relèvement significatif du taux de la valeur du point d’indice ; la diminution du taux de l’impôt sur les traitements et salaires ; le relèvement du salaire minimum inter-entreprise garanti ; l’augmentation du taux des allocations familiales et la baisse des tarifs d’eau et d’électricité conformément à l’accord signé en 2007.

&nbsp;

Faute d’accord le mois passé, l’UNTM avait déclenché une grève de 48 heures largement suivie. L’épée de Damoclès pend de nouveau sur la tête du gouvernement. Quand on sait qu’en cas de non satisfaction l’UNTM projette d’observer une grève de 72h, puis si rien n’est fait une grève illimitée.

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<strong>Akhimy Maiga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage: Merci pour ces moments</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mechage-merci-ces-moments-538932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 03:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong>

[caption id="attachment_527502" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-527502" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-3.jpg" alt="FI SABILILAH : Le mendiant, sa sébile et son tam-tam" width="620" height="438" /> Le Président IBK revient à Bamako après sa participation au Forum Economique Mondial de Tianjin[/caption]

<strong><em>Il avait l’air heureux. Si, si, il avait l’air même très heureux. Il s’agit du président IBK pour qui ses camarades politiques ont déroulé le tapis rouge a son retour de la Chine. Ils étaient tous la, ses amis, au pied de la passerelle de l’avion présidentiel. </em></strong>

&nbsp;

IBK a été accueilli comme un héros de retour au bercail (nous n’oserons pas parler de retour de l’enfant prodigue). Sur le tapis rouge, IBK était comme en lévitation, il touchait à peine le sol. Il saluait vigoureusement les membres du corps constitué ; il a même manqué de distribuer des bises a une dame de ses connaissances qui semblait avoir fait le déplacement de l’aéroport plus pour voir le président que de l’accueillir. Bref, il était heureux, ému même.

&nbsp;

Mais le meilleur l’attendait ; dehors ; le long du parcours de l’aéroport a son domicile de Sebenicoro. Ses amis politiques lui ont offert un authentique bain de foule. IBK en était ému.

Profitant de l’option toit ouvrable de son véhicule, IBK a multiplié les gestes de remerciements et d’affection à ceux qui se sont massés le long du parcours. Nous pouvons l’affirmer sans risque d’être démenti, IBK était visiblement en manque de bain de foule.

&nbsp;

Depuis son élection, il n’en a pas eu de vraie et de délirant. C’est vrai que lorsqu’il s’était rendu a Markakoungo pour lancer la vaccination du cheptel, on lui avait mis quelques personnes sur le bord de la route ; ou encore lors de la célébration du 20 janvier, mais cela n’avait pas le coté délirant qui authentifie les bains de foule.

&nbsp;

<strong>Et puis entre nous, IBK</strong>, à défaut d’avoir toutes les raisons du monde d’être content en avait au moins deux. La première raison est qu’il est rentré de la Chine avec le jackpot.

&nbsp;

En effet, la Chine lui a donné 26 milliards fermes dont 18 milliards sous forme de don sans condition et les 8 autres sous formes de prêt sans intérêt. Ces sommes sont celles validées par le président lui-même et qu’on peut considérer comme acquises. Et puis il y a l’autre somme, astronomique celle-là.

&nbsp;

Les services de la Présidence parlent de 5500 milliards de francs Cfa. Oui, vous avez bien lu : les services de Koulouba estiment les gains engrangés à 5500 milliards de francs Cfa. Il y a de quoi être sur un petit nuage et même de risquer de perdre la raison. Mais le flot de bonheur et les youyous de plaisir, IBK semble être plus sobre que les autres. Il sait que le plus dur reste à venir. C’est bien d’entrevoir 5500 milliards, mais il serait mieux de transformer l’essai et d’aller chercher ses milliards. Avec les dents s’il le faut. Nous insistons sur la mobilisation des fonds et la concrétisation des promesses parce que les 3 milliards d’euros promis au Mali sous la Transition attendent encore d’être dans les caisses de l’Etat.

&nbsp;

La deuxième raison pour laquelle IBK devait être heureux, c’est que ces moments d’allégresse efface d’un trait les sarcasmes et les critiques acerbes de l’opposition à l’occasion du premier anniversaire de son accession au pouvoir. Les quolibets des ténors de l’opposition ressemblaient souvent à des coups au dessous de la ceinture. Soumaila Cissé brode sur l’âge du capitaineen qualifiant IBK de vieux. Mais pas, il l’a traité à la limite de vieux fainéant qui n’aurait pas le profil de l’emploi, incapable de se lever tôt et prompt à se coucher très tôt.

&nbsp;

<strong>Mais nous avons l'impression</strong> que Soumi Champion est parvenu à oublier jusqu'à au fait qu'il n'y a que 4 ans entre lui et IBK. En somme ils sont de la même génération.

&nbsp;

En disqualifiant IBK au motif qu'il serait vieux, Soumi se disqualifie lui même pour la course de 2018 dans la mesure où il aura 69 ans c'est-à-dire l'âge qu'IBK affiche fièrement aujourd'hui.

&nbsp;

Donc, dans cette affaire de vieux, nous les jeunes nous saurons nous en souvenir le moment venu c'est-à-dire qu'il ne devrait pas être surpris si nous lu rappelons qu'il s'est disqualifié pour les élections.
Ce qui semble plus grave pour ne pas rédhibitoire, c'est que Soumi, dans sa volonté de sortir la petite phrase assassine contre IBK s'en est pris à une catégorie importante et qui plus est, qui occupe une place de choix dans nos sociétés. Il s'agit des vieux, de tous ces vieux qui ne seraient pas capables de tenir la fonction présidentielle si l'on en croit celui qui, il y a a peine un an rampaient devant eux pour obtenir leurs suffrages. C'est vrai que quand on est en face d'une foule (nous ne parlons pas de bain de foule), ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent résister a la tentation de la petite phrase. Soumi a visiblement succombé à la tentation. Il faut dire que ce jour-la, les militants de l'opposition qui avaient pris d'assaut la salle des 3000 places du Palais de la Culture, se pâmaient de rire devant ce qu'ils estimaient être un trait d'humour de leur parrain. Mais les vieux pourraient toujours parler de stigmatisation. Sous d'autres cieux, on aurait poursuivi Soumi pour "racisme social".
Mais Soumi champion n'était pas le seul en verve du côté de l'opposition à l’ occasion de l'An I d'IBK. On peut signaler les envolées de l'ancien ministre Abdoulaye Amadou Diallo. Lui, sa cible, ce fut "le gouvernement des enfants". Mais quelqu'un qui le connait bien jure que nous avons échappé au pire. "C'est par pudeur qu'il parle de gouvernement des enfants. Je suis presque sur, sans vouloir lui intenter un procès d'intention, qu'il a fait violence sur lui-même pour ne pas dire gouvernement de non circoncis" jure notre bonhomme.  Vu sous cet angle, on peut qu'effectivement nous avons échappé au pire.
Reconnaissons que l'opposition avait sonné le rappel de tous ses forts en parole. En plus de Soumi et de Diallo, Tiébilé Dramé et PPR ont également apporté leur touche personnelle sous forme de piques bien senties. Quand l'un déclarait urbi et orbi (c'est Tiébilé est parti animer le meeting de l'opposition en France) qu'IBK s'est trompé de pays, l'autre, c'est-à-dire PPR, continuait à taper sur la famille.
Donc quand après cet épisode traumatisant, IBK ne pouvait être qu'heureux de l'accueil à lui réservé et du bain foule à lui offert par ses amis. Il pourrait s'inspirer du titre du livre de l'ex compagne de François  Hollande et dire à ses amis: "merci pour ces moments ».

&nbsp;

<strong>Mais pour que ces moments ne soient pas ternis</strong>, nous recommandons au président de la République de s’intéresser un peu plus et sans doute un peu au dossier de l’UNTM. Il y a certes eu la reprise des négociations, mais entre nous c’était pour amuser…les journalistes et l’opinion et se donner bonne conscience à peu de frais. Apres les images qui ont tourné en boucle le lundi 8 septembre, le gouvernement a demandé et obtenu que les choses sérieuses ne puissent commencer véritablement que le vendredi 12. Au moment ou nous mettons sous presse cet article, force est de reconnaitre qu’aucune avancée sérieuse n’a été enregistrée. L’UNTM dont les responsables ont déclaré que le gouvernement n’a rien proposé a été obligée de demander aux médiateurs de lui rendre sa liberté en attendant que le gouvernement soit prêt.

&nbsp;

Les points d’achoppements concernent la bourse qu’il faudrait délier. Or, pour délier la bourse, c’est le gouvernement qui en prend la décision ou c’est le président de la République qui donne des indications très précises. Nous voyons quelques esprits malins tenter de charger la ministre des Finances. Mais la pauvre ne peut rien, surtout par ces temps où elle a une délégation du FMI sur les bras pour ne pas sur le dos après les contentieux qui oppose notre pays à cette institution financière qui prend son rôle de gendarme et de père-fouettard très au sérieux. Nous insistons parce que le pays ne pourrait pas supporter une autre grève des travailleurs ; même un deuxième préavis de grève serait désastreux pour l’image du pays.

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<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les tiraillements d’Alger : Ibrahim ag Assaleh exclut de la CPA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-tiraillements-dalger-ibrahim-ag-assaleh-exclut-cpa-539102.html</link>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 02:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_520932" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-520932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibrahim-ag-assaleh.jpg" alt="L’ancien député de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, président de la CPA" width="310" height="233" /> Ibrahim Ag Assaleh[/caption]

<strong><em> C’est par une décision prise à Alger, le 16 Septembre 2014 adressé au ministre des Affaires Étrangères de la République Algérienne Démocratique et Populaire et au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali que la Coalition du Peuple de l’Azawad a rendu public l’excusion définitive de Messieurs Ibrahim Ag Assaleh, Aboubacar Hagadoumbou Touré</em></strong>

&nbsp;

et Mohamed Ousmane Ag Mouhamedoun pour fautes graves et actes de subversions.

Selon les signataires de cette décision, les dites personnes exclues ont fait le choix unilatéral et sans aucune forme de concertation quelconque, de rejoindre le regroupement des mouvements armés de la « déclaration d’Alger du 09 juin 2014»en violation flagrante de la feuille de route et autres accords.

&nbsp;

Ces actes de nature à compromettre la bonne tenue des négociations de paix inter-maliens sous l’égide de la médiation algérienne et de la communauté internationale nous ont contraints à prononcer l’exclusion définitive de contrevenants. Les actes posés sont également de nature à rompre le cessez-le-feu sur le terrain et à mettre en danger la vie des braves combattants de la CPA » précisent-ils.

&nbsp;

En guise de conclusion, la Coalition du Peuple pour l’Azawad affirme qu’il ne saurait en aucun cas accepter dans ses rangs tout actes, propos et attitudes contraires aux traités et textes de ses engagements.

&nbsp;

Avant de réaffirmer que la coalition reste membre signataire de la Plateforme d’Alger du 14 juin 2014.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Forum national sur l’orpaillage au Mali :  La volonté de mieux gérer une filière active contre la pauvreté par la création d’emplois</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/forum-national-lorpaillage-au-mali-volonte-mieux-gerer-filiere-active-contre-pauvrete-creation-demplois-3-539132.html</link>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2014 02:34:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-318482" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Orpaillae1.jpg" alt="Orpaillage et environnement : Une convention bienvenue" width="259" height="194" />Le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) abritera, du 18 au 20 septembre 2014, le Forum National sur l’Orpaillage au Mali. Initié par le Ministère des Mines, dans sa nouvelle vision du développement du secteur, cet événement va réunir l’ensemble des services étatiques et para étatiques, les élus locaux, régionaux et nationaux ; les acteurs de la société civile et les représentants des autorités traditionnelles et coutumières du Mali. Cette rencontre suscite un immense espoir à la hauteur de la vision que le Ministre Boubou Cissé tente d’insuffler à ce secteur depuis sa prise de fonction.</strong></em>

&nbsp;

«<em>Encadrement, Promotion et Organisation de l’Orpaillage</em>» ! Tel est le thème central de ce premier Forum National qui s’ouvre jeudi prochain au CICB. Des ateliers vont être aussi animés autour des thèmes comme, entre autres, «<em>Politique et cadre juridique et institutionnel de l’orpaillage au Mali</em>», «<em>Orpaillage et décentralisation : Rôle des collectivités Territoriales dans la gestion de l’orpaillage</em>», «<em>Problématique de l’orpaillage illicite sur les permis miniers</em>», «<em>Plan de communication du Département des mines sur la problématique de l’orpaillage</em>». Ils seront introduits par d’éminents experts comme Mohamed Kéita, Bady Ould Ganfoud, Lassana Guindo (Conseiller technique, Ministère des Mines), Seydou Kéita (DNGM) et notre confrère Almahady Cissé, chargé de communication du Ministère des Mines…

&nbsp;

Les participants à ce Forum vont analyser les problématiques et les enjeux de l’orpaillage au triple plan local, national et sous-régional. Ils auront aussi la responsabilité de procéder à un diagnostic sans complaisance des incidences socio-économiques, sécuritaires, sanitaires et environnementales de la pratique de l’orpaillage au Mali.

&nbsp;

Cette initiative découle de la volonté du gouvernement d’assumer toute sa responsabilité dans la mise en valeur des richesses du pays au profit de tous, notamment des exploitants, des communautés et de l’économie nationale.

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Une ambition que l’orpaillage ne parvient plus à atteindre à cause non seulement, des tensions socio-sécuritaires qui entourent cette activité, mais aussi de l’insuffisance de l’encadrement dont elle est l’objet.

&nbsp;

En effet, de nos jours, l’orpaillage suscite beaucoup de tension parce que cette activité est pratiquée presque clandestinement par des milliers de nationaux et surtout d’étrangers en dehors des couloirs délimités par l’Administration minière.

&nbsp;

Les orpailleurs se focalisent actuellement sur les sites découverts par les sociétés minières sans accord préalable de ces dernières. Pis, ils utilisent des méthodes, des techniques et des moyens modernes (broyeurs, concasseurs, détecteurs de métaux etc.) et usent des produits chimiques toxiques dangereux sans respect des règles d’hygiène et d’emploi.

De cette cohabitation entre sociétés minières et orpailleurs, sont nés des conflits et autres problèmes sociaux. Sans compter un péril environnemental lié à la déforestation, la fragilisation du sol, du couvert végétal, de la faune et de la flore ; la pollution des cours d’eau etc.

&nbsp;

Sans compter que, e plus en plus, cette activité ne profite qu’à quelques nationaux et à des étrangers aux dépens du Trésor public et de l’assiette fiscale des collectivités.

&nbsp;

Jusqu’à présent, les missions d’information et de sensibilisation sur le terrain, conduites respectivement par le Ministre des Mines, par les techniciens du département ou en délégations interministérielles (Mines, Administration Territoriale, Collectivités Territoriales, Sécurité Intérieure et Environnement) n’ont pas produit le changement de comportement et de cap escompté.

&nbsp;

Dans sa nouvelle vision, impulsée par le président Ibrahim Boubacar Kéita, le Gouvernement malien veut faire du secteur minier un moteur du développement socioéconomique du pays en créant des emplois pour réduire la pauvreté.

&nbsp;

Ce qui suppose que des actions d’urgences soient menées. Ainsi, selon les acteurs, il faut interdire formellement la pratique de l’orpaillage et le lavage des minerais dans le lit et aux abords des cours d’eau (la Falémé, du Gara, de la Bagoé et de Sansamba) ; interdire formellement l’utilisation du mercure, du cyanure et d’autres produits chimiques dans l’orpaillage ; interdire formellement le dragage dans le fleuve Niger aux environs de Katibougou ; interdire formellement la pratique de l’orpaillage pendant la période d’hivernage (entre Mai et Septembre).

<strong> </strong>

<strong>Des attentes à la hauteur d’une vision nouvelle</strong>

Il est aussi nécessaire, entre autres, d’interdire formellement l’utilisation d’engins miniers, d’explosifs et de matériels prohibés dans l’orpaillage. Tout comme il faut trouver les arguments sécuritaires ou juridiques de convaincre les orpailleurs à quitter la zone du bassin à boue à Loulo, dans le cercle de Kéniéba.

&nbsp;

Il faut également vulgariser le Code Minier et ses textes d’application ainsi que les conventions minières adoptées par le gouvernement. La pacification des zones d’orpaillage passe inexorablement par la maitrise du flux migratoire, notamment celui des étrangers, sur les sites miniers du territoire national.

&nbsp;

Tout comme il faut accentuer le contrôle pour arrêter le travail des enfants dans les sites d’orpaillage et renforcer la prévention des maladies, de la prostitution, de l’alcoolisme, de la drogue... La fixation des sites d’orpaillage autour d’infrastructures socio éducatives de base serait déjà une avancée contre ces fléaux.

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Les participants doivent donc plancher sur ces problèmes et baliser les solutions idoines pour que ce sous-secteur reste un axe majeur et prometteur de l’exploitation minière dans le respect des réglementations et des normes environnementales.

&nbsp;

Ainsi, du Forum national qui s’ouvre jeudi prochain, il est sans doute attendu des recommandations allant dans le sens de l’élaboration d’un programme spécial de développement de l’orpaillage. Il doit aussi permettre de clarifier le rôle des acteurs institutionnels…

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Il est en outre attendu de cette rencontre, qu’elle contribue à faire de l’orpaillage une filière génératrice de revenus financiers aux niveaux local, régional et national.

&nbsp;

Créer la confiance et la complémentarité entre les acteurs impliqués dans l’exploitation minière est aussi l’une des attentes par rapport à cet événement minutieusement préparé par le Ministère des Mines et ses partenaires.

&nbsp;

A ce titre, le Forum National sur l’Orpaillage sera un espace d’échanges entre les services et structures étatiques et para étatiques, les élus nationaux, régionaux et locaux, les acteurs de la société civile et les représentants des autorités traditionnelles et coutumières directement impliqués dans la pratique de l’orpaillage dans les régions concernées, notamment Kayes, Koulikoro et Sikasso.

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Son organisation s’inscrit dans la droite ligne de la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre (le 29 avril 2014) et participe de la ferme volonté du Ministère des Mines d’associer l’ensemble des acteurs à la définition de stratégies et mesures urgentes à prendre pour l’Encadrement de l’Orpaillage au Mali.

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<strong>Moussa Bolly</strong>

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<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Stratégie de défense et de sécurité pour les régions du nord mali : La contribution de l’Adema association</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/strategie-defense-securite-les-regions-du-nord-mali-contribution-ladema-association-510992.html</link>
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<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 04:17:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’association ADEMA était face à la presse, le jeudi 28 Aout dernier, afin de partager avec elle  les conclusions  de son atelier tenu quatre jours avant à la Pyramide du Souvenir sur le thème : «Quelle Stratégie de Défense et de Sécurité pour les Régions du nord Mali ?». Une contribution pour doter l’association ADEMA de connaissances partagées sur des questions brûlantes des régions du Nord Mali, en matière de défense et de sécurité, pour mieux soutenir la promotion du dialogue inter-malien. C’était à la Maison de la Presse.</strong>

Les conférenciers Madame Sy Kadiatou Sow et Ali Nouhoum Diallo, respectivement présidente et vice président de l’association ont rappelé qu’il faut de nouvelles  forces de défense et de sécurité pour le Mali. Pour ce faire, les jugements et réflexions soient orientés vers l’élaboration de stratégies globales de défense nationale incluant celle des régions du nord.

Mais ils reconnaissent que de  l’analyse de la situation qui fait ressortir beaucoup de faiblesses dont : le déficit de débats publics sur les questions de défense nationale, absence de politique de défense nationale formalisée, l’absence d’un plan de carrière au sein de l’armée associée à une insuffisance de plan d’emploi des soldats, l’absence de loi de programmation militaire depuis l’indépendance, la faible capacité du renseignement associée à l’absence de coordination de ce renseignement au niveau national, etc.

En terme de perspectives et de propositions, les conférenciers pensent qu’il serait important de : maintenir la forme républicaine de l’État avec un renforcement de la démocratie pour la construction d’une Armée nouvelle, consolider la démocratie et la bonne gouvernance, entreprendre ou poursuivre le processus de Reforme du Secteur de Défense et de Sécurité, mettre l’Armée à l’abri du népotisme, de la corruption et de la main mise de clans.

Pour ce faire, il s’agira de prendre en compte la dimension sous-régionale et régionale dans l’élaboration et l’exécution de la politique de défense et de sécurité du pays, d’œuvrer pour l’avènement d’un nouveau type de militaire, de mettre à la disposition de l’Armée des moyens logistiques conséquents à la fois en termes de quantité, de qualité et d’adaptabilité, de mettre un accent particulier sur l’instruction civique et morale, d’ouvrir l’administration de l’Armée aux compétences civiles en matière de gestion, d’intendance et de formation, de définir et appliquer des critères objectifs  de promotion, de nomination et d’avancement au sein des Forces Armées et de Sécurité, entre autres proposition de l’association Adema.

De la problématique d’intégration des groupes de résistance et d’autodéfense dans les forces de défense et de sécurité les conférenciers reconnaissent que malgré les efforts consentis par l’Etat,  l’Armée malienne reste confrontée à la faiblesse des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission de  défense et de sécurisation des régions du Nord Mali. Et que la création de groupes de résistance et d’auto-défense résulte de la recrudescence de l’insécurité et des exactions sur les populations des localités et l’abandon de celles-ci par les Forces Armées et de Sécurités nationales.

Face à cette situation complexe, l’Association Adema propose de mettre en œuvre la décentralisation de la sécurité à travers notamment la création d’une police municipale ou des services civiques urbains et ruraux, de tirer les leçons du passé et surtout les résultats très controversés de la politique d’intégration des groupes armés ou d’auto-défense dans l’Armée régulière et privilégier le recrutement sur la base de critères très précis de capacité, et en respectant les principes de transparence et d’équité entre les membres des différents groupes (sans discrimination entre les groupes armés et les mouvements de résistance et d’auto-défense). Mais surtout d’éviter que ces derniers ne soient que des bureaux de placement de leurs membres.

D’autre part, l’association soutient qu’il n’est pas question de négocier avec les groupes armés ou d’auto-défense la question de défense nationale qui entre dans le cadre de l’exercice de la pleine souveraineté de l’État au même titre que la monnaie, la diplomatie ou la justice et d’éviter de cultiver l’impunité surtout à l’égard de ceux qui ont pris les armes contre l’État.

Par ailleurs les initiateurs de cette reflexione programme de DDR qui est essentiellement civil doit prendre en compte la réinsertion des groupes d’auto-défense surtout par la voie de l’entreprenariat dans les domaines socio-économiques et non pas par la distribution d’argent..

Sans oublier la réinstauration du service civique au niveau de la formation des jeunes y compris ceux diplômés ou non des zones rurales et urbaines.

Akhimy Maïga]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Seydou Diawara, vice président du groupe parlementaire VRD, élu à Bougouni : « Il y a doute sur la capacité de gérer les affaires publiques »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/seydou-diawara-vice-president-du-groupe-parlementaire-vrd-elu-bougouni-il-y-doute-capacite-gerer-les-affaires-publiques-510952.html</link>
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<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 04:04:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_115185" align="alignleft" width="283"]<img class="size-medium wp-image-115185" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Seydou_diawara-283x300.jpg" alt="Seydou Diawara, vice président du groupe parlementaire VRD, élu à Bougouni " width="283" height="300" /> mr Seydou Diawara, secrétaire général de la section URD de Bougouni (photo Le Relais)[/caption]

<strong><em>Il est difficile de faire le bilan de la première année d’exercice du président IBK. Difficile quand on mesure toutes les attentes qui avaient été suscité par son élection. Les maliens fondaient beaucoup d’espoirs. On pensait qu’il était la solution pour résoudre l’ensemble des problèmes des maliens, notamment les problèmes sécuritaires que vit le pays.</em></strong>

Je cois qu’au terme de sa première année d’exercice du pouvoir, chacun s’est rendu compte à l’évidence de ce que vaut ce régime. Il est évident que quelque soit le pouvoir qui arrivait, il fallait s’attendre à des difficultés. Mais je crois que la conquête du pouvoir a fait tenir beaucoup de promesses qui sont loin d’être tenues. Parce que l’un des points su lequel le président IBK était attendu, c’est de trouver une solution à la crise sociopolitique que vit le pays. Nous constatons que nous sommes à la même situation qui prévalait en Aout 2013.

Tout ce qui avait été dégagé comme pistes pour aller à une négociation pour trouver une solution. Nous sommes encore au point de départ, parce que les derniers pourparlers à Alger n’ont fixé d’une feuille de route. Et le plus difficile reste à venir. Nous souhaitons vivement que ces pourparlers puissent aboutir à une solution durable pour la crise malienne. Cette question va au delà des contingences politiques. Ça concerne tous les maliens à quelque niveau que ce soit.

Ce qui est sûr, le gouvernement en place a péché par la réactivité par rapport à cette question. Mais nous espérons que quelque soit ce retard que nous puissions arriver à une paix durable pour le Mali.

Autre aspect de la gestion du pouvoir, c’est le quotidien des maliens, c’est la relance économique du pays. On parle du retour de la sécurité. C’est vrai, on a pu tenir des élections, il y na assez d’accalmie ailleurs, mais le pays n’est pas totalement assuré d’une sécurité à tous les niveaux. Si vous voyez les zones de Mopti jusqu’à Kidal qui étaient des régions propices au tourisme, nul n’a besoin d’être un spécialiste pour dire que le tourisme a marqué le pas. C’est un manque à gagner important pour la relance de l’économie malienne. La crise économique est mondiale, même si on pense qu’il y a des perspectives bonnes, nous subissons ce coup là.

Il y a eu moins d’actions pertinentes pour la relance de l’économie malienne. Aujourd’hui, nous n’avons pas pu bénéficier de tout le soutien comme il le fallait de nos partenaires, car il y a doute sur la capacité de gérer les affaires publiques. Ça peut amener à se poser beaucoup de questions. Même s’il n’y a pas de rupture avec nos partenaires, il y a un ralentissement, quand même dans les actions à tenir. C’est important, quant on veut gérer les affaires publiques, on s’y prête pas à des actions qui peuvent prêter à confusion. C’est le manque de transparence dans la gestion des pouvoirs publics.

Au niveau de la scène politique, il n’y a pas eu trop d’agitations. Est-ce que la scène politique est gérée comme il le fallait ? Est-ce que nous assistons à de grandes entités politiques ? Tel n’est pas le cas. C’est toujours le même schéma politique que nous avons. Il y a un groupe majoritaire qui dit soutenir le gouvernement et des partis qui se sont déclarés être dans l’opposition. Tout cela est loin d’être dans un ensemble bien structuré.

Sur un autre plan, la refondation, la formation et la reconstruction de notre armée pose aujourd’hui problème. Il est reconnu qu’on ne peut pas en une année faire une armée qui avait été mise en décrépitude depuis plusieurs années de gestion. Mais il s’agit d’avoir une lisibilité : qu’est ce que nous envisageons de faire pour arriver à une armée forte, équipée, disciplinée et préparée à la guerre. Je crois qu’à défaut de réaliser tout ça en une année, on doit avoir un tableau de bord. On a toujours parlé d’une loi de programmation qui n’a jamais vu le jour, qui n’a jamais eu de contenu. Ça n’engage que moi, c’est une appréciation personnelle. C’est une question importante qui doit aller au delà de toutes les contingences politiques. On doit pouvoir réfléchir, se donner un cadre cohérent de préparation de notre armée.

L’assentiment du peuple est général. Le front social, on n’a pas eu à prendre sérieusement les préoccupations des couches sociales. Tout est resté en veille. Les élections ont eu lieu, il fallait créer un cadre de concertation avec les différentes organisations syndicales. Mieux prendre leurs préoccupations, les prendre en charge et se donner un calendrier pour les apporter des solutions. Tel n’a pas été le cas, le dialogue social a péché. Ces derniers jours, on parle de contact entre le président et les couches sociales ; cela vaut ce que ça vaut. Il y a eu un manque total de dialogue sur les préoccupations des couches sociales. L’un dans l’autre, je crois que c’est tout ça qui constitue des faiblesses par rapport à la gestion de ce pouvoir là.

Il ne faut pas se tromper, je dis quel qu’aurait été le pouvoir en place, certainement il y aura des difficultés, mais vue l’attente très forte que l’élection d’Ibrahim Boubacar KEITA  avait suscité. Ce n’est pas toujours fréquent de voir par ces temps de démocratie77% accorder sa confiance à un homme. C’est beaucoup plus un homme qu’on a voté qu’un programme politique.

L’espoir est permis, la survie du Mali est liée à ça. Il est obligé de s’arrêter un moment donné, de faire lui-même, une appréciation des actions qu’il a posé. Est-ce que ça va dans le bon sens ou pas ? Si le Mali va bien, ce ne le sera pas pour Ibrahim Boubacar Keita seul. Il le sera pour nous tous maliens. Nous sommes tous concerné. Il est temps que le pouvoir en place puisse aller de façon concrète à se doter d’un programme de gouvernance cohérent qui prendra en compte les préoccupations de tout un peuple, qui va associer toutes les couches composantes à sa rédaction et à mise en œuvre.

Ça veut pas dire qu’il faut aller à un gouvernement d’union nationale, ça n’a pas de sens. Encore que le peuple a fait son choix. Celui qui a mérité ce choix a la responsabilité de gérer et les autres composantes de juger et d’apprécier, de critiquer, s’il le faut. Pour notre part nous avons opté pour une opposition constructive. Nous n’allons pas prendre la rue pour le plaisir, mais nous allons user pleinement de tout ce que la constitution nous accorde comme moyens d’intervenir dans l’action gouvernementale ou publique.

Je souhaite au Mali et aux maliens beaucoup de forces à surmonter ces difficultés là, à dire au pouvoir en place qu’il est temps de gérer le pays avec le peuple. Gérer le pays avec le peuple, c’est prendre en compte les préoccupations  de l’ensemble des couches du pays. C’est mon point de vue personnel.

Nous souhaitons vivement que le Mali puisse retrouver son intégrité territoriale, son unité et que la cohésion et le pardon puissent s’instaurer après qu’on ait pu situer les responsabilités des uns et des autres. Que le droit soit dit. On a beau réconcilier, tant qu’on n’a pas dit qui a tort, qui a fait quoi, nous allons retomber dans les mêmes schémas en voulant plaire à tout le monde.

Voilà ce que je peux dire des 12 premiers mois d’exercice du président IBK, sans être exhaustif.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1 an d’IBK au pouvoir : Des maliens se prononcent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/1-an-dibk-au-pouvoir-maliens-se-prononcent-510932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 04:02:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft wp-image-436782 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK-9.jpg" alt="Mali: Le président malien promet toute la lumière sur le crash pour apaiser les familles éplorées" width="350" height="237" />Dans le micro trottoir ci-dessous, des citoyens donnent leur avis sur 1 an de gestion d’Ibrahim Boubacar Kéita. Réactions. Les maliens estiment qu’après un an au pouvoir IBK n’a pas encore jeté les bases du développement du Mali.</em></strong>

&nbsp;

<strong>Madame Ouassa Diallo, Professeur d’enseignement secondaire général</strong>

<strong>« Le gouvernement doit s’impliquer dans la gestion des loyers »</strong>

Je vous remercie Monsieur le journaliste. Je suis très satisfaite de votre journal qui, hebdomadairement nous retrace tous les évènements passés au Mali. Le vieux IBK a été choisi par beaucoup de maliens. Certes, le choix n’a pas été fait au hasard. C’est de lui que la population avait besoin pour résoudre les problèmes. Notre vieux s’est occupé des problèmes du nord. Cela est bien normal. Mais jusqu’ici nous ignorons la suite qui a été donné au problème du nord.

IBK est en train de trouver des solutions à ses problèmes personnels, au lieu de mettre le Mali en avant. Il faut qu’il s’occupe des problèmes des maliens. A titre d’exemple : le loyer des maisons est très élevé. Quatre chambres à la cité Unicef coutent 150 000F CFA. Le gouvernement doit s’impliquer dans la gestion des loyers. L’électricité et les denrées alimentaires sont aussi chères.

Le vieux IBK a été ambassadeur, ministre, premier ministre, président de l’assemblée nationale et aujourd’hui président de la République. Il a occupé des postes très importants. Il connaît les problèmes du Mali. Il ne doit en aucun cas échouer. Il est un bourgeois. Il ne doit pas être un bourgeois sur le dos du Mali.

<strong>A.S : Stagiaire dans un service de la place</strong>

<strong>« Le gouvernement et les députés doivent tenir compte de la population »</strong>

Il faut que le gouvernement et les députés aient pitié de la population et tienne compte de son intérêt. Ils doivent s’occuper du reste de la population. IBK, à lui seul, ne peut rien faire. Il faut des cadres compétents pour prendre le taureau par ses cornes. Nous les pauvres, nous sommes laissé pour compte.

<strong>Sacko Djélimady, enseignant</strong>

<strong>« Il faut la justice- l’homme qu’il faut à la place qu’il faut »</strong>

Hommage à Modibo Keita, Kouamé N’krouma, Sékou Touré et Thomas Sankara.

Les élections passées ont prouvé que les maliens avaient besoin vraiment d’un chef d’Etat différent. C’est-à-dire qui serait prêt à se sacrifier pour le Mali et non le contraire. Ladji est venu au pouvoir avec des menaces et des applaudissements. Personnellement, je n’ai vu aucun problème réel primordial qu’il a pris à bras le corps. Et pourtant ces problèmes ne manquent pas. Rien que des futilités.

Pendant qu’une présidente d’un pays d’Afrique vend l’unique avion présidentiel pour résoudre certains problèmes, le nôtre préfère acheter un deuxième avion présidentiel, des…, des…, des….

A mon humble avis, les primes et les indemnités doivent être subordonnées à l’avoir du pays. Au Mali, la charrue est mise avant les bœufs. Où ira un tel attelage ? Nulle part. Aujourd’hui, il faut la justice- l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

<strong>Professeur Augustin Sagara, enseignant</strong>

<strong>« Je ne reconnais plus IBK »</strong>

L’éléphant que les maliens attendaient est arrivé avec une patte cassée. Je ne peux indexer aucune des réalisations d’IBK, concrètement. Après une année, si on fait l’analyse, je vois que rien  n’est fait. On ne reconnaît plus IBK. Moi j’ai voté pour lui, mais je ne le reconnais plus. C’est ma première fois de voir un parti au pouvoir qui prend un premier ministre provenant d’un autre parti, autre que le parti majoritaire.

Il faut d’abord avoir confiance à soi-même. S’il n’y a pas de confiance, il n’y a pas de bonne gouvernance. On ne peut rien faire. J’ai voté pour lui, pour sa fermeté mais, hélas ! Je ne le reconnais plus. On a même perdu les acquis du Professeur Dioncounda.

Je voudrais qu’IBK travaille son image à l’intérêt du pays. IBK c’est la haute bourgeoisie. Il s’est occupé de lui-même d’abord. Il faut d’abord stabiliser l’Etat. Il a dit, le Mali d’abord ; mais nous voyons IBK et sa famille d’abord.

<strong>Y.M, chauffeur</strong>

<strong>« Les salaires sont insuffisants »</strong>

Je ne suis pas instruit. On a dit qu’on lutte contre la corruption et la délinquance financière. Si cela est vrai, IBK commence bien son travail. Les denrées de premières nécessités coutent très cher. IBK doit revoir les salaires à la hausse. Les salaires sont insuffisants. Il doit voir la situation des soldats morts sur le champ de l’honneur. Cela réconfortera leurs familles. Mon petit frère est concerné, rien n’a été fait par le gouvernement.

Pour ce qui est du nord, le gouvernement doit négocier pour trouver un terrain d’entente. Il faut une paix durable.

<strong>Sambou Dembélé, professeur d’enseignement supérieur</strong>

<strong>« Une année d’échec politique »</strong>

L’an 1 de son pouvoir a été une année d’échec politique. IBK a déçu le peuple. L’ingérence familiale dans la gestion publique de l’Etat a été une erreur irréparable. Les maliens ne sont pas situés sur le sort de Kidal. Les maliens ont voté pour IBK à cause de l’affaire de Kidal. Jusque là, on ignore tout du sort de Kidal. Il est en train de berner le peuple. Pourquoi ?

Le MNLA n’a pas été ni cantonné ni désarmé. Et pourtant, c’est ce qui a été dit dans les accords de Ouagadougou. La balle est dans le camp de la communauté internationale qui ne fait rien pour que les rebelles rendent les armes. Les crimes de guerre n’ont jamais été évoqués : Aguel-Hoc, Tombouctou et Gao. On ne dit rien de tout cela.

Les femmes ont été violées, les hommes ont été amputés, les enfants enrôlés dans la rébellion. Tout cela constitue des crimes. On ne dit rien. Qu’est ce que le gouvernement ira dire en Algérie ?

<strong>Mariam Kanté, secrétaire</strong>

<strong>« IBK a fait de son mieux »</strong>

IBK a fait de son mieux. Il ne peut pas tout faire en une année. Les quatre ans restant lui permettra de combler les attentes des maliens. Sous le règne d’IBK, les pauvres ont eu une place à la justice malienne. Les pauvres peuvent maintenant parler à la justice. L’école malienne a retrouvée sa voie. Les fruits ne tarderont plus.

<strong>Soumaila Danioko, stagiaire</strong>

<strong>« Le peuple malien se sent trahi »</strong>

Après la crise que notre pays a connu, aux yeux des maliens seul IBK pouvait nous sortit de cette situation et répondre aux besoins de la population. Ainsi plus de 77% des maliens lui ont accordés leurs suffrages. Les maliens pensaient avoir fait un bon choix. Aujourd’hui, le peuple malien se sent trahi par IBK.

Avec l’achat de l’avion, la rénovation totale de sa maison à sébénikoro, pour ne citer que cela, IBK a déçu les maliens. Au lieu du « Mali d’abord » c’est « IBK et sa famille d’abord ». Il faut que le président pense à la population d’abord, avant de s’occuper aux questions personnelles, à sa condition de vie, à ses proches et à sa famille.

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<strong>Yaya Dembélé</strong> (tailleur) :

« On a voté  pour Ibrahim Boubacar Keita pour le bonheur du pays.  On est parti voter mais,  depuis son investiture jusqu’à aujourd’hui je n’ai constaté aucun acte poser en ce sens. Tous les jours ils y a de nouvelles paroles. Il a été élu pour le problème du nord. Depuis qu’il est au pouvoir le problème du nord est de plus en plus compliqué. Les prix des produits de première nécessité sont en train d’augmenter du jour au  jour. Les prix d’électricité  et l’eau sont aussi augmentés et même le gaz. L’Etat avait subventionné tout, mais ils n’ont pu capable de gérer tout ça. Ces prédécesseurs ont tout fais pour assurer la sécurité alimentaire au Mali. On peut pas résoudre tout le problème dans l’immédiat,  mais depuis qu’il a été élu, il n’a posé aucun acte qui montre que la sécurité alimentaire peut être assuré par les maliens. Si IBK est venu pour le bonheur des maliens »

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<strong>Adama Traoré</strong><em>(ouvrier)</em> :

« Vraiment je suis dessus par le problème du Mali. L’être humain est la parole, on te juge à travers tes paroles, tout ce que tu dis. IBK est monté au pouvoir aujourd’hui parce que c’est  les maliens qui ont voté pour lui. Si c’est n’est pas les maliens d’IBK a été élu avec 77% du jamais vu dans toute Afrique. On lui a fait confiance a cause de son âge et il a juré au nom de Dieu en disant (inchallaw).  Dans ce pays si tu dis ces paroles on te prend avec nos deux mains. On n’a jamais imaginé qu’il sera comme ça. Vraiment on a regretté pour avoir voté pour lui. A cause de l’islam tout le monde sont sortis voter pour lui, même les handicapés  n’ont pas resté ben marge. Depuis son investiture jusqu’à aujourd’hui on a vu aucun acte qui peut être le bonheur des maliens. Nous sommes des chefs de famille notre souci c’est l’avenir de nos enfants. Le problème d’emploi,  de santé, de médicament, l’électricité et l’eau, rien n’est resolu. Il y a aussi le problème du nord. On a voté pour lui pour qu’il puisse résoudre le problème du Mali, mais il ne souci même pas du problème des maliens. Les gents ont été emprisonnés. On a vu dans ce pays des plus grands assassins libérés.  Il faut qu’on se pardonne, qu’on se donne la main pour développer le pays. Si c’est n’est pas le mouvement de Sanogo et la population malienne IBK ne pourra jamais être président dans ce pays. Durant cette première année de son mandat,  cette même population souffre enormement. Tous les maliens sont en train de crier aujourd’hui à cause de la pauvrété. Nous les ouvriers nous soufrons. J’ai n’est jamais pensé qu’il peut faire ça. Je demande qu’il fasse a cause de dieu de laisser tout ce que les gents disent. Qu’il travail pour le développement du Mali. »

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<strong>Adama Sanogo</strong><em>(enseignent) </em>:

« IBK n’a pas  encore jeté les bases de développement du Mali et la crise  du nord ne pas peut-être tenu pour responsable  car il n’a pas élu que pour la crise du nord. Pour l’emploi des jeunes, IBK a promis une centaine d’emploi lors de son campagne électorale. Un an après, aucune entreprise nouvelle n’a été créée pire certaines sont menacés de fermeture, des travailleurs ont été renvoyés au banc du chômage. Bien que la crise du nord soit une épine, elle ne doit pas empêchée le développement dans d’autres secteurs. Je prends l’exemple de notre voisin qui est la Côte-D’ivoire ou  le président Alassane Dramane Ouattara a su donner à ce pays sa place dans la Cédéao. Nul ne doute que le coût des denrées alimentaires de première nécessité est exorbitan aujourd’hui au Mali. Pour qui connait le salaire          misérable de nos fonctionnaires. Ce train de vie pousse nos agents à se livrer à la corruption pour joindre les deux bouts. IBK doit arrêter la vie bourgeoise et se soucier au développement économique du pays. »

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<strong>Aminata Ouattara</strong> (pharmacienne) :

« IBK est venu trouver que le Mali est dans le trou il y a 20 ans. Jamais une année ne peut faire sortir le Mali dans ce trou. C’est  petit à petit pourqu’on puisse sortir de cette situation. Le peut que IBK est en train de faire, je voie qu’il veut nous faire sortie de cette crise. Mais ce que je demande aux maliens que tu sois dans l’opposition ou dans majorité qu’on se donne la main pour travailler ensemble afin de  sortir de cette crise sinon ce que IBK est en train de faire, je pense que  le Mali est en train de se développer petit à petit. On n’a pas imaginé qu’on peut être là aujourd’hui. Il faut qu’IBK soit prudent. Si quelqu’un ne veut pas travailler qu’il le chasse de son  gouvernement. S’il fait ça tout va rentrer dans l’ordre.

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<strong>Idrissa Si Sawané</strong><em>(transitaire)</em> :

« Cette première année du pouvoir d’IBK a été un malheur pour nous. Rien n’a été évolué. On a voté pour lui en pensant que le pays va être développé, mais ça n’a été le cas.  Ce que les français n’ont pu trouver au Mali avec les autres présidents qui ont passé avant lui, c’est  avec IBK qu’ils ont tout  trouvé. La France a tout fait depuis le temps de Modibo Keita jusqu’à maintenant pour trouver une base au Mali, elle n’a pas trouvé. Avec IBK au lieu d’une base, la France a trouvé trois bases au Mali. Et il vient nous dire que la France est notre amie depuis quant la France a été l’amie du Mali. Notre première ennemie dans le monde est la France. Il faut que la France parte de chez nous c’est ce qu’on veut. Si IBK sait  qu’il ne peut pas, il peut partir aussi. On peut faire développer notre pays et on est  près à mourir pour défendre ce pays. Jusqu’ici qu’est ce que IBK a fait pour le bonheur des maliens ? Même Cheick Modibo Diarra étant Premier ministre pendant la transition, au bout de trois mois a diminué le pris du riz au Mali. Mais depuis qu’IBK est monté au pouvoir tout est devenu chair, on ne peut rien acheter au marché sans oublier l’électricité et l’eau, les factures sont doublées.  Ce que les maliens ne savent pas  avec le F CFA nous ne pourront jamais être développé.»

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<strong>Sory keita</strong><em>(Serrurier)</em> :

« Il faut que le Mali soit un pays de droit pour combattre contre l’injustice. Je soutien le pouvoir d’IBK parce que le travail qu’il est en train de mener au niveau de la justice est une belle initiative. Les pauvres souffrent dans ce pays. On doit soutenir IBK et son gouvernement pour tout effort qui sont en train de faire pour le développement du Mali. »

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<strong>Djeneba Sow</strong><em>(promoteur d’ecole) </em>:

« Ce qui concerne le pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita,  premièrement  le pays est chaud, jusqu’à présent on peut dire qu’il y a des choses à faire sinon le pays n’est pas encore stabilisé. On prie Dieu pour que ça soit comme on veut. Deuxièmement ce qui concerne la pauvreté, aujourd’hui il y a peu de malien qui ne plein pas. Tout ce que les gents pensaient qui pouvait être un moyen pour sortir de crise ont été fermé. Tous les robinets sont fermés. C’est Dieu qui peut nous sortir de cette situation. Sinon la santé ça va un peu, mais c’est toujours comme avant. Mais tant que la sécurité alimentaire n’est pas assurée, les prix des denrées de premières nécessités ne sont pas diminué ainsi que l’électricité et l’eau, on ne pas dire que ça va. Car les maliens mangent trois sinon deux fois par jour. Le salaire des maliens est peu. On n’a ajouté que 10 % au salaire, on pouvait augmenter à 30% pour que les maliens puissent souffler un peu. Tans que 50 % n’est pas ajouté au salaire des maliens on ne peut aller nulle part. Si les robinets sont fermés depuis la haut qu’est ce que la base va dire. En tout cas l’attente des maliens durant cette première année du pouvoir d’IBK n’a pas été fait. Sauf si Dieu nous  montre un autre chemin de sortir de cette situation. Ceux que je peux ajouter c’est le problème de sécurité. La sécurité n’est pas assuré, tous les jours on assassine les gents à cause de leur moto.

<strong>Moussa Danioko</strong><em>(comptable)</em> :

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« En ce qui concerne les 360 jours, selon eux l'ancien régime a été renversé pour des raisons de corruption, d'insécurité, de laxisme, de partage de gâteaux... Les Maliens dans la plus grande majorité, intellectuelle et non a cru qu'on pouvait résoudre le problème du nord par une baguette magique et restaurer l'état de droit comme le demandait tous. Nous constatons que rien des attentes n'a été satisfait (Le problème du nord, l'insécurité...).

Je crois même que c'est bien le partage du gâteau car tous les candidats qui l'ont soutenus ont tous eux un poste ministériel. On assiste à l'achat d'avion, de véhicule de luxe, de la réhabilitation de sa maison personnelle. On assiste également à la personnalisation ou à la "famillarisation" ou à la "quartierisation" (Moi même d'abord, Ma famille d'abord, mon quartier d'abord et mes amis d'abord). Je crois qu'il sera mieux de faire face à l'essentiel qui n'est autre que les raisons de son choix à la tête. »

<strong>Propos receuillis par </strong>

<strong>Hawa K. Berthé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Seydou Dembélé, président du groupe parlementaire RPM, élu à Ségou : « Sans paix, il n’y a pas de développement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/seydou-dembele-president-du-groupe-parlementaire-rpm-elu-segou-paix-il-ny-pas-developpement-510972.html</link>
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<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 03:40:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour l’essentiel, cette première année d’exercice a consisté à ramener le calme, à ramener la paix. C’est la condition de tout développement. Nous savons que le président a été élu pendant que le pays vivait une situation particulière. Une situation qui grâce à l’appui de tous les partenaires, grâce à la compréhension des maliens a pu être géré et tenir les élections.</em></strong>

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La première des choses et c’est la plus importante, c’est de faire en sorte que nous puissions ramener la paix. Et c’est à cet exercice qu’avec tout le monde nous sommes aujourd’hui attelé, et ce sera le plus important. Sans paix, il n’y a pas de développement.

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Il y a eu quelques polémiques ça et là, alors qu’à mon point de vue, le débat ne devait pas se poser de cette façon là. L’achat de l’avion est une dépense de souveraineté. Nous savons tous que très souvent les situations sont telles que les déplacements posent problème. Je vois mal un président faire un avion taxis. Je crois que nous devons pouvoir relever la tête. Je ne dirai pas de faire comme les autres, mais quand même rester dans une certaine mesure, garder toute sa souveraineté. De ce point de vue là, l’achat de l’avion a été suffisamment expliqué. Ce n’est pas une dépense de trop, mais une dépense utile.

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Pour attendre le développement et le bien être, il faut d’abord la paix. La raison essentielle pour laquelle beaucoup ont voté IBK, c’est que beaucoup ont vu en lui l’homme de la situation. Et de mon point de vue, il le reste. Pour ramener la paix, ce ne serait pas avec un coup de baguette magique. Surtout que quand nous analysons, nous nous rendrons compte que les origines sont profondes. Il ne s’agit pas de parvenir à une paix pour un temps. Mais faire en sorte que cette paix soit durable, définitive. Pour cela, il faut savoir aller progressivement, pouvoir ramener tous les maliens autour de la table, pouvoir faire revenir la confiance entre les maliens autour de la table, pouvoir faire revenir la confiance entre tous les maliens. Ce n’est pas un travail qui se fait du jour au lendemain, mais progressivement.

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L’espoir, pour nous, est permis. Chaque fois que dans un pays, les citoyens peuvent se mettre ensemble, discuter des problèmes qui se posent à eux, il reste entendu que l’horizon peut s’éclaircir, l’horizon s’éclaircira. C’est pourquoi je voudrais encore une fois en appeler à la compréhension de tous les citoyens de ce pays là afin qu’ensemble nous puissions mettre ce pays sur la voie du bonheur pour tous les maliens.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK, AN I. : Quelles histoires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-an-i-quelles-histoires-510912.html</link>
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<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 03:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_287832" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-287832 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/ibk-rpm3.jpg" alt="Message de condoléances de SEM Ibrahim Boubacar KEITA" width="300" height="150" /> SEM Ibrahim Boubacar Keita président Malien[/caption]

<em><strong>« IBK donne l’impression d’être au pouvoir depuis au moins 5 ans ». Celui qui parle ainsi ne voudrait pas qu’il y ait la moindre méprise sur sa pensée. « L’animation qu’il y a eu pendant un an aurait du remplir tout le mandat » précise-t-il, pensant lever les doutes sur le fond de sa pensée.</strong></em>

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Il faut dire que la première année d’IBK à la tête du Mali ne fut pas de tout repos. Le mandat a démarré sur des chapeaux de roues. Entre le dossier de la bande à Sanogo et celui de l’ancien président ATT, entre la résolution de la question du Nord et la problématique de la réconciliation nationale, entre les exigences des partenaires financiers soucieux de la bonne gestion et la pression du parti et des alliés politiques, nous avons souvent connu des embardées au point de frôler la sortie de route. Sans être exhaustif, nous brosserons le tableau des grandes questions qui continuent d’alimenter les débats. Et d’agiter toutes les passions.

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<strong>Histoire de Premier ministre</strong>

Faut-il croire que le président de la République n’a pas eu la main heureuse dans le choix de ses Premiers ministres ? En tout cas, nous constatons qu’avant même de boucler sa première année, IBK est pressé de toutes parts pour qu’il se débarrasse de son deuxième Premier en la personne de Moussa Mara nommé en avril dernier. Il est vrai qu’aux yeux du RPM, et pas seulement, l’actuel Premier ministre souffre d’une grande illégitimité politique. Il fut parmi les candidats les plus virulents contre IBK lors de la campagne présidentielle. Il n’a jamais pu avoir grâce aux yeux du parti présidentiel qui avait déjà tres mal digéré la nomination d’Oumar Tatam Ly à la Primature. Si celui-ci avait été pris comme une couleuvre qu’il fallait avaler en ce début de mandat, Moussa Mara lui, est perçu comme un boa dont le RPM ne veut pas s’accommoder a plus forte raison l’avaler. Le soutien dont Moussa Mara a bénéficié aussi bien lors de la Déclaration de politique générale que lors de la motion de censure déposée contre lui par l’opposition ressemble à s’y méprendre au soutien de la corde au pendu. Si l’on en juge par la fréquence des assauts dont il est victimes de la part du parti présidentiel, on peut dire que la houle est loin de se calmer pour le Premier ministre. La conséquence, est que cela joue sur la cohésion gouvernementale et donne l’impression que le président de la République ne peut plus grand-chose pour lui.

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<strong>Histoire de vengeance ?            </strong>

S’il y a un dossier qui a été traité avec fermeté et dextérité, c’est celui de la bande à Sanogo. C’est vrai que celui-ci avait un dossier aussi épais que compliqué. L’homme lui-même n’a rien fait pour atténuer les récriminations le concernant. Entre le démantèlement de sa base de Kati, son transfèrement a Bamako et son arrestation, tout est allé tres vite. Le dernier coup de feu qui a retenti dans son entourage avait été interprété comme une tentative de coup de force ou à tout le moins comme une mutinerie. C’était suffisant pour le mettre dans les rangs définitivement. Dans le sillage des violences de ce jour, des enquêtes ont été ouvertes par la Justice, enquêtes qui ont débouché sur la découverte de charniers. Sanogo et ses camarades ont tous été mis aux arrêts pour assassinats, complicités d’assassinats, tortures, etc. Certains observateurs plutôt proches de l’ex-junte estiment que Sanogo et ses camarades ont été victimes de vengeance de la part de ceux qui n’ont jamais digéré le coup d’Etat. Mais en analysant froidement les faits qui leur sont reprochés, il est loisible de voir qu’ils sont tombées par là où ils ont pêché : la violence et les tueries gratuites.

Concernant ATT aussi, il a été question de vengeance. Pour différentes raisons, certains Maliens estiment que le président de la République et plus encore son ministre de la Justice poursuivent l’ancien président d’une vindicte à l’opposée des priorités des Maliens et dont on ignore les ressorts. Reconnaissons qu’en annonçant en cette nuit de décembre 2013 que l’ancien président ATT allait être poursuivi pour haute trahison, le pouvoir prenait les Maliens de court sinon, a contre…courant. Au moment où on parlait de réconciliation nationale, de relance du dialogue au Nord, cette « inculpation » tombait comme un cheveu dans la soupe et eut le plus mauvais effet. Pour certains observateurs, c’est la preuve que le nouveau pouvoir manquait cruellement de sens des priorités.

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<strong>Histoire d’avions</strong>

Pour un avion acheté, trois figurent dans le débat. Et fort malheureusement, le débat n’a pas volé très haut. Comme dirait IBK, par moment c’était au niveau des pâquerettes naines. Tout est parti de l’avion acheté pour le président de la République ou disons des explications qui ont été fournies tant sur la motivation que sur son prix. Tant sur la motivation que sur le prix, les explications sont pour le moins alambiquées. Et ceux qui les fournissent laissent la fâcheuse impression de gamins surpris la main dans le pot de confiture. Le feu allumé a cette occasion a pris tous les étages et chacun a joué le pompier du mieux qu’il pouvait. Le président de la République en personne n’a manqué aucune occasion pour parler de « son » avion et de son prix. 20 milliards, selon lui, parce que l’avion dont il a hérité serait un cercueil volant. « Son » Premier ministre lui, a fait fort : 17 milliards pour l’achat et 3 milliards pour les assurances et autres commissions. Tout serait normal, selon lui, dans la mesure où l’opération est adossée sur un prêt bancaire. Lors du vote du budget rectifié, il y a quelques jours, la ministre des Finances a réaffirmé les 20 milliards dont 18,5 milliards déposés au niveau du Trésor.

L’autre avion qui s’est retrouvé dans la polémique concerne l’avion acheté sous ATT. Dans sa tentative de convaincre les Maliens du bien fondé de l’achat du nouvel avion, le Premier ministre a déclaré sans convaincre grand monde que l’avion présidentiel existant n’était pas fiable et ne disposait pas de papier attestant qu’il appartenait au Mali. Pire, en plein vol, il est capable de prendre feu.

Le troisième et dernier avion pour le moment lui, nous est littéralement tombé sur la tête. Il s’agit de l’avion d’Air Algérie qui a été  pulvérisé dans son crash à Gossi faisant plus de 110 morts.

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<strong>Histoire de Kidal</strong>

A la fin de la Transition, le Mali avait pu prendre pied à Kidal. Laborieusement, pierre après pierre, grâce au soutien de la communauté internationale le gouvernement a pu envoyer un gouverneur et ses préfets. Les accords signés à Ouagadougou étaient certes malmenés mais l’essentiel était sauf. Et puis voila que le Premier ministre décide de se rendre a Kidal, coute que coute ; advienne que pourra. On connait la suite. 8 agents de l’administration exécutés froidement par les djihadistes qui les avaient faits otages. Le Mali officiel a disparu avec armes et bagages, surtout depuis les affrontements du 21 mai.

Aujourd’hui la ville est entièrement sous la coupe des groupes armés qui tentent de l’administrer. Il est clair que cette situation ne peut que renforcer ceux qui se battent pour l’autonomie et qui se trouvent à Alger.

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<strong>Histoire de fâcheries avec les partenaires</strong>

A l’élection d’IBK, les relations avec la communauté financière étaient au beau fixe. Celle-ci avait promis près de 3000 milliards de francs CFA pour aider le pays à sortir du gouffre. Malgré les difficultés inhérentes aux situations d’exception, les autorités de la Transition avaient laissé les voyants plutôt au vert. Une année après, tout va de travers. A cause de l’achat de l’avion et des équipements pour les forces armées jugé peu orthodoxe sur le plan financier, tous les partenaires du Mali ont gelé leur aide : le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, etc. Le Mali est obligé de se serrer la taille et de vivre sous perfusion. Le FMI est annoncé pour la semaine prochaine. Tout le monde croise les doigts. Et prie.

<strong>Damouré Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Editorial: En toute chose, il faut considérer la fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-en-chose-il-faut-considerer-fin-510892.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 03:33:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft wp-image-508322 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-investiture--300x199.jpg" alt="IBK-investiture-" width="300" height="199" />Le président de la République, gros consommateur d’informations (tant à travers la presse écrite qu’audiovisuelle) n’est pas particulièrement gâté par ce qu’il lit et par ce qu’il entend ou voit. De quelque manière qu’il tourne l’actualité et quel que soit le sujet, les faits tels que rapportés ne sont pas  à  son avantage, encore moins les commentaires. Lui, connu pour supporter très mal les critiques, doit être au bord d’une éruption cutanée.

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Voila une année jour pour jour où il prêtait serment devant le monde entier, investi massivement de la confiance des Maliens et d’une légitimité sortie des urnes dont aucun de ses prédécesseurs ne peut se targuer. Les Maliens, victimes encore pantelantes du coup d’Etat, des abus de la soldatesque et de l’abandon de la communauté internationale, croyaient pouvoir enfin émerger de la longue nuit. Et IBK leur paraissait être sinon l’homme providentiel du moins « l’homme de la situation ». Son discours avait trouvé preneurs. Ses slogans de campagne, « Le Mali d’abord » et « le bonheur des Maliens », sonnaient juste.

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Une année après, force est de reconnaitre que les fruits, sans dire qu’ils ont trahi la promesse des fleurs n’en sont pas à la hauteur. Force est de reconnaitre qu’ils ne sont pas nombreux, les Maliens qui sont satisfaits de la situation. Leur déception est sans doute à la mesure des espoirs qu’ils ont placés en la personne d’IBK, que le président IBK tarde à réaliser.

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Pour notre part, nous constatons que le début est laborieux, qu’il y a eu des erreurs de jugements, que le diagnostic du Mali et des Maliens n’a pas été fait ni suffisamment ni correctement. Mais le président de la République a encore 4 ans devant lui. Et nous sommes de ceux qui pensent qu’en toute chose, il faut considérer la fin. Le Nord qui ne s’est pas calmé, l’éruption du volcan social, et l’animation de l’opposition ne peuvent que lui servir que de tremplin pour rebondir.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title> Comment échapper aux injonctions du FMI : Les problèmes comme les remèdes sont connus</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/comment-echapper-aux-injonctions-du-fmi-les-problemes-les-remedes-connus-411282.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Jul 2014 03:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_97427" align="alignleft" width="245"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/FMI.jpg"><img class="size-full wp-image-97427" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/FMI.jpg" alt="Affaire de l’avion présidentiel du Mali : Le FMI s’en mêle !" width="245" height="163" /></a> Le siège du FMI à Washington<br />© AFP[/caption]

<strong><em>Il n’y a que deux façons d’échapper aux injonctions du FMI : 1- Avoir une économie suffisamment solide pour ne pas avoir besoin de recouvrir à son Assistance ; ou 2- avoir une gestion saine des finances publiques</em></strong><strong>.</strong>

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Pour l’heure, le Mali ne peut se prévaloir d’aucune de ces deux options. La gestion des finances publiques est pour le moins chaotique, voire aléatoire et aucune stratégie lisible ne semble présager de performances économiques autres que providentielles. Ainsi, l’impasse vers laquelle se dirige notre pays demeure préoccupante. Le Mali court le risque de se voir dépossédé de droits souverains les plus élémentaires. Nous n’aborderont pas ici, la question de Kidal qui reste une plaie béante dans la poitrine de chaque malien, mais celle de la souveraineté économique qui est sur le point d’être mis à mal, parce que ceux en charge de l’établir ne seront pas même de la garantir.

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L’asymétrie du rapport de force avec des institutions telles que le FMI a toujours été évidente, mais elle s’accentue plus encore aujourd’hui en raison du manque d’expertise, de stratégie, voire d’audace dans le dialogue qui s’annonce.

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L’approche manichéenne faite de révolte ou de  de soumission, n’admet pas un dialogue équilibré, prenant en compte nos engagements vis-à-vis de ces institutions, tout en conservant l’autonomie permettant d’attirer des investissements d’autres sources et la liberté d’envisager un Mali émergent. Or, dépendant et sous diktat de ces seules institutions, le Mali ne pourra avoir de programme propre à réellement stimuler l’économie et en conséquence juguler le chômage et accroitre le bien-être des maliens.

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Ainsi les failles actuelles dans la gouvernance malienne justifieront une mise sous tutelle du Mali, qui ne nous accordera que peu de marge de manœuvre. Cela signifie que notre aptitude à développer le Mali comme chacun pourrait le souhaiter sera de facto neutralisée.

Pour exemple immédiat, en acceptant la spirale d’augmentation des tarifs de l’électricité (qui n’est qu’une étape vers la cession d’EDM à un groupe étranger), le Mali devra gérer tant une gronde sociale qui couve, qu’un ralentissement de l’activité économique, en conséquence de la hausse des prix que cela indura dans le panier de la ménagère, chez chaque petit artisan ou grand industriel.

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Or cette diminution générale du pouvoir d’achat de chaque malien, n’est ni la solution économique la plus viable, ni une option politique la plus rationnelle.

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Au même moment, plusieurs centaines de milliards ont été décaissés par la communauté internationale pour la reconstruction du Mali, sans aucun impact perceptible. Et pourtant ces montants nous engagent.

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En se soumettant comme il semble prêt à le faire, le Mali Gagnera une bouffée d’oxygène immédiate telle la reprise de certains axes de coopération, au prix de l’hypothèque d’ambitions qui sont celles de tout enfant aimant du Mali. Et il deviendra difficile au chef de l’Etat de prendre des engagements auprès du peuple pour des projets phares devant constituer son héritage puisque son programme ne sera autre que celui du Fonds Monétaire.

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Le FMI arrive sous peu pour le premier acte de la partie d’échec qui va non seulement  engager le mandat d’IBK, mais l’avenir de chaque malien. Il est de notre devoir de prévenir que si les négociateurs maliens ne sont pas à niveau, ils mettront le pays sous coupe réglée pendant que continuant les querelles et débats stériles. Dieu Veille.

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<strong>Madani TALL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sikasso : Marchés bien approvisionnés en produits de première nécessité </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sikasso-marches-bien-approvisionnes-en-produits-premiere-necessite-411232.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Jul 2014 03:21:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong>

<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/Sikasso1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-163389" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/Sikasso1.jpg" alt="sikasso" width="315" height="250" /></a>Les marchés des principales villes de la 3<sup>e</sup>  région notamment Sikasso, Koutiala et Bougouni sont bien approvisionnés en produits de première nécessité en ce début du mois de ramadan, selon une enquête menée par la direction régionale du commerce de la concurrence de Sikasso et plusieurs opérateurs économiques contactés sur place.</em></strong>
Selon le rapport de la direction régionale du commerce et de la concurrence de Sikasso, plus de 7000 tonnes de riz, 1000 tonnes de petit mil, 2400 tonnes de sorgho sont disponibles dans les magasins des  commerçants grossistes de Sikasso.

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Si le riz importé est cédé à 350 Fcfa le kg dans la plupart des grands marchés, le riz local Gambiaka est vendu à 325 Fcfa le kilogramme. Concernant l’huile de cuisine, un important stock de 1.869.280 litres est disponible chez les différents opérateurs économiques de la région tout comme le sucre dont le stock est de 2180 tonnes environs.
Le chef de la division du commerce intérieur de la direction régionale du commerce et de la concurrence de Sikasso Fousseyni Koné dont les propos ont été confirmés plus tard par plusieurs détaillants, nous a précisé que les prix des denrées et des produits de première nécessité varient d’un marché à un autre mais en moyenne le litre d’huile locale est cédé à 650 Fcfa et celui de l’huile importée à 800 Fcfa. Le lait en poudre est vendu entre 2800 Fcfa et 3000 Fcfa le kilogramme, le petit mil assez  prisé dans ce mois de ramadan est vendu entre 200 Fcfa et 225Fcfa le kg.

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La fiche de relevés des prix de la première semaine du mois de juillet de la direction régionale du commerce indique que le prix du sucre poudre a varié dans quatre marchés de la ville de Sikasso entre 450 Fcfa et 500 Fcfa, selon la position du marché.

à la viande avec os, le prix du kilogramme est de 1600 Fcfa tandis que la viande sans os est vendue à 2200 Fcfa le kilogramme.Le marché central de Sikasso est suffisamment approvisionné en produits divers. Seydou Traoré, un commerçant détaillant, assure qu’aucune surenchère  importante n’a été constatée à Sikasso en ce début de ramadan. Par le passé, les prix des produits de première nécessité flambaient au cours du mois béni. Sidaly Touré, un autre détaillant, précise que les prix dans le marché et dans les quartiers varient car le boutiquier est obligé d’ajouter les frais de manutention.

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Le directeur régional du commerce et de la concurrence de Sikasso Issa Idrissa Maïga suit attentivement la fluctuation des prix car ses agents sillonnent  hebdomadairement les différents marchés et tiennent à jour des fiches de relevés.

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<strong>F. DIABATE </strong>

<strong>AMAP - SIKASSO</strong>

<strong> </strong>

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<strong>Douentza : Les agents des frontières se préparent à l’accueil des réfugiés de retour</strong>

Le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a organisé du 2 au 3 juillet 2014 au conseil de cercle de Douentza la formation des agents des frontières présidée par le préfet adjoint du cercle. La crise politique et sociale de 2012 a provoqué un déplacement massif des communautés dans les localités concernées. Suite aux différentes sensibilisations et pourparlers le retour des rapatriés-retournés a été amorcé dans les conditions très difficiles. C’est dans ce contexte que le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a entrepris d’informer et de sensibiliser les agents de surveillance des frontières dans ses zones d’intervention sur les rôles et responsabilités pour la protection des revenants.

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Le maire et le préfet ont tous les deux salué cette initiative du DRC qui va dans le sens d’une meilleure protection de nos compatriotes de retour chez eux.

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Ensuite le directeur intérimaire du projet Soumaïla Bamani, a développé le contexte général de la formation, ses objectifs, la définition des notions courantes comme réfugiés, rapatriés, déplacés, retournés, famille hôte. Il a évoqué aussi le rôle et le mandat des différents services oeuvrant à la frontière, les fondements juridiques de la protection internationale, les principes directeurs de la coopération internationale, les droits et devoirs des rapatriés.

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L’orateur a expliqué également le rôle et le mandat de la commission nationale chargée des réfugiés et du HCR.

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A chaque étape de l’exposer les questions réponses ont permis de bien informer les participants sur les actions à entreprendre par les agents de surveillance des frontières. Il s’agit d’identifier les sites potentiels de retour des rapatriés, suivre leur mouvement de retour et sensibiliser les communautés de la nécessité de pardonner les retournés en vue de faciliter leur intégration socio-professionnelle.

<strong>Oumar Diarra</strong>

<strong>AMAP-Douentza</strong>

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<strong>42,27% de taux de réussite à l'examen du DEF </strong>

<strong><em>Les résultats  L’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2014, qui ouvre la voie à l’enseignement secondaire au Mali, sont  officiels depuis le dimanche dernier. Avec un taux de réussite de 42, 27 %  contre 33, 63%, en 2013. C’est les académies des régions de Tombouctou et Gao  qui s’affichent les meilleurs taux de réussite avec 80,11 % et 70,46 %.</em></strong>

Le directeur adjoint du Centre national des examens et concours (CNEC), Ilo Diallo, a annoncé que sur les quelque 220.000 inscrits à l’examen, 87.843 candidats ont exactement été admis avec succès tant en épreuves classiques qu’arabes. Rappelons que ce  résultat est en hausse par rapport au taux national de l’année 2013 qui était de 33%.

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Ce qui fait un taux de 42,27 %. Ces résultats concernent l’ensemble du territoire national sauf la région de Kidal compte tenu de la situation qui prévaut dans cette localité. Les autorités scolaires rassurent dès que la stabilité revienne, il y aura  un examen spécial qui ne va pas concerner seulement l DEF, mais aussi les autres examens.

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Pour ces résultats les taux les plus élevés sont des régions de Tombouctou avec 80,11 % suivie de Gao avec 70, 46% et de Douentza avec 65, 72 %. L’académie de  Mopti a atteint 50,42 %, celle ce Nioro du Sahel 54, 39 %.  Pour les autres régions, on note, la région de Kayes 41,76 % ; la région de Sikasso 48,24 % ; la région de Koulikoro 32,83 % et la région de Ségou 43,65 %.

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A Bamako, 30 277 candidat était inscrits pour l’académie d’enseignement de la rive gauche. 29 506 candidats ont effectivement composé  pour un taux de réussite de 31, 10 %. L’académie d’enseignement de la rive droite avait enrégistré29 850 candidats inscrits. Et c’est 29 294 candidats qui ont composé. 10  553 ont été admis soit un taux de réussite de 36, 02 %.

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Pourtant après la fraude et les fuites de sujets qui ont entaché les épreuves de la présente session, l’attente des résultats avait fait révéler chez les candidats beaucoup d’inquiétude.

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Ce résultat est hausse par rapport au résultat de 2013. Selon les responsables scolaires, cette hausse est due au faible taux de grève que le pays a enregistré en comparaison aux deux dernières années.

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Après les résultats du DEF suivront ceux du baccalauréat (BAC), des brevets de techniciens (BT), du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et des Instituts de formation des maîtres (IFM) qui seront entendu bientôt.

<strong>Hawa K. Berthé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soumeylou dans les camps de formation : Donner des perspectives de carrière aux éléments</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soumeylou-les-camps-formation-donner-perspectives-carriere-aux-elements-218412.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Apr 2014 04:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_183269" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/armee/forces-armees-la-reforme-en-marche-183268.html/attachment/soumeylou-boubeye-maiga-5" rel="attachment wp-att-183269"><img class="size-full wp-image-183269" alt="Soumeylou B Maiga - perspectives " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Soumeylou-Boubèye-Maïga.jpg" width="300" height="199" /></a> Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense[/caption]

Le ministre de la Défense et des anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga s’est rendu dans les différentes garnisons de Kati, le lundi 31 mars dernier, pour s’enquérir de l’état d’avancement et le déroulement des formations. « Actuellement nous avons plus de 4000 éléments dans les formations pour les certificats d’aptitude technique et pour les brevets d’arme. Il y a une seconde vague de la même importance qui va prendre le relai après. Au niveau de certificat d’aptitude, on a plus de 2300 qui attendent, qui vont aussi entrer en deux vagues à partir de juin » a- t-il souligné au terme d’une visite qui conduit la délégation au Groupement d’artillerie mixte, à la direction du matériel, au service de transmission, la polyclinique militaire.

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Il faut rappeler que depuis 2008-2009 n’y avait plus de formation. Alors que, selon le ministre Maïga, ces formations indispensables d’abord pour la qualification professionnelle des éléments et pour leur carrières aussi. « Je crois qu’à partir de maintenant nous n’allons plus rompre avec cette forme de formation continue au sein de nos unités. Je crois que cela montre la volonté et l’effort du gouvernement. Vous avez pu voir aussi les acquisitions sur le plan des logistiques et transport qui a été fait. Comme je rappelle toujours, nous sommes sur un théâtre qui est très vaste et il n’y a pas d’infrastructures donc où les contraintes logistiques sont quand même extrêmement importantes. Nous faisons cela sur les ressources de l’Etat, des efforts d’acquisition pour que nos unités soient dans les meilleures conditions » a-t-il assuré.

Il a ajouté que dans ce qui nous est arrivé, il y avait une part de déficit technique ou de déficit dans les équipements, et il y avait aussi une part de défaillance de force morale. Le ministre reste convaincu du fait qu’ : « autant nous veillons à constituer les capacités opérationnelles autant nous veillerons à reconstituer les forces morales ». Parce que, selon lui, sans les forces morales quelque soit le niveau d’équipement nous ne pourrions pas atteindre nos objectifs.

Il a assuré qu’il y a une mobilisation générale, des instructeurs, des bénéficiaires eux-mêmes. Par ce que, selon lui, la formation est un droit dans l’armée, la formation continue et c’est indispensable si on veut maintenir un certain niveau de compétence et pour donner des perspectives de carrière aux éléments. Le ministre a soutenu que s’ils font des années sans formation, ils n’avancent ni en grade ni en traitement sur des bases équitables. « Là au moins ils savent qu’à issu des formations pour ceux qui réussiront les examens ça y est un impact direct sur leurs traitement et leurs carrières » a t-il précisé.

« Il faut que les stagiaires soient plus assidus, qu’ils se concentrent sur les études, qu’ils sachent que c’est une opportunité qu’il faut saisir pour s’épanouir individuellement. Maintenant plus globalement je pense que cela témoigne de la volonté de l’Etat de faire en sorte que nos militaires soient dans les meilleures conditions pour exécuter les missions qui leur sont confiées. Aujourd’hui je pense que nous sommes en mesure d’exécuter nos missions impératives qui sont de veiller à la sécurité des populations et à l’intégrité de notre territoire et de sécuriser aussi le processus de reconstruction de la cohésion sociale de la vie civile en particulier dans le nord. C’est vraiment quand les hommes ont des perspectives qu’ils ont aussi une idée de la dimension patriotique de leurs missions. J’ai tendance à considérer que nous sommes plutôt sur la bonne voie » a-t-il tranché.

<b>La nécessité d’une reforme                                                       </b>

Il faut rappeler que le Président Ibrahim Boubacar Keita veut une nouvelle armée républicaine. Et il l’a exprimé de vive voix dès son élection. L’armée malienne a entamé une reforme « en profondeur » sous la houlette des autorités militaires du pays à commencer par le ministre de la Défense et des anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga, dans la perspective de relever le défi de la sécurisation post-crise et de la défense optimale du territoire. La discipline ayant toujours été la clé de voûte de la formation militaire, la hiérarchie des forces armées du Mali s’attelle désormais à sa restauration.

La réorganisation en cours au niveau du département de la Défens est menée selon trois grands axes : le renforcement des capacités opérationnelles, une meilleure gestion des ressources humaines et un engagement résolu dans la construction de la sécurité régionale.

A Sévaré, le ministre de la défense a rappelé que « Les FAMa sont entièrement et exclusivement mobilisées pour faire face avec honneur à leur raison d’être : la défense et la préservation de l’intégrité territoriale, protéger l’unité et la souveraineté nationales, sécuriser les populations et leurs biens au Mali et partout où la liberté et la dignité seraient menacées, pour tout dire incarner constamment la force, la cohésion et l’ambition de notre Nation ».

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Que les FAMA sont totalement mobilisées pour assumer les exigences impératives et immuables que sont la défense et la préservation de l’intégrité territoriale, la protection de l’unité et de la souveraineté nationales, la sécurisation des populations et de leurs biens. Selon lui, ces exigences constituent le fondement même du métier des armes et la raison d’être des FAMA.

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Il avait ajouté que les FAMA sont déterminées à remplir avec honneur et constance leurs missions. « Elles ont à cœur de redevenir le creuset de l’unité, d’incarner la renaissance du civisme, de personnifier la résurgence de la fierté citoyenne. Elles ont, pour tout dire, l’ambition d’être le symbole de la force et de la cohésion de notre Nation. Nous pouvons vous assurer qu’elles se donneront les moyens de cette ambition » ajouta t-il.
<b>Akhimy Maiga</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<title>Cérémonie de la défense de décoration au ministère : Officiers européens et maliens décorés</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ceremonie-defense-decoration-au-ministere-officiers-europeens-maliens-decores-218372.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Apr 2014 04:07:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/armee/ceremonie-defense-decoration-au-ministere-officiers-europeens-maliens-decores-218372.html/attachment/sam-26" rel="attachment wp-att-218382"><img class="aligncenter size-full wp-image-218382" alt="officiers" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/SAM-26.jpg" width="613" height="460" /></a>Les locaux du ministère de la défense et des anciens combattants a servi de cadre à la cérémonie de décoration de 23 officiers européens et deux officiers maliens. La cérémonie qui a eu lieu le lundi 31 mars dernier, était placée sous la présidence du ministre de la Défense et des anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga. Il était entouré pour l’occasion du général Guibert, chef de la mission d’entrainement européenne au Mali, de Karim Keïta président de la commission Défense sécurité et protection civile de l’Assemblée nationale et des collaborateurs du ministre. Ainsi le général Yacouba Sidibé secrétaire général du ministère de la défense et le colonel major Ibrahima Fané chef d’état major de l’armée de terre se sont vus décerné la médaille de la politique de défense et de sécurité commune de l’union européenne.

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23 officiers de France, Espagne Italie et Pologne se sont partagé les distinctions suivantes : 2 sont désormais officiers de l’ordre national du Mali, 9 sont chevaliers et 12 ont arboré la médaille étoile d’argent du mérite national avec effigie lion debout.

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Dans une interview qu’il a accordé aux journalistes au terme de la cérémonie, le ministre de la Défense a souligné que c’est un message de reconnaissance de la solidarité qui a été manifesté par nos amis européens. Et aussi la reconnaissance de la qualité du travail qui a été accomplie à travers la formation de quatre bataillons des forces armées maliennes.

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« Je crois que c’est une des missions le plus réussit au niveau de l’Union européenne. Je pense que c’est une mission qui nous a ramené à renouer avec un certain nombre de fondamentaux à travers lesquels nous avons pu reconstituer non seulement  les capacités opérationnelles de notre armée, mais aussi reconstituer ses forces morales et psychologiques…C’est tellement important, surtout cette formation en groupe, la cohésion retrouvée et je crois que tout cela a permis de faire en sorte que nous pussions faire face à nos missions comme nous le faisons actuellement. Et je pense qu’il était important que nous témoignons de cette double reconnaissance envers ceux qui ont porté la mission, le général Guibert et ses collaborateurs » a-t-il reconnu.

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Le Général Guibert, dit ressentir un très grand sentiment de fierté et d’honneur de la part de tous les officiers, sous-officiers qui ont été décorés par les autorités politiques, lui-même ayant été décoré la semaine dernière par le premier ministre. Avant d’ajouter que l’Union européenne, est venue pour aider le Mali et aider l’armée malienne à restaurer ses capacités dans un moment difficile de son histoire. Pour ce faire, il s’est dit particulièrement heureux et  fière du résultat et du travail qui a été effectué ces dernières semaines avec l’armée malienne. Pour ce qui est de la suite de la coopération, le général est précis : « Les formations vont s’inscrire dans la durée. Au cours du deuxième mandat EUTM nous formeront et nous entrainerons quatre bataillons supplémentaire, nous effectuerons également le recyclage des quatre premiers bataillons une fois qu’ils seront désengagés du nord du pays et nous poursuivrons également nos travaux en liaison avec les officiers et autorités maliennes dans le domaine de la reforme des forces armées ».

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En guise de conclusion, le général Guibert a tenu à exprimer toute sa fierté de la conduite des militaires maliens : « La conduite des militaires maliens est tout à fait remarquable au cours des formations. Je voudrais ici souligner le très grand engagement à la fois des autorités maliennes qui font des efforts très importants pour mettre à la disposition de la mission EUTM des bataillons avec les hommes et les équipements. Je tiens à souligner également le très grand enthousiasme et la volonté d’apprendre des soldats maliens. La courbe de progrès des bataillons maliens est très importante entre le moment où ils arrivent à Koulikoro et le moment où ils nous quittent pour être engagé ensuite en opération dans le nord du pays et le résultat opérationnel qu’ils obtiennent aujourd’hui en étant engagés dans le nord au pays, c’est tout à fait positif et encourageant ».

<strong>Akhimy Maïga   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : Il pleut des procès</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/mechage-il-pleut-proces-218352.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Apr 2014 04:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_192274" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-vers-la-fin-de-la-mediation-du-burkina-faso-192254.html/attachment/blaise-14" rel="attachment wp-att-192274"><img class="size-full wp-image-192274" alt="Blaise - procès" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Blaise.jpg" width="344" height="257" /></a> Le président burkinabè et médiateur dans la crise malienne, Blaise Compaoré.[/caption]

Les morts ne veulent pas le lâcher et les vivants lui mènent la vie dure. Il s’agit de Blaise COMPAORE. Il a deux morts célèbres qui, non contents de peser sur sa conscience, lui collent aux basques et réclament Justice. Il s’agit de son ex-camarade, feu Thomas SANKARA. Tombé sous les coups de feu et les balles assassinées en octobre 1987 ; et de notre confrère Norbert ZONGO tué par le feu pour avoir voulu faire la lumière sur un assassinat. Blaise pensait s’être débarrassé d’eux définitivement, mais il faut croire que ces morts-là n’ont pas l’intention de tomber dans l’oubli et ils ont… la vie dure. Et pour être bien sûr de hanter les nuits de Blaise et lui pourrir la vie au maximum, ils ont mis la justice à ses trousses. Le premier, Thomas SANKARA, non content de l’embarras que son assassinat a causé chez Blaise voudrait qu’il fasse la preuve que le corps jeté dans un trou dans les cimetières est bien le sien. Normalement, ce n’est pas la fin du monde. Sauf que Blaise s’oppose à ce que la famille de Thomas et ses amis soient bien sûrs que la tombe sur laquelle ils se recueillent tous les ans contient bien le corps de Thomas. L’affaire est pendante devant la Justice burkinabé. Après plusieurs péripéties qui prouvent qu’il y a anguille sous roche et peut-être pas le corps de Sankara sous la sépulture.

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Pour ce qui est de note confrère, l’affaire est en transport à Abuja devant la Cour de Justice de la CEDEAO. A Ouagadougou, la justice à la solde de Blaise, avait classé l’affaire. Sauf que Norbert ne voudrait pas que son dossier soit enterré à la va-vite et à la sauvette après qu’il ait été brûlé vif d’où la saisine de la Cour de Justice de la CEDEAO qui a estimé que le Burkina est allé un peu trop vite en besogne et qu’il y avait matière à juger … en faveur du mort. Thomas et Norbert sont en train de prouver que ce ne sont pas tous les cadavres qui acceptent de rester tranquille dans les placards. Et surtout, ils nous rappellent le fameux poème de Bernard B. Dadié, « les morts ne sont pas morts », « ils sont dans les avocats qui attaquent leurs assassins ».

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Mais le Président burkinabé n’est pas le seul à être dans le collimateur de la Justice. Il y a notre ministre de la Justice, Me Bathily, qui est dans le viseur de tous ceux qu’il accuse à tort et à travers. Et quand on sait qu’il a accusé presque la terre entière de tous les maux d’Israël (les magistrats, les maires, les journalistes, les hommes politiques, les préfets, les opérateurs économiques, les anciens ministres, les anciens chefs d’Etat, etc.), il a du souci à se faire. Sans blague ; car ils sont nombreux à vouloir le traîner devant les tribunaux. Lui, l’homme de droit, sait qu’il ne pourra pas échapper ou s’en tirer à bon compte. A force de croire à tout ce qu’il entend, à force de prendre pour argent comptant tout ce qu’il lit, à force de prendre plaisir à s’écouter, le ministre de la Justice remue la boue et éclabousse tout le monde.

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En attendant d’être à la barre, il reçoit des coups de massue sous forme de démentis. Lors d’une sortie devant nos compatriotes vivant en France, le ministre de la Justice avait accusé Soumaïla CISSE d’avoir empoché, pour son profit personnel et exclusif, 22 des 56 milliards alloués aux travailleurs compressés du temps où il était ministre des Finances. Non seulement, Soumaïla a répliqué sèchement en déclarant que le ministre est un menteur, mais il s’autorise une petite menace et une grande allusion « perfide ». En  effet, Soumi « Champion » menace le ministre d’un procès en bonne et due forme. Pour qui connait Soumaïla, sa menace doit être prise très au sérieux. Ça ne lui déplairait pas d’avoir le scalp d’un ministre de la République, lui qui se veut Chef de l’opposition. Mais, Soumïla ne se contente pas de dire que le ministre a raconté des histoires, il pousse son avantage en déclarant que s’il avait empoché 22 milliards, où étaient le Premier ministre IBK et le Président Alpha, « Sont-ils mes complices ? ». Et Vlan.

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Soumaïlla n’est pas le seul à traiter le ministre de la Justice de menteur, il y a le Procureur Général Daniel TESSOGUE. Lors de sa sortie française, le ministre de la Justice qui a une défense d’éléphant contre le Maire de Bamako Adama SANGARE avait déclaré qu’il avait remis 20 dossiers à charge au Parquet contre l’édile de la capitale. « Faux » rétorque, TESSOGUE. « S’il l’a fait, les dossiers ont dû se perdre dans les dédalles du ministère de la Justice » persifle celui qui est à couteaux tirés avec son ministre. Par contre TESSOGUE a déclaré avoir constitué une soixantaine de dossiers contres des maires, des préfets et cela sur toute l’étendue du territoire.

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Et puis, il y a les maires qui ne veulent plus se laisser faire, se laisser marcher sur les pieds, se faire accuser à tout bout de champ sans rien faire. Eux, ils ne sont pas dans les démentis ; ils sont dans l’action. On apprend qu’ils ont décidé d’interdire les meetings et les sit-in de soutien au ministre de la Justice organisés par ses Associations pour Mali (APM). Entre nous, c’est vrai que ça fait bizarre un ministre de la Justice qui s’organise des meetings pour se soutenir. S’il craint pour son poste, c’est humain, mais la lutte contre la corruption n’est pas liée à sa personne et elle se fera avec ou sans lui. Le Président de la République exige de lui d’être juste professionnel. Visiblement, sur ce terrain, il a encore du chemin à faire.

<strong>Talfi</strong>

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<title>Révolution de mars :   La démocratie toujours exposée à la fragilité des institutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revolution-mars-democratie-toujours-exposee-fragilite-institutions-205036.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2014 13:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>C’est dans un contexte de retour à l’ordre constitutionnel que les Maliens célèbrent cette année le 23e anniversaire de la Révolution de mars 1991. Une insurrection populaire qui avait favorisé la chute du régime du Parti unique par un coup d’Etat le 26 mars 1991. Après une interruption, entre 2012-2013, la démocratie malienne est sans doute remise sur les rails. Mais, elle n’est pas totalement à l’abri d’autres soubresauts à cause de la fragilité des institutions.</b>

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26 Mars 1991-26 Mars 2014 ! Les Maliens célèbrent le 23e anniversaire de leur révolution. Certes, 23e anniversaire, mais pas 23 ans de démocratie puisque le processus a connu un coup de canif le 22 mars 2012. Profitant d’une fin de règne chaotique, sur fonds de rébellion, une mutinerie a permis à des opportunistes de prendre le contrôle de Bamako. Oui de la capitale et du «<i>sud</i>», parce qu’ils ne contrôlaient en réalité d’une infime partie du pays. Le reste étant tombé entre les mains des Jihadistes et des Rebelles touaregs dès le lendemain de ce coup d’arrêt d’un processus mal en point, mais pourtant indispensable à la survie de la République.

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Cette année, c’est dans un contexte de retour à l’ordre constitutionnel que nous célébrons le 23e anniversaire du sacrifice des Martyrs de la démocratie. Comme le disait Gertrude von Le Fort (1876-1971), «<i>les révolutions ne sont jamais amenées seulement par la mauvaise administration et les erreurs d’un régime. Celles-ci ne font que déclencher celle-là</i> (Révolution), <i>dont la véritable essence réside dans le déchaînement de la terreur panique d’une époque touchant à son terme</i>». Cela n’a jamais été si vrai que dans le contexte malien entre 1989 et 1991.

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Et les souvenirs de cette insurrection populaire, qui avait favorisé la chute du régime du parti unique par un coup d’Etat le 26 mars 1991, et de la répression sauvage qui avait suivi hantent encore les âmes, interpellent toujours nos consciences. Des consciences que peu d’entre-nous ont tranquilles à cause de la mauvaise gestion politique qui a été fait de ce sacrifice.

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A regarder de près, la démocratie malienne n’a accouché que de tares qui, progressivement, ont menacé la République dans ses fondations les plus profondes. Corruption, délinquance financière, gabegie, unanimisme politique… sont devenus aussi propres à la démocratie qu’à la dictature du parti unique tant combattue.

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<b>Un multipartisme de fait</b>

D’ailleurs, on peut même oser dire qu’au Mali, le multipartisme réel n’a duré que le temps des deux mandats du président Alpha Oumar Konaré. En effet, nous voyons pas de différence fondamentale entre la gestion consensuelle du pouvoir et l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) qui, aux abois, prônaient «<i>la démocratie au sein du parti</i>». Pendant dix ans (2002-2012), il n’y a eu qu’un seul parti aux commandes du Mali : <i>le Mouvement citoyen</i> ! Toutes les chapelles s’étaient fondues dans ce mouvement pour ne pas se retrouver sur la touche du paysage politique et se voir écarter aussi du partage du gâteau.

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La facilité déconcertante avec laquelle les mutins ont  réussi à renverser les institutions de la République prouve que le fruit était pourri à l’époque. C’est surtout la preuve de l’échec lamentable des acteurs de la démocratie. A commencer par cette classe politique malienne qui n’a jamais su incarner l’espoir qui a poussé les Martyrs au sacrifice suprême en affrontant les forces armées et de sécurité à main nue. Mais, c’est aussi notre échec à tous, y compris la société civile, la presse... profondément affaiblies par les rivalités internes et surtout par les conflits d’intérêts.

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Il n’y a pas de démocratie sans une société civile influente, donc forte, sans un 4e pouvoir conscient de son rôle et de sa neutralité dans le jeu politique. Au Mali, l’arrêt forcé du processus a été favorisé par la faillite du système de gouvernance à tous les niveaux. Le manque de vertu, de rigueur, d’intime conviction… a sclérosé le processus de démocratisation. Les institutions, à l’image du pays, se sont retrouvées bloquées presque dans l’indifférence générale.

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Et l’autorité de l’Etat ne s’était jamais effritée dans l’histoire du Mali. Et pourtant, selon Saint-John Perse (1887-1975), «<i>la démocratie, plus qu’aucun autre régime, exige l’exercice de l’autorité</i>». Elle ne saurait donc jamais être synonyme de l’anarchie, de laisser-aller, du «<i>Bè bi i ba-bolo</i>» (littéralement, le sort de chacun est entre la main de sa mère. Ce qui renvoie à la notion de baraka dans nos traditions et dans la religion musulmane). Un aveu d’impuissance d’un régime pourtant élu dès le premier tour.

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A vouloir contenter tout le monde, ATT a perdu le contrôle de son régime. Cela était d’autant facile que, par complexe, il s’était entouré de béni oui oui plus préoccupés par leurs intérêts que la stabilité et l’équilibre d’un régime. Ce qui fait que, ironie du sort, le sauveur du pays en mars 1991 a été aussi celui qui l’a plongé dans le chaos avant d’abdiquer devant des bannis de l’armée malienne.

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<b>Des institutions en manque de légitimité</b>

Après deux anniversaires dans le vide institutionnel, nous célébrons ce 26 Mars sur fond de reprise du processus démocratique. Est-ce à dire pour autant que le pire est derrière-nous ? Ce serait utopique voire suicidaire de nourrir une telle conviction.

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Cela supposerait qu’on ait des institutions plus solides, donc crédibles et légitimes. Ce qui est loin d’être acquis. A commencer par celle qui incarne la représentation du peuple. Qu’elle est aujourd’hui la légitimité de l’actuelle Assemblée nationale à représenter le peuple après la gestion révoltante qui a été faite des litiges dans de nombreuses circonscriptions, notamment Gao et Goundam ?

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Comment comprendre que tous les différents aient été tranchés en faveur du parti au pouvoir ? En tant que démocrate et républicain, nous nous sérions gardés de commenter une décision de justice. Mais, pourrions-nous nous taire longtemps en laissant tout le temps des apprentis sorciers, qui n’ont aucune conviction morale ou politique, priver les électeurs de la représentation légitime du peuple.

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Quelles peuvent être la crédibilité et la légitimité d’institutions élues tant qu’on ne peut pas miser sur la neutralité de l’appareil judiciaire pour trancher les litiges et départager les plaignants ? Qu’elle est la moralité de celui qui vole le verdict des urnes aux seules fins d’intérêt personnel ? Peut-on légitimement miser sur un tel «<i>élu</i>» pour défendre les intérêts légitimes des Maliens ? Pas du tout ! Ce détournement du vote fait de notre Parlement une éternelle caisse de résonance au service d’un régime.

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De telles institutions ne peuvent jamais servir de tremplin à la consolidation de cette démocratie pour laquelle nos Martyrs ont payé le prix fort. Ayons donc toujours à l’esprit que, «<i>oser luter, c’est oser vaincre</i>» ! La lutte pour l’enracinement de la démocratie continue.

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<b>Alphaly</b>]]> </content:encoded>
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<title>Visite d’IBK en 5ème Région : IBK a fait des heureux sur son chemin</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/visite-dibk-en-5eme-region-ibk-fait-heureux-chemin-205035.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2014 12:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_203635" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/non-classe/photo-visite-du-president-ibk-djenne-20-mars-2014-203631.html/attachment/ibk-djenne1" rel="attachment wp-att-203635"><img class="size-full wp-image-203635" alt="Visite du Président IBK à Djenné" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/IBK-Djenne1.jpg" width="620" height="410" /></a> Visite du Président IBK à Djenné (20 mars 2014)[/caption]

<b><i>La première visite du président de la République à l’intérieur du pays a été réservée à la région de Mopti. Une occasion mis à profit pour remonter le moral de nos troupes,</i></b><b><i> </i></b><b><i> visiter   ou inaugurer quelques infrastructures  qui font désormais  le bonheur et la fierté des populations de la région de Mopti.</i></b>

<b><i> </i></b>

Il s’est d’abord agit de manifester la reconnaissance nationale à l’endroit des forces armées et de sécurité à travers leur sacrifice pour bloquer l’avancée de l’ennemi, la récupération du territoire occupé. Ainsi la plupart d’entre eux ont été décorés.

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Ensuite le président de la république Ibrahim Boubacar Keita avait procédé à l’inauguration de l’hôpital Sombiné Dolo, un hôpital de 3<sup>ème</sup> référence ayant le plateau technique nécessaire de couvrir en plus de Mopti, les 3 régions de la partie septentrionale de notre pays.

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IBK a aussi visité le  lycée privé à Bandiagara. Ce lycée de  12 salles de classe est l’œuvre de la Fondation Toguna Agro-industries. Le lycée est également   doté de deux salles informatiques comptant 25 ordinateurs connectés à l’internet.

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A Bankass et de Koro le président et sa délégation ont  assisté  à la cérémonie d’inauguration de deux  centrales hybrides solaire et diesel.

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La boucle a été Djenné, où il a constaté que les travaux du barrage sont exécuté à 50,01%,<b> </b>le  président Ibrahim Boubacar Keita a procédé au lancement des travaux des aménagements agricoles de Sarantomo. Il s’agit d’un périmètre à maîtrise totale d’environ 1000 hectares.

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Cette visite du président en 5<sup>ème</sup> région, s’est effectué au pas de course. Mais le long de son parcours, le président a fait des heureux un peu partout. Il y a lieu de se demander quelle région accueillera le président pour sa seconde visite à l’intérieur du pays.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Docteur Naffet Kéita, philosophe, anthropologue : « Le coup d’Etat a traumatisé les Maliens »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/docteur-naffet-keita-philosophe-anthropologue-coup-detat-traumatise-les-maliens-205031.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2014 12:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Le 22 mars prochain marque le deuxième anniversaire du coup d’Etat perpétré contre le président Amadou Toumani Touré. Pour ce faire le Dr Naffet Keita a bien voulu répondre à nos questions. M. Keita est Philosophe et anthropologue de formation ayant soutenu une thèse sur la rébellion touareg des années 90. Il enseigne à l’université des lettres et des sciences humaine. Interview</b>

<b>La Nouvelle République</b> : Le 22 mars prochain, ce serait le 2<sup>ème</sup> anniversaire du coup de force que le Mali a connu.  Qu’est ce que vous retenez de cela ?

<b>Naffet Keïta</b> : Je ne raisonne pas en termes d’anniversaire parce que cet événement constitue un des points noirs de notre histoire contemporaine. Je ne  nie pas que cet événement douloureux ait lieu. Ce que je retiens de ce coup de force du 22 mars 2012, c’est plus le chienlit dans lequel se trouvait la classe politique et concomitamment au corps social délabré par la corruption, la concussion, le détournement des deniers publics, etc. Tous ces événements ont consacré la coupure entre la classe politique et la population dans un contexte où celle-ci, dans sa grande majorité, se trouvait dans une situation de perte de repères. La démocratie et la décentralisation qui l’incarne ne font plus rêver et ne donnent plus sens en termes de construction d’un avenir partagé.

Or, curieusement, celui qui a permis à ce que les maliens aient eu renoué avec la démocratie multipartite, c’est celui-là même qui était au pouvoir ; ATT, qui a fait rêver en 91 et jusqu’en début 2012, sa gestion a désenchanté plus d’un malien : tous ces rêves se sont dissipés ou consumés. Entretemps, l’organisation ratée des premières élections par un régime démocratique en 1997 et l’emprisonnement des premiers responsables de l’opposition sont passées par là avec son corollaire le discrédit de l’opposant chez les populations. C’est davantage, la technique de gouvernance qui est remise en cause.

<b>La Nouvelle République</b> : Est-ce que vous pensez que ce coup de force a pu bouleverser la société ?

<b>Naffet Keïta</b> : Le coup d’Etat advient dans un pays où plus de 150 partis politiques prétendent organiser le commun vouloir de vivre ensemble, cela montre aisément une vacuité de volontés ou de construction de projets communs. C’est dire que la société malienne vivait en crise. Cette crise n’a pas été suffisamment documentée, diagnostiquée, étudiée pour que les maliens s’approprient de leur contexte et des problèmes qui les assaillent. En clair, la société malienne était bloquée avant même le coup d’Etat.

Une société bloquée par le fait que ceux qui détenaient le savoir n’avaient plus droit à la parole publique; ils n’étaient pas écoutés. La seule chose qui intéressait les maliens (en général) n’était plus le construire ensemble, le bâtir ensemble, mais la réussite individuelle : Nous sommes en face d’émergence d’une sorte de société des individus qui, difficilement, sans projet fédérateur pour concevoir l’agir ensemble, le construire ensemble et en même temps dessiner une vision. La non lisibilité de ces faisceaux de facteurs embrumés par l’événementiel se sont, malheureusement, enchainés pour donner l’image du sauve qui peut. Les structures organisationnelles de base n’étaient plus armés psychologiquement, moralement, intellectuellement pour essayer de comprendre ce qui nous arrivait.

C’est dans ce contexte que des moins gradés de l’armée ont pu accomplir un coup d’Etat. Cet événement a consacré la crise d’autant plus que les meneurs sont inconnus du bastion des « gens bien nés et qui sont sensés accéder au pouvoir », cela a augmenté le traumatisme des maliens et surtout quand ils observent en continu les ballets incessants des cadres politiques, administratifs et des opérateurs économiques dans la ville Garnison de Kati.

Donc, à ce niveau, autant le corps social était pourri, autant aussi ceux qui constituaient pour les maliens le socle et le fondement de la société, à savoir les forces armées et de sécurité étaient également entamées.

<b>La Nouvelle République</b> : Les responsabilités semblent partagées ?

<b>Naffet Keïta</b> : Il ne me semble pas que cela soit le cas. Tous ceux qui ont eu, à un moment, à occuper une parcelle du pouvoir doivent de rendre compte. C’est davantage une responsabilité citoyenne qui est en jeu. Car ceux qui ont eu à assumer le coup d’Etat ont eu sous leurs bottes toute la classe politique et une bonne partie de l’appareil d’Etat et de la société civile. A ce niveau, l’hypothèse plausible est que les maliens ne croyaient plus aux vertus de l’alternance à savoir l’expression du suffrage des électeurs mais davantage aux coudées franches ou les bénédictions de ceux qui détiennent des parcelles de pouvoirs ou des armes. Or, quand on essaye de voir dans tous les pays émergents, c’est beaucoup plus l’agir collectif, l’agir ensemble qui confère la légitimité aux détenteurs des pouvoirs. Malheureusement, au début de l’An 2012, la préoccupation des Maliens étaient de voir ATT partir et sans souci explicite de qui allait le remplacer. A mon avis, c’était cela le drame, l’atonie du corps social et son aversion vis-à-vis de la chose politique qui inquiétait

<b>La Nouvelle République</b> : Est-ce qu’on aurait pu éviter ce coup d’Etat ?

<b>Naffet Keïta</b> : A ce niveau, tous les ingrédients étaient là : le ver était dans le fruit. Sur un plan intérieur, largement trimballer par les politiques qui lui laisse goûter la solitude du pouvoir, désemparé par le chaos libyen consécutif au lynchage de Kadhafi, n’arrivant pas à comprendre les coups assenés par le religieux islamique (HCIM) au détour de la votation du projet de Loi de la personne et de la famille - cette organisation apparaissait comme l’un des seuls facteurs ou organisation de stabilisation sociale – et les projets de réformes institutionnels que les maliens moyens ne comprenaient point d’autant plus que nombre de maliens avaient envie que ATT s’en aille au plus vite parce qu’il avait atteint ses limites, etc. Sur un plan sous régional, ATT et le Mali étaient taxés de maillon faible dans la lutte contre le djihadisme avant que le trafic international de tout genre ne s’y mêle et enfin, le désamour avec la « communauté internationale » parce que « jugé » impliqué à travers ses proches comme « parrain » des trafiquants, des djihadistes et d’être de mèche avec le retour des « migrants armés » de la Libye. Les débâcles de Tessalit et de Ménaka ont été de trop. C’est dans cet interstice qu’advient le coup d’Etat qui prit l’allure d’une révolution sociale avant que les figures de proue ne se dévoilent.

A mon avis, il y a lieu de réfléchir sérieusement sur la création d’un corps d’Etat dans ce pays. Car les périodes de transition et particulièrement de changement ou d’alternance au niveau du pouvoir sont les plus délicates (1997, 2002 et 2012). Enfin, dans ce pays, il y a lieu de dissocier l’individualité et la personnalité de ceux qui ont en charge les affaires publiques. En ayant en charge les destinées contractuelles du pays, certaines attaques ne doivent point être centrées contre l’aune des premiers responsables du pays ; rappelons-nous des critiques acerbes contre le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée Nationale au détour de la votation du code de la personne et de la tutelle. La République était désormais dans le rue et on a assisté médusé à l’implosion de l’apparence d’Etat tellement on était pressé à occuper le siège chaud d’ATT.

Dire qu’on pouvait l’arrêter, là n’est pas la question, mais comment faire désormais pour que nous puissions réfléchir sur le quotidien de notre Etat dans un contexte de modernité, la contemporanéité de l’Etat du Mali à savoir sa construction de tous les jours et en s’interrogeant sur la sincérité des acteurs politiques qui gèrent le pays.

<b>La Nouvelle République</b> : N’a-t-on pas atteint l’irréparable, quand des individus ont osé porter la main sur le président de la République ?

<b>Naffet Keïta</b> : Je suis peiné par ce fait. Imaginez, quand dans une famille, les enfants se fâchent contre leur père et se décident, non pas à le boycotter, mais à lui régler le compte, au propre et au figuré. Est-ce qu’on dire après un tel acte et qu’elle serait l’image que cette famille va véhiculée ?

Dans un pays ou milieu où les gens ont de la pudeur, personne ne s’alliera aux membres de cette famille advitaem. Malheureusement, sous nos cieux, tout le monde pense avoir son mot à dire dans la gestion de l’Etat.

C’est vrai, chacun peut avoir son mot ; or, le temps d’expression du verbe citoyen a plusieurs sites et se décline diversement :le temps du vote, l’écrit dans les journaux, participation aux débats radiophoniques, création d’espaces de reddition des comptes, interpellation des élus, inscription dans un cadre partisan et militant, etc.). C’est là qu’on a un mot à dire. C’est de cette manière qu’on participe à la gestion quotidienne, ce sont ces espaces qui ne sont pas tenus par les maliens ! Les maliens pensent, à quelque niveau que ce soit, qu’ils peuvent agir sur la gestion quotidienne de l’Etat. C’est ce qui fait que ceux qui ont en charge de gérer l’Etat deviennent les chantres où tout le monde se l’approprie. Cette proximité fait que l’Etat perd tout son sens.

<b>La Nouvelle République</b> : Qu’est ce qu’il faut pour que le Mali soit désormais à l’abri d’une telle aventure ?

<b>Naffet Keïta</b> : Le Mali ne sera à l’abri de telle aventure que, si tous les maliens se remettent en question. Si tous les maliens reconnaissent leurs limites et qu’ils se mettent à l’école des autres pour apprendre, pour réfléchir et pour savoir gérer juste et raisonnablement. Il ne s’agit pas seulement du président de la République, des Ministres, les députés, les élus locaux, les chefs traditionnels, mais tous les maliens. Les différentes crises sécuritaires, politiques, institutionnelles que nous venons de connaître, nous ont montré nos limites. Est-ce que nous sommes prêts à reconnaître que nous sommes limités. Est-ce que nous sommes prêts à nous remettre en question ? Tant qu’on ne serait pas à mesure de le faire, on va retomber dans les mêmes travers.

<b>La Nouvelle République</b> : Avez- vous, un appel ?

<b>Naffet Keïta</b> : Chacun d’entre nous, dans son petit coin a une idée de ce que doit être son pays, cherche à ce que ce pays puisse retrouver sa fierté. Pour que cela soi, il faut que chacun d’entre nous essaye de démontrer en quoi nous excellons et de partager cela avec les autres maliens dans la joie du rêve en instance de réalisation.

<b>Propos recueillis par</b>

<b>Akhimy Maïga et</b>

<b>Jean Baptiste Diarra</b>

<b>(Stagiaire)</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>S’assumer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sassumer-205028.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2014 12:41:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il faut croire qu’il est difficile de satisfaire tout le monde à la fois. En tous les cas, ceux des dirigeants qui ont essayé de faire plaisir à tout le monde en tout temps, l’ont appris à leurs dépens (l’exil, intérieur pour l’un et extérieur pour l’autre) dans la mesure où cela les a éloignés de l’essentiel. Quoi qu’on fasse, il y aura toujours des voix discordantes. C’est cela la beauté de la vie, de la diversité, de la pluralité. Prenons le cas de notre président de la République. Fait-il un voyage à l’extérieur (en l’occurrence, ce n’est pas un voyage à l’extérieur mais des dizaines) qu’on entend des voix s’élever pour demander le pourquoi du comment ne s’est-il pas rendu à l’intérieur. « Au lieu d’aller en Guinée ou en Chine, il faut qu’IBK aille à l’intérieur » entend-on. Il décide de faire un tour à Marakakoungo (tout le monde sait, même ceux dont la mauvaise foi est abyssale,  que cette localité est bien malienne et qu’elle est située à moins de 80 km de Bamako), las, ils ne sont pas contents. De la cérémonie, il y en a qui n’ont retenu que le tapis rouge étalé sur les herbes et bien entendu les embouteillages monstres causés par le cortège présidentiel. Cette semaine, le président IBK a pris ses quartiers dans la région de Mopti, pour quatre jours s’il vous plait. Nombreux sont les Maliens, surtout ceux de la région de Mopti, qui sont contents et qui l’ont exprimé à haute voix. Mais, nous entendons aussi quelques voix, qui sifflent ou qui persifflent presque, pour dire « mais il aurait dû aller à Kidal, c’est là-bas que les Maliens auraient voulu le voir aller pour sa première visite à l’intérieur ». Nous pouvons jurer que le jour où le président d’aller à Kidal, il y aurait des gens pour demander « mais pourquoi il n’est pas allé à Aguel Hoc ». Nous savons qu’IBK entend tout cela. Tout comme il entend beaucoup de choses plus ou moins déplaisantes. Mais c’est cela la vie…de chef. Il lui faudrait avoir le dos large, genre taille XXL. Comme le dirait Soumeylou, son ministre de la Défense, citant François Mitterrand, « il faut garder la nuque raide sur ses convictions » et avancer. Il faudra juste s’assumer.

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<b>A Mopti, même ceux qui critiquent le choix de cette destination</b> n’ont pas manqué d’apprécier et d’applaudir, même le coup de génie qu’il a eu, lors de l’inauguration de l’hôpital Sominé Dolo. « On dit chez nous qu’il peut arriver qu’on prenne le frais sous un arbre qu’on n’a pas planté. Cet arbre là a été planté par un noble fils de la région qui m’a précédé à cette charge, le président Amadou Toumani Touré…A chacun selon son mérite historiquement établi. Ce projet a tenu à cœur et avec une force réelle de conviction du président Amadou Toumani Touré. Il est bon qu’au nom du pays, de la patrie, je lui rende hommage » ; ce ne sont là que quelques extraits de l’hommage rendu à ATT par IBK. Disons-le tout net : cela a coupé le souffle à beaucoup de gens, notamment ceux qui guettaient IBK et qui juraient qu’il n’oserait jamais reconnaître l’évidence. C’est une formidable idée de génie que de sortir cet hommage-là à Mopti, au risque de passer sous l’éteignoir l’événement qui l’a conduit dans la Venise malienne. « Nulle rancœur, nulle rancune personnelle », a tenu à préciser IBK. Chacun dans son rôle, au service de la Nation à un moment de son histoire, y compris au moment de rendre compte de ce que l’on a fait du pouvoir que le peuple a placé en vos mains, par la grâce de Dieu. On peut parier que le téléphone a beaucoup fonctionné mardi dernier entre Mopti et Dakar. Tout comme on peut parier que le président ATT a dû ressentir une sorte de réconfort moral et de soulagement en apprenant que la Nation sait se montrer reconnaissante à travers ses dirigeants. Mais il sait aussi que cela n’enlève rien à la volonté politique de le poursuivre « pour haute trahison ». Il faudra juste s’assumer.

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<b>Concernant la gestion de la Cité, IBK aura fort à faire</b>. Les problèmes sont à tous les étages et il y a comme une sorte de lassitude qui commence à gagner les Maliens, six mois à peine après lui avoir confié les plus hautes charges de l’Etat. Et il devra particulièrement être attentif à son opposition. Les hommes et les femmes qui l’animent ne sont pas portés sur la castagne et ne supportent pas de battre le pavé, encore moins d’inhaler du gaz lacrymogène. Ils respirent à un autre niveau. Même si nous devons avouer que quand on les entend parler, c’est comme s’ils n’étaient pas témoins et acteurs de ce qui s’est passé durant les 20 dernières années. Bref, ils sont du genre cérébral. Et leurs sorties respectives prouvent qu’il faudrait des arguments et des actes concrets pour les convaincre. Mais comme nous l’avons écrit un peu plus haut, il faudrait qu’ils apprennent à se regarder dans le miroir parce qu’il y a des reproches qu’il serait plus facile de leur adresser qu’au pouvoir actuel. L’immixtion de l’armée dans la sphère politique et la caporalisation de l’administration au service d’un clan ne datent pas de cette année. Quand au respect de la laïcité, tout le monde est d’accord. Mais là aussi chacun a son marabout et ses fidèles. Il faut dire que les opposants aussi seront regardés avec beaucoup de curiosité. Pour des gens qui ont longtemps tété pour ne pas dire trait les mamelles de l’Etat, pour des gens qui ont longtemps servi l’Etat dans ses sphères les plus prestigieuses en occupant des trous et des niches aux allures de fromage, se retrouver du jour au lendemain dans la peau d’opposants ne doit pas être une mue facile. Leur apprentissage sera scruté ; tout comme leur bonne foi ou leur mauvaise foi. Il leur faudra s’assumer. Et à veiller à ce que leurs rangs soient soudés. Pour le moment, cela ne semble pas être le cas.

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<b>Il y a deux semaines, nous promettions de nous intéresser au cas Mariko</b> quand il y aura des faits. Hé bien, la semaine dernière, il a officiellement remis le véhicule 4X4 de l’Assemblée nationale. Tout comme il a procédé au remboursement des 28 millions versés dans son compte par l’Assemblée nationale durant la Transition. Nous n’avons aucun commentaire particulier à faire.

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<b>Talfi</b>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : Le temps des remises en cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-temps-remises-en-cause-205009.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2014 12:22:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>26 Mars 1991, 27 Mars 1996, deux dates qui symbolisent les tournants historiques pris par le Mali ces 20 dernières années. La première date est commémorée depuis 23 ans pour rendre hommage à ceux et celles qui se sont sacrifiés pour que le Mali se projette dans la démocratie. La deuxième date est moins connue parce que très peu célébrée alors même qu’elle marque l’anniversaire de la Flamme de la Paix. La démocratie et la paix constituent les deux mamelles des engagements pris il y a 20 ans, malgré les remises en cause et les doutes.</strong>

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C’est une Lapalissade que de dire qu’il y a beaucoup de regrets et de déceptions exprimés contre la pratique de la démocratie pour ne pas dire contre la démocratie. Tant les acteurs qui ont permis l’avènement de la démocratie que ceux qui s’étaient battus contre les démocrates en faisant un usage abusif et sanglant de la répression tiennent aujourd’hui le même discours. Mais sachons éviter les pièges et arrêter l’auto-flagellation. Comme le disait IBK du temps où il était Premier ministre et président de l’Adéma, « la démocratie n’est pas comme un panneau de Stop, une fois qu’on y arrive c’est terminé ». Oui la démocratie est une œuvre quotidienne qui se nourrit des espoirs et des efforts laborieux consentis par tous et chacun. Qu’il y ait de la déception, c’est politiquement justifiable ; qu’il y ait des remords, c’est moralement acceptable ; mais nul n’a le droit d’abdiquer. « La démocratie est comme un gazon anglais, planté un siècle, arrosé tous les jours » a déclaré l’auteur. Ceux dont la sévérité contre la démocratie et les tombeurs de Moussa Traoré n’a jamais faibli n’ont qu’à se souvenir de ces hordes d’enfants en quête d’école, chacun son table-banc de fortune sur la tête ; qu’ils se souviennent de ces femmes obligées de faire des dizaines voire des centaines de kilomètres pour un vaccin, pour une prise en charge par une sage-femme, pour un accouchement plus ou moins en sécurité ; qu’ils se souviennent du manque de libertés. Les Maliens sont libres, libres de s’exprimer, libres de s’associer, libres d’être d’accord ou pas. Oui, il y en aura toujours pour rétorquer qu’il y a trop de corruption, trop de milliardaires, trop de tout. Cela est indéniable. Mais que chaque Malien se comporte en citoyen en rassemblant les preuves d’enrichissement illicite et en saisissant la Justice. Celle-ci est l’un des piliers de la démocratie.

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Pour ce qui est de la paix, aujourd’hui c’est la quête de tous les Maliens. Jamais le pays n’a été aussi menacé dans son intégrité, dans sa cohésion, dans son unité. Ceux qui ont longtemps pris les armes contre le Mali sont parvenus à inoculer le virus de la haine chez certains compatriotes. Les fractures sont visibles et béantes.

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Les remises en cause concernant la démocratie et la paix ne sont pas irréversibles. Mais il serait suicidaire de les traiter par-dessus la jambe en faisant comme l’autruche. A force de vouloir fuir la réalité en enfouissant sa tête sous le sable, de nombreuses autruches ont perdu les plumes de leur cul.

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<b>Les leçons d’un coup d’Etat</b>

La sagesse populaire bamanan nous enseigne que : « mogo kelen tilé tè dignè laban ». Le coup d’Etat du 22 Mars 2012 est venu rappeler tant à ceux qui l’ont exécuté qu’à ceux qui en ont été victime cette sentence dans sa splendeur. En effet, il était devenu clair pour de nombreux Maliens que le pouvoir avait perdu la tête, la raison même diraient certain. Les 10 ans que Dieu et les Maliens avaient accordés à ATT paraissaient courts pour les thuriféraires du régime. Ils planaient au-dessus des maliens au point de se prendre pour des demi Dieux. Puis patatras. De son exil sénégalais, ATT voit les Maliens sous un autre jour ; voit le pays sous une autre couture ; entend les Maliens débiter la longue litanie des péchés dont il serait rendu coupable pendant son règne. Le coup est venu rappeler à tous, que le processus démocratique malien n’était pas irréversible. Pour l’avoir écrit et mis en garde ceux qui étaient éblouis jusqu’à l’aveuglement par les délices du pouvoir, nous avions été traités d’oiseaux de mauvais augure et même de « niengos » aigris.

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Le coup d’Etat a servi de révélateur à ce que tout le monde savait mais que très peu de Maliens osaient dire. La corruption, le népotisme (la famille d’abord), le larbinisme, la mauvaise gestion, le mélange des genres, le clanisme, la dégradation des mœurs sociales, etc. avaient atteint des niveaux jamais soupçonnés. D’où la relative popularité qui avait accueilli les putschistes. Le petit peuple, le peuple qui ne voit le bonheur que dans les contes, le peuple qui souffre, le peuple dont la voix est inaudible a applaudi les auteurs du coup d’Etat. Mais très vite, Sanogo et sa bande se sont montrés sous leurs vrais traits dès les premiers 4x4 enlevées et garés dans leur cours. Ce fut la course aux richesses mal acquises, la course a l’argent, la course aux belles femmes, la course aux champs et aux terrains, assassinats. Conséquence, aujourd’hui, ils sont tous aux arrêts. Aux hommes politiques de tirer les leçons de ce que le pays a connu et aux tares qui ont poussé des bidasses et des gueux à braquer le Mali et les Maliens.

<b>Akhimy Maïga</b>

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<title>Méchage : Le fouet du péché</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mechage-fouet-du-peche-204980.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2014 04:07:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_204982" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/editorial/mechage-fouet-du-peche-204980.html/attachment/oumar-mariko-8" rel="attachment wp-att-204982"><img class="size-full wp-image-204982" alt="Oumar Mariko" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/oumar-Mariko.jpg" width="250" height="166" /></a> Oumar Mariko[/caption]

<b><i>Tout le monde se pose la même question : « Oumar Mariko est-il normal ? ». La question mérite réflexion. Cette interrogation forte fait suite à la célébration par Mariko et les siens du MP 22 (ils sont les seuls) du coup d’Etat du 22 Mars 2012. Plus encore en ayant entendu les propos, pour le moins décousus d’ailleurs, qu’il a tenus. Rien ne pouvait trouver grâce aux yeux de celui que certains ont qualifié en son temps « d’enfant terrible de la révolution de 1991 ». Sauf qu’en son temps, il n’était ni un enfant, ni terrible. Mais de cela, nous en reparlerons un jour. « Oumar Mariko est-il normal ? ». A cette question, nous faisons appel un jugement sans appel d’un autre docteur comme lui, le Pr. Ali Nouhoum Diallo. Alors qu’il était président de l’Assemblée nationale, et alors que Mariko jurait de faire la peau à l’Adéma en le renversant au besoin en cassant le pays, le Pr. Ali Diallo affirmait que Mariko était « un illuminé » et que son cas relevait de la pathologie qui devrait intéresser la médecine. Entre ces instants où la folie des uns et des autres a fait basculer le pays dans la violence (casses en tous genres, incendie de l’Assemblée nationale, etc.) et aujourd’hui où les temps sont troubles, il faut croire que le cas de notre bon docteur Mariko ne s’est pas beaucoup amélioré. D’où la question « Oumar Mariko est-il normal ? ».</i></b>

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<b>Nous, nous pensons sincèrement que Mariko est normal</b>.

Mieux, nous pouvons affirmer même qu’il n’a rien. Il joue un rôle. Et ce rôle consiste à une série de fuites en avant quand ce n’est pas la fuite tout court (de la fuite du docteur aussi nous en reparlerons, mais ce serait avec sa permission cette fois-ci). Les déclarations à l’emporte-pièce qu’il profère sont autant d’écrans de fumée pour retarder les échéances à défaut de les empêcher. En effet, depuis que les arrestations ont été entreprises dans les rangs de ses amis de l’ex-junte, Mariko ne tient plus sur place, il multiplie les outrances et les provocations. Cela est symptomatique de ceux qui ont peur. Mariko a peur. Il n’a pas peur de la prison. Il a peur de la vérité. Que l’on arrête suite à ses déclarations, le Mali aurait un martyr en prison. C’est cela son souhait. Mais il a peur d’aller en prison pour des faits qu’on pourrait lui reprocher dans les assassinats que le pays a connus du temps de la splendeur de ses amis de Kati. En homme intelligent, il sait qu’il ne pourra pas échapper. Surtout qu’il connait celui qui instruit le dossier en la personne du juge Karembé (ils sont fait l’AEEM ensemble). Le fait que Karembé ne pipe mot, l’inquiète encore plus. C’est pour cela qu’il s’attaque à Soumeylou. Parce que Soumeylou le connait. Et le fait qu’il ne réponde à aucune provocation de Mariko (et Dieu sait que cela dure depuis des années), cela l’inquiète. Mariko connait Karembé et Soumeylou. Mais ce qui lui coupe vraiment le sommeil, c’est que Karembé et Soumeylou le connaissent, bi kotè. Raison pour laquelle il remue de la boue autour d’eux.

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<b>Notre bon docteur doit s’abreuver de temps en temps</b> (c’est vrai qu’on s’abreuve où on peut) à notre bonne vieille sagesse. « Kuma magni » dit notre sagesse, « kuma baliya fana magni ». Le temps n’est plus loin où tous ceux qui sont fatigués de Mariko et de sa réputation surfaite parleront. Il n’a pas à se presser. « Ni yé hakè mainin yé sira, a bè boussan kènè dè gnini ». Pour clore momentanément cet épisode, nous avons vu une déclaration tenue la semaine dernière qui nous fait encore sourire. « Je jure sur l’honneur et sur la tombe de mon père qu’Amadou Haya Sanogo ne m’a jamais donné un centime, un kopeck. S’il l’a fait et qu’il se tait là-dessus que Dieu ne lui pardonne pas » ; c’est Mariko qui parle ainsi le jour où il a restitué le véhicule de l’Assemblée nationale. Connaissant Mariko, il y a forcément des mots notions qui sont en antagonisme avec sa personnalité. Bref passons. Quand on voit ce qui est arrivé à Sanogo, nous lui conseillons de parler rapidement. Qui sait, peut-être que Dieu ne lui pardonne pas son silence concernant ses relations avec Mariko et ses libéralités. Plus sérieusement, il faut dire que du temps où Sanogo tenait le pays en respect, Mariko n’avait pas besoin de son argent. Il pouvait se servir lui-même, lui qui s’était empressé à offrir ses services pour la Primature avant même que le coup d’Etat ne soit consommé. Faut-il rappeler qu’il disposait d’une garde prétorienne qui le suivait partout, sans qu’on ne sache à quel titre. Lui-même a déclaré avoir renoncé à la prolongation du mandat des députés. A quel tire trimballait-il avec lui des militaires armés jusqu’aux dents. Il n’était pas militaire, il n’était pas officiellement membre du CNRDRE, il n’a pas été nommé Premier ministre. « Kuma magni » nous enseigne la sagesse. Il se rappelle plus que tout le monde des déclarations qu’il a eu à faire. Dans l’histoire du contre coup d’Etat, il a déclaré avoir vu des mercenaires dont certains ont été tués. Il sait que cela va le rattraper et que son Karembé se fera le devoir de l’écouter sur ces mercenaires et sur les lieux de leur enterrement. Les langues se délient. Aussi bien en prison dans les rangs de toux ceux qui ont été arrêtés qu’au dehors où le nom de Mariko circule parmi ceux qui détenaient de fameuses listes noires des personnalités politiques et militaires à arrêter et au besoin à liquider. Il sait qu’il ne s’en tirera pas à si bon compte. D’où sa fuite en avant…comme un dératé.

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<b>Talfi</b><b></b>]]> </content:encoded>
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<title>Postes de responsabilité : La sous&#45;représentativité des femmes </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/postes-de-responsabilite-la-representativite-des-femmes-201974.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2014 03:38:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les femmes constituent 50,4% de la population du Mali. Malgré leur nombre, elles sont sous-représentées dans les postes de responsabilité. Dans le micro trottoir ci-dessous, des citoyens se prononcent sur les raisons de la sous-représentée des femmes dans les postes de responsabilités.</i></b>

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<b>Mme Bolly, Samadiè Coulibaly</b> <i>(élu communale) </i>:

« Il y a beaucoup d’handicaps sur la représentativité des femmes dans la prise de décision. C’est la pauvreté qui a fait que les femmes sont sous-représentées dans les postes nominatifs et électifs.  Au moment d’élaboration des listes électorales, on demande aux femmes d’amener cinq ou sept millions pour qu’elles soient à la tête des listes. Il y’a combien de femme à l’Assemblée ? Seulement quatre femmes au gouvernement. Alors qu’au moment des élections présidentielles se sont les femmes qui ont sorti massivement pour prendre le président de la république. Mais je crois qu’il y a oublié les femmes. C’est la bonne volonté du président qui peut faire que femmes soient représentatifs aux différentes postes ».

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<b>Sidibé Astou Thiam</b> <i>(Directrice des ressources humaines de l’énergie du Mali)</i> :

« Les postes nominatifs du Mali sont politisés. Quand tu n’entre pas dans un parti politique, tu  ne peux  jamais prétendre à un poste ministériel. Tout le monde c’est ce que c’est que la politique au Mali. Les gents n’a veulent plus. Les maliens sont dégoutés. Il faut les femmes dans les différents postes tout ce les hommes peuvent faire  les femmes peuvent aujourd’hui. Mais il faut réfléchir,  comment amené les femmes. Parce qu’il y a beaucoup qui sont dégouté des mensonges. Il y a beaucoup qui on peur des calomnies sur le terrain politique. Es ce qu’ici au Mali on regarde les compétences des femmes. Il y a des femmes compétentes au Mali. Il faut aller voire dans les entreprises qui est qui on le sait dans l’administration et  faire appelé à ses femmes compétentes, les déniché et les amené à se mettre débout. Mais si tu ne fait pas la politique, tu n’es pas un poste nominatif ou électif. Mais la politique. Ou alors qu’on change la fassions de faire la politique dans ce pays. Qu’on apprenne à dire la vérité quant on fait de la politique. On pense que s’il faut faire la politique, il faut salir ton adversaire ou il faut le réduire au néant par tous les moyens, ce n’est pas ça. Une mère de famille qui se souci de son nom va te dire que je ne mettre pas sur le terrain politique. Parce que j’ai peur des calomnie, des méchancetés,  de la jalousie des gents et le Mali c’est devenu que ça maintenant. Il faut  changer la  mentalité des maliens par rapport à la politique, par rapport aux nominations. Même les nominations tu a beau d’être compétente comme femme si tu n’es  pas la femme d’un haut placé tu n’a pas droit à un poste nominatif.  Si tu n’es pas issu  à un parti politique, tu n’es pas droit  à un poste de responsabilité ».

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<b>Camara Fatoumata Mariko</b>  <i>(ancienne directrice d’école)</i> :

« La sous représentativité des femmes dans les postes nominatifs et électifs est du seulement à égoïsme. Les femmes ne se soutiennent pas.  Il y a de la jalousie entre les femmes ce qui a créé cette situation. S’il y’avait  l’entente et  la solidarité entre les femmes  vraiment rien ne doit empêcher la représentation  massive des femmes dans différents postes de responsabilité. Ce n’est pas parce que qu’elles ne sont pas instruites. Il y’a des  femmes instruites et compétentes  au Mali. Mais il faut que leur candidature soit soutenue par les autres femmes. Les femmes préfèrent soutenir les hommes que leur homologue femme.  La nomination au sein du gouvernement est du  aux différents partis politiques. C’est les partis politiques qui choisi la personne qui les représentes au sein du gouvernement. Si tu n’appartiens pas à un parti politique. Tu ne pourras jamais entré dans le gouvernement. Tout ça une du à la solidarité. Si les femmes du parti se soutiennent forcement elles prennent devant ».

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<b>Wadidie Salimata Dagnoko</b> <i>(présidente des femmes de l’URD)</i> :

« Les femmes sont sous représentées dans les postes de responsabilité car elles ne sont pas solidaire et cohérant entre elles. Il y a un déficit des pesanteurs socio culturelles. Les femmes se mettre toujours de cote parce que nous nous sous estimons, et celle qui ont le courage de se présenter ne bénéficie pas aussi de la solidarité des autres femmes. Cela doit cesser maintenant, il faut que les femmes se mettre ensemble pour la protection des droits des femmes.  Il y a le non perception par les partis politiques de la promotion des femmes comme une priorité (les conditions d’organisation et de déroulement des scrutins, le refus d’un bon positionnement des femmes  sur les listes électorales). Le faible engagement de l’Etat et des partis politiques en faveur du quota pour les postes nominatifs et électifs. Les femmes doivent apprendre à ouvrir les yeux  à se soutenir et se mobiliser pour soutenir les candidatures féminines. Elles doivent se mobiliser pour voter surtout pour les élections législatives. La mobilisation doit se faire autour des candidatures féminines par rapport aux listes sur les quelles figurent les femmes. Il est temps que les femmes comprennent que le développement du pays  ne peut pas faire sans nous ».

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<b>Hawa K. Berthé</b>]]> </content:encoded>
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<title>Fatimata Touré  honorée par les Usa : Un signal fort pour l’implication réelle des Maliennes dans la vie de la nation</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/fatimata-toure-honoree-par-les-usa-signal-fort-pour-limplication-reelle-des-maliennes-dans-la-vie-de-la-nation-2-201972.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2014 03:13:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_200203" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/droits-des-femmes-fatimata-toure-recompensee-par-michelle-obama-200195.html/attachment/fatimata-toure" rel="attachment wp-att-200203"><img class="size-full wp-image-200203" alt="Fatimata Touré" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Fatimata-Toure.jpg" width="620" height="350" /></a> Fatimata Touré avec Michelle Obama[/caption]

<b><i>Malgré leur bravoure et leur poids démographique (plus de 51 % de la population), les femmes sont encore loin de la reconnaissance de leurs droits et mérites dans la vie de la nation au Mali. La preuve, leur présence dans les institutions frise toujours la démagogie du discours politique. Elles doivent se contenter de la portion congrue. Si les Maliennes avaient franchi des pas décisifs les dix dernières années, elles sont presque revenues à la case départ. En décernant le «Prix International des Femmes de Courage» à notre sœur Fatimata Touré, le Département d’Etat américain a non seulement magnifié un exemple de courage et de bravoure, mais aussi envoyé un message fort aux autorités maliennes pour les exhorter à restituer aux Maliennes leur rôle essentiel dans tous les domaines, notamment dans la réconciliation et la reconstruction du pays.</i></b>

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«<i>La paix n’est pas l’absence de conflit. C’est la présence de chaque membre de la société dans une action commune visant à promouvoir la stabilité et la prospérité</i>» !  Telle est la conviction défendue par le Secrétaire d’Etat américain, M. John Kerry, dans un message publié à l’occasion du 8 mars, Journée internationale de la Femme. Le chef de la diplomatie américaine a rendu un vibrant hommage aux lauréates au «<i>Prix International des Femmes de Courage</i>».

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Décerné par le Secrétariat d’Etat américain, cette distinction honore annuellement des femmes qui, dans le monde entier, ont démontré «<i>un courage exceptionnel et un leadership</i>» dans la défense de la paix, de la justice sociale, des droits humains, de l’égalité entre les sexes et de la promotion de la femme, souvent au prix de grands risques personnels.

C’est aussi une manière de reconnaître qu'un monde où il y a davantage de possibilités pour les femmes, est celui où «<i>les possibilités de paix, la prospérité et la stabilité se développent encore plus</i>». Et parmi les lauréates de cette année, figure Mme Fatimata Touré.

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«<i>C’est un grand plaisir pour moi de féliciter Madame Touré, une des récipiendaires du Prix 2014… Fatimata est honorée pour avoir risqué sa propre vie en défendant publiquement les droits des femmes et des enfants, tout en dénonçant les abus des droits humains pendant l’occupation du nord du Mali en 2012 par les extrémistes</i>», souligne M. Kerry dans son message.

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Il poursuit, «<i>pendant la crise politico-sécuritaire du Mali, elle a continué à dénoncer publiquement les violations des droits de l’homme malgré qu’elle ait été menacée par les extrémistes… Elle a joué un rôle essentiel en faisant en sorte que les malades de l’hôpital de Gao transférés à Mopti reçoivent des soins médicaux et en s’assurant que les abus qu’ils ont subi ne tombent pas dans l’oubli.  Et le travail continue.  En tant qu’actuelle présidente du Forum Régional sur la Réconciliation et la Paix de Gao, elle mène des activités de plaidoyer pour la justice et les droits des femmes</i>».

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<b>Amazones engagées sur tous les fronts</b>

Cette distinction doit être avant tout comprise comme un message fort aux autorités maliennes pour restituer aux Maliennes leur rôle essentiel dans tous les domaines. Il ne  suffit plus de dire que les femmes sont cela ou ceci ou qu’elles ont un rôle à jouer dans tel ou tel domaine ou processus. Il faut leur donner le statut politique, juridique, sociopolitique et culturel pour lui permettre de pleinement jouer ce rôle.

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Aujourd’hui, les Maliennes en ont assez d’être instrumentalisées, d’êtres distraites dans le folklore. Du pouvoir politique, elles attendent du concret, des décisions politiques courageuses voire audacieuses leur permettant par exemple d’être des actrices pleines de la réconciliation et de la reconstruction.

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Le Secrétaire d’Etat Kerry le dit dans son message, «<i>aucun pays ne peut réussir tant que tous ses citoyens n’ont pas les moyens de contribuer à son avenir. Et aucune paix ne peut s’inscrire dans la durée si les femmes n’ont pas les moyens de jouer un rôle central</i>».

Et les Maliennes n’ont été absentes à aucun combat du Mali, de la résistance à la pénétration impérialiste à l’avènement de la démocratie à la résistance aux menaces Jihadistes en passant par l’indépendance, l’avènement de la démocratie, etc. Et socialement, elles ont toujours été l’épicentre de la stabilité de nos foyers, de nos communautés, de notre société. C’est pourquoi elles méritent respect, confiance… Il ne suffit plus de récompenser telle ou telle militante pour s’auto-satisfaire d’avoir contribué à l’émancipation de la Femme.

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Nos mères, épouses, sœurs et filles ne demandent pas de la complaisance parce que conscientes que cela ne peut que desservir leur cause. Elles veulent surtout la justice. Que leur statut ne soit plus un prétexte pour les discriminer, pour les priver des opportunités de mettre leur volonté, leur patriotisme, leurs compétences et leurs expériences au servie de la communauté, de la patrie.

Nous pensons qu’après cette reconnaissance internationale à l’endroit de notre sœur et mère, les Maliennes n’auront plus à défoncer les portes pour revendiquer la place qui leur revient dans non seulement le processus de réconciliation et de reconstruction, mais aussi dans les instances de décision.

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Aujourd’hui, socialement et économiquement, il n’est plus acceptable que, dans ce pays, les femmes ne jouissent pas de leur poids démographique dans une démocratie pour laquelle elles aussi consenti des sacrifices énormes.

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Et comme le dit le Secrétaire d’Etat américain, les femmes, singulièrement les Maliennes, nous donnent tous les jours «<i>l’espoir la résolution de conflits</i>». Et comme M. John Kerry, les «féministes» que nous sommes, n’ont plus besoin de démontrer que «<i>les femmes sont indispensables à la réalisation de nos objectifs communs de prospérité, de stabilité et de paix. C’est tout aussi vrai qu’il s’agisse de mettre fin à nos batailles ou de relancer l’économie. Le fait est que ce sont les femmes qui portent le plus lourd fardeau en temps de guerre. Mais, leur voix ne se fait entendre que trop rarement dans la négociation de la paix</i>». Naturellement qu’un pays comme le nôtre a tout intérêt que cela change pour que la réconciliation soit une réalité.

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Il faut inverser cette tendance pour que la paix ne soit pas seulement une intention consignée dans documents, mais qu’elle soit encrée dans les cœurs, dans les mœurs… Le président Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire (paix à son âme) avait raison de dire que «<i>la paix n’est pas un mot, mais un comportement</i>». Les accords ne sont que des mots, la paix réelle est une résolution du cœur, c’est une prise de conscience individuelle et collective pour dire que , comme l’apôtre de la paix, Martin Luther King (extrait d’un discours prononcé le 31 mars 1968), «<i>nous devons apprendre à vivre comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots</i>». C’est dans la tête et le cœur que cette valeur se matérialise pour être traduite en attitude.

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Les femmes ne sont pas seulement utiles comme ascenseurs politiques ou socioéconomiques, mais elles sont essentielles à la paix, à la vie. Comme John Kerry, nous sommes convaincus que, «<i>les pays qui valorisent les femmes et leur donnent les moyens de participer pleinement à la prise de décisions sont plus stables, plus prospères et plus sûrs. L’inverse est également vrai. Quand les femmes sont exclues des négociations, la paix qui s’ensuit est plus ténue. La confiance est érodée, les droits de l’homme et la reddition de comptes souvent ignorées</i>».

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Force est aussi de reconnaître que, avant cette distinction, les Etats-Unis avaient déjà envoyé un signal fort aux Maliens, aux futures autorités maliennes, en faisant confiance à une diplomate chevronnée (Mme Mary Beth Leonard) pour accompagner le retour de notre pays à la démocratie. Et l’ambassadrice continue à déployer d’immenses efforts afin d'améliorer la sécurité intérieure et à promouvoir le développement intégral du Mali afin de le mettre à l’abri des crises comme celle que nous avons vécue entre janvier 2012 et septembre 2013.

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Mais, comme nous aimons à le répéter aux femmes, elles doivent aussi se battre, s’engager plus tous les jours pour presque tout avoir. Les hommes sont jaloux de leurs «<i>privilèges</i>» pour les partager sans contrainte !

<b>Moussa Bolly</b>]]> </content:encoded>
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<title> Protection d’espaces publiques : Mara à la mairie de la Commune VI</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/protection-despaces-publiques-mara-la-mairie-de-la-commune-vi-201978.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2014 02:50:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168958" align="alignleft" width="259"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/biographie-des-ministres-du-nouveau-gouvernement-168900.html/attachment/moussa-mara-8" rel="attachment wp-att-168958"><img class="size-full wp-image-168958" alt="MOUSSA-MARA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/MOUSSA-MARA-.jpg" width="259" height="308" /></a> Moussa Mara, le porte-parole du groupe parlementaire[/caption]

<b><i>Le ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville, Moussa Mara accompagné d’une délégation a été reçu, le jeudi dernier, à la mairie de la commune VI du district.  Le but  de sa visite était de présenter à la population de la commune, la stratégie de  protection des espaces publics.</i></b><i></i>

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Les espaces publics sont en train de disparaitre, les uns après les autres, à Bamako. Pour préserver les espaces publics restants, le ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, Moussa Mara, a initié une série de rencontres dans les différentes mairies. Après la commune V, c’est la commune VI qui a reçu la visite  du ministre  Mara avec un même but qui était de présenter à la commune, la stratégie de protection des espaces publics. C’était en présence du maire de la commune VI, des conseillers communaux, des chefs de quartiers et des imams de la commune.

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Selon le ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville, Moussa Mara, le ministère de l’urbanisme en rapport avec le ministère des domaines a décidé  de la mise  en place d’une stratégie de protection des espaces publics restants de Bamako ainsi que ceux des les autres villes du Mali. «  Nous avons décidé de venir vous présenter cette stratégie  de parcourir toutes les communes.  C’est ce que nous sommes venus vous présenter cette stratégie. Nous avons souhaité  que la stratégie soit partagée  par la mairie et surtout qu’elle soit portée  par la population. Vous êtes  le premier concerné dans la commune. Quand vos  marchés, vos espaces verts et espaces publics se maintiennent, c’est  votre existence et celle  de vos enfants et petits enfants qui seront facilitées. La stratégie vise à préserver les 261 espaces publics restants », avait  indiqué le ministre Mara.

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A en croire le ministre Moussa Mara : «  Bamako depuis, les  premiers lotissements jusqu’ aujourd’hui c’est nombre cumulé de 1597 espaces publics. Aujourd’hui, il ne reste  plus que 261 répartis entre les différentes communes. En commune VI, il y a 43 espaces publics non encore touchés. En ce qui concerne  la stratégie de la commune VI, c’est de protéger les 43 espaces publics disponibles. Et de faite en sorte qu’elles  ne puissent subir aucune atteinte de quelque forme que se soit. La stratégie vise à protéger les 261 espaces publics restants.  Nous avons les efforts importants à faire. Il y a 336 espaces publics dans la ville Bamako qui ont été détournés de leur vocation. »

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«  Nous avons trois direction de protection qui sont concernées par cette stratégie. La première concerne le ministère des domaines et des autorités gouvernementales. C’est de  classer ces espaces publics par décret présidentiel. On ne doit pas toucher juridiquement. La seconde stratégie c’est de porter à la connaissance la liste des espaces publics de vos quartiers respectifs. Le troisième niveau de protection c’est d’aménager tous les espaces publics », avait-il ajouté.

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Les espaces publics sont indispensables à la vie dans une commune. La stratégie peut être appliquée si toute la population s’implique car c’est un acte de citoyenneté.

<b> Hawa K. Berthé</b>

<b>                             </b>

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<title>Journée internationale de la femme : Les maliennes célébrées</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-internationale-de-la-femme-les-maliennes-celebrees-201977.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2014 02:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b><a href="http://www.maliweb.net/societe/placee-le-theme-legalite-pour-les-femmes-cest-le-progres-pour-les-femmes-maliennes-sexpriment-sur-la-celebration-de-la-journee-internationale-de-la-femme-200797.html/attachment/journee-femme" rel="attachment wp-att-200810"><img class="alignleft size-full wp-image-200810" alt=", journée internationale de la femme" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/journee-femme.jpg" width="250" height="116" /></a>Les activités commémoratives du 8 mars ont eu lieu le samedi dernier au palais de la culture Amadou Hampaté Ba. C’était sous la présidence du couple présidentiel, Ibrahim Boubacar Keita et Mme Keita,  Aminata Maïga en présence des membres du gouvernement.</b></em>

<b> </b>

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Cette 20<sup>e</sup> édition de la journée internationale de la femme du Mali était placée sous le thème « paix et réconciliation : défis et enjeux pour une autonomisation accrue des femmes ».  Le thème international de la journée était : « Construire la paix dans l’esprit des femmes et des hommes ».

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Plusieurs centaines d’hommes et femmes, habillés en « pagne 8 mars » ont pris part à la cérémonie.

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L’occasion était bonne pour le ministre de la Promotion de la femme, de la Famille et de l’Enfant, Sangaré Oumou Bah et la présidente de la Cafo, Oumou Touré de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la situation des femmes du Mali. Elles ont interpellé l’autorité pour amélioration du statut des femmes.

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Une délégation de l’organisation panafricaine des femmes est venue célébrer  la journée internationale de la femme aux cotés de leur sœur du Mali. Elles  ont honoré le président Ibrahim Boubacar Keïta.

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Une projection d’un film documentaire de Fatoumata Coulibaly dite FC de l’ORTM qui retrace le parcours de Sira Diop Sissoko, une femme battante et pionnière qui nous a quitté l’année dernière.

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Les  femmes maliennes  ont honoré les pionnières bâtisseurs du Mali rappelées au seigneur et celles qui vivent   à travers  Soumaré Assa Diallo, Kouyaté Bâ Tounkara, Traoré Mariam Traoré, Ouane Fanta Sangaré, Dembélé Bassitan Djiré.  Elles ont reçu des mains de la première dame, Keita Aminata Maiga, un tableau d’honneur à leur image.

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De nombreux discours de la Cafo,  de responsable d’Onu-femme, de l’Organisation panafricaine de la femme, du ministère de la promotion de la femme, et du président de la République pour rendre un vibrant  hommage aux femmes.

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Au cours de la cérémonie,  le président Ibrahim Boubacar Keïta à réitéré son engagement envers les femmes. <i>« Je voudrais remercier toutes nos sœurs, toutes nos mères toutes celles qui nous on fait qui nous sommes aujourd’hui. Grace à vous je suis élu pour cinq ans. Ma considération pour vous est consubstantielle à mon instinct. Nous tacherons de faire en  sorte que ce pays soit respecter  dorénavant  dans la plus grande considération dans les régions, dans les sous régions, en Afrique dans les monde, et cela est aujourd’hui »</i>, a dit le président

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«<i>L’importance c’est que le pays avance et le pays avancera.  J’avance dans la paix, tout ce qui peut assurer la paix au Mali je le ferai. On sait également dans ce pays ma détermination, mon engagement à rendre justice aux femmes. Sur le plan intellectuel, la femme malienne est depuis longtemps ingénieurs, professeurs, médecins et de très bonne qualification</i> », a-t-il ajouté.

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La cérémonie a été l’occasion de lancer la première édition du concours « à la recherche des pionniers et pionnières bâtisseurs de notre patrie », dont les prix seront décernés le 31 juillet lors de commémoration de la journée panafricaine des femmes.

La journée nationale de la femme 2014 est placée sous le signe du retour définitif de la paix au Mali. Le ministère de la promotion de la femme, de la famille et de l’enfant,  a rendu hommage aux femmes maliennes pour le rôle qu’elles jouent dans le processus de développement socio-économique et culturel du pays.

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A rappeler que la journée du 8 mars tire son origine de la grande manifestation organisée par les femmes de New-York travaillant dans les industries textiles de Chicago en 1857.

Ces braves femmes ouvrières se sont soulevées pour protester contre les mauvaises conditions de travail et l’exploitation dont elles étaient victimes. C’est ainsi que le 8 mars, une manifestation fut organisée à New-York pour commémorer cette protestation des femmes.

<b>Hawa K. Berthé</b>

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<title>Assurance maladie obligatoire : Le gouvernement et les pharmaciens accordent leurs violons</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/assurance-maladie-obligatoire-le-gouvernement-les-pharmaciens-accordent-leurs-violons-201970.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Mar 2014 02:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_174925" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/gouvernement/ministere-du-travail-des-affaires-sociales-et-humanitaires-quest-ce-qui-fait-courir-le-beau-frere-du-president-ibk-174924.html/attachment/hamadoun-konate" rel="attachment wp-att-174925"><img class="size-full wp-image-174925" alt="Hamadoun Konate" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Hamadoun-Konate.jpg" width="250" height="300" /></a> Hamadoun Konate, Ministre du Travail, des Affaires Sociales et Humanitaires, M.[/caption]

<b><i>Le ministre du développement social Amadou Konaté vient de réussir un coup de maitre. Les pharmacies conventionnées, dans le cadre de l’Assurance maladie obligatoire, sont plus que jamais déterminées à jouer leur partition.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b> </b>

Le ministre du Travail, du développement social et de l’action humanitaire Amadou Konaté a eu une rencontre d’échange avec les  pharmaciens du District de Bamako et de Kati. L’objet de la rencontre était d’échanger autour de la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire. La rencontre s’est tenue le mardi 11 mars dernier, dans la salle de conférence de la Maison des ainés.de conférence. A cette occasion le ministre était entouré par ses principaux collaborateurs en charge de la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire. Il s’agit de Luc Togo, directeur général de la caisse nationale d’assurance maladie, de Madame Fatoumata Dicko, directrice générale de la caisse malienne de sécurité sociale et de Ibrahima Diallo directeur général de l’institut national de prévoyance sociale.

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A l’entame de la rencontre, le ministre Konaté s’est dit conscient des contraintes liées au retard dans le paiement des factures,  à la non notification  des ordres de virement et la non notification des rejets des feuilles de soins et des motifs de leur rejet. Avant de rappeler les mesures préconisées pour dissiper les difficultés. Cela se passera, selon le ministre, par la déconcentration des paiements, la notification systématique des ordres de virements que des rejets des feuilles de soins, assortis des motifs de rejets et les mesures d’accompagnement pour la fidélisation des officines.

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Dans son discours, le président du conseil national de l’ordre des pharmaciens du Mali Dr Abdou Doumbia, a rappelé que c’est un devoir pour son organisation d’accompagner cette initiative. Avant d’ajouter que les pharmaciens ont une vocation de santé publique. Et que le devoir impose de travailler dans ce sens. « Nous ne ménagerons aucun effort pour faire adhérer nos militants » a- t- il conclu.

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<b>Les difficultés</b>

Par cette rencontre, le ministre Amadou Konaté a donné l’occasion aux pharmaciens de relever les dysfonctionnements constatés dans l’application de la partie de la chaine les concernant. Et dans un second temps de faire des propositions pour dissiper les difficultés rencontrés.

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Les différents intervenants ont commencé par féliciter le ministre pour son initiative. Avant de s’appesantir sur les difficultés liées au retard dans le paiement des factures et les multiples rejets au niveau des organes de gestion délégués.

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Les pharmaciens ont aussi fait des propositions pour corriger les dysfonctionnements : procéder au paiement des factures dans les 15 jours, la mise en place d’un système d’information des pharmaciens par SMS, la mise en place d’un réseau informatique afin d’éviter le traitement manuel des feuilles de soins, la confection de cartes individuelles pour les adhérents à l’AMO et la sécurisation des ordonnances, la mise en place d’un mécanisme permettant l’accès des populations rurales à l’AMO. Pour finir, les pharmaciens pensent que les autorités doivent réfléchir à une sorte de motivation permettant de mieux les encourager.

En réponse, le ministre du développement social s’est montré favorable aux propositions des pharmaciens qui sont de nature à renforcer le partenariat. Ainsi, le ministre Amadou Konaté a promis la mise en place, prochaine, d’un dispositif pour accélérer un certain nombre de choses.

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Il faut rappeler que 260 des 330 pharmacies conventionnées dispensent effectivement les prestations.

<b>Akhimy Maïga</b>]]> </content:encoded>
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<title>Situation post&#45;électorale :  L’Adéma/PASJ nettoie ses écuries à Djenné</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-post-electorale-lademapasj-nettoie-ses-ecuries-djenne-198966.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 08:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_111263" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-a-bamako-le-siege-de-campagne-de-ladema-pasj-saccage-par-des-hommes-cagoules-111261.html/attachment/adema-siege-aci2000" rel="attachment wp-att-111263"><img class="size-full wp-image-111263" alt="siege adema" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/adema-siege-aci2000.jpg" width="450" height="312" /></a> Le siege de l'Adema-Pasj[/caption]

<b><i>Selon des informations en provenance de Djenné, l’Adéma/PASJ a procédé à un véritable nettoyage des écuries d’Augias  (de la Ruche serait plus conforme) dans cette localité. En effet, plusieurs cadres de la section Adéma de cette localité ont été purement et simplement  exclus.  Elle vient d’exclure plusieurs cadres de la section. Il s’agit de Bamoye Sory Traoré, l’actuel maire de Djenné, Mamadou Sory Gano, un cadre influent de la section, Hamedi Diallo dit Habi du Haut conseil des collectivités, Baba Sébé et Bocar Bora Bah. Ces deux derniers sont de la sous-section de Mougnan</i></b>.

Ces décisions ont la conséquence des élections législatives de décembre dernier.

Selon une correspondance signée par le Pr. Tiémoko Sangaré, le président par intérim de l’Adéma/PASJ en date du 22 janvier 2014, le maire et ses compagnons sont accusés d’avoir soutenu « une liste contre celle des candidats investis par le parti aux législatives de 2013 à Djenné ». Mais de l’avis des observateurs de la scène politique de cette localité, c’est depuis le 1er tour de la présidentielle en réalité que les cinq exclus avaient apporté leur soutien à l’Union pour la République et la démocratie (URD) et aux Forces alternatives pour le renouveau (Fare). A l’époque le maire aurait justifié son soutien à Soumaïla Cissé par le rapport « privilégié« qu’il entretient avec le candidat de l’URD.  Et c’est fort logiquement qu’il a soutenu l’URD lors des législatives.
Mamadou Sory lui, c’est le cas le plus co

&nbsp;

mplexe et le plus flagrant. Mécontent de ne pas avoir été choisi candidat sur la liste alliance RPM-Adéma/PASJ lors des législatives, il aurait juré de tout mettre en œuvre pour faire échouer la liste de l’alliance. Il serait affectivement employé à cela. Résultat des courses, la liste RPM-Adéma a échoué aux termes des deux tours.
Selon nos informations, l’affaire n’est pas à son épilogue dans la mesure où certains exclus auraient juré de ne pas quitter l’Adéma.

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<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commission Dialogue, vérité, justice et réconciliation : La charrue avant les bœufs.</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/commission-dialogue-verite-justice-reconciliation-la-charrue-les-boeufs-198961.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/commission-dialogue-verite-justice-reconciliation-la-charrue-les-boeufs-198961.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 03:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_170547" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ministere-de-reconciliation-du-developpement-des-regions-du-nord-le-mali-est-un-pays-a-moitie-developpe-170468.html/attachment/cheick-oumar-diarrah-2" rel="attachment wp-att-170547"><img class="size-full wp-image-170547" alt="Cheick oumar Diarrah" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Oumar-Diarrah.jpg" width="310" height="253" /></a> Ministre de la Réconciliation Nationale et du Développement des Régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah[/caption]

<b><i>Il y a deux semaines, le ministre de la Réconciliation et du Développement des régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah, promettait fermement de mettre en place au plus tard la semaine passée. </i></b>

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Lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux de son département et animée par lui le mardi 11 février, le ministre Diarrah avait déclaré que « la Commission Vérité, Justice et Réconciliation nationale sera mise en place la semaine prochaine ». Il avait expliqué auparavant que la Commission aura un mandat de 3 ans et aura pour missions d’établir la cartographie des différents crimes, d’organiser les conditions matérielles du retour et de la réinsertion des déplacés, de répertorier toutes les violations des droits de l’homme, d’en identifier tous les auteurs et de faire des recommandations.

A cette annonce, de nombreux observateurs avaient marqué leur doute quant à la tenue du calendrier annoncé. En effet, quand on connait le parcours d’un texte de ce genre (faire le projet de projet de loi, l’envoyer à l’Assemblée nationale, organiser les écoutes au sein de la Commission loi, passer au vote, attendre la promulgation, etc.), le volontarisme ministériel frisait pour d’autres observateurs l’amateurisme. Deux semaines après l’annonce faite de la mise en place de la commission, les Maliens attendent au moins des explications.

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Aux dernières nouvelles, le projet de loi est à l’étude au niveau de la Commission loi où les écoutes d certaines couches sociopolitiques se poursuivent.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cabinet ministériel : La ministre des Femmes lave un « affront »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/cabinet-ministeriel-la-ministre-des-femmes-lave-affront-198965.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/cabinet-ministeriel-la-ministre-des-femmes-lave-affront-198965.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 03:41:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168959" align="alignleft" width="221"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/biographie-des-ministres-du-nouveau-gouvernement-168900.html/attachment/oumou-ba" rel="attachment wp-att-168959"><img class="size-full wp-image-168959" alt="Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Ba" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/OUMOU-BA-.jpg" width="221" height="300" /></a> Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou BaH[/caption]

<b><i>L’ambiance doit être à la joie lors des conseils des ministres ou disons lors des nominations dans les cabinets ministériels. La semaine dernière, le ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Sangaré Oumou Ba nommait un nouveau Chef de Cabinet en la personne de Mme Fatima Maïga. Sauf que la bonne dame n’est pas tout à fait nouvelle à ce poste. </i></b>

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Elle était précédemment chef de cabinet du ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord avant de se faire remercier il y a deux semaines (elle et le secrétaire général Zeydan Ag Sidalamine), trois mois à peine après sa nomination. Il semble que ce changement avait surpris plus d’un.

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En prenant Mme Fatima Maïga, la ministre de la Promotion de la Femme voudrait prouver qu’elle est compétente. Mais l’histoire ne dit pas comment son collègue de la Réconciliation a pris cette nomination.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Me Mohamed Bathily, ministre de la Justice : « Les journalistes sont des apatrides »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mohamed-bathily-ministre-de-la-justice-les-journalistes-sont-des-apatrides-198960.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 03:35:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_174862" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-vers-la-levee-de-mandats-darret-contre-certains-chefs-de-groupes-armes-ministre-174861.html/attachment/mohamed-ali-bathily1" rel="attachment wp-att-174862"><img class="size-full wp-image-174862" alt="Ministre malien de la Justice, Garde des sceaux, M.Mohamed Ali Bathily" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Mohamed-Ali-Bathily1.jpg" width="620" height="398" /></a> Ministre malien de la Justice, Garde des sceaux, M.Mohamed Ali Bathily[/caption]

<b><i>Dans sa parution du mardi 18 février, le journal « Le Serment » publiait le discours retranscrit du ministre de la Justice Me Mohamed Bathily prononcé devant ses militants des Associations Pour le Mali (APM). Nous en publions quelques extraits, sans commentaires, où on voit un ministre de la Justice tomber à bras raccourcis sur la presse.</i></b>

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« Nous avons trouvé un pays à genoux. Les services ne respectaient pas leur propre loi, à plus forte raison celle du pays. Partout c’était le clientélisme et la corruption. Et quand on  se hasarde à lutter contre ce fléau, on se fait sûrement beaucoup d’ennemis. Parce que ceux qui profitaient de cette situation ne sont pas prêts à lâcher prise. Ils mettent tout en œuvre, y compris l’achat de la presse pour parvenir à leur fin. Ces journalistes se permettent de citer ton nom dans des affaires pour lesquelles ils ne l’ont même pas interrogé. Au lieu de chercher à équilibrer l’information, ils prennent des sous par-ci et par-là et diffusent des contre-vérités en retour. Mais, cela ne nous effraie pas, et comme dit un proverbe : « le chien aboie, la caravane passe ». Toute chose débute par des lois. Notre prophète « Paix et Salut soit sur lui » s’est doté des lois pour la bonne marche de l’Islam. Et même à l’au-delà « le jour du jugement dernier » est là. C’est après ce jugement dernier que chacun saura son sort. Et même les djihadistes qui nous ont envahis, ont établi des lois avant de s’installer.

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Si nous refusons d’appliquer nos lois, d’autres viendrons nous imposer les leurs. Donc, tous ceux qui se permettent de torpiller les lois maliennes auront à faire à moi. Qu’ils aillent se faire voir sur les radios ou journaux privés, cela ne me concerne pas. Je ne me reproche rien et les beaux yeux de quiconque ne me feront renoncer à mon respect aux lois de ce pays. Vous ne pouvez pas aider le Président IBK sur le faux. Et chaque fois qu’on dit la vérité à quelqu’un, il s’en va donner le prix de condiments à un journaliste, celui-ci se permet de dire du n’importe quoi. Mais, je dis tout simplement que ces journalistes ne sont pas des patriotes parce qu’un vrai journaliste est  impartial. Mais, on ne te demande pas et on se permet de dire chaque samedi «  Tignè ka fô jamana ka djô ». Où est la vérité dans tout ça ? C’est certainement la vérité des personnes écoutées. Ce journaliste ne m’a jamais rapproché pour avoir ma vérité.

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Les malfaiteurs se réunissent pour plaider leur cause. Et ils procèdent à l’achat de ceux qui sont chargés de donner des informations. Donc, le Président IBK n’est pas prêt à accepter l’injustice, pas le ministre de la justice, encore moins la majorité silencieuse. Pendant près de 20 ans la justice malienne est malade. A chaque fois qu’on touche à un magistrat c’est des menaces de grève ? Qu’ils aillent en grève... ».

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<title>La rentrée littéraire du Mali : Les scolaires à l’honneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/la-rentree-litteraire-du-mali-les-scolaires-lhonneur-198958.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 03:01:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Du 25 au 28 février se tient la quatrième édition de la  rentrée littéraire du Mali, placée sous le thème de « Diversité et vivre ensemble »</i></b>

Ce thème loin d’être fortuit s’inscrit dans le cadre de la réconciliation et la reconstruction du Mali qui, pour ce faire, nécessitent bien  un sursaut culturel dont le livre en est la parfaite manifestation.

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Evènement à dimension internationale, la rentrée littéraire est une opportunité qui donne la possibilité aux écrivains nationaux voire étrangers de rentrer en contact direct avec leur lectorat dans un cadre de dialogue et d’échanges. C’est aussi une fenêtre qui permet de faire la promotion du livre à travers les nouvelles productions.

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Au Mali, pour sa quatrième édition, la rentrée littéraire   inclut dans son programme le contact avec le monde scolaire  pour un cadre de dialogue et de promotion du livre. C’ est pourquoi,  quelques établissement comme le lycée technique, le lycée  Ba Aminata Diallo, le lycée Askia, le lycée Ibrahima Ly, le  lycée Cheik Anta Diop , Le lycée liberté ,et bien d’autres ont le privilèged’accueillir des écrivains nationaux et étrangers.

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Cet évènement n’a d’ailleurs pas manqué de soutien et de l’encouragement de nos plus hautes autorités chargées des questions de culture et d’éducation.

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A l’occasion du point de presse unaugural, le ministre de la culture, Bruno Maiga, l’écriture est un moyen sûr de conservation du riche patrimoine oral dont regorge l’Afrique. Avant de souligner aussi le mérite de la littérature africaine dans la formation intellectuelle de l’élite africaine.

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Quant à madame le ministre de l’éducation, Togola Jacqueline Nana, cet évènement est une opportunitéinouïe de faire découvrir à nos concitoyens la richesse et la diversité  de la  littérature  au Mali et en Afrique. Elle a  aussi souligné l’importanced’un tel évènement pour le monde scolaire  dans le cadre de la lecture. Regrettant le peu d’engouement que manifestent les élèves et étudiants pour la lecture, madame le ministre a, au passage, révélé que son département a organisé le concours national d’orthographe en vue d’inciter les élèves et même les étudiants à cultiver le gout  de la lecture.

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La présente édition  se réalise autour de plusieurs manifestations  comme <i>la conférence sur la laïcitédiversité et vivre ensemble ; la conférence sur la justice post crise et le défi de la réconciliation nationale ;la conférence sur la gouvernance des diversités et des identités locales au Mali ; le débat sur l’ Etat et la laïcité en Afrique ;café littéraire : le roman contemporain et le vivre ensemble etc. le tout cadré par le thème principal</i>.

Les écrivains, plus d’une vingtaine ,sont venus d’ horizons divers : Cameroun, Congo Brazzaville, Niger ,Algérie, France e plus ceux du Mali. On peut d’ ailleurs en citer quelques noms :Albakaye Kounta,Eugene Ebode,Joel vernet,Bios Diallo etc.

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<p align="center"><b>Youssouf Coulibaly (stagiaire)</b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Reforme de l’armée : Près de 10 000 militaires en formation</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/reforme-de-larmee-pres-de-10-000-militaires-en-formation-198956.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 02:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-guerre-aux-mille-inconnues-114836.html/attachment/militaires-5" rel="attachment wp-att-114837"><img class="alignleft size-full wp-image-114837" alt="militaires" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/militaires1.jpg" width="315" height="175" /></a>Avec le processus de reforme de l’armée en cours, près de dix milles de nos hommes sont en formation. Ce qui ne se faisait plus de puis 2009. Ce qui a pour but de permettre aux forces armées maliennes  d’honorer sans restriction le contrat opérationnel fixé. Il s’agit de bâtir un nouveau type de militaires avec de nouveaux types de moyens matériels.</i></b>

<b> </b>

<b> </b>

Depuis le lancement officiel de la reforme le 2 décembre dernier, sous la houlette de Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense et des anciens combattants, toutes les formations ont repris à la satisfaction générale de nos forces armées et de sécurité.

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Il s’agit du certificat d’aptitude technique numéro 1 pour former les caporaux ; le certificat d’aptitude technique numéro 2 pour les sous officiers et le brevet interarmes préparant aux fonctions d’officier. Toutes ces initiatives permettent de mettre le moral de la troupe au beau fixe. On dénombre une dizaine de centres de formation à travers le territoire national. Cette politique permettra de rehausser le niveau du recrutement et de la formation.

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La reforme tient compte les nouveaux besoins et les nouvelles menaces. Il s’agira de façonner une armée républicaine au top de ses moyens. Tel est la volonté des plus hautes autorités de notre pays. Il faut rappeler que le volet formation de la reforme, prend en charge la création d’un contenu adapté à la réalité pour la formation des officiers, sous officiers et militaires du rang ; la formation de spécialistes à tous niveaux ; la rénovation de l’enseignement supérieur militaire avec la création d’écoles spécialisées ; la rénovation du cursus de formation initiale des officiers et sous-officiers ; l’élaboration d’une politique de préparation opérationnelle dans toutes les directions et états majors et l’élaboration des mesures de contrôle, de coordination et d’évaluation.

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Il est aussi prévu d’allouer des ressources nécessaires sous forme de ligne budgétaire spécifique pour les activités de préparation opérationnelle.

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La preuve est ainsi faite que les lignes ont bougés dans le cadre de la construction de l’armée de nos besoins qui arrive à s’insérer dans une perspective régionale et la promotion de la condition militaire.

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<b>Akhimy Maïga</b>]]> </content:encoded>
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<title>Insécurité au nord : Les bandits de retour au galop</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-au-nord-les-bandits-de-retour-au-galop-198970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 02:42:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/international/tentative-de-desserrer-letau-securitaire-attaques-terroristes-et-diversion-que-nous-reserve-al-qaida-pour-ce-ramadhan-75129.html/attachment/rebelle-3" rel="attachment wp-att-75130"><img class="alignleft size-full wp-image-75130" alt="rebelle" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/rebelle.jpg" width="350" height="234" /></a>La journée du 23 février dernier a été un dimanche de toutes les frayeurs pour les populations de Bamba dans le cercle de Bourem et les forains quittant la foire hebdomadaire de Téherdjé, près de la ville de Tombouctou. Comme par hasard, à Téherdjé c’était à 15heures où les passagers se sont vus dépouillés de tout ce qui est censé être de valeur aux yeux des bandits avant de voir leur véhicule brulé. Bamba c’était aux environs de 20 heures, après le crépitement des armes durant d’interminables minutes, de paisibles citoyens se sont vus dépouillés de leurs biens avant que les assaillants ne s’en prennent aux installations d’Orange. </i></b>

<b><i> </i></b>

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Le dimanche 23 février aux environs 15 heures, un véhicule transportant des forains et quittant la foire hebdomadaire de Téherdjé situé entre Tombouctou et Ber, se sont retrouvés dans une embuscade tendue par des hommes armés. Forcé à s’arrêter, les coupeurs de route ont alors dépouillé les passagers de leurs téléphones et de leur argent. Ils ont ensuite criblé le moteur de balles et aspergé le véhicule et les bagages d’essence avant de mettre feu. Ils sont arrivés à mettre la main sur deux autres véhicules. Les passagers et les engins ont connus le même sort que les premiers.

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Même les animaux n’ont pas été épargnés par la folie incendiaire des bandits.

Quand l’information sur la présence des coupeurs de route parvint au village de Téherdjé, les autres véhicules de forains se sont gardés de quitter la petite bourgade. Les bandits ont donc pris la direction de Ber, emmenant l’un d’eux qui avait été touché par balle à l’abdomen. Selon les témoins, ils étaient au nombre de six à bord d’un véhicule 4x4 transportant deux futs de carburant. Ils se réclameraient du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et parlaient couramment sonrhaï.

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Les militaires, alertés à Tombouctou, se sont lancés aussitôt au secours des victimes. Avant l’arrivée des FAMA, les assaillants s’étaient volatilisés.

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Les propriétaires des véhicules calcinés, ils se retrouvent privés de leurs outils de travail et feront face à des jours difficiles. La psychose de l’insécurité commence à gagner la population. L’attaque de dimanche intervient après une autre perpétrée il y a peu sur l’axe Tombouctou-Aglal. Sans compter les tirs de 3 roquettes sur la ville et l’expulsion des miniers de Taoudéni. Beaucoup réclament aujourd’hui le renforcement de la sécurisation de la région par les forces de défense et de sécurité.

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<b> </b>

<b>La terreur </b>

A Bamba les populations ont été terrifiées par des tirs nourris, dans la nuit du 23 février, aux environs de 20 heures. Au moment où chacun s’agrippait devant la télé pour suivre les informations avant de se mettre au lit. Pendant une heure d’horloge, les crépitements des armes automatiques ont perturbé la quiétude de la localité. Ces coups de feu étaient tirés par des hommes armés circulant à bord de plusieurs véhicules. Affolé, chacun a utilisé le moyen de bord pour s’abriter loin du centre ville où pleuvait le souffre. On apprendra plus tard que des forains venus passer la nuit au quai en attendant la foire hebdomadaire du lundi, avaient été dépouillés de leur argent et téléphones. Ils ont aussi fracassés certaines boutiques pour se ravitailler en denrées de tout genre.

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Au moment de leur retrait, plus de 3 heures après, ils se sont attaqués à l’antenne d’Orange-Mali de la localité. Au total, 34 impacts de balles ont été comptés sur les panneaux solaires. Les assaillants ont même tenté de mettre le feu au groupe électrogène sans y parvenir.

Il faut rappeler que Bamba est une ville martyre. On se rappelle encore du carnage de 94 avec ses centaines de morts. Il est vrai que cette fois-ci, on n’a pas enregistré de perte en vie humaine. Il faut admettre qu’on a frôlé l’irréparable. Un détachement de l’armée a été déployé lundi matin à Bamba pour sécuriser les lieux. Mais pour combien de temps ?

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La journée du lundi a été la journée la plus longue pour les ressortissants de la commune de Bamba à Bamako et dans les autres localités. Chacun a fait de son mieux pour alerter les autorités compétentes et la presse nationale et internationale. Le stress des uns et des autres s’est accentué par le fait que depuis dimanche soir Bamba reste encore coupé du monde, du pour ce qui est de la communication téléphonique.

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Les habitants restés sur place, arrivent péniblement à téléphoner. Pour ce faire, il faut se percher sur les toits, les dunes et les arbres les plus hauts. Les ressortissants de ladite localité à Bamako pensent que les autorités doivent tout mettre en œuvre pour sécuriser chaque Centimètre carré du septentrion malien pour faire échec aux ennemis du Mali.

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<b>Akhimy Maïga</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Bouteflika n&amp;apos;a qu&amp;apos;à annoncer sa candidature lui&#45;même&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/bouteflika-na-qua-annoncer-sa-candidature-lui-meme-198969.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 02:41:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_189705" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/people/abdelaziz-bouteflika-hospitalise-pour-un-controle-routinier-a-paris-189701.html/attachment/abdelaziz-bouteflika" rel="attachment wp-att-189705"><img class="size-full wp-image-189705" alt="Algérie : Bouteflika candidat à la présidentielle pour un 4e mandat" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Abdelaziz-Bouteflika.jpg" width="300" height="150" /></a> Abdelaziz Bouteflika[/caption]

<b><i>Après l'annonce, ce week-end, de la candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat, les Algériens exigent plus de transparence concernant l'état de santé du chef de l'État. Reportage. </i></b>

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La télévision algérienne a diffusé, lundi 24 février, des images d'<a href="http://www.france24.com/fr/category/tags-articles/abdelaziz-bouteflika" target="_blank">Abdelaziz Bouteflika</a>, en costume et tout sourire, au palais présidentiel d'El Mouradia. Mais comme à chaque fois, les interrogations demeurent sur la date à laquelle a été tournée la scène. Surtout que le président algérien, âgé de 76 ans, y parait bien plus alerte qu'en décembre dernier, lorsqu'il avait reçu le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault.

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Cette apparition télévisée est loin d'avoir satisfait les Algériens, qui attendent plus de transparence sur l'état de santé du chef de l'État, candidat à <a href="http://www.france24.com/fr/20140222-le-president-algerien-bouteflika-brigue-quatrieme-mandat-a-presidentielle-davril" target="_blank">sa propre succession</a> lors de l'élection présidentielle du 17 avril prochain. L'annonce, faite ce week-end par la voix du Premier ministre Abdelmalek Sellal, n'a guère plu aux électeurs. "S'il est en bonne santé, il n'a qu'à sortir lui même et annoncer sa candidature, commente un Algérois au micro de FRANCE 24. Nous voulons qu'il s'adresse à nous et qu'il dise je suis candidat".

Au pouvoir depuis 1999, un record de longévité en Algérie, Abdelaziz Bouteflika n'a plus pris la parole en public depuis son <a href="http://www.france24.com/fr/20140115-algeriens-s-interrogent-retrait-anticipe-president-bouteflika/" target="_blank">hospitalisation en France</a> au printemps 2013, à la suite d'un AVC. <a href="http://www.france24.com/fr/20140116-abdelaziz-bouteflika-algerie-apres-hospitalisation-paris/" target="_blank">Depuis son retour au pays</a>, il n'a reçu que quelques responsables étrangers et n'a tenu que deux conseils des ministres. Son dernier discours public en Algérie remonte à mai 2012, à Sétif, où il avait laissé entendre qu'il fallait laisser la place à la jeune génération.
<b>
"Une candidature par procuration aboutira à un gouvernement par procuration"</b>

Cette candidature discrète conforte la position du principal parti islamiste, le Mouvement de la société pour la Paix (MSP), qui a décidé de boycotter ce scrutin en raison de l'absence de réforme. "Cette candidature par procuration aboutira à un gouvernement par procuration," estime le président du MSP, Abderezzak Mokri. "Ce qui signifie l'absence totale de toute transparence et la généralisation de la corruption".

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Pour le camp présidentiel, la candidature d'Abdelaziz Bouteflika se veut surtout une réponse logique au plebiscite du peuple algérien. "Le président ne souhaite pas se maintenir au pouvoir, mais il ne peut pas rester insensible aux sollicitations du peuple et de la société civile", indique Amar Saidani, secrétaire général du Front de Libération National (FLN). Cette annonce pourrait surtout décourager certains candidats en les poussant à se retirer de la course

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<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-195910.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2014 07:44:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le moins que l’on puisse dire est que nos confrères ivoiriens, certains parmi en tout cas, ont la dent dure. Quand ils tiennent un morceau, ils ne lâchent pas. Scrutant la posture du président Ouattara, comptant ses nombreux voyages à l’extérieur notamment en France, ils avaient conclu à une maladie cachée du président à peine élu. Mais en Côte d’Ivoire, comme dans beaucoup de pays africains, « le chien aboie, la caravane passe ».  Pourtant la semaine dernière, le « chien » a empêché « la caravane de passer ».</i></b>

<b><i> </i></b>

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En effet, pour la ènième fois, nos confrères étaient revenus à la charge. Avec une précision chirurgicale, certains avaient annoncé que le président Ouattara souffrait d’une atroce sciatique qui l’empêchait de se tenir debout quand il n’est pas couché à plat ventre. C’est vrai que d’autres journaux l’avaient donné mourant. Finalement, en désespoir de cause, la présidence de la République a été bien obligée de réagir par un communiqué. « Le président ivoirien a été opéré d’une sciatique en France et il se porte bien » indique le communiqué. Court et précis. Circulez, il n’y a rien à voir. Le rédacteur de communiqué a dû écouter le procureur de la Cour d’Appel de Yaoundé qui avait décidé d’envoyer en prison un de nos confrères qui avait osé parler de la santé de Biya : « Même quand le président est malade, il faut écrire qu’il va bien ». Et quand il est couché, sur la table d’opération, sous anesthésie, il faut écrire qu’il pète la forme. Parce qu’entre nous, disons-nous les choses très clairement : le président de la République qui est premier citoyen, premier magistrat, premier éleveur, premier agriculteur, premier enfant même ne souhaite en aucune façon être considéré comme premier malade. Qu’on se le tienne pour dit.

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<b>Ici, chez nous, on entend souvent quelques allusions aux voyages</b> du président de la République. Quelques esprits malins se laissent aller à des comparaisons, à des extrapolations. L’embonpoint présidentiel, bien rebondi, porté avec quelque fierté par IBK donne lieu à quelques commentaires du genre « le président se porte bien ». En le voyant, d’un pas alerte, sur le tapis rouge ; en le voyant prendre avec aisance, deux par deux souvent, les marches de l’escalier qui lui permet de s’engouffrer dans l’avion, le verdict est sans appel : IBK a une forme olympique (il fut karatéka dans une autre vie). Donc, nulle place aux divagations.

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<b>Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, le président français</b> a tenu à publier son bulletin de santé. Sa prostate va bien (elle avait subi une opération bénigne en 2011) et son cœur bat convenable ont tenu à dire grosso modo les services de l’Elysée. François Hollande qui sort d’une rupture est comme un coq en patte. Oyé, oyé, français, françaises, rassurez-vous la bourse présidentielle ne souffre d’aucun dysfonctionnement, elle a même la cote.

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Ses affaires de santé des présidentielles ont le mérite de réconcilier les présidents avec leur peuple. Personne n’aura l’impression d’être dirigé par un malade qu’il faut pomponner pour lui donner fière allure ; piquer pour qu’il dorme ; bombarder de remontants pour qu’il puisse se tenir debout.

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&nbsp;

<b>De réconciliation, les Maliens en ont besoin</b>. Plus les jours passent, plus on se rend à l’évidence : le tissu social est complètement effiloché. L’un des segments qui devrait permettre aux Maliens de se relever et de se donner la main, a lui aussi besoin de se réconcilier. Il s’agit des religieux. Lors de la première conférence internationale du Conseil fédéral national des adeptes de la tariqa Tijaniya (ouf), le président de ce regroupement, Cheick El hadj Thierno Hady Oumar Thiam, a tenu des propos qui font froid dans le dos. Lui a appelé les adeptes  à parler de « la réconciliation nationale » estime qu’entre les religieux il existe un fossé. Nous vous proposons quelques pépites de son intervention qui a été écoutée dans un silence de…cathédrale. « Les religieux ne parlent pas le même langage aujourd’hui. Le doute est entre les musulmans. Avec le problème du nord, il y a la fissure dans le milieu religieux. Il faut qu’on réconcilie entre nous, toutes les tendances confondues, que l’on soit de la religion musulmane ou chrétienne, il faut qu’on crée la confiance entre nous d’abord. En tant que religieux, on ne doit pas tromper le peuple, on doit dire la vérité et si on est complice qu’on se déclare et si on ne l’est pas qu’on se déclare… ».  Cela est juste un petit extrait d’une longue déclaration. Avouez qu’il y a de quoi avoir des frissons. Ce qui est clair, c’est que n’importe quel autre Malien aurait tenu ces propos, aurait été lynché et peut-être brûlé vif. En fait, Thierno Hady Thiam a dit tout haut ce que beaucoup de nos compatriotes disent tout bas. Par crainte de représailles, les Maliens se taisent sur les dérives issues de ce monde  et de tous les excès qui vont avec. Or Dieu est humilité, Dieu est tolérance, Dieu est écoute. Nous, nous prions pour que Thiam soit entendu. Quand on sait le nombre de chapelles qui existent et qui poussent ; quand on sait le nombre de cloches qui sonnent ; quand on voit les mosquées qui naissent et les nouveaux imans qui tonnent souvent la bave au coin des lèvres ; on se dit qu’il y a du boulot. Il y a du boulot et du chemin à parcourir. On n’a pas besoin pour le moment de mobiliser les Casques Bleus ou la Minusma ; mais il est évident que ça chauffe.

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<b>Si nous mettons l’accent sur les divergences entre les religieux</b>, c’est parce que eux, plus que tous les autres, nous semblent les mieux qualifiés pour recoudre le tissu social malien. Mais hélas ! Mille fois hélas ! Force est de reconnaitre que nombreux de ceux qui auraient pu être des guides se sont égarés. Ils ont succombé à la tentation. Ils ont succombé à la vantardise. Ils ont succombé à la mégalomanie. Ils ont succombé à l’intolérance. Ils ont succombé à la tentation de l’accumulation. Ils ont succombé à l’exhibitionnisme. Ils ont succombé à la convoitise. Sans compter le fait qu’ils ont contribué à creuser le fossé au sein des religieux. A notre avis, comme passif c’est du très lourd.

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A notre avis, les religieux ont besoin d’un petit coup de main pour s’entendre. Les propos de Thiam ressemblent à un SOS. Et là, toutes les personnes de bonne volonté sur cette terre des hommes sont interpellées. Les connaissant, ils ne refuseront pas d’être aidés à s’entendre.

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Les autres qui n’auront pas compris, vous allez attendre un peu le temps pour les religieux, grands conciliateurs dans toutes les commissions de conciliation de se réconcilier.

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<b>Talfi</b>

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<item>
<title>Le MUJAO sème la terreur</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mujao-seme-la-terreur-195907.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2014 03:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/insecurite/le-mujao-seme-la-terreur-195907.html/attachment/mujao-2" rel="attachment wp-att-195908"><img class="aligncenter size-full wp-image-195908" alt="Mujao" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Mujao.jpg" width="610" height="407" /></a>Le jeudi 6 février 2014, 31 civils ont été tués dans la localité de Djébock, cercle de Gao par les terroristes du MUJAO en représailles à la mort de trois des leurs, tués par des Touaregs le dimanche 2 février. Au ministère de la Sécurité, le message est clair : « Ce sont des terroristes, des bandits et non des Peuls, qui ont d’abord tendu une embuscade à des forains, puis se sont attaqués à des campements avant de s’évaporer dans la nature ». </i></b>

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Dans un communiqué, la Minusma a fait état de graves incidents survenus jeudi aux alentours de Tamkoutat et d’affrontements intercommunautaires, sans préciser les communautés impliquées. « Des casques bleus se sont immédiatement rendus sur place pour constater le lourd bilan des affrontements intercommunautaires faisant état de 24 morts et quatre blessés, dont un sérieux. Les blessés ont été transportés à l’hôpital de Gao », précisait-elle.

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Du côté du gouvernement a  précisé qu’une  douzaine d’individus armés ont froidement abattu une trentaine de forains à bord de deux véhicules dont l’un a été brûlé et l’autre emporté par les bandits, a annoncé le ministère de la Sécurité dans un communiqué rendu public le vendredi soir, sans préciser les communautés d’origine des assaillants et des victimes.

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« Le même jour et dans le même secteur, un groupe d’assaillants a braqué un troisième véhicule de transport, enlevé puis abattu les hommes d’un campement nomade. A la suite de ces actes terroristes, une délégation ministérielle conduite par le ministre de la Sécurité, le général Sada Samaké, s’est rendue à Gao pour s’enquérir des circonstances du drame. Le gouvernement s’est ’engagé à faire toute la lumière sur ces assassinats et à traduire les présumés auteurs devant la justice »

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Chaque jour qui passe apporte sa part de clarté à ces assassinats crapuleux. Au départ, une certaine presse mettait en avant le récurent vol du bétail des peulhs par les touareg. Mais on s’est vite rendu compte que cela servait de couverture aux agissements du Mujao qui est à la base de cette tuerie.

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De sources proches du dossier ces terroristes  ont attaqué des forains à bord de deux véhicules dans la localité de Djébock. Sur place, ils ont froidement tués 25 personnes, dont deux femmes. Ils ont détruit un véhicule avant d’emporter le second. Dans leur repli, ils ont tué 3 autres personnes dans le même secteur avant d’aller s’attaquer à un campement nomade à la frontière nigérienne où ils ont fait 2 morts. Ce qui fait en tout 30 morts. Ensuite, un des blessés évacué à Gao a succombé à ses blessures.

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Contrairement  à ce qui est véhiculé çà et là, les victimes ne sont pas que touareg. Elles viennent de toutes les communautés du nord.

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<b> </b>

<b>Le Mujao en scelle</b>

La journée du lundi 10 février a été particulièrement mouvementée. Tout a commencé par la tentative d’enlèvement du patriarche des Imghad. Du coup les populations de Djebock ont vidé les lieux. Et aujourd’hui c’est la terreur qui règne sur les lieux. Sur place, dans la zone de Djebok, on n’hésite pas à parler du Mujao pour désigner les assaillants peuls. « <i>Ils ont été recrutés par les arabes, et même si leurs chefs se sont cachés, eux sont restés sur place. Et en cas de problème, ils se réfugient au Niger</i> », assure un habitant de Djebok.

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Après ce forfait, ils se sont attaqués à des parents du général Elhadj Gamou dans la localité de Ifokiratane à 70 Km de Ménaka. Ceux-ci se sont défendus et seraient arrivé à repousser les malfaiteurs. Le bilan avancé est de 17 morts appartenant aux deux camps.

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Comme si cela ne suffisait pas, 4 agents du CICR et un vétérinaire d’un organisme international, de retour de Kidal, ont disparus de tous les radars. Quelques heures après, le terroriste Abdoulsalam Yoro a revendiqué leur rapt. Ce narcotrafiquant est ressortissant de Tarkint et s’est négativement illustré durant l’occupation de Gao.

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Ils sont nombreux à faire le lien entre la terreur de ces derniers temps et le rapt de nos compatriotes du CICR.

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<b>Akhimy Maïga</b>

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<title>Massacre de Tamkoutat : Le ministre de la Réconciliation « blanchit » le MUJAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/massacre-de-tamkoutat-le-ministre-de-la-reconciliation-blanchit-le-mujao-195914.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2014 03:49:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_170547" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ministere-de-reconciliation-du-developpement-des-regions-du-nord-le-mali-est-un-pays-a-moitie-developpe-170468.html/attachment/cheick-oumar-diarrah-2" rel="attachment wp-att-170547"><img class="size-full wp-image-170547" alt="Cheick oumar Diarrah" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Oumar-Diarrah.jpg" width="310" height="253" /></a> Ministre de la Réconciliation Nationale et du Développement des Régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah[/caption]

<b><i>Une semaine après la tuerie de Tamkoutat, le ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah a invité la presse dans son département afin de livrer quelques informations et quelques précisions. </i></b>

<b><i> </i></b>

Les informations portent essentiellement sur les initiatives futures que le gouvernement compte prendre afin de relancer les négociations avec groupes armés. Le ministre a affirmé que personne n’est exclue de la médiation, y compris le Burkina Faso qui a été désigné par la CEDEAO, mais que toutes les discussions se mèneront en territoire malien. « Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues mais les négociations seront inclusives » a déclaré le ministre Diarrah qui dit que telle est la volonté du président de la République. Le ministre en a profité pour demander à ne pas chercher des poux dans la tête des Algériens qui ont « mené des consultations exploratoires en vue d’harmoniser les positions des différents groupes armés ». Le ministre de la Réconciliation nationale a informé les journalistes des ateliers que la Minusma organisera à partir d’aujourd’hui. Il s’agira de parler du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion. D’autres ateliers seront organisés pour partager les leçons apprises sur les différents accords passés à la suite des rebellions que le Mali a connus.

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Pour ce qui est des précisions, elles concernent essentiellement l’assassinat de 31 personnes dans le village de Tamkoutat le 6 février dernier. Pour le ministre de la Réconciliation nationale, ce qui s’est passé dans ce village n’est pas le fait des Djihadistes mais plutôt la conséquence d’un conflit communautaire entre peulhs et touaregs. Pour le ministre, la source de ce conflit est liée à une affaire bétail. Les déclarations du ministre ont provoqué beaucoup de commentaires et même de la gêne dans les milieux directement concernés. En effet, au sein des associations des ressortissants du Nord, on se demande comment en l’absence de tout résultat d’enquête le ministre de la Réconciliation nationale peut décider que le MUJAO n’est pas responsable du drame. Si son souci de ne pas donner l’impression d’une montée de la violence du fait des terroristes est compris, il n’en demeure pas moins que sa sortie est jugée plutôt hâtive et hasardeuse. En effet, selon de nombreuses sources d’informations, cette zone connait très peu ou pas du tout de conflits fonciers (les peulhs étant dans le gourma). Mieux, il est presque établi que les auteurs du drame du Tamkoutat sont venus de pays voisins le Burkina et le Niger en l’occurrence.

Il faut rappeler que c’est une douzaine d’individus qui ont froidement abattu une trentaine de forains.

<b>Akhimy Maïga</b>

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</item>

<item>
<title>Éditorial : Il y a urgence</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-y-urgence-195902.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2014 03:35:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_174104" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bamako-satisfait-du-retour-des-groupes-armes-du-nord-a-la-table-des-negociations-174102.html/attachment/mnla-22" rel="attachment wp-att-174104"><img class="size-full wp-image-174104" alt="Mnla" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/MNLA-.jpg" width="344" height="257" /></a> Un membre du MNLA à Kidal, le 23 juin 2013.<br />REUTERS[/caption]

<b><i>Cela pourrait passer pour une curiosité ou à tout le moins pour une coïncidence. Il aura juste fallu que la médiation dans la recherche de solution donne l'impression de patauger ou de changer de parrain pour que les hostilités reprennent. Les actes de provocation habituellement posés par le MNLA à Kidal ont laissé la place à une vraie reprise des hostilités sur fond de liquidation froide de populations civiles, de règlements de  comptes déguisés et d'enlèvements</i></b>.

&nbsp;
L'assassinat de 31 de nos compatriotes par des bandits dont l'identité et l'appartenance restent à établir (même si tout laisse penser que c'est une signature du MUJAO) prouve à suffisance que le chemin reste encre long dans la quête de la paix et de la réconciliation. Après son élection, le président de la République a fait de la réconciliation et du retour de la paix la pierre angulaire de tout son programme. Mais force est de reconnaître que les choses ne sont pas allées au rythme souhaité. En tous les cas, le MNLA qui demeure encore l'interlocuteur incontournable et la communauté internationale dont l'ONU n'ont pas eu l’impression que les nouvelles autorités ont pris le dossier avec la rigueur qu’il faut.

&nbsp;

L’apparition de nouvelles bonnes volontés dans la médiation, au besoin en bousculant le médiateur burkinabè, a laissé le sentiment de cafouillage et de manque de lisibilité dans la démarche malienne. La présence la semaine dernière des représentants du Conseil de Sécurité dans nos murs symbolisent au moins deux faits : le dossier du Mali tient à cœur la communauté internationale ; les recadrages et les besoins d’informations ne sont pas alarmants quant au traitement du dossier.

&nbsp;

&nbsp;

Il est vrai que sur les grands principes, le chef de l’Etat a été très clair et très ferme : pas de négociation avec les groupes en armes ; pas de concession sur l’intégrité du territoire. Il est tout aussi vrai que deux grands fora ont été organisés, qui devaient permettre de baliser le terrain pour de futures négociations. Il s’agit des états généraux sur la Décentralisation et des assises sur le Nord. Mais force est de reconnaitre que les grandes résolutions énoncées n’ont pas débouché sur grand-chose dans la mesure où aucune initiative conséquente n’a été prise par le gouvernement.

&nbsp;

&nbsp;

Le retour de la violence armée et le spectre des enlèvements prouvent qu’il y a urgence. Il faut cravacher et aller vite. Parce que chaque minute de perdue est à mettre au bénéfice de ceux qui oeuvrent pour le pourrissement de la situation.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fluidité de la circulation : Opération de sensibilisation des commerçants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fluidite-de-la-circulation-operation-de-sensibilisation-des-commercants-195905.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2014 02:35:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le gouvernement est plus que jamais déterminé à enclencher le 17 février l’opération de déguerpissement des commerçants détaillants installés anarchiquement sur l’espace publique, les trottoirs et rues. Pour faciliter le déroulement de l’opération, le ministre du Commerce a engagé depuis jeudi une série de concertation avec les acteurs concernés notamment les maires et les associations des commerçants</i></b>.

[caption id="attachment_166131" align="alignleft" width="331"]<a href="http://www.maliweb.net/economie/mise-en-oeuvre-des-activites-de-la-feuille-de-route-de-la-transition-au-mali-166128.html/attachment/empe-3" rel="attachment wp-att-166131"><img class="size-full wp-image-166131" alt="Abdoul Karim Konate" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/Empe.jpg" width="331" height="378" /></a> Abdoul Karim Konaté , ministre du commerce[/caption]

Trois membres du gouvernement en l’occurrence le ministre du Commence, Abdel Karim Konaté alias Empé, le ministre de l’Urbanisation et de la Politique de ville, Moussa Mara et le ministre de l’Administration territoriale, chargé de la Décentralisation, Malick Alhousseyni et les principaux acteurs concernés du déguerpissement des commerçants détaillants installés sur l’espace publique, les trottoirs étaient réunis vendredi autour d’une table. La problématique de la mise en œuvre de l’opération de déguerpissement a été clairement posée, au cours de cette rencontre, dans toutes ses dimensions.

&nbsp;
Selon le ministre Abdel Karim Konaté, le délai de rigueur pour déguerpir les installations  anarchiques aux abords des voies  était prévu le vendredi 7 février à minuit. Cette date a été décalée au 17 février pour permettre aux autorités de  s’entretenir avec les acteurs concernés  afin de parvenir à un bon déroulement de l’opération. Après une première rencontre avec les commerçants, la nécessité de sensibiliser les concernés est apparue.
A l’en croire, il faut urgemment déguerpir les personnes installés anarchiquement sur les trottoirs afin de rendre la circulation plus fluide. « Si on dégage les voies, il y aura moins d’accident », a-t-il dit. Pour Moussa Mara, c’est pour la sécurité des populations qu’ils ont décidé de nettoyer les trottoirs. Hama Cissé, président des commerçants détaillants, a proposé d’aménager des bâtiments  administratifs de l’état pour y recaser ceux qui vont être délogés.

<b>Une commission de travail</b>
Des représentants des commerçants détaillants ont fait savoir que certains détaillants installés sur les trottoirs ont l’autorisation des mairies. Abdel Kader Sidibé, maire de la Commune III a indiqué  qu’il n’y a pas de problème d’annuler les autorisations de ces détaillants.

&nbsp;
Les parties sont arrivées à se mettre d’accord sur la nécessité d’assurer la fluidité de la circulation dans le district de Bamako. Elles se sont séparées sur une entente notamment la  mise en place d’une commission composée des maires des six communes de Bamako, des associations des commerçants, des représentants du ministère de l’Urbanisation et de la politique de ville, de la Chambre de commerce et de l’industrie… Cette commission qui tiendra sa première rencontre ce lundi à 15 h est présidée par le ministre du Commerce.
Selon le ministre du Commerce, la commission identifiera et recensera toutes les personnes installées sur les trottoirs et rues des artères concernés. « La commission aura 5 jours pour faire ce travail. On va voir si on peut aménager les bâtiments administratifs pour les commerçants détaillants » a conclu le ministre Konaté. A la fin de la réunion, trois sous-commissions ont été érigées : une sous-commission « Anneau Sotrama » chargée de réactiver les conclusions de ce projet dont l’objectif principal est la fluidité de la circulation dans le centre ville de Bamako ; une sous-commission chargée de recenser tous ceux qui sont susceptibles d’être touchés par la mesure, cette sous commission est essentiellement constituée par les associations des commerçants ; une sous-commission  « recasement » chargée d’identifier les sites où on pourrait recaser les déguerpis, cette sous commission comprend les maires de Bamako et les représentants des commerçants. C’est aujourd’hui que les conclusions de l’ensemble des sous-commissions seront débattues en plénière de la Commission président par le ministre du Commerce.

<b>Damouré Cissé</b>
<b>
Liste des  artères concernées au déguerpissement des commerçants détaillants</b>
1-    Tronçon « anneau sotrama » du stop ODIPAC au Rond-point Médine
2-    De la Place de la Liberté à la Rue Titi Niaré en passant  par la Grande Poste, devant l’Ina, la direction des Impôts jusqu’au 3e pont
3-    De l’Ecole liberté A en passant par le Stade Omnisport, l’école de Missira, le marché des Bananes pour aboutir à photo Cola- Hippodrome
4-    De la place de l’Indépendance à la place du Souvenir en passant par Gondole et Mali-Mag ;
5-    De la Place de la liberté au pont des Martyrs
6-    Du monument de la Paix au monument de l’Indépendance
7-    Du carrefour Shell à Kontron et Sanè en passant par l’Ortm, la Bank of Africa, Aïcha Cabine et l’Ecole de Boulangerie Soadf
8-    De l’Avenue AlQoods en passant par l’Assemblée nationale, la Rue Titi Niaré jusqu’aux Promenades des Angevins
9-    L’ensemble du centre commercial (Marché Rose, Dabanani et Dibidani).

En plus de ces artères, certains marchés sont également concernés : Médine, Banconi, Magnambougou, Sabalibougou, Djicoroni-Para, Sébénicoro, Niamakoro, Baco-Djicoroni.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le temps des (sales) affaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-temps-des-sales-affaires-145544.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 10:08:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Lors de la première Transition (1991-1992), la tension au sein de l’équipe gouvernementale était palpable. A cause des affaires, à cause de relations entre membres du gouvernement parfois détestables, la Transition avait eu à affronter des houles qu’on aurait pu lui épargner. Les Maliens se rappellent qu’en rendant le tablier le 5 juin 1992, le gouvernement de Soumana Sacko avait quitté la table en ordre dispersé et certains ministres ne s’adressaient même plus la parole. La Transition actuelle semble bien se débrouiller également.</i></b>

En effet, sur le plan des affaires, la Transition les enfile comme une escadrille de m…Les Maliens qui ont aimé la nébuleuse des 8,9 milliards pour l’achat de véhicules à l’armée malienne pourraient fort bien adorer celle tout aussi opaque de l’octroi de la troisième licence pour plus de 55 milliards ; sans oublier au passage le marché de 2,2 milliards passé de gré à gré pour l’achat de somptueuses voitures et autres luxueux 4x4. Les affaires font tellement de bruit que le Vérificateur général a annoncé sa volonté de s’intéresser aux deux premières tout au moins c’est-à-dire les 8,9 milliards offerts par l’AMRTP pour du matériel roulant en faveur de l’armée et la téléphonie mobile. Dans toutes ces affaires, les autorités ne sont guère épargnées et elles reçoivent les accusations comme une pluie de missile.

A ces affaires qui soulèvent les passions et l’indignation s’est ajoutée l’incident entre le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères. La presse en a abondamment parlé. Nous n’en remettrons pas une couche supplémentaire. Seulement, comme de nombreux observateurs, nous sentons que rien n’est entrepris, ni sur le plan de la communication encore moins sur le plan des sanctions pour apaiser les Maliens.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Les langues se délient </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-les-langues-se-delient-145549.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 09:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>On dirait que dans cette dernière ligne droite qui mène aux élections (elles se tiendront en juillet, jusqu'à la preuve du contraire, aime à dire le ministre porte-parole du gouvernement) les langues se délient subitement, sur les affaires de la Transition dont nous parlions, il y a quelques semaines. Faut-il rappeler qu'elles sont au nombre de trois au moins, ces affaires qui pourrissent la vie aux gouvernants et suscitent l'étonnement au sein de l'opinion.</i></b>

<b><i> </i></b>En effet, pour les Maliens, en ces temps de doutes et de crise aggravée, les gouvernants devraient avoir d'autres chats à fouetter que de se mêler d'affaires scabreuses. Elles sont donc au nombre de trois, ces affaires. Il s'agit de l'achat manqué des véhicules pour l'armée pour une somme de 8,9 milliards mobilisés par l'AMRTP; du marché cassé entre Me Mountaga Tall et son client Babani Sissoko; enfin du marché de dupes autour de la troisième licence de téléphone qui a vu notre compatriote Cesse Kome proprement éjecté....pour le moment.
Alors que nous pensions que toutes ces affaires commençaient à se tasser ou en tout cas connaîtraient une prolongation moins médiatique, voilà que deux des personnages importants et clés des deux premières affaires s'épanchent dans la presse. Il s'agit de Me Mountaga Tall et de Choguel MAIGA. Comme par hasard, leurs sorties dans la presse est consécutive à l'interpellation du gouvernement par l'assemblée nationale le mardi 30 avril dernier. Et comme par hasard, au cours de cette interpellation, il a été question de ces affaires. C'est ainsi que les députés ont mis en place une commission chargée d'étudier la demande de levée d'immunité parlementaire de Me Tall entre autre (ils sont 15 députés à être sous le coup d'une levée d'immunité parlementaire, à croire que assemblée nationale est un repaire de bandits présumés). C'est ainsi que les députés ont suivi les explications détaillées du ministre des Finances concernant la fameuse commande annulée.
Les Maliens qui ont suivi les débats en direct sur les antennes de l'ORTM ont du se dire que c'était l'épilogue de ces affaires et qu'on pouvait passer à autre chose. Il faut que non. En effet, Me Tall et Choguel ont voulu eux-mêmes clore le débat en tirant une ultime salve avec comme objectif partagé de laver leur honneur et de plaider leur innocence. Les deux sont tout de même convaincus d'avoir été victimes de leur bonne foi. Mais comme l'un comme l'autre auraient pu faire l'économique de leur sortie tapageuse. Me Tall a tout loisir de verser aux débats de la commission, les éléments en sa possession. Quant à Choguel, dès l'instant que le ministre des Finances à livré toutes les explications, il aurait du se taire et s'aligner. Nous, pour notre part, nous espérons qu'ils ont pu convaincre les Maliens.
Par contre, il y a la troisième affaire qui mériterait aussi que ceux qui ont éjecté Kome, à défaut de rendre gorge viennent rendre des comptes aux Maliens qui ne comprennent pas ce qui s'est passé. En effet, sur la base des éléments diffusés par la presse depuis quelques temps, il y a comme une arnaque sur fond d'opacité. Et cette conviction a été renforcée par le Vérificateur général qui a décidé de s'intéresser à ce dossier (tout comme au dossier des véhicules). Les choses ne se sont pas passées comme elles se devraient.  Au début, les Maliens étaient contents et fiers de voir qu'un de leur compatriote sera parmi les bénéficiaires de la troisième licence. À la fin, ils ne comprennent toujours pas comment leur compatriote à été sorti du réseau au bénéfice de son ami Burkinabé qu'il a amené. Pire, il semble que par un tour de passe-passe, l'heureux "gagnant" ne débourse pas un rotin dans la mesure où c'est seulement maintenant qu'il doit courir auprès des banques pour rassembler les fonds. Or le gouvernement a assuré avoir palpé la première tranche d'une trentaine de milliards. Mais certains pensent que c'est juste un effet d'annonce et que le gouvernement voudrait en fait décourager notre compatriote. Il semble que le gouvernement peut toujours courir dans la mesure où celui qui a été  victime  de ce dénouement compte le poursuivre dans ses derniers retranchements.

<strong> Talfi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concession de la licence de téléphonie globale : Une plainte en annulation à la section administrative de la cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/concession-de-la-licence-de-telephonie-globale-une-plainte-en-annulation-a-la-section-administrative-de-la-cour-supreme-145548.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/concession-de-la-licence-de-telephonie-globale-une-plainte-en-annulation-a-la-section-administrative-de-la-cour-supreme-145548.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 08:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>A Monsieur le Président de la Section Administrative de la Cour Suprême du Mali</strong></em>

<em><strong> Requête aux fins d’annulation des décrets n°137 et n°138/P-RM du 06 février 2013, portant approbation de la convention de concession de la licence de téléphonie globale au Groupement Planor-Monaco Telecom International et du cahier des charges pour excès de pouvoir :</strong></em>

Monsieur le Président,

-Le Réseau Hondi Actions Développement et Perspective (RHADP) Bamako Mali siège Maison solidarité Bakaribougou (Commune II) représenté par Djadja TRAORE né le 26 Mars 1963 à Djenné, domicilié à Boulkassoumbougou Bamako, gestionnaire, de nationalité malienne.
-Le Mouvement Patriotique pour le Mali (MPM) siège Bamako- Coura Rue 352 Porte 434 représentés par Aboubacrine Assadek Ag Hamahady né le 14 Février 1959 à Tine-Aten Tombouctou, Professeur à la FAST Université du Mali Bamako, de nationalité malienne,
-Ousmane TRAORE né le 01 Février L979 à Man (Côte d’Ivoire) Malien, domicilié à Fadjiguila près la Mairie secondaire, professeur Anglais.
-Association des Jeunes pour la Démocratie et le Développement représentée par Oumou N’DIAYE, née le 28 Mars 1965 à Mopti, ménagère, de nationalité malienne, domiciliée à Komoguel, Mopti, tous ayant pour Conseil Maître Waly M. DIAWARA, avocat à la Cour.
Imm Massigara Djicoroni ACI 5ha Tél : (00 223) 20 29 14 98 Fax : (00223) 20 29 20 11.
Que dans le cadre de son programme de réformes du secteur des télécommunications, le Gouvernement de la République du Mali (le Gouvernement), a décidé de lancer un Avis d’Appel d’Offres International Ouvert en vue de procéder à l’attribution de la troisième licence de télécommunications globale et 3G la «Licence» , à un opérateur international de télécommunication la «Transaction».
LE GROUPEMENT CESSE KOME – GROUPE PLANOR AFRIQUE SA/MONACO TELECOM INTERNATIONAL a régulièrement soumis une offre en tant que Groupement (Pièce N°1).
A la suite du processus d’analyse des offres reçues, c’est l’offre technique du Groupement qui a été déclarée conforme et une lettre de qualification lui a été notifiée dans ce sens par le Cabinet LINSTONECAPITAL (Pièce N°2).
Suite à l’ouverture des offres financières qui s’est tenue le lundi 05 décembre 2011, le Groupement a été déclaré adjudicataire provisoire de la licence par le Gouvernement de la République du Mali à travers Monsieur le Ministre en charge de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies suivant sa Lettre de notification d’attribution provisoire
N°0022/MPNT-SG en date du 08 décembre 2011 et repris par celle N°0004/MPNT-SG en date du 04 janvier 2o12 (Pièces N°3 et 4).
Les parties ont convenu que la licence sera portée et exploitée par une société de droit malien, dénommée «ALPHA TELECOM MALI» créée en la forme d’une société anonyme, à l’initiative des deux principaux membres du Groupement et dans laquelle, la société «APLHA TELECOM LTD», société de droit mauricien, constituée sous la forme d’une «private Company limited by shares , dont le siège social est situé au Sth Floor, Barkly Wharf, Le Caudan Waterfront, Port-Louis, Ile Maurice, représentée par Monsieur Apollinaire COMPAORE détenant 60% d’actions et la société «KOIRA TEKNOTELECOM», autre société de droit mauricien, constituée sous la forme d’une «private company limited by shares» , dont le siège social, près la société Premier Financial Services Limited, suite 612, 6ème Etage, St Jarnes Court, St Denis Street à Port-Louis, Ile Maurice représentée par Monsieur Cesse KOME avec 4O% d’actions.
Les multiples négociations menées dans le cadre de la finalisation de la transaction ont même permis d’amender et de parapher le cahier des charges par toutes ies parties au cours de la réunion ténue à cet effet dans ies locaux du ministère en charge des télécommunications le 16 juillet 2012 et mandat a été donné à Monsieur Apollinaire COMPAORE, à l’effet de poursuivre, au nom du Groupement, les démarches auprès de la BOAD reiativement à la levée des fonds (Pièces N°5 et 6).
Alors que le Groupement s’attelait à la mobilisation et à la levée des fonds auprès de ses partenaires financiers, le Ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies a, contre toute attente et sans aucun motif, notifié au Groupement la décision prise par le Gouvernement du Mali d’annuler purement et simplement le processus d’attribution suivant sa correspondance N°0636/MCPNT-SG en date du 16 aofit 2012 (Pièce N°7).
Toute en prenant acte de cette décision, KOIRA TEKNOTELECOM a, par l’entremise de son mandataire et conseil, adressé au Ministre de la Communication, Poste et des Nouvelles Technologies, une correspondance en date du 23 août 2012, invitant ce dernier à bien vouloir
communiquer au Groupement les motivations exactes qui ont pu déterminer le Gouvernement de la République du Mali à mettre subitement un terme au processus d’attribution (Pièce N°8).
Suite à cette lettre, le Gouvernement du Mali est revenu sur sa décision d’annulation et a invité les parties à poursuivre les négociations pour parvenir à la finalisation de la transaction.
Pour ce faire, le Ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies a invité le Groupement à reprendre et à proroger les offres techniques et financières dans les termes définis et à lui faire retourner dans un délai de soixante douze heures à travers sa correspondance N’0582/MCPNT-SG en date du 03 août 2012 (Pièce N°9).
Pour satisfaire cette demande, KOIRA TEKNOTELECOM a transmis ses offres technique et financière en date du 07 août 2012 à travers lesquelles il a réitéré son engagement et sa disponibilité à satisfaire et à respecter les obligations mises à sa charge telles que rappelées dans le cahier des charges relativement à 1a levée des fonds nécessaires au financement de ladite licence ainsi qu’aux modalités de règlement du prix de Ia licence (Pièces N° 1O).
Cependant, nonobstant les engagements pris par la société KOIRA TEKNOTELECOM et la régularité du processus en cours, le Gouvernement du Mali, tirant argument d’une prétendue défaillance du Groupement, a pris la décision d’annuler le processus d’octroi audit Groupement auquel elle appartient suivant lettre N’0020/MPNT-SG du 11 janvier 2013 et a attribué immédiatement ladite licence au GROUPEMENT PLANOR AFRIQUE SA/ MONACO TELECOM INTERNATIONAL par voie d’entente directe.
Sur les rapports du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget et du ministre de la Poste et des Nouvelles technologies, le Conseil des Ministres a pris respectivement les décrets N° 137 et N° 138 précités pour approuver, d’une part, la convention de concession de cette licence au Groupement Planor-Monaco Telecom International et d’autre part, du cahier des charges de la licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunication et de transmission de données attribuée à la société Alpha Télécommunication Mali-sa, pour excès de pouvoir.
Par sa correspondance en date du 21 janvier 2013 adressée à Monsieur le Ministre des Postes et des Nouvelles technologie et en ampliation à Monsieur le président de la République, à Monsieur le Premier ministre, à Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances et à Madame le Secrétaire Général du gouvernement, le conseil et mandataire de la société KOIRA TEKNOTELECOM avait déjà non seulement relevé ces multiples irrégularités et violations des règles de la procédure de passation de marché public mais également exprimé la détermination de son client à faire respecter la légalité en la matière (Pièce N° 13);
Les requérants relèvent que ces décrets sont entachés d’illégalité en ce qu’ils ont été respectivement pris pour approuver une convention de concession et un cahier des charges qui sont eux-mêmes intervenus en violation flagrante des dispositions des articles 3 , 19, 49, 49.1, 49.2 et 49.3 du Décret n°08-485/P-RP du 11 août 2008 portant Procédures de Passation, d’Exécution et de Règlement des Marchés Publics et des Délégations de Service Public ;
Outre l’illégalité tirée des dispositions ci-dessus invoquées, les demandeurs tiennent à faire observer que la procédure de passation des marchés publics doit également respecter les standards internationaux mais également les principes généraux du droit s’appliquant aux saines pratiques en matière de passation desdits marchés.
Dans le souci d’harmoniser la procédure de passation des marchés publics dans l’espace communautaire et d’assurer la parfaite transparence en matière de mise en concurrence, les autorités de l’Union Economique et Monétaire ouest Africaine ont adopté la Directive N° 04/2005/ CM/UEMOA portant Procédure de Passation, d’Exécution et de Règlement de Marchés Publics ;
L’article 38 de ladite Directive qui définit également les conditions de recours à la procédure de passation de marché public par entente directe précise que le marché est passé par entente directe dans les cas suivants :
Lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une Prestation nécessitant l’emploi d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire ;
Lorsque les marchés ne peuvent être confiés qu’à un Prestataire déterminé pour des raisons techniques, artistiques ;
Dans le cas d’extrême urgence, pour les travaux fournitures ou services que l’autorité contractante doit faire exécuter en lieu et place de l’entrepreneur, du fournisseur ou du prestataire défaillant ;
Dans le cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une intervention immédiate, et lorsque l’autorité contractante n’a pas pu prévoir les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence.
Or, dans le cas d’espèce, aucune des conditions ci-dessus exigées par la loi ne se trouvent réunies pour justifier le recours à un tel mode de passation du marché ;
Que les décrets d’approbation d’untel marché ne peuvent être entachés que d’illégalité ;
En matière de marché public, il est de règle généra1e que les actes détachables du contrat qui consacrent sa mise en vigueur sont directement déférés devant le juge de l’excès du pouvoir ;
Dans ces conditions, les requérants qui justifient d’un intérêt légitime en qualité de citoyens sont bien fondées à solliciter de la juridiction de céans leur annulation ainsi que tous les actes s’y rapportant pour excès de pouvoir ;
C’est pourquoi, les demandeurs qui sont bien fondés à recourir auprès de la juridiction compétente entendent saisir la section administrative de céans en vue d’obtenir l’annulation pure et simple des décrets N° 137 et N° 138 précités et tous les actes s’y rapportant pour excès de pouvoir ;

<strong> Sous toutes réserves, le Conseil</strong>
<strong> Waly Diawara, Avocat à la Cour</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mutualisation des actions des structures de contrôle : Le BVG gagne le pari</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/mutualisation-des-actions-des-structures-de-controle-le-bvg-gagne-le-pari-145538.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 08:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Pour une plus grande efficacité de la lutte contre la corruption, la délinquance financière et la mauvaise gestion, le bureau du vérificateur général vient de faire un coup de maitre, en les amenant à adhérer à la mutualisation des actions dans le but d’assurer la bonne gouvernance des maigres ressources publiques.</b></em>

Le Gand Hôtel de Bamako a abrité le jeudi 18 avril dernier, un atelier d’échanges des structures de contrôle. Longtemps programmé, cet atelier de concertation et d’échanges entre les structures de contrôle se veut un catalyseur inestimable de mise en synergie et de mutualisation des efforts du gouvernement du Mali pour la mise en œuvre du contrôle de la gestion publique, vient à point nommé. Cela pour plus de concertation entre les structures de contrôle.

Dans son discours inaugural, le vérificateur général Amadou Ousmane Touré a rappelé que le désir de convergence entre les organes de contrôle a toujours été une préoccupation pour le Bureau du Vérificateur général. « Nous sommes, en effet convaincus que cette collaboration renforce la gestion publique et circonscrit les effets déprédateurs des gestionnaires dont certains, au lieu de servir l’Etat suivant les principes du lien contractuel, se vouent à une véritable destruction de son patrimoine. Nous sommes également convaincus que les produits du Bureau du Vérificateur Général auront plus d’effet lorsqu’ils bénéficient de l’accompagnement de l’ensemble de ses partenaires stratégiques » a précisé le Vgal. Surtout que l’objectif essentiel de ce partenariat est de fédérer les efforts de lutte contre la corruption, la délinquance financière et la mauvaise gestion. Ce qui appelle une collaboration étroite et appropriée pour atteindre les objectifs de performance dans le secteur public.

Cet a atelier d’échanges a été mis à profit pour mieux comprendre le fonctionnement de la section des comptes de la cour suprême, du contrôle général des services publics et du bureau du vérificateur général. Pour ce qui est de la dernière communication présenté par l’honorable Konimba Sidibé, son exposé a porté sur les points d’amélioration de la qualité des relations entre les organes de contrôle ; la mutualisation des activités et la complémentarité des actions. La modération des travaux était assurée par l’ancien ministre des finances, Lassine Bouaré, présentement, commissaire au développement institutionnel.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paysage politique : L’APR nait avec ses dents</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/paysage-politique-lapr-nait-avec-ses-dents-145532.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 08:04:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>La deuxième force politique du pays l’URD ne serait bientôt qu’un souvenir dans la tête de ses leaders. Le parti de la poignée de main est sur la voie disparaitre, c’est le moindre que l’on puisse dire, avec le départ de l’ancien Ministre de la santé, Oumar Ibrahim Touré du parti avec lui la quasi totalité des sections et sous sections du parti, pour créer l’Alliances des Patriotes pour le Renouveau (APR), à quelques deux mois de l’heure de vérité. Une véritable saignée à laquelle les natifs de Niafounké (Soumeila Cissé et Younoussi Touré) doivent faire face.</i></b>

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[caption id="attachment_141991" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-141991" alt="Oumar Ibrahim Touré" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Oumar-Ibrahim-Toure.jpg" width="315" height="331" /> Oumar Ibrahim Touré[/caption]

En effet, suite à la décision du bureau national de l’Union pour la République et la Démocratie d’exclure Oumar Ibrahim Touré du parti, ce dernier sentant cette décision venir, avait pris les devants. Sûr de la grande légitimité dont il jouit au près des militants du part à la base, toute chose qui lui a valu d’ailleurs son exclusion du parti, car à l’URD, il ne saurait y avoir plus populaire que l’éternel l’archi boss, « Soumy champion ».

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Tout laisse croire que le bureau national de l’URD s’est laissé emporté par sa volonté de faire plaisir coute que coute, vaille que vaille, advienne que pourra, au Boss en dénigrant, et en excluant tous ceux qui peuvent lui faire de l’ombre, sans analyser les conséquences que cette attitude peut apporter au parti.

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Une de ces conséquences que le parti n’oubliera pas de si tôt, et qui a scellée définitivement son sort, c’est l’exclusion de l’enfant de Goundam, pour simplement par ce qu’il est populaire et a beaucoup de légitimité.

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Ce dernier ne s’est pas fait prier en réunissant autour de lui, tous ceux qui aspirent à la démocratie, au changement et qui partagent sa vision politique au sein d’un Nouveau parti, qu’ils ont décidé d’appeler l’APR.

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Avec son départ du parti, l’homme le plus légitime du parti à la base a rassemblé des patriotes dignes de foi autour de lui, à eux sont venus s’ajouter déjà 14 des 16 sous sections de l’URD de la région de Mopti à l’APR. Pour preuve la dernière réunion de la section de Mopti de l’URD n’a réunie que 6 personnes.

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A notre passage au siège du tout nouveau parti sis à l’Hippodrome, les week-ends derniers, on a pu constater la présence de plusieurs militants du RPM, du PDES et de la CODEM qui demande à rallier l’APR. Toute chose qui prouve la naissance du bébé avec des dents sinon des crocs.

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« <i>On a reçu également le ralliement de plusieurs autres sous sections et sections du parti URD notamment des régions de Sikasso, de Koulikoro ou encore de Ségou et Kayes </i>». Nous a confié l’état major de la toute jeune et puissante formation politique dont le lancement des activités est prévu dans les tous prochains jours avec la conférence des cadres.

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A noter que, l’enfant de la cité du Faguibine a été contraint à cette démarche, car il commençait à être très imposant par son poids au sein du parti au risque de masquer Soumy champion dont les intérêts sont surveillés de très près par son compère de Niafounké, Younoussi au point de perdre le nord.

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Tout commença par la fameuse affaire dit du Fonds mondial, dont il a été blanchi comme neige par la justice.

Tout le monde sait que le parti n’a ménagé aucun n’effort pour l’enfoncer en commanditant une campagne médiatique qui ne dit pas son nom. Et pendant tout le temps qu’a duré l’affaire, aucune motion de soutien ou de compassion du parti ou de ces leaders, qui rêvaient certainement de le voir écrouer sous les verrous, ne lui est par venue.

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Pire, après la décision de justice, la direction de l’URD a affirmé, qu’elle a dépêchée immédiatement une délégation au près de l’intéressé pour lui témoigner son soutien et ses félicitations. Faux est archi faux, nous confie les proches de l’intéressé ce n’est qu’après 103 jours soit 3 mois qu’il a reçu la délégation de l’URD, dont il est membre fondateur.

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Tout montre qu’au sein du parti, on ne lui a laissé aucune autre alternative que de prendre son destin en main, car il ne peut plus compter sur le parti URD, d’où l’initiative de la création de l’APR.

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En tous cas, son départ, a crée une vraie saignée au sein du parti, pour ne laisser qu’une coquille vide, que la direction de l’URD se plie en 4 pour essayer de camoufler. Mais la politique de l’autruche ne tient pas longtemps.

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Retrouvez tous les détails autour de cette affaire dans l’interview exclusive que nous a accordée le président de l’APR, Oumar I. Touré dans nos prochaines parutions sur les véritables motifs de sa démission et sur son avenir dans la politique.

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Affaire à suivre…

<b>Harber Maïga</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DNCC : Modibo Keïta prône le respect des normes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dncc-modibo-keita-prone-le-respect-des-normes-145541.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 06:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><i>La Direction Nationale</i></strong><strong><i> du Commerce et de la Concurrence n’entend plus cautionner les mauvaises habitudes dans le transport du pain et de la viande. Elle se propose de lutter farouchement contre ces pratiques, par une sensibilisation accrue des acteurs du secteur alternativement avec les mesures répressives.  L’information a été donnée le vendredi 19 avril 2013 par le tout nouveau Directeur National, Modibo Keïta,  assisté Amar Haïdara conseiller à la communication du ministère du commerce et de l’industrie. C’était au cours d’une conférence de presse tenue à la DNCC.</i></strong>

A peine nommé, le nouveau Directeur Général de la DNCC est déjà à l’œuvre. Il a rencontré vendredi dernier la presse pour préciser ses intentions. Conformément à ses missions régaliennes de protection des consommateurs, la DNCC version Modibo Keïta, veut s’attaquer à certaines pratiques qui mettent en danger la vie des consommateurs.

Ces pratiques ont pour nom les conditions de transport du pain et de la viande, qui tuent les consommateurs à petit feu par la consommation de produits impropres. Pour relever ce défi, la DNCC veut jouer d’abord la carte de la sensibilisation. C’est dire que si la sensibilisation ne produisait pas d’effet, la DNCC se réserverait le droit d’appliquer la loi dans toute sa rigueur, pour le bien-être des consommateurs. D’où la rencontre que la DNCC a eu déjà avec les différents intervenants du secteur. Ce contact a permis, selon Modibo Keïta, aux boulangers et aux bouchers, principaux concernés par la démarche, de prendre la mesure des dangers. Il a donc été décidé la mise en place  d’une Commission de réflexion qui va approfondir la reflexion sur les solutions alternatives.

La rencontre a aussi permis de comprendre que notre pays ne disposait pas de véhicules appropriés pour assurer le transport de ces produits de grande consommation dans des conditions hygiéniques respectables. Pour parer au plus pressé, les revendeurs de pain et de viande se sont engagés à utiliser des sacs en plastiques bien propres, en attendant des moyens plus adaptés de transport hygiénique, comme les camions frigorifiques par exemple.

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<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Eviter les pièges du MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-eviter-les-pieges-du-mnla-145542.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:06:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par la force des choses et la tournure bizarre prise par les événements, le MNLA est parvenu non seulement à revenir sur des terres qu’il avait été contraint d’abandonner et de fuir, mais à aussi s’incruster au point de se rendre incontournable dans la résolution du problème. Il est vrai que la France doit au Mali une explication pour avoir transporté les rebelles dans ses blindés légers et pour le rôle protecteur qu’elle joue. D’où l’incompréhension des Maliens qui sont de plus en plus convaincus qu’entre la France et le MNLA, le Mali semble être le dindon de la farce. Ce qui a le don d’énerver l’opinion nationale malienne qui supporte de moins en moins les sarcasmes et les discours provocateurs des rebelles du MNLA.</em></strong>

Du côté des forces armées maliennes, la pression est encore plus forte de passer outre le cordon de sécurité français pour aller au contact avec le MNLA. En effet, les soldats maliens n’en peuvent plus d’être perçus à la limite comme une bande d’incapables  qui ne peut pas rentrer dans la ville de Kidal pour prendre possession de cette partie du territoire et d’y déloger les rebelles du MNLA.

La France doit impérativement revoir sa copie pour que l’estime que les maliens portent à la France et son Président ne prenne un coup sérieux.  Le Mali mérite mieux que ça.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choix du candidat : L’Adema fait confiance à Dramane Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/choix-du-candidat-ladema-fait-confiance-a-dramane-dembele-140835.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 09:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Comme pour répondre à la nouvelle argumentation des jeunes leaders politiques : « les soudanais doivent céder la place aux maliens », le parti de l’abeille solitaire a jeté son dévolu sur le jeune Dramane Dembélé pour défendre les couleurs du Parti africain pour la solidarité et la justice. C’est la principale décision sortie de la deuxième conférence nationale relative au choix du candidat à l’élection présidentielle de juillet prochain. Elle s’est tenue au centre international de conférences de Bamako, le dimanche 14 avril dernier. Cette décision entérine ainsi la proposition faite au comité exécutif par le comité de bons offices, le 10 avril dernier au siège du parti, dans le but de départager les 19 candidats à la candidature de l’Adema PASJ.</b></em>

<img class="alignleft size-full wp-image-138761" alt="Dramane-Dembele" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Dramane-Dembele1.jpg" width="312" height="214" />Malgré les discours d’apaisement du président du parti Ibrahima N’diaye, suivi par les coordinations régionales, il y a eu quand meme quelques coups de gueule de la part de deux candidats recalés. D’abord Boubacar Bah dit Bill, président de l’association des municipalités du Mali et maire de la Commune V. Il a dit que son nom ne sera pas associé à une parodie de choix du candidat du parti. Il a ajouté que ce qui s’est passé, en ce qui concerne l’achat de consciences, heurte la conscience humaine et bafoue les fondements du parti basés sur la democratie et l’état de droit. Avant d’ajouter qu’une telle candidature ne pourra pas mener l’Adema au second tour.

Ensuite ce fut le bouillant avocat Kassoum Tapo qui demande à la commission d’expliquer à la conférence ce qui justifie le choix de Dramane Dembélé qui, selon ne repond pas à 15 des 21 critères. Il a aussi menacé de se porter candidat si la commission continue à rester bouche-bée. Il a fallu des conciliabules pour que Me Tapo accepte de revenir sur sa décision de se porter candidat contre Dramane. Ce qui pourrai nuire à la cohésion, au consensus et à l’unité du parti tant recherché autour de son candidat.

Kassoum a accepté de retirer sa candidature au grand soulagement de la salle.  Avant de rejoindre sa place, il a tenu d’assener certaines vérités : « Dramane, si vous voulez nous conduire à la victoire, ne laissez pas ceux qui s’agitent autour de vous, au style AEEM, vous influencer. Candidat, je n’aurais pas besoin de votre argent, président je n’aurais pas besoin de votre pouvoir. Soyez le jeune prodige. Allez y vers les ainés, sans eux vous n’irez nulle part ».

A la cérémonie de clôture, le président Iba N’diaye est des plus flatteurs : « je me réjouis de l’issu de cette conférence. Le choix est logique, c’est une des spécificités de l’Adema à faire la place à la jeunesse. Alpha avait 46 ans quand il devenait président de la République, Dramane en a de même aujourd’hui ». Mais il a aussi ajouté ceci : « ce jour devait être mon jour de gloire, si la campagne n’avait pas pris une certaine tournure » a- t- il conclu.

Quant au candidat de l’Adema Dramane Salif Dembélé, il dit mesurer le poids de la confiance placé en lui. Et qu’il accepte de porter la charge symbolique et historique avec la bénédiction et le soutien des ainés. Il reconnaît également que le défi à relever est immense, mais qu’avec l’apport de chacun, le peuple Adema le mènera à bon port.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tieman Coulibaly à l’œuvre : Notre diplomatie brille de tout son éclat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/tieman-coulibaly-a-loeuvre-notre-diplomatie-brille-de-tout-son-eclat-140832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 09:00:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Depuis le 20 aout 2012, date de sa nomination à la tète du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Tiéman Hubert Coulibaly a décidé de porter la voix du Mali sur la scène internationale afin de trouver une solution rapide et durable à la crise que connaît notre pays. Par son action admirable, notre pays est redevenu fréquentable et est respecté de tous. «  je serai partout où on parlera du Mali » disait-il lors de sa conférence de presse inaugurale devant un parterre de journalistes impressionné par sa force de caractère et sa détermination de ramener le Mali dans le concert des nations. Depuis qu’il est là notre diplomatie brille de mille feux, au grand bonheur du peuple malien. Comme nous l’écrivions, il n’y a pas longtemps, le fin communicateur est devenu un diplomate averti. Et aujourd’hui son talent de diplomate et d’homme d’Etat sont admirés de ses homologues, à travers le monde.</b></em>

[caption id="attachment_137904" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-137904" alt="Les ministres des Affaires étrangères, Laurent et Tieman H Coulibaly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/fabius-Tieman.jpg" width="350" height="174" /> Les ministres des Affaires étrangères, Laurent et Tieman H Coulibaly[/caption]

Devant ses interlocuteurs, il a eu à chaque fois les mots qu’il faut pour attirer leur attention sur ce qui guète le Mali et la sous-région. Il a été écouté, suivi, et notre pays est sur le point de se débarrasser des illuminés qui ont failli précipiter sa partie septentrionale dans les profondeurs du cours. Le ministre Coulibaly ne s’est jamais lassé de dénoncer les apatrides du MNLA qui ont convoyé les des terroristes de la pire espèce sur nos terres. Il a été intraitable vis-à-vis d’eux. Par la touche particulière de notre diplomate en chef, il a suffit de quelques mois pour que notre coopération soit l’une des plus éclatantes de la sous- régionale. De tout le temps, Le ministre Tiéman a été un fonceur, qui a toujours cru en ses chances. Si on ajoute à ceux-ci son franc parlé et son impressionnant carnet d’adresses, il n’est plus question d’être surpris de son éclat. Et c’est de main de maitre qu’il a redonné à notre diplomatie ses lettres de noblesse.

<strong> Au plan multilatéral</strong>

Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a pris une part active aux rencontres ci-après : le XVIème Sommet du Mouvement des non-alignés tenus à Téhéran du 28 au 31 août 2012 ; la 1<sup>ère</sup> Réunion  du groupe de soutien et de suivi de la situation au Mali tenue à Abidjan, le 21 septembre 2012 ; au Débat général de la 67<sup>ème</sup> Session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, du 25 au 30 septembre 2012 ; à la Réunion de haut niveau sur le Sahel tenue à New York, le 26 septembre 2012 ; à la IIème Réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation au Mali tenue à Bamako, le 19 octobre 2012 ; à la Réunion du conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine sur la levée de la suspension du Mali à l’UA, tenue à Addis-Abeba, le 24 octobre 2012 ; laRéunion de la commission de Paix et de Médiation de la CEDEAO, tenue à Abuja, le 11 novembre 2012 ; la 39<sup>ème</sup> Session de la réunion des Ministres des Affaires Etrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique tenue à Djibouti, du 15 au 17 novembre2012.

Il a aussi pris part à la Réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies tenue à New York, le 20 décembre 2012 pour adopter la résolution 2085(2012) autorisant le déploiement de l’Union Africaine de la MISMA au Mali ; au Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et/ou de gouvernement de la CEDEAO tenu à Abidjan, les 7 et 8 janvier 2013 ; à la XXème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de gouvernement de l’Union Africaine tenu à Addis-Abeba du 26 au 28 janvier 2013 ; à la Conférence des donateurs sur le Mali, tenue à Addis-Abeba, le 29 janvier 2013 ; au IIIème Réunion du Groupe de Soutien et de Suivi sur la situation au Mali, tenue à Bruxelles le 5 février 2013 et au XIIème Sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique tenu au Caire les 8 et 9 février 2013.

Il s’est particulièrement illustré à la Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et/ou de gouvernement de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens(Cen-Sad) tenue à Ndjamena les 15 et16 février 2013 ; à la IIème Sommet Afrique- Amérique du Sud, tenu à Malabo du 19 au 23 février 2013 ; à la Réunion de Coordination de la Réponse Européenne pour le Développement du Mali, tenue à Bruxelles, le 26 février 2013 et durant la Visite de travail à New York, les 14 et 15 mars 2013, dans le cadre du déploiement de la future Opération des Nations Unies au Mali. Avec à la clé des entretiens avec : le Secrétaire général des Nations Unies, le Secrétaire général adjoint aux Affaires Politiques, l’Ambassadeur représentant permanent des Etats-Unis d’Amériques au Conseil de Sécurité, l’Ambassadeur représentant permanent et de la France au Conseil de Sécurité et les Ambassadeurs représentants permanents Africains auprès de l’ONU.

Le ministre Coulibaly a aussi pris une part active à la Réunion ministérielle sur le renforcement de la Coopération en matière de Sécurité et l’Opérationnalisation de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité dans la région Sahélo-Saharienne tenue à Nouakchott le 17 mars 2013 ; à la Réunion sur la Coopération décentralisée, tenue à Lyon le 19 mars 2013 ; à la Réunion du Comité ministériel de la CEDEAO, chargé du suivi des Accords de Partenariats Economiques, tenue à Praia le 21 mars 2013 et à la Réunion extraordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine tenue à Addis-Abeba les 8 et 9 avril 2013.

<b>Au plan bilatéral</b>

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationales a initié ou effectué les visites de travail ci-après : Visite de travail de SEM Guido WESTERWELLE, Ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale d’Allemagne, à Bamako, le 1<sup>èr </sup>novembre2012 ; Visite de travail de SEM Ib PETERSEN, Secrétaire d’Etat au développement du Royaume de Danemark, à Bamako, du 8 au 10 novembre 2012 ; Visite de travail de SEM Gonzalo DE BENITO SECADES, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères du Royaume d’Espagne, à Bamako, le 22 novembre 2012 ; Visite de travail de Madame Kristalina GEORGIEVA, Commissaire chargée de la Coopération Internationale, de l’Aide Humanitaire et de la Réaction Aux Crises, à Bamako, le 8 décembre 2012 ; Visite de travail de Madame Liliane PLOUMEN, Ministre du Commerce Extérieur et de la Coopération  au Développement du Royaume des Pays-Bas, à Bamako, le 10 décembre 2012 ; Visite de travail de SEM François HOLLANDE, Président de la République Française, au Mali, le 2 février 2013 ; Visite de travail de Madame Hélène CONWAY-MOURET, Ministre délégué des français de l’Etranger, à Bamako, les 3 et 4 février 2013 ; Visite de travail de SEM Didier REYNDRES, Vice Premier Ministre des Affaires Etrangères du Royaume de Belgique, à Bamako, le 13 février 2013 ; Visite de travail de Monsieur Pascal CANFIN, Ministre délégué chargé  du Développement de la République Française, à Bamako, les 18 et 19 février 2013 ; Visite de travail de SEM Jose Manuel GARCIA MARGALLO Y MARFIL, Ministre des Affaires Etrangères  du Royaume d’Espagne, à Bamako, les 23 et 24 février 2013 ; Visite de travail de Monsieur Peter DE CREM, Ministre de la Défense du Royaume de Belgique, à Bamako, le 26 février 2013 ; Visite de travail de SEM William HAGUE, Ministre des Affaires Etrangères du Royaume de Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord, à Bamako, le 4 mars 2013 ; Visite de travail de Sem Villy SOVNDAL, Ministre des Affaires Etrangères du Royaume du Danemark, à Bamako, les 5 et 6 mars 2013 ; Visite de travail de Monsieur Jean-Yves LEDRIAN, Ministre de la Défense de la République Française, à Bamako, les 7 et 8 mars 2013 ; Visite de travail de SEM Tiéman Hubert COULIBALY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale à l’invitation de son Altesse le Prince Cheick Abdullah Bin Zayed Al Nahyan, Ministre des Affaires Etrangères des Emirats Arabes Unis, à Abu-Dhabi, du 8 au 11 mars 2013 ; Visite de travail à Kigali à l’invitation de son Excellence Madame Louise MUSHIkIWABO, Ministre des Affaires Etrangères du Rwanda, le 12 mars 2013 ; Visite de travail de Monsieur Thomas DE MAIZIERE, Ministre de la Défense de la République Fédérale d’Allemagne, à Bamako, le 18 mars 2013.

Les dernières en date ont été la Visite de travail de Monsieur Dirk NIEBEL, Ministre de la Coopération Economique et le Développement de la République Fédérale d’Allemagne, à Bamako, du 22 au 24 mars 2013 ; Visite de travail de SEM Laurent FABIUS, Ministre des affaires Etrangères de la République Française, à Bamako, les 4 et 5 avril 2013 ; Visite de travail de SEM Tiéman Hubert COULIBALY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, l’invitation de SEM Ahmet DAVULOGLU, Ministre des Affaires Etrangères de la Turquie, à Istanbul, les 6 et 7 avril 2013 et la Visite de travail de SEM Tiéman Hubert COULIBALY, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale à l’invitation de SEM Mourad MEDELCI, Ministre des Affaires Etrangères de l’Algérie, à Alger, les 10 et 11 avril 2013.

Ce travail immense a permis au Mali de briller dans le concert des nations. Cela est à l’actif de notre brillant ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, a continu de faire don de soi pour que notre pays puisse redorer son blason. Chapeau à l’infatigable diplomate

<strong>Akhimy Maïga</strong>

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<title>De la base 100 à  Boston : De l’espoir d’unité retrouvée à la barbarie surannée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/de-la-base-100-a-boston-de-lespoir-dunite-retrouvee-a-la-barbarie-surannee-140823.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 08:11:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em>Il y a des images qui marquent à jamais. Soit qu’elles sont violentes, soit qu’elles symbolisent des convictions solides ou les contredisent. Les obsèques des 5 militaires morts dans un crash d’hélicoptère et les effroyables attentats qui ont endeuillé le marathon de Boston (Etats-Unis) nous ont beaucoup ébranlés ce 15 avril !</em> </b>

<img class="alignleft size-full wp-image-140833" alt="Boston" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Boston.jpg" width="350" height="216" /> Cinq cercueils tragiquement alignés devant lesquels les autorités politiques et militaires sont venus pieusement et humblement s’inclinés. Cinq corps sans vie ! Cinq patriotes qui ont pris ce vol ce vendredi matin pour une mission nationale sans savoir que le destin avait déjà scellé leur sort. Et de façon tragique avec cet accident du vendredi 12 avril 2013 à <i>Ouro-Modi</i>, un village situé à 50  km au sud-ouest de Sévaré.  Ils avaient en commun la passion du pilotage, du métier des armes, l’amour de la patrie pour qui ils ont pris tous les risques en connaissance de cause, du péril de leur boulot.

Cette passion de servir les a unis aussi bien dans la vie que dan la mort. Ces deux officiers (Colonel Abdoulaye Diallo et Capitaine Malamine Sangaré), l’élève-officier (Ibrahim B. Mariko) et les deux sous-officiers (Adjudants Oumar M. Traoré et Cheick Oumar Diarra) sont morts pour la nation sur le terrain, en mission commandée. Ils incarnaient pourtant le futur de l’armée malienne que nous sommes en train de rebâtir en ce moment parce qu’ils avaient la passion et la connaissance de leur boulot, de leur spécialisation. Des valeureux soldats arrachés à la nation à l’apogée de leur expérience ou à la fleur de l’âge. Que Dire sinon rendre gloire à Dieu qui a rappelé à lui ces cinq dignes fils, ces piliers de leurs familles, de toute une armée et de toute une nation éplorées.

Même dans la mort, les victimes du crash d’hélicoptère ont tenu à envoyer à la nation de derniers signaux et des symboles forts : l’unité et la cohésion d’un corps sur lequel repose en partie la stabilité, la quiétude et surtout l’intégrité territoriale d’une nation !

Ce 15 avril 2013 à la Base 100 de l’armée de l’air, nous avons vu ces cercueils transportés par des compagnons d’armes de l’armée de l’air, de l’armée de terre, des unités parachutistes et de la garde nationale. Ce symbole ne devait échapper à personne.

Comme si pertinemment souligné par le président de la République par Intérim, lors des obsèques, ils nous ont montré la voie de <i>« l’union sacrée pour conforter que le projet de présence du Mali n’est pas négociable »</i>. Et puisque des <i>« plus jeunes »</i> sont morts pour ce projet, comme le prouvent ces funérailles, <i>« leur sacrifice doit nous parler à tous et à toutes »</i>. Le Colonel Abdoulaye Diallo et ses compagnons d’infortune ont sans doute scellé l’unité de l’armée malienne à jamais ! Du moins, on l’espère !

<b>Du destin de mortel à la barbarie inqualifiable</b>

Si, sans être fataliste, nous mettons le crash d’hélicoptère sur le compte du destin du mortel que nous sommes, il n’en saurait être de même pour les attentats qui, ce 15 avril, ont transformé une fête sportive en une effroyable tragédie. Une fois de plus, la haine a changé le cours de la passion, du bien-être…, de la vie !

<i>« Les coureurs venaient de terminer et ils n’ont plus de jambes à présent »</i>, raconte un policier et ancien Marine de 35 ans au <i>New York Times</i>. Se surpasser pour aller au bout de sa passion et finalement se retrouver handicapé à vie. Il n’y a que la haine et l’intolérance qui peuvent infliger cela aux humains.

<i>« Il y a tellement de personnes sans jambes. Du sang, du sang partout. Des os, des fragments, c’est dégoûtant »</i>, poursuit le jeune homme. <i>« C’était choquant, il y avait du sang et des éclats de verre partout »</i>, a confié sur CNN une passante. <i>« Peut-être à cause de ce qui s’était déjà passé avant, je n’ai pas eu le moindre doute sur le fait qu’il s’agissait d’un attentat, ce qui vous donne une idée de ce qu’est devenu ce pays »</i>, a-t-elle ajouté. De ce qu’est en train de devenir notre monde ! Depuis, les télévisions ne cessent d’afficher en boucle des images de chaos, des rues jonchées de débris et des véhicules de secours. En un mot, l’horreur !

Oui, l’horreur a frappé la ligne d'arrivée du marathon de Boston (Massachusetts, Etats-Unis), après deux explosions qui ont fait au moins trois morts et une centaine de blessés ce lundi 15 avril 2013. Parmi les victimes, un enfant de 8 ans ! Un innocent parmi tant d’autres.

Des scènes terrifiantes que la défense d’aucune cause ne saurait justifier. Des images atroces qui nous renvoient aussi le calvaire vécu par les populations du nord-Mali, des attentats de ces derniers jours à Kidal et Tombouctou. Et nous ne pouvons nous empêcher de nous poser la question : qu’avons-nous en commun avec les auteurs de ces actes lâches et barbares ?

Sont-ils des humains comme nous ? Quelle est leur véritable motivation ? Et comme me rappelle aussi un internaute, ils ne sont pas non plus des animaux parce que <i>« les animaux ne font pas ce genre de choses »</i>.

L’humanité joue son existence face à des monstres atteints de folie meurtrière ! Des sanguinaires qui se servent de la foi ou d’autres causes farfelues comme bouclier pour essayer de ramener la race humaine aux méandres de l’obscurantisme.

Nous avons en face des montres qui ne cessent de nous prouver que le terrorisme, sous toutes ses formes, est une plaie mondiale ! Une plaie qu’il faut soigner au-delà de toutes considérations raciales, religieuses, sociales, culturelles… Quel être humain pourrait-il se reconnaître dans ces actes d’une autre époque ?

<b>Tous vulnérables, sous-développés ou puissants</b>

Il n'y a pas un pays ou l'on soit à l'abri de tels actes et il faut s'habituer à vivre avec, même si ce n'est pas normal et doit beaucoup préoccuper ! Quels que soient les auteurs (groupes ou autres illuminés), il faut lutter et punir avec une extrême rigueur et ne faire aucune économie de moyen pour éradiquer ce qui peut être apparenté à un virus endémique qui se repend !

Face à cette minorité grandissante de fanatiques qui frappe partout où elle veut et quand elle veut, il faut une solidarité à toute épreuve, au-delà des divergences idéologiques, spirituelles, politiques voire culturelles. Aucune idéologie ne saurait justifier le sacrifice des vies, surtout innocentes. Dans la plus grande solidarité internationale, nous devons nous défendre en attaquant le mal à la racine et sans état d'âmes !

Nous ne devons laisser aucun répit à ces monstres qui œuvrent à rendre notre quotidien invivable et insupportable. La preuve, c’est qu’ils viennent de nous atteindre dans un secteur représentant à nos yeux tous les symboles de paix, de justice et d’unité.

Le marathon de Boston, endeuillé par la mort de trois personnes, est le plus vieux du monde. Cette année, il fêtait son 117e anniversaire car sa première édition été courue en 1897, par moins d'une vingtaine de concurrents. Traditionnellement disputée le 3e lundi d'avril dans la capitale du Massachusetts, cette course fait partie des six Marathons mondiaux majeurs, avec les 42,195 km de New York, Chicago, Berlin, Londres et Tokyo. Elle n'a jamais connu d'interruption depuis sa première édition, même si elle n'est disputée sur la distance olympique officielle que depuis 1924.

Il est vrai qu’on est pour le moment le bilan de Boston est loin du drame qui a eu lieu à Port-Saïd (Egypte) le 1er février 2012 suite à un match de football entre Al-Masry et Al-Ahly (17e journée du championnat national). Le dernier bilan de ce massacre faisait état de près de 80 morts et d'un millier de blessés.

Le décompte macabre n’a pas non plus l’ampleur de la tragédie du Hessel survenu le 29 mai 1985 à Bruxelles (Belgique). Il s’agit de l'une des tragédies les plus marquantes liées à une manifestation sportive et due au hooliganisme, donc à la haine et à la bêtise humaines.

C’était à l'occasion de la finale de la coupe d’Europe des clubs champions (aujourd’hui Ligue des Champions) entre Liverpool (Angleterre) et Juventus (Italie). Des grilles de séparation et un muret s’étaient effondrés sous la pression et le poids de supporters, faisant 39 morts et plus de 600 blessés.

On se rappelle aussi que, le 5 septembre 2012, huit membres lourdement armés du groupe terroriste <i>Septembre Noir</i> (une faction de l'OLP), arrivèrent dans la banlieue de Munich (Allemagne) et escaladèrent la barrière protégeant les milliers d'athlètes dormant dans le <i>Village olympique</i>.

Armés de fusils d'assaut et des grenades, ils se ruèrent jusqu'au bâtiment hébergeant la délégation israélienne aux <i>« Jeux de la Paix et de la Joie »</i>. Ce jour sombre, comme ce lundi 15 avril douloureusement vécu à Boston, le sommeil sombra soudain dans l'horreur lorsque des criminels firent irruption à l'intérieur et capturèrent les Israéliens.

<b>L’arène sportive n’est un pas un théâtre de violence</b>

Mais, une arène sportive ne doit jamais être le théâtre de l’expression de la violence, de quelle naturelle qu’elle soit ! Le sport développe des valeurs essentielles (solidarité, fraternité, intégration, Fair-play…) pour qu’on sen sert pour exprimer ou défendre une cause violente, sanglante.

Le sport rassemble toujours par la passion et au-delà des races, des convictions religieuses ou sociopolitiques. Malgré les drames cités plus haut, il demeurait encore presque le dernier refuge sûr contre la violence de ce monde. Mais, le restera-t-il longtemps après les attentats de Boston ?

Il doit le rester car renoncer, c’est offrir la victoire au terrorisme et à ses apôtres. Annuler les événements sportifs à venir à cause de ce que le monde entier a vécu en direct le 15 avril 2013, c’est courber l’échine devant des monstres.

Il ne fait pas de doute que l’objectif rechercher par cette terreur planifiée, c’est imposer la psychose ! Que les humains ne se sentent plus en sécurité nulle part, même pas dans un stade ou sur le parcours d’un marathon !

Une concession que nous ne devons jamais faire à personne. Certes il faut redoubler de prudence et de vigilance en renforçant les mesures de sécurité, mais, rien ne doit nous éloigner de notre passion, de notre conviction que le sport est le meilleur lien pour rapprocher les peuples, les populations d’une même nation, quelles que soient leurs différences et divisions.

Comme le dit si bien un directeur d’école de Boston, <i>« c’est effrayant, mais cela ne va pas m’empêcher de faire ce que je fais tous les jours…»</i> ! Certainement, la meilleure attitude à observer face au terrorisme, pour exorciser ce mal démoniaque qui espère avoir bientôt l’humanité à ses pieds !

<b>Moussa Bolly</b>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne cotonnière : Toguna Agro&#45;industries sauve la campagne cotonnière du Bénin</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/campagne-cotonniere-toguna-agro-industries-sauve-la-campagne-cotonniere-du-benin-140830.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 07:45:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le président du Bénin Thomas Boni Yayi vient de prouver encore une fois qu’il aime notre pays et qu’il en est d’ailleurs le premier défenseur. Cela s’est manifesté cette fois-ci dans le domaine des affaires. La société nationale béninoise pour la promotion de l’agriculture vient de signer une convention de partenariat avec Toguna Agro-industries pour la fourniture de 40 000 tonnes d’engrais NPKSB pour une valeur de plus de 15 Milliards de F CFA. Qui dit mieux !</i></b>

[caption id="attachment_140163" align="aligncenter" width="615"]<img class="size-full wp-image-140163" alt="Les responsables de Toguna et la délégation béninois en visite (photo l'Indépendant)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/engrais-x.jpg" width="615" height="461" /> Les responsables de Toguna et la délégation béninois en visite (photo l'Indépendant)[/caption]

Pour la campagne cotonnière 2013-2014, la société nationale pour la promotion de l’agriculture du Bénin (SONAPRA) a décidé de commander à Toguna Agro industrie, 40 000 tonnes d’engrais NPKSB pour un coût de plus de 15 milliards de FCFA. La convention de partenariat  a été signée le  lundi 15 avril dernier, à Toguna entre le PDG de cette société, Seydou Nantoumè et le ministre béninois de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Sabai Katé. Celui-ci était accompagné par les Directeurs généraux de la SONAPRA Idrissou Bako et de Cicerons Africa logistics D Silva Joël. Le ministre béninois s’est dit très émerveillé par les installations de Toguna et les progrès réalisés par le Mali en matière d’agro-industrie.

Malgré la crise que notre pays traverse, certaines de nos unités industrielles restent débout et accroissent même leur part de marché dans la sous-région. C’est le cas du géant de l’engrais, Toguna agro industries qui vient de bénéficier de la confiance des autorités béninoises pour leur fournir des engrais pour le compte de la campagne agricole 2013-2014. Toguna, qui a déjà comblé les besoins du Mali pour la prochaine campagne cotonnière depuis janvier, étend ainsi ses activités au Bénin, après avoir fait ses preuves dans la fourniture de beaucoup de sociétés agricoles en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Guinée…Ce qui s’inscrit en droite ligne de l’ambition de la société qui est d’être le « <i>producteur d’engrais pour l’Afrique </i>« .

C’est sur instruction du président béninois Thomas Yayi Boni que le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Sabai Katé est venu à Bamako pour s’assurer des capacités de Toguna agro industrie à fournir les 40 000 tonnes d’engrais objet du présent accord pour la campagne cotonnière 2013-2014. Preuve de la qualité de Toguna qui a aujourd’hui investi la région.

La délégation béninoise a eu droit à une visite des installations  avec le PDG de  Toguna, Seydou Nantoumè, du DG Oumar Guindo et du directeur d’usine Agnero Amos. La délégation a successivement visité le pont bascule, les chaînes de production, le laboratoire, le département logistique et transport, l’infirmerie, les magasins de pièces de rechange, les stocks de matière première, la mosquée et la cantine des travailleurs.

A chaque niveau, ce sont des équipements modernes de la dernière technologie qui sont installés pour permettre à la société d’être au rendez-vous de la qualité et de la performance. Par exemple au département logistique et transport, le système GPS permet depuis le siège de suivre les mouvements des camions de livraison en partance pour les autres pays. Ayant commencé ses activités en 2006 avant d’être inauguré officiellement en novembre 2007, Toguna a aujourd’hui une capacité de production de 300 000 tonnes d’engrais alors que les besoins du Mali sont de 130 000 tonnes par an. La société a créée plus de 250 emplois directs.

<b>Le visiteur émerveillé</b>

Après la visite, le ministre Sabai Katé, au nom du président Yayi Boni et du gouvernement béninois, a félicité Toguna pour cette initiative qui permet de booster la production agricole africaine.  Selon lui,  » <i>on a toujours recours à l’occident pour faire face à nos besoins en intrants et engrais ce qui n’est pas raisonnable. C’est pourquoi, le président Yayi Boni, qui aime beaucoup le Mali m’a instruit de prospecter avant tout le marché sous-régional. Nous partageons la même zone économique (UEMOA) que le Mali, donc ce genre de partenariat ne sera que bénéfique pour l’économie sous-régionale. La croissance à deux chiffres, la compétitivité de notre agriculture passe par des unités de ce genre</i> ».

Pour cette première convention entre les deux entités, le Bénin a passé une commande de 40 000 tonnes alors que le besoin total du pays est estimé à 86 000 tonnes. Aux dires du ministre Sabai Katé, « <i>le partenariat ne fait que commencer, toutes nos importations pourraient être confiées à Toguna dans le futur si tout se passe bien. Je vais adresser une communication au gouvernement par rapport à ce que j’ai vu ici, on va même inviter M. Nantoumè au Bénin et pourquoi pas, envisager une unité de ce genre. Car le coton c’est d’abord les engrais et si malgré la crise, le Mali a  réalisé des productions agricoles records, c’est grâce en partie à Toguna</i> ».

Il y a lieu de preciser que le ministre béninois fonde beaucoup d’espoir sur Toguna pour donner un coup de pouce à l’agriculture de son pays, qui n’a aucune unité de production d’engrais. Pour la campagne 2013-2014, le Bénin projette d’atteindre 600 000 tonnes de coton graine contre 240 000 lors de la campagne écoulée. Le coton est considéré comme la tête de proue des 13 filières agricoles prioritaires retenues par le gouvernement Yayi Boni dans son plan stratégique de relance de l’agriculture.  Au niveau de Toguna, on ne doute point que le marché sera exécuté avec satisfaction. La société compte prendre toutes les dispositions nécessaires pour honorer la confiance placée en elle par les autorités béninoises.

<b>Leader africain des fertilisants</b>

Contribuer à la performance de l’agriculture avec des fertilisants qui apportent des réponses pertinentes à la sous-région. Tel semble etre le leitmotiv de Toguna Agro-industries. « C’est la fertilisation à la carte ». avec toute l’expertise dont dispose le groupe Toguna, il y a lieu  de se demander : pourquoi importer des engrais du reste du monde, lorsqu’on peut les avoir sur place ? Le Groupe Toguna apporte à ses clients sous régionaux des solutions adaptées et rapides pour répondre à l’évolution de leurs besoins de plus en plus grands.

La régionalisation de son marketing, grâce à ses représentants au Burkina Faso, en Cote D’Ivoire, en Guinée et ses clients au Bénin, au Togo, en Mauritanie et au Niger permet d’être à l’écoute attentive des spécificités des marchés. « Toutes les formules agréées par la recherche sont possibles et peuvent être développées, selon la de demande » assure les premiers responsables du groupe.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelles technologies de l’information : Les journalistes se familiarisent avec les réseaux sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/nouvelles-technologies-de-linformation-les-journalistes-se-familiarisent-avec-les-reseaux-sociaux-140838.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 07:30:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Pour permettre aux hommes de medias de se familiariser avec les réseaux sociaux, qui se trouvent être une mine d’information, l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunication (AMRT) a financé une formation dans ce sens. Ils étaient une vingtaine de la presse écrite et de la radio a y prendre part.</i></b>

Cette formation qui a durée deux jours s’est tenue, les 10 et 11 avril 2013 à l’Institut Supérieur de commerce Business School. Selon les organisateurs M. Maiga Cheick Oumar, de l’AMRT, le but de cette formation est de mettre les journalistes en contact avec le monde extérieur, afin de les projeter dans un Platform de microblogging qui est Twitter.

A la suite de M. Maiga, le formateur et journaliste Diarra Diakité exposa aux participants une projection sur la genèse des réseaux sociaux. Pour ensuite, parler de leurs fondateurs par exemple de Twitter qui sont : Jack Dorsey, Evans William et Bize Stone. Il ajoute que Twitter et les réseaux sociaux comme Facebook, My Space, Unkedin etc. sont une grande source de l’information pour un journaliste. Car ils contiennent des milliers d’informations et nous mettent  au courant de chaque l’événement qui se produit aux quatre coins du monde.

Selon lui, l’actualité pleut par seconde dans ces réseaux.  Cela, c’est l’un des plus immenses atouts de ces  différents sites. Pour joindre la théorie à la pratique une séance de démonstration de création de compte Twitter fut exécuté par le formateur Diakité avec quelques commentaires. Ces détails donnés ont été très cohérents, brefs et surtout clair comme l’eau de roche.

A noter que les réseaux sociaux jouent un rôle capitale aujourd’hui dans le traitement de l’information, dans le monde et il est temps que les journalistes maliens s’y mettent.

<b>Maraim Siré Diallo</b>

<b>(<i>Stagiaire)</i></b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Travail des enfants dans les Sites d’orpaillages : Le gouvernement désavoue HUMAN RIGHT WATCH</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/travail-des-enfants-dans-les-sites-dorpaillages-le-gouvernement-desavoue-human-right-watch-140841.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 06:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le Ministère des Mines a organisé mercredi 10 avril dernier à la maison de la presse une conférence de presse sur les propos du contenu du rapport publié par ONG international HUMAN RIGHT WATCH  portant sur le travail des enfants sur les sites d’orpaillages du Mali.  </i></b>

Selon le rapport intitulé ‘’Un mélange toxique, travail des enfants, mercure et orpaillage dans notre pays’’. HUMAN RIGTH WATCH explique que dans notre pays le Mali des enfants travaillent dans les sites et en plus avec des mercures pour extraire  de l’or.

Cette publication qui dévalorise l’or Malien abouti à l’incrimination de toute une chaine gouvernementale qui sont entre autres le Ministère des mines avec ceux  de la justice, du développement social, du Travail, de la Santé, de l’Administration du territoire et en partenariat avec l’AMDH. Cet ainsi que le gouvernement malien écoeuré par ce rapport a organisé du 22 décembre 2011 au 8 février 2012 une enquête et des recherches sur les sites miniers pour confirmer ou infirmer le contenu de cet rapport qui donne une mauvaise image de notre pays. La mission s’est rendue dans trois régions du Mali, il s’agit de Kayes, Sikasso, Koulikoro.

Après enquête, elle s’est rendu compte que HUMAN RIGHT WATCH a présenté un rapport qui n’est pas fondé, et  quia un caractère de complot contre l’or de notre pays qui est apprécié partout dans le monde entier pour sa brillante qualité.

Selon le colonel major Allaye Diakité Haut fonctionnaire de défense au ministère des mines, sur les 16 sites visités par la mission, les enfants y sont présents, mais ne travaillent pas comme le prétend le rapport de l’ONG. Il n’y a pas d’enfants qui travaillent sur ces sites comme le dit le rapport.

Aucun enfant ne rentre dans les placers et le mercure est bel et bien utilisé sur les différents sites mais pas par des enfants, a-t-il ajouté.

Pour monsieur THIOCARY chargé de mission au ministère des mines, cette mission qui a couté environ 40 millions de F CFA au gouvernement, a permit de faire un bilan de ce qui se passe réellement sur les sites d’orpaillages.

Pour lui, aucun enfant ne travaille dans les placers encore moins sur les sites.

Monsieur THIOCARY admet que les photos des enfants sur la couverture ont été manipulées par l’ONG, car  en revenant de l’école, ils ont été approchés par une dame qui leur avait offerts des paquets de bonbons pour qu’ils simulent l’action sur la photo. Pour lui, ce rapport est tout simplement un complot contre l’or malien.

C’est pour empêcher que l’or malien ne soit vendu sur le marché international que ce rapport a été établi. Ce rapport devrait tacher l’or du Mali du sang d’enfants et le gouvernement entreprendra très bientôt des actions pour dénoncer cet acte infâme posé par HUMAN RIGHT WATCH a conclu M. Sory Ibrahim Thiocary.

&nbsp;

<b>                                                                                            Omorou Touré </b>

<b>                                                                                                                         (Stagiaire)</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement de la mission de l’UE pour former l’armée malienne : Former pour faire face aux envahisseurs du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lancement-de-la-mission-de-lue-pour-former-larmee-malienne-former-pour-faire-face-aux-envahisseurs-du-mali-137251.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 11:42:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Un premier contingent de 570 soldats maliens a entamé le mardi dernier, sa formation par des instructeurs militaires européens qui ont pour objectif de restructurer l'armée malienne. Cette mission a pour objectif de professionnaliser les soldats maliens pour qu'ils soient capables de résister aux attaques des groupes jihadistes liés aux terroristes d’AQMI.</i></b>

Selon le lieutenant-colonel français Philippe de Cussac, porte-parole de la mission de formation de l'Union européenne (EUTM), le premier contingent est bien arrivé à Koulikoro et les choses sérieuses vont bientôt commencer pendant dix semaines par une centaine d'instructeurs de sept pays: France, Royaume-Uni, Suède, Finlande, Lituanie, Luxembourg et Irlande.
"Dans un premier temps, on aura une formation généraliste, ensuite, il y aura une formation de spécialisation, en télécommunications, artillerie, génie", selon le lieutenant-colonel de Cussac. "Des forces spéciales, des tireurs d'élite" seront également formés, a-t-il ajouté.
L’EUTM aura à former au total près de 3.000 soldats, qui auront à prendre la relève des forces françaises et sécuriser le pays tout entier pour les élections à venir.
Le constat du commandant français d'EUTM est sévère. Pour le général François Lecointre, l'armée malienne est « <em>destructurée</em> », «<em> incapable de se projeter dans l'avenir </em>». Bref, tout est à reconstruire.
Mais sur le théâtre des opérations d'importantes poches de résistance islamistes demeurent dans plusieurs régions du nord du Mali: massif des Ifoghas, Gao et Tombouctou.
Sans commenter directement la mission de formation de l'UE, les Etats-Unis se souviennent d'avoir formé un certain Amadou Haya Sanogo, capitaine de l'armée malienne auteur d'un coup d'Etat ayant renversé le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré, précipitant la chute du Nord aux mains des islamistes.
Le général Carter Ham, haut commandant des forces armées américaines en Afrique (Africom), s'était déclaré l'an dernier "amèrement déçu" qu'un militaire malien formé aux Etats Unis ait renversé "un gouvernement élu", qualifiant cela de "totalement inacceptable".

Le déploiement des Casques bleus de l'ONU est toutefois conditionné à la situation politique et sécuritaire du Mali, prévient Ban Ki-moon dans son rapport. Le secrétaire général est particulièrement pessimiste : "Les attaques terroristes, la prolifération des armes, le trafic de drogue et d'autres activités criminelles" font ainsi partie des "risques" qui subsisteront à l'intervention militaire. D'autre part, "le processus politique accuse un retard dangereux", estime le diplomate sud-coréen.

La feuille de route pour la transition, adoptée par le Parlement malien fin janvier, prévoit notamment des élections d'ici à fin juillet. Or, pour l'heure, "les conditions ne sont pas mûres pour la tenue dans le calme d'élections libres et crédibles et paisibles" dans le pays. Pis, des "élections pourraient provoquer un regain d'instabilité et même des violences", écrit-il. Mi-mars, à l'issue d'une visite sur place, le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, Edmond Mulet, avait lui aussi estimé "peu probable que les élections puissent se tenir d'ici juillet". Selon lui, l'ONU se prépare à affronter au Mali "des menaces inédites, jamais rencontrées dans un contexte de maintien de la paix". Dans ce contexte donc, il sera très difficile pour les autorités de la transition de réussir leur pari sans l’aide de la communauté internationale surtout de la France.

<b>Maximin de Diapé</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage: Le temps des démagogues </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-le-temps-des-demagogues-137246.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 11:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Lundi dernier, 1er avril, (ce que nous vous racontons n'est pas un poisson d'avril), un de nos amis qui avait cru bon de rejoindre Tombouctou après la libération par les forces françaises et maliennes, nous appelle. Il avait le souffle court et chuchotait presque au téléphone: "priez pour nous les amis, nous assistons à des scènes que nous n'avions pas connues du temps de l'occupation, voire des gens se faire exploser, pour nous c'est seulement au cinéma que cela pouvait se faire".</strong> </em>

À ce stade de la narration, nous-mêmes avons besoin de reprendre notre souffle et de rappeler que durant tout le long week-end, la ville de Tombouctou était le théâtre d'une guerre entre des djihadistes infiltrés et les forces armées du Mali et de la France. Les populations n'ont pas eu à être priées pour rester à la maison où elles se sont littéralement terrées avant la fin des combats. Les autorités administratives qui venaient d'arriver fraîchement dans la ville (le gouverneur et ses préfets) comme signe d'un retour à la normale ont dû être évacuées d'urgence, ainsi que certains  de nos confrères. Il a fallu trois jours de combats et des morts pour arriver à bout d'une bande de fous de Dieu.
Dimanche, 31 mars, au moment où ça chauffait dans la ville sainte, ça débattait fort sur les antennes de RFI. Les invités étaient prestigieux et le sujet valait bien la peine de sacrifier quelques minutes dans la mesure où il s'agissait de débattre de la situation de notre pays. Celui dont les propos nous ont véritablement marqués, c'est le ministre des Affaires étrangères du Niger, Mohamed Bazoum. Pour lui, tout ce qui arrive au Mali est de la responsabilité des autorités qui ont géré les différentes rébellions sans y associer les militaires, contrairement au Niger où l'armée à été au centre de toutes les prises de décisions concernant les solutions à apporter aux rébellions. Mais Bazoum ne s'est pas contenté de faire le procès des autorités maliennes, il n'a pas manqué de rappeler à la France que le Mali est dans une situation de délabrement très avancé. Et de dire à l'intention de François Hollande qu'il n'est pas responsable de vouloir exiger du Mali qu'il organise des élections alors qu'il ne dispose d'aucune  organisation.
Jeudi 28 mars, le président français François Hollande, dans un entretien télévisé déclare qu'il sera intraitable pour ce qui est de la question de l'organisation des élections en juillet prochain. Comme le dirait l'autre, le président français avait les allures d'un donneur de leçons.
Nous alignons ces faits et ces dates pour montrer que la question des élections est incontournable. Les Maliens ne pourront pas y échapper. Et comme nous l'avions écrit il n'y a pas longtemps dans ces colonnes, mieux vaux faire le débat le pus tôt possible. On sent qu'il y a déjà deux camps qui commencent à se dessiner. Il y a ceux qui pensent qu'il faut respecter les dates données par le gouvernement, quel qu'en soit le prix; à l'opposé, il y a ceux qui pensent qu'il ne sert à rien de se précipiter pour organiser des élections bâclées et qu'il faudrait juste un peu plus de temps pour remettre la machine sur les rails et s'éviter une remise en cause bien plus douloureuse que le coup d'état du 22 mars 2012. Pour le moment, force est de constater que le temps n'est pas notre meilleur allié. Nous sommes à trois mois des élections mais nous ne sentons pas grand chose, hormis les déclarations d'intentions et les certitudes du ministre de l'administration territoriale.
Nous avons commencé par les événements survenus à Tombouctou pour rappeler à ceux qui pensent que la guerre est gagnée et qu'elle est terminée que nous sommes loin du compte. Non seulement la guerre n'est pas terminée mais il y a tout le temps qu'il faudrait pour faire la paix. Ce qui nous conduit encore et toujours à l'organisation des élections. Nous avons vu ce qu'une poignée de fanatiques peut faire. Ils en ont fait la preuve à Gao et à Tombouctou. Il ne viendrait à l'idée de personne de leur offrir de la chair à canon lors des élections parce que les élections sont des moments de rassemblements et d'attroupements. Mais comme nous sommes dans un pays où tout est possible,  disons que nous pourrons organiser les élections aux dates annoncées, jusqu'à la preuve du contraire.
Talfi
PS. Nous ne saurons terminer sans dire deux ou trois petits mots sur deux ou trois petites choses.
Primo, nous sommes très contents de la libération de notre confrère Boukary Daou du journal Le Républicain. Même provisoire, cette libération est bonne à prendre dans la mesure où notre confrère a trop longtemps et trop injustement été privé de liberté. En attendant l'audience au fond du 16 avril, nous lui souhaitons de se rétablir rapidement parce que la lutte ne fait que commencer.
Secundo, nous avons eu accès à la narration que Oumar Mariko fait de son arrestation (rapt et kidnapping seraient mieux indiqués) par la Sécurité d'état. Nous pensons que le procédé est tout simplement inacceptable et qu'il est condamnable à tout point de vue. Nous sommes curieux de voir quelle suite sera réservée à la plainte de Mariko. Par contre, dans sa narration et ses commentaires, Oumar Mariko procède  souvent à des amalgames qui enlèvent tout crédit à son récit. Qu'il ait de l'amertume et même de la rage,  cela peut se comprendre; qu'il comporte des contrevérités et mêmes des mensonges, cela ne sied pas au rang et au statut qu'il se donne. Après tout, ce n'est pas la première fois qu'il joue les illuminés.
Tertio, l'aide publique aux partis politiques est disponible. Les 41 partis qui ont été retenus vont se partager un peu pus de 1,5 milliard. Cela leur permettra de préparer les élections. Mais comme nous nageons en pleine démagogie, nous avons entendu les responsables d'un parti politique déclarer qu'ils renonceront à leur part cette année. Selon eux, par ces temps qui courent, il serait indécent   pour les partis de toucher aux impôts des Maliens. Nous attendons de voir dans la mesure où ce sont les mêmes qui avaient juré qu'ils ne siègeraient plus  l'assemblée nationale même en cas de prolongation pour cause de Transition. Non seulement ils y sont mais ils ont même profité pour s'élever dans la hiérarchie du bureau de l'Assemblée nationale.
<strong>Taifa</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tenenkou : Le MNLA tue encore</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tenenkou-le-mnla-tue-encore-137243.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 10:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le MNLA qui avait perdu voix au chapitre depuis belle lurette, a fait parler de lui la semaine surpassée dans le cercle de Tenenkou et dans la localité de Dougoumi, avec un bilan lourd de 20 morts.</i></b>

[caption id="attachment_134819" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-134819" alt="Une troupe du Mnla" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/MNLA1.jpg" width="610" height="325" /> Une troupe du Mnla[/caption]

Selon le communiqué du ministère de la défense, le 20 mars 2013, le village de Dougoumi dans la commune de Tenenkou, région de Mopti, avait été attaqué par des hommes armés, avec un bilan particulièrement lourd de vingt morts et des disparus parmi la population locale. Cependant, ce même communiqué affirme qu’un des acteurs de cette barbarie fut arrêté par les forces de sécurité de la Mauritanie. Il s’agit d’un ancien caporal de la Garde nationale, répondant au nom de Hawa Ag Ambi, un déserteur de l’Unité méhariste de Léré.

Par ce communiqué le ministre de la défense invite les populations à redoubler de vigilance et à signaler le plus tôt possible aux unités les plus proches toute infiltration d’éléments suspects. Les forces armées et leurs alliés prennent toutes les mesures pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
A noter que cette attaque dans le cercle de Tenenkou n’est pas la première. Plusieurs autres attaques ont eu lieu dans la région de Tombouctou précisément dans le cercle de Goundam, avec également des morts et des actes de vol de bétail et de grains.

Toute chose qui confirme la thèse selon laquelle les éléments du MNLA sont affamés et se terrent dans les collines avoisinantes des localités d’Echelles et Issa ber.

Déjà des missions de ratissage ont été dépêchées sur place et le Colonel Keba Sangaré, commandant des opérations militaires dans la région, a affirmé sur les antennes de l’ORTM, que les repères de ces bandits sont connus et que leur fin n’est qu’une question de temps.

Ses propos ont été confirmés par les populations qui affirment que plusieurs missions de l’armée ont eu lieu dans la zone.

<b>Ansongo</b>

<b>Une mine fait deux morts</b>

Les fous de Dieu dans leur fuite suite à l’intervention de l’armée malienne avec ses alliés français, et africains, ont miné tous le secteur de la zone de Gao. C’est cet armer constat qui est là aujourd’hui et continue de faire des victimes.

En effet, la semaine dernière un véhicule de l’armée régulière se rendant à Ansongo, justement pour ramener une équipe du Génie militaire chargée de déminer la zone, a sauté lui-même sur une mine. Le bilan était de deux morts et le véhicule en lambeau.
Le ministère de la défense et des anciens combattants a confirmé cette informe que le 30 mars 2013 un véhicule d’un détachement des forces armées maliennes a sauté sur une mine à 110 km d’Ansongo. Le bilan est de deux morts et ledit véhicule détruit.
Le détachement et une unité du contingent nigérien qui avait quitté Ménaka pour rencontrer à Ansongo.

Des spécialistes du Génie militaire sont à pied d’œuvre pour mener à bien le processus de dépollution, confirme le communiqué.

<strong>Rassemblés par Harber Maiga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chine&#45;Afrique :  Le transfert de technologie indispensable pour soutenir la croissance économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/chine-afrique-le-transfert-de-technologie-indispensable-pour-soutenir-la-croissance-economique-137234.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 10:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em>Comme on pouvait s’y attendre, le 5e sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du sud), que Durban a abrité les 26 et 27 mars 2013, a relancé le débat sur les relations sino-africaines. Surtout dans les médias de l’Occident pour qui l’Empire du milieu se comporterait en vrai «vampire» sur un continent balloté entre différents intérêts. Il est vrai que les relations sino-africaines ne sont pas aussi équilibrées qu’on l’aurait souhaité. Mais, elles sont néanmoins à la base de la lueur d’espoir qui perce depuis quelques années sur le continent sous forme de croissance économique.</em> </b>

En consacrant la majeure partie de son premier déplacement à l’étranger à trois pays du continent, le nouveau président de la République populaire de Chine entendait sûrement démontrer à l’Afrique et au reste du monde que Pékin a, plus que jamais, l’intention de développer des relations bilatérales solides avec ses partenaires africains.

Arrivé le 24 mars à Dar es Salaam pour une visite officielle de deux jours en Tanzanie, Xi Jinping s’est ensuite envolé pour l’Afrique du Sud pour le 5e sommet des BRICS (Durban les 26 et 27 mars) qui regroupe le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, et l’Afrique du Sud. La République du Congo-Brazzaville (29 et 30 mars 2013) a été la dernière étape de cette tournée africaine. Ainsi, Xi Jinping emboîte le pas à son prédécesseur, Hu Jintao qui avait parcouru18 pays africains en 10 ans de règne.

Cet attrait de la Chine pour l’Afrique ne date pas d’hier. Mais, il a fallu attendre l’accession au pouvoir de Hu Jintao, en 2003, pour réellement  donner à la «<i>Chinafrique</i>» tout son sens, surtout tout son poids économique. Ces dernières années, l’Empire du milieu n'a cessé d'accroître sa présence en Afrique au point de prendre la première place de ses partenaires.

«<i>Une situation enviable qui ne va sans inquiéter les investisseurs occidentaux. Sur le continent, la présence chinoise suscite parfois des critiques, voire du rejet. Pékin veut maintenant rectifier le tir en améliorant son image de marque auprès des Africains</i>», analyse pertinemment un confrère du continent.

<b>Au centre de toutes les convoitises</b>

Mais, n’en déplaisent aux multinationales capitalistes, les Chinois ne cessent de consolider leur position sur un continent au cœur de toutes les convoitises. Et Cela fait maintenant trois ans que la Chine est en tête des partenaires commerciaux du continent africain. Un leadership «<i>piqué</i>» à la France et aux Etats-Unis.

Le montant des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique s’est ainsi s’élevé à 166 milliards de dollars entre 2010 et 2011. Depuis deux ans, Beijing est devenue le premier investisseur dans le continent noir en doublant ses crédits portés à 20 milliards de dollars (16,5 milliards d'euros).

Avec une économie qui ressent à peine la récession mondiale, la demande chinoise de matières premières est toujours forte. Ainsi, 80 % des achats chinois à l’Afrique portent, dans l’ordre, sur le pétrole brut, le minerai de fer, le manganèse et le cuivre. On peut également y ajouter, dans des proportions importantes, le bois et le cobalt.

En échange, la Chine a été un vrai moteur pour la construction d’infrastructures (constructions de routes, d’hôpitaux et autres bâtiments ou encore des remises à niveau de lignes ferroviaires) ainsi que pour des projets pétroliers, notamment au Niger. Des investissements jugés insuffisamment rentables par les entreprises occidentales. Des réalisations qui sont pourtant plus rentables et bénéfiques aux populations que les «<i>Eléphants Blancs</i>» qui ont énormément contribué à l’endettement des pays africains dans les années 70-80.

Les puissances occidentales et leurs médias reprochent surtout à la Chine de ne s’intéresser qu’aux matières premières africaines tout en inondant le marché continental des produits manufacturés de moindre qualité. En réalité, elles sont inquiètes de la  concurrence chinoise parce qu’elles convoitent les mêmes choses : ces précieuses matières premières et l’immense marché africain ! Le continent, c’est avant tout un milliard de consommateurs ! Certes, comme le soulignent des économistes, c’est une population qui a encore un faible pouvoir d’achat, mais «<i>les entreprises chinoises connaissent très bien ce marché puisqu’il ressemble à celui de leur pays. Ainsi, ils savent qu’il faut des produits simples, faciles a réparer, sans forcément de haute technologie</i>».

<b>Terre d’exil et d’affaires</b>

Ces dernières années, l’Afrique est aussi une «<i>destination privilégiée</i>» pour la population chinoise, qui vient migrer sur le continent. Ainsi, en 2007, ils étaient 750 000 Chinois sur le continent contre seulement 100 000 Français. Ce qui favorise sans doute l’expansion de la culture chinoise dans le berceau de l’humanité.

Lors du dernier forum Chine-Afrique, le chef de l’Etat chinois s’est engagé à envoyer 1 500 personnels médicaux sur le continent et à attribuer des bourses à 18 000 étudiants. Un partenariat que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait alors qualifié comme étant «<i>l’un des meilleurs exemples de réussite de la coopération Sud-Sud</i>».

Les progrès chinois en Afrique sont en partie liés au fait que l’Empire impose peu ou pas du tout de conditionnalités à son aide. Il se garde surtout de s’ingérer dans les «<i>affaires internes</i>» de ses partenaires, contrairement aux puissances industrielles qui s’insurgent chaque fois en donneuses de leçon, notamment en matière de Droits de l’Homme et de démocratie.

«<i>Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts</i>», disait le Général Charles de Gaulle (22 novembre 1890-9 novembre 1970). Il ne faut donc pas en vouloir à la Chine de tirer le meilleur profit de son amitié avec un continent dont les populations sont de plus en plus dépitées de la cupidité et l’ingérence occidentales.

Surtout que l’Afrique ne perd pas totalement dans des échanges plus fructueux que ce que le continent avait jusque-là connu. La Chine est en train d’améliorer l'économie africaine. Ainsi, la plupart des pays africains on vu leur PIB global augmenter, car le prix des matières premières augmente grâce aux investissements chinois.

<b>Allié bienveillant ou «Prédateur» ?</b>

«<i>Les Chinois dopent la croissance africaine, c’est incontestable. Cela permet donc à l'Afrique d'être plus insérée dans les relations internationales. Au niveau du développement, la Chine investit aussi dans l'éducation. Par exemple, 13 000 bourses vont être bientôt données à des Africains pour qu’ils puissent étudier en Chine</i>», souligne Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Iris, en charge de l’Afrique.

«<i>La Chine</i><i> achète surtout des matières premières, et elle réexporte des produits déjà transformés. Mais quand on regarde les chiffres, la Chine a souvent un déficit commercial avec l’Afrique. Ce sont les Africains qui gagnent le plus d’argent à la fin de l’année. Sauf pour 2011, car le prix du pétrole a beaucoup baissé. Le commerce est donc beaucoup plus équilibré qu’il n’y paraît</i>», analysait récemment François Lafargue, spécialiste de la Chine, professeur à l'école ESG.

N’empêche, précise M. Hugon, «<i>l’Afrique reste essentiellement exportatrice de produits primaires, ce qui ne permet pas le développement de l'industrie. A cela s’ajoute le fait que les grands projets de constructions publiques</i> (routes, chemins de fer etc.) <i>se font essentiellement avec de la main d’œuvre chinoise. Ils ne créent donc pas d’emplois pour les Africains</i>». Les emplois créés sont rarement rémunérés à hauteur de souhait.

D’où un nécessaire rééquilibrage des relations sino-africaines. Il est vrai que la Chine ne s’octroie pas un devoir d’ingérence dans ses relations avec l’Afrique. L’Empire du milieu a par exemple été la seule puissance a conservé ses relations avec le Mali après le coup d’Etat du 22 mars 2012.

L’augmentation du prix des matières premières (coton, bois, etc.) en Afrique se fait grâce au dynamisme de la Chine. Mais, elle est perçue comme «<i>prédatrice</i>» car «<i>elle bouleverse certaines entreprises africaines qui font alors faillite, ou bien elle s'approprie parfois certaines côtes telles que les zones de pêche</i>».

«<i>Les relations sont asymétriques. Ceci étant, les relations avec les anciennes puissances coloniales l'étaient aussi. Il y a une forme de présence chinoise qui s’apparente au colonialisme</i>», reconnait Philippe Hugon. En effet, aujourd’hui, l’Occident reproche à la Chine ce qu’elle n’a pas fait dans nos Etats en près de deux siècles de colonisation et de néocolonialisme.

<b>L’éternel réservoir de matières premières</b>

Les puissances coloniales se partagèrent l'Afrique, rapidement et sans concession, au cours des vingt dernières années du 19e siècle. La lente pénétration européenne en Afrique, tout au long du cette période, connut une brutale accélération à la fin des années 1870, notamment après la conférence de Berlin (1884-1885),

On sait que les colonies n'avaient pas vocation à rapporter directement de l'argent à leur métropole. Elles constituaient plutôt et essentiellement «<i>un réservoir de matières premières</i>» pour les industries métropolitaines, et des débouchés pour les biens et services fabriqués en métropole.

Cette fonction systémique a été amplement remplie jusqu'au-delà de la période coloniale, puisque l'Afrique dite du «<i>pré carré français</i>» demeure encore l'une de ses principales sources d'approvisionnement en matières premières, notamment en vertu d'accords économiques, financiers et monétaires conclus à la veille des indépendances: café, cacao, pétrole, arachide, coton, bois, uranium, bauxite, phosphate, etc. Dès 1911, la Gold Coast (actuel Ghana) devenait le premier producteur mondial de cacao.

Quant aux investissements financiers de la métropole dans ses colonies, les principaux destinataires et bénéficiaires de ces transferts étaient les compagnies métropolitaines spécialisées dans l'exploitation économique des colonies. Les commandes d'infrastructures étaient faites à des sociétés comme Colas, tandis que les subventions aux productions agricoles enrichissaient la CFSO (Compagnie forestière Sanga-Oubangui), la CFAO (Compagnie financière de l'Afrique occidentale), la CICA (compagnie industrielle et commerciale africaine) ou encore la SCOA (Société commerciale de l'Ouest africain). Et celles-ci rapatriaient leurs profits en Métropole, les colonies devenant ainsi de gigantesques réservoirs de matières premières pour les puissances coloniales.

Sans compter que ces cultures d’exportation et l’exploitation des matières premières minières étaient et sont toujours développées au détriment des cultures vivrières dont vivent les paysans des pays colonisés.

<b>Aux Africains de se battre pour tirer les meilleurs profits de leurs précieuses richesses</b>

Les colonisateurs ont souvent recours à la spoliation des terres, comme en Algérie, voire au travail forcé, surtout en Afrique noire. La colonisation avait accentué aussi les inégalités à l’intérieur des sociétés rurales. En Algérie, à Ceylan, en Côte-d’Ivoire, elle a favorisé l’enrichissement d’une bourgeoisie indigène au détriment de la paysannerie traditionnelle forcée d’aller vivre dans les premiers «<i>bidonvilles</i>».

Si transfert de technologie il y a eu, il est infime par rapport aux besoins réels de l’Afrique, surtout des jeunes Etats indépendants. Certains d’entre eux, comme le Mali de Modibo Kéita, ont opté pour le transfert via des puissances communistes comme l’ex-URSS afin de soutenir leurs jeunes économies par des industries fortes. Des expériences qui ont malheureusement tourné court avec les coups d’Etat bénis par la France à travers les réseaux de Jacques Foccart.

Finalement l’Afrique, surtout francophone, n’a hérité des puissances que les tares (complexe culturel, corruption, népotisme, le goût effréné pour les produits manufacturés importés) de leur expérience coloniale. Le transfert de technologie est resté embryonnaire voire inexistant.

Mais, cela ne doit pas être une raison pour les Africains de ne pas exiger cela de la Chine. Le transfert de technologie est aujourd’hui indispensable pour consolider et améliorer la croissance amorcée sur le continent grâce aux relations sino-africaines.

Et comme le disait le directeur de recherche à l’Iris, Philippe Hugon, «<i>le problème est uniquement d’ordre politique. Dès lors que vous êtes convoité, dès lors qu’il y a plusieurs partenaires possibles, il faut augmenter les enchères avec des contreparties comme un accès à la technologie ou des créneaux d’exportations sur le marché chinois. Les cartes sont dans les mains des Africains</i>». Il est temps que nous apprenons donc à réellement à profiter, de façon juteuse la grande convoitise dont notre continent fait objet depuis des siècles !

<b>Alphaly</b>

<b> </b>

<b>Une référence technologique au Mali</b>

Promouvoir l’agriculture durable au Mali ! Telle est la mission assigné au futur un centre de recherche agricole au Mali

Le coût du centre est évalué à environ 4, 400 milliards de FCFA sous forme de don au gouvernement malien.

Ce centre qui a une superficie de 20 ha dans le périmètre aménagé de Baguinéda dans la région de Koulikoro (banlieue de Bamako), aura pour «<i>vocation essentielle, l’expérimentation, la recherche et la formation technique ainsi que le développement agricole durable</i>». Les domaines prioritaires porteront sur «<i>le développement de la culture du dah, du riz, du maïs et du maraichage</i>».

Dans le but de mettre en œuvre les mesures prises lors de la quatrième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine tenue en 2009 à Cherm-El-Cheikh (Egypte), les gouvernements de la République du Mali et de la République Populaire de Chine, sur la base d’un protocole d’accord conclu le 1er mars 2012, ont convenu de la construction de ce Centre agricole de démonstrations technologiques, conclut ledit communiqué.

Un transfert de technologie en faveur du Mali qu’il faut élargir à la formation des paysans et à bien d’autres domaines.

<b>Alphaly</b>

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<title>Éditorial : Le  MNLA, une longueur d&amp;apos;avance</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mnla-une-longueur-davance-137224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 10:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans un de nos précédents articles, nous évoquions la cacophonie qui tient lieu de communication depuis que la guerre a commencée  dans notre pays. Il faut croire que la situation ne s'est guerre améliorée. Au niveau de la communication militaire, on sent une nette différence entre les propos des hommes de terrain et ceux qui se la coulent douce ici à Bamako.</i></b>

<img class="aligncenter size-full wp-image-123105" alt="Dirpa" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Dirpa.jpg" width="615" height="316" />En effet, quand on écoute le colonel Didier Dakouo qui arpente les sentiers minés du nord et quand on tend une oreille à nos amis de la DIRPA, on perçoit les indispensables ajustements à opérer. Pour ce qui est de la communication politique aussi, la situation n'est guère meilleure. Et comme il n'y a pas de ligne directrice, les propos des uns et des autres vont dans tous les sens. Conséquence, le Mali est sur la défensive.
Quand on voit ce qui se passe autour de Kidal, on est gêné. Il est inadmissible que le Mali officiel ne soit pas à Kidal. Ni l'armée, ni le chef de l'exécutif, ni l'administration, personne du Mali n'est présent dans cette partie du territoire. À ce niveau, la position des autorités est pour le moins inaudible. De temps à autre, on entend des voix qui s'élèvent avec véhémence. Mais après plus rien.  Or les Maliens vivent mal cette histoire de Kidal. Ils aimeraient bien qu'il se trouve des voix autorisées pour expliquer aux Français que Kidal est du Mali.
Le problème est qu'en face, le MNLA par qui tous les malheurs du Mali sont venus joue faux mais bien. Il joue faux dans la mesure où il avait laissé croire qu'il renonçait à toutes ses revendications (indépendance, autonomie, etc.) pour ne rester que dans le Mali. Comme on dit, l'occasion faisant le larron, le MNLA profite de la présence de l'armée française pour se donner des airs de grand et s'attribuer des aires qu'il voudrait gérer. Le MNLA joue bien dans la mesure où sur le plan de la communication, il garde toujours une longueur d'avance sur le Mali. Du début des hostilités contre le Mali, en janvier 2012 à la guerre contre les occupants, le MNLA est parvenu à vendre l'idée selon laquelle l'armée malienne commet des exactions contre les populations touaregs et arabes. Ceci pourrait expliquer cela. D'où l'importance de disposer d'une véritable communication.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Nord du Mali : Le Nord dans tous ses états</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/nord-du-mali-le-nord-dans-tous-ses-etats-137242.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 10:05:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le nord du Mali est aujourd’hui dans tous ses états peut on dire. Malgré le départ des islamistes sans combattre, force est de reconnaitre qu’ils  font parlés d’eux de plus en plus à travers des actions kamikazes et autres formes de banditisme. Ainsi, de Tombouctou à Ansongo en passant par Goundam, Tenenkou dans la région de Mopti. Le Week-end a été plutôt mouvementé.</i></b>

<b> </b>

[caption id="attachment_108107" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-108107" alt="L'armée malienne" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Armee_malienne01.jpg" width="610" height="336" /> L'armée malienne[/caption]

<b></b><b>Tombouctou : Week-end très mouvementé dans la ville sainte</b>

Des violents affrontements opposent nos vaillants soldats engagés sur le front appuyés par les français à un petit groupe d’islamistes récalcitrants et belliqueux.  Les affrontements suite auxquels, ils ont essuyé des lourdes pertes. une dizaine de morts dans les rangs des terroristes infiltrés dans la ville, nous confirme un témoin joint au téléphone.

En effet, le week-end a été très chaud à Tombouctou où des jihadistes s’étaient infiltrés, par la route de Goundam. Une vingtaine de personnes, dont un de nos soldats et des civils, auraient été tuées dans la cité mystérieuse où des affrontements ont eu lieu dimanche entre nos militaires appuyés par des Français et les terroristes infiltrés dans la ville.

Ce bilan très lourd a été d’ailleurs confirmé par un communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Selon le communiqué, les affrontements ont causé environ une dizaine de morts dans les rangs des terroristes infiltrés. Malheureusement un adjudant-chef de l’armée  nationale est tombé les armes à la main. Trois autres soldats ont été blessés. Du côté des civils, on parle d’au moins 5 morts selon des habitants. Les terroristes dans leur tentative d’infiltration avaient pris ceux-ci comme boucliers humains jusque dans leurs domiciles.

La Direction de l'information et des relations publiques des armées, a expliqué dans un  communiqué que « peu avant 23h 00, deux véhicules dont un piégé, avaient commencé le bal, en abordant le check-point sur la route reliant Goundam ».

Le communiqué ajoute qu’après l'explosion d'un des véhicules, « des jihadistes particulièrement déterminés se sont infiltrés dans la ville, bardés de ceintures d'explosifs ». « Ils espéraient faire plus de victimes parmi les forces de sécurité. Trois ont pu faire exploser leurs ceintures d'explosif, quatre ont rejoint les prairies lointaines sans y parvenir, d'autres ont péri sous les gravas du bâtiment dans lequel ils s'étaient retranchés. Les opérations se poursuivent pour neutraliser d'éventuels survivants.... Probablement des combattants, désespérés, sans repère, sans approvisionnement, coupés de leur cheminement de commandement, qui en ont marre de se terrer », commente la Dirpa qui s’interroge s’il ne s’agit pas d’un baroud d’honneur.

En tout cas, le calme est revenu dans la « Cité des 333 Saints » et l’armée était hier et avant hier en train de ratisser en direction de zones suspectes. A la mi-journée de dimanche, le bilan était de deux jihadistes tués et quatre militaires maliens blessés.

Cet attentat est le deuxième du genre depuis la débandade des fous de Dieu de la ville.

<strong>A MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>An I du FDR : Le réquisitoire des frontistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/an-i-du-fdr-le-requisitoire-des-frontistes-137236.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 08:24:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le samedi 30 mars dernier le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république s’est donné le temps de faire le bilan de un an de combat pour la démocratie et la république. Un bilan du moins positif, aux dires des animateurs du front. Même s’ils reconnaissent qu’il reste encore beaucoup à faire. Un doigt accusateur reste pointé sur les putschistes et leurs alliés.</i></b>

[caption id="attachment_78120" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-78120" alt="Iba N'Diaye, 1er vice-président du FDR" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Iba-NDiaye.jpg" width="300" height="450" /> Iba N'Diaye, 1er vice-président du FDR[/caption]

A l’occasion du premier anniversaire du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république a organisé à la Maison de la presse une conférence débat ayant pour thème : « La situation socio-politique et sécuritaire au Mali, un an après le putsch du 22 mars 2012 ». Question de passer le film de 12 mois de preuves et d’épreuves. Les frontistes ont jetés leurs dévolus sur deux valeureux jeunes qui ont marqué cette année écoulée en termes de combativité et d’engagement, pour animer le débat. Il s’agit du magistrat Ibrahim Djibrilla Maïga, secrétaire général du conseil national des jeunes et Sidi Bocoum secrétaire administratif du PDES.

<b>Un doigt accusateur</b>

En guise d’introduction, Ibrahim a rappelé qu’il y a un an, un coup d'Etat militaire aux conséquences dévastatrices renversait les institutions républicaines et précipitait le Mali dans un chaos sans précédent.

« Comme il fallait s'y attendre le putsch du 22 mars a accéléré la décomposition de l'armée, précipité la partition et l'occupation des ¾ du pays » a- t- il précisé.

Sidi Bocoum a emboité en rappelant que pendant que certains soutenaient ouvertement le putsch ou que d'autres, sournoisement,  fricottaient avec la junte militaire, sentant que le coup de force était un gros danger pour la stabilité et la sécurité du pays, les associations et partis politiques démocratiques ont mis en place le FDR, dès le 24 mars, pour organiser la résistance contre le coup d'Etat, exiger le rétablissement de l'ordre constitutionnel et le retour des mutins dans leurs casernes. Ce faisant, il a soutenu que le FDR s'est résolument inscrit dans le sens de l'Histoire et sur le chemin de l'honneur dans la tradition de luttes héroïques de notre peuple contre l'oppression et pour la liberté.

« Douze mois durant, notre regroupement a maintenu haut le drapeau de la lutte pour la restauration de la Constitution,  pour la dignité de notre Peuple et pour la libération du territoire national occupé par des groupes armés terroristes » affirme M. Maïga.

Et que malgré tout, un an après le coup d'Etat, la résistance des forces démocratiques et la mobilisation internationale ont conduit à la restauration de l'ordre constitutionnel et la réhabilitation du parlement et des autres Institutions de la République.

Toutefois, Sidi Bocoum a reconnu que le retour de l'armée dans les casernes et la soumission de l'autorité militaire aux autorités publiques et politiques constitutionnelles sont loin d'être effectifs. Et que l'accord-cadre du 6 avril 2012 a aménagé un espace sur la scène publique pour les auteurs du coup d'Etat qui ont été par ailleurs amnistiés malgré les dispositions claires de la Constitution qui qualifie le coup d'Etat de crime imprescriptible contre le peuple malien. Signes, entre autres,  de la présence continue de la junte militaire dans la vie politique, les violations graves des droits humains commises par des membres des Forces armées et de sécurité tout au long des 12 derniers mois:  les multiples interpellations, arrestations et détentions, les tortures, les exécutions sommaires (notamment à la cité universitaire le 30 avril 2012),  les disparitions forcées ( de militaires arrêtés à la suite du conflit entre bérets rouges et bérets verts), les atteintes répétées à la liberté d'expression, les violences physiques contre les journalistes en particulier.

M. Bocoum a indiqué qu’au même moment, la rupture de la chaine de commandement​ consécutive​ au putsch, a favorisé, l’occupation​on des 2/3 du Nord de notre pays. Le MNLA, en complicité avec des mouvements terroriste​s et narcotrafi​quants, des bandes (salafiste​s-djihadis​tes) de tout acabit, au nom de l’Islam qu’ils ont travesti, et de prétendue libération de régions dont ils sont loin d’en être les seuls héritiers, ont entrainé notre pays dans une crise profonde. « En nous plongeant dans le tréfonds de l’abîme, ils nous ont mis dans un inconfort total. Dans les régions dont ils se réclament propriétaires, ils ont commis des crimes imprescrip​tibles, des crimes contre l’humanité : assassinat​s, viols de femmes et séquestrat​ions de jeunes filles transformé​es en esclaves sexuels ; amputation​s, saccages des biens publics et privés, profanation​n des lieux de cultes et des sépultures, destruction​ et pillage du patrimoine culturel matériel, etc. » a relevé le secrétaire général du conseil national des jeunes. Ce qui a eu pour conséquences, l'isolement international du Mali, consécutif au coup d'Etat, a entraîné une dégradation de la situation économique, financière et sociale: suspension de la coopération (perte de plusieurs centaines de milliards de FCFA), fermeture de projets et d'entreprises, licenciements de travailleurs etc.

Alors que, selon Sidi Bocoum, la principale justification du coup d'Etat, la lutte contre les groupes rebelles a été sans cesse reléguée au second plan jusqu'à l'intervention salutaire de la France. « Pendant 10 mois pas un seul coup de feu n’a été tiré contre les occupants qui asservissaient notre peuple! Désorganisée par le putsch, la chaîne de commandement rompue, l'armée n'a guère été préparée à faire face à sa mission de libération du territoire. La finalité des actions des forces militaires et civiles qui ont perpétré et soutenu le putsch du 22 mars était de maintenir le Nord sous le joug des terroristes et préserver leur emprise politique sur le reste du pays » a martélé Ibrahim Maïga.

Sidi Bocoum reconnait que l’intervention militaire française a stoppé une double aventure: celle des terroristes qui avaient programmé d’aller prier, le vendredi 11 janvier,  dans une des grandes mosquées de Mopti après avoir pris Konna , l’aéroport et la base militaire de Sévaré ; et<b> </b>celle d’une  coalition de partis et de  groupes pro-putsch qui avaient planifié le renversement des institutions de Transition et l’avènement d’un régime d’exception avec la mise en place d’un <i>« Conseil National de Transition pour le Changement</i> » (CNTC), tel que clairement mentionné dans leur Plateforme rendue publique le 8 janvier.

<b>Le combat continue</b>

En guise de conclusion, le FDR, par la voix de son vice président Ibrahima N’diaye<b>, </b>demande solennellement la création d'une commission d'enquête judiciaire et parlementaire pour faire toute la lumière sur les événements des 8, 9 et 10 janvier 2013. Le Fdr salue la victoire de la coalition franco malienne et africaine et s’interroge de  l’absence de l’armée malienne à kidal ; souhaite  le démarrage du processus de dialogue pour une réconciliation effective et une paix définitive ; salue l’amorce de dialogue vers  une résolution définitive de la crise au sein de  notre vaillante armée  et encourage  les différents acteurs à  poursuivre ce dialogue fécond.

Le FDR a aussi exigé le respect des libertés collectives et individuelles singulièrement le respect de la liberté de la presse. Et demande la libération immédiate et sans condition du directeur de publication du républicain Boucary Daou. Enfin, le FDR a invité le Président et le Gouvernement à accélérer les préparatifs des élections en vue de respecter les délais indiqués dans la Feuille de route de la Transition, à savoir tenir les élections avant le 31 juillet. Et les rassure de son soutien pour la tenue  d’élections crédibles, transparentes et apaisées.

<b>Akhimy Maïga</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée des banques : La nécessité de relever le taux de bancarisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/journee-des-banques-la-necessite-de-relever-le-taux-de-bancarisation-137238.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 00:28:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>L’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers et l’Agence PACT Afrique organisent la 3<sup>ème</sup> édition de la journée des banques et établissements financiers  du Mali le samedi 6 avril prochain au Centre international de conférences de Bamako. Une journée placée sous le patronage de Tiéna Coulibaly, ministre de l’Economie, des finances et du budget.</i></b>

[caption id="attachment_129727" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-129727" alt="Moussa Alassane Diallo, président de l’APBEF : &quot;La crise a engendré une perte de 18 milliards de F CFA aux banques&quot;." src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Moussa-Alassane-Diallo.jpg" width="250" height="188" /> Moussa Alassane Diallo, président de l’APBEF : "La crise a engendré une perte de 18 milliards de F CFA aux banques".[/caption]

En prélude à cet événement, le président de l’association a animé un point de presse au siède de la structure, le jeudi 28 mars dernier, pour faire le point des préparatifs. Moussa Alassane Diallo a rappelé que cette troisième édition se tiendra dans une situation particulière. Du fait que notre pays, traverse depuis plusieurs mois une grave crise politico-sécuritaire jamais vécue, selon le président Diallo. Et que l’occupation du nord a  négativement affecté les activités économiques.

Le président de l’APBEF a aussi souligné que cette situation de crise et de guerre les a amené a ne retenir comme activités que le salon des banques et des établissement financiers et deux conférences débats. Le salon sera l’occasion pour chaque banque et établissement financier, le vendre à partir de 15h d’animer un stand pour présenter ses produits et services, et discuter avec les visiteurs du salon.

Comme à chaque édition  de la journée des banques, deux conférences débats sont prévues. Deux thèmes d’actualité débattus par des spécialistes du financement et de la monétique, à savoir : Impacts politico-sécuritaires sur les activités des banques et sur le financement des entreprises. Ce thème sera présenté par le président de l’APBEF et PDG de la Bnda.

Pour ce qui est du second thème : Le Paiement électronique, accélérateur de développement. A ce sujet, le directeur général de GIM UEMOA, M. Blaise AHOUANTCHEDE sera face aux invités du salon pour développer ce thème lié à la monétique. Une occasion aussi pour faire cas de l’évolution des moyens de paiement des banques. Ces deux thèmes seront développés le samedi entre 9h et 13h.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue et réconciliation au Mali :  Le MNLA disqualifié par ses actions subversives</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/dialogue-et-reconciliation-au-mali-le-mnla-disqualifie-par-ses-actions-subversives-136460.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 14:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>L’opération Serval a remis en selle le Mouvement pour la Libération de l’Azawad (MNLA), notamment à Kidal. Soutenu par un puissant lobby de trafiquants (armes et drogues), le MNLA ne cherche aujourd’hui qu’à asseoir son contrôle sur le Nord-Mali. Ce qui fait qu’au lieu de l’accepter à la table des négociations, il faut engager la force militaire contre ce mouvement insignifiant car très peu représentatif de la communauté touareg.</b></em>

[caption id="attachment_105656" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-105656" alt="combattants MNLA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Combattant_MNLA.jpg" width="610" height="325" /> combattants MNLA[/caption]

«<i>Des négociations avec le Mali ne sont nullement à l'ordre du jour au moment ou l'armée malienne procède à l'épuration ethnique de l'Azawad</i>» ! C’est le contenu d’un communiqué daté du 21 mars 2013 (Ouagadougou, Burkina Faso) et signé de Mossa Ag Attaher, Porte-parole du MNLA. C’est une réaction à un article de la presse marocaine faisant cas de l’ouverture prochaine entre le gouvernement et le MNLA dans le Royaume Chérifien.

Ce communiqué est à lui seul assez évocateur de l’attitude belliqueuse du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA). Il cherche aujourd’hui à asseoir son contrôle sur le Nord-Mali afin de garantir son juteux trafic d’armes et de drogues. Nous pensons que ce n’est plus la peine de perdre notre temps et notre énergie à prouver que l’Azawad n’est qu’une pure invention des bandits armés pour légitimer leurs actions de déstabilisation. Ils le savent mieux que quiconque. Tout comme les lobbies qui les soutiennent et qui œuvrent aujourd’hui à ternir l’image déjà écornée de notre pays en faisant cas d’exactions jamais avérées sur des Touaregs.

Le Mali n’a pas de problèmes avec sa communauté Touareg ! Mais, plutôt avec des illuminés entraînés ailleurs pour servir les réseaux de trafic de drogues et d’armes. Une minorité qui essaye aujourd’hui désespérément de servir de toute une communauté comme bouclier.

Et pourtant, la communauté internationale veut nous imposer ces rebelles comme acteurs incontournables du processus de réconciliation. Le MNLA n’est pas crédible. Et cela pas seulement parce qu’il n’est pas représentatif des Touaregs, mais pour plusieurs autres raisons.

D’abord, la position de ses leaders politiques n’a jamais été claire. Depuis le début de la crise, ce mouvement à soufflé sur le chaud et le froid. Tantôt, disposé à négocier, tantôt prêt à s’allier avec Ançar Dine pour créer un Etat islamiste fort. Entre l’indépendance et l’autodétermination, sa position a toujours été ambigüe.

Mais, le constat sur le terrain, c’est que le MNLA travaille toujours à asseoir son autorité sur le nord du Mali, surtout sur l’imaginaire Azawad. De nombreux témoignages font cas d’une mise en place d’une administration parallèle dans la région de Kidal. En effet, des éléments du MNLA ont commencé à y distribuer des cartes de sécurité aux automobilistes qui circulent dans la région.

<b>L’autonomie pour le trafic d’armes et de drogues</b>

«<i>Ces documents portent le nom de la République de l'Azawad proclamée par les rebelles l'an dernier et sont attribués aux conducteurs de véhicule circulant dans et autour de Kidal</i>», témoignait récemment un confrère de la presse internationale. Sur un document distribué par le MNLA et que <i>Reuters</i> a pu voir, figure le type de véhicule, le nom du propriétaire, son téléphone et son adresse.

Des habitants de Kidal précisent que les documents émis par le MNLA proviennent de son département de la sécurité intérieure, et portent le tampon: Etat de l'Azawad: unité, liberté, sécurité. «<i>Tous les véhicules à l'intérieur du territoire contrôlé par le MNLA doivent avoir ce document</i>», avait confirmé Moussa Ag Assarid, représentant des rebelles en Europe.

«<i>De cette façon, nous pouvons faire la différence entre les terroristes potentiels, les trafiquants de drogue et les conducteurs ordinaires</i>», s’était-il justifié sans dire quel moyen il disposait réellement pour cette distinction. Surtout que depuis le début de l’<i>Opération Serval</i> et la débandade des Jihadistes, son mouvement a accueilli des dissidents d’Ançar Dine.

Un mouvement qui est réellement disposé à abandonner les armes et négocier la paix et l’unité nationale se livrerait-il à de tels actes séparatistes ?

Le président de la république par intérim, Dioncounda Traoré, s'est dit prêt à négocier avec le MNLA du moment que le mouvement renonce à demander l'indépendance. Mais, celui-ci avait répliqué en indiquant qu'il accepterait une simple autonomie au sein du Mali tout en refusant de rendre les armes avant la tenue de négociations.

Il avait eu la même réaction face au communiqué final du sommet de la CEDEAO (28 février à Yamoussoukro, Côte d’Ivoire) qui avait souhaité le désarmement de ces éléments avant toute négociation avec l’Etat malien.

Pour la communauté ouest-africaine, «<i>le dialogue inter-malien doit passer par le désarmement des rebelles touaregs du MNLA</i>». Mais, dans un communiqué signé de son secrétaire général Bilal Ag Achérif, le MNLA avait «<i>rejeté catégoriquement toute déclaration faisant de son désarmement un préalable à sa participation au processus de négociation</i>».

Une autre raison de ne pas accepter le MNLA dans le dialogue national, pas la moindre, c’est que ce mouvement poursuit de plus belle sa campagne de dénigrement de l’armée malienne. «<i>Les soldats maliens se sont livrés à des actes de torture, des exécutions sommaires et des disparitions forcées</i>», mentent-ils fréquemment. Une litanie mensongère qui trouve l’écho favorable dans la presse occidentale financée par les lobbies qui soutiennent ces bandits armés.

Et tout porte à croire que le MNLA compte profiter de la confusion actuelle pour s’armer et recruter. Ainsi, il a récemment annoncé sur son site l’adhésion de  certains combattants islamistes, dont des officiers comme les colonels Intalla Assayid et Bah Moussa. Et pour la circonstance, le MNLA avait rappelé «<i>l'importance primordiale</i>» qu'il accordait à une «<i>Armée de l’Azawad</i>». Celle-ci devait avoir comme mission, entre autres, de «<i>protéger les populations civiles de l’Azawad des violations répétées de l'armée malienne et de ses milices, de travailler à assurer la sécurité et la stabilité dans  l'Azawad…</i>». Un mouvement adhérent à la paix et à l’unité a-t-il besoin d’une armée pour défendre un bout de terre dont la majorité des habitants ne se reconnaissent pas dans son combat ?

La Commission dialogue et réconciliation (CDR) doit bien analyser cette question pour ne pas s’ouvrir à un Cheval de Troie ! Le MNLA n’a jamais été crédible et il ne le sera jamais parce que sa revendication territoriale cache d’autres ambitions inavouables à la communauté internationale !

<b>Alphaly</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L&amp;apos;opération &amp;quot;presse morte&amp;quot; est levée à Bamako</title>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 14:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Messieurs les journalistes,

[caption id="attachment_74929" align="alignleft" width="245"]<img class="size-full wp-image-74929" alt="Des Maliens regardent des Une de journaux à Bamako  © AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Journauxx.jpg" width="245" height="163" /> Des Maliens regardent des Une de journaux à Bamako © AFP[/caption]

Vous venez de prouver avec brio que les Maliens peuvent laisser de côté leurs intérêts particuliers pour assurer la survie du groupe : bravo ! Vous venez d’apporter un démenti cinglant à tous ceux qui justifient leur résignation en prétendant que le Malien, par atavisme, est un individualiste foncièrement égoïste.

Surtout, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et faites-nous profiter de votre expérience de lutte collective pour obliger EDM à respecter les termes de son contrat: nous fournir de l’électricité en échange du paiement d’une redevance mensuelle.

Nous, consommateurs, nous demandons bien pourquoi nous devons continuer à nous acquitter du paiement d’un abonnement à un service auquel nous n’avons accès que sporadiquement. Aujourd’hui, nous sommes doublement pénalisés par la gestion aléatoire de cet organisme :

1-    Nous payons un service qui ne nous est pas fourni : l’accès à l’électricité

2-    Nous perdons de l’argent parce que nous ne pouvons pas en gagner, faute d’électricité indispensable à la bonne marche de nos activités.

Comme si cela ne suffisait pas, EDM a augmenté ses tarifs et ce faisant, a fait mieux que Sarkhozy : payez plus pour gagner moins ! Admirez le tour de passe passe : je vous fournis moins d’énergie mais dans le même temps je vous facture cette énergie plus cher: moi je gagne pendant que vous, vous perdez sur tous les tableaux. Dommage que tant d’ingéniosité ne soit pas mise au service d’une gestion efficiente d’EDM.

Nous qui, jour après jour exsudons une vie de labeur que des milliards injectés par l’Aide tentent vainement de rallonger tandis que plus malins que nous qui maîtrisent les procédures de décaissement mais pas les fondamentaux de la conjugaison, confondent être et avoir et siphonnent ces fonds pour se nourrir d’illusions au prix de notre sang.

Nous les besogneux qui croyons encore à la vertu du travail, n'avons pas les moyens de nous offrir un groupe électrogène et encore moins le carburant pour le faire fonctionner. Nous, les pauvres du Mali qui enrichissons bien du monde, ici et ailleurs, la masse des sans voix, demandons à faire respecter notre droit fondamental : celui de vivre honnêtement de notre travail. Si nous mourrons et qu’il n’y a plus de pauvres, au nom de qui réclameront-ils l’argent qui les faire vivre ? Si vous n'avez pas pitié de nous, ayez au moins pitié de ceux que nous faisons vivre grassement: aidez-nous à nous maintenir en vie, juste ce qu’il faut, juste de quoi assurer notre survie pour que les suceurs de sang puissent poursuivre leur orgie en toute quiétude. Pour cela, nous avons besoin d’électricité et demandons à ne pas subir les conséquences des errements d’une gestion chaotique qui pourraient nous être fatale.

Journalistes, au nom de la prochaine tenue en bazin que devra confectionner votre tailleur, de l’eau fraîche si revigorante en ces temps caniculaires, des petits commerçants qui rôtissent dans leurs échoppes façon cage à lapin, portez notre parole : nous, pauvres travailleurs et consommateurs, décidons de payer l’abonnement EDM au prorata du temps auquel nous avons effectivement accès à l’électricité.

Dorénavant, à partir de maintenant, nous voulons faire respecter notre droit à boire de l’eau fraîche quand nous en avons envie, c’est notre luxe à nous, nous les pauvres au centre de tous les programmes mais à la marge de tous bénéfices !

<i>On n’est jamais trahi que par les siens</i>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choix du candidat de l’Adema&#45;Pasj : Chacun en son âme et conscience</title>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 13:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-109640" alt="adema presidium x" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/adema-presidium-x.jpg" width="615" height="461" />Depuis un certain temps, tous les regards sont braqués sur le parti africain pour la solidarité et la justice pour savoir qui des 19 candidats à la candidature portera les couleurs en vue des élections présidentielles du mois de juillet. Les spéculations vont bon train. Et certain se permettent souvent de monter les enchères. Il convient juste de redescendre sur terre et de mesurer les enjeux. Le parti risque gros s’il s’aventurait à faire un mauvais choix.

<em><strong>Chacun doit agir en son âme et conscience. En ayant, à chaque fois à l’esprit : quel est le choix qui nous donne les meilleures chances de gagner les élections. Il ne s’agit surtout pas d’aimer ou de ne pas aimer un tel ou un autre. Ce qui doit prévaloir à tout moment, c’est de se demander qui peut faire gagner le parti et qui a la capacité de rassembler. Il est aussi question de se demander qui est à mesure de diriger un Etat, de surcroit en crise.</strong></em>

Les défis sont immenses. Cela nécessite une connaissance évidente de l’Etat, des hommes et des attentes des populations. Le candidat doit aussi avoir une crédibilité internationale et savoir mesurer la responsabilité à sa juste valeur. Tous les ingrédients sont là pour permettre au parti de revenir au pouvoir et de poursuivre son projet de société.

Un mauvais choix risque de couter très cher à l’Adema. Gardons à l’esprit cette phrase chère au Professeur Ali Nouhoum Diallo : mettez le parti au dessus de vos personnes ». Espérons que la raison prévale.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commémoration du 26 mars : La jeunesse estudiantine à l’école des droits humains</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/commemoration-du-26-mars-la-jeunesse-estudiantine-a-lecole-des-droits-humains-136466.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 13:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Dans le cadre de la commémoration du 22<sup>ème</sup> anniversaire du 26 Mars, la direction de la pyramide du Souvenir a organisé dans les locaux du service, une conférence débat ayant pour thème : « Rôle de la jeunesse estudiantine dans le respect des droits humains, en période de conflit armé ».</b></em>

La conférencière n’était autre que la brillante militante des droits de l’homme Maïmouna Dioncounda Dembélé qui a entretenu le public ve nu nombreux sur les droits de l’homme en période de conflit armé ; jeunes, acteurs et victimes et comment lutter contre la violation des droits humains en période de conflit.

Dans son mot de bienvenue, la directrice de la pyramide du Souvenir, Aïchata Abdou Maïga a rappelé que la commémoration de la journée du 26 mars est une occasion pour s’incliner devant la mémoire de tous les martyrs tombés sur le champ de l’honneur. Il s’agit, selon elle, des martyrs d’hier et d’aujourd’hui. « Nous ne pouvons pas les oublier, car leur sacrifice nous a apporté la démocratie et la liberté » a- t- elle ajouté.

Madame la directrice a souligné qu’aujourd’hui notre pays est replongé dans un conflit qui n’a épargné ni le sud, ni le nord. Face à cette situation qui résulte d’une mauvaise gouvernance, la Pyramide du Souvenir pense que la solution se trouve dans le dialogue avec la jeunesse. C’est ainsi que la Pyramide a pensé à cette jeunesse parce que, Aïchata Maiga, l’histoire récente nous a enseigné que partout où il y a conflit armée, c’est la jeunesse, sans le vouloir ni le savoir devient actrice dans ces conflits.

« Permettez-moi d’exprimer mes félicitations et encouragements à la direction de la Pyramide du Souvenir pour avoir pensé à l’organisation de cette conférence sur le thème : « rôle de la jeunesse estudiantine dans le respect des droits humains en période de conflit armé ». Je me réjouis du choix de ce thème aussi parlant et du choix des publics cibles que sont les étudiants ». C’est par ces mots que le ministre de la culture Bruno Maiga a introduit son discours.

Pour ce qui est de la crise sécuritaire, il a souligné que l’on se souviendra encore et très longtemps des nombreux cas de violations des droits humains, comme si tous les hommes ne naissaient plus libres et égaux en droit ; comme si jouir de sa liberté et des droits humains était l’apanage des forts au détriment des faibles. Face à cette situation, le ministre Bruno Maïga a ajouté que chaque citoyen a et aura un rôle à jouer pour le respect des droits humains. Surtout, selon lui, quand le droit des citoyens paisibles est foulé aux pieds par des bandits en armes dictant leurs lois et pensées u reste de la population.

En guise de conclusion, le ministre de la culture se veut rassurant, en ces termes : « la pertinence de ce thème augure d’une implication de qualité de la jeunesse estudiantine pour le respect des droits humains dans notre pays ». Avant d’espérer que la Pyramide du Souvenir fera à l’avenir de ce thème tout un programme de formation citoyenne de la jeunesse estudiantine, qui en a tant besoin.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Les coups de pieds qui se perdent.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-les-coups-de-pieds-qui-se-perdent-136455.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 12:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le propos peut prêter à interprétation et quand on est de mauvaise foi, on peut lui faire ce qu'on veut. Mais face à l'agitation constatée sur l'échiquier politique la semaine dernière, nous osons le propos, à nos risques et périls: il y a des coups de pieds qui se perdent. Voilà, c'est dit. Et nous en sommes quelque peu soulagé. Au nom du changement, on entend toutes sortes de déclarations et on voit toutes sortes de prises de positions; au point où certaines ressemblent carrément à des impostures.
Ls Maliens ont pu les voir dans les journaux de la semaine passée.  Il s'agit de ceux qu'on pourrait appeler les jeunes premiers de la politique. Ils étaient tirés à quatre épingles, très propres. Et sans vouloir faire de la provocation, on peut même dire qu'ils sont non seulement jeunes mais ils sont beaux. Sur un autre terrain, ce sont là des atouts maîtres.  Sur le terrain politique, être jeune et beau ne suffisent à remporter les suffrages. Cela pourrait être même perçu comme handicapant. Bref, ils sont jeunes, ils sont beaux et ils estiment que leur tour est venu de diriger le pays. Nous exagérons à peine. Sans entrer dans les détails, nous pouvons juste relever qu'ils sont certes jeunes et certainement beaux, mais ils ne sont pas nouveaux sur l'échiquier politique. Il y en a qui ont 20 ans de pratique politique au moins. Nous en connaissons qui ont commencé dans les partis politiques avec le ferme espoir de gravir les échelons; puis quand l'air du temps était aux indépendants, ils sont devenus indépendants; enfin ils ont fini par leurs premières amours en créant des partis à eux seuls, qu'ils pourraient diriger comme bon leur semble et qu'ils pourraient mener vers les rivages de leurs convenances.  Parmi, i y en a qui ont fait le chemin exactement opposé. En effet, ils ont commencé par les mouvements associatifs. Puis, ils ont monté leur formation politique. Pour avoir vu leur arrivée et leur parcours sur l'échiquier politique, il semble que leur conduite est inspirée pour beaucoup par le chagrin et l'amertume. Donc pour nous résumer, ils sont jeunes mais ils ne sont pas nouveaux.
Leur approche manque cruellement de maturité. Pour des jeunes gens qui ont tutoyé les cimes, qui ont dirigé dans les hautes sphères, penser qu'il suffirait de dire c'est notre tour avoir les suffrages des Maliens, cela n'est pas admissible. Si telle n'est pas leur philosophie du changement, ils auront beaucoup de mal sur le plan de la communication à convaincre les Maliens dont nombreux sont ceux qui ont compris comme nous.  Surtout qu'ils les ont vus à l'œuvre. Au cas où ils l'auraient oublié, nous sommes en démocratie. C'est par le vote que le pouvoir s'acquiert. Il ne sert donc à rien de poser la question de savoir où se trouve l'égalité quand ce sont toujours les mêmes. Nous ne dirons pas qu'ils sont pressés mais nous les exhortons à travailler sur le terrain, de mutualiser leurs efforts et pourquoi pas désigner un candidat unique. S'ils parviennent à faire ce chemin ensemble, ils pourront avoir la sympathie des Maliens et le bulletin de vote de certains.
Mais quand on voit  la sortie de certains, on se dit que les jeunes là sont trop tendres. L'autre qui a été présenté comme le père du PDES, au lieu de remettre son enfant sur les rails en prenant en main le parti, il crée une autre formation politique. Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'y va pas par le dos de la cuillère. Pour lui, tous les partis qui ont plus de 20 ans doivent disparaître; qu'il faut barrer le chemin aux prédateurs sinon dans deux ans il y aurait des émeutes; que lui même personnellement, il a tellement donné pour le Mali que l'heure est venue pour qu'il soit récompensé à hauteur de souhait. Il semble avoir la mémoire courte mais les Maliens n'ont rien oublié ni de sa venue de Bruxelles, ni du bruit de casserole qui l'a suivi ici à Bamako, ni des conditions de son limogeage du gouvernement,etc. Il a un problème d'image à régler. En effet, de nombreux compatriotes pensent qu'il aime trop le pouvoir et les délices que cela procure. Pour preuve, ils citent bien volontiers la rumeur véhiculée par un respectable journal de la place faisant état de sa nomination par Django Sissoko comme conseiller spécial à la Primature. Nous en connaissons des Maliens qui jurent qu'il n'est pas totalement étranger à la manœuvre. Mais bon, l'affaire à fondu comme un soufflé. Nous notons juste qu'en faisant allusion aux partis de plus de 20 qui devraient disparaître, il risque e se faire beaucoup d'ennemis dans la mesure ou il s'agit de ceux qui se sont battus pour l'avènement de la démocratie, qui ont permis son retour a pays. Pour ce qui est des prédateurs à qui il faudrait barrer le chemin, nous sommes d'accord avec lui. Le seul conseil que nous lui donnons, ainsi qu'à tous les autres, est que quand ont veut grimper sur l'arbre de la transparence, il faut s'assurer de l'intégrité du fond de son pantalon (il ne doit pas être troué). Sinon les coups de pieds pourraient ne pas se perdre.
La semaine dernière, nous exhortions à la nécessité de mettre sur la table la question des élections prévues pour juillet prochain. Et depuis, Dieu merci, ça va dans tous les sens. Et la tonalité globale est qu'il ne faut rien bâcler. C'est bien de vouloir organiser les élections en juillet mais à l'impossible nul n'est tenu. Nous, pour notre part, nous observons et nous aviserons le moment venu. Mais nous ne boudons pas notre plaisir dans la mesure où, la semaine dernière, nous appelions de nos vœux l'ouverture du débat sur la tenue ou non des élections en juillet. Le débat est certes timide, mais il est ouvert.
Talfi
PS: nous ne saurions terminer sans un petit mot sur la guerre qui se déroule dans notre pays. Tout le monde sait que la paix sera lente à venir et que la stabilisation du pays sera une tâche ardue. C'est certainement ce qui a poussé le Premier ministre à demander à la France de garder encore ses militaires dans notre pays au-delà du délai annoncé. Ce qui constitue un double aveu: le Mali ne dispose pas encore de fores opérationnelles pour sécuriser le pays; la CEDEAO fait la bouche mais son bras armé est trop faible pour se substituer aux soldats français dans les grottes de l'Adrar des Ifoghas. La guerre aura au moins servi à révéler ces évidences là.
Et puis comment ne pas avoir une pensée pour notre confrère Boukary Daou du journal Le Républicain qui croupit en prison, sans être jugé.
<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien au Mali : Après la MISMA voici les casques bleus de l’Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soutien-au-mali-apres-la-misma-voici-les-casques-bleus-de-lonu-136471.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 09:58:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les Nations unies envisagent une mission de maintien de la paix au Mali forte de 11 200 hommes au maximum mais qui aura besoin d'une </i></b><em><b>"force parallèle"</b></em><b><i>antiterroriste, selon un rapport du secrétaire général Ban Ki-moon, rendu public le mardi 26 mars dernier. Ainsi donc la Misma cédera sa place aux casques bleus de l’Onu.</i></b>

<em><img class="alignleft size-full wp-image-135145" alt="casque bleu x" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/casque-bleu-x.jpg" width="315" height="222" />"Etant donné le niveau et la nature de la menace résiduelle, il y aura absolument besoin d'une force parallèle opérant au Mali</em><i> </i>[et potentiellement dans la sous-région]<i> </i><em>aux côtés de la mission de l'ONU afin de</em><i> mener </i><em>des opérations importantes de combat et de contre-terrorisme"</em>, souligne le rapport.

L'exigence d'une<b> </b><em><b>"force parallèle"</b></em>, non précisée, semble<b> indiquer </b>que l'ONU souhaite le maintien d'une présence militaire française en appui à sa<b> </b><em><b>"mission de stabilisation"</b></em>. L'implication de la force parallèle en appui aux casques bleus<b> </b><em><b>"sera nécessaire pour un certain temps"</b></em>.

Le texte ne fait pas référence explicitement aux troupes françaises et présente ce dispositif comme une des<b> </b><em><b>"deux options possibles soumises à l'examen du Conseil de sécurité"</b></em>. L'autre option consiste à<b> </b><em><b>"renforcer la mission</b></em><b><i> politique</i></b><em><b>"</b></em><b> </b>de l'ONU au Mali tout en laissant à la Misma, la force panafricaine, le soin d’assurer<b> </b>la sécurité. La Misma serait assistée par<b> </b><em><b>"des efforts militaires bilatéraux, en soutien aux forces maliennes"</b></em>. Elle aurait alors un rôle<b> </b><em><b>"offensif et de stabilisation centré sur les groupes extrémistes</b></em><b><i> armés</i></b><em><b>"</b></em>.                                                                                                      Dans le cadre de l'option casques bleus, la<b> </b><em><b>"majeure partie"</b></em><b> </b>des troupes qui composent la Misma<b> </b><em><b>"seraient transférées dans une mission de stabilisation de l'ONU"</b></em><b> </b>qui comprendrait également 1 440 policiers. Elle serait déployée <em><b>"essentiellement dans le Nord, avec pour base logistique possible Gao ou Sevaré"</b></em>.

Le secrétaire général de l’ONU préconise donc une mission de 11 200 hommes, principalement des soldats africains de la Misma qui devra être appuyée d’une « <em>force parallèle </em>», chargée de combattre les groupes extrémistes. Aucune précision sur cette force. Ban Ki-moon pense évidemment à la France.

Au même moment dans la capitale ivoirienne se tenait une rencontre des chefs militaires impliqués dans la guerre au Mali ont décidé à la fin des travaux qu’ils doivent désormais s’accorder sur des recommandations pour garantir le passage de la Misma en une opération onusienne, en définissant par exemple la participation des pays contributeurs de troupes. Une transformation indispensable aux yeux du général Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major ivoirien et président en exercice du Comité des chefs d’état-major de la Cédéao : « Le soutien fait par l’ONU et celui fait par l’Afrique, ce n’est pas pareil. On aura une force beaucoup plus robuste, cela est clair. On aura plus de moyens, et nos hommes pourront exécuter cette mission dans les meilleures conditions ».

<b>Maximin de Diapé</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choix du candidat de l’Adema&#45;Pasj : « Nous saurons nous entendre au finish » dixit Ibba N’diaye</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/choix-du-candidat-de-ladema-pasj-nous-saurons-nous-entendre-au-finish-dixit-ibba-ndiaye-136451.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 00:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>C’était à l’occasion de la 12<sup>ème</sup> conférence nationale de l’Adema PASJ, au terme de laquelle tous les regards sont désormais braqués au comité exécutif du parti qui a la lourde tache de choisir parmi 19, celui à même de porter les couleurs de l’abeille solitaire.</b></em>

[caption id="attachment_78219" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-78219" alt="Iba N'Diaye, vice président Adema Pasj" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Iba-Ndiaye.jpg" width="350" height="263" /> Iba N'Diaye, vice président Adema Pasj[/caption]

La 12<sup>ème</sup> conférence nationale du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice s’est tenue au centre international de conférences de Bamako le samedi 23 mars dernier. Elle était placée sous le signe de la cohésion et de la solidarité. Et a enregistré la participation de 55 sections de l’intérieur.

Dans son discours d’ouverture, le président du parti par intérim Ibrahima N’diaye a reconnu que l’ADEMA, à  l’image du pays, est à la croisée des chemins et que les militants sauront lever les hypothèques parce qu’ils sont nombreux à aimer profondément ce parti.

Avant d’ajouter : « Unis nous gagnerons, divisés nous aurons pris la responsabilité de fragiliser ce parti qui est devenu au fil des ans un patrimoine qu’il faut préserver, transformer qualitativement pour conduire au changement que tous les maliens attendent. Le défi est là ! Pour le relever, nous avons besoin de toutes les énergies, volontés et compétences. Les femmes, les jeunes, les moins jeunes et les âgés auront tous leur partition ».

Cette journée a été mise à profit par le millier de participants pour se projeter sur l’avenir du Mali ; en termes de réconciliation des cœurs et des esprits, en termes de progrès, de construction, de refondation et de renaissance. Selon Ibrahima N’diaye ceci a un dénominateur commun : la nécessité de rebâtir le Mali autrement.

Les présidents des 8 coordinations régionales qui se sont succedé à la tribune ont eu les mêmes mots à l’endroit des dirigeants du parti : cohésion, solidarité, etc. Tous étaient hantés par le difficile choix du candidat du parti sans heurt. A l’unisson, il a été demandé à chaque candidat pour porter les couleurs de l’Adema, de mettre le parti  au dessus de sa personne.

Mais le président par intérim reste convaincu que le parti saura encore une fois surprendre les plus sceptiques. Et que l’unité du parti sera préservée autour d’un candidat consensuel.

Dans son discours de clôture, le président par intérim dira que la conférence a tenue toutes ses promesses. Il a ajouté que l’Adema est un trésor à préserver. « C’est un départ radieux pour le parti. Pour le choix du candidat du parti, faites confiance au comité exécutif. Personne n’a dompté ce parti. Nul ne pourra dire : après moi, le déluge. Nous avons, à chaque fois su étonner. Nous étonnerons cette fois-ci, encore. Nous saurons nous entendre au finish » a- t- il conclu.

La 12<sup>ème</sup> conférence nationale de l’Adema a été aussi marqué par une série de motions : de soutien et de félicitation à Dioncounda Traoré, à François Hollande, à Idriss Déby, à Alassane Dramane Ouattara, à Yayi Boni, à la CEDEAO  et au comité exécutif de l’Adema.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>An I du coup d’Etat : Le jour où le Mali s’effondra</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/an-i-du-coup-detat-le-jour-ou-le-mali-seffondra-135216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 09:12:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Nous sommes déjà à l’an I du coup d’Etat contre le régime du président Amadou Toumani Touré. Le 22 mars, personne ne s’attendait au renversement du régime, malgré les problèmes persistants. Surtout qu’on était dans la dynamique d’aller aux élections.</i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-58585" alt="junte-ignore-cedeao1" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/junte-ignore-cedeao1.jpg" width="350" height="200" />Les conséquences du coup de force ont été la prise des 3 régions du nord par des terroristes convoyés par des apatrides. Ce qui a fini par déstabiliser le pays et terni son image. Les partenaires techniques et financiers nous ont lâchés et on a croupi sous le poids des problèmes.

Le coup d’Etat a permis de mettre à nu les problèmes de l’armée : sinistrée et handicapée.

Malgré tout, le pays commence à souffler : le nord est presque libéré, les partenaires techniques et financiers sont de retour, on parle aussi d’organiser des élections.

On revient de loin mais, on n’est pas sorti de l’auberge.

<b>Akhimy Maiga</b>

<b> </b>

<b>Mali: chronologie d'une crise </b>

<i> </i>
<h2>22 mars 2012</h2>
<h3>Coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré</h3>
Une <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20120322-coup-etat-mali-condamnations-ua-cedeao-ping-ashton-derniers-deroulements" target="_blank">mutinerie de soldats excédés </a>par le manque de moyens pour combattre la rébellion touarègue et les groupes armés islamistes du nord du pays dégénère en coup d’Etat. La junte, dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo, se regroupe au sein du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE), suspend la Constitution et décrète un couvre-feu. En réaction, plusieurs partis politiques s’unissent et créent un « Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République » (FDR), afin d'obtenir le départ de la junte. Le seul parti d'opposition à l'Assemblée nationale, crée quant à lui le Mouvement populaire du 22 mars (MP22), favorable aux mutins. La junte se révèle impuissante à freiner l'avancée des rebelles touaregs qui prennent plusieurs villes dont Gao et Tombouctou
<h2>27 mars 2012</h2>
<h3>Sommet extraordinaire des chefs d'Etats de la Cédéao à Abidjan</h3>
Les chefs d'Etats de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) annoncent un embargo « total » contre le Mali. L'Union africaine adopte également des sanctions contre la junte et le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution demandant la fin immédiate des hostilités dans le nord du Mali. La Cédéao envoie une délégation conduite par Alassane Ouattara à Bamako pour tenter de rétablir le président Amadou Toumani Touré dans ses fonctions. Le Burkinabè Blaise Compaoré est désigné médiateur de la crise.
<h2>avril 2012</h2>
<h3>Tombouctou tombe aux mains d’Ansar Dine</h3>
Le chef du groupe islamiste armé touareg Ansar Dine (défenseur de l'islam) prend le contrôle de Tombouctou. Iyad Ag Ghaly en a chassé les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui avaient occupé la ville dans un premier temps.
<h2>6 avril 2012</h2>
<h3>Le MLNA proclame l’indépendance de l’Etat de l’Azawad</h3>
Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) annonce « la fin de ses opérations militaires » dans le Nord et proclame l'indépendance de l'Azawad. Le 7 avril, un accord-cadre est signé entre la Cédéao et la junte militaire prévoyant le transfert du pouvoir aux civils et la désignation d’un président et d’un Premier ministre de transition.
<h2>8 avril 2012</h2>
<h3>Démission du président malien Amadou Toumani Touré</h3>
Renversé par un putsch le 22 mars, le président <a href="http://www.rfi.fr/afrique/5min/20120328-amadou-toumani-toure-mali-coup-etat-entretien-exclusif-libre-cedeao" target="_blank">Amadou Toumani Touré démissionne </a>officiellement, ouvrant la voie au départ de la junte au pouvoir depuis sa chute. La Cédéao décide de lever l’embargo « total » sur le Mali qu’elle avait instauré le 2 avril.
<h2>12 avril 2012</h2>
<h3>Dioncouda Traoré est investi président</h3>
Après avoir assuré l’intérim en tant que chef de l’Etat du Mali après la démission du président Amadou Toumani Traoré, l’ancien président de l'Assemblée nationale, <a href="http://www.rfi.fr/afrique/5min/20120412-mali-Dioncounda-Traor%C3%A9-investi-pr%C3%A9sident-par-int%C3%A9rim-jeudi" target="_blank">Dioncounda Traoré </a>, est investi président de la transition et promet la guerre aux groupes armés occupant le Nord s'ils refusent de se retirer. Il nomme, le 17 avril, l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, Premier ministre de transition. Celui-ci forme, quelques jours plus tard, un gouvernement resserré, composé en grande partie de techniciens et de militaires.
<h2>21 mai 2012</h2>
<h3>Agression du président Dioncounda Traoré</h3>
Le président Dioncounda Traoré est agressé et blessé par des manifestants favorables aux auteurs du coup d'Etat du 22 mars. Le capitaine Amadou Sanogo est nommé président de la transition, en lieu et place de Dioncounda Traoré, parti en France pour recevoir des soins. Il est chargé du rétablissement de l'intégrité du territoire (qui n’est plus effective depuis le coup d'Etat du 22 mars) et d'organiser des élections.
<h2>30 juin 2012</h2>
<h3>Destructions de mausolées par les islamistes d'Ansar Dine</h3>
Les islamistes, qui tiennent la ville de Tombouctou dans le nord du Mali, se sont armés de marteaux et de haches pour détruire plusieurs tombeaux des grands érudits de la mosquée Djingareyber. Ils ont aussi détruit la tombe du premier président de l'Assemblée nationale, Mahamane Alassane Haïdara
<h2>30 juillet 2012</h2>
<h3>Instauration de la charia</h3>
Les islamistes appliquent la charia dans différentes localités du nord du Mali. Le 8 août, les islamistes du Mujao amputent la main d'un présumé voleur à Ansongo près de Gao, première amputation qui sera suivie par d'autres.
<h2>20 août 2012</h2>
<h3>Nouveau gouvernement d’union nationale</h3>
Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a remanié son gouvernement. Il a formé le cabinet d'union nationale exigé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20120821-mali-reactions-nouveau-gouvernement-union-nationale-coulibaly-traore" target="_blank">Cette nouvelle équipe</a> est composée de 31 membres contre 24 dans le gouvernement sortant.
<h2>24 octobre 2012</h2>
<h3>Réintégration du Mali au sein de l’Union africaine</h3>
A Addis-Abeba, <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20121025-le-mali-est-reintegre-sein-union-africaine" target="_blank">l’Union africaine annonce la réintégration du Mali </a>au sein de l'institution. Même si le pays est toujours dirigé par un régime de transition, cette réintégration officielle intervient quelques jours après une importante réunion à Bamako durant laquelle la communauté internationale a déjà manifesté sa solidarité avec les autorités maliennes face aux islamistes armés
<h2>11 décembre 2012</h2>
<h3>«Démission» de Cheick Modibo Diarra</h3>
Le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, annonce à la télévision malienne sa « démission » ainsi que celle de son gouvernement après son arrestation la veille au soir par des militaires appartenant à l’ex-junte, responsables du coup d’Etat qui avait renversé le président malien Amadou Toumani Touré le 22 mars. Cheick Modibo Diarra était partisan d’une intervention armée dans le nord du Mali
<h2>12 décembre 2012</h2>
<h3>Diango Cissoko nommé au poste de Premier ministre</h3>
Après avoir accepté la démission de Cheick Modibo Diarra, le président malien par intérim Dioncounda Traoré nomme <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20121218-diango-cissoko-reconciliation-unite-mali-ansar-dine-mnla-nord-elections-unite-" target="_blank">Diango Cissoko </a>, jusqu’ici médiateur de la République, un nouveau gouvernement d’Union nationale est nommé.
<h2>2013</h2>
<h3>Ansar Dine réclame l'autonomie du nord du Mali</h3>
Le mouvement islamiste Ansar Dine remet à Blaise Compaoré, président burkinabè et médiateur pour le Mali, un document de 17 pages regroupant ses revendications. Le mouvement demande l’autonomie du nord du Mali et l’application de la charia dans cette région. Ansar Dine annonce quelques jours plus tard, la suspension de l'arrêt des hostilités dans un communiqué diffusé par l'agence mauritanienne Sahara Média
<h2>7 janvier 2013</h2>
<h3>Des jihadistes proches de la ligne de front</h3>
Des milices islamistes d'Aqmi, d'Ansar Dine mais aussi de Boko Haram et du Mujao ont été signalées dans le secteur de Boré, sur la route nationale entre Douentza et Konna, où sont basées les troupes loyalistes en position d'attente. Les autorités militaires maliennes craignent que les forces jihadistes franchissent la ligne rouge et prennent la direction du sud du pays
<h2>10 janvier 2013</h2>
<h3>La ville de Konna tombe aux mains des islamistes</h3>
La bataille de Konna a duré moins d'une journée. Après une nuit d'affrontements, les tirs ont cessé aux environs de 16 heures locales, selon des habitants de la ville contactés par RFI. Une heure plus tard, les islamistes paradaient en ville à bord de leurs véhicules tout-terrain. Quant à l'armée malienne, elle s'est repliée vers la ville garnison de Sévaré, située à des dizaines de kilomètres de Konna seulement. Les habitants de Sévaré sont inquiets et cherchent à quitter la ville.
<h2>11 janvier 2013</h2>
<h3>Deuxième journée de manifestation</h3>
« La Marche pacifique », telle qu’elle a été baptisée par les organisateurs, a rassemblé environ un millier de personnes à Bamako. Depuis deux jours, des manifestations organisées par la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), coalition politique favorable aux militaires à l’origine du coup d’Etat du 22 mars dernier, demandent le départ du président de transition Dioncounda Traoré et la mise en œuvre de concertations nationales
<h2>11 janvier 2013</h2>
<h3>L'armée française entre en guerre au Mali</h3>
La France lance l'opération militaire «Serval» dans le centre du Mali, pour repousser l'avancée des islamistes vers le Sud. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) autorise l'envoi immédiat de troupes dans le cadre de la Misma (Force internationale de soutien au Mali). Des contingents venus du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal, du Bénin et du Togo, sous commandement du Nigeria, doivent rejoindre l'armée française. <a href="http://www.rfi.fr/afrique/5min/20130111-suivez-evenements-11-janvier-mali-traore-konna-hollande-onu-mopti" target="_blank">Retour sur les événements du 11 janvier </a>
<h2>12 janvier 2013</h2>
<h3>Intervention de l'aviation française</h3>
L'aviation française stoppe la progression des jihadistes vers le Sud. En France, le plan Vigipirate est renforcé dans les transports publics, les rassemblements de personnes et les bâtiments recevant du public.
<h2>13 janvier 2013</h2>
<h3>Frappes aériennes françaises</h3>
Quatre avions de combat Rafale détruisent des bases jihadistes près de Gao et dans la région de Kidal. Les forces françaises affrontent des groupes «bien équipés, bien armés et bien entraînés» selon l'entourage du président français. L'Algérie autorise sans limite le survol de son territoire aux avions français.
<h2>18 janvier 2013</h2>
<h3>L'armée malienne reprend le contrôle de Konna</h3>
Konna était tombée aux mains des rebelles le 10 janvier, un événement qui avait précipité l’engagement de la France aux côtés des forces maliennes. A Bamako, les premiers soldats ouest-africains arrivent en renfort dans le cadre de la Force internationale de soutien au Mali (Misma). Des soldats tchadiens, aguerris et rompus au combat dans le désert, sont également arrivés au Mali dans le cadre d'un accord bilatéral entre Bamako et Djamena, et non dans le cadre de la Misma car le Tchad n'est pas membre de la Cédéao
<h2>21 janvier 2013</h2>
<h3>Les soldats maliens et français entrent à Diabaly</h3>
Les soldats maliens accompagnés des forces françaises entrent dans les villes de Diabaly et Douentza jusqu’ici aux mains des combattants islamistes.
<h2>23 janvier 2013</h2>
<h3>Le Haut conseil islamique accorde son soutien à l'opération armée</h3>
Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique au Mali, a annoncé son soutien à l'intervention militaire armée menée par le Mali et la France après les récentes critiques de responsables religieux dans le monde musulman. Il dit avoir été choqué par l'avancée des rebelles, le 10 janvier sur Konna. C'est pour cette raison qu'il annonce se désolidariser, comme il ne l'avait jamais fait avant, de tous les mouvements qui occupent le nord au nom de l'islam
<h2>26 janvier 2013</h2>
<h3>L'armée française annonce la libération de Gao</h3>
Les troupes françaises, maliennes et les renforts africains en phase de déploiement ont repris la ville de Gao. La zone de l’aéroport et le pont Wabary, sur le fleuve Niger à l’entrée sud de la ville, avaient été « saisis » dans la nuit précédente. Des renforts africains doivent sécuriser la ville.
<h2>28 janvier 2013</h2>
<h3>Les armées françaises et maliennes reprennent Tombouctou</h3>
La ville de Tombouctou est totalement sous contrôle des armées française et malienne. Les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et les islamistes dissidents du groupe islamiste armé Ansar Dine, formant le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA) affirment contrôler Kidal, la dernière grande ville du nord du Mali à ne pas avoir encore été reconquise.
<h2>30 janvier 2013</h2>
<h3>L'armée française reprend Kidal</h3>
Des soldats français prennent position sur l'aéroport de Kidal, dernier bastion des groupes armés, redevenu depuis le départ des salafistes, le fief des rebelles du MNLA. Cette opération militaire de l'armée française, moins « spectaculaire » que celles menées à Gao et Tombouctou s'est déroulée discrètement, après plusieurs vols de reconnaissance dans la journée. Il n’y a pas eu de combats dans la ville de Kidal. Les principaux responsables des groupes islamistes se sont réfugiés dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal (source de sécurité malienne).
<h2>2 février 2013</h2>
<h3>L'armée tchadienne prend position à Kidal</h3>
Des soldats tchadiens ont pour mission de sécuriser la ville de de Kidal, aux côtés des soldats français, stationnés à l'aéroport, et des Touaregs du MNLA.
<h2>2 février 2013</h2>
<h3>Visite de François Hollande au Mali</h3>
François Hollande a été accueilli à sa descente d'avion par le président malien de transition, Dioncounda Traoré, à Sévaré. Les deux hommes se sont rendus ensemble à Tombouctou, capitale du Nord, libérée en début de semaine par les soldats français et maliens.
<h2>6 février 2013</h2>
<h3>Discussions entre la Cédéao et les ex-putschistes</h3>
Des discussions sont engagées entre la Cédéao, Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest et les ex-putschistes installés à Kati pour trouver une éventuelle sortie honorable aux auteurs du coup d'Etat du 21 mars 2012.
<h2>8 février 2013</h2>
<h3>Le camp des bérets rouges de Djicoroni encerclé par les forces de l'ordre</h3>
Des coups de feu ont éclaté autour du camp de Djicoroni, à Bamako où sont basés les bérets rouges, la garde rapprochée de l’ancien président Amadou Toumani Touré. Ils sont en conflit avec les bérets verts, responsables du coup d’Etat du 21 mars 2012. Les deux corps d’armée sont en conflit depuis plusieurs mois. Un conflit qui semblait s’être calmé ces derniers jours avec la libération de 28 bérets rouges
<h2>9 février 2013</h2>
<h3>Mandats d’arrêt contre des chefs de groupes armés</h3>
Des mandats d'arrêt ont été lancés contre les chefs d'Ansar Dine et du Mujao, mais aussi contre des narcotrafiquants et des rebelles du MNLA. Ils sont poursuivis pour des faits de terrorisme, sédition, atteinte à l'intégrité territoriale de l'Etat, crimes à caractère racial, régionaliste et religieux, ainsi que pour trafic international de drogue et emploi illégal de la force armée. Bamako ne fait aucune distinction entre les islamistes auteurs de l'offensive militaire sur le sud du pays et le MNLA, qui souhaite négocier avec les autorités maliennes]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Ali Nouhoum Diallo : « Je suis sceptique quant à la tenue des élections en juillet »</title>
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<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 09:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="alignleft size-full wp-image-135263" alt="Aly Nouhou Diallo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Aly-Nouhou-Diallo.jpg" width="1" height="1" />A quelque trois mois de la date fixée pour les élections de 2013. Nous avons rencontré le Pr. Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée Nationale et membre fondateur du parti ADEMA/PASJ. Le professeur se dit très sceptique qu’en au respect des dates fixées et appelle ces camarades candidats aux primaires à la retenue, à la cohésion et à la sérénité au sein du parti. Lisez plutôt.</i></b>

[caption id="attachment_77517" align="alignleft" width="290"]<img class="size-full wp-image-77517" alt="Aly  Nouhou Diallo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Ali-Nouhoum-Diallo-X.jpg" width="290" height="299" /> Aly Nouhou Diallo[/caption]

<b>La Nouvelle République</b><b><i> : Nous sommes à 110 jours de la date fixée pour la tenue des élections. Pensez-vous que ces dates sont tenables ?</i></b>

<b>Ali Nouhoum Diallo</b> : Mon opinion délicate sur cette question, est que c’est le gouvernement qui a dit qu’il lui était possible d’avoir un ficher électoral acceptable de la classe politique ; d’avoir ce que la classe politique réclame à savoir la carte électorale avec des données biométriques. C’est le gouvernement qui s’engage à faire des élections insusceptibles de contestations fondées. Des élections donc qui ne vont pas susciter des violences post électorales et voire une guerre civile post électorale. Si le gouvernement qui a pris ces engagements arrive à les tenir, je serais le premier heureux et le peuple va probablement décorer le président de la République, le premier ministre, les ministres de l’Administration territoriale, de la Justice et celui de la Sécurité. Mais si, dans la précipitation de l’organisation, ces élections s’avèrent bâclées, c’est l’ouverture d’une nouvelle crise qui s’ajoute à la crise existante. Il est à craindre que le Mali ne s’enfonce dans le bas fond. Des élections bâclées qui déboucheraient sur une nouvelle crise, eh hein ! Est-ce cela ne signifierait pas la fin même du Mali. Voila un peu mon problème, donc cette histoire, il faudrait vraiment que le peuple malien tout entier s’appuie sur sa carte politique et que le gouvernement aux intérêts fondamentaux du Mali et sache que si les conditions ne sont pas réunies qu’il l’explique à nos partenaires. Personnellement, je redoute qu’on est une situation à l’Afghanistan où Karzay est là mais cela n’est ce que la paix est revenue ? Est-ce que la démocratie est en cours? Est-ce que le peuple afghan vit dans la paix et la sérénité ?

J’ai peur que nous soyons dans la situation de l’Irak où des élections ont été faites sous la pression des partenaires. J’ai peur que nous soyons dans la situation de la Palestine où on est passé à des élections et les résultats ont été contestés par ceux là mêmes qui ont poussé aux élections. Et aujourd’hui, la Palestine est partagée en deux : la Cisjordanie et Gaza. J’ai peur de tout cela que tout cela ne se reproduise au Mali. Voyons à coté de nous Alpha Condé est élu Président de la République depuis deux ans mais jusqu’à présent l’Assemblée Nationale n’est pas mise en place, c’est toujours le CNT. Donc l’expérience que nous avons, nous donne des frissons à l’idée d’être poussé à des élections bâclées. Je dirai encore une fois que si le pari du Gouvernement est réussi, je dis alors bravo, je n’ai rien contre mais, je suis sceptique, étant donné l’état de mes informations, du degré de préparation de ces élections, qu’elles puissent se dérouler en Juillet, c’est être insusceptibles de contestations réellement fondées. Sinon je souhaite vraiment qu’on ait un président. Je pense que l’Occident qui branle les élections comme des fétiches doit aussi se poser la question, est ce qu’il n’est pas préférable d’avoir dans une démocratie, des élections municipales d’abord, des législatives ensuite et présidentielles enfin comme nous l’avions fait en 1992.

Il est plus démocratique que les conseillers municipaux soient déterminants dans l’élection des députés et que ces deux premiers soient déterminants dans l’élection du président de la république plutôt que l’inverse. Que le président de la République dise moi de toute façon je serai réélu quoi que vous fassiez, quant à vous, occupez vous de votre sort, celui ou celle que je ne souhaiterai pas voir à l’Assemblée, il n’y serait pas. Lorsque le président de la République puisse décider lui seul du sort et même de la majorité parlementaire et aussi des rapports de force, ça me parait pas démocratique.

Mon souhait c’est d’arrêter toutes ces spéculations sur la légitimité et laisser Dioncounda rester aux affaires jusqu’en 2014 pour que le mandat des conseillers communaux soit fini et qu’on puisse commencer les élections par les municipales suivies des législatives et terminer avec les présidentielles, c’est mon souhait le plus profond.

<b>N.R</b> : <b><i>Pr aujourd’hui, nombreux sont les observateurs qui jugent que la constitution coexiste avec le coup d’Etat et que mieux vaut prendre le risque de faire des élections bâclées que de continuer avec un coup d’Etat déguisé ?</i></b>

<b>A. N. D</b> : Je ne suis pas certain que des élections bâclées qui amèneraient un Président jugé illégitime par la classe politique empêcheraient cette coexistence. La nature de cette coexistence est liée à la structuration même de notre armée aujourd’hui. Le Mali est lui-même caractérisé par une colonne vertébrale de l’Etat brisé. La colonne vertébrale c’est nos forces armées et de sécurité. Il nous faut restructurer nos forces armées et de sécurité. Il nous faut rétablir la discipline au sein des forces armées et de sécurité. Tout le monde est d’accord qu’il faut reformer ces forces armées et de sécurité. Maintenant pour ma part je ne crois pas à la capacité du comité militaire de suivi et de reforme des forces armées et de sécurité tel que j’ai vu sa composition et sa direction capable de reformer réellement dans sa profondeur nos forces armées et de sécurité.

A  quoi je peux croire, c’est que les occidentaux s’engagent lorsque quelqu’un est élu, qui qu’il soit, dès lors qu’il est issu des urnes que ça se soit bien passé ou pas, gare à celui qui le touchera. Si ce n’est pas le cas je ne vois pas en quoi le seul fait d’élire quelqu’un, lui donnera plus de pouvoir que Dioncounda Traoré aujourd’hui. J’aimerai bien être convaincu que comment élire quelqu’un dans n’importe quelle condition pourvu qu’il y ait élection lui donnerait plus de pouvoir que celui qui est là, que personnellement je connais, dont je connais l’intelligence, dont je connais la patience, dont je connais la sagesse, dont je connais son amour pour le Mali. Mais encore une fois si cela est possible je ne demanderai pas mieux pour ma part.

<b>N.R</b> : <b><i>Parlons un peu de votre famille, l’ADEMA PASJ où l’on a dix neuf candidats pour les primaires. En tant que doyen de cette famille, vous êtes certainement très sollicité. Dites nous comment tout cela se gère et votre lecture de la situation ?</i></b>

<b>A. N. D :</b> Le jour que le parti africain pour la solidarité et la justice a décidé qu’en son sein, il n’y a pas de candidat naturel, qu’en son sein tout militant a le droit de prétendre à toute fonction, politique, administrative et diplomatique dès lors les primaires ne sont que la conséquence de cette perception politique. Donc pour le moment nous sommes dans les normes que nous nous sommes fixées. Et tous ceux qui sont candidats, c’est légitimement et conformément à nos textes qu’ils se sont présentés comme candidats à la candidature. Il appartient à la commission des bons offices comme la dernière fois de faire correctement son travail, de faire objectivement le travail, de voir comme j’ai dit à tout candidat qui m’a fait l’honneur de venir me demander des conseils. Je leur ai dit à tous, mettez le pays au dessus même de votre parti. Donc faites en sorte que dans vos campagnes aussi passionnées soient-elles, de ne pas insulter l’avenir et de songer à deux choses. Un, il est difficile au parti ADEMA de gagner ces élections dès le premier tour, tout est possible en politique mais jusqu’ici, nous n’avons que le tiers de l’électorat malien, donc vous aurez besoin des candidats des autres partis au second, si vous-même vous êtes au second tour. C’est pour cela garder vous d’insulter l’avenir. Deuxièmement mettez votre parti au dessus de votre personne. Donc dans vos campagnes aux primaires, en votre âme et conscience, entre vous-mêmes, vous choisissez celui qui est le plus susceptible de faire gagner le parti. Vous pouvez par des approches démocratiquement variées, peut être arrivé d’être choisi comme candidat du parti. Et si par malheur, les approches démocratiques qui vous ont conduits là, ne sont pas ceux des plus populaires en dehors du parti, qui a été retenu, il est possible que ne soyons même pas au second tour. Donc j’ai appelé tous les candidats à faire extrêmement attention à cela. Qui est le plus susceptible vraiment aujourd’hui de faire gagner le parti, de l’amener au moins au second tour en pole position. Faites tout pour que le regroupement autour de celui est retenu soit le plus facile possible cela signifie qu’entre vous aussi, vous ne vous êtes pas dit des choses inoubliables. C’est bien d’avoir des ambitions personnelles et c’est légitime d’en avoir, mais détruire le parti sans s’en rendre compte ne serait pas une bonne chose. J’ai dit à tous les candidats rangés vous derrière celui qui sera choisi par le peule ADEMA, comme une armée et la plus disciplinée au monde qui y soit.

<b>N.R<i> : Pensez-vous qu’on pourra avoir un candidat consensuel, sans arriver à la conférence nationale ?</i></b>

<b>A. N. D :</b> Eh ! Honnêtement à cette question je ne peux pas répondre, tout dépendra du degré d’engagement des hommes pour le Mali. J’ai dit tout à l’heure que tout dépend de leur capacité à faire leur propre introspection et dire qu’honnêtement entre moi et un tel celui qui incarne le mieux les valeurs du parti. Vraiment sur le plan de l’itinéraire, un tel il y a longtemps qu’il ferraille contre l’injustice, contre la dictature, contre l’oppression. Vraiment un tel a un parcours d’étape plus que moi, il a plus d’autorité morale que moi sur les hommes. Un tel au regard du monde tel qu’il est aujourd’hui globalisé, il a plus de chance de connaitre les attentes nationales, de connaitre l’économie mondial, de voir la place que le Mali peut occuper là dans. C’est à eux de se soucier du Mali avant leur parti et de se soucier du parti avant leur personne. Ce n’est que lorsque les candidats seront à cette hauteur que nous pourrons espérer petit à petit qu’au fil des concertations, qu’au fil des discutions avec les uns et les autres et au fil de leur programmes pour le Mali mis en communs en plus du programme de tout le parti. Ce n’est qu’après ça que nous saurons. Donc je ne peux pas répondre à votre question honnêtement. Maintenant, même aller jusqu’à la conférence nationale personnellement ça me dérange pas hein ! L’essentiel qui est là aussi, ce que l’argent ne prend pas trop de place. Que les gens ne se mettent pas à sillonner des sections en distribuant de l’argent, à acheter des consciences. Mais l’argent a aujourd’hui pris une place indiscutable en politique et pas seulement chez nous. Ceci étant, il faudrait que dès à présent que des abeilles de l’international  socialiste reviennent vraiment à des fondamentaux et faire en sorte que ce soit l’homme, qui est d’une intégrité morale, qui soit capable d’affronter les tempêtes, parce que notre pays n’est pas totalement libéré. Il nous faut des hommes capables d’être des politiques et des hommes de guerre, qui ont l’amour de ce pays. Donc il appartient aux abeilles aujourd’hui de se réveiller et de dire voilà le meilleur d’entre nous.

<b>Entretien réalisé par Harber Maiga          </b>]]> </content:encoded>
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<title>Méchage : L’Affaire</title>
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<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 08:45:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les journalistes retiendront certainement la leçon après ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Boukary DAOU. Ils retiendront qu’il ne faut pas faire les combats des autres à leur place. Que chacun assume désormais ses écrits et ses paroles. Avec la désormais fameuse lettre ouverte, nous pensons que l’anonymat est définitivement mort et enterré. Nous disons que les journalistes retiendront la leçon dans la mesure où depuis le commencement  de cette affaire, le mercredi 06 mars jusqu’au mandat de dépôt du lundi 18 mars, en passant par l’arrestation dans les locaux de la Sécurité d’Etat, ils ont pu constater qu’ils étaient bien seuls dans leur combat. Ceux qui ont apporté leur soutien l’ont fait du bout des lèvres et de manière bien tardive. Et à la vérité, il faut reconnaître qu’ils n’étaient guère nombreux. Les autres, tous les autres, ont préféré se taire, comme si de rien n’était. Et Dieu sait que l’envie de parler les démangeait. Mais ils se sont tus. Leur comportement rappelle étrangement la sagesse bamanan qui recommande de se taire quand les propos qu’on veut tenir ne sont pas de bons propos.</i></b>

<b><i> <img class="alignleft size-full wp-image-77364" alt="journaux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/journaux.jpg" width="250" height="155" /></i></b>Boukary DAOU est en prison, sous mandat de dépôt. Mais l’affaire n’est pas finie. Elle laissera surtout des traces. Celle-ci se ferait voir au sein de la profession. En effet, il y a comme un arrière-goût amer chez la majorité de nos confrères pour ne pas dire tous. En tout cas, ils sont nombreux à penser qu’on aurait pu faire l’économie de ce qui est arrivé. Le Journal « Le Républicain » aurait pu faire preuve de prudence tout au moins dans la publication de la lettre ouverte. Surtout que concernant le sujet, le salaire du capitaine SANOGO, de nombreux journalistes et de nombreux maliens ont dit pire que pendre. Pour ce qui est de l’accusation qui pèse sur notre confrère, nous ne pouvons nous empêcher de rappeler qu’avant notre confrère, un magistrat avait dépeint les conditions de vie de nos militaires au front. Toutes proportions gardées, ses propos pouvaient être assimilés à un appel à la désertion. Mais bref, devant la loi, devant le pouvoir, un journaliste pèse bien peu, comparé à un magistrat.

Les autorités aussi auraient dû raison garder comme on dit. Une petite affaire a été montée comme une affaire d’Etat. Alors qu’il aurait fallu juste appliquer la loi en remettant notre confrère à la justice. C’est sûr que le tollé aurait cité moins fort et moins unanime. Pire, le Président de la République par intérim a tenu des propos très durs contre notre confrère. Là où lui, qui fait office de premier magistrat, aurait dû appeler au calme et jouer à l’apaisement, il a mis le feu aux poudres en se comportant comme un procureur. Ce qui, pour de nombreux observateurs, constituait une sorte de caution à l’arrestation (séquestration disent certains confrères) de Boukary DAOU. Le Président de République par intérim donnait la nette impression que c’est lui-même qui dirigeait les opérations de la SE et que c’est lui qui a ordonné l’arrestation du journaliste. Tant à Nouakchott qu’à Dakar où il était en visite, Dioncounda TRAORE n’a pas varié dans ses propos et n’a pas faibli dans le ton.

Et comme un « malheur n’arrive jamais seul » cette affaire a coïncidé avec la publication du classement mondial de la liberté de la presse 2013 par Reporter sans frontières. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les nouvelles ne sont pas bonnes pour nous. Notre pays qui occupait une bien flatteuse 25<sup>ème</sup> place avant les évènements de l’année dernière a décroché, sans difficulté, une place abyssale en devenant 99<sup>ème</sup>.  Pour comprendre cette chute dans les abimes, il faut rappeler que 2012 a été un Annus Horribilis pour le Mali avec les conséquences que l’on sait sur le monde de la presse. Au coup d’Etat du 22 mars 2012, s’était ajouté l’occupation des régions du Nord. Dans les deux cas, les journalistes ont payé un lourd tribut. Intimidés, enlevés et bastonnés à Bamako, dans le Nord, c’est leur outil de travail qui a été soit confisqué, soit cassé. Les acteurs de ces actes barbares courent toujours, ou disons qu’ils ne sont même pas recherchés. L’affaire Boukary DAOU constitue sans doute une circonstance aggravante. Donc nous allons surveiller avec beaucoup d’anxiété le classement de l’année prochaine.

Si tout va bien, l’année prochaine, au moment de la publication du classement mondial de la presse, le Mali aura son Président de la République. Si tout va bien, c’est en juillet 2013 que les élections  auront lieu. Mais de plus en plus, certains se demandent s’il est possible de tenir les élections en juillet prochain. Pour le moment, ils ne le disent pas à haute voix. A notre avis, c’est le moment d’en parler en organisant des débats, en invitant ceux qui ont la charge de l’organisation des élections pour s’expliquer. Ils pourraient faire le point des appels d’offres lancés ou à lancer ; la présence de l’Etat dans les régions libérées (à notre avis, il est temps que les gouverneurs retournent à leurs fonctions à Tombouctou, Gao et Kidal) ; le point sur les déplacés à l’intérieur du pays ; la situation de ceux qui ont franchi les frontières pour se sauver. En tous les cas, il ne sert à rien d’attendre le mois de juillet pour se rendre compte que les élections ne pourraient pas se faire. Les Maliens ont déjà trop payé à cette stratégie du couteau sur la gorge.

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<b>TALFI</b>

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<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="54"><b><span style="text-decoration: underline">P.S</span></b><b> :</b></td>
<td valign="top" width="560">Avec la semaine « presse morte », les journalistes ont pu remarquer que, malgré les critiques le plus souvent méritées et la détestation de la part de certains maliens, ils ont manqué aux lecteurs et aux auditeurs. Ils n’ont jamais été aussi remarqués que pendant cette semaine d’absence. Preuve s’il en est que les critiques formulées à notre égard visent à nous bonifier. Qui aime bien, châtie bien dirait l’autre.</td>
</tr>
</tbody>
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<tbody>
<tr style="height: 205.9pt">
<td style="width: 40.85pt;padding: 0in 5.4pt 0in 5.4pt;height: 205.9pt" valign="top" width="54">
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR" style="font-size: 10.0pt;line-height: 115%;font-family: 'Arial','sans-serif'">P.S :</span></em></p>
</td>
<td style="width: 419.75pt;padding: 0in 5.4pt 0in 5.4pt;height: 205.9pt" valign="top" width="560">
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR" style="font-size: 10.0pt;line-height: 115%;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR" style="font-size: 10.0pt;line-height: 115%;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avec la semaine « presse morte », les journalistes ont pu remarquer que, malgré lescritiques le plus souvent méritées et la détestation de la part de certains maliens, ils ont manqué aux lecteurs et aux auditeurs. Ils n’ont jamais été aussi remarqués que pendant cette semaine d’absence. Preuve s’il en est que les critiques formulées à notre égard visent à nous bonifier. Qui aime bien, châtie bien dirait l’autre.</span></em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
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<title>Bamako dans l’obscurité : Deux manguiers sont les coupables</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/bamako-dans-lobscurite-deux-manguiers-sont-les-coupables-133031.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 10:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>« Un incident majeur » ainsi appelle les responsables de la société Energie du Mali, la grave coupure d’électricité qui s’est produite dans la capitale et environs le lundi 04 février de 14 h à 1heure du matin. Deux manguiers d’un verger sont indexés comme les principaux coupables par les responsables d’EDM.sa.</i></b>

[caption id="attachment_61756" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-61756" alt="Tiona Mathieu Koné, chargé de communication de l'EDM" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Tiona-Mathieu-Koné.jpg" width="310" height="232" /> Tiona Mathieu Koné, chargé de communication de l'EDM[/caption]

La longue coupure d’électricité qui a punie les populations de Bamako et celles des localités environnantes serait due à un incident causé par deux manguiers dans la localité de kodiaran à 40 km de Bamako dans la localité de Dio Gare, selon le conseiller à la communication d’EDM.sa, Tiona Mathieu Koné.

Après des sincères excuses de la société à la clientèle, il soutient que ce qui s’est passé le lundi dernier est un incident majeur malheureux sur la ligne de transport d’électricité Manantali- Bamako. Cette crise s’est fait sentir d’abord par un manque de tension venant de Manantali, ensuite la société à dépêché deux équipes sur le trajet une partant de Bamako et l’autre de Manantali c’est ainsi qu’enfin d’après midi, l’équipe de Bamako a découvert un grand feu de brousse causé par les décharges électriques sur deux géants manguiers dont les cimes sous l’action des vents ont touchés les lignes de haute tension transitantes par là.

Vu les photos les manguiers et le verger environnant ont été réduit en cendre. Ce constat n’est par surprenant selon Tiona Koné, car dans ces lignes transitent ½ de l’électricité soit 105 Mégawatts sur les 210 qu’utilise la société EDM.sa. Ce qui explique que Bamako, Kayes et Kita étaient restés dans la pénombre le lundi dernier. Manantali alimente 19 villes de consommation de pointe, explique notre interlocuteur et que lorsque qu’un feu de brousse se produit sous les lignes de  hautes tensions cela fait sauter automatiquement les prises au niveau de la source.

Tiona Koné affirme également qu’en aucune manière ces arbres ne devaient se trouver à cet endroit là à cette hauteur et que des mesures législatives et réglementaires existent dans ce sens, interdisant l’approche de ces lignes à moins de 60 m d’emprise des lignes, ceci pour les activités humaines que végétatives.

Il décrie aussi un manque de vigilance de la part de l’OMVS, car ces lignes l’appartiennent donc sous son contrôle et sa responsabilité, mais que dans une responsabilité d’assistance mutuelle, sa société est intervenue dans les brefs délais pour atténuer la souffrance des populations et se réjouit que ce qui probablement aurait causé une véritable catastrophe n’ait pas causé de mort d’homme.

Il y aurait des coupures occasionnelles en cette période

Il y aurait des coupures occasionnelles à Bamako et dans certaines grandes villes du Mali, nous a confié Tiona Koné, que ce ne serait pas du à une faute d’engagement, mais plutôt à un problème de trésorerie et de ravitaillement en combustible.

Le taux de croissance de consommation augmente de 10% par an donc la demande reste trop forte surtout en cette période de canicule, c’est pourquoi le conseiller à la communication invite à l’économie d’énergie. Notamment dans les services publics, car il affirme que sa bonne utilisation permet de servir plusieurs populations.

Cependant, Tiona n’exclu pas d’éventuelles coupures d’électricité dans les jours et les mois à venir dues à des réglages qui interviendront sur les lignes d’interconnexion entre le Mali et les pays voisins. Toutefois, il se dit plein d’espérance dans l’avenir de la politique énergétique. Même si le présent et futur immédiat son difficiles, M. Koné affirme que l’avenir est plein d’espoir notamment avec la réalisation en cours des barrages de Félou, Taoussa, Goina, Kenié et Sotuba dont la capacité peut être doubler sans oublier l’énergie solaire inépuisable dont dame nature nous a gratifiée.

Toutes choses qui présage que pour les jours à venir les industriels et autres entreprises sont invitéà prendre les dispositions qui s’imposent pour éviter les désagréments comme ceux du lundi, qu’il faut reconnaitre ont mis plusieurs entreprises presqu’à genoux.  A bon entendeur salut !

<strong>Harber Maiga  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un internaute engage le débat : Koulouba n’est pas un centre de désintoxication </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/un-internaute-engage-le-debat-koulouba-nest-pas-un-centre-de-desintoxication-133019.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 09:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_86113" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-86113" alt="Le palais présidentiel de Koulouba à Bamako. " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Palais_koulouba.jpg" width="310" height="232" /> Le palais présidentiel de Koulouba à Bamako.[/caption]

<em><b>Mais où était passé, depuis bientôt un an, cet illustre prétendant au trône du Mali ? Au chômage technique comme nombre de ses malheureux concitoyens fracassés par une crise économique et militaire qu'il a contribué à fabriquer pendant ses 21 ans de bons et loyaux services... pour le bénéfice de qui d'ailleurs, pas du peuple malien en tous cas ? Nous osons espérer que la Nation reconnaissante lui a octroyé des indemnités de chômage à la hauteur de sa participation et de son dévouement aux différents gouvernements précédents, tous peu ou prou responsables de ce que vit le Mali d'aujourd'hui, ne l'oublions jamais ! </b></em>

Modibo SIDIBE, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est un heureux homme qui n’a pas connu le chômage entre 1991 et 2012 : 21 ans au sommet de l’Etat sans discontinuer, qui dit mieux ?

&nbsp;

&nbsp;
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="111">Année</td>
<td valign="top" width="203">Poste</td>
<td valign="top" width="203">Présidence</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="111">1991-1992</td>
<td valign="top" width="203">Directeur de cabinet d’Amadou Toumani Touré, président du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP),</td>
<td valign="top" width="203">&nbsp;

Transition</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="111">1993 - 1997</td>
<td valign="top" width="203">Ministre de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgées</td>
<td rowspan="2" valign="top" width="203">&nbsp;

&nbsp;

Alpha Oumar Konaré</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="111">1997 - 2002</td>
<td valign="top" width="203">Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="111">2002 - 2007</td>
<td valign="top" width="203">Secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre</td>
<td rowspan="2" valign="top" width="203">&nbsp;

ATT</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="111">2007 - 2011</td>
<td valign="top" width="203">Premier Ministre</td>
</tr>
</tbody>
</table>
Quelle belle carrière ! <a href="http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/66289-elections-pr%C3%A9sidentielles-2013-%3A-l%E2%80%99ex-premier-ministre-d%E2%80%99att-ref.html" target="_blank">Avec quel résultat</a> ? Au cours de la conférence de presse qui annonçait la naissance du FARE dont il sera le candidat (ou est-ce de <a href="http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/66274-election-presidentielle-2013-modibo-sidibe-joue-sur-deux-tableau.html%20" target="_blank">l'ADEMA</a>, il n'est pas encore Président que sa ligne apparaît déjà bien tortueuse et opportuniste), Abou-Bakar Traoré, ancien Ministre des Finances, a reconnu qu'ils avaient effectivement diriger les affaires de ce pays, avant d’ajouter: «<a href="http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/66274-election-presidentielle-2013-modibo-sidibe-joue-sur-deux-tableau.html%20" target="_blank">n</a><a href="http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/66274-election-presidentielle-2013-modibo-sidibe-joue-sur-deux-tableau.html%20" target="_blank"><i>ous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour construire un Mali meilleur, mais la déliquescence du Mali aujourd’hui, c’est que quelque chose n’a pas marché à un moment donné. Ce que nous revendiquons, nous assumons, c’est d’avoir géré les affaires de ce pays par rapport aux règles républicaines</i>»</a>.

Ah bon ?  Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes ? Le meilleur du pire n'est pas assez, nous préférons encore le pire du meilleur. "<i>La déliquescence du Mali d'aujourd'hui, c'est que quelque chose n'a pas marché</i>" ? C'est un peu léger comme explication et analyse: la Mali n'a pas besoin de suceurs de sang aussi peu stratèges ! Qu'entend-il par "<i>règles républicaines</i>" car nous sommes en droit de nous inquiéter quand on voit le résultat.

Dans le même entretien, l'ancien Ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré déclare que ses camarades et lui revendiquent un Mali durable, viable, avec une gestion saine et des personnalités exemplaires. «<i>Ce n’est pas facile d’aller avec des idées dominantes. Nous allons cheminer avec les Maliens grâce à une gestion non consensuelle mais de partage et redonner ainsi des lettres de noblesse aux hommes politiques, et gouverner par l’exemple avec des citoyens engagés, pour un Etat fort</i>». Ils ont eu 21 ans pour montrer l'exemple et la pertinence de leur politique.

Avez-vous remarqué que tous ces hommes politiques se contentent de faire des déclarations creuses et des promesses qui n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. Impossible de savoir quelle est leur vision, leur ambition pour notre pays, vous me direz que ce serait plus facile si ils en avaient une et que s'ils en avaient une, cela se saurait: vous avez raison ! Si tel était le cas, on ne se battrait plus sur les hommes (gentil, pas gentil, noir, blanc, petit, grand, peulh ou bamabara: on s'en fout !) mais sur les idées, les ambitions et les capacités à les mettre en oeuvre de ceux qui veulent gouverner le Mali. Ils ne nous disent jamais comment, ni avec quels moyens ils comptent mettre leurs déclarations en pratique: croyez-les sur parole, donnez leur le pouvoir et tendez-leur votre carotide afin qu'ils s'abreuvent de votre sang. Ils en profiterons pour vous injecter leur venin anesthésiant : corruption et détournements de fonds destinés à l'amélioration du bien être du plus grand nombre.

Revenons à notre homme. Qu’est-ce que Modibo SIDIBE n’a pas pu faire en 21 ans et qu’il pourrait bien faire demain ? Formulé autrement, qu’est-ce qu’il a bien pu faire pendant les 21 ans qu’il était au pouvoir et qu’il a hâte de refaire ? Disparu depuis mars 2012, il réapparaît par enchantement pour reprendre du service, soutenu par quelques<a href="http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/66012-presidentielle-de-2013-la-grande-farce-de-modibo-sidibe.htmlhttp:/" target="_blank"> amis milliardaires</a> qui ne veulent que le bien du Mali, bien sûr. Pensez-vous que Modibo SIDIBE a réellement l’intention de gouverner pour le bonheur du peuple malien ou pour l'intérêt de ceux qui auront financé sa campagne ? Que peuvent bien encore vouloir des fonctionnaires déjà devenus milliardaires ? Au passage, on comprend que tous les jeunes du Mali veulent devenir fonctionnaires : la paye est bonne, excellente même, et on ne vous demande même pas d'être compétents, juste d'être un bon suceur de sang, sans foi ni loi !

Drogués à l'argent facile, ils rêvent tous de prendre le pouvoir pour masquer leurs turpitudes et assouvir en toute impunité leur vice: sucer le sang des Maliens. Ces drogués à l'argent et au pouvoir, comme tous les drogués du monde veulent toujours plus et feront tout pour obtenir leur drogue, rien ne les arrête ! Pour leur salut et celui du Mali, leur place est dans un centre de désintoxication, pas à Koulouba. Contrairement à eux, faites preuve d'humanité et aidez-les: puisez dans vos maigres revenus, cotisez et envoyez-les se faire soigner longtemps et loin du Mali !

<i>On est toujours trahi par les siens</i>

Quelques extraits de l'intervention d'un <a href="http://www.malijet.com/les_faits_divers_au_mali/lettres_ouvertes_mali/66127-soumaila-cisse-mon-intervention-au-parlement-europeen.html" target="_blank"><b>exilé</b></a> au Parlement Européen.

"<i>...Hélas, des groupes terroristes liés à l’Islamisme radical et à la criminalité organisée à travers le trafic de drogue et d’armes, des enlèvements ou l’immigration clandestine, se sont chargés de faire connaître le Mali. De bien triste manière, hélas</i> ! <i>Ces envahisseurs barbares, sans foi ni loi, ont soumis les populations à toutes sortes d’exactions, de violences et d’humiliations, entraînant le déplacement d’environ un demi-million de personnes à l’intérieur et hors du territoire national"</i>.

Il était où pendant ce temps?  C'est facile de faire semblant de croire que le Nord est LE problème du Mali: rejeter la décrépitude de l'Etat malien et la déchéance du Mali sur le MNLA et ses affidés peut abuser le Parlement Européen mais pas les Maliens qui vivent depuis 30 ans une lente mais sûre descente aux enfers pendant que des villas somptueuses s'érigent dans tout Bamako, notamment au bord du fleuve..., que des 4x4 monstrueux manquent d'écraser à chaque seconde les pauvres piétons qui, pourtant sont les plus nombreux, n'ont aucun espace pour circuler dans la ville. Se repositionner pour, tel un talibé de haut vol, tendre la main aux bailleurs de fonds afin d'assurer un avenir radieux à son petit-fils, n'est ni une vision ni une solution "<i>pour apporter une réponse rapide, efficace et surtout durable à la crise de développement et de gouvernance qui sont les causes profondes de cette crise". </i>

<i>"Il faut absolument amener les gens à s'élever au-dessus de la mêlée pour garantir la paix et éviter des situations de règlement de compte":</i> la justice sera certainement plus efficace pour atteindre cet objectif. Chacun doit répondre de ses actes, devant Dieu certes, mais aussi devant les hommes : il faut analyser et épingler les responsables de cette situation et ensuite, si le bon peuple veut bien faire preuve de mansuétude, il leur sera pardonné.

.<i>.."A cet égard, le « Vivre ensemble » passera aussi par l’apurement des situations conflictuelles récurrentes comme les questions foncières. Au-delà du règlement du conflit, la réconciliation doit ainsi viser son dépassement par la reconstruction d’une société capable d’affronter une histoire commune en acceptant ses aspects souvent douloureux.  La réconciliation doit en effet s’accompagner d’un pardon sincère non pas par l’effacement du passé, mais par son dépassement pour envisager un avenir commun qui reconnaît les droits et devoirs de chaque communauté à travers des solutions équilibrées et respectueuses des identités." </i>Ben voyons, on n'efface pas le passé mais on le dépasse en faisant l'impasse sur la justice et l'économie du vrai débat: qui et quoi nous ont mené là. Et pendant ce temps, on ne parle pas du vrai problème: le développement et le bien-être social des citoyens, de tous les citoyens.

Comment ce grand-père justifiera t'il auprès de son petit-fils sa fuite quand le bateau Mali a commencé à couler ? La peur de se retrouver face à ses compatriotes qu'il a contribué à transformer en bêtes sauvages en les traitant comme des animaux, indignes de recevoir soins, éducation et considération ? Etes-vous prêts à grimper dans le bateau d'un capitaine qui quitte le navire au premier roulis, à lui confier votre vie et celle de vos enfants ?

Face à l'indigne, "Indignez-vous" en relisant le petit manifeste de Stéphane Hessel qui vient de nous quitter. Avec lui, "<i>la pire des attitudes est l'indifférence, dire " je n'y peux rien, je me débrouille ". En vous comportant ainsi, vous perdez l'une des composantes essentielles qui fait l'humain. Une des composantes indispensables : la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence</i>."

Bon week-end!

<i>On n'est jamais trahi que par les siens.</i>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : La méthode LAHBIB </title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ministere-de-lenseignement-superieur-et-de-la-recherche-scientifique-la-methode-lahbib-133033.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 09:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Depuis quelques années et à la suite du forum national sur l’éducation, le Mali s’est engagé dans un processus de reformes du système de l’enseignement supérieur. Celles-ci visent d’une part l’amélioration de la gouvernance universitaire et d’autre part le renforcement de la qualité de la formation et son adaptation aux besoins de l’économie. </i></b>

Le système éducatif malien a connu plusieurs mutations de l’indépendance en 1960 à nos jours. Parmi les événements qui ont marqué ces mutations, nous pouvons retenir : la  réforme de l'éducation de 1962, le premier séminaire national de l'éducation en 1964, la conférence nationale des cadres de l'éducation de 1968, le second séminaire national de l'éducation en 1978, les états généraux de l'éducation de 1988, le Programme Décennal pour l'Education (PRODEC) de 1999, et récemment le Forum National de l’Education de 2008. Ces actes et les textes réglementaires qui les ont accompagnés avaient tous un seul et unique objectif : contribuer à l’amélioration du système éducatif du Mali.

Un facteur de développement

L'enseignement supérieur et la recherche se trouvent à une phase déterminante de leur évolution. La compétition économique mondiale et les impératifs de développement commandent à tous les Etats de mettre en place un système d'enseignement et de recherche plus performant, au cœur des problématiques de développement, se nourrissant des réalités locales et contribuant à les faire évoluer.

Dans le cas malien l’enseignement supérieur est, depuis quelques années, confronté à des difficultés liées à la croissance des effectifs d’étudiants (plus de 100 000 aujourd’hui),  la faiblesse des capacités d’encadrement,  l’insuffisance d’infrastructures, la sous-gouvernance universitaire,  l’inadéquation du cadre juridique et institutionnel pouvant l’adapter au contexte mondial de management et de qualité et à la problématique de l’offre de formation qui reste à améliorer.

Face à ces contraintes et afin de minimiser leur influence défavorable sur le système, le Gouvernement a déjà entrepris des actions  parmi lesquelles la relecture du cadre juridique et institutionnel de l’Enseignement Supérieur, la rénovation et la réhabilitation d’infrastructures universitaires, l’optimisation de la gestion administrative et financière dont la bancarisation des bourses versées aux étudiants, la sécurisation et l’assainissement du domaine universitaire, l’introduction du système Licence-Master-Doctorat qui est un acquis important pour la compétitivité et la mobilité des enseignants et des étudiants. Les autres mesures concernent la création d’une Université régionale (l’Université de Ségou), la création en lieu et place de l’ex Université de Bamako de quatre nouvelles universités dont l’Université des Lettres et des Sciences Humaines, l’Université des Sciences Juridiques et Politiques, l’Université des Sciences Sociales et de Gestion, l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies.

En dépit de leur rôle fondamental dans la production de nouveaux concepts, dans l’accumulation et la transmission du savoir, l’enseignement supérieur contribue, selon M. Marc Bray et l’IIPE (Unesco) à créer l’expertise, à gérer le développement, à organiser la transformation sociale et à préserver les valeurs sociales. Il est reconnu que l’éducation permet d’augmenter le revenu d’un pays et les gains des individus. Si la terre reste la première source de richesse et de revenu dans les sociétés agricoles, dans les sociétés industrielles le capital et les machines ont pris le pas. « Dans nos sociétés de l’information, le savoir est le moteur de la croissance économique et du développement. Principale source de ce savoir, l’enseignement supérieur en garantit la production, la diffusion et l’absorption dans chaque société ». Le cas des pôles de recherche maliens sur le paludisme et les expériences de l’IER en sont des illustrations parfaites.

Développer les pôles régionaux

C’est en 1993 que l’Assemblée Nationale adoptait la Loi no 93-060 portant création de l’Université du Mali à la suite de l’expérience des grandes écoles dont l’Ena, l’Eni et l’Ensup. L’Université du Mali a, par la suite, été remplacée par l’Université de Bamako.

L’université, créée en 1996 puis scindée en 2011 en quatre entités thématiques pour Bamako,  a pour mission d’assurer la formation des compétences (savoir, savoir-faire et savoir-être), la promotion et la diffusion des connaissances scientifiques et techniques et contribuer au progrès du pays par la recherche, l’innovation et la valorisation du patrimoine culturel et humain du pays. Elle prodigue toutes sortes de formations diplômantes par diverses voies : initiale, continue, apprentissage, à distance, tout au long de la vie.

Le programme de développement de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique prévoit la création de centres universitaires régionaux dans une logique de reforme profonde fondée sur l’autonomie des institutions d’enseignement supérieur au Mali et la compétitivité.

Le pôle universitaire de Ségou est fonctionnel depuis 2011-2012 et forme de hauts cadres dans le secteur de l’agro-sylvo-pastoral et bien d’autres domaines. D’autres projets d’envergure sont en cours à Kabala (7 500 places à terme) ou sont envisagés : Kati et Sikasso.

En attendant le Département investit d’importantes ressources pour louer des salles pédagogiques, notamment à Bamako.

La recherche, la qualité et l’emploi

Quant au défi de la qualité, il ne peut être atteint sans l’amélioration du ratio de l’encadrement : 1 enseignant qualifié pour 85,43 actuellement contre une moyenne admise de 1 pour 35 étudiants. La qualité doit se situer au cœur de toute la vision de l’enseignement supérieur. Elle doit devenir une préoccupation de tous les instants pour les dirigeants des établissements ainsi que pour les enseignants et les étudiants.  C’est en ce sens que des partenaires du Département tels que l’UNESCO développement des programmes d’accréditation et d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur.

L’État, pour sa part, doit veiller à la qualité du système à tous les niveaux.  C’est dans cette optique que le nouveau Ministre de l’enseignement supérieur, lui-même en terrain connu, préconise la diversification des filières à travers notamment le système LMD, le développement des filières courtes professionnalisantes, la formation des formateurs et surtout la promotion et le développement de la recherche scientifique.

La recherche scientifique représente la spécificité de l’enseignement supérieur et est déterminante dans la qualité de  la formation et la gestion de la carrière des enseignants.  L’imbrication enseignement-recherche est fondamentale pour le bon fonctionnement du secteur académique. Il n'y a pas de bons chercheurs sans une formation supérieure solide, et pas de formation supérieure digne de ce nom sans l'apport des chercheurs, qui évitent la simple répétition des acquis dans l'enseignement Ce qui veut dire que l’excellence de l’école, c’est aussi l’excellence de la recherche scientifique et plus de contribution au développement du pays.

Par ailleurs, il est devenu fondamental d’investir dans l’élaboration de plans de développement des universités, le renforcement de la capacité des acteurs, l’introduction des nouvelles technologies de la communication dans l’enseignement conformément aux principes du système LMD ; l’amélioration du management par une démarche d’anticipation et de reformes juridiques devenues indispensables.

Enfin, l’un des axes majeurs de la vision du Ministre réside dans la préservation d’un climat social propice dans l’espace universitaire. C’est dans ce sens que le dialogue social est entretenu régulièrement avec les acteurs du partenariat pour une école apaisée et performante : syndicats, enseignants, administrations, étudiants, parents d’élèves et partenaires techniques et financiers.

&nbsp;

<strong>Source : MESRS/CM Casimir SANGALA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La CEDEAO souhaite le désarmement du MNLA : Que dira donc la France ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/la-cedeao-souhaite-le-desarmement-du-mnla-que-dira-donc-la-france-133025.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 08:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>A l'issue du sommet des chefs d'Etat de la Cédéao qui se tenait mercredi et jeudi derniers à Yamoussoukro en Côte d'Ivoire, la Cedeao dans son communiqué final, a souhaité le désarmement des rebelles du MNLA. Elle est pourtant importante puisqu'elle stipule que le dialogue inter-malien doit passer par le désarmement des rebelles touaregs du MNLA. Alors face à cette position des dirigeants ouest africains, que dira la France qui prône la négociation avec ses derniers.</i></b>

[caption id="attachment_107081" align="aligncenter" width="615"]<img class="size-full wp-image-107081" alt="Une délégation de rebelles touareg du MNLA lors d'une réunion au Burkina Faso, le 16 novembre 2012 © AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/MNLA0.jpg" width="615" height="359" /> Une délégation de rebelles touareg du MNLA lors d'une réunion au Burkina Faso, le 16 novembre 2012 © AFP[/caption]

Cette déclaration pose quelques questions, d'abord par rapport à la France, qui en ce moment collabore avec le MNLA à Kidal pour mener sa traque contre les jihadistes. La rébellion touarègue a bénéficié d'un traitement de faveur de l’armée française, qui a fait du MNLA un allié. La déclaration de la Cédéao pourrait donc être interprétée comme une désapprobation implicite de la position des autorités françaises. Mais le hic dans tout ça est cette décision de la Cedeao, dans les rangs de la rébellion touarègue, est qualifiée de moquerie. Il n'est pas question d'accepter d’être désarmés avant qu'un dialogue ne s'ouvre avec Bamako et qu'une feuille de route soit signée entre nous, explique Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, chargé des relations extérieures au MNLA.

Le désarmement d'abord

Comment est-ce que l’on puisse discuter avec un groupuscule de personnes armées qui se promènent sur une partie du territoire, qui empêchent la circulation des biens et des personnes. Ce n'est pas possible.
Parce que si l’on doit organiser des élections pour élire un président démocratique issu des urnes, il faudra que l’administration publique soit présente à Kidal afin de faciliter le travail des structures en charge des élections.
Et que ces élections permettent de faire élire un Président accepté par tous, pour que le pays sorte définitivement de la crise. Mais évidemment, pour que des élections puissent être organisées, il faut que le désarmement  des bandits du Mnla ait été fait. Et, pour qu'ensuite, après le désarmement, on puisse faire l'identification, établir des listes électorales et aller aux élections.
Mais les apatrides du Mnla refusent de rendre les armes, arguant qu’il faut nécessairement un dialogue. Mais de quel dialogue parlent-ils, et avec qui veulent-ils dialoguer quand ils commettent en ce moment des exactions sur les paisibles populations non touaregs de Kidal et ses environs ?  Pour l’heure, les choses semblent bouger au niveau du gouvernement qui vient de mettre en place une commission de dialogue et de vérité, alors il sera temps pour les apprentis séparatistes, s’ils sont vraiment Maliens de rejoindre la république pour qu’on engage ensemble le dialogue. Dans le cas contraire qu’ils sachent que l’épée de Damoclès pèse sur leur tête.

<strong>Maximin de Diapé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar tués : Coup dur pour AQMI, salut pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/abou-zeid-et-mokhtar-belmokhtar-tues-coup-dur-pour-aqmi-salut-pour-le-mali-133037.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 08:15:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Fin de cavale pour Mokhtar Belmokhtar. Celui que l’on présente comme étant l’un des principaux représentants d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) au Sahel a été tué samedi par des soldats tchadiens dans le nord du Mali. Bien avant lui c’était Abou Zeid de faire les frais de la furie des forces de coalition internationale. Comme quoi, la mort de deux terroristes sonne le clash pour Al Qaida au Magreb Islamique. Ce qui est un salut pour le peuple malien, surtout avec les neuf mois d’occupations de ces terroristes.</i></b>

[caption id="attachment_131287" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-131287" alt="Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, deux chefs islamistes, auraient été tués par les forces tchadiennes en opération au Mali. © Sipa - AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Abou-Zeid_Mokhtar-Belmokhtar.jpg" width="610" height="266" /> Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, deux chefs islamistes, auraient été tués par les forces tchadiennes en opération au Mali. © Sipa - AFP[/caption]

Le gouvernement actuel peut se targuer d’avoir un bon bilan. En l’espace d’à peine de deux mois, il a en effet reconquis, avec bien entendu l’aide de la France et du Tchad, le gros du septentrion malien. Ce n’est pas tout : aux côtés des troupes spéciales françaises, l’armée malienne a également enregistré de précieuses victoires dans le domaine de la lutte contre les cellules d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), d’Ançar dine et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). La plus importante de ces victoires est sans doute l’élimination, jeudi, de Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’AQMI au Sahel. N’Djamena, Bamako et Paris viennent indéniablement de remporter là une importante bataille contre le terrorisme, surtout qu’Abou Zeïd est considéré comme étant une pièce maîtresse dans l’organigramme d’AQMI dans la région.                                                                                       Même si les autorités françaises observent la plus grande discrétion sur leurs opérations militaires, un responsable américain a quant à lui affirmé à la presse que les informations sur la mort de Abdelhamid Abou Zeïd sont «très crédibles». «Nous estimons que ces informations sont très crédibles», a déclaré à l’AFP ce responsable sous le couvert de l’anonymat.                                                                                                                 Qui est Abou Zeïd ?

De son vrai nom Mohamed Ghedir, l’Algérien Abou Zeïd, 45 ans, est considéré comme l’un des chefs les plus radicaux des groupes islamistes du Nord-Mali, soupçonné notamment de la prise en otages de nombreux Occidentaux. Petit et maigre, il est apparu pour la première fois en 2003 lors du spectaculaire enlèvement dans le Sud algérien de 32 touristes européens par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ancêtre d’AQMI.

Ancien trafiquant, devenu islamiste radical dans les années 1990 en Algérie, il est notamment soupçonné d’être responsable de l’enlèvement au Niger du Britannique Edwin Dyer, exécuté en juin 2009, et en septembre 2010, toujours au Niger, de cinq Français, un Malgache et un Togolais sur un site d’uranium exploité par le groupe français Areva. Quatre de ces Français sont toujours aux mains d’AQMI et pourraient être détenus dans la zone où Abou Zeïd aurait été tué.                                Il aurait également participé à l’enlèvement du Français Michel Germaneau, 78 ans, dont Al Qaïda au Maghreb islamique avait annoncé l’exécution en juillet 2010. Pendant l’occupation du nord du Mali par les groupes islamistes, Abou Zeïd a été vu à Tombouctou et à Gao.
<strong> L’armée tchadienne décapite AQMI au Sahel</strong>

L’annonce a été faite samedi soir par le porte-parole de l’état-major des armées tchadiennes. «Ce samedi 2 mars 2013, à 12h, les forces armées tchadiennes en intervention au Mali (...) ont totalement détruit la principale base des jihadistes et narcoterroristes dans le massif de l’Adrar des Ifoghas», a déclaré le général Zacharia Gobongué à la télévision tchadienne. «Le bilan provisoire des combats s’établit comme suit : plusieurs terroristes tués, dont leur chef Mokhtar Belmokhtar, dit le Borgne, soixante véhicules en bon état de fonctionnement récupérés, divers matériels de guerre, notamment du matériel électronique, récupérés. Le ratissage se poursuit à la recherche des fugitifs», a-t-il encore précisé sur un ton optimiste. Depuis mardi, les soldats divulguent l’image du corps de ce dernier qu’ils auraient prise sur le terrain de bataille. N’Djamena a assurément réussi le pari difficile de décapiter AQMI au Sahel. Il pourrait s’agir, là aussi, d’une victoire décisive contre les groupes islamistes armés qui ont pendant longtemps dicté leur loi dans cette région.

<strong>AQMI dans une logique de suicide</strong>

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a, lui aussi, prévenu mercredi devant les députés que les opérations «se poursuivront pendant plusieurs semaines, le temps nécessaire pour mettre ces groupes hors d’état de nuire». Elles se déroulent principalement «dans le Timétrine et la zone montagneuse de l’Adrar des Ifoghas, où se sont repliés des combattants d’AQMI et d’Ançar dine, et dans la région de Gao» (nord), où subsistent notamment des éléments du Mujao, a-t-il indiqué lors du débat sur l’avenir et le développement du Mali.                                              Jeudi, le président François Hollande, interviewé par la radio russe Echo de Moscou, a bien confirmé que le retrait des troupes françaises aurait lieu après la remise du contrôle de la sécurité au Mali aux militaires africains, sans toutefois préciser de délai.

<strong>Belmokhar, un pur produit de Abdullah Azzam</strong>

Mokhtar Belmokhtar est né, pour sa part, à Ghardaïa, en Algérie, en 1972. Dans une interview diffusée en 2007 sur des sites islamistes, il affirmait s’être rendu en Afghanistan à l’âge de 19 ans pour y acquérir une formation et une expérience du combat. Selon la Jamestown Foundation, un centre de réflexion basé à Washington, l’engagement de Belmokhtar a été influencé par le religieux Abdullah Azzam, promoteur d’une interprétation armée et offensive de la notion de «djihad» et qui a aussi été le mentor d’Oussama Ben Laden.
Revenu en Algérie en 1992, Belmokhtar a intégré aussitôt le Groupe islamique armé (GIA) avant de participer à la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui a élargi progressivement ses opérations dans différents pays du Sahel en y attaquant les forces de sécurité algériennes.

Le GSPC a fait par la suite allégeance à Al Qaïda, devenant le représentant de la nébuleuse islamiste en Afrique du Nord sous l’appellation d’Al Qaïda au Maghreb islamique.   Demeuré longtemps le bras droit de Abderazak El Para (aujourd’hui en prison) avant d’accéder au statut de chef, Mokhtar Belmokhtar a notamment fait du kidnapping d’Occidentaux un véritable business. C’est à la tête de la katiba baptisée «les enturbannés» qu’il fera ses plus grands coups. A ce propos, il est soupçonné d’implication dans l’enlèvement de 32 touristes européens en 2003, dans les négociations en 2008 pour la libération de deux Autrichiens et dans les négociations en 2009 pour la libération de deux Canadiens. Belmokhtar est réputé également pour être l’un des plus importants «gangsters djihadistes» du Sahara. Il s’est imposé dans la fourniture d’armes aux groupes islamistes de la région et dans le trafic de cigarettes, ce qui lui a valu le surnom de «Mister Marlboro».

Ses diverses activités lui ont, par ailleurs, permis de nouer des liens étroits avec les communautés touaregs, notamment avec les combattants qui ont participé, au printemps 2012, à l’offensive ayant abouti à la prise du nord du Mali. Bien qu’ayant maintenu son allégeance à Al Qaïda, Mokhtar Belmokhtar avait récemment pris ses distances vis-à-vis de Abdelmalek Droukdel, le chef d’AQMI. Celui-ci lui avait reproché son penchant trop prononcé pour les affaires. Se sentant marginalisé, il a fini par créer son propre groupe armé, «les signataires par le sang», un groupe à la tête duquel il n’aura finalement pas fait long feu.

<strong>Maximin de Diapé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IDRISS DEBY ITNO au 42éme sommet des chefs d&amp;apos;Etat et de gouvernement  de la CEDEAO : « Militaires Maliens, votre place est au front… » </title>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 08:12:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_130770" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-130770" alt="Idriss Déby " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Idrisse_Deby.jpg" width="310" height="206" /> Idriss Déby[/caption]

Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Frères ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations ;
Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO ;
Mesdames et Messieurs les Ministres ;
Messieurs les Représentants Spéciaux du Secrétaire Général des Nations Unies et de l’Union Africaine ;
Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs

Je voudrais, avant tout propos, exprimer mes sincères remerciements à mon frère, le Président ALASSANE DRAMANE OUATARA, Président de la République sœur de Cote d’Ivoire, Président en exercice de la CEDEAO qui me convie pour la deuxième fois à un Sommet ordinaire de cette organisation sous-régionale d‘intégration. Cette deuxième invitation, en moins d’un mois, est un signe de confiance réciproque et un grand honneur fait au peuple tchadien.
Je voudrais aussi remercier tous les Chefs d’Etat qui nous ont exprimé leurs compassions et condoléances suite à la mort de nos soldats tombés sur le champ de bataille à Ifoghas.
Permettez-moi enfin d’adresser ma profonde gratitude à mes Frères Chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO pour leur participation active au Sommet de la CEN-SAD tenu à N’Djaména le 16 de ce mois. Votre présence est le signe éloquent de la volonté manifeste de construire notre sous-région.

Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Frères ;
Mesdames et Messieurs

C’est la deuxième fois que nous nous réunissons à l’occasion d’un Sommet extraordinaire sur la crise politico-sécuritaire que connaît un pays frère, en l’occurrence la République du Mali dont l’unité nationale et l’intégrité territoriale sont dangereusement menacées.
Certes, la France depuis le 11 janvier de cette année avec la participation des armées maliennes et des forces coalisées, ont réussi à reconquérir les villes occupées par les narcotrafiquants et quelques illuminés se réclamant des djihadistes.

Mais cela ne voudrait pas pourtant dire que le péril est éradiqué. Bien au contraire, l’ennemi s’est retiré dans les montagnes des Ifoghas pour mener une guerre pernicieuse et des actions de terrorisme visant à harceler les forces de défense et de sécurité et en semant la désolation dans les familles maliennes déjà durement éprouvées.
C’est pourquoi, profitant de la tribune de ce Sommet, je voudrais nous rappeler à nous tous, notre responsabilité face à l’histoire. L’heure n’est plus aux discours moins encore à des nombreuses procédures, mais plutôt à des actions.Des concertations sont certes nécessaires à la conduite de nos actions, mais l’ennemi n’attend pas.
C’est donc dans ce registre, que nous appelons l’état major de la CEDEAO à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans les zones libérées afin de renforcer la sécurité des biens et des personnes.

L’effectivité de l’intervention des forces de la Mission d’internationale et de soutien au Mali s’impose à nous d’autant plus que la mission des forces françaises s’achèvera à la fin du mois de mars comme l’a annoncé Monsieur FRANÇOIS HOLLANDE, Président de la République Française.

Il est de plus en plus question de transformer la MISMA en une opération de maintien de la paix sous mandat des nations unies. L’idée est acceptable si la question du mandat est clarifiée et qu’il permette la neutralisation des groupes de terroristes et des narcotrafiquants.
En de pareilles circonstances, il n’est pas aisé de parler de soi mais permettez-moi de relever ici, notre souhait de voir, aux côtés des troupes tchadiennes dans les montagnes de l’extrême nord du Mali, des troupes des pays frères africains. Sachant l’ennemi aussi farouche et déterminé, notre projection en homme est allée au-delà de deux mille, ceci justement pour assurer nos responsabilités dans le soutien apporté au Mali.
Nous déplorons à ce jour25 hommes et 50 blessés. Le peuple tchadien tout entier, sans exception s’est joint unanimement à moi pour saluer la mémoire de ces héros de la liberté et de la paix du continent africain.
L’engagement du Tchad aux côtés des Forces de la CEDEAO et de la France s’inscrit dans le cadre de sa vision fondée sur les valeurs que sont la Liberté, la Paix et la Démocratie.

Messieurs les Chefs d’Etat et Chers Frères ;
Mesdames et Messieurs

Tout en notant que l’heure est grave car le Mali est menacé dans ses fondements, je voudrais m’adresser aux autorités de transition, aux leaders politiques, à la société civile et aux dignitaires religieux du Mali, de se surpasser et de faire taire les dissensions internes en privilégiant le dialogue et d’en favoriser les conditions. A mon Frère DIONCOUNDATRAORE, dont la détermination est connue, je voudrais lui redire notre soutien.

C’est une vocation de choisir le métier des armes, à vous mes frères d’armes militaires maliens, votre place est au front pour accomplir la mission qui est la vôtre, c’est à dire de défendre la souveraineté et l’intégrité du Mali. Nous vous attendons dans le nord du Mali à la lisière de la frontière algérienne.

Messieurs les Chefs d’Etat et frères ;
Mesdames et Messieurs

Je ne saurais terminer mes propos sans me féliciter de la décision des plus hautes autorités burundaises d’envoyer des troupes au Mali, mais aussi de la signature de l’accord cadre sur la République Démocratique du Congo par les onze Etats africains sous l’égide des nations unies. Une étape importante pour la paix sur le continent. Enfin, je profite de l’opportunité que m’offre la tribune du 42éme sommet pour porter à la connaissance de mes frères maliens et à ceux de l’Afrique de la détermination de vos frères tchadiens à vos côtés pour la libération totale du Mali et de l’éradication totale des terroristes de l’espace sahélo-sahariens.

Je vous remercie de votre aimable attention.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole : Des débrayages tout azimut</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/ecole-des-debrayages-tout-azimut-133008.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 08:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le lundi dernier l’école malienne a connu à tous les niveaux  une journée très mouvementée. En effet, au cours de  cette journée toutes les écoles du supérieur au secondaire avaient observé une grève allant de 24, 48, voire 72 heures de grève. Les raisons de cette grève varient selon que l’on soit au supérieur ou au secondaire. </i></b>

[caption id="attachment_116775" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-116775" alt="Le Ministre Mesaoud Ould Mouhamed Labhib" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Ministre-Messaoud-x.xx_.jpg" width="315" height="363" /> Le Ministre Mesaoud Ould Mouhamed Labhib[/caption]

Au supérieur par exemple l’on lutte depuis longtemps contre les  nouveau critères de bourses mise  en place par le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) dans le cadre de la mise en vigueur au sein de notre université  du système licence master doctorat (LMD). Dans l’instauration de ce fameux LMD l’étudiant doit batailler dur pour avoir droit à la bourse. Désormais les critères suivants  sont applicables: les étudiants bacheliers réguliers admis en Licence I (L1) sont soumis aux critères classiques d’attribution de bourse pendant leur première année. En Licence II (L2), l’étudiant qui a validé les deux semestres (S1 et S2) a droit à la bourse entière. Quant à l’étudiant qui a validé un semestre, Semestre 1 ou 2, et qui a obtenu une moyenne générale supérieure ou égale à 12,00 bénéficie la demie-bourse. Quant à la Licence 3, l’étudiant ayant validé les semestres 1, 2, 3 et 4, a droit à la bourse entière. Mais s’il valide trois semestres sur quatre avec une moyenne générale supérieure ou égale à 12,00 il n’aura droit qu’à la demi- bourse. En ce qui concerne le Master, le passage de la Licence au Master est soumis à une sélection. Ainsi, tout étudiant en Master 1 bénéficie de la bourse entière. Par contre, l’étudiant qui valide le semestre 1 et le semestre 2 (S1 et S2)  du Master 1 avec une moyenne générale inférieure à 12.00 bénéficie de la demi-bourse en Master 2. Cependant, il convient de retenir que le paiement de la bourse se limite au Master II. Seules les facultés de Médecine et de Pharmacie restent dans le système classique.   Autre point de revendication des étudiants, c’est la révision du  quota concernant l’inscription des nouveaux bacheliers. Pour les étudiants  les rectorats ne doivent limiter l’inscription aux bacheliers qui veulent s’inscrire dans une faculté de leur choix. En fin le troisième point contre le quel les étudiant grincent les dents, c’est bien sur contre la Ecobank, cette banque dans la quelle sont domiciliées depuis 2010 l’ensemble des bourses des étudiants ; est aujourd’hui décrié plus d’un. En effet  depuis le début de cette opération voulu par les autorités scolaires pour assainir les finances en milieu universitaires, Ecobank n’a pas été à la hauteur. Des cartes magnétiques qui ne marchent jamais ou qui tombent à contre goute, ajouté à cela des comptes bancaires toujours vides alors que leurs  propriétaires sont boursiers pleins. Autre fiasco de cette banque, ça date de la semaine dernière la banque a demandé à tous les étudiants de renouveler les cartes bancaires et pour cela il leur faut deux jours par faculté.  Ce qui est impossible vu le nombre d’étudiants et les moyens misent en place par Ecobank  pour accomplir cette tâche. En tout cas aujourd’hui la banque Ecobank qui était considéré comme la seule a accomplir cette tâche gigantesque  a montré ses tares et surtout qu’elle ne pouvait pas en elle seule faire ce travail. C’est pourquoi des voix s’élèvent pour demander à ce que chaque étudiant ouvre son compte dans une banque de son choix.

Au secondaire : dans les différents établissements la raison de la grève est liée aux fournitures scolaires ne sont toujours pas disponible depuis  le début de la rentrée. Ici on parle aussi  d’une circulaire datant du temps du ministre de l’éducation sortant M. Adama Ouane qui demandait selon les responsables de l’AEEM aux différents chefs d’établissement de na collaborer avec l’association estudiantine et pire de ne même pas reconnaitre le bureau.  C’est donc l’application de  cette circulaire qui aurait mis le feu au poudre et c’est la raison pour la quelle dans la journée du lundi 4 mars dernier Bamako était en ébullition sur le plan scolaire. Contacté par nos soins le tout nouveau secrétaire général de l’AEEM Cheik Diallo n’a ni infirmé ni confirmé l’existence de cette circulaire. Mais selon M. Diallo  l’administration scolaire ni totalement l’existence même de son bureau. Il faut rappeler que ce bureau que dirige Cheik Diallo a été mis en place en catimini le week dernier avec des délégués tirés au volet. Nous y reviendrons

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<strong> Ousmane Dicko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Tombouctou : Des cars forains braqués par des bandits armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/region-de-tombouctou-des-cars-forains-braques-par-des-bandits-armes-133009.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 07:57:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les transfuges du Mnla reconvertis en islamistes sévissent toujours dans la région de Tombouctou, notamment sur le tronçon entre Léré et Niafounké.</i></b>

En effet la semaine dernière, des cars forains reliant la capitales au chef lieu de la région ont fait l’objet d’un braquage d’hommes armés venus de nulle part selon les victimes.

<i>« C’est entre Léré et Niafounké, que notre car a été brusquement arrêté par des hommes enturbannés armés sur des Motos de marque DT125 appartenant certainement aux ONG et à l’Etat. Ils ont intimé au chauffeur de s’arrêter et nous ont fouillé individuellement pour nous dépouiller de tous ce qu’on avait comme argent et biens précieux. Ils ont ensuite disparu en direction de la Mauritanie », nous confie une victime répondant au de Mahamane ».</i>

Selon lui, d’importantes sommes d’argent furent retirées avec des passagers qui transportaient de l’argent que des gens à Bamako ont voulu envoyés à des parents résidents dans la région.

Cette action vient à faire douter plus d’un quant à la libération de cette zone, qui tout vraisemblablement reste infectée par les fameux islamistes. Ils ne sont autres que des transfuges du fameux Mnla qui ont rejoint les islamistes.

Aujourd’hui, avec la débandade de ces derniers, ils ne savent plus à quel saint se vouer, car guettés par la faim, la soif alors ils s’attaquent à tout ce qu’ils trouvent.

Déjà certaines de nos sources nous ont indiqué la présence d’hommes armés dans cette zone, qui viennent braquer des pauvres citoyens et s’emparer de vivres et remontés dans les collines vers la Mauritanie.

Aujourd’hui nombreux sont les voyageurs qui hésitent à deux fois avant de prendre cette voie, mais comme c’est la seule voie pour relier le sud du pays, le choix n’est pas donné.

Il revient à l’Etat de prendre des mesures idoines pour sécuriser les villes libérées et les voie d’accès de ces zones.

<strong>Harber Maiga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méchage : Entre gêne et indécence</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mechage-entre-gene-et-indecence-133006.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 07:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Il y a quelque chose de profondément gênant,  et même d’indécent dans ce qui est en train de se jouer sous nos yeux. Il faut rappeler pour les distraits qui auraient tendance à l’oublier qu’au Nord, depuis le début du mois de janvier, nous avons une guerre, une vraie guerre avec de vrais morts. Les combats les plus durs se déroulent depuis deux semaines dans l’Adrar des Ifoghas. Ce sont essentiellement les forces françaises et tchadiennes qui sont aux premières lignes et tentent de déloger les terroristes. Et comme ceux-ci ne sont pas des enfants de chœur, ils vendent chèrement leur peau, en se battant au corps à corps et en n’hésitant pas à se faire sauter pour faire le maximum de morts. </b></em>

<img class="alignleft size-full wp-image-70869" alt="Rebellenord" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Rebellenord.jpg" width="310" height="198" />Il n’est pas utile pour nous de revenir sur le bilan, suffisamment connu et particulièrement lourd. Et pendant ce temps-là que voyons-nous au Sud (on est obligé de parler comme cela ne serait-ce que pour mieux montrer les délimitations géographiques), on chante, on danse, on cortège (le maire de Bamako a été obligé de rappeler les exigences de l’Etat d’urgence), et on parle politique. Comme si de rien n’était. Les gens peuvent se marier, manifester leur joie, mais dans la sobriété et en ayant toujours une pensée pour les victimes de la guerre et en n’oubliant pas qu’il y a des soldats qui ont abandonné leur famille et leur pays pour venir se battre afin que nous soyons libres. Ce n’est certainement pas la seule raison, mais nous, cela nous suffit amplement.

Nous disons qu’il y a quelque chose de profondément gênant, et même d’indécent dans ce qui est en train de se jouer sous nos quand nous voyons l’empressement des hommes politiques à se projeter dans la conquête du pouvoir. C’est normal pour des hommes politiques de chercher le pouvoir et à l’exercer. Mais quand on est dans un pays en guerre, on doit savoir faire preuve de retenue. Quand en plus, cette guerre se mène avec des frères et des amis qui meurent sous les balles ennemies et assassines, il faudra être encore plus prudent. Faut-il rappeler que l’année dernière, à la même période, les mêmes hommes politiques exhortaient majoritairement le président ATT à renoncer au calendrier électoral pour se consacrer à la guerre contre les envahisseurs du Mali. Cette année, alors que la guerre bat son plein, les mêmes ne s’intéressent qu’aux élections. Allez y comprendre quelque chose. Nous pensons qu’il y a forcément quelque chose qui ne tourne pas rond.

On pourra toujours nous rétorquer que c’est notre volonté de faire les élections ; que c’est la volonté de nos amis, y compris ceux qui se battent au Nord, de nous « obliger » à élire un président de la République légitime ; mais tout de même. Nous sommes des hommes, nous avons des valeurs qui ne nous autorisent pas à marcher sur les morts pour atteindre ses objectifs. Surtout que chez nous, les morts appartiennent à toute la communauté. D’où notre incompréhension, par ces temps de deuil, à voir des hommes politiques battre le rappel des troupes…pour des élections. Et puis quand on jette un coup d’œil sur ceux qui s’agitent, on se sent encore plus mal à l’aise. Oui, oui, on est gêné pour eux dans la mesure où ils ont leur part de responsabilité dans ce qui est arrivé au Mali. Ils ne le diront jamais mais tout le monde les observe et certains Maliens bouchent leur nez en les voyant s’agiter ou s’approcher d’eux. Mais cela ne les dérange pas ; ils ne voient que Koulouba. Il y en a qui, dans leur volonté de passer pour neufs, en arrivent à oublier que ce sont les premiers obus de la mutinerie du 21 mars 2012 qui a abouti au coup d’Etat qui les ont obligés à sortir des couloirs de Koulouba et des coulisses du pouvoir qu’ils arpentent depuis au moins 10 ans. Ils en appellent à la jeunesse pour chasser ceux qui pensent que le Mali est leur propriété affirment-ils, oubliant que du temps de leur splendeur et de leur prospérité ils ont été sourds et muets face aux problèmes de la jeunesse.

Il y en a qui ont disparu depuis….mars-avril 2012. Ils ont certainement des raisons d’avoir choisi de partir au loin pour les uns ou de tomber dans la clandestinité pour les autres (leur sécurité n’était pas garantie). Mais étaient-ils les seuls à être menacés ? Des journalistes ont été bastonnés ici, mais ils sont restés sur place pour se battre et améliorer les conditions des libertés des Maliens. Nous ne parlons même pasde tous les autres qui ont résisté afin de sauver ce qui pouvait l’être. Certainement qu’ils fondent leur espoir de voir les Maliens tous frappés d’amnésie. Ils seront déçus dans la mesure où les Maliens ont de la mémoire et ils sauront se rappeler de chacun d’entre eux.

Au moment où ils se démènent pour être dans le cœur des Maliens, les soldats d’autres pays sont en train de mourir pour le Mali. C’est comme s’ils tenaient ce message : « allez mourir au Nord, nous, nous cherchons le pouvoir loin des bombes, etc. ». Nous, nous sommes de ceux qui pensent que le président tchadien Idriss Déby semble avoir bien fait en interpellant les militaires maliens en leur disant qu’il les attend au Nord, à la lisière de la frontière algérienne. Mais ce message s’adresse également aux hommes politiques qui n’ont le Nord que dans la bouche mais pas dans les actes.

Nous ne saurons finir sans dire un mot sur l’absence des militaires maliens à Kidal. C’est vrai qu’à prime abord, cela peut être dérangeant et quelque peu gênant. Notre ego s’en trouve même écorné. Mais une fois l’orgueil mis dans la poche, examinons calmement la situation. Primo, on peut se demander, qui empêche les militaires maliens d’aller à Kidal, surtout que Kidal est encore sur le territoire malien. Secundo, on peut aussi chercher à savoir si les militaires maliens ont cherché à sortir de Gao par exemple pour monter à Kidal ?

<strong>Talfi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Wildaf rend hommage à  l’honorable chatto Cissé :  La récompense du mérite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/wildaf-rend-hommage-a-lhonorable-chatto-cisse-la-recompense-du-merite-133013.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 07:02:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>L’Organisation non gouvernemental pour le droit et le développement de la femme africaine a célébré le 2 mars dernier, l’honorable Aïchata Alassane Cissé dite Chatto député élue à Bourem, pour ses immenses efforts en faveur de sa patrie. Une cérémonie qui a été riche en émotion. Il s’agissait pour le WILDAF de célébrer, à l’occasion de la journée du 8 mars dédié à la FEMME, une brave dame qui a du courage à revendre.</i></b>

En prélude à la journée internationale de la femme, l’ONG Femmes, droit et développement en Afrique (WILDAF) a rendu, le samedi 2 mars dernier à l’Hotel Salam, un vibrant hommage à l’Honorable Haïdara Aïchata Cissé, dite Chatto, pour sa combativité, sa clairvoyance et surtout ses prises de position contre la campagne médiatique de désinformation des séparatistes du MNLA et leurs alliés sur les médias occidentaux.

La cérémonie, qui était présidée par la Présidente du Conseil d’Administration du WILDAF Mali, Me Djénéba Diop Sidibé a mobilisé, outre les amis et proches de l’Honorable, plusieurs personnalités et élus au nombre desquels le ministre de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire Abdourahamane Touré, l’honorable Assarid Ag Imbarcawane 2<sup>ème</sup> vice président de l’Assemblée Nationale, Chaka Diakité secrétaire générale de l’UNTM et beaucoup d’autres personnalités du monde des affaires et des organisations associatives ayant tenu à etre là pour signifier à l’amazone du sahel toute leur admiration des actions qu’elle mène.

&nbsp;

Cet événement a été  mis à profit par la PCA de WILDAF Mali pour souligner les souffrances vécues par les femmes dans les trois régions du Nord du pays au moment de leur occupation. Me Djénéba Diop Sidibé a salué le courage de l’Honorable Chatto, qui a été, pendant tout ce temps, l’une des rares voix féminines du Mali à avoir dénoncé les violences des djihadistes sur les populations et particulièrement sur les femmes.

«Le peuple malien a éprouvé une joie immense et une grande fierté en suivant les débats houleux qu’elle animait, tout en restant ferme sans rudesse et tolérante sans faiblesse. Nous avons suivi avec quel dévouement elle s’est consacrée à la défense de notre chère patrie, en parcourant monts et vallées et ce, au triple plan national, régional et international. Par ses prises de positions et son engagement face à l’injustice à l’égard des plus vulnérables, elle a sauvé la vie de nombreuses femmes et enfants, les sans voix du désespoir» a déclaré Me Djénéba Diop Sidibé.

Elle a ajouté «WILDAF Mali s’associe publiquement de manière effective à votre combat, tout en ayant l’assurance d’être l’interprète fidèle de ceux qui ont eu à louer votre engagement et ont tenu à vous donner un bien faible gage de leur reconnaissance».

&nbsp;

[caption id="attachment_112574" align="aligncenter" width="612"]<img class="size-full wp-image-112574" alt="Mme Haidara Aichata Cissé dite Chato  lors de son  accueil à Tombouctou (photo archives)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/Chato.jpg" width="612" height="383" /> Mme Haidara Aichata Cissé dite Chato lors de son accueil à Tombouctou (photo archives)[/caption]

<strong>Consciente qu’il reste beaucoup à faire</strong>

« Ce combat de Femme,  je l’ai germé depuis ma petite enfance quand j’accompagnai ma mère à l’époque, Présidente des Femmes de Bourem partout dans les villages sous les tentes Touaregs de Tarkint, les Hameaux Arabes d’Almoustarat et les cases Sonrhaï de Foghas ». C’est par ces mots que la lauréate très émue par les témoignages aimables à son endroit, a commencé son discours.

Elle a aussi fait la promesse de perseverer dans ce combat légitime jusqu’à la victoire finale. « La vie est un choix, j’ai fait le mien pour mon pays et je l’assumerai avec toutes les conséquences » a- t- elle soutenue.

Mais pour l’honorable Aïchata Cissé élue à Bourem, le plus compliqué est passé, le plus dur reste à faire : il s’agit, selon elle, de la sécurisation, de la reconstruction et du vivre ensemble. En guise de conclusion, Madame Haïdara a rappelé que « Le Mali a besoin de la complicité de tous ses fils et filles qu’ils soient du Nord ou du Sud, soyons unis pour le Mali, mais pas à n’importe quel prix. Tous ceux qui ont du sang sur les mains devront répondre de leurs actes devant les tribunaux ».

L’autre temps fort de la cérémonie d’hommage à l’honorable Aïchata Cissé a été la projection de film sur le parcours de la dame de cœur. Un élément de 10 minutes produit l’inimitable Harber Traoré, qui retrace le parcours de l’amazone du Sahel : ses prises de positions, ses actions humanitaires. On y voit aussi les images de sa récente visite à Tombouctou et à Gao aux premières heures de leurs libérations. Il est aussi question de son parcours de valeureuse syndicaliste. Pour ce faire, il y a eu le témoignage d’anciens travailleurs d’air Afrique où elle a été la secrétaire générale de l’intersyndicale de la société. Dans ce film, un zoom a été fait sur la dame d’affaire Chatto qui possède une Agence de voyage, un service de transit, des boutiques de prêt-à-porter, un salon de coiffure tous les accessoires y afférents, une alimentation, etc.

La partie la plus émotionnelle de cette ceremonie d’hommage a été certainement les témoignages de son époux Elhadj Baba Haïdara, député élu à Tombouctou. Ensuite, se sont succédés au piputre Chaka Diakité, secrétaire général de l’UNTM ; Oumou Sall Seck, maire de Goundam ; Madame Assory Aïcha Belko Maïga, présidente du conseil de cercle de Tessalit ; N’diaye Rama Diallo, directrice générale de Star Communications ; Ascofaré Houleymatou Tamboura, député élu à Barouéli ; Fanta Sissoko, représentante de la CAFO, etc. (voir leurs propos dans l’encadré).

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<b>Les mots pour le dire</b>

« Chatto est un trésor qu’il faut protéger, un investissement qu’il faut rentabiliser et une figure qu’il faut immortaliser »

Beaucoup de personnalités ayant cunnu le parcours de l’Honorable Aïchata Cissé se sont succédées pour faire des témoignages. Morceaux choisis.

<b>Madame Seck 0umou Sall, Maire de Goundam</b> : « J’admire votre combat. Elle s’est à chaque fois distinguée dans les combats qu’elle a menée ».

<b>Chaka Diakité</b>, Secrétaire général de l’UNTM : « A la centrale syndicale, nous n’avons pas été surpris par la distinction du camarade Aïchata Cissé. Nous saluons son courage et son oubli de soi pour les autres. Grâce à elle, aucun travailleur d’Air Afrique n’a été abusivement licencié. Camarade, votre avenir est encore devant vous ».

<b>Madame Assory Aïcha Belko Maïga</b>, présidente du conseil de cercle de Tessalit au nom des femmes leaders et élues du Nord : « Elle a su discrètement sauver des femmes de la lapidation des terroristes. Chatto est un trésor qu’il faut protéger, un investissement qu’il faut rentabiliser et une figure qu’il faut immortaliser ».

<b>Madame N’diaye Rama Diallo, Directrice de Star Communications</b> : « Votre engagement est authentique. Vous agissez avec le cœur, avant tout. Sans audace, pas de gloire ».

<b>Fanta Sissoko, Représentante de la CAFO : « Cette initiative de Wildaf honore toutes les femmes du Mali. </b>

En son nom, elle a ajouté que Madame Haïdara a toujours été là pour les enfants orphelins et les femmes démunis ».

Madame Ascofaré Houleymatou Tamboura, député : « Madame Haïdara est un exemple et une chance pour le Mali. Derrière chaque grande femme, il y a un homme de cœur. A l’Assemblée nationale, nous témoignons de son courage à mener à terme ce qui lui tient à cœur ».

Elhadj Baba Haïdara dit Sandy, député, époux de Chatto : « l’audace et le courage de Madame Haïdara ont payé aujourd’hui. C’est une fonceuse. Nous avons vécu 25 ans de complicité ».

<b>A. M</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après guerre : Le pardon et la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-guerre-le-pardon-et-la-justice-133014.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 05:02:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>La maison de la presse a servi de cadre à une conférence de presse des élus de la région de Tombouctou, le mardi, 05 mars dernier. Cette conférence animée par le président du conseil régional de Tombouctou, Mohamed Ibrahim, qui avait à ses cotés plusieurs autres élus de la région.</i></b>

L’objectif de cette rencontre était pour eux de présenter aux hommes de médias, les conclusions des travaux de la rencontre de facilitation du dialogue entre communauté du sahel tenue les 21 et 22 février 2013, sur initiative de l’ONG Humanitaire et Développement (HD) à Saly au Sénégal.

Ainsi, le président Mohamed Ibrahim dans son propos introductif dira que la crise dans la région de Tombouctou a eu d’importantes conséquences sur les populations à tel point que tout est à reprendre à zéro aujourd’hui.

Que même si, les écoles et les hôpitaux sont ouverts aujourd’hui, ils ne sont pas fonctionnels.

Le président pense qu’après ce qui s’est passé le vivre ensemble ne serait pas facile à moins que l’on se surpasse, car on ne peut vivre les uns sans les autres. On a frôlé la catastrophe du Libéria n’eut été le soutien de la communauté internationale, maintenant que le pire a été éviter, il faut s’employer à préserver les acquis, affirme l’élu.

Selon lui, tout processus de réconciliation doit commencer par le dialogue entre acteurs et doit commencé quelque part, d’où leur participation à Saly à la rencontre initiée par HD.

Ainsi, grâce à cette initiative, les élus de Tombouctou  ont pu rencontrer leurs frères arabes et tamasheqs réfugiés dans les pays voisins, soutient le conférencier.

Il affirme également que s’il y a eu des exactions de part et d’autre que les auteurs soient identifiées et mis à la disposition de la justice.

A sa suite, Younouss Mohamed Ibrahim, élu local de Gourma Rharous a lu les recommandations des travaux de la rencontre de Saly Portugal. De ces recommandations on peut retenir que les représentants de la société civile et délégués des camps de refugiés, issus des communautés des 5 cercles de la région : considérant le climat d’insécurité dans lequel vivent les population de la région, considérant les difficultés d’approvisionnement et de circulation des populations tant en milieu urbain que rural, considérant les différentes perceptions quant à la situation sécuritaire née de l’intervention militaire, considérant la volonté manifeste des refugiés et déplacés de rentrer chez eux, considérant la volonté de création d’un cadre de dialogue inclusif afin d’aboutir à une paix durable dans le respect, recommandent entre autres : l’arrêt immédiat des exactions contres les populations civiles, l’arrêt des délations, dénonciations calomnieuses, règlements de compte de tous genres et exécutions extrajudiciaires de nature à nourrir la division et les antagonismes entre les populations, la traduction devant la justice des présumés coupables de crimes et exactions, et la poursuite d’un dialogue inclusif inter et intra communautaire dans la région.

Cela dans la perspective d’une contribution à l’indispensable dialogue national, seul gage d’une nouvelle gouvernance.

Au fil de la conférence

Mohamed Ibrahim, président du conseil régional de Tombouctou

« Le dialogue est indispensable, mais doit être inclusif »

Le conférencier pense que le dialogue est indispensable pour le retour à une paix définitive, mais cependant, il affirme que ce dialogue doit être inclusif à travers un débat, que c’est leur souhait et que le dernier mot revient au gouvernement.  Ce dialogue doit être telle sorte que demain soit meilleur. Il faut pour se faire des véritables représentants des populations et que l’on se dise la vérité, soutient-il.

« Les coupables doivent des excuses au peuple et se présenter devant le juge »

Selon le président Mohamed, ceux qui ont mis le pays dans cet état doivent des excuses à la nation et que les coupables répondent devant le juge et s’assurer que cela ne se reproduise plus.

« Nous voulons retourner chez nous »

L’élu régional soutient qu’ils veulent retourner chez eux pour créer la sécurité et le développement en faisant revenir les refugiés et les déplacés car, selon lui ‘’Tounka Té Dambé Don’’ pour dire qu’il y a pas dignité ailleurs que chez soi.

Pour se faire, il ajoute qu’ils sont en train de se battre pour cela et que déjà un plan d’action a été élaboré et remis aux partenaires techniques et financiers. Mais avant tout retour, il faut qu’il y ait un minimum de condition pour que l’administration y retourne. Ils feront ce qu’ils peuvent et qu’à l’impossible nul n’est tenu, a t-il dit.

<strong>Harber Maiga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rharous, l’oublié de tous : Les ressortissants plaident le développement et la sécurité des lieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rharous-loublie-de-tous-les-ressortissants-plaident-le-developpement-et-la-securite-des-lieux-131891.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rharous-loublie-de-tous-les-ressortissants-plaident-le-developpement-et-la-securite-des-lieux-131891.html</guid>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 14:23:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>La Maison</b><b> de la Presse a servi de cadre, le dimanche 24 février dernier, au point de presse de l’Association des ressortissants de Gourma Rharous. Un événement présidé par le président de l’Association, Moussa Doudou Haïdara. En plus des journalistes, les ressortissants de Rharous avaient massivement fait le déplacement. Une occasion saisie par le président Moussa Doudou Haïdara de porter à la connaissance des médias, la déclaration dite de Gourma Rharous.</b>

Il a été mentionné dans cet important document, que les maliens ont vécus l’occupation dans des conditions pénibles. Et que Rharous, ce cercle trait d’union entre les différentes cultures et entre les différentes communautés de Tombouctou, Mopti et Gao l’a vécu comme une humiliation. Le président Haïdara a aussi mis l’accent sur le fait que Rharous est non seulement enclavé, mais aussi l’oublié de tous. Aucune infrastructure importante dans la localité, ni eau potable, ni électricité, encore moins de route de l’indépendance à nos jours.

Aujourd’hui, le vœu ardent des ressortissants est de voir un détachement de l’armée malienne et ses alliés sécuriser les 60 000KM2 du Gourma et entreprendre des actions pour liberer les villes secondaires et les villages.

En contribution à l’effort de guerre, les Rharousiens ont mobilisé la somme de 2Millions F CFA, repartis comme suit : 1 Million pour les forces armées et de sécurité et un autre Million pour souhaiter la bienvenue aux militaires qui seront basés à Gourma Rharous.

Sur un autre plan, le président Haïdara pense que pour construire l’unité nationale et la cohésion entre les peuples : « le futur président de la commission nationale de dialogue et de réconciliation doit recoudre le tissu social en minimisant les pièges politiques, religieux, ethniques ou séparatistes.

<b>Akhimy Maïga</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la situation d’après guerre : Quel sort pour les mouvements d’autodéfense ?</title>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 13:59:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le  nord de notre pays se libère petit à petit du joug islamiste et des narcoterroristes, qui l’ont écumé pendant près de 9 mois. Et plusieurs points sont identifiés comme étant les plus épineux dans la gestion de l’après crise. Certains parlent de négociations, d’autres de réconciliation et de reconstruction du tissu social sérieusement atteint. Mais une question cruciale qui mérite beaucoup plus d’attention que toutes ces dernières semble être auscultée, il s’agit du sort des forces d’autodéfense créées au lendemain de la prise des régions du nord du Mali, pour libérer et défendre les territoires occupés.</i></b>

[caption id="attachment_112390" align="aligncenter" width="600"]<img class="size-full wp-image-112390" alt="Gandakoy" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/gandakoy_mopti2.jpg" width="600" height="330" /> Gandakoy[/caption]

Parmi ces milices on peut citer le Ganda Koy, le FLN ou encore du Ganda Izo. Cette dernière semble être la plus crédible et la mieux organisée que les autres et totalise un effectif avoisinant les 2000 combattants.

Aujourd’hui, où la guerre contre les islamistes semble touchée à sa fin, la gestion de ces forces d’autodéfenses bien formées et certainement bien armées se pose avec accuidité même si les autorités jouent à la politique de l’autrûche, force est de reconnaître que la question de leur gestion est cruciale, sensible et mérite une attention particulière. Au risque d’avoir des jeunes bandits bien formés au combats de self défense et aux maniements des armes dans la nature.

De leur coté le Ganda Koy  dont nous avons rencontré le président, Ibrahim Abba Kontao pense que <i>« les milices ne sont pas là pour s’amuser, car nous injectons toutes nos économies dans leur entretien et formation ».</i> selon lui, Pourquoi il est devenu nécessaire que des forces d’autodéfense se créent ? Parce qu’en 1994, il  a fallu Ganda Koy pour aider l’armée nationale dans le rattissage, a t-il repondu.

Avant d’ajouter que  les touaregs ont crée la rebelion mais aujourd’hui, meme s’ ils sont depassés par les evenements, mais c’est parce que les mouvements d’autodéfense n’existaient plus. Et que c’est dû à la démilitarisation du nord incluse dans les différents accords signés entre eux et l’Etat, donc les rebelles ou islamistes sont logiques dans leurs actions, car ils ont été encouragé dans ça.

M. Ibrahim affirme que le mouvement dont il a la charge, le Ganda Izo (enfant du terroir) est né avant les evenements du nord pour lutter contre le vol de bétail et autres formes de banditisme dans le nord.

Selon lui, en janvier et février derniers, l’armée a utilisé son mouvement, Ganda Izo pour executer des missions sensibles dans le nord et qu’aujourd’hui, elle fait semblant de pas le reconnaitre, les autorités militaires sont conscients de ça.

Il affirme que ces éléments connaissent le terrain et les populations du nord mieux que quiconque, car ils sont tous issus de ces zones. Mais qu’aujourd’hui, l’armée a peur de leur donner les premiers rôles.

<i>« Quand Gao tombait, les combattants du Ganda Izo étaient les derniers à quitter la ville. Ils étaient engagés et veulaient se battre » a-t-il dit.</i>

&nbsp;

<b>« Le Ganda Izo pour nettoyer les villes »</b>

Aujourd’hui, les forces militaires engagées dans le nord sont confrontées à des sérieuses difficultés, avec une nouvelle forme de terrorisme « la guerria urbaine » avec des kamikazes prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Toute chose qui complique un peu les efforts de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et angoisse les populations qui étaient galvanisées par la fuite des islamistes.

Pour le président du Ganda Izo <i>« Juste après la prise des villes du nord l’armée pouvait se réarmer et retourner récupérer le nord en s’appuyant sur les mouvements déjà en place à savoir le Ganda Izo et autres. Mais, Il y a beaucoup de maliens qui pensaient que c’était pas une bonne chose. Ils pensaient qu’on envoyait les enfants à la boucherie. Avec l’occupation, les resistances dans les villes étaient l’œuvre de nos elements sous couverture, pour leur sécurité ».</i>

Il pense que les islamistes se  sont evaporés dans la nature sans combattre, donc  ils ne sont pas morts malgré la force de frappe de la France.  Ils sont dans les villages, et les hameaux. Et qu’avant de fuir,  Ils ont eu tout le temps de cacher des armes dans les villes et d’endoctriner des populations. Que les actions kamikazes ne sont pas finies, il y en aura certainement comme à la police ou à la mairie, car les islamistes ont des caches d’armes que Ganda Izo peut aider à retrouver. Et que leurs jeunes combattants ont pris des islamistes en fuite qu’ils sont remis à l’armée.

<b>La guerria plutôt que la guerre</b>

Notre interlocuteur pense que ce n’est pas la guerre qu’il faut mener aujourd’hui mais une guerria dans les rues et dans les cases.

Il est formel qu’<i>« Il faut utiliser les autochtones pour débusquer les islamistes. C’est le bon moment de remettre le mouvement Ganda Izo en scelle pour rattisser large. Il faut donner la chance à ces jeunes patriotes de retourner dans leurs villages traquer les islamistes ».</i>

Toute chose qu’autorités politiques et  militaires clament aujourd’hui à savoir la collaboration sans étroite des populations avec l’armée pour dénicher l’ennemi de sa tannière.

<b>« Les jeunes combattants dans la nature, une bombe à retardement »</b>

Ibrahim Kontao soutient qu’après 10 ou 11 mois de formation, les jeunes combattants du Ganda Izo sont aguerris, qu’ils n’ont peur de rien et ne  tolereraient jamais des vols dans leurs localités.

Il pense qu’il faut utiliser cette force que constitue ces jeunes et la canalyser au lieu de dire au président Dioncounda que c’est du folklore.

Il ajoute que les jeunes sont pressés de partir au front, et qu’ils auront du mal à les retenir plus longtemps, car ils ont leurs camarades qui sont déjà sur place avec qui ils sont en contact permanent.

Qu’aujourd’hui, ces jeunes combattants aguerris dans la nature constituent un gros risque, car ils sont bien formés et mieux vaut les canalayser et les controler que de les laisser à eux-mêmes dans la nature.

Pour ce qui est des efforts de reconcilliation, devenu le cheval de batail de certains, Ibrahim pense que le meilleur moyen d’y parvenir est de s’apaisentir sur ces jeunes en les formant à la sensibilisation pour recoudre le tissu social, c’est la seule alternative.

Il conclu qu’ils préparent le redéploiement des jeunes combattants au nord pour aider l’armée mais pas sans formation. Et que pour ce faire, ils y travaillent avec certaines organisations de défense des droits de l’Homme. Histoire déviter de jeter des dangers potentiels dans la nature.

Dans tout les cas, force est de reconnaitre que ces jeunes gens sont des bons soldats sans uniformes et constituent un danger permanent pour la stabilité et la sécurité des personnes et de leurs biens dans les régions du nord. Et qu’il est impératif que l’Etat s’assume et de trouver une solution idoine à leur sort. Sinon, il y a péril en la démeure. Affaire à suivre.

<b>Harber Maïga</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Etat/ secteur privé : Pour la compétitivité de nos entreprises</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/etat-secteur-prive-pour-la-competitivite-de-nos-entreprises-131892.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 03:23:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’Etat et le secteur privé en phase pour la relance de notre économie, au mieux du possible. Cela grâce à la nouvelle dynamique insufflée au département du commerce et de l’Industrie sous l’impulsion d’Abdel Karim Konaté.</strong></em>

[caption id="attachment_116254" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-116254" alt="Abdel Kader Konaté, ministre du Commerce" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/empe.jpg" width="350" height="527" /> Abdel Kader Konaté, ministre du Commerce[/caption]

La salle de conférence du Ministère du Commerce et de l’Industrie a abrité, le lundi 25 février dernier, la cérémonie de restitution des travaux de la commission mixte de travail Etat/ Secteur privé sur les préoccupations du Conseil national du Patronat du Mali, au regard de la crise actuelle. L’événement était placé sous la présidence du Ministre Abdel Karim Konaté. Il était pour la circonstance entouré des membres de son cabinet et les représentants de la dizaine de départements ministériels concernée. La délégation du secteur privée forte d’une trentaine de personnalités venues de tous les secteurs était conduite par le président du patronat Mamadou Sidibé.

Dans son discours, le ministre Konaté a rappelé encore une fois, qu’ensemble qu’ils étaient en mesure de proposer des solutions aux préoccupations du secteur privé. Il a aussi salué l’excellent partenariat que son département a toujours entretenu avec l’ensemble du secteur privé. Avant d’annoncer la bonne nouvelle : « je vous annonce que certaines, pour ne pas dire la plupart, des recommandations figurent en bonne place déjà dans la feuille de route du gouvernement de transition, pour leur pertinence reconnue et le caractère urgent de leur prise en charge ». Et que les autres recommandations feront l’objet d’une attention du gouvernement.

<strong> La satisfaction du secteur privé</strong>

« Il m’est particulièrement agréable de prendre la parole, aujourd’hui, à cette cérémonie de restitution des travaux de la commission mixte Etat-Secteur privé sur les préoccupations du CNPM suite à la crise de mars 2012.

Qu’il me soit tout d’abord permis, au nom de l’ensemble du Conseil National du Patronat du Mali, d’exprimer un sentiment de profonde reconnaissance à Monsieur le Ministre du Commerce et de l’Industrie et à son département pour le travail remarquable qu’ils mènent pour le développement du secteur privé malien.

La tenue de cette activité est la preuve de la détermination de l’Etat malien à aller au bout de ses engagements et de contribuer de façon active à la relance de l’économie malienne.

Qu’il me soit également permis de remercier, les membres du gouvernement pour avoir mis des experts de leurs départements respectifs à la disposition de cette commission de travail et leur avoir permis ainsi de se consacrer assidument aux différentes séances de travail. C’est le lieu de dire que le document issu de ces travaux propose des solutions consensuelles qu’elles soient à court, moyen ou long termes aux  préoccupations du Secteur Privé Malien ». Ces mots ont été prononcé par le président du CNPM.

M. Sidibé a rappelé, qu’au moment où notre pays tend vers une sortie de crise, le rapprochement des secteurs Public et Privé doit constituer le gage d’une relance satisfaisante de l’activité économique. Cela en vue de renforcer la cohésion de l’action gouvernementale, et d’assurer à la fois l’adhésion et l’implication du Secteur Privé dans la mise en œuvre des programmes et stratégies validées de concert avec les opérateurs économiques.

Le président du patronat a aussi souligné que ces quelques semaines de travaux menés après le lancement officiel des négociations le 05 janvier 2013 ont été l'occasion de débats fructueux, engagés et surtout responsables. Ce qui a permis le lancement d'idées nouvelles et de propositions concrètes rassemblées dans  le document intitulé « Rapport de la Commission mixte Etat/Secteur Privé sur les Préoccupations du Conseil National du Patronat du Mali et les Besoins Prioritaires de l’Assemblée Permanente des Chambres des Métiers du Mali ».

Il a ajouté que c’est la preuve d'une collaboration réussie entre Etat et Secteur Privé pour l’émergence de l’économie malienne. Cela dans le but d’améliorer l’attractivité de notre pays et la compétitivité de nos entreprises. Le président du patronat a également rappelé certains points devant être réalisés à cour terme : la création, par l’Etat, d’un Fonds d’indemnisation des victimes de guerre avec une implication du secteur privé (CNPM) dans la gestion dudit fonds. Ce qui en l’état actuel nécessite la relecture de la loi actuelle sur l’indemnisation en y intégrant les personnes morales ; l’accompagnement au cas par cas des entreprises en difficultés, notamment celles de l’hôtellerie et du tourisme, de l’artisanat et des BTP et la suppression des cotisations de l’AMO (part employeur) des entreprises dont les employés n’ont pas adhéré à l’AMO.

« Les défis à relever pour parvenir à de meilleures  performances pour nos entreprises sont importants. Et le Conseil National du patronat du Mali, en tant que union de groupements d’employeurs, vous assure de son engagement  à vous accompagner pour un secteur privé malien encore plus fort au sortir  de cette crise » a- t- il conclut.

<strong>Une année de crises</strong>

L’année 2012 a été  marquée par la crise politique et sécuritaire qui a plongé le pays dans une crise économique et sociale. La suspension de l’aide publique au développement, à l’exception de l’aide humanitaire de la part de la quasi-totalité des partenaires au développement, l’arrêt  de nombreux projets d’investissement, la diminution des ressources intérieures  et la réduction des allocations budgétaires, y compris dans les secteurs sociaux de base, la fermeture de nombreuses unités économiques, particulièrement dans les domaine de l’hôtellerie et du tourisme, affectent  durement les revenus et l’emploi de milliers de personnes.

(CNPM) a transmis au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, un document relatif aux préoccupations du secteur privé au regard de la crise actuelle.

Ce document s’articule autour de quatre points principaux, à savoir : la sauvegarde de l’intégrité territoriale ; la sécurité des personnes et des biens ; la sauvegarde de l’entreprise et la relance de l’économie malienne et l’organisation d’élections libres et transparentes.

Le 20 juin 2012, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a fait parvenir ce document au Ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie de l’époque, pour examen et avis, en rapport avec le Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget.

Conformément aux instructions du Premier Ministre, le document a été envoyé le 06 juillet 2012, pour analyse, aux départements ministériels concernés par les préoccupations soulevées. Après réception de leurs observations et avis,un tableau de synthèse a été élaboré et transmis au Premier, Chef du Gouvernement en octobre 2012.

Le même document a été transmis au CNPM le 04 décembre 2012, à l’effet de recueillir ses observations sur les commentaires  avisetsuggestions de l’administration.

Dans le cadre de la recherche de solutions partagées par les deux parties, le Ministère du Commerce et de l’Industrie a organisé, le samedi 05 janvier 2013, une rencontre d’échanges avec le Secteur privé.

L’objectif de cette rencontre était de faire l’état de traitement du dossier et de convenir d’un agenda en vue de sa finalisation.

A l’issue des échanges, il a été convenu de mettre en place une commission de travail constituée des représentants désignés par le CNPM et des représentants des départements ministériels concernés par les questions, une dizaine et autant de services rattachés.

A l’issue de ses travaux, la commission de travail mixte a formulé des recommandations. Avec un chronogramme de mise en œuvre, de structures responsables correspondantes et de structures associées.

<strong>Akhimy Maîga</strong>

<strong><i> </i><i>Les Recommandations</i></strong>

<strong><i> </i>Elaborer un programme global de sécurisation des structures économiques et financières assorti de planning de mise en œuvre et de budget ; Veiller à la prise en charge par l’Etat, des agents chargés d’assurer la sécurité des hôtels qui hébergent les employés des institutions internationales et sous régionales.</strong>

Elargir aux personnes morales le champ d’application de la Loi N°2012-025 / AN-RM du 12 juillet 2012 portant indemnisation des victimes de la guerre et du mouvement insurrectionnel du 22 mars 2012, en relisant dans les délais les plus brefs  la Loi; Adopter le projet de plan de communication sur la situation actuelle du secteur privé et veiller à sa mise en œuvre. Assurer un plaidoyer auprès des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour une reprise rapide de l’aide.<i> </i>Identifier les opérateurs économiques sinistrés et évaluer les dégâts subis. Accorder la priorité à l’apurement des arriérés dus au secteur privé.<i> </i>Mettre en place un mécanisme viable pour la gestion des titres permettant de réduire les reports systématiques de remboursements des obligations et autres titres de l’Etat échus afin d’atténuer leurs impacts sur le secteur privé. Proposer un plan de rééchelonnement des arriérés dus à l’EDM et à la SOMAGEP par les entreprises concernées, ceux relatifs aux nouvelles factures étant exclus. Permettre aux entreprises enregistrées dans les villes occupées de se procurer les pièces administratives dans les centres des impôts des autres régions du Mali afin de faciliter leur participation aux appels. Procéder à l’identification des entreprises affectées et faire parvenir l’ensemble des dossiers au MEFB en vue d’un traitement au cas par cas. Rendre récupérable la Taxe sur les Activités Financières (TAF). Elaborer une instruction pour recentrer les contrôles de la DNCC afin d’éviter le chevauchement avec d’autres services tels que la DGI. Appliquer à la lettre les textes régissant les entrepôts ; Eviter de créer des entrepôts pour des opérateurs économiques dont les activités ne le justifient  pas ou plus.

Au titre des besoins prioritaires de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM) et du Réseau des Chambres de Métiers : la commission a formulé les recommandations suivantes : Encourager le regroupement des artisans par la création de sociétés éligibles aux marchés publics ; Accorder la priorité aux artisans dans le cadre des activités de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat du Mali (BSTP Mali), logé au niveau du CNPM.

La commission a recommandée aussi de prévoir des allègements fiscaux pour les artisans et entreprises artisanales en difficulté qui sont au régime réel d’imposition.

<strong>A. M</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La coalition militaire lance l’opération «Panthère IV» :  Les terroristes lancent aussi l’opération « Kamikaze »</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/la-coalition-militaire-lance-loperation-panthere-iv-les-terroristes-lancent-aussi-loperation-kamikaze-131881.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 00:08:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>La dernière phase de l’intervention de l’armée française, qui a débuté le mardi dernier, vise à traquer et neutraliser les terroristes. Mais au même moment, ces derniers refont parler d’eux, comme pour dire qu’ils ont tout juste effectué un repli stratégique et que l’heure est maintenant à l’opération «kamikaze».</i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-118928" alt="armee_francaise1" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/armee_francaise1.jpg" width="350" height="233" />«On cherche à démanteler le sanctuaire des islamistes». Ce gradé militaire français de Bamako est très clair sur l’objectif de l’opération «Panthère IV» : chercher l’ennemi où il se cache pour l’éliminer et arrêter éventuellement ses chefs. « Il s’agit de fouiller, rechercher le contact, fixer l’ennemi et le neutraliser», indique le Colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’armée française. Les attaques kamikazes des terroristes islamistes se multiplient comme un défi. Le MUJAO assure que la bataille ne fait que commencer pour reconquérir le Nord : une manière pour ce mouvement de signifier qu’il lance aussi son opération qu’on peut qualifier d’opération «kamikaze».
La tension reste extrêmement vive à Gao, malgré l’intervention de l’armée française  le vendredi dernier pour neutraliser l’attaque des terroristes qui s’étaient encore signalés dans la ville.

Selon des militaires maliens, de nombreux corps de terroristes portant des ceintures d'explosifs et tenant à la main des grenades dégoupillées ont été découverts dans des bâtiments officiels situés aux alentours.
À 50 mètres du poste de commandement, l’état de la Mairie et du Palais de justice témoignent de la violence des affrontements de la veille. Le tribunal a été éventré par les roquettes maliennes. Les bâtiments de la Mairie ont été détruits par un missile tiré par des hélicoptères français arrivés en renfort.  Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l’Adrar des Ifoghas constituerait le dernier réduit de jihadistes et de toutes les bandes qui sont dans le secteur.                                                                                           Les  combats ont été qualifiés de très violents. Bilan : un mort côté français, au moins 25 côté terroristes, selon Paris. Le 22 février, 13 soldats tchadiens ont été tués dans la région de Tessalit, non loin de la frontière algérienne. Lors de la même opération, quelque 65 terroristes ont été tués, selon l'Etat-major de l’armée tchadienne. C'est un premier coup très dur pour nos alliés Tchadiens qui avaient déjà perdu 2 hommes depuis le début de leur engagement au Mali : un au cours d’un accident et un  décédé de maladie.

L'Etat-major tchadien parle de violent accrochage qui s’est déroulé le 22 février à 11h15 dans les montagnes des Ifoghas, dans l'extrême Nord du pays, plus précisément dans le massif de Tagharghar, non loin de la frontière algérienne. Une zone composée de massifs rocheux montagneux assez difficile d'accès.

Selon une source militaire tchadienne, le vendredi dernier, des militaires français se sont positionnés à la frontière algérienne et les éléments tchadiens qui suivaient ont été pris sous le feu des terroristes. L'aviation française serait alors entrée en action.                                                      Le bilan, selon l'Etat-major tchadien : 65 morts parmi les terroristes. Il faut rappeler que l'armée tchadienne qui a déployé au total quelque 1 800 hommes dans la région de Kidal, aux côtés des forces spéciales françaises, est entrain d’assener de très grandes pertes dans les rangs des malfaiteurs. Le Tchad se fait rassurant en se disant décidé à en découdre une fois pour toutes avec ces «fous de Dieu», surtout que ce pays est un fin connaisseur de la guerre dans le désert. Enfin, la présence des troupes tchadiennes sur le sol malien est un réconfort moral pour les autres soldats dont la grande majorité n’est pas adepte de ce genre de guerre.

<b>Maximin de Diapé</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>‘’N’GUNU N’GUNU KAN ‘’ de Soussaba Cissé: La crise malienne à travers le 7ème art.</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ngunu-ngunu-kan-de-soussaba-cisse-la-crise-malienne-a-travers-le-7eme-art-130176.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 15:19:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Souleymane Touré, alias ‘’Soul’’, 26 ans est l’acteur principal du long métrage de la fille du célébrissime  cinéaste malien, Souleymane Cissé. Le samedi 16 février, le film dont les personnages sont entièrement jeunes, a tenu le public en halène, près de deux heures durant. Soul, animateur de son Etat, originaire du nord y est tabassé et laissé pour mort par les Djihadistes. Il s’en sort et regagne Bamako où son quotidien lui permet de passer en revue les étapes de la crise. Alou Diawara a regardé le film. Il raconte</strong></em>

Tel père  fille allais-je dire, tant ‘’ ’N’GUNU N’GUNU KAN, les rumeurs ou les on-dit de Soussaba Cissé retrace fidèlement les principaux fait de la longue crise au Mali.

A cœur du film, Soul, animateur de radio à Tombouctou. Il est battu et laissé pour mort par les djihadistes qui ont occupé pendant plusieurs mois le nord. Ils lui reprochaient d’avoir motivé les jeunes à résister à leur vision très stricte de l’islam.

Une fois à Bamako, soul est hébergé par un ami. L’humiliation et le traumatisme vécus au nord le hantent. A peine parvient-il à parler pendant des semaines. Son ami essaie de les lui faire oublier, mais peine perdue : autour du plat pendant que les autres convives se servent, Soul médite. Et puis le hic, c’est qu’au marché, dans les boites de nuit, dans les ‘’grin’’, même dans la brousse, on ne parle que de la situation au nord, occupé les narco-djihadistes. Soul ne veut plus en entendre un mot et s’isole progressivement.

Pendant ce temps, les dizaines de personnages, chacun à travers son rôle évoque le coup d’état, la médiation de la CEDEAO, la capacité militaire de celle-ci à aider le Mali, les querelles politiques et politiciennes etc. Pour les uns, le coup d’état a été salutaire, pour les autres ça a été du pire gâchis. A propos de CEDEAO, un personne lance ceci en public : ‘’la CEDEAO, c’est un CD, le lecteur c’est Alassane Dramane Ouatta et Blaise Compaoré, la télécommande c’est la France.’’ ‘’Alassane Ouattara vient de dire à la télé que la CEDEAO n’est pas une machine de guerre’’ réplique un autre qui arrive ne courant. On rappelle que le filme est tourné en septembre.

Retournons à nos moutons. Soul rencontre d’autres amis et tente de s’insérer. Il abandonne sa famille d’accueil et vit au gré de nouvelles rencontres dans les espaces publics surtout. Cette ère de liberté le fait basculer  dans l’alcoolisme et sa vie se détériore.

Il s’enivre à n’en plus finir. Un jour, plutôt une nuit, il est prit par une patrouille en état d’ébriété. Pendant qu’il est conduit au commissariat, il accable les policiers d’insulte de toutes sortes. Mais il n’a pas oublié de chanter l’hymne national ‘’A ton appel Mali, pour ta prospérité………nous sommes.’’ Il est coupé net par un agent qui ne lui laissera pas dire le reste (résolus de mourir pour l’Afrique et pour toi Mali). La preuve que certains porteurs d’uniforme ne sont pas prêts à mourir pour le pays ? Soul passe la nuit à la police avant que son ami vienne le récupérer le matin.

L’épilogue, c’est que fort de toute ses expériences vécue à Bamako, Soul décide d’aller à l’assaut du nord pour le libérer des forces d’occupations. Cette décision remporte l’adhésion de tous les personnages qui le suivront.

L’humour était au rendez-vous tout au long du film.

<strong>Alou Diawara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre au nord : Tout pour salir le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-au-nord-tout-pour-salir-le-mali-130168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 14:03:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Traqués dans leur dernier retranchement, les malfaiteurs et leurs nombreux complices tapis parmi nous, ne manquent d’aucun argument pour charger notre vaillante armée et ses alliés. Pour un premier temps, ils ont fait écho d’exactions sommaires. Ce qui s’est avéré être des affirmations fausses n’ayant d’autre but que de ternir l’image de l’armée et de la détourner de sa mission première : sécuriser le territoire national. En tout cas nous ne nous laisserons pas distraire par des gens qui ont applaudi debout, la violation de tous les droits des populations des régions occupées, y compris des atteintes graves à l’intégrité physiques de certains. Et cela, 9 mois durant. Durant ces mois de terreur et d’horreur, où étaient les donneurs de leçon et des associations de droits de l’homme comme d’Amnesty et la FIDH. Pourquoi ce braquage contre notre pays, en ces moments difficiles. Ces deux organisations respectables, aux dires des associations des droits de l’homme de notre pays, se seraient laissé trompé par les puissants lobbyistes des malfaiteurs. Ce qui a amené les organisations des droits de l’Homme à se désolidariser des déclarations tapageuses de ces deux organisations qui se sont laissé mené aussi facilement en bateau.

Les ennemis du Mali ne manquent aucune occasion pour se mettre en selle. Il avait déjà été question de persécution, de laisser pour compte, etc. Peut être la prochaine trouvaille serait qu’on leur refuserait de respirer ou de marcher sur la terre. Ce qui est évident c’est que toutes ces manies ne détourneront pas notre vaillante armée et ses alliés de sécuriser chaque centimètre carré de notre territoire.

On n’en a que foutre de leurs plaintes pour des faits imaginaires. Certes à la guerre, on ne pourra jamais exclure des erreurs. Mais de là, à les faire passer pour des actions planifiés, on n’en est pas arrivé là. Il y a lieu de se demander si toute cette désinformation n’avait pas pour seul objectif de gommer le massacre perpétré par le MNLA et ses alliés.

En tout cas, pour la paix des cœurs et des esprits il faut que justice soit.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord Mali : L’armée retrouve ses armes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/nord-mali-larmee-retrouve-ses-armes-130164.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 14:00:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Une importante quantité d’armes et de munitions dont des caisses de grenades ont été remis aux hommes du colonel Keba Sangaré dans la région de Tombouctou par des particuliers, c’était la semaine dernière dans plusieurs localités dont Niafounké, Diré, Tonka et Tombouctou.</strong></em>

Ces armes étaient celles que l’armée malienne avait abandonné dans les villes après la prise de celles-ci au mois de mars et avril derniers.

Un jeune de Niafounké du nom de Cheick a à lui seul récupéré 7 cartons de grenades 8 fusils et des munitions. Selon lui, il a récupéré ces armes dans les maisons habitées par nos soldats avant leur départ et qu’il a gardé en lieu sur pour les remettre aux forces armées et de sécurité. Cheick affirme que sa vie et celle de sa famille était menacé par l’existence de ces armes en sa possession. Car selon lui, si les islamistes avaient retrouvé ces armes avec lui, il était foutu à jamais. Mais qu’il a pris son courage à deux mains et a décidé de les cacher chez lui.

Il ajoute qu’il n’est pas le seul à avoir caché des armes, que plusieurs personnes en ont fait de même. Après avoir récupéré les armes les hommes du colonel Sangaré ont vivement salué l’initiative des populations tout en ceux qui l’ont pas encore fait de le faire dans les meilleurs délais, car ceci y va de leur propre sécurité. Aussi, ils ont demandé aux populations de collaborer à dénoncer les probables islamistes restés cacher dans les villes, nous a-t-il rapporté.

Cheick s’est dit très fier de ce qu’il a fait, car selon lui si ces armes étaient tombées entre les mains des djihadistes, elles auront servi certainement à combattre nos soldats et de maintenir les populations dans l’obscurantisme.

<strong>Harber Maiga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election générales a compter de juillet 2013 : Quel sort pour les rebelles touareg du MNLA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/election-generales-a-compter-de-juillet-2013-quel-sort-pour-les-rebelles-touareg-du-mnla-130169.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 11:08:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_97404" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-97404" alt="Un tonneau peint aux couleurs du MNLA à la frontiere du Mali et du Niger. RFI" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/tonneau-mnla_01.jpg" width="310" height="232" /> Un tonneau peint aux couleurs du MNLA à la frontiere du Mali et du Niger.<br />RFI[/caption]

<b><i>Le ministre de l’Administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly, a ainsi annoncé jeudi dernier que le premier tour de l’élection présidentielle allait avoir lieu le 7 juillet prochain et le second le 21, en même temps que les législatives. Le gouvernement malien a, rappelle-t-on, adopté récemment une «Feuille de route» censée aider le pays à sortir de la situation de transition entamée depuis le renversement de l’ancien président Amadou Toumané Touré. Mais quel sera donc le sort que l’on va réserver aux rebelles armés du MNLA ?</i></b>

Cette feuille de route qui a été salué unanimement par la communauté internationale, s’articule autour de deux points se rapportant notamment au rétablissement de l’intégrité territoriale du pays par la reconquête du Nord et l’organisation d’élections générales transparentes et crédibles, devant contribuer au retour à l’ordre constitutionnel. Cette feuille de route doit baliser la voie pour le bon fonctionnement des institutions sur l’ensemble du territoire, l’établissement d’un climat de paix et de sécurité dans la zone sous contrôle gouvernemental et la sécurisation des institutions de la transition, la restauration de l’Etat de droit.                                              Il concerne également la lutte contre la corruption, le népotisme, l’exclusion et l’impunité, la préparation de l’après-guerre et du retour des déplacés et réfugiés, le rétablissement de la cohésion sociale et de la concorde entre les communautés.

Mais aussi intéressante soit-elle, cette feuille de route ne prévoit aucun calendrier de négociations avec les représentants des mouvements rebelles touareg non terroristes comme le MNLA dont la France voulait nous imposer le dialogue. Toute chose, qui fait dire que les autorités du Mali sont préoccupé à repositionner le pays dans le concert des nations.

En lançant des mandats contre des responsables du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), une dissidence d’Ançar dine, les autorités maliennes envoient au contraire un signal fort aux responsables de ses mouvements que la récréation est terminée.

<b>Maximin de Diapé</b>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nécessaires grâces pudiques : on peut encore éviter d’autres crises</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/necessaires-graces-pudiques-on-peut-encore-eviter-dautres-crises-2-130159.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 11:00:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Depuis quelques semaines, la scène publique a été envahie par des odeurs de relent visant à  ralentir l’assaut contre les terroristes. </b>

<i>Diverses expressions feintes font l’écho d’un langage approximatif tenu par les mêmes gens </i>qui ont contribué à mettre le pays dans l’abime. Pourtant, le temps des illusions est forcément derrière nous ; celui des habilités aussi, va se réduire. Si cela était compris, l’on devrait arrêter de rogner les marges <i><span style="text-decoration: underline">du mémoire</span></i> de l’occupation<b> </b><i>(<span style="text-decoration: underline">pas la mémoire</span>) « 31 mars 2012/31 mars 2013» </i>pour espérer changer la mine rogue du MNLA concernant le sort de Kidal ou de Ménaka.

<b>Dans l’écume de la société malienne, il y a encore le reflet de toutes les manœuvres dangereuses qui couvent une volonté d’asphyxier les aspirations de paix d’une population en proie à une tourmente sahélienne. </b>

<b>Bien que nous ayons livré au préventif, des idées et des propositions sur la plupart des sujets préoccupants de l’occupation du Nord Mali, l’actualité brûlante nous fait réagir sur des questions précises : la sécurisation des zones réinvesties par le Mali, le dialogue politique, la communauté de vie.   </b>
<ol>
	<li><b><i>1.     </i></b><b><i>L’enjeu de la sécurisation des villes et villages est une question prioritaire, une fois les assaillants repoussés.</i></b></li>
</ol>
Depuis le 11 janvier 2013, s’est amorcée la mise en œuvre accélérée de la résolution 2085 grâce à la lucidité et au courage de François Hollande qui, une fois élu en mai 2012, a compris <i>très tôt</i> que l’attente d’une réponse malienne et africaine à l’agression des terroristes aura été si longue. Car une réaction aurait du être effective depuis avril/mai 2012, sitôt après la funeste date du 31 mars 2012.

L’opération française « Serval » traduit pratiquement cette décision prompte et responsable, d’une hauteur de vue indiscutable. <i>Nous la saluons humainement pour le soulagement collectif de nos populations d’une détresse que nous savons grande et souhaitons voir arriver définitivement à son terme. Pour parvenir à une première délivrance des victimes, la guerre devra se poursuivre jusque dans les bases d’AQMI, et ensuite l’action prioritaire devra être la sécurisation de toutes les zones libérées de la tourmente terroriste.</i>

En écho au besoin d’anéantir les terroristes, il faudrait toujours se souvenir de la cohérence des initiatives de François Hollande auprès du Conseil de sécurité, qui ont été déterminantes dans l’adoption des résolutions sur le Mali, sans lesquelles, il aurait été difficile de faire l’unanimité autour des frappes françaises. Mais l’intervention française était légitimée par tous les efforts déployés pour corriger les insuffisances et absences de la  diplomatie malienne tout au long de l’année 2012.

Cette posture a été renforcée depuis la tentative de prise d’otages sur le site gazier d’In Amenas en Algérie. Ainsi, les terroristes ont été repoussés dans leur sanctuaire du Sahara là où ils auraient du être combattus depuis 2003. Parallèlement, l’organisation de patrouilles circulaires et l’envoi d’équipes de déminage devraient consacrer l’axe d’une sécurisation salutaire des zones facilement reconquises. Le choix d’un rayon de 100 km  est certes salutaire, mais insuffisant quand on sait que de nombreuses pistes secondaires délaissées constituent un risque probant de sabotage de la part  des criminels en déroute. Il s’agit des pistes du Gourma longeant le fleuve Niger de Wabaria – Kadji – Lobou – Koïma- Baringouma – Ha – Gourma Rharous, de Arhabou – Zinda – Bazi-Gourma – Lelehoye – Tessit, de Kadji – Intillit – Labolabo- Kaigouroutène – Ersam – Markoye. Il s’agit également de contrôler les axes suivants : Gao – Djébock- Imenas – Samit ; Gao- commune du Tilemsi – Almoustarat- Tarkint- Anefis ; Gao-Berra- Forgho- Hamakouladji (pistes et non les routes nationales),etc. En sécurisant ces pistes, on ouvre la voie à la pacification de la frange fluviale pour faire le contrepoids aux allégations d’exactions et en nouant contact avec les populations qui sont encore les timides témoins de l’arrogance des assaillants repoussés.
<ol>
	<li><b><i>2.     </i></b><b><i>Concernant le dialogue politique tant chanté : burlesque ou écume de la société</i></b></li>
</ol>
Le dialogue est toujours utile au bon moment, seulement si il tient également compte de la légitimité des acteurs et du seuil à ne jamais franchir. Avec qui négocier en ce moment alors même que certaines zones comme Gao sont toujours dans la tourmente? Il est souhaitable que les discours sur le dialogue politique – <i>burlesque : peu ou prou</i>- préservent l’avenir car rien de durable ne sera construit en faisant fi des dures réalités du terrain au Nord Mali où les populations victimes ont subi une longue occupation, dix mois durant. Si le dialogue politique se devrait, ce serait d’abord avec les populations locales – elles sont les seules légitimes.

<b>Alors, que l’on se garde des provocations inutiles et des insinuations futiles dans le respect de l’état d’urgence qui ne favorise <i>aucune communauté par rapport à une autre</i>, et ne saurait aussi accorder de <i>privilège quelconque à aucun ensemble humain sur un autre</i>.</b> <b>Les ceintures explosives et l’apparition des kamikazes ne suffisent-elles pas comme contraste dans la ville de Gao ?</b> C’est le lieu de condamner les attentats (minage, autres obstacles) et de dénoncer la stratégie des kamikazes donnant la preuve d’un dessein criminel nourri à la source de la barbarie la plus abjecte.

Entamer le dialogue politique avant même la sécurisation du Nord-Mali  semble avoir sonné le glas aux  sirènes, comme l’écume de la société. Subitement, on entend les sirènes jusque là silencieux sur la tragédie et la détresse des populations du Nord Mali, reprendre en boucle des propos ahurissants.<i> </i>Lorsque des individus connus ou susceptibles d’être identifiés poussent la haine de l’autre au point de devenir des kamikazes multipliant les attentats suicides sur la ville de Gao (3 cas au moins depuis le 26 janvier 2013), que disent les sirènes ? Le silence est d’or avant toute confrontation pour faire éclater la vérité, et du gris -ce silence lorsque les louvoiements le disputent à la fourberie.

Parce que le mal est très profond, l’ensemble national devra se mobiliser au sortir de toutes les crises pour l’en extirper dans un cadre policé et pertinent – ce serait certainement dans un an ou un peu plus (courant 2014). Il le faudrait d’autant plus que des contrevérités se disent actuellement, comme par exemple sur les fuites en avant des rebellions (1963, 1990, 2012) ou sur l’irrédentisme touareg.

Dire « qu’il n’y a pas de problème touareg » est aussi approximatif que rocambolesque. Je ne crois pas que l’auteur soit un plaisant Robin, mais un véritable « renard du désert » qui dispute toujours le prix à la course des flambeaux. La question touarègue existe bel et bien au Mali comme il a existé au Niger ou en Algérie. Ces deux derniers pays sont en passe de le résoudre définitivement. La crise sécuritaire malienne (2012/2013) est la conséquence des décisions prises dans l’esprit d’une paix définitive depuis septembre 1990. Il faudrait en tirer les enseignements les plus utiles.

Le Mali a esquissé des réponses dont la pertinence et l’efficacité sont en doute. C’est une question qui peut se résoudre dans l’intérêt de l’Etat « <i>multinational </i>» du Mali en s’employant à reconnaitre l’existence de plusieurs aires culturelles qui enrichissent le patrimoine national. Donc, la première condition pour résoudre ce problème, c’est de ne pas le nier, et de bien l’appréhender au mieux à partir du vécu des populations et non à travers l’empilement des acteurs et dispositifs institutionnels.
<ol>
	<li><b><i>3.     </i></b><b><i>A propos de la communauté de vie, elle reste intacte pour les gens honnêtes et au corps sociétal non « corrompu ». Seulement, il faut se garder des opérations de charme alors que le vice des extrémismes s’est allié à la brutalité du MNLA.   </i></b></li>
</ol>
Les populations restées sur place ne sont ni dans la stigmatisation, encore moins dans un quelconque amalgame. C’est cela qu’elles ont voulu prouver de façon stoïque dans cette formule légendaire des gaois qui exprime « une grande fierté à sentir le bonheur d’être à Gao sans vivre, c’est-à-dire dans la difficulté ». Et ces gens ont résisté tant à la barbarie qu’à l’assèchement des économies familiales et locales, 2012/2013 durant. Cela n’est pas à faire passer sous silence, parce que d’autres leur en font le mépris d’être resté. Nul ne pourra instrumentaliser ces braves populations qui sont encore sous l’orage de la déroute des assaillants et du MNLA.

Voilà pourquoi, s’impose à ces citoyens libres de toutes charges, plus qu’une obligation et moins qu’un devoir, de contribuer à l’arrestation de tous les malfrats du crime organisé (Ançar Edine, MIA ou MNLA et alliés). Ceci vient renforcer le mandat « Tessougué » que nous saluons au passage : un des rares actes qui honore le Mali dans la tourmente. Cependant, il est de notoriété publique que la plupart des complices du MNLA (rhétoriciens et narcotrafiquants) s’étaient retirés en dehors du Mali (Algérie, Mauritanie, Sénégal, Guinée ou à Ouagadougou, Abidjan, etc.) Ceux-ci ne peuvent prétendre à une liberté d’action ou de dialogue au sein de la communauté de vie, sans une action de justice. Et aucune amnistie ne saurait bénéficier à ces criminels, les mêmes qui ressassent toujours des regrets pour les mêmes motifs avant la récidive, la décennie suivante. Il faut craindre qu’il y ait des rentiers de la rébellion perpétuant leur entreprise criminelle en se succédant par voie d’héritage générationnel.

Cette fois où nous avions touché le creux de l’abîme, aucune supercherie ne passera. Et en ce moment, le temps des illusions est largement dépassé ainsi que la justice malienne vient de l’illustrer en collusion avec la CPI et au moyen du mandat international lancé contre une partie des criminels identifiés courant 2012.

Nul ne saurait nous abuser par des approches galvaudées, car le problème n’est pas la communauté de vie des <i>paisibles populations sédentaires ou nomades. Cela</i>, tout le monde le sait, sauf ceux qui veulent brouiller les pistes. Car le problème est bien celui de <b><i>tous les membres</i></b> du MNLA et d’Ançar Edine, outre leurs alliés et complices. Cela n’a absolument rien à voir avec la stigmatisation. Plutôt, il s’agit de tout refus à absoudre les crimes : rebelles et narcotrafiquants doivent en répondre ; c’est à ce prix que leurs réseaux et les circuits pourraient être anéantis.

Notre soutien à l’armée restera sans faille pour libérer nos terres, villes ou villages du terrorisme, de l’extrémisme et du narcotrafic. <b><i>Tous ceux qui sont concernés par le cercle des terroristes et des rebelles devront être combattus, réduits et détruits quelque soit leur origine, leur  appartenance ethnique, géographique, politique ou religieuse</i></b>.
<ol>
	<li><b><i>4.     </i></b><b><i>De nouveaux référents pour éviter d’autres crises  </i></b></li>
</ol>
Pour toutes ces raisons ci-dessus évoquées, nous resterons vigilants et mobilisés autour des causes justes et de la défense nationale. Pour notre part, quelque soit celui qui prenait l’initiative d’intervenir depuis avril 2012, nous l’aurions soutenu. Qui qu’il soit, d’autant que l’inaction et l’inertie n’étaient pas acceptables. Naturellement, cela suffisait pour féliciter la France de Hollande. Quant au Mali, le moment venu, toutes les attitudes d’impuissance seront éclaircies, analysées et une troisième façade tombera d’ici un an, malgré la volonté de faire du Mali, « une autre RDC <i>dans le sens de l’interposition</i>, ou d’une RCI pour une<i> tutelle onusienne</i> ».

Pour autant,  tout en saluant l’implication de la communauté onusienne – nous émettons de fortes réserves à l’idée des casques bleus. Ce serait contre-productif si le mandat n’était pas celui d’éliminer les affres de la rébellion et du narcotrafic. Aucune interposition ne pourrait être acceptée. Le MNLA ne pourrait encore prospérer au Mali.

Ce serait mortel pour des populations maliennes qui auront déjà compris l’impuissance de l’Etat à les protéger ou leur porter secours à un moment crucial de leur vie. Cela est à corriger en faisant une introspection véritable. Et c’est en cela que nous pouvons comprendre les termes d’une réconciliation nationale, et non en prenant le risque de créer de nouvelles crises. Le temps du sursaut national s’impose à tous. Toute initiative en ce sens après la mi-janvier 2013 est suspecte. Aucun besoin d’une quelconque adjonction ne se justifierait pour faire aboutir les missions inscrites à la feuille de route. Chacun des acteurs sociopolitiques de la crise malienne devra reconnaitre par lui-même la nécessité d’une remise en cause individuelle et collective.

La question fondamentale qui reste posée est relative aux voies et moyens d’une réforme de l’organisation et du fonctionnement de l’Etat malien. Que chacun se mette à la réflexion dans le souci de proposer d’ici 12 à 14 mois les contours d’un Mali nouveau à travers une démarche inclusive la plus large possible. Car, seule la vérité aidera les maliens à relever la tête. Et seules les disgrâces pudiques de ses fils pourront préserver le devenir commun pas pour les 52 ans à venir mais beaucoup plus. Il faut trouver voire inventer de nouveaux référents.

En attendant, quand est-ce qu’une mission officielle (institutions : Présidence, Gouvernement, Assemblée nationale) se décidera à fouler maintenant la terre de Gao, de Tombouctou ou de Kidal ? Quand ? A-t-on besoin de le suggérer ?

Bamako, le 18 février 2013

<b>Abdoulaye Idrissa MAIGA</b>

<i>Ingénieur – Analyste de projets</i>

Citoyen de la Cité des Askia

sis à Daoudabougou – Bamako

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</item>

<item>
<title>Le MNLA lance un SOS à la communauté internationale : Attention à la diversion du MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mnla-lance-un-sos-a-la-communaute-internationale-attention-a-la-diversion-du-mnla-130160.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 10:57:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><img class="aligncenter size-full wp-image-126354" alt="mnla-mandat-arret" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/mnla-mandat-arret.png" width="610" height="344" />Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a récemment alerté, sur les graves atteintes aux droits de l’homme dont se sont rendues coupables les unités de l’armée malienne dans l’Azawad, au moment de la reconquête des villes de Tombouctou, Gao et Kidal. Et comme le ridicule ne tue pas, ces derniers sont en train de saper la conscience de la communauté internationale avec leur mensonge et ruse. Il sera donc temps pour les autorités maliennes de siffler la fin de leur petit jeu si nous ne voulons pas avoir cette communauté internationale sur notre dos à la longue.</b>

C’est un véritable cri de cœur que ce mouvement rebelle a adressé à la communauté internationale dans un communiqué en date du 7 février dernier dans lequel il faisait justement le point sur la situation humanitaire dans l’Azawad. «Il est aujourd’hui établi que l’armée malienne a sommairement exécuté des Touareg et des Arabes, notamment à Sévaré, en raison de leur seule appartenance à une ethnie azawadienne», avait-il alors indiqué avant d’ajouter que «malgré l’indignation internationale face à ces exactions, l’armée malienne poursuit en toute impunité ses exactions contre des civils azawadiens». Et eu égard à la gravité de la situation, les responsables du MNLA ont appelé «la communauté internationale à exercer un contrôle sur les patrouilles de l’armée malienne qui continuent à se venger sur les civils azawadiens». Que veut nous faire croire les responsables de ce mouvement rebelle. En parlant ainsi de massacres des touaregs et Arabes par l’Armée malienne, cette communauté internationale va de facto prendre faits et cause pour ce mouvement. Bien que maliens, ces dirigeants du Mnla, mais qu’ils nous disent qui sont ses habitants qu’ils appellent les « Azawadiens », car ce groupe ethnique n’existe pas au Mali encore moins dans la sous région ouest africaine.

Le communiqué d’alerte du MNLA mentionne qu’à titre d’exemple, rien que pour le début de la première semaine de février, «15 Azawadiens ont été tués, près du puits de Lakrakaar, à 12 km à l’est de Tombouctou». La liste des exactions, ajoute-t-on, ne cesse de s’allonger. Les responsables du Mouvement national pour la libération de l’Azawad – qui se sont engagés à respecter l’intégrité territoriale du Mali – ajoutent que de nombreux autres cas de violation des droits de l’homme ont été enregistrés dans toutes les villes actuellement sous contrôle malien.

Le MNLA a salué particulièrement la déclaration du conseiller spécial du secrétaire général pour la prévention du génocide sur la situation au Mali qui engage tous les acteurs, y compris l’armée malienne, à se conformer au droit international humanitaire et au droit international des droits de l’homme. Concernant ces deux derniers points, le MNLA a assuré qu’il n’avait strictement rien à se reprocher. En analysant un peu plus en profondeur cette déclaration, les rebelles du Mnla veut conduire le pays vers un Rwanda Bis, car à fausse de véhiculer les fausses informations sur l’Armée malienne et la peau noire on risque d’être confronté à un problème Hutu (Bambara) et Tutsi (Arabes et Touaregs) dans le pays après la libération totale des régions nord du Mali. Un avantage considérable joue en faveur de ses derniers, car ils ont la chance de mettre la presse occidentale dans leur sale besogne. Ils urgent donc pour les autorités maliennes de prendre le devant de la scène internationale pour faire attendre raison aux partenaires et amis du Mali, sinon les rebelles du Mnla frapperont un autre coup au pays que le peuple malien tout entier ne pourra oublier de sitôt.

<b>Maximin de Diapé</b>

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</item>

<item>
<title>Editorial :  Avoir les moyens de sa politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-avoir-les-moyens-de-sa-politique-130155.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 10:53:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De retour d’une mission sur la ligne de front (dans la région de Mopti), le procureur général Daniel Tessougué a tenu des propos qui font froid dans le dos. Nos militaires manqueraient de tout, y compris du minimum vital dans la mesure où ils n’auraient même pas à manger, selon le constat fait par le magistrat. Avant lui, des soldats avaient tenu sur les antennes de l’ORTM des propos du même genre. En fait, depuis le début de cette guerre au Nord, toutes sortes de rumeurs plus ou moins fondées circulent concernant l’armée malienne et concernant le moral des troupes. Il est clair que le début des événements et plus encore leur déroulement ont pris tout le monde de vitesse. Et personne n’est dupe. Les militaires maliens pas plus que leurs frères de la MISMA n’étaient prêts à se retrouver aux avants postes du jour au lendemain. Mais comme il fallait y aller, de peur de trainer ad vitam aeternam la mauvaise réputation de soldats ne voulant pas se battre, ils sont montés au front.

A l’évidente impréparation des soldats maliens et au manque d’un équipement adéquat pour tenir la dragée haute à des terroristes qui les avaient fait reculer jusqu’à Mopti en abandonnant les 2/3 du territoire, les militaires maliens jouent la carte du cœur et du savoir-faire de quelques officiers. Mais palier les insuffisances et les incohérences d’un ensemble n’est pas chose aisée.

Mais à l’évidence, le plus dur était devant les combattants. Il s’agit de faire face aux accusations de plus en plus répétées d’exactions contre les militaires maliens. Dès le lendemain du déclenchement de la guerre, elles ont commencé à pleuvoir comme si elles étaient inscrites dans une stratégie de communication de la part de ceux qui ont perdu pied sur le terrain mais qui disposent de bras longs et d’appuis multiformes. Il serait illusoire de croire que toutes les accusations sont infondées dans la mesure où une guerre propre, une guerre sans victimes innocentes n’existe pas. Mais de là à penser qu’il y a une volonté délibérée, une vision planifiée de liquider des Maliens juste parce qu’ils sont de couleur blanche, il y a un pas dans la propagande que la morale reprouve. Et parfois, en écoutant les mêmes gens donner la parole aux mêmes « victimes », souvent dans des conditions qui poussent à s’interroger (un berger de Gossi ayant abandonné femme et enfants pour se retrouver au Burkina Faso…avec son téléphone ou un commerçant qui a trouvé refuge en Mauritanie et joignable quand il s’agit de raconter son « calvaire » et porter des accusations, etc.), on pourrait penser qu’il y a une vaste entreprise de salir les militaires maliens et par-delà eux le Mali. D’où l’obligation pour eux, pour ceux qui sont sur le terrain, d’être vigilants et de ne pas céder à la tentation de la facilité.

Les problèmes soulevés autour de l’impréparation des militaires posent la problématique de la réoccupation des régions du Nord. Une chose est de bouter les terroristes loin de ces zones, une autre est de se donner les moyens de les administrer en apportant des réponses simples aux sollicitations des populations longtemps abandonnées. Or visiblement, tout porte à croire que l’Etat n’est pas trop prêt.

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Information en temps de guerre : La vérité, première victime</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/linformation-en-temps-de-guerre-la-verite-premiere-victime-130177.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 09:41:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Avec le déclenchement de la guerre au Nord de notre pays, les Maliens se rendent comptent que s’il y a une chose difficile à maitriser et à cerner c’est bien l’information. Ils entendent des choses sur les antennes des radios, en voient d’autres sur les chaines de télévision ou sur internet, mais ils sont incapables de dire que c’est vrai. La fabrication de l’information, son contrôle, sa diffusion, le contrôle des journalistes, leur manipulation, apparaissent comme étant aussi importants sinon plus que la tactique militaire sur le champ des opérations.</strong></em>

[caption id="attachment_80564" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-80564" alt="Tiégoum Boubèye Maiga, " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Tiegoume_Maiga.jpg" width="350" height="239" /> Tiégoum Boubèye Maiga,[/caption]

Les Maliens ont pu vérifier par eux-mêmes que la vérité n’est jamais là où on la croit. On tue souvent des gens qui sont vivants aujourd’hui (le cas de notre bienheureux confrère Kader Touré donné pour mort est là pour en attester), tout comme on annonce des offensives qui n’ont jamais eu lieu. Nous vous proposons une communication faite par notre ancien directeur de publication Elhadj Tiégoum Boubèye Maïga, lors d’un atelier organisé en septembre dernier par le gouvernement autour du thème de la communication en temps de crise.

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<b>Couverture d’un théâtre d’opération : </b>

<b>Défis et risques</b>

Les organisateurs du présent atelier n’ont certainement pas choisi ce thème de manière innocente dans la mesure où il est en relation étroite avec la situation de ni paix ni guerre que notre pays vit actuellement. Ils visent certainement un double objectif : primo, préparer les journalistes à ce qui pourrait advenir dans les jours, semaines ou mois à venir surtout que notre pays vient d’adresser officiellement une requête à la CEDEAO pour l’aider dans la reconquête du Nord ; secundo, que les journalistes, au moment venu, jouent les précurseurs auprès de l’opinion sur l’imminence de la guerre. Sinon de l’indépendance à nos jours, les seules véritables guerres que notre pays a connues ont été les deux livrées contre le Burkina Faso, anciennement Haute Volta. Et à ma connaissance, hormis les communiqués militaires lus sur les antennes de la radio nationale, il n’y avait pas de journaliste sur le théâtre des opérations. A côté de ces deux guerres, l’histoire du Mali indépendant est émaillée de rébellions armées au caractère plus ou moins indépendantiste mais toujours contenues par l’Etat à travers l’armée nationale. Cette année, après la guerre conduite par le MNLA réclamant la partition du territoire, suivie de l’occupation des 2/3 du territoire par des forces étrangères, les risques sont grands de voir le Mali basculer dans une guerre, celle légitime de la libération de son territoire.

Qu’il s’agisse des deux guerres contre le Burkina Faso ou des rébellions à répétition ou de l’occupation des régions du Nord, le contrôle de l’information a toujours été considéré comme une bataille qu’il gagner pour remporter la guerre. Pour ce qui est des théâtres d’opération situées dans la partie septentrionale du Mali, leur accès n’a jamais été rendu facile pour les journalistes. Ceux des journalistes qui s’y sont intéressés surtout depuis l’avènement de la presse pluraliste et privée, se sont toujours heurtés à des entraves visant à cacher l’information ou à reculer le plus longtemps possible les échéances. Généralement, c’est toujours après coup que les journalistes se rendent sur le terrain (le plus souvent en profitant d’opportunités de voyages que les moyens des journaux maliens ne peuvent supporter à eux-seuls). En se rendant sur le terrain, les journalistes prennent un minimum de précaution : prendre des contacts sûrs pour leur sécurité ; être en compagnie de personnes ou de personnalités connaissant parfaitement la zone ; être disciplinés quant à la conduite à suivre. Mais face à une presse libre qu’elle ne peut pas toujours contrôler, l’armée a développé une stratégie de fabrication et de contrôle de l’information à travers la direction de l’information et des relations publiques de l’armée (la DIRPA). Par des communiqués, par des reportages bien montés, la DIRPA essaye de satisfaire le besoin d’information des citoyens dans le but non avoué de les vacciner contre les informations que la presse notamment privée pourrait apporter.

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<b>La guerre de l’information.</b>

Une célèbre phrase attribuée à Rudyard Kipling : « <i>La première victime d’une guerre, c’est la vérité</i> » pourrait résumer l’âpreté de la bataille autour de l’information en période de guerre. S’il est vrai que la guerre comme l’a dit Winston Churchill est chose trop importante pour être laissée entre les mains des seuls militaires, il est également vrai que l’information en temps de guerre est une chose trop importante pour être laissée aux seuls journalistes. On imagine donc très mal que les militaires acceptent que les journalistes puissent travailler contre eux en aidant, volontairement ou non, l’ennemi et que des opérations militaires puissent échouer ou soient très meurtrières sous le prétexte que l’information serait une chose sacrée et absolue. « <i>En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’elle doit être protégée par un bouclier de mensonges </i>» nous apprend notre bon vieux Winston Churchill.<i></i>

La couverture médiatique de la guerre est soumise à des contraintes qui limitent le degré de liberté des journalistes sur le terrain et qui pèsent sur la portée de l’information. Ces contraintes constituent le résultat d’une lutte perpétuelle entre les autorités politiques et militaires et les représentants des médias. Les tensions entre les militaires et les journalistes remontent à très loin dans l’histoire. L’utilisation de la censure et de la propagande n’est pas l’apanage des guerres modernes, loin s’en faut.

Le contrôle de l’information en temps de guerre fait partie intégrante de la stratégie à la fois politique et militaire. Avant la guerre, le battage médiatique tente de justifier pourquoi il faut mobiliser les troupes. Pendant la guerre, le contrôle de l’information vise à expliquer son déroulement en essayant autant que possible de la présenter sous un meilleur jour. Après la guerre, la mainmise sur les médias continue à étouffer les erreurs de la guerre et les critiques y relatives.

Historiquement, la présence des militaires et des médias sur un même champ de bataille ne s’est pas faite sans heurts. Leurs rapports sont fondamentalement conflictuels.

Les médias, dont la fonction première est d’informer par la vérité, s’accommodent du contrôle de l’information par les belligérants. Si les médias cherchent à rapporter la guerre, les militaires cherchent à la gagner. Leurs objectifs ultimes ne font pas toujours bon ménage, surtout quand les choses tournent au vinaigre.

Le contrôle de l’information en temps de guerre repose sur une combinaison complexe de paramètres allant de la propagande à la censure en passant par les relations publiques.

Dans l’histoire de la couverture médiatique de la guerre, deux visions antagonistes opposent les militaires et les médias. Les militaires veulent contrôler toutes les informations relevant du front, si nécessaire par la censure ; les médias veulent rapporter toutes les nouvelles de la guerre au mieux sans interférence militaire. Le contrôle militaire de l’information se justifie par l’impératif de préserver la sécurité des troupes et des opérations. La nécessité de la couverture médiatique est inscrite dans les fondements démocratiques de la liberté de presse et du rôle de contre-pouvoir des médias.

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<b>Relations en dents de scie</b>

On situe l’apparition du journaliste de guerre en Europe à la guerre de Crimée en 1854 et aux Etats-Unis à la guerre de Sécession (1861-1865). Le journalisme de guerre éclot pour devenir une profession à part entière. L’apparition du télégraphe facilitait la transmission des informations sous l’œil vigilant des militaires qui n’hésitaient pas à saboter les lignes quand les papiers des journalistes ne faisaient pas leur affaire.

Durant les deux guerres mondiales, le contrôle de l’information repose sur une politique officielle et systématique mise en place à travers des instances gouvernementales et militaires. Le fonctionnement effectif de la politique d’information de guerre est matérialisé par l’instauration des bureaux de censure, des organes d’information et des services de relations publiques. Les journalistes alliés du second conflit mondial relèvent des services d’information et de relations publiques du commandement allié.

Le Vietnam était la première guerre où les correspondants de guerre américains étaient officiellement accrédités auprès de l’armée sans faire l’objet de la censure.

Cependant, la guerre du Vietnam constitue un tournant majeur dans les relations armée-médias. Au lendemain de l’offensive du Têt de janvier 1968 plus connue sous le nom de la bataille de Saigon, les médias américains sont blâmés pour avoir contribué à la défaite américaine. Têt n’est pas une défaite militaire, mais un désastre politique pour les Américains. Même si plusieurs autres facteurs expliquent l’échec militaire états-unien au Vietnam, le rôle des médias est stigmatisé. Ici, les accusations portent essentiellement sur la télévision. Dans cette première guerre véritablement télévisée, les militaires et les politiciens américains font porter le chapeau de la déconfiture à la presse télévisuelle. Après le Vietnam, la philosophie médiatique des Américains change radicalement en raison du sentiment désormais acquis que la guerre a été perdue sur les écrans de télévision. Un sondage réalisé en 1995 révèle que 64 % des officiers militaires interrogés soutiennent que la couverture médiatique des événements au Vietnam a été préjudiciable à l’effort de guerre (contre 17 % des journalistes sondés32). Dans les guerres suivantes, les relations militaires-journalistes vont être marquées par le goût amer laissé par la guerre du Vietnam

Après la guerre du Vietnam, l’étau se resserre sur les conditions d’exercice du métier de correspondant de guerre. Plus jamais les journalistes ne débarquent dans une zone de guerre sans contrôle ou menace militaires. Le libre accès des médias sur un champ de bataille appartient dorénavant à l’exception du Vietnam, rêve d’un journalisme de guerre autonome. Le système de <i>pool </i>devient le paradigme dominant de la couverture journalistique entre la guerre du Vietnam et la guerre en Irak. Le système de <i>pool</i> consiste à faire une offre de collaboration aux journalistes et à les encadrer sur le théâtre des opérations. On offre aux journalistes appelés à couvrir les combats une opportunité de formation.

Pour les militaires, il est plus facile de contrôler les journalistes avec les troupes. En offrant compagnie et protection aux journalistes, les militaires misent sur la camaraderie et l’esprit de corps.

De plus, le journaliste qui a passé trois mois avec les troupes ne peut pas ne pas s’identifier à ces dernières et écrire spontanément de manière objective. Quasiment membre de la brigade, le journaliste devient son avocat plutôt qu’un reporter neutre. Ils ne sont pas rares les reportages où les journalistes se laissent porter la casquette patriotique en usant de formules telles « <i>nos</i> <i>troupes </i>», « <i>notre armée </i>». Cette attitude est contraire à la mission fondamentale du journalisme qui doit se préoccuper des valeurs de neutralité et d’impartialité. Comme le disait Albert Londres, grande figure journalistique et correspondant de guerre, le rôle du journaliste n’est pas de prendre partie mais de « <i>porter la plume dans la plaie </i>».

Si l’armée offre le passeport et la protection sur le champ de bataille aux reporters dans ses rangs, il n’en va pas de même avec les journalistes indépendants. Ces derniers n’ont pas la vie facile quand il faut s’approcher du front. Les journalistes indépendants courent le risque d’être arrêtés parce qu’ils n’ont pas les autorisations nécessaires ou d’être tués car ils ne sont pas sous la protection d’une force armée. Faire du journalisme dans ces conditions relève donc du tour de force

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<b>Les journalistes, une cible.</b>

S’il est vrai que « la vérité est la première victime de la guerre », on peut dire que les journalistes en sont les deuxièmes. Pour la recherche de l’information, il arrive que les journalistes prennent des risques, au prix de leur vie souvent. « Nous sommes des gens de terrain; et sur le terrain les grands reporters passent leur temps à échafauder des plans, des stratégies, pour y aller, » et surtout aller voir par soi-même, malgré le danger déclarent ce que la passion de ce métier dévore. Victimes collatérales ou tués froidement, les journalistes deviennent des cibles sur le théâtre des opérations. Face au nombre de plus en plus croissants de morts dans les rangs des journalistes, des associations comme la Fédération internationale des journalistes affirment « qu’aucune histoire ne vaut une vie humaine » et déclarent que « les organisations de journalistes et de médias doivent considérer la sécurité comme la première priorité, en particulier dans ce contexte de conflit incontrôlé et indiscipliné ». Mais sur le théâtre de guerre, les mêmes journalistes passionnés affirment que le danger est une notion toute relative. « On peut se sentir en sécurité, et on peut basculer en quelques secondes dans l'insécurité », relève Bruno Daroux, grand reporter à Radio France Internationale, relayé par sa collègue Anne Corpet : « la gestion du risque n'est pas quelque chose qui s'apprend à l'école. On a toujours en tête que, même si la situation est calme, quand on a affaire à des gens en armes, à des passions, tout peut basculer ». Pourtant, tous sont unanimes à reconnaitre que les temps ont changé. « Ce qui a réellement changé, c'est que les journalistes désormais sont des cibles » commente Robert Ménard, ancien président de RSF. Les journalistes sont devenus des cibles parce que tous les protagonistes « ont compris qu'on gagnait ou qu'on perdait les guerres avec les médias. On cherche donc, beaucoup plus qu'avant, à cacher les faits. » Les journalistes ont à lutter contre cette tentative de mainmise sur la communication : ils sont donc à leur tour des cibles

La recrudescence des atteintes à la sécurité des journalistes lors des conflits a ouvert un débat sur les conditions d’exercice de la profession en situation de conflit armé. Journalistes, chefs de rédaction et organisations professionnelles ont été amenés à examiner la nécessité de la présence journalistique dans les conflits, le niveau de danger que cette présence implique et les moyens appropriés pour le réduire.

Tout conflit armé comporte à différents degrés des risques pour les journalistes appelés à le couvrir. Du fait de l’insécurité intrinsèque à une situation de belligérance, les journalistes risquent alors de se retrouver sous le feu ennemi dirigé contre les forces ou les groupes auxquels ils sont accrédités ou qu’ils accompagnent (tirs d’artillerie, embuscades…), sous le feu croisé des belligérants, sous le feu de « tirs amis », sous la menace d’explosions dans les champs de mines ou tout simplement être victime d’accidents de toutes sortes. Les risques liés à la situation périlleuse propre aux conflits ne sont pourtant pas ceux qui menacent le plus la profession de journaliste. Du hasard lié aux aléas de tout conflit, on est passé à une menace préméditée caractéristique du passage à l’acte contre le journaliste. De « victime collatérale », le journaliste est progressivement devenu le point de mire des attaques de la part des groupes armés et des États.

À partir de la fin des années 1980, les guerres civiles ont représenté un très grand risque à l’exercice de la profession de journaliste. L’immunité dont jouissait auparavant la presse s’est érodée en raison d’une volonté nouvelle de la part des parties aux conflits à cibler de plus en plus le journaliste. Tel a été le cas dans certains conflits africains et latino-américains des vingt dernières années. Les signes distinctifs « Presse » ou « TV » qui constituaient autrefois un passeport sur un terrain de tension ne sont plus une garantie pour la sécurité du journaliste.

La crainte d’être traînés devant la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l’humanité entraîne de plus en plus l’exclusion des médias du théâtre de guerre : silence, on tue !

Dans les conflits armés, les journalistes sont par ailleurs souvent accusés d’être des espions. L’accusation d’espionnage n’est pas l’apanage des guerres récentes et n’est pas toujours dénuée de tout fondement.

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<b>Que faut-il faire ?</b>

Afin de mieux faire face aux nouveaux défis que posent les théâtres des opérations et minimiser les pertes, différentes solutions sont mises en œuvre.

Ainsi, la formation des journalistes appelés à travailler dans des zones de danger est l’une des mesures que les organisations de presse, les organismes et les écoles de journalisme ont mise en place depuis les années 1990, pour réduire les risques. En 1991, l’École de journalisme de l’Université de l’État du Michigan a lancé une initiative pionnière touchant la pratique du journalisme en situations traumatiques

En Grande Bretagne, des entreprises proposent une formation axée sur l’évaluation et l’anticipation des risques. Les cours offerts vont de la reconnaissance des armes (par exemple savoir identifier des mines) aux techniques de survie en environnement hostile. Il ne s’agit pas de transformer les journalistes en soldats, mais de très bien les renseigner sur leurs moyens et de passer à travers les scénarios typiques (barrages routiers, tireurs embusqués, feu croisé, embuscades) et discuter des options qui s’offrent à eux.

Les armées elles-mêmes donnent ce type de formation au profit des journalistes. En France, des stages sont régulièrement organisés par la Délégation à l’information et à la communication de la Défense au ministère de la Défense en collaboration avec l’Association des journalistes de défense. En 1998, l’armée canadienne a accueilli un groupe de journalistes à la base militaire de Val Cartier pour un stage de familiarisation avec une zone de combat. Les Américains également offrent ce genre de formation pour les journalistes « embarqués ».

La formation des journalistes vise à prévenir ou à atténuer aussi bien les risques liés à la sécurité physique que les effets psychologiques.

Les journalistes travaillant dans les zones de conflit bénéficient de la protection de textes internationaux qui définissent leur statut. La terminologie internationale parle de « protection du journaliste <i>en mission professionnelle périlleuse </i>». Les protocoles additionnels I et II du 8 juin 1977 aux Conventions de Genève de 1949 relatifs à la protection des victimes des conflits armés internationaux et non internationaux demeurent les références absolues du droit international en ce qui a trait à la protection des journalistes en mission professionnelle périlleuse. L’article 79 (« Mesures de protection des journalistes ») du protocole I spécifie : « Les journalistes qui accomplissent des missions professionnelles périlleuses dans des zones de conflit armé seront considérés comme des personnes civiles. ». Les attaques délibérées contre les journalistes et les médias constituent une infraction grave au Protocole et sont considérées comme des crimes de guerre

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<b>Conclusion</b>

Depuis plusieurs années déjà, le journalisme de conflit est réputé « profession à risque ». La surenchère du nombre des morts et des enlèvements dans plusieurs coins du monde suscite avec acuité un questionnement sur les conditions de la pratique journalistique, sur l’évaluation et la gestion des risques en situation de tension permanente dans les zones de conflit et sur le renforcement de la protection à l’endroit des journalistes de toutes catégories qui y sont dépêchés pour recueillir l’information.

Dans un conflit, la présence des journalistes est indispensable pour rendre compte du déroulement de la guerre, du comportement de part et d’autre des belligérants, du nombre des victimes et des dommages civils et militaires ainsi que des retombées de la guerre sur les plans militaire, politique, économique et social. Le journalisme a déjà payé son lourd tribut et la situation extrêmement volatile en Irak en témoigne de façon éloquente. La présence de journalistes sur le front comporte un certain nombre de risques, dont celui de mourir cependant, ils ne doivent pas être exposés au danger ni servir de cibles pour un quelconque intérêt politique ou financier.

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<i>Sélingué, le 06 Septembre 2012</i>

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<b>Tiégoum Boubèye Maïga</b>

<b>Directeur de publication « La Nouvelle République »</b>]]> </content:encoded>
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<title>Coopération sécuritaire  Mali&#45;Mauritanie:Le Chef de la diplomatie malienne reçu par le président Mohamed Ould ABDEL AZIZ</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-securitaire-mali-mauritaniele-chef-de-la-diplomatie-malienne-recu-par-le-president-mohamed-ould-abdel-aziz-21411.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>&laquo; Le Mali et la Mauritanie partagent la m&ecirc;me perception et la m&ecirc;me analyse de la situation s&eacute;curitaire r&eacute;gionale&raquo;, dixit Soumeylou Boub&egrave;ye MAIGA.</strong></em></span></p>
<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a re&ccedil;u en audience le lundi 2 mai 2011 au palais de la R&eacute;publique de Nouakchott, le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res et de la Coop&eacute;ration internationale, Monsieur Soumeylou Boub&egrave;ye MAIGA, porteur d&rsquo;un message du Pr&eacute;sident Amadou Toumani TOURE.</p>
<p>Le contenu du message, a indiqu&eacute; M. Soumeylou Boub&egrave;ye MAIGA, porte essentiellement sur la n&eacute;cessit&eacute; pour le Mali et la Mauritanie de &laquo; renforcer leurs m&eacute;canismes bilat&eacute;raux de coop&eacute;ration pour faire face &agrave; la situation qui pr&eacute;vaut dans l&rsquo;espace sah&eacute;lo-saharien en vue d&rsquo;instaurer une s&eacute;curit&eacute; imm&eacute;diate et pr&eacute;visible dans la perspective d&rsquo;une stabilit&eacute; durable pour nos populations et nos deux pays &raquo;.<br />  <br />Le ministre MAIGA aussi d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse que le pr&eacute;sident mauritanien lui a r&eacute;it&eacute;r&eacute; &laquo;l&rsquo;engagement et la disponibilit&eacute; de la Mauritanie &agrave; participer &agrave; l&rsquo;effort r&eacute;gional, bilat&eacute;ral et collectif &raquo; de lutte contre l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et le terrorisme.<br /> <br />Enfin, le Chef de la diplomatie malienne a indiqu&eacute; que notre pays examinera les voies et moyens pour concr&eacute;tiser cette disponibilit&eacute; &agrave; travers des initiatives politiques, ajoutant que &laquo; le Mali et la Mauritanie partagent la m&ecirc;me perception et la m&ecirc;me analyse de la situation s&eacute;curitaire r&eacute;gionale&raquo;. <br /> <br /><strong>Koulouba, le 3 mai 2011<br />Le Chef du Bureau de l'Information <br />et de la Presse/MAECI</strong></p>


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<title>L’état de l’école en mode décentralisé :Le colloque national à l’œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/l%25e2%2580%2599etat-de-l%25e2%2580%2599ecole-en-mode-decentralise%25c2%25a0le-colloque-national-a-l%25e2%2580%2599oeuvre-21410.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><em><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><strong>Le ministre de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales le Pr Salikou Sanago, accompagn&eacute; de son homologue charg&eacute; de la D&eacute;centralisation, a proc&eacute;d&eacute; le mardi dernier &agrave; l&rsquo;ouverture du colloque national sur l&rsquo;op&eacute;rationnalisation des relations de travail entre les collectivit&eacute;s territoriales et les services d&eacute;concentr&eacute;s de l&rsquo;Etat. </strong></span></em><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Ce colloque se tient apr&egrave;s des concertations r&eacute;gionales dans toutes les r&eacute;gions du Mali et le district de Bamako. Ce rendez vous de Bamako a r&eacute;uni au total 600 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s compos&eacute;s des gouverneurs de r&eacute;gion, des directeurs d&rsquo;acad&eacute;mies et de CAP ainsi que tous les partenaires intervenant  dans la gestion d&eacute;centralis&eacute;e de l&rsquo;&eacute;cole comme l&rsquo;USAID et l&rsquo;agence Japonaise de d&eacute;veloppement JICA.  Dans son discours d&rsquo;ouverture, le ministre Sanago dira qu&rsquo; un &laquo; des grands enjeux pour atteindre les objectifs du mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement est la gestion d&eacute;centralis&eacute;e et d&eacute;concentr&eacute;e de notre syst&egrave;me &eacute;ducatif &raquo;. C&rsquo;est pourquoi selon lui, &laquo; le Mali depuis la reforme constitutionnelle du 25 f&eacute;vrier 1992 s&rsquo;est engag&eacute; de fa&ccedil;on irr&eacute;versible dans une politique globale de d&eacute;centralisation dans les secteurs de d&eacute;veloppement et le minist&egrave;re de l&rsquo;Education n&rsquo;est pas rest&eacute; en marge de cette vaste reforme de d&eacute;centralisation &raquo;. </span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">C&rsquo;est ainsi que dans le cadre de la troisi&egrave;me phase du programme d&rsquo;investissement du secteur de l&rsquo;&eacute;ducation (PISE III) le minist&egrave;re de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales a proc&eacute;d&eacute; au transfert effectif des ressources financi&egrave;res de l&rsquo;Etat aux collectivit&eacute;s territoriales et l&rsquo;int&eacute;gration de  11 870 enseignants dans la fonction publique des collectivit&eacute;s. Le minist&egrave;re a &eacute;galement proc&eacute;d&eacute; au transfert de 75 milliards de francs CFA en 2010 et 82 milliards en 2011. Ces ressources selon le Pr Sanago permettent &agrave; l&rsquo;Etat de bien g&eacute;rer le syst&egrave;me &eacute;ducatif &agrave; travers une plus grande d&eacute;concentration de son management et avec beaucoup d&rsquo;implication des pouvoirs locaux. Les participants discuteront de la d&eacute;centralisation et de la d&eacute;concentration de l&rsquo;&eacute;ducation ; la gestion des ressources financi&egrave;res et mat&eacute;rielles ; la gestion des ressources humaines et la gestion p&eacute;dagogique. Ces diff&eacute;rents th&egrave;mes  une fois d&eacute;battus permettront de formuler des propositions et recommandations pertinentes pour le gouvernement et les collectivit&eacute;s. Nous reviendrons sur les recommandations la semaine prochaine. Le colloque prendra fin aujourd&rsquo;hui.<br /><strong><br />Enseignement secondaire g&eacute;n&eacute;ral :<br />Vers la cr&eacute;ation de nouvelles fili&egrave;res au lyc&eacute;e.</strong><br />Le conseil des ministres du mercredi  20 avril dernier a pris un important projet de d&eacute;cret concernant l&rsquo;enseignement secondaire g&eacute;n&eacute;ral. Ce projet de d&eacute;cret pr&eacute;par&eacute; et pr&eacute;sent&eacute; par le minist&egrave;re de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales porte sur l&rsquo;organisation de l&rsquo;enseignement secondaire g&eacute;n&eacute;ral.  Il est l&rsquo;une des recommandations phare du forum national sur l&rsquo;&eacute;ducation tenu du 30 octobre au 02 novembre 2008. Ce forum apr&egrave;s avoir fait le constat que les enseignements dispens&eacute;s dans nos lyc&eacute;es, ne permettent pas de pr&eacute;parer les &eacute;l&egrave;ves aux &eacute;tudes sup&eacute;rieures encore moins &agrave; s&rsquo;ins&eacute;rer dans la vie active. Face &agrave; ce constat il fallait une relecture du d&eacute;cret 138/PRM du 6 juin 1980 portant organisation de l&rsquo;enseignement secondaire g&eacute;n&eacute;ral. Cette r&eacute;vision du d&eacute;cret du 6 juin permet d&rsquo;adapter les fili&egrave;res et s&eacute;ries du lyc&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;environnement national et r&eacute;gional avec la r&eacute;vision de l&rsquo;ensemble des programmes d&rsquo;enseignement et la cr&eacute;ation de nouvelles fili&egrave;res d&eacute;bouchant sur  des profils de formations plus diversifi&eacute;s comme un baccalaur&eacute;at g&eacute;n&eacute;ral, technique et professionnel. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Que dit la reforme : cette reforme qui rentrera en vigueur d&egrave;s la rentr&eacute;e prochaine donnera un visage nouveau &agrave; l&rsquo;enseignement secondaire g&eacute;n&eacute;ral malien. D&eacute;sormais fini les traditionnelles s&eacute;ries litt&eacute;raires ou scientifiques dans les lyc&eacute;es. On assistera &agrave; l&rsquo;introduction de nouvelles fili&egrave;res d&eacute;finies en fonctions de cinq domaines de comp&eacute;tences qui sont : le domaine des Arts qui regroupe (les arts plastiques, l&rsquo;art dramatique, la musique et la danse)  le domaine du d&eacute;veloppement de la personne (il s&rsquo;agit d&rsquo;un ensemble de r&egrave;gle de conduite sociale, de pratique ayant pour finalit&eacute; la d&eacute;couverte de soi pour mieux vivre) ; le domaine des langues et communications comprend l&rsquo;ensemble des langues (les langues nationales, le fran&ccedil;ais et les langues vivantes I et II)  ensuite le domaine des sciences-Math&eacute;matiques- Technologie qui se compose (des math&eacute;matiques, physiques-chimie, biologie, g&eacute;ologie zoologie, g&eacute;ophysique, astronomie)  et en fin le domaine des sciences Humaines ( qui est l&rsquo;ensemble des sciences qui &eacute;tudient les hommes dans leurs rapports r&eacute;ciproques). Pour bien mener &agrave; terme ces diff&eacute;rents domaines de comp&eacute;tences, il y aura une 10&egrave;me commune  avec 14 mati&egrave;res o&ugrave; les disciplines se partagent &eacute;quitablement les m&ecirc;mes volumes horaires et coefficients  &agrave; l&rsquo;exception du fran&ccedil;ais et de la math&eacute;matique qui auront  chacune 4 heures de temps par  semaine et 3 comme coefficient.  La 11&egrave;me  sera divis&eacute;e en 3 s&eacute;ries  avec une 11&egrave;me science &eacute;conomique et sociale, une 11&egrave;me science et une 11&egrave;me Lettre. La terminale passera de 2 s&eacute;ries actuellement &agrave; 6 avec des mati&egrave;res variant entre 9 et 12 selon les s&eacute;ries. Il y aura donc une Terminale Langue-Lettre, une Terminale Art-Lettre, une Terminale- Science Sociale, une Terminale Sciences Exp&eacute;rimentales, une Terminale Science Exactes et une Terminale Sciences Economiques. Autre innovation notoire c&rsquo;est l&rsquo;introduction des nouvelles mati&egrave;res comme l&rsquo;informatique, les Arts, l&rsquo;&eacute;conomie ou encore une mati&egrave;re autre appel&eacute;e projet personnel. Le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est se demander si le minist&egrave;re de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales a les moyens de &laquo; sa reforme &raquo;. Car comme le sait cette reforme demande le recrutement de beaucoup d&rsquo;enseignants or selon les informations dont on dispose rien n&rsquo;est encore fait dans ce domaine. Sur ce dernier aspect nous y reviendrons une autre fois pour savoir combien cette reforme peut mobiliser en fonds et personnel. Affaire &agrave; suivre donc &hellip;</p>


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<title>MEALN :Bientôt la création de 27 nouveaux CAP</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/mealn%25c2%25a0bientot-la-creation-de-27-nouveaux-cap-21397.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>On peut dire sans risque de se tromper que le minist&egrave;re de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales est rentr&eacute; de plain pied dans la mise en &oelig;uvre des recommandations du forum de l&rsquo;&eacute;ducation. </strong></em></span><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">la reforme de l&rsquo;enseignement secondaire g&eacute;n&eacute;ral et de l&rsquo;enseignement fondamental entre autre, le conseil des ministres en sa session du vendredi dernier a adopt&eacute; un projet de d&eacute;cret portant cr&eacute;ation de 27 autres nouveaux centres d&rsquo;animation p&eacute;dagogiques (CAP). Au nombre de 70 actuellement &agrave; travers le territoire les centres d&rsquo;animation p&eacute;dagogique ont &eacute;t&eacute; beaucoup d&eacute;cri&eacute;s par certains parce que pour eux ces centre ne font correctement leur travail qui est l&rsquo;am&eacute;lioration la performance du personnel enseignant, la formation continue, le suivi et la supervision des enseignants et des directeurs d&rsquo;&eacute;coles. C&rsquo;est pour bien assurer ce travail que le minist&egrave;re a d&eacute;cid&eacute; de cr&eacute;er ces 27 nouveaux centres d&rsquo;animation p&eacute;dagogiques. Pour le moment nous ignorons les lieux dans les quels ces CAP seront cr&eacute;&eacute;s mais ce dont on est s&ucirc;r c&rsquo;est que ces 27 nouveaux viendront corriger les des insuffisances. Ces insuffisances sont li&eacute;es notamment &agrave; la longueur des distances &agrave; parcourir dans les aires d&rsquo;implantation, aux disparit&eacute;s g&eacute;ographiques et au nombre tr&egrave;s &eacute;lev&eacute; de directeurs d&rsquo;&eacute;coles et d&rsquo;enseignants &agrave; suivre et &agrave; encadrer</p>
<p><strong>FSJP <br />Le m&eacute;moire co&ucirc;te 75000F</strong><br />La facult&eacute; des sciences juridiques et politique est bien connue pour les affaires qui se d&eacute;roulent en son  sein. Dans  cette facult&eacute; tout s&rsquo;ach&egrave;te et tout se vend, des notes jusqu&rsquo;au dipl&ocirc;me en passant par la r&eacute;gularisation d&rsquo;un &eacute;tudiant exclu du syst&egrave;me universitaire.   Le tout dernier produit en vente dans la facult&eacute; c&rsquo;est bien le m&eacute;moire de fin de cycle  qui est consid&eacute;r&eacute; comme un document de recherche sur un th&egrave;me bien donn&eacute; produit par un &eacute;tudiant en fin de cycle. Ce document qui initie  l&rsquo;&eacute;tudiant &agrave;  la m&eacute;thode de la recherche est dirig&eacute; par un professeur de sa facult&eacute;, il sera ensuite publiquement  appr&eacute;ci&eacute; par un jury qui lui attribuera une note et plus tard avoir acc&egrave;s &agrave; son dipl&ocirc;me. De nos cette m&eacute;thode souffre de beaucoup d&rsquo;insuffisances au sein de nos facult&eacute;s, notamment &agrave; la FSJP o&ugrave; des partisans du moindre effort n&rsquo;ont trouv&eacute; rien de mieux que de bafou&eacute; ce travail qui faut-il   le rappeler   pr&eacute;pare l&rsquo;&eacute;tudiant &agrave; la vie active dans le cadre de la recherche. En effet ces &eacute;tudiants encourag&eacute;s par des professeurs sans vergogne proposent de l&rsquo;argent &agrave; leurs encadreurs pour leur produire un m&eacute;moire moyennant une somme de 75000F. Cette somme peut bien s&ucirc;r  varier selon le th&egrave;me du m&eacute;moire ou que l&rsquo;on soit fille ou gar&ccedil;on (vous conviendrez avec moi qu&rsquo;au sein de nos &eacute;coles les filles ne sont pas trait&eacute;s au m&ecirc;me pied d&rsquo;&eacute;galit&eacute; que les gar&ccedil;ons) bref &ccedil;a c&rsquo;est un autre d&eacute;bat revenons plut&ocirc;t &agrave; nos moutons.  Apr&egrave;s donc  le payement de cette maudite somme, il vous suffit juste de fixer une date pour votre soutenance.  Car la sc&egrave;ne est fa&icirc;te de tel sorte que personne hormis les metteurs en sc&egrave;ne ne peut savoir que le travail n&rsquo;est de vous et souvent  le professeur peut vous attribuer une note sans que le jury ne statut sur le travail il lui faut juste signer le PV et le d&eacute;poser &agrave; l&rsquo;administration. Selon notre source cette pratique prend de plus de l&rsquo;ampleur au sein de la facult&eacute; qui est  sens&eacute;e former  les futurs cadres du Mali.  Un &eacute;tudiant qui voulu prendre ce chemin court nous dit &laquo; vaut mieux acheter un m&eacute;moire que de se laisser trainer par un professeur pendant 6 mois sans soutenir &hellip; nous faisons cela juste pour avoir le dipl&ocirc;me si non tout le monde sais les professeurs n&rsquo;encadrent pas bien &agrave; la FSJP &raquo;. Ces propos nous am&egrave;ne &agrave; nous poser la question de savoir si il ne faut pas supprimer les m&eacute;moires &agrave; l&rsquo;universit&eacute; ? Les professeurs de l&rsquo;universit&eacute; me dirons certainement non, car chaque ann&eacute;e l&rsquo;Etat d&eacute;brousse des millions de francs pour les encadrements de ces m&eacute;moires. En tout cas l&rsquo;Etat doit revoir sa copie dans ce domaine afin de faire savoir &agrave; ces enseignants  qui m&ecirc;me s&rsquo;ils ne sont pas nombreux ternissent l&rsquo;image de notre universit&eacute;. Il faut donc leur faire savoir de l&rsquo;universit&eacute; n&rsquo;est pas un lieu pour se faire de l&rsquo;argent encore moins sur les dos des pauvres &eacute;tudiants qui assez souffert des ann&eacute;es interminables.</p>
<p><strong>La gr&egrave;ve du SNESUP :<br />Les &eacute;tudiants divis&eacute;s</strong><br />La gr&egrave;ve du syndicat national de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur rentre dans son troisi&egrave;me mois, et cela commence &agrave; agacer certains &eacute;tudiants de l&rsquo;universit&eacute; de Bamako qui ont organis&eacute; une marche le vendredi pass&eacute; pour le faire savoir. Cette marche &eacute;tait organis&eacute;e par le collectif de l&rsquo;ensemble des secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux AEEM des diff&eacute;rentes facult&eacute;s hormis celui de l&rsquo;&eacute;cole normale sup&eacute;rieure (ENSUP) et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la coordination  tous d&rsquo;eux &eacute;tant oppos&eacute;s &agrave; cette marche. A la veille d&eacute;j&agrave; de la marche (jeudi) M. Hamadoum  Traor&eacute; secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la coordination a rencontr&eacute; le ministre de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur et de la Recherche scientifique. Officiellement c&rsquo;&eacute;tait pour discuter du cahier de charge de l&rsquo;AEEM avec le ministre et faire l&rsquo;&eacute;tat de la gr&egrave;ve des professeurs. Mais selon des sources bien inform&eacute;es Hamadoum &eacute;tait venu  faire savoir au ministre que la marche pr&eacute;vue le lendemain  n&rsquo;est pas une id&eacute;e &agrave; lui et il n&rsquo;a rien avoir avec cette marche organis&eacute; selon lui par des &eacute;tudiants qu&rsquo;ils ma&icirc;trisent plus. Au cours de la marche d&rsquo;ailleurs les &eacute;tudiants ont voulu faire savoir &agrave; Hamadoum qu&rsquo;il n&rsquo;est plus un de leurs car ils scandaient des slogans comme &laquo; abas Hamadoum &raquo; ou encore &laquo; Hamadoum d&eacute;gage &raquo;.  Il a m&ecirc;me failli  &ecirc;tre lynch&eacute; par la foule devant l&rsquo;ENSUP lorsqu&rsquo;il a voulu demander des explications aux marcheurs. Pour le moment comme il a eu &agrave; le reconna&icirc;tre lui-m&ecirc;me  le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AEEM n&rsquo;a aucune prise sur &laquo; ces &eacute;tudiants &raquo;. Cette situation s&rsquo;explique par le fait que les &eacute;tudiants accusent M. Traor&eacute; de ne jamais prendre la parole au nom des &eacute;tudiants malgr&eacute; les crises que traverse l&rsquo;universit&eacute; depuis qu&rsquo;il est secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Cela n&rsquo;&eacute;tonne gu&egrave;re quand on sait comment Hamadoum Traor&eacute; a &eacute;t&eacute; &eacute;lu secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la coordination en emp&ecirc;chant les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la FMOSP, FSJP et l&rsquo;ENI de participer au congr&egrave;s.<br /><strong>Ousmane Dicko<br />(Stagiaire)</strong></p>


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<title>Méchage :Les invisibles et les disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage%25c2%25a0les-invisibles-et-les-disparus-21396.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong> Que Je dois dire que j&rsquo;ai d&ucirc; me frotter les&hellip;oreilles &agrave; plusieurs reprises avant de comprendre ce que je venais d&rsquo;entendreoi ! Ossama Ben Laden tu&eacute; par les Am&eacute;ricains dans une villa cossue ! Je devais forc&eacute;ment r&ecirc;ver surtout qu&rsquo;il &eacute;tait dans les 4h du matin en ce lundi 02 mai. Et comme le mois d&rsquo;avril, le mois de tous les canulars &eacute;tait lui bien mort, pour &ccedil;a au moins le doute n&rsquo;&eacute;tait pas permis, je devais forc&eacute;ment r&ecirc;ver. Mais vu que, comme d&rsquo;habitude quand je dors, j&rsquo;avais mon petit poste transistor coinc&eacute; entre mon oreiller et mon oreille, il fallait bien se rendre &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence, je ne r&ecirc;vais pas. Ben Laden, l&rsquo;ennemi public num&eacute;ro 1 aux Etats-Unis, l&rsquo;homme qui valait 50 millions de dollars mort ou vif (environ 25 milliards de nos francs) &eacute;tait bien mort.</strong></em></span><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><br /> Une fois l&rsquo;incr&eacute;dulit&eacute; pass&eacute;e, je suis mis &agrave; me rem&eacute;morer ses faits et ses m&eacute;faits de guerre. Apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre fait la main sur quelques marines am&eacute;ricains, apr&egrave;s avoir plastiquer des ambassades en faisant plus de deux cents morts d&rsquo;un coup, il allait passer au lourd notamment en r&eacute;ussissant ce que personne, m&ecirc;me en tant de guerre, n&rsquo;avait m&ecirc;me os&eacute; imaginer contre les Am&eacute;ricains. Faire plus de 3000 morts en quelques minutes sur le sol des Etats-Unis, personne avant lui n&rsquo;avait r&eacute;ussi cette macabre prouesse. On &eacute;tait le 11 septembre 2001. Et &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, tous ceux qui ont &eacute;t&eacute; surpris par le direct des &eacute;v&eacute;nements pensaient regarder un film de guerre comme sait le produire Hollywood. Sauf que c&rsquo;&eacute;tait bien la r&eacute;alit&eacute;, le genre de r&eacute;alit&eacute; qui d&eacute;passe, et de tr&egrave;s loin, la fiction.</p>
<p>Les m&eacute;faits caus&eacute;s par les deux avions que les fanatiques de Ben Laden avaient lanc&eacute;s contre les deux tours jumelles du World Trade Center sont all&eacute;s bien au-del&agrave; des 3000 morts des attentats. Par la faute de Ben Laden, aid&eacute; en cela par une administration Bush compl&egrave;tement maboule, le monde allait basculer dans une &laquo; guerre des civilisations &raquo; contre le monde musulman qui a vu l&rsquo;invasion de l&rsquo;Afganistan et la destruction de l&rsquo;Irak. </p>
<p>Pas fou pour un sou malgr&eacute; la folie meurtri&egrave;re qui caract&eacute;risait les actes qu&rsquo;il posait, il tenait &agrave; vivre malgr&eacute; tout. Et &agrave; bien vivre &agrave; l&rsquo;occasion. Une fois qu&rsquo;il s&rsquo;est senti traqu&eacute;, il s&rsquo;est rendu invisible. Et il a disparu dans la nature ou disons dans les montagnes. C&rsquo;est avec lui que nous avons pris connaissance du nom exotique des montagnes Bora Bora en Afganistan. Avouez que &ccedil;a sonne bien Bora Bora. On nous disait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque qu&rsquo;il y avait des grottes souterraines avec une multitude de labyrinthes. Il a &eacute;t&eacute; plusieurs fois donn&eacute; pour mort. De mort naturelle ; ce qui ne ressemblait &agrave; cet homme qui aimait vivre dangereusement. Il avait &eacute;t&eacute; dit qu&rsquo;il souffrait d&rsquo;une maladie tr&egrave;s grave des reins qui n&eacute;cessitait plusieurs dialyses quotidiennes. Mais ce qui &eacute;tait extraordinaire dans son camp, c&rsquo;est chaque fois qu&rsquo;on annon&ccedil;ait sa mort, il trouvait le moyen d&rsquo;envoyer un message audiovisuel. Finalement la traque de Ben Laden &eacute;tait devenue un feuilleton lassant jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;autre jour. Mais comme beaucoup d&rsquo;observateurs, j&rsquo;&eacute;tais arriv&eacute; &agrave; la conclusion que Ben Laden b&eacute;n&eacute;ficiait de complicit&eacute;s solides. Sinon, il &eacute;tait difficilement compr&eacute;hensible qu&rsquo;avec toutes les agences de renseignements du monde qu&rsquo;il avait &agrave; ses trousses, qu&rsquo;il puisse &eacute;chapper dix ans durant. Mais comme chaque chose a une fin, la couverture dont il disposait a fini par craquer.</p>
<p>Il faut reconna&icirc;tre que cet homme l&agrave; est tr&egrave;s fort. Il avait pu monter une v&eacute;ritable entreprise qui tournait &agrave; plein r&eacute;gime et sous tous les cieux. La n&eacute;buleuse Al Qaeda &eacute;tait devenue un label dont tous les terroristes, les d&eacute;butants comme les exp&eacute;riment&eacute;s, voulaient s&rsquo;affubler. D&egrave;s qu&rsquo;on arrive &agrave; faire un petit bruit avec un p&eacute;tard mouill&eacute;, il suffisait de se dire d&rsquo;Al Qaeda pour avoir une publicit&eacute; garantie dans le monde entier et sans bourse d&eacute;li&eacute;e. Sans compter qu&rsquo;avec ce nom, on faisait vraiment peur. Nous sommes bien plac&eacute;s dans le Sahel pour en parler. Nous avons vu &agrave; midi pile, certains de nos anciens rebelles et des terroristes non repentis d&rsquo;Alg&eacute;rie faire all&eacute;geance &agrave; Ben Laden en cr&eacute;ant AQMI. Et c&rsquo;est gens l&agrave; nous ont fatigu&eacute;s et continuent d&rsquo;ailleurs &agrave; nous cr&eacute;er des soucis. L&agrave; &eacute;galement, nous avons vu qu&rsquo;il suffit souvent de faire un petit coup de feu dans le d&eacute;sert pour se r&eacute;clamer d&rsquo;AQMI. On a vu &laquo; notre &raquo; Tunisien qui a jet&eacute; sa bombonne de gaz et sa grenade contre l&rsquo;ambassade de France au Mali, il lui a juste fallu qu&rsquo;il dise qu&rsquo;il &eacute;tait d&rsquo;AQMI pour qu&rsquo;on le prenne quelque peu au s&eacute;rieux. Ben Laden est certes mort, mais son entreprise tournera encore quelques temps encore. M&ecirc;me jet&eacute; aux fonds des mers pour qu&rsquo;il disparaisse &agrave; jamais de la surface de la terre, il hantera encore les esprits et son nom galvanisera encore quelques illumin&eacute;s.</p>
<p>J&rsquo;avais voulu parler un tout petit peu d&rsquo;IB, l&rsquo;invisible devenu visible avant de dispara&icirc;tre &agrave; jamais, mais bon je crois que ce n&rsquo;est plus la peine. Prions pour lui, prions pour le repos de son &acirc;me. Sa mort confirme juste le fait que les r&eacute;volutions et maintenant les r&eacute;bellions mangent leurs enfants. Et qu&rsquo;en toute chose, il faut savoir raison garder et conna&icirc;tre les limites &agrave; ne pas franchir.</p>
<p>Chez nous, c&rsquo;est l&rsquo;AMO qui sort de la clandestinit&eacute; apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; longtemps accus&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre un processus invisible. Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;ORTM, toujours anim&eacute; par &laquo; la passion du service public &raquo;, nous avons pu voir tous ces malades qu&rsquo;on ne voyait pas subitement projet&eacute;s sous les feux de l&rsquo;actualit&eacute;. De Kayes &agrave; Kidal en passant par Tombouctou, Gao, Mopti, S&eacute;gou, on a pu voir des jeunes, des vieux, des femmes, s&rsquo;exprimant dans toutes les langues nationales faire l&rsquo;apologie de l&rsquo;AMO. On a pu voir le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique recevoir sa carte d&rsquo;assur&eacute; obligatoire. Et comme l&rsquo;occasion &eacute;tait bonne pour faire une bonne petite publicit&eacute; pour l&rsquo;AMO, ATT a d&eacute;clar&eacute; que ni lui, ni sa femme, ni ses femmes n&rsquo;ont jamais b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de prises en charge et c&rsquo;est lui-m&ecirc;me qui mettait la main &agrave; la poche pour acheter ses m&eacute;dicaments. Cela m&rsquo;a rappel&eacute; son histoire de sac de riz qu&rsquo;il ach&egrave;te par ses propres soins au march&eacute; (&agrave; l&rsquo;&eacute;poque il avait montr&eacute; sa facture &agrave; Choguel Ma&iuml;ga qui &eacute;tait ministre du Commerce). Mais tout le monde aura compris que c&rsquo;&eacute;tait pour la causette parce que je ne peux pas imaginer que Mon Pr&eacute;sident ait &eacute;t&eacute; laiss&eacute; pendant tout ce temps sans aucune prise en charge. Et comme tout le monde sait que c&rsquo;est un  Pr&eacute;sident d&eacute;sargent&eacute;, qui a un usage tr&egrave;s sobre de l&rsquo;argent, on peut croire qu&rsquo;il &eacute;tait pratiquement en danger de mort.</p>
<p>Ce qui est s&ucirc;r concernant l&rsquo;AMO, c&rsquo;est que la bataille de son lancement &laquo; m&eacute;diatique &raquo; a certes &eacute;t&eacute; gagn&eacute;e mais qu&rsquo;il reste encore la guerre de son acceptation. Justement parce qu&rsquo;il y a eu des rat&eacute;s &agrave; l&rsquo;allumage, m&ecirc;me ceux qui ne pas contre l&rsquo;assurance maladie se retrouvent &agrave; battre le pav&eacute; et&hellip;&agrave; battre ceux qui ne sont pas d&rsquo;accord avec eux. On a vu lors du d&eacute;fil&eacute; du 1er mai comment un responsable syndical a &eacute;t&eacute; molest&eacute; et d&eacute;shabill&eacute; publiquement par des policiers m&eacute;contents.</p>
<p>Je ne terminerai pas sans dire un mot sur la c&eacute;l&eacute;bration de la journ&eacute;e internationale de la libert&eacute; de la presse. C&rsquo;&eacute;tait le mardi dernier et les journalistes se sont mobilis&eacute;s comme ils pouvaient pour que la f&ecirc;te soit belle. Il y a eu des conf&eacute;rences-d&eacute;bats au cours desquelles, les journalistes ont relat&eacute; toutes les mis&egrave;res li&eacute;es &agrave; leur profession. Moi j&rsquo;ai retenu essentiellement deux points : le premier, c&rsquo;est que nous n&rsquo;obtiendrons absolument rien si nous continuons &agrave; &ecirc;tre divis&eacute;s ; le deuxi&egrave;me, c&rsquo;est que les politiques continueront &agrave; nous diviser si nous pr&ecirc;tons le flanc. Enfin, j&rsquo;allais l&rsquo;oublier, rien ne se donne, tout s&rsquo;arrache. Si aujourd&rsquo;hui nous sommes le seul pays de la sous r&eacute;gion &agrave; ne pas disposer de cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;e, c&rsquo;est que nous nous sommes laiss&eacute;s longtemps bern&eacute;s par les diff&eacute;rents pouvoirs. A chaque fois, c&rsquo;est la m&ecirc;me chanson : &laquo; nous sommes en train de mettre du contenu  dans les textes &raquo;. Et &ccedil;a fait quand m&ecirc;me vingt qu&rsquo;ils sont en train de mettre du contenu dans les textes. La v&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;est que sous nos cieux, les tenants de l&rsquo;Etat ne tiennent pas &agrave; l&acirc;cher le monopole de la t&eacute;l&eacute;vision. Ils se disent qu&rsquo;avec la cinquantaine de journaux et les 200 radios essaim&eacute;es sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire, ils ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; et qu&rsquo;ils souffrent de cette &laquo; g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; &raquo;. Si en plus il leur faut laisser des t&eacute;l&eacute;visions priv&eacute;es, montrer au pays profond autre chose que l&rsquo;ORTM, ce serait insupportable.<br />Pour terminer compl&egrave;tement, je ne me lasserai jamais de rappeler que nos confr&egrave;res injustement arr&ecirc;t&eacute;s et condamn&eacute;s dans la fumeuse affaire de &laquo; La Ma&icirc;tresse du Pr&eacute;sident &raquo; attendent toujours leur jugement en appel. Ce dossier l&agrave;, &agrave; d&eacute;faut de dispara&icirc;tre, est compl&egrave;tement invisible.<br /><strong><br />TBM<br /></strong><br /></span></p>

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<title>Soumeylou Boubèye Maiga, ministre malien des affaires étrangères  :La mort de Ben Laden accroît le risque d&amp;apos;une fuite en avant&amp;quot; des islamistes d&amp;apos;AQMI&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/soumeylou-boubeye-maiga-ministre-malien-des-affaires-etrangeres-la-mort-de-ben-laden-accroit-le-risque-dune-fuite-en-avant-des-islamistes-daqmi-21395.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><strong>Soumeylou Boub&egrave;ye Maiga, ancien ministre de la d&eacute;fense et ex-chef des services de renseignement maliens, a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res &agrave; Bamako le 7 avril. </strong></span><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong><em>Quelles sont les cons&eacute;quences de la mort d'Oussama Ben Laden sur l'activit&eacute; d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ? </em></strong><br />Soumeylou Boub&egrave;ye Maiga : Elles sont paradoxales : d'un c&ocirc;t&eacute;, AQMI se voit priv&eacute;e de sa principale source d'inspiration id&eacute;ologique et op&eacute;rationnelle ; de l'autre, l'&eacute;v&eacute;nement accro&icirc;t &agrave; court terme le risque d'une fuite en avant. Les islamistes d'AQMI n'ont jamais eu besoin mat&eacute;riellement d'Al-Qaida central. Mais ils b&eacute;n&eacute;ficiaient de sa notori&eacute;t&eacute; m&eacute;diatique, notamment pour coaliser les islamistes des diff&eacute;rents pays de la r&eacute;gion.<br />A pr&eacute;sent, la confrontation devient plus directe. La mort d'Oussama Ben Laden soustrait le Sahel du champ d'affrontement global &quot;Al-Qaida contre Occident&quot;. Cette concentration sur un espace dont l'immensit&eacute; est un d&eacute;fi pour les Etats laisse craindre une auto-radicalisation.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em><strong>Qu'y a-t-il &agrave; craindre ou &agrave; esp&eacute;rer pour les otages fran&ccedil;ais retenus dans le nord du Mali ?</strong></em><br />La disparition de Ben Laden &eacute;limine un interm&eacute;diaire : les ravisseurs ne pourront plus renvoyer sur lui les gouvernements occidentaux. M&ecirc;me s'ils agissaient ainsi pour faire diversion et s'ils sont plus int&eacute;ress&eacute;s par l'argent que par la religion, ils peuvent tirer de cette nouvelle configuration des motivations pour durcir leur discours et menacer les Occidentaux. C'est pourquoi nous devons redoubler de vigilance.<br />L'&eacute;v&eacute;nement ne compromet-il pas les n&eacute;gociations en cours ?<br />La lib&eacute;ration de trois otages, en f&eacute;vrier, &eacute;tait une premi&egrave;re &eacute;tape vers celle des quatre autres. Mais les pr&eacute;tentions financi&egrave;res des ravisseurs font r&eacute;fl&eacute;chir. Le versement des 100 millions d'euros qu'ils r&eacute;clament, dit-on, risque de faciliter leur armement et leur recrutement.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong>Quel sens donnez-vous &agrave; la vid&eacute;o que vient de diffuser AQMI ?</strong><br />Les ravisseurs ont eu besoin de rappeler leur existence, alors que la crise libyenne les avait rel&eacute;gu&eacute;s au second plan. Mais la vid&eacute;o refl&egrave;te aussi leur inqui&eacute;tude : la dur&eacute;e de leur op&eacute;ration leur pose probl&egrave;me, car ils doivent assurer &agrave; la fois leur propre s&eacute;curit&eacute; et celle des otages. Ils constatent aussi qu'en frappant en Libye, les Occidentaux se sont rapproch&eacute;s d'eux, et montrent leur d&eacute;termination.<br />Quel est l'impact au Sahel de la crise libyenne ?<br />Elle a fait prendre conscience aux pays de la r&eacute;gion de la n&eacute;cessit&eacute; d'une mobilisation plus forte et plus durable, afin d'assurer la s&eacute;curit&eacute; et la pr&eacute;sence de l'Etat aupr&egrave;s des populations vis&eacute;es par AQMI.<br />Les &eacute;v&eacute;nements de Libye accroissent le potentiel de violence dans la r&eacute;gion : nous avons enregistr&eacute; sur notre territoire un afflux d'armes lourdes vol&eacute;es dans les arsenaux libyens. C'est une menace de plus, non seulement pour les &eacute;trangers, mais pour l'Etat malien lui-m&ecirc;me.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em><strong>On dit pourtant que les populations d&eacute;sh&eacute;rit&eacute;es du nord du Mali profitent de la pr&eacute;sence d'AQMI.</strong></em><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Elles y sont de plus en plus hostiles, car elles constatent que les activit&eacute;s des islamistes ont fait fuir les touristes et entravent les activit&eacute;s &eacute;conomiques.<br />Les Maliens accueillent-ils l'ex&eacute;cution de Ben Laden avec soulagement ou avec col&egrave;re ?<br />Un peu de soulagement peut se manifester, mais l'opinion publique est sensible &agrave; l'argument selon lequel les Occidentaux pratiquent le &quot;deux poids, deux mesures&quot;. Il y a quelque temps, des tee-shirts et des photos &agrave; l'effigie de Ben Laden se vendaient, et on ne peut pas &eacute;carter des manifestations de sympathie &agrave; son &eacute;gard. Il se trouvera donc des gens pour regretter sa mort. Pourtant, AQMI heurte les valeurs de tol&eacute;rance que nous essayons de consolider, et p&egrave;se sur la coh&eacute;sion d'une soci&eacute;t&eacute; qui n'a jamais connu de telles fractures.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">En vous nommant, le pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute; semble avoir rompu avec un certain isolement dans la r&eacute;gion. Quelle est votre feuille de route ?<br />Il s'agit de r&eacute;activer nos relations avec des pays comme l'Alg&eacute;rie et la Mauritanie, qui estimaient insuffisant l'engagement malien contre le terrorisme. Je reviens d'Alger, je suis aujourd'hui [lundi 2 mai] en Mauritanie et serai, jeudi, au Niger. Ces Etats sont d&eacute;sormais dans de meilleures dispositions &agrave; notre &eacute;gard.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Vendredi 29 avril, les chefs d'&eacute;tat-major des pays en question se sont r&eacute;unis &agrave; Bamako, et le pr&eacute;sident Toumani Tour&eacute; s'est clairement prononc&eacute; pour une pr&eacute;sence malienne durable sur le terrain. Il reste &agrave; unifier le commandement politique. Une r&eacute;union des ministres des affaires &eacute;trang&egrave;res, vers le 20 mai, &agrave; Bamako, pr&eacute;c&eacute;dera une visite du pr&eacute;sident &agrave; Alger.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Le Mali se plaint de la quasi-interdiction oppos&eacute;e par les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises, pour des raisons de s&eacute;curit&eacute;, aux voyages au Mali.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">L'interdiction de voyager entrave non seulement le tourisme, mais la coop&eacute;ration et les activit&eacute;s des entreprises fran&ccedil;aises. Je suis d&eacute;cid&eacute; &agrave; rompre avec le discours de victimisation qui a pr&eacute;valu jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, et j'admets que la s&eacute;curit&eacute; de ressortissants fran&ccedil;ais a pu &ecirc;tre mise en danger.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Aujourd'hui, il faut faire face ensemble. Nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; prendre des mesures de contr&ocirc;le et de protection visibles. Je serai &agrave; Paris la semaine prochaine pour &eacute;tablir une concertation durable sur ces questions, afin que la r&eacute;gion ne soit pas abandonn&eacute;e aux terroristes.<br /><strong>Propos recueillis par Philippe Bernard <br />(Le Monde du 04-05-11)</strong></p>


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<title>Coupe du Monde Allemagne 2011:L’UFRESA en mise à niveau</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/coupe-du-monde-allemagne-2011l%25e2%2580%2599ufresa-en-mise-a-niveau-21394.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">Sous l&rsquo;&eacute;gide de la F&eacute;d&eacute;ration Internationale de Football Association (FIFA), la deuxi&egrave;me phase de la formation des adh&eacute;rentes de l&rsquo;UFRESA dans le cadre de la Coupe du monde 2011 de football f&eacute;minin vient de prendre fin &agrave; Dakar avec les reporters sportives de 25 pays de l&rsquo;Afrique. Cette formation enti&egrave;rement financ&eacute;e par la FIFA est organis&eacute;e par la Fondation AFP et dispens&eacute;e par des journalistes professionnels de l&rsquo;Agence France-Presse parmi lesquels des journalistes du service des Sports. Ax&eacute;e sur le football et en particulier sur le football f&eacute;minin dans la perspective de la Coupe du monde qui se d&eacute;roulera en Allemagne du 26 juin au 17 juillet 2011, la formation est dispens&eacute;s en cinq langues : Fran&ccedil;ais, Anglais, Arabe, Portugais, Espagnol.</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">La section UFRESA du Mali a particip&eacute; avec six membres. Il s&rsquo;agit d&rsquo;Assa Soumar&eacute;, Coumba Niamb&eacute;l&eacute; de l&rsquo;ORTM, Bintou Danioko de &laquo; Mali Demain &raquo;, Saly Fofana de &laquo; Le Combat &raquo;, Alima Diop photographe &agrave; &laquo; l&rsquo;Essor &raquo; et votre fid&egrave;le serviteur de l&rsquo;hebdomadaire &laquo; La Nouvelle R&eacute;publique &raquo;.</p>
<p>Encadr&eacute; pendant 4 jours par Alain Boebion, journaliste &agrave; l&rsquo;AFP, les stagiaires africains ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;s &agrave; la couverture m&eacute;diatique de la prochaine Coupe du Monde f&eacute;minine. Pour le Formateur Alain Boebion, il s&rsquo;agissait de faire partager une culture sportive minimale indispensable pour rendre compte de mani&egrave;re satisfaisante la coupe du Monde de la Fifa.  Le formateur a mis l&rsquo;accent sur les &eacute;tapes de couverture d&rsquo;une Coupe du Monde, comment faire un plan de reportage, un avant papier avant comp&eacute;tition, chacune des t&acirc;ches que les journalistes doivent accomplir pour r&eacute;ussir une bonne couverture d&rsquo;un Mondial de football. Les entretiens avec l&rsquo;ancienne capitaine de l&rsquo;&eacute;quipe f&eacute;minine du S&eacute;n&eacute;gal Seyni Ndir Seck et Eliott Samba responsable du football f&eacute;minin du S&eacute;n&eacute;gal ainsi que les entra&icirc;nements et le match retour des &eacute;liminatoires des Jeux Africains entre le S&eacute;n&eacute;gal et la Guin&eacute;e Bissau ont servi de pratique aux stagiaires.</p>
<p>Avant la cl&ocirc;ture chaque journaliste s&rsquo;est vu offert des cadeaux de la FIFA et un certificat de participation remis par la main propre de Robert Holloway, Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la Fondation AFP.<br />Comme au mondial Afrique du Sud 2010, dans quelques semaines, la Fondation AFP offrira 5 billets, aux membres de l&rsquo;UFRESA pour aller couvrir la coupe du Monde f&eacute;minin en Allemagne.<br />Aminata Mariko, envoy&eacute;e sp&eacute;ciale<br /><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><strong><br />Match retour des &eacute;liminatoires des Jeux Africains 2011 :<br />Fin de course pour les Lions de la Terranga</strong></span><strong><br /></strong><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Au grand dam de son public, l&rsquo;&eacute;quipe B du S&eacute;n&eacute;gal vient de terminer sa course au niveau du premier tour des &eacute;liminatoires des jeux Africains Maputo 2011.</strong></em></span></p>
<p>Fort de son point conquis &agrave; domicile, les Bissau Guin&eacute;ens ont &eacute;limin&eacute; le S&eacute;n&eacute;gal sur leur propre installation le samedi dernier et se sont qualifi&eacute;s pour le second tour de ce rendez-vous.</p>
<p>Au terme d&rsquo;une partie serr&eacute;e, les hommes du coach St&eacute;phane Badji, qui avaient perdu &agrave; l'aller &agrave; Bissau, ont livr&eacute; un jeu peu convainquant, domin&eacute;s dans tous les compartiments du jeu par les visiteurs. Sans pouvoir assi&eacute;ger le camp adverse, le coach des Lions a vu tous ses plans tactiques neutralis&eacute;s par les visiteurs. Dans un match rythm&eacute; avec une pl&eacute;thore d&rsquo;occasion, les offensives du syst&egrave;me 4x4x2 mise ne place par l&rsquo;encadrement des Lions ont &eacute;t&eacute; vou&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;chec. Les Os Djurtus (Renard en Portugais), bien en jambe et soutenus par une forte colonie ont abord&eacute; la rencontre dans une confiance totale avant de se faire surprendre par un but des locaux &agrave; la 29&rsquo; par l&rsquo;interm&eacute;diaire de Moussa Konat&eacute;. Mais ils reviendront logiquement dans le jeu gr&acirc;ce &agrave; un doubl&eacute;  de Leocicio Julio Sami 46&rsquo; et 65&rsquo;. Les visiteurs ont domin&eacute; une nouvelle fois les S&eacute;n&eacute;galais d&eacute;pass&eacute;s et priv&eacute;s de leurs professionnels qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;s par leurs clubs. Le but &eacute;galisateur de Mamadou Thiam &agrave; la 75&rsquo; n&rsquo;a pas suffi &agrave; atteindre l&rsquo;objectif. Le coach s&eacute;n&eacute;galais Abdoulaye Sarr explique la d&eacute;faite par l&rsquo;inexp&eacute;rience de ses prot&eacute;g&eacute;s. Mais avoue avoir &eacute;t&eacute; mis dans toutes les bonnes conditions par les responsables du football. &laquo; Nous avons jou&eacute; contre une autre &eacute;quipe de la Guin&eacute;e. Ils ont bien pr&eacute;par&eacute; leur match en renfor&ccedil;ant l&rsquo;&eacute;quipe par des expatri&eacute;s. Pendant les jeunes Lions ont taris leurs sans froid &raquo; nous a livr&eacute; Abdoulaye Sarr &agrave; la fin de la rencontre. Quant aux Guin&eacute;ens tr&egrave;s joyeux, le coach adjoint et l&rsquo;auteur du doubl&eacute; Julio Samy reconnaissent la force de l&rsquo;adversaire. &laquo; Cette victoire est bien pour l&rsquo;&eacute;quipe et aussi pour le notre football. &raquo; ont-il ajout&eacute;. </p>
<p>Une minute de silence avait &eacute;t&eacute; observ&eacute;e &agrave; la m&eacute;moire du Directeur du Stade Demba Diop, d&eacute;c&eacute;d&eacute; il ya quelques jours.<br />Suite au forfait du Mali, la Guin&eacute;e Bissau affrontera au prochain tour La Guin&eacute;e Conakry, avant de finir avec le Burkina Faso.<br /><strong>Aminata Mariko</strong></p>


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<title>Editorial :Ça ne peut pas continuer</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ca-ne-peut-pas-continuer-21393.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Ceux qui ont assist&eacute; au d&eacute;fil&eacute; du 1er mai organis&eacute; par l&rsquo;UNTM sur le Boulevard de la Nation en parle encore en sont encore traumatis&eacute;s.</strong></em></span><br /> </span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">La sc&egrave;ne qui leur a &eacute;t&eacute; impos&eacute;e n&rsquo;&eacute;tait certainement pas pr&eacute;vu au programme : un responsable syndical, compl&egrave;tement d&eacute;nud&eacute; par des policiers en furie (boubou d&eacute;chir&eacute;, petit boubou d&eacute;chir&eacute;, pantalon d&eacute;chir&eacute; -heureusement pour lui, il portait une culotte et un tricot de corps-). Le tout sous le regard du ministre de la S&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure, le g&eacute;n&eacute;ral Sadio Gassama ; du ministre de l&rsquo;Administration, le g&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute; ; et d&rsquo;autres ministres de la R&eacute;publique qui, tout civils qu&rsquo;ils sont n&rsquo;en sont pas moins d&eacute;positaires de l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">L&rsquo;attaque de d&eacute;shabiller un responsable syndical, certes est attentatoire &agrave; la libert&eacute; du pauvre mais il constitue une d&eacute;fiance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ceux qui nous gouvernent pour qui nul respect, nul ob&eacute;issance. Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; le 1er mai constitue en fait un palier suppl&eacute;mentaire dans l&rsquo;escalade et la surench&egrave;re qui se sont empar&eacute;es de la police avec en toile de fond la guerre sourde entre chefs (il est de notori&eacute;t&eacute; que le ministre et son directeur g&eacute;n&eacute;ral de la police se vouent une haine tenace) ; Le pluralisme syndical qui devait favoriser l&rsquo;&eacute;mergence de pr&eacute;occupations communes &agrave; l&rsquo;ensemble du corps s&rsquo;est malheureusement install&eacute; sur fond de fracture et d&rsquo;&eacute;miettement du leadership. Mais si on n&rsquo;y prend garde, au rythme o&ugrave; vont les choses, la chienlit n&rsquo;est pas loin &agrave; cause d&rsquo;une rupture dans la cha&icirc;ne de commandement entre le minist&egrave;re et la direction g&eacute;n&eacute;rale de la police, entre celle-ci et certains &eacute;l&eacute;ments. Bien entendu ce serait un euph&eacute;misme que dire que cette situation ne pas continuer.<br /> <br />Quarante huit heures avant le d&eacute;fil&eacute; du 1er mai avec son spectaculaire incident, les &eacute;tudiants ont march&eacute; sur la Primature pour demander au gouvernement de prendre ses responsabilit&eacute;s emp&ecirc;chant l&rsquo;ann&eacute;e blanche qui pointe &agrave; l&rsquo;horizon. En l&rsquo;espace d &lsquo;un mois c&rsquo;est la deuxi&egrave;me marche qui est ainsi organis&eacute;e par des &eacute;tudiants dont la volont&eacute; est de s&rsquo;arr&ecirc;ter qu&rsquo;une fois leur dol&eacute;ance satisfaite. Faut-il rappeler que cela fait au moins deux ans que les gr&egrave;ves illimit&eacute;es de la part des professeurs paralysent l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Et cela fait deux ans que le gouvernement &agrave; travers son ministre charg&eacute; de ce secteur n parvient pas &agrave; trouver la sortie de crise. Dans ce cas, comme dans d&rsquo;autres, il est arriv&eacute; que ce soit le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui monte au cr&eacute;neau en engageant sa cr&eacute;dibilit&eacute;, sa parole et son statut. Force est de reconna&icirc;tre que situation aussi ne peut pas continuer. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sait que sur l&rsquo;&eacute;cole, les Maliens l&rsquo;attendent.</p>
<p>Face aux d&eacute;bordements de plus en plus fr&eacute;quents au niveau de la police et face &agrave; a paralysie qui frappe l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, on ne peut rester les bras crois&eacute;s.</p>
<p><strong>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</strong></p>


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<title>Murmures et rumeurs :Candidatures à l’Adéma :Sékou Diakité : « je serai  sur la ligne de départ »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/murmures-et-rumeurs-candidatures-a-l%25e2%2580%2599adema%25c2%25a0sekou-diakite%25c2%25a0-%25c2%25ab%25c2%25a0je-serai-sur-la-ligne-de-depart%25c2%25a0%25c2%25bb-21392.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>C&rsquo;est normalement hier que S&eacute;kou Diakit&eacute;, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma devait officialiser sa candidature &agrave; la candidature du parti pour l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2012. </strong></em></span><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">L&rsquo;annonce de la candidature de S&eacute;kou Diakit&eacute; portera le nombre des candidats &agrave; quatre : Dioncounda Traor&eacute;, Iba N&rsquo;Diaye, Lanc&eacute;ni Balla K&eacute;ita. La candidature de S&eacute;kou Diakit&eacute;, depuis une semaine, n&rsquo;&eacute;tait plus qu&rsquo;un secret de polichinelle. En effet, il s&rsquo;en ouvert &agrave; ses proches, &agrave; certains de ses camarades du partis avant d&rsquo;en informer la direction de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Ancien ministre du D&eacute;veloppement social, S&eacute;kou Diakit&eacute; pr&eacute;side actuellement la coordination Ad&eacute;ma du District de Bamako. Militant de la Commune II, il a gravi tous les &eacute;chelons pour occuper le poste de secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la section.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Hier, le CE de l&rsquo;Ad&eacute;ma devait tenir une r&eacute;union extraordinaire sur le calendrier des d&eacute;p&ocirc;ts de candidature et sur le timing du reste des op&eacute;rations. Selon nos, jusqu&rsquo;&agrave; hier, il n&rsquo;y avait pas de d&eacute;cision arr&ecirc;t&eacute; concernant le processus de d&eacute;signation du candidat. Si le principe du d&eacute;p&ocirc;t des candidatures semblait &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute; pour le mois de mai, diff&eacute;rentes approches existeraient concernant l&rsquo;investiture. Une partie du CE serait pour le respect du 10 juillet pr&eacute;alablement annonc&eacute; tandis qu&rsquo;une autre partie pencherait pour un recul de la date au mois d&rsquo;octobre, voire de novembre.</p>


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<title>Editorial :
La semaine des corrompus</title>
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<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Les Maliens ont d&ucirc; &ecirc;tre surpris d&rsquo;apprendre la semaine derni&egrave;re que le minist&egrave;re de la Justice organisait une semaine nationale de lutte contre la corruption. Et pourtant l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement paraissait tr&egrave;s s&eacute;rieux dans la mesure o&ugrave;, outre les diff&eacute;rents corps de la grande famille judiciaire, de nombreux ministres avaient tenu personnellement &agrave; marquer de leur pr&eacute;sence la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture et qu&rsquo;un programme assez &eacute;toff&eacute; avait &eacute;t&eacute; concoct&eacute;</span></i></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Mais pour les Maliens habitu&eacute;s aux gesticulations du pouvoir face au ph&eacute;nom&egrave;ne de la corruption, la semaine nationale de lutte contre la corruption constituait &agrave; coup s&ucirc;r un petit bizness qui devait certainement servir &agrave; trouver quelques jetons pour ses organisateurs en cette fin d&rsquo;ann&eacute;e o&ugrave; l&rsquo;argent se fait plut&ocirc;t rare. &laquo;&nbsp;Ceux qu&rsquo;on accuse de corruption &agrave; ciel ouvert organisent une r&eacute;flexion sur la lutte contre corruption, on aura tout vu&nbsp;&raquo; persiflaient certains de nos compatriotes qui attendent des r&eacute;sultats pour juger sur pi&egrave;ce.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Sans tomber dans la caricature, on peut &eacute;crire que sur ce chantier de lutte contre la corruption, les gouvernants se sont embourb&eacute;s et ne manifestent plus aucune volont&eacute; politique visible de couper le mal &agrave; la racine. C&rsquo;est vrai que des chiffres ont &eacute;t&eacute; align&eacute;s comme ayant &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s sur les d&eacute;linquants. Mais quelle preuve ont les Maliens que ces montants ont &eacute;t&eacute; r&eacute;ellement r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s. Parce que pour les Maliens, la lutte contre la corruption ne peut pas se mener sans le caract&egrave;re r&eacute;pressif et m&ecirc;me spectaculaire qui d&eacute;courage ceux qui sont tent&eacute;s de s&rsquo;en mettre les poches. Approcher discr&egrave;tement et nuitamment ceux qui sont convaincus de vol pour les supplier de rendre ce qu&rsquo;ils ont pris malhonn&ecirc;tement dans les caisses de l&rsquo;Etat n&rsquo;est ni payant ni dissuasif. Car, au risque de se tromper, cela pourrait encourager les ind&eacute;licats dans la mesure o&ugrave; ils ont l&rsquo;impression d&rsquo;avoir juste emprunt&eacute; de l&rsquo;argent le temps de le remettre en place. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Or dans le cadre de la lutte contre la corruption, les Maliens savent bien que la seule rh&eacute;torique et les bons sentiments sont loin d&rsquo;&ecirc;tre efficaces. Tout comme ils savent que les montants r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s (60 milliards selon le procureur dont la couleur m&eacute;riterait d&rsquo;&ecirc;tre vue) ne sont qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau dans la mer des malversations. Rien que le dernier rapport du v&eacute;rificateur rendu public au mois d&rsquo;Ao&ucirc;t pass&eacute; rel&egrave;ve un manque &agrave; gagner de 112 milliards. Pire, les d&eacute;linquants financiers s&rsquo;enhardissent jour apr&egrave;s jour &agrave; cause justement du fait qu&rsquo;ils peuvent voler en toute tranquillit&eacute; d&egrave;s lors qu&rsquo;aucune poursuite judiciaire avec la publicit&eacute; qui va avec n&rsquo;est engag&eacute;e. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nous n&rsquo;allons pas rajouter une couche, mais rappelons simplement que la famille judiciaire est sur la sellette dans cette affaire de corruption. Quand certains juges n&eacute;gocient des honoraires comme des avocats ou que certains avocats marchandent au d&eacute;triment de leurs clients&nbsp;; quand le menu fretin est pris dans les mailles alors que les gros poissons d&eacute;chirent ces m&ecirc;mes filets&nbsp;; quand les dossiers sont vid&eacute;s (nous empruntons)&nbsp; alors il y a lieu de se demander si organiser une semaine de lutte contre la corruption n&rsquo;est pas, en plus d&rsquo;&ecirc;tre un aveu d&rsquo;impuissance, une mani&egrave;re de se donner bonne conscience et de se moquer des Maliens.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >&nbsp;</span>&nbsp;<b style=><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></b></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Laurent Gbagbo est la souillure de l&amp;amp;#039;International Socialiste.</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/laurent-gbagbo-est-la-souillure-de-linternational-socialiste-240.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Dans sa livraison du vendredi, 10/12/2010, sous le no 48 du journal &laquo;&nbsp;Le National&nbsp;&raquo;, Me Harouna KEITA disait ceci:&nbsp;&laquo;&nbsp;je ne suis pas un pro-Gbagbo&nbsp;&raquo; et Le National titre:&nbsp;&laquo;&nbsp;Le conseil de s&eacute;curit&eacute; veut d&eacute;clencher la guerre.&nbsp;&raquo; Je ne suis pas d'accord avec mon malink&eacute;.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;Laurent Gbagbo est bien son candidat car c'est l'ami de l'honorable Ibrahim Boubacar KEITA du RPM et Me Harouna Keita a &eacute;t&eacute; d&eacute;put&eacute; RPM. On peut dire la v&eacute;rit&eacute; &agrave; son ami dans deux situations: quand il a raison et quand il n'a pas raison. Quand son ami a raison, il faut l'appuyer dans sa raison et quand il a tord il faut lui montrer qu'il a tord et il doit se ressaisir. Voil&agrave; ce qui a manqu&eacute; &agrave; notre avocat. Pourtant c'est un ancien magistrat que je connais et il a exerc&eacute; des fonctions de magistrat. Dans son analyse, je n'ai vu aucun point sur le droit. Je pense que la certification de l'ONUCI est au-del&agrave; de la d&eacute;cision de la cour constitutionnelle. Ici, le droit sp&eacute;cial prime sur le droit g&eacute;n&eacute;ral. C'est ce droit sp&eacute;cial qui a permis &agrave; Alassane Dramane Ouattara et B&eacute;di&eacute; d'&ecirc;tre candidats &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Les accords de Ouaga aussi stipulent la certification des r&eacute;sultats par l'ONU qui a eu &agrave; financer les &eacute;lections de la R&eacute;publique de C&ocirc;te d'Ivoire. C'est l'ONU aussi qui a certifi&eacute; la liste &eacute;lectorale. Me KEITA veut suivre les pas d&rsquo;Ibrahim B.KEITA que la presse accusait d'infirmer que les mains de M.Gbagbo ne sont pas souill&eacute;es de sang malien. On ne peut pas se cacher dans un d&eacute;sert o&ugrave; il n'y a ni colline, ni arbre comme on ne peut pas cacher un b&oelig;uf dans sa main. Le charnier de Youpougon est l&agrave;. Tous ceux qui sont y morts ne sont pas seulement des Ivoiriens. Il faut dire la v&eacute;rit&eacute; &agrave; Gbagbo comme le Pr&eacute;sident S&eacute;kou Tour&eacute; (paix &agrave; son &acirc;me) avait eu &agrave; dire Fran&ccedil;ois Mitterrand, opposant de la politique fran&ccedil;aise dans les ann&eacute;es 1960. Le Pr&eacute;sident S&eacute;kou Tour&eacute; avait qualifi&eacute; &agrave; cette &eacute;poque Mitterrand de &laquo;&nbsp;chef de la souillure fran&ccedil;aise.&nbsp;&raquo;Et pourtant, en 1981, M. Mitterrand est devenu, Pr&eacute;sident de la  R&eacute;publique fran&ccedil;aise et le Pr&eacute;sident S&eacute;kou Tour&eacute; s'&eacute;tait rendu en visite officielle en France en 1982. Les deux hommes se sont r&eacute;concili&eacute;s.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Gbagbo est d&eacute;j&agrave; disqualifi&eacute; depuis la campagne pr&eacute;sidentielle, lorsqu&rsquo;Alassane Dramane Ouattara, lui avait dit &laquo;&nbsp;qu'il n'est pas un homme politique mais un chef de tribu&nbsp;&raquo;. Peu de gens ont saisi cette d&eacute;claration qui est pourtant capitale. Je crains qu'il ne bascule la  C&ocirc;te d'Ivoire&nbsp; dans la guerre civile en brandissant sa chr&eacute;tient&eacute; comme le Pr. Pascal Lissouba l'avait fait au Congo o&ugrave; il s'&eacute;tait lui aussi appuy&eacute; sur son ethnie du Pool. D&eacute;j&agrave; en 2002 apr&egrave;s le coup d'Etat, quand la r&eacute;bellion contr&ocirc;lait le nord, il a eu &agrave; dire que lui, il&nbsp;&laquo;&nbsp;garde la  C&ocirc;te d'Ivoire utile.&nbsp;&raquo; Comme si le Nord de la C&ocirc;te d'Ivoire ne repr&eacute;sente rien. Il vient de le confirmer dans l'invalidation des urnes du Nord par son militant FPI du Conseil constitutionnel. Mais je ne pense pas si la majorit&eacute; des ivoiriens accepteront le suivre dans cette aventure. Incha Allah ses jours sont compt&eacute;s. Beaucoup de gens, partisans de Gbagbo manquent de lucidit&eacute; et suivent aveuglement leur candidat. Son Conseil constitutionnel pouvait annuler les &eacute;lections du Nord et le proclamer pr&eacute;sident s'il n'y avait pas la certification de l'ONUCI. Mais, la certification de l'ONUCI est au-dessus du Conseil constitutionnel. La Cour constitutionnelle du Mali n'avait pas &eacute;limin&eacute; en 2002 pas moins de 600.000 voix? Mais elle a le droit et rien ne liait nos &eacute;lections &agrave; l'ONU si ce n'est la forme.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>M.Gbagbo a perdu et il doit l'accepter et avoir aussi des circonstances att&eacute;nuantes de la part de la communaut&eacute; internationale pour tous ses crimes. Mais il a manqu&eacute; l'occasion. Voici un homme que beaucoup de jeunes progressistes africains aimaient &agrave; cause de son opposition au Pr&eacute;sident Houphouet Boigny mais il a d&eacute;&ccedil;u par sa violence, son arrogance, son mensonge et sa duplicit&eacute;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Dans un article du journal &laquo;&nbsp;Lib&eacute;ration&nbsp;&raquo; sous la plume de Sabine Cessou, Mamadou Diouf, historien disait ceci:<b>&nbsp;&laquo;&nbsp;Laurent Gbagbo aurait pu entrer dans l'histoire&nbsp;&raquo;.</b></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Voici l'entretien en question.</span></b></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Mamadou Diouf, historien renomm&eacute;, directeur du d&eacute;partement des Etudes africaines &agrave; l'Universit&eacute; de Columbia (New York), se dit &quot;d&eacute;&ccedil;u&quot; par l'attitude de Laurent Gbagbo, qui conteste les r&eacute;sultats donn&eacute;s par la Commission &eacute;lectorale ind&eacute;pendante (CEI), conf&eacute;rant &agrave; Alassane Ouattara 54,1 % des voix.</span></span></p>
<p class=MsoBodyText>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoBodyText><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;&nbsp;<strong><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Comment analysez-vous la situation d'aujourd'hui en C&ocirc;te d'Ivoire ?</span></strong></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Pendant cinq ans, la communaut&eacute; internationale n'a pas voulu voir que Laurent Gbagbo n'allait pas organiser des &eacute;lections parce qu'il allait les perdre. Il les a organis&eacute;es, il les a perdues. Laurent Gbagbo aurait pu &ecirc;tre un h&eacute;ros, s'il avait su s'en tenir &agrave; l'id&eacute;e qu'un pr&eacute;sident ne doit pas faire plus de deux mandats. Il a fait un mandat l&eacute;gal, &agrave; partir de 2000, puis&nbsp;un mandat informel, en reportant les &eacute;lections pendant cinq ans. S'il avait su aider la C&ocirc;te d'Ivoire &agrave; g&eacute;rer sa crise et partir, il serait rentr&eacute; dans l'histoire. C'est la valeur de ce vieil homme extraordinaire qu'est Nelson Mandela : il n'a fait qu'un mandat et s'est retir&eacute; apr&egrave;s avoir vraiment aid&eacute; son pays &agrave; faire sa transition.&nbsp; </span></span></p>
<p class=MsoBodyText>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoBodyText><strong><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Les fronti&egrave;res ont &eacute;t&eacute; ferm&eacute;es aujourd'hui, et la Cour constitutionnelle a proclam&eacute; Laurent Gbagbo vainqueur... </span></strong></p>
<p></span></p>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Je suis d&eacute;&ccedil;u par ce coup d'Etat constitutionnel, avec possibilit&eacute; d'un massacre contr&ocirc;l&eacute;, hors de la vue des gens, qui ne va rien r&eacute;gler. Je suis malheureux pour la C&ocirc;te d'Ivoire. On avait attendu que Laurent Gbagbo&nbsp;agisse en homme d'Etat. Lui qui est un historien, il&nbsp;sait quel&nbsp;r&ocirc;le il peut jouer, au lieu d'avoir une situation o&ugrave; tout le monde a peur d'une guerre civile ! La communaut&eacute; internationale doit jouer son r&ocirc;le, pour aider les &eacute;lecteurs ivoiriens &agrave; comprendre que leurs suffrages comptent.</span></span></p>
<p class=MsoBodyText>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoBodyText><strong><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Faut-il encore organiser des &eacute;lections&nbsp;dans certains pays d'Afrique&nbsp;? La Guin&eacute;e, par exemple,&nbsp;n'est-elle pas sortie plus meurtrie d'un scrutin pr&eacute;sidentiel qui l'a divis&eacute;e entre communaut&eacute;s ?</span></strong></p>
<p></span></p>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>En Guin&eacute;e, o&ugrave; la d&eacute;mocratie est fragile, on assiste &agrave; un jeu &agrave; somme nulle. La logique qui pr&eacute;vaut est celle-ci : &quot;Si tu perds, tu es mort, et si tu gagne, tu fais tout pour pr&eacute;server le pouvoir et d&eacute;truire les opposants&quot;. Il n'y a pas l'id&eacute;e d&eacute;mocratique, qui consiste &agrave; penser que si j'ai gagn&eacute; cette fois-ci, la prochaine fois, je peux perdre. Cela &eacute;tant, d'&eacute;normes le&ccedil;ons ont &eacute;t&eacute; apprises, avec des soci&eacute;t&eacute;s africaines en proie &agrave; des bouff&eacute;es d&eacute;mocratiques. Abdou Diouf a perdu en 2000 au S&eacute;n&eacute;gal, Laurent Gbagbo a perdu en C&ocirc;te d'Ivoire et&nbsp;le m&ecirc;me sc&eacute;nario s'est produit au K&eacute;nya. Cela &eacute;tant, dans la plupart des cas, les chefs qui b&eacute;n&eacute;ficient de l'alternance se m&eacute;tamorphosent et reprennent l'habit des anciens chefs. </span></span></p>
<p class=MsoBodyText>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoBodyText><strong><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>L'ethnicit&eacute; est-elle une entrave &agrave; la d&eacute;mocratie ?</span></strong></p>
<p></span></p>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>On r&eacute;duit l'ethnicit&eacute; &agrave; ce qui se passe en C&ocirc;te d'Ivoire. Or,&nbsp;la logique de manipulation de l'ethnie a &eacute;t&eacute; inaugur&eacute;e par les empires coloniaux. L'histoire des ethnies n'est pas une histoire de conflits mais une histoire de coop&eacute;ration entre des groupes diff&eacute;rents, qui reconnaissent leurs diff&eacute;rences, et que l'histoire a fait &eacute;voluer. Il y a une &eacute;conomie morale de l'ethnicit&eacute; tr&egrave;s diff&eacute;rente du tribalisme politique, qui se r&eacute;duit &agrave; l'utilisation syst&eacute;matique de ressources ethniques dans la politique. On le voit en Guin&eacute;e, en C&ocirc;te d'Ivoire, il faut ouvrir ces d&eacute;bats importants, pour montrer qu'il n'existe pas de logique unique, mais qu'il y a bel et bien des alternatives.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;Laurent Gbagbo a perdu sur toute la ligne. Dans un article de la presse ivoirienne Mr Ben Salia de &laquo;&nbsp;L'info en continu&nbsp;&raquo; montre ici comment le monstre Gbagbo a perdu l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle donc le pouvoir. Ceux qui lui donneraient gagnant de ces &eacute;lections ont menti. Laurent Gbagbo avec toute analyse ne pouvait pas gagner devant les deux candidats RDR et PDCI. Les firmes du sondage ont&nbsp; pris leur argent et c'est fini pour lui. A l'origine, m&ecirc;me, comme c'est &laquo;&nbsp;un chef de tribu et non un homme politique&nbsp;&raquo;, l'&eacute;lectorat B&eacute;t&eacute; ne repr&eacute;sente que 7 &agrave; 8% et si on ajoute ses autres partisans ailleurs, il peut osciller autour de 12 &agrave; 20%. C'est parce que, il a fait 10 ans au pouvoir qu'il vienne de sortir avec 38%, si non, il ne repr&eacute;sente aucun danger pour les deux grandes formations politiques houphou&eacute;tistes: RDR et PDCI.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Voici l'article de M. Ben Salia</span></span></p>
<h1><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><span style=font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Pris en otage par l&rsquo;arm&eacute;e : VOICI COMMENT LAURENT GBAGBO A PERDU L&rsquo;ELECTION PRESIDENTIELLE</span></span></h1>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Dans cette nouvelle crise n&eacute;e &agrave; la suite du 2nd tour de la pr&eacute;sidentielle du 28 novembre dernier, le conseil constitutionnel a proclam&eacute; Laurent Gbagbo, pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Et cela contre l&rsquo;avis de la commission &eacute;lectorale ind&eacute;pendante qui a d&eacute;sign&eacute; Alassane Ouattara vainqueur quelque temps avant.<br />
Il n&rsquo;en fallait pas plus pour que sur le petit &eacute;cran de la t&eacute;l&eacute;vision nationale, l&rsquo;on n&rsquo;aper&ccedil;oive les officiers g&eacute;n&eacute;raux et sup&eacute;rieurs de l&rsquo;arm&eacute;e faire all&eacute;geance &agrave; l&rsquo;heureux &eacute;lu.<br />
Cependant la sortie du premier Ministre Soro Guillaume dans les colonnes d&rsquo;un confr&egrave;re de la presse internationale fini de convaincre que Laurent Gbagbo n&rsquo;est vraiment pas le ma&icirc;tre du jeu auquel il joue actuellement.<br />
Sans prendre de gant, Soro Guillaume a accus&eacute; les g&eacute;n&eacute;raux Guiai Bi Point du Cecos, Dogo Bl&eacute; de la garde r&eacute;publicaine et Vassingaux de la marine d&rsquo;avoir confisquer le pouvoir pour Gbagbo. En d&rsquo;autres termes ces trois g&eacute;n&eacute;raux seraient non seulement &agrave; la base du maintien du pr&eacute;sident sortant &agrave; la t&ecirc;te du pays, mais responsable de tout ce qui pr&eacute;vaut en ce moment.<br />
Toute chose qui nous am&egrave;ne &agrave; nous demander si Laurent Gbagbo ne serait pas en r&eacute;alit&eacute; l&rsquo;otage de ces officiers g&eacute;n&eacute;raux. Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne ! Des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent pour soutenir que l&rsquo;attitude de Gbagbo s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;il s&rsquo;est senti trahi voir flou&eacute; par la communaut&eacute; internationale.<br />
Toutes les garanties lui auraient &eacute;t&eacute; donn&eacute;es, preuve &agrave; l&rsquo;appui, comme les multiples sondages de SOFRES qu&rsquo;il gagnerait &agrave; coup s&ucirc;r les &eacute;lections. Mais au premier tour du scrutin, le candidat de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle va s&rsquo;apercevoir que les choses ne tournaient pas comme il l&rsquo;avait souhait&eacute;. Pour sa part, la communaut&eacute; internationale tient &agrave; ce que tout se passe dans l&rsquo;ordre et la discipline.<br />
C&rsquo;est pourquoi, nous raconte nos sources, bien que Laurent Gbagbo soit venu en 3&egrave;me position au 1er tour, il a fallu sacrifier le candidat du PDCI , Henri Konan B&eacute;di&eacute; au d&eacute;triment de Gbagbo. Ainsi donc Gbagbo viendrait en 1er position, Ouattara en 2&egrave;me position et B&eacute;di&eacute; en 3&egrave;me synonyme d&rsquo;&eacute;limination. Il fallait &agrave; ce stade continuer le processus et faire croire &agrave; Gbagbo et ses sympathisants que la victoire &eacute;tait vraiment &agrave; port&eacute;e de main.<br />
Dans la foul&eacute;e, ses directeurs d&eacute;partementaux de campagne ne l&rsquo;aident vraiment pas. Dans ses quartiers g&eacute;n&eacute;raux de campagnes la victoire est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e avant la lettre. Le vin coule &agrave; gogo. L&rsquo;argent destin&eacute; &agrave; la campagne prend une autre direction. Certains sont pr&eacute;occup&eacute;s avec cet argent &agrave; la finition de leur maison. Quand d&rsquo;autres doivent se taper les basses besognes et esp&eacute;rer que Gbagbo gagne pour &ecirc;tre r&eacute;compens&eacute;. Telle &eacute;tait l&rsquo;ambiance dans la plupart des QG de campagne de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle. Il faut avoir le courage de le dire, Laurent Gbagbo a &eacute;t&eacute; trahi par les siens qui pensaient plut&ocirc;t &agrave; leur propre positionnement dans les &eacute;lections &agrave; venir.<br />
Dans la droite ligne d&rsquo;une victoire sans coup f&eacute;rir, c&rsquo;est alors que va rentrer en sc&egrave;ne, des soi-disant sp&eacute;cialistes de la communication &eacute;lectorale qui auraient fait leur preuve aux Etats Unis lors de l&rsquo;&eacute;lection de Barak Obama. Le camp Gbagbo va donc croire aux balivernes de ces individus qui pr&eacute;tendent apr&egrave;s des explications qu&rsquo;Alassane Ouattara ne pourra jamais gagner des &eacute;lections en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Mieux, ils soutiennent que l&rsquo;&eacute;lectorat de B&eacute;di&eacute; ne respectera pas les consignes de vote de ce dernier qui a appel&eacute; &agrave; voter Ouattara.<br />
Dans les quartiers g&eacute;n&eacute;raux de campagne de Laurent Gbagbo, c&rsquo;est d&eacute;sormais la chasse &agrave; l&rsquo;&eacute;lectorat baoul&eacute;, ethnie de l&rsquo;ex-chef de l&rsquo;Etat Henri Konan B&eacute;di&eacute;. Gbagbo lui-m&ecirc;me part &agrave; Sakassou le si&egrave;ge de la royaut&eacute; baoul&eacute; pour solliciter les d&eacute;tenteurs de la tradition baoul&eacute;. A Sakassou m&ecirc;me Gbagbo obtiendra 3348 voix contre 15 656 pour Alassane Ouattara. Ce qui t&eacute;moigne du report de voix et surtout de l&rsquo;effectivit&eacute; de l&rsquo;appel de B&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;endroit de ses &eacute;lecteurs. A ce niveau comment donc Laurent Gbagbo pouvait-il gagner cette &eacute;lection? Une &eacute;quation qui trouvera sa r&eacute;solution par l&rsquo;annulation donc des r&eacute;sultats dans toutes les zones o&ugrave; le report de voix s&rsquo;est effectu&eacute; &agrave; plus de 70%.<br />
Instrumentalis&eacute;, le conseil constitutionnel s&rsquo;est fait prendre dans son propre pi&egrave;ge en feignant de ne pas savoir que cette &eacute;lection devait &ecirc;tre certifi&eacute;e par les services du repr&eacute;sentant sp&eacute;cial du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Onu en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, comme stipul&eacute; dans l&rsquo;article 59 (nouveau) du &eacute;lectoral. Malgr&eacute; les interpr&eacute;tations juridiques et les argumentations du pr&eacute;sident Paul Yao N&rsquo;Dr&eacute; pour qui &laquo; certifier n&rsquo;est pas valid&eacute; &raquo;, l&rsquo;on se perd en conjecture quand on sait qu&rsquo;on certifie toujours conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;original. Et Choi, le patron de l&rsquo;ONUCI a su le faire, preuve &agrave; l&rsquo;appui, conform&eacute;ment aux r&eacute;sultats de la commission &eacute;lectorale ind&eacute;pendante qui donnait Alassane Ouattara largement vainqueur avec 54, 10% contre 45,90% &agrave; Laurent Gbagbo.<br />
BEN SALIA.</span></span></p>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>En conclusion, je dis de calculs en calculs, pour gagner les &eacute;lections qu'il ne peut pas gagner, Laurent Gbagbo a chang&eacute; plusieurs fois de premier ministre:Seydou Diarra, Charles Konan Bany. Son dernier premier ministre devient son ennemi d'hier et en fin son tombeur: Guillaume Kigbafori Soro. Ce dernier s'est d&eacute;solidaris&eacute; de lui depuis l'instauration du couvre- feu institu&eacute; par Gbagbo &agrave; la veille des &eacute;lections. Personne ne conna&icirc;t le bras qui va le faire tomber. C'est ce que j'avais lu dans un journal fran&ccedil;ais, le &laquo;&nbsp; Paris Match&nbsp;&raquo;en 1980. Une photo de M.Ahmed Ben Bella qui prenait la main du Colonel Boumedienne apr&egrave;s sa sortie de prison apr&egrave;s la signature des accords d'Evian. Le journaliste avait &eacute;crit ceci:&nbsp;&laquo;&nbsp;Ben Bella ne savait pas si la main qu'il prenait, allait le faire tomber trois(3) ans plus tard.</span></span></p>
<p class=MsoBodyText><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Mais si&nbsp; Gbagbo, doit r&eacute;pondre, il doit r&eacute;pondre avec son militant FPI, de la cour constitutionnelle, Paul Yao.</span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>  <strong><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Yacouba ALIOU</span></strong></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ATT à Tarkin à propos de la sécurité au Sahel :
« Nous avons besoin d’être respectés et d’être considérés »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/att-a-tarkin-a-propos-de-la-securite-au-sahel-%25c2%25ab-nous-avons-besoin-d%25e2%2580%2599etre-respectes-et-d%25e2%2580%2599etre-consideres-%25c2%25bb-239.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(0, 32, 96); >A l&rsquo;occasion de la course des chameaux qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; Tarkin (dans le cercle de Bourem) dans le cadre de la c&eacute;l&eacute;bration du Cinquantenaire de notre Ind&eacute;pendance, le pr&eacute;sident ATT qui pr&eacute;sidait la c&eacute;r&eacute;monie, n&rsquo;a pas manqu&eacute; de revenir sur la question de la s&eacute;curit&eacute; dans la bande sah&eacute;lo-saharienne.</span></i></b></span><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(0, 32, 96); > </span></i></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >Dans l&rsquo;histoire du terrorisme et des trafics en tous genres qui ont cours dans la bande sah&eacute;lo-saharienne, on peut penser que Tarkin est une localit&eacute; restera pour longtemps dans les m&eacute;moires. En effet, c&rsquo;est dans cette localit&eacute; situ&eacute;e au Nord de Bourem que le fameux cargo baptis&eacute; &laquo;&nbsp;Air coca&iuml;ne&nbsp;&raquo; a atterri au mois de novembre 2009. Et depuis, si l&rsquo;on en croit les explications officielles, personne ne sait qu&rsquo;il contenait ni ce qu&rsquo;il est advenu de son chargement&nbsp;; m&ecirc;me si par ailleurs, l&rsquo;agence de l&rsquo;ONU contre la drogue avait d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il contenait une cargaison de drogue. C&rsquo;est cette localit&eacute; qui a &eacute;t&eacute; choisie pour abriter la course de chameaux dans le cadre des festivit&eacute;s du Cinquantenaire. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >Le pr&eacute;sident ATT qui a fait le d&eacute;placement ne pouvait manquer pareille occasion pour ass&eacute;ner encore ses &laquo;&nbsp;v&eacute;rit&eacute;s&nbsp;&raquo; sur la situation s&eacute;curitaire dans la bande sah&eacute;lo-saharienne. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a rappel&eacute; que le mali &eacute;tait non seulement victime mais &eacute;galement otage de ce qui se passe dans le sahel. &laquo;&nbsp;Nous ne sommes responsables de rien du tout, toutes les menaces ne sont ni du Mali et ne sont pas destin&eacute;es au mali&nbsp;&raquo; a martel&eacute; ATT. Visiblement agac&eacute;, ATT a affirm&eacute; que notre pays est accus&eacute; de mani&egrave;re injuste et injustifi&eacute;e. &laquo;&nbsp;Nous avons besoin de respect, nous avons besoin de consid&eacute;ration. D&egrave;s qu&rsquo;un otage est constitu&eacute; on dit qu&rsquo;il est au nord du Mali. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >Le Nord du Mali fait plus de 4 millions de Km2 alors que notre territoire lui-m&ecirc;me fait &agrave; peine un peu plus d&rsquo;un million de Km2. S&rsquo;ils sont l&agrave;, alors qu&rsquo;ils viennent les chercher&nbsp;&raquo; a ajout&eacute; le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Pour lui, le principal probl&egrave;me est le d&eacute;ficit de coop&eacute;ration entre les diff&eacute;rents pays, &laquo;&nbsp;chacun est chez lui et rejette la responsabilit&eacute; sur les autres&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Comment voulez-vous que le Mali et la Mauritanie seuls puissent contr&ocirc;ler leurs fronti&egrave;res, comment voulez-vous que l&rsquo;Alg&eacute;rie et le Mali seuls puissent contr&ocirc;ler leurs fronti&egrave;res&nbsp;; m&ecirc;me si on mettait un militaire par kilom&egrave;tre, il ne verra rien&nbsp;&raquo; a encore d&eacute;clar&eacute; le pr&eacute;sident ATT. Il a salu&eacute; l&rsquo;initiative prise par l&rsquo;Alg&eacute;rie de mettre sur pied un pc op&eacute;rationnel inter alli&eacute;. &laquo;&nbsp;Il nous faut la paix&nbsp;; je suis un militaire et je connais la guerre&nbsp;; je ne voudrais pas la faire mais si je suis oblig&eacute; je la ferai&nbsp;&raquo;. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >ATT s&rsquo;est dit confiant dans la capacit&eacute; de nos forces arm&eacute;es et a pr&eacute;dit que le Mali sera le pays le plus s&ucirc;r d&rsquo;ici quelques ann&eacute;es. Il a notamment demand&eacute; aux populations de ne pas c&eacute;der car elles constituent le rempart le plus s&ucirc;r contre le terrorisme</span></span><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>.</span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique s&rsquo;est par ailleurs dit convaincu que seul le d&eacute;veloppement peut barrer le chemin aux criminels qui sillonnent la bande sah&eacute;lo-saharienne. D&rsquo;o&ugrave; la cr&eacute;ation du Programme sp&eacute;cial de d&eacute;veloppement et de s&eacute;curit&eacute; du Nord qui s&rsquo;occupera de r&eacute;aliser ce dont les populations ont vraiment besoin. Ce programme ne viendra pas en concurrence de ce qui se m&egrave;ne mais plut&ocirc;t en compl&eacute;mentarit&eacute;.</span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;> </span><span style=font-size: x-small;> </span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Bassaro Tour&eacute;</span></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><b style=><span lang=FR style=font-family: Arial, sans-serif; >ATT r&eacute;plique aux Am&eacute;ricains</span></b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Parfaitement au courant de tout ce qui se dit ou s&rsquo;&eacute;crit sur le Mali concernant la s&eacute;curit&eacute; dans la bande sah&eacute;lo-saharienne, le pr&eacute;sident ATT a certainement eu vent des commentaires de certains diplomates rapport&eacute;s par Wikileaks. C&rsquo;est ainsi lors de la course des chameaux, il a rappel&eacute; l&rsquo;imposant d&eacute;fil&eacute; militaire qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; &agrave; Bamako le 22 septembre. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;un des plus beaux auxquels il m&rsquo;est donn&eacute; d&rsquo;assister&nbsp;&raquo; a-t-il d&eacute;clar&eacute;. On ne peut voir ce d&eacute;fil&eacute; et pener que le Mali a une arm&eacute;e d&rsquo;amateurs a-t-il ajout&eacute;. &laquo;&nbsp;Mais ceux qui pensent que nous avons une arm&eacute;e d&rsquo;amateurs n&rsquo;ont qu&rsquo;&agrave; venir, nous les attendons et ils verront&nbsp;&raquo;. Cette sortie ressemble &agrave; une r&eacute;plique aux Am&eacute;ricains qui, selon Wikileaks ont une pi&egrave;tre image de notre arm&eacute;e. </span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span> </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span><span style=font-size: x-small;> </span><span style=font-size: x-small;> </span><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :
La Corruption décorée Chevalier de l’Ordre National</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-corruption-decoree-chevalier-de-l%25e2%2580%2599ordre-national-238.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p style=margin: 0in 0in 0.0001pt; class=yiv656467538msonormal><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Le Mali de la troisi&egrave;me R&eacute;publique s&rsquo;achemine &agrave; vive allure sur l&rsquo;autoroute du d&eacute;sespoir &eacute;ternel. Chaque heure, chaque jour, chaque semaine a sa liste de fraudes et de vagabondages financiers. La Corruption est devenue culturelle, sous l&rsquo;&oelig;il passif et complice des &lsquo;&rsquo; chefs&rsquo;&rsquo; en charge des affaires. Partout et dans tout, il faut donner des dessous de table qui, aujourd&rsquo;hui, se prennent sur la table</span></i></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>.</span></span></p>
<p style=margin: 0in 0in 0.0001pt; class=yiv656467538msonormal>&nbsp;</p>
<p style=margin: 0in 0in 0.0001pt; class=yiv656467538msonormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;Les deniers publics sont g&eacute;r&eacute;s comme des biens priv&eacute;s. Les caisses de l&rsquo;Etat ressemblent aux poches des DAF,&nbsp; ministres, maires et autres responsables. Face au Chaos National, le gouvernement joue au <b>Kot&eacute;ba</b>, &agrave; travers des foras et semaines de lutte contre la corruption. Apr&egrave;s le forum sur la corruption, voil&agrave; que le minist&egrave;re de la justice met en sc&egrave;ne un autre spectacle gratuit. Le metteur en sc&egrave;ne et, &agrave; la fois, le dramaturge s&rsquo;appelle Maharafa Traor&eacute;. Le garde des &lsquo;&rsquo;sots&rsquo;&rsquo;, pardon des sceaux, vient de faire un saut dans la farce gouvernementale. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du PDES veut peut-&ecirc;tre avoir une vraie assise avant 2012 en foutant son pied dans le plat d&eacute;j&agrave; vers&eacute;. Au moment o&ugrave; les Maliens s&rsquo;appauvrissent, un petit nombre du R&eacute;seau National s&rsquo;enrichissent impun&eacute;ment. Le Mal est connu, les ordonnances prescrites, mais le m&eacute;decin s&rsquo;absente. Alors comment gu&eacute;rir la maladie&nbsp;?&nbsp; A part quelques gymnastiques d&rsquo;effets plus m&eacute;diatiques&nbsp; que r&eacute;els, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique reste muet. Selon lui, ce n&rsquo;est pas bon d&rsquo;humilier un chef de famille. Ce qui est certainement bon, c&rsquo;est de laisser un cercle sucer le sang des autres. De 2002 &agrave; 2010, la corruption est mont&eacute;e en grade, un record bien appr&eacute;ciable pour ceux qui ont toujours faim. Du simple grade de caporal, elle est aujourd&rsquo;hui G&eacute;n&eacute;ral et m&eacute;rite la m&eacute;daille de Chevalier du d&eacute;sordre, du moins de l&rsquo;ordre national. Pendant tout ce temps, la m&eacute;nag&egrave;re a perdu son panier. Elle se contente du sachet en plastique noir pour cacher le condiment, s&rsquo;il y en a. </span></span></p>
<p style=margin: 0in 0in 0.0001pt; class=yiv656467538msonormal>&nbsp;</p>
<p style=margin: 0in 0in 0.0001pt; class=yiv656467538msonormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Conscient de la rupture avec le peuple, ATT se doit de prendre son b&acirc;ton de Pr&eacute;sident pour r&eacute;ellement punir les fautifs, quel que soit leur rang social ou leur coloration politique. Apr&egrave;s la rafle du minist&egrave;re de la sant&eacute;, les autres d&eacute;partements doivent s&rsquo;attendre au pire, apprend-on de source bien introduite. On peut donc s&rsquo;imaginer que le boss de Koulouba veut se r&eacute;concilier avec les Maliens las des ann&eacute;es de favoritisme, de client&eacute;lisme et d&rsquo;affairisme. </span></span></p>
<p style=margin: 0in 0in 0.0001pt; class=yiv656467538msonormal><span style=font-size: x-small;><b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Le Sh&eacute;rif</span></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;> </span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>WikiLeaks et le Mali :
Le désenchantement des Etats&#45;Unis,
La colère de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/wikileaks-et-le-mali-le-desenchantement-des-etats-unisla-colere-de-la-france-380.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h1 style=margin: auto 0cm; text-align: justify><span style=font-size: x-small><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le journal &laquo;&nbsp;Le Monde&nbsp;&raquo;, dans sa parution du mardi dernier publie les r&eacute;v&eacute;lations de Wikileaks concernant la lutte contre AQMI dans le Sahel. Et notre pays est &eacute;clabouss&eacute;. Pour les Am&eacute;ricains comme pour les Fran&ccedil;ais, le Mali est bien le talon d&rsquo;Achille de cette lutte contre le terrorisme. Nous publions l&rsquo;article de notre confr&egrave;re fran&ccedil;ais.</span></i></span><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></h1>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span class=clear><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&nbsp;</span></span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> <strong><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Des soldats maliens patrouillent dans la ville de Kidal, le 27 mai 2006.AFP/KAMBOU SIA</span></strong></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le Mali est-il le bon &eacute;l&egrave;ve de l'action anti-terroriste qu'il pr&eacute;tend &ecirc;tre, ou pratique-t-il un double langage, m&eacute;nageant les bailleurs de fonds occidentaux tout en fermant les yeux sur les activit&eacute;s d'Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) dans l'immense Sahara malien o&ugrave; sont retenus la plupart des otages ?</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><br />
<script type=text/javascript>
if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) {
      MIA.Pub.OAS.events[pubOAS_middle] = pubOAS_middle;
}
</script><br />
Le point de vue am&eacute;ricain semble avoir &eacute;volu&eacute; progressivement vers le doute &agrave; ce sujet. Longtemps, l'ambassadrice am&eacute;ricaine &agrave; Bamako s'est fait l'ardente avocate du pr&eacute;sident </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/9f4a/amadou-toumani.html><span style=font-size: x-small>Amadou Toumani</span></a><span style=font-size: x-small> Tour&eacute; surnomm&eacute; <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;ATT&quot;</span></em>. <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;On peut compter sur lui, il a les troupes pour faire le travail&quot;</span></em>, &eacute;crit </span><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/3c44/gillian-milovanovic.html><span style=font-size: x-small>Gillian Milovanovic</span></a><span style=font-size: x-small> au milieu de 2009.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La diplomate jure de la <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;bonne foi du pr&eacute;sident malien&quot;</span></em> et d&eacute;fend l'augmentation de l'aide am&eacute;ricaine &agrave; ce pays immense et d&eacute;sh&eacute;rit&eacute;. Pourtant, &agrave; chaque entrevue avec le chef de l'Etat malien, elle recueille les m&ecirc;mes promesses d'action non suivies d'effet. Comme le <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;sommet de Bamako&quot;</span></em>, conf&eacute;rence des chefs d'Etat de la r&eacute;gion qui n'a jamais eu lieu. Mali et Alg&eacute;rie se rejettent mutuellement la responsabilit&eacute; de ce fiasco.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><strong><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;HAUT DEGR&Eacute; DE LAXISME&quot;</span></strong></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;Les Alg&eacute;riens ne font pas grand-chose&quot;</span></em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>, se plaint <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;ATT &quot;</span></em> en novembre 2009. En &eacute;cho, l'ambassadeur d'Alg&eacute;rie &agrave; Bamako d&eacute;verse sa bile aupr&egrave;s de son homologue am&eacute;ricaine un peu plus tard. Il d&eacute;nonce <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;le haut degr&eacute; de laxisme, pour ne pas dire de complicit&eacute;&quot;</span></em> du Mali avec les terroristes, assurant que les islamistes sont parfois inform&eacute;s &agrave; l'avance des op&eacute;rations men&eacute;es contre eux.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L'ambassadrice am&eacute;ricaine enregistre sans conviction cette <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;litanie de complaintes contre Bamako&quot;</span></em>. Son analyse para&icirc;t nettement plus indulgente que celle des diplomates fran&ccedil;ais. <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;Si le Mali ne commence pas &agrave; se montrer s&eacute;rieux, les grands bailleurs de fonds internationaux devraient le menacer de couper leur aide&quot;</span></em>, avertit en f&eacute;vrier </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:metricconverter w:st=on productid=2010 l><span style=font-size: x-small>2010 l</span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small>'ambassadeur de France </span><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/12f3/michel-reveyrand.html><span style=font-size: x-small>Michel Reveyrand</span></a><span style=font-size: x-small> de Menthon, alors qu'il se bat pour obtenir la lib&eacute;ration de l'otage </span><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/e2ff/pierre-camatte.html><span style=font-size: x-small>Pierre Camatte</span></a><span style=font-size: x-small>. Les Fran&ccedil;ais semblent renvoyer Alg&eacute;rie et Mali dos &agrave; dos. <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;Les Alg&eacute;riens d&eacute;daignent le probl&egrave;me et refusent d'agir&quot;</span></em>, estime de son c&ocirc;t&eacute; </span><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/4aee/stephane-gompertz.html><span style=font-size: x-small>St&eacute;phane Gompertz</span></a><span style=font-size: x-small>, directeur de l'Afrique au </span><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/1904/quai-d-orsay.html><span style=font-size: x-small>Quai d'Orsay</span></a><span style=font-size: x-small>.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><strong><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>1 000 CARTOUCHES</span></strong></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les Am&eacute;ricains constatent parfaitement les difficult&eacute;s des autorit&eacute;s maliennes &agrave; g&eacute;rer l'aide militaire qu'ils leur fournissent. A la fin de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:metricconverter w:st=on productid=2009, l><span style=font-size: x-small>2009, l</span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small>'ambassadrice informe le pr&eacute;sident malien du fait que les produits &ndash; haricots, riz et carburant&ndash; achet&eacute;s par les Etats-unis pour les besoins des troupes maliennes qu'ils entra&icirc;nent <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;ont &eacute;t&eacute; saisis par les douanes et le minist&egrave;re des finances&quot;</span></em>. Sur le champ, le pr&eacute;sident ordonne la remise des denr&eacute;es et de l'essence. </span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Dans le m&ecirc;me registre, la diplomate am&eacute;ricaine informe <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;ATT&quot;</span></em> qu'un avion transportant des bless&eacute;s am&eacute;ricains (suite &agrave; un atterrissage forc&eacute;) a &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute; de d&eacute;coller pendant trois heures de l'a&eacute;roport de Bamako, sous pr&eacute;texte que des taxes n'avaient pas &eacute;t&eacute; acquitt&eacute;es. <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;Mon Dieu !&quot;</span></em>, s'exclame M. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><a href=http://www.lemonde.fr/sujet/0939/toumani-toure.html><span style=font-size: x-small>Toumani Tour&eacute;</span></a><span style=font-size: x-small> avant de promettre une explication avec le ministre des transports.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La description, rapport&eacute;e par un t&eacute;l&eacute;gramme de d&eacute;cembre 2009, de la c&eacute;r&eacute;monie marquant la fin d'une session d'entra&icirc;nement de l'arm&eacute;e malienne par des instructeurs am&eacute;ricains refl&egrave;te la difficult&eacute; de l'exercice. Le capitaine responsable de cette formation indique que chaque soldat malien a tir&eacute; 1 000 cartouches pendant les cinq semaines d'exercices, soit autant qu'un soldat des forces sp&eacute;ciales am&eacute;ricaines tire en un jour, et&hellip; <em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;probablement plus que ce qu'un militaire malien aura utilis&eacute; tout au long de sa carri&egrave;re &quot;</span></em>.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les soldats maliens, eux, se disent satisfaits d'avoir appris &agrave; conduire un v&eacute;hicule et &agrave; entretenir leurs armes. Ils figurent parmi les rares survivants d'une embuscade avec les islamistes.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L'&eacute;chauffour&eacute;e s'est achev&eacute;e dans un bain de sang car l'unique soldat capable de conduire et de sauver ses camarades avait &eacute;t&eacute; tu&eacute;. De m&ecirc;me que le seul militaire form&eacute; &agrave; l'usage de la mitrailleuse qui aurait pu couvrir leur retraite.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span class=auteur><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Philippe Bernard (<i style=mso-bidi-font-style: normal>Le Monde</i> </span></b></span><span class=auteur><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>du 07-12-2010<b style=mso-bidi-font-weight: normal>)</b></span></span></span><span class=auteur><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité grandissante à Gao :
Marche de protestation de la cité des Askias</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le Mercredi 03 D&eacute;cembre 2010, tr&egrave;s t&ocirc;t le matin, les populations de Gao toutes les couches sociales confondues se sont donn&eacute;es rendez-vous au Tombeau des Askias, point de d&eacute;part d&rsquo;une marche de protestation. Cette marche fait suite &agrave; des concertations entre les diff&eacute;rentes structures et toutes les couches de la soci&eacute;t&eacute; civile autour du climat d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; permanente qui r&egrave;gne dans la ville</span></i></b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&nbsp;</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qui s&eacute;vit aujourd&rsquo;hui &agrave; Gao a atteint des degr&eacute;s intol&eacute;rables, elle se d&eacute;veloppe sous toutes ses formes&nbsp;: enl&egrave;vements quasi-permanents de v&eacute;hicules de l&rsquo;Etat, des ONG, des touristes, des entreprises et m&ecirc;me des priv&eacute;s&nbsp;; assassinats de paisibles citoyens (tuerie de Battal dont deux morts et des bless&eacute;s graves)&nbsp;; menaces de mort et vols r&eacute;guliers &agrave; mains arm&eacute;es. Bref, </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Cit&#65513;><span style=font-size: x-small>la Cit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> des Askias est devenue un v&eacute;ritable sanctuaire de criminalit&eacute;.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La goutte d&rsquo;eau qui a fait d&eacute;border le vase est cons&eacute;cutive &agrave; une tentative d&rsquo;enl&egrave;vement de v&eacute;hicule suivi de fusillades ayant entrain&eacute; des blessures graves au quartier Ch&acirc;teau le vendredi 26 Novembre dans la soir&eacute;e.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Face &agrave; cette situation plus qu&rsquo;inqui&eacute;tante et devant l&rsquo;inaction et le mutisme des autorit&eacute;s administratives et politiques, le collectif des forces vives de Gao a d&eacute;cid&eacute; de se faire entendre &agrave; travers une marche pacifique qui avait pour itin&eacute;raire&nbsp;: Tombeau des Askias-Rond point du march&eacute; des nuits-Gouvernorat.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>On a assist&eacute; &agrave; une v&eacute;ritable marr&eacute;e humaine sur les grands boulevards de la ville et &agrave; des populations v&eacute;ritablement d&eacute;chain&eacute;es tellement le malaise social &eacute;tait palpable. Dans la foule, des slogans &eacute;taient scand&eacute;s un peu partout et on pouvait lire&nbsp;: &laquo;&nbsp;La faiblesse de l&rsquo;Etat engendre la guerre civile&nbsp;&raquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;Trop c&rsquo;est trop&nbsp;&raquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;Halte &agrave; l&rsquo;impunit&eacute;&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Cette marche avait pour seul but d&rsquo;interpeller les autorit&eacute;s &agrave; assurer leur mission r&eacute;galienne de d&eacute;fense des populations et de leurs biens. De l&rsquo;avis de certains marcheurs, toute cette terreur est orchestr&eacute;e et propag&eacute;e pour une grande part par certains individus qui b&eacute;n&eacute;ficieraient des soutiens sinon des complicit&eacute;s au sein m&ecirc;me de l&rsquo;appareil d&rsquo;Etat.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>De toute &eacute;vidence, on pouvait lire dans la conclusion<b style=mso-bidi-font-weight: normal> </b>de la motion de revendication remise au Gouverneur de R&eacute;gion ce qui suit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Si des mesures concr&egrave;tes ne sont pas prises dans l&rsquo;imm&eacute;diat par les autorit&eacute;s, nous nous r&eacute;serverons le droit de prendre toutes les dispositions utiles pour prendre notre s&eacute;curit&eacute; en mains et assurer celle de nos paisibles populations&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Cette menace l&eacute;gitime doit &ecirc;tre prise au s&eacute;rieux car parmi les organisateurs de la marche, il y&rsquo;a la participation tr&egrave;s remarqu&eacute;e de l&rsquo;association Ganda-Koy.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-size: x-small>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Affaire des motos &agrave; l&rsquo;Office du Niger&nbsp;: </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le PDG somm&eacute; de surseoir &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution du march&eacute;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>C&rsquo;est notre confr&egrave;re local &laquo; Le S&eacute;govien &raquo; qui avait lev&eacute; le li&egrave;vre en parlant d&rsquo;une affaire de march&eacute; de motos portant sur 84 millions de F CFA que le PDG de l&rsquo;Office du Niger voulait offrir &agrave; son gendre, &eacute;crivait notre confr&egrave;re, au m&eacute;pris des r&egrave;gles r&eacute;gissant les march&eacute;s publics. Pour fournir l&rsquo;encadrement rural de l&rsquo;Office du Niger en moyens de locomotion &agrave; deux roues, le PDG de l&rsquo;Office du Niger a octroyer un si important march&eacute; &agrave; un de ses proches dont les comp&eacute;tences dans le domaine restent &agrave; prouver: soci&eacute;t&eacute; fictive, sans si&egrave;ge, bo&icirc;te postale usurp&eacute;e et surfacturation exag&eacute;r&eacute;e. Saisie de l&rsquo;affaire en d&eacute;but de semaine derni&egrave;re, &agrave; cause de ces pratiques qui jurent avec le code des march&eacute;s publics, l&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s vient de sommer le PDG de l&rsquo;Office du Niger avec la mention URGENT de surseoir &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de ce march&eacute; dont le contrat venait d&rsquo;&ecirc;tre ficel&eacute; le lendemain m&ecirc;me de la f&ecirc;te de Tabaski. En plus, il est fait mention &agrave; l&rsquo;Office du Niger, d&rsquo;envoyer toute affaire cessante, tout le dossier des offres afin qu&rsquo;une commission de cette autorit&eacute; puisse juger cette semaine m&ecirc;me de sa r&eacute;gularit&eacute; ou non. Quand on sait que, de source s&ucirc;re, il n&rsquo;existe qu&rsquo;une simple lettre adress&eacute;e &agrave; 4 entreprises pour consultation restreinte pour une si importante somme et en retour les seules offres de &laquo; la soci&eacute;t&eacute; &raquo; de son gendre, il faut craindre le pire pour Kassoum Denon. En tous les cas, la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; de l&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s sur ce dossier pourrait conduire le PDG de l&rsquo;ON et bien d&rsquo;autres directeurs sur la l&eacute;galit&eacute; des actes qu&rsquo;ils posent. A suivre&hellip;</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Election pr&eacute;sidentielle de 2012&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&laquo;&nbsp;Le crime&nbsp;&raquo; de Dioncounda</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Au sein de l&rsquo;opinion nationale, ils sont nombreux les Maliens &agrave; se demander &laquo;&nbsp;qui apr&egrave;s ATT&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Ils observent avec un int&eacute;r&ecirc;t certain les &eacute;curies, les grandes comme les petites, se mettre en ordre de bataille. Que ce soit l&rsquo;Ad&eacute;ma qui a annonc&eacute; sa volont&eacute; de reconqu&eacute;rir le pouvoir en 2012 ou l&rsquo;URD qui proc&egrave;des par des regroupements ou encore d&rsquo;autres qui organisent leurs instances, le d&eacute;sir de ne pas rater les &eacute;lections &agrave; venir est manifeste. Les Maliens aper&ccedil;oivent avec curiosit&eacute; quelques chevaux s&rsquo;&eacute;brouer et qui piaffent m&ecirc;me d&rsquo;impatience. Ce ne sont certes pas encore les favoris mais ils ont d&eacute;j&agrave; pris place dans les starting-blocks et comptent bien jouer leur chance &agrave; fond. Les Maliens savent avec certitude aussi qu&rsquo;il y a les candidats qu&rsquo;ils ne pourront pas manquer&nbsp;: IBK pour le RPM, Soumi Champion pour l&rsquo;URD, Me Tall pour le CNID, celui que le PDES choisira ou encore le candidat que l&rsquo;Ad&eacute;ma &eacute;lira. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Concernant l&rsquo;Ad&eacute;ma, force est de constater que ce parti cristallise toutes les attentions. Apr&egrave;s avoir rat&eacute; volontairement l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007 pour des raisons qui n&rsquo;avaient pas convaincu grand monde en son temps, l&rsquo;ancien parti majoritaire au pouvoir avait clairement affich&eacute; sa volont&eacute; de reconqu&eacute;rir le pouvoir en 2012. Mieux, pour l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma, Dioncounda Traor&eacute;, a publiquement d&eacute;clar&eacute; lors de sa conf&eacute;rence de presse du 13 novembre que le candidat du parti sera connu en mars 2011 et qu&rsquo;il sera un militant bon teint. Mieux, face &agrave; des confr&egrave;res qui l&rsquo;interrogeaient sur le cas de l&rsquo;actuel Premier ministre Modibo Sidib&eacute;, Dioncounda a eu une r&eacute;ponse pour le moins cinglante et qui a claqu&eacute; comme un fouet&nbsp;: &laquo;&nbsp;Modibo Sidib&eacute; n&rsquo;est pas un militant de l&rsquo;Ad&eacute;ma, il conduit un gouvernement que nous soutenons&nbsp;&raquo;. Et pour mieux &eacute;difier les confr&egrave;res, il a ajout&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;je ne m&rsquo;explique pas cette d&eacute;go&ucirc;tante et d&eacute;plorable campagne visant &agrave; nous faire croire que le Premier ministre est un ad&eacute;miste bon teint et pur jus. Pourquoi une telle vassalit&eacute; envers un tiers qui a &eacute;t&eacute; dix ans ministre dans les diff&eacute;rents gouvernements Ad&eacute;ma et qui n&rsquo;a honor&eacute; de sa pr&eacute;sence aucune de nos assises&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Pour de nombreux observateurs, cette d&eacute;claration a valeur de clarification<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>et qu&rsquo;elle devait mettre un terme au d&eacute;bat concernant la candidature du Premier ministre &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle sous les couleurs de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Il faut croire que non.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En effet, depuis cette conf&eacute;rence de presse, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma est trait&eacute; comme s&rsquo;il avait commis un crime en annon&ccedil;ant que Modibo Sidib&eacute; n&rsquo;est pas un militant de son parti et qu&rsquo;il ne saurait &ecirc;tre son candidat. Le Premier ministre &agrave; qui certain pr&ecirc;tent l&rsquo;ambition de briguer la magistrature supr&ecirc;me n&rsquo;a pas dit un mot&nbsp;; aucune structure du parti n&rsquo;est venue contredire les d&eacute;clarations de Dioncounda. Mais ceux qui connaissent Dioncounda Traor&eacute; savent bien qu&rsquo;il faudrait plus que des oukases pour l&rsquo;&eacute;mouvoir.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>D&eacute;mission du Ministre de </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Sant&#65513;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>&nbsp;:</span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Oumar Tour&eacute; dans le r&ocirc;le du fusible</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La d&eacute;mission du ministre de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Sant&#65513;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, Oumar Tour&eacute;, intervenue le dimanche dernier, a surpris plus d&rsquo;un. M&ecirc;me ceux qui l&rsquo;ont poursuivi de leur acharnement, de leur invective, de leur haine m&ecirc;me d&eacute;sesp&eacute;raient de voir le ministre de </span><st1:personname w:st=on productid=la Sant&#65513;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> quitter le gouvernement. Surtout quand le pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Amadou><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique Amadou</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> Toumani Tour&eacute; a d&eacute;cid&eacute;, personnellement, de monter au cr&eacute;neau lors de la r&eacute;union annuelle du Haut conseil national de lutte contre le SIDA. Selon nos informations, c&rsquo;est justement cette tournure que le ministre de </span><st1:personname w:st=on productid=la Sant&#65513;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> n&rsquo;avait pas souhait&eacute;e c&rsquo;est-&agrave;-dire voir le pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> aux premi&egrave;res lignes ferraillant avec les institutions de financement dont le Fonds mondial de </span><st1:personname w:st=on productid=la Sant&#65513;. Cela><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;. Cela</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> l&rsquo;incommodait tant et si bien qu&rsquo;il a propos&eacute; au pr&eacute;sident ATT de le laisser partir.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>De sources proches de Koulouba, nous apprenons que c&rsquo;est le vendredi dernier que le pr&eacute;sident ATT et son ministre de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Sant&#65513;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> ont eu une rencontre de pr&egrave;s d&rsquo;une heure de temps entre 10h et 11h. Au cours de cette rencontre, selon ces m&ecirc;mes sources, plusieurs sch&eacute;mas ont &eacute;t&eacute; explor&eacute;s. Apr&egrave;s des &eacute;changes, la d&eacute;mission a sembl&eacute; &ecirc;tre la meilleure solution afin d&rsquo;apporter un peu plus de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; dans les relations entre notre pays et ses partenaires financiers. </span><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial :
Le remède qui tue le malade</title>
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<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Autant le dire tout net&nbsp;: ceux qui pariaient sur un probable embrasement de </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Guin&#65513;e><span style=font-size: x-small>la Guin&eacute;e</span></st1:personname></span></i></b><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> contre un retour de la paix d&eacute;finitive en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire ont tout faux. En regardant le parcours &eacute;lectoral de ces deux pays, on aper&ccedil;oit &agrave; l&rsquo;&oelig;il nu les deux courbes se croiser</span></i></b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><st1:personname w:st=on productid=la Guin&#65513;e><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La Guin&eacute;e</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> a commenc&eacute; son processus dans le d&eacute;sordre et les tueries pour le terminer par un final aussi inesp&eacute;r&eacute; qu&rsquo;inattendu avec des hommes politiques qui acceptent de mettre le pays, exsangue il est vrai, au dessus de leurs ambitions personnelles. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la C?te><span style=font-size: x-small>La C&ocirc;te</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&rsquo;Ivoire elle, a d&eacute;but&eacute; ses &eacute;lections dans la f&ecirc;te pour la terminer dans le chaos et les tueries. Les &eacute;lections qui devaient &ecirc;tre le rem&egrave;de &agrave; tous les maux que ce grand pays trimballe dans le sillage de la mort d&rsquo;Houpho&euml;t Boigny se sont av&eacute;r&eacute;es &ecirc;tre mortelles pour le malade.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Au moment o&ugrave; nous &eacute;crivons ces lignes, personne ne sait quelle trajectoire prendra la crispation n&eacute;e de la fin du second tour qui a vu la victoire d&rsquo;Alassane Ouattara et le hold-up du pr&eacute;sident sortant Laurent Gbagbo. On peut juste remarquer que </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la C?te><span style=font-size: x-small>la C&ocirc;te</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&rsquo;Ivoire se retrouve avec deux pr&eacute;sidents ayant tous deux pr&ecirc;t&eacute; serment, deux Premiers ministres et deux gouvernements. La communaut&eacute; internationale dans son ensemble supplie Laurent Gbagbo d&rsquo;accepter sa d&eacute;faite en remisant ses ambitions qu&rsquo;aucune l&eacute;gitimit&eacute; ne fonde d&eacute;sormais. Tout porte &agrave; croire, au regard de la posture prise par le pr&eacute;sident sortant, que la situation risque de durer encore quelques temps. En effet, comme l&rsquo;a &eacute;crit notre confr&egrave;re &laquo;&nbsp;Lib&eacute;ration&nbsp;&raquo;, Laurent Gbagbo a adopt&eacute; la strat&eacute;gie qui lui a permis de rester au pouvoir c&rsquo;est-&agrave;-dire celle du h&eacute;risson. Il s&rsquo;est recroquevill&eacute; sur lui-m&ecirc;me, faisant le dos rond, en attendant que la bourrasque passe. Sauf que cette fois-ci, en plus d&rsquo;avoir la majorit&eacute; des Ivoiriens contre lui (il a obtenu 48,9% des voix et plus de 60% du territoire n&rsquo;est pas sous son contr&ocirc;le), il doit combattre le monde entier. Il peut continuer &agrave; cr&acirc;ner en boudant les appels &agrave; la raison d&rsquo;Obama, en refusant de prendre les appels t&eacute;l&eacute;phoniques de Sarkozy, en faisant le sourd et le muet face aux condamnations qui d&eacute;ferlent de partout (la prise de position ferme de </span><st1:personname w:st=on productid=la CEDEAO><span style=font-size: x-small>la CEDEAO</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> lui &ocirc;te l&rsquo;argument que ce sont les Blancs qui veulent sa peau), Laurent Gbagbo sait en son for int&eacute;rieur qu&rsquo;il est dans une impasse. Qu&rsquo;il soit l&rsquo;otage des faucons de son entourage est probable mais ce sont des faucons qu&rsquo;il a personnellement dress&eacute;s. A Abidjan, on a coutume de dire que &laquo;&nbsp;cabri mort n&rsquo;a pas peur de couteau&nbsp;&raquo;. Mais &laquo;&nbsp;cabri mort&nbsp;&raquo; aimerait &ecirc;tre bien d&eacute;pec&eacute;.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lancement du PDES à Bourem :</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/lancement-du-pdes-a-bourem-971.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial;><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; color: rgb(0, 32, 96);>Le parti PDES contenu son implantation &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays. C&rsquo;est dans ce contexte que le Samedi 23 Octobre, la ville de Bourem&nbsp; a vibr&eacute; aux couleurs du PDES avec un monde fou venant des 5 Communes du cercle.</span></i></b><span style=font-size: x-small;>  </span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>C&rsquo;&eacute;tait en pr&eacute;sence des cadres, des Vices- Pr&eacute;sidents du Bureau National ressortissants du cercle de Bourem tout&nbsp; comme ceux de Gao avec &agrave; leur tMr Malick MA&Iuml;GA coordinateur r&eacute;gional du parti.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Plusieurs t&eacute;moignages ont marqu&eacute; ce lancement dont celui de Mr Amadou Mahamane TOURE point focal du PDES &agrave; Bourem qui s&rsquo;est r&eacute;jouit de la naissance du parti et qui a rassur&eacute; ses camarades militants et responsables que Bourem ne sera pas &agrave; la tra&icirc;ne des autres car d&eacute;j&agrave; un signal fort est visible &agrave; Bourem o&ugrave; les quatre maires les deux d&eacute;put&eacute;s &eacute;lus &agrave; Bourem, le Pr&eacute;sident du Conseil de cercle sont tous du PDES.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>&nbsp;Aussi, il ajoutera que plusieurs ressortissants du cercle sont membres du Bureau National.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Il sera suivi par Mme Ha&iuml;dara A&iuml;chata CISSE dite Chato d&eacute;put&eacute; &eacute;lue &agrave; Bourem qui pour emprunter une citation du Pr&eacute;sident ATT&nbsp; r&eacute;sumera la politique en ces termes&nbsp;: &quot;la politique c&rsquo;est r&eacute;soudre le probl&egrave;me des autres&quot;. Elle d&eacute;duira que le PDES est &agrave; Bourem pour r&eacute;soudre les nombreux probl&egrave;mes de Bourem, le d&eacute;veloppement de l&rsquo;ensemble du cercle. Mme HA&Iuml;DARA ajoutera pour terminer que Bourem peut se glorifier d&rsquo;&ecirc;tre le cerveau du PDES car l&rsquo;implantation du parti ne souffre d&rsquo;aucun doute avec l&rsquo;adh&eacute;sion massive de nouveaux militants au PDES. Elle n&rsquo;a pas oubli&eacute; de tendre la main &agrave; tous ceux qui partagent les m&ecirc;mes id&eacute;aux que le Pr&eacute;sident ATT &agrave; les rejoindre pour b&acirc;tir le devenir de leur cercle, celui du Mali&nbsp;:</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Le Ministre El Moctar s&rsquo;est dit impressionner par l&rsquo;engouement d&eacute;j&agrave; susciter par les populations du cercle suite &agrave; l&rsquo;implantation du PDES &agrave; Bourem.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Le Coordinateur r&eacute;gional en la personne de Malick Alousseini MA&Iuml;GA pr&eacute;sent pour la circonstance a remerci&eacute; Bourem pour la mobilisation de taille, l&rsquo;appropriation du parti par Bourem. Il les encouragera &agrave; continuer,&nbsp; &agrave; pers&eacute;v&eacute;rer dans cette voie pour que le PDES un jour devienne le plus grand parti du pays.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial;></p>
<p style=text-align: justify; text-indent: 35.4pt; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>La mission d&rsquo;implantation du parti s&rsquo;est poursuivie dans les autres communes &agrave; T&eacute;m&eacute;ra, Bamba et &agrave; Taboye&nbsp; o&ugrave; le parti n&rsquo;a cess&eacute; d&rsquo;enregistrer de nouvelles adh&eacute;sions venant des autres partis.</span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>  <span lang=FR style=line-height: 115%;><br clear=all style=page-break-before: always; /><br />
</span>  </span></span></p>
<p align=center style=text-align: center; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;></p>
<p align=center style=text-align: center; class=MsoNormal><span style=color: rgb(0, 0, 255);><b style=><u><span lang=FR style=line-height: 115%;>Lancement du Mois de la Solidarit&eacute; &agrave; Bourem</span></u></b></span></p>
<p></span></span><span style=font-size: x-small;></p>
<p align=center style=text-align: center; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p></span><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;>  </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>&nbsp;</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Le lancement du mois de la solidarit&eacute; &agrave; Bourem a &eacute;t&eacute; marqu&eacute; par une distribution de dons et de remise de puits &agrave; grand dima&egrave;tre aux populations du Cercle de Bourem.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>C&rsquo;&eacute;tait sous la pr&eacute;sidence de Mme HA&Iuml;DARA A&iuml;chatou CISSE dite Chato donatrice du pr&eacute;fet du Cercle de Bourem repr&eacute;sentant le gouverneur de la r&eacute;gion emp&ecirc;ch&eacute;, des pr&eacute;sidents du Conseil de cercle et de celui de la d&eacute;l&eacute;gation sp&eacute;ciale de la Commune de Bourem, de nombreux r&eacute;cipiendaires et d&rsquo;une foule nombreuse.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Deux interventions ont marqu&eacute; cette c&eacute;r&eacute;monie de lancement comme celle de la donatrice Mme HA&Iuml;DARA qui s&rsquo;est dite combl&eacute;e &agrave; chaque fois qu&rsquo;elle fait ce geste symbolique qui lui vient droit du c&oelig;ur. Un geste qu&rsquo;elle renouvellera chaque fois avec l&rsquo;appui de ses partenaires qu&rsquo;elle remercie pour leur assistance qui n&rsquo;a jamais fait d&eacute;faut. Il s&rsquo;agit de la fondation pour l&rsquo;enfance d Mme TOURE Lobo TRAORE, de l&rsquo;Ambassade du Japon qui a gracieusement&nbsp; mis &agrave; sa disposition 17 puits &agrave; grand diam&egrave;tre au nom de l&rsquo;Association Taoussa, du Minist&egrave;re de l&rsquo;Elevage et de la P&ecirc;che, de celui du D&eacute;veloppement Social, de la Solidarit&eacute; et des Personnes &acirc;g&eacute;es, de la  Ministre de la  Promotion de la  Femme, de l&rsquo;Enfant et de la Famille, de l&rsquo;Environnement et celui de l&rsquo;Energie et mes Mines.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>&nbsp;</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Le Pr&eacute;fet du cercle de Bourem Mohamed SANGARE dira qu&rsquo;il n&rsquo;est pas surpris par le geste de la donatrice qui n&rsquo;est pas sa premi&egrave;re donation car son c&oelig;ur est plein de g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;elle sera remerci&eacute;e par le Pr&eacute;fet au nom des populations du Cercle, du gouverneur de la r&eacute;gion.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>La distribution de dons a touch&eacute;&nbsp; en un premier temps les &eacute;l&egrave;ves les plus m&eacute;ritants de la ville de Bourem du premier cycle fondamental de l&rsquo;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e. A chacun des deux premiers de chaque classe, Mme HA&Iuml;DARA les a gratifi&eacute;s d&rsquo;un Kit scolaire. C&rsquo;&eacute;tait dans la cour de l&rsquo;&eacute;cole de Bourem II.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Le clou de lancement&nbsp; se d&eacute;roulera sur la place publique devant le SOMIEX o&ugrave; la donatrice entour&eacute;e des autorit&eacute;s administratives et politiques a distribu&eacute; immat&eacute;riel d&rsquo;une valeur de 75.297.000 de Francs CFA.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Il s&rsquo;agit de&nbsp;: 10 Tonnes de riz, de deux tonnes de sucre, deux tonnes de Macaron&eacute;es, le four pour fumage de poissons destin&eacute;s aux p&ecirc;cheurs du cercle&nbsp;; du mat&eacute;riel m&eacute;dical compos&eacute; de blouses, de 10 lits d&rsquo;hospitalisation, de 10 matelas pour le Centre de R&eacute;f&eacute;rence et les CSCOM du Cercle, deux plates formes multifonctionnelles pour les Associations des femmes, 48 cartons de savons, 40 poubelles, 10 pelles, 10 machines &agrave; coudre, 3 Kits scolaires, 8 tables et chaises pour biblioth&egrave;que et 17 puits &agrave; grand diam&egrave;tre gracieusement offerts par la Coop&eacute;ration japonaise r&eacute;partis&nbsp; &agrave; travers le Cercle.</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>&nbsp;</span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%;>Vivement le prochain mois de la Solidarit&eacute; &agrave; Bourem. </span></span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Many Al Ansar, promoteur du festival d’Essakane :
« Les occidentaux tentent de diaboliser le Nord »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/many-al-ansar-promoteur-du-festival-d%25e2%2580%2599essakane-%25c2%25ab-les-occidentaux-tentent-de-diaboliser-le-nord-%25c2%25bb-970.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Suite&nbsp; &agrave; la campagne sur l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; d&rsquo;intoxication men&eacute;e par les occidentaux, nous avons rencontr&eacute; Many Al Ansar, promoteur du festival Essakane, qui nous a livr&eacute; ses impressions sur la situation.</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: comment voyez- vous la campagne par rapport &agrave; la s&eacute;curit&eacute; au nord de notre pays&nbsp;?</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Many&nbsp;</span></b><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>: c&rsquo;est vrai que cette campagne a commenc&eacute; depuis quelques ann&eacute;es d&eacute;j&agrave; et ne fait que s&rsquo;amplifier de plus en plus. Personnellement comme beaucoup de mes compatriotes ressortissants de ces r&eacute;gions, je trouve qu&rsquo;il y a une exag&eacute;ration, que la r&eacute;action des occidentaux est d&eacute;mesur&eacute;e. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il faut qu&rsquo;on s&rsquo;organise, qu&rsquo;on montre le vrai visage de nos r&eacute;gions. Je ne dis pas que rien ne se passe dans le Sahara, mais, je crois qu&rsquo;on est en train de faire porter beaucoup au nord du Mali. A ce titre il faut que la bonne information soit donn&eacute;e &agrave; l&rsquo;opinion nationale et surtout internationale, car tout le monde conna&icirc;t les effets de cette campagne sur le tourisme et sur l&rsquo;&eacute;conomie en g&eacute;n&eacute;ral.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: quels sont effets de cette campagne sur la tenue du festival Essakane&nbsp;?</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;Many</span></b><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;: Avec dix ans d&rsquo;existence, dont les cinq derni&egrave;res ann&eacute;es dans des conditions similaires, le festival Essakane a appris &agrave; vivre, &agrave; faire avec. Honn&ecirc;tement comme les autres ann&eacute;es on reste serein, le festival continue son petit bout de chemin, les inscriptions continues aussi bien de la presse, que des touristes, m&ecirc;me si bien sur du cot&eacute; des touristes &ccedil;a aurait pu &ecirc;tre mieux que &ccedil;a&nbsp;; mais le plus important dans tout &ccedil;a c&rsquo;est l&rsquo;assurance que nous donne nos autorit&eacute;s de continuer. Effectivement, il n&rsquo;y a pas de raisons qui nous emp&ecirc;chent de continuer.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Car, comme je le disais tant&ocirc;t, &ccedil;a fait dix ans qu&rsquo;on fait venir des milliers de gens, dont pr&egrave;s d&rsquo;un millier d&rsquo;occidentaux, qui viennent chaque ann&eacute;e. Ils participent &agrave; la f&ecirc;te, ils font des voyages touristiques, ils d&eacute;couvrent notre culture et rentrent tranquillement chez eux, sans aucun incident. Alors, rien ne nous emp&ecirc;che de croire toujours et de continuer.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: qu&rsquo;apporte le festival en terme de retomb&eacute;es&nbsp;?</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Many</span></b><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;: Les retomb&eacute;es du festival c&rsquo;est vous les journalistes qui &ecirc;tes mieux plac&eacute;s pour l&rsquo;appr&eacute;cier. Sinon je n&rsquo;ai pas besoin de m&rsquo;&eacute;taler dessus, il suffit de faire un petit calcul. Un millier de festivaliers, 850 exactement la derni&egrave;re fois, plus les autres ann&eacute;es qui traversent le pays, les h&ocirc;tels, le transport, les cadeaux etc.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>C&rsquo;est tr&egrave;s consid&eacute;rable pour l&rsquo;&eacute;conomie aussi bien nationale que locale. Sans compter les retomb&eacute;es pour l&rsquo;image du Mali, qui est le plus important.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Pendant les occidentaux tentent de diaboliser le nord du Mali, le rendant infr&eacute;quentable, nous, on arrive &agrave; donner la preuve en invitant des milliers d&rsquo;occidentaux &agrave; venir chez nous, &agrave; faire la f&ecirc;te, &agrave; d&eacute;couvrir notre hospitalit&eacute; et notre culture et repartir en tout en s&eacute;curit&eacute;. &Ccedil;a c&rsquo;est la meilleure r&eacute;ponse qu&rsquo;on puisse donner. Cot&eacute; culture, &agrave; travers toutes les t&eacute;l&eacute;visions, ces journalistes qui viennent permettent de d&eacute;velopper notre culture &agrave; travers le monde. Les artistes se font d&eacute;couvrir par d&rsquo;autres producteurs. Sans compter que le festival est n&eacute; dans un contexte o&ugrave;, on sortait des &eacute;v&eacute;nements malheureux du nord, qui ont cr&eacute;es un climat de m&eacute;fiance entre les populations. Depuis lors on apprend &agrave; chanter, &agrave; danser, &agrave; s&rsquo;approcher des uns des autres et &ecirc;tre du m&ecirc;me bord. C&rsquo;est vraiment important.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: vous avez un dernier appel&nbsp;?</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Many</span></b><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;: Mon appel c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;endroit de nos autorit&eacute;s, m&ecirc;me si je ne minimise pas ce qu&rsquo;elles font d&eacute;j&agrave;. C&rsquo;est pour leur dire qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire qu&rsquo;y ait aujourd&rsquo;hui un &eacute;lan national par rapport &agrave; la situation au nord, qui hypoth&egrave;que beaucoup d&rsquo;activit&eacute;s, aussi bien les activit&eacute;s de d&eacute;veloppement des ONG, que les activit&eacute;s touristiques et culturelles. Qu&rsquo;il va falloir beaucoup communiquer, que les populations du nord et de l&rsquo;ensemble du pays s&rsquo;investissent dans ce sens. Que chacun joue sa partition pour sortir le pays de ce carcan m&eacute;diatique dans le quel on tente de l&rsquo;engouffrer.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />
</span></p>
<p></span><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Entretien r&eacute;alis&eacute; par Harber Maiga</span></b></p>
<p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le maire de Gao et les fonds du marché Washington
Main basse sur les 298 millions des Japonais</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/le-maire-de-gao-et-les-fonds-du-marche-washingtonmain-basse-sur-les-298-millions-des-japonais-1080.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Le lundi dernier, le maire de Gao, Sadou Diallo, a convoqu&eacute; une session extraordinaire du bureau communal. L&rsquo;ordre du jour fix&eacute; par lui-m&ecirc;me concernait les informations sur la reconstruction du march&eacute; Washington. Sadou Diallo voulait donner des informations sur les fonds collect&eacute;s dans le cadre de la solidarit&eacute; et sur le financement japonais de 298 millions obtenus pour reprendre le march&eacute; qui avait &eacute;t&eacute; victime d&rsquo;un incendie.</span></i></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;> </span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Les &eacute;lus communaux allaient &ecirc;tre d&eacute;sagr&eacute;ablement surpris par le maire Sadou Diallo. Il avait sur lui dans la salle la somme de 25 millions qui repr&eacute;sente selon lui la somme de la collecte. Col&egrave;re des &eacute;lus qui, il y a un mois, avaient &eacute;t&eacute; inform&eacute;s par le maire que le fruit de la collecte s&rsquo;&eacute;levait &agrave; 52 millions qu&rsquo;il avait plac&eacute;s dans un compte. Mais les &eacute;lus allaient tomber des nues quand le maire leur a annonc&eacute; qu&rsquo;il a plac&eacute; les 298 millions donn&eacute;s par le Japon dans un compte qu&rsquo;il a ouvert &agrave; l&rsquo;insu de ses coll&egrave;ges et du Tr&eacute;sor public. Col&egrave;re des &eacute;lus qui ont demand&eacute; au minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale d&rsquo;envoyer ses inspecteurs.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nous reviendrons sur cette affaire la semaine prochaine, inch&rsquo;allah.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p></span><span style=color: rgb(0, 0, 255);><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Cit&eacute; Mali univers</span></b></p>
<p></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=color: rgb(0, 0, 255);><span style=font-size: x-small;><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>L&rsquo;usine d&rsquo;Achcar pr&eacute;occupe la population</span></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>. </span></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>La cit&eacute; Mali univers est situ&eacute;e dans le quartier Sotuba en commune I du district de Bamako. Cette cit&eacute; paisible vivait dans la tranquillit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;op&eacute;rateur &eacute;conomique Alain Achcar&nbsp;/ Pdg de la SODEMA (soci&eacute;t&eacute; des d&eacute;tergents du Mali) d&rsquo;installer une usine. Celui-ci poss&egrave;de en effet d&rsquo;un terrain de 1,5  hectare dans ce quartier r&eacute;sidentiel o&ugrave; vivent pr&ecirc;t de 150 familles. Dans le morc&egrave;lement, selon les populations, Alain Achcar a d&rsquo;abord d&eacute;bord&eacute; sur la voie publique de 6 m&egrave;tres de sorte que pendant la saison des pluies, l&rsquo;eau coule directement dans les maisons des voisins imm&eacute;diats. Ensuite, comme si cela ne suffisait pas, en mars 2009 M. Achcar a&nbsp; d&eacute;cid&eacute;&nbsp; de lancer&nbsp; un chantier de construction de son usine de &laquo;&nbsp;Barika Tigi&nbsp;&raquo;. Devant les protestations de la population du quartier &agrave; travers l&rsquo;association pour le d&eacute;veloppement et la solidarit&eacute; entre les habitants de la cit&eacute; Mali univers de Sotuba (ADSS)&nbsp;&nbsp; il&nbsp; a chang&eacute; d&rsquo;avis pour en faire cette foi-ci un entrep&ocirc;t afin d&rsquo;y stocker ses marchandises. Pour manifester son d&eacute;saccord&nbsp;&nbsp; l&rsquo;ADSS&nbsp; a&nbsp;&nbsp; &eacute;crit non seulement au Premier ministre&nbsp; mais aussi &agrave; tous&nbsp; les&nbsp; ministres concern&eacute;s par la question &agrave; savoir les ministres de&nbsp;&nbsp; l&rsquo;Administration territoriale, de l&rsquo;Environnement et de l&rsquo;Habitat. Ces derniers ont d&rsquo;ailleurs envoy&eacute;&nbsp; chacun un conseiller sur les lieux&nbsp; pour constater les faits, mais h&eacute;las cela n&rsquo;a pas dissuad&eacute; M. Achcar&nbsp; qui est toujours d&eacute;cid&eacute; &agrave; installer son usine. Les populations qui ne veulent pas&nbsp; se laisser faire&nbsp; ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;&eacute;crire au Pr&eacute;sident de la r&eacute;publique une lettre le mercredi dernier. Dans la lettre, l&rsquo;ADSS d&eacute;nonce une violation de l&rsquo;article 15 de notre constitution qui stipule&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Toute personne a droit &agrave; un environnement saint. La protection, la d&eacute;fense de l&rsquo;environnement et la promotion de la qualit&eacute; de vie sont un devoir pour tous et pour l&rsquo;Etat&nbsp;&raquo;&nbsp; </span></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b style=>Ousmane Dicko (stagiaire)</b></span></p>
<p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Murmures et rumeurs :
Des prix pour des membres du gouvernement :
A quel prix ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/murmures-et-rumeurs-des-prix-pour-des-membres-du-gouvernement-a-quel-prix-1079.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Les Maliens devraient cesser de r&acirc;ler et de faire la fine bouche. Ils ont la meilleure &eacute;quipe gouvernementale et ils ne sont pas contents. Qu&rsquo;on en juge&nbsp;: le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; a re&ccedil;u un prix en Ouganda pour saluer les performances de l&rsquo;Initiative Riz qu&rsquo;il a lanc&eacute;e en 2008&nbsp;; notre ministre de l&rsquo;Economie et des Finances lui, a &eacute;t&eacute; class&eacute; comme&nbsp; 2<sup>&egrave;me</sup>&nbsp; des cinq meilleurs ministres des Finances africains de l&rsquo;ann&eacute;e 2010. On devrait sauter de joie&nbsp;; mais non, il y en qui continuent &agrave; penser que le gouvernement avec en t&ecirc;te le Premier ministre doit &ecirc;tre cong&eacute;di&eacute; pour incomp&eacute;tence. Preuve que nul n&rsquo;est proph&egrave;te chez soi. </span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Il faut rappeler que l&rsquo;Initiative Riz</span></i></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;> qui vaut &agrave; notre Premier ministre (qui a d&eacute;di&eacute; son prix au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, ha le modeste) a donn&eacute; lieu &agrave; toutes sortes de d&eacute;rapages. Au point que le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral a &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; cette Initiative Riz. Les constats sont tout simplement accablants et sont loin d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;avantage de ses initiateurs. Voyons quelques extraits du rapport du V&eacute;rificateur dont copie a &eacute;t&eacute; remise au Premier ministre&nbsp;: &laquo;&nbsp;<span style=color: black;>La gestion de l&rsquo;IR n&rsquo;a pas int&eacute;gr&eacute; certains principes fondamentaux de la comptabilit&eacute; publique. Le montage financier pour la fourniture d&rsquo;engrais a comport&eacute; des anomalies occasionnant un manque &agrave; gagner de 4,31 milliards de FCFA</span></span></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>&bull; Pour le financement de l&rsquo;achat d&rsquo;engrais destin&eacute;s aux producteurs, un pool bancaire avec comme chef de file la BNDA, a accord&eacute; au groupement des soci&eacute;t&eacute;s Togouna Agro Industries et Partenaires Agricoles un pr&ecirc;t d&rsquo;un montant de 12,63 milliards de FCFA garanti par l&rsquo;Etat et adoss&eacute; au compte &ldquo;Subvention Intrants 2008/2009 Initiative Riz&rdquo;. Ce montage financier a co&ucirc;t&eacute; 852,13 millions de FCFA au titre des int&eacute;r&ecirc;ts pay&eacute;s par le Tr&eacute;sor public.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>Les prix n&eacute;goci&eacute;s avec le Groupement ont &eacute;t&eacute; sup&eacute;rieurs &agrave; ceux appliqu&eacute;s sur le march&eacute; au m&ecirc;me moment et dans les m&ecirc;mes zones, occasionnant un surco&ucirc;t de 2,32 milliards de FCFA. Enfin ces march&eacute;s n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s, ce qui a engendr&eacute; un manque &agrave; gagner de 1,14 milliard de FCFA pour le Tr&eacute;sor Public.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>La DAF</span><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;> du Minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture a irr&eacute;guli&egrave;rement attribu&eacute; les contrats de fourniture d&rsquo;&eacute;quipements agricoles, entra&icirc;nant un manque &agrave; gagner de 353,63 millions de FCFA. </span><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>Les offres les moins disant ont &eacute;t&eacute; syst&eacute;matiquement remplac&eacute;es par d&rsquo;autres en violation des dispositions du Code des March&eacute;s Publics, certaines offres ont &eacute;t&eacute; revues &agrave; la hausse sans raisons valables.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Malgr&eacute; des niveaux de production &eacute;lev&eacute;s au cours des campagnes 2008-2009 et 2009-2010, les importations de riz favoris&eacute;es par de fortes exon&eacute;rations de taxes fiscales et douani&egrave;res ont cr&ucirc; de 175,6% en 2008 et de 67,9% en 2009&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Pour ce qui est de notre ministre de l&rsquo;Economie et des Finances</span></i></b><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>, Sanoussi Tour&eacute;, son prix lui a valu d&rsquo;&ecirc;tre f&eacute;licit&eacute; par le pr&eacute;sident de la  R&eacute;publique lors du Conseil des ministres de la semaine derni&egrave;re. Il faut juste rappeler qu&rsquo;il g&egrave;re des finances qui ont toujours besoin d&rsquo;une aide budg&eacute;taire de la part des PTF (il vient d&rsquo;obtenir une promesse ferme de 84 milliards)&nbsp;; qu&rsquo;il est oblig&eacute; de tenir des collectifs budg&eacute;taires afin de rectifier des budgets peu r&eacute;alistes. Pire, dans le dernier rapport du V&eacute;rificateur, il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;ment accus&eacute; d&rsquo;avoir appuy&eacute; certains des services relevant de lui dans leur refus de collaborer. Ce qui n&rsquo;a quand m&ecirc;me pas emp&ecirc;ch&eacute; les v&eacute;rificateurs de constater que cinq de ses services (l&rsquo;ACCT et les tr&eacute;soreries r&eacute;gionales de Kayes, Sikasso, S&eacute;gou et Mopti) cumulent 86 des 112 milliards de manque &agrave; gagner. </span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Si apr&egrave;s ces hauts, ils ne m&eacute;ritent pas une r&eacute;compense internationale, c&rsquo;est que nous vraiment des aigris. Surtout qu&rsquo;il y a des mauvaises langues qui soutiennent mordicus que ces prix qu&rsquo;on distribue de par le monde ne sont ni fortuits ni gratuits.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Et pendant ce temps&nbsp;:</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Le Mali est class&eacute; 19&egrave; en Afrique</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Au moment o&ugrave; les membres du gouvernement trustent les premi&egrave;res places des classements, notre pays tra&icirc;ne un peu la patte. En effet, dans le classement de la Fondation Mo Ibrahim, le Mali est class&eacute; 19&egrave; en Afrique avec 53 points loin derri&egrave;re des pays comme l&rsquo;Ile Maurice, les Seychelles, le Botswana, l&rsquo;Afrique du Sud ou m&ecirc;me le Cap Vert. Quand on voit les scores secteur par secteur, notre pays n&rsquo;est pas ridicule. Ainsi par exemple sur le plan de la participation et des droits de l&rsquo;homme, le Mali est class&eacute; au 12<sup>&egrave;me</sup> rang (6<sup>&egrave;me</sup> sur le plan des droits). Notre pays enregistre des scores plus qu&rsquo;honorables dans presque tous les domaines&nbsp;: 59 sur le plan de la s&eacute;curit&eacute; individuelle, 58 sur le plan du secteur priv&eacute;, 62 sur le plan de l&rsquo;environnement et de l&rsquo;agriculture, 50 sur le plan de la redevabilit&eacute; et de la corruption etc. Ces bons scores n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; suffisants pour hisser le pays sur le podium.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Il faut rappeler que l&rsquo;Indice Ibrahim 2010 se fonde sur les donn&eacute;es les plus r&eacute;centes disponibles pour chaque indicateur ; ces donn&eacute;es sont celles de 2008 ou 2009.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Diafaranako&nbsp;:</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Un d&eacute;potoir de 4 milliards&nbsp;?</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Apr&egrave;s l&rsquo;inauguration du canal du Diafaranako am&eacute;nag&eacute; pour plus de 4 milliards, nous avons &eacute;t&eacute; de ceux qui ont exprim&eacute; des doutes sur l&rsquo;efficacit&eacute; de l&rsquo;op&eacute;ration. Pour nous, le bel ouvrage serait imm&eacute;diatement envahi par les ordures et les eaux us&eacute;es dans la mesure aucun investissement n&rsquo;a &eacute;t&eacute; entrepris pour l&rsquo;assainissement des quartiers travers&eacute;s par le canal. Nos craintes sont aujourd&rsquo;hui justifi&eacute;es quand on voit l&rsquo;&eacute;tat dans lequel se trouve le canal, on se demande si on ne s&rsquo;est pas dot&eacute; d&rsquo;un &eacute;gout &agrave; 4 milliards. Outre les eaux us&eacute;es d&eacute;vers&eacute;es parmi les riverains ne disposant pas de fosses septiques, il y a que les spiros (les petites citernes utilis&eacute;es pour vider les wc) d&eacute;chargent leur contenu en amont du canal. Cons&eacute;quence, le Diafaranako est plus que pollu&eacute; par endroit.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Circulation routi&egrave;re&nbsp;:</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Abus policiers</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Les policiers l&rsquo;ont dit et r&eacute;p&eacute;t&eacute; sur tous les toits, ils ne tol&eacute;reront plus dans la circulation routi&egrave;re les v&eacute;hicules &agrave; fond ardoise, c&rsquo;est-&agrave;-dire sans plaque min&eacute;ralogique. Ce qu&rsquo;aucun usager ne pourrait contester dans la mesure o&ugrave; il va de la s&eacute;curit&eacute; de tous. Mais il se trouve que ces derniers temps, en tout cas depuis qu&rsquo;il y a eu un accident mortel entre un policier et Mercedes 190 non immatricul&eacute;e, on constate quelques abus de la part des agents de la circulation. Ils s&rsquo;en prennent syst&eacute;matiquement &agrave; tous les v&eacute;hicules sans plaque et les conduisent &agrave; la fourri&egrave;re, m&ecirc;me quand ces v&eacute;hicules sont d&eacute;douan&eacute;s, disposent de la carte grise provisoire et portent leur num&eacute;ro de chassis. Il se trouve qu&rsquo;&agrave; cause de lenteurs inexplicables, les cartes grises provisoires sont renouvel&eacute;es &agrave; l&rsquo;infini faute de carte grise d&eacute;finitive et par cons&eacute;quent de plaques min&eacute;ralogiques. C&rsquo;est bien de vouloir chasser ceux qui ne sont pas en r&egrave;gle, mais un peu discernement ne g&acirc;terait rien &agrave; leur travail.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Catastrophes routi&egrave;res&nbsp;:</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Gravit&eacute; des faits, ent&ecirc;tement des autorit&eacute;s</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Apr&egrave;s l&rsquo;accident dramatique qui a occasionn&eacute; 25 morts et 20 bless&eacute;s sur la route de S&eacute;gou le lundi 18 octobre, les ministres en charge du Transport, Ahmed Dian&eacute; S&eacute;m&eacute;ga et de la S&eacute;curit&eacute;, le g&eacute;n&eacute;ral Sadio Gassama, avaient rencontr&eacute; les transporteurs pour leur faire la morale et &eacute;mettre des v&oelig;ux pieux. C&rsquo;&eacute;tait le mercredi 20 octobre&nbsp;; et on a pu voir les deux ministres insister sur la n&eacute;cessit&eacute; d&eacute;sormais de bien appliquer le contr&ocirc;le. Presqu&rsquo;au m&ecirc;me moment, un camion arrachait une partie de la passerelle pour pi&eacute;tons en finition au niveau de la gare de Sogoniko occasionnant son affaissement. En attendant les r&eacute;sultats de l&rsquo;enqu&ecirc;te qui a &eacute;t&eacute; promise, il ressort des diff&eacute;rents t&eacute;moignages que le camion fautif &eacute;tait en surcharge&nbsp;; et que les agents de s&eacute;curit&eacute; au poste de S&eacute;nou, dans leur g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; sans borne et devant la dangerosit&eacute; de l&rsquo;attelage, ont permis au chauffeur de continuer sur Bamako non sans lui a pris son cahier. Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute; si les agents ont pris autre chose en plus du cahier et des papiers du camion. Si apr&egrave;s &ccedil;a les ministres s&rsquo;ent&ecirc;tent &agrave; accuser seulement les transporteurs, c&rsquo;est qu&rsquo;ils doivent r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; la sagesse bamanan qui veut dit que &laquo;&nbsp;do b&egrave; Nya la, do b&egrave; Nya ti&egrave;la kaw la&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Cit&eacute; administrative&nbsp;:</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Le march&eacute; des t&eacute;l&eacute;com retir&eacute; en conseil des ministres</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Il n&rsquo;est un secret pour personne que la Cit&eacute; administrative qui a &eacute;t&eacute; inaugur&eacute;e le 22 Septembre et qui porte le nom de Kaddafi n&rsquo;est pas compl&egrave;tement finie. Outre les travaux d&rsquo;&eacute;quipement en meubles et autres commodit&eacute;s, il reste tous les travaux de t&eacute;l&eacute;communications qui restent &agrave; faire. Et l&rsquo;Etat ne parvient pas &agrave; attribuer le march&eacute;.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Selon nos informations, le dossier &eacute;tait pr&ecirc;t pour le conseil des ministres de la semaine derni&egrave;re. Mais &agrave; la derni&egrave;re minute, il a &eacute;t&eacute; retir&eacute; &agrave; cause d&rsquo;un montage quelque peu probl&eacute;matique. </span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Il faut rappeler que le march&eacute; de r&eacute;alisation du r&eacute;seau multiservices de t&eacute;l&eacute;communication de la Cit&eacute; administrative avait &eacute;t&eacute; attribu&eacute; en 2006 &agrave; Ytelcom Engeneering pour un montant de 7,3 milliards et un d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution de trois ans (l&rsquo;ex&eacute;cution devait prendre fin en 2008). L&rsquo;attribution du march&eacute; &agrave; Ytelcom avait provoqu&eacute; l&rsquo;ire des Libyens qui avaient accus&eacute; le Mali de donner leur argent &agrave; des Fran&ccedil;ais. Apr&egrave;s cette mauvaise humeur des Libyens, Ytelcom a &eacute;t&eacute; rachet&eacute; par des capitaux isra&eacute;liens. Et comme il n&rsquo;existe aucune relation entre Isra&euml;l et notre pays, le contrat a &eacute;t&eacute; cass&eacute; sur instruction du ministre de l&rsquo;Equipement et des Transports, Ahmed Dian&eacute; S&eacute;m&eacute;ga, le 19 f&eacute;vrier 2010. En mars 2010, un appel d&rsquo;offres a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; et l&rsquo;ouverture des plis a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e le 1<sup>er</sup> juillet. Et depuis, tout le monde attend.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Il se trouve que dans ce dossier, il y a les anciens travailleurs de Ytelcom qui ont mont&eacute; leur propre soci&eacute;t&eacute; du nom de Cimalcom et qui ont l&rsquo;avantage de bien conna&icirc;tre le terrain parce qu&rsquo;ils &eacute;taient l&agrave; depuis le d&eacute;but&nbsp;; mais il y a &eacute;galement des soci&eacute;t&eacute;s comme CFAO technologies, plus connue dans l&rsquo;importation de v&eacute;hicules, mais qui aurait des appuis tr&egrave;s puissants au niveau du minist&egrave;re de S&eacute;m&eacute;ga et pas seulement. Le ministre aurait d&rsquo;ailleurs mis les bouch&eacute;es doubles afin que CFAO b&eacute;n&eacute;ficie du march&eacute; pour 5,8 milliards de francs CFA et que le conseil des ministres avalise l&rsquo;offre. Sauf qu&rsquo;il y a deux hics (si on peut se permettre)&nbsp;: primo, selon nos informations l&rsquo;offre de CFAO est sup&eacute;rieure &agrave; celle de son concurrent imm&eacute;diat de plus d&rsquo;un milliard&nbsp;; secundo, en haut lieu, on sait que CFAO ne conna&icirc;t pas le terrain de la  Cit&eacute; administrative mieux que les anciens travailleurs de Ytelcom qui pourraient faire &eacute;conomiser de l&rsquo;argent &agrave; l&rsquo;Etat et lui faire gagner du temps pour l&rsquo;ex&eacute;cution des travaux.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;</span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transitions en Afrique de l’Ouest :
Ces poudrières qui entourent le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/transitions-en-afrique-de-l%25e2%2580%2599ouest-ces-poudrieres-qui-entourent-le-mali-1212.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ce mois d&rsquo;octobre projettera l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest sous les feux de l&rsquo;actualit&eacute; avec la tenue d&rsquo;&eacute;lections pour le moins risqu&eacute;es. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du scrutin r&eacute;f&eacute;rendaire au Niger, du second tour en Guin&eacute;e Conakry ou du premier tour de la pr&eacute;sidentielle en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, il n&rsquo;est pas exag&eacute;r&eacute; d&rsquo;affirmer que le Mali est entour&eacute; par des poudri&egrave;res pr&ecirc;tes &agrave; sauter.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Elections en Guin&eacute;e&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le second tour de la peur</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les premi&egrave;res pr&eacute;sidentielles guin&eacute;ennes resteront sans doute dans les annales des sciences politiques. Pas seulement &agrave; cause du fait que c&rsquo;est la premi&egrave;re fois apr&egrave;s 52 ans d&rsquo;ind&eacute;pendance que le pays organise des &eacute;lections pluralistes et d&eacute;mocratiques. Mais essentiellement au fait que dans les manuels de proc&eacute;dures &eacute;lectorales, on ne verra nulle part un exemple du cas guin&eacute;en. En effet, alors que le premier tour a &eacute;t&eacute; organis&eacute; depuis le mois de juin dernier, nul ne sait &agrave; la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui si le second tour programm&eacute; pour le dimanche 24 octobre prochain aura vraiment lieu. La classe politique ne donne aucun signe de bonne volont&eacute; pour boucler cette premi&egrave;re phase &eacute;lectorale.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Et pourtant si paraissait si simple. Celui qu&rsquo;on pr&eacute;sentait comme le verrou principal pour des &eacute;lections sans histoire, le capitaine Moussa Dadis Camara, a saut&eacute; pour se retrouver sur un lit de malade au Burkina Faso. H&eacute;las, son successeur, le g&eacute;n&eacute;ral S&eacute;kouba Konat&eacute; ne s&rsquo;est pas montr&eacute; encore &agrave; la hauteur de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. Pour une large part, la confusion actuelle et le d&eacute;litement de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Transition><span style=font-size: x-small>la Transition</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> lui sont imputables. Il a annonc&eacute; sur tous les tons qu&rsquo;il est press&eacute; de partir. Tout le monde l&rsquo;a f&eacute;licit&eacute; pour cette volont&eacute; de c&eacute;der le fauteuil pr&eacute;sidentiel. Mais force est de reconna&icirc;tre qu&rsquo;il n&rsquo;a pos&eacute; aucun acte pour d&eacute;canter une situation politique qui lui &eacute;chappe compl&egrave;tement. Preuve qu&rsquo;il ne ma&icirc;trise plus grand-chose, ses menaces r&eacute;p&eacute;t&eacute;es de d&eacute;missionner et de nommer un pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique.><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique.</span></st1:personname></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique.></st1:personname></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Plus s&eacute;rieusement, les diff&eacute;rents reports pour des raisons plus ou moins objectives ont fini par lasser les Guin&eacute;ens et &eacute;mousser l&rsquo;engouement des protagonistes. Ceux-ci semblent s&rsquo;&ecirc;tre install&eacute;s dans une sorte de guerre des tranch&eacute;es. L&rsquo;intransigeance d&rsquo;Alpha Cond&eacute; &agrave; voir satisfaites ses dol&eacute;ances pour &eacute;quilibrer les op&eacute;rations &eacute;lectorales&nbsp;; l&rsquo;ent&ecirc;tement jusqu&rsquo;au ridicule de Cellou Dallen Diallo &agrave; exiger le d&eacute;part du pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CENI><span style=font-size: x-small>la CENI</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> pour cause d&rsquo;accointance suppos&eacute;e avec son adversaire, sont des faits qui poussent &agrave; se demander si les deux finalistes sont vraiment pr&ecirc;ts &agrave; jouer le dernier round. Comme la peur de perdre a anesth&eacute;si&eacute; la volont&eacute; des deux camps qui &eacute;taient pourtant pr&ecirc;ts &agrave; en d&eacute;coudre au lendemain du premier tour. A la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il semble que le rapport de force a &eacute;volu&eacute; et que le doute a chang&eacute; de camp. Malgr&eacute; ses 46% de voix obtenus au premier tour et les 13% de son alli&eacute; Sidiya Tour&eacute;, Cellou Dallen Diallo ne semble plus tr&egrave;s s&ucirc;r de la victoire. D&rsquo;o&ugrave; la nervosit&eacute; qu&rsquo;on remarque dans le camp de ses partisans. Quant &agrave; Alpha Cond&eacute;, en vieux roublard de la politique, gagner du temps semble &ecirc;tre sa principale carte &agrave; jouer. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;il a multipli&eacute; les batailles de proc&eacute;dures et les saisines de la justice au point de semer le trouble dans l&rsquo;esprit de ses adversaires qui pensaient n&rsquo;en faire qu&rsquo;une bouch&eacute;e.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le second tour du dimanche est pour le moins incertain. Mais quelle que soit l suite des &eacute;v&eacute;nements, les observateurs s&rsquo;accordent tous &agrave; dire que le pays pourrait basculer. Il semble que les partisans de Cellou Dallen Diallo et ceux d&rsquo;Alpha Cond&eacute; sont pr&ecirc;ts &agrave; en d&eacute;coudre, &agrave; la machette s&rsquo;il le faut. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il faudra surveiller le scrutin guin&eacute;en comme du lait sur le feu. En esp&eacute;rant que la sagesse finira par l&rsquo;emporter. Croisons les doigts et prions.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Derni&egrave;re minute&nbsp;: </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Notre compatriote Siaka Sangar&eacute; aux commandes</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Face &agrave; la pagaille qui s&rsquo;est install&eacute;e et &agrave; l&rsquo;impossibilit&eacute; de concilier les points de vue des deux camps, le pr&eacute;sident guin&eacute;en, le g&eacute;n&eacute;ral S&eacute;kouba Konat&eacute;, a d&eacute;cid&eacute; de nommer notre compatriote Siaka Sangar&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CENI. Le><span style=font-size: x-small>la CENI. Le</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> g&eacute;n&eacute;ral Sangar&eacute; r&eacute;sidait depuis 10 mois d&eacute;j&agrave; &agrave; Conakry comme expert de l&rsquo;Organisation internationale de </span><st1:personname w:st=on productid=la Francophonie. Celui><span style=font-size: x-small>la Francophonie. Celui</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> qui pr&eacute;side </span><st1:personname w:st=on productid=la D&eacute;l&eacute;gation><span style=font-size: x-small>la D&eacute;l&eacute;gation</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> g&eacute;n&eacute;rale des &eacute;lections au Mali, a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du soutien des deux finalistes. Ils esp&egrave;rent que la nouvelle donne n&rsquo;aura aucune influence sur la date du second tour. Joint au t&eacute;l&eacute;phone, le g&eacute;n&eacute;ral Siaka Sangar&eacute; compte sur les b&eacute;n&eacute;dictions de l&rsquo;ensemble des Maliens pour sortir grandi de cette nouvelle mission.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Elections en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Exorciser la peur</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>On pourrait presque dire&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Nil est enfin arriv&eacute; au Caire&nbsp;&raquo;. Cette fois-ci, la date semble &ecirc;tre la bonne. Entre la fin officielle du mandat de Laurent Gbagbo en 2005 et le choix de la date du 31 octobre, beaucoup a coul&eacute; sous le pont. Mais surtout, il y eut un nombre incalculable de dates.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le d&eacute;but de la campagne &eacute;lectorale le vendredi dernier et son d&eacute;roulement sans perturbations pour le moment sont des facteurs encourageants. Et &agrave; entendre les diff&eacute;rents acteurs, tout le monde semble vouloir jouer le jeu et sortir </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la C&ocirc;te><span style=font-size: x-small>la C&ocirc;te</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&rsquo;Ivoire de cette grande parenth&egrave;se dans laquelle l&rsquo;ont enferm&eacute;e les crises multiformes dont la plus dure est sans conteste la r&eacute;bellion de septembre 2002.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En attendant la date du 31 octobre, chacun des trois t&eacute;nors (Gbagbo, B&eacute;di&eacute; et Ouattara) voit midi &agrave; sa porte. Mais les observateurs s&rsquo;accordent tous &agrave; reconna&icirc;tre qu&rsquo;il y a de fortes chances que Laurent Gbagbo se succ&egrave;de &agrave; lui-m&ecirc;me. M&ecirc;me mouvement&eacute;s, les dix ans qu&rsquo;il a pass&eacute;s au pouvoir lui ont permis de rester en permanence au contact de la population. Mieux, aux yeux de nombreux Ivoiriens, Gbagbo est celui qui a su r&eacute;sister aux Fran&ccedil;ais et qui a donn&eacute; &agrave; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la C&ocirc;te><span style=font-size: x-small>la C&ocirc;te</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&rsquo;Ivoire une respectabilit&eacute; qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas. Dans le m&ecirc;me, B&eacute;di&eacute; et Ouattara sont per&ccedil;us comme les repr&eacute;sentants des int&eacute;r&ecirc;ts fran&ccedil;ais. Ce qui ne leur enl&egrave;ve ni leur ambitions ni leurs chances de gagner les &eacute;lections.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Contrairement &agrave; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Guin&eacute;e><span style=font-size: x-small>la Guin&eacute;e</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> o&ugrave; le pire peut surgir &agrave; n&rsquo;importe quel moment, </span><st1:personname w:st=on productid=la C&ocirc;te><span style=font-size: x-small>la C&ocirc;te</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&rsquo;Ivoire elle, semble avoir exp&eacute;riment&eacute; la violence. La r&eacute;bellion de septembre </span><st1:metricconverter w:st=on productid=2002 a><span style=font-size: x-small>2002 a</span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small> &eacute;t&eacute; un bon alibi pour vider tous les contentieux interethniques qui n&rsquo;&eacute;taient pas compl&egrave;tement r&eacute;gl&eacute;s. Ce qui a conduit &agrave; des actes de barbaries que personne ne voudrait plus jamais revivre. Il existe comme une sorte d&rsquo;&eacute;quilibre de la terreur qui oblige les diff&eacute;rents acteurs &agrave; ne pas tenter le diable. Mais sait-on jamais. Une rechute est toujours &agrave; craindre.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>R&eacute;f&eacute;rendum au Niger&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le retour des d&eacute;mons</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Jusqu&rsquo;aux arrestations des officiers sup&eacute;rieurs dont le num&eacute;ro 2 de la junte au pouvoir &agrave; Niamey, les observateurs pensaient que </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Transition><span style=font-size: x-small>la Transition</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> nig&eacute;rienne se d&eacute;roulerait sans anicroches. Mais voil&agrave; que surgissent des t&eacute;n&egrave;bres, des nuages auxquels personne ne s&rsquo;attendait vraiment. En attendant d&rsquo;avoir le fin mot de l&rsquo;histoire, l&rsquo;&eacute;pisode qui a tourn&eacute; en faveur du g&eacute;n&eacute;ral Salou Djibo pr&eacute;sent&eacute; comme celui qui voudrait que les miliaires se regagnent rapidement leurs casernes, vient rappeler que les Transitions au Niger n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; un long fleuve tranquille. De Bar&eacute; Ma&iuml;nassara &agrave; Mamadou Tanja, pour ne parler que des plus r&eacute;centes, les transitions nig&eacute;riennes ont toujours &eacute;t&eacute; grosses de tous les dangers et toutes les violences. On se rappelle que Bar&eacute; Ma&iuml;nassara, pour avoir confisqu&eacute; un pouvoir que les militaires avaient promis de rendre aux civils, a &eacute;t&eacute; assassin&eacute; par ses camarades. Ceux-ci qui sont &agrave; la base de presque tous les coups d&rsquo;Etat &agrave; Niamey depuis l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie ont &eacute;t&eacute; les m&ecirc;mes &agrave; se charger du cas de Mamadou Tanja qui avait pris go&ucirc;t au pouvoir au point de perdre la raison. Et aujourd&rsquo;hui, ils tiennent &agrave; honorer leurs engagements pour organiser des &eacute;lections d&eacute;mocratiques et remettre le pouvoir aux civils.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Damour&eacute; Ciss&eacute;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Murmures et rumeurs :
Le Cnid&#45;association a 20 ans :
Me Tall a honte pour notre démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/murmures-et-rumeurs-le-cnid-association-a-20-ans-me-tall-a-honte-pour-notre-democratie-1211.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&laquo;&nbsp;La honte que nous avons aujourd&rsquo;hui est la honte pour la d&eacute;mocratie malienne. La g&ecirc;ne que nous avons aujourd&rsquo;hui est la g&ecirc;ne pour la d&eacute;mocratie malienne&nbsp;&raquo;. De qui ces propos&nbsp;? D&rsquo;un opposant irr&eacute;ductible&nbsp;? Rassurez-vous, ces propos sont de Me Mountaga Tall qui jetait un regard plein de lucidit&eacute; sur le parcours de notre d&eacute;mocratie &agrave; l&rsquo;occasion de la c&eacute;l&eacute;bration du 20<sup>&egrave;me</sup> anniversaire du Cnid-Association.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>C&rsquo;&eacute;tait le lundi 10 octobre dernier &agrave; son si&egrave;ge sis &agrave; Niar&eacute;la. Cette &laquo;&nbsp;honte&nbsp;&raquo; et cette &laquo;&nbsp;g&ecirc;ne&nbsp;&raquo; de Me Tall se rapportent au niveau de corruption et &agrave; la fraude &eacute;lectorale qui, de son avis, constituent &laquo;&nbsp;les plaies b&eacute;antes de notre d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo;. Me Mountaga Tall, tout en &eacute;tant conscient des avanc&eacute;es r&eacute;alis&eacute;es n&rsquo;en demeure pas moins critique&nbsp;au point d&rsquo;avoir qu&rsquo;il a eu des obstacles et m&ecirc;me des reculs. &laquo;&nbsp;Il se passe des choses gravissimes pour notre d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo; a ajout&eacute; Me Tall qui s&rsquo;interroge sur le degr&eacute; de d&eacute;termination des hommes et des femmes qui ont &eacute;t&eacute; au centre de l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie dans la mesure o&ugrave;, selon lui, &laquo;&nbsp;ils parlent de moins en moins du 26 Mars dans leurs discours&nbsp;&raquo;. Comme blas&eacute; par tout ce qui se passe, Me Mountaga Tall a reconnu que &laquo;&nbsp;Les Maliens ont une grande capacit&eacute; d&rsquo;encaissement et de patience&nbsp;&raquo;. Mais comme pour apporter un peu de b&eacute;mol, il a ajout&eacute; que &laquo;&nbsp;les Maliens ont souffert ces derni&egrave;res ann&eacute;es&nbsp;&raquo;. Comme dirait l&rsquo;autre, pousse-pousse s&rsquo;arr&ecirc;te au mur.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il faut rappeler que le c&rsquo;est le 18 octobre 1990 que le Cnid-Association a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e. Et son r&ocirc;le dans l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie a &eacute;t&eacute; d&eacute;terminant. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ins&eacute;curit&eacute; sur les chantiers du Millenium Challenge&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>ATT donne des instructions</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;information se murmurait depuis un certain temps &agrave; Bamako. C&rsquo;est d&eacute;sormais officiel. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;arr&ecirc;t temporaire des travaux &agrave; Alatona suite aux retraits des travailleurs expatri&eacute;s fran&ccedil;ais sur les chantiers de Razel et de Satom. Ces deux soci&eacute;t&eacute;s fran&ccedil;aises travaillent &agrave; Alatona, dans la zone de Diablay, &agrave; la mise en valeur des terres dans le cadre du Millenium Challenge. L&rsquo;arr&ecirc;t des travaux serait d&ucirc; aux r&eacute;centes mesures de s&eacute;curit&eacute; prises par </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Quai><span style=font-size: x-small>la Quai</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&rsquo;Orsay suite &agrave; l&rsquo;enl&egrave;vement des Fran&ccedil;ais au Niger et plus g&eacute;n&eacute;ralement aux menaces qui p&egrave;sent sur les ressortissants fran&ccedil;ais par le fait d&rsquo;AQMI.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Saisi de la question par Satom et Razel, le pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> aurait donn&eacute; des instructions pour assurer la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs sur le site.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il faut rappeler qu&rsquo;au moment de la r&eacute;bellion conduite par Bahanga, il y a de cela deux ans, des combattants rebelles avaient pu frapper jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du camp militaire de Diabaly. On peut donc comprendre la peur des Fran&ccedil;ais devant les menaces agit&eacute;es par AQMI.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Fonds mondial de la Sant&eacute;&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le directeur des March&eacute;s publics en difficult&eacute;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>On continue &agrave; voir les dessous des cartes dans les malversations enregistr&eacute;es au niveau de la gestion des fonds du Fonds mondial de la sant&eacute;. Apr&egrave;s les arrestations &agrave; tour de bras intervenues &agrave; la direction administrative et financi&egrave;re du minist&egrave;re de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Sant&eacute;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, au sein des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des march&eacute;&nbsp;; il semble que les enqu&ecirc;tes se m&egrave;nent activement au niveau de la direction g&eacute;n&eacute;rale des march&eacute;s publics. Les enqu&ecirc;teurs du pole &eacute;conomique ont remarqu&eacute; que des march&eacute;s importants ont &eacute;t&eacute; accord&eacute;s de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; &agrave; certains op&eacute;rateurs &eacute;conomiques avec la b&eacute;n&eacute;diction du directeur des march&eacute;s publics. Le directeur des march&eacute;s publics, Satigui Sidib&eacute;, aurait fourni des explications que les enqu&ecirc;teurs n&rsquo;ont pas jug&eacute;es convaincantes. Il aurait notamment d&eacute;clar&eacute; que c&rsquo;&eacute;tait sur la pression de </span><st1:personname w:st=on productid=la DAF><span style=font-size: x-small>la DAF</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> du minist&egrave;re de </span><st1:personname w:st=on productid=la Sant&eacute;><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> qui aurait mis en avant les risques de perte des cr&eacute;dits au cas o&ugrave; la signature des march&eacute;s accusait du retard qu&rsquo;il aurait c&eacute;d&eacute;. Les enqu&ecirc;teurs lui auraient r&eacute;torqu&eacute; qu&rsquo;il avait la possibilit&eacute; de v&eacute;rifier la v&eacute;racit&eacute; des all&eacute;gations de </span><st1:personname w:st=on productid=la DAF><span style=font-size: x-small>la DAF</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de </span><st1:personname w:st=on productid=la Sant&eacute;.><span style=font-size: x-small>la Sant&eacute;.</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> &laquo;&nbsp;Ce sont des coll&egrave;gues, je ne pouvais pas imaginer que ce n&rsquo;&eacute;tait pas vrai&nbsp;&raquo; se serait-il d&eacute;fendu en substance. Pas convaincu par son argumentation, les enqu&ecirc;teurs lui auraient demand&eacute; de se trouver un avocat pour mieux le d&eacute;fendre.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Mais le cas de la direction g&eacute;n&eacute;rale des March&eacute;s publics n&rsquo;est pas le seul o&ugrave; les enqu&ecirc;teurs se rendent compte qu&rsquo;il y a beaucoup de zones d&rsquo;ombres. Les surprises &agrave; venir prouveront que ceux qu&rsquo;on livre &agrave; la vindicte populaire ne sont pas les coupables.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>ATT parle&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le genou pr&eacute;sidentiel&hellip;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Profitant des assises de la troisi&egrave;me assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale biannuelle du Forum des &eacute;diteurs africains plac&eacute;es sous sa pr&eacute;sidence le jeudi dernier, le pr&eacute;sident ATT a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;en pouvait plus de se taire et qu&rsquo;il allait clouer le bec &agrave; tous ceux qui r&eacute;pandent des calomnies contre lui ou le pays. Joignant l&rsquo;acte &agrave; la parole, il a commenc&eacute; par sa sant&eacute;. &laquo;&nbsp;On m&rsquo;a rapport&eacute; qu&rsquo;il y a beaucoup de rumeurs sur mon genou. Je voudrais leur dire que leur pr&eacute;sident &agrave; effectu&eacute; beaucoup de sauts de parachutes, tra&icirc;n&eacute; sur des terrains de combats, il est fatigu&eacute; et il est un peu victime du poids des &acirc;ges&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; ATT. &laquo;&nbsp;On me dit mais pr&eacute;sident, prends quelques jours pour te faire soigner&nbsp;; j&rsquo;ai r&eacute;pondu que je n&rsquo;ai pas le temps, j&rsquo;ai du travail&nbsp;&raquo; a encha&icirc;n&eacute; le pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique.><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique.</span></st1:personname></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique.></st1:personname></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il nous est revenu que dans la foul&eacute;e des festivit&eacute;s du<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Cinquantenaire, certains internautes ont raill&eacute; la d&eacute;marche du pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> &laquo;&nbsp;qui tra&icirc;ne le pied&nbsp;&raquo;. Ils ont leur r&eacute;ponse, eux qui pensaient que le pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> n&rsquo;avait pas le temps de surfer. Ou qu&rsquo;il ne pouvait pas.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&hellip;Le d&eacute;fil&eacute; militaire&hellip;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Dans la foul&eacute;e de la rupture de son silence, ATT a donn&eacute; l&rsquo;explication du d&eacute;fil&eacute; militaire imposant du 22 septembre. &laquo;&nbsp;Dans la lutte contre le terrorisme, on accuse le Mali d&rsquo;&ecirc;tre le maillon faible. Comme je le dis, non seulement il n&rsquo;y a pas de cha&icirc;ne, mais en plus tout le monde a vu le d&eacute;fil&eacute;. Apr&egrave;s &ccedil;a, il est loisible de constater si le Mali est un maillon faible ou pas&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute;, tout fier, le pr&eacute;sident ATT. Ceux qui se demandaient pourquoi sortir tout notre arsenal ont maintenant la r&eacute;ponse &agrave; leurs questions.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&hellip;Du tac au tac&hellip;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a expliqu&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait parfois meurtri par les accusations port&eacute;es par certains voisins contre le Mali dans la lutte contre AQMI. &laquo;&nbsp;Par courtoisie, je ne voulais pas r&eacute;pondre, mais c&rsquo;est fini maintenant, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de parler&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; le pr&eacute;sident ATT tr&egrave;s en verve. &laquo;&nbsp;La v&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;est que le Mali est victime et otage de cette situation. Les menaces ne nous sont pas destin&eacute;es&nbsp;&raquo; a affirm&eacute; ATT. Bon, il faut reconna&icirc;tre que ce message l&agrave; est d&eacute;j&agrave; suffisamment connu.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&hellip;Et d&eacute;lie sa bourse.</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;information ne vient pas d&rsquo;ATT&nbsp;mais des organisateurs du Forum des &eacute;diteurs qui avaient tenu &agrave; le remercier publiquement pour son implication personnelle dans la r&eacute;ussite des assises. Ainsi, selon le pr&eacute;sident de la commission d&rsquo;organisation, Mahamane Ham&egrave;ye Ciss&eacute;, le pr&eacute;sident a tout pris en charge. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est qu&rsquo;il a pris en charge le transport des journalistes &agrave; Tombouctou&nbsp;; il a veill&eacute; &agrave; ce que leur s&eacute;jour se d&eacute;roule parfaitement&nbsp;; et il a tenu &agrave; ce que le gouverneur de Tombouctou remette les papiers du terrain &agrave; usage d&rsquo;habitation qu&rsquo;il a promis au pr&eacute;sident du Forum des &eacute;diteurs africains, M. Tseidou Matata.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Office du Niger&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le PDG prend des bureaux &agrave; Bamako&hellip;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le PDG de l&rsquo;Office du Niger, Kassoum D&eacute;non, vient de louer des bureaux &agrave; l&rsquo;ACI 2000 pour sa direction g&eacute;n&eacute;rale. Selon les informations, cette d&eacute;cision fait suite au fait que le PDG est, ces derniers constamment &agrave; Bamako. Du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Office, il y en a qui pensent qu&rsquo;il rompt sa promesse d&rsquo;&ecirc;tre un homme de terrain qui ne se contentera pas des rapports de bureaux. D&rsquo;autres sources estiment que c&rsquo;est pour mieux se rapprocher des instances de d&eacute;cision &agrave; Bamako et surtout pour mieux mener le duel qui l&rsquo;opposerait au secr&eacute;taire d&rsquo;Etat Abou Sow avec lequel il n&rsquo;entretiendrait pas de bons rapports, depuis le temps o&ugrave; le premier &eacute;tait directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Office riz de S&eacute;gou et le second gouverneur de la r&eacute;gion de S&eacute;gou. Il faut esp&eacute;rer qu&rsquo;en voulant se rapprocher des centres de d&eacute;cision, qu&rsquo;il ne s&rsquo;&eacute;loigne pas des parcelles agricoles. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&hellip;Un baron du PDES se fait du bl&eacute;. </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Un baron du PDES, homme d&rsquo;affaire de son &eacute;tat, <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>qui avait fait la promesse de mettre tout S&eacute;gou dans le nouveau parti, aurait eu r&eacute;cemment un important march&eacute; dans la zone de l&rsquo;Office du Niger, pour pr&egrave;s de 100 millions. Alors m&ecirc;me qu&rsquo;on ne lui connaissait aucun penchant pour les activit&eacute;s de d&eacute;sherbage, il aurait un contrat pour enlever les mauvaises herbes des canaux. A S&eacute;gou, beaucoup pensent que la direction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger lui a fait un cadeau, surtout qu&rsquo;il aurait imm&eacute;diatement command&eacute; 80 balles de tissus &agrave; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la COMATEX><span style=font-size: x-small>la COMATEX</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> pour 25 millions dans la perspective de la visite du pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> dans </span><st1:personname w:st=on productid=la Cit&eacute;><span style=font-size: x-small>la Cit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> des Balanzan le lundi prochain o&ugrave; il doit proc&eacute;der &agrave; la pose de la premi&egrave;re pierre de la nouvelle route Bamako-S&eacute;gou. Affaire &agrave; suivre.</span><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Privatisation de Huicoma :
Les  13 milliards frelatés de Tomota</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><i style=mso-bidi-font-style: normal>Jamais dans l&rsquo;histoire &eacute;conomique du Mali privatisation n&rsquo;a autant pos&eacute; de probl&egrave;mes de celle de l&rsquo;huilerie cotonni&egrave;re du Mali. De la gr&egrave;ve de la faim des travailleurs aux interpellations &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale en passant par la saisine par les d&eacute;put&eacute;s du Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, tout y est pass&eacute;. Sur les lieux, la mission du Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral a constat&eacute; plusieurs dysfonctionnements et un manque &agrave; gagner de 13,5 Milliards. Nous vous proposons, sans commentaires, les constats faits par le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral. </i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La soci&eacute;t&eacute; Huilerie Cotonni&egrave;re du Mali (HUICOMA) &eacute;tait une soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie mixte, dont le capital &eacute;tait d&eacute;tenu par l&rsquo;&Eacute;tat du Mali (96,13%) et des particuliers (3,87%). Elle avait pour objet social la transformation industrielle des graines de coton et d&rsquo;autres produits ol&eacute;agineux et la commercialisation des produits de sa fabrication.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>HUICOMA &eacute;tait une filiale de </span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Compagnie Malienne>la Compagnie Malienne</st1:personname> de D&eacute;veloppement des Textiles (CMDT) jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; celle-ci a c&eacute;d&eacute; ses actions &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat. Elle &eacute;tait sous la tutelle administrative du Minist&egrave;re charg&eacute; des Industries.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Elle exploitait trois huileries situ&eacute;es respectivement &agrave; Koulikoro, Koutiala et Kita. L&rsquo;&Eacute;tat du Mali, dans sa politique de lib&eacute;ralisation de l&rsquo;&eacute;conomie se traduisant par son d&eacute;sengagement des activit&eacute;s productives, industrielles et commerciales, a d&eacute;cid&eacute; de c&eacute;der 84,13% de ses actions &agrave; un industriel priv&eacute;. </span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=La Mission>La Mission</st1:personname> de Restructuration du Secteur Coton (MRSC) a &eacute;t&eacute; charg&eacute;e de conduire l&rsquo;ensemble des op&eacute;rations de cession, en lien avec <st1:personname w:st=on productid=la Direction G&eacute;n&eacute;rale>la Direction G&eacute;n&eacute;rale</st1:personname> de l&rsquo;Administration des Biens de l&rsquo;&Eacute;tat (DGABE) et le Minist&egrave;re des Finances.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La proc&eacute;dure de cession a abouti &agrave; la signature d&rsquo;un protocole d&rsquo;accord le 16 mai 2005 entre l&rsquo;&Eacute;tat et le Groupe TOMOTA retenu comme acqu&eacute;reur des actions dans le cadre d&rsquo;un appel d&rsquo;offres restreint.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La pr&eacute;sente mission a pour objet l&rsquo;examen de la r&eacute;gularit&eacute; et de la conformit&eacute; des op&eacute;rations li&eacute;es &agrave; la cession des actions de l&rsquo;&Eacute;tat et des actes qui y sont rattach&eacute;s pendant la p&eacute;riode 2004-2009. Elle fait suite &agrave; des saisines &eacute;manant du collectif des travailleurs licenci&eacute;s, des employ&eacute;s actuels et leur comit&eacute; de soutien et de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale qui demandaient toutes la v&eacute;rification de la gestion de la privatisation de la soci&eacute;t&eacute;.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Pertinence</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>HUICOMA &eacute;tait tr&egrave;s impliqu&eacute;e dans le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social du Mali et poss&eacute;dait de s&eacute;rieux atouts industriels et commerciaux. A la date de la privatisation, elle employait 1 135 personnes et avait, avec ses trois usines, une capacit&eacute; journali&egrave;re de trituration (extraction d&rsquo;huile) de 1 300 tonnes de graines de coton.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Elle &eacute;tait pr&eacute;sente sur les march&eacute;s des huiles alimentaires, des savons, des tourteaux et aliments-b&eacute;tail. Elle a r&eacute;alis&eacute;, en 2002, un chiffre d&rsquo;affaires de 27,09 milliards de FCFA.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Cet important maillon du tissu industriel et du tissu social maliens conna&icirc;t &agrave; pr&eacute;sent de graves difficult&eacute;s. Au moment de la cession des actions de l&rsquo;&Eacute;tat, elle rencontrait des difficult&eacute;s de tr&eacute;sorerie qui l&rsquo;emp&ecirc;chaient de tenir ses engagements vis-&agrave;-vis de ses clients, de ses fournisseurs et de ses salari&eacute;s. La privatisation, mise en &oelig;uvre dans l&rsquo;espoir de r&eacute;sorber les difficult&eacute;s constat&eacute;es, n&rsquo;a pas r&eacute;pondu &agrave; toutes les attentes. En effet, la situation de la soci&eacute;t&eacute; a continu&eacute; &agrave; se d&eacute;grader : arr&ecirc;t de deux usines, insuffisance de mati&egrave;res premi&egrave;res, licenciements pour motif &eacute;conomique, gr&egrave;ves des travailleurs, non-paiement de certaines dettes-fournisseurs. </span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les op&eacute;rations de la phase pr&eacute;paratoire de la cession comportent des anomalies</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Direction G&eacute;n&eacute;rale>La Direction G&eacute;n&eacute;rale</st1:personname> d&rsquo;HUICOMA a pos&eacute; de nombreux actes de mauvaise gestion dans la p&eacute;riode du 1er janvier 2004 au 31 mai 2005, phase pr&eacute;paratoire de la cession. En effet, les d&eacute;penses d&rsquo;acquisition de mati&egrave;res premi&egrave;res ont &eacute;t&eacute; major&eacute;es sans base juridique. Une partie de la production a &eacute;t&eacute; vendue &agrave; perte.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Des traites avalis&eacute;es remises par des fournisseurs n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; encaiss&eacute;es.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;ensemble des pertes occasionn&eacute;es par ces actes de mauvaise gestion s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave;</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>13,53 milliards de FCFA.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; L&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a pas respect&eacute; les dispositions de la loi n&deg; 94-041 fixant les principes fondamentaux de la privatisation des entreprises publiques au Mali. En effet, aucun d&eacute;cret n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pris pour autoriser la cession des actions de l&rsquo;&Eacute;tat.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; L&rsquo;&Eacute;tat a sign&eacute; le protocole d&rsquo;accord de cession avec le Groupe TOMOTA qui n&rsquo;existait pas juridiquement au moment de la soumission des offres. Ce sont les documents et les pi&egrave;ces administratives de la soci&eacute;t&eacute; Graphique Industrie qui ont &eacute;t&eacute; produits par le soumissionnaire au soutien de ses offres techniques et financi&egrave;res, mais le contrat a &eacute;t&eacute; sign&eacute; avec le Groupe TOMOTA. Ce Groupe n&rsquo;a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; que deux mois apr&egrave;s l&rsquo;ouverture des plis.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;application du protocole d&rsquo;accord a &eacute;t&eacute; d&eacute;faillante</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Les m&eacute;canismes de suivi de l&rsquo;application du protocole d&rsquo;accord n&rsquo;ont pas fonctionn&eacute;. En effet, la commission de suivi n&rsquo;est rest&eacute;e en fonction que pendant la premi&egrave;re ann&eacute;e de la cession alors qu&rsquo;elle devait suivre la mise en &oelig;uvre du</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Protocole pendant trois ans. Elle n&rsquo;a pas r&eacute;ussi &agrave; &eacute;valuer les investissements promis par le Groupe TOMOTA.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; L&rsquo;&Eacute;tat a pris en charge la n&eacute;gociation et la conclusion du plan social pour indemniser les travailleurs licenci&eacute;s, alors que selon le Protocole, c&rsquo;est le repreneur qui doit n&eacute;gocier, conclure et financer le plan social en lien direct avec les repr&eacute;sentants des travailleurs. L&rsquo;&Eacute;tat devait contraindre le repreneur &agrave; s&rsquo;entendre avec les travailleurs. Il n&rsquo;a pas mis en &oelig;uvre les pouvoirs que lui conf&eacute;rait le protocole d&rsquo;accord pour obliger le Groupe TOMOTA &agrave; n&eacute;gocier et &agrave; s&rsquo;entendre avec les travailleurs. Au contraire, il s&rsquo;est substitu&eacute; au Groupe</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>TOMOTA et a pris l&rsquo;engagement de financer le plan social sur les fonds publics.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il est donc important que des actions soient engag&eacute;es pour que la soci&eacute;t&eacute; r&eacute;solve les difficult&eacute;s qu&rsquo;elle rencontre et qu&rsquo;elle puisse reprendre sa place dans le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social du Mali.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Faits constat&eacute;s</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold>La mission a constat&eacute; un manque &agrave; gagner de 13,53 milliards dont 6,92 milliards au titre de la fraude et 6,61 milliards au compte de la mauvaise gestion. Sur cette somme, celle qui rel&egrave;ve de la fraude est propos&eacute;e au recouvrement. </span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Le Groupe TOMOTA n&rsquo;a pas r&eacute;alis&eacute; la totalit&eacute; des investissements pr&eacute;vus par le Protocole d&rsquo;accord pour relancer efficacement les activit&eacute;s de HUICOMA.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En effet, le montant des investissements qu&rsquo;il a r&eacute;alis&eacute;s s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 3,63 milliards de FCFA, soit 57,3% des 6,34 milliards de FCFA pr&eacute;vus par le protocole d&rsquo;accord au titre des investissements indispensables.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les investissements non r&eacute;alis&eacute;s repr&eacute;sentent 2,71 milliards de FCFA.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A d&eacute;faut des investissements r&eacute;alis&eacute;s conform&eacute;ment au plan ins&eacute;r&eacute; dans le</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Protocole, l&rsquo;&Eacute;tat a le droit de r&eacute;soudre la cession de ses actions au Groupe</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>TOMOTA et, ainsi, de reprendre le contr&ocirc;le et la direction de HUICOMA. Jusqu&rsquo;&agrave; la date courante, l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a pris aucune mesure pour appliquer la clause r&eacute;solutoire du Protocole d&rsquo;accord.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Le Groupe TOMOTA n&rsquo;a pas respect&eacute; les obligations li&eacute;es &agrave; l&rsquo;agr&eacute;ment au r&eacute;gime</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>B du Code des Investissements (article 4 de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; n&deg;06-1477/MPIPMI-SG du</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>7 juillet 2006). Il n&rsquo;a pas notifi&eacute; le d&eacute;marrage de l&rsquo;ex&eacute;cution du projet de r&eacute;habilitation et n&rsquo;a pas fourni aux services techniques habilit&eacute;s les informations sur son &eacute;tat d&rsquo;avancement.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Le Minist&egrave;re des Finances a accord&eacute; &agrave; HUICOMA S.A de nombreux avantages qui ne sont pr&eacute;vus ni par le Protocole d&rsquo;accord ni par le Code des Investissements.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ainsi, il lui a accord&eacute; des exon&eacute;rations de droits et taxes rattach&eacute;s &agrave; l&rsquo;importation des hydrocarbures destin&eacute;es &agrave; l&rsquo;usine de Koutiala et &agrave; celle de Kita.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; De novembre 2005 &agrave; f&eacute;vrier 2006, le Groupe TOMOTA a soustrait du patrimoine de HUICOMA S.A des v&eacute;hicules pay&eacute;s sur les fonds de cette soci&eacute;t&eacute;. La valeur totale des v&eacute;hicules concern&eacute;s est de 2,29 milliards de FCFA.</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>R&eacute;commandations</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A l&rsquo;&Eacute;tat</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- R&eacute;soudre (annuler) le Protocole d&rsquo;accord du 16 mai 2005 portant cession de</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>84,13 % de ses actions dans le capital social de l&rsquo;Huilerie Cotonni&egrave;re du Mali</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>(HUICOMA),</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- red&eacute;finir un plan social et d&eacute;signer un organe appropri&eacute; pour en assurer l&rsquo;ex&eacute;cution et le suivi,</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- annuler tous les avantages accord&eacute;s au Groupe TOMOTA en lien avec ce protocole d&rsquo;accord,</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- r&eacute;cup&eacute;rer et enregistrer dans le patrimoine de la soci&eacute;t&eacute; tous les biens acquis au nom de HUICOMA,</span><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA>- identifier tous les actes frauduleux avant et apr&egrave;s la cession et engager contre les auteurs les actions p&eacute;nales, administratives et professionnelles.</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :
Culpabiliser les victimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-culpabiliser-les-victimes-1209.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;information a fait froid dans le dos, le dimanche dernier, la collision entre un car de transport et un minibus sur la route de S&eacute;gou a occasionn&eacute; la mort de 25 passagers et fait 20 bless&eacute;s graves. Comme d&rsquo;habitude, certaines autorit&eacute;s se sont pr&eacute;cipit&eacute;es sur les lieux du drame et d&rsquo;autres au chevet des rescap&eacute;s. Et comme d&rsquo;habitude, elles ne se sont pas g&ecirc;n&eacute;es de faire la morale. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on a pu entendre le ministre de </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la S&eacute;curit&eacute;><span style=font-size: x-small>la S&eacute;curit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> int&eacute;rieure et de </span><st1:personname w:st=on productid=la Protection><span style=font-size: x-small>la Protection</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> civile, le g&eacute;n&eacute;ral Sadio Gassama, s&rsquo;en prendre aux transporteurs dont les v&eacute;hicules ne sont pas soumis &agrave; l&rsquo;entretien. Il aurait fallu bien se nettoyer les oreilles pour entendre le ministre. Quand on sait que les drames de la route avec leur cort&egrave;ge de morts et de bless&eacute;s sont du fait des incuries des autorit&eacute;s, il y a &agrave; se demander si en plus de compter les victimes, les autorit&eacute;s ne chercheraient pas &agrave; les culpabiliser. </span></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il n&rsquo;est un secret pour personne, &agrave; commencer le ministre qui joue au scandalis&eacute; et au moralisateur, qu&rsquo;il y a une connivence certaines entre certains agents de la s&eacute;curit&eacute; et les transporteurs. Que ce soit au niveau du transport urbain ou au niveau du transport interurbain, cette connivence faite de bakchich et de passe-droits autorise la circulation &agrave; de v&eacute;ritables tombeaux roulants. Cons&eacute;quence, les pauvres passagers qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;autres choix sont les premi&egrave;res victimes. Il n&rsquo;est un secret pour personne, y compris pour le ministre, que l&rsquo;entretien technique s&rsquo;effectue avec beaucoup de l&acirc;chet&eacute;. Avec des connaissances dans le circuit ou quelques billets de banque, on peut se procurer la vignette attestant que son v&eacute;hicule est propre &agrave; la consommation. On se rappelle que lors de son plaidoyer pour la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re, le pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> avait d&eacute;crit par le menu la mani&egrave;re dont les usagers op&egrave;rent pour &eacute;chapper &agrave; un contr&ocirc;le technique rigoureux. Mais dans ce domaine, comme dans beaucoup d&rsquo;autres, les autorit&eacute;s en charge de ce secteur privil&eacute;gient la propagande. D&egrave;s que le pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> parle d&rsquo;un probl&egrave;me, les propagandistes sortent les tambours et les trompettes pour scander des slogans et puis plus rien. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Or la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re est chose trop s&eacute;rieuse pour en faire un sujet de propagande. On continue de compter nos morts et nos bless&eacute;s (rien que pour l&rsquo;ann&eacute;e dernier, on a comptabilis&eacute; plus de 573 tu&eacute;s et 8838 bless&eacute;s sur la route, chiffre officiel). Que les autorit&eacute;s ne puissent faire diminuer le taux des accidents, ce n&rsquo;est pas tol&eacute;rable&nbsp;; qu&rsquo;elles ne puissent obtenir l&rsquo;adh&eacute;sion des usagers &agrave; la politique de la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re, cela n&rsquo;est pas acceptable&nbsp;; mais qu&rsquo;en plus elles tentent de se d&eacute;fausser sur les victimes, l&agrave; c&rsquo;est vraiment le pompon.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Harouna Macalou, entraîneur du Djoliba AC :
«Nous irons en Libye en guerriers »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/harouna-macalou-entraineur-du-djoliba-ac-%25c2%25abnous-irons-en-libye-en-guerriers-%25c2%25bb-1385.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal>Le Djoliba AC pr&eacute;pare activement sa derni&egrave;re rencontre de poule contre Al Ittihad de Libye, qualificative pour les demi-finales de la coupe CAF, version 2010. Une rencontre tant entendue par la mar&eacute;e rouge et le public sportif malien qui souhaitent voir leur repr&eacute;sentant franchir ce cap. Harouna Macalou, entra&icirc;neur du Djoliba athl&eacute;tique club<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>nous livre ses impressions sur le d&eacute;fi qui les attend ce samedi &agrave; Tripoli. </i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le Djoliba AC joue sa derni&egrave;re carte ce samedi &agrave; Tripoli. Comment voyez-vous cette rencontre&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Nous allons jouer un match capital &agrave; Tripoli. C&rsquo;est la vie du Djoliba qui est en jeu. Il va falloir gagner ce match car l&rsquo;&eacute;quipe est condamn&eacute;e &agrave; triompher pour &ecirc;tre parmi les grands d&rsquo;Afrique, m&ecirc;me si c&rsquo;est hors de nos bases. Malgr&eacute; le faux pas, l&rsquo;espoir est permis et nous n&rsquo;avons pas dit notre dernier mot. Les joueurs &eacute;galement sont conscients de ce qui les attend. Ils savent qu&rsquo;il faut aller chercher les points perdus &agrave; Bamako contre la m&ecirc;me &eacute;quipe Al Itihad. Je reste optimiste et je sais que c&rsquo;est un pari certes difficile, mais pas impossible. Si on veut, on peut. Donc, nous sommes fin pr&ecirc;ts pour cette rencontre et le d&eacute;fi reste &agrave; notre port&eacute;e. Inchallah, nous ferons tout pour amener les trois points. </span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Quels sont les d&eacute;fis qui s&rsquo;imposent au Djoliba&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Cette ann&eacute;e, le Djoliba AC veut jouer la finale de </span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Coupe CAF.>la Coupe CAF.</st1:personname> Le Stade malien de Bamako a remport&eacute; cette coupe l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, donc, c&rsquo;est au Djoliba AC, seul repr&eacute;sentant malien &agrave; ce stade de cette comp&eacute;tition, de faire honneur au Mali en faisant tout pour que la coupe reste. Donc, nous sommes condamn&eacute;s &agrave; gagner et tr&egrave;s intelligemment. Mais nous ne mettrons pas de pression sur les joueurs car c&rsquo;est un match comme les autres mais &agrave; ampleur de finale.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Quel langage tenez-vous pour mettre les joueurs en confiance&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>J&rsquo;ai parl&eacute; aux joueurs tout en pr&eacute;parant leur mental et leur dire que c&rsquo;est une opportunit&eacute; pour eux de rentrer dans l&rsquo;histoire du club et dans l&rsquo;histoire du football africain. Donc, je pense que cet &eacute;tat d&rsquo;esprit est un atout que nous devons mettre de notre c&ocirc;t&eacute; pour dominer l&rsquo;adversaire.</span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Quel est l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit du groupe&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Pour le moment, le groupe se porte bien. Pas de bless&eacute;s, et le mental y est. Il y a une bonne ambiance entre les joueurs eux-m&ecirc;mes et avec l&rsquo;encadrement aussi. Tout est fin pr&ecirc;t pour bien entamer cette rencontre. Nous avons &eacute;t&eacute; mis dans les conditions n&eacute;cessaires par les dirigeants et les supporters sont &eacute;galement avec nous. La balle est maintenant dans notre camp. Je fais confiance &agrave; la troupe. J&rsquo;esp&egrave;re que &ccedil;a va marcher pour donner satisfaction aux djolibistes et au public malien. Le fait que nous jouons loin de nos bases peut se transformer en atout, parce qu&rsquo;en jouant &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur, nous avons moins de pression et cela peut amener une stabilit&eacute; au sein de l&rsquo;&eacute;quipe. Tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;ralement, nous passons &agrave; c&ocirc;t&eacute; devant notre public comme l&rsquo;a &eacute;t&eacute; lors de<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>la deuxi&egrave;me journ&eacute;e, battus (1-0) par Ittihad. Nous allons nous d&eacute;placer en guerriers. Nous sommes en mission du Mali et nous ferons honneur au Mali. Nous ferons face &agrave; la solidarit&eacute;, &agrave; la d&eacute;termination, &agrave; l&rsquo;engagement et au travail.</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> </span></em><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La maladresse dans les derniers gestes reste un probl&egrave;me crucial du Djoliba, &ecirc;tes vous conscients de cela&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&Ccedil;a fait un bout de temps qu&rsquo;on cherche une solution &agrave; ce probl&egrave;me. On a fait des matches amicaux pour op&eacute;rer les derniers r&eacute;glages. Nous sommes conscients de ces insuffisances. Vous avez vu, cette ann&eacute;e, au niveau du championnat, nous avons &eacute;t&eacute; confront&eacute;s &agrave; ce probl&egrave;me. Parce que l&rsquo;attaque n&rsquo;a pas march&eacute; et cela nous a co&ucirc;t&eacute; notre titre de champion. Mais il faut faire une croix sur cela pour marquer &agrave; Tripoli. Nous avons pris des mesures pour pallier cela. Je trouve que c&rsquo;est un manque de lucidit&eacute; et de sans froid de la part des acteurs concern&eacute;s. Et quand on joue &agrave; Bamako, les jeunes se mettent trop de pression. Cela explique le g&acirc;chis devant les buts. Nous avons maintenant abattu un travail &eacute;norme &agrave; ce niveau et j&rsquo;esp&egrave;re que cela marchera samedi &agrave; Tripoli. </span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Macalou promet-il la victoire au Djoliba et au public sportif malien&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Oui, je promets de rentrer dans l&rsquo;histoire et je le ferais. Cela sera bon pour moi et pour le Djoliba AC. Donc, le d&eacute;fi se pr&eacute;sente &agrave; nous et nous allons retourner de Tripoli avec la qualification. InchaAllah&nbsp;</span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Comment voyez-vous votre avenir au Djoliba AC&nbsp;?</span></b></span></em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ecoutez, je suis un jeune entra&icirc;neur. J&rsquo;ai &eacute;volu&eacute; avec le Djoliba en tant que joueur et maintenant je suis l&agrave; comme entra&icirc;neur. Donc personne ne viendra faire le Djoliba &agrave; notre place. J&rsquo;appelle la mar&eacute;e rouge &agrave; se donner la main pour la bonne marche du club. Quant &agrave; mon avenir avec ce club, j&rsquo;ai envie d&rsquo;&eacute;tudier afin d&rsquo;am&eacute;liorer mon niveau d&rsquo;entra&icirc;neur. J&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; montr&eacute; au public malien que je peux manager une &eacute;quipe.</span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Pour le moment, j&rsquo;ai termin&eacute; ma carri&egrave;re de joueur au Djoliba et c&rsquo;est l&agrave; que j&rsquo;ai commenc&eacute; aussi celle d&rsquo;entra&icirc;neur. Je dois tout &agrave; ce club. La direction nous a fait confiance Bourama blen et moi et voil&agrave; que nous accomplissons le boulot. Je compte bien terminer cette campagne pour aller &eacute;tudier davantage et perfectionner mon niveau. Mon objectif n&rsquo;est pas de garder ce poste au Djoliba mais d&rsquo;apprendre plus pour faire du concret. </span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>R&eacute;alis&eacute;e par Aminata Mariko</span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=color: #0000ff><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Eliminatoire CAN 2012:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=color: #0000ff><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Mali-Lib&eacute;ria&nbsp;:</span></b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> <b style=mso-bidi-font-weight: normal>2-1, les Aigles peu convaincants</b> </span></span></span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=color: #333399><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les Aigles du Mali ont battu, dans la grande douleur, les Lones Stars du Lib&eacute;ria 2-1, pour le compte de la 2&egrave; journ&eacute;e des &eacute;liminatoires Can 2012, le week-end dernier &agrave; Bamako. </span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Dans un match rythm&eacute; avec une pl&eacute;thore d'occasions, l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;Alain Giresse, a globalement domin&eacute; les d&eacute;bats mais sans faire honneur &agrave; leur statut malgr&eacute; le but matinal d&rsquo;Abdou Traor&eacute; d&egrave;s la 2e&rsquo;. Les Hommes du technicien fran&ccedil;ais sont pass&eacute;s &agrave; la vitesse sup&eacute;rieure et ont mis un stade du 26 Mars bond&eacute;, aux couleurs nationales, en &eacute;bullition et chantait &agrave; l'unisson pour une grande ambiance mais ignorait que cette joie sera de courte dur&eacute;e. Les Leones Stars avec une grande d&eacute;termination r&eacute;agissent et trouvent l&rsquo;&eacute;galisation &agrave; la </span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:metricconverter w:st=on productid=43&rsquo;>43&rsquo;</st1:metricconverter> par Theo Weeks. Un score logique au regard de la d&eacute;termination des deux &eacute;quipes. Les hommes de Bertalan Biskei, ont fait parler de leur efficacit&eacute; sur les multiples coups de pied arr&ecirc;t&eacute;s. Mais cons&eacute;cutivement &agrave; un centre de Dramane Traor&eacute; Rivaldo, les Maliens prendront l'avantage sur une t&ecirc;te rageuse de Ben Teekloh contre son camp &agrave; la <st1:metricconverter w:st=on productid=58&rsquo;>58&rsquo;</st1:metricconverter>. Par cette courte victoire, les Aigles se relancent dans la course et se positionnent &agrave; la 2&egrave; position de la poule A. <o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Alain Giresse, conscient du manque de r&eacute;alisme et de concr&eacute;tisation des derniers gestes de son &eacute;quipe, a du mal &agrave; solutionner ce probl&egrave;me offensif qui constitue l&rsquo;un des grands maux du football malien. En tout cas, avec une &eacute;quipe en pleine construction, la f&eacute;brilit&eacute; d&eacute;fensive et le manque de r&eacute;alisme continuent de faire le malheur du public sportif malien. Un sursaut d&rsquo;orgueil lors de la rencontre prochaine contre le Zimbabwe &agrave; Bamako en mars prochain ressuscitera les espoirs des maliens.</span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=color: #0000ff>&nbsp;</span></o:p></span></p>
<p><span style=color: #0000ff></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Championnat d&rsquo;Afrique des Nations, Soudan 2011</span></b></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=color: #0000ff><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les derniers r&eacute;glages de l&rsquo;&eacute;quipe Espoir</span></b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=color: #333399><em><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;&eacute;quipe malienne Espoir de football a effectu&eacute; deux matches amicaux en Alg&eacute;rie la semaine derni&egrave;re, sold&eacute; par un nul de 1-1 et une d&eacute;faite de 0-1</span></b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>. </span></span></em></span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;quipe de Mory Go&iuml;ta et de Fagnery Diarra qui a ouvert la marque par Kalifa Coulibaly &agrave; la </span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:metricconverter w:st=on productid=45&rsquo;>45&rsquo;</st1:metricconverter> vendredi dernier au stade de Rouiba (Alger). Apr&egrave;s le penalty rat&eacute; par Messaoud, les Alg&eacute;riens mettront les pendules &agrave; l&rsquo;heure par Ghazali &agrave; la <st1:metricconverter w:st=on productid=54&rsquo;>54&rsquo;</st1:metricconverter>. Les Maliens s&rsquo;inclineront lors de la deuxi&egrave;me journ&eacute;e 0-1. Au terme de ces rencontres, les entra&icirc;neurs affirment leur satisfaction quant &agrave; la bonne prestation de leurs poulains.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ces rencontres amicales rentrent dans le compte des pr&eacute;paratifs pour la 2&egrave; &eacute;dition du Championnat d&rsquo;Afrique des Nations dont la phase finale se d&eacute;roulera au Soudan en 2011 avec 16 &eacute;quipes et prend en compte les joueurs &eacute;voluant au niveau des championnats nationaux.</span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=color: #0000ff><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Afro basket masculin des -18 ans</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=color: #0000ff><span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les Aiglons qualifi&eacute;s pour les quarts de finale </span></b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Rep&ecirc;ch&eacute;e pour participer au championnat d&rsquo;Afrique des U-18 masculins de basket-ball, l&rsquo;&eacute;quipe junior du Mali a obtenu sa qualification pour les quarts de finale de cette comp&eacute;tition qui se d&eacute;roule du 08 au 17 Octobre &agrave; Kigali au Rwanda. </span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le Mali &eacute;voluant dans la poule A avec le Congo, le Nig&eacute;ria (champion en titre), l&rsquo;Alg&eacute;rie, le Mozambique et le Rwanda, &agrave; battu l&rsquo;Alg&eacute;rie 94- 62 apr&egrave;s sa d&eacute;faite devant les congolais 67-72. Les joueurs de Zoumana Coulibaly ont effectu&eacute; une bonne sortie sur le pays organisateur 68-57 et le Mozambique 76-56. </span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A noter que le jeune Amadou Sangar&eacute; a battu le record de la comp&eacute;tition avec &agrave; lui seul 38 points.</span><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA>Rassembl&eacute;es par Aminata Mariko</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali :
Bittar et le milliard frauduleusement détourné</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ccim-chambre-de-commerce/chambre-de-commerce-et-d%25e2%2580%2599industrie-du-mali-bittar-et-le-milliard-frauduleusement-detourne-1384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le pr&eacute;sident de </span></i></b></span><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Chambre><span style=font-size: x-small>la Chambre</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali, Jeamille Bittar, n&rsquo;a semble peur de rien&nbsp;; surtout pas des conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. Op&eacute;rateur &eacute;conomique aux bras multiples, il peut tout faire &agrave; lui tout seul&nbsp;: faire du commerce, imprimer et transporter entre autres. Etant &agrave; la t&ecirc;te de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; se servir, au m&eacute;pris des r&egrave;gles les plus &eacute;l&eacute;mentaires de gestion. C&rsquo;est en tout cas ce qui ressort du dernier rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral avec pour cons&eacute;quence un manque &agrave; gagner de 1,35 milliard de francs CFA.</span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><b><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-size: x-small>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><st1:personname w:st=on productid=la Chambre><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La Chambre</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM) est un &Eacute;tablissement Public &agrave; caract&egrave;re professionnel. Elle est dot&eacute;e de la personnalit&eacute; morale et b&eacute;n&eacute;ficie de l'autonomie financi&egrave;re.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La CCIM</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> a pour mission d&rsquo;organiser, en corporation, et autour d&rsquo;activit&eacute;s communes les personnes physiques et morales faisant profession dans le commerce, l&rsquo;industrie et les services. Elle repr&eacute;sente ces personnes dans leurs relations collectives avec les pouvoirs publics et les autres organismes nationaux ou internationaux.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La pr&eacute;sente mission est cons&eacute;cutive &agrave; une saisine anonyme qui d&eacute;non&ccedil;ait le versement d&rsquo;indemnit&eacute;s de fonction aux responsables de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> et la passation de march&eacute;s d&rsquo;impression avec la soci&eacute;t&eacute; Bittar Impression.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Partant de cette saisine, le V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral a initi&eacute; une v&eacute;rification financi&egrave;re normale dans le but d&rsquo;examiner la r&eacute;gularit&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute; des op&eacute;rations de recettes et de d&eacute;penses de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, pour les exercices 2007, 2008 et 2009.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le commerce et l&rsquo;industrie figurent parmi les secteurs identifi&eacute;s dans le CSCRP (Cadre Strat&eacute;gique pour </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Croissance><span style=font-size: x-small>la Croissance</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> et </span><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;duction><span style=font-size: x-small>la R&eacute;duction</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de </span><st1:personname w:st=on productid=la Pauvret&#65513;><span style=font-size: x-small>la Pauvret&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>) comme &ldquo;<i>pr&eacute;sentant de tr&egrave;s fortes potentialit&eacute;s d'acc&eacute;l&eacute;ration de la croissance du Produit Int&eacute;rieur Brut</i>&rdquo;.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En tant qu&rsquo;organisation des professionnels du commerce et de l&rsquo;industrie, </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> joue un r&ocirc;le important dans l&rsquo;atteinte des objectifs nationaux de croissance &eacute;conomique et de lutte contre la pauvret&eacute;. Par cons&eacute;quent, il est important que les ressources qu&rsquo;elle g&eacute;n&egrave;re ou qui sont mises &agrave; sa disposition soient g&eacute;r&eacute;es conform&eacute;ment aux principes comptables g&eacute;n&eacute;raux et aux r&egrave;gles qui gouvernent les &eacute;tablissements publics &agrave; caract&egrave;re professionnel.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En effet, la contribution des professionnels du commerce, de l&rsquo;industrie et des services, repr&eacute;sente 65% de la richesse nationale.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La CCIM</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> fonctionne sur un budget annuel oscillant autour de 1,8 milliard de FCFA. La mission du Bureau du V&eacute;rificateur a constat&eacute; un manque &agrave; gagner de 1,35 milliard de CFA essentiellement par le fait de la fraude. Et le V&eacute;rificateur estime que ce montant peut &ecirc;tre enti&egrave;rement recouvr&eacute;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le dispositif de contr&ocirc;le interne de </span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> comporte plusieurs dysfonctionnements</span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> ne dispose pas de manuel de proc&eacute;dures administratives, comptables et financi&egrave;res. En cons&eacute;quence, les employ&eacute;s ne sont pas inform&eacute;s des t&acirc;ches qui leur sont d&eacute;volues et ne contribuent pas efficacement &agrave; la ma&icirc;trise des activit&eacute;s.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> n&rsquo;enregistre pas les d&eacute;penses avant le paiement. Ainsi, elle ne conna&icirc;t pas la r&eacute;alit&eacute; des engagements financiers qu&rsquo;elle a pris vis-&agrave;-vis de ses fournisseurs. En op&eacute;rant de cette mani&egrave;re, elle tient une comptabilit&eacute; de tr&eacute;sorerie alors qu&rsquo;elle doit tenir plut&ocirc;t une comptabilit&eacute; d&rsquo;engagement. La comptabilit&eacute; d&rsquo;engagement consiste &agrave; constater les cr&eacute;ances et les dettes de l&rsquo;entit&eacute; avant leur paiement.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> n&rsquo;applique pas l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; n&deg;05/053/MEF-SG. Cet arr&ecirc;t&eacute; fixe la nomenclature budg&eacute;taire et comptable des Etablissements Publics, c&rsquo;est-&agrave;-dire les r&egrave;gles que ceux-ci doivent appliquer pour comptabiliser leurs recettes et leurs d&eacute;penses.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La CCIM</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> change de r&egrave;gles de comptabilisation d&rsquo;une ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;autre. En agissant ainsi, elle ne respecte pas le principe de la permanence des m&eacute;thodes.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; A </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, certains travailleurs cumulent des fonctions qui sont incompatibles entre elles (principe de la s&eacute;paration des t&acirc;ches). Ainsi, la r&eacute;gie de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> est g&eacute;r&eacute;e par l&rsquo;Agent comptable, qui est aussi l&rsquo;ordonnateur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM. De><span style=font-size: x-small>la CCIM. De</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> m&ecirc;me, le Directeur de l&rsquo;Institut Consulaire d&rsquo;Etudes et de Formation (INCEF) est &agrave; la fois ordonnateur des d&eacute;penses et caissier. Le magasinier de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> fait, quant &agrave; lui, office de caissier pour le produit des imprim&eacute;s vendus &agrave; </span><st1:personname w:st=on productid=la Direction Nationale><span style=font-size: x-small>la Direction Nationale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> du Commerce et de </span><st1:personname w:st=on productid=la Concurrence><span style=font-size: x-small>la Concurrence</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> (DNCC).</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les recettes de </span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> ne sont pas comptabilis&eacute;es</span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Les recettes constitu&eacute;es par la quote-part de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> dans la vente des imprim&eacute;s commerciaux par </span><st1:personname w:st=on productid=la DNCC><span style=font-size: x-small>la DNCC</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> ne sont pas comptabilis&eacute;es. Le magasinier re&ccedil;oit les versements et conserve tous les exemplaires de re&ccedil;us de paiement. Il n&rsquo;envoie de copie des re&ccedil;us ni &agrave; </span><st1:personname w:st=on productid=la Comptabilit&#65513;><span style=font-size: x-small>la Comptabilit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> ni &agrave; </span><st1:personname w:st=on productid=la DNCC. En><span style=font-size: x-small>la DNCC. En</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> somme, la caisse est g&eacute;r&eacute;e en dehors des circuits de la comptabilit&eacute;. Il n&rsquo;existe aucun suivi de la r&eacute;alit&eacute; des versements effectu&eacute;s dans la caisse. Le seul contr&ocirc;le se fait &agrave; travers la signature par l&rsquo;agent comptable d&rsquo;un &eacute;tat r&eacute;capitulatif (recettes ou d&eacute;penses) que le magasinier soumet &agrave; son approbation en fin de mois.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Le service &ldquo;Foires et Parc des expositions de Bamako&rdquo; ne tient pas une comptabilit&eacute; des recettes g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par l&rsquo;organisation des foires et des expositions-ventes. Ainsi, il n&rsquo;existe pas d&rsquo;informations fiables sur la r&eacute;alit&eacute; des recettes r&eacute;alis&eacute;es &agrave; ces occasions. Le peu d&rsquo;informations qui existe n&rsquo;est pas transmis au service comptable. En outre, le service &ldquo;Foires et Parc des expositions de Bamako&rdquo; a utilis&eacute; en 2007 et en 2008 des carnets de plusieurs types pour encaisser les recettes. Les s&eacute;quences de num&eacute;rotation sont irr&eacute;guli&egrave;res, avec des sauts de longues s&eacute;ries de num&eacute;ros. Ces proc&eacute;d&eacute;s favorisent et accroissent les risques de d&eacute;tournement de fonds.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Les recettes de vente d&rsquo;imprim&eacute;s commerciaux ne font l&rsquo;objet d&rsquo;aucune comptabilisation.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La g&eacute;rante des imprim&eacute;s commerciaux verse le produit de la vente directement dans le compte bancaire ouvert &agrave; cet effet. Elle ne transmet ni les re&ccedil;us destin&eacute;s aux acheteurs ni les bordereaux de versement &agrave; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Comptabilit&#65513;><span style=font-size: x-small>la Comptabilit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> pour que ce service passe les &eacute;critures comptables. Il en d&eacute;coule un risque &eacute;lev&eacute; de d&eacute;tournement des recettes. Ainsi, la somme de 651 000 FCFA r&eacute;sultant des ventes n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; vers&eacute;e dans le compte bancaire.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; Les vendeurs des imprim&eacute;s commerciaux font une exploitation abusive des mises au rebut. En effet, ils d&eacute;clarent comme &ldquo;d&eacute;chets&rdquo; un volume important d&rsquo;imprim&eacute;s.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ainsi, rien qu&rsquo;en 2009, sur un total de 40 887 imprim&eacute;s de DDU (D&eacute;claration en Douane Unifi&eacute;e) 12 736, soit 31,15%, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s comme &eacute;tant des d&eacute;chets. La valeur des imprim&eacute;s class&eacute;s d&eacute;chets est de 25,47 millions de FCFA. En r&eacute;alit&eacute;, ces imprim&eacute;s ont &eacute;t&eacute; vendus. Une partie des fonds r&eacute;colt&eacute;s a &eacute;t&eacute; vers&eacute;e &agrave; titre de salaire &agrave; des personnes employ&eacute;es par les vendeurs sous l&rsquo;appellation de &ldquo;b&eacute;n&eacute;voles&rdquo;, qui ne sont pas membres du personnel officiel de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM. Ces><span style=font-size: x-small>la CCIM. Ces</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> &ldquo;b&eacute;n&eacute;voles&rdquo; ne sont pas titulaires de contrat de travail &eacute;crit. Ils ne sont pas d&eacute;clar&eacute;s &agrave; l&rsquo;Institut National de Pr&eacute;voyance Sociale. Les montants qui leur sont vers&eacute;s ne font l&rsquo;objet d&rsquo;aucun pr&eacute;l&egrave;vement fiscal ou parafiscal.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses comporte de nombreuses irr&eacute;gularit&eacute;s</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a pay&eacute; des immeubles sans titre de propri&eacute;t&eacute; &eacute;tabli &agrave; son nom et sans pi&egrave;ces justificatives pour un total de 292,44 millions de FCFA. En effet, elle a vers&eacute; 277,44 millions de FCFA pour acqu&eacute;rir un immeuble qui sert de si&egrave;ge &agrave; sa D&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale de Kidal. Selon les documents disponibles, il s&rsquo;agit d&rsquo;un achat d&rsquo;immeuble b&acirc;ti mais aucun acte de vente n&rsquo;a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli et le titre de propri&eacute;t&eacute; est demeur&eacute; au nom du vendeur, qui se trouve &ecirc;tre le Pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;l&#65513;gation><span style=font-size: x-small>la D&eacute;l&eacute;gation</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> r&eacute;gionale. Le montant total a &eacute;t&eacute; pay&eacute; et comptabilis&eacute; en charges au lieu d&rsquo;&ecirc;tre port&eacute; en immobilisations. De m&ecirc;me, il n&rsquo;y a aucune pi&egrave;ce justificative pour l&rsquo;acquisition de la parcelle de terrain o&ugrave; a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute; le si&egrave;ge de </span><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;l&#65513;gation><span style=font-size: x-small>la D&eacute;l&eacute;gation</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> r&eacute;gionale de Mopti. Le paiement de 15 millions de FCFA au titre du prix du terrain n&rsquo;est support&eacute; par aucune pi&egrave;ce justificative.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a retenu mais n&rsquo;a pas revers&eacute; au service des imp&ocirc;ts </span><st1:personname w:st=on productid=la TVA><span style=font-size: x-small>la TVA</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> pour un total de 66,17 millions de FCFA.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a allou&eacute; aux D&eacute;l&eacute;gations R&eacute;gionales la somme de 487,08 millions de FCFA pour leur fonctionnement mais celles-ci n&rsquo;ont fourni aucune pi&egrave;ce pour justifier les d&eacute;penses qu&rsquo;elles ont faites avec ces sommes d&rsquo;argent.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a accord&eacute; des indemnit&eacute;s de frais de t&eacute;l&eacute;phone non justifi&eacute;es &agrave; certains membres pour un montant total de 37,85 millions de FCFA.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a vers&eacute; en 2008 la somme totale de 143 millions de FCFA pour frais de repr&eacute;sentation. A titre d&rsquo;exemple, chaque ann&eacute;e, le Pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> per&ccedil;oit 50 millions de FCFA ; l&rsquo;ensemble des Pr&eacute;sidents des D&eacute;l&eacute;gations r&eacute;gionales re&ccedil;oit 40 millions de FCFA et l&rsquo;ensemble des membres du bureau consulaire se partage 21 millions de FCFA. Aucune loi ni aucun r&egrave;glement ne pr&eacute;voient ces frais de repr&eacute;sentation.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La saisine est fond&eacute;e relativement &agrave; ce point.</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a effectu&eacute; des d&eacute;penses &agrave; hauteur de 121,19 millions de FCFA sans pi&egrave;ces justificatives. Ces d&eacute;penses ont &eacute;t&eacute; faites sur la r&eacute;gie. Il n&rsquo;existe aucun dispositif de contr&ocirc;le de la gestion des montants mis en r&eacute;gie. L&rsquo;agent comptable, auquel incombe cette t&acirc;che, est en m&ecirc;me temps le gestionnaire desdits fonds. Il n&rsquo;existe pas de registre pour la gestion de la r&eacute;gie, ni d&rsquo;&eacute;tat r&eacute;capitulatif des d&eacute;penses engag&eacute;es en r&eacute;gie. Celles-ci ne sont pas comptabilis&eacute;es et les pi&egrave;ces justificatives ne sont ni class&eacute;es ni num&eacute;rot&eacute;es. Aucun rapprochement ne peut &ecirc;tre effectu&eacute; pour analyser et &eacute;valuer les montants d&eacute;pens&eacute;s en r&eacute;gie.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&bull; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>La CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> a effectu&eacute; des achats sans mise en concurrence pr&eacute;alable des fournisseurs. Il en a &eacute;t&eacute; ainsi pour les contrats pass&eacute;s en 2009 avec la soci&eacute;t&eacute; Bittar Impression pour 3,35 millions de FCFA et la soci&eacute;t&eacute; Euro D&eacute;cor pour 1,21 million de FCFA. En l&rsquo;occurrence, le contrat pass&eacute; avec Bittar Impression rel&egrave;ve d&rsquo;un conflit d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Sur ce point, la saisine est fond&eacute;e.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>RECOMMANDATIONS</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A </span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- Recouvrer le montant total de 1,35 milliard de FCFA au titre de la fraude,</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- mettre en place et appliquer effectivement un manuel de proc&eacute;dures administratives, comptables et financi&egrave;res,</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- effectuer les inventaires p&eacute;riodiques,</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- instaurer des mesures de sauvegarde des donn&eacute;es comptables et financi&egrave;res,</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- int&eacute;grer les activit&eacute;s de foires et expositions dans la comptabilit&eacute; de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-size: x-small>la CCIM</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>,</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- &eacute;laborer des carnets codifi&eacute;s pour chaque foire et chaque exposition,</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- cr&eacute;er un cadre d&rsquo;archivage ad&eacute;quat des documents,</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- instaurer des versements journaliers des recettes des imprim&eacute;s commerciaux,</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- obtenir les titres de propri&eacute;t&eacute; de l&rsquo;immeuble de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;l&#65513;gation R&#65513;gionale><span style=font-size: x-small>la D&eacute;l&eacute;gation R&eacute;gionale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de Kidal et de celui de Mopti,</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- appliquer les r&egrave;gles de la mise en concurrence des fournisseurs,</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>- d&eacute;signer un r&eacute;gisseur pour </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CCIM.><span style=font-size: x-small>la CCIM.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Code des personnes et de la famille :
Autocensure et manque de courage</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/code-des-personnes-et-de-la-famille-autocensure-et-manque-de-courage-1383.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il y a un peu plus d&rsquo;un an, l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du Mali vote une loi cens&eacute;e r&eacute;former plusieurs dispositions fondamentales sur la personne et la famille. Intitul&eacute;e &laquo; Code des personnes et de la famille &raquo;, la nouvelle loi, sans &ecirc;tre r&eacute;volutionnaire, a le potentiel de rehausser le statut l&eacute;gal de la femme dans le foyer et de formaliser le support des enfants n&eacute;s hors mariage. Elle comporte plusieurs autres dispositions significatives, qui &nbsp;ont &eacute;t&eacute; occult&eacute;es ou noy&eacute;es dans le d&eacute;bat vif et v&eacute;h&eacute;ment qui s&rsquo;en suit. Pour le moment, il s&rsquo;agit surtout d&rsquo;examiner la dynamique de la contestation efficace qui a conduit au retrait de la loi ; ce qu&rsquo;elle nous apprend de l&rsquo;&eacute;tat des forces politiques, du fonctionnement du corps l&eacute;gislatif, du r&ocirc;le de la religion dans le jeu politique actuel, de l&rsquo;&eacute;tat des points d&rsquo;appui de l&rsquo;ex&eacute;cutif au sein du parlement ou de la population, et surtout de la posture des intellectuels au fort de la controverse</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>.<br />
</span></i></b><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Commen&ccedil;ons par une observation sur ce dernier point. Il serait difficile, sinon impossible de rendre justice &agrave; tous ceux qui sont intervenus dans le d&eacute;bat, quelles que soient leurs positions et attitudes. Je ne nie pas non plus le courage, la profondeur et la clart&eacute; de nombreuses interventions que j'ai relues tout r&eacute;cemment. Tout de m&ecirc;me, ce que j&rsquo;ai remarqu&eacute; en gros plan, c&rsquo;est qu&rsquo;entre la prise de parole et le choix du silence, le d&eacute;s&eacute;quilibre reste &eacute;norme. Ceux qui ont trouv&eacute; de bonnes raisons pour accompagner le refus bruyant de la nouvelle loi ont eu le courage de leurs opinions. D&rsquo;autre part, il ne serait &nbsp;gu&egrave;re injuste de dire que beaucoup d&rsquo;intellectuels se sont plut&ocirc;t tus ; ils n&rsquo;ont pris la parole ni &nbsp;pour supporter la loi, ni pour justifier son rejet. Ils ont &eacute;t&eacute; des spectateurs, &agrave; tous &eacute;gards int&eacute;ress&eacute;s, mais passifs et distants. Certains ont c&eacute;d&eacute; &agrave; la tentation des forums et microphones, mais au fond, ils n&rsquo;auront pas dit grand chose de m&eacute;morable. Dans les circonstances, leur pond&eacute;ration &eacute;quivaut &agrave; un exercice de louvoiements et murmures inaudibles, alors m&ecirc;me que l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; sort l&rsquo;artillerie lourde et ne l&eacute;sine ni sur les images fortes, ni sur les menaces directes pour se faire entendre. &nbsp;La loi n&rsquo;a pas eu beaucoup de porteurs d&rsquo;eau ; c&rsquo;est un euph&eacute;misme de formuler la chose de la sorte. Et pourtant, beaucoup d&rsquo;&eacute;changes priv&eacute;s m&rsquo;ont appris que les gens ne sont pas si indiff&eacute;rents ou apathiques ; qu&rsquo;ils suivent et &laquo; prient &raquo; que la bourrasque n&rsquo;emporte pas la concordance nationale, la &laquo; culture de paix &raquo; et d&rsquo;harmonie, qu&rsquo;ils consid&egrave;rent les embl&egrave;mes de fait de notre r&eacute;publique. Ont-ils raison ou tort ? Ce n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas la bonne question, mais je vais risquer une mauvaise r&eacute;ponse tout de m&ecirc;me. Je pense qu&rsquo;ils ont eu tort et que le blocage actuel est &eacute;galement &agrave; leur passif. Car, lorsque les grands enjeux nationaux sont &agrave; l&rsquo;ordre du jour, la timidit&eacute; et l&rsquo;effacement ne sont en aucune fa&ccedil;on une vertu. C&rsquo;est l&rsquo;essence de cette phrase terrible de Wole Soyinka, dans <i>The Man Died</i> (L&rsquo;homme est mort) : &laquo; L&rsquo;homme [l&rsquo;humain] meurt en tout un chacun qui se tait en face de la tyrannie. &raquo; Je ne serai pas surpris que certains intellectuels maliens &nbsp;sursautent &agrave; cette analogie ou voient en mon allusion le r&eacute;flexe de celui qui se saisit d&rsquo;une hache pour tuer la mouche qui s&rsquo;est pos&eacute;e sur la t&ecirc;te d&rsquo;un enfant. Je comprends une telle objection, mais je dirai que parfois la posture de l&rsquo;homme raisonnable est la plus dangereuse &ndash; celle que nous devons combattre avec la plus grande d&eacute;termination. Et cela ne signifie pas seulement insuffler un sentiment de culpabilit&eacute;. Bien au contraire, c&rsquo;est l&agrave; l'objet de moindre int&eacute;r&ecirc;t. Ce qui importe vraiment est que les intellectuels maliens prennent conscience de leur responsabilit&eacute;, m&ecirc;me leur obligation &agrave; participer aux affaires publiques, surtout lorsque l&rsquo;avenir de la soci&eacute;t&eacute; malienne est en jeu. Quelle que soit sa couleur politique, l&rsquo;intellectuel malien doit prendre &agrave; c&oelig;ur la n&eacute;cessit&eacute; de maintenir une soci&eacute;t&eacute; ouverte, o&ugrave; le d&eacute;bat public reste ouvert &agrave; tous, sans censure, autocensure ou stigmatisation. Or, le non-d&eacute;bat sur le code refl&egrave;te la nouvelle culture de l&rsquo;autocensure dont l&rsquo;emprise ne fait que cro&icirc;tre ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Beaucoup de gens ont simplement manqu&eacute; le courage de dire tout haut ce qu&rsquo;ils murmurent entre eux, en attendant que le tourbillon passe. Ils seront peut-&ecirc;tre heurt&eacute;s de l'apprendre ainsi. Tant mieux. Parce que les actes ont des causes et des cons&eacute;quences. Lorsqu&rsquo;on acquiesce ou se tait par opportunisme ou par conformisme, on est libre de son choix ; mais rien n&rsquo;emp&ecirc;che les autres de d&eacute;noncer, critiquer ou m&ecirc;me stigmatiser ce &laquo; choix &raquo; de d&eacute;serter le front en temps de service.</p>
<p><b style=mso-bidi-font-weight: normal>Le manque de leadership des d&eacute;put&eacute;s</b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ce point est d&rsquo;autant plus critique que l&rsquo;attitude mise en cause est particuli&egrave;rement dommageable au parlement qui comprend dans ses rangs des personnes de grandes capacit&eacute;s de pens&eacute;e et d&rsquo;analyse. Mais, le vote aussi bien que le report de la promulgation ont donn&eacute; lieu &agrave; des spectacles curieux, sinon d&eacute;primants, pour la notion de repr&eacute;sentation nationale. Apr&egrave;s avoir vot&eacute; la loi, les parlementaires sont pratiquement descendus en apn&eacute;e. Ils se sont acquitt&eacute;s en catimini de la besogne confi&eacute;e par l&rsquo;ex&eacute;cutif et vivement l&rsquo;hibernation ! Lorsque les choses se compliquent, l&rsquo;opposition religieuse se mobilise, le parlement se terre. Il a re&ccedil;u une proposition de loi, l&rsquo;a vot&eacute;e en loi et remise au pr&eacute;sident pour la prononcer d&eacute;finitivement. Mais, apparemment, aucun plan B, en cas de controverse et visiblement aucune trace de leadership, m&ecirc;me du simple orgueil intellectuel et moral qu&rsquo;on est en droit d&rsquo;attendre de tous ces d&eacute;put&eacute;s, chefs de fractions et pr&eacute;tendants &agrave; de postes sup&eacute;rieurs comme d&eacute;fendeurs audibles de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du travail parlementaire. Embl&eacute;matique de l&rsquo;&eacute;tat du courage politique dans cette maison, la confession de Me Mountaga Tall qui, d&egrave;s que le pr&eacute;sident suspend la promulgation de la loi, se morfond en regrets, en disant qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; victimes de &laquo; paresse intellectuelle &raquo;. En l&rsquo;&eacute;tat, je serai le dernier &agrave; le contredire. Cependant, c&rsquo;est une dr&ocirc;le de fa&ccedil;on de rationaliser le renoncement, surtout sans coup f&eacute;rir. Me Tall ne doit pas porter &agrave; lui seul le bonnet. Seulement, il illustre le caract&egrave;re brouillon du travail d&rsquo;un parlement apparemment inf&eacute;od&eacute; &agrave; un ex&eacute;cutif qui n&rsquo;a m&ecirc;me pas les ressources objectives pour le contr&ocirc;ler. Le parlement et ses chefs (Dioncounda Traor&eacute;, Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta, Mountaga Tall, Oumar Mariko, entre autres) ont fait preuve d&rsquo;une passivit&eacute; et d&rsquo;un attentisme inexplicables, qui ont min&eacute; la position d&rsquo;une repr&eacute;sentation nationale d&eacute;j&agrave; rabot&eacute;e par les affaires de budget (augmentation de salaires et primes, fonds discr&eacute;tionnaires) qui ne rassurent pas une population fragilis&eacute;e et tr&egrave;s demandeuse de transparence financi&egrave;re.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><br />
Ainsi, en subissant la critique de son travail sans r&eacute;ponse structur&eacute;e, le parlement a rat&eacute; l&rsquo;occasion de se d&eacute;fendre et m&ecirc;me partiellement r&eacute;parer une image ab&icirc;m&eacute;e. Mais, soyons clairs &agrave; ce sujet. Toute argumentation est un effort laborieux. Dans ce cas, il aurait &eacute;t&eacute; pr&eacute;f&eacute;rable d&rsquo;avoir un d&eacute;bat v&eacute;ritablement contradictoire avant le vote. Le d&eacute;ficit en la mati&egrave;re fait que presque tout le monde s&rsquo;est pr&eacute;cipit&eacute; sur la d&eacute;fensive ou le banc de touche d&egrave;s que la contestation s&rsquo;est manifest&eacute;e. Il faut dor&eacute;navant apprendre quelque chose de cette le&ccedil;on p&eacute;nible et instaurer une discipline de pr&eacute;paration rigoureuse des propositions de loi. Bien s&ucirc;r, il s&rsquo;agit d&rsquo;aller contre le grain du syst&egrave;me actuel, dont l&rsquo;ex&eacute;cutif et le l&eacute;gislatif s&rsquo;accommodent d&rsquo;ailleurs bien. Malheureusement, derri&egrave;re l&rsquo;unanimit&eacute; de fa&ccedil;ade, il existe une grande vuln&eacute;rabilit&eacute;, dont l&rsquo;appauvrissement intellectuel du d&eacute;bat parlementaire, qui nourrit, &agrave; son tour, l&rsquo;apathie de l&rsquo;&eacute;lectorat et r&eacute;sulte r&eacute;cemment en taux de participation statistiquement nuls.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;opposition &agrave; la loi a su profiter de la faille qu&rsquo;offre la perception que la loi est une &laquo; trouvaille &raquo; de l&rsquo;ex&eacute;cutif, une caution aupr&egrave;s des bailleurs de fonds pour de nouvelles subventions. Comme si le parlement ne fait aucun investissement intellectuel et d&eacute;ontologique dans une l&eacute;gislation aussi massive qu&rsquo;il s&rsquo;est appliqu&eacute; &agrave; lire, annoter et adopter. Tout de m&ecirc;me, lorsque la balle est revenue &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cutif, aucune ligne de force (sous forme d&rsquo;argumentaire) ne s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute;e. D&egrave;s le d&eacute;but, le gouvernement s&rsquo;est repli&eacute; sur un plaidoyer assez familier. Le Mali est un pays de dialogue et de concorde ; nous trouverons les moyens de sortir de l&rsquo;impasse. Personne ne met en cause ce syst&egrave;me de valeurs, mais les circonstances ne jouent pas en faveur d'une profession de foi, qui somme comme une simple litanie. A l&rsquo;int&eacute;rieur, comme &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, la non-promulgation de la loi vot&eacute;e par l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a &eacute;t&eacute; per&ccedil;ue comme un recul de l&rsquo;ex&eacute;cutif face &agrave; une opposition ad hoc dite de la &laquo; soci&eacute;t&eacute; civile &raquo;. Ce qui n&rsquo;est pas un succ&egrave;s politique est de fait devenu un &eacute;chec et avec le temps une d&eacute;faite des classes politique et intellectuelle. Nous sommes bien &agrave; ce stade, un an apr&egrave;s. Le d&eacute;bat national promis n&rsquo;ayant pas eu lieu, l&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; de fait &laquo; rang&eacute;e &raquo;, avec des rumeurs sporadiques dans la presse de consultations autour de la loi ou de sa promulgation imminente. Cependant, force est de reconna&icirc;tre qu&rsquo;aucune r&eacute;solution coh&eacute;rente ne peut sortir de la concertation par d&eacute;faut, de nature para- ou extra-parlementaire, impos&eacute;e par un lobby religieux. Surtout que le non-d&eacute;bat tant d&eacute;nonc&eacute; n'a pas &eacute;t&eacute; palli&eacute; de fa&ccedil;on appr&eacute;ciable. Le Haut conseil islamique a remis ses dol&eacute;ances et beaucoup d'observateurs s'attendent &agrave; leur &laquo; prise en compte &raquo; pour rendre la loi digestible, quitte &agrave; la vider de son essence. Certes, tout document l&eacute;gislatif est un objet de d&eacute;bat et m&ecirc;me de marchandage l&eacute;gitime, mais ici il y a une revendication sectaire explicite au nom des &laquo; musulmans &raquo; et l'exigence que l'ex&eacute;cutif et le l&eacute;gislatif s'y conforment. Apparemment, c'est aussi une d&eacute;marche d&eacute;mocratique, puisque les foules ont march&eacute;.</p>
<p><b style=mso-bidi-font-weight: normal>La religion et la politique</b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ce qui m&rsquo;am&egrave;ne &agrave; l&rsquo;acteur central de ce bras de fer et le grand b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;incurie conjugu&eacute;e des trois acteurs pr&eacute;c&eacute;dents. Le Haut conseil islamique du Mali (HCIM)a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; il y a moins de dix ans par le gouvernement pour faire mieux que l&rsquo;Association malienne pour l&rsquo;unit&eacute; et le progr&egrave;s de l&rsquo;islam (AMUPI) en mati&egrave;re d&rsquo;organisation des activit&eacute;s f&eacute;d&eacute;ratrices du culte musulman. Car bien que pr&eacute;tendant &agrave; l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; des croyants, les statistiques fr&eacute;quentes sont largement fictives, du fait m&ecirc;me qu&rsquo;au Mali on ne retient m&ecirc;me pas la religion dans les registres ordinaires. Donc, chacun se d&eacute;brouille avec ses projections ou fabrique ses propres chiffres. La grande majorit&eacute; des Maliens na&icirc;t dans une appartenance traditionnelle musulmane, une autre partie devient musulmane par conversion, surtout dans les r&eacute;gions encore &laquo; animistes &raquo; au centre et au sud du pays, sans cesse grignot&eacute;es par le pros&eacute;lytisme monoth&eacute;iste (musulman ou chr&eacute;tien). Les statistiques existantes ne disent pas mieux que tel porte un nom arabe ou fran&ccedil;ais, pour dire qu&rsquo;il est musulman ou chr&eacute;tien. Ou &laquo; traditionaliste &raquo;, car dans certaines localit&eacute;s, le seul fait de porter un nom &laquo; d&rsquo;origine &raquo; devient une source de vexation au quotidien. C&rsquo;est-&agrave;-dire, qu&rsquo;on est pa&iuml;en ! L'expression identitaire se cristallise et se crispe de plus en plus comme revendication d'une pr&eacute;s&eacute;ance confessionnelle. La reprise en main sectaire du HCIM proc&egrave;de de cette logique. On d&eacute;bite facilement la liste des innombrables pays du monde (occidental) o&ugrave; les droits des musulmans sont brim&eacute;s ou directement vis&eacute;s par populistes et opportunistes de tous bords. Mais, on n'&eacute;voque pas le corollaire : ce qui va advenir de notre soci&eacute;t&eacute; malienne telle que nous l'avons connue jusque-l&agrave;, si nous c&eacute;dons &agrave; l'imitation des pratiques sous d'autres cieux. M&ecirc;me si l'opposition &agrave; la r&eacute;forme se justifie par le refus de l'imitation.<br />
Donc, la convocation des statistiques communautaires se joue sur ce terrain glissant. La nomenklatura cl&eacute;ricale qui, avec v&eacute;h&eacute;mence, instrumentalise le Haut conseil islamique ne rate pas la moindre occasion pour rappeler qu&rsquo;elle parle au nom de &laquo; l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; &raquo;, de &laquo; la majorit&eacute; absolue &raquo; de la population malienne ; son chef s&rsquo;est &eacute;rig&eacute; en d&eacute;fenseur supr&ecirc;me et dernier rempart des &laquo; valeurs &raquo; et &laquo; traditions &raquo; &ndash; nationales &ndash;. Il est loin d&rsquo;&ecirc;tre nouveau sur la sc&egrave;ne publique du Mali pour ceux qui se rappellent de quelques bribes de la pr&eacute;sidentielle de 2002. Ceux-ci se souviendraient certainement des tentatives de certains candidats &ndash; pour ne pas les nommer, Mountaga Tall et Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta &ndash; d&rsquo;avoir essay&eacute; pas tr&egrave;s subtilement la carte &laquo; musulmane &raquo; apparemment sans succ&egrave;s &eacute;blouissant. Sinon, il est temps de sortir les aide-m&eacute;moire, surtout pour comprendre pourquoi la plupart des parlementaires les plus loquaces sont rest&eacute;s bouches cousues entre ao&ucirc;t et septembre 2009. Vu l&rsquo;accommodation, m&ecirc;me la sollicitude d&rsquo;une grande partie du monde politique et m&eacute;diatique, le conformisme caricatural de nombreux intellectuels maliens face &agrave; ce nouveau cl&eacute;ricalisme, le d&eacute;ploiement du Haut conseil islamique comme front de refus &agrave; toute lib&eacute;ralisation de lois (de l&rsquo;abolition de la peine de mort &agrave; l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des chances pour les filles et le droit &agrave; l&rsquo;h&eacute;ritage des enfants non issus de mariage, l&rsquo;encadrement l&eacute;gal m&ecirc;me du mariage) est un d&eacute;veloppement sociopolitique qui a besoin d&rsquo;un regard plus rapproch&eacute;. <br />
Nous l&rsquo;examinerons dans le texte, c&rsquo;est-&agrave;-dire, &agrave; travers les propos publics et les cl&eacute;s de l&rsquo;argumentation de ses porte-parole, dans les deux prochains essais de cette s&eacute;rie.</p>
<p><b style=mso-bidi-font-weight: normal>29 septembre 2010<br />
</b><br />
<b style=mso-bidi-font-weight: normal>Mohomodou Houssouba</b></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA>Ndlr&nbsp;: Le titre et les intertitres sont de la r&eacute;daction</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Murmures et rumeurs :
C’est le seul qui manquait</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/murmures-et-rumeurs-c%25e2%2580%2599est-le-seul-qui-manquait-1382.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le mois de car&ecirc;me du Cinquantenaire qui a officiellement compt&eacute; 28 jours n&rsquo;a semble-t-il pas fini de faire parler de lui. C&rsquo;est ce que pourrait laisser penser la convocation des membres de </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Commission><span style=font-size: x-small>la Commission</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> lune par le ministre de l&rsquo;Administration territoriale le vendredi dernier. Le g&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute; a re&ccedil;u &agrave; son d&eacute;partement &agrave; 15h ceux dont les d&eacute;cisions ont sem&eacute; le trouble et la zizanie dans les esprits des fid&egrave;les &agrave; l&rsquo;occasion du mois de ramadan pass&eacute;. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;identifier la cause du probl&egrave;me et de veiller &agrave; ce qu&rsquo;il ne r&eacute;p&egrave;te plus. Et comme nous sommes dans un pays o&ugrave; il faut tenir forum pour tout, il a &eacute;t&eacute; propos&eacute; par certains participants &agrave; la r&eacute;union d&rsquo;organiser un forum sur la lune. Cette id&eacute;e a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e lumineuse par le ministre de l&rsquo;Administration qui l&rsquo;a retenue. On attend de voir les termes de r&eacute;f&eacute;rences dudit forum.</span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Gao&nbsp;et Bourem &laquo;&nbsp;branch&eacute;s&nbsp;&raquo;: </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Africable est sur place</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Dans la foul&eacute;e de la c&eacute;l&eacute;bration du Cinquantenaire, la commune de Gao et la localit&eacute; de Bourem ont &eacute;t&eacute; connect&eacute;es au r&eacute;seau d&rsquo;Africable. Ce qui provoque un v&eacute;ritable engouement aupr&egrave;s des populations qui ont d&eacute;sormais une offre diversifi&eacute;e&nbsp;; ce qui les change un peu de la &laquo;&nbsp;routine&nbsp;&raquo; de l&rsquo;ORTM.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Selon nos informations, c&rsquo;est la direction d&rsquo;Africable qui a install&eacute; un &eacute;metteur. Il ne restait plus qu&rsquo;&agrave; trouver une antenne. Ce qui a &eacute;t&eacute; fait par </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Mairie><span style=font-size: x-small>la Mairie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de Gao pour pr&egrave;s de 5 millions de francs CFA.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Crise politique &agrave; Gao&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le pr&eacute;fet joue la m&eacute;diation</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Dans notre livraison de la semaine derni&egrave;re, nous &eacute;voquions la crise politique qui secoue </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Mairie><span style=font-size: x-small>la Mairie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de la commune urbaine de Gao. Mis en minorit&eacute; par les &eacute;lus communaux, le maire Sadou Diallo n&rsquo;aurait autour de lui qu&rsquo;une poign&eacute;e de fid&egrave;les (on parle de 7). Il a<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&eacute;t&eacute; somm&eacute; de d&eacute;missionn&eacute;&nbsp;; ce qu&rsquo;il a bien s&ucirc;r refus&eacute;. Ce qui a consacr&eacute; le blocage au niveau de </span><st1:personname w:st=on productid=la Mairie.><span style=font-size: x-small>la Mairie.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Selon nos informations, le pr&eacute;fet a offert de calmer le jeu et de r&eacute;concilier les parties qui ne parlent plus le m&ecirc;me langage. Au cours d&rsquo;une r&eacute;union, il aurait fait remarquer aux protagonistes que la pire des choses qui pouvait arriver dans cette situation c&rsquo;est l&rsquo;institution d&rsquo;une d&eacute;l&eacute;gation sp&eacute;ciale. Or selon lui, ce ne serait pas une bonne chose quand, avec un peu d&rsquo;&eacute;coute, la hache de guerre pourrait &ecirc;tre enterr&eacute;e. Il y en a &agrave; Gao qui pensent que son message sera entendu. Attendons de voir.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le PDES en panne&nbsp;?&nbsp;: </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Des d&eacute;put&eacute;s quittent le navire</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A peine cr&eacute;&eacute;, le PDES (Parti pour le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et la solidarit&eacute;) exp&eacute;rimente la dure r&eacute;alit&eacute; de la transhumance des hommes politiques &agrave; ses d&eacute;pens. En effet, avec la rentr&eacute;e parlementaire, deux des trois d&eacute;put&eacute;s ind&eacute;pendants de Barou&eacute;li qui avaient &eacute;t&eacute; &eacute;tiquet&eacute;s PDES ont pris le large pour atterrir avec armes et bagages &agrave; l&rsquo;URD. Il s&rsquo;agit de Mody et de Diao. Avant ces deux &eacute;lus, un autre d&eacute;put&eacute; ind&eacute;pendant, de Macina celui-l&agrave;, avait rejoint </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CODEM.><span style=font-size: x-small>la CODEM.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il est vrai qu&rsquo;en toute chose il faut consid&eacute;rer la fin&nbsp;; mais force est de reconna&icirc;tre que le d&eacute;part est loin d&rsquo;&ecirc;tre tonitruant. Et pourtant, certains du PDES jouaient &agrave; faire peur en annon&ccedil;ant la mort des autres partis politiques en leur appliquant la bonne vieille recette du d&eacute;bauchage. Pour l&rsquo;instant, ce qui arrive au PDES ressemble un peu &agrave; l&rsquo;histoire de l&rsquo;arroseur arros&eacute;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>M&eacute;dias et<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Paix en Afrique&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le Forum des &eacute;diteurs engage la r&eacute;flexion &agrave; Bamako</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le Forum des &eacute;diteurs africains (TAEF) organise &agrave; partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui &agrave; Bamako une conf&eacute;rence internationale autour du th&egrave;me &laquo;&nbsp;Les M&eacute;dias et le d&eacute;fi de la paix en Afrique&nbsp;&raquo;. Au moment o&ugrave; le continent africain est d&eacute;chir&eacute; par des conflits en tout genre, cette conf&eacute;rence du TAEF permettra certainement aux hommes de m&eacute;dias, aux leaders politiques de mieux pousser la r&eacute;flexion sur le r&ocirc;le et la place des m&eacute;dias dans la culture de la paix en Afrique.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La conf&eacute;rence qui est plac&eacute;e sous la pr&eacute;sidence du pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Amadou><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique Amadou</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> Toumani Tour&eacute; verra la participation du vice-pr&eacute;sident du Lib&eacute;ria, du ministre de l&rsquo;Information et de </span><st1:personname w:st=on productid=la Culture><span style=font-size: x-small>la Culture</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> du Lib&eacute;ria, de l&rsquo;&eacute;pouse de Thabo Mbeki, de l&rsquo;administrateur de </span><st1:personname w:st=on productid=la Fondation Nelson><span style=font-size: x-small>la Fondation Nelson</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> Mandela. Sont attendus &agrave; cette conf&eacute;rence 200 participants.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Parall&egrave;lement aux travaux, le TAEF d&eacute;cernera &laquo;&nbsp;des prix &agrave; des journalistes africains illustres&nbsp;&raquo; et distinguera &laquo;&nbsp;des chefs d&rsquo;Etat en exercice et aussi &agrave; des anciens chefs d&rsquo;Etat pour leur contribution &agrave; la d&eacute;mocratie et &agrave; la libert&eacute; de la presse sur le continent&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
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<title>Murmures et rumeurs &#45;
Inflation d’officiers supérieurs :
31 généraux et 23 colonels nommés</title>
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<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p><![endif]--><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>La c&eacute;l&eacute;bration du Cinquantenaire de notre pays restera grav&eacute;e pour tr&egrave;s longtemps dans l&rsquo;inconscient collectif des forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;. Non seulement elles nous ont gratifi&eacute; d&rsquo;un d&eacute;fil&eacute; gigantesque a &eacute;t&eacute; pour le moins sous la forme d&rsquo;une exhibition de notre armement, mais en plus elles viennent d&rsquo;enregistrer la nomination de 31 nouveaux g&eacute;n&eacute;raux (huit policiers, deux gendarmes et 21 militaires) et de 23 nouveaux colonels. Parmi ces chanceux, il y&rsquo;en a qui ont &eacute;t&eacute; nomm&eacute;s le vendredi dernier en conseil des ministres et ceux qui sont sur le tableau.</span></i></b></span><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></span>         </meta><br />
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</p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Les g&eacute;n&eacute;raux qui gagnent des galons&nbsp;: </span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>G&eacute;n&eacute;raux de division</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Arm&eacute;e de terre</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>G&eacute;n&eacute;ral de brigade Sadio Gassama</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>G&eacute;n&eacute;ral de brigade Gabriel Poudiougou</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Arm&eacute;e de l&rsquo;Air</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>G&eacute;n&eacute;ral de brigade Youssouf Bamba</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Gendarmerie nationale</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>G&eacute;n&eacute;ral de brigade Souleymane Yacouba Sidib&eacute;</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Les nouveaux &eacute;lus</span></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Police</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Namakoro Diarra</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Ibrahima Diallo</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Yacouba Diallo</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Tidiane Khalil Ascofar&eacute;</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Marie Claire Diallo</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span style=font-family: Arial;>Les officiers dont les noms suivent sont nomm&eacute;s au grade de G&eacute;n&eacute;ral de Brigade &agrave; compter du 1<sup>er</sup> Octobre 2010</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Arm&eacute;e de Terre</span></b><span style=font-family: Arial;>&nbsp;:<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Infanterie&nbsp;:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Mahamane Tour&eacute;</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span lang=EN-GB style=font-family: Arial;>Colonel Mamadou Adama DIALLO</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span lang=EN-GB style=font-family: Arial;>ABC:</span></b></span><b style=><span lang=EN-GB style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Kalifa KEITA</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Arm&eacute;e de l&rsquo;Air:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel B&eacute;gu&eacute;l&eacute; SIORO</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Mamadou TOGOLA</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Siaka SANGARE<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction g&eacute;n&eacute;rale de </span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname productid=la Gendarmerie w:st=on><span style=font-size: x-small;>la Gendarmerie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> nationale</span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Samballa Illo&nbsp; DIALLO<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction du G&eacute;nie militaire</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Sirakoro&nbsp; SANGARE<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction g&eacute;n&eacute;rale des services de Sant&eacute; des Arm&eacute;es </span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span lang=EN-GB style=font-family: Arial;>Colonel Djibril SANGARE</span></span><span lang=EN-GB style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span lang=EN-GB style=font-family: Arial;>Colonel Mohamed COULIBALY</span></span><span lang=EN-GB style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Kani&nbsp;&nbsp; DIABATE<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span style=font-family: Arial;>Les officiers dont les noms suivent, sont inscrits au tableau d&rsquo;avancement au grade de G&eacute;n&eacute;ral de Brigade &agrave; compter du 1<sup>er</sup> Octobre 2010.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Police&nbsp;:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Niam&eacute; K&eacute;ita</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Yaya Sangar&eacute;</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Baba Diarra</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Arm&eacute;e de Terre&nbsp;:</span></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Infanterie&nbsp;:</span></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Minkoro&nbsp; KANE</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Youssouf GOITA</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Yacouba SIDIBE</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Ismaila CISSE<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>ABC:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Lamine DIABIRA<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Administration:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Chieck Fanta Mady&nbsp;&nbsp;&nbsp; MAIGA<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Arm&eacute;e de l&rsquo;Air</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Hamet&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; SIDIBE<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction g&eacute;n&eacute;rale de </span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname productid=la Gendarmerie w:st=on><span style=font-size: x-small;>la Gendarmerie</span></st1:personname></span></b><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;> nationale </span></b></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Hamidou&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; SISSOKO<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction du G&eacute;nie militaire</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel Idrissa&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; DJILLA<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction des transmissions et des t&eacute;l&eacute;communications des Arm&eacute;es </span></b></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Colonel S&eacute;kou Hamed&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; NIAMBELE</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Direction centrale des services de Sant&eacute; des Arm&eacute;es </span></b><span style=font-family: Arial;>:</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=EN-GB style=font-family: Arial;>Colonel Mady&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; MACALOU</span></span><span lang=EN-GB style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=EN-GB style=font-family: Arial;>Colonel Fanta&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; konipo</span></span><span lang=EN-GB style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ces avancements font beaucoup jaser dans les rues et dans les camps. Les heureux &laquo;&nbsp;gagnants&nbsp;&raquo; ont la particularit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre tous dans des bureaux ou des salons. En tout cas pour la plus part, ils sont loin du commandement et plus encore des th&eacute;&acirc;tres des op&eacute;rations militaires.<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Promotion d&rsquo;officier sup&eacute;rieurs&nbsp;:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Fagaga et Ba Moussa passent colonels </span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Dans le lot des promus au grade de colonels, il y a deux noms qui sautent &agrave; l&rsquo;&oelig;il. Il s&rsquo;agit de Fagaga Hassan qui passe colonel plein et de Ba Moussa Diarra qui figure d&eacute;sormais sur le tableau d&rsquo;avancement en tant que colonel. Ces deux ont la particularit&eacute; d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de la sanglante r&eacute;bellion du 23 Mai 2006. Le premier s&rsquo;&eacute;tait attaqu&eacute; &agrave; la ville de Kidal et le second avait fait le coup de feu dans la garnison de M&eacute;naka avec les pertes en vies humaines et les d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels qu&rsquo;on conna&icirc;t. <o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Les nouveaux g&eacute;n&eacute;raux:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>La pr&eacute;cipitation de l&rsquo;ORTM</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Il faut croire que &laquo;&nbsp;la passion du service public&nbsp;&raquo; est d&eacute;vorante du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;ORTM. Comme tout le monde le sait, nous supposons en tout cas, les g&eacute;n&eacute;raux sont nomm&eacute;s en conseil des ministres. A cause de la f&ecirc;te le traditionnel conseil des ministres du mercredi s&rsquo;est tenu le vendredi 24 septembre. Et c&rsquo;est ce conseil&nbsp; qui nomm&eacute; les g&eacute;n&eacute;raux ci-dessus nomm&eacute;s. Mais dans un acc&egrave;s de z&egrave;le que rien ne justifie, l&rsquo;ORTM dont les journalistes avaient l&rsquo;information depuis mercredi a annonc&eacute; dans le jit&eacute; du jeudi soir que le gouverneur de Gao &eacute;tait g&eacute;n&eacute;ral. Et pour mieux convaincre les t&eacute;l&eacute;spectateurs, dans le reportage sur le d&eacute;fil&eacute; de Gao, on pouvait lire &laquo;&nbsp;le g&eacute;n&eacute;ral Kalifa K&eacute;ita&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est 24 heures apr&egrave;s que le conseil des ministres proc&eacute;dait &agrave; la nomination officielle des g&eacute;n&eacute;raux.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Passion pour passion, on attend toujours les &eacute;l&eacute;ments sur l&rsquo;attaque des troupes mauritaniennes &agrave; Tombouctou<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Interview de Moussa Traor&eacute;&nbsp;:</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>L&rsquo;encombrant &eacute;l&eacute;ment</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Pour donner &agrave; la c&eacute;l&eacute;bration du cinquantenaire de l&rsquo;ind&eacute;pendance de notre pays des couleurs de grande r&eacute;conciliation nationale, l&rsquo;ORTM avait &eacute;t&eacute; commis pour r&eacute;aliser l&rsquo;interview des anciens pr&eacute;sidents encore en vie. Il s&rsquo;agit notamment d&rsquo;Alpha Oumar&nbsp;Konar&eacute; et de Moussa Traor&eacute;. Ce dernier avait semble-t-il soigneusement pr&eacute;par&eacute; l&rsquo;instant et les r&eacute;ponses aux questions qui lui avaient &eacute;t&eacute; envoy&eacute;es pr&eacute;alablement. L&rsquo;enregistrement termin&eacute;, le&rsquo; montage de l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment attend d&rsquo;&ecirc;tre fait. C&rsquo;est que les &eacute;v&eacute;nements ne se sont pas d&eacute;roul&eacute;s comme on l&rsquo;esp&eacute;rait du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;ORTM et de ceux qui avaient pass&eacute; les commandes. Primo, ils n&rsquo;ont pas pu faire l&rsquo;interview d&rsquo;Alpha. Secundo, l&rsquo;information concernant l&rsquo;interview de Moussa Traor&eacute; et la rumeur de sa pr&eacute;sence au pr&eacute;sidium du d&eacute;fil&eacute; du 22 septembre avaient s&eacute;rieusement &eacute;nerv&eacute; certains Maliens. Et comme il aurait &eacute;t&eacute; mal vu que pour le cinquantenaire l&rsquo;ORTM ne diffuse que la seule interview de Moussa Traor&eacute;, on pr&eacute;f&egrave;re jouer la montre pour ne pas dire qu&rsquo;il y a eu un enterrement de premi&egrave;re classe pour l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Mais bon, Dieu est grand. Il y a le cinquantenaire de l&rsquo;Arm&eacute;e malienne qui arrive, qui sait, peut-&ecirc;tre qu&rsquo;&agrave; cette occasion&hellip;<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Cheick Bougadary Traor&eacute;, fils de GMT</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>&laquo;&nbsp;Dieu ne m&rsquo;a pas demand&eacute; si je voulais &ecirc;tre le fils de Moussa&nbsp;&raquo;</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Cheick Bougadary Traor&eacute; &eacute;tait l&rsquo;invit&eacute; du journal. Le fils de Moussa Traor&eacute; qui dirige le CARE et &agrave; qui on pr&ecirc;te l&rsquo;intention de se porter candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2012, &eacute;tait l&rsquo;invit&eacute; le mercredi 15 septembre d&rsquo;Africa 24. Apr&egrave;s quelques banalit&eacute;s sur la situation s&eacute;curitaire dans le Nord de notre (il a salu&eacute; le retour de l&rsquo;ambassadeur de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname productid=La Mauritanie w:st=on><span style=font-size: x-small;>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;>), Cheick d&eacute;rape compl&egrave;tement apr&egrave;s. Serez-vous l&rsquo;h&eacute;ritier politique de votre p&egrave;re, lui demande la journaliste. &laquo;&nbsp;Non, il a ses h&eacute;ritiers au niveau de l&rsquo;UDPM. Je suis son fils. Mais Dieu n&rsquo;a pas demand&eacute; &agrave; mon p&egrave;re s&rsquo;il voulait que je sois son fils&nbsp;; Dieu ne pas m&rsquo;a pas demand&eacute; si je voulais &ecirc;tre le fils de Moussa&nbsp;&raquo;. Visiblement surprise par la r&eacute;ponse, la journaliste lui demande alors qu&rsquo;il avait le soutien de son p&egrave;re. &laquo;&nbsp;Il a un autre candidat qui n&rsquo;est pas moi&nbsp;&raquo;. Qui est ce candidat insiste la journaliste. &laquo;&nbsp;Il se conna&icirc;t et il est le mieux plac&eacute; pour en parler&nbsp;&raquo;. Serez-vous candidat&nbsp;? &laquo;&nbsp;C&rsquo;est au CARE d&rsquo;en d&eacute;cider le moment venu&nbsp;&raquo;.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Visiblement bon client de la cha&icirc;ne A&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; frica 24, il &eacute;tait l&rsquo;invit&eacute; du journal le dimanche dernier. H&eacute; bien il n&rsquo;en d&eacute;mord toujours pas&nbsp;: &laquo;&nbsp;Dieu ne m&rsquo;a pas demand&eacute; si je voulais &ecirc;tre le premier fils de Moussa&nbsp;&raquo;. Autre temps, autre m&oelig;urs.<o:p></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Deuxi&egrave;me mandat d&rsquo;ATT</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>L&rsquo;Union europ&eacute;enne f&eacute;licite ATT pour le respect de </span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname productid=la Constitution w:st=on><span style=font-size: x-small;>la Constitution</span></st1:personname><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Lors de la visite du pr&eacute;sident ATT &agrave; Strasbourg, le pr&eacute;sident du parlement europ&eacute;en&nbsp;a eu des mots tr&egrave;s gentils &agrave; son &eacute;gard: &laquo;&nbsp;nous sommes heureux de recevoir le pr&eacute;sident du Mali, un pays o&ugrave; la d&eacute;mocratie marche. Le pr&eacute;sident Tour&eacute; est &agrave; la fin de son deuxi&egrave;me mandat parce que </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname productid=la Constitution w:st=on><span style=font-size: x-small;>la Constitution</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du Mali est claire, on ne peut pas faire plus de deux mandats. Nous sommes d&eacute;sol&eacute;s mais nous esp&eacute;rons que ton successeur continuera ton &oelig;uvre parce que l&rsquo;Union europ&eacute;enne veut travailler avec le Mali&nbsp;&raquo;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Dans sa r&eacute;ponse le pr&eacute;sident ATT a remerci&eacute; le pr&eacute;sident du parlement europ&eacute;en et r&eacute;pondu aux &eacute;l&eacute;ments de son discours. Sauf la partie concernant son d&eacute;part.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify;><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>A Logo Saboucir&eacute; aussi, lors du lancement des festivit&eacute;s du cinquantenaire, &nbsp;Diadi&eacute; Dagnoko avait tenu le m&ecirc;me genre de discours&nbsp;: &laquo;&nbsp;comme l&rsquo;homme n&rsquo;a pas de queue, on le tient par sa parole. Le pr&eacute;sident ATT, apr&egrave;s </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname productid=la Transition w:st=on><span style=font-size: x-small;>la Transition</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;>, quittera &eacute;galement le pouvoir prouvant qu&rsquo;il est un homme de parole&nbsp;&raquo; a-t-il d&eacute;clar&eacute; avec un certain enthousiasme. L&agrave; &eacute;galement, ATT n&rsquo;avait pas relev&eacute; le propos.</span><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :
Nous avons fêté, et après ?</title>
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<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p><![endif]--><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>&laquo;&nbsp;Maliba k&eacute;ra anw ta y&eacute;&nbsp;&raquo; (Le grand Mali est devenu n&ocirc;tre). Ce refrain d&rsquo;une c&eacute;l&egrave;bre chanson de Bazoumana Sissoko magnifiant la grandeur du Mali et son ind&eacute;pendance recouvr&eacute;e est connu de tous. Nous pouvons l&rsquo;entonner en r&eacute;f&eacute;rence au fait que le Mali est devenu n&ocirc;tre apr&egrave;s les festivit&eacute;s du Cinquantenaire. Elles se prolongeront, officiellement, jusqu&rsquo;au 31 d&eacute;cembre prochain (mais officieusement les prolongations se poursuivront jusqu&rsquo;au 20 janvier 2011 avec le Cinquantenaire de l&rsquo;Arm&eacute;e malienne).</span></i></b><span style=font-family: Arial;> </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Mais pour des gens qui ont surv&eacute;cu, et le mot n&rsquo;est fort, &agrave; pr&egrave;s de deux ann&eacute;es de tracasseries et de g&ecirc;nes de toutes sortes, ils pourront r&eacute;sister deux ou trois suppl&eacute;mentaires. Nous ne rappellerons pas que sous pr&eacute;texte de cinquantenaire, Bamako &eacute;tait devenue une cit&eacute; interdite dans laquelle on ne savait pas comment entrer mais plus encore comment en sortir. Les capitales r&eacute;gionales n&rsquo;&eacute;taient gu&egrave;re mieux loties. Pour le Cinquantenaire, partout sur le territoire, les populations &eacute;taient comme prises dans un pi&egrave;ge, comme des otages. Donc c&rsquo;est avec soulagement qu&rsquo;on peut entonner &laquo;&nbsp;Maliba k&eacute;ra anw ta y&eacute;&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>On se rend compte qu&rsquo;apr&egrave;s les flonflons, les feux d&rsquo;artifices et, disons le franchement, le tape-&agrave;-l&rsquo;&oelig;il, nous sommes pass&eacute;s &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;essentiel. C&rsquo;est bien qu&rsquo;on exhibe nos muscles &agrave; travers l&rsquo;imposant d&eacute;fil&eacute; militaire (m&ecirc;me si dans le m&ecirc;me temps les troupes mauritaniennes occupaient Tombouctou), c&rsquo;est bien de montrer la diversit&eacute; culturelle de notre pays &agrave; travers le magnifique d&eacute;fil&eacute; civil (m&ecirc;me si on aura remarqu&eacute; que, pour la premi&egrave;re fois dans l&rsquo;histoire du Mali si ce n&rsquo;est dans l&rsquo;histoire tout court, on a s&eacute;par&eacute; les militaires et civils &agrave; l&rsquo;occasion de la f&ecirc;te nationale)&nbsp;; mais il aurait &eacute;t&eacute; encore mieux de r&eacute;fl&eacute;chir sur les d&eacute;fis qui attendent notre pays. Or malheureusement, de r&eacute;flexion il n&rsquo;y a pas eu ou tr&egrave;s peu. Le pays a plut&ocirc;t &eacute;t&eacute; transform&eacute; en vaste soci&eacute;t&eacute; du spectacle o&ugrave; il fallait s&rsquo;amuser avec insouciance, jeter de l&rsquo;argent par les fen&ecirc;tres sans compter en prenant toutefois le soin qu&rsquo;il atterrisse de pr&eacute;f&eacute;rence dans les bras d&rsquo;imposteurs qui se sont transform&eacute;s en entrepreneurs multi-gammes sachant tout faire (les Maliens, avec leur humour que personne n&rsquo;a pas pu leur prendre, les qualifient d&rsquo;entrepreneurs du Cinquantenaire). </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Nous sommes pass&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;essentiel disions-nous&nbsp;? Oui dans la mesure o&ugrave;, on aurait pu par exemple jeter les bases de la r&eacute;conciliation nationale. Puisqu&rsquo;il faut bien le reconna&icirc;tre, affirmons haut et fort que notre pays est divis&eacute;, plus qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. Les r&eacute;gimes politiques qui se sont succ&eacute;d&eacute; dans notre pays, notamment sous la premi&egrave;re R&eacute;publique et la deuxi&egrave;me R&eacute;publique, ont laiss&eacute; des fractures b&eacute;antes au sein de notre soci&eacute;t&eacute;. Et c&rsquo;est fort justement que le pr&eacute;sident ATT en a parl&eacute; dans son discours du cinquantenaire, m&ecirc;me si on peut regretter que ce fut de mani&egrave;re presque furtive. Or, le th&egrave;me de la r&eacute;conciliation est d&rsquo;une telle importance qu&rsquo;il fallait l&rsquo;aborder franchement et en indiquant la voie &agrave; suivre. Au lieu de cela, nous avons assist&eacute; &agrave; une sorte de jeu plut&ocirc;t malsain pour une grande Nation comme la n&ocirc;tre. Il n&rsquo;a &eacute;chapp&eacute; &agrave; personne que les rumeurs savamment distill&eacute;es &agrave; la veille du 22 septembre concernant la pr&eacute;sence ou non de Moussa Traor&eacute; au d&eacute;fil&eacute; du cinquantenaire proc&eacute;dait de la bonne vieille technique du ballon d&rsquo;essai. La r&eacute;action des Maliens a &eacute;t&eacute; tellement vive que m&ecirc;me l&rsquo;interview de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> commandit&eacute;e et enregistr&eacute;e par l&rsquo;ORTM a &eacute;t&eacute; jet&eacute;e dans les placards. R&eacute;sultat, il n&rsquo;y a pas eu de r&eacute;sultat hormis la grande confusion. &laquo;&nbsp;Ils ont fait la restauration, &ccedil;a on n&rsquo;y peut rien&nbsp;; mais la r&eacute;conciliation se fera avec nous ou ne se fera pas&nbsp;&raquo; entend-on dire des Maliens &eacute;c&oelig;ur&eacute;s par la man&oelig;uvre.&nbsp; Le pr&eacute;sident ATT, peut-&ecirc;tre lui mieux que n&rsquo;importe qui, aurait pu ouvrir ce chantier. Il est un acteur du Mouvement d&eacute;mocratique, il a particip&eacute; de mani&egrave;re d&eacute;cisive aux &eacute;v&eacute;nements de Mars 91, il a &eacute;t&eacute; t&eacute;moin des m&eacute;faits du r&eacute;gime militaire et il compte des parents tr&egrave;s proches parmi les victimes du r&eacute;gime du RDA. Il aurait pu ouvrir le chantier de la r&eacute;conciliation nationale &agrave; la faveur du cinquantenaire pour qu&rsquo;enfin les Maliens vident les diff&eacute;rents contentieux pour &ecirc;tre en paix avec eux-m&ecirc;mes. Toutefois, ATT a demand&eacute; au peuple, &agrave; la classe politique et &agrave; la soci&eacute;t&eacute; civile de se joindre &agrave; lui pour la r&eacute;conciliation. En de voir les modalit&eacute;s et le chronogramme, on peut parier qu&rsquo;il y aura du sport.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Nous avons f&ecirc;t&eacute; notre cinquantenaire avec &eacute;clat. Et apr&egrave;s&nbsp;? Nous avons de lourds chantiers qui attendent depuis&nbsp;longtemps&nbsp;: b&acirc;tir un Etat v&eacute;ritable de justice et d&rsquo;&eacute;quit&eacute;&nbsp;; renouer avec les vertus du travail&nbsp;; retrouver les valeurs d&rsquo;int&eacute;grit&eacute;, de respect du bien public, etc.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b style=><span style=font-family: Arial;>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<h1><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></h1></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital du Mali :
La valse des milliards de francs CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/hopital-du-mali-la-valse-des-milliards-de-francs-cfa-2181.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p><![endif]--><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>Le Pr&eacute;sident de </span></i></b></span><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Son><span style=font-size: x-small;>la  R&eacute;publique Son</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> Excellence Monsieur Amadou Toumani Tour&eacute;, a inaugur&eacute; le jeudi 23 septembre 2010 l&rsquo;h&ocirc;pital du Mali sis &agrave; Yirimadio. C&rsquo;&eacute;tait en pr&eacute;sence du Premier ministre, des membres du Gouvernement, du Pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la Commission><span style=font-size: x-small;>la Commission</span></st1:personname></span></i></b><span style=font-size: x-small;><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);> de l&rsquo;UEMOA, de </span></i></b><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>S.E. LI Shenglin </span></i></b><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>Ministre des Communications et des Transports de Chine, Envoy&eacute; Sp&eacute;cial de Son Excellence Monsieur HU JINTAO, de Son Excellence Monsieur </span></i></b><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>ZHANG Guoqing </span></i></b><b style=><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>Ambassadeur de </span></i></b></span><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Populaire><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique Populaire</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> de Chine au Mali, des Ambassadeurs et chefs de Missions diplomatiques et consulaires, des Partenaires techniques et financiers de la sant&eacute;, des autorit&eacute;s politiques, religieuses et traditionnelles de Bamako, ainsi que des professionnels de la sant&eacute;.</span><o:p></o:p></span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>La r&eacute;alisation de l&rsquo;h&ocirc;pital du Mali s&rsquo;inscrit dans le cadre des promesses en mati&egrave;re de sant&eacute;, faites par Son Excellence Monsieur le Pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> au peuple malien, dans le Projet de D&eacute;veloppement Economique et Social (PDES). </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Dans son allocution, le Ministre de la sant&eacute; Oumar Ibrahima Tour&eacute; a dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, notre syst&egrave;me de sant&eacute; comprend 1.054 Centres de sant&eacute; communautaires, qui mettent &agrave; la disposition des populations des soins de premi&egrave;re ligne. Il est compl&eacute;t&eacute; par la fonctionnalit&eacute; de 59 Centres de sant&eacute; de premi&egrave;re r&eacute;f&eacute;rence, de 6 h&ocirc;pitaux de deuxi&egrave;me r&eacute;f&eacute;rence et de 5 h&ocirc;pitaux de 3&egrave;me r&eacute;f&eacute;rence. Au cours de cette d&eacute;cennie, l&rsquo;Etat malien a d&eacute;ploy&eacute; des efforts financiers consid&eacute;rables pour r&eacute;pondre aux besoins sanitaires de la population malienne. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 2010 seulement, il a consacr&eacute; 14 milliards de francs CFA &agrave; ses 11 &eacute;tablissements publics hospitaliers. L&rsquo;H&ocirc;pital du Mali vient compl&eacute;ter ce dispositif en apportant le maillon suppl&eacute;mentaire, qui manquait &agrave; notre syst&egrave;me de sant&eacute;.&nbsp;&raquo;</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Il convient de signaler que la r&eacute;alisation de cet h&ocirc;pital a &eacute;t&eacute; rendue possible gr&acirc;ce aux efforts de Son Excellence Monsieur le Pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;>,&nbsp; qui ont &eacute;t&eacute; couronn&eacute;s de succ&egrave;s lors du sommet de Beijing en 2006 quand le Pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Populaire><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique Populaire</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> de Chine Son Excellence Monsieur HU JINTAO a acc&eacute;d&eacute; &agrave; la requ&ecirc;te du Mali, par le don d&rsquo;un h&ocirc;pital de 150 lits et de son &eacute;quipement partiel. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Situ&eacute; sur la rive droite du fleuve Niger &agrave; Yirimadio, l&rsquo;h&ocirc;pital du Mali a une superficie b&acirc;tie d&rsquo;environ </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:metricconverter w:st=on productid=7.000 m&#65512;tres carr&#65513;s><span style=font-size: x-small;>7.000 m&egrave;tres carr&eacute;s</span></st1:metricconverter></span><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>, </span><span style=font-family: Arial;>sur un terrain de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:metricconverter w:st=on productid=20 hectares><span style=font-size: x-small;>20 hectares</span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small;>. Les travaux de construction ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;s au Groupe de construction QILU une Soci&eacute;t&eacute; chinoise, pour un d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution de 18 mois. La ma&icirc;trise d&rsquo;ouvrage &eacute;tait assur&eacute;e, par l&rsquo;Institut des Etudes et Conceptions en Engineering du Commerce Interne de Chine. Sa premi&egrave;re pierre a &eacute;t&eacute; pos&eacute;e par Son Excellence Monsieur Amadou Toumani Tour&eacute;, le vendredi 10 avril 2009.</span><span style=><o:p></o:p></span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Notons que les charges support&eacute;es par </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Populaire><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique Populaire</span></st1:personname></span><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> de Chine, s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; pr&egrave;s de <b>4&nbsp; milliards 816&nbsp;millions</b> de francs CFA. </span><span style=font-family: Arial;>Quant au Gouvernement de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du Mali, il a intervenu pour environ <b>4 milliards 800 millions </b>de francs CFA, en mettant &agrave; disposition un terrain de </span><span style=><st1:metricconverter w:st=on productid=28.000 m&#65512;tres carr&#65513;s><span style=font-size: x-small;>28.000 m&egrave;tres carr&eacute;s</span></st1:metricconverter></span><span style=font-size: x-small;>. Le Gouvernement a &eacute;galement facilit&eacute; l&rsquo;accessibilit&eacute; aux &eacute;quipements, mat&eacute;riaux et machines, ainsi que l&rsquo;amen&eacute;e d&rsquo;eau, d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et du r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique. Il prendra aussi en charge, la construction de la voie d&rsquo;acc&egrave;s&nbsp;d&rsquo;une longueur de </span><span style=><st1:metricconverter w:st=on productid=1,5 kilom&#65512;tre><span style=font-size: x-small;>1,5 kilom&egrave;tre</span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small;>.</span><o:p></o:p></span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>L&rsquo;h&ocirc;pital du Mali, regroupera tous les coop&eacute;rants chinois en mati&egrave;re de sant&eacute; au Mali. Oumar Ibrahima Tour&eacute; dira&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je voudrais signaler qu&rsquo;il permettra l&rsquo;ouverture de services hautement sp&eacute;cialis&eacute;s, dans des domaines tels que les urgences, la chirurgie thoracique, la neurochirurgie ou l&rsquo;endocrinologie. Je voudrais &eacute;galement mentionner que, dans le cadre de la lutte contre le cancer, un Centre de radioth&eacute;rapie verra tr&egrave;s prochainement le jour dans l&rsquo;enceinte de l&rsquo;h&ocirc;pital du Mali. La premi&egrave;re phase concerne l&rsquo;&eacute;rection d&rsquo;un bunker &eacute;quip&eacute; d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rateur, un local de simulation, de consultation, de scanner et l&rsquo;am&eacute;nagement d&rsquo;un parking. Le co&ucirc;t de cette r&eacute;alisation est de <b style=>3 milliards 280 millions de francs CFA</b>, un financement d&eacute;j&agrave; obtenu aupr&egrave;s de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique</span></st1:personname></span><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> d&rsquo;Autriche par </span><span lang=FR-CA style=font-family: Arial;>Votre Excellence Monsieur </span><span style=font-family: Arial;>le Pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique. Les><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique. Les</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me phases du Centre de radioth&eacute;rapie vont n&eacute;cessiter <b style=>11 milliards 500 millions de francs CFA.</b>&nbsp; Il s&rsquo;agira de l&rsquo;&eacute;rection d&rsquo;un deuxi&egrave;me bunker avec le d&eacute;partement curieth&eacute;rapie, d&rsquo;une deuxi&egrave;me unit&eacute; de consultation, de l&rsquo;administration, l&rsquo;hospitalisation du jour et l&rsquo;hospitalisation continue.&nbsp;&raquo;</span><span style=><o:p></o:p></span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Selon le Ministre de la sant&eacute;, l&rsquo;h&ocirc;pital du Mali permettra de renforcer les capacit&eacute;s diagnostics de la capitale dans le domaine de l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale, de l&rsquo;exploration fonctionnelle, de la biologie et de la prise en charge du cancer. Il va ainsi r&eacute;pondre &agrave; la plupart des besoins de r&eacute;f&eacute;rence des populations de ces nouveaux quartiers qui ne cessent de croitre sur la rive droite du Niger, tout en r&eacute;duisant significativement les &eacute;vacuations sanitaires vers l&rsquo;ext&eacute;rieur de notre pays. Il permettra, enfin, de renforcer le potentiel de formation au chevet des malades de nos futurs professionnels de sant&eacute;, dans un &eacute;tablissement qui sera prochainement &eacute;rig&eacute; en Centre Hospitalier Universitaire. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>S&rsquo;adressant au Pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>la  R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;>, Oumar Ibrahima Tour&eacute; dira&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un engagement de plus que vous venez d&rsquo;honorer aujourd&rsquo;hui &agrave; Yirimadio, en faveur des hommes, des femmes et des enfants de notre pays.&nbsp;&raquo;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Mauritanie et le droit de poursuite :
Les Maliens en danger de maure</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-mauritanie-et-le-droit-de-poursuite-les-maliens-en-danger-de-maure-2180.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p><![endif]-->  </span><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><b style=><i style=><span style=color: rgb(51, 51, 153);>Le droit de poursuite octroy&eacute; &agrave; nos pays voisins par les plus hautes autorit&eacute;s de notre pays pose visiblement probl&egrave;me. En effet, pour la deuxi&egrave;me fois en l&rsquo;espace de deux mois, </span></i></b></span></span><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><st1:personname w:st=on productid=La Mauritanie><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> a us&eacute; de ce droit de poursuite pour livrer des combats meurtriers sur notre sol faisant deux morts et de nombreux bless&eacute;s parmi la population civile &agrave; Tombouctou. En l&rsquo;absence de tout d&eacute;bat autour de ce fameux droit de poursuite et face au silence assourdissant de ceux qui ont donn&eacute; ce droit, les populations pleurent en comptant leurs morts.</span></span><o:p></o:p></span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>On aurait dit qu&rsquo;ils l&rsquo;ont fait expr&egrave;s. Il s&rsquo;agit des Mauritaniens. On aurait dit qu&rsquo;ils ont fait expr&egrave;s d&rsquo;attendre la semaine de la c&eacute;l&eacute;bration du cinquantenaire de notre pays pour envahir le nord de notre pays, notamment les faubourgs de la ville de Tombouctou, pour livrer des combats contre Al Qaeda. &laquo;&nbsp;Nous avons aper&ccedil;u une colonne de terroristes quittant le Mali et qui se dirigeait vers nos fronti&egrave;res. Nous avons donc d&eacute;cid&eacute;, &agrave; titre pr&eacute;ventif, de les attaquer&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est l&rsquo;explication officielle donn&eacute;e par </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie. Nous><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie. Nous</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> sommes donc bien loin d&rsquo;un droit de poursuite. Pour se d&eacute;douaner, les autorit&eacute;s de Nouakchott ont d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;elles avaient b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;accord de Bamako.&nbsp; Et il semble m&ecirc;me, si l&rsquo;on en croit certaines informations, que l&rsquo;arm&eacute;e malienne a apport&eacute; un appui logistique aux Mauritaniens sur le terrain soit en les aidant &agrave; &eacute;vacuer, soit en leur apportant du carburant, soit en mettant l&rsquo;a&eacute;roport de Tombouctou &agrave; leur disposition. En tous les cas, ce qui s&rsquo;est pass&eacute; est grave dans la mesure o&ugrave; des troupes mauritaniennes, appuy&eacute;es par des avions de combats, ont pilonn&eacute; Tombouctou et occasionn&eacute; la mort de paisibles populations qui vaquaient &agrave; leurs occupations (deux morts, une femme et sa s&oelig;ur). Au moment o&ugrave; les &eacute;lus de Tombouctou et les victimes criaient leur d&eacute;sarroi sur les antennes des radios internationales, &agrave; Bamako, c&rsquo;est le silence de mort. Aucune information, aucune explication, pas un d&eacute;tail sur une op&eacute;ration men&eacute;e sur notre sol, ayant fait des victimes parmi la population malienne.</span></span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Au contraire, nous avons vu le pr&eacute;sident mauritanien d&eacute;barquer &agrave; Bamako dans le cadre des comm&eacute;morations du cinquantenaire. Il avait fi&egrave;re allure. Le pr&eacute;sident ATT qui l&rsquo;a accompagn&eacute; &agrave; son h&ocirc;tel a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun probl&egrave;me entre eux. Les populations expos&eacute;es aux troupes mauritaniennes ont d&ucirc; appr&eacute;cier&nbsp;; les victimes et leurs parents ont d&ucirc; appr&eacute;cier.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Apr&egrave;s la premi&egrave;re incursion des troupes mauritaniennes le 22 juillet dernier dans la localit&eacute; de Taoud&eacute;nit, voil&agrave; ce que nous &eacute;crivions&nbsp;: <i style=>&laquo;&nbsp;L&rsquo;attaque perp&eacute;tr&eacute;e par </i></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><i style=><st1:personname w:st=on productid=La Mauritanie><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie</span></span></st1:personname></i><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><i style=> prouve que ce pays semble avoir une lecture bien particuli&egrave;re du droit de poursuite dans la mesure o&ugrave; il a planifi&eacute;, avec les Fran&ccedil;ais, une op&eacute;ration militaire de mani&egrave;re &laquo;&nbsp;pr&eacute;ventive&nbsp;&raquo;, sans souffler un mot &agrave; nos autorit&eacute;s. Ce ne serait pas du m&eacute;pris que cela y ressemble. La prochaine fois, personne ne sait quelle forme la violation de notre territoire prendra. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est que si on n&rsquo;y prend garde, le nord de notre pays risque de devenir l&rsquo;arri&egrave;re cours de conflits en tous genres. N&rsquo;importe quel pays pourrait y venir, r&eacute;gler ses comptes et repartir, ni vu ni connu. Aujourd&rsquo;hui, nous avons de petites unit&eacute;s d&rsquo;infiltration&nbsp;; demain nous pourrions bien avoir la grosse artillerie&nbsp;; et apr&egrave;s demain, qui sait, peut-&ecirc;tre que ce seront des bombardements des bases de AQMI, sans qu&rsquo;on ne soit associ&eacute;&nbsp;&raquo;</i>. Nous ne pensions pas que nos craintes allaient &ecirc;tre justifi&eacute;es si t&ocirc;t.</span></span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Apr&egrave;s ce qui s&rsquo;est pass&eacute; &agrave; Tombouctou, et qui en appelle certainement d&rsquo;autres (l&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise s&rsquo;est d&eacute;ploy&eacute;e au Niger et ce n&rsquo;est pas pour faire juste un bivouac)), il serait peut-&ecirc;tre judicieux qu&rsquo;on explique aux Maliens le contenu du droit de poursuite. Cela passe par une communication aux repr&eacute;sentants du peuple pour qu&rsquo;ils y apportent leur caution ou non. Et puis, il faudrait refr&eacute;ner l&rsquo;ardeur vengeresse de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La Mauritanie><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> qui occasionne beaucoup de pertes en vies humaines parmi nos populations. Surtout que l&rsquo;ambassadeur de </span></span><st1:personname w:st=on productid=La Mauritanie><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> qui vient de regagner Bamako vient de d&eacute;clarer que son pays ne permettra &agrave; Al Qaeda de l&rsquo;attaquer &agrave; partir du Mali. On se rappelle qu&rsquo;au mois de juillet d&eacute;j&agrave;, </span></span><st1:personname w:st=on productid=La Mauritanie><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> avait attaqu&eacute;, de mani&egrave;re pr&eacute;ventive, des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;Al Qaeda localis&eacute;s dans la zone de Tessalit.</span></span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=>Bassaro Tour&eacute;</b></span></p>
<p></span><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=>Lutte contre le terrorisme&nbsp;:</b></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><b style=>R&eacute;union des chefs d&rsquo;Etat major</b></span></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Le week-end dernier, les chefs d&rsquo;Etat major de l&rsquo;Alg&eacute;rie, du Mali, de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La Mauritanie><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la Mauritanie</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> et du Niger se sont rencontr&eacute;s &agrave; Tamanrasset (le sud de l&rsquo;Alg&eacute;rie) dans le cadre de la dynamique enclench&eacute;e pour une lutte coordonn&eacute;e contre le terrorisme notamment contre les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;Al Qaeda qui infestent la bande sah&eacute;lo-saharienne. Cette rencontre est survenue apr&egrave;s l&rsquo;enl&egrave;vement des sept travailleurs d&rsquo;Areva au Niger (cinq Fran&ccedil;ais, un Togolais et un Malgache) et leur &laquo;&nbsp;transfert&nbsp;&raquo; sur le sol malien. Cet &eacute;v&eacute;nement a apport&eacute; la preuve que la coordination envisag&eacute;e entre les arm&eacute;es lors des diff&eacute;rentes rencontres tardait &agrave; &ecirc;tre v&eacute;ritablement op&eacute;rationnelle. Il faut rappeler que les m&ecirc;mes Etats avaient mis un poste de commandement op&eacute;rationnel bas&eacute; &agrave; Tamanrasset mais sans r&eacute;sultats probants. Apr&egrave;s ce constat fait, les chefs d&rsquo;Etat major ont opt&eacute; pour le pr&eacute;-positionnement des troupes &agrave; des endroits bien d&eacute;termin&eacute;s pour quadriller les points de passage. On demande &agrave; croire et surtout &agrave; voir.</span></span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=>Le Mali n&rsquo;acceptera pas de troupes fran&ccedil;aises</b></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Imm&eacute;diatement apr&egrave;s l&rsquo;enl&egrave;vement des sept travailleurs d&rsquo;Areva, </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la France><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la France</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> a d&eacute;ploy&eacute; d&rsquo;importantes forces militaires au Niger pour mener au plus pr&egrave;s des op&eacute;rations d&rsquo;informations, de renseignements et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me d&rsquo;infiltration. Le Burkina serait &eacute;galement favorable pour accueillir quelques militaires fran&ccedil;ais, des commandos, pour une meilleure coordination des actions sur le terrain. </span></span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Il semble que le Mali lui, a refus&eacute; d&rsquo;accueillir des Fran&ccedil;ais pour des missions militaires. Il faut dire que le d&eacute;ploiement des forces militaires chez nos voisins a co&iuml;ncid&eacute; avec la pol&eacute;mique n&eacute;e autour de l&rsquo;intervention militaire mauritanienne sur notre sol qui a occasionn&eacute; la mort de deux personnes et fait de nombreux bless&eacute;s. Si en plus on devait tol&eacute;rer des Fran&ccedil;ais, au moment o&ugrave; on c&eacute;l&eacute;brait le cinquantenaire de notre ind&eacute;pendance, cela allait &ecirc;tre un peu trop aux yeux de l&rsquo;opinion. Malgr&eacute; cette d&eacute;cision, il n&rsquo;est un secret pour personne que des &eacute;l&eacute;ments des forces sp&eacute;ciales fran&ccedil;aises se trouvent bien sur notre territoire.</span></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-family: Arial;>Paris pr&ecirc;t &agrave; discuter avec Al-Qaeda</span></p>
<p></span></p>
<h1><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></h1>
<h1><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><em><span style=font-weight: normal;>&laquo;Nous avons toutes les raisons de penser que les otages sont en vie.&raquo;</span></em><span style=font-weight: normal;> L&rsquo;Elys&eacute;e s&rsquo;est montr&eacute;, dimanche, optimiste quant au sort des sept personnes enlev&eacute;es il y a deux semaines au Niger par Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), pr&eacute;cisant&nbsp;: <em>&laquo;Les pourparlers ne sont pas engag&eacute;s, mais nous sommes ouverts &agrave; toute conversation. Nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; discuter avec les ravisseurs.&raquo;</em> Peu de temps avant, une source malienne avait affirm&eacute; que les cinq Fran&ccedil;ais, le&nbsp;Togolais et le Malgache, pour la plupart collaborateurs des soci&eacute;t&eacute;s fran&ccedil;aises Areva et Satom (groupe Vinci), &eacute;taient d&eacute;tenus entre les d&eacute;serts malien et alg&eacute;rien dans une <em>&laquo;zone commun&eacute;ment appel&eacute;e le Tim&eacute;trine&raquo;.</em> Quatre-vingts soldats fran&ccedil;ais ont &eacute;t&eacute; envoy&eacute;s &agrave; Niamey (Niger) et se relaient pour mener des vols de reconnaissance dans la r&eacute;gion o&ugrave; seraient d&eacute;tenus les otages. Vendredi, le chef d&rsquo;&eacute;tat-major des arm&eacute;es fran&ccedil;aises, Edouard Guillaud, avait d&eacute;j&agrave; indiqu&eacute; que </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; font-weight: normal;><st1:personname w:st=on productid=la France><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>la  France</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> &eacute;tait pr&ecirc;te &agrave; <em>&laquo;engager le contact &agrave; tout moment&raquo;</em> avec Aqmi, tout en assurant qu&rsquo;une op&eacute;ration militaire n&rsquo;&eacute;tait pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour.</span></span><o:p></o:p></span></h1>
<h1><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><span style=font-weight: normal;>Il faut rappeler que l&rsquo;attitude de Paris est quelque peu dict&eacute;e par la d&eacute;termination des preneurs d&rsquo;otages. En effet, pour dans leur premier message o&ugrave; ils confirmaient d&eacute;tenir les otages, AQMI a mis en garde s&eacute;v&egrave;rement les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises contre &laquo;&nbsp;toutes actions stupides&nbsp;&raquo;. L&rsquo;allusion &agrave; la tentative &eacute;chou&eacute;e de juillet de lib&eacute;rer par la force Michle Germaneau est claire. Apr&egrave;s la mort de ce premier otage, Paris ne peut pas se permettre de mettre en danger la vie de cinq autres fran&ccedil;ais.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; font-weight: normal;><o:p></o:p></span></h1></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Résultats du DEF 2010 :
Mopti enlève la palme d’or avec 70,79%, Ségou ferme la marche avec 9,21%.</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/resultats-du-def-2010-mopti-enleve-la-palme-d%25e2%2580%2599or-avec-7079-segou-ferme-la-marche-avec-921-3824.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Il a fallu exactement un mois et quatre jours pour que les candidats au dipl&ocirc;me d&rsquo;&eacute;tude fondamentale (DEF) nouvelle formule soient fix&eacute;s sur leur sort. Si par le pass&eacute; le gouvernement a adopt&eacute; une politique<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de passage de masse,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>cette ann&eacute;e ils ne sont pas tr&egrave;s nombreux<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&agrave; d&eacute;crocher le pr&eacute;cieux s&eacute;same. Le mercredi 21 juillet<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&agrave; l&rsquo;annonce de l&rsquo;apparition des r&eacute;sultats la d&eacute;ception &eacute;tait grande dans les cours des &eacute;coles.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>En effet, cette ann&eacute;e le DEF a enregistr&eacute; son plus faible taux depuis l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie au Mali.</span></i></b><span style=font-size: 10pt> </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le taux national est de 32,89% contre 64% pour 2009. La<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>raisons de cette faiblesse, selon le directeur national des examens et concours M Hachimi Adama Tour&eacute;, est la nouvelle reforme entreprise par le minist&egrave;re de l&rsquo;Education,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales. Cette reforme voulue par le forum<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de l&rsquo;&eacute;ducation tenu en </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:metricconverter w:st=on productid=2008 a><span style=font-family: Arial>2008 a</span></st1:metricconverter><span style=font-family: Arial> exig&eacute; le retour de toutes les mati&egrave;res enseign&eacute;es au cours de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire au DEF. C&rsquo;est ainsi que cette ann&eacute;e des mati&egrave;res dites&nbsp;&laquo;&nbsp; mati&egrave;res &agrave; &eacute;valuation continues&nbsp;&raquo; comme l&rsquo;histoire et la g&eacute;ographie, les sciences naturelles, l&rsquo;&eacute;ducation civique et morale et la biologie ont &eacute;t&eacute; r&eacute;introduites au DEF. Il faut noter que toutes ces mati&egrave;res ont disparu du programme de certaines &eacute;coles priv&eacute;es pour cause d&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;argent et pour la simple raison que ces mati&egrave;res ne sont pas au DEF.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Plus tard au lyc&eacute;e les &eacute;l&egrave;ves sont confront&eacute;s &agrave; un v&eacute;ritable probl&egrave;me de niveau. Autre innovation apport&eacute;e, c&rsquo;est<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>dans le calcul de la moyenne<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de passation. Cette ann&eacute;e la moyenne de classe intervient pour &frac14;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>alors qu&rsquo;auparavant elle intervenait pour &frac12;. Une autre raison<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>qui peut expliquer ce faible taux c&rsquo;est le fait que cette ann&eacute;e le minist&egrave;re dans sa politique de lutte contre la fraude &agrave; l&rsquo;&eacute;cole a pu<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>autant que faire se peut minimiser cette fraude qui &eacute;tait devenue un fonds de commerce pour certains pendant les examens. En tout cas m&ecirc;me si ce taux est faible il n&rsquo;est pas question de s&rsquo;alarmer nous dit le directeur national des examens et concours car selon lui cette ann&eacute;e tous ceux qui ont pass&eacute; ont<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le&nbsp;&laquo; vrais DEF&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est le m&ecirc;me son de cloche chez certains parents<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>d&rsquo;&eacute;l&egrave;ve comme Youssouf Konat&eacute; que nous avons rencontr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole publique de Kalaban Coro. &laquo;&nbsp; Je pr&eacute;f&egrave;re que mon enfant redouble la classe que de passer sans avoir le niveau&nbsp;&raquo;. Quand aux<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>directeurs d&rsquo;&eacute;coles et les ma&icirc;tres qui ont tenus les classe de 9<sup>&egrave;me</sup> ils se r&eacute;jouissent<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de l&rsquo;application de ce syst&egrave;me car selon eux le gouvernement a enfin, penser &agrave; rehausser le niveau de l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve malien qui n&rsquo;est plus comp&eacute;titif au niveau de la sous r&eacute;gion depuis ce syst&egrave;me de passage en masse. Idrisa<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Maiga professeur d&rsquo;histoire er g&eacute;ographie nous explique &laquo;&nbsp;avec ce syst&egrave;me toutes les mati&egrave;res seront consid&eacute;r&eacute;es, plus de mati&egrave;res secondaires ou de mati&egrave;res principales&nbsp;&raquo;. En ce qui concerne les r&eacute;sultats eux-m&ecirc;mes l&rsquo;acad&eacute;mie<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de Mopti vient en t&ecirc;te avec un taux de r&eacute;ussite de 70,79% suivie de l&rsquo;acad&eacute;mie de Kita et Kati avec respectivement 65,85 et 61,07%. L&rsquo;acad&eacute;mie de S&eacute;gou ferme la marche avec 9,31%. Par contre<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>L&rsquo;acad&eacute;mie de Kati est celle qui a pr&eacute;sent&eacute; le plus grand nombre de contingents avec 22&nbsp;435 candidats dont 13702 sont admis,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>elle est suivie de l&rsquo;acad&eacute;mie de Bamako rive gauche qui a enregistr&eacute; 21681 candidats dont 5588 seulement ont &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s admis en troisi&egrave;me position vient l&rsquo;acad&eacute;mie de Sikasso avec ses 21642 candidats dont 7290 admis, l&rsquo;acad&eacute;mie de Kidal ferme la marche avec 228 candidats dont 117 admis.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span>Avec<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ces r&eacute;sultats, le Mali qui veut rentrer dans le syst&egrave;me &eacute;ducatif de l&rsquo;UEMOA avec une harmonisation des programmes vient &agrave; la m&ecirc;me hauteur<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>que<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>les autres pays comme </span><st1:personname w:st=on productid=la C&ocirc;te><span style=font-family: Arial>la C&ocirc;te</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d&rsquo;Ivoire, le Burkina et le S&eacute;n&eacute;gal qui ont obtenu respectivement 29,40, 23,03 et 35% en 2009 au BEPC (brevet d&rsquo;&eacute;tude du premier cycle) l&rsquo;&eacute;quivalent du DEF dans ces pays.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;&eacute;chec des premiers.</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le faible taux d&rsquo;admission au DEF n&rsquo;a pas<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&eacute;t&eacute; la seule surprise<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>cette ann&eacute;e. L&rsquo;autre surprise d&eacute;sagr&eacute;able a &eacute;t&eacute; l&rsquo;&eacute;chec de certains premiers de classe &agrave; cet examen qui parle encore beaucoup de lui. En effet dans certaines &eacute;coles de Bamako notamment dans les priv&eacute;es, des premiers de classe ont lamentablement &eacute;chou&eacute;. Ce qui nous fait dire que ces premiers ne sont en fait que des &laquo;&nbsp;faux premiers&nbsp;&raquo; &agrave; qui les promoteurs de ces &eacute;coles priv&eacute;es veulent faire plaisir soit parce qu&rsquo;ils ont pay&eacute; de l&rsquo;argent pour avoir une forte moyenne, soit ce sont les enfants des barons de l&rsquo;&eacute;cole c'est-&agrave;-dire ceux l&agrave; m&ecirc;mes qui ont aid&eacute; l&rsquo;&eacute;cole &agrave; avoir<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;. En tout cas le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; partir de cette ann&eacute;e toutes ces &eacute;coles priv&eacute;es comprendrons que d&eacute;sormais il faut mettre l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve qu&rsquo;il faut &agrave; la place qu&rsquo;il faut.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Quelques chiffres du DEF</span></b><span style=font-size: 10pt>.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Nombres de candidats ayant compos&eacute;s&nbsp;: <b style=mso-bidi-font-weight: normal>153&nbsp;537 </b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Nombres de Candidats admis&nbsp;: <b style=mso-bidi-font-weight: normal>50&nbsp;500 dont 18435 Filles et 32065 Gar&ccedil;ons</b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Nombres de candidats r&eacute;guliers&nbsp;: <b style=mso-bidi-font-weight: normal>49097</b> dont <b style=mso-bidi-font-weight: normal>17792</b> filles et <b style=mso-bidi-font-weight: normal>31305</b> gar&ccedil;ons</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Nombres de candidats libres <b style=mso-bidi-font-weight: normal>1403</b> dont <b style=mso-bidi-font-weight: normal>643</b> filles et <b style=mso-bidi-font-weight: normal>760 </b>gar&ccedil;ons.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Taux de r&eacute;ussite des 3 derni&egrave;res ann&eacute;es</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>2007&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;71,13%</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>2008 &hellip;&hellip;&hellip;.73, 18%</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>2009&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;64,78%</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise universitaire :
 Mallé sort de sa réserve</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire/crise-universitaire-malle-sort-de-sa-reserve-3823.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Dr Abou Mall&eacute; secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du syndicat national de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur (SNESUP) a &eacute;t&eacute; beaucoup critiqu&eacute; par ses camarades lors de leur assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale(le 10 juillet dernier) pour son manque de communication (aucune d&eacute;claration &agrave; la presse durant la gr&egrave;ve illimit&eacute;e).</span></i></b><span style=font-size: 10pt> </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>&laquo;&nbsp; <i style=mso-bidi-font-style: normal>On entend que le gouvernement faire des propositions ou rejeter des propositions mais jamais notre syndicat</i>&nbsp;&raquo; disait un enseignant ce jour l&agrave;. C&rsquo;est sans doute pour cette raison que Dr Mall&eacute; prend enfin la parole pour s&rsquo;exprimer dans la presse. C&rsquo;&eacute;tait<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>chez nos confr&egrave;res de l&rsquo;Ind&eacute;pendant dans leur parution du<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>vendredi 23 juillet 2010. Et voil&agrave;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ce qu&rsquo;il disait &agrave; propos de la suite de l&rsquo;ann&eacute;e universitaire&nbsp;&laquo;&nbsp;<b style=mso-bidi-font-weight: normal>si le gouvernement<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>veut sauver l&rsquo;ann&eacute;e il faut qu&rsquo;il nous paye les deux mois de vacances Ao&ucirc;t et Septembre&nbsp;&raquo;.</b> Avec cette d&eacute;claration le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du SNESUP jette la balle dans le camp du gouvernement,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>comme pour leur dire &laquo;&nbsp;si vous ne nous r&eacute;pondez pas favorablement l&rsquo;ann&eacute;e ne sera pas sauv&eacute;e et la responsabilit&eacute; vous incombe&nbsp;&raquo;. C&ocirc;t&eacute; gouvernementale aucune d&eacute;claration n&rsquo;a &eacute;t&eacute; faite concernant cette proposition. Dans la m&ecirc;me foul&eacute;e , le m&ecirc;me Abou Mall&eacute; dans une lettre dat&eacute;e du 21 juillet demande une autorisation<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>d&rsquo;aller en cong&eacute; de un mois &agrave; partir du 1<sup>er</sup> Ao&ucirc;t conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 19 de la loi n&deg;98/067 du 30 d&eacute;cembre 1998 qui stipule que&nbsp;&laquo;&nbsp;le personnel enseignant de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur a droit &agrave; un cong&eacute; annuel au maximum de 60 jours&nbsp;&raquo;. Cette lettre dont ampliation a &eacute;t&eacute; faite &agrave; la pr&eacute;sidence de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-family: Arial>, &agrave; </span><st1:personname w:st=on productid=la Primature><span style=font-family: Arial>la Primature</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale est<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>adress&eacute;e au ministre de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales assurant d&rsquo;int&eacute;rim de son homologue de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur et de </span><st1:personname w:st=on productid=la Recherche><span style=font-family: Arial>la Recherche</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> scientifique (malade).<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Deux actes pos&eacute;s dans la m&ecirc;me semaine. La question c&rsquo;est de savoir ce que veut r&eacute;ellement le SNESUP. Partir en vacance ou enseigner et &ecirc;tre pay&eacute;&nbsp;? Nous saurons la r&eacute;ponse &agrave; cette question<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le 31 Ao&ucirc;t prochains avec l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du syndicat pour faire le bilan de la tr&ecirc;ve de 15 jours. Nous y reviendrons donc </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>FSEG</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Jabar &eacute;lu secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;aeem.</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Les &eacute;tudiants de la facult&eacute; des sciences &eacute;conomiques et de gestion(FSEG) ont profit&eacute; de la tr&ecirc;ve de 15 jours d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e par les professeurs (apr&egrave;s la gr&egrave;ve illimit&eacute;e<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de 4 mois) pour &eacute;lire leur secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AEEM. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr&egrave;s une premi&egrave;re<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&eacute;lection avort&eacute;e le mercredi<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>pour cause d&rsquo;&eacute;chauffour&eacute;es entre les militants des deux candidats, les &eacute;lections ont eu lieu le vendredi dernier dans l&rsquo;enceinte de la dite facult&eacute;. Cette &eacute;lection qui se fait &agrave; mains lev&eacute;e a vu le sacre d&rsquo;Abdoul Zabare Traor&eacute; dit &laquo;&nbsp;Jabar&nbsp;&raquo; de la 4<sup>&egrave;me</sup> ann&eacute;e gestion sur Abdramane Diakit&eacute; avec 456 voix contre 327. Rappelons que Jabar est le secr&eacute;taire aux conflits du bureau de coordination de l&rsquo;AEEM dirig&eacute; par Hamadoun Traor&eacute;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Examen de fin d&rsquo;ann&eacute;e</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;IUG fixe son chronogramme</span></b><span style=font-size: 10pt>.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;institut universitaire de gestion (IUG) est la plus optimiste des &eacute;coles en ce qui concerne l&rsquo;avenir de l&rsquo;ann&eacute;e universitaire. A peine rentr&eacute;s de la gr&egrave;ve, les responsables de l&rsquo;IUG<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ont &eacute;tabli<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>un chronogramme pour fixer les dates de leurs examens de fin d&rsquo;ann&eacute;e. Chronogramme que voici. du 14 au 9 Ao&ucirc;t 2010 pour les devoirs des 2<sup>&egrave;me</sup>s ann&eacute;es&nbsp;; du 25 au 30 octobre pour les examens de la 1<sup>&egrave;re</sup> ann&eacute;e&nbsp;; du<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>13 au 20 septembre examen du DUT. Le 20 octobre 2010 proclamation des r&eacute;sultats.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Ousmane Dicko (stagiaire)</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Touré, Bloemfontein Celtic :
« Mon rêve est de représenter valablement le drapeau malien »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/ousmane-toure-bloemfontein-celtic-%25c2%25ab-mon-reve-est-de-representer-valablement-le-drapeau-malien-%25c2%25bb-3822.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Ancien soci&eacute;taire de Bouroumassa FC de Kati, Ousmane Tour&eacute; &acirc;g&eacute; de 21 ans, milieu d&eacute;fensif et joueur dans l&rsquo;axe, vient de faire ses valises pour Bloemfontein Celtic (Club de premi&egrave;re division de Johannesburg) pour cette saison. Le jeune joueur avait d&eacute;j&agrave; fait les beaux jours du club Swazilandais (Alienna) o&ugrave; il a jou&eacute; avec brio, les pr&eacute;liminaires de la coupe CAF 2010. Il sera plus tard sollicit&eacute; par le Bloemfontein Celtic, dans lequel il d&eacute;bute actuellement une autre aventure en Afrique du Sud</span></i></b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>.</span></i></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Parlez-nous de votre arriv&eacute;e &agrave; Alienna de Swaziland&nbsp;?</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Je suis arriv&eacute; &agrave; Swaziland en 2010 par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;un agent de joueur. Ma performance au niveau de Bouroumassa FC a charm&eacute; les recruteurs &eacute;trangers ce qui a d&rsquo;ailleurs pr&eacute;cipit&eacute; mon d&eacute;part pour Alienna de Swaziland. J&rsquo;ai d&eacute;but&eacute; &agrave; Alienna avec un contrat de 4 mois. J&rsquo;ai fais la coupe CAF avec cette &eacute;quipe cela s&rsquo;est bien pass&eacute;. J&rsquo;ai prouv&eacute; que le Mali peut compter sur moi. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs &agrave; travers mes prestations au sein de ce club que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; sollicit&eacute; par ceux d&rsquo;Afrique du Sud. Notamment, le Kara FC dans lequel j&rsquo;ai fait deux semaines avant de signer actuellement &agrave; Bloemfontein Celtic, un club de premi&egrave;re division d&rsquo;Afrique du Sud. Donc au vu de ces sollicitations, je n&rsquo;ai pas voulu renouveler ce premier contrat, car pour moi le championnat Sud-africain est plus suivi que celui de Swaziland.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Au del&agrave; de votre performance, quelles ont &eacute;t&eacute; les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es au sein de ce club&nbsp;?</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La premi&egrave;re difficult&eacute; a &eacute;t&eacute; la langue car au Mali on ne s&rsquo;int&eacute;resse pas &agrave; l&rsquo;Anglais, donc je n&rsquo;avais aucune notion de cette langue, ensuite le climat m&rsquo;a beaucoup fatigu&eacute;. Arriv&eacute; en Swaziland apr&egrave;s deux semaines je voulais retourner au pays. Mais je me suis dit que je suis l&agrave; pour repr&eacute;senter les couleurs du Mali. J&rsquo;ai donc choisi de rester. Il y a &eacute;galement l&rsquo;esprit de sup&eacute;riorit&eacute; de certains joueurs du groupe. Quand tu es un nouveau venu, les autres essaient de te marginaliser. Mais il suffit juste de t&rsquo;imposer dans l&rsquo;&eacute;quipe pour qu&rsquo;on te respecte.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Parlez-nous du nouveau contrat&nbsp;?</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>J&rsquo;ai juste fais deux semaines &agrave; kara FC avant de signer finalement &agrave; Bloemfontein Celtic. L&rsquo;objectif de ce club est d&rsquo;emporter le titre de champion &agrave; l&rsquo;issue de cette saison qui d&eacute;bute en fin Ao&ucirc;t. Il s&rsquo;agit de jouer la ligue des champions de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CAF><span style=font-family: Arial>la CAF</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> prochaine. Pour le moment je me suis engag&eacute; pour une ann&eacute;e. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Parlez-nous de vos propres ambitions sportives&nbsp;</span></b><span style=font-size: 10pt>?</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Personnellement mon premier r&ecirc;ve est de repr&eacute;senter le drapeau malien. Je compte jouer au sein de l&rsquo;&eacute;quipe nationale du Mali. C&rsquo;est cet esprit de patriotisme qui me donne beaucoup de tonus. Un joueur expatri&eacute; a de la valeur quand il joue avec son pays. C&rsquo;est &agrave; partir de l&agrave; que tes co&eacute;quipiers &eacute;trangers te respectent. Cela les prouve que tu as une valeur et des qualit&eacute;s. Le second est de jouer dans les clubs Europ&eacute;ens pour me permettre de vivre de mon m&eacute;tier. Mais avant tout je veux d&rsquo;abord m&rsquo;imposer pour que le Mali soit fier de moi. Pour le moment je fr&eacute;quente d&eacute;j&agrave; les joueurs maliens qui sont en Afrique du Sud ici et qui jouent &agrave; Jomos Cosmos et autres clubs comme mon homonyme Ousmane Berth&eacute;, et le gardien stadiste Soubeyla Diakit&eacute; qui vient aussi de nous joindre en Afrique du Sud. J&rsquo;essaie de tirer d&rsquo;eux une certaine exp&eacute;rience que je n&rsquo;ai pas.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>R&eacute;alis&eacute;e par Aminata Mariko, &agrave; Johannesburg </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial :
A quelque chose malheur est bon</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-quelque-chose-malheur-est-bon-3821.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>C&rsquo;est par RFI et les cha&icirc;nes fran&ccedil;aises de t&eacute;l&eacute;vision que les Maliens ont appris que notre territoire, dans sa partie nord et plus pr&eacute;cis&eacute;ment Tessalit, a &eacute;t&eacute; le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;une op&eacute;ration militaire conjointement men&eacute;e par </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie><span style=font-family: Arial>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et </span><st1:personname w:st=on productid=la France><span style=font-family: Arial>la France</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> le jeudi dernier. Quelle que soit l&rsquo;explication qu&rsquo;on devrait privil&eacute;gier ( </span><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie><span style=font-family: Arial>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> a d&eacute;cid&eacute; de frapper pr&eacute;ventivement des positions de AQMI qui se pr&eacute;parerait &agrave; attaquer son territoire&nbsp;; </span><st1:personname w:st=on productid=la France><span style=font-family: Arial>la France</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> voulait lib&eacute;rer son otage), nous ne pouvons que constater la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de nos autorit&eacute;s politiques et de notre hi&eacute;rarchie militaire. En effet, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une fois l&rsquo;op&eacute;ration termin&eacute;e que nos autorit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; inform&eacute;es, par les m&eacute;dias d&rsquo;abord et ensuite par </span><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie><span style=font-family: Arial>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et </span><st1:personname w:st=on productid=la France. Et><span style=font-family: Arial>la France. Et</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> pour le moment, en tout cas jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; nous mettions sous presse le journal, nous n&rsquo;avons enregistr&eacute; aucune r&eacute;action officielle, pas m&ecirc;me le plus petit communiqu&eacute; pour prendre acte de ce qui n&rsquo;est ni plus ni moins qu&rsquo;une violation de notre territoire.</span></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Pouvait-il en &ecirc;tre autrement&nbsp;? La question, pour provocatrice qu&rsquo;elle puisse para&icirc;tre n&rsquo;en demeure pas moins sens&eacute;e. En effet, dans la lutte contre le terrorisme, notre pays a &eacute;t&eacute; longtemps accus&eacute; de mollesse et trait&eacute; de &laquo;&nbsp;maillon faible&nbsp;&raquo;. Malgr&eacute; les propos indign&eacute;s et les d&eacute;n&eacute;gations de notre pays, l&rsquo;accusation nous colle &agrave; la peau. L&rsquo;&eacute;pisode Camatte avec pour cons&eacute;quence le rappel des ambassadeurs de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie><span style=font-family: Arial>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et de l&rsquo;Alg&eacute;rie a davantage marginalis&eacute; notre pays et renforc&eacute; les suspicions en son endroit. Nous avons bien fait des efforts&nbsp;: nous avons accept&eacute; que l&rsquo;Alg&eacute;rie coordonne les actions militaires&nbsp;; nous avons r&eacute;affirm&eacute; notre accord pour un droit de poursuite sur notre sol, etc. Mais en vain. Ces diff&eacute;rents signes, de bonne volont&eacute; selon nos autorit&eacute;s, semblent avoir &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t interpr&eacute;t&eacute;s comme des actes de rachat de la part d&rsquo;un pays pris en faute qui voudrait faire amende honorable. De toute &eacute;vidence, un ressort s&rsquo;est cass&eacute;. Pour autant, ceux qui accusent notre pays de faiblesse ont pris dans le paquet des offres, ce qui les int&eacute;resse. C&rsquo;est ainsi que la proposition maintes fois r&eacute;it&eacute;r&eacute;e et martel&eacute;e &agrave; chaque fois que le pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> en avait l&rsquo;occasion du droit de poursuite a &eacute;t&eacute; exploit&eacute;e &agrave; fond. Une premi&egrave;re fois par le Burkina Faso qui a pu obtenir la lib&eacute;ration de &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo; otage en intervenant directement sur notre territoire. La deuxi&egrave;me fois, c&rsquo;est l&rsquo;attaque perp&eacute;tr&eacute;e par </span><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie><span style=font-family: Arial>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> qui semble avoir une lecture bien particuli&egrave;re du droit de poursuite dans la mesure o&ugrave; elle a planifi&eacute;, avec les Fran&ccedil;ais, une op&eacute;ration militaire de mani&egrave;re &laquo;&nbsp;pr&eacute;ventive&nbsp;&raquo;, sans souffler un mot &agrave; nos autorit&eacute;s. Ce ne serait pas du m&eacute;pris que cela y ressemble. La prochaine fois, personne ne sait quelle forme la violation de notre territoire prendra. Ce qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est que si on n&rsquo;y prend garde, le nord de notre pays risque de devenir l&rsquo;arri&egrave;re cours de conflits en tous genres. N&rsquo;importe quel pays pourrait y venir, r&eacute;gler ses comptes et repartir, ni vu ni connu. Aujourd&rsquo;hui, nous avons de petites unit&eacute;s d&rsquo;infiltration&nbsp;; demain nous pourrions bien avoir la grosse artillerie&nbsp;; et apr&egrave;s demain, qui sait, peut-&ecirc;tre que ce seront des bombardements des bases de AQMI, sans qu&rsquo;on ne soit associ&eacute;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Mais comme dirait l&rsquo;autre &laquo;&nbsp;&agrave; quelque chose malheur est bon&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&eacute;chec de l&rsquo;op&eacute;ration militaire men&eacute;e par </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Mauritanie><span style=font-family: Arial>la Mauritanie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et </span><st1:personname w:st=on productid=la France><span style=font-family: Arial>la France</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> a ramen&eacute; au devant la sc&egrave;ne la proposition pleine de bon sens du pr&eacute;sident ATT&nbsp;: mettons-nous ensemble parce qu&rsquo;aucun pays seul ne peut combattre les terroristes.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Parti des « amis » de ATT
Entre railleries et bruits de casseroles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/parti-des-%25c2%25ab-amis-%25c2%25bb-de-attentre-railleries-et-bruits-de-casseroles-3694.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; color: rgb(51, 51, 153);>En ce &laquo;&nbsp;jour historique&nbsp;&raquo;, on devait voir ce qu&rsquo;on allait voir. Et on a vu, on les a vus, on les a tous vus. Des ministres, des &eacute;lus, des directeurs g&eacute;n&eacute;raux, des cadres qui ont pour point commun, outre ATT qu&rsquo;ils &laquo;&nbsp;idol&acirc;trent&nbsp;&raquo;, le fait d&rsquo;avoir pill&eacute; le pays pour la plupart d&rsquo;entre eux. Les casseroles qu&rsquo;ils tra&icirc;nent comportent des dizaines de milliards de manque &agrave; gagner pour l&rsquo;Etat. Et c&rsquo;est l&agrave; le v&eacute;ritable h&eacute;ritage qui est le leur, pas le bilan de ATT.</span></i></b></span><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>&Ccedil;a devait arriver. Bien avant de rendre publique leur volont&eacute; de cr&eacute;er un parti politique, de nombreux observateurs suspectaient les &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; de ATT de vouloir franchir le Rubicon. Malgr&eacute; toutes leurs d&eacute;clarations ant&eacute;rieures (voir les extraits de quelques discours de S&eacute;m&eacute;ga). Leur comportement les trahissait. Car pour quelqu&rsquo;un qui affirme ne pas aimer le poisson, passer tout son temps au bord du fleuve est plus que suspect nous enseigne la sagesse populaire. En &laquo;&nbsp;ce jour historique du 17 juillet 2010&nbsp;&raquo; (nous empruntons &agrave; S&eacute;m&eacute;ga), ils ont donc franchi le pas. On nous avait promis une d&eacute;monstration de force, nous e&ucirc;mes droit &agrave; une farce &agrave; nulle autre pareille. De suppos&eacute;s commis de l&rsquo;Etat qui se d&eacute;couvrent subitement des allures partisanes au point de monter de toute pi&egrave;ce un parti politique. &laquo;&nbsp;Il s&rsquo;agit pour nous de soutenir, d&rsquo;amplifier, de consolider et de p&eacute;renniser la vision politique de ATT&nbsp;&raquo; d&eacute;clare le pr&eacute;sident du nouveau parti. Ces propos ressemblent point pour point aux m&ecirc;mes propos qu&rsquo;il tient depuis au moins 2004 quand il &eacute;num&eacute;rait les objectifs du Mouvement citoyen. A se demander si pendant tout ce temps, lui et ses camarades n&rsquo;avaient rien piu entreprendre pour &laquo;&nbsp;soutenir, amplifier, consolider et p&eacute;renniser la vision de ATT&nbsp;&raquo;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Hamed Dian&eacute; S&eacute;m&eacute;ga s&rsquo;attendait certainement &agrave; voir son parti accueilli triomphalement par l&rsquo;opinion publique et peut-&ecirc;tre par la classe politique. Pour le moment c&rsquo;est rat&eacute;. Avant m&ecirc;me la fin de son rassemblement au Palais des Congr&egrave;s, les railleries ont fus&eacute; de tous les c&ocirc;t&eacute;s. Essentiellement pour deux raisons. La premi&egrave;re raison est due au fait que c&rsquo;est v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;arm&eacute;e mexicaine&nbsp;&raquo; qui tient lieu de bureau provisoire avec une marraine, 15 pr&eacute;sidents d&rsquo;honneur, 24 pr&eacute;sidents, un bureau de 17 membres et six pr&eacute;sidents de commission. Au total, ils sont 149. Fait g&ecirc;nant, on y trouve 7 membres du gouvernement, des pr&eacute;sidents de chambres de m&eacute;tier, des directeurs nationaux, des commer&ccedil;ants etc. Beaucoup se sont dit que le parti-Etat est de retour. Du temps de l&rsquo;UDPM, on parlait de cooptation&nbsp;; avec le PDES, &ccedil;a ressemble &agrave; de la r&eacute;quisition. La seconde raison, c&rsquo;est que dans le lot, on retrouve tous les clients potentiels de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la Justice. En><span style=font-family: Arial;>la Justice. En</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> effet, du pr&eacute;sident du PDES aux vice-pr&eacute;sidents en passant par quelques pr&eacute;sidents d&rsquo;honneur, on pourrait trouver mieux en terme d&rsquo;int&eacute;grit&eacute; pour d&eacute;fendre le bilan de ATT. Les casseroles que certains tra&icirc;nent dans leur sillage risquent de g&ecirc;ner celui qu&rsquo;ils pr&eacute;tendent soutenir. Dans notre parution de la semaine prochaine, nous nous ferons un plaisir d&rsquo;exhumer les dossier de S&eacute;m&eacute;ga avec ses 11 millions de th&eacute; et caf&eacute; quand il &eacute;tait au minist&egrave;re des Mines&nbsp;; de Jeamille Bittar au niveau de </span><st1:personname w:st=on productid=la CCIM><span style=font-family: Arial;>la  CCIM</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> avec des d&eacute;penses indues sur les fonds TRIE&nbsp;; de Bakary Togola qui a jur&eacute; que la privatisation de </span><st1:personname w:st=on productid=la CMDT><span style=font-family: Arial;>la CMDT</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> ne se ferait pas&nbsp;; de tous les autres qui sont r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;pingl&eacute;s dans les diff&eacute;rents rapports du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral et de </span><st1:personname w:st=on productid=la CASCA. A><span style=font-family: Arial;>la  CASCA. A</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> eux seuls, ils repr&eacute;sentent des dizaines de milliards de manques &agrave; gagner et de malversations financi&egrave;res. Ce qui fait dire &agrave; nombre de Maliens qu&rsquo;ils hurlent fort leur appartenance au PDES, le parti, comme pour se sentir en s&eacute;curit&eacute; ou du moins prot&eacute;g&eacute;s. Ne parlons pas de tous les arrivistes qui ne per&ccedil;oivent aucune perspective personnelle apr&egrave;s l&rsquo;horizon 2012. Mais soyons clairs, ils ne sont pas tous malhonn&ecirc;tes&nbsp;; il y a parmi des hommes et des femmes dont l&rsquo;engagement est sinc&egrave;re, dont la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; ATT est aussi vieille que leur amiti&eacute;, dont le sens de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ne peut &ecirc;tre mis en doute.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Pour le moment, S&eacute;m&eacute;ga aura r&eacute;ussi deux choses. La premi&egrave;re, c&rsquo;est d&rsquo;effaroucher les partenaires politiques du pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique. En><span style=font-family: Arial;>la R&eacute;publique. En</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> effet, nous avons entendu sur les ondes de RFI le d&eacute;put&eacute; Assarid Ag Imbarkawane, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale contester au PDES l&rsquo;exclusivit&eacute; du bilan de ATT. &laquo;&nbsp;D&eacute;sormais, chaque parti politique pourra s&rsquo;approprier le bilan du pr&eacute;sident&nbsp;&raquo; a-t-il d&eacute;clar&eacute; sur un ton proche de l&rsquo;agacement. Nous ne savons pas si d&rsquo;autres responsables politiques auront son courage, mais tout porte &agrave; croire que le PDES porte en lui les germes de la division, contraire &agrave; tout ce que le pr&eacute;sident ATT a entrepris au nom du consensus politique. Comme dirait l&rsquo;autre, &laquo;&nbsp;qui trop embrasse, mal &eacute;treint&nbsp;&raquo;, &agrave; force de vouloir l&rsquo;exclusivit&eacute; sur ATT au point de tenter une OPA aujourd&rsquo;hui, S&eacute;m&eacute;ga l&rsquo;expose inutilement. Surtout que, pr&eacute;sent dans la salle, Assarid a d&ucirc; entendre un des animateurs crier &agrave; tue-t&ecirc;te&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous sommes au pouvoir et nous g&eacute;rons&nbsp;&raquo;. La deuxi&egrave;me chose r&eacute;ussie par S&eacute;m&eacute;ga, c&rsquo;est de mettre dans le viseur des Maliens tous ceux qui sont &eacute;pingl&eacute;s dans les diff&eacute;rents rapports de contr&ocirc;le de gestion. Le mardi apr&egrave;s-midi, sur les ondes de la radio Kl&eacute;du, de nombreux auditeurs ont particip&eacute; &agrave; une &eacute;mission inter-active. Ils ont proprement brocard&eacute; S&eacute;m&eacute;ga lui-m&ecirc;me et toux ceux qu&rsquo;ils ont qualifi&eacute;s de pilleurs du pays.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>En attendant la clarification que la cr&eacute;ation du PDES devra apporter quand m&ecirc;me sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique, nous promettons de faire tinter quelques casseroles la semaine prochaine.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span style=font-size: 10pt;>Bassaro Tour&eacute;</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Carnet de voyage :
 Instructif !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/carnet-de-voyage-instructif-3693.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;> <b><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>La premi&egrave;re Coupe du monde de football en terre africaine s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e du 11 juin au 11 juillet 2010 en Afrique du Sud, avec beaucoup de passions, d&rsquo;&eacute;motions, de joies, de pleurs, de larmes et de surprises.</span></i></b></span><b><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;  </span><b><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p><span style=font-size: x-small;><br />
</span></o:p></span></i></b><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ce mois pass&eacute; en pays Zulu, par votre fid&egrave;le serviteur, a &eacute;t&eacute; magnifique m&ecirc;me si la m&eacute;t&eacute;o, un peu capricieuse, m&rsquo;a jou&eacute; des tours en tant que&nbsp; Sah&eacute;lienne, avec souvent un vent glacial.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span><span style=font-size: x-small;><br />
</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Au d&eacute;part, je dois l&rsquo;avouer, le billet d&rsquo;avion offert par l&rsquo;Agence France Presse (AFP) et l&rsquo;accr&eacute;ditation facilit&eacute;e par </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la FIFA><span style=font-size: x-small;>la FIFA</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> (F&eacute;d&eacute;ration Internationale de Football Association) ont&nbsp; annonc&eacute; la couleur de l&rsquo;immense responsabilit&eacute; qui m&rsquo;attendait en Afrique du Sud.</span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Notre Directeur de publication, l&rsquo;ayant tr&egrave;s t&ocirc;t compris, a pris son b&acirc;ton de p&egrave;lerin pour trouver les moyens de mettre en route, l&rsquo;envoy&eacute;e sp&eacute;ciale du journal &agrave; cette messe historique du ballon rond.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Diff&eacute;rents minist&egrave;res et sponsors ont contribu&eacute; &agrave; mon s&eacute;jour au pays de Mandela. Ce qui m&rsquo;a permis de prendre l&rsquo;avion le 06 juin dernier pour Johannesburg avec escale &agrave; Nairobi au Kenya. Le lundi 7 juin 2010, je d&eacute;barque enfin &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport International Olivier R Tambo (ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;Afrique du Sud) &agrave; 11h 30 locales soit 9 h 30 TU apr&egrave;s 14 heures de vol. Pour la premi&egrave;re fois, je d&eacute;couvre ce pays si beau avec des gratte-ciels, de belles avenues et beaucoup de feux tricolores. J&rsquo;&eacute;tais simplement &eacute;merveill&eacute;e, comme plac&eacute;e dans un &eacute;tat de r&ecirc;ve &laquo;&nbsp;&eacute;veill&eacute;&nbsp;&raquo;. Au pr&eacute;alable, nous sommes rest&eacute;s 10 minutes confin&eacute;s dans l&rsquo;avion compte tenu de l&rsquo;afflux des appareils qui se posaient de tous les c&ocirc;t&eacute;s. A la descente, tous les bagages ont &eacute;t&eacute; pass&eacute;s au peigne fin par les unit&eacute;s de chiens. Le temps de regagner la salle d&rsquo;attente, le conseiller de l&rsquo;ambassade du Mali, Bagna Tour&eacute; &eacute;tait l&agrave; pour me conduire &agrave; l&rsquo;Ambassade du Mali situ&eacute;e &agrave; Pretoria, &agrave; la demande bienveillante de notre Ministre des Affaires Etrang&egrave;res. Tout au long du parcours, les sujets portaient sur les nouvelles du Mali et de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la Coupe><span style=font-size: x-small;>la Coupe</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du Monde qui avan&ccedil;ait &agrave; grands pas. Arriv&eacute;e&nbsp; &agrave; Pretoria, la charg&eacute;e d&rsquo;Affaires, Coulibaly Sira Ciss&eacute; et le personnel de l&rsquo;Ambassade &eacute;taient tous pr&eacute;sents pour m&rsquo;accueillir et&nbsp; me souhaiter la bienvenue. Apr&egrave;s les usages protocolaires,&nbsp; je suis all&eacute;e au Centre d&rsquo;accr&eacute;ditation pour retirer mon pr&eacute;cieux outil de travail (le badge). L&rsquo;ambassade du Mali a, en outre, contribu&eacute;, &agrave; la prise en charge de mon s&eacute;jour &agrave; Johannesburg. </span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>La couverture de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement en tant que telle&nbsp; a &eacute;t&eacute; une grande premi&egrave;re, et elle fut instructive.&nbsp; En effet, durant un mois, j&rsquo;ai appris beaucoup de choses sur le plan professionnel, aupr&egrave;s des grands journalistes (toutes nationalit&eacute;s confondues), interview&eacute; les plus grands joueurs, entra&icirc;neurs&nbsp; et dirigeants de la plan&egrave;te sports et pris de bon la temp&eacute;rature des &eacute;v&eacute;nements de cette dimension.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Avant mon d&eacute;part, j&rsquo;avais pourtant, comme beaucoup, des appr&eacute;hensions sur la s&eacute;curit&eacute; en Afrique du Sud. Je craignais, en effet, pour ma vie, en ce sens que j&rsquo;ai quitt&eacute; ma grand-m&egrave;re et toutes les personnes qui me sont si ch&egrave;res, pour ce saut dans l&rsquo;inconnu. Je n&rsquo;osais pas emprunter une seconde un taxi du stade &agrave; ma r&eacute;sidence &agrave; la fin des matches. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ces appr&eacute;hensions sont vite tomb&eacute;es, fort heureusement et pendant 35 jours pass&eacute;s &agrave; Johannesburg, loin de mes activit&eacute;s habituelles, je me suis impr&eacute;gn&eacute;e des us et coutumes des Zulu et visit&eacute; certains sites symboliques comme le Square Nelson Mandela, une sorte de lieu de p&egrave;lerinage des &eacute;trangers. Bref, l&rsquo;Afrique du Sud est un pays merveilleux. Difficile de&nbsp; clore ce chapitre sans &eacute;voquer les vuvuzelas. Ces trompettes qui font beaucoup de bruits et qui ont connu un succ&egrave;s m&eacute;diatique extraordinaire.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Dimanche 11 juillet 2010, jour de la finale au Soccer City de Johannesburg, les pens&eacute;es&nbsp; vont&nbsp; vers l&rsquo;organisation du retour et le bilan de la comp&eacute;tition. Vingt quatre heures apr&egrave;s la finale remport&eacute;e par l&rsquo;Espagne, c&rsquo;est-&agrave;-dire lundi 12 juillet,&nbsp; je retourne au bercail, la t&ecirc;te pleine d&rsquo;enseignements. Le vol est programm&eacute; pour 17h 30 heures locales (15h30) GMT. Nous transitons par Accra, le m&ecirc;me jour, avant de changer de compagnie le mardi 13 juillet via Freetown. Dans la capitale sierra l&eacute;onaise, je passe six heures de temps dans l&rsquo;avion pour cause de fortes intemp&eacute;ries. L&rsquo;avion devait nous amener &agrave; Conakry &agrave; 10 minutes de vol pr&egrave;s. L&agrave;-bas aussi le ciel n&rsquo;&eacute;tait pas d&eacute;gag&eacute; et on reste toujours confin&eacute; dans l&rsquo;avion. De temps en temps, le commandant de bord sort de sa cabine et encourage les passagers. On est &agrave; bout de souffle, une passag&egrave;re pique une crise de nerfs, puis nous voil&agrave; &agrave; Conakry vers 13h30 o&ugrave; on embarque d&rsquo;autres passagers pour Banjul, en Gambie. C&rsquo;est vers 16h00 TU le m&ecirc;me jour que Ethiopian Airlines nous d&eacute;barque &agrave; l&rsquo;A&eacute;roport International de Bamako S&eacute;nou, sous une temp&eacute;rature de 30 degr&eacute;s. Je retrouve enfin mon cher pays, le Mali. Apr&egrave;s les formalit&eacute;s au service d&rsquo;immigration, je ne retrouve pas ma valise. Alors, je fais une d&eacute;claration de perte &agrave; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la Police><span style=font-size: x-small;>la Police</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> a&eacute;roportuaire avec toutes les r&eacute;f&eacute;rences. C&rsquo;est vers 22h 25 que&nbsp; j&rsquo;entre d&eacute;finitivement en possession de ma valise &eacute;ventr&eacute;e et dans laquelle ont &eacute;t&eacute; soustraits quelques objets de valeur, je ne saurai jamais o&ugrave;.</span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ainsi prend fin l&rsquo;historique voyage de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la Coupe><span style=font-size: x-small;>la Coupe</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du Monde Afrique du Sud </span><st1:metricconverter w:st=on productid=2010. A><span style=font-size: x-small;>2010. A</span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small;> la prochaine&nbsp;! </span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial;>Aminata Mariko, <i>envoy&eacute;e sp&eacute;ciale</i></span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><i><o:p></o:p></i></span></b></p>
<p><b><i><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial; color: blue;>Remise de mat&eacute;riel &agrave; l&rsquo;ambassade d&rsquo;Afrique du Sud&nbsp;: </span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;><o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial; color: blue;>La fi&egrave;vre du Vuvuzela &agrave; Bamako</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;><o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>A la demande du Comit&eacute; Central des Supporters des Aigles du Mali, l&rsquo;Ambassade d&rsquo;Afrique du Sud &agrave; Bamako, a offert 13 Vuvuzela de couleur verte et blanche au pr&eacute;sident de cette association sportive malienne, Souleymane Diabat&eacute;, le mardi 20 juillet 2010 dans ses locaux.</span></i></b></span><b><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Tr&egrave;s choy&eacute;s lors du mondial d&rsquo;Afrique du Sud, cette corne traditionnelle s&rsquo;est donc &laquo;&nbsp;invit&eacute;&nbsp;&raquo; &agrave; Bamako. Le Pr&eacute;sident Diabat&eacute; qui a voulu mettre de l&rsquo;ambiance dans les stades, comme en Afrique du Sud, lors de ce mondial, a souhait&eacute; avoir quelques souvenirs de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la Coupe><span style=font-size: x-small;>la Coupe</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du monde. </span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ainsi donc, son v&oelig;u a &eacute;t&eacute; exauc&eacute;, l&rsquo;Ambassadeur d&rsquo;Afrique du Sud au Mali,&nbsp; son Excellence Rantobeng Willian Mokou a remis 13 Vuvuzelas &agrave; Souleymane Diabat&eacute;, accompagn&eacute; pour l&rsquo;occasion de son Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral et&nbsp; de quelques membres de sa structure. &laquo;&nbsp;Les supporters africains ont cru &agrave; l&rsquo;Afrique du Sud pour sa capacit&eacute; d&rsquo;organisation, et ce pays a fait la fiert&eacute; de l&rsquo;Afrique toute enti&egrave;re en cr&eacute;ant de l&rsquo;innovation qui est le vuvuzela. Nous allons imiter les supporters sud-africains en cr&eacute;ant de l&rsquo;ambiance dans les stades avec ce lot de Vuvuzela&nbsp;&raquo; a soulign&eacute; M. Diabat&eacute; tr&egrave;s joyeux. Quant &agrave; l&rsquo;Ambassadeur, il a ajout&eacute; qu&rsquo;il compte amener des vuvuzela et Makarapa avec les couleurs de l&rsquo;Afrique du Sud et du Mali.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Il faut noter que 7 autres vuvuzelas vont &ecirc;tre remise &agrave; l&rsquo;&eacute;quipe de Tombouctou. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><b><o:p></o:p></b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial;>A.M</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial; color: blue;>15&egrave; Congr&egrave;s de Fiba Afrique&nbsp;: </span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;><o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial; color: blue;>Gr&acirc;ce au syst&egrave;me de Rotation,</span></b><span style=font-family: Arial; color: blue;> <b>Alain Ekra passe le flambeau &agrave; Mabusa Eseka Dieudonn&eacute; </b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;><b><o:p></o:p></b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Le Mali a eu l&rsquo;honneur d&rsquo;abriter le congr&egrave;s de FIBA Afrique, (F&eacute;d&eacute;ration International de Basket-ball du 18 au 19 Juillet 2010 &agrave; l&rsquo;issue duquel un nouveau bureau de 15 membres a &eacute;t&eacute; mise en place avec comme Pr&eacute;sident Mabusa Eseka Dieudonn&eacute; de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique D&#65513;mocratique><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique D&eacute;mocratique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du Congo. Le nouveau pr&eacute;sident occupait la premi&egrave;re vice-pr&eacute;sidence de Fiba-Afrique et ancien pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la Zone IV.><span style=font-size: x-small;>la Zone IV.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ce congr&egrave;s avait ouvert ses portes sous la pr&eacute;sidence du Premier Ministre Modibo Sidib&eacute; le dimanche au CICB, accompagn&eacute; de Patrick Boman Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de FIBA Monde, en pr&eacute;sence du ministre de la jeunesse et des sports, Hamane Niang, du pr&eacute;sident sortant de Fiba Afrique, Pr Alain Ekra de m&ecirc;me que son secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral Dr. Alphonse Bil&eacute; et le pr&eacute;sident du Comit&eacute; National Olympique et Sportif du Mali, Habib Sissoko et les responsables de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la F&#65513;d&#65513;ration Malienne><span style=font-size: x-small;>la F&eacute;d&eacute;ration Malienne</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> de Basket-ball. Le Premier Ministre s&rsquo;est r&eacute;joui de la confiance plac&eacute;e au Mali pour abriter cet &eacute;v&egrave;nement. Il a soulign&eacute; que le basket-ball est un facteur de rapprochement et est le sport collectif qui galvanise encore plus le public et les t&eacute;l&eacute;spectateurs du monde entier compte tenu de son caract&egrave;re spectaculaire unanimement reconnu. Avant de remercier </span><st1:personname w:st=on productid=la FIBA><span style=font-size: x-small;>la FIBA</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> pour la d&eacute;coration du Pr&eacute;sident Tour&eacute;, il a donn&eacute; l&rsquo;assurance &agrave; l&rsquo;assistance que la salle multifonctionnelle sera &agrave; la disposition du monde de basket avant la date de la comp&eacute;tition c'est-&agrave;-dire en 2011. &laquo;&nbsp;Je vous donne l&rsquo;assurance que le d&eacute;fi de l&rsquo;organisation de l&rsquo;Afrobasket f&eacute;minin sera relev&eacute; par notre pays. Les infrastructures seront pr&ecirc;tes &agrave; temps pour le d&eacute;partement de sport et </span><st1:personname w:st=on productid=la F&#65513;d&#65513;ration Malienne><span style=font-size: x-small;>la F&eacute;d&eacute;ration Malienne</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> de basket-ball.&raquo;&nbsp; Les participants se sont planch&eacute;s au cours de ce congr&egrave;s sur les diff&eacute;rents rapports d&rsquo;activit&eacute;s r&eacute;alis&eacute;es par l&rsquo;&eacute;quipe d&rsquo;Alain Ekra et ont &eacute;galement abord&eacute; les sujets relatifs aux diff&eacute;rentes activit&eacute;s pour le d&eacute;veloppement de la balle au panier en Afrique. A l&rsquo;issue de deux jours de travaux l&rsquo;ivoirien Alain Ecra qui a pass&eacute; douze ans &agrave; la t&ecirc;te de cette institution a pass&eacute; la main &agrave; Mabusa Eseka Dieudonn&eacute; de la zone IV FIBA. Gr&acirc;ce &agrave; la professionnalisation des secr&eacute;tariats, le Dr Alphonse Bil&eacute; reste &agrave; son poste pour toujours. </span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Le Pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique Amadou><span style=font-size: x-small;>la R&eacute;publique Amadou</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> Toumani Tour&eacute; avait &eacute;t&eacute; auparavant d&eacute;cor&eacute; &agrave; Koulouba, par les responsables de l&rsquo;instance dirigeante du basket-ball, du m&eacute;rite Asry (ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;AFABA Association). Une grande distinction de la discipline.</span><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;><strong>Membres &eacute;lus du bureau central</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;>1-       Pr&eacute;sident :                           Mabusa Eseka Dieudonn&eacute;  (RDC)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>2-       Secr&eacute;taire General :             Alphonse Bile (CIV)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>3-       Tr&eacute;sorier G&eacute;n&eacute;ral:               Abdel Hamid Massoud (Egypte)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>4-       Pr&eacute;sident Commission Technique:         Raouf Menjour (TUN)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>5-       Pr&eacute;sident commission Competition :      Fod&eacute; Amara Cond&eacute;</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><strong>Membres cooptes  f&eacute;minins</strong></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>6-       -Salamatou Maiga (Mali)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>7-       Sallouha Ben Said (TUN)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>8-       Celestine Adjanonhoun (Benin)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Les pr&eacute;sidents de zone</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>9-       ZoneI : Umar Barshushi (Libye)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>10-   Zone II : Alioune Badara Diagne(S&eacute;n&eacute;gal)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>11-   ZONE III : Mukthar Khaleh(</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>12-   Zone IV : Juvenal Lufuwa(RD Congo)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>13-   Zone V : Morris Awanga (Kenya)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>14-   ZoneVI : Anibal Manave (Mozabique)</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Zone VII : Ntsay Louis Abel (Madagascar)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p><span style=font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p></span></p>
<p><b><i><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial; color: blue;>Accident tragique de l&rsquo;&eacute;quipe de Nioro 5 morts et 10 bless&eacute;s</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;><o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>Au nombre de 20 &agrave; bord d&rsquo;un V&eacute;hicule Land Cruiser non couvert, cinq personnes de la d&eacute;l&eacute;gation sportive de Nioro dont le chauffeur de 22 ans, le chef de la d&eacute;l&eacute;gation Kaou Kant&eacute;, se rendant &agrave; Sandar&eacute; pour un match amical de football ont trouv&eacute; la mort dimanche dernier entre Sandar&eacute; et Lakaman&eacute; suite &agrave; un accident. </span></i></b></span><b><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Le v&eacute;hicule transportant la d&eacute;l&eacute;gation a percut&eacute; un arbre. 4 personnes sont mortes sur le champ et la cinqui&egrave;me personne a succomb&eacute; en cours de route pour l&rsquo;h&ocirc;pital. Les autres victimes seront par la suite secourues par l&rsquo;Association pour le D&eacute;veloppement du Cercle de Nioro ADCN&nbsp;; cette association a r&eacute;cup&eacute;r&eacute; &nbsp;les corps pour les enterrer le m&ecirc;me jour. Parmi les 10 bless&eacute;s, on enregistre des cas de factures. D&egrave;s l&rsquo;annonce de la nouvelle, de nombreux ressortissants de Nioro se sont d&eacute;plac&eacute;s &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; pour s&rsquo;enqu&eacute;rir de l&rsquo;&eacute;tat des bless&eacute;s et apporter leur aide.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Ces joueurs avaient demand&eacute; une s&eacute;rie de matchs amicaux pour s&rsquo;entra&icirc;ner dans le but d&rsquo;obtenir la licence. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>Le journal </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><st1:personname w:st=on productid=La Nouvelle R&#65513;publique><span style=font-size: x-small;>La Nouvelle R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> pr&eacute;sente ses condol&eacute;ances aux parents des d&eacute;funts et prompts r&eacute;tablissements aux bless&eacute;s.</span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial;>Aminata Mariko</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :
La trêve et le rêve</title>
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<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<p><p style=text-align: justify; class=MsoNormal><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>Puisque nous sommes bien oblig&eacute;s de nous accrocher &agrave; quelque chose dans l&rsquo;interminable crise scolaire, alors accrochons nous aux images que nous voyons depuis la reprise des cours suite &agrave; la tr&ecirc;ve de 15 jours d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e. Et bien, nous voyons des &eacute;tudiants heureux de repartir &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. A pied, &agrave; moto, en voiture, ils ont pris d&rsquo;assaut les facult&eacute;s et les diff&eacute;rents lieux de cours (la salle de cin&eacute;ma Baka&iuml;na par exemple &agrave; Sogoniko). Ceux qui s&rsquo;&eacute;taient retir&eacute;s dans leurs villages sont revenus ventre &agrave; terre.</span></i></b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;> <o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;>Tous s&rsquo;accrochent &agrave; l&rsquo;espoir, certes mince, que cette reprise pourrait favoriser la sortie d&eacute;finitive de la crise. Tous pensent que cette tr&ecirc;ve n&rsquo;est qu&rsquo;une strat&eacute;gie pour permettre aux syndicats d&rsquo;assouplir leurs positions sans perdre, totalement, la face. Alors faisons comme les &eacute;tudiants et accrochons nous &agrave; l&rsquo;espoir que malgr&eacute; les menaces et les incompr&eacute;hensions, l&rsquo;ann&eacute;e scolaire pourra &ecirc;tre sauv&eacute;e.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;>Mais les &eacute;tudiants ne sont pas les seuls &agrave; croiser les doigts et &agrave; prier. Il y a leurs enseignants notamment les doyens des facult&eacute;s. Comme les &eacute;tudiants, ils &eacute;taient tous heureux de la reprise des cours. Et &agrave; l&rsquo;unisson, ils ont d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;un arr&ecirc;t des cours, ne serait-ce que de quelques jours, compromettrait irr&eacute;m&eacute;diablement l&rsquo;ann&eacute;e universitaire. Pour que l&rsquo;ann&eacute;e soit effectivement sauv&eacute;e, selon eux, il faudrait que les cours se fassent de mani&egrave;re continue jusqu&rsquo;au mois de d&eacute;cembre. Donc croisons les doigts et prions.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;>Sur le front des n&eacute;gociations, les syndicats et le gouvernement sont dans une approche d&rsquo;apprivoisement. Les premiers sont convaincus d&rsquo;avoir gagn&eacute; une premi&egrave;re manche dans la mesure o&ugrave;, quand le Premier ministre refusait de les recevoir, ils ont pu obtenir une audience du Pr&eacute;sident de <st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique. Le>la  R&eacute;publique. Le</st1:personname> second lui, semble toujours sur la d&eacute;fensive. Lors de la rencontre qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; <st1:personname w:st=on productid=la Primature>la Primature</st1:personname> le vendredi dernier, nous avons pu voir le Premier ministre remercier les syndicats d&rsquo;avoir accept&eacute;e la tr&ecirc;ve propos&eacute;e par le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique>la R&eacute;publique</st1:personname> et de les inviter &agrave; moduler leur d&eacute;marche dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;Etat ne peut pas tout donner. Nous avons vu le Premier ministre supplier pratiquement les syndicats de lui faire confiance. Or c&rsquo;est justement &agrave; ce niveau que le b&acirc;t blesse. En effet, la rupture de confiance intervenue entre les syndicats et le gouvernement est devenue un probl&egrave;me presque insurmontable. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui avait pouss&eacute; les syndicats &agrave; grimper sur la colline. Et rien ne dit que les syndicats qui ont vu le salaire de leurs militants gel&eacute;s accepteront de ranger ce fait d&rsquo;arme du gouvernement dans la case des pertes et profits. Sans compter les humiliations dont ils disent avoir &eacute;t&eacute; victimes durant leur gr&egrave;ve.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;>Mais comme il n&rsquo;est pas interdit de r&ecirc;ver, alors r&ecirc;vons &agrave; haute voix que les diff&eacute;rents protagonistes transformeront l&rsquo;essai de la tr&ecirc;ve. R&ecirc;vons et accrochons nous &agrave; l&rsquo;espoir que les uns et les autres pourront mettre les difficult&eacute;s de c&ocirc;t&eacute; pour sauver l&rsquo;&eacute;cole. Sinon notre r&ecirc;ve virera au cauchemar. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p>&nbsp;</o:p></span></p></p>]]> </content:encoded>
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<title>8 Juin :
Les bonnes intentions d’ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/8-juin-les-bonnes-intentions-d%25e2%2580%2599att-2910.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>La traditionnelle rencontre entre le chef de l&rsquo;Etat Amadou Toumani Tour&eacute; et<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>la presse n&rsquo;a pas d&eacute;rog&eacute; &agrave; la r&egrave;gle. Une occasion saisie par le pr&eacute;sident pour faire le point des r&eacute;alisations et des chantiers en cours. Il a aussi saisi l&rsquo;opportunit&eacute; pour &eacute;voquer les sujets br&ucirc;lants&nbsp;: &eacute;cole, code des personnes et de la famille, ins&eacute;curit&eacute;, tec.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Pour la 7<sup>&egrave;me</sup> fois, la salle des banquets de Koulouba a accueilli la conf&eacute;rence de presse du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique Amadou Toumani Tour&eacute;, &agrave; l&rsquo;occasion de la comm&eacute;moration de son accession au pouvoir, en 2002. En cette ann&eacute;e du cinquantenaire d&rsquo;impressionnantes r&eacute;alisations ont &eacute;t&eacute; faites et des reformes importantes sont en train d&rsquo;&ecirc;tre propos&eacute; au peuple dans le cadre de la sauvegarde de notre d&eacute;mocratie. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessaire r&eacute;vision de la loi fondamentale. A cela s&rsquo;ajoute le nouveau d&eacute;coupage administratif qu&rsquo;il se propose de faire. Et aller vers la Modernisation, l&rsquo;organisation et la gestion convenable des march&eacute;s publics.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La particularit&eacute; de cette &eacute;dition est que le chef de l&rsquo;Etat a invit&eacute; &agrave; sa traditionnelle conf&eacute;rence de presse le pr&eacute;sident de l&rsquo;assembl&eacute;e r&eacute;gionale et le maire de Kidal.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;autre particularit&eacute; est qu&rsquo;il a &eacute;grain&eacute; les r&eacute;alisations faites ou envisag&eacute;es r&eacute;gion par r&eacute;gion. <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>Pour commencer, il a indiqu&eacute; qu&rsquo;il a affect&eacute;, sur les fonds de la privatisation de la Sotelma, 1 milliards &agrave; chaque r&eacute;gion du Mali.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Kidal verra bient&ocirc;t son a&eacute;roport r&eacute;am&eacute;nag&eacute; pour l&rsquo;adapter &agrave; certaines normes&nbsp;; bient&ocirc;t l&rsquo;inauguration de la station r&eacute;gionale de l&rsquo;ORTM et des appuis pour la reconstitution de l&rsquo;&eacute;levage et la promotion de l&rsquo;artisanat. Sur les m&ecirc;mes fonds certaines de Kidal seront bitum&eacute;es. Il a aussi fait cas des avanc&eacute;es notables r&eacute;alis&eacute;es dans le domaine de la sant&eacute;, dont toutes les r&eacute;gions ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute;s.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Gao Doit se r&eacute;jouir du d&eacute;but des travaux du barrage de Taoussa et du bitumage de la route Gao- Taoussa. Bient&ocirc;t la route reliant Ansongo &agrave; M&eacute;naka. A ceux ci il faut ajouter la r&eacute;habilitation de l&rsquo;a&eacute;roport de Gao pour l&rsquo;amener &agrave; repondre aux normes internationales et l&rsquo;ach&egrave;vement toute prochaine des travaux de la salle des spectacles et le red&eacute;marrage de l&rsquo;usine de phosphate de Bourem.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La cit&eacute; des 333 saints verra la r&eacute;alisation de la route Niono Tombouctou en passant par la plupart des cercles de cette r&eacute;gion. Bient&ocirc;t des salles de spectacles pour Tombouctou ET Gourma Rharouss et la valorisation de l&rsquo;&eacute;levage, du lait et de la viande de cette r&eacute;gion. Pour ce qui best de la recherche p&eacute;troli&egrave;re, il a indiqu&eacute; que 14 des 29 sites sont retenus dont 3tr&egrave;s avanc&eacute;s.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Koulikoro verra l&rsquo;exploitation prochaine du fer de Tienfala, le bitumage de plusieurs routes et l&rsquo;acquisition de nouveaux bateaux plus adapt&eacute;s &agrave; nos cours d&rsquo;eau.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Comme toutes les r&eacute;gions et le District de Bamako, Sikasso a sa maison de la femme et de l&rsquo;enfant et la r&eacute;habilitation prochaine de la route Bougouni Sikasso.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Grace &agrave; la coop&eacute;ration avec la chine S&eacute;gou sera reli&eacute; &agrave; Bamako par un autoroute, 2voies aller et 2voies retour. Bient&ocirc;t des locaux pour l&rsquo;Universit&eacute; de S&eacute;gou et des salles de spectacles &agrave; Pelengana et &agrave; Markala.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La Venise malienne verra bient&ocirc;t la fin des travaux de la route du poisson reliant Mopti &agrave; la fronti&egrave;re du Burkina Faso en passant par le cercle de Koro. A cela s&rsquo;ajoutent le seuil de Talo, le d&eacute;but des travaux de l&rsquo;h&ocirc;pital moderne de Mopti, la cimenterie de Hombori, et les toutes prochaines salles de spectacles de Sofara et Dj&eacute;nn&eacute;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Kayes aura un pont en b&eacute;ton et beaucoup de routes. Bafoula b&eacute; aussi aura son pont. A ceux- ci s&rsquo;ajoutent la cimenterie de Gongontery et le barrage de Goina.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le District de Bamako h&eacute;rite d&rsquo;un 3<sup>&egrave;me</sup> pont, du Diafarana Ko,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de la cit&eacute; administrative, de son jardin zoologique moderne. Verra son embellissement et b&eacute;n&eacute;ficiera de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; de Balingu&eacute; et bient&ocirc;t le campus universitaire de Kabala.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Sur les 7&nbsp;500 logement qui seront inaugur&eacute; le 22 septembre prochain, le district aura 3&nbsp;000.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Au terme de cet expos&eacute;, la situation de l&rsquo;&eacute;cole a &eacute;t&eacute; la principale pr&eacute;occupation des journalistes qui ont massivement fait le d&eacute;placement. &laquo;&nbsp; Je le vis avec beaucoup de peines. Nous avons presque perdu l&rsquo;ann&eacute;e&nbsp;&raquo; s&rsquo;est exclam&eacute; le pr&eacute;sident. Il a aussi indiqu&eacute; que le gouvernement a des limites. Avant de rappeler que le 1/3 du budget national est accord&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation. &laquo;&nbsp;On n&rsquo;a pas encore le p&eacute;trole et la masse salariale du Mali est de 20 milliards par mois pour 57&nbsp;000 salari&eacute;s&nbsp;&raquo; a- t- il mart&eacute;l&eacute;. Il a ajout&eacute; que tout &eacute;t&eacute; fait pour l&rsquo;&eacute;ducation. Et que si les gr&egrave;ves continuent, on risque de conna&icirc;tre quelque chose dont il ne souhaite pas &ecirc;tre t&eacute;moin&nbsp;: les arri&eacute;r&eacute;s de salaires d&rsquo;un &agrave; plusieurs mois de salaires.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Pour ce qui est du code des personnes et de la famille, ATT est tr&egrave;s pr&eacute;cis&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;le code est une affaire de 23 ans. Je l&rsquo;ai envoy&eacute; en seconde lecture. SAulieu de faire du forcing, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de combler ce qui a fait d&eacute;faut&nbsp;: la communication. Et permettre &agrave; tous de le lire et de mieux le comprendre&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>E n ce qui concerne l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, il pense que la situation est nettement meilleure d&rsquo;il y a un an&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous sommes otage et victime de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; transfrontali&egrave;re. Nous sommes face &agrave; un r&eacute;seau bien organis&eacute;. Tant que les arm&eacute;s de la bande sah&eacute;lo saharienne n&rsquo;agissent pas ensemble, il y aura probl&egrave;me. Le d&eacute;ficit de coop&eacute;ration leur profite&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Rendez vous est pris pour le 8 juin prochain.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><strong><span style=font-size: 10pt>Akhimy Maiga</span></strong></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arouna Issa  Maïga:
Dans les marchés, on doit faire beaucoup attention à la sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/arouna-issa-maigadans-les-marches-on-doit-faire-beaucoup-attention-a-la-securite-2909.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: Bonjour M. Maiga, pr&eacute;sentez vous &agrave; nos lecteurs.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga&nbsp;:</span></i></b><span style=font-size: 10pt> Je m&rsquo;appelle Arouna Issa Maiga, je suis expert &agrave; la cour supr&ecirc;me et pr&eacute;s de tous les tribunaux du Mali depuis le 03 f&eacute;vrier1988 et consultant en &eacute;lectricit&eacute; et aussi dans une soci&eacute;t&eacute; ivoirienne du nom de APDF depuis 1995. Je m&rsquo;occupe des &eacute;tudes hautes tension, basses tension, conseil et sinistre. J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; travailler &agrave; l&rsquo;EDM depuis 1971 apr&egrave;s l&rsquo;obtention de mon BTS en &eacute;lectro m&eacute;canique &agrave; l&rsquo;ECICA. J&rsquo;ai gravi tous les &eacute;chelons et au 31 d&eacute;cembre 2008, quand j&rsquo;ai fais pr&eacute;valoir mes droits &agrave; la retraite, j&rsquo;&eacute;tais class&eacute; dans la cat&eacute;gorie de cadre A. Apr&egrave;s plusieurs stages de perfectionnement en Europe, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; directeur r&eacute;gional de l&rsquo;EDM &agrave; Tombouctou et &agrave; Koutiala. Je suis revenu &agrave; Bamako pour m&rsquo;occuper des grands travaux de Balingu&eacute; pour la cr&eacute;ation des diff&eacute;rents d&eacute;parts HTA, MT (a&eacute;riens et souterrains). Ensuite en tant que chef de section &eacute;tudes et ordonnancement, je m&rsquo;occupais de tout ce qui est &eacute;tudes pour les branchements&nbsp;: usage domestique et industrielle. Depuis ma retraite, je dirige un bureau d&rsquo;&eacute;tudes pour les &eacute;tudes en haute et basse tension, conseil et sinistre. Je suis un pure produit de la direction de la distribution&nbsp;: exploitation de Bamako. L es professionnels savent ce que c&rsquo;est.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: Qu&rsquo;est ce qui a pu provoquer l&rsquo;incendie du march&eacute; Washington de Gao&nbsp;?</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga</span></i></b><span style=font-size: 10pt>&nbsp;: Je suis d&eacute;sol&eacute; pour ce qui s&rsquo;est pass&eacute; &agrave; Gao et je partage la douleur de mes fr&egrave;res. Par 2 fois en l&rsquo;espace de 3 ans le march&eacute; a pris feu. Il est difficile, dans ces conditions de connaitre les raisons de l&rsquo;incendie de Gao. Il semble que la le&ccedil;on du pass&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; retenue. Un incendie peut avoir plusieurs origines&nbsp;: &ccedil;a peut &ecirc;tre volontaire mais &ccedil;a peut &ecirc;tre aussi d&rsquo;origine &eacute;lectrique. Aujourd&rsquo;hui on assiste aussi, partout en Afrique, &agrave; des installations bricol&eacute;es, qui sont g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;incidents regrettables au niveau de ses march&eacute;s un peu partout en Afrique.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <i style=mso-bidi-font-style: normal>Quelle appr&eacute;ciation avez-vous des installations &eacute;lectriques dans de tels lieux&nbsp;?</i></span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><i style=mso-bidi-font-style: normal><o:p></o:p></i></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga</span></b><span style=font-size: 10pt>&nbsp;: <b style=mso-bidi-font-weight: normal>Dans les march&eacute;s, on doit faire beaucoup attention &agrave; la s&eacute;curit&eacute;</b>. Il y a des gens qui sont tr&egrave;s t&ecirc;tu. Quand tu veux faire des installations et que toutes les conditions ne sont pas requises, il y a probl&egrave;me. Il ne peut y avoir que des sinistres de ce genre. Il y a un cahier de charges, en la mati&egrave;re, &agrave; respecter. Pour les installations, il est mieux de les confier &agrave; ceux qui s&rsquo;y connaissent pour &ecirc;tre dans les bonnes conditions d&rsquo;exploitation. Il est souhaitable que le r&eacute;seau d&rsquo;alimentation soit souterrain et que les installations int&eacute;rieures soit encastr&eacute;es</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <i style=mso-bidi-font-style: normal>Chaque fois qu&rsquo;il y a un incident de ce genre, les gens pensent aux courts circuits. Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;un court circuit&nbsp;?</i></span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga&nbsp;: </span></b><span style=font-size: 10pt>C&rsquo;est le contact de 2 files. Ils peuvent &ecirc;tre le contacte du<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span>neutre avec la phase. Quand 2 phases se touchent, c&rsquo;est aussi un court circuit. Dans les deux cas, la d&eacute;charge &eacute;lectrique est tr&egrave;s puissante. Mais pour affirmer que c&rsquo;est un court circuit, il faut avoir des preuves de cela.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Car g&eacute;n&eacute;ralement il y a des traces de flammes. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span><b style=mso-bidi-font-weight: normal>La Nouvelle</b> <b style=mso-bidi-font-weight: normal>R&eacute;publique&nbsp;: Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;il faut faire pour s&eacute;curiser les lieux&nbsp;?</b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga</span></b><span style=font-size: 10pt>&nbsp;: Pour ce qui est du cas de Gao, j&rsquo;ignore ce qui c&rsquo;est pass&eacute; car je n&rsquo;&eacute;tais pas sur les lieux. Pour le future, afin de s&eacute;curiser il serait souhaitable de mettre aux 4 angles des bouches d&rsquo;incendie et 2 au milieu de&nbsp;part et d&rsquo;autre. Ces bouches d&rsquo;incendie doivent &ecirc;tre aliment&eacute;s par des tuyaux ayant un diam&egrave;tre de 110 cm pour avoir un maximum de pression pour pouvoir &eacute;teindre un d&eacute;g&acirc;t. Il faut aussi que chaque commer&ccedil;ant accepte de se munir d&rsquo;un instincteur. Un exercice de simulation doit &ecirc;tre fait au moins 3 fois dans l&rsquo;ann&eacute;e pour les pr&eacute;parer &agrave; des cas &eacute;ventuels.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <i style=mso-bidi-font-style: normal>Quand est ce qu&rsquo;on peut dire que les installations &eacute;lectriques sont fiables&nbsp;? </i></span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><i style=mso-bidi-font-style: normal><o:p></o:p></i></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga&nbsp;:</span></b><span style=font-size: 10pt> Une installation est fiable lorsque toutes les conditions d&rsquo;exploitation du cahier de charges en &eacute;lectricit&eacute; sont r&eacute;unies&nbsp;: le choix des circuits de puissance, la mise &agrave; la terre, la protection m&eacute;canique des installations<b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060>, l&rsquo;utilisation de disjoncteur diff&eacute;rentiel.</span></i></b> <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></b><span style=font-size: 10pt> <b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal>En tant qu&rsquo;expert, qu&rsquo;est ce que vous pouvez apporter dans ce domaine&nbsp;?</i></b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><o:p></o:p></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga</span></b><span style=font-size: 10pt>&nbsp;: Tant que les installations int&eacute;rieures n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es dans les normes, il faut s&rsquo;attendre &agrave; des d&eacute;sagr&eacute;ments&nbsp;: l&rsquo;incendie.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Pour &eacute;viter les &eacute;chauffements des files, il faut toujours faire des &eacute;tudes au pr&eacute;alable. A partir du moment o&ugrave;, on a une exploitation quelconque, qui n&rsquo;est pas une exploitation domestique, il est bon d&rsquo;avoir son instincteur. Lorsqu&rsquo;un immeuble d&eacute;passe 2 niveaux, il faut 2 bouches d&rsquo;incendie et des colonnes montantes pour une bonne r&eacute;partition de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &agrave; partir des tableaux de 2&nbsp;; 6,12 etc. Il faut mettre l&rsquo;accent sur la s&eacute;curit&eacute; des installations.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <i style=mso-bidi-font-style: normal>Quel est votre dernier mot&nbsp;?</i></span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Arouna I. Maiga&nbsp;:</span></b><span style=font-size: 10pt> Je m&rsquo;adresse aux assurances de la place. Certains immeubles d&egrave;s au d&eacute;part devraient &ecirc;tre assur&eacute;. Il faut que les propri&eacute;taires de ces immeubles aient les conseilles n&eacute;cessaires en mati&egrave;re d&rsquo;installation &eacute;lectrique. Ceux qui construisent des usines doivent faire des &eacute;tudes en &eacute;lectricit&eacute; au pr&eacute;alable. Pour ce qui est des appels d&rsquo;offres, un expert devait &ecirc;tre associ&eacute; d&egrave;s la phase de conception du projet pour permettre la prise en compte de tous les param&egrave;tres. C&rsquo;est des aspects qui ne sont pas pris en compte et on <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>ce trouve dans des cas d&rsquo;avenant g&ecirc;nent. Cela est valable pour les agences immobili&egrave;res qui font des conceptions, de m&ecirc;me pour ceux qui font des &eacute;tudes de faisabilit&eacute; ou des morcellements. Je m&rsquo;adresse aussi au entreprises pour le d&eacute;placement de lignes en BT, HTA&nbsp;, en lignes souterraines MT et cr&eacute;ations de lignes d&rsquo;&eacute;clairage public.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Propos recueillis par Akhimy Maiga</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali et la pratique de la démocratie :
Une réforme constitutionnelle pourquoi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/le-mali-et-la-pratique-de-la-democratie-une-reforme-constitutionnelle-pourquoi-2908.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Jusque-l&agrave;, les r&eacute;actions &agrave; la proposition de r&eacute;forme constitutionnelle du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ont consist&eacute; principalement soit en un rejet de certaines de ses dispositions, &agrave; des propositions de reformulation en certains de ses articles, ou &agrave; souligner l&rsquo;inopportunit&eacute; de certains changements propos&eacute;s&hellip;</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Il y a en effet lieu de se demander sur les raisons d&rsquo;une telle annonce, qui en r&eacute;alit&eacute; n&rsquo;en est vraiment pas une, &agrave; ce moment pr&eacute;cis o&ugrave; la r&eacute;forme est sur l&rsquo;agenda de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale et qu&rsquo;elle est pr&eacute;vue pour &ecirc;tre soumise &agrave; r&eacute;f&eacute;rendum en 2011. Tout indique que l&rsquo;entr&eacute;e des partis qui se sont d&eacute;clar&eacute;s de l&rsquo;opposition dans un prochain gouvernement ne peut que profiter politiquement au pr&eacute;sident de la r&eacute;publique et &agrave; lui seul, car le plus grand nombre de partis au gouvernement ne peut qu&rsquo;assurer une large victoire du OUI au r&eacute;f&eacute;rendum.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Mais que gagneront ces partis &agrave; entrer dans un gouvernement dont les jours sont compt&eacute;s et alors que des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales d&rsquo;une grande importance sont pour bient&ocirc;t&nbsp;? Sinon de profiter de leur pr&eacute;sence au gouvernement pour pr&eacute;parer les pr&eacute;sidentielles&nbsp;? Mais ne risquent-ils pas aussi d&rsquo;&ecirc;tre comptables du bilan d&rsquo;A.T.Tour&eacute; et des partis qui ont jusque-l&agrave; &eacute;t&eacute; &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s et ne pas pouvoir ainsi se positionner par rapport &agrave; (contre) eux, le temps de la campagne venu&nbsp;? </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le seul homme politique qui jusqu&rsquo;&agrave; ce jour s&rsquo;est montr&eacute; tr&egrave;s critique vis-&agrave;-vis de cette r&eacute;forme est l&rsquo;ancien premier ministre de la Transition Zoumana Sacko qui a surtout rejet&eacute; la mani&egrave;re et l&rsquo;opportunit&eacute; de la r&eacute;forme tout en lui trouvant des raisons inavou&eacute;es. Alors que c&rsquo;est la question m&ecirc;me du pourquoi de la r&eacute;forme qui, &agrave; nos yeux, m&eacute;rite v&eacute;ritablement un questionnement. Pourquoi r&eacute;former alors que rien, dans les faits qui ont jalonn&eacute; la petite histoire des institutions mises en place par cette constitution, n&rsquo;est venu &eacute;branler l&rsquo;&eacute;difice au point de n&eacute;cessiter une r&eacute;forme d&rsquo;une telle ampleur qui, selon certains analystes, vient plut&ocirc;t renforcer les pr&eacute;rogatives du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et porter ainsi un coup &agrave; l&rsquo;&eacute;quilibre des pouvoirs&nbsp;?<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Les institutions &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve des faits, des pratiques</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>et des strat&eacute;gies des acteurs politiques</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>1-</span></b><span style=font-size: 10pt>Dans l&rsquo;histoire du processus d&eacute;mocratique en cours au Mali, on peut distinguer deux grandes p&eacute;riodes&nbsp;; la premi&egrave;re qui va de 1992 &agrave; 2002 avec la pr&eacute;sidence de Alpha Omar Konar&eacute; et la p&eacute;riode 2002 &agrave; nos jours avec le pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. Ces deux p&eacute;riodes ne se distinguent pas seulement par la personnalit&eacute; contrast&eacute;e des deux chefs d&rsquo;Etat, le premier un intellectuel rompu &agrave; la politique et le second, un militaire sans parti dont la l&eacute;gitimit&eacute; tient au fait d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du groupe d&rsquo;officiers militaires qui a renvers&eacute; le r&eacute;gime autoritaire de la deuxi&egrave;me R&eacute;publique. Mais surtout d&rsquo;&ecirc;tre parti du pouvoir apr&egrave;s avoir organis&eacute; avec succ&egrave;s la Conf&eacute;rence nationale et men&eacute; le pays vers la d&eacute;mocratie apr&egrave;s une transition et des &eacute;lections r&eacute;ussies. Les deux p&eacute;riodes se distinguent aussi par le contexte politique, social et &eacute;conomique dans lequel les deux pouvoirs ont &eacute;volu&eacute;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La d&eacute;mocratie &agrave; rude &eacute;preuve</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>ou le r&egrave;gne des partis politiques</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>2-</span></b><span style=font-size: 10pt>Arriv&eacute; aux lendemains des graves troubles qui ont secou&eacute; le Mali, le pouvoir d&rsquo;Alpha O. Konar&eacute;, marqu&eacute; par une crise sociale et politique permanente &eacute;tait fragilis&eacute; par l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;Etat cons&eacute;cutif &agrave; la contestation sociale qui s&rsquo;est poursuivie bien apr&egrave;s la restauration de l&rsquo;ordre constitutionnel. La p&eacute;riode imm&eacute;diate de l&rsquo;apr&egrave;s Transition qui a vu l&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;lections jug&eacute;es cr&eacute;dibles et transparentes a ainsi &eacute;t&eacute; tr&egrave;s mouvement&eacute;e. Et alors qu&rsquo;on aurait pu s&rsquo;attendre &agrave; voir un climat social et politique apais&eacute;, on a plut&ocirc;t assist&eacute; &agrave; la r&eacute;surgence de la contestation sur tous les fronts. Le mouvement social men&eacute; principalement par la jeunesse scolaire a peu faibli et s&rsquo;est poursuivi encore durant toute la premi&egrave;re partie du premier mandat pr&eacute;sidentiel.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le premier quinquennat d&rsquo;Alpha O. Konar&eacute;, p&eacute;riode d&rsquo;apprentissage de la pratique institutionnelle et aussi d&eacute;mocratique, a donc &eacute;t&eacute; une p&eacute;riode particuli&egrave;rement difficile du fait notamment d&rsquo;un conflit persistant entre acteurs politiques et entre le pouvoir et les diff&eacute;rents acteurs sociaux que sont notamment les syndicats et surtout l&rsquo;association des scolaires, l&rsquo;AEEM.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Mais malgr&eacute; les difficult&eacute;s de tous genres auxquelles le pays a &eacute;t&eacute; confront&eacute;, le premier quinquennat d&rsquo;A. O. Konar&eacute; et la premi&egrave;re l&eacute;gislature de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale sont bien arriv&eacute;s &agrave; terme. En 1997, furent organis&eacute;es les deuxi&egrave;mes &eacute;lections pluralistes dont les conditions d&rsquo;organisation ont &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute;es par les partis d&rsquo;opposition et les r&eacute;sultats contest&eacute;s ce qui n&rsquo;a pas manqu&eacute; de plonger le pays dans une seconde crise qui a s&eacute;rieusement handicap&eacute; la vie politique. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>3-</span></b><span style=font-size: 10pt>Malgr&eacute; tous ces conflits et une tension sociale qui n&rsquo;a jamais baiss&eacute;, les diff&eacute;rentes institutions mises en place, pour leur quasi-totalit&eacute; pendant cette p&eacute;riode, n&rsquo;ont-elles pas malgr&eacute; tout fonctionn&eacute;&nbsp;? Ne sont-elles pas montr&eacute;es efficaces, au-del&agrave; des limites que certainement on peut leur trouver, dans leur r&ocirc;le de r&eacute;gulateur du jeu politique et dans l&rsquo;&eacute;quilibre des diff&eacute;rents pouvoirs&nbsp;? Si elles ont pu connaitre des rat&eacute;s, elles ne se sont cependant pas effondr&eacute;es et le Mali n&rsquo;a pas connu de crise majeure ayant d&eacute;bouch&eacute; &agrave; une paralysie du syst&egrave;me. Aussi ne peut-on pas supposer que si le syst&egrave;me a pu surmonter toutes ces difficult&eacute;s, que les institutions ne se sont pas effondr&eacute;es malgr&eacute; toutes les crises que le pays a connues, c&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s tout elles ont fonctionn&eacute; et ont efficacement jou&eacute; leur r&ocirc;le dans la gestion des crises et dans l&rsquo;&eacute;quilibre des forces en pr&eacute;sence&nbsp;? Reste &agrave; savoir quelles sont les limites et les rat&eacute;s qui n&rsquo;ont pas pu permettre aux institutions non pas d&rsquo;emp&ecirc;cher les crises, parfois salutaires, mais de faire en sorte qu&rsquo;elles puissent s&rsquo;exprimer dans les cadres et selon les conditions pr&eacute;vus. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La capture de l&rsquo;opposition</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>et la mont&eacute;e en puissance des&nbsp;&laquo; sans- partis&nbsp;&raquo;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>4-</span></b><span style=font-size: 10pt>De 2002 &agrave; 2007 par contre, c&rsquo;est-&agrave;-dire durant le premier mandat d&rsquo;Amadou T. Tour&eacute;, on a assist&eacute; &agrave; une certaine accalmie, notamment au plan social et, dans une large mesure, au plan politique avec l&rsquo;entr&eacute;e au gouvernement des principaux acteurs politiques du moment. Les seuls troubles existant venaient du front social sans pouvoir trouver de relais au plan politique. M&ecirc;me au cours de ce deuxi&egrave;me mandat du pr&eacute;sident Tour&eacute;, alors que la coalition au pouvoir s&rsquo;est quelque peu effrit&eacute;e avec le d&eacute;part du gouvernement d&rsquo;un certain nombre de partis aux lendemains des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2007, le climat politique est loin d&rsquo;&ecirc;tre surchauff&eacute;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Avec le pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute;, les diff&eacute;rentes institutions mises en place n&rsquo;ont, pour leur quasi-totalit&eacute;, gu&egrave;re fonctionn&eacute;. Avec la pr&eacute;sence de tous les grands partis au gouvernement et &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale, au nom de la d&eacute;mocratie consensuelle, la situation sociopolitique est rest&eacute;e relativement calme. Et puis il faut dire qu&rsquo;apr&egrave;s 10 ans de pratique, les institutions &eacute;taient dans une phase de fonctionnement routinier et ont pu par cons&eacute;quent su maitriser les situations de crise.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;efficace de la routinisation des institutions a certainement eu un effet stabilisateur sur le syst&egrave;me au cours des deux quinquennats d&rsquo;A. T. Tour&eacute;, mais tout porte &agrave; penser aussi que le syst&egrave;me s&rsquo;est montr&eacute; d&rsquo;autant plus efficace dans le traitement des crises qu&rsquo;il aura r&eacute;ussi &agrave; affaiblir certains acteurs politiques et &agrave; faire participer d&rsquo;autres &agrave; la gestion des affaires de l&rsquo;Etat, du moins ceux-l&agrave; qui s&rsquo;&eacute;taient montr&eacute;s les plus farouches opposants au pouvoir de Alpha O. Konar&eacute;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>5-</span></b><span style=font-size: 10pt>Mais, les deux p&eacute;riodes se distinguent surtout par le mode de gouvernance que chacun des deux chefs d&rsquo;Etat aura tent&eacute; avec plus ou moins de bonheur d&rsquo;instaurer. Avec A. O. Konar&eacute;, fut exp&eacute;riment&eacute;e, sous la conduite de l&rsquo;ADEMA, le parti majoritaire de l&rsquo;&eacute;poque, ce qu&rsquo;on a appel&eacute;&nbsp;la &laquo;&nbsp;gestion concert&eacute;e des institutions&nbsp;&raquo; afin de g&eacute;rer une situation difficile n&eacute;e des troubles ayant pr&eacute;sid&eacute; &agrave; l&rsquo;av&egrave;nement de la troisi&egrave;me r&eacute;publique. Avec A. T Tour&eacute;, on a parle plut&ocirc;t de &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Si &laquo;&nbsp;la gestion concert&eacute;e&nbsp;&raquo; n&rsquo;a pu rassembler que quelques petites formations autour d&rsquo;un Pacte dit r&eacute;publicain, qui n&rsquo;aura dur&eacute; que le temps pour ces partis de constater leur marginalisation au sein du gouvernement, la &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo; aura par contre relativement bien fonctionn&eacute;. Son initiateur, fort de sa l&eacute;gitimit&eacute; acquise pendant la p&eacute;riode transitoire, s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; devant les &eacute;lecteurs en candidat ind&eacute;pendant qui a jou&eacute; au rassembleur face &agrave; des partis divis&eacute;s, incapables de trouver en leur sein des candidats pour les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Mais la &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo; n&rsquo;a-t-elle pas bien fonctionn&eacute; aussi parce qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; accompagn&eacute;e par une d&eacute;-cr&eacute;dibilisation des partis politiques et la promotion des candidatures ind&eacute;pendantes lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales qui ont suivi l&rsquo;&eacute;lection du pr&eacute;sident&nbsp;? </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>De la surpolitisation &agrave; la sous politisation&nbsp;:</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>contre les institutions, les cadres de concertation</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>6-</span></b><span style=font-size: 10pt>Ainsi, tandis que durant la pr&eacute;sidence de Alpha&nbsp;O. Konar&eacute; on a assist&eacute; &agrave; une instabilit&eacute; politique, r&eacute;sultant de la surpolitisation de la vie politique marqu&eacute;e par l&rsquo;&eacute;chec de tout dialogue entre le pouvoir en place et la classe politique, avec Amadou T. Tour&eacute;, on assiste &agrave; une relative stabilit&eacute; politique, favoris&eacute;e par une sous-politisation de la vie politique. Ce qui a eu pour cons&eacute;quence le discr&eacute;dit des partis politiques et des acteurs de la classe politique et l&rsquo;&eacute;mergence de figures de la soci&eacute;t&eacute; civile pr&eacute;sent&eacute;es comme alternatives cr&eacute;dibles &agrave; une disqualification des politiques.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La surpolitisation, bien qu&rsquo;ayant eu pour effet de provoquer l&rsquo;instabilit&eacute; politique, aura contribu&eacute; dans une certaine mesure &agrave; renforcer les institutions en leur permettant de r&eacute;guler le jeu politique et surtout de parvenir &agrave; r&eacute;aliser des compromis entre acteurs politiques pour se maintenir. En retour, la sous politisation tout en instaurant une certaine stabilit&eacute; politique, aura eu l&rsquo;effet contraire d&rsquo;affaiblir les institutions d&rsquo;abord en raison de l&rsquo;activit&eacute; strat&eacute;gique des acteurs et aussi parce que les institutions n&rsquo;auront pas particip&eacute; ou alors dans une tr&egrave;s moindre mesure, &agrave; la r&eacute;gulation du jeu politique ou du dialogue social. Ce qui explique d&rsquo;ailleurs la prolif&eacute;ration des commissions et autres cadres de concertation notamment pour la gestion des crises. La cr&eacute;ation de ces diff&eacute;rents m&eacute;canismes de concertation, n&rsquo;auront pas permit aux institutions de jouer leur r&ocirc;le.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>7-</span></b><span style=font-size: 10pt>Il peut paraitre simpliste d&rsquo;opposer ces deux p&eacute;riodes en moments de surpolitisation ou de sous politisation. La r&eacute;alit&eacute; est certainement beaucoup plus complexe. Ainsi si la pr&eacute;sidence d&rsquo;Alpha O. Konar&eacute; se caract&eacute;rise par son instabilit&eacute;, elle aura connu, il faut le dire, des moments d&rsquo;accalmie et de fonctionnement normal des institutions. De m&ecirc;me, apr&egrave;s le premier quinquennat de Amadou T. Tour&eacute;, on a assist&eacute; &agrave; la fin du consensus politique, certains partis s&rsquo;&eacute;tant r&eacute;clam&eacute; de l&rsquo;opposition, tandis que d&rsquo;autres, tout en &eacute;tant dans la coalition au pouvoir n&rsquo;en continue pas moins d&rsquo;avoir &agrave; l&rsquo;horizon les diff&eacute;rentes &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales et de d&eacute;velopper ainsi une strat&eacute;gie propre de conqu&ecirc;te du pouvoir. C&rsquo;est pourquoi la pr&eacute;cipitation de ces partis &agrave; vouloir participer aujourd&rsquo;hui &agrave; un gouvernement apparait incompr&eacute;hensible, comme s&rsquo;ils regrettaient d&eacute;j&agrave; d&rsquo;&ecirc;tre dans l&rsquo;opposition. Pour leur d&eacute;fense, il faut reconnaitre qu&rsquo;en Afrique la position d&rsquo;opposant est parfois intenable, longtemps, quand on sait que toutes les ressources financi&egrave;res, &eacute;conomiques, sociales et politiques sont g&eacute;n&eacute;r&eacute;es principalement &agrave; partir d&rsquo;une position dans l&rsquo;Etat.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;unanimisme politique, effet pervers de la d&eacute;mocratie consensuelle</span></b></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>ou r&eacute;sultat d&rsquo;une strat&eacute;gie&nbsp;?</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>8-</span></b><span style=font-size: 10pt>Ce qu&rsquo;on a appel&eacute; ici la d&eacute;mocratie consensuelle et qui a consist&eacute; &agrave; faire participer tous les acteurs politiques &agrave; la gestion de la chose publique, n&rsquo;a produit dans les faits qu&rsquo;un unanimisme de la classe politique unie toute derri&egrave;re le chef de l&rsquo;Etat. Le Mali a v&eacute;cu pendant tout le premier quinquennat du pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute; sans opposition et sans aucun contre-pouvoir. Tous les grands partis, comme certains petits partis, se sont retrouv&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale ainsi que dans le gouvernement non (pas) seulement pour apporter leur soutien au pr&eacute;sident mais aussi pour profiter individuellement et collectivement des avantages que conf&egrave;rent la position de membre du gouvernement et se constituer un butin de guerre. La seule voix contradictoire &agrave; sa politique venait du front social et l&agrave; tout a &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre pour que celle-ci elle ne puisse pas s&rsquo;exprimer trop bruyamment et trop longtemps, surtout durant tout le premier mandat du pr&eacute;sident.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La personnalisation du pouvoir</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>9-</span></b><span style=font-size: 10pt>On a vite assist&eacute; ainsi &agrave; une personnalisation tr&egrave;s outranci&egrave;re de la fonction de chef d&rsquo;Etat ce qui n&rsquo;a fait que favoriser une gestion solitaire du pouvoir par le pr&eacute;sident de la r&eacute;publique. C&rsquo;est pourquoi il ne faut pas voir dans les limites de la constitution les raisons de cette personnalisation. C&rsquo;est plut&ocirc;t dans les pratiques et les strat&eacute;gies des diff&eacute;rents acteurs de la classe politique et m&ecirc;me de la soci&eacute;t&eacute; civile que se trouvent les explications aux tendances populistes et solitaires du pouvoir d&rsquo;A.T.Tour&eacute;. Un exemple banal, mais assez significatif du mode et du style de gouvernement sous la p&eacute;riode d&rsquo;A.T.Tour&eacute; est l&rsquo;omnipr&eacute;sence du chef de l&rsquo;Etat dans les m&eacute;dias et le fait que chaque ministre, chaque responsable administratif et politique qui porte la parole publique ne manque jamais de le citer ou de faire r&eacute;f&eacute;rence &agrave; son PDES &agrave; chaque fois qu&rsquo;il passe dans les m&eacute;dias notamment publics. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Pour assurer la r&eacute;&eacute;lection d&rsquo;A.T.Tour&eacute; pour un second mandat, la moindre vell&eacute;it&eacute; de revendication &eacute;tait &eacute;touff&eacute;e par le pouvoir et cela par tous les moyens. Ce qui explique d&rsquo;ailleurs pourquoi apr&egrave;s les avoir repouss&eacute; continuellement sans v&eacute;ritablement les r&eacute;soudre, on assiste aujourd&rsquo;hui &agrave; la r&eacute;surgence et &agrave; la multiplication des revendications et surtout les revendications les plus maximalistes avec des syndicats tr&egrave;s d&eacute;termin&eacute;s alors que dans le m&ecirc;me temps les grandes centrales syndicales sont rest&eacute;es atones. L&rsquo;exemple de l&rsquo;Ecole avec les gr&egrave;ves interminables des enseignants auxquelles on assiste en ce moment, maintenant qu&rsquo;&eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants semblent devenus plus responsables et plus soucieux de sauver leur scolarit&eacute; g&acirc;ch&eacute;e, est la parfaite illustration des cons&eacute;quences sociales et politiques de l&rsquo;unanimisme voulu par le chef de l&rsquo;Etat et accept&eacute; par l&rsquo;ensemble de la classe politique malienne et qu&rsquo;on cite partout comme un exemple de pratique d&eacute;mocratique. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Le HCI et la naissance d&rsquo;un contre-pouvoir</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>10-</span></b><span style=font-size: 10pt>Malgr&eacute; les nombreux cadres de concertation et de dialogue mis en place aucune solution globale &agrave; la crise de l&rsquo;Ecole n&rsquo;a vu le jour et on est &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un Forum qui apparemment peine &agrave; apporter des solutions satisfaisantes. Si aux yeux de certains, les syndicats d&rsquo;enseignants sont devenus maximalistes, jusqu&rsquo;au-boutistes, voulant tout, tout de suite, c&rsquo;est sans doute parce que leurs dirigeants ou eux-m&ecirc;mes ont fini par rompre avec les pratiques pass&eacute;es qui consistaient &agrave; se contenter du peu qu&rsquo;on leur proposait plus des promesses. Il y a sans doute aussi le fait que le pouvoir ne peut plus ou ne veut plus continuer avec ces pratiques de sapeurs pompiers le temps d&rsquo;une &eacute;lection qui ont permit de par le pass&eacute; de r&eacute;duire au silence tout mouvement contestataire.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Mais plus significative de l&rsquo;effet pervers de cet unanimisme politique est la grande mobilisation r&eacute;ussie du Haut conseil islamique contre le Code des personnes et de la famille. Ce code a &eacute;t&eacute; vot&eacute; &agrave; la quasi unanimit&eacute; des d&eacute;put&eacute;s pr&eacute;sents &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale. M&ecirc;me ceux d&rsquo;entre eux qui &eacute;taient contre le texte ont fini par la voter pour respecter la volont&eacute; du chef et se ranger &agrave; la loi du syst&egrave;me. En l&rsquo;absence d&rsquo;une opposition, aussi bien parlementaire qu&rsquo;extra parlementaire, le Haut conseil islamique est devenu par la force des choses l&rsquo;unique porte parole-porte de tous ceux qui sont contre certaines des dispositions de ce code qui heurtent leur sensibilit&eacute; religieuse, leur valeur sociale voire leur &eacute;thique de vie familiale et communautaire. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>11-</span></b><span style=font-size: 10pt>Avec les syndicats, mais plus encore que les syndicats dont les revendications et les actions sont plus sectorielles et plus corporatistes, le HCI est aujourd&rsquo;hui le seul v&eacute;ritable contre-pouvoir au syst&egrave;me g&eacute;n&eacute;r&eacute; par &laquo;&nbsp;la d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo;. Et quand m&ecirc;me on ne partagerait pas tous le points de vue du HCI, on en vient &agrave; saluer le fait que gr&acirc;ce &agrave; lui on se rend compte que l&rsquo;unanimisme n&rsquo;est finalement pas aussi parfait que cela parait, qu&rsquo;il reste limit&eacute; au champ politique, la sph&egrave;re sociale &eacute;chappant &agrave; son emprise. Et on en vient &agrave; regretter par contre que cette forte mobilisation ne soit rendue possible que contre le Code. On aurait voulu aussi voir ces forces religieuses, qui sont en r&eacute;alit&eacute; les v&eacute;ritables acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile mobilis&eacute;s pour d&eacute;fendre une certaine morale, organiser de tels grands rassemblements &agrave; chaque fois qu&rsquo;il y a une atteinte aux libert&eacute;s individuelles et collectives, contre la corruption devenue banale et pourquoi pas contre la r&eacute;forme de la Constitution. On n&rsquo;a encore vu justement aucune organisation de la soci&eacute;t&eacute; civile se prononcer sur cette r&eacute;forme. Pourtant rien ne saurait justifier leur silence, m&ecirc;me pas celui du HCI.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>A d&eacute;faut du HCI, on aurait voulu voir en effet d&rsquo;autres acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile, eux qui se sont cr&eacute;es avec des objectifs de d&eacute;fense de la soci&eacute;t&eacute; ou de promotion de certaines valeurs, mais qu&rsquo;on n&rsquo;entend ni ne voit sur le terrain de la lutte sociale. Ils sont au contraire rest&eacute;s emmur&eacute;s dans leur silence comme si ces d&eacute;bats ne les concernent pas, en raison sans doute de la compr&eacute;hension qu&rsquo;ils ont de leur r&ocirc;le qui doit &ecirc;tre de neutralit&eacute;, de distance par rapport &agrave; la politique. Comme du temps de l&rsquo;UDPM avec les diff&eacute;rentes Unions (de jeunes, de femmes, etc.), la d&eacute;mocratie a donn&eacute; naissance aux Conseils (Conseil national de la Jeunesse, de la soci&eacute;t&eacute; civile, etc.) dont certains responsables, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&ecirc;tre des agents de l&rsquo;Etat, en sont les appendices, recevant subsides de l&rsquo;administration. A l&rsquo;instar de ces organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, on veut faire du chef de l&rsquo;opposition un personnage de l&rsquo;Etat qui sera le porteur de valise du pr&eacute;sident la r&eacute;publique pour, dit-on, mieux assurer son ind&eacute;pendance. Ind&eacute;pendance vis-&agrave;-vis de qui&nbsp;? Du pouvoir qui lui accorde ces moyens ou des membres de l&rsquo;opposition&nbsp;qu&rsquo;il est cens&eacute; repr&eacute;senter ?</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Soci&eacute;t&eacute; civile ne signifie pas neutralit&eacute; par rapport aux grands d&eacute;bats qui traversent la soci&eacute;t&eacute;, par rapport aux mouvements sociaux visant l&rsquo;autorit&eacute; publique, par rapport aux luttes contre les pouvoirs en place. Bien au contraire, la soci&eacute;t&eacute; civile est n&eacute;e pour d&eacute;fendre la soci&eacute;t&eacute;, ses droits, ses valeurs contre les politiques publiques ou pour rem&eacute;dier aux d&eacute;faillances, aux manques et aux limites de celles-ci. On a souvent d&eacute;plor&eacute; le fait qu&rsquo;en Afrique il n&rsquo;existe pas de soci&eacute;t&eacute; civile ind&eacute;pendante par rapport au pouvoir et aux forces politiques en pr&eacute;sence, ayant une capacit&eacute; de proposition et d&rsquo;action face &agrave; la toute puissance publique. Avec le HCI dont les dirigeants ont r&eacute;sist&eacute; &agrave; toutes sortes de pression, financi&egrave;re, politique voire au &laquo;&nbsp;terrorisme&nbsp;&raquo; intellectuel de la part des pouvoirs publics, le Mali peut maintenant &ecirc;tre cit&eacute; aussi en exemple pour sa soci&eacute;t&eacute; civile.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La politisation de l&rsquo;administration publique</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>12-</span></b><span style=font-size: 10pt>Autre effet pernicieux de la d&eacute;mocratie consensuelle, c&rsquo;est d&rsquo;avoir fait des minist&egrave;res, les chasse-gard&eacute;s des partis. Ce qui a eu pour effet secondaire, l&rsquo;unanimisme aidant, le d&eacute;veloppement de la corruption, des d&eacute;tournements, la promotion de la culture de la m&eacute;diocrit&eacute; et la politisation de l&rsquo;administration publique. Chaque responsable de parti nomm&eacute; &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un d&eacute;partement minist&eacute;riel appelle en effet autour de lui des militants et des sympathisants, nomme ses proches collaborateurs non pas selon leurs comp&eacute;tences mais en premier lieu en fonction de leur appartenance &agrave; son parti, notamment pour ce qui concerne certains postes strat&eacute;giques ou financi&egrave;rement int&eacute;ressants (DAF, Projets, etc.) Une fois son dispositif mis en place, le ministre a ainsi le loisir sinon l&rsquo;obligation d&rsquo;apporter sa quotte part au renflouement de la caisse de son parti. Chacun des partis agissant de m&ecirc;me, plus personne pour d&eacute;noncer cette situation.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Tandia, Wade, ATT&nbsp;et le silence des forces sociales</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>13-</span></b><span style=font-size: 10pt>Cependant, on ne saurait accuser le pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute; de tendance ou de d&eacute;rive autoritaire encore moins autocratique. En bon politique ou plut&ocirc;t en bon strat&egrave;ge (c&rsquo;est un g&eacute;n&eacute;ral avant tout&nbsp;!), il n&rsquo;a fait qu&rsquo;agir avec les ressources humaines et politiques dont il dispose et les possibilit&eacute;s qui s&rsquo;offrent &agrave; lui. En tant que chef d&rsquo;Etat, il lui appartient d&rsquo;entreprendre en ayant une marge de man&oelig;uvre face aux forces adverses et selon ce que lui autorise la loi quitte &agrave; l&rsquo;enfreindre s&rsquo;il le faut d&rsquo;autant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de force oppos&eacute;e pour l&rsquo;en emp&ecirc;cher. La d&eacute;mocratie consensuelle lui a ouvert un boulevard. La tendance presque naturelle d&rsquo;un pouvoir, c&rsquo;est de s&rsquo;&eacute;tendre, d&rsquo;&eacute;largir son champ d&rsquo;action jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il rencontre un autre pouvoir (&laquo;&nbsp;Le pouvoir arr&ecirc;te le pouvoir&nbsp;&raquo;). Le pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute; n&rsquo;a jamais eu de contre-pouvoir. Il n&rsquo;a eu que des soutiens, des supporters qui sont pr&ecirc;ts de mourir pour lui. Comment voulez-vous que dans ses conditions on n&rsquo;en vient pas &agrave; r&eacute;unir toutes les cartes entre ses seules mains et (&agrave; vouloir) rester le seul maitre du jeu&nbsp;? </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>J&rsquo;ai coutume de dire que si dans les pays occidentaux, on ne voit pas ces cas de pr&eacute;sidentialisation &agrave; outrance ou de pouvoir personnel, ce n&rsquo;est pas parce que dans ces pays, les hommes politiques sont naturellement d&eacute;mocrates et que sous les tropiques, ils ont des dispositions g&eacute;n&eacute;tiques au despotisme. C&rsquo;est tout simplement que les forces sociales et politiques en pr&eacute;sence ne tol&eacute;reront pas une telle tendance en Occident tandis qu&rsquo;en Afrique, elles les favorisent. Si Wade a pu nommer sans probl&egrave;me son fils &agrave; la t&ecirc;te du plus grand minist&egrave;re de son gouvernement et que Sarkozy n&rsquo;a pas r&eacute;ussit &agrave; placer son fils &agrave; la t&ecirc;te du plus grand Conseil g&eacute;n&eacute;ral de France, ce n&rsquo;est pas faute d&rsquo;avoir essay&eacute; mais parce qu&rsquo;il existe en France une opinion publique qui s&rsquo;est montr&eacute;e hostile &agrave; une telle initiative. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Si A.T.Tour&eacute; a un pouvoir personnel ou exerce le pouvoir de fa&ccedil;on solitaire, ce qui lui a autoris&eacute; de cr&eacute;er un comit&eacute; dont il aura nomm&eacute; le pr&eacute;sident pour r&eacute;former la constitution, c&rsquo;est d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il est &agrave; ce moment le seul maitre &agrave; bord dans la champ politique malien avec tous ces partis et associations qui continuent de se cr&eacute;er pour le soutenir alors qu&rsquo;il est en fin d&rsquo;un mandat qu&rsquo;il ne compte nullement prolonger ou renouveler. Et on se dit alors que ceux qui continuent de le soutenir le font peut-&ecirc;tre par gratitude ou pour l&rsquo;aider &agrave; finir sa pr&eacute;sidence en toute beaut&eacute;. A moins, pour ses nombreux supporters de chercher &agrave; se positionner comme dauphin pour le remplacer tr&egrave;s prochainement. Est-ce pour autant qu&rsquo;il faille &eacute;carter comme hypoth&egrave;se ce qui, selon Z. Sacko, est clair &laquo;&nbsp;comme de l&rsquo;eau roche aux yeux de tous et de chacun&nbsp;&raquo;&nbsp;?<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Vers une sacralisation de la constitution</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>14-</span></b><span style=font-size: 10pt>Pour terminer, revenons &agrave; notre question de d&eacute;part. Pourquoi une r&eacute;forme constitutionnelle d&rsquo;une telle ampleur, maintenant&nbsp;? La question m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e en en pr&eacute;cisant encore tout son contour. Elle est d&rsquo;autant plus &agrave; poser que, on ne peut pas raisonnablement et &agrave; juste raison dire qu&rsquo;en pratique, les institutions ont montr&eacute; leurs limites, qu&rsquo;elles ont donn&eacute; toute la mesure de leur efficacit&eacute;, qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; suffisamment soumises &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du temps, des r&eacute;alit&eacute;s, du jeu et des dynamiques politiques pour qu&rsquo;elles soient r&eacute;form&eacute;es. Par cons&eacute;quent la refondation de la constitution ne doit m&ecirc;me pas &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;ordre du jour.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Une constitution est sacr&eacute;e, en tout cas elle doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme telle pour qu&rsquo;on ne puisse pas, m&ecirc;me &agrave; la faveur d&rsquo;un r&eacute;f&eacute;rendum, la changer comme on veut. C&rsquo;est parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas justement ce rapport sacr&eacute; &agrave; leur constitution que les dirigeants africains se permettent selon leur bon vouloir de la suspendre, de la manipuler, de la tripatouiller et m&ecirc;me de la jeter comme un chiffon de papier &agrave; la poubelle pour assouvir leurs ambitions les plus ill&eacute;gitimes. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La constitution fran&ccedil;aise est celle qui nous a permit d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance. Elle n&rsquo;a jamais chang&eacute; depuis 1958, tout au plus modifi&eacute;e en certains de ces articles et cela au fur et &agrave; mesure par diff&eacute;rents gouvernements qui se sont succ&eacute;d&eacute;. La constitution am&eacute;ricaine a plus de 200 ans, elle est la m&ecirc;me depuis sauf peut-&ecirc;tre en quelques uns de ses articles. Mais aucun pr&eacute;sident, aucune majorit&eacute; parlementaire, n&rsquo;a song&eacute; et ne songerait aujourd&rsquo;hui &agrave; la transformer de fond en comble ou la rejeter en pr&eacute;textant que ce texte qui a fond&eacute; les Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique est d&eacute;pass&eacute; ou dire que c&rsquo;est pour consolider une d&eacute;mocratie immature. En Angleterre, il n&rsquo;existe pas de constitution. Le pays est r&eacute;git par une tradition que nul ne trouverait d&eacute;pass&eacute;e, encore moins la rejeter en la consid&eacute;rant comme r&eacute;trograde. Dans nos pays africains, toutes nos anciennes valeurs sont aujourd&rsquo;hui reni&eacute;es parce que selon leurs pourfendeurs, elles rel&egrave;vent de la tradition.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Contre les pouvoirs absolus, la vigilance citoyenne</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span><b style=mso-bidi-font-weight: normal>15-</b>Le caract&egrave;re sacr&eacute; des diff&eacute;rentes constitutions des pays occidentaux n&rsquo;ont pas un fondement religieux, m&ecirc;me si aux Etats-Unis tout pr&eacute;sident &eacute;lu jure sur la bible, un acte en rien obligatoire mais dont il ne peut se soustraire sans essuyer une forte r&eacute;probation ou pr&eacute;cipiter son d&eacute;part, du fait d&rsquo;une tradition &agrave; jamais ancr&eacute;e. Je vois d&eacute;j&agrave; le toll&eacute; que provoquerait une telle proposition au Mali, ce que le Niger a r&eacute;ussit &agrave; faire, au nom d&rsquo;une la&iuml;cit&eacute; mal assimil&eacute;e et surtout impos&eacute;e. On me dira que cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; Tandia de jeter leur constitution &agrave; la poubelle pour en proposer une autre &agrave; son go&ucirc;t. D&rsquo;aucuns disent aussi que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il l&rsquo;a fait apr&egrave;s avoir jur&eacute; le coran qu&rsquo;il est parti. Peu importe si cela est vrai ou faux, l&rsquo;essentiel c&rsquo;est d&rsquo;y croire. La sacralit&eacute; des constitutions des pays d&eacute;velopp&eacute;s n&rsquo;est donc pas religieuse, elle est d&rsquo;abord celle des valeurs r&eacute;publicaines et de d&eacute;mocratie partag&eacute;es par le plus grand nombre.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La constitution qui nous r&eacute;git aujourd&rsquo;hui au Mali doit &ecirc;tre &agrave; nos yeux aussi sacr&eacute;e, d&rsquo;autant plus sacr&eacute;e qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; obtenue au prix du sang de tous ceux qui ont accept&eacute; de se sacrifier et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;e par un comit&eacute; pr&eacute;sid&eacute; de surcroit par un responsable de parti. Il est plut&ocirc;t le fruit d&rsquo;un consensus national auquel ont pris part toutes les couches sociales du pays, toutes les sensibilit&eacute;s politiques, tous les corps professionnels. <b style=mso-bidi-font-weight: normal>Pour la m&eacute;moire de tous les martyrs de la r&eacute;volution, de tous ceux qui ont donn&eacute; leur vie ou ont vers&eacute; leur sang pour qu&rsquo;aboutisse la lutte pour un Mali lib&eacute;r&eacute; du joug d&rsquo;un r&eacute;gime qui a &eacute;t&eacute; jusqu&rsquo;au bout de la cruaut&eacute; et de la r&eacute;pression, nul ne doit se permettre, f&ucirc;t-il un des principaux artisans, dirigeants ou instigateurs de cette R&eacute;volution, &agrave; d&eacute;faut de d&eacute;fendre cette constitution, de la prot&eacute;ger contre tous ceux qui seraient tent&eacute;s de la d&eacute;sacraliser, de changer quoi qui puisse porter atteinte &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique de notre texte fondamental, &agrave; l&rsquo;esprit et &agrave; la philosophie qui ont guid&eacute; ses r&eacute;dacteurs.</b> Si on arrivait &agrave; imposer cela, d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre, par le coran, la bible, par une vigilance citoyenne, &agrave; tout homme politique qui brigue la magistrature supr&ecirc;me, la d&eacute;mocratie malienne sera encore plus forte que par une r&eacute;forme constitutionnelle.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Si un article de cette constitution doit &ecirc;tre revue pour en pr&eacute;ciser davantage son contenu, son sens, nul ne trouverait &agrave; redire. Si les pr&eacute;rogatives d&rsquo;une des institutions doivent &ecirc;tre r&eacute;duites ou &eacute;largies pour qu&rsquo;elle puisse jouer pleinement son r&ocirc;le face aux autres institutions et permettre un fonctionnement de l&rsquo;ensemble du syst&egrave;me, on ne trouvera personne pour s&rsquo;opposer &agrave; une telle d&eacute;marche. Mais pourquoi vouloir transformer cette constitution au point de bouleverser l&rsquo;&eacute;quilibre des forces et des pouvoirs sans que rien, dans le fonctionnement des institutions et la viabilit&eacute; du syst&egrave;me, ne justifient un tel changement&nbsp;? A moins de croire, comme l&rsquo;a affirm&eacute; cet acteur politique, que les vrais mobiles ne sont &laquo;&nbsp;devenus subitement inavouables&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span><b style=mso-bidi-font-weight: normal>Bamako, le 17 mai 2010</b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>Mahamadou DIAWARA</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Murmures et rumeurs :
Problématique de l’unité à l’URD :
Deux poids et deux mesures</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/murmures-et-rumeurs-problematique-de-l%25e2%2580%2599unite-a-l%25e2%2580%2599urd-deux-poids-et-deux-mesures-2907.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>La semaine derni&egrave;re, le parti de la poign&eacute;e de mains l&rsquo;URD a organis&eacute; en grandes pompes les festivit&eacute;s comm&eacute;moratives de son 7<sup>&egrave;me</sup> anniversaire &agrave; Mopti. Tous les responsables du parti ont fait le d&eacute;placement de Mopti pour &ecirc;tre avec les militants.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Avant le d&eacute;part sur Mopti, le BEN de l&rsquo;URD avait eu &agrave; se prononcer sur des situations quelque peu g&ecirc;nantes mais qui avaient toutes la particularit&eacute; de concerner le deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident Oumar Tour&eacute; qui fait l&rsquo;objet de proc&egrave;s d&rsquo;intention et de chasse aux sorci&egrave;res. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une feuille de route a &eacute;t&eacute; dress&eacute;e en son intention pour semble-t-il mieux l&rsquo;encadrer &laquo;&nbsp;l&rsquo;encadrer&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il lui est interdit de faire appel &agrave; la jeunesse du parti ou de la mobiliser&nbsp;; il lui est interdit de soutenir ou d&rsquo;entretenir des clubs de soutien, etc.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Ceux qui connaissent les pratiques au niveau de l&rsquo;URD pensent que c&rsquo;est un jeu de mesquinerie que le BEN est en train de mener. C&rsquo;est qu&rsquo;ils croient savoir qu&rsquo;un membre du BEN est sp&eacute;cialement responsabilis&eacute; pour s&rsquo;occuper des clubs de soutien de Souma&iuml;la Ciss&eacute; et que certains de ces clubs tiennent m&ecirc;me leurs r&eacute;unions au si&egrave;ge du parti. Comme on le voit, il y a une sorte de politique de deux poids et de deux mesures. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il y a les clubs de soutien &agrave; Soumi qui ont droit &agrave; tous les &eacute;gards (encadrement du BEN, mise &agrave; disposition du si&egrave;ge du parti, financement, etc.) et de l&rsquo;autre ceux qui soutiennent Oumar Tour&eacute; appel&eacute;s &agrave; se saborder.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Cimenterie du Mali&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Les banques se remuent</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La semaine derni&egrave;re, nous &eacute;voquions les difficult&eacute;s que la cimenterie du Mali rencontrait et les obstacles que certains milieux qui l&rsquo;imposaient &agrave; sauter. Ayant investi 10 milliards sur fonds propres, le groupe Wacem Ciment scrutait l&rsquo;horizon pour voir si les banques &eacute;taient en ordre de bataille pour la mobilisation des 44 milliards pr&eacute;vus pour les investissements. Nous ajoutions que la BDM-Sa qui a &eacute;t&eacute; choisie pour diriger le pool bancaire prenait toutes les dispositions pour mettre les banques int&eacute;ress&eacute;es en ordre de financement.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Selon nos informations, il semble que les banques ont commenc&eacute; &agrave; se remuer un peu, en ce sens que celles qui ont &eacute;t&eacute; contact&eacute;es par la BDM-Sa auraient manifest&eacute; leur int&eacute;r&ecirc;t &agrave; se joindre &agrave; l&rsquo;op&eacute;ration.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>En tous les cas, l&rsquo;inauguration de la cimenterie et la r&eacute;ception du premier sac de ciment sont fortement attendues par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Lors de sa conf&eacute;rence de presse du mardi dernier, ATT a d&eacute;clar&eacute; que le Mali aura son premier sac de ciment courant premier trimestre 2011.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Conf&eacute;rence de presse d&rsquo;ATT&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Quand un confr&egrave;re &laquo;&nbsp;indispose&nbsp;&raquo; le Pr&eacute;sident</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique se souviendra tr&egrave;s longtemps de la traditionnelle conf&eacute;rence de presse de cette ann&eacute;e. Comme &agrave; son habitude, ATT &eacute;tait d&rsquo;humeur badine, &eacute;grenait les multiples r&eacute;alisations r&eacute;gion par r&eacute;gion, r&eacute;pondait avec l&rsquo;humour qu&rsquo;on lui connait aux questions que les journalistes lui posaient. Tout se passait donc bien jusqu&rsquo;&agrave; ce que notre confr&egrave;re Chahana Takiyou du journal 22 Septembre le &laquo;&nbsp;d&eacute;stabilise&nbsp;&raquo; (le terme est de ATT lui-m&ecirc;me). A l&rsquo;arme lourde, le confr&egrave;re a men&eacute; une charge frontale contre le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; pr&eacute;sent dans la salle et le gouvernement dont l&rsquo;incapacit&eacute; nourrit les rumeurs de remaniement relay&eacute;es par la presse. &laquo;&nbsp;Quand est-ce vous allez changer de gouvernement monsieur le Pr&eacute;sident&nbsp;?&nbsp;&raquo; a demand&eacute; Chahana Takiyou dans un silence &agrave; peine perturb&eacute; par des murmures. ATT marque le coup, baisse la t&ecirc;te et observe quelques secondes qui paraissent longues avant de l&acirc;cher&nbsp;: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est ce qui s&rsquo;appelle sans commentaire, je serais plus &agrave; l&rsquo;aise en ne r&eacute;pondant pas&nbsp;&raquo;. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a tenu a rappeler que l&rsquo;initiative du remaniement n&rsquo;appartient qu&rsquo;&agrave; lui seul. &laquo;&nbsp;Pour le moment, je ne le ferai pas&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Ceux qui pensaient que c&rsquo;&eacute;tait fini allaient se rendre compte que le pr&eacute;sident ATT a &eacute;t&eacute; v&eacute;ritablement d&eacute;stabilis&eacute; par Chahana. &laquo;&nbsp;Je ne comprends pas pourquoi il vient nous indisposer comme &ccedil;a&nbsp;&raquo; devait dire le Pr&eacute;sident quand il s&rsquo;&eacute;tait compl&egrave;tement perdu dans une de ses r&eacute;ponses. Puis d&rsquo;ajouter &laquo;&nbsp;mais le type l&agrave;, il g&acirc;t&eacute; ma conf&eacute;rence de presse&nbsp;&raquo;. A un moment, n&rsquo;en pouvant plus de se prendre les pieds dans les questions que les journalistes lui posaient, il s&rsquo;est adress&eacute; &agrave; Chahana en sonrha&iuml; en ces termes&nbsp;: &laquo;&nbsp;&agrave; la fin de la conf&eacute;rence, tu me trouveras dans mon bureau et tu me paieras la cola&nbsp;&raquo;. Nous ne sommes pas s&ucirc;rs que Chahana ait pay&eacute; la cola, mais il est certain qu&rsquo;il a &laquo;&nbsp;d&eacute;stabilis&eacute;&nbsp;&raquo; ATT. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>ATT et les signes ext&eacute;rieurs d&rsquo;embourgeoisement</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Un autre confr&egrave;re avait, Mahamadou Diawara du Quotidien de Bamako, &eacute;tait lui aussi parvenu &agrave; troubler quelque peu le pr&eacute;sident ATT. &laquo;&nbsp;Monsieur le Pr&eacute;sident, il y a des signes ext&eacute;rieurs d&rsquo;embourgeoisement de certains de vos proches collaborateurs, des DAF et de certains ministres&nbsp;&raquo; a introduit le confr&egrave;re qui a demand&eacute; &agrave; ATT comment comptait-il s&rsquo;y prendre. &laquo;&nbsp;Donnez-moi des noms et demain &agrave; 20h, je les change&nbsp;&raquo; a r&eacute;pondu dans un premier temps ATT sur un ton badin. Mais de mani&egrave;re plus grave, il a reconnu que le confr&egrave;re avait raison et que cela posait le probl&egrave;me de la loyaut&eacute; dans la collaboration. Pour ce qui est des DAF, il a expliqu&eacute; que c&rsquo;est &agrave; cause des perversions que le gouvernement a entrepris de faire la refonte des textes.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Parti politique des amis d&rsquo;ATT</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Les b&eacute;n&eacute;dictions pr&eacute;sidentielles</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;information rendue publique par la presse &agrave; propos de la cr&eacute;ation prochaine d&rsquo;un parti politique par certaines responsables du Mouvement citoyen a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. A un de nos confr&egrave;res, Ousmane Kon&eacute; du Hoggar, qui lui demandait son avis sur la prochaine transformation du Mouvement citoyen en parti politique ATT a tenu &agrave; rectifier&nbsp;: &laquo;&nbsp;ce n&rsquo;est pas le Mouvement citoyen qui va se transformer en parti politique mais c&rsquo;est un nouveau parti qui va &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;. Ceux du Mouvement citoyen qui voudraient y &ecirc;tre sont libres, tout comme ceux qui ne voudraient pas &ecirc;tre dans un parti politique&nbsp;&raquo;. Le pr&eacute;sident ATT a expliqu&eacute; que depuis 10 ans, ce sont des gens qui l&rsquo;ont aid&eacute;, soutenu et qu&rsquo;ils ont sa b&eacute;n&eacute;diction maintenant qu&rsquo;il a fini et qu&rsquo;ils souhaitent cr&eacute;er un parti politique. &laquo;&nbsp;S&rsquo;ils remplissent les conditions l&eacute;gales, ils peuvent cr&eacute;er leur parti&nbsp;; nous sommes &agrave; plus de 100 partis au Mali, un de plus ne g&acirc;tera rien&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>3<sup>&egrave;me</sup> pont de Bamako</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Le mat&eacute;riel a &eacute;t&eacute; englouti en mer</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, en parlant des r&eacute;alisations au niveau de Bamako, a &eacute;voqu&eacute; le 3<sup>&egrave;me</sup> pont offert par la Chine. Mais, &agrave; son grand regret, il a ajout&eacute; que le pont ne pourra pas &ecirc;tre inaugur&eacute; le 22 septembre prochain. &laquo;&nbsp;Les Chinois nous ont inform&eacute;s que la bateau qui transportait une bonne partie du mat&eacute;riel pour la construction du pont a chavir&eacute; aux larges de l&rsquo;Afrique du Sud&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;information a glac&eacute; quelque peu l&rsquo;assistance. Il faut esp&eacute;rer que le mat&eacute;riel du Pavillon des Sports n&rsquo;est pas &eacute;galement concern&eacute; parce qu&rsquo;on se rappelle que le pr&eacute;sident ATT avait d&eacute;clar&eacute; lors de la finale de la Coupe du Mali de basketball que ce joyau devait &ecirc;tre construit aux &frac34; en Chine avant d&rsquo;&ecirc;tre achemin&eacute; pat bateau &agrave; Bamako. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Lutte contre l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;&nbsp;:</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Tout le monde doit devenir indicateur</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La question de la lutte contre l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; urbaine n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; oubli&eacute;e par les journalistes. Invit&eacute; &agrave; dresser un bilan des actions entreprises, le pr&eacute;sident ATT a jug&eacute; les r&eacute;sultats plut&ocirc;t positifs tout en demandant aux forces de l&rsquo;ordre et de s&eacute;curit&eacute; &agrave; maintenir la pression. Il a rappel&eacute; que les forces de l&rsquo;ordre sont des sp&eacute;cialistes disposant de leurs r&eacute;seaux, de leurs informateurs et de leurs indicateurs. C&rsquo;est ainsi que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique estime que pour une meilleure efficacit&eacute; de la lutte contre l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, la collaboration de la population est indispensable. &laquo;&nbsp;Nous ne gagnerons pas contre les bandits tant que les populations ne s&rsquo;impliquent pas. Il faudrait que tout le monde devienne indicateur pour combattre les bandits&nbsp;&raquo; a-t-il conclu.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Pourquoi le 8 juin comme date d&rsquo;investiture&nbsp;?</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;histoire racont&eacute;e par ATT</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Tr&egrave;s en verve et de bonne humeur, le pr&eacute;sident ATT a d&eacute;marr&eacute; son introduction liminaire par une question &agrave; lui-m&ecirc;me. &laquo;&nbsp;Je commence par me poser une question que personne n&rsquo;a jamais pos&eacute;e depuis que nous avons d&eacute;but&eacute; ces conf&eacute;rences de presse&nbsp;; c&rsquo;est de savoir pourquoi le 8 juin a &eacute;t&eacute; choisie comme date d&rsquo;investiture&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; ATT s&ucirc;r de l&rsquo;effet qu&rsquo;il ferait. Selon le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, &laquo;&nbsp;l&rsquo;investiture est intervenue le 8 juin par accident&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s les &eacute;lections se souvient ATT, il y avait gr&egrave;ve au sein d&rsquo;un corps qui &eacute;tait indispensable pour l&rsquo;investiture. Voyant la situation durer alors que le Pr&eacute;sident &eacute;lu &eacute;tait connu, ATT affirme avoir appel&eacute; le pr&eacute;sident de la Cour supr&ecirc;me pour lui dire ceci&nbsp;: &laquo;&nbsp;dans 4 ou 5 jours, on fera l&rsquo;investiture, avec ou sans eux&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est ainsi que c&rsquo;est la date est tomb&eacute;e sur le 8 juin. Comme quoi, le destin d&rsquo;un pays peut se jouer sur une histoire de gr&egrave;ve.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prix de la liberté d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;expression : La presse francophone distincte cinq journalistes maliens</title>
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<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font color=#333399"><strong><em><font size="2" face="Arial">Nos confr&egrave;res, Sambi Tour&eacute;, Mahamane Ham&egrave;ye Ciss&eacute;, Alexis Kalambry, Ibrahima Fall et Seydina Oumar Diarra, ont re&ccedil;u le jeudi dernier &agrave; Yamoussokro, en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, le Prix de &laquo;&nbsp;la libre expression&nbsp;&raquo;. C&rsquo;&eacute;tait en marge des 30&egrave; assises de la presse francophone dans la capitale politique ivoirienne.</font></em></strong></font><br />rn<font size="2" face="Arial"><br />rnDevant un parterre de plus de 200 journalistes et professionnels des m&eacute;dias de 130 pays, le ministre de la Communication de la RCI, Ibrahim Sy Savan&eacute;, remettant le prix, a dit &laquo;&nbsp;que cette distinction qui r&eacute;compense des journalistes doit faire savoir &agrave; tout le monde que la libert&eacute; d&rsquo;expression est pr&eacute;cieuse et &agrave; sauvegarder&nbsp;&raquo;.<br />rn<br />rnNos confr&egrave;res qui ont &eacute;t&eacute; distingu&eacute;s par leurs pairs, sont ceux qui avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s en mai dernier dans le cadre de l&rsquo;affaire &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident&nbsp;&raquo;. <br />rn<br />rnPour les journalistes du monde francophone, qui, unanimement ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;accorder ce prix &agrave; nos confr&egrave;res, &laquo;&nbsp;il s&rsquo;&nbsp;&nbsp; &nbsp;agit d&rsquo;abord et avant tout, pour les confr&egrave;res, seuls juges, de vous reconna&icirc;tre le professionnalisme dont vous avez fait montre&nbsp; dans ce travail&nbsp;&raquo;. L&rsquo;occasion a &eacute;galement &eacute;t&eacute; bonne, pour la presse francophone, de passer au crible de la lecture professionnelle cet &eacute;pisode pour la d&eacute;plorer et brocarder la tendance qu&rsquo;ont certains dirigeants &agrave; ne pas supporter la critique.<br />rn<br />rnLe th&egrave;me des 30&egrave; assises de la presse francophone &eacute;tait&nbsp;: &laquo;&nbsp;M&eacute;dias, d&eacute;mocratie et paix&nbsp;&raquo;. Les participants, unanimement, ont soulign&eacute; les entraves &agrave; la libre expression et d&eacute;plor&eacute; les atteintes graves &agrave; la libert&eacute; qui se multiplient de plus en plus.<br />rnLes confr&egrave;res qui viennent d&rsquo;&ecirc;tre distingu&eacute;s ont affirm&eacute; leur fiert&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre jug&eacute; sans complaisance par leurs pairs, et surtout du soutien qu&rsquo;ils viennent d&rsquo;avoir encore une fois, aupr&egrave;s de la grande famille de la presse francophone, surtout au moment o&ugrave; l&rsquo;affaire est justement encore pendante devant la cour d&rsquo;Appel.<br />rn<br />rnAvant nos confr&egrave;res maliens, ce prix avait distingu&eacute; de par le pass&eacute;, le directeur du journal Camerounais, le Messager, Pius Njaw&eacute;, la presse priv&eacute;e alg&eacute;rienne qui avait perdu plus de 100 de ses membres, victimes d&rsquo;intol&eacute;rance&hellip;<br />rn<br />rnBamako, le 6 d&eacute;cembre 2007<br />rn</font><br />rn14 dec 2007</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Adéma : La “résistance” s’organise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adema-la-%25e2%2580%259cresistance%25e2%2580%259d-s%25e2%2580%2599organise-7166.html</link>
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<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><font color="#333399"><em><strong>Il y a un peu plus d&rsquo;un mois, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma avait fait une importante communication lors d&rsquo;une r&eacute;union ordinaire du comit&eacute; ex&eacute;cutif. Dioncounda Traor&eacute;, avait parl&eacute; de l&rsquo;actualit&eacute; notamment les projets de loi sur l&rsquo;abolition de la peine de mort et du nouveau code de la famille qui agitaient la soci&eacute;t&eacute;. </strong></em></font><br />rn<br />rnSur ces deux sujets, il avait appel&eacute; ses camarades &agrave; la r&eacute;flexion en laissant entendre que c&rsquo;&eacute;tait des projets trop s&eacute;rieux pour l&rsquo;avenir de la soci&eacute;t&eacute; malienne pour &ecirc;tre escamot&eacute;s. Mais il avait &eacute;galement insist&eacute; sur la n&eacute;cessit&eacute; pour le parti de se r&eacute;concilier, seul gage pour une victoire lors des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2012. Apr&egrave;s des &eacute;changes informels sur cette derni&egrave;re question, Dioncounda avait promis de soumettre un document formel autour duquel les responsables du parti devaient se r&eacute;unir et &eacute;changer. Il avait m&ecirc;me &eacute;t&eacute; question, au regard de l&rsquo;importance de la question et afin d&rsquo;&eacute;viter les fuites, de se retirer dans la banlieue de Bamako. Le seul hic, c&rsquo;est que jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent le document n&rsquo;est pas disponible, donc la r&eacute;union subit report apr&egrave;s report.<br />rn<br />rnSelon nos informations, ces reports seraient dues &agrave; diff&eacute;rentes raisons. La premi&egrave;re serait que le pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma voudrait d&rsquo;abord contenir le m&eacute;contentement de tous ceux qui sont f&acirc;ch&eacute;s de n&rsquo;&ecirc;tre pas dans le gouvernement. Il ne souhaiterait pas que&nbsp; la r&eacute;union se transforme en lieu de d&eacute;foulement ou de r&egrave;glement de compte. Il se rappelle que juste apr&egrave;s les &eacute;lections l&eacute;gislatives, des membres du CE qui ont &eacute;t&eacute; battus, ont eu des mots tr&egrave;s durs &agrave; l&rsquo;encontre du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique coupable &agrave; leurs yeux d&rsquo;avoir favoris&eacute; leur chute. <br />rn<br />rnLa deuxi&egrave;me raison des reports successifs serait due au fait qu&rsquo;il y aurait des r&eacute;sistants par rapport &agrave; la r&eacute;conciliation pr&ocirc;n&eacute;e. Parmi eux, on y trouve des d&eacute;put&eacute;s bien en vue et des cadres qui attendent de voir ce qu&rsquo;ils pourraient obtenir dans le partage du g&acirc;teau avant l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;autres convives.<br />rn<br />rnIl semble que c&rsquo;est pour ces diff&eacute;rentes raisons que le pr&eacute;sident Dioncounda &laquo;&nbsp;tra&icirc;ne&nbsp;&raquo; un peu les pieds en esp&eacute;rant que le temps permettra de &laquo;&nbsp;ramollir&nbsp;&raquo; les uns et autres.<br />rn<br />rn14 dec 2007</font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-7165.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><strong><font size=2" face="Arial">Prix du pain : On joue&nbsp; les prolongations</font></strong></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial">Normalement c&rsquo;est le 20 d&eacute;cembre prochain que le moratoire sur la hausse du prix du pain devrait arriver &agrave; terme. D&rsquo;o&ugrave; la question qui taraude nombre de consommateurs &agrave; savoir si les prix reprendront l&rsquo;ascenseur&nbsp;? Selon nos informations les n&eacute;gociations se poursuivent toujours et tout porte &agrave; croire que les prix resteront gel&eacute;s au-del&agrave; du 20 d&eacute;cembre. <br />rn<br />rnEn effet, les parties qui n&eacute;gocient seraient d&rsquo;accord de garder le pain &agrave; ses prix actuels jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;puisement des stocks actuels. Ce qui devrait laisser une dizaine de jours suppl&eacute;mentaires pour parvenir &agrave; un accord. Les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques comptent bien b&eacute;n&eacute;ficier de quelques facilit&eacute;s de la part du gouvernement. Or &agrave; ce niveau, il semble que les marges du gouvernement sont quelque peu r&eacute;duites &agrave; causes de la raret&eacute; des ressources et de la lev&eacute;e de bouclier concernant les exon&eacute;rations accord&eacute;es &agrave; la pelle aux op&eacute;rateurs &eacute;conomiques, toujours les m&ecirc;mes d&rsquo;ailleurs d&egrave;s qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de c&eacute;r&eacute;ales, de sucre, de lait ou de farine.<br />rn<br />rnIl faut rappeler qu&rsquo;il y a trois semaines, apr&egrave;s une hausse des prix du pain, les boulangers avait fait machine arri&egrave;re pour geler les prix. Il est arriv&eacute; qu&rsquo;au cours des n&eacute;gociations, trois op&eacute;rateurs &eacute;conomiques (Bakor&eacute; Sylla, Modibo K&eacute;ita et Achkar) avaient d&eacute;cid&eacute; de mettre la main &agrave; la poche &agrave; hauteur de 100 millions chacun pour amortir les effets de la hausse des prix du bl&eacute; sur le plan international. Mais comme nous le disions, ils sont loin d&rsquo;&ecirc;tre des samaritains. B&eacute;n&eacute;ficiant d&eacute;j&agrave; de facilit&eacute;s de toutes sortes de la part de l&rsquo;Etat, ils esp&egrave;rent tirer les marrons du feu en allongeant 100 millions chacun qui pourraient leur rapporter tr&egrave;s gros.<br />rn<strong><br />rnAvion pr&eacute;sidentiel&nbsp;: quelle gestion&nbsp;?</strong><br />rn<br />rnIl n&rsquo;est un secret pour personne, un pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &ccedil;a voyage. Beaucoup m&ecirc;me. Et quand il n&rsquo;a pas un avion pr&eacute;sidentiel, le pr&eacute;sident fait face souvent &agrave; des d&eacute;sagr&eacute;ment de toutes sortes&nbsp;: louer des avions, faire l&rsquo;avion stop ou se soumettre aux contraintes de avions de lignes. ATT a subi les trois cas de figure. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;achat d&rsquo;un avion pour lui permettre de disposer de son temps et de ma&icirc;triser son calendrier de voyage. Il semble pourtant que malgr&eacute; l&rsquo;avion achet&eacute; pour lui, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique soit amen&eacute; souvent &agrave; prendre les vols r&eacute;guliers. Parce que semble-t-il &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo; avion serait g&eacute;r&eacute; par un de ses proches qui n&rsquo;h&eacute;siterait pas &agrave; le louer. Ce qui, si c&rsquo;est av&eacute;r&eacute;, poserait le probl&egrave;me de la gestion de l&rsquo;avion pr&eacute;sidentiel<br />rn<br />rn<strong>Pr&eacute;sidence&nbsp; de la R&eacute;publique&nbsp;: ni Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral&nbsp; ni Chef de cabinet</strong><br />rn<br />rnDans une de nos pr&eacute;c&eacute;dentes parutions, nous &eacute;crivions que c&rsquo;est l&rsquo;actuel directeur de cabinet de la Primature, Django Sissoko, que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a approch&eacute; pour s&rsquo;occuper du Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence. Trois semaines apr&egrave;s, toujours rien. Nos sources qui sont pourtant formelles sur le choix de ATT ne comprennent pas que cela tarde encore. Selon nos informations, il y aurait quelques r&eacute;ticences dans le proche entourage de ATT &agrave; voir Django dans la place. En attendant que le pr&eacute;sident ATT ne fasse son choix d&eacute;finitif, le fait que la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique &laquo;&nbsp;fonctionne&nbsp;&raquo; compl&egrave;tement amput&eacute;e de deux maillons importants &agrave; savoir le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral et le Chef de cabinet. Le poste de Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral est vacant depuis le 27 septembre date &agrave; laquelle Modibo Sidib&eacute; a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; Premier ministre. Celui de Chef de cabinet est entr&eacute; en vacance suite &agrave; la mort de son titulaire Daouda Tangara.<br />rnSans ses deux fonctionnaires importants, on se demande bien comment ATT se &laquo;&nbsp;d&eacute;brouille&nbsp;&raquo;. Parce que le r&ocirc;le du Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral n&rsquo;est un secret pour personne dans les rouages du bon fonctionnement de l&rsquo;ex&eacute;cutif. Esp&eacute;rons seulement que nous ne soyons pas en face d&rsquo;une crise institutionnelle.<br />rn<br />rn<strong>Symposium du CPD&nbsp;: Me Tall &ldquo;plaide&rdquo; pour&nbsp; l&rsquo;opposition&hellip;</strong><br />rn<br />rnLors du symposium international organis&eacute; par le CPD (Club Perspectives et D&eacute;veloppement&nbsp;&raquo; le week-end dernier sur le th&egrave;me &laquo;&nbsp;D&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15 ans&nbsp;: bilan et perspectives&nbsp;&raquo;, Me Mountaga Tall a expos&eacute; une communication sur le statut de l&rsquo;opposition en Afrique. Au cours des d&eacute;bats qui ont suivi, Me Tall qui sait ce qu&rsquo;opposition veut dire a demand&eacute; &agrave; ce qu&rsquo;on sorte &laquo;&nbsp;de l&rsquo;id&eacute;e que l&rsquo;opposition est irresponsable. Si on pense comme cela mieux vaut instaurer la monarchie&nbsp;&raquo;. Pour lui, tout est passager. &laquo;&nbsp;On a vu au Mali qu&rsquo;on ne peut rester au pouvoir et dans l&rsquo;opposition ind&eacute;finiment&nbsp;&raquo;. Il a par ailleurs demand&eacute; &agrave; ce qu&rsquo;il y ait plus d&rsquo;indulgence pour les partis politiques. &laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;on ne demande pas &agrave; son enfant de 15 ans, il ne faut pas le demander aux partis politiques &agrave; 15 ans&nbsp;&raquo;. La comparaison peut para&icirc;tre un peu os&eacute;e.<br />rn<br />rn<strong>&hellip;&nbsp;&laquo;&nbsp;D&eacute;fend&nbsp;&raquo; le consensus&hellip;</strong><br />rn<br />rnFace &agrave; ceux qui semblaient critiqu&eacute; le consensus politique v&eacute;cu par notre pays lors du premier mandat de ATT, Me Tall a d&eacute;clar&eacute; que &laquo;&nbsp;jamais le contr&ocirc;le parlementaire sur l&rsquo;action gouvernementale n&rsquo;a &eacute;t&eacute; si fort. Quand un ministre arrive, il n&rsquo;&eacute;tait s&ucirc;r de rien parce qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de majorit&eacute; et d&rsquo;opposition. S&rsquo;il nous convainc c&rsquo;est bien, sinon on le rejette&nbsp;&raquo;. Me Tall a racont&eacute; un peu l&rsquo;exp&eacute;rience qu&rsquo;il a v&eacute;cue du temps de la premi&egrave;re l&eacute;gislature&nbsp;: &laquo;&nbsp;quand je prenais la parole, il y a des d&eacute;put&eacute;s de la majorit&eacute;s qui disaient que dans tous les cas on allait voter&nbsp;&raquo;. Avec la mort du consensus politique, les Maliens ne savent donc pas ce qu&rsquo;ils perdent.<br />rn<br />rn<strong>&hellip;Et demande aux femmes d&rsquo;&ecirc;tre &laquo;&nbsp;raisonnables&nbsp;&raquo;.</strong><br />rn<br />rnSuite &agrave; la communication de l&rsquo;ancienne ministre de la Promotion des femmes, de l&rsquo;Enfant et de la Famille, Mme Diarra Afsatou Thi&eacute;ro sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;gal acc&egrave;s des femmes et des hommes aux mandats &eacute;lectoraux et aux fonctions &eacute;lectives&nbsp;&raquo;, il y eut des d&eacute;bats assez houleux. Le rejet par les d&eacute;put&eacute;s des dispositions concernant le quota a refait surface dans les d&eacute;bats. Me Tall a apport&eacute; son point de vue et a d&eacute;clar&eacute; que &laquo;&nbsp;quand le projet est arriv&eacute;, nous avons dit aux femmes que ce qu&rsquo;elles deman
dent,&nbsp; &eacute;tait impossible pas que ce ne soit pas r&eacute;aliste. Nous leur avons dit de tenir compte de la psychologie de ceux qui sont en face parce que tous les d&eacute;put&eacute;s venant de circonscription de plus de deux &eacute;lus sont directement concern&eacute;s. Nous leur avons demand&eacute; de ramener le taux &agrave; 15% avec peut-&ecirc;tre la possibilit&eacute; de faire plus au sortir des urnes. Elles ont r&eacute;pondu que c&rsquo;est 30% ou rien&nbsp;&raquo;. Mieux, pour Me Tall, quand on ram&egrave;ne l&rsquo;applicabilit&eacute; de cette disposition au niveau des communes, on ne trouvera pas 50% de communes pouvant satisfaire le quota des 30%.<br />rn<br />rn<strong>Violences polici&egrave;res&nbsp;: le d&eacute;put&eacute; Madou Diarra de la Commune II bastonn&eacute;.</strong><br />rn<br />rnIl faut croire que souvent certains policiers n&rsquo;ont pas suffisamment de discernement quand ils essayent de maintenir l&rsquo;ordre. C&rsquo;est en tout cas ce que doit penser le d&eacute;put&eacute; URD de la Commune II, Madou Diarra. Dans la nuit du lundi au mardi, il se rendait &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; quand il est tomb&eacute; sur un accident de la circulation. En bon citoyen, il descend de son v&eacute;hicule pour prendre des nouvelles, s&rsquo;enqu&eacute;rir de l&rsquo;&eacute;tat des usagers et voir quel soutien il pourrait apporter. Voyant les policiers bousculer les badauds, il s&rsquo;approche quand m&ecirc;me, d&eacute;cline son identit&eacute;, leur montre m&ecirc;me son macaron et les informe de son intention de porter secours au besoin en achetant les premi&egrave;res ordonnances. Visiblement ce n&rsquo;&eacute;tait pas suffisant aux yeux des policiers parce qu&rsquo;ils l&rsquo;ont copieusement et&nbsp; proprement bastonn&eacute;. Le d&eacute;put&eacute; n&rsquo;a d&ucirc; son salut que gr&acirc;ce &agrave; ses accompagnateurs qui l&rsquo;ont &laquo;&nbsp;enlev&eacute;&nbsp;&raquo; des griffes des policiers pour le remettre dans sa voiture &agrave; destination d&rsquo;une clinique de Missira.<br />rn<br />rn<strong>Vente de boissons sucr&eacute;es&nbsp;: Bramali&nbsp; d&eacute;-go&ucirc;te les consommateurs</strong><br />rn<br />rnLa qualit&eacute; des produits de grande consommation laisse souvent &agrave; d&eacute;sirer. Les soci&eacute;t&eacute;s qui tentent de vendre de bons produits ne courent pas les rues. Et m&ecirc;me celles qui gagnent souvent des certifications de qualit&eacute; se laissent aller. Il en est ainsi de la soci&eacute;t&eacute; Bramali dont les boissons sont parmi les plus consomm&eacute;s au Mali. Les jours de festivit&eacute;s (mariages, bapt&ecirc;mes, soir&eacute;es dansantes etc.), la consommation explose. Et souvent, les boissons sont dans un tel &eacute;tat qu&rsquo;il est difficile de les consommer&nbsp;: bouteilles sales, des r&eacute;sidus au fond des bouteilles etc. Bramali aurait tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; mieux traiter ses produits et &agrave; mieux respecter ses clients.<br />rn<br />rn<strong>GAO des prisonniers bien encombrants</strong><br />rn<br />rnLe grossier montage du gouverneur de Gao et de ses acolytes qui a conduit &agrave; l&rsquo;arrestation de sept jeunes commence &agrave; devenir pesant pour ses auteurs. Soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;appartenir au ganda Koy, les jeunes sont en d&eacute;tention pr&eacute;ventive avec de lourdes charges qui p&egrave;sent contre eux&nbsp;: tentative d&rsquo;assassinat contre le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ADN, le procureur et le gouverneur&nbsp;; d&eacute;tention ill&eacute;gale d&rsquo;armes et association de malfaiteurs. Selon nos informations, l&rsquo;instruction qui a d&eacute;marr&eacute; voil&agrave; maintenant trois semaines se poursuivrait toujours. Et il semble que les preuves ou ce qui en tient lieu ne p&egrave;sent pas lourd. <br />rn<br />rnEn effet, un pistolet automatique en piteux &eacute;tat, deux grenades sans goupille et un enregistrement t&eacute;l&eacute;phonique juridiquement ill&eacute;gal paraissent tr&egrave;s insuffisants&nbsp; pour &eacute;tayer la th&egrave;se de l&rsquo;assassinat et pour soutenir les autres charges. Toujours selon nos informations, les commanditaires de ce qui n&rsquo;est ni plus ni moins qu&rsquo;une cabale et un abus sont quelque peu embarrass&eacute;s. Et se demandent comment sauver la face. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils chercheraient des volontaires pour leur &laquo;&nbsp;tordre&nbsp;&raquo; la main afin d&rsquo;&eacute;largir les d&eacute;tenus. Mais pour le moment, ils ne sont pas parvenus &agrave; trouver de bonnes &acirc;mes pour les aider. Mieux ou pire, les d&eacute;tenus sont d&eacute;termin&eacute;s &agrave; rester en prison et &agrave; attendre leur proc&egrave;s. Pour eux, c&rsquo;est la seule mani&egrave;re d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer la proc&eacute;dure et surtout de faire &eacute;clater la v&eacute;rit&eacute;.<br />rn<br />rnLes populations de Gao ont d&eacute;j&agrave; fait leur religion&nbsp;: l&rsquo;arrestation des sept jeunes n&rsquo;est qu&rsquo;un montage visant &agrave; occulter certains probl&egrave;mes qui minent la Cit&eacute; des Askia.<br />rn<br />rnLa semaine derni&egrave;re, &agrave; cause de raisons techniques, l&rsquo;&eacute;ditorial a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement massacr&eacute; et rendu sous la forme d&rsquo;un texte incompr&eacute;hensible. Ce qui a fait dire &agrave; un de nos lecteurs que nous avons r&eacute;invent&eacute; le fran&ccedil;ais. Pour nous excuser aupr&egrave;s de tous nos lecteurs, nous republions le m&ecirc;me &eacute;ditorial.</font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial">14 dec 2007</font></p>
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<title>Editorial : De la nécessité  de nettoyer la Constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-de-la-necessite-de-nettoyer-la-constitution-6967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><span>Lors de la rentr&eacute;e judiciaire qu&rsquo;il pr&eacute;sidait la semaine derni&egrave;re, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, en r&eacute;ponse &agrave; la famille judiciaire qui demandait&nbsp;la cr&eacute;ation de la Cour des comptes conform&eacute;ment au code de transparence de l&rsquo;UEMOA, a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;elle interviendra qans le cadre des r&eacute;formes envisag&eacute;es. Et d&rsquo;ajouter sur le ton qui est le sien, l&rsquo;humour, certainement &agrave; l&rsquo;endroit de ceux qui n&rsquo;auraient pas bien compris&nbsp;: &laquo;&nbsp;pour cela, il faudra r&eacute;viser la Constitution. Or d&egrave;s qu&rsquo;on parle de toucher &agrave; la Constitution, il y en a qui pensent qu&rsquo;on a des id&eacute;es derri&egrave;re la t&ecirc;te&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span> Cette d&eacute;claration pr&eacute;sidentielle lanc&eacute;e en un instant aussi solennel que la rentr&eacute;e judiciaire traduit quelque peu la frilosit&eacute; et m&ecirc;me la hantise qui nouent les tripes de la classe politique et des Maliens d&egrave;s qu&rsquo;on parle de r&eacute;vision constitutionnelle. Parce que sans le dire vraiment, &laquo;&nbsp;les id&eacute;es derri&egrave;re la t&ecirc;te&nbsp;&raquo; auxquelles ATT fait allusion se ram&egrave;nent uniquement aux dispositions concernant le mandat pr&eacute;sidentiel.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le pr&eacute;sident ATT conna&icirc;t l&rsquo;hypersensibilit&eacute; des Maliens par rapport &agrave; la question et c&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;il doit prendre les devants avant de tomber dans les pi&egrave;ges qui ne manqueront pas de jalonner le chemin des r&eacute;formes envisag&eacute;es et particuli&egrave;rement le pi&egrave;ge dans lequel son pr&eacute;d&eacute;cesseur est tomb&eacute;. Les Maliens se rappellent qu&rsquo;en son temps, l&rsquo;opposition sous la houlette de Choguel, Me Tall et consorts, faute de sujets d&rsquo;occupation et de th&egrave;mes mobilisateurs avait pu convaincre une frange importante de la soci&eacute;t&eacute; malienne que Alpha voulait r&eacute;viser la Constitution dans le seul objectif de faire sauter le verrou de la limitation des mandats. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La propagande avait &eacute;t&eacute; si savamment men&eacute;e que le r&eacute;f&eacute;rendum qui devait consacrer le toilettage des textes fondamentaux dont la Constitution n&rsquo;a jamais pu &ecirc;tre organis&eacute;. Faute de temps surtout parce que parmi les retouches indispensables que Alpha voulait apporter &agrave; la Constitution figurait celle qui consistait &agrave; mieux verrouiller les dispositions se rapportant &agrave; la limitation du mandat pr&eacute;sidentiel afin de l&rsquo;extraire &agrave; toute interpr&eacute;tation.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>ATT a annonc&eacute; qu&rsquo;il nommera une personnalit&eacute; qui s&rsquo;occupera du chantier des r&eacute;formes. Il faudra qu&rsquo;il le fasse vite parce que le temps nous est compt&eacute;. Pour &eacute;viter que le travail ne soit pollu&eacute; (dans certains &laquo;&nbsp;grins&nbsp;&raquo; et salons, on pr&ecirc;te d&eacute;j&agrave; &agrave; ATT l&rsquo;intention de vouloir rester au-del&agrave; de son second mandat) par des interf&eacute;rences d&rsquo;ordre politicien, les termes de r&eacute;f&eacute;rences et la feuille de route de celui ou celle qui sera charg&eacute; de la t&acirc;che soit tr&egrave;s clairs et tr&egrave;s t&ocirc;t rendus publics. Parce que le chantier est vaste. Et les r&eacute;formes ne concernent h&eacute;las pas seulement que le verrou du mandat. Par exemple, la Cour constitutionnelle a d&eacute;j&agrave; identifi&eacute; un certain nombre de goulots qui rendent la coh&eacute;rence des actes impossibles.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Et si on devait se permettre de r&ecirc;ver, on pourrait imaginer le chantier compl&egrave;tement boucl&eacute; afin de convoquer les Maliens pour le r&eacute;f&eacute;rendum coupl&eacute; avec les &eacute;lections communales de 2009. Et qui comme par hasard, se d&eacute;rouleront en f&eacute;vrier.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</font></p>
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<p>7 dec 2007</p>
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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-2-6966.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>Saisie record de drogue : Les enqu&ecirc;tes douani&egrave;res &nbsp;frappent un grand coup</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;information est tomb&eacute;e le mardi dans la journ&eacute;e&nbsp;: la division recherche et intervention des enqu&ecirc;tes douani&egrave;res a mis la main sur ce qui est bien &agrave; la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui la plus importante prise de canabis. En effet, sur la base d&rsquo;informations tr&egrave;s pr&eacute;cises, ce sont 1300 kilos de chanvre indien sous la forme de briquettes (650 de 2kg) qui ont &eacute;t&eacute; saisis. Selon les informations, la section recherche de la division recherche et intervention a pu infiltrer un r&eacute;seau de trafiquants. C&rsquo;est ainsi que dans la journ&eacute;e du mardi, ses &eacute;l&eacute;ments sont intervenus pour mettre la main sur les briquettes &agrave; destination de Dakar. Toujours selon les informations, la traque continue et pourrait aboutir &agrave; d&rsquo;autres saisies car &agrave; la Douane on se dit convaincu que c&rsquo;est bien l&agrave; la preuve que notre pays et la sous r&eacute;gion sont au centre du trafic international de drogue.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il faut rappeler qu&rsquo;au d&eacute;but du mois de novembre, les m&ecirc;mes services avaient mis la main sur 2 kg de coca&iuml;ne.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>Crise dans l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur&nbsp;: la paix des braves</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le ministre des Enseignements secondaire, sup&eacute;rieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Amadou Tour&eacute; et le Syndicat national de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur ont sign&eacute; vendredi dernier un protocole d&rsquo;accord relatif aux revendications du syndicat portant sur la r&eacute;mun&eacute;ration des t&acirc;ches li&eacute;es aux examens et la r&eacute;gularisation de la situation administrative des enseignants du sup&eacute;rieur.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Pour ce qui est de la r&eacute;mun&eacute;ration des t&acirc;ches li&eacute;es aux examens, les deux parties sont tomb&eacute;es d&rsquo;accord sur la somme de 500 francs par copie corrig&eacute;e &agrave; compter de 2007&nbsp;; 5000 francs par jour de surveillance et par personne &agrave; compter de 2008&nbsp;; 60&nbsp;000 francs par membre de chacune des trois commissions de secr&eacute;tariat travaillant respectivement avant, pendant et apr&egrave;s les examens, &agrave; compter de 2008.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le ministre s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; prendre les actes administratifs remettant dans leurs droits les enseignants remplissant les conditions dans les 15 jours suivant le d&eacute;p&ocirc;t des dossiers au minist&egrave;re par le Snesup.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Sur la base de ce protocole d&rsquo;accord, le Snesup a lev&eacute; son mot d&rsquo;ordre de r&eacute;tention des notes et &agrave; suspendre son mot d&rsquo;ordre de gr&egrave;ve illimit&eacute;e. A condition toutefois que le ministre respecte ses engagements au plus tard le 31 d&eacute;cembre.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le Snesup qui a inform&eacute; ses militants lors d&rsquo;une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale tenue &agrave; l&rsquo;ENI a eu le feu vert pour aller &agrave; la d&eacute;crispation. Selon nos informations, tous ceux qui ont intervenu ont demand&eacute; &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; que les notes soient remises et que le mot d&rsquo;ordre de gr&egrave;ve soit remis &agrave; une date ult&eacute;rieure. Pour ne pas p&eacute;naliser les &eacute;tudiants et afin d&rsquo;accorder du cr&eacute;dit &agrave; leur fonction d&rsquo;enseignant et de parent d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves, ils ont d&eacute;cid&eacute; de la reprise des cours malgr&eacute; l&rsquo;absence des d&eacute;crets notifiant les points d&rsquo;accord. Mais ils comptent sur le sens de responsabilit&eacute; du gouvernement. Toujours selon nos informations, il semble que le Pr. Yoro Diakit&eacute; qui dispense des cours &agrave; la FAST et le Pr. Koita de l&rsquo;ENI ont eu des interventions tr&egrave;s positives allant dans le sens de l&rsquo;apaisement.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>On peut dire que le ministre Tour&eacute; a pu n&eacute;gocier un moment de r&eacute;pit. Mais, lui mieux que quiconque sait que le temps lui est compt&eacute; et qu&rsquo;il faudra respecter ses engagements. Il a pu obtenir des n&eacute;gociations&nbsp;; il saura trouver les signatures et les d&eacute;cisions politiques qui s&rsquo;imposent.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>Zeyni Moulaye&nbsp;: menaces sur notre souverainet&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;ancien ministre Zeyni Moulaye a fait une intervention fort applaudie lors de l&rsquo;atelier du FDR. Pour lui, &laquo;&nbsp;nous risquons de perdre v&eacute;ritablement nos attributs de souverainet&eacute; nationale et internationale&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il a pr&eacute;conis&eacute; le r&eacute;tablissement de l&rsquo;Etat dans ses principes r&eacute;galiens sur l&rsquo;ensemble du territoire. Tout comme, pour lui, il faudrait une politique nationale de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute; &eacute;labor&eacute;e de fa&ccedil;on participative. Le tout ponctu&eacute; par une pr&eacute;sence ferme et visible de l&rsquo;Etat. Sur le plan de la souverainet&eacute; internationale, l&rsquo;ancien ministre pense qu&rsquo;il faut r&eacute;affirmer &laquo;&nbsp;notre politique internationale&nbsp;&raquo;. Il a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il faudrait une red&eacute;finition de notre diplomatie, une refondation de notre politique internationale afin de l&rsquo;adapter &agrave; la r&eacute;alit&eacute; et &agrave; la modernit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>Les assises du FDR et les b&eacute;n&eacute;dictions des marabouts de Nioro</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Au deuxi&egrave;me jour des travaux de l&rsquo;atelier du FDR, une importante d&eacute;l&eacute;gation de d&eacute;put&eacute;s nig&eacute;riens a pris d&rsquo;assaut la salle Wa Kamissoko. Agr&eacute;ablement surpris par cette arriv&eacute;e (les d&eacute;put&eacute;s nig&eacute;riens ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;s par leurs coll&egrave;gues du Mali pour une s&eacute;rie de rencontres), Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il avait demand&eacute; la b&eacute;n&eacute;diction des marabouts de Nioro avant m&ecirc;me la conception de l&rsquo;atelier. &laquo;&nbsp;Avec le niveau de participation et la qualit&eacute;, je crois que leurs pri&egrave;res ont &eacute;t&eacute; exauc&eacute;es&nbsp;&raquo; a ajout&eacute; Ti&eacute;bil&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il faut dire que l&rsquo;atelier a enregistr&eacute; des participants venus de tous les horizons&nbsp;: une importante d&eacute;l&eacute;gation de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale conduite par Assarid Ag Imbarkawane repr&eacute;sentant Dioncounda en d&eacute;placement&nbsp;; une forte repr&eacute;sentation de techniciens gouvernementaux dirig&eacute;s par l&rsquo;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Diagouraga&nbsp;; 16 partis politiques dont l&rsquo;Ad&eacute;ma, le Cnid, l&rsquo;URD, le RDS, le MPR etc.&nbsp;; les repr&eacute;sentants des ambassades de l&rsquo;Alg&eacute;rie, du Burkina-Faso, de la France, des Etats-Unis, du Maroc et du S&eacute;n&eacute;gal.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>Club perspectives et d&eacute;veloppement&nbsp;: Un symposium international sur la d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Notre capitale abritera le week-end (les 8 et 9) un symposium international sur la &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15 ans&nbsp;: bilan et perspectives&nbsp;&raquo; qui sera organis&eacute;e par le Club Perspectives et D&eacute;veloppement. Pour ce menu pour le moins copieux et d&rsquo;actualit&eacute;, le CPD a fait appel &agrave; d&rsquo;&eacute;minents universitaires et hommes politiques parmi lesquels on peut noter Mohamed Bazoum, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du Niger&nbsp;; le Pr. Eloi Diarra, vice recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Rouen en France&nbsp;; le Pr. Jacques Mariel Nzouankeu, secr&eacute;taire permanent de l&rsquo;Office des fonctions publiques africaines&nbsp;; Me Mountaga Tall du Mali&nbsp;; le Pr. Serigne Diop, professeur agr&eacute;g&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Cheick Anta Diop&nbsp;; de Mme Diarra Afsatou Thi&eacute;ro, ancien ministre et actuellement conseill&egrave;re &agrave; la Cour Supr&ecirc;me etc. Les th&egrave;mes sont vari&eacute;s&nbsp;: on parlera entre autres de citoyennet&eacute; et respect des droits des minorit&eacute;s dans la d&eacute;mocratie&nbsp;; des limites &agrave; la r&eacute;vision constitutionnelle en Afrique&nbsp;; du statut de l&rsquo;opposition en Afrique&nbsp;; de l&rsquo;&eacute;gal acc&egrave;s des femmes et des hommes aux mandats &eacute;lectoraux et aux fonctions &eacute;lectives etc.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Les travaux seront introduits par Seydou Sissouma, conseiller &agrave; la Communication du pr&eacute;sident ATT et devront s&rsquo;achever sous la pr&eacute;sidence du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>Hamada Ag Bibi : &laquo;&nbsp;Rebelle, fils de rebelle et fier d&rsquo;&ecirc;tre Malien&nbsp;&raquo;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Lors de l&rsquo;atelier organis&eacute; par le Front pour la d&eacute;mocratie et la R&eacute;publique, le d&eacute;put&eacute; Hamada Ag Bibi, porte-parole de l&rsquo;Alliance du 23 mai pour le changement et la d&eacute;mocratie a surpris plus d&rsquo;un dans la salle. &laquo;&nbsp;Je suis fils de rebelle, je suis rebelle, et je suis fier d&rsquo;&ecirc;tre Malien&nbsp;&raquo; a-t-il l&acirc;ch&eacute; en guise d&rsquo;introduction. Pour le d&eacute;sormais honorable d&eacute;put&eacute; d&rsquo;Abe&iuml;bara, &laquo;&nbsp;la r&eacute;bellion n&rsquo;est pas un crime mais c&rsquo;est un moyen de r&eacute;clamer ses droits&nbsp;&raquo;. Ag Bibi a estim&eacute; que la r&eacute;gion de Kidal n&rsquo;a connu que les horreurs de la guerre et des brimades et que la solution d&eacute;finitive passe par une discussion autour de ce qui s&rsquo;est pass&eacute; en 1963. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>D&eacute;plorant le fait que la r&eacute;gion de Kidal est la plus enclav&eacute;e et la plus d&eacute;laiss&eacute;e (pas de routes, pas un centim&egrave;tre de goudron, pas d&rsquo;h&ocirc;pital, pas de v&eacute;t&eacute;rinaires pour le cheptel), Ag Bibi a eu cette phrase terrible&nbsp;: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est nous qui cherchons &agrave; &ecirc;tre Maliens mais le syst&egrave;me et nos fr&egrave;res du Sud ne veulent pas&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;On nous traite comme les brebis galeuses nationales. La plupart de nos compatriotes nous accusent de tous les p&eacute;ch&eacute;s d&rsquo;Isra&euml;l -rebelles, bandits, racistes- Nous ne sommes rien de tout cela. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Nous nous battons pour avoir le statut de Maliens &agrave; part enti&egrave;re et non de Maliens enti&egrave;rement &agrave; part&nbsp;&raquo; a ajout&eacute; Ag Bibi. Pour ce qui est des &eacute;v&eacute;nements du 23 mai, Ag Bibi a d&eacute;clar&eacute; avoir eu le sentiment que le gouvernement a tout fait pour que cela arrive parce que &laquo;&nbsp;nous avons alert&eacute; et averti qu&rsquo;il y avait des probl&egrave;mes&nbsp;&raquo;. A propos de Bahanga et de Fagaga, le porte-parole de l&rsquo;Alliance du 23 mai a r&eacute;v&eacute;l&eacute; qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; du regroupement parce que &laquo;&nbsp;nous n&rsquo;avons pas besoin d&rsquo;otages et de mines pour r&eacute;ussir &raquo;.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial">7 dec 2007</font></p>
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<title>Le Nord à l&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;honneur : Le gouvernement “boucle” Taoussa ; le FDR réfléchit à la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/le-nord-a-lhonneur-le-gouvernement-%25e2%2580%259cboucle%25e2%2580%259d-taoussa-le-fdr-reflechit-a-la-paix-6965.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial" color="#333399"><strong><em><span>La semaine derni&egrave;re, le Nord de notre pays &eacute;tait triplement &agrave; l&rsquo;honneur. Entre le bouclage du financement du projet de barrage de Taoussa et l&rsquo;atelier organis&eacute; par le FDR sur le d&eacute;veloppement dans l&rsquo;espace sah&eacute;lo-saharien, il y a eu l&rsquo;inauguration du canal de Tombouctou.</span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il n&rsquo;est pas commun de parler du Nord ces derniers temps sans parler de la reprise des hostilit&eacute;s impos&eacute;es par le groupe de Bahanga et de Fagaga, ou de leurs mines qu&rsquo;ils ont l&acirc;chement pos&eacute;es ou m&ecirc;me des otages dont aujourd&rsquo;hui nul ne conna&icirc;t la date de lib&eacute;ration. Preuve qu&rsquo;il n&rsquo;est pas commun de voir des bonnes nouvelles en provenance de cette partie de notre pays. On pourrait m&ecirc;me dire que depuis l&rsquo;inauguration du pont de Wabaria le 22 septembre 2006 et la tenue du- Forum de Kidal en mars dernier, les bonnes nouvelles concernant le Nord ne courent pas les rues encore moins les Unes des journaux. Et brusquement la semaine derni&egrave;re, trois bonnes nouvelles tombent.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La premi&egrave;re bonne nouvelle concerne le projet du barrage de Taouusa. Le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; et une importante d&eacute;l&eacute;gation s&rsquo;&eacute;taient rendus &agrave; Djeddah afin de voir comment trouver le financement de l&rsquo;ouvrage. Mercredi dernier, le financement a &eacute;t&eacute; quasiment boucl&eacute; &agrave; la grande satisfaction de la d&eacute;l&eacute;gation et du pr&eacute;sident ATT qui a tenu &agrave; rencontrer Modibo et ses compagnons de voyages pour les f&eacute;liciter (voir article sur Taoussa). Ce n&rsquo;est certainement pas fanfaronnade mais le sentiment que les choses bougent dans le bon sens pour le Nord qui a besoin de d&eacute;veloppement. Car avant l&rsquo;arriv&eacute;e de la d&eacute;l&eacute;gation primatoriale, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique avait effectu&eacute; un aller-retour le vendredi &agrave; Tombouctou o&ugrave; il a inaugur&eacute; le canal Kabara-Tombouctou remis &agrave; flot gr&acirc;ce &agrave; la Libye. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Compl&egrave;tement &agrave; sec depuis plus de 20 ans, le canal a &eacute;t&eacute; r&eacute;habilit&eacute; gr&acirc;ce au Guide libyen qui a tenu sa promesse de rendre &agrave; Tombouctou son bras de fleuve qui lui permettait de r&eacute;aliser beaucoup d&rsquo;activit&eacute;s hydro-sylvo-pastorales. D&rsquo;une longueur de 14 km, le canal va de Daye &agrave; Tombouctou en passant par Kabara. Les populations qui ont salu&eacute; la solidarit&eacute; libyenne n&rsquo;ont pas manqu&eacute; de dire tous les avantages qu&rsquo;elles pourront tirer du fleuve notamment en terme de culturelles maraich&egrave;res et potag&egrave;res. Le m&ecirc;me vendredi, le FDR engageait les travaux de son atelier sur la s&eacute;curit&eacute;, la stabilit&eacute; et le d&eacute;veloppement dans l&rsquo;espace sah&eacute;lo-saharien. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Convaincu que sans s&eacute;curit&eacute; et sans stabilit&eacute; il ne saurait y avoir de d&eacute;veloppement malgr&eacute; les milliards investis, le FDR a voulu approfondir la r&eacute;flexion sur la persistance et l&rsquo;aggravation d&rsquo;une crise qui a fini par d&eacute;velopper des complications. Et pour appr&eacute;hender la question dans ses dimensions sous r&eacute;gionales, des participants sont venus du Niger et de la Mauritanie. Deux jours durant, la question a &eacute;t&eacute; pass&eacute;e au peigne fin. Le Nord &eacute;tant au-dessus des contingences et des divergences politiques, le gouvernement a envoy&eacute; les techniciens qui suivent la mise en &oelig;uvre de diff&eacute;rents accords et programmes. De leur c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le Haut conseil des collectivit&eacute;s territoriales ont envoy&eacute; des &eacute;lus en nombre. Des personnalit&eacute;s morales et politiques comme Seydou Badian Kouyat&eacute;, l&rsquo;honorable Oumar Sididj&eacute; Traor&eacute;, Ousmane Sy, des diplomates ont pris part aux travaux.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Trois th&egrave;mes ont servi &agrave; alimenter les d&eacute;bats&nbsp;: &laquo;&nbsp;les causes, manifestations, cons&eacute;quences et caract&eacute;ristiques des rebellions au Mali et au Niger&nbsp;&raquo; introduit par Ibrahim Samba Traor&eacute; dit Archi du Mali et Massoudou Hassoumi du PNDS du NIger, &laquo;&nbsp;les nouvelles dimensions de la crise du Nord&nbsp;: trans-nationalit&eacute;, trafic de drogue, de cigarettes, circulation des armes, islamisme&nbsp;&raquo; pr&eacute;sent&eacute; par le Pr. Mohamed Ould Maouloud de l&rsquo;UFD de la Mauritanie et Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga (voir communication de SBM), &laquo;&nbsp;les pistes de solutions&nbsp;&raquo; introduit par Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Les d&eacute;bats ont conduit &agrave; certains constats&nbsp;: la fragilisation de l&rsquo;Etat, son d&eacute;sengagement de ses fonctions r&eacute;galiennes dans ces zones, le terrorisme mafieux qui casse l&rsquo;Etat, la pauvret&eacute;, le non d&eacute;veloppement. L&rsquo;atelier du FDR visait &agrave; jeter les jalons pour une conf&eacute;rence au plan national avant la conf&eacute;rence sous r&eacute;gionale. Des pistes de solutions ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;es gravitant autour du dialogue et de la recherche d&rsquo;une solution d&eacute;mocratique&nbsp;; la voie participative&nbsp;; l&rsquo;implication des partis politiques, des organisations d&eacute;mocratiques, de la soci&eacute;t&eacute; civile dans la recherche de solution etc.</span></font></p>
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<div><font size="2" face="Arial">&nbsp;</font></div>
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<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span>BARRAGE DE TAOUSSA : Du r&ecirc;ve &agrave; la r&eacute;alit&eacute;</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; est rentr&eacute; de Djeddah le week-end dernier apr&egrave;s avoir boucl&eacute; le financement du barrage de Taoussa. Il &eacute;tait accompagn&eacute; d&rsquo;une forte d&eacute;l&eacute;gation comprenant le ministre des Finances Abou Bakar Traor&eacute; et le ministre de l&rsquo;Energie, des Mines et de l&rsquo;Eau Hamed Sow qui aura la tutelle de l&rsquo;ouvrage dans sa phase de construction. A cette bonne nouvelle pour le pays d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale et pour le Nord particuli&egrave;rement, le r&ecirc;ve est en train de prendre forme pour devenir r&eacute;alit&eacute;.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Partis pour consolider les acquis des rencontres organis&eacute;es avec les partenaires en 2005 et &eacute;galement boucler le financement, le Premier et sa d&eacute;l&eacute;gation sont revenus avec dans les bagages un r&eacute;sultat qui d&eacute;passe leur espoir&nbsp;: 200,8 millions de dollars sur une pr&eacute;vision de 165 millions de dollars.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>Plus de 300 millions$</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Les financements obtenus ne concernent que la construction de la centrale &eacute;lectrique et permettront le d&eacute;marrage les travaux de construction du barrage et de la route d&rsquo;acc&egrave;s. Le projet dans son int&eacute;gralit&eacute; devrait co&ucirc;ter un peu plus de 300 millions de dollars. Mais que renferme au juste le projet de barrage de Taoussa&nbsp;?</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Selon les services du minist&egrave;re de l&rsquo;Energie, des Mines et de l&rsquo;Eau qui ont pr&eacute;sent&eacute; le projet d&rsquo;am&eacute;nagement du barrage de Taoussa &agrave; Djeddah, le barrage r&eacute;pond &agrave; un double souci&nbsp;: sur le plan national, il devra permettre le d&eacute;veloppement durable et lutter contre la pauvret&eacute;&nbsp;; sur le plan sous r&eacute;gional, il r&eacute;pondra aux soucis du Liptako-Gourma et de l&rsquo;Autorit&eacute; du Bassin du Niger pour une gestion durable des ressources en eau.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Ainsi, dans le court terme, selon les services du minist&egrave;re de l&rsquo;Energie, des Mines et de l&rsquo;Eau, le barrage devra r&eacute;tablir l&rsquo;autosuffisance alimentaire dans la boucle du Niger &agrave; travers la relance et l&rsquo;extension de la production agricole tout en assurant la continuit&eacute; du transport entre Tombouctou et Gao par une jonction du bief fluvial Tombouctou-Taouusa avec la future route Taoussa-Gao.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Dans le moyen terme, le barrage devra minimiser l&rsquo;impact des d&eacute;ficits pluviom&eacute;triques sur le r&eacute;gime du fleuve, favoriser la restauration des &eacute;cosyst&egrave;mes et amorcer le d&eacute;veloppement &eacute;conomique de la r&eacute;gion &agrave; travers l&rsquo;agriculture, la p&ecirc;che et l&rsquo;&eacute;levage.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Dans le long terme, il produira 87% de la demande totale d&rsquo;&eacute;nergie dans la zone et cr&eacute;era un v&eacute;ritable p&ocirc;le de d&eacute;veloppement dans la vall&eacute;e. Pour les six prochaines ann&eacute;es, outre la construction du barrage et de ses ouvrages annexes, une route jaillira de terre et une premi&egrave;re tranche de 3500ha de p&eacute;rim&egrave;tres irrigu&eacute;s pour un co&ucirc;t estim&eacute; de 316 millions de dollars.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;exploitation du barrage sera assur&eacute;e en concession par une soci&eacute;t&eacute; disposant d&rsquo;une autonomie de gestion qui vendra l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et l&rsquo;eau. Quant aux p&eacute;rim&egrave;tres hydro-agricoles, ils pourraient &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;s soit par les groupements des exploitants ou les communes.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>Les composantes du Projet</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Le Barrage et ses ouvrages annexes o&ugrave; on verra beaucoup de travaux de g&eacute;nie civil. Le co&ucirc;t de cette composante est estim&eacute; &agrave; 111,81 millions de dolars.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>La route d&rsquo;acc&egrave;s au barrage de Taoussa qui fera 130 km reliant Gao &agrave; Taoussa en passant par Bourem. En outre, il y aura la r&eacute;alisation de 125 ouvrages de franchissement et de drainage. Le co&ucirc;t est estim&eacute; &agrave; 53,16 millions de dollars.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>La centrale hydro&eacute;lectrique d&rsquo;une puissance de 25 m&eacute;gawatts dont l&rsquo;&eacute;quipement de l&rsquo;usine se fera en deux &eacute;tapes pour mieux suivre l&rsquo;&eacute;volution de la demande. Installation d&egrave;s le d&eacute;part de trois groupes de 5 m&eacute;gawatts, puis les deux autres groupes 5 m&eacute;gawatts suivront. Les travaux de la centrale devront co&ucirc;ter 32,71 millions de dollars.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Les lignes haute tension et les postes qui devront desservir Gao, Bourem et Bamba en &eacute;lectricit&eacute; sans compter l&rsquo;&eacute;lectrification rurale des villages qui sera d&eacute;velopp&eacute;e. Cette composante est estim&eacute;e &agrave; 34,78 millions de dollars.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;une des composantes les plus importantes concerne les am&eacute;nagements hydroagricoles. Afin de compenser la perte de 3000ha de terres de culture dans la retenue du barrage, le projet de Taoussa pr&eacute;voit de r&eacute;aliser 3500ha d&rsquo;am&eacute;nagements hydroagricoles pour une premi&egrave;re tranche dont 3000ha en submersion contr&ocirc;l&eacute;e en amont et 500ha en ma&icirc;trise totale en aval. Les am&eacute;nagements hydroagricoles devront co&ucirc;ter 48,43 millions de dollars. </span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>La derni&egrave;re composante concerne diverses mesures d&rsquo;accompagnement qui sont estim&eacute;es &agrave; 35,04 millions de dollars.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>Un chantier ouvert</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Selon les services du minist&egrave;re de l&rsquo;Energie, des Mimes et de l&rsquo;Eau, le projet du barrage de Taoussa est d&eacute;j&agrave; en train d&rsquo;&ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute; dans diff&eacute;rents aspects. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;&eacute;tude avant projet d&eacute;taill&eacute; et l&rsquo;&eacute;laboration du dossier de consultation portant sur le barrage, ses ouvrages annexes et sur la route d&rsquo;acc&egrave;s Gao-Taoussa a d&eacute;marr&eacute; en juin dernier et devra prendre fin &agrave; la fin de cette ann&eacute;e. Cette &eacute;tude a &eacute;t&eacute; confi&eacute;e sur appel d&rsquo;offres &agrave; Coyne et Bellier et partenaires (PACE, GID et BETICO).</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Pour ce qui est de l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact hydraulique dont la mission est d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;impact hydraulique potentiel du r&eacute;servoir en amont et en aval jusqu&rsquo;au Nigeria et d&rsquo;&eacute;laborer en cons&eacute;quence un mod&egrave;le de gestion qui optimise les ressources du r&eacute;servoir tout en minimisant ses incidences n&eacute;gatives, elle a &eacute;t&eacute; attribu&eacute;e &agrave; Tecsult International Limit&eacute;e qui a d&eacute;marr&eacute; ses prestations en janvier 2007.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact environnemental et social qui doit &eacute;laborer un programme de gestion environnementale et sociale, un plan de r&eacute;installation des populations qui seront d&eacute;plac&eacute;es et un plan de d&eacute;veloppement a &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; Tecsult. Elle a d&eacute;marr&eacute; en octobre dernier et doit prendre fin en mars prochain.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>L&rsquo;espoir renait</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Avec le barrage, il est &eacute;vident que le pays verra d&rsquo;un &oelig;il nouveau sa partie septentrionale. Longtemps per&ccedil;u comme le &laquo;&nbsp;Mali inutile&nbsp;&raquo;, le Nord du pays apportera avec le barrage des richesses nouvelles pour le pays. La route Gao-Taoussa qui s&rsquo;int&egrave;grera parfaitement dans la route Gao-Niamey contribuera &agrave; d&eacute;senclaver davantage cette partie de notre pays et offrira de nouvelles potentialit&eacute;s.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique peut se frotter les mains dans la perspective d&rsquo;inaugurer l&rsquo;ouvrage avant la fin de son second mandat&nbsp;; son Premier ministre, Modibo Sidib&eacute; peut se f&eacute;liciter d&rsquo;avoir men&eacute; &agrave; bien les n&eacute;gociations&nbsp;; et le ministre de l&rsquo;Energie, des Mines et de l&rsquo;Eau, Hamed Sow pourra se satisfaire de voir le parc de fourniture d&rsquo;eau et d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; s&rsquo;&eacute;toffer.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>Akhimy Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial">7 dec 2007</font></p>
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<p>&nbsp;</p>
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</item>

<item>
<title>L’Islamisme au Sahel : Il est important de prendre en compte le poids des Afghans.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/banditismeinsecurite/l%25e2%2580%2599islamisme-au-sahel-il-est-important-de-prendre-en-compte-le-poids-des-afghans-6964.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font color=#333399"><em><font size="2" face="Arial"><strong><span>L&rsquo;&eacute;vacuation de l&rsquo;Afghanistan par les Sovi&eacute;tiques a &laquo;&nbsp;lib&eacute;r&eacute;&nbsp;&raquo; des milliers de Jihadistes qui se sont red&eacute;ploy&eacute;s sur diff&eacute;rents th&eacute;&acirc;tres. Entre 600 &agrave; 1 millier en Alg&eacute;rie. De m&ecirc;me que l&rsquo;activation des foyers au Mali et au Niger co&iuml;ncide avec la fin du conflit anti-sovi&eacute;tique en Afghanistan.</span></strong></font></em></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Globalement majoritaire, l&rsquo;Islam est un facteur identitaire fournissant dans le vide id&eacute;ologique actuel une grille de lecture plus ou moins critique des r&eacute;alit&eacute;s sociopolitiques notamment en ce qui concerne les notions de justice et d&rsquo;&eacute;quit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Et comme pour certains courants, le terrorisme est une r&eacute;ponse au mal-&ecirc;tre des musulmans, notre environnement marqu&eacute; par une grande pauvret&eacute;, touchant particuli&egrave;rement les jeunes, offre un terreau relativement favorable pour les fondamentalistes. D&rsquo;autant plus que la situation post conflit a lib&eacute;r&eacute; plusieurs ex-combattants qui sont autant de cibles id&eacute;ales de recrutement. Beaucoup d&rsquo;ex-combattants ont effectu&eacute; des s&eacute;jours au Peshawar et h&eacute;bergent la Dawa &agrave; Kidal &agrave; partir duquel ils ont pu essaimer dans plusieurs pays sans obstacles majeurs, disposer de soutiens et de refuges (des pr&eacute;dicateurs aux camps d&rsquo;entra&icirc;nement).</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La proximit&eacute; avec l&rsquo;Alg&eacute;rie o&ugrave; le GSPC est devenu le centre de gravit&eacute; d&rsquo;Al Qaida en Afrique du Nord et de l&rsquo;Ouest auquel il s&rsquo;est affili&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Par la situation g&eacute;ographique, la bande sah&eacute;lo-saharienne a vocation &agrave; &ecirc;tre une passerelle sur l&rsquo;Afrique du Nord, l&rsquo;Europe et l&rsquo;Irak&nbsp;: plusieurs auteurs des attentats du 11 septembre sont originaires d&rsquo;Afrique du Nord&nbsp;; les attentats de Casa et de Madrid ont &eacute;t&eacute; planifi&eacute;s par des cellules dont certains membres ont effectu&eacute; des d&eacute;placements fr&eacute;quents entre l&rsquo;Afrique, l&rsquo;Europe, le Moyen-Orient et l&rsquo;Asie.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Cette importance g&eacute;opolitique accrue a conduit &agrave; diff&eacute;rents dispositifs s&eacute;curitaires :</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Initiative Pan Sahel&nbsp;: en 2003 pour les pays de l&rsquo;intersection Afrique du Nord/Afrique de l&rsquo;Ouest&nbsp;: Tchad, Niger, Mali, Mauritanie. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Consid&eacute;rant que le Sahel est au centre d&rsquo;une menace plus large englobant l&rsquo;ensemble de la r&eacute;gion du Sahara, &agrave; partir de 2005, initiative trans-saharienne sur le terrorisme incluant le PSI, l&rsquo;Alg&eacute;rie et le S&eacute;n&eacute;gal et trois observateurs (Nigeria, Tunisie, Maroc).</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Africom&nbsp;: qui unifie dans le m&ecirc;me cadre strat&eacute;gique, renseignement militaire, pr&eacute;sence diplomatique, capacit&eacute; d&rsquo;action, le contre-terrorisme et la promotion de la bonne gouvernance. L&rsquo;Africom r&eacute;pond &agrave; la pr&eacute;occupation des Etats-Unis de mettre en &oelig;uvre une protection avanc&eacute;e de leur territoire.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial">7 dec 2007</font></p>
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</item>

<item>
<title>Drogues et cigarettes : Le Nord Mali est le nœud routier de tous les trafics ; c’est une zone de trafic.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/banditismeinsecurite/drogues-et-cigarettes-le-nord-mali-est-le-noeud-routier-de-tous-les-trafics-c%25e2%2580%2599est-une-zone-de-trafic-6963.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font color=#333399"><strong><em><font size="2" face="Arial"><span>A partir de la fa&ccedil;ade atlantique (Maroc, Mauritanie, Guin&eacute;e-Bissau, S&eacute;n&eacute;gal) la fili&egrave;re saharienne aboutit jusqu&rsquo;en Egypte d&rsquo;o&ugrave; la drogue remonte en Occident via le Liban.</span></font></em></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le Nord Mali est une vaste cha&icirc;ne op&eacute;rationnelle&nbsp;qui d&eacute;coupe l&rsquo;itin&eacute;raire en plusieurs secteurs contr&ocirc;l&eacute;s par des bandes diff&eacute;rentes, rivales ou complices (ramifications mouvantes) auxquelles il faut payer droits de passages, frais de protection, et Tinzawat&egrave;ne est consid&eacute;r&eacute; comme leur site de d&eacute;potage. Le trafic g&eacute;n&egrave;re d&rsquo;&eacute;normes ressources dont le contr&ocirc;le suscite conflits et confrontations (80 dollars/gr).</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>En ce qui concerne les cigarettes, le trafic est quasi-nul &agrave; cause des mesures alg&eacute;riennes qui ont fix&eacute; le prix de la Marlboro au m&ecirc;me niveau que les trafiquants.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le Gourma a &eacute;galement servi de zones de trafic de cigarettes &agrave; partir des ports de Lom&eacute; et de Cotonou. L&agrave; &eacute;galement le contr&ocirc;le des axes et du trafic &eacute;tait en partie &agrave; la base de la confrontation sanglante Arabe/Kounta.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>A la lumi&egrave;re des points ci-dessus, nous devons prendre conscience que&nbsp;l&rsquo;&eacute;volution internationale a abouti &agrave; une r&eacute;&eacute;valuation de l&rsquo;importance g&eacute;opolitique de notre espace qui va de l&rsquo;Atlantique &agrave; la Mer Rouge. Son r&ocirc;le de point d&rsquo;appui et de passerelle &agrave; la fois dans le domaine s&eacute;curitaire et la criminalit&eacute; transnationale s&rsquo;est accru. En effet par la position g&eacute;ographique, la situation socio-&eacute;conomique, le poids de l&rsquo;Islam, la fragilit&eacute; des structures &eacute;tatiques, l&rsquo;importance des trafics transfrontaliers, le potentiel de richesses naturelles, nous sommes de fait partie int&eacute;grante du nouveau champ de confrontation.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Toutefois, m&ecirc;me si certains facteurs internationaux apportent de nouvelles dimensions &agrave; la crise (en agissant comme des maladies opportunistes), nous ne devons pas les consid&eacute;rer comme causes premi&egrave;res d&rsquo;instabilit&eacute; au risque de nous retrouver dans des confrontations par procuration. Ils constituent plus une menace s&eacute;curitaire qu&rsquo;ils ne sont des vecteurs d&rsquo;un combat politico-religieux. Ce qui induit pour nous la double n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; la fois dans un cadre de coop&eacute;ration internationale renfor&ccedil;ant nos capacit&eacute;s op&eacute;rationnelles pour surveiller, d&eacute;tecter et neutraliser les diff&eacute;rents vecteurs tout en veillant &agrave; une r&eacute;ponse multiforme, concert&eacute;e, proportionn&eacute;e et collectivement ma&icirc;tris&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il est important de ne pas oublier que nous sommes en pr&eacute;sence d&rsquo;un probl&egrave;me persistant, commun &agrave; plusieurs Etats, &agrave; dimensions multiples&nbsp;: s&eacute;curit&eacute;, trafic, d&eacute;veloppement, d&eacute;mocratie et qui prosp&egrave;re (survit) dans un cadre de crise &eacute;conomique et de crise de l&rsquo;Etat recoupant des inqui&eacute;tudes identitaires et qui appelle une solution globale dans un cadre sous-r&eacute;gional.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial">7 dec 2007</font></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contexte sécuritaire, géostratégique et socio&#45;économique : “Notre espace est considéré comme une sanctuaire”</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/contexte-securitaire-geostrategique-et-socio-economique-%25e2%2580%259cnotre-espace-est-considere-comme-une-sanctuaire%25e2%2580%259d-6962.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font color=#333399"><em><font size="2" face="Arial"><strong><span>A la faveur de l&rsquo;atelier organis&eacute; par le FDR sur la situation s&eacute;curitaire dans la zone Sah&eacute;lo-sah&eacute;lienne, Soumeylou B. Ma&iuml;ga a pr&eacute;sent&eacute; une communication que nous vous proposons.</span></strong></font></em></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La crise au mali et au Niger est devenue un point de fixation par rapport &agrave; la vuln&eacute;rabilit&eacute; dans la zone sah&eacute;lo-saharienne. Le continent africain est travers&eacute; par une conflictualit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale plus ou moins intense qui n&rsquo;&eacute;pargne aucune r&eacute;gion.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>A cela s&rsquo;ajoute l&rsquo;imbrication de facteurs internes et externes&nbsp;: la fragilit&eacute; des syst&egrave;mes d&eacute;mocratiques&nbsp;; la faiblesse et/ou l&rsquo;effondrement des institutions &eacute;tatiques&nbsp;; l&rsquo;instrumentalisation des diff&eacute;rences identitaires&nbsp;; la militarisation de la soci&eacute;t&eacute; civile&nbsp;; la lutte pour le contr&ocirc;le des ressources et la criminalisation des circuits &eacute;conomiques et financiers&nbsp;; l&rsquo;activisme religieux associ&eacute; &agrave; des r&eacute;seaux terroristes.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il existe des facteurs pr&eacute;pond&eacute;rants &agrave; la crise au Mali et au Niger&nbsp;:</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Une sanctuarisation et une expansion en spirale favoris&eacute;e par l&rsquo;existence de Pays Fronti&egrave;res qui donnent une dimension r&eacute;gionale aux diff&eacute;rentes crises. En effet la perm&eacute;abilit&eacute; des fronti&egrave;res, l&rsquo;interp&eacute;n&eacute;tration des territoires et l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; identitaire favorisent l&rsquo;&eacute;mergence de &laquo;&nbsp;zones ethnof&eacute;d&eacute;rales&nbsp;&raquo; transformant en territoire unique de vastes espaces transfrontaliers sous l&rsquo;action d&rsquo;acteurs non &eacute;tatiques.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La lutte pour le contr&ocirc;le des ressources entra&icirc;ne l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une &eacute;conomie de type plus ou moins mafieux &agrave; partir de &laquo;&nbsp;zones grises&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La d&eacute;faillance des Etats &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;une demande accrue dans les secteurs de base (eau, &eacute;ducation, sant&eacute;) favorise l&rsquo;implantation de diff&eacute;rentes associations et ONG dont certains ont le champ libre pour se livrer &agrave; des activit&eacute;s d&rsquo;endoctrinement, de manipulation et de recrutement.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Tous ces facteurs rendent l&rsquo;environnement vuln&eacute;rable et perm&eacute;able.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Les Etats-Unis, depuis les attentats du 11 Septembre 2001, consid&egrave;rent que l&rsquo;Afrique est un front suppl&eacute;mentaire dans la guerre contre le terrorisme islamiste pour deux raisons&nbsp;:</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La proximit&eacute; g&eacute;ographique, culturelle et religieuse avec le Maghreb et le Moyen-Orient.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La R&eacute;gion sah&eacute;lienne est consid&eacute;r&eacute;e comme un nouvel Afghanistan &agrave; cause de l&rsquo;incapacit&eacute; des gouvernements &agrave; surveiller leurs p&eacute;riph&eacute;ries (Tchad, Mali, Niger, Mauritanie) voire la totalit&eacute; de leurs territoires (Somalie) o&ugrave; des groupes terroristes peuvent s&rsquo;organiser, prosp&eacute;rer et s&rsquo;exporter.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;espace sah&eacute;lo-saharien est consid&eacute;r&eacute; comme sanctuaire c&rsquo;est-&agrave;-dire comme refuge pour la formation, le ravitaillement et le repli de jihadistes et l&rsquo;organisation de trafics qui assurent une source de financement.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Sont consid&eacute;r&eacute;es comme sanctuaires les zones o&ugrave; toute pr&eacute;sence de l&rsquo;Etat a disparu&nbsp;; zones d&eacute;sertiques ou montagneuses vides d&rsquo;autorit&eacute; et de contr&ocirc;le (arc de crise du Maghreb &agrave; l&rsquo;ASE, zones tribales&nbsp;entre le Pakistan et l&rsquo;Afghanistan, confins du Cachemire et de l&rsquo;Iran, certains camps de r&eacute;fugi&eacute;s au Liban, zones tribales du Y&eacute;men et du Soudan, Iles excentr&eacute;es des Philippines et de l&rsquo;Indon&eacute;sie).</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>7 dec 2007</span></font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial :rnLe temps des commentaires et le moment de l’action</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais Nicolas Sarkozy dont la faconde n&rsquo;a d&rsquo;&eacute;gale que son hyperactivit&eacute; d&eacute;clarait lors d&rsquo;une de ses interviewes &agrave; TF1 que les Fran&ccedil;ais l&rsquo;ont &eacute;lu pour agisse, pour qu&rsquo;il apporte des solutions et non pour qu&rsquo;il commente les probl&egrave;mes. Pour le moment il n&rsquo;a pas les succ&egrave;s souhait&eacute;s mais il tente de mettre en marche les r&eacute;formes promises et d&rsquo;am&eacute;liorer le pouvoir d&rsquo;achat de ses compatriotes. Ceux qui nous dirigent devraient s&rsquo;inspirer de Sarkozy. Non pas dans son activisme d&eacute;brid&eacute; mais dans sa philosophie qui consiste &agrave; ne pas perdre son temps &agrave; commenter les probl&egrave;mes au lieu de chercher &agrave; les r&eacute;soudre.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">La rentr&eacute;e judiciaire consacr&eacute;e cette ann&eacute;e au r&ocirc;le du juge des comptes dans la bonne gouvernance a offert l&rsquo;occasion, une fois de plus, aux diff&eacute;rents protagonistes de parler des goulots d&rsquo;&eacute;tranglements, des probl&egrave;mes ambiants, de la corruption tentaculaire. Mais force est de constater que les commentaires, dans le domaine de la lutte contre la corruption, ont encore un bel avenir devant eux. Les Maliens ont entendu leur pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, premier magistrat, d&eacute;peindre la corruption sous ses diff&eacute;rentes formes&nbsp;; ils l&rsquo;ont entendu dresser le constat de la rupture de confiance entre les citoyens et certaines institutions du fait de la corruption&nbsp;; ils l&rsquo;ont entendu plaisanter sur les dossiers de Justice qu&rsquo;on retrouve vides&nbsp;; ils l&rsquo;ont entendu rigoler presque sur le fait que les mailles de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> ne retiennent que le menu fretin&nbsp;; ils l&rsquo;ont surpris &laquo;&nbsp;minimisant&nbsp;&raquo; les rapports produits par les diff&eacute;rents services de contr&ocirc;le&nbsp;; ils l&rsquo;ont &eacute;galement entendu apostropher les juges qui instruisent, qui jugent et qui condamnent. Les Maliens ont &eacute;cout&eacute; les juges se plaindre de leurs conditions de travail&nbsp;; ils se sont int&eacute;ress&eacute;s au propos du b&acirc;tonnier regrettant &agrave; la limite le manque de volont&eacute; politique dans la lutte contre la corruption. </font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Beaucoup de Maliens se disent aujourd&rsquo;hui que leur pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> parle trop et agit peu. Ses recommandations pour l&rsquo;observance des r&egrave;gles en mati&egrave;re de justice particuli&egrave;rement en ce qui concerne la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence devraient profiter &eacute;galement au menu fretin qui croupit dans les ge&ocirc;les. C&rsquo;est vrai que le spectacle ne sied quand on travaille&nbsp;; il est &eacute;galement vrai que l&rsquo;instruction judiciaire d&eacute;teste la publicit&eacute;. Mais en contre partie, cinq ans de lutte contre la corruption devrait produire autre chose que des rapports qu&rsquo;on a beau jeu de vouloir d&eacute;faire. Quel spectacle y a-t-il de plus affligeant que de voir ceux pour qui le peuple a vot&eacute; afin d&rsquo;apporter des solutions se complaire &agrave; commenter les probl&egrave;mes&nbsp;?</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Il en est de m&ecirc;me pour la question du Nord revenue au devant de l&rsquo;actualit&eacute; &agrave; la faveur de la visite que le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> a entreprise en Alg&eacute;rie. Les probl&egrave;mes du Nord sont connus, que ce soit le mal d&eacute;veloppement ou les conflits qui s&rsquo;y greffent. Dans les deux cas, les solutions ne manquent pas. Les projets destin&eacute;s &agrave; soulager les populations sont le plus souvent aux mains de v&eacute;ritables pr&eacute;dateurs que rien n&rsquo;inqui&egrave;te, surtout pas leur conscience. Pour ce qui est des conflits, il y a un temps pour la carotte et un temps pour le b&acirc;ton. A d&eacute;faut de faire parler le b&acirc;ton, on ne garantit pas l&rsquo;impunit&eacute; encore moins la promotion aux fauteurs de troubles.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">On peut multiplier h&eacute;las &agrave; profusion les cas o&ugrave; les commentaires l&rsquo;emportent sur l&rsquo;action. A trop parler, &agrave; trop commenter, &agrave; trop persifler, l&rsquo;action politique perd en cr&eacute;dibilit&eacute;.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></font></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Situation au Nord :rnPrime à l’impunité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-au-nord-rnprime-a-l%25e2%2580%2599impunite-6746.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 11pt; color: navy; font-family: Arial">Les t&eacute;l&eacute;spectateurs qui regardent encore le JT de l&rsquo;ORTM ont pu &eacute;couter le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> faisant le point de son voyage en Alg&eacute;rie. S&rsquo;agissant de la situation qui pr&eacute;occupe tout le monde actuellement, le pr&eacute;sident a d&eacute;clar&eacute; que Bahanga a d&eacute;cid&eacute; de rejoindre les accords d&rsquo;Alger.</span></em></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"> </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font size="2"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Il n&rsquo;a pas dit qu&rsquo;il a accept&eacute;, mais c&rsquo;est tout comme, d&rsquo;o&ugrave; la question de savoir quel est le statut de Bahanga. Faut-il rappeler que quand il a frapp&eacute; &agrave; la fin du mois d&rsquo;Ao&ucirc;t faisant des morts, des bless&eacute;s, prenant des otages et posant des mines, il a &eacute;t&eacute; officiellement qualifi&eacute; de terroriste. Les autorit&eacute;s avaient m&ecirc;me demand&eacute; &agrave; la communaut&eacute; internationale de le condamner et de les aider &agrave; le traquer. Or tout porte &agrave; croire que nos autorit&eacute;s, sans le dire ouvertement, ont d&eacute;cid&eacute; sinon de le r&eacute;habiliter du moins de l&rsquo;absoudre. En tout cas, cela fait longtemps que le qualificatif &laquo;&nbsp;terroriste&nbsp;&raquo; a disparu du vocabulaire officiel le concernant.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Pour bien de nos compatriotes, ce ne serait pas surprise que de voir le &laquo;&nbsp;terroriste&nbsp;&raquo; d&rsquo;hier salu&eacute; pour son patriotisme une fois qu&rsquo;il aurait lib&eacute;r&eacute; les otages. Et de rappeler avec quelque malice la nomination de Iyad et Abdrahamane Gala comme conseillers consulaires. Les d&eacute;soeuvr&eacute;s de Kidal et du Nord savent d&eacute;sormais ce qu&rsquo;il leur reste &agrave; faire pour avoir les honneurs de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique.">la R&eacute;publique.</st1:personname></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">La rentr&eacute;e judiciaire s&rsquo;effectue dans un contexte charg&eacute;. Les juges ont des dossiers particuli&egrave;rement sensibles qui les attendent. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du jugement en appel des journalistes dans la fameuse affaire de &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>&nbsp;&raquo; ou de la lutte contre la corruption en&nbsp;passant par le proc&egrave;s opposant la famille de Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute; aux m&eacute;decins, les juges seront tr&egrave;s occup&eacute;s cette ann&eacute;e. Et au regard des protagonistes dans chacune des affaires, ils auront besoin de toute ind&eacute;pendance pour se tirer d&rsquo;affaire.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’affaire de “la maîtresse du président de la République”</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/l%25e2%2580%2599affaire-de-%25e2%2580%259cla-maitresse-du-president-de-la-republique%25e2%2580%259d-6745.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 11pt; color: navy; font-family: Arial"><font size="2">S&rsquo;il y a une affaire qui doit g&ecirc;ner les juges aux entournures c&rsquo;est bien celle des journalistes et de l&rsquo;enseignant Minta. Tant par le ridicule dont cette affaire a couvert tout le pays que par la qualit&eacute; des protagonistes. Parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une affaire mettant aux prises le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, premier magistrat du pays &agrave; des journalistes.</font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 11pt; color: navy; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">A l&rsquo;origine, une petite dissertation propos&eacute;e par un jeune professeur qui voulait &ecirc;tre contemporain de son temps&nbsp;; &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, cachot pour l&rsquo;enseignant et cinq journalistes. Sans vouloir revenir sur la dissertation, on peut rappeler que la dissertation parlait des frasques sexuelles d&rsquo;un pr&eacute;sident imaginaire d&rsquo;une R&eacute;publique imaginaire avec une jeune prostitu&eacute;e &eacute;conomique. Notre homme n&rsquo;aimant visiblement pas la capote se retrouve avec un enfant sur les bras et sa dulcin&eacute;e sur le dos. C&rsquo;est finalement en Conseil de ministreS que notre luxurieux pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> (celui dont la dissertation parle) a &eacute;t&eacute; contraint de reconna&icirc;tre le fruit de ses incartades et d&rsquo;&eacute;pouser la fille. Fin de match. En tout cas, c&rsquo;est ce que notre confr&egrave;re Seydina Oumar Diarra de Info-Matin qui a r&eacute;v&eacute;l&eacute; l&rsquo;affaire le 1er juin pensait. Grave erreur. Parce que l&rsquo;a dissertation qui n&rsquo;avait pas pris le soin de pr&eacute;ciser que &laquo;&nbsp;toute ressemblance avec des faits et personnages r&eacute;els n&rsquo;est que pure co&iuml;ncidence&nbsp;&raquo; a &eacute;t&eacute; prise tr&egrave;s au s&eacute;rieux et consid&eacute;r&eacute;e (on se demande encore pourquoi) comme un pav&eacute; dans la marre du pr&eacute;sident ATT qui s&rsquo;appr&ecirc;tait &agrave; accueillir du beau monde &agrave; l&rsquo;occasion de son investiture apr&egrave;s une victoire &eacute;clatante &agrave; la pr&eacute;sidentielle. Mais pour ne pas g&acirc;cher la f&ecirc;te, on a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;attendre que les invit&eacute;s regagnent leur pays pour frapper. Le 14 juin, Seydina Oumar Diarra et l&rsquo;enseignant sont alpagu&eacute;s et jet&eacute;s en prison pour offense au Chef de l&rsquo;Etat. Le 20 juin, Alexis Kalembry des Echos, Sambi Tour&eacute; de Info-Matin, Mahamane Ham&egrave;ye Ciss&eacute; du Scorpion et Birama Fall du R&eacute;publicain, pour avoir repris par solidarit&eacute; le texte initial sont &eacute;galement arr&ecirc;t&eacute;s et envoy&eacute;s en prison. Malaise dans <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> o&ugrave; le procureur Somb&eacute; Th&eacute;ra qui avait &eacute;t&eacute; charg&eacute; de la besogne pi&eacute;tine les r&egrave;gles les plus &eacute;l&eacute;mentaires en mati&egrave;re d&rsquo;instruction navigant du code de proc&eacute;dure p&eacute;nal &agrave; la loi sur les d&eacute;lits de presse en fonction de ses objectifs. Emoi au sein de l&rsquo;opinion qui se demandait quel &eacute;tait le crime commis. Grogne dans la profession o&ugrave; apr&egrave;s une marche et une journ&eacute;e presse morte, les journalistes envisageaient d&rsquo;autres actions plus vigoureuses. Condamnation de l&rsquo;opinion internationale qui ne comprenait pas que pour si peu, on attente aussi facilement aux libert&eacute;s. Apr&egrave;s un jugement express, l&rsquo;enseignant a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; pour deux mois fermes assortis d&rsquo;une interdiction d&rsquo;exercer, Seydina Oumar Diarra &agrave; 17 jours fermes et les autres confr&egrave;res &agrave; diverses peines avec sursis. Et c&rsquo;est en toute logique que les condamn&eacute;s ont interjet&eacute; appel.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="la Justice"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial">La Justice</span></st1:personname><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"> qui a sans doute beaucoup de dossiers en suspens doit se demander, comment manipuler celui de &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>&nbsp;&raquo; &agrave; cause de son caract&egrave;re hautement politique. Le d&eacute;lit d&rsquo;offense au chef de l&rsquo;Etat n&rsquo;&eacute;tant pas constitu&eacute;, <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> devra trouver le moyen de sortir par le haut sans qu&rsquo;il y ait beaucoup de casse. En cela, les choix ne sont pas infinis. Elle ne peut d&eacute;cider que d&rsquo;un non lieu. Ce qui aurait l&rsquo;avantage de blanchir d&eacute;finitivement nos confr&egrave;res et de tourner une des pages les plus sombres de l&rsquo;histoire de notre presse et de notre d&eacute;mocratie. C&rsquo;est le seul choix parce qu&rsquo;on imagine difficilement <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> prendre le risque d&rsquo;un autre proc&egrave;s qui verrait toute la presse se focaliser sur cette affaire&nbsp;; qui verrait la presse internationale d&eacute;barquer avec armes et bagages sur notre territoire&nbsp;; qui verrait les associations de d&eacute;fense des libert&eacute;s de presse &eacute;pingler de nouveau notre pays et l&rsquo;accabler davantage. D&eacute;j&agrave; que cette affaire et d&rsquo;autres entorses ont co&ucirc;t&eacute; &agrave; notre pays son &eacute;logieux classement parmi les Etats qui respectent le plus la libert&eacute; de la presse. De 36&egrave;me &agrave; &eacute;galit&eacute; avec <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname> il y a deux ans, notre pays a plong&eacute; dans les profondeurs pour se retrouver &agrave; la 59&egrave;me place. Mais l&rsquo;imp&eacute;ratif pour <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; de se prononcer rapidement. Comme elle l&rsquo;a fait r&eacute;cemment pour les &eacute;tudiants de <st1:personname w:st="on" productid="la FMPOS.">la FMPOS.</st1:personname><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2"><strong>L&rsquo;affaire Me Tour&eacute; Aida Niar&eacute; ou la &ldquo;ma&icirc;tresse&rdquo; de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname></strong><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Ce n&rsquo;est certainement pas une premi&egrave;re, voir un m&eacute;decin tra&icirc;ner devant les tribunaux ou &ecirc;tre menac&eacute; pour &laquo;&nbsp;faute professionnelle&nbsp;&raquo;. Mais de toute &eacute;vidence, l&rsquo;affaire que <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> aura &agrave; trancher est la plus retentissante et la plus m&eacute;diatis&eacute;e. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;affaire dite Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute;. Avocate de profession, Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute; a rendu l&rsquo;&acirc;me &agrave; Paris suite &agrave; des complications m&eacute;dicales cons&eacute;cutives &agrave; un malaise apparemment b&eacute;nin. Avec un morceau de cola coinc&eacute; dans l&rsquo;&oelig;sophage, elle a subi un premier traitement au Mali avant d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;vacu&eacute; en France o&ugrave; malheureusement elle n&rsquo;a pas surv&eacute;cu. Mais ce n&rsquo;est pas un cadavre de plus qu&rsquo;on a enterr&eacute; pour aller vaquer &agrave; ses occupations. En tant que patiente comme tous les autres, la famille de Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>a voulu savoir les conditions dans lesquelles elle a perdu la vie. En tant qu&rsquo;avocate, ses coll&egrave;gues se sont mobilis&eacute;s autour de la famille pour que la v&eacute;rit&eacute; &eacute;clate. D&eacute;p&ocirc;t de plainte, mise en d&eacute;tention du Pr. Mohamed K&eacute;ita assistant au service ORL et de son assistante anesth&eacute;siste Mme Demb&eacute;l&eacute; Salimata Dao, gr&egrave;ve du corps m&eacute;dical sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire paralysant les structures sanitaires avec des d&eacute;sagr&eacute;ments pour les usagers que la mobilisation des m&eacute;decins militaires n&rsquo;a pas pu palier, etc. L&rsquo;affaire qui a pris des allures de batailles corporatistes entre m&eacute;decins et juristes a divis&eacute; l&rsquo;opinion nationale. Finalement, de bonnes &acirc;mes ont r&eacute;ussi &agrave; calmer les esprits en attendant que <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> tranche. Celle-ci n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;aise avec cette affaire. A tort ou &agrave; raison les m&eacute;decins la soup&ccedil;onnent de partialit&eacute; du fait que Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute; appartienne &agrave; la grande famille judiciaire. Les juges assurent que leur lucidit&eacute; et leur impartialit&eacute; ne seront pas prises &agrave; d&eacute;faut malgr&eacute; le caract&egrave;re passionnel du dossier. De toute &eacute;vidence, cette affaire sera suivie par tout le monde notamment par les protagonistes qui fourbissent leurs armes. Dieu seul sait quelles seront les cons&eacute;quences du verdict.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><strong><font size="2">&ldquo;La ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident&rdquo;, <o:p></o:p></font></strong></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><strong><font size="2"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial">&ldquo;la ma&icirc;tresse de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname>&rdquo;&nbsp; </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial">et les &ldquo;ma&icirc;tres corrompus&rdquo;<o:p></o:p></span></font></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><strong><font size="2">L&rsquo;affaire des corrompus de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname><o:p></o:p></font></strong></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">A peine nomm&eacute;, le nouveau ministre de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> et Garde des Sceaux Maharafa Traor&eacute; s&rsquo;est rendu au pool &eacute;conomique. Il venait voir selon ses d&eacute;clarations les conditions de travail qui repr&eacute;sente un maillon essentiel dans la lutte contre la corruption. Pour son second mandat, le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> a pris l&rsquo;engagement le jour de son investiture de faire de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Et en recevant le rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral qui fait &eacute;tat d&rsquo;un manque &agrave; gagner de plus de 102 milliards pour l&rsquo;Etat au cours de ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, le pr&eacute;sident ATT a instruit au Premier ministre de prendre toutes les dispositions afin de poursuivre les d&eacute;linquants, en tenant compte de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence. Pour davantage marquer son engagement, le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> est revenu sur la lutte contre la corruption dans sa lettre cadrage adress&eacute;e au Premier ministre. Logiquement, &ccedil;a devrait chauffer pour les d&eacute;linquants en col blanc surtout que les bailleurs de fonds, sans toutefois conditionner ouvertement leur soutien financier &agrave; notre pays, tiennent &agrave; ce que l&rsquo;Etat agisse. C&rsquo;est dans cette ligne qu&rsquo;il faudrait placer la d&eacute;monstration faite il y a deux semaines par l&rsquo;ex-DAF du minist&egrave;re de <st1:personname w:st="on" productid="la Sant&eacute;">la Sant&eacute;</st1:personname> devant les bailleurs de fonds pour rejeter les chiffres du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral concernant la gestion du d&eacute;partement et du Prodess. En attendant que d&rsquo;autres ne s&rsquo;engouffrent dans cette voie, il est bon de rappeler, sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, qu&rsquo;aux premi&egrave;res de ceux sur qui p&egrave;sent de graves accusations on trouve des membres du gouvernement. Ils sont au moins trois ministres &agrave; &ecirc;tre expos&eacute;s &agrave; d&rsquo;&eacute;ventuelles poursuites judiciaires. Etant tous des proches du pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, l&rsquo;opinion se demande si ATT aura le courage pour ne pas dire la &laquo;&nbsp;cruaut&eacute;&nbsp;&raquo; de les l&acirc;cher. Surtout qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement actifs dans la campagne pour la r&eacute;&eacute;lection du locataire de Koulouba.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">&nbsp;En dehors des ministres, certains cadres &eacute;pingl&eacute;s dans diff&eacute;rents rapports des services de contr&ocirc;le pourraient aussi se pr&eacute;valoir de la proximit&eacute; avec le pr&eacute;sident ou son proche entourage pour esp&eacute;rer se soustraire du champ de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice. Qu">la Justice. Qu</st1:personname>&rsquo;il s&rsquo;agisse de <st1:personname w:st="on" productid="la Douane">la Douane</st1:personname>, des Imp&ocirc;ts, de l&rsquo;INPS, de l&rsquo;Eau, de l&rsquo;Education etc. il y a du beau monde sur le pont qui regarde du c&ocirc;t&eacute; de Koulouba avec l&rsquo;espoir d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la lutte.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span><font size="2">&nbsp;</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><font size="2">Comme on peut le constater, les juges auront du boulot avec ces affaires qui attendent sur leur table. Disons le tout net, la partie est loin d&rsquo;&ecirc;tre jou&eacute;e dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;ombre du premier magistrat plane sur certaines affaires.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><strong><font size="2">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></font></strong></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn</o:p></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial : Les vertus  du dialogue</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Dans la lettre de cadrage remise au Premier ministre Modibo Sidib&eacute; la semaine derni&egrave;re, outre les axes prioritaires sur lesquels le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique insiste, ATT indique deux cl&eacute;s au gouvernement pour d&eacute;verrouiller les situations de blocage&nbsp;: dialogue social et concertation. <o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">On peut penser qu&rsquo;avant m&ecirc;me de recevoir la lettre de cadrage, le chef du gouvernement connaissait le chemin &agrave; suivre. Il a lui-m&ecirc;me tenu &agrave; rencontrer personnellement les responsables des deux centrales syndicales et a instruit &agrave; ses ministres de dialoguer autant que possible et de ne jamais sortir des normes de la v&eacute;rit&eacute; et du possible en terme d&rsquo;engagements. Sans crier victoire, Modibo et ses hommes peuvent se satisfaire d&eacute;j&agrave; d&rsquo;avoir pu battre en br&egrave;che le mur de m&eacute;fiance qui s&rsquo;&eacute;tait &eacute;rig&eacute; entre les gouvernants et les partenaires sociaux. Mieux, ils sont m&ecirc;me cr&eacute;dit&eacute;s de bonne foi et de bonne volont&eacute;&nbsp;; ce qui, de la part des syndicalistes, n&rsquo;est pas un mince acquis.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A la faveur d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse anim&eacute;e le mardi autour des 20 points de revendications de l&rsquo;UNTM, Siaka Diakit&eacute; s&rsquo;est dit globalement satisfait. &laquo;&nbsp;Pour la premi&egrave;re fois, nous constatons que le gouvernement se soucie de nos pr&eacute;occupations&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; le patron de la centrale syndicale arborant une mine de satisfaction non feinte. Incontestablement, cela est un bon point pour le gouvernement de Modibo Sidib&eacute; qui a pris la semaine derni&egrave;re le d&eacute;cret d&rsquo;applications des mesures en faveur des travailleurs. Pour ne pas g&acirc;cher l&rsquo;acquis, le gouvernement a pris langue avec la CSTM qui menace de d&eacute;clencher une gr&egrave;ve de 72 heures &agrave; partir du 27 novembre pour protester contre la vie ch&egrave;re. En attendant de voir si le gouvernement parviendra ou non &agrave; d&eacute;samorcer la&nbsp;&laquo;&nbsp;bombe&nbsp;&raquo;, on salue les efforts d&rsquo;apaisement.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Sur le front scolaire, malgr&eacute; la tension persistante dans tous les secteurs, les autorit&eacute;s tentent d&rsquo;apporter les solutions les plus rapides aux probl&egrave;mes qui n&rsquo;exigent pas de d&eacute;lier la bourse pour le moment. C&rsquo;est que les nouvelles autorit&eacute;s de l&rsquo;Education font des pieds et mains afin de parvenir rapidement &agrave; r&eacute;gulariser certaines situations administratives qui constituent aujourd&rsquo;hui de v&eacute;ritables goulots d&rsquo;&eacute;tranglement. Ce qui devrait apporter un peu de lisibilit&eacute; par rapport &agrave; la situation de l&rsquo;&eacute;cole qui constitue une pr&eacute;occupation nationale.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais visiblement, le gouvernement peut &eacute;galement &laquo;&nbsp;obliger&nbsp;&raquo; ses partenaires &agrave; l&rsquo;&eacute;couter et &agrave; ne le mettre devant le fait accompli. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on pourrait interpr&eacute;ter la reculade des boulangers qui, apr&egrave;s avoir annonc&eacute; la hausse du prix du pain la semaine derni&egrave;re ont fait machine arri&egrave;re. En effet, &agrave; la surprise g&eacute;n&eacute;rale, ils ont annonc&eacute; que les prix du pain conna&icirc;tront un reflux pour se stabiliser aux tarifs ant&eacute;rieurs en attendant la fin des n&eacute;gociations. De toute &eacute;vidence, le gouvernement n&rsquo;a pas d&ucirc; appr&eacute;cier la pr&eacute;cipitation avec laquelle les boulangers ont fix&eacute; les nouveaux tarifs avant de les rendre publics provoquant une vague de m&eacute;contentement au sein de l&rsquo;opinion publique. Le gouvernement ne tient pas &agrave; perdre la main sur ce dossier comme sur tous les autres. A lui de trouver les ressources pour entretenir l&rsquo;espoir de pouvoir contenir le front social. Le dialogue a certes des vertus, mais elles ne sont pas in&eacute;puisables.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial">23 novembre 2007<br />rn</font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-3-6461.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Arrestations &agrave; Gao : Le grossier montage du gouverneur<span style="">&nbsp; </span>et consorts<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La ville de Gao est en &eacute;bullition depuis la vague d&rsquo;arrestation qui a frapp&eacute; certains milieux soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;appartenir au Ganda Koy (ce serait un crime par l&agrave;-bas) et accus&eacute;s d&rsquo;avoir foment&eacute; des assassinats contre le gouverneur, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Agence de d&eacute;veloppement du Nord et le procureur (du beau monde). Les dangereux bandits que le gouverneur a fait arr&ecirc;ter, sur la base de d&eacute;nonciations d&rsquo;un de leur complice (c&rsquo;est un proc&eacute;d&eacute; &eacute;prouv&eacute;) sont au nombre de cinq&nbsp;: Seydou Amadou Ciss&eacute;, Aliou Moussa, Mahamar Tissa, Boubacar Hangadoumbou et Mohamed Djougou. Leur arsenal&nbsp;: deux grenades sans goupilles et un pistolet automatique hors d&rsquo;usage. A c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;eux, Bahanga, ses lance-roquettes et ses mines antipersonnel, c&rsquo;est de la gnognotte. A c&ocirc;t&eacute; de ces malfaiteurs qui ne sont m&ecirc;me pas capables d&rsquo;ex&eacute;cuter leur plan de liquidation, Bahanga, ses otages, ses bless&eacute;s et ses morts, c&rsquo;est pipi de chat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les cinq d&eacute;tenus ont eu leur premi&egrave;re comparution devant le juge d&rsquo;instruction lundi qui a confirm&eacute; les charges retenues contre eux&nbsp;: tentative d&rsquo;assassinat, d&eacute;tention ill&eacute;gale d&rsquo;armes, association de malfaiteurs. L&rsquo;instruction qui suit son cours a enregistr&eacute; d&rsquo;autres rebondissements. Ceux qui auraient d&eacute;nonc&eacute; le complot ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; mis aux arr&ecirc;ts. Il s&rsquo;agit de Sidiya et de Souma&iuml;la Seydou.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Face &agrave; la tension grandissante, les autorit&eacute;s r&eacute;gionales ont semble-t-il d&eacute;cid&eacute; de rencontrer les repr&eacute;sentants de la soci&eacute;t&eacute; civile, de la presse le vendredi dernier afin de donner leur version des faits. Le directeur de cabinet du gouverneur qui pr&eacute;sidait la rencontre a affirm&eacute; que les d&eacute;tenus voulaient assassiner le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ADN en la personne de Aklini (sans dire le pourquoi) et d&rsquo;autres personnalit&eacute;s (sans pr&eacute;ciser lesquelles). Mais la r&eacute;union n&rsquo;a pas eu le d&eacute;roulement pr&eacute;vu par le directeur de cabinet. En effet, un agent de l&rsquo;ADN aurait d&eacute;clar&eacute; que beaucoup de personnes, dont lui-m&ecirc;me, d&eacute;tenaient des armes &agrave; Gao. Ce qui a fait dire &agrave; certains participants &agrave; la r&eacute;union que dans tous les cas, Gao &eacute;tait en ins&eacute;curit&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il semble &eacute;vident pour tout le monde que le complot visant &agrave; assassiner le gouverneur, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ADN et le procureur n&rsquo;est qu&rsquo;un grossier montage. Un de plus serait-on tent&eacute; de dire quand on sait que le gouverneur se comporte &agrave; Gao comme en terrain conquis, violant de mani&egrave;res r&eacute;p&eacute;titives les lois en vigueur dans la R&eacute;publique. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Agence de d&eacute;veloppement du Nord : Le directeur sort les couteaux<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le directeur de l&rsquo;ADN, Aklini, qui ferait partie de ceux qu&rsquo;on devait assassiner, ne perd pas son temps pour r&eacute;gler quelques petits comptes au sein de son service. &laquo;&nbsp;Petits assassinats entre amis&nbsp;&raquo; pourrait &ecirc;tre le titre de la sc&egrave;ne qui se joue &agrave; Gao. Nomm&eacute; pour appartenance suppos&eacute;e et services rendus au Mouvement Citoyen, Aklini dont la gestion du Care-Nord ne serait pas un mod&egrave;le, ne supportait pas son adjoint. Selon nos informations, ce dernier voulait travailler avec des cadres comp&eacute;tents et int&egrave;gres, malgr&eacute; le fait qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas son mot &agrave; dire sur le recrutement du personnel. Ce qui avait le don d&rsquo;&eacute;nerver semble-t-il son sup&eacute;rieur qui s&rsquo;est mis dans la t&ecirc;te de lui faire la peau. Interrog&eacute; par nos soins, l&rsquo;adjoint n&rsquo;a pas voulu confirmer ou infirmer nos informations. Toujours est-t-il que, la Primature dont rel&egrave;ve l&rsquo;ADN ne pouvait pas rester les bras crois&eacute;s alors m&ecirc;me que la situation se d&eacute;gradait entre les deux responsables de l&rsquo;agence.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> C&rsquo;est ainsi que le Directeur de Cabinet, Django Sissoko, mis au courant avait tent&eacute; de calmer le jeu. Mais en vain&nbsp;; car il semble que Aklini a pu le convaincre que c&rsquo;&eacute;tait lui qui avait raison et qu&rsquo;il ne pouvait plus travailler avec son adjoint. Les arguments du directeur de l&rsquo;ADN ont d&ucirc; peser puisqu&rsquo;il semble qu&rsquo;il a pu obtenir la t&ecirc;te de son adjoint sur la base d&rsquo;une incompatibilit&eacute; d&rsquo;humeur. Selon nos recoupements, Aklini lui-m&ecirc;me serait sous la coupe du gouverneur de Gao et a pu mettre Django dans sa poche. Mais l&rsquo;affaire serait loin d&rsquo;avoir connu son &eacute;pilogue dans la mesure o&ugrave; le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique aurait &eacute;t&eacute; inform&eacute; et dans la mesure o&ugrave; &agrave; Gao, cette histoire a davantage tenu l&rsquo;atmosph&egrave;re. Affaire donc &agrave; suivre.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ins&eacute;curit&eacute; alimentaire&nbsp;: le march&eacute; GDCM qui fait scandale<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les Maliens sont habitu&eacute;s des scandales li&eacute;s aux affaires d&rsquo;exon&eacute;rations complaisamment offertes &agrave; des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques gravitant autour des cercles du pouvoir. Mais celui qui a &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute; la semaine derni&egrave;re par des confr&egrave;res de la place, d&eacute;passe l&rsquo;entendement de par son ampleur et de par son montage. Au motif que les r&eacute;gions du Nord (Tombouctou, Gao et Kidal) sont expos&eacute;es &agrave; une ins&eacute;curit&eacute; alimentaire, le PDG de la soci&eacute;t&eacute; GDCM (Grand distributeur de c&eacute;r&eacute;ales au Mali) initie une demande d&rsquo;exon&eacute;ration. Nous sommes en fin 2006 et aucune autorit&eacute; n&rsquo;a parl&eacute; de menace de famine dans les zones cibl&eacute;es par notre grand distributeur de c&eacute;r&eacute;ales. Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, il re&ccedil;oit un accueil plut&ocirc;t favorable au minist&egrave;re de l&rsquo;Economie et des Finances. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En deux temps trois mouvements, l&rsquo;exon&eacute;ration lui est accord&eacute;e sous forme &laquo;&nbsp;confidentielle&nbsp;&raquo; et il est pri&eacute; de prendre contact avec la direction g&eacute;n&eacute;rale de la Douane pour l&rsquo;effectivit&eacute; de la mesure, selon le plan qu&rsquo;il a d&eacute;pos&eacute;. En moins de trois mois, l&rsquo;heureux distributeur de c&eacute;r&eacute;ales boucle le circuit et se retrouve avec une exon&eacute;ration chiffr&eacute;e &agrave; 10 milliards de nos francs. Le hic dans l&rsquo;affaire est que l&rsquo;approvisionnement n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; satisfaisant et pire, les prix pratiqu&eacute;s sont pratiquement les m&ecirc;mes qu&rsquo;&agrave; Bamako. De la part de quelqu&rsquo;un qui a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une aussi monstrueuse exon&eacute;ration et d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; in&eacute;dite, les populations du Nord auraient certainement attendu mieux.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">March&eacute; GDCM&nbsp;: R&eacute;torsions contre certains confr&egrave;res<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il ne doit pas &ecirc;tre bien de parler de GDCM et de son PDG Modibo K&eacute;ita, surtout en mal. Connu pour ses fr&eacute;quentations bien plac&eacute;es et ses protections insoup&ccedil;onn&eacute;es, le grand distributeur de c&eacute;r&eacute;ales supporte tr&egrave;s mal qu&rsquo;on se m&ecirc;le de ses affaires. Pour cela, il ne manque pas de moyens pour faire comprendre aux &laquo;&nbsp;ind&eacute;licats&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il est intouchable. Ainsi, certains de nos confr&egrave;res qui avaient eu le &laquo;&nbsp;malheur&nbsp;&raquo; d&rsquo;&eacute;voquer la monstrueuse exon&eacute;ration dont il a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; en toute confidentialit&eacute;. Outre quelques appels anonymes pour faire peur, il y en a qui ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s par la SE pour &ecirc;tre gentiment interrog&eacute;s sur l&rsquo;origine de leurs informations. D&rsquo;autres par contre ont vu des annonceurs leur dire que plus jamais ils ne b&eacute;n&eacute;ficieront de publicit&eacute; de leur part&nbsp;; suite &agrave; cette affaire. Histoire de leur couper les vivres &agrave; d&eacute;faut de pouvoir les affamer pour avoir os&eacute; parler de c&eacute;r&eacute;ales. Comme quoi, le grand distributeur de c&eacute;r&eacute;ales n&rsquo;est vraiment pas n&rsquo;importe qui dans ce pays.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Abolition<span style="">&nbsp; </span>de la peine de mort&nbsp;: La reculade de ATT ?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Apr&egrave;s la pouss&eacute;e de fi&egrave;vre caus&eacute;e par le d&eacute;p&ocirc;t des projets de loi sur l&rsquo;abolition de la peine de mort et le nouveau code de la famille (meeting &agrave; la Grande Mosqu&eacute;e de Bamako, marche interdite du parti UNPR qui souhaitait manifester son indignation, conf&eacute;rences de presse etc.), l&rsquo;heure est semble-t-il au bilan. Et aux interrogations. De toute &eacute;vidence, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n&rsquo;est pas insensible &agrave; ce qui se passe. Il entend tout ce qui se dit et les &eacute;chos de la rencontre entre le FDR et les religieux ont d&ucirc; lui parvenir. Face aux envoy&eacute;s du FDR, les religieux se plaignent qu&rsquo;on ne les &eacute;coute pas alors m&ecirc;me qu&rsquo;ils ne seraient pas contre l&rsquo;abolition de la peine de mort dans l&rsquo;absolu. L&rsquo;aspect qui semble les tenir &agrave; c&oelig;ur est le cas de ceux qui tueraient leur prochain par pr&eacute;m&eacute;ditation. Et puis le pr&eacute;sident ATT a d&ucirc; sentir que les d&eacute;put&eacute;s ne sont pas tous tr&egrave;s chauds &agrave; l&rsquo;accompagner sur des projets qui ne sont pas arriv&eacute;s &agrave; maturation &agrave; leur niveau. Pour toutes ces raisons, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique serait pr&ecirc;t &agrave; retirer le projet de loi sur l&rsquo;abolition, histoire de s&rsquo;autoriser une petite reculade mine de rien.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Proc&egrave;s Moussa Kaka&nbsp;: Me Konat&eacute; constitu&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce qui est r&eacute;confortant dans le combat que m&egrave;ne Moussa Kaka, notre confr&egrave;re du Niger et correspondant de RFI, c&rsquo;est que lui et ses confr&egrave;res ne sont pas les seuls &agrave; se battre pour la libert&eacute; et le respect des droits. Il y a la Justice nig&eacute;rienne qui visiblement ne veut pas se laisser faire. En effet, le juge d&rsquo;instruction vient de r&eacute;cuser purement et simplement les &laquo;&nbsp;preuves&nbsp;&raquo; qui lui ont &eacute;t&eacute; soumises par les autorit&eacute;s pour vice de forme. Le juge a estim&eacute; que les &eacute;coutes t&eacute;l&eacute;phoniques et autres enregistrements ne pourraient avoir valeur de preuve dans la mesure o&ugrave; ils ont &eacute;t&eacute; obtenus en violation de la loi&nbsp;; sans avis rogatoire. Ce qui devrait rassurer l&rsquo;escouade d&rsquo;avocats constitu&eacute;s pour d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts de notre confr&egrave;re.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce qui se passe au Niger nous int&eacute;resse &agrave; plus d&rsquo;un titre. On peut dire en passant que parmi les avocats de Moussa Kaka se trouve notre compatriote Me Mamadou Konat&eacute;. Ses talents ne sont plus &agrave; prouver. Son attachement &agrave; la libert&eacute; &eacute;galement. On se rappelle que lors de l&rsquo;arrestation de nos confr&egrave;res, il d&eacute;clarait que pour lui, quand un journaliste est derri&egrave;re les barreaux il n&rsquo;y a pas &agrave; h&eacute;siter, il faut le lib&eacute;rer. Moussa Kaka, en plus du caract&egrave;re l&eacute;ger des accusations, peut compter sur les avocats mobilis&eacute;s de partout pour le d&eacute;fendre. Mais l&agrave; o&ugrave; le cas Kaka nous int&eacute;resse vraiment, c&rsquo;est au niveau du courage de la Justice. La d&eacute;cision du juge d&rsquo;instruction devrait inspirer ceux qui sont en charge du dossier de nos confr&egrave;res ici au Mali qui sont condamn&eacute;s par sursis dans la fumeuse affaire de &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo; et qui attendent leur jugement en appel. Dans leur cas, c&rsquo;est le procureur en personne qui a port&eacute; le dossier quitte &agrave; heurter le bons sens et la susceptibilit&eacute; des juges jaloux de leur &laquo;&nbsp;ind&eacute;pendance&nbsp;&raquo;. Il faut esp&eacute;rer que lors du jugement en appel, il se trouvera bien un juge pour dire au pouvoir qu&rsquo;il d&eacute;conne et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mati&egrave;re &agrave; poursuivre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">23 novembre 2007</span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
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<title>Lettre de cadrage : et feuille de déroute</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-de-cadrage-et-feuille-de-deroute-6460.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">La lettre de cadrage tant attendue par le gouvernement est enfin arriv&eacute;e sur la table du Premier ministre Modibo Sidib&eacute; le mardi dernier sous la forme d&rsquo;un catalogue de bonnes intentions &agrave; un moment o&ugrave; les Maliens, sous le poids des difficult&eacute;s de toutes natures, ploient et semblent<span style="">&nbsp; </span>compl&egrave;tement d&eacute;rout&eacute;s.<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A l&rsquo;origine, la lettre de cadrage &eacute;tait une feuille de quelques paragraphes indiquant les grandes orientations qui devaient &ecirc;tre d&eacute;clin&eacute;es en actions concr&egrave;tes &agrave; travers la D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale. Le Premier ministre Mohamed Ag Hamani en a eu deux&nbsp;: la premi&egrave;re pour tenir le gouvernement de mission durant les six premiers mois&nbsp;; la seconde, pour mieux manager une &eacute;quipe mieux &eacute;toff&eacute;e et qui avait l&rsquo;ambition de durer. Quand Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga est arriv&eacute; &agrave; la Primature, il eut droit au fameux s&eacute;same en quelques paragraphes, histoire de ne pas perdre de vue la route. Modibo Sidib&eacute; lui, a tir&eacute; le gros lot. En guise de lettre de cadrage, c&rsquo;est carr&eacute;ment un livre qui lui a &eacute;t&eacute; envoy&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Une si longue lettre&hellip;de cadrage. Contrairement &agrave; ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs qui ont dispos&eacute; de la lettre de cadrage pr&eacute;sidentielle dans la foul&eacute;e de leur nomination, l&rsquo;actuel Premier ministre lui, a d&ucirc; attendre pr&egrave;s de 45 jours pour entrer en possession de ce que d&rsquo;aucuns appellent sa feuille de route. L&rsquo;absence de Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la Pr&eacute;sidence durant ce temps n&rsquo;explique pas &agrave; lui seul la lenteur mise dans la mise en forme de la lettre de cadrage (du temps o&ugrave; il &eacute;tait Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral &agrave; Koulouba, c&rsquo;est lui qui se chargeait de la t&acirc;che). C&rsquo;est que la lettre de cadrage a &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;vendue&nbsp;&raquo; avant m&ecirc;me d&rsquo;&ecirc;tre con&ccedil;ue. En effet, &agrave; chacune de ses sorties importantes, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a trac&eacute; la voie que devrait suivre le gouvernement. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce fut d&rsquo;abord lors de la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;investiture le 8 juin&nbsp;; puis ce fut lors de la remise officielle du rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral&nbsp;; et enfin, &agrave; l&rsquo;occasion de la c&eacute;l&eacute;bration du 22 septembre. N&rsquo;eut &eacute;t&eacute; le fait que la lettre de cadrage, marque d&eacute;pos&eacute;e du pr&eacute;sident ATT, est entr&eacute;e dans la tradition, on aurait fait son &eacute;conomie que cela n&rsquo;aurait d&eacute;rang&eacute; personne surtout pas le Premier ministre qui conna&icirc;t mieux que personne les intentions du locataire de Koulouba dans ce domaine. Du coup, la mouture de la lettre de cadrage ressemble &agrave; une copie revue et corrig&eacute;e des discours pr&eacute;sidentiels avec la technique &eacute;prouv&eacute;e du couper-coller. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La charpente de la lettre de cadrage est constitu&eacute; du PDES (programme de&nbsp;d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social) qui a &eacute;t&eacute; le cheval de bataille du pr&eacute;sident ATT lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Le Premier ministre et le gouvernement sont charg&eacute;s de le mettre en &oelig;uvre afin de concr&eacute;tiser &laquo;&nbsp;la conviction&nbsp;&raquo; et la &laquo;&nbsp;foi&nbsp;&raquo; largement partag&eacute;es par les Maliens lors des &eacute;lections &laquo;&nbsp;en un avenir meilleur pour notre pays&nbsp;&raquo;. Convaincu que tout ne peut &ecirc;tre fait en m&ecirc;me temps, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique engage le Premier ministre et le gouvernement &agrave; concentrer sur &laquo;&nbsp;une p&eacute;riode de cinq ans, les moyens et les efforts du pays sur six axes prioritaires d&rsquo;intervention&nbsp;&raquo;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une meilleure organisation de l&rsquo;action publique afin de soutenir efficacement les autres composantes du programme&nbsp;; de l&rsquo;am&eacute;lioration de la production primaire et du renforcement de la s&eacute;curit&eacute; alimentaire&nbsp;; de la mise en place d&rsquo;un environnement propice &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence et au d&eacute;veloppement du secteur priv&eacute;&nbsp;; de l&rsquo;insertion des femmes et des jeunes dans les circuits productifs&nbsp;; le d&eacute;veloppement des secteurs sociaux&nbsp;; les reformes de soci&eacute;t&eacute;. Mais le pr&eacute;sident de la R&eacute;publiquen, apr&egrave;s ces g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s, a mis l&rsquo;accent sur certaines pr&eacute;occupations dont la remise au travail de l&rsquo;administration, la lutte contre la corruption, la consolidation de la d&eacute;mocratie, le renforcement de la s&eacute;curit&eacute;, une croissance &laquo;&nbsp;plus forte d&rsquo;au moins 7%&nbsp;&raquo;, la mise en &oelig;uvre de la Loi d&rsquo;orientation agricole, la culture du r&eacute;sultat et de l&rsquo;&eacute;valuation, le renforcement de la presse etc.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Lettre de cadrage ou D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;? Comme on peut le constater, le Premier ministre et le gouvernement ont un vaste chantier devant eux. La longue lettre de cadrage du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique embrasse tous les domaines et dans les d&eacute;tails&nbsp;; c&rsquo;est &agrave; la limite tellement d&eacute;routant pour une lettre de cadrage qu&rsquo;on pourrait se demander comment le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; pourra faire sa D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale. Si l&rsquo;homme &eacute;tait un tantinet paresseux, il n&rsquo;aurait pas besoin de r&eacute;diger une D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;; il pourrait juste se contenter de lire la lettre de cadrage qui ressemble &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; une D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale version Koulouba. D&eacute;rout&eacute; ou pas par cette lettre de cadrage, le Premier ministre est d&eacute;j&agrave; accabl&eacute; par ders difficult&eacute;s de toutes sortes. Le temps qu&rsquo;il ne retrouve ses marques, la situation pourrait bien s&rsquo;empirer.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quand on observe le front social, la situation est presque &agrave; l&rsquo;embrasement g&eacute;n&eacute;ral. En effet, les r&eacute;centes augmentations du prix du pain pourraient &ecirc;tre la goutte d&rsquo;eau qui fera d&eacute;border le vase. Escomptant sur le r&ocirc;le r&eacute;gulateur de l&rsquo;Etat, les consommateurs sont longtemps rest&eacute;s avec l&rsquo;espoir, peut-&ecirc;tre insens&eacute;, que les autorit&eacute;s allaient pouvoir temp&eacute;rer l&rsquo;ardeur des boulangers. Mais malheureusement, ceux-ci ont eu carte blanche et ont pu faire une augmentation de 20% sur les diff&eacute;rents pains. Les associations de consommateurs grognent pour le moment, signe certainement de leur impuissance &agrave; mobiliser autour de la chert&eacute; de la vie dont tout le monde se plaint pourtant. Mais ne pas lever le couvercle serait courir le risque de voir celui-ci sauter sous diff&eacute;rentes pressions. Est-il besoin de rappeler que l&rsquo;&eacute;cole est litt&eacute;ralement prise &agrave; la gorge par les syndicats toutes sections confondues&nbsp;? Les pr&eacute;avis de gr&egrave;ve se succ&egrave;dent &agrave; un rythme tel qu&rsquo;il serait difficile d&rsquo;imaginer un bon d&eacute;roulement scolaire face &agrave; l&rsquo;intransigeance de ceux qui estiment que l&rsquo;Etat fait la sourde oreille et pr&eacute;c&eacute;der proc&eacute;der par colmatage. Les travailleurs qui viennent de voir la concr&eacute;tisation de l&rsquo;augmentation des salaires restent pour le moment calmes m&ecirc;me si la CSTM menace d&rsquo;observer une gr&egrave;ve d&rsquo;ici la fin de ce mois de novembre.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour ce qui est de l&rsquo;Administration, le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; a pu observer l&rsquo;immobilisme dans lequel elle s&rsquo;est embourb&eacute;e depuis au moins deux ans. La mise en place du gouvernement qui fait suite &agrave; une longue attente ne semble pas &ecirc;tre suffisante pour faire red&eacute;marrer la machine. Les administrateurs attendent toujours et tout porte &agrave; croire que tant que tous les d&eacute;partements n&rsquo;auront pas renouvel&eacute; leur cabinet, que les directions nationales et g&eacute;n&eacute;rales n&rsquo;auront pas de nouveaux titulaires, le grand nombre des travailleurs tra&icirc;neront toujours les pieds et attendront&hellip;leur tour en &eacute;coutant les communiqu&eacute;s ds conseils de ministes.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La lutte contre la corruption demeure pour le moment un v&oelig;u pieux. Les Maliens ont la nette sensation que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est un vell&eacute;itaire qui agite, tel un &eacute;pouvantail, l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; de poursuites contre les d&eacute;linquants. Or comme il n&rsquo;y a pas eu de r&eacute;sultats tangibles en la mati&egrave;re, l&rsquo;&eacute;pouvantail a tendance &agrave; fatiguer un peu et &agrave; ne plus faire peur. Le Premier ministre se voit ainsi refiler un b&eacute;b&eacute; bien encombrant dans la mesure o&ugrave; les diff&eacute;rents rapports de contr&ocirc;le mettent en cause des proches du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et certains membres du gouvernement pour ne parler que des plus connus. A lui d&rsquo;actionner la machine judiciaire en tenant compte, et ATT y insiste, le principe de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les r&eacute;cents &eacute;v&eacute;nements survenus &agrave; Markala et la tension perceptible dans la zone de l&rsquo;Office du Niger sont des indicateurs assez pr&eacute;cis des d&eacute;fis &agrave; relever. La LOA et le MCA dont une des missions est de rendre &agrave; ces zones leur efficacit&eacute; en terme de s&eacute;curit&eacute; alimentaire, de cr&eacute;ation d&rsquo;emplois et de &laquo;&nbsp;croissance forte d&rsquo;au moins 7%&nbsp;&raquo; devraient mieux interroger les besoins des producteurs. &laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons pas besoin de tracteurs mais de motoculteurs&nbsp;&raquo; ont r&eacute;cemment d&eacute;clar&eacute; les populations de ces zones au ministre de l&rsquo;Agriculture parti pour &eacute;teindre le feu sans &ecirc;tre s&ucirc;r de ne l&rsquo;avoir pas laiss&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tat incandescent sous les cendres. Ce qui pose la probl&eacute;matique de l&rsquo;ad&eacute;quation entre ce dont on dote les paysans et leurs besoins r&eacute;els. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; que s&rsquo;installe une vraie communication entre acteurs. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour ce qui est du renforcement de la presse, le chantier est ouvert. Mais outre la construction d&rsquo;une nouvelle Maison de la presse et les indispensables formations, le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; doit s&rsquo;attaquer imm&eacute;diatement &agrave; deux probl&egrave;mes. Le premier concerne le niveau plus que d&eacute;risoire de l&rsquo;aide &agrave; la presse. De son instauration en 1996 &agrave; aujourd&rsquo;hui, cette aide n&rsquo;a fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune augmentation malgr&eacute; le co&ucirc;t sans cesse &eacute;lev&eacute; de la vie. Il serait int&eacute;ressant, comme cela avait &eacute;t&eacute; sugg&eacute;r&eacute; lors des concertations nationales mais rejet&eacute; par les hommes politiques &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, d&rsquo;indexer l&rsquo;aide &agrave; la presse sur le budget en terme de pourcentage. Ce qui permettrait aux journalistes de b&eacute;n&eacute;ficier des retomb&eacute;es de la croissance &agrave; laquelle ils participent. Le deuxi&egrave;me probl&egrave;me concerne l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration du proc&egrave;s en appel des journalistes qui avaient &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s &agrave; l&rsquo;occasion de la triste affaire de la &laquo;&nbsp;ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo;. Aucun justiciable n&rsquo;est sup&eacute;rieur &agrave; un autre mais la r&eacute;solution rapide de cette affaire grandirait tout le monde. Et permettrait &agrave; nos confr&egrave;res de s&rsquo;extraire de la menace que fait peser sur leur t&ecirc;te, comme une &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s, les condamnations par sursis.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quant aux aspects s&eacute;curitaires, faisons l&rsquo;impasse sur l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qui emp&ecirc;che les Maliens de vaquer &agrave; leurs occupations quotidiennes et qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une traque assez exemplaire des forces de l&rsquo;ordre et de s&eacute;curit&eacute;. L&agrave; o&ugrave; les maliens attendront leur Premier ministre, ce sera certainement par rapport &agrave; la recrudescence de la violence au Nord &agrave; cause de bandits comme Bahanga. Il est vrai que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est lui-m&ecirc;me mont&eacute; au cr&eacute;neau et sa visite en Alg&eacute;rie rentre dans ce cadre. Mais l&rsquo;action de tous les jours revient au gouvernement. Au Nord est venu h&eacute;las se greffer une autre situation autrement complexe &agrave; nos fronti&egrave;res avec la Guin&eacute;e. L&agrave; &eacute;galement, tout comme au Nord, les populations ont absolument besoin de sentir leur gouvernement.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Comme on peut le constater, sans &ecirc;tre exhaustif, le bateau Mali est charg&eacute;. Entre la lettre de cadrage pr&eacute;sidentielle et la feuille de d&eacute;route des Maliens, gageons que le Premier ministre trouvera son chemin. Pour cela, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique lui ouvre une piste qu&rsquo;il ne manquera certainement pas d&rsquo;emprunter&nbsp;: celle du dialogue et de la concertation. Ce sont des pratiques &eacute;prouv&eacute;es sous nos cieux depuis au moins l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie. Mais force est de reconna&icirc;tre que ces derni&egrave;res ann&eacute;es, elles ont perdu leurs vertus. Toutes les crises dont on a parl&eacute; (sans oublier les deux projets de loi sur l&rsquo;abolition de la peine de mort et du nouveau code de la famille) pourraient trouver un bon calmant &agrave; travers le dialogue. Le Premier ministre le sait certainement, lui qui a d&eacute;marr&eacute; hier son second s&eacute;minaire gouvernemental pour mieux pr&eacute;parer l&rsquo;&eacute;quipe gouvernementale aux t&acirc;ches qui l&rsquo;attendent et certainement aussi pour travailler davantage &agrave; la coh&eacute;sion d&rsquo;un gouvernement majoritairement form&eacute; d&rsquo;hommes et de femmes qui sont &agrave; leur premi&egrave;re exp&eacute;rience minist&eacute;rielle pour les uns et &agrave; leur premier &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; emploi pour les autres.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">23 novembre 2007</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<title>Les consommateurs se prononcent  sur l’augmentation du prix du pain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/les-consommateurs-se-prononcent-sur-l%25e2%2580%2599augmentation-du-prix-du-pain-6459.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Amadou </span></strong><st1:personname><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Diallo</span></strong></st1:personname><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">, Enseignant&nbsp;:&nbsp; &laquo;&nbsp;Les Associations de consommateurs ont prouv&eacute; leur incomp&eacute;tence &raquo;&nbsp;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Cette augmentation &eacute;tait pr&eacute;visible apr&egrave;s la diminution du poids du pain. Avant m&ecirc;me cela, les organisations des consommateurs ont eu tout le temps pour poser des actions pouvant &eacute;viter cela. Comme le ridicule ne tue plus dans ce pays, certains sont en train de vouloir faire le m&eacute;decin apr&egrave;s la mort. Cela ne me surprend pas d&rsquo;eux, car ils ont d&rsquo;autres pr&eacute;occupations que de d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts des consommateurs. Ils ont une fois de plus prouv&eacute; leur incomp&eacute;tence.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Moulaye Ch&eacute;rif, Chauffeur&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ils cherchent &agrave; nous affamer&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au rythme o&ugrave; vont les choses, rien n&rsquo;est &agrave; &eacute;carter. Ceux qui d&eacute;tiennent le monopole de la farine au Mali cherchent &agrave; nous affamer avec la complicit&eacute; des autorit&eacute;s. Il faut que nous allions vers la fin du monopole dans tous les domaines, au b&eacute;n&eacute;fice du consommateur.. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Assitan Th&eacute;ra, Comptable&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;L&rsquo;Etat a c&eacute;d&eacute; &agrave; la pression des boulangers&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En l&rsquo;espace de trois mois l&rsquo;Etat vient de c&eacute;der par deux fois &agrave; la pression des boulangers au d&eacute;triment des populations. Ce qui allonge la liste des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; dont les prix ont augment&eacute; sans que les autorit&eacute;s ne bougent le petit doigt. Le prix du lait a encore augment&eacute; au m&ecirc;me moment que le pain. Une fois de plus c&rsquo;est le consommateur qui subit.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Lassana Diarra, Etudiant&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le consommateur a toujours &eacute;t&eacute; l&eacute;gu&eacute; au second plan&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pain occupe une grande place dans l&rsquo;alimentation des populations, il est inimaginable que dans un temps aussi court il subit une diminution de son poids et ensuite une augmentation de son prix. Cela ne se passe que dans un pays o&ugrave; le consommateur a &eacute;t&eacute; l&eacute;gu&eacute; au second plan. Les prix de tous les produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; ont flamb&eacute; et cela semble ne pas pr&eacute;occuper les autorit&eacute;s. Les raisons &eacute;voqu&eacute;es par les boulangers frappent tous les pays, mais allez voir ce qui se passe ailleurs.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ibrahim Tour&eacute;, Agent commercial&nbsp;:&laquo;&nbsp;Aller vers la vulgarisation de la culture de bl&eacute; au Mali&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Je pense que la solution r&eacute;side dans la vulgarisation de la culture de bl&eacute; au Mali. Ce que Dir&eacute; produit par an est incapable d&rsquo;assurer la production de pain pour un mois. La culture de bl&eacute; est tr&egrave;s rentable et pourra nous &eacute;viter de telles surprises.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Harouna Berth&eacute;, M&eacute;canicien&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il faut que le pain recouvre son poids&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En son temps, il &eacute;tait question soit de diminuer le poids du pain, soit d&rsquo;augmenter son prix. La premi&egrave;re option avait &eacute;t&eacute; choisie par le gouvernement. Aujourd&rsquo;hui les prix ont augment&eacute;. Je pense que maintenant le pain doit recouvrer son poids normal, &agrave; moins que ce ne soit une affaire obscure entre l&rsquo;Etat et les boulangers. Dans tout &ccedil;a ce sont les organisations de consommateurs qui ont d&eacute;&ccedil;u. Pendant tout le processus de n&eacute;gociation, ils n&rsquo;ont pas jug&eacute; n&eacute;cessaire de nous informer.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mari&eacute;tou Fofana, informaticienne&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un calvaire<span style="">&nbsp; </span>&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">C&rsquo;est la liste de nos calvaires qui s&rsquo;allonge. Le probl&egrave;me est que, demain m&ecirc;me si le farine est vendue au quart du prix auquel les boulangers l&rsquo;ach&egrave;tent, le prix du pain ne va jamais baisser. C&rsquo;est la r&egrave;gle au Mali, malheureusement. Il faut un Etat fort et une politique ad&eacute;quate en mati&egrave;re de prix. H&eacute;las!</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">23 novembre 2007</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les populations se prononcent sur le projet d’abolition de la peine de mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/les-populations-se-prononcent-sur-le-projet-d%25e2%2580%2599abolition-de-la-peine-de-mort-6458.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Bakary Coulibaly, Juriste&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le droit &agrave; la vie est un droit fondamental de l&rsquo;homme&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Chacun a droit &agrave; la vie, quel que soit l&rsquo;acte qu&rsquo;il a eu &agrave; poser, il y a beaucoup d&rsquo;autres peines qu&rsquo;on peut lui appliquer. Nous devons &eacute;voluer et bannir la peine de mort de nos juridictions. La guillotine est d&rsquo;un autre age, &agrave; pr&eacute;sent il s&rsquo;agit de pr&eacute;server la vie des gens. Il est important de retenir que le droit &agrave; la vie est un droit fondamental de l&rsquo;homme.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mohamed Aguissa Ag Oy&eacute;, infirmier&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Rien ne l&rsquo;obligeait&nbsp;&raquo; <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Contrairement au code de la famille pour lequel les femmes ont men&eacute; un combat acharn&eacute;, rares sont les organisations des droits de l&rsquo;homme qui ont activement milit&eacute; en faveur de l&rsquo;abolition de la peine de mort au Mali. Et &agrave; la grande surprise de tous, ATT annonce son projet d&rsquo;abolition de la peine de mort, &agrave; la veille du 22septembre dernier. Rien ne l&rsquo;obligeait &agrave; prendre un tel engagement. Cela va cr&eacute;er des pol&eacute;miques dont on n&rsquo;a pas besoin. Il s&rsquo;est m&ecirc;l&eacute; de quelque chose qui ne le regarde pas.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Sidi Oumar Keita, Etudiant&nbsp;&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un garde-fou qu&rsquo;ATT veut lever&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il y a pr&egrave;s de deux d&eacute;cennies que la peine de mort n&rsquo;est pas appliqu&eacute;e chez nous au Mali. C&rsquo;est une mesure dissuasive dont je ne vois pas la n&eacute;cessit&eacute; de son abolition. C&rsquo;est un garde-fou que ATT veut lever je ne sais pas pourquoi. Son maintien permet d&rsquo;amenuiser l&rsquo;ardeur des malfaiteurs. En ce moment nous n&rsquo;avons pas besoin de ce d&eacute;bat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Fatoumata DICKO, Sage femme &laquo;&nbsp;ATT doit revenir&nbsp;sur sa d&eacute;cision &raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le Pr&eacute;sident doit revenir sur sa position pour &eacute;viter que &ccedil;a ne d&eacute;g&eacute;n&egrave;re. Au moment opportun, c&rsquo;est d&rsquo;une seule voix que le peuple malien demandera l&rsquo;abolition. En ce moment pr&eacute;cis l&rsquo;opinion n&rsquo;est pas pr&eacute;par&eacute;e &agrave; cela. Il n&rsquo;y a aucun probl&egrave;me &agrave; revenir sur cette d&eacute;cision. Que Dieu adoucisse les c&oelig;urs et les esprits.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elhadj Oumar Ibrahim, Imam &laquo;&nbsp;La violence n&rsquo;est pas la solution &agrave; ce probl&egrave;me&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Toutes les manifestations qui ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;es ont &eacute;t&eacute; r&eacute;primand&eacute;es dans le sang, les femmes et les enfants se sont vu brutalis&eacute;s pour avoir dit non &agrave; l&rsquo;abolition de la peine de mort. Certains d&rsquo;entre eux sont dans un &eacute;tat grave pour avoir exerc&eacute; un droit que garantissent nos lois. Cette r&eacute;pression aveugle et barbare d&rsquo;un autre &acirc;ge n&rsquo;est pas la solution. C&rsquo;est une erreur que de vouloir abolir quelque chose qui n&rsquo;est pas appliqu&eacute; depuis des d&eacute;cennies. Il ne sert &agrave; rien que de vouloir plaire &agrave; l&rsquo;Occident. Au lieu de cela, il faut &oelig;uvrer pour la coh&eacute;sion sociale. Nous restons mobiliser pour que cette abolition ne soit pas.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Dramane Traor&eacute;, Topographe &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un probl&egrave;me tr&egrave;s sensible&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce probl&egrave;me est tr&egrave;s sensible plus qu&rsquo;il ne parait, et risque de cr&eacute;er des troubles &agrave; cause des interpr&eacute;tations qu&rsquo;il pourra susciter. A vrai dire les autorit&eacute;s doivent faire en sorte que ce d&eacute;bat n&rsquo;ait pas lieu maintenant et &eacute;viter des troubles inutiles.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elhadj Daouda Mariko, Marabout &laquo;&nbsp;&OElig;il pour &oelig;il, dent pour dent&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quelqu&rsquo;un qui &ocirc;te la vie n&rsquo;a d&rsquo;autre ch&acirc;timent que la peine de mort. Si nous nous amusons &agrave; abolir cette peine, il risque d&rsquo;avoir des probl&egrave;mes, car les parents du d&eacute;funt seront tent&eacute; de se venger&nbsp;; ainsi de suite et la spirale de vengeance risquera d&rsquo;exterminer certaines familles. Pour &eacute;viter des drames pr&eacute;visibles, il serait important de revenir sur cette d&eacute;cision. Evitons au Mali d&rsquo;&ecirc;tre une jungle o&ugrave; l&rsquo;homme devient une proie pour l&rsquo;homme.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Diakaridia Sanogo, M&eacute;decin &laquo;&nbsp;La peine de mort doit &ecirc;tre ray&eacute;e de la Justice&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Rien ne peut justifier le fait d&rsquo;&ocirc;ter la vie m&ecirc;me &agrave; un malfaiteur. Je f&eacute;licite le chef de l&rsquo;Etat pour cette d&eacute;cision sage qu&rsquo;il a eu &agrave; prendre, ce qui est une avanc&eacute;e pour le Mali en mati&egrave;re de droits humains. Je ne comprends pas le sens de tout le bruit qui se fait autour de cela. D&rsquo;autant plus que la derni&egrave;re peine appliqu&eacute;e date de deux d&eacute;cennies, il n&rsquo;y a aucun probl&egrave;me &agrave; l&rsquo;abolir.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Seydou Diarra, Hydraulicien &laquo;&nbsp; Nous allons vers le r&egrave;gne l&rsquo;impunit&eacute;&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Cette d&eacute;cision du chef de l&rsquo;Etat risque de nous amener vers un Etat o&ugrave; l&rsquo;impunit&eacute; r&egrave;gne, o&ugrave; les gens risquent de se rendre justice. Si la peine de mort est abolie, notre pays risque de devenir une jungle. Que Dieu pr&eacute;serve notre bau pays. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Propos recueillis par Akhimy Ma&iuml;ga</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">23 novembre 2007</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview presque imaginaire &#45; Me Mountaga Tall, député élu de Ségou : “Plus roublard que ATT, tu meurs”</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-me-mountaga-tall-depute-elu-de-segou-%25e2%2580%259cplus-roublard-que-att-tu-meurs%25e2%2580%259d-6457.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Cela fait longtemps qu&rsquo;on ne vous a pas entendu</em>.<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall&nbsp;:</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> Il y a un temps pour parler et un temps pour se taire. J&rsquo;ai choisi une sorte d&rsquo;exil int&eacute;rieur face aux difficult&eacute;s auxquelles je ne m&rsquo;attendais pas.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Int&eacute;rieur ou ext&eacute;rieur, il semble que le mot exil vous est familier.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: C&rsquo;est vrai que comme feu Maribatrou l&rsquo;avait maladroitement rappel&eacute;, chez nous on sait ce que le mot exil veut dire. On le tient de famille, de grand-p&egrave;re &agrave; petit fils. Face aux difficult&eacute;s on ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher d&rsquo;aller au loin. Ce n&rsquo;est pas &agrave; vous que je rappellerai ma peu glorieuse fuite &agrave; Dakar quand &ccedil;a chauffait en 1991. Bon, c&rsquo;est de l&rsquo;histoire ancienne. J&rsquo;ai envie de mettre fin &agrave; la spirale et d&rsquo;affronter mes d&eacute;mons.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Comme probl&egrave;me, vous voulez parler de votre d&eacute;faite &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pour la pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Oh&nbsp;! Vous savez, &ccedil;a ce n&rsquo;&eacute;tait que le coup de gr&acirc;ce. C&rsquo;&eacute;tait la cerise sur le g&acirc;teau. Pourtant j&rsquo;aurais d&ucirc; me m&eacute;fier de ATT et savoir qu&rsquo;il allait me liquider publiquement.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Il vous a pourtant soutenu.</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall&nbsp;:</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> Et comment qu&rsquo;il m&rsquo;a soutenu&nbsp;! C&rsquo;&eacute;tait comme le soutien de la corde au pendu. Imaginez que quand je lui ai annonc&eacute; que je serais candidat s&rsquo;il m&rsquo;adoubait, il m&rsquo;a presque embrass&eacute;. Ce n&rsquo;est que plus tard que j&rsquo;ai compris que c&rsquo;&eacute;tait pour mieux m&rsquo;&eacute;touffer. Il m&rsquo;a m&ecirc;me fil&eacute; un peu d&rsquo;argent. Et puis patatras&nbsp;! Le jour de l&rsquo;&eacute;lection, sachant tr&egrave;s bien que l&rsquo;ORTM serait pr&eacute;sent pour la retransmission en direct, c&rsquo;est certainement lui qui a d&ucirc; demander &agrave; Sidiki d&rsquo;envoyer ses &eacute;l&eacute;ments, il m&rsquo;a l&acirc;ch&eacute;. Ce qui m&rsquo;a fait dire sur le coup qu&rsquo;il m&rsquo;a ex&eacute;cut&eacute; en direct.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Mais vous saviez que vous n&rsquo;&eacute;tiez pas en situation de force pour gagner.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: La situation pour gagner &eacute;tait d&rsquo;avoir ATT avec soi. J&rsquo;&eacute;tais tellement obnubil&eacute; par le perchoir, j&rsquo;avais une ambition tellement forte qu&rsquo;elle a fini par me d&eacute;vorer parce que je n&rsquo;&eacute;tais plus lucide.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Et pourtant il nous est revenu qu&rsquo;en 2002 vous &eacute;tiez le seul au sein du COPPO &agrave; s&rsquo;&ecirc;tre fait tirer les oreilles pour le soutenir.</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Je m&rsquo;&eacute;tais fait copieusement ramass&eacute; par une bande de revanchards qui ne comprenaient rien au cours de l&rsquo;Histoire. IBK voulait en d&eacute;coudre avec l&rsquo;Ad&eacute;ma et Choguel poursuivait son vieux r&ecirc;ve de r&eacute;habiliter l&rsquo;UDPM. Quels na&iuml;fs&nbsp;! Et ATT a compris que pour mieux r&eacute;gner, il fallait nous diviser. Il a cass&eacute; le COPPO en d&eacute;tachant le RPM du groupe&nbsp;; quant &agrave; nous autres, il nous faisait miroiter &agrave; l&rsquo;un et &agrave; l&rsquo;autre que nous &eacute;tions ses fid&egrave;les. A tel point que nous ne nous &eacute;tions pas rendus compte qu&rsquo;il avait entrepris de nous noyauter dans nos partis respectifs. R&eacute;sultats, non seulement on n&rsquo;a pas pu se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle alors que ce n&rsquo;&eacute;tait pas l&rsquo;envie qui nous manquait, mais il a r&eacute;ussi &agrave; nous transformer en parfaits griots. Pour quel r&eacute;sultat&nbsp;? Hein, je vous le demande, pour quel r&eacute;sultat&nbsp;? Il nous d&eacute;capite. Choguel apprend par la t&eacute;l&eacute;vision qu&rsquo;il n&rsquo;est plus ministre et moi il organise ma mort en direct &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. Plus roublard que lui, tu meurs.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Qu&rsquo;allez-vous faire maintenant</em>&nbsp;?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall&nbsp;:</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> Continuer &agrave; faire semblant. Mon avenir politique est certainement compromis mais j&rsquo;hypoth&eacute;querai son dernier mandat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>En quoi faisant&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Lui, il conna&icirc;t les coups d&rsquo;Etat&nbsp;; moi, je suis sp&eacute;cialiste des coups d&rsquo;&eacute;clats et vous allez voir.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>La derni&egrave;re question porte sur votre pr&eacute;sence &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Me Tall</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Vous voulez parler de mon absence. Moi je ne suis pas le genre &agrave; aimer ce que j&rsquo;ai faute d&rsquo;avoir ce que j&rsquo;aime. De mani&egrave;re triviale, je dirais que je ne suis pas le genre &agrave; t&eacute;ter ma grand-m&egrave;re &agrave; d&eacute;faut de ma m&egrave;re. Je voulais le perchoir, je l&rsquo;ai rat&eacute;&nbsp;; donc je n&rsquo;ai plus rien &agrave; faire &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e d&egrave;s lors que je peux voter par procuration.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">23 novembre 2007</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tension à Gao :rnLe gouverneur fait arrêter  à tour de bras</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/tension-a-gao-rnle-gouverneur-fait-arreter-a-tour-de-bras-6203.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style=margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2"><o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p><font size="2">La situation d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qui pr&eacute;vaut dans le Nord a h&eacute;las des r&eacute;percussions souvent inattendues. Depuis que Bahanga et ses hommes ont repris les armes, les anciens combattants du Ganda Koy s&rsquo;agitent beaucoup. Surtout en termes de d&eacute;clarations. Ce qui n&rsquo;est pas sans provoquer quelques inqui&eacute;tudes. Mais, depuis quelques jours, la situation s&rsquo;est nettement d&eacute;grad&eacute;e &agrave; Gao o&ugrave; selon nos informations, le gouverneur aurait autoris&eacute; l&rsquo;arrestation de tous ceux qu&rsquo;ils soup&ccedil;onnent d&rsquo;&ecirc;tre responsables du Ganda Koy. Ces arrestations seraient cons&eacute;cutives aux craintes exprim&eacute;es par un cadre touareg. Celui-ci aurait inform&eacute; le gouverneur de menaces de mort le concernant. Et afin de donner plus de contenance &agrave; ses d&eacute;clarations, il aurait d&eacute;clar&eacute; que les m&ecirc;mes menaces p&egrave;sent sur le gouverneur et sur le procureur. Habituellement tr&egrave;s prompt &agrave; r&eacute;agir, le gouverneur ne s&rsquo;est pas fait prier.</font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">DCAP de Gao<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Un vacataire heureux<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Au moment o&ugrave; les syndicats du secondaire regroup&eacute;s au sein du COSES observaient une gr&egrave;ve de 48 heures pour diff&eacute;rentes revendications dont la relecture des textes emp&ecirc;chant aux contractuels d&rsquo;assumer toute responsabilit&eacute; administrative dans un &eacute;tablissement scolaire, une sorte de &laquo;&nbsp;discrimination positive&nbsp;&raquo; s&rsquo;op&eacute;rait &agrave; Gao au niveau du DCAP. Suite &agrave; une pression partie de Bamako, de la direction nationale de l&rsquo;enseignement de Base, un contractuel se voyait nommer directeur du second cycle de Boya dans le Gab&eacute;ro. Dans le jargon familier, on dirait qu&rsquo;il a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un coup de piston. En effet, selon nos informations, le directeur du second cycle, fonctionnaire de son &eacute;tat, que le DCAP avait nomm&eacute; par note de service n&rsquo;avait pas l&rsquo;heur de plaire au maire de cette petite commune qui s&rsquo;est oppos&eacute; &agrave; sa nomination et qui aurait jur&eacute; de le faire partir de chez lui pour le remplacer. Le hic est que le candidat du maire est un vacataire donc qui tombe sous le coup des interdits des textes en vigueur.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2"> </font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, notre maire qui poss&eacute;derait des relations bien plac&eacute;es au niveau de la direction nationale de l&rsquo;enseignement de base aurait tap&eacute; aux bonnes portes. En un temps record, le vacataire a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; comme directeur. Le COSES qui se bat pour la relecture des textes vient d&rsquo;avoir un argument suppl&eacute;mentaire&nbsp;: la jurisprudence de la commune de Boya.</font></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></strong></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">R&eacute;conciliation &agrave; l&rsquo;Ad&eacute;ma&nbsp;: le d&eacute;bat est ouvert<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">La semaine derni&egrave;re, nous annoncions que lors de la r&eacute;union extraordinaire convoqu&eacute;e par le CE de l&rsquo;Ad&eacute;ma, le pr&eacute;sident du parti Dioncounda Traor&eacute; avait invit&eacute; ses camarades &agrave; la r&eacute;flexion sur certains sujets notamment sur les &eacute;ch&eacute;ances &agrave; venir (les municipales et les g&eacute;n&eacute;rales de 2012), sur la n&eacute;cessaire r&eacute;conciliation si le parti veut conserver ses chances de revenir au pouvoir, sur les sujets qui agitent la soci&eacute;t&eacute; actuellement en l&rsquo;occurrence l&rsquo;abolition de la peine de mort et le nouveau code de la famille. Afin de poursuivre les d&eacute;bats dans un cadre plus discret, il avait &eacute;t&eacute; convenu d&rsquo;organiser un r&eacute;union extraordinaire le week-end dernier &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Olympe. Mais il semble que Dioncounda Traor&eacute; n&rsquo;a pas encore fini de mettre la derni&egrave;re touche au texte qu&rsquo;il souhaite soumettre &agrave; ses camarades comme base du d&eacute;bat. La r&eacute;union devrait vraisemblablement se tenir dans deux semaines. D&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, des contacts sont nou&eacute;s tous azimuts afin de jauger les chances de r&eacute;ussir la r&eacute;conciliation sous tendue semble-t-il par une volont&eacute; politique qui attend de se concr&eacute;tiser.</font></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong><font size="2">Gr&egrave;ve dans le secondaire&nbsp;: Pr&eacute;avis de 72 heures &agrave; partir du 4 d&eacute;cembre</font></strong></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal">&nbsp;</p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Apr&egrave;s sa gr&egrave;ve de 48 heures qui fut une r&eacute;ussite la semaine derni&egrave;re, le COSES est semble-t-il pr&ecirc;t &agrave; remettre le couvert. En effet, afin de maintenir la pression sur les autorit&eacute;s, la coordination des syndicats de l&rsquo;enseignement secondaire aurait d&eacute;pos&eacute; un pr&eacute;avis de gr&egrave;ve de 72 heures pour la premi&egrave;re semaine de d&eacute;cembre. Ce qui pourrait confirmer les menaces du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du COSES qui d&eacute;clarait que si leurs dol&eacute;ances n&rsquo;&eacute;taient pas satisfaites, il prend l&rsquo;engagement qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas de cours cette ann&eacute;e. Parmi leurs revendications, deux points semblent leur tenir &agrave; c&oelig;ur&nbsp;: la relecture des textes interdisant aux vacataires d&rsquo;assumer des responsabilit&eacute;s administratives malgr&eacute; le fait qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent 80% des enseignants et les primes de logement.</font></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p></o:p></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Fermeture de l&rsquo;a&eacute;roport&nbsp;: <o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Des compagnies sur le pied de guerre<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">La fermeture de l&rsquo;a&eacute;roport S&eacute;nou une semaine durant pour cause de travaux a fait beaucoup de malheureux. Notamment des voyageurs et des compagnies a&eacute;riennes. Ces derni&egrave;res, selon nos informations, n&rsquo;auraient pas encore dig&eacute;r&eacute; cette affaire et seraient en train de faire leurs comptes. Avec pour objectif d&rsquo;ester en justice contre le ministre de l&rsquo;Equipement et des Transports d&eacute;partement de tutelle de l&rsquo;a&eacute;roport. Au niveau du minist&egrave;re, on hausserait les &eacute;paules en d&eacute;clarant que la s&eacute;curit&eacute; n&rsquo;a pas de prix. On attend de voir la t&ecirc;te qu&rsquo;ils feront quand on leur pr&eacute;sentera la facture. Alors, il est certain qu&rsquo;ils se rendront compte qu&rsquo;en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; rien ne vaut la pr&eacute;voyance.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Hausse du prix du pain&nbsp;:<o:p></o:p></font></strong></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2"><span style="">&nbsp;</span>La hantise de Madame la ministre<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;aurais pas souhait&eacute; commencer ma mission avec des n&eacute;gociations sur la hausse du prix pain&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est par ces propos que la super ministre de l&rsquo;Economie, de l&rsquo;Industrie et du Commerce aurait accueilli ceux qui &eacute;taient charg&eacute;s de la rencontrer et n&eacute;gocier afin d&rsquo;&eacute;viter la hausse du prix du pain. Alors qu&rsquo;ils avaient acc&eacute;d&eacute; &agrave; sa sollicitation de la laisser partir faire ses bagages et rentrer d&eacute;finitivement, les n&eacute;gociateurs se sont vite rendus compte que leur interlocutrice n&rsquo;avait aucune solution &agrave; leur proposer hormis des consid&eacute;rations sur la macro&eacute;conomie que n&rsquo;importe quel agent de <st1:personname productid="la Banque" w:st="on">la Banque</st1:personname> mondiale peut d&eacute;biter sans coup f&eacute;rir. Finalement ce qui devait arriver arriva&nbsp;: le pain co&ucirc;te d&eacute;sormais 300 francs cfa.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Il faut rappeler que le pr&eacute;c&eacute;dent gouvernement avait trouv&eacute; une astuce pour retarder l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance&nbsp;: diminuer le poids du pain et bloquer le prix.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></strong></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Renouvellement des cabinets minist&eacute;riels&nbsp;: la psychose<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Le communiqu&eacute; du traditionnel conseil des ministres du mercredi est revenu &agrave; la mode. Tout le monde suit attentivement surtout la partie &laquo;&nbsp;nominations individuelles&nbsp;&raquo;. Beaucoup de cadres esp&egrave;rent&nbsp;en cette &egrave;re de renouvellement des membres des cabinets minist&eacute;riels : il y a ceux qui sont d&eacute;j&agrave; dans la place et qui comptent bien y rester mais qui sont tout de m&ecirc;me hant&eacute;s par les mauvaises surprises&nbsp;; il y a ceux qui esp&egrave;rent. Mais c&rsquo;est surtout sur les membres des cabinets que p&egrave;seraient une sorte d&rsquo;&eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s. Surtout que selon nos informations, certains ministres auraient d&eacute;cid&eacute; de suivre un bien malheureux exemple&nbsp;qui consiste &agrave; ne pas avertir les &laquo;&nbsp;victimes&nbsp;&raquo;. Certains conseillers et charg&eacute;s de mission en ont d&eacute;j&agrave; fait les frais en apprenant par la t&eacute;l&eacute;vision leur limogeage. D&rsquo;autres sont dans la psychose d&rsquo;une telle exp&eacute;rience.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Office du Niger&nbsp;: des v&eacute;hicules brad&eacute;s<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Selon le rapport provisoire du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, <st1:personname productid="la Direction" w:st="on">la Direction</st1:personname> g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger a une bien curieuse fa&ccedil;on de r&eacute;former ses v&eacute;hicules. Outre le fait que le V&eacute;rificateur d&eacute;plore l&rsquo;absence d&rsquo;appel d&rsquo;offre et de toute expertise pour &eacute;valuer la valeur des v&eacute;hicules, un fait plut&ocirc;t curieux a retenu son attention. Il s&rsquo;agit du fait que des v&eacute;hicules r&eacute;form&eacute;s &agrave; prix tr&egrave;s bas fassent l&rsquo;objet de r&eacute;parations pr&eacute;alable. &laquo;&nbsp;Par exemple, la voiture 7985 AT a fait l&rsquo;objet d&rsquo;entretien en 2004 &agrave; hauteur de <st1:metricconverter productid="3.020.366 F" w:st="on">3.020.366 F</st1:metricconverter> CFA, avant d&rsquo;&ecirc;tre c&eacute;d&eacute;e en mars 2005 &agrave; <st1:metricconverter productid="1.132.000 F" w:st="on">1.132.000 F</st1:metricconverter> CFA&nbsp;&raquo;. Si ce n&rsquo;est pas de la braderie. C&rsquo;est qui s&rsquo;appelle &laquo;&nbsp;want&eacute;r&eacute;&nbsp;&raquo; !</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Interconnexion Mali-C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire&nbsp;: 64 milliards <o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">La semaine derni&egrave;re, le ministre des Mines, de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau, Hamed Sow, a effectu&eacute; une mission en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire dans le cadre du dossier de l&rsquo;interconnexion &eacute;lectrique entre <st1:personname productid="la C&ocirc;te" w:st="on">la C&ocirc;te</st1:personname> d&rsquo;Ivoire et notre pays. Malgr&eacute; quelques difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; la complexit&eacute; du montage financier du dossier, le ministre et son homologue ivoirien ont pu boucler le financement de 64 milliards que n&eacute;cessitera la r&eacute;alisation de l&rsquo;interconnexion. Le dernier verrou vient donc de sauter et il est probable que Laurent Gbagbo et ATT proc&egrave;dent d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;ann&eacute;e au lancement des travaux de construction. La fin des travaux devrait intervenir d&rsquo;ici 2010, ce qui permettra &agrave; notre pays de satisfaire une bonne partie de sa demande en &eacute;nergie &eacute;lectrique.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Exploitation de l&rsquo;or&nbsp;: les d&eacute;put&eacute;s s&rsquo;y m&ecirc;lent<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Les conditions de l&rsquo;exploitation de l&rsquo;or dans notre pays sont au centre de tous les d&eacute;bats depuis un certain temps. Mais cela a pris de l&rsquo;ampleur suite aux r&eacute;centes &eacute;tudes commandit&eacute;es par l&rsquo;AMDH et <st1:personname productid="la FIDH" w:st="on">la FIDH</st1:personname> et &agrave; un livre qui &eacute;voque les conditions d&eacute;sastreuses des populations riveraines de mines. Il semble que cela a suffi pour que les d&eacute;put&eacute;s s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la question. Afin de mieux comprendre les contours de la question, des sp&eacute;cialistes sont auditionn&eacute;s au niveau de la commission comp&eacute;tente pour &eacute;clairer la lanterne des &eacute;lus. Le lobby international contre l&rsquo;exploitation dans des conditions ind&eacute;centes est &eacute;galement int&eacute;ress&eacute;. C&rsquo;est ainsi que Oxfam Grande-Bretagne a &eacute;t&eacute; invit&eacute; &agrave; apporter des &eacute;l&eacute;ments pour &eacute;tayer ses craintes et ses affirmations. Une d&eacute;l&eacute;gation de son antenne bas&eacute;e au S&eacute;n&eacute;gal est dans nos murs afin d&rsquo;honorer l&rsquo;invitation des d&eacute;put&eacute;s.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
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<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">Diango Sissoko &agrave; <st1:personname productid="la Pr&eacute;sidence" w:st="on">la Pr&eacute;sidence</st1:personname><o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><strong style=""><font size="2">retour au <span style="">&nbsp;</span>&laquo;&nbsp;bercail&nbsp;&raquo; <span style="">&nbsp;</span>16 ans apr&egrave;s<o:p></o:p></font></strong></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Apr&egrave;s cinq ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; <st1:personname productid="la Primature" w:st="on">la Primature</st1:personname> comme directeur de cabinet avec rang de ministre, Django Sissoko remonte &agrave; Koulouba pour occuper des fonctions qu&rsquo;il conna&icirc;t&nbsp;: celles de secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de <st1:personname productid="la Pr&eacute;sidence. Malgr&eacute;" w:st="on">la Pr&eacute;sidence. Malgr&eacute;</st1:personname> un &acirc;ge plut&ocirc;t avanc&eacute;, l&rsquo;homme est connu pour sa comp&eacute;tence, sa technicit&eacute; et son ardeur au travail.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="2">Hormis le nouvel immeuble, Django ne devrait pas &ecirc;tre d&eacute;pays&eacute; parce qu&rsquo;il est le dernier secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de Moussa Traor&eacute;. C&rsquo;est avec les &eacute;v&eacute;nements de Mars 1991 que ses pr&eacute;c&eacute;dentes fonctions avaient pris fin.</font></p>
<p>rn
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview presque imaginairernOumar Hammadoun Dicko : rn“Mon père s’est retourné dans sa tombe”</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginairernoumar-hammadoun-dicko-rn%25e2%2580%259cmon-pere-s%25e2%2580%2599est-retourne-dans-sa-tombe%25e2%2580%259d-6202.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399"><font size="2">L&rsquo;ancien ministre des Maliens de l&rsquo;ext&eacute;rieur et de l&rsquo;Int&eacute;gration africaine a longtemps h&eacute;sit&eacute; avant d&rsquo;accepter de nous recevoir. Rendez-vous est pris chez lui &agrave; 9h. Etant lui m&ecirc;me &laquo;&nbsp;Malien de l&rsquo;ext&eacute;rieur&nbsp;&raquo;, aux dires du pr&eacute;sident ATT, l&rsquo;homme est un l&egrave;ve-t&ocirc;t. Oumar Hammadoun Dicko, puisque c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit, nous accueille par des accolades et avec un large sourire. Habill&eacute; d&rsquo;un bout l&eacute;ger, il nous installe sous un vaste hangar meubl&eacute; avec go&ucirc;t d&rsquo;un tr&egrave;s joli tapis et de poufs marocains. Affable et jovial, il nous propose de partage du lait de vache frais qu&rsquo;il assure avoir trait de ses propres mains.</font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">Vous semblez en pleine forme<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar</strong>&nbsp;: Apparence mes chers amis. M&eacute;fiez vous des apparences. Ext&eacute;rieurement je n&rsquo;ai rien perdu, ni en poids ni en charme, mais int&eacute;rieurement, je suis rong&eacute;. Et je crains de d&eacute;velopper un ulc&egrave;re.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">C&rsquo;est si grave que &ccedil;a&nbsp;?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar&nbsp;:</strong> Ecoutez mes chers amis, je ne suis plus tenu par rien du tout, surtout pas par la langue de bois. Donc je vous dirais les choses telles que je les ressens. Jusqu&rsquo;&agrave; la veille du remaniement, j&rsquo;avais l&rsquo;assurance que je resterai dans le gouvernement et j&rsquo;esp&eacute;rai h&eacute;riter d&rsquo;un d&eacute;partement plus prestigieux pour montrer la pleine mesure de ma fid&eacute;lit&eacute; et de mes talents louangeurs. J&rsquo;en &eacute;tais tellement s&ucirc;r que j&rsquo;avais pr&eacute;vu d&rsquo;organiser une vraie bombance. Et patatras. Tout tombe &agrave; l&rsquo;eau. Imaginez un seul instant la sc&egrave;ne. Moi, assis ici m&ecirc;me avec ma famille (il baisse la t&ecirc;te, la secoue un peu &agrave; gauche et &agrave; droite puis rit).</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">Effectivement cela a d&ucirc; &ecirc;tre terrible</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar&nbsp;:</strong> Euph&eacute;misme. C&rsquo;est un euph&eacute;misme que de dire que cela a d&ucirc; &ecirc;tre terrible. Sur le coup, je n&rsquo;ai pas r&eacute;alis&eacute;, je me disais que j&rsquo;allais me r&eacute;veiller, forc&eacute;ment. Et puis apr&egrave;s je me suis demand&eacute; ce que j&rsquo;ai pu faire au pr&eacute;sident pour m&eacute;riter pareille affliction. Dans le gouvernement sortant, qui mieux que moi &agrave; su vendre le nom du Mali&nbsp;?</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">Vous &ecirc;tes encore sous le coup de l&rsquo;&eacute;motion</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar&nbsp;:</strong> Quelle &eacute;motion&nbsp;? Vous pouvez me croire, je suis parfaitement lucide. Je le r&eacute;p&egrave;te, personne mieux que moi n&rsquo;a aussi mieux vendu le nom du pays. On canarde un candidat &agrave; l&rsquo;immigration au Maroc, c&rsquo;est un Malien&nbsp;; on expulse un immigr&eacute; clandestin, c&rsquo;est un Malien&nbsp;; on bastonne un immigr&eacute; qui refuse d&rsquo;embarquer, c&rsquo;est un Malien&nbsp;; des immigr&eacute;s crament dans un h&ocirc;tel mal fam&eacute;, ce sont des Maliens&nbsp;; on en rep&ecirc;che des corps dans <st1:personname w:st="on" productid="la M&eacute;diterran&eacute;e">la M&eacute;diterran&eacute;e</st1:personname>, ce son des Maliens. On ne parle que du Mali.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Au moment de la campagne, je me suis fait le griot le plus virevoltant du pr&eacute;sident &eacute;num&eacute;rant mieux que n&rsquo;importe qui ce qu&rsquo;il a r&eacute;alis&eacute; et lui attribuant m&ecirc;me ce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas r&eacute;alis&eacute;. Et voil&agrave; comment il me paye en retour. Pire que tout cela, il me fait remplacer par un ministre de l&rsquo;USRDA.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">Quel mal y&rsquo;a-t-il &agrave; cela&nbsp;?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar</strong>&nbsp;: Quel mal y&rsquo;a-t-il &agrave; cela&nbsp;? Mais vous d&eacute;connez ou quoi&nbsp;? Ces gens-l&agrave; sont nos ennemis h&eacute;r&eacute;ditaires&nbsp;; c&rsquo;est de p&egrave;re en fils que le match se joue entre nous. Vous n&rsquo;ignorez pas que ce sont eux qui ont trucid&eacute; mon pater familias. Et sans exag&eacute;rer, je puis affirmer que mon p&egrave;re a d&ucirc; se retourner dans sa tombe, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me qu&rsquo;il a perdu son repos.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">Nous on pensait qu&rsquo;avec le consensus, la page &eacute;tait tourn&eacute;e.<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar&nbsp;:</strong> Le pr&eacute;sident sait que la page n&rsquo;est pas tourn&eacute;e c&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il a pris soin de ne jamais nous prendre en m&ecirc;me temps dans le m&ecirc;me gouvernement. Dieu seul sait ce qui se serait pass&eacute; en conseil des ministres.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="La Nouvelle R&eacute;publique"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La Nouvelle R&eacute;publique</strong></st1:personname><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">Vous &ecirc;tes perdu pour ATT mais votre parti pourra compter sur vous &agrave; temps plein.</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal">Oumar</strong>&nbsp;: A temps plein, &ccedil;a c&rsquo;est s&ucirc;r. Mais les mains vides et presque totalement d&eacute;sarm&eacute;.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bahanga et les otages : rnL’Algérie prête à lui verser 1 milliards ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bahanga-et-les-otages-rnl%25e2%2580%2599algerie-prete-a-lui-verser-1-milliards-6201.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399">Le douloureux dossier des otages d&eacute;tenus par Ibrahim Ag Bahanga serait-il en train d&rsquo;&eacute;voluer vers un d&eacute;nouement heureux&nbsp;? Tout porte &agrave; le croire m&ecirc;me si les p&eacute;rip&eacute;ties pr&eacute;c&eacute;dentes devraient inciter &agrave; plus de prudence. Bahanga qui consid&egrave;re les otages comme ses prisonniers de guerre n&rsquo;a jamais vraiment cach&eacute; son intention de les utiliser comme monnaie d&rsquo;&eacute;change. Son protecteur alg&eacute;rien qui tient tout autant que le Mali aux otages pour ne pas perdre la main et peut-&ecirc;tre la face serait pr&ecirc;t &agrave; lui verser une importante somme d&rsquo;argent qui tourne autour de 900 millions selon certaines sources et 1 milliard selon d&rsquo;autres.</span></em></strong> </font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Pour ne pas donner l&rsquo;impression de c&eacute;der au chantage de Bahanga, les Alg&eacute;riens auraient imagin&eacute; un habillage afin que la transaction ne choque personne. En effet, suite &agrave; une rencontre qui se serait d&eacute;roul&eacute;e dans la premi&egrave;re semaine de novembre entre les Alg&eacute;riens, Bahanga et Iyad, il aurait &eacute;t&eacute; convenu de proc&eacute;der &agrave; la lib&eacute;ration des otages. Mais pour ne pas frustrer Bahanga et m&ecirc;me lui donner partiellement raison concernant son m&eacute;contentement cons&eacute;cutif aux lenteurs dans l&rsquo;application des accords d&rsquo;Alger, ses protecteurs alg&eacute;riens seraient pr&ecirc;ts &agrave; lui verser un montant compris entre 900 millions et 1 milliards pour garder ses troupes et les entretenir. A la seule condition que Bahanga s&rsquo;engage &agrave; cesser ses attaques contre l&rsquo;arm&eacute;e malienne et &agrave; mettre fin &agrave; ses activit&eacute;s illicites. Ce qu&rsquo;il aurait accept&eacute; en plus du cantonnement de ses hommes sur un site qui reste &agrave; d&eacute;terminer jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;application des accords d&rsquo;Alger. Ou disons jusqu&rsquo;&agrave; ce que Bahanga soit satisfait de la mise en &oelig;uvre des accords d&rsquo;Alger. Avant la mission de Iyad, il y a eu beaucoup de tentatives infructueuses de prendre langue avec Bahanga et d&rsquo;obtenir la lib&eacute;ration des otages. L&rsquo;ancien porte-parole de l&rsquo;Alliance du 23 Mai pour le Changement et <st1:personname w:st="on" productid="la D&eacute;mocratie">la D&eacute;mocratie</st1:personname>, Hamada Ag Bibi, s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;cemment rendu en Alg&eacute;rie mais pour ne rencontrer que les seconds couteaux de Bahanga. C&rsquo;est donc bredouille qu&rsquo;il avait regagn&eacute; Kidal.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Si cela devait se d&eacute;rouler comme nos informations l&rsquo;attestent, ce serait une moins mauvaise solution pour toutes les parties engag&eacute;es dans cette sale affaire. Pour notre pays, ce serait la preuve que la fermet&eacute; a du bon. En effet, face aux derni&egrave;res exigences de Bahanga qui souhaitait l&rsquo;all&egrave;gement du dispositif militaire dans le Nord, le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&eacute;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> a r&eacute;serv&eacute; une fin de non recevoir. Mieux, il a demand&eacute; au commandement militaire de ne pas baisser la garde et de continuer &agrave; occuper le terrain pour enlever &agrave; Bahanga et &agrave; ses hommes toute envie de se consid&eacute;rer comme les ma&icirc;tres de la zone. En plus, la pr&eacute;occupation essentielle qui consiste &agrave; r&eacute;tablir la paix et &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer les otages sans tirer le moindre coup de feu serait largement atteinte. Et sur le plan du moral des troupes et de la discipline interne, ce d&eacute;nouement permettrait &agrave; la hi&eacute;rarchie militaire de limiter la casse parce qu&rsquo;il ne passe pas un jour sans qu&rsquo;on ne signale &laquo;&nbsp;l&rsquo;absence&nbsp;&raquo; (on n&rsquo;&eacute;vite soigneusement de parler de d&eacute;sertion) d&rsquo;officiers int&eacute;gr&eacute;s pour des raisons diverses. Sans oublier l&rsquo;&eacute;pineux aspect financier de cette affaire sur le budget de l&rsquo;Etat. Depuis que l&rsquo;op&eacute;ration &laquo;&nbsp;Djiguitougou&nbsp;&raquo; a commenc&eacute; (c&rsquo;est le nom de code qu&rsquo;on aurait donn&eacute; au d&eacute;ploiement de l&rsquo;arm&eacute;e dans le Nord suite &agrave; la reprise de l&rsquo;&eacute;tat de bellig&eacute;rance), ce sont des millions de francs CFA qui sont affect&eacute;s par jour &agrave; l&rsquo;entretien des troupes sur le terrain. Cette op&eacute;ration &laquo;&nbsp;Djiguitougou&nbsp;&raquo; est dirig&eacute;e sur le terrain par le Chef d&rsquo;Etat major de l&rsquo;Arm&eacute;e de Terre, le colonel Gabriel Poudiougou en personne qui se trouve actuellement &agrave; Kidal. Pour les otages que Bahanga consid&egrave;re comme ses prisonniers, ce serait la fin d&rsquo;un calvaire qui dure depuis maintenant plus de trois mois. Et ce serait un ouf de soulagement pour les familles qui pourraient retrouver leurs fils dont ils ont perdu toutes nouvelles depuis leur capture. Enfin, la cons&eacute;quence logique de la cessation de la guerre serait le d&eacute;minage qui devrait &ecirc;tre favoris&eacute; par la collaboration de celui qui a pos&eacute; les mines antipersonnels.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Pour les Alg&eacute;riens, ce serait la fin d&rsquo;une interminable course derri&egrave;re la paix avec la sensation d&rsquo;avoir accompli leur r&ocirc;le et d&rsquo;avoir renforcer leur poids dans toutes les affaires qui concernent le Nord de notre pays. Mais, la v&eacute;ritable satisfaction pour les Alg&eacute;riens se trouverait<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ailleurs.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">&nbsp;En effet, ils n&rsquo;auraient pas une absolue confiance en Bahanga qu&rsquo;ils soup&ccedil;onnaient m&ecirc;me, selon nos informations d&rsquo;avoir voulu traiter avec &laquo;&nbsp;l&rsquo;ennemi&nbsp;&raquo; libyen. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il aurait entrepris un flirt avec les autorit&eacute;s de Tripoli dans la perspective de les remettre en selle dans le traitement du dossier et surtout de leur fourguer les otages &agrave; un prix d&rsquo;ami. Ce qui aurait &eacute;t&eacute; plus qu&rsquo;un camouflet pour les Alg&eacute;riens qui ne supportent pas de voir quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre s&rsquo;impliquer dans la gestion de ce dossier. Point n&rsquo;est besoin de rappeler que c&rsquo;est la bataille diplomatique entre Libyens et Alg&eacute;riens, sur notre sol, qui nous vaut aujourd&rsquo;hui d&rsquo;&ecirc;tre dans le p&eacute;trin. En effet, la goutte d&rsquo;eau qui a fait d&eacute;border le vase est sans doute l&rsquo;ouverture du Consulat libyen &agrave; Kidal qui a &eacute;t&eacute; par la suite ferm&eacute; pour contenir l&rsquo;ire du voisin alg&eacute;rien. Mais, Bahanga aurait vu la confiance alg&eacute;rienne plac&eacute;e en lui s&rsquo;&eacute;roder pour une autre raison, d&rsquo;enjeu interne celle-l&agrave; pour les Alg&eacute;riens. Ceux-ci le soup&ccedil;onnaient d&rsquo;avoir &eacute;chapp&eacute; &agrave; leur contr&ocirc;le et d&rsquo;avoir pris contact avec les Salafistes. Ce qui lui aurait valu entre autres raisons sa mise en r&eacute;sidence surveill&eacute;e.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">En attendant confirmation de la prochaine lib&eacute;ration des otages probablement sur le sol alg&eacute;rien (ce serait une autre des conditions pos&eacute;es par l&rsquo;Alg&eacute;rie), il faut rappeler que la reprise des hostilit&eacute;s date de la fin du mois de juillet par l&rsquo;attaque suivie de prise d&rsquo;otage d&rsquo;une mission de lutte contre les criquets dans la zone de M&eacute;naka. Deux jours apr&egrave;s, c&rsquo;est un convoi de ravitaillement militaire qui a &eacute;t&eacute; pris pour cible entre Tinzaouat&egrave;ne et Kidal avec des pertes en vies humaines. La stup&eacute;faction engendr&eacute;e par ces attaques devait se transformer en indignation quand les autorit&eacute;s ont appris que Bahanga et ses hommes avaient pos&eacute; des mines pour r&eacute;duire le d&eacute;placement des troupes dans la zone. Ces mines ont d&eacute;j&agrave; caus&eacute; la mort de plusieurs civils et la mutilation de plusieurs innocents.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial :rnLa jurisprudence Hamed Sow</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le fait est suffisamment rare pour qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde&nbsp;: un ministre de la R&eacute;publique, mis en cause dans ses pr&eacute;c&eacute;dentes fonctions au niveau du CDE, qui voit la mobilisation du ban et de l&rsquo;arri&egrave;re-ban gouvernemental pour le &laquo;&nbsp;sauver &raquo;. Le fait est rare parce que le bonhomme n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; accus&eacute; dans ses fonctions gouvernementales&nbsp;; le fait est rare parce que certains de ses coll&egrave;gues ministres n&rsquo;ont pas eu le m&ecirc;me &eacute;gard pour ne pas dire qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de la m&ecirc;me solidarit&eacute; alors m&ecirc;me qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; &eacute;pingl&eacute;s dans le cadre de leurs fonctions gouvernementales. &laquo;&nbsp;Sauver&nbsp;&raquo; le ministre Hamed Sow tel semble &ecirc;tre l&rsquo;objectif de la conf&eacute;rence de presse convoqu&eacute;e par la ministre Porte-parole du Gouvernement, Mme Diabat&eacute; Fatoumata Guindo, avec comme animateur principal celui qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une enqu&ecirc;te de la part de son ancien employeur.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">On peut admirer le courage physique de l&rsquo;homme. Beaucoup avant lui, y compris dans le gouvernement, pr&eacute;f&egrave;rent se taire convaincus que &laquo;&nbsp;le chien aboie mais la caravane passe&nbsp;&raquo;. Lui, il a choisi de prendre le taureau par les cornes en allant dans l&rsquo;antre des journalistes que certains assimilent &agrave; de vulgaires terroristes. Il a pu livrer sa version de l&rsquo;affaire et s&rsquo;en est all&eacute; avec la sensation du devoir accompli. A-t-il la conscience tranquille&nbsp;? Il l&rsquo;a d&eacute;clar&eacute; mais c&rsquo;est la suite de l&rsquo;affaire avec les conclusions de l&rsquo;enqu&ecirc;te qui le blanchira ou l&rsquo;accablera d&eacute;finitivement. Parce que c&rsquo;est bien &agrave; ce niveau que se situe le n&oelig;ud de l&rsquo;affaire Hamed Sow.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Pour beaucoup de journalistes pr&eacute;sents le vendredi dernier &agrave; la Maison de la Presse, dans cette affaire, c&rsquo;est la parole de Hamed Sow contre les &laquo;&nbsp;d&eacute;nonciations&nbsp;&raquo; de ceux qui sont &agrave; la base de ce qu&rsquo;il qualifie de cabale contre sa personne avec en prime cette sinc&eacute;rit&eacute; propre &agrave; ceux qui jouent les vierges effarouch&eacute;es. Pour notre part, nous pensons que l&rsquo;homme qui ne fait l&rsquo;objet que d&rsquo;une enqu&ecirc;te administrative doit pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier de la pr&eacute;somption </font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">d&rsquo;innocence jusqu&rsquo;&agrave; la preuve du contraire, ce, malgr&eacute; la complexit&eacute; d&rsquo;une affaire qui <o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">ressemble &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; un plat de t&ocirc;.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&agrave; o&ugrave; l&rsquo;affaire nous int&eacute;resse c&rsquo;est dans son caract&egrave;re de jurisprudence. Pour la premi&egrave;re fois, nous avons vu le gouvernement se d&eacute;ployer pour porter assistance<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>&agrave; ministre en d&eacute;licatesse. Jusqu&rsquo;&agrave; la preuve du contraire, le gouvernement ne conna&icirc;t pas le fond du dossier puisque les enqu&ecirc;tes n&rsquo;ont m&ecirc;me pas commenc&eacute;. Il aurait fallu juste demander &agrave; Hamed Sow d&rsquo;apporter, en tant que lui, les &eacute;clairages sur un dossier ant&eacute;rieur &agrave; sa nomination. Ce qui aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; une premi&egrave;re. L&rsquo;opinion qui n&rsquo;a certainement pas oubli&eacute; les ministres qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;pingl&eacute;s dans leur gestion gouvernementale et m&ecirc;me ceux qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;clabouss&eacute;s dans des affaires priv&eacute;es seraient en droit d&rsquo;attendre que le gouvernement aille jusqu&rsquo;au bout de sa logique. C&rsquo;est en cela que la jurisprudence Hamed Sow pourrait &ecirc;tre b&eacute;n&eacute;fique pour tout le monde.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les malheurs de Seydou Traoré :rnViré par ATT, volé par son gardien</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-malheurs-de-seydou-traore-rnvire-par-att-vole-par-son-gardien-5986.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Les malheurs de Seydou&nbsp;Traor&eacute; :<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Vir&eacute; par ATT, vol&eacute; par son gardien<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Il doit &ecirc;tre &eacute;crit que rien ne sera &eacute;pargn&eacute; &agrave; Seydou Traor&eacute;. Vir&eacute; du gouvernement par le pr&eacute;sident ATT alors m&ecirc;me qu&rsquo;il ne s&rsquo;y attendait pas du tout, l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Agriculture n&rsquo;aura pas eu le temps de cuver sa d&eacute;ception qu&rsquo;un autre malheur frappe &agrave; sa porte. Surtout la porte de sa maison de S&eacute;gou. En effet, la semaine derni&egrave;re, l&rsquo;ancien ministre s&rsquo;est rendu compte que sa maison de S&eacute;gou a &eacute;t&eacute; proprement vid&eacute;e de son contenu. Le gardien sur qui ont port&eacute; les soup&ccedil;ons a &eacute;t&eacute; conduit au commissariat. Seydou Traor&eacute; a semble-t-il signal&eacute; la disparition de t&eacute;l&eacute;viseurs, de mini cha&icirc;nes hi-fi, de meubles, de valises d&rsquo;habits et de diff&eacute;rents objets de valeur. Le tout pour une valeur estim&eacute;e d&rsquo;environ 13 millions de francs CFA. Le gardien qui a semble-t-il reconnu les faits a conduit les &eacute;l&eacute;ments de la police chez ceux qu&rsquo;on pourrait qualifier de receleurs. Mais dans les milieux s&eacute;goviens, il se dit que le ministre a perdu plus que ce qu&rsquo;il a d&eacute;clar&eacute;. En effet, certains croient savoir que le gardien ne se serait pas seulement servi qu&rsquo;en nature et qu&rsquo;il aurait certainement d&ucirc; avoir quelques liquidit&eacute;s. Mais, ce genre de perte serait difficile &agrave; d&eacute;clarer. Ce qui arrive &agrave; l&rsquo;ancien ministre n&rsquo;est pas sans rappeler le fameux dicton qui dit qu&rsquo;un malheur n&rsquo;arrive jamais seul.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;Ad&eacute;ma reporte son congr&egrave;s&nbsp;: Mars ou Avril&hellip;<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">La semaine derni&egrave;re, le Comit&eacute; ex&eacute;cutif de l&rsquo;Ad&eacute;ma a tenu une r&eacute;union que d&rsquo;aucuns ont qualifi&eacute;e d&rsquo;extraordinaire. Diff&eacute;rents sujets &eacute;taient &agrave; l&rsquo;ordre du jour&nbsp;: le congr&egrave;s, les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales, les sujets br&ucirc;lants comme l&rsquo;abolition de la peine de mort et le code de la famille. Tous ces sujets ont &eacute;t&eacute; introduits par le pr&eacute;sident du parti, Dioncounda Traor&eacute;.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Sur le premier point, il semble que les responsables du parti sont tous d&rsquo;accord qu&rsquo;il sera impossible de le tenir au mois de janvier prochain. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de le reporter soit au mois de mars, ou avril ou m&ecirc;me en mai pour coincider avec l&rsquo;anniversaire du parti. Il faut rappeler que le congr&egrave;s &eacute;tait initialement pr&eacute;vu avant les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales avant d&rsquo;&ecirc;tre report&eacute;es au mois de septembre histoire disait-on dans la Ruche de pouvoir faire le bilan des consultations &eacute;lectorales. Apr&egrave;s il<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>avait &eacute;t&eacute; programm&eacute; pour le mois de janvier. Depuis la semaine derni&egrave;re, on sait que ce ne sera plus possible pour cette date.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><strong>&hellip;&eacute;voque sa victoire future&hellip;<o:p></o:p></strong></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Par contre les Abeilles ont semble-t-il un moral d&rsquo;acier et sont d&rsquo;un optimisme &agrave; toute &eacute;preuve. Malgr&eacute; les coups de b&acirc;ton re&ccedil;us &ccedil;&agrave; et l&agrave; &agrave; l&rsquo;occasion des &eacute;lections l&eacute;gislatives et des pertes retentissantes, les responsables de l&rsquo;Ad&eacute;ma, Dioncounda en t&ecirc;te, demeurent convaincus que le retour du parti au pouvoir reste possible pour 2012. Mais pour Dioncounda, cela ne sera possible que si le parti compte d&rsquo;abord sur ses propres forces. Et dans son entendement, la mission &agrave; lui confi&eacute;e par le dernier congr&egrave;s de janvier 2004 reste toujours d&rsquo;actualit&eacute; c&rsquo;est-&agrave;-dire r&eacute;ussir la recomposition de la famille Ad&eacute;ma originelle en ramenant le Miria, le RPM, l&rsquo;URD et les exclus. Mais pour lui, l&rsquo;actuelle direction du parti devrait &ecirc;tre mieux &eacute;toff&eacute;e autour de personnes consensuelles, ce d&rsquo;autant plus que lui ne pourrait plus &ecirc;tre disponible comme par le pass&eacute; avec ses nouvelles fonctions de pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Sur ces questions, Dioncounda aurait demand&eacute; &agrave; ce que tous approfondissent la r&eacute;flexion avant les &eacute;ch&eacute;ances dont les plus proches sont celles de 2009 avec les &eacute;lections municipales.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><strong>&hellip;et r&eacute;fl&eacute;chit sur la peine de mort.<o:p></o:p></strong></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Lors de la m&ecirc;me r&eacute;union, il semble que des questions concernant l&rsquo;actualit&eacute; se sont retrouv&eacute;es sur la table. Il s&rsquo;agit notamment de l&rsquo;abolition de la peine de mort et du nouveau code de la famille. Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma aurait demand&eacute; &agrave; ses coll&egrave;gues membres du CE de r&eacute;fl&eacute;chir sur ces deux questions pour savoir quelle serait la meilleure attitude &agrave; adopter. C&rsquo;est tout r&eacute;fl&eacute;chi auraient d&eacute;clar&eacute; certains membres du CE dans la mesure o&ugrave; selon eux l&rsquo;Ad&eacute;ma s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; soutenir la politique de ATT. Dioncounda aurait insist&eacute; sur la r&eacute;flexion interne quand m&ecirc;me parce que selon lui, les deux sujets touchent directement &agrave; la soci&eacute;t&eacute;. Selon des indiscr&eacute;tions, il semble que Dioncounda ne serait pas tr&egrave;s chaud pour l&rsquo;adoption de ces textes dans le contexte actuel. Mais dans tous les cas, on verra ce que les r&eacute;flexions donneront.<o:p></o:p></font></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Rencontre ATT-ADP&nbsp;: Panser les plaies<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le dimanche dernier, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a rencontr&eacute; &agrave; Koulouba les responsables de l&rsquo;alliance politique qui l&rsquo;a soutenu lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles, l&rsquo;ADP. Cette rencontre est l&rsquo;une des rares depuis la fin des &eacute;ch&eacute;ances mais surtout la premi&egrave;re depuis la mise en place du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et du gouvernement. Ces deux &eacute;v&eacute;nements ont laiss&eacute; beaucoup de traces et ont passablement distendu les relations au sein de l&rsquo;ADP et aliment&eacute; quelques acrimonies contre ATT. Et celui-ci sait qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de grave qu&rsquo;une plaie qu&rsquo;on passe le temps &agrave; l&eacute;cher, il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; rencontr&eacute; &laquo;&nbsp;ses&nbsp;&raquo; amis pour donner quelques explications mais surtout pour tenter de panser les plaies. Selon les informations que nous avons pu avoir, il a tent&eacute; de r&eacute;conforter les nombreux d&eacute;&ccedil;us en affirmant que rien n&rsquo;&eacute;tait perdu et en faisant miroiter quelques places qui m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre occup&eacute;es. Outre son cabinet, on pourrait penser que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pourrait nommer certains de ses amis dans les ambassades et consulats o&ugrave; les places sont vacantes quand elles ne sont pas &agrave; prendre.<o:p></o:p></font></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><strong>L&rsquo;abolition et le code de la famille font d&eacute;bat&nbsp;: Week-end chaud &agrave; Bamako<o:p></o:p></strong></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">En attendant que les d&eacute;put&eacute;s se saisissent des projets de loi portant sur l&rsquo;abolition de la peine de mort et sur le nouveau code de la famille, le d&eacute;bat fait rage dans la rue. C&rsquo;est ainsi que le dimanche dernier, Bamako a fr&ocirc;l&eacute; le pire avec deux meetings pr&eacute;vus pour d&eacute;noncer les intentions pr&eacute;sidentielles. Il y avait un meeting qui &eacute;tait pr&eacute;vu au Centre international des conf&eacute;rences de Bamako. Mais l&rsquo;organisateur, Modibo Sangar&eacute; de l&rsquo;UNPR, qui voulait ensuite organiser une marche, s&rsquo;est vu opposer une interdiction ferme. Et pour montrer qu&rsquo;elles ne blaguent pas avec ces questions, la zone du CICB a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement boucl&eacute;e. La m&ecirc;me interdiction a failli frapper le meeting organis&eacute; par les imams et &eacute;rudits du Mali &agrave; la Grande Mosqu&eacute;e de Bamako. Le proc&eacute;d&eacute; est le m&ecirc;me&nbsp;: on d&eacute;ploie quelques policiers pour faire barrage et tenter d&rsquo;intimider. Sauf que cette fois-ci cela n&rsquo;a pas march&eacute;. Les fid&egrave;les qui avaient fait le d&eacute;placement avaient la ferme intention de casser du policier, n&rsquo;eut &eacute;t&eacute; les appels au calme lanc&eacute;s par les organisateurs. &laquo;&nbsp;Nous sommes pour la paix et le dialogue, rentrez chez vous apr&egrave;s le meeting et ne commettez aucun acte de vandalisme&nbsp;&raquo; ont-ils intim&eacute; &agrave; leurs militants. Ces deux manifestations ne seront certainement pas les derni&egrave;res par rapport aux projets de loi incrimin&eacute;s.<o:p></o:p></font></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Fermeture de l&rsquo;a&eacute;roport&nbsp;: les Maliens regagnent Bamako en voiture<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">La fermeture de l&rsquo;a&eacute;roport S&eacute;nou pour plus d&rsquo;une semaine marquera &agrave; jamais les esprits des voyageurs. A commencer par nos gouvernants dont certains avaient pris le soin de quitter dare-dare le pays mais qui ont &eacute;t&eacute; contraints, &agrave; leur retour, de passer soit par Dakar ou Ouagadougou afin de regagner Bamako par la route. Il y a le cas de ces ministres qui ont &eacute;t&eacute; accueillis &agrave; Dakar par leur chauffeur pour rentrer &agrave; Bamako apr&egrave;s une nuit &agrave; Kayes. Il y a &eacute;galement le cas de tous ces voyageurs oblig&eacute;s de partir &agrave; Ouagadougou ou Dakar afin de prendre un avion.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">La fermeture de l&rsquo;a&eacute;roport est due &agrave; des travaux sur la piste. Ces travaux auraient d&ucirc; &ecirc;tre effectu&eacute;s depuis au moins deux ans. Avec le retard pris, la piste a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement endommag&eacute;e et ne r&eacute;pondait plus aux normes internationales de s&eacute;curit&eacute;. Mais selon des informations, il semble que la pression de ces derniers jours pour ex&eacute;cuter les travaux, quitte &agrave; couper le pays du monde, serait due au fait qu&rsquo;en d&eacute;but du mois de d&eacute;cembre un important sommet international est pr&eacute;vu dans notre pays&nbsp;; il s&rsquo;agit d&rsquo;une rencontre de l&rsquo;OACI. Et comme nos h&ocirc;tes s&rsquo;y connaissent en normes de s&eacute;curit&eacute; a&eacute;roportuaire et qu&rsquo;ils se d&eacute;placent avec de gros porteurs et en quantit&eacute;, les autorit&eacute;s se sont dit que mieux valait faire vite.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;une des conclusions que l&rsquo;on doit tirer, est que notre pays vient de payer une ran&ccedil;on &agrave; l&rsquo;impr&eacute;voyance.<o:p></o:p></font></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Abolition&nbsp;de la peine de mort :<o:p></o:p></font></span></strong></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">&ldquo;Sauver&rdquo; Bahanga<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Les Maliens qui trouvent toujours une explication, quand officiellement on ne leur dit rien, ont trouv&eacute; la parade par rapport &agrave; la confusion et &agrave; l&rsquo;opacit&eacute; qui r&egrave;gnent autour de la question de l&rsquo;abolition de la peine de mort. Pour nombre d&rsquo;entre eux, en s&rsquo;accrochant &agrave; son &laquo;&nbsp;abolition&nbsp;&raquo; de la peine de mort, le pr&eacute;sident ATT aurait trouv&eacute; le seul moyen de ne pas passer Bahanga par les armes. A l&rsquo;appui de leur th&egrave;se, ils affirment que juste apr&egrave;s l&rsquo;enl&egrave;vement de soldats et de civils dans la zone de M&eacute;naka (&agrave; T&eacute;jaret pr&eacute;cis&eacute;ment), le gouvernement avait pris un d&eacute;cret pour d&eacute;finir le terrorisme, activit&eacute; que pratique selon les autorit&eacute;s Bahanga. Et parmi les peines encourues par les auteurs d&rsquo;actes terroristes figurent la peine de mort. Et comme entre temps, la situation sur le terrain a &eacute;volu&eacute; et que les passions se sont tues, il fallait trouver une issue acceptable pour sauver le soldat Bahanga. D&rsquo;o&ugrave; ce projet d&rsquo;abolition de la peine de mort que rien dans l&rsquo;actualit&eacute; n&rsquo;impose comme prioritaire.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Bien entendu, les raisons sont certainement ailleurs. Mais dans tous les cas, la preuve est faite que quand on ne communique pas autour de sujets importants surtout touchant directement &agrave; la vie dans la soci&eacute;t&eacute;, les populations s&rsquo;en donnent &agrave; c&oelig;ur joie.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>L’embrassement du front social : rnATT, les Imans, la peine de mort et le volcan scolaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/l%25e2%2580%2599embrassement-du-front-social-rnatt-les-imans-la-peine-de-mort-et-le-volcan-scolaire-5985.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">Une semaine apr&egrave;s la gr&egrave;ve des transporteurs, le gouvernement n&rsquo;est pas au bout de ses peines. Et comme nous l&rsquo;&eacute;crivions, la gr&egrave;ve de la semaine derni&egrave;re pourrait &ecirc;tre le d&eacute;part du feu sur un front social particuli&egrave;rement inflammable. Entre le r&eacute;veil du volcan scolaire et la pouss&eacute;e des antiabolitionnistes, il y a la situation au Nord qui se d&eacute;grade davantage.<o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Parmi tous les dossiers que le nouveau gouvernement se devait de surveiller comme du lait sur le feu, c&rsquo;est bien celui de l&rsquo;&eacute;cole notamment dans ses segments secondaire et sup&eacute;rieur. Le nouveau ministre des Enseignements secondaire, sup&eacute;rieur et de la Recherche scientifique en a visiblement conscience. En effet, le Pr. Amadou Tour&eacute; s&rsquo;est retrouv&eacute; &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un d&eacute;partement longtemps d&eacute;sert&eacute; par le dialogue social et o&ugrave; la p&eacute;dagogie avait peine &agrave; se frayer un chemin. Le Pr. Tour&eacute; devait faire vite. Mais face &agrave; un volcan, que peut un pompier&nbsp;? La lib&eacute;ration des &eacute;tudiants de la FMPOS lui avait donn&eacute; l&rsquo;illusion qu&rsquo;il partait du bon pied. Mais, il s&rsquo;est vite rendu compte que sa t&acirc;che ressemble au supplice du Sisyphe. En effet, comme nous l&rsquo;indiquions, la lib&eacute;ration des &eacute;tudiants de la FMPOS n&rsquo;est qu&rsquo;une porte ouverte &agrave; la galerie des innombrables probl&egrave;mes entass&eacute;s les uns sur les autres quand ils ne sont pas entrem&ecirc;l&eacute;s. </font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Tout comme son coll&egrave;gue de l&rsquo;Equipement et des Transports, le ministre des Enseignements secondaire, sup&eacute;rieur et de la Recherche scientifique commence son bapt&ecirc;me de feu avec une gr&egrave;ve. Celle d&eacute;clench&eacute;e par la Coordination des syndicats de l&rsquo;enseignement secondaire (COSES) le mardi dernier pour 48 heures. Une gr&egrave;ve d&rsquo;avertissement selon ses initiateurs qui tiennent &agrave; la satisfaction de leurs revendications qui tournent autour de sept points&nbsp;: l&rsquo;octroi d&rsquo;une indemnit&eacute; de logement, l&rsquo;impossibilit&eacute; pour les enseignants contractuels de b&eacute;n&eacute;ficier de bourse de formation ou d&rsquo;aspirer &agrave; des responsabilit&eacute;s administratives, l&rsquo;obligation du concours pour acc&eacute;der &agrave; certains postes, la mise sous la tutelle des enseignants du second cycle des ma&icirc;tres de l&rsquo;enseignement fondamental<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>et de l&rsquo;&eacute;ducation pr&eacute;scolaire et sp&eacute;ciale, le paiement de l&rsquo;augmentation des contractuels, etc. Saisi de ces diff&eacute;rentes revendications, le pr&eacute;c&eacute;dent gouvernement du Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga avait mis en place des commissions afin de voir comment satisfaire le COSES. Mais, la semaine derni&egrave;re, le constat de l&rsquo;&eacute;chec a &eacute;t&eacute; tir&eacute; par les responsables syndicaux. Or ils tiennent &agrave; ce que leurs dol&eacute;ances soient satisfaites int&eacute;gralement, sinon leur mauvaise humeur pourrait leur dicter de proc&eacute;der par des gr&egrave;ves sauvages. Ainsi, ils ne comprennent pas qu&rsquo;il y ait, selon eux, une sorte de discrimination accordant des indemnit&eacute;s de logements aux seuls enseignants du sup&eacute;rieur. La commission avait sugg&eacute;r&eacute; la solution des logements sociaux tandis que le COSES a opt&eacute; pour les indemnit&eacute;s.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le ministre Tour&eacute; qui sait ce qu&rsquo;il lui reste &agrave; faire n&rsquo;est pourtant pas au bout de ses blocages. Parce qu&rsquo;au niveau de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, la r&eacute;alit&eacute; est toute autre. La lib&eacute;ration des &eacute;tudiants de la FMPOS ne devait permettre que la tenue des examens de fin d&rsquo;ann&eacute;e scolaire dans cette facult&eacute;. Sans avoir la possibilit&eacute; de savoir qui a r&eacute;ussi et qui a &eacute;chou&eacute; du fait de la retenue des notes par les enseignants du sup&eacute;rieur. Dans une interview accord&eacute;e &agrave; nos confr&egrave;res du Challenger, le Dr. Abdou Mall&eacute;, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Sn&eacute;sup, a expliqu&eacute; le pourquoi de la retenue des notes et les cons&eacute;quences que cela engendrerait notamment sur la reprise des cours. </font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Pour le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Sn&eacute;sup, la d&eacute;cision de retenir les notes a &eacute;t&eacute; prise en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale le 21 juillet dernier, suite au retard que le gouvernement met &agrave; prendre le d&eacute;cret r&eacute;glementant les t&acirc;ches li&eacute;es aux examens et &agrave; la non r&eacute;gularisation de la situation administrative des enseignants. La derni&egrave;re n&eacute;gociation remonte au 15 septembre dernier, &laquo;&nbsp;et depuis nous attendons. Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du gouvernement ont dit qu&rsquo;ils vont rendre compte &agrave; qui de droit&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; le Dr. Mall&eacute;. Celui-ci ne peut pas comprendre que depuis 1998, date o&ugrave; l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur a eu son statut particulier et o&ugrave; les dossiers ont &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;s de la Fonction publique au d&eacute;partement de l&rsquo;Education, qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus d&rsquo;avancement normal pour les enseignants, &laquo;&nbsp;par exemple jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, l&rsquo;avancement de 2007 n&rsquo;est pas sorti&nbsp;&raquo;. A ce probl&egrave;me viennent se greffer celui du paiement des arri&eacute;r&eacute;s mais surtout de la pl&eacute;thore dans les classes. Pour le Syn&eacute;sup, il est humainement impossible pour un enseignant de corriger 3000 copies. &laquo;&nbsp;Tant que le gouvernement ne r&eacute;agit pas, il n&rsquo;y aura pas de notes et il n&rsquo;y aura pas de reprise de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire&nbsp;&raquo; avertissait le Dr. Mall&eacute;. Or, il n&rsquo;excluait pas le d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;un pr&eacute;avis de gr&egrave;ve pour secouer le gouvernement. Il reste &agrave; esp&eacute;rer que le ministre Tour&eacute; ait entendu le message. Sinon, son supplice du Sisyphe mettra du temps &agrave; prendre fin.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><strong>Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></strong></font></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Situation au Nord :rnLes Algériens tiennent Bahanga qui tient les otages</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-au-nord-rnles-algeriens-tiennent-bahanga-qui-tient-les-otages-5984.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">S&rsquo;il y a une situation &agrave; laquelle les Maliens ne comprennent plus rien, c&rsquo;est bien celle qui pr&eacute;vaut au Nord de notre pays. En l&rsquo;absence de toute information officielle, les journalistes maliens se rabattent soit sur les sites de certains journaux alg&eacute;riens soit, dans la mesure du possible, essayent de glaner des informations plus ou moins fiables. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il est &eacute;tabli aujourd&rsquo;hui que Ibrahim Ag Bahnaga fait l&rsquo;objet d&rsquo;une sorte de mise en r&eacute;sidence surveill&eacute;e sur le territoire alg&eacute;rien.</font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span></span></em></strong><span style="font-family: Arial">Le fait peut para&icirc;tre risible quand on sait que Bahanga est une sorte d&rsquo;&eacute;pouvantail aux mains des Alg&eacute;riens qu&rsquo;ils sortent de leur chapeau &agrave; chaque fois qu&rsquo;ils veulent peser sur le cours des &eacute;v&eacute;nements dans notre pays surtout dans sa partie septentrionale. Selon nos informations, ce ne serait pas de gaiet&eacute; de c&oelig;ur que les Alg&eacute;riens en sont arriv&eacute;s &agrave; &laquo;&nbsp;neutraliser&nbsp;&raquo; leur pion. Turbulent comme pas deux, Bahanga est du genre &agrave; ne jamais rester sur place. Ses agissements dans notre pays et sa qu&ecirc;te de faire son march&eacute; dans d&rsquo;autres pays de la bande plus ou moins lointains ont semble-t-il convaincu ses protecteurs de le mettre en r&eacute;sidence surveill&eacute;e, certainement pour mieux le prot&eacute;ger contre lui-m&ecirc;me. Entre temps, des missions aux objectifs les plus flous se lancent dans le d&eacute;sert soit disant pour n&eacute;gocier le sort des otages. Avec les r&eacute;sultats qu&rsquo;on sait. Selon nos informations, il semble que les Alg&eacute;riens tiennent beaucoup aux otages pour mieux asseoir leur r&ocirc;le dans la r&eacute;solution de la crise. C&rsquo;est ainsi que les Alg&eacute;riens ne souhaiteraient pas que Bahanga remette les otages &agrave; quelque &eacute;missaire que ce soit. Mieux, ils souhaiteraient m&ecirc;me que la remise des otages se fasse en Alg&eacute;rie aux autorit&eacute;s maliennes. Le seul hic&nbsp;: comment mettre la main sur les otages. Sur ce point, Bahanga qui les aurait dispers&eacute;s en petits groupes sous haute surveillance de ses hommes ne voudrait pas l&acirc;cher le morceau. A condition que ces derni&egrave;res revendications, notamment celles portant sur le retrait des militaires, soient satisfaites. Or, sur ce point, notre bonhomme peut encore courir dans le d&eacute;sert parce que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a d&eacute;clar&eacute; que, quitte &agrave; se r&eacute;soudre &agrave; mener la guerre, il ne serait question de retirer nos troupes qui sont apr&egrave;s tout sur notre sol.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><span style="font-family: Arial"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">La fermet&eacute; du ton du pr&eacute;sident ATT et sa volont&eacute; &agrave; ne traiter d&eacute;sormais que dans le cadre des Accords d&rsquo;Alger m&ecirc;me malmen&eacute;s ont d&ucirc; surprendre Bahanga et sans doute les Alg&eacute;riens. Ceux-ci n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; habitu&eacute;s &agrave; &ecirc;tre chahut&eacute;s sur leur r&ocirc;le &agrave; la limite de l&rsquo;ing&eacute;rence dans nos affaires. Parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas &eacute;vident que eux auraient permis que le Mali h&eacute;berge, nourrit, habille, arme et soigne un de leurs nombreux terroristes sans qu&rsquo;ils n&rsquo;aient song&eacute; &agrave; des repr&eacute;sailles. Ils ont d&ucirc; se rendre compte que m&ecirc;me leurs bouderies, feintes ou r&eacute;elles, concernant la pr&eacute;sence des Am&eacute;ricains dans le Nord de notre pays, ne marchent plus. Surtout que, sauf d&eacute;faillance peu probable de leurs services de renseignements, ils savent que nos soldats investissent chaque jour le terrain. Avec la ferme intention d&rsquo;en d&eacute;coudre. Ils avancent comme ils peuvent, d&eacute;minent avec les moyens de bord, r&eacute;duisant consid&eacute;rablement les man&oelig;uvres des troupes de Bahanga sur le terrain.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Maintenant il faut faire vite parce que la situation n&rsquo;est pas tenable. Sur le simple plan du climat, &agrave; la chaleur torride des mois pr&eacute;c&eacute;dents est en train de se substituer le froid de canard insupportable pour les hommes. Ce qui n&rsquo;est jamais bon pour le moral des troupes qui pourraient &ecirc;tre tent&eacute;s de s&rsquo;interroger sur leur pr&eacute;sence dans ses contr&eacute;es loin de&nbsp;leurs familles et pour une cause que beaucoup d&rsquo;entre eux ne comprennent pas. Il faut faire vite parce que la d&eacute;fection d&rsquo;un officier sup&eacute;rieur d&rsquo;origine arabe il y a quelques jours pourrait laisser penser que les Arabes &eacute;galement voudraient &ecirc;tre invit&eacute;s &agrave; la table des n&eacute;gociations convaincus certainement que &laquo;&nbsp;tout ce qui se fait sans toit se fait contre toi&nbsp;&raquo;. Ce qui serait une complication suppl&eacute;mentaire dans un dossier qui n&rsquo;en avait pas besoin. Et puis, malgr&eacute; le caract&egrave;re d&rsquo;oukase de certaines de leurs d&eacute;clarations, les anciens du Gandakoye pourraient toujours se dire &laquo;&nbsp;mais pourquoi pas nous&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Pour toutes ces raisons, il faut faire vite. La balle est certes dans le camp de nos autorit&eacute;s, mais c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;Alg&eacute;rie de prendre ses responsabilit&eacute;s vis-&agrave;-vis de son poulain Bahanga. Toute autre attitude serait du dilatoire.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">El hadj TBM<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Rapport provisoire du Vérificateur général sur la gestion  de la Direction générale de l’Office du Niger et projets :rn3,6 milliards volatisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-provisoire-du-verificateur-general-sur-la-gestion-de-la-direction-generale-de-l%25e2%2580%2599office-du-niger-et-projets-rn36-milliards-volatises-5983.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">Le Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral vient de boucler la seconde partie de sa mission dans la zone de l&rsquo;Office du Niger. Il s&rsquo;agit de celle se rapportant &agrave; la gestion de <st1:personname w:st="on" productid="la Direction">la Direction</st1:personname> g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger et projets. Le rapport provisoire a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; le 11 octobre dernier. Le moins que l&rsquo;on puisse dire est qu&rsquo;il confirme tous les manquements &agrave; l&rsquo;orthodoxie en mati&egrave;re de gestion constat&eacute;s lors de la premi&egrave;re phase qui avait concern&eacute; juste les zones. </font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><st1:personname w:st="on" productid="la Direction"><span style="font-family: Arial">La Direction</span></st1:personname><span style="font-family: Arial"> g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger dispose d&rsquo;un d&eacute;lai pour apporter des &eacute;l&eacute;ments de r&eacute;ponses sur le contenu et peut-&ecirc;tre donner des &eacute;claircissements sur les 3.612.225.206 francs qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; recouvr&eacute;s ou dont la nature de l&rsquo;utilisation n&rsquo;est pas connue.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">En attendant de revenir en d&eacute;tail sur le contenu du rapport provisoire qui fait plus de 70 pages, nous vous proposons justes les conclusions du v&eacute;rificateur qui a men&eacute; la mission couvrant la p&eacute;riode de janvier 2001 &agrave; Ao&ucirc;t 2007. </font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Selon le V&eacute;rificateur, &laquo;&nbsp;au terme des travaux, plusieurs irr&eacute;gularit&eacute;s sont apparues, au niveau des d&eacute;penses et des dysfonctionnements au plan administratif et institutionnel.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Ainsi les montants qui suivent, s&rsquo;ils &eacute;taient recouvr&eacute;s ou que la nature de leur utilisation &eacute;tait connue, ne constitueraient pas de manque &agrave; gagner pour l&rsquo;Office du Niger et la mission les aurait appr&eacute;ci&eacute; &agrave; leur juste valeur&nbsp;: 1.319.805.604 francs CFA repr&eacute;sentant le d&eacute;caissement au titre des march&eacute;s non justifi&eacute;s&nbsp;; 1.540.740.529 francs CFA au titre des d&eacute;penses non justifi&eacute;es&nbsp;; 646.131.342 francs de CFA au titre des droits d&rsquo;enregistrement, patente sur march&eacute; et p&eacute;nalit&eacute;&nbsp;; 56.624.187 francs CFA au titre du loyer non recouvr&eacute;&nbsp;; 24.638.699 francs CFA au titre des d&eacute;penses indues comme l&rsquo;achat de riz par exemple et 24.284.845 francs au titre des sorties d&rsquo;argent non r&eacute;pertori&eacute;es dans le registre bleu. Ce qui fait un total de 3.612.225.206 francs CFA</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Entre autres curiosit&eacute;s, le V&eacute;rificateur a pu remarquer que la consommation en carburant de <st1:personname w:st="on" productid="la Direction">la Direction</st1:personname> g&eacute;n&eacute;rale s&rsquo;est accrue d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e alors m&ecirc;me que le parc automobile n&rsquo;a pas &eacute;volu&eacute;. &laquo;&nbsp;Cette consommation pour la p&eacute;riode de 2001 &agrave; 2005 est &eacute;valu&eacute;e &agrave; 509.545.670 francs CFA&nbsp;&raquo; avec une pointe en 2005 de 179,5 millions alors m&ecirc;me que le parc n&rsquo;&eacute;tait compos&eacute; que de 29 v&eacute;hicules. M&ecirc;me chose pour l&rsquo;entretien des v&eacute;hicules qui a co&ucirc;t&eacute; 281 millions sur la p&eacute;riode de 2001 &agrave; 2005 avec une pointe de 87,2 millions en 2005 pour 29 v&eacute;hicules.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">En additionnant les 3.612.225.206 francs CFA que le V&eacute;rificateur a pu r&eacute;pertorier au niveau de <st1:personname w:st="on" productid="la Direction">la Direction</st1:personname> g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger au 7.453.918. 817 FCFA de manque &agrave; gagner dans les zones, cela nous am&egrave;ne au-del&agrave; des 10 milliards rien que pour l&rsquo;Office du Niger. <o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Dans nos futures parutions, nous rentrerons dans les d&eacute;tails d&rsquo;un rapport qui, m&ecirc;me amend&eacute; avec les corrections et observations de <st1:personname w:st="on" productid="la Direction">la Direction</st1:personname> g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger pourrait faire beaucoup de vagues.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">El hadj TBM<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="color: #cc99ff; font-family: Arial"><font size="2">Encadr&eacute;&nbsp;:<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="color: blue; font-family: Arial"><font size="2">Rep&egrave;re&nbsp;:<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="color: blue; font-family: Arial"><font size="2">V&eacute;rification de l&rsquo;Office du Niger<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;Office du Niger constitue l&rsquo;une des plus grandes r&eacute;alisations hydro-agricoles de l&rsquo;Ouest africain. Le Mali, pays &agrave; vocation agro-sylvo-pastorale, devrait faire de cet outil,un des moteurs de son d&eacute;veloppement.<o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><em><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">La v&eacute;rification a port&eacute; pour cette premi&egrave;re phase, sur les structures d&eacute;centralis&eacute;es de l&rsquo;Office du Niger &agrave; savoir les Directions de Zones que sont : Niono, Kolongotomo, Kouroumari, Nd&eacute;bougou et Molodo.<o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: Arial"><font size="2">Faits constat&eacute;s<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Manque &agrave; gagner : 7 453 918 817 francs CFA<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;encaissement et la comptabilisation de la redevance eau donnent lieu &agrave; de<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">graves irr&eacute;gularit&eacute;s. La redevance eau constitue la principale source de revenus de l&rsquo;Office du Niger. Sur la p&eacute;riode v&eacute;rifi&eacute;e, soit de janvier 2001 &agrave; ao&ucirc;t 2006, la mission a, sur les cinq zones contr&ocirc;l&eacute;es, constat&eacute; une perte s&rsquo;&eacute;levant &agrave; 1.115.802.958 francs CFA, repr&eacute;sentant l&rsquo;&eacute;cart entre le montant collect&eacute; et celui comptabilis&eacute; au titre de la redevance eau. Le rapprochement banques-caisse permet d&rsquo;affirmer que les mouvements de fonds ne sont pas fiables. Tous les fonds de l&rsquo;Office du Niger sont log&eacute;s dans deux comptes bancaires, &agrave; savoir le </font></span><span style="font-family: Arial"><font size="2">compte redevance et le compte fonctionnement. La mission a constat&eacute; que les sommes destin&eacute;es au compte redevance transitent par la caisse et mettent un temps plus ou moins long avant d&rsquo;&ecirc;tre vers&eacute;es dans ce compte. Entretemps, l&rsquo;argent prend des destinations diff&eacute;rentes de celles qui lui sont l&eacute;galement assign&eacute;es. Cela explique l&rsquo;&eacute;cart de <st1:metricconverter w:st="on" productid="59.406.927 F">59.406.927 F</st1:metricconverter> CFA que la mission a constat&eacute; entre les montants sortis de la caisse et ceux qui ont &eacute;t&eacute; effectivement revers&eacute;s &agrave; la banque.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Les superficies mises en valeur ne sont pas int&eacute;gralement factur&eacute;es, ce qui<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">constitue un manque &agrave; gagner au titre des recettes. La redevance eau constitue la principale rentr&eacute;e d&rsquo;argent de l&rsquo;Office du Niger. Il est paradoxal que de vastes &eacute;tendues de terre mises en valeur ou cultiv&eacute;es ne soient pas factur&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions du d&eacute;cret de g&eacute;rance des terres, situation engendrant un manque &agrave; gagner de 1 039 268 152 FCFA.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Les acquisitions et autres d&eacute;penses se passent g&eacute;n&eacute;ralement en violation des<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">r&egrave;gles de bonne gestion. La faiblesse du contr&ocirc;le interne conduit &agrave; une situation o&ugrave; les d&eacute;penses, quand elles ne sont pas excessives, ne sont pas support&eacute;es par des pi&egrave;ces justificatives, ou bien n&rsquo;entrent pas dans l&rsquo;objet de l&rsquo;entreprise ou alors violent les principes pos&eacute;s par le Code des March&eacute;s Publics. Ainsi, pour la p&eacute;riode de janvier 2001 &agrave; ao&ucirc;t 2006, l&rsquo;Office du Niger a dilapid&eacute; le montant de 2 214 478 037 FCFA uniquement du fait de la mauvaise gestion des ressources </font></span><span style="font-family: Arial"><font size="2">financi&egrave;res. En plus, il appara&icirc;t d&rsquo;autres d&eacute;penses non justifi&eacute;es pour un montant total de 5&nbsp;239 440 780 FCFA, se d&eacute;composant comme suit : d&eacute;penses sans pi&egrave;ces justificatives : 1 933 551 132 FCFA&nbsp;; montant pay&eacute; dans le cadre du d&eacute;gr&egrave;vement d&eacute;passant le total des factures d&rsquo;avoir : 13 226 785 FCFA ; per diem indus sur les fonds du projet K&eacute;-Kolongotomo : 11 400 000 FCFA ; </font></span><span style="font-family: Arial"><font size="2">achats de riz &agrave; N&rsquo;Debougou ne rentrant pas dans le cadre des activit&eacute;s de l&rsquo;Office du Niger : 1 218 000 FCFA ; achats de riz &agrave; Niono ne rentrant pas dans le cadre des activit&eacute;s de l&rsquo;Office du Niger : 27 185 500 FCFA ; march&eacute;s non r&eacute;ceptionn&eacute;s consid&eacute;r&eacute;s comme non ex&eacute;cut&eacute;s : 1 881 851&nbsp;611 FCFA ; droits d&rsquo;enregistrement non calcul&eacute;s : 632 768 700 FCFA ; patente sur march&eacute;s non calcul&eacute;e : 536 519 136 FCFA ; d&eacute;penses de carburant ne rentrant pas dans le cadre des activit&eacute;s de l&rsquo;Office du Niger : 11 018 125 FCFA ; consommation d&rsquo;eau et &eacute;lectricit&eacute; d&eacute;passant la limite autoris&eacute;e par l&rsquo;accord d&rsquo;&eacute;tablissement : 21 533 795 FCFA ; march&eacute;s n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;s : 169 165 000 FCFA.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">En ce qui concerne la passation des march&eacute;s, la quasi-totalit&eacute; des dossiers sont incomplets. Les contrats ne sont ni correctement ex&eacute;cut&eacute;s, ni suivis. En d&eacute;finitive, les travaux de v&eacute;rification dans les cinq zones, au titre de la redevance eau, des d&eacute;penses injustifi&eacute;es et diverses irr&eacute;gularit&eacute;s ont mis &agrave; jour un manque &agrave; gagner d&rsquo;un montant total de 7 453 918 817 FCFA au d&eacute;triment de l&rsquo;Etat.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le temps  des turbulences</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-temps-des-turbulences-5832.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La situation sociale s&rsquo;est d&eacute;grad&eacute;e par l&agrave; o&ugrave; les Maliens l&rsquo;attendaient le moins. On surveillait tous le mercure social du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;&eacute;cole, ou du Nord ou m&ecirc;me du pain&nbsp;; et voil&agrave; que ce sont les transporteurs qui s&rsquo;invitent, sans crier gare. Et le moins que l&rsquo;on puisse dire est qu&rsquo;ils ont parfaitement r&eacute;ussi leur coup. Rien n&rsquo;y fait&nbsp;; pas m&ecirc;me ce qu&rsquo;on pourrait assimiler &agrave; des tentatives de sabotage ou de d&eacute;mobilisation.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> En effet, &agrave; la veille de la gr&egrave;ve, le directeur national du Transport et quelques responsables syndicaux de transporteurs s&rsquo;&eacute;taient invit&eacute;s &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision pour d&eacute;clarer que tous les points de revendication &eacute;taient satisfaits&hellip;sauf un. Or Malheureusement, il semble que le point qui n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pas &eacute;t&eacute; satisfait pesait lourd dans la balance. Et les usagers des transports urbains et interurbains se sont vus infliger une p&eacute;nible journ&eacute;e de marche. Malgr&eacute; la solidarit&eacute; qui pr&eacute;vaut en de pareilles circonstances, il &eacute;tait impossible de ne pas remarquer que la marche des affaires a &eacute;t&eacute; quelque peu paralys&eacute;e et que &ccedil;a ne tournait pas rond pas dans la ville. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le gouvernement qui semble tourner en rond en attendant la fameuse lettre de cadrage du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique aurait tort de minimiser les cons&eacute;quences de la gr&egrave;ve des transporteurs et pourrait voir &agrave; sa suite s&rsquo;&eacute;taler d&rsquo;autres probl&egrave;mes. Sur le double plan financier et psychologique, les retomb&eacute;es de la gr&egrave;ve des transporteurs m&eacute;riteraientd&rsquo;&ecirc;tre examin&eacute;es avec une attention soutenue et un grand int&eacute;r&ecirc;t.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">S&rsquo;il ne le sait pas encore, nous informons le gouvernement que les menaces de gr&egrave;ves pendent dans presque tous les secteurs. Et le coup des transporteurs pourrait bien faire tomber les scrupules qui semblent retenir ceux qui croient encore aux chances d&rsquo;un dialogue. Pour ne pas effrayer ceux qui viennent &agrave; peine d&rsquo;arriver aux affaires, on pourrait se limiter &agrave; la hausse prochaine du prix du pain. Les boulangers, malgr&eacute; la premi&egrave;re mesure qui avait consist&eacute; &agrave; faire subir une cure d&rsquo;amaigrissement au pain, estiment que rien ne peut emp&ecirc;cher l&rsquo;augmentation du prix du pain. Les cons&eacute;quences d&rsquo;une telle mesure sont tout simplement inconnues &agrave; ce jour parce que personne ne peut pr&eacute;sager du comportement des consommateurs qui, en silence, estiment que trop c&rsquo;est trop.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais il y a deux gros probl&egrave;mes qui m&eacute;ritent un peu plus de coh&eacute;rence dans la d&eacute;marche des autorit&eacute;s. Il y a d&rsquo;abord celui de l&rsquo;&eacute;cole notamment au niveau de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. La lib&eacute;ration des &eacute;tudiants de la FMPOS survenue le lundi dernier ressemble &agrave; un &eacute;clairci dans un ciel lourd. En effet, les examens qui se d&eacute;rouleront en d&eacute;but de semaine au niveau de cette facult&eacute; ne devraient pas &ecirc;tre l&rsquo;arbre qui cache la for&ecirc;t. Parce qu&rsquo;apr&egrave;s les examens, il faudrait corriger les &eacute;preuves avant de songer &agrave; terminer l&rsquo;ann&eacute;e scolaire et avant de songer &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e prochaine. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Or &agrave; ce niveau, le syndicat de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur est cat&eacute;gorique&nbsp;: tant que le gouvernement ne r&eacute;sout pas le dernier point (encore un point) de leurs dol&eacute;ances, il serait illusoire de penser &agrave; la reprise des cours. A c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;&eacute;cole, il y a h&eacute;las le d&eacute;sormais fameux probl&egrave;me du Nord. A ce niveau, il est frappant de constater que les d&eacute;clarations des autorit&eacute;s se suivent et ne se ressemblent pas quand elles ne se contredisent pas. Bahanaga le terroriste dont on ne conna&icirc;t que le caract&egrave;re fantaisiste des revendications se trouve en face d&rsquo;interlocuteurs qui ne parviennent pas &agrave; dire clairement ce qu&rsquo;ils veulent. Le terme terroriste a disparu du vocabulaire officiel et le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique semble pr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;absoudre malgr&eacute; les atrocit&eacute;s dont il s&rsquo;est rendu coupable.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Comme on le voit, avant m&ecirc;me que de commencer, le gouvernement est pris dans les turbulences<span style="">&nbsp; </span>in&eacute;gale amplitude.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Interview du Dr. Oumar Mariko, député : “Cheick Oumar Sissoko ne voulait plus être ministre”</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-du-dr-oumar-mariko-depute-%25e2%2580%259ccheick-oumar-sissoko-ne-voulait-plus-etre-ministre%25e2%2580%259d-5831.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>honorable Oumar Mariko&nbsp;! On est maintenant au terme des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2007, le parti SADI au sortir de 2002<span style="">&nbsp; </span>avait un ministre aujourd&rsquo;hui vous n&rsquo;en avez pas. Vous aviez eu 6 d&eacute;put&eacute;s et cette ann&eacute;e vous en avez 4, quels sont les enseignements que<span style="">&nbsp; </span>vous tirez des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2007&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><strong>Oumar Mariko</strong>&nbsp;: Par rapport aux &eacute;lections de 2007, nous avons eu l&rsquo;occasion de le dire ici m&ecirc;me sur vos antennes, ce n&rsquo;&eacute;taient pas des &eacute;lections&nbsp;; c&rsquo;&eacute;tait vraiment la fraude sur toute la ligne et nous venons d&rsquo;&ecirc;tre confort&eacute;s dans nos positions par les d&eacute;clarations du direction national du minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur (NDLR&nbsp;: Le directeur national de l&rsquo;Int&eacute;rieur, Boubacar Sow avait d&eacute;clar&eacute; r&eacute;cemment que lors des derni&egrave;res &eacute;lections, la fraude avait atteint une ampleur jamais &eacute;gal&eacute;e dans notre pays). Effectivement, notre parti avait 6 d&eacute;put&eacute;s en 2002&nbsp;; cette, &agrave; cause du vol organis&eacute; &agrave; Koutiala, nous avons &eacute;t&eacute; spoli&eacute;s de trois d&eacute;put&eacute;s d&rsquo;o&ugrave; le fait que nous n&rsquo;avons que quatre d&eacute;put&eacute;s. Mais aujourd&rsquo;hui plus qu&rsquo;hier, la SADI est beaucoup plus pr&eacute;sente au sein de l&rsquo;opinion nationale et internationale. Je crois que c&rsquo;est cela la principale victoire du parti parce que nous ne faisons qu&rsquo;enregistrer des adh&eacute;sions au parti. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour ce qui est de notre absence au gouvernement, il est bon de dire qu&rsquo;hier comme aujourd&rsquo;hui, nous ne sommes pas &agrave; la qu&ecirc;te d&rsquo;un minist&egrave;re. Au niveau du bureau national nous avons adopt&eacute; une position qui a constitu&eacute; &agrave; laisser faire. Nous estimons avoir pos&eacute; des actes dans le sens de<span style="">&nbsp; </span>la construction nationale. Nous attendions que ces actes soient pris en compte ou qu&rsquo;ils soient rejet&eacute;s. Mais pour nous, dans tous les cas de figure, nous ne voulions pas changer pas d&rsquo;attitude ou de comportement dans la mesure o&ugrave; au sein du parti, il y a des d&eacute;bats internes qui ne s&rsquo;accommodent pas du fait qu&rsquo;on soit<span style="">&nbsp; </span>pr&eacute;sent dans le gouvernement. </span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le d&eacute;bat qui a pr&eacute;valu a consist&eacute;<span style="">&nbsp; </span>&agrave; dire que nous laissons faire. Nous nous sommes battus&nbsp;; nous ne changerons pas notre ligne, c&rsquo;&eacute;tait tr&egrave;s clair. Pour nous, c&rsquo;&eacute;tait &agrave; ceux d&rsquo;en face qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;lus pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et qui ont nomm&eacute; leur Premier Ministre d&rsquo;en tirer les le&ccedil;ons, c&rsquo;&eacute;tait &agrave; eux de savoir si on pouvait &ecirc;tre dans le gouvernement ou pas. Ils &eacute;taient libres de leur choix et nous ne leur ferons pas la guerre pour cela. A leur place, nous aurions choisi des personnes qui travaillent dans la m&ecirc;me direction que nous. En fait, pour nous le probl&egrave;me se situe au niveau de la vision. Et je crois que ATT est arriv&eacute; &agrave; la conclusion<span style="">&nbsp; </span>que nous n&rsquo;avions pas la<span style="">&nbsp; </span>m&ecirc;me vision du Mali. Notre vision du Mali ne s&rsquo;accommode pas avec celle de Amadou Toumani Tour&eacute;. Pour nous, il n&rsquo;y a pas de d&eacute;g&acirc;t. Nous continuons notre travail.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Avant la composition de l&rsquo;&eacute;quipe de Modibo Sidib&eacute;,<span style="">&nbsp; </span>les rumeurs avaient couru pour dire que vous &ecirc;tes en train de mener un d&eacute;bat interne pour faire partir le ministre Cheick Oumar Sissoko. Qu&rsquo;en&nbsp; est il r&eacute;ellement&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko&nbsp;: Les gens ont t&ocirc;t fait de personnaliser les d&eacute;bats politiques. Ici c&rsquo;est un d&eacute;bat interne et je pr&eacute;f&egrave;re faire l&rsquo;&eacute;conomie de certains d&eacute;tails. Mais une chose est s&ucirc;re, c&rsquo;est que dans les ann&eacute;es &agrave; venir, dans les mois &agrave; venir, les choses vont &ecirc;tre &eacute;videntes pour tout le monde. Il y avait un d&eacute;bat au sein de notre parti. Des camarades ont estim&eacute; que malgr&eacute; notre pr&eacute;sence au sein du gouvernement nous avions continu&eacute; &agrave; privil&eacute;gier notre lutte politique au sein des masses populaire&nbsp;; nous avions fait une lutte aupr&egrave;s du peuple et faire sorte qu&rsquo;il s&rsquo;implique davantage pour la prise en compte de son sort. Parall&egrave;lement &agrave; ce travail, nous avions un ministre qui, de par sa valeur intrins&egrave;que et sous la direction du parti, a travaill&eacute; en ramenant au sein de son gouvernement un style de travail. Dans le secteur qui lui a &eacute;t&eacute; confi&eacute;, il a travaill&eacute; en patriote, il a travaill&eacute; en nationaliste. </span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">C&rsquo;est ce style de travail que nous voulons et d&egrave;s au d&eacute;part en 2002 nous avions &eacute;t&eacute; tr&egrave;s clairs en d&eacute;clarant que notre ministre n&rsquo;allait jamais r&eacute;volutionner la Culture du Mali dans la mesure o&ugrave; pour r&eacute;volutionner une Culture dans le sens que nous voulons, il fallait que la Culture soit d&eacute;finie comme un domaine de souverainet&eacute; par un Etat qui inscrit dans vision politique la promotion de la culture populaire. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas le cas&nbsp;; donc nous ne pouvions pas r&eacute;volutionner la culture du Mali. Pour nous c&rsquo;est tr&egrave;s simple. Au cours des d&eacute;bats, des gens ont souhait&eacute; voir le parti continuer dans le gouvernement si on est sollicit&eacute;. Mais d&rsquo;autres ont pens&eacute; qu&rsquo;il ne faut pas y aller dans la mesure o&ugrave; la politique aussi a le m&eacute;rite de la clarification. Dans la situation actuelle, il faut situer des responsabilit&eacute;s parce qu&rsquo;au Mali il y a la confusion totale. Il appartient aux hommes politiques qui veulent faire diff&eacute;remment d&rsquo;op&eacute;rer la d&eacute;marcation politique logique qui puisse faire en sorte que le peuple dise &laquo;&nbsp;nous allons dans telle ou dans telle autre direction contre telle ou telle politique&nbsp;&raquo;&nbsp;; aider et amener le peuple &agrave; ce choix qui est un choix important et qui permet aux dirigeants d&rsquo;avoir la conscience claire des missions qu&rsquo;ils sont en train d&rsquo;effectuer ou qu&rsquo;ils veulent effectuer dans le futur. Donc c&rsquo;&eacute;tait &ccedil;a le probl&egrave;me et ce d&eacute;bat a &eacute;t&eacute; men&eacute; par le bureau national.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les deux th&egrave;ses ont &eacute;t&eacute; d&eacute;battues franchement, ouvertement au sein du parti comme en 2002. Mais cette fois-ci avec beaucoup plus d&rsquo;argumentations d&eacute;velopp&eacute;es &ccedil;a et l&agrave; et la th&egrave;se qui a pr&eacute;valu c&rsquo;est celle dont j&rsquo;ai parl&eacute;. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons &eacute;t&eacute; consult&eacute;s et le ministre Cheick Oumar Sissoko n&rsquo;&eacute;tait plus int&eacute;ress&eacute; par le gouvernement&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><strong>Kassim Traor&eacute;&nbsp;: Donc vous n&rsquo;avez pas &eacute;t&eacute; consult&eacute;s&nbsp;?</strong> <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko&nbsp;: Nous n&rsquo;avons pas du tout &eacute;t&eacute; consult&eacute;s. Avant m&ecirc;me qu&rsquo;on ne quitte le gouvernement, nous avions pos&eacute; notre vision et c&rsquo;est ce qui nous conduit &agrave; dresser le bilan du pouvoir ATT, sa vision &agrave; l&rsquo;aide de lettres de cadrages ou tout ce que voulez et nous avons dit que notre position ne peut se d&eacute;fendre que dans l&rsquo;opposition au syst&egrave;me incarn&eacute; aujourd&rsquo;hui par ATT. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim&nbsp;Traor&eacute;: <em>Certains affirment aussi que Cheick Oumar Sissoko lui-m&ecirc;me qui ne voulait pas &ecirc;tre reconduit&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar&nbsp;Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">: C&rsquo;est vrai&nbsp;! Il ne voulait pas &ecirc;tre reconduit et c&rsquo;&eacute;tait tr&egrave;s clair. Il d&eacute;clarait qu&rsquo;il fallait donner la possibilit&eacute; &agrave; d&rsquo;autres membres du parti d&rsquo;&ecirc;tre des anciens ministres, de voir comment l&rsquo;Etat fonctionne, de comprendre le m&eacute;canisme et de pouvoir montrer qu&rsquo;on est capable de g&eacute;rer. Donc Cheick Oumar n&rsquo;&eacute;tait candidat. Vous voyez que le fait de ramener la question au sein du parti comme quoi Cheick Oumar a &eacute;t&eacute; chass&eacute; du gouvernement par Oumar Mariko ou qu&rsquo;on s&rsquo;est battu, comme<span style="">&nbsp; </span>s&rsquo;il y avait eu une sorte de cabale contre Cheick Oumar pour le sortir du gouvernement n&rsquo;a absolument pas &eacute;t&eacute; le cas. Sinon, Cheick Oumar se serait trouv&eacute; ailleurs que de diriger tout les samedis les r&eacute;unions du bureau national du parti, chose qu&rsquo;il faisait m&ecirc;me quand il &eacute;tait ministre en fonction de son emploi de temps. Aujourd&rsquo;hui il est pr&eacute;sent au niveau du si&eacute;ge du parti et continue &agrave; travailler. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>On sait que vous n&rsquo;avez m&ecirc;me pas attendu la mise en place des diff&eacute;rentes structures de l&rsquo;Assembl&eacute; pour annoncer les d&eacute;bats sur la situation br&ucirc;lante qui pr&eacute;valait au niveau de la FMPOS aujourd&rsquo;hui. On sait que votre ministre &eacute;tait aussi ministre l&rsquo;Education nationale. Qu&rsquo;est-ce qui fait que &ccedil;a n&rsquo;a pas march&eacute;&nbsp;par rapport &agrave; la m&eacute;diation entre les &eacute;tudiants et le minist&egrave;re?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar&nbsp;Mariko:</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> ATT lui a fauch&eacute; les herbes sous les pieds. ATT et son Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&icirc;ga, avec comme bras s&eacute;culier la S&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat, omnipr&eacute;sente pour mettre le pays dans le chaos. Ils ont fauch&eacute; les herbes sous les pieds de Cheick Oumar. Au niveau de la SADI, on &eacute;tait dans le d&eacute;bat sur la probl&eacute;matique de la m&eacute;diation<span style="">&nbsp; </span>entre le ministre et les &eacute;tudiants. Au sein du gouvernement aussi, il y avait un d&eacute;bat. Certains ministres n&rsquo;&eacute;taient pas d&rsquo;accord que les &eacute;tudiants pr&eacute;sentent des excuses &agrave; la Nation, au Chef de l&rsquo;Etat. Ils pouvaient pr&eacute;senter des excuses aux professeurs &agrave; la rigueur mais pas aux autres. Finalement il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de pr&eacute;senter des excuses &agrave; leurs professeurs pour qu&rsquo;il y ait une harmonie entre les &eacute;tudiants et leurs professeurs. </span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au moment o&ugrave; il y eut cette harmonie, c&rsquo;est ce m&ecirc;me moment que la S&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat a choisi pour effectuer une d&eacute;cente assimilable &agrave; du banditisme d&rsquo;Etat dans les bureaux de Koniba Sidib&eacute;, et j&rsquo;&eacute;tais avec lui,<span style="">&nbsp; </span>pour enlever un &eacute;tudiant qu&rsquo;ils ont accabl&eacute; de tout les mot d&rsquo;Isra&euml;l et l&rsquo;amener directement &agrave; la prison. Apr&egrave;s ils ont dict&eacute; au juge le verdict &agrave; prononcer contre l&rsquo;&eacute;tudiant en question qui a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; deux ans d&rsquo;emprisonnement comme les autres. Ils ont plafonn&eacute; les peines alors que les responsabilit&eacute;s ne sont pas les m&ecirc;mes et l&rsquo;implication dans la pratique n&rsquo;est pas la m&ecirc;me. Ce sont des verdicts dict&eacute;s qui me font honte vis-&agrave;-vis de la justice malienne en ce moment (NDLR&nbsp;: Les &eacute;tudiants de la FMPOS ont tous &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;s le lundi 29 octobre dernier, suite au proc&egrave;s en appel tenu le m&ecirc;me jour).<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&laquo;&nbsp;ATT et la S&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat ont fauch&eacute; l&rsquo;herbe sous les pieds de Cheick Oumar&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Que pensez-vous de l&rsquo;AEEM dans tout &ccedil;a&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Avant de penser &agrave; l&rsquo;AEEM,<span style="">&nbsp; </span>je vais vous dire simplement que nous avons pris le probl&egrave;me &agrave; bras le corps. C&rsquo;est pour cette raison d&rsquo;ailleurs que le mercredi prochain (NDLR&nbsp;: hier normalement) nous organiserons une conf&eacute;rence de presse. Les d&eacute;put&eacute;s du groupe parlementaire SADI-PARENA vont organiser une conf&eacute;rence de presse probablement pour pouvoir poser la probl&eacute;matique de la question scolaire. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Donc vous voulez dire que le RPM est venu dans votre groupe au parlementaire <o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: On &eacute;tait en discussion avec le RPM dans le cadre de l&rsquo;intergroupe<span style="">&nbsp; </span>parlementaire. De toute fa&ccedil;on, le RPM depuis un moment avait choisi d&rsquo;aller &agrave; l&rsquo;opposition et le RPM a dit clairement qu&rsquo;il a choisi d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;opposition. On est en contact assez int&eacute;ressant avec le RPM cette fois-ci comme je l&rsquo;ai dit toujours sur la base des documents que nous avons &eacute;labor&eacute;s <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: Et pourtant le RPM fait partie de la grande famille de l&rsquo;International socialiste alors ce n&rsquo;est pas la m&ecirc;me vision que la SADI<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko&nbsp;: Le RPM et PARENA font parties de l&rsquo;International socialiste&nbsp;; nous sommes dans un groupe parlementaire mais nous ne sommes pas en fusion. Nous avons dit qu&rsquo;au niveau du parti SADI qu&rsquo;on peut &ecirc;tre d&rsquo;accord avec des partis sur la base d&rsquo;un minimum &agrave; d&eacute;fendre. Et le minimum &agrave; d&eacute;fendre, nous l&rsquo;avons &eacute;voqu&eacute; et c&rsquo;est ce qui justifie notre plateforme avec le PARENA et dans l&rsquo;intergroupe parlementaire, il y a des choses essentielles sur lesquelles on peut &ecirc;tre d&rsquo;accord qui n&rsquo;enl&egrave;ve absolument rien &agrave; notre particularit&eacute;. Evidemment, il y a des choses avec lesquelles, le PARENA<span style="">&nbsp; </span>et le RPM ne seront pas d&rsquo;accord avec le SADI<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Mais dans ce cas, est-ce votre groupe aura longue vie&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Une tr&egrave;s longue vie parce que d&eacute;j&agrave; on aurait d&eacute;termin&eacute; &agrave; l&rsquo;avance ce sur lequel on peut &ecirc;tre d&rsquo;accord et ce sur lequel on peut ne pas &ecirc;tre d&rsquo;accord. Nous avons &eacute;t&eacute; dans le gouvernement pourtant on n&rsquo;&eacute;tait pas d&rsquo;accord avec ATT, on n&rsquo;a pu colmater les choses. Au moment o&ugrave; on se battait dans le gouvernement, nous avions des camarades qui ont &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute;, nous avions m&ecirc;me un camarade assassin&eacute;. On est dans le gouvernement et l&rsquo;Etat ne bouge pas et ne nous aide pas. Nous avons &eacute;t&eacute; vol&eacute;s &agrave; Koutiala au vu et au su de Amadou Toumani Tour&eacute;, il n&rsquo;a pas r&eacute;agi.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Mais est-ce qu&rsquo;il doit intervenir &agrave; tous ces niveaux&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: L&rsquo;Etat doit agir, on n&rsquo;a jamais demand&eacute; qu&rsquo;on nous soutienne avec des faveurs sp&eacute;ciales pour le parti SADI, jamais! Seulement qu&rsquo;on nous r&eacute;tablisse dans nos droits. Une chose est s&ucirc;re, il pouvait bien faire en sorte que les &eacute;lections qui sont pass&eacute;es dans la non transparence se passent dans la transparence. Primo, on veut seulement que la v&eacute;rit&eacute; &eacute;clate parce qu&rsquo;il est le garant de la Constitution, il est le premier magistrat. Par ailleurs, dans le cas du meurtre de notre camarade &agrave; Niono, la justice ne bouge pas. Le juge de Niono vient de faire fuir un principal accus&eacute; apr&egrave;s avoir refus&eacute; de l&rsquo;inculper&nbsp;; il l&rsquo;inculpe au moment o&ugrave; on l&rsquo;aide &agrave; faire sortir de Niono. Alors de ce point de vue l&agrave;, l&rsquo;Etat aurait pu agir. Celui qui est arr&ecirc;t&eacute; en prison en ce moment se trouve &ecirc;tre le fils de celui qui a &eacute;t&eacute; assassin&eacute;, mais ce n&rsquo;est pas lui l&rsquo;auteur, il peut &ecirc;tre coauteur ou un bras. L&rsquo;auteur principal &eacute;tait un proche du juge de Niono. C&rsquo;est pour cela que le juge a mis du temps &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;ter et au moment o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de d&eacute;cerner un mandat contre lui, c&rsquo;est en ce moment l&agrave; que le monsieur a quitt&eacute; Niono. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&laquo;&nbsp;Le Mali de ATT, c&rsquo;est la mis&egrave;re grandissante, c&rsquo;est la mendicit&eacute; galopante des enfants dans la rue, c&rsquo;est la distribution anarchique des terres &agrave; la CENSAD et aux &eacute;trangers&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Apr&egrave;s avoir opt&eacute; pour l&rsquo;opposition, quel est votre regard sur le nouveau Gouvernement&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Je ne juge pas le Gouvernement en tant que tel mais la question se porte sur la politique de gestion de Modibo Sidib&eacute;. Il va d&eacute;fendre quoi&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span>C&rsquo;est &ccedil;a l&rsquo;important. Attendons de voir ce qu&rsquo;il va exposer. N&rsquo;oublions pas que c&rsquo;est un Premier Ministre nomm&eacute; par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui a &eacute;labor&eacute; un document autour du d&eacute;veloppement du Mali appel&eacute; PDES et qui est une lettre de cadrage. Conform&eacute;ment &agrave; sa lettre de cadrage, portons l&rsquo;analyse sur &ccedil;a. Sur cette base l&agrave;, il faut tirer les enseignements n&eacute;cessaires. Quels sont les r&eacute;sultats obtenus par le parti de la demande sociale de Amadou Toumani Tour&eacute;<span style="">&nbsp; </span>en ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Cette politique aura fait que le Mali a &eacute;t&eacute; dernier au monde par les statistiques donn&eacute;es par le PNUD. Celles de 2006 ont &eacute;t&eacute; rejet&eacute;es par le Gouvernement Malien contrairement &agrave; celle de 2005. Or, il n&rsquo;y a pas pratiquement pas de diff&eacute;rences entre les deux. Alors, le Programme de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social (PDES) de Amadou Toumani Tour&eacute; a donn&eacute; au Mali, une mis&egrave;re grandissante qui a eu pour cons&eacute;quence<span style="">&nbsp; </span>la culture de la mendicit&eacute; galopante des enfants dans la rue. Il n&rsquo;est plus &eacute;tonnant de voir certains &eacute;coliers mendier dans la rue pour pouvoir s&rsquo;acheter des choses pour aller &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, &agrave; chercher &agrave; manger. Il y a aujourd&rsquo;hui 14.000 &eacute;tudiants et &eacute;l&egrave;ves qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; orient&eacute;s etc. Du c&ocirc;t&eacute; de la jeunesse &ccedil;a ne va pas&nbsp;; or, il se r&eacute;clame l&rsquo;ami des enfants au moment o&ugrave; certains de ceux-ci sont en prison. Notre or est en train d&rsquo;aller &agrave; veau l&rsquo;eau et il est en train de proc&eacute;der &agrave; la distribution anarchique de nos terres &agrave; la CENSAD &agrave; des &eacute;trangers en longueur de journ&eacute;e en violation du code domanial. C&rsquo;est &ccedil;a le Mali d&rsquo;ATT, il y a le carburant qui monte avec une fluctuation du prix etc.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Qu&rsquo;est-ce que vous proposez&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko&nbsp;:</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> Nous sommes l&rsquo;opposition constructive face &agrave; un Gouvernement destructeur. La cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;opposition d&eacute;pend de sa force de proposition.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Alors, moi je propose un ordre diff&eacute;rent de l&rsquo;ordre actuel. Je propose d&rsquo;abord un Etat central au Mali qui puisse g&eacute;rer toutes les politiques nationales. Un Etat qui red&eacute;finit son r&ocirc;le dans le sens du contr&ocirc;le du rouage essentiel de l&rsquo;&eacute;conomie nationale. Je ne suis pour un Etat qui vend tout, qui c&egrave;de tout, qui brade tout et qui veut vivre des allocations des institutions financi&egrave;res internationales. Il y a les secteurs &eacute;conomiques qui sont paralys&eacute;s, les investissements ne sont pas productifs. Alors, l&rsquo;Etat n&rsquo;a pratiquement pas de ressources n&eacute;cessaires pour faire face aux questions de Sant&eacute;, d&rsquo;Educations et de Cultures aussi. Un Etat des patrons, je n&rsquo;en veux pas&nbsp;! Je ne peux dire autre chose que oui, il faut de l&rsquo;emploi que tous les &eacute;tudiants soient orient&eacute;s, la promotion des &eacute;coles publiques. Ind&eacute;pendamment de &ccedil;a, qu&rsquo;est ce que je peux changer dans le cours d&rsquo;un Gouvernement qui a choisi de faire l&rsquo;acc&egrave;s sur le priv&eacute; et malheureusement ce priv&eacute; d&eacute;pend &eacute;galement des march&eacute;s de l&rsquo;Etat.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Au terme des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales, les observateurs ont soulign&eacute; l&rsquo;urgence de faire des r&eacute;formes, le pr&eacute;sident &nbsp;de la Cour Constitutionnelle<span style="">&nbsp; </span>n&rsquo;a pas fait de cadeau au processus &eacute;lectoral?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Le Pr&eacute;sident de la Cour constitutionnelle n&rsquo;a pas fait cadeau &agrave; lui-m&ecirc;me parce que s&rsquo;il y a quelqu&rsquo;un qui doit avoir honte du r&eacute;quisitoire, c&rsquo;est le pr&eacute;sident lui-m&ecirc;me. Personnellement, je ne peux pas faire une telle d&eacute;claration et ne pas rejeter les &eacute;lections. En r&eacute;alit&eacute;, il en avait la possibilit&eacute; mais il ne s&rsquo;est pas assum&eacute;. On lui a donn&eacute; la possibilit&eacute; de s&rsquo;assumer&nbsp;; toute la Nation l&rsquo;a regard&eacute;. Le constat qu&rsquo;il a fait &eacute;tait le m&ecirc;me et il appartenait &agrave; lui de trancher. S&rsquo;il dit &laquo;&nbsp;je ne tranche pas&nbsp;&raquo; &ccedil;a veut dire quoi&nbsp;? Une d&eacute;mission, un recul, c&rsquo;est une question de responsabilit&eacute;. Le pr&eacute;sident demande des r&eacute;formes, cela fait 15 ans qu&rsquo;on fait des reformes. Quel genre de r&eacute;formes veut le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&laquo;&nbsp;Le pr&eacute;sident de la Cour constitutionnelle doit avoir honte de son r&eacute;quisitoire. Il ne s&rsquo;est pas assum&eacute;.&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Il est question de la nomination d&rsquo;une personnalit&eacute; pour la r&eacute;forme des textes fondamentaux</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: C&rsquo;est l&agrave; encore qu&rsquo;on voit qu&rsquo;il nie le r&ocirc;le que doit avoir les partis politiques. Ce n&rsquo;est pas une personnalit&eacute; quelconque, fut-elle sortie des institutions financi&egrave;res internationales dans la mesure que &ccedil;a ne peut sortir nulle part que de l&agrave;, qui peut amener des reformes institutionnelles. M&ecirc;me s&rsquo;il amenait des reformes institutionnelles, celles-ci vont vouloir dire encore le renforcement de la pauvret&eacute;. La seule reforme qu&rsquo;il peut faire, qui peut aider le peuple de faire, c&rsquo;est de r&eacute;duire le d&eacute;bat sur la question du nord, sur les questions scolaires, sur le d&eacute;tournement des deniers publics et de prendre des mesures ad&eacute;quates contre ce fl&eacute;au. La seule r&eacute;forme qui tient aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est de voir les cahiers de charge de toutes les soci&eacute;t&eacute;s et entreprises qui ont &eacute;t&eacute; privatis&eacute;es, d&rsquo;observer si ces cahiers de charge ont &eacute;t&eacute; respect&eacute;s et de revenir sur le code minier, sauvegarder les int&eacute;r&ecirc;ts de notre pays et de voir le syst&egrave;me d&rsquo;exon&eacute;ration accord&eacute; aux soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res. Ce sont ces r&eacute;formes l&agrave; qu&rsquo;il faut. Ce ne sont pas des institutions qu&rsquo;il faut pour r&eacute;former. On parle aujourd&rsquo;hui du taux de participation. Est -ce la hausse du taux de participation est le souhait de l&rsquo;Administration charg&eacute;e des &eacute;lections&nbsp;? <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim&nbsp;Traor&eacute;: <em>Vous rencontrez des probl&egrave;mes en ce qui concerne la r&eacute;vision des listes &eacute;lectorales&nbsp;?&nbsp;<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Il y a beaucoup de probl&egrave;mes<span style="">&nbsp; </span>sur les listes &eacute;lectorales. C&rsquo;est un paradoxe extraordinaire. Et on parle de l&rsquo;inscription volontaire qui est difficile car les vieilles personnes, les jeunes qui vivent &agrave; des kilom&egrave;tres des postes ne peuvent se faire inscrire individuellement et volontairement. Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que cette administration incapable de dire aux Maliens entre la tranche d&rsquo;&acirc;ge de dix huit ans et tant, il y a tel nombre de Maliens, une administration incapable d&rsquo;aller voir les citoyens et leur remettre leurs cartes. En un mot, c&rsquo;est une administration incomp&eacute;tente. De ce point de vue, il n&rsquo; y a pas de r&eacute;formes &agrave; faire aujourd&rsquo;hui. Le pays n&rsquo;est pas une question de r&eacute;formes&nbsp;: le PRODEJ pour la Justice, le PRODESS dans le domaine de la sant&eacute;, pour la Culture c&rsquo;est le PRODEC et on veut demander encore aux Maliens de faire des r&eacute;formes. Toute la vie sera faite de r&eacute;formes&nbsp;? Non&nbsp;! Je crois qu&rsquo;il y a un probl&egrave;me de responsabilit&eacute;, de volont&eacute; politique pos&eacute;e au Mali et cette volont&eacute; ne vient malheureusement pas du chef de l&rsquo;Etat et nous sommes dans l&rsquo;impasse.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kasim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Est-ce qu&rsquo;il y aura une diff&eacute;rence entre le Dr. Ourmar Mariko, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la SADi et Oumar Marko, honorable d&eacute;put&eacute;&nbsp;? Est-ce que vous allez mener les luttes communes&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: ce sont ces luttes qui m&rsquo;ont amen&eacute; &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle. Et si je ne veux pas &ecirc;tre chose.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim&nbsp;Traor&eacute;: <em>Est-ce que vous aurez le temps&nbsp;?</em> <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Oui, &ccedil;a prendra une autre forme, &ccedil;a ne sera pas les m&ecirc;mes m&eacute;thodes qu&rsquo;on utilisait hier. L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale est une autre tribune, le parti n&rsquo;est pas Oumar Mariko et puis encore, il faut se r&eacute;jouir d&rsquo;une chose, le fait que nous sommes avec des partis politiques comme le PARENA, l&rsquo;int&eacute;ressant est de voir la prise de conscience des Maliens &agrave; la lutte politique et qu&rsquo;il faut s&rsquo;int&eacute;resser aux questions nationales. D&rsquo;autres joueront ce r&ocirc;le que je n&rsquo;arrive pas &agrave; jouer pour faute de temps et nous allons travailler en synergie et en convergence.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim Traor&eacute;&nbsp;: <em>Le mot de la fin </em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: Ce que je voulais dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;encre qui a coul&eacute; &agrave; travers la presse par rapport &agrave; l&rsquo;attelage SADI-PARENA.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Kassim&nbsp;Traor&eacute;: <em>Que dites-vous &agrave; ceux qui pensent que la rencontre des &laquo;&nbsp;t&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle pourrait aboutir &agrave; de chaudes discussions&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&nbsp;: &ccedil;a ne va pas plus chauffer que &ccedil;a ne chauffait, &ccedil;a chauffe dans la r&eacute;alit&eacute; de tous les jours. &laquo;&nbsp;T&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es&nbsp;&raquo;, je ne sais pas mais il y a beaucoup d&rsquo;acteurs de Mars 1991 qui se retrouvent &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle. Certains fondent de l&rsquo;espoir sur le peuple malien. La seule chose qu&rsquo;on peut dire, c&rsquo;est de souhaiter que cet espoir suscit&eacute; puisse &ecirc;tre transform&eacute; dans la r&eacute;alit&eacute; afin que les Maliens tirent le maximum de b&eacute;n&eacute;fices de notre pr&eacute;sence &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale. Evidemment, nous avons ce souci, nous pouvons nous tromper, mais n&rsquo;allons jamais trahir.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Interview r&eacute;alis&eacute;e par Kassim Traor&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Radio Kl&eacute;du<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
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<pubDate>Fri, 02 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><font color="#333399">R&eacute;partition des services publics</font>&nbsp; <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Minist&egrave;res ob&egrave;ses</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">C&rsquo;est le mardi 23 octobre dernier que le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; a pris le d&eacute;cret portant r&eacute;partition des services publics entre la Primature et les d&eacute;partements minist&eacute;riels. En y jetant un coup d&rsquo;&oelig;il, on s&rsquo;aper&ccedil;oit que l&rsquo;Ecole nationale d&rsquo;Administration est d&eacute;sormais rattach&eacute;e &agrave; la Primature. Mais il y a quatre minist&egrave;res qui ont des allures de mastodontes. Il s&rsquo;agit notamment du minist&egrave;re de la Sant&eacute; qui dispose de trois services centraux, de cinq services rattach&eacute;s et d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;organismes personnalis&eacute;s. Il y a le minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture qui a en charge trois services centraux, d&rsquo;une vingtaine de services rattach&eacute;s et d&rsquo;une dizaine d&rsquo;organismes personnalis&eacute;s. Il y a bien entendu le minist&egrave;re de l&rsquo;Economie, de l&rsquo;Industrie et du Commerce qui s&rsquo;en sort avec six services centraux, 10 services<span style="">&nbsp; </span>rattach&eacute;s, et 10 organismes personnalis&eacute;s.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&hellip;de minist&egrave;res squelettiques&hellip;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Par contre il y a des minist&egrave;res qui font piti&eacute; &agrave; voir tellement ils sont maigres. C&rsquo;est le cas par exemple du minist&egrave;re de la Promotion de la femme, de l&rsquo;enfant et de la famille qui s&rsquo;en tire tout juste avec trois services centraux, quatre services rattach&eacute;s et d&rsquo;un seul organisme personnalis&eacute;. Ce minist&egrave;re est &agrave; peine mieux loti que celui du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme de l&rsquo;Etat. Me Abdoul Wahab Berth&eacute; qui h&eacute;rite de ce d&eacute;partement ne dispose que de quatre services centraux et rien d&rsquo;autre apr&egrave;s. S&rsquo;il &eacute;tait une personne, on aurait dit de ce minist&egrave;re qu&rsquo;elle n&rsquo;a que la peau sur les os.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&hellip;et d&rsquo;un minist&egrave;re qui n&rsquo;a m&ecirc;me <span style="">&nbsp;</span>pas de DAF<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais c&rsquo;est certainement le minist&egrave;re des Relations avec les Institutions et Porte-parole du gouvernement qui est le plus mal loti. Ce minist&egrave;re ne dispose d&rsquo;aucun service central ou rattach&eacute; ou organisme personnalis&eacute;. Le minist&egrave;re ne dispose m&ecirc;me pas de DAF ou de cabinet. Mme Diabat&eacute; qui en est le titulaire peut &agrave; peine se consoler d&rsquo;un secr&eacute;taire particulier, de son chauffeur et de son attach&eacute;. Selon nos informations, son d&eacute;partement qui a vu le jour gr&acirc;ce &agrave; une c&eacute;sarienne op&eacute;r&eacute;e sur le minist&egrave;re du Travail devra travailler avec la DAF du minist&egrave;re de Me Wahab Berth&eacute; pour ses d&eacute;penses. A la fin de l&rsquo;ann&eacute;e, elle serait greff&eacute;e &agrave; la DAF de la Primature. Il faut esp&eacute;rer qu&rsquo;elle ne nourrisse aucun regret.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Marimantia, se &laquo;&nbsp;case&nbsp;&raquo;&nbsp;: Il assure la permanence au si&egrave;ge de l&rsquo;Ad&eacute;ma<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Tous ceux qui l&rsquo;approchent ces derniers jours sont formels&nbsp;: l&rsquo;homme a d&eacute;finitivement tourn&eacute; la page du remaniement minist&eacute;riel et rang&eacute; dans les placards son vocabulaire rugueux contre le pr&eacute;sident ATT qui l&rsquo;aurait mal r&eacute;compens&eacute; au regard de tous les services qu&rsquo;il lui aurait rendus. Il s&rsquo;agit de Marimantia Diarra, anciennement ministre du Plan et de l&rsquo;Am&eacute;nagement du territoire qui est sorti du gouvernement et &agrave; qui son d&eacute;partement<span style="">&nbsp; </span>n&rsquo;a h&eacute;las pas surv&eacute;cu. Il aurait trouv&eacute; de quoi meubl&eacute; ses journ&eacute;es&nbsp;: assurer la permanence au si&egrave;ge du parti Ad&eacute;ma. Pour ceux qui ne s&rsquo;en souviennent plus, Marimatia Diarra est le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du parti. Il se dit qu&rsquo;apr&egrave;s quelques jours de flottement, il s&rsquo;est vite ressaisi et a commenc&eacute; &agrave; occuper le si&egrave;ge d&egrave;s apr&egrave;s sa passation.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Minist&egrave;re des Finances&nbsp;: La d&eacute;ception de Abou Bakar<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le ministre des Finances Abou Bakar Traor&eacute; ne serait pas content et il le dit &agrave; voix basse. Son m&eacute;contentement ne fait pas suite au remaniement qui a vu son d&eacute;partement &ecirc;tre amput&eacute; de tout son secteur Economie. A la limite on lui aurait m&ecirc;me rendu service parce qu&rsquo;avec les Finances, il se trouve en terrain connu. Notre ministre attendait avec f&eacute;brilit&eacute; le d&eacute;cret de r&eacute;partition des services publics entre les diff&eacute;rents minist&egrave;res. Il esp&eacute;rait qu&rsquo;il allait h&eacute;riter d&rsquo;une direction g&eacute;n&eacute;rale, grosse pourvoyeuse d&rsquo;argent en plus de toutes les directions qu&rsquo;il a &agrave; sa disposition. Il s&rsquo;agit de la direction g&eacute;n&eacute;rale des Domaines de l&rsquo;Etat. Il semble qu&rsquo;en plus de g&eacute;rer les terres de l&rsquo;Etat, cette direction per&ccedil;oit de grosses ressources de la part des compagnies mini&egrave;res. Avec le d&eacute;cret qui a &eacute;t&eacute; rendu public la semaine derni&egrave;re, le ministre qui lorgne cette direction depuis fort longtemps selon certaines sources a d&ucirc; en faire d&eacute;finitivement son deuil. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Minist&egrave;re de la Sant&eacute;&nbsp;:&nbsp; Les bailleurs attendent la suite du rapport du V&eacute;rificateur<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La semaine derni&egrave;re, nous &eacute;crivions que les bailleurs de fonds n&rsquo;&eacute;taient pas particuli&egrave;rement chauds &agrave; mettre la main &agrave; la poche&nbsp;; en tout cas pas avant de voir la suite que nos autorit&eacute;s r&eacute;serveront au rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral qui a mis &agrave; jour des malversations et des d&eacute;tournements qui portent sur une valeur de 102 milliards. S&rsquo;il y a un secteur qui risque de sentir le peu d&rsquo;empressement des bailleurs, c&rsquo;est bien celui de la Sant&eacute;. Il semble que plusieurs dizaines de milliards dorment en attendant la suite au fameux rapport. Il faut rappeler que la gestion du Prodess avait &eacute;t&eacute; jug&eacute;e d&eacute;sastreuse &agrave; bien des &eacute;gards par le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral. Entre autres curiosit&eacute;s, il avait &eacute;t&eacute; d&eacute;cel&eacute; que plus de 6 milliards de nos francs avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;pens&eacute;s rien qu&rsquo;en frais de mission et en frais de r&eacute;ception quand moins de deux milliards &eacute;taient destin&eacute;s &agrave; l&rsquo;achat des m&eacute;dicaments.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Nord Mali&nbsp;: Les Alg&eacute;riens f&acirc;ch&eacute;s pas tr&egrave;s contents<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Certains de nos confr&egrave;res en avaient fait l&rsquo;&eacute;cho&nbsp;: lors de la r&eacute;union mixte Mali-Alg&eacute;rie, la partie alg&eacute;rienne a montr&eacute; plusieurs signes d&rsquo;agacements notamment par rapport &agrave; la situation au Nord de notre pays. Ils auraient ainsi exprim&eacute; leur souhait de voir les Am&eacute;ricains quitt&eacute; le Nord. Mais il semble &eacute;galement que le traitement que certains de nos confr&egrave;res r&eacute;servent &agrave; l&rsquo;Alg&eacute;rie ait le don de les irriter s&eacute;rieusement. C&rsquo;est ainsi que certains auraient pris un ton mena&ccedil;ant pour demander &agrave; leurs interlocuteurs maliens s&rsquo;ils lisaient tout ce que la presse raconte. Silence de mort avant que la r&eacute;ponse ne tombe&nbsp;: &laquo;&nbsp;non, nous ne lisons pas la presse&nbsp;&raquo;. Selon nos informations les Alg&eacute;riens qui n&rsquo;&eacute;taient pas m&eacute;contents de l&rsquo;effet ont rit sous cape. Il n&rsquo;est pas s&ucirc;r que la d&eacute;cision de la France d&rsquo;appuyer militairement notre pays ne leur fasse pas perdre le sourire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La situation au Nord&nbsp;: La dr&ocirc;le de guerre<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Nombreux sont les Maliens &agrave; se demander ce qui se passe r&eacute;ellement dans le Nord de notre pays. Les derni&egrave;res d&eacute;clarations du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique affirmant qu&rsquo;il ne ferait la guerre qu&rsquo;en dernier recours ont semble-t-il ajout&eacute; un peu &agrave; la confusion. Selon nos informations, Bahanga et ses hommes sont particuli&egrave;rement actifs sur le terrain et continueraient &agrave; se constituer en petits groupes mobiles et furtifs. Bahanga qui serait parvenu &agrave; casser l&rsquo;unit&eacute; au sein de l&rsquo;Alliance du 23 Mai effectuerait des visites assez fr&eacute;quentes en Alg&eacute;rie et &agrave; la fronti&egrave;re du Niger. Toujours selon nos informations, la hi&eacute;rarchie militaire de notre pays, malgr&eacute; les difficult&eacute;s du terrain, compliqu&eacute;es par la pr&eacute;sence des mines, travaille pour quadriller le terrain. Il semble que les Am&eacute;ricains, qui sont au centre de tous les commentaires surtout depuis le largage des vivres sur Tinzawat&egrave;ne o&ugrave; ils avaient essuy&eacute; des tirs de Bahanga, se feraient plus discrets et &eacute;viteraient de se mettre en avant. Par contre les renseignements qu&rsquo;ils fournissent &agrave; nos troupes seraient de premi&egrave;re qualit&eacute; et seraient fort appr&eacute;ci&eacute;es par la hi&eacute;rarchie militaire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;exhibitionnisme <span style="">&nbsp;</span>de S&eacute;m&eacute;ga&nbsp;: Cit&eacute; administrative, route de Nar&eacute;na, a&eacute;roport s&eacute;nou<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les t&eacute;l&eacute;spectateurs ont d&ucirc; se dire &laquo;&nbsp;encore lui&nbsp;&raquo;. Il s&rsquo;agit du ministre de l&rsquo;Equipement et des Transports, Hamed Diane S&eacute;m&eacute;ga, qui effectuait une visite sur le chantier de la Cit&eacute; administrative. On a pu entendre S&eacute;m&eacute;ga, avec la na&iuml;vet&eacute; de ceux qui ne savent si ce n&rsquo;est le z&egrave;le qui caract&eacute;rise les m&rsquo;as-tu-vu, d&eacute;clarer devant les ouvriers qu&rsquo;il lui faudrait des d&eacute;lais qui seront tenus afin de disposer des b&acirc;timents en bon &eacute;tat. Comme s&rsquo;il ignorait les probl&egrave;mes de sous li&eacute;s &agrave; la Cit&eacute;. Il a eu son d&eacute;lai, on attend la suite. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le m&ecirc;me S&eacute;m&eacute;ga avait &eacute;t&eacute; signal&eacute; du c&ocirc;t&eacute; du guichet du comptoir de Air France le dimanche soir dernier, c&rsquo;est-&agrave;-dire le jour de l&rsquo;arriv&eacute;e du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de France. Certainement par gentillesse il aurait &eacute;t&eacute; vu en train de demander &agrave; certains passagers s&rsquo;ils avaient leur nom sur la liste des d&eacute;parts. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Un confr&egrave;re de la place est formel&nbsp;: S&eacute;m&eacute;ga a &eacute;t&eacute; aper&ccedil;u inspectant &agrave; pied la route Bamako-Narena. S&ucirc;r qu&rsquo;avec une telle hyperactivit&eacute; frisant l&rsquo;exhibitionnisme, il creusera son trou et fera du chemin.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">S&eacute;m&eacute;ga le &laquo;&nbsp;symbolier&nbsp;&raquo;&nbsp;: gr&egrave;ve des transporteurs<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pendant qu&rsquo;il faisait l&rsquo;hyperactif, le feu avait pris son d&eacute;partement sous la forme d&rsquo;une gr&egrave;ve qu&rsquo;il n&rsquo;a pas vu venir et qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pu enrayer. Il s&rsquo;agit de la gr&egrave;ve des transporteurs. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; contraint de monter personnellement au cr&eacute;neau pour d&eacute;samorcer une gr&egrave;ve qui devait se d&eacute;rouler sur deux jours, le fait est que ses autres coll&egrave;gues le regarderont avec cet air de lui demander comment il a fait pour &ecirc;tre le premier ministre &agrave; d&eacute;marrer avec une gr&egrave;ve sur les bras.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Un Pdg aux petits soins pour son nouveau ministre<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Depuis la mise en place du gouvernement, le jit&eacute; de l&rsquo;ORTM est majoritairement constitu&eacute; par les visites de contact entre les nouveaux ministres et les services relevant de leur d&eacute;partement. Tous les soirs, on subit ces ministres qui vont et qui viennent. L&rsquo;autre soir, on a pu apercevoir le PDG d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; offrir m&ecirc;me des cadeaux &agrave; son ministre de tutelle et on l&rsquo;apercevait lui-m&ecirc;me avec ses sachets. On peut parier que le ministre n&rsquo;oubliera pas le passage chez lui m&ecirc;me s&rsquo;il aurait certainement appr&eacute;ci&eacute; que les cadeaux lui soient remis &agrave; son bureau.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Lutte contre le SIDA&nbsp;: Le CESPA plagie RFI<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Dans sa strat&eacute;gie de lutte contre le SIDA, le Haut conseil de lutte contre le SIDA avait lanc&eacute; diff&eacute;rentes campagnes de communication dont une portant sur l&rsquo;affichage. C&rsquo;est le CESPA qui avait la charge de trouver le bon message pour accrocher les Maliens et les sensibiliser. &laquo;&nbsp;Chaque jour qui passe est une vie&nbsp;&raquo;, tel est le message trouv&eacute; par le CESPA. Bon message s&rsquo;il en est. Comme dirait l&rsquo;autre, il est clair, concis et court. Mais il y a un hic. C&rsquo;est que depuis plus de deux ans, cette phrase est utilis&eacute;e par RFI &agrave; la fin des &eacute;missions de 13h30. &ldquo;Prenez soin de vous, chaque jour est une vie&rdquo; est le leitmotiv de RFI. Comme il serait difficile de croire que les responsables du CESPA n&rsquo;&eacute;coutent pas la &laquo;&nbsp;radio mondiale&nbsp;&raquo; et qu&rsquo;il serait tout aussi difficile de crier au plagiat, il faut dire que c&rsquo;est une sacr&eacute;e co&iuml;ncidence.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ministre &agrave; probl&egrave;mes&nbsp; : L&rsquo;Union europ&eacute;enne aux trousses de Sow<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;information est longtemps rest&eacute;e sous les manteaux sous la forme de rumeurs. Mais depuis quelques jours, la rumeur a laiss&eacute; la place &agrave; des certitudes ou &agrave; tout le moins des faits troublants concernant le ministre des Mines, de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau, Hamed Sow. Son ancien employeur, en l&rsquo;occurrence l&rsquo;Union europ&eacute;enne, fouille dans sa gestion au niveau du CDE et cherche &agrave; &eacute;claircir plusieurs zones d&rsquo;ombre. Les autorit&eacute;s maliennes ont &eacute;t&eacute; officiellement inform&eacute;es (Le Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga a &eacute;t&eacute; sollicit&eacute; par l&rsquo;Office europ&eacute;en anti fraude) et r&eacute;guli&egrave;rement tenues au courant des soup&ccedil;ons qui p&egrave;sent sur Monsieur Sow. Non seulement nos autorit&eacute;s n&rsquo;ont pas boug&eacute; le petit doigt, mais celui qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une enqu&ecirc;te au niveau de l&rsquo;Union europ&eacute;enne a &eacute;t&eacute; bombard&eacute; ministre. Pas s&ucirc;r que cela puisse am&eacute;liorer les relations de notre pays avec ceux-l&agrave; m&ecirc;me qui constituent nos principaux partenaires financiers. Dans notre parutin de la semaine, nous reviendrons sur le dossier<span style="">&nbsp; </span>Hamed Sow et sur le cas de tous les ministres &agrave; probl&egrave;mes qui gravitent autour de la galaxie ATT.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : Les problèmes et l’équation</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-problemes-et-l%25e2%2580%2599equation-5575.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><span>La semaine derni&egrave;re nous &eacute;crivions que le challenge pour l&rsquo;&eacute;quipe dirig&eacute;e par le Premier ministre Modibo Sidib&eacute;, par rapport aux attentes des populations et &agrave; la moue dubitative de l&rsquo;opinion, consistait &agrave; apporter rapidement les solutions face aux probl&egrave;mes que tout le monde conna&icirc;t pour avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;crits sous toutes les coutures. Sans &ecirc;tre d&eacute;finitif dans notre jugement et p&eacute;remptoire dans notre sentence on pourrait penser que l&rsquo;affaire est bien mal emmanch&eacute;e. Depuis trois semaines qu&rsquo;ils sont nomm&eacute;s, les ministres donnent l&rsquo;impression de d&eacute;couvrir le pays. Ils visitent les services, prennent contact avec leurs collaborateurs et de toute &eacute;vidence &eacute;prouvent un r&eacute;el plaisir &agrave; &laquo;&nbsp;tourner&nbsp;&raquo; comme des touristes. On a bien entendu cette dame figurant parmi les nouveaux ministres s&rsquo;&eacute;tonner avec plaisir que le pays ait si bien avanc&eacute;. Les ministres, quand ils ne donnent pas l&rsquo;impression de tourner en rond, sont sur les bancs pour apprendre. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Parce que c&rsquo;est bien l&rsquo;objectif du premier s&eacute;minaire gouvernemental dirig&eacute; par Modibo Sidib&eacute;. Il fallait inculquer &agrave; la plupart les valeurs de la R&eacute;publique&nbsp;; les accoutumer un tant soit peu au fonctionnement de l&rsquo;Etat et leur rappeler ce qu&rsquo;est un gouvernement. Il a fallu deux jours pour que tous soient au m&ecirc;me niveau de compr&eacute;hension de l&rsquo;ab&eacute;c&eacute;daire gouvernemental o&ugrave; on a pu entendre le Premier ministre d&eacute;clarer avec insistance que les ministres pouvaient se consid&eacute;rer comme absolument libres de s&rsquo;exprimer&nbsp;; comme si cela n&rsquo;allait pas de soi. Et comme le gouvernement a du temps, le Premier ministre a annonc&eacute; la tenue d&rsquo;un deuxi&egrave;me s&eacute;minaire qui sera &eacute;largi cette fois-ci aux membres des cabinets. Il sait de quoi il parle le Modibo parce qu&rsquo;&agrave; coup s&ucirc;r, tous les nouveaux ministres chambouleront les cabinets pour les remplir de n&eacute;ophytes comme eux et qui, comme eux, m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre pris en main, form&eacute;s, band&eacute;s avant d&rsquo;&ecirc;tre l&acirc;ch&eacute;s dans la nature &agrave; la recherche des solutions aux probl&egrave;mes des Maliens.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Or les probl&egrave;mes, ce n&rsquo;est pas ce qui manque. Il y&nbsp;a la tonne et le quintal. Prenons par hasard la crise au Nord de notre pays. Personne ne sait ce qui se passe. C&rsquo;est le black-out le plus complet sur une situation qui voit notre pays coup&eacute; de fait en deux par des bandits qui manquent visiblement d&rsquo;interlocuteurs &agrave; la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. La volont&eacute; des militaires d&rsquo;en d&eacute;coudre avec eux se trouve malheureusement contrari&eacute;e par la pr&eacute;sence de mines antipersonnel sur le terrain et par des alli&eacute;s h&eacute;las peu s&ucirc;rs. Prenons par hasard les probl&egrave;mes de l&rsquo;&eacute;cole. Quand on veut montrer qu&rsquo;on est de bonne foi face &agrave; la paralysie, on n&rsquo;envoie pas une d&eacute;l&eacute;gation constitu&eacute;e de personne ignorant tout des dossiers br&ucirc;lants rencontrer des syndicats plus que jamais remont&eacute;s contre le gouvernement. Prenons par hasard (pour la derni&egrave;re fois) la situation socio&eacute;conomique. Il n&rsquo;ay personne pour d&eacute;fendre les populations face aux hausses de toutes sortes.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>A la limite on pourrait m&ecirc;me louer Modibo Sidib&eacute; qui s&rsquo;ing&eacute;nie &agrave; trouver de quoi occuper le gouvernement, quitte &agrave; donner l&rsquo;impression de tourner en rond. Parce que tant qu&rsquo;il ne disposera pas de la lettre de cadrage du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, le Premier ministre ne pourra rien faire. Or celui qui doit leur donner la lettre de cadrage et le chemin est en voyage. Pour dix jours, le pr&eacute;sident ATT est en France. Entre temps&nbsp;; tout est plus que jamais bloqu&eacute;. Et pour &eacute;viter d&rsquo;&ecirc;tre ankylos&eacute;s, les ministres vont se d&eacute;gourdir les jambes sur les chantiers. Avec cette impression de d&eacute;j&agrave; vu. Avec cette impression d&rsquo;impuissance. Avec une opinion nationale qui les regarde p&eacute;rorant &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision convaincue qu&rsquo;avec l&rsquo;&eacute;quation de ministres qui doivent tout apprendre, les probl&egrave;mes pourraient s&rsquo;aggraver.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga.</span></strong></font></p>
<p>rn
<div>rn
<p><font size="2" face="Arial">&nbsp;25 octobre 2007</font></p>
<p>rn</p></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-5-5574.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><font size=2" face="Arial"><strong><span style="font-size: 11pt; color: rgb(204, 153, 255);"> </span></strong></font></div>
<p>rn
<div><font size="2" face="Arial"><strong><span style="font-size: 11pt; color: blue;">Gouvernement : ATT isole &ldquo;Soumi champion&rdquo;&hellip;</span></strong></font></div>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Le fait n&rsquo;est pas pass&eacute; inaper&ccedil;u pour les observateurs. Dans la formation du gouvernement, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a semble-t-il fait le choix de ceux qui lui sont tr&egrave;s proches au sein des partis politique et de la soci&eacute;t&eacute; civile. En tout cas pour ce qui est de l&rsquo;URD, cela saute aux yeux. Il a gard&eacute; Oumar Ibrahim Tour&eacute; dans le gouvernement et en le propulsant num&eacute;ro trois du gouvernement&nbsp;; il a pris Me Abdoul Wahab Berth&eacute;. Ces deux personnalit&eacute;s de l&rsquo;URD ont en commun d&rsquo;avoir travaill&eacute; au sein du parti pour contrarier Souma&iuml;la Ciss&eacute;. Dans le cas de Me Wahab Berth&eacute;, on peut m&ecirc;me rappeler qu&rsquo;en mars 2002 o&ugrave; ATT lan&ccedil;ait sa campagne &agrave; Sikasso, c&rsquo;&eacute;taient les militants du PMDR qui avaient pris d&rsquo;assaut les gradins. Et afin de bien faire comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;oublie pas ceux qui l&rsquo;ont aid&eacute;, il nomme Alfouseyni Sow comme Chef de cabinet du Premier ministre. A la place de &laquo;&nbsp;Soumi champion&nbsp;&raquo;, il y a de quoi se faire des soucis</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><span style="font-size: 11pt;">&hellip;<strong>Et choisit ses proches dans tous les partis politiques</strong></span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Mais comme nous l&rsquo;&eacute;crivons plus haut, ce n&rsquo;est pas seulement qu&rsquo;au sein de l&rsquo;URD que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &laquo;&nbsp;a fait son march&eacute;&nbsp;&raquo;. Quand on voit l&rsquo;Ad&eacute;ma, tous ceux qui figurent dans le gouvernement se sont battus pour ATT. Iba N&rsquo;Diaye qui est son ami et camarade de promotion et dont il aurait personnellement exig&eacute; le CV&nbsp;; S&eacute;kou Diakit&eacute; qui l&rsquo;avait rejoint par d&eacute;pit en 2002 suite &agrave; la convention de l&rsquo;Ad&eacute;ma et qui a mouill&eacute; le maillot pour que l&rsquo;Ad&eacute;ma ne puisse jamais parler de candidature interne tant que ATT &eacute;tait partant pour se succ&eacute;der &agrave; lui-m&ecirc;me&nbsp;; Ti&eacute;mogo Sangar&eacute; et m&ecirc;me Aghatam Ag Alhassane qui a en plus l&rsquo;avantage de servir de gage &agrave; la pr&eacute;servation des grands &eacute;quilibres sociaux. Au niveau du Cnid, c&rsquo;est le m&ecirc;me sch&eacute;ma qui a consist&eacute; &agrave; garder N&rsquo;Diaye Bah dont la nuisance contre les int&eacute;r&ecirc;ts de Me Tall se passe de tout comentaire et &agrave; prendre Mme Ma&iuml;ga Sina Damba tout en laissant &laquo;&nbsp;fuiter&nbsp;&raquo; que c&rsquo;est pour le compte de la CAFO</font>. </p>
<p><font size="2"> Au niveau de l&rsquo;US-RDA, il avait personnellement fait la promesse au Dr. Macalou qui s&rsquo;&eacute;tait montr&eacute; tr&egrave;s pertinent dans ses analyses mais qui a d&ucirc; baisser pavillon pour ne pas trop contrarier le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Pour le MPR, ATT a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; se d&eacute;barrasser de Choguel Ma&iuml;ga pour nommer Mme Diallo Madeleine Ba dont le mari fut ministre du temps de Moussa Traor&eacute;. Son homonyme de l&rsquo;UMP a pay&eacute; de sa personne lors de la campagne pr&eacute;sidentielle. Quand on ajoute ceux-ci aux membres du gouvernement relevant directement de son quota personnel de 50%. Il est loisible de constater que presque tout le gouvernement est constitu&eacute; de ses hommes. Quoi de plus normal apr&egrave;s tout au regard de l&rsquo;atmosph&egrave;re qui r&egrave;gne</font>&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span style="font-size: 11pt;">Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique&nbsp;: un mois sans secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Apr&egrave;s la longue attente concernant la mise en place du gouvernement, une autre attente est &agrave; l&rsquo;ordre du jour&nbsp;: celle concernant la nomination du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Une attente d&rsquo;autant plus compr&eacute;hensible que le poste est vacant depuis que l&rsquo;ancien titulaire, Modibo Sidib&eacute;, a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; Premier ministre le 27 septembre dernier. Et cela fait un mois que la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique &laquo;&nbsp;fonctionne&nbsp;&raquo; sans un secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Selon nos informations, celui qui est l&rsquo;adjoint avait tent&eacute; d&rsquo;occuper le poste en voulant se rendre incontournable comme titulaire au poste, mais il lui aurait &eacute;t&eacute; rapidement rappel&eacute; de s&rsquo;occuper de son poste. Pour de nombreuses sources, la difficult&eacute; &agrave; nommer un secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence r&eacute;sulterait du fait que le pr&eacute;sident ATT aurait fait la promesse &agrave; plusieurs cadres. Des noms circulent aussi bien dans son proche entourage que dans le champ politique</font>. </p>
<p><font size="2"> C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on entend parler de Seydou Cissouma, son conseiller &agrave; la communication&nbsp;; de l&rsquo;ancien ministre de la Justice Me Abdoulaye Garba Tapo, de l&rsquo;actuel directeur de cabinet de la Primature Diango Sissoko etc. et la liste n&rsquo;est pas exhaustive. C&rsquo;est ce moment que choisit notre pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour s&rsquo;en aller en France pour 10 jours. Entre temps, il faut bien craindre que la maison ne soit tenue. Surtout qu&rsquo;il faut rappeler que le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral est un maillon incontournable dans le fonctionnement institutionnel du pays notamment dans les rapports entre la Pr&eacute;sidence et le Gouvernement.</font></span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">On se rappelle qu&rsquo;apr&egrave;s son &eacute;lection en 2002, l&rsquo;une des premi&egrave;res d&eacute;cisions prises par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique fut de proc&eacute;der &agrave; la nomination d&rsquo;un secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral en la personne de Modibo Sidib&eacute;</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span style="font-size: 11pt;">4x4 pour pr&eacute;fets&nbsp;: presque tous sur cale</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;">L<font size="2">es Maliens se rappellent certainement de ces 4x4 de fabrication indienne qui avaient &eacute;t&eacute; pompeusement offerts aux pr&eacute;fets par une belle apr&egrave;s-midi de janvier 2006 dans les jardins de Koulouba par le pr&eacute;sident ATT en personne. Pour de nombreux observateurs, c&rsquo;&eacute;tait une sorte de prime pour le r&ocirc;le que devaient jouer les pr&eacute;fets lors des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales qui s&rsquo;annon&ccedil;aient. Les Maliens ont pu voir le z&egrave;le que le personnel du commandement, qui avait en plus b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de primes sp&eacute;ciales, a d&eacute;ploy&eacute; pour que les int&eacute;r&ecirc;ts du g&eacute;n&eacute;reux donateur et de ses amis soient bien pr&eacute;serv&eacute;s. Le hic est qu&rsquo;il semble que presque tous les pr&eacute;fets ont fait le deuil de leur 4x4. En effet, selon des informations concordantes, ils seraient sur cale pour divers probl&egrave;mes m&eacute;caniques. Et tout porte &agrave; croire qu&rsquo;ils resteraient sur cale au moins jusqu&rsquo;aux prochaines &eacute;lections</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span style="font-size: 11pt;">Abolition de la peine de mort&nbsp;: ATT &laquo;&nbsp;invente&nbsp;&raquo; un nouveau probl&egrave;me</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Faisant suite au discours du 22 septembre du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, le conseil des ministres de la semaine derni&egrave;re a adopt&eacute; un projet de loi portant sur l&rsquo;abolition de la peine de mort. En attendant que les d&eacute;put&eacute;s ne soient saisis du projet de loi, le d&eacute;bat se passe dans la rue. Les partisans de l&rsquo;abolition notamment les d&eacute;fenseurs des droits de l&rsquo;homme sont aux anges et rappellent que c&rsquo;est l&rsquo;aboutissement de leur combat entam&eacute; de longue date. Quant aux anti-abolitionnistes qui se recrutent principalement dans les milieux religieux, ils aff&ucirc;tent leurs arguments et ne manquent plus aucune occasion pour dire tout le mal qu&rsquo;ils pensent du projet pr&eacute;sidentiel</font>. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Pour le commun des Maliens, leur pr&eacute;sident est en train &laquo;&nbsp;d&rsquo;inventer&nbsp;&raquo; un nouveau probl&egrave;me. Surtout que selon eux les priorit&eacute;s des Maliens se situent ailleurs. On serait tent&eacute; de leur donner raison quand on sait que la peine de mort n&rsquo;est plus appliqu&eacute;e dans notre pays depuis des d&eacute;cennies. Et visiblement cette situation ne d&eacute;rangeait personne. Avec le projet de loi, la peine de mort pourrait faire beaucoup de vagues</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span style="font-size: 11pt;"><font color="#0000ff">Espoirs contrari&eacute;s&nbsp;: apr&egrave;s le remaniement, les d&eacute;&ccedil;us reprennent le service</font> </span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Tous ceux qui avaient esp&eacute;r&eacute;, sur la base de promesses fermes, faire partie du gouvernement, dig&egrave;rent tant bien que mal leur d&eacute;ception. C&rsquo;est ainsi que c&rsquo;est avec la t&ecirc;te des mauvais jours que certains reprennent leur service. C&rsquo;est le cas du directeur g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une grande institution sp&eacute;cialis&eacute;e dans les affaires sociales qui, apr&egrave;s avoir pris cong&eacute; de ses administrateurs, a regagn&eacute; son bureau. C&rsquo;est &eacute;galement le cas du PDG d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; des t&eacute;l&eacute;communications de la place qui commence &agrave; surnager pour reprendre son service en main. Comme quoi les lendemains de remaniement sont tr&egrave;s durs</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span style="font-size: 11pt;">Le directeur de Malitel relev&eacute;&nbsp;: La bonification rat&eacute;e comme alibi&nbsp;?</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Les clients de Malitel se rappellent des difficult&eacute;s qu&rsquo;ils ont &eacute;prouv&eacute;es &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier du bonus promis par l&rsquo;op&eacute;rateur &agrave; la veille de la f&ecirc;te de ramadan. Cela avait valu &agrave; Malitel d&rsquo;&ecirc;tre proprement insult&eacute; (sur les antennes de certaines radios notamment) par des clients qui avaient tout &agrave; fait raison de penser avoir &eacute;t&eacute; grug&eacute;s. Les communiqu&eacute;s de Malitel s&rsquo;excusant et promettant (encore) de remettre ses clients dans leurs droits n&rsquo;y firent rien. A la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore, certains clients continuent &agrave; se plaindre. Il semble qu&rsquo;aux yeux de la direction g&eacute;n&eacute;rale de la Sotelma le fait n&rsquo;est pas pass&eacute; inaper&ccedil;u et on a d&eacute;cid&eacute; de s&eacute;vir. C&rsquo;est ainsi que depuis le vendredi dernier, le directeur de Malitel a &eacute;t&eacute; relev&eacute; de ses fonctions</font>. <br /> <font size="2"><br /> Mais selon certaines sources, cette d&eacute;cision aux allures de sanction &eacute;tait m&ucirc;rie depuis fort longtemps et que le PDG de la Sotelma n&rsquo;attendait qu&rsquo;un alibi. Surtout que selon nos informations, sa volont&eacute; de se d&eacute;barrasser du directeur de Malitel n&rsquo;avait pas re&ccedil;u l&rsquo;assentiment de son ministre. Il aurait donc profit&eacute; de la petite p&eacute;riode de flottement entre le d&eacute;part de Gaoussou Drabo et la non-installation de Mme Diarra Mariam Flanti&eacute; Diallo pour vider le directeur de Malitel. Celle-ci aussi, selon nos informations, ne serait pas d&rsquo;accord avec ce proc&eacute;d&eacute; qui consiste &agrave; la mettre presque devant un fait accompli. Affaire donc &agrave; suivre. Certains estiment que le PDG de la Sotelma que dont les noms figuraient parmi les ministrables a trouv&eacute; l&agrave; un bon moyen de se d&eacute;fouler et de passer ses nerfs sur le directeur de Malitel</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial" color="#0000ff"><strong><span style="font-size: 11pt;">Formation &nbsp;du gouvernement : ATT et l&rsquo;archev&ecirc;ch&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;"><font size="2">Les nombreux m&eacute;contents et d&eacute;&ccedil;us de la formation du gouvernement pourrait presque s&rsquo;estimer heureux quand ils apprendront qu&rsquo;au nombre des &laquo;&nbsp;victimes&nbsp;&raquo; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique se trouverait l&rsquo;Archev&ecirc;ch&eacute;. Selon nos sources, dans sa volont&eacute; de satisfaire le plus grand nombre, le pr&eacute;sident ATT aurait entrepris les dignitaires de l&rsquo;Eglise chr&eacute;tienne pour qu&rsquo;ils lui fournissent le nom d&rsquo;un de leurs coreligionnaires pouvant faire office de ministre au nom de la communaut&eacute;. Les dignitaires lui auraient r&eacute;pondu que cela ne les int&eacute;ressait pas et qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas de nom &agrave; lui fournir. Et que dans tous les cas leurs b&eacute;n&eacute;dictions accompagneraient tous ceux qu&rsquo;il prendra d&egrave;s lors qu&rsquo;ils seront au service du Mali. Contrari&eacute; mais pas d&eacute;courag&eacute;, le pr&eacute;sident aurait pris contact avec un c&eacute;l&egrave;bre avocat de la place correspondant &agrave; l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il se faisait de satisfaire la communaut&eacute; chr&eacute;tienne et lui aurait demand&eacute; son CV. La suite est connue. Il pourra toujours dire que l&rsquo;homme propose, Dieu dispose</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span style="font-size: 11pt;">25 octobre 2007</span></font></p>
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<title>Entre fin de trêve et paix armée : Sauver la vie des otages ou en découdre avec Bahanga</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/entre-fin-de-treve-et-paix-armee-sauver-la-vie-des-otages-ou-en-decoudre-avec-bahanga-5573.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial" color="#333399"><strong><em><span>Depuis la fin du mois de ramadan, on peut dire que le pays est retomb&eacute; dans l&rsquo;&eacute;tat de guerre suspendu par la gr&acirc;ce d&rsquo;une tr&ecirc;ve unilat&eacute;rale de Bahanga et de ses hommes. M&ecirc;me si aucun coup de feu n&rsquo;est tir&eacute; de part et d&rsquo;autre, il ressort de nos diff&eacute;rents recoupements que tous se pr&eacute;parent &agrave; la guerre. Avec la hantise du c&ocirc;t&eacute; des militaires de notre pays de pr&eacute;server la vie de ceux qu&rsquo;on appelle &laquo;&nbsp;otages&nbsp;&raquo; &agrave; Bamako mais que Bahanga pr&eacute;sente comme ses prisonniers de guerre.</span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&laquo;&nbsp;Nous avons l&rsquo;impression de tourner en rond&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est le constat peu courant fait par les notables de Kidal partis &agrave; la recherche de Bahanga pour une hypoth&eacute;tique reprise du dialogue. Interrog&eacute;s par l&rsquo;AFP, leur comportement ressemble &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; ceux qui tentent un coup en comptant sur un coup de pouce de la chance. Sauf que cette fois-ci, la chance se fait d&eacute;sirer. Bahanga qui aurait remis une liste de dol&eacute;ance comportant l&rsquo;all&egrave;gement du dispositif militaire en contrepartie de la lib&eacute;ration des otages et de la localisation exacte des mines antipersonnel se fait aussi discret qu&rsquo;un oued dans le d&eacute;sert. C&rsquo;est que l&rsquo;homme n&rsquo;est pas b&ecirc;te. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Pour lui, le refus essuy&eacute; suite &agrave; son offre prouve que l&rsquo;arm&eacute;e malienne continue son occupation du terrain en attendant certainement le jour o&ugrave; l&rsquo;affrontement deviendrait in&eacute;vitable. C&rsquo;est pour cette raison, que selon nos informations, Bahanga aurait proc&eacute;d&eacute; &agrave; un repositionnement de ses troupes sur le terrain, lui aussi, avec en prime une occupation des zones d&rsquo;eau et un essaimage presque sauvage de mines. Deux pr&eacute;cautions valant mieux qu&rsquo;une, il semble que Bahanga a positionn&eacute; ses troupes de telle mani&egrave;re que tout le nord et le nord-est n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; leur contr&ocirc;le. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>C&rsquo;est ainsi que, comble de la provocation, il aurait positionn&eacute; une partie de ses troupes &agrave; la fronti&egrave;re entre Gao et Kidal, lui-m&ecirc;me se chargeant du c&ocirc;t&eacute; nig&eacute;rien et son cousin Fagaga plus au nord. Toujours selon nos informations, il semble qu&rsquo;il est en train de proc&eacute;der &agrave; un vaste recrutement au sein de certains milieux o&ugrave;&nbsp;; il semble que c&rsquo;est plus pour s&rsquo;occuper et trouver un peu d&rsquo;argent que par sympathie &agrave; Bahanga et &agrave; ses revendications qui demeurent encore floues.&nbsp;:Mais il semble que Bahanga et Fagaga auraient fait le pari de gagner la sympathie des populations de Kidal mais surtout de diviser ce qui reste de l&rsquo;unit&eacute; au sein de l&rsquo;Alliance du 23 Mai.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Dans cette situation de paix arm&eacute;e, c&rsquo;est bien entendu les populations civiles qui payent le plus lourd tribut. Hormis les entraves &agrave; leurs libert&eacute;s dont celle de mouvement, elles sont expos&eacute;es aux mines dont personne, en dehors de Bahanga, ne conna&icirc;t l&rsquo;emplacement. &laquo;&nbsp;Il ne se passe pas un jour sans que des civils ne sautent sur les mines avec son lot de victimes, de mutilations, d&rsquo;amputations&nbsp;&raquo;, etc. nous a confi&eacute; une source militaire. Ce qui, selon la source, a comme cons&eacute;quence de surchauffer l&rsquo;atmosph&egrave;re. Mais ce n&rsquo;est pas de ce c&ocirc;t&eacute; que se situent les plus grosses pr&eacute;occupations de la hi&eacute;rarchie militaire. Selon nos informations, celle-ci a mis les bouch&eacute;es doubles pour occuper le terrain et maintenir le moral des troupes au top.&nbsp;Ce qui pr&eacute;occupe au plus haut point la hi&eacute;rarchie militaire c&rsquo;est la vie des otages. Or pour le moment tout porte &agrave; croire qu&rsquo;elle d&eacute;pend du bon vouloir de Bahanga. Celui-ci qui n&rsquo;est pas n&eacute; de la derni&egrave;re pluie a entrepris de son c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;occuper l&rsquo;espace tout en se faisant le plus discret possible.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La s&eacute;paration des otages. Pour ne pas mettre tous ses &oelig;ufs dans un m&ecirc;me panier et pour pr&eacute;venir toute surprise d&eacute;sagr&eacute;able, Bahanga aurait d&eacute;cid&eacute; de scinder les otages et de les s&eacute;parer. Une vingtaine plac&eacute;e sous la responsabilit&eacute; de Fagaga plus au Nord et une dizaine dont lui-m&ecirc;me assure personnellement la charge et qu&rsquo;il d&eacute;tiendrait dans les montagnes du Teghargar. Pour montrer sa bonne fois, il aurait rel&acirc;ch&eacute; quelques uns il y a juste quelques jours tout en fournissant des assurances quant au bon traitement dont les otages b&eacute;n&eacute;ficieraient. En l&rsquo;absence de toute information officielle, la hi&eacute;rarchie militaire qui a multipli&eacute; les pr&eacute;cautions allant jusqu&rsquo;&agrave; placer les bless&eacute;s &agrave; l&rsquo;abri des yeux indiscrets craint de ne pouvoir trop longtemps tenir les familles dans l&rsquo;opacit&eacute;. Surtout qu&rsquo;il semble que des familles qui n&rsquo;ont plus d&rsquo;informations de leurs enfants commencent &agrave; s&rsquo;organiser et &agrave; s&rsquo;agiter dans le sens de disposer de plus d&rsquo;informations. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Or selon nos informations, Bahanga aurait r&eacute;cemment fourni la liste des otages en sa possession mais que lui consid&egrave;rent comme ses prisonniers. Leur nombre tournerait autour d&rsquo;une bonne trentaine d&rsquo;hommes en provenance de diverses unit&eacute;s et de diff&eacute;rents grades. Mais il semble que la hi&eacute;rarchie n&rsquo;est pas la seule &agrave; se faire du souci pour les otages et pour leurs familles. On a pu entendre les v&oelig;ux du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; l&rsquo;occasion de la f&ecirc;te de Ramadan. Outre les besoins de communications, tout le monde &agrave; d&ucirc; sentir que le chef supr&ecirc;me de arm&eacute;es lui-m&ecirc;me semblait ne pas disposer d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments tangibles concernant les otages.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Pour ce qui est des bless&eacute;s, les Maliens ont pu voir ceux qui avaient &eacute;t&eacute; admis &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Kati et qui ont re&ccedil;u la visite du ministre de la D&eacute;fense. Selon nos informations, il y aurait beaucoup de bless&eacute;s. Ce que confirme une source militaire qui pense savoir que les bless&eacute;s ont &eacute;t&eacute; class&eacute; en diff&eacute;rents ordres&nbsp;: ceux qui ont &eacute;t&eacute; victimes lors de l&rsquo;attaque de Tinzawat&egrave;ne et qui seraient une bonne vingtaine&nbsp;; ceux qui ont &eacute;t&eacute; victimes lors de l&rsquo;attaque de la mission de ravitaillement qui seraient une bonne dizaine et enfin ceux qui auraient &eacute;t&eacute; victimes des mines qui seraient une petite vingtaine. A ces bless&eacute;s, il faut bien entendu ajouter les civils qui sont quotidiennement expos&eacute;s aux mines.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Pr&egrave;s de deux semaines apr&egrave;s la fin de la tr&ecirc;ve, personne ne sait ce qui va se passer. Ce d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il semble que les contacts n&rsquo;existent plus entre Bahanga et les m&eacute;diateurs depuis presque un mois. Ce qui laisse peu de place aux chances d&rsquo;un vrai dialogue. Surtout que dans le m&ecirc;me ordre on sent comme une certaine m&eacute;fiance vis-&agrave;-vis du m&eacute;diateur alg&eacute;rien.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>Bassaro Tour&eacute;</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial">25 octobre 2007</font></p>
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<title>Interview presque imaginaire &#45; Choguel Maïga, ex&#45;ministre de l’Industrie et du Commerce : “ATT m’a fait un coup… d’Etat”</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/interview-presque-imaginaire-choguel-maiga-ex-ministre-de-l%25e2%2580%2599industrie-et-du-commerce-%25e2%2580%259catt-m%25e2%2580%2599a-fait-un-coup%25e2%2580%25a6-d%25e2%2580%2599etat%25e2%2580%259d-5572.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><span><font color="#333399"><em><strong>Choguel a longtemps h&eacute;sit&eacute; avant d&rsquo;accepter le principe de l&rsquo;interview, il en a mis davantage avant de nous fixer un rendez-vous ferme. C&rsquo;est finalement apr&egrave;s la f&ecirc;te que nous avons pu le rencontrer dans son champ &agrave; Baguin&eacute;da. </strong></em></font><br />rn<br />rnL&rsquo;endroit n&rsquo;est pas &agrave; proprement cach&eacute; parce qu&rsquo;en fait de champ c&rsquo;est plut&ocirc;t une forteresse que les populations connaissent bien parce qu&rsquo;appartenant, comme elles disent, &agrave; un nouveau riche. C&rsquo;est sa femme qui nous re&ccedil;oit et nous installe dans un immense salon d&rsquo;o&ugrave; on peut apercevoir le fleuve. 3 minutes apr&egrave;s qu&rsquo;on ait fini de prendre le th&eacute; &agrave; la menthe qu&rsquo;elle nous a servi, Choguel fait son apparition. Il n&rsquo;&eacute;tait pas beau &agrave; voir&nbsp;: il marchait &agrave; pas pesants, il portait un habit froiss&eacute; et des chaussures de couleurs diff&eacute;rentes. Et pour ne rien arranger, il se laisse litt&eacute;ralement tomber dans le fauteuil qui, heureusement, &eacute;tait bourr&eacute; plus que de raison. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>Comment vous sentez vous&nbsp;?</em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span><strong>Choguel Ma&iuml;ga</strong>&nbsp;: Comme quelqu&rsquo;un &agrave; qui on vient de faire un coup d&rsquo;Etat. J&rsquo;exag&egrave;re peut-&ecirc;tre un peu mais c&rsquo;est le sentiment que j&rsquo;ai. Du jour au lendemain j&rsquo;ai tout perdu&nbsp;: ma Merced&egrave;s qui me donnait l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre quelqu&rsquo;un, mon garde du corps qui me prot&eacute;geait, mon attach&eacute; qui faisait toutes mes courses et qui remplissait mes frigos de boissons, sans oublier mes nombreuses voitures de fonction pour moi, mes femmes et mes enfants.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>On dirait que cela vous a rendu malade en plus</em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span><strong>Choguel Ma&iuml;ga</strong>&nbsp;: (Il nous montre deux flacons de valium 5 et tranx&egrave;ne 10). Cela vous suffit comme preuve. A l&rsquo;annonce de la nouvelle, je suis tomb&eacute; en transe, comme un poss&eacute;d&eacute;. Et je vous assure mes chers amis que ce ne fut pas facile pour le docteur de me ma&icirc;triser. Il m&rsquo;a fait avaler du valium pour me calmer d&rsquo;abord avant de pouvoir proc&eacute;der &agrave; un diagnostic. Et depuis j&rsquo;alterne le valium pour dormir et le tranx&egrave;ne pour calmer mes nerfs.</span></font></p>
<p>rn
<p><strong><font size="2" face="Arial"><span>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: Tout &ccedil;a parce qu&rsquo;on vous a enlev&eacute; du gouvernement&nbsp;?</span></font></strong></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span><strong>Choguel Ma&iuml;ga</strong>&nbsp;: &ccedil;a se voit que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous parlez du gouvernement comme si c&rsquo;est quelque chose de pas important. Sachez que c&rsquo;&eacute;tait tout pour moi, je ne vivais que par et pour le gouvernement. Avec ATT, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de squatter un poste que je ne m&eacute;ritais pas au regard du poids de mon parti&nbsp;; avec lui, je comptais plus que le parti. Et puis j&rsquo;en ai profit&eacute;, ha oui qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;en ai profit&eacute;. Et puis tout d&rsquo;un coup, je ne suis plus rien. (Un de ses portables se met &agrave; sonner et on entend Choguel se plaindre que la Merced&egrave;s n&rsquo;est toujours pas venu le chercher alors qu&rsquo;il doit accompagner le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport). Vous voyez que je ne suis pas encore remis de mes &eacute;motions et je crois toujours que je suis ministre. J&rsquo;allais oublier un point important&nbsp;: celle qui a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e ministre &eacute;tait dans mon cabinet et ATT lui-m&ecirc;me ne voulait pas d&rsquo;elle comme simple directrice. Et voil&agrave; qu&rsquo;il la bombarde ministre, ce n&rsquo;est pas un coup &ccedil;a&nbsp;? Et&nbsp;tout cela ressemble au moins &agrave; un coup de poignard.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>La Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em>On dirait que vous ne croyez pas en l&rsquo;avenir</em></span></strong>.</font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span><strong>Choguel Ma&iuml;ga</strong>&nbsp;: Pour emprunter &agrave; notre d&eacute;funt pr&eacute;sident du COPPO Almamy Sylla, mon avenir est derri&egrave;re moi. Avec ATT, c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;impunit&eacute; garantie pour tout et pour tous et vous pouvez me croire, on s&rsquo;en est mis plein les poches. Au nom de son fameux consensus, on &eacute;tait devenu intouchables. Et puis on sentait bien que nous &eacute;tions devenus aussi comme la caste des Intouchables de l&rsquo;Inde, personne ne nous aimait vraiment et personne ne voulait nous approcher. Nous cela nous arrangeait parce qu&rsquo;on ne pouvait pas partager avec les mis&eacute;reux ce que nous amassions pour nous-m&ecirc;mes. Sans oublier que personnellement je m&rsquo;&eacute;tais transform&eacute; en griot de ATT. Je me rappelle encore de la campagne, je me rappelle encore de mes propos sur le score nord-cor&eacute;en de ATT (NDLR&nbsp;: Il avait d&eacute;clar&eacute; que c&rsquo;est par modestie que l&rsquo;ADP s&rsquo;&eacute;tait limit&eacute; au 70%), sur les fiefs des opposants. Voil&agrave; que je suis presque r&eacute;duit &agrave; me cacher &agrave; Baguineda. Je ne peux pas rester &agrave; Bamako et je ne peux pas partir &agrave; Ouatagouna.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>La Nouvelle <em>R&eacute;publique&nbsp;: Votre mot de la fin</em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span><strong>Choguel Ma&iuml;ga</strong>&nbsp;: Quelle fin&nbsp;? Mais je suis fini moi. Je ne sais m&ecirc;me pas si au sein de mon parti, les Tigres ne me feront pas la peau. Vous savez, entre Tigres, nous sommes impitoyables envers les faibles ou les puissants qui chutent. Mais je vais voir si je peux fructifier le commerce de mes boutiques de vente de c&eacute;r&eacute;ales en attendant.</span></font></p>
<p>rn
<div><font size="2" face="Arial">&nbsp;25 octobre 2007<br />rn</font></div>
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<title>Refugiés mauritaniens au Mali : Le retour au bercail s&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;organise</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/refugies-mauritaniens-au-mali-le-retour-au-bercail-sorganise-5571.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><span>Les r&eacute;fugi&eacute;s mauritaniens au Mali sont en train de s''organiser pour leur retour au bercail. Ainsi, le 20 octobre dernier s''est tenue &agrave; Aourou (Kayes), l''assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des repr&eacute;sentants des r&eacute;fugi&eacute;s mauritaniens vivant sur le sol malien. La rencontre &eacute;tait pr&eacute;sid&eacute;e par Abdoulaye Malal Sow et Thierno Samba Sow et a regroup&eacute; plus de 110 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s ou repr&eacute;sentants de 85 villages mauritaniens.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Au cours de cette assembl&eacute;e, la situation des r&eacute;fugi&eacute;s mauritaniens a fait l''objet de d&eacute;bats. Pour faciliter un retour organis&eacute;, les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s ont mis en place un bureau de 11 membres, dirig&eacute; par Abdoulaye Malal Sow. Les r&eacute;fugi&eacute;s ont &eacute;mis le v&oelig;u que le retour soit organis&eacute; sous l''&eacute;gide du Haut commissariat des r&eacute;fugi&eacute;s (HCR) et du gouvernement malien.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>En avril 1989, un conflit frontalier entre la Mauritanie et le S&eacute;n&eacute;gal avait d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute; en violences ethniques. Quelque 60 000 Mauritaniens avaient fui alors leurs foyers pour le S&eacute;n&eacute;gal et le Mali, o&ugrave; la plupart se sont install&eacute;s dans des villages le long de la Vall&eacute;e du fleuve S&eacute;n&eacute;gal. En 1996 et en 1998, l''UNHCR avait aid&eacute; &agrave; la r&eacute;int&eacute;gration de quelque 35 000 rapatri&eacute;s, qui ont d&eacute;cid&eacute; volontairement de retourner chez eux en Mauritanie.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>L''UNHCR pr&eacute;voit l''op&eacute;ration de rapatriement des r&eacute;fugi&eacute;s en fin d''ann&eacute;e 2007, mais il rencontre des difficult&eacute;s logistiques consid&eacute;rables. C''est la raison pour laquelle l''agence onusienne a lanc&eacute; un appel pour la collecte de 7 millions de dollars US pour financer le rapatriement volontaire de 24 000 r&eacute;fugi&eacute;s mauritaniens au S&eacute;n&eacute;gal et au Mali.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Pour le nouveau pouvoir mauritanien, d&eacute;mocratiquement &eacute;lu en mars 2007, le retour et la r&eacute;int&eacute;gration de ses ressortissants en exil, organis&eacute;s avec l''assistance de l''UNHCR, sont une priorit&eacute;. Au cours de la Journ&eacute;e mondiale des r&eacute;fugi&eacute;s le 20 juin dernier, les autorit&eacute;s mauritaniennes avaient invit&eacute; leurs compatriotes r&eacute;fugi&eacute;s ou en exil &agrave; rentrer dans leur pays.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Amadou Sidib&eacute;</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial">25 octobre 2007</font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
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<title>Editorial : La souris et la fausse couche</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-souris-et-la-fausse-couche-4968.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Le sentiment g&eacute;n&eacute;ral qui se d&eacute;gage apr&egrave;s la nomination de Modibo Sidib&eacute; &agrave; la Primature est un sentiment mitig&eacute;. Un sentiment largement relay&eacute; par la presse, toutes tendances confondues. &laquo;&nbsp;Sans surprise&nbsp;&raquo; est le titre qui revient le plus souvent &agrave; la Une des journaux et des radios. Sans qu&rsquo;on exactement ce que cela renferme de satisfaction ou de d&eacute;ception. Ce qui n&rsquo;est pas sans compliqu&eacute; la t&acirc;che du nouveau Premier ministre qui sait d&eacute;sormais que sa seule nomination &agrave; la t&ecirc;te du gouvernement ne suffira pas &agrave; combler les Maliens qui parient depuis au moins deux ans sur le d&eacute;part de son pr&eacute;d&eacute;cesseur.</p>
<p>rn
<p class=MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><br />rnPour beaucoup de Maliens, la montagne a accouch&eacute; d&rsquo;une souris. Ceux-ci ont l&rsquo;impression que c&rsquo;est la continuit&eacute; dans le changement dans la mesure o&ugrave; ils estiment que le nouveau Premier ministre &eacute;tait suffisamment impliqu&eacute; dans la gestion des affaires de l&rsquo;Etat pour pouvoir y apporter une quelconque am&eacute;lioration. Le jugement peut para&icirc;tre s&eacute;v&egrave;re. Mais la v&eacute;rit&eacute; est que Modibo Sidib&eacute; est un pur produit du syst&egrave;me qu&rsquo;il est appel&eacute; &agrave; diriger. Certains, sans complaisance, rappellent que l&rsquo;homme tra&icirc;ne une mauvaise image de son asociabilit&eacute; suppos&eacute;e. Ainsi, il serait imbu de sa personne, regarde le monde de haut si ce n&rsquo;est pas avec d&eacute;dain&nbsp;; il serait un intrigant et un man&oelig;uvrier qui aurait caus&eacute; la perte de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs pour pouvoir occuper le fauteuil primatorial&nbsp;; il serait un grand manipulateur devant l&rsquo;&eacute;ternel parvenant &agrave; contr&ocirc;ler jusqu&rsquo;&agrave; la respiration du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Il y a certainement un peu d&rsquo;exc&egrave;s dans cette perception d&rsquo;un homme &agrave; qui visiblement on pr&ecirc;te beaucoup de pouvoirs, jusqu&rsquo;au mythe. <br />rn<br />rnMais ces jugements, pour erron&eacute;s qu&rsquo;ils puissent para&icirc;tre devraient baliser le chemin du nouveau Premier ministre. A lui de montrer son vrai visage, sa v&eacute;ritable personnalit&eacute; et de briser la glace afin que les Maliens puissent se reconna&icirc;tre en lui. Parce que loin d&rsquo;&ecirc;tre des d&eacute;tails, ce sont des qualit&eacute;s qu&rsquo;ils devra promouvoir parce que compl&eacute;tant ses incontestables comp&eacute;tences. Oh, il ne viendrait &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de personne de voir le Premier ministre &laquo;&nbsp;s&rsquo;encanailler&nbsp;&raquo; rien que pour complaire &agrave; ses gouvern&eacute;s. Mais, sans doute un peu d&rsquo;effort pour montrer qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le monstre froid et insensible que d&rsquo;aucuns d&eacute;peignent avec une certaine d&eacute;lectation.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A c&ocirc;t&eacute; du sentiment mitig&eacute; des Maliens moyens, il y a cet autre jugement des hommes politiques. C&rsquo;est une v&eacute;ritable charge &agrave; l&rsquo;encontre du nouveau Premier ministre et de son mentor perch&eacute; sur la colline. Les hommes politiques eux, ne parlent pas de la colline ayant accouch&eacute; d&rsquo;une souris, mais carr&eacute;ment de m&eacute;pris et de d&eacute;dain pour les partis politiques. Notamment pour la majorit&eacute; ayant battu campagne pour ATT et qui se voit souffler la Primature par un inconnu des ar&egrave;nes politiques et qui plus est un policier de son &eacute;tat. <br />rn<br />rnLe Parena qui a sonn&eacute; la charge &agrave; travers un communiqu&eacute; rendu public d&egrave;s la publication du d&eacute;cret de nomination de Modibo Sidib&eacute; craint la poursuite de la marginalisation des partis politiques et en appelle &agrave; tous les partis politiques pour un sursaut afin de r&eacute;habiliter le fait partisan et de mieux ancrer les principes d&eacute;mocratiques. La tonalit&eacute; du Parena est juste un ton au-dessus du RPM qui a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;inscrire ses actions dans l&rsquo;opposition. De fait, contrairement &agrave; ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, Modibo Sidib&eacute; aura affaire &agrave; une opposition combative avec l&rsquo;espoir de rallier &agrave; sa cause le maximum de Maliens qui attendent depuis fort longtemps des lendemains meilleurs. Et comme le pr&eacute;sident ATT est &agrave; son dernier mandat, il est fort &agrave; parier que l&rsquo;opposition ne rendra pas la t&acirc;che facile dans la perspective, lointaine certes, des &eacute;lections de 2012.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Face &agrave; une situation o&ugrave; l&rsquo;&eacute;tat de gr&acirc;ce n&rsquo;est pas de rigueur, le nouveau Premier ministre devra disposer d&rsquo;une &eacute;quipe gouvernementale &agrave; hauteur des attentes. Les hommes et les femmes qui composeront le gouvernement devront r&eacute;pondre aux crit&egrave;res d&eacute;finis par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique lui-m&ecirc;me&nbsp;: int&eacute;grit&eacute;&nbsp;; comp&eacute;tence, patriotisme. A ce niveau aucune complaisance ne sera permise et ATT, mieux que quiconque, le sait&nbsp;; lui qui est &agrave; son dernier mandat. Toute autre consid&eacute;ration pourrait donner l&rsquo;impression que ce n&rsquo;est pas d&rsquo;une souris que la montagne a accouch&eacute; mais qu&rsquo;il y a eu carr&eacute;ment une fausse couche.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;5 octobre 2007<br />rn</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>IBK : Nous serons sans complaisance avec ATT et Modibo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-nous-serons-sans-complaisance-avec-att-et-modibo-4967.html</link>
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<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Lors des journ&eacute;es parlementaires du RPM, Ibrahim Boubacar K&eacute;ita avait adopt&eacute; un style particuli&egrave;rement offensif afin de mieux signifier l&rsquo;ancrage de son parti dans l&rsquo;opposition.<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>On peut &ecirc;tre 11 d&eacute;put&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale mais d&eacute;bout et incarner la comp&eacute;tence et la rigueur, non pas de mani&egrave;re th&eacute;&acirc;trale, mais de mani&egrave;re responsable a-t-il indiqu&eacute; &agrave; l&rsquo;adresse de ses d&eacute;put&eacute;s que certains commentateurs ont tendance &agrave; railler au regard de leur nombre, jug&eacute; d&eacute;risoire par eux. Rien n&rsquo;est perdu, leur a d&eacute;clar&eacute; IBK visiblement en forme et qui de toute &eacute;vidence garde sur l&rsquo;estomac la d&eacute;faite de ses 45 anciens d&eacute;put&eacute;s&nbsp;: &laquo;&nbsp;On aurait d&ucirc; nous balayer tous de l&rsquo;h&eacute;micycle, cela n&rsquo;aurait rien chang&eacute; &agrave; notre mission et &agrave; notre amour pour le pays. Quand on conna&icirc;t les raisons de sa d&eacute;faite, on doit avoir la t&ecirc;te haute et marcher dignement. Ils peuvent nous pi&eacute;tiner, nous humilier, mais jamais ils ne peuvent nous enlever notre dignit&eacute;&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pr&eacute;sident du RPM a tenu &agrave; &ecirc;tre tr&egrave;s clair quant aux relations futures avec le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et le premier ministre&nbsp;: &laquo;&nbsp;nous aurons avec eux un dialogue franc, transparent et constructeur mais nous serons sans complaisance sur l&rsquo;analyse de la situation politique, &eacute;conomique et sociale&nbsp;&raquo;. Connaissant IBK, on peut consid&eacute;rer que ses propos valent avertissement.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;5 octore 2007</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p><br />rn</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
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<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Gouvernement&nbsp;: Le RPM dit non, certains cadres louvoient<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">On le sait aujourd&rsquo;hui, le RPM a &eacute;t&eacute; officiellement rapproch&eacute; pour la formation du gouvernement. Et tout aussi officiellement, le RPM a d&eacute;clin&eacute; l&rsquo;offre. &laquo;&nbsp;Nous pouvons servir le Mali m&ecirc;me &eacute;tant dans l&rsquo;opposition&nbsp;&raquo; aurait r&eacute;pondu IBK &agrave; ATT qui le poursuivait de ses sollicitations. Le pr&eacute;sident du RPM a tenu &agrave; ce que son parti se penche sur la question et adopte une position politique claire et nette. Selon nos informations, tous les responsables et cadres ont estim&eacute; que le RPM devait animer l&rsquo;opposition. Tous&nbsp;? Non il y en a qui ont estim&eacute; qu&rsquo;il faut aider ATT parce qu&rsquo;il aime le Mali et travaille pour le pays. Il semble que ce sont les m&ecirc;mes qui estiment que ATT &eacute;tant &agrave; son dernier mandat, il ne servirait &agrave; rien de le combattre dans une opposition. Par l&rsquo;Ind&eacute;pendant du mardi, nous apprenons que le pr&eacute;sident ATT aurait inform&eacute; IBK de son d&eacute;sir de nommer Toumani Djim&eacute; Diallo dans le gouvernement. &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;y vois pas d&rsquo;inconv&eacute;nient aurait r&eacute;pondu IBK mais ce ne sera pas au compte du RPM&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;appelle &ecirc;tre clair. A croire que Toumani n&rsquo;aurait pas de chance. En 2006, son nom avait circul&eacute; comme probable ambassadeur du Mali &agrave; Rome en remplacement de Samba Daga. Mais la rumeur &eacute;tait retomb&eacute;e apr&egrave;s, comme un souffl&eacute;, suite aux sorties puis &agrave; l&rsquo;impression du Libre blanc sur les accords d&rsquo;Alger.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais Toumani ne serait pas seul &agrave; &ecirc;tre dans le viseur du pouvoir dont l&rsquo;objectif non avou&eacute; serait de semer un peu de zizanie dans le proche entourage de IBK. On parle d&rsquo;autres cadres qui ne seraient pas sourds &agrave; &laquo;&nbsp;l&rsquo;appel du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo;. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">H&eacute;sitations au RPM&nbsp;: Certains d&eacute;put&eacute;s f&acirc;ch&eacute;s contre IBK<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au moment o&ugrave; le pr&eacute;sident du RPM recadrait la ligne de son parti en pr&eacute;sence des d&eacute;put&eacute;s r&eacute;unis en journ&eacute;es parlementaires, il y avait des &eacute;lus qui en avaient gros sur le c&oelig;ur. On peut m&ecirc;me dire qu&rsquo;ils &eacute;taient remont&eacute;s &agrave; bloc contre leur pr&eacute;sident qu&rsquo;ils rendent responsables des h&eacute;sitations qui ont caract&eacute;ris&eacute; les d&eacute;buts de la l&eacute;gislature. Et de citer p&ecirc;le-m&ecirc;le le retard pris dans l&rsquo;organisation des journ&eacute;es parlementaires qui auraient permis aux d&eacute;put&eacute;s d&egrave;s l&rsquo;entame de savoir sur quel pied danser&nbsp;; l&rsquo;absence de d&eacute;claration politique &agrave; l&rsquo;ouverture de la session signifiant clairement l&rsquo;ancrage du RPM dans l&rsquo;opposition, les flottements suite &agrave; la mise en place du bureau et des commissions parlementaires, etc. Pour ces d&eacute;put&eacute;s, le seul responsable de cette cacophonie n&rsquo;est autre que IBK. Aux derni&egrave;res nouvelles, tout serait rentr&eacute; dans l&rsquo;ordre.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Menace RPM de sortie du bureau de l&rsquo;AN&nbsp;: Le 6&egrave;me vice-pr&eacute;sident enl&egrave;ve son v&eacute;hicule<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Avec un retard consid&eacute;rable &agrave; l&rsquo;allumage, le RPM a produit une d&eacute;claration pour d&eacute;plorer et d&eacute;noncer la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart du groupe parlementaire Parena-Sadi lors de la mise en place du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. En effet, c&rsquo;est 48 heures apr&egrave;s la mise en place du bureau que le RPM, dans un communiqu&eacute; sign&eacute; de son pr&eacute;sident IBK et publi&eacute; par la presse, a protest&eacute; contre le peu de cas r&eacute;serv&eacute; au Parena-Sadi avec &agrave; la cl&eacute; la menace de sortir du bureau si les torts n&rsquo;&eacute;taient pas r&eacute;par&eacute;s. Il faut rappeler que la sixi&egrave;me vice-pr&eacute;sidence est occup&eacute;e par le RPM. Or c&rsquo;est un poste qui est dot&eacute; de quelques avantages dont Abdrahamane Sylla, colistier de IBK en commune IV et &eacute;lu<span style="">&nbsp; </span>6&egrave;me &ndash;vice-pr&eacute;sident ne voulait pas &ecirc;tre priv&eacute;. Connaissant IBK qui peut &ecirc;tre sanguin souvent dans ses r&eacute;actions, Sylla a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; prendre les devants en enlevant son v&eacute;hicule de fonction avant que la menace ne soit r&eacute;alit&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Aux derni&egrave;res nouvelles, le groupe parlementaire Parena-Sadi, apparemment touch&eacute; par tant de sollicitudes, a &eacute;crit officiellement au RPM pour le supplier de ne pas mettre sa menace &agrave; ex&eacute;cution de quitter le bureau. En tous les cas, le 6&egrave;me vice-pr&eacute;sident a montr&eacute; la voie qu&rsquo;il souhaite pour son parti&nbsp;: celle qui lui permet d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; bord de son 4x4.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Formation <span style="">&nbsp;</span>du gouvernement&nbsp;: la meute est l&acirc;ch&eacute;e<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le week-end dernier a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s riche en activit&eacute;s pour ne pas dire en activisme dans le landerneau politique. Presque tous les &eacute;tats-majors &eacute;taient en r&eacute;union. Le motif de ces rencontres est le choix de ceux et celles qui devraient figurer dans le gouvernement. Ainsi l&rsquo;Ad&eacute;ma, le Cnid, l&rsquo;Urd, la Sadi, le RPM, etc. se sont r&eacute;unis pour choisir l&rsquo;attitude &agrave; adopter ou choisir de ne pas choisir. Si pour la Sadi et le RPM, les choses sont claires et nettes en ce sens que les deux formations politiques inscrivent leurs actions dans l&rsquo;opposition parlementaire, pour les autres ce ne fut pas une partie de plaisir.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce qui est d&eacute;plorable dans ce proc&eacute;d&eacute; c&rsquo;est qu&rsquo;il banalise &agrave; outrance la fonction de ministre. Ainsi contrairement &agrave; l&rsquo;usage qui voudrait qu&rsquo;une fois que le Premier ministre a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; sur la base du programme pr&eacute;sidentiel qu&rsquo;on mette en place la nomenclature de l&rsquo;&eacute;quipe avant de songer &agrave; trouver les comp&eacute;tences par poste, on assiste &agrave; une sorte de monde &agrave; l&rsquo;envers. On demande aux partis d&rsquo;envoyer des CV sans que personne ne sache qui sera pris et pour quel emploi.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Une quarantaine de CV au niveau de l&rsquo;Ad&eacute;ma&nbsp;: Le temps <span style="">&nbsp;</span>de toutes les ambitions<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le samedi dernier fut une journ&eacute;e tr&egrave;s longue pour l&rsquo;Ad&eacute;ma-PASJ et ses responsables. De l&rsquo;apr&egrave;s-midi jusqu&rsquo;&agrave; tard dans la nuit, le si&egrave;ge habituellement d&eacute;sert n&rsquo;a pas d&eacute;sempli. Il y eu des gens pour faire la rupture du jeun et m&ecirc;me le &laquo;&nbsp;sougouri&nbsp;&raquo; pr&eacute;cisent certaines sources. Il s&rsquo;agissait de recevoir les CV des diff&eacute;rents pr&eacute;tendants aux postes minist&eacute;riels. Il semble que devant le flot des candidatures, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de mettre sur pied une commission restreinte comprenant outre les pr&eacute;sidents, les d&eacute;put&eacute;s membres du Comit&eacute; ex&eacute;cutif au motifs que les membres ainsi d&eacute;sign&eacute;s n&rsquo;auraient pas d&rsquo;ambitions minist&eacute;rielles ce qui devrait garantir leur impartialit&eacute;. Aux derni&egrave;res nouvelles, la commission a re&ccedil;u pr&egrave;s de 40 CV. M&ecirc;me les membres de la commission ont &eacute;t&eacute; surpris de voir des gens qui n&rsquo;avaient jamais mis les pieds au si&egrave;ge ou qui n&rsquo;avaient jamais revendiqu&eacute; leur appartenance au parti. Au finish, c&rsquo;est une dizaine de CV qui ont &eacute;t&eacute; retenus parmi lesquels on peut citer ceux de Iba N&rsquo;Diaye, de Mme Zour&eacute; Fadimata Ma&iuml;ga, de S&eacute;kou Diakit&eacute;, de Ti&eacute;mogo Sangar&eacute;, d&rsquo;Adama Diarra, de Mme Kont&eacute;, etc.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; le week-end au niveau du si&egrave;ge de l&rsquo;Ad&eacute;ma n&rsquo;est pas sans rappeler le m&ecirc;me spectacle &agrave; la veille des &eacute;lections. Apr&egrave;s la mise en place de l&rsquo;ADP, il avait &eacute;t&eacute; demand&eacute; aux partis politiques d&rsquo;envoyer des CV pour la formation du gouvernement qui devrait battre la campagne du candidat ATT. On peut rappeler que pr&egrave;s de 45 CV avaient &eacute;t&eacute; constitu&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &agrave; Bamako-Coura avant d&rsquo;&ecirc;tre achemin&eacute;s vers Koulouba. Sans &ecirc;tre cruel, on conna&icirc;t le sort qui leur avait &eacute;t&eacute; r&eacute;serv&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><strong>Trois CV pour une place au CNID&nbsp;: D&eacute;samour autour de N&rsquo;Diaye Ba</strong><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Comme tous les autres partis, le CNID Faso Yiriwa ton aussi a tenu sa r&eacute;union autour de la question des CV. Pr&eacute;sid&eacute;e par Me Tall, la r&eacute;union n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; longue &agrave; trouver les sch&eacute;mas op&eacute;rationnels. Pour une place, il fallait envoyer trois CV. Mais il semble que ce soit autour de la personne du ministre sortant N&rsquo;Diaye Ba qu&rsquo;il y ait eu quelques frictions. Certains, pas nombreux selon nos informations, avaient souhait&eacute; ne pas s&eacute;lectionner le CV de N&rsquo;Diaye Ba. D&rsquo;autres plus sensibles et plus raisonnables ont plaid&eacute; pour la s&eacute;lection de son CV quitte &agrave; ce qu&rsquo;il soit sanctionn&eacute; par son patron. Mais de toute &eacute;vidence, la c&ocirc;te de popularit&eacute; du ministre du Tourisme qui &eacute;tait en voyage au moment o&ugrave; le gouvernement rendait le tablier est aujourd&rsquo;hui tr&egrave;s basse au sein de son parti.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Assembl&eacute;e nationale&nbsp;:&nbsp;Le discours de ATT et le garde &agrave; vous des d&eacute;put&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le nouveau pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, Dioncounda Traor&eacute;, a semble-t-il trouv&eacute; une mani&egrave;re bien singuli&egrave;re de montrer l&rsquo;attachement des d&eacute;put&eacute;s au pr&eacute;sident ATT. Celui-ci a envoy&eacute; une lettre de f&eacute;licitation (une premi&egrave;re) &agrave; tous les &eacute;lus. S&rsquo;excusant presque, ATT insiste sur le fait que la s&eacute;paration des pouvoirs n&rsquo;est nullement &eacute;corn&eacute;e par sa d&eacute;marche mais qu&rsquo;il souhaite un meilleur raffermissement entre l&rsquo;Ex&eacute;cutif et le L&eacute;gislatif. Afin que cet important message n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; aucun distrait et ne survole personne, Dioncounda a tenu &agrave; faire la lecture d&eacute;bout. Quel spectacle de voir tous les &eacute;lus d&eacute;bout comme un seul homme et d&rsquo;applaudir &agrave; la fin. Heureusement pour eux, le discours n&rsquo;&eacute;tait pas long. Mais le ridicule dans l&rsquo;affaire, c&rsquo;est que m&ecirc;me quand c&rsquo;est le pr&eacute;sident ATT lui-m&ecirc;me qui lit ses discours, ses interlocuteurs restent assis. Dieu seul sait ce que Dioncounda trouvera la prochaine fois.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Hamane Niang&nbsp;:&nbsp; les ambitions, <span style="">&nbsp;</span>les drapeaux et les affiches de ATT<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration de basket-ball, Hamane Niang, est un homme qui ne laisse rien au hasard. Pour le voyage de Dakar, il a tout pr&eacute;vu&nbsp;: les drapeaux aux couleurs nationales et les affiches du pr&eacute;sident ATT qui avaient servi lors de la campagne pr&eacute;sidentielle. Les t&eacute;l&eacute;spectateurs ont d&ucirc; les apercevoir. Mais il y avait autre chose dans ses bagages&nbsp;: ses ambitions plus ou moins avou&eacute;es pour le d&eacute;partement de la Jeunesse et des Sports. Le moins que l&rsquo;on puisse dire est que le pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration a frapp&eacute; les esprits en remportant tous les troph&eacute;es mis en jeu et dans toutes les cat&eacute;gories. Maintenant est-ce suffisant pour &ecirc;tre ministre de la Jeunesse et des Sports&nbsp;? Il y en a qui ont &eacute;t&eacute; ministre de la R&eacute;publique pour moins que ce que lui a fait.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5 octobre 2007<o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Sur le vif : Le test de la honte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/sur-le-vif-le-test-de-la-honte-4715.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">D&eacute;cidemment pour lutter contre l&rsquo;immigration, le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais Nicolas Sarkozy et ses cerb&egrave;res ne reculent devant aucun exc&egrave;s. Et pour cela, ils sont pr&ecirc;ts &agrave; innover. Tant que &ccedil;a sert la cause. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils viennent de faire entrer la lutte contre les immigr&eacute;s dans l&rsquo;&egrave;re de la biotechnologie avec l&rsquo;adoption de l&rsquo;analyse ADN pour v&eacute;rifier la filiation des candidats au regroupement familial. <o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;initiative a &eacute;t&eacute; pompeusement parrain&eacute;e par le d&eacute;put&eacute; UMP Thierry Mariani&nbsp;; mais personne n&rsquo;est dupe quant &agrave; l&rsquo;identit&eacute; du v&eacute;ritable p&egrave;re. En avouant lors de son intervention t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e (sur TF1 et France 2) ne pas &ecirc;tre choqu&eacute; par le test ADN, Nicolas Sarkozy a prouv&eacute; que c&rsquo;est lui qui en est l&rsquo;inspirateur et que le pauvre d&eacute;put&eacute; ne joue que le r&ocirc;le, visiblement commode en cette circonstance, de marionnette. On peut compter sur l&rsquo;h&ocirc;te de l&rsquo;Elys&eacute;e pour durcir davantage les conditions de l&rsquo;immigration parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas inutile de pr&eacute;ciser qu&rsquo;entre 2003 et la derni&egrave;re loi, il avait fait voter quatre textes en tant que ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur. Et &agrave; chaque fois, devant les toll&eacute;s, il jurait la main sur le c&oelig;ur que la solution radicale.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qu&rsquo;il y a de choquant dans l&rsquo;adoption de l&rsquo;ADN, c&rsquo;est qu&rsquo;elle est contraire aux lois fran&ccedil;aises, notamment celles sur la bio&eacute;thique vot&eacute;es par les amis de Sarkozy en 2004, qui interdisent formellement, hors cadre judiciaire,<span style="">&nbsp; </span>l&rsquo;utilisation des tests ADN hors des limites de la recherche scientifique ou m&eacute;dicale. Connaissant le peu d&rsquo;entrain qu&rsquo;ils manifestent &agrave; accueillir les immigr&eacute;s, des t&ecirc;tus qui ont pu trouver parade &agrave; tous les obstacles essaim&eacute;s sur leur parcours et qui ont brav&eacute; tous les interdits, on peut conclure que le pr&eacute;sident Sarkozy a d&eacute;cid&eacute; de criminaliser sa nouvelle approche de l&rsquo;immigration. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, le test de l&rsquo;ADN pr&eacute;sente de facto les candidats au regroupement familial comme de vulgaires bandits &agrave; qui incombe le devoir de prouver les liens de sang qui existent ou comme de fraudeurs potentiels. Or, &agrave; ce jeu l&agrave;, on peut avoir la faiblesse d&rsquo;esprit de penser que Sarkozy aurait pu &eacute;viter de creuser ce dernier pi&egrave;ge. Lui le fils d&rsquo;immigr&eacute;&nbsp;; lui le p&egrave;re d&rsquo;une famille recompos&eacute;e. Parce que cet ultime obstacle qu&rsquo;il dresse sous la forme d&rsquo;un test ADN, on peut parier que lui n&rsquo;aurait pas pu le franchir. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En tous cas pas all&egrave;grement. Imaginons-le un seul instant en train de vouloir proc&eacute;der &agrave; un regroupement familial. Il aurait eu toutes les difficult&eacute;s du monde &agrave; adopter les deux filles de C&eacute;cilia qui sont pourtant membres de sa famille. Nous n&rsquo;irons pas jusqu&rsquo;&agrave; demander, comme cette g&eacute;n&eacute;ticienne fran&ccedil;aise, qu&rsquo;il fasse son test ADN parce que dit-elle &laquo;&nbsp;on n&rsquo;est jamais s&ucirc;r de son p&egrave;re&nbsp;&raquo;, mais il conna&icirc;t les limites de sa nouvelle loi.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui est g&ecirc;nant dans cette affaire, c&rsquo;est le silence assourdissant des dirigeants africains. Pas une seule voix pour s&rsquo;interroger sur le bien fond&eacute; d&rsquo;une l&eacute;gislation qui privil&eacute;gie les Africains comme cible.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elhadj TBM</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial : La dernière échéance</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-derniere-echeance-4714.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le lundi dernier, le bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a &eacute;t&eacute; mis en place&nbsp;; sans grande surprise. Les tenants de la logique d&rsquo;exclusion ont tenu &agrave; fermer le bureau au groupe parlementaire Parena-Sadi au motif semble-t-il qu&rsquo;il est de l&rsquo;opposition. M&ecirc;me si officiellement Me Kassoum Tapo a tenu &agrave; expliquer que c&rsquo;est suite &agrave; la forclusion du groupe parlementaire Parena-Sadi qui aurait &eacute;t&eacute; constitu&eacute; en dehors du temps. Ainsi donc, aucun d&eacute;put&eacute; de ce groupe parlementaire qui en compte tout de m&ecirc;me 9, n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pris dans le bureau contrairement aux dispositions du r&egrave;glement int&eacute;rieur de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Celles-ci insistent sur le fait que le bureau doit s&rsquo;efforcer de traduire la configuration de l&rsquo;Assembl&eacute;e. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&agrave; o&ugrave; le bon sens voudrait qu&rsquo;on interpr&egrave;te le &laquo;&nbsp;s&rsquo;efforcer&nbsp;&raquo; comme une obligation de r&eacute;sultat, d&rsquo;autres y voient l&rsquo;absence de toute contrainte, surtout quand on est de mauvaise foi. Or que vaut un bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale qui refuse de prendre en compte les repr&eacute;sentants de l&rsquo;opposition&nbsp;? Cette question ne turlupine pas outre mesure ces messieurs de l&rsquo;ADP, ils se sont taill&eacute;s la part du lion, sans g&ecirc;ne&nbsp;; octroyant &agrave; des groupes parlementaires moins fournis en nombre (le MPR et le CNID notamment) mais qui ont la bonne odeur et la bonne couleur des places de vice-pr&eacute;sidences et de secr&eacute;taires parlementaires que rien, hormis la volont&eacute; d&rsquo;exclure, ne saurait justifier.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Avec la mise en place des commissions parlementaires l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale dispose de tout son arsenal pour commencer &agrave; fonctionner normalement et aborder la session d&rsquo;octobre qui d&eacute;bute d&egrave;s la semaine prochaine. Malgr&eacute; leur absence dans le bureau et malgr&eacute; leur nombre presque d&eacute;risoire, les d&eacute;put&eacute;s du groupe Parena-Sadi apporteront sans doute de l&rsquo;animation au sein de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Tels les Gaulois, ils organiseront la r&eacute;sistance.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La mise en place du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale &eacute;tait attendue par certains observateurs dans la mesure o&ugrave; ce serait la derni&egrave;re &eacute;ch&eacute;ance que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique se serait accord&eacute; pour effectuer son remaniement minist&eacute;riel. Attendu depuis fort longtemps, le remaniement est aujourd&rsquo;hui au centre de toutes les discussions et de tous les commentaires. Chacun se demandant qu&rsquo;est-ce qui pourrait bloquer le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Le pr&eacute;sident ATT est conscient de l&rsquo;attente des Maliens. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, lors de son discours prononc&eacute; &agrave; la veille du 22 septembre, il a donn&eacute; une indication pr&eacute;cise de la taille et du contenu de la future formation gouvernementale&nbsp;: des femmes et des hommes int&egrave;gres, comp&eacute;tents et aimant le pays. On pourrait penser &agrave; juste raison que le pr&eacute;sident est quelque peu d&eacute;&ccedil;u par l&rsquo;exp&eacute;rience de son premier mandat o&ugrave; visiblement, les hommes et les femmes choisis n&rsquo;ont pas pu apporter la satisfaction requise aux probl&egrave;mes qui assaillent les Maliens. Pire, en annon&ccedil;ant lui-m&ecirc;me qu&rsquo;il a re&ccedil;u plus de 700 dossiers des diff&eacute;rents services de contr&ocirc;le dont le dernier rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral portant sur 103 milliards dissip&eacute;s ou mal g&eacute;r&eacute;s, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique semble dire que trop c&rsquo;est trop et qu&rsquo;il est temps d&rsquo;arr&ecirc;ter les frais&nbsp;; et peut-&ecirc;tre d&rsquo;arr&ecirc;ter les responsables. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">D&rsquo;o&ugrave; sa d&eacute;termination &agrave; transmettre &agrave; la Justice l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des dossiers. Ce qui promet des jours agit&eacute;s dans toutes les sph&egrave;res du pouvoir o&ugrave; certains avaient acquis la certitude que rien ne peut leur arriver. Ce qui pourrait redorer quelque peu le blason de ATT qu&rsquo;une bonne frange de Maliens rendent responsable de l&rsquo;impunit&eacute; qui s&rsquo;est install&eacute;e presque comme mode de gestion. Dans tous les cas, il est &agrave; son dernier mandat, et il pourrait se dire qu&rsquo;il n&rsquo;a rien &agrave; perdre &agrave; apporter un peu d&rsquo;&eacute;thique dans la gestion des affaires du pays. Mais pour le moment, proc&eacute;der au remaniement minist&eacute;riel pourrait d&eacute;bloquer le pays qui est compl&egrave;tement sur cale s&egrave;che.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Infos flash : Les brèves de Nouvelle Republique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/infos-flash-les-breves-de-nouvelle-republique-4713.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><span lang="FR">Me Hamidou Diabat&eacute; : D&eacute;fenseur des paysans, avocat de l&rsquo;Office du Niger<o:p></o:p></span></strong></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Dans la d&eacute;claration politique du groupe parlementaire Parena-Sadi lue par Me Hamidou Diabat&eacute; en tant que porte-parole (voir extraits de la d&eacute;claration en page 5), il appara&icirc;t que ce groupe se place r&eacute;solument dans l&rsquo;opposition politique au pouvoir. Parmi les veuves et les orphelins que le groupe parlementaire envisage de d&eacute;fendre (&eacute;tudiants, journalistes, travailleurs compress&eacute;s, etc.) on y trouve les paysans.</span></em></strong><span lang="FR"> </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">On sait que la Sadi du Dr. Mariko a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s pr&eacute;sente aupr&egrave;s des paysans notamment dans la zone de l&rsquo;Office du Niger, ce qui lui a valu d&rsquo;enlever les si&egrave;ges de d&eacute;put&eacute;s. Mais il se trouve que selon nos informations, Me Diabat&eacute; qui dit vouloir d&eacute;fendre politiquement les paysans se trouve &ecirc;tre sur le plan professionnel l&rsquo;avocat de l&rsquo;Office du Niger. Selon nos informations, il dispose d&rsquo;un contrat en bonne et due forme qui le lie &agrave; l&rsquo;ON depuis pr&egrave;s de 10 ans. Et il semble qu&rsquo;il est assez grassement pay&eacute;. Mieux, il semble qu&rsquo;il ait eu &agrave; faire &agrave; Mariko dans le cadre de son contrat parce que comme on le sait, le leader de la Sadi &eacute;tait devenu une sorte de poil &agrave; gratter pour la direction de l&rsquo;Office du Niger. Quand on sait que les contentieux ne manquent pas dans la zone entre les paysans et l&rsquo;Office, il serait int&eacute;ressant de voir quelle attitude adoptera Me Diabat&eacute;. Se placera-t-il sur le plan politique pour se mettre aux c&ocirc;t&eacute;s des paysans ou portera-t-il la robe du professionnel pour d&eacute;fendre son client&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Situation du RPM&nbsp;: Neutralit&eacute; ou opposition<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Nombreux sont les observateurs qui s&rsquo;interrogent sur la position que le RPM a adopt&eacute;e au sein du parlement. Il est vrai que si les questions tournent autour de la position du parti de IBK, c&rsquo;est que celle adopt&eacute;e ne semble pas suffisamment tranchante. Ce qui est s&ucirc;r c&rsquo;est que le parti des Tisserands ne figure pas dans l&rsquo;opposition parlementaire m&ecirc;me si son pr&eacute;sident se trouve &ecirc;tre le pr&eacute;sident du FDR. Selon le colistier de IBK en commune IV, Sylla, qui a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; &eacute;lu comme sixi&egrave;me vice-pr&eacute;sident du bureau, il est difficile d&rsquo;annoncer une quelconque pr&eacute;sence dans l&rsquo;opposition sans avoir au pr&eacute;alable r&eacute;uni les instances r&eacute;guli&egrave;res pour ce faire. On a vu par ailleurs le m&ecirc;me Sylla se battre pour demander le respect des droits de la minorit&eacute;. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;entre minorit&eacute; et opposition, il y a plus qu&rsquo;une nuance.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Mais selon d&rsquo;autres sources, il semble que certains cadres du RPM ont opt&eacute; pour une sorte de neutralit&eacute; ou en tout cas une sorte de bellig&eacute;rance vis-&agrave;-vis du pouvoir au motif qu&rsquo;il ne sert &agrave; rien de s&rsquo;opposer &agrave; un pr&eacute;sident qui est &agrave; son dernier mandat. On se rappelle que le RPM &eacute;tait l&rsquo;un des opposants les plus farouches &agrave; Alpha Oumar Konar&eacute; qui &eacute;tait pourtant &agrave; son dernier mandat. Comme quoi on a les explications qu&rsquo;on peut donner. D&rsquo;autres sources par contre, estiment que le RPM se d&eacute;terminera en fonction de la formation du gouvernement au motif qu&rsquo;il y aurait de fortes chances que certains cadres b&eacute;n&eacute;ficient de postes minist&eacute;riels ou de postes diplomatiques. En tous cas, la position du RPM semble &ecirc;tre une source de pr&eacute;occupation pour de nombreux observateurs.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Abolition de la peine de mort&nbsp;: des d&eacute;bats houleux en perspectives<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dans son discours &agrave; la Nation prononc&eacute;e &agrave; la veille du 22 septembre, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a annonc&eacute; qu&rsquo;il demandera au gouvernement d&rsquo;initier un projet de loi abrogeant la peine de mort. Certains Maliens pensent que cela permettra &agrave; notre pays d&rsquo;&ecirc;tre en phase avec la marche mondiale en faveur de l&rsquo;abolition de la peine capitale. D&rsquo;autres par contre estiment que le pr&eacute;sident court le risque de cr&eacute;er un probl&egrave;me l&agrave; o&ugrave; il y en a pas. En effet, autant les abolitionnistes que ceux qui sont pour l&rsquo;application de la peine capitale semblent se satisfaire de la situation qui pr&eacute;vaut dans notre pays o&ugrave; on n&rsquo;a enregistr&eacute; aucune ex&eacute;cution capitale. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Or il y a une diff&eacute;rence de taille entre la non application de la peine et son abolition. Ce qui fait que le projet risque de soulever de vives pol&eacute;miques entre ceux qui sont pour la peine capitale et ceux qui sont contre. On sait que souvent, face &agrave; certaines atrocit&eacute;s et face &agrave; certains crimes, on entend beaucoup de Maliens d&eacute;clarer &agrave; haute voix qu&rsquo;une application ad&eacute;quate de la peine de mort pourrait dissuader certains criminels. Mais dans tous les cas on verra.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouveau code de la famille : la promesse de ATT<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au cours des deux derni&egrave;res ann&eacute;es de son premier mandat, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique avait &eacute;t&eacute; &agrave; maintes reprises interpell&eacute; par les associations de femmes sur la question du code de la famille. Celles qui ne comprenaient pas les r&eacute;ticences du pr&eacute;sident &agrave; soumettre &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e le projet de nouveau code qui &eacute;tait disponible depuis du temps de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Mais elles oublient que le pr&eacute;sident sait mieux que quiconque que le projet comportait de nombreux passages &agrave; pol&eacute;mique. Or pour quelqu&rsquo;un qui briguait un second mandat, la prudence recommandait de s&rsquo;asseoir sur le projet de code qui pouvait mettre le feu aux poudres. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est ainsi que toutes les ministres charg&eacute;es de la Famille, de la Femme et de l&rsquo;Enfant avaient re&ccedil;u comme consigne de ne jamais tirer le tiroir qui renfermait le fameux document. En annon&ccedil;ant lors de son discours du 22 septembre que le code sera soumis &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e le pr&eacute;sident ATT respecte ainsi une promesse faite dans le feu de la campagne&nbsp;; une promesse qui est toutefois assortie de conditions&nbsp;: oui &agrave; un nouveau code mais dans le strict respect de nos valeurs. Il n&rsquo;est donc pas exclu que le texte relu soit soumis &agrave; une autre relecture afin de l&rsquo;expurger de tous les aspects qui pourraient heurter les diff&eacute;rentes sensibilit&eacute;s.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Remaniement minist&eacute;riel&nbsp;: Le coup de bluff de l&rsquo;URD<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le week-end dernier se tenaient &agrave; Bamako les travaux de la Banque africaine de d&eacute;veloppement auxquels ont particip&eacute; du beau monde. Au titre des participants on comptait Souma&iuml;la Ciss&eacute;, pr&eacute;sident de l&rsquo;UEMOA. Ce qui est normal vu l&rsquo;importance de l&rsquo;institution qu&rsquo;il pr&eacute;side. Et comme &agrave; chaque fois qu&rsquo;il arrive &agrave; Bamako, un comit&eacute; d&rsquo;accueil a &eacute;t&eacute; mis en place pour le recevoir &agrave; S&eacute;nou. Mais des esprits malins au sein de l&rsquo;URD avaient fait courir la rumeur selon laquelle Soumi arrivait &agrave; Bamako pour occuper la Primature. Comme une tra&icirc;n&eacute;e de poudre, tout Bamako a &eacute;t&eacute; inond&eacute;e. Le coup a march&eacute; dans certains milieux dans la mesure o&ugrave; selon des informations souvent distill&eacute;es par la presse, il serait pressenti pour &ecirc;tre Premier ministre. Mais bien entendu cela est une autre manche.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Primature : Pinochet pr&ecirc;t depuis longtemps<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Selon des sources proches de la Primature, le Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga aurait fini de pr&eacute;parer la passation depuis fort longtemps. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il aurait pr&eacute;parer tous les dossiers et n&rsquo;attendraient que son successeur ou sa confirmation. Ce qui ne l&rsquo;emp&ecirc;cherait pas de travailler contrairement aux autres membres du gouvernement qui ne vivent que par et pour le remaniement oubliant de s&rsquo;occuper m&ecirc;me des affaires courantes. Mais derni&egrave;rement, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique lui aurait confi&eacute; une mission qui l&rsquo;aurait oblig&eacute; &agrave; d&eacute;baller ses affaires. Et &agrave; se remettre au travail.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Situation au Nord : De la crise identitaire aux revendications territoriales</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-au-nord-de-la-crise-identitaire-aux-revendications-territoriales-4712.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">La R&eacute;publique d&eacute;mocratique et f&eacute;d&eacute;rale du Tumoujgha. On serait au mois d&rsquo;avril qu&rsquo;on aurait cru &agrave; un gros poisson d&rsquo;avril. Mais nous sommes en septembre et nous assistons &agrave; la cybercr&eacute;ation d&rsquo;une R&eacute;publique qui est annonc&eacute;e comme la revendication territoriale et comme le prolongement des crises identitaires qui secouent le Nord de notre pays depuis son ind&eacute;pendance.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;anniversaire de la f&ecirc;te d&rsquo;ind&eacute;pendance qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; dans une morosit&eacute; sans pareille a &eacute;t&eacute; fortement parasit&eacute;e par l&rsquo;annonce via internet de la cr&eacute;ation d&rsquo;une R&eacute;publique touar&egrave;gue d&eacute;mocratique et f&eacute;d&eacute;rale occupant la moiti&eacute; de notre pays et les deux-tiers du Niger voisin avec comme capitale Agadez.<span style="">&nbsp; </span>Quoique frisant le ridicule, cette annonce constitue au moins la preuve que la crise que notre pays conna&icirc;t dans sa partie septentrionale depuis l&rsquo;aube de son ind&eacute;pendance n&rsquo;est pas loin de se calmer et que les derniers soubresauts enregistr&eacute;s ces derniers jours du fait d&rsquo;une bande de terroristes dirig&eacute;s par Bahanga sont &agrave; prendre avec s&eacute;rieux. Ce qui est nouveau dans la crise du Nord, c&rsquo;est que pour la premi&egrave;re fois, elle passe du stade identitaire &agrave; la revendication territoriale. En effet, pour ne parler que des r&eacute;bellions les plus r&eacute;centes c&rsquo;est-&agrave;-dire celles de l&rsquo;ind&eacute;pendance aux plus r&eacute;centes, jamais il n&rsquo;a &eacute;t&eacute; question de revendication territoriale encore moins d&rsquo;ind&eacute;pendance. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">M&ecirc;me les questions d&rsquo;autonomie ou d&rsquo;autod&eacute;termination ont souvent &eacute;t&eacute; avanc&eacute;es avec le maximum de pr&eacute;caution pour ne pas choquer les Maliens visc&eacute;ralement rattach&eacute;s &agrave; leur pays, &agrave; son int&eacute;grit&eacute; territoriale et &agrave; sa coh&eacute;sion. Mais comme depuis au moins deux ans, nous sommes entr&eacute;s dans une phase fortement marqu&eacute;es par les surench&egrave;res, les Bahanga et autres commanditaires se disent que tout est possible. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr&egrave;s avoir op&eacute;r&eacute; une coupure de fait du pays en deux par la pose de mines antipersonnel, ils tentent maintenant de pousser leur &laquo;&nbsp;avantage&nbsp;&raquo; en revendiquant un Etat avec tous ses instruments de souverainet&eacute;&nbsp;: constitution, drapeau, hymne national, etc. Mais le fait qu&rsquo;il n&rsquo;y ait personne derni&egrave;re la derni&egrave;re supercherie prouve quelque part qu&rsquo;ils ont peur de leur initiative.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans son discours &agrave; la Nation le 22 septembre, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui est sans doute au courant de cette &eacute;volution n&rsquo;a pas manqu&eacute; de d&eacute;clarer avec une certaine fermet&eacute; qu&rsquo;aucun acte portant atteinte &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du territoire et &agrave; sa coh&eacute;sion ne sera tol&eacute;r&eacute;. Mais concr&egrave;tement que faudrait-il faire&nbsp;? Le pr&eacute;sident a &eacute;voqu&eacute; l&rsquo;approche r&eacute;gionale de la question qui rejoint quelque peu les initiatives prises par la Libye en direction du Niger &eacute;galement confront&eacute; aux m&ecirc;mes probl&egrave;mes de terrorisme. La semaine derni&egrave;re, le pr&eacute;sident burkinab&egrave;, Blaise Compaor&eacute;, a envoy&eacute; un &eacute;missaire rencontr&eacute; ATT pour s&rsquo;enqu&eacute;rir de la situation, et certainement pour voir quelle m&eacute;diation serait possible &agrave; partir du Burkina Faso qui est en train de se sp&eacute;cialiser dans la r&eacute;solution des crises. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais hormis cela, il faut d&eacute;j&agrave; reprendre l&rsquo;initiative par rapport &agrave; la r&eacute;surgence des hostilit&eacute;s dans le Nord. Bahanga qui semble &ecirc;tre le ma&icirc;tre du jeu doit &ecirc;tre mis hors. Ce qui suppose une collaboration franche de tous les acteurs d&rsquo;&eacute;tat de nuire. Le pr&eacute;sident ATT a insist&eacute; que la crise actuelle sera r&eacute;gl&eacute;e dans le cadre exclusif des accords d&rsquo;Alger. En ce moment, il faudra faire vite. La presse internationale a annonc&eacute; l&rsquo;approvisionnement de mani&egrave;re assez cons&eacute;quente, &agrave; hauteur de plus du milliard de francs CFA, des comptes d&rsquo;exploitation des accords d&rsquo;Alger. Ce qui pourrait contribuer &agrave; asseoir la cr&eacute;dibilit&eacute; du Mali aupr&egrave;s des autres protagonistes notamment les int&eacute;gr&eacute;s qui estiment que les autorit&eacute;s maliennes ne sont pas sinc&egrave;res. Il faudra faire vite avant que la R&eacute;publique du Tumoujgha ne devienne un vrai probl&egrave;me avec toutes les implications que cela suppose. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>L’Union africaine et Me Wade condamnent Bahanga</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/l%25e2%2580%2599union-africaine-et-me-wade-condamnent-bahanga-4711.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Au moment o&ugrave; les hautes autorit&eacute;s maliennes s&rsquo;emploient &agrave; trouver une issue heureuse &agrave; la situation d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; dans la r&eacute;gion de Kidal, comme l&rsquo;attestent la tr&ecirc;ve et la lib&eacute;ration des otages que le chef de l&rsquo;Etat vient d&rsquo;annoncer &agrave; l&rsquo;instant dans son message &agrave; la Nation &agrave; l&rsquo;occasion de la comm&eacute;moration de la f&ecirc;te nationale du 22 septembre, des messages de soutien de la communaut&eacute; internationale continuent de nous parvenir.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">1.<span style="">&nbsp; </span>Ainsi, la commission de l&rsquo;Union Africaine a, dans un communiqu&eacute; en date du 6 septembre 2007, &laquo;&nbsp;condamn&eacute; fermement les actes pos&eacute;s par des groupes arm&eacute;s dirig&eacute;s par Ibrahim BAHANGA et qui constituent une rupture de la paix dans la r&eacute;gion de Kidal, paix, s&eacute;curit&eacute; et stabilit&eacute; que le gouvernement du Mali s&rsquo;emploie m&eacute;thodiquement &agrave; restaurer et &agrave; consolider depuis de nombreuses ann&eacute;es.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La Commission de l&rsquo;Union Africaine salue la d&eacute;termination du Gouvernement du Mali &agrave; &oelig;uvrer pour le d&eacute;veloppement du pays en g&eacute;n&eacute;ral et des r&eacute;gions du Nord en particulier, &agrave; travers la mise en &oelig;uvre des conclusions et recommandations du Forum de Kidal des 23 et 24 mars 2007.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Elle se f&eacute;licite, en outre, du renouvellement de l&rsquo;engagement du gouvernement &agrave; honorer les clauses de l&rsquo;Accord d&rsquo;Alger du 4 juillet 2006. A cet &eacute;gard, la Commission de l&rsquo;Union Africaine, assure le peuple et le gouvernement du Mali de son soutien et de sa solidarit&eacute;.&nbsp;&raquo;</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">2. <span style="">&nbsp;</span>Dans le m&ecirc;me ordre d&rsquo;id&eacute;es, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du S&eacute;n&eacute;gal, Son Excellence Ma&icirc;tre Abdoulaye WADE, a exprim&eacute;, devant le conseil des ministres du jeudi 20 septembre 2007, sa grave pr&eacute;occupation, suite aux attaques perp&eacute;tr&eacute;es par des groupes arm&eacute;s en R&eacute;publique s&oelig;ur du Mali.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le chef de l&rsquo;Etat S&eacute;n&eacute;galais a, &agrave; ce sujet, r&eacute;it&eacute;r&eacute; son rejet syst&eacute;matique de la violence sous toutes ses formes, comme mode d&rsquo;expression de revendication et a salu&eacute; les initiatives en cours, notamment pour le r&egrave;glement pacifique de la situation au Mali.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Rappelons que ces condamnations s&rsquo;ajoutent &agrave; celles de la France, de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne, des Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique, de la Suisse et du Canada.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Sur le vif : Bandits de grands chemins et rebelles de pacotille</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sur-le-vif-bandits-de-grands-chemins-et-rebelles-de-pacotille-4498.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2">Le &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo; avait &eacute;t&eacute; per&ccedil;u comme un ent&ecirc;t&eacute; qui refusait de voir la r&eacute;alit&eacute; en face. Le &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est le pr&eacute;sident Mamadou Tanja du Niger qui refuse encore de qualifier le Mouvement nig&eacute;rien pour la justice de rebelle. Pour lui, le MNJ est constitu&eacute; de bandits arm&eacute;s qui n&rsquo;ont aucun id&eacute;al et que rien, hormis les trafics en tous genres, n&rsquo;int&eacute;resse. Malgr&eacute; les morts, les mines anti-personnelles, le blocus de Agad&egrave;s, les d&eacute;clarations des responsables du MNJ revendiquant le qualificatif de rebelles, le &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo; est rest&eacute; ferme sur sa ligne. Et c&rsquo;est comme tels qu&rsquo;il les a combattus jusqu&rsquo;&agrave; la r&eacute;cente m&eacute;diation de la Libye qui devrait aboutir sur un accord politique.</font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2">Chez nous, c&rsquo;est sensiblement la m&ecirc;me chose. Nous avons &agrave; faire &agrave; des bandits de grands chemins qui revendiquent pompeusement le titre de rebelles. Ce fut dur de le reconna&icirc;tre pour les autorit&eacute;s mais elles ont fini par s&rsquo;y r&eacute;soudre&nbsp;: Bahanga et sa clique ne sont que de vulgaires terroristes qui ne reculent devant rien pour assouvir leurs d&eacute;sirs. D&eacute;sirs de puissance que leur procure l&rsquo;argent gagn&eacute; en convoyant les v&eacute;hicules des trafiquants. D&eacute;sirs de notori&eacute;t&eacute; &eacute;galement dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; la stratification sociale entretient le lit de nombreuses frustrations et contrarie des egos souvent surdimensionn&eacute;s. Ce sont des trafiquants qui gagnent gros et qui ne perdront jamais leur temps dans un cantonnement qui ne leur rapporte presque rien. Il est aujourd&rsquo;hui &eacute;tabli que par v&eacute;hicule convoy&eacute;, ils gagnaient 6 millions de francs CFA&nbsp;; ce qui nous rapproche des 60 millions par colonnes de v&eacute;hicules &agrave; convoy&eacute;s. Le gouvernement a tard&eacute; &agrave; les traiter comme des terroristes. <br /></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2">Mais depuis, on peut dire qu&rsquo;il tient le bon bout. Il ne faut surtout pas se laisser distraire par les illusions qu&rsquo;entretient Bahanga quant &agrave; une possible accalmie ou mieux &agrave; un retour de la paix. Il vient d&rsquo;annoncer, encore, une tr&ecirc;ve qui devrait favoriser la lib&eacute;ration des otages et prisonniers de guerre et d&eacute;boucher, selon lui, sur le nettoyage de la zone min&eacute;e par ses soins. Nos autorit&eacute;s qui semblent pr&ecirc;tes &agrave; tout pour ne pas se d&eacute;dire (on se rappelle que depuis l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, nos autorit&eacute;s s&rsquo;arc-boutent sur une hypoth&eacute;tique paix) ont annonc&eacute; qu&rsquo;elles feront tout pour pr&eacute;server la paix. Grand bien leur fasse. Parce que quitte &agrave; &ecirc;tre dans une logique de paix, mieux commencer par &ecirc;tre logique avec soi-m&ecirc;me. Quand on d&eacute;clare urbi et orbi qu&rsquo;on a en face des terroristes, on ne baisse pas la garde &agrave; la premi&egrave;re occasion.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2">Lors de la session extraordinaire du Conseil &eacute;conomique social et culturel, le pr&eacute;sident de cette institution Moussa Balla Coulibaly connu pour son franc-parler a qualifi&eacute; de l&acirc;che le minage du terrain par Bahanga qui ne serait pas digne du vrai guerrier targui. V&eacute;rit&eacute; pure quand on sait que le targui n&rsquo;est pas un l&acirc;che. V&eacute;rit&eacute; pure quand on sait que m&ecirc;me les rebelles, les vrais, ont une &eacute;thique, ils ont un id&eacute;al, ils ont des principes et des causes nobles le plus souvent. Or Bahanga et ses hommes ne m&eacute;ritent pas d&rsquo;&ecirc;tre class&eacute;s dans cette cat&eacute;gorie de rebelles. Ce sont des ma&icirc;tres-chanteurs qui ont d&eacute;cid&eacute; de pousser le pays au bord de la rupture. Sinon lui, plus que tous les autres, a tout eu de la R&eacute;publique. Celle-ci est all&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; se plier &agrave; sa volont&eacute; de transformer son hameau en commune. Mais comme on dit chez nous, il y a une limite &agrave; trop tirer sur la queue de l&rsquo;&acirc;ne. Ils sont des bandits de grands chemins et des rebelles de pacotille. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il faut les traiter ou les maltraiter&nbsp;; c&rsquo;est selon.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong>Elhadj Tiegoum Boub&egrave;ye MAIGA<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : La glandeur du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-glandeur-du-mali-4496.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le 22 septembre 1960, quand les p&egrave;res fondateurs du Mali proclamaient l&rsquo;ind&eacute;pendance du pays, ils savaient que devant les choix difficiles qui s&rsquo;imposaient &agrave; eux, il fallait prendre celui de la dignit&eacute;, de l&rsquo;honneur. Les hommes et les femmes (Modibo K&eacute;ita, Awa K&eacute;ita, Gabou Diawara, Mad&eacute;ira K&eacute;ita, Mamady Sissoko, Idrissa Diarra, etc.) qui devaient conduire les premiers pas du Mali avaient une haute id&eacute;e du pays et de l&rsquo;h&eacute;ritage dont ils sont les d&eacute;positaires.</p>
<p>&nbsp;Fiers d&rsquo;&ecirc;tre les descendants des Soundiata, Sonni Ali Ber, Samory Tour&eacute;, Askia Mohamed, Firhoun, Ti&eacute;ba, Babemba, Damonzon, Babuguntchi, ils n&rsquo;avaient peur de rien et ne baissaient la t&ecirc;te devant personne et ne reculaient devant aucune adversit&eacute;, d&rsquo;o&ugrave; qu&rsquo;elle vienne. Ils ont proclam&eacute; l&rsquo;ind&eacute;pendance du Mali dans des conditions difficiles&nbsp;: &eacute;clatement dans la douleur de la F&eacute;d&eacute;ration du Mali, hostilit&eacute; de certains pays voisins, animosit&eacute; de la puissance coloniale, d&eacute;nuement total du pays etc. Ils n&rsquo;avaient que leur volont&eacute; de se relever, de relever la t&ecirc;te et de b&acirc;tir un pays grand, fier et jaloux de son ind&eacute;pendance. Avec la F&eacute;d&eacute;ration du Mali, ils disposaient d&rsquo;un port, de grosses potentialit&eacute;s &eacute;conomiques &agrave; la disposition de leur r&ecirc;ve africain. Avec la R&eacute;publique du Mali, ils ont un pays enclav&eacute;, de gros soucis financiers alors que tout &eacute;tait &agrave; faire. Il en fallait bien plus pour d&eacute;courager cette bande de patriotes. Le Mali est un chantier, h&eacute; bien, ils allaient le construire. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pierre apr&egrave;s pierre, l&rsquo;&eacute;difice allait sortir de terre sous la forme de routes, de pistes, de soci&eacute;t&eacute;s et entreprises d&rsquo;Etat, d&rsquo;administration, d&rsquo;infrastructures, de biens de consommation etc. Le tout avec rien ou presque. Ils n&rsquo;avaient que de petits moyens financiers, souvent personnels (ils en &eacute;taient arriv&eacute;s &agrave; vendre leurs biens), pour concr&eacute;tiser les grandes id&eacute;es qu&rsquo;ils avaient pour b&acirc;tir le pays. C&rsquo;est ce qui a donn&eacute; la Librairie populaire du Mali, la Compagnie Air Mali dont les avions &eacute;taient pilot&eacute;s par des Maliens, la Comanav, la Somiex, les Banques, l&rsquo;Office du Niger, la SEMA etc. Ils ont b&acirc;ti une arm&eacute;e nationale en demandant au dernier soldat fran&ccedil;ais de d&eacute;barrasser les lieux. Avec eux, &ecirc;tre Malien &eacute;tait synonyme de fiert&eacute;, de dignit&eacute;, de rectitude morale, d&rsquo;int&eacute;grit&eacute;. Ils ont eu aussi leur r&eacute;bellion. Et c&rsquo;est l&agrave; que l&rsquo;actualit&eacute; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui croise le chemin de ce Mali en construction.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, le pays s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; f&ecirc;ter son 47&egrave;me anniversaire avec des soucis pour sa stabilit&eacute; dans sa partie nord. Depuis pr&egrave;s d&rsquo;un moins maintenant, des bandits conduits par Ibrahim Bahanga s&egrave;ment la terreur. Il est &eacute;tabli aujourd&rsquo;hui que c&rsquo;est pour des int&eacute;r&ecirc;ts personnels qu&rsquo;ils sont pr&ecirc;ts &agrave; mettre le pays &agrave; feu et &agrave; sang. Ils sont d&eacute;j&agrave; parvenus &agrave; entraver la libert&eacute; de mouvement dans cette partie en op&eacute;rant par embuscades et en comptant sur les mines qu&rsquo;ils ont dissimul&eacute;es afin de faire le maximum de morts et de traumatis&eacute;s. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;objectif recherch&eacute; est de retrouver les pr&eacute;bendes perdues avec comme souci principal de prendre toute une communaut&eacute; en otage. Mais ce qui se passe au Nord n&rsquo;est pas le seul motif d&rsquo;inqui&eacute;tude des Maliens. Le quotidien les inqui&egrave;te plus que tout surtout que la grande majorit&eacute; a la nette sensation qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de perspective &agrave; l&rsquo;horizon. Le ch&ocirc;mage se porte bien, la vie est ch&egrave;re, le moral est en berne, la pauvret&eacute; s&rsquo;&eacute;paissit, etc. Et les Maliens ont l&rsquo;impression qu&rsquo;ils sont laiss&eacute;s &agrave; leur propre sort et qu&rsquo;il n&rsquo;y a personne non seulement pour s&rsquo;occuper d&rsquo;eux mais aussi pour leur montrer le chemin &agrave; prendre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui fait dire &agrave; quelques nostalgiques du pass&eacute; que notre pays a perdu sa grandeur d&rsquo;antan et &eacute;gar&eacute; sa<span style="">&nbsp; </span>fiert&eacute; en cours de chemin. Ce qui fait &agrave; quelques Maliens qui souhaitent se refugier encore dans le Soudan que c&rsquo;est le temps des glandeurs pour notre grand et beau pays. Un temps o&ugrave; tout est confusion&nbsp;; un temps o&ugrave; tout est recherche effr&eacute;n&eacute;e de profit, de profit pour soi, un temps pour les grandes d&eacute;robades et les petites d&eacute;missions.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span><strong><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-7-4495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style=font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Relecture des textes fondamentaux&nbsp;: Les amis de ATT se mobilisent <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Avant son &eacute;lection en 2002, le candidat Amadou Toumani Tour&eacute; avait fait la promesse de proc&eacute;der imm&eacute;diatement &agrave; une grande rencontre avec l&rsquo;ensemble de la classe politique afin de proc&eacute;der &agrave; la relecture des textes fondamentaux. Mais une fois &eacute;lu, le pr&eacute;sident ATT a oubli&eacute; cette promesse alors m&ecirc;me que l&rsquo;atmosph&egrave;re de consensus &eacute;tait propice et surtout que les textes en question ont montr&eacute; leurs limites plus d&rsquo;une d&eacute;cennie apr&egrave;s leur mise en application</span></em></strong><span lang="FR">. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">A l&rsquo;entame de son second mandat, il semble que la question refait surface mais sans trop de bruit. En effet, le cercle de ses proches amis regroup&eacute;s au sein du CPD (Club, Perspectives et D&eacute;veloppement) a d&eacute;cid&eacute; de prendre la question en charge. C&rsquo;est ainsi que le CPD aurait d&eacute;j&agrave; contact&eacute; un certain nombre de personnalit&eacute;s tant au Mali qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;tranger afin de b&eacute;n&eacute;ficier de leur expertise par rapport &agrave; la relecture des textes fondamentaux.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il serait bon que les partis politiques aussi se saisissent de la question afin de lire et de relire des textes qui sont aujourd&rsquo;hui compl&egrave;tement obsol&egrave;tes.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">On se rappelle que le pr&eacute;sident Alpha Oumar Konar&eacute; avait souhait&eacute; proc&eacute;der &agrave; la relecture des textes. Mais le contexte politique &agrave; l&rsquo;&eacute;poque n&rsquo;a pas pu favoriser l&rsquo;exercice. En tous les cas, il n&rsquo;est jamais trop tard pour adapter nos textes &agrave; la r&eacute;alit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">R&egrave;glement int&eacute;rieur <span style="">&nbsp;</span>de l&rsquo;A.N&nbsp;:<span style="">&nbsp;</span><span style=""> </span>La &laquo;&nbsp;r&eacute;bellion&nbsp;&raquo; <span style="">&nbsp;</span>des d&eacute;put&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au lendemain du rejet par la Cour constitutionnelle du r&egrave;glement int&eacute;rieur amend&eacute;, il y avait comme une atmosph&egrave;re fronde qui flottait au sein de l&rsquo;h&eacute;micycle. Les d&eacute;put&eacute;s, d&eacute;j&agrave; fort m&eacute;contents de la d&eacute;cision des &laquo;&nbsp;Sages&nbsp;&raquo;, avaient la nette impression qu&rsquo;il y avait comme de la provocation dans les motivations et qu&rsquo;&agrave; la limite les &laquo;&nbsp;Sages&nbsp;&raquo; leur cherchaient des poux dans la t&ecirc;te surtout en ce qui concerne le refus de leur accorder le b&eacute;n&eacute;fice du passeport diplomatique. Pour eux, c&rsquo;est un droit et on ne revient pas sur un acquis. En effet, il semble que les d&eacute;put&eacute;s de la l&eacute;gislature sortante b&eacute;n&eacute;ficiaient tous du droit de disposer d&rsquo;un passeport diplomatique. Pour manifester leur surprise, il semble que certains ont tenu &agrave; rencontrer le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui aurait confi&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;avait rien &agrave; voir dans l&rsquo;incoh&eacute;rence des &laquo;&nbsp;Sages&nbsp;&raquo; et aurait promis de demander &agrave; ce qu&rsquo;ils soient r&eacute;tablis dans leurs droits. C&rsquo;est semble-t-il sur la base de cette rencontre jug&eacute;e fructueuse que les &eacute;lus n&rsquo;ont m&ecirc;me pas souhait&eacute; prendre en compte les observations de la Cour constitutionnelle concernant cet aspect. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il faut avouer que ce passeport diplomatique a toujours &eacute;t&eacute; probl&eacute;matique et a contribu&eacute; par le pass&eacute; &agrave; tendre souvent les rapports entre l&rsquo;ex&eacute;cutif et les d&eacute;put&eacute;s. Du temps o&ugrave; Alpha &eacute;tait au pouvoir, il s&rsquo;&eacute;tait oppos&eacute; durant ses deux mandats aux exigences des d&eacute;put&eacute;s qui voulaient tous poss&eacute;der le fameux document. Mais seuls les membres du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e ont eu ce &laquo;&nbsp;privil&egrave;ge&nbsp;&raquo; malgr&eacute; les coups de col&egrave;re et les bouderies. Les autres d&eacute;put&eacute;s, en fonction des missions, obtenaient une feuille diplomatique couvrant la dur&eacute;e de leurs voyages. Mais c&rsquo;est avec ATT que le &laquo;&nbsp;verrou&nbsp;&raquo; a saut&eacute; en 2002. Apr&egrave;s une mole r&eacute;sistance, le passeport a finalement &eacute;t&eacute; accord&eacute; &agrave; tous les d&eacute;put&eacute;s. Il serait malvenu de vouloir le leur retirer sans explication qui tienne la route.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; font-weight: bold;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Rejet du r&egrave;glement int&eacute;rieur&nbsp;: les soucis de certains d&eacute;put&eacute;s</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Sans tomber dans la parano&iuml;a, il y a des d&eacute;put&eacute;s qui croient dur comme fer que le rejet par la Cour constitutionnelle de leur r&egrave;glement int&eacute;rieur ne doit rien au hasard et cacherait quelques sombres desseins. Pour preuve, ils parlent bien volontiers de l&rsquo;affaire du passeport diplomatique. Mais ce n&rsquo;est pas tout. Pour certains, il y aurait des personnes dont le souhait serait de leur faire payer les r&eacute;sultats de l&rsquo;&eacute;lection du pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Voyant certainement des complots partout, ils affirment que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique aurait d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;avoir la peau de tous ceux qui auraient tremp&eacute; dans la mauvaise gestion des fonds allou&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Bien entendu on pense imm&eacute;diatement au questeur actuel. Mais en regardant plus loin, on pourrait apercevoir d&rsquo;autres personnalit&eacute;s, notamment celles &agrave; qui IBK avait d&eacute;l&eacute;gu&eacute; certains pouvoirs d&rsquo;ordonner des d&eacute;penses et de passer des march&eacute;s. Ils sont donc convaincus que c&rsquo;est pour &eacute;viter qu&rsquo;ils ne puissent &eacute;chapper &agrave; la faveur du vote de la liste bloqu&eacute;e que la Cour aurait eu comme instruction d&rsquo;obliger les d&eacute;put&eacute;s &agrave; un vote plus normal, poste par poste. Si jamais, ceux &agrave; qui beaucoup d&rsquo;observateurs pensent ne parvenaient pas &agrave; se caser, il faudrait craindre pour eux. Parce que quel que soit leur sort imm&eacute;diat, il se pourrait bien qu&rsquo;ils soient amen&eacute;s &agrave; rendre gorge. C&rsquo;est une perspective qui est loin de les enchanter.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Rapport du <span style="">&nbsp;</span>v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral&nbsp;: Les bailleurs de fonds pour la lumi&egrave;re<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral continue de faire des vagues encore. Au grand d&eacute;sappointement de ceux et celles qui y ont &eacute;t&eacute; &eacute;pingl&eacute;s. Ainsi nous apprenons que c&rsquo;est la communaut&eacute; des bailleurs de fonds qui s&rsquo;inqui&egrave;te devant l&rsquo;&eacute;tendue des d&eacute;g&acirc;ts et surtout devant le peu de r&eacute;action des autorit&eacute;s. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils auraient gentiment<span style="">&nbsp; </span>demand&eacute; que, pour la transparence et l&rsquo;honneur de ceux dont la gestion a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e peu orthodoxe par le V&eacute;rificateur, de passer le relais &agrave; la Justice. Celle-ci, pourrait mener toutes les investigations utiles afin d&rsquo;apporter toute la lumi&egrave;re. Selon nos informations, la sollicitation des bailleurs n&rsquo;est assortie d&rsquo;aucune condition. Pour le moment. Parce que dans le milieu des bailleurs, on s&rsquo;interroge depuis la sortie du rapport sur son contenu. Et ils ne sont pas nombreux &agrave; excuser les d&eacute;rapages qui y sont &eacute;tal&eacute;s et ils ne sont pas tr&egrave;s chauds &agrave; courir le monde entier pour mobiliser des fonds qui vont &ecirc;tre d&eacute;tourn&eacute;s.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour rappel, il faut dire que les montants d&eacute;tourn&eacute;s portent sur pr&egrave;s de 103 milliards de francs CFA. Les structures et les personnes en cause sont g&eacute;n&eacute;ralement dans le proche entourage du pouvoir. Certaines ont tent&eacute;, maladroitement d&rsquo;ailleurs, de justifier les montants ou m&ecirc;me de d&eacute;nigrer le travail du V&eacute;rificateur. Avec les bailleurs qui voudraient voir plus clair et mieux comprendre, l&rsquo;affaire prend visiblement une autre tournure.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">&Ccedil;a chauffe au Nord&nbsp;: Iyad &laquo;&nbsp;exfiltre&nbsp;&raquo; sa famille.<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La reprise des hostilit&eacute;s au Nord du pays a contribu&eacute; &agrave; remettre en selle Iyad Ag Ghali et &agrave; le remettre dans le jeu et m&ecirc;me &agrave; le r&eacute;habiliter quelque peu. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;&agrave; la surprise g&eacute;n&eacute;rale, il a &eacute;t&eacute; fait m&eacute;diateur par les autorit&eacute;s du pays qui lui ont donn&eacute; carte blanche et pas seulement. Il avait pu obtenir une premi&egrave;re tr&ecirc;ve avec Bahanga puis une seconde avec la lib&eacute;ration de quelques prisonniers de guerre. <br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Et depuis on sait que la tr&ecirc;ve a &eacute;t&eacute; rompue. Mais avant la rupture de la tr&ecirc;ve, Iyad avait regagn&eacute; Bamako o&ugrave; il semble qu&rsquo;il aurait fait le point de la m&eacute;diation entreprise. En parfait connaisseur du terrain, Iyad n&rsquo;est pas revenu seul. Il semble qu&rsquo;il a proc&eacute;d&eacute; &agrave; une v&eacute;ritable op&eacute;ration &laquo;&nbsp;d&rsquo;exfiltration&nbsp;&raquo; de sa famille de la zone des combats. Il sait mieux que quiconque les risques du terrain et surtout que dans l&rsquo;entourage de Bahanga, sa m&eacute;diation &eacute;tait tr&egrave;s mal per&ccedil;ue et lui-m&ecirc;me &eacute;tait presque accus&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre un tra&icirc;tre &agrave; la cause touar&egrave;gue.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Bizarre trajectoire que celui de Iyad. Le 23 mai 2006, il &eacute;tait parmi ceux qui, au nom de l&rsquo;Alliance pour la d&eacute;mocratie et le changement, avaient attaqu&eacute; les villes de Kidal et de M&eacute;naka. Les plus hautes autorit&eacute;s &eacute;taient tr&egrave;s remont&eacute;es contre lui dans la mesure o&ugrave; il effectuait la navette entre Fagaga retranch&eacute; dans les collines de Tegharghar et ATT perch&eacute; sur la colline de Koulouba. Il avait &eacute;t&eacute; trait&eacute; de tous les noms. Mais voil&agrave; qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il est remis dans le jeu &agrave; cause de Bahanga sans qu&rsquo;on ne sache vraiment s&rsquo;il l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; quitt&eacute; (le jeu).</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Bahanga attendait les Am&eacute;ricains &agrave; Kidal<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La nouvelle avait fait sensation dans l&rsquo;opinion nationale et internationale&nbsp;: les rebelles dirig&eacute;s par Bahanga ont tir&eacute; sur un avion am&eacute;ricain qui ravitaillait les soldats maliens coinc&eacute;s &agrave; Tinzawat&egrave;ne. M&ecirc;me le Pentagone a reconnu l&rsquo;attaque dont l&rsquo;avion a fait l&rsquo;objet. Ce fut un v&eacute;ritable coup de pub pour des bandits perdus dans les sables. Mais, selon des informations assez pr&eacute;cises, ce ne fut pour Bahanga qu&rsquo;un lot de consolation. En effet, il disposait d&rsquo;informations selon lesquelles, devant le peu de bonne foi des Alg&eacute;riens d&rsquo;approvisionner nos militaires, appel avait &eacute;t&eacute; fait aux Am&eacute;ricains pour le largage des vivres. <br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Et il pensait que l&rsquo;avion am&eacute;ricain devait faire une escale &agrave; Kidal d&rsquo;o&ugrave; partiraient les vivres dans des v&eacute;hicules. D&rsquo;o&ugrave; son id&eacute;e d&rsquo;aller attendre l&rsquo;avion &agrave; Kidal avec tout l&rsquo;armement anti-a&eacute;rien n&eacute;cessaire. Sa pr&eacute;sence a &eacute;t&eacute; signal&eacute;e &agrave; quelque six kilom&egrave;tres de la ville. C&rsquo;est donc &agrave; la derni&egrave;re minute qu&rsquo;il a appris que c&rsquo;est par largage que les Am&eacute;ricains allaient ravitailler Tinzawat&egrave;ne. Il eut juste le temps d&rsquo;avertir ses troupes rest&eacute;es sur place mais sans l&rsquo;armement ad&eacute;quat. D&rsquo;o&ugrave; les tirs &agrave; partir de simples fusils qui n&rsquo;ont eu qu&rsquo;un tr&egrave;s faible impact sur l&rsquo;avion et son &eacute;quipage. Officiellement en tout cas.<o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Office du Niger&nbsp;: le bienheureux colonel retrait&eacute;.<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour l&rsquo;attribution des terres de Koumouna (un test initi&eacute; par la Banque mondiale afin de permettre aux exploitants agricoles d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; des titres fonciers), le minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture et la direction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger avaient voulu &laquo;&nbsp;copier&nbsp;&raquo; l&rsquo;exp&eacute;rience de l&rsquo;attribution des logements sociaux&nbsp;: installer une commission de d&eacute;pouillement. On &eacute;tait en 2005. Et curieusement, comme pour les logements sociaux, c&rsquo;est un officier de l&rsquo;arm&eacute;e &agrave; la retraite qui a &eacute;t&eacute; port&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de ladite commission. <br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le bienheureux officier est un colonel et il s&rsquo;appelle Konipo. Bienheureux parce que pour la dur&eacute;e de sa mission, il b&eacute;n&eacute;ficia d&rsquo;avantages pour le moins cons&eacute;quents&nbsp;: un v&eacute;hicule 4x4 Prado avec chauffeur, du carburant &agrave; souhait et des perdiem. Cependant, cela fait un bon moment que la mission du colonel est termin&eacute;e mais il refuserait de rendre le v&eacute;hicule dans lequel il parade dans les rues de S&eacute;gou. Il parait qu&rsquo;il pousse la d&eacute;licatesse jusqu&rsquo;&agrave; se rendre souvent &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger pour retirer des tickets d&rsquo;essence.</span><strong><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Me Mountaga Tall&nbsp;: Une radio encombrante sur les bras<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">On connaissait Me Mountaga Tall tr&egrave;s port&eacute; sur l&rsquo;actionnariat dans la presse &eacute;crite. Voici que l&rsquo;enfant de S&eacute;gou s&rsquo;essaye d&eacute;sormais dans la radio. Pour la campagne &eacute;lectorale des l&eacute;gislatives de juillet dernier, Me Mountaga Tall avait lanc&eacute; &agrave; S&eacute;gou, en plein midi, une radio FM (Radio Sanya 105 Mhz). Une radio qui fut longtemps au centre de tous les d&eacute;bats et m&ecirc;me de certaines controverses. Selon certaines sources, cette radio avait commenc&eacute; &agrave; &eacute;mettre sans que personne n&rsquo;ait vu l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; interminist&eacute;riel qui l&rsquo;autorise. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui &agrave; la limite n&rsquo;est pas grave au regard des dispositions r&egrave;glementaires.<span style="">&nbsp; </span>Mais pour les populations de S&eacute;gou, cela a &eacute;veill&eacute; les curiosit&eacute;s surtout qu&rsquo;elles se rappellent pour les m&ecirc;mes raisons deux radios (Seko Sikoro II et Kayira, toutes de Niono) ont &eacute;t&eacute; somm&eacute;es de fermer, 6 mois durant, pour ne reprendre qu&rsquo;en fin d&rsquo;ann&eacute;e 2006 lorsque Kafougouna Kone et Gaoussou Drabo accept&egrave;rent de r&eacute;gulariser leur situation. Deux poids et deux mesures d&eacute;clarent les S&eacute;goviens.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Depuis la fin des &eacute;lections, Me Tall cherche &agrave; se &laquo;&nbsp;fourguer&nbsp;&raquo; le mat&eacute;riel radio dont il dispose. C&rsquo;est ainsi que certains observateurs ont &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s par la proposition de Me Tall d&rsquo;installer une radio parlementaire s&rsquo;il &eacute;tait &eacute;lu sur la base de l&rsquo;ambitieux programme qu&rsquo;il avait rendu public &agrave; l&rsquo;intention de ses pairs afin de b&eacute;n&eacute;ficier de leur voix dans la course au perchoir. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Apres l&rsquo;&eacute;chec du 3 septembre dernier face &agrave; Dioncounda Traor&eacute;, Me Mountaga Tall ne saurait plus que faire de son mat&eacute;riel radio complet qui &laquo;&nbsp;encombre&nbsp;&raquo; d&eacute;sormais la cour de la Radio Sanya et demanderait &agrave; son staff o&ugrave; peut elle bien &ecirc;tre profitable&nbsp;! Certains de ses proches sonderaient ainsi &agrave; S&eacute;gou pour savoir o&ugrave; il serait plus judicieux d&rsquo;installer l&rsquo;encombrante radio. Nous leur proposons d&rsquo;aller l&rsquo;installer &agrave; Tinzawat&egrave;ne.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Violences armées dans le septentrion : L’improbable médiation</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/violences-armees-dans-le-septentrion-l%25e2%2580%2599improbable-mediation-4494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">On pourrait toujours reprendre &agrave; notre compte l&rsquo;&eacute;ternelle question que se pose le commun des Maliens&nbsp;: que se passe-t-il r&eacute;ellement au Nord de notre pays&nbsp;? Entre des m&eacute;diations annonc&eacute;es et des affrontements meurtriers, le tout sur fond de terrain min&eacute;, il y a de quoi perdre ses certitudes.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il y a un an, &agrave; la faveur des accords controvers&eacute;s de Alger, les Maliens &eacute;taient sous le feu roulant des agents de la propagande officielle. Civils z&eacute;lateurs et officiers sup&eacute;rieurs ayant &eacute;gar&eacute; les r&egrave;gles de mutisme qui sied &agrave; la Grande Muette rivalisaient d&rsquo;ardeur et de slogans. Ceux qui avaient &eacute;mis des r&eacute;serves sur l&rsquo;approche officiellement adopt&eacute;e et des doutes sur l&rsquo;applicabilit&eacute; des engagements pris, faute d&rsquo;&ecirc;tre traduits devant un poteau d&rsquo;ex&eacute;cution, ont lynch&eacute;s s&eacute;rieusement &agrave; travers certains journaux de la place. Il y en a qui<span style="">&nbsp; </span>abusaient de persiflages sur les guerres qu&rsquo;on gagne en les &eacute;vitant, th&eacute;orisaient sur le fait que les militaires ne doivent pas faire la guerre, ironisaient sur ces civils qui se coucheraient &agrave; c&ocirc;t&eacute; de leurs femmes et de leurs enfants quand eux, les militaires, iraient affronter l&rsquo;ennemi. Cette atmosph&egrave;re de tchatche g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e tranche avec le silence de cath&eacute;drale actuelle. C&rsquo;est qu&rsquo;entre temps, les belles th&eacute;ories &eacute;chafaud&eacute;es ont fondu comme beurre au soleil du nord.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> Les bravaches d&rsquo;hier ont laiss&eacute; le &laquo;&nbsp;sale&nbsp;&raquo; boulot &agrave; la DIRPA en lui refilant la patate chaude en mati&egrave;re de communication. C&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien &agrave; dire. En t&eacute;moignent les communiqu&eacute;s laconiques &eacute;manant de ce service confin&eacute; &agrave; jouer le minimum syndical. Et pour ne rien arranger de la situation, les Maliens d&rsquo;un naturel sceptique prennent avec des pincettes les communiqu&eacute;s &eacute;manant du minist&egrave;re de la D&eacute;fense. Pire, m&ecirc;me les radios internationales auxquelles les Maliens se fient abordent le Nord Mali avec le conditionnel comme pr&eacute;caution de langage.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans cette confusion, une chose est s&ucirc;re&nbsp;: le pays est en guerre. Et le principal enjeu de cette guerre qui &eacute;chappe au commun des Maliens, c&rsquo;est le contr&ocirc;le des routes des trafics en tous genres. Bien entendu, on pourrait y greffer toutes les raisons qu&rsquo;on voudrait, toutes les frustrations suppos&eacute;es ou r&eacute;elles, tous les manquements aux diff&eacute;rents engagements&nbsp;; mais la raison primordiale est li&eacute;e aux trafics qui font et d&eacute;font les prosp&eacute;rit&eacute;s individuelles, implantent des baronnies locales et renforcent de petits potentats. Tout le monde en profite, y compris l&rsquo;Etat qui laisse faire en fermant les yeux. Bahanga, cette fois-ci, met tout l&rsquo;&eacute;difice en danger, il expose le syst&egrave;me qui pourrait ne plus jamais se remettre de cette &egrave;ni&egrave;me pouss&eacute;e de fi&egrave;vre. D&rsquo;o&ugrave; les m&eacute;diations de toutes natures qui se d&eacute;ploient et qui n&rsquo;ont pour le moment aucune chance de r&eacute;ussite.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s la m&eacute;diation men&eacute;e par Iyad Ag Ghali qui a eu des r&eacute;sultats pour le moins mitig&eacute;s (une tr&ecirc;ve prolong&eacute;e, des prisonniers de guerre lib&eacute;r&eacute;s), il y a le d&eacute;put&eacute; de Kidal et non moins fils du patriarche Intalla, Algabass, qui a pris son b&acirc;ton de p&egrave;lerin pour partir &agrave; la recherche de Bahanga et de ses hommes. Cette improbable m&eacute;diation arrive &agrave; un moment o&ugrave; c&rsquo;est la confusion la plus totale. Du fait de l&rsquo;intervention des Am&eacute;ricains qui avaient largu&eacute; des vivres pour nos militaires de Tinzawat&egrave;ne, Bahanga a rompu la tr&ecirc;ve et depuis une semaine, il attaque tout ce qui bouge. Les communiqu&eacute;s du minist&egrave;re de la D&eacute;fense confirment bien que ce sont les assaillants qui ont l&rsquo;initiative et nos militaires sont sur la d&eacute;fensive se contentant le plus souvent de repousser Bahanga et ses hommes. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Du fait de la non-ma&icirc;trise du terrain, min&eacute; depuis les premiers jours de la reprise, nos soldats ne peuvent m&ecirc;me pas risquer une course poursuite contre les assaillants. Ils sont encore sous le choc des camions et autres v&eacute;hicules qui ont saut&eacute; sur des mines occasionnant de nombreuses victimes. Algabass et ses accompagnateurs auront donc du souci &agrave; se faire. Parce que sa mission est loin d&rsquo;&ecirc;tre gagn&eacute;e. Primo, tout connaisseur du d&eacute;sert qu&rsquo;il est, il lui faudra &eacute;viter les nouveaux pi&egrave;ges qui pars&egrave;ment le terrain. Secundo, il lui faudra mettre la main sur Bahanga. C&rsquo;est une phase quelque peu d&eacute;licate actuellement parce que Bahanga doit &ecirc;tre m&eacute;fiant et sur ses gardes. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;homme que l&rsquo;arm&eacute;e malienne poursuit, si l&rsquo;on en croit les communiqu&eacute;s, ne hasarderait pas &agrave; s&rsquo;exposer &agrave; l&rsquo;air libre. Tertio, il faudra le convaincre de l&acirc;cher les armes et de revenir dans le processus de paix d&eacute;nonc&eacute; &agrave; son tour par Fagaga. Rien n&rsquo;est gagn&eacute; &agrave; ce niveau tant l&rsquo;homme semble remont&eacute; contre les autorit&eacute;s qu&rsquo;il accuse, &agrave; la suite de Fagaga, de manque de volont&eacute; politique pour l&rsquo;application des accords&nbsp;; Fagaga a m&ecirc;me d&eacute;clar&eacute; que tant que les accords ne seront pas appliqu&eacute;s et leurs revendications satisfaites, il ne saurait &ecirc;tre question de tr&ecirc;ve encore moins de cessation des actes de guerre. Et puis la pr&eacute;sence am&eacute;ricaine dans la zone ne devrait pas faciliter les n&eacute;gociations.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui se passe dans le septentrion tend &agrave; prouver que cette partie du pays est devenue un vaste no man&rsquo;s land, sans foi ni loi, &eacute;chappant &agrave; tout contr&ocirc;le. Il est vrai que le Nord n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; un espace que l&rsquo;Etat ma&icirc;trise totalement. Mais force est de reconna&icirc;tre que c&rsquo;est bien la premi&egrave;re fois que le sentiment est largement r&eacute;pandu qu&rsquo;il nous &eacute;chappe compl&egrave;tement. Nos voisins alg&eacute;riens, pour d&rsquo;&eacute;videntes raisons de s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et de g&eacute;opolitique saharienne n&rsquo;ont jamais fait myst&egrave;re ni de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;il porte sur cette partie ni de l&rsquo;influence sur les acteurs. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Livrant un combat &agrave; mort contre le terrorisme islamiste, Alger fait actuellement face &agrave; une r&eacute;surgence de attentats qui sont attribu&eacute;s aux r&eacute;sidus d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne qu&rsquo;ils ont pu m&acirc;ter pour le moment. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance pour eux de ne pas perdre de vue les traces de leurs terroristes dont ils ont perdu certains de vue avec le net sentiment qu&rsquo;ils se sont fondus dans le d&eacute;sert. A la faveur de cette nouvelle crise, l&rsquo;Alg&eacute;rie a &eacute;t&eacute; officiellement sollicit&eacute;e pour venir en aide &agrave; nos soldats coinc&eacute;s &agrave; Tinzawat&egrave;ne du fait du blocus impos&eacute; par les mines pos&eacute;es par Bahanga et ses hommes. L&rsquo;Alg&eacute;rie a semble-t-il tra&icirc;n&eacute; les pieds avant de livrer quelques kilogrammes de c&eacute;r&eacute;ales incapables de nourrir convenablement plus de 200 militaires affam&eacute;s. C&rsquo;est l&agrave; que les Am&eacute;ricains ont &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;s. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pr&eacute;sents au nord de notre pays depuis quelques ann&eacute;es, les Am&eacute;ricains ont saisi cette occasion inesp&eacute;r&eacute;e pour officialiser leur pr&eacute;sence chez nous et leur implication dans la lutte que notre pays a d&eacute;clench&eacute;e contre le terrorisme. Sauf que cela a &eacute;t&eacute; mal per&ccedil;u par Bahanga et ses troupes qui depuis multiplient les attaques contre nos soldats contraints &agrave; la d&eacute;fensive parce que, pour reprendre les propos du colonel Abdoulaye Coulibaly cit&eacute; par le journal l&rsquo;Ind&eacute;pendant, &laquo;&nbsp;notre arm&eacute;e n&rsquo;est pas une arm&eacute;e agressive&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s plus de quinze jours de violence, le moment est venu de prendre les mesures qui s&rsquo;imposent pour ramener la paix.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;improbable m&eacute;diation men&eacute;e par quelques bonnes volont&eacute;s du Nord conduite par l&rsquo;honorable Algabass Ag Intalla ne sera qu&rsquo;une m&eacute;diation de plus. Le Nord fait partie du Mali et c&rsquo;est aux autorit&eacute;s de prendre le taureau par les cornes. En faisant en sorte que les extr&eacute;mistes du genre Bahanga et Fagaga soient mis &agrave; la touche. Cela passe n&eacute;cessairement par des actions militaires concert&eacute;es avec tous les pays impliqu&eacute;s dans la gestion des probl&egrave;mes de terrorisme mais &eacute;galement par la mise &agrave; plat des engagements pris dans le feu de l&rsquo;action afin de les adapter &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de nos moyens. Le Mali doit rendre cr&eacute;dible ses actions de d&eacute;veloppement&nbsp;; quelle que soit par ailleurs la r&eacute;gion concern&eacute;e. Le Mali doit rendre applicable les engagements qu&rsquo;il prend avec ses enfants. Cela dans le strict respect des lois de la R&eacute;publique. Sinon, ce qui se passe au Nord ternit notre image et pourrait nourrir des frustrations au sein des Maliens.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial &#45; Le choc des corporatismes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-choc-des-corporatismes-8801.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le samedi dernier, les auditeurs de la radio Kl&eacute;du, lors de l&rsquo;&eacute;mission r&eacute;serv&eacute;e aux consommateurs, ont pu donner leur avis sur la paralysie des milieux hospitaliers et socio-sanitaires depuis le mercredi dernier. Les avis &eacute;taient partag&eacute;s entre ceux qui estiment que les m&eacute;decins doivent r&eacute;pondre de leurs actes (ils n&rsquo;&eacute;taient pas nombreux), ceux qui pensent que nous sommes en face d&rsquo;un abus de la famille judiciaire d&eacute;cid&eacute;e &agrave; venger la mort d&rsquo;un de ses membres (l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute;) et ceux enfin qui sont convaincus que le pays fait face &agrave; une crise de l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;Malgr&eacute; la douleur qui frappe la famille de Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute; et la famille judiciaire, il appara&icirc;t que le juge d&rsquo;instruction, en d&eacute;cidant de mettre sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t le m&eacute;decin et son assistante, est all&eacute; vite en besogne. Outre qu&rsquo;il donne l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre juge et partie, il a compliqu&eacute; davantage une affaire qui n&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; pas si simple d&egrave;s le d&eacute;part, vu l&rsquo;&eacute;motion qu&rsquo;elle a suscit&eacute;e. Le juge prive non seulement deux hommes de leurs libert&eacute;s, faisant fi de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence et les condamne dans la foul&eacute;e presque comme des coupables avant m&ecirc;me de savoir le fin mot de l&rsquo;histoire ou d&rsquo;avoir en sa possession les conclusions de l&rsquo;enqu&ecirc;te qui s&rsquo;impose. Ne m&eacute;riterait-il pas, lui aussi d&rsquo;&ecirc;tre poursuivi au regard des dommages collat&eacute;raux sur la population&nbsp;?</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La c&eacute;l&eacute;rit&eacute; avec laquelle la Justice s&rsquo;est saisie de l&rsquo;affaire tranche avec sa lenteur habituelle. Et le fait que Me Tour&eacute; A&iuml;da Niar&eacute; soit avocate n&rsquo;y est certainement pas &eacute;tranger. D&rsquo;o&ugrave; le malaise palpable du fait de l&rsquo;impression que la famille judiciaire se soustrait &agrave; ses propres r&egrave;gles et se rend justice quand elle ne r&egrave;gle pas des comptes. Cons&eacute;quence, une banale affaire s&rsquo;est mu&eacute;e en affaire d&rsquo;Etat ou de l&rsquo;Etat avec le d&eacute;ploiement des m&eacute;decins militaires appel&eacute;s &agrave; la rescousse pour suppl&eacute;er la d&eacute;sertion des m&eacute;decins qui ont abandonn&eacute; le travail par solidarit&eacute; envers leurs coll&egrave;gues incarc&eacute;r&eacute;s injustement &agrave; leurs yeux. &laquo;&nbsp;Puisque la Justice fait du corporatisme, nous allons lui montrer que notre corporation est plus nombreuse et plus utile&nbsp;&raquo; entend-on dire de la bouche des blouses blanches qui ne d&eacute;col&egrave;rent<span style="">&nbsp; </span>pas apr&egrave;s les robes noires.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> C&rsquo;est le choc des corporatismes qui a engendr&eacute; le cauchemar que les populations ont v&eacute;cu. D&rsquo;o&ugrave; la remarque des Maliens dont certains se demandent o&ugrave; se trouve l&rsquo;Etat, o&ugrave; est pass&eacute;e son autorit&eacute;&nbsp;? Il est clair que les mesures administratives envisag&eacute;es &agrave; l&rsquo;encontre des gr&eacute;vistes ne pourraient au mieux qu&rsquo;envenimer la situation et au pire radicaliser les positions. Parce que le domaine de la sant&eacute; ne peut souffrir longtemps d&rsquo;&ecirc;tre sous perfusion avec un service minimum assur&eacute; par des militaires volontaires mais d&eacute;pass&eacute;s alors que m&ecirc;me en temps normal les services hospitaliers et socio-sanitaires ne satisfont pas la demande.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; n&rsquo;est pas sans rappeler la fameuse affaire de &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo;. Dans un z&egrave;le qui n&rsquo;a d&rsquo;&eacute;gal que sa promptitude &agrave; servir les puissants, la Justice a embastill&eacute; un enseignant et cinq journalistes avant de les condamner &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un proc&egrave;s qui demeurera &agrave; jamais comme un v&eacute;ritable scandale dans les annales des d&eacute;nis de justice. L&agrave; &eacute;galement, face &agrave; ce qu&rsquo;ils ont assimil&eacute; &agrave; une v&eacute;ritable atteinte &agrave; leurs libert&eacute;s, les journalistes avaient d&eacute;cr&eacute;t&eacute; une journ&eacute;e &laquo;&nbsp;presse morte&nbsp;&raquo; et les syndicats enseignants menacent de vulgariser le sujet &agrave; la prochaine rentr&eacute;e des classes si jamais l&rsquo;enseignant n&rsquo;&eacute;tait pas compl&egrave;tement blanchi et remis dans ses droits. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Info&#45;flash : Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/info-flash-les-breves-de-nouvelle-republique-8800.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><span lang="FR">Primes d&rsquo;installation des d&eacute;put&eacute;s : Assarid promet une nouvelle loi d&egrave;s la rentr&eacute;e<o:p></o:p></span></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut croire que certains &eacute;lus ont tr&egrave;s mal pris la d&eacute;cision de la Cour constitutionnelle annulant la loi par laquelle les d&eacute;put&eacute;s s&rsquo;octroyaient des primes sp&eacute;ciales et revoyaient &agrave; la hausse d&rsquo;anciennes primes. Et tout porte &agrave; croire que le sujet sera remis sur le tapis d&egrave;s la rentr&eacute;e parlementaire. Si l&rsquo;on en croit les propos de Assarid Ag Imbarkawane, 2&egrave;me vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale sortante. Interrog&eacute; sur les antennes de la BBC le jeudi dernier, il a d&eacute;clar&eacute; que les d&eacute;put&eacute;s ont pris acte de l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour et qu&rsquo;ils allaient int&eacute;grer des r&eacute;serves formul&eacute;es pour voter une nouvelle mouture. Assarid estime que la Cour ne conna&icirc;t pas les besoins de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, que celle-ci identifie ce dont elle a besoin pour en faire un budget int&eacute;gr&eacute; au budget de l&rsquo;Etat en fonction de leur statut juridique et de leur mission sociale. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A la question du journaliste de savoir si les populations comprendraient cette hausse, Assarid a r&eacute;pondu que les populations comprendraient dans la mesure o&ugrave; d&egrave;s que nous percevons nos indemnit&eacute;s et autres primes, nous sommes assaillis par nos militants et les populations pour acheter des m&eacute;dicaments, subvenir &agrave; des besoins sociaux&nbsp;&raquo;. En clair, l&rsquo;un des points qui figurera &agrave; l&rsquo;ordre du jour de la premi&egrave;re session ordinaire d&rsquo;octobre pourrait bien &ecirc;tre la question des indemnit&eacute;s sp&eacute;ciales.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut rappeler que c&rsquo;est le 1er ao&ucirc;t dernier que la Cour constitutionnelle a d&eacute;clar&eacute; non conforme &agrave; la Constitution la loi par laquelle les d&eacute;put&eacute;s s&rsquo;octroyaient un traitement de faveur le 06 juin dernier. Ainsi les d&eacute;put&eacute;s ne pourront pas jouir pour l&rsquo;instant des 500.000 francs de frais de repr&eacute;sentation mensuelle ni des 10 millions d&rsquo;indemnit&eacute; forfaitaire d&rsquo;&eacute;quipement. La Cour a estim&eacute; que la proc&eacute;dure &eacute;tait irr&eacute;guli&egrave;re et que l&rsquo;incidence financi&egrave;re &eacute;tait tr&egrave;s lourde pour le budget. La loi vot&eacute;e par les d&eacute;put&eacute;s devait entra&icirc;n&eacute; des d&eacute;penses s&rsquo;&eacute;levant &agrave; un peu plus de 2 milliards.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Office du Niger (1)&nbsp;: Le directeur de Niono sur la sellette<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Apres la d&eacute;convenue subie par l&rsquo;Office du Niger, l&rsquo;an dernier, o&ugrave; plusieurs responsables des zones de production furent &eacute;crou&eacute;s, n&rsquo;ayant pas pu justifier l&rsquo;&eacute;cart entre la redevance per&ccedil;ue et les montants vir&eacute;s dans les comptes, la Direction G&eacute;n&eacute;rale vient d&rsquo;envoyer une mission de contr&ocirc;le interne, afin de parer &agrave; toute d&eacute;linquance financi&egrave;re. Il ressort, selon nos sources, que la Zone de Niono dirig&eacute;e par Mamadou K&eacute;ita s&rsquo;est encore illustr&eacute;e. Disposant du plus grand nombre d&rsquo;exploitants agricoles et divers casiers agricoles &agrave; g&eacute;rer dont celui de Bewani, les r&eacute;sultats du contr&ocirc;le effectu&eacute; le mois dernier, auraient fait perdre les nerfs au PDG. Et il semble que le PDG Seydou Idrissa Traor&eacute; n&rsquo;a pas tort de se mettre en boule. En effet, selon nos sources, le directeur de Zone dont les services financiers avaient r&eacute;cup&eacute;r&eacute; les fonds avant que Bewani ne soit ind&eacute;pendant n&rsquo;a pu justifier encore l&rsquo;&eacute;cart entre l&rsquo;argent per&ccedil;u sur les quittances et les fonds disponibles dans ce casier. La somme dissip&eacute;e s&rsquo;&eacute;l&egrave;verait &agrave; 1&nbsp;900&nbsp;000 F CFA tout comme dans le casier de Niono aussi o&ugrave; l&rsquo;&eacute;cart reste &agrave; plus de 700&nbsp;000 F CFA. Ce n&rsquo;est pas tout, il y aurait semble t-il plus de 4 millions de FCFA &agrave; justifier &agrave; Niono entre ces montants recouvr&eacute;s (avec leur &eacute;cart malgr&eacute; tout) et le montant r&eacute;el vir&eacute; &agrave; la banque. Le directeur Mamadou Keita n&rsquo;aurait pas r&eacute;pondu &agrave; l&rsquo;appel pour cause de maladie quand son patron lui a envoy&eacute; une lettre d&rsquo;explication. Rappelons que Mamadou Keita &eacute;tait Chef Service Gestion Eau de Niono quand les &eacute;v&eacute;nements malheureux ont survenu &agrave; l&rsquo;Office du Niger au mois d&rsquo;ao&ucirc;t dernier.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Office du Niger (2)&nbsp;: Le PDG attend le rapport du V&eacute;rificateur<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Selon nos informations, le PDG de l&rsquo;Office du Niger attend avec une certaine impatience le rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral sur la gestion de la direction g&eacute;n&eacute;rale. Et il semble qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le seul que le rapport du V&eacute;rificateur int&eacute;resse. En effet, l&rsquo;ancien Premier ministre Soumana Sacko, qui dirige actuellement l&rsquo;ACBF, aussi serait int&eacute;ress&eacute; par les conclusions du V&eacute;rificateur concernant la gestion de Seydou Traor&eacute;. Celui-ci aurait obtenu un poste au niveau de l&rsquo;ACBF. Mais pour pouvoir occuper ses nouvelles fonctions, il faudrait le fameux rapport. Ce qui permettrait &agrave; Soumana Sacko de voir si sa nouvelle recrue est &laquo;&nbsp;propre&nbsp;&raquo;. Le PDG de l&rsquo;Office du Niger attend donc de pied ferme le rapport dont les conclusions provisoires n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; encore envoy&eacute;es.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut rappeler que dans le r&eacute;cent rapport du V&eacute;rificateur, l&rsquo;Office du Niger est tr&egrave;s mal not&eacute; avec une mauvaise gestion portant sur 7, milliards de francs CFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Beaucoup de candidats se sont install&eacute;s dans la fraude<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mesdames<span style="">&nbsp; </span>et Messieurs, j&rsquo;ai le devoir de vous pr&eacute;senter nos sinc&egrave;res excuses pour la longue attente que la Cour vous a inflig&eacute;e. Cette attente patiente que vous avez observ&eacute;e depuis 16h traduit tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t grandissant que vous accordez &agrave; nos d&eacute;lib&eacute;rations et partant au processus &eacute;lectoral tout entier. Ce retard est ind&eacute;pendant de notre volont&eacute;, il est li&eacute; &agrave; la complexit&eacute; des affaires, &agrave; la complexit&eacute; des 250 requ&ecirc;tes qui nous ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es. 250 requ&ecirc;tes de r&eacute;clamation, de r&eacute;crimination, de recueillement plaintif, de demande d&rsquo;annulation<span style="">&nbsp; </span>des voix des uns et des autres, obtenues par les uns par les autres. Et nous avons la mission de rendre la justice<span style="">&nbsp; </span>entre les hommes en cette mati&egrave;re, nous nous sommes engag&eacute;s &agrave; le faire avec la confiance profonde que toute injustice si petite soit elle est une atteinte &agrave; la paix future, que toute injustice surtout rev&ecirc;tue d&rsquo;une justification l&eacute;gale d&rsquo;ordre l&eacute;gal<span style="">&nbsp; </span>est une atteinte &agrave; l&rsquo;ordre r&eacute;tabli. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Vous savez qu&rsquo;il rentre dans l&rsquo;ordre des choses que dans toute comp&eacute;tition humaine , il faut un arbitre &eacute;clair&eacute; dont les d&eacute;cisions emp&ecirc;chent les parties d&rsquo;en venir aux mains et leur est plus profitable qu&rsquo;un litige prolong&eacute; dont on ne pourrait pr&eacute;voir ni les suites ni le terme. &laquo;&nbsp;L&rsquo;arbitraire apparent d&rsquo;iniquit&eacute; du temps vaut encore mieux que le cumul des passions&nbsp;&raquo; disait un auteur c&eacute;l&egrave;bre. J&rsquo;ai lu avec beaucoup d&rsquo;attention les 250 &agrave; 300 requ&ecirc;tes qui nous ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es, je voudrais le dire avec beaucoup de sinc&eacute;rit&eacute; quant &agrave; travers cette lecture, j&rsquo;ai eu le sentiment profond que beaucoup d&rsquo;acteurs politiques, des candidats de tous ordres, de quelque bord que ce soit ce sont install&eacute;s &agrave; demeure dans la fraude g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e. La fraude pour ce qui nous concerne, nous devons la prouver. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce serait facile, si nous sommes au niveau des juridictions d&rsquo;ordre public parce que l&agrave; le juge n&rsquo;est pas limit&eacute; par le temps, il peut faire toutes sortes d&rsquo;investigations pour parvenir &agrave; la manifestation de la v&eacute;rit&eacute;, pour r&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; mais au niveau du contentieux &eacute;lectoral, nous avons des contraintes de temps et de d&eacute;lai qu&rsquo;il faut absolument respecter. Et les preuves dont on parle ne sont pas faciles &agrave; apporter dans de telles conditions. Des esprits frondeurs m&rsquo;ont dit dans la rue qu&rsquo;est ce que la fraude&nbsp;? Qu&rsquo;est ce que vous appelez la fraude Monsieur Kanout&eacute;&nbsp;? On m&rsquo; demand&eacute; qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que la preuve des fraudes&nbsp;? Je leur dit souvent les preuves il n y a diverses sortes&nbsp;: il y a les preuves authentiques qui sont &eacute;tablies par les notaires, je veux dire essentiellement par les officiers minist&eacute;riels, les officiers publics les notaires, les huissiers dans l&rsquo;ordre d&eacute;croissant&nbsp;; il y a les actes sous scell&eacute;s priv&eacute;s et puis les t&eacute;moignages, si on n&rsquo;a pas les t&eacute;moignages le juge peut se baser sur les indices, mais au dessus de tout cela il y a la r&egrave;gle des preuves qu&rsquo;on appelle les aveux. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Vous savez en ce qui nous concerne au niveau du contentieux &eacute;lectoral ce n&rsquo;est pas facile de trouver toutes ces preuves lorsque le proc&egrave;s verbal de d&eacute;lib&eacute;ration du bureau de vote est<span style="">&nbsp; </span>muet, lorsque les assesseurs et les pr&eacute;sidents des bureaux de vote sont muets &agrave; travers leurs proc&egrave;s verbal, lorsque les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des partis politiques sont muets, lorsque les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la CENI sont muets et que ceux de la cour constitutionnelle elle m&ecirc;me sont muets nous n&rsquo;avons pas le droit d&rsquo;aller au-del&agrave; de &ccedil;a ou d&rsquo;inventer les preuves. C&rsquo;est pour cela que je voulais vous dire sinc&egrave;rement que ce n&rsquo;est facile. Je sais que le juge n&rsquo;a jamais raison, en quarante ans de carri&egrave;re, je n&rsquo;ai jamais vu un plaideur qui perd son proc&egrave;s dire que le juge a bien travaill&eacute; ou qu&rsquo;il a bien appliqu&eacute; la loi . Les justiciable sont de deux ordres&nbsp;: ceux qui sont raisonnables et les autres. Ces derniers quelle que soit la valeur de la<span style="">&nbsp; </span>d&eacute;cision ils ne l&rsquo;accepteront<span style="">&nbsp; </span>pas, parce qu&rsquo;ils ne veulent pas comprendre et ne veulent pas entendre. Il appartient au juge de transcender et d&rsquo;&ecirc;tre en recours avec sa conscience qu&rsquo;il a fait son devoir et tout son devoir.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">L&rsquo;improbit&eacute; des hommes que nous avons choisis<span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A travers la lecture de ces requ&ecirc;tes et de l&rsquo;ensemble des requ&ecirc;tes, vous avez vu la physionomie mat&eacute;rielle et morale de l&rsquo;&eacute;lection de chez nous. Elle traduit toutes les formes de fraudes, et par dessus tout je ne comprends pas que ceux qui sont charg&eacute;s au niveau des bureaux de votes de travailler dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t national acceptent de proc&eacute;der &agrave; des falsifications de chiffres, de proc&eacute;der &agrave; des inversions de chiffres, je ne comprends pas que les pr&eacute;sidents des bureaux de votes qui jouissent de la confiance de l&rsquo;Etat et des responsables acceptent d&rsquo;expulser des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des partis politiques ceux-la m&ecirc;mes qui traduisent au niveau du bureau la transparence de l&rsquo;&eacute;lection. Je ne peux pas accepter que de telles formes d&rsquo;improbit&eacute; se trouvent parmi les hommes que nous avons choisis pour accompagner notre d&eacute;mocratie, la longue qu&ecirc;te de d&eacute;mocratie du peuple malien.<span style="">&nbsp; </span>Je voudrais dire qu&rsquo;il ne faut pas d&eacute;sesp&eacute;rer, que tout peut &eacute;voluer, que la d&eacute;mocratie s&rsquo;est install&eacute;e dans notre pays, et que le jour viendra o&ugrave; nous atteindrons le sommet de la montagne. Je vous remercie.<span style="">&nbsp; </span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Propos recueillis par Kassim Traor&eacute; (Radio Kl&eacute;du)</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Les vacances du pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-vacances-du-pouvoir-8695.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">C&rsquo;est donc hier que nos ministres ont d&eacute;cid&eacute; de prendre des vacances ou disons qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; mis en vacances pour mieux coller aux r&eacute;alit&eacute;s. Pour deux semaines, ils devront d&eacute;compresser et faire le vide dans la t&ecirc;te en attendant la reprise. Mais combien sont-ils, ces ministres, qui pourront r&eacute;ellement d&eacute;compresser&nbsp;? Combien sont-ils, ces ministres, qui pourront faire le vide dans la t&ecirc;te&nbsp;? Par ces temps de rumeurs plus ou moins persistantes sur le remaniement minist&eacute;riel, n&rsquo;auront-ils pas l&rsquo;impression qu&rsquo;on les met en vacance pour mieux les mettre &agrave; la retraite&nbsp;? En tout cas, &agrave; regarder certains qui tra&icirc;nent avec eux une tr&egrave;s mauvaise mine depuis que le pr&eacute;sident ATT a annonc&eacute; sa volont&eacute; de les changer, on peut avoir l&rsquo;impression que les vacances sont synonymes d&rsquo;&eacute;chafaud.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mise &agrave; part la tradition r&eacute;publicaine qui a institu&eacute; des vacances gouvernementales, le commun des Maliens s&rsquo;interroge sur la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;accorder un repos, fut-il bref, &agrave; nos ministres. D&rsquo;autres estiment m&ecirc;me que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique aurait pu mettre &agrave; profit ces instants pour abr&eacute;ger les souffrances du plus grand nombre d&rsquo;entre eux. Pour notre part, nous pensons qu&rsquo;il faut effectivement leur accorder quelques jours de r&eacute;pit &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;un repos. C&rsquo;est que nos ministres sont au bord du surmenage. Ils sont fatigu&eacute;s.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">De leur nomination &agrave; aujourd&rsquo;hui, tous ont entrepris de rester bien visser &agrave; leur si&egrave;ge que d&rsquo;aucun voyaient &eacute;jectable. Pour cela, qu&rsquo;ils soient de la cuv&eacute;e 2002 ou de celle plus r&eacute;cente de 2004, ils se sont litt&eacute;ralement transform&eacute;s en laudateurs du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Ayant tr&egrave;s t&ocirc;t compris que l&rsquo;enjeu de la r&eacute;&eacute;lection de ATT valait toutes les d&eacute;bauches, ils en ont fait leur mission primordiale&nbsp;; oubliant au passage la lettre de cadrage recadr&eacute; en 2004 dont les objectifs visaient la satisfaction des besoins des populations. Entre plusieurs voyages sur le terrain et quelques crochets chez le f&eacute;ticheur du coin, histoire de bien ficeler celui qui se vantait d&rsquo;avoir de tr&egrave;s bons marabouts, ils se sont &eacute;puis&eacute;s &agrave; ne rien faire ou presque. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans leur cavalcade &eacute;chevel&eacute;e, ils n&rsquo;ont pas pu apercevoir les nu&eacute;es de sauterelles qui avaient mis le cap sur le Mali. On conna&icirc;t la suite. Il a fallu une mobilisation g&eacute;n&eacute;rale appuy&eacute;e par une qu&ecirc;te aupr&egrave;s de toutes les bonnes &acirc;mes pour livrer un combat presque au corps &agrave; corps aux criquets (on se souvient toujours de ces images des populations arm&eacute;es de b&acirc;tons et de branchages tuant les criquets un &agrave; un). Et pourtant certains parmi eux nous avaient assur&eacute; que la &laquo;&nbsp;situation &eacute;tait sous contr&ocirc;le.&nbsp;&raquo; Malgr&eacute; cela, ils &eacute;taient contents nos ministres. Tellement contents d&rsquo;eux qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas vu venir la crise alimentaire aux allures de famine. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Aux craintes des populations de voir les prix grimper faute de c&eacute;r&eacute;ales, ils r&eacute;pondaient qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas le feu. Jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; ce fut la flamb&eacute;e. Malgr&eacute; les exon&eacute;rations accord&eacute;es exclusivement &agrave; certains c&eacute;r&eacute;aliers, le prix du riz est pass&eacute; au dessus de la barre psychologique de 500 f le kilogramme. Du jamais vu. Tout comme les dividendes dont certains ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute;, histoire de pr&eacute;lever sur la b&ecirc;te au passage. On peut allonger la liste de leur absence face aux probl&egrave;mes des Maliens pour ne pas dire de la vacance du pouvoir. Ce qui prouve bien que nos ministres sont &eacute;puis&eacute;s. Et c&rsquo;est encore pire ces derniers temps. Surtout pour ce qui on fait de leur pr&eacute;sence au sein du gouvernement une question de vie ou de mort. A vu d&rsquo;&oelig;il, ils ont d&eacute;p&eacute;ri &agrave; faire piti&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Aux vacances minist&eacute;rielles s&rsquo;ajoutera le risque d&rsquo;une vacance au niveau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; nous mettions sous presse, les neuf sages de la Cour constitutionnelle n&rsquo;ont pas d&eacute;livr&eacute; leur verdict. Ce qui fait que m&ecirc;me ceux qui savent qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; proprement battus gardent espoir entretenant l&rsquo;espoir que tout peut arriver. Ils ne doivent surtout pas oublier que &laquo;&nbsp;qui vit d&rsquo;espoir meurt de chagrin&nbsp;&raquo;. Il faudrait bien qu&rsquo;ils fassent &agrave; l&rsquo;id&eacute;e que les carottes sont cuites et qu&rsquo;ils peuvent pr&eacute;tendre &agrave; de vraies vacances. D&eacute;finitives. M&eacute;rit&eacute;es.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En attendant, nous n&rsquo;avons plus de gouvernement, depuis bien avant les vacances&nbsp;; nous n&rsquo;avons pas encore de parlement. Seul ATT est ma&icirc;tre &agrave; bord du bateau Mali.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;(9/8/07)</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p><br /></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Vacances ministérielles : Des ministres en danger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/vacances-ministerielles-des-ministres-en-danger-8694.html</link>
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<pubDate>Sun, 12 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Les ministres vont partir en vacances mais le moins que l&rsquo;on puisse dire est que rares sont ceux qui manifestent leur joie. M&ecirc;me si tous sont pr&eacute;occup&eacute;s par leur avenir dans le gouvernement surtout depuis que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a parl&eacute; de les remercier apr&egrave;s les &eacute;lections l&eacute;gislatives. <o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Parmi les ministres, certains plus que d&rsquo;autres devraient particuli&egrave;rement surveiller leurs arri&egrave;res. En premier lieu, il y a les ministres dont l&rsquo;appartenance au Mouvement citoyen ne fait l&rsquo;ombre d&rsquo;aucun doute, car tenant ses commandes. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il s&rsquo;agit du ministre des Mines, de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau, Hamed Dian&eacute; S&eacute;m&eacute;ga, vice-pr&eacute;sident du CENA du Mouvement citoyen (ouf). R&eacute;cemment malmen&eacute; dans le rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, S&eacute;m&eacute;ga n&rsquo;a pas pu s&rsquo;acheter une amende lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives. Ressortissant de Nioro, il avait v&ecirc;tu ses plus beaux habits de campagne pour descendre sur le terrain. Malgr&eacute; des efforts estimables et des sommes d&rsquo;argent assez cons&eacute;quentes, la liste qu&rsquo;il soutenait a &eacute;t&eacute; battue au second tour. A la loyale. En attendant le verdict de la Cour constitutionnelle, il devrait se faire bien du souci pour insuffisance de r&eacute;sultat. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">A sa suite, on peut citer le ministre du D&eacute;veloppement social, de la Solidarit&eacute; et des Personnes &acirc;g&eacute;es, Djibril Tangara, pr&eacute;sident du CENA du Mouvement citoyen (re-ouf). Indirectement atteint par le rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral qui ne s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute; qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;INPS au niveau de son d&eacute;partement, il a lui aussi mordu la poussi&egrave;re &agrave; Sikasso lors des l&eacute;gislatives. Il nous revient que m&ecirc;me dans son village, la liste qu&rsquo;il soutenait n&rsquo;a pas eu les faveurs des &eacute;lecteurs. On se rappelle que lors des &eacute;lections municipales de 2004 d&eacute;j&agrave;, il n&rsquo;en menait pas large devant les listes des autres partis. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Parmi les ministres particuli&egrave;rement expos&eacute;s, on peut citer les deux de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Marimantia Diarra, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ancien parti au pouvoir, a perdu son fief &eacute;lectoral de Di&eacute;ma au moment o&ugrave;, de sa position de ministre du Plan et de l&rsquo;Am&eacute;nagement du territoire, il avait les moyens de renforcer sa position. Dans sa localit&eacute;, les populations ont c&eacute;l&eacute;br&eacute; sa d&eacute;faite comme une vraie lib&eacute;ration parce que l&rsquo;homme ne ferait pas dans la dentelle. Il a le pouvoir et il l&rsquo;exerce, quitte &agrave; &eacute;craser tous ceux qui ne sont pas d&rsquo;accord avec lui. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Quant au secr&eacute;taire politique du m&ecirc;me parti, Seydou Traor&eacute;, la victoire de l&rsquo;Ad&eacute;ma sur liste commune &agrave; S&eacute;gou para&icirc;t comme un bien maigre lot de consolation. Assurant la tutelle de l&rsquo;Office du Niger, il n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; mettre cet instrument au service de sa cause. Malgr&eacute; les pressions sur les paysans, les chantages sur les colons, il a &eacute;t&eacute; battu dans les r&egrave;gles. Passablement &eacute;corn&eacute; par la gestion de l&rsquo;ON o&ugrave; le V&eacute;rificateur a mis &agrave; jour une mauvaise gestion portant sur plus de 7 milliards, Seydou &agrave; du souci &agrave; se faire. Et ce n&rsquo;est pas en annon&ccedil;ant 4 millions de tonnes de c&eacute;r&eacute;ales pour cette ann&eacute;e qu&rsquo;il pourra s&rsquo;en tirer &agrave; bon compte.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Que dire de Choguel Ma&iuml;ga du MPR et de N&rsquo;Diaye Bah du Cnid. Le premier est le ministre du Commerce et de l&rsquo;Industrie. Aucun Malien n&rsquo;oubliera de sit&ocirc;t sa gestion particuli&egrave;rement calamiteuse de la crise alimentaire et rares sont les initi&eacute;s qui perdent de vue que presque toutes les exon&eacute;rations &agrave; r&eacute;p&eacute;tition et &agrave; scandale sont initi&eacute;es par son cabinet. Les travailleurs de Huicoma et les repreneurs de cette entreprise garderont toujours en m&eacute;moire que c&rsquo;est lui qui a vendu cette usine avec les cons&eacute;quences que tous d&eacute;plorent. Enfin, il est particuli&egrave;rement vis&eacute; par l&rsquo;UNTM qui tient &agrave; ce que le gouvernement fasse le point des privatisations. Au passage, il faut signaler qu&rsquo;il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; envoyer son chef de cabinet au casse-pipe lors des l&eacute;gislatives, alors que tous deux sont ressortissants de la m&ecirc;me circonscription pour ne pas dire du m&ecirc;me fief.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Parmi les ministres &laquo;&nbsp;techniques&nbsp;&raquo;, on citera Me Fanta Sylla et Badi Ould Ganfoud. La ministre de la Justice et Garde des Sceaux s&rsquo;est tristement illustr&eacute;e dans la fameuse affaire de &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo;. Le toll&eacute; cons&eacute;cutif &agrave; l&rsquo;arrestation de cinq journalistes et d&rsquo;un enseignant, la d&eacute;gradation de l&rsquo;image de notre pays sur le plan international pourraient lui valoir de servir comme un commode fusible. Quant au ministre de la Fonction publique, certainement d&eacute;bord&eacute; par l&rsquo;ampleur de ses missions, il n&rsquo;a pas pu instaurer un v&eacute;ritable climat de dialogue avec les partenaires sociaux.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Parmi ceux qu&rsquo;on n&rsquo;a pas cit&eacute;s, rares sont les plus m&eacute;ritants. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; pour tous de se convaincre qu&rsquo;ils sont tous des sortants.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>9/08/07</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Les Brèves de Nouvelle République</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><span lang="FR">Elections l&eacute;gislatives &agrave; Bourem&nbsp;(1): Chantage sur la paix<o:p></o:p></span></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans notre parution du 26 juillet dernier, nous avions d&eacute;crit l&rsquo;astuce par laquelle la candidate A&iuml;chata Alassane Ciss&eacute; a pu d&eacute;jouer le pi&egrave;ge des voix nomades en provenance de coins &eacute;chappant &agrave; tout contr&ocirc;le. Les candidats malheureux, apr&egrave;s quelques menaces sur le pr&eacute;fet de Tarkint qui n&rsquo;a pas pu envoyer le nombre de voix &agrave; hauteur de souhait, ne s&rsquo;avouent pas vaincus. Il nous revient qu&rsquo;ils font du chantage sur la paix en mena&ccedil;ant de grossir les rangs de ceux qui troublent le Nord au cas o&ugrave; la Cour constitutionnelle ne leur donnait pas partie gagn&eacute;e. A ce rythme, ils peuvent toujours courir.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elections l&eacute;gislatives &agrave; Bourem (2)&nbsp;: O&ugrave; sont pass&eacute;es les urnes&nbsp;?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans le Nord du pays, tout ce qu&rsquo;on peut imaginer comme fraudes lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives a &eacute;t&eacute; fait. Mais les bonnes &acirc;mes n&rsquo;&eacute;taient pas encore au bout de leur surprise. En effet, lors du second tour des l&eacute;gislatives, certains candidats accompagn&eacute;s des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la CENI et de la Cour constitutionnelle avaient entrepris de faire une vir&eacute;e &agrave; Almoustrat (un bastion de la fraude s&rsquo;il en est) pour constater le d&eacute;roulement des op&eacute;rations. Quelle ne fut leur surprise une fois sur place. Ils ont trouv&eacute; les pr&eacute;sidents des bureaux de vote, quelques assesseurs mais pas d&rsquo;urnes. Celles-ci avaient disparu le temps du bourrage. No comment&nbsp;!</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Succession de Dioncounda Traor&eacute;&nbsp;: &ccedil;a bourdonne dans la Ruche<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A chacun son agenda. Au moment o&ugrave; les d&eacute;put&eacute;s se pr&eacute;occupent de leur sort et que les ministres se demandent &agrave; quelle sauce ils seront mang&eacute;s, au niveau de la Ruche, il semble que l&rsquo;ordre du jour est &agrave; la succession de Dioncounda Traor&eacute;. Pressenti pour succ&eacute;der &agrave; IBK &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, Dioncounda ne perd rien des man&oelig;uvres qui se trament contre lui. Au premier rang de ceux qui lorgnent sur le fauteuil de Dioncounda, on trouve le secr&eacute;taire politique Seydou Traor&eacute;. Celui-ci aurait contact&eacute; plusieurs personnes pour l&rsquo;aider dans sa man&oelig;uvre. Ensuite, il y a Iba N&rsquo;Diaye, 2&egrave;me vice-pr&eacute;sident. Ce dernier serait tr&egrave;s avanc&eacute; dans ses contacts et verrait bien son parcours dans le CE couronn&eacute; par la pr&eacute;sidence du parti. Il y a enfin Adama Diarra. Se pr&eacute;sentant sous le label des jeunes, il pense que son heure a sonn&eacute;. Mais certains membres influents du CE pensent que l&rsquo;heure n&rsquo;est pas aux man&oelig;uvres mais plut&ocirc;t &agrave; la r&eacute;conciliation. Pour eux, l&rsquo;Ad&eacute;ma ferait mieux de rassembler toutes ses forces notamment en r&eacute;int&eacute;grant ceux qui ont &eacute;t&eacute; exclus. Il semble pour le moment qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas beaucoup d&rsquo;oreilles attentives &agrave; ce sch&eacute;ma.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Vaste mouvement diplomatiques&nbsp;: Plus de 30 agents rappel&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il y a deux semaines environ, le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res a inform&eacute; certains diplomates en poste &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de la fin de leur mission. Pour raison de retraite ou pour avoir d&eacute;pass&eacute; les 5 ans. Ils sont 32 &agrave; &ecirc;tre ainsi rappel&eacute;s parmi lesquels on trouve quelques ambassadeurs dont notre confr&egrave;re Mamadou Kaba en poste en Egypte, le g&eacute;n&eacute;ral Birama Sir&eacute; Traor&eacute; en Russie, l&rsquo;ambassadeur du Mali &agrave; Ryad, etc. Ces rappels permettront &agrave; d&rsquo;autres cadres du minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res de pr&eacute;tendre &agrave; des nominations &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur. En plus des postes ainsi lib&eacute;r&eacute;s par les ambassadeurs, il y avait d&rsquo;autres postes vacants&nbsp;: C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, Guin&eacute;e, S&eacute;n&eacute;gal, Afrique du Sud, etc. Et puis qui sait, quelques infortun&eacute;s ministres pourraient bien y &ecirc;tre cas&eacute;s. Ce sera toujours &ccedil;a de pris.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Le g&eacute;n&eacute;ral Seydou Traor&eacute; insulte le monde civil<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Lors de la sortie de la 29&egrave;me promotion de l&rsquo;Ecole Interarmes de Koulikoro, le jeudi dernier, les propos tenus par le g&eacute;n&eacute;ral&nbsp; Seydou Traor&eacute;, chef d&rsquo;Etat major g&eacute;n&eacute;ral n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; du go&ucirc;t de certains de nos lecteurs. S&rsquo;adressant aux nouveaux officiers tout frais &eacute;moulus de l&rsquo;EMIA, le g&eacute;n&eacute;ral Seydou Traor&eacute; a d&eacute;clar&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;En choisissant le m&eacute;tier des armes, vous n&rsquo;avez pas choisi la facilit&eacute; car ce statut vous impose des r&egrave;gles et des restrictions inconnues du monde civil. Ces r&egrave;gles et restrictions se r&eacute;sument en ces mots&nbsp;: discipline, loyaut&eacute;, disponibilit&eacute; et sens &eacute;lev&eacute; du devoir accompli&nbsp;&raquo;. Ces m&ecirc;mes lecteurs, dans les courriers qu&rsquo;ils nous ont fait parvenir, ont au passage constat&eacute; que &laquo;&nbsp;le G&eacute;n&eacute;ral ATT, pour sa part, n&rsquo;a pas prononc&eacute; une seule fois le nom du civil feu Boubacar Sada SY dont l&rsquo;&eacute;cole porte le nom&nbsp;&raquo;. Or, poursuivent-ils, &laquo;&nbsp;le bon peuple se rappelle que cet homme a eu le m&eacute;rite de r&eacute;-instaurer la discipline dans la grande muette. Un civil d&rsquo;exception peut &ecirc;tre&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;">9/8/2007</p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial : Conjectures et calculs</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-conjectures-et-calculs-8515.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Avant le verdict de la Cour constitutionnelle qui donnera le quitus d&eacute;finitif pour les &eacute;lus, nous sommes au temps des conjectures et des calculs&nbsp;: conjectures et calculs par rapport &agrave; la composition du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;; conjectures et calculs concernant la formation du futur gouvernement.<o:p></o:p></span></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour ce qui est du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, le moins que l&rsquo;on puisse dire est que la bataille pour le perchoir pourrait &ecirc;tre sanglante. Il n&rsquo;est un secret pour personne que par rapport &agrave; la configuration sortie des urnes, les jeux sont loin d&rsquo;&ecirc;tre faits et les paris restent largement ouverts. Avec sa trentaine de d&eacute;put&eacute;, l&rsquo;URD est la premi&egrave;re formation politique &agrave; annoncer officiellement et publiquement que le perchoir l&rsquo;int&eacute;resse. Ce qui n&rsquo;est pas surprenant quand on conna&icirc;t les ambitions de ce parti, et Younoussi Tour&eacute; sur RFI avant hier n&rsquo;a vraiment pas trahi un secret. Mais il sait qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le seul &agrave; &ecirc;tre tent&eacute; par la pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Dans le camp de l&rsquo;ADP, il y aura beaucoup d&rsquo;appel&eacute;s. Il y a d&rsquo;abord l&rsquo;Ad&eacute;ma qui avec sa majorit&eacute; relative devrait l&eacute;gitimement penser que son heure a sonn&eacute;. Ce parti dispose de chances r&eacute;elles pour peu qu&rsquo;elle mette de l&rsquo;ordre dans ses rangs car on apprend qu&rsquo;il y aurait plus d&rsquo;une personne &agrave; &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;e. Ce qui pourrait logiquement remettre en marche la machine &agrave; perdre surtout quand on sait que la discipline n&rsquo;est pas le fort de cette formation politique. A c&ocirc;t&eacute; de ces deux partis, il y a logiquement les Ind&eacute;pendants. Venus en masse &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et esp&eacute;rant voir grossir leurs rangs, ils seraient bien en droit de penser qu&rsquo;ils pourraient r&eacute;aliser ce qu&rsquo;ils ont rat&eacute; en 2002,c&rsquo;est-&agrave;-dire placer un des leurs &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Ce qui serait bien une premi&egrave;re dans l&rsquo;histoire des parlements mais ne serait pas surprenant au regard de la d&eacute;mission des partis politiques. Mais il pourrait y avoir d&rsquo;autres pr&eacute;tendants. Comme le Cnid dont le ma&icirc;tre n&rsquo;est pas un amateur dans les combinaisons fumeuses quand il y va de ses int&eacute;r&ecirc;ts. Comme le pr&eacute;sident sortant qui pourrait bien r&eacute;aliser une sorte de consensus autour de sa personne pour pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;quilibre sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique qui sera forc&eacute;ment au consensus.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il est clair que quel que soit celui qui prendra les r&ecirc;nes du parlement, il aura fort &agrave; faire parce que jamais l&rsquo;institution n&rsquo;aura &eacute;t&eacute; aussi disparate. Et il faut le dire, la mani&egrave;re dont se feront les n&eacute;gociations pr&eacute;sagera du climat politique tant au sein des chauds partisans du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique que sur l&rsquo;&eacute;chiquier. En effet, connus pour n&rsquo;&ecirc;tre pas tr&egrave;s partageux, ceux qui s&rsquo;agglutinent autour du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pourraient laisser dans la bataille du perchoir et leur unit&eacute; de fa&ccedil;ade et leur &acirc;me.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour ce qui est de la formation du gouvernement, Bamako bruit de toutes sortes de rumeurs. Des <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&laquo;&nbsp;l&eacute;gionnaires&nbsp;&raquo; venus de l&rsquo;&eacute;tranger seraient pressentis pour diriger le gouvernement, disent les uns. Non r&eacute;pondent les autres, ATT piochera dans le vivier qui lui sert de garde rapproch&eacute;e. Ce qui est s&ucirc;r, quelle que soit la ligne adopt&eacute;e, on se rend compte qu&rsquo;il n&rsquo;est pas facile de former un gouvernement. Mais logiquement, tout porte &agrave; croire que le Pr&eacute;sident, &agrave; la faveur des r&eacute;sultats sortis des urnes, a toutes les cartes en main et pourrait continuer l&rsquo;exp&eacute;rience consensuelle quitte &agrave; tenir compte de toutes les tares des cinq premi&egrave;res ann&eacute;es. Plus que jamais, ATT sait qu&rsquo;il n&rsquo;a plus droit &agrave; l&rsquo;erreur. Il aura besoin d&rsquo;un gouvernement de qualit&eacute; qui pourrait faire face rapidement aux d&eacute;fis qui assaillent le pays. Et on peut parier que lui aussi est perdu dans ses calculs pour ne f&acirc;cher personne.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  <font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Infos&#45; flash : Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/infos-flash-les-breves-de-nouvelle-republique-2-8514.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: rgb(204, 153, 255);"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>L&eacute;gislatives &agrave; Niono&nbsp;: de la prison &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e pour Oumou Coulibaly<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Tout porte &agrave; croire que Oumou Coulibaly vient d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la Justice pour au moins cinq ans. Elue sur la liste Sadi &agrave; Niono, Oumou Couloubaly est cette brave femme qui avait organis&eacute; une marche avec le collectif des femmes de l&rsquo;Office du Niger dont les maris avaient &eacute;t&eacute; &eacute;vinc&eacute;s de leur champ. Et pour mieux marquer le coup &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, elle avait organis&eacute; sa marche le jour m&ecirc;me o&ugrave; la premi&egrave;re dame du Mali, Lobbo Traor&eacute; effectuait une visite &agrave; Niono. Elle et une dizaine d&rsquo;autres femmes avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;es et incarc&eacute;r&eacute;es quelques jours et mises &agrave; la disposition de la justice qui devait enr&ocirc;ler leur affaire pour un jugement &agrave; venir. Entre temps,Oumou Couloubaly qui est connue pour &ecirc;tre une battante a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;e par la SADI pour porter ses couleurs aux &eacute;lections l&eacute;gislatives. Malgr&eacute; les intimidations, malgr&eacute; les pressions notamment de la part du ministre Seydou Traor&eacute;, malgr&eacute; les insultes, elle a tenu bon. R&eacute;sultat des courses&nbsp;: elle est &eacute;lue d&eacute;put&eacute; pour cinq ans. Du coup &agrave; Niono, les gens estiment que la Justice devra &ecirc;tre tr&egrave;s patiente pour pouvoir juger cette dame qui n&rsquo;a fait que d&eacute;fendre ses terres et ses maris spoli&eacute;s.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga, un homme serein&nbsp;: Pr&ecirc;t pour la passation<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Depuis que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a annonc&eacute; qu&rsquo;il reconduisait le gouvernement jusqu&rsquo;&agrave; la fin des &eacute;lections, les ministres tra&icirc;nent une mine de malheureux et s&rsquo;activent un peu dans tous les sens pour rester &agrave; leur poste ou &agrave; d&eacute;faut rester dans le gouvernement quel que soit le poste ou le strapontin. Seul le Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga d&eacute;gage une certaine s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Selon des informations assez pr&eacute;cises, il aurait d&eacute;j&agrave; boucl&eacute; tous ses dossiers et serait pr&ecirc;t &agrave; effectuer passation &agrave; n&rsquo;importe quel moment. Comme quoi, n&rsquo;est pas commis de l&rsquo;Etat qui veut.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Le Mouvement citoyen transform&eacute; en parti&nbsp;: la chasse aux d&eacute;put&eacute;s<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Au regard du comportement des animateurs du Mouvement citoyen, nombreux sont nos concitoyens qui s&rsquo;interrogeaient sur les r&eacute;ticences des &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; du Pr&eacute;sident &agrave; sauter le pas. Au sein m&ecirc;me des partisans du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique le d&eacute;bat avait fait rage entre &laquo;&nbsp;pro&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;anti&nbsp;&raquo; transformation en parti politique. C&rsquo;est ce d&eacute;bat non tranch&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque qui avait pouss&eacute; certains &laquo;&nbsp;jeunes&nbsp;&raquo; &agrave; cr&eacute;er le PCR. Apr&egrave;s les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de cette ann&eacute;e et dans la perspective de pouvoir exister apr&egrave;s 2012, les responsables du Mouvement citoyen sont semble-t-il pr&ecirc;ts &agrave; transformer leur association en parti politique. Selon nos informations, le parti verra le jour avant la rentr&eacute;e parlementaire. Au regard des r&eacute;sultats rendus publics par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s locales, on peut cr&eacute;diter le Mouvement citoyen d&rsquo;un nombre d&rsquo;&eacute;lus qui tourne autour de la vingtaine. Mais avec la cr&eacute;ation tr&egrave;s prochaine du parti, les &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique comptant attirer &agrave; eux plusieurs autres d&eacute;put&eacute;s des partis politiques. Selon nos informations, ce serait l&rsquo;Ad&eacute;ma qui pourrait en souffrir le plus et dans une moindre mesure l&rsquo;URD. L&rsquo;objectif serait de cr&eacute;er une sorte de force tampon entre le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et les partis classiques. En attendant de voir, les tractations vont bon train.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Elections l&eacute;gislatives&nbsp;: la hantise du juge constitutionnel<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Malgr&eacute; la proclamation des r&eacute;sultats qui donnent une fourchette assez pr&eacute;cise des &eacute;lus, les candidats ne dorment que d&rsquo;un &oelig;il. Tous attendent le verdict de la Cour constitutionnelle et se gardent de crier victoire. Surtout qu&rsquo;il y a beaucoup de rumeurs en provenance des alentours du march&eacute; Dibida o&ugrave; se trouve le si&egrave;ge des juges constitutionnels. Il se raconte que ceux-ci ont &eacute;t&eacute; saisis de plusieurs requ&ecirc;tes et que cette fois-ci ils entendent remettre les pendules &agrave; l&rsquo;heure apr&egrave;s le laisser-aller et le laisser-faire des pr&eacute;c&eacute;dents scrutins. Du coup c&rsquo;est la hantise g&eacute;n&eacute;rale. Tous ayant fraud&eacute; et vol&eacute;, personne ne sait qui sera attrap&eacute; par les juges.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>&laquo;&nbsp;Sacr&eacute;&nbsp;&raquo; Seydou en danger&nbsp;: un de ses coll&egrave;gues du CE veut sa place<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Le ministre de l&rsquo;Agriculture Seydou Traor&eacute; se ferait actuellement beaucoup de soucis pour son poste. Dans la perspective du remaniement annonc&eacute; pour le mois prochain, il se serait rendu compte qu&rsquo;un de ses coll&egrave;gues membres du comit&eacute; ex&eacute;cutif de l&rsquo;Ad&eacute;ma aurait entrepris de lui piquer son poste. Et pour ce faire il aurait s&eacute;rieusement min&eacute; le terrain. Mais &laquo;&nbsp;sacr&eacute;&nbsp;&raquo; Seydou des criquets se pr&eacute;vaudrait de ses rapports avec le Pr&eacute;sident pour garder son calme et son sang froid. Mieux, il raconterait &agrave; qui veut l&rsquo;entendre que le pr&eacute;tendant &agrave; son poste est fra&icirc;chement revenu &agrave; l&rsquo;Ad&eacute;ma apr&egrave;s une escapade qui ne lui a pas port&eacute; bonheur. On attend de voir ce que ce match donnera comme r&eacute;sultat.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Victoire relative de l&rsquo;Ad&eacute;ma&nbsp;: les barons rasent les murs<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Apr&egrave;s l&rsquo;euphorie du premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives suite aux bons scores qui laissaient entrevoir pas moins qu&rsquo;une majorit&eacute; absolue &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e et la douche froide qui s&rsquo;en est suivie lors du second tour et dans l&rsquo;attente du troisi&egrave;me tour qui se joue devant la Cour constitutionnelle et qui pourrait d&eacute;graisser davantage les Abeilles, l&rsquo;heure semble &ecirc;tre aux r&egrave;glements de comptes au sein de la Ruche. Entre barons du comit&eacute; ex&eacute;cutif, l&rsquo;heure est au bilan et les uns et les autres se critiquent de mani&egrave;re &agrave; peine voil&eacute;e. R&eacute;gion par r&eacute;gion, ils font le point et pointent les d&eacute;faillances.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>R&eacute;gion de Kayes&nbsp;: Marimantia a tout perdu<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Hormis la circonscription &eacute;lectorale de Kayes, l&rsquo;Ad&eacute;ma a perdu partout y compris &agrave; Di&eacute;ma o&ugrave; r&egrave;gne le ministre Marimantia Diarra comme un v&eacute;ritable potentat local. Cinq ann&eacute;es de pr&eacute;sence dans le gouvernement ne lui a pas permis de consolider son parti dans sa localit&eacute; &agrave; plus forte raison dans la r&eacute;gion. Sans oublier qu&rsquo;en plus de lui, il y avait Ahamada Sokona et Fassiriman Demb&eacute;l&eacute; tous deux candidats respectivement &agrave; Y&eacute;liman&eacute; et &agrave; Bafoulab&eacute;. Makan Tounkara n&rsquo;&eacute;tait pas candidat mais &eacute;tait le responsable de la circonscription &eacute;lectorale de Kita perdue face au Parena et au RPM.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">R<strong>&eacute;gion de Koulikoro&nbsp;: Dioncounda sauve la mise<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">C&rsquo;est ici que l&rsquo;Ad&eacute;ma a le moins perdu et op&egrave;re une sorte de retour en gr&acirc;ce en gagnant &agrave; Koulikoro, Dio&iuml;la, Nara et Kolokani. Le pr&eacute;sident du parti, Dioncounda Traor&eacute;, qui a &eacute;t&eacute; &eacute;lu pourra toujours se targuer d&rsquo;avoir su bien garder la maison en y ramenant d&rsquo;autres &eacute;lus.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>R&eacute;gion de Sikasso&nbsp;: Le Tata est tomb&eacute;<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">L&agrave; on a assist&eacute; &agrave; une vraie saign&eacute;e parce que l&rsquo;Ad&eacute;ma a perdu m&ecirc;me la capitale r&eacute;gionale. Mais ce ne fut pas tout parce que des localit&eacute;s comme Kadiolo, Yorosso, Kolondi&eacute;ba ont &eacute;t&eacute; perdues. Quand on sait que la r&eacute;gion de Sikasso a des responsables comme Ti&eacute;mogo Sangar&eacute;, Adama Diarra et dans une moindre mesure Seydou Traor&eacute; (ce dernier aurait tout fait pour que son parti compose avec le jeune Poulo mais en vain), on peut imaginer la d&eacute;ception.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>R&eacute;gion de S&eacute;gou&nbsp;: La b&eacute;r&eacute;zina<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Le premier que tout le monde indexe est bien entendu le ministre Seydou Traor&eacute;. Mise &agrave; part la circonscription de Tominian et dans une moindre mesure celle de S&eacute;gou o&ugrave; l&rsquo;Ad&eacute;ma &eacute;tait en liste commune, ce fut une v&eacute;ritable b&eacute;r&eacute;zina. Niono, Macina, Barou&eacute;li o&ugrave; le ministre Seydou est pass&eacute; et repass&eacute; ont toutes &eacute;chapp&eacute; &agrave; l&rsquo;Ad&eacute;ma. Quand on sait que le ministre a fait de son d&eacute;partement et de l&rsquo;Office du Niger un prolongement de ses ambitions politiques, on peut comprendre la vol&eacute;e de bois verts qui lui est destin&eacute;e.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>R&eacute;gion de Mopti&nbsp;: Des d&eacute;faites spectaculaires<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Comme dans les autres r&eacute;gions, Mopti n&rsquo;a pas &eacute;chapp&eacute; au sort qui s&rsquo;est abattu sur les abeilles. L&rsquo;Ad&eacute;ma n&rsquo;a gagn&eacute; qu&rsquo;un si&egrave;ge dans la circonscription de Mopti et sur les 18 si&egrave;ges que compte la r&eacute;gion, les Abeilles ne sont que cinq &agrave; venir &agrave; Bamako. Mais les d&eacute;faites les plus retentissantes sont celle de Djenn&eacute; o&ugrave; le Seuil de Talo, utilis&eacute; comme argument politique, n&rsquo;a pas pu &ecirc;tre d&rsquo;un grand secours pour l&rsquo;inamovible Mahamane Santara et celle de Douentza o&ugrave; le pauvre Moustapha n&rsquo;est toujours pas revenu de ce qui lui est arriv&eacute;.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">R&eacute;gions de Tombouctou, Gao et Kidal&nbsp;: L&rsquo;avenir au Nord<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">L&rsquo;Ad&eacute;ma s&rsquo;est assez bien comport&eacute;e dans les r&eacute;gions du Nord avec la prouesse in&eacute;dite d&rsquo;avoir un d&eacute;put&eacute; &eacute;lu avant m&ecirc;me les &eacute;lections &agrave; Tin-Essako. Mais elle quand m&ecirc;me perdu Niafunk&eacute;, Bourem, Ansongo. Et les circonscriptions remport&eacute;es l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; au b&eacute;n&eacute;fice de listes communes.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>District de Bamako&nbsp;: Une pr&eacute;sence symbolique<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Il semble loin le temps o&ugrave; l&rsquo;Ad&eacute;ma r&eacute;gnait sans partage sur la capitale. En effet, sur les 14 si&egrave;ges en comp&eacute;tition, le parti des Abeilles n&rsquo;a pu en prendre que trois sur des listes communes et dans la contestation. Mais les militants gardent au travers de leur gorge la d&eacute;faite en commune II suppos&eacute;e &ecirc;tre le fief de S&eacute;kou Diakit&eacute;, secr&eacute;taire &agrave; la communication et coordinateur du parti &agrave; Bamako.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Au regard de ces r&eacute;sultats pour le moins mitig&eacute;s, on ose &agrave; peine imaginer l&rsquo;ambiance au sein du CE. Mais de ce c&ocirc;t&eacute; l&agrave;, les Abeilles nous ont habitu&eacute;s &agrave; la m&eacute;thode Cou&eacute;.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Presse malienne (1)&nbsp;: L&rsquo;intol&eacute;rance persiste<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">A la faveur de son assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale tenue le samedi dernier, la Maison de la presse a proc&eacute;d&eacute; &agrave; l&rsquo;exclusion de certaines associations. Il s&rsquo;agit notamment de l&rsquo;AJPP, l&rsquo;ASPAD et l&rsquo;AFPPM au motif que ces associations refusent de participer aux activit&eacute;s statutaires, agissent en contradiction avec les statuts de la MP. Il faut signaler que c&rsquo;est sur la base l&rsquo;article 8 des statuts de la MP que cette mesure lourde a &eacute;t&eacute; prise. Il faut rappeler que les trois associations sont toujours &agrave; la justice avec l&rsquo;actuel bureau de la MP pour une histoire de l&eacute;gitimit&eacute;&nbsp;; il faut ajouter que l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale aurait d&ucirc; juste prendre des mesures contre des individus et non contre une association&nbsp;; il faut terminer en disant que l&rsquo;article 8 sur la base duquel est prise la mesure de radiation pose un certain nombre de conditions (comme &eacute;couter par exemple ceux qu&rsquo;on veut exclure) avant de commettre l&rsquo;irr&eacute;parable. Il est clair que cette mesure pourrait difficilement ramener la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; dans le milieu de la presse qui fait face &agrave; plusieurs d&eacute;fis aujourd&rsquo;hui.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Presse malienne (2)&nbsp;: Des journalistes &laquo;&nbsp;n&eacute;gocient&nbsp;&raquo; avec Somb&eacute;<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">L&rsquo;information court toutes les r&eacute;dactions depuis au moins deux semaines. Et elle n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;avantage de la presse malienne dont certains membres ne courent que derri&egrave;re leurs int&eacute;r&ecirc;ts personnels. Il semble qu&rsquo;un groupe de journalistes a approch&eacute; le procureur Somb&eacute; Th&eacute;ra pour lui proposer un march&eacute; pour le moins douteux et grotesque. Emp&ecirc;tr&eacute; dans une affaire qui se trouve aujourd&rsquo;hui en appel, ils lui ont propos&eacute; de l&rsquo;aider dans la fameuse affaire de &laquo;&nbsp;la ma&icirc;tresse du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo; et en contre partie il devait juger en leur faveur dans leur affaire. Incompr&eacute;hension du pauvre juge qui a eu tout le mal du monde &agrave; faire comprendre &agrave; nos confr&egrave;res que leur affaire n&rsquo;&eacute;tait plus de son ressort d&egrave;s lors qu&rsquo;elle est appel.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Dir&eacute;&nbsp;: Il tue une fillette mais n&rsquo;est pas inqui&eacute;t&eacute;<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La sc&egrave;ne s&rsquo;est pass&eacute;e le 30 juillet dernier &agrave; Dir&eacute;. Au bord de son v&eacute;hicule, le maire de la commune rurale de Tienkour (commune du d&eacute;put&eacute; Nock Ag Atia), Almoudou Oumar Tour&eacute; provoque un terrible accident de la circulation et tue une petite fille qui balayait devant une porte. L&rsquo;affaire qui est port&eacute;e devant la gendarmerie pourrait faire long feu dans la mesure o&ugrave; le d&eacute;put&eacute; remuerait ciel et terre pour l&rsquo;&eacute;touffer ce dans la mesure o&ugrave; la victime tu&eacute;e est la fille d&rsquo;un de ses Bellah. Deux heures de temps seulement apr&egrave;s l&rsquo;accident, les populations de Dir&eacute; ont aper&ccedil;u le maire devant sa boutique avec sa voiture gar&eacute;e &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui. Et pourtant, en plus de la gendarmerie, Dir&eacute; dispose d&rsquo;un juge qui de toute &eacute;vidence a d&eacute;cid&eacute; de ne pas lever le petit doigt.<o:p></o:p></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Il se dit que le maire Almoudou Tour&eacute; n&rsquo;est pas &agrave; son premier accident et qu&rsquo;&agrave; chaque fois, il n&rsquo;y a pas eu de suite. Cette fois-ci, il y a eu mort d&rsquo;homme et les populations sont bien curieuses de voir comment l&rsquo;affaire va &eacute;voluer.</font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><br /></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Rapport du V&eacute;rificateur&nbsp;: la riposte du Gouvernement&nbsp;?<o:p></o:p></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Le r&eacute;cent rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral continue &agrave; faire couler beaucoup d&rsquo;encre et de salive. Non seulement au sein de l&rsquo;opinion qu&rsquo;au sein de la Communaut&eacute; des bailleurs de fonds. Mais s&rsquo;il y a une institution qui garde le rapport comme une sorte d&rsquo;ar&ecirc;te au travers de la gorge, c&rsquo;est bien le gouvernement. C&rsquo;est vrai que sans &ecirc;tre une charge en r&egrave;gle contre le gouvernement, le rapport met &agrave; nu certaines pratiques dont se sont rendus coupables les d&eacute;partements minist&eacute;riels &eacute;pingl&eacute;s. Pour le gouvernement, le rapport du V&eacute;rificateur n&rsquo;est ni la Bible ni le Coran et comporte des insuffisances qui m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;claircies. Mais le dilemme est de savoir comment apporter des &eacute;l&eacute;ments contradictoires sans tomber dans la pol&eacute;mique. En attendant que le gouvernement ne d&eacute;termine la d&eacute;marche &agrave; adopter, certains d&eacute;partements seraient d&eacute;j&agrave; en train de produire leur contre-rapport.<span style="">&nbsp; </span>On est press&eacute; de voir par exemple les justificatifs des 11 millions de th&eacute; et de caf&eacute; d&eacute;pens&eacute;s en un jour dans le d&eacute;partement de Hamed Diane S&eacute;m&eacute;ga.</font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><br /></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p></o:p></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les 15 élues des élections législatives : Elles ont fraudé et corrompu  comme les hommes</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/les-15-elues-des-elections-legislatives-elles-ont-fraude-et-corrompu-comme-les-hommes-8513.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">En attendant le verdict de la Cour constitutionnelle, elles sont 15 femmes &agrave; f&ecirc;ter leur victoire lors des deux tours des &eacute;lections l&eacute;gislatives. Au d&eacute;but, elles &eacute;taient pr&egrave;s de 200 candidates sur la ligne de d&eacute;part. Soit sur des listes de partis politiques pour celles qui ont pu se battre au sein de leur formation ou qui ont pu d&eacute;bourser de l&rsquo;argent &agrave; suffisance pour acheter le choix qui s&rsquo;est port&eacute; sur elles. Soit sur des listes ind&eacute;pendantes pour celles qui ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;y aller seules avec les m&ecirc;mes armes que les hommes sur un terrain qui ne leur r&eacute;servait pas les faveurs des pronostics.</span></em></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font>rn
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>Le nombre relativement bas repr&eacute;sente celles qu&rsquo;on peut qualifier de v&eacute;ritables rescap&eacute;es. Beaucoup d&rsquo;appel&eacute;es, peu d&rsquo;&eacute;lues pourrait-on dire s&rsquo;agissant des femmes dont celles qui ont gagn&eacute; ont surv&eacute;cu parce qu&rsquo;ayant utilis&eacute; les m&ecirc;mes m&eacute;thodes que les hommes et oubliant au passage jusqu&rsquo;&agrave; ce qui fait leur sp&eacute;cificit&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
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<div style="text-align: left;">  </div>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Avec &agrave; peine 10% &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, on peut dire que notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique ne r&eacute;serve que la part congrue &agrave; celles qui constituent plus de 51% de la population. Et scrutin apr&egrave;s scrutin, on se rend compte que leur repr&eacute;sentation au niveau du parlement fond comme beurre au soleil. En 1997, il y avait un peu moins d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;&eacute;lues sur &agrave; peu pr&egrave;s 120 d&eacute;put&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Aujourd&rsquo;hui, elles sont 15 et encore. Dans tous les cas, de 1992 &agrave; aujourd&rsquo;hui, le r&ocirc;le que les femmes ont jou&eacute; dans l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie est de moins en moins proportionnel &agrave; la place qu&rsquo;elles occupent.<o:p></o:p></span></font></p>
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<div style="text-align: left;">  </div>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Nous sommes loin des temps o&ugrave; certaines responsables des organisations f&eacute;minines d&eacute;claraient leur volont&eacute; de rompre avec l&rsquo;image de la femme applaudisseuse pour celle de la femme prenant en main son destin. Or depuis, les femmes n&rsquo;ont jamais paru mieux tenir le r&ocirc;le d&rsquo;applaudisseuses que maintenant. Quand on regarde les directions des partis politiques, rares sont celles qui ont pu se frayer un chemin et obtenir une place autour de la table presque exclusivement r&eacute;serv&eacute;e aux hommes. Par contre ce sont les femmes qui constituent le gros des bataillons de base mobilisant et battant le tam-tam pour les &eacute;lecteurs et les candidats. Cela est certainement la premi&egrave;re bataille qu&rsquo;elles ont perdue&nbsp;: celle d&rsquo;une meilleure repr&eacute;sentativit&eacute; au sein des instances dirigeantes des partis politiques. Elle sera le d&eacute;but d&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;&eacute;checs aussi cuisants les uns que les autres mais qui semblent &ecirc;tre autant de signaux sur le fait que les femmes devraient peut-&ecirc;tre changer de fusil d&rsquo;&eacute;paule.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Apr&egrave;s la bataille de la repr&eacute;sentativit&eacute; au sein des directions des partis politiques, les femmes ont engag&eacute; une deuxi&egrave;me bataille&nbsp;: celle du quota. Visiblement mal emmanch&eacute;e malgr&eacute; le fait que certains partis politiques ont pris en compte de mani&egrave;re formelle ce souci avec l&rsquo;insurmontable difficult&eacute; de le traduire en acte, la bataille pour le quota occulte un certain nombre de handicaps qui repr&eacute;sentent de v&eacute;ritables boulets que les femmes tra&icirc;nent depuis la nuit des temps. Sans &ecirc;tre exhaustif, on peut souligner les contraintes objectives que son l&rsquo;analphab&eacute;tisme et la sous scolarisation et &eacute;galement la force subjective de certaines valeurs dont les femmes sont justement les d&eacute;positaires. Ce qui fait qu&rsquo;il n&rsquo;est pas surprenant de subodorer une sorte de contradiction entre les &eacute;lites f&eacute;minines et leurs s&oelig;urs majoritairement pr&eacute;occup&eacute;es par les pesanteurs de toutes sortes. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais en plus de ces handicaps, la question du quota n&rsquo;a pas tenu compte, &agrave; notre avis, du fait que la politique est fond&eacute;e sur le relationnel, la confiance et les comp&eacute;tences que les femmes plus que les hommes devraient d&eacute;velopper pour s&rsquo;imposer sur un march&eacute; &eacute;lectoral o&ugrave; elles sont per&ccedil;ues comme du b&eacute;tail. Et comme l&rsquo;approche quota a &eacute;t&eacute; per&ccedil;ue plus come une sorte de courte &eacute;chelle que comme moyen de niveler certaines in&eacute;galit&eacute;s, les tentatives de l&rsquo;adopter sous forme de loi ont &eacute;chou&eacute;. Lors de l&rsquo;adoption de la loi &eacute;lectorale, m&ecirc;me les &eacute;lues n&rsquo;ont pas cru devoir voter contre une loi qui ne tenait pas compte du quota qui figurait pourtant dans le projet de loi.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Puisque les hommes ne veulent pas d&rsquo;elles, elles ont d&eacute;cid&eacute; de faire comme eux. C&rsquo;est l&agrave; la troisi&egrave;me bataille qu&rsquo;elles allaient justement perdre. Puisqu&rsquo;elles ont d&eacute;cid&eacute; de ne plus se comporter comme de simples victimes, elles allaient adopter la m&ecirc;me d&eacute;marche que leurs &laquo;&nbsp;bourreaux&nbsp;&raquo; en renon&ccedil;ant &agrave; assumer leur identit&eacute; et &agrave; porter leurs messages. Nous avons vu des femmes qui ont fait un usage abusif de l&rsquo;argent sans parvenir &agrave; dissiper tous les soup&ccedil;ons sur sa provenance et son origine. Comme les hommes, elles ont fraud&eacute;, trich&eacute; et corrompu pour avoir les voix des &eacute;lecteurs. Elles ont distribu&eacute; des moulins, des marmites, des baignoires, des mortiers , des pilons, des sacs de c&eacute;r&eacute;ales, du sel, des ap&eacute;ricubes, de l&rsquo;argent liquide, du savon etc. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elles ont fricot&eacute; avec les repr&eacute;sentants de l&rsquo;Administration pour sortir en t&ecirc;te. Celles qui ont perdu au sortir des urnes se plaignent du fait que l&rsquo;utilisation de l&rsquo;argent a d&eacute;favoris&eacute; les femmes qui sont les plus frapp&eacute;es par la pauvret&eacute;. Elles d&eacute;plorent que les partis politiques ont mis les places sur les listes &eacute;lectorales aux ench&egrave;res, excluant du coup les femmes qui n&rsquo;ont aucune ressource. On pourrait en rire si ce n&rsquo;&eacute;tait pas vrai&nbsp;; on pourrait en rire si cela n&rsquo;&eacute;tait pas accept&eacute; tant par les hommes que par les femmes&nbsp;; on pourrait en rire si les femmes n&rsquo;avaient pas voulu rivaliser avec les hommes sur le terrain politicien en faisant feu de tout bois et en distribuant des billets de banque &agrave; la pelle.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elles seront donc 15 &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, si la Cour constitutionnelle confirme les r&eacute;sultats rendus publics par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale. Elles seront 15 au milieu de 132 hommes qui les regarderont comme leurs semblables, comme celles qui sont des initi&eacute;es et qui sont capables de faire aussi bien qu&rsquo;eux. A elles d&rsquo;apporter un peu de fra&icirc;cheur et surtout de recouvrer leur statut de femmes qui devront porter les espoirs des autres femmes.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Elections législatives, second tour : Volez, trichez, fraude, la Cour vous blanchira</title>
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<pubDate>Thu, 19 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">296 requ&ecirc;tes, deux semaines d&rsquo;une interminable attente, une nuit blanche et puis rien. La Cour constitutionnelle a d&eacute;cid&eacute; que toutes les requ&ecirc;tes d&eacute;pos&eacute;es &agrave; son niveau par diff&eacute;rents candidats &agrave; l&rsquo;occasion du premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives &eacute;taient nulles et de nul effet. En clair, les r&eacute;sultats proclam&eacute;s par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale sont bons aux yeux des neuf juges de l&rsquo;honorable Cour constitutionnelle. Ce qui a fait dire, &agrave; beaucoup de Maliens d&eacute;&ccedil;us, qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus de recours et que chacun pouvait faire ce qu&rsquo;il voulait ou ce qu&rsquo;il pouvait.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Et pourtant, des faits graves avaient &eacute;t&eacute; signal&eacute;s &agrave; l&rsquo;attention de la Cour&nbsp;; des faits mettant presque tous en cause, les agents de l&rsquo;Administration qui avaient &eacute;gar&eacute; leur impartialit&eacute; le temps du scrutin pour se mettre &agrave; la disposition d&rsquo;une liste contre une autre. Des pr&eacute;fets ont &eacute;t&eacute; accus&eacute;s d&rsquo;avoir proprement pris la cl&eacute; des champs avec les urnes avant de r&eacute;appara&icirc;tre 24 heures plus tard pour certains avec les m&ecirc;mes urnes bien remplies et un taux de participation d&eacute;fiant le bon sens. Ce fut le cas &agrave; Razelma dans la circonscription de Goundam. Mais pour la Cour, il n&rsquo;y avait pas de preuve comme si elle disposait de preuves contraires. Des pr&eacute;fets ont &eacute;t&eacute; accus&eacute;s d&rsquo;avoir distribu&eacute; des procurations &agrave; tour de bras dans le seul but d&rsquo;influencer et d&rsquo;influer sur le cours des &eacute;lections. Des milliers de ce pr&eacute;cieux document qui, en tant d&rsquo;&eacute;lection remplace les &eacute;lecteurs ont &eacute;t&eacute; vers&eacute;s &agrave; l&rsquo;appui des accusation. Cela &eacute;tait bien mince pour &eacute;mouvoir les membres de la Cour qui de toute vraisemblance avaient opt&eacute; pour ne rien faire, y compris m&ecirc;me le minimum syndical. Des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s ont &eacute;t&eacute; attaqu&eacute;s lors des &eacute;lections, certains ont &eacute;t&eacute; ligot&eacute;s et d&rsquo;autres braqu&eacute;s avec des armes &agrave; feu. Comme ce fut le cas &agrave; Bourem par exemple. Broutille pour la Cour.<span style="">&nbsp; </span>Des candidats, notamment ceux de Gao, ont apport&eacute; des cassettes vid&eacute;o sur lesquelles la Cour elle-m&ecirc;me reconna&icirc;t avoir aper&ccedil;u un car de l&rsquo;Arm&eacute;e gar&eacute;, comme par hasard, &agrave; proximit&eacute; d&rsquo;un meeting. Pas suffisant parce qu&rsquo;il </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;nous a &eacute;t&eacute; impossible de voir les occupants&nbsp;&raquo; ont d&eacute;clar&eacute; les juges constitutionnels. Comme si ceux qui avaient utilis&eacute; le car de l&rsquo;Arm&eacute;e pour participer au meeting allait suivre le spectacle confortablement assis dans le v&eacute;hicule militaire attendant sagement le photographe. Des candidats ont &eacute;t&eacute; surpris en train de battre campagne apr&egrave;s la fermeture officielle de celle-ci. Pas grave selon les juges. Des candidats ont &eacute;t&eacute; accus&eacute;s d&rsquo;avoir battu campagne le jour des &eacute;lections, d&rsquo;avoir distribu&eacute; de l&rsquo;argent pour acheter le vote des &eacute;lecteurs. Pas grave. On peut multiplier &agrave; souhait les cas de manquements de l&rsquo;administration, de fraudes, d&rsquo;utilisation abusive de procuration. La conclusion est la m&ecirc;me&nbsp;: la Cour &eacute;tait &laquo;&nbsp;suffisamment inform&eacute;e&nbsp;&raquo; pour se laisser &eacute;mouvoir par des requ&eacute;rants venus troubler leur ronronnement. D&rsquo;o&ugrave; la question que tout le monde se pose&nbsp;: &agrave; quoi sert la Cour&nbsp;? A se livrer &agrave; un concours de dict&eacute;e et de diction disent les plus humoristiques.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais s&eacute;rieusement, la question m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e. A quoi sert la Cour ? Pour provocatrice qu&rsquo;elle puisse para&icirc;tre, la question traduit un peu le d&eacute;sarroi de ceux qui ne savent plus &agrave; quel saint se vouer. En un peu plus d&rsquo;une d&eacute;cennie d&rsquo;existence, la Cour a navigu&eacute; entre les deux extr&ecirc;mes. En 2002, elle avait eu la main tellement lourde qu&rsquo;elle avait &eacute;t&eacute; accus&eacute;e de jouer le r&ocirc;le d&rsquo;un troisi&egrave;me bureau de vote d&rsquo;o&ugrave; il &eacute;tait possible de changer les r&eacute;sultats et de d&eacute;clarer vainqueurs des candidats donn&eacute;s battus au sortir des urnes. De cette p&eacute;riode, la Cour a certainement gard&eacute; un traumatisme dont elle ne s&rsquo;est pas remise. Surtout que certains protagonistes, aux arguments visiblement percutants, avaient menac&eacute; de faire la peau &agrave; ceux qui se hasarderaient &agrave; les priver de leur victoire. Et puis, subitement la Cour a migr&eacute; pour l&rsquo;autre extr&ecirc;me o&ugrave; &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;augmenter les scores proclam&eacute;s par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration, la Cour reconduit les r&eacute;sultats tout en rejetant les requ&ecirc;tes qui lui parviennent. Ce fut le cas lors de la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle qui a d&eacute;fi&eacute; tout bon sens. Au moment o&ugrave; le minist&egrave;re &eacute;prouvait toutes les difficult&eacute;s du monde pour tomber sur un cent pour cent rond, preuve &eacute;vidente qu&rsquo;il y avait &agrave; tout le moins des probl&egrave;mes, la Cour a non seulement d&eacute;clar&eacute; que tout s&rsquo;&eacute;tait bien pass&eacute; mais avait gonfl&eacute; le score obtenu par le pr&eacute;sident sortant. Mais le plus grave lors de ce scrutin, c&rsquo;est que la Cour avait<span style="">&nbsp; </span>&laquo;&nbsp;l&eacute;galis&eacute;&nbsp;&raquo; fraude. Ce qui fait que seuls les na&iuml;fs escomptaient sur un sursaut de sagacit&eacute; de la part de la Cour constitutionnelle.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour le second tour des l&eacute;gislatives du dimanche prochain, il y a lieu de craindre le pire. Convaincu qu&rsquo;il ne servira plus &agrave; rien de se plaindre, malgr&eacute; les efforts pour mettre la forme juridique aux requ&ecirc;tes dans des coins o&ugrave; trouver un juriste comp&eacute;tent rel&egrave;ve du chemin de croix, les candidats pourraient ne plus accorder d&rsquo;importance &agrave; ces &laquo;&nbsp;d&eacute;tails&nbsp;&raquo;. Chacun s&rsquo;appuiera sur les malheureuses jurisprudences de la Cour pour frauder, tricher, bourrer les urnes, acheter des cartes et des &eacute;lecteurs. Et comme chaque candidat a tout &agrave; perdre lors du second tour, il faudra surveiller le thermom&egrave;tre social parce que plus personne ne se laissera voler de mani&egrave;re flagrante au nom d&rsquo;un l&eacute;galisme mal pay&eacute; en retour. Parce que de toute &eacute;vidence, ce sera &agrave; qui volera le plus que reviendra la victoire. Ce qui est dommage car se situant aux antipodes de toutes les valeurs pour lesquelles les Maliens se sont battus afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;instauration de la d&eacute;mocratie dans notre pays. Il faudra &eacute;galement surveill&eacute; le comportement des agents de l&rsquo;Administration. Ceux-ci se sont retrouv&eacute;s au centre de toutes les requ&ecirc;tes. La rupture &eacute;tant d&eacute;j&agrave; consomm&eacute;e avec une bonne partie des Maliens, les gouverneurs, pr&eacute;fets et sous pr&eacute;fets feraient mieux de se tenir &agrave; leurs pr&eacute;rogatives.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;autre coup que les d&eacute;cisions de la Cour ne manqueront pas de porter au processus &eacute;lectoral se situera certainement au niveau du taux de participation. D&rsquo;un scrutin &agrave; un autre, l&rsquo;abstention prend du poids. Et ce n&rsquo;est pas le genre de mesures prises par la Cour constitutionnelle qui pousseront les &eacute;lecteurs &agrave; se bousculer pour aller voter. De plus en plus, les Maliens ont la nette sensation que leur vote ne sert &agrave; rien. &laquo;&nbsp;Tout est pr&eacute;fabriqu&eacute;, &agrave; quoi se fatiguer d&egrave;s lors&nbsp;?&nbsp;&raquo; s&rsquo;interrogent ceux qui visiblement ont fait leur deuil.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-2-2-8248.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">L&rsquo;Ad&eacute;ma et les l&eacute;gislatives&nbsp;: la contribution de Alpha<o:p></o:p></span></strong></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au sortir du premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives, l&rsquo;Ad&eacute;ma a prouv&eacute; qu&rsquo;elle avait encore de beaux restes et qu&rsquo;il ne lui restait plus qu&rsquo;&agrave; confirmer les bons scores enregistr&eacute;s pour se retrouver majoritaire &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale avec toutes les bonnes perspectives que cela engendre. Il semble que les beaux restes de l&rsquo;Ad&eacute;ma int&eacute;resse beaucoup de personnes dont l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Alpha Oumar Konar&eacute;. Parfaitement au courant de ce qui se joue, Alpha ne serait pas m&eacute;content de voir &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo; parti remporter la mise. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il aurait d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;envoyer sa contribution pour le second tour. Si les sources divergent sur le montant, elles confirment toutes que Alpha a bel et bien fait un geste en direction de ses camarades. Certaines sources parlent de 50 millions&nbsp;; d&rsquo;autres parlent de 100 millions. Ce qui a apport&eacute; un baume au c&oelig;ur de ses camarades dont certains l&rsquo;accusent toujours d&rsquo;avoir cass&eacute; le parti pour permettre l&rsquo;&eacute;lection de ATT en 2002. En tout cas, cela prouve que Alpha n&rsquo;est pas trop loin surtout que certains lui pr&ecirc;tent l&rsquo;intention de venir s&rsquo;occuper de l&rsquo;Ad&eacute;ma une fois qu&rsquo;il aurait pris ses distances d&eacute;finitivement avec la Commission de l&rsquo;Union africaine qu&rsquo;il pr&eacute;side depuis quatre ans. L&rsquo;ancien pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a toujours d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il ne sera jamais un ancien militant et qu&rsquo;il abandonnerait l&rsquo;UA afin de rebondir plus haut.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; font-weight: bold;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral (1)&nbsp;: Sidi Sosso Diarra est arm&eacute;</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral prend son r&ocirc;le tr&egrave;s<span style="">&nbsp; </span>au s&eacute;rieux. En t&eacute;moigne les nombreuses d&eacute;clarations o&ugrave; il parle de son ind&eacute;pendance de toutes les institutions et de sa libert&eacute; d&rsquo;aller et de venir dans tous les lieux o&ugrave; la mauvaise gestion serait susceptible de cr&eacute;cher. Mais ce n&rsquo;est pas son r&ocirc;le seulement qu&rsquo;il prend au s&eacute;rieux. Il y a &eacute;galement sa s&eacute;curit&eacute; personnelle. Conscient qu&rsquo;un homme comme lui qui &eacute;claire les zones d&rsquo;ombre de la gouvernance dans notre pays ne peut pas avoir que des amis, il a pris des dispositions pour se prot&eacute;ger. C&rsquo;est ainsi que deux officiers de police officient &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s comme garde du corps. Mais visiblement cela ne suffisait pas pour rassurer notre bonhomme qui porterait en permanence un gilet par balle. Lui-m&ecirc;me dispose de pistolet qu&rsquo;il porte fr&eacute;quemment. Et selon nos informations, il prendrait des cours de tirs au champ de tir de la police. C&rsquo;est Django des temps modernes. Mais le fait de disposer d&rsquo;une arme &agrave; feu ne s emble pas &ecirc;tre du go&ucirc;t de tout le monde. Et la remarque lui a semble-t-il &eacute;t&eacute; faite par les services de s&eacute;curit&eacute; de la Pr&eacute;sidence qui ont d&eacute;couvert qu&rsquo;il portait son arme au cours d&rsquo;une audience avec ATT. On peut toujours se demander ce qu&rsquo;il a &agrave; faire d&rsquo;une arme personnelle d&egrave;s lors qu&rsquo;il dispose de garde de corps professionnels et surtout qu&rsquo;adviendrait-il dans une situation de danger&nbsp;: va-t-il d&eacute;gainer en premier ou laisser les policiers faire leur travail&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral (2)&nbsp;: Auto-flagellation ou exc&egrave;s de z&egrave;le<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dans les milieux diplomatiques on s&rsquo;interroge s&eacute;rieusement sur la d&eacute;marche et les motivations du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral. &laquo;&nbsp;Pourquoi nous envoie-t-il le rapport de son bureau&nbsp;?&nbsp;&raquo; se demandent quelques ambassadeurs. Pour eux, le V&eacute;rificateur n&rsquo;a pas &agrave; leur envoyer son rapport de v&eacute;rification dans la mesure o&ugrave; c&rsquo;est une affaire interne et que tous les pays disposent de structures de contr&ocirc;le sans en exposer les conclusions &agrave; la face du monde. Imagine-t-on la France ou les Etats-Unis envoyer leurs rapports de contr&ocirc;le &agrave; l&rsquo;Ambassade du Mali&nbsp;&agrave; Paris ou &agrave; Washington&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral (3)&nbsp;: Rencontre avec la Banque mondiale<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dans sa communication tous azimuts autour de son dernier rapport, le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral rencontre demain vendredi la communaut&eacute; des bailleurs de fonds conduite par la Banque mondiale. La rencontre devrait se tenir normalement au Centre international des conf&eacute;rences de Bamako. Sans doute qu&rsquo;il y aura des choses &agrave; dire et que les bailleurs de fonds auront une fois de plus l&rsquo;occasion de s&rsquo;immiscer dans les affaires internes de notre pays. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il semble que par le pass&eacute;, il y ait des rencontres plus ou moins informelles entre le Bureau du V&eacute;rificateur et les bailleurs de fonds. Mais demain, ce serait du s&eacute;rieux parce qu&rsquo;il y a un support qui n&rsquo;est pas du tout &agrave; l&rsquo;avantage du pays. Il ne faudrait pas &ecirc;tre surpris si les bailleurs serrent le cordon de la bourse devant la mauvaise gestion dont le rapport du V&eacute;rificateur n&rsquo;est h&eacute;las que la partie visible de l&rsquo;iceberg.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Retraite recul&eacute;e&nbsp;: le bienheureux gouverneur de Gao<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le gouverneur de Gao, le colonel Amadou Baba Tour&eacute;, est un homme heureux. A quelque six mois de sa retraite qui devait intervenir au mois de d&eacute;cembre prochain, il se voit accorder un sursis d&rsquo;une ann&eacute;e suppl&eacute;mentaire. En effet, faute de le nommer G&eacute;n&eacute;ral , qui lui aurait permis de voir l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance repousser de quatre ans, le Pr&eacute;sident ATT a accord&eacute; un an de plus &agrave; son ami du m&ecirc;me nom. Mais connaissant le gouverneur de Gao, cette d&eacute;cision risque d&rsquo;&ecirc;tre un bien maigre lot de consolation. En effet, son d&eacute;sir de se voir nommer ministre de la S&eacute;curit&eacute; a &eacute;t&eacute; publiquement contrari&eacute; par le Chef de l&rsquo;Etat lors de l&rsquo;inauguration du Pont de Gao qui d&eacute;clarait que &laquo;&nbsp;les populations de Gao tiennent tellement &agrave; leur gouverneur qu&rsquo;il serait difficile de l&rsquo;enlever de la r&eacute;gion&nbsp;&raquo;. Ensuite, lors de la vague de nomination des g&eacute;n&eacute;raux, le colonel Amadou Baba Tour&eacute; n&rsquo;a pas vu son nom parmi les heureux promus. Mais il peut toujours se consoler car il a encore une ann&eacute;e pour poursuivre ses exactions sur les populations de Gao et surtout pr&eacute;parer sa retraite.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elections l&eacute;gislatives</span></strong><span lang="FR">&nbsp;: </span><strong><span lang="FR">IBK descend sur le terrain<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives a produit des r&eacute;sultats pour le moins mitig&eacute;s en faveur du RPM de IBK. Conscients du danger, le pr&eacute;sident du RPM a d&eacute;cid&eacute; de mouiller le maillot en descendant sur le terrain. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il a entrepris une grande tourn&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur qui devra le conduire successivement &agrave; S&eacute;gou, Koutiala, San et Kita. Le RPM, apr&egrave;s son mea culpa et une analyse lucide de ses points faibles veut vendre ch&egrave;re sa peau en menant cette fois-ci une v&eacute;ritable campagne. Pourvu qu&rsquo;il ne soit pas trop tard.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Verdict de la Cour constitutionnelle&nbsp;: Gao dans le noir<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">S&rsquo;il y a une circonscription qui a occup&eacute; le devant de l&rsquo;actualit&eacute; apr&egrave;s le premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives, c&rsquo;est bien celle de Gao. Les conditions calamiteuses et les fraudes massives qui ont &eacute;maill&eacute; le scrutin ont fait la Une des m&eacute;dias. A Gao o&ugrave; certains ont jur&eacute; de ne pas se laisser voler et de ne pas reconna&icirc;tre des &eacute;lus pour lesquels ils n&rsquo;ont pas vot&eacute;, la tension &eacute;tait vive avant le verdict de la Cour constitutionnelle. En tout cas suffisamment pour inqui&eacute;ter les autorit&eacute;s r&eacute;gionales qui n&rsquo;ont trouv&eacute; rien de mieux &agrave; faire que de couper le courant au moment de la proclamation des r&eacute;sultats. Ainsi, Gao est probablement la seule ville au Mali &agrave; avoir rat&eacute; les juges constitutionnels. Ce n&rsquo;est que le lendemain que les populations ont re&ccedil;u confirmation de la rumeur qui courait depuis le samedi apr&egrave;s midi dans la cit&eacute;&nbsp;: la victoire de la liste Ad&eacute;ma avec le score exact donn&eacute; par le ministre de l&rsquo;Administration territiriale..</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; font-weight: bold;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">DEF &agrave; deux vitesses &agrave; Gao&nbsp;: le DAE convoqu&eacute; &agrave; Gao</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le Directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Gao est convoqu&eacute; depuis la semaine derni&egrave;re par le minist&egrave;re de l&rsquo;Education nationale. Le d&eacute;partement de Mamadou Lamine Traor&eacute; s&rsquo;est rendu compte d&rsquo;un certain dysfonctionnement dans les examens. Ainsi, il a &eacute;t&eacute; prouv&eacute; que dans certains villages environnants de Gao, l&rsquo;examen du DEF &eacute;tait organis&eacute; en une seule journ&eacute;e. Devant ce &laquo;&nbsp;miracle&nbsp;&raquo;, les autorit&eacute;s scolaires ont tenu &agrave; avoir le c&oelig;ur net. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elles ont d&eacute;couvert que dans ces villages l&agrave;, les &eacute;preuves de math et d&rsquo;anglais n&rsquo;&eacute;taient pas organis&eacute;es. C&rsquo;est certainement pour cela qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">On se rappelle que le m&ecirc;me, lors des examens de Cap avait fait perdre une journ&eacute;e aux surveillants professionnels qui exigeaient d&rsquo;&ecirc;tre pay&eacute;s comme cela est dit par les textes. Il avait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; &laquo;&nbsp;recruter&nbsp;&raquo; des secr&eacute;taires dont ce n&rsquo;&eacute;tait pas la fonction que d&rsquo;ex&eacute;cuter les textes. Il avait fallu l&rsquo;intervention du Gouvernorat et la pression des &eacute;l&egrave;ves pour qu&rsquo;il c&egrave;de.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Gouverneurs, pr&eacute;fets, sous pr&eacute;fets&nbsp;: de redoutables&nbsp; : &laquo;&nbsp;outils&nbsp;&raquo; &eacute;lectoraux<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Tout comme le mat&eacute;riel &eacute;lectoral (urnes, isoloirs, encre, etc.) qui avait &eacute;t&eacute; rang&eacute;s apr&egrave;s le premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives, les gouverneurs, les pr&eacute;fets et les sous pr&eacute;fets vont &ecirc;tre sortie lors du second tour qui se d&eacute;roulera le dimanche prochain. Et les candidats sont pri&eacute;s d&rsquo;y faire tr&egrave;s attention en y prenant garde parce que ce sont de redoutables &laquo;&nbsp;outils&nbsp;&raquo; &eacute;lectoraux dans notre pays. Ils nous ont apport&eacute; la preuve de leur efficacit&eacute; lors de la pr&eacute;sidentielle et ils ne l&rsquo;ont pas d&eacute;mentie lors du premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives. Ils peuvent intimider les citoyens qui vont voter. Quand cela ne marche pas (les Maliens ne laissent plus marcher sur leurs pieds), ils multiplient les bureaux de vote ou s&rsquo;emparent des urnes pour dispara&icirc;tre dans la nature et de r&eacute;appara&icirc;tre quelques heures plus-tard avec des urnes bien bourr&eacute;es au profit du candidat de leur choix.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Logements sociaux&nbsp;: la moralisation s&rsquo;impose<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">De plus en plus, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent pour se demander si les logements sociaux sont vraiment pour ceux qui sont dans le besoin. En effet, lors de la c&eacute;r&eacute;monie de remise des cl&eacute;s, il n&rsquo;est pas rare d&rsquo;apercevoir des personnes qui sont tr&egrave;s loin du besoin. Ces personnes l&agrave; disposent de tout&nbsp;: logement de fonction et de nombreuses maison, qu&rsquo;elles louent &agrave; travers la ville. Lors de la derni&egrave;re inauguration des logements sociaux construits par la SEMA, on a pu voir la directrice d&rsquo;un centre p&eacute;nitencier, qui ne manque de rien, recevoir sa cl&eacute; sourire aux l&egrave;vres.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La semaine derni&egrave;re, notre confr&egrave;re du journal &laquo;&nbsp;Les Echos&nbsp;&raquo; faisait cas de cet &eacute;l&egrave;ve qui n&rsquo;a pas encore perdu ses dents de lait qui a &eacute;t&eacute; l&rsquo;heureux b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;un logement, ou de ce bienheureux qui a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; en tant que salari&eacute; et en tant que non salari&eacute;. Il semble que l&rsquo;heure est venue de moraliser la distribution des logements sociaux construits avec la cotisation de l&rsquo;ensemble des travailleurs. On a parl&eacute; des quotas attribu&eacute;s selon l&rsquo;appartenance au Mouvement citoyen ou selon la proximit&eacute; avec les vrais d&eacute;cideurs. Il faut arr&ecirc;ter les frais parce que visiblement c&rsquo;est devenu une autre source de spolier les plus pauvres. Il se dit que sur la derni&egrave;re liste, figureraient m&ecirc;me des morts.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Recrutement dans l&rsquo;Arm&eacute;e : frustration &agrave; Gao<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La tension est &agrave; son comble dans les milieux des jeunes de Gao. Motif&nbsp;: impossibilit&eacute; pour eux de se faire recruter dans l&rsquo;Arm&eacute;e. Il y a quelques temps, il avait &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;accorder &agrave; chaque r&eacute;gion des quotas pour le recrutement dans l&rsquo;Arm&eacute;e.<span style="">&nbsp; </span>Mais &agrave; Gao, on s&rsquo;&eacute;tait rendu compte que le quota allou&eacute; &agrave; cette r&eacute;gion avait &eacute;t&eacute; utilis&eacute; sans qu&rsquo;aucun jeune de Gao n&rsquo;y figure. De Bamako, certains chefs envoyaient le nom de leurs enfants et de leurs proches pour le recrutement au nom de Gao. Cela avait cr&eacute;&eacute; un grand &eacute;moi. Les autorit&eacute;s militaires en avaient &eacute;t&eacute; inform&eacute;es, les ministres charg&eacute;s de ce secteur avaient &eacute;t&eacute; &eacute;galement touch&eacute;s et une correspondance avait &eacute;t&eacute; adress&eacute;e au Chef de l&rsquo;Etat. Celui-ci devant l&rsquo;injustice avait d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;accorder un quota suppl&eacute;mentaire &agrave; Gao. <br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais le probl&egrave;me n&rsquo;est toujours pas r&eacute;solu parce qu&rsquo;il semble qu&rsquo;un jeune op&eacute;rateur &eacute;conomique r&eacute;sidant &agrave; Bamako ait op&eacute;r&eacute; une sorte d&rsquo;OPA sur ce quota. Il disposerait d&rsquo;une liste de personnes &agrave; recruter et tous ceux qui n&rsquo;y figurent pas se sont entendus dire qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus de place pour eux. D&rsquo;o&ugrave; la frustration au sein des jeunes. Ils sont remont&eacute;s &agrave; bloc contre les autorit&eacute;s locales. Ils d&eacute;noncent par ailleurs l&rsquo;op&eacute;rateur &eacute;conomique qui est le seul aujourd&rsquo;hui, &agrave; partir de Bamako, &agrave; pouvoir ins&eacute;rer des jeunes proches de lui dans diff&eacute;rents services&nbsp;: douane, imp&ocirc;ts, administration, etc. Le tout semble-t-il sans concours pr&eacute;alable.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">&ldquo;Victimisation&rdquo;&nbsp;: le filon de IBK<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">IBK tient son filon et il ne le l&acirc;chera pour rien au monde tant qu&rsquo;il peut servir. Il s&rsquo;agit de sa bonne vieille tactique de victimisation. S&ucirc;r de lui et de sa victoire au premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives, le pr&eacute;sident du RPM se retrouve contre toutes attentes au second tour &agrave; ferrailler avec un jeune loup aux dents longues. Du coup la machine s&rsquo;est remise &agrave; tourner&nbsp;: on veut la peau de IBK, on veut la t&ecirc;te de IBK, &laquo;&nbsp;tout sauf IBK&nbsp;&raquo;, des officines avec de gros moyens financiers et logistiques sont derri&egrave;re les jeunes pour lui barrer le chemin, etc. Et &ccedil;a marche. L&rsquo;Ad&eacute;ma a &eacute;t&eacute; le premier parti &agrave; appeler &agrave; sauver IBK face &agrave; des ind&eacute;pendants qui n&rsquo;ont aucun respect pour les partis politiques. <br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ensuite, c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;URD d&rsquo;appeler ses troupes &agrave; la rescousse de IBK. Enfin, c&rsquo;est presque l&rsquo;ensemble des partis de la communes IV qui affirment leur soutien et leur volont&eacute; de faire voter leurs militants en faveur de IBK. Et le tour est jou&eacute;. On oublie les divergences, on jette &agrave; la rivi&egrave;re les vieilles rancunes parce que l&rsquo;heure est grave, la d&eacute;mocratie en danger parce que l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale ne pourrait pas se permettre de se passer des services d&rsquo;un &eacute;lu comme IBK. Les jeunes qui d&eacute;claraient que leur volont&eacute; &eacute;tait de le battre au premier tour pourraient bien regretter d&rsquo;avoir rat&eacute; leur coup. Parce qu&rsquo;IBK et son parti sont requinqu&eacute;s &agrave; bloc et ils ressemblent &agrave; des lions bless&eacute;s.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est sur la base de cette tactique (payante du reste) que IBK a pu b&acirc;tir le RPM. En 2002, apr&egrave;s son &eacute;lection au premier tour, cela l&rsquo;a aid&eacute; &agrave; se hisser au perchoir. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;un &eacute;corch&eacute; vif comme IBK m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre soutenu. Il est tellement bien soutenu pour le second tour, qu&rsquo;il ne se charge plus personnellement de battre campagne en commune IV. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;appelle de l&rsquo;art.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<title>Editorial :rnLe temps des soucis</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-rnle-temps-des-soucis-8130.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">On pourrait toujours se demander si le Pr&eacute;sident a eu raison de prolonger &ldquo;le mandat&rdquo; de l&rsquo;actuel gouvernement. On pourrait seulement car &agrave; la v&eacute;rit&eacute; le vin est tir&eacute; il faut le boire. Mais la question n&rsquo;est pas sans objet quand on voit les nuages qui s&rsquo;amonc&egrave;lent au-dessus de nos t&ecirc;tes et qui sont les signes annonciateurs de gros orages. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du front social qui s&rsquo;est invit&eacute; dans l&rsquo;actualit&eacute; depuis fort longtemps ou du front politique qui pourrait engendrer des situations embarrassantes sur le plan institutionnel &agrave; la faveur des &eacute;lections l&eacute;gislatives, le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que le Pr&eacute;sident pourrait se retrouver bien seul au moment o&ugrave; la temp&ecirc;te commencera. Car le gouvernement sursitaire qui est en place n&rsquo;inspire aucune confiance ; pas plus hier qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>La semaine derni&egrave;re, l&rsquo;Union nationale des travailleurs du Mali, apr&egrave;s avoir constat&eacute; la r&eacute;ussite de son mot d&rsquo;ordre de gr&egrave;ve de 48 heures, s&rsquo;est fendue d&rsquo;un communiqu&eacute; aux termes rageurs et aux expressions vengeresses qui constituent autant d&rsquo;accusations contre le gouvernement. Et comme il n&rsquo;y a plus personne en face du c&ocirc;t&eacute; du gouvernement pour tenir la drag&eacute;e &agrave; l&rsquo;UNTM, il faut craindre que le pays ne rentre dans une spirale de gr&egrave;ve qui finiront d&rsquo;achever un dialogue social qui n&rsquo;a jamais su faire vraiment pr&eacute;valoir ses vertus. La r&eacute;cente gr&egrave;ve en est la parfaite illustration. Que le gouvernement n&rsquo;ait pas pu emp&ecirc;cher la gr&egrave;ve, &agrave; la limite ce n&rsquo;est pas grave. Mais qu&rsquo;il ait &eacute;t&eacute; incapable de faire des propositions rencontrant la confiance des acteurs sociaux, c&rsquo;est cela le drame. Siaka Diakit&eacute; de l&rsquo;UNTM et ses troupes demeurent convaincus que l&rsquo;&eacute;quipe gouvernementale est de tr&egrave;s mauvaise foi. Or tant que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ne disposera pas d&rsquo;une &eacute;quipe pouvant ramener la confiance, nous assisterons &agrave; la multiplication des gr&egrave;ves dans tous les secteurs qui pourront paralyser d&eacute;finitivement l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique d&eacute;j&agrave; malmen&eacute;e. Et puis, Siaka Diakit&eacute; est un bon observateur. Il se dit certainement que le moment est propice pour lui de redorer son blason sur les d&eacute;pouilles d&rsquo;un gouvernement amorphe et qui est sur le d&eacute;part. Surtout que de toute &eacute;vidence, le gouvernement sortant a d&rsquo;autres soucis que de se pr&eacute;occuper de ce qui pourrait advenir. Mais l&agrave; o&ugrave; r&eacute;side le danger pour tout le monde est que l&rsquo;inertie actuelle ne plombe la nouvelle &eacute;quipe qui devra prendre la rel&egrave;ve.</p>
<p>Et disons le aussi, la publication du rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; du meilleur effet sur le monde des affaires et sur l&rsquo;opinion d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale. Dans un pays r&eacute;put&eacute; tr&egrave;s pauvre, personne ne pourrait assister &agrave; une si flagrante mauvaise gestion et &agrave; un d&eacute;tournement dans les grandes largeurs des ressources financi&egrave;res et garder un moral au z&eacute;nith. Ni le monde des affaires o&ugrave; les saints ne se bousculent pas, ni l&rsquo;administration qui pourrait &ecirc;tre tent&eacute;e de croiser d&eacute;finitivement les bras en attendant de voir clair et surtout d&rsquo;avoir une &eacute;quipe plus int&egrave;gre et plus rigoureuse. Ne parlons pas de l&rsquo;opinion qui s&rsquo;interroge encore sur le comment du pourquoi d&rsquo;une si grande d&eacute;linquance qui semble toucher toutes les sph&egrave;res de l&rsquo;Etat. Vu la qualit&eacute; des mis en cause et des missions qu&rsquo;ils ont eu &agrave; accomplir, il est &eacute;vident que le Pr&eacute;sident doit se trouver dans une situation fort embarrassante.  Surtout qu&rsquo;il conna&icirc;t personnellement la plupart d&rsquo;entre eux. Sans aucune exag&eacute;ration, ATT semble &ecirc;tre dans la situation peu confortable que d&eacute;crit la sagesse bamanan : &laquo; si tu avances, ton p&egrave;re mourra ; si tu recules, ta m&egrave;re mourra ; si tu ne bouges pas, tu mourras. &raquo;</p>
<p>Pour ce qui est du front politique, comme tous les Maliens, ATT voit une large majorit&eacute; parlementaire se dessiner en faveur de l&rsquo;ADP avec une forte coloration de l&rsquo;Ad&eacute;ma. A priori, cela ne devrait pas poser de probl&egrave;me. Mais il faut craindre que quelqu&rsquo;un comme ATT qui a connu l&rsquo;unanimit&eacute; parlementaire, naturellement hostile aux antagonismes, port&eacute; sur le consensus et qui a d&eacute;clar&eacute; son intention de travailler avec tout le monde ne voit sa volont&eacute; contrari&eacute;e. En 2002, le choix de mettre tout le monde ensemble &eacute;tait relativement simple puisqu&rsquo;impos&eacute; par les r&eacute;sultats sortis des urnes. En 2007, il va se retrouver avec une majorit&eacute; compos&eacute;e de partis et de partisans qui l&rsquo;ont soutenu pour son second mandat mais qui ont d&eacute;clar&eacute; leur volont&eacute; de prendre le pouvoir en 2012. Mais ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&eacute;clar&eacute; et qui pourrait voir le jour au fur et &agrave; mesure que ATT para&icirc;tra &agrave; leurs yeux comme un futur ancien Pr&eacute;sident, c&rsquo;est de lui imposer un bras de fer dans le contr&ocirc;le des institutions. Nous n&rsquo;en sommes pas encore l&agrave;, mais ATT devrait se faire du souci.</p>
<p>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;gam Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Eléctions législatives : Les déçus, les reçus et les satisfaits</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-legislatives-les-decus-les-recus-et-les-satisfaits-8129.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s locales a proc&eacute;d&eacute; le vendredi dernier &agrave; la publication des r&eacute;sultats d&eacute;finitifs provisoires du premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; le 1er juillet. En attendant le verdict de la Cour constitutionnelle, on peut d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; tirer quelques le&ccedil;ons.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">La domination  de l&rsquo;Ad&eacute;ma</span></p>
<p>Sur les 13 si&egrave;ges enlev&eacute;s au premier tour, l&rsquo;ancien parti au pouvoir place dix &eacute;lus (sous r&eacute;serve de confirmation par la Cour constitutionnelle). Et au second tour, l&rsquo;Ad&eacute;ma se retrouve sur liste propre en comp&eacute;tition directe sur 40 si&egrave;ges et en alliance en comp&eacute;tition sur 72 si&egrave;ges. Ce qui confirme le regain de bonne sant&eacute; d&rsquo;un parti qui prouve ainsi qu&rsquo;il demeure la premi&egrave;re force politique du pays et rend cr&eacute;dibles les d&eacute;clarations de son pr&eacute;sident, Dioncounda Traor&eacute;, qui pronostiquait le retour au pouvoir de l&rsquo;Ad&eacute;ma en 2012. Au regard des r&eacute;sultats, tous les observateurs s&rsquo;accordent &agrave; dire que l&rsquo;Ad&eacute;ma, sauf catastrophe, pourrait b&eacute;n&eacute;ficier seule de la majorit&eacute; absolue. Ce qui devrait conforter sa position dominante au sein de l&rsquo;ADP et la mettre &agrave; l&rsquo;abri de quelques tours pendables. </p>
<p>La victoire probable de l&rsquo;Ad&eacute;ma prouve que malgr&eacute; les probl&egrave;mes qu&rsquo;elle a tra&icirc;n&eacute;s et les crises internes, ce parti a encore de la r&eacute;serve et sait toujours compter sur sa machine &eacute;lectorale. En attendant les r&eacute;sultats d&eacute;finitifs, on peut craindre la lutte des ego au sein d&rsquo;un parti qui ne manque ni de pr&eacute;tentieux ni d&rsquo;ambitieux qui pourraient voir leur app&eacute;tit aiguis&eacute; par les r&eacute;sultats l&eacute;gislatifs. Mais on peut affirmer que c&rsquo;est une belle revanche sur 2002 o&ugrave; les diff&eacute;rents verdicts de la Cour constitutionnelle avaient priv&eacute; ce parti d&rsquo;une majorit&eacute; qui lui tendait les bras &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e malgr&eacute; la d&eacute;faite de son candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle.</p>
<p><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Le recul du RPM</span></p>
<p>Avant le d&eacute;but de la comp&eacute;tition, le Rassemblement pour le Mali avait les faveurs des pronostics pour au moins conserver sa position de seconde force politique de notre pays. Cela essentiellement gr&acirc;ce &agrave; une apparente coh&eacute;sion et &agrave; une absence totale de crise de leadership. Et puis le RPM avait de bons atouts : son pr&eacute;sident &eacute;tait au perchoir de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, tous les d&eacute;put&eacute;s de Bamako sont du RPM etc. Mais les r&eacute;sultats du premier tour ne lui sont pas favorables. Non seulement le RPM n&rsquo;a pas pu placer un seul &eacute;lu au premier tour (y compris IBK dont le cas est symptomatique de ce qui est arriv&eacute; au parti) mais il se trouve presque partout en ballotage d&eacute;favorable. Ceci est d&ucirc; au fait que le RPM n&rsquo;a presque pas fait de campagne et a montr&eacute; des limites organisationnelles inqui&eacute;tantes pour un parti dont les ambitions sont connues. On peut presque parier que le RPM n&rsquo;aura pas le nombre d&rsquo;&eacute;lus dont il disposait dans l&rsquo;Assembl&eacute;e sortante avec pour cons&eacute;quence la perte probable du perchoir par son pr&eacute;sident.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> La confirmation  de l&rsquo;URD</span></p>
<p>La victoire d&egrave;s le premier tour (en attendant le verdict de la Cour constitutionnelle) de Younoussi Tour&eacute; &agrave; Niafunk&eacute; symbolise la bonne sant&eacute; de l&rsquo;URD. Cr&eacute;&eacute;e lors d&rsquo;une scission au sein de l&rsquo;Ad&eacute;ma apr&egrave;s les l&eacute;gislatives de 2002, l&rsquo;URD pourrait voir le nombre de ses d&eacute;put&eacute;s pass&eacute; de 17 &agrave; une trentaine. Au second tour, l&rsquo;URD est presque partout en ballotage favorable sur liste commune. Avec les r&eacute;sultats du second tour, l&rsquo;URD devrait se positionner comme deuxi&egrave;me force politique derri&egrave;re l&rsquo;Ad&eacute;ma au sein de l&rsquo;ADP. Ce qui devrait nourrir quelques ambitions notamment au niveau du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale ou de la formation du gouvernement.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> La raret&eacute; des femmes</span><br style="font-weight: bold;" /><br />On peut d&eacute;j&agrave; le dire : il y aura moins de femmes &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale que lors la l&eacute;gislature sortante. En effet, seules 22 ont pu survivre au choc du premier tour ; ce qui devrait logiquement donner moins de 12 d&eacute;put&eacute;s femmes au sortir du second tour. Elles &eacute;taient 14 au sein de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale sortante. Au moment de la confection des listes &eacute;lectorales, des voix s&rsquo;&eacute;taient &eacute;lev&eacute;es pour plaider leur cas, mais malgr&eacute; tout elles ne repr&eacute;sentaient que quelque 10% sur les listes.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> L&rsquo;utilisation abusive des procurations avec la complicit&eacute; de l&rsquo;administration</span><br style="font-weight: bold;" /><br />L&rsquo;une des caract&eacute;ristiques du premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives est sans conteste l&rsquo;usage abusif des procurations. Sur le plan l&eacute;gal, la procuration r&eacute;pond &agrave; des crit&egrave;res bien d&eacute;termin&eacute;s et constitue une sorte de d&eacute;rogation pour palier des situations exceptionnelles comme les cas de maladie ou les cas de voyages impromptus. Or, l&rsquo;administration en complicit&eacute; avec certains candidats ont transform&eacute; l&rsquo;exception en r&egrave;gle. Les cas les plus retentissants ont &eacute;t&eacute; constat&eacute;s dans le Nord, notamment &agrave; Gao o&ugrave; la preuve a &eacute;t&eacute; faite que la liste Ad&eacute;ma a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de milliers de procuration sign&eacute;es &agrave; blanc (voir d&eacute;claration des partis politiques), &agrave; Bourem o&ugrave; la CENI recommande m&ecirc;me l&rsquo;annulation de 6 000 voix obtenues gr&acirc;ce aux procurations, &agrave; Goundam o&ugrave; un taux de participation anormalement &eacute;lev&eacute; a &eacute;t&eacute; remarqu&eacute; dans des zones inhabit&eacute;es, &agrave; Kati o&ugrave; on soup&ccedil;onne certains candidats d&rsquo;avoir fait voter des Guin&eacute;ens, etc.</p>
<p>Mais l&rsquo;administration ne s&rsquo;est pas seulement signal&eacute;e par l&rsquo;attribution de procurations par milliers. En effet, certains pr&eacute;fets et sous pr&eacute;fets ont &eacute;t&eacute; surpris en train de tripatouiller les r&eacute;sultats en d&eacute;chirant des enveloppes pour en changer le contenu. C&rsquo;est le cas &agrave; T&eacute;nenkou o&ugrave; le sous pr&eacute;fet est accus&eacute; d&rsquo;avoir chang&eacute; les r&eacute;sultats en faveur de l&rsquo;honorable Ouleymatou Tamboura donn&eacute;e largement battue mais qui se retrouve en premi&egrave;re position ; tout comme &agrave; Y&eacute;liman&eacute; o&ugrave; le pr&eacute;fet est accus&eacute; d&rsquo;avoir modifi&eacute; les r&eacute;sultats sortis des urnes afin d&rsquo;obliger le d&eacute;put&eacute; Mamadou Hawa Gassama &agrave; un second tour.</p>
<p>Dans tous les cas, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des procurations ou de l&rsquo;immixtion de l&rsquo;administration dans les op&eacute;rations &eacute;lectorales, la Cour constitutionnelle a du pain sur la planche.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> Les d&eacute;ceptions du premier tour</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Le premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives a r&eacute;serv&eacute; bien de surprises. Et dans certains il faut tout simplement parler de d&eacute;ception.</p>
<p>La premi&egrave;re d&eacute;ception nous est venue du RPM &agrave; travers son pr&eacute;sident Ibrahim Boubacar K&eacute;ita. Le pr&eacute;sident sortant de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a &eacute;t&eacute; contraint &agrave; un second tour dans sa commune par une liste d&rsquo;ind&eacute;pendants conduite par Moussa Mara. N&rsquo;ayant pas fait de campagne du tout, IBK s&rsquo;&eacute;tait content&eacute; &agrave; faire le tour de certains chefs de quartier et &agrave; multiplier les messages de remerciements pour le soutien de la commune IV lors des &eacute;lections&hellip;pr&eacute;sidentielles. Ayant p&eacute;ch&eacute; par exc&egrave;s de confiance, IBK sera oblig&eacute; de mouiller le maillot face &agrave; des jeunes challengers qui regrettent de ne l&rsquo;avoir pas &eacute;tal&eacute; d&egrave;s le premier tour. Il faut rappeler que lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles, IBK avait battu ATT dans cette commune. Mieux, en 2002, il avait gagn&eacute; haut la main d&egrave;s le premier tour. Son mauvais score combin&eacute; &agrave; la p&acirc;leur de son parti dans la comp&eacute;tition l&eacute;gislative pourrait &ecirc;tre des handicaps pour la conservation du perchoir.</p>
<p>Il y a &eacute;galement Me Mountaga Tall du Cnid. Conduisant une liste de gros bras (Cnid, Ad&eacute;ma et URD), Me Tall devra batailler fort pour sa reconduction. Il conna&icirc;t mieux que quiconque sa ville de S&eacute;gou et l&rsquo;humeur changeante de ses habitants. Et comme il se dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas en odeur de saintet&eacute; &agrave; S&eacute;gou, il sait ce qu&rsquo;il lui reste &agrave; faire d&rsquo;efforts pour venir &agrave; Bamako. S&rsquo;il devait gagner, ce qui pourrait &ecirc;tre le cas au regard de ses 46% du premier tour, il devra batailler au sein de l&rsquo;ADP pour conserver son poste de premier vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Or au sein de ce regroupement, il a des partenaires plus forts, sans &eacute;tat d&rsquo;&acirc;me et autrement plus coriaces que le RPM lors de l&rsquo;aventure de Espoir 2002.</p>
<p>On ne peut passer silence le naufrage du chanteur Salif K&eacute;ita qui s&rsquo;&eacute;tait align&eacute; sur la liste du PCR dans la circonscription de Kati. Quelques mois avant m&ecirc;me le d&eacute;but de la campagne, le chanteur donnait de la voix pour annoncer sa candidature, mais &eacute;galement sa victoire d&egrave;s le premier tour avec au moins 90% des voix. Curieusement personne ne l&rsquo;a vu faire le tour de sa circonscription en train de battre campagne. Mieux, le d&eacute;but de la campagne avait co&iuml;ncid&eacute; avec sa tourn&eacute;e musicale  &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays. R&eacute;sultat : Salif a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; par les politiciens &agrave; ce qu&rsquo;il sait faire le mieux c&rsquo;est-&agrave;-dire chanter.</p>
<p>Parmi les d&eacute;ceptions on peut &eacute;voquer le cas de Dioncounda Traor&eacute;, pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Dans son cas, on mod&egrave;re un peu notre jugement parce qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais gagn&eacute; au premier &agrave; Nara. Mais, comme beaucoup d&rsquo;observateurs, nous avions pens&eacute; qu&rsquo;il profiterait de la dynamique ATT et de l&rsquo;ADP pour faire le plein des voix au moins cette fois-ci. Mais h&eacute;las, il est contraint &agrave; un second tour comme &agrave; son habitude.</p>
<p>Mahamane Santara  de Djenn&eacute; &eacute;galement figure dans cette liste des d&eacute;&ccedil;us. Non seulement il ne gagne pas au premier tour, mais il se trouve largement distanc&eacute;. Ce qui pourrait  l&rsquo;emp&ecirc;cher de si&eacute;ger &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e pour la quatri&egrave;me fois d&rsquo;affil&eacute;e depuis l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie.</p>
<p>On ne peut pas passer sous silence la d&eacute;faite de Kaourou Doucour&eacute; du Parena dans la circonscription &eacute;lectorale de Y&eacute;liman&eacute;. Il n&rsquo;aura pas eu la chance de participer au second tour. On regrettera l&rsquo;une des fortes voix de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale qui ne manquait aucune occasion pour interpeller vigoureusement les membres du gouvernement. Le dernier &agrave; avoir &eacute;t&eacute; interpel&eacute; par Kaourou Doucour&eacute; est le ministre de l&rsquo;Agriculture &agrave; la veille de la campagne &eacute;lectorale. Ce qui a fait dire &agrave; certains observateurs que l&rsquo;honorable Kaourou cherchait &agrave; mobiliser l&rsquo;&eacute;lectorat autour de sa candidature. Mais visiblement cela n&rsquo;a pas suffi.</p>
<p>Pour terminer, on ne peut pas taire le sort qui est arriv&eacute; &agrave; S&eacute;kou Diakit&eacute; de l&rsquo;Ad&eacute;ma en commune II. Contrairement aux pr&eacute;c&eacute;dents, le secr&eacute;taire &agrave; la communication de l&rsquo;Ad&eacute;ma n&rsquo;&eacute;tait pas candidat mais cela n&rsquo;enl&egrave;ve rien &agrave; sa d&eacute;ception. Non seulement S&eacute;kou Diakit&eacute; &eacute;tait le coordinateur r&eacute;gional de Bamako de son parti mais &eacute;galement le coordinateur r&eacute;gional de Bamako de l&rsquo;ADP. Il &eacute;tait particuli&egrave;rement actif sur le plan de la mobilisation. Mais voil&agrave; que cela ne lui a pas permis d&rsquo;emp&ecirc;cher l&rsquo;&eacute;chec de son parti en commune II qui pour la premi&egrave;re fois ne participe m&ecirc;me pas au second tour. Et comme une mauvaise nouvelle n&rsquo;arrive jamais seule, la DAF de l&rsquo;AMADER qu&rsquo;il dirige vient d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;pingl&eacute;e par le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral pour la rondelette somme d&rsquo;un peu plus du milliard. De quoi perdre ses illusions et ses ambitions.</p>
<p>El Ti&eacute;goum B MAIGA</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Mesures gouvernementales contre la vie chère : rnQuel impact sur le terrain ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/mesures-gouvernementales-contre-la-vie-chere-rnquel-impact-sur-le-terrain-8128.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Deux semaines apr&egrave;s les mesures prises par le gouvernement pour endiguer la hausse des prix, quelle est la r&eacute;alit&eacute; sur le terrain ? Nous avons fait le tour de certains march&eacute;s &agrave; la rencontre des vendeurs et des consommateurs. Et on peut voir que d&rsquo;un march&eacute; &agrave; un autre, les prix ne sont pas les m&ecirc;mes. Les propos &eacute;galement.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Binta Diarra restauratrice quartier du fleuve : Rien n&rsquo;a chang&eacute;</span></p>
<p>Je suis navr&eacute;e de dire que rien n&rsquo;a chang&eacute; par rapport au prix du riz. Nous l&rsquo;achetons au m&ecirc;me tarif  depuis l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, c&rsquo;est &agrave; dire au prix de  625 F cfa le riz Gambiaca. Tous mes v&oelig;ux sont pour la baisse du prix du kilo, qui va  nous permettre d&rsquo;avoir une marge b&eacute;n&eacute;ficiaire. Nos clients se plaignent par rapport &agrave; la quantit&eacute; que nous mettons dans leur assiette.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> Binta Ciss&eacute;, vendeuse d&rsquo;&eacute;pices  Kalaban -coura : Nous prions le ciel</span></p>
<p>J&rsquo;ai achet&eacute; le demi-kilo de viande hier 600 F cfa et le riz &agrave; 235 F cfa le kilo. A chaque  fois que nous protestons, ils nous  disent qu&rsquo;ils ach&egrave;tent tr&egrave;s cher et que c&rsquo;est pour cela que le prix se trouve &agrave; la hausse. En fait nous les croyons na&iuml;vement. Nous prions le ciel pour qu&rsquo;il att&eacute;nue nos difficult&eacute;s.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Moussa Diarra chauffeur quartier du fleuve domicili&eacute; &agrave; Dar Es-salam :  Je vis avec peine</span></p>
<p>Cela me fait de la peine de parler de mon quotidien. Mais je le dis pour pouvoir &eacute;clairer nos autorit&eacute;s sur le mal vivre du bas peuple. Je ne peux pas te dire combien je per&ccedil;ois dans le mois bien que le salaire d&rsquo;un chauffeur au Mali ne soit pas un secret. Par contre je  niche  au quartier Dar Es Salam dans un entr&eacute;-couch&eacute;  avec ma femme et mes quatre enfants. La location nous co&ucirc;te  15 000 F cfa. Je d&eacute;bourse chaque jour 500 F cfa comme prix des &eacute;pices y compris le riz. Les frais de scolarit&eacute; de mes quatre enfants s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent  &agrave; la somme de 32 000 F cfa par mois, parce qu&rsquo;ils fr&eacute;quentent un &eacute;tablissement priv&eacute; : assurer un enseignement de qualit&eacute; &agrave; mes enfants est un investissement et c&rsquo;est le moins que je puisse leur offrir. Je regagne mon lieu de travail &agrave; pied. Ma famille est condamn&eacute;e &agrave; ne pas tomber malade. Voil&agrave; les grandes lignes de mon calvaire. Je suis mieux nanti par rapport &agrave; la grande majorit&eacute; qui vivent au jour le jour.<br />Je demande &agrave; nos autorit&eacute;s de trouver une solution &agrave; notre souffrance et  nous assurer un  bien &ecirc;tre. Bien s&ucirc;r que nous avions opt&eacute; pour une &eacute;conomie de march&eacute;. Dans le cas de figure actuellement, l&rsquo;Etat peut fixer les prix dans la mesure o&ugrave; il a lev&eacute; la taxe sur le riz. 150 &agrave; 175 F cfa le kilo est un prix raisonnable pour le Malien moyen.<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;"> Jumeau au march&eacute; Dibida : Les mesures ne sont pas appliqu&eacute;es</p>
<p></span>Les mesures prises par le gouvernement sont salutaires dans la forme. Mais dans la pratique je trouve que c&rsquo;est nul parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de mesure d&rsquo;accompagnement, c&rsquo;est &agrave; dire l&rsquo;applicabilit&eacute; des mesures. Je salue l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que porte votre journal sur l&rsquo;applicabilit&eacute; des mesures prisent par l&rsquo;Etat. Cela permettra &agrave; nos autorit&eacute;s de savoir que rien n&rsquo;est effectif sur le terrain.</p>
<p>Simpara vendeur de bric et broc au march&eacute; Dibida : Les prix sont les m&ecirc;mes<br />Notre revenu nous permet d&rsquo;acheter en d&eacute;tail c&rsquo;est-&agrave;-dire je donne &agrave; ma femme 750 F cfa comme prix de condiments y compris le riz. Elle m&rsquo;a fait savoir que les prix sont toujours les m&ecirc;mes. Nous ne pouvons que prier le ciel afin qu&rsquo;il nous accorde sa mis&eacute;ricorde.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Samba Diallo vendeur de viande march&eacute; Dibida : Mesures salutaires</p>
<p></span>Pour solutionner la crise, nous avions fait savoir  aux autorit&eacute;s que nous sommes ravitaill&eacute;s en viande par nos fournisseurs au prix de 1300, 1400 F cfa. M&ecirc;me l&agrave;, nous accusons des pertes avoisinant les  dix mille francs. Raison pour laquelle les prix ont grimp&eacute;. Quand les autorit&eacute;s nous ont approch&eacute;s pour nous inciter &agrave;  diminuer les prix, nous leur avions fait savoir que c&rsquo;&eacute;tait impossible dans la mesure o&ugrave; la plupart des bouchers sont fournis &agrave; cr&eacute;dit. Donc sous le diktat des fournisseurs. Ce qui est diff&eacute;rent d&rsquo;un boucher qui ach&egrave;te en esp&egrave;ce son b&oelig;uf pour revendre. Apr&egrave;s deux jours de conciliabules nos responsables ont pr&eacute;conis&eacute; &agrave; l&rsquo;Etat de subventionner la viande. Ce qui permettra de r&eacute;guler les prix. Il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; que les deux abattoirs des deux rives ach&egrave;tent la viande et nous c&egrave;dent au prix de mille francs cfa. Nos responsables font la distribution  entre les bouchers au prix de 1200 Fcfa le kilo. Cette nouvelle mesure a permis de r&eacute;guler le prix &agrave; la baisse. </p>
<p>Mais son inconv&eacute;nient est que tous les bouchers qui poss&egrave;dent des &eacute;tables n&rsquo;arrivent pas &agrave; &ecirc;tre approvisionn&eacute;s en viande. La quantit&eacute; de viande est insuffisante. Nous demandons &agrave; nos autorit&eacute;s de trouver une solution &agrave; la quantit&eacute; de viande fournis par les deux abattoirs. Pour qu&rsquo;ensemble nous surmontions ce cap qui est passager. (Signalons qu&rsquo;&agrave; chaque p&eacute;riode de l&rsquo;ann&eacute;e cette crise survient). En v&eacute;rit&eacute; la mesure qui  a commenc&eacute;e depuis le dimanche 1er juillet est salutaire. Cela prouve que nos autorit&eacute;s pensent aux bien &ecirc;tre de la population. Je suis tr&egrave;s heureux de votre d&eacute;marche pour &eacute;clairer les lanternes. Car c&rsquo;est vous qui &ecirc;tes le relais entre le gouvernement, les bouchers et la population. La population saura maintenant que ce n&rsquo;est pas une crise organis&eacute;e par les bouchers.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> Daouda Traor&eacute; vendeur en gros et en d&eacute;tail au march&eacute; Dibida : Rien n&rsquo;est effectif</p>
<p></span>La mesure qui    pr&eacute;conise la baisse n&rsquo;est pas effective au niveau des prix de huile. Ce qui est de l&rsquo;huile de Huicoma, elle est c&eacute;d&eacute;e au prix de 130 000F &agrave; 132 000f cfa selon les d&eacute;p&ocirc;ts. Il y a d&rsquo;autres qui organisent m&ecirc;me la p&eacute;nurie. Je me suis donc tourn&eacute; vers la marque d&rsquo;huile Dinor qui nous est c&eacute;d&eacute; au prix de 127 500 &agrave; 128 000 F cfa. Ce qui revient au consommateur au prix de 650 &agrave; 675 F cfa le litre. Nous pr&eacute;conisons &agrave; nos autorit&eacute;s de revoir la cha&icirc;ne de distribution en denr&eacute;e de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;. Quand le circuit de la distribution s&rsquo;all&egrave;ge, nous trouvons une marge cons&eacute;quente et le consommateur aussi en profite. Je d&eacute;plore aussi un fait ; nos autorit&eacute;s  laissent planer le flou sur le prix au consommateur. C&rsquo;est bien de dire que les prix ont chut&eacute;, mais de combien : le prix en gros et en d&eacute;tail. Faire des enqu&ecirc;tes si effectivement les prix sont appliqu&eacute;s &agrave; la lettre. Sinon cela ne sert &agrave; rien d&rsquo;annoncer &agrave; la t&eacute;l&eacute; que les prix sont &agrave; la baisse alors qu&rsquo;en r&eacute;alit&eacute; rien n&rsquo;est effectif. Je connais m&ecirc;me un grossiste dont je tairais volontiers le nom qui organise la p&eacute;nurie pour sp&eacute;culer sur le prix &agrave; son bon vouloir. J&rsquo;ai oubli&eacute; de signaler un fait qui  est d&eacute;plorable aussi. </p>
<p>Nous avions quelques temps un nouveau fournisseur sur le march&eacute; qui est de nationalit&eacute; Hindoue qui poss&egrave;de une unit&eacute; d&rsquo;huilerie. Il nous c&eacute;dait &agrave; 100 000 F cfa. Et il &eacute;tait m&ecirc;me arriv&eacute; &agrave; stopper l&rsquo;inondation du march&eacute; malien par l&rsquo;huile bon march&eacute; qui vient du Burkina Faso. Il manque actuellement de mati&egrave;re premi&egrave;re qui est le coton graine par la faute des dinosaures qui cr&eacute;e la p&eacute;nurie. Notre coton est vendu aux soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;huilerie de la sous r&eacute;gion au d&eacute;triment de nos unit&eacute;s industrielles. C&rsquo;est la raison principale de la hausse des prix. Une grande soci&eacute;t&eacute; de la place aurait achet&eacute; tout le coton au d&eacute;triment des petites unit&eacute;s alors qu&rsquo;elle n&rsquo;arrive pas &agrave; alimenter le march&eacute; cons&eacute;quemment.</p>
<p><span style="font-weight: bold;"> Moussa Traor&eacute; dit Balla vendeur d&rsquo;huile : L&rsquo;huile malienne est ch&egrave;re</span></p>
<p>Le prix d&rsquo;huile est &agrave; la hausse et il ne cesse de grimper. L&rsquo;huile produite au Mali est ch&egrave;re par rapport &agrave; l&rsquo;huile import&eacute;e. Ce qui fait que  nous nous sommes tous tourn&eacute;s vers l&rsquo;huile import&eacute;e. A une p&eacute;riode r&eacute;cente, il y avait un Hindou qui &eacute;tait parvenu &agrave; nous c&eacute;der l&rsquo;huile &agrave; 100 000 F cfa malgr&eacute; la turbulence. Au derni&egrave;res nouvelles, sa production a arr&ecirc;t&eacute; faute de mati&egrave;re premi&egrave;re qui est le coton graine.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Tidiane Thi&eacute;ro, vulgarisateur de mat&eacute;riel agricole et de semence dans une Ong :&nbsp; Nous ne percevons pas encore la baisse</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Je sens la difficult&eacute; au m&ecirc;me titre que tout le monde. Nous ne percevons pas encore cette baisse des prix des denr&eacute;es de premi&egrave;res n&eacute;cessit&eacute;s. Nous ne constatons que les m&ecirc;me difficult&eacute;s pendant les cinq premi&egrave;res ann&eacute;es de mandature du pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. Je crains fort avec la dynamique o&ugrave; les choses se d&eacute;ploient,  les difficult&eacute;s par rapport au d&eacute;but tardif de l&rsquo;hivernage et les prix des denr&eacute;es. Seul le bon Dieu peut nous &eacute;difier. La hausse du prix de l&rsquo;huile et du lait en poudre est venue  assaisonner tout le reste. S&ucirc;rement nous atteignons le fond pour pouvoir remonter comme dit l&rsquo;adage. Dire que le Mali est le premier producteur de coton, cela est incompr&eacute;hensible. Sans donner une le&ccedil;on d&rsquo;&eacute;conomie, il faudrait que le Mali privil&eacute;gie la production de nos unit&eacute;s locales, adopte cette politique commerciale qui vend le coton &agrave; un  prix acceptable avant la production et avant le cour &agrave; la bourse des valeurs.</p>
<p>Mohamed S Diallo</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial &#45; Reformer ou périr</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-reformer-ou-perir-7992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Sous d&rsquo;autres cieux on aurait dit que les catastrophes se suivent et se ressemblent. Mais nous, nous pr&eacute;f&eacute;rons parler de mauvaises nouvelles. Ob&eacute;issant &agrave; la fameuse loi des s&eacute;ries, nos mauvaises nouvelles en appellent toujours d&rsquo;autres, plus mauvaises encore. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la hausse des prix des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;, de la pluviom&eacute;trie tardive, de l&rsquo;hydrologie squelettique, de l&rsquo;abstention r&eacute;currente aux &eacute;lections ou de la corruption devenue end&eacute;mique, tout porte &agrave; croire que nous soyons sur une pente p&eacute;rilleuse. A chaque fois que nous pensons avoir atteint le fond, on creuse encore. </span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Si pour le cas de la hausse des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;, le gouvernement a pris des mesures que nous souhaitons salvatrices, force est de reconna&icirc;tre que pour ce qui est de la pluie et du beau temps, nous ne pouvons faire autre chose que de prier Dieu pour pardonner nos p&eacute;ch&eacute;s et nous accorder son infinie Mis&eacute;ricorde en versant quelques larmes sur notre sort. Pour ce qui est des &eacute;lections et de la corruption, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pr&ocirc;ne le changement. Sur le plan politique, ATT a effleur&eacute; la question des n&eacute;cessaires r&eacute;formes &agrave; apporter &agrave; un dispositif devenu poussif et qui tourne &agrave; vide. Sur le plan de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, ATT a promis le changement y compris en introduisant &agrave; la suite de la p&eacute;dagogie, une bonne dose de r&eacute;pression. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est que le pr&eacute;sident a raison. Les &eacute;lections organis&eacute;es &agrave; grands frais sont de plus en plus d&eacute;sert&eacute;es par les populations qui, n&rsquo;ayons pas peur des mots, boudent tout simplement. Elles ont l&rsquo;impression que cela ne sert plus &agrave; rien de voter d&egrave;s lors que les r&eacute;sultats ne sont pas conformes aux choix exprim&eacute;s et que les d&eacute;cisions se prennent ailleurs. Les taux de participation, scrutin apr&egrave;s scrutin, fondent comme beurre au soleil. Nous ne disposons pas encore du taux d&rsquo;abstention pour le premier tour des &eacute;lections l&eacute;gislatives, mais tout le monde s&rsquo;accorde &agrave; dire qu&rsquo;il sera nettement en dessus des 66% de la pr&eacute;sidentielle. En accomplissant son devoir civique, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a &eacute;bauch&eacute; quelques pistes. Elles ne sont pas exhaustives mais elles symbolisent la volont&eacute; de ATT de mettre un terme &agrave; un cycle qui gangr&egrave;ne le processus d&eacute;mocratique malien. Pour cela, il faut que la volont&eacute; politique exprim&eacute;e soit concr&eacute;tis&eacute;e au cours d&rsquo;assises regroupant toutes les sensibilit&eacute;s politiques pour nettoyer les textes car nous n&rsquo;oublions pas qu&rsquo;en 2002 le pr&eacute;sident avait fait la promesse de r&eacute;unir l&rsquo;ensemble de la classe politique pour la relecture des textes fondamentaux &eacute;prouv&eacute;s par dix ans de pratique. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">M&ecirc;me s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le courage de le dire publiquement, parce que cela leur profite aussi, les hommes politiques sont conscients que les tares du syst&egrave;me finiront par le tuer. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des procurations que certains cherchent fr&eacute;n&eacute;tiquement pour combler leur retard ou prendre une avance parce que ne disposant pas de vrais &eacute;lecteurs&nbsp;; qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;achat au vu et au su de tout le monde des consciences et des cartes&nbsp;; qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;intrusion des ind&eacute;pendants au niveau des scrutins &agrave; caract&egrave;re national comme l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle et les &eacute;lections l&eacute;gislatives&nbsp;; qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du r&ocirc;le de la Cour constitutionnelle, etc. tout ces aspects m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre revus et corrig&eacute;s. Mais pour que nous soyons efficaces il faut aller vite. C&rsquo;est &agrave; ce niveau que ATT doit intervenir. Parce que malgr&eacute; tout, il demeure sans parti, et ce faisant, il conserve encore le cr&eacute;dit qu&rsquo;on ne pr&ecirc;terait pas, sans h&eacute;siter, &agrave; un pr&eacute;sident issu d&rsquo;un parti politique. On peut regretter que les cinq ans de consensus n&rsquo;aient pas &eacute;t&eacute; mis &agrave; profit pour les indispensables reformes. Mais il n&rsquo;est jamais trop tard pour bien faire.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a annonc&eacute; la tenue prochaine d&rsquo;&eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux consacr&eacute;s au fl&eacute;au. Son ambition est de tout remettre &agrave; plat afin de cerner tous les contours de la corruption. Au-del&agrave; du fait qu&rsquo;il faudrait craindre que la grand-messe ne donne lieu &agrave; des envol&eacute;es lyriques et &agrave; des d&eacute;clamations moralisatrices, l&agrave; aussi il convient de faire vite. Les montants en jeu pourraient para&icirc;tre d&eacute;risoires au regard du d&eacute;sastre moral qui frappe toute la soci&eacute;t&eacute;. Une fois que les pr&eacute;sum&eacute;s coupables sont identifi&eacute;s, il faut les remettre &agrave; la Justice. Mais quelle justice&nbsp;? Le pr&eacute;sident a r&eacute;affirm&eacute; son d&eacute;sir d&rsquo;assainir ce corps. Nous lui souhaitons bien du courage, parce que la Justice ressemble de plus en plus &agrave; un monstre &agrave; multiples t&ecirc;tes. Que les hommes et les femmes de ce corps dont la comp&eacute;tence et l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; sont av&eacute;r&eacute;es soient mis en mission. Et on verra ce qu&rsquo;on va voir. Sinon, nous continuerons toujours &agrave; pr&ecirc;cher dans le d&eacute;sert et la messe pourrait &ecirc;tre dite d&eacute;finitivement.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><span lang="FR">Elections l&eacute;gislatives &agrave; Gao : Assarid le &laquo;&nbsp;maestro&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans nos pr&eacute;c&eacute;dentes parutions, nous avions eu &agrave; pr&eacute;senter les listes en pr&eacute;sence dans les &eacute;lections l&eacute;gislatives &agrave; Gao&nbsp;: Ad&eacute;ma, URD-RPM et PCR-MPR. Nous &eacute;crivions &eacute;galement que sauf immixtion de l&rsquo;Administration dans le processus aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;une liste, les observateurs s&rsquo;accordaient &agrave; donner les faveurs de leurs pronostics &agrave; la liste URD-RPM. Il semble que non content d&rsquo;avoir battu campagne avec les candidats de la liste Ad&eacute;ma &agrave; qui il a permis de fr&eacute;quenter les camps militaires et qu&rsquo;il a accompagn&eacute; lors de leur sortie en les pr&eacute;sentant comme les hommes de ATT, le gouverneur de la r&eacute;gion de Gao a permis la confection de milliers de procurations en leur faveur. Ce qui a eu pour cons&eacute;quences f&acirc;cheuses de fausser les r&eacute;sultats au grand m&eacute;contentement des populations qui semblent cette fois-ci d&eacute;termin&eacute;es &agrave; ne pas se laisser voler ou &agrave; ne pas avoir des &eacute;lus pour lesquels ils n&rsquo;ont pas vot&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; &agrave; Gao d&eacute;passe tout simplement l&rsquo;entendement. Les candidats de la liste Ad&eacute;ma sont accus&eacute;s ni plus ni moins d&rsquo;avoir us&eacute; et abus&eacute; de procurations pour se donner une victoire qui les fuyait. Apr&egrave;s le d&eacute;pouillement des r&eacute;sultats dans la ville de Gao, la liste Ad&eacute;ma avait largement perdu dans tous les quartiers y compris dans les deux camps militaires. En effet, au soir des &eacute;lections le dimanche dernier, la liste URD-RPM, sur la base des r&eacute;sultats menait la danse avec plus de 54% des voix contre 34% pour la liste de l&rsquo;Ad&eacute;ma et 11% pour la liste PCR-MPR. Le lendemain lundi, les scores allaient s&rsquo;&eacute;quilibrer &agrave; la faveur des r&eacute;sultats venus des communes de Sonni Ali Ber et de Gounzour&egrave;ye&nbsp;: 45% pour la liste URD-RPM et 43% pour la liste Ad&eacute;ma et 11% pour le PCR-MPR.<span style="">&nbsp; </span><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Tout le monde s&rsquo;attendait &agrave; un second tour dans la mesure o&ugrave; la commune qui restait, celle de Inchawadji, ne vote pas traditionnellement de fa&ccedil;on &agrave; influer sur le vote. Surtout que m&ecirc;me les bureaux itin&eacute;rants ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;s depuis les &eacute;lections de 2002. Mais c&rsquo;&eacute;tait sans compter sur le d&eacute;put&eacute; sortant Assarid Ag Imbarkawane. Un rapide calcul lui a permis d&rsquo;estimer &agrave; 5000 le nombre de voix dont il aurait besoin pour redresser la barre et m&ecirc;me la sauter d&egrave;s le premier tour. Ceux qui s&rsquo;inqui&eacute;taient de ne pas voir les r&eacute;sultats de Inchawadji pourtant situ&eacute; &agrave; 45 km de Gao n&rsquo;allaient pas &ecirc;tre d&eacute;&ccedil;us. Dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi du lundi, les r&eacute;sultats arrivent et accordent 5000 voix d&rsquo;avance &agrave; la liste Ad&eacute;ma. Le maestro Assarid venait de frapper car il remportait la mise avec 52%. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Stupeur dans les rangs des candidats URD-RPM et PCR-MPR qui ont vite fait de mettre en doute la sinc&eacute;rit&eacute; des r&eacute;sultats venus fort tardivement pour une zone situ&eacute;e presque dans la banlieue de la ville de Gao. Renseignements pris, il semble que le sous pr&eacute;fet de Inchawadji a accord&eacute; des milliers de procurations sign&eacute;es &agrave; blanc &agrave; Assarid, qu&rsquo;il y eut des bourrages d&rsquo;urnes et que des bureaux ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s comme des bureaux itin&eacute;rants. Tout le monde s&rsquo;accorde &agrave; dire &agrave; Gao que Inchawadji a fourni des r&eacute;sultats non conformes &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Ce qui a pouss&eacute; les listes PCR-MPR et URD-RPM &agrave; commencer la collecte des informations et des &eacute;l&eacute;ments pouvant alimenter des requ&ecirc;tes afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;annulation des voix douteuses.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Minist&egrave;re de l&rsquo;Education&nbsp;: 300 jours d&rsquo;ateliers par an<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Lors de leurs missions de v&eacute;rification les &eacute;l&eacute;ments du bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral sont tomb&eacute;s sur bien de curiosit&eacute;s. Au niveau du minist&egrave;re de l&rsquo;Education nationale, ils se sont int&eacute;ress&eacute;s au PISE et tout porte &agrave; croire qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;us. Non seulement ils ont d&eacute;couvert un manque &agrave; gagner de plus de 3 milliards mais ils ont vu, &agrave; leur grand &eacute;tonnement, que certains agents de ce secteur, des directeurs aux chauffeurs, pouvaient b&eacute;n&eacute;ficier de 300 jours d&rsquo;ateliers dans l&rsquo;ann&eacute;e qui comme on le sait compte 365 jours. V&eacute;rification faite, il semble qu&rsquo;effectivement dans la course au per diem, il leur arrive de s&rsquo;inscrire simultan&eacute;ment pour plusieurs ateliers. Et comme ils ne poss&egrave;dent pas le don d&rsquo;ubiquit&eacute;, ils &eacute;margent juste la liste de pr&eacute;sence et empochent les sous. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Le DAF et les dizaines de millions vol&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Comme nous l&rsquo;enseigne notre bonne vieille sagesse bamanan, dans la vie il faut s&rsquo;attendre &agrave; tout. C&rsquo;est ainsi que nous apprenons qu&rsquo;un directeur administratif et financier d&rsquo;un important minist&egrave;re pourtant cit&eacute; dans le rapport du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral vient de se faire subtiliser une somme assez importante. On parle de plusieurs dizaines de millions. Notre bonhomme, s&ucirc;r de lui, se prom&egrave;nerait<span style="">&nbsp; </span>souvent avec des liasses d&rsquo;argent et de carnets de carburant dans le coffre de sa voiture comme s&rsquo;il n&rsquo;avait pas confiance aux banques. Dans son entourage cela n&rsquo;est pas pass&eacute; inaper&ccedil;u. Dans ce genre de situation, les larrons prient et attendent le moment propice. Se vantant souvent de son appartenance au Mouvement citoyen, il devra trouver autre chose cette fois-ci pour &eacute;chapper aux accusations du V&eacute;rificateur et en m&ecirc;me temps justifier la perte de cette somme d&rsquo;argent.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">11 millions de th&eacute; et de caf&eacute; en un jour pour S&eacute;m&eacute;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral lui-m&ecirc;me en rit encore. Lors de sa conf&eacute;rence de presse, il a tenu &agrave; singulariser le cas de cette d&eacute;pense apparemment anodine, mais qui prouve jusqu&rsquo;o&ugrave; dans le vol on peut &ecirc;tre b&ecirc;te, qui a pour cadre le minist&egrave;re des Mines, de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau. En un seul jour, un 31 d&eacute;cembre comme par hasard, la DAF a proc&eacute;d&eacute; &agrave; l&rsquo;achat pour 11 millions de th&eacute; et de caf&eacute;. L&rsquo;&eacute;normit&eacute; de cet achat n&rsquo;a &eacute;chapp&eacute; &agrave; personne. Certaines mauvaises langues estiment que la fin&hellip;de l&rsquo;ann&eacute;e justifie tous les moyens. Mais avouons qu&rsquo;ils auraient d&ucirc; trouver meilleure justification que l&rsquo;achat de th&eacute; et de caf&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Mairie du District de Bamako&nbsp;: Plusieurs candidats pour succ&eacute;der &agrave; Badoulaye<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s la mort du Moussa Badoulaye Traor&eacute;, beaucoup se demandaient quand est-ce que son successeur sera connu et quel sera son mode de d&eacute;signation. Ceux qui piaffaient d&rsquo;impatience pour s&rsquo;asseoir dans son fauteuil seront servis, pas plus tard que le samedi prochain. En effet, le conseil du District proc&eacute;dera aux &eacute;lections pour savoir qui sera le prochain maire central de Bamako. Il semble que les candidatures sont nombreuses. On parle de deux adjoints &agrave; savoir Y&eacute;hia Ma&iuml;ga et Youssouf Coulibaly du Mouvement citoyen, d&rsquo;un certain Berth&eacute; de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Mais on parle de plus de cinq candidats.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Le ministre qui veut devenir directeur g&eacute;n&eacute;ral<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Un ministre de la R&eacute;publique, qui occupe l&rsquo;un des d&eacute;partements les plus importants du pays lorgne actuellement du c&ocirc;t&eacute; du fauteuil d&rsquo;un directeur g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;un service dont il a la tutelle. Au d&eacute;but il cachait ses intentions. Mais c&rsquo;est apr&egrave;s la victoire de ATT aux &eacute;lections qu&rsquo;il a voulu acc&eacute;l&eacute;rer le processus. Il se trouve que celui dont il compte prendre la place est non seulement son homonyme mais malheureusement pour lui c&rsquo;est aussi un tr&egrave;s proche de ATT. Convaincu que le gouvernement serait renvoy&eacute; d&egrave;s le 8 juin, il a voulu prendre les devants en proposant le renvoi du directeur g&eacute;n&eacute;ral, histoire de lib&eacute;rer la place. Sa volont&eacute; a &eacute;t&eacute; contrari&eacute;e par ATT qui ne comprenait pas qu&rsquo;il veuille changer un directeur g&eacute;n&eacute;ral qui n&rsquo;a m&ecirc;me pas deux ans de fonction. Afin de ne pas &eacute;veiller les soup&ccedil;ons, il a effectu&eacute; un repli tactique. Mais selon nos informations, le sursis accord&eacute; au gouvernement n&rsquo;a fait qu&rsquo;aggraver les harc&egrave;lements contre son directeur g&eacute;n&eacute;ral. Il tient &agrave; &eacute;jecter co&ucirc;te que co&ucirc;te son homonyme quitte &agrave; lui pourrir la vie. Mais sa cible tient. Courage monsieur le ministre, il te reste encore trois semaines pour convaincre ATT.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">74 millions de carburant &agrave; l&rsquo;AMADER&hellip;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;Agence malienne de d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;lectrification rurale (AMADER) a &eacute;galement re&ccedil;u la visite des v&eacute;rificateurs. Outre tous les manquements aux r&egrave;gles de bonne gestion, les v&eacute;rificateurs ont &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s par l&rsquo;existence de d&eacute;penses pour le moins incongrues &agrave; leurs yeux. En effet, ils ont d&eacute;couvert que l&rsquo;AMADER a d&eacute;pens&eacute; plus de 74 millions rien que dans l&rsquo;achat de carburant. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;avec une telle somme, il aurait mieux fallu monter carr&eacute;ment une station d&rsquo;essence.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">&hellip;et 75 millions de frais d&rsquo;entretien de v&eacute;hicules au PRODESS&hellip;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s les 11 millions pour l&rsquo;achat de th&eacute; et de caf&eacute; d&eacute;tect&eacute;s pour une seule journ&eacute;e au minist&egrave;re de S&eacute;m&eacute;ga et les 74 millions de carburant &agrave; l&rsquo;AMADER (toujours au minist&egrave;re de S&eacute;m&eacute;ga), les v&eacute;rificateurs ont d&eacute;couvert au PRODESS des frais d&rsquo;entretien de v&eacute;hicules pour la rondelette somme de 75 millions de francs CFA. De quoi acheter tout simplement des v&eacute;hicules tout neufs.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">&hellip;2 millions pour les<span style="">&nbsp; </span>factures du t&eacute;l&eacute;phone<span style="">&nbsp; </span>portable du directeur<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">S&rsquo;il y a une direction qui a retenu l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des v&eacute;rificateurs c&rsquo;est bien celle de l&rsquo;Hydraulique. Non seulement, le directeur g&eacute;n&eacute;ral a &eacute;t&eacute; incapable de justifier des d&eacute;penses s&rsquo;&eacute;levant &agrave; plus de 200 millions mais il se fait payer les factures de son t&eacute;l&eacute;phone cellulaire pour plus de 2 millions.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elections l&eacute;gislatives&nbsp;:<span style="">&nbsp; </span>la prudence du Kafougouna<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Contrairement aux scrutins pass&eacute;s, le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s locales a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;attendre de disposer de tous les r&eacute;sultats afin de proc&eacute;der &agrave; leur proclamation. Cette attitude serait dict&eacute;e par la prudence dans la mesure o&ugrave; &agrave; chaque fois que le minist&egrave;re a annonc&eacute; des r&eacute;sultats partiels provisoires, cela a donn&eacute; lieu &agrave; des critiques et &agrave; des contestations.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rapport 2006 du Vérificateur Général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-2006-du-verificateur-general-7990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR"><span style="font-weight: bold; font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 128);"><span style="font-style: italic;">Ceux qui ont abus&eacute; de la confiance de ATT.&nbsp; Ils ont vol&eacute; l&rsquo;Etat pour plus de 102 milliards et ils n&rsquo;ont pas pu nier.</p>
<p></span><br style="color: rgb(0, 0, 255);" /><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Minist&egrave;re de l&rsquo;Economie&nbsp; et des Finances.</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 128);" /><br />Accords transactionnels et remises<span style="">&nbsp; </span>ou mod&eacute;ration portant sur les imp&ocirc;ts<span style="">&nbsp; </span>et taxes&nbsp;:<span style="">&nbsp;&nbsp; </span>35 milliards de manque<span style="">&nbsp; </span>&agrave; gagner.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Cette mission sur les v&eacute;rifications effectu&eacute;es par la Direction G&eacute;n&eacute;rale des Imp&ocirc;ts en 2003, 2004 et 2005 a permis d&rsquo;examiner en profondeur les pratiques courantes en mati&egrave;re de transactions fiscales.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour la p&eacute;riode consid&eacute;r&eacute;e et compte tenu des dossiers communiqu&eacute;s &agrave; la mission, le montant total des notifications et droits &eacute;mis par la DGI suite aux v&eacute;rifications fiscales op&eacute;r&eacute;es s&rsquo; &eacute;l&egrave;ve &agrave; 60 156 320 665 F CFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce montant a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;, apr&egrave;s discussion avec les entit&eacute;s v&eacute;rifi&eacute;es, pour 52 602 103 701 F CFA, soit 87,44% du montant notifi&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A la suite des transactions et des d&eacute;gr&egrave;vements, le montant final r&eacute;clam&eacute; par la DGI aux entreprises contr&ocirc;l&eacute;es a &eacute;t&eacute; ramen&eacute; &agrave; 14 947 328 406 FCFA, soit 28,42% des montants confirm&eacute;s et 24,85% du total initialement notifi&eacute; par les contr&ocirc;leurs des imp&ocirc;ts.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Remettant en cause les accords transactionnels qu&rsquo;elle a jug&eacute; irr&eacute;guliers la mission estime &agrave; 35 687 198 404 FCFA le manque &agrave; gagner pour l&rsquo;Etat, dont une bonne part concerne les imp&ocirc;ts directs non pr&eacute;vus par le code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts en mati&egrave;re d&rsquo;accord transactionnel. Pour les remises et mod&eacute;rations accord&eacute;es irr&eacute;guli&egrave;rement, le manque &agrave; gagner se chiffre &agrave; 1 401 159 326 F CFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Faible niveau d&rsquo;ex&eacute;cution des missions</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Sur les 446 v&eacute;rifications programm&eacute;es en 2003, 2004 et 2005, la SDGE n&rsquo;en a r&eacute;alis&eacute; que 269. Parmi celles-ci, 28 ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;accords transactionnels et 36 de remises ou mod&eacute;rations. De plus, la mission n&rsquo;a re&ccedil;u que 76 dossiers dont 28 portent sur les accords transactionnels.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Non respect des proc&eacute;dures de contr&ocirc;le de qualit&eacute;</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Contrairement &agrave; la r&eacute;glementation, les feuilles de contr&ocirc;le de qualit&eacute; &eacute;tablies par la Direction G&eacute;n&eacute;rale des Imp&ocirc;ts, ne sont pas remplies. Cette pratique affecte in&eacute;vitablement la qualit&eacute; des v&eacute;rifications effectu&eacute;es. Entre autres, des &eacute;carts consid&eacute;rables sont observ&eacute;s entre les montants notifi&eacute;s et ceux confirm&eacute;s</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Absence de pi&egrave;ces justificatives pour les accords transactionnels</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La mission n&rsquo;a trouv&eacute; aucune trace de correspondances ou de proc&egrave;s verbaux des r&eacute;unions, de proc&eacute;dures, etc., ayant justifi&eacute; les accords transactionnels, conform&eacute;ment aux r&egrave;gles de transparence.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">R&eacute;gularisation en 2006 d&rsquo;accords conclus en 2003, 2004 et 2005</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Par les correspondances n&deg; 0112/MEF-DGI du 23/01/06 et n&deg; 1208/MEF-DGI du 21/07/06, le Directeur G&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts invite le Sous-directeur des Grandes Entreprises &agrave; &eacute;tablir des documents d&rsquo;accords transactionnels afin de r&eacute;gulariser les transactions fiscales conclues avec certaines entreprises v&eacute;rifi&eacute;es depuis 2003, 2004 et 2005, en d&eacute;pit des protocoles d&rsquo;accord existants.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les montants de r&eacute;gularisation a posteriori se chiffrent &agrave; 13 113 471 477 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Violation des articles 552 et 555 du Code G&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Contrairement aux dispositions des articles 552 et 555 du CGI, les contr&ocirc;les effectu&eacute;s par la mission ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; que :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La totalit&eacute; des accords transactionnels conclus ne porte pas la signature du</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ministre charg&eacute; des Finances ;</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Certaines transactions sign&eacute;es irr&eacute;guli&egrave;rement par la DGI l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; au motif de difficult&eacute;s financi&egrave;res rencontr&eacute;es par le contribuable. Pourtant aucune preuve ou justification de ces difficult&eacute;s n&rsquo;est apport&eacute;e par ces contribuables.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">R&eacute;cup&eacute;ration par l&rsquo;&Eacute;tat des imp&ocirc;ts et taxes ind&ucirc;ment abandonn&eacute;s pour un montant de 37 088 357 730 FCFA, d&eacute;coulant de l&rsquo;application irr&eacute;guli&egrave;re du CGI dans la conclusion d&rsquo;accords transactionnels et dans l&rsquo;octroi de remises ou mod&eacute;rations ; application stricte et r&eacute;guli&egrave;re du CGI, en particulier des articles 471, 552, 555 et 868 ; application effective du guide des proc&eacute;dures en ce qui concerne le contr&ocirc;le de qualit&eacute; pour, d&rsquo;une part, une plus grande vigilance en mati&egrave;re de preuves et pi&egrave;ces justificatives apport&eacute;es par le contribuable, et d&rsquo;autre part, des r&eacute;sultats plus pr&eacute;cis au niveau des notifications permettant, entre autres, de r&eacute;duire les risques de contentieux avec les contribuables&nbsp;; r&eacute;vision des proc&eacute;dures d&rsquo;archivage pour une plus grande efficacit&eacute; du suivi des v&eacute;rifications.<span style="">&nbsp; </span></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Minist&egrave;re de l&rsquo;Education nationale - V&eacute;rification de la gestion du PISE&nbsp;:<span style="">&nbsp; </span>3 milliards disparus<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La pr&eacute;sente mission a consist&eacute; en l&rsquo;analyse de l&rsquo;organisation, du fonctionnement des structures d&rsquo;ex&eacute;cution du programme et la v&eacute;rification des ressources financi&egrave;res mises &agrave; la disposition du PISE I par les PTF et l&rsquo;Etat.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au terme des travaux, et apr&egrave;s la rencontre contradictoire avec le MEN, la mission a &eacute;tabli les principaux constats et recommandations ci-apr&egrave;s :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le manque &agrave; gagner se chiffre &agrave; 3 245 609 209 FCFA, portant sur les manuels scolaires</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre de l&rsquo;organisation, du fonctionnement et de la gestion des ressources</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">humaines : la faible coh&eacute;rence des profils de certains agents face aux exigences des postes qu&rsquo;ils occupent ; des effectifs largement sup&eacute;rieurs &agrave; ceux pr&eacute;vus aux cadres organiques dans les structures charg&eacute;es de la mise en oeuvre du PISE ;</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre de la Gestion Financi&egrave;re et du Contr&ocirc;le Interne :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La faible quantit&eacute; des rapports financiers avec deux rapports produits sur neuf attendus selon les dispositions de l&rsquo;accord de cr&eacute;dit IDA (de septembre 2002 &agrave;</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">d&eacute;cembre 2004) ainsi que la non harmonisation de la structure des rapports financiers et d&rsquo;audits, ce qui rend difficile leur exploitation pour la prise de d&eacute;cision ; la sous exploitation des fonctionnalit&eacute;s du logiciel de gestion financi&egrave;re et comptable ainsi que son manque de s&eacute;curit&eacute; ; l&rsquo;absence ou la mauvaise tenue des documents comptables de base au niveau des structures d&rsquo;ex&eacute;cution : livre journal de caisse, journal de banque, proc&egrave;s verbal d&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de caisses bien que celles-ci g&egrave;rent des centaines de millions de FCFA ; l&rsquo;inexistence aux niveaux d&eacute;concentr&eacute;s des Pi&egrave;ces d&rsquo;Imputation Comptable (PIC) devant servir de support aux enregistrements et &agrave; la consolidation des comptes ; la non fonctionnalit&eacute; du service d&rsquo;audit interne pr&eacute;vu dans le manuel de proc&eacute;dures ; l&rsquo;insuffisance de suivi des stocks et des proc&eacute;dures d&rsquo;inventaires ; la faible cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;utilit&eacute; et de l&rsquo;efficience de nombreux ateliers de formation. En effet, le personnel cl&eacute; (Directeurs, Directeurs adjoints, Chefs de Division et Chefs de Section) des structures centrales passe la quasi-totalit&eacute; de son temps de travail dans les ateliers en dehors de Bamako. Il a &eacute;t&eacute; ainsi relev&eacute; des dur&eacute;es annuelles d&rsquo;ateliers d&eacute;passant 300 jours.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre des achats courants :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les achats courants se caract&eacute;risent de mani&egrave;re r&eacute;p&eacute;titive par des irr&eacute;gularit&eacute;s de tous ordres : mise en concurrence peu transparente, fractionnement de d&eacute;penses, faible tra&ccedil;abilit&eacute; de certaines acquisitions, surfacturations avec des amplitudes de prix variant de 1 &agrave; 10 pour un m&ecirc;me article.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre de constructions scolaires :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;insuffisance de crit&egrave;res de s&eacute;lection et d&rsquo;outils de planification fiables comme la carte scolaire tenant compte des besoins prioritaires en mati&egrave;re d&rsquo;infrastructures scolaires ; le faible niveau de d&eacute;caissement des fonds allou&eacute;s aux constructions et &eacute;quipements de salle de classe (62 % en 2004 premi&egrave;re date pr&eacute;vue de la cl&ocirc;ture du PISE) qui s&rsquo;explique par la lourdeur administrative dans le traitement des factures fournisseurs.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre des logiciels et mat&eacute;riels informatiques :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La non fonctionnalit&eacute; des r&eacute;seaux install&eacute;s par faiblesse des d&eacute;bits de connexion ; des prestations informatiques non justifi&eacute;es pour un montant de 352 028 864 FCFA.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre des manuels scolaires :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La mauvaise gestion des contrats d&rsquo;acquisition et de distribution de manuels r&eacute;sultant d&rsquo;une insuffisance de planification et de suivi de l&rsquo;ex&eacute;cution ; le manque d&rsquo;expertise dans l&rsquo;&eacute;laboration de cl&eacute;s de r&eacute;partition des manuels avec comme cons&eacute;quence le stockage pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; 4 ans des manuels dans les magasins avant d&rsquo;&ecirc;tre distribu&eacute;s ; le manque de preuves relatives &agrave; la distribution des manuels livr&eacute;s par Imprim Color d&rsquo;une valeur de 3 245 609 209 FCFA ; le manque de cr&eacute;dibilit&eacute; relative &agrave; la distribution de manuels acquis aupr&egrave;s des Editions Fayida pour un montant de 42 830 844 FCFA dans le cadre de la caravane 2003.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En conclusion, les sondages ont permis de mettre en exergue certaines faiblesses dans le contr&ocirc;le interne et la gestion de secteurs comme la formation, les constructions et les manuels scolaires ; la multiplicit&eacute; des activit&eacute;s de formation souvent entach&eacute;es d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s, l&rsquo;insuffisance d&rsquo;instruments de planification tant pour les projets de construction que les dotations en manuels scolaires.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Recouvrement des 3 245 609 209 FCFA de manque &agrave; gagner etc. </span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Minist&egrave;re des Mines,<span style="">&nbsp; </span>de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau&nbsp; - DAF&nbsp;: 1 milliard dans le noir<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Cette mission a consist&eacute; &agrave; v&eacute;rifier la r&eacute;gularit&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute; des m&eacute;canismes de passation des March&eacute;s Publics et des op&eacute;rations relatives aux achats et d&eacute;penses courants pour la p&eacute;riode 2003 - 2006.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Manque &agrave; gagner : 1 079 409 678 FCFA</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au plan de la gestion du personnel :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Non respect du cadre organique provoquant l&rsquo;insuffisance de personnel dans certaines divisions et le pl&eacute;thore dans d&rsquo;autres ;</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au plan de la gestion des finances :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Non respect des dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires r&eacute;gissant la r&eacute;gie, notamment celles de l&rsquo;article 16 du d&eacute;cret N&deg; 97-192/P-RM du 9 juin 1997 portant r&egrave;glement g&eacute;n&eacute;ral de la Comptabilit&eacute; Publique et fixant le montant maximum de d&eacute;penses de la r&eacute;gie &agrave; 100 000 FCFA, et celles de l&rsquo;article 10 de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; 001729 du 19 juin 2000, portant cr&eacute;ation de la r&eacute;gie d&rsquo;avance et relatives &agrave; la tenue d&rsquo;un livre journal ; imputation par la r&eacute;gie, de d&eacute;penses non justifi&eacute;es &agrave; hauteur de 45 683&nbsp;564 FCFA, de faux achats de timbres poste pour 6 261 870 FCFA ainsi que le non enregistrement de mandats pay&eacute;s au Tr&eacute;sor totalisant 12 393 200 FCFA ; existence &agrave; la r&eacute;gie de factures sans NIF d&rsquo;un montant total TTC de 47 510&nbsp;406 FCFA ; existence d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s sur des NIF : un NIF identique pour deux fournisseurs distincts, un NIF figurant, &agrave; la fois, au fichier des contribuables &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t synth&eacute;tique et au fichier des contribuables au r&eacute;el dans 3 centres distincts et 2 NIF inexistants dans le fichier de la DGI ; ex&eacute;cution de transferts de cr&eacute;dit budg&eacute;taire, d&rsquo;un montant total de 101 705 260</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">FCFA, sans l&rsquo;autorisation expresse du Ministre de l&rsquo;Economie et des Finances, contrairement aux prescriptions de l&rsquo;article 54 de la Loi 96-060 du 04 novembre</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">1996 relative &agrave; la Loi des Finances ; ex&eacute;cution par la DAF de d&eacute;penses non pr&eacute;vues sur les fonds PPTE, d&rsquo;un montant total de 126 801 000 FCFA ; absence de suivi formel, par la DAF, des d&eacute;penses ex&eacute;cut&eacute;es sur fonds PPTE d&rsquo;un montant total de 1 849 200 000 FCFA ;</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">Au plan de l&rsquo;approvisionnement et des march&eacute;s :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Non respect des prescriptions du code des march&eacute;s publics pour 3 629 581 388 FCFA de march&eacute;s pass&eacute;s en appel d&rsquo;offres restreint en lieu et place d&rsquo;appel d&rsquo;offres ouvert ; existence de nombreuses irr&eacute;gularit&eacute;s tant sur les march&eacute;s &agrave; commande d&rsquo;un montant total de 626 623 778 FCFA que sur les march&eacute;s ordinaires &agrave; concurrence de 1 871 194 604 FCFA ; ex&eacute;cution de fractionnements de march&eacute;s totalisant 235 252 157 FCFA existence d&rsquo;achats irr&eacute;guliers &agrave; hauteur de 159 571 138 FCFA portant sur des produits faisant l&rsquo;objet de march&eacute;s &agrave; commande en cours ; existence de cas de surfacturation de 134 103 015 FCFA dans les achats de mat&eacute;riels durables sur la p&eacute;riode 2004 &agrave; 2006 ; imputation par la DAF, de d&eacute;penses non justifi&eacute;es d&rsquo;entretien et r&eacute;paration de v&eacute;hicules &agrave; concurrence de 75 483 771 FCFA et de d&eacute;penses peu cr&eacute;dibles &agrave; hauteur de 37 514 656 FCFA incluant notamment 11 039 702 FCFA d&rsquo;achat de th&eacute; et de caf&eacute; imput&eacute;s le 31/12/2005 sans aucune trace des consommations aff&eacute;rentes.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au plan de la comptabilit&eacute; des mati&egrave;res:</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Enregistrement d&rsquo;acquisitions fictives de mat&eacute;riels &agrave; concurrence de 593 079&nbsp;166 FCFA contrairement aux proc&egrave;s verbaux de r&eacute;ception et autres documents sign&eacute;s par la DAF.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au plan des ressources humaines :</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Prise de sanctions disciplinaires contre les agents responsables des fautes et irr&eacute;gularit&eacute;s commises, sans pr&eacute;judice des poursuites judiciaires ; harmonisation du fichier des salaires avec celui du personnel ; ad&eacute;quation des effectifs aux charges de travail de chacune des divisions ; mise en oeuvre de formations et perfectionnements pertinents au regard des profils respectifs du personnel et des besoins des divisions.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">V&eacute;rification financi&egrave;re du secteur&nbsp; de l&rsquo;Eau &agrave; la Direction nationale de&nbsp; l&rsquo;hydraulique&nbsp;: 300 millions &eacute;vapor&eacute;s</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une mission de v&eacute;rification financi&egrave;re effectu&eacute;e dans les structures du secteur de l&rsquo;eau.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Manque &agrave; gagner : 341 616 766 FCFA</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Existence d&rsquo;un nombre important de dysfonctionnements.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ceux-ci sont li&eacute;s &agrave; la faiblesse des syst&egrave;mes de contr&ocirc;le interne caract&eacute;ris&eacute;e notamment par :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;inexistence de manuels de proc&eacute;dures administratives et comptables ; le cumul de fonctions incompatibles d&rsquo;enregistrement et de validation des &eacute;critures comptables ; l&rsquo;absence de quittanciers des recettes du Laboratoire de la Qualit&eacute; des Eaux ; l&rsquo;absence d&rsquo;&eacute;tats de rapprochements de comptes ; l&rsquo;absence de fichiers d&rsquo;immobilisations ; l&rsquo;absence de registre et fiches de stocks de consommables de bureau et informatiques ; l&rsquo;absence de codification des &eacute;quipements (aucun forage &eacute;quip&eacute; de PMH n&rsquo;a &eacute;t&eacute; codifi&eacute;) ; l&rsquo;absence de r&eacute;pertoire de fournisseurs.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Caract&egrave;re impr&eacute;cis de certains proc&egrave;s verbaux de r&eacute;ception</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ceux-ci ne renseignent ni sur le num&eacute;ro de l&rsquo;&eacute;quipement ni sur la localit&eacute; pr&eacute;cise dans laquelle l&rsquo;ouvrage a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Violation des r&egrave;gles de passation de march&eacute;s</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">On note des march&eacute;s pass&eacute;s par entente directe par le PADH pour plus de</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">1 048 449 338 FCFA et pr&eacute;sentant : de nombreux cas de fractionnements de march&eacute;s totalisant 653 190 669 FCFA ; des forages pr&eacute;vus au contrat et non r&eacute;alis&eacute;s estim&eacute;s &agrave; 29 950 000 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut signaler un march&eacute; du PRS II, d&rsquo;un montant de 499 955 430 FCFA pass&eacute; de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; par le bailleur, &agrave; la demande de l&rsquo;ordonnateur national du FED ;</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Irr&eacute;gularit&eacute;s dans la gestion des ressources</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ceci est notamment illustr&eacute; par : la prise en charge des d&eacute;penses d&rsquo;assurance maladie de prestataires de services ne relevant pas des effectifs du PRS II, le versement de per diem pour 2 383 000 FCFA au Sociologue, contrairement aux termes de son contrat et aux textes r&eacute;gissant le Programme qui indiquent que ce consultant ne doit percevoir aucune autre r&eacute;mun&eacute;ration en dehors de ses honoraires, les frais de location du bureau du PRS II d&eacute;passant de 3 994 439 FCFA le montant des charges locatives contractuelles. Suivant les contrats de location, la charge locative mensuelle s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 300 000 FCFA soit pour l&rsquo;ann&eacute;e 3 600 000 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En 2003 et 2004, le Programme a d&eacute;pens&eacute; &agrave; ce titre respectivement 6 012 469 FCFA et 5 181 970 FCFA, le versement au Coordinateur du PRS II de primes sup&eacute;rieures de 5 166&nbsp;229 FCFA &agrave; celles qu&rsquo;il aurait d&ucirc; percevoir, les frais de missions fictives de 4 901 850 FCFA au programme GIRENS. Ces d&eacute;penses ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es sur la base de missions non justifi&eacute;es. Les ordres de mission ne sont pas vis&eacute;s voire sign&eacute;s dans de nombreux cas. Les rapports de missions n&rsquo;existent pas. Les b&eacute;n&eacute;ficiaires des frais n&rsquo;ont souvent pas &eacute;marg&eacute;, l&rsquo;existence de d&eacute;penses non autoris&eacute;es pour 18 690 000 FCFA, enregistr&eacute;es sous la rubrique &ldquo;assistance technique&rdquo; et ant&eacute;rieures au d&eacute;marrage effectif de cette assistance technique. Il s&rsquo;agit en fait des achats de carburant et des primes octroy&eacute;es au personnel dont le Directeur National de l&rsquo;Hydraulique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Perte ou autoconsommation de recettes publiques destin&eacute;es au Tr&eacute;sor</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, la totalit&eacute; des recettes, d&rsquo;un montant de 102 044 074 FCFA, g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par le laboratoire de la qualit&eacute; des eaux et destin&eacute;e au Tr&eacute;sor Public, a &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e &agrave; d&rsquo;autres fins par la DNH (68 555 480 FCFA et 1 883 349 FCFA) ou d&eacute;pens&eacute;e sans laisser de justificatifs (31 605 245 FCFA). Ces d&eacute;penses qui n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; autoris&eacute;es par aucun texte, ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;es, entre autres, &agrave; des frais de carburant pour 5 637 500 FCFA, des frais du t&eacute;l&eacute;phone mobile du Directeur National de l&rsquo;Hydraulique pour 2 197 161 FCFA et des frais d&rsquo;entretien et de r&eacute;paration de 3 v&eacute;hicules pour 16 588 459 FCFA, et des pr&ecirc;ts accord&eacute;s au personnel pour 3 634 000 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ecarts de rapprochement bancaire des comptes du PADH non justifi&eacute;s en 2004pour 19 256 988 FCFA</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;absence des donn&eacute;es comptables n&rsquo;a pas permis les rapprochements du compte principal.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En outre, la comptabilit&eacute; de ce projet est tenue en Euros contrairement aux dispositions du SYSCOA.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Existence de d&eacute;penses non justifi&eacute;es de 208 248 000 FCFA dans la r&eacute;alisation des forages</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le montant total des pertes constat&eacute;es au d&eacute;triment de l&rsquo;Etat est estim&eacute; &agrave; 341 616 766 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Recouvrement aupr&egrave;s des agents publics responsables de malversations dans la gestion des ressources publiques compromises par leur entremise ; prise de sanctions administratives contre lesdits agents etc. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">V&eacute;rification financi&egrave;re du secteur&nbsp; de l&rsquo;Energie&nbsp;: 1 milliard grill&eacute;</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La mission de v&eacute;rification financi&egrave;re au sein des structures de l&rsquo;Energie relevant du Minist&egrave;re des Mines, de l&rsquo;Energie et de l&rsquo;Eau, a concern&eacute; la p&eacute;riode 2002-2006.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Manque &agrave; gagner : 1 171 465 781 FCFA</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre de l&rsquo;AMADER :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Inexistence physique de certaines immobilisations pour 102 899 996 FCFA ; cas de surfacturation dans l&rsquo;&eacute;chantillon s&rsquo;&eacute;levant &agrave; 65 653 347 FCFA lors de l&rsquo;achat d&rsquo;immobilisations d&rsquo;une valeur de 237 654 955 FCFA soit un taux de 28% de surfacturation ; absence de pi&egrave;ces justificatives pour certains &eacute;l&eacute;ments immobilis&eacute;s pour un montant de 48 139 711 FCFA ; absence de pi&egrave;ces justificatives pour des d&eacute;penses d&rsquo;IEC comptabilis&eacute;es &agrave; tort dans les frais d&rsquo;immobilisation pour une valeur de 134 623 884 FCFA ; manque de suivi, dans l&rsquo;ex&eacute;cution de travaux attribu&eacute;s aux consultants ; pr&eacute;sentation de diff&eacute;rentes balances comptables g&eacute;n&eacute;rales pour le seul exercice de 2005 ; distribution non autoris&eacute;e de carburant d&rsquo;une valeur de 74 400 000 FCFA ; non paiement des imp&ocirc;ts et taxes sur salaires s&rsquo;&eacute;levant &agrave; 91 335 136 FCFA ; non ex&eacute;cution de la retenue &agrave; la source, au titre de l&rsquo;IBIC, de 17,5% des honoraires pay&eacute;s aux prestataires n&rsquo;ayant pas d&rsquo;installation fixe au Mali pour une valeur de 146 397 194 FCFA ;<span style="">&nbsp; </span>inexistence de proc&eacute;dures de suivi des conventions d&rsquo;une valeur globale de 327 198 250 FCFA sign&eacute;es par l&rsquo;AMADER ; existence d&rsquo;investissements d&rsquo;&eacute;lectrification rurale non justifi&eacute;s pour 141 576&nbsp;038 FCFA ; fractionnements de march&eacute;s totalisant 1 857 665 113 FCFA; existence de pratiques dans la proc&eacute;dure de passation des march&eacute;s de nature &agrave; fausser le principe de la libre concurrence entre les soumissionnaires ; faiblesses du contr&ocirc;le interne dans l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;&eacute;tablissement de DRF dont : l&rsquo;inexistence de demandes de besoin ; l&rsquo;inexistence de bons de commande ;<span style="">&nbsp; </span>l&rsquo;absence de factures justificatives pour un montant total de 3 306&nbsp;400 FCFA ; l&rsquo;inexistence de trois cotations de diff&eacute;rents fournisseurs ; l&rsquo;absence de bordereaux de livraison. Ex&eacute;cution de missions sans budget et sans visa des autorit&eacute;s locales sur les ordres de mission pour les montants respectifs de 13 999 500 FCFA et 12 847 000 FCFA ; non &eacute;tablissement des &eacute;tats de rapprochement bancaire ou inexistence de suivi de l&rsquo;apurement des suspens.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Concernant le CNESOLER :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Transferts de fonds et d&eacute;penses non justifi&eacute;s ; imputation dans le compte bancaire des d&eacute;penses de 77 680 524 FCFA &eacute;galement support&eacute;es par le budget d&rsquo;Etat ; non versement de la totalit&eacute; des recettes dans le compte bancaire ; existence de pi&egrave;ces justificatives non probantes.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour le PENRAF :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Absence de la signature du Directeur sur les ordres de mission ; d&eacute;penses non justifi&eacute;es d&rsquo;un montant total de 37 350 000 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le montant total de ces irr&eacute;gularit&eacute;s s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 1 171 465 781 FCFA</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre de l&rsquo;AMADER :Am&eacute;liorer la gestion des immobilisations par l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un fichier ou registre d&rsquo;immobilisations, la cr&eacute;ation d&rsquo;un classeur pour les immobilisations et l&rsquo;instauration d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;inventaire annuel et effectif des immobilisations etc. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre du CNESOLER :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Verser la totalit&eacute; des recettes de l&rsquo;atelier au Tr&eacute;sor Public ; &eacute;tablir syst&eacute;matiquement des factures pour chaque vente au niveau de l&rsquo;atelier ; faire un &eacute;tat r&eacute;capitulatif p&eacute;riodique de l&rsquo;ensemble des travaux r&eacute;alis&eacute;s par l&rsquo;atelier ; formaliser les demandes de mat&eacute;riel.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Minist&egrave;re<span style="">&nbsp; </span>du D&eacute;veloppement social, de la Solidarit&eacute;<span style="">&nbsp; </span>et des Personnes &acirc;g&eacute;es&nbsp; - V&eacute;rification des transferts de fonds des organismes de s&eacute;curit&eacute; sociale fran&ccedil;ais au profit de l&rsquo;INPS&nbsp;: 2 milliards<span style="">&nbsp; </span>&agrave; recouvrer<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La v&eacute;rification des transferts de fonds des organismes fran&ccedil;ais de s&eacute;curit&eacute; sociale au profit de l&rsquo;Institut National de Pr&eacute;voyance Sociale (INPS) pour la p&eacute;riode allant du 1er Janvier 2001 au 30 Juin 2006, a abouti aux principaux constats ci-apr&egrave;s.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le manque &agrave; gagner global se chiffrait, au moment de la mission, &agrave; 4 633 579 184 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les rapprochements bancaires ne sont pas r&eacute;guli&egrave;rement effectu&eacute;s ; la DRE ne dispose pas de moyens humains et mat&eacute;riels suffisants ; il existe un d&eacute;phasage entre les termes de la convention INPS-BDM et la r&eacute;alit&eacute; ; la DRE ne d&eacute;tient pas l&rsquo;exhaustivit&eacute; des bordereaux se rapportant aux allocations familiales ; la plupart des Caisses d&rsquo;allocations familiales (CAF) ne passent pas par la BNP pour effectuer les transferts de fonds vers l&rsquo;INPS ; la situation fournie par le Bureau de S&eacute;curit&eacute; Sociale de Paris au titre des prestations vieillesse est plus exhaustive que celle de la DRE ; des transferts sont directement adress&eacute;s &agrave; la BOA par la BRED, en m&eacute;connaissance de la convention entre l&rsquo;INPS et la BDM ; le recoupement entre les relev&eacute;s d&eacute;cadaires de la BNP et les montants effectivement positionn&eacute;s par la BDM r&eacute;v&egrave;le un &eacute;cart global de 4 203 946 582 FCFA, sur lequel la BDM a r&eacute;gularis&eacute; un montant de 2 249 139 638 FCFA en mai 2006 ; du recoupement entre l&rsquo;ensemble des bordereaux passant par la BOA et les montants retrouv&eacute;s, il ressort un &eacute;cart de 247 494 211 FCFA ; un &eacute;cart de 182 138 391 FCFA ressort du rapprochement de l&rsquo;ensemble des bordereaux avec les banques et reste &agrave; justifier par l&rsquo;INPS ; en d&eacute;finitive, au titre de la p&eacute;riode sous revue, il se d&eacute;gage un &eacute;cart global de 4 633 579 184 FCFA au pr&eacute;judice de l&rsquo;INPS, sur lequel 2 249 139 683 FCFA ont &eacute;t&eacute; r&eacute;gularis&eacute;s par la BDM.<span style="">&nbsp; </span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Une plus grande implication de la DRE et du Bureau de S&eacute;curit&eacute; Sociale de Paris dans le processus de transfert des fonds ; l&rsquo;informatisation de la DRE et des Directions du District de Bamako et de Kayes pour un meilleur traitement des dossiers ; la mise en place d&rsquo;une comptabilit&eacute; auxiliaire &agrave; la DRE ; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;&eacute;tats de rapprochement mensuels (bordereaux et banques) ; la mise en oeuvre effective de la convention entre l&rsquo;INPS et la BDM ; le respect de l&rsquo;unicit&eacute; de compte pour tous les transferts ; la ma&icirc;trise de la gestion de la convention sign&eacute;e avec la France ; la r&eacute;duction des d&eacute;lais des virements interbancaires etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Minist&egrave;re de la Sant&eacute; : V&eacute;rification des march&eacute;s publics et achats courants au niveau de la DAF&nbsp;: 300 millions injustifi&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La mission &agrave; la DAF du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; a consist&eacute; &agrave; v&eacute;rifier la r&eacute;gularit&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute; des m&eacute;canismes de passation des March&eacute;s Publics et des op&eacute;rations relatives aux achats et d&eacute;penses courants pour la p&eacute;riode 2003 - 2005.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le manque &agrave; gagner se chiffre &agrave; 316 061 179 FCA dont 77 913 777 FCFA au titre des d&eacute;penses douteuses ; la mise en concurrence des fournisseurs n&rsquo;est pas syst&eacute;matique, le logiciel de gestion de la comptabilit&eacute; mati&egrave;res n&rsquo;est pas correctement utilis&eacute;, et les immobilisations ne sont pas codifi&eacute;es ; les proc&eacute;dures d&rsquo;&eacute;valuation des offres et d&rsquo;attribution des march&eacute;s ne sont pas respect&eacute;es par la DAF ; l&rsquo;&eacute;tude des dossiers par la commission d&rsquo;analyse et de d&eacute;pouillement des offres n&rsquo;est pas faite avec toute la rigueur exig&eacute;e par le Code des March&eacute;s Publics. On note la pr&eacute;sence de pi&egrave;ces falsifi&eacute;es, de fausses attestations, et de faux en &eacute;criture. Lors des consultations restreintes, la preuve de la mise en concurrence est rarement &eacute;tablie ; la Direction G&eacute;n&eacute;rale des March&eacute;s Publics ne joue pas correctement son r&ocirc;le : les avis &eacute;mis par cette structure ne sont pas toujours objectifs. Les dossiers comportent des falsifications &eacute;videntes qui sont souvent ignor&eacute;es. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Des autorisations sont fr&eacute;quemment accord&eacute;es pour passer des march&eacute;s par entente directe en dehors du cadre fix&eacute; par le Code des March&eacute;s</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Publics. Il est arriv&eacute; que par ses avis la DGMP fausse le principe de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des soumissionnaires ; lors des achats courants, les r&egrave;gles de concurrence sont fauss&eacute;es ; des achats sont effectu&eacute;s aupr&egrave;s de certains fournisseurs qui ne figurent pas sur le fichier fournisseurs ou dont l&rsquo;objet social ne concorde pas avec les produits demand&eacute;s.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Par ailleurs il est apparu des cas o&ugrave; les trois factures pro forma demand&eacute;es pour l&rsquo;achat d&rsquo;un m&ecirc;me produit &eacute;manent visiblement du m&ecirc;me fournisseur.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A la Direction administrative et financi&egrave;re :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Eviter le fractionnement des d&eacute;penses et veiller &agrave; une meilleure programmation des march&eacute;s et des achats courants sur l&rsquo;ann&eacute;e ; utiliser le logiciel de comptabilit&eacute; mati&egrave;re de fa&ccedil;on optimale et mettre en place une base de donn&eacute;es compl&egrave;te et fiable ; proc&eacute;der &agrave; la codification de toutes les immobilisations du Minist&egrave;re afin d&rsquo;assurer un suivi rigoureux et exhaustif du patrimoine ; adopter un bon syst&egrave;me d&rsquo;archivage ; consulter exclusivement des entreprises comp&eacute;tentes pour les march&eacute;s de consultation restreinte.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">V&eacute;rification financi&egrave;re du PRODESS&nbsp;:<span style="">&nbsp; </span>2 milliards dilapid&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Cette mission &agrave; la Direction Administrative et Financi&egrave;re du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; a consist&eacute; en l&rsquo;inventaire des accords de financement Programme de D&eacute;veloppement Socio Sanitaire (PRODESS), la v&eacute;rification de l&rsquo;application stricte des dispositions des accords de cr&eacute;dit, le respect du planning des d&eacute;caissements et le rapprochement des pi&egrave;ces justificatives avec les soldes comptables pour la p&eacute;riode 2003 - 2005.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">FAITS CONSTATES</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Manque &agrave; gagner : &agrave; 1 958 718 168 FCFA</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La gestion de la r&eacute;gie pr&eacute;sente des insuffisances.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La gestion de la r&eacute;gie au Minist&egrave;re de la Sant&eacute; ne respecte pas les dispositions du d&eacute;cret n&deg;97-192/P-RM du 09/06/1997 portant r&eacute;glementation de la comptabilit&eacute; publique ainsi que de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; n&deg;94-6510/MFC-DNTCP du 26/05/1994 instituant les r&eacute;gies d&rsquo;avances aupr&egrave;s des services du Minist&egrave;re de la Sant&eacute;, de la Solidarit&eacute; et des Personnes &acirc;g&eacute;es. En effet les op&eacute;rations de la r&eacute;gie au Minist&egrave;re de la Sant&eacute; ne sont pas men&eacute;es avec la rigueur et l&rsquo;orthodoxie que cela n&eacute;cessite. On note la pr&eacute;sence de pi&egrave;ces falsifi&eacute;es et de faux en &eacute;criture.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Certains montants retenus &agrave; la charge de la r&eacute;gie ne sont pas significatifs. Toutefois, il importe d&rsquo;attirer l&rsquo;attention sur le fait que les actes en cause constituent des fraudes.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les avances de frais de mission au personnel, avances aux structures et aux ONG ne sont pas correctement suivies.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;&eacute;tude des dossiers d&rsquo;avance au personnel d&eacute;montre que le suivi et l&rsquo;apurement de ces avances sont quasiment inexistants, et en tous les cas, ne sont pas correctement effectu&eacute;s. Les avances faites aux diff&eacute;rentes structures du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; sont insuffisamment suivies et les pi&egrave;ces justificatives ne sont pas toujours disponibles. Il en est de m&ecirc;me des avances faites &agrave; des ONG dans le cadre de la politique nationale de promotion de la sant&eacute; au niveau local.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les d&eacute;penses de fonctionnement sont anormalement &eacute;lev&eacute;es.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;analyse des charges du PRODESS r&eacute;v&egrave;le le caract&egrave;re anormalement &eacute;lev&eacute; des d&eacute;penses de fonctionnement. Les achats de carburant ont co&ucirc;t&eacute; 1 603 965 297</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">FCFA, les frais de missions et de r&eacute;ceptions 6 109 368 258 FCFA au d&eacute;triment des d&eacute;penses directement li&eacute;es &agrave; la sant&eacute; pour 1 242 423 626 FCFA.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">RECOMMANDATIONS</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre de la r&eacute;gie :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Proc&eacute;der au remboursement de toutes les sommes d&eacute;caiss&eacute;es sur la base de fausses factures soit, 28 892 495 FCFA etc. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre des avances au personnel, structures et ONG :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Proc&eacute;der aux investigations n&eacute;cessaires afin d&rsquo;apurer tous les soldes en suspens soit, 1 926 588 498 FCFA etc. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au titre des d&eacute;caissements :</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Op&eacute;rer une meilleure r&eacute;partition des d&eacute;penses entre le fonctionnement (missions, r&eacute;ceptions et achats de carburant) s&rsquo;&eacute;levant &agrave; 7 713 333 555 FCFA et les achats directement li&eacute;s &agrave; la sant&eacute; pour 1 242 423 626 FCFA etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">La caverne<span style="">&nbsp; </span>de Ali Baba<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est &agrave; une sorte de visite guid&eacute;e dans les d&eacute;dalles de la mauvaise gestion et de la d&eacute;linquance financi&egrave;re que nous convie le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral dans son dernier rapport. On y trouve du tout. De la petite p&eacute;pite d&rsquo;or qu&rsquo;on ne d&eacute;c&egrave;le qu&rsquo;&agrave; la loupe au gros diamant qui scintille &agrave; aveugler m&ecirc;me&hellip; un aveugle. On se croirait dans la caverne de Ali Baba et des 40 voleurs. Une vraie perle que cette d&eacute;pense de 11 millions de francs cfa, un 31 d&eacute;cembre, pour acheter du th&eacute; et du caf&eacute;. C&rsquo;est risible &agrave; se taper le cul par terre. Cela semble anodin mais elle est symptomatique de la b&ecirc;tise des hommes qui ne reculent devant rien, surtout pas devant le ridicule, quand ils sont obnubil&eacute;s. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais il ya &eacute;galement du lourd et du tr&egrave;s lourd comme ses 200 millions que le coupable est incapable de justifier et ses dizaines de milliards perdus par un jeu de passe-passe et un jeu d&rsquo;&eacute;critures qui sont soit fausses soit ill&eacute;gales. Comme Ali Baba et sa bande de voleurs qu&rsquo;on finit toujours par attraper dans la caverne, nos d&eacute;linquants ont &eacute;t&eacute; proprement confondus. Malgr&eacute; les insuffisances que le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral lui-m&ecirc;me reconna&icirc;t au niveau de sa structure, certainement imputables &agrave; la jeunesse du BVG, tous ceux qui ont v&eacute;rifi&eacute;s ont eu la latitude d&rsquo;apporter ou non des corrections. Donc les 102 milliards dont il est question dans le rapport ont &eacute;t&eacute; bel et bien d&eacute;tourn&eacute;s au d&eacute;triment de l&rsquo;Etat.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais ce qui para&icirc;t inqui&eacute;tant &agrave; nos yeux, c&rsquo;est que cette somme faramineuse ne concerne qu&rsquo;une poign&eacute;e de structure. On peut donc penser &agrave; raison que les 102 milliards ne repr&eacute;sentent que la partie visible de l&rsquo;iceberg. Car le jour o&ugrave;, le BVG aura les moyens humains et la libert&eacute; de contr&ocirc;ler toutes les structures, ce ne sera pas 100 milliards mais 800 milliards ou 1000 milliards dont on parlera. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;urgence de prendre les mesures qui s&rsquo;imposent. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a annonc&eacute; sa volont&eacute; de frapper vite et fort. Il compte solliciter la Justice pour ce faire. Comme le diraient les sportifs, la balle est dans son camp. Tout porte &agrave; croire que la partie ne sera pas ais&eacute;e au regard des sommes en jeu et des personnes en cause.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Damour&eacute; Ciss&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn<br />rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;">&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial Leurres de vérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-leurres-de-verite-7896.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Avant l&rsquo;investiture du pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute; pour son second mandat, nous &eacute;crivions que contrairement &agrave; son premier mandat, il ne b&eacute;n&eacute;ficierait cette fois-ci d&rsquo;aucun moment de gr&acirc;ce. Mais nous &eacute;tions loin de nous douter que les turbulences allaient commencer de sit&ocirc;t. </p>
<p>En effet, apr&egrave;s une c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;investiture qui ne restera certainement pas dans les m&eacute;moires pour sa qualit&eacute;, ATT se retrouve avec une hausse des prix des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;, une p&eacute;nurie &eacute;nerg&eacute;tique avec son lot de d&eacute;lestage et de rationnement du courant, de graves atteintes aux libert&eacute;s &agrave; travers l&rsquo;emprisonnement et la condamnation de cinq journalistes et d&rsquo;un enseignant dans le cadre de l&rsquo;exercice de leur fonction, une gr&egrave;ve de 48 heures de l&rsquo;UNTM qui a compl&egrave;tement paralys&eacute; le pays. Tout cela en moins d&rsquo;un mois. Pour un d&eacute;but de mandat, ATT aurait certainement r&ecirc;v&eacute; mieux. Pour ne pas en rajouter, nous ne parlerons pas ici du rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral qui fait &eacute;tat d&rsquo;une dissipation de fonds au d&eacute;triment de l&rsquo;Etat d&rsquo;un montant de 102 milliards.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les quatre points soulev&eacute;s ont un seul et unique d&eacute;nominateur&nbsp;: la mauvaise gouvernance. C&rsquo;est &agrave; cause de la mauvaise gouvernance que le pays est sciemment maintenu dans la spirale de la hausse des prix de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;. S&rsquo;en prendre au pr&eacute;c&eacute;dents r&eacute;gimes qui n&rsquo;auraient pas de vision ne d&eacute;douane pas ATT qui est au pouvoir depuis cinq ans. Surtout qu&rsquo;avant lui, le prix du riz n&rsquo;a jamais atteint &agrave; plus forte raison d&eacute;passer la barre des 500 francs. Nous sommes en face d&rsquo;une d&eacute;mission de l&rsquo;Etat qui est tellement faible qu&rsquo;il n&rsquo;inspire plus ni respect ni crainte. Les sp&eacute;culateurs sont connus, leurs complices sont connus, leurs protecteurs sont connus. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour ce qui est de la crise &eacute;nerg&eacute;tique qui frappe le pays &agrave; travers EDM-SA, il ne sert &agrave; rien d&rsquo;&eacute;voquer le manque d&rsquo;eau dans les barrages. Depuis belle lurette, les autorit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; inform&eacute;es des risques de rupture si les investissements ad&eacute;quats n&rsquo;&eacute;taient pas faits &agrave; temps. Mais pour d&rsquo;&eacute;videntes raisons &eacute;lectoralistes, le taureau n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; pris par les cornes&nbsp;; donc c&rsquo;est logique qu&rsquo;il nous &eacute;corne aujourd&rsquo;hui avec son lot de cons&eacute;quences sur l&rsquo;&eacute;conomie nationale. Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est pas sans nous rappeler les ann&eacute;es 96-97 o&ugrave; le manque d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; avait mis l&rsquo;&eacute;conomie &agrave; genoux. Sans le dire &agrave; haute voix, les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques craignent une r&eacute;p&eacute;tition du sc&eacute;nario. Et les propos tenus par le ministre de l&rsquo;Energie ne sont pas pour les rassurer.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quant &agrave; l&rsquo;arrestation et &agrave; la condamnation de nos confr&egrave;res, c&rsquo;est le genre de b&ecirc;tise dont un r&eacute;gime pourrait difficilement se remettre. Il n&rsquo;y a pas longtemps, on se gargarisait du fait que notre pays occupait le m&ecirc;me rang que la France dans le classement de la libert&eacute; de la presse. En un rien de temps, nous nous retrouvons derri&egrave;re les pays les plus totalitaires. Hormis cette comparaison qui n&rsquo;honore pas notre pays et ne grandit pas ceux qui ont pos&eacute; les actes attentatoires &agrave; la libert&eacute; d&rsquo;expression, il est &agrave; noter que cela d&eacute;note d&rsquo;une profonde intol&eacute;rance et d&rsquo;une volont&eacute; manifeste de mettre tout le monde au pas. Or en s&rsquo;attaquant &agrave; la presse, le r&eacute;gime de ATT br&ucirc;le l&rsquo;&eacute;tendard qui fait le label de notre pays. C&rsquo;est parce qu&rsquo;il y a une presse libre que les bailleurs de fonds aident le pays. A cet effet, il faudra surveiller le classement du Pnud de cette ann&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Concernant enfin la gr&egrave;ve de l&rsquo;UNTM, elle prouve qu&rsquo;il est loin le temps o&ugrave; la centrale syndicale accordait un an &agrave; ATT le temps de s&rsquo;installer. Il est loin le temps o&ugrave; la confiance r&eacute;gnait. En r&eacute;ussissant &agrave; paralyser deux jours durant le pays, l&rsquo;UNTM prouve non seulement sa capacit&eacute; de mobilisation mais montre en m&ecirc;me temps l&rsquo;inexistence du dialogue social. Mais c&rsquo;est moins la gr&egrave;ve que la rupture de confiance qui est grave. Parce que les responsables de l&rsquo;UNTM accusent ni plus ni moins le gouvernement de mauvaise foi et d&rsquo;incapacit&eacute; &agrave; faire face aux probl&egrave;mes qui se posent. &laquo;&nbsp;Nous rappelons &agrave; ATT que c&rsquo;est le refus du dialogue et les crises sociales qui ont fait tomber Moussa Traor&eacute;, nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; remettre le couvert s&rsquo;il ne change pas&nbsp;&raquo; ont tenu &agrave; d&eacute;clarer certains gr&eacute;vistes. Nous n&rsquo;en sommes pas l&agrave; mais cela prouve que le feu est sous la cendre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Certains observateurs estiment que ATT et ses amis se leurrent en ne gardant des derni&egrave;res &eacute;lections pr&eacute;sidentielles que les 71% de voix. En cela ils oublient que cela ne repr&eacute;sente en chiffres r&eacute;els que 1,5 million de Maliens sur les 12 millions que compte le pays. Les 10,5 millions qui n&rsquo;ont pas vot&eacute; constituent une masse silencieuse qui n&rsquo;est pas forc&eacute;ment d&rsquo;accord avec tout ce qui se passe. Ils se taisent sur leur douleur parce que comme le dirait l&rsquo;autre les grandes douleurs sont muettes. Les crises qu&rsquo;il vient de vivre ont montr&eacute; qu&rsquo;il ne dispose pas de relais suffisants, ni institutionnels, ni politiques, ni sociaux.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Les Brèves de Nouvelle République</title>
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<pubDate>Fri, 29 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><span lang="FR">Proc&egrave;s Harmattan-Saidi&nbsp;: Un honneur lav&eacute; &agrave; peu de frais<o:p></o:p></span></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le 20 juin dernier, le proc&egrave;s qui opposait les Editions l&rsquo;Harmattan au promoteur immobilier libano-ivoirien Mohamed Saidi Jamal s&rsquo;est finalement tenu. Apr&egrave;s la publication du livre &laquo;&nbsp;ATT-cratie&nbsp;: la promotion d&rsquo;un homme et de son clan&nbsp;&raquo; o&ugrave; de larges passages incriminaient l&rsquo;homme d&rsquo;affaire, celui-ci avait port&eacute; plainte pour diffamation. D&eacute;fendu par des avocats de renom comme Me Verg&egrave;s, Saidi r&eacute;clamait la somme de 1 million d&rsquo;euros (environ 650 millions de francs cfa) comme dommages et int&eacute;r&ecirc;ts et quelques euros par exemplaire du livre vendu. A l&rsquo;issue du proc&egrave;s, l&rsquo;Harmattan a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; verser 1000 euros (environ 650.000 francs cfa) &agrave; Saidi. Celui-ci s&rsquo;est estim&eacute; satisfait et n&rsquo;a pas interjet&eacute;&nbsp;appel. Pour l&rsquo;Harmattan, c&rsquo;est une d&eacute;faite pour le promoteur immobilier dans la mesure o&ugrave; recevoir 1000 euros quand on en demandait un million, c&rsquo;est vraiment loin du compte. Et de promettre de continuer son travail. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;&agrave; ce prix, l&rsquo;honneur n&rsquo;est pas cher pay&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut rappeler que Saidi est impliqu&eacute; dans la crise financi&egrave;re qui secoue la BHM, et l&rsquo;ACI lui r&eacute;clame pas moins de 2 milliards. Ce qui fait dire dans certains milieux qu&rsquo;il tenait &agrave; son proc&egrave;s contre l&rsquo;Harmattan dans l&rsquo;objectif de faire oublier ses d&eacute;boires au Mali.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">L&rsquo;Untm jusqu&rsquo;au bout<span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Siaka Diakit&eacute;, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;UNTM s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute; enti&egrave;rement satisfait de la gr&egrave;ve de 48 heures qui s&rsquo;est achev&eacute;e mercredi. Selon lui, le mouvement a &eacute;t&eacute; respect&eacute; &agrave; plus de 98% et a concern&eacute; des secteurs aussi sensibles que le transport a&eacute;rien, les services de sant&eacute;, la grande administration. &laquo;&nbsp;M&ecirc;me l&rsquo;EDM qui &eacute;tait en service minimum a effectu&eacute; un service minimum aggrav&eacute;&nbsp;&raquo; a-t-il lanc&eacute; sur un ton humoristique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Confiant apr&egrave;s ce qu&rsquo;il qualifie de victoire, Siaka promet de faire le point et de ne l&acirc;cher le gouvernement qu&rsquo;&agrave; la satisfaction de ses dol&eacute;ances. Dans son entourage, certains qui n&rsquo;ont plus rien &agrave; perdre comme les partants volontaires &agrave; la retraite et les compress&eacute;s rappellent qu&rsquo;ils &eacute;taient pr&eacute;sents en 1991.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Le gouverneur en campagne avec Assarid<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il s&rsquo;en passe des choses dans la campagne pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives du dimanche prochain. Au moment o&ugrave; le Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga fait le tour des r&eacute;gions pour voir l&rsquo;&eacute;tat de pr&eacute;paration de l&rsquo;Administration et exhorter les gouverneurs, pr&eacute;fets et sous pr&eacute;fets &agrave; une plus grande neutralit&eacute;, ce discours ne semble pas arriv&eacute; encore dans certaines localit&eacute;s comme Gao. C&rsquo;est ainsi que nous apprenons que le gouverneur de Gao s&rsquo;affiche publiquement aux c&ocirc;t&eacute;s des candidats de la liste Ad&eacute;ma. Il aurait ainsi effectu&eacute; un d&eacute;placement &agrave; N&rsquo;Tillit avec le d&eacute;put&eacute; sortant Assarid qui se bat pour revenir &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Ce qui n&rsquo;a pas manqu&eacute; de choquer les populations.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La semaine derni&egrave;re nous &eacute;crivions que les candidats de la liste Ad&eacute;ma battaient campagne dans le camp et avaient pu profiter des cars de l&rsquo;Arm&eacute;e qui avaient transporter des militants &agrave; leur meeting. Rappelons que la liste Ad&eacute;ma n&rsquo;a pas les faveurs des pronostics sauf &agrave; &ecirc;tre aid&eacute;e par l&rsquo;administration. Ce qui est fort &agrave; craindre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">IBK m&egrave;ne une campagne discr&egrave;te</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En commune IV, s&rsquo;il y a une liste qui retient l&rsquo;attention de tous, c&rsquo;est bien celle du RPM conduite par Ibrahim Boubacar K&eacute;ita, le pr&eacute;sident sortant de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Vainqueur dans cette commune contre ATT lors des pr&eacute;sidentielles, IBK est donn&eacute; archi favori pour les l&eacute;gislatives de dimanche. Mais &agrave; quelques heures de la fin de la campagne, force est de constater que IBK m&egrave;ne une campagne pour le moins discr&egrave;te. On ne le voit pas, ni en meeting ni en affiche, on ne le sent pas. Ce qui fait dire &agrave; beaucoup de personnes en commune IV qu&rsquo;il joue gros parce qu&rsquo;en face il y a de jeunes loups aux dents longues et qui ont d&eacute;j&agrave; trac&eacute; leurs sillons. IBK semble s&ucirc;r de sa popularit&eacute; dans sa commune. Attendons de voir si ce sera suffisant pour ne pas mener une vraie campagne.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ATT  comme Alpha ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-affaires-publiques/att-comme-alpha-7894.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">En recevant le rapport du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a engag&eacute; la Justice &agrave; prendre le relais afin que chacun assume ses responsabilit&eacute;s et r&eacute;pondre de ses actes. L&rsquo;opinion nationale est divis&eacute;e par rapport &agrave; la suite que pourrait r&eacute;server ATT au rapport du V&eacute;rificateur. Il y a ceux qui pensent que n&rsquo;ayant plus rien &agrave; perdre parce qu&rsquo;&eacute;tant &agrave; son dernier mandat, ATT pourrait faire comme son pr&eacute;d&eacute;cesseur.</p>
<p>&nbsp;On se rappelle que c&rsquo;est sous son second mandat que Alpha avait intensifi&eacute; la lutte contre la corruption passant de la p&eacute;dagogie &agrave; la r&eacute;pression. Ministres, directeurs g&eacute;n&eacute;raux et nationaux, maires, etc. ont &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s d&egrave;s lors qu&rsquo;il existait des &eacute;l&eacute;ments &agrave; poursuivre. ATT, en appelant la Justice &agrave; la rescousse serait donc dans la voie de Alpha qui avait frapp&eacute; les esprits et terroris&eacute; ceux qui n&rsquo;avaient peur de rien. </p>
<p>A c&ocirc;t&eacute; de ce lot, il y a ceux qui estiment que ATT est un vell&eacute;itaire. Pour eux, ATT n&rsquo;avait pas besoin du rapport du V&eacute;rificateur parce qu&rsquo;il conna&icirc;t tous les pr&eacute;dateurs et les soutiens dont ils disposent y compris jusque dans son entourage. Ce qui le handicaperait dans la mesure o&ugrave; il a laiss&eacute; faire et a permis &agrave; l&rsquo;impunit&eacute; de mieux s&rsquo;installer. S&rsquo;estimant au-dessus des lois et des normes, ils s&rsquo;en sont mis plein les poches en arrosant &agrave; volont&eacute; tous ceux qui pourraient leur garantir quelque impunit&eacute;.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Maintenant, il est clair que le rapport du V&eacute;rificateur n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;avantage de ceux qui d&eacute;claraient qu&rsquo;ils &eacute;taient des mod&egrave;les de bonne gestion et qui ont pass&eacute; cinq dans de l&rsquo;autosatisfaction et l&rsquo;autocongratulation. 102 milliards d&eacute;tourn&eacute;s en quatre ans, moins les 13 milliards du pr&eacute;c&eacute;dent rapport et les milliards des autres institutions de contr&ocirc;le et d&rsquo;inspection, cela fait beaucoup pour un pays comme le Mali qui vit de sa pauvret&eacute; et de l&rsquo;aide ext&eacute;rieure.<span style="">&nbsp; <br /></span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style=""></span>Et quand on sait que ce sont des services comme les Imp&ocirc;ts (38 milliards) et la Douane (15 milliards) qui tiennent le haut du pav&eacute;, il y a de quoi d&eacute;sesp&eacute;rer dans la mesure o&ugrave; les bailleurs de fonds ne comprendraient pas qu&rsquo;apr&egrave;s tous les efforts on en soit encore &agrave; ce niveau. A c&ocirc;t&eacute;, il y a des directions nationales mais surtout des d&eacute;partements importants comme l&rsquo;Education et la Sant&eacute; qui ont dilapid&eacute; les fonds de l&rsquo;Etat.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a d&eacute;clar&eacute;, que conna&icirc;tre le mal est d&eacute;j&agrave; un d&eacute;but de rem&egrave;de&nbsp;; mais encore faudrait-il avoir les moyens pour conduire la gu&eacute;rison &agrave; son terme. C&rsquo;est en cela qu&rsquo;il devra garder de vue les propos du V&eacute;rificateur qui estime qu&rsquo;il n&rsquo;y aura pas de monde sans corruption mais il faudrait que tous les corrompus soient punis. Vaste challenge quand on sait les ramifications des corrupteurs. Grand d&eacute;bat quand on conna&icirc;t la nature de notre Justice et ses faillites qui ne sont pas du seul domaine des comp&eacute;tences.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quand on voit l&rsquo;ampleur des chiffres, on peut comprendre pourquoi le V&eacute;rificateur n&rsquo;a pas voulu publier son rapport avant les &eacute;lections.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/les-breves-de-nouvelle-republique-5-2-7670.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: blue;">Investiture de ATT (1)&nbsp;: Le serment lu n&rsquo;est pas celui de la Constitution<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;un des temps forts de la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;investiture est sans conteste la lecture du serment par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Le texte du serment figure dans la Constitution et n&rsquo;a subi aucune modification. Et pourtant, le serment que ATT a pr&ecirc;t&eacute; est l&eacute;g&egrave;rement mais significativement diff&eacute;rent de celui qui figure dans la Constitution. Celui qui a &eacute;t&eacute; lu par ATT ne comporte pas le tron&ccedil;on de phrase o&ugrave; le pr&eacute;sident jure de &laquo;&nbsp;respecter et de faire respecter la Constitution et la loi&nbsp;&raquo;. Comme il est difficile de croire que c&rsquo;est fait de mani&egrave;re d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e, on peut croire que c&rsquo;est sous le coup de l&rsquo;&eacute;motion que cette omission a &eacute;t&eacute; commise. Mais comme le disent certains, il y a des omissions qui en disent long.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Investiture de ATT (2)&nbsp;: Pas une minute de silence pour le maire<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Lors de la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;investiture du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, hommage a &eacute;t&eacute; rendu au District de Bamako et au maire de la Commune III de Bamako qui re&ccedil;oivent sur leur territoire ATT et ses h&ocirc;tes. Mais personne n&rsquo;a eu la pr&eacute;sence d&rsquo;esprit, y compris le pr&eacute;sident ATT, d&rsquo;&eacute;voquer le d&eacute;funt Moussa Badoulaye Traor&eacute; encore moins faire observer une minute de silence en sa m&eacute;moire. Cela aurait &eacute;t&eacute; un hommage m&eacute;rit&eacute; pour un homme qui aurait sans doute mis les petits plats dans les grands pour que Bamako soit &agrave; la hauteur de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. Pourtant son cadavre &eacute;tait encore tout chaud en cette journ&eacute;e du vendredi 8 juin parce que c&rsquo;est la veille qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; enterr&eacute; en pr&eacute;sence de toutes les autorit&eacute;s de la R&eacute;publique.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Investiture de ATT (3)&nbsp;: l&rsquo;ORTM reprend du<span style="">&nbsp; </span>service&hellip;public<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&Ccedil;a devait leur manquer, &ccedil;a devait m&ecirc;me les d&eacute;manger. Il s&rsquo;agit de nos amis de l&rsquo;ORTM, &laquo;&nbsp;la passion du service public&nbsp;&raquo;. Sevr&eacute; durant la campagne de se livrer &agrave; leur sport favori, ils ont attendu patiemment leur heure pour se venger. Quelques jours avant l&rsquo;investiture, les boy&rsquo;s de Sidiki Konat&eacute; font annoncer en fanfare qu&rsquo;il y aura une s&eacute;rie d&rsquo;&eacute;missions sp&eacute;ciales sur les r&eacute;alisations du pr&eacute;sident ATT et sur les perspectives de son second mandat. Mais force est de reconna&icirc;tre que les t&eacute;l&eacute;spectateurs ont &eacute;t&eacute; sinon d&eacute;&ccedil;us du moins sont rest&eacute;s sur leur faim. Parce que l&rsquo;ORTM leur a servi tout simplement du r&eacute;chauff&eacute;. Certainement fatigu&eacute;s par cinq ans de propagande assidue, nos amis ne se sont m&ecirc;me pas donn&eacute;s la peine de r&eacute;actualiser les &eacute;l&eacute;ments dont certains datent un peu. Mais pour donner le change, ils ont aussi profiter de l&rsquo;occasion pour diffuser le fameux film d&rsquo;un certain Gostam qui parle du Mali, de ses potentialit&eacute;s et des ministres. Financ&eacute; par le minist&egrave;re de la Promotion des Investissements &agrave; hauteur de 200 millions, le film enti&egrave;rement r&eacute;alis&eacute; par Gotsman et sa famille est de la m&ecirc;me veine que les productions de l&rsquo;ORTM.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais c&rsquo;est le jour de l&rsquo;investiture que l&rsquo;ORTM a sorti le grand jeu. Outre la retransmission en direct de la c&eacute;r&eacute;monie, Sidiki a joint &agrave; son cahier de charges du jour la retransmission en direct du concert qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; au stade Modibo K&eacute;ita. L&agrave; &eacute;galement, l&rsquo;ORTM a laiss&eacute; les t&eacute;l&eacute;spectateurs sur leur<span style="">&nbsp; </span>faim. En effet, d&egrave;s que le couple pr&eacute;sidentiel a pris cong&eacute;, le direct a &eacute;t&eacute; coup&eacute;. Comme pour dire aux Maliens&nbsp;: &laquo;&nbsp;passion du service public&nbsp;&raquo; oui, mais faut pas exag&eacute;rer non plus.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Investiture de ATT (4)&nbsp;: Guillaume Soro, <span style="">&nbsp;</span>1er &agrave; l&rsquo;applaudim&egrave;tre<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">De tous les invit&eacute;s, seuls trois ont arrach&eacute; des applaudissements nourris aux invit&eacute;s qui &eacute;taient dans la salle Jeli Baba Cissoko. Le premier &agrave; l&rsquo;applaudim&egrave;tre fut sans conteste le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro. La salle s&rsquo;est pratiquement lev&eacute;e pour lui r&eacute;server un ban. Suivent dans l&rsquo;ordre le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res de la France, Bernard Kouchner et l&rsquo;envoy&eacute; sp&eacute;cial du Premier ministre japonais.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Investiture de ATT (5)&nbsp;: L&rsquo;absence de Soumeylou et de Ti&eacute;bil&eacute; remarqu&eacute;es<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Rares sont les invit&eacute;s &agrave; n&rsquo;avoir pas remarquer la pr&eacute;sence des challengers de ATT lors de la derni&egrave;re pr&eacute;sidentielle&nbsp;: IBK du fait que naturellement il ne pouvait &ecirc;tre absent de par ses fonctions de pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;; Mariko qui &eacute;tait en grande conversation avec IBK et quelques ministres&nbsp;; Blaise, Mme Diallo et Maguiraga sagement assis. Mais o&ugrave; sont donc pass&eacute;s Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga et Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;&nbsp;? Les deux n&rsquo;&eacute;taient pas contre le principe de participer &agrave; l&rsquo;investiture de ATT. &laquo;&nbsp;Mais encore faudrait que je dispose d&rsquo;une carte d&rsquo;invitation&nbsp;&raquo;<span style="">&nbsp; </span>a r&eacute;pondu SBM &agrave; IBK qui le sollicitait pour la c&eacute;r&eacute;monie. <br /></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Celui qui &eacute;tait charg&eacute; de distribuer les cartes, un certain Seydou Patrice, a remis la carte de SBM la nuit &agrave; un cousin (malade couch&eacute;) de celui-ci qui loge &agrave; N&rsquo;Tominkorobou alors que ledit Seydou conna&icirc;t tous les chemins qui m&egrave;nent au domicile de Soumeylou. C&rsquo;est le jour de l&rsquo;investiture, aux environs de 9H que SBM a pu entrer en possession de sa carte. Ti&eacute;bil&eacute; qui s&rsquo;informait au fur et &agrave; mesure que la nuit avance, a semble-t-il d&eacute;cid&eacute; de ne pas faire le d&eacute;placement si Soumeylou n&rsquo;avait pas de carte. Ce n&rsquo;est donc ni par refus encore moins par d&eacute;fiance&nbsp;; mais juste une &laquo;&nbsp;d&eacute;faillance&nbsp;&raquo; (de bonne foi&nbsp;?) qui a conduit &agrave; l&rsquo;absence de SBM &agrave; l&rsquo;investiture.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il est &agrave; d&eacute;plorer l&rsquo;amateurisme et le peu de respect &agrave; ce niveau. Il aurait &eacute;t&eacute; plus simple de confier le travail au protocole qui n&rsquo;aurait pas manqu&eacute; d&rsquo;acheminer les cartes en temps et en heure. C&rsquo;est &agrave; ces petits d&eacute;tails qu&rsquo;on peut se rendre compte de la comp&eacute;tence et du s&eacute;rieux de ceux &agrave; qui on confie des missions.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Investiture de ATT (6)&nbsp;: Le pr&eacute;sident adopte le slogan de Boub&egrave;ye<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Adepte lui aussi des improvisations, le pr&eacute;sident ATT ne s&rsquo;en est pas priv&eacute; en plein milieu de son discours d&rsquo;investiture. L&rsquo;assistance l&rsquo;a clairement vu lever la t&ecirc;te et regarder les invit&eacute;s droit dans les yeux avant de laisser tomber&nbsp;: &laquo;&nbsp;Au moment de la campagne, il y a un candidat qui disait qu&rsquo;il faut que la situation change. Je suis d&rsquo;accord avec lui, je me retrouve totalement dans son slogan, il faut que la situation change&nbsp;&raquo;. Le pr&eacute;sident venait de d&eacute;montrer qu&rsquo;il suivait la campagne de ses adversaires et qu&rsquo;ils &eacute;taient loin d&rsquo;&ecirc;tre les terroristes que certains z&eacute;lateurs avaient d&eacute;peints. Avec un peu de courage, il aurait pu entonner l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; du slogan&nbsp;: &laquo;&nbsp;La situation doit changer&nbsp;; la situation peut changer&nbsp;; la situation va changer&nbsp;&raquo;. Cette digression &agrave; un moment aussi solennel a &eacute;t&eacute; accueillie par une salve d&rsquo;applaudissements. Ce qui &agrave; fait dire &agrave; beaucoup d&rsquo;observateurs, que ATT venait de faire un clin d&rsquo;&oelig;il &agrave; Soumeylou. Si pour le diagnostic les deux semblent se retrouver, il reste &agrave; voir quels sont les rem&egrave;des que ATT appliquera pour que la situation change.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Investiture de ATT (7)&nbsp;: La femme de Sassou chez les marabouts de Touba<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pr&eacute;sident congolais D&eacute;nis Sassou N&rsquo;Guessou est semble-t-il le dernier pr&eacute;sident &agrave; avoir quitt&eacute; Bamako. Il se dit que l&rsquo;homme est tr&egrave;s port&eacute; sur la bombance et ne refuse jamais les vir&eacute;es nocturnes fortement arros&eacute;es dans les bo&icirc;tes de nuit. Il se dit aussi que sa femme a profit&eacute; du s&eacute;jour pour rendre visite &agrave; des marabouts r&eacute;put&eacute;s influents &agrave; Touba et &agrave; Banamba. Il se dit &eacute;galement qu&rsquo;un de ses gardes de corps aurait succomb&eacute; au charme d&rsquo;une de nos compatriotes et tenait &agrave; c&eacute;l&eacute;brer son mariage religieux.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Un an de salaire pour les d&eacute;serteurs du 23 mai 2006<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Apr&egrave;s les attaques simultan&eacute;es du 23 mai 2006 contre les villes de Kidal et de M&eacute;naka, certaines voix s&rsquo;&eacute;taient &eacute;lev&eacute;es pour demander que dans le traitement &agrave; faire du dossier, que la loi militaire s&rsquo;applique dans sa rigueur aux d&eacute;serteurs. On sait comment ils ont &eacute;t&eacute; trait&eacute;s et quel traitement a &eacute;t&eacute; privil&eacute;gi&eacute;. La vanit&eacute; de l&rsquo;accord a &eacute;t&eacute; h&eacute;las d&eacute;montr&eacute;e par la d&eacute;sertion r&eacute;cente de Bahanga et de ses hommes qui se sont r&eacute;fugi&eacute;s dans les collines non sans avoir attaqu&eacute; la ville de Tinzawat&egrave;ne occasionnant la mort de trois personnes.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il semble qu&rsquo;un fait r&eacute;cent vient de troubler le moral des troupes, notamment celles stationn&eacute;es &agrave; Gao et dans le nord. En effet, les militaires ont appris que les d&eacute;serteurs du 23 mai 2006 ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un rappel de salaire et ont per&ccedil;u l&rsquo;&eacute;quivalent d&rsquo;un an de salaire. Ce qui a eu pour cons&eacute;quence de mettre leur moral en berne et certains parmi eux &eacute;prouveraient m&ecirc;me de la peine &agrave; porter la tenue.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Examen du CAP &agrave; Gao&nbsp;: une journ&eacute;e perdue &agrave; cause des primes<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Parall&egrave;lement &agrave; l&rsquo;examen du DEF qui a d&eacute;but&eacute; le lundi dernier devaient se d&eacute;rouler les examens du CAP. A Gao, il semble que la journ&eacute;e du lundi pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme perdue &agrave; cause d&rsquo;un diff&eacute;rend qui a oppos&eacute; le directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie S&eacute;kou Moussa Diabat&eacute; aux surveillants. L&rsquo;incompr&eacute;hension est n&eacute;e des primes de surveillances d&rsquo;un montant de 3600 francs par jour. Le directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie a propos&eacute; de payer les surveillants en fonction de leurs jour de surveillance. Par contre ceux-ci ont estim&eacute; que les primes devraient &ecirc;tre pay&eacute;es sur l&rsquo;ensemble des jours d&rsquo;examen c&rsquo;est-&agrave;-dire du lundi au vendredi. Le directeur ne voulait pas l&rsquo;entendre de cette oreille. Devant son ent&ecirc;tement, les surveillants ont boycott&eacute; la journ&eacute;e du lundi. <br /></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour parer au plus press&eacute;, le directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie a r&eacute;quisitionn&eacute; des secr&eacute;taires pour assurer la surveillance. Devant leur incomp&eacute;tence (il semble qu&rsquo;ils emp&ecirc;chaient les &eacute;l&egrave;ves d&rsquo;aller m&ecirc;me faire leurs besoins) les &eacute;l&egrave;ves sont sortis pour se rendre au gouvernorat. En l&rsquo;absence du gouverneur, ils ont rencontr&eacute; le conseiller aux affaires administratives qui les a &eacute;cout&eacute;s avant de les faire raccompagner par le commissaire de police pour s&rsquo;enqu&eacute;rir de la situation. Confrontation a eu lieu entre le directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie et les surveillants qui ont boycott&eacute; la surveillance. Finalement, tout est rentr&eacute; dans l&rsquo;ordre parce que le directeur a &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de se ranger &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation correcte de la d&eacute;cision et &agrave; payer tous les jours de surveillance &agrave; l&rsquo;exception du lundi.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Elections l&eacute;gislatives&nbsp;: Entre 150 et 170 si&egrave;ges pour l&rsquo;Ad&eacute;ma, le Cnid et l&rsquo;URD</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Avant m&ecirc;me le d&eacute;but de la campagne pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives, chaque formation politique &eacute;tait plong&eacute;e dans ses petits calculs. L&rsquo;Ad&eacute;ma qui n&rsquo;a peur de rien avait annonc&eacute; depuis fort longtemps les couleurs en insistant sur le fait qu&rsquo;avec les l&eacute;gislatives, il lui faudrait gagner la majorit&eacute; absolue &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Mais l&rsquo;ancien parti majoritaire, apr&egrave;s la confection des listes, pr&eacute;cise ses ambitions. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il se dit au niveau du CE de l&rsquo;Ad&eacute;ma, qu&rsquo;au soir du 22 juillet, les Abeilles pourraient se retrouver avec 90 ou 100 d&eacute;put&eacute;s. Ce qui fait grincer bien de dents au sein de l&rsquo;ADP mais au-del&agrave; &eacute;galement. Mais l&rsquo;Ad&eacute;ma n&rsquo;est pas la seule formation politique &agrave; se perdre dans les petits calculs. Ainsi l&rsquo;URD compte &eacute;galement sur un nombre important d&rsquo;&eacute;lus. On parle du c&ocirc;t&eacute; de la Poign&eacute;e de main d&rsquo;un nombre oscillant entre 40 et 45 d&eacute;put&eacute;s au bas mot. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le Cnid, autre parti politique au sein de l&rsquo;ADP, n&rsquo;est pas en reste. De ce c&ocirc;te &eacute;galement on a sorti les calculettes et on d&eacute;clare fermement pouvoir obtenir entre 20 et 25 d&eacute;put&eacute;s. R&eacute;capitulons&nbsp;: l&rsquo;Ad&eacute;ma compte sur 90 et 100 d&eacute;put&eacute;s&nbsp;; l&rsquo;URD entre 40 et 45&nbsp;; le Cnid entre 20 et 25 &eacute;lus. Ce qui fait, rien que pour ces trois partis, un total qui varie entre 150 et 170 d&eacute;put&eacute;s. Faut-il signaler que l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, &agrave; la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, &laquo;&nbsp;ne compte que&nbsp;&raquo; 147 si&egrave;ges&nbsp;? Mais pour des gens qui ont r&eacute;ussi l&rsquo;exploit lors de la pr&eacute;sidentielle &agrave; nous sortir un total de 106,93% de total de suffrages des candidats, tout est possible. Les autres partis savent ce qu&rsquo;il leur reste &agrave; faire&nbsp;: abandonner parce que les si&egrave;ges sont d&eacute;j&agrave; pris au-del&agrave; de ce que l&rsquo;h&eacute;micycle permet.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Assembl&eacute;e nationale&nbsp;: les d&eacute;put&eacute;s sortants aiguisent les app&eacute;tits<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au moment o&ugrave; c&rsquo;est l&rsquo;effervescence sur tout l&rsquo;&eacute;chiquier politique, il y a encore quelques braves d&eacute;put&eacute;s qui continuent &agrave; animer les d&eacute;bats &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et &agrave; voter des lois. Mais quand on se rend compte qu&rsquo;ils ne perdent pas de vue leur propre int&eacute;r&ecirc;t, il est loisible de comprendre leur pr&eacute;sence au sein d&rsquo;un h&eacute;micycle abandonn&eacute; de tous. C&rsquo;est ainsi que le mercredi dernier, il y avait une pl&eacute;ni&egrave;re en pr&eacute;sence du ministre de l&rsquo;Economie et des finances, Abou Bakar Traor&eacute;, qui d&eacute;fendait deux projets et une proposition de loi. Les deux projets de loi concernaient la ratification de l&rsquo;Accord de Cotonou et le Millenium Challenge Account-Mali. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La proposition de loi se rapportait &agrave; la r&eacute;vision &agrave; la hausse des indemnit&eacute;s de repr&eacute;sentation des d&eacute;put&eacute;s ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;institution d&rsquo;une prime d&rsquo;&eacute;quipement pour les &eacute;lus. Les d&eacute;put&eacute;s ont expliqu&eacute; cette proposition par le fait qu&rsquo;il faut tenir compte de leur statut juridique et social et de l&rsquo;ampleur de leur mission au service de la Nation. Ainsi, l&rsquo;indemnit&eacute; de repr&eacute;sentation passe de 300.000 francs &agrave; 500.000 francs par mois. Pour ce qui est de l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;&eacute;quipement, ils ont fix&eacute; un forfait de 10 millions. En attendant de voir la r&eacute;action de la Cour constitutionnelle qui conna&icirc;t bien les d&eacute;put&eacute;s pour avoir invalid&eacute; certaines de leurs lois pour non conformit&eacute; &agrave; la Constitution notamment celle se rapport &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de sorite, on peut comprendre pourquoi les gens se bousculent et tout le monde cherche &agrave; &ecirc;tre d&eacute;put&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le gouvernement reconduit pour…3 mois : Les ministres vont être changés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/le-gouvernement-reconduit-pour%25e2%2580%25a63-mois-les-ministres-vont-etre-changes-7668.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: navy;">Vingt quatre heures apr&egrave;s l&rsquo;investiture du pr&eacute;sident ATT, le Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga lui a remis la d&eacute;mission du gouvernement. Apr&egrave;s l&rsquo;avoir accept&eacute;e, le pr&eacute;sident ATT a demand&eacute; au chef du gouvernement et &agrave; son &eacute;quipe de rester en place jusqu&rsquo;&agrave; la fin des &eacute;lections</span></em></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">. <o:p></o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour cela, Pinochet et son &eacute;quipe ont eu droit &agrave; ce qu&rsquo;on pourrait appeler une nouvelle lettre de cadrage mais bien resserr&eacute;e cette fois-ci. Pour les 3 mois de sursis, les membres du gouvernement ont quatre missions essentielles&nbsp;: l&rsquo;organisation et la bonne tenue des &eacute;lections l&eacute;gislatives&nbsp;; l&rsquo;approvisionnement correct en produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; et la stabilit&eacute; des prix&nbsp;; la conduite de toutes les diligences n&eacute;cessaires au bon fonctionnement des administrations et &agrave; la bonne tenue des finances publiques&nbsp;; le dialogue social avec les partenaires sociaux et le respect des diff&eacute;rents engagements avec les partenaires techniques et financiers.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ainsi sans risque de se tromper, on peut croire<span style="">&nbsp; </span>que les jours du Premier ministre Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga et de son &eacute;quipe sont compt&eacute;s. Mais avant de rendre le tablier, les ministres auront fort &agrave; faire parce que les missions que le pr&eacute;sident leur a confi&eacute;es sont loin d&rsquo;&ecirc;tre de la sin&eacute;cure. En effet, elles correspondent aux pr&eacute;occupations de l&rsquo;heure. Oblig&eacute; de tenir compte de tous les griefs enregistr&eacute;s &agrave; l&rsquo;occasion de la pr&eacute;sidentielle, le gouvernement est tenu d&rsquo;apporter les correctifs n&eacute;cessaires pour que les &eacute;lections l&eacute;gislatives se d&eacute;roulent dans un climat apais&eacute;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Si pour la pr&eacute;sidentielle, le sens des responsabilit&eacute;s et le sentiment r&eacute;publicain ont pr&eacute;valu pour tuer dans l&rsquo;&oelig;uf toute vell&eacute;it&eacute;, il est &agrave; craindre que 1000 candidats ne soient anim&eacute;s par les m&ecirc;mes sentiments. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;urgence &agrave; faire en sorte que l&rsquo;Administration qui a jou&eacute; un r&ocirc;le plus que d&eacute;plorable lors de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle fasse preuve d&rsquo;impartialit&eacute; et se tienne &agrave; &eacute;quidistance des listes en comp&eacute;tition. Pour ce qui est des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; et de la n&eacute;cessit&eacute; de stabiliser les prix, il n&rsquo;est un secret pour personne que ces derniers temps, l&rsquo;inqui&eacute;tude a grandi dans le milieu des consommateurs devant certains comportements. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire a d&eacute;cid&eacute; de mettre sur le march&eacute; des sticks importants de c&eacute;r&eacute;ales pour barrer le chemin &agrave; ceux qui voudraient profiter de la situation. Il esp&eacute;rer que cette op&eacute;ration aura le r&eacute;sultat escompt&eacute; parce qu&rsquo;on se rappelle du comportement &agrave; la limite de l&rsquo;incivisme de ceux-l&agrave; m&ecirc;mes &agrave; qui l&rsquo;Etat avait consenti des exon&eacute;rations pour importer les c&eacute;r&eacute;ales. Non seulement l&rsquo;autorit&eacute; publique a &eacute;t&eacute; incapable de les rappeler &agrave; l&rsquo;ordre mais il n&rsquo;y a eu aucune sanction contre ceux qui se rendus coupables de la hausse vertigineuse des prix. Politiquement, le ministre en charge du dossier, quoique confondu par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui lui a remis sa facture de riz aux antipodes de ses d&eacute;clarations n&rsquo;en a pas moins continu&eacute; &agrave; si&eacute;ger &agrave; la table du Conseil des ministres.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour le bon fonctionnement de l&rsquo;administration, il est &agrave; craindre que cette mission ne soit que pur v&oelig;u. En effet, il n&rsquo;est un secret pour personne que depuis au moins deux ans, l&rsquo;administration ne fait que le strict minimum. Les nombreuses rumeurs de remaniement, souvent de bonne source, ont d&eacute;mobilis&eacute; les fonctionnaires qui attendent l&eacute;gitimement les rempla&ccedil;ants de leurs chefs du jour. Or, en reconduisant le gouvernement avec comme mission de tenir jusqu&rsquo;aux &eacute;lections l&eacute;gislatives, personne n&rsquo;est dupe. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Tout le monde se qu&rsquo;au mieux des cas, l&rsquo;actuel gouvernement n&rsquo;a que trois mois de sursis tout au plus. Tout ce qui pourrait aggraver la situation d&rsquo;immobilisme. Cet immobilisme peut se constater au niveau m&ecirc;me du gouvernement. D&eacute;j&agrave; fortement &eacute;branl&eacute;e, la discipline gouvernementale pourrait succomber d&eacute;finitivement parce que certains ministres se diront &laquo;&nbsp;&agrave; quoi bon &eacute;couter un futur ancien Premier ministre&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Tout comme les autres fonctionnaires n&rsquo;&eacute;prouveront plus la m&ecirc;me ardeur &agrave; servir des sup&eacute;rieurs dont les jours sont compt&eacute;s.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">S&rsquo;il y a un point que le gouvernement devra surveill&eacute;, c&rsquo;est bien celui relatif au dialogue social et au respect des engagements pris. Depuis quelques temps, le thermom&egrave;tre social bout. L&rsquo;UNTM par exemple a d&eacute;pos&eacute; un pr&eacute;avis de gr&egrave;ve pour le 26 juin prochain. L est donc imp&eacute;rieux de laisser la maison dans un bon &eacute;tat&nbsp;: paix politique et paix sociale.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">ATT s&rsquo;est donn&eacute; l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance des l&eacute;gislatives. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, comme le Malien moyen, doit chercher ses rep&egrave;res sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique. La bipolarisation engendr&eacute;e par les positionnements des uns et des autres lors de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle a vol&eacute; en &eacute;clats &agrave; l&rsquo;occasion des l&eacute;gislatives &agrave; venir. ATT doit certainement s&rsquo;interroger sur l&rsquo;apport r&eacute;el de ses soutiens dans sa r&eacute;&eacute;lection. Il doit donc se dire que la meilleure fa&ccedil;on de proc&eacute;der serait d&rsquo;attendre les r&eacute;sultats des &eacute;lections l&eacute;gislatives qui apporteront une r&eacute;ponse claire sur le poids de chacun. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">D&rsquo;o&ugrave; son intention de temporiser. Ce faisant, il sait qu&rsquo;il m&eacute;contente y compris dans son proche entourage. Mais force est de reconna&icirc;tre que les &eacute;quations ne sont pas aussi simples qu&rsquo;elles paraissent. Qui sortira vainqueur&nbsp;? Y&rsquo;aura-t-il une opposition suite au scrutin&nbsp;? Comment contenir la boulimie de tous ceux qui l&rsquo;ont soutenu, partis politiques ou associations ou simples bonnes volont&eacute;s&nbsp;? Comment obtenir un consensus dynamique&nbsp;? A toutes ses questions, ATT a certainement voulu se donner trois mois, comme le gouvernement, avant d&rsquo;y r&eacute;pondre.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;<br />
<hr style="width: 100%; height: 2px;" /></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: blue;">Reconduction du gouvernement&nbsp;:<span style="">&nbsp; </span>des grincements de dents<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Si la reconduction du gouvernement pour trois mois a fait des heureux, ce sont bien entendus les ministres eux-m&ecirc;mes. Ceux-ci maigrissaient &agrave; vue d&rsquo;&oelig;il et trainait une mine lugubre rien qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;ils seront renvoy&eacute;s. ATT leur donne trois mois de sursis qui permettront &agrave; certains de mettre de l&rsquo;ordre dans les finances (un contr&ocirc;le peut toujours intervenir) et &agrave; d&rsquo;autres de racler les fonds de caisse (apr&egrave;s moi le d&eacute;luge).<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais cette mesure n&rsquo;a semble-t-il pas fait que des heureux. En effet, nombreux &eacute;taient ceux qui attendaient de voir les ministres chass&eacute;s et certains se voyaient d&eacute;j&agrave; &agrave; leur place. Le gros des m&eacute;contents se recruteraient au niveau de l&rsquo;ADP qui pensait qu&rsquo;une fois ATT &eacute;lu, il allait renvoyer l&rsquo;ascenseur pour leur permettre mieux pr&eacute;parer les &eacute;lections l&eacute;gislatives. Avec les moyens de l&rsquo;Etat. Ils ont sans doute oubli&eacute; que ATT les avait fait courir juste apr&egrave;s la mise en place de l&rsquo;ADP. Certains partis avaient battu tous les records en mati&egrave;res de CV. Visiblement, ils devront refr&eacute;ner leurs ardeurs et surtout faire la preuve de leur existence parce que dans l&rsquo;entourage de ATT, il se dit que ce sont les partis qui n&rsquo;ont rien apport&eacute; lors de la pr&eacute;sidentielle derni&egrave;re, au regard surtout du taux de participation.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Investiture du Président &#45; ATT « renvoyé à ses fonctions » pour 5 ans : « La situation va changer »</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/investiture-du-president-att-%25c2%25ab-renvoye-a-ses-fonctions-%25c2%25bb-pour-5-ans-%25c2%25ab-la-situation-va-changer-%25c2%25bb-7667.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">L&rsquo;investiture du pr&eacute;sident ATT pour son second devait &ecirc;tre inoubliable. Pour cela il fallait montrer &agrave; ceux qui en doutaient peut-&ecirc;tre encore un peu&nbsp;(on ne sait jamais avec<span style="">&nbsp; </span>tous ces aigris professionnels) que le pr&eacute;sident est bel et bien le pr&eacute;sident et que son score nord-cor&eacute;en ne traduit que la volont&eacute; des Maliens avec l&rsquo;onction de la communaut&eacute; internationale. <o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quelques jours avant la c&eacute;r&eacute;monie, la machine de propagande qui garde encore sa puissance de feu a annonc&eacute; que Bamako serait le lieu de rencontre sinon des &laquo;&nbsp;grands&nbsp;&raquo; du Monde du moins de ceux qui comptent en Afrique. Et comme &agrave; ce jeu-l&agrave;, aucun exc&egrave;s ne les fait reculer, les z&eacute;lateurs ont annonc&eacute; 25 chefs d&rsquo;Etat puis 17. Mais la r&eacute;alit&eacute;, pour ne pas dire la v&eacute;rit&eacute;, ne perd jamais du temps &agrave; rattraper son retard. Le vendredi, il n&rsquo;y avait que 7 chefs d&rsquo;Etat et m&ecirc;me l&agrave; il a fallu repousser le d&eacute;but de la c&eacute;r&eacute;monie (pr&eacute;vue pour d&eacute;marrer 10h, elle n&rsquo;a commenc&eacute; qu&rsquo;&agrave; 12h40) pour faire le plein de ceux qui ont accept&eacute; de faire le d&eacute;placement. La bonne humeur matinale a c&eacute;d&eacute; le pas &agrave; l&rsquo;impatience puis &agrave; l&rsquo;&eacute;nervement devant un retard qu&rsquo;aucun officiel n&rsquo;a eu la pr&eacute;sence d&rsquo;esprit d&rsquo;expliquer aux nombreux invit&eacute;s qui attendaient dans la salle Jeli Baba Cissoko. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Entre ceux qui &eacute;taient passablement de mauvaise humeur et ceux qui ne cessaient de regretter d&rsquo;avoir rater la pri&egrave;re du vendredi, le pr&eacute;sident ATT n&rsquo;avait pas une grande marge pour capter l&rsquo;auditoire. Malgr&eacute; un discours quelque peu &eacute;tir&eacute;, ATT a pu r&eacute;affirmer sa volont&eacute; de r&eacute;ussir le d&eacute;collage du pays. S&rsquo;appuyant sur six axes tir&eacute;s de son Programme de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social (mieux organiser l&rsquo;action publique pour soutenir efficacement les autres composantes du programme, am&eacute;liorer la production primaire et assurer la s&eacute;curit&eacute; alimentaire, mettre en place un environnement propice &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence et au d&eacute;veloppement du secteur priv&eacute;, ins&eacute;rer les femmes et les jeunes dans les circuits productifs, d&eacute;velopper les secteurs sociaux et proc&eacute;der aux indispensables reformes de soci&eacute;t&eacute;), le pr&eacute;sident ATT a d&eacute;clar&eacute; que son ambition est de faire du Mali un mod&egrave;le de bonne gouvernance. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; mettre en place un &laquo;&nbsp;Etat fort, une administration efficace, une justice assainie et des collectivit&eacute;s locales renforc&eacute;es&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">S&rsquo;appliquant &agrave; lire scrupuleusement son discours, ATT s&rsquo;est autoris&eacute; une improvisation. &laquo;&nbsp;Au moment de la campagne, un des candidats a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il faut que la situation change, je suis d&rsquo;accord avec lui, je me retrouve dans le slogan, il faut que la situation change&nbsp;&raquo; a l&acirc;ch&eacute; quelque peu hilare ATT. La salve d&rsquo;applaudissements qui a accueilli cet &laquo;&nbsp;aveu&nbsp;&raquo; pr&eacute;sidentiel vaut tous les barom&egrave;tres. Malgr&eacute; tout ce qui a pu se dire, malgr&eacute; les efforts que personne ne nie, le d&eacute;sir de changement demeure insatisfait chez les Maliens. Le diagnostic de Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga, l&rsquo;auteur du slogan devenu aujourd&rsquo;hui un leitmotiv, pour s&eacute;v&egrave;re qu&rsquo;il puisse para&icirc;tre n&rsquo;en demeure pas moins v&eacute;ridique. Que ce soit sur la corruption, sur l&rsquo;&eacute;ducation, sur l&rsquo;eau, sur la pauvret&eacute;, sur la gouvernance, sur le coton, la justice, l&rsquo;emploi, le r&eacute;gime de ATT I n&rsquo;a pas montr&eacute; une grande efficacit&eacute; &agrave; enrayer le mal qui frappe le pays dans ces secteurs. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En s&rsquo;engageant &agrave; faire &laquo;&nbsp;changer la situation&nbsp;&raquo;, ATT ne reconna&icirc;t pas seulement qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le seul d&eacute;positaire de la v&eacute;rit&eacute;, ATT ne marque pas seulement sa volont&eacute; &agrave; s&rsquo;ouvrir aux autres, mais il s&rsquo;engage &agrave; respecter le serment qu&rsquo;il a pr&ecirc;t&eacute; qui selon le procureur g&eacute;n&eacute;ral de la Cour supr&ecirc;me, Cheickna d&eacute;t&eacute;ba Kamissoko, n&rsquo;est pas une incantation. Concr&egrave;tement, il s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; lutter contre la corruption et &agrave; assainir la Justice. Il a pu constater comme d&rsquo;ailleurs tous les Maliens que lors de sa campagne, ses compagnons de tourn&eacute;es &eacute;lectorales ne sont pas les plus propres que compte le pays. Il y en a m&ecirc;me qui, de l&rsquo;avis de l&rsquo;opinion, se sont embarqu&eacute;s avec lui dans l&rsquo;espoir d&rsquo;&eacute;chapper aux foudres d&rsquo;une Justice qui n&rsquo;est pas un mod&egrave;le d&rsquo;&eacute;quit&eacute;. Il s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; b&acirc;tir un Etat fort. Il a pu voir que l&rsquo;implication &eacute;hont&eacute;e des repr&eacute;sentants de l&rsquo;Etat &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s lors de la campagne&nbsp;: ministres, gouverneurs, pr&eacute;fets, sous-pr&eacute;fets, directeurs g&eacute;n&eacute;raux et nationaux, DAF, forces de s&eacute;curit&eacute;, militaires, etc. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Du coup, nombre de Maliens ne peuvent s&rsquo;interdire de douter de l&rsquo;impartialit&eacute; de ceux qui devraient &ecirc;tre &agrave; la disposition de tous. Il devra travailler &agrave; leur redorer le blason. ATT s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; b&acirc;tir &laquo;&nbsp;l&rsquo;Universit&eacute; de nos besoins&nbsp;&raquo;. Il a pu se rendre compte que l&rsquo;&eacute;ducation traverse une profonde crise d&rsquo;identit&eacute;. Le pacte pour une &eacute;cole apais&eacute;e et performante a fait son temps avec des r&eacute;sultats plus que mitig&eacute;s. Comme l&rsquo;affirment les sages, il n&rsquo;y a rien de pire que de se leurrer soi-m&ecirc;me. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; travailler avec des cadres comp&eacute;tents et int&egrave;gres. Il a pu faire le constat que durant son premier mandat, une frange assez importante des hommes et des femmes qu&rsquo;il a appel&eacute;s aux commandes n&rsquo;&eacute;taient ni comp&eacute;tents, ni int&egrave;gres, ni m&ecirc;me humbles.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> Leur souci &eacute;tait moins le Mali que de lui plaire et de se faire les poches. ATT s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; faire plus de places aux femmes dans les instances de d&eacute;cision. Lors de la journ&eacute;e internationale de la femme, il a reconnu lui-m&ecirc;me que les femmes &eacute;taient sous repr&eacute;sent&eacute;es, y compris dans les postes nominatifs dont il assure la charge. ATT s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; assurer le renforcement des acquis d&eacute;mocratiques. Il a pu se rendre compte par lui-m&ecirc;me que malgr&eacute; tout le bien qu&rsquo;on a pu penser du consensus, c&rsquo;est un syst&egrave;me qui a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; pour mieux partager le petit g&acirc;teau et qui a anesth&eacute;si&eacute; ce que notre d&eacute;mocratie avait de plus dynamique et productif&nbsp;: les d&eacute;bats et la contradiction.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Apr&egrave;s ces engagements, ATT a eu le plaisir de voir ses invit&eacute;s monter &agrave; la tribune pour le f&eacute;liciter. Comme &laquo;&nbsp;ils sont venus pour cela et sont impatients de le f&eacute;liciter&nbsp;&raquo; (pour reprendre le directeur du protocole), il y eut de la bousculade et encore de la pagaille pour mettre fin &agrave; une c&eacute;r&eacute;monie qui a &eacute;t&eacute; plus harassante que grandiose, une c&eacute;r&eacute;monie sans &acirc;me malgr&eacute; les efforts de le pimenter. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi, pour inviter le peuple qui ne s&rsquo;est pas beaucoup montrer enthousiaste pour ne pas qu&rsquo;il a fait preuve d&rsquo;indiff&eacute;rence, un concert a &eacute;t&eacute; organis&eacute; au stade Modibo K&eacute;ita. M&ecirc;me l&agrave;, il y avait comme de la tristesse qui soufflait sur le stade malgr&eacute; les d&eacute;cibels et le talent des artistes invit&eacute;s.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">ATT a &eacute;t&eacute; investi, vive le pr&eacute;sident.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Damour&eacute; Ciss&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La pagaille du protocole</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/la-pagaille-du-protocole-7666.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ceux qui ont suivi la t&eacute;l&eacute;vision en ce jour d&rsquo;investiture ont pu voir, sans trop y croire, la longue attente du pr&eacute;sident Burkinab&egrave; &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport. Blaise Compaor&eacute; a d&ucirc; attendre 20 longues minutes dans l&rsquo;avion avant de fouler le sol malien parce qu&rsquo;il n&rsquo;y avait personne &agrave; l&rsquo;accueil. Mais ce n&rsquo;&eacute;tait que le d&eacute;but d&rsquo;une longue s&eacute;rie de bourdes ponctu&eacute;es d&rsquo;improvisation auxquelles le &laquo;&nbsp;malheureux&nbsp;&raquo; Blaise n&rsquo;allait pas &eacute;chapper. Comme quand le directeur du protocole, Modibo Diarra, a d&eacute;cid&eacute; que les chefs d&rsquo;Etas devaient monter pour f&eacute;liciter ATT &laquo;&nbsp;parce que c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils attendent tous&nbsp;&raquo;. Bonjour l&rsquo;humilit&eacute; et la modestie. Alors qu&rsquo;il aurait &eacute;t&eacute; c&eacute;ans et plus pratique que ce soit le pr&eacute;sident qui descende pour saluer ses invit&eacute;s. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Comme quand &eacute;galement le m&ecirc;me directeur du protocole a demand&eacute; aux autres d&eacute;l&eacute;gations de venir saluer ATT. La pagaille fut monstre et on a pu voir certains chefs d&rsquo;Etat, pi&eacute;tin&eacute;s, se lever pour ne pas se faire &eacute;craser. Le directeur du protocole qui devait &ecirc;tre tr&egrave;s &eacute;mu ou quelque peu fatigu&eacute; s&rsquo;est rendu coupable de deux bourdes qui auraient occasionn&eacute; des incidents diplomatiques sous d&rsquo;autres cieux. La premi&egrave;re bourde fut quand il a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; &agrave; haute et intelligible voix Thomas Yayi Boni comme pr&eacute;sident du Togo. M&ecirc;me le pr&eacute;sident ATT a d&ucirc; faire de grands gestes pour lui dire qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait tromp&eacute;. La seconde bourde fut quand il a annonc&eacute; Driss J&eacute;tou, Premier ministre du Royaume du Maroc. Le diplomate qu&rsquo;il est sait que les Marocains tiennent, comme &agrave; la prunelle de leurs yeux, qu&rsquo;on dise le Royaume Ch&eacute;rifien du Maroc.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais avant cette succession de bourdes et d&rsquo;improvisations, certains invit&eacute;s ont eu tout le mal du monde &agrave; retrouver leur place. Il n&rsquo;y avait rien de pr&eacute;vu pour indiquer les bons emplacements. On ne vous dit pas la pagaille.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Du beau monde malgr&eacute; des absents de marque<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Contrairement &agrave; ce qui avait &eacute;t&eacute; annonc&eacute; par certains journaux de la place, il n&rsquo;y eut finalement que 7 chefs d&rsquo;Etat &laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo; au lieu des 25 r&eacute;duits par la fin &agrave; 17. Mais c&rsquo;&eacute;tait suffisant au bonheur de ATT qui avait en plus, une vice-pr&eacute;sidente (Gambie), trois Premiers ministres (Maroc, S&eacute;n&eacute;gal et C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire), deux pr&eacute;sidents de S&eacute;nat (Alg&eacute;rie et Espagne), un pr&eacute;sident d&rsquo;Assembl&eacute;e nationale (Ghana), le Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat am&eacute;ricain &agrave; l&rsquo;Agriculture, le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res de la France, quatre envoy&eacute;s sp&eacute;ciaux (Libye, Japon, Luxembourg et Arabie Saoudite), un pr&eacute;sident de Cour constitutionnelle (Niger).<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais cela ne peut masquer l&rsquo;absence du pr&eacute;sident libyen, ami de ATT&nbsp;; du pr&eacute;sident sud-africain ou de celui du Nigeria, ou de celle du Liberia avec qui ATT a d&rsquo;anciennes relations de travail dans le cadre de la m&eacute;diation, ou des repr&eacute;sentants des pr&eacute;sidents de la Guin&eacute;e, de la Guin&eacute;e-Bissau, du Togo, de l&rsquo;Union africaine etc. Ce qui fait dire que ATT a pay&eacute; la ran&ccedil;on d&rsquo;une diplomatie quelque peu tatillonne.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pr&eacute;sident tue le consensus, vive l&rsquo;opposition<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Dans son discours d&rsquo;investiture, le pr&eacute;sident ATT s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; entreprendre &laquo;&nbsp;toutes les reformes indispensables &agrave; la modernisation de nos institutions et &agrave; la consolidation de notre syst&egrave;me politique&nbsp;&raquo;. A cet effet a-t-il ajout&eacute;, il renforcera le statut de l&rsquo;opposition et &agrave; faire du leader de l&rsquo;opposition une personnalit&eacute; reconnue de l&rsquo;Etat. Il est &eacute;vident que malgr&eacute; son intention de travailler avec tout le monde, ATT envisage s&eacute;rieusement l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;une opposition qui mettrait de facto fin au consensus. Ce qui devrait normalement permettre &agrave; notre d&eacute;mocratie de revivre en laissant peu dela place aux d&eacute;rives constat&eacute;es. Il faut rappeler qu&rsquo;en Mauritanie, le pas a &eacute;t&eacute; saut&eacute; et le chef de l&rsquo;opposition jouit de tous les avantages reconnus &agrave; un ministre par exemple.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La longue et belle limousine du pr&eacute;sident<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Un confr&egrave;re de la place, le Challenger pour ne pas le nommer, avait vendu la m&egrave;che deux jours avant l&rsquo;investiture&nbsp;: le pr&eacute;sident s&rsquo;est fait acheter une nouvelle voiture en remplacement de l&rsquo;habituelle 607 appel&eacute;e &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite apr&egrave;s de bons et loyaux services rendus &agrave; Koulouba. Mais seulement, celle que nous avons vue le vendredi dernier n&rsquo;avait rien avoir avec la photo qui a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e par notre confr&egrave;re o&ugrave; on a pu voir une belle et remarquable am&eacute;ricaine. En effet, c&rsquo;est dans une belle limousine Merced&egrave;s que le couple pr&eacute;sidentiel a fait son arriv&eacute;e sur l&rsquo;esplanade du Centre international des conf&eacute;rences de Bamako. Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, il semble que le pr&eacute;sident ATT tienne encore &agrave; sa 607. Sit&ocirc;t la gerbe de fleur d&eacute;pos&eacute;e au monument des Martyrs de l&rsquo;Ind&eacute;pendance, le pr&eacute;sident a fait partir sa belle limousine pour se retrouver dans son habituelle 607.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial &#45; Entre humilité et efficacité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entre-humilite-et-efficacite-7540.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sera investi demain pour son second mandat. Hormis son caract&egrave;re solennel, l&rsquo;investiture<span style="">&nbsp; </span>de demain ne d&eacute;cha&icirc;ne pas les foules et les passions qu&rsquo;elle soul&egrave;ve ne d&eacute;passe gu&egrave;re le cercle de quelques z&eacute;lateurs du r&eacute;gime. Les conditions dans lesquelles ATT a obtenu son &eacute;lection, les attentes des Maliens combin&eacute;es aux d&eacute;ceptions engendr&eacute;es par son premier mandat devraient l&rsquo;inciter &agrave; pers&eacute;v&eacute;rer dans l&rsquo;humilit&eacute; qu&rsquo;il observe et qu&rsquo;il a impos&eacute;e &agrave; ses plus chauds partisans depuis sa victoire. </span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le dernier mandat de ATT devrait &ecirc;tre plac&eacute; sous le double signe de l&rsquo;humilit&eacute; et de l&rsquo;efficacit&eacute;. Il en aura besoin parce que malgr&eacute; sa victoire, son premier mandat a frapp&eacute; le pouvoir d&rsquo;un discr&eacute;dit quasi d&eacute;finitif&nbsp;; discr&eacute;dit qui a d&eacute;teint (irr&eacute;m&eacute;diablement&nbsp;?) sur sa propre image. La d&eacute;t&eacute;rioration des conditions de vie des Maliens, la corruption du pouvoir et l&rsquo;affairisme dans toutes les sph&egrave;res du pouvoir y compris jusque dans les couloirs du Palais ont sans doute largement contribu&eacute; &agrave; cela. Il lui revient de redresser la barre et de mettre un peu d&rsquo;ordre dans la maison. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les bonnes intentions et son volontarisme d&eacute;brid&eacute; que beaucoup de Maliens qualifient de dangereux populisme devraient c&eacute;der la place &agrave; plus de rigueur et de lisibilit&eacute;. Durant son premier mandat, nos compatriotes ont pu voir un ATT voulant plaire &agrave; tout le monde, un ATT tr&egrave;s sensible &agrave; son image, un ATT qui aime &ecirc;tre flatt&eacute;. Avec les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles, nous avons atteint des sommets jamais &eacute;gal&eacute;s de flagornerie. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">M&ecirc;me dans son entourage, ceux qui ont compris que ATT se prenait pour Narcisse ont sacrifi&eacute; l&rsquo;exigence d&rsquo;efficacit&eacute; sur l&rsquo;autel des intrigues de palais et des ph&eacute;nom&egrave;nes de cour. Il ne viendrait &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de personne de le voir renoncer &agrave; sa personnalit&eacute; d&rsquo;homme affable encore moins de se transformer subitement en p&egrave;re fouettard&nbsp;; mais un chef d&rsquo;Etat tient en premier lieu l&rsquo;Etat. Maintenant qu&rsquo;il est &agrave; son dernier mandat, il doit montrer la pleine mesure de ce qu&rsquo;il sait faire afin de se r&eacute;habiliter au b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;un Etat fort et juste.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour son second mandat, les chantiers qui attendent ATT sont nombreux. Mieux que quiconque, il sait que le moral des Maliens est en berne pour des motifs aussi vari&eacute;s que divers. Pour &eacute;viter que la sinistrose ne s&rsquo;installe de mani&egrave;re durable, il n&rsquo;y a pas de temps &agrave; perdre. Il doit enrayer la flamb&eacute;e des prix des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;. Les arguments des cours mondiaux (pour le lait notamment) pourraient &ecirc;tre courts aux yeux de nos compatriotes qui ne comprennent pas ce qui leur arrive&nbsp;: le lait, les c&eacute;r&eacute;ales, l&rsquo;aliment b&eacute;tail etc. tous prennent l&rsquo;ascenseur. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quand ils entendent la Commissaire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire promettre que tout baignera comme dans un paradis sur terre, ils ont la nette impression qu&rsquo;il y a comme de la provocation dans l&rsquo;air. Ce n&rsquo;est jamais trop de le dire mais le fait que tous les syndicats y compris celui de l&rsquo;ORTM entrent en &eacute;bullition est suffisamment indicateur de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit<span style="">&nbsp; </span>qui flotte sur le pays.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident ATT doit honorer la promesse vieille de mai 2002 de r&eacute;unir autour d&rsquo;une table, au lendemain de l&rsquo;investiture du 8 juin 2002, l&rsquo;ensemble de la classe politique pour la relecture des textes fondamentaux de la R&eacute;publique. Le consensus de son premier mandat &eacute;tait une occasion inesp&eacute;r&eacute; de lire et de relire, sans passion, l&rsquo;ensemble desdits textes. Mais h&eacute;las&nbsp;! Les &eacute;lections ont apport&eacute; la preuve que tous nos textes sont inop&eacute;rants quand ils ne sont pas obsol&egrave;tes. De la Constitution &agrave; la loi &eacute;lectorale en passant par la charte des partis et le fichier &eacute;lectoral, tout cet arsenal m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;poussi&eacute;r&eacute; pour &ecirc;tre en phase avec une R&eacute;publique qu&rsquo;on veut moderne et mod&egrave;le. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Certains observateurs et m&ecirc;me une partie de l&rsquo;opinion lui pr&ecirc;tent l&rsquo;intention de vouloir &laquo;&nbsp;rectifier&nbsp;&raquo; la Constitution en sa faveur pour lui permettre de sauter le verrou de la limitation des mandats et de lui ouvrir le boulevard des pr&eacute;sidences &agrave; vie. Cela pourrait &ecirc;tre tentant mais gare &agrave; lui s&rsquo;il c&eacute;dait &agrave; la tentation. Il devrait plut&ocirc;t faire en sorte de r&eacute;ussir l&agrave; o&ugrave; son pr&eacute;d&eacute;cesseur a &eacute;chou&eacute;&nbsp;: b&eacute;tonner le verrou de la limitation des mandats pour en emp&ecirc;cher toute autre interpr&eacute;tation que de partir apr&egrave;s deux mandats, successifs ou non, sans possibilit&eacute; de revenir.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais s&rsquo;il y a un dossier qui doit hanter au propre le pr&eacute;sident ATT, c&rsquo;est certainement celui du coton. Il a pu obtenir que la privatisation de la CMDT soit repouss&eacute;e &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e prochaine. Mais l&rsquo;ann&eacute;e prochaine c&rsquo;est dans 6 mois. Or il sait que la privatisation fait peur aux producteurs &agrave; tel point qu&rsquo;un de ses plus fid&egrave;les lieutenants en la personne du pr&eacute;sident de l&rsquo;APCAM a publiquement d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il fera tout pour faire &eacute;chouer la privatisation. Qu&rsquo;il bluffe ou qu&rsquo;il soit en mission (une sorte de ballon d&rsquo;essai pour voir les r&eacute;actions), il surfe sur l&rsquo;angoisse des producteurs qui sont aujourd&rsquo;hui r&eacute;duits &agrave; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esclavage.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> ATT appr&eacute;hende la r&eacute;action des cotonculteurs qui ont prouv&eacute; par le pass&eacute; qu&rsquo;ils peuvent &ecirc;tre intraitables. A lui de les rassurer en montrant la voie &agrave; suivre dans un langage qu&rsquo;ils comprennent, fait de v&eacute;rit&eacute;, sans d&eacute;magogie. Sinon, ils l&rsquo;accuseront d&rsquo;avoir n&eacute;goci&eacute; juste le temps de voir ses &eacute;lections pass&eacute;es. Cela, sans perdre de vue, que les bailleurs de fonds l&rsquo;observent particuli&egrave;rement aux engagements pris par rapport &agrave; ce dossier.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour que ATT r&eacute;ussisse les chantiers, qui sont loin d&rsquo;&ecirc;tre exhaustifs, que nous venons d&rsquo;&eacute;num&eacute;rer, il faudrait d&eacute;j&agrave; qu&rsquo;il soit capable de remettre les Maliens et leur administration au travail. Et &ccedil;a c&rsquo;est tout un programme.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral&nbsp;(1) : &ldquo;C&rsquo;est la ministre de la Justice qui m&rsquo;a sauv&eacute;&rdquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, Sidi Sosso Diarra, a entrepris une vaste campagne de communication &agrave; destination de la France. Accompagn&eacute; de son directeur de la communication, Adam Thiam, le V&eacute;rificateur a &eacute;t&eacute; l&rsquo;invit&eacute; de RFI avant de rencontrer&hellip;trois journalistes africains dans une salle, comme on peut l&rsquo;imaginer, vide. Mais on aura remarqu&eacute; que le V&eacute;rificateur qui est g&eacute;n&eacute;ralement avare de commentaires s&rsquo;est v&eacute;ritablement l&acirc;ch&eacute; lors de cette campagne de communication qui a pris fin le week-end dernier.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est ainsi que sur RFI par exemple, on a entendu un V&eacute;rificateur particuli&egrave;rement satisfait de ses enqu&ecirc;tes et de son ind&eacute;pendance. Sidi Diarra est content de la v&eacute;rification op&eacute;r&eacute;e au niveau de l&rsquo;Office du Niger o&ugrave; &laquo;&nbsp;on a d&eacute;couvert un d&eacute;couvert de 1,5 milliards. Tous les principaux responsables ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s&nbsp;&raquo;. Par contre, il garde un bien mauvais souvenir de l&rsquo;&eacute;pisode de la TVA. &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais entrepris une vaste enqu&ecirc;te sur la TVA au Mali. Tout le secteur priv&eacute; s&rsquo;est lev&eacute; et a intent&eacute; un proc&egrave;s contre moi avec pour intention avou&eacute;e de fermer le Bureau du v&eacute;rificateur. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il a fallu le coup de main de la ministre de la Justice sinon nous &eacute;tions dans une posture assez mauvaise&nbsp;&raquo;. Bel aveu de la part de quelqu&rsquo;un que tous les Maliens pensent intouchable. Alors d&rsquo;o&ugrave; vient cette mauvaise posture dont parle le V&eacute;rificateur&nbsp;? Myst&egrave;re. Tr&egrave;s en verve sur les antennes de la radio mondiale, le V&eacute;rificateur avoue avoir &eacute;t&eacute; mal accueilli et m&ecirc;me avoir eu &agrave; faire &agrave; de l&rsquo;hostilit&eacute;, &laquo;&nbsp;mais s&rsquo;il y a des pressions, je pr&eacute;f&egrave;re partir et d&eacute;missionner&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut dire que dans ces m&ecirc;mes colonnes, nous avions publi&eacute; le rapport provisoire du V&eacute;rificateur sur l&rsquo;Office du Niger qui fait &eacute;tat d&rsquo;un d&eacute;tournement de plus de 7 milliards. Et depuis lors, il semble qu&rsquo;il y ait une sorte de black-out qui ne dit pas son nom. Officiellement, la direction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Office du Niger dispose d&rsquo;un droit de regard sur ledit rapport afin d&rsquo;y apporter des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;&eacute;claircissements. Mais force est de reconna&icirc;tre que cela dure. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour ce qui est des pressions, nous avions parl&eacute; du cas de la CMDT o&ugrave; les v&eacute;rificateurs envoy&eacute;s sur place ont &eacute;t&eacute; proprement renvoy&eacute;s. Certaines langues avaient m&ecirc;me soutenu que c&rsquo;est suite &agrave; cela que le V&eacute;rificateur est parti..&agrave; la Mecque.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral (2)&nbsp;: Mohamed Saidi s&rsquo;est r&eacute;fugi&eacute; en France<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s sa prestation remarqu&eacute;e sur RFI, Sidi Sosso Diarra devait rencontrer l&rsquo;association des journalistes africains en France. Mais selon nos informations, il n&rsquo;y avait pas foule&nbsp;; juste trois journalistes. Mais qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, il est venu pour parler et il parlera. Tout comme sur RFI, le V&eacute;rificateur s&rsquo;est compl&egrave;tement l&acirc;ch&eacute;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il a annonc&eacute; la publication de son rapport pour la deuxi&egrave;me quinzaine de ce mois. &laquo;&nbsp;Nous aurions d&ucirc; le faire avant, mais il y a des gens qui voulaient en faire une autre utilisation&nbsp;&raquo; l&acirc;che le V&eacute;rificateur sans dire qui et surtout quelle utilisation. Il aurait tout simplement pu dire qu&rsquo;il ne souhaitait pas que son rapport soit un support de campagne. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Et comme ceux qu&rsquo;il &eacute;pingle ne sont pas des adversaires au pouvoir, on imagine effectivement la pause observ&eacute;e. Sur sa lanc&eacute;e, il d&eacute;clare que dans le dossier de la BHM-Sa, le promoteur de la SIGCC en l&rsquo;occurrence Mohamed Sa&iuml;di a fui pour se r&eacute;fugier en France. Quand on sait que pour peu que cela le &laquo;&nbsp;fuyard&nbsp;&raquo; hausse le ton, on peut penser que la d&eacute;claration du V&eacute;rificateur est quelque peu imprudente. Mais attendons de voir. Ce que nous savons par contre est que l&rsquo;affaire qui oppose Sa&iuml;di &agrave; l&rsquo;ACI est pendante devant la Justice, que ses avocats sont venus de la France pour le d&eacute;lib&eacute;r&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Examen du CEP&nbsp;: l&rsquo;Acad&eacute;mie de la Rive gauche rate les sciences naturelles</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les examens de fin d&rsquo;ann&eacute;e scolaire ont commenc&eacute; la semaine derni&egrave;re par l&rsquo;entr&eacute;e en 7&egrave;me commun&eacute;ment appel&eacute;e examen du CEP. Il semble que contrairement &agrave; ce qui a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; tout ne s&rsquo;est pas pass&eacute; comme il se doit. C&rsquo;est notamment le cas au niveau de l&rsquo;Acad&eacute;mie de la Rive gauche dirig&eacute;e par Mme Diallo Bintou Tour&eacute;. En effet, les examinateurs se seraient compl&egrave;tement flou&eacute;s en donnant un sujet en sciences naturelles qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; trait&eacute; ou disons qui ne fait plus partie du programme. C&rsquo;est ainsi que contre toute attente, il a &eacute;t&eacute; demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves de faire la coupe de la peau. Or il se trouve que cela ne figure plus au programme. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Cons&eacute;quence&nbsp;: les &eacute;l&egrave;ves n&rsquo;ont pas pu composer dans cette mati&egrave;re. Comme dans ce genre de situation, les fautifs ne manquent jamais d&rsquo;astuces pour essayer de se rattraper &agrave; d&eacute;faut de rattraper leurs erreurs, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de r&eacute;percuter les 5 points de<span style="">&nbsp; </span>cette mati&egrave;re sur les mati&egrave;res restantes. Ce qui devrait favoriser normalement les &eacute;l&egrave;ves. Ce qui est incompr&eacute;hensible, c&rsquo;est que la localisation des examens devait permettre de r&eacute;duire les marges d&rsquo;erreur.<span style="">&nbsp; </span>Comme quoi on ne peut pas tout pr&eacute;voir.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Le ministre de l&rsquo;Education d&eacute;missionnaire&nbsp;?</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les Maliens ont &eacute;t&eacute; habitu&eacute;s lors des examens de fin d&rsquo;ann&eacute;e de voir le ministre de l&rsquo;Education nationale faire le tour de certains centres. Cette ann&eacute;e, au lieu du ministre le Pr. Mamadou Lamine Traor&eacute;, c&rsquo;est Cheick Oumar Cissoko qui s&rsquo;est charg&eacute; de la corv&eacute;e. Ce qui confirme bien que le ministre de tutelle ne se sent pas bien. Selon des informations que nous n&rsquo;avons pas pu confirmer et pour cause, il semble qu&rsquo;au regard de son &eacute;tat de sant&eacute;, le Pr. Mamadou Lamine Traor&eacute; aurait pr&eacute;sent&eacute; sa d&eacute;mission depuis quelques mois pour mieux se consacrer &agrave; ses probl&egrave;mes de sant&eacute;. Mais pour d&rsquo;&eacute;videntes raisons d&rsquo;Etat, cette mesure serait tenue au secret, le temps d&rsquo;attendre le prochain changement au niveau de l&rsquo;ex&eacute;cutif.<span style="">&nbsp; </span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Augmentation du prix du carburant&nbsp;: l&rsquo;ONAPP supplie les importateurs</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est en principe le 10 juin que la commission regroupant les importateurs d&rsquo;hydrocarbures et l&rsquo;ONAPP devra se r&eacute;unir. L&rsquo;ordre du jour, selon nos informations, ne devrait tourner qu&rsquo;autour d&rsquo;une &eacute;ventuelle augmentation des prix du carburant. Les importateurs estiment que le temps est venu de proc&eacute;der &agrave; une augmentation &agrave; la pompe. Selon nos informations, l&rsquo;ONAPP ne serait pas contre, mais pense que le moment est mal choisi. En effet, proc&eacute;der &agrave; une augmentation des prix du carburant dans la foul&eacute;e de l&rsquo;investiture du pr&eacute;sident ATT serait du plus mauvais effet &agrave; leurs yeux. La partie s&rsquo;annonce &acirc;pre et rien n&rsquo;est gagn&eacute; d&rsquo;avance ni d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; ni de l&rsquo;autre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Si l&rsquo;augmentation du prix des carburants devait survenir, il faudra songer &agrave; toutes les r&eacute;percussions sur le secteur du transport, de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, etc.&nbsp;Ce qui serait insupportable pour des Maliens qui font face d&eacute;j&agrave; &agrave; des augmentations sur le lait, les c&eacute;r&eacute;ales, l&rsquo;aliment b&eacute;tail, etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Proc&egrave;s ACI/SIGCC&nbsp;: Les avocats de Sa&iuml;di absents &agrave; la barre</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La semaine derni&egrave;re la Cour d&rsquo;appel devait juger au fond l&rsquo;affaire qui oppose l&rsquo;ACI au promoteur immobilier Mohamed Sa&iuml;di de la SIGCC. Mais stupeur dans la salle quand le juge a aper&ccedil;u qu&rsquo;aucun avocat de Sa&iuml;di n&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;sent &agrave; la barre pour d&eacute;fendre leur dossier. V&eacute;rification faite, la citation a bel et bien &eacute;t&eacute; envoy&eacute;e mais elle ne fut malheureusement pas transmise. C&rsquo;est ainsi que le dossier a &eacute;t&eacute; d&eacute;battu et son d&eacute;lib&eacute;r&eacute; fix&eacute; pour les jours &agrave; venir. Ce qui ne devrait pas arranger les affaires de Sa&iuml;di dont les avocats, Mes Verg&egrave;s et Tchicaya, sont pourtant attendus &agrave; Bamako.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Gao&nbsp;: les commer&ccedil;ants en gr&egrave;ve</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Depuis quelques jours, le commerce est compl&egrave;tement paralys&eacute; dans la ville de Gao &agrave; cause d&rsquo;une gr&egrave;ve d&eacute;clench&eacute;e par les commer&ccedil;ants. Cons&eacute;quence&nbsp;: les principaux march&eacute;s de la Cit&eacute; des Askia sont ferm&eacute;s. Cette gr&egrave;ve est cons&eacute;cutive &agrave; un diff&eacute;rend qui oppose la Mairie de Gao &agrave; des GIE prestataires de service. Il semble que depuis l&rsquo;installation du maire actuel, la Mairie a c&eacute;d&eacute; certaines prestations (salubrit&eacute;, collecte des taxes etc.) &agrave; des GIE de la place. A cet effet, des appels d&rsquo;offre sont lanc&eacute;s pour s&eacute;lectionner le GIE qui donne plus de garantie &agrave; moindre co&ucirc;t. Cette ann&eacute;e, les GIE qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;s apr&egrave;s les appels d&rsquo;offre crient &agrave; la discrimination. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Puissants, ils ont semble-t-il d&eacute;cid&eacute; de se faire entendre. Selon nos informations, il y aurait des explications plus que muscl&eacute;es qui ont pouss&eacute; l&rsquo;intervention des autorit&eacute;s polici&egrave;res. Ce qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; du go&ucirc;t des tr&egrave;s f&acirc;ch&eacute;s de Gao surtout qu&rsquo;il y a des arrestations parmi eux. Aux derni&egrave;res nouvelles,une m&eacute;diation est en cours pour obtenir un assouplissement des positions de part et d&rsquo;autre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; color: rgb(128, 128, 128);"><font size="1"><span lang="FR">Nouvelle Republique du 7 juin 2007</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Invalidation de Tiébilé Dramé : Des procédures douteuses et un arrêt curieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/invalidation-de-tiebile-drame-des-procedures-douteuses-et-un-arret-curieux-7538.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">L&rsquo;invalidation par la Cour constitutionnelle de la candidature de Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; continue d&rsquo;alimenter les conversations dans les salons et grins et d&rsquo;inspirer les analystes politiques. Le pr&eacute;sident du Parena, candidat malheureux &agrave; la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle voit sa volont&eacute; de prolonger son combat politique au sein de l&rsquo;h&eacute;micycle bris&eacute;e nette par l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour constitutionnelle.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A bien des &eacute;gards, la d&eacute;cision prise par les neufs sages para&icirc;t bien curieuse. La liste invalid&eacute;e comprenait outre Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;, deux d&eacute;put&eacute;s sortants qui ont d&eacute;cid&eacute; de faire liste commune&nbsp;: Cheickna Hamalla Bathily pass&eacute; &agrave; l&rsquo;URD apr&egrave;s son &eacute;lection sous les couleurs de l&rsquo;UDD et Moustapha N&rsquo;Diaye de l&rsquo;Ad&eacute;ma. A priori il n&rsquo;y avait pas de probl&egrave;me encore moins de crainte quant &agrave; la validit&eacute; de la liste. A priori seulement. Parce que l&rsquo;UDD a d&eacute;cid&eacute; de faire payer &agrave; Cheickna Hamalla Bathily sinon sa trahison du moins son infid&eacute;lit&eacute; mat&eacute;rialis&eacute;e par son nomadisme vers l&rsquo;URD. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Saisie d&rsquo;une requ&ecirc;te de l&rsquo;UDD, la Cour constitutionnelle a cru devoir d&eacute;celer certaines incongruit&eacute;s et quelques incivilit&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tat civil du candidat Bathily. Celui-ci serait n&eacute; &agrave; plusieurs endroits, attest&eacute;s par les num&eacute;ros d&rsquo;un premier jugement suppl&eacute;tif valant acte de naissance, puis d&rsquo;un second, puis d&rsquo;un troisi&egrave;me et m&ecirc;me d&rsquo;un quatri&egrave;me, tous remis par l&rsquo;UDD qui en avait contre le d&eacute;put&eacute; sortant et qui ne faisait pas myst&egrave;re sur ses intentions de le faire payer. Le doute est apparu aux yeux de la Cour constitutionnelle lorsqu&rsquo;elle a examin&eacute; le volet n&deg;3 du casier judiciaire, pi&egrave;ce n&eacute;cessaire &agrave; la recevabilit&eacute; de la candidature.<span style="">&nbsp; <br /></span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style=""></span>Le lien entre les num&eacute;ros des &laquo;&nbsp;jugements suppl&eacute;tifs&nbsp;&raquo; et le volet n&deg;3 du casier judiciaire de Cheichna Hamalla Bathily a fini par constituer un gros doute quant &agrave; la validit&eacute; de la candidature du d&eacute;put&eacute; sortant. C&rsquo;est finalement ce doute qui devait entra&icirc;ner l&rsquo;invalidation de Bathily qui tombe avec la liste enti&egrave;re dont fait partie Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;. Stupeur au sein de l&rsquo;opinion nationale en cette soir&eacute;e du jeudi 31 mai. Les int&eacute;ress&eacute;s, notamment Ti&eacute;bil&eacute; et Bathily qui sont les plus connus, crient &agrave; la machination. Celui par qui l&rsquo;invalidation est venue parle d&rsquo;atteinte &agrave; son honneur. La victime collat&eacute;rale qu&rsquo;est Ti&eacute;bil&eacute; estime que la Cour a rendu un jugement politique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La d&eacute;cision de la Cour constitutionnelle est-elle sans reproches du point de vue du droit&nbsp;? Aux yeux des sp&eacute;cialistes en droit que nous avons approch&eacute;s, l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour n&rsquo;est pas irr&eacute;prochable et s&rsquo;interrogent. La premi&egrave;re interrogation porte sur la capacit&eacute; offerte &agrave; la Cour constitutionnelle d&rsquo;examiner et de se prononcer sur la r&eacute;gularit&eacute; d&rsquo;une pi&egrave;ce d&rsquo;&eacute;tat civil jug&eacute; par elle, non pas fausse mais simplement douteuse. Faut-il rappeler qu&rsquo;entre la proclamation de la liste provisoire et la proclamation de la liste d&eacute;finitive, ceux qui poss&eacute;daient des requ&ecirc;tes n&rsquo;avaient eu que quarante huit heures et les neufs sages eux-m&ecirc;mes moins de quarante huit heures&nbsp;? <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui ressemble fort &agrave; une course contre la montre qui n&rsquo;est h&eacute;las pas sans dommage sur la moralit&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute; du processus. La seconde interrogation se rapporte &agrave; l&rsquo;analyse qui a permis &agrave; la Cour d&rsquo;aboutir sur la base du doute, &agrave; l&rsquo;invalidation de toute une liste dont font partie outre le d&eacute;put&eacute; sortant, des hommes politiques d&rsquo;une envergure nationale. En l&rsquo;absence de toute possibilit&eacute; d&rsquo;&eacute;pargner les autres de la vengeance dont l&rsquo;UDD a poursuivi Bathily, n&rsquo;aurait-il pas &eacute;t&eacute; plus sage et certainement plus conforme aux principes de la Justice de leur faire b&eacute;n&eacute;ficier du doute&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le Parena crie au loup et son pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;acharnement contre sa personne. Cheickna Hamalla Bathily pense la m&ecirc;me chose et promet &agrave; ses bourreaux d&rsquo;un jour que la lutte sera longue. Mais en mettant en doute la position juridique de la Cour constitutionnelle. Le Parena est-il non plus sans reproche&nbsp;? Non de l&rsquo;avis des m&ecirc;mes sp&eacute;cialistes en droit. Pour eux, le d&eacute;put&eacute; sortant a bien fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation (probablement &agrave; une peine afflictive et infamante) lui interdisant toutes possibilit&eacute;s de se pr&eacute;senter &agrave; la d&eacute;putation encore moins d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;put&eacute;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Or il se trouve qu&rsquo;il l&rsquo;a &eacute;t&eacute;. Il a probablement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un non lieu partiel et d&rsquo;une disqualification lors d&rsquo;un second jugement dont on ne retrouve nulle trace dans la lecture de l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour constitutionnelle, selon eux. Mais alors, se demande l&rsquo;un d&rsquo;eux, &laquo;&nbsp;aucun juge ne pourra accorder une telle &laquo;&nbsp;faveur&nbsp;&raquo; &agrave; une personne condamn&eacute;e auparavant par une cour d&rsquo;assise sans que celle-ci ne statue &agrave; nouveau&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Si les faits criminels ont &eacute;t&eacute; disqualifi&eacute;s en partie et l&rsquo;accus&eacute; absout en partie, cela devrait ressortir d&rsquo;un dossier qu&rsquo;il y a lieu de mettre &agrave; disposition, selon eux.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En tous les cas, de leur point de vue, les proc&eacute;dures dans cette affaire Cheickna Hamalla Bathily sont assez douteuses pour ne pas permettre de jeter l&rsquo;ombre d&rsquo;un doute sur le dispositif de l&rsquo;arr&ecirc;t rendu. &laquo;&nbsp;Mais le juge, fut-ce-t-il juge constitutionnel, doit-il se laisser gagner par le doute ou par l&rsquo;&eacute;vidence&nbsp;?&nbsp;&raquo; s&rsquo;interroge gravement un des sp&eacute;cialistes avant de conclure aussi sec que la question de l&rsquo;ind&eacute;pendance du juge est d&eacute;sormais pos&eacute;e dans notre pays en qu&ecirc;te de droit et de justice.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;.</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; color: rgb(128, 128, 128);"><font size="1">Nouvelle Republique du 7 juin 2007</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Banque mondiale : “Le poisson pourrit par la tête”</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/banque-mondiale-%25e2%2580%259cle-poisson-pourrit-par-la-tete%25e2%2580%259d-7537.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">La crise que traverse la Banque mondiale donne enfin une chance de r&eacute;gler les probl&egrave;mes de gouvernance de la principale institution mondiale de promotion du d&eacute;veloppement. Il faut d&eacute;sormais que les Etats-Unis renoncent au privil&egrave;ge qui leur a &eacute;t&eacute; reconnu de choisir le pr&eacute;sident de la Banque, et que l&rsquo;Europe renonce &agrave; celui de nommer le pr&eacute;sident du FMI. Si le processus de nomination du pr&eacute;sident de la Banque avait &eacute;t&eacute; d&eacute;mocratique et impartial, il est &agrave; peu pr&egrave;s s&ucirc;r que Paul Wolfowitz n&rsquo;aurait jamais &eacute;t&eacute; choisi.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le consensus est aujourd&rsquo;hui mondial&nbsp;: Wolfowitz devra quitter la Banque. Dans les soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;mocratiques, ceux qui dirigent doivent jouir de la confiance de ceux qui sont dirig&eacute;s. Wolfowitz n&rsquo;a plus cette confiance et ne pourra pas la recouvrer dans les trois ann&eacute;es qui restent de son mandat rat&eacute;. Il pourrait, bien s&ucirc;r, essayer de nommer d&rsquo;autres fid&egrave;les aux postes de responsabilit&eacute;. Mais cela ne ferait qu&rsquo;ali&eacute;ner davantage les dix mille employ&eacute;s qui font marcher la Banque. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">De plus, celle-ci d&eacute;pend des contributions volontaires des pays industriels avanc&eacute;s pour mener &agrave; bien ses missions essentielles dans les pays en d&eacute;veloppement. Il rel&egrave;ve d&rsquo;une bonne gouvernance que les contribuables des pays europ&eacute;ens qui fournissent la quasi-totalit&eacute; de ces fonds (les Etats-Unis ne paient m&ecirc;me pas la part qui leur reviendrait normalement) aient confiance dans les institutions qui g&egrave;rent cet argent. Or, comme le personnel de la Banque, ils n&rsquo;ont plus confiance dans son pr&eacute;sident.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il y a un proverbe qui dit que le poisson pourrit par la t&ecirc;te. De m&ecirc;me, la bonne gouvernance d&eacute;pend du choix du chef. Pour r&eacute;tablir la confiance dans la Banque, il faudra repenser la mani&egrave;re dont son pr&eacute;sident est choisi. Depuis les d&eacute;buts de la Banque mondiale, il a toujours &eacute;t&eacute; nomm&eacute; par le pr&eacute;sident des Etats-Unis, sans m&ecirc;me la confirmation par le S&eacute;nat exig&eacute;e par les hauts responsables am&eacute;ricains eux-m&ecirc;mes. Dans ce cas particulier, le pr&eacute;sident Georges W. Bush a boucl&eacute; l&rsquo;affaire apr&egrave;s quelques coups de t&eacute;l&eacute;phone &agrave; des amis, comme Tony Blair, le Premier ministre britannique. Les ministres du D&eacute;veloppement et des Finances qui auraient d&ucirc; avoir leur mot &agrave; dire ont &eacute;t&eacute; mis devant le fait accompli, et les membres du conseil d&rsquo;administration ont purement et simplement ratifi&eacute; les accords pass&eacute;s dans les capitales.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les probl&egrave;mes ont continu&eacute; apr&egrave;s la nomination de Wolfowitz. Il a amen&eacute; avec lui ses amis politiques et des partisans de la guerre en Irak, et leur a confi&eacute; des postes cl&eacute;s. Dans la foul&eacute;e, il a lanc&eacute; une politique de lutte contre la corruption qui &eacute;tait fortement politis&eacute;e et qui, dans bien des cas, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e dans les r&egrave;gles. Nous sommes tous contre la corruption et pour la bonne gouvernance, mais il faut que les choses soient faites honn&ecirc;tement. La bonne gouvernance, dans une institution d&eacute;mocratique multilat&eacute;rale, commence par le choix du meilleur, quels que soient sa nationalit&eacute;, sa race, son sexe ou son origine ethnique. Il peut y a voir des diff&eacute;rences d&rsquo;opinion sur les qualit&eacute;s essentielles ou, du moins, souhaitables. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais &agrave; coup s&ucirc;r devraient figurer sur la liste la ma&icirc;trise de l&rsquo;&eacute;conomie du d&eacute;veloppement, l&rsquo;exp&eacute;rience politique et une expertise manag&eacute;riale confirm&eacute;e dans la gestion d&rsquo;une vaste organisation multilat&eacute;rale. Bref, des qualit&eacute;s qui aient toutes les chances d&rsquo;inspirer le respect des multiples int&eacute;ress&eacute;s&nbsp;: le personnel de la Banque, les pays qui re&ccedil;oivent de l&rsquo;aide, les pays qui donnent de l&rsquo;aide et les ONG. Il n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas imp&eacute;ratif que le chef vienne du monde en d&eacute;veloppement, mais il est certain qu&rsquo;une personne issue du monde en d&eacute;veloppement a un avantage naturel pour comprendre les probl&egrave;mes qui se posent.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">On peut trouver des personnalit&eacute;s de premier plan qui r&eacute;pondent &agrave; ces crit&egrave;res, comme Arminio Fraga. Dipl&ocirc;m&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie de Princeton, Fraga a occup&eacute; des postes de responsabilit&eacute; dans le Soros Fund Management et chez Salomon Brothers, et a fait un parcours &eacute;blouissant &agrave; la t&ecirc;te de la Banque centrale du Br&eacute;sil. Autre choix excellent, Kema Dervis, le chef du Programme des Nations unies pour le d&eacute;veloppement, qui a enseign&eacute; &agrave; Princeton, a &eacute;t&eacute; vice-pr&eacute;sident de la Banque mondiale et a donn&eacute; la preuve de son courage quand il a &eacute;t&eacute; un ministre des Finances populaire et efficace en Turquie, dans une p&eacute;riode de grand d&eacute;sordre financier.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La pauvret&eacute; dans les pays en d&eacute;veloppement est l&rsquo;un des principaux probl&egrave;mes auxquels le monde doit faire face. La Banque mondiale est l&rsquo;institution la plus importante qui m&egrave;ne le combat contre la pauvret&eacute;. Elle a eu raison d&rsquo;insister sur la bonne gouvernance. Mais elle ne peut pas jouer un r&ocirc;le d&eacute;cisif si elle ne corrige pas la sienne. Le d&eacute;part de Wolfowitz n&rsquo;est qu&rsquo;une premi&egrave;re &eacute;tape. Le choix de son rempla&ccedil;ant ne sera pas moins d&eacute;cisif.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Joseph Stiglitz, <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Prix Nobel d&rsquo;&eacute;conomie en 2001<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; color: rgb(128, 128, 128);" class="MsoNormal"><font size="1"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;Nouvelle Republique du 7 juin 2007</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p><br /></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Ça se passe ailleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ca-se-passe-ailleurs-7536.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Il faut remonter peut-&ecirc;tre au d&eacute;but des ann&eacute;es 60, notamment au S&eacute;n&eacute;gal o&ugrave; Senghor et Dia se livraient &agrave; un combat &agrave; mort, pour rencontrer l&rsquo;&eacute;quivalent de ce qui s&rsquo;est produit au Niger le jeudi dernier. Encore que. Un gouvernement africain qui tombe suite &agrave; une motion de censure est un fait suffisamment rare pour qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde. </p>
<p>Au d&eacute;p&ocirc;t de la motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Hamma Amadou en cette journ&eacute;e du samedi 26 mai, aucun observateur s&eacute;rieux ne pouvait accorder la moindre chance &agrave; la d&eacute;marche de l&rsquo;opposition nig&eacute;rienne qui ne comptait que 25 d&eacute;put&eacute;s sur les 113 de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Et pourtant, l&rsquo;improbable, pour reprendre les termes du Premier ministre sorti, s&rsquo;est produit. Apr&egrave;s plusieurs manoeuvres dilatoires qui consistaient &agrave; gagner du temps et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me &agrave; d&eacute;courager l&rsquo;opposition, la motion a &eacute;t&eacute; finalement examin&eacute;e avec pour cons&eacute;quence la d&eacute;fection d&rsquo;une frange d&eacute;cisive, 37 d&eacute;put&eacute;s, des 88 &eacute;lus qui constituaient la majorit&eacute;.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est que les faits &eacute;taient suffisamment graves&nbsp;: d&eacute;tournement de fonds importants au niveau du minist&egrave;re de l&rsquo;Education de Base, gestion des affaires publiques marqu&eacute;e par la corruption, obstruction &agrave; la Justice. On aurait dit qu&rsquo;on parle du Mali. Il faut rappeler que le scandale en question avait d&eacute;j&agrave; engendr&eacute; l&rsquo;inculpation de plusieurs personnes dont des ministres et des journalistes (ceux qui avaient r&eacute;v&eacute;l&eacute; l&rsquo;affaire). C&rsquo;en &eacute;tait visiblement trop pour exiger des comptes et peut-&ecirc;tre donner un bon coup de pied dans la fourmili&egrave;re, surtout que de l&rsquo;avis de beaucoup de Nig&eacute;riens les ministres inculp&eacute;s n&rsquo;&eacute;taient que des fusibles b&eacute;n&eacute;ficiant de la protection du chef du gouvernement. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Convaincus que le Premier ministre Hamma Amadou, pr&eacute;sident du parti majoritaire, &eacute;tait quasi intouchable (il comptait 7 ans d&rsquo;affil&eacute;e &agrave; la Primature, se faisait passer pour le successeur naturel du Pr&eacute;sident Tanja mis &agrave; la touche) et que le Pr&eacute;sident ne pouvait rien contre lui, les d&eacute;put&eacute;s de l&rsquo;opposition ont actionn&eacute; le levier de la motion de censure qui se trouve &agrave; leur disposition. Avec le r&eacute;sultat inesp&eacute;r&eacute; qu&rsquo;on sait. &laquo;&nbsp;La d&eacute;mocratie vient de s&rsquo;exprimer. Je f&eacute;licite l&rsquo;opposition qui a fait un travail de main de ma&icirc;tre. La chose la plus improbable dans une majorit&eacute; de 88 d&eacute;put&eacute;s vient de se produire&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; l&rsquo;infortun&eacute; Premier ministre. La chute de Hamma Amadou soulage quelque peu le Pr&eacute;sident qui ne serait pas totalement &eacute;tranger &agrave; ce qui s&rsquo;est produit.<span style="">&nbsp; </span>Tanja aurait ainsi trouv&eacute; le moyen de se d&eacute;barrasser de quelqu&rsquo;un dont l&rsquo;opinion nig&eacute;rienne ne pleure pas le d&eacute;part &agrave; cause de son arrogance suppos&eacute;e et de son comportement dictatorial.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La motion de censure de l&rsquo;opposition nig&eacute;rienne et le succ&egrave;s qu&rsquo;elle a connu prouvent bien que le Niger est le laboratoire de la d&eacute;mocratie africaine qu&rsquo;on dit de lui. On se rappelle que c&rsquo;est dans ce pays que l&rsquo;Afrique a assist&eacute; &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation de la cohabitation alors m&ecirc;me que la d&eacute;mocratie n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;&agrave; ses d&eacute;buts. La suite fut certes dramatique et m&ecirc;me tragique, mais les Nig&eacute;riens en ont tir&eacute; les le&ccedil;ons, les Africains avec eux, et avancent sur le chemin d&rsquo;un meilleur ancrage d&eacute;mocratique. La chute du gouvernement par le fait des repr&eacute;sentants du peuple constitue une autre &eacute;tape qui doit interpeller les repr&eacute;sentants de tous les peuples sur le continent.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> On ne peut pas comploter sur le dos du peuple ind&eacute;finiment, on ne peut pas &eacute;riger la corruption en mode de gestion impun&eacute;ment, en comptant sur sa majorit&eacute; pour &eacute;viter un retour de manivelle. &laquo;&nbsp;Une majorit&eacute; aussi &eacute;norme soit-elle, si elle manque d&rsquo;&acirc;me ne peut que s&rsquo;&eacute;crouler &raquo; a d&eacute;clar&eacute; sentencieux le malheureux Hamma Amadou. Une d&eacute;claration &agrave; m&eacute;diter partout et particuli&egrave;rement chez nous par ces temps d&rsquo;&eacute;lection o&ugrave; tout semble bon pour gagner et se constituer une majorit&eacute;. Parce que comme le dirait l&rsquo;autre, &laquo;&nbsp;en politique, ce qui arrive le plus souvent, c&rsquo;est l&rsquo;impr&eacute;visible&nbsp;&raquo;. Le Niger vient d&rsquo;en fournir la preuve.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Damour&eacute; Ciss&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; color: rgb(128, 128, 128);"><font size="1">Nouvelle Republique du 7 juin 2007</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial &#45; Entre comparaisons et parallèles</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entre-comparaisons-et-paralleles-7343.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font style=FONT-FAMILY: Arial" size="2">Le hasard du calendrier a voulu que les &eacute;lections maliennes se d&eacute;roulent dans la foul&eacute;e des &eacute;lections s&eacute;n&eacute;galaises et presque dans le m&ecirc;me temps que celles de la France. Ce qui pousse souvent les observateurs, m&ecirc;me de fa&ccedil;on involontaire ou inconsciente &agrave; dresser des parall&egrave;les entre ce qui se passe sous nos cieux et ce qui se d&eacute;roule ailleurs. Avec ses 71% obtenu lors du Takok&eacute;len, ATT a repouss&eacute; tr&egrave;s loin les limites de la victoire au premier tour de Me Abdoulaye Wade du S&eacute;n&eacute;gal qui n&rsquo;a pas pu faire mieux que 55%. Cette premi&egrave;re comparaison r&eacute;ussie, quoi que, certains observateurs s&rsquo;&eacute;taient mis dans la t&ecirc;te que puisque</p>
<p>ATT a fait comme Wade, son opposition c&rsquo;est-&agrave;-dire le FDR ne peut faire que comme l&rsquo;opposition de Wade. Ainsi ils se mettaient &agrave; r&ecirc;ver &agrave; haute voix de voir l&rsquo;opposition boycotter les &eacute;lections l&eacute;gislatives. Mais malheureusement, rien ne se passe comme ils l&rsquo;ont souhait&eacute;. Non seulement le FDR a reconnu la victoire de ATT mais il a annonc&eacute; sa volont&eacute; de participer aux l&eacute;gislatives convaincu que la lutte est loin d&rsquo;&ecirc;tre termin&eacute;e.</p>
<p>Nos observateurs qui ne manquent jamais d&rsquo;id&eacute;es ont tent&eacute; &eacute;galement des parall&egrave;les entre ce qui se passe en France et ce qui pourrait se passer ici. D&egrave;s sa victoire proclam&eacute;e, Nicolas Sarkozy s&rsquo;est embarqu&eacute; dans des man&oelig;uvres avec pour cons&eacute;quence &eacute;vidente l&rsquo;instauration d&rsquo;une v&eacute;ritable confusion sur la sc&egrave;ne politique fran&ccedil;aise. D&eacute;bauchant &agrave; tour de bras et dans presque tous les partis au nom de l&rsquo;ouverture, il a pris le risque de m&eacute;contenter jusqu&rsquo;&agrave; ses fid&egrave;les qui lui ont ouvertement demand&eacute; d&rsquo;ouvrir jusqu&rsquo;aux Sarkozystes. Preuve que le nouveau pr&eacute;sident fran&ccedil;ais ne d&eacute;route pas seulement que ses adversaires. Ici chez nous, nombreux sont ceux qui pensent que ATT, avant m&ecirc;me que d&rsquo;annoncer son besoin de tout le monde, n&rsquo;a pas le choix que d&rsquo;ouvrir le champ au-del&agrave; de ceux nombreux et multiples qui l&rsquo;ont soutenu et qui attendent forc&eacute;ment un retour sur l&rsquo;investissement. Convaincus que ATT ne peut pas g&eacute;rer le pays avec une opposition politique cinq ans durant, ils estiment qu&rsquo;au risque de froisser l&rsquo;ego de ses amis, ATT ira vers ceux qui sont dans le FDR. Il y en a par contre qui pensent qu&rsquo;il pourrait faire exactement comme Sarkozy : aller &agrave; la chasse de ceux qu&rsquo;il estime comp&eacute;tents, o&ugrave; qu&rsquo;ils se trouvent, et cela par dessus la t&ecirc;te des partis politiques.</p>
<p>D&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; on peut affirmer que la confection des listes pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives lui fournit une photocopie assez nette de la r&eacute;alit&eacute; politique malienne. La bipolarisation qui s&rsquo;est op&eacute;r&eacute;e lors de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle a vol&eacute; en &eacute;clats au contact des contingences locales.</p>
<p>Ainsi on se retrouve avec des listes mix&eacute;es et m&eacute;lang&eacute;es &agrave; souhait on y trouve tout le monde. Malgr&eacute; les consignes des &eacute;tats majors politiques interdisant des alliances hors des limites des regroupements, on voit des listes o&ugrave; tout le monde est avec tout le monde : FDR, ADP, Mouvement citoyen, Soci&eacute;t&eacute; civile etc. Preuve que les clivages qui auraient d&ucirc; se conforter au sortir de la pr&eacute;sidentielle pour mieux asseoir les bases d&rsquo;une v&eacute;ritable clarification politique n&rsquo;ont pas tenu. A tel point qu&rsquo;il est difficile pour ATT, comme pour n&rsquo;importe quel citoyen de reconna&icirc;tre les siens. Dans ces conditions le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique peut-il faire comme son homologue fran&ccedil;ais en ce qui concerne la nomination d&rsquo;un Premier ministre dont la mission premi&egrave;re est de conduire la campagne des l&eacute;gislatives avec comme objectif principal obtenir une majorit&eacute; parlementaire ? Ce serait difficile dans la mesure o&ugrave; les lignes ont boug&eacute;.</p>
<p>Peut-&ecirc;tre m&ecirc;me que cette situation favorise les plans de ATT qui ne souhaite pas qu&rsquo;on lui fasse ombrage et qui ne veut rien devoir &agrave; personne. Par contre, ce qu&rsquo;il pourrait faire en tirant les le&ccedil;ons de ce qui se passe en France, c&rsquo;est de faire en sorte qu&rsquo;on ait un gouvernement restreint. En France, Sarkozy a mont&eacute; un gouvernement de 15 ministres, de quatre Secr&eacute;taires d&rsquo;Etat et d&rsquo;un Haut commissaire. Quand on sait que la France nous aide &agrave; joindre les deux bouts, elle pourrait bien appr&eacute;cier qu&rsquo;on fasse comme elle. Nous n&rsquo;osons m&ecirc;me pas imaginer tous ceux qui n&rsquo;auront que leurs yeux pour pleurer en face d&rsquo;un gouvernement resserr&eacute; de 14 ou 15 membres.</p>
<p>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire COTECNA&#45;PATRONAT : Pour un milliard enlevé, deux avocats se battent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-cotecna-patronat-pour-un-milliard-enleve-deux-avocats-se-battent-7342.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Le monde des avocats est en &eacute;bullition depuis quelques jours &agrave; cause d&rsquo;une affaire qui oppose la Cotecna et le Conseil national du patronat malien. Au c&oelig;ur de cette affaire s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e une autre opposant directement deux &eacute;minents membres du barreau malien, en l&rsquo;occurrence Me Kassoum Tapo d&eacute;fendant les int&eacute;r&ecirc;ts du patronat et Me Mamadou Konat&eacute; veillant aux int&eacute;r&ecirc;ts de la Cotecna.</p>
<p>Pour un milliard enlev&eacute; au profit de la Cotecna au niveau de la banque BCIM, Me Tapo a fait saisir les comptes de son confr&egrave;re Konat&eacute;, jetant un &eacute;moi sombre dans le monde des robes noires.</p>
<p>L&rsquo;histoire que nous allons vous narrer n&rsquo;est ni banale ni fr&eacute;quente. C&rsquo;est une histoire qui oppose deux des plus grands avocats du barreau malien en l&rsquo;occurrence Me Kassoum Tapo et Me Mamadou Konat&eacute;. C&rsquo;est une histoire qui est n&eacute;e au c&oelig;ur d&rsquo;une affaire de gros sous opposant la Cotecna au Conseil national du patronat malien pour plus d&rsquo;un milliard de franc CFA.</p>
<p>Au commencement se trouvait un contentieux entre la Cotecna et le Conseil national du patronat malien. Dessaisie de la v&eacute;rification des importations au profit de Bivac il y a quelques mois, la Cotecna n&rsquo;a pas voulu plier bagage sans demander ses restes. De restes justement, elle estime que le CNPM lui doit la rondelette somme de un milliard de francs cfa.</p>
<p>Le genre de somme dont on ne se d&eacute;barrasse pas de gaiet&eacute; de c&oelig;ur et disons le clairement, souvent il faudrait m&ecirc;me tordre la main au d&eacute;biteur. Soup&ccedil;onnant le CNPM de ne pas vouloir lui restituer cette somme, la Cotecna a est&eacute; en justice par le canal de son avocat Me Mamadou Konat&eacute;. Celui-ci a introduit aupr&egrave;s du tribunal du Commerce une proc&eacute;dure d&rsquo;injonction de payer. Le juge du tribunal de Commerce, Fatoma Berth&eacute;, a sign&eacute; l&rsquo;ordonnance d&rsquo;injonction de payer qui a &eacute;t&eacute; signifi&eacute;e par acte extra judiciaire au CNPM. Or, malgr&eacute; le d&eacute;sordre apparent qui r&egrave;gne dans le milieu de la Justice, il existe des proc&eacute;dures clairement &eacute;nonc&eacute;es. C&rsquo;est ainsi que selon le code Ohada, la d&eacute;cision portant injonction de payer doit comporter certains &eacute;l&eacute;ments incontournables : le montant de la somme &agrave; payer ainsi que les int&eacute;r&ecirc;ts et les frais de greffe ; si le d&eacute;biteur  compte s&rsquo;opposer &agrave; la d&eacute;cision, on indique le d&eacute;lai dans lequel l&rsquo;opposition doit &ecirc;tre form&eacute;e et la juridiction devant laquelle elle doit &ecirc;tre port&eacute;e. A d&eacute;faut d&rsquo;opposition dans les d&eacute;lais indiqu&eacute;s, le d&eacute;biteur ne pourra plus introduire de recours et devra en cons&eacute;quence se r&eacute;soudre &agrave; payer la somme r&eacute;clam&eacute;e. Belle litt&eacute;rature que tout &ccedil;a.</p>
<p>L&rsquo;injonction de payer donnait au CNPM un d&eacute;lai de 15 jours pour s&rsquo;opposer. Ce qu&rsquo;il ne fit pas. Devant l&rsquo;absence de r&eacute;action du CNPM 17 jours apr&egrave;s, Me Konat&eacute; demande l&rsquo;ex&eacute;cution de la d&eacute;cision conform&eacute;ment aux textes de l&rsquo;Ohada qui stipulent qu&rsquo;en l&rsquo;absence &laquo; d&rsquo;opposition dans les 15 jours de la signification de la d&eacute;cision portant injonction de payer, ou en cas de d&eacute;sistement du d&eacute;biteur qui a form&eacute; opposition, le cr&eacute;ancier peut demander la formule ex&eacute;cutoire sur cette d&eacute;cision. Celle-ci produit tous les effets d&rsquo;une d&eacute;cision contradictoire et n&rsquo;est pas susceptible d&rsquo;appel &raquo; (article 16 du code Ohada). Sur cette base, les comptes du CNPM  domicili&eacute;s &agrave; la BCIM sont saisis. Le proc&egrave;s verbal de la saisie a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; au CNPM comportant l&rsquo;indication que les contestations devant &ecirc;tre soulev&eacute;es, sous peine de nullit&eacute;, doivent intervenir dans un d&eacute;lai de un mois ainsi que la d&eacute;signation de la juridiction devant laquelle les contestations pourront &ecirc;tre port&eacute;es.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Le show et l&rsquo;effroi</span></p>
<p>Un mois apr&egrave;s, le CNPM n&rsquo;a pas boug&eacute; et n&rsquo;a pas contest&eacute;. Ce qui a pouss&eacute; la Cotecna &agrave; prendre un avis de non contestation attestant qu&rsquo;aucune contestation n&rsquo;a &eacute;t&eacute; form&eacute;e durant le mois. Il semble que c&rsquo;est sur cette base que la Cotecna  a tir&eacute; sur le compte du CNPM domicili&eacute; &agrave; la BICIM un milliard et quelques centaines de millions repr&eacute;sentant sans doute les autres frais tels que les int&eacute;r&ecirc;ts et les frais de greffe. C&rsquo;est seulement apr&egrave;s cela que le CNPM a compris la gravit&eacute; de la situation. Et demande &agrave; son avocat Me Tapo de bouger. 45 jours apr&egrave;s, c&rsquo;est-&agrave;-dire 15 jours apr&egrave;s les d&eacute;lais, Me Tapo introduit une requ&ecirc;te en main lev&eacute;e de la saisie aupr&egrave;s du tribunal du commerce alors m&ecirc;me que dans le proc&egrave;s verbal c&rsquo;est le tribunal de la Commune II qui a &eacute;t&eacute; indiqu&eacute;. Tout comme les voies du Seigneur, celles de la Justice peuvent &ecirc;tre insondables. Le tribunal du commerce ordonne la main lev&eacute;e et condamne la BICIM, sous astreinte de un million par jour de retard au paiement du montant saisi. </p>
<p>C&rsquo;est dans cette confusion que na&icirc;t ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler l&rsquo;affaire dans l&rsquo;affaire. Estimant que la Cotecna n&rsquo;est plus repr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Bamako que par une secr&eacute;taire et un ordinateur, Me Tapo demande au juge de faire vite parce qu&rsquo;il y a un milliard en jeu. Ce &agrave; quoi Me Konat&eacute; a r&eacute;pondu que la Cotecna est bel et bien &agrave; Bamako parce que lui, son avocat est l&agrave;. &laquo; Tu es l&agrave; mais tu ne vaux pas un milliard &raquo; lui a r&eacute;torqu&eacute; Me Tapo particuli&egrave;rement inspir&eacute;. C&rsquo;est sur ces &eacute;changes que l&rsquo;avocat du CNPM a demand&eacute; et obtenu la saisie des comptes de Me Konat&eacute; domicili&eacute;s &agrave; Ecobank au motif que l&rsquo;argent tir&eacute; sur les comptes du CNPM &agrave; la BICIM ont transit&eacute; par ses comptes. Emoi et effroi dans les rangs des avocats qui ne s&rsquo;attendaient pas &agrave; ce que le show d&eacute;bouche sur une affaire de saisie des comptes d&rsquo;un avocat par un de ses confr&egrave;res.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est cette deuxi&egrave;me affaire qui mobilise les robes noires. Me Konat&eacute; a battu le rappel de certains confr&egrave;res et comptent sur la solidarit&eacute; de tous pour obtenir la main lev&eacute;e sur ses comptes. Normalement c&rsquo;est le tribunal de la commune IV qui doit trancher. Mais la date n&rsquo;est pas encore fix&eacute;e.</p>
<p>Bassaro Tour&eacute;</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Les saigneurs de la République : Bakary Togola, le dictateur aux petits pieds… de coton</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-saigneurs-de-la-republique-bakary-togola-le-dictateur-aux-petits-pieds%25e2%2580%25a6-de-coton-7341.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Lors de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, les Maliens ont assist&eacute;, m&eacute;dus&eacute;s et choqu&eacute;s &agrave; un v&eacute;ritable carnaval des voleurs derri&egrave;re ATT.</p>
<p>Tout ce que le pays compte comme repris de justice, comme clients potentiels de la Justice se sont donn&eacute;s le mot pour s&rsquo;aligner derri&egrave;re le pr&eacute;sident sortant. Nous vous promettions de les traquer et de mettre &agrave; nu leurs turpitudes. Nous disions que dans le lot de ceux quoi ont transform&eacute; les structures qu&rsquo;ils dirigent en clubs de soutien &agrave; ATT, il y en avaient qui ont fait du bruit dans le sillage du Pr&eacute;sident pour mieux &eacute;touffer le bruit de leurs casseroles. Et nous ajoutions que pour eux, nous n&rsquo;aurions m&ecirc;me pas besoin de fouiller ou de fouiner, nous n&rsquo;aurions qu&rsquo;&agrave; nous baisser pour ramasser le dernier rapport de la CASCA. Nous avons commenc&eacute; par le pr&eacute;sident de la Chambre de commerce et d&rsquo;industrie du Mali, Jeamille Bittar. Nous continuons aujourd&rsquo;hui par le pr&eacute;sident d&rsquo;une autre chambre, celle de l&rsquo;Agriculture en la personne de Bakary Togola.</p>
<p>&laquo; Nous nous battrons de toutes nos forces pour que la privatisation de la CMDT n&rsquo;est pas lieu &raquo;. Voil&agrave; la derni&egrave;re trouvaille de Bakary Togola sous forme de nouveau cheval de bataille aupr&egrave;s des cotonculteurs qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; plonger dans la d&eacute;tresse. C&rsquo;est que notre homme dont le mandat &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;APCAM arrive &agrave; terme bient&ocirc;t pourrait perdre son fauteuil et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me sa libert&eacute; avec. Rien dans son bilan ne plaide en faveur de sa reconduction. Ceux qui ont vot&eacute; pour lui se plaignent de lui, ceux avec qui ils travaillent se plaignent de lui et les fournisseurs se plaignent de lui.</p>
<p>Avant de se lancer &agrave; corps perdu dans la campagne de ATT, Bakary Togola avait un s&eacute;rieux probl&egrave;me &agrave; r&eacute;soudre qui porte sur plusieurs centaines de millions de francs dans le cadre du march&eacute; des intrants agricoles. Le scandale a &eacute;clat&eacute; officiellement  en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e quand la CMDT a d&eacute;couvert que les prix fix&eacute;s par le pr&eacute;sident de l&rsquo;APCAM pour l&rsquo;achat des intrants et des herbicides &eacute;taient tout simplement prohibitifs. Sur cette base, la CMDT refuse de payer les factures &agrave; elle pr&eacute;sent&eacute;es par l&rsquo;APCAM. Ce qui a eu pour cons&eacute;quence de m&eacute;contenter les fournisseurs qui attendent leurs sous depuis 2005 et qui ne sont pas g&ecirc;n&eacute;s de raconter les conditions dans lesquelles ils ont obtenu les march&eacute;s. Ceux qui ont accept&eacute; les conditions de la CMDT, conditions au rabais sur des bases forfaitaires, ont pu gagner un peu d&rsquo;argent sans jamais rentrer dans leurs fonds. Ceux qui ont intent&eacute; un proc&egrave;s contre Togola, ont gagn&eacute; mais attendent toujours la grosse. Et tout porte &agrave; croire qu&rsquo;ils risquent d&rsquo;attendre encore longtemps.</p>
<p>Presque toujours habill&eacute; d&rsquo;une impeccable chemise bogolan, notre homme qui ne se s&eacute;pare jamais de son chapeau melon semble plus supporter le poids de son couvre-chef que les contradictions. Ceux qui ont os&eacute; le d&eacute;fier ou m&ecirc;me lui dire des positions contraires aux siennes sont proprement maltrait&eacute;s. Ce n&rsquo;est pas Tahirou Bamba qui dira le contraire.</p>
<p>Opposant &agrave; Togola, Bamba qui vient de cr&eacute;er une nouvelle f&eacute;d&eacute;ration des cotonculteurs croupit actuellement &agrave; la prison de Bougouni pour avoir annonc&eacute; sa volont&eacute; de faire partir l&rsquo;actuel pr&eacute;sident de l&rsquo;APCAM. C&rsquo;est que Togola exploite &agrave; fond ses rapports suppos&eacute;s tr&egrave;s bons avec ATT dont on dit qu&rsquo;il est l&rsquo;ami. Sentant la fin de son mandat proche et voyant que m&ecirc;me ses amis de la CMDT rechignent d&eacute;sormais &agrave; couvrir ses &eacute;carts et ses turpitudes, il embarque dans le wagon de ceux qui ont commenc&eacute; la campagne pr&eacute;sidentielle de ATT des mois avant m&ecirc;me le d&eacute;p&ocirc;t des candidatures. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;avec la complicit&eacute; du d&eacute;partement de l&rsquo;Agriculture et l&rsquo;appui de quelques responsables du Mouvement citoyen dont on le dit membre, Togola organise &agrave; Nkourala ce que certains de nos confr&egrave;res ont qualifi&eacute; de la plus grosse arnaque de l&rsquo;ann&eacute;e 2006. Au motif d&rsquo;organiser les paysans afin qu&rsquo;ils votent massivement pour ATT, il organise dans ce village situ&eacute; &agrave; quelques kilom&egrave;tres de Sikasso une rencontre o&ugrave; il n&rsquo;y avait pas foule. Mais peu importe pour Togola d&egrave;s lors que des ministres de la R&eacute;publique font le d&eacute;placement et que l&rsquo;ORTM assure la couverture sous forme de propagande. Il parvient &agrave; faire passer son message : assurer pour ATT des centaines de voix par villages. Se croyant tout permis, il intensifie les intimidations contre ceux qui ne sont d&rsquo;accord avec lui et qu&rsquo;il pr&eacute;sente all&egrave;grement comme opposants &agrave; ATT, donc bons &agrave; &ecirc;tre &eacute;cras&eacute;s.</p>
<p>&laquo; C&rsquo;est avec Togola que la politique est rentr&eacute;e dans les champs de coton &raquo; d&eacute;clarait lors d&rsquo;une interview Tahirou Bamba (lire interview en bas). Voulant plaire &agrave; ATT tout en prot&eacute;geant ses int&eacute;r&ecirc;ts et ses arri&egrave;res, Togola a embrigad&eacute; l&rsquo;APCAM. Bien entendu, avec la d&eacute;mocratie chaque Malien a son parti et est libre de suivre ses opinions. ATT a gagn&eacute;. Mais Togola risque de payer les pots cass&eacute;s. C&rsquo;est pour cette raison que subitement il se rappelle d&rsquo;o&ugrave; il vient et de ceux qui l&rsquo;ont mis en mission. D&rsquo;o&ugrave; sa d&eacute;claration qui consiste &agrave; dire qu&rsquo;il fera tout pour que la privation de la CMDT n&rsquo;ait pas lieu. Personne n&rsquo;est dupe. Tout le monde sait que c&rsquo;est le dernier baroud d&rsquo;un homme qui risque d&rsquo;&ecirc;tre rattrap&eacute; par les affaires qui, telle une &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s, sont suspendues au-dessus de sa t&ecirc;te. En supportant ATT comme il l&rsquo;a fait, cela a certainement permis de reculer un peu les &eacute;ch&eacute;ances. Maintenant que la fin de la r&eacute;cr&eacute;ation semble avoir sonn&eacute; pour lui, il n&rsquo;est pas &eacute;vident que ATT accepte de jouer encore les soupapes de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Damour&eacute; Ciss&eacute;<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial &#45; Et maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-maintenant-10888.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">&laquo; La loi est dure, mais c''est la loi. La Cour a dit le droit, nous en prenons acte. Pour nous Amadou Toumani Tour&eacute; est le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Nous nous pr&eacute;parons pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives &raquo;. Par ces propos tenus par IBK lors du meeting du samedi dernier, le Front pour la D&eacute;mocratie et la R&eacute;publique venait de tourner d&eacute;finitivement la page des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Cela peut para&icirc;tre anodin. </p>
<p>Mais dans le contexte post-&eacute;lectoral que nous avons v&eacute;cu, force est de reconna&icirc;tre que c''est un geste d''apaisement qui permet &agrave; notre pays de faire l''&eacute;conomie d''une crise politique et institutionnelle dont elle n''a pas besoin. En attendant les f&eacute;licitations (qui viendront certainement quand le temps aura fait son &oelig;uvre de cicatrisation des blessures), l''heure est venue de s''atteler &agrave; organiser des &eacute;lections l&eacute;gislatives &laquo; plus acceptables &raquo;. Les points que le FDR a brandis comme des pr&eacute;alables m&eacute;ritent la plus grande attention et la plus grande diligence dans leur traitement. Qu''il s''agisse du fichier &eacute;lectoral, de l''implication de l''arm&eacute;e dans la sph&egrave;re politique ou de la neutralit&eacute; de l''administration, nous estimons que ce ne sont pas des questions au-dessus des forces des uns et autres. Pourvu qu''il y ait un minimum de bonne volont&eacute;. </span></font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Rappelons nous des &eacute;lections de 1997. A l''&eacute;poque l''opposition dont les principaux animateurs constituent aujourd''hui la garde rapproch&eacute;e de ATT ruait dans les brancards au motif que l''administration &eacute;tait disqualifi&eacute;e pour organiser et mener les diff&eacute;rentes op&eacute;rations &eacute;lectorales. Pour &eacute;viter que cela ne soit un point de fixation et de crispation, le pouvoir avait d&eacute;cid&eacute; de mettre sur pied la CENI. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Avec les r&eacute;sultats qu''on sait. Les v&eacute;rit&eacute;s d''hier ne doivent pas &ecirc;tre des illusions d''aujourd''hui au simple motif que ceux qui se plaignaient hier, ceux qui exigeaient hier, seraient de l''autre c&ocirc;t&eacute; de la barri&egrave;re, donc dans une situation favorable. L''administration qui a eu le temps d''abandonner certains r&eacute;flexes et d''organiser des &eacute;lections acceptables en 2002 est malheureusement instrumentalis&eacute;e aujourd''hui. M&ecirc;me de mauvaise foi, on ne peut fermer les yeux sur le r&ocirc;le que fut celui des gouverneurs, des pr&eacute;fets et des sous-pr&eacute;fets. Rappelons nous les diff&eacute;rentes batailles qui se sont d&eacute;roul&eacute;es autour de la question du fichier &eacute;lectoral. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La classe politique a fait un point d''honneur &agrave; doter notre pays d''un fichier correct. A l&rsquo;&eacute;vidence malgr&eacute; les efforts communs du minist&egrave;re de l''Administration, de la DGE et de la classe politique, le fichier &eacute;lectoral comporte encore des lacunes et des insuffisances notoires. Le reconna&icirc;tre et apporter les corrections n&eacute;cessaires contribueront &agrave; faire avancer un d&eacute;bat r&eacute;current et qui revient &agrave; chaque fois comme un vieux serpent de mer. Au lieu de brandir comme moyen de d&eacute;fense le fait qu''il a &eacute;t&eacute; constitu&eacute; du temps o&ugrave; IBK &eacute;tait au pouvoir, mieux nettoyer cet instrument avant qu''il ne devienne une pomme de discorde. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Surtout qu''avec la constitution des listes pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives, on observe que les cloisons ne sont pas &eacute;tanches et que ceux qui se battaient lors de la pr&eacute;sidentielle ont presque fusionn&eacute; sur des listes communes pour se donner de meilleures chances de si&eacute;ger &agrave; l''Assembl&eacute;e nationale. Que peut faire le Pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;? De part les pouvoirs que lui conf&egrave;re la Constitution, il peut sinon tout du moins beaucoup. Il a un devoir de pr&eacute;vention. C''est ainsi qu''il peut d&egrave;s maintenant faire en sorte que les pr&eacute;alables du FDR soient examin&eacute;s le plus rapidement possible. Et comme c''est un militaire, qui de plus est un g&eacute;n&eacute;ral, il lui suffira de demander au g&eacute;n&eacute;ral Kafougouna et au colonel Siaka Sangar&eacute;, chacun en ce qui le concerne, de prendre les dispositions utiles pour que cela soit per&ccedil;u comme un ordre &agrave; ex&eacute;cuter sans h&eacute;sitation ni murmure.<strong><o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial &#45; ATT II doit réhabiliter ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-att-ii-doit-rehabiliter-att-10802.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2">Alea jacta est&nbsp;! La cour constitutionnelle a confirm&eacute; la victoire au premier tour du Pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. Sans<span style="">&nbsp; </span>surprise convient-il de le dire en toute honn&ecirc;tet&eacute;. Mais &agrave; la<span style="">&nbsp; </span>grande d&eacute;ception de tous ceux qui attendaient de la Cour constitutionnelle qu&rsquo;elle mette le hol&agrave; par rapport &agrave; ce qui s&rsquo;est pass&eacute; le 29 avril dernier et qui de l&rsquo;avis m&ecirc;me de ceux qui accompagnent ATT fut tout sauf des &eacute;lections. Le Pr&eacute;sident ATT se retrouve donc dans des habits qu&rsquo;il conna&icirc;t mais qui pourraient &ecirc;tre bien plus amples et plus lourds que ceux de son pr&eacute;c&eacute;dent mandat.<o:p></o:p></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Malgr&eacute; la courtoisie et la correction dont on peut la cr&eacute;diter, la campagne &eacute;lectorale a montr&eacute; deux pays qui se c&ocirc;toient, qui se frottent m&ecirc;me, sans se voir a fortiori se conna&icirc;tre. Un pays o&ugrave; il y a les 70% de pauvres qui manquent de tout, y compris le minimum vital&nbsp;: eau, soins de sant&eacute;, &eacute;ducation, nourriture, etc. Et un autre pays caract&eacute;ris&eacute; par les nouveaux riches qui en ont jet&eacute; plein la vue des Maliens avec une arrogance jamais &eacute;gal&eacute;e sous nos cieux&nbsp;: des tee-shirts jet&eacute;s &agrave; la pelle sur les passants, des tonnes de tissus imprim&eacute;s et gracieusement offerts sous de force, de l&rsquo;argent comme s&rsquo;il en pleuvait, du carburant &agrave; profusion pour tous ceux qui poss&eacute;daient du mat&eacute;riel roulant, un &eacute;talage de biens (le plus souvent mal acquis) &agrave; en d&eacute;go&ucirc;ter et &agrave; en choquer les Maliens. Tout cela avec cet arri&egrave;re go&ucirc;t d&rsquo;impuissance chez les Maliens qui se disent bien que toutes ces extravagances sont faites avec leurs sous.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Dans son premier discours en tant que nouveau Pr&eacute;sident &eacute;lu, ATT a insist&eacute; sur le fait qu&rsquo;il aura besoin de tout le monde pour relever les d&eacute;fis qui l&rsquo;attendent. Il ne croit pas si bien dire parce que les d&eacute;fis &agrave; relever sont autrement plus importants que ceux sur lesquels il a mis l&rsquo;accent. Le premier d&eacute;fi consistera &agrave; r&eacute;concilier les Maliens avec eux-m&ecirc;mes. Son premier mandat a profond&eacute;ment divis&eacute; les Maliens et les cassures constat&eacute;es au niveau des partis politiques, des syndicats, des associations, des corporations ne sont h&eacute;las que la partie visible de l&rsquo;iceberg. Le deuxi&egrave;me d&eacute;fi consistera &agrave; r&eacute;concilier les Maliens avec leurs institutions. <br /></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le foss&eacute; d&eacute;j&agrave; b&eacute;ant entre gouvernants et gouvern&eacute;s pourrait s&rsquo;&eacute;largir davantage &agrave; la suite des &eacute;lections o&ugrave; le taux de participation a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s faible, o&ugrave; la triche a &eacute;t&eacute; institu&eacute;e, o&ugrave; lui-m&ecirc;me est per&ccedil;u comme mal &eacute;lu parce que fruit de ce vol et des fraudes planifi&eacute;es par l&rsquo;administration d&rsquo;Etat. Le troisi&egrave;me d&eacute;fi concerne la poursuite sans heurt du processus &eacute;lectoral. Contrairement au Coppo qui avait inscrit ses actions dans la violence, le FDR a d&eacute;cid&eacute; de se conformer &agrave; la loi et &agrave; la Constitution. Ce qui a d&ucirc; d&eacute;router les faucons qui l&rsquo;entourent et qui voulaient casser de l&rsquo;opposant. Mais le FDR a pos&eacute; des conditions dont il peut et il doit favoriser la satisfaction. <br /></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">En effet, tous les acteurs politiques se sont rendus compte par eux-m&ecirc;mes que le fichier &eacute;lectoral n&rsquo;est pas fiable et comporte beaucoup d&rsquo;erreurs qu&rsquo;il est loisible de corriger, avec un minimum de bonne foi et de bonne volont&eacute;. Pour la cr&eacute;dibilit&eacute; m&ecirc;me des futures op&eacute;rations &eacute;lectorales et la l&eacute;gitimit&eacute; des institutions &agrave; mettre en place, il faudrait prendre le temps de nettoyer le fichier. Il peut solennellement demand&eacute;, maintenant qu&rsquo;il est &eacute;lu, aux militaires de sortir du champ politique &agrave; commencer par les z&eacute;lateurs qui sont dans son proche entourage&nbsp;; tout comme il peut veiller &agrave; ce que l&rsquo;administration reste dans l&rsquo;impartialit&eacute; qui lui sied. Le quatri&egrave;me d&eacute;fi se rapporte &agrave; la question du Nord qui s&rsquo;est malheureusement invit&eacute;e dans le d&eacute;bat &eacute;lectoral. Le coup de sang de Bahanga n&rsquo;est pas seulement qu&rsquo;un coup d&rsquo;&eacute;clat. Il traduit l&rsquo;expression d&rsquo;un malaise certain qui ram&egrave;ne &agrave; la surface les inqui&eacute;tudes exprim&eacute;es par ceux-l&agrave; qu&rsquo;on a un peu trop qualifi&eacute;s de va-t-en-guerre. Ces quatre d&eacute;fis sont des urgences auxquelles, il faudra qu&rsquo;il s&rsquo;at&egrave;le sans attendre et sans faux fuyants.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le Pr&eacute;sident ATT, empruntant une formule consacr&eacute;e, a affirm&eacute; qu&rsquo;il sera le Pr&eacute;sident de tous les Maliens. Cela risque d&rsquo;&ecirc;tre un v&oelig;u pieux quand on voit, nous nous r&eacute;p&eacute;tons, le foss&eacute; qui s&rsquo;est agrandi entre les Maliens et leurs gouvernants. En plus, ceux qui contestent son &eacute;lection, ceux qui estiment qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; flou&eacute;s, le regarderont avec une certaine d&eacute;fiance. Pour notre part, nous souhaitons qu&rsquo;il soit le Pr&eacute;sident pour tous les Maliens. Cela suppose, comme l&rsquo;a &eacute;crit le journal les Echos, qu&rsquo;il se mette &agrave; &eacute;quidistance de toutes les chapelles et tous les clochers. Les derniers mois de son premier mandat lui ont prouv&eacute;, s&rsquo;il en doutait encore, que les Maliens sont r&eacute;fractaires &agrave; toute immixtion de la famille dans la gestion des affaires de l&rsquo;Etat. <br /></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Quand c&rsquo;est nous qui l&rsquo;&eacute;crivons, cela choque plus d&rsquo;un. Mais la v&eacute;rit&eacute; est que les Maliens ne veulent plus voir le n&eacute;potisme, le clanisme, l&rsquo;arbitraire &eacute;rig&eacute;s en syst&egrave;me de gestion. Il a pu se rendre compte que les Maliens n&rsquo;ont pas seulement besoin de logements sociaux, d&rsquo;infrastructures, de routes, etc.&nbsp;; le faible taux de participation en est la sanction. Les Maliens aspirent &agrave; une meilleure justice, &agrave; une plus &eacute;quit&eacute;, &agrave; la transparence dans la gestion des affaires, &agrave; une lutte sans concession et sans d&eacute;magogie contre la corruption. <br /></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">ATT II pourra-t-il &ecirc;tre &agrave; la hauteur&nbsp;? C&rsquo;est tout le mal que nous lui souhaitons. Son rachat et sa r&eacute;demption passent par l&agrave;. Parce que plus que tout le monde, il sait que contrairement &agrave; 2002, il ne b&eacute;n&eacute;ficiera d&rsquo;aucun moment de gr&acirc;ce. En tout cas, le FDR dont la hauteur de vue et l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance ont &eacute;t&eacute; salu&eacute;es par tous ne m&eacute;nagera pas efforts pour que le mali retrouve le bon chemin de la R&eacute;publique et de la D&eacute;mocratie.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong>Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><br /></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Les SAIGNEURS de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/les-saigneurs-de-la-republique-10801.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2">Nous l&rsquo;annoncions dans notre parution de la semaine derni&egrave;re&nbsp;; nous nous ferons le plaisir de rouvrir le dossier de tous ceux qui se sont jet&eacute;s dans la campagne de ATT pour mieux couvrir leurs incartades. Nous &eacute;crivions que nous &eacute;pinglerons tous ceux qui ont transform&eacute; la CCIM, l&rsquo;APCAM en clubs de soutien, en faisant du bruit pour mieux &eacute;touffer celui de leurs casseroles&nbsp;; nous &eacute;crivions que nous jetterons la lumi&egrave;re sur tous ceux<span>&nbsp; </span>qui ont transform&eacute; nos soci&eacute;t&eacute;s et entreprises d&rsquo;Etat en caisses de r&eacute;sonance et en tiroir caisse pour les besoins de la campagne du Pr&eacute;sident sortant. Et nous ajoutions que pour ce travail nous n&rsquo;aurions m&ecirc;me pas besoin de fouiller ou de fouiner, nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;&agrave; nous baisser pour prendre le dernier rapport de la CASCA et que cela suffirait dans un premier temps. Chose promise, chose due. Nous commen&ccedil;ons cette semaine par celui qui a plong&eacute; la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali dans une crise sans pr&eacute;c&eacute;dent et qui est connu pour son expertise dans l&rsquo;utilisation des procurations dans les &eacute;lections. Vous l&rsquo;avez devin&eacute; certainement, il s&rsquo;agit de <strong>Jeamille Bittar.</strong><o:p></o:p></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;">Jeamille Bittar&nbsp;: Futur client de la Justice&nbsp;?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Les informations les plus r&eacute;centes qui courent sur son compte, le donnent partant pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives en Commune V. Dans son proche entourage, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent pour se demander ce qu&rsquo;il va faire sur les plates bandes des hommes politiques au point de vouloir &ecirc;tre d&eacute;put&eacute;. La r&eacute;ponse est &agrave; trouver du c&ocirc;t&eacute; de certaines langues qu&rsquo;on a de la peine &agrave; qualifier de m&eacute;chantes. &laquo;&nbsp;Avec toutes les casseroles qu&rsquo;ils tra&icirc;nent dans son sillage, il n&rsquo; y a qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale avec l&rsquo;immunit&eacute; parlementaire que Bittar pourrait trouver une couverture&nbsp;&raquo; affirment-elles. En attendant que ce v&oelig;u qu&rsquo;il caresse depuis la fin de la campagne de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle se r&eacute;alise, Jeamille Bittar s&rsquo;est fait une place de choix dans le cercle des courtisans du Pr&eacute;sident ATT, apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre fait un nom parmi ceux qui ne reculent devant rien pour gagner. <br /></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Les &eacute;lections consulaires de Novembre 2006 &agrave; la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali en sont la parfaite illustration. Donn&eacute; sinon battu du moins perdant face &agrave; ses concurrents, Jeamille Bittar a mis en place un syst&egrave;me quasi infaillible de vote par procuration. R&eacute;sultat, depuis son &eacute;lection, la CCIM est paralys&eacute;e du fait d&rsquo;une crise de l&eacute;gitimit&eacute; que les diff&eacute;rents arr&ecirc;ts de la Justice n&rsquo;ont pas pu r&eacute;soudre. Mais l&rsquo;homme &laquo;&nbsp;s&rsquo;en fout&nbsp;&raquo;. S&ucirc;r de son fait, il fait comme si de rien n&rsquo;&eacute;tait. S&ucirc;r de ses appuis aussi en haut lieu, selon certains, Bittar ne m&eacute;nage aucun effort pour montrer qu&rsquo;il est avec ATT, quitte &agrave; accentuer le malaise au sein d&rsquo;une institution<span>&nbsp; </span>qui n&rsquo;a pas encore tourn&eacute; la page du traumatisme de ces &eacute;lections. Au grand dam de tous les observateurs, Bittar transforme la CCIM en club de soutien &agrave; ATT et embarque tout le monde y compris ses adversaires dans des meetings au cours desquels ses talents oratoires sont mis au service d&rsquo;une flagornerie &eacute;hont&eacute;e en faveur de son poulain.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Mais Bittar n&rsquo;allait pas se limiter juste &agrave; chauffer les salles. Il a une exp&eacute;rience &agrave; faire valoir et il ne compte pas se limiter au r&ocirc;le de porteur d&rsquo;eau. B&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une part du march&eacute; &eacute;lectoral (impression et transport du mat&eacute;riel &eacute;lectoral), il est soup&ccedil;onn&eacute; d&rsquo;avoir jou&eacute; un r&ocirc;le important dans la fraude &eacute;lectorale. Mieux, il a commis certains de ses proches collaborateurs en mission command&eacute;e au niveau de certaines r&eacute;gions pour battre campagne, influencer le vote en faveur de ATT. Bien entendu, Bittar a fait toute cette d&eacute;bauche l&agrave; pour marquer son soutien ind&eacute;fectible &agrave; celui qu&rsquo;il appelle son grand fr&egrave;re. Mais pas seulement que pour cette raison, &agrave; en croire certaines personnes. Comme tout &ecirc;tre humain qui se respecte, il dispose d&rsquo;un solide instinct de conservation, histoire de veiller sur ses arri&egrave;res menac&eacute;s par trop d&rsquo;affaires crapoteuses. Pour notre part, nous publions les casseroles que la CASCA a identifi&eacute;es dans son sillage et pour lesquelles elle a demand&eacute; le concours de la Justice.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span style="color: rgb(128, 0, 0);">Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali (CCIM - p&eacute;riode du 1er janvier 2002 au 25 avril 2005)</span><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non nomination d&rsquo;un Contr&ocirc;leur financier et d&rsquo;un comptable public en violation de l&rsquo;article 14 de la Loi 96-032 du 12 juin 1996 portant statut g&eacute;n&eacute;ral des Entreprises Publics &agrave; Caract&egrave;re Professionnel et des articles 149, 131 et<span>&nbsp; </span>132 du D&eacute;cret n&deg;97-192 du 09/06/97 portant r&egrave;glement g&eacute;n&eacute;ral<span>&nbsp; </span>de la comptabilit&eacute; publique&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non conformit&eacute; de l&rsquo;affectation des ressources du Fonds de garantie TRIE au fonctionnement de la CCIM, du Conseil des Maliens des Chargeurs (CMC) ainsi que la prise en charge des frais d&rsquo;escorte institu&eacute;s par Arr&ecirc;t&eacute; n&deg;89-2796/MFC-CAB du 06/10/89, &agrave; l&rsquo;objet de la convention en date du 28/08/85 qui pr&eacute;voit la couverture des risques li&eacute;s au transit&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non conformit&eacute; de l&rsquo;article 2 de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; n&deg;02-1525/MEF/SG25/05/02 aux dispositions du D&eacute;cret n&deg;135/PG-RM du 30 mai 1985 et de la Convention fixant les modalit&eacute;s de fonctionnement des Fonds&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La violation de la Convention Gouvernement / CCIM en date du 28/08/1985 par la cr&eacute;ation d&rsquo;un Comit&eacute; de gestion par Arr&ecirc;t&eacute; du Ministre charg&eacute; des Finances pour la gestion des fonds en lieu et place de la CCIM relevant du Minist&egrave;re du Commerce&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non conformit&eacute; du taux de 0,25 % fix&eacute; par l&rsquo;article 11 de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; n&deg;1525/MEF/SG 25/07/02 &agrave; celui de 0,50 % d&eacute;termin&eacute; par la Convention originelle&nbsp;;&nbsp;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non tenue r&eacute;guli&egrave;re des sessions de l&rsquo;Assembl&eacute;e Consulaire en violation des dispositions de l&rsquo;Article 47 du D&eacute;cret n&deg;98-228/P-RM du 06/07/98&nbsp;fixant l&rsquo;organisation et les modalit&eacute;s de fonctionnement de la CCIM ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;octroi<span>&nbsp; </span>d&rsquo;indemnit&eacute;s mensuelles aux membres du bureau de la CCIM, en violation de l&rsquo;Article 29 du D&eacute;cret n&deg;98-228/PRM du 06/07/1998&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;octroi d&rsquo;avantages au Contr&ocirc;leur interne, non pr&eacute;vu par l&rsquo;Accord d&rsquo;Etablissement ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La signature des ch&egrave;ques du Fonds de garantie TRIE et de la CCIM par le Tr&eacute;sorier G&eacute;n&eacute;ral en violation du D&eacute;cret n&deg;97-192/PG-RM du 09/06/97 portant r&egrave;glement g&eacute;n&eacute;ral de la Comptabilit&eacute; Publique&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;inexistence de manuels de proc&eacute;dures de gestion de la CCIM, nonobstant le paiement de 6.000.000 F CFA pour leur confection ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;application de nouveaux taux de frais de mission par D&eacute;cision n&deg;037/PDT/CCIM/2004 du 15 septembre 2004 en violation des dispositions de l&rsquo;Accord d&rsquo;Etablissement qui fixent les taux &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur et &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du Mali&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;application d&rsquo;une grille salariale non conforme &agrave; celle pr&eacute;vue par la Convention Collective du Commerce&nbsp;ayant occasionn&eacute; un &eacute;cart annuel de 8.245.764 F CFA ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le recrutement d&rsquo;agents sur la base de contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e pour des emplois permanents en violation des dispositions de l&rsquo;article L 22 de la loi n&deg;92-020 du 23/09/92 portant Code de Travail&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le d&eacute;caissement non autoris&eacute; en 2004 de 96.465.405 F CFA&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La mauvaise gestion des permis de conduire internationaux se traduisant par un d&eacute;tournement de recettes de 20.019.000 F CFA au titre de la p&eacute;riode sous revue&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le non recouvrement de la TVA d&rsquo;un montant de 18.039.870 F CFA sur les factures acquitt&eacute;es en TTC&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;inexistence dans la comptabilit&eacute; des mouvements du compte bancaire<span>&nbsp; </span>BNDA n&deg;001001B01176 ouvert pour recevoir les produits de vente des d&eacute;clarations en douane unifi&eacute;es&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le r&egrave;glement sur compte bancaire, des d&eacute;penses imputables aux activit&eacute;s du Fonds de garantie TRIE et de la CCIM pour un montant de 36.538.797 F CFA&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le versement &agrave; la CCIM de la marge sur vente des imprim&eacute;s Droits de Douanes Unifi&eacute;s d&rsquo;un montant de 30.000.000 F CFA alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a eu, en 2004, aucune r&eacute;alisation budg&eacute;taire au titre de la vente des imprim&eacute;s&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non distribution de dividende &agrave; la CCIM, d&eacute;tenteur de 12 % des actions de la SCPCE (BHM)&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le non versement &agrave; la CCIM des int&eacute;r&ecirc;ts produits sur le DAT d&rsquo;un montant de 9.166.663 F CFA ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le non enregistrement d&rsquo;une recette de 1.799.000 F CFA&nbsp;dans le registre de banque ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le pr&eacute;l&egrave;vement de 940.130 F CFA par la banque sans enregistrement comptable et sans pi&egrave;ce de d&eacute;pense&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;existence de ch&egrave;ques totalisant 11.730.319 F CFA non encore encaiss&eacute;s par les b&eacute;n&eacute;ficiaires (fournisseurs, missionnaires etc.)&nbsp;; <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le non examen et la non approbation du budget 2003 par le Comit&eacute; de gestion des fonds TRIE;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le non recouvrement de 17.172.750 F CFA au titre de la location du magasin de Sogoniko due par la Soci&eacute;t&eacute; Malienne de D&eacute;sinsectisation Bamako&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non prise en charge des d&eacute;caissements directs dans les &eacute;critures comptables de la somme de 1.271.800.000 F CFA&nbsp; par le Tr&eacute;sor au profit de certains b&eacute;n&eacute;ficiaires&nbsp;; <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;utilisation irr&eacute;guli&egrave;re de la somme de 64.201.915 F CFA sur les ressources du fonds TRIE pour les travaux d&rsquo;ach&egrave;vement du si&egrave;ge de la Direction R&eacute;gionale de la CCIM de Sikasso&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le recours syst&eacute;matique au fonds TRIE pour les d&eacute;penses de fonctionnement&nbsp;: cas de 86.437.439 F CFA en 2004 et 150.000.000 F CFA&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La dotation irr&eacute;guli&egrave;re en carburant du Syndicat des Transporteurs et de l&rsquo;ACCT, sur fonds TRIE&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le payement irr&eacute;gulier de 18.081.684 F CFA sur fonds de garantie TRIE, d&rsquo;honoraires &agrave; des notaires pour la constitution d&rsquo;une Soci&eacute;t&eacute; de ciment et d&rsquo;un projet Sucrier ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La non tenue de la comptabilit&eacute; mati&egrave;res&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le transfert irr&eacute;gulier du Permis d&rsquo;Occuper n&deg;3766/80 du lot n&deg; B/7 d&rsquo;un magasin &agrave; vocation sous douane sis &agrave; Sogoniko ;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;existence dans le portefeuille des actions inscrites au nom de la CCIM de 48.390 actions d&rsquo;une banque au lieu de 47.790 mentionn&eacute;es dans le proc&egrave;s verbal de passation entre les Pr&eacute;sidents rentrant et sortant&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le non suivi par le Fonds des actions d&eacute;tenues au niveau d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de Transport A&eacute;rien en cessation d&rsquo;activit&eacute;s&nbsp;;<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Face &agrave; ces malversations qui ne sont ni plus ni moins que de la d&eacute;linquance, la CASCA a demand&eacute; aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes que le dossier de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali soit transmis &agrave; la Justice. On peut comprendre l&rsquo;excitation de notre bonhomme a se faire remarquer. Mais malin comme un sioux, il dispose de plusieurs fers au feu. Il a appris &agrave; compter sur lui-m&ecirc;me d&rsquo;abord. D&rsquo;o&ugrave; sa volont&eacute; &agrave; &ecirc;tre d&eacute;put&eacute;, histoire de se procurer une petite immunit&eacute; au cas o&ugrave; ATT, malgr&eacute; sa bonne volont&eacute;, ne pourrait lui &eacute;pargner un passage devant les tribunaux. Nous lui conseillons de lire l&rsquo;histoire parlementaire de notre pays&nbsp;: &agrave; plusieurs occasions, les d&eacute;put&eacute;s ont lev&eacute; l&rsquo;immunit&eacute; parlementaire de certains de leurs coll&egrave;gues dont la Justice avait besoin.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La semaine prochaine, nous prendrons un autre saigneur de la R&eacute;publique qui s&rsquo;est illustr&eacute; par le vacarme lors de la pr&eacute;sidentielle pour &eacute;touffer le bruit de ses casseroles.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong>Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Nouvelle République (18 Mai 07)</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/les-breves-de-nouvelle-republique-18-mai-07-10800.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2">L&rsquo;Alliance pour la D&eacute;mocratie et le Changement avait un projet grandiose pour le week-end dernier&nbsp;: organiser un meeting de soutien au Pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. Le meeting fut effectivement tenu, mais avec un arri&egrave;re go&ucirc;t d&rsquo;amertume. La cause&nbsp;: Ibrahim Bahanga est pass&eacute; par l&agrave;. En effet, &agrave; la veille m&ecirc;me de ce meeting, Bahanga dont certains &eacute;l&eacute;ments avaient d&eacute;sert&eacute; le camp de cantonnement de Kidal quarante huit heures auparavant a attaqu&eacute; la ville de Tinzawat&egrave;ne. Les pertes en vies humaines sont consid&eacute;rables&nbsp;: elles varient entre 10 et 14, selon les sources&nbsp;; tant parmi les assaillant que parmi les &eacute;l&eacute;ments de nos forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;. <br /></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Bahanga dont l&rsquo;impatience est quasi l&eacute;gendaire se plaint du retard pris dans la mise en &oelig;uvre de l&rsquo;accord d&rsquo;Alger. &laquo;&nbsp;A part qu&rsquo;on nous ait retir&eacute; nos armes et qu&rsquo;on nous ait cantonn&eacute;s &agrave; Kidal, il n&rsquo;y a rien eu de concret&nbsp;&raquo; ont d&eacute;clar&eacute; certains hommes de Bahanga. Comme &agrave; leur habitude, on tente de minimiser le coup de sang de celui qui est connu pour &ecirc;tre tr&egrave;s instable. C&rsquo;est ainsi que le porte-parole de l&rsquo;Alliance a r&eacute;affirm&eacute; leur soutien aux accords. Mais ni du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Alliance ni du c&ocirc;t&eacute; des autorit&eacute;s, on ne dit ce qu&rsquo;il y a lieu de faire. Par contre, le colonel Fagaga, a apport&eacute; de l&rsquo;eau au moulin des d&eacute;serteurs assaillants. Interrog&eacute; par RFI, il a d&eacute;clar&eacute; comprendre l&rsquo;attitude de ses camarades car &laquo;&nbsp;nous-m&ecirc;mes, on ne sait pas ce qui se passe. Selon des informations que nous avons re&ccedil;ues, l&rsquo;accord n&rsquo;existe m&ecirc;me plus. Mais on attend&nbsp;&raquo;. Preuve qu&rsquo;il y a un malaise. <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">On se rappelle que quand Fagaga s&rsquo;&eacute;tait retir&eacute; dans les grottes, les autorit&eacute;s avaient jou&eacute; &agrave; la banalisation, sinon &agrave; l&rsquo;indiff&eacute;rence jusqu&rsquo;aux attaques des villes de Kidal et de M&eacute;naka.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La d&eacute;sertion de Bahanga et l&rsquo;attaque de Tinzawat&egrave;ne ram&egrave;nent au devant de l&rsquo;actualit&eacute; la probl&eacute;matique de l&rsquo;accord de Alger. Lors de la campagne, certains candidats avaient manifest&eacute; leurs craintes de voir ce qui a &eacute;t&eacute; sign&eacute; incapable d&rsquo;&ecirc;tre appliqu&eacute;. Les engagements qui ont &eacute;t&eacute; pris paraissaient trop mirobolants pour &ecirc;tre sinc&egrave;res. Il faut esp&eacute;rer seulement que la raison pr&eacute;domine et qu&rsquo;on trouve une vraie solution aux probl&egrave;mes du Nord.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Rififi dans les partis politiques&nbsp;: le Cnid, l&rsquo;Ad&eacute;ma et le RPM en convulsions<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Les &eacute;lections l&eacute;gislatives se pr&eacute;parent dans la douleur pour l&rsquo;ensemble des formations politiques. Les places sont rares et ch&egrave;res. Et cela donne lieu &agrave; des n&eacute;gociations qui d&eacute;bouchent souvent sur des d&eacute;chirures.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La crise la plus retentissante est sans doute &agrave; signaler au niveau du Cnid. En effet, Me Demba Traor&eacute;, d&eacute;put&eacute; sortant de la Commune VI a &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de d&eacute;missionner de son parti pour constituer une liste ind&eacute;pendante. Cela est cons&eacute;cutif aux obstacles &eacute;rig&eacute;s sur son passage pour l&rsquo;emp&ecirc;cher de se pr&eacute;senter. Choisi &agrave; deux reprises, il s&rsquo;est vu contraint de l&acirc;cher et de sortir purement et simplement. Malgr&eacute; les apaisements qu&rsquo;il donne, il n&rsquo;est s&ucirc;r que son d&eacute;part ne laisse pas des traces au niveau de son parti.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Au niveau de l&rsquo;Ad&eacute;ma &eacute;galement, les crocs-en-jambe sont multiples. Ainsi &agrave; Bamako, c&rsquo;est apr&egrave;s plusieurs tentatives de remettre en cause la candidature de Modibo Diallo en Commune III. Au motif qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; choisi par des proches de Boub&egrave;ye et des soup&ccedil;ons qui p&egrave;sent sur lui-m&ecirc;me, la conf&eacute;rence de section a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e &agrave; trois reprises et &agrave; chaque fois c&rsquo;est lui qui gagne. Il semble que les militants de la Commune III, agac&eacute;s, ont d&eacute;clar&eacute; au CE que &laquo;&nbsp;m&ecirc;me si on devait le refaire 10 fois, c&rsquo;est Modibo qu&rsquo;on choisira&nbsp;&raquo;. A Sikasso, la d&eacute;l&eacute;gation conduite par Seydou Traor&eacute; et Ti&eacute;mogo Sangar&eacute; a semble-t-il &eacute;t&eacute; hu&eacute;e par les militants qui n&rsquo;ont pas compris qu&rsquo;on vienne leur imposer des noms.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Le RPM &eacute;galement fait face &agrave; des crises isol&eacute;es o&ugrave; les arbitrages n&rsquo;ont pas toujours &eacute;t&eacute; compris et accept&eacute;s.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Le FDR &laquo;&nbsp;embarrasse&nbsp;&raquo; le pouvoir<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Apr&egrave;s les &eacute;lections et la proclamation des r&eacute;sultats, les autorit&eacute;s avaient pari&eacute; sur le fait que les opposants &agrave; ATT allaient investir les rues et peut-&ecirc;tre op&eacute;rer des violences. C&rsquo;est pour cela que le tout r&eacute;pressif a &eacute;t&eacute; pr&ocirc;n&eacute; surtout que d&rsquo;importants mat&eacute;riels de maintien d&rsquo;ordre avaient &eacute;t&eacute; command&eacute;s. Mais voil&agrave; que le FDR, contre l&rsquo;attente des autorit&eacute;s a d&eacute;cid&eacute; de n&rsquo;inscrire ses actions que dans le cadre de la loi et de la Constitution. Mieux, c&rsquo;est le FDR que Maliens f&eacute;licitent &agrave; travers des messages pour le sens de sa responsabilit&eacute; et du respect des institutions. &laquo;&nbsp;Embarras&nbsp;&raquo; des autorit&eacute;s qui ne savent plus par quel bout prendre ceux que certains avaient d&eacute;peint dans les hautes sph&egrave;res de l&rsquo;Etat comme des &laquo;&nbsp;pouvoiristes&nbsp;&raquo; et de dangereux terroristes.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>Meeting du FDR le samedi<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Apr&egrave;s la d&eacute;claration cons&eacute;cutive &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour constitutionnelle, le FDR entend rester au contact de ses militants. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une conf&eacute;rence de presse a &eacute;t&eacute; organis&eacute;e hier par ses avocats au si&egrave;ge du Parena. Samedi prochain, &agrave; partir de 10h, un grand meeting est pr&eacute;vu au Palais des Congr&egrave;s pour informer les militants.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong>La main tendue de ATT<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Dans son premier discours en tant que nouveau Pr&eacute;sident &eacute;lu, ATT a tendu la main &agrave; tous les Maliens pour l&rsquo;aider &agrave; relever les d&eacute;fis qui ne manqueront pas. C&rsquo;est qu&rsquo;il a insist&eacute; sur le fait qu&rsquo;il aura besoin de tout le monde. Cette politique de la main semble ne pas &ecirc;tre du go&ucirc;t de tous&nbsp;; notamment au niveau de ceux qui craignent de voir le Pr&eacute;sident inviter le FDR &agrave; la gestion des affaires. Il semble que c&rsquo;est surtout au niveau de l&rsquo;ADP que ces craintes sont nourries. D&eacute;j&agrave; que le g&acirc;teau n&rsquo;est pas grand, s&rsquo;il faut en plus appeler d&rsquo;autres convives, se disent certains.</font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial &#45; Rétablir la vertu</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/editorial-retablir-la-vertu-10684.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Il y a de cela deux ans, &agrave; l&rsquo;occasion de la pr&eacute;sentation des meilleurs v&oelig;ux, le Pr&eacute;sident de la Cour constitutionnelle, Salif Kanout&eacute; &eacute;voquait les op&eacute;rations &eacute;lectorales de 2007 sous les contours d&rsquo;une v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;d&eacute;linquance caract&eacute;ris&eacute;e&nbsp;&raquo;. Deux ans apr&egrave;s, il se retrouve au c&oelig;ur d&rsquo;une tourmente encore plus grande. Lui et ses coll&egrave;gues de la Cour constitutionnelle ont &agrave; faire cette ann&eacute;e &agrave; ce que d&rsquo;aucuns ont qualifi&eacute; d&rsquo;exquis banditisme &eacute;lectoral. Les Maliens ont vu se d&eacute;rouler sous leurs yeux, une authentique op&eacute;ration chirurgicale&nbsp;: sans odeur, sans couleur mais dont la saveur est peu rago&ucirc;tante pour notre jeune d&eacute;mocratie. </span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les Maliens ont vu de quoi une administration aux ordres est capable. En plus de forcer le vote, en plus de voler le vote, en plus de faire dispara&icirc;tre des voix, les Maliens se sont rendus compte que leur administration est capable d&rsquo;organiser une &eacute;lection sans les &eacute;lecteurs. C&rsquo;est ce que d&rsquo;aucuns ont qualifi&eacute; de banditisme d&rsquo;Etat. Par le pass&eacute;, &agrave; l&rsquo;occasion des &eacute;lections, les partis politiques tentent avec leurs moyens de frauder soit en achetant des cartes, soit en achetant des &eacute;lecteurs. Mais de m&eacute;moire de Malien, c&rsquo;est la premi&egrave;re fois que l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat prend les choses en mains avec la volont&eacute; affich&eacute;e et impos&eacute;e aux autres de voler&nbsp;: enl&egrave;vement des cartes &eacute;lecteur, confection de cartes d&rsquo;identit&eacute;, confection de procurations, multiplications des bureaux de vote, utilisation abusive des forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;, etc. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;objectif est simple&nbsp;: faire la preuve par deux que l&rsquo;administration peut organiser des &eacute;lections et faire gagner son candidat sans les &eacute;lecteurs. D&rsquo;o&ugrave; les faux calculs, les faux taux et les faux totaux rendus publics qui ne sont pas dignes de la grandeur qu&rsquo;on veut pour notre d&eacute;mocratie. Les Sages de la Cour savent ce que les Maliens attendent d&rsquo;eux, sinon s&rsquo;en est fini du vote dans notre pays. Et pas plus tard que lors des l&eacute;gislatives &agrave; venir, les Maliens pourraient d&eacute;cider tout simplement de rester &agrave; la maison ou de vaquer &agrave; leurs occupations d&egrave;s lors que leurs voix ne comptent plus et d&egrave;s lors que l&rsquo;administration peut voter &agrave; leur place en &eacute;lisant qui bon lui semble.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les Maliens ont vu de quoi les hommes politiques sont capables. A d&eacute;faut de les mobiliser, ils peuvent mobiliser les cartes non distribu&eacute;es, fabriquer &agrave; la pelle des cartes d&rsquo;identit&eacute; et des procurations, transporter comme du b&eacute;tail&hellip;&eacute;lectoral des &eacute;lecteurs et se d&eacute;placer comme lors des f&ecirc;tes foraines pour voter. Et sans g&ecirc;ne et sans honte, venir s&rsquo;asseoir, bomber le torse et se vanter d&rsquo;avoir gagn&eacute; haut la main.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les Maliens ont vu ce qu&rsquo;un pouvoir en place peut faire quand il veut fausser le jeu et surtout quand il veut rester. Des personnes ont &eacute;t&eacute; commises sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire avec comme mission unique de faire voter en faveur du Pr&eacute;sident sortant&nbsp;; quels qu&rsquo;en soient les moyens. R&eacute;sultat&nbsp;: on se retrouve avec des chiffres et des r&eacute;sultats d&eacute;fiant toute concurrence et allant &agrave; l&rsquo;encontre du bon sens. D&rsquo;o&ugrave; la g&ecirc;ne, d&rsquo;o&ugrave; la honte, d&rsquo;o&ugrave; cette incroyable impression que laissent les vainqueurs d&eacute;sign&eacute;s qui rasent les murs et qui se tiennent &agrave; carreau.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les Maliens assistent impuissants &agrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation du vol au statut de vertu. Tout le monde s&rsquo;accorde &agrave; reconna&icirc;tre qu&rsquo;il y a quelque chose d&rsquo;anormal dans ce qui s&rsquo;est pass&eacute;, qu&rsquo;il y a quelque chose de pourri dans ce qui s&rsquo;est pass&eacute; mais il se trouve des gens pour dire &laquo;&nbsp;non, fermons les yeux et continuons&nbsp;&raquo;. Nous, nous pensons qu&rsquo;on ne peut ni fermer les yeux encore moins continuer. C&rsquo;est pour cela que, comme ceux du FDR qui ont saisi la Cour constitutionnelle, nous estimons que les Sages devront rendre justice aux Maliens qui ont fait des distances &eacute;normes pour voter pour rien et nous pensons qu&rsquo;il est du devoir de la Cour constitutionnelle de r&eacute;tablir la vertu dans notre pays en fl&eacute;trissant le vol et les voleurs. Nous pensons &eacute;galement &laquo;&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de seuil tol&eacute;rable pour la fraude&nbsp;&raquo;. Parce que tout comme on dit que &laquo;&nbsp;qui vole un &oelig;uf volera un b&oelig;uf&nbsp;&raquo;, nous ne sommes pas loin de penser que quelqu&rsquo;un qui est capable de mettre son g&eacute;nie &agrave; voler une voix peut en voler des millions.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La d&eacute;mocratie malienne, cit&eacute;e en exemple il n&rsquo;y a pas longtemps pour son g&eacute;nie et sa capacit&eacute; &agrave; engendrer des situations in&eacute;dites -comme le fameux consens-,<span style="">&nbsp; </span>est aujourd&rsquo;hui la ris&eacute;e et on la montre du doigt pour sa capacit&eacute;, cette fois-ci, &agrave; accoucher de situations burlesques. On nous compare au Nigeria o&ugrave; un g&eacute;n&eacute;ral pour qui tout le monde vouait un immense respect, faute de pouvoir rester malgr&eacute; toutes ses tentatives, a organis&eacute; sa succession en c&eacute;dant la place &agrave; un de ses oblig&eacute;s sur un amoncellement de cadavres. Il y en a m&ecirc;me qui estiment avec un brin d&rsquo;exag&eacute;ration, que les morts en moins, ce qui s&rsquo;est pass&eacute; au Nigeria est identique &agrave; ce que nous avons v&eacute;cu le 29 avril. Les moins gentils font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la concurrence que nous livrons, de mani&egrave;re m&ecirc;me d&eacute;loyale, au r&eacute;gime communiste de Pyongyang. La Cour constitutionnelle peut arr&ecirc;ter la d&eacute;rive&nbsp;; les Sages peuvent emp&ecirc;cher notre pays &laquo;&nbsp;de s&rsquo;enfoncer dans la nuit&nbsp;&raquo;. En r&eacute;tablissant la vertu.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Elections présidentielles</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/elections-presidentielles-10683.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="color: blue; text-transform: uppercase;">Elections pr&eacute;sidentielles (1) : </span><span lang="FR" style="color: blue;">les ressources de l&rsquo;Etat regagnent le bercail<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Depuis quelques jours, les ressources de l&rsquo;Etat qui avaient &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;es lors de la campagne pr&eacute;sidentielle commencent &agrave; regagner leur &laquo;&nbsp;bercail&nbsp;&raquo;.Les hommes, les femmes, les v&eacute;hicules rentrent &agrave; Bamako&nbsp;; timidement certes mais rentrent quand m&ecirc;me. Parce qu&rsquo;il y a quelques uns qui ne savent pas comment les Sages de la Cour constitutionnelle vont trancher et ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; rester en rase campagne au cas o&ugrave; le &laquo;&nbsp;devoir&nbsp;&raquo; les appelle de nouveau. Il ne manque &agrave; l&rsquo;appel que les sous qui ont &eacute;t&eacute; abondamment d&eacute;pens&eacute;, &agrave; hauteur de milliard dans certains services. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Comme quoi les &eacute;lections n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; perdues pour tout le monde et on peut comprendre ais&eacute;ment l&rsquo;acharnement de tous ceux qui d&eacute;fendent les r&eacute;sultats. Mais dans certains services, il semble que les travailleurs attendent que la situation se tasse un peu pour demander des comptes &agrave; leurs responsables&nbsp;: ceux qui ont affect&eacute; des v&eacute;hicules tout neufs &agrave; la campagne de ATT en prenant en charge m&ecirc;me les per diem&nbsp;; ceux qui ont cass&eacute; la tire-lire pour confectionner des tee-shirt&nbsp;; ceux qui ont vid&eacute; les caisses des projets d&eacute;pendant de leur minist&egrave;re. On risque de jouer un tour suppl&eacute;mentaire apr&egrave;s les r&eacute;sultats. Parce que de toute &eacute;vidence, il y en a qui ont profit&eacute; pour s&rsquo;en mettre plein les poches.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En tout cas, le FDR est confort&eacute; dans son id&eacute;e quand il accuse l&rsquo;Etat d&rsquo;avoir mis ses cadres et ses ressources en branle pour aller battre campagne pour le Pr&eacute;sident sortant.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Elections pr&eacute;sidentielles (2)&nbsp;: Maguiraga &eacute;chappe de justesse &agrave; la prison</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il semble que sur les 8 candidats retenus par la Cour constitutionnelle pour participer &agrave; la course au Palais de Koulouba, un aurait &eacute;chapp&eacute; de justesse &agrave; la prison manquant du coup la comp&eacute;tition. IL s&rsquo;agit de Madiassa Maguiraga. En effet, c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; un juge qui a refus&eacute; de signer la contrainte par corps le concernant qu&rsquo;il a pu mener sa campagne &eacute;lectorale jusqu&rsquo;&agrave; son terme.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il faut rappeler que c&rsquo;est au d&eacute;but de la campagne que Maguiraga avait &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; 90 jours de prison ferme dans une affaire qui l&rsquo;oppose &agrave; un cr&eacute;ancier qui le soup&ccedil;onne de mauvaise foi et de refus de le rembourser les quelques 3 millions qu&rsquo;il devait. En effet, pour ne pas payer, Maguiraga &eacute;tait parvenu &agrave; organiser son insolvabilit&eacute;. Mais quelle ne fut la surprise de son cr&eacute;ancier de le voir qualifier comme candidat pour la pr&eacute;sidentielle. Or, la caution s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 10 millions.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Certaines m&eacute;chantes langues pensent qu&rsquo;en ayant &eacute;t&eacute; le premier &agrave; reconna&icirc;tre les r&eacute;sultats qui portaient seulement sur 50 bureaux de vote, Maguiraga a pu recueillir d&rsquo;importantes dividendes.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Elections pr&eacute;sidentielles (3)&nbsp;: le RPM m&eacute;content de Maguiraga</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le comportement de Maguiraga ne surprend pas seulement que les simples Maliens. En effet, du c&ocirc;t&eacute; du RPM, il semble qu&rsquo;on est m&ecirc;me irrit&eacute; devant les agissements de quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;aurait m&ecirc;me pas la reconnaissance du ventre. C&rsquo;est qu&rsquo;il se murmure que le parti de IBK a s&eacute;rieusement aid&eacute; Maguiraga dans la confection de son dossier&nbsp;: en lui donnant les parrainages dont il avait besoin et en l&rsquo;aidant financi&egrave;rement &agrave; compl&eacute;ter sa caution.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Elections pr&eacute;sidentielles (4)&nbsp;: Mme Sidib&eacute; remercie ATT</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui se murmurait serait-il en train de se confirmer&nbsp;? En tout cas, les sorties r&eacute;p&eacute;t&eacute;es de Mme Sidib&eacute; Aminata Diallo laissent l&rsquo;impression de plus en plus marqu&eacute;es que sa candidature avait &eacute;t&eacute; suscit&eacute;e par le Pr&eacute;sident sortant. Apr&egrave;s avoir reconnu les r&eacute;sultats des &eacute;lections, apr&egrave;s seulement moins de 100 bureaux de vote sur 20.000, Mme Sidib&eacute; a d&eacute;clar&eacute; sur les antennes de Africable, apr&egrave;s la proclamation des r&eacute;sultats complets provisoires par le ministre Kafougouna Kon&eacute;, qu&rsquo;elle remerciait ATT pour le soutien qu&rsquo;il lui a apport&eacute;. Pour une confirmation, c&rsquo;en est une quand on sait que le Pr&eacute;sident sortant avait somm&eacute; l&rsquo;ADP de lui trouver les parrainages dont elle avait besoin pour valider sa candidature.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Elections pr&eacute;sidentielles (5)&nbsp;: la m&eacute;diation des religieux</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La tension au niveau de la situation politique et la crise politique qui se profile &agrave; l&rsquo;horizon ne laisse pas les religieux indiff&eacute;rents. C&rsquo;est que, sur leur demande, ils ont rencontr&eacute; les responsables du Front pour la D&eacute;mocratie et la R&eacute;publique (FDR) au si&egrave;ge du Parena. Conduits par&hellip;., ils ont souhait&eacute; que le FDR temporise et ne mette pas de l&rsquo;huile sur le feu. Les pr&eacute;sidents du FDR qui &eacute;taient tous autour de la table ont rappel&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait difficile de les accuser de vouloir mettre de l&rsquo;huile sur le feu dans la mesure o&ugrave; pour le moment, ils n&rsquo;ont saisi que la Cour constitutionnelle. Ils ont profit&eacute; de l&rsquo;occasion pour &eacute;grener la liste de tout ce qu&rsquo;ils avaient identifi&eacute; comme probl&egrave;mes pouvant fausser les &eacute;lections. Mais que malheureusement, les autorit&eacute;s ne les avaient pas du tout &eacute;cout&eacute;s. Mieux, que les religieux aussi ne les avaient pas soutenus. Les responsables du FDR ont marqu&eacute; leur d&eacute;termination &agrave; poursuivre le combat jusqu&rsquo;au bout&nbsp;: c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il est hors de question de reconna&icirc;tre des r&eacute;sultats pour une &eacute;lection qui n&rsquo;a pas eu lieu.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il semble que l&rsquo;initiative des religieux n&rsquo;est ni fortuite ni gratuite selon certaines sources. Il semble que les autorit&eacute;s ont fortement actionn&eacute; les leviers et les r&eacute;seaux dont elles disposent dans le milieu pour les aider &agrave; aplanir les difficult&eacute;s. Il se dit &eacute;galement qu&rsquo;elles ont &eacute;galement mobilis&eacute; des ressources cons&eacute;quentes sur le plan financier pour encourager les m&eacute;diateurs.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Elections pr&eacute;sidentielles (6)&nbsp;: des chiffres et des pitres</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;une des grandes r&eacute;v&eacute;lations des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles maliennes a &eacute;t&eacute; de montrer aux Maliens qu&rsquo;au niveau de notre minist&egrave;re de l&rsquo;Administration nous ne poss&eacute;dons que de vrais totos. De v&eacute;ritables nullards en calcul. Incapable de donner un taux de participation d&egrave;s la fin des op&eacute;rations &eacute;lectorales, le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration a &eacute;t&eacute; incapable de donner des chiffres qui tombent justes. M&ecirc;me ceux transmis &agrave; la Cour constitutionnelle sont inexacts. Apr&egrave;s une premi&egrave;re addition des taux qui a franchi la barre des 100% (pr&egrave;s de 107%), il y a eu une autre op&eacute;ration de soustraction qui a conduit nos pitres &agrave; la barre de 96,03%. Ce qui faisait d&eacute;sordre pour ceux qui juraient la main sur le c&oelig;ur qu&rsquo;il fallait leur faire confiance. Autres chiffres, autres erreurs&nbsp;: le minist&egrave;re publie des chiffres sans attribuer les pourcentages et oublie d&rsquo;attribuer plus de 84.000 voix. Et quand le g&eacute;n&eacute;ral Kafougouna d&eacute;cide lui-m&ecirc;me de monter au cr&eacute;neau, c&rsquo;est pour laisser en rade plus de 8.000 voix. Ce sont ces chiffres l&agrave; qui ont &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s &agrave; la Cour constitutionnelle. Les Sages qui composent cette auguste Cour doivent se marrer devant l&rsquo;amateurisme des cancres et des </span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;tioun&eacute;s &raquo; r&eacute;unis au minist&egrave;re de l&rsquo;Administration. Surtout quand ils vont additionn&eacute; les pourcentages qui bloquent au niveau de 99,5%. Il est plus facile d&rsquo;attribuer des logements sociaux que des chiffres &laquo;&nbsp;sociaux&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">La Cour constitutionnelle&nbsp;: bureau par bureau</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Tous les regards sont tourn&eacute;s vers le march&eacute; du Dibida o&ugrave; se trouve le si&egrave;ge de la Cour constitutionnelle. Les Sages ont du boulot. Parce qu&rsquo;il leur faut d&rsquo;abord mettre de l&rsquo;ordre dans les chiffres et les mauvais calculs transmis par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale qui a &eacute;t&eacute; incapable de sortir 100% d&rsquo;&eacute;lecteurs. Ensuite, il leur faut lire leurs propres chiffres et tenir compte des rapports des 1800 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s d&eacute;ploy&eacute;s sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire. Enfin, il leur faut examiner les requ&ecirc;tes introduites par le FDR et les preuves &eacute;crites et audiovisuelles fournies par les opposants. Ce qui fait beaucoup pour 9 personnes. Aux derni&egrave;res nouvelles, les Sages prennent leur travail tr&egrave;s au s&eacute;rieux et proc&egrave;de &agrave; un examen bureau par bureau. Ce qui fait que c&rsquo;est certainement demain que la Cour constitutionnelle livrera son verdict. En attendant tout le monde retient son souffle. Il y a ceux qui pensent que les Sages proc&eacute;deront juste &agrave; des corrections avant de donner ses r&eacute;sultats&nbsp;; il y a ceux qui estiment que la Cour ne peut pas cautionner les fraudes qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cel&eacute;es et invalidera le scrutin au motif que qui vole une voix peut voler un million de voix.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">La chasse (pr&eacute;matur&eacute;e) aux sorci&egrave;res</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Avant m&ecirc;me qu&rsquo;on ne sache quels seront les r&eacute;sultats qui seront prononc&eacute;s par la Cour constitutionnelle, les partisans du Pr&eacute;sident sortant qui ont peur de manifester leur joie, s&rsquo;adonnent &agrave; de petits r&egrave;glements de compte. A Bamako, sur instruction du minist&egrave;re de la Justice qui aurait re&ccedil;u des instructions de la Pr&eacute;sidence via la SE, le r&eacute;gisseur de la prison centrale de Bamako a mut&eacute; &agrave; Kimparana le responsable du fichier. Motif&nbsp;: on l&rsquo;aurait aper&ccedil;u avec du mat&eacute;riel &eacute;lectoral de Soumeylou au sein de la prison. Celui qui lui a transmis le message portait lui-m&ecirc;me une casquette du Pr&eacute;sident sortant. Mais comme Dieu ne dort pas, dans la semaine qui a suivi sa mutation, le r&eacute;gisseur a fait une confusion entre le nom de deux prisonniers en lib&eacute;rant celui qu&rsquo;on devait garder et en gardant celui dont la peine &eacute;tait &eacute;puis&eacute;e.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A Kayes, c&rsquo;est semble-t-il au niveau de la direction r&eacute;gionale de la Douane qu&rsquo;un des proches de ATT, directeur r&eacute;gional de son &eacute;tat, en l&rsquo;occurrence Hamadi Camara s&rsquo;essaye &agrave; couper les t&ecirc;tes. Alors m&ecirc;me qu&rsquo;il avait d&eacute;sert&eacute; son bureau, lui et ses proches pour cause de campagne en faveur de ATT, il a entrepris de muter tous ceux qui sont soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre proches de Boub&egrave;ye. Or, de sources concordantes, l&rsquo;ami du Pr&eacute;sident sortant a d&rsquo;autres soucis &agrave; se faire que d&rsquo;organiser une chasse aux sorci&egrave;res. En effet, il semble que des agents identifi&eacute;s de tous ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de promotion alors m&ecirc;me qu&rsquo;ils venaient de faire sauter des camions de sel. Ils n&rsquo;ont qu&rsquo;&agrave; faire attention au retour de manivelle.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Fonction publique&nbsp;: le bienheureux proche de la famille pr&eacute;sidentielle</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Longtemps au ch&ocirc;mage, malgr&eacute; quelques essais comme b&eacute;n&eacute;vole notamment dans le&nbsp;monde de la presse, ce jeune voit tout &agrave; coup les portes du travail s&rsquo;ouvrir devant lui et de tous les c&ocirc;t&eacute;s. Tant du c&ocirc;t&eacute; du priv&eacute; o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; bombard&eacute; au sein de la direction d&rsquo;une banque de la place alors m&ecirc;me qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais travaill&eacute; que du public o&ugrave; il vient d&rsquo;&ecirc;tre admis au concours d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; la fonction publique comme inspecteur des imp&ocirc;ts. Mais il semble que cela ne doit rien au hasard. Outre le fait que c&rsquo;est un bon d&eacute;brouillard, il semble que le jeune en question a pu se trouver une place aux premi&egrave;res loges de la famille pr&eacute;sidentielle. Ce qui bien entendu vaut tous les dipl&ocirc;mes et tous les CV.</span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">&ldquo;Bitarisation&rdquo; des &eacute;lections &agrave; Gao&nbsp;: Ben Moctar se justifie</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans notre parution de la semaine derni&egrave;re, nous avons &eacute;voqu&eacute; la &laquo;&nbsp;bitarisation&nbsp;&raquo; du scrutin &agrave; Gao par le fait du jeune op&eacute;rateur &eacute;conomique Vieux Ben Moctar. Nous avons eu toutes sortes de r&eacute;actions, y compris de la Mauritanie. Il a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; dit que nous avons consacr&eacute; trois pages &agrave; Ben Moctar. Pour le moment, cela n&rsquo;en vaut pas la peine. Par contre, pour se justifier, il aurait d&eacute;clar&eacute; &agrave; des proches qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; en mission au nom de la Chambre de commerce pour soutenir ATT&nbsp;; et qu&rsquo;aux l&eacute;gislatives, les populations de Gao allaient voir o&ugrave; son c&oelig;ur bat r&eacute;ellement. On attend tous, ce grand jour. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais nous informons nos lecteurs qu&rsquo;&agrave; partir de la semaine prochaine, nous ouvrirons le dossier de tous ceux qui se sont jet&eacute;s dans la campagne de ATT pour mieux couvrir leurs incartades. Nous parlerons de tous ceux qui ont transform&eacute; la CCIM, l&rsquo;APCAM en clubs de soutien en faisant du bruit pour mieux &eacute;touffer celui de leurs casseroles&nbsp;; nous parlerons de ceux qui ont transform&eacute; nos soci&eacute;t&eacute;s et entreprises d&rsquo;Etat en caisses de r&eacute;sonance et en tiroir caisse pour les besoins de la campagne du Pr&eacute;sident sortant. Pour cela, nous n&rsquo;aurons m&ecirc;me pas besoin d&rsquo;aller fouiller tr&egrave;s loin, on peut se contenter dans un premier temps des rapports de la CASCA. A la semaine prochaine donc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle Française : Le petit Nicolas a grandi</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/presidentielle-francaise-le-petit-nicolas-a-grandi-10682.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Ca y est. C''est fait. L''homme press&eacute; est arriv&eacute; &agrave; ses fins. Nicolas Sarkozy est &eacute;lu pr&eacute;sident de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise. Tous les observateurs en conviennent. Sa victoire est nette et sans bavure. Son score rappelle celui du g&eacute;n&eacute;ral Charles De Gaulle. Quelle r&eacute;f&eacute;rence ! Il est au firmament. Le couronnement d''une carri&egrave;re men&eacute;e au pas de charge. Son av&egrave;nement au pouvoir est l''aboutissement d''une ambition affich&eacute;e de longue date. N''a-t-il pas confess&eacute; un jour que son destin est d''aller du plus bas au plus haut ? Il a r&eacute;ussi. A la force du poignet.</span></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Sa boulimie du pouvoir n''a pas manqu&eacute; de heurter son mentor Jacques Chirac avec qui il a &eacute;t&eacute; pendant longtemps &agrave; couteaux tir&eacute;s. Les deux hommes semblent avoir sign&eacute; la paix des braves, mais l''entente aurait &eacute;t&eacute; dict&eacute;e par des int&eacute;r&ecirc;ts mutuels. A en croire le Canard encha&icirc;n&eacute;, Nicolas Sarkozy aurait obtenu le soutien du pr&eacute;sident Chirac en &eacute;change de l''abandon des poursuites judiciaire contre ce dernier dans l''affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Dans son ascension, Sarkozy &eacute;tait pr&ecirc;t &agrave; tout casser. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Rien ni personne ne devait l''emp&ecirc;cher d''arriver &agrave; son objectif. En 1995, quand il s''est agi de choisir entre Chirac et Balladur, Sarkozy n''a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; suivre le deuxi&egrave;me. Au d&eacute;triment de celui qui l''a rep&eacute;r&eacute; tout jeune et lui a ouvert les portes de la cons&eacute;cration. Sarkozy, tout comme de nombreuses personnes, avait d&eacute;j&agrave; vu &Eacute;douard Balladur &agrave; l''&Eacute;lys&eacute;e. Il a pens&eacute; que c''&eacute;tait un raccourci pour lui l''un des jeunes loups au service de l''ancien Premier ministre. L''effondrement de Balladur fut naturellement la sienne. Apr&egrave;s une travers&eacute;e du d&eacute;sert, il finit par se faire appeler par Chirac au gouvernement. Son ancien mentor qui gardait une rancune tenace &agrave; son encontre, lui fit appel, conscient de son talent. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L''annonce de sa nomination au minist&egrave;re de l''&Eacute;conomie et des Finances a &eacute;t&eacute; vivement salu&eacute;e par le pr&eacute;sident du Medef &agrave; l''&eacute;poque, Ernest Antoine Selli&egrave;re. &quot;C''est comme Zidane &agrave; l''&eacute;conomie&quot;, a comment&eacute; le patron des patrons de France. Cette perche, Sarkozy l''a bien saisie. Il a rebondi tant et si bien que les tentatives de Chirac et consorts de stopper son ascension furent vaines. Quand d&eacute;cida de cr&eacute;er un nouveau parti en lieu et place de son RPR, &agrave; bout souffle, il se fit doubler par Sarkozy qui r&eacute;ussit &agrave; prendre la direction de l''UMP. Pour le contrer, Chirac a jou&eacute; la carte Dominique de Villepin, son directeur de cabinet &agrave; l''&Eacute;lys&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a jet&eacute; son d&eacute;volu sur Villepin apr&egrave;s avoir vu s''effondrer l''espoir de l''ascension de son pr&eacute;f&eacute;r&eacute; Alain Jupp&eacute;. La condamnation, assortie d''une in&eacute;ligibilit&eacute;, du &quot;meilleur d''entre nous&quot; (l''expression est de Chirac), enlevait au chef de l''&Eacute;tat son poulain favori pour faire face &agrave; l''ambition d&eacute;bordante de Nicolas Sarkozy. Au grand d&eacute;sespoir de Chirac qui ne voulait manifestement pas ouvrir les portes de l''&Eacute;lys&eacute;e &agrave; Sarkozy, Villepin se r&eacute;v&eacute;lera un tocard. Il a &eacute;t&eacute; vite plomb&eacute; par sa premi&egrave;re mesure de r&eacute;forme. Le toll&eacute; provoqu&eacute; par l''annonce du Contrat de premi&egrave;re embauche (CPE) a enterr&eacute; ses ambitions. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pendant ce temps, l''ambitieux Sarkozy s''affirmait bien au minist&egrave;re de l''Int&eacute;rieur. L''homme ne craint pas l''affrontement encore moins les mots. Il sait marquer les esprits aussi bien par des actions d''&eacute;clat que par des d&eacute;clarations tonitruantes. Son &quot;nettoyer la racaille au Karcher&quot; a durablement marqu&eacute; les esprits. De son mentor il a beaucoup appris. A la mani&egrave;re de Chirac qui a touch&eacute; les cordes sensibles des Fran&ccedil;ais en 1995 avec sa &quot;fracture sociale&quot;, Sarkozy a trouv&eacute; les mots justes pour dire ce que ces compatriotes voulaient entendre. Son arriv&eacute;e au pouvoir s''accompagne d''un immense espoir de changement. Mais les ressentiments de ceux qui voient en lui un danger sont tout aussi vivaces. La manifestation de leur m&eacute;contentement s''est sold&eacute; par pr&egrave;s d''un millier de voitures incendi&eacute;es &agrave; travers la France. <br /></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le rejet de Sarkozy en Afrique n''est pas moins forte. N''a-t-il clam&eacute; haut et fort qu''il durcirait les conditions d''entr&eacute;e sur le territoire fran&ccedil;ais&nbsp;? N''est-il pas l''auteur de la politique de l''immigration choisie dont il est venu faire la promotion chez nous ? A l''&eacute;vidence Sarkozy a de quoi faire peur. Reste &agrave; savoir si le petit Nicolas qui a grandi tiendra toutes ses promesses de campagne ? On peut parier que non. La politique est ainsi faite.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Damour&eacute; Ciss&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>EDITORIAL &#45; La soupe est pour ceux qui ont  des problèmes alimentaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/editorial-la-soupe-est-pour-ceux-qui-ont-des-problemes-alimentaires-10594.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">J&rsquo;ai lu avec quelque int&eacute;r&ecirc;t la r&eacute;ponse, tr&egrave;s polie, de Adama Dram&eacute; du journal le Sphinx par rapport aux extraits d&rsquo;un article sign&eacute; de son nom, publi&eacute; dans son journal et qui ne faisait aucun cadeau au pouvoir en place. Je note qu&rsquo;il r&egrave;gle plus des comptes avec notre a&icirc;n&eacute; Moussa K&eacute;ita qu&rsquo;il n&rsquo;apporte de v&eacute;ritable r&eacute;ponse. J&rsquo;aimerai juste apporter deux ou trois clarifications &agrave; l&rsquo;intention de mon grand fr&egrave;re Adama Dram&eacute;. Primo, mes rapports avec ATT sont plus anciens que ses premiers &eacute;crits en tant que journaliste. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce sont des rapports fraternels, ATT me prenant pour son &laquo;&nbsp;jeune fr&egrave;re adoptif&nbsp;&raquo;. Mon grand fr&egrave;re Dram&eacute; peut donc comprendre qu&rsquo;entre ATT et moi, ce ne sont pas des rapports de soupe&nbsp;; la soupe &eacute;tant r&eacute;serv&eacute;e &agrave; ceux qui ont des probl&egrave;mes alimentaires, mais plut&ocirc;t des rapports fraternels. De 1992 &agrave; 2002, je suis l&rsquo;un des rares &agrave; l&rsquo;avoir fr&eacute;quent&eacute; au moins une fois par semaine et &agrave; l&rsquo;avoir appel&eacute; tous les jours au t&eacute;l&eacute;phone sous les arbres au niveau de la Fondation. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Comme grand fr&egrave;re, ATT a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent &agrave; tous les &eacute;v&eacute;nements sociaux importants de ma vie et aujourd&rsquo;hui encore il me re&ccedil;oit quand son emploi du temps le lui permet. Donc les insinuations du grand fr&egrave;re Dram&eacute; coulent sur moi comme l&rsquo;eau sur les plumes d&rsquo;un canard. Secundo, les autres &eacute;l&eacute;ments qu&rsquo;il avance sont &agrave; mettre au compte des &eacute;lucubrations dont le grand fr&egrave;re est si pathologiquement friand et dont manifestement il refuse de gu&eacute;rir. Pour le reste, je publie la r&eacute;action de Moussa K&eacute;ita avec qui, manifestement, il a beaucoup de comptes &agrave; r&eacute;gler.<strong><o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">TBM</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Elections Présidentielles 2007 : Du TAKOKELEN au TAKOKOLON</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/elections-presidentielles-2007-du-takokelen-au-takokolon-10593.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le concept du Takok&eacute;len a fait son apparition &agrave; la faveur des &eacute;lections l&eacute;gislatives partielles de Mopti en fin 2005. Face au candidat du RPM pr&eacute;sent&eacute; assez maladroitement et tr&egrave;s dangereusement comme &eacute;tant celui qui vient d&rsquo;ailleurs parce que repr&eacute;sentant IBK, le candidat de l&rsquo;URD devait pass&eacute; d&egrave;s les premier tour parce qu&rsquo;il est de Mopti mais surtout parce qu&rsquo;il jouirait du soutien de ATT.</p>
<p>&nbsp;Et comme ATT et IBK devaient se croiser en 2007 pour les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles, il fallait faire des l&eacute;gislatives partielles une sorte de r&eacute;p&eacute;tition g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;et frapper les esprits. Pour frapper les esprits, ils ont frapp&eacute; les esprits. Et pour cela, les partisans de ATT n&rsquo;avait recul&eacute; devant rien&nbsp;: mobilisation des ressources humaines, mat&eacute;rielles et financi&egrave;res de l&rsquo;Etat avant, pendant et apr&egrave;s le scrutin. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;, la S&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat et tout l&rsquo;appareil r&eacute;pressif de l&rsquo;Etat ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s pour terroriser les militants du RPM, les s&eacute;questrer et les emp&ecirc;cher de voter, bourrage des urnes, tripatouillage des r&eacute;sultats etc. R&eacute;sultat des courses&nbsp;: le bon candidat a &eacute;t&eacute; &eacute;lu avec pr&egrave;s de 80% des voix. Et depuis, certains z&eacute;lateurs du pouvoir ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;adopter d&eacute;finitivement le takok&eacute;len et de le vulgariser sur toute l&rsquo;&eacute;tendue pour les pr&eacute;sidentielles apr&egrave;s son exp&eacute;rimentation concluante &agrave; Mopti.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est donc avec une impatience mal contenue qu&rsquo;ils ont attendu le 29 avril pour mettre en &oelig;uvre leur takok&eacute;len. Malgr&eacute; les mises en garde, malgr&eacute; les preuves avanc&eacute;es concernant leurs intentions, ils n&rsquo;ont pas pu r&eacute;sister de commettre leur forfait. Comme le dirait IBK, ils ont froidement ex&eacute;cut&eacute; ce qu&rsquo;ils avaient con&ccedil;u. Au sortir des urnes, m&ecirc;me leurs partisans les plus acharn&eacute;s se pincent le nez de d&eacute;go&ucirc;t. Ils ont tellement honte qu&rsquo;ils osent &agrave; peine parler m&ecirc;me des &eacute;lections du dimanche dernier. Certains risquent m&ecirc;me une comparaison entre ce qui s&rsquo;est pass&eacute; le dimanche dernier et la derni&egrave;re production du kot&egrave;ba du temps de Moussa Traor&eacute;, &laquo;&nbsp;F&eacute;r&eacute;k&eacute;gnamibougou&nbsp;&raquo;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Et pourtant, m&ecirc;me parmi eux, des voix s&rsquo;&eacute;taient &eacute;lev&eacute;es pour demander &agrave; plus de retenue, &agrave; moins d&rsquo;arrogance, &agrave; plus d&rsquo;intelligence. Mais non, pour eux le takok&eacute;len vaut toutes les audaces. A tel point qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, ils sont m&ecirc;me incapables de donner le taux de participation. Pour la seule raison qu&rsquo;ils ont fait voter tout le monde&nbsp;en leur faveur : les morts, les mut&eacute;s, les mutants, les enfants etc. Les autres candidats, il fallait les &eacute;craser, les humilier au besoin. Et pour cela, m&ecirc;me les voix qu&rsquo;ils ont obtenues ont disparu comme par enchantement. Le takok&eacute;len tant recherch&eacute; est devenu un takokolon entre leurs mains et ils se retrouvent avec une bien encombrante &laquo;&nbsp;victoire&nbsp;&raquo;. Et ce n&rsquo;est pas le ch&oelig;ur des ralli&eacute;s qui masquera cette g&ecirc;ne. Lors de la campagne, le candidat Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga d&eacute;clarait que voler leurs voix ressemblerait &agrave; voler un tam-tam d&rsquo;autrui. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Or malheureusement tout porte &agrave; croire qu&rsquo;ils ont vol&eacute; le tam-tam. Il reste &agrave; savoir o&ugrave; ils compteront le battre. Parce que de son c&ocirc;t&eacute; l&rsquo;opposition regroup&eacute;e au sein du FDR a introduit des demandes en annulation pure et simple du scrutin du dimanche dernier. Lors de diff&eacute;rentes d&eacute;clarations, les responsables du FDR ont affirm&eacute; leur volont&eacute; de contester le scrutin par toutes les voies et de ne pas reconna&icirc;tre les institutions qui en sortiront.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quand on sait ce qu&rsquo;ils ont investi dans ATT en terme de tee-shirt, de pagnes, de casquettes, d&rsquo;argent, on peut comprendre leur boulimie &agrave; vouloir pr&eacute;server un retour sur l&rsquo;investissement. Pour cet objectif, ils sont dispos&eacute;s &agrave; tout, y compris &agrave; briser la vitrine du Mali. Ils ont voulu le takok&eacute;len, ils ont un takokolon. C&rsquo;est ce qui arrive quand on a les yeux plus gros que le ventre. A eux de se d&eacute;rouiller. A eux de m&eacute;diter la sagesse bamanan qui nous enseigne que ce n&rsquo;est pas les petits de tous les oiseaux qu&rsquo;on peut prendre impun&eacute;ment (kono b&egrave; den t&egrave; t&agrave;a).</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<title>Présidentielle 2007 : Ben Moctar  « bitarise » les élections à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/presidentielle-2007-ben-moctar-%25c2%25ab-bitarise-%25c2%25bb-les-elections-a-gao-10592.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Vieux Ben Moctar, homme d&rsquo;affaire de son &eacute;tat, ami personnel du ministre de l&rsquo;Agriculture Seydou Traor&eacute; et proche de la famille pr&eacute;sidentielle o&ugrave; il a ses entr&eacute;es, a tenu &agrave; contribuer &agrave; la victoire du Pr&eacute;sident sortant. Originaire de Gao, il y a pris un si&egrave;ge de campagne depuis quelques semaines. C&rsquo;est lui qui a r&eacute;gl&eacute; la facture de mobilisation pour pr&egrave;s de 20 millions lors de la visite de ATT &agrave; Gao pendant la campagne. Ayant mont&eacute; une association d&eacute;nomm&eacute;e Gr&acirc;ce ATT, il a financ&eacute; toutes les manifestations en faveur de Att. </p>
<p>Mais c&rsquo;est le jour du scrutin qu&rsquo;il allait s&rsquo;illustrer. Ayant fait la campagne de la CCIM sur la m&ecirc;me liste que Bittar, il a &laquo;&nbsp;export&eacute;&nbsp;&raquo; &agrave; Gao les m&eacute;thodes qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cri&eacute;es. Il semble que la veille du scrutin, il a d&eacute;bours&eacute; pr&egrave;s de 5 millions par quartier pour faire basculer une situation qui n&rsquo;&eacute;tait pas du tout favorable &agrave; son candidat. Mieux, disposant de quantit&eacute;s importantes de cartes &eacute;lectorales et de procurations, il a fait voter &agrave; la pelle contre esp&egrave;ces sonnantes et tr&eacute;buchantes. Il devrait se garder de crier victoire parce que eux de la Chambre de Commerce ne sont toujours pas install&eacute;s et que l&rsquo;opposition &agrave; ATT ne veut pas se laisser faire.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ceux qui ne le portent pas du tout dans leur c&oelig;ur essayent de comprendre et d&rsquo;expliquer l&rsquo;implication de Ben Moctar dans la campagne de ATT pour un certain nombre de raison parmi lesquelles : la citation de son nom dans les march&eacute;s attribu&eacute;s hors normes lors de la lutte contre les criquets. Il chercherait ainsi une sorte d&rsquo;immunit&eacute; surtout que dans le dernier rapport de la CASCA, il a &eacute;t&eacute; recommand&eacute; &agrave; la Justice de se saisir de l&rsquo;affaire et d&rsquo;&eacute;claircir diff&eacute;rents march&eacute;s qui portent sur plus du milliard.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Les &eacute;lecteurs itin&eacute;rants<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Avec les milliers de procurations, il semble que la mascarade &eacute;lectorale du dimanche dernier ait donn&eacute; naissance &agrave; une nouvelle race d&rsquo;&eacute;lecteurs&nbsp;: les &eacute;lecteurs itin&eacute;rants. Cette race a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; signal&eacute;e au sein des militaires notamment dans la zone de Bafo o&ugrave; des procurations ont &eacute;t&eacute; faites au nom des nouvelles recrues en d&eacute;placement au nord. Dans la r&eacute;gion de Sikasso, des v&eacute;hicules ont &eacute;t&eacute; aper&ccedil;us, passant de village en village pour voter. Dans la r&eacute;gion de Gao, il semble que m&ecirc;me les militaires mut&eacute;s ont vot&eacute;, gr&acirc;ce aux procurations disponibles. Aux derni&egrave;res nouvelles, des bureaux de vote &eacute;taient aux mains des partisans de ATT et toutes sortes de manoeuvres y ont &eacute;t&eacute; men&eacute;es.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Tarkint bat tous les records<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au moment o&ugrave; tout le&nbsp;monde se plaint de la faiblesse du taux de participation, la commune de Tarkint, dans le cercle de Bourem, m&eacute;rite certainement d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;cor&eacute;e. Traditionnellement, cette commune constitu&eacute;e de nomades vote &agrave; peine. Cette ann&eacute;e, il semble qu&rsquo;un miracle s&rsquo;est abattu sur la commune. Non seulement, la commune a not&eacute; qu&rsquo;il y a eu 14.000 inscrits mais qu&rsquo;il y a eu 14.000 votants. Un miracle n&rsquo;arrivant jamais seul, tous les votants &eacute;taient des &eacute;lecteurs de ATT</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Elections&nbsp;: les voix en nature et en esp&egrave;ces</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il revient de plus en plus, dans tous les t&eacute;moignages, que les &eacute;lecteurs ont &eacute;t&eacute; achet&eacute;s comme du b&eacute;tail par les partisans de ATT. A Gao, on a &eacute;voqu&eacute; le cas de Ben Moctar qui se promenait avec des sacs de bulletins, des sacs de procurations et des liasses d&rsquo;argent pour acheter des voix pour ATT. Il semble qu&rsquo;&agrave; Tombouctou, c&rsquo;est avec des c&eacute;r&eacute;ales que l&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; pli&eacute;e. La veille, certaines familles ont re&ccedil;u deux sacs de c&eacute;r&eacute;ales. Quand on sait que la commissaire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire &eacute;tait dans la Cit&eacute;, on pourrait comprendre certains myst&egrave;res.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Le vote multiple&nbsp;:<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le jour du scrutin a &eacute;t&eacute; une journ&eacute;e de non loi o&ugrave; le camp pr&eacute;sidentiel dot&eacute; de tous les moyens, se permettait tout afin de garantir &agrave; son mentor une r&eacute;&eacute;lection brillante. C&rsquo;est ainsi que des cars et des sotrama ont &eacute;t&eacute; aper&ccedil;us dans plusieurs centres de vote de Bamako transportant les m&ecirc;mes personnes d&rsquo;un centre &agrave; un autre. Et chaque fois leur vote a &eacute;t&eacute; facilit&eacute; sur place, comme s&rsquo;ils &eacute;taient en train de courir apr&egrave;s l&rsquo;horizon. Les quelques </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">responsables du FDR qui ont tent&eacute; de protester ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s rapidement conduits hors des centres par les forces de s&eacute;curit&eacute;s, comme pour leur dire, ne nous faites pas perdre du temps. Et le voyage a toujours continu&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">L&rsquo;achat de conscience&nbsp;: <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En commune 5 du district de Bamako, des gens bien organis&eacute;s se sont transform&eacute;s en n&eacute;gociants. D&egrave;s les alentours les &eacute;lecteurs sont intercept&eacute;s avec tact. On propose &agrave; l&rsquo;&eacute;lecteur 2000f CFA pour un vote pour le pr&eacute;sident sortant. Une fois le march&eacute; conclu, on lui remet un bulletin d&eacute;j&agrave; coch&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;aura qu&rsquo;&agrave; mettre dans l&rsquo;urne. La cible favorite de ces n&eacute;gociants est la jeunesse et les &eacute;lecteurs qui sont &agrave; leurs yeux des n&eacute;cessiteux. Et &ccedil;a marche le plus souvent. Ils sont bien organis&eacute;s au point o&ugrave; d&egrave;s qu&rsquo;ils se sentent observ&eacute;s, ils disparaissent pour r&eacute;appara&icirc;tre plus tard.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">La violation du secret du vote&nbsp;: <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les militaires ont pris fait et cause pour le pr&eacute;sident sortant au point o&ugrave; dans les bureaux de votes des camps, les assesseurs indiquent clairement aux &eacute;lecteurs qu&rsquo;ici on ne peut voter que pour ATT. Les &eacute;lecteurs qui ont essay&eacute; de r&eacute;sister ont &eacute;t&eacute; intimid&eacute;s par des militaires z&eacute;l&eacute;s. Dans le m&ecirc;me ordre, des gens bien organis&eacute;s du mouvement citoyen ont pris pour cible le 3e &acirc;ge sous pr&eacute;texte de les aider &agrave; voter. Certains se sont fait passer pour des petits fils de leur proie. Et vous savez vers quelle case, ces malhonn&ecirc;tes orienteront l&rsquo;index de ces pauvres victimes. Ainsi chaque vote de ce genre<span style="">&nbsp; </span>r&eacute;ussit est comptabilis&eacute; moyennant la somme de 1000f CFA que le faux petit fils sans vergogne empochait.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Des cartes d&rsquo;&eacute;lecteur volatilis&eacute;es</span></strong><span lang="FR">&nbsp;: </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les &eacute;lecteurs qui avaient choisi d&rsquo;attendre le jour du scrutin pour retirer leurs cartes d&rsquo;&eacute;lecteur et accomplir du coup leur droit civique, ont eu la d&eacute;sagr&eacute;able surprise de voir leurs cartes enlev&eacute;es par d&rsquo;autres. Ainsi ceux qui cr&eacute;ent un tel d&eacute;sordre, utiliseraient les m&ecirc;mes cartes pour des votes multiples dans des bureaux parall&egrave;les cr&eacute;es pour gonfler les votes. Ainsi beaucoup d&rsquo;&eacute;lecteurs sont retourn&eacute;s chez eux sans avoir pu accomplir leur devoir civique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">La probl&eacute;matique des t&eacute;moignages&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A ce niveau, il a &eacute;t&eacute; remarqu&eacute; presque dans tous les centres de Bamako des sc&egrave;nes de faux t&eacute;moignages. Les m&ecirc;mes personnes mobilis&eacute;es pour ce fait ont t&eacute;moign&eacute; pour des gens qu&rsquo;ils ne connaissent pas. A Bamako, il est &eacute;tabli que les gens ne se connaissent pas. Il est rare de voir 3 personnes d&rsquo;un m&ecirc;me bureau de vote se connaissant, voter au m&ecirc;me moment, et pourtant les t&eacute;moignages farfelus fusent de partout. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Les chefs de services et de projets misent &agrave; contribution</span></strong><span lang="FR">&nbsp;: </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A ce niveau c&rsquo;est clair, ceux qui veulent garder leurs postes doivent prouver leur capacit&eacute; de mobilisation et que chacun doit faire en sorte que le chef gagne le plus largement dans sa contr&eacute;e. Ils doivent &eacute;galement apporter leur contribution &agrave; l&rsquo;effort de guerre. C&rsquo;est ainsi que des chefs de services et de projets ont d&eacute;ferl&eacute;s sur le terrain avec les moyens de l&rsquo;&eacute;tat dans le but de garder leurs postes. Certains qui ont quitt&eacute; le village enfant ont eu l&rsquo;audace de pointer devant les populations. Avec la complicit&eacute; des organisateurs, chacun est revenu brandir des chiffres farfelus.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">La Cour Constitutionnelle a ses preuves<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Selon des sources concordantes, la Cour constitutionnelle disposerait de suffisamment de preuves pour invalider le scrutin. Par le d&eacute;tail, ses d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s ont rapport&eacute; des choses invraisemblables dans une d&eacute;mocratie&nbsp;: bourrages des urnes, vote nocturne, vote anticip&eacute; 24 heures avant le jour du scrutin, multiplication de bureaux de vote par des pr&eacute;fets, etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Une dame intouchable<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Elle s&rsquo;appelle Madame Samak&eacute; Salimata M&rsquo;bodge, elle est l&rsquo;&eacute;pouse de Kalilou Samak&eacute; du PDR et dit sur tous les toits qu&rsquo;elle est la cousine de ATT. Elle<span style="">&nbsp; </span>a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e par la police au centre de Sabalibougou en possession d&rsquo;une importante quantit&eacute; de cartes d&rsquo;&eacute;lecteur, sur d&eacute;nonciation d&rsquo;un confr&egrave;re. De 8h &agrave; 11h, elle a distribu&eacute; des cartes d&rsquo;&eacute;lecteurs &agrave; des gens qui ont vot&eacute; &agrave; leur guise sous la complicit&eacute; de faux t&eacute;moins. Quelques minutes apr&egrave;s son interpellation, elle a &eacute;t&eacute; rel&acirc;ch&eacute;e sur ordre du directeur g&eacute;n&eacute;ral adjoint de la police, le colonel Niam&eacute; Keita. Et notre bonne dame a continu&eacute; sa salle besogne jusqu&rsquo;&agrave; 18h et en toute impunit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Le « grin » ou le pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-affaires-publiques/le-%25c2%25ab-grin-%25c2%25bb-ou-le-pouvoir-10264.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">En 1991, d&egrave;s son accession &agrave; la magistrature supr&ecirc;me, ATT devint l&rsquo;homme de tous les grins. &Agrave; chaque coin de rue, se trouvait un homme qui pr&eacute;tendait l&rsquo;avoir fr&eacute;quent&eacute;. C&rsquo;est naturel au Mali. D&egrave;s qu&rsquo;une personne acc&egrave;de &agrave; un poste de responsabilit&eacute; ou devient c&eacute;l&egrave;bre, ceux qu&rsquo;il avait crois&eacute;s par hasard un jour devant les vespasiennes du Stade Omnisport, se targuent d&rsquo;une amiti&eacute; vieille de 30 ans. ATT est tr&egrave;s connu, mais a-t-il &eacute;t&eacute; vraiment l&rsquo;ami de tous ceux qui se d&eacute;clarent comme tels ? A-t-il fr&eacute;quent&eacute; autant de personnes &agrave; son grin ?<span style="">&nbsp; </span>Ou laisse-t-il les gens se r&eacute;clamer de sa proximit&eacute; pour cultiver davantage son image d&rsquo;homme terre-&agrave;-terre, proche du citoyen lambda ? </span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;ATT a trois types d&rsquo;amis&nbsp;&raquo; : ceux de l&rsquo;arm&eacute;e, ceux qu&rsquo;il a connus &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et ses amis de Mopti&nbsp;&raquo; explique un de ses &eacute;ph&eacute;m&egrave;res ministres. Il poursuit&nbsp;: &laquo;&nbsp;ATT est &agrave; la fois un homme avec des dizaines d&rsquo;amis et quelqu&rsquo;un de tr&egrave;s ferm&eacute;. Rares sont les proches qui le connaissent vraiment. Il y a une chose fondamentale qu&rsquo;il faut comprendre avant de l&rsquo;analyser&nbsp;: l&rsquo;absence de sa m&egrave;re, partie tr&egrave;s t&ocirc;t. ATT en a &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment marqu&eacute;. Dans son enfance, il s&rsquo;est b&acirc;ti tout un imaginaire personnel. Plusieurs fois chez lui, j&rsquo;ai constat&eacute; un refus du langage direct. Quand il ne veut pas rendre un service, il trouve des pirouettes pour s&rsquo;&eacute;chapper au lieu de dire clairement qu&rsquo;il ne le fera pas.&nbsp;&raquo;<span style="">&nbsp; </span>Cette fuite est effectivement un de ses traits de caract&egrave;re, peut-&ecirc;tre la faiblesse principale qui le paralyse quand il s&rsquo;agit de sanctionner les profiteurs du syst&egrave;me.<strong> <o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Les parents, amis et souteneurs<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident ATT et son &eacute;pouse Lobo Traor&eacute;, comme Alpha Oumar Konar&eacute;, Moussa Traor&eacute; et Modibo Ke&iuml;ta, sont aujourd&rsquo;hui le couple qui a le plus de &laquo;&nbsp;parents&nbsp;&raquo; au Mali. Nous avons rencontr&eacute; &agrave; M&eacute;dina Coura un &laquo;&nbsp;cousin&nbsp;&raquo; de Lobo. Par quels liens est-il devenu le cousin de la premi&egrave;re dame ? Sans sourciller, il explique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le griot qui a fait les d&eacute;marches du mariage entre ATT et Lobo est l&rsquo;ami intime de mon p&egrave;re !&nbsp;&raquo; Et toc !&nbsp; Elle s&rsquo;est trouv&eacute; un cousin. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le Mali d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est devenu un vaste champ de trafic d&rsquo;influence ; ceux qui connaissent le chef, ceux qui ont vu son ombre, ceux qui ont approch&eacute; sa femme ou ses enfants sont devenus des profiteurs du syst&egrave;me, des d&eacute;marcheurs &agrave; commission, des agents de lib&eacute;ration de voleurs patent&eacute;s et fossoyeurs de deniers publics. Chacun se pr&eacute;vaut d&rsquo;une vague parent&eacute; avec la famille pr&eacute;sidentielle pour se refaire une sant&eacute; financi&egrave;re. En toute impunit&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il existe au Mali des services de renseignements, des agents bien form&eacute;s et comp&eacute;tents capables d&rsquo;identifier ces escrocs, de rapporter leurs faits et gestes afin qu&rsquo;ils soient punis. Pourquoi le ph&eacute;nom&egrave;ne n&rsquo;est pas jugul&eacute; ? Qui sont les protecteurs de ces requins qui spolient les honn&ecirc;tes citoyens de jour comme de nuit ? Le pr&eacute;sident ATT, lors de la c&eacute;r&eacute;monie de remise de dipl&ocirc;mes aux laur&eacute;ats de l&rsquo;&Eacute;cole nationale de police a d&eacute;nonc&eacute; ces agissements. Preuve qu&rsquo;il est inform&eacute; et bien inform&eacute; que des individus agissent en son nom ou au nom de son &eacute;pouse. Depuis cette sortie, que s&rsquo;est-il pass&eacute; ? </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Amadou Toumani Tour&eacute; n&rsquo;a voulu ni cr&eacute;er un parti ni phagocyter un existant. Il s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; comme ind&eacute;pendant. Avec les partis &eacute;tablis, il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; b&acirc;tir le &laquo;&nbsp;consensus&nbsp;&raquo;, la gestion consensuelle du pouvoir. Les partis agr&eacute;&eacute;s &agrave; ce concordat version malienne avaient l&rsquo;assurance d&rsquo;obtenir des postes au sein du gouvernement, des ambassades ou consulats, ou d&rsquo;autres institutions de la R&eacute;publique. En sortant du domaine de la rectitude politique pour emprunter le langage du citoyen lambda, la pax ATT se r&eacute;sume &agrave; ceci&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; &eacute;lu sans votre concours. Mais, si vous vous tenez tranquille, acceptez ma fa&ccedil;on de faire gentiment, vous aurez votre part du g&acirc;teau. Vous ne mangerez &agrave; votre faim qu&rsquo;en vous soumettant.&nbsp;En &eacute;change, je ferme les yeux sur vos incartades m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;incomp&eacute;tence et de d&eacute;tournements de fonds publics.&raquo; </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&nbsp;ATT s&rsquo;est peut &ecirc;tre investi dans le d&eacute;veloppement du Mali. C&rsquo;est la m&eacute;thode, l&rsquo;organisation qui est b&acirc;cl&eacute;e. Dans le domaine de la sant&eacute; par exemple. L&rsquo;important, ce n&rsquo;est pas de soutenir qu&rsquo;ATT a travaill&eacute; et qu&rsquo;il doit obligatoirement rester cinq ann&eacute;es suppl&eacute;mentaires. La d&eacute;mocratie, c&rsquo;est forcer ATT &agrave; nous convaincre qu&rsquo;il est toujours l&rsquo;homme de la situation, que les autres ne le valent pas ou ne peuvent faire mieux que lui. Cela est loin d&rsquo;&ecirc;tre le cas. &Agrave; part l&rsquo;&eacute;num&eacute;ration lassante des &laquo;&nbsp;r&eacute;alisations&nbsp;&raquo;, nous attendons toujours un vrai bilan. Cela veut dire, un d&eacute;compte complet des passifs et actifs et une justification claire de la destination des sommes englouties. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Et pour clore ce volet, ceux qui &eacute;taient au S&eacute;n&eacute;gal en 1988 se rappellent bien un certain professeur Iba Der Thiam. Il fut le premier dans ce pays &agrave; cr&eacute;er un club de soutien &agrave; Abdou Diouf qu&rsquo;il avait baptis&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Abdou nu ndoy&nbsp;&raquo;, litt&eacute;ralement, Abdou nous suffit. Iba Der attaquait avec une rare virulence les persifleurs qui osaient mettre en doute les comp&eacute;tences du pr&eacute;sident. Ce m&ecirc;me Iba Der est actuellement au service d&rsquo;Abdoulaye Wade, sans &eacute;tat d&rsquo;&acirc;me. Lui qui disait que Wade est un &laquo;&nbsp;homme dangereux&nbsp;&raquo;. Les souteneurs ne soutiennent que leur propre cause. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">&laquo;&nbsp;Le Mali avance&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&Agrave; chaque inauguration de poulailler ou manifestation folklorique, le discours officiel r&eacute;p&egrave;te le s&eacute;same&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Mali avance&nbsp;&raquo;. Vraiment ? &Eacute;vitons les interpr&eacute;tations tendancieuses, comme par exemple&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Mali avance en arri&egrave;re&nbsp;&raquo; et contentons-nous du sens commun de cette phrase qui suppose le progr&egrave;s. &laquo;&nbsp;Le Mali avance&nbsp;&raquo; signifie donc&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Mali progresse&nbsp;&raquo;. Convenons-en. Mais il y a un hic, forc&eacute;ment. Car, prendre le cas de l&rsquo;inauguration d&rsquo;une plate-forme multifonctionnelle (c&rsquo;est quoi exactement cette bibitte ?) ou d&rsquo;une basse-cour de campagne comme indice de progr&egrave;s est tr&egrave;s divertissant certes, mais manque de substance. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le d&eacute;veloppement d&rsquo;un pays ne peut &ecirc;tre seulement une suite d&rsquo;&eacute;nonciations de projets ou d&rsquo;inaugurations tapageuses. Nous en avons assez donn&eacute; avec l&rsquo;UDPM et ses t&ecirc;tes &agrave; claque, merci !</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La gestion de l&rsquo;&Eacute;tat sous ATT rappelle l&rsquo;obsession de Narcisse, le petit &eacute;cran &agrave; la place du miroir. Le pouvoir, pour se convaincre qu&rsquo;il est performant, occupe continuellement le journal t&eacute;l&eacute;vis&eacute;. Il ne mesure pas ses actions &agrave; l&rsquo;aune de leur impact sur la vie quotidienne des citoyens mais &agrave; la longueur de la couverture m&eacute;diatique. Plus on se voit remplir la lucarne, mieux on se croit vaillant travailleur. Cela rappelle la mouche du coche. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Extrait de<span style="">&nbsp; </span>&ldquo;Un para &agrave; Koulouba&rdquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial &#45; ATT est&#45;il crédible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/editorial-att-est-il-credible-10164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Lors d&rsquo;une de ses sorties que la post&eacute;rit&eacute; ne retiendra certainement pas pour sa pertinence, le Pr&eacute;sident sortant avait appel&eacute; l&rsquo;Administration &agrave; &ecirc;tre impartiale lors des &eacute;lections &agrave; venir et a assur&eacute; que l&rsquo;ordre sera maintenu avant, pendant et apr&egrave;s les &eacute;lections. C&rsquo;&eacute;tait &agrave; Fourou, village natal de son ami et ministre de l&rsquo;Administration territoriale, le G&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute; o&ugrave; le g&eacute;n&eacute;ral Pr&eacute;sident avait marqu&eacute; un arr&ecirc;t alors qu&rsquo;il devait lancer les travaux de r&eacute;ouverture de la mine d&rsquo;or de Syama.</p>
<p>&nbsp;Devenu parleur par la force des choses (haut parleur pour certains et beau parleur pour d&rsquo;autres) ATT n&rsquo;ignore pas le scepticisme qui attendait ses propos. Il est le seul &agrave; avoir entra&icirc;n&eacute; l&rsquo;Administration hors des limites de son champ d&rsquo;action et &agrave; avoir enlev&eacute; aux forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute; toute leur couverture d&rsquo;impartialit&eacute; les exposant ainsi &agrave; la d&eacute;fiance des populations.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">De m&eacute;moire de Malien, il faudra remonter aux temps de l&rsquo;UDPM, parti unique constitutionnel pour rencontrer une telle inf&eacute;odation des premiers responsables de l&rsquo;Administration. Camarades de promotion pour certains, camarades d&rsquo;&acirc;ge pour d&rsquo;autres, jeunes fr&egrave;res et parents pour quelques uns, les gouverneurs de R&eacute;gion ob&eacute;issent au doigt et &agrave; l&rsquo;&oelig;il au Mouvement citoyen. Ils ont entrepris, avec succ&egrave;s h&eacute;las, de mettre l&rsquo;administration locale au pas et &agrave; la disposition des mots du Mouvement citoyen. L&rsquo;entr&eacute;e en campagne de ATT apporte la preuve que les gouverneurs, les pr&eacute;fets, les sous pr&eacute;fets sont &agrave; la botte du candidat ATT en qui ils voient le Pr&eacute;sident. Au passage du rod&eacute;o de ATT et de ses fan&rsquo;s clubs, toute l&rsquo;administration est r&eacute;quisitionn&eacute;e avec pour cons&eacute;quences f&acirc;cheuse l&rsquo;arr&ecirc;t de toute la machine. Une telle administration ne peut pas &ecirc;tre neutre&nbsp;; une telle administration ne peut favoriser que le candidat ATT. Les gouverneurs, les pr&eacute;fets et les sous pr&eacute;fets sont d&eacute;j&agrave; &agrave; pied d&rsquo;&oelig;uvre pour contraindre les populations &agrave; choisir le Pr&eacute;sident sortant.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quant aux forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;, il faut d&eacute;plorer que malgr&eacute; les appels &agrave; la raison et les mises en garde, elles sont constamment utilis&eacute;es dans le champ politique. Les amis de ATT ont entrepris de caporaliser les camps au m&eacute;pris des lois en vigueur. Pour cela, rien n&rsquo;est de trop&nbsp;: chantage sur les femmes, les enfants qui ne devraient &ecirc;tre que l&agrave; o&ugrave; se trouvent leurs maris&nbsp;; utilisation des moyens de transport de l&rsquo;Arm&eacute;e. Ce qui fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la rupture est perceptible entre les Maliens et leurs forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;. Du fait qu&rsquo;il est g&eacute;n&eacute;ral, ATT fait clairement comprendre &agrave; ses amis militaires que le pouvoir leur est revenu et qu&rsquo;il leur revenait de le garder en l&rsquo;entretenant. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">De tels hommes peuvent-ils &ecirc;tre impartiaux au point de ne pas confondre leurs int&eacute;r&ecirc;ts et ceux de ATT&nbsp;? Peuvent-ils &ecirc;tre impartiaux au point de distinguer leurs missions qui les obligent &agrave; rester au service exclusif des populations dans la distinction de race et de coloration politique&nbsp;? Parmi les torts que ATT a caus&eacute; au Mali, c&rsquo;est l&rsquo;un des plus grands de par les cons&eacute;quences durables qu&rsquo;il engendre pour la stabilit&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; du pays. ATT sait donc tr&egrave;s bien que rares sont ceux qui l&rsquo;&eacute;coutent et plus encore rares sont ceux qui accordent un quelconque cr&eacute;dit &agrave; ses d&eacute;clarations. L&rsquo;homme qui se targe d&rsquo;avoir r&eacute;ussi la r&eacute;conciliation nationale et la stabilit&eacute; pourrait voir sous ses yeux se d&eacute;faire ce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pu consolider.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="1"><span lang="FR">Nouvelle R</span></font><font size="1"><span lang="FR">&eacute;</span></font><font size="1"><span lang="FR">publique du 13 Avril 2007</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Investiture de SOUMEYLOU BOUBEYE MAIGA : Je serai le candidat de ceux qui souffrent le plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/investiture-de-soumeylou-boubeye-maiga-je-serai-le-candidat-de-ceux-qui-souffrent-le-plus-10004.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le samedi 24 mars dernier, Soumelou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga a &eacute;t&eacute; officiellement investi comme candidat de Convergence 2007 aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles du 29 avril prochain. Ce fut lors d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie tr&egrave;s sobre en pr&eacute;sence d&rsquo;un millier de personne et de ses alli&eacute;s du Front pour la D&eacute;mocratie et la R&eacute;publique. Seul &agrave; prendre la parole, Soumeylou a pr&eacute;sent&eacute; sa candidature sous le triple sceau du souvenir aux luttes multiples pour la d&eacute;mocratie, de la fid&eacute;lit&eacute; aux engagements et de la revendication du bilan de l&rsquo;Ad&eacute;ma, de la n&eacute;cessit&eacute; de se battre pour les plus pauvres et les plus d&eacute;munis.</span></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Depuis le 25 novembre date du premier meeting de l&rsquo;ASMA, Soumeylou a habitu&eacute;&nbsp;ses militants et ses invit&eacute;s &agrave; des supports visuels pour retracer son parcours, celui de la lutte pour la d&eacute;mocratie. Le samedi, il a fait projeter le film des &eacute;v&eacute;nements de mars 1991. La salle a pu revoir des figures embl&eacute;matiques comme Me Demba Diallo, Me Drissa Traor&eacute;, Bakary Karemb&eacute;, Pr. Mamadou Lamine Traor&eacute; etc. Forte &eacute;motion dans la salle o&ugrave; certains n&rsquo;ont pas pu retenir leurs larmes. Soumeylou qui voulait montrer que sa candidature n&rsquo;est pas une imposture a rendu hommage &agrave; tous les anciens dont Abdrahamane Baba Tour&eacute;, Kadari Bamba. Mieux, il a tenu &agrave; expliquer pourquoi le 24 mars&nbsp;: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est le jour o&ugrave; les repr&eacute;sentants de la coordinations des organisations et associations d&eacute;mocratiques a remis ses revendications &agrave; Moussa Traor&eacute; et c&rsquo;est le jour o&ugrave; les premiers morts ont pu &ecirc;tre enterr&eacute;s&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Soumeylou a lanc&eacute; un appel aux militants de l&rsquo;Ad&eacute;ma&nbsp; et &agrave; tous les autres qui sont aujourd&rsquo;hui frustr&eacute;s de voir loeur formation politique abdiquer en rase campagne: &laquo;&nbsp;au-del&agrave; de cette salle je voudrais m&rsquo;adresser aux vrais militants de l&rsquo;ADEMA, &agrave; tous les militants aujourd&rsquo;hui en deuil de leurs partis respectifs. Je sais votre indignation et votre tristesse devant la d&eacute;mission et l&rsquo;abdication&nbsp;&raquo;. Mieux, Soumeylou a tenu &agrave; d&eacute;clarer que l&rsquo;essentiel des r&eacute;alisation de ATT est le fruit des politiques initi&eacute;es par l&rsquo;Ad&eacute;ma de 1992 &agrave; 2002. &laquo;&nbsp;80% des r&eacute;alisations solides et durables entre 2002 et 2007 sont issues des politiques men&eacute;es de 1992 &agrave; 2002&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; SBM. Histoire de dire au Pr&eacute;sident sortant de relativiser son bilan et surtout de montrer en quoi le bilan de l&rsquo;Ad&eacute;ma, jug&eacute; &laquo;&nbsp;politiquement inopportun&nbsp;&raquo; par Dioncounda Traor&eacute;, pourrait &ecirc;tre g&ecirc;nant pour ATT.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Depuis novembre o&ugrave; Convergence 2007 a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;, SBM s&rsquo;est toujours pr&eacute;sent&eacute; comme celui qui a le souci des pauvres. &laquo;&nbsp;Je serai candidat pour faire gagner ceux qui souffrent le plus&nbsp;&raquo; a-t-il r&eacute;affirm&eacute; samedi dernier. Ce qui sonne en &eacute;chos de ses propos de S&eacute;gou o&ugrave; il d&eacute;clarait qu&rsquo;il sera candidat pour faire gagner ceux qui attendent des solutions et ceux qu&rsquo;on voudrait &eacute;changer comme de la marchandise. Ceux qui souffrent le plus sont les scolaires qui voient &laquo;&nbsp;le syst&egrave;me scolaire en totale d&eacute;sh&eacute;rence exposant notre jeunesse &agrave; l&rsquo;errance, &agrave; l&rsquo;absence d&rsquo;avenir rassurant. Les populations s&rsquo;&eacute;chinent &agrave; construire des &eacute;coles malgr&eacute; la modicit&eacute; de leurs moyens&nbsp;; quand elles y parviennent elles ne trouvent pas d&rsquo;enseignants &agrave; recruter et quand elles en recrutent elles ne parviennent pas &agrave; leur assurer plus de deux &agrave; trois mois de salaire.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Pendant ce temps, 60% des ressources publiques engag&eacute;es dans ce secteur ne parviennent pas &agrave; destination parce que capt&eacute;es, dissip&eacute;es, d&eacute;tourn&eacute;es&nbsp;&raquo;. Ceux qui souffrent ce sont les pauvres&nbsp;: &laquo;&nbsp;Pr&egrave;s de 70% des Maliens vivent dans la pauvret&eacute; c&rsquo;est-&agrave;-dire quasiment sans revenus, sans acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau, &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation; &agrave; la sant&eacute;. Dans la zone cotonni&egrave;re cet appauvrissement est aggrav&eacute; par le surendettement des cotonculteurs qui avoisine les 60%. Pr&egrave;s de 80% des points d&rsquo;eau modernes sont soit v&eacute;tustes, soit en panne, ou fournissent de l&rsquo;eau impropre &agrave; la consommation&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ceux qui faisaient encore des plans sur la com&egrave;tes&nbsp;; ceux qui avaient entrepris de dire que SBM ne faisait que bluffer et qu&rsquo;il n&rsquo;irait jamais jusqu&rsquo;au bout&nbsp;; ceux qui excellaient encore dans la d&eacute;sinformation en distillant savamment l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il ne travaillait en fait que pour ATT&nbsp;; et tous les autres en sont pour leurs frais. Soumeylou est candidat et il promet que la situation va changer</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La force du changement est en chacun de nous.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Messieurs les Pr&eacute;sidents des Partis et Mouvements membres du FDR,</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Camarades et Chers Amis membres de l&rsquo;ASMA et de CONVERGENCE 2007,</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Honorables invit&eacute;s,</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il y a exactement quatre mois, le 25 novembre 2006, nous proc&eacute;dions ensemble dans cette m&ecirc;me salle au lancement de CONVERGENCE 2007&nbsp;; que nous avons voulu espace dense et ouvert &agrave; tous, inscrit dans une d&eacute;marche de r&eacute;novation et de restructuration d&rsquo;une action politique fond&eacute;e sur la proximit&eacute; avec le Peuple, ainsi que dans la pr&eacute;servation d&rsquo;une pratique politique d&eacute;mocratique pour une gestion transparente du pays.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce jour l&agrave;, venant d&rsquo;horizons divers, ayant des parcours diff&eacute;rents, nous nous sommes retrouv&eacute;s autour d&rsquo;id&eacute;es simples ayant pour noms la Libert&eacute;, la Solidarit&eacute; et l&rsquo;Unit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce jour l&agrave; venus de loin et m&ecirc;me de tr&egrave;s loin, comme aujourd&rsquo;hui, nous avons tenu &agrave; communier dans la recherche d&rsquo;une esp&eacute;rance et dire qu&rsquo;unis et mobilis&eacute;s, nous avons en nous suffisamment de force, de ressources et de conviction pour porter et imposer le changement devenu indispensable si nous voulons rompre avec la spirale d&rsquo;une confusion savamment entretenue, du d&eacute;sengagement, du fatalisme, de l&rsquo;abdication et de l&rsquo;opportunisme.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce jour l&agrave;, j&rsquo;ai &eacute;cout&eacute; avec fiert&eacute;, attention et &eacute;motion les appels &agrave; une candidature aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles d&rsquo;avril 2007 afin de contribuer &agrave; redonner confiance en notre capacit&eacute; collective &agrave; b&acirc;tir une soci&eacute;t&eacute; juste, solidaire et de progr&egrave;s au b&eacute;n&eacute;fice du plus grand nombre.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">En r&eacute;ponse, conscient de l&rsquo;ampleur de l&rsquo;enjeu et des d&eacute;fis &agrave; relever je vous avais assur&eacute; de mon engagement et de ma disponibilit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Depuis cette date, j&rsquo;ai sillonn&eacute; notre pays et, dans une d&eacute;marche permanente d&rsquo;&eacute;coute, d&rsquo;explication, de concertation et de dialogue j&rsquo;ai rencontr&eacute; des hommes et des femmes inquiets mais d&eacute;termin&eacute;s, partageant le m&ecirc;me souci d&rsquo;un Mali respectueux des diff&eacute;rences, d&rsquo;un Mali de progr&egrave;s o&ugrave; l&rsquo;injustice ne mine pas la paix sociale, des hommes et des femmes soucieux d&rsquo;un Mali garantissant l&rsquo;&eacute;panouissement de tous ses fils de l&rsquo;int&eacute;rieur comme de l&rsquo;ext&eacute;rieur dans la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et la s&eacute;curit&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est pourquoi en ce jour et en ce lieu, vous remerciant de votre confiance je vous r&eacute;affirme encore une fois que je suis totalement engag&eacute; &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s, totalement pr&ecirc;t et disponible.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;Je serai candidat pour changer la vie</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>de ceux qui souffrent le plus&nbsp;&raquo;</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est donc avec confiance et d&eacute;termination que je serai candidat aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles d&rsquo;avril 2007 pour changer la vie de ceux qui souffrent le plus, pour redonner un sens &agrave; l&rsquo;action publique, pour &oelig;uvrer &agrave; fonder le compromis social sur les valeurs d&eacute;mocratiques et r&eacute;publicaines.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Camarades et Chers Amis</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le 24 Mars est une date m&eacute;morable dans la lutte pour l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie pluraliste dans notre pays. En effet, c&rsquo;est le 24 mars 1991 qu&rsquo;au nom de la Coordination des Organisations et Associations D&eacute;mocratiques que feu Bakary Karemb&eacute; pour l&rsquo;UNTM, Feu Me Demba Diallo pour l&rsquo;AMDH, Feu Abderhamane Baba Tour&eacute; pour l&rsquo;ADEMA, Me Amidou Diabat&eacute; pour le CNID, Me Drissa Traor&eacute; pour le Barreau, Hamadoun BA pour l&rsquo;AEEM ont port&eacute; &agrave; Koulouba au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de l&rsquo;&eacute;poque les revendications du Mouvement D&eacute;mocratique. C&rsquo;est ce m&ecirc;me jour que dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi furent enterr&eacute;s dans l&rsquo;actuel Carr&eacute; des Martyrs du cimeti&egrave;re de Niar&eacute;la ceux qui furent, &agrave; notre grand regret &agrave; tous, les premiers morts de l&rsquo;insurrection de mars 91.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est dire que ma candidature s&rsquo;inscrit dans un devoir de m&eacute;moire et une obligation de fid&eacute;lit&eacute; envers notre lutte commune et envers tous ceux dont le sacrifice nous a permis d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Aussi, me permettrez-vous en ce jour solennel de rendre hommage &agrave; certains de nos camarades qui ont &eacute;t&eacute; pour ma g&eacute;n&eacute;ration &agrave; la fois des mod&egrave;les et des compagnons.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Je voudrai citer Yaya MAIGA co-animateur avec entre autres avec Feu Yolo Tollo de la fraction de la Section Soudanaise du Parti Africain de l&rsquo;Ind&eacute;pendance qui devait donner naissance en 1966 au Parti Malien du Travail.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Je voudrai rendre hommage &agrave; Feu Kadary Bamba. Quand en 1969 &agrave; la suite d&rsquo;un mouvement de gr&egrave;ve des &eacute;tudiants de l&rsquo;Ecole Normale Sup&eacute;rieure les Abderhamane Baba Tour&eacute;, Sissoko Marie Bernard, Mamadou Doucour&eacute; VZ&eacute;ro, Santigui Mangara, Ogoniangali Monob&egrave;me, Oumar Sadou Yattara furent arr&ecirc;t&eacute;s, sur instruction du Parti et par discipline Kadary Bamba accepta de se constituer coupable &agrave; la place de Alpha Oumar Konar&eacute; que le PMT voulait prot&eacute;ger pour lui permettre de terminer ses &eacute;tudes. Bamba &eacute;copa comme les autres de 23 mois et 9 jours d&rsquo;emprisonnement et d&rsquo;une sanction disciplinaire de 6 mois de retard &agrave; l&rsquo;avancement apr&egrave;s sa lib&eacute;ration.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Je voudrai enfin rendre hommage &agrave; notre ancien Pr&eacute;sident Feu Abderhamane Baba Tour&eacute;. Premier professeur Malien titulaire d&rsquo;une licence &agrave; regagner le pays, il partira en Guin&eacute;e en 1958 pour r&eacute;pondre avec d&rsquo;autres intellectuels panafricanistes &agrave; l&rsquo;appel de patriotes de ce pays fr&egrave;re, il nous a dirig&eacute; pendant un quart de si&egrave;cle avec fermet&eacute;, humilit&eacute;, rigueur et probit&eacute; au sein du PMT et de l&rsquo;ADEMA.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il nous a, entre autres, enseign&eacute; qu&rsquo;en toutes circonstances il faut rester debout et digne.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">J&rsquo;appartiens, avec les Sy Ousmane, Sy Kadiatou Sow, Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;, Amidou Diabat&eacute;, &agrave; une g&eacute;n&eacute;ration qui a eu la chance exceptionnelle de militer et d&rsquo;avoir la confiance de tels hommes qui n&rsquo;ont jamais h&eacute;sit&eacute; &agrave; donner leur &eacute;nergie, leur force, leur vie et dont le courage, la t&eacute;nacit&eacute;, la d&eacute;termination, la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et la fid&eacute;lit&eacute; nous inspirent pour toujours.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;80% des r&eacute;alisations solides et durables entre 2002 et 2007 sont issues des politiques men&eacute;es de 1992 &agrave; 2002 &raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Camarade et Chers Amis,</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Nous devons d&rsquo;autant plus nous saisir du flambeau, que la situation actuelle de notre pays est fort pr&eacute;occupante.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">J&rsquo;ai dit tant&ocirc;t que j&rsquo;ai sillonn&eacute; le pays. J&rsquo;ai certes constat&eacute; que 80% des r&eacute;alisations solides et durables entre 2002 et 2007 sont issues des politiques men&eacute;es de 1992 &agrave; 2002. Mais j&rsquo;ai aussi relev&eacute; que notre pays est consid&eacute;rablement fragilis&eacute;. Pr&egrave;s de 70% des Maliens vivent dans la pauvret&eacute; c&rsquo;est-&agrave;-dire quasiment sans revenus, sans acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau, &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation; &agrave; la sant&eacute;. Dans la zone cotonni&egrave;re cet appauvrissement est aggrav&eacute; par le surendettement des cotonculteurs qui avoisine les 60%.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pr&egrave;s de 80% des points d&rsquo;eau modernes sont soit v&eacute;tustes, soit en panne, ou fournissent de l&rsquo;eau impropre &agrave; la consommation.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le syst&egrave;me scolaire est en totale d&eacute;sh&eacute;rence exposant notre jeunesse &agrave; l&rsquo;errance, &agrave; l&rsquo;absence d&rsquo;avenir rassurant. Les populations s&rsquo;&eacute;chinent &agrave; construire des &eacute;coles malgr&eacute; la modicit&eacute; de leurs moyens&nbsp;; quand elles y parviennent elles ne trouvent pas d&rsquo;enseignants &agrave; recruter et quand elles en recrutent elles ne parviennent pas &agrave; leur assurer plus de deux &agrave; trois mois de salaire. Pendant ce temps, 60% des ressources publiques engag&eacute;es dans ce secteur ne parviennent pas &agrave; destination parce que capt&eacute;es, dissip&eacute;es, d&eacute;tourn&eacute;es. De fait avec un indice de 2,9/10, nous figurons malheureusement parmi les pays &agrave; fort niveau de corruption. Parall&egrave;lement, la volont&eacute; de caporalisation syst&eacute;matique est telle qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui aucun d&eacute;membrement de la puissance publique n&rsquo;inspire l&rsquo;impartialit&eacute; et l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;, &eacute;rodant ainsi progressivement la confiance des citoyens dans la capacit&eacute; de l&rsquo;Etat &agrave; assurer notamment leur s&eacute;curit&eacute;, un traitement &eacute;quitable devant la loi.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au plan ext&eacute;rieur la voix du Mali s&rsquo;est progressivement tue entra&icirc;nant le d&eacute;clin de l&rsquo;autorit&eacute; et de l&rsquo;influence de notre pays ainsi qu&rsquo;une faible aptitude &agrave; prot&eacute;ger nos compatriotes vivant &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Camarades et chers amis,</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Comme vous le voyez, les d&eacute;fis &agrave; relever sont nombreux et immenses:</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Promouvoir une Gouvernance fond&eacute;e sur le respect scrupuleux des principes d&eacute;mocratiques et r&eacute;publicains</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Restaurer la puissance publique dans toute sa pl&eacute;nitude, notamment par la renaissance de l&rsquo;autorit&eacute; et de l&rsquo;impartialit&eacute; de l&rsquo;Etat, la r&eacute;habilitation de la mission de service public et le renforcement de la morale et de l&rsquo;&eacute;thique publiques.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Promouvoir une r&eacute;publique une et indivisible mais plurielle qui, par une acc&eacute;l&eacute;ration volontariste de la d&eacute;centralisation, permettra sur la base de la loi, et non pas d&rsquo;arrangements de circonstance, d&rsquo;am&eacute;nager des discriminations positives pour rattraper des retards de d&eacute;veloppement li&eacute;s &agrave; l&rsquo;histoire et la g&eacute;ographie.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Passer &agrave; une nouvelle &eacute;tape du processus de d&eacute;centralisation &agrave; travers une plus grande responsabilisation des collectivit&eacute;s territoriales notamment en mati&egrave;re d&rsquo;am&eacute;nagement du territoire, d&rsquo;investissements et de relations ext&eacute;rieures, favorisant ainsi l&rsquo;&eacute;mergence de p&ocirc;les r&eacute;gionaux v&eacute;ritablement comp&eacute;titifs.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Assurer la transparence de la gestion des ressources publiques, en instaurant notamment un Observatoire des Finances Publiques accessibles aux partenaires sociaux.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Am&eacute;liorer le dialogue et la collaboration avec les partenaires sociaux.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Assurer l&rsquo;acc&egrave;s de tous les Maliens &agrave; un Minimum Social Commun portant sur l&rsquo;eau, la sant&eacute; et l&rsquo;&eacute;ducation de base.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Garantir les droits et libert&eacute;s des Maliens de l&rsquo;Ext&eacute;rieur et &oelig;uvrer &agrave; leur implication dans le d&eacute;veloppement &eacute;conomique du Pays &agrave; travers l&rsquo;am&eacute;lioration du cadre juridique d&rsquo;investissements de leurs ressources.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;La situation doit changer. La situation peut changer. La situation va changer&nbsp;&raquo;</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Tels sont les grands axes d&rsquo;une Autre Gouvernance.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il s&rsquo;agit aujourd&rsquo;hui comme hier d&rsquo;assurer, dans la fid&eacute;lit&eacute; en nos id&eacute;aux, la stabilit&eacute; et l&rsquo;approfondissement de notre d&eacute;mocratie, de promouvoir le d&eacute;veloppement de notre pays dans un esprit d&rsquo;&eacute;quit&eacute; territoriale, de garantir l&rsquo;&eacute;panouissement de nos compatriotes dans la solidarit&eacute;, la justice, la s&eacute;curit&eacute; et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Nous nous attacherons &agrave; le faire avec toutes les forces politiques et sociales qui se reconnaissent dans ces ambitions. Nous nous attacherons aussi &agrave; le faire en sachant que nous partageons une communaut&eacute; avec tous les peuples de notre sous-r&eacute;gion et de l&rsquo;Afrique.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au-del&agrave; de cette salle je voudrais m&rsquo;adresser aux vrais militants de l&rsquo;ADEMA, &agrave; tous les militants aujourd&rsquo;hui en deuil de leurs partis respectifs. Je sais votre indignation et votre tristesse devant la d&eacute;mission et l&rsquo;abdication. Je sais aussi que vous comprenez et soutenez notre combat qui est une &eacute;tape de notre lutte commune pour une v&eacute;ritable d&eacute;mocratie pluraliste fond&eacute;e sur des partis politiques forts, cr&eacute;dibles, seuls remparts contre toute forme de d&eacute;rive.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est pourquoi je ne doute pas un seul instant de votre soutien et de votre mobilisation &agrave; nos c&ocirc;t&eacute;s.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Camarades et Chers Amis</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La situation doit changer</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La situation peut changer</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La situation va changer</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour vaincre, nous devons rester soud&eacute;s aux populations, leur parler de leurs probl&egrave;mes et leur tracer des perspectives claires, les convaincre que la capacit&eacute; de changer la situation, que la force du changement est en chacun de nous.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Nous m&egrave;nerons une campagne de respect, une campagne intransigeante et responsable sans c&eacute;der &agrave; la provocation, &agrave; la surench&egrave;re et &agrave; l&rsquo;anath&egrave;me, une campagne &agrave; la hauteur de la dignit&eacute; qui sied &agrave; la fonction pr&eacute;sidentielle.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Je vous donne l&rsquo;assurance d&rsquo;accomplir ma nouvelle t&acirc;che comme j&rsquo;ai toujours rempli mes missions. Conform&eacute;ment aux int&eacute;r&ecirc;ts du pays. Conform&eacute;ment &agrave; mes convictions de toujours. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Avec la conviction que la victoire est au bout du chemin parce que la force du changement est en chacun de nous.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="1"><span lang="FR">La Nouvelle REPUBLIQUE du 2 Avril 2007</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview Exclusive de ATT &#45; Le Nouvel Homme Fort du Mali Revèle... (1991) : « Pourquoi je ne veux pas le pouvoir »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-exclusive-de-att-le-nouvel-homme-fort-du-mali-revele-1991-%25c2%25ab-pourquoi-je-ne-veux-pas-le-pouvoir-%25c2%25bb-9860.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Un mois apr&egrave;s avoir renvers&eacute; Moussa TRAOR&Eacute;, le lieutenant-colonel Amadou Toumany Tour&eacute; n&rsquo;a toujours pas d&eacute;m&eacute;nag&eacute;. Il continue de r&eacute;sider dans une petite maison v&eacute;tuste de trois pi&egrave;ces. Situ&eacute;e au (camp Paras) de Djikoroni, &agrave; l&rsquo;ouest de Bamako. S&rsquo;il ne tenait qu&rsquo;&agrave; lui, &agrave; son &eacute;pouse et &agrave;<span style="">&nbsp; </span>leurs deux filles, ATT, comme l&rsquo;appellent ses compatriotes, y resterait. Pour ne pas avoir la grosse t&ecirc;te<span style="">&nbsp; </span>dans une r&eacute;sidence officielle. Mais, pour des raisons de s&eacute;curit&eacute;, il devra s&rsquo;installer ailleurs. En tout cas, pas au Palais de Koulouba, que le Pr&eacute;sident d&eacute;chu avait am&eacute;nag&eacute;.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Le Lieutenant Colonel a quelque difficult&eacute; &agrave; changer ses habitudes. Nagu&egrave;re, son logement servait de &laquo;&nbsp;vestiaire &raquo; &agrave; ses amis qui venaient disputer un match de foot au camp. Et, en d&eacute;pit des appr&eacute;hensions de sa femme, il va &agrave; son &laquo; grin &raquo; cercle o&ugrave;, par groupes d&rsquo;amis, les Bamakois aiment se retrouver. Pour lui, une mani&egrave;re de rester en contact avec ce que pense&nbsp;&laquo;&nbsp;l&rsquo;homme de la rue &raquo; alors qu&rsquo;il s&rsquo;est subitement trouv&eacute; propuls&eacute; &agrave; des responsabilit&eacute;s nationales.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Mais il mesure &agrave; leur valeur les promesses qu&rsquo;il a faites :l&rsquo;arm&eacute;e retournera dans ses casernes apr&egrave;s la p&eacute;riode de neuf mois que lui, lieutenant-colonel Amadou Toumany TOUR&Eacute;, doit passer &agrave; la pr&eacute;sidence du Comit&eacute; de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP) avec rang de Chef d&rsquo;Etat.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Pour la premi&egrave;re fois, l&rsquo;homme se livre dans les pages qui suivent. II s&rsquo;explique, il explique sa<span style="">&nbsp; </span>honte. Il raconte ce que fut &laquo; la plus belle journ&eacute;e &raquo; de sa vie. II renouvelle ses engagements, dit pourquoi il s&rsquo;est enfin d&eacute;cid&eacute; &agrave; renverser le r&eacute;gime de Moussa TRAOR&Eacute;. Et pourquoi son ambition, &laquo; de taille&nbsp;&raquo;, est de donner &agrave; ses concitoyens et aux autres l&rsquo;image de militaires capables de tenir leur parole.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">Jeune-Afrique&nbsp;:</strong> <strong style=""><em style="">Vous promettez la d&eacute;mocratie. Mais comment peut-on croire les promesses des militaires ?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">Amadou Toumany TOUR&Eacute; :</strong><span style="">&nbsp; </span>Etre soldat et d&eacute;mocrate n&rsquo;est pas toujours contradictoire, l&rsquo;arm&eacute;e est un des remparts de la d&eacute;mocratie. De plus, il existe aujourd&rsquo;hui en Afrique une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de militaires qui, eux, savent ce<span style="">&nbsp; </span>que d&eacute;mocratie veut dire. Apr&egrave;s les changements en Europe de l&rsquo;Est et surtout apr&egrave;s la lutte que notre peuple a lui-m&ecirc;me men&eacute;e pour la d&eacute;mocratie, la mission de notre arm&eacute;e &eacute;tait connue : renverser le r&eacute;gime et instaurer la d&eacute;mocratie<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. <em style="">: Pourquoi avoir attendu qu&rsquo;il y ait tant de morts pour agir ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : Il n&rsquo;&eacute;tait pas facile de d&eacute;terminer le moment opportun. Certains ici pensent que nous sommes intervenus trop t&ocirc;t! Mais, franchement, c&rsquo;est le vendredi 22 mars (jour des premi&egrave;res tueries, qui feront plus de trois cents morts, NDLR) que nous avons compris que Moussa avait atteint le point de non-retour et que nous devions intervenir.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A : <em style="">Vos parachutistes ont d&ucirc; participer aux tueries.....</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">A.T.T. : Non. J&rsquo;affirme que non. Vous ne me croirez peut-&ecirc;tre pas, mais, &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; je vous parle, je ne le sais pas encore ! Tant que nous n&rsquo;aurons pas d&eacute;termin&eacute; les responsabilit&eacute;s, je ne peux rien dire. Moi-m&ecirc;me j&rsquo;&eacute;tais hors circuit et je n&rsquo;ai repris du service que deux jours avant le 22 mars. Depuis mon retour de l&rsquo;Ecole de guerre [de Paris, NDLRI] en janvier 1991, j&rsquo;&eacute;tais au ch&ocirc;mage !<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.: <em style="">Que faisiez-vous le vendredi 22 mars ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T. :</strong> J&rsquo;&eacute;tais dans mon lit...<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Vous n&rsquo;allez pas me faire croire que vous ressemblez &agrave; un certain officier devenu chef d&rsquo;&Eacute;tat, qui affirme qu&rsquo;il dormait ou &eacute;tait malade chaque fois qu&rsquo;il faisait un coup d&rsquo;Etat ou faisait ex&eacute;cuter des adversaires !<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T</strong>. (scandalis&eacute;) : Je ne dormais pas. Ma conscience me rongeait. J&rsquo;avais vraiment honte d&rsquo;&ecirc;tre un officier.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Je me suis laiss&eacute; dire que vous vouliez renverser Moussa Traor&eacute; depuis long temps...</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : C&rsquo;est vrai, je l&rsquo;avoue. Depuis... au moins 1979 ou 1980. Je m&rsquo;&eacute;tais rendu compte que Moussa ne servait plus les int&eacute;r&ecirc;ts du pays. C&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;affairisme, le n&eacute;potisme int&eacute;gral, les louanges, les grands boubous [petit rire]. Je n&rsquo;ai rien les grands boubous, mais il ne pensait plus qu&rsquo;&agrave; &ccedil;a.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Et vous avez attendu dix ans...<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.&nbsp;:</strong> Je reconnais que j&rsquo;ai mis du temps pour me d&eacute;cider. C&rsquo;est bien la cause de ma honte. Mais il fallait prendre les contacts, ne pas se trahir... Car m&ecirc;me dans l&rsquo;arm&eacute;e r&eacute;gnaient suspicion et d&eacute;lation. Je me suis dit que le jour o&ugrave; le peuple comprendrait l&rsquo;ampleur du mal, il bougerait et nous l&rsquo;aiderions.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Vous &eacute;tiez commandant de la garde pr&eacute;sidentielle...<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong>&nbsp;: Je l&rsquo;ai &eacute;t&eacute; pendant une bonne partie de ma carri&egrave;re [huit ans, NDLR].<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Vous avez trahi Moussa TRAORE, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; son complice !...<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong>&nbsp;: (tr&egrave;s calmement et me regardant dans les yeux) : je ne me vois ni complice ni tra&icirc;tre&nbsp;! J&rsquo;ai pr&ecirc;t&eacute; serment au Pr&eacute;sident de <st1:personname productid="la R&#65513;publique" w:st="on">la R&eacute;publique</st1:personname> et non &agrave; Moussa. Parmi les missions de l&rsquo;arm&eacute;e, nous avons celle de sauvegarder la dignit&eacute; de notre pays, son int&eacute;grit&eacute; territoriale et morale, que lui, Moussa, &eacute;tait en train de bafouer.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Quand exactement avez-vous d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;agir et selon quel plan ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.&nbsp;:</strong> A partir du 22 mars, quand les gosses ont expos&eacute; leurs poitrines aux balles, suivis de leurs m&egrave;res - nos s&oelig;urs, nos femmes -, on ne pouvait plus h&eacute;siter. J&rsquo;avais pr&eacute;vu deux solutions. D&rsquo;abord prendre le risque de convaincre des camarades officiers que Moussa ne pouvait plus rester et qu&rsquo;il fallait le renverser.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Ensuite et en cas d&rsquo;&eacute;chec dans cette t&acirc;che, j&rsquo;aurais conduit le bataillon de parachutistes pour nous mettre aux c&ocirc;t&eacute;s du peuple.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Comment pouviez-vous &ecirc;tre s&ucirc;r que les paras allaient vous suivre ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T&nbsp;:</strong> Ils m&rsquo;auraient suivi ! Ils n&rsquo;attendaient qu&rsquo;un signe. Et puis nous avions d&eacute;j&agrave; pris contact avec certaines organisations civiles, [en particulier, avec Me Demba Diallo, pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Droits de l&rsquo;Homme, et le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Union nationale des travailleurs, Bakary KARAMB&Eacute;, qui seront les premiers inform&eacute;s du succ&egrave;s de l&rsquo;op&eacute;ration, NDLR].<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Quand avez-vous commenc&eacute; &agrave; entrer en contact avec les organisations d&eacute;mocratiques ?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong>&nbsp;: (souriant) : Oh ! Bien avant le 25 mars [jour de l&rsquo;arrestation de Moussa Traor&eacute;, NDLR]. Je crois m&ecirc;me que c&rsquo;&eacute;tait le 22 janvier [veille de la grande marche &agrave; Bamako, organis&eacute;e par toutes les organisations d&eacute;mocratiques, NDLR].<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Comment avez-vous pu convaincre des officiers proches de Moussa&nbsp;?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : En leur expliquant que c&rsquo;&eacute;tait la seule mani&egrave;re de limiter les d&eacute;g&acirc;ts&hellip;De fait, il n&rsquo;y eut point d&rsquo;effusion de sang. Mon id&eacute;e &eacute;tait de s&rsquo;emparer<span style="">&nbsp; </span>de Moussa et de son &eacute;pouse pour les livrer &agrave; la justice. De quoi aurais-je eu l&rsquo;air si Moussa et son &eacute;pouse avaient &eacute;t&eacute; gravement bless&eacute;s ?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A : <em style="">Les consid&eacute;rez-vous d&eacute;j&agrave; comme coupables ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : Je pense que ce n&rsquo;est pas un homme qui doit &ecirc;tre jug&eacute;, mais un syst&egrave;me &agrave; travers un homme.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : Consid&eacute;rez-vous que vous avez fait un coup d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; proprement parler&nbsp;?<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong>&nbsp;: (apr&egrave;s r&eacute;flexion) : Assur&eacute;ment, dans la mesure o&ugrave; cela a &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute; par des militaires pour changer le r&eacute;gime en place.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Dites-moi la v&eacute;rit&eacute; : vous vous &ecirc;tes arrang&eacute; avec des proches de Moussa Traor&eacute;, pour le soustraire &agrave; la col&egrave;re du peuple ?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T</strong>. (souriant) : Certains ont pens&eacute; que nous avions arr&ecirc;t&eacute; Moussa pour avant de lui permettre de quitter le Mali. Mais ce n&rsquo;est pas vrai. Les faits sont l&agrave;&nbsp;: nous l&rsquo;avons arr&ecirc;t&eacute;, nous le gardons et il ne partira pas. Il reviendra &agrave; la justice de se prononcer sur son sort.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Comment les organisations d&eacute;mocratiques ont-elles jug&eacute; votre action apr&egrave;s tout bien tardive ?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : Je l&rsquo;ai dit et je le r&eacute;p&egrave;te: l&rsquo;action de l&rsquo;arm&eacute;e n&rsquo;a fait que couronner celle de la population, des jeunes, des femmes, des organisations d&eacute;mocratiques. Nous avons fait ce qui restait &agrave; faire : capturer Moussa. Mais cette capture a r&eacute;concili&eacute; l&rsquo;arm&eacute;e avec le peuple.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Comment s&rsquo;est pass&eacute;e votre premi&egrave;re rencontre avec la population&nbsp;?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T</strong>. : De la mani&egrave;re la plus simple mais la plus chaleureuse. Dix heures apr&egrave;s l&rsquo;arrestation de Moussa, nous &eacute;tions &agrave; <st1:personname productid="la Bourse" w:st="on">la Bourse</st1:personname> du travail [place o&ugrave; se tenaient les r&eacute;unions publiques, NDLR] avec la coordination des organisations d&eacute;mocratiques pour serrer la main de nos a&icirc;n&eacute;s, les remercier et leur demander de pouvoir travailler avec eux. J&rsquo;&eacute;tais vraiment heureux.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Ce premier bain de foule peut vous monter &agrave; la t&ecirc;te et vous faire croire que vous &ecirc;tes populaire !</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T</strong>&nbsp;: Non. Je ne crois pas que le pouvoir puisse me monter &agrave; la t&ecirc;te. On en reparlera en tout cas quand nous aurons termin&eacute; nos neuf mois [le r&eacute;gime transitoire doit se terminer fin 1991, NDLR].<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A&nbsp;: <em style="">Les gens ne veulent plus de l&rsquo;arm&eacute;e au pouvoir. Ils n&rsquo;ont cess&eacute; de le dire. Les avez-vous entendus ?</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T&nbsp;:</strong> Il faut reconna&icirc;tre que l&rsquo;arm&eacute;e avait essuy&eacute; des insultes avant le 25 mars. Le peuple &eacute;tait l&agrave;, se battait, mourait, et l&rsquo;arm&eacute;e tardait &agrave; intervenir. Cette attitude a &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;e comme une certaine complicit&eacute; des militaires avec le r&eacute;gime. Il faut accepter ce jugement du peuple. Mais le jour o&ugrave; l&rsquo;arm&eacute;e &agrave; pris ses responsabilit&eacute;s, montrant qu&rsquo;elle ne servait pas Moussa TRAOR&Eacute;, le peuple a compris et reconnu qu&rsquo;elle &eacute;tait avec lui.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Les militaires qui ont fait un coup d&rsquo;&Eacute;tat ont pr&eacute;tendu l&rsquo;avoir fait avec et pour le peuple, avant de se r&eacute;v&eacute;ler &ecirc;tre des dictateurs...</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong>&nbsp;: D&egrave;s le d&eacute;part, j&rsquo;ai dit ceci &agrave; mes camarades: &laquo; Nous n&rsquo;avons pas pris le pouvoir pour le pouvoir, nous l&rsquo;avons pris pour le peuple, qui s&rsquo;est battu avant nous. Rendons hommage &agrave; la bravoure de notre jeunesse et des organisations d&eacute;mocratiques&nbsp;&raquo;. Nous n&rsquo;avons fait que parachever une &oelig;uvre qui avait commenc&eacute; sans nous.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em style=""><o:p>&nbsp;</o:p></em></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><em style="">J.A.&nbsp;: Il emp&ecirc;che, c&rsquo;est maintenant vous qui &ecirc;tes au pouvoir !<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T</strong>&nbsp;: Ah non ! J&rsquo;ai tenu &agrave; mettre tout le monde en garde. Nous avons promis &agrave; nos partenaires parmi les organisations que nous rentrerions chez nous, dans nos casernes. Et j&rsquo;ai pr&eacute;cis&eacute; devant mes camarades que nous le ferions en janvier 1992, en ajoutant que ceux qui veulent faire de la politique n&rsquo;ont qu&rsquo;&agrave; &ocirc;ter leurs galons et adh&eacute;rer &agrave; un parti.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A.&nbsp;: <em style="">Vous-m&ecirc;me, quelles sont vos intentions : &ocirc;ter vos galons ou retourner &agrave; la caserne&nbsp;?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T&nbsp;:</strong> Pour le moment, j&rsquo;ai l&rsquo;intention de retourner &agrave; la caserne. Apr&egrave;s, on verra bien.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em style=""><o:p>&nbsp;</o:p></em></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><em style="">J.A.&nbsp;: Votre &laquo;&nbsp;pour le moment &raquo; laisse entendre que vous pourriez &ecirc;tre tent&eacute; de vous mettre en r&eacute;serve de <st1:personname productid="la R&#65513;publique.." w:st="on">la  R&eacute;publique..</st1:personname>.<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : Ah non ! Je n&rsquo;entends pas du tout faire de la politique. Je n&rsquo;y ai pas pens&eacute;.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em style=""><o:p>&nbsp;</o:p></em></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><em style="">J.A. : Mais, une fois de plus, comment croire en la parole de militaires dans un pays o&ugrave; l&rsquo;on a d&eacute;j&agrave; entendu les m&ecirc;mes promesses ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T.</strong> : C&rsquo;est justement parce que nous avons souffert d&rsquo;un r&eacute;gime militaire, avec le CMLN de sinistre m&eacute;moire [Comit&eacute; militaire de lib&eacute;ration nationale, pr&eacute;5 Moussa TRAOR&Eacute;, qui avait renvers&eacute; le r&eacute;gime de Modibo K&Eacute;ITA en novembre 1968, NDLR], que nous n&rsquo;avons nullement l&rsquo;intention de r&eacute;&eacute;diter la m&ecirc;me exp&eacute;rience..<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">J.A. : <em style="">Des militaires pourraient &ecirc;tre tent&eacute;s par un coup d&rsquo;&Eacute;tat avec ou contre vous &hellip;</em><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">A.T.T</strong>. : Contre moi ? Pourquoi donc ? Je m&rsquo;en vais &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e! J&rsquo;esp&egrave;re bien que nos militaires seront capables de tenir leur parole et respecter les r&egrave;gles d&eacute;mocratiques. Le peuple malien a tellement souffert que ce serait l&agrave; un beau cadeau que nous pourrions lui offrir : qu&rsquo;il soit fier de son arm&eacute;e.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn<span style="font-style: italic;"><br /></span>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><em style="">J.A. : Vous n&rsquo;avez donc pas d&rsquo;ambition ?<o:p></o:p></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">A.T.T. : Bien s&ucirc;r que si ! Et elle est de taille : r&eacute;ussir ma mission de neuf mois pour mettre en place les bases de la d&eacute;mocratie, organiser la conf&eacute;rence nationale en juin, faire en sorte que le Mali ait une constitution d&eacute;mocratique, organiser les &eacute;lections dans la transparence et la dignit&eacute;. Puis, pour couronner le tout, d&eacute;filer le 20 janvier 1992, anniversaire de l&rsquo;arm&eacute;e, devant un Pr&eacute;sident de <st1:personname productid="la R&#65513;publique" w:st="on">la R&eacute;publique</st1:personname> r&eacute;guli&egrave;rement et dignement &eacute;lu, avant de retourner &agrave; la caserne.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style="">Interview recueillie &agrave; Bamako, par Sennen ANDRIAMIRADO<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Source : jeune Afrique n&deg;1583<span style="">&nbsp; </span>du 1er<span style="">&nbsp; </span>au 7 mai 1991, p. 18<strong style=""><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial &#45; Le président en campagne pour le candidat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-president-en-campagne-pour-le-candidat-9806.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident sortant Amadou Toumani Tour&eacute; n&rsquo;est pas encore candidat &agrave; sa propre succession, mais tous les observateurs avertis savent que cela ne saurait tarder. Il prend son temps et va &agrave; son rythme. Mais en attendant sa d&eacute;claration qui sera sans doute un non &eacute;v&eacute;nement parce que secret de polichinelle, le pr&eacute;sident laboure le terrain. Il court dans tous les sens avec pour objectif<span style="">&nbsp; </span>de se faire voir ou revoir par le maximum de Maliens. Pour cela, toutes les occasions sont bonnes et aucun alibi n&rsquo;est trop petit pour d&eacute;ployer les moyens et les ressources de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;Puisque par la force des choses ATT est non seulement pr&eacute;sident de la R&eacute;publique mais &eacute;galement Premier ministre, gouvernement et depuis peu Assembl&eacute;e nationale (cette institution ayant termin&eacute; ses sessions de la pr&eacute;c&eacute;dentes l&eacute;gislature), il est au four et au moulin. Du robinet financ&eacute; par le budget de l&rsquo;Etat &agrave; la petite maisonn&eacute;e b&acirc;tie par une ONG, tout est bon pour que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique soit au contact des Maliens. Ce qui fait dire que le candidat probable profite des habits du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour battre campagne. A telle enseigne que le jour o&ugrave; il sera formellement candidat, il n&rsquo;aura plus besoin de cavaler partout et de se comporter comme quelqu&rsquo;un en vadrouille. Ce qui a fait dire &agrave; IBK, lors de la conf&eacute;rence du FDR, que le jeu est fauss&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part. &laquo;&nbsp;Imaginez qu&rsquo;on doive faire une course Bamako Koutiala, alors m&ecirc;me que tous les concurrents sont &agrave; Bamako pour le d&eacute;part, ATT lui, est post&eacute; &agrave; M&rsquo;Pessoba&nbsp;&raquo;.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais il faut reconna&icirc;tre que c&rsquo;est le pr&eacute;sident sortant lui-m&ecirc;me qui donne des arguments &agrave; ceux qui voudraient le d&eacute;loger de Koulouba. Lors de sa r&eacute;cente vir&eacute;e qui l&rsquo;a conduit successivement &agrave; Banamba, Touba, Koulikoro, Sikasso, Koutiala et S&eacute;gou, il a particuli&egrave;rement insist&eacute; sur deux choses. La premi&egrave;re, pr&eacute;sent&eacute;e d&rsquo;ailleurs sous forme de dol&eacute;ance, a consist&eacute; &agrave; exhorter les populations &agrave; sortir massivement pour voter lors des scrutins &agrave; venir. La seconde, que certains observateurs ont interpr&eacute;t&eacute;e comme &eacute;tant un conseil, a consist&eacute; &agrave; demander aux populations de voter pour ceux qu&rsquo;ils connaissent &laquo;&nbsp;or ceux que vous connaissez sont ceux qui viennent vous voir&nbsp;&raquo;. Et qui va les voir&nbsp;? Pr&eacute;cis&eacute;ment celui qui se tient en face d&rsquo;eux. Avec les moyens de l&rsquo;Etat, il va r&eacute;guli&egrave;rement voir les populations engendrant parfois des d&eacute;penses qui co&ucirc;tent deux ou trois plus ch&egrave;res que la r&eacute;alisation inaugur&eacute;e. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;attitude du pr&eacute;sident s&rsquo;explique par la trop grande personnalisation du pouvoir. Les responsables du RPM ont parl&eacute; de n&eacute;o-patrimonialisme. Il ne lui suffit plus que les ministres parlent en son nom et pour son compte, il se charge personnellement d&rsquo;annoncer les &laquo;&nbsp;bonnes nouvelles&nbsp;&raquo; et les promesses qui vont avec. C&rsquo;est ainsi que pour que les Maliens de la diaspora puissent avoir l&rsquo;ORTM dans leur salon et ne plus avoir la nostalgie du pays, c&rsquo;est lui. Pour faire en sorte que nos &laquo;&nbsp;vieilles grands-m&egrave;res puissent regarder Top &eacute;toiles et musique du terroir&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est encore lui avec la gratuit&eacute; de l&rsquo;op&eacute;ration ophtalmologique. Les logements sociaux pour que chacun ait son chez soi, c&rsquo;est ATT. Pour palier l&rsquo;insuffisance pluviom&eacute;trique, c&rsquo;est toujours lui avec le programme de bombardement des nuages. A telle enseigne que pour le Malien moyen, ATT est un homme providentiel qui subvient &agrave; tous leurs besoins. Il est parvenu &agrave; se confondre avec l&rsquo;Etat&nbsp;; ce d&rsquo;autant plus facilement que les laudateurs de tous poils germent tous les jours avec la volont&eacute; de ne pas c&eacute;der un pouce sur le terrain de la propagande.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</font></p>
<p></span></strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="1">(La Nouvelle Republique du 16 Mars 2007)</font></span><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><br /></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Double “Je” de ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/double-%25e2%2580%259cje%25e2%2580%259d-de-att-9804.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Pour la deuxi&egrave;me fois, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a pr&eacute;sid&eacute; le 8 mars dernier les festivit&eacute;s de la journ&eacute;e internationale de la Femme. Rien n&rsquo;&eacute;tait trop beau pour le plaisir de ATT qui, selon les femmes elles-m&ecirc;mes, est le seul Pr&eacute;sident du Mali &agrave; laisser ses occupations pour venir pr&eacute;sider leurs manifestations. Ce qui m&eacute;rite bien entendu tous les exc&egrave;s. Les animateurs, les ma&icirc;tres de c&eacute;r&eacute;monies, l&rsquo;ensemble instrumental, tout le monde y est all&eacute; de son petit grain de sel pour magnifier ATT qui tr&ocirc;nait aux c&ocirc;t&eacute;s du Premier ministre et de son &eacute;pouse &eacute;lev&eacute;e pour l&rsquo;occasion au rang d&rsquo;institution de la R&eacute;publique. Mais fort heureusement, la lucidit&eacute; n&rsquo;avait pas quitt&eacute; les lieux. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, la repr&eacute;sentante de la CAFO Mme Nana A&iuml;cha Ciss&eacute; et la porte &ndash;parole du cadre de concertaton des femmes des partis politiques Mme Mariko Korotoumou Th&eacute;ra ont rappel&eacute; quelques v&eacute;rit&eacute;s. La premi&egrave;re a insist&eacute; sur la sous repr&eacute;sentativit&eacute; des femmes dans les rouages de d&eacute;cisions&nbsp;: &laquo;&nbsp;5 ministres du 27&nbsp;; 14 d&eacute;put&eacute;s sur 147&nbsp;; 7 maires sur 703&nbsp;; 418 conseill&egrave;res municipales sur 10.505&nbsp;; un pr&eacute;fet sur 49&nbsp;; aucun gouverneur&nbsp;; aucun secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral&nbsp;; deux chefs de cabinet sur la trentaine&nbsp;&raquo;. Elle a &eacute;galement souhait&eacute; que le Code de la famille sorte des tiroirs dans lesquels il est s&eacute;questr&eacute; depuis quelques ann&eacute;es. La seconde a mis le doigt le manque de volont&eacute; politique<span style="">&nbsp; </span>pour favoriser l&rsquo;&eacute;mergence des femmes.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Comme il sait le faire souvent, ATT s&rsquo;est comport&eacute; comme si ce n&rsquo;est pas lui qui dirige le pays depuis 5 ans. Pour la sous repr&eacute;sentativit&eacute; des femmes dans les cabinets, il a compl&egrave;tement bott&eacute; en touche. &laquo;&nbsp;Je prends un exemple parmi tant d&rsquo;autre, commen&ccedil;a-t-il. Si on faisait des quotas dans les cabinets pour faire de la place aux femmes&hellip;&nbsp;&raquo; et blablabla. Le Pr&eacute;sident attend la fin de son mandat pour parler de quota qu&rsquo;on pourrait imposer dans la constitution des cabinets minist&eacute;riels par exemple. Avec tous les pouvoirs qu&rsquo;il a cumul&eacute;s, avec des ministres qui s&rsquo;aplatissent devant lui et qui ne nomment personne dans leur cabinet sans l&rsquo;informer ou sans prendre son avis, il avait tout pouvoir pour permettre aux femmes d&rsquo;&ecirc;tre dans les cabinets s&rsquo;il le voulait sinc&egrave;rement. Personnellement, il aurait pu donner l&rsquo;exemple. Aucune femme n&rsquo;occupe un poste &laquo;&nbsp;prestigieux&nbsp;&raquo; dans son entourage&nbsp;: secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint, chef de cabinet, chef de cabinet adjoint (poste qu&rsquo;il a cr&eacute;&eacute; de toutes pi&egrave;ces pour contenir l&rsquo;app&eacute;tit d&rsquo;un ami et fr&egrave;re), directeur administratif et financier, conseiller diplomatique, conseiller &eacute;conomique etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Au niveau des ambassades, rares sont les femmes qui jouent les premiers r&ocirc;les. Or ces domaines l&agrave; sont sa chasse gard&eacute;e. Il est &agrave; son honneur qu&rsquo;il ait nomm&eacute; la seule &laquo;&nbsp;pr&eacute;f&egrave;te&nbsp;&raquo; sur les 49. Mais il aurait pu d&eacute;passer le symbolisme et nommer d&rsquo;autorit&eacute; plus de femmes &agrave; ces postes de commandements. Cela aurait pu non seulement assurer une plus grande visibilit&eacute; aux femmes mais cela aurait sans doute pu contribuer &agrave; mieux asseoir l&rsquo;image de la femme dans une soci&eacute;t&eacute; malienne tr&egrave;s conservatrice. Et il y a fort &agrave; parier que son exemple aurait &eacute;t&eacute; suivi par les autres membres du gouvernement parce que comme on le dit les pintades regardent la nuque de celle qui les pr&eacute;c&egrave;de. Les femmes ne sont pas dupes et malgr&eacute; le ton humouristique utilis&eacute;, la pilule n&rsquo;est pas pass&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pour le code de la famille, ATT n&rsquo;a pas fait mieux que de promettre que dans les prochaines semaines, il sera d&eacute;pos&eacute; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Comme s&rsquo;il ignorait que les femmes savent que les d&eacute;put&eacute;s sont en fin de mandat et qu&rsquo;ils ne pourraient plus rien faire avant les &eacute;lections de juillet prochain. Or, &agrave; supposer m&ecirc;me que ATT sera r&eacute;&eacute;lu, rien ne dit quelle configuration il y aura dans la nouvelle Assembl&eacute;e et surtout rien ne dit que le code de la famille sera la priorit&eacute; de son second mandat. Mais en se d&eacute;faussant sur des d&eacute;put&eacute;s en cong&eacute;s, ATT essaye de cacher son manque de volont&eacute; pour l&rsquo;adoption de ce code. Il faut rappeler qu&rsquo;il a trouv&eacute; le code relu et corrig&eacute;. Il suffisait au pire des cas de proposer une autre relecture parce que c&rsquo;est un sujet sensible et sur lequel il y avait eu beaucoup d&rsquo;incompr&eacute;hensions pour ne pas dire de divergences. Mais sachant le sujet explosif et craignant des d&eacute;bats houleux pouvant l&rsquo;&eacute;clabousser, il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; maintenir ce code dans les tiroirs.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quant &agrave; l&rsquo;absence de volont&eacute; politique pour favoriser l&rsquo;&eacute;mergence politique des femmes, il a embo&icirc;t&eacute; le pas &agrave; sa ministre charg&eacute;e de la Promotion de la femme, de l&rsquo;Enfant et de la Famille: charger les hommes politiques. S&rsquo;appuyant sur le rejet par l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale du quota des 30% en faveur des femmes sur les listes &eacute;lectorales, il estime que les hommes politiques n&rsquo;ont pas suivi le gouvernement. Belle parade pour masquer le fait que l&rsquo;on veuille prendre les femmes pour des nigaudes. Avant que cette notion de quota ne soit introduite dans la loi &eacute;lectorale, aucun d&eacute;bat s&eacute;rieux en amont n&rsquo;a &eacute;t&eacute; entrepris avec les partis politiques. Et les initiateurs de la d&eacute;marche escomptait sur un jour comme le 8 mars, o&ugrave; le Pr&eacute;sident serait face aux femmes afin qu&rsquo;il puisse se d&eacute;charger sur les hommes politiques qui non contents d&rsquo;&ecirc;tre &ldquo;irresponsables&rdquo; sont en plus devenus des misogynes. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le jeu du Pr&eacute;sident n&rsquo;a &eacute;chapp&eacute; &agrave; aucun observateur. Les cinq ans de son mandat sont peut-&ecirc;tre pass&eacute;s rapidement &agrave; ses yeux au point de donner l&rsquo;impression de se comporter comme un spectateur sans prise sur les actes et les actions men&eacute;s. Quand cela arrange le candidat qu&rsquo;il est, ATT joue sur le temps qui a pris de court le Pr&eacute;sident dont la volont&eacute; de faire les choses au mieux de tous, des femmes dans le cas du 8 mars, est incontestable. Et quand cela arrange le Pr&eacute;sident, il met en avant le temps qu&rsquo;il faudra accord&eacute; au candidat pour prouver sa bonne foi et mettre en application sa volont&eacute; et ses belles r&eacute;solutions. C&rsquo;est cela le double &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;. Le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; du Pr&eacute;sident qui n&rsquo;a pas pu tout faire m&ecirc;me quand il le pouvait et le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; du candidat qui palliera les &laquo;&nbsp;oublis&nbsp;&raquo; pr&eacute;sidentiels.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Bassaro Tour&eacute;</span></strong><span lang="FR">.</span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>TOMBE DE CABRAL : “La farce a trop duré”</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/tombe-de-cabral-%25e2%2580%259cla-farce-a-trop-dure%25e2%2580%259d-9803.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Notre histoire r&eacute;elle ne s&rsquo;&eacute;crira qu&rsquo;en phase avec les actes, les comportements et tous les<span style="">&nbsp; </span>maux qui rongent notre soci&eacute;t&eacute; et qui sont comme les maladies infantiles de nos pays en d&eacute;veloppement, avant l&rsquo;av&egrave;nement de la soci&eacute;t&eacute; industrielle, celle tant recherch&eacute;e pour le futur, une terrible mais incontournable aspiration au mod&egrave;le occidental qui a conquis et domin&eacute; le monde. Lorsque chacun reconna&icirc;t le r&ocirc;le qu&rsquo;il a jou&eacute; dans l&rsquo;histoire de son pays, &agrave; telle ou telle &eacute;poque, il devient de plus en plus ais&eacute; d&rsquo;aborder les questions fondamentales du d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social sans leurres, sans ambigu&iuml;t&eacute;, avec courage et abn&eacute;gation.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;AMS-UNEEM face &agrave; la fausse tombe de Abdoul Karim Camara dit Cabral<span style="">&nbsp;&nbsp; </span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est en 1991, &agrave; la faveur de la r&eacute;volution du 26 mars qui a provoqu&eacute; le renversement du syst&egrave;me dictatorial de Moussa Traor&eacute;, que sera lev&eacute;<span style="">&nbsp; </span>un petit coin de voile sur l&rsquo;assassinat odieux d&rsquo;Abdoul Karim Camara dit Cabral, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;UNEEM. Je dis bien un coin de voile dans la mesure o&ugrave; les circonstances dans lesquelles il est mort n&rsquo;ont<span style="">&nbsp; </span>jamais &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement &eacute;lucid&eacute;es.<span style="">&nbsp;&nbsp; </span></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; on peut d&eacute;celer une des grandes diff&eacute;rences entre la civilisation jud&eacute;o-chr&eacute;tienne et la n&ocirc;tre : la confession est une pratique o&ugrave; il est demand&eacute; aux fid&egrave;les d&rsquo;avouer leurs p&ecirc;ch&eacute;s dans le secret d&rsquo;un confessionnal &agrave; un pr&ecirc;tre, en une confidence inviolable, pour que Dieu puisse leur accorder son<span style="">&nbsp; </span>pardon, en foi de quoi le pr&ecirc;tre leur accorde l&rsquo;absolution.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans toutes nos cultures, il est bien s&ucirc;r demand&eacute; de ne pas mentir, mais &agrave; c&ocirc;t&eacute;, il est de bon ton de ne pas tout dire aussi, ce qui revient &agrave; recommander de garder certaines choses secr&egrave;tes jusqu&rsquo;&agrave; sa mort pour ne pas mettre en cause autrui, ce qu&rsquo;on appelle en d&rsquo;autres termes &ldquo;<span style="">&nbsp; </span>soutoura<span style="">&nbsp; </span>&ldquo;, la couverture d&rsquo;autrui ou de soi-m&ecirc;me. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Cette culture entra&icirc;ne la disparition d&rsquo;un &eacute;norme quanta de t&eacute;moignages divers qui auraient pu contribuer &agrave; am&eacute;liorer l&rsquo;&eacute;clairage de bien des choses pour le Mali.<span style="">&nbsp; </span>Par l&agrave;, nous nous trouvons en plein dans le syndrome de la culture des soci&eacute;t&eacute;s secr&egrave;tes, o&ugrave; les initi&eacute;s sont tenus de garder strictement entre eux les secrets de leur initiation, et cela est parfaitement illustr&eacute; par les pratiques en cours dans la soci&eacute;t&eacute; bamanan. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La tombe pr&eacute;sent&eacute;e au cimeti&egrave;re de Lafiabougou comme &eacute;tant le s&eacute;pulcre de Cabral n&rsquo;est pas authentique ! Nous nous trouvons en pr&eacute;sence d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne qui ressemble aux contraintes des initi&eacute;s ! </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En 1991 ATT, qui &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le pr&eacute;sident du CTSP, a pr&eacute;sent&eacute; un homme en tenue qui, dira-t-on, &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque sergent. Il l&rsquo;a fait jurer devant certains camarades qui passaient pour &ecirc;tre des figures de proue du mouvement de la jeunesse estudiantine et de la lutte pro-d&eacute;mocratie : Me Demba Diallo, Oumar Mariko, Ti&egrave;bl&eacute; Dram&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il voulait<span style="">&nbsp; </span>prendre ces figures de proue &agrave; t&eacute;moin, &agrave; cette &eacute;poque d&rsquo;effervescence, de ce que ce sergent allait dire et qui devait changer le cours de l&rsquo;histoire &agrave; partir de cet instant. Cet sergent d&eacute;clarera qu&rsquo;il &eacute;tait parmi ceux qui avaient enterr&eacute; Cabral nuitamment. Cet homme a affirm&eacute; que lorsqu&rsquo;ils ont eut fini leur besogne, lui il a pens&eacute; &agrave; mettre une tasse qui tra&icirc;nait &agrave; cet endroit pour pouvoir le retrouver plus tard ! Ce sergent ajoutait qu&rsquo;il savait qu&rsquo;un jour ce probl&egrave;me de la localisation de la tombe de Cabral allait se poser. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il reste &agrave; savoir quel cr&eacute;dit devait-on accorder aux propos de ce sergent, en pr&eacute;sence d&rsquo;un lieutenant-colonel, de surcro&icirc;t chef de l&rsquo;Etat, qui ce jour, faisant face aux pressions du mouvement estudiantin, avait d&eacute;cid&eacute; de lever un des pans des secrets d&rsquo;Etat, apr&egrave;s la chute du r&eacute;gime.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Un sergent pouvait-il r&eacute;ellement s&rsquo;&eacute;lever &agrave; un tel niveau de rationalisme cart&eacute;sien, en ces temps o&ugrave; le r&eacute;gime qu&rsquo;il servait par ailleurs se trouvait aux abois, pour s&rsquo;occuper du d&eacute;tail<span style="">&nbsp; </span>de prendre des rep&egrave;res en pr&eacute;vision des enqu&ecirc;tes de l&rsquo;avenir ? Il y a lieu de se demander pourquoi ne l&rsquo;a-t-il pas fait auparavant et de fa&ccedil;on tout &agrave; fait spontan&eacute;e. Ce que je vais ajouter &agrave; cela, c&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque des faits, les acteurs du mouvement estudiantin &eacute;taient tellement bien organis&eacute;s et si bien inform&eacute;s que faire un enterrement secret &agrave; ce lieu &eacute;tait pratiquement impossible quelle qu&rsquo;en soit l&rsquo;heure. Et m&ecirc;me si cela avait &eacute;t&eacute; fait, dans la pire des hypoth&egrave;ses, ils n&rsquo;auraient pas attendu douze ans pour d&eacute;couvrir la tombe de leur cher camarade assassin&eacute;.<span style="">&nbsp; </span>Le mouvement jouissait de tant de sympathies et d&rsquo;une aura si rayonnante que l&rsquo;UNEEM, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, a pu b&eacute;n&eacute;ficier de la sympathie effective de militaires, de gendarmes et de policiers qui avaient compris la justesse de son combat ! Tous ceux-ci soutenaient la lutte des &eacute;tudiants dans la plus grande discr&eacute;tion et ils agissaient efficacement en fournissant aux camarades certaines informations capitales pour leur protection. Le secret de la localisation de la tombe de Cabral n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; gard&eacute; bien longtemps dans de telles conditions !</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;hypoth&egrave;se la plus cr&eacute;dible semble &ecirc;tre que Cabral a pu &ecirc;tre enterr&eacute; quelque part non loin du camp para, dans un jardin, mais aucunement &agrave; Lafiabougou ! L&rsquo;occasion me sera donn&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre confort&eacute; dans le doute sur ces all&eacute;gations plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s, alors que j&rsquo;&eacute;tais secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AMS-UNEEM. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En effet, un jour, &agrave; la veille des c&eacute;r&eacute;monies du 17 mars, date anniversaire de l&rsquo;assassinat de Cabral que nous comm&eacute;morions dans la communion avec la famille de Cabral et tous les camarades, un fait a contribu&eacute; &agrave; la confirmation de nos doutes. Le fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; de Cabral, du nom de Farikou, qui &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque chef de cabinet du minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res, m&rsquo;a tenu les propos ci-apr&egrave;s: &ldquo;Thiam, cette ann&eacute;e, nous n&rsquo;allons pas assister aux c&eacute;r&eacute;monies comm&eacute;moratives car nous pensons que la farce n&rsquo;a que trop dur&eacute; ! Tu sais bien que cette tombe sur laquelle nous allons nous recueillir n&rsquo;est pas la tombe r&eacute;elle de notre fr&egrave;re !<span style="">&nbsp; </span>Mais pour vous, &agrave; cause de votre sacrifice et pour le combat que vous menez, nous avons<span style="">&nbsp; </span>accept&eacute; de jouer cette com&eacute;die en nous disant que si c&rsquo;&eacute;tait le prix &agrave; payer &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pour arr&ecirc;ter la tuerie et mettre fin &agrave; l&rsquo;atmosph&egrave;re d&eacute;l&eacute;t&egrave;re qui r&eacute;gnait, il fallait jouer le jeu, quitte plus tard &agrave; demander de nous r&eacute;v&eacute;ler o&ugrave; &eacute;tait r&eacute;ellement le corps de notre fr&egrave;re ! <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ainsi, nous pourrons organiser pour lui de vraies fun&eacute;railles pour que son &acirc;me repose en paix et pour que nous aussi nous puissions sortir de notre cauchemar ! Tant que cette &ldquo; vraie &ldquo; tombe ne nous aura pas &eacute;t&eacute; montr&eacute;e, nos nuits seront hant&eacute;es par l&rsquo;esprit de notre fr&egrave;re. Il y a de cela quelques ann&eacute;es, nous sommes partis voir Alpha pour lui demander de faire la lumi&egrave;re sur l&rsquo;assassinat de Cabral ! Ce n&rsquo;&eacute;tait pas dans l&rsquo;esprit de poursuivre quelqu&rsquo;un ni dans la recherche d&rsquo;une quelconque vengeance ! C&rsquo;&eacute;tait dans un &eacute;lan de recherche de la v&eacute;rit&eacute; car nous &eacute;tions s&ucirc;rs qu&rsquo;on nous avait menti &agrave; l&rsquo;&eacute;poque et qu&rsquo;on avait menti &agrave; tout le peuple malien. Le pr&eacute;sident Alpha avait promis de faire la lumi&egrave;re sur cette question, mais voil&agrave;, depuis 1992, rien de nouveau n&rsquo;est survenu et en d&eacute;pit de notre patience, nous<span style="">&nbsp; </span>consid&eacute;rons ce silence comme refl&eacute;tant un m&eacute;pris.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> Depuis 1991, le ma&ccedil;on que nous avions pay&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pour r&eacute;habiliter la tombe nous a rapport&eacute; que ce n&rsquo;&eacute;tait pas le lieu d&rsquo;une vieille s&eacute;pulture et pour preuve, il n&rsquo;avait trouv&eacute; aucun ossement dans<span style="">&nbsp; </span>le trou qu&rsquo;il avait creus&eacute;. Nous avions donc une confirmation &ldquo; en b&eacute;ton &ldquo; de la part du ma&ccedil;on. Fort de tout cela, nous avions alors approch&eacute; le pr&eacute;sident Alpha qui venait d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu. A cette &eacute;poque, il nous &eacute;tait loisible d&rsquo;aller nous installer dans le studio d&rsquo;une radio priv&eacute;e pour balancer l&rsquo;information et mettre le r&eacute;gime en difficult&eacute; en mettant le feu aux poudres dans les circonstances de tension que l&rsquo;on sait, mais nous avons choisi la voie de la sagesse. Tout cela, c&rsquo;&eacute;tait avec une arri&egrave;re pens&eacute;e : nous esp&eacute;rions que les nouvelles autorit&eacute;s au pouvoir allaient nous renvoyer l&rsquo;ascenseur en nous donnant la vraie version des choses. &ldquo; </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Grand fr&egrave;re, devais-je r&eacute;pondre &agrave; M. Farikou, je suis tout &agrave; fait d&rsquo;accord avec la famille et je m&rsquo;associe &agrave; leur volont&eacute; de r&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; historique en quelque sorte ! Et je ferai un compte rendu fid&egrave;le de cet entretien aux autres camarades &agrave; une r&eacute;union extraordinaire que je vais convoquer. La s&eacute;quence du recueillement au cimeti&egrave;re, je vais la retirer du programme cette ann&eacute;e afin de vous mettre &agrave; l&rsquo;aise et nous allons nous en tenir au d&eacute;p&ocirc;t de la gerbe de fleurs au monument Cabral et j&rsquo;esp&egrave;re que la famille n&rsquo;&eacute;prouvera aucune difficult&eacute; &agrave; participer &agrave; cette phase de la c&eacute;r&eacute;monie. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Par ailleurs, cher a&icirc;n&eacute;, il nous est m&ecirc;me revenu que, selon, certaines sources, le corps de Cabral aurait &eacute;t&eacute; envoy&eacute; &agrave; Gao et ce serait l&agrave;-bas qu&rsquo;il aurait &eacute;t&eacute; enterr&eacute; ! Cependant,<span style="">&nbsp; </span>tant que nous n&rsquo;avons pas &agrave; notre disposition des informations fiables sur l&rsquo;endroit pr&eacute;cis qui nous pr&eacute;occupe, il n&rsquo;est pas prudent d&rsquo;entreprendre la moindre action tendant &agrave; d&eacute;noncer quoi que ce soit ni &agrave; c&eacute;l&eacute;brer quoi que ce soit, et nous avons le devoir d&rsquo;agir avec le maximum de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de sens de la mesure, pour pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;quilibre des nombreux militants pour qui le symbole est sacr&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Parole de jeune fr&egrave;re, mais le grand fr&egrave;re a bien compris que c&rsquo;&eacute;tait la sagesse qui venait de s&rsquo;exprimer par ma bouche.<span style="">&nbsp; </span>Il me fixa longtemps sans m&rsquo;exprimer son approbation. Il prit cong&eacute; de moi sur le pas de la porte de son bureau &agrave; Koulouba, &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel des Affaires &eacute;trang&egrave;res.<span style="">&nbsp; </span>Plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s, lors d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie de comm&eacute;moration de l&rsquo;assassinat de Cabral, Oumar Mariko m&rsquo;a approch&eacute; et m&rsquo;a pos&eacute; la question suivante &laquo;&nbsp;Pourquoi continuer &agrave; vous taire sur les causes et les circonstances de la mort de Cabral ? Pourquoi ne pas demander au gouvernement de vous montrer la tombe r&eacute;elle de notre camarade ? Celui qui est pr&eacute;sident de la R&eacute;publique aujourd&rsquo;hui et qui se dit votre ami n&rsquo;&eacute;tait-il pas &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le chef adjoint du camp para ? Tout cela n&rsquo;incline-t-il pas &agrave; penser qu&rsquo;il devrait bien en savoir quelque chose ?&nbsp;&raquo;. J&rsquo;ai ainsi r&eacute;pliqu&eacute; aux propos de Oumar Mariko : &ldquo;Camarade, mais tu &eacute;tais membre du CTSP &agrave; cette &eacute;poque ! C&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;instance supr&ecirc;me de l&rsquo;Etat. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pourquoi tu n&rsquo;as pas pes&eacute; de tout ton poids pour que la lumi&egrave;re soit faite ?<span style="">&nbsp; </span>Pourquoi as-tu attendu aujourd&rsquo;hui pour poser tes questions ?<span style="">&nbsp; </span>Ce 17 mars 1991, c&rsquo;est toi qui &eacute;tais le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;AEEM ! Tu &eacute;tais &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &agrave; la t&ecirc;te de cette organisation tr&egrave;s puissante et pourquoi as-tu mobilis&eacute; les &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants depuis le rond-point Babemba jusqu&rsquo;au cimeti&egrave;re de Lafiabougou pour aller montrer cette tombe ? Ce jour, je me rappelle qu&rsquo;il y avait, aux c&ocirc;t&eacute;s des &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants, tous les anciens de l&rsquo;UNEEM et d&rsquo;autres camarades comme Victor Sy, Mamadou Doukour&eacute; dit VO, Me Diabat&eacute;, etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> N&rsquo;est-ce pas toi qui a organis&eacute; cette mobilisation monstre pour drainer la foule sur le site de cette fiction de tombe dans ce qui ne deviendra qu&rsquo;une vraie parodie, une mascarade ? Ce jour-l&agrave; c&rsquo;&eacute;tait comme si tu avais un r&ocirc;le &agrave; jouer ! Et le plus beau, c&rsquo;est que tous nous t&rsquo;avons suivi ! Et pourtant tous nous &eacute;tions convaincus, malgr&eacute; tout, que ce n&rsquo;&eacute;tait pas la vraie localisation de la tombe. Pourquoi subitement veux-tu que moi je prenne le risque de dire ce que je ne peux prouver r&eacute;ellement ? Je ne te demande rien de plus qu&rsquo;une seule chose si tu connais r&eacute;ellement la v&eacute;rit&eacute;, dis la moi et je ferais s&eacute;ance tenante une d&eacute;claration rectificative &agrave; la presse. Dans le cas contraire, je suis au regret de te dire que je ne suis plus ni un &eacute;l&egrave;ve ni un &eacute;tudiant pour poser des actes de cette nature non ! Je sais comme bien d&rsquo;autres que le lieu exact<span style="">&nbsp; </span>n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;ellement r&eacute;v&eacute;l&eacute;, mais je reste convaincu qu&rsquo;avec le temps, nous allons savoir o&ugrave; a &eacute;t&eacute; effectu&eacute; la s&eacute;pulture r&eacute;elle de notre camarade ! </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il est choquant de voir que 16 ans apr&egrave;s &nbsp;la victoire contre un syst&egrave;me qui a ballonn&eacute; et musel&eacute; le peuple, tu&eacute; ses fils qui se sont lev&eacute;s contre la dictature que ses anciens bourreaux &nbsp;reviennent sous le sigle de la r&eacute;conciliation nationale aux commandes de l&rsquo;Etat avec des compliments et toutes sortes de m&eacute;dailles pour nous dire &agrave; &nbsp;nous autres qu&rsquo;on avait mal fait &nbsp;de s&rsquo;en prendre &agrave; ce syst&egrave;me. Une des raisons de l&rsquo;oubli de la famille Cabral et des compagnons de Cabral. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quand le pr&eacute;sident lui-m&ecirc;me affirme lors d&rsquo;une conf&eacute;rence au Centre international de conf&eacute;rence de Bamako qu&rsquo;il reconna&icirc;t que des gens ont souffert et ont tout sacrifi&eacute; &nbsp;pour le pays &nbsp;et il les conna&icirc;t &nbsp;tr&egrave;s bien puisqu&rsquo;ils ont d&eacute;fil&eacute; sous ses yeux et entre ses mains. Apr&egrave;s son &eacute;lection &agrave; la magistrature supr&ecirc;me ces personnes continuent d&rsquo;&ecirc;tre des martyrs, c&rsquo;est grave. Le pr&eacute;sident dans la m&ecirc;me adresse dit ceci&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je reconnais que des personnes qui n&rsquo;ont rien foutu sont dans la gr&acirc;ce de l&rsquo;Etat&nbsp;&raquo;. Celui qui doit corriger l&rsquo;injustice s&rsquo;en fait le d&eacute;fenseur. Vive la R&eacute;publique &agrave; ceux-ci chaque fois qu&rsquo;on les rencontre on fait semblant de bien les aimer en leur disant &laquo;&nbsp;attendez, je pense &agrave; vous&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Mamaoutou Thiam</font></span><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"> </p>
<p></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial &#45; Le lièvre et l’âne</title>
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<pubDate>Fri, 09 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Comment le &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo; a fait pour gagner haut la main&nbsp;? Est-ce que ce qui s&rsquo;est pass&eacute; au S&eacute;n&eacute;gal pourrait se passer ici&nbsp;? Ce sont l&agrave; quelques unes des nombreuses questions que se posent certains observateurs et les Maliens moyens. Que peut-on r&eacute;pondre&nbsp;? Que tout est possible parce qu&rsquo;il y va des &eacute;lections comme de la vie de tous les jours&nbsp;: comparaison n&rsquo;est pas raison. Ceux qui dressent des parall&egrave;les et trouvent dans un jeu de grand &eacute;cart des similitudes qui leur sont favorables ne devraient pas perdre de vue ce que la sagesse malienne nous enseigne&nbsp;: &laquo;&nbsp;sonzan tulo ka jan i na fo fali nga a den t&egrave;&nbsp;&raquo; (traduction libre&nbsp;: le li&egrave;vre ressemble &agrave; l&rsquo;&acirc;ne mais ce n&rsquo;est pas son petit).</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La victoire de Wade au premier tour a surpris beaucoup d&rsquo;observateurs&nbsp;; peut-&ecirc;tre le vainqueur lui-m&ecirc;me. De ce qu&rsquo;on sait aujourd&rsquo;hui il semble que l&rsquo;inorganisation et la d&eacute;sorganisation de l&rsquo;opposition s&eacute;n&eacute;galaise ont jou&eacute; une grande part dans le scrutin du 25 f&eacute;vrier dernier. Parce qu&rsquo;il est inconcevable de la part d&rsquo;hommes politiques qui pr&eacute;tendent gagner une &eacute;lection d&rsquo;&ecirc;tre incapables </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">d&rsquo;envoyer des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s dans les bureaux de vote. Au Mali, il appara&icirc;t tout au long des d&eacute;clarations de ceux qui croiseront le fer avec ATT que l&rsquo;un des points sur lesquels ils mettront l&rsquo;accent concerne justement leur pr&eacute;sence physique sur le parcours du scrutin. Mieux, contrairement au S&eacute;n&eacute;gal, ceux qui sont regroup&eacute;s au sein du FDR sont tous mus par la m&ecirc;me volont&eacute;&nbsp;: barrer le chemin &agrave; ATT. En emp&ecirc;chant une victoire au premier tour du Pr&eacute;sident sortant.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais la diff&eacute;rence entre Wade et ATT ne se limite pas seulement au niveau de ceux qui les combattent. Il y a que le Pr&eacute;sident s&eacute;n&eacute;galais est un authentique homme politique. De 1974 &agrave; aujourd&rsquo;hui, cela lui fait 33 ans de pr&eacute;sence permanente sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique. Il y a connu des moments de joie et des moments de peine&nbsp;; il a connu les frustrations, les humiliations, les privations, la gal&egrave;re, les trahisons, la prison. Puis la victoire en ce mois de mars 2000. Son parti qui demeure une v&eacute;ritable machine &eacute;lectorale a pris de l&rsquo;embonpoint gr&acirc;ce &agrave; la main mise sur l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat et sur l&rsquo;argent de l&rsquo;Etat. Le Pr&eacute;sident ATT n&rsquo;a pas le m&ecirc;me parcours que son homologue s&eacute;n&eacute;galais&nbsp;; mais le sien est tout aussi honorable. Comme Wade, il a l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat et l&rsquo;argent de l&rsquo;Etat. Mais &agrave; la diff&eacute;rence de Wade, ATT ressemble &agrave; un homme seul en ce sens qu&rsquo;il ne dispose d&rsquo;aucune machine &eacute;lectorale autour de lui et </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">d&rsquo;aucune organisation malgr&eacute; la foultitude de soutiens. Les associations qui naissent tous les jours en son nom rivalisent dans l&rsquo;art de s&rsquo;exhiber au point de para&icirc;tre folkloriques.&nbsp;A quelques semaines des &eacute;lections, le Mouvement citoyen est emp&ecirc;tr&eacute; des ses contradictions et ses querelles de leadership. Quant &agrave; lADP, elle ne parvient toujours pas &agrave; r&eacute;soudre la probl&eacute;matique de la mobilisation de ses militants derri&egrave;re le candidat choisi pour eux. Entre les premiers </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">responsables m&ecirc;me, tout le monde n&rsquo;est pas au m&ecirc;me diapason. On a pu suivre sur RFI la diff&eacute;rence d&rsquo;approche entre les partisans de ATT. Quand Me Tall du Cnid met en avant les r&eacute;alisations, Me Wahab de l&rsquo;URD (les deux sont de l&rsquo;ADP) relativise en d&eacute;clarant qu&rsquo;on a l&rsquo;impression qu&rsquo;on fait du surplace et que des dossiers importants restent en souffrance comme l&rsquo;&eacute;cole, la corruption, la communication etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; au S&eacute;n&eacute;gal peut-il se faire ici&nbsp;? Tout est </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">possible en ne perdant pas de vue que le li&egrave;vre ressemble &agrave; l&rsquo;&acirc;ne mais que ce n&rsquo;est pas son petit.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</font></span></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial : Le temps des hérésies</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-temps-des-heresies-9599.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Sous l&rsquo;inquisition, ceux qui &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;s &laquo;&nbsp;h&eacute;r&eacute;tiques&nbsp;&raquo; devaient soit se renier publiquement selon un rituel qui est rest&eacute; grav&eacute; dans les esprits bien de si&egrave;cles apr&egrave;s, soit choisir de griller sur un b&ucirc;cher. Parfois m&ecirc;me, l&rsquo;un n&rsquo;emp&ecirc;chait pas l&rsquo;autre. A l&rsquo;Ad&eacute;ma, certains responsables ont beaucoup lu et certainement beaucoup retenu de cette funeste p&eacute;riode. C&rsquo;est la seule explication qu&rsquo;on peut donner &agrave; l&rsquo;exclusion du parti de Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga, premier vice-pr&eacute;sident et membre fondateur de l&rsquo;Ad&eacute;ma. La m&ecirc;me sanction s&rsquo;est abattue sur quatre autres membres du Comit&eacute; ex&eacute;cutif, en attendant que la direction du parti ne proc&egrave;de &agrave; une purge en r&egrave;gle, conform&eacute;ment aux pouvoirs anti-statutaires que la Conf&eacute;rence nationale vient de lui attribuer. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &agrave; la Conf&eacute;rence n&rsquo;ont fait qu&rsquo;ent&eacute;riner une d&eacute;cision d&eacute;j&agrave; m&ucirc;rie par le CE. Les actes d&rsquo;indiscipline reproch&eacute;s aux exclus se r&eacute;sument &agrave; deux points. Primo, d&rsquo;aller contre l&rsquo;orientation du parti qui a choisi ATT comme candidat&nbsp;; secundo d&rsquo;animer &agrave; travers Convergence 2007 un courant au sein du parti avec en prime la volont&eacute; de Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga de se pr&eacute;senter aux prochaines &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Comme on peut le constater, les actes sont tout simplement r&eacute;dhibitoires. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais Soumeylou et les autres responsables exclus pourraient s&rsquo;estimer heureux parce qu&rsquo;ils ont &eacute;chapp&eacute; &agrave; pire. En effet, au cours de la Conf&eacute;rence nationale, certains parmi ceux qui se sont &eacute;rig&eacute;s en censeurs d&rsquo;un jour, ont souhait&eacute; que les coupables soient tra&icirc;n&eacute;s devant eux afin qu&rsquo;ils puissent sinon expier leur crime du moins s&rsquo;expliquer et entendre par eux-m&ecirc;mes ce qu&rsquo;on leur reproche et peut-&ecirc;tre au passage d&rsquo;essuyer quelques &eacute;claboussures de salive d&rsquo;indignation. Or n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; ceux qui ont pouss&eacute; &agrave; la sortie Soumeylou et les autres militants, &agrave; l&rsquo;&eacute;tat actuel des statuts du parti, choisir ATT comme candidat constitue une violation flagrante des textes qui r&eacute;gissent l&rsquo;Ad&eacute;ma. Le sortil&egrave;ge qui consiste &agrave; arguer qu&rsquo;il y a des d&eacute;cisions statutaires et des d&eacute;cisions politiques, ne r&eacute;siste pas &agrave; l&rsquo;analyse. En effet, quelle que soit la valeur d&rsquo;une d&eacute;cision, si elle ne repose pas sur les textes fondamentaux du parti, elle est nulle car ne correspondant pas aux normes &eacute;tablies et admises. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; est tout simplement navrant pour un parti qui s&rsquo;est b&acirc;ti fondamentalement pour d&eacute;fendre avec l&rsquo;intransigeance requise la libert&eacute; d&rsquo;opinion qui se trouve express&eacute;ment garantie par ses statuts. Mais cela ne surprend pas grand monde quand on conna&icirc;t la nature r&eacute;elle d&rsquo;une frange assez importante des dirigeants actuels de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Pour eux, la libert&eacute; d&rsquo;opinion n&rsquo;est limit&eacute;e qu&rsquo;&agrave; leur seul b&eacute;n&eacute;fice et ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre mal utilis&eacute;e quand ceux qui osent en user sans leur autorisation s&rsquo;&eacute;cartent d&rsquo;une certaine pens&eacute;e unique dont ils sont les d&eacute;positaires. Ils n&rsquo;ont besoin d&rsquo;aucun mandat, s&ucirc;rs que rien ni personne ne peut les interpeller. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui ne les emp&ecirc;che quand m&ecirc;me pas d&rsquo;avoir le front de juger qu&rsquo;il faut &ecirc;tre un indisciplin&eacute; pour oser penser diff&eacute;remment d&rsquo;eux. On se rappelle que lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2002, certains membres de la direction de l&rsquo;Ad&eacute;ma sont pass&eacute;s &agrave; l&rsquo;ORTM es-qualit&eacute; pour dire qu&rsquo;ils sont bien de l&rsquo;Ad&eacute;ma mais qu&rsquo;ils appelaient &agrave; voter contre Souma&iuml;la Ciss&eacute;, le candidat de l&rsquo;Ad&eacute;ma. Et pourtant ce sont les m&ecirc;mes qui aujourd&rsquo;hui, excluent &agrave; tour de bras ceux qui estiment qu&rsquo;un grand parti comme l&rsquo;Ad&eacute;ma, &agrave; d&eacute;faut de pr&eacute;senter son propre candidat, peut au moins respecter ses textes.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les censeurs d&rsquo;un jour promettent que ces exclusions et celles &agrave; venir seront sans cons&eacute;quence pour le parti. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils avaient dit quand IBK et ses amis avaient pli&eacute; leurs bagages et c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils avaient r&eacute;p&eacute;t&eacute; apr&egrave;s le d&eacute;part de Souma&iuml;la Ciss&eacute; et de ses hommes. Avec le r&eacute;sultat qu&rsquo;on conna&icirc;t.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Elhadj TBM</font></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chahuté à Paris : ATT règle  ses comptes</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/chahute-a-paris-att-regle-ses-comptes-9518.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">La d&eacute;l&eacute;gation a &eacute;t&eacute; accueillie par des manifestants munis de banderoles et des porte-voix pour scander des slogans hostiles &agrave; ATT : &ldquo;ATT y en a marre&rdquo;. Sur des banderoles, on pouvait lire : &ldquo;ATT = Cont&eacute;&rdquo; ou encore &ldquo;ATT = laisse nous travailler ici pour aider nos familles&rdquo;.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans la salle, l&rsquo;ambassadeur Mohamed Salia Sokona a &eacute;t&eacute; carr&eacute;ment hu&eacute; par la foule, rendant son discours inaudible. L&rsquo;intervention pr&eacute;vue du consul g&eacute;n&eacute;ral Wafi Oud&egrave;ye Ciss&eacute; n&rsquo;a pas pu avoir lieu. Le public lui a r&eacute;serv&eacute; une vraie bronca. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans la salle, ces m&eacute;contents perturbaient r&eacute;guli&egrave;rement la c&eacute;r&eacute;monie en criant leur m&eacute;contentement contre ATT. Le service d&rsquo;ordre les mettant dehors manu militari.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A la fin de la c&eacute;r&eacute;monie, les m&eacute;contents ont s&eacute;rieusement chahut&eacute; le pr&eacute;sident. Pour l&rsquo;extraire de la salle, la garde rapproch&eacute;e a eu beaucoup de mal. D&rsquo;autres jeunes &eacute;taient post&eacute;s plus loin pour scander : &ldquo;Voleur ! voleur&rdquo;</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">ATT a dit dans la salle, tr&egrave;s m&eacute;content contre les manifestants dont il est parti &agrave; la rencontre : &ldquo;Il &eacute;tait une fois le varan &eacute;tait au pouvoir. Si vous marchiez &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, il vous disait : &ldquo;pourquoi vous marchez c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te avec le roi ?&rdquo; Si marchiez derri&egrave;re lui, il vous disait : &ldquo;ne montez pas sur ma queue&rdquo;. Si vous vous mettiez devant lui, il vous disait : &ldquo;Vous osez vous mettre devant le roi ?&rdquo; Que Dieu nous garde d&rsquo;un pouvoir de ce genre.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ceux qui ont fait (il parlait des manifestants qui l&rsquo;ont chahut&eacute; &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la mairie de Montreuil), on se conna&icirc;t. C&rsquo;est la politique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">On donne l&rsquo;argent public pour que les gens travaillent. A la fin, ils doivent rendre compte. Si le contr&ocirc;le les blanchit &ccedil;a va. S&rsquo;il se trouve qu&rsquo;il y a eu d&eacute;tournement, on les enfermera. L&rsquo;allusion est &agrave; peine voil&eacute;e sur l&rsquo;affaire Ti&eacute;bil&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;Pourquoi ces manifestants me posent des questions qui ne me regardent pas ? Je n&rsquo;ai pay&eacute; le billet de personne pour venir. Pourquoi je vais demander qu&rsquo;ils retournent au Mali. Personne ne m&rsquo;a pr&eacute;venu en venant ici. Je ne peux pas demander &agrave; quelqu&rsquo;un de chasser les Maliens. Nous n&rsquo;avons sign&eacute; aucun papier pour retenir les Maliens. Je ne suis pas un vendu.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&ccedil;a c&rsquo;est le fait des gens qui ne veulent pas que mon gouvernement r&eacute;colte les retomb&eacute;es positives du lancement de l&rsquo;ORTM ici.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est moi qui ai demand&eacute; aux partis de choisir Ibrahim Boubacar K&eacute;ita pour la pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Je n&rsquo;engagerai pas le pays sur un coup de t&ecirc;te dans une guerre. Ceux qui r&eacute;clament la guerre, ne la connaissent pas. Moi j&rsquo;ai fait la guerre. Pas eux. M&ecirc;me demain, s&rsquo;il y a une guerre, je serais partie prenante en tant que soldat. Ceux qui crient vont garder les femmes &agrave; la maison.&rdquo;</span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>INTERVIEW IMAGINAIRE &#45; Sidiki Konaté, DG ORTM :  « ATT est notre messie »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-imaginaire-sidiki-konate-dg-ortm-rnrn%25c2%25ab-att-est-notre-messie-%25c2%25bb-9517.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ORTM nous re&ccedil;oit tr&egrave;s t&ocirc;t&nbsp;; un large sourire barrait sa figure. Il &eacute;tait visiblement d&rsquo;humeur badine et nous taquinait se fondant sur le vieux principe du cousinage. Il pr&eacute;pare personnellement un caf&eacute; dont il nous garantit la qualit&eacute; et nous <o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">invite &agrave; prendre place. Il a quand m&ecirc;me tenu &agrave; nous dire qu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;bord&eacute; du fait de l&rsquo;inauguration de la route Koulikoro-Banamba (aujourd&rsquo;hui) et de la remise des cl&eacute;s des logements sociaux de Sikasso (le week-end)&nbsp;; des &eacute;v&eacute;nements qui m&eacute;ritent que l&rsquo;ORTM soit au rendez-vous.<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique</span></strong><span lang="FR">&nbsp;: <strong style=""><em style="">Vous &ecirc;tes &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Une">la Une</st1:personname> de l&rsquo;actualit&eacute;</em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Vous &ecirc;tes jaloux hein. Je ne suis pas seulement &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Une">la Une</st1:personname> que de l&rsquo;actualit&eacute;. Je suis dans les &eacute;toiles, je suis au septi&egrave;me ciel, je viens de recoudre le cordon ombilical entre le Mali et ses enfants dispers&eacute;s en Europe.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Nous on vous parle des Maliens de l&rsquo;int&eacute;rieur qui vous accusent de d&eacute;stabiliser le cadre social en ne faisant que de la publicit&eacute; pour ATT et ses amis<o:p></o:p></em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki<em style="">&nbsp;: Vous &ecirc;tes non seulement jaloux mais m&eacute;chants. Oser me ramener &agrave; des consid&eacute;rations terre &agrave; terre alors que je planais et que j&rsquo;&eacute;tais en extase devant l&rsquo;exploit r&eacute;alis&eacute; en pr&eacute;sence de ATT.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique</span></strong><span lang="FR">&nbsp;<strong style=""><em style="">: Justement l&rsquo;ORTM est accus&eacute; de faire la part trop belle &agrave; ATT.<o:p></o:p></em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR">Sidiki&nbsp;: Les jaloux vont tous maigrir. Tant que c&rsquo;est dans des salles ferm&eacute;es qu&rsquo;ils &eacute;ructent, cela me laisse de marbre. Moi seul ai la possibilit&eacute; de les mettre en bo&icirc;te et de les diffuser. C&lsquo;est pour cela qu&rsquo;ils m&rsquo;en veulent parce que je ne le fais pas.<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique</span></strong><span lang="FR">&nbsp;: C&rsquo;est l&agrave; le n&oelig;ud du probl&egrave;me.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> C&rsquo;est leur probl&egrave;me. Moi je n&rsquo;en ai pas. Tant que j&rsquo;ai la caution de ATT, je peux dormir tranquille. Tant que ATT est l&agrave;, le jit&eacute; de l&rsquo;ORTM est hors normes&nbsp;: on ne parlera que de lui et de ceux qui d&eacute;clarent mourir derri&egrave;re lui.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Donc vous restez sourd aux appels &agrave; plus d&rsquo;impartialit&eacute;&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki</span></strong><span lang="FR">&nbsp;: Moi je ne suis pas sourd par contre ceux qui nous accusent sont aveugles. Comme s&rsquo;ils ne voient pas que je n&rsquo;ai pas le moindre espace pour eux. Le jit&eacute; est tellement insuffisant que nous avons offert tous les espaces disponibles&nbsp;: Samedi Loisirs, Jouvence, Musique du Terroir, Top Etoiles, En toutes lettres, les publicit&eacute;s, les micro programmes etc.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Alors, votre slogan &laquo;&nbsp;la passion du service public&nbsp;&raquo; c&rsquo;est juste pour de la propagande&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Non mes chers amis. Nous faisons tout pour y coller. C&rsquo;est pour cela que nous suivons ce qui se manifeste. Et vous conviendrez avec moi que ATT occupe tout l&rsquo;espace&nbsp;: il fait des routes, des logements sociaux, des centres de sant&eacute;&nbsp; qu&rsquo;il inaugure lui-m&ecirc;me apr&egrave;s. Il creuse des puits, inaugure les robinets, ouvre des pistes rurales, effectue les lancements de nouvelles lignes t&eacute;l&eacute;phoniques et j&rsquo;en oublie. Sans compter les c&eacute;r&eacute;monies qu&rsquo;il pr&eacute;side ou quand il ne pr&eacute;side pas re&ccedil;oit &agrave; Koulouba. Mes chers amis, cela fait beaucoup. Et nous devons &ecirc;tre l&agrave; parce qu&rsquo;il est seul &agrave; faire tout ce dont je viens de vous parler. Et derni&egrave;rement, il vient de pr&eacute;sider le lancement de l&rsquo;ORTM sur satellite au b&eacute;n&eacute;fice des Maliens de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Il pense &agrave; tout et &agrave; tous&nbsp;: aux petits, aux grands et m&ecirc;me aux aventuriers. En attendant que Sarkozy ne les attrape, ils pourront voir que le Mali de ATT est un beau pays. Qui dit mieux.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;<em style="">: Ils verront les m&ecirc;mes programmes que nous&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Vous avez entendu, sauf &agrave; &ecirc;tre sourds, le Pr&eacute;sident ATT. Il a dit que c&rsquo;est pour qu&rsquo;ils voient par eux-m&ecirc;mes ce qui se passe au pays au lieu de n&rsquo;&eacute;couter qu&rsquo;une certaine presse qui parle mal du Mali. &laquo;&nbsp;Chacun peut avoir un bout du Mali dans son salon&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; le Pr&eacute;sident. Et je peux vous garantir que le bout du Mali qu&rsquo;ils auront dans leur salon sera le bout sur lequel ne tr&ocirc;nera qu&rsquo;ATT.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Vous avez vu qu&rsquo;au S&eacute;n&eacute;gal <st1:personname w:st="on" productid="la RTS">la RTS</st1:personname> traite &eacute;quitablement tous les candidats aux &eacute;lections.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> J&rsquo;ai vu. Mais au S&eacute;n&eacute;gal, ils sont toujours dans le SOPI avec Wade. Nous avec ATT, nous sommes dans le Takok&eacute;len. Les S&eacute;n&eacute;galais veulent changer&nbsp;; nous nous avons notre messie. Vous voyez qu&rsquo;on ne boxe pas dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie. Tant que ATT est content de notre travail, nous n&rsquo;avons de compte &agrave; rendre &agrave; personne d&rsquo;autre.</span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : Le cœur du débat</title>
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<pubDate>Fri, 23 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">La sc&egrave;ne politique a connu un brusque coup d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration le week-end dernier. Pas seulement &agrave; cause de l&rsquo;investiture de Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; comme candidat de son parti&nbsp;; depuis le dernier congr&egrave;s extraordinaire, l&rsquo;affaire &eacute;tait pli&eacute;e et son officialisation n&rsquo;&eacute;tait plus qu&rsquo;une question de jours. Pas non plus &agrave; cause du RPM qui a tenu un s&eacute;minaire international dont l&rsquo;objectif est d&rsquo;outiller les participants afin de pouvoir contrecarrer toutes les techniques de fraudes&nbsp;; cela va de soit que s&rsquo;organiser quand on veut grimper sur la colline. Ce n&rsquo;est pas non plus &agrave; cause du meeting du mouvement citoyen&nbsp;; il en fait tous les jours et avec le m&ecirc;me slogan&nbsp;: &laquo;&nbsp;takok&eacute;len&nbsp;&raquo; pour ATT dont il implore la candidature. Ce qui est nouveau et qui est survenu ce week-end, c&rsquo;est le ton des discours. Notamment le ton du discours du Parena. Mieux cibl&eacute;, plus tranchant, le discours tenu par le Parena lors de l&rsquo;investiture de Ti&eacute;bil&eacute; est sans concession parce qu&rsquo;au c&oelig;ur du d&eacute;bat et des enjeux &agrave; venir.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En des mots choisis et pr&eacute;cis, Ti&eacute;bil&eacute; et ses hommes ont os&eacute; porter publiquement et solennellement le message du petit peuple confin&eacute; depuis quelques ann&eacute;es dans les murmures et les chuchotements. Le petit peuple parle de l&rsquo;&eacute;cole malienne faite de bric et de broc faisant m&ecirc;me honte aux illusions. Le petit peuple parle de cette corruption &eacute;hont&eacute;e qui a atteint un stade industriel. Le petit peuple parle du ch&ocirc;mage qui frappe les jeunes, dipl&ocirc;m&eacute;s ou non, &agrave; qui on fait on offre des emplois pr&eacute;caires qui se r&eacute;v&egrave;lent &ecirc;tre de v&eacute;ritables miroirs aux alouettes. Le petit peuple parle de la pauvret&eacute;, de sa pauvret&eacute; qui le contraint &agrave; se serrer la ceinture, &agrave; s&rsquo;ajuster au point de ne plus pouvoir manger d&eacute;cemment. Le petit peuple assiste aux agissements des amis de ATT qui se comportent comme en territoire conquis. Le petit parle de la famille, la famille pr&eacute;sidentielle qu&rsquo;elle observe dans ses &oelig;uvres qui ne sont pas seulement que de bienfaisance. Le petit peuple regarde alors vers la colline de Koulouba pour se rendre compte que son Pr&eacute;sident est comme d&eacute;tach&eacute; des r&eacute;alit&eacute;s tout &agrave; son nirvana compl&egrave;tement inaccessible aux Maliens. C&rsquo;est ce message l&agrave; que le Parena a port&eacute; haut le dimanche dernier.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&agrave; est le c&oelig;ur du d&eacute;bat. L&agrave; se trouve le d&eacute;bat auquel ceux et celles dont l&rsquo;ambition est de remplacer ATT compte l&rsquo;y convier. Celui-ci, tout &agrave; ses </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">inaugurations et aux chantiers importants ouverts pour le d&eacute;veloppement de notre pays, ne saurait esquiver ni contourner ces interpellations. Ceux qui brandissent les r&eacute;alisations enregistr&eacute;es sous le mandat de ATT &agrave; longueur de journ&eacute;e comme passeport pour 2007, devront trouver des r&eacute;ponses claires &agrave; ces questions qui taraudent les Maliens. D&eacute;sormais le discours ne sera plus unique. La dissonance que le Parena et les autres comptent apporter risque de perturber les plans. Avec l&rsquo;avantage pour ceux qui iront &agrave; l&rsquo;assaut d&rsquo;&ecirc;tre </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">pluriels et unis. Contrairement aux amis du Pr&eacute;sident qui &eacute;talent chaque jours ce qui les divise et continuent &agrave; se cr&ecirc;per le chignon dans un spectacle o&ugrave; appara&icirc;t tr&egrave;s peu l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Clamer uniquement le slogan &laquo;&nbsp;takok&eacute;len&nbsp;&raquo; tout en s&rsquo;abritant avec pr&eacute;caution derri&egrave;re le seul nom de ATT pourrait ne pas suffir pour &eacute;chapper au regard et &agrave; la sanction du peuple, du petit peuple. Ceux qui estiment que ATT a atteint son seuil d&rsquo;incomp&eacute;tence ont camp&eacute; le d&eacute;bat&nbsp;: sauver <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname>, <st1:personname w:st="on" productid="la D&#65513;mocratie">la D&eacute;mocratie</st1:personname> et la morale publique. Que la f&ecirc;te commence&nbsp;; qu&rsquo;elle soit belle et conviviale.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : Des hussards au pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-hussards-au-pouvoir-9411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;Nous allons faire en sorte que la promotion des cadres ne soit pas li&eacute;e &agrave; leur coloration politique&nbsp;&raquo;. Voil&agrave; ce que le candidat ATT proclamait au moment o&ugrave; il sollicitait les suffrages des Maliens. Charmante d&eacute;claration de foi qui ne pouvait qu&rsquo;enchanter tous ceux que le fait majoritaire avait &eacute;cart&eacute;s de la gestion des affaires et qui se demandaient comment rebondir. Merveilleuse perspective pour ceux dont la comp&eacute;tence et le militantisme &eacute;taient plus que douteux et qui attendaient le </span></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">&laquo;&nbsp;messie&nbsp;&raquo; auquel ils pourraient s&rsquo;accrocher afin de s&rsquo;arracher &agrave; leur train-train fait de d&eacute;ceptions et de frustrations. A la fin du mandat du Pr&eacute;sident ATT, peut-on affirmer que la promotion des cadres maliens a r&eacute;pondu au v&oelig;u du candidat&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Une fois &eacute;lu, ATT s&rsquo;est retrouv&eacute; avec une situation qu&rsquo;il n&rsquo;avait certainement pas envisag&eacute;e et pour laquelle il ne s&rsquo;&eacute;tait visiblement pas pr&eacute;par&eacute;&nbsp;: se retrouver avec tout le monde. Les partis politiques regroup&eacute;s au sein de l&rsquo;ACC et le Mouvement citoyen dont le d&eacute;sir de revanche &eacute;tait &agrave; la hauteur de leur incapacit&eacute; &agrave; exister autrement que par ATT. Espoir 2002 qui souhaitait avoir les commandes du pays pour avoir vot&eacute; pour ATT au second tour. Et l&rsquo;Ad&eacute;ma qui est sorti premier en tant que parti politique et dont certains responsables et militants avaient choisi ATT au d&eacute;triment de leur candidat. Dans cette situation o&ugrave; il ne fallait frustrer personne plus qu&rsquo;il n&rsquo;en faut, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a oubli&eacute; son v&oelig;u et a laiss&eacute; chacun faire &agrave; sa guise. Avec bien entendu la part belle &agrave; ses amis du Mouvement citoyen. Et la palme revenant &agrave; la famille. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La R&eacute;publique a &eacute;t&eacute; prise comme un fromage o&ugrave; chaque trou devait &ecirc;tre occup&eacute;&nbsp;; et quand il n&rsquo;y avait plus de trou, il fallait en creuser. Les partis s&rsquo;en sont donn&eacute;s &agrave; c&oelig;ur joie. Hormis le quota qui revenait &agrave; la famille, selon les r&egrave;gles d&rsquo;une loi non &eacute;crite faite d&rsquo;all&eacute;geance et de courbette, les cabinets minist&eacute;riels, les directeurs nationaux, et m&ecirc;me les postes subalternes sont occup&eacute;s par des militants de partis. Le vice qu&rsquo;on se promettait de combattre est devenu une vertu pour tous. M&ecirc;me les verrous pos&eacute;s pour pr&eacute;server certains postes r&eacute;serv&eacute;s aux commis de l&rsquo;Etat (comme secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de minist&egrave;re), ont saut&eacute; devant la boulimie de ceux qui se comportent ni plus ni moins comme d&rsquo;authentiques parvenus. Ceux que leurs partis ne peuvent pas ins&eacute;rer disposent d&rsquo;au moins deux voies de recours&nbsp;: le Mouvement citoyen et la famille.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les amis de ATT se comportent comme des hussards. Pour eux, l&rsquo;Etat c&rsquo;est ATT. Et comme ATT est leur protecteur, tout leur est permis car tout leur est d&ucirc;. C&rsquo;est ainsi que toutes les directions nationales et g&eacute;n&eacute;rales, presque toutes les DAF des minist&egrave;res, sont aujourd&rsquo;hui g&eacute;r&eacute;es soit par leurs militants soit par des cadres reconvertis, oblig&eacute;s de hurler avec les loups pour &ecirc;tre &eacute;pargn&eacute;s. Au hasard, on peut citer la Sotelma, l&rsquo;INPS, la Direction nationale de l&rsquo;Enseignement de Base dont le responsable vient de cr&eacute;er une coordination du Mouvement citoyen &agrave; Kati, la Direction nationale de la g&eacute;ologie et des mines dont le directeur clame depuis peu sa volont&eacute; de faire r&eacute;&eacute;lire ATT au premier tour etc. Ainsi les Maliens assistent impuissants et r&eacute;sign&eacute;s &agrave; l&rsquo;embrigadement et &agrave; la caporalisation (il n&rsquo;y a l&agrave; aucune r&eacute;f&eacute;rence au fait que ATT est g&eacute;n&eacute;ral) de l&rsquo;Administration par le Mouvement citoyen.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour la famille, nous l&rsquo;avons &eacute;crit dans un de nos pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;ditoriaux, tout va d&rsquo;elle et tout revient &agrave; elle. C&rsquo;est elle qui arbitre et c&rsquo;est elle qui d&eacute;cide. D&egrave;s qu&rsquo;un cadre se sent menac&eacute;, il cherche &agrave; s&rsquo;adosser &agrave; la famille. Un cadre lorgne-t-il un poste &laquo;&nbsp;int&eacute;ressant&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il trouve imm&eacute;diatement des entr&eacute;es au niveau de la famille. Un cadre cherche-t-il &agrave; durer &agrave; son poste qu&rsquo;il se trouve des liens, m&ecirc;me &eacute;lastiques, avec la famille. La famille est devenue un &eacute;pouvantail pour faire peur &agrave; ceux qui tentent de marcher dans les clous. La famille est devenue un bouclier pour ceux qui cherchent &agrave; contourner les normes et les proc&eacute;dures. La famille est devenue une soupape de s&eacute;curit&eacute; pour tous ceux qui ont compris que c&rsquo;est le seul et unique poste de commandement op&eacute;rationnel. Quand les beaux-fr&egrave;res sont bloqu&eacute;s, on fait appelle &agrave; Mabo&nbsp;; quand celle-ci est impuissante, ce qui est rarement le cas, on monte voir Lobbo. Et &agrave; ce jeu, les beaux-fils ne sont pas les plus manchots. Chacun y va de sa pression, de son trafic d&rsquo;influence, de ses pr&eacute;tentions etc.</span></font></p>
<p>rn
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<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Et ATT dans tout &ccedil;a&nbsp;? Il regarde et il laisse faire. Histoire de se m&eacute;nager une porte de sortie et de clamer qu&rsquo;il n&rsquo;est au courant de rien.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  <font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Elhadj Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</font></span></strong></font></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>CASCAde de dossiers sales : Ces hommes sont menacés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-affaires-publiques/cascade-de-dossiers-sales-ces-hommes-sont-menaces-9410.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">La Cellule d&rsquo;appui aux structures de contr&ocirc;le de l&rsquo;administration (CASCA) a rencontr&eacute; la presse la semaine derni&egrave;re pour &eacute;changer autour de certains rapports. Ceux-ci sont au nombre de 159 (83 au titre de 2005 et 76 pour l&rsquo;ann&eacute;e 2006). Comme &agrave; son habitude, trois types de rem&egrave;des sont propos&eacute;s pour rectifier les dysfonctionnement constat&eacute;s&nbsp;: le redressement administratif&nbsp;lorsqu&rsquo;il ressort des insuffisances &agrave; combler&nbsp;; l&rsquo;approfondissement des investigations lorsque le rapport est muet sur des points essentiels sans lesquels la Cellule ne peut &eacute;mettre d&rsquo;avis&nbsp;; la transmission de rapports aux autorit&eacute;s judiciaires comp&eacute;tentes chaque fois qu&rsquo;il ressort des irr&eacute;gularit&eacute;s dans la gestion des biens publics.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Sur les 48 dossiers transmis au procureur de la R&eacute;publique, nous nous int&eacute;ressons &agrave; quelques cas.<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
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<p>rn
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<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Seydou Traor&eacute; : rattrap&eacute; par les criquets ?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le ministre de l&rsquo;Agriculture est &eacute;pingl&eacute; dans ce rapport de la Casca &agrave; cause de la gestion par trop n&eacute;glig&eacute;e des fonds allou&eacute;s &agrave; la lutte contre les criquets. A l&rsquo;&eacute;poque, un de nos confr&egrave;res, compl&egrave;tement effar&eacute; par la boulimie de certains acteurs de cette lutte contre le criquet migrateur, avait trouv&eacute; un gentil surnom pour le ministre de l&rsquo;Agriculture&nbsp;: &laquo;sacr&eacute; Seydou des criquets&nbsp;&raquo;. Les criquets sont partis, mais le dossier rattrape le premier responsable. Et pratiquement tous les dysfonctionnements d&eacute;cri&eacute;s par la presse ressurgissent. On se rappelle de ce fameux ch&egrave;que de plusieurs dizaines de millions perdu par un des tr&egrave;s proches collaborateurs du ministre, au grand &eacute;tonnement des bailleurs qui aidaient le pays &agrave; faire face au fl&eacute;au. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La Casca &eacute;pingle notre homme sur des aspects tr&egrave;s d&eacute;licats. Il en est ainsi de la signature par le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du D&eacute;partement de l&rsquo;Agriculture de 32 commandes par entente directe (d&eacute;passant chacun le seuil de passation d&rsquo;un march&eacute; de fournitures) pour un montant global de 1.631.487.864 F CFA. Ainsi, la seule commande de pesticide confi&eacute;e &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de distribution se chiffre &agrave; 876.750.000 F CFA. On se rappelle qu&rsquo;au moment des faits, il avait &eacute;t&eacute; reproch&eacute; au ministre de l&rsquo;Agriculture d&rsquo;avoir pass&eacute; ce march&eacute; &agrave; un de ses amis op&eacute;rateur &eacute;conomique en violation de toutes les proc&eacute;dures. &laquo;&nbsp;Sacr&eacute; Seydou des criquets&nbsp;&raquo; avait voulu se racheter en sollicitant la couverture du PASAOP pour r&eacute;gulariser le march&eacute; aux yeux des bailleurs. Op&eacute;rant sous l&rsquo;&oelig;il vigilant de la Banque mondiale, le PASAOP avait refus&eacute;. Ce qui avait eu pour cons&eacute;quences de d&eacute;grader davantage les rapports d&eacute;j&agrave; mauvais entre Seydou et le directeur du PASAOP qu&rsquo;il avait voulu changer mais en vain. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La Casca &eacute;voque l&rsquo;absence, sur les factures, des mentions obligatoires d&rsquo;identification des fournisseurs devant figurer sur les documents administratifs et commerciaux adress&eacute;s aux services du Minist&egrave;re des Finances en violation des dispositions de l&rsquo;article 3 de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; n&deg;97-1620/MF-SG du 14/02/1997, certains prestataires n&rsquo;&eacute;tant pas de vrais fournisseurs des biens et services, mais seulement des interm&eacute;diaires. On parle &eacute;galement de l&rsquo;existence au niveau de la DAF de factures impay&eacute;es d&rsquo;un montant total de 298.687.500 F CFA. Toutefois, les commandes relatives &agrave; la fourniture de pi&egrave;ces de rechange de pulv&eacute;risateurs et d&rsquo;atomiseurs &agrave; moteur n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; livr&eacute;es. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il y a enfin l&rsquo;existence, au niveau des d&eacute;penses engag&eacute;es, d&rsquo;un march&eacute; (0402/DGMP du 05/08/2004) relatif &agrave; la fournitures de 13.500 litres de pesticide, au nom d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de distribution pour un montant de 119.000.000 F CFA et d&rsquo;une facture de fourniture de 900 litres d&rsquo;essence pour 450.000 F CFA. C&rsquo;est au regard de ces constatations que la Casca sugg&egrave;re que le Ministre de l&rsquo;Agriculture soit invit&eacute; &agrave; donner des explications par rapport &agrave;&nbsp;la signature des bons de commande par le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral, &agrave; l&rsquo;existence de factures relatives &agrave; des commandes non livr&eacute;es, &agrave; l&rsquo;octroi de march&eacute;s publics &agrave; des interm&eacute;diaires non identifiables.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La publication de ce rapport tombe &agrave; un mauvais moment pour le ministre de l&rsquo;Agriculture engag&eacute; &agrave; fond dans la campagne pour la r&eacute;&eacute;lection<strong style=""> du Pr&eacute;sident ATT.<o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p>rn
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<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
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<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">G&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute; : ministre de l&rsquo;Administration<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
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<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les faits &eacute;pingl&eacute;s concernant le ministre de l&rsquo;Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s locales se rapportent aux &eacute;lections communales de 2004. Charg&eacute; d&rsquo;organiser les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de cette ann&eacute;e, on ne peut pr&eacute;juger de l&rsquo;impact que le rapport de la Casca aura sur notre G&eacute;n&eacute;ral. Mais les constats sont suffisamment graves pour &ecirc;tre rapport&eacute;s. Il s&rsquo;agit du d&eacute;passement dans l&rsquo;ex&eacute;cution du budget de 61% pour la couverture m&eacute;diatique. Ce qui repr&eacute;sente la rondelette somme de pr&egrave;s de 2,5 milliards. Il s&rsquo;agit du d&eacute;passement de l&rsquo;ex&eacute;cution du budget de 852, 92% pour la logistique. Ce qui repr&eacute;sente 426 millions. Il s&rsquo;agit du d&eacute;passement de l&rsquo;ex&eacute;cution du budget de 1,67 % pour l&rsquo;appui aux structures. Pour une bagatelle de 3,9 milliards. La Casca reproche au ministre l&rsquo;existence de commandes de mat&eacute;riels informatiques pour 183.848.508 F CFA non pr&eacute;vues dans le budget. Ces sommes mises bout &agrave; bout pourraient apporter un d&eacute;but de r&eacute;ponse &agrave; la chert&eacute; des op&eacute;rations &eacute;lectorales qui constituent pour certains une v&eacute;ritable caverne d&rsquo;Ali Baba.</span></font></p>
<p>rn
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; : le drame du b&eacute;lier<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;appeler l&rsquo;affaire Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; est survenue au mois de novembre dernier. Les Maliens apprenaient par les services de communication du Parena que leur pr&eacute;sident avait &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; par le p&ocirc;le &eacute;conomique pour s&rsquo;expliquer sur un rapport qui serait accablant concernant sa gestion des fonds du sommet France-Afrique. Le Parena crie &agrave; la cabale contre son pr&eacute;sident. Ce qui est par contre incontestable, c&rsquo;est que ce rapport constitue la goutte d&rsquo;eau qui a fait d&eacute;border le vase et qui a mis &agrave; mal les rapports entre ATT et le parti du B&eacute;lier blanc. En ramenant sur le tapis ce dossier, la Casca donne l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre dans son bon droit et de ne pas se laisser effrayer par le bruit du B&eacute;lier. Ainsi il ressort le d&eacute;passement du plafond des cr&eacute;dits autoris&eacute;s en novembre 2005 cr&eacute;ant des factures impay&eacute;es d&rsquo;un montant de 643.412.896 F CFA. Ces d&eacute;penses ont &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;es sans autorisation du Directeur Administratif et Financier de la Primature, Ordonnateur du budget, l&rsquo;existence de factures non accompagn&eacute;es d&rsquo;attestation de services fait pour un montant de 353.914.234 F CFA, la passation de 24 march&eacute;s pour un montant total de 5.604.413.311 F CFA sur lesquels 2.147.307.150 F CFA<span style="">&nbsp; </span>restent &agrave; payer, l&rsquo;impossibilit&eacute; pour la mission de d&eacute;terminer le solde th&eacute;orique en raison de la non tenue du livre journal de caisse. Pour beaucoup d&rsquo;observateurs, le dossier France-Afrique constitue une sorte d&rsquo;&eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s qui plane au-dessus de la t&ecirc;te de Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; et que le pouvoir compte bien s&rsquo;en servir pour calmer ses ardeurs &laquo;&nbsp;ind&eacute;pendantistes&nbsp;&raquo;. Pour le moment, il a d&eacute;cid&eacute; de porter le flambeau de son parti lors de &eacute;lections &agrave; venir.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Sidiki Konat&eacute; : la passion des sevices publics<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;Ortm se trouve aujourd&rsquo;hui au centre de toutes les conversations. Rares sont les Maliens qui ne parlent du fait que leur t&eacute;l&eacute;vision dont la devise est &laquo;&nbsp;la passion du service public&nbsp;&raquo; est devenue un instrument de propagande pour ATT et ses amis du Mouvement citoyen. Le directeur de l&rsquo;ORTM est trait&eacute; de tous les noms. Et il n&rsquo;est pas s&ucirc;r que le rapport de la Casca vienne remonter sa c&ocirc;te d&rsquo;amour aupr&egrave;s des Maliens. </span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dans son rapport, la Casca &eacute;voque la non facturation pendant des p&eacute;riodes donn&eacute;es de la totalit&eacute; des prestations en faveur de certaines stations de radios et de t&eacute;l&eacute;communications pour un total de 652.826.796 F CFA, l&rsquo;existence d&rsquo;un reste &agrave; recouvrer d&rsquo;un montant de 290.552.225 F CFA, l&rsquo;inexistence de trace de paiement de la somme de 150.217.085 F CFA par une station &eacute;trang&egrave;re cependant non redevable vis &agrave; vis de l&rsquo;ORTM, l&rsquo;existence de difficult&eacute;s dans le suivi des versements des recettes de l&rsquo;ORTM &agrave; travers les relev&eacute;s bancaires, l&rsquo;insuffisance dans la facturation (le montant non factur&eacute; s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 652.896.796 F CFA, la faiblesse du recouvrement (le montant non recouvr&eacute; totalise 290.552.225 F CFA), le montant &eacute;lev&eacute; des impay&eacute;s totalisant 943.449.021 F CFA.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Jeamille Bittar : Bittar-&ldquo;transe&rdquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le Pr&eacute;sident de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie, Jeamille Bittar n&rsquo;aura pas eu le temps de savourer sa victoire dans la bataille judiciaire qui l&rsquo;opposait au camp de ceux qui voulaient le voir partir. Il n&rsquo;aura pas eu le temps et il se pourrait m&ecirc;me qu&rsquo;il d&eacute;chante. Parce qu&rsquo;au lieu de s&rsquo;&eacute;chiner dans une longue bataille judiciaire dont l&rsquo;issue n&rsquo;est pas certaine, ses adversaires pourraient se servir du rapport de la Casca comme d&rsquo;une verge pour le battre. En effet, les conclusions ne sont pas &agrave; son avantage.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La Casca a fait des constats pour le moins ahurissant. On lui reproche le recours syst&eacute;matique au fonds TRIE pour les d&eacute;penses de fonctionnement&nbsp;: cas de 86.437.439 F CFA en 2004 et 150.000.000 F CFA, le payement irr&eacute;gulier de 18.081.684 F CFA sur fonds de garantie TRIE, d&rsquo;honoraires &agrave; des notaires pour la constitution d&rsquo;une Soci&eacute;t&eacute; de ciment et d&rsquo;un projet Sucrier, le d&eacute;caissement non autoris&eacute; en 2004 de 96.465.405 F CFA, la mauvaise gestion des permis de conduire internationaux se traduisant par un d&eacute;tournement de recettes de 20.019.000 F CFA au titre de la p&eacute;riode sous revue, le non recouvrement de la TVA d&rsquo;un montant de 18.039.870 F CFA sur les factures acquitt&eacute;es en TTC&nbsp;, le versement &agrave; la CCIM de la marge sur vente des imprim&eacute;s Droits de Douanes Unifi&eacute;s d&rsquo;un montant de 30.000.000 F CFA alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a eu, en 2004, aucune r&eacute;alisation budg&eacute;taire au titre de la vente des imprim&eacute;s, le non versement &agrave; la CCIM des int&eacute;r&ecirc;ts produits sur le DAT d&rsquo;un montant de 9.166.663 F CFA, le non enregistrement d&rsquo;une recette de 1.799.000 F CFA&nbsp;dans le registre de banque, l&rsquo;existence de ch&egrave;ques totalisant 11.730.319 F CFA non encore encaiss&eacute;s par les b&eacute;n&eacute;ficiaires (fournisseurs, missionnaires etc.).</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<title>INTERVIEW IMAGINAIRE &#45; Mabo Touré, fille de ATT : rn“Papa est notre fonds de commerce”</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-imaginaire-mabo-toure-fille-de-att-rn%25e2%2580%259cpapa-est-notre-fonds-de-commerce%25e2%2580%259d-9409.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">La fille cadette du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Mme Ba Mabo Tour&eacute;, nous re&ccedil;oit flanqu&eacute;e de son mari. Impeccablement habill&eacute;e d&rsquo;un boubou basin bleu ciel, Mabo nous propose du th&eacute; &agrave; la menthe que nous acceptons volontiers. Ses paupi&egrave;res bouffies trahissent un &eacute;tat de fatigue dont elle n&rsquo;a visiblement pas r&eacute;cup&eacute;r&eacute;. Il faut signaler que l&rsquo;entretien s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; juste apr&egrave;s l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de CSJ-ATT que pr&eacute;side son mari et dont elle est la marraine.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Alors, contente apr&egrave;s votre assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Je voulais montrer &agrave; papa que son premier soutien c&rsquo;est d&rsquo;abord sa famille. Tous ceux qui tournent autour de lui ne sont que des profiteurs. Je pense qu&rsquo;il a compris.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Etait-il besoin que vous montiez personnellement aux avant postes&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Papa qui est un soldat nous a toujours dit que quand on veut quelque chose on le d&eacute;fend. Nous voulons le pouvoir, nous le d&eacute;fendons en premier. C&rsquo;est apr&egrave;s que les autres pourraient venir. Et je vous assure que personne ne peut nous contourner.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Mais c&rsquo;est la premi&egrave;re fois qu&rsquo;on voit la fille d&rsquo;un Pr&eacute;sident diriger une association.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Comme je l&rsquo;ai dit, papa est pour nous d&rsquo;abord. Autour de lui chacun s&rsquo;organise pour fructifier le fonds de commerce qu&rsquo;il est devenu. Maman est &agrave; la Fondation, Papa a presque transform&eacute; Koulouba en fondation bis, ma s&oelig;ur et son mari sont dans la communication et voient affluer des march&eacute;s importants, mon mari et moi nous faisons de la politique. Le contour est fait et le tour est jou&eacute;.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">ATT fonds de commerce nous n&rsquo;avons pas compris.<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Vous voyez bien que n&rsquo;importe qui se l&egrave;ve et avec le nom de papa cherche de l&rsquo;argent, des places. Et comme un fonds de commerce, peut s&rsquo;&eacute;puiser, nous ne voulons pas &ecirc;tre les derniers &agrave; nous servir. Et vous pouvez me croire, je crois que nous avons bien fait parce qu&rsquo;on n&rsquo;est jamais mieux servi que par soi-m&ecirc;me. Et puis, on n&rsquo;aura pas le souci du lendemain&nbsp;; il peut chanter ou non, nous on fera tout pour qu&rsquo;il chante encore longtemps.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Mais votre p&egrave;re n&rsquo;est pas encore candidat</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> C&rsquo;est une question de temps et de timing. Il se d&eacute;cide toujours &agrave; la derni&egrave;re minute comme pour le coup d&rsquo;Etat du 26 mars. C&rsquo;est pour cela que nous labourons le terrain en attendant le jour J.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Mais il peut d&eacute;cider de ne pas se pr&eacute;senter.</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> (Elle marque le coup et prend quelques secondes avant de r&eacute;pondre). Astafouroulaye. Il ne peut pas ne pas se pr&eacute;senter. Ce serait un investissement perdu pour nous tous. Maman veille au grain pour &ccedil;a. Et puis &agrave; table, quand on discute des questions de la Nation, il ne laisse pas l&rsquo;impression de quelqu&rsquo;un qui ne se pr&eacute;sentera pas.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Donc il est l&rsquo;otage qu&rsquo;on d&eacute;crit&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;</span></strong><span lang="FR">: Il n&rsquo;est l&rsquo;otage de personne. Mais seulement il a le sens des responsabilit&eacute;s. Il voit tout ce qui se fait autour de lui et de son nom. Il sait que s&rsquo;il ne se pr&eacute;sente pas, il y a des gens qui pourraient se suicider.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Et s&rsquo;il ne gagnait pas&nbsp;?</em><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Il est hors de question qu&rsquo;il ne gagne pas. Il a tout le Mali avec lui, il a l&rsquo;Etat &agrave; sa disposition, il a l&rsquo;Arm&eacute;e qui lui appartient, ne parlons m&ecirc;me pas des forces de s&eacute;curit&eacute;. Il ne peut pas ne pas gagner.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Il y a aussi les partis politiques regroup&eacute;s au sein de l&rsquo;ADP<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> J&rsquo;ai beaucoup de respect pour eux mais je crains qu&rsquo;ils ne tirent papa vers le bas. Il y a 14 chefs qui ont sign&eacute;. Mais je sais que personne parmi eux ne ma&icirc;trise leurs troupes. Ce qui se passe &agrave; l&rsquo;Ad&eacute;ma constitue une preuve de ce que je dis, m&ecirc;me si elle est moins grave que les d&eacute;ceptions silencieuses au niveau des autres partis. C&rsquo;est pour cela que je m&rsquo;investis personnellement et que je veille &agrave; notre fonds de commerce. Je ne veux pas que papa soit surpris et que nous nous retrouvions au ch&ocirc;mage par leur faute.</span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;: <em style="">Votre p&egrave;re parlait de l&rsquo;APEJ vous concernant, &ccedil;a y est c&rsquo;est r&eacute;gl&eacute;&nbsp;?<o:p></o:p></em></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mabo&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Vous connaissez papa, il aime souvent causer. Sinon il sait tr&egrave;s bien que je n&rsquo;ai pas besoin de l&rsquo;APEJ. Il ne peut pas &ecirc;tre &agrave; Koulouba et que nous soyons au ch&ocirc;mage. Et puis ai-je besoin de travailler&nbsp;? Les gens me courent apr&egrave;s. Tous ceux qui ne peuvent pas le voir savent o&ugrave; je suis. Et je peux vous assurer que c&rsquo;est un travail &agrave; temps plein.</span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2007 : Après le sacre, Koulouba ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/presidentielle-2007/elections-presidentielles-2007-apres-le-sacre-koulouba-9260.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Les observateurs attendaient moins l&rsquo;investiture que le discours que Ibrahim Boubacar K&eacute;ita, allait prononcer &agrave; la fin du deuxi&egrave;me congr&egrave;s qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; le week-end dernier. Parce que candidat, IBK l&rsquo;est depuis 2002.<o:p></o:p></span></em></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;&eacute;tat une formalit&eacute; &agrave; remplir mais une formalit&eacute; importante pour le peuple du Rassemblement pour le Mali appel&eacute; &agrave; investir son pr&eacute;sident IBK comme candidat aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles prochaines. Ils sont venus de partout assister mais surtout &eacute;couter celui qui est pour eux l&rsquo;&acirc;me de ce parti qu&rsquo;ils ont port&eacute; sur les fonts baptismaux en juin 2002. Ils sont venus de l&rsquo;int&eacute;rieur et de l&rsquo;ext&eacute;rieur du pays &eacute;couter celui qui est porteur de leurs r&ecirc;ves, de leurs ambitions, de leurs d&eacute;ceptions, de leur amertume et de leur angoisse convaincus qu&rsquo;au soir du 13 mai prochain ils oublieront son &eacute;chec, leur &eacute;chec collectif aux portes de Koulouba en 2002. &laquo;&nbsp;Je suis candidat par mission et par devoir&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; &agrave; l&rsquo;entame de son discours un IBK h&eacute;sitant entre un ton r&eacute;solument offensif et une attitude froide et sans passion.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> Mission de b&acirc;tir un Etat fort et non patrimonialiste, mission de redresser l&rsquo;Etat, lui rendre son cr&eacute;dit, son autorit&eacute; et fonder un v&eacute;ritable Etat de droit &laquo;&nbsp;car aujourd&rsquo;hui un tel Etat n&rsquo;existe plus au Mali&nbsp;&raquo;, devoir de mettre fin &agrave; &laquo;&nbsp;l&rsquo;imposture d&eacute;mocratique impos&eacute;e &agrave; notre peuple gr&acirc;ce &agrave; des circonstances historiques particuli&egrave;rement favorables&nbsp;&raquo;. Devoir de dire la v&eacute;rit&eacute; au peuple et non en c&eacute;dant au populisme, devoir de respecter le peuple en acceptant qu&rsquo;il s&rsquo;exprime sans contraintes et sans passion. Le ton est donn&eacute; et les petites piques lanc&eacute;es par rapport &agrave; la situation de l&rsquo;&eacute;cole, du monde paysan montrent &agrave; suffisance quels pourraient &ecirc;tre les th&egrave;mes de la future campagne &eacute;lectorale.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ibrahim Boubakar K&eacute;ita sait qu&rsquo;il dispose d&rsquo;atouts non n&eacute;gligeables pour aller le plus loin possible dans la course &agrave; Koulouba. Homme charismatique, IBK d&eacute;gage une aura qui subjugue tous ceux qui l&rsquo;approchent. Les militants du RPM qui n&rsquo;en sont pas les moins expos&eacute;s sont dispos&eacute;s &agrave; le suivre partout, &agrave; suivre ses mots d&rsquo;ordre et &agrave; lui pardonner toutes ses erreurs. Il en a apport&eacute; la preuve lorsqu&rsquo;au soir du meeting du 4 mai 2002 au stade du 26 Mars, il a demand&eacute; &agrave; ses milliers de militants en col&egrave;re d&rsquo;accepter les r&eacute;sultats qui le mettaient hors de la course pour <st1:personname w:st="on" productid="la Pr&#65513;sidence">la Pr&eacute;sidence</st1:personname> malgr&eacute; les s&eacute;rieuses r&eacute;serves qu&rsquo;ils nourrissaient. Et dans la foul&eacute;e, malgr&eacute; l&rsquo;acrimonie qui tardait &agrave; l&rsquo;abandonner lui et ses militant, il les a appel&eacute;s &agrave; voter pour l&rsquo;actuel Pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique. IBK">la  R&eacute;publique. IBK</st1:personname> est un homme d&rsquo;Etat et un homme de l&rsquo;Etat. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Du temps o&ugrave; il &eacute;tait &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Primature">la  Primature</st1:personname>, il n&rsquo;a eu de cesse de r&eacute;affirmer, &agrave; l&rsquo;exc&egrave;s au go&ucirc;t d&rsquo;une bonne frange de Maliens, l&rsquo;Etat et son autorit&eacute;. On se rappelle du soulagement &eacute;prouv&eacute; par les populations de Bamako quand IBK a par la force &laquo;&nbsp;nettoy&eacute;es&nbsp;&raquo; les rues occup&eacute;es de mani&egrave;re permanente par des manifestants particuli&egrave;rement violents notamment les &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants. Il aime &agrave; rappeler que neveu de l&rsquo;ancien Pr&eacute;sident Modibo K&eacute;ita, les ors et les lambris des Palais de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la  R&eacute;publique</st1:personname> ne sont pas une d&eacute;couverte pour lui. En plus de son parti, IBK qui a gagn&eacute; en maturit&eacute; politique, sait qu&rsquo;il ne sera pas seul dans le combat qu&rsquo;il m&egrave;nera lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Il sait qu&rsquo;avec des hommes politiques comme Soumeylou, comme Ti&eacute;bil&eacute;, comme Oumar Mariko et Blaise dans le camp de ceux qui se battent pour l&rsquo;alternance, l&rsquo;actuel locataire de Koulouba devrait se faire du souci malgr&eacute; le soutien des partis signataires de l&rsquo;Alliance pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s. Mieux, il caresse certainement l&rsquo;id&eacute;e que l&rsquo;alternance est possible. Enfin, ce qui pourrait stimuler davantage IBK, c&rsquo;est qu&rsquo;il sait qu&rsquo;apr&egrave;s cette ann&eacute;e, il pourrait difficilement jouer les premiers r&ocirc;les sur la sc&egrave;ne politique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ses qualit&eacute;s de loyaut&eacute; jamais prises &agrave; d&eacute;faut ne suffiront pas masquer ce qui pourrait &ecirc;tre un handicap de taille lors de la future campagne. En effet, comment convaincre les Maliens que l&rsquo;homme qui a contribu&eacute; &agrave; faire &eacute;lire ATT en 2002, dont le parti a particip&eacute; &agrave; l&rsquo;activit&eacute; gouvernementale et qui pr&eacute;side l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale n&rsquo;a pas une part de responsabilit&eacute; dans les d&eacute;rives qu&rsquo;il d&eacute;crit&nbsp;? De la r&eacute;ponse &agrave; cette question d&eacute;pendra le sort de IBK lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles &agrave; venir.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Elhadji TBM</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PERILS SUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : L’ECOLE APEUREE ET PERFORANTE</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universite-de-bamako/perils-sur-l%25e2%2580%2599enseignement-superieur-l%25e2%2580%2599ecole-apeuree-et-perforante-9259.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">La semaine derni&egrave;re, nous tirions sur la sonnette d&rsquo;alarme en &eacute;voquant le spectre de l&rsquo;ann&eacute;e qui plane sur l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur. Entre temps la temp&eacute;rature est mont&eacute;e et les &eacute;v&eacute;nements se sont pr&eacute;cipit&eacute;s. Avec en toile de fond le retour de la violence dans l&rsquo;espace scolaire.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Vendredi dernier, t&ocirc;t le matin,<span style="">&nbsp; </span>le Rectorat de l&rsquo;Universit&eacute; de Bamako a &eacute;t&eacute; pris d&rsquo;assaut par un groupe d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;&eacute;tudiants identifi&eacute;s comme appartenant &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Facult&#65513;">la Facult&eacute;</st1:personname> des sciences &eacute;conomiques et de gestion (FSEG). Arm&eacute;s de gourdins et de grosses pierres, ils ont litt&eacute;ralement saccag&eacute;s les lieux. Bilan de l&rsquo;&eacute;quip&eacute;e&nbsp;: vitres bris&eacute;es, portes des bureaux d&eacute;fonc&eacute;s, chaises et tables jet&eacute;es par la fen&ecirc;tre dans la cour. Cette brusque mont&eacute;e de fi&egrave;vre est due &agrave; la non proclamation des r&eacute;sultats de cette facult&eacute; dont les &eacute;tudiants venaient d&rsquo;apprendre que ceux de <st1:personname w:st="on" productid="la Facult&#65513;">la Facult&eacute;</st1:personname> des sciences juridiques et politiques &eacute;taient disponibles et affich&eacute;s. Pour les vandales d&rsquo;un jour, le retard pris dans la proclamation de leurs r&eacute;sultats est imputable &agrave; la n&eacute;gligence et &agrave; la complicit&eacute; du Rectoral et de lancer un ultimatum d&rsquo;une semaine. Ces &eacute;tudiants ont peur de perdre une ann&eacute;e universitaire qui n&rsquo;a encore d&eacute;marr&eacute; chez eux. &laquo;&nbsp;Quand est-ce qu&rsquo;on va proclamer nos r&eacute;sultats et d&eacute;marrer la nouvelle ann&eacute;e universitaire&nbsp;?&nbsp;&raquo; se demandent-ils convaincus cependant que l&rsquo;administration scolaire joue au dilatoire et au faux-fuyant. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les violences du vendredi dernier devraient d&eacute;ciller les yeux de tous ceux qui s&rsquo;accrochent comme des naufrag&eacute;s au fameux pacte pour une &eacute;cole apais&eacute;e et performante. Ils devront surtout alerter ceux qui ont &eacute;t&eacute; charg&eacute;s de trouver les solutions les plus urgentes et les plus durables &agrave; une crise qui secoue le monde universitaire dans l&rsquo;indiff&eacute;rence des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes. Il faut rappeler que la situation des examens au niveau de l&rsquo;ex-ENA constitue un des points de revendications du Synesup. Le syndicat de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur qui observe une gr&egrave;ve illimit&eacute;e d&eacute;clench&eacute;e en d&eacute;but novembre avait appel&eacute; ceux qui avaient organis&eacute; les examens sans les professeurs de d&eacute;nouer la crise qu&rsquo;ils ont cr&eacute;&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce qui se passe au niveau scolaire est symptomatique de l&rsquo;absence de dialogue social. Les responsables du Synesup avaient d&eacute;nonc&eacute; l&rsquo;attitude de leur ministre de tutelle qui a refus&eacute; de les rencontrer malgr&eacute; les deux demandes d&rsquo;audience. Selon eux, ils veulent juste &ecirc;tre &eacute;cout&eacute;s par leur ministre. Mais h&eacute;las, ils ne l&rsquo;ont vu que lors de la rencontre provoqu&eacute;e par le Premier ministre le 23 janvier dernier, rencontre qui s&rsquo;est sold&eacute;e par la mise sur pied d&rsquo;une commission de bons offices. En attendant, le Synesup qui avait affirm&eacute; que sa gr&egrave;ve illimit&eacute;e se poursuivrait jusqu&rsquo;&agrave; la satisfaction de ses points de revendications n&rsquo;a pas lev&eacute; son mot d&rsquo;ordre de gr&egrave;ve. &laquo;&nbsp;Nous allons poursuivre la lutte, m&ecirc;me s&rsquo;il est vrai que le Premier ministre a insuffl&eacute; un nouveau dynamisme quant &agrave; la r&eacute;solution de la gr&egrave;ve&nbsp;&raquo; vient d&rsquo;annoncer le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Synesup.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; vendredi pourrait faire t&acirc;che d&rsquo;huile si les autorit&eacute;s continuent &agrave; jouer &agrave; l&rsquo;autruche. Le pacte pour une &eacute;cole apais&eacute;e et performante qui n&rsquo;est qu&rsquo;un leurre vient en tout cas de prendre un s&eacute;rieux coup. Le risque est grand de nous retrouver avec une &eacute;cole apeur&eacute;e et perforante</font>.</span></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>INTERVIEW IMAGINAIRE &#45;  Mohamed Said : rn« Qu’ATT arrête la tempête de la BHM, moi je stopperai l’Harmattan »</title>
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<pubDate>Fri, 02 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Mohamed Sa&iuml;di est un homme press&eacute;. Pour cause, c&rsquo;est un homme d&rsquo;affaires. Or pour lui, d&rsquo;affaires celle qui est &agrave; l&rsquo;ordre du jour est le proc&egrave;s intent&eacute; contre la maison d&rsquo;&eacute;dition l&rsquo;Harmattan qui a publi&eacute; le livre &laquo;&nbsp;ATT-cratie&nbsp;: la promotion d&rsquo;un homme et de son clan&nbsp;&raquo;, livre dans lequel de graves accusations p&egrave;sent sur lui concernant la faillite de <st1:personname w:st="on" productid="la BHM. C">la BHM. C</st1:personname>&rsquo;est justement pour tenter de se blanchir qu&rsquo;il s&rsquo;est entour&eacute; des services de Me Jacques Verg&egrave;s. N&rsquo;ayant pas voulu refuser notre proposition d&rsquo;interview, il nous a propos&eacute;s de prendre place dans son imposante limousine, direction l&rsquo;a&eacute;roport de S&eacute;nou o&ugrave; il devait prendre un avion.</span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Donc vous &ecirc;tes blanc</em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Non je ne suis un Blanc,<span style="">&nbsp; </span>je suis Libanais et fier de l&rsquo;&ecirc;tre. Mais je r&eacute;side en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire o&ugrave; la guerre que j&rsquo;ai fuie dans mon pays m&rsquo;a rattrap&eacute;. Quel destin.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">On voulait savoir si vous n&rsquo;&eacute;tiez pas coupable dans l&rsquo;affaire qui vous oppose &agrave; l&rsquo;Harmattan<o:p></o:p></em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Coupable, coupable, les gros mots sont vite l&acirc;ch&eacute;s. La pr&eacute;sence de Me Verg&egrave;s &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s suffirait comme r&eacute;ponse.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">On ne vous suit pas</em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Vous &ecirc;tes dans ma voiture et vous dites que vous ne me suivez pas</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;</span></strong><em style=""><span lang="FR" style="">:</span><span lang="FR"> On n&rsquo;a pas compris l&rsquo;allusion &agrave; Me Verg&egrave;s<o:p></o:p></span></em></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Mes chers amis, vous connaissez le nom de Me Verg&egrave;s non&nbsp;; c&rsquo;est l&rsquo;avocat des causes perdues. Il gagne rarement des proc&egrave;s mais le coup m&eacute;diatique est garanti. Pour les &eacute;crans de fum&eacute;e, il n&rsquo;a pas son pareil.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Et pourtant il paraissait convainquant</em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Pour &ecirc;tre convainquant, oui il a &eacute;t&eacute; convainquant. Parce qu&rsquo;il venait de r&eacute;ussir son premier coup. Il voulait passer au second plan le proc&egrave;s contre <st1:personname w:st="on" productid="la BHM">la BHM</st1:personname> qui se d&eacute;roulait le m&ecirc;me jour &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Cour">la Cour</st1:personname> d&rsquo;appel. Et vous &ecirc;tes d&rsquo;accord avec moi qu&rsquo;&agrave; part un journal de la place, aucun journaliste ne s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute; au vrai proc&egrave;s. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Quelle est la suite maintenant</em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> La suite est qu&rsquo;on va &agrave; Paris pour honorer le <strong style=""><em style="">proc&egrave;s que nous avons demand&eacute;. Mais c&rsquo;est juste pour voir la r&eacute;action du c&ocirc;t&eacute; de ATT<o:p></o:p></em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique<em style="">&nbsp;:</em></span></strong><strong style=""><em style=""><span lang="FR"> </span></em></strong><em style=""><span lang="FR">Que vient-il faire dans cette affaire</span></em></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Les accusations qui sont dans le livre ne concernent pas que ma personne. Il y a plus &agrave; perdre que moi. Donc c&rsquo;est &agrave; lui faire un geste. Mes avocats ont d&eacute;pass&eacute; leurs missions en donnant les noms des t&eacute;moins que voudrait faire citer l&rsquo;Harmattan et vous avez vu le r&eacute;sultat.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Qu&rsquo;attendez-vous de lui au juste</em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Qu&rsquo;il arr&ecirc;te la temp&ecirc;te de <st1:personname w:st="on" productid="la BHM">la BHM</st1:personname> contre moi et moi je me chargerai de l&rsquo;Harmattan.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Mais le dossier est entre les mains de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname></em></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> Mais c&rsquo;est lui le premier magistrat. Qui peut le plus peut le moins. C&rsquo;est &agrave; lui de donner les bonnes instructions. Comme nous ne sommes plus loin de l&rsquo;a&eacute;roport, je vous permets une derni&egrave;re question.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Nouvelle R&eacute;publique&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <strong style=""><em style="">Quelle fin pour cette histoire</em></strong></span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Sa&iuml;di&nbsp;:</span></strong></font><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2"> Ce que je sais c&rsquo;est que je suis un homme d&rsquo;affaires et les affaires n&rsquo;aiment pas le bruit. Que chacun joue sa partition</font>.</span></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial &#45; La république dévaluée</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-republique-devaluee-9255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Du temps o&ugrave; ceux qui combattaient Moussa Traor&eacute; cherchaient des raccourcis sous forme de slogans explicites, ils en ont trouv&eacute; un qui est encore dans toutes les m&eacute;moires&nbsp;: FMI (Famille Moussa et Intimes). Une partie non n&eacute;gligeable des r&eacute;criminations des Maliens contre leur Pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;poque &eacute;tait concentr&eacute;e dans ces trois lettres. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Tout partait de <st1:personname w:st="on" productid="la Famille">la Famille</st1:personname> et tout revenait &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Famille. Les">la Famille. Les</st1:personname> promotions subites, les sanctions imm&eacute;rit&eacute;es, les bannissements, les disgr&acirc;ces, les affaires, les scandales &eacute;touff&eacute;s. A tel point que l&rsquo;Etat se confondait &agrave; eux, y compris dans ses pr&eacute;rogatives r&eacute;galiennes. Avec l&rsquo;av&egrave;nement de <st1:personname w:st="on" productid="la D&#65513;mocratie">la D&eacute;mocratie</st1:personname>, les Maliens avaient cru que ces pratiques allaient &ecirc;tre rel&eacute;gu&eacute;es &agrave; jamais dans les oubliettes de l&rsquo;histoire en m&ecirc;me que le parti unique qui autorisait la personnalisation du pouvoir et les d&eacute;rives y aff&eacute;rentes. Durant les dix ans que l&rsquo;Ad&eacute;ma a pass&eacute;s au pouvoir, Alpha Oumar Konar&eacute; et son &eacute;pouse ont tenu &agrave; faire une s&eacute;paration nette entre les coulisses du pouvoir et la sph&egrave;re familiale. Leur parcours de militant et leur combat pour le changement les y ont fortement aid&eacute;s. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Personne n&rsquo;a entendu ou vu leurs parents, leurs enfants se comporter comme des princes qui peuvent tout et &agrave; qui on doit tout. Les garde-fous d&eacute;mocratiques, comme l&rsquo;opposition intransigeante et la presse priv&eacute;e avant-gardiste, existaient pour rappeler les d&eacute;rapages &agrave; ne pas commettre et remettre au go&ucirc;t du jour des pratiques que les Maliens ont combattues pour en avoir souffert. Leur appartenance &agrave; un parti politique, &agrave; un regroupement, leur rappelait qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;taient pas seuls et qu&rsquo;ils &eacute;taient en mission. Leur &eacute;thique personnelle compl&egrave;te le tableau de bord qu&rsquo;ils ne devaient pas perdre de vue pour la gestion des affaires au b&eacute;n&eacute;fice du plus grand nombre de Maliens.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Mais force est de constater que depuis 2002, ce que certains Maliens consid&eacute;raient comme des acquis irr&eacute;versibles sont en train d&rsquo;&ecirc;tre grignot&eacute;s jour apr&egrave;s jour. Le recul quant &agrave; la s&eacute;paration &agrave; op&eacute;rer entre le pouvoir et la famille est r&eacute;el. Aujourd&rsquo;hui, tout tourne h&eacute;las autour du couple pr&eacute;sidentiel. C&rsquo;est l&rsquo;amer constat qui s&rsquo;impose aux Maliens. Tout part de la famille, tout revient &agrave; la famille&nbsp;: les nominations, les coups de piston, les coups de pouce, les affaires avec des relents scabreux. <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">La R&eacute;publique</st1:personname> craquelle de toutes parts et se voit d&eacute;shabill&eacute;e au profit de la famille. La d&eacute;valuation de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> trouve ses premi&egrave;res racines &agrave; ce niveau l&agrave; d&rsquo;abord. Une fois que cette pilule est aval&eacute;e tout devient possible et presque normal. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">D&eacute;pouill&eacute;e de ses habits, <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> se pr&eacute;sente devant les Maliens drap&eacute;e dans des oripeaux qui ne sont pas dignes d&rsquo;elle. Par exemple quel d&eacute;mocrate, quel r&eacute;publicain peut se r&eacute;jouir de la mani&egrave;re dont les gouvernements se font et se d&eacute;font&nbsp;? On assiste &agrave; une sorte de ventes aux ench&egrave;res o&ugrave; les pr&eacute;tentions et les ambitions d&eacute;vorantes fleurissent sur fond de g&eacute;nuflexion. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;&agrave; se r&eacute;f&eacute;rer aux rumeurs de remaniement qui distraient les Maliens et qui paralysent l&rsquo;Administration depuis maintenant deux ans. En annon&ccedil;ant lui-m&ecirc;me son intention de d&eacute;monter l&rsquo;&eacute;quipe gouvernementale, le Pr&eacute;sident a d&eacute;valu&eacute; l&rsquo;action d&rsquo;une &eacute;quipe qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me mont&eacute;e. Le Premier ministre n&rsquo;a plus d&rsquo;autorit&eacute; sur ses ministres&nbsp;; les ministres assistent impuissants &agrave; l&rsquo;effritement de leur pouvoir sur leurs collaborateurs&nbsp;; la grande Administration croise les bras quand elle ne fait pas des affaires&nbsp;; et tout le monde scrute du c&ocirc;t&eacute; de la colline o&ugrave; par la force de la d&eacute;valuation de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> tous les pouvoirs sont concentr&eacute;s. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Et depuis que l&rsquo;ADP (Alliance pour la distribution des postes) a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e, &ecirc;tre du gouvernement est devenu une obsession de tous les instants chez certains. On fabrique des CV dans la seule intention d&rsquo;&ecirc;tre ministre&nbsp;; le profil, l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; et les comp&eacute;tences des pr&eacute;tendants importent peu. Dans le temps, quand on disait d&rsquo;un cadre qu&rsquo;il &eacute;tait ministrable, c&rsquo;&eacute;tait une reconnaissance implicite de ses comp&eacute;tences et une sorte de couronnement d&rsquo;une riche carri&egrave;re. Aujourd&rsquo;hui, nous assistons &agrave; une sorte de nivellement par le bas. Il y en a qui commencent leur carri&egrave;re par des fonctions minist&eacute;rielles. Ce fait serait &agrave; la limite tol&eacute;rable s&rsquo;ils &eacute;taient comp&eacute;tents ou repr&eacute;sentatifs. H&eacute;las, ils ne sont ni comp&eacute;tents ni repr&eacute;sentatifs. Or dans une d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative comme la n&ocirc;tre, ceux qui pr&eacute;tendent &agrave; g&eacute;rer doivent tirer leur l&eacute;gitimit&eacute; du peuple. Il y va de la stabilit&eacute; de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> et de la force des institutions r&eacute;publicaines parce que les forces politiques sur lesquelles elles reposent doivent &ecirc;tre clairement l&eacute;gitim&eacute;es par le suffrage des citoyens. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Comme ce n&rsquo;est pas le cas, on assiste &agrave; une sorte de c&eacute;sure entre le peuple et ses dirigeants. Rien n&rsquo;int&eacute;resse plus le peuple d&egrave;s lors que ceux qu&rsquo;il ne se reconna&icirc;t pas dans ceux qui dirigent, d&egrave;s lors qu&rsquo;il est convaincu que ses dirigeants ne le repr&eacute;sentent pas, d&egrave;s lors que les actes qu&rsquo;ils posent tous les jours le confortent dans sa conviction que les dirigeants ne sont l&agrave; que pour leurs propres affaires. Qui ne se rappelle des propos du maire de Diboli lors de la visite de ATT dans la r&eacute;gion de Kayes en mai 2006. &laquo;&nbsp;Monsieur le Pr&eacute;sident, venez le plus souvent avec vos ministres parce que nous ne les connaissons pas, nous les voyons juste &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision&nbsp;&raquo; a-t-il d&eacute;clar&eacute; sur un ton qu&rsquo;il a voulu l&eacute;ger mais qui renferme sa dose de drame. No comment.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2"><span style="">&nbsp;</span>Elhadji Ti&eacute;goum Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</font></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>LES HOMMES QUI COMPTERONT EN 2007</title>
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<pubDate>Fri, 26 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Cette ann&eacute;e sera marqu&eacute;e par les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales. Le 29 avril les &eacute;lecteurs seront appel&eacute;s aux urnes pour le premier tour des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles et le 13 mai pour le second tour. Si l&rsquo;opinion nationale conna&icirc;t ceux qui ne seront pas de cette comp&eacute;tition, elle devine ceux qui seront de la course pour Koulouba. Nous vous pr&eacute;sentons les hommes qui compteront lors de ces joutes &eacute;lectorales attendues avec passion.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Amadou Toumani Tour&eacute;, le Pr&eacute;sident sortant&nbsp;:</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR"> </span></strong><span lang="FR">Il n&rsquo;a pas encore d&eacute;clar&eacute; sa candidature pour un second mandat &agrave; la t&ecirc;te du pays. Mais tout porte &agrave; croire qu&rsquo;il sera pr&eacute;sent lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles &agrave; venir. Soutenu par une alliance politique de 14 partis, le pr&eacute;sident sortant pourra compter sur le Mouvement citoyen, sur les nombreuses associations de soutien qui cr&eacute;ent tous les jours en son nom. Mais, il comptera surtout sur le bilan d&rsquo;un mandat finissant ponctu&eacute; par de nombreuses r&eacute;alisations. Jugeant lui-m&ecirc;me son bilan &eacute;logieux, il ne manquera pas d&rsquo;&eacute;voquer toutes les r&eacute;ponses qu&rsquo;il a tent&eacute; d&rsquo;apporter &agrave; la demande sociale. Il devra pourtant se garder de croire que la victoire est assur&eacute;e et surtout de pr&ecirc;ter oreille &agrave; ceux qui s&rsquo;agitent en lui promettant une victoire d&egrave;s le premier tour. A cela, il y a diff&eacute;rentes raisons. Il y a la paup&eacute;risation grandissante des Maliens qui peinent &agrave; joindre les deux bouts. Il y a ensuite la corruption qui a pris des proportions incroyables. Il y a &eacute;galement l&rsquo;arrogance de ceux qui dirigent en son nom et qui ont mieux implant&eacute; un syst&egrave;me qu&rsquo;il promettait de combattre du temps o&ugrave; ils cherchaient &agrave; venir au pouvoir c&rsquo;est-&agrave;-dire les passe-droits, le n&eacute;potisme, la promotion selon la coloration politique etc. Il y a enfin la disparition de l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat. Il devra surtout pr&ecirc;ter attention &agrave; ceux qu&rsquo;il aura en face de lui dans la comp&eacute;tition et qui &agrave; chaque occasion parviennent &agrave; donner espoir &agrave; la grande masse des d&eacute;&ccedil;us du r&eacute;gime. Pour lui plus que pour les autres, 2007 sera compl&egrave;tement diff&eacute;rent de 2002. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Ibrahim Boubacar K&eacute;ita, l&rsquo;&eacute;ternelle victime&nbsp;: </span></strong><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale sera sans doute l&rsquo;un des adversaires les plus redoutables de ATT lors des prochaines &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Se pr&eacute;parant depuis 2002 pour cette ann&eacute;e fatidique, IBK aura su g&eacute;rer l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale avec maturit&eacute;, malgr&eacute; les obstacles qui ont &eacute;maill&eacute; sa pr&eacute;sidence. Ayant soutenu ATT au second tour des pr&eacute;sidentielles de 2002, IBK a pu entretenir deux images&nbsp;: celle de loyaut&eacute; et celle de victime. Loyaut&eacute; par rapport &agrave; un r&eacute;gime qu&rsquo;il a contribu&eacute; &agrave; mettre en place et &agrave; la stabilit&eacute; duquel il a fortement &oelig;uvr&eacute;. Victime quand on se rappelle tous les coups qu&rsquo;il a pris dont les moindres ne sont pas les marchandages au niveau de la formation du bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et la composition de <st1:personname w:st="on" productid="la CENI. Malgr&#65513;">la CENI. Malgr&eacute;</st1:personname> les tergiversations de son parti, IBK occupe sur l&rsquo;&eacute;chiquier une place particuli&egrave;re qui s&rsquo;est renforc&eacute;e au fur et &agrave; mesure que les &eacute;ch&eacute;ances approchent. Le RPM est la premi&egrave;re force parlementaire de notre pays et poss&egrave;de des relais sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire. V&eacute;ritable machine &eacute;lectorale, le parti des Tisserands a montr&eacute; son potentiel lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives partielles de Sikasso. D&eacute;termin&eacute; plus que jamais, IBK a commenc&eacute; &agrave; roder les th&egrave;mes de la future campagne avec l&rsquo;assurance que cette ann&eacute;e est la bonne et l&rsquo;avertissement sans cesse r&eacute;p&eacute;t&eacute; qu&rsquo;il ne se laissera pas voler sa victoire comme en 2002. L&rsquo;indication donn&eacute;e par la conf&eacute;rence nationale de son parti tenue le 22 juillet en faveur de sa candidature devrait &ecirc;tre confirm&eacute;e &agrave; la fin de ce mois</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga, le candidat des pauvres&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> Le premier vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Ad&eacute;ma a fait une irruption fracassante dans le cercle de ceux avec qui il faudra compter en organisant un gigantesque meeting de l&rsquo;association qui porte son nom. En rupture avec la direction de son parti engag&eacute;e dans un soutien sans condition &agrave; ATT y compris en violant les textes, Soumeylou a lanc&eacute; Convergence 2007 et d&eacute;clar&eacute; son intention de se pr&eacute;senter aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Qualifi&eacute; de &laquo;&nbsp;candidat des pauvres&nbsp;&raquo; par certains, Soumeylou peut compter d&rsquo;abord sur ses r&eacute;seaux d&rsquo;amiti&eacute; &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays. Par les actions humanitaires qu&rsquo;il a pos&eacute;es &agrave; travers son association (&eacute;cole, scolarisation, eau etc.), SBM est per&ccedil;u comme quelqu&rsquo;un qui est &agrave; l&rsquo;&eacute;coute du petit peuple et qui l&rsquo;aide &agrave; trouver des solutions aux probl&egrave;mes quotidiens qu&rsquo;il vit. N&rsquo;a-t-il pas d&eacute;clar&eacute; lors du meeting de S&eacute;gou qu&rsquo;il sera candidat au nom des pauvres et pour faire gagner ceux qui attendent des solutions. Ensuite, il pourra compter sur tous les d&eacute;&ccedil;us de son parti qui ne partagent pas la d&eacute;cision du CE de l&rsquo;Ad&eacute;ma de ne pas pr&eacute;senter de candidat et de soutenir le Pr&eacute;sident sortant. Les r&eacute;centes tourn&eacute;es organis&eacute;es par le CE aupr&egrave;s des structures ont montr&eacute; l&rsquo;&eacute;tendu du foss&eacute; qui s&eacute;pare la direction et les militants. Par extrapolation, SBM pourrait escompter le report sur son nom de tous les d&eacute;&ccedil;us des autres formations politiques ayant sign&eacute; la plate-forme. Enfin, ses qualit&eacute;s d&rsquo;homme d&rsquo;Etat font que beaucoup de Maliens le per&ccedil;oivent comme une alternative cr&eacute;dible. Il faudra compter avec lui et pas seulement comme simple participant.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;, le tacticien&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> Longtemps esp&eacute;r&eacute; et pressenti dans les rangs des plate-formistes, Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; a finalement d&eacute;cid&eacute; de se lancer dans la course au nom de son parti. Arriv&eacute; en 4<sup>&egrave;me</sup> position lors des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2002, il a &eacute;t&eacute; le premier &agrave; avoir appel&eacute; ses militants &agrave; voter pour ATT au second tour sans condition. Ami personnel de l&rsquo;actuel locataire de Koulouba, ATT et Ti&eacute;bil&eacute; ont eu des relations en dents de scie. Finalement, ayant compris que son ami veut tout avoir sans rien offrir, Ti&eacute;bil&eacute; a fait le choix de d&eacute;fendre les couleurs du Parena. Passablement implant&eacute;, le parti a une grande capacit&eacute; de mobilisation et dispose des cadres et des hommes politiques de grande valeur. Il ne viendra pas seulement pour faire de la figuration mais surtout pour peser sur le cours des &eacute;v&eacute;nements. Ce qui serait possible quand on sait que le soutien de son beau-p&egrave;re Alpha Oumar Konar&eacute; ne lui fera pas d&eacute;faut.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Mamadou dit Blaise Sangar&eacute;, le &laquo;&nbsp;mogotigui&nbsp;&raquo;&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la CDS">la CDS</st1:personname> participera pour la deuxi&egrave;me fois aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. En 2002, il a eu un score tr&egrave;s faible. Mais au moins il sait ce qu&rsquo;il p&egrave;se r&eacute;ellement. Cette ann&eacute;e, il ira au nom des principes d&eacute;mocratiques fond&eacute;s sur le pluralisme et le multipartisme. Natif de Bougouni, il a pu transformer cette zone en v&eacute;ritable fief &eacute;lectoral imprenable.<span style="">&nbsp; </span>Il a annonc&eacute; les couleurs en affirmant clairement que ce sera avec le RPM de IBK qu&rsquo;il compte cheminer. V&eacute;ritable tribun, il sera d&rsquo;une grande utilit&eacute; au moment de la campagne quand il s&rsquo;agira de haranguer les foules et de fustiger les insuffisances du r&eacute;gime actuel. Du temps o&ugrave; il &eacute;tait au PDP dont il est un membre fondateur, il d&eacute;clarait en boucle que pour faire de la politique, il faut &ecirc;tre un &laquo;&nbsp;jamatigui&nbsp;&raquo; et un &laquo;&nbsp;mogotigui&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p style="margin-left: 17.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span><br /><strong><span lang="FR">Oumar Mariko, l&rsquo;ami des faibles&nbsp;:</span></strong><span lang="FR"> <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="margin-left: 17.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Militant dans l&rsquo;&acirc;me, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de <st1:personname w:st="on" productid="la SADI">la SADI</st1:personname> ne transige ni sur ses id&eacute;es ni sur ses convictions. N&rsquo;h&eacute;sitant pas souvent &agrave; mettre dans l&rsquo;embarras son pr&eacute;sident Cheick Oumar Sissoko qui si&egrave;ge dans le Gouvernement, Oumar Mariko s&rsquo;est r&eacute;solument plac&eacute;s aux c&ocirc;t&eacute;s des plus faibles. Un cr&eacute;neau qui a lui a permis de se trouver avec les cheminots en conflit avec Trans-Rail ou avec les paysans de l&rsquo;Office du Niger emp&ecirc;tr&eacute;s dans les probl&egrave;mes de terres et de redevance eau. Homme courageux, il sera redoutable dans les d&eacute;bats et dans l&rsquo;art de d&eacute;peindre en noir une soci&eacute;t&eacute; en perdition selon lui. Ses sujets de pr&eacute;dilections sont les martyrs du 26 Mars qu&rsquo;il estime trahis par le pouvoir, l&rsquo;&eacute;cole o&ugrave; il dispose encore de fid&egrave;les, la corruption etc.</span></font></p>
<p>rn
<p style="margin-left: 17.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Alpha Oumar Konar&eacute;, l&rsquo;ancien Pr&eacute;sident&nbsp;:</span></strong></font><font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2" style="font-family: Arial;"> </p>
<p>De tous, c&rsquo;est le seul qui n&rsquo;est pas candidat. Mais cela n&rsquo;enl&egrave;ve rien &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que porte sur les prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales. Du jour o&ugrave; il a pass&eacute; le pouvoir &agrave; ATT &agrave; aujourd&rsquo;hui, Alpha Oumar Konar&eacute; s&rsquo;est gard&eacute; de s&rsquo;immiscer de quelque mani&egrave;re que ce soit dans la gestion des affaires internes du Mali. Et depuis qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; port&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de <st1:personname w:st="on" productid="la Commission">la Commission</st1:personname> de l&rsquo;Union africaine, hormis les vacances de fin d&rsquo;ann&eacute;e qu&rsquo;il passe &agrave; Bamako, Alpha &laquo;&nbsp;&eacute;vite&nbsp;&raquo; le Mali. Il est &eacute;vident pourtant qu&rsquo;il suit la gestion de son successeur-pr&eacute;decesseur. Il y a cependant deux donn&eacute;es qu&rsquo;aucun observateur ne perd de vue. Primo, Alpha a officiellement annonc&eacute; son intention de ne pas briguer un second mandat &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Union africaine tout en promettant de rebondir plus haut et plus fort. Certains observateurs se perdent en conjectures sur ses v&eacute;ritables intentions. Secundo, m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;est pas candidat la course pour Koulouba l&rsquo;int&eacute;resse en ce sens que son beau-fils Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; s&rsquo;alignera. Ce qui ne devrait pas le laisser indiff&eacute;rent. Quand on sait que l&rsquo;ancien Pr&eacute;sident de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> garde encore ses relations dans le pays, son engagement ou non sera suivi de tr&egrave;s pr&egrave;s</font>.</span></font>"</p>]]> </content:encoded>
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